|
|
| |
|
2009 |
|
|
| Janvier |
Fevrier |
Mars |
Avril |
Mai |
Juin |
| Juillet |
Aout |
Septembre |
Octobre |
Novembre |
Decembre |
|
|
L'Union 179 du vendredi 17 avril |
|
Arrestation
et inculpation de Kpatcha Gnassingbé : L'immunité parlementaire légalement
mise en veilleuse |
|
Jusqu'ici, la polémique sur la levée de l'immunité de l'honorable Kpatcha
Gnassingbé nourrit les commentaires des uns et des autres. Au point que
beaucoup y voient une entorse aux lois et règlements du Togo. "Ça se
passe avec un député du parti au pouvoir, imaginez si c'est avec un élu de
l'opposition", fait observer un ancien locataire du palais des
congrès, siège du parlement. Mais le bureau de l'Assemblée nationale vient
de donner son avis, mettant fin aux espoirs de voir la procédure de levée
se déclencher.
Dans sa déclaration rendue publique ce 16 avril 2009 et signée du
président Abass Bonfoh, le bureau de l'Assemblée après avoir pris
connaissance de la lettre du Procureur de la République "se réfère aux
dispositions de l'article 129 de son règlement intérieur". Relatif à
la notification, ce texte dispose que "le dépôt d'une proposition de
résolution tendant à la création d'une commission d'enquête et de contrôle
est notifié par le président de l'Assemblée nationale au garde des Sceaux,
ministre de
la Justice".
Et d'ajouter dans ses derniers alinéas : "Si le garde des Sceaux fait
connaître que des poursuites judiciaires sont en cours sur les faits ayant
motivé le dépôt de la proposition, celle-ci ne peut être mise en
discussion. Si la discussion a déjà commencé, elle est immédiatement
interrompue. Lorsqu'une information judiciaire est ouverte après la
création de la commission, le président de l'Assemblée nationale, saisi
par le garde des Sceaux, en informe le président de la commission.
Celle-ci met immédiatement fin à ses travaux".
Ce
qui sonne comme une réponse au désir de l'Union des forces de changement (UFC)
qui exige une commission d'enquête parlementaire sur le cas Kpatcha.
Relevant que ce dernier, qui a été arrêté mercredi matin, est député et
jouit après tout de l'immunité parlementaire qu'il faut lever au
préalable. "Il ne saurait donc faire l'objet d'aucune procédure
d'interrogation par la gendarmerie nationale tant que l'Assemblée
nationale n'a pas procédé par un vote à la levée de cette immunité",
précisait le parti d'opposition.
Dans la combinaison des articles 129 et 79 du règlement intérieur du
parlement, on peut voir clairement que la procédure ne peut jouer. Car, en
l'espèce, le premier épisode du processus ne peut plus se jouer. Puisqu'il
va falloir créer une commission spéciale en entrée. L'article 79 retrace
les sept points de la procédure de levée de l'immunité parlementaire.
Premièrement, la demande de levée de l'immunité parlementaire est adressée
par l'autorité judiciaire au président de l'Assemblée nationale.
Deuxièmement, toute demande de levée de l'immunité est instruite par une
commission spéciale composée d'un membre du bureau de l'Assemblée
(président), du président ou à défaut d'un rapporteur de la commission des
Droits de l'Homme (rapporteur), du président ou à défaut du rapporteur de
la commission des lois constitutionnelles et de la législation de
l'administration générale et d'un représentant de chaque groupe
parlementaire. Troisièmement, la commission spéciale entend le député dont
la levée de l'immunité parlementaire est demandée ou l'un de ses collègues
qu'il aura désigné pour le représenter. Quatrièmement, le rapport de la
commission spéciale est transmis à la conférence des présidents en vue de
l'inscription du dossier à l'ordre du jour de la plus prochaine séance de
l'Assemblée, suivant la procédure de traitement des questions urgentes.
Cinquièmement, la décision relative à la levée de l'immunité parlementaire
est prise par l'Assemblée, en séance plénière au cours de laquelle il
n'est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission
spéciale. Sixièmement, la décision d'accorder la levée de l'immunité
parlementaire est adoptée au scrutin secret, sous la forme d'une
résolution, par la majorité absolue des députés composant l'Assemblée.
Cette décision ne s'applique qu'aux seules infractions pour lesquelles la
levée de l'immunité parlementaire a été demandée. Enfin, en cas de rejet,
aucune autre demande relative aux mêmes faits et à la même personne n'est
recevable au cours de la même session.
En
amont, la justice se fonde sur le cas de flagrant délit pour arrêter le
député. En application de l'article 53 alinéa 3 de la loi fondamentale. "Sauf
le cas de flagrant délit, les députés et sénateurs ne peuvent être
arrêtés, ni poursuivis pour crime et délits qu'après la levée par leur
Assemblée respective de leur immunité parlementaire". Autrement, on
peut poursuivre en procédure de flagrance sans être obligé de lever
l'immunité.
Sylvestre D.
La
Justice brandit la règle des exceptions
"Il
n'y a aucune règle sans exception. En droit, quand tu connais les règles
sans connaître les exceptions, tu n'as rien de plus que les autres. Ce
sont les exceptions qui fondent la règle. En matière d'attentat contre la
sécurité de l'Etat, il y a une exception : on peut débarquer à tout
moment. Comme en matière de proxénétisme et de trafiquant de drogue. On ne
peut pas attendre". C'est la précision faite par une source judiciaire
proche du dossier Kpatcha interrogée hier par une équipe de L'Union.
L'inquiétude était légitime de savoir ce qui a poussé à descendre chez un
paisible citoyen, fut-il un député de la Nation, aux environs de 22
heures.
La
même source s'est interdite de révéler les profondeurs de l'affaire et
renvoie chacun à rechercher les textes qui font référence aux cinq chefs
d'inculpation de Kpatcha Gnassingbé. "A cause du secret de
l'instruction, on ne révèle pas tout. S'il y a instruction dans une
affaire, cela veut dire une affaire complexe avec des zones d'ombre qui
méritent d'être recherchées. C'est vraiment trop tôt pour faire quelque
déclaration".
Dans les milieux judiciaires, on accepte de donner les pistes de ce
qui s'est passé dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 au domicile du député
à Kégué: "on
n'est pas allé attaquer son domicile. C'était pour entendre des gens de
son entourage ; ce n'était même pas lui-même. Il ne faut pas faire la
confusion. Il n'était pas visé. C'est la résistance qui a tout déclenché…
Il y a des éléments de preuve consignés dans un procès-verbal de
perquisition".
Et de lancer cette anecdote : "Si on a constaté qu'il y a un voleur
parmi mes enfants et qu'on vient les écouter, mon immunité ne couvre pas
mes enfants. On doit pouvoir le faire comme pour tout citoyen".
Dans les coulisses, on annonce que les officiers interpellés et passés aux
aveux devront être militairement sanctionnés. "Au niveau de l'armée,
lorsque vous commettez une infraction ou un délit, ils ont leur règlement
qui s'applique avant la procédure judiciaire. Et ils le savent avant de
rentrer dans l'armée", dit-on. La seule chose, c'est que les fautifs
devront, après les sanctions, être aussitôt libérés pour comparaître
devant les juridictions civiles.
Perte de l'immunité du député Kpatcha Gnassingbé :
L'Assemblée constate et prend acte
Les choses vont vite. Echange de tirs entre sa garde rapprochée et la FIR
dans la nuit du dimanche, arrestation mercredi matin, audition de
plusieurs heures dans la même journée, l'honorable Kpatcha Gnassingbé met
ses collègues du parlement dans l'embarras de défendre son immunité.
Saisi
mercredi par les soins du procureur de la République, Robert Bakaï, le
bureau des élus du peuple a été mis devant de la " flagrance " des actes
d'un des membres du parlement accusé de cerveau d'un coup de force en
préparation. Dans une déclaration, hier, après s'être imprégné des
informations contenues dans la note du parquet, le bureau de l'Assemblée
nationale a "déploré cette situation". Et "pris acte de la situation de
flagrant délit" dans laquelle s'est retrouvé un membre du parlement. Il ne
peut en être autrement, devant une situation synonyme de poursuites
judiciaires immédiates, sans autres formes de procédure.
L'Assemblée nationale aurait bien voulu jouer pleinement son rôle, celui
d'appliquer les textes et les règles qui conduisent à la levée
réglementaire de l'immunité d'un député. Il ne lui reste qu'à "accompagner
les autorités judiciaires" - c'est son souhait - pour rétablir la vérité
dans un dossier aussi complexe que l'atteinte à la sûreté de l'Etat.
Groupement de malfaiteurs
Au terme
des investigations menées par la gendarmerie au sein des forces armées, le
député Kpatcha Gnassingbé est désigné sans ambages par le procureur de la
République comme "organisateur" d'un complot visant l'Etat. Comme
associés, il y avait des officiers des forces armées, ainsi que ses
proches. Dépêchée par le parquet pour interroger son entourage -
militaires comme civils -, la gendarmerie a essuyé des tirs dans la nuit
du dimanche au lundi, d'après la version officielle. La gendarmerie est
revenue à la charge mardi soir, pour louper le chef des lieux, parti à la
recherche d'un refuge, se sentant menacé. Mais sa course va
malheureusement se terminer dans un cul de sac, à l'ambassade des
Etats-Unis au petit matin de mercredi.
