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L’ACCORD POLITIQUE GLOBAL OU L’ACTE
DE SODOMIE DE L’EX – OPPOSITION DEMOCRATIQUE PAR LE RPT
Par l’apg, les soi – disants
opposants « démocrates » se sont fait sodomiser jusqu’à
la garde par le pouvoir militaro – fasciste rptoche.
Qu’on se le dise : il ne s’agit pas d’un viol, mais bel
et bien d’un acte d’amour, un acte consentant dont le
maquereau de service n’était autre que la France de
Jacques Chirac, l’ami des dictateurs africains.
Les Togolais bien informés ont appris
par plusieurs indiscrétions, dès le décès du despote
Eyadéma, que Chirac avait désigné, au nom du pacte
colonial, qui continue à lier la France colonialiste et
esclavagiste à ses colonies, Faure Gnassingbé pour
succéder à son père afin de préserver les intérêts de la
France et ceux du clan Gnassingbé au pouvoir au Togo
depuis des lustres et dont l’incompétence en matière de
gouvernement est légendaire.
Cette politique interventionniste de
la France, gouvernée, après la guerre de 1939–1945,
qu’elle perdit devant d’Allemagne à armes égales, par
une racaille politique, qui ne tire aucune leçon de la
fessée allemande infligée à son pays, s’est toujours
inscrite dans le plus pure respect du sacro – saint
pacte colonial. Ce pacte colonial scélérat, n’a rien à
envier au non moins scélérat Code noir, le
document légal et officiel réglementant la traite des
noirs daté de mars 1685 au xviie siècle sous
le roi Louis xiv avec la bénédiction papale. La lecture
des sévices, des tortures, des traitements inhumains et
dégradants que la France poussa la cruauté jusqu’à les
légiférer contre une race, fait froid dans le dos. Ne
sont – ce pas les parlementaires français qui ont encore
récidivé récemment, en 2005, en qualifiant la
colonisation, véritable crime contre l’Humanité, d’acte
positif ?
C’est à cette France en mal de
décolonisation à laquelle nos grands politicards de
l’opposition ont fait allégeance, faute d’imagination et
de patriotisme. Dans leur petite tête, pour être
président au Togo, il faut nécessairement l’aval de la
France. Elle est le faiseur de roi incontournable,
pensent – ils. Ainsi, lorsque Chirac et ses conseillers
colonialistes chirachiens sifflèrent, nos cancres
politiques togolais, la queue entre les jambes, comme de
vulgaires toutous, obéirent en se couchant devant Faure
Gnassingbé contre la promesse d’un os à ronger. Ils
reçurent chacun un os à ronger mais une querelle éclata
entre eux parce qu’ils étaient deux à convoiter l’os le
plus gros, le plus viandeux, le poste de premier
ministre ! Quel enjeu méprisable ! Quelle bassesse ! Et
quel cynisme que de vouloir mobiliser la population
autour d’une querelle alimentaire !
Qu’on veuille bien nous dire où se
trouve l’enjeu stratégique national dans cette sordide
querelle de chiffonniers et de lampeurs de soupe !
Ces Messieurs à l’appétit
hippopotamesque et à la diduction athlétique de la
mâchoire, mangent, pètent, chient et rôtent dans un
concert cacophonique de claquements de dents et de
langues, et de bruit de succion. Bon appétit, les gars !
Mais gare à la chiasse !
Ceux qui me lisent depuis un certain
temps se souviennent de mes multiples mises en garde
contre cette opposition opportuniste sans projets et
avide de prébendes.
La signature de l’APG n’est donc pas
une surprise pour l’analyste dès lors que les
protagonistes de cette pseudo – opposition posent des
actes assimilables à une reptation reptilienne, de ceux
que posent les traîtres comme signes avant – coureurs
avant de passer à la forfaiture.
Fin 2005, les Togolais, médusés,
virent Yawovi Agboyibo du CAR, littéralement cassé en
deux comme un bossu devant Faure Gnassingbé, pour lui
présenter les vœux de nouvel an ! Hommage qu’il refusa
toujours d’adresser au tyran Eyadéma mais dont il
gratifia le fils qui sortait d’un bain de sang d’au
moins un millier de morts !
En 2006, ce fut le tour de Gilchrist
Olympio d’échanger des papouilles avec le RPT et Faure
Gnassingbé grâce à la complicité du réseau papiste et
mafieux Sant’Eggidio en Italie. L’on s’y fit plein de
cadeaux et l’on s’embrassa sur la bouche en se tenant le
nez pour oublier l’odeur de putréfaction des cadavres
des coups de force de 2005. Cerise sur le gâteau, le
dictateur promit à Olympio le poste de premier ministre !
Le 27 avril 2006, les rares togolais
qui accordaient encore quelque crédit aux leaders de
l’opposition frisèrent la crise d’apoplexie en
s’essuyant les yeux devant leur poste de télévision en
voyant, toute honte bue, Léopold Messan Gnininvi de la
CDPA, droit comme une perche de bambou, au garde à vous,
dans un complet neuf, cravaté et probablement poudré, se
faire épingler sous le chaud soleil, sur son costume
neuf, une médaille en chocolat, véritable médaille de la
souillure, par les mains de Faure Gnassingbé qu’il
remercia avec émotion et effusion. Gnininvi, fier comme
Artaban, présenta au peuple togolais scandalisé un
remake du Vieux nègre et la médaille !
Fermez le ban ! Circulez ! Il n’y a
plus rien à voir ! Allez ! Zou !
Les Togolais se souviennent que,
avant l’apg, un accord s’était dégagé entre l’opposition
et le RPT et qui avait été contesté par l’ufc et la CDPA.
Or cet accord qui comportait quelques éléments concrets
quoique insuffisants, au regard de la culture de la
tricherie électorale du RPT, a été liquidé au profit de
l’apg qui est un accord vide dans lequel tous les points
importants sont renvoyés devant le gouvernement
d’« union nationale » dominé de façon écrasante par le
RPT et dont le premier ministre n’est qu’un valet de
pied du président de la République après le charcutage
de la Constitution de 1992 par le despote Eyadema et son
assemblée mouton.
L’appellation de l’apg relève de
l’escroquerie politique. Il y a bien accord sur le dos
du peuple entre la dictature et l’opposition, mais il
n’y a rien de global puisque des points cruciaux comme
la Constitution, l’impunité, la traduction en justice
des putschistes, une Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI), n’ont pas été réglés. C’est le vide
que les négociateurs ont voulu combler en l’appelant
« global ».
L’ironie de la situation créée par
l’apg, c’est que le tandem de traîtres de service Edem
Kodjo de la CPP et Zarifou Ayéva du PDR, des paléo –
RPToches redevenus des néo – RPToches en retournant à
leurs vieilles amours fascistes au service du père puis
du fils du clan Gnassingbé, a été réhabilité par le trio
Olympio, Agboyibo, Gnininvi. Finalement, le crime des
soupeurs Edem Kodjo et Zarifou Ayéva, c’est d’avoir
trahi trop tôt, d’être partis trop vite à la soupe sans
attendre les autres cancres politiques !
Lorsque dans un pays engagé dans une
lutte de libération, la cancrerie se substitue à la
morale pour justifier les pires souillures, il y a un
danger de régression au statu quo ante, c’est – à – dire
à l’époque du parti unique.
N’est –ce pas déjà le cas, du moins
formellement, dans la mesure où l’opposition officielle
a rejoint le RPT au pouvoir pour le renforcer contre le
peuple togolais ?
L’absence d’une opposition
représentative, ramène de fait le Togo au parti unique.
L’absence de l’UFC au gouvernement ne doit pas nous
abuser. Ce parti est signataire de l’Accord Politique
Global, ce qui ne rend pas sa trahison moins odieuse que
celle des autres. Si l’UFC n’a pas voulu boire la coupe
de la trahison jusqu’à la lie à cause d’une petite
susceptibilité autour de la mangeoire (l’os le plus
viandeux), les Togolais conscients et patriotes n’en ont
rien à cirer.
Ils sont tous pourris ! Hum ! Vite un
mouchoir parfumé sur le nez !
