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Le
Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation a été recomposé et c’est
l’ancien Ministre Savi de Tové de la CPP qui va le présider. Il faut noter
que cette recomposition intervient au lendemain de la visite de Faure à
Ouagadougou. Tout porte à croire que le Chef de l’Etat togolais a fait le
déplacement de Ouagadougou pour s’assurer de l’adhésion du facilitateur à
l’ouverture du CPDC recommandée par la dernière session du Comité de Suivi.
Plusieurs personnalités de la société civile ont été nommées. Reste
l’annonce officielle des autres signataires de l’APG, la CPP, le PDR et la
CDPA.
Suite à la recommandation du Comité de Suivi, l’opposition parlementaire
représetée par le CAR et l’UFC ont annoncé qu’ils quitteraient le CPDC s’il
était ouvert à d’autres partis politiques.
Mais d’ores et déjà le fait de nommer Savi de Tové à la tête du CPDC est
considéré par l’opposition parlementaire comme une provocation. Fils de
l’ancien président de l’Assemblée Nationale, Jonathan Savi de Tové,
Jean-Lucien Savi de Tové, partisan de l’Ablodé avait été arrêté et
incarcéré en 1977 suite à la tentative de coup d’Etat orchestrée selon la
version officielle de l’époque, par les fils Olympio dont Gilchirst Olympio.
Libéré à la suite d’une grâce présidentielle, Savi de Tové attendra le
soulèvement du 05 Octobre pour créer le PDU (Parti pour la Démocratie et
l’Unité) un parti membre du COD II. En pleine grève générale illimitée, le
Collectif de l’opposition démocratique qui s’est retrouvé à Cotonou, réuni
en conclave l’avait désigné comme Premier Ministre du Togo en exil. Ce ne
fut qu’un coup d’épée dans l’eau.
A
la fin de la transition le 31 décembre 1991 conformément à l’article 7 de la
Conférence Nationale Souveraine, Eyadéma avait piégé le COD II en lui
demandant de proposer une autre personnalité à nommer à la place du Premier
Ministre de Transition Koffigoh. Le nom de Savi de Tové fut proposé par le
COD II et Eyadéma s’en est servi pour reconduire Koffigoh dans le but
d’opposer le Premier Ministre de Transition à ses amis du COD II. Après
avoir participé aux législatives de Février 1994 à l’issue desquelles son
parti n’a obtenu aucun siège, Savi de Tové a décidé de fusionner son parti
avec l’UTD de Edem Kodjo et d’autres pour constituer la CPP pour le compte
de laquelle il a été nommé ministre d’Etat.
Sa
nomination à la tête du CPDC est loin de rassurer l’UFC et le CAR qui fort
de leur présence à l’Assemblée se réservent l’exclusivité du dialogue
politique. De là, à considérer que le boycott des deux partis de
l’opposition parlementaire est déjà prévu il n’y a qu’un pas.
Quelques jours auparavant, le Ministre Gilbert Bawara disait sur LCF en
parlant du CAR et de l’UFC qu’ils sont libres de ne pas venir dans la mesure
où les décisions du CPDC n’engagent pas l’Assemblée Nationale. Ces deux
partis (le CAR et l’UFC) siègent à l’Assemblée et ils auront l’occasion de
s’exprimer lorsque les textes seront soumis à l’Assemblée. De même que s’ils
étaient là, l’Assemblée nationale peut aller dans le sens contraire du CPDC.
Comme on peut le constater, le pouvoir en place décide d’assumer les
conséquences qui découleront du départ du CAR et de l’UFC. On attend de voir
ce dont sera capable l’opposition parlementaire pour amener le gouvernement
à faire des concessions.
Liste des
membres du CPDC
Président :
Jean-Lucien Savi de Tové
Membres :
M. Koudjolou Dogo
Dr Ihou Ekoudè David
Me Loretta Acouetey
Me Alexis Aquéréburu
Me Botokro Komivi
Mme Tchémi N’Ma
Togbui Mawuto Djidjolé
M. Bouraïma Inoussa
Pasteur Klagbla Kodjovi Charles
M. Tchikplonou Ephrem Mokpli Komlan
M. Palanga Adi Yves
Déclaration
L’UFC ne participera pas au nouveau CPDC
Fidèles à la duplicité et à la mauvaise foi qui les caractérisent, le régime
RPT et son gouvernement ont pris, le mercredi 27 Mai 2009 en Conseil des
ministres, deux décrets qui concrétisent leur volonté de saborder le «CPDC»
et de torpiller les négociations devant conduire à l’adoption et à la mise
en œuvre consensuelles des réformes constitutionnelles et institutionnelles
prévues par l’APG. Ces deux décrets nomment respectivement le président et
les membres du «Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation» («CPDC»).
