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Le ministre d’Etat, ministre de
l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités
locales, M. Pascal Bodjona a eu le jeudi 04 décembre dernier à son cabinet,
une rencontre avec les partis politiques signataires de l’accord politique
global (APG) à savoir : le RPT, l’UFC, le CAR,
la CPP, la CDPA et le PDR. Objectif de la rencontre :
réfléchir à la recomposition de la commission électorale nationale
indépendante (CENI).
Rappelant le ferme
engagement du gouvernement réaffirmé en novembre dernier à Paris par Faure
Gnassingbé lors de sa visite officielle d’organiser des élections libres,
transparentes, démocratiques et sans violence, le porte-parole du
gouvernement a demandé aux représentants des partis politiques invités de
lui faire des propositions sur la nouvelle structuration de la CENI. Cette
démarche du gouvernement de n’inviter que les partis signataires de l’APG
pour discuter des questions d’intérêt national n’agrée pas les partis non
signataires qui crient déjà à l’exclusion.
Réagissant donc à
la rencontre du 04 décembre, le parti politique ‘’Le NID’’ de l’ancien
ministre de la culture, M. Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron tout en saluant
cette relance d’échanges entre les acteurs de la vie politique nationale,
s’insurge contre l’exclusion et l’injustice dont les partis non signataires
de l’APG sont victimes. Pour ‘’Le NID’’, la scène politique togolaise a subi
une recomposition et la position hégémonique que le gouvernement accorde aux
partis signataires de l’APG semble ne pas en tenir compte et entretient
l’injustice.
Voici in extenso le
communiqué rendu public à cet effet.
Communiqué du parti ‘’Le NID’’
Le parti ‘’Le NID’’ a
appris par les médias la rencontre que le ministre d’Etat, ministre de
l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités
locales a eue le jeudi 04 décembre 2008 avec le RPT, l’UFC, le CAR, la CPP,
la CDPA et le PDR en leur qualité de partis signataires de l’Accord
politique global (APG). L’objectif de cette rencontre serait d’échanger avec
les partis signataires de l’APG sur les questions d’intérêt national, le
Cadre permanent de dialogue et de concertation et surtout sur la
recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans
la perspective de la prochaine révision des listes électorales.
Le parti ‘’Le NID’’
salue cette relance d’échange entre les acteurs de la vie politique
nationale. Toutefois, il observe que les questions à l’ordre du jour au
cours de cette rencontre entre le ministre de l’administration territoriale
et les partis signataires de l’APG sont si vitales pour le développement du
Togo, pour l’unité et la cohésion nationale pour faire l’objet d’échange
entre ces seuls partis.
Le parti ‘’Le NID’’
estime qu’il serait préjudiciable au Togo que le gouvernement donne
l’impression de vouloir se laisser à l’enfermement de la concertation
politique dans les barricades dressées par l’Accord Cadre de Lomé de 1999 et
avalisées par l’APG de 2006. Depuis 1999 jusqu’aujourd’hui, la scène
politique togolaise a subi une recomposition et la position hégémonique que
le gouvernement accorde aux partis signataires de l’APG semble ne pas en
tenir compte et entretient l’injustice.
Les autres formations
politiques ont été victimes des droits que les partis signataires se sont
arrogés en les marginalisant du processus des élections législatives
d’octobre 2007. Le décret pris en conseil des ministres le 15 octobre 2008
dénote une certaine volonté du gouvernement d’instaurer un dialogue inclusif
sur toutes les questions d’intérêt national. Mais vouloir recueillir les
seuls points de vue et les propositions des partis signataires de l’APG sur
une question aussi vitale que la recomposition de la CENI peut être
interprété comme si le gouvernement est en train de se rétracter.
Le parti ‘’Le NID’’
formule la proposition que cette concertation qui vient d’être amorcée avec
les partis signataires de l’APG soit élargie à tous les partis politiques
légalement constitués et qui sont effectivement en activité. |