La stratégie qui a eu droit de cité
jusqu’à présent, depuis 1990, au sein de l’ex –
opposition dominante, a été celle des révoltes
sporadiques.
DES REVOLTES EN FEUX DE PAILLE
Les faux démocrates ont basé jusqu’à
présent leur opposition à la dictature militaro –
fasciste sur les révoltes sporadiques du peuple qui sont
des feux de paille sans lendemain. Les faits nous l’ont
amplement démontré puisqu’elles n’ont jamais été suivies
de plan B. La seule tentative qui eût été propice à un
véritable plan B, fut la grève générale illimitée de
1992 – 1993. Mais malheureusement, ses initiateurs
fuitèrent, la queue entre les jambes, piteusement,
abandonnant le peuple à son triste sort dans la misère
et l’exil.
Décidément, en matière de stratégie,
le génie de nos grands leaders de l’opposition frise la
débilité mentale !
A aucun moment, la politique de
l’opposition dominante n’a voulu prendre en compte la
nature réelle du pseudo – Etat togolais. Cette attitude
s’explique par leur volonté de ne pas toucher à la
nature néocoloniale de l’Etat et à son système politique
dictatorial.
Toute leur lutte a eu pour unique
objectif de chasser Eyadéma et ses comparses pour
prendre leur place. Mais pas question de toucher au
système politique et au néocolonialisme. Leur opposition
à la canaillocratie du clan Gnassingbé se résume à une
méprisable affaire de personnes.
A défaut d’avoir pu chasser Eyadéma,
qui est mort sur son trône comme un chef de village, ce
qu’il a toujours été, au fond, puisqu’il n’a jamais eu
l’étoffe d’un Chef d’ Etat, les grandissimes stratèges
pichrocoliens de l’opposition, lassés de voir leurs
plans merdeux foirer à tous les coups, ont préféré faire
allégeance et partager la soupe à la mangeoire avec le
clan Gnassingbé. Bon appétit, Messieurs !
Les luttes émancipatrices, la
sociologie politique l’a démontré, qui n’ont pour
objectif que la révolte, débouchent infailliblement sur
une régression politico – idéologique, un retour à
l’ordre ancien.
En phagocytant l’opposition dominante,
le RPT a ramené le Togo à l’époque du parti unique où
tout le monde devait « regarder dans la même direction »
au nom des intérêts du clan militaro – fasciste, de la
cleptocratie et du pacte colonial français dont Eyadéma
n’était que l’homme de paille.
La régression politico – idéologique
consiste aussi, au Togo, à faire avaler au peuple ce que
l’opposition lui avait demandé de vomir. Les discours et
les débats médiatisés montrent les ministricules de l’ex
– opposition parler de Faure Gnassingbé avec dévotion
comme le messie de la démocratie togolaise. Et que dire
du discours proféré par le premier ministre Agboyibo
lors de la présentation des vœux de nouvel an 2007 à
Faure Gnassingbé, flanqué de son petit copain Gnininvi
et d’une ribambelle de ministricules qui opinaient tous
du chef avec délectation comme des varans de Komodo .
De mémoire de Togolais, personne ne
se souvient avoir entendu de la bouche des plus vils
griots et caudataires du temps de l’animation politique
à la gloire d’Eyadéma, des propos aussi cyniquement
flagorneurs. Le summum de l’abjection !
Les dizaines de militants du CAR
massacrés, au cours des coups de force de Faure
Gnassingbé, en 2005, ont dû se retourner tant et tant
dans leur tombe qu’ils ont dû en avoir le tournis.
Nombreux sont les militants du CAR qui se sont senti
humiliés et trahis par leur leader. Pauvre peuple
togolais, ne mérites – tu que du sang et des larmes ?
Jusqu’à quand les médiocres continueront – ils à te
faire prendre des vessies pour des lanternes ?
Le très médiocre et fantasque Amah
Gnassingbé, ministricule d’Etat et dissident alimentaire
de l’UFC, dont il est vice – président, a aussi effectué
un retour aux sources. Il est le seul « chercheur »
togolais, à ma connaissance, qui ait poussé la bêtise
jusqu’à faire imprimer la photo et les paroles du
Timonier National sur la couverture de sa thèse !
L’ouvrage rénéoté,
dont la couverture
m’inspirait de la nausée, figurant en bonne place dans
la vitrine de l’Association Togolaise de la Recherche
Scientifique (ATRS), des années durant, fut retiré
subrepticement lorsque le sieur Amah Gnassingbé, un
aigri du RPT parti unique, adhéra, par esprit de
vengeance au mouvement démocratique en passant du MOCEP,
un RPT bis, à l’UFC.
A l’instar des Edem Kodjo, fondateur
et idéologue du RPT, Zarifou Ayéva, Amah Gnassingbé, et
autres nabots politiques de leur acabit, tous les
traîtres qui ont retourné leur boubou puant sont des
agents de la régression de notre pays, des suppots du
néocolonialisme.
Et tous les individus politiquement
incultes et dont le cerveau n’excède pas la taille d’une
crotte de bique, qui tentent par des arguties vaseuses
de justifier l’injustifiable trahison des faux
démocrates de l’opposition dominante, en se posant en
donneurs de leçons « réalistes », sont aussi à classer
dans l’infecte margouillis des ennemis du peuple
togolais.
Le mouvement brownien qui les agite,
ne doit pas nous faire oublier qu’ils sont
intellectuellement incapables de tenir un simple
raisonnement syllogistique : faire suivre la majeure
d’une mineure leur donnerait des maux de tête
insupportables.
Les ex – opposants, costumés,
cravatés et poudrés en train de se pavaner en limousine
de luxe et en 4 x 4 avec chauffeurs, affectant des
attitudes de niquedouilles faussement blasées et dignes,
offrent un spectacle drôlatique qui, malheureusement,
fait phantasmer des Togolais sans principes, partisans
de la corruption et du moindre effort. Ces individus qui
tournent comme des girouettes mais qui prétendent que ce
n’est pas eux qui tournent mais le vent, sont aussi
nombreux dans la diaspora togolaise où ils sèment la
confusion par leur opportunisme et leurs mensonges. Ils
sont dangereux parce qu’ils banalisent la trahison en la
justifiant. Ils cautionnent une régression réactionnaire
qui nie le progrès et les acquis de la lutte du peuple
togolais dont la faiblesse est de n’avoir pas eu la
chance d’avoir à sa tête des leaders clairvoyants et
patriotes.
Ces énergumènes gueulards au cerveau
aussi vide que l’intérieur d’un tam–tam se font de plus
en plus fébriles à l’approche des élections législatives.
Ils espèrent la victoire de leur camp, celui de la
régression, de la réaction afin de bénéficier d’un poste
de conseiller, de ministre ou de prendre la direction
d’une société d’État juteuse. Les conseils
d’administration sont aussi de véritables sinécures pour
les fainéants en quête de gain facile. Foutriquets !
Malmignattes ! Zozos ! Aliborons ! Marmousets ! Ganaches !
Théatins ! Ouaouarons ! Sot-l’y-laisse ! Cro –
Magnonniens !
Pipistrelles !
Les périodes troubles de changement
sont celles qui voient l’émergence des démagogues
populistes et des martyrs de la régression.
Les démagogues populistes prennent le
plus souvent le devant de la lutte parce qu’ils font
dans la facilité. Il leur suffit de maîtriser la
rhétorique, de passer la main dans le sens du poil du
peuple en flattant ses bas instincts à coups de slogans
vengeurs et utopiques.
Malheureusement pour le peuple,
sensible à leur baratin, les démagogues ne proposent
rien de concret pour le changement. Ils veulent
seulement changer le personnel politique au pouvoir et
prendre la place vacante .
Les démagogues
objecteront à notre argumentation en mettant en avant
les programmes de leurs partis politiques. La réfutation
est simple : si programme il y a, il s’agit en réalité
d’un recueil de mesures plus ou moins pertinentes pour
combler les lacunes de la politique de l’équipe fasciste
dirigeante. Ce sont des mesures de replâtrage qui
s’inscrivent dans une vision et une gestion
néocolonialistes des États africains. Ces programmes ne
sont en rien des projets d’émancipation révolutionnaires
du peuple.
