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Le Triangle 51 de mercredi 27 mai 2009 |
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Rebondissement dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé :
Le Guide
Mohamed Kadhafi convoque Faure et Kpatcha |
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Le
feuilleton qu’il est désormais convenu d’appeler affaire Kpatcha Gnassingbé
continue à faire couler beaucoup d’encre et de salive. Depuis donc le 17 mai
où le présumé comploteur de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat a été
arrêté lorsqu’il essayait de se réfugier dans l’enceinte de l’Ambassade des
Etats-Unis d’Amérique au Togo, les informations ne cessent de révéler des
aspects qui parfois compliquent l’évolution de l’affaire.
Après la faramineuse clé USB qui comporterait le secret du
plan de déstabilisation du sommet de l’Etat, c’est le tour aujourd’hui des
ordinateurs qui seraient saisis au domicile de l’Honorable Kpatcha qui
auraient parlé. Si l’honorable Kpatcha est aujourd’hui accusé de flagrant
délit, aucune preuve tangible n’est produite par le gouvernement pour
convaincre les Togolais et la communauté internationale de la véracité des
charges dont il est accusé.
Cette affaire est de plus en plus ténébreuse. Ce qui explique
les rebondissements qu’il y a lieu de constater. On annonce d’une raison à
une autre, la bipolarisation de l’armée togolaise qui serait aujourd’hui à
près de 16000 hommes. Cet effectif pléthorique crée de grandes divisions en
son sein. Il existerait des pro-Kpatcha qui pour des raisons de sécurité
gardent actuellement leur mutisme et des pro-Faure qui sont quelques vieux
officiers et sous officiers qui ont servi sous son feu père. Il se
murmurerait qu’ils n’approuvent pas eux non plus la gestion que Faure fait
du pays. Ils se plaindraient d’être un peu écartés. Et pourtant pour les
influencer, Faure leur aurait donné une enveloppe qui se situerait entre 25
et 35 millions.
L’histoire des ordinateurs
Après
celle de la faramineuse clé USB qui aurait fait le tour du monde après la
publication d’un article dans Jeune Afrique, c’est le tour des ordinateurs.
Suite aux échanges de tirs au domicile de Kpatcha, trois ordinateurs ont été
ramassés. Selon des informations le premier était à l’usage de ses enfants
et de sa femme. Un autre contiendrait des textes dans lesquels, on lui
aurait fait des éloges. Ces textes seraient même en contradiction avec ce
que Jeune Afrique évoquait sur le capitaine Attih.
Des
personnalités du RPT seraient assassinées
Selon
d’autres sources, des documents numérisés comporteraient la liste des
personnes qui auraient été assassinées après le putsch s’il avait réussi.
Parmi donc ces personnes, il y aurait : Solitoki Esso, Ingrid Awadé, Moussa
Barqué, Gilbert Bawara, Pascal Bodjona, Charles Debbasch, Ibrahima
Méimounatou, puis Nathalie Bitho. Il y aurait également le général Ayéva et
certains sous officiers et d’autres personnalités civiles. Il serait très
difficile de reconnaître l’authenticité de cette liste même si des sources
auraient affirmé que Kpatcha aurait reconnu également l’authenticité de
cette liste. Si l’opinion pourrait rencontrer l’intéressé aujourd’hui sous
haute surveillance elle pourrait faire la part des choses entre la version
du gouvernement et la sienne. Tout ressemble donc à une manipulation qui ne
dit pas son nom et jette un flou total sur l’affaire dans la mesure où les
versions ne sont plus les mêmes et varient selon les humeurs.
Cette
histoire prend de plus en plus de l’ampleur et suscite des réactions qui
fusent de partout. Ce qui semble mettre une pression sur Faure Gnassingbé
qui ne sait quoi faire pour résoudre le problème. Il survole alors les pays.
Après le Nigeria, le mardi 12 mai 2009, où il aurait rencontré Olousegoun
Obassandjo, qui lui aurait conseillé de libérer son frère, il était hier au
Burkina Faso auprès du facilitateur Blaise Compaoré. Il s’apprêterait à
rencontrer dans les jours prochains Kpatcha devant Kadhafi.
En
tout état de cause, l’affaire Kpatcha donne plus de vertige à Faure même
s’il envisage encore plus de remaniements dans son entourage. Mais ce qui
est sûr est que la grande muette que constitue l’armée togolaise est une
bombe à retardement qui pourrait exploser à tout moment quand on sait que
cette affaire y fait des aigris.
Jérôme
SOSSOU
Lucarne :
Présidentielle de 2010 :L’urgence d’un ménage au sommet de la hiérarchie
militaire
Les mutations
politiques issues du «vent de l’est» ont favorisé l’enclenchement du
processus de démocratisation des pays subsahariens notamment. Si dans
certains pays de la sous-région, les autorités politiques au pouvoir,
soucieux du bien être de leur peuple, ont mérité de la patrie en permettant
à leur pays de prendre l’envol démocratique pour atteindre aujourd’hui un
niveau considérable de développement incontestable, dans d’autres pays par
contre la démocratie peine à décoller.
Au
Togo, les hommes qui sont aux affaires de l’Etat, étant obsédés et possédés
par le pouvoir, refusent de donner la démocratie au peuple. Or, le
soubassement du développement durable d’un pays est la bonne gouvernance, la
gestion saine et transparente des fonds publics, l’indépendance des
différentes institutions de la république, l’alternance politique, etc..,
dont le fer de lance est indéniablement la démocratie. Depuis donc 1990,
notre pays peine à suivre le train du renouveau à cause de la mauvaise foi
du régime dictatorial et la volonté manifeste du RPT à voir le peuple
notamment sa jeunesse descendre aux enfers.
Après
la disparition brutale du général président en février 2005, l’armée de
Zakari Nandja, l’ex-chef d’état major aujourd’hui indésirable, avait
porté Faure Gnassingbé derrière qui se cachait Kpatcha Gnassingbé,
au pouvoir. Ainsi, une certaine harmonie paraissait exister entre les
faucons du régime. Et la famille Gnassingbé, soutenue par l’armée de
pacotille façonnée par le père défunt, faisait preuve d’une sérénité
indéniable pour profiter en toute quiétude du patrimoine familial légué par
feu Eyadéma : le Togo.
Avec
cette comédie de coup d’état mise en scène par les griots du régime, rien
ne semble plus marcher pour le RPT et son armée. Le climat devient délétère
et la crise de confiance manifeste.
Faure Gnassingbé,
en dépit de ses
fonctions de chef d’Etat et de ses prérogatives de président de la
république, apparemment, se sent mal à l’aise ou plutôt dans l’insécurité
parmi les siens c’est-à-dire sa famille politique et l’armée qui décide du
sort du peuple après chaque scrutin présidentiel.
Ce
n’est pas la vitrine blindée derrière laquelle il s’était abrité lors du
défilé militaire et civil ayant marqué la célébration du 49è anniversaire
de l’indépendance du Togo qui nous démentira.
Avant
de tenter toute action contre son frère, Faure devait avoir en principe la
délicatesse de mesurer l’ampleur de l’événement afin de prévoir les
éventuelles conséquences qui pourront en découler. Malheureusement, c’est
l’école du RPT où l’ignorance et le cynisme l’emporteraient sur la sagesse
et les convenances.
La
seule et unique alternance de Faure après avoir bu le vin tiré, reste ce
fameux ménage au sommet de la hiérarchie militaire pour penser assainir la
maison avant la présidentielle de 2010 qu’il perdra indubitablement. Car,
l’homme n’a plus tellement confiance en certains hauts gradés de l’armée
alors que le rôle de celle-ci dans la conservation du pouvoir au terme du
processus électoral est prépondérant. Pourquoi Faure devrait-il avoir peur
aujourd’hui de l’armée qui hier, l’avait aidé à conserver le pouvoir de son
feu père? Cela suppose que l’armée est minée par un schisme sans précédent.
Faure, conscient du fait qu’il n’arrive pas à cerner tous les rouages de
l’armée qu’il croit également échapper à Zakari Nandja, pour sa
sécurité ce qui d’ailleurs est normal et aussi pour la conservation du
pouvoir en 2010, se doit donc de démettre de ses fonctions de chef d’état
major général des FAT ce dernier pour y placer quelqu’un qui lui inspire
plus de confiance afin de briguer un second mandat.
Nandja, qui a démontré toute sa loyauté au père et montré sa vélocité et
sa véhémence à imposer le fils au peuple en 2005, devrait peut-être se
trouver blessé dans son amour-propre. Comme pour le soulager et pour ne pas
le ridiculiser, on l’élève au rang de ministre d’Etat en vertu de la loi que
le peuple ne connaîtra jamais. Par contre, d’autres officiers soupçonnés
d’être proches de Kpatcha sont aussi demis de leur fonction. Quel
sort alors leur réserve-t-on ? Si, Faure Gnassingbé dans la
résolution des problèmes afférents à l’Etat crée encore d’autres scissions
au sein des populations togolaises, il va sans dire que la crise politique
que connaît le pays et l’impasse qui y règne ne pourront facilement
connaître un aboutissement heureux. Et le peuple qui subit le coup, ne peut
véritablement pas réagir parce que la mesure de rétorsion sera aux
conséquences incalculables alors que le RPT, dans son laboratoire
machiavélique, continue de jouer cyniquement avec le destin du peuple.
Peter S.
Un autre séisme
en perspective à
la FTF Le
BE au bord de l’effondrement Qui de Rock Gnassingbé ou de Gabriel Améyi joue
à «l’insurgé»
Le Congrès
électif du 18 janvier 2009 qui a conduit le colonel Rock Gnassingbé au
sommet de la Fédération Togolaise de Football a semblé mettre fin à la
longue crise qu’avait connue le Bureau exécutif conduit par Tata Adaglo
Avlessi après son élection le 9 janvier 2007.
Malheureusement, tout semble être un
scénario monté pour flouer le public sportif et les amoureux du ballon rond
et les entraîner dans un désastre qui ne dit pas son nom
Vu tout le dérapage qui avait miné la constitution des
dossiers pouvant amener les candidats au congrès du 18 janvier 2009,
notamment l’implication du ministre des sports dans le soutien d’une
candidature, la refonte de certaines listes nuitamment au ministère de
l’Administration territoriale, sous la caution justement du Ministre Bodjona,
avait entraîné à une alliance contre nature dont les conséquences sont ces
divergences visibles au sein de
la Fédération.
« Je voudrais faire comprendre au
public sportif que dans une vie associative il faut une certaine confiance.
Au cours du récent congrès, nous reconnaissons que c’était une alliance
contre nature. Et justement le congrès s’était déroulé en l’absence de
la CAF
qui est l’institution qui couvre le continent Africain en matière de
football. En plus au delà de tout cela, imaginez comment les dépôts de
candidatures se sont passés, et aussi comment la FTF a suggéré cette
histoire diplomatiquement en prolongeant la date de clôture d’une dizaine de
jours.
Pour nous tout ce qui s’était passé en ce
moment là devrait être pour nous une occasion d’entreprendre autrement et
nous permettre de repartir sur une base solide afin de désillusionner et
minimiser toute considération. Malheureusement, je suis aujourd’hui très
désolé que nous vivons actuellement un moment de cafouillage et de prise de
décision uni- latérale au niveau du bureau exécutif. Le président Rock
Gnassingbé qui vient et qui désigne des gens pour des voyages sur une simple
humeur sous prétexte que chacun aura son tour, comme si le fait de voyager
importe aux membres du bureau que les véritables activités qui s’y
déroulent.
Naturellement nous voudrions être beaucoup plus impliqués dans la
gestion de l’institution, étant donné que c’était une candidature de liste.
Il faudra qu’on nous donne aussi de la valeur, qu’on nous prenne au sérieux
dans certains propos. Nous sommes des présidents de clubs de première,
deuxième division et de ligue regroupés au sein de ce bureau, on ne peut
nous minimiser de la sorte, comme si nous sommes en déphasage avec la
réalité qui se passe. En tout cas, si on ne prend pas garde, pour qu’on
puisse redresser rapidement et convenablement la barre, ça va être très
dangereux pour l’avenir de ce bureau et j’en suis pessimiste »
s’est indigné M. Tino Adjété membre du bureau exécutif de
la FTF avant de conclure que « Cette
alliance contre nature ne respectant pas les statuts adoptés à Sokodé donne
droit à tout ce qui se passe aujourd’hui au sein de ce bureau ».
Tout confirme donc qu’il y a un véritable séisme en perspective qui
risque d’effondrer l’actuel bureau exécutif de
la Fédération
togolaise de Football.
Voilà encore à quoi se confronte le développement du football
togolais.
À
qui donc attribuer cet énième « affrontement » des membres de
la FTF élus sur la base d’une liste qui
aurait résolu toutes les divergences qui avaient minées
la
FTF ces deux dernières années. Le sport en général, et le football en
particulier, est un élément unificateur mais comme le Togo est une nation
entièrement à part le football divise plus d’un. Va-t-on encore parler
aujourd’hui de l’ambition démesurée des hommes et femmes qui la composent ?
Peut être non ! Plutôt on serait tenté de dire que la gestion unilatérale
faite par le Président Rock Gnassingbé, si cela est le cas, ou encore cette
façon de vouloir croire que les autres membres du BE n’ont pas la
prérogative de savoir comment fonctionne l’institution et qu’il faut leur
intimer des ordres, il y a de quoi dire qu’il y a péril en la demeure. En
tout état de cause, il y a une véritable crise qui ne dit pas encore son
nom au sein de la FTF. Il faudra alors que rapidement on arrive à panser
cette plaie afin de permettre à l’équipe nationale de poursuivre son petit
bonhomme de chemin pour se retrouver à
la CAN et au mondial 2010.
De Rock Balakyèm Gnassingbé souvent accusé d’homme fermé et
dictateur, très habile et malin au dernier membre du bureau, en passant par
le 1er vice Président,
Gabriel Améyi qui entre temps semble éloigné des activités de
la
FTF, et le 2e vice-Président
Essoyaba Boukpessi qui aussi depuis lors fait semblant d’oublier le rôle
qui lui est confié. Il va falloir que chacun d’entre eux soit conscient de
la nécessité de travailler ensemble pour l’honneur du football togolais. Car
trop c’est trop. Dans le cas contraire, qu’ils disparaissent tranquillement
au profit de nouvelles têtes capables de rester ensemble et travailler pour
l’intérêt du football togolais.
Si aujourd’hui il faut parler de divergences ou de querelle
d’hommes, qui alors de Rock Gnassingbé ou de Gabriel Améyi constitue le
venin qui intoxique l’évolution harmonieuse du groupe ou
qui joue à l’insurgé entre les deux compagnons d’hier?
Nous trouverons des réponses à cette question dans notre prochaine
parution.
A Suivre
Jérôme Sossou |
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Lucarne : Le Togo dans l’antichambre d’une impasse politique
recrudescente |
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Depuis cette fameuse histoire de coup d’Etat montée de toute pièce, l’état
de stagnation du Togo va sans cesse grandissante. On ne sent plus rien
venir. Il y a comme une lassitude dans le comportement des leaders
politiques de l’opposition togolaise à oser de nouvelles initiatives après
la mise en veilleuse du CPDC pour relancer le débat et forcer l’autre camp
c’est-à-dire le RPT à revenir sur sa fuite en avant, créant ainsi une
nouvelle dynamique qui réorienterait le combat pour la reconquête d’une
liberté et d’une justice perdues depuis plus de quatre décennies.
Cette morosité plonge le pays dans l’abîme et personne ne
connaît les tenants et les aboutissants de ce silence dangereux, sauf que le
RPT et sa mouvance, fidèles à leurs habitudes plus que
quarantenaires, se targuent de contrôler une situation qui leur a échappé
depuis 1990.
