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2009

   
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Triangle des enjeux #41 du 18 fev 2009
Mauvaise gestion du pays : Que dit Faure Gnassingbé du cumul de postes de Florent Maganawoé à la SNPT et que fait-il de Charles Takou

Le Togo semble être la jungle où c’est la raison du plus fort qui prime sur  celle du plus faible.

Depuis ce fameux coup de force du Conseil d’Administration de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) démettant Charles Takou, l’ex-directeur de cette société, de ses fonctions, suivie du licenciement en cascade des agents, plus rien ne se dit et ne se fait.

En effet, dans notre parution du N° 31 et 24 décembre 2008, nous faisions allusion aux basses besognes du conseil d’Administration de SNPT à la tête de laquelle se trouve Florent Maganawoé

 Entre l’intérêt de sa basse cour et celui des vautours, le sieur Charles Takou avait toujours privilégié le premier. Cela n’avait jamais plus aux faucons. Le conflit a fini par s’ouvrir entre eux. Ainsi, alors que Takou était en France pour raison de santé, le Conseil d’Administration l’a relevé de ses fonctions de Directeur Général de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), faisions nous remarquer. Dès donc sa prise de fonction, Charles Takou avait annoncé les couleurs de performance, d’excellence, de défi et  de redressement  de la société qui croulait sous des dettes colossales et dont les activités étaient considérablement au ralenti, faute de personnel suffisant et à cause de matériel défaillant. Malheureusement cette ambition, ô combien salvatrice s’est vue stoppée dans son élan due aux intérêts  personnels de ces éternels vautours de l’économie du pays.

Florent Maganawoé monte alors au poste de DG au gré d’une note de service portant sa nomination et donne le ton du licenciement de plus de 600 agents. Au-delà de tout ce que la population togolaise en général et en particulier les agents licenciés subissent à travers cet état de fait, Florent Maganawoé s’en moque et assume seul la fonction de directeur général de la SNPT et de président du conseil d’Administration.

Annoncé pour assurer pendant 24 heures l’intérim à la direction de la SNPT, Florent Maganawoé, Président du Conseil d’Administration de cette société s’est emparé de la direction et y reste depuis plus de trois mois. Il a donc pris le goût de ce poste et fait des pieds et des mains pour s’y éterniser.

L’on comprend alors pourquoi le président du Conseil d’Administration de la SNPT avait monté tout ce coup de force pour démettre ce rigoureux Charles Takou qui a su maintenir à flots le rafiot IFG-TOGO, lorsqu’il était encore sur le lit d’hôpital.

C’est véritablement aberrant de constater que pour des intérêts  personnels des gens mal intentionnés se permettent de nuire à l’intérêt national.

Florent Maganawoé, cumule donc les postes de Président du Conseil d’Administration et de D.G de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo, alors qu’il y a un chef d’Etat qui normalement doit veiller à la gestion sereine des sociétés du pays. Ou alors Faure Gnassingbé n’est pas un chef d’Etat disponible et disposé à s’imposer au moment opportun afin de régulariser les situations de nature à détruire le pays, ou soit le chef de l’Etat Faure Gnassingbé gère le pays avec une certaine complaisance ou amateurisme, ou avec le copinage, freinant ainsi l’élan du développement du pays au profit d’une économie nationale depuis longtemps en berne.

Ce ne sont pas les compétences qui manquent au Togo. Si Florent Maganawoé s’est donné le pouvoir de démettre de sa fonction un directeur général nommé à ce poste par décret et de prendre sa place sans que le chef de l’Etat Faure Gnassingbé ne puisse pas réagir, cela suppose qu’au Togo le pouvoir est dans la rue et que quiconque peut se donner le plaisir de faire tout ce qui lui passe par la tête. Le cas de Maganawoé explique en profondeur que le pays est mal géré et que peut être, il n’y a même pas un décideur de référence à respecter.

Il faudra alors que le chef de l’Etat Faure Gnassingbé réagisse par rapport à tout ce qui se fait du coté de la SNPT  pour que Charles Takou rentre dans ses droits. Sinon que fait-il alors de Takou Charles?

Jérôme S.


Education dans la violence : La directrice Sangronio du Complexe Scolaire « La Sagesse » gifle ses employés devant les élèves

Il est souvent dit qu’un enfant bien éduqué est une nation bien éduquée. Et un enfant qui reçoit une éducation violente suppose que la nation et en danger. Cela voudra tout simplement dire que l’avenir du pays sera dans la main des dirigeants violents.

Cette assertion semble ressembler à ce qui se passe au complexe scolaire « La Sagesse » situé dans le quartier de Djidjolé.

En effet, nous avions relevé dans notre parution N°38 du 18 février 2009 plusieurs aspects qui font distinguer cette école privée laïque négativement des autres écoles privées qui poussent comme des  champignons sur le territoire togolais.

Nous avions dit que Mme Sangronio, directrice de cette école a augmenté les frais scolaires comme prévu par les responsables de l’éducation et que malheureusement, la sévère directrice n’a augmenté le salaire aux enseignants qui étaient en dessous du SMIG. Nous avions aussi relevé que malgré cette augmentation, elle accuse des retards dans le payement. Nous mettions un accent sur le fait qu’elle n’a pas tenu compte de la date du recrutement des enseignants lorsque ces derniers devraient être déclarés à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS). Ainsi certains enseignants ont été trichés de deux à quatre ans.

Pour finir nous soulevions que la directrice soumet les élèves du CMI et du CM2 à une tension morale en rendant les cours dits répétition de Samedi obligatoires malgré la loi d’interdiction du ministère de tutelle.