Convoyé
par le colonel Damhane Yark à son fief de la gendarmerie, auditionné, les
accusations sont clairement établies : tentative d'attentat contre la
sûreté de l'Etat, groupement de malfaiteurs, rébellion, violences
volontaires avec usage d'armes à feu et complicité de violences
volontaires. "La peine maximale en matière d'attentat contre la sûreté de
l'Etat, c'est la peine de mort", a rappelé hier le procureur de la
République. Mais le Togo ayant ratifié des instruments internationaux
contre cette peine, ajoute-t-il, elle n'est plus appliquée par les
magistrats.
L’affaire
Kpatcha s’éclaircit
Vraisemblablement, tout va vite dans ce qui est désormais appelé «Affaire
Kpatcha contre l’Etat togolais». Moins d’une semaine après le
déclenchement de la perquisition du domicile de l’honorable, la justice a
mis la main sur une partie de l’arsenal de guerre dont devraient se servir
les auteurs de l’attentat contre la Sûreté de l’Etat.
De plus,
on voit clair dans son immunité parlementaire émoussée par le flagrant
délit. A y voir de près, l’instruction n’est qu’à son début et les
interpellations se poursuivent pour démanteler un réseau qui s’est révélé
vaste. D’ores et déjà, c’est la panique chez les proches fidèles de
Kpatcha Gnassingbé. On ne doit donc être surpris que d’autres armes de
guerre soient saisies dans les prochains jours suivant les explications de
l’autorité judiciaire proche du dossier.
Pour l’heure, l’Exécutif ne veut pas que l’affaire soit dramatisée afin de
créer une psychose nationale. De quoi en appeler à la sérénité des esprits
malins qui propagent la panique et y voient une source de tension dans
quelque partie du territoire togolais.
Le butin à mi-parcours
Pour joindre le geste à la parole dans l'affaire Kpatcha Gnassingbé, la
gendarmerie nationale a offert, hier après-midi dans ses murs, aux
journalistes d'apprécier la gamme de matériel qui devait servir au coup de
force présumé. Aux variétés de fusils (à lunettes, AK47…), de pistolets (Scorpio,
Beretta), de téléphones satellitaires (Thuray), de treillis, sont venus
s'ajouter une automitrailleuse et un véhicule de transmission. En outre,
le procureur de la République parle de plusieurs militaires - dont 5
officiers - et civils arrêtés. Et l'enquête se poursuit.
"Au moment
où je vous parle, peut-être que les choses ont évolué", a précisé le
procureur Robert Bakaï. Les interpellations se poursuivent, ainsi que les
saisies. Le compte, promet Robert Bakaï, sera fait lorsque l'enquête est
bouclée. Suivie du procès. Mais ce n'est pas pour demain. Un tel que
l'attentat contre la sûreté de l'Etat nécessite forcément un réseau bien
tissé qu'il faut mettre du temps à maîtriser..
Modernisation de l'agriculture : La Libye appuie la motorisation au Togo
Pour
appuyer le gouvernement dans ses efforts de mécaniser l'agriculture, et
l'aider à augmenter la superficie cultivable, la Libye vient de lui
octroyer dix tracteurs. Ces engins viennent s'ajouter aux cent soixante
déjà acquis par le Togo, rappelle le quotidien du gouvernement
Togo-Presse. L'acquisition des tracteurs va sans doute permettre aux
agriculteurs d'augmenter leurs productions. En rappel, près de la moitié
des 3,6 millions d'hectares cultivables restent encore inexploités.
L'aide de
la Libye au Togo entre dans le cadre du programme vert initié par le guide
libyen, le colonel Mouammar Kadhafi. Par ailleurs, le Togo, tout comme la
Libye, fait partie de la Cen-Sad.
Concert : Rénya Kétoglo confirme son identité artistique
Rénya était en concert ce lundi de pâques au Palais des Congrès de Lomé
pour lancer son nouvel album : "
Mia fe
katutu
" (notre
délivrance), le 3ème après " Blema Mawu " (Dieu de toute éternité)
et "Gake ".
Pendant
plus de trois heures d'horloge et devant un public à volonté apprivoisée
ou chauffé à blanc, elle confirme qu'elle a la trempe d'une grande artiste
qui se fait son identité. Pour elle, c'est une joie de rencontrer le
public, de jouer, pas pressée de finir. Et de la musique raffinée
attestant que du travail de recherche se fait.
Lentement
mais sûrement Rénya se positionne donc comme une artiste du gospel dont le
parcours professionnel se peaufine au gré de sa formation. Elle entre en
France d'abord au Conservatoire de musique de Valenciennes ; mais
actuellement, elle se spécialise en jazz à Tourcoing avec de fréquentes "
descentes " sur le terrain dans des concerts multipliés. En somme,
la théorie à l'épreuve constante de la pratique !
Sa voix
est suavement présente, montant crescendo, pour électriser et survolter le
public. Dans un style propre à elle, Rénya fait un mélange de gospel, de
jazz/soul et de rad avec un fort accent sur le soul/jazz. De ce point de
vue, elle est unique, tout comme son parcours : débuts sur les bancs de
l'école (Chorale protestante du secondaire à Dabou en Côte d'Ivoire) ;
continuité dans le groupe musical de la Chapelle Internationale de la
FATAD/ESTAO (Faculté de Théologie de l'Eglise des Assemblées de Dieu de
Lomé) et depuis plus de deux ans, étudiante dans des conservatoires de
musique. Le rêve de faire carrière dans la musique avec des armes bien
fourbies ! De même, elle n'a de cesse de faire le tour des scènes,
notamment en Europe et en Afrique de l'Ouest. Elle est l'une des rares
artistes de la chanson étrangère à passer sur la très fermée GTV (Ghana
Broadcasting Television), la seule artiste Togolaise de la musique
religieuse à avoir un tel parcours. Sa jeunesse est un atout et déjà elle
côtoie de grands noms comme Manu Dubango. Rénya trouve à ses côtés la
chaleur et l'encouragement de ses parents, fait rare dans nos pays où au
moment du choix artistique on se bat seul, tel don Quichotte contre les
moulins à vent.
Nécrologie
Mort de
Maurice Druon, vieux réac, jeune résistant
C'est la mort d'un vieux réac au fond très respectable. Ecrivain doué mais
académique, gaulliste tendance archaïsme, ministre de la Culture
calamiteux et essentiellement passéiste, Maurice Druon, pendant
l'essentiel de sa vie publique, a symbolisé un certain ordre pompidolien,
un peu ganache, un peu censeur. Il s'était, si l'on peut dire, rattrapé
avant.
Provoquant. Prix Goncourt en 1948 pour les Grandes Familles, il est sous
la IVe et la Ve Républiques, écrivain engagé sur la droite du gaullisme.
Auteur populaire, père de la saga historique des Rois Maudits, transformée
en série télévisuelle à l'immense succès, il est nommé ministre de la
Culture par Georges Pompidou, successeur scrogneugneu et pâlichon d'André
Malraux ou de Jacques Duhamel. Sarkozyen avant l'heure, il cultive le
style provocant qui plaît à la droite profonde tout en faisant enrager la
gauche culturelle. Dans la France de l'après-68, le monde de la création
est d'humeur révolutionnaire. Le ministre s'en offusque et fustige: "Ceux
qui viennent à la porte du ministère avec une sébile dans une main et un
cocktail Molotov dans l'autre devront choisir." La menace de censure
contenue dans la formule, qui s'exercera finalement assez peu, suscite
l'ire de Roger Planchon, de Jean-Louis Barrault ou d'Ariane Mnouchkine. Le
monde la culture manifeste contre lui. Maurice Clavel l'avait déjà
assassiné en écrivant que la présence de Druon rue de Valois devrait
logiquement se prolonger par celles de Guy Lux à l'Elysée et de Léon
Zitrone à Matignon.
Elu
par la suite député, de 1978 à 1981, il se reconvertit dans l'immortalité
(qu'on avait crue jusqu'à hier advenue) en devenant secrétaire perpétuel
de l'Académie française, où il siégeait depuis 1966. Il se distingue
encore par son sens de la tradition, notamment en luttant avec énergie
contre la féminisation des mots et pour la reconstruction du palais des
Tuileries.
Pourtant, Maurice Druon restera dans la mémoire pour autre chose. Il a
sans doute épuisé précocement son capital de lucidité et de panache. Il
avait beaucoup mieux commencé. Neveu de Joseph Kessel, rejeton d'une
famille glorieuse et anticonformiste, il commence sa vie sous ces auspices
qu'il démentira plus tard. Jeune officier de cavalerie, il participe à
l'héroïque combat des cadets de Saumur contre la Wehrmacht, en juin 1940.
Hymne. Il s'engage ensuite dans la Résistance et passe à Londres avec son
oncle Kessel. Il devient aide de camp du général de La Vigerie et
participe aux programmes radiophoniques de la France Libre, "Honneur et
Patrie". C'est alors qu'il écrit, avec Kessel, le Chant des Partisans, qui
devient vite l'hymne des combattants clandestins. Pour la génération qui
l'a connu homme politique, il symbolisait une certaine forme de réaction
culturelle. Il a résisté avec acharnement à la modernité et au changement
social. Mais il avait auparavant résisté avec panache à la pire barbarie.
