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18 avril
2004 |
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LA COALITION
ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS-TOGO, UFC |
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Lomé, le 15 avril 2005 |
A
Mme la Présidente de la CENI |
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Madame la Présidente,
La Coalition de l’opposition
démocratique (ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS-Togo, UFC),
vient d’être informée que les établissements TIFLEX
SA, sis à Poncin 01450 France 10, avenue de la 1ère
armée française, Rhin et Danube, ont livré le même
jour, 11 mars 2005, un échantillon de 250 ml d’encre
noire pour élections à la CENI (Commission
Electorale Nationale Indépendante) et aux sociétés
SOCOSA (Société Cotonnière des Savanes) et SOPIC
(Société de Production Industrielle du Coton) sises
à Lomé, immeuble Taba, 6, rue du commerce.
La Coalition est vivement préoccupée
par cette coïncidence troublante.
C’est pourquoi, elle demande à la
CENI de faire rapidement la lumière sur :
1-
l’identité de ces deux sociétés et celle des
actionnaires
2-
les buts poursuivis par ces deux sociétés en
se faisant livrer une encre noire pour élections et
de surcroît le même jour que la CENI.
Vous voudrez bien trouver ci-joint,
copies des factures des Etablissements TIFLEX.
Veuillez agréer, Madame la
Présidente, l’expression de nos meilleures
salutations. |
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Le Coordinateur Général, Me
Yawovi AGBOYIBO |
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15 avril
2004 |
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ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS-Togo, UFC
DECLARATION
La Coalition exige le
retrait immédiat de la CEDEAO du processus
électoral |
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La Coalition de l’opposition
démocratique a suivi avec consternation la
déclaration faite le mercredi 13 avril 2005 sur la
Radio France Internationale (RFI) par Mme Adrienne
Diop porte-parole de la CEDEAO, propos suivant
lesquels les opérations de révision des listes et de
distribution des cartes auraient été régulières ;
que la CEDEAO n’a été saisie d’aucune contestation
émanant notamment de l’opposition ; qu’il n’y pas
lieu, dans ces conditions, de reporter la date du
scrutin présidentiel fixée au 24 avril 2005. La
déclaration en question est d’autant plus
scandaleuse que Mme Adrienne Diop est censée être au
courant des multiples plaintes que la Coalition a
adressée à la CEDEAO depuis que celle-ci s’est
saisie du dossier togolais. C’est pourquoi, la
Coalition a tenu à faire la déclaration dont la
teneur suit.
La Coalition de l’opposition démocratique avait, au
nom des populations togolaises, apprécié en février
2005, la promptitude et la fermeté avec lesquelles
la CEDEAO a œuvré à la démission de Faure Gnassingbé,
porté au pouvoir par une poignée d’officiers
supérieurs de l’Armée au mépris des dispositions
constitutionnelles. L’acte a été salué avec fierté
par tous les Africains. Et c’est du reste en raison
de la confiance que la CEDEAO a ainsi suscitée, que
l’Union Africaine et d’autres organisations
internationales lui ont apporté leur soutien pour le
suivi du processus du scrutin présidentiel organisé
pour l’élection d’un nouveau président.
Le 28 février 2005, une mission de la CEDEAO
conduite par son Président en exercice, son
Excellence Monsieur Mamadou Tandja et son Excellence
Monsieur Toumani Touré, Président du Mali, a
effectué un séjour à Lomé. Pendant ce séjour la
mission s’est employée à amener le pouvoir incarné
par le RPT à s’accorder avec la Coalition sur un
certain nombre de points qui les opposaient à propos
du cadre électoral avant le décès du Général
Eyadema. Engagements pris par le gouvernement
devant la CEDEAO Lors des discussions, la
délégation de l’opposition a souligné pour
l’éclairage des deux Chefs d’Etat, que c’est durant
la phase préparatoire, c’est-à-dire pendant la
période de révision des listes et de distribution
des cartes que l’Administration militante RPT
réalise généralement les fraudes et irrégularités
qui ont vidé de tout sens les diverses consultations
que le Togo a connues dans le passé ; qu’il importe
en conséquence que des garanties appropriées soient
aménagées pour cette étape décisive du processus.
La mission de la CEDEAO a semblé avoir pris en
compte cette préoccupation en amenant le pouvoir
togolais à souscrire dans l’Accord intervenu ce 28
février 2005 aux 4 engagements fondamentaux ci-après
: (i) la représentation en tant que membres à part
entière des partis politiques au sein des
commissions administratives et comités
administratifs chargés des élections au plan local,
avec les pouvoirs de signer les procès-verbaux et le
droit d’en recevoir copies ; (ii) l’observation du
scrutin par des organisations internationales
crédibles, étant entendu que cette observation ne
présente d’intérêt que si elle débute dès la phase
préparatoire du scrutin c’est-à-dire celle
concernant la révision des listes et la distribution
des cartes d’électeurs ; (iii) la nécessité pour
l’Administration, les Forces de Sécurité publique et
toutes les Institutions de la République d’être
impartiales et d’observer une stricte neutralité ;
et (iv) l’implication de la CEDEAO, de l’Union
Africaine et d’autres partenaires pour accompagner
le processus électoral La mission a désigné Monsieur
Maï MANGA en qualité d’envoyé spécial et trois
experts en vue d’assurer le respect des engagements
pris par le pouvoir.
Très tôt, l’envoyé spécial et les 3 experts ont
révélé leur impuissance à faire appliquer les 4
engagements face à l’obstination du régime togolais
à ne rien céder sur ses mécanismes de fraude.
Impuissance des représentants de la CEDEAO à faire
respecter les engagements pris par le gouvernement
En effet, le 02 mars 2005, soit 2 jours à peine
après cet Accord, le Secrétaire exécutif de la
CEDEAO, agissant de connivence avec le gouvernement
a fait insérer dans un communiqué concernant
d’autres sujets, une clause selon laquelle les
personnes à désigner par les partis politiques en
vue de les représenter au sein des commissions
administratives et des comités des listes et cartes
siègeront, non pas en qualité de membres à part
entière comme convenu le 28 février 2005, mais comme
de simples délégués observateurs.
