B&B Electronics -bb-elec.com
Actualité Tribune Forums Photos Music Sports Sites Interviews Downloads Contact
Triangle des enjeux Contact email : letriangledesenjeux@yahoo.fr
   

2009

   
Janvier Fevrier Mars Avril Mai Juin
Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Decembre
Le Triangle 51 de mercredi 27 mai 2009
Rebondissement dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé : Le Guide Mohamed Kadhafi convoque Faure et Kpatcha

Le feuilleton qu’il est désormais convenu d’appeler affaire Kpatcha Gnassingbé continue à faire couler beaucoup d’encre et de salive. Depuis donc le 17 mai où le présumé comploteur de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat a été arrêté lorsqu’il essayait de se réfugier dans l’enceinte de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Togo, les informations ne cessent de révéler  des aspects qui parfois compliquent l’évolution de l’affaire.

          Après la faramineuse clé USB qui comporterait le secret du plan de déstabilisation du sommet de l’Etat, c’est le tour aujourd’hui des ordinateurs qui seraient saisis au domicile de l’Honorable Kpatcha qui auraient parlé. Si l’honorable Kpatcha est aujourd’hui accusé de flagrant délit, aucune preuve tangible n’est produite par le gouvernement pour convaincre les Togolais et la communauté internationale de la véracité des charges dont il est accusé.

          Cette affaire est de plus en plus ténébreuse. Ce qui explique les rebondissements qu’il y a lieu de constater. On annonce d’une raison à une autre, la bipolarisation de l’armée togolaise qui serait aujourd’hui à près de 16000 hommes. Cet effectif pléthorique crée de grandes divisions en son sein. Il existerait des pro-Kpatcha qui pour des raisons de sécurité gardent actuellement leur mutisme et des pro-Faure qui sont quelques vieux officiers et sous officiers qui ont servi sous son feu père. Il se murmurerait qu’ils n’approuvent pas eux non plus la gestion que Faure fait du pays. Ils se plaindraient d’être un peu écartés. Et pourtant pour les influencer, Faure leur aurait donné une enveloppe qui se situerait entre 25 et 35 millions.

            L’histoire des ordinateurs

          Après celle de la faramineuse clé USB qui aurait fait le tour du monde après la publication d’un article dans Jeune Afrique, c’est le tour des ordinateurs. Suite aux échanges de tirs au domicile de Kpatcha, trois ordinateurs ont été ramassés. Selon des informations le premier était à l’usage de ses enfants et de sa femme. Un autre contiendrait des textes dans lesquels, on lui aurait fait des éloges. Ces textes seraient même en contradiction avec ce que Jeune Afrique évoquait sur le capitaine Attih.

Des personnalités du RPT seraient assassinées

          Selon d’autres sources, des documents numérisés comporteraient la liste des personnes qui   auraient été assassinées après le putsch s’il avait réussi. Parmi donc ces personnes, il y aurait : Solitoki Esso, Ingrid Awadé, Moussa Barqué, Gilbert Bawara, Pascal Bodjona, Charles Debbasch, Ibrahima Méimounatou, puis Nathalie Bitho. Il y aurait également le général Ayéva et certains sous officiers et d’autres personnalités civiles. Il serait très difficile de reconnaître l’authenticité de cette liste même si des sources auraient affirmé que Kpatcha aurait reconnu également l’authenticité de cette liste. Si l’opinion pourrait rencontrer l’intéressé aujourd’hui sous haute surveillance elle pourrait faire la part des choses entre la version du gouvernement et la sienne. Tout ressemble donc à une manipulation qui ne dit pas son nom et jette un flou total sur l’affaire dans la mesure où les versions ne sont plus les mêmes et varient selon les humeurs. 

          Cette histoire prend de plus en plus de l’ampleur et suscite des réactions qui fusent de partout. Ce qui semble mettre une pression sur Faure Gnassingbé qui ne sait quoi faire pour résoudre le problème. Il survole alors les pays. Après le Nigeria, le mardi 12 mai 2009, où il aurait rencontré Olousegoun Obassandjo, qui lui aurait conseillé de libérer son frère, il était hier au Burkina Faso auprès du facilitateur Blaise Compaoré. Il s’apprêterait à rencontrer dans les jours prochains Kpatcha devant Kadhafi.

          En tout état de cause, l’affaire Kpatcha donne plus de vertige à Faure même s’il envisage encore plus de remaniements dans son entourage. Mais ce qui est sûr est que la grande muette que constitue l’armée togolaise est une bombe à retardement qui pourrait exploser à tout moment quand on sait que cette affaire y fait des aigris.

Jérôme SOSSOU


Lucarne : Présidentielle de 2010 :L’urgence d’un ménage au sommet de la hiérarchie militaire

            Les mutations politiques issues du «vent de l’est» ont favorisé l’enclenchement du processus de démocratisation des pays subsahariens notamment. Si dans certains pays de la sous-région, les autorités politiques au pouvoir, soucieux du bien être de leur peuple, ont mérité de la patrie en permettant à leur pays de prendre l’envol démocratique pour atteindre aujourd’hui un niveau considérable de développement incontestable, dans d’autres pays par contre la démocratie peine à décoller.

          Au Togo, les hommes qui sont aux affaires de l’Etat, étant obsédés et possédés par le pouvoir, refusent de donner la démocratie au peuple. Or, le soubassement du développement durable d’un pays est la bonne gouvernance, la gestion saine et transparente des fonds publics, l’indépendance des différentes institutions de la république, l’alternance politique, etc.., dont le fer de lance est indéniablement la démocratie. Depuis donc 1990, notre pays peine à suivre le train du renouveau à cause de la mauvaise foi du régime dictatorial et la volonté manifeste du RPT à voir le peuple notamment sa jeunesse descendre aux enfers.

          Après la disparition brutale du général président en février 2005, l’armée de Zakari Nandja, l’ex-chef d’état major aujourd’hui indésirable, avait porté Faure Gnassingbé derrière qui se cachait Kpatcha Gnassingbé, au pouvoir. Ainsi, une certaine harmonie paraissait exister entre les faucons du régime. Et la famille Gnassingbé, soutenue par l’armée de pacotille façonnée par le père défunt, faisait preuve d’une sérénité indéniable pour profiter en toute quiétude du patrimoine familial légué par feu Eyadéma : le Togo.

          Avec cette comédie de coup d’état  mise en scène par les griots du régime, rien ne semble plus marcher pour le RPT et son armée. Le climat devient délétère et la crise de confiance manifeste.

            Faure Gnassingbé, en dépit de ses fonctions de chef d’Etat et de ses prérogatives de président de la république, apparemment, se sent mal à l’aise ou plutôt dans l’insécurité parmi les siens c’est-à-dire sa famille politique et l’armée qui décide du sort du peuple après chaque scrutin présidentiel.         

          Ce n’est pas la vitrine blindée derrière laquelle il s’était abrité lors du défilé militaire et civil ayant marqué la célébration du 49è anniversaire de l’indépendance du Togo qui nous démentira.

          Avant de tenter toute action contre son frère, Faure devait avoir en principe la délicatesse de mesurer l’ampleur de l’événement afin de prévoir les éventuelles conséquences qui pourront en découler. Malheureusement, c’est l’école du RPT où l’ignorance et le cynisme l’emporteraient sur la sagesse et les convenances.

          La seule et unique alternance de Faure après avoir bu le vin tiré, reste ce fameux ménage au sommet de la hiérarchie militaire pour penser assainir la maison avant la présidentielle de 2010 qu’il perdra indubitablement. Car, l’homme n’a plus tellement confiance en certains hauts gradés de l’armée alors que le rôle de celle-ci dans la conservation du pouvoir au terme du processus électoral est prépondérant. Pourquoi Faure devrait-il avoir peur aujourd’hui de l’armée qui hier, l’avait aidé à conserver le pouvoir de son feu père? Cela suppose que l’armée est minée par un schisme sans précédent. Faure, conscient du fait qu’il n’arrive pas à cerner tous les rouages de l’armée qu’il croit également échapper à Zakari Nandja, pour sa sécurité ce qui d’ailleurs est normal et aussi pour la conservation du pouvoir en 2010, se doit donc de démettre de ses fonctions de chef d’état major général des FAT ce dernier pour y placer quelqu’un qui lui inspire plus de confiance afin de briguer un second mandat.

          Nandja, qui a démontré toute sa loyauté au père et montré sa vélocité et sa véhémence à imposer le fils au peuple en 2005, devrait peut-être se trouver blessé dans son amour-propre. Comme pour le soulager et pour ne pas le ridiculiser, on l’élève au rang de ministre d’Etat en vertu de la loi que le peuple ne connaîtra jamais. Par contre, d’autres officiers soupçonnés d’être proches de Kpatcha sont aussi demis de leur fonction. Quel sort alors leur réserve-t-on ? Si, Faure Gnassingbé dans la résolution des problèmes afférents à l’Etat crée encore d’autres scissions au sein des populations togolaises, il va sans dire que la crise politique que connaît le pays et l’impasse qui y règne ne pourront facilement connaître un aboutissement heureux. Et le peuple qui subit le coup, ne peut véritablement pas réagir parce que la mesure de rétorsion sera aux conséquences incalculables alors que le RPT, dans son laboratoire machiavélique, continue de jouer cyniquement avec le destin du peuple.

Peter S.



Un autre séisme en perspective à la FTF Le BE au bord de l’effondrement Qui de Rock Gnassingbé ou de Gabriel Améyi joue à «l’insurgé»

Le Congrès électif du 18 janvier 2009 qui a conduit le colonel Rock Gnassingbé au sommet de la Fédération Togolaise de Football  a semblé mettre fin à la longue crise qu’avait  connue le Bureau exécutif conduit par Tata Adaglo Avlessi après son élection le 9 janvier 2007.

Malheureusement, tout semble être un scénario monté pour flouer le public sportif et les amoureux du ballon rond  et les entraîner dans un désastre qui ne dit pas son nom

Vu tout le dérapage qui avait miné la constitution des  dossiers pouvant amener les candidats au congrès du 18 janvier 2009, notamment l’implication du ministre des sports dans le soutien d’une candidature, la refonte de certaines listes nuitamment au ministère de l’Administration territoriale, sous la caution justement du Ministre Bodjona, avait entraîné à une alliance contre nature dont les conséquences sont ces divergences visibles au sein de la Fédération.

« Je voudrais faire comprendre au public sportif que dans une vie associative  il faut une certaine confiance. Au cours du récent congrès, nous reconnaissons que c’était une alliance contre nature. Et justement le congrès s’était déroulé  en l’absence de la CAF  qui est l’institution qui couvre le  continent Africain en matière de football. En plus au delà de tout cela, imaginez comment les dépôts de candidatures se sont passés, et aussi comment la FTF a suggéré cette histoire diplomatiquement en prolongeant la date de clôture d’une dizaine de jours.

Pour nous tout ce qui s’était passé en ce moment là devrait être pour nous une occasion d’entreprendre autrement et nous permettre de repartir sur une base solide afin de désillusionner et minimiser toute considération. Malheureusement, je suis aujourd’hui très désolé que nous vivons actuellement un moment de cafouillage et de prise de décision uni- latérale au niveau du bureau exécutif. Le président Rock Gnassingbé qui vient et qui désigne des gens pour des voyages sur une simple humeur sous prétexte que chacun aura son tour, comme si le fait de voyager importe aux membres du bureau que les véritables activités qui s’y déroulent.

Naturellement nous voudrions être beaucoup plus impliqués dans la gestion de l’institution, étant donné que c’était une candidature de liste. Il faudra qu’on nous donne aussi de la valeur, qu’on nous prenne  au sérieux dans certains propos. Nous sommes des présidents de clubs de première, deuxième division et de ligue regroupés au sein de ce bureau, on ne peut nous minimiser de la sorte,  comme si nous sommes en déphasage avec la réalité qui se passe. En tout cas, si on ne prend pas garde, pour qu’on puisse redresser rapidement et convenablement la barre, ça va être très dangereux pour l’avenir de ce bureau et j’en suis pessimiste » s’est indigné M. Tino Adjété membre du bureau exécutif de la FTF avant de conclure que  «  Cette alliance contre nature ne respectant pas les statuts adoptés à Sokodé donne droit à tout ce qui se passe aujourd’hui au sein de ce bureau ».

Tout confirme donc qu’il y a un véritable séisme en perspective qui risque d’effondrer l’actuel bureau exécutif de la Fédération togolaise de Football.

Voilà encore à quoi se confronte le développement du football togolais.

À qui donc attribuer cet énième « affrontement » des membres de la FTF élus sur la base  d’une liste qui aurait résolu toutes les divergences qui avaient minées la FTF ces deux dernières années. Le sport en général, et le football en particulier, est un élément unificateur mais comme le Togo est une nation entièrement à part le football divise plus d’un. Va-t-on encore parler aujourd’hui de l’ambition démesurée des hommes et femmes qui la  composent ? Peut être non ! Plutôt on serait tenté de dire que la gestion unilatérale faite par le Président Rock Gnassingbé, si cela est le cas, ou encore cette façon de vouloir croire que les autres membres du BE n’ont pas la prérogative de savoir comment fonctionne l’institution et qu’il faut leur intimer des ordres, il y a de quoi dire qu’il y a péril  en la demeure. En tout état de cause, il y a une véritable crise qui ne dit  pas encore son nom au sein de la FTF. Il faudra alors que rapidement on arrive à panser cette plaie afin de permettre à l’équipe nationale de poursuivre son petit bonhomme de chemin pour se retrouver à la CAN et au mondial 2010.

De Rock Balakyèm Gnassingbé souvent accusé d’homme fermé et dictateur, très habile et malin au dernier membre du bureau, en passant par le 1er vice Président, Gabriel Améyi qui entre temps semble éloigné des activités de la FTF, et le 2e vice-Président Essoyaba Boukpessi qui aussi depuis  lors fait semblant d’oublier le rôle qui lui est confié. Il va falloir que chacun d’entre eux soit conscient de la nécessité de travailler ensemble pour l’honneur du football togolais. Car trop c’est trop. Dans le cas contraire, qu’ils disparaissent tranquillement  au profit de nouvelles têtes capables de rester ensemble et travailler pour l’intérêt du football togolais.

Si aujourd’hui il faut parler de divergences ou de querelle d’hommes, qui alors de Rock Gnassingbé ou de Gabriel Améyi constitue le venin qui intoxique l’évolution harmonieuse du groupe ou qui joue à l’insurgé entre les deux compagnons d’hier?

Nous trouverons des réponses à cette question dans notre prochaine parution.

A Suivre

Jérôme Sossou

 
Lucarne : Le Togo dans l’antichambre d’une impasse politique recrudescente

VOTRE PUB

VIDEO
Lome nyonouviyawo/Togo hip hop
M. Tall. T - Me Le Avedji

            Depuis cette fameuse histoire de coup d’Etat montée de toute pièce, l’état de stagnation du Togo va sans cesse grandissante. On ne sent plus rien venir. Il y a comme une lassitude dans le comportement des leaders politiques de l’opposition togolaise à oser de nouvelles initiatives après la mise en veilleuse du CPDC pour relancer le débat et forcer l’autre camp c’est-à-dire le RPT à revenir sur sa fuite en avant, créant ainsi une nouvelle dynamique qui réorienterait le combat pour la reconquête d’une liberté et d’une justice perdues depuis plus de quatre décennies.

          Cette morosité plonge le pays dans l’abîme et personne ne connaît les tenants et les aboutissants de ce silence dangereux, sauf que le RPT et sa mouvance, fidèles à leurs habitudes plus que quarantenaires, se targuent de contrôler une situation qui leur a échappé depuis 1990.

