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La présidentielle de 2010 s’annonce avec détermination surtout avec la
problématique de réaliser à tout prix l’alternance.
Des candidatures se déclarent. Déjà quatre noms sont connus notamment
Gilchrist Olympio de l’UFC, Agbéyomé Kodjo de OBUTS, Nicolas Lawson du PRR
et le dernier en date Kofi Yamgnane, candidature indépendante. Mais le
suspens reste de taille au sein du parti au pouvoir le RPT.
En tout cas, c’est le sujet qui anime le débat actuellement au sein
de la population togolaise. Chaque jour que Dieu fait, les choses se
précisent au niveau de l’opposition mais le suspens devient plus grand au
sein du RPT. Parfois, le débat est très houleux et tourne autour de l’actuel
chef de l’Etat Faure Gnassingbé et son frère Kpatcha. Il faut pourtant
avouer que depuis que Kpatcha Gnassingbé a gardé son mutisme et s’est
abstenu de s’impliquer dans le débat politique au sein du RPT, beaucoup
d’interrogations se posent. Chacun des Togolais se pose la question de
savoir ce qui pourra se passer au sein du vieux parti du général Eyadéma en
2010 si Kpatcha s’est mis complètement à l’écart de la scène politique du
RPT.
Selon donc les analystes, la mise en retrait de Kpatcha Gnassingbé
de tout débat politique au sein du RPT est en réalité une autre manière de
faire la politique. Ce qui suppose que l’alternance peut être réalisée
d’abord au sein du Parti. Ceci voudra dire que Kpatcha Gnassingbé pourra
être préféré à la place de Faure pour être candidat du parti pour
la Présidentielle
de 2010.
Et, selon tout ce qui se dit actuellement à travers les débats
quotidiens et vu même la disponibilité authentique des potentielles
candidatures qui pourraient être dégagées au sein du RPT, c’est-à-dire ceux
en qui on pouvait avoir espoir au sein du parti pour gagner facilement la
présidentielle de 2010 sans aucune fraude au préalable les débats placent en
premier Kpatcha Gnassingbé. Les pronostics d’un primaire qu’on pourra
réaliser au sein du RPT donneraient la victoire à Kpatcha Gnassingbé.
« Kpatcha pourra aider le pays à se développer rapidement, vu les
actions qu’il ne cesse de mener chaque jour. Sa disponibilité et surtout sa
volonté de soutenir le bas peuple laissent croire qu’il est beaucoup plus
pragmatique que Faure et devient de plus en plus réaliste. Ce qui lui reste
à faire pour donner confiance et montrer à toute la population qu’il peut
être un dirigeant pour tout le Togo reste à parcourir tout le pays du Sud au
Nord, de l’Est à l’Ouest et aussi d’étendre toutes ses actions sur toute
l’étendue du territoire »,
font remarquer des jeunes chaque jour au cours de leurs
discussions.
En réalité, Faure Gnassingbé est au centre de discussions au sein
du RPT et fait l’objet de divergence. Actuellement, plus de voix lui
préféreraient Kpatcha, même dans les milieux reculés, vu la gestion dont il
fait du pays où la misère, la gabegie, l’opprobre, la corruption, le
gaspillage des biens publics, la pauvreté, la famine y règnent en maîtres.
Or, pour avoir l’adhésion d’un peuple, il faut s’opposer et se
débarrasser de ces vices quotidiens qu’il subit. Le suspens est d’une très
grande taille. Car, s’il arrivait qu’on réalise l’alternance au sein du RPT,
l’atmosphère politique togolaise serait décantée et favoriserait l’esprit de
tolérance dans le pays. Cela diminuerait également la haine et la rage
d’arracher à tout prix le pouvoir pour le pouvoir.
L’opposition de son coté participera à l’enracinement de la
démocratie au Togo.
Pour l’heure, quatre candidatures se sont déclarées pour la
présidentielle de 2010. S’il est même vrai que la liste n’est pas clause, il
va sans dire que le suspens est encore grand au sein du RPT.
Qui alors de Kpatcha ou de Faure Gnassingbé sera le candidat du RPT ?
Le débat continue si même il est en faveur de Kpatcha Gnassingbé.