Le contentieux électoral né du scrutin présidentiel
d’avril 2005, après épluchement, avait abouti à la signature d’un accord
entre le régime RPT et l’opposition. Le CPDC, issu après moult
tergiversations de cet accord, doit permettre aux différents protagonistes
de la crise politique togolaise de s’accorder sur le principe qui
pourra garantir la transparence, la crédibilité, la justesse et l’équité de
la présidentielle de 2010 afin d’esquiver un nouveau contentieux qui
compliquera davantage la situation et qui pourra entraîner le pays vers un
risque d’embrasement. Mais malheureusement, le scepticisme, en ce qui
concerne la perspicacité, l’efficience et la quintessence du cadre à assurer
un avenir certain au peuple pour résorber définitivement cette crise qui n’a
que trop duré, se réalise au quotidien.
Aucune issue favorable n’est réservée à ce cadre qui, ma
foi, sera encore sujet de polémique lorsque les travaux vont reprendre à
nouveau. Le RPT est décidé à tuer le processus en cours pour s’adjuger
frauduleusement le pouvoir pour lequel il ne ménagera aucun effort pour
massacrer le peuple en 2010 en cas de contestation des résultats en
s’appuyant sur l’armée qu’il utilise à des fins politiques. Ce qui n’est
pas conforme aux idéaux républicains. Le peuple pourra-t-il un jour sortir
de cette impasse politique qui présage un lendemain noir pour le pays ?
Ce qui est grave dans tout ceci, c’est que les Togolais
s’habituent ou se sont habitués à l’iniquité et considèrent chaque violation
de ses lois sacrées comme une fatalité.
C’est vraiment dangereux car un grave état de psychologie
d’abdication atteint le peuple. Si tel est le cas, la mobilisation sera
difficile et la lutte est perdue d’avance.
Le peuple est pratiquement laissé à lui-même.
Les leaders de l’opposition, à cause des échecs répétés
que le régime leur impose semblent renoncer. Le RPT qui se dit toujours
vainqueur de toutes les élections, au lieu de rassembler toutes les miettes
de braises dispersées pour en faire un feu gigantesque, préfère les éteindre
une à une autour de lui en les vilipendant, les traitant de moins que rien
croyant que se faisant, lui seul peut briller.
Le RPT doit comprendre que seul, il ne peut juguler la
crise pour laquelle il est d’ailleurs à l’origine, Car quoi qu’on dise, le
pays est bloqué, et le manque de volonté à s’adapter au changement est
flagrant.
Pendant longtemps, on a trompé ce peuple. On a prétendu
le sauver. Ce qui ne s’est jamais passé dans aucun pays du monde. On
ne libère jamais un peuple. C’est le peuple qui se libère lui-même. Mais le
peuple n’ayant pas toujours tous les éléments essentiels pour l’appréciation
objective d’une situation a obligatoirement besoin d’un leader. Un leader
perspicace qui saura discerner le désir réel du peuple afin de mettre ce
dernier à contribution pour étancher cette soif. Ce n’est pas le RPT qui,
tuant à dessein le peuple dont il se réclame, l’aidera à se libérer du
joug.
Les leaders politiques de l’opposition et les leaders
d’opinion ont un rôle on ne peut plus prépondérant à jouer dans la situation
actuelle dans laquelle se trouve notre pays car la patrie est en danger. La
forte personnalité de celui qui a régenté ce pays avec des mains gantées de
fer a réduit les institutions de la république à leur plus simple
expression. Ce qui fait considérer le Togo comme le maillon faible du
continent.
Le contexte politique actuel dans notre pays interpelle
la classe politique togolaise de l’opposition à sortir de la léthargie pour
trouver de nouveaux facteurs qui obligeront certes le régime à se plier aux
exigences de la démocratie afin d’amorcer les pas nécessaires pour une
refondation de l’Etat et de
la
Nation car de cette sempiternelle impasse politique, l’enlisement du peuple
est inéluctable.
Peter S.
La Cour Constitutionnelle donne le ton : Du 18 février au 05 mars,
période probable de la présidentielle de 2010
Dans un communiqué publié le 13 mai dernier par son président, monsieur
Aboudou Assouma,
la Cour Constitutionnelle
annonce que la date probable de l’élection présidentielle de 2010 se situe
dans la période du 18 février au 05 mars 2010.
En
effet, selon
la Cour, aux termes des dispositions des
articles 61 et 64 de
la
Constitution et 98 du Code électoral, l’élection
présidentielle doit se dérouler soixante quinze jours (75) jours au plus tôt
et soixante (60) jours au plus tard avant la fin du mandat présidentiel en
cours. Le mandat du président actuel ayant débuté le 04 mai 2005, date de sa
prestation de serment, la haute cour en a donc déduit la période de
l’élection.
Cette sortie de monsieur ASSOUMA s’explique par la volonté de
la Cour Constitutionnelle
de mettre fin à ce qu’elle appelle « la spéculation relative à la date
de l’élection de 2010 » et aux « dates imaginaires », dont les
médias privés « plus particulièrement » la presse écrite en serait les
auteurs.
Il
y a un mois, la Cour Constitutionnelle avait également fait parler d’elle
en déclarant anticonstitutionnelle la modification de l’article 32 du Code
électoral intervenue le 31 mars à l’Assemblée nationale et que l’Union des
Forces de Changement (UFC) a contestée, en saisissant cette Cour.
Aujourd’hui, le débat sur les conditions d’organisation de l’élection
présidentielle a disparu, surtout depuis l’affaire de la tentative présumée
d’atteinte à la sûreté de l’Etat, qui fait quasiment la une de tous les
journaux depuis le 13 avril. Même le Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC) n’a plus repris ses travaux, sans que l’opposition ne
s’en émeuve réellement, même après que Pascal BODJONA, le ministre de
l’Administration Territoriale ait expressément déclaré que ce CPDC n’est pas
prévu pour régler la question électorale et surtout, qu’il a été mis en
place « pour que le débat n’ait pas lieu dans la rue ».
Malgré tout, plusieurs candidats sont à ce jour déclarés, notamment
Gilchrist Olympio pour l’UFC, Nicolas LAWSON pour le PRR, Agbéyomé Kodjo
pour OBUTS, Kofi Yamgnane, Augustin Coco etc.
Où
sont passés les meubles de la salle de conférence et de réunion du ministère
de la culture? C’est la question que se posent les agents dudit ministère.
Selon les indiscrétions de certains d’entre eux, au lendemain du départ en
mission de leur ministre monsieur Oulégoh Kéhéwa le 05 mai dernier, les
meubles acquis auprès de la société Togo Métal par son prédécesseur monsieur
Cornélius AIDAM, ont été retirés de la salle de conférence et remplacés par
d’autres mobiliers, hormis la chaise centrale du ministre.
Ce
fait apparemment anodin, n’en serait pas vraiment car au-delà du simple
relooking du ministère, certains agents parlent d’humeur et de règlement de
comptes entre l’actuel ministre et son ancien patron, Cornélius Aidam.
En
effet, lors du bref passage du nouveau porte-parole de
la Convergence Patriotique
Panafricaine (CPP) à la tête de ce ministère, le courant se serait très mal
passé entre lui et celui qui était alors directeur général de
la Culture, monsieur Oulégoh Kéhéwa. Ce dernier
aurait reproché à son ministre la marginalisation dont il s’estimait victime
dans la gestion des affaires de ce département ministériel et du peu de
considération dont il bénéficiait. En tout cas, plusieurs témoignages font
état de ce que les deux hommes ne s’appréciaient guère.
Aujourd’hui, on prête à l’actuel ministre l’envie d’effacer toute marque de
son prédécesseur. Ainsi aurait-il tenté, sans succès, de faire enlever
l’écriteau qui se trouve à la devanture de la bibliothèque municipale Félix
Couchoro inaugurée conjointement par le ministre français de la culture
Alain Joyandet et Cornélius Aïdam, pour la simple raison qu’il porte le
nom de ce dernier. La paranoïa semble avoir atteint ce ministère.
Et
le probable rendez-vous entre Kpatcha et Faure manqué : Faure aurait reçu en
lieu et place de Kpatcha, les chefs traditionnels d’Agou
Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé aurait reçu à Agou Gadzépé dans sa
nouvelle résidence privée sur le flanc de la montagne, les chefs du village
de la préfecture. Ce serait en lieu et place de Kpatcha.
Et pourtant, l’information selon laquelle il rencontrerait
face à face son demi-frère Kpatcha Gnassingbé arrêté le 15 mai 2009 et
accusé d’être l’instigateur d’une tentative de coup d’Etat contre son frère
avait fait grand bruit.
Malheureusement comme on l’aurait constaté, le
demi-frère du chef de l’Etat Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé n’était
pas au rendez-vous. S’il est vrai que les raisons seraient très difficiles à
connaître au niveau de Kpatcha, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé quant à
lui n’était pas désoeuvré. Il aurait échangé profondément avec les chefs
traditionnels, garants des us et coutumes sur le soutien indéfectible
qu’ils lui apporteraient pour son maintien au pouvoir après la
présidentielle de 2010. Selon certaines indiscrétions, toutes les garanties
auraient été données à Faure par les chefs traditionnels en échange
d’espèces sonnantes et trébuchantes.
D’autres informations font cas de ce que la santé du jeune
frère de Faure détenu dans l’affaire du présumé coup d’Etat se détériore
davantage et qu’il serait évacué au-delà des frontières du Togo pour des
soins appropriés. D’autres encore avancent la raison du lieu choisi pour la
rencontre et qu’il serait mieux que tout entretien se fasse à Pya et
pourquoi pas dans le caveau familial afin qu’ils soient écoutés directement
par leur papa qui pourrait sans aucune contrainte punir celui qui a tort si
véritablement les morts ne sont pas morts. Comme cela, le tissu qui est
progressivement abîmé entre ces deux frères consanguins pourra être
raccommodé efficacement.
En clair, le face à face Faure – Kpatcha Gnassingbé au-delà
de toutes les thèses avancées n’a pas eu lieu et restera utopique. Car,
Kpatcha n’accepterait pas rencontrer Faure en un lieu autre que Pya, le
berceau de leur cordon ombilical même si le désir s’avérait grand.
De son côté, Faure Gnassingbé aurait peur de se déplacer
sur Pya sous prétexte que la colère des Kabyè contre lui dans cette affaire
de coup d’Etat aurait des conséquences incalculables. Il faut alors les
éviter au maximum en restant très loin de tout ce que les populations de la
partie septentrionale du Togo pourrait lui réserver. Le prisonnier devient
alors de plus en plus encombrant et constitue une grosse arête dans la gorge
de Faure l’empêchant d’avaler la moindre salive. La méthode qui pourrait lui
ôter cette arête de la gorge resterait cette rencontre qui serait élargie à
des personnalités très importantes qui suivent avec intérêt l’évolution de
la politique togolaise ainsi que la colère des sages de la famille
Gnassingbé.
Ainsi, l’ombre de Kpatcha qui fait courir Faure ces
derniers jours pourrait trouver refuge quelque part et permettre au jeune
dont les cheveux sont devenus presque blancs à cause des soucis qui
l’empêchent de retrouver tous ses sens, le temps de reprendre ses voyages
sans fin.
Jérôme S.
Présidentielles 2010 : Vers un affrontement de la jeunesse
A quoi joue LOGO Dossouvi ?
Les grandes manœuvres pour obtenir le suffrage des populations ont commencé
dans les différentes préfectures de notre pays. Distribution de matériels
médicaux par ci, prêt des microfinances aux populations rurales par là.
C’est la phase préliminaire avant la sortie de l’artillerie lourde pendant
les campagnes électorales.
Les jeunes ne sont pas laissés à l’écart de ces
initiatives. Ils se regroupent en organisations associatives ou en
fédération pour afficher leur force et leur appartenance.
Face à la crise socio politique et économique que vit notre pays,
les jeunes sont les plus affectés. Alors que ceux-ci sont souvent cités dans
les programmes de société.
Le 8 mai dernier, une nouvelle fédération d’associations a
vu le jour. Il s’agit de
la
Fédération des Jeunes Patriotes (FJP), une fédération comme son nom
l’indique des patriotes de Faure. Avec à sa tête un certain Dossouvi LOGO
qui s’était présenté aux yeux de tous comme le coordinateur des Forces
Nouvelles, une autre fédération d’associations. Que cherche donc LOGO
Dossouvi en faisant la prostitution politique ?
La
FJP, comme par hasard, regroupe 7 associations et Fan Club à savoir
Renaissance Togo, Notre Cause Commune, Nouvelle Génération, Groupe Scholas
Jeune, FEG Fan Club, Jeunesse Epanouie et l’Association des Jeunes pour un
Eveil Social. Ils ont affirmé leur soutien à Faure Gnassingbé pour les
présidentielles de 2010.
Selon nos investigations, cette fédération aurait l’aval de
Pascal BODJONA pour neutraliser les actions d’une autre fédération dénommée
Forces Nouvelles (FN). Les FN avaient pour coordinateur ce même personnage
Dossouvi LOGO. Son rejet du MO5, sa distance avec
la
CDPA et son retrait des FN posent la problématique de la personne, quand on
sait le rôle qu’il a joué dans ce pays pour l’avènement de la démocratie.
Que s’est-il passé pour que ce personnage lugubre décide de soutenir
subitement Faure Gnassingbé ? Aussi, l’association Renaissance Togo qu’il
représente au sein des FJP appartiendrait à une certaine Brigitte LABAH. Ce
qui présage d’une usurpation.
Il semble que LOGO soit revenu au pays pour refaire le jeu
qu’il avait fait dans les années 90, mais cette fois-ci dans le sens
inverse. En étant à la tête des jeunes patriotes, l’on serait tenté de dire
qu’il prépare le scénario de
la
Côte d’Ivoire où les Jeunes Patriotes se sont affronté aux Forces Nouvelles
pour la conquête du pouvoir. Quand on sait que le pouvoir RPT n’hésite pas à
user de tous les moyens pour s’octroyer le fauteuil présidentiel contre la
volonté populaire. En sa qualité d’ancien activiste, LOGO Dossouvi connaît
bien le milieu de l’opposition et les jeunes capables de conduire la
contestation. Quoi qu’il en soit la présidentielle de 2010 ne sera pas du
tout facile.
Connaissant l’habileté et les stratèges du RPT, il n’est
pas étonnant qu’il tente de récupérer LOGO pour installer un climat de
division et d’insécurité au sein de son parti
la
CDPA en particulier et de l’opposition traditionnelle en général.
La manière avec laquelle LOGO s’acharne à coordonner les
activités d’une fédération quelle que soit son appartenance laisse à penser
qu’il est redevable envers le pouvoir. Il se voit dans l’obligation de
donner un résultat. Mais à qui ? Entre temps, une rumeur avait circulé que
le ministre d’Etat Bodjona lui versait mensuellement une somme pour arrondir
ses fins de mois pendant qu’il travaillait au ministère des affaires
étrangères. Ministère dirigé dans le temps par le Pr Gnininvi.
Avec la création du G100, un collectif de 100 associations
proche du pouvoir qui est mis sur fonts baptismaux le 15 mai dernier, tout
porte à croire que l’avenir de
la
FJP est hypothéqué car à vue d’œil, le pouvoir accordera plus de crédit au
G100 qu’à
la FJP de Logo, un homme peu rassurant selon
des responsables politiques.
Boris Hélène
Que
cachent la nomination de Nandja et les affectations au sein des FAT : Des
mouvements seraient-ils en préparation pour déstabiliser Faure ?
La nouvelle était annoncée le dimanche le 17 mai 2009 par la télévision
nationale (TVT). Le Général Zakari Nandja, Chef d’Etat major des FAT est
viré à 180° pour être élevé au rang de ministre d’Etat, ministre de
l’hydraulique, de l’Eau. Cette nomination semble cacher une intention compte
tenu de toutes les interrogations que cela suscite.
Le
décret de nomination précise que le Général de brigade aérienne Essofa Ayéva,
jusque là directeur de Cabinet de la Présidence de
la République
est devenu Chef d’Etat major général de l’armée. Le Colonel Bali Wiyao
précédemment Commandant du Régiment Commando de
la Garde Présidentielle
(RCGP) devient Chef d’Etat major de l’armée de terre en remplacement du
Général Béréma Gnakoudè qui pour l’heure ne connaît pas son sort.