          Le contentieux électoral né du scrutin présidentiel d’avril 2005, après épluchement, avait abouti à la signature d’un accord entre le régime RPT et l’opposition. Le CPDC, issu après moult tergiversations de cet accord, doit permettre aux différents  protagonistes de la crise  politique togolaise de s’accorder sur  le principe qui pourra garantir la transparence, la crédibilité, la justesse et l’équité de la présidentielle de 2010 afin d’esquiver un nouveau contentieux qui compliquera davantage la situation et qui pourra entraîner le pays vers un risque d’embrasement. Mais malheureusement, le scepticisme, en ce qui concerne la perspicacité, l’efficience et la quintessence du cadre à assurer un avenir certain au peuple pour résorber définitivement cette crise qui n’a que trop duré, se réalise au quotidien.

          Aucune issue favorable n’est réservée à ce cadre qui, ma foi, sera encore sujet de polémique lorsque les travaux vont reprendre à nouveau. Le RPT est décidé à tuer le processus en cours pour s’adjuger frauduleusement  le pouvoir pour lequel il ne ménagera aucun effort pour massacrer le peuple en 2010 en cas de contestation des résultats en s’appuyant sur l’armée qu’il  utilise à des fins politiques. Ce qui n’est pas conforme aux idéaux républicains. Le peuple pourra-t-il un jour sortir de cette impasse politique qui présage un lendemain noir pour le pays ?

          Ce qui est grave dans tout ceci, c’est que les Togolais s’habituent ou se sont habitués à l’iniquité et considèrent chaque violation de ses lois sacrées comme une fatalité.

          C’est vraiment dangereux car un grave état de psychologie d’abdication atteint le peuple. Si tel est le cas, la mobilisation sera difficile et la lutte est perdue d’avance.

          Le peuple est pratiquement laissé à lui-même.

          Les leaders de l’opposition, à cause des échecs répétés que le régime leur impose semblent renoncer. Le RPT qui se dit toujours vainqueur de toutes les élections, au lieu de rassembler toutes les miettes de braises dispersées pour en faire un feu gigantesque, préfère les éteindre une à une autour de lui en les vilipendant, les traitant de moins que rien croyant que se faisant, lui seul peut briller.

          Le RPT doit comprendre que seul, il ne peut juguler la crise pour laquelle il est d’ailleurs à l’origine, Car quoi qu’on dise, le pays est bloqué, et le manque de volonté à s’adapter au changement est flagrant.   

          Pendant longtemps, on a trompé ce peuple. On a prétendu le sauver. Ce qui ne s’est  jamais passé dans aucun pays du monde. On ne libère jamais un peuple. C’est le peuple qui se libère lui-même. Mais le peuple n’ayant pas toujours tous les éléments essentiels pour l’appréciation objective d’une situation a obligatoirement besoin d’un leader. Un leader perspicace qui saura discerner le désir réel du peuple afin de mettre ce dernier à contribution pour étancher cette soif. Ce n’est pas le RPT qui, tuant à dessein le peuple  dont il se réclame, l’aidera à se libérer du joug.

          Les leaders politiques de l’opposition et les leaders d’opinion ont un rôle on ne peut plus prépondérant à jouer dans la situation actuelle dans laquelle se trouve notre pays car la patrie est en danger. La forte personnalité de celui qui a régenté ce pays avec des mains gantées de fer a réduit les institutions de la république à leur plus simple expression. Ce qui fait considérer le Togo comme le maillon faible du continent. 

          Le contexte politique actuel dans notre pays interpelle la classe politique togolaise de l’opposition à sortir de la léthargie pour trouver de nouveaux facteurs qui obligeront certes le régime à  se plier aux exigences de la démocratie afin d’amorcer les pas nécessaires pour une refondation de l’Etat et de la Nation car de cette sempiternelle impasse politique, l’enlisement du peuple est inéluctable.

Peter S.


La Cour Constitutionnelle donne le ton : Du 18 février au 05 mars, période probable de la présidentielle de 2010

Dans un communiqué publié le 13 mai dernier par son président, monsieur Aboudou Assouma, la Cour Constitutionnelle annonce que la date probable de l’élection présidentielle de 2010 se situe dans la période du 18 février au 05 mars 2010.

En effet, selon la Cour, aux termes des dispositions des articles 61 et 64 de la Constitution et 98 du Code électoral, l’élection présidentielle doit se dérouler soixante quinze jours (75) jours au plus tôt et soixante (60) jours au plus tard avant la fin du mandat présidentiel en cours. Le mandat du président actuel ayant débuté le 04 mai 2005, date de sa prestation de serment, la haute cour en a donc déduit la période de l’élection.

Cette sortie de monsieur ASSOUMA s’explique par la volonté de la Cour Constitutionnelle de mettre fin à ce qu’elle appelle  « la spéculation relative à la date de l’élection de 2010 » et aux « dates imaginaires », dont les médias privés «  plus particulièrement » la presse écrite en serait les auteurs.

Il y a un mois, la  Cour Constitutionnelle avait également fait parler d’elle en déclarant anticonstitutionnelle la modification de l’article 32 du Code électoral intervenue le 31 mars à l’Assemblée nationale et que l’Union des Forces de Changement (UFC)  a contestée, en  saisissant cette Cour.

Aujourd’hui, le débat sur les conditions d’organisation de l’élection présidentielle a disparu, surtout depuis l’affaire de la tentative présumée d’atteinte à la sûreté de l’Etat, qui fait quasiment la une de tous les journaux depuis le 13 avril. Même le Cadre Permanent de  Dialogue et de Concertation (CPDC) n’a plus repris ses travaux, sans que l’opposition ne s’en émeuve réellement, même après que Pascal BODJONA, le ministre de l’Administration Territoriale ait expressément déclaré que ce CPDC n’est pas prévu pour régler la question électorale et surtout,  qu’il a été mis en place «  pour que le débat n’ait pas lieu dans la rue ».

Malgré tout, plusieurs candidats sont à ce jour déclarés, notamment Gilchrist Olympio pour l’UFC, Nicolas LAWSON pour le PRR, Agbéyomé Kodjo pour OBUTS, Kofi Yamgnane, Augustin Coco etc. 

Où sont passés les meubles de la salle de conférence et de réunion du ministère de la culture? C’est la question que se posent les  agents dudit ministère.

Selon les indiscrétions de certains d’entre eux, au lendemain du départ en mission de leur ministre  monsieur Oulégoh Kéhéwa le 05 mai dernier, les meubles acquis auprès de la société Togo Métal par son prédécesseur monsieur Cornélius AIDAM, ont été retirés de la salle de conférence et remplacés par d’autres mobiliers, hormis la chaise centrale du ministre.

Ce fait apparemment anodin, n’en serait pas vraiment car au-delà du simple relooking du ministère, certains agents parlent d’humeur et de règlement de comptes entre l’actuel ministre et son ancien patron, Cornélius Aidam.

En effet, lors du bref  passage du nouveau porte-parole  de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) à la tête de ce ministère, le courant se serait très mal passé entre lui et celui qui  était alors directeur général de la Culture, monsieur Oulégoh Kéhéwa. Ce dernier aurait reproché à son ministre la marginalisation dont il s’estimait victime dans la gestion des affaires de ce département ministériel et du peu de considération dont il bénéficiait. En tout cas, plusieurs témoignages font état de ce que les deux hommes ne s’appréciaient guère.

Aujourd’hui, on prête à l’actuel ministre l’envie d’effacer  toute marque de son prédécesseur. Ainsi aurait-il tenté, sans succès, de faire enlever l’écriteau qui se trouve  à la devanture de la bibliothèque municipale Félix Couchoro inaugurée conjointement par le ministre français de la culture Alain Joyandet et Cornélius Aïdam,  pour la  simple raison  qu’il porte le nom de ce dernier.  La paranoïa semble  avoir atteint ce ministère. 


Et le probable rendez-vous entre Kpatcha et Faure manqué : Faure aurait reçu en lieu et place de Kpatcha, les chefs traditionnels d’Agou

Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé aurait reçu à Agou Gadzépé dans sa nouvelle résidence privée sur le flanc de la montagne, les chefs du village de la préfecture. Ce serait en lieu et place de Kpatcha.

Et pourtant,  l’information selon laquelle il rencontrerait face à face son demi-frère Kpatcha Gnassingbé arrêté le 15 mai 2009 et accusé d’être l’instigateur d’une tentative de coup d’Etat contre son frère avait fait grand bruit.

Malheureusement comme on  l’aurait constaté, le demi-frère du chef de l’Etat Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé n’était pas au rendez-vous. S’il est vrai que les raisons seraient très difficiles à connaître au niveau de Kpatcha, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé quant à lui n’était pas désoeuvré. Il aurait échangé profondément avec les chefs traditionnels, garants des us et coutumes sur le soutien indéfectible  qu’ils lui apporteraient pour son maintien au pouvoir après la présidentielle de 2010. Selon certaines indiscrétions, toutes les garanties auraient été données à Faure par les chefs traditionnels en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes.

D’autres informations font cas de ce que la santé du jeune frère de Faure détenu dans l’affaire du présumé coup d’Etat se détériore davantage et qu’il serait évacué au-delà des frontières du Togo pour des soins appropriés. D’autres encore avancent la raison du lieu choisi pour la rencontre et qu’il serait mieux que tout entretien se fasse à Pya et pourquoi pas dans le caveau familial afin qu’ils soient écoutés directement par leur papa qui pourrait sans aucune contrainte punir celui qui a tort si véritablement les morts ne sont pas morts. Comme cela, le tissu qui est progressivement abîmé entre ces deux frères consanguins pourra être raccommodé efficacement.

En clair, le face à face Faure – Kpatcha Gnassingbé au-delà de toutes les thèses avancées n’a pas eu lieu et restera utopique. Car, Kpatcha n’accepterait pas rencontrer Faure en un lieu autre que Pya, le berceau de leur cordon ombilical même si le désir s’avérait grand.

De son côté, Faure Gnassingbé aurait peur de se déplacer sur Pya sous prétexte que la colère des Kabyè contre lui dans cette affaire de coup d’Etat aurait des conséquences incalculables. Il faut alors  les éviter au maximum en restant très loin de tout ce que les populations de la partie septentrionale du Togo pourrait lui réserver. Le prisonnier devient alors de plus en plus encombrant et constitue une grosse arête dans la gorge de Faure l’empêchant d’avaler la moindre salive. La méthode qui pourrait lui ôter cette arête de la gorge resterait cette rencontre qui serait élargie à des personnalités très importantes qui suivent avec intérêt l’évolution de la politique togolaise ainsi que la colère des sages de la famille Gnassingbé.

Ainsi, l’ombre de Kpatcha qui fait courir Faure ces derniers jours pourrait trouver refuge quelque part et permettre au jeune dont les  cheveux sont devenus presque blancs à cause des soucis qui l’empêchent de retrouver tous ses sens, le temps de reprendre ses voyages sans fin.

Jérôme S.   


Présidentielles 2010 : Vers un affrontement de la jeunesse

A quoi joue LOGO Dossouvi ?

Les grandes manœuvres pour obtenir le suffrage des populations ont commencé dans les différentes préfectures de notre pays. Distribution de matériels médicaux par ci, prêt des microfinances aux populations rurales par là. C’est la phase préliminaire avant la sortie de l’artillerie lourde pendant les campagnes électorales.

Les jeunes ne sont pas laissés à l’écart de ces initiatives. Ils se regroupent en organisations associatives ou en fédération pour afficher leur force et leur appartenance.

Face à la crise socio politique et économique que vit notre pays, les jeunes sont les plus affectés. Alors que ceux-ci sont souvent cités dans les programmes de société.

Le 8 mai dernier, une nouvelle fédération d’associations a vu le jour. Il s’agit de la Fédération des Jeunes Patriotes (FJP), une fédération comme son nom l’indique des  patriotes de Faure. Avec à sa tête un certain Dossouvi LOGO qui s’était présenté aux yeux de tous comme le coordinateur des Forces Nouvelles, une autre fédération d’associations. Que cherche donc LOGO Dossouvi en faisant la prostitution politique ?

La FJP, comme par hasard, regroupe 7 associations et Fan Club à savoir Renaissance Togo, Notre Cause Commune, Nouvelle Génération, Groupe Scholas Jeune, FEG Fan Club, Jeunesse Epanouie et l’Association des Jeunes pour un Eveil Social. Ils ont affirmé leur soutien à Faure Gnassingbé pour les présidentielles de 2010.

Selon nos investigations, cette fédération aurait l’aval de Pascal BODJONA pour neutraliser les actions d’une autre fédération dénommée Forces Nouvelles (FN). Les FN avaient pour coordinateur ce même personnage Dossouvi LOGO.  Son rejet du MO5, sa distance avec la CDPA et son retrait des FN posent la problématique de la personne, quand on sait le rôle qu’il a joué dans ce pays pour l’avènement de la démocratie. Que s’est-il passé pour que ce personnage lugubre décide de soutenir subitement Faure Gnassingbé ? Aussi, l’association Renaissance Togo qu’il représente au sein des FJP appartiendrait à une certaine Brigitte LABAH. Ce qui présage d’une usurpation.

Il semble que LOGO soit revenu au pays pour refaire le jeu qu’il avait fait dans les années 90, mais cette fois-ci dans le sens inverse. En étant à la tête des jeunes patriotes, l’on serait tenté de dire qu’il prépare le scénario de la Côte d’Ivoire où les Jeunes Patriotes se sont affronté aux Forces Nouvelles pour la conquête du pouvoir. Quand on sait que le pouvoir RPT n’hésite pas à user de tous les moyens pour s’octroyer le fauteuil présidentiel contre la volonté populaire. En sa qualité d’ancien activiste, LOGO Dossouvi connaît bien le milieu de l’opposition et les jeunes capables de conduire la contestation. Quoi qu’il en soit la présidentielle de 2010 ne sera pas du tout facile.

Connaissant l’habileté et les stratèges du RPT, il n’est pas étonnant qu’il tente de récupérer LOGO pour installer un climat de division et d’insécurité au sein de son parti la CDPA en particulier et de l’opposition traditionnelle en général.

La manière avec laquelle LOGO s’acharne à coordonner les activités d’une fédération quelle que soit son appartenance laisse à penser qu’il est redevable envers le pouvoir. Il se voit dans l’obligation de donner un résultat. Mais à qui ? Entre temps, une rumeur avait circulé que le ministre d’Etat Bodjona lui versait mensuellement une somme pour arrondir ses fins de mois pendant qu’il travaillait au ministère des affaires étrangères. Ministère dirigé dans le temps par le Pr Gnininvi.

Avec la création du G100, un collectif de 100 associations proche du pouvoir qui est mis sur fonts baptismaux le 15 mai dernier, tout porte à croire que l’avenir de la FJP est hypothéqué car à vue d’œil, le pouvoir accordera plus de crédit au G100 qu’à la FJP de Logo, un homme peu rassurant  selon des responsables politiques.

Boris Hélène


Que cachent la nomination de Nandja et les affectations au sein des FAT : Des mouvements seraient-ils en préparation pour déstabiliser Faure ?

            La nouvelle était annoncée le dimanche le 17 mai 2009 par la télévision nationale (TVT). Le Général Zakari Nandja, Chef d’Etat major des FAT est viré à 180° pour être élevé au rang de ministre d’Etat, ministre de l’hydraulique, de l’Eau. Cette nomination semble cacher une intention compte tenu de toutes les interrogations que cela suscite.