Certains font des erreurs de jeunesse. Il a surtout fait des erreurs de
vieillesse. Voilà qui mérite l'indulgence…
|
|
L'Union 171 du vendredi 20 mars 2009
|
|
Préparation
de la présidentielle de 2010 : Quelle commission électorale pour le Togo ? |
|
L'opposition conteste le communiqué du CPDC
On peut a
priori se demander ce qui pousse à tenir une session extraordinaire à une
semaine de la rentrée parlementaire pour la première session ordinaire de
l'année. Mais le temps presse et il faut répondre à un impératif
constitutionnel, selon les termes de l'exposé des motifs du projet de loi
portant modification de l'article 21 du code électoral. Un article unique
qui vient d'être affecté ce 26 mars 2009 à la Commission des lois du
parlement, en présence de la seule majorité des élus du Rassemblement du
peuple togolais (RPT). Ainsi, selon l'article 21 nouveau, "la CENI est
permanente. Toutefois, la fonction des membres de la CENI prend fin 45
jours après la proclamation des résultats définitifs du scrutin pour
lequel elle est installée. Le mandat des membres de la CENI est
renouvelable. En cas de besoin, les membres de la CENI ayant organisé la
consultation électorale ou référendaire la plus récente sont maintenus en
fonction jusqu'à la mise en place d'une nouvelle CENI". La CENI de
2007 sera, du coup, remise au travail, en attendant de constituer une
nouvelle équipe d'organisation et de supervision de la présidentielle de
2010. Sans surprise, le texte devra passer au vote très rapidement.
Pour le
gouvernement qui crie s'en tenir à la bonne organisation de l'élection
présidentielle, le raisonnement est simple : la dernière élection ayant eu
lieu en avril 2005, c'est donc naturellement que la prochaine aura lieu en
2010. L'importance d'une telle échéance exige une préparation minutieuse,
d'où "la nécessité de procéder à temps à la réalisation des tâches
techniques préliminaires telle que la mise à jour du fichier électoral qui
représente un maillon essentiel de tout processus électoral".
Visiblement,
l'approche avait été appropriée par les délégués au Cadre permanent de
dialogue et de concertation (CPDC) qui bouclaient le 9 mars l'examen
général du Code électoral. Avec cette précision que "les membres sont
arrivés à un consensus sur la nécessité du maintien à leur place des
membres de la CENI jusqu'à la désignation d'une nouvelle Commission". On
avait vite fait d'applaudir.
Peut-être
qu'il fallait lire entre les lignes. Juste à la séance suivante du CPDC,
le 12 mars 2009, "les membres ont échangé sur les diverses
interprétations relatives au communiqué de la séance du 9 mars 2009 sur la
permanence de la CENI". Et de faire le point des accords et des
désaccords obtenus. Aujourd'hui, la conséquence en est que l'opposition
parlementaire a boycotté la session extraordinaire d'hier qui devait
enregistrer l'adoption du nouvel article 21 de la loi électorale.
Quarante-huit heures avant, le Comité d'action pour le renouveau (CAR) et
l'Union des forces de changement (UFC) ont claqué la porte de la
conférence des présidents. "A la discussion du projet d'ordre du jour,
les cinq députés représentant l'opposition parlementaire (UFC et CAR) ont
demandé le retrait du point relatif à l'affectation du projet de loi
portant modification de l'article 21 du code électoral. Rien ne justifie
cette modification qui concerne la reconduction de la CENI de 2007 dont le
mandat a expiré depuis plus d'un an. D'ailleurs, le CPDC a déjà convenu de
la recomposition de la CENI dont la mise en place nécessite le consensus.
Tout revient au Chef de l'Etat de rechercher conformément au règlement
intérieur du CPDC. Face au refus des députés du RPT et du bureau de
l'Assemblée nationale, les députés représentant l'opposition parlementaire
ont décidé de ne pas s'associer à une manœuvre qui discrédite les travaux
du CPDC et ramène à la situation qui a conduit à la mise en place du CPDC.
Ils ont voté contre ce projet d'ordre du jour et se sont retirés de la
réunion. La CENI de 2007 ne correspond plus à aucune réalité politique.
L'affectation unilatérale du projet de loi relatif à sa reconduction ne
peut être qu'un coup de force contre le CPDC et contre la transparence des
élections. Le groupe UFC ne prendra part à aucun débat en plénière sur
cette question et laisse le régime RPT face à ses responsabilités",
lit-on dans un communiqué publié mardi. C’est à se demander finalement
quelle commission pour le cap de 2010.
Très vite, on
peut y voir une mauvaise foi manifeste de l'opposition parlementaire à
renier le consensus du 9 mars. Ce qu'elle essaie de redresser vaille que
vaille (comme d'habitude) en indiquant "n'avoir jamais obtenu de
consensus et que le communiqué avait été lu en son absence". Pourtant, il
est aisé de constater qu'à chaque fois les images attestent que le
secrétaire du CPDC a toujours lu les communiqués finaux séance tenante, en
présence de tous. Pis est, l'UFC et le CAR n'ont jusque-là contesté
publiquement le "communiqué incriminé".
Le hic, c'est
que déjà on fait appel aux populations pour "une mobilisation pour
organiser la résistance et empêcher la préparation par le régime RPT d'une
énième mascarade électorale".
Sylvestre D.
Gouvernance et transparence :
La 1ère loi
sur la Cour des comptes en étude
L'Exécutif
veut respecter le délai qu'il s'est imposé, même avec un peu de retard.
Dans les prévisions, la mise en place de la Cour des comptes est envisagée
avant la fin du premier trimestre 2009. Mieux, l'idée était de présenter
le projet de loi instituant la juridiction des fonds publics avant la fin
de la dernière session budgétaire du parlement. En réalité, jusqu'ici,
seul le gouvernement s'est rendu actif sur la question avec plus d'une
dizaine de décrets depuis le début de l'année 2008 ; ce qui a abouti au
projet de loi portant statut des magistrats de la Cour des comptes affecté
à la commission des lois de l'Assemblée nationale depuis ce 26 mars.
Tout avait
commencé avec la dotation financière de 300 millions de francs Cfa dégagée
par le gouvernement dans le budget 2009, dont 200 millions pour les
magistrats au titre des indemnités. Après quoi, le groupe de travail
(institué par un arrêté ministériel du 30 octobre 2008) regroupant une
dizaine de fonctionnaires du ministère des Finances et chargé d'actualiser
les textes relatifs à la future Cour des comptes -rédigés depuis 2003- a
tenu son atelier de validation pour passer au crible l'organisation et le
fonctionnement de la Cour.
Selon
l'exposé des motifs, le projet de loi vise à doter les magistrats de la
Cour d'un statut permettant à ce corps de contrôle de remplir sa mission
dans les meilleures conditions. Les magistrats financiers ayant des
attributions spécifiques qui justifient un statut différent de celui des
magistrats des autres juridictions. Ainsi, les nouvelles dispositions
devront fixer leurs droits et obligations, les principes généraux sur leur
carrière au sein de la Cour et les dispositions relatives à l'indépendance
et à la protection dans l'exercice de leur fonction. Par exemple, sous
réserve d'avis contraire des députés, sont magistrats de la Cour des
comptes le premier président, les présidents de chambre, les
conseillers-maîtres, les conseillers référendaires, les auditeurs, en
conformité de l'article 1er de la loi organique n°98-014 du 10 juillet
1998 portant organisation et fonctionnement de la Cour. L'avancement
d'échelon se fera à l'ancienneté. Et le temps passé en disponibilité n'est
pas compté pour le calcul de l'ancienneté. L'activité de chaque membre de
la Cour donne lieu, tous les ans, à une appréciation générale formulée
dans un bulletin individuel qui contient une note sur vingt et une
appréciation détaillée sur les qualités professionnelles, le comportement
au travail, le rendement, la créativité et la valeur morale.
Plus est, il
est interdit aux magistrats toute activité, démonstration ou prise de
position politique ou syndicale, ainsi que toute action concertée de
nature à arrêter ou entraver le fonctionnement de la Cour. Il leur est
également interdit d'avoir, sous quelque forme que ce soit, directement ou
par personne interposée, des intérêts dans un organisme sur lequel
s'exercent les contrôles de la Cour. Avec une grande partie de
l'applicabilité du texte à fixer dans un décret. Au total, 52 articles à
remuer par les honorables du palais des congrès, siège du parlement.
Dans les
prévisions, le nombre de magistrats de la cour est fixé à 27 et peut être
revu à la hausse en cas de besoin. Trois chambres sont actuellement créées
et sont chargées du contrôle des comptes de l'Etat, des collectivités
locales et des entreprises publiques, des établissements publics et des
organismes bénéficiant des fonds publics.
En rappel, la
Cour des Comptes assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle
de l'exécution des lois de finances, procède à toutes études de finances
et de comptabilité publique qui lui sont demandées par le Gouvernement,
l'Assemblée Nationale ou le Sénat. Elle établit un rapport annuel adressé
au Président de la République, au Gouvernement et à l'Assemblée Nationale
et dans lequel elle fait état, s'il y a lieu, des infractions commises, et
des responsabilités encourues. Les membres de la Cour sont inamovibles
pendant la durée de leur mandat. Les fonctions de membre de la Cour des
Comptes sont incompatibles avec la qualité de tout mandat électif, de tout
emploi public, civil ou militaire, de toute autre activité professionnelle
ainsi que de toute fonction de représentation nationale.
Sylvestre D.
Modernisation
du commerce extérieur du Togo :
Un guichet
unique prévu pour juillet
Attendu
depuis des années par les opérateurs économiques, le guichet unique pour
le commerce extérieur pourra être officiellement effectif à compter de fin
juillet. Une première concertation a réuni, mardi autour du ministre du
Commerce Guy Lorenzo, la Chambre du commerce et opérateurs économiques. "Aujourd'hui,
nous sommes très heureux que les travaux de la commission ont atteint leur
phase mature", s'est réjoui Mocktar Sow, secrétaire général du
Patronat togolais.