Suite à cet article, Mme Sangronio s’est enflammée sous prétexte qu’elle respecte le SIMG et n’accuse que 5ou 6 jours de retard dans le payement des salaires. Elle est partie jusqu’à se plaindre même à la HAAC comme quoi le journal a menti sur son compte.

S’il est vrai qu’en un endroit une erreur s’est glissée dans la rédaction du texte (au lieu de jours nous écrivions mois), Mme Sangronio pense-t-elle que augmenter les frais scolaires signifie tout simplement que porter ceux qui ne sont pas à 28 000F, au SMIG  veut dire le respecter.

Cela veut dire que c’est seulement les enseignants qui n’étaient pas sur le SMIG en ont bénéficié et la situation des autres enseignants ? Tous les autres qui étaient au-delà des 28 000F n’ont accusé aucun bénéfice.

En réalité les frais scolaires ont été revus à la hausse pour permettre aux enseignants de vivre décemment et de s’employer afin d’assurer une très bonne éducation aux élèves. L’emplois du temps auquel sont soumis les élèves  montre que la directrice est en déphasage avec la déontologie de l’éducation.

En tout cas nous nous réjouissons car, juste après la publication de cet article elle a pu quand même distribuer les cartes de la CNSS aux enseignants.

Au-delà de tout  ce que Mme Sangronio fait et qui n’avantage pas et les élèves et les enseignants, elle inculque une éducation violente aux élèves. Ce qui nous fait peur c’est le cas des enfants du cours primaire qui imitent et copient sans s’en rendre compte de tout ce que les adultes font devant eux.

En effet, le 16 février 2009, Mme la directrice avait infligé une bonne gifle à son employée devant les élèves en plein midi. Cette retentissante correction était allée directement sur l’employée qui sert à la cantine pour la simple raison qu’elle a versée de la nourriture dans la poubelle. Or cette nourriture serait versée par terre par un élève et la fille a tout simplement ramassé.

En tout cas à ce qu’on sache, que la torture soit physique ou morale, c’est la pire forme des violations des droits de l’homme que défend le pouvoir public et les défenseurs des droits humains.

Et si une éducatrice de la « taille » de Mme Sangronio s’en passe du respect des droits de l’homme tout en se donnant le plaisir de gifler ses employés, il y a de quoi dire que le respect des droits de l’homme ne signifie rien pour elle. Ou tout simplement elle inculque la notion de violence dans la tête de ses élèves qui constituent la relève de demain.

En tout état de cause, nous n’avons rien contre Mme Sangronio, ni contre son école. Nous avions tout simplement voulu la ramener à la raison qu’un esprit sain vit dans un corps sain. C’est-à-dire que les enseignants donneront une bonne éducation à la relève de demain que sont les enfants de son école que s’ils se trouvent dans les bonnes conditions de travail. Et comme elle a augmenté les frais scolaires, il va falloir que le personnel enseignant bénéficie d’un bon traitement.

Mais malheureusement, ce n’est pas le cas.

Les enseignants de l’école « les professionnels » à côté de L’EPL Valery  à Agbalépédo en savent quelque chose puisqu’ils avaient vécu un calvaire chez la dame de fer avant de s’en aller.

Nous reviendrons dans nos prochaines parutions sur tout le traitement subit par ces enseignants qui ont quitté « la Sagesse » le cœur aigri.

A suivre...

T.E

Triangle des enjeux #26 du 17 fev 2009
De la violence à l’impunité des crimes de 2005 : Que fait Faure Gnassingbé pour préserver la présidentielle de 2010

Le processus électoral de 2010 qui s’est enclenché depuis un certain temps, s’achemine inexorablement vers le choix d’un nouveau dirigeant à la tête du pays à l’issue de la prochaine présidentielle.

En effet, le choix du nouveau locataire de la présidence de la république ne doit plus souffrir d’aucune contestation si le jeu démocratique est respecté par chaque acteur (mouvance présidentielle comme opposition) de la politique togolaise.

Malheureusement au Togo, la fraude, le tripatouillage constitutionnel constituent de véritables facteurs qui empêchent la transparence, l’équité et la justesse des élections surtout présidentielles que le Togo a toujours connues, entraînant des violences sous toutes ses formes.

De toutes ces élections sanglantes, celle d’avril 2005 organisée au lendemain du décès brusque du feu général Eyadema a connu un paroxysme jamais égalé sur la terre de nos aïeux, dû au coup de force constitutionnel de Faure Gnassingbé qui s’est imposé au peuple. Ce coup de force délibérément organisé a connu plusieurs réactions internes comme externes entraînant des violations flagrantes des droits humains. L’armée togolaise pour des raisons qu’elle seule connaît a fait des représailles assez sanglantes avant, pendant et après la présidentielle de 2005.

Plusieurs togolais ont assisté impuissants à ce génocide d’une armée appelée  à les protéger. Ces représailles ont contraint des Togolais à l’exil. On parle de dizaines de milliers aujourd’hui qui vivent encore dans la clandestinité de peur d’être tués. S’il est même vrai que des organisations de défense des droits humains se sont prononcés sur le sujet, il n’en demeure pas moins vrai que le chef de l’Etat Faure Gnassingbé ne se soucie guère des résultats issus de ces missions d’enquête afin de punir les acteurs et commanditaires de ces actes criminels et crapuleux.