J.S.
De la nécessité de l’Alternance en 2010 :
La responsabilité de l’armée togolaise face aux idéaux républicains
« Nous avons créé l’armée à notre image » avait laissé entendre à qui le
voulait le général Gnassingbé Eyadéma de son vivant. Partant de ce concept,
l’armée ainsi façonnée par feu Eyadéma n’avait cesse de soutenir son
fondateur. Elle lui avait donné sans faille son soutien qui lui avait permis
d’instaurer un régime de terreur pour parvenir à l’absolutisme du pouvoir
caractérisé par la dilapidation des fonds des caisses de l’Etat, le pillage
systématique des biens publics, la chasse à l’homme, l’instrumentalisation
de la justice etc ... .
La rémanence de ce soutien reste encore perceptible même après la mort d’Eyadéma
et cela n’a guère changé de forme puisque «le rouleau compresseur» du parti
politique du président disparu aux commandes du pays depuis plusieurs
décennies est toujours en marche.
Cette affirmation à priori prête à équivoque. L’homme avait
annoncé qu’il avait créé l’armée à son image sans préciser la provenance des
fonds qui lui ont permis d’ériger l’armée. L’armée est-elle une institution
privée pour être à l’image de son patron ou est-elle une institution de
l’Etat pour se conformer aux idéaux de la république?
A quels frais avait-t-il d’ailleurs créé cette armée? Sans
réfléchir par deux fois, c’est au dos du contribuable. Alors, si c’est aux
frais de l’Etat il avait créé l’armée à son image pour desservir le peuple,
la latitude est laissée à chacun de juger à titre posthume l’homme pour ses
actes.
Dans un pays normal, l’armée est avant tout républicaine.
Malheureusement, il s’est fait qu’au Togo, le revers des choses est le gage
de la probité morale de l’autorité publique. Au lieu de montrer sa loyauté
à un peuple épris de paix, de liberté et surtout de l’alternance politique,
l’armée togolaise se complaint à servir toujours un seul parti politique
dont l’incapacité à assurer un avenir radieux est tout à fait évidente. De
mémoire, les paroles d’une chanson voudraient qu’on écarte tout
mauvais esprit, qui éventuellement, viserait à gêner l’unité nationale. Au
fait, qui du pouvoir en place, de l’armée à sens unique ou du peuple mépris
est le mauvais esprit à écarter pour ne pas souiller la prétendue unité
nationale?
Par ailleurs, une chose reste évidente. Le militaire n’est pas né
militaire; il est avant tout un civil et il redeviendra certainement civil.
C’est l’uniforme qui lui confère le titre de militaire dont il peut se
défaire à tout moment.
Si tel est le cas, pourquoi nos militaires ne peuvent-ils pas se
départir du principe qui les contraint au service d’une seule famille qui ne
leur permet vraiment pas d’exprimer librement leur citoyenneté et leur
véritable sens du patriotisme pour vivre dans la plénitude de la loyauté ?
Il faut servir dans la paix et dans la quiétude car le bien finit toujours
par triompher du mal. Si l’armée aide aujourd’hui comme toujours le RPT à
museler le peuple, il est manifeste que son pouvoir ne sera pas éternel. Les
grands empires et les grandes dynasties connues jadis par le monde, aussi
puissants fussent-ils avaient fini par s’effondrer.
Aujourd’hui, les généraux de l’armée togolaise, les officiers
supérieurs et autres sous-officiers qui, en dernier ressort décident de la
vie politique de la nation togolaise parce que se croyant être en position
idéale pour pérenniser la crise et écarter notre pays du concert des nations
en marche vers une démocratie apaisée et participative d’où résulteront
l’alternance, la bonne gouvernance, la justice, la paix sociale, la lutte
contre la corruption, l’impunité, etc…, doivent penser à leur progéniture
qui, manifestement, ne se retrouveront pas dans les mêmes rapports de force.
C’est pourquoi, dès à présent, il revient à ces personnalités ci-dessus
énumérées de frayer à leur progéniture un chemin qui leur permettra de
s’insérer aisément dans une société paisible qu’elles auront aidé à bâtir.