L’envoyé spécial et les 3 experts, loin de
s’indigner de l’acte posé par le Secrétaire exécutif
de la CEDEAO, y ont au contraire apporté leur aval
en réduisant les représentants de l’opposition dans
les structures de gestion des listes et cartes au
rang de simples observateurs à travers le protocole
d’Accord du 29 mars 2005. Le Secrétaire exécutif et
l’envoyé spécial de la CEDEAO venaient ainsi délier
le Gouvernement togolais de l’une des deux mesures
anti-fraudes mises en place par la CEDEAO dans son
communiqué sanctionnant l’Accord du 28 février
2005.
La seconde mesure, celle concernant la supervision
du processus électoral par des observateurs
internationaux a subi le même sort. L’envoyé spécial
de la CEDEAO a laissé entendre à la Coalition qu’il
ne conçoit la mise en œuvre de la disposition de
l’Accord du 28 février 2005 concernant l’observation
du processus électoral qu’à la date du scrutin et
non durant la phase préparatoire.
Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le
processus de révision des listes et de distribution
des cartes ait été émaillé de graves anomalies
préfigurant l’ampleur d’un scrutin frauduleux à
l’issue préétablie. Pour mesurer l’ampleur des
anomalies, il importe de les situer à ces deux
étapes correspondant respectivement : - aux
opérations matérielles de révision des listes et de
distribution des cartes et - celles des recours.
(a) Phase des opérations matérielles Parmi les
anomalies constatées à ce stade et qui ont été
toutes signalées à l’envoyé spécial, il importe de
citer les suivantes :
1- les délégués observateurs que la Coalition s’est
finalement résignée à désigner ont été interdits de
siéger ou mis à l’écart dans la plupart des comités
des listes et cartes (Lomé, Kloto, Golfe Moyen-Mono,
Yoto, Tône …) ;
2- le refus d’inscrire, dans les localités
considérées comme favorables à l’opposition, des
milliers de citoyens, ou de leur délivrer la carte
d’électeur malgré la production par les intéressés
des preuves exigées notamment ceux qui à défaut de
pièces écrites ont attesté leur identité par des
personnes ressources ce, conformément aux
dispositions du Code électoral (Avé, Lacs, Est-Mono,
Ogou …) ;
3- le détournement massif et la pénurie des cartes
d’électeurs dans les mêmes localités ;
4- la distribution des cartes d’électeurs sans
exigence de preuves et hors des bureaux de vote dans
les zones considérées comme des fiefs du pouvoir ;
5- l’établissement de deux ou plusieurs cartes au
nom d’un même électeur (Tchaoudjo, Lomé, Dayes,
Kozah, Binah, …) ;
6- la distribution des cartes d’électeurs à des
étrangers des villages frontaliers du Togo (le long
des préfectures de Dayes, Wawa, …) ;
7- la remise des cartes d’électeurs moyennant
versement d’une somme d’argent (Lomé, Baguida …) ;
8- les opérations de révision des listes et de
distribution des cartes d’électeurs ont été arrêtées
le lundi 04 avril 2005 à midi dans la plupart des
bureaux de vote alors qu’elles ne devraient prendre
fin que le mardi 05 avril à 17 heures.
La conséquence de ces diverses anomalies, c’est que,
selon les chiffres rendus publics le 08 avril 2005
par le Ministre de l’intérieur à la CENI, la
proportion des électeurs ayant obtenu leurs cartes
d’électeurs a été très élevée dans les zones
considérées comme des fiefs du pouvoir (100 % dans
les cantons de Boufalé, Sola et Pagouda de la Binah,
92,33 % dans la région de Kara, 74,83 dans la région
centrale …) alors qu’elle est très faible dans les
localités votant en faveur de l’opposition (21 %
dans la préfecture de l’Ogou, 16 % dans la
préfecture de l’Est-Mono, 40 % dans la région des
plateaux, 41 % dans la commune de Lomé… ).
Le comble, c’est qu’à l’issue des opérations,
certaines préfectures considérées comme étant des
fiefs du pouvoir se sont retrouvées avec une
population électorale supérieure à la population
globale (Sotouboua : 164.000/134 000 ; Kozah : 221
586/209 000 ; Binah : 68 318/65 000 …). Le Ministre
de l’Intérieur ayant pris conscience de ces diverses
anomalies, a déclaré lors de sa séance de travail du
jeudi 07 avril 2005 avec les partis politiques qu’il
voulait proroger de deux journées dans la commune de
Lomé, la révision des listes et la distribution des
cartes d’électeurs sous forme de ce qu’il qualifie
de ‘’séances foraines’’.
Les représentants de la Coalition à la réunion lui
ont fait observer que la solution envisagée est
inacceptable pour trois raisons :
(i) d’abord, les anomalies entachant les
opérations de révision des listes et de distribution
des cartes ne se limitent pas à la commune de Lomé,
mais s’étendent à l’ensemble du territoire national
;
(ii) le manque de moyens financiers mis en
avant par le Ministre de l’Intérieur pour justifier
la limitation de la prorogation des opérations de
révision des listes à la Commune de Lomé est
inadmissible dans la mesure où plusieurs
organisations internationales et pays amis sont
disposés à contribuer financièrement au processus
électoral si le délai du scrutin était moins court ;
(iii) la prorogation des opérations de
révision des listes et de distribution des cartes
n’est qu’une solution de façade dès lors que le
Ministre de l’Intérieur a réaffirmé à la réunion du
07 avril son refus de permettre aux électeurs
n’ayant pas des pièce d’identité, de recourir au
témoignage de personnes ressources tout en sachant
que ce refus relève de l’arbitraire au regard des
articles 47, 65 et 66 du Code électoral. (b)
Suppression de la phase des recours
Le Ministre de l’Intérieur, s’attendant tout
naturellement à ce que les anomalies affectant les
opérations de révision des listes et de distribution
des cartes d’électeurs provoquent des milliers de
recours, a cherché à les empêcher en déclarant lors
de la réunion qu’il a eue le 07 avril 2005 avec les
partis politiques que les délais d’exercice de ces
recours sont à décompter à partir du premier
affichage des listes précédant la révision des
listes. C’est de l’aberration, tant il est évident
que les recours en question ne se conçoivent
qu’après le second affichage des listes reflétant le
traitement réservé aux demandes d’inscription, de
radiation et de retrait des cartes formulées par les
citoyens lors des opérations de révision. Il s’agit
en réalité d’une manœuvre grave visant à supprimer
après l’étape des opérations matérielles, celle des
recours.