Il advient au cours des péripéties de
la lutte, que certains démagogues populistes soient
transformés en martyrs par la gestapo locale.
Joseph Kokou Koffigoh, Yawovi
Agboyibo, Gilchrist Olympio, ont été chacun à sa façon
des martyrs de la lutte du peuple togolais contre le
régime militaire.
Koffigoh, élu premier ministre de la
transition par la Conférence Nationale Souveraine, est
encerclé et canonné par les chars d’Eyadéma en octobre –
novembre 1991. Sa garde personnelle est massacrée et lui
– même est capturé et conduit devant Eyadéma à Lomé 2 où
il est sermonné et retourné comme un gant. Koffigoh a
trahi le peuple togolais contre la promesse de demeurer
premier ministre d’Eyadéma jusqu’en 1994, puis comme
simple ministre encore cinq ou six ans. Dénoncé par ses
pairs de l’opposition comme un traître, Koffigoh se
justifiera en déclarant entre autres à tous ceux qui le
critiquèrent : « Avez – vous jamais entendu le son
d’une canonnade ? » Autrement dit, le baptême de feu
qu’il avait connu en risquant sa vie lors de l’assaut
des Forces Armées Togolaises (FAT) contre la primature,
était devenu à ses yeux un prétexte pour jouir de tous
les privilèges et des prébendes du pouvoir. Il a risqué
sa vie donc il a le droit de demeurer premier ministre
même si c’est d’Eyadéma et du RPT ! Le sang versé par
les autres est transformé en privilège, en passe – droit
par Koffigoh, lequel n’a jamais eu de projet pour le
Togo. Tous ses projets se ramenant à son ventre !
Le 05 mai 1992, au niveau de Soudou,
des officiers des FAT embusqués, mitraillent lâchement
le cortège de Gilchrist Olympio en tournée de propagande
dans le nord du Togo. Plusieurs morts restent sur le
carreau et Gilchrist Olympio lui – même reçoit plusieurs
balles dans le corps qui ont été préalablement amorties
par le corps de feu Marc Attidepe que les balles ont
transpercé avant de l’atteindre. Il est évacué sur
Djougou au Bénin où son parrain le dictateur Félix
Houphouët – Boigny de Côte d’Ivoire envoie
précipitamment un jet pour le transporter en France où
il sera soigné et guéri après une longue hospitalisation.
Pour une partie de la population, le
miraculé Gilchrist Olympio est un protégé de Dieu. Si
Eyadema n’a pas pu le tuer, c’est parce que Dieu ne l’a
pas voulu ; sa volonté est qu’il gouverne le Togo. Dieu
n’a pas voulu qu’il tue le fils après le père… Certains
estiment même que son père Sylvanus Olympio l’a protégé
depuis l’au – delà grâce à ses puissants grigris !
Fort de ce martyr que Eyadéma lui a
imposé, Gilchrist Olympio et ses propagandistes
populistes ont joué à fond la carte de la démagogie en
inscrivant sa personne dans le mythe Olympio, une
invention des thuriféraires du CUT de Sylvanus Olympio.
Gilchrist Olympio, le plus médiocre politique des
leaders de l’ex – opposition dominante, l’a confirmé de
façon scandaleuse et fasciste, le 27 avril 2006, à Lomé,
en proclamant : « Nous sommes les héritiers
politiques et biologiques des pères de l’indépendance » !
Alors que reproche – t – il à Faure Gnassingbé qui est
aussi l’héritier politique et biologique de Gnassingbé
Eyadéma son père ?
Nous en concluons que les Olympio et
les Gnassingbé ont instauré un droit du sang qui élimine
toutes les autres familles togolaises de la fonction de
président de la République pour instaurer une monarchie
dans laquelle se disputent deux familles régnantes pour
le trône. Non seulement Gilchrist Olympio ramène la
lutte du peuple au règne dictatorial de son père mais
aussi à celui d’Eyadéma qui a instauré une dynastie
familiale à la tête de l’État. Son projet pour le Togo,
c’est un mythe ! Le fantôme despotique de son père que
les Togolais sont sommés d’adorer en se prosternant la
face contre le sol !
Le projet de Gilchrist Olympio et de
ses griots demi – lettrés consiste à ramener le Togo
plus de cinquante ans en arrière, en pleine colonisation,
au nom d’une politique, celle de son père Sylvanus
Olympio, qui fut un échec total puisque d’indépendance
jamais il n’y en eut, sinon le mythe. Là où le bât
blesse, c’est que le mythe ne nourrit pas le peuple, au
contraire, il l’abrutit.
Yawovi Agboyibo s’est fait connaître
des Togolais en 1987, lorsqu’il a été nommé président de
la Commission National des Droits de l‘Homme (CNDH) par
Eyadéma. Il refusa de jouer le jeu de caution aux
violations de droits humains et affronta le
généralissime. Il démissionna et présida le Front des
Associations pour le Renouveau (FAR) puis le Comité
d’Action pour le Renouveau (CAR) créé par un noyau de
démocrates hostiles au régime militaire qu’ils ont
combattu à visage découvert au Togo et non en exil.
Sous le parti unique, le combat
contre le régime à visage découvert ne se faisait qu’à
l’étranger. Le leadership d’Agboyibo vient de ce courage
qui lui valut l’incendie de sa maison par des militaires.
Très vite, cet héroïsme allait se transformer en mythe
sous l’impulsion d’une population naïve et
superstitieuse et surtout de ses griots mystificateurs.
Grâce à ses sortilèges, (grigris), Agboyibo aurait
échappé à Eyadéma dans son bureau de la présidence de la
République, en disparaissant avec le siège sur lequel il
était assis. Ce téléportage que nous ne voyons que dans
les films de science – fiction a convaincu le peuple
togolais que c’est un homme puissant comme Agboyibo,
doté de pouvoirs magico – religieux, qu’il faut pour
combattre à armes égales un sorcier malfaisant comme
Eyadéma.
La popularité d’Agboyibo surfait sur
cet obscurantisme de la population jusqu’à ce que
Eyadéma et Agbéyomé Kodjo, son premier ministre, le
fasse accéder au martyr en 2002 – 2003. Suite à des
assassinats et des vols perpétrés par une milice à la
solde d’Agbéyomé Kodjo, dans le Yoto, selon le CAR,
Koffi Kégbé, représentant local du CAR à Sendomé, fut
assassiné devant sa famille par les miliciens du RPT
d’Agbéyomé Kodjo, qui le dénudèrent, l’obligèrent à
écarter les jambes, debout, le tronc baissé, avant de
lui expédier une rafale dans les testicules et l’anus.
Peu après ce crime odieux, une Commission d’Enquête sur
les Droits de l’Homme déléguée conjointement par l’OUA
et l’ONU vint enquêter sur l’état des Droits de l’Homme
au Togo.
Le régime reprocha à Agboyibo d’avoir
informé la commission sur la campagne de terreur
organisée dans le Yoto par le régime. A cette occasion,
le CAR présenta à ladite commission des dizaines de
victimes dont de nombreuses femmes violées. Les maris
étaient obligés de tenir une torche éclairant le sexe de
leur épouse pendant que les violeurs sadiques passaient
à l’acte.
Furieux, Eyadéma, au lieu d’expédier
en prison son premier ministre Agbéyomé Kodjo, le
présumé commanditaire de cette milice de voyous et
d’assassins, jeta Agboyibo en prison après une mascarade
de jugement où la justice togolaise s’illustra de la
manière la plus vile, la plus criminelle qui soit. Cette
justice injuste fut instrumentalisée par Eyadéma et
Agbéyomé Kodjo pour assouvir une vengeance politique. Le
jour de la condamnation scandaleuse d’Agboyibo, des
milliers de ses supporters et sympathisants fondirent en
larmes. Agboyibo accéda au martyr oint par une pluie de
larmes.
Suite à cette condamnation, beaucoup
de Togolais et surtout ses militants acquirent la
conviction religieuse que Agboyibo, comme Mandela,
serait président du Togo après sa sortie de prison et
que son ennemi politique Agbéyomé Kodjo connaîtrait à
son tour tôt ou tard la prison. La prophétie se réalisa
en partie puisque Agbéyomé Kodjo fut exclu du RPT,
s’exila, puis connu la prison de retour d’exil. Quant à
Agboyibo, à défaut d’être président, il est sur la
marche inférieure, celle de premier ministre depuis le
16 septembre 2006.
