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24 fevrier 2006 |
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Lettre ouverte à Richard Nyahoho, Vice Président de la NDP et porte parole de Gilbert ATSU |
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Sans
formation et culture politique la jeunesse ne peut
que se prostituer
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Maurice Mouta
Wakilou Gligli |
S’il m’était permis
de noter votre texte- interview, en tant que
lecteur, je mettrai comme note « nul, élève qui ne
s’applique pas ».
Votre texte
interview n’apporte rien de nouveau ni de
constructif au débat en cours dans notre pays le
togo. Vous mettez tout simplement vos pas dans
ceux des soi disant leaders de l’opposition qui
ont usurpé de la tête du mouvement démocratique
togolais depuis octobre 1990 jusqu’à ce jour et
qui ont conduit le mouvement à l’abattoir. Ces
hommes portent en premier lieu la responsabilité
de l’échec de la démocratie au Togo que nous
connaissons. Pendant plus de quinze années, ces
hommes ont prôné la politique du dialogue, de la
conciliation de la démocratie par les urnes etc.…
et les résultats sont palpables sous nos yeux !
En quoi votre
discours est il différent d’un Agboyibor, d’un
Gnininvi , Edem Kodjo, etc.…
Le dialogue,
le dialogue, le dialogue sans rapport de force
réel avec comme corollaire, nos nombreux morts.
Or, il est manifeste
pour tous les togolais du moins pour ceux qui
aspirent à un véritable changement que la voie du
dialogue a échouée. La seule revendication
qu’avait la population togolaise dans son ensemble
en 1990 fut la démission immédiate et
inconditionnelle d’Eyadema. Le Pr. Gnininvi
déclara à ce sujet dans JAE n°148 que « la
population n’a jamais demandé une conférence
nationale ; elle exigeait le départ du chef de
l’Etat. Donc, la seule voie qui nous reste à
explorer est celle du 5 octobre 1990 avec des
aspects stratégiques et organisationnels sous une
direction unique et conséquente.
Sur Faure
Gnassingbé
On dit en proverbe
Ewé que « le maquereau n’accouche la silure». En
quoi pensez vous que Faure Gnassingbé n’est il pas
le fils de son père ? Tel père tel fils. Où bien
est ce parce qu’il a nommé votre mentor Gilbert
Atsu, Secrétaire d’Etat ?
Si, à l’époque,
Gilbert Atsu avait voulu devenir ministre du
Boabab, ce dernier l’aurait nommé ministre, comme
il l’a fait pour d’autres transfuges de
l’opposition. Gilbert Atsu a choisi de suivre ceux
qui veulent moderniser la dictature, voire
l’informatiser. Faure Gnassingbé ressemble à son
père sur tous les plans :biologique, physiologique,
moral et intellectuel.
Sur la
notion de respect
Que peut le respect
face aux armes et aux gourdins ?Une organisation
bien structurée, bien élaborée consulte toujours
sa base avant toute décision. Sur les fonds
utilisés par Gilbert Atsu, aucune bonne réponse
n’a été donnée, nous sommes restés sur notre soif.
Sur le
dialogue à Ouaga
Je vous cite « s’entendre
sur un minimum…reprise de la coopération avec
l’union européenne » alors que nous comptons des
milliers de morts et des milliers de réfugiés sur
les chemins de l’exil, vous préconisez vous
entendre avec l’auteur de ces catastrophes
naturelles sur un minimum. « Nos morts ne sont pas
morts » dit Birago Diop. Ils vous demanderont des
comptes.
Sur la
commission de Réhabilitation du TOGO
Que peux faire de
bon Mgr Dosseh qui a été le bras spirituel du
dictateur Eyadéma et Edem Kodjo le bras politique,
l’homme de la France au Togo ? Je cite Mgr Dosseh
dans une de ses homélies du 13 janvier (fête de
l’assassinat de Sylvanus Olympio), comparant
Eyadéma aux grands hommes de la bible, il disait
alors « intelligent comme Moïse , sage comme
Abraham, beau comme Jésus…. » Nos grands parents
dans chacune de nos maisons nous ont légué un
héritage,spirituel, politique et foncier. Le vôtre
est il d’aller à la soupe, à la mangeoire avec
Gilbert ATSU ?
Pour finir, quelle
différence faite vous entre le poste ministériel
de Gilbert Atsu et celui de porte parole du
ministre?