Cette nomination qui survient quelques semaines après
cette histoire de tentative de coup d’Etat dans laquelle plusieurs officiers
se seraient impliqués laisse planer des zones sombres qui ne disent pas
leurs noms.
Plusieurs sources font état de ce que au sein de la
grande muette, il se préparerait des mouvements de déstabilisation du Chef
de l’Etat Faure Gnassingbé. Les mêmes sources font croire que les jeunes
officiers originaires de Bassar se seraient révoltés contre la gestion
scabreuse dont le Chef suprême des Armées fait du pays. Et pour donc déjouer
le coup, il fallait sauter Nandja dont le poste de Chef d’Etat major
profiterait à ses jeunes frères officiers. Selon d’autres sources, le
Général Zakari Nandja apporterait son soutien indéfectible à son frère de
Bassar Kofi Yamgnane candidat à la prochaine élection présidentielle de
2010. D’autres langues délirent que Nandja devait aller en retraite. Pour ce
faire, il lui faut une transition pour se conformer aux habitudes des
civils. C’est ce qui lui a valu cette nomination.
Pour le Général Essofa Ayéva qui, ces derniers temps,
considéré comme l’homme de confiance de Faure, de part le rôle qu’il a
toujours joué au côté du Chef de l’Etat (Directeur de Cabinet), il peut
alors jouer tout le jeu en 2010 pour maintenir Faure au pouvoir.
Quant au général Béréna Gnakoudè, son sort reste à
déterminer, puisqu’il n’a plus d’autres objectifs que de rejoindre l’Etat
major. Il serait en train de payer le prix de s’être opposé à un éventuel
limogeage de Rock Gnassingbé du RBRA après son intervention dans l’affaire
de tentative de coup d’Etat des 12 et 13 avril 2009.
En tout état de cause, la grande muette espère savoir si
ce remue-ménage pourrait ramener la sérénité en son sein quand on sait que
l’affaire Kpatcha Gnassingbé continue de faire couler beaucoup d’eau sous le
pont.
Jérôme Sossou
Prophétie :
Faure perdra la présidentielle de 2010, le Général Ayéva, nouveau Chef
d’Etat Major Général des armées cautionne
La
nomination du Gal Ayéva à la tête de l’armée n’est pas un fait nouveau en
lui-même quand on sait l’étroitesse des liens qui le lie à Faure.
Aussi, comme il a pris l’habitude depuis son avènement au
pouvoir de s’entourer de ses proches amis, maintenant, Faure semble se
détacher progressivement de ceux qui l’ont conduit au pouvoir pour mieux
diriger la barque à bord de laquelle ils se retrouvent tous.
A l’approche des prochaines échéances de 2010, les partis
politiques semblent ne rien négliger surtout l’aspect religieux. Les
pratiques mystiques et spirituelles seraient utiles pour renforcer les
acquis dans la mesure du possible et savoir aussi de quoi demain sera fait.
Le Général Ayéva semble minimiser cet aspect de la chose en refoulant du
revers de la main une prophétie dans laquelle Faure serait impliquée. Ayant
prédit la tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat orchestrée le 13 avril
dans laquelle Kpatcha serait impliqué, il prédit aujourd’hui la victoire de
Faure en 2010 à une seule condition. Si celle-ci n’est pas satisfaite,
malgré les manœuvres et manigances, Faure perdra le pouvoir et sa vie.
Pour la petite histoire
« Un prophète, après quarante jours de jeûne, a reçu une
révélation selon laquelle Sylvanus Olympio (premier président du Togo)
aurait fait des sacrifices et lié un pacte tacite avec un esprit dont nous
taisons le nom. C’est grâce à ce pacte qu’il a pu accéder à la tête du pays.
Dans ce pacte, il aurait fait un sacrifice sur sept montagnes et sept cours
d’eau sur toute l’étendue du territoire togolais. Selon le prophète,
Sylvanus Olympio aurait dit : « S’il arrive que je perde la vie dans
l’exercice du pouvoir et que cela soit provoqué par autrui, alors toutes les
tentatives de développement du pays seront vouées à l’échec….. »
Que faire dans une pareille situation ? Le prophète a
continué son jeûne et la réponse qu’il a reçue est qu’il se rende aux
différents endroits où Sylvanus Olympio aurait fait les sacrifices. La
condition pour que ce sacrifice soit accepté par les esprits concernés dit
clairement qu’il faut que le président en exercice, c’est-à-dire Faure
Gnassingbé, accepte et s’engage à rejeter le sort maléfique. Ce même
prophète aurait prédit la mort du vieux Gnassingbé et un schisme entre les
descendants d’Eyadema. »
Ne pouvant se taire sur une pareille révélation, le
prophète a tenté de rencontrer le président Faure. Mais rien n’y fut.
Néanmoins, il a pu rencontrer le Directeur de Cabinet le Général Ayéva en
début du mois de mars 2009 pour lui expliquer le contenu de la révélation
qu’il a reçu. Ce dernier avait promis le mettre en contact avec le Chef de
l’Etat et cela dans un délai d’un mois. Le mois dépassé, le prophète n’ayant
eu aucune nouvelle du DC, décida de le rappeler pour lui exprimer l’urgence
de la situation. Ce n’est que le 8 mai dernier que le DC a pu les recevoir
sur leur insistance. Au cours des discussions, le Général aurait affirmé
d’un ton sec qu’il était désolé de ne pouvoir partager le contenu de cette
prophétie avec Faure car pour le Général, « Faure serait un chrétien
catholique fervent et pratiquant. De plus, il aurait été confié à sa
Sainteté le Pape Benoît XVI qui veille sur lui nuit et jour ».
Par conséquent, une telle révélation venant de lui, le
discréditerait auprès du Chef de l’Etat.
Pour notre rédaction, après avoir reçu la prophétie et
constaté la nomination récente du Gal Ayéva Essofa à la tête des armées, il
est clair et sans ambages que Faure Gnassingbé a une entière confiance en
lui. En retour, est-ce que le Gal Ayéva porte Faure dans son cœur quand on
sait que dans la prophétie il est question de la mort de Faure au cas où ce
sortilège n’est pas enlevé.
Que celui qui a une intelligence comprenne, le Gal. Ayéva
semble cautionner la défaite de Faure ou, qui pis est sa mort.
Boris Hélène |
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Triangle 49 de mercredi 13 mai 2009 |
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La résurgence
d’une hypocrisie cynique et cruelle du régime RPT |
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Le
pouvoir néocolonialiste installé au Togo au lendemain du coup d’Etat de
1963, a
plongé notre pays dans un grand recul tant politique qu’économique et a
permis d’opprimer et de museler à dessein le peuple. Puis vint le discours
de
la Baule en 1989 pour contraindre les régimes
dictatoriaux dont celui du Togo à adhérer à l’idéologie du multipartisme
dont le substrat est la démocratie avec l’instauration d’un Etat de droit,
l’évidence du libéralisme et de la liberté d’expression, le principe de la
bonne gouvernance, etc..,
L’amorce du processus démocratique a connu ses
premiers pas en 1990 avec la tenue de la conférence nationale dite
souveraine (Juillet-Août1991) dotant le pays d’une nouvelle constitution en
remplacement de celle de 1980.
Après l’ouverture de la conférence par feu
Eyadéma, les travaux allaient bon train. L’acte n°1 proclamant la
souveraineté de la conférence venait d’être adopté en présence des membres
du gouvernement et des représentants des Forces Armées Togolaises qui n’y
avaient pourtant émis aucune objection. Or c’était la goutte d’eau qui fit
déborder le vase. Le lendemain, c’était la politique de la chaise vide. Le
gouvernement avait estimé que la conférence nationale en se proclamant
souveraine, avait outrepassé les compétences qui lui avaient été reconnues
par l’accord du
12
juin 1991 qui, selon lui avait réuni toutes les conditions pour parvenir à
un nouvel ordre démocratique dans notre pays. Cette position paraissait
paradoxale car en démocratie, le pouvoir reste l’apanage du peuple. Pourquoi
d’ailleurs la souveraineté du peuple perdue mais retrouvée par la conférence
nationale devait gêner tant le régime s’il y avait la volonté à voir le pays
s’ouvrir à la démocratie ?
La démocratie rappelons-le est le pouvoir du
peuple, par le peuple, pour le peuple autrement, c’est un régime politique
où la souveraineté est exercée par le peuple. Si la souveraineté du peuple
avait constitué un handicap au gouvernement d’alors, il était clairement
ressorti qu’il y avait une volonté manifeste à entraver la liberté du peuple
et son droit à disposer de lui-même et à choisir librement ses dirigeants.
Délibérément, le régime avait choisi de tuer la démocratie naissante. Car,
dans la déclaration du gouvernement lue par son porte parole Barry
Moussa Barqué tout était clair : «Il va sans dire que si nous restons
dans le cadre de l’accord qui a permis la tenue de cette conférence, le
changement démocratique auquel nous aspirons, interviendra pacifiquement et
normalement dans trois semaines.» Déjà à travers ces propos, la
conférence s’était vue menacée et les délégués n’avaient pas cédé à ces
genres de menaces. Comment pouvait-on construire la démocratie sans la
souveraineté du peuple? En clair, il s’agissait de fonder une démocratie où
la souveraineté appartiendrait au gouvernement qui pouvait alors décider au
gré, du sort du peuple. Ce qui est inadmissible. « L’autoproclamation de
la souveraineté de la conférence, avec toutes les conséquences imprévisibles
qu’elle comporte, n’est pas de nature à faire aboutir, dans les bonnes
conditions, le processus que le gouvernement et les douze partis politiques
d’opposition ont arrêté », pouvait-on lire dans la même déclaration du
16 juillet 1991.
Cela se passe de commentaire. Le gouvernement qui n’avait jamais voulu
accepter le principe d’une conférence nationale souveraine, avait fait
montre d’une hypocrisie et d’une mauvaise foi pour brouiller les cartes.
Malheureusement, les conséquences vraiment imprévisibles sont regrettables
et sont devenues un secret de polichinelle. La démocratie étant donc un
décret au Togo, il n’est pus question d’observer les lois et les règles qui
la caractérisent.
Aujourd’hui, malgré la disparition du président
Eyadéma, le mal est plutôt recrudescent. Le pouvoir en place refuse
de reconnaître la souveraineté du peuple. On fait semblant de signer des
accords et on use de méthode cynique pour les torpiller. La méthode de la
gestion du pays n’a guère changé de forme. Les apatrides qui hier, avaient
aidé le père à anéantir les efforts du peuple à aller à l’alternance
politique sont toujours les mêmes qui aident le fils à tordre le cou à la
démocratie. Pour nous en convaincre, il suffirait de considérer la lenteur
qu’on constate dans les reformes constitutionnelles et institutionnelles, la
léthargie dans laquelle se trouve le CPDC alors que la présidentielle de
2010 pointe à l’horizon. Si la volonté de faire changer les choses anime
vivement Faure, pourquoi ne veut-il pas donner la constitution de 1992 au
peuple puisque celle-ci résout les problèmes auxquels le pays est confronté
actuellement ?
Au lieu de se pencher sur les réels problèmes
cruciaux de l’heure pour éviter à ce peuple «ces mêmes conséquences
imprévisibles» en 2010, on se complaint encore dans des tournées
inutiles dans les lacs où on tient des discours et promesses démagogiques à
ces pauvres populations dont la chefferie traditionnelle souffre de la
démence. Si lors de son discours télévisé du
17 avril 2009,
Faure qualifiait les présumés comploteurs dans ce cinéma de coup d’Etat de
nostalgiques du passé et que lui-même s’était déplacé en personne le 10 Mai
dernier pour féliciter les chefs traditionnels qui avaient organisé une
marche de soutien en déphasage avec les réalités démocratiques pour adhérer
à sa politique qui est loin de réconcilier les Togolais, il y a matière à
penser.
Peter S.
Affaire de tentative de coup d’Etat :
Les présumés coupables introuvables à la gendarmerie et à la prison civile
de Lomé
L’affaire de tentative de coup d’Etat des 12 et 13 avril 2009 n’a pas encore
dit son dernier mot. Et pour cause. La situation et surtout les conditions
dans lesquelles vivent actuellement les détenus et l’issu de cette affaire
préoccupent tant les Togolais.
Depuis le dernier communiqué du Procureur de
la République Robert
Bakaï, on a comme l’impression que cette affaire prendrait l’allure des
procédures normales de détention d’un coupable afin d’aboutir selon les
textes qui régissent le fonctionnement de la justice.
Mais malheureusement les choses semblent rencontrer une
barrière inimaginable.
Les dix civils déférés inculpés et mis sous mandat de
dépôt ainsi que les 18 militaires placés sous sanction disciplinaire de
leurs corps respectifs avant leur remise aux autorités judicaires selon le
communiqué du Procureur de
la République
sont introuvables.
Personne ne saurait dire avec exactitude l’endroit où ils
sont incarcérés. Selon les informations, des parents, amis et proches de ces
inculpés les auraient cherchés à la gendarmerie nationale ou encore à la
prison civile de Lomé sans avoir trouvé leurs traces. Par ailleurs, à leur
visite en ces lieux, ils étaient obligés de repartir sans avoir la moindre
information sur l’existence et les conditions réelles dans lesquelles se
trouvent les membres de leurs familles. Or, selon le Procureur de
la
République, « les détenus bénéficieront de toutes les conditions requises
des droits humains et qu’il y a toutes les garanties que les présumés soient
traités de façon humaine ». Aujourd’hui, pourra-t-on dire que ces
détenus bénéficient de tous les droits ? Puisque si on leur refuse
l’assistance et la visite des membres de leurs familles, à qui revient le
droit de soutien ? En tout cas, beaucoup d’indices montrent que ce dossier
ne répond pas aux exigences de respect des droits de l’homme. Kpatcha et les
siens arrêtés dans la présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ne
sont pas jusqu’à preuve du contraire trouvables ni à la gendarmerie ni à la
prison civile de Lomé.
Tous les Togolais se demandent alors où pourraient-ils
se trouver et pourquoi ceux qui les ont arrêtés ont décidé de les cacher
s’ils savent réellement que le processus enclenché pour leur jugement doit
bénéficier du respect absolu des droits de l’homme.
J.S
Visite du chef de l’Etat dans
la Préfecture des lacs : Faure Gnassingbé a nagé dans les
Flaques d’eau
Situé à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Lomé, le
chef lieu de la préfecture des lacs Aného a connu une ambiance des grands
jours ce dimanche
10 mai 2009.
Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé était dans les mûrs des Guin.
Selon les informations recueillies sur place, il aurait
rendu visite aux garants des Us et coutume afin de le remercier de vive
voix, le soutien qu’ils lui ont apporté dans la présumée attinte à la sûreté
de l’Etat.
Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé après la rencontre avec
la population d’Aného avait assisté à une messe dite en son honneur afin
qu’il soit protégé contre tout malheur. La messe a été dite au collège
saint Pierre et Paul située juste en face du marché Elavagnon à Anehogan.
Pour tous ceux qui ne connaissent pas assez bien le chef
lieu de la préfecture des Lacs, Aného, sachez que la ville était la première
capitale du Togo dans les années 1885 avant de bénéficier même atout en
1897. En plus de son état très étroit, Aného manque d’espace habitable. Ce
qui est dû à l’avancement sans cesse croissant de l’océan atlantique sur la
côte, et à 40 % d’occupation des cours d’eau notamment le Lac Togo qui fait
front avec la mer au niveau de l’hôtel de ville et du commissariat de la
localité.
En plus de cette influence naturelle sur la ville,
principale voix routière c’est-à-dire la route internationale qui relie
Lomé la capitale du Togo au Bénin voisin est inaperçue faute des dernières
pluies qui se sont abattues sur le pays en général. Il faut reconnaître le
samedi et le dimanche la préfecture a enregistré d’importantes capacités
d’eau de pluie. D’ailleurs c’est sous la fine pluie que le chef de l’Etat,
Faure Gnassingbé a sillonné la ville avant d’arriver au collège St Pierre et
Paul. Aného était méconnaissable le dimanche, la route est était
impraticable.