Les listes révisées ne pouvant, en effet, être
affichées avant une dizaine de jours, et les délais
de recours s’élevant au total à 20 jours pour les
trois niveaux prévus par le Code électoral
(commission administrative, CELI, tribunal de
première instance), le Ministre de l’intérieur a
cherché en réalité à empêcher les citoyens de faire
valoir leurs plaintes. Si le Ministre de
l’Intérieur s’était montré respectueux du droit des
citoyens lésés par les anomalies entachant les
opérations de révision des listes et de distribution
des cartes, le scrutin présidentiel ne peut pas
avoir lieu avant début juin 2005.
La manœuvre sous-tendant la fixation de la date du
scrutin au 24 avril 2005 est donc grotesque. Au fur
et à mesure que les régularités, anomalies et autres
abus ci-dessus décrits ont été constatés, la
Coalition les a portés à la connaissance de l’envoyé
spécial et des 3 experts de la CEDEAO. Elle a même
adressé directement au Président en exercice de la
CEDEAO, deux lettres datées des 03 et 15 mars 2005 à
propos du refus d’application par le gouvernement de
l’accord du 28 février 2005. Mieux, un responsable
de la Coalition lui a apporté à Niamey, un dossier
complet sur les irrégularités et anomalies.
Il est donc déplorable que la CEDEAO prétende par le
canal de sa porte-parole qu’elle n’a jamais eu
connaissance des irrégularités et anomalies en
question. La vérité est que toutes les plaintes de
la Coalition ont été sans suite. L’envoyé spécial
de la CEDEAO s’est chaque fois borné à déplorer
l’impossibilité d’amener le pouvoir à faire la
moindre concession. Face au manque d’ouverture du
pouvoir, à l’accumulation des frustrations, la
population est de plus en plus exaspérée et craint
que la CEDEAO ne soit complice des manœuvres
frauduleuses et d’une conspiration visant à assurer
la victoire de Faure Gnassingbé au scrutin
présidentiel. Et si une telle catastrophe venait à
se réaliser, elle serait lourde de conséquences pour
la stabilité et le développement du Togo et de la
sous-région.
C’est pourquoi la Coalition a jugé impératif et
urgent d’alerter la communauté internationale avant
qu’il ne soit trop tard, en demandant notamment à
l’Union Africaine, à l’Union Européenne, aux Nations
Unies et aux Etats-Unis d’Amérique de tirer les
conséquences de l’impuissance de la CEDEAO de façon
à s’impliquer activement dans le processus électoral
en cours afin que le scrutin en perspective
n’aggrave la situation déjà dramatique du pays. La
Coalition demande en conséquence à la CEDEAO de
retirer son envoyé spécial et les trois experts du
processus électoral. |
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Fait à Lomé, le 13 avril 2005
Pour la Coalition Le Coordinateur Général,
Me
Yawovi AGBOYIBO |
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13 avril
2004 |
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ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS-TOGO, UFC |
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Communiqué de Presse |
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La
Coalition de l’Opposition a alerté la communauté
internationale, particulièrement l’UA, l’UE, l’ONU
et les USA et lui demande de s’impliquer activement
dans le processus électoral en cours, afin que le
scrutin présidentiel n’aggrave la situation déjà
dramatique.
La coalition
tient à souligner à cet égard que la transparence et
la régularité du scrutin exigent :
-la reprise pure et simple des opérations des listes
et de distribution des cartes d’électeurs
-la représentation en tant que membres à part
entière des partis politiques au sein des
commissions administratives et des comités chargés
des élections au plan local, ainsi que dans les
bureaux de vote, avec les pouvoirs de signer les
procès verbaux et d’en recevoir copies
-la nécessité pour l’administration, les forces de
sécurité publique et de toutes institutions de la
République, d’être impartiales et d’observer une
stricte neutralité
-
la présence d’une mission militaire internationale
d’observation
-
la présence d’observateurs internationaux crédibles,
du début jusqu’à la fin du processus électoral
-
le réaménagement par consensus du calendrier
électoral, la date du 24 avril 2005 ayant été fixée
entre la CEDEAO et le RPT à l’insu de l’Opposition
qui en a été simplement informée.
Les
populations togolaises et la communauté
internationale ont apprécié la promptitude et la
fermeté avec lesquelles la CEDEAO a œuvré pour faire
échec au coup d’Etat du 05 février 2005.
La confiance
suscitée par la CEDEAO a amené la communauté
internationale à s’aligner sur elle pour
l’organisation d’un scrutin présidentiel libre,
transparent et équitable.
C’est ainsi
que le 28 février 2005, une mission de haut niveau
de la CEDEAO a amené le pouvoir RPT et la Coalition
de l’opposition à s’accorder, pour la tenue du
scrutin présidentiel, sur un certain nombre de
points de divergences concernant le cadre électoral
notamment :
-
la représentation en tant que
membres à part entière des partis politiques au sein
des commissions administratives et comités chargés
des élections au plan local
-
l’observation du scrutin par
des organisations internationales crédibles, étant
entendu que cette observation doit débuter dès la
phase préparatoire du scrutin
-
la nécessité pour
l’administration, les forces de sécurité publique et
de toutes les institutions de la République d’être
impartiales et d’observer une stricte neutralité.
La Coalition
s’est aperçue très tôt que le régime RPT n’a pas
rompu avec ses pratiques antérieures d’imposture et
n’était nullement disposé à attacher le moindre prix
aux différents points de l’accord conclu le 28
février 2005.