Dans certains pays du continent africain où la vie politique
semble stagner, l’armée, soucieuse de la paupérisation et de l’intérêt
supérieur du peuple, s’était sans détours ni d’autres formes de procès
imposée pour installer les institutions démocratiques. Le cas du Mali est
assez édifiant. En dehors du Mali, il est à noter le cas de la Guinée
Conakry. Celui de la Guinée Equatoriale ou encore celui de la Mauritanie où
le processus de démocratisation est en cours de réalisation, sont des cas à
ne pas négliger.
La marche est inexorable pour le peuple togolais vers l’élection
présidentielle en 2010. Là encore, l’armée aura un rôle prépondérant à
jouer dans le processus électoral qui serait bientôt enclenché. Que
réserve-t-elle encore au peuple ? Nul ne saurait le dire.
En tout cas, nous interpellons la conscience des jeunes officiers
et sous-officiers à prendre leur responsabilité pour mettre de l’ordre dans
la maison au cas où la volonté du peuple sera reléguée au second plan et
que cela suscitera une probable révolte. La justice doit primer sur la
force.
Il est absurde de continuer, en ce 21ème
siècle, à faire croire à l’armée sa dissolution après l’avènement de
l’alternance politique et l’instauration d’un Etat de droit. La démocratie
aidera plutôt à améliorer les conditions de vie des uns et des autres.
De toutes façons, si l’armée créée à l’image du feu Eyadéma n’est
pas encore prête à servir le peuple et à adhérer au principe démocratique,
il serait souhaitable qu’elle disparaisse pour céder la place à une armée à
l’image d’un peuple aux idéaux républicains.
Aussi les commanditaires et les exécuteurs doivent-ils être
conscients que s’ils persistent et signent dans leurs actes ignobles, ils
auront indubitablement à répondre tôt ou tard de ces actes. Autant pour eux
de faire amende honorable aujourd’hui et de changer.
Pierre-Paul S.
Reconduction de
la
CENI de 2007 par le gouvernement : Le CAR tire sur
la sonnette d’alarme !
Au cours
d’un point de presse animé hier mardi 31 mars 2009 à son siège, le CAR a
tenu à tirer sur la sonnette d’alarme, suite à l’adoption par l’Assemblée
Nationale en sa séance extraordinaire de ce même mardi, notamment d’un texte
de projet du gouvernement modifiant l’article 21 du code électoral.
Cette modification consiste à remettre en selle pour la
préparation de l’élection présidentielle de 2010, les membres de
la CENI
qui ont organisé les élections législatives de 2007, en attendant la mise en
place d’une nouvelle CENI. Ce qui, selon le CAR, procède d’une manœuvre
grossière aux conséquences lourdes pour le Togo.
Par ailleurs, le CAR réfute l’argument du gouvernement selon
lequel la modification de l’article 21 du code électoral est due à la
lenteur et au manque de visibilité de l’examen préliminaire des dispositions
en question par le CPDC. D’autant plus que le document produit par le CPDC
en sens, tant avec les points d’accord qu’avec les points de désaccord, se
trouve depuis le 13 mars 2009 entre les mains du Chef de l’Etat à qui il
revenait d’appeler les leaders des partis en dialogue en vue de rechercher
avec eux des solutions aux points de discussion. Ce qu’il n’a pas fait.
Le CAR trouve alors inadmissible, voire scandaleux que le
gouvernement parle de lenteur et de manque de visibilité des travaux du CPDC
et en fasse un prétexte pour remettre en place les membres de la CENI qui
eurent à organiser les élections législatives d’octobre 2007, et qui avaient
été mis en place dans un paysage politique donné.
C’est fort de tout cela que le groupe parlementaire CAR, présidé
par l’Honorable Amégnona Kossi, avait décidé de ne pas prendre par au vote
lors de la séance extraordinaire de l’Assemblée Nationale hier mardi 31 mars
2009, le CAR n’entendant pas nager en eux troubles.
Le parti compte se réunir dans les heures à venir pour prendre les
décisions qui s’imposent.
T.E.
