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3
fevrier 2006 |
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Avec les
Gnassingbé, même notre histoire est privée de
liberté. |
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Elliott Ohin |
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‘Le passé n’est jamais mort. Il n’est même jamais le passé’
La perversité intellectuelle de certains de nos compatriotes les
pousse à travestir l’histoire. L’idée de vérité
historique récuse toute autorité officielle. Ecrire
l’histoire du Togo par une quelconque commission est
une ineptie. Le peuple, seul gardien du temple de
nos mémoires rétablira la vérité. Au peuple est
assigné la tâche incontournable d’évaluer l’action
de ses dirigeants et de jeter son dévolu sur celui
qui peut être le père de la nation. Le père de la
nation ne peut en aucun cas être celui qui a privé
le peuple de son bien le plus cher, sa liberté.
Faure Gnassingbé et ses acolytes ne peuvent trouver
des raisons d’être en auscultant le passé. Plutôt
que de regarder le passé en face et de l’assumer,
ils oscillent. On commémore simultanément le 13
janvier, le libérateur et son assassin. Quelle
incongruité !
On veut nous imposer désormais une histoire
identitaire saturée de crimes avec ses victimes et
de criminels avec leurs descendants en quête de
reconnaissance. Pauvre histoire !
Non, le
passé n’est jamais mort. Il est la clé du présent et
le miroir du futur.
Le Togo
sous les Gnassingbé est vraiment un étrange pays.
En
réalité, on nage en plein anachronisme. Pour accéder
au pouvoir, Faure Gnassingbé fait du Togo
d’aujourd’hui un royaume dans lequel le fils succède
au père sans tenir compte de l’avis du peuple. Et,
Faure Gnassingbé dit sans vergogne qu’il instaure la
démocratie. Quelle imposture !
Le Togo
est devenu une oligarchie pour les Gnassingbé.
Pauvre Togo !
Au lieu
d’unir les Togolais dans la complexité de leur
histoire, on crée des mémoires séparées, des
mémoires conflictuelles, on rouvre des plaies. A la
place de la réconciliation, on sème à tout vent un
nouveau germe de division. En panne d’inspiration et
sans aucune légitimité, Gnassingbé II et ses
complices intérieurs et extérieurs ont fait du Togo
l’enfer pour les Togolais qui sont contraints de
prendre le chemin de l’exil.
A l’UFC,
nous sommes persuadés, qu’il y a nécessité de
réparer les blessures encore palpitantes et béantes
infligées au peuple togolais par Gnassingbé I et II.
Il convient avant tout de stopper l’impunité, début
de la réparation et condition préalable à toute
vraie réconciliation. Pour nous, le seul remède pour
la crise togolaise est la démocratie. Démocratie
pour laquelle notre peuple a consenti d’énormes
sacrifices et qui bientôt verra le jour avec ou sans
les Gnassingbé.
Sachez que
le peuple est comme le soleil. Les nuages épais
peuvent recouvrir le soleil mais, un jour il
réapparaît plus éclatant et plus brillant que
jamais. C’est ainsi qu’est le peuple. Notre peuple
comme le soleil, sortira bientôt des ténèbres dans
lesquelles les Gnassingbé l’ont plongé. Cela dépend
de nous tous. Notre délivrance est dans nos mains.
Notre peuple ne peut être au plus bas, il ne peut
que remonter maintenant.
Courage et
agissons maintenant tous ensemble sans remettre à
demain.
Notre
victoire est certaine.
Ablodé ! !
Elliott Ohin, Ancien Secrétaire Général de l’UFC,
membre du bureau national, Représentant de l’UFC en
Amérique du Nord.
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