Au CAR, le parcours politique
singulier d’Agboyibo s’est substitué au projet de
société. La personnalité d’Agboyibo est devenue son
fonds de commerce. Conscient de la personnalisation
outrée du « débat » politique, les ennemis du CAR au
sein de l’ex – opposition n’ont toujours pu développer
comme « argument » politique que des attaques plus ou
moins calomnieuses contre la personne d’Agboyibo. Le RPT
avait Eyadéma comme « Guide éclairé », le CAR avait
Agboyibo pour jouer ce rôle et l’UFC Gilchrist Olympio.
Ce mimétisme politique est troublant
et montre à quel point le CAR et l’UFC ont développé la
même stratégie que le RPT pour présenter au peuple
togolais un homme providentiel, un miraculé protégé de
Dieu.
Comme sous le régime liberticide du
RPT, le recours à tout bout de champ à Dieu et aux
bondieuseries est une manie de l’ex – opposition
dominante.
Eyadéma a mis son règne sous la
protection et la garantie de Dieu : « Si je fais mal,
Dieu n’a qu’a m’arrêter » Il n’avait de compte à
rendre qu’à Dieu et non aux Togolais puisqu’il ne leur
devait pas son poste. Il instrumentalisa les clergés
corrompus des religions étrangères colonialistes et
esclavagistes. Ainsi, les cathos, les mahométans et les
parpaillots lui mangeaient dans la main comme des larves
apprivoisées. Il érigea même un temple à son domicile à
Pya parachevant de la sorte la confusion entre lui et
Dieu. Ses propagandistes ne le surnommèrent – ils pas « Dieu
de la terre » ?
L’irruption du sacré dans la
politique telle qu’organisée par Eyadéma et son fils a
pour effet la remise en cause de la laïcité de l’État
togolais telle que proclamée par la Constitution de
1992.
Toutes les cérémonies et fêtes
officielles d’Eyadéma voyaient la participation des
ecclésiastiques scélérats qui le déifiaient avec sa mère
à travers des sermons débiles et bêtement flagorneurs.
L’essentiel était d’empocher des enveloppes dodues après
le culte.
Dans l’ex – opposition dominante, ce
sont les mêmes bondieuseries stupides. Pour un oui ou un
non, l’on invoque Dieu, genoux brisés, pour qu’il
débarrasse le Togo d’Eyadéma et de sa clique et mette au
pouvoir le leader préféré. Ils commandent tant de cultes
qu’ils font la fortune de la prêtraille.
La reproduction des tares du RPT par
de soi-disant démocrates qui ignorent tout de la laïcité,
l’un des piliers de l’État démocratique, est affligeante.
Outre l’inculture politique, cette attitude confirme
tout refus de changement par rapport au modèle fasciste
et néocolonialiste instauré par Eyadéma et le RPT.
Le décor ne serait pas complet si
l’on n’y ajoutait pas la foultitude de sectes les unes
plus débiles que les autres et dont les pasteurs,
apôtres, gourous, mages et tutti quanti sont pour la
plupart des escrocs et des cancres quart – lettrés.
Dans ces sectes d’origine nord –
américaine à 90 %, il suffit de savoir gueuler et de
connaître approximativement quelques passages de la
Bible pour être nommé gourou au bout de trois mois !
Ces bandits à la solde de l’hégémonie
idéologique américaine squattent toutes les télévisions
et radios privées du Togo. Matin, midi et soir, tournez
le bouton de votre appareil et c’est toujours ces
religieux braillards intellectuellement débraillés, qui
cultivent l’ignardise comme d’aucuns cultivent leur
jardin. Ces commerçants de Dieu aiment l’argent par –
dessus tout… et les femmes dont ils font une grande
consommation parmi leurs paroissiennes dont certaines
ont la fente touffue partageuse et assoiffée de l’eau
bénite polluée des reins agiles de leur pasteur.
L’appétit sexuel de ces hommes d’église d’une nouvelle
race n’a rien à envier à celui des lapins. Chenapans !
Violeurs ! Bonobos ! Bachi – bouzouks ! Milégos !
Margouillats à tête orange ! Ourangs – outans ensoutanés !
Judas cravatés !
Après l’échec du christianisme
officiel en Afrique (catholicisme, protestantisme)
auquel les colons européens avaient assigné un rôle
essentiel dans l’œuvre de colonisation comme la
destruction et le dénigrement des cultures nationales,
l’aliénation et l’imposition d’un complexe d’infériorité
au nègre face au blanc, le racisme, la résignation,
l’infantilisation du nègre, la justification de
l’esclavage… les Etats – Unis d’Amérique, nouveaux
maîtres du monde, ont pris la relève en inondant
l’Afrique de leurs sectes bidon pour reprendre la
mission d’abrutissement des Africains à l’heure où les
luttes des peuples d’Afrique pour leur libération
reposent le problème de l’indépendance à conquérir en
même temps que le développement.
L’impérialisme occidental n’entend
pas que l’Afrique s’émancipe de sa tutelle et de son
pillage systématique. Sa prospérité dépend de la misère
des Africains.
L’alliance entre ces nouvelles
églises et les pouvoirs néocoloniaux du continent
africain s’explique par un objectif commun : maintenir
les Africains dans le sous – développement,
l’obscurantisme, la résignation. Les gourous des sectes,
le clergé chrétien officiel et les dictateurs mènent le
même combat pour le compte de maîtres occidentaux
oppresseurs et pillards qui se repaissent de la sueur et
du sang des nègres.
Le plus grand danger actuel sur le
terrain idéologique, qui constitue une menace mortelle
pour l’Afrique, est l’existence de ces maudites sectes
chrétiennes. Elles font plus de ravage que les barbus
islamistes farfelus qui s’agitent ça et là en prétendant
ramener l’Afrique au siècle de Mahomet et voiler les
femmes jusqu’au trou du cul.
Qu’il plaise au lecteur que nous lui
rappelions la mission criminelle assignée au
christianisme par les colons à travers ce qu’ils ont
appelé les devoirs des missionnaires dans les
Colonies. Il s’agit ici du Congo belge mais cela vaut
pour toute l’Afrique comme le confirme le discours de
Jules Renquin Ministre belge des Colonies aux
missionnaires à la longue barbe poivre et sel expédiés
au Congo belge pour y abrutir et humilier les nègres en
1920 :
« […] Le but essentiel de votre
mission n’est donc point d’apprendre aux Noirs à
connaître Dieu. Ils le connaissent déjà […] Ayons le
courage de l’avouer, vous ne venez donc pas leur
apprendre ce qu’ils savent déjà. Votre rôle consiste
essentiellement à faciliter la tâche aux administratifs
et aux industriels. C’est donc dire que vous
interpréterez l’évangile de la façon qui sert le mieux
nos intérêts […] Pour ce faire, vous veillerez
entre autres à :
- Désintéresser nos sauvages des
richesses naturelles dont regorgent leur sol et sous –
sol pour éviter que s’y intéressant, ils ne nous fassent
une concurrence meurtrière et rêvent un jour à nous
déloger.
Votre connaissance de l’évangile vous
permettra de trouver facilement des textes qui
recommandent et font aimer la pauvreté. Exemple :
‘‘Heureux sont les pauvres car le royaume des cieux est
à eux.’’ et ‘‘c’est plus difficile à un riche d’entrer
au ciel qu’à un chameau d’entrer par le trou d’une
aiguille’’. Vous ferez donc tout pour que ces Nègres
aient peur de s’enrichir pour mériter le ciel […]. Il ne
faudra pas que les Nègres ripostent et nourrissent des
sentiments de vengeance. Pour cela, vous leur
enseignerez de tout supporter. Vous commenterez et les
inviterez à suivre l’exemple de tous les saints qui ont
tendu la deuxième joue, qui ont pardonné les offenses,
qui ont reçu sans tressaillir les crachats et les
insultes […].