La mise en
place du guichet unique est une vieille exigence du secteur privé. Son
avantage - à condition qu'il soit bien géré - est de centraliser par voie
électroniques les opérations et les formalités liées au commerce extérieur
(importations et exportations). Donc, de créer moins de tracasseries
(corruption et faux frais) et de frais à l'opérateur économique. Les
activités commerciales y gagnent en temps et en compétitivité. Ce qui
rejaillit indubitablement sur le coût de la vie, en termes de baisse de
prix. L'Etat, lui, s'attend à une meilleure visibilité des recettes et à
leur augmentation
Le guichet
unique est souvent recommandé par les partenaires, et la plupart des
infrastructures portuaires en sont maintenant dotées en Afrique. Le
Cameroun a lancé le sien en décembre dernier. Dans le cadre du Programme
d'appui au plan de modernisation des Douanes (Papmod), l'Union européenne,
d'après le confrère Cameroon Tribune, va mobiliser 6,5 milliards de francs
Cfa au cours de l'exercice 2009 pour soutenir la Douane camerounaise.
Malgré la conjoncture actuelle, celle-ci doit mobiliser 468 milliards de
francs Cfa de recettes au cours de l'exercice 2009, sur 2.301 milliards de
francs du budget du Cameroun. Sa modernisation a été entamée depuis le 1er
janvier 2007 avec la mise en place d'un outil d'informatisation des
procédures douanières appelé Sydonia.
Concrètement,
le Papmod vise: la facilitation des échanges internationaux; la réduction
des coûts, l'accélération des flux commerciaux et l'introduction d'une
réelle transparence dans le traitement des dossiers, l'amélioration des
recettes douanières par l'application uniforme de la réglementation
douanière, l'amélioration des pratiques douanières, la protection de
l'espace économique national, la lutte contre la fraude notamment en
matière de contrefaçons et de stupéfiants et plus généralement
l'éradication des pratiques contraires à l'éthique et à la bonne
gouvernance.
Jean Afolabi
Fin de calvaire pour les Togolais du septentrion :
La Carte Nationale d'Identité se produit également à Kara
Hier jeudi, le Premier Ministre Gilbert Houngbo a inauguré
à Kara la Direction Régionale de la Documentation Nationale, un service
décentralisé de la Direction Générale de la Documentation Nationale, Dgdn.
Elle est installée pour réduire les calvaires des populations du
septentrion dans l'obtention de leur carte d'identité.
Depuis
l'instauration de la nouvelle carte d'identité en 2006, les populations de
la partie septentrionale éprouvent de sérieuses difficultés à obtenir le
précieux sésame. Autant pour les agents de la Dgdn qui traversent de
longues distances pour récupérer les dossiers afin de les traiter à Lomé.
La procédure met énormément de temps pour aboutir. Pour pallier à cette
situation marginale, le Directeur de la Dgdn et ses services se déploient
depuis des mois pour installer un service successible de faciliter la
tâche à tous. Depuis hier, c'est chose faite. Le Premier Ministre Gilbert
Houngbo a personnellement inauguré le bâtiment abritant ce service
officialisant ainsi le démarrage des travaux. Hier déjà, une opération
"spéciale inauguration" a permis à plusieurs compatriotes d'obtenir sur
place leur carte d'identité à frais réduits.
Les
attributions
Les moyens
techniques mis à la disposition de la Direction régionale de la
documentation régionale devraient lui permettre d'établir en plein temps
toutes les pièces d'identité dont la carte d'identité, le passeport, la
carte de séjour pour les étrangers, etc. Mais, pour l'heure, seule la
production de la carte nationale d'identité est libérée. Pour le Directeur
Général de la Dgdn, le Commissaire Divisionnaire Guy AHARH, "Nous avons
décidé de commencer avec la carte d'identité pour des raisons de
sécurisation des documents et parvenir plus tard à l'établissement des
autres pièces d'identité, une fois que le système sera entièrement huilé
" a-t-il confié.
La Direction
régionale de la documentation n'est pas pour autant autonome. Elle
travaille sous la supervision de la direction générale à Lomé qui dispose
d'un droit de regard sur toutes les activités.
Les avantages
Le service
décentralisé de la Dgdn répond parfaitement à la politique de
décentralisation des services publics en vu de fournir à tous les Togolais
des prestations équitables. Dans ce cas précis, le temps est le facteur
déterminant pour lequel les autorités togolaises se sont investies pour
installer cette direction régionale. Désormais, dans le Nord, les
demandeurs de carte d'identité n'attendront plus aussi longtemps,
plusieurs jours voire un mois, pour retirer leur pièce. Le Directeur
général de la Dgdn, Guy Aharh a promis "l'efficacité et la promptitude
de ses services pour que la carte d'identité soit délivrée dans des délais
raisonnables." Pour ce faire, il compte sur la discipline et le
civisme de ses compatriotes demandeurs. Néanmoins, avertit-il : "aucune
fraude ne sera tolérée quoique les données seront collectées et traitées
sur place."
Late Pater
Environnement
des affaires au Togo :
De
l'imminence d'une Cour d'arbitrage
Instituée
auprès de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT) depuis
pratiquement 20 ans par la loi N°89-31 du 28 novembre 1989, la Cour
d'arbitrage du Togo (CATO) va incessamment démarrer ses activités
effectives. Le sujet a fait l'objet, mercredi dernier dans les locaux de
la Chambre du commerce à Lomé, d'une séance d'information à l'endroit des
opérateurs économiques. Les participants ont été instruits sur les divers
aspects de l'arbitrage, notamment sur son cadre juridique.
L'arbitrage
est généralement défini comme une justice où les parties confient à des
arbitres, librement désignés par elles, la mission de trancher leurs
litiges. "C'est une juridiction appropriée pour les entreprises", a
indiqué le président de la Chambre du commerce Jonathan Fiawoo, à
l'ouverture de la séance. Il offre la discrétion sur les litiges - quitte
à protéger la réputation des parties -, et met les parties sur le même
pied d'égalité, quelle que soit leur nationalité. Mieux, l'arbitrage fait
l'économie des nombreuses procédures judiciaires classiques. "Ce sont
les parties qui fixent elles-mêmes le délai dans lequel les arbitres
rendront leur sentence", précise M. Fiawoo.
En la
matière, le Togo a pris du retard sur ses voisins. Par ailleurs, de l'avis
du président de la Chambre du commerce, l'effectivité d'une Cour
d'arbitrage s'impose au pays, d'autant que l'accroissement des échanges
s'accompagne nécessairement d'une multiplication de litiges à régler.
La séance
d'information de mercredi a été animée par trois éminents juristes, qui
ont éclairé davantage les opérateurs économiques sur diverses formes
possibles d'arbitrage et les textes qui les fondent ainsi que le
fonctionnement de la Cour d'arbitrage du Togo. En optant pour l'arbitrage,
on évite la lourdeur des procédures et la perte de temps, on évite
l'ébruitement du litige, a rappelé le juge Komlan Assogbavi, conseiller à
la Chambre judiciaire de la Cour suprême. Mais le professeur Pédro Santos,
doyen de la Faculté de droit de l'Université de Lomé, a, lui, relevé des
difficultés qui pourraient naître de l'application des sentences
arbitrales. Ce qui n'est pas le cas de la justice étatique à cause des
moyens de coercition dont elle dispose.
Sur le plan
national, le juge Assogbavi a cité entre autres le Code de procédure civil
et le Code de commerce, ainsi que la loi instituant la CATO qui dispose de
recours à l'arbitrage. Le recours à l'arbitrage est également prévu par l'OHADA
et plusieurs instruments sur le plan international. Il reste à y recourir
effectivement au Togo. C'est ce à quoi la Cour d'arbitrage du Togo va
s'atteler, 20 ans après sa création.
La CATO a
pour principale attribution de mettre à la disposition des opérateurs
économiques des modes de règlement de leurs différends, à savoir la
conciliation-médiation et l'arbitrage, a rappelé le troisième orateur, Me
Ahlin Komlan, avocat et membre du Conseil d'administration de la CATO.
Outre le Conseil d'administration, la CATO dispose d'un Comité de
médiation et d'arbitrage.
A.
Tchamdja
Eligibilité à l'aide à la presse : De
la nécessité de disposer d'un siège
L'aide à la
presse est effective depuis l'adoption mercredi par le gouvernement d'un
décret à cet effet. L'équipe de Faure Gnassingbé a fait le constat que la
presse privée togolaise évolue dans un contexte difficile, pauvre en
publicité, et de surcroît concurrentiel, pour ne citer que ces
insuffisances. D'où l'idée de l'"inciter" à poursuivre sa mission
d'intérêt public. Cela est acquis.
Mais, pour
accéder à l'aide publique à la presse, les organes ont des conditions à
remplir, des critères bien spécifiques fixés par le décret du gouvernement
et suivis par une commission technique de sept membres.
Pour la
presse écrite, il faut être constituée en entreprise de presse, avoir un
siège et un personnel, avoir 51% ou plus du capital social détenus par des
personnes physiques ou morales de nationalité togolaise, avoir un nombre
de journalistes détenteurs de la carte de presse professionnelle au moins
égal au tiers de l'équipe rédactionnelle permanente employée dans la
publication. L'organe doit paraître régulièrement ou totaliser au moins
51% du nombre de parutions correspondant à la périodicité déclarée. Il
doit exister au moins 12 mois révolus, et présenter un bilan financier de
l'usage des fonds alloués par l'Etat au moins 30 jours après l'exercice
budgétaire.
