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 25 Nov. 2004

Les déclactions de l’UFC suite à la décision de l'UE et au drame survenu à Lomé
 
L'UFC salue la fermeté de l'UE dans sa décision du 15 novembre
 
L’UFC présente ses condoléances aux familles éplorées
 

Suite à la décision du Conseil de l’Union Européenne en date du 15 novembre 2004

L’Union des Forces de changement a pris connaissance  avec attention et intérêt de la décision du Conseil de l’Union Européenne (UE) en date du 15 novembre 2004, concluant les consultations ouvertes avec la République togolaise, le 14 avril 2004.  

1- L’UFC note avec satisfaction que l’UE demeure ferme et conséquente sur la nécessité pour le gouvernement de la République togolaise d’exécuter scrupuleusement les 22 engagements qu’il a souscrits.

2- L’UFC se réjouit tout particulièrement des termes clairs et sans équivoques utilisés dans la lettre adressée au Premier Ministre de la République Togolaise, en guise de « feuille de route », en annexe à la décision du Conseil de l’Union Européenne, concernant les mesures attendues par celle-ci notamment:


« la mise en œuvre du dialogue national, dans un cadre structuré et transparent conformément à l’engagement 1.1 ; »

« dans le contexte de ce dialogue, la révision du cadre électoral garantissant un processus transparent et démocratique conformément à l’engagement 1.3 »  

3- Cette demande de l’Union Européenne correspond absolument aux positions régulièrement exprimées par les trois partis UFC, CAR et CDPA, face aux manoeuvres et ruses déployées par le pouvoir RPT pour échapper à la mise en œuvre sérieuse de ceux des engagements relatifs à la démocratie.
 

4- L’UFC réaffirme qu’elle-même ainsi que ses partenaires cités ci-dessus doivent être considérés comme partie prenante dans toutes les démarches et actions en vue de l’exécution des mesures concrètes prescrites dans la lettre au Premier Ministre en date du 15 novembre 2004.

En conséquence, l’UFC et ses partenaires de l’opposition démocratique restent disponibles dès à présent, pour la reprise du dialogue national tel que préconisé par l’engagement 1.1 ;


Tout retard, toute tergiversation, toute manœuvre dilatoire, etc., seront imputables au gouvernement.

5- L’UFC prend acte de ce que l’Union Européenne continue de subordonner « la reprise de la coopération avec le Togo et la mise en œuvre du 9ème FED et du Cadre Obligations Mutuelles pour les fonds Stabex 1995-1999 », à l’organisation d’élections législatives libres et régulières.

L’UFC prend également acte de ce que l’UE décide de poursuivre la mise en œuvre de projets financés sur les reliquats des 6ème et 7ème FED, et relatifs au respect des droits de l’homme et des principes démocratiques.

6- L’UFC en appelle à ses militants, sympathisants et à toutes les populations togolaises, afin qu’elles ne se laissent pas abuser par la manipulation et la désinformation. La reprise de la coopération avec l’Union européenne sera la conséquence de la restauration de la démocratie et du respect des droits de l’homme. La reprise de la coopération avec les bailleurs de fonds ne constituera qu’un appoint, certes nécessaire et souhaitable, mais appoint tout de même.


Le bien-être des Togolaises et des Togolais passe par la fin de la dictature et la restauration de la démocratie. Ce bien-être sera le fruit du travail quotidien des togolais. Le devoir des dirigeants est de créer le cadre dans lequel, les citoyens travaillent à leur épanouissement et bien-être.

7- L’UFC salue l’Union Européenne pour son accompagnement du peuple togolais dans sa lutte implacable pour la démocratie et demande à toute la communauté internationale, y compris les USA, le Canada et le Japon, de s’impliquer encore plus énergiquement afin d’éviter au Togo, les drames qui secouent les pays voisins.
 

  Fait à Lomé, le samedi 20 novembre 2004
Pour le Bureau national,
Le Premier Vice-Président,
                      
Emmanuel AKITANI BOB

Une folle entreprise de manipulation et de désinformation a conduit à la mort de plusieurs dizaines de nos compatriotes.

L’Union des Forces le Changement (UFC) a appris avec stupeur, le samedi 20 novembre 2004 le drame survenu le même jour devant le domicile du chef de l’Etat à Lomé 2.  