Depuis donc plus de trois ans, les résultats des enquêtes dorment dans les tiroirs de la présidence et les crimes sont restés impunis. Alors que ceux qui ont commis cette barbarie circulent sans inquiétude dans les rues du pays, commettant d’ailleurs d’autres crimes odieux. Les pauvres populations qui ont subi injustement ces représailles sont aujourd’hui sans domicile fixe. Leur droit est aujourd’hui loin à rétablir puisque le chef de l’Etat n’en dit plus rien.

Mais ce qui est aujourd’hui paradoxal reste le fait que la présidentielle de 2010 préoccupe Faure Gnassingbé à tel point qu’on a d’ailleurs l’impression que tout ce qui se passe autour de lui n’est plus son affaire. S’il est vrai que le processus électoral de 2010 est déjà enclenché et doit inexorablement aboutir aux objectifs qu’il s’est assigné, il est aussi fondamental que Faure Gnassingbé puisse être en mesure de préserver cette élection de 2010 de toute probable violence. Comment doit-il en arriver là ? Il lui revient donc de ne plus fermer les yeux sur ces crimes ni de faire la sourde oreille à toutes les critiques susceptibles de mettre le pays à l’abri des violences en 2010. Malheureusement, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé au lieu d’être ferme afin de décourager les auteurs de ces crimes crapuleux de 2005 et susciter une confiance au sein des populations, qui jusque là ne savent pas le sort qui leur est encore réservé en 2010, l’homme paraît plutôt disposé à encourager d’autres formes de violence pendant la période électorale prochaine. Sinon que fait-il exactement pour préserver cette présidentielle de 2010 ? Sa dernière tournée dans les casernes pour solliciter le soutien de cette armée qui a défendu sa cause en 2005 ne laisse-t-elle pas présager qu’en 2010 l’atmosphère pourra être comme celle de 2005 ? Le peuple, de toute façon, n’a pas confiance en son armée et pense plutôt se mettre à l’abri de ses frasques. Ainsi donc plusieurs citoyens togolais ont une seule option aujourd’hui  « quitter le Togo » au seuil de 2010. Et ils sont unanimes là-dessus.

Il incombe au chef de l’Etat Faure Gnassingbé de prendre ses responsabilités de président de la République Togolaise en punissant les auteurs et les commanditaires de ces actes barbares de 2005, seul gage de préserver la présidentielle de 2010 de toute violence. Sinon on assistera à un boycott de cette élection non pas de la part de l’opposition mais plutôt au niveau du peuple.

J.S


Du Subterfuge à la politique politicienne : Le CPDC fait du surplace,  l’opposition en manque de stratégie, la mouvance au pouvoir insatiable

Le  cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), était à sa cinquième séance le vendredi 13 février 2009.

L’adoption de son règlement intérieur est le principal point de l’ordre du jour. Malheureusement plusieurs points divergents ont planté l’évolution des travaux.

En effet, le cadre prévu par l’APG et par décret présidentiel pour trouver des solutions durables au nombreux problèmes politiques qui retardent l’évolution du Togo par rapport aux autres pays de la sous région butte encore sur les  humeurs d’une opposition à caractères dénonciateurs en manque de stratégies efficaces et celles d’une mouvance présidentielle insatiable peu disposée à alléger la souffrance du peuple togolais.

Depuis l’ouverture des séances du CPDC, un seul constat est fait , ce cadre dit permanent créé est un subterfuge instauré par le RPT et le gouvernement pour tromper une fois de plus la vigilance du peuple. Puisque depuis là les choses n’ont aucunement évoluées. Ce qui suppose qu’une impasse plane à l’horizon. De toute évidence, si l’adoption du simple règlement intérieur pose problème après 5 séances de travail, il y a de quoi douter que les grandes réformes prévues ne s’effectueront jamais. Ce qui d’emblée jettera un discrédit sur la transparence de la présidentielle de 2010. Et l’opposition  en manque de stratégie efficace pour barrer la route à une énième mascarade électorale fera recours à la même méthode de rue qui a toujours des conséquences incalculables.

La méthode adoptée par le RPT et le gouvernement serait de retarder l’évolution dans les débats pour entraîner des divergences inutiles au moment où il profitera pour ajuster d’autres qui lui feront gagner une fois encore la présidentielle.

Il va falloir que l’opposition évite très tôt  ce piège, car il lui faut une préparation minitueuse contrairement à tout ce qu’elle avait fait par le passé avant de s’assurer remporter cette élection puisqu’une élection présidentielle ne se gagne pas dans l’improvisation. A 12 mois pratiquement de la prochaine présidentielle, l’opposition doit rapidement se départir du subterfuge du pouvoir en place et éviter la politique politicienne pour s’atteler à un véritable combat vers l’alternance.

La volonté politique devrait prendre priorité sur des débats creux qui amène la classe politique à faire du surplace dans le cadre précis du CPDC. Sinon combien de fois ces genres de rencontres ne sont pas tenues entre les Togolais : Colmar, Ouaga1, Ouaga2, accord cadre CPS et que savons nous encore ? L’opposition togolaise au lieu de tarder sur la question de facilitateur ferait mieux de penser à la composition de la CENI, les réformes constitutionnelles et institutionnelles, la fiabilité des kits et de s’assurer qu’elle a fait réduire au maximum le taux de fraude.

Dans le cas contraire, il lui sera difficile de réaliser l’alternance en 2010. La stratégie qui consiste à compter sur la rue et les pauvres populations qu’elle a souvent envoyées à l’abattoir ne trouverait plus certainement preneur. Car le peuple est fatigué de s’exiler et de se faire tuer pour une opposition togolaise sans moyen.

J.S.


Présidentielle de 2010 : A défaut de l’alternance, que demandera l’opposition au peuple

          Le Togo a toujours connu des moments de troubles intenses avant pendant et après des élections présidentielles.