Il a fallu plus de
2
heures de temps pour traverser la portion de 50 mètres et inondée ondulée,
cabossée. C’est dans ces grands puits où Faure était passé avant l’Eglise où
les très imperturbables Ministres de
la République
ont garé leurs luxueuses 4x4. Il n’ y avait que des lacs artificiels. Le
cortège du Chef de l’Etat était obligé de passer dedans. Faure a donc baigné
dans le lac artificiel avant de recevoir la bénédiction du curé de
l’Eglise. C’était également à côté de ce lac où la puissante garde
présidentielle assumait la sécurité du PR les doigts sur la gâchette de
leurs armes.
Pour ce qui nous concerne, on était obligés de contourner
clopin clopan ce lac qu entourait l’église St Pierre et Paul pour vaquer à
nos occupations.
En tout état de cause, de Lolanmé à la douane Togo-Bénin
d’une part, de la préfecture au marche Elavagnon d’autre part en passant par
Yesouvito, Anehogan, Mairie … le cortège de Faure allait à vive allure dans
l’eau de pluie que contenaient les grands fossés, sinon les grands puits qui
se trouvaient sur la voie.
Et au lieu que les chefs traditionnels et les cadres du
milieu fassent une doléance en bonne et due forme au chef de l’Etat pour
qu’une solution assez rapide et durable soit trouvée à leur route, ils sont
là à chanter des louanges à Faure Gnassingbé. En plus de l’état de la route,
Aneho est véritablement pauvre en terme de revenu économique à cause de
l’appauvrissent des lacs qui ne produisent plus de poisson et la non
fertilité des terres cultivables. Et, malgré cette position géographique qui
n’arrange pas du tout le milieu et les habitants, Faure implante un vaste
camp militaire sur l’espace cultivable qui pourra procurer un peu de revenu
aux populations.
Cette situation confuse et dégradante ne préoccupe pas les
chefs traditionnels des Lacs qui ne roulent que pour leur intérêt honteux
et se prosternent pour des inutilités.
Tout compte fait, les honnêtes populations de la préfecture
des lacs pourraient se réjouir car le chef de l’Etat avait pu constater à
bord de sa voiture 4 x 4 personnelle, l’état très dégradant de la route
internationale Lomé- Cotonou qui désenclave Aneho et ses environs.
Jérôme sossou
Gestion scabreuse de la FTF : La nécessité d’implication totale du député
Gabriel AMEYI souhaitée
Plus de 4 mois que l’autre fils de la nation le lieutenant
colonel Rock GNASSINGBE a été porté à la tête de
la Fédération Togolaise
de Football, l’on note avec étonnement le statu quo qui y persiste en ce qui
concerne les préparatifs de l’équipe nationale pour les échéances en vue. En
dehors de la reprise du championnat de D1 qui est mis à son actif, le reste
c’est du fiasco.
Arrivé en « héros », porté par son premier vice
président Gabriel AMEYI, Rock jouera très tôt aux « ingrats » en
l’écartant dans les prises de décisions et en se faisant entouré des
thuriféraires tels Kossivi REINHARDHT, Paniah GAGNON, Mensah ATTOLOU. Ces
personnages qui tournent autour de lui doivent lui rappeler qu’il a pris
devant la nation togolaise toute entière un engagement, celui de redorer le
blason du football togolais conformément à son programme d’action contenu
dans la brochure qu’il a fait miroité peu avant les élections. Ces promesses
électoralistes d’informer périodiquement sur sa gestion relève aujourd’hui
d’une supercherie. En 4 mois, il n’a rencontré qu’une seule fois la presse.
Champion en gestion opaque, Rock GNASSINGBE confirme qu’il
en est un véritable récidiviste, aucun rapport financier jusque là, alors
que le Togo a déjà fait deux sorties à l’extérieur sur le budget de l’Etat.
La deuxième division elle, est renvoyée aux calendes grecs. L’ambiance au
sein du bureau exécutif est délétère avec trois clans désormais.
Nécessité d’implication totale du député Gabriel AMEYI
souhaitée
Le 1er vice
président de
la FTF Gabriel
AMEYI, pour bon nombre d’observateurs avisés, y compris l’ex-président de
la FTF Tata
AVLESSI, est le seul homme qui peut redonner une autre visage au football
togolais. Très engagé au côté de la jeunesse et amoureux du football
togolais, le député AMEYI est un meneur d’hommes capable d’écrire de
nouvelles pages du football togolais. « C’est un homme que j’admire
énormément, il sait écouter les joueurs et ne lésine guerre sur les moyens.
C’est ce genre d’acteur que nous aimerions retrouver à la tête de
la
FTF »
nous a confié un international togolais qui a voulu garder l’anonymat.
De toute évidence, il ressort que le président Rock n’est
pas l’homme de la situation, puisqu’il continue de montrer ses limites. Il a
appartient aux congressistes de prendre leur responsabilité. Le peuple
attend. Il n’est pas s’y presser.
Rodrigue LAWSON |
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Triangle 48 de mercredi 06 mai 2009 |
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Lucarne : En
dégringolade continue, le système RPT se meurt |
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Les 27 et 28 avril 2009 ont consacré la stagnation du climat politique
togolais scellé par plus de 42 ans de dictature du régime actuel, par
l’enregistrement public des émissions «Appel sur l’actualité» et «Médias
d’Afrique» notamment, de la radio mondiale, animées respectivement par
Juan Gomez et Alain Foka, deux des têtes d’affiche de ladite
radio, sur le campus universitaire de Lomé après justement deux semaines de
la fameuse histoire de «complot contre la sûreté de l’Etat» qui ne cesse de
défrayer à la petite semaine la chronique, faisant toujours planer le doute.
Le
public convié pour la circonstance n’est pas allé de mains mortes. Après
chaque intervention des «théoriciens» du régime RPT miné actuellement
par un schisme qui ne dit pas son nom, le public ne s’est pas fait prier
pour exprimer son ras-le-bol et dégriser les représentants du pouvoir
spécialistes en faconde. Du ministre de la décentralisation au président de
la HAAC en passant par le ministre de la coopération, de la communication,
et celui des droits de l’homme, pour ce citer que ceux-là, on n’avait plus
vu et reconnu cette véhémence à défendre le système archaïque du pouvoir RPT
devant ce public ferme et décidé, ils étaient tous méconnaissables.
En
effet, depuis les mutations politiques apportées par le « vent de l’est »,
le Togo notre pays n’a véritablement pas connu d’avancées démocratiques. La
coloration de la vie politique nationale est la même. Le régime actuel
instauré depuis 1967, ayant fondé son pouvoir sur la force, le mensonge, la
gabegie, la perfidie, etc… où la vénalité des personnes est monnaie
courante, demeure le seul maître de cérémonie et le seul chef d’orchestre.
De dilatoire en dilatoire, il a toujours fait échec aux multiples accords
scellés entre lui et l’opposition devant la communauté internationale.
Pourtant, ce régime a toujours accusé l’opposition d’être à la base de
l’état de tétanisation de la vie politique togolaise et du statu quo et il
n’a jamais manqué d’occasion pour vilipender et taxer de tous les noms
d’oiseaux de cette opposition sur les médias nationaux et internationaux.
Les multiples consultations de la classe politique souvent opérées par le
régime, ont été toujours en effet une stratégie pour amuser la galerie et
tromper la communauté internationale de la volonté du pouvoir à s’ouvrir à
l’opposition donnant ainsi une chance à l’instauration réelle de la
démocratie dans notre pays.
Il
a donc fallu, à un an de la présidentielle de 2010, présidentielle de tous
les enjeux et de tous les risques, l’enregistrement public de ces émissions
d’envergure ci-dessus énumérées de RFI dans notre capitale pour que le
régime RPT soit dépouillé, dépiécé puis désavoué et sa turpitude mise au
grand jour en direct à la face du monde entier en dépit de sa condescendance
hier à braver la souveraineté du peuple et, ayant éprouvé un véritable mal
de chien, les représentants du pouvoir n’ont pu accéder au principe de la
démonstration par absurde pour prouver sa volonté à s’adapter à la
démocratie.
Tous les problèmes abordés en ce qui concerne la vie politique nationale ont
prouvé et démontré l’incapacité du régime à opter pour l’alternance et
l’inefficacité du pouvoir et son gouvernement à gérer les biens publics.
Aujourd’hui, une chose reste manifeste, le RPT est sérieusement aux abois
malgré le climat de sérénité externe qu’il essaie d’exhiber à la face du
peuple. Il lui sera donc difficile de trouver des solutions idoines aux maux
dont il souffre avant la présidentielle de 2010 en dehors des nombreux
problèmes contenus dans l’APG et abordés par le CPDC mis en veilleuse
actuellement par ce scénario de coup d’état. Le RPT a son chemin parsemé
d’embûches qui ne lui permettront plus facilement de réussir ses coups bas
car RFI l’a catapulté dans le collimateur du monde entier la dernière fois
à l’Université de Lomé. Il est donc impérieux que le RPT dans sa position
actuelle moins enviable, pour se rattraper, crée les conditions d’un vrai
choix, et donc d’élections effectivement libres et transparentes comme
l’avait bien déclaré le ministre de l’Administration territoriale, M. Pascal
Bodjona lors de l’enregistrement. Une de ces conditions est la mise en place
d’une institution constitutionnelle en charge de l’organisation des
opérations électorales et dont l’autonomie, la neutralité et l’objectivité
ne souffrent d’aucune ambiguïté afin de bénéficier du pardon du peuple.
Peter S.
Présumée
tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat : Kpatcha Gnassingbé serait-il
déjà libéré ?
Des informations de plus en plus persistantes font état de ce que le supposé
comploteur de la présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat serait
déjà libéré alors que les processus ne sont pas enclenchés pour leur
jugement. Qu’en serait-il si cela s’avérait.
La
question reste posée seulement. L’histoire fait grand bruit actuellement à
Lomé et à travers les cinq continents que constitue le globe terrestre. Elle
devient la préoccupation première des Togolais. Enfants, jeunes, vieux, tous
débattent sans cesse d’abord de la nature du prétendu coup d’état,
qu’adviendrait-il si cela venait à être réel et surtout les raisons qui
auraient poussé à la libération clandestine du présumé Kpatcha Gnassingbé
malgré le boucan qui avait entouré son arrestation.
S’il est vrai qu’aujourd’hui, c’est affaire de coup d’Etat préoccupe plus
d’un Togolais même au sommet de l’Etat, il serait judicieux qu’elle aille
jusqu’à son tréfonds afin de pouvoir permettre la levée du doute et du
scepticisme cultivé par les « St Thomas » togolais. Cette éventuelle
libération de Kpatcha, si cela n’est pas encore fait quelle que soit sa
nature renforcerait les Togolais dans leur position et démontrerait le gros
mensonge au sommet de l’Etat. Cela reviendrait également à dire que cette
affaire est une plaisanterie pure et simple. C’est le lieu de dire que la
dernière sortie du procureur de la République Robert Bakaï ne devrait pas se
limiter à un communiqué menaçant. Elle devrait aller à une conférence de
presse pour que les Togolais sachent réellement ce qui se passe dans cette
affaire.
Libérer Kpatcha de la manière dont les informations qui circulent le laisse
croire, fait planer de véritables flous sur le dossier. Il faudra que le
présumé coupable plaide et qu’on arrive à voir clair dans l’affaire. Sinon,
il sera inadmissible et inacceptable que tout le bruit qui avait entouré ce
dossier soit résumé à une simple tragi-comédie organisée pour s’octroyer une
popularité perdue il y a longtemps. Une affaire d’Etat ne pourra en aucun
cas se traiter entre les quatre murs d’un palais familial. Et si c’est ce
qu’on voulait faire qu’en serait-il pour ceux-là qui subissent actuellement
les conséquences de cette affaire, c’est-à-dire les 10 civils et les 18
militaires qui sont sous les verrous.
La
balle revient alors dans le camp du procureur.
J. Sossou
Dialogues
politiques pour une élection paisible en 2010 au point : A quand une
conférence de presse de Faure Gnassingbé pour édifier les Togolais
A quand une
conférence de presse de Faure Gnassingbé pour éclairer la lanterne des
journalistes sur les sujets brûlants de l’heure ?
Le sujet
est de plus en plus préoccupant et fait grincer les dents. Il n’y a pas un
seul pays au monde où le chef de l’Etat ne trouve pas nécessaire de
rencontrer la presse sur des sujets précis afin d’édifier son peuple à
travers le journaliste.
De Barak
Obama à Sarkozy en passant par Gbagbo et Atta Mills, l’événement est de
tradition. Malheureusement au Togo, le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé n’a
pas cette culture d’échanger des idées avec la presse. Il opte pour des
discours creux qui laissent souvent des zones obscures et qui ne trouvent
jamais éclaircissement ;
Aujourd’hui
encore beaucoup de problèmes existent au niveau du cadre permanent de
Dialogue et de concertation (CPDC). Depuis que ce cadre s’est rompu parce
qu’il y a des points d’achoppements, c’est un silence radio au niveau de la
présidence de la république qui est considérée comme le médiateur maison
entre les protagonistes. Plus rien ne se dit alors que le peuple a besoin
d’être éclairé, de savoir ce qui se fait réellement et là où se situe le
problème. Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé est donc tenu d’organiser une
conférence de presse comme ses pairs le font. Sa crédibilité de rester un
Chef d’Etat soucieux de la situation politique de son pays passera aussi par
là.
Le discours
ne pourra rien apporter de concret à la situation. Nous sommes aujourd’hui
dans un monde de communication et, seuls ceux qui s’en sont rendu compte ont
toujours évolué. Le cas Barak Obama est significatif. Et s’il nous arrive de
citer régulièrement le nom d’Obama, c’est pour vous dire qu’il est africain
comme tous les autres Chefs d’Etats africains et qu’ils peuvent en faire
autant.
Le CPDC est
en Stand by depuis le 13 avril 2009. Certains membres surtout du parti du
chef de l’Eta trouvent l’âpat à travers l’affaire Kpatcha Gnassingbé. C’est
Faure Gnassigbé à qui il revient cette responsabilité de faire bouger les
choses d’éclairer le peuple. Il a besoin de savoir ce que Faure fait chaque
jour dans l’intérêt de la présidentielle de 2010.
Laurent
Gbagbo de la Côte d’Ivoire n’a jamais cessé de parler à sa presse. Il
revient à Faure d’en faire autant. Ceci permettrait d’ailleurs une harmonie
et une sérénité dans le traitement des informations. Refuser de communiquer
est une erreur grave qui peut nuire au développement du pays. La presse
togolaise a besoin de rencontrer régulièrement le Chef de l’Etat Faure
Gnassigbé afin de s’imprégner de la situation politique du pays. Car on a
comme l’impression que ceux qui l’entourent manquent de courage pour donner
les vraies versions de ce qui se fait au niveau de la Présidence ;
Il faut
alors que Faure prenne sur lui cette responsabilité d’être régulièrement en
face de la presse togolaise. Si donc cela peut être le cas, il faudra qu’il
le commence très tôt par ce sujet brûlant du CPDC pour relancer les
discussions en son sein.
B.L
Bientôt un an après les inondations de 2008 : Et les sinistrés demeurent
sinistrés malgré les milliards de francs CFA de dons enregistrés : Que fait
Ibrahima Méïmounatou du bilan de ces dons
Il n’est
plus un secret pour personne que la saison des pluies a commencé au Togo.
Les dernières pluies enregistrées presque chaque semaine en sont les
raisons. Et si le peuple Togolais sait que ces périodes de pluies leur
constituent des moments de douleur et de calvaire parce que souvent
sinistrés, il y a de quoi se souvenir de la dernière inondation de juillet
2008 dont les conséquences ont été très lourdes.
En effet, en
juillet 2008, le Togo a connu une catastrophe due à une saison de pluie
tumultueuse avec un bilan très lourd.