Journalistes en danger au Togo : Le
ministre de la sécurité Atcha Titikpina fait entorse à la loi
La
liberté d’expression au Togo a de la peine à connaître toutes ses vertus et
pour cause. Le ministre de la sécurité et de la protection civile, Atcha
Titikpina fait parler encore de la loi rétrograde que tous les pays de la
planète tentent à se débarrasser.
Le lundi
23
mars 2009 à
16 heures, le Directeur de la rédaction du journal
« Le Combat du Peuple » Messan Djossou Lucien, a été interpellé par
la Direction Générale
de
la Police Judiciaire
(DGPJ) sur ordre du Ministre de la Sécurité et de
la Protection Civile,
le Colonel Atcha Titikpina. Il n’a été libéré qu’au bout de 4 heures de détention, après moult tractations du ministre des
droits de l’homme, Amadou, des membres de
la HAAC, du secrétaire général de l’UJIT, des
membres du CONAPP et même du Premier Ministre, Gilbert Fossoun Houngbo.
Cette manière de procéder entrave la liberté d’expression et crée
une fois encore de la zizanie au sein d’une population longtemps privée de
la libre opinion et replonge le Togo dans l’ancien système où le journaliste
est arrêté et jeté en prison comme un vulgaire bandit de rue.
Monsieur le ministre doit savoir que dans une république quand on
change les lois on doit changer avec. Ainsi depuis que le code de la presse
a été dépénalisé, il y a des institutions qui constituent des gardes fous
pouvant punir les dérives et dérapages qu’on peut constater dans le
traitement des informations à travers les colonnes des journaux.
La
Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de
la Communication
(HAAC) et l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), sont en réalité ces
institutions de régulation. Il ne revient donc pas à Titikpina de se
substituer aux institutions de la république pour violer délibérément les
lois du pays. Il est inadmissible qu’un ministre compte sur sa position
d’officier supérieur de l’armée pour faire tout ce qu’il veut.
Et tout le désordre qu’il avait semé entre temps à Tchamba n’est
pas punissable ? Il revient donc au chef de l’Etat Faure Essozimna
Gnassingbé d’arrêter cet élan malheureux constaté au niveau de son ministre
de la sécurité afin de pouvoir garantir un avenir serein pour la presse
togolaise, et partant de là, une meilleure sécurité pour les Togolais.
Au cas contraire, le problème de l’insécurité du journaliste dans
l’exercice de ses fonctions se reposera avec acuité.
Jérôme S.
Litige entre NSIA-Togo et
la
Clinique St Antoine de Padoue : Et si le résultat de l’audit culpabilisait
Dr Gouta ?
L’affaire bat son plein actuellement et oppose la société Nsia-Togo et la
Clinique St Antoine de Padoue.
En effet, dans le cadre des prestations offertes à ses assurés
Maladies, NSIA-TOGO collabore avec des structures médicales et
pharmaceutiques. Ainsi,
la
Clinique St Antoine de Padoue a été amenée à prodiguer des soins à des
assurés notamment ceux du Port Autonome de Lomé.
Mais, selon les informations recueillies au près de l’institution
d’assurance NSIA-TOGO dans le cadre de la gestion de ses polices Maladie,
NSIA-TOGO a relevé des anomalies. Aussi a-t-il été demandé au Médecin de
NSIA-TOGO de procéder à des vérifications systématiques, particulièrement
sur certaines structures dont les montants semblaient excessivement élevés.
Le cas des employés du Port Autonome de Lomé supposés hospitalisés alors
qu’ils étaient à leurs postes de travail confirmerait le doute de NSIA-Togo
sur la prestation de son collaborateur « la Clinique St
Antoine de Padoue ». Suite à cela, NSIA-Togo a initié une rencontre avec le
Dr Gouta de ladite clinique afin qu’une explication soit donnée sur les
faits. A l’issue de la rencontre, les explications du Dr Gouta sembleraient
peu convaincantes.
Pour ce faire, NSIA-Togo a décidé, avant que la prestation ne
continue, de ne payer que les factures émises par
la
Clinique St Antoine de Padoue d’environ 12 millions qui ne concernent pas
les assurés du Port Autonome de Lomé, au sujet desquels des doutes ont été
émis. Il a suspendu provisoirement les prestations du Dr Gouta en ce qui
concerne toujours les assurés du port tout en informant les autorités du
Port et en commettant un audit qui est actuellement en cours afin de mettre
les choses au clair.