Le 02 mars
2005, soit deux jours à peine après cet accord, le
gouvernement a réussi à faire insérer dans un
communiqué publié par le secrétariat exécutif de la
CEDEAO, une clause tendant à faire croire que les
personnes à désigner par les partis politiques en
vue de les représenter au sein des commissions
administratives et des comités des listes et cartes,
siégeront, non pas en qualité de membres à part
entière comme convenu dans l’accord du 28 février
2005, mais comme de simples observateurs.
Les opérations
de révision des listes électorales et de
distribution des cartes d’électeurs sont émaillées
de graves fraudes et nombreuses irrégularités
préfigurant l’ampleur d’un scrutin frauduleux.
Des
manifestations pacifiques organisées par la
Coalition en vue de protester contre ces
irrégularités se heurtent à des répressions sauvages
entraînant plusieurs morts et des dizaines de
blessés.
Au fur et à
mesure de ces contestations, la coalition a
régulièrement porté les irrégularités et abus à la
connaissance du représentant spécial de la CEDEAO.
Elle a même adressé au président en exercice de la
CEDEAO deux lettres datées des 03 et 15 mars 2005.
Ces diligences
accomplies par la Coalition ont été toutes sans
suite favorable. Le représentant spécial de la
CEDEAO s’est chaque fois borné à déplorer
l’impossibilité d’amener le pouvoir RPT à faire la
moindre concession.
Face au manque
d’ouverture du pouvoir, à l’accumulation des
frustrations, les populations sont de plus en plus
exaspérées et craignent que la CEDEAO ne soit
complice des manœuvres frauduleuses et d’une
conspiration visant à assurer la victoire du
candidat RPT au scrutin présidentiel. Et si une
telle catastrophe venait à se réaliser, elle serait
lourde de conséquences pour la stabilité et le
développement du Togo et de la sous-région.
C’est pourquoi
la Coalition juge impératif et urgent d’en alerter
la communauté internationale pour aider les Togolais
à sortir de cette crise.
La Coalition
remercie les populations pour leur détermination
ainsi que leur participation massive aux diverses
manifestations et leur demande de rester constamment
mobilisées et particulièrement vigilantes jusqu’à la
victoire.
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Fait à
Lomé, le 11 avril 2005
Pour la Coalition
Le Coordinateur Général
Me Yawovi AGBOYIBO |
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5 avril
2004 |
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Communiqué de presse et présentation de l'Organigramme
de la Coalition |
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Communiqué de presse de la
coalition |
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Oragnigramme de la coalition |
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Communiqué de presse |
La coalition
de l'opposition fait le constat du refus du régime RPT de respecter les
dispositions légales visant à garantir un scrutin présidentiel libre,
transparent et équitable. Les nombreuses et graves irrégularités dénoncées
depuis le début du processus de révision des listes électorales et de
distribution des cartes d'électeurs se sont confirmées au fil des jours.
L'arrêt du processus de révision des listes électorales et de distribution de
cartes d'électeurs avant terme, a privé les représentants de la coalition
d'exercer leur droit de signer les procès verbaux et d'en recevoir copie
conformément au protocole d'accord signé le 29 mars 2005 sous l'égide de la
CEDEAO.
Le refus de délivrer des cartes d'électeurs et d'inscrire sur les listes
électorales des électeurs dûment identifiés par des personnes ressources
conformément au Code électoral, la pénurie organisée de cartes d'électeurs, les
menaces, intimidations, actes de violence et exactions de tous genres exaspèrent
les populations qui ne cessent de manifester leur mécontentement.
Le manque d'empressement du ministre de l'Intérieur à prendre des mesures face à
une telle situation confirme la volonté manifeste du pouvoir RPT d'organiser des
fraudes massives.
La coalition de l'opposition rappelle ses nombreuses actions en direction de la
CEDEAO relatives à l'ampleur des irrégularités et au peu d'empressement de
l'administration à y remédier, notamment la rencontre avec le représentant
spécial1e 31 mars 2005, la correspondance du premier avril 2005 restée sans
réponse et une nouvelle rencontre ce mardi 5 avril 2005.
L'incapacité de la CEDEAO à faire respecter par le pouvoir RPT les engagements
auxquels il a souscrit montre les limites de l'Organisation sous régionale et
l'échec de sa médiation dans la résolution de la crise togolaise issue du coup
d'Etat du 5 février 2005.
La coalition prend à témoin la CEDEAO et la communauté internationale sur les
risques de dérapage liés à leur silence face aux graves irrégularités qui
entachent le processus électoral au Togo.
Elle appelle les populations togolaises à défendre leur droit à la liberté et à
la démocratie en manifestant massivement sur toute l'étendue du territoire pour
exiger la reprise intégrale du processus de révision des listes électorales et
le report de la date du scrutin présidentiel à compter de ce mercredi 6 avril
2005 jusqu'à l'obtention de leurs exigences.
