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Chers
Combattants,
Cette page est mise à la
disposition du MO5 en mémoire de

Tavio Amorin qui
a donné le nom au mouvement;
en mémoire du
soldat AMAO de Kara
qui est mort le 3
Decembre 1991, alors qu'il n'était même pas de garde à la Primature et qu'il s'y
était volontairement rendu par patriotisme.
Bref, en
Hommage à tous ceux qui sont morts pour la démocratie au Togo.
Cette
page a aussi pour but d'encourager toute équique dirigeante du MO5. La page
mettra donc à à la disposition du lecteur, toutes les activités menées par le
Mouvement pour porter haut la lutte de libération du peuple togolais.
CESSONS
DE NOUS DÉCHIRER, CAR UNIS ET ENSEMBLE, CHACUN DE NOUS SERA PLUS PRODUCTIF.
DÉSUNIS ET DÉCHIRÉS, NOUS TOMBERONS TOUS
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Dimas Dzikodo:
Inciser cet abcès sanguinolent qu’est « l’Impunité» |
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Xavier NOUGBLEGA |
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Bruxelles
20 février 2007 -L’impunité au Togo, terreau de
violences politiques ! c’est autour de ce thème que
le Mo5 (Mouvement Patriotique du 05 octobre) a
convié l'assistance à Bruxelles pour en débattre.
Une conférence débat animé par Eloi Koussawo avec le
conférencier Dimas Dzikodo directeur de publication
de bihebdomadaire « Forum de la semaine » venu du
Togo.
Dimas est la seule personnalité issue de la presse
indépendante africaine invité à la contre
manifestations du 24è sommet France-Afrique tenu à
Cannes. Malgré son emploi du temps chargé, Dimas
Dzikodo a accepté volontiers l’invitation qui lui
est été adressé par le Mo5 de tenir informer la
diaspora togolaise de Belgique de la situation
délétère qui sévit actuellement au Togo.
La salle ESPACE MARX a connu l’affluence de grand
jour. L’émotion était perspective dans la salle
quand notre confrère Ekoué Satchivi a pris le micro
pour présenter son compagnon de presse Dimas Dzikodo.
S’en est suivi un requisitoire implacable du
conférencier. Dimas a essayé de démonter toutes les
argumentations qui font croire que le Togo est en
voie de normalisation ou va l’être après les
élections législatives présumées.
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Une vue de
l'assistance |
Auparavant, le conférencier expliquait, que ceux qui
avaient commis des crimes contre l'humanité, ont été
réintégrés en toute impunité dans la société civile
togolaise ou même, aussi incroyable que cela
paraisse, ont rejoint les forces armées régulières.
Pour Eloi Koussawo, la situation togolaise est
similaire à celle de la Russie, où la "Mafia"
actuelle est constituée en grande partie par des
anciens du KGB. Faisant allusion au pouvoir actuel
du Togo issue tous du HACAME.
Eloi Koussawo affirme continuer également à recevoir
de nombreuses informations faisant état de
violations des droits humains commises par des
milices, malgré le semblant discours d’apaisement
officiel du pouvoir.
Le discours de Dimas Dzikodo illustre mieux la
situation au Togo. Voici dans son intégralité le
message livré à l’assistance :
Chers compatriotes ! Chères sœurs ! chers
frères !
Avant Toutes choses, permettez-moi de vous dire
merci ! Merci non seulement de m’avoir donner cette
occasion d’être parmi vous aujourd’hui sur cette
terre wallon ou flamand (c’est selon) mais aussi
pour votre mobilisation tous azimuts et efficace
lors des différents moments difficiles et éprouvants
que nous avons traverser depuis que nous avons pris
sur nous de tenir ce bâton de pèlerin pour monter
sur la tour de garde et veiller que les rongeurs
impénitents des espaces de Libertés
publiques et des droits de l’homme aient le sommeil
troublé à moins de se repentir.
Nous devons ensuite féliciter le Mo5
et souligner en outre que nous restons émerveillé
par le rôle catalyseur qu’il a toujours su jouer au
moment opportun, sous la conduite perspicace de son
Coordinateur Général Eloi Koussawo,
dans la croisade contre la tyrannie et la dictature
monarchique rampante qui s’installe sur la terre de
nos Aïeux.
C’est le lieu aussi de rendre un vibrant hommage à
ses différents leaders en l’occurrence Logo
Dossouvi Hilaire, Bassirou Ayéva, Kpadé Adjé
et autres, qui n’ont pas abandonné la barque des
valeurs et des convictions, malgré les soubresauts
et les flots mugissants des ennemis de la démocratie
et des droits de l’Homme.