- Insistez particulièrement sur la
soumission et l’obéissance aveugles. Cette vertu se
pratique mieux quand il y a absence d’esprit critique.
Donc évitez de développer l’esprit critique dans nos
écoles. Apprenez – leur à croire et non à raisonner.
Instituez la confession qui fera de vous de bons
détectives pour dénoncer tout Noir ayant une prise de
conscience et qui revendiquerait l’indépendance
nationale.
- Enseignez – leur une doctrine que
vous ne mettrez pas vous – mêmes les principes en
pratique. […].
- Dites – leur que leurs statuettes
sont l’œuvre de Satan. Confisquez – les et allez remplir
nos musées : de Tervueren, du Vatican. Faites oublier
aux Noirs leurs ancêtres. […].
- Considérez tous les Noirs comme de
petits enfants que vous devez continuer à tromper.
Exigez qu’ils vous appellent tous ‘‘mon père’’ […] »
Que dire de plus à ce sujet sans
tomber dans la redondance ? La libération de l’Afrique
passe par la révolution qui signifie une rupture avec
l’ordre actuel et sa superstructure idéologique pourrie.
DE LA NECESSITE D’UNE REVOLUTION
Quand on parle de révolution, le
citoyen lambda pense en général qu’il s’agit de tout
casser et de s’asseoir après sur des ruines fumantes.
Ceux qui n’ont pas intérêt à voir la révolution abolir
l’ordre qui prévaut avec ses privilèges ont tout intérêt
à le conforter dans cette mauvaise compréhension de la
révolution afin d’effrayer le peuple avec un processus
émancipateur dont l’objectif, en Afrique en général et
au Togo en particulier, consiste à transformer, dans le
sens du progrès, l’économie, la société et l’État, c’est
– à – dire enclencher le développement qui créera
l’indépendance.
Le développement et la modernité sont
un mode particulier d’organisation de la société autour
de la production. Il échoit à l’État, c’est – à – dire
au politique de l’organiser à travers un projet de
développement à long terme.
Si les chefs d’État africains et
leurs ministres avaient du travail, du vrai travail au
service d’un vrai développement, ils ne passeraient pas
leur temps à faire du tourisme entre deux avions en
quête de perdiems et à mendier auprès des pays
développés.
Au Togo, ceux qui ont usurpé le
pouvoir sont incapables de gérer quoi que ce soit. Les
comptes ne sont jamais nets. L’opacité est sciemment
organisée pour encourager la corruption, la gabegie. Il
suffit d’interroger n’importe quel cacique milliardaire
du régime kleptocrate sur sa fortune miraculeuse pour
qu’il commence à bégayer même s’il n’est pas bègue.
La Cour des Comptes, institution qui
figure dans la Constitution togolaise depuis 1992, n’a
jamais été mise sur pied par Eyadéma père et fils. De
quoi ont – ils peur ? Le rôle de la Cour des Comptes est
justement d’éplucher les comptes de l’État et d’attirer
l’attention sur la mauvaise gestion et les détournements
de deniers publics. La moindre entreprise privée qui
exerce ses activités se dote toujours d’une comptabilité.
Alors pourquoi l’État togolais s’y refuse – t – il ?
La réponse à cette question légitime
se trouve dans l’évaluation du degré de corruption des
dirigeants togolais. Quand la tête est pourrie, tout le
corps suit : police, gendarmerie, armée, justice,
éducation nationale, clergé, administration publique,
santé etc.
Toute bonne gestion passe par une
comptabilité saine. Les sociétés d’État sont pour la
plupart transformées en champ de maïs pour les
charançons et les mange-mil de la République. Elles sont
même les principales pourvoyeuses de fonds de la fête
illégale et immorale du 13 janvier, date du lâche
assassinat de Sylvanus Olympio par Etienne Gnassingbé
Eyadéma qui déclara à Paris Match en 1963 :
« Il refusait d’avancer, alors je lui ai tiré trois
balles dans le dos ». Belle leçon de courage
militaire !
La classe politique et les membres de
l’élite togolaise doivent étudier l’histoire de leur
pays pour en tirer des leçons pour le présent. Cela
s’avère d’autant plus nécessaire que la courte histoire
du Togo, créé par les colonialistes allemands, en 1884,
lors du charcutage de l’Afrique par les prédateurs
européens à la Conférence de Berlin, doit être
démystifiée. Que la vérité historique se substitue enfin
aux mythes qui ne sont qu’une façon de déformer la
réalité historique en l’aménageant de la façon qui
arrange ceux que gêne la vérité toute nue.
La démystification dont il est
question concerne surtout la période de 1946, date de la
création des deux premiers partis politique togolais :
d’abord le Parti Togolais du Progrès (PTP) de Pedro
Olympio, Nicolas Grunitzky et Robert Ajavon ; puis le
Comité de l’Unité Togolaise (CUT) de Jonathan Savi de
Tove et Sylvanus Olympio ; jusqu’à nos jours.
Cette période qui place la lutte de
libération du peuple togolais sous le signe de
l’indépendance est méconnue de la plupart des Togolais.
Quand elle n’est pas délibérément occultée (sous le
règne d’Eyadéma cette occultation avait valeur de
négationnisme dans la mesure où la période de la lutte
pour l’indépendance le situait en Algérie et en
Indochine comme mercenaire tirailleur combattant les
colonisés pour le compte des colonialistes français. Le
RPT proclama même le 13 janvier 1967 comme la date de
l’indépendance du Togo et cessa de célébrer le 27 avril),
elle fait l’objet de tripatouillages mensongers en
fonction de l’appartenance ou de la sympathie politique
des nostalgiques du passé.
Pour rompre ce cycle de négationnisme,
d’occultation et de mystification de notre histoire, les
historiens doivent se mettre sérieusement au travail
afin de ne pas laisser les idéologues semer la
confusion.
Parmi les idéologues militants qui
abattent un travail important sur l’histoire du Togo, le
plus important au niveau de la production est notre
compatriote Godwin Tete-Adjalogo. Son travail de fourmi
a une valeur documentaire incontournable par la mine
d’informations qu’il livre aux lecteurs.
Mais la faiblesse des recherches de
Godwin Tete – Adjalogo, c’est de se comporter en
idéologue, en militant, en nostalgique prisonnier du
mythe Olympio. Aussi ses analyses sont – elles
tendancieuses, partiales et incompatibles avec la
science historique qui est soumise à des règles
d’impartialité et d’honnêteté. C’est de la démagogie !
Le travail de Godwin Tete – Adjalogo
ne vise qu’à entretenir le mythe Olympio en donnant une
fausse image de l’homme et de son parcours politique. Le
mythe est une illusion que la conscience collective a de
la réalité en la percevant sous forme symbolique ; il en
est ainsi du panafricanisme, de la démocratie, et de la
nation étatique en Afrique de nos jours.
Les Togolais ont besoin de la
restitution de leur vraie histoire pour, non pas adorer
des personnages historiques érigés en fétiches
tutélaires, mais s’en servir pour en tirer des leçons
pour le présent. La restitution de notre vraie histoire
débarrassée des scories de la manipulation des
consciences et du militantisme partisan des nostalgiques
du passé aurait pu servir de garde – fou au peuple
togolais pour se détourner de tous les leaders pseudo –
démocrates qui lui proposent la régression réactionnaire
en guise de libération.
Il n’y a pas pire sourd que celui qui
refuse d’entendre, comme j’ai pu le constater, en 1991,
lorsque la charte des partis politiques a été promulguée,
autorisant le multipartisme au Togo.
Des partis nostalgiques, obtus et
politiquement incultes, ne comprenant rien aux enjeux
nouveaux et au système démocratique, se sont constitués
pour se revendiquer des partis d’avant « l’indépendance »
qui ont trahi le peuple togolais. Parmi ceux-ci ont peut
citer le Parti des Démocrates pour l’Unité (PDU) du
traître et néo- RPTiste Jean – Lucien Savi de Tove,
revendiquant à la fois l’héritage du CUT et du PTP ; le
Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR) du
traître RPTiste Zarifou Ayéva, revendiquant l’héritage
du PTP ; et le Parti des Républicains Indépendants (PRI)
de Goyo Grunitzky, s’alignant sur le PTP de son défunt
père en tant qu’« héritier politique et biologique »
selon la formule de son cousin germain Gilchrist Olympio.