Pour
l'audiovisuel, avoir un personnel dont le tiers au moins est permanent,
être en règle avec l'Autorité de réglementation des secteurs des postes,
consacrer au moins 50% de son temps d'antenne à la production. Des
conditions qui viennent s'ajouter aux exigences du code de la presse du 11
février 1998. En outre, l'organe doit exister au moins 12 mois révolus, et
présenter un bilan financier de l'usage des fonds alloués par l'Etat au
moins 30 jours après l'exercice budgétaire.
Avant d'en
arriver là, le gouvernement s'est quelque peu inspiré des propositions des
organisations représentatives des professionnels des médias. Pour
celles-ci, il fallait "enregistrer un nombre de parutions correspondant à
sa périodicité déclarée, soit 50%", avoir au moins un an d'existence et
justifier de 26 parutions à la date du décaissement de l'aide pour ceux
qui ont une existence de moins d'un an.
En revanche,
l'obligation de disposer d'un siège n'a pas été retenue comme condition.
Ce qui n'a pas sans doute inspiré le gouvernement. Selon certains, il faut
toucher l'aide pour se payer un local…, le contraire serait à coup sûr
difficile. Cela, nous en parlerons mardi.
Jean Afolabi
Mode :
Ayanick Eamod et la mode allemande
Dans le cadre
du programme de visite initiée par l'Ambassade d'Allemagne, plusieurs
artistes de la mode africaine et mondiale ont visité l'Allemagne du 28
janvier au 02 février 2009. Au total 14 pays dont le Togo représenté par
la Styliste Nicoué Nini plus connu sous le nom de Ayanick Eamod.
Ce voyage, a
selon les propos de l'artiste été " très enrichissant à tous les niveaux
". Si Paris, Londres ou Los Angeles sont considérés comme les pôles
d'attractions de la mode mondiale, Berlin est aussi à mettre dans le gotha
des pays qui font la mode. C'est ainsi que les visites se sont articulées
autour des maisons de créations et autres salles d'expositions. Le génie
créateur allemand n'est plus à démontrer dans l'automobile, ni dans la
gestion des énergies renouvelables où, le pays de Angéla Merkel est
entrain d'innover chaque jour. Il en est de même dans la mode
internationale avec des créations avant-gardiste dans le monde.
C'est cette
réalité qui a frappé Ayanick, l'un des stylistes les plus actifs duTogo
lors de la visite de l'école de mode ESMOD, des expositions de mode, des
maisons de haute couture ou encore des salons de mode de la collection été
2009 ou des défilés de mode de jeunes créateurs soutenus par une grande
maison de construction automobile.
Vêtement bio
C'est ainsi
que la visite des stands des vêtements bio a retenu toute l'attention de
la créatrice. Le Togo regorge de beaucoup de matériels biologiques pouvant
rentrer dans la création vestimentaire. Les stylistes ont depuis quelques
temps commencé par associer des parures -bio sur leurs créations. Mais
coudre complément des tenues, rien que dans des matériaux tirés de la
diversité biologique n'est pas encore d'actualité. Elle espère faire
désormais de l'intégration des produits-bio, dans la mode Togolaise, sa
lutte permanente à travers son école de mode. Cumulant le statut de
Directrice de festival et d'école de mode, cette visite de la mode
allemande a favorisé des contacts pour un meilleur développement de la
mode au Togo. D'autres visites ont aussi meuble ce voyage de cinq jours
chez les premiers colonisateurs du Togo.
Le programme
de visite de l'Allemagne se fait à plusieurs niveaux et dans tous les
secteurs de développement. D'autres Togolais y ont déjà participé comme
Sitou Madje pour le Cinéma, Kossi Atsou pour les Arts plastiques, etc.
Musique : La
2ème édition du Festival Patriot' du 24 au 27 avril
La deuxième
édition du Festival Patriot' aura lieu du 24 au 27 avril prochain, a
déclaré son directeur du Festival Claude Lawson-Dick.
La cérémonie
de lancement aura lieu le 31 mars 2009 à l'Institut Couleurs Café du
Centre culturel Denyigba.
Patriot' est
un festival de musique, danses, sports et d'espace marchand. La première
édition a eu lieu en 2008, et a rassemblé plusieurs artistes en herbe
autour du concept de la musique d'inspiration traditionnelle mangée à la
sauce de la modernité.
Cette
deuxième édition prendra des couleurs dignes d'un vrai festival de
musiques, avec l'arrivée du musicien togolais Master Drummer, qui
procédera en même temps au lancement de son deuxième album.
La première
édition du Festival Patriot avait eu lieu en 2008 dans chaude banlieue de
Bè et avait connu une audience très grande en milieu populaire. Les
organisateurs avaient pris date alors pour organiser cette deuxième
édition à la Plade d'Avépozo pendant la fête de l'indépendance. |
|
L'Union 171 du vendredi 20 mars 2009
|
|
Circulation
routière :
Des mesures répressives
contre les
surcharges |
|
L'information est portée ce 17 mars 2009 dans un communiqué du ministre de
la Sécurité et de la protection civile qui fait le constat que les
surcharges se sont érigées en règle par les taxi-moto et les taxis autos.
"Les conducteurs de taxi-moto transportent souvent plus d'une personne,
voire trois ou quatre dont des enfants avec divers effets. Il en va de même
des véhicules de transport en commun qui sont la plupart du temps très
surchargés", précise le cabinet de Atcha Titikpina. Tout en appelant au sens
civique et à la responsabilité des uns et des autres, le texte du communiqué
envisage des instructions fermes à donner aux forces de sécurité pour
réprimer sévèrement tout contrevenant au code de la route.
Voilà
qui annonce des scènes d'engueulade dans les rues de Lomé. Seulement qu'il y
a longtemps que ces instructions ont été toujours annoncées pour freiner les
surcharges et autres infractions de la route. En dépit de la recrudescence
des accidents de circulation routière. Aujourd'hui, le gouvernement veut
ainsi remettre sa méthode.
Récemment, des syndicats de conducteurs ont officiellement reconnu le
désordre ambiant au sein de leurs différents constituants. Ici, on n'a pas
manqué de dire que des fois (souvent !), les forces de sécurité n'agissent
que pour assurer le racket contre l'acceptation des surcharges. Il arrive
aisément de voir ces commis de l'Etat arrêter un conducteur, le verbaliser
et…passer derrière le véhicule pour encaisser la cagnotte. Et le chauffeur
peut continuer impunément sa route, en remettant un passager supplémentaire
pour combler ce qu'il venait de débourser. Au mépris de la sécurité des
passagers qui n'ont aucune voie pour arrêter la pratique. On dira qu'ils en
sont aussi acteurs. Ici, la circonstance atténuante en est qu'on veut vite
arriver à destination, surtout que visiblement aucun chauffeur ne veut
éviter la surcharge. Comme pour dire : "surcharge ou pas, quand ils (les
agents de sécurité) vous sifflent, c'est que vous devez sortir avec les
pièces au sens large (argent compris)". Avec des exceptions.
Quid
des fameux syndicats dont le seul rôle, désormais, est de positionner autour
d'une table et d'une chaise, sous un hangar au bord de la route, des
délégués prêts à collecter les pièces d'argent ? Sans contrôle strict. La
sensibilisation et la moralisation, elles, peuvent encore attendre.
L'autre gangrène reste les taxi-moto. Un secteur fourre-tout où il y a ces
conducteurs qui sont décidés à ne pas faire partie d'un syndicat pour être
assujettis à des formations. Même si elles sont devenues trop rares après
qu'on n'entend plus rien de cette expérience initiée avec la société
pétrolière Total. Un véritable paradis de désordre où on s'en fout de la vie
des passagers transportés, on les insultes parfois, etc.
L'USYNTACT,
Union syndicale des transporteurs et conducteurs de taxi-moto, n'en est pas
moins consciente de la situation. Le hic, ce sont les conducteurs eux-mêmes.
Des conducteurs débarqués pour la plupart dans la capitale pour la recherche
à outrance de l'argent, à mille lieux d'imaginer que la route a ses règles,
qui n'ont que faire du code de la route.
C'est donc
un vrai problème de bien-être public. Car, avec le respect du nombre logique
de passagers, on peut épargner au moins une vie en cas d'accident grave de
la route.
Sylvestre D.
Apurement de la
dette intérieure : 6 milliards de francs Cfa promis pour 2009
-
Le
secteur privé en voudrait bien plus sur les 60 milliards arrêtés.
Après l'étude minutieuse du cabinet KPMG et Auditeurs Associés commis pour
la juste évaluation de la dette intérieure, l'étape suivante devrait être
l'apurement, suivant la stratégie convenue, des créances des sociétés
privées auxquelles l'Etat doit. Une stratégie d'apurement de la dette
intérieure a été adoptée par l'Etat en novembre 2008. Sur la base de cette
stratégie, acceptée par les bailleurs de fonds, l'Etat a prévu pour l'année
2009 un règlement partiel sur une base de 6 milliards de francs Cfa de la
dette intérieure. A la satisfaction mitigée du Conseil national du patronat.
"Bien que nous ayons dit que ce montant n'est pas élevé, nous acceptons le
principe, parce que c'est au moins le début de l'action de règlement de la
dette intérieure", confiait mercredi à L'Union le secrétaire général du
patronat togolais, Mocktar Sow.
Toutefois, il est également proposé à l'Etat de pouvoir réfléchir à
d'autres moyens de se trouver ailleurs un complément assez consistant pour
que la première partie de la dette à payer soit plus élevée. "Si on nous
payait 30 milliards de francs, nous pensons que le patronat serait heureux",
laissait entendre M. Sow. Tout en étant conscient qu'à l'état actuel, sur
fonds propres, le gouvernement dispose de moyens suffisamment limités pour
accéder à une telle doléance. Le patronat étant fortement impliqué dans les
discussions en commission avec l'Etat sur la question du règlement de la
dette intérieure.
