C.T.C:
Kokou
Tozoun dans l'oeuf a Montreal:
Chroniques d'une débacle
annoncée
Un
communiqué sobre et sage de la CTC le
prévenait pourtant… Mais Kokou Tozoun a
osé braver la détermination du groupe
choc qui s’est déjà illustré à North
Hatley l’année dernière (en été) contre
Chirac.
Prévue pour 15h30, la réunion appelée
par Tozoun est repoussée à 17h30, puis à
19h30… dans l’espoir de tromper la
vigilance des militants qui au contraire
se sont libéré(e)s de tout engagement ce
dimanche soir-là afin de bosser pour
leur patrie… uniquement pour leur patrie…
prêt(e)s à faire la sentinelle toute la
nuit en attente de Tozoun et sa suite.
La cérémonie commence par des
balbutiements de l'ambassadeur Amélété...
Puis Tozoun prend la parole.
Tozoun: «Je suis arrivé ici en
retard… mon avion a accusé du retard et
c’est seulement après 13h00 que je suis
arrivé ici… Comme cela se fait
actuellement au pays dans le dialogue
inter-togolais, nous allons parler entre
frères et sœurs…»
Un Militant Ctc-Diastode: «Qu’est-ce
que vous venez chercher ici? On ne vous
a pas dit que le Canada, c’est une zone
rouge/interdite pour vous… que vous ne
pouvez pas y venir et faire vos
pagailles, impunément?»
Lle militant qui avait les deux mains
fortement enfouies dans les poches de
son manteau les en retire… avec des
oeufs. Un premier œuf part se loger dans
la veste de Tozoun qui n’a pas eu le
temps d’amorcer une esquive. Un deuxième
œuf part, à la même vitesse et prend
place sur le coté droit de sa poitrine…
Pendant ce temps, l’ambassadeur Amélété
n’eut pour seul secours à son patron,
qu’un impuissant "Oh M. le ministre! Oh
M. le ministre!", pendant que lui-même
plongeait sa tête de toutes ses forces
derrière le ministre qui était devenu
son bouclier, cible principale de la
pluie d’œufs. Un manifestant se lève
aussitôt, empoigne un gong qu’il se met
à marteler de toutes ses forces en
criant: “Pas ici! Cette mascarade n’aura
pas lieu ici… allez ailleurs avec… Vous
pouvez l’organiser à Paris, New York,
Washington, mais pas au Canada…!”
S’en suit un début de débandade, sous
les jérémiades de leurs manipulé-e-s, au
nombre desquelles se trouve une certaine
Miss Togo... La débandade n’a pas eu
lieu car elle est tout de suite arrêtée
par un puissant militant, qui fut
emprisonné et torturé par le régime
d’Eyadema.
Le MANIFESTANT (fermant la porte; es
gens se bousculent pour sortir de la
salle): «Personne ne sort d’ici! Vous
allez nous dire ce que vous venez
chercher au Canada… Vous venez nous
provoquer, non? Personne ne sort d’ici.».
(Un autre manifestant éteint la
lumière… le ministre et sa suite sont
morts de peur… puisqu’ils ne savent rien
de ce qui les attend, de ce qui peut
leur arriver à partir de ce moment-là).
Alors reprennent les jérémiades et
supplications… «Pardon! Écoutez…
Pardon!»
Chaque membre de la suite du ministre
cible alors un militant CTC pour lui
demander pardon et le calmer… mais ces
fiers fils et filles du Togo qui ont
hâte de voir leur chère patrie libre, se
font intraitables, leur confrère qui
martelait le gong interdit sèchement aux
hommes de main du régime de le toucher,
leur disant qu’ils risquent de tomber
sous le coup de la loi de la protection
des individus… ils obtempèrent aussitôt,
les mains levées. Un certain Kpandja de
la suite du ministre, qui se dit
fraîchement venu de Lomé, DG de la régie
des eaux, se mit à crier «Pardon!
Pardon! Attendez… on va vous expliquer…!»...
En vain. Il va s’asseoir / se cacher
derrière ses doigts croisés devant le
visage, pendant que le ministre et son
ambassadeur s’emploient à nettoyer la
veste couverte de jaune et de blanc
d’œuf indistincts.