Il faut reconnaître qu’une note datée du
3 mars 2009
a été adressée au Dr. Gouta en guise d’information.
Commentaire
De tout ce qui précède, il revient de dire que NSIA-TOGO et son
Directeur M. Symenouh se trouvent dans le droit de mettre fin à la
prestation de
la Clinique
st Antoine de Padoue sans être traités « d’oiseau de mauvais augures » qui
fait état d’une volonté manifeste de mettre à terre
la Clinique.
Il est curieux de constater qu’au lieu de laisser l’audit aller à
son terme afin de dégager là où se trouve la mauvaise foi, l’on prête au
directeur de NSIA-TOGO des intentions malveillantes.
« Ce qui nous avait tiqué et a réveillé notre attention est que le
Dr entasse les factures quand il veut et nous l’envoie quand il veut. Mais
la dernière fois, il a envoyé une facture de plus de 45 millions. Bien qu’on
ait des rumeurs sur lui, on avait préparé une autre facture de 12 millions
et nous nous sommes dit qu’on doit vérifier maintenant. Entre temps, le Dr Gouta appelle notre médecin pour
lui dire qu’il avait des malades du Port autonome et qu’il lui faut une
prise en charge afin qu’il soit payé à la suite du traitement du patient.
Notre médecin vérifie les faits alors que les malades concernés sont à leur
boulot. Et c’est par là que l’affaire a commencé. », a laissé entendre
M. Symenouh. Si cela est le cas, que faudra-t-il dire si de l’audit il
ressort qu’il y a des factures émises non justifiées par l’existence d’un
dossier médical ; qu’il y a surfacturations relatives à la quantité de
produits administrés et à la durée des hospitalisations, facturation de
produits très chers mais non administrés, des analyses médicales fictives
non retrouvées dans le registre du laboratoire, des ratures, surcharges,
modifications, doublons ? Bref, et si le résultat de l’audit culpabilisait
Dr Gouta ?
C’est le lieu d’interpeller chaque institution du pays de commettre des
audits pour régulariser des situations comme l’a fait NSIA-Togo. Incriminer
le Directeur de NSIA-Togo et son institution pour avoir commis un audit
contre la clinique St Antoine de Padoue est une fuite en avant orchestrée
pour camoufler les réelles malversations et une tentative d’intimidation à
l’endroit de NSIA-Togo et son Directeur.
Boris Lémond
Gestion de la collecte des ordures ménagères :
Les amis de
la Présidence
veulent renforcer le chômage par la création d’une société bidon
La
gestion de la collecte des ordures ménagères au Togo est un véritable
problème et devra être l’affaire exclusive des techniciens en la matière.
Encore, faut-il que ces techniciens maîtrisent effectivement tous les
contours de la collecte des ordures avant de pouvoir les gérer.
Au Togo, c’est la société Sotoema qui était spécialisée dans la
collecte et la gestion des déchets solides jusqu’au moment où le poids de la
dette de la commune l’a emporté après les années 90.
Ainsi, après la défaillance de Sotoema, plusieurs associations et
autres ONG ont vu le jour pour prendre la relève. S’il est vrai qu’un
désordre criard s’était dégagé au début, amenant chaque association et ONG à
organiser de sa manière la collecte des ordures, il est aussi vrai qu’au
bout d’un moment, il y a une parfaite organisation dans la collecte et la
gestion de ces ordures. Et, depuis ce moment, les associations et autres ONG
se sont données le devoir de mettre à la disposition des ménages des
véhicules pour que le travail soit bien fait. En tout cas c’est ce que tous
les loméens constatent depuis 2006. Pour qu’il y ait un ordre parfait dans
la gestion de la collecte des ordures, chaque association est spécialisée
où elle opère. A voir la manière dont le travail s’organise, il est clair
que ces associations maîtrisent jusqu’à preuve du contraire la collecte des
ordures à partir des maisons jusqu’aux dépotoirs intermédiaires dans leur
zone.