La coalition demande aux populations togolaises de rester plus que jamais
mobilisées et vigilantes jusqu'à la victoire finale. |
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Fait à Lomé, le
05 avril 2005
Pour la Coalition
Le Coordinateur général
Me Yawovi Agboyibo
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Organigramme de la Coalition |
A-
La coordination nationale
- Coordinateur général : Me Yawovi AGBOYIBO
- Coordinateur-Directeur national de campagne pour le scrutin présidentiel de
2005, chargé de la supervision de 7 commissions : Prof. Léopold GNININVI
- Coordinateur chargé de la supervision de 7 commissions : Me Tchessa ABI
- Coordinateur chargé de la supervision de la trésorerie : Prof. Aimé
GUOGUE
- Coordinateur chargé de missions : M. Antoine FOLLY
- Coordinateur chargé de missions porte-parole du candidat au scrutin
présidentiel 2005 : M. Patrick LA WSON
- Secrétaire exécutif national : M. Jean- Pierre FABRE
- Secrétaire exécutif national adjoint : Prof. Martin ADUAYOM
- Rapporteur général : M. Georges AÏDAM
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B-
Les commissaires nationaux, présidents des commissions nationales spécialisées
(Voir tableau en annexe)
C- Les membres des
commissions (voir tableaux en annexe)
D- Délégué Général de la Coordination : M. Gilchrist
OLYMPIO
E- Correspondant de la
Coordination pour la zone Europe :
M. Koffi YAMGNANE
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PRESIDENTS
DES COMMISSIONS SPECIALISEES
- Commission organisation des manifestations : APEVON Dodji Paul
- Commission sécurité : DOBOU Emile
- Commission des affaires sociales et solidarité : LAWSON Basile
- Commission communication : QUIST Crosby
- Commission information : DAOU Evalo
- Commission relations avec la société civile : ADJAMAGBO Ambroise
- Commission relations extérieures et diaspora : GOGUE Aimé
- Commission des finances : AKOLLY Bruno
- Commission des opérations électorales : Yawovi AGBOYIBO
- Commission programme de gouvernement : AFANTCHAO Lucas
- Commission campagnes électorales : LAWSON Patrick
- Commission informatique : FIADJOE Hororé |
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30
mars 2005 |
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Conférence de Presse
Déclaration Liminaire |
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A
l’issue de la rencontre que la mission de la CEDEAO
conduite le 28 février 2005 par son excellence
Mamadou TANDJA, Président de la République du Niger,
Président en exercice de la CEDEAO, il s’est dégagé
un consensus portant sur neuf (09) mesures destinées
à garantir la régularité et la transparence du
scrutin présidentiel en perspective.
L’une des mesures fondamentales est : « la
représentation en tant que membres à part entière
des partis politiques au sein des commissions et
comités administratifs chargés des élections au plan
local, avec les pouvoirs de signer les procès
verbaux et le droit d’en recevoir copies »
C’est en raison de ce consensus que les trois (03)
partis politiques CAR, CDPA, UFC par lettre en date
du 02 Mars ont procédé à la notification de leurs
représentants à la CENI
Or, à peine la mission partie, le ministre de
l’intérieur s’en est tenu à la version antérieure de
l’article 41 du code électoral pour convier
l’opposition à désigner un représentant par
commission administrative au plus tard le 07 mars
2005 et un représentant par comité administratif des
listes et cartes au plus tard le 10 mars 2005
Le 03 mars 2005, le collectif a envoyé une lettre au
Président en exercice de la CEDEAO pour dénoncer la
violation flagrante par le gouvernement d’un des
points fondamentaux de la médiation réalisée par la
mission.
Le 11 Mars 2005, le collectif des 6 partis
politiques ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS-Togo, UFC ont
constaté avec consternation que les lors de la
séance de travail avec le parti au pouvoir et
l’opposition, le Ministre de l’intérieur a déclaré
que la prescription susvisée de la CEDEAO n’était
nullement une mesure d’amélioration du code
électoral en vigueur mais un simple appel à un
strict application d’une application légale déjà
existante.
Le 15 mars 2005 une lettre de protestation du
collectif des six partis a été envoyée au Président
en exercice de la CEDEAO.
Le 21 Mars 2005 dans la matinée, l’envoyé spécial de
la CEDEAO au Togo son Excellence Maï Manga Boukar
propose au collectif une autre version du protocole
qui ne fait plus mention de membre à part entière
mais de représentant à titre d’observateur. Le
collectif a réagi immédiatement en rencontrant
l’envoyé spécial et dans la soirée, une autre
version fut proposée.
Le 23 Mars, le collectif a envoyé une lettre à
Madame la Présidente de la CENI s’étonnant de
l’initiative de l’administration électorale de
convoquer les membres des commissions
administratives ainsi que ceux des comités des
listes et cartes en vue de leur formation. Malgré
cette lettre de protestation la formation s’est
faite sans les représentants du collectif des
six partis.
Ce qui est inadmissible, c’est qu’au moment où se
faisait les navettes entre envoyé spécial- pouvoir-
opposition en vue de la signature de l’accord, le
pouvoir a démarré le processus de révision des
listes sans nos représentants et sans que l’envoyé
spécial de la CEDEAO ne soit en mesure d’arrêter
cette révision.
Contrairement aux textes en vigueur, dans plusieurs
bureaux de vote, à Lomé comme à l’intérieur du pays,
les responsables de la révision des listes
électorales refusent de délivrer les cartes aux
électeurs régulièrement inscrits qui ne possèdent
pas de carte nationale d’identité ou qui se
présentent avec deux témoins détenteurs eux-mêmes de
carte nationale d’identité. De même, les agents de
révision refusent de délivrer la carte d’électeur
aux détenteurs de permis de conduire, de carte
professionnelle ou de carte d’apprenti
Le collectif des six partis politiques s’interroge
sur la capacité de la CEDEAO à mener la médiation en
vue de garantir une élection transparente jusqu’au
bout le processus électoral.
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Fait à Lomé, le 28 mars 2005
Pour les six partis politiques
La cellule de Coordination
Yawovi AGBOYIBO
Léopold GNININVI
Gilchrist OLYMPIO |
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27
mars 2005 |
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Déclaration |
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NON A DES ELECTIONS FRAUDULEUSES DANS
LA PRECIPITATION |
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On
reconnait de la gauche vers la
droite MM. Martin Aduayom, Léopold Gnininvi,
Antoine Folly, et Komi Wolou |
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Les six partis politiques ADDI, CAR,
CDPA, PSR, UDS-Togo et UFC ont eu à saluer la fermeté
avec laquelle la communauté internationale dont la
CEDEAO a condamné le coup d’Etat perpétré suite au
décès du Général Gnassingbé Eyadema. Ils se sont
félicités de cette même fermeté qui a conduit à la
démission de M. Faure Gnassingbé.
Malheureusement, les six partis sont consternés de
constater que la CEDEAO ne semble pas faire preuve de
la même fermeté à l’égard du pouvoir en place quant à
l’organisation du prochain scrutin présidentiel.