La question essentielle que je posais
alors à certains des membres fondateurs de ces partis,
qui ont presque tous rejoint le RPT avec armes et
bagages, depuis lors, était la suivante : « comment
pouvez– vous faire de la démocratie en vous réclamant
d’un héritage antidémocratique de partis comme le CUT et
le PTP ? » Seize années plus tard, ma question
dérangeante est demeurée sans réponse.
Pour aider les jeunes générations à
mieux saisir la portée et la pertinence de ma question,
il suffit de prendre un exemple actuel. C’est comme si,
aujourd’hui, des nazillons nostalgiques du RPT, parti
unique, parti – Etat, se constituaient en un nouveau
parti pour proposer la démocratie aux Togolais !
Il est symptomatique que quelques
vieilles peaux de la Juvento disparue ont exhumé autour
de 2000 ce vieux parti allié du CUT pour baver sur
Sylvanus Olympio avec l’argent du RPT. La poignée de
militants alimentaires encore couverts de décennies de
poussière comme des momies fantomatiques sont âgés de 80
à 95 ans ! Des vieux sages ou des vieux cons ? En
matière de régression passéiste, il est difficile de
faire mieux.
La mise sur pied, par Faure
Gnassingbé, en 2006, d’une Commission pour la
réhabilitation de l’histoire du Togo, une véritable
escroquerie politique à laquelle se sont prêtés des
vieillards sans dignité et grassement payé pour
participer à la désinformation historique, a soulevé un
tollé dans l’opinion publique au niveau des conclusions
qui proclamaient Eyadéma « père de la nation » et
Sylvanus Olympio « père de l’indépendance ». Il faut
préciser que cette Commission bidon était présidée par
l’archevêque Robert Dosseh–Anyron, un griot éhonté du
dictateur Eyadéma. Quelques historiens, vulgaires faire–valoir
alimentaires, étaient aussi de la partie.
Voici le discours, véritable
provocation, que prononça le triste sire Robert Casimir
Tonyui Dosseh-Anyron, le 11 septembre 2004, cinq mois
avant le décès d’Eyadema, au sortir de Lomé 2 : « J’ai
saisi l’occasion pour remercier le président Eyadema
pour l’attention qu’il accorde à ma personne, au pays,
et comme il l’a toujours fait, il est le bon père à
l’ombre duquel tous les enfants peuvent bien croître et
grandir ». (Togo Presse, n° 6862 du 13 sept.
2004)
Les Togolais,, qui ne sont pas des
idiots, ont compris la supercherie qui vise à
réhabiliter Eyadema, car, pour la proclamation « père de
la nation », ils savent, que l’Etat togolais existe mais
pas la nation togolaise. Eyadéma, par son tribalisme
exacerbé, a éloigné, durablement, du Togo, toute idée de
nation. La tribu demeure le premier repère des Togolais.
Quant à la proclamation « père de
l’indépendance », elle sonne aussi fausse que l’autre
puisque le Togo a été et demeure une colonie sous la
cruelle botte française. Il n’y a donc jamais eu
d’indépendance au Togo sauf dans l’esprit malade de
quelques niaiseux qui croient encore à leur âge au père
Noël.
A la politique – spectacle, il faut
substituer un projet de développement basé sur
l’industrialisation et la recherche scientifique. C’est
autour de la production de richesses générant des
emplois et la prospérité que se fera le consensus des
différents couches et groupes d’intérêts du peuple
togolais.
Notre pays, comme les autres pays
d’Afrique, n’est pas partie prenante de la
mondialisation, le nouveau masque de l’impérialisme et
du libéralisme sauvage. La mondialisation concerne les
pays industrialisés qui veulent abolir les frontières
pour faciliter le commerce des produits manufacturés des
industries. C’est dire que l’Afrique et le Togo n’ayant
pas d’industries et donc de produits industrialisés,
subissent la mondialisation. Ils n’en sont pas des
acteurs, mais des objets, des victimes passives et
résignées se contentant de programmes d’ajustement
structurel, de remises de dettes et de mendicité.
L’échec politique et surtout
économique des politiciens africains est aussi un échec
des élites de notre continent. Trop aliénées et
impliquées dans le mimétisme de l’Occident, elles sont
incapables de copier chez les Occidentaux ce qui fait
leurs forces, c’est–à–dire leur mode d’organisation du
travail et la bonne gestion économique. Elles se
contentent des apparences. C’est le paraître qui les
intéresse. Le personnel politique africain, d’une rare
médiocrité, se recrute au sein de l’élite.
Dépourvues de patriotisme et promptes
aux réflexes tribalistes, les élites togolaises sont en
général incultes et partisanes de l’immobilisme et de la
régression. L’élite intellectuelle ne lit pas, n’écrit
pas, et donc ne réfléchit pas. C’est un ramassis de
cancres diplômés. Dans ces conditions, on comprend
pourquoi il y a une telle pénurie de vrais intellectuels
au Togo. Les vrais intellectuels togolais que je connais
se comptent sur les doigts d’une main !
L’une des conditions du développement
est l’existence d’une masse critique importante de vrais
intellectuels (à ne pas confondre avec les travailleurs
intellectuels ou diplômés) pour opérer la critique de la
société, éduquer, et faire des propositions. Ce travail
d’intérêt national est au – dessus des capacités
intellectuelles des plagiaires, des hâbleurs, des
médiocres, des ignorantins et des philistins.
Or il se fait que c’est dans cette
catégorie, purs produits de la médiocratie, que se
recrutent les leaders d’opinion. Il existe un complot
visant à marginaliser les voix des vrais intellectuels,
livrant de la sorte la formation de l’opinion publique à
des leaders d’opinion, véritables cancres incultes ou
demi – lettrés.
Ces leaders d’opinion tarés (religieux,
journalistes, hommes politiques, dirigeants de la
société civile, enseignants, représentants de la société
traditionnelle…) constituent deux catégories d’acteurs
sociaux. Les uns exercent leur magistère en mission
commandée pour orienter la conscience collective dans le
sens de l’obscurantisme, des préjugés et de la
résignation. Les autres jouent le même jeu malgré leur
bonne foi, parce qu’ils sont intellectuellement limités
et trop peu cultivés. Leurs limites sont celles de leur
médiocrité et de leur inculture.
Livrer la formation de l’imaginaire
collectif à des cancres est l’expression d’une grande
misère intellectuelle et morale. C’est la
caractéristique d’une société sous – développée dont
l’imaginaire collectif est orienté de l’extérieur à
travers les mass – média, la propagande religieuse des
religions colonialistes et l’idéologie en général.
Il va sans dire que le changement
véritable, dont il est question, ne pourra se faire avec
la classe politique actuelle résolument hostile au
progrès et à la solde des puissances étrangères,
ennemies de l’Afrique. Ces politicards prévaricateurs et
prébendiers, authentiques milégo, constituent un
boulet aux pieds du peuple togolais qu’ils ont réduit, à
travers la misère, à un état de semi – esclavage. Pour
le tyran Eyadéma, le baromètre de la misère se mesurait
au nombre de mendiants qui participaient à ses marches
de soutien périodiques après lesquelles se distribuaient
des billets de banque. Quel cynisme !
Le peuple togolais doit se
débarrasser de cette engeance criminelle en tournant le
dos aux faux opposants qui ont pactisé avec le régime
militaro – fasciste sur son dos. Les complets civils de
Faure Gnassingbé ne doivent pas faire oublier aux
Togolais qu’il est militaire et a fait carrière dans
l’armée.
Lorsque l’horizon politique sera
dégagé de tout ce qui l’encombre aujourd’hui, les élites
politiques, intellectuelles, du monde des affaires, de
la société civile, devront être rassemblées pour
réfléchir sur le modèle de société que nous voulons
bâtir et les moyens d’y parvenir avec comme objectifs le
développement et l’indépendance.
L’un des instruments indispensables à
la construction d’un Etat fort (au sens de
l’interventionnisme visant à corriger le tir au cours du
processus de développement) est l’armée.
