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Ca fait presque un an et demi que les
togolais partout dans le monde ont
assisté à ce qui a marqué l’histoire de
notre chère Patrie par la mort du Vieux
Baobab. Malheureusement, encore une fois
les événements qui ont suivis le défunt
Etienne Eyadema Gnassingbé ont été
accablants au réseau RPT instauré depuis
des décennies et qui ne cesse de sombrer
l’avenir de la vaillante JEUNESSE
Togolaise. Si l’on a assisté à des
efforts divers et soutenus des
compatriotes de la diaspora Togolaise
partout dans le monde dans le cadre d’une
vraie démocratie et alternante de gestion
au Togo, il est à noter le manque de
suivie dans cet engagement par la
diaspora USA en comparaison aux
développements et travaux appréciables
entrepris par les concitoyens des autres
diasporas notamment d’Afrique, d’Europe
et du Canada. Dans ce contexte à moins
que le travail se fait dans les coulisses
ou dans le secret, l’on se demande ce
qu’est devenue la grande Diaspora USA ?
L’élite tergiversante a-t-elle manquée au
minimum au rôle de formation et
d’information des concitoyens surtout la
Jeunesse de la diaspora USA ? Laisser à
ces fins, l’on se permet de demander
quelle Diaspora pour la Jeunesse
Togolaise aux USA.
Participation/Intégration dans la communauté
Togolaise : S’informer, informer et porter des
réflexions critiques.
Loin de reprendre les réflexions assez élargies sur
la question, je convie les compatriotes à se référer
à l’exposé bien précis sur le sujet, élaboré par
Hilaire Logo Dossouvi au cour de la
Conférence donnée au
Congrès CIO 2006, Sherbrooke, Canada, 13 mai
2006 sous le titre « LA
PARTICIPATION DES TOGOLAIS DE L’ÉTRANGER À LA VIE DE
LEUR PAYS »
http://www.diastode.org/Echos/invit8593.html.
Les quelques lignes suivantes constituent non un
critique mais un complément relativement personnel
qui n’engage par l’auteur cité.
En effet, les Jeunes togolais de la diaspora surtout
USA ont aussi le devoir civique de respect pour
admettre les critiques divergentes ou opposées à nos
philosophies culturelles, morales et politiques.
Cela doit en soit constituer un objectif essentiel
qui peut nous permettre d’accepter nos compatriotes
dans un débat équilibré ou balancé avec une
ouverture d’esprit intellectuel. La responsabilité
civique nous oblige à accepter ou permettre
l’intégration de tout citoyens dans l’engagement
pour un Togo meilleur. Apres tout, n’est –il pas
permit de changer de choix politique dans une
Démocratie? N’est-ce pas d’ailleurs ce que nous
demandons aux sympathisants du clan RPT (rien que
par mesquinerie j’ose croire)? Il est donc impératif
de permettre aux Jeunes togolais de toute
sensibilité à participer au débat dans la
perspective des meetings, ateliers de réflexion ou
congrès organisés comme la convention prochaine de
la N.A.C.T. Très simplement, tout Jeune togolais
dans la diaspora USA doit dépasser les contours de
donner de titre RPT, de pseudonyme UFC, CAR, CDPA-BT
etc. aux concitoyens dans un critique à champ court
lorsque le Jeune togolais participe aux travaux pour
s’informer, informer et faire des analyses
approfondies. N’est ce pas à travers cette
méthodologie que le jeune togolais peut formuler des
jugements adéquats qui peuvent déboucher sur la
sincérité de réconciliation, la disposition aux
réformes que nous souhaitons tous, ou encore dans un
pragmatisme à un changement de camps ?
Rappelons-nous que les fameux grands de la scène
politique Togolaise vieillissent et que la vraie
réconciliation a son essence dans la Jeunesse. Tout
Jeune compatriote engagé dans la diaspora a donc le
droit et devoir dans un respect absolu de s’opposer
aux éternels ténors qui résistent au changement avec
les vieilles habitudes. Le Jeune patriote doit être
avisé que le feu Etienne Eyadema Gnassingbé n’est
pas le seul à avoir une capacité de nuisance. Il
est vrai que nous assistons tous dans les grandes
Démocraties, à des reformes, et changements de
tendances politiques. Cela ne change guère
l’intransigeance dans le choix politique pour une
cause. Et si l’on empruntait les termes de N.