            Le décret de nomination précise que le Général de brigade aérienne Essofa Ayéva, jusque là directeur de Cabinet de la Présidence de la République est devenu Chef d’Etat major général de l’armée. Le Colonel Bali Wiyao précédemment Commandant du Régiment Commando de la Garde Présidentielle (RCGP) devient Chef d’Etat major de l’armée de terre en remplacement du Général Béréma Gnakoudè qui pour l’heure ne connaît pas son sort.

          Cette nomination qui survient quelques semaines après cette histoire de tentative de coup d’Etat dans laquelle plusieurs officiers se seraient impliqués laisse planer des zones sombres qui ne disent pas leurs noms.

          Plusieurs sources font état de ce que au sein de la grande muette, il se préparerait des mouvements de déstabilisation du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Les mêmes sources font croire que les jeunes officiers originaires de Bassar se seraient révoltés contre la gestion scabreuse dont le Chef suprême des Armées fait du pays. Et pour donc déjouer le coup, il fallait sauter Nandja dont le poste de Chef d’Etat major profiterait à ses jeunes frères officiers. Selon d’autres sources, le Général Zakari Nandja apporterait son soutien indéfectible à son frère de Bassar Kofi Yamgnane candidat à la prochaine élection présidentielle de 2010. D’autres langues délirent que Nandja devait aller en retraite. Pour ce faire, il lui faut une transition pour se conformer aux habitudes des civils. C’est ce qui lui a valu cette nomination.

          Pour le Général Essofa Ayéva qui, ces derniers temps, considéré comme l’homme de confiance de Faure, de part le rôle qu’il a toujours joué au côté du Chef de l’Etat (Directeur de Cabinet), il peut alors jouer tout le jeu en 2010 pour maintenir Faure au pouvoir.

          Quant au général Béréna Gnakoudè, son sort reste à déterminer, puisqu’il n’a plus d’autres objectifs que de rejoindre l’Etat major. Il serait en train de payer le prix de s’être opposé à un éventuel limogeage de Rock Gnassingbé du RBRA après son intervention dans l’affaire de tentative de coup d’Etat des 12 et 13 avril 2009.

          En tout état de cause, la grande muette espère savoir si ce remue-ménage pourrait ramener la sérénité en son sein quand on sait que l’affaire Kpatcha Gnassingbé continue de faire couler beaucoup d’eau sous le pont.

Jérôme Sossou


Prophétie : Faure perdra la présidentielle de 2010, le Général Ayéva, nouveau Chef d’Etat Major Général des armées cautionne

La nomination du Gal Ayéva à la tête de l’armée n’est pas un fait nouveau en lui-même quand on sait l’étroitesse des liens qui le lie à Faure.

Aussi, comme il a pris l’habitude depuis son avènement au pouvoir de s’entourer de ses proches amis, maintenant, Faure semble se détacher progressivement de ceux qui l’ont conduit au pouvoir pour mieux diriger la barque à bord de laquelle ils se retrouvent tous.

A l’approche des prochaines échéances de 2010, les partis politiques semblent ne rien négliger surtout l’aspect religieux. Les pratiques mystiques et spirituelles seraient utiles pour renforcer les acquis dans la mesure du possible et savoir aussi de quoi demain sera fait. Le Général Ayéva semble minimiser cet aspect de la chose en refoulant du revers de la main une prophétie dans laquelle Faure serait impliquée. Ayant prédit la tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat orchestrée le 13 avril dans laquelle Kpatcha serait impliqué, il prédit aujourd’hui la victoire de Faure en 2010 à une seule condition. Si celle-ci n’est pas satisfaite, malgré les manœuvres et manigances, Faure perdra le pouvoir et sa vie.

Pour la petite histoire

« Un prophète, après quarante jours de jeûne, a reçu une révélation selon laquelle Sylvanus Olympio (premier président du Togo) aurait fait des sacrifices et lié un pacte tacite avec un esprit dont nous taisons le nom. C’est grâce à ce pacte qu’il a pu accéder à la tête du pays. Dans ce pacte, il aurait fait un sacrifice sur sept montagnes et sept cours d’eau sur toute l’étendue du territoire togolais. Selon le prophète, Sylvanus Olympio aurait dit : « S’il arrive que je perde la vie dans l’exercice du pouvoir et que cela soit provoqué par autrui, alors toutes les tentatives de développement du pays seront vouées à l’échec….. »

Que faire dans une pareille situation ? Le prophète a continué son jeûne et la réponse qu’il a reçue est qu’il se rende aux différents endroits où Sylvanus Olympio aurait fait les sacrifices. La condition pour que ce sacrifice soit accepté par les esprits concernés dit clairement qu’il faut que le président en exercice, c’est-à-dire Faure Gnassingbé, accepte et s’engage à rejeter le sort maléfique. Ce même prophète aurait prédit la mort du vieux Gnassingbé et un schisme entre les descendants d’Eyadema. »

Ne pouvant se taire sur une pareille révélation, le prophète a tenté de rencontrer le président Faure. Mais rien n’y fut. Néanmoins, il a pu rencontrer le Directeur de Cabinet le Général Ayéva en début du mois de mars 2009 pour lui expliquer le contenu de la révélation qu’il a reçu. Ce dernier avait promis le mettre en contact avec le Chef de l’Etat et cela dans un délai d’un mois. Le mois dépassé, le prophète n’ayant eu aucune nouvelle du DC, décida de le rappeler pour lui exprimer l’urgence de la situation. Ce n’est que le 8 mai dernier que le DC a pu les recevoir sur leur insistance. Au cours des discussions, le Général aurait affirmé d’un ton sec qu’il était désolé de ne pouvoir partager le contenu de cette prophétie avec Faure car pour le Général, « Faure serait un chrétien catholique fervent et pratiquant. De plus, il aurait été confié à sa Sainteté le Pape Benoît XVI qui veille sur lui nuit et jour ».

Par conséquent, une telle révélation venant de lui, le discréditerait auprès du Chef de l’Etat.

Pour notre rédaction, après avoir reçu la prophétie et constaté la nomination récente du Gal Ayéva Essofa à la tête des armées, il est clair et sans ambages que Faure Gnassingbé a une entière confiance en lui. En retour, est-ce que le Gal Ayéva porte Faure dans son cœur quand on sait que dans la prophétie il est question de la mort de Faure au cas où ce sortilège n’est pas enlevé.

Que celui qui a une intelligence comprenne, le Gal. Ayéva semble cautionner la défaite de Faure ou, qui pis est sa mort.

Boris Hélène

Triangle 49 de mercredi 13 mai 2009
La résurgence d’une hypocrisie cynique et cruelle du régime RPT

            Le pouvoir néocolonialiste installé au Togo au lendemain du coup d’Etat de 1963, a plongé notre pays dans un grand recul tant politique qu’économique et a permis d’opprimer et de museler à dessein le peuple. Puis vint le discours de la Baule en 1989 pour contraindre les régimes dictatoriaux dont celui du Togo à adhérer à l’idéologie du multipartisme dont le substrat est la démocratie avec l’instauration d’un Etat de droit, l’évidence du libéralisme et de la liberté d’expression, le principe de la bonne gouvernance, etc..,

          L’amorce du processus démocratique a connu ses premiers pas en 1990 avec la tenue de la conférence nationale dite souveraine (Juillet-Août1991) dotant le pays d’une nouvelle constitution en remplacement de celle de 1980.

          Après l’ouverture de la conférence par feu Eyadéma, les travaux allaient bon train. L’acte n°1 proclamant la souveraineté de la conférence venait d’être adopté en présence des membres du gouvernement et des représentants des Forces Armées Togolaises qui n’y avaient pourtant émis aucune objection. Or c’était la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Le lendemain, c’était la politique de la chaise vide. Le gouvernement avait estimé que la conférence nationale en se proclamant souveraine, avait outrepassé les compétences qui lui avaient été reconnues par l’accord du 12 juin 1991 qui, selon lui avait réuni toutes les conditions pour parvenir à un nouvel ordre démocratique dans notre pays. Cette position paraissait paradoxale car en démocratie, le pouvoir reste l’apanage du peuple. Pourquoi d’ailleurs la souveraineté du peuple perdue mais retrouvée par la conférence nationale devait gêner tant le régime s’il y avait la volonté à voir le pays s’ouvrir à la démocratie ?

          La démocratie rappelons-le est le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple autrement, c’est un régime politique où la souveraineté est exercée par le peuple. Si la souveraineté du peuple avait constitué un handicap au gouvernement d’alors, il était clairement ressorti qu’il y avait une volonté manifeste à entraver la liberté du peuple et son droit à disposer de lui-même et à choisir librement ses dirigeants. Délibérément, le régime avait choisi de tuer la démocratie naissante. Car, dans la déclaration du gouvernement lue par son porte parole Barry Moussa Barqué tout était clair : «Il va sans dire que si nous restons dans le cadre de l’accord qui a permis la tenue de cette conférence, le changement démocratique auquel nous aspirons, interviendra pacifiquement et normalement dans trois semaines.» Déjà à travers ces propos, la conférence s’était vue menacée et les délégués n’avaient pas cédé à ces genres de menaces. Comment pouvait-on construire la démocratie sans la souveraineté du peuple? En clair, il s’agissait de fonder une démocratie où la souveraineté appartiendrait au gouvernement qui pouvait alors décider au gré, du sort du peuple. Ce qui est inadmissible. « L’autoproclamation de la souveraineté de la conférence, avec toutes les conséquences imprévisibles qu’elle comporte, n’est pas de nature à faire aboutir, dans les bonnes conditions, le processus que le gouvernement et les douze partis politiques d’opposition ont arrêté », pouvait-on lire dans la même déclaration du 16 juillet 1991. Cela se passe de commentaire. Le gouvernement qui n’avait jamais voulu accepter le principe d’une conférence nationale souveraine, avait fait montre d’une hypocrisie et d’une mauvaise foi pour brouiller les cartes. Malheureusement, les conséquences vraiment imprévisibles sont regrettables et sont devenues un secret de polichinelle. La démocratie étant donc un décret au Togo, il n’est pus question d’observer les lois et les règles qui la caractérisent.

          Aujourd’hui, malgré la disparition du président Eyadéma, le mal est plutôt recrudescent. Le pouvoir en place refuse de reconnaître la souveraineté du peuple. On fait semblant de signer des accords et on use de méthode cynique pour les torpiller. La méthode de la gestion du pays n’a guère changé de forme. Les apatrides qui hier, avaient aidé le père à anéantir les efforts du peuple à aller à l’alternance politique sont toujours les mêmes qui aident le fils à tordre le cou à la démocratie. Pour nous en convaincre, il suffirait de considérer la lenteur qu’on constate dans les reformes constitutionnelles et institutionnelles, la léthargie dans laquelle se trouve le CPDC alors que la présidentielle de 2010 pointe à l’horizon. Si la volonté de faire changer les choses anime vivement Faure, pourquoi ne veut-il pas donner la constitution de 1992 au peuple puisque celle-ci résout les problèmes auxquels le pays est confronté actuellement ?

          Au lieu de se pencher sur les réels problèmes cruciaux de l’heure pour éviter à ce peuple «ces mêmes conséquences imprévisibles» en 2010, on se complaint encore dans des tournées inutiles dans les lacs où on tient des discours et promesses démagogiques à ces pauvres populations dont la chefferie traditionnelle souffre de la démence. Si lors de son discours télévisé du 17 avril 2009, Faure qualifiait les présumés comploteurs dans ce cinéma de coup d’Etat de nostalgiques du passé et que lui-même s’était déplacé en personne le 10 Mai dernier pour féliciter les chefs traditionnels qui avaient organisé une marche de soutien en déphasage avec les réalités démocratiques pour adhérer à sa politique qui est loin de réconcilier les Togolais, il y a matière à penser.

Peter S.


Affaire de tentative de coup d’Etat : Les présumés coupables introuvables à la gendarmerie et à la prison civile de Lomé

            L’affaire de tentative de coup d’Etat des 12 et 13 avril 2009 n’a pas encore dit son dernier mot. Et pour cause. La situation et surtout les conditions dans lesquelles vivent actuellement les détenus et l’issu de cette affaire préoccupent tant les Togolais.

          Depuis le dernier communiqué du Procureur de la République Robert Bakaï, on a comme l’impression que cette affaire prendrait l’allure des procédures normales de détention d’un coupable afin d’aboutir selon les textes qui régissent le fonctionnement de la justice.

          Mais malheureusement les choses semblent rencontrer une barrière inimaginable.

          Les dix civils déférés inculpés et mis sous mandat de dépôt ainsi que les 18 militaires placés sous sanction disciplinaire de leurs corps respectifs avant leur remise aux autorités judicaires selon le communiqué du Procureur de la République sont introuvables.

          Personne ne saurait dire avec exactitude l’endroit où ils sont incarcérés. Selon les informations, des parents, amis et proches de ces inculpés les auraient cherchés à la gendarmerie nationale ou encore à la prison civile de Lomé sans avoir trouvé leurs traces. Par ailleurs, à leur visite en ces lieux, ils étaient obligés de repartir sans avoir la moindre information sur l’existence et les conditions réelles dans lesquelles se trouvent les membres de leurs familles. Or, selon le Procureur de la République, « les détenus bénéficieront de toutes les conditions requises des droits humains et qu’il y a toutes les garanties que les présumés soient traités de façon humaine ». Aujourd’hui, pourra-t-on dire que ces détenus bénéficient de tous les droits ? Puisque si on leur refuse l’assistance et la visite des membres de leurs familles, à qui revient le droit de soutien ? En tout cas, beaucoup d’indices montrent que ce dossier ne répond pas aux exigences de respect des droits de l’homme. Kpatcha et les siens arrêtés dans la présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ne sont pas jusqu’à preuve du contraire trouvables ni à la gendarmerie ni à la prison civile de Lomé.

          Tous les Togolais se demandent alors où  pourraient-ils se trouver et pourquoi ceux qui les ont arrêtés ont décidé de les cacher s’ils savent réellement que le processus enclenché pour leur jugement doit bénéficier du respect absolu des droits de l’homme.

J.S


Visite du chef de l’Etat dans la Préfecture des lacs : Faure Gnassingbé  a nagé dans les Flaques d’eau

Situé à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Lomé, le chef lieu de la préfecture des lacs Aného a connu une ambiance des  grands jours ce dimanche 10 mai 2009. Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé était dans  les mûrs des Guin.

Selon les informations recueillies sur place, il aurait rendu visite aux garants des Us et coutume afin  de le remercier de vive voix, le soutien qu’ils lui ont apporté dans la présumée attinte à la sûreté de l’Etat.

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé après la rencontre avec la population d’Aného avait assisté à une messe dite en son honneur afin qu’il  soit protégé contre tout malheur. La messe a été dite au collège saint Pierre et Paul située juste  en face du marché Elavagnon à Anehogan.

Pour tous ceux qui ne connaissent pas assez bien le chef lieu de la préfecture des Lacs, Aného, sachez que la ville était la première capitale du Togo dans les années 1885 avant de bénéficier même atout en 1897. En plus de  son état très étroit, Aného manque d’espace habitable. Ce qui est dû à l’avancement sans cesse croissant de l’océan atlantique sur la côte, et à 40 % d’occupation des cours d’eau notamment le Lac Togo qui fait front avec la mer au niveau de l’hôtel de ville et du commissariat de la localité.

En plus de cette influence naturelle sur la ville, principale voix routière c’est-à-dire  la route internationale qui relie Lomé la capitale du Togo au Bénin voisin est inaperçue faute des dernières pluies qui se sont abattues sur le pays en général. Il faut reconnaître  le samedi et le dimanche la préfecture a enregistré d’importantes  capacités d’eau de pluie. D’ailleurs c’est sous la fine pluie que le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a sillonné la ville avant d’arriver au collège St Pierre et Paul. Aného était méconnaissable le dimanche, la route est était impraticable.