Le consul du Togo au Canada du nom de
Vianou (?) se met un doigt dans la
bouche en signe de désarroi... Le fils
d’un officier supérieur des FAT (l’ambassadeur
est son tuteur, a-t-on appris…) essaie
de bousculer un autre militant CTC qui
se trouve être un membre actif des
mouvement estudiantins du 5 octobre… Mal
lui en prend, car en réponse à sa
tentative, le militant-portier CTC rompu
aux arts martiaux, se met aussitôt en
position “kata” et l’attend… imaginez la
suite.
Puis commencent pour Kokou Tozoun et
sa suite, de longues minutes de leçon de
civisme/patriotisme et de diplomatie. Un
responsable CTC-DIASTODE avance au
milieu de la salle, se tient en face du
ministron et commence à prononcer la
leçon.
Le responsable:
«Que venez-vous nous raconter ici qu’on
ne sache déjà sur le Togo? Où sont les
preuves des 80% des que vous avez
réalisés des 22 engagement pris devant
l’UE?
Non seulement vous mentez aux Nations
Unies, vous avez osé manipuler des
responsables de la communauté togolaise
au Canada pour les obtenir autour de la
table du puant dîner de Gala que vous
avez organisé à Washington. C’est nous
insulter, nous provoquer, que d’oser
mettre pied au Canada après avoir commis
ces abominations aux Nations Unies et à
Washington.
Si on a besoin de discuter de quelque
chose dans la situation actuelle du
Togo, c’est à Lomé et non ici, que cela
doit se faire! Qui t’a dit que les
Togolais du Canada ont besoin d’entendre
vos mensonges? Après avoir fait la honte
du peuple togolais aux Nations Unies en
débitant des conneries auxquelles
personne ne peut croire, et ce, au
mépris des souffrances que votre
dictature inflige au peuple, tu as pris
le cap pour Montréal, pour chercher et
gagner d’autres moutons de panurge au
bétail de Lomé 2. Ça ne se fera pas ici,
pas au Canada!
Si le Togo a besoin de quelqu’un pour
soigner son image extérieure/refaire sa
diplomatie… ce n’est pas toi Tozoun, car
tu n’en as pas l’étoffe. Si le Togo a
besoin de quelqu’un pour le représenter
au Canada, ce n’est pas Amélété qu’il
faut… Si vous ne connaissez pas la honte,
nous les Togolais d’ici, nous avons une
conscience, une dignité a préserver…
nous voulons faire la fierté du Togo.
Nous exigeons qu’on respecte notre
intégrité morale et notre patriotisme.
Vous avez pris 22 engagements devant
l’UE, quels engagements avez-vous pris
devant le peuple togolais?
Les dockers du port, les commis de
l’administration, les travailleurs des
exploitations minières, les enseignants,
les paysans, les pauvres travailleurs se
tuent à la tache et vous monnayez le
fruit de leur labeur en dollars pour
organiser des festins à Washington,
acheter des journalistes pour leur
raconter et faire relayer vos mensonges
et inepties.
Les hôpitaux n’ont pas d’eau et de
lumière, les écoles sont fermées par
faute de moyens, et Eyadema et ses
sbires s’offrent de fastueux voyages/séjours
en Occident sur les maigres ressources
du pays. L’Université est fermée pendant
que vos enfants se trouvent dans les
plus grandes universités occidentales où
ils ne foutent pas grande chose. Les
bourses d’exemption accordées par les
autorités canadiennes sont vendues aux
étudiants d’autres nationalités pendant
que des centaines d’étudiants togolais
venus à leurs propres frais doivent
passer des sessions à la maison s’ils ne
trouvent pas de moyens pour se payer les
inscriptions.
Vous organisez ces mascarades pour faire
poncer des milliards sur les compte du
trésor togolais…»
LA LECON A ÉTÉ LONGUE, TRES LONGUE…
Si nous avons retenu une leçon de la
part de nos compatriotes togolais de la
CTC-DIASTODE, et pour les autres
démocrates togolais, c’est que POUR
LIBÉRER SON PAYS D’UNE DICTATURE, ON N’Y
VA PAS DE MAIN MORTE! Pour Kokou Tozoun
et son ambassadeur qui n’ont
malheureusement rien eu (du Canada et de
Montréal) qu’ils pourraient monnayer en
liasses de CFA à Lomé 2, c’est qu’il est
DUR, TRÈS DUR, d’être un ministre/un
ambassadeur illégitime, incompétent,
incivique et antipatriote. (…)
Le désarroi fut total pour Kokou
Tozoun, une débâcle désastreuse!
Montréal, Canada, 5 octobre 2004
Un témoin de l’événement
Visite le
site de Radio Canada International