Mais malheureusement, tous les efforts fournis par ces associations
pendant plusieurs années seront arrêtés par un coup d’humeur d’une société
bidon qui se créee. Selon nos informations de sources concordantes, les amis
du chef de l’Etat, Faure Gnassigbé se préparent activement pour créer une
société bidon afin d’arracher aux associations cette activité, malgré le
travail déjà effectué avec tant d’efficacité.
On
parle de « la réorganisation des collectes des ordures ménagères dans la
ville de Lomé ». Et comme le maire de la ville de Lomé avait annoncé que
la société mettra à disposition des charrettes pour ce travail, nous
sommes tentés de nous demander s’il y a déjà des dispositions mises en place
permettant d’associer ou de bénéficier des expertises de ces associations
qui ont pendant longtemps opéré sur le terrain.
Alors que l’Etat togolais doit payer d’importantes sommes d’argent
à ces associations et ONG, à savoir Watte-Ra, Otomari, Ananda, Union, WMS et
Persévérance, on tente de les remplacer pour les intérêts égoïstes de ceux
qui ont toujours détenu le monopole de la gestion du pays. Au-delà de ces
dettes que l’Etat n’a pas encore payées à ceux là qui se sont battus depuis
2006 pour trouver une approche de solution à ce problème de la collecte et
de la gestion des ordures, la création de cette société bidon vient
renforcer le chômage qui bat déjà son plein au Togo. Que deviendront ces
nombreux jeunes qui à défaut d’un métier précis se sont déguisés en
pousse-pousse, collectant les ordures à partir des domiciles jusqu’aux
dépotoirs intermédiaires.
Certains diront que cette société en création sera moderne et
pourra prendre en charge un certain nombre de jeunes. Nous n’en disconvenons
pas ! Mais il faut reconnaître qu’elle ne prendra jamais le nombre si
important que ces nombreuses associations utilisent. C’est pour cela que
nous demandons expressément au maire de la ville de Lomé, M. Aouissi Lodé de
mettre un arrêt à la catastrophe de chômage qui se profile à l’horizon à
l’instigation des amis de la présidence de la république. De la même
manière, il sera intéressant que M. Nagou Minlabe Hyacinthe chef de cellule
des déchets solides et liquides et M. Nicolas Moulin représentant de
l’Agence Française de Développement chargé de la gestion des ordures pour
la ville, qui a déjà beaucoup fait en ce sens, s’opposent au sabotage de
leurs efforts qui se profile à l’horizon à travers cette société bidon qui
se crée.
Nous sommes convaincus que c’est le soutien des partenaires en
développement au Togo, qui s’apprêtent à injecter des milliards dans la
gestion des collectes des ordures en 2010, qui fait courir les amis de Faure
pour s’accaparer des intérêts qui peuvent rejaillir dans la masse qui
travaille depuis des années sur le terrain.
Il est dommage de constater qu’au Togo l’intérêt de la population
vient en second plan et que l’intérêt égoïste et honteux est la valeur qu’on
prône.
Que faudra faire ces associations et ONG qui vont subir une telle
injustice et tricherie. Il leur revient d’adopter des stratégies pouvant
leur permettre de retrouver leur droit. La balle est donc dans leur camp.
Mais que ceux qui s’apprêtent à créer une fois encore du tort à la
population à travers la création de cette société bidon s’abstiennent de le
faire pour l’intérêt de la nation togolaise.
Nous en appelons à leur conscience et à leur sens du patriotisme.
A suivre
J.S.
Match Togo-Cameroun : Qu’on arrête de minimiser
le Togo
Le Match Togo-cameroun était une des affiches les plus attendues de
cette phase qualificative CAN-Mondial 2010.
Les observateurs du football africain n’ont pas manqué de qualifier
ce match de duel entre 2 « Ballon d’Or africains » et d’aller
jusqu’à parler de face à face Barcelone-Arsenal.
Le
samedi 28 Mars la population a suivi les moments palpitants de cette
rencontre de défi sur la chaîne nationale par le biais de LC2. A la 11e minute
sur un centre de Dossevi Thomas, Sheyi Adébayor réussit à sortir des
griffes du défenseur Camerounais Biké et à inscrire l’unique but de la
partie.
Tout le peuple togolais a jubilé devant ce but somptueux et
précieux au grand désarroi des Camerounais qui ne s’attendaient pas à
prendre un but de si tôt.