Il a fallu plus de 2 heures de temps pour traverser la portion de 50 mètres et inondée ondulée, cabossée. C’est dans ces grands puits où Faure était passé avant l’Eglise où les très imperturbables Ministres de la République ont garé leurs luxueuses 4x4. Il n’ y avait que des lacs artificiels. Le cortège du Chef de l’Etat était obligé de passer dedans. Faure a donc baigné dans le  lac artificiel avant de recevoir la bénédiction du curé de l’Eglise. C’était également à côté de ce lac où la puissante garde présidentielle assumait la sécurité du PR les doigts sur la gâchette de leurs armes.

Pour ce qui nous concerne, on était obligés de contourner clopin clopan ce lac qu entourait  l’église St Pierre et Paul pour vaquer à nos occupations.

En tout état de cause, de Lolanmé à la douane Togo-Bénin d’une part, de la préfecture au marche Elavagnon d’autre part en passant par Yesouvito, Anehogan, Mairie … le cortège de Faure allait à vive allure dans l’eau de pluie que contenaient les grands fossés, sinon les grands puits qui se trouvaient sur la voie.

Et au lieu que les chefs traditionnels et les cadres du milieu fassent une doléance en bonne et due forme au chef de l’Etat pour qu’une solution assez rapide  et durable soit trouvée à leur route, ils sont là à chanter des louanges à Faure Gnassingbé. En plus de l’état de la route, Aneho est véritablement pauvre en terme de revenu économique  à cause de l’appauvrissent des lacs qui ne produisent plus de poisson et la non fertilité des terres cultivables. Et, malgré cette position géographique qui n’arrange pas du tout le milieu et les habitants, Faure implante un vaste camp militaire sur l’espace cultivable qui pourra procurer un peu de revenu aux populations.

Cette situation confuse et dégradante ne préoccupe pas  les chefs traditionnels des Lacs qui ne roulent que  pour leur intérêt honteux et  se prosternent pour des inutilités.

Tout compte fait, les honnêtes populations de la préfecture des lacs pourraient se réjouir car le chef de l’Etat avait pu constater à bord de sa voiture 4 x 4 personnelle, l’état très dégradant  de la route internationale Lomé- Cotonou qui désenclave Aneho et ses environs.

Jérôme sossou


Gestion scabreuse de la FTF : La nécessité d’implication totale du député Gabriel AMEYI souhaitée

Plus de 4 mois que l’autre fils de la nation le lieutenant colonel Rock GNASSINGBE a été porté à la tête de la Fédération Togolaise de Football, l’on note avec étonnement le statu quo qui y persiste en ce qui concerne les préparatifs de l’équipe nationale pour les échéances en vue. En dehors de la reprise du championnat de D1 qui est mis  à son actif, le reste c’est du fiasco.

Arrivé en « héros », porté par son premier vice président Gabriel AMEYI, Rock jouera très tôt aux  «  ingrats » en l’écartant dans les prises de décisions et en se faisant entouré des thuriféraires tels Kossivi REINHARDHT, Paniah GAGNON, Mensah ATTOLOU. Ces personnages qui tournent autour de lui doivent lui rappeler qu’il a pris devant la nation togolaise toute entière un engagement, celui de redorer le blason du football togolais conformément à son programme  d’action contenu dans la brochure qu’il a fait miroité peu avant les élections. Ces promesses électoralistes d’informer périodiquement sur sa gestion relève aujourd’hui d’une supercherie. En 4 mois, il n’a rencontré qu’une seule fois la presse.

Champion en gestion opaque, Rock GNASSINGBE confirme qu’il en est un véritable récidiviste, aucun rapport financier jusque là, alors que le Togo a déjà fait deux sorties à l’extérieur sur le budget de l’Etat. La deuxième division elle, est renvoyée aux calendes grecs. L’ambiance au sein du bureau exécutif est délétère avec trois clans désormais.

Nécessité d’implication totale du député Gabriel AMEYI souhaitée

Le 1er vice président de la FTF Gabriel AMEYI, pour bon nombre d’observateurs avisés, y compris l’ex-président de la FTF Tata AVLESSI, est le seul homme qui peut redonner une autre visage au football togolais. Très engagé au côté de la jeunesse et amoureux du football togolais, le député AMEYI est un meneur d’hommes capable d’écrire de nouvelles pages du football togolais. « C’est un homme que j’admire énormément, il sait écouter les joueurs et ne lésine guerre sur les moyens. C’est ce genre d’acteur que nous aimerions retrouver à la tête de la FTF » nous a confié un international togolais qui a voulu garder l’anonymat.

De toute évidence, il ressort que le président Rock n’est pas l’homme de la situation, puisqu’il continue de montrer ses limites. Il a appartient aux congressistes de prendre leur responsabilité. Le peuple attend. Il n’est pas s’y presser.

Rodrigue LAWSON

Triangle 48 de mercredi 06 mai 2009
Lucarne : En dégringolade continue, le système RPT se meurt

            Les 27 et 28 avril 2009 ont consacré la stagnation du climat politique togolais scellé par plus de 42 ans de dictature du régime actuel, par l’enregistrement public des émissions «Appel sur l’actualité» et  «Médias d’Afrique» notamment, de la radio mondiale, animées respectivement par Juan Gomez et Alain Foka, deux des têtes d’affiche de ladite radio, sur le campus universitaire de Lomé après justement deux semaines de la fameuse histoire de «complot contre la sûreté de l’Etat» qui ne cesse de défrayer à la petite semaine la chronique, faisant toujours planer le doute.

          Le public convié pour la circonstance n’est pas allé de mains mortes. Après chaque intervention des «théoriciens» du régime RPT miné actuellement par un schisme qui ne dit pas  son nom, le public ne s’est pas fait prier pour exprimer son ras-le-bol et dégriser les représentants du pouvoir spécialistes en faconde. Du ministre de la décentralisation au président de la HAAC en passant par le ministre de la coopération, de la communication, et celui des droits de l’homme, pour ce citer que ceux-là, on n’avait plus vu et reconnu cette véhémence à défendre le système archaïque du pouvoir RPT devant ce public ferme et décidé, ils étaient tous méconnaissables.

          En effet, depuis les mutations politiques apportées par le « vent de l’est », le Togo notre pays n’a véritablement pas connu d’avancées démocratiques. La coloration de la vie politique nationale est la même. Le régime actuel instauré depuis 1967, ayant fondé son pouvoir sur la force, le mensonge, la gabegie, la perfidie, etc… où la vénalité des personnes est monnaie courante, demeure le seul maître de cérémonie et le seul chef d’orchestre. De dilatoire en dilatoire, il a toujours fait échec aux multiples accords scellés entre lui et l’opposition devant la communauté internationale. Pourtant, ce régime a toujours accusé l’opposition d’être à la base de l’état de tétanisation de la vie politique togolaise et du statu quo et il n’a jamais manqué d’occasion pour vilipender et taxer de tous les noms d’oiseaux de cette opposition sur les médias nationaux et internationaux.

          Les multiples consultations de la classe politique souvent opérées par le régime, ont été toujours en effet une stratégie pour amuser la galerie et tromper la communauté internationale de la volonté du pouvoir à s’ouvrir à l’opposition donnant ainsi une chance à l’instauration réelle de la démocratie dans notre pays.

          Il a donc fallu, à un an de la présidentielle de 2010, présidentielle de tous les enjeux et de tous les risques, l’enregistrement public de ces émissions d’envergure ci-dessus énumérées de  RFI dans notre capitale pour que le régime RPT soit dépouillé, dépiécé puis désavoué et sa turpitude mise au grand jour en direct à la face du monde entier en dépit de sa condescendance hier à braver la souveraineté du peuple et, ayant éprouvé un véritable mal de chien, les représentants du pouvoir n’ont pu accéder au principe de la démonstration par absurde pour prouver sa volonté à s’adapter à la démocratie.

          Tous les problèmes abordés en ce qui concerne la vie politique nationale ont prouvé et démontré l’incapacité du régime à opter pour l’alternance et l’inefficacité du pouvoir et son gouvernement à gérer les biens publics.

          Aujourd’hui, une chose reste manifeste, le RPT est sérieusement aux abois malgré le climat de sérénité externe qu’il essaie d’exhiber à la face du peuple. Il lui sera donc difficile de trouver des solutions idoines aux maux dont il souffre avant la présidentielle de 2010 en dehors des nombreux problèmes contenus dans l’APG et abordés par le CPDC mis en veilleuse actuellement par ce scénario de coup d’état. Le RPT a son chemin parsemé d’embûches qui ne lui permettront plus facilement de réussir ses coups bas car  RFI l’a catapulté dans le collimateur du monde entier la dernière fois à l’Université de Lomé. Il est donc impérieux que le RPT dans sa position actuelle moins enviable, pour se rattraper, crée les conditions d’un vrai choix, et donc d’élections effectivement libres et transparentes comme l’avait bien déclaré le ministre de l’Administration territoriale, M. Pascal Bodjona lors de l’enregistrement. Une de ces conditions est la mise en place d’une institution constitutionnelle en charge de l’organisation des opérations électorales et dont l’autonomie, la neutralité et l’objectivité ne souffrent d’aucune ambiguïté afin de bénéficier du pardon du peuple.

Peter S.


Présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat : Kpatcha Gnassingbé serait-il déjà libéré ?

          Des informations de plus en plus persistantes font état de ce que le supposé comploteur de la présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat serait déjà libéré alors que les processus ne sont pas enclenchés pour leur jugement. Qu’en serait-il si cela s’avérait.

          La question reste posée seulement. L’histoire fait grand bruit actuellement à Lomé et à travers les cinq continents que constitue le globe terrestre. Elle devient la préoccupation première des Togolais. Enfants, jeunes, vieux, tous débattent sans cesse d’abord de la nature du prétendu coup d’état, qu’adviendrait-il si cela venait à être réel et surtout les raisons qui auraient poussé à la libération clandestine du présumé Kpatcha Gnassingbé malgré le boucan qui avait entouré son arrestation.

          S’il est vrai qu’aujourd’hui, c’est affaire de coup d’Etat préoccupe plus d’un Togolais même au sommet de l’Etat, il serait judicieux qu’elle aille jusqu’à son tréfonds afin de pouvoir permettre la levée du doute et du scepticisme cultivé par les « St Thomas » togolais. Cette éventuelle libération de Kpatcha, si cela n’est pas encore fait quelle que soit sa nature renforcerait les Togolais dans leur position et démontrerait le gros mensonge au sommet de l’Etat. Cela reviendrait également à dire que cette affaire est une plaisanterie pure et simple. C’est le lieu de dire que la dernière sortie du procureur de la République Robert Bakaï ne devrait pas se limiter à un communiqué menaçant. Elle devrait aller à une conférence de presse pour que les Togolais sachent réellement ce qui se passe dans cette affaire.

          Libérer Kpatcha de la manière dont les informations qui circulent le laisse croire, fait planer de véritables flous sur le dossier. Il faudra que le présumé coupable plaide  et qu’on arrive à voir clair dans l’affaire. Sinon, il sera inadmissible et inacceptable que tout le bruit qui avait entouré ce dossier soit résumé à une simple tragi-comédie organisée pour s’octroyer une popularité perdue il y a longtemps. Une affaire d’Etat ne pourra en aucun cas se traiter entre les quatre murs d’un palais familial. Et si c’est ce qu’on voulait faire qu’en serait-il pour ceux-là qui subissent actuellement les conséquences de cette affaire, c’est-à-dire les 10 civils et les 18 militaires qui sont sous les verrous.

          La balle revient alors dans le camp du procureur.

J. Sossou


Dialogues politiques pour une élection paisible en 2010 au point : A quand une conférence de presse de Faure Gnassingbé pour édifier les Togolais

A quand une conférence de presse de Faure Gnassingbé pour éclairer la lanterne des journalistes sur les sujets brûlants de l’heure ?

 Le sujet est  de plus en plus préoccupant et fait grincer les dents. Il n’y a pas un seul pays au monde où le chef de l’Etat ne trouve pas nécessaire de rencontrer la presse sur des sujets précis afin d’édifier son peuple à travers le journaliste. 

 De Barak Obama à Sarkozy en passant par Gbagbo et Atta Mills, l’événement est de tradition. Malheureusement au Togo, le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé n’a pas cette culture d’échanger des idées avec la presse. Il opte pour des discours creux qui laissent souvent des zones obscures et qui ne trouvent jamais éclaircissement ;

Aujourd’hui encore beaucoup de problèmes existent au niveau du cadre permanent de Dialogue et de concertation (CPDC). Depuis que ce cadre s’est rompu parce qu’il y a des points d’achoppements, c’est un silence radio au niveau de la présidence  de la république qui est considérée comme le médiateur maison entre les protagonistes. Plus rien ne se dit alors que le peuple a besoin d’être éclairé, de savoir ce qui se fait réellement et là où se situe le problème. Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé est donc tenu d’organiser une conférence de presse comme ses pairs le font. Sa crédibilité de rester un Chef d’Etat soucieux de la situation politique de son pays passera aussi par là.

Le discours ne pourra rien apporter de concret à la situation. Nous sommes aujourd’hui dans un monde de communication et, seuls ceux qui s’en sont rendu compte ont toujours évolué. Le cas Barak Obama est significatif. Et s’il nous arrive de citer régulièrement le nom d’Obama, c’est pour vous dire qu’il est africain comme tous les autres Chefs d’Etats africains et qu’ils peuvent en faire autant.

Le CPDC est en Stand by depuis le 13 avril 2009. Certains membres surtout du parti du chef de l’Eta trouvent l’âpat à travers l’affaire Kpatcha Gnassingbé. C’est Faure Gnassigbé à qui il revient cette responsabilité de faire bouger les choses d’éclairer le peuple. Il a besoin de savoir ce que Faure fait chaque jour dans l’intérêt de la présidentielle de 2010.

Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire n’a jamais cessé de parler à sa presse. Il revient à Faure d’en faire autant. Ceci permettrait d’ailleurs une harmonie et une sérénité dans le traitement des informations. Refuser de communiquer est une erreur grave qui peut nuire au développement du pays. La presse togolaise a besoin de rencontrer régulièrement le Chef de  l’Etat Faure Gnassigbé afin de s’imprégner de la situation politique du pays. Car on a comme l’impression que ceux qui l’entourent manquent de courage pour donner les vraies versions de ce qui se fait au niveau de la Présidence ;

Il faut alors que Faure prenne sur lui cette responsabilité d’être régulièrement en face de la presse togolaise. Si donc cela peut être le cas, il faudra qu’il le commence très tôt par ce sujet brûlant du CPDC pour relancer les discussions en son sein. 

B.L


Bientôt un an après les inondations de 2008 : Et les sinistrés demeurent sinistrés malgré les milliards de francs CFA de dons enregistrés : Que fait Ibrahima Méïmounatou du bilan de ces dons

Il n’est plus un secret pour personne que la saison des pluies a commencé au Togo. Les dernières pluies enregistrées presque chaque semaine en sont les raisons. Et si le peuple Togolais sait que ces périodes de pluies leur constituent des moments de douleur et de calvaire parce que souvent sinistrés, il y a de quoi se souvenir de la dernière inondation de juillet 2008 dont les conséquences ont été très lourdes.

En effet, en juillet 2008, le Togo a connu une catastrophe due à une saison de pluie tumultueuse avec un bilan très lourd.

