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TRIBUNE LIBRE |
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Face à l'irresponsabilité de l'UNHCR et de
l'autorité américaine : Caton Mésaventure écrit à Hu
Jia |
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Texte
publié sur togoforum le 17 déc. 2008 |
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A
l'heure où la Communaute Internationale celebre la Declaration des Droits de
l'Homme,il n'en est que plus opportun de lui rappeler sa carence a reagir
promptement a des violations inadmissibles et inconcevables des Droits
humains! Ci-apres un temoignage saisissant de ces violations face
auxquelles,l'Organisation internationale tarde a reagir sous peine de
paraitre les couvrir! |
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Monsieur Hu Jia
S/C du Parlement du
Conseil Européen.
Strasbourg- France
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Le
28 -10-2008 |
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Objet : Eloge. |
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Cher Monsieur Hu Jia, |
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Le Conseil européen a décidé
de vous attribuer le prix Sakharov 2008. Ce prix est censé récompenser ceux
qui, comme vous, défendent les droits humains. A travers vous, les
défenseurs des droits humains devraient se sentir honores. Qu’ils soient
comme l’auteur de ces lignes, de pays obscurs ou de grands pays a l’instar
du votre. Oh ! Je n’ignore pas les réserves de certains de nos camarades de
lutte sur les motivations profondes de la décision d’attribution du prix
Sakharov ! Je m’en tiendrai aux bienséances protocolaires et diplomatiques.
Il me suffit de retenir que la ténacité, le courage, l’esprit de
sacrifice et le don de soi, autant de vertus qui n’ont cesse d’inspirer
votre combat exemplaire d’authenticité et de convictions font l’unanimité
dans la grande et vaste communauté des défenseurs des droits humains. La
cérémonie de remise de votre distinction sera l’occasion d’éloges brillants
devant lesquels, le mien ne fera que pale figure ! Souffrez donc de ma part
cet éloge peu ordinaire. En fait d’éloge, c’est l’histoire d’un défenseur
des droits de l’homme. Elle pourrait arriver a n’importe lequel d’entre
nous !
Notre héros et victime que nous appellerons « Caton » est originaire d’un
de ces Etats-croupions, un de ces Etats sans relief d’Afrique Noire,
façonnes par la traite negriere, l’esclavage et la colonisation. Cet Etat
s’appelle le Togo. Contraint a l’exil dans le pays frère du Bénin, ce
persécute des droits humains finira par être accueilli aux Etats-Unis qui
passe pour être la plus grande démocratie au monde et donc la patrie des
droits humains ! Les Etats-Unis qui abritent par ailleurs sur leur sol la
grande Organisation Internationale qu’est l’O.N.U. Voila de quoi
galvaniser l’ardeur de notre héros pour la continuation de son combat.
L’ironie, c’est qu’il ignorait qu’un combat d’un genre nouveau et d’une
dimension exceptionnelle allait le solliciter. Voici a présent l’histoire :
La Convention de Genève sur les Réfugies, clé de voûte de la protection
des droits des réfugies dispose en son préambule, consacre au principe de
l’Unité de la famille « que les droits du réfugie s’étendent aux membres de
sa famille… » Cette disposition n’étant que la consécration du droit
naturel de tout individu a une famille unie ! Une situation surréaliste
puisque depuis huit ans, Caton attend toujours d’être rejoint par son
épouse et par l’aine de ses enfants pourtant admis a la réinstallation. .
Violation caractérisée, s’il en est de la Convention de Genève. Caton va
alors découvrir l’irresponsabilité et l’inconscience a un niveau
insoupçonné et insoupçonnable !
L’irresponsabilité, c’est l’inertie et le silence que lui oppose le Haut
Commissariat aux Réfugies (U.N.H.C.R.), cette agence de l’O.N.U. qui ne
réalise pas qu’elle a un devoir de respect devant l’infortune et le malheur
des réfugies et plus particulièrement d’un réfugie, de surcroît défenseur
des droits humains. Dans sa naïveté, Caton saisit l’ancien Secrétaire
General de l’O.N.U., Kofi Annan, attendu à la cérémonie de remise de votre
distinction. Que croyez-vous qu’il fit ? Rien ! Notre héros va alors se
tourner vers Madame Hélène Flautre, présidente de la sous-commission des
droits de l’homme du parlement européen, l’Institution qui vous honore. Que
croyez-vous que sa présidente fit ? Rien !