Selon le
rapport du bureau de la Coordination Humanitaire des Nations Unies (OCHA),
« les dernières inondations de juillet 2008 auraient causé la mort à 6
personnes, trois disparues, quatre blessés graves. Elles auraient également
occasionnées d’importants dégâts matériels. Pour des chiffres des sinistrés,
basé sur des projections établies dans le cadre des enquêtes des zones
accessibles, approximativement 4000 ménages auraient été affectés, soit 2000
personnes. Les chiffres officiels ont fait état de 10 000 personnes
touchées. Toutefois, le nombre de personnes rendues vulnérables représente
le total des populations des communautés touchées par ces inondations » a
indiqué le rapport.
Cette
situation de détresse amenait, le gouvernement togolais à faire appel aux
partenaires sociaux afin qu’ils puissent apporter assistance aux victimes.
Ainsi touchés par la souffrance des populations, des organisations
humanitaires, des institutions privées, le système des Nations Unies, les
chancelleries, des organisations régionales et sous régionales… se sont
mobilisés pour apporter assistance aux populations sinistrées. Des dons en
vivres, non vivre et espèces mobilisés par les institutions de l’Etat
notamment le ministère des actions sociales.
Selon le
même rapport de (OCHA), « la présente note d’information a pour objectif de
faire la situation des actions qui ont été enregistrées par le Bureau de la
Coordination Humanitaire des Nations Unies à l’occasion des inondations que
le Togo a connues en 2008. Elle n’a pas l’ambition d’être exhaustive et ne
présente pas dans les détails les actions et projets d’assistance de tous
les partenaires. Elle se base essentiellement sur les informations
communiqués au bureau du Coordinateur Humanitaire » peut-on lire dans le
rapport. Il précise par ailleurs que « la liste des disponibilités n’est pas
exhaustive, n’ayant pas pu enregistré tous les dons faits au gouvernement à
travers le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme, de la
Protection de l’Enfant et des Personnes Agées, soit le Ministère de la
Sécurité et de la Protection civile ».
Commentaire
Plusieurs
milliards de dons en espèces sans compter ceux afférents aux vivres et aux
non vivres, ont été mobilisés par les partenaires pour apporter assistance
aux populations sinistrées selon le même rapport.
Mais
malheureusement, le ministère des Actions Sociales n’a daigné produit le
moindre rapport afin de situer la gestion dont on a fait de ces dons alors
que les sinistrés des inondations de juillet 2008 demeurent toujours
sinistrés.
En rappel,
le journal « Le Triangle des Enjeux » a été le tout premier à prendre sur
lui le courage de demander à la ministre Méimounatou en charge du ministère
des actions sociales à produire en bonne et due forme un rapport ne serait
ce que pour édifier les concernés (sinistrés) et surtout les partenaires et
tous ceux qui se sont manifestés volontairement à apporter assistance aux
populations victimes.
Contre tout
attente la dame de fer s’est plutôt farouchement emportée contre notre
rédaction jusqu’à ce qu’elle ne porte plainte sous prétexte que nous
portions « atteinte à son honorabilité » Dieu seul sait tout ce que notre
rédaction a subi de la hargne de nos interlocuteurs a défaut d’un procès
judiciaire.
Aujourd’hui
Dieu merci. Les faits nous donnent raisons. Pas un seul petit bilan n’a été
établi alors que la saison des pluies a repris farouchement.
Et, n’eut
été au système des Nations Unies fidèle à sa tradition de transparence, les
Togolais ne sauraient jamais ce qui a été réellement enregistré dans ces
inondations en matière de dons.
Dans tous
les cas, nous sommes en début des saisons de pluies et que le Togo pourrait
vivre le même phénomène. Nous ne souhaitons pas. Mais le bon sens aurait
voulu que le bilan, se fasse pour mettre en confiance les partenaires qui
pourront répondre massivement au cas où. Si le gouvernement à travers
Méimounatou et Titikpina se refusent de le faire il va s’en dire que les
Togolais les considéraient comme les premiers bénéficiaires de ces dons
sinon qu’est-ce qui pourrait leur être ce handicap à dresser un bilan pour
l’honneur des partenaires.
Nous
voudrions alors croire que le temps est donc venu pour le faire au nom de la
transparence et de la bonne gestion des biens publics.
Jérôme S.
Niamtougou Un enseignant « distribue » le virus du Sida aux élèves
mineurs : Déjà 20 victimes déclarées
Le phénomène
est plus alarmant qu’on puisse le croire. Déjà vingt filles dont l’âge se
situe entre 12 et 15 ans en sont victimes.
Comment s’y
prend-il ?
M. Oukpare
est enseignant à l’école primaire publique centrale de Baga Niamtougou.
Après avoir fait son test sérologique à l’hôpital central du milieu, il a
été déclaré séropositif, c’est-à-dire atteint du virus du Sida.
Malheureusement, l’enseignant se serait décidé à transmettre délibérément le
virus à ses élèves. Chaque jour après la classe, il demanderait à une de ses
élèves de transporter les cahiers de devoir des élèves chez lui à la maison,
comme cela est de tradition au village. Et, de là, il profite pour faire
l’amour à cette fille. On parlerait plutôt de viol et de pédophilie puisque
l’âge maximal de la plupart de ses élèves est de 15 ans.
Ainsi chaque
jour que Dieu fait, l’enseignant commet une criminalité sexuelle sur une
élève et en fait une séropositive.
Aujourd’hui,
la situation devient compliquée et rien n’est fait alors que les parents des
élèves savent qu’un assassin est dans leurs murs.
Selon nos
informations, un parent aurait surpris cet enseignant avec sa fille. Il en
aurait donc fait cas à ses amis. Et, de bouche à oreille, l’affaire serait
arrivé dans le milieu sanitaire où il a fait son test sérologique. Ainsi, un
agent de l’hôpital pour protéger les autres filles se serait vu obligé de
prévenir les parents des élèves sur la situation du fameux pédagogue. Que
faut-il alors faire ? Le parent qui a découvert le phénomène soumet sa fille
à un interrogatoire. C’est ainsi que la fille lui fait des aveux en
indiquant qu’elle ne serait pas la seule victime. Elle aurait donc cité
d’autres noms. Ces dernières approchées auraient également cité des noms
ainsi de suite. Actuellement, on parle de 20 victimes déclarées. Il y aurait
forcement d’autres victimes qui ne seraient pas encore déclarées.
Le problème
est sérieux mais les parents ne savent par quel moyen mettre en garde le
criminel contre cet acte crapuleux car généralement dans les milieux
reculés, les enseignants sont des idoles à vénérer.
Il va
falloir que les organisations de défense et de protection des droits des
enfants comme Wao-Afrique, Relutete, et surtout le ministère de l’éducation
et celui des affaires sociales interviennent avec la dernière rigueur afin
que la loi soit appliquée pour cet enseignant qui délibérément met en danger
la vie de ses élèves, relève de demain.
B.L
Assahoun/Réhabilitation
de la forêt sacrée : Les premiers plants mis en terre
Le
vendredi 1er mai 2009,
le bar Huis Clos d’Assahoun a servi de cadre pour une rencontre entre les
responsables de l’Agence Téré Culture puis du FESTHEF (Festival de Théâtre
de la Fraternité) et les fils de la localité. Ils se sont penchés sur la
nécessité de la réhabilitation de la forêt sacrée de cette ville.
Communément appelée « Tronve », cette forêt a été dévastée par les
coupeurs de bois alors qu’elle était le symbole des valeurs traditionnelles
du milieu. Les uns et les autres ont alors reconnu qu’il s’avère primordial
de la réhabiliter pour, d’une part, préserver la tradition (qu’il ne faut
pas confondre avec le satanisme au dire des uns), et de l’autre, sauvegarder
l’écosystème et favoriser la pluviométrie. Il faut préciser que cette
réhabilitation rentre dans le cadre du projet de restauration de patrimoine
dans la vallée du Zio initié par l’Agence Téré Culture de Léonard Yakanou et
le FESTHEF avec l’appui de la Fondation Prince Claus.
A
l’issue de la rencontre, les participants ont procédé à la mise en terre des
premiers plants. Au total, il y en aura plus de 2000 sur une superficie d’un
hectare.
Aux côtés de Léonard Yakanou, on pouvait noter la présence de Atinoto Komi,
président du CVD, et Amenyedzi Anani Kokou, Anthropologue et Maître
Assistant à l’Université de Lomé et de Kara.
Seraz
« Lomé la
poubelle » veut redevenir « Lomé la belle »
Des tapis d’ordures jonchent les rues et, à la veille de la saison des
pluies, la lagune menace d’inonder la basse ville de ses eaux fétides. Mais
pour Lomé, l’heure du réveil a sonné. Il était temps : les habitants de la
capitale du Togo, longtemps considérée comme la plus agréable des cités
d’Afrique de l’Ouest, ont troqué son surnom de « Lomé la belle» pour
celui de « Lomé la poubelle ».
Les difficultés de la métropole sont celles de la plupart des villes
d’Afrique, mais poussées à l’extrême : le pays a été privé d’aide
internationale pendant près de quinze ans, au moment où le continent
africain affrontait les pièges d’une urbanisation effrénée. Fermé dans les
années1990 pour sanctionner le régime répressif du président Gnassingbé
Eyadéma, le robinet de l’aide au développement a commencé à se rouvrir en
novembre 2007, après des élections législatives jugées satisfaisantes par la
communauté internationale.
Entre-temps, la population de Lomé a doublé pour approcher 1,5 million
d’habitants. Sans aucun plan d’urbanisme. « La ville se développe à une
vitesse vertigineuse et de façon anarchique, reconnaît le ministre de
l’urbanisme, Issifou Okoulou-Kantchati. Notre schéma directeur date de 1981,
il est totalement dépassé ».
Avec dans leurs chéquiers des dizaines de millions d’euros de subventions,
l’Agence française de développement (AFD), la Commission européenne, la
Banque mondiale et la Banque ouest-africaine de développement découvrent une
capitale où les services urbains les plus élémentaires sont à reconstruire.
« Il Y a tant à faire que nous travaillons de manière éclatée, avec le
risque de manquer de cohérence, observe Denis Legeay, chargé de programme de
la
Commission européenne à Lomé. On n’a pas de réf1exion globale sur un Schéma
général d’assainissement ou de développement urbain ».
Premier signe de la renaissance, des bataillons d’ouvriers écrasés de
chaleur posent des pavés sur la terre rouge des rues principales. Des
chantiers à « haute intensité de main-d’œuvre », qui visent autant à
rendre carrossables les voies défoncées et à poser des réseaux d’évacuation
des eaux de pluie qu’à distribuer des revenus à la population. « Le
besoin le plus urgent, c’est l’assainissement, estime le maire de Lomé, Lodé
Aouissi. Le deuxième, c’est le traitement des déchets. Ensuite, il y a les
transports en commun et l’éclairage public, pour combattre l’insécurité ».
On
pourrait ajouter l’eau potable, alors que 600 000 habitants de la périphérie
ne sont pas connectés à un réseau déjà sous-alimenté. « Les habitants
creusent leurs, propres puits et développent des réseaux de distribution
sauvages, mais sans descendre assez profond: l’eau qu’ils puisent est
polluée par les poubelles », s’inquiète Komi Adjivon, à la Togolaise des
eaux.
La
ville est devenue une décharge à ciel ouvert depuis que l’entreprise qui
collectait les déchets a jeté l’éponge, en 1996, restant impayée. Armées de
charrettes à bras, de nombreuses « associations de quartier » ont
pris le relais, déversant les ordures dans des dizaines de dépotoirs
sauvages, voire au coin de la rue. C’est pourtant sur ces associations que
va s’appuyer la municipalité, qui vient de désigner trente-cinq d’entre
elles pour collecter les ordures au nom de la ville et lui reverser une part
de leurs recettes : « Ces structures vont devoir se professionnaliser,
respecter un tarif unique et déposer les déchets uniquement dans des
conteneurs fermés, que nous allons installer dans la ville et que des
camions viendront
La ville se
développe à une vitesse vertigineuse et de façon anarchique
Chercher pour les vider dans une véritable décharge »,
détaille Guillaume Josse, responsable du projet pour l’Agence française de
développement à Paris. « C’est un système qui a fait ses preuves et qui
permet de continuer à donner du travail à la population ».
En
l’absence de cadastre, la collecte des déchets est aussi un moyen de faire
un relevé d’adresses dans toute la ville, après des années de croissance
incontrôlée. Les cahutes de bric et de broc, dénuées de système
d’assainissement des eaux usées, s’étendent désormais très au nord de la
lagune, y compris dans des zones inondables mal consolidées par des remblais
d’ordures. « Cela diminue la capacité d’absorption des sols. Et quand
vient la saison des pluies, le ruissellement entraîne toutes sortes de
rejets et de déchets dans la lagune, qui déborde à son tour dans la ville
basse », explique Yves Picard, directeur du bureau de l’AFD à Lomé, qui
finance les travaux de la lagune.
Début mars, une barge de dragage a commencé à extraire le sable et la boue
du fond des lacs pour augmenter leur capacité de rétention. Resteront à
enlever les tonnes de déchets qui disputent la surface aux jacinthes d’eau.
Puis à réparer les canalisations qui traversent la ville sur deux
kilomètres, jusqu’à sa longue plage paradisiaque et désespérément vide, pour
évacuer lé trop-plein dans l’océan. Avant, peut-être, de pouvoir transformer
les abords de la lagune en parc paysager, dotant enfin Lomé du poumon vert
qui lui fait défaut. |
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Triangle des enjeux #43 du 1er avril 2009 |
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Présidentielle de 2010 : Déjà quatre candidatures mais … un
suspens en perspective au sein du RPT, Kpatcha-Faure Gnassingbé |
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La présidentielle de 2010 s’annonce avec détermination surtout avec la
problématique de réaliser à tout prix l’alternance.
Des candidatures se déclarent. Déjà quatre noms sont connus notamment
Gilchrist Olympio de l’UFC, Agbéyomé Kodjo de OBUTS, Nicolas Lawson du PRR
et le dernier en date Kofi Yamgnane, candidature indépendante. Mais le
suspens reste de taille au sein du parti au pouvoir le RPT.
En tout cas, c’est le sujet qui anime le débat actuellement au sein
de la population togolaise. Chaque jour que Dieu fait, les choses se
précisent au niveau de l’opposition mais le suspens devient plus grand au
sein du RPT. Parfois, le débat est très houleux et tourne autour de l’actuel
chef de l’Etat Faure Gnassingbé et son frère Kpatcha. Il faut pourtant
avouer que depuis que Kpatcha Gnassingbé a gardé son mutisme et s’est
abstenu de s’impliquer dans le débat politique au sein du RPT, beaucoup
d’interrogations se posent. Chacun des Togolais se pose la question de
savoir ce qui pourra se passer au sein du vieux parti du général Eyadéma en
2010 si Kpatcha s’est mis complètement à l’écart de la scène politique du
RPT.
Selon donc les analystes, la mise en retrait de Kpatcha Gnassingbé
de tout débat politique au sein du RPT est en réalité une autre manière de
faire la politique. Ce qui suppose que l’alternance peut être réalisée
d’abord au sein du Parti. Ceci voudra dire que Kpatcha Gnassingbé pourra
être préféré à la place de Faure pour être candidat du parti pour la Présidentielle
de 2010.
Et, selon tout ce qui se dit actuellement à travers les débats
quotidiens et vu même la disponibilité authentique des potentielles
candidatures qui pourraient être dégagées au sein du RPT, c’est-à-dire ceux
en qui on pouvait avoir espoir au sein du parti pour gagner facilement la
présidentielle de 2010 sans aucune fraude au préalable les débats placent en
premier Kpatcha Gnassingbé. Les pronostics d’un primaire qu’on pourra
réaliser au sein du RPT donneraient la victoire à Kpatcha Gnassingbé.