Selon le rapport du bureau de la Coordination Humanitaire des Nations Unies (OCHA), « les dernières inondations de juillet 2008 auraient causé la mort à 6 personnes, trois disparues, quatre blessés graves. Elles auraient également occasionnées d’importants dégâts matériels. Pour des chiffres des sinistrés, basé sur des projections établies dans le cadre des enquêtes des zones accessibles, approximativement 4000 ménages auraient été affectés, soit 2000 personnes. Les chiffres officiels ont fait état de 10 000 personnes touchées. Toutefois, le nombre de personnes rendues vulnérables représente le total des populations des communautés touchées par ces inondations » a indiqué le rapport.

Cette situation de détresse amenait, le gouvernement togolais à faire appel aux partenaires sociaux afin qu’ils puissent apporter assistance aux victimes. Ainsi touchés par la souffrance des populations, des organisations humanitaires, des institutions privées, le système des Nations Unies, les chancelleries, des organisations régionales et sous régionales… se sont mobilisés pour apporter assistance aux populations sinistrées. Des dons en vivres, non vivre et espèces mobilisés par les institutions de l’Etat notamment le ministère des actions sociales.

Selon le même rapport de (OCHA), « la présente note d’information a pour objectif de faire la situation des actions qui ont été enregistrées par le Bureau de la Coordination Humanitaire des Nations Unies à l’occasion des inondations que le Togo a connues en 2008. Elle n’a pas l’ambition d’être exhaustive et ne présente pas dans les détails les actions et projets d’assistance de tous les partenaires. Elle se base essentiellement sur les informations communiqués au bureau du Coordinateur Humanitaire » peut-on lire dans le rapport. Il précise par ailleurs que « la liste des disponibilités n’est pas exhaustive, n’ayant pas pu enregistré tous les dons faits au gouvernement à travers le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme, de la Protection de l’Enfant et des Personnes Agées, soit le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile ».

Commentaire

Plusieurs milliards de dons en espèces sans compter ceux afférents aux vivres et aux non vivres, ont été mobilisés par les partenaires pour apporter assistance aux populations sinistrées selon le même rapport.

Mais malheureusement, le ministère des Actions Sociales n’a daigné produit le moindre rapport afin de situer la gestion dont on a fait de ces dons alors que les sinistrés des inondations de juillet 2008 demeurent toujours sinistrés.

En rappel, le journal « Le Triangle des Enjeux » a été le tout premier à prendre sur lui le courage de demander à la ministre Méimounatou en charge du ministère des actions sociales à produire en bonne et due forme un rapport ne serait ce que pour édifier les concernés (sinistrés) et surtout les partenaires et tous ceux qui se sont manifestés volontairement à apporter assistance aux populations victimes.

Contre tout attente la dame de fer s’est plutôt farouchement emportée contre notre rédaction jusqu’à ce qu’elle ne porte plainte sous prétexte que nous portions « atteinte à son honorabilité » Dieu seul sait tout ce que notre rédaction a subi de la hargne de nos interlocuteurs a défaut d’un procès judiciaire.

Aujourd’hui Dieu merci. Les faits nous donnent raisons. Pas un seul petit bilan n’a été établi alors que la saison des pluies a repris farouchement.

Et, n’eut été au système des Nations Unies fidèle à sa tradition de transparence, les Togolais ne sauraient jamais ce qui a été réellement enregistré dans  ces inondations en matière de dons.

Dans tous les cas, nous sommes en début des saisons de pluies et que le Togo pourrait vivre le même phénomène. Nous ne souhaitons pas. Mais le bon sens aurait voulu que le bilan, se fasse pour mettre en confiance les partenaires qui pourront répondre massivement au cas où. Si le gouvernement à travers Méimounatou et Titikpina se refusent de le faire il va s’en dire que les Togolais les considéraient comme les premiers bénéficiaires de ces dons sinon qu’est-ce qui pourrait leur être ce handicap à dresser un bilan pour l’honneur des partenaires.

Nous voudrions alors croire que le temps est donc venu pour le faire au nom de la transparence et de la bonne gestion des biens publics.

Jérôme S.


Niamtougou  Un enseignant « distribue » le virus du Sida aux élèves mineurs : Déjà 20 victimes déclarées

Le phénomène est plus alarmant qu’on puisse le croire. Déjà vingt filles dont l’âge se situe entre 12 et 15 ans en sont victimes.

Comment s’y prend-il ?

M. Oukpare est enseignant à l’école primaire publique centrale de Baga Niamtougou. Après avoir fait son test sérologique à l’hôpital central du milieu, il a été déclaré séropositif, c’est-à-dire atteint du virus du Sida.

Malheureusement, l’enseignant se serait décidé à transmettre délibérément le virus à ses élèves. Chaque jour après la classe, il demanderait à une de ses élèves de transporter les cahiers de devoir des élèves chez lui à la maison, comme cela est de tradition au village. Et, de là, il profite pour faire l’amour  à cette fille. On parlerait plutôt de viol et de pédophilie puisque l’âge maximal de la plupart de ses élèves est de 15 ans.

Ainsi chaque jour que Dieu fait, l’enseignant commet une criminalité sexuelle sur une élève et en fait une séropositive.

Aujourd’hui, la situation devient compliquée et rien n’est fait alors que les parents des élèves savent qu’un assassin est dans leurs murs.

Selon nos informations, un parent aurait surpris cet enseignant avec sa fille. Il en aurait donc fait cas à ses amis. Et, de bouche à oreille, l’affaire serait arrivé dans le milieu sanitaire où il a fait son test sérologique. Ainsi, un agent de l’hôpital pour protéger les autres filles se serait vu obligé de prévenir les parents des élèves sur la situation du fameux pédagogue. Que faut-il alors faire ? Le parent qui a découvert le phénomène soumet sa fille à un interrogatoire. C’est ainsi que la fille lui fait des aveux en indiquant qu’elle ne serait pas la seule victime. Elle aurait donc cité d’autres noms. Ces dernières approchées auraient également cité des noms ainsi de suite. Actuellement, on parle de 20 victimes déclarées. Il y aurait forcement d’autres victimes qui ne seraient pas encore déclarées.

Le problème est sérieux mais les parents ne savent par quel moyen mettre en garde le criminel contre cet acte crapuleux car généralement dans les milieux reculés, les enseignants sont des idoles à vénérer.

Il va falloir que les organisations de défense et de protection des droits des enfants comme Wao-Afrique, Relutete, et surtout le ministère de l’éducation et celui des affaires sociales interviennent avec la dernière rigueur afin que la loi soit appliquée pour cet enseignant qui délibérément met en danger la vie de ses élèves, relève de demain.

B.L


Assahoun/Réhabilitation de la forêt sacrée : Les premiers plants mis en terre

          Le vendredi 1er mai 2009, le bar Huis Clos d’Assahoun a servi de cadre pour une rencontre entre les responsables de l’Agence Téré Culture puis du FESTHEF (Festival de Théâtre de la Fraternité) et les fils de la localité. Ils se sont penchés sur la nécessité de la réhabilitation de la forêt sacrée de cette ville.

          Communément appelée « Tronve », cette forêt a été dévastée par les coupeurs de bois alors qu’elle était le symbole des valeurs traditionnelles du milieu. Les uns et les autres ont alors reconnu qu’il s’avère primordial de la réhabiliter pour, d’une part, préserver la tradition (qu’il ne faut pas confondre avec le satanisme au dire des uns), et de l’autre, sauvegarder l’écosystème et favoriser la pluviométrie. Il faut préciser que cette réhabilitation rentre dans le cadre du projet de restauration de patrimoine dans la vallée du Zio initié par l’Agence Téré Culture de Léonard Yakanou et le FESTHEF avec l’appui de la Fondation Prince Claus.

          A l’issue de la rencontre, les participants ont procédé à la mise en terre des premiers plants. Au total, il y en aura plus de 2000 sur une superficie d’un hectare.

          Aux côtés de Léonard Yakanou, on pouvait noter la présence de Atinoto Komi, président du CVD, et Amenyedzi Anani Kokou, Anthropologue et Maître Assistant à l’Université de Lomé et de Kara.

Seraz


« Lomé la poubelle » veut redevenir « Lomé la belle »

          Des tapis d’ordures jonchent les rues et, à la veille de la saison des pluies, la lagune menace d’inonder la basse ville de ses eaux fétides. Mais pour Lomé, l’heure du réveil a sonné. Il était temps : les habitants de la capitale du Togo, longtemps considérée comme la plus agréable des cités d’Afrique de l’Ouest, ont troqué son surnom de « Lomé la belle» pour celui de « Lomé la poubelle ».

          Les difficultés de la métropole sont celles de la plupart des villes d’Afrique, mais poussées à l’extrême : le pays a été privé d’aide internationale pendant près de quinze ans, au moment où le continent africain affrontait les pièges d’une urbanisation effrénée. Fermé dans les années1990 pour sanctionner le régime répressif du président Gnassingbé Eyadéma, le robinet de l’aide au développement a commencé à se rouvrir en novembre 2007, après des élections législatives jugées satisfaisantes par la communauté internationale.

          Entre-temps, la population de Lomé a doublé pour approcher 1,5 million d’habitants. Sans aucun plan d’urbanisme. « La ville se développe à une vitesse vertigineuse et de façon anarchique, reconnaît le ministre de l’urbanisme, Issifou Okoulou-Kantchati. Notre schéma directeur date de 1981, il est  totalement dépassé ».

          Avec dans leurs chéquiers des dizaines de millions d’euros de subventions, l’Agence française de développement (AFD), la Commission européenne, la Banque mondiale et la Banque ouest-africaine de développement découvrent une capitale où les services urbains les plus élémentaires sont à reconstruire. « Il Y a tant à faire que nous travaillons de manière éclatée, avec le risque de manquer de cohérence, observe Denis Legeay, chargé de programme de la Commission européenne à  Lomé. On n’a pas de réf1exion globale sur un Schéma général d’assainissement ou de développement urbain ».

          Premier signe de la renaissance, des bataillons d’ouvriers écrasés de chaleur posent des pavés sur la terre rouge des rues principales. Des chantiers à « haute intensité de main-d’œuvre », qui visent autant à rendre carrossables les voies défoncées et à poser des réseaux d’évacuation des eaux de pluie qu’à distribuer des revenus à la population. « Le besoin le plus urgent, c’est l’assainissement, estime le maire de Lomé, Lodé Aouissi. Le deuxième, c’est le traitement des déchets. Ensuite, il y a les transports en commun et l’éclairage public, pour combattre l’insécurité ».

          On pourrait ajouter l’eau potable, alors que 600 000 habitants de la périphérie ne sont pas connectés à un réseau déjà sous-alimenté. « Les habitants creusent leurs, propres puits et développent des réseaux de distribution sauvages, mais sans descendre assez profond: l’eau qu’ils puisent est polluée par les poubelles », s’inquiète Komi Adjivon, à la Togolaise des eaux.

          La ville est devenue une décharge à ciel ouvert depuis que l’entreprise qui collectait les déchets a jeté l’éponge, en 1996, restant impayée. Armées de charrettes à bras, de nombreuses  « associations de quartier » ont pris le relais, déversant les ordures dans des dizaines de dépotoirs sauvages, voire au coin de la rue. C’est pourtant sur ces associations que va s’appuyer la municipalité, qui vient de désigner trente-cinq d’entre elles pour collecter les ordures au nom de la ville et lui reverser une part de leurs recettes : « Ces structures vont devoir se professionnaliser, respecter un tarif unique et déposer les déchets uniquement dans des conteneurs fermés, que nous allons installer dans la ville et que des camions viendront

La ville se développe à une vitesse vertigineuse et de façon anarchique

          Chercher pour les vider dans une véritable décharge », détaille Guillaume Josse, responsable du projet pour l’Agence française de développement à Paris. « C’est un système qui a fait ses preuves et qui permet de continuer à donner du travail à la population ».

          En l’absence de cadastre, la collecte des déchets est aussi un moyen de faire un relevé d’adresses dans toute la ville, après des années de croissance incontrôlée. Les cahutes de bric et de broc, dénuées de système d’assainissement des eaux usées, s’étendent désormais très au nord de la lagune, y compris dans des zones inondables mal consolidées par des remblais d’ordures. « Cela diminue la capacité d’absorption des sols. Et quand vient la saison des pluies, le ruissellement entraîne toutes sortes de rejets et de déchets dans la lagune, qui déborde à son tour dans la ville basse », explique Yves Picard, directeur du bureau de l’AFD à Lomé, qui finance les travaux de la lagune.

          Début mars, une barge de dragage a commencé à extraire le sable et la boue du fond des lacs pour augmenter leur capacité de rétention. Resteront à enlever les tonnes de déchets qui disputent la surface aux jacinthes d’eau. Puis à réparer les canalisations qui traversent la ville sur deux kilomètres, jusqu’à sa longue plage paradisiaque et désespérément vide, pour évacuer lé trop-plein dans l’océan. Avant, peut-être, de pouvoir transformer les abords de la lagune en parc paysager, dotant enfin Lomé du poumon vert qui lui fait défaut.

Triangle des enjeux #43 du 1er avril 2009
Présidentielle de 2010 : Déjà quatre candidatures mais … un suspens en perspective au sein du RPT, Kpatcha-Faure Gnassingbé

La présidentielle de 2010 s’annonce avec détermination surtout avec la problématique de réaliser à tout prix l’alternance.

Des candidatures se déclarent. Déjà quatre noms sont connus notamment Gilchrist Olympio de l’UFC, Agbéyomé Kodjo de OBUTS, Nicolas Lawson du PRR et le dernier en date Kofi Yamgnane, candidature indépendante. Mais le suspens reste de taille au sein du parti au pouvoir le RPT.

En tout cas, c’est le sujet qui anime le débat actuellement au sein de la population togolaise. Chaque jour que Dieu fait, les choses se précisent au niveau de l’opposition mais le suspens devient plus grand au sein du RPT. Parfois, le débat est très houleux et tourne autour de l’actuel chef de l’Etat Faure Gnassingbé et son frère Kpatcha. Il faut pourtant avouer que depuis que Kpatcha Gnassingbé a gardé son mutisme et s’est abstenu de s’impliquer dans le débat politique au sein du RPT, beaucoup d’interrogations se posent. Chacun des Togolais se pose la question de savoir ce qui pourra se passer au sein du vieux parti du général Eyadéma en 2010 si Kpatcha s’est mis complètement à l’écart de la scène politique du RPT.

Selon donc les analystes, la mise en retrait de Kpatcha Gnassingbé de tout débat politique au sein du RPT est en réalité une autre manière de faire la politique. Ce qui suppose que l’alternance peut être réalisée d’abord au sein du Parti. Ceci voudra dire que Kpatcha Gnassingbé pourra être préféré à la place de Faure pour être candidat du parti pour la Présidentielle de 2010.

Et, selon tout ce qui se dit actuellement à travers les débats quotidiens et vu même la disponibilité authentique des potentielles candidatures qui pourraient être dégagées au sein du RPT, c’est-à-dire ceux en qui on pouvait avoir espoir au sein du parti pour gagner facilement la présidentielle de 2010 sans aucune fraude au préalable les débats placent en premier Kpatcha Gnassingbé. Les pronostics d’un primaire qu’on pourra réaliser au sein du RPT donneraient la victoire à Kpatcha Gnassingbé.