Maurice Mouta
Wakilou Gligli
Bruxelles, le 22
février 2006
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Quelques textes que j'avais publié à
l'époque sur votre mouvement pour continuer, la
réflexion. |
Prise de position politique
Le mouvement démocratique
togolais : quid de la NDP?
mars 2004
publié sur togoforum et les autres sites
togolais
Ôte-toi, que je m'y mette.
C'est le message que les jeunes togolais
membres de la NDP adressent à l’Opposition
classique togolaise. Ces jeunes semble-t-il,
estiment que les animateurs de la classe
politique togolaise ont échoué lamentablement
dans le processus de démocratisation du Togo.
A en croire leur analyse, la responsabilité
incombe seul au camp opposé au pouvoir.
Néanmoins, il est important de souligner que
c'est encore Eyadéma qui inspire la jeunesse!
Pourquoi disons-nous cela ? Dans un message
fort attendu, il y a quelque temps, Eyadéma a
osé siffler la fin d'une opposition qui, à
ses yeux, ne représente plus l'alternative.
Une opposition incapable et irresponsable.
Pour tout dire une opposition qui a échoué. Si
le processus démocratique togolais a dérapé,
la responsabilité de ce fiasco doit absolument
être partagée entre les différents acteurs de
la scène politique togolais y compris le
pouvoir en place. Il y a lieu ici d’épingler
les manœuvres diaboliques de la dictature qui
n'ont pas laissé l'opportunité à l'opposition
de mener sereinement la lutte politique comme
cela se passe sous d'autres cieux. Bien sûr,
nous le savons, en politique, et surtout dans
une situation de dictature, le changement est
la résultante d'un combat âprement disputé.
Ceci n'exclut pas le respect de certaines
règles. Nous disons que c'est un échec
collectif.
Par ailleurs, le constat fait par les jeunes
togolais membres de la NDP, à notre sens,
semble légitime. Les jeunes doivent
apprendre à participer au combat pour la
démocratie.
Car c'est dans le feu de l'action qu'on
apprend à forger l'épée. Mais il y a un
préalable: l'acquisition de la culture
politique. Celle-ci s'obtient par la
formation, l'expérience, l'abnégation, le
patriotisme, etc. Ces armes utiles pour tout
combat politique efficace doivent être
acquises d'abord au sein des partis politiques
respectifs.
Nulle part, la jeunesse même la mieux éclairée
n'a jamais eu le monopole de la lutte
démocratique. Elle a toujours besoin des
expériences des aînés. On apprend toujours des
essais et erreurs des prédécesseurs.
La grande question est de savoir si ces
jeunes sont suffisamment outillés à
l'intérieur de leurs formations politiques à
l'apprentissage de la démocratie ?
Pour étayer notre questionnement, on prendra à
titre d'exemple l'empressement de mettre tout
sur la place publique, mêmes les déclarations
les plus fantaisistes. Ce qui suppose
l'absence des débats internes au sein des
partis politiques auxquels appartiennent ces
jeunes.
Au demeurant, la jeunesse est généralement
définie comme la catégorie la plus dynamique
de la société. Aussi, aurions -nous tort de
dénier à notre jeunesse le droit à la relève.
Cependant, toute relève mérite d'être bien
préparée. Peut-on dire qu'au niveau de leurs
partis politiques que les jeunes sont
efficacement initiés et formés pour d'abord
diriger leurs partis avant de penser à porter
des lourdes charges de la destinée de notre
nation ?
In fine, le constat fait par les jeunes de la
NDP doit être perçu comme le résultat d'un
débat d'ordre interne. Pour la simple raison
qu'on ne voit pas clairement l'influence que
ces jeunes peuvent exercer sur leurs partis
politique d'origine. D'ailleurs les
différentes déclarations et prises de position
n'engagent pas toute la jeunesse togolaise,
moins encore leurs partis politiques
respectifs. Inutile de préciser que tous les
jeunes du Togo ne sont pas membres de la
plate-forme NDP.
Si d'aventure, les jeunes de la NDP font
table rase des acquis de la lutte politique
togolaise, alors ils risquent de faire le jeu
de la dictature.
En plus, si les jeunes de ce mouvement ne
veulent pas s'inscrire dans le processus
démocratique togolais en le corrigeant de
l'intérieur, on dira que la NDP n'est qu'un
nouveau parti politique qui ne veut pas dire
son nom et sa vraie nature.
