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A la lecture à l’analyse croisée des
rapports de la Commission d’Etablissement des Faits
des Nations Unies, de la Ligue Togolaise des Droits
de l’Homme (LTDH), de la Fédération Internationale
des Droits de l’Homme (FIDH) et de la Commission
Spéciale d’Enquête initiée par le chef d’Etat de
fait Faure Gnassingbé et présidée par l’ancien
premier ministre Joseph Koffigoh, il apparaît clair
et limpide que :
Le Togo a vécu une véritable tragédie
humaine, avec une cohorte de violences de toutes
sortes, de viols, de traitements inhumains et
dégradants et de crimes de sang, savamment planifiée
par le pouvoir politique et froidement exécutée par
des éléments des Forces Armées Togolaises appuyés
par des milices proches du pouvoir dictatorial.
Cette tragédie dont les victimes sont
évaluées à des centaines de morts, y compris des
bébés horriblement assassinés, tire sa substance
dans une logique génocidaire et de purification
ethnique qui met gravement en péril l’existence même
du Togo en tant que Nation.
En effet, l’implication des unités de
combat notamment les corps militaires des bérets
rouges et bérets verts en provenance du nord et
l’acheminement de miliciens organisés en commandos
civils venus du nord « pour faire la guerre au
sud et garder le pouvoir», démontre aisément la
volonté du pouvoir politico-militaire d’écraser par
la violence et les armes de guerre des ethnies du
Sud.
En conséquence, en ma double qualité
de citoyen togolais soucieux de la préservation et
de l’unité du Corps Social, de la justice réclamée
par le peuple togolais et de Chef de parti politique
régulièrement constitué et au regard des pouvoirs
que me confère la Constitution de la République
Togolaise:
Je réitère, une fois encore, à
l’endroit de Faure Gnassingbé, Chef d’Etat de fait,
de prendre toutes les mesures nécessaires conformes
aux lois en vigueur, afin que d’ici à la fin janvier
2006, les auteurs et commanditaires de crimes de
sang soient mis aux arrêts et traduits devant la
justice. Faute de quoi je me réserve le droit, de
jouir de mes droits constitutionnels pour traduire
Faure Gnassingbé devant les tribunaux.
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