TOGOFORUM - TRIBUNE LIBRE

COMMUNIQUÉ DU

PARTI POUR LA DÉMOCRATIE ET LE RENOUVEAU (PDR)

LIBERTE – JUSTICE – TRAVAIL

Par Par Zarifou Ayéva                                                                                             Publié sur le Web le 08 Oct. 2001


Le Président 

A

LEURS EXCELLENCES MESSIEURS LES FACILITATEURS DU DIALOGUE INTER- TOGOLAIS

S/C DE M. LE SECRETAIRE DU CPS                                                                                                                        LOME-TOGO

Excellences,

Nous constatons une fois encore, la volonté délibérée des partis de l´opposition au CPS ( á savoir le CAR, la CDPA, la CPP et l´UFC ) de nous tenir à l´écart des concertations qui pour notre part ont toujours été et resteront nécessaires, afin de mener à bien, le laborieux dialogue togolais.

En date du 17 Septembre 2001, vous avez recu une lettre co-signés du CAR, de la CDPA, de la CPP, et de l´UFC, vous exposant les préoccupations de ces partis.

Sans explications de notre part, vous êtes en droit de penser que ces préoccupations ne sont pas celles du PDR et / ou que notre parti n´y adhère pas.

Pour lever toute équivoque et toute ambiguité, nous avons pris sur nous de vous relater les faits suivants:

 1- En l´absence du Président du Bureau Exécutif National de Lomé, c´est M. AFFO, 1er Vice-Président qui a discuté des divers problèmes soulevés par le CAR tant avec M. AIDAM du CAR, que d´autres responsables de l´opposition ( CPP , CDPA ) qu´il a pu contacter . Ceci a été fait du jeudi 13 au lundi 17 inclus et ce jusqu´à mon arrivée à Lomé , le lundi 17 Septembre 2001 vers 10 h 30.

2- Il devient donc étonnant que lors de la matérialisation des positions des Partis de  l´opposition au CPS, on ait brusquement oublié tout ce qui a pu se dire avec le PDR!

3 - Cette triste habitude qui a été prise par ces 4 partis depuis un certain temps a été dénoncée en Juillet 2001 lors de votre passage à Lomé. Au cours d´une suspension de séance au CPS, le PDR a demandé devant vous que ces 4 partis se prononcent une bonne fois pour toute sur la nécessité pour eux de voir le PDR sièger au CPS.

Vous vous  souvenez du silence confus et des explications embrouillées que certains ont essayé d´échafauder.

Ce rappel des événements de Juillet 2001 nous renvoie à une disposition précise du fonctionnement du CPS, convenue et acceptée par tous les membres de cet organe et qui dispose qu´aucun parti ou groupe de partis ne doit écrire au Collège des Facilitateurs, sans passer par le Secrétariat du CPS.

A plusieurs reprises par le passé , cette disposition a été violée par les 4 partis cités plus haut. Même après la mise au point faite par le PDR en Juillet 2001 vous avez recu un premier courrier, et le 17 Septembre vous receviez un second.

Nous vous déclarons une fois encore avec force que ces courriers ne nous sont pas soumis pour analyse et/ou discusion et par voie de conséquence pour signature, même lorsque  comme c’est le cas du courrier du 17 septembre 2001, et dans d´autres cas des discusions ont eu lieu pendant plusieurs jours, que notre position a été clairement définie et que du reste elle ne s´écartait en rien des  préoccupations des 4 autres partis.

Ce que confirme s´il en était besoin, l´entretien bilatéral qu´une délégation du Collège des Facilitateurs a eu avec le PDR le lundi 17 Septembre entre 11 h 15 et 12h h 15.

Nous voudrons à l´occasion préciser qu´il est loisible à toute délégation du CPS de saisir le Collège des Facilitateurs mais aux 2 conditions suivantes :            

a)  que  cela se fasse en conformité avec les règles de fonctionnement du CPS rappelées plus haut.

b) qu´il ne soit pas dit, ou que l´on ne fasse croire que le ou les  non-signataires d´un document ont refusé de le signer, comme cela  a été de facon constante affirmé contre le PDR, alors même que nous n´avons été associé ni à la redaction ni à la signature.

 Nous disons que ces 2 conditions sont des repères d´honnêteté, de sincérité et de probité morale.

                         4 - Il apparaît donc manifestement indigne pour des personnes qui aspirent à gouverner notre pays, que de telles méthodes soient utilisées par elles pour faire croire à l´opinion nationale et internationale que nous sommes le « MOUTON NOIR » de l´opposition, ce qui est tout simplement affligeant et contre-productif pour le combat que nous avons mené et qui n´est pas encore terminé.

 S´agissant plus particulièrement de la situation accablante à plus d´un titre, de Me AGBOYIBO, notre parti, par la voix de son Président et de certains responsables, a mené des actions qui probablement n´ont été ni pensées, encore moins , mises en œuvres par d´autres collègues. C´est pour toutes ces raisons, que nous n´accepterons pas qu´il soit dit que notre parti, n´a apporté qu´un «  soutien clandestin » (dixit un responsable du CAR dont nous préférons taire le nom, tant une telle déclaration est grotesque et fait trop vite l´impasse sur l´action de notre parti, y compris au profit du CAR lui-même.

Le PDR s´est impliqué dès le départ dans la logique du dialogue au cours duquel il n´a pas hesité á prendre le contre –pied de délegués tant de la Mouvance Présidentielle que de l´Opposition, lorsque ceux-ci mettaient le dialogue en péril.

Le PDR, ensemble avec le CAR, a permis la signature de l´Accord Cadre de Lomé. Nous n´en dirons pas plus.

Le PDR n´acceptera donc pas que des ouvriers de la 25è Heure qui du reste, n´ont été depuis toujours que des suceurs de roue, essaient de jeter sur lui, l´opprobre et l´anathéme.

C´est pour toutes ces raisons que nous demandons au Collège des Facilitateurs de se faire plus vigilant, pour éviter les graves dérapages qui  se sont glissés progressivement dans le fonctionnement  d´un organe qu´ensemble, des bonnes volontés auxquelles vous appartenez , ont mis du temps à bâtir.

Nous demeurons sereins, malgré les graves difficultés du moment, et une fois encore, nous vous garantissons que nous mettrons tout notre courage au service de la noble cause que vous souténez au TOGO, pour mener le combat qui seul sauvera le TOGO, c´est-à-dire, faire le consensus qui puisse permettre au Peuple  Togolais d´aller aux urnes, et ce, dans les meilleurs délais et conditions. Tout le reste , n´est qu´une tempête dans un verre d´eau.

Veuillez agréer Excellences, l´assurance de notre très haute et déférente considération.

                                                      Lomé , le 18 Septembre 2001

                                             Zarifou AYÉVA

                                             Président du PDR

 Copie à toutes les délégations de l´Opposition au CPS (Comité paritaire de suivi)