          La période électorale de 2005 a connu  un paroxysme on ne peut plus outré, dû à la faiblesse notoire d’une opposition minée de divergences et sans réelle ambition politique digne de ce nom face à un pouvoir militaro-dictorial sans aucune compassion pour une population éprise de paix et de justice socio-économique.

            Pour seule arme de bataille, l’opposition togolaise sans aucune autre mesure, s’appuie sur ce peuple naïf qui aussi, sans aucun autre recourt s’adosse à cette opposition pourtant dissuasive. Le résultat, tout le monde le connaît. Le peuple est tout simplement envoyé à l’abattoir sous l’égide de ces leaders politiques flottants sans les moyens de leur politique : En 1993, le peuple est aspergé à Fréau jardin, et le massacre de 2005, qui a battu un record jamais  égalé en matière de violence électorale au Togo sont des exemples vivaces dans les mémoires.

          Et, jusqu’à preuve de contraire, le peuple togolais  a toujours  confiance en son opposition malgré son manque de disponibilité à répondre ou encore à s’opposer à l’assaut de l’armée gouvernementale à sensation, non républicaine, qui tire souvent sur tout ce qui bouge devant elle. Ainsi donc plusieurs Togolais ont péri sous des balles lors des violences électorales.

          L’opposition togolaise quoi qu’on dise est complice de cette tuerie organisée. En 2005, cette même  opposition qui après avoir versé dans l’abîme politique, invita le peuple à descendre dans la rue pour contester les résultats issus de la présidentielle qui a porté Faure Gnassingbé au pouvoir. « Ne vous laissez pas arracher votre victoire. Sortez spontanément  pour réclamer votre victoire s’il advenait que le RPT veut la confisquer » disait elle à cette masse immense de personnes en déplacement pour les meeting politiques. Elle termine souvent ses messages par une motion de motivation « épéyamé nou, goro goro améto ye la djo » c’est-à-dire, cette fois ne serait pas comme les précédentes.

          Il y a bientôt 5 ans que la même messe a été dite sur le stade municipal de Lomé. Cette confiance flatteuse était un élément motivateur qui a amené les jeunes à descendre dans les rues un 26 avril 2005. Malheureusement, ils ont été massacrés par les soldatesques de l’armée togolaise. Tout compte fait, plusieurs centaines de ces jeunes ne sont plus aujourd’hui en vie. D’autres encore croupissent sous l’effet des conséquences de l’exil et ceux qui ont commis cette violence outrageuse circulent impunément dans les artères du pays. L’opposition pendant ce temps était inaperçue, invisible sur tous les plans.

          La tradition est ainsi donc rejetée à l’orée de chaque échéance présidentielle surtout.

          Cette fois, le thème choisi est l’alternance en 2010.

          Pour l’heure, le peuple directement concerné, semble être mis à l’écart. En tout cas, il n’est jamais consulté ni écouté pour des méthodologies à adopter. Il est seulement invité à l’abattoir au moment venu.

          Au lieu donc d’aplanir définitivement  les divergences politiciennes  et défini des stratégies efficaces permettant au parti au pouvoir d’être contraint aux exigences démocratiques, l’opposition togolaise traîne le pas (candidature unique) tout en se laissant  éblouir par un système de confusion souvent développé par son adversaire politique, le RPT.

          L’alternance en 2010, oui, mais à quel prix ? Au prix des vies humaines ? Ou tout simplement l’opposition s’effacera-t-elle définitivement faute d’éviter une tuerie de plus ? Puisqu’elle a l’habitude de demander à ce peuple épinglé, fatigué et très affamé de « réclamer » sa victoire sans pour autant lui donner les moyens  qui lui permettront de venir à bout de ses objectifs que fera l’opposition togolaise face au peuple togolais s’il advenait que l’alternance ne se réalise. Faudrait-il d’ores et déjà lui inculquer une autre notion autre que les rues et la violence qui ont suffisamment  fait la preuve de leur inefficacité aux Togolais (l’exil, le massacre et la tuerie dans l’impunité) ou alors donnera-t-elle un moyen au peuple avant 2010 qui lui permettra au moins une fois de réaliser ses objectifs ? En tout état  de cause une chose est aujourd’hui très sûre, le peuple  togolais n’est plus prêt à s’offrir à la violence électorale souvent connue par le pays. L’opposition togolaise doit alors comprendre que la balle est restée dans son camp et qu’il faut dorénavant trouver toutes les astuces lui permettant de réaliser cette alternance souhaitée en 2010.  Elle doit alors prendre conscience que l’effort de toute la classe politique togolaise est nécessaire pour venir à bout de la résistance du parti au pouvoir sur laquelle elle butte.

          Il ne servira donc à rien que les deux partis de l’opposition au parlement le CAR et l’UFC définissent des stratégies qui n’arrangent qu’eux au moment où d’autres partis comme l’OBUTS et autres s’affairent pour qu’ils soient concernés  par les intérêts électoraux.

          Il va alors s’en dire que l’alternance en 2010 peut être possible si toute l’opposition se serre les coudes. Ainsi elle évitera de faire recours au peuple. A défaut donc de cette union qui peut être éloignera l’opposition de l’alternance après la présidentielle de 2010, que dira-t-elle encore au peuple togolais ?

Jérôme S.


Insécurité à Lomé, oui, mais Titikpina s’en moque

On ne le dira jamais assez qu’une insécurité horrible s’empare de la ville de Lomé.