Ce énième coup de force du régime RPT appelle, de la part de l’Union des
Forces de Changement (UFC), les observations suivantes :
1.
avec les deux nouveaux décrets, le CPDC aura fait l’objet d’une demi
douzaine de décrets. Il aura fallu au total, six décrets en conseil des
ministres, de Mai 2007 à Mai 2009, pour mettre en place un cadre de
concertation, Ce qui témoigne de l’improvisation et de l’absence de volonté
politique qui caractérisent la gouvernance du régime RPT ;
2.
c’est en raison de la mission assignée au CPDC (négociations sur les
réformes politiques) et de sa composition (partis politiques ayant réuni 5%
de suffrages au plan national), telles que définies par le 3ènie décret
du genre en date du 04 Février 2009, que l’UFC a accepté d’y siéger;
3.
le cadre, dont le président et les membres viennent d’être nommés par
décret, ne saurait discuter des réformes politiques préconisées par l’APG.
L’UFC refuse de cautionner ce nouveau coup de force et réaffirme qu’elle ne
participera pas à ce cadre ;
4.
au moment où la période de l’élection de 2010 vient d’être précisée par la
Cour Constitutionnelle et que les retards déjà accumulés dans la préparation
de cette élection constituent une source de préoccupations pour la classe
politique et les populations togolaises, il urge que reprennent rapidement
les discussions sur les réformes politiques prévues par l’APG.
En conséquence, l’UFC demande au chef de l’Etat de rechercher ensemble avec
le CAR et l’UFC, les voies et moyens permettant de poursuivre et de
parachever les négociations déjà entamées avec le RPT et le gouvernement sur
les réformes constitutionnelles et institutionnelles,
Le régime RPT et son gouvernement porteront l’entière responsabilité de
l’aggravation de la crise togolaise qui découlerait de leur refus de
rechercher un vrai consensus sur les réformes politiques.
Fait à Lomé, le 02 Juin 2009
Pour le Bureau National,
Le Vice-président
Patrick lawson
Rencontre CAR-UFC :
Une cellule mixte pour définir la mission du candidat de l’opposition
La rencontre
entre les responsables du CAR et de l’UFC a accouché d’un communiqué
annonçant la volonté des deux partis de s’entendre pour désigner un
candidat commun. (Voir ci-dessous)
Et pourtant,
nombreux sont les militants et même des responsables du CAR qui ont été
furieux d’entendre un éventuel désistement de leur parti en faveur de l’UFC
et l’on va même jusqu’à dire que c’est le «retour de l’ascenseur ou rien».
Le
28 Mai, les deux partis ont convenu de constituer une cellule mixte en vue
de définir la mission qui attend le candidat de l’opposition au prochain
scrutin présidentiel. C’est dire donc que le CAR et l’UFC optent pour une
candidature unique. Alors de deux choses l’une : ou bien tous les deux
partis croient réellement à une candidature unique ou bien ils éprouvent du
plaisir à se mentir à eux-mêmes. Dans ce dernier cas, ce communiqué ne
serait que de la poudre aux yeux.
Si cette fameuse rencontre s’inscrit dans la logique du vieil adage selon
lequel «quand quelqu’un fait semblant de mourir, il faut faire semblant
de l’enterrer» ce serait dommage pour les deux partis. Mais il serait
dangereux de faire saliver les populations qui espèrent une candidature
unique de l’opposition pour, au bout de compte, se présenter en rangs
dispersés comme ce fut le cas en 2003 avec le Coalition des Forces
Démocratiques (CFD). Tous les leaders de l’opposition s’étaient engagés la
main sur le cœur à présenter un candidat unique face à Eyadema. Au fond,
chacun était pour un candidat unique à condition que ce soit lui. Au final
tous les chefs de parti se sont portés candidats. On attend de voir si les
deux partis iront loin dans leur détermination.