Beaucoup n’ont pas vendu chère la peau du Togo devant le Cameroun
qui partait favori. C’est d’ailleurs cette position d’outsider qui a fait la
force du Togo qui a joué sans la pression ; la pression étant plutôt de
l’autre côté. Et dans cette condition, on connaît bien notre pays qui sait
jouer des tours là où on l’attend le moins.
Tout au long de cette rencontre nous avons vu les Eperviers jouer
relaxés sur un système inhabituel 4-5-1 qui a gêné énormément Rigobert Song
et ses coéquipiers. Alors que les téléspectateurs étaient concentrés sur le
déroulement du match, le commentateur de LC2 n’a cessé de leur torturer le
tympan et le cœur par ses propos discourtois à l’endroit de nos Eperviers.
Et cela n’a pas suffit ! Il a fallu que les images décrochent de temps à
autre, surtout au moment des actions offensives dangereuses que ce soit dans
le camp du Cameroun que du Togo.
Qu’on sache bien que l’équipe togolaise n’est quand même pas née de
la dernière pluie ! Elle mérite du moins le minimum de respect. Ces
commentaires peu professionnels du confère de LC2 peuvent être assimilés à
une insulte à toute une Nation.
Comment peut-il se permettre de juger et d’interpréter à sa
manière certains faits qui se sont produits sur le terrain et ceci avec un
certain mépris et un manque de considération débordant. Pourquoi
présume-t-il qu’il n’y a pas de maillot pour remplacer celui en lambeaux du
capitaine Sheyi Adébayor. Et ces termes grossiers qui parsemaient ses
commentaires en direction du Togo. Si
la Fédération Togolaise
de Football et les Eperviers ont des problèmes qui se savent par cœur
au-delà de nos frontières ce n’est pas une raison pour lui de venir l’étaler
maladroitement sur les antennes ; ou encore s’appuyer sur des apriorismes et
des préjugés pour commenter un match qui est suivi sur le continent et
ailleurs. On ne lui refuse pas d’avoir un penchant pour le Cameroun mais
avant tout ce confrère doit rester plus ou moins dans l’impartialité et
l’objectivité afin de rendre une analyse réelle et neutre du match. Nous,
nous avons toujours accepté notre statut de petit poucet et c’est cela qui
nous fait faire des merveilles.
Il est important tout de même que notre pays se fasse respecter sur
le plan footballistique et sur d’autres plans comme la politique. Le devoir
revient à nous aussi d’améliorer cette image un peu noircie ; nous y
arriveront par le respect mutuel et un comportement responsable entre nous
les fils de cette nation. Si nous ne sommes pas divisés rien ne peut
chercher à troubler quoi que ce soit. Ces éliminatoires démarrent de la plus
belle manière par une victoire en Or. Peu importe ce que pensent les jaloux,
les Eperviers voleront haut, très haut dans le ciel africain.
F.A.K.
Eliminatoires CAN/Mondial 2010 (3e Tour, 1ère
journée) : Des ténors sans voix
La première journée du 3e tour n’a guère été profitable aux favoris et
notamment aux deux finalistes de la CAN 2008. Le Cameroun a perdu contre
le Togo à Accra (1-0) et l’Egypte a été tenue en échec par la Zambie au
Caire (1-1). C’est mal parti également pour le Maroc et la Guinée.
On se doutait un peu que le troisième et dernier tour des éliminatoires
combinées CAN-Coupe du monde 2010 nous réserverait des surprises et la
première des six journées ne nous a pas déçus sur ce plan. L’exemple est
d’ailleurs venu de tout en haut avec les contre-performances de l’Egypte et
du Cameroun, respectivement champions et vice-champions d’Afrique en titre
Les Gabonais d’Alain Dissikadie ont créé la surprise à Casablanca face aux
Marocains de Youssouf Hadji.