En effet, le 28 février 2005, sous l’égide d’une
mission conduite par le Président Mamadou Tandja,
Président en exercice de la CEDEAO un « accord est
intervenu entre le gouvernement et l’opposition
sur les principaux points de divergence concernant les
élection ».
Aujourd’hui, tous ces points sont remis en cause
par le pouvoir. -il était convenu que sera assurée
« la représentation en tant que membres à part
entière des partis politiques au sein des commissions
et comités administratifs chargés des élections au
plan local, avec les pouvoirs de signer les procès
verbaux et d’en recevoir copies ».
En violation flagrante de ce point
d’accord, la formation des membres des commissions
administratives ainsi que ceux des comités des listes
et cartes a commencé sans que nous soyons représentés.
-la CEDEAO a recommandé, pour la
transparence et la régularité du scrutin, outre sa
propre implication, celle de l’Union Africaine et
d’autres partenaires du Togo comme l’Union Européenne,
les Etats-Unis, l’ONU.
Or, le Gouvernement
togolais a définitivement enfermé le scrutin dans un
délai qui ne leur permet pas de s’impliquer
effectivement, notamment par leur financement, la
contribution de leurs ressources humaines et surtout
leur participation à une observation appropriée du
scrutin.
-la CEDEAO a appelé à un sursaut
patriotique et a exhorté la classe politique à éviter
la violence.
Force est de constater que des
violations des droits de l’homme se poursuivent,
perpétrées souvent par certains de ceux là même qui
sont censés protéger les populations.
Le Collectif des six partis politiques
tient à affirmer que, au regard des conditions de
préparation du prochain scrutin, un véritable hold-up
électoral est en perspective. Tout indique que des
fraudes massives sont en préparation.
Le Collectif des six
partis politiques demande à la CEDEAO d’être plus
ferme. Une complaisance à l’égard du pouvoir
équivaudrait à une complicité.
La CEDEAO ne peut pas
condamner le double coup d’Etat militaire et
constitutionnel et s’accommoder ensuite d’un coup de
force électoral.
Au moment où va commencer
la révision des listes électorales et la distribution
des cartes d’électeur, une des phases essentielles de
l’organisation des élections, il est inadmissible que
les membres des commissions administratives, des
comités de listes et cartes et des bureaux de vote,
soient de la seule sensibilité RPT.
Le Collectif exige que les
partis politiques du pouvoir en place et de
l’opposition désignent de chaque côté deux
représentants habilités à siéger en qualité de membres
à part entière au sein des commissions
administratives, des comités des listes et cartes et
des bureaux de vote avec les pouvoirs de signer les
procès verbaux et d’en recevoir copie.
Le Collectif exige que le
gouvernement et la CENI réaménagent le calendrier
électoral en vue d’assurer sa représentation dans les
structures électorales locales et de permettre à la
communauté internationale de s’impliquer dans le
processus électoral.
Le Collectif lance un
appel solennel aux populations pour qu’elles se
mobilisent afin de faire échec à toutes les tentatives
de fraude et d’obtenir les meilleures conditions
possibles pour des élections transparentes, libres et
honnêtes.
Il leur demande pour le
moment, de participer à toutes les opérations
électorales notamment à la révision des listes
électorales, au retrait des cartes d’électeur. |
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Fait à Lomé, le 26 mars 2005 mars 2005 |
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ADDI |
CAR |
CDPA |
PSR |
UDS-Togo |
UFC |
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T. Gogué |
Y.
Agboyibo |
L. Gnininvi |
T. Abi |
A.Folly
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E. Akitani
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3
mars 2005
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Propositions de cahier de charge technique des partis
politiques ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS, UFC en vue des
élections présidentielles prochaines |
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1. Que la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI) soit équitablement recomposée entre
l’opposition réelle (ADDI CAR CDPA PSR UDS UFC) et le
pouvoir RPT avec la participation de la société civile,
2. Qu’un Gouvernement de Transition soit
mis en place ou que l’organisation des élections soit
confiée à une autorité neutre,
3. Qu’il soit procédé à une révision
générale obligatoire des listes électorales devant servir
pour les élections générales ainsi que l’exige le code
électoral
4. Qu’une carte électorale infalsifiable
comportant sa photo puisse être délivrée à chaque électeur.
5. Que des représentants des six (6)
partis de l’opposition soient légalement membres à part
entière de la Commission administrative de révision des
listes électorales, de la commission administrative de
distribution des cartes d’électeur, des comités de révision
des listes et des comités de distribution des cartes, dans
chaque commune urbaine et dans chaque préfecture.
6. Que les représentants des six partis
de l’opposition soient légalement membres à part entière des
bureaux de vote avec les pouvoirs de signer les
procès-verbaux des résultats et le droit d’en recevoir
copies.
7. Que les représentants des six partis
de l’opposition soient représentés légalement dans les
commissions électorales locales indépendantes et que le
magistrat membre de la CELI ne soit pas Président de droit
de la CELI, à l’instar de ce qui est fait pour la CENI.
8. Que des observateurs nationaux soient
agréés dans tous les centres de votes et que des
observateurs internationaux de la CEDEAO, de l’Union
Africaine, de la Commission Européenne, du Parlement
Européen, l’ONU, de National Democratic Institute (N.D.I).,
d’Allemagne, de l’O.I.F., etc. soient invités par le
Gouvernement en nombre suffisant et agréés pour observer les
élections sur toute l’étendue du territoire national.
9. Que la caution à verser par chaque
candidat à l’élection présidentielle ne soit pas supérieure
à 10.000.000 FCFA.
10. Que le Gouvernement et la CEDEAO
lance un appel immédiat à l’ONU, à l’Union Européenne, au
N.D.I. (National Democratic Institute) en vue de fournir à
l’Administration électorale et à la CENI, l’expertise
technique souhaitée pour l’organisation, le contrôle et la
supervision des élections et l’observation de la sécurité
des élections.
