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Les relations UE-Togo
relèvent d’un monde d’hypocrisie fait de faux
débats
Onyadon
Alias
Comme il
fallait s’y attendre, la décision floue du conseil
de l’Union Européenne, en date du 15 Novembre 2004,
faisant rebondir en réalité des nouvelles conditions
strictes, sévères, pour une reprise effective de la
coopération économique avec le régime autocratique
de Lomé 2
a provoqué un grand tollé au sein de la
population qui paie aujourd’hui un lourd fardeau par
manque de volonté de nos dirigeants qui ne cessent
de s’embourber non seulement, dans la
multiplication des erreurs mais aussi et surtout ,
dans l’entêtement absolue ne tenant pas compte de
l’intérêt national.
C’est ainsi que, l'annonce de
la nouvelle, dans une situation sociale déjà
extrêmement tendue, a immédiatement donné lieu à
des interprétations divergentes des
données du problème dans le milieu politique
Togolais, faisant une fois de plus apparaître le
spectre d’une guerre de communiqués contradictoires
faits de tensions et d’incompréhensions.
De ce fait,
les observateurs de la scène politique de notre
pays s’inquiètent énormément de la tournure des
avènements et tout le monde s’accorde à reconnaître
publiquement que le Togo ne fait que subir les
conséquences d’une politique étrangère
structurellement lacunaire des démocraties
européennes qui ne parviennent pas souvent à
réaliser des stratégies diplomatiques
communes (absence d’une véritable politique étrangère
commune). Soulignons, à cet endroit précis, la force
de constater maintenant que certains pays de l’UE
font fi de façon malhonnête de l’évolution de la
mentalité africaine, et continuent de consolider
leurs méthodes de domination dans certains pays
Africains , surtout francophones (comme c’est le cas
flagrant du Togo) à travers des politiques
néo-coloniales conservatrices très frileuses qui se
contentent de gérer le court terme et de colmater
les brèches dont les issues sont inexorablement
vouées à un échec cuisant, empilé dans
une panoplie de tactiques « de marginalisation » ou
le sort des Africains végètent dans
l’arbitraire faite d’une situation désastreuse.
Dans cette cacophonie ou on sert les intérêts des
autres au détriment d’une population meurtrie et
affamée injustement, les tenants de l’ordre ancien
pensent tirer profit de la situation en criant
honteusement déjà à la victoire.
Pour le
vieux dictateur Général, président à vie, qui
continue de gouverner illégitimement un peuple par
la bénédiction de Chirac dont les choix personnels
sont d’ailleurs critiqués actuellement par ses
propres amis (Nicola Sarkozi), ou qualifiés de
dérive monarchique par François Bayirou , et, les
faucons « de l’école du parti » rodant chaque jour
autour du palais présidentiel, la décision controversée des
vingt-cinq, est l’ultime occasion d’accélérer
de
la plus belle manière, l’ensemble des
techniques innovatrices de montages de toutes sortes
afin de masquer les vraies réalités de
l’environnement politique du pays.
Les responsables
du RPT, parti unique confondu à l’Etat, et les
institutions monocolores du pays, ont de ce fait
instauré un climat de mensonges qui consistent à
mobiliser massivement le peuple désespéré, pour
faire croire à l’opinion nationale que les
conditions de vie des citoyens seront désormais
améliorées en raison de cette flatteuse décision du
vieux continent qualifiée selon les propres termes
de Lomé 2de « la reprise totale de la
coopération économique.»
Il convient de noter dans
cette attitude, concrètement parlant,
que
l’incohérence entre l’objectivité de la réalité sur
le terrain et les spectacles organisés par les
théoriciens de la manipulation est manifestement à
l’origine du malheur qui a frappé plusieurs familles
de nos compatriotes compressés inhumainement à des
fins inutiles dans les jardins de la présidence de
la république. Et comme,
pour donner une autre
connotation à l’événement en terme d’ironie,
une
journaliste française de TV5 déclarait : « Ce qui
devait être une fête nationale s’est transformé en
un drame » Dans tout cela le peuple pris
impitoyablement dans un étau ne risque t-il pas de
voir probablement son opposition affaiblie par
toutes ces actions provocatrices ?
Alors que
sympathisants nationaux et internationaux
redoutaient une détérioration de l’audace, du moral
des forces du réel changement, celles-ci se sont au
contraire lancées dans une rigoureuse offensive
généralisée, sans merci, qui aboutira
incontestablement à la chute certaine
du pouvoir despotique en place. Il nous est
d’ailleurs donné de constater que cela a permis de
renforcer une véritable alliance circonstancielle
des formations de l’opposition traditionnellement
reconnues pour leurs hostilités aux pratiques
totalitaires d’un système dominé par l’armée.