Officiellement, la dette intérieure se monte à 320 milliards de francs Cfa à
ce jour, résultat d'arriérés accumulés depuis les années 1990. Mais, dans
les couloirs du Conseil national du patronat, on évoque une dette
commerciale - en ce qui concerne les sociétés privées - à 78 milliards de
francs, mais évaluée dans la stratégie de règlement à 60 milliards de
francs, dont le dixième sera versé au cours de 2009.
L'investissement y gagne
Mais, vu l'état de la trésorerie des sociétés privées, après tant d'années
de suspension de la coopération et donc de gros marchés, le souhait à ce
jour serait d'entamer ne serait-ce que l'application de la décision du
gouvernement. "Nous pensons qu'en payant une bonne partie de cette somme aux
entreprises, elles vont la réinvestir et la réengager dans l'économie, et
cela pourra permettre de faire relever le taux de croissance", explique
Mocktar Sow. Quitte à pouvoir donner un coup de fouet, d'ici la fin de
l'année, à l'investissement et à la consommation au Togo. En rappel, le taux
de croissance eu Togo a d'ailleurs été revu à la baisse - autour de 1,7% en
2009 - par la dernière mission du Fonds monétaire international (FMI).
Entre le gouvernement et le patronat, on affirme travailler main dans la
main, "dans une action positive", sur la question. Même s'il y a quelques
réserves émises par le secteur privé. "Quelles que soient les réserves que
nous portons, la question fondamentale, c'est de démarrer l'apurement de la
dette intérieure pour que des entreprises qui ont des créances chez l'Etat
depuis un certain moment puissent commencer par faire rentrer ces sommes
dans leur compte", lance le secrétaire général du patronat. Qui pour payer
sa banque, qui pour payer les impôts, qui pour les investir. Et qui pour
soulager la vie de l'entreprise en lui donnant un peu de trésorerie.
"Nous savons que l'Etat aussi est très attelé à ça", conclut M. Sow, avec
fort espoir que les informations sur le décaissement seront bientôt données
par Faure Gnassingbé et le gouvernement.
Sécurité
régionale : Le Togo participe à la Minurcat
L'Eufor,
la force européenne déployée pendant un an au Tchad et en Centrafrique, a
passé le flambeau, dimanche à Abéché (est du Tchad), à la Mission des
Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat) pour la
poursuite des opérations militaires et de police. La veille, le premier
contingent togolais de 70 hommes débarquait à Abéché, dans un contexte
régional très tendu, marqué par la dégradation des relations entre le régime
soudanais voisin et la communauté internationale.
Le
Togo, qui vient d'intégrer la Minurcat, devra envoyer en tout 200 hommes sur
le terrain d'ici le mois de mai. Fin février, le chef de l'Etat Faure
Gnassingbé avait fait part de son intention d'envoyer des troupes sur place.
Des experts des Forces armées togolaises (FAT), d'après le site officiel,
s'étaient rendus il y a quelques semaines au Tchad pour évaluer la situation
et les moyens humains et logistiques à déployer. Avant Abéché, le contingent
togolais a bénéficié à Lomé de l'expertise française au Centre
d'entraînement pour les opérations de maintien de la paix. Tout le processus
répond de la nouvelle donne des relations entre la France et ses partenaires
du continent concrétisée par la signature le week-end dernier d'un nouvel
accord de défense avec le Togo.
Les
soldats de l'Eufor - dont l'initiative revient à la France - ont juste
troqué leurs bérets contre ceux de l'ONU. En attendant, le transfert de
responsabilités entre l'Onu et l'Eufor reste symbolique puisque ce sont les
mêmes militaires européens (quelque 2.000) qui assureront les missions de
sécurité le temps de l'arrivée de nouvelles troupes. Au total, la Minurcat
disposera d'une force de 5.200 soldats et policiers.
Conçue pour limiter les répercussions du conflit du Darfour (ouest du
Soudan) dans les deux pays frontaliers, l'Eufor avait pour mandat principal
de protéger les réfugiés darfouris ainsi que les déplacés internes tchadiens
et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes. Elle devait aussi
faciliter le travail des humanitaires.
Mais l'Eufor laisse cependant la place à un moment particulièrement délicat.
"Ce transfert intervient à un moment où les tensions se cristallisent
dans la sous-région. J'appelle tous les acteurs à faire preuve de retenue et
à chercher des solutions politiques plutôt que militaires", a déclaré
dimanche le secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de
maintien de la paix, Alain Le Roy. Le mandat d'arrêt lancé début mars par la
Cour pénale internationale contre le président soudanais Omar El Béchir,
accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, a accru
l'hostilité de Khartoum vis à vis de la communauté internationale. Et
l'expulsion de 13 ONG internationales du Darfour fait craindre un nouvel
afflux de réfugiés au Tchad et en Centrafrique. L'occasion pour l'armée
togolaise - déjà appréciée dans ces genres de missions - de faire de nouveau
montre de sa valeur et de sa compétence.
Inspection et
certification commerciales : Cotecna prolonge jusqu'en 2015 au Togo
Cotecna, l'une des premières entreprises internationales dans le domaine de
l'inspection, de la sécurité et de la certification commerciales, s'est vu
prolonger son contrat d'inspection avec le gouvernement togolais jusqu'au 31
décembre 2015, avec effet rétroactif au 1er février 2009. L'information est
donnée par Cotecna depuis Genève, en Suisse. " Je me réjouis de la
confiance que nous renouvellent nos partenaires togolais et me félicite de
notre capacité à nous adapter à l'évolution du commerce mondial et à
répondre aux besoins spécifiques de nos clients", a déclaré le directeur
général de l'organe de la Banque mondiale, Robert Massey.
Le
Programme de Vérification des Importations que Cotecna exécute au Togo
depuis 1994 est en perpétuelle évolution pour s'adapter à l'effort de
modernisation de la Douane togolaise, indique Cotecna.
Le Togo
dispose d'un port en eaux profondes dont le trafic augmente fortement. Et
les autorités ne se cachent pas la volonté de faciliter les échanges
commerciaux tout en luttant efficacement contre la fraude douanière,
l'importation de marchandises de contrebande, le trafic d'armes et de
drogue. C'est dans ce contexte qu'un scanner relocalisable 6 MeV de dernière
génération sera installé au Port Autonome de Lomé et opéré par Cotecna à
compter du 1er octobre 2009.
Ce
scanner répond aux préoccupations sécuritaires d'inspection et permettra de
détecter les matières radioactives ainsi que de procéder à une
discrimination de matière organique/inorganique, précise-t-on. Il
s'intègrera également parfaitement aux projets de développement du Port de
Lomé, actuellement en phase de réalisation.
L'équipe de Cotecna Togo, composée de 50 personnes, continuera à fournir des
services de qualité dans les domaines inhérents à l'opération du scanner, au
contrôle des valeurs et de la tarification douanière et à l'analyse du
risque. Fondé en 1974, le Groupe Cotecna compte environ 4000 employés et
agents spécialisés, répartis dans un réseau mondial de près de 100 bureaux
et gère 16 contrats d'inspection gouvernementaux.
Relance des
affaires : Offensive économique du Togo à Paris
Le
Premier ministre Gilbert Houngbo accompagné de cinq ministres et plus d'une
centaine de représentants de divers secteurs, sous l'égide de la Chambre du
commerce du Togo, ont présenté, le 13 mars dernier à Paris, les
potentialités et les atouts économiques du Togo aux investisseurs français
et européens. Les organisateurs attendaient 150 investisseurs à cette
manifestation. Ils étaient en fin de compte près de 300.
Cette
Journée économique s'est ouverte par un séminaire à la Chambre de commerce
de Paris, présidé par le Premier ministre. De cette tribune, le chef du
gouvernement a délivré son message devant un vaste auditoire du monde des
affaires sur la nouvelle donne politique initiée par le président de la
République, sur le regain de confiance accordée au Togo par les bailleurs de
fonds, sur le potentiel économique et les opportunités d'affaires au Togo.
Le Premier ministre a expliqué que le secteur privé togolais, en tant que
moteur de la croissance économique, a besoin pour jouer son véritable rôle
de locomotive d'un soutien des pouvoirs publics à travers une politique
dynamique d'assainissement du cadre des affaires, par une prise de mesures
législatives et réglementaires incitatives et par l'instauration d'un climat
de sécurité et de stabilité politique. C'est pourquoi, il a présenté aux
investisseurs les efforts entrepris par le gouvernement depuis 2005 pour
rendre le secteur privé togolais plus compétitif et plus entreprenant en
créant les conditions idoines pour sa pleine croissance afin de favoriser le
développement du pays.
"Le
gouvernement a entrepris un vaste programme de modernisation de
l'administration pour la rendre plus performante afin qu'elle réponde dans
les meilleures conditions aux attentes des opérateurs économiques. D'autre
part, le programme de modernisation de la justice soutenu financièrement par
les partenaires au développement suit son cours afin de permettre à la
justice togolaise d'être plus efficace et plus proche des justiciables par
l'adoption de nouvelles lois sur l'organisation judiciaire, sur le conseil
supérieur de la magistrature, sur le statut de la magistrature et des
professions judiciaires et d'un code d'éthique de la magistrature et des
professions judiciaires. D'autres chantiers sont en cours et concernent le
code des marchés publics, le démarrage effectif des travaux de
la Cour
des comptes et l'élaboration d'une stratégie globale de réforme de la
politique fiscale en harmonie avec celle des pays de l'UEMOA",
a expliqué le Premier ministre.