11. Que des experts électoraux en nombre
suffisants de l’Union Européenne, de l’ONU, de N.D.I., des
Etats-Unis, de la CEDEAO, de l’Union Africaine soient
dépêchés dès maintenant auprès du Ministère de l’Intérieur
et de la CENI, pour suivre tout le processus électoral.
12. Que l’accès équitable aux médias
publics soit assuré par une nouvelle composition
consensuelle de la HAAC dont le Président actuel a participé
aux opérations de consolidation du coup d’état ;
13. Que les libertés civiles
fondamentales, la liberté d’opinion, d’expression et de
manifestation pacifique soient scrupuleusement respectées
par les forces de sécurité.
14. Que des mesures réelles et
satisfaisantes de sécurité soient prise sous le contrôle des
observateurs de sécurité des élections de l’ONU et de la
CEDEAO avant, pendant et après les élections pour, assurer
la sécurité de tous les candidats et de tous les acteurs de
la vie politique, faciliter le bon déroulement de la
campagne électorale sur toute l’étendue du territoire
national et une libre circulation des personnes.
15. Que l’Armée Nationale observe une
totale neutralité avant, pendant et après les élections et
que les membres des forces armées ne soient pas mis à
contribution par aucun candidat pour battre campagne,
terroriser les électeurs des villes et campagnes et surtout
ceux de la partie septentrionale du pays et ne perturbent le
recensement des votes et la proclamation définitive des
résultats.
16. Qu’aucun candidat n’utilise les
moyens de l’Etat, véhicules du Gouvernement ou des sociétés
d’Etat, pour faire campagne, transporter des militants ou
des électeurs et qu’il ne soit pas accepté que ces véhicules
ou moyens de l’Etat soient même loués contre paiement
pendant la campagne électorale.
17. Qu’il soit veillé et vérifié,
conformément aux dispositions du code électoral actuel, que
les dépenses de campagne de chaque candidat aux élections
présidentielles ne soient pas supérieures à 50.000.000 FCFA
tel que fixé par le code électoral.
18. Que la Cour Constitutionnelle qui
dans sa composition actuelle a participé au processus de
légitimation du coup d’état soit autrement composée.
19. Que les réformes acceptées par le
Gouvernement à la demande de la CEDEAO et celles réclamées
par l’opposition soient prises en forme légale.
20. Que les structures de préparation de
l’organisation des élections, Gouvernement de Transition,
CENI ou Autorité Neutre, les CELI, les Commissions
Administratives, les Comités de Listes et cartes ainsi que
les Bureaux de Vote soient réellement mis en place et non de
façon fictive.
21. Que les appuis techniques et
financiers extérieurs nécessaires au bon déroulement du
scrutin soient garantis.
22. Que le scrutin présidentiel n’ait
véritablement lieu qu’après que toutes les conditions
techniques aient été exécutées par l’Administration
électorale et vérifiées par la CENI et les experts
électoraux dépêchés sur place.
Fait à Lomé, le 2 mars 2005
Pour les six partis politiques
La Cellule de la Coordination
Yawovi AGBOYIBO
Léopold GNININVI
Emmanuel AKITANI BOB |
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Déclaration liminaire
Jusqu’à la médiation de la CEDEAO du lundi 28
février 2005, les trois partis politiques CAR, CDPA,
UFC avaient refusé d’envoyer des noms à la CENI du
fait que le cadre électoral minimal qu’ils ont
réclamé n’a pas été accepté.
Les trois partis
s’employaient notamment, avec le concours de l’Union
Européenne à annoncer le pouvoir à consentir la
représentation de l’opposition dans les commissions
et comités chargés de la préparation des élections.
Malgré tous les efforts
déployés, le gouvernement s’obstinait à refuser cet
aménagement du cadre électoral.
Il a fallu la mission de
la CEDEAO pour qu’un accord intervienne sur ce
point.
En effet, aux termes du
consensus qui s’est dégagé de la rencontre que la
mission de la CEDEAO a eue avec le pouvoir, il a
été, entre autres, convenu la mesure ci-après :
«La représentation
en tant que membres à part entière des partis
politiques au sein des commissions et comités
administratifs chargés des élections au plan local,
avec les pouvoirs de signer les procès-verbaux et le
droit d’en recevoir copies».
C’est en raison de ce
consensus que les trois partis politiques ont, par
lettre en date du 02 mars 2005, procédé à la
notification de leurs représentants à la CENI avec
la conviction que le pouvoir allait de son côté
prendre les dispositions d’usage pour traduire dans
le Code électoral la réforme acceptée en présence de
la mission de la CEDEAO.
Or, à peine la mission
partie, le Ministre de l’Intérieur, le Chef
d’Escadron Akila-Esso BOKO s’en est tenu à la
version antérieure de l’article 41 du Code électoral
pour convier l’opposition à désigner un représentant
par Commission administrative au plus tard le 07
mars 2005 et un représentant par Comité
administratif des listes et cartes, au plus tard le
10 mars 2005.
La violation flagrante
par le Gouvernement d’un des points fondamentaux de
la médiation réalisée par la mission de la CEDEAO
est manifestement de nature à compromettre la
régularité, la transparence et l’équité du scrutin
annoncé.
C’est pourquoi, les
trois partis, par lettre en date du 04 mars 2005,
adressée à Son Excellence M. Mamadou TANDJA
Président de la République du Niger, Président en
exercice de la CEDEAO, lui ont demandé d’intervenir
auprès du gouvernement pour qu’il se conforme à
l’engagement pris devant la CEDEAO en modifiant
comme ci-après le code électoral :
‘’Les partis
politiques sont représentés par des membres à part
entière dans chaque commission administrative,
comité de listes et cartes et bureau de vote à
raison de trois pour le pouvoir et de trois pour
l’opposition. Les représentants des partis
politiques sont habilités à signer les
procès-verbaux et à en recevoir copies’’.
Il est indispensable que
l’opposition ait une suite à cette réclamation pour
être en mesure de désigner ses représentants au sein
des commissions administratives, des comités de
liste et cartes, et des bureaux de vote.