Selon les informations en notre possession, une marche organisée par les autorités togolaises pour saluer la reprise selon elles, de la coopération entre l’Union Européenne et le Togo, a dégénéré en bousculade devant le domicile du Chef de l’Etat, point de chute de la manifestation, entraînant la mort de plusieurs dizaines de nos compatriotes ainsi que des blessures graves sur plusieurs centaines d’entre eux. 

L’UFC présente ses condoléances aux familles éplorées ainsi que ses souhaits de prompt rétablissement aux blessés.  

L’UFC est d’autant plus indigné que cet événement tragique est la conséquence d’une folle entreprise de manipulation et de désinformation nationale, orchestrée par les autorités togolaises à la suite de la publication de la décision du Conseil de l’Europe, en date du 15 novembre 2004.  

En effet, alors que cette décision annonçait la demande aux autorités togolaises par l’Union Européenne, d’exécution de mesures concrètes notamment la reprise du dialogue national, la révision du cadre électoral dans le contexte de ce dialogue, et subordonnait de manière explicite la reprise de la coopération entre l’UE et le Togo à la tenue d’élections législatives régulières, les autorités togolaises ont commencé à organiser des manifestations pour célébrer la reprise selon elles, de la coopération entre l’UE et le Togo. 

Malgré les mises au point de l’UE à travers un de ses porte-parole, intervenu notamment sur Radio France International et BBC, pour préciser que l’UE est « loin de la reprise de la coopération avec le Togo » et que cette « reprise est subordonnée à l’organisation consensuelle des élections législatives », le gouvernement a poursuivi dans sa manœuvre surréaliste de manipulation et de désinformation qui a conduit à la mort de plusieurs dizaines de nos compatriotes. 

L’UFC considère que l’attitude des autorités togolaises est indigne et manifeste la nature perverse du régime et le cynisme qui le caractérise depuis longtemps.  

Après avoir ruiné le pays, conduit celui-ci dans l’état de délabrement où il est aujourd’hui, créé la misère dans les villes et les campagnes, les autorités togolaises n’hésitent pas à exploiter la détresse des populations empêtrées dans les difficultés de la vie quotidienne. Elles organisent des manifestations de soutien et  y attirent par des promesses de gain, des personnes désespérées et sans perspective, qui y participent pour s’assurer le pain quotidien.

Les personnes qui ont participé à la marche de soutien du samedi 20 novembre 2004 qui a abouti à ce drame, ont été, pour certaines qui sont des fonctionnaires, contraintes d’y prendre part sous peine de sanctions, pour d’autres, convoyées des coins les plus reculés du pays, contre promesses alléchantes, pour grossir les rangs des soutiens du régime. Malheureusement, ce qui devait être pour tous les participants à cette manifestation, une occasion de gain facile, s’est terminé dans un cauchemar, dans un drame. C’est une leçon à méditer. 

L’UFC exige du gouvernement, qu’il mette fin à la stratégie honteuse des marches de soutien achetées.   

L’UFC invite le gouvernement à cesser la politique de l’autruche et à revenir sur terre.

L’établissement d’une « feuille de route » avec la demande explicite d’exécution de mesures concrètes comme le dialogue national et la révision du cadre électoral, n’est pas la reprise de la coopération. 

L’annonce de la poursuite de la mise en œuvre des projets financés sur le reliquat des 6ème et 7ème FED, qui n’a jamais été interrompue, n’est pas non plus la reprise de la coopération.  

L’annonce de la subordination de la notification du 9ème FED à la révision consensuelle du cadre électoral et à la fixation non moins consensuelle de la date des élections législatives, n’est pas la reprise de la coopération.  

La subordination de la reprise de la coopération entre l’UE et le Togo à la tenue d’élections législatives régulières n’est pas non plus la reprise de la coopération.  

L’UFC exhorte le gouvernement à s’atteler sérieusement à la satisfaction des conditions posées, pour obtenir la reprise de la coopération au lieu d’organiser des mascarades de soutien qui se terminent par des drames.

  Fait à Lomé, le samedi 20 novembre 2004
Pour le Bureau national,
Le Premier Vice-Président,
                      
Emmanuel AKITANI BOB
UNION DES FORCES DE CHANGEMENT-UFC
59, Rue Koudadzé, Lomnava http// www.ufctogo.com BP 62168
Tél/Fax 220 36 73 Lomé
 

 
 
 

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