C'était une occasion pour lui de présenter directement les potentialités du
Togo dans les différents secteurs porteurs de l'économie nationale, de
mettre en exergue les atouts dont dispose le pays, ses avantages comparatifs
et de dresser l'état du climat des affaires et des investissements. "Le
Togo est un pays privilégié de la sous-région par sa situation
géographique, en bordure de mer, en zone tropicale humide, avec une
pluviométrie régulière et des terres fertiles exploitées à seulement 50% et
bénéficiant d'un bon climat propice à l'agriculture, l'élevage et la pêche".
Il a invité les hommes d'affaires à investir dans le secteur secondaire,
dans le sous-sol très peu exploitée, dans la filière de l'industrie
manufacturière, notamment la pétrochimie, l'industrie de conditionnement, la
construction dans les banques, les assurances, les télécommunications, la
logistique, la formation, les technologie de information et de la
communication, dans le domaine touristique et artisanal et dans les BTP.
Mais
avant lui, le président de la Chambre du commerce de Paris, Pierre Simon, le
ministre du Commerce Guy Lorenzo et le président de la Chambre du commerce
et d'industrie du Togo, Jonathan Fiawoo, se sont succédés pour expliquer
l'objectif de la rencontre et présenter le Togo. Le président de la Chambre
du commerce du Togo, structure qui a initié cette journée économique, a
précisé que le but de la rencontre est de mettre en relation des opérateurs
économiques du Togo et leurs homologues de France et d'Europe.
"Nous
souhaitons que des relations d'affaires, multiformes et mutuellement
profitables, se créent pour déboucher sur des entités économiques robustes
et prometteuses. Cela passe par la mise en place d'unités de transformation
de nos matières premières sur place, pour créer de la valeur ajoutée
bénéfique à toutes les parties. Pour nous, opérateurs économiques du Togo,
une telle mutation est indispensable pour armer et équiper nos entreprises à
affronter la concurrence inévitable à laquelle nos unités de production
devront se confronter, au lendemain de la signature des Accords de
Partenariat Economiques avec l'Union Européenne", a lancé Jonathan
Fiawoo. Le message délivré aux investisseurs français par le gouvernement
et le secteur privé togolais a été clair. Il s'est agi de les inviter à
nouer des partenariats avec les hommes d'affaires du Togo en vue de drainer
des investissements vers le Togo pour des affaires profitables à tous.
Conquête
réussie
L'intérêt porté par les investisseurs français au Togo était perceptible au
cours de cette journée au regard non seulement de leur appréciation des
valeurs référentielles qui font du Togo un pays attractif, mais aussi au
regard de la substance des débats qui ont suivi les vingt-quatre
présentations des intervenants togolais sur les opportunités d'affaires. La
pertinence des éclairages apportés par le Premier ministre, par le Bâtonnier
de l'Ordre des Avocats du Togo, Me Alexis Aquereburu et les témoignages
d'opérateurs installés au Togo sur les garanties réelles offertes par le
pays en matière de sécurité des affaires auront permis d'étancher la soif
d'inquiétude des potentiels investisseurs au Togo.
Il
fallait, à travers cette offensive économique parisienne des autorités
togolaises, convaincre sur les raisons d'investir au Togo. Et les ministres
accompagnant le Premier ministre ont su réagir à leur interpellation, chacun
dans son domaine de compétence, afin d'apporter les précisions voulues pour
un meilleur éclairage des investisseurs français. Qu'il s'agisse du
ministre des Mines, Damipi Noupokou, du Tourisme Sylli Kpabré, des
Télécommunications Kokouvi Dogbé, de l'Enseignement Technique et de la
Formation Professionnelle, Mme Kuevi Amedjogbé et celui du Commerce Guy
Lorenzo, tous se sont investis à la tâche. L'après-midi de la journée était
consacré aux rendez-vous entre investisseurs togolais et français. Il y a
eu en tout 320 rencontres d'affaires.
Au-delà des rencontres avec les hommes d'affaires français et des contacts
individuels d'affaires qui ont abouti pour certains à des contrats et des
partenariats d'affaires, le Premier ministre a eu un calendrier d'audiences
et de rencontres politiques assez révélateur de la volonté des deux pays de
renforcer le socle de leurs relations dans tous les domaines. On peut citer,
entres autres, les audiences qu'il a accordées au Conseiller Afrique à
l'Élysée, Bruno Joubert, au Directeur Général de l'Agence française de
développement (AFD) Jean-Michel Severino, au Président Délégué du Conseil
des Investisseurs Français en Afrique…
Le
Premier ministre a rencontré dans la foulée la diaspora togolaise à Paris.
Les échanges ont été francs et fructueux. Les compatriotes ont été
impressionnés et rassurés par les éclairages et les assurances du Chef du
gouvernement. Il est convenu de la création d'un forum d'échanges entre le
Premier ministre et la diaspora.
Cette
journée économique du Togo a mobilisé de nombreux médias tels Jeune Afrique,
Afrique 24, RFI, Les Afriques, non seulement pour leur couverture mais aussi
pour des interviews avec le Premier ministre. Cette manifestation a posé
d'importants jalons vers le renforcement des partenariats entre hommes
d'affaires togolais et français. Ces résultats jugés satisfaisants méritent
un suivi de la part des opérateurs économiques mais aussi des structures
d'encadrement du secteur privé. La journée économique du Togo à Paris s'est
déroulée de manière satisfaisante. Et c'est à l'honneur de la Chambre de
Commerce du Togo, de la Chambre de Commerce de Paris, de la Maison de
l'Afrique et de l'ensemble des chefs d'entreprises français qui ont accepté
de marquer un intérêt pour le Togo en participant aux échanges de
partenariat. "L'objectif de cette journée économique était pour nous de
donner beaucoup plus de visibilité aux atouts du Togo, de vendre les
opportunités d'investissement existantes et convaincre nos opérateurs
économiques français et européens qui ont l'avantage historique de connaître
nos pays qu’il y a davantage de bonnes raisons d'investir en ce moment au
Togo. De ce point de vue, je puis dire que cette journée a répondu à nos
attentes et a été une réussite au regard de la grande mobilisation, de la
multitude de rendez-vous d'affaires entre les opérateurs économiques
togolais et français ainsi que la mobilisation de la presse qui s'intéresse
à l'Afrique", a conclu le Président de la Chambre du Commerce et
d'Industrie du Togo, Jonathan Fiawoo. Vivement que d'autres places
importantes de l'Europe et de l'Amérique accueillent ces genres de
manifestation sur le Togo.
Pour s'imprégner
des difficultés togolaises : La Banque Mondiale envoie ses administrateurs
De
plus en plus, le Togo renforce son retour dans le concert des Nations après
une traversée du désert qui l'a fortement déstabilisé sur tous les plans.
Les appels à l'aide, depuis le changement de ton, semblent trouver une bonne
écoute auprès des principaux bailleurs de fonds et les institutions
internationales telle que la Banque Mondiale dont une importante mission des
administrateurs séjourne à Lomé depuis hier soir.
Fouiller
partout
L'objet de
cette mission est sans ambages: s'enquérir des réalités quotidiennes des
Togolais. C'est ainsi que neuf administrateurs de l'organisme onusien feront
essentiellement le terrain en rencontrant toutes les couches
socioprofessionnelles, les administrés et les gouvernants du pays. Au plus
haut niveau, le Président de la République, le Premier Ministre, tous les
Ministres les plus impliqués par les programmes de développement et de
coopération avec la Banque Mondiale seront entendus. La mission échangera
prioritairement avec la société civile, le patronat, le secteur privé, la
Chambre du commerce et d'industrie et surtout les populations.
Le contact
avec l'exécutif permettra à la mission de mesurer l'état d'avancement des
réformes économiques et financières engagées par le gouvernement,
d'appréhender les défis et, évidemment, toucher du doigt l'état de
réalisation des différents projets financés par l'institution. De façon
générale, les administrateurs discuteront avec le gouvernement togolais de
la coopération de la Banque Mondiale avec le Togo. Il va s'en dire que Faure
et ses ministres présenteront un tableau catastrophique de la situation de
vie des Togolais au vu des innombrables crises ayant secoué le pays ; les
difficultés du gouvernement à exécuter les projets de développement, à
conduire efficacement les plans de relance économique, à construire des
écoles et des dispensaires pour les populations, etc. Les principales
raisons de cette situation restent la baisse des recettes publiques,
l'amenuisement des ressources de l'aide publique au développement qui sont
les conséquences dévastatrices de la crise économique et financière
mondiale.
Les
administrateurs pourront aussi se rendre à l'évidence de la complexité des
réalités des populations qui tirent le diable par la queue suite à la
flambée des prix des denrées alimentaires et des produits pétroliers, aux
inondations de 2007 et 2008, à la crise financière mondiale, à la baisse des
cours des produits agricoles d'exportation et à d'autres facteurs endogènes
comme exogènes.
Avec les
opérateurs économiques, les administrateurs apercevront les difficultés de
financement de leurs activités et le manque cruel de prêts bancaires. Le
secteur bancaire lui-même étant très fragile.
En gros, les
administrateurs de la BM toucheront du doigt les préoccupations et les
attentes légitimes du peuple togolais et évalueront les impacts directs de
la crise économique mondiale sur le Togo.