Abordant le thème autour duquel nous nous sommes
réunis, nous dirons que nous ne sommes ici à
Bruxelles pour remuer le couteau dans la plaie pour
le plaisir, mais nous sommes appelés à inciser cet
abcès sanguinolent qu’est « l’Impunité » pour faire
sortir le pus douloureux afin de curer une fois pour
de bon , ce mal qui constitue un terreau fertile
pour les violences politiques gratuites qui risquent
de pousser une fois de plus, nos compatriotes à se
retrouver au-delà des frontières de notre chère
Patrie avant le mois de juin prochain, date prévue
pour les législatives.
En effet, il n’est un secret pour personne que la
situation du Togo est précaire et peut conduire à
plus ou moins long terme, à de graves crises
politiques aux conséquences incalculables. Depuis le
05 février 2005 avec la nomination de Faure
Gnassingbé comme chef de l’Etat par l’Armée en
remplacement de son défunt père, nous sommes de
plain-pied, entrés dans une nouvelles ère politique
chargée de graves incertitudes. Les évènements
tragique qui en découlèrent lors de la parodie
électorale sont assez révélateurs de la nature du
nouveau régime.
Au Togo, le constat est établi par tout observateur
avisé qu’il n’existe d’institution que le clan qui
régente le pays. Tout part de lui et retourne à lui
et à lui seul. Dans cette configuration, toute
l’architecture constitutionnelle mise en place n’est
que le vernis qui couvre la face de la dictature
militaire qui domine sur le pays.
Dès lors qu’on s’autorise à dire la vérité, on
devient de facto ennemi du régime et on peut à tout
moment être l’objet de toute sorte de persécution et
d’attentat.
Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que
l’impunité soit la règle et la justice l’exception.
Jusqu’à nos jours, aucune mesure concrète n’est
prise contre les auteurs des massacres qui furent
perpétrés avant, pendant et après l’élection
présidentielle d’Avril 2005 depuis la publication
des différents rapport sur le sujet.
Aucun sort viable n’est réservé aux conclusions des
enquêtes de l’ONU, de la LTDH, d’Amnesty
International et celles du gouvernement conduites
par Me Joseph Koffigoh sur ces tueries.
Nous pouvons multiplier des exemples, tirés de notre
vie de tous les jours, pour démontrer, si besoin en
est, que le Togo baigne par excellence, dans
l’Impunité avec ses milices et autres soldats acquis
à l’efficacité de l’usage de la violence pour
défendre les intérêts partisans.
Comment peut-on alors se sentir en sécurité dans un
tel état quand on sait que ceux qui ont tué leurs
frères, sont toujours en liberté et qu’ils peuvent
récidiver à tout moment.
Et c’est à juste titre qu’au seins de la population,
l’inquiétude est grande et la peur du lendemain des
élections est de taille à telle enseigne que la
solution préconisée ici et là n’est autre chose que
la traversée pure et simple des frontières du pays à
la veille des élections.
Ce n’est donc pas sans raison que les organisations
de défense des libertés et des droits humains
continuent d’exercer leurs pressions sur le régime
togolais afin qu’il puisse accepter d’emprunter le
chemin lumineux de la démocratie qui assure à nos
voisins, les moyens de développement. Le Togo, notre
cher pays aussi a besoin de se développer.
Et pour ce faire, nous devons mobiliser nos efforts
contre la culture de l’impunité, terreau de la
violence politique dans notre pays, car
l’indifférence de certains dans ce combat est assez
effrayante et il me semble que, par couardise et par
ignorance, certains se replient dans le silence et
la résignation.
On croit toujours que cela n’arrive qu’aux autres et
cet extrait du poème de NIEMOLLER au sujet de la
tragédie juive est significative à plus d’un titre :
« Quand ils sont venus chercher les Communistes, je
n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils
sont venus chercher les Syndicalistes, je n’ai rien
dit, je ne suis pas syndicaliste ! Quand ils sont
venus chercher les Juifs, je n’ai rien dit, je ne
suis pas Juif ! Quand ils sont venus chercher les
Catholiques, je n’ai rien dit, je ne suis pas
Catholique. Puis ils sont venus me chercher, il ne
restait plus personne pour protester ! »
Chers sœurs et frères de la diaspora, vous devez
vous sentir concerné et de ne pas se réfugier
derrière l’argument de la distance. C’est vos frères
et sœurs qui sont tués et humiliés sur le terrain
pour la seule raison qu’ils ont commis le péché
d’avoir osé réclamé leur droit à un peu plus
d’espace de liberté et à la démocratie.