Mouta Wakilou Maurice Gligli
Président du F2P
(Front Patriotique Panafricain)
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TAVIO AYAO AMORIN |
DIALOGUE OU LUTTE ARMEE ?
TAVIO AURAIT ETE LA
DECLARATION DU CERCLE
KWAME NKRUMAH A L'OCCASION DU 13ème
ANNIVERSSAIRE DE L'ASSASSINAT ODIEUX DE TAVIO
AYAO AMORIN
Au moment où les Togolais où
qu'ils se trouvent au pays ou dans la diaspora
commémorent le jour anniverssaire de
l'assassinat de Tavio Amorin, le pays se trouve
en crise ouverte créée par Gnassingbé Faure avec
l'appui odieux de la France, après la mort du
tyran Eyadéma le 5 février 2005.
Nous savons que beaucoup de
jeunes qui sont restés fidèles au combat et aux
idéaux deTavio auraient voulu le voir, être à
ses côtés dans ces moments de crise.
Car, si, Tavio, aujourd'hui était
vivant, il aurait certainement, contrairement à
certains jeunes, eu une autre attitude face à
cette crise institutionnelle et de légitimité
qui prévaut dans notre pays.
Il pouvait comme il l'avait fait
de son vivant porter l'étendard de la lutte sans
merci contre la nouvelle dictature ou la
dictature version France-Faure. C'est ainsi qu'à
l'occasion de cet anniverssaire, nous avons le
devoir de rappeler quelques idées forces du
combat de Tavio.
Par ces idées, notons
l'importance de la formation politique
pour les jeunes acteurs de la vie sociale
et politique aujourd'hui et demain.Cette
formation politique doit être organisée et
dispensée au sein des partis politiques, des
associations citoyennes, des associations
estudiantines, au niveau des syndicats, etc.
La formation politique s'acquiert
dans la pratique, dans le feu de la lutte et
entre les différentes associations.Cela de façon
démocratique.Par ailleurs, l'étude de
l'expérience de lutte politique des autres
peuples peut aider à acquérir cette formation
politique conséquente. La trahison due à
l'immaturité politique de certains jeunes n'est-
elle pas révélatrice de ce manque de formation
politique dans le chef de ces jeunes en
l'occurence Gilbert Atsu, l'actuel
Secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse?
L'absence de formation politique
engendre inéluctablement l'incohérence et la non
persévérance dans l'action poltique.
Et, Tavio, dans ce domaine de
la persévérance dans l'action,
nous a laissés un exemple que tout jeune
soucieux de l'avenir de son pays se doit de
suivre. Pour preuve, l'action politique de Tavio
bien que brève a été ressentie dans toute
l'Afrique comme modèle et aujourd'hui encore
plus de dix ans après sa disparition brutale,
nombreux sont les jeunes Africains qui s'en
inspirent.
Egal à lui même,Tavio
s'est illustré dans la lutte par l'intégrité.
Il n'a cédé ni devant l'argent ni devant les
honneurs. Tavio pouvait faire comme
les autres: se faire nommer ministre, secrétaire
d'Etat, président des conseils d'administration,
etc. Il en avait les capacités pour ce faire
mais il a tout sacrifié pour la lutte.
Au moment où nous commémorons sa
disparition en rappelant son combat, la vérité
historique nous recommande la modération de
notre propos relative à la lutte politique de
Tavio.
Par ailleurs,Tavio aurait dû peut
-être penser à d'autres formes de luttes. A ce
égard, certains avaient parlé du "pacifisme
politique" de Tavio.
Aussi le fait que son parti
politique ne lui a pas survécu pose
le problème de l'organisation.Ce
manque d'organisation est le lot de tous les
partis politiques togolais.Cela a comme
conséquence : la faiblesse du mouvement
démocratique togolais.
L'organisation est un
facteur essentiel pour la victoire sur la
dictature.
Justement dans les discussions
entre Togolais, nous sommes partagés entre le
dialogue, la conciliation, les accords,
l'election et la lutte armée.Ce débat qui
intervient au moment où nous nous souvenons de
Tavio mérite d'être ouvert.En tout cas, Tavio
aurait dû être là et donner sa contribution.
Fait à Bruxelles ce 23 juillet
2005.
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Nécrologie |
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Leurs propos |
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Prof. Gnininvi |

Richard Nyahoho |

M. GNANDI Thomas |
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Publicité |
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