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Chers
Combattants,
Cette page est mise à la
disposition du MO5 en mémoire de

Tavio Amorin qui
a donné le nom au mouvement;
en mémoire du
soldat AMAO de Kara
qui est mort le 3
Decembre 1991, alors qu'il n'était même pas de garde à la Primature et qu'il s'y
était volontairement rendu par patriotisme.
Bref, en
Hommage à tous ceux qui sont morts pour la démocratie au Togo.
Cette
page a aussi pour but d'encourager toute équique dirigeante du MO5. La page
mettra donc à à la disposition du lecteur, toutes les activités menées par le
Mouvement pour porter haut la lutte de libération du peuple togolais.
CESSONS
DE NOUS DÉCHIRER, CAR UNIS ET ENSEMBLE, CHACUN DE NOUS SERA PLUS PRODUCTIF.
DÉSUNIS ET DÉCHIRÉS, NOUS TOMBERONS TOUS
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20
jan 2007 |
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17 Janvier 1961
– 17 Janvier 2007 :
Hommage du M05 à Patrice Lumumba |
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Il y a
46 ans jour pour jour que le Patrice Emery Lumumba a
été assassiné au Congo. En ce jour de funèbre
anniversaire, le Mouvement patriotique du 5 octobre
(MO5) tient à rendre hommage à sa mémoire de Grand
Combattant. |
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« Dulce
et decorum est pro patria mori »
« Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau
Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d’un peuple entier les berce en leur
tombeau ». V.H |
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Extrait de l’allocution de
Patrice Lumumba aux cérémonies de l’Indépendance du
Congo, le 30 juin 1960 : |
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Patrice
Héméry Lumumba
Premier Ministre du Congo en 1960 |
« Congolais et Congolaises, combattants de
l’Indépendance aujourd’hui victorieux, je vous salue
au nom du gouvernement congolais. (…)
Car cette indépendance du Congo, si elle est
proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la
Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à
égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais
oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a
été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte
ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous
n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni
nos souffrances, ni notre sang. Cette lutte, qui fut
de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers
jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une
lutte noble et juste, une lutte indispensable pour
mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était
imposé par la force. (…)
Nous
avons connu le travail harassant, exigé en échange
de salaires qui ne permettaient ni de manger à notre
faim, ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni
d’élever nos enfants comme des êtres chers.
Nous
avons connu les ironies, les insultes, les coups que
nous devions subir matin, midi et soir, parce que
nous étions des nègres. (…)
Nous
avons connu que nos terres furent spoliées au nom de
textes prétendument légaux qui ne faisaient que
reconnaître le droit du plus fort.
Nous
avons connu que la loi n’était jamais la même selon
qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un noir :
accomodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour
les autres (…) ». |
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LA FIN TRAGIQUE DE LUMUMBA SELON
JEAN KESTERGAT |
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Mi-septembre
1960 : Mobutu est entré en scène ; il exerce le
pouvoir avec un collège de Commissaires généraux.
Réfugié dans sa résidence sous la protection des
Nations unies, Lumumba demeure une menace pour le
régime de Léopolville. D’autant plus que ses
partisans, sous la houlette d’Antoine Gisenga,
encouragé par Nkrumah (président du Ghana) et par
Sékou Touré (qui dirige la Guinée), conseillé par
Félix Moumié (le révolutionnaire camerounais),
s’organisent dans l’opposition. Les Commissaires
généraux font expulser Moumié, ils veulent chasser
aussi l’ambassadeur du Ghana, mais les casques bleus
protègent son ambassade, et une fusillade éclate
lorsque des militaires congolais veulent y pénétrer
pour exécuter l’ordre d’expulsion. Un officier
tunisien et un officier congolais sont tués, il y a
quelques blessés. Il est clair désormais que l’ONU a
pris parti contre Lumumba et ses amis. En réalité
l’organisation internationale veut pratiquer une
politique de neutralité. Elle protège Lumumba contre
une arrestation que les Commissaires généraux ont
décrétée, mais elle entend bien empêcher ses
partisans de compromettre ses efforts dans la
recherche de conciliation.
N’ayant plus aucune chance de succès à Léopoldville,
les dirigeants lumumbistes se replient sur
Stanleyville, où leurs partisans sont nombreux, et
peuvent compter sur les unités de l’armée nationale
dirigée là-haut par le général Lundula, partisan du
Premier ministre.
Pour
Lumumba, il n’y a plus qu’une issue possible :
prendre la fuite et gagner Stanleyville. C’est ce
qu’il fait dans la nuit du 27 au 28 novembre 1960.
Dissimulé dans le coffre d’une voiture, il traverse
inaperçu le cordon des casques bleus, puis celui de
l’armée de Mobutu. Avec quelques complices entassés
dans trois voitures, il prend la fuite vers le haut
Congo. Il commet une erreur fatale. Au lieu de
foncer aussi vite que possible en direction de
Stanleyville, il traîne en chemin pour haranguer les
populations amies dont il traverse les villages. La
sûreté congolaise s’est lancée à sa poursuite. Le 2
décembre, il est arrêté et ramené à Léopoldville. De
là, on l’envoie au camp de Thysville où il est placé
sous la garde de l’armée. Les Commissaires généraux
ne sont pas rassurés pour autant. Ils craignent une
intervention de l’ONU pour libérer le prisonnier.