Nous constatons avec désolation que
tous ceux qui s’expriment sur le futur d’un Togo sans
dictature et domination néocoloniale, négligent
complètement l’armée dans leur analyse. Sans une
véritable armée, une armée forte capable de se faire
respecter par les forces extérieures, nos ennemis ne
nous laisseront jamais bâtir un Etat puissant car ils
continueront à semer des troubles, susciteront des
guerres civiles, des rébellions armées, toutes
situations peu favorables au développement.
Du fait de la haine compréhensible
que suscitent auprès de l’immense majorité des Togolais
les Forces Armées Togolaises (FAT), d’aucuns, plus
émotifs que rationnels, prônent avec naïveté l’abolition
pure et simple de l’armée à cause des torts
incalculables infligés au Togo par ce corps en près d’un
demi – siècle au cours duquel il s’est imposé, contre la
volonté du peuple, comme le principal acteur politique
du pays. Echec total.
Les conséquences de ce leadership
politique illégitime sont désastreuses. Comment pouvait
– il en être autrement avec un régime militaire
illégitime, archaïque, bête et méchant ? L’armée moderne
au xxie siècle ne peut plus se permettre
d’être une armée de tirailleurs semi – analphabètes dont
la mission première est de maintenir au pouvoir un tyran
impopulaire et sa clique et de protéger leurs biens mal
acquis. Tel est le rôle d’une armée prétorienne qui
fonctionne comme un garde du corps du tyran poltron de
service qui la dirige.
L’armée togolaise a toutes les
caractéristiques de l’armée coloniale. Les analyses de
la sociologie politique ont démontré que l’armée
coloniale n’a qu’un ennemi héréditaire, et cet ennemi
est intérieur : le peuple. C’est logique dans la mesure
où il s’agit pour une puissance étrangère de mater un
peuple et de l’assujettir afin de l’exploiter.
Les FAT répondent aux critères des
armées néocoloniales africaines dont l’ennemi
héréditaire est le peuple. L’objectif de ce ciblage vise
au maintien de la dictature ou d’un régime
néocolonialiste à la solde des ex–puissances coloniales
impérialistes. Les termes de références fixés par la
puissance étrangère au régime fantoche étant le
développement du sous–développement. La preuve : au
Togo, Eyadéma a accompli l’exploit rare en 2005, de
rendre le peuple plus pauvre qu’en 1960, date de l’« indépendance ».
Les fonctionnaires clochardisés, les retraités, les
veuves et orphelins traînent plusieurs mois d’arriérés
de salaires et de pension.
La faim est devenue une réalité
sordide dans les foyers. Les jeunes et les plus vieux
fuient le pays vers des eldorados, souvent au prix de
leur vie, sur des embarcations de fortune suicidaires
qui ont fini par transformer la méditerranée en
cimetière marin d’un pays devenu un enfer pour ses
habitants.
L’Afrique actuelle est à l’image de
ces embarcations de fortune qui sombrent dans la mer à
cause de multiples voies d’eau qui s’appellent la
dictature, le chômage, le tribalisme, la corruption, le
mensonge, les élections à la machette made in Togo,
l’absence de perspective d’avenir, les violations
massives et répétées des Droits de l’Homme, le
développement du sous – développement et le
néocolonialisme.
Les Africains, empêchés d’élire
librement leurs dirigeants, comme au Togo, votent avec
leurs pieds. Massivement. En fuyant un continent dont le
sol leur brûle les pieds. Contre l’usurpation et les
dérives des dirigeants putschistes ou l’illégitimité et
l’incurie des fantoches démocratiquement élus, il faut
encourager l’engagement citoyen, le structurer, le
coordonner à travers les organisations de la société
civile. Seule une société civile forte peut servir de
contre – poids au pouvoir politique qui croit n’avoir de
compte à rendre à personne.
Sur le terrain de la mobilisation de
la société civile, le Togo a pris beaucoup de retard par
rapport aux pays voisins comme le Ghana, le Bénin, le
Burkina-Faso, le Nigeria et plus loin encore le Mali à
cause de la persistance anachronique d’un régime
militaire des plus médiocres. D’où vient que beaucoup de
personnes ont encore peur de s’engager publiquement.
La lente émergence d’une société
civile au Togo, à travers des organisations aux buts
variés, est un facteur qui favorisera l’installation
puis le renforcement de la démocratie dans un avenir
plus ou moins lointain. Mais malheureusement, au Togo,
on a l’impression que tout ce que le peuple construit
pour son émancipation, des individus antipatriotes sont
toujours prêts à le détruire.
Certains énergumènes semblent vouloir
prendre notre jeune société civile en otage. Ces
flibustiers, qui ont infiltré les rangs des
associations, agissent en mission commandée pour le
compte des partis politiques rétrogrades qui veulent
inféoder la société civile. Déjà, ils y transposent les
querelles et les clivages des rivalités au sein des ex –
partis de l’opposition démocratique. Au vu de la taille
réduite des associations de la société civile, c’est
l’implosion garantie.
Les ennemis farouches de
l’indépendance de la société civile togolaise avancent
masqués et posent leurs banderilles en attendant la mise
à mort.
Conscientes que l’union fait la
force, plusieurs ONG ont créé le Collectif des
Associations de la Société Civile et des Organisations
Syndicales du Togo (CASCOST) dans le but d’être plus
indépendantes et de peser davantage sur les décisions et
les orientations politiques du pays afin qu’elles
prennent en compte l’intérêt national. Plusieurs
associations membres du CASCOST se sont plaintes des
méfaits de deux hommes politiques membres de la CPP
d’Edem Kodjo, le joker du clan Gnassingbé.
L’un d’eux, un certain Zeus Ata
Messan Ajavon, ancien dirigeant « charnière » de
l’ex-UTD, le «parti charnière» qui vendit la victoire du
peuple aux législatives de 1994 à Eyadéma en constituant
une majorité parlementaire avec le RPT, a tenté de
détruire la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH),
en 2006, en manipulant deux pieds nickelés minables au
chômage qui étaient en train de la privatiser à des fins
alimentaires. L’un des deux aventuriers a même sollicité
le parrainage de Kpatcha Gnassingbé, le vice-roi du
pays. Cet Ajavon que le CASCOST a refusé comme dirigeant
à deux reprises à cause de son parcours politique (UTD –
CPP : deux RPT bis) qui ressemble davantage à une longue
traînée de souillure qu’à une démarche démocratique en
faveur du peuple, est en train de discréditer la société
civile. Les militants de la LTDH ont heureusement
désavoué les taupes de la dictature au cours d’une
Assemblée Générale.
Déjà, d’aucuns s’interrogent, en
raison de l’image politique trouble d’Ajavon qui suscite
beaucoup de méfiance, sur le discrédit de sa présence à
la tête de la Coalition des Associations Contre
l’Impunité au Togo (CACIT) qu’il dirige. Son engagement
est-il sincère, se demande– t – on, en se retournant
contre le camp des antidémocrates avec lequel il a
collaboré et partagé le bilan criminel et les privilèges
avec l’UTD et la CPP ? Encore une ruse du RPT ?
Cet Ajavon – là et les individus de
son espèce constituent un véritable danger pour la
société civile togolaise, laquelle a intérêt à se
débarrasser rapidement d’eux sans sentimentalisme pour
ne pas avoir à le regretter plus tard ; personnellement,
je n’ai aucune confiance en ce personnage. La démocratie,
je ne cesse de le répéter, ne se bâtit qu’avec des
démocrates. Vigilance ! Ce grand médiocre est un
antidémocrate notoire !
S’il y a tant de trahisons au Togo,
c’est parce que l’ennemi extérieur exploite à fond nos
contradictions, nos faiblesses et surtout la vénalité
d’énergumènes peu recommandables.
La France est le grand marionnettiste
qui tire les ficelles. Dès 1963, elle a organisé et fait
exécuter l’assassinat de Sylvanus Olympio par ses
tirailleurs mercenaires, traîtres à la patrie et à
l’Afrique. En 1967, même scénario. La France fait
écarter Nicolas Grunitzky par Eyadéma, son homme au
Togo. En 1994, après les législatives gagnées par
l’opposition démocratique, la France nomme Edem Kodjo
premier ministre avec seulement six députés et lui
ordonne de s’allier au RPT contre le CAR, disposant de
près de quarante députés. Edem Kodjo devint dès lors
pour les Togolais et la presse l’homme de la France,
l’ennemi du peuple, le traître méprisable sans honneur.