La semaine passée, Mlle Rubi qui rentrait de son service pour la maison a été braquée par deux hommes armés de machette et de pistolet. Arrivée au niveau du commissariat du 1er arrondissement, elle a été rejointe par deux gangsters dont l’un a pointé son pistolet sur la tempe de la fille, lui demandant de remettre tout ce qu’elle a de précieux.

Ainsi, son portable, ses bijoux en or et autre bracelet lui sont arrachés.

Selon la victime, la scène s’était passée à quelques mètres dudit commissariat devant lequel étaient assis quelques policiers qui assistaient à cet événement malheureux sans la moindre réaction. Heureusement elle s’en était sortie sauve même si elle est dépossédée de tous ses biens.

L’atmosphère est actuellement invivable à Lomé la nuit par les noctambules qui prennent le plaisir de se défouler autour d’un pot de bière. Il y a un véritable risque de traîner un peu en ville la nuit. Car ces gangsters à motos, armés jusqu’aux dents, sont toujours aux aguets d’un malheureux.

Malgré donc la  croissance de ces réseaux de gangsters qui ont pris la ville de Lomé en otage, le ministre Atcha Titikpina s’en moque.

Aucune mesure sérieuse n’est encore annoncée pour décourager ces bandits. Ce mutisme montre que le ministre sait quelque  chose des cette insécurité grandissante qui règne dans la capitale puisque comme on le disait plus haut, des policiers qui sont appelés à protéger les citoyens et mettre hors d’état de nuire ces bandits reculent devant leur premier devoir pour lequel ils ont prêté serment. On ne doute donc pas que le ministre Titikpina  a un intérêt personnel avec ces réseaux souvent formés par des rebuts étrangers qui bénéficient de la complicité de quelques citoyens togolais. Sinon comment comprendre que, depuis plus de quatre mois que cette insécurité règne à Lomé, aucune mesure adéquate ne soit appliquée.

Dans un pays normal, le ministre de la sécurité Atcha Titikpina devrait démissionner ou, plus clair, serait démis de sa fonction pour insuffisance de rendement. La sécurité des populations est très importante. On ne doit donc pas badiner avec elle en confiant cette mission à un homme qui n’est pas du tout sérieux. Il va donc falloir que Faure Gnassingbé s’implique personnellement en tant que garant de la protection des citoyens pour qu’une solution durable soit trouvée à cette délicate traversée. Mais avant tout, la seule question que se pose chaque Togolais est de savoir d’où viennent ces pistolets sophistiqués dont se servent ces gangsters pour braquer les pauvres populations ? L’autre question est de savoir pourquoi ces malfaiteurs sur qui on a mis la main sont vite relâchés. Le  cas de cet hibo, dont nous nous réservons le nom, relâché à moins d’un mois après avoir été arrêté et montré à la TVT avec ses complices en possession de plusieurs pistolets, indigne les populations de Lomé. Il y a alors insécurité à Lomé mais le ministre de la Sécurité Atcha Titikpina s’en moque.

T.E

Triangle des enjeux #25 du 12 fev 2009
Conquête du nord du Togo : Faure sur les pas de Kpatcha Gnassigbé ?

          L’on a donc  comme l’impression que quelque chose pousse le Chef de l’Etat dans le dos et l’oblige à mettre le pas où il ne voulait point. Ce qui véritablement suscite notre attention sur la situation est le fait que ces derniers temps le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé n’est plus trop visible à Lomé et que toutes les grandes activités présidentielles se centralisent actuellement au nord du Togo. Or, quand bien même cette partie du Togo est considérée comme le fief de son parti politique le RPT et qui reste sa terre natale, la partie septentrionale du Togo a toujours donné son amour au jeune frère de Faure, Kpatcha Gnassignbé jusqu’à preuve de contraire. Les populations du nord du Togo ont la nostalgie du feu père Gnassingbé Eyadéma en qui elles trouvaient un sens de « magnanimité » à travers la distribution de billets de banque ou encore un sens de générosité. Or, le jeune président qui a justement un « esprit nouveau » ne tient pas compte de l’intérêt de son feu père en ne protégeant pas ses acquis (nord du pays).

          Faure Gnassingbé dans sa stratégie croit qu’il faut en finir avec la « magnanimité » de son père pour rester longtemps au pouvoir. Ceci laisse donc le choix à Kpatcha qui a peut-être compris qu’il ne faut pas détruire dans la précipitation le patrimoine de son père. Ainsi donc il a pris le soin d’entretenir ce qui était presque abandonné par son frère. Il revenait à la charge pour conserver cet acquis à travers sa volonté humanitaire qui lui a permis d’être beaucoup plus proche de ces populations. Pour mémoire, on ne pouvait jamais fermer les yeux sur ses nombreux dons volontaires et humanitaires, par la dotation de certains villages en centres de santé, en ambulances, en produits pharmaceutiques, et surtout la dotation de l’hôpital de Kara en matériels modernes qui  permettront de sauver des vies humaines.

          La création même de l’association A2K dont Kpatcha Gnassingbé est le promoteur, le rapproche beaucoup plus des populations du nord. Son élection brillante lors des élections législatives du 14 octobre 2007 témoigne de ce que les populations du nord lisent à travers  lui la « magnanimité » du « vieux ». Il est parfois considéré comme le Messie ou encore l’enfant « blanc » par qui l’on peut trouver bonheur. « Tant pis pour tous ceux qui ne veulent pas ce bonheur lorsque Kpatcha arrive au pays, c’est-à-dire à Pya ». N’est-ce pas que les gens s’y rendent pour jouir de la générosité de l’enfant « sage » du vieux ?