Ils
appréhendent aussi l’habileté de cet homme, capable
de retourner n’importe qui. Il parle avec les
soldats du camp, où éclate une brève mutinerie. Elle
n’est pas organisée par lui, mais il paraît évident
qu’en de telles conditions, il lui serait facile de
prendre la fuite. On décide donc de lui trouver une
geôle plus sûre. Où ? A Bakwanga, capitale du
Sud-Kasaï où règne le sanguinaire « empereur »
Kalonji, son ennemi le plus féroce ? Ce serait
signer son arrêt de mort. Tant mieux disent
d’aucuns, mais d’autres, plus conscients de la
réprobation internationale qui suivrait un tel
assassinat, recommandent qu’il soit envoyé à
Elisabethville où les passions sont peut-être mieux
contrôlées. Mais il faut l’accord de Moïse Tshombé
qui refuse ce « cadeau empoisonné ». C’est là
pourtant qu’on va l’envoyer à la suite de
circonstances confuses qu’il serait trop long de
narrer ici. Il est trop tôt d’ailleurs pour évoquer
de manière sûre toutes les responsabilités en cause.
Toujours est-il que le 17 janvier commence le
martyre de Lumumba. Il est transporté par avion vers
Katanga avec deux de ses compagnons, Mpolo et Okito.
La garde, composée de Baluba fortement marqués par
les massacres du Sud-Kasaï, brutalise les trois
prisonniers tout le long du trajet. Lorsque l’avion
approche d’Elisabethville, la première réaction des
Katangais est de refuser « les trois colis
précieux » qui viennent d’être annoncés. Mais le DC4
est presque à bout d’essence, et l’autorisation
d’atterrir est donnée. L’avion roule jusqu’aux
hangars de la gendarmerie katangaise, loin des yeux
des casques bleus. Les trois hommes sont aussitôt
conduits dans une petite villa dans la brousse
proche. Ils vont mourir bientôt, dans des
circonstances qui ont été décrites de façons
diverses, mais dont aucune ne correspond
parfaitement à la vérité. Là encore, on finira sans
doute par savoir tout l’essentiel, mais ici encore
il faudrait trop de pages, même pour un simple
résumé de toutes hypothèses. L’essentiel est de
savoir que Lumumba et ses compagnons sont assassinés
le jour même. La nouvelle n’en sera donnée que le 10
février suivant par le ministre de l’Intérieur,
Godefroid Munongo, qui attribue la responsabilité de
la mort des détenus à des villageois en colère les
ayant surpris alors qu’ils étaient en fuite. C’est
un mensonge si évident que Munongo lui-même
renoncera à soutenir cette version. Mais la vérité,
il ne la dira pas non plus.
La
disparition tragique de Lumumba ne va rien arranger.
Pour ses partisans, il sera le martyr dont se
réclameront, trois ans plus tard, les redoutables
rebelles mulelistes. Et dans l’immédiat, tous les
efforts d’apaisement voulus par l’ONU échoueront. |
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DERNIERE LETTRE DE LUMUMBA
A SA FEMME PAULINE |
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Lettre
écrite en prison en décembre 1960 à sa femme
Pauline. |
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Patrice
Héméry Lumumba
De la prison du camp Hardy d'où il écrit à
Pauline sa compagne |
Ma compagne
chérie,
Je t’écris ces mots sans savoir
s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et
si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au
long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je
n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final
de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi
avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous
voulions pour notre pays, son droit à une vie
honorable, à une dignité sans tache, à une
indépendance sans restrictions, le colonialisme
belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des
soutiens directs et indirects, délibérés et non
délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des
Nations-unies, cet organisme en qui nous avons placé
toute notre confiance lorsque nous avons fait appel
à son assistance – ne l’ont jamais voulu. Ils ont
corrompu certains de nos compatriotes, ils ont
contribué à déformer la vérité et à souiller notre
indépendance.
Que pourrai je dire d’autre ?
Que mort, vivant, libre ou en
prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma
personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre
pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en
une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt
avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et
plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais
et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon
peuple se débarrassera de tous ses ennemis
intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un
seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et
honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil
pur.
Nous ne sommes pas seuls.
L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés
de tous les coins du monde se trouveront toujours
aux côtés de millions de congolais qui
n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura
plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans
notre pays. A mes enfants que je laisse, et que
peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise
que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend
d’eux, comme il attend de chaque Congolais,
d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de
notre indépendance et de notre souveraineté, car
sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice
il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y
a pas d’hommes libres.
Ni brutalités, ni sévices, ni
tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce,
car je préfère mourir la tête haute, la foi
inébranlable et la confiance profonde dans la
destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la
soumission et le mépris des principes sacrés.
L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas
l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington,
Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on
enseignera dans les pays affranchis du colonialisme
et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre
histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara
une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure
pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui
souffre tant, saura défendre son indépendance et sa
liberté.
Vive le Congo ! Vive l’Afrique
!
Patrice Lumumba.
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Il est important de rappeler que la
Belgique a le mérite d’avoir mis sur pied
une commission d’enquête pour
établir les responsabilités dans l’assassinat de
Patrice Lumumba. A la suite des travaux de ladite
commission, l’Etat belge a publiquement présenté ses
excuses à l’Etat et au peuple congolais.
Qu’en est-il de la France sur l’assassinat de
Sylvanus Olympio, Père de l’Indépendance et de la
Nation togolaise ? |
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Bruxelles,
le 17 janvier 2007
Pour le MO5, le Coordinateur Général
Eloi Koussawo. |
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