Tout le Togo a besoin de vos bras valides pour
relever le défi du développement. Quel que soit
votre bonheur ici, la mère-Patrie a besoin de vous
dans ses entrailles. Sachant que votre retour ne
pourra s’accomplir à n’importe quel prix aux risques
des drames des disparus du Beach, nous devons nous
attaqués à l’œuvre de démolition de la forteresse de
l’impunité, terreau des violences politiques au
Togo.
Notre objectif n’est pas la vengeance mais pour que
la punition joue son rôle pédagogique, dissuasif et
de réparation pour les victimes.
Je vous remercie |
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15 fevrier 2007 |
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Bruxelles: Conférence
sur la situation socio-politique au Togo |
Le
Mouvement patriotique du 5 octobre (M 05)
organise le dimanche 18 février 2007 à partir de
14 heures, une conférence-débat sur la situation
socio- politique togolaise à l’Espace Marx à
Bruxelles.
Thème : L’impunité au Togo, terreau des
violences politiques
Orateur : Dimas Dzikodo, journaliste togolais,
directeur de la publication du bihebdomadaire
«Forum de la semaine»
La conférence sera introduite par Eloi Koussawo,
Coordinateur général du Mouvement patriotique du
5 octobre (M 05).
Présentation de l’orateur
Très engagé dans le combat démocratique au Togo,
Dimas Dzikodo est à la fois journaliste et
militant des droits de l’homme. Directeur de la
publication du bihebdomadaire « Forum de la
semaine et par ailleurs secrétaire général de
l’Organisation des éditeurs de la presse
indépendante (Orepi)
C’est à travers le journal Le Tambour qui
effectue ses débuts dans le journalisme, avant
de signer par la suite des articles dans les
colonnes de plusieurs journaux togolais tels que
Le Reporter des Temps nouveaux, Le Regard,
Carrefour et surtout l’Evénement dont il a été
le directeur de la rédaction.
Il travaillait à deux avec son confrère
Kpakpabia Colombo dans un cybercafé à Deckon,
quartier populaire de Lomé, lorsqu’ils furent
arrêtés le 14 juin 2003 par des hommes de la
Brigade anti-criminelle (BAC) et gardés à vue
dans les locaux de la Direction générale de la
police nationale (DGPN) à Lomé. Atrocement
torturé et humilié onze jours durant par l’OPA
Karbou Agoura Alain et le Sergent Djakas, il
sera par la suite déféré à la prison civile de
Lomé ensemble avec Kpakpabia Colombo et Filip
Mawussi Evégno à l’époque directeur de la
publication de l’Evénement et aujourd’hui
président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel
de la Communication (HAAC).
Après 30 jours de séjour carcéral, seuls Colombo
et Evégno sont acquittés le 23 juillet. le
Parquet réclame à l’encontre de Dimas Dzikodo,
douze mois de prison avec sursis et 500 000
francs CFA d’amende pour « tentative de
publication de fausses nouvelles »,. Il restera
un jour de plus dans les liens de la détention,
le temps pour lui de réunir le montant exigé
pour le paiement de l’amende.
En octobre 2004, il s’attire les foudres du
régime en place en osant publier dans les
colonnes de « Forum de la semaine », un document
du M05 mettant en cause le pouvoir togolais.
Contraint d’abandonner la publication de son
organe, Dimas Dzikodo tient bon.
Menacé de mort et plusieurs fois interpellé sous
l’ancien régime de Gnassingbé père, Dimas
Dzikodo fut abordé et agressé dans la nuit du 9
octobre 2005, alors qu’il rentrait chez lui à
moto après le bouclage d’une parution. Le
directeur de Forum de la semaine fut roué de
coups en pleine rue à Tokoin- Gbonvié par des
inconnus. Jusqu’alors, aucune action d’envergure
n’a été prise par les pouvoirs publics pour
retrouver et punir les « inconnus », auteurs de
cette agression. Responsable de « Forum de la
semaine », organe de presse à sensation, crée il
y a trois ans, Dimas Dzikodo est un journaliste
à la plume fort critique.
Toute la diaspora togolaise au Royaume de
Belgique, tous les amis du peuple togolais, tous
les démocrates et les militants des droits de
l’homme y sont cordialement invités.
Indications : L’Espace Marx est situé à la Place
Rouppe (Métro Annessens ), non loin de la Gare
du Midi à Bruxelles.
Entrée libre
Contacts : 0485 849 331 / 0486 551 596 /
0495 418 198 |
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