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La Ligue
Togolaise des Droits de l’Homme constate avec amertume
qu’en moins de deux mois des incidents au stade de Kégué,
le 10 octobre 2004, et
à Lomé
2, le 20 novembre 2004, la résidence du Chef de l’État,
auraient occasionné des dizaines de morts et des
centaines de blessés à la suite de bousculades.
Chacun de ces tragiques évènements ont suscité des
réactions du gouvernement qui, sur ordre du Chef de
l’État, aurait fait ouvrir une enquête.
La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme exige la
publication des résultats des enquêtes et du nombre
exact des morts et des blessés pour mettre fin aux
rumeurs.
La Ligue Togolaise des
Droits de l’Homme, se faisant l’écho du scepticisme
général quant au sort de ces enquêtes -puisque de
précédentes enquêtes diligentées par le gouvernement
n’ont jamais rien donné- insiste sur la publication des
résultats au cours d’une conférence de presse pour
permettre aux victimes, aux parents des victimes et à
la presse de poser des questions afin de connaître toute
la vérité sur ces évènements malheureux.
La Ligue
Togolaise des Droits de l’Homme dénonce par ailleurs le
non-respect par le pouvoir RPT de la neutralité de
l’administration qu’il instrumentalise pour faire
chanter les fonctionnaires et autres agents de l’État
afin de les obliger à participer aux manifestations du
RPT. Il s’agit là d’une manipulation des consciences
inadmissible et d’une violation flagrante des 22
engagements et de l’article 36 de la constitution de la
République du 14 octobre 1992. Nous citons : « L’État
protège la jeunesse contre toute forme d’exploitation ou
de manipulation »
La Ligue Togolaise
des Droits de l’Homme présente ses condoléances aux
parents des victimes et sa compassion aux blessés. |