« Kpatcha pourra aider le pays à se développer rapidement, vu les
actions qu’il ne cesse de mener chaque jour. Sa disponibilité et surtout sa
volonté de soutenir le bas peuple laissent croire qu’il est beaucoup plus
pragmatique que Faure et devient de plus en plus réaliste. Ce qui lui reste
à faire pour donner confiance et montrer à toute la population qu’il peut
être un dirigeant pour tout le Togo reste à parcourir tout le pays du Sud au
Nord, de l’Est à l’Ouest et aussi d’étendre toutes ses actions sur toute
l’étendue du territoire »,
font remarquer des jeunes chaque jour au cours de leurs
discussions.
En réalité, Faure Gnassingbé est au centre de discussions au sein
du RPT et fait l’objet de divergence. Actuellement, plus de voix lui
préféreraient Kpatcha, même dans les milieux reculés, vu la gestion dont il
fait du pays où la misère, la gabegie, l’opprobre, la corruption, le
gaspillage des biens publics, la pauvreté, la famine y règnent en maîtres.
Or, pour avoir l’adhésion d’un peuple, il faut s’opposer et se
débarrasser de ces vices quotidiens qu’il subit. Le suspens est d’une très
grande taille. Car, s’il arrivait qu’on réalise l’alternance au sein du RPT,
l’atmosphère politique togolaise serait décantée et favoriserait l’esprit de
tolérance dans le pays. Cela diminuerait également la haine et la rage
d’arracher à tout prix le pouvoir pour le pouvoir.
L’opposition de son coté participera à l’enracinement de la
démocratie au Togo.
Pour l’heure, quatre candidatures se sont déclarées pour la
présidentielle de 2010. S’il est même vrai que la liste n’est pas clause, il
va sans dire que le suspens est encore grand au sein du RPT.
Qui alors de Kpatcha ou de Faure Gnassingbé sera le candidat du RPT ?
Le débat continue si même il est en faveur de Kpatcha Gnassingbé.
J.S.
De la nécessité de l’Alternance en 2010 :
La responsabilité de l’armée togolaise face aux idéaux républicains
« Nous avons créé l’armée à notre image » avait laissé entendre à qui le
voulait le général Gnassingbé Eyadéma de son vivant. Partant de ce concept,
l’armée ainsi façonnée par feu Eyadéma n’avait cesse de soutenir son
fondateur. Elle lui avait donné sans faille son soutien qui lui avait permis
d’instaurer un régime de terreur pour parvenir à l’absolutisme du pouvoir
caractérisé par la dilapidation des fonds des caisses de l’Etat, le pillage
systématique des biens publics, la chasse à l’homme, l’instrumentalisation
de la justice etc ... .
La rémanence de ce soutien reste encore perceptible même après la mort d’Eyadéma
et cela n’a guère changé de forme puisque «le rouleau compresseur» du parti
politique du président disparu aux commandes du pays depuis plusieurs
décennies est toujours en marche.
Cette affirmation à priori prête à équivoque. L’homme avait
annoncé qu’il avait créé l’armée à son image sans préciser la provenance des
fonds qui lui ont permis d’ériger l’armée. L’armée est-elle une institution
privée pour être à l’image de son patron ou est-elle une institution de
l’Etat pour se conformer aux idéaux de la république?
A quels frais avait-t-il d’ailleurs créé cette armée? Sans
réfléchir par deux fois, c’est au dos du contribuable. Alors, si c’est aux
frais de l’Etat il avait créé l’armée à son image pour desservir le peuple,
la latitude est laissée à chacun de juger à titre posthume l’homme pour ses
actes.
Dans un pays normal, l’armée est avant tout républicaine.
Malheureusement, il s’est fait qu’au Togo, le revers des choses est le gage
de la probité morale de l’autorité publique. Au lieu de montrer sa loyauté
à un peuple épris de paix, de liberté et surtout de l’alternance politique,
l’armée togolaise se complaint à servir toujours un seul parti politique
dont l’incapacité à assurer un avenir radieux est tout à fait évidente. De
mémoire, les paroles d’une chanson voudraient qu’on écarte tout
mauvais esprit, qui éventuellement, viserait à gêner l’unité nationale. Au
fait, qui du pouvoir en place, de l’armée à sens unique ou du peuple mépris
est le mauvais esprit à écarter pour ne pas souiller la prétendue unité
nationale?
Par ailleurs, une chose reste évidente. Le militaire n’est pas né
militaire; il est avant tout un civil et il redeviendra certainement civil.
C’est l’uniforme qui lui confère le titre de militaire dont il peut se
défaire à tout moment.
Si tel est le cas, pourquoi nos militaires ne peuvent-ils pas se
départir du principe qui les contraint au service d’une seule famille qui ne
leur permet vraiment pas d’exprimer librement leur citoyenneté et leur
véritable sens du patriotisme pour vivre dans la plénitude de la loyauté ?
Il faut servir dans la paix et dans la quiétude car le bien finit toujours
par triompher du mal. Si l’armée aide aujourd’hui comme toujours le RPT à
museler le peuple, il est manifeste que son pouvoir ne sera pas éternel. Les
grands empires et les grandes dynasties connues jadis par le monde, aussi
puissants fussent-ils avaient fini par s’effondrer.
Aujourd’hui, les généraux de l’armée togolaise, les officiers
supérieurs et autres sous-officiers qui, en dernier ressort décident de la
vie politique de la nation togolaise parce que se croyant être en position
idéale pour pérenniser la crise et écarter notre pays du concert des nations
en marche vers une démocratie apaisée et participative d’où résulteront
l’alternance, la bonne gouvernance, la justice, la paix sociale, la lutte
contre la corruption, l’impunité, etc…, doivent penser à leur progéniture
qui, manifestement, ne se retrouveront pas dans les mêmes rapports de force.
C’est pourquoi, dès à présent, il revient à ces personnalités ci-dessus
énumérées de frayer à leur progéniture un chemin qui leur permettra de
s’insérer aisément dans une société paisible qu’elles auront aidé à bâtir.
Dans certains pays du continent africain où la vie politique
semble stagner, l’armée, soucieuse de la paupérisation et de l’intérêt
supérieur du peuple, s’était sans détours ni d’autres formes de procès
imposée pour installer les institutions démocratiques. Le cas du Mali est
assez édifiant. En dehors du Mali, il est à noter le cas de la Guinée
Conakry. Celui de la Guinée Equatoriale ou encore celui de la Mauritanie où
le processus de démocratisation est en cours de réalisation, sont des cas à
ne pas négliger.
La marche est inexorable pour le peuple togolais vers l’élection
présidentielle en 2010. Là encore, l’armée aura un rôle prépondérant à
jouer dans le processus électoral qui serait bientôt enclenché. Que
réserve-t-elle encore au peuple ? Nul ne saurait le dire.
En tout cas, nous interpellons la conscience des jeunes officiers
et sous-officiers à prendre leur responsabilité pour mettre de l’ordre dans
la maison au cas où la volonté du peuple sera reléguée au second plan et
que cela suscitera une probable révolte. La justice doit primer sur la
force.
Il est absurde de continuer, en ce 21ème
siècle, à faire croire à l’armée sa dissolution après l’avènement de
l’alternance politique et l’instauration d’un Etat de droit. La démocratie
aidera plutôt à améliorer les conditions de vie des uns et des autres.
De toutes façons, si l’armée créée à l’image du feu Eyadéma n’est
pas encore prête à servir le peuple et à adhérer au principe démocratique,
il serait souhaitable qu’elle disparaisse pour céder la place à une armée à
l’image d’un peuple aux idéaux républicains.
Aussi les commanditaires et les exécuteurs doivent-ils être
conscients que s’ils persistent et signent dans leurs actes ignobles, ils
auront indubitablement à répondre tôt ou tard de ces actes. Autant pour eux
de faire amende honorable aujourd’hui et de changer.
Pierre-Paul S.
Reconduction de la
CENI de 2007 par le gouvernement : Le CAR tire sur
la sonnette d’alarme !
Au cours
d’un point de presse animé hier mardi 31 mars 2009 à son siège, le CAR a
tenu à tirer sur la sonnette d’alarme, suite à l’adoption par l’Assemblée
Nationale en sa séance extraordinaire de ce même mardi, notamment d’un texte
de projet du gouvernement modifiant l’article 21 du code électoral.
Cette modification consiste à remettre en selle pour la
préparation de l’élection présidentielle de 2010, les membres de la CENI
qui ont organisé les élections législatives de 2007, en attendant la mise en
place d’une nouvelle CENI. Ce qui, selon le CAR, procède d’une manœuvre
grossière aux conséquences lourdes pour le Togo.
Par ailleurs, le CAR réfute l’argument du gouvernement selon
lequel la modification de l’article 21 du code électoral est due à la
lenteur et au manque de visibilité de l’examen préliminaire des dispositions
en question par le CPDC. D’autant plus que le document produit par le CPDC
en sens, tant avec les points d’accord qu’avec les points de désaccord, se
trouve depuis le 13 mars 2009 entre les mains du Chef de l’Etat à qui il
revenait d’appeler les leaders des partis en dialogue en vue de rechercher
avec eux des solutions aux points de discussion. Ce qu’il n’a pas fait.
Le CAR trouve alors inadmissible, voire scandaleux que le
gouvernement parle de lenteur et de manque de visibilité des travaux du CPDC
et en fasse un prétexte pour remettre en place les membres de la CENI qui
eurent à organiser les élections législatives d’octobre 2007, et qui avaient
été mis en place dans un paysage politique donné.
C’est fort de tout cela que le groupe parlementaire CAR, présidé
par l’Honorable Amégnona Kossi, avait décidé de ne pas prendre par au vote
lors de la séance extraordinaire de l’Assemblée Nationale hier mardi 31 mars
2009, le CAR n’entendant pas nager en eux troubles.
Le parti compte se réunir dans les heures à venir pour prendre les
décisions qui s’imposent.
T.E.
Journalistes en danger au Togo : Le
ministre de la sécurité Atcha Titikpina fait entorse à la loi
La
liberté d’expression au Togo a de la peine à connaître toutes ses vertus et
pour cause. Le ministre de la sécurité et de la protection civile, Atcha
Titikpina fait parler encore de la loi rétrograde que tous les pays de la
planète tentent à se débarrasser.
Le lundi 23
mars 2009 à 16 heures, le Directeur de la rédaction du journal
« Le Combat du Peuple » Messan Djossou Lucien, a été interpellé par la Direction Générale
de la Police Judiciaire
(DGPJ) sur ordre du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile,
le Colonel Atcha Titikpina. Il n’a été libéré qu’au bout de 4 heures de détention, après moult tractations du ministre des
droits de l’homme, Amadou, des membres de la HAAC, du secrétaire général de l’UJIT, des
membres du CONAPP et même du Premier Ministre, Gilbert Fossoun Houngbo.
Cette manière de procéder entrave la liberté d’expression et crée
une fois encore de la zizanie au sein d’une population longtemps privée de
la libre opinion et replonge le Togo dans l’ancien système où le journaliste
est arrêté et jeté en prison comme un vulgaire bandit de rue.
Monsieur le ministre doit savoir que dans une république quand on
change les lois on doit changer avec. Ainsi depuis que le code de la presse
a été dépénalisé, il y a des institutions qui constituent des gardes fous
pouvant punir les dérives et dérapages qu’on peut constater dans le
traitement des informations à travers les colonnes des journaux. La
Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication
(HAAC) et l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), sont en réalité ces
institutions de régulation. Il ne revient donc pas à Titikpina de se
substituer aux institutions de la république pour violer délibérément les
lois du pays. Il est inadmissible qu’un ministre compte sur sa position
d’officier supérieur de l’armée pour faire tout ce qu’il veut.
Et tout le désordre qu’il avait semé entre temps à Tchamba n’est
pas punissable ? Il revient donc au chef de l’Etat Faure Essozimna
Gnassingbé d’arrêter cet élan malheureux constaté au niveau de son ministre
de la sécurité afin de pouvoir garantir un avenir serein pour la presse
togolaise, et partant de là, une meilleure sécurité pour les Togolais.
Au cas contraire, le problème de l’insécurité du journaliste dans
l’exercice de ses fonctions se reposera avec acuité.
Jérôme S.
Litige entre NSIA-Togo et la
Clinique St Antoine de Padoue : Et si le résultat de l’audit culpabilisait
Dr Gouta ?
L’affaire bat son plein actuellement et oppose la société Nsia-Togo et la
Clinique St Antoine de Padoue.
En effet, dans le cadre des prestations offertes à ses assurés
Maladies, NSIA-TOGO collabore avec des structures médicales et
pharmaceutiques. Ainsi, la
Clinique St Antoine de Padoue a été amenée à prodiguer des soins à des
assurés notamment ceux du Port Autonome de Lomé.
Mais, selon les informations recueillies au près de l’institution
d’assurance NSIA-TOGO dans le cadre de la gestion de ses polices Maladie,
NSIA-TOGO a relevé des anomalies. Aussi a-t-il été demandé au Médecin de
NSIA-TOGO de procéder à des vérifications systématiques, particulièrement
sur certaines structures dont les montants semblaient excessivement élevés.
Le cas des employés du Port Autonome de Lomé supposés hospitalisés alors
qu’ils étaient à leurs postes de travail confirmerait le doute de NSIA-Togo
sur la prestation de son collaborateur « la Clinique St
Antoine de Padoue ». Suite à cela, NSIA-Togo a initié une rencontre avec le
Dr Gouta de ladite clinique afin qu’une explication soit donnée sur les
faits. A l’issue de la rencontre, les explications du Dr Gouta sembleraient
peu convaincantes.
Pour ce faire, NSIA-Togo a décidé, avant que la prestation ne
continue, de ne payer que les factures émises par la
Clinique St Antoine de Padoue d’environ 12 millions qui ne concernent pas
les assurés du Port Autonome de Lomé, au sujet desquels des doutes ont été
émis. Il a suspendu provisoirement les prestations du Dr Gouta en ce qui
concerne toujours les assurés du port tout en informant les autorités du
Port et en commettant un audit qui est actuellement en cours afin de mettre
les choses au clair.
Il faut reconnaître qu’une note datée du 3 mars 2009
a été adressée au Dr. Gouta en guise d’information.
Commentaire
De tout ce qui précède, il revient de dire que NSIA-TOGO et son
Directeur M. Symenouh se trouvent dans le droit de mettre fin à la
prestation de la Clinique
st Antoine de Padoue sans être traités « d’oiseau de mauvais augures » qui
fait état d’une volonté manifeste de mettre à terre la Clinique.
Il est curieux de constater qu’au lieu de laisser l’audit aller à
son terme afin de dégager là où se trouve la mauvaise foi, l’on prête au
directeur de NSIA-TOGO des intentions malveillantes.
« Ce qui nous avait tiqué et a réveillé notre attention est que le
Dr entasse les factures quand il veut et nous l’envoie quand il veut. Mais
la dernière fois, il a envoyé une facture de plus de 45 millions. Bien qu’on
ait des rumeurs sur lui, on avait préparé une autre facture de 12 millions
et nous nous sommes dit qu’on doit vérifier maintenant. Entre temps, le Dr Gouta appelle notre médecin pour
lui dire qu’il avait des malades du Port autonome et qu’il lui faut une
prise en charge afin qu’il soit payé à la suite du traitement du patient.
Notre médecin vérifie les faits alors que les malades concernés sont à leur
boulot. Et c’est par là que l’affaire a commencé. », a laissé entendre
M. Symenouh. Si cela est le cas, que faudra-t-il dire si de l’audit il
ressort qu’il y a des factures émises non justifiées par l’existence d’un
dossier médical ; qu’il y a surfacturations relatives à la quantité de
produits administrés et à la durée des hospitalisations, facturation de
produits très chers mais non administrés, des analyses médicales fictives
non retrouvées dans le registre du laboratoire, des ratures, surcharges,
modifications, doublons ? Bref, et si le résultat de l’audit culpabilisait
Dr Gouta ?