Le collectif des six
partis politiques tient par ailleurs à souligner
qu’avant le consensus intervenu avec la médiation de
la CEDEAO, la CENI dont les membres n’étaient pas au
complet, ne devait pas se donner un bureau et
prendre des décisions enclenchant le processus
électoral.
Par ailleurs, le
collectif a saisi la CEDEAO de l’ensemble de ces
anomalies et attend d’avoir des suites à ses
préoccupations.
Le collectif tient à en
informer la population et lui demande de se tenir
mobilisée pour les actions que les circonstances
viendraient à exiger.
Fait à Lomé, le 05 mars 2005 |
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Pour les six partis politiques,
la coordination
Yawovi AGBOYIBO
Léopold GNININVI
Emmanuel AKITANI-BOB |
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ADDI-CAR-CDPA-PSR-UDS-UFC |
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Marche populaire suivie
d’un meeting |
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Déclaration |
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Non au coup d'Etat militaire |
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Manifestation
à Lomé contre la nomination
par l'armée de Faure Gnassingbé, fils du président
défunt Gnassingbé Eyadéma, pour lui succéder. /
Photo prise le 19 février 2005/REUTERS/Luc Gnago
• (Reuters -
samedi
19 février 2005, 13h09) |
Le 05 Février 2005, le peuple togolais a appris avec
surprise et indignation, que le décès du général Eyadéma
a conduit certains officiers de l'armée à perpétrer un
coup d'Etat militaire en confiant le pouvoir à l'un des
fils du président défunt, M. Faure Gnassingbé. Malgré la
réprobation ferme et unanime des populations togolaises
et de la communauté internationale qui exigent le retour
à la légalité constitutionnelle, le président
autoproclamé, dans une déclaration radiotélévisée en
date du vendredi 18 février 2005, vient d'opposer une
fin de non recevoir à cette exigence, en prétendant
organiser des élections présidentielles dans les 60
jours.
Cette déclaration montre clairement que les autorités
togolaises autoproclamées s'entêtent dans leur logique
de coups d'Etat à répétition.
Face à une telle situation, notre Constitution nous fait
obligation de désobéir à l'autorité illégitime et de
nous organiser pour arracher le retour à la légalité
constitutionnelle.
Déjà les 8, 9 et 14 février 2005, à l'appel des partis
de l'opposition démocratique, les forces vives de la
nation ont observé, sur toute l'étendue du territoire
national, trois journées « Togo mort » pour
manifester leur refus du coup d'Etat militaire que le
régime RPT a tenté de maquiller par des manœuvres
totalement anticonstitutionnelles.
Le samedi 12 février 20û5, une marche
populaire devant être suivie d'un meeting d'information
et d'orientation, organisée à l’appel des mêmes partis
politiques, en association avec les organisations de la
société civile a été sauvagement réprimée. On déplore
cinq morts et plusieurs blessés graves, tandis que des
rafles et des enlèvements ont été opérés dans plusieurs
quartiers de Lomé.
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(Reuters
- samedi 19 février 2005, 13h09) |
Avant cette marche et afin d'empêcher
l'expression du désaveu populaire suscité par ce coup
d'Etat crapuleux, le pouvoir de fait a fermé plusieurs
stations de radio et télévision privées.
Les jeudi 17 et vendredi 18 février 2005, les
enseignants de l'université ont observé 48 he;ures
d'arrêt de travail pour dire non au coup d'Etat et à la
dictature. Hier vendredi, l'ordre des Avocats a organisé
un sit-in au Tribunal de Lomé pour condamner le coup
d'Etat et dénoncer la forfaiture de la Cour
Constitutionnelle.
Dans un message sur la situation sociopolitique actuelle
du pays, les autorités des Eglises Catholique et
Protestante du Togo dénoncent les actes posés qui ne
sont pas conformes à la constitution et aux normes qui
régissent la vie des nations et qualifient les
événements actuels de difficilement acceptables.
Enfin, dans les grandes capitales européennes,
américaines et africaines, la diaspora togolaise
continue de se mobiliser, à travers des marches et
diverses manifestations pour fustiger le coup d'Etat
anachronique des forces armées togolaises.
En répondant massivement et avec détermination à la
manifestation de ce jour, nous avons tous, avec
conscience et responsabilité, exercé notre droit le plus
absolu et accompli notre devoir le plus sacré au regard
de notre Loi Fondamentale. La patrie reconnaissante
saura un jour témoigner sa gratitude à chacune et à
chacun de vous. Restons donc constamment mobilisés et
vigilants pour répondre à tous les mots d'ordre de
résistance afin de faire échec à la forfaiture, à
l'imposture et aux manœuvres du pouvoir RPTvisant à
imposer un fait accompli, au mépris des principes
démocratiques.
Les partis politiques signataires et le Peuple Togolais
souverain, épris de paix, de
liberté, de justice et de dignité :
- condamnent sans réserve ce coup d'Etat militaire ainsi
que l'attitude irresponsable et aventurière des
autorités togolaises autoproclamées, illustrée par les
dernières déclarations de M. Faure Gnassingbé ;
- dénoncent avec vigueur la complicité active du
gouvernement, de l'assemblée monocolore et de la Cour
Constitutionnelle ;
- demandent l'intensification des pressions de la
communauté internationale et l'application immédiate des
sanctions, y compris des sanctions ciblées, à l'encontre
des autorités togolaises autoproclamées, qui ne cessent
de multiplier des manœuvres de diversion pour se
soustraire aux exigences des populations togolaises et
de la communauté internationale, quant au retour de la
légalité constitutionnelle ;
exigent :
- le rétablissement de la légalité constitutionnelle ;
- la mise en place sans délai d'une concertation en vue
d'organiser cette période transitoire ;
- l'ouverture d'un vrai dialogue politique devant
déboucher sur l'adoption d'un cadré électoral consensuel
et l'organisation d'élections générales libres,
équitables, démocratiques, transparentes et sans
exclusive aucune ;
- la libération immédiate des jeunes manifestants
arrêtés ;
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