          Aujourd’hui, surtout à l’orée de la présidentielle de 2010, son jeune frère semble se mêler à la danse qui le faisait beaucoup se rapprocher de sa chère population. Le grand rôle qu’il avait joué en 2007, reste encore vivace dans les esprits des populations du nord, ce qui lui a même valu l’expression « le grand artisan de la victoire du RPT », une expression qui a fait même des jaloux du sein de son propre parti, passons !

          On dit souvent qu’ « on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace ». Mais ce rôle semble être joué par Faure Gnassingbé actuellement. Ou alors le mutisme stratégique de Kpatcha crée des inquiétudes au Chef de l’Etat ou cette façon à Faure de se jeter très tôt dans la danse pour atteindre les objectifs de 2010 laisse voir qu’il y a un problème au sein du RPT qui ne dit pas son nom.

          Kpatcha Gnassingbé par son humilité l’avait reconnu. « Il y a des problèmes au sein du RPT qu’il faut résoudre avant 2010 » lâchait-il lors du 39ème anniversaire du RPT.

          Et si ces problèmes ne sont pas résolus avant 2010 que deviendra le RPT ?

          Faure Gnassingbé est-il descendu lui-même sur le terrain très tôt pour conquérir ces populations qui trouvent intérêts auprès de Kpatcha ? Ou bien sait-il que quoi qu’il fera, il sera déçu en 2010 sans l’apport de son jeune frère ? En tout cas, les jours à venir nous en diront plus.

          Mais en tout état de cause, Kpatcha Gnassingbé seul saura  ce qu’il faut faire surtout qu’il est le frère du Chef de l’Etat. Il y a forcément un héritage commun qu’il faut sauvegarder même s’il a été plusieurs fois humilié par son frère.

          Pour l’heure la remarque est simple : Faure est sur les traces de Kpatcha Gnassingbé dans sa conquête des populations du nord.

Jérôme Sossou


Lucarne : Présidentielles  de 2010 : Péril en la demeure

Inexorablement, le peuple togolais marche vers les élections présidentielles de 2010. Pour l’heure, nul ne saurait donner avec exactitude le nom de cet homme politique qui sortira vainqueur des urnes au lendemain du scrutin en 2010.

Cependant, sur ces présidentielles de 2010, des divergences de vue ne cessent d’alimenter au quotidien les débats politiques en ce qui concerne le nom de ce nouvel homme fort à la magistrature suprême au Togo.

Pour les pessimistes, le régime RPT, plus que quarantenaire, dans sa politique de conservatisme exhibitionniste depuis la vieille génération jusqu’à la nouvelle génération, ne cèdera ni aujourd’hui, ni demain le pouvoir en perdant les présidentielles de 2010 si on se remémore encore ces· propos inquiétants de Faure dans la fièvre du coup d’Etat du 05 Février 2005 : «Si vous laissez le pouvoir vous échapper, comme l’a dit le père de la nation, il vous sera difficile de le reprendre. Mais pour les optimistes, le R.P.T pour au moins une fois de son histoire, se départira de sa mauvaise foi en donnant les vrais chiffres des urnes pour (enfin libérer ce peuple qui a une soif inextinguible du changement auquel il ne paraîtrait plus réfractaire.

Si l’on veut parler sans ambages, le climat politique actuel au Togo laisse planer une atmosphère sceptique. En effet, depuis un certain temps, les actes et discours contradictoires des vautours du régime R.P.T présagent à proprement parler le spectre d’un lendemain incertain aux Togolais en 2010 après les présidentielles.

Nous en voulons pour preuve, le tour des casernes effectué par le fils à papa tout récemment. Alors qu’il disait s’inspirer du modèle ghanéen pour organiser des élections propres, le jeune «Manitou» n’a pas hésité à demander publiquement pour les présidentielles de 2010, le soutien de sa soldatesque dont le degré d’immoralité et de sadisme n’est plus a démontrer. Le soutien d’une armée au parti au pouvoir fait-il partie des principes de la culture démocratique? D’ailleurs, ce soutien au menu impudique d’une armée aussi déloyale que perverse est un secret de polichinelle : investir les rues, réprimer de la façon la plus sauvage et la plus féroce les populations, contraindre le peuple à l’exil, etc .....

Au-delà de ce phénomène, des séries de comédies à caractère budgétivore organisées ça et là au grand dam de ce peuple sacrifié, montrent à suffisance les intentions du R.P.T à conserver le pouvoir. Ce n’est pas la gigantesque présentation de vœux à travers le pays avec son corollaire de dilapidation des fonds de l’Etat et des pertes de temps matérielles, et encore moins la rencontre de Faure avec la chefferie traditionnelle qui démentiront cette assertion. Ces séries comme par le passé ont connu des discours et des interventions dénués de sens et de fondements, plutôt des interventions de carence. L’intervention la plus surprenante reste celle de Bodjona Pascal qui, dans une comparaison abusive a par-dessus tout amusé la galerie. «Change, yes we can » disait OBAMA. «Je vous dis Monsieur le Président que vous êtes vous-mêmes le changement. » a dit Pascal Bodjona propos de Farure Gnassingbé. Comparer Faure à OBAMA, relève d’une aberration hors pair. Au fait de quel changement veut-on nous parler? Le refus des reformes constitutionnelles et institutionnelles? Celui de la modification du code électoral ? Ou celui du choix d’une CENI technique? Ou encore le retour en force des dates et fêtes qui sont très loin de réconcilier les Togolais entre eux ? De toutes façons, Barack OBAMA et Faure GNASSINGBE ne peuvent jamais connaître la même ascendance politique. OBAMA a démontré et prouvé aux Américains et au monde entier qu’il a la carrure d’homme d’Etat qui mérite la Maison Blanche. Il a durement travaillé pour en arriver là. Ce n’est pas de l’usurpation; c’est du mérite. Faure se retrouve-t-il vraiment dans cette idéologie? Que dira alors Zakari Nandja? Si aujourd’hui, on nous présente Faure comme l’incarnation du changement. En 2010 cela va sans dire, ils conserveront le pouvoir.