Depuis l’avènement de son homme lige
Eyadéma, la France ne tolère pas que le peuple togolais
choisisse librement ses dirigeants. Les élections
truquées par Eyadéma depuis 1993 l’ont démontré.
Agboyibo et le CAR sont écartés en 1994 malgré leur
victoire aux législatives, au profit d’Edem Kodjo, un
RPToche notoire. La France reproche à Agboyibo d’être
trop lié à l’Allemagne. En 1998, 2003 et 2005, ce fut le
tour de Gilchrist Olympio et l’UFC d’être évincés par la
France. Olympio avait le tort, à ses yeux, d’être trop
lié aux Anglo – Saxons comme son père. En 2005, c’est
encore la France qui donna son feu vert à la succession
dynastique d’Eyadéma par son fils.
De Gaulle, Pompidou, Giscard
d’Estaing, Mitterrand et Chirac, sont cinq tocards
fascistes et esclavagistes qui se sont comportés au Togo
en gangsters politiques. Ces gougnafiers racistes à la
moralité douteuse, ont fait d’un grand pays, la France,
un petit pays par leurs magouilles minables avec la
Françafrique, leur copinage éhonté avec les petits
dictateurs africains, authentiques rois fainéants.
Ces politichiens français qui
imposent à l’Afrique, et plus particulièrement au Togo,
les plus médiocres politicards à la tête de l’Etat pour
empêcher le développement et la libération du peuple, se
comportent dans leur pré carré africain en véritables
nazillons.
Le plus minable, le plus cynique et
stupide n’est autre que Jacques Chirac. C’est le roi des
rois nègres. Sous son règne obscur, l’Afrique a vu
défiler une ribambelle de politichiens chirachiens
devant les dictateurs de pacotille pour repartir avec
des valises bourrées de fric. Les diamants de Bokassa
sous Giscard d’Estaing sont peu de chose à côté du
système mafieux mis en place par les politichiens
chirachiens pour piller les ressources de l’Afrique. Les
leçons de bonne gouvernance du zigoto Chirac sont en
fait des leçons de bonne corruption. Vive la
Françafrique ! Françafrique Oyé ! Agbé ! Wézu ! Alafia !
La France qui n’a droit au rang de
grande puissance que grâce à ses colonies d’Afrique,
lesquelles lui assurent une vingtaine de voix
automatiques à l’ONU, a écarté la morale de la politique
en se dotant systématiquement de dirigeants criminels
qui se comportent en esclavagistes en Afrique.
Ces petits Chefs d’Etat français sont
des lilliputiens politiques, des pygmoïdes scélérats,
racistes et falots, totalement dépourvus de vision
politique à long terme. L’intérêt à long terme de la
France est d’aider au développement et à la libération
de l’Afrique qui a assuré sa prospérité. Qu’elle le
veuille ou non, l’Afrique se débarrassera d’elle tôt ou
tard. Si cette libération se fait contre elle, elle aura
des soucis à se faire, car l’Afrique à l’horizon de
2050, sera une puissance démographique de deux milliards
d’habitants. Un marché immense et des ressources
minières phénoménales. Dans le même temps, la population
de l’Europe aura diminué par rapport à son niveau de
2007.
L’extraordinaire rapacité qui aveugle
aujourd’hui la France au point de ravaler des êtres
humains, les Négro – Africains, au rang d’infra –
humains, de bêtes de somme, exposés à tous les
traitements cruels, inhumains et dégradants, aux
génocides, lui fera regretter demain de s’être donné des
escobars de politichiens chirachiens qui ont fait d’un
pays prédisposé à la grandeur, une républiquette
betteravière européenne à l’image des républiques
bananières africaines fabriquées par le colonialisme
français, un colonialisme d’une rare médiocrité.
Habrobracons ! Turpins ! Chafouins ! Balluches !
Chenapans ! Voyous ! Trous du cul ! Arsouilles !
L’histoire nous rappelle que les
Britanniques, entre autres, ont sauvé la France, au
cours de la seconde guerre mondiale, de l’annexion pure
et simple par l’Allemagne. Au cours de la querelle sur
l’intervention des Occidentaux en Irak derrière les
Américains, la presse britannique, peu diplomatique, a
tenu à rappeler quelques vérités à la France en
fustigeant son ingratitude en ces termes : « Qu’est –ce
que c’est qu’un groupe de cent mille hommes les mains en
l’air ? L’armée française » (The Sun
du 12 février 2003)
La pire insulte que les colonialistes
français puissent nous adresser, c’est de nous
considérer comme moins intelligents qu’eux. Nous voulons
seulement rappeler à ces esprits tarés un propos de leur
compatriote éclairé, André Gide, qui fustigeait, au
début du xxe siècle, le comportement criminel
et ubuesque des colons d’Afrique : « Moins le blanc est
intelligent, plus le Noir lui paraît bête ».
Quant à Honoré de Balzac, en écrivant
les lignes suivantes dans Le Père Goriot,
on eût dit qu’il s’adressait à Jacques Chirac : « Une
des plus détestables habitudes des esprits lilliputiens
est de supposer leurs petitesses chez les autres ».
CONCLUSION
Des politiciens qui prétendent
combattre la dictature aux côtés du peuple ne peuvent se
permettre de signer des accords bidon pour rouler le
peuple dans la farine.
Treize accords signés pour rien
depuis 1991, cela relève non pas de la récidive, mais de
la complicité entre les faux opposants et les RPToches.
L’Accord Politique Global est le plus inique des accords
signés sur le dos du peuple par les traîtres qui
prétendent le représenter.
Les soubresauts socio – politiques
provoqués par les ambitions contrariées d’une classe
politique opposante, qui a basé toute sa stratégie de
conquête du pouvoir sur les révoltes du peuple, révoltes
à répétition écrasées dans le sang par la soldatesque du
clan Gnassingbé, sont l’expression d’une vision
politique rétrograde hostile au changement.
Une telle stratégie, nous l’avons vu,
aboutit à la régression, au retour en arrière. En
politique, la rupture avec l’ordre ancien, au niveau du
système politique, se fait à travers une révolution. La
révolution est un changement de système dans le sens du
progrès, du développement, de la modernité. Il ne s’agit
pas de remplacer une équipe de politichiens par une
autre équipe de politichiens comme c’est le cas en
Afrique. C’est pourquoi la perception de la démocratie
par l’imaginaire populaire en Afrique relève du mythe.
En effet, la démocratie n’est pas le
moyen pour le développement et la libération des pays
africains, elle ne peut être que l’aboutissement, le
résultat d’un processus de développement et donc
d’organisation des Etats africains. Malheureusement, la
plupart des politicards et des élites croient de bonne
foi que la démocratie est la clé du développement et du
progrès. Ils mettent la charrue avant les bœufs.
Pourquoi s’étonner alors qu’à un problème mal posé, on
n’ait que des mauvaises réponses ?
La misère intellectuelle de nos
élites politiques et intellectuelles depuis 1960 a
consisté à penser que les idéologies étrangères sont des
prêt – à – porter. Incapables d’imaginer le vrai
changement, la révolution, ils ignorent que tous les «
ismes » idéologiques comme le libéralisme capitaliste,
le socialisme, etc. se situent à la fin et non au début
d’un processus.
Les chenapans ont toujours cru et
continuent de croire qu’il suffit de se proclamer
libéraux ou socialistes pour que surgissent du néant une
société capitaliste libérale, socialiste ou communiste.
Qu’ils relisent donc tous les théoriciens des systèmes
politiques et économiques avec une feuille de papier et
un crayon et non plus avec des lunettes noires. Après la
monstrueuse sodomie de nos leaders de l’opposition
démocratique et des brimborions de leur staff, il y a
fort à parier que tout ce beau monde ait le trou du cul
en forme de chou-fleur, et ce jusqu’au trognon ! Il
fallait le dire. /. |