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Deuxième
quart de finale de cette CAN 2006, les Egyptiens
jouent contre la RD Congo. Cette équipe de la RD
Congo n’était pas attendue à cette CAN. Mais sa
qualification pour les quarts de finale impose
quand même un respect. Seulement les Simbas jouent
contre les Pharaons en Egypte avec une grosse
pression des supporters, de tous le pays debout
derrière son équipe.
Les Egyptiens
sont les premiers sur la balle. Ils jouent bien ;
il y a de beaux mouvements. On sent qu’ils veulent
tout de suite gagner le match et s’offrent
plusieurs occasions de buts mais ne peuvent les
concrétiser. Il ne faut surtout pas confondre bien
faire et précipitation Le jeu est académique. Les
dangers viennent des deux flancs, à partir des 45
mètres. Cela n’agit pas sur les Congolais qui
jouent sans complexe. Ils ne s’affolent pas.
Le vainqueur
de ce match rencontrera le Sénégal en demi-finale,
dominateur de la Guinée cet après-midi
par 3 – 2.
Passées les 20
minutes, le match baisse d’un ton. Mais beaucoup
d’engagement physique.
31ème
minute, les Egyptiens obtiennent sur une faute dans
la surface de réparation un penalty. Ahmed Hassan
exécute la sentence, Kalemba, le portier des
Simbas, la touche mais pas suffisamment pour
sortir. L’Egypte mène par 1 but à 0. Ils sont
gourmands les Pharaons. Ils mettent la pression. Un
second but les mettrait à l’abri des surprises
désagréables. On ne peut pas dire qu’il y a du feu
dans le camp congolais mais les Simbas sont
malmenés. Ils sont en difficulté.
40ème
minute, l’ancien de cette équipe égyptienne, Hosam
Hassan, sur une tête manquée du défenseur congolais
Ilunga, inscrit le second but égyptien d’une
puissante frappe. Les 80 mille spectateurs
exultent. A 39 ans, le vieux a encore du jus dans
les jambes. 2 – 0 avant la mi-temps, les Simbas
sont dans de beaux draps.
45 + 2
minutes, coup de théâtre : sur un corner des
Simbas, Saher El Sakka, fébrile marque contre son
camp. 2 – 1 avant la pause.
Ce but peut
avoir d’énormes conséquences en deuxième partie.
Les Egyptiens peuvent douter tandis que les
Congolais vont gagner en confiance.
Retour des
vestiaires, les Pharaons continuent pied au
plancher.
46ème
minute, belle parade de Pascal Kalemba qui sauve
les Simbas d’un troisième but. On sent qu’on n’est
pas loin d’un 3 -1 ou d’un 2 – 2.
55ème
minute Tarek sollicite le une deux avec un
partenaire et frappe du pied gauche. Il faut toute
la classe de Kalemba pour sortir la balle. 2
minutes plus tard, la pression égyptienne est
payante avec un troisième but. 3 – 1, les Pharaons
ont pris l’option des demi-finales. Les Simbas sont
sérieusement bousculés. Ils ne peuvent continuer
par fermer seulement les axes alors qu’ils savent
que les dangers égyptiens viennent des côtés. Il
faut qu’ils ferment ses couloirs sur les flancs.
76ème
minute, Mbala perfore la défense égyptienne mais sa
frappe trouve la barre transversale de El Hadary.
Ils peuvent revenir au score, les Simbas. Mais ils
doivent aller au charbon. Ils ont encore 10 minutes
pour le faire.
Mais ils
prennent un coup de massue sur la tête avec un 4ème
but, devant un Kalemba hésitant, sur une faute
tirée par Emad Moteb. A 4 -1, la messe est dite.
Pour les
Simbas, l’aventure se termine ici. Les lions sont
restés contemplatifs devant les pyramides et
ensorcelés par le charme de Cléopâtre. Il ne reste
plus qu’à faire les valises. Pour la blague, il y a
eu cinq buts de marqués et ce sont les Pharaons qui
ont inscrits ces buts.
La première demi-finale est connue : elle opposera
l’Egypte au Sénégal. Si les pharaons adorent
bouffer du lion, on ne donne par cher de la peau
des Sénégalais.
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