« Kpatcha pourra aider le pays à se développer rapidement, vu les actions qu’il ne cesse de mener chaque jour. Sa disponibilité et surtout sa volonté de soutenir le bas peuple laissent croire qu’il est beaucoup plus pragmatique que Faure et devient de plus en plus réaliste. Ce qui lui reste à faire pour donner confiance et montrer à toute la population qu’il peut être un dirigeant pour tout le Togo reste à parcourir tout le pays du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest et aussi d’étendre toutes ses actions sur toute l’étendue du territoire », font remarquer des jeunes chaque jour au cours de leurs discussions.

En réalité, Faure Gnassingbé est au centre de discussions  au sein du RPT et fait l’objet de divergence. Actuellement, plus de voix lui préféreraient Kpatcha, même dans les milieux reculés, vu la gestion dont il fait du pays où la misère, la gabegie, l’opprobre, la corruption, le gaspillage des biens publics, la pauvreté, la famine y règnent en maîtres.

Or, pour avoir l’adhésion d’un peuple, il faut s’opposer et se débarrasser de ces vices quotidiens qu’il subit. Le suspens est d’une très grande taille. Car, s’il arrivait qu’on réalise l’alternance au sein du RPT, l’atmosphère politique togolaise serait décantée et favoriserait l’esprit de tolérance dans le pays. Cela diminuerait également la haine et la rage d’arracher à tout prix le pouvoir pour le pouvoir.

L’opposition de son coté participera à l’enracinement de la démocratie au Togo.

Pour l’heure, quatre candidatures se sont déclarées pour la présidentielle de 2010. S’il est même vrai que la liste n’est pas clause, il va sans dire que le suspens est encore grand au sein du RPT.

Qui alors de Kpatcha ou de Faure Gnassingbé sera le candidat du RPT ? Le débat continue si même il est en faveur de Kpatcha Gnassingbé.  

J.S.


De la nécessité de l’Alternance en 2010 : La responsabilité de l’armée togolaise face aux idéaux républicains

            « Nous avons créé l’armée à notre image » avait laissé entendre à qui le voulait le général Gnassingbé Eyadéma de son vivant. Partant de ce concept, l’armée ainsi façonnée par feu Eyadéma n’avait cesse de soutenir son fondateur. Elle lui avait donné sans faille son soutien qui lui avait permis d’instaurer un régime de terreur pour parvenir à l’absolutisme du pouvoir caractérisé par la dilapidation des fonds des caisses de l’Etat, le pillage systématique des biens publics, la chasse à l’homme, l’instrumentalisation de la justice etc ... .

La rémanence de ce soutien reste encore perceptible même après la mort d’Eyadéma et cela n’a guère changé de forme puisque «le rouleau compresseur» du parti politique du président disparu aux commandes du pays depuis plusieurs décennies est toujours en marche.

          Cette affirmation à priori prête à équivoque. L’homme avait annoncé qu’il avait créé l’armée à son image sans préciser la provenance des fonds qui lui ont permis d’ériger l’armée. L’armée est-elle une institution privée pour être à l’image de son patron ou est-elle une  institution de l’Etat pour se conformer aux idéaux de la république?

          A quels frais avait-t-il d’ailleurs créé cette armée? Sans réfléchir par deux fois, c’est au dos du contribuable. Alors, si c’est aux frais de l’Etat il avait créé l’armée à son image pour desservir le peuple, la latitude est laissée à chacun de juger à titre posthume l’homme pour ses actes.

          Dans un pays normal, l’armée est avant tout républicaine. Malheureusement, il s’est fait qu’au Togo, le revers des choses est le gage de la  probité  morale de l’autorité publique. Au lieu de montrer sa loyauté à un peuple épris de paix, de liberté et surtout de l’alternance politique, l’armée togolaise se complaint à servir toujours un seul parti politique dont l’incapacité à assurer un avenir radieux est tout à fait évidente. De mémoire, les paroles d’une chanson voudraient qu’on  écarte tout mauvais esprit, qui éventuellement, viserait à gêner l’unité nationale. Au fait, qui du pouvoir en place, de l’armée à sens unique ou du peuple mépris est le mauvais esprit à écarter pour ne pas souiller la prétendue unité nationale?

          Par ailleurs, une chose reste évidente. Le militaire n’est pas né militaire; il est avant tout un civil et il redeviendra certainement civil. C’est l’uniforme qui lui confère le titre de militaire dont il peut se défaire à tout moment.       

          Si tel est le cas, pourquoi nos militaires ne peuvent-ils pas se départir du principe qui les contraint au service d’une seule famille qui ne leur permet vraiment pas d’exprimer librement leur citoyenneté et leur véritable sens du patriotisme pour  vivre dans la plénitude de la loyauté ? Il faut servir dans la paix et dans la quiétude car le bien finit toujours par triompher du mal. Si l’armée aide aujourd’hui comme toujours  le RPT à museler le peuple, il est manifeste que son pouvoir ne sera pas éternel. Les grands empires et les grandes dynasties connues jadis par le monde, aussi puissants fussent-ils avaient fini par s’effondrer.

          Aujourd’hui, les généraux de l’armée togolaise, les officiers supérieurs et autres sous-officiers qui, en dernier ressort décident de la vie politique de la nation togolaise parce que se croyant être en position idéale pour pérenniser la crise et écarter notre pays du concert des nations en marche vers une démocratie apaisée et participative d’où résulteront l’alternance, la bonne gouvernance, la justice, la paix sociale, la lutte contre la corruption, l’impunité, etc…, doivent penser à leur progéniture qui, manifestement, ne se retrouveront pas dans les mêmes rapports de force. C’est pourquoi, dès à présent, il revient à ces personnalités ci-dessus énumérées de frayer à leur progéniture un chemin qui leur permettra de s’insérer aisément dans une société paisible qu’elles auront aidé à bâtir.

          Dans certains pays du continent africain où la vie politique semble stagner, l’armée, soucieuse de la paupérisation et de l’intérêt supérieur du peuple, s’était sans détours ni d’autres formes de procès imposée pour installer les institutions démocratiques. Le cas du Mali est assez édifiant. En dehors du Mali, il est à noter le cas de la Guinée Conakry. Celui de la Guinée Equatoriale ou encore celui de la Mauritanie où le processus de démocratisation est en cours de réalisation, sont des cas à ne pas négliger.

          La marche est inexorable  pour le peuple togolais vers l’élection présidentielle  en 2010. Là encore, l’armée aura un rôle prépondérant à jouer dans le processus électoral qui serait bientôt enclenché. Que réserve-t-elle encore au peuple ?  Nul ne saurait le dire.

          En tout cas, nous interpellons la conscience des jeunes officiers et sous-officiers à prendre leur responsabilité pour mettre de l’ordre dans la maison au cas où la volonté  du peuple sera reléguée au second plan et que cela suscitera une  probable révolte. La justice doit primer sur la force.

          Il est absurde de continuer, en ce 21ème  siècle, à faire croire à l’armée sa dissolution après l’avènement de l’alternance politique et l’instauration d’un Etat de droit. La démocratie aidera plutôt à améliorer les conditions de vie des uns et des autres.

          De toutes façons, si l’armée créée à l’image du feu Eyadéma n’est pas encore prête à servir le peuple et  à adhérer au principe  démocratique, il serait souhaitable qu’elle disparaisse pour céder la place à une armée à l’image d’un peuple aux idéaux républicains.

          Aussi les commanditaires et les exécuteurs doivent-ils être conscients que s’ils persistent et signent dans leurs actes ignobles, ils auront indubitablement à répondre tôt ou tard de ces actes. Autant pour eux de faire amende honorable aujourd’hui et de changer.

Pierre-Paul S.


Reconduction de la CENI de 2007 par le gouvernement : Le CAR tire sur la sonnette d’alarme !

            Au cours d’un point de presse animé hier mardi 31 mars 2009 à son siège, le CAR a tenu à tirer sur la sonnette d’alarme, suite à l’adoption par l’Assemblée Nationale en sa séance extraordinaire de ce même mardi, notamment d’un texte de projet du gouvernement modifiant l’article 21 du code électoral.

          Cette modification consiste à remettre en selle pour la préparation de l’élection présidentielle de 2010, les membres de la CENI qui ont organisé les élections législatives de 2007, en attendant la mise en place d’une nouvelle CENI. Ce qui, selon le CAR, procède d’une manœuvre grossière aux conséquences lourdes pour le Togo.

          Par ailleurs, le CAR réfute l’argument du gouvernement selon lequel la modification de l’article 21 du code électoral est due à la lenteur et au manque de visibilité de l’examen préliminaire des dispositions en question par le CPDC. D’autant plus que le document produit par le CPDC en sens, tant avec les points d’accord qu’avec les points de désaccord, se trouve depuis le 13 mars 2009 entre les mains du Chef de l’Etat à qui il revenait d’appeler les leaders des partis en dialogue en vue de rechercher avec eux des solutions aux points de discussion. Ce qu’il n’a pas fait.

          Le CAR trouve alors inadmissible, voire scandaleux que le gouvernement parle de lenteur et de manque de visibilité des travaux du CPDC et en fasse un prétexte pour remettre en place les membres de la CENI qui eurent à organiser les élections législatives d’octobre 2007, et qui avaient été mis en place dans un paysage politique donné.

          C’est fort de tout cela que le groupe parlementaire CAR, présidé par l’Honorable Amégnona Kossi, avait décidé de ne pas prendre par au vote lors de la séance extraordinaire de l’Assemblée Nationale hier mardi 31 mars 2009, le CAR n’entendant pas nager en eux troubles.

          Le parti compte se réunir dans les heures à venir pour prendre les décisions qui s’imposent.   

T.E.


Journalistes en danger au Togo : Le ministre de la sécurité Atcha Titikpina fait entorse à la loi

La liberté d’expression au Togo a de  la peine à connaître toutes ses vertus et pour cause. Le ministre de la sécurité et de la protection civile, Atcha Titikpina fait parler encore de la loi rétrograde  que tous les pays de la planète tentent à se  débarrasser.

Le lundi 23 mars 2009 à 16 heures, le Directeur de la rédaction du journal « Le Combat du Peuple » Messan Djossou Lucien, a été interpellé par la Direction Générale de la Police Judiciaire (DGPJ) sur ordre du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Atcha Titikpina. Il n’a été libéré qu’au bout de 4 heures de détention, après moult tractations du ministre des droits de l’homme, Amadou, des membres de la HAAC, du secrétaire général de l’UJIT, des membres du CONAPP et même du Premier Ministre, Gilbert Fossoun Houngbo.

Cette manière de procéder entrave la liberté d’expression et crée une fois encore de la zizanie au sein d’une population longtemps privée de la libre opinion et replonge le Togo dans l’ancien système où le journaliste est arrêté et jeté en prison comme un vulgaire bandit de rue.

Monsieur le ministre doit savoir que dans une république quand on change les lois on doit changer avec. Ainsi depuis que le code de la presse a été dépénalisé, il y a des institutions  qui constituent des gardes fous pouvant punir les dérives et dérapages qu’on peut constater dans le traitement des informations à travers les colonnes des journaux. La Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC) et l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), sont en réalité ces institutions de régulation. Il ne revient donc pas à Titikpina  de se substituer aux institutions de la république pour violer délibérément les lois du pays. Il est inadmissible qu’un ministre compte sur sa position d’officier supérieur de l’armée pour faire tout ce qu’il veut.

Et tout le désordre qu’il avait semé entre temps à Tchamba n’est pas punissable ? Il revient donc au chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé d’arrêter cet élan malheureux constaté au niveau de son ministre de la sécurité afin de pouvoir garantir un avenir serein pour la presse togolaise, et  partant de là, une meilleure sécurité pour les Togolais.

Au cas contraire, le problème de l’insécurité du journaliste dans l’exercice de ses fonctions se reposera avec acuité.

Jérôme S.


Litige entre NSIA-Togo et la Clinique St Antoine de Padoue : Et si le résultat de l’audit culpabilisait Dr Gouta ?

L’affaire bat son plein actuellement et oppose la société Nsia-Togo et la Clinique St Antoine de Padoue.

En effet, dans le cadre des prestations offertes à ses assurés Maladies, NSIA-TOGO collabore avec des structures médicales et pharmaceutiques. Ainsi, la Clinique St Antoine de Padoue a été amenée à prodiguer des soins à des assurés notamment ceux du Port Autonome de Lomé.

Mais, selon les informations recueillies au près de l’institution d’assurance NSIA-TOGO dans le cadre de la gestion de ses polices Maladie, NSIA-TOGO a relevé des anomalies. Aussi a-t-il été demandé au Médecin de  NSIA-TOGO  de procéder à des vérifications systématiques, particulièrement sur certaines structures dont les montants semblaient excessivement élevés. Le cas des employés du Port Autonome de Lomé supposés hospitalisés alors qu’ils étaient à leurs postes de travail confirmerait le doute de NSIA-Togo sur la prestation de son collaborateur « la Clinique St Antoine de Padoue ». Suite à cela, NSIA-Togo a initié une rencontre avec le Dr Gouta de ladite clinique afin qu’une explication soit donnée sur les faits. A l’issue de la rencontre, les explications du Dr Gouta sembleraient peu convaincantes.

Pour ce faire, NSIA-Togo a décidé, avant que la prestation ne continue,  de ne payer que les factures émises par la Clinique St Antoine de Padoue d’environ 12 millions qui ne concernent  pas les assurés du Port Autonome de Lomé, au sujet desquels des doutes ont été émis. Il a suspendu provisoirement les prestations du  Dr Gouta en ce qui concerne toujours les assurés du port tout en informant les autorités du Port et en commettant un audit qui  est actuellement en cours afin de mettre les choses au clair.

Il faut reconnaître qu’une note datée du 3 mars 2009 a été adressée au Dr. Gouta en guise d’information.

Commentaire

De tout ce qui précède, il revient de dire que NSIA-TOGO  et son Directeur M. Symenouh se trouvent dans le droit de mettre fin à la prestation de la Clinique st Antoine de Padoue sans être traités « d’oiseau de mauvais augures » qui fait état d’une volonté manifeste de mettre à terre la Clinique.

Il est curieux de constater qu’au lieu de laisser l’audit aller à son terme afin de dégager là où se trouve la mauvaise foi, l’on prête au directeur de NSIA-TOGO des intentions malveillantes.

« Ce qui nous avait tiqué et a réveillé notre attention est que le Dr entasse les factures quand il veut et  nous l’envoie quand il veut. Mais la dernière fois, il a envoyé une facture de plus de 45 millions. Bien qu’on ait des rumeurs sur lui, on avait préparé une autre facture de 12 millions et nous nous sommes dit qu’on doit vérifier maintenant. Entre temps, le Dr Gouta appelle notre médecin pour  lui dire qu’il  avait des malades du Port autonome et qu’il lui faut une prise en charge afin qu’il soit payé à la suite du traitement du patient. Notre médecin vérifie les faits alors que les malades concernés sont à leur boulot. Et c’est par là que l’affaire a  commencé. », a laissé entendre M. Symenouh. Si cela est le cas, que faudra-t-il dire si de l’audit il ressort qu’il y a des factures émises non justifiées par l’existence d’un dossier médical ; qu’il y a surfacturations relatives à la quantité de produits administrés et à la durée des hospitalisations, facturation de produits très chers mais non administrés, des analyses médicales fictives non retrouvées dans le registre du laboratoire, des ratures, surcharges, modifications, doublons ? Bref, et si le résultat de l’audit culpabilisait  Dr Gouta ?

C’est le lieu d’interpeller chaque institution du pays de commettre des audits pour régulariser des situations comme l’a fait NSIA-Togo. Incriminer le Directeur de NSIA-Togo et son institution pour avoir commis un audit contre la clinique St Antoine de Padoue est une fuite en avant orchestrée pour camoufler les réelles malversations et une tentative d’intimidation à l’endroit de NSIA-Togo et son Directeur.

