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Pour le mouvement de la Force Alternative
d'Opposition
Prof. E. GU-KONU
13 janvier, 24 janvier, 2 février… Les
Togolais ont encore vu et entendu ce qu'ils ne
devraient plus jamais ni voir ni entendre. Des
choses qui ne devraient plus être dites ou
faites si les tenants de la dictature avaient
tant soit peu l'intention de changer leur
pratique politique, l'intention de faire
quelque concession que ce soit, l'intention de
procéder à la démocratisation du système
politique dans le pays.
Tout ce que les Togolais ont entendu et revu
une fois de plus sur les média publics depuis
le 13 janvier 2004 démontrent clairement
qu'aucun dialogue, d'où qu'il vienne, ne
permettra de sortir le "pays de la crise"
comme on le laisse entendre. Car, la "crise",
c'est en réalité ce système de dictature
instauré le 13 janvier 1963, réaménagé le 13
janvier 1967 puis le 30 août 1969, et contre
lequel les Togolais ont fini par s'insurger en
octobre 1990. La crise d'où il faut sortir le
pays, c'est ce système politique dont les
Togolais ne veulent plus, mais que le régime
en place ne cesse de réinstaurer et de
glorifier.
Les partis politiques et tous ceux qui
revendiquent encore un autre dialogue avec le
régime et se préparent à y participer ne
parviendront à rien obtenir qui engage le pays
dans la voie de la démocratie. Ils risquent
plutôt de redonner l'occasion au régime de
renforcer ses assises comme cela s'était passé
lors du dialogue intertogolais de juillet 1999
et des autres. Au lieu d'un autre dialogue
intertogolais, c'est le mouvement de la Force
alternative d'opposition qu'il faut construire.
C'est aujourd'hui la seule manière de faire
aboutir la lutte pour la démocratie au Togo.
La CDPA-BT est résolument pour le mouvement de
la Force Alternative d'Opposition. Elle invite
une fois de plus les partis politiques
d'opposition, les syndicats non inféodés, les
organisations associatives, les jeunes, les
individus,… à faire le pas décisif, pour que
tous ceux qui veulent réellement le changement
se retrouvent et se mettent ensemble pour
construire le mouvement de la force
alternative d'opposition, afin de résorber
enfin cette "crise", et instaurer la
démocratie dans le pays.
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