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Eloi
Koussawo, Thabo Mbeki (Président d’Afrique du sud) et Mme Dlamini-Zuma
(Ministre des affaires étrangères d’Afrique du sud), au Brésil, octobre
2003. |
Le 21
septembre dernier, sous la pression du comité directeur de son propre parti
ANC (Congrès national africain) dont il est membre depuis ses 14 ans, le
Président sud-africain Thabo Mbeki a démissionné de ses hautes fonctions
sans regimbement.
Dans une Afrique où nous sommes plus habitués à voir les chefs d’Etat se
cramponner au pouvoir, même au prix du sang, cette décision du Président
Mbeki à la tête du pays depuis 1999 est un exemple de dignité que nous
saluons à sa juste valeur. Elle témoigne de sa maturité politique et
démocratique.
Nous garderons du successeur de Nelson Mandela, le souvenir d’un digne fils
d’Afrique, un panafricaniste convaincu et soucieux d’une renaissance
africaine. Il a su faire d’Afrique du sud, première puissance du continent,
un pays d’influence internationale.
Nous souhaitons au nouveau Président Kgalema Motlanthe, connu pour sa
pondération, du succès dans l’accomplissement de sa haute mission.
Que les luttes de pouvoir au sein de l’ANC préservent l’héritage des
Combattants comme Oliver Tambo et Nelson Mandela !
Bruxelles, le 20 octobre 2008.
Eloi Koussawo, Coordinateur Général du MO5. |