La rencontre de Faure avec cette frange de la chefferie traditionnelle est un facteur non négligeable dans la conservation du pouvoir par le RPT. Pourquoi raconter des sornettes à ces corrompus de chefs de cantons pour aggraver encore l’état de leur conscience déjà endormie? Imaginez ce que feront ces chefs des cantons inféodés au régime RPT dans leur zone d’influence lors des présidentielles de 2010 qui s’annoncent rudes. Or, au cours des élections antérieures toutes catégories confondues, ces chefs, sujet a caution, n’ont pas du tout été tendres avec leurs sujets.

Cette fois, les populations doivent sincèrement rester vigilantes, unies et fortes pour ne pas céder aux imminentes intimidations et menaces d’où qu’elles viendront.

Considérant le nouveau contexte politique créé par Faure et son parti et les tensions tant au parlement que dans le pays, notre inquiétude est loin d’être dissipée et l’équation reste difficile à résoudre. D’ores et déjà, la présomption de la non alternance en 2010 se confirme. Résignation ou révolte? Les conséquences …

Il urge alors que dès à présent tous les Etats majors des partis politiques de l’opposition, la société ci vile et tous les démocrates fassent une concertation sérieuse, digne de ce nom, pouvant acheminer à des mesures drastiques qui pourront favoriser un aboutissement heureux, paisible et victorieux du processus électoral en cours sinon il y a péril en la demeure.

Rappelons que le cadre permanent de dialogue établi par décret présidentiel et prévu par l’APG n’est ni péremptoire ni prépondérant. C’est pourquoi les forces politiques sus-énumérées surtout les partis politiques et les instances appelés à participer au cadre permanent de dialogue doivent plus que jamais rester éveillés pour juguler et dénoncer les subterfuges du RPT car de Lomé à Colmar en passant par Ouaga, aucun accord n’a jamais abouti avec le RPT dont l’idéologie politique repose fortement sur le militarisme.

Pierre


L’Adoption du règlement Intérieur/ Du CPDC se heurte à la résistance du RPT

          Réunis  hier à la primature pour l’adoption du règlement intérieur du cadre permanent  de dialogue et de concentration, les partis Politiques signataires de l’APG se sont séparés de nouveau à queue de poisson. Le RPT, parti au pouvoir ayant affiché comme à son habitude le radicalisme. Sur  la question de recourir au facilitateur si blocage y a, le RPT oppose un refus catégorique et estime que seul le représentant du chef de l’Etat peut trancher. Une position que fustigent les deux forces démocratiques  l’UFC et le CAR. De sources concordantes les deux forces politiques attendent de faire bloc pour dénoncer le RPT ; En clair, la réunion d’hier n’a accouché que d’une souris. On se rappelle que le gouvernement réuni en conseil des Ministres le 04 février 2009 a pris un nouveau décret portant création d’un Cadre Permanent de  Dialogue et de Concertation (CPDC). Le 3e décret du genre qui abroge celui du 17 novembre 2008, lequel abroge aussi celui du 14 mais 2007. Sans nul doute la prise successive de ces décrets les uns abrogeant les autres traduit la confusion et l’improvisation qui caractérisent des actions du RPT et du gouvernement. Le pouvoir a donc reculé sous les pressions de l’opposition parlementaire et extra parlementaire. Mais la grande question que l’on se pose est de savoir si ce recul du pouvoir peut être assimilé à une volonté de prendre en compte les préoccupations de l’opposition ? On annonce une autre réunion du CPDC  sur ce matin toujours à la Primature. On espère que le bon sens triomphera cette fois-ci.

Le port autonome de Lomé paralysé :

L’économie du Togo réduite

          Il y a déjà presque deux semaines que les portes du fleuron de l’économie du Togo sont presque fermées et pour cause. Les déclarants en  douanes ont déclanché  un mouvement de grève contre les nouvelles donnes introduites par la douane Togolaise.

On se rappelle qu’en décembre 2008, la direction de la douane a mis en essai la prestation de COTEC et de COTECNA qui ont créé délibérément un tarif exponentiel sur les marchandises et les véhicules d’occasion en transit par le port de Lomé.

          Depuis que ces deux sociétés sont arrivées le pourcentage de dédouanement des véhicules a baissé de plus de 45% et les marchandises sont beaucoup plus chères sur le marché, parfois même inexistantes. Pour exemple une voiture qui coûte 600.000F est dédouanée à plus d’un million. Une situation anormale qui doit interpeller les autorités du Port  Autonome de Lomé et  celles de la Douane. Le pays a été suffisamment  sucé par les roitelets  GNASSINGBE  et les dignitaires  du pouvoir RPT au point que l’on n’accepte plus ce désordre au Port Autonome de Lomé.   Doit-on dire qu’après la  SNPT,  la SOTOCO et compagnie, c’est le Port qui s’écoulera ? C’est la question que l’on se pose. De toute évidence l’économie togolaise est enrhumée et la jeunesse togolaise se cherche.

          Pour  nous autres, nous estimons que la suppression pure et simple de la COTEC et de la COTECNA s’impose. Et dans les meilleurs délais.

