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DROIT DE L’HOMME
AU TOGO :
Le
régime de Lomé 2 drible la communauté
internationale avec de nouvelles stratégies
Marius
Amouzou
Le régime du Général
Eyadéma est terriblement réputé pour ses
violation massives des droits humains. La
question fondamentale du droit de la personne
humaine, non respecté au Togo, entraînant du
coup un manque de démocratie, demeure
l’argumentation essentielle évoquée par
certains pays Européens qui
sont hostiles à la reprise de la coopération
entre l’UE et notre pays.
Mais les barons de l’ordre
ancien, décidés à amener Bruxelles à sa cause,
continuent de multiplier les stratégies de
pseudo-démocratie,
afin d’améliorer l’image du pouvoir auprès de
la communauté internationale.
C’est dans cet ordre d’idée
que les autorités togolaises,
se sont engagés à Bruxelles
devant l’institution de Romano Prodi, à mettre
fin aux tortures, aux pratiques et abus
dégradants et surtout aux arrestations
arbitraires puis les exécutions
extrajudiciaires. A cela, il faut ajouter que
le régime de Lomé 2 s’engage, désormais à
ouvrir les portes des prisons et les lieux de
détention aux associations humanitaires et
organismes de défense de droit de l’homme.
Aujourd’hui, il y a lieu d’affirmer donc que,
la force et la brutalité existaient bel et
bien. On doit aussi
se poser la question de savoir si l’appareil
militaire du tout Puissant Général, qui s’est
fait Président à vie, peut abandonner les
tortures et les traitements inhumains. Dieu
merci, le pouvoir
confirme ainsi donc, les révélations
accablantes, selon lesquelles la jeunesse, les
étudiants, les militants de l’opposition et
les paisibles citoyens sont torturés,
voire même froidement
liquidés. Cette stratégie d’affaiblissement et
d’étouffement des partis politiques de
l’opposition traditionnelle, continue de plus
belle manière. L’appareil
militaire de basse besogne
a innové de nouvelles
méthodes discrètes de persécution des jeunes
engagés dans un combat dure contre la
sanglante dictature d’ Eyadéma.
C’est ainsi que pour déjouer l’oeil vigilant
des observateurs internationaux, les forces de
l’ordre tuent et torturent désormais les
jeunes, dans les maisons de détention
secrètement connues par la hiérarchie
militaire. C’est ce qui ressort par exemple
de certains sources évoquant le cas de Akouété
Eklou, jeune militant de l’UFC , faisant
parti d’un groupe de sensibilisation et de
sécurisation qui a été capturé, en Mai 2003 ,
par les militaires et transféré dans une
maison de tortures située à Tsévié,
dans la préfecture de Zio .
Après plusieurs mois de services dégradants et
traitement inhumain, il a eu la vie sauve gràce
à un agent militaire qui l'aurait
aidé à s’évader.
Le même centre aurait été
le lieu de torture du jeune commerçant
Noumékpo Kodjovi Nestor reconnu pour son
hostilité aux pratiques du régime en place .
Il aurait été arrêté en Janvier 2004, mais
nous n’avons aucune nouvelle de ce compatriote
.
Aussi Alias Onyadon,
sympathisant du changement et économiste de
formation a été arrêté en Janvier 2004,
du fait de son engagement
et de son combat politique en faveur de
l’opposition à l’issue d’un montage qui
l’accusait de mercenariat.
Il aurait été torturé
et est
victime des foudres des
hommes de képis pendant plusieurs mois, dans
une cellule secrète à la gendarmerie. Nous
n’avons aucune nouvelle de ce militant de l’UFC
ainsi que certains jeunes qui dénoncent le
régime de terreur du Togo. Une autre jeune
dame militante de l’UFC, repondant
au nom de Myriam.y
Gnékoézan, gestionnaire et coordinatrice
d’une ONG, est entrée en clandestinité après
avoir critiqué lors
d’une réunion, les méthodes de la maison
(parti unique).
Le tyran par le biais de sa
famille et de ses amis, a contraint tout un
peuple à vivre dans un silence absolu.
Les lois sont foulées au
pieds par le régime militaire et la vie de la
jungle observée partout dans le pays, démontre
clairement que le Togo est loin d’être un
« Etat de droit »,
contrairement aux propagandes des oiseaux de
mauvais augures du RPT. Voilà pourquoi les
organismes les associations des droits de
l’homme, la communauté internationale, doivent
visiter tous les camps militaires et des
maisons de tortures
auquelles nous
faisons allusion dans nos commentaires, afin
de démasquer les actes ignobles et macabres
orchestrés par le régime et de sauver la vie
des personnes humaines détenues pour leur
conviction politique. La plus grande et
vieille dictature africaine doit être surveillée
à tous les niveaux pour non
seulement éviter une explosion de la situation
générale, mais aussi et surtout parvenir à une
solution apaisée et durable de la crise
togolaise .
Marius
Amouzou
marius404@yahoo.fr
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