Sarkozy qui disait dans son passage récent au Bénin
qu’« Il faut
définitivement tourner la page des complaisances,
des officines, des secrets et des ambiguïtés ; Il ne
faut pas nous contenter de la seule personnalisation
[des] relations ».
Est-il possible d’appartenir à une tendance
politique et de militer dans les organisations de la
société civile ?
Dans le courant des analyses déjà indiquées, la
réponse est clairement OUI. Force est de constater
ce fléau notoire dans la Jeunesse exportées du pays.
Certes, cela dépend des chartes ou règlements des
partis politiques et organisations de la société
civile que les Jeunes militent en particulier. Pour
ma part avec un peu de pragmatisme, j’ose penser que
cela est possible quelle que soit les mouvances.
Ainsi, un militant du CAR, de l’UFC, de l’ALLIANCE
(et pourquoi pas du RPT) peut participer au débat
sur le Togo avec des points relativement personnels
qui n’engagent pas son appartenance
à
un parti politique. N’est-ce pas d’ailleurs à
travers ce canal que les jeunes qui constituent les
portes flambeau de demain peuvent cultiver l’esprit
démocratique de pardon politique ? Les ténors de la
diaspora sont donc exhortés à revoir leurs visions
dans cette perspective. La nécessité de cette
condition s’illustre dans les grandes démocraties.
J’en cite par exemple les cas de Jesse Jackson,
membre du parti de la gauche aux USA qui préside
aussi d’une organisation civile dénommée le « Rainbow
Push Coalition » après tant d’années de combat
avec l’honorable Martin Luther King.
L’exercice de plus de perspicacité,
de sens d’analyses démocratique et de patriotisme
dans l’éducation avec les ténors qui on faillir de
soutenir et d’informer…
Cela permet de changer les habitudes, de ce
discerner des éternels ténors qui n’ont pu
jusqu’alors réussir à construire et solidifier une
Jeunesse dynamique qui veut vraiment échapper à
l’esprit de division, et bâtir une diaspora USA
sereine, digne du nom quelles que soient les
tendances. Quand la Diaspora Europe s’organise, le
constat pour la diaspora USA est loin d’être à un
niveau promettant. La Jeunesse de la diaspora doit
s’efforcer à aller au dessus de poursuite des
intérêts personnels; les Jeunes compatriotes doivent
arriver à faire des efforts de consciences pour
prendre la relève du travail de notre engagement.
L’écoute des ténors qui se sont volatilisés et ne
font grand jour que par opportunisme doit se faire
avec assez de discrétion et perspicacité, pour
formuler des jugements séparés mais adéquats à des
visions individuelles. Les Jeunes de la diaspora
doivent montrer un charisme politique, morale et
culturelle crédible pour informer les compatriotes à
l’esprit et devoir civique envers notre Patrie.
Représentation locale
au pays (délégué, chargé de la Diaspora).
Dans le courant de l’exhortation à une participation
au débat, les Jeunes doivent conjuguer leurs efforts
pour une représentation dans la gestion des affaires
du pays. A travers ce mécanisme, les observations
peuvent être introduites au gouvernement a titre
officiel avec des interpellations dans les
commissions de l’assemblée nationale sur des sujets
pertinents. A ce titre, les Jeunes de la Diaspora
peuvent œuvrer pour exercer leurs droits (notamment
de vote dans les échéances principales) avec des
propositions concrètes sur l’expérience d’autres
pays.
La miette possibilité à cette réalité implique
l’application à toute la Jeunesse Togolaise non
seulement de la diaspora USA, mais aussi du pays et
de partout dans le monde.
Vive la Jeunesse Togolaise de la Diaspora et du
Pays, Vive le Togo.
Washington DC, le 30 mai 2006
Alexandre Ayanou
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