J.S.


Pénurie de maillots des Eperviers : Tata Adaglo Avlessi confisque les matériels sportifs de la FTF

Ce n’est plus un secret pour personne que la FIFA a fait don de plusieurs matériels sportifs notamment des maillots, shorts et autres gadgets à l’effigie des Eperviers du Togo à la Fédération Togolaise de Football.

Tous ceux qui ont suivi de près le congrès du 18 janvier 2009 à l’hôtel Sarakawa et la passation de service au siège de la FTF à Kégué ont entendu le foutriquet de Tata Adaglo Avlessi déclarer ouvertement sans couteau sur la gorge  ni révolver sur la tempe que les matériels sportif que la FIFA a offerts au Togo se trouvent bien protégés chez lui à Masséda.

Au total 180 cartons contenant maillots, shorts, survêtements complets et autres gadgets sont restés avec l’ex-président «insolite» de la Fédération Togolaise de Football. A la veille donc du match Togo Burkina-Faso, les Eperviers ont besoin de ces matériels pour aller sur le champ de bataille. Seulement lorsqu’il s’était agi de récupérer les dits matériels, il a fallu que des gens se rendent à Masséda, le fief, domicile privé du Président d’honneur de l’Union Sportive de Masséda (USM) comme si le siège de la FTF s’y trouvait. Ridicule n’est-ce pas ? Et au-delà de tout ce mal que Tata a déjà créé en laissant les matériels de l’équipe nationale chez lui à Masséda, dont on ne sait pas du tout l’usage qu’il en faisait, il a en plus tenté mentir en disant qu’il était en Côte d’Ivoire lorsque les huissiers l’ont appelé pour récupérer les cartons. Heureusement, M. Avlessi a été pris tout bonnement les mains dans le sac. Cela veut dire que les huissiers qui l’appelaient pour les matériels étaient dans les murs de Tata Avlessi à Masséda avant de l’appeler. Celui-ci, ne le sachant pas avait décroché son portable dans le jardin de sa maison et imaginez la suite.

Les huissiers ont réussi à récupérer 8 cartons seulement sur les 180 qu’il aurait gardés avec lui à Masséda. Passons !

Parlons un peu de comment Tata Adaglo Avlessi a quitté la Fédération Togolaise de Football. Il faut avouer que après la passation de service entre Rock Gnassingbé et lui en 2007, il existait des ordinateurs portables, des rideaux aux fenêtres. En plus de tout cela, la climatisation était encore fonctionnelle, l’eau était encore disponible dans les toilettes. Pour ce qui concerne l’état du bâtiment, il était tout neuf.

Aujourd’hui, rendez-vous au siège de la FTF et vous comprendrez le degré de saleté que le maître fort de 2007 à janvier 2009 a installé là-bas. Ce qui dérange et qui fait absolument honte est qu’en plus de la confiscation des matériels des Eperviers, il n’y a plus de trace des rideaux, des ordinateurs… La climatisation ne fonctionne pas du tout. Pis encore, si le tout puissant et omnipotent président de Masseville a satisfait ses besoins, il faut transporter l’eau jusqu’à sur l’étage avant de chasser ce besoin. Chuan ! C’est vraiment aberrant.

Qu’est-ce que Tata Adaglo Avlessi de Mass de Masséda est destructeur. Et le Togolais naïf et fanatique des derniers évènements du siècle le considère comme l’autre Jésus Christ qui viendra sauver le football togolais. Peine perdue. Les Togolais doivent vivement oublier Tata car, il a causé un tort irréparable à leur football. Unissons donc les forces pour que ce sport roi puisse retrouver les lettres de noblesse qu’il avait avant l’ère « avlessique » pour l’honneur et la dignité de notre pays le Togo.

J.S

Sélectionneur des Eperviers : Le Belge Jean Thissen retenu

          La probabilité de retenir le Belge Jean Thissen comme sélectionneur des Eperviers du Togo n’est plus un souci pour le nouveau bureau de la Fédération Togolaise de Football élu le 18 janvier 2008.

            Le choix d’un entraîneur de haut niveau pour remonter les Eperviers du Togo s’avère nécessaire pour tout le public sportif togolais. Le ministre des sports, Christophe Tchao avait par le passé fait des prospections dans l’intérêt de trouver un sélectionneur digne de ce nom pour la sélection togolaise.

          Aujourd’hui après l’étude des dossiers d’une dizaine d’entraîneurs, le choix se repose sur le Belge Jean Thissen. Les discussions ont véritablement progressé et le nouvel entraîneur est sur le point de prendre fonction juste après le match de la journée FIFA qui se joue à Rouen en France entre le Burkina-Faso et le Togo aujourd’hui mercredi 11 février 2009.

          Actuellement, le nouvel entraîneur Jean Thissen est dans la délégation togolaise, surtout côté staff technique. Il sera sur le banc des entraîneurs afin d’observer la forme des joueurs actuels du Togo. Dans les dernières discussions afin de peaufiner le contrat, le nouvel entraîneur avait mis l’accent particulier sur la direction technique nationale qui selon lui jouera un rôle fondamental dans la vie de la sélection nationale. Il a également parlé de la formation des joueurs à la base, à qu’il revient de prendre la relève des joueurs actuels.

          Tout est donc fin prêt pour que Jean Thissen tienne les rênes des Eperviers. Son contrat serait finalisé et rendu public d’ici la fin de la semaine. Il revient au Togo 13 millions de franc cfa chaque fin du mois.

Jérôme Sossou

 

 
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