Favoris désignés du groupe C , les Egyptiens ont pour leur part
laissé échapper deux points précieux devant leur public contre
la Zambie, adversaire qui leur avait déjà causé
quelques tracas lors de la dernière CAN au Ghana. En cas de défaite lors de
la 2e journée en Algérie, laquelle a ramené un nul 0-0 de Kigali, les
Pharaons verront leurs chances de terminer premiers du groupe sérieusement
s’amenuiser . Dans le groupe B,
la
Tunisie a été l’une des rares équipes à ne pas décevoir en allant s’imposer
2-1 au Kenya, résultat d’autant plus intéressant que les Nigérians ne sont
pas imposés au Mozambique. Les Mambas auraient même pu l’emporter face aux
Super Eagles sans que l’on crie au scandale.
Les Eléphants en trombe
Dans le groupe D aussi, le Mali pourrait regretter de n’avoir pas
ramené plus qu’un point de son voyage au Soudan alors que le Ghana s’est
imposé par la plus petite des marges face au Bénin après avoir marqué le
seul et unique but du match dès la 1ère minute. Cette rencontre a par
ailleurs permis à Michael Essien et à Stéphane Sessegnon de montrer qu’ils
faisaient bien partie de l’élite africaine du moment balle au pied.
Les Lions muselés
Bien qu’exilé à Accra au Ghana, car le Lomé Stadium est suspendu, le Togo a
rappelé dans le groupe A que c’est bien lui, et non le Cameroun, qui était à
la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Samuel
Eto’o est resté muet et Emanuel Adebayor a marqué. L‘attaquant d’Arsenal,
dont c’était la rentrée, s’est même permis le luxe de manquer un penalty
sans trop nuire à son équipe puisque les Eperviers l’ont emporté 1-0 face à
des Lions pas si indomptables que cela. Dans le même temps, le Maroc de
Roger Lemerre s’inclinait chez lui à Casablanca devant le Gabon d’Alain
Giresse, un résultat encore plus inattendu qui met d’emblée les Lions de
l’Atlas dans la difficulté.
Sortie d’album :
Et de deux pour Mirlinda avec « Ah l’Amour !!! »
Le samedi 28
mars dernier, la zoukeuse de charme Mirlanda (de son vrai nom Kwakuvi
Ahlonkoba Djiédjom, et commerçante de son état) a procédé a la sortie de son
2e album intitulé « Ah l’Amour !!! » à l’espace Culturel Africain-le 54, à
la faveur d’une conférence de presse qu’elle y a animée.
Après son
1er album, « Denyigban », qui a comblé plus d’un mélomane, puis deux
singles, « T’en vas pas » et « Amélie », pour annoncer le 2ème, Mirlinda
vient ainsi d’enrichir sa propre discographie, et partant de la, celle de la
musique togolaise, avec son 2ème album « Ah l’Amour !!! ».
C’est un
album composé de 8 titres, un savant et merveilleux mélange du zouk et de la
variété togolaise, qui accroche délicieusement les oreilles dès les
premières notes, Et pour cause ! Il a été enregistré dans le studio All That
Production de l’arrangeur de génie Karlos Danklou.
Expliquant
le titre de son 2ème opus, qu illustre à souhait son thème de prédilection,
Mirlinda a fait remarquer que : « l’Amour est le facteur le plus important
pour l’évolution de notre société ». Puis elle a jouté que : « l’amour
passionnel certes y contribue également mais peut être aussi source de
conflits. »
Ainsi, à
travers « Ah l’Amour !!! », Mirlinda traite de l’amour du prochain et des
péripéties de l’amour passionnel. De sa mélodieuse voix, elle met en garde
les uns et les autres tant contre les effets néfastes de l’amour passionnel
que contre le manque d’Amour : « Notre ignorance de certains contours de nos
relations amoureuses entraîne des ruptures et déceptions dont nous traînons
les séquelles tout au long de notre vie. Un brin d’attention de notre part
nous fera déceler les pièges de l’amour passionnel afin de savoir les
décisions à prendre devant certaines situations »
Elle
s’impose alors comme une véritable chantre de l’amour.
Il faut
noter que sur « Ah l’Amour », Mirlinda a eu à bénéficier des featurings de
RX Patou, Phénix et Prince Kassis.
A la table
d’honneur, lors de la conférence de presse, elle avait à ses côtés son
manager Malick Ayeva, puis son producteur et distributeur Hervé Djikpo de
Stormy. Prod.
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