Boris Lémond


Gestion de la collecte des ordures ménagères : Les amis de la Présidence veulent renforcer le chômage par la création d’une société bidon

La gestion de la collecte des ordures ménagères au Togo est un véritable problème et devra être l’affaire exclusive des techniciens en la matière. Encore, faut-il que ces techniciens maîtrisent effectivement tous les contours de la collecte des ordures avant de pouvoir les gérer.

Au Togo, c’est la société Sotoema qui était spécialisée dans la collecte et la gestion des déchets solides jusqu’au moment où le poids de la dette de la  commune l’a emporté après les années 90.

Ainsi, après la défaillance de Sotoema, plusieurs associations et autres ONG ont vu le jour pour prendre la relève. S’il est vrai qu’un désordre criard s’était dégagé au début, amenant chaque association et ONG à organiser de sa manière la collecte des ordures, il est aussi vrai qu’au bout d’un moment, il y a une parfaite organisation dans la collecte et la gestion de ces ordures. Et, depuis ce moment, les associations et autres ONG se sont données le devoir de mettre à la disposition des ménages des véhicules pour que le travail soit bien fait. En tout cas c’est  ce que tous les loméens constatent depuis 2006. Pour qu’il y ait un ordre parfait dans la gestion de la  collecte des ordures, chaque association est spécialisée où elle opère.  A voir la manière dont le travail s’organise, il est clair que ces associations maîtrisent jusqu’à preuve du contraire la collecte des ordures à partir des maisons jusqu’aux dépotoirs intermédiaires dans leur zone.

Mais malheureusement, tous les efforts fournis par ces associations pendant plusieurs années seront arrêtés par un coup d’humeur d’une société bidon qui se créee. Selon nos informations de sources concordantes, les amis du chef de l’Etat, Faure Gnassigbé se préparent activement pour créer une société bidon afin d’arracher aux associations cette activité, malgré le travail déjà effectué avec tant d’efficacité.

On parle de « la réorganisation des collectes des ordures ménagères dans la ville de Lomé ». Et comme le maire de la ville de Lomé avait annoncé que la société mettra à disposition des charrettes pour    ce travail, nous sommes tentés de nous demander s’il y a déjà des dispositions mises en place permettant d’associer ou de bénéficier des expertises de ces associations qui ont pendant longtemps opéré sur le terrain.

Alors que l’Etat togolais doit payer d’importantes sommes d’argent à ces associations et ONG, à savoir Watte-Ra, Otomari, Ananda, Union, WMS et Persévérance,  on tente de les remplacer pour les intérêts égoïstes de ceux qui ont toujours détenu le monopole de la gestion du pays. Au-delà de ces dettes que l’Etat n’a pas encore payées à ceux là qui se sont battus depuis 2006 pour trouver une approche de solution à ce problème de la collecte et de la gestion des ordures, la création de cette société bidon vient renforcer le chômage qui bat déjà son plein au Togo. Que deviendront ces nombreux jeunes qui à défaut d’un métier précis se sont  déguisés en pousse-pousse, collectant les ordures à partir des domiciles jusqu’aux dépotoirs intermédiaires.

Certains diront que cette société en création sera moderne et pourra prendre en charge un certain nombre de jeunes. Nous n’en disconvenons pas ! Mais il faut reconnaître qu’elle ne prendra jamais le nombre si important que ces nombreuses associations utilisent. C’est pour cela que nous demandons expressément au maire de la ville de Lomé, M. Aouissi Lodé de mettre un arrêt à la catastrophe de chômage qui se profile  à l’horizon à l’instigation des amis de la présidence de la république. De la même manière, il sera intéressant que M. Nagou Minlabe Hyacinthe chef de  cellule des déchets solides et liquides et M. Nicolas Moulin représentant de l’Agence Française de Développement  chargé de la gestion des ordures pour la ville, qui a déjà beaucoup fait en ce sens, s’opposent au sabotage de leurs efforts qui se profile à l’horizon à travers cette société bidon qui se crée.

Nous sommes convaincus que c’est le soutien des partenaires en développement au Togo, qui s’apprêtent à injecter des milliards dans la gestion des collectes des ordures en 2010, qui fait courir les amis de Faure pour s’accaparer des intérêts qui peuvent rejaillir dans la masse qui travaille depuis des années  sur le terrain.

Il est dommage de constater qu’au Togo l’intérêt de la population vient en second plan et que l’intérêt égoïste et honteux est la valeur qu’on prône.

Que faudra faire ces associations et ONG qui vont subir une telle injustice et tricherie. Il leur revient d’adopter des stratégies pouvant leur permettre de retrouver leur droit. La balle est donc dans leur camp.

Mais que ceux qui s’apprêtent à créer une fois encore  du tort à la population à travers la création de cette société bidon s’abstiennent de le faire pour l’intérêt de la nation togolaise.

Nous en appelons à leur conscience et à leur sens du patriotisme.

          A suivre

J.S.


Match Togo-Cameroun : Qu’on arrête de minimiser le Togo

Le Match Togo-cameroun était une des affiches les plus attendues de cette phase qualificative CAN-Mondial 2010.

Les observateurs du football africain n’ont pas manqué de qualifier ce match de duel entre 2 « Ballon d’Or  africains » et d’aller jusqu’à parler de face à face Barcelone-Arsenal.

Le samedi 28 Mars la population a suivi les moments palpitants de cette rencontre de défi sur la chaîne nationale par le biais de LC2. A la 11e minute sur un centre de Dossevi  Thomas, Sheyi Adébayor réussit à sortir des griffes du défenseur Camerounais Biké et à inscrire l’unique but de la partie.

Tout le peuple togolais a jubilé devant ce but somptueux et précieux au grand désarroi des Camerounais qui ne s’attendaient pas à prendre un but de si tôt.

Beaucoup n’ont pas vendu chère la peau du Togo devant le Cameroun qui partait favori. C’est d’ailleurs cette position d’outsider qui a fait la force du Togo qui a joué sans la pression ; la pression étant plutôt de l’autre côté. Et dans cette condition, on connaît bien notre pays qui sait jouer des tours là où on l’attend le moins.

Tout au long de cette rencontre nous avons vu les Eperviers jouer relaxés sur un système inhabituel  4-5-1 qui a gêné énormément Rigobert Song et ses coéquipiers. Alors que les téléspectateurs étaient concentrés sur le déroulement du match, le commentateur de LC2 n’a cessé de leur torturer le tympan et le cœur par ses propos discourtois à l’endroit de nos Eperviers. Et cela n’a pas suffit ! Il a fallu que les images décrochent de temps à autre, surtout au moment des actions offensives dangereuses que ce soit dans le camp du Cameroun que du Togo.

Qu’on sache bien que l’équipe togolaise n’est quand même pas née de la dernière pluie ! Elle mérite du moins le minimum de respect. Ces commentaires peu professionnels du confère de LC2 peuvent être assimilés à une insulte à toute une Nation.

Comment peut-il se permettre  de juger et d’interpréter à sa manière certains faits qui se sont produits sur le terrain et ceci avec un certain mépris et un manque de considération débordant. Pourquoi présume-t-il qu’il n’y a pas de maillot pour remplacer celui en lambeaux du capitaine Sheyi Adébayor. Et ces termes grossiers qui parsemaient  ses commentaires en direction du Togo. Si la Fédération Togolaise de Football et les Eperviers ont des problèmes qui se savent par cœur au-delà de nos frontières ce n’est pas une raison pour lui de venir l’étaler maladroitement sur les antennes ; ou encore s’appuyer sur des apriorismes et des préjugés pour commenter un match qui est suivi sur le continent et ailleurs. On ne lui refuse pas d’avoir un penchant pour le Cameroun mais avant tout ce confrère doit rester plus ou moins dans l’impartialité et l’objectivité afin de rendre une analyse réelle et neutre du match. Nous, nous avons toujours accepté notre statut de petit poucet et c’est  cela qui nous fait  faire des merveilles.

Il est important tout de même que notre pays se fasse respecter sur le plan footballistique et sur d’autres plans comme la politique. Le devoir revient à nous aussi d’améliorer cette image un peu noircie ; nous y arriveront par le respect mutuel et un comportement responsable entre nous les fils de cette nation. Si nous ne sommes pas divisés rien ne peut chercher à troubler quoi que ce soit. Ces éliminatoires démarrent de la plus belle manière par une victoire en Or. Peu importe ce que pensent les jaloux, les Eperviers voleront haut, très haut dans le ciel africain.

F.A.K.


Eliminatoires CAN/Mondial 2010 (3e Tour, 1ère journée) : Des ténors sans voix

La première journée du 3e tour n’a guère été profitable aux favoris et notamment aux deux finalistes de la CAN 2008. Le Cameroun a perdu contre le Togo à Accra (1-0) et l’Egypte a été tenue en échec par la Zambie au Caire (1-1). C’est mal parti également pour le Maroc et la Guinée.

On se doutait un peu que le troisième et dernier tour des éliminatoires combinées CAN-Coupe du monde 2010 nous réserverait des surprises et la première des six journées ne nous a pas déçus sur ce plan. L’exemple est d’ailleurs venu de tout en haut avec les contre-performances de l’Egypte et du Cameroun, respectivement champions et vice-champions d’Afrique en titre

Les Gabonais d’Alain Dissikadie  ont créé la surprise à Casablanca face aux Marocains de Youssouf Hadji.

Favoris désignés du groupe C , les Egyptiens ont pour leur part laissé échapper deux points précieux devant leur public contre la Zambie, adversaire qui leur avait déjà causé quelques tracas lors de la dernière CAN au Ghana. En cas de défaite lors de la 2e journée en Algérie, laquelle a ramené un nul 0-0 de Kigali, les Pharaons verront leurs chances de terminer premiers du groupe sérieusement s’amenuiser . Dans le groupe B, la Tunisie a été l’une des rares équipes à ne pas décevoir en allant s’imposer 2-1 au Kenya, résultat d’autant plus intéressant que les Nigérians ne sont pas imposés au Mozambique. Les Mambas auraient même pu l’emporter face aux Super Eagles sans que l’on crie au scandale.

Les Eléphants en trombe

Dans le groupe D aussi, le Mali pourrait regretter de n’avoir pas ramené plus qu’un point de son voyage au Soudan alors que le Ghana s’est imposé par la plus petite des marges face au Bénin après avoir marqué le seul et unique but du match dès la 1ère minute. Cette rencontre a par ailleurs permis à Michael Essien et à Stéphane Sessegnon de montrer qu’ils faisaient bien partie de l’élite africaine du moment balle au pied.

Les Lions muselés

Bien qu’exilé à Accra au Ghana, car le Lomé Stadium est suspendu, le Togo a rappelé dans le groupe A que c’est bien lui, et non le Cameroun, qui était à la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Samuel Eto’o est resté muet et Emanuel Adebayor a marqué. L‘attaquant d’Arsenal, dont c’était la rentrée, s’est même permis le luxe de manquer un penalty sans trop nuire à son équipe puisque les Eperviers l’ont emporté 1-0 face à des Lions pas si indomptables que cela. Dans le même temps, le Maroc de Roger Lemerre s’inclinait chez lui à Casablanca devant le Gabon d’Alain Giresse, un résultat encore plus inattendu qui met d’emblée les Lions de l’Atlas dans la difficulté.


Sortie d’album : Et de deux pour Mirlinda avec « Ah l’Amour !!! »

Le samedi 28 mars dernier, la zoukeuse de charme Mirlanda  (de son vrai nom Kwakuvi Ahlonkoba Djiédjom, et commerçante de son état) a procédé a la sortie de son 2e album intitulé «  Ah l’Amour !!! » à l’espace Culturel  Africain-le 54, à la faveur d’une conférence de presse qu’elle y a animée.

Après son 1er album, «  Denyigban », qui a comblé plus d’un mélomane, puis deux singles, « T’en vas pas » et « Amélie », pour annoncer le 2ème, Mirlinda vient ainsi d’enrichir sa propre discographie, et partant de la, celle de la musique togolaise, avec son 2ème album « Ah l’Amour !!! ».

C’est un album composé de 8 titres, un savant et merveilleux mélange du zouk et de la variété togolaise, qui accroche délicieusement les oreilles dès les premières notes, Et pour cause ! Il a été enregistré dans le studio All That Production de l’arrangeur de génie Karlos Danklou.

Expliquant le titre de son 2ème opus, qu illustre à souhait son thème de prédilection, Mirlinda a fait remarquer que : « l’Amour est le facteur le plus important pour l’évolution de notre société ». Puis  elle a jouté que : « l’amour passionnel certes y contribue également mais peut être aussi source de conflits. »

Ainsi, à travers « Ah l’Amour !!! », Mirlinda traite de l’amour du prochain et des péripéties de l’amour passionnel. De sa mélodieuse voix, elle met en garde les uns et les autres tant contre  les effets néfastes de l’amour passionnel que contre le manque d’Amour : « Notre ignorance de certains contours de nos relations amoureuses entraîne des ruptures et déceptions dont nous traînons les séquelles tout au long de notre vie. Un brin d’attention de notre part nous fera déceler les pièges de l’amour passionnel afin de savoir les décisions à prendre devant certaines situations »

Elle s’impose alors comme une véritable chantre de l’amour.

Il faut noter que sur « Ah l’Amour », Mirlinda a eu à bénéficier des featurings de RX  Patou, Phénix et Prince Kassis.

A la table d’honneur, lors de la conférence de presse, elle avait à ses côtés son manager Malick Ayeva, puis son producteur et distributeur Hervé Djikpo de Stormy. Prod.

Serges Aziale

Le Triangle 42 de mercredi 25 mars 2009
Lucarne : Et si l’opposition traditionnelle se forge une autre idéologie politique ou à défaut disparaissait au profit d’autres forces émergentes

           Depuis l’amorce du processus démocratique au Togo, l’opposition togolaise a sans cesse, gratifié de ses caprices le peuple et monté ses limites. L’impéritie de cette opposition à faire preuve d’imagination, d’ingéniosité et surtout de génie pour contraindre la partie adverse, le RPT à céder et à suivre le train du renouveau n’est plus à démontrer.

            L’espoir suscite par les événements politiques du 05 octobre 1990 s’est transformé en une totale désillusion qui fait craindre que tours les sacrifices consenties par l’ensemble du peuple togolais, toutes régions et toutes ethnies confondues sont des sacrifices inutiles, des efforts vains qui n’ont fait qui n’ont fait qu’attrister les familles.