C’est le lieu d’interpeller chaque institution du pays de commettre des
audits pour régulariser des situations comme l’a fait NSIA-Togo. Incriminer
le Directeur de NSIA-Togo et son institution pour avoir commis un audit
contre la clinique St Antoine de Padoue est une fuite en avant orchestrée
pour camoufler les réelles malversations et une tentative d’intimidation à
l’endroit de NSIA-Togo et son Directeur.
Boris Lémond
Gestion de la collecte des ordures ménagères :
Les amis de la Présidence
veulent renforcer le chômage par la création d’une société bidon
La
gestion de la collecte des ordures ménagères au Togo est un véritable
problème et devra être l’affaire exclusive des techniciens en la matière.
Encore, faut-il que ces techniciens maîtrisent effectivement tous les
contours de la collecte des ordures avant de pouvoir les gérer.
Au Togo, c’est la société Sotoema qui était spécialisée dans la
collecte et la gestion des déchets solides jusqu’au moment où le poids de la
dette de la commune l’a emporté après les années 90.
Ainsi, après la défaillance de Sotoema, plusieurs associations et
autres ONG ont vu le jour pour prendre la relève. S’il est vrai qu’un
désordre criard s’était dégagé au début, amenant chaque association et ONG à
organiser de sa manière la collecte des ordures, il est aussi vrai qu’au
bout d’un moment, il y a une parfaite organisation dans la collecte et la
gestion de ces ordures. Et, depuis ce moment, les associations et autres ONG
se sont données le devoir de mettre à la disposition des ménages des
véhicules pour que le travail soit bien fait. En tout cas c’est ce que tous
les loméens constatent depuis 2006. Pour qu’il y ait un ordre parfait dans
la gestion de la collecte des ordures, chaque association est spécialisée
où elle opère. A voir la manière dont le travail s’organise, il est clair
que ces associations maîtrisent jusqu’à preuve du contraire la collecte des
ordures à partir des maisons jusqu’aux dépotoirs intermédiaires dans leur
zone.
Mais malheureusement, tous les efforts fournis par ces associations
pendant plusieurs années seront arrêtés par un coup d’humeur d’une société
bidon qui se créee. Selon nos informations de sources concordantes, les amis
du chef de l’Etat, Faure Gnassigbé se préparent activement pour créer une
société bidon afin d’arracher aux associations cette activité, malgré le
travail déjà effectué avec tant d’efficacité.
On
parle de « la réorganisation des collectes des ordures ménagères dans la
ville de Lomé ». Et comme le maire de la ville de Lomé avait annoncé que
la société mettra à disposition des charrettes pour ce travail, nous
sommes tentés de nous demander s’il y a déjà des dispositions mises en place
permettant d’associer ou de bénéficier des expertises de ces associations
qui ont pendant longtemps opéré sur le terrain.
Alors que l’Etat togolais doit payer d’importantes sommes d’argent
à ces associations et ONG, à savoir Watte-Ra, Otomari, Ananda, Union, WMS et
Persévérance, on tente de les remplacer pour les intérêts égoïstes de ceux
qui ont toujours détenu le monopole de la gestion du pays. Au-delà de ces
dettes que l’Etat n’a pas encore payées à ceux là qui se sont battus depuis
2006 pour trouver une approche de solution à ce problème de la collecte et
de la gestion des ordures, la création de cette société bidon vient
renforcer le chômage qui bat déjà son plein au Togo. Que deviendront ces
nombreux jeunes qui à défaut d’un métier précis se sont déguisés en
pousse-pousse, collectant les ordures à partir des domiciles jusqu’aux
dépotoirs intermédiaires.
Certains diront que cette société en création sera moderne et
pourra prendre en charge un certain nombre de jeunes. Nous n’en disconvenons
pas ! Mais il faut reconnaître qu’elle ne prendra jamais le nombre si
important que ces nombreuses associations utilisent. C’est pour cela que
nous demandons expressément au maire de la ville de Lomé, M. Aouissi Lodé de
mettre un arrêt à la catastrophe de chômage qui se profile à l’horizon à
l’instigation des amis de la présidence de la république. De la même
manière, il sera intéressant que M. Nagou Minlabe Hyacinthe chef de cellule
des déchets solides et liquides et M. Nicolas Moulin représentant de
l’Agence Française de Développement chargé de la gestion des ordures pour
la ville, qui a déjà beaucoup fait en ce sens, s’opposent au sabotage de
leurs efforts qui se profile à l’horizon à travers cette société bidon qui
se crée.
Nous sommes convaincus que c’est le soutien des partenaires en
développement au Togo, qui s’apprêtent à injecter des milliards dans la
gestion des collectes des ordures en 2010, qui fait courir les amis de Faure
pour s’accaparer des intérêts qui peuvent rejaillir dans la masse qui
travaille depuis des années sur le terrain.
Il est dommage de constater qu’au Togo l’intérêt de la population
vient en second plan et que l’intérêt égoïste et honteux est la valeur qu’on
prône.
Que faudra faire ces associations et ONG qui vont subir une telle
injustice et tricherie. Il leur revient d’adopter des stratégies pouvant
leur permettre de retrouver leur droit. La balle est donc dans leur camp.
Mais que ceux qui s’apprêtent à créer une fois encore du tort à la
population à travers la création de cette société bidon s’abstiennent de le
faire pour l’intérêt de la nation togolaise.
Nous en appelons à leur conscience et à leur sens du patriotisme.
A suivre
J.S.
Match Togo-Cameroun : Qu’on arrête de minimiser
le Togo
Le Match Togo-cameroun était une des affiches les plus attendues de
cette phase qualificative CAN-Mondial 2010.
Les observateurs du football africain n’ont pas manqué de qualifier
ce match de duel entre 2 « Ballon d’Or africains » et d’aller
jusqu’à parler de face à face Barcelone-Arsenal.
Le
samedi 28 Mars la population a suivi les moments palpitants de cette
rencontre de défi sur la chaîne nationale par le biais de LC2. A la 11e minute
sur un centre de Dossevi Thomas, Sheyi Adébayor réussit à sortir des
griffes du défenseur Camerounais Biké et à inscrire l’unique but de la
partie.
Tout le peuple togolais a jubilé devant ce but somptueux et
précieux au grand désarroi des Camerounais qui ne s’attendaient pas à
prendre un but de si tôt.
Beaucoup n’ont pas vendu chère la peau du Togo devant le Cameroun
qui partait favori. C’est d’ailleurs cette position d’outsider qui a fait la
force du Togo qui a joué sans la pression ; la pression étant plutôt de
l’autre côté. Et dans cette condition, on connaît bien notre pays qui sait
jouer des tours là où on l’attend le moins.
Tout au long de cette rencontre nous avons vu les Eperviers jouer
relaxés sur un système inhabituel 4-5-1 qui a gêné énormément Rigobert Song
et ses coéquipiers. Alors que les téléspectateurs étaient concentrés sur le
déroulement du match, le commentateur de LC2 n’a cessé de leur torturer le
tympan et le cœur par ses propos discourtois à l’endroit de nos Eperviers.
Et cela n’a pas suffit ! Il a fallu que les images décrochent de temps à
autre, surtout au moment des actions offensives dangereuses que ce soit dans
le camp du Cameroun que du Togo.
Qu’on sache bien que l’équipe togolaise n’est quand même pas née de
la dernière pluie ! Elle mérite du moins le minimum de respect. Ces
commentaires peu professionnels du confère de LC2 peuvent être assimilés à
une insulte à toute une Nation.
Comment peut-il se permettre de juger et d’interpréter à sa
manière certains faits qui se sont produits sur le terrain et ceci avec un
certain mépris et un manque de considération débordant. Pourquoi
présume-t-il qu’il n’y a pas de maillot pour remplacer celui en lambeaux du
capitaine Sheyi Adébayor. Et ces termes grossiers qui parsemaient ses
commentaires en direction du Togo. Si la Fédération Togolaise
de Football et les Eperviers ont des problèmes qui se savent par cœur
au-delà de nos frontières ce n’est pas une raison pour lui de venir l’étaler
maladroitement sur les antennes ; ou encore s’appuyer sur des apriorismes et
des préjugés pour commenter un match qui est suivi sur le continent et
ailleurs. On ne lui refuse pas d’avoir un penchant pour le Cameroun mais
avant tout ce confrère doit rester plus ou moins dans l’impartialité et
l’objectivité afin de rendre une analyse réelle et neutre du match. Nous,
nous avons toujours accepté notre statut de petit poucet et c’est cela qui
nous fait faire des merveilles.
Il est important tout de même que notre pays se fasse respecter sur
le plan footballistique et sur d’autres plans comme la politique. Le devoir
revient à nous aussi d’améliorer cette image un peu noircie ; nous y
arriveront par le respect mutuel et un comportement responsable entre nous
les fils de cette nation. Si nous ne sommes pas divisés rien ne peut
chercher à troubler quoi que ce soit. Ces éliminatoires démarrent de la plus
belle manière par une victoire en Or. Peu importe ce que pensent les jaloux,
les Eperviers voleront haut, très haut dans le ciel africain.
F.A.K.
Eliminatoires CAN/Mondial 2010 (3e Tour, 1ère
journée) : Des ténors sans voix
La première journée du 3e tour n’a guère été profitable aux favoris et
notamment aux deux finalistes de la CAN 2008. Le Cameroun a perdu contre
le Togo à Accra (1-0) et l’Egypte a été tenue en échec par la Zambie au
Caire (1-1). C’est mal parti également pour le Maroc et la Guinée.
On se doutait un peu que le troisième et dernier tour des éliminatoires
combinées CAN-Coupe du monde 2010 nous réserverait des surprises et la
première des six journées ne nous a pas déçus sur ce plan. L’exemple est
d’ailleurs venu de tout en haut avec les contre-performances de l’Egypte et
du Cameroun, respectivement champions et vice-champions d’Afrique en titre
Les Gabonais d’Alain Dissikadie ont créé la surprise à Casablanca face aux
Marocains de Youssouf Hadji.
Favoris désignés du groupe C , les Egyptiens ont pour leur part
laissé échapper deux points précieux devant leur public contre la Zambie, adversaire qui leur avait déjà causé
quelques tracas lors de la dernière CAN au Ghana. En cas de défaite lors de
la 2e journée en Algérie, laquelle a ramené un nul 0-0 de Kigali, les
Pharaons verront leurs chances de terminer premiers du groupe sérieusement
s’amenuiser . Dans le groupe B, la
Tunisie a été l’une des rares équipes à ne pas décevoir en allant s’imposer
2-1 au Kenya, résultat d’autant plus intéressant que les Nigérians ne sont
pas imposés au Mozambique. Les Mambas auraient même pu l’emporter face aux
Super Eagles sans que l’on crie au scandale.
Les Eléphants en trombe
Dans le groupe D aussi, le Mali pourrait regretter de n’avoir pas
ramené plus qu’un point de son voyage au Soudan alors que le Ghana s’est
imposé par la plus petite des marges face au Bénin après avoir marqué le
seul et unique but du match dès la 1ère minute. Cette rencontre a par
ailleurs permis à Michael Essien et à Stéphane Sessegnon de montrer qu’ils
faisaient bien partie de l’élite africaine du moment balle au pied.
Les Lions muselés
Bien qu’exilé à Accra au Ghana, car le Lomé Stadium est suspendu, le Togo a
rappelé dans le groupe A que c’est bien lui, et non le Cameroun, qui était à la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Samuel
Eto’o est resté muet et Emanuel Adebayor a marqué. L‘attaquant d’Arsenal,
dont c’était la rentrée, s’est même permis le luxe de manquer un penalty
sans trop nuire à son équipe puisque les Eperviers l’ont emporté 1-0 face à
des Lions pas si indomptables que cela. Dans le même temps, le Maroc de
Roger Lemerre s’inclinait chez lui à Casablanca devant le Gabon d’Alain
Giresse, un résultat encore plus inattendu qui met d’emblée les Lions de
l’Atlas dans la difficulté.
Sortie d’album :
Et de deux pour Mirlinda avec « Ah l’Amour !!! »
Le samedi 28
mars dernier, la zoukeuse de charme Mirlanda (de son vrai nom Kwakuvi
Ahlonkoba Djiédjom, et commerçante de son état) a procédé a la sortie de son
2e album intitulé « Ah l’Amour !!! » à l’espace Culturel Africain-le 54, à
la faveur d’une conférence de presse qu’elle y a animée.
Après son
1er album, « Denyigban », qui a comblé plus d’un mélomane, puis deux
singles, « T’en vas pas » et « Amélie », pour annoncer le 2ème, Mirlinda
vient ainsi d’enrichir sa propre discographie, et partant de la, celle de la
musique togolaise, avec son 2ème album « Ah l’Amour !!! ».
C’est un
album composé de 8 titres, un savant et merveilleux mélange du zouk et de la
variété togolaise, qui accroche délicieusement les oreilles dès les
premières notes, Et pour cause ! Il a été enregistré dans le studio All That
Production de l’arrangeur de génie Karlos Danklou.
Expliquant
le titre de son 2ème opus, qu illustre à souhait son thème de prédilection,
Mirlinda a fait remarquer que : « l’Amour est le facteur le plus important
pour l’évolution de notre société ». Puis elle a jouté que : « l’amour
passionnel certes y contribue également mais peut être aussi source de
conflits. »
Ainsi, à
travers « Ah l’Amour !!! », Mirlinda traite de l’amour du prochain et des
péripéties de l’amour passionnel. De sa mélodieuse voix, elle met en garde
les uns et les autres tant contre les effets néfastes de l’amour passionnel
que contre le manque d’Amour : « Notre ignorance de certains contours de nos
relations amoureuses entraîne des ruptures et déceptions dont nous traînons
les séquelles tout au long de notre vie. Un brin d’attention de notre part
nous fera déceler les pièges de l’amour passionnel afin de savoir les
décisions à prendre devant certaines situations »
Elle
s’impose alors comme une véritable chantre de l’amour.
Il faut
noter que sur « Ah l’Amour », Mirlinda a eu à bénéficier des featurings de
RX Patou, Phénix et Prince Kassis.
A la table
d’honneur, lors de la conférence de presse, elle avait à ses côtés son
manager Malick Ayeva, puis son producteur et distributeur Hervé Djikpo de
Stormy. Prod.
Serges
Aziale |
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Le Triangle 42 de mercredi 25 mars 2009 |
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Lucarne : Et
si l’opposition traditionnelle se forge une autre idéologie politique ou à
défaut disparaissait au profit d’autres forces émergentes |
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Depuis l’amorce du processus démocratique au Togo, l’opposition togolaise a
sans cesse, gratifié de ses caprices le peuple et monté ses limites.
L’impéritie de cette opposition à faire preuve d’imagination, d’ingéniosité
et surtout de génie pour contraindre la partie adverse, le RPT à céder et à
suivre le train du renouveau n’est plus à démontrer.
L’espoir
suscite par les événements politiques du 05 octobre 1990 s’est transformé en
une totale désillusion qui fait craindre que tours les sacrifices consenties
par l’ensemble du peuple togolais, toutes régions et toutes ethnies
confondues sont des sacrifices inutiles, des efforts vains qui n’ont fait
qui n’ont fait qu’attrister les familles.
Depuis
donc ce moment ; la coloration de la vie nationale est la même. Le régime
actuel est le seul maître de cérémonie et le seul chef d’orchestre. En face,
une opposition notoirement paresseuse, toujours faible, inefficace et sans
idéologie politique. Plusieurs exemples sont là pour illustrer de tels
propos. Pour nous en convaincre, il suffirait seulement de revenir sur cette
façade d’union dont elle fait montre au CPDC la stratégie qu’elle
pense adopter en cas de méthodes dilatoires du RPT. « La politique
de la chaise vide » et les manifestation de rues où le peuple et
abandonné seul à son sort fa ce à une armée non républicaine sont les seuls
moyens jugés efficaces par l’opposition depuis d’enclenchement du processus
démocratique dans notre pays. Mais ces procédures n’ont jamais véritablement
marché avec le RPT. Pourquoi alors l’opposition va- t-elle s’obstiner à
persévérer dans cette stratégie négative qui ne peut jamais mettre en
déroute de pouvoir ? L’opposition doit comprendre que le RPT dans sa
politique du pire, ne cèdera jamais le pouvoir. Il lui posera certes des
embûches au CPDC pour gagner du temps. L’opposition doit éviter de justesse
cet attrape-nigaud de la part du pouvoir. Le fait d’aider le RPT à bloquer
les travaux du CPDC ne constitue en rien les solutions aux problèmes qui
gagnèrent le processus électoral au Togo. Cela servira plutôt de cadre
au parti au pouvoir pour élargir ses marges de manœuvre qui déboucheront à
coup sûr sur un vide constitutionnel permettant à Faure Gnassingbé et son
gouvernement de définir unilatéralement le nouveau visage du climat
politique au Togo.