L’inconscience affichée dévoilera son visage face au drame qu’est l’absence
du moindre souci pour la santé de l’intéresse, ampute du bras droit dans
son premier exil. Essayez donc d’imaginer cet infortune réfugie sans
l’assistance de sa famille ! Imaginez-le en train de couper d’une seule main
la viande, le pain, passer l’éponge sous les aisselles et soulever le
moindre poids, bref, imaginez-le dans les moindres gestes de la vie de tous
les jours ! Dans des moments d’alitement, que peut-il faire seul ? Dans une
explication bien maladroite qui cache mal son embarras, l’agence onusienne
à travers sa représentation new-yorkaise, écrira sans sourciller à Caton
« que la nationalité étrangère de son épouse est l’obstacle au
regroupement familial qu’il sollicite » ! Foin donc de la
Convention de Genève ou on cherchera en vain une telle disposition !
A moins de prendre les réfugies pour des idiots ! Caton, l’aurait-il su
qu’assurément, il aurait renonce a cet asile qui parait n’en avoir que le
nom mais pas les garanties ! Un asile sans famille ? Autant ôter aux
réfugies tout goût a la vie !
Où est donc le sens des responsabilités de ces parangons ? Où est donc leur
conscience professionnelle ? A quoi servent-ils s’ils ne sont pas capables
de corriger d’aussi graves dysfonctionnements et d’en réparer les
conséquences ? De quelle éthique peut se prévaloir une Organisation qui
capitule devant les violations de ce qui est sa raison d’être ou l’une de
ses raisons d’être ? Cette famille est à l’évidence victime d’une
discrimination ! Voila donc l’O.N.U. pris en flagrant délit de
discrimination et de violation de sa propre loi ! Voici l’O.N.U. pris en
flagrant délit de « bafouement » du droit d’asile et des droits du
réfugie !
Une question vient à l’esprit. Posons- la sans détour : « Afficheraient-ils
la même indifférence s’il s’agissait d’une famille autre que de couleur,
noire, de surcroît ?» Des enfants aujourd’hui
abandonnes à leur sort autant que leur géniteur mis en situation de
« clochardisation » pour avoir cru au droit d’asile et a la démocratie
américaine ! Le pire n’étant pas sur, il n’en est que plus a redouter ! Mais
déjà, le tableau est plus sombre que ne le laisse paraître ce récit plutôt
pudique ! Aussi, Caton, demande-t-il solennellement à la communauté
internationale garante du respect de la convention de Genève de prendre ses
responsabilités pour arrêter la destruction deliberee de sa famille.
Oui ! Je dis bien « destruction deliberee », car, ils savaient depuis le
début et ne peuvent prétendre le contraire ! Elle répondra de ce qui
pourrait arriver aux siens dont les droits sont outrageusement méprises !
Que la Communauté Internationale sache que l’avenir qu’elle insulte par ce
comportement qui frise l’insolence se chargera de la rappeler a son
souvenir ! En vous adressant ses compliments, Caton a aussi tenu à vous
faire partager depuis votre lieu de détention son combat étrange et
inattendu ! Il est décide a mener ce combat jusqu'à son dernier souffle
et au-delà si nécessaire. Il espère que votre autorité morale interpellera
ceux qui auront manque au droit d’asile et donc au Droit International, qui
plus est, au plus Sacre des Droits, celui de l’Unité de la famille.Ils
auront a répondre le moment venu d’avoir sacrifie toute une famille sur
l’autel du cynisme, de l’arrogance, de la duplicité et du mensonge.
Puisse cette distinction loin d’émousser votre engagement en faveur des
droits humains, accroître votre capacité de défense et d’intervention pour
tous ceux et celles qui sont en butte à tous les pouvoirs !
Veuillez croire, cher monsieur, à l’assurance de ma considération distinguee.
/.
Caton Mésaventure, |
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Avis et
Communique |
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La
situation exposée par Caton Bonaventure pourrait être celle de n’importe
quel réfugie. L’on est bien servi que par soi-même.
Aussi, nous parait-il urgent de soutenir son action.
A cet effet, des consultations sont en cours pour mettre sur pied une
association de défense des droits des réfugies. A suivre… |
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