Une
coopération vigoureuse
De cette
importante mission, il n'y aura pas d'annonce spectaculaire de déblocage de
fonds, a-t-on appris auprès du ministère de la Coopération. Cependant, les
autorités togolaises en nourrissent beaucoup d'espoir. "L'espoir, c'est
que au retour à Washington, ils seront mieux imprégnés de la situation du
Togo. Quand ils discuteront des projets du Togo, ils pourront avoir une
perception de la réalité et ils le feront avec le souci de nous aider à
mieux répondre à nos besoins", a dit le gouverneur pour le Togo à la
Banque Mondiale Gilbert Bawara pour qui cette mission est très importante.
Surtout que la plupart des projets dont le Togo bénéficie à la Banque
Mondiale se décident au niveau du Conseil d'administration.
Au terme de
la mission de trois jours, le gouvernement aurait atteint son objectif qui
est l'approfondissement d'un dialogue déjà continu entre le Togo et
l'institution dont le réengagement au Togo est très significatif aussi bien
dans la poursuite des réformes en vue de l'assainissement des finances
publiques, l'amélioration de la gestion financière de l'Etat, la
restructuration des secteurs porteurs de croissance, les secteurs du coton,
du phosphate, bancaire, les réformes pour la gouvernance économique, le
processus de mise en place de la Cour des comptes, les différents audits
stratégiques qui sont en cours…
Au finish,
c'est un nouvel élan dans les relations entre la Banque Mondiale et l'Etat
togolais qui s’instaure.
Littérature :
Une relecture du porc-épic de Mabanckou
Ah
comme il est hasardeux de présenter l'œuvre d'un auteur "francophone"
et métropolitain sans rien connaître de sa culture ! Voilà ce qui arrive
quand on se laisse prendre au discours médiatique de cette nouvelle
génération d'auteurs africains accueillie dans "la littérature monde en
français", et que l'on se réjouit avec soulagement d'entendre proclamer
son indépendance intellectuelle à l'égard du Continent maudit.
Je
prends pour exemple le plus célèbre actuellement, la star des écrivains
africains: Alain Mabanckou que l'on voit sur tous les plateaux de télévision
et dans tous les magazines. - Encore un pas et il chutera dans les "people"!
Voyons son avant-dernier roman "Mémoires de porc-épic" (Seuil 2006).
Oui, car Mabanckou est plus sérieux qu'Amélie Nothomb, il se contente de
n'accoucher que d'un roman tous les deux ans : les écrivains ne sont pas des
lapins… même si l'Afrique a le taux de natalité le plus élevé de la planète
! Oren quatrième de couverture, l'éditeur a cru bon de présenter ce livre
comme une aimable "fable" pleine d'humour "qui renouvelle la
tradition du conte africain", en "parodiant une légende populaire
selon laquelle chaque être humain possède un double, animal". Et de
s'émerveiller du style : truculence picaresque, art de l'ironie, verve
inventive, brio et malice, "détournement des codes narratifs" (je
n'invente rien)… mais tous ces éloges n'arrivent pas à combler l'ignorance
du thuriféraire de Mabanckou.
Et
cette quatrième malencontreuse a induit en erreur le gros du contingent des
critiques qui se sont engouffrés dans cette fable, et cette parodie d'une
légende populaire : "Mabanckou revisite son folklore congolais… mais quel
art de l'ironie, quel brio etc. etc. etc."
- Or si je
fais lire ce récit à n'importe quel Congolais alphabétisé, ou Camerounais,
ou Ivoirien, ou Nigérien, ou Ghanéen, ou Angolais, ou Guinéen du Conakry
(vous voyez, Afrique anglaise, portugaise, Afrique de l'extrême Ouest), eh !
bien tous, tous auront compris qu'il s'agit de tout autre chose que de fable
ou de folklore, même si en effet, on y voit bien parler un porc-épic durant
des pages.
Rien
à voir avec le chien philosophe de Patrick Nganang (Gallimard 2003). Là,
c'était bien un genre de fable où l'animal symbolise le jeu des humains dans
un discours "parodique" plein d'humour.
Ce
chien sort de l'imaginaire de l'écrivain pour lui tenir la plume, comme les
objets parlants de Fatou Diome. Artifice ou astuce, bref, procédé
littéraire. Mais le porc-épic de Mabanckou c'est vraiment tout autre chose !
- Ah bon ! Mais quoi ?
C'est la
référence à un concept des plus irréductibles de la philosophie animiste.
Oui, je dis bien philosophie dans la mesure où l'ontologie fait partie de
cette discipline, c'est-à-dire de la conception de l'être. Si Descartes
appuie la sienne sur le "je pense donc je suis", l'ontologie animiste
africaine est basée sur "tout ce qui existe communique, est relié ; or je
communique, donc j'existe".
Et si
Descartes estime que l'être humain est composé d'un principe spirituel et
d'un corps matériel, l'homme animiste considère en général qu'il est
constitué d'un corps, d'un esprit, et d'un double. Ce double a des pouvoirs
que son corps esprit n'a pas (invisibilité, télékinésie, prévoyance, et
capacité de s'incarner dans son… triple). Car en effet très souvent, pas
toujours, l'être humain a aussi un double animal (ou végétal) dont il hérite
par appartenance à une famille élargie (clan ?) et qui le protège, autant
qu'il exige protection sur son espèce.
Enfin, en plus de ce "totem" clanique, l'individu peut encore
acquérir un totem personnel, un animal précis avec qui il a conclu, ou qu'on
a conclu pour lui, une alliance assortie de certaines conditions. C'est le
cas précis de Kibandi fils, qui se trouve ainsi relié au porc-épic, tandis
que Kibandi père avait pour totem un rat. Cela se fait dans le but d'obtenir
hic et nunc certains avantages matériels (argent, bétail, céréales) ou
spirituels (pouvoirs politiques, séduction affective ou sexuelle).
La
différence entre l'animal clanique et le totem individuel est que ce dernier
meurt avec la personne dont il est le double ; et vice-versa : si l'animal
est tué à la chasse ou écrasé par une voiture, son double humain perd
aussitôt la vie. - Voilà en gros et très résumé le fonctionnement du système
tel que le voit et le vit l'Africain traditionnel. Or que fait Mabanckou
avec cette "matière première" batéké qu'il partage avec tous les
Batékés des deux Congo, mais aussi avec des millions d'autres Africains ?
Tout
d'abord son porc-épic n'est pas mort avec celui qu'il appelle son maître,
Kibandi fils. Sérieuse anomalie, mais bien utile pour notre auteur, car cela
lui permet de faire raconter toute son histoire en flash back par ce
porc-épic survivant à son destin de totem.
Ensuite Mabanckou s'exerce, se met dans la peau de l'animal pour voir le
monde avec ses yeux, avec son corps - effet de dépaysement garanti chez son
futur lecteur. Mais ce n'est pas une originalité gratuite, comme chez
Nganang : cette "animalisation" lui permet de démonter le réseau de
relations que l'être porc-épic entretient avec les autres êtres : lézard,
tortue, éléphant, buffle, cochon, serpent, lion, léopard etc. etc. Il a une
opinion sur chacun et s'estime souvent mieux servi par la nature.
L'interrelation des espèces est ainsi manifeste.
La
francophonie dans tous ses Etats : Le Rwanda ne veut plus être francophone
La francophobie du président Paul Kagame vient d'atteindre son
comble. Dernier épisode, cette déclaration de la ministre de tutelle, tombée
en plein sommet de Québec : "L'enseignement
primaire, secondaire et universitaire sera exclusivement dispensé en anglais
au Rwanda à partir de 2010."
C'est
effectivement à y perdre son français. Le Bismarck tsutsi est en train
d'entreprendre une politique non seulement d'acculturation mais également de
déculturation systématique d'un pays connu jusqu'alors pour sa francité. En
réalité, la victoire des Tsutsi sur les milices génocidaires hutues ne
suffit plus à l'égo surdimensionné du président rwandais. Il va falloir
refonder totalement le Rwanda en faisant adopter de force par les rwandais
francophones le tout culturel des immigrés tutsis venus de l'Ouganda et de
Tanzanie.
Reste quand
même l'absurdité de cette politique. Le pays compte plus de 10 millions
d'habitants et malgré le génocide de 1994, plus de la moitié est francophone
et l'Etat a dû dépenser des milliards pour financer leur formation.
Maintenant il va falloir faire table rase du passé, et recommencer la
formation en anglais de ce tout ce monde.
Contrairement au Rwanda, au Ghana, membre associé de l'OIF depuis 2006, le
nombre d'apprenants en français est en constante augmentation dans le
secondaire (850 221 en 2008 contre 383 875 en 2001). En principe obligatoire
au collège, le français s'impose progressivement " comme un outil
incontournable de communication régional et international ", estime
Thomas Tshiggfrey, chef de projet à l'ambassade de France au Ghana. Dans le
cadre de la lutte contre la pauvreté, ce pays a adopté en 2006 un Action
Plan for French, qui crée une ligne budgétaire dédiée à la promotion du
français. Car l'intégration régionale passe désormais par son apprentissage.
"Le Ghana est entouré exclusivement de pays francophones", rappelle
Josiane Gonthier, de l'Observatoire de la langue française. "D'où
l'intérêt pour le français, exprimé aussi bien par les plus hauts
responsables que les dirigeants d'entreprises ou encore les jeunes qui
postulent à des emplois dans des pays voisins."
Des pays
lusophones comme la Guinée Bissau et le Mozambique ont un vaste projet
d'enseignement et de formation dans l'optique de l'usage du français comme
deuxième plus importante langue. |
|
|
|
|
|
|
|
|
Retourner à la page Accueil |
|
|