L’opposition doit comprendre que le pourvoir, se conquiert. Oboma l’a
démontré aux Etats-Unis d’Amérique. Il a conquis le pouvoir par son
intelligence et sa perspicacité. L’opposition doit changer cette fois-ci la
donne en comptant sur son intelligence et sa capacité à faire plier le PRT
sans recours aux manifestations de rues où les populations sont massacrées à
dessein. A défaut, qu’elle quitte la scène politique pour céder la place aux
partis politiques en émergence qui feront indubitablement trembler le
pouvoir en place car le peuple désespéré, opte pour le principe du
pragmatisme.
Pierre-Paul S.
De
la cause à effet : La véritable rivalité politique s’annonce entre OBUTS et
le RPT en 2010
La
présidentielle de 2010 s’annonce très rude et probablement synonyme d’une
alternance jamais réalisée depuis l’avènement de la démocratie au Togo.
En
prélude donc à cette échéance pleine d’enjeux, les états majors des partis
politiques se mobilisent et affûtent leurs armes non seulement pour
transformer le rêve en réalité ( l’alternance en 2010), mais surtout
pour être en mesure de répondre aux besoins fondamentaux des populations,
une fois l’alternance réalisée en 2010.
Plusieurs
candidatures sont déjà annoncées polluant l’atmosphère politique togolaise.
S’il est vrai que le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais), parti au
pouvoir depuis près d’un demi siècle n’a pas officiellement annoncé sa
candidature, il n’en demeure pas moins vrai que de véritables rivalités
l’attendent à la croisée des chemins.
Si de
1998 à 2005, l’UFC (l’Union des Forces de Changement) qui, selon les
réalités électorales a gagné toutes les élections sans pour autant avoir la
potentialité de conquérir le pouvoir ou par faute de moyen de sa politique
malgré tout le soutien de la population pour voir l’alternance réalisée une
fois au Togo, il va sans dire que le RPT n’aura pas la tâche facile à
arracher de la même façon le pouvoir s’il advenait qu’il ne gagnait pas dans
l’urne la présidentielle de 2010.
Fondamentalement, le RPT ne s’en sortira pas facilement dans la mesure où il
se confrontera à un transfuge du parti qui aura bien maîtrisé les rouages du
système de fraudes qui l’a toujours conduit à masquer et à bourrer les
urnes. Déjà l’avant projet de code électoral proposé par le parti des
rénovateurs (OBUTS) issu du RPT, garantit que progressivement Agbéyomé Kodjo
couperait le souffle à son ancien parti au fur et à mesure que l’échéance se
rapproche. Il faut alors reconnaître que la position de force du président
de OBUTS de mettre à nu toute la machine dont le RPT s’est souvent
servi pour frauder les élections tous genres confondus suscitera une
véritable rivalité politique entre les deux partis politiques en 2010.
Ce regard
minutieux que pourra porter le président de OBUTS, Messah Agbéyomé
Kodjo décanterait la situation de fraude s’il revient à l’opposition toute
entière de jouer la carte de s’unir pour combattre.
Au jour
d’aujourd’hui, il ne reviendrait plus forcément à l’UFC de vouloir se vanter
d’un charisme qu’elle aurait perdu depuis la dernière présidentielle de
2005. La preuve en est que ses meetings et surtout les retours de Gilchrist
Olympio au Togo n’ont plus d’effet et passent inaperçus. Il faut que cette
situation constitue une leçon de conscience qui doit amener la classe
politique togolaise à cultiver la solidarité devant un système rigide
où diviser pour régner, et la divergence de l’opposition lui permettent de
se frayer un chemin pour atteindre ses objectifs.
La
rivalité politique entre OBUTS et le RPT s’annonce rude en ce sens que
ses dirigeants chercheront à tout prix à dévoiler toutes les méthodes
sordides qui peuvent permettre à leur ancien parti le RPT à frauder la
présidentielle en 2010. De son coté, le RPT serait en position de garde pour
jeter des bâtons dans les roues de OBUTS. Tous les chemins seront en ce
moment bons à utiliser : la cause à effet.
En tout
état de cause le combat reste rude pour les deux camps. Mais, selon
l’atmosphère politique aujourd’hui où le peuple est acculé de la famine,
épinglé par les difficultés quotidiennes… pourra accorder son violon à OBUTS
pour voir l’alternance s’opérer et espérer une meilleure vie après la
présidentielle de 2010.
En tout
cas, nous ne disons pas que c’est OBUTS qui gagnera l’élection de 2010. Mais
nous voudrions bien croire que si l’opposition togolaise s’appuyait sur
Agbéyomé Kodjo qui, pendant longtemps a vécu dans le système de fraude du
RPT, il y a la certitude que beaucoup de branches seront enlevées de
l’arbre, permettant au peuple togolais d’espérer une alternance en 2010. Il
ne servira donc en rien à l’opposition d’adopter la même stratégie de « moi
ou rien » qui a toujours ouvert le boulevard au RPT depuis des
décennies.
Jérôme Sossou
Gestion des déchets à la décharge finale d’Agoè : La Société Icon,
l’efficacité dans le traitement des ordures ménagères
La
défaillance de SOTOEMA en raison du poids de la dette de la commune dans les
années de l’avènement du vent de l’Est au Togo a créé l’insalubrité criarde
de la ville de Lomé en particulier.
Pour donc surmonter cette insalubrité, l’on a assisté à l’éclosion d’une
« batterie » d’ONG et associations de quartiers pour en assurer la relève.
En
effet, la gestion des ordures ménagères au Togo est un casse-tête chinois
laissant un véritable désordre.
Ces organisations qui assumaient la relève ne paraissaient pas efficaces par
manque de motivation de leurs agents, de sorte que se multiplient des
dépotoirs sauvages défigurant les villes et entraînant des maladies dans
leurs environnements immédiats.
Il
faut alors une réorganisation complète du système de collecte, de traitement
et de gestion des déchets qui apparaît comme une urgence et la création
d’une société mixte pourrait être utile. Mais aussi la mobilisation des
citoyens auxquels ce service appréciable est rendu, reste déterminante tant
dans leur participation et leurs comportements citoyens.
Aujourd’hui, plusieurs sociétés bien organisées se chargent de la collecte
des déchets à partir des ménages. Ces déchets sont par la suite ramassés à
partir des dépotoirs intermédiaires pour la décharge finale sur le site d’Agoè
où se fait un gigantesque travail de nivelage et de remblayage afin de
boucher le grand trou qui s’y trouve. La société Icon en a donc le secret.
Comment se fait la gestion à la décharge finale à Agoè ?
Propriété exclusive de la Société Icon depuis 2006, la gestion des déchets à
la décharge finale d’Agoè connaît une amélioration progressive due à la
disponibilité des engins bulldozers puissants permettant le remblayage du
grand trou laissé par les riverains après l’extraction des graviers.
« Nous
disposons de véritables engins qui nous permettent de gérer efficacement les
déchets. Nous avons deux contrôleurs sur le site qui indiquent aux véhicules
qui apportent les déchets comment et où les verser avant que les bulldozers
ne les poussent dans le trou », a indiqué M. Anakpa Kouma, surveillant
général du Site de la décharge à Agoè avant d’exprimer « nous sommes
aujourd’hui satisfaits par rapport à ce qui se fait actuellement. Même les
riverains s’en réjouissent parce qu’il y a une amélioration nette dans la
gestion des déchets »
Si
pendant la saison sèche, le surveillant général M. Anakpa trouve
satisfaction dans la gestion des ordures sur le site, il n’en demeure pas
moins qu’en période de pluies la gestion devient un casse-tête pour la
Société Icon et ses partenaires. « Pendant la saison des pluies, nous
souffrons véritablement des odeurs qui se dégagent à partir des ordures.
Mais heureusement, les dirigeants de la société Icon nous viennent au
secours avec des cache-nez et aussi parfois avec des boites de laits » a
exprimé un riverain qui requiert l’anonymat.
« Le
gros problème que nous rencontrons souvent sur le site est que nos camions
s’embourbent lors de la période des pluies » a estimé un chauffeur de la
société Watte-Ra. Pour donc trouver une solution à cette situation, une voie
de contournement se construit actuellement sur le site afin de permettre aux
camions de décharger facilement les ordures.
Et
pour assurer une sécurité de la gestion de ces ordures à la décharge d’Agoè,
le site est clôturé et électrifié « Le seul marché
que notre Société Icon dispose est la gestion des déchets , à la décharge
finale à Agoè. C’est depuis 2006 que nous géreons avec efficacité ces
déchets. C’est vrai que ce n’est pas facile à faire mais avec la grâce de
Dieu et la disponibilité de nos engins sophistiqués nous réussissions à être
la hauteur de nos prestations.
Et, il faut dire que les riverains ont trouvé un grand soulagement lorsque
Icon a commencé ses prestations »
a laissé entendre M. Amétogo Komi, chargé de la gestion du Site de la
décharge finale, avant de conclure que « il y a prolongation du
contrat pour la fin de 2010 pour toutes les sociétés impliquées dans la
collecte et la gestion des ordures ».
Six sociétés sont donc actuellement en prestation dans la collecte des
déchets et leur ramassage à partir des dépotoirs intermédiaires pour la
décharge finale. Il s’agit de Watte-Ra, Otomari, Ananda, Union, WMS,
Persévérance. Il faut noter que toutes ces sociétés subissent un contrôle
minutieux de la part de la mairie qui d’ailleurs a installé un pont
bascule à l’entrée du Site de la décharge d’Agoe. Ceci lui permet de
connaître le poids exact des ordures déchargées.
Ainsi chaque véhicule chargé est pesé à son arrivée sur le site. C’est le
pesé d’entrée. Au retour, c’est-à-dire après la décharge, il est également
pesé. C’est le pesé à vide. A partir de là, la mairie connaît la masse du
déchet et elle paie en fonction de cette masse.
Pour exemple, un camion de la société Watte-Ra au pesé d’entrée donne une
masse de 28480 kg. Après décharge donne une masse de 12960 kg. La mairie
paie donc à cette société selon la différence de 15520 Kg qui constitue la
masse du déchet déchargé. Il nous a été difficile de savoir combien la
mairie paie par kilogramme.
Mais toujours est-il que ceci exprime une véritable volonté à la Mairie et à
la société Icon de finir avec cette problématique de gestion des déchets.
L’installation de ce pont bascule permet de déterminer la provenance des
ordures, la date et l’heure d’enregistrement à l’entrée du site et
vice-versa.
Selon donc nos investigations un véhicule peut faire six voyages par jours
avec pour réserver une masse minimale de 2kilo, par voyage et de 15 kilos au
maximum. La méthode utilisée à la décharge finale à Agoè qui permet
aux déchets de s’affesser après décomposition rapide due au nivelage
efficace démontre la compétence dans le travail bien fait instauré par les
responsables de la société Icon.
Jérôme S.
Eliminatoire CAN/Mondial 2010 : Liste des Eperviers
Togo-Cameroun
Au total,
25 joueurs sont convoqués du côté des Eperviers. Hormis le cas du défenseur
de La Gantoise, Christophe Grondin qui reste à clarifier, pas de surprise
majeure. Tous les cadres figurent sur la liste.
On
note les retours un peu curieux de Atsou Franck et Kassim Gouyazou, qui
évoluent dans un championnat d’Iran, à l’abri de tout suivi de la part du
staff technique des Eperviers et de Forson Richmond, écarté depuis la Coupe
du monde 2006.
Euloge
Ahodikpè fête sa première convocation en match officiel, alors la
convocation de l’attaquant de Ashanti Goald, Djako Arafate, préféré à
Tchalla Vincent qui dispute la Ligue des champions de la CAF, constitue une
petite surprise.
Voici la liste des joueurs convoqués
Gardiens
1)
AGASSA Kossi Reims – Ligue 2 (France)
2)
MENSAH Cédric F.C Paris – National (France)
3)
OBILALE Kodjovi F.C Pontivy – CFA (France)
Défenseurs
4)
AKAKPO Serge F.C Vaslui – D1 (Roumanie)
5)
NIBOMBE Daré Fc Timisoara – D1 (Roumanie)
6)
ASSIMIOU Touré Osnabrück- D2 (Allemagne)
7)
ATSOU Franck Persépolis Téhéran- D1 (Iran)
8) FORSON
Richmond Thouars - CFA (France)
9) MAMAH
Gaffar F.C Sheriff - D1 (Moldavie)
10) MANGO Senah O.M – CFA 2 (France)
11) GRONDIN Christophe La Gantoise –Jupiler Pro League (Belgique)
Milieux de terrain
12) ROMAO Alaixys GF38 – Ligue 1 (France)
13) CHERIFF Touré Maman (Essai Gantoise- Belgique)
14) AYITE Floyd SCO Angers – Ligue 2 (France)
15) AMEWOU Komlan Stromsgodset – D1 (Norvège)
16) SENAYA Junior Al Jazira Al Hamra - D2 (EAU)
17) SALIFOU Moustapha Aston Villa – Premier League (Angleterre)
18) AHODIKPE Euloge Diosgyor – D1 (Hongrie)
19) KASSIM Gouyazou Stel Azin F.C – D2 (Iran)
Attaquants
20) ADEBAYOR Shéyi Arsenal – Premier League (Angleterre)
21) OLOUFADE Adékanmi La Gantoise – Jupiler Pro League (Belgique)
22) AYITE Jonathan Nîmes Olympique – Ligue 2 (France)
23) DJAKO
Arafate Ashanti Gold – D1 (Ghana)
24) COUBADJA Kader Al Dhafra – D1 (EAU)
25) DOSSEVI Thomas F.C Nantes – Ligue 1 (France)
Les 23 camerounais retenues face au Togo
Song Bahanag
Rigobert (Trabzon Karadenizspor, Turquie)
2. Njitap
Geremi Sorel (Newcastle United FC, Angleterre)
3.
Eto’o Fils Samuel (FC Barcelone, Espagne)
4.
Kameni Idriss Carlos (RCD Espanyol Barcelona, Espagne)
5.
Makoun Jean II (Olympique Lyonnais, France)
6. Djemba
Djemba Eric (Odense Boldklub, Danemark)
7.
Mbia Stephane (Stade Rennais FC, France)
8.
Mbami Mbami Modeste (Olympique de Marseille, France)
9.
Essame Guy Stéphane (Trerek Grozny, Russie)
10. Alo’o Efoulou Paul (Angers, France)
11. Chedjou Aurélien (Lille, France)
12. Matoukou Eric (Racing Genk, Belgique)
13. Ngom Kome Daniel (Tenerife, Espagne)
14. Assou
Ekotto Benoït (Tottenham Hotspur FC, Engleterre)
15. Binya
Augustin (Sport Lisboa e Benfica, Portugal)
16. Bikey
André (Reading FC, Angleterre)
17. Mayebi
Joslain Leonel (Hakoach Amidar Maccabi Ramat Israël)
18. Aramnd
Deumi (Gaziantep Sport, Turquie )
19. Kouemaha Dorge Rostand (MSV Duisburg, Allemagne)
20. Franck Songo’o (Real Saragoza, Espagne)
21. Webo Achille (Majorque, Espagne)
22. Souleymanou Hamidou (Kayserispor, Turquie)
23. Somen A Tchoyi (Red Bull Salzburg, Autriche). |
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