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La méthode
Coué consiste à répéter inlassablement ce dont on veut se convaincre.
Pendant plus
de trois décennies, Gnassingbé Eyadéma a répèté inlassablement au peuple
togolais qu’il est son sauveur en tuant le Président démocratiquement élu
par ce même peuple.
C’etait le moment où tout le media togolais au service du dictateur appelait
tous les jours à combattre les non-adeptes de la méthode Coué de Gnassingbé,
à se montrer vigilants vis à vis des hésitants, à pratiquer la délation pour
traquer selon Gnassingbé les ennemis du peuple.
C’était une manière de détourner le peuple de l’action politique
quotidienne, courageuse et dangereuse dans un Etat totalitaire, qui devait
s’appuyer non sur la méthode Coué mais sur des valeurs universelles.
Les
togolais, dans leur grande majorité, ont à un moment ou à un autre,
collaboré avec le régime, forcés le plus souvent par les menaces, le
chantage et la faim, plus rarement par conviction.
Cette sombre période de mon pays souligne aujourd’hui les contradictions
d’une société togolaise qui n’a pas réglé ses comptes avec le passé,
hésitant entre l’oubli et la restitution de son honneur patriotique bafoué
par les Gnassingbé. Ce passé qui dérange ceux qui se sont toujours
satisfaits d’une confortable médiocrité en servant le père et aujourd’hui le
fils. La restitution de l’honneur patriotique bafoué qui doit passer
obligatoirement par le libre choix du peuple de ses élus. Une rebuffade au
peuple de son droit légitime de choisir librement son Président aux
prochaines élections, doit contraindre le peuple a faire usage de l’article
150 de notre constitution qui stipule : « En cas de coup d’Etat ou de coup
de force quelconque, tout membre du gouvernement ou de l’assemblée nationale
a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la
légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de
coopération militaire ou de défense existant.
Dans ces
circonstances, pour tout togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec
à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus
impératif des devoirs.
Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime
imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois de la
République »
Cet article 150 doit même être appliqué avant les prochaines élections
présidentielles puisque aussi bien le père que le fils, les Gnassingbé se
sont toujours accaparés du pouvoir par la force et dans le sang.
Il est inconcevable qu’à une époque où M. Obama, le Président-élu aux U.S.A.
a fait coïncider l’espoir avec le noir, Faure Gnassingbé fait sombrer le
Togo dans le désespoir en étant l’antipode optique de son père.
Notre peuple a trop souffert sous le régime totalitaire de Gnassingbé
Eyadéma, pour se contenter maintenant avec Gnassingbé Faure d’un succédané
de démocratie.
Honte, à
ceux qui hier encore se disaient opposants à ce régime qui n’a toujours pas
changé et qui aujourd’hui sont subitement devenus des adeptes de la méthode
Coué des Gnassingbé pour des raisons purement mercantiles.
Nous avons
le devoir selon notre constitution à son article 150 de changer l’atmosphère
politique délétère du clan Gnassingbé pour restaurer une vraie démocratie
sur la terre de nos aïeux.
Ceci est un appel que je lance à tous mes compatriotes à la veille de la
nouvelle année et à quelques jours du 13 janvier, jour anniversaire qui
constitue le début du malheur de notre pays.
Nous devons libérer la terre de nos aïeux.
Finissons, finissons.
Ablode !
Elliott Ohin, ancien Secrétaire Général de l’U.F.C., membre du bureau
national et Représentant de l’U.F.C. en Amérique du Nord. |