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Guillaume Soro est un jeune Ivoirien qui a pris
les armes pour combattre le régime FPI (Front
Patriotique Ivoirien ) de Laurent Gbagbo. Dans son
livre « Pourquoi je suis devenu rebelle, la
Côte d’Ivoire au bord du gouffre »
paru aux éditions Hachette littéraire en 2005,
l’auteur donne un aperçu de son parcours
politique.
En 1991, la FESCI est contrôlée par le FPI et
d’autres organisations de gauche. L’actuel Chef de
l’Etat ivoirien exerce une influence considérable
sur ce mouvement. Guillaume Soro le tient
d'ailleurs en grande estime. Il dira du Gbagbo
enseignant de l’époque : « il avait une avance
sur les autres. »
Grâce aux époux Simone et Laurent Gbagbo, Soro
occupera la tête de la FESCI qui le propulse au
devant de scène politique. Ces promoteurs n’ont
alors qu’une idée dans la tête : se servir du
mouvement étudiant pour combattre Houphouët Boigny…
Si bien qu’ils négligent d’approfondir le niveau
de conscience patriotique de leur protéger. Plus
tard, avec l’aide des quelques militaires,
Guillaume Soro créera le MPCI . Mais les lacunes
accumulées par ce jeune piégé à la fois par
l’ambition politique de ses aînés et par
l’influence de l’église catholique qui a marqué
son enfance, font aujourd’hui de cet ancien leader
étudiant un esprit mesquin et trop imbu de
lui-même. Le livre qu’il vient de publier en est
une parfaite illustration.
Lorsqu’on analyse le mouvement qu’il dirige afin
de prendre les rênes du pouvoir dans son pays, on
ne voit aucun programme ni ligne politique. Dans
son livre, Soro se vente d’avoir été le
« chouchou des hommes politiques ivoiriens ».
[page 49]. Une telle explication indique à quel
point sa vision nombrilique lui fait oublier que
le véritable problème en Côte d’Ivoire c’est la
domination de l’impérialisme, français en
particulier, qui veut contrôler l’économie
ivoirienne à travers les multinationales Bolloré,
Bouygues entre autre. Ce qui explique d’ailleurs
la présence du 43ème BIMA au cœur de
la ville d’Abidjan pour réprimer les révoltes des
masses.
Guillaume Soro s’attribue le mérite d’avoir été le
chouchou de la classe politique ivoirienne sans
doute parce qu’il s’estime plus intelligents : « J’étais
brillant sujet », affirme-t-il à la page 29 de
sa publication. « En 1991, avoir le bac était
un véritable événement… ». Je ne vous apprends
rien en disant que ces phrases sont d’une
suffisance inimaginable.
Soro a pris les armes le 19 septembre 2002.
Comment y est-il arrivé ? L’arrogance et la
suffisance de cet ancien dirigeant étudiant mérite
d’être analysé à la lumière de véritables enjeux
qui se posent actuellement en Côte d’Ivoire et de
la nature des hommes politiques qui se profilent
derrière ce combat. |