On
s’est rendu compte que du principal opposant
historique et charismatique
Gilchrist Olympio, en passant par le rigoureux
professeur Léopold Mèssan Gnininvi,
le redoutable
maître Agboyibo Yawo, à la nouvelle force
rénovatrice de maître Abi Tchessi, l’heure de
canaliser tous les efforts consentis
jusqu’ici, a sonné et l’on doit désormais œuvrer
dans un cadre idéal de lutte commune pouvant aboutir
à l’instauration de la démocratie qui garantira la
transparence des élections et les principes
fondamentaux d’un Etat de droit tant souhaité par
la majorité des Togolais.
Pour les leaders de
l’opposition vraie, les mouvements et les
associations engagés dans un combat dure contre la
tyrannie d’Eyadema, c’est un point de non retour,
et le moment est bien tombé pour faire comprendre au
peuple que, à l’instar de certains pays d’Afrique
qui connaissent des mutations ces derniers temps, le
Togo ne veut plus des dictateurs, le Togo doit
renoncer à l’arbitraire, à la brutalité
qui
induisent systématiquement la destruction des vies
humaines, la gestion opaque des ressources de l’Etat
ou la corruption, et enfin le Togo doit
impérativement prôner les principes
des valeurs démocratiques. Reconnaissons clairement,
que, d’une manière générale, le vrai problème du
Togo aujourd’hui est que, bientôt 40
ans, le
dictateur Eyadema règne sans partage et le système
politique dominé par l’armée n’est pas prêt à
accepter le jeux de la démocratie et du pluralisme
politique. Ajoutons aussi la question fondamentale
des élections qui sont régulièrement truquées, pour
ne pas dire, volées et l’ illustration flagrante
de cette mauvaise foi, est la modification de
la constitution par le régime actuel, pour se
maintenir au pouvoir.
Une analyse objective de
l’évolution de la situation politique Togolaise,
nous amène à interroger l’UE en ces termes :
En
quoi, elle peut garantir aux Togolais la
transparence des élections législatives actuellement
envisagées par le pouvoir; et si le peuple doit
encore revivre un énième cauchemar, à quels jeux
cette institution crédible et respecté se livre face
au désir de la population d’obtenir coûte que coûte
un réel changement ?
L’Europe doit
être plus concrète dans ces actes, en évitant
surtout de nourrir aux gens des espoirs qui
placeront inutilement ceux-ci à leur disposition.
C’est en étant le vraie catalyseur de la démocratie
différente de la propagande, que l’action de
Bruxelles sera positivement appréciée sur le plan
international.
La nouvelle génération ne cherche
a aspirer qu’à la liberté, elle
désire aussi la mise en place des conditions de vie
heureuse dans une société moderne faite de
tolérance, de respect des lois, d’autrui, de même
que des engagements. Nous invitons incessamment
cette jeunesse à laquelle
nous appartenons, à ne pas se
lasser aller au découragement, à
prendre conscience de la responsabilité qui
lui incombe
afin de participer à la mise en place des
principes du monde libre pour les générations
futures, car si la nuit paraît trop longue, nous
devons avoir en esprit la déclaration d’ un haut
responsable politique Européen qui
disait «Mieux vaut tard que jamais » Nous devons
être vigilants, mobilisés désormais à travers nos
modestes contributions qui doivent vibrer en
harmonie avec un soutient indéfectible que nous ne
devons pas manquer à nos leaders perçus comme les
tenants de l’ordre du renouveau.
Pour finir
nous réaffirmons notre foi en la démocratie, notre
engagement en faveur d’un changement réel au
Togo malgré que nous
ayons été victimes de
l’arbitraire et que notre vie demeure dangereusement
menacée au regard d’énormes risques puis ennuis
encourus. L’obligation nous est ici de faire ce
serment: Quelque soit ce qui nous arrive du moins
celui qui osera mettre fin à notre vie en raison de
notre conviction politique, ou participera de très
près ou de très loin à ces actes crapuleux fréquents
au Togo, nous demandons avec insistance
aux hommes de bon cœur animés par la justice,
aux associations puis organismes de lutte contre
l’arbitraire d’ exiger que les responsabilités
soient situées afin que justice soit faite.
Je souhaite une bonne et
heureuse année à tous les Togolais sans exclusion
ONYADON ALIAS
La voie des jeunes défenseurs des valeurs
démocratiques
aliasonya2000@yahoo.fr
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