            Depuis donc ce moment ; la coloration de la vie nationale est la même. Le régime actuel est le seul maître de cérémonie et le seul chef d’orchestre. En face, une opposition notoirement paresseuse, toujours faible, inefficace et sans idéologie politique. Plusieurs exemples sont là pour illustrer de tels propos. Pour nous en convaincre, il suffirait seulement de revenir sur cette façade d’union dont elle fait montre au  CPDC la stratégie qu’elle pense adopter en cas de méthodes dilatoires du RPT. « La  politique de la chaise vide » et les manifestation de rues où le peuple et abandonné seul à son sort fa ce à une armée non républicaine sont les seuls moyens jugés efficaces par l’opposition depuis d’enclenchement du processus démocratique dans notre pays. Mais ces procédures n’ont jamais véritablement marché avec le RPT. Pourquoi alors l’opposition va- t-elle s’obstiner à  persévérer dans cette stratégie négative qui ne peut jamais mettre en déroute de pouvoir ? L’opposition doit comprendre que le RPT dans sa politique du pire, ne cèdera jamais le pouvoir. Il lui posera certes des embûches au CPDC pour gagner du temps. L’opposition doit éviter de justesse cet attrape-nigaud de la part du pouvoir. Le fait d’aider le RPT à bloquer les travaux du CPDC ne constitue en rien les solutions aux problèmes qui gagnèrent le processus électoral au Togo.  Cela servira plutôt de cadre au parti au pouvoir pour élargir ses marges de manœuvre qui déboucheront à coup sûr sur un vide constitutionnel permettant à Faure Gnassingbé et son gouvernement de définir unilatéralement le nouveau visage du climat politique au Togo.             L’opposition doit comprendre que le pourvoir, se conquiert. Oboma l’a démontré aux Etats-Unis d’Amérique. Il a conquis le pouvoir par son intelligence et sa perspicacité. L’opposition doit changer cette fois-ci la donne en comptant sur son intelligence et sa capacité à faire plier le PRT sans recours aux manifestations de rues où les populations sont massacrées à dessein. A défaut, qu’elle quitte la scène politique pour céder la place aux partis politiques en émergence qui feront indubitablement trembler le pouvoir en place car le peuple désespéré, opte pour le principe du pragmatisme.

Pierre-Paul S.


De la cause à effet : La véritable rivalité politique s’annonce entre OBUTS et le RPT en 2010

            La présidentielle de 2010 s’annonce très rude et probablement synonyme d’une alternance jamais réalisée depuis l’avènement de la démocratie au Togo.

            En prélude donc à cette échéance pleine d’enjeux, les états majors des partis politiques se mobilisent et affûtent leurs armes non seulement pour transformer le rêve en réalité  ( l’alternance en 2010), mais surtout pour être en mesure de répondre aux besoins fondamentaux des populations, une fois l’alternance réalisée en 2010.

            Plusieurs candidatures sont déjà annoncées polluant l’atmosphère politique togolaise. S’il est vrai que le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais), parti au pouvoir depuis près d’un demi siècle n’a pas officiellement annoncé sa candidature, il n’en demeure pas moins vrai que de véritables rivalités l’attendent à la croisée des chemins.

            Si de 1998 à 2005, l’UFC (l’Union des Forces de Changement) qui, selon les réalités électorales a gagné toutes les élections sans pour autant avoir la potentialité de conquérir le pouvoir ou par faute de moyen de sa politique malgré tout le soutien de la population pour voir l’alternance réalisée une fois au Togo, il va sans dire que le RPT n’aura pas la tâche facile à arracher de la même façon le pouvoir s’il advenait qu’il ne gagnait pas dans l’urne la présidentielle de  2010.

            Fondamentalement, le RPT ne s’en sortira pas facilement dans la mesure où il se confrontera à un transfuge du parti qui aura bien maîtrisé les rouages du système de fraudes qui l’a toujours conduit à masquer et à bourrer les urnes. Déjà l’avant projet de code électoral proposé par le parti des rénovateurs (OBUTS) issu du RPT, garantit que progressivement Agbéyomé Kodjo couperait le souffle à son ancien parti au fur et à mesure que l’échéance se rapproche. Il faut alors reconnaître que la position de force du président de OBUTS de mettre à nu toute la  machine dont le RPT s’est souvent servi pour frauder les élections tous genres confondus suscitera une véritable rivalité politique entre les deux partis politiques en 2010.

            Ce regard minutieux  que pourra porter le président de OBUTS, Messah Agbéyomé Kodjo décanterait la situation de fraude s’il revient à l’opposition toute entière de jouer la carte de s’unir pour combattre.

            Au jour d’aujourd’hui, il ne reviendrait plus forcément à l’UFC de vouloir se vanter d’un charisme qu’elle aurait perdu depuis la dernière présidentielle de 2005. La preuve en est que ses meetings et surtout les retours de Gilchrist Olympio au Togo n’ont plus d’effet et passent inaperçus. Il faut que cette situation constitue une leçon de conscience qui doit amener la classe politique togolaise à cultiver la solidarité  devant un système rigide où diviser pour régner, et la divergence de l’opposition lui permettent de se frayer un chemin pour atteindre ses objectifs.

La rivalité politique entre OBUTS  et le RPT s’annonce rude en ce sens que ses dirigeants chercheront à tout prix à dévoiler toutes les méthodes sordides  qui peuvent permettre à leur ancien parti le RPT à frauder la présidentielle en 2010. De son coté, le RPT serait en position de garde pour jeter des bâtons dans les roues de OBUTS. Tous les chemins seront en ce moment bons à utiliser : la cause à effet.

            En tout état de cause le combat reste rude pour les deux camps. Mais, selon l’atmosphère politique aujourd’hui où le peuple est acculé de la famine, épinglé par les difficultés quotidiennes… pourra accorder son violon à OBUTS pour voir l’alternance s’opérer et espérer une meilleure vie après la présidentielle de 2010.

            En tout cas, nous ne disons pas que c’est OBUTS qui gagnera l’élection de 2010. Mais nous voudrions bien croire que si l’opposition togolaise s’appuyait sur Agbéyomé Kodjo qui, pendant longtemps a vécu dans le système de fraude du RPT, il y a la certitude que beaucoup de branches seront enlevées de l’arbre, permettant au peuple togolais d’espérer une alternance en 2010. Il ne servira donc en rien à l’opposition d’adopter la même stratégie de « moi ou rien » qui a toujours ouvert le boulevard au RPT depuis des décennies.

Jérôme Sossou


Gestion des déchets  à la décharge finale d’Agoè : La Société Icon, l’efficacité dans le traitement des ordures ménagères

La défaillance de SOTOEMA en raison du poids de la dette de la commune dans les  années de l’avènement du vent de l’Est au Togo a créé l’insalubrité criarde de la ville de Lomé en particulier.

Pour donc surmonter cette insalubrité, l’on a assisté à l’éclosion d’une « batterie » d’ONG et associations de quartiers pour en assurer la relève.

En effet, la gestion des ordures ménagères au Togo est un casse-tête chinois laissant un véritable désordre.

Ces organisations qui assumaient la relève ne paraissaient pas efficaces par manque de motivation de leurs agents, de sorte que se multiplient des dépotoirs sauvages défigurant les villes et entraînant des maladies dans leurs environnements immédiats.

Il faut alors une réorganisation complète du système de collecte, de traitement et de gestion des déchets qui apparaît comme une urgence et la création d’une société mixte pourrait être utile. Mais aussi la mobilisation des citoyens auxquels ce service appréciable est rendu, reste déterminante tant dans leur participation et leurs comportements citoyens.

Aujourd’hui, plusieurs sociétés bien organisées se chargent de la collecte des déchets à partir des ménages. Ces déchets sont par la suite ramassés à partir des dépotoirs intermédiaires pour la décharge finale sur le site d’Agoè où se fait un gigantesque travail de nivelage et de remblayage afin de boucher le grand trou qui s’y trouve. La société Icon en a donc le secret.

Comment se fait la gestion à la décharge finale à Agoè ?

Propriété exclusive de la Société Icon depuis 2006, la gestion des déchets à la décharge finale d’Agoè connaît une amélioration progressive due à la disponibilité des engins bulldozers puissants permettant le remblayage du grand trou laissé par les riverains après l’extraction des graviers.

« Nous disposons de véritables engins qui nous permettent de gérer efficacement les déchets. Nous avons deux contrôleurs sur le site qui indiquent aux véhicules qui apportent les déchets comment et où les verser avant que les bulldozers ne les poussent dans le trou », a indiqué M. Anakpa Kouma, surveillant général du Site de la décharge à Agoè avant d’exprimer « nous sommes aujourd’hui satisfaits par rapport à ce qui se fait actuellement. Même les riverains s’en réjouissent parce qu’il y a une amélioration nette dans la gestion des déchets »

Si pendant la saison sèche, le surveillant général M. Anakpa trouve satisfaction dans la gestion des ordures sur le site, il n’en demeure pas moins qu’en période de pluies la gestion devient un  casse-tête pour la Société Icon et ses partenaires. « Pendant la saison des pluies, nous souffrons véritablement des odeurs qui se dégagent à partir des ordures. Mais heureusement, les dirigeants de la société Icon nous viennent au secours avec des cache-nez et aussi parfois avec des boites de laits » a exprimé un riverain qui requiert l’anonymat.

« Le gros problème que nous rencontrons souvent sur le site est que nos camions s’embourbent lors de la période des pluies » a estimé un chauffeur de la société Watte-Ra. Pour donc trouver une solution à cette situation, une voie de contournement se construit actuellement sur le site afin de permettre aux camions de décharger facilement les ordures.

Et pour assurer une sécurité de la gestion de ces ordures à la décharge d’Agoè, le site est clôturé et électrifié « Le seul marché que notre Société Icon dispose est la gestion des déchets , à la décharge finale à Agoè. C’est depuis 2006 que nous géreons avec efficacité ces déchets. C’est vrai que ce n’est pas facile à faire mais avec la grâce de Dieu et la disponibilité de nos engins sophistiqués nous réussissions à être la hauteur de nos prestations.

Et, il faut dire que les riverains ont trouvé un grand soulagement lorsque Icon a commencé ses prestations » a laissé entendre M. Amétogo Komi, chargé de la gestion du Site de la décharge finale, avant de conclure que  « il y a prolongation du contrat pour la fin de 2010 pour toutes les sociétés impliquées dans la collecte  et la gestion des ordures ».

Six sociétés sont donc actuellement en prestation dans la collecte des déchets et leur ramassage à partir des dépotoirs intermédiaires pour la décharge finale. Il s’agit de Watte-Ra, Otomari, Ananda, Union, WMS, Persévérance. Il faut noter que toutes ces sociétés subissent un contrôle minutieux de la part de la mairie qui  d’ailleurs a installé un pont bascule à l’entrée du Site de la décharge d’Agoe.  Ceci lui permet de connaître le poids exact des ordures déchargées.

Ainsi chaque véhicule chargé est pesé à son arrivée sur le site. C’est le pesé d’entrée. Au retour, c’est-à-dire après la décharge, il est également pesé. C’est le pesé à vide. A partir de là, la mairie connaît la masse du déchet et elle paie en fonction de cette masse.

Pour exemple, un camion de la société Watte-Ra au pesé d’entrée donne une masse de 28480 kg. Après décharge donne une masse de 12960 kg. La mairie paie donc à cette société selon la différence de 15520 Kg qui constitue la masse du déchet déchargé. Il nous a été difficile de savoir combien la mairie paie par kilogramme.

Mais toujours est-il que ceci exprime une véritable volonté à la Mairie et à la société Icon de finir avec cette problématique de gestion des déchets. L’installation de ce pont bascule permet de déterminer la provenance des ordures, la date et l’heure d’enregistrement à l’entrée du site et vice-versa.

Selon donc nos investigations un véhicule peut faire six voyages par jours avec pour réserver une masse minimale de 2kilo, par voyage et de 15 kilos au maximum.  La méthode utilisée à la décharge finale à Agoè qui permet aux déchets de s’affesser après décomposition rapide due au nivelage efficace démontre la compétence dans le travail bien fait instauré par les responsables de la société Icon.

Jérôme S.


Eliminatoire CAN/Mondial 2010 : Liste des Eperviers Togo-Cameroun

            Au total, 25 joueurs sont convoqués du côté des Eperviers. Hormis le cas du défenseur de La Gantoise, Christophe Grondin qui reste à clarifier, pas de surprise majeure. Tous les cadres figurent sur la liste.

On note les retours un peu curieux de Atsou Franck et Kassim Gouyazou, qui évoluent dans un championnat d’Iran, à l’abri de tout suivi de la part du staff technique des Eperviers et de Forson Richmond, écarté depuis la Coupe du monde 2006.

            Euloge Ahodikpè fête sa première convocation en match officiel, alors la convocation de l’attaquant de Ashanti Goald, Djako Arafate, préféré à Tchalla Vincent qui dispute la Ligue des champions de la CAF, constitue une petite surprise.

Voici la liste des joueurs convoqués

Gardiens

1) AGASSA Kossi Reims – Ligue 2 (France)

2) MENSAH Cédric F.C Paris – National (France)

3) OBILALE Kodjovi F.C Pontivy – CFA (France)

Défenseurs

4) AKAKPO Serge F.C Vaslui – D1 (Roumanie)

5) NIBOMBE Daré Fc Timisoara – D1 (Roumanie)

6) ASSIMIOU Touré Osnabrück- D2 (Allemagne)

7) ATSOU Franck Persépolis Téhéran- D1 (Iran)

8) FORSON Richmond Thouars - CFA (France)

9) MAMAH Gaffar F.C Sheriff - D1 (Moldavie)

10) MANGO Senah O.M – CFA 2 (France)

11) GRONDIN Christophe La Gantoise –Jupiler Pro League (Belgique)

Milieux de terrain

12) ROMAO Alaixys GF38 – Ligue 1 (France)

13) CHERIFF Touré Maman (Essai Gantoise- Belgique)

14) AYITE Floyd SCO Angers – Ligue 2 (France)

15) AMEWOU Komlan Stromsgodset – D1 (Norvège)

16) SENAYA Junior Al Jazira Al Hamra - D2 (EAU)

17) SALIFOU Moustapha Aston Villa – Premier League (Angleterre)

18) AHODIKPE Euloge Diosgyor – D1 (Hongrie)

19) KASSIM Gouyazou Stel Azin F.C – D2 (Iran)

Attaquants

20) ADEBAYOR Shéyi Arsenal – Premier League (Angleterre)

21) OLOUFADE Adékanmi La Gantoise – Jupiler Pro League (Belgique)

22) AYITE Jonathan Nîmes Olympique – Ligue 2 (France)

23) DJAKO Arafate Ashanti Gold – D1 (Ghana)

24) COUBADJA Kader Al Dhafra – D1 (EAU)

25) DOSSEVI Thomas F.C Nantes – Ligue 1 (France)

Les 23 camerounais retenues face au Togo

Song Bahanag Rigobert (Trabzon Karadenizspor, Turquie)

2. Njitap Geremi Sorel (Newcastle United FC, Angleterre)

3. Eto’o Fils Samuel (FC Barcelone, Espagne)

4. Kameni Idriss Carlos (RCD Espanyol Barcelona, Espagne)

5. Makoun Jean II (Olympique Lyonnais, France)

6. Djemba Djemba Eric (Odense Boldklub, Danemark)

7. Mbia Stephane (Stade Rennais FC, France)

8. Mbami Mbami Modeste (Olympique de Marseille, France)

9. Essame Guy Stéphane (Trerek Grozny, Russie)

10. Alo’o Efoulou Paul (Angers, France)

11. Chedjou Aurélien (Lille, France)

12. Matoukou Eric (Racing Genk, Belgique)

13. Ngom Kome Daniel (Tenerife, Espagne)

14. Assou Ekotto Benoït (Tottenham Hotspur FC, Engleterre)

15. Binya Augustin (Sport Lisboa e Benfica, Portugal)

16. Bikey André (Reading FC, Angleterre)

17. Mayebi Joslain Leonel (Hakoach Amidar Maccabi Ramat Israël)

18. Aramnd Deumi (Gaziantep Sport, Turquie )

19. Kouemaha Dorge Rostand (MSV Duisburg, Allemagne)

20. Franck Songo’o (Real Saragoza, Espagne)

21. Webo Achille (Majorque, Espagne)

22. Souleymanou Hamidou (Kayserispor, Turquie)

23. Somen A Tchoyi (Red Bull Salzburg, Autriche).

 
Retourner à la page Accueil
 

 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved

ARCHIVES