A. S.
Communiqué conjoint
(Concernant la rencontre CAR-UFC du jeudi 28 mai 2009)
Le jeudi 28 mai 2009, une délégation de l’UFC, composée de son Président
National, M. Gilchrist OLYMPIO et de son 1er Vice
Président, M. Patrick LAWSON, a rencontré une délégation du CAR composée du
Président National Me Paul Dodji APEVON et du Président d’Honneur Me Yawovi
AGBOYIBO.
Les deux délégations ont trouvé préoccupante la situation sociopolitique du
Togo au regard du blocage des réformes constitutionnelles et
institutionnelles prescrites par l’APG et aux entraves à la bonne tenue du
scrutin présidentiel de 2010.
Elles ont, dans la droite ligne de leur communiqué du 28 janvier 2009,
réaffirmé la décision d’unir leur force pour combattre les obstacles à
l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit au Togo.
L’UFC et le CAR ont, lors de la rencontre, examiné la question de la
candidature de l’opposition à l’élection présidentielle de 2010.
L’UFC a réitéré que son parti a désigné à son dernier congrès, un candidat
en la personne de M. Gilchrist Olympio.
Le CAR a, de son côté, rappelé qu’à son congrès des 17 et 18 octobre 2008,
il a désigné un candidat en la personne de Me Yawovi AGBOYIBO et qu’il a
demandé le retour de l’ascenseur.
Les deux formations ont renouvelé leur détermination à tout mettre en œuvre
pour s’entendre sur un candidat commun.
Elles ont, dans cette perspective, convenu de constituer une cellule mixte
en vue de définir la mission qui attend le candidat de l’opposition au
prochain scrutin présidentiel.
L’UFC et le CAR saluent l’esprit de coopération qui a prévalu entre eux
depuis leur communiqué conjoint du 28 janvier 2009 et s’engagent à maintenir
le même climat pour la poursuite des discussions.
Fait à Lomé, le 28 mai 2009
Le Président National
Me Dodji APEVON
Me Yawovi M. AGBOYIBO
Le candidat du CAR
Le Président National de l’UFC du CAR
M. Gilchrist OLYMPIO
A quand la
révision des listes électorales ?
Malgré la
mise au point de la cour constitutionnelle, beaucoup continuent à se
demander si l’élection aura lieu à la date prévue. Le ministre de
l’administration territoriale, porte-parole du gouvernement rassure que les
élections se dérouleront dans des conditions de transparence et d’équité.
Mais à sept mois seulement de l’élection, rien ne montre que cette élection
se prépare dans la transparence.
La loi
électorale en vigueur dispose en son article 62 que «les listes
électorales sont permanentes. Elles font l’objet d’une révision annuelle
placée sous la responsabilité et la direction de
la CENI
L’élection est faite sur la base de la liste révisée pendant toute l’année
qui suit la clôture de cette révision
Toutefois, avant chaque élection générale, une révision exceptionnelle peut
être décidée par décret pris en conseil des ministres sur proposition de la
CENI».
Une élection
fiable suppose un fichier électoral sain. Mais à pratiquement sept mois de
l’élection présidentielle la commission électorale nationale n’est toujours
pas mise en place.
L. R.
Commission
Vérité–Justice et Réconciliation : Faure lance un défi à l’Eglise Catholique
Le
mercredi 27 mai dernier par décret signé du Chef de l’Etat les membres de
la commission Vérité, Justice et Réconciliation de 11 membres présidée par
l’Evêque d’Atakpamé, Mgr Nicodème Barrigah ont été désignés. Recommandée par
l’APG, la Commission Justice, Vérité et Réconciliation est chargée de faire
la lumière sur les violences et violations graves des droits de l’Homme
perpétrées entre 1958 à 2005.
Cette commission comme l’ont révélées les consultations est présidée par une
autorité religieuse. Ce n’est pas la première fois qu’un prélat préside une
institution dans un processus transitionnel. Première expérience quelques
mois après le soulèvement du 5 octobre c’est à un évêque qu’avait été
confiée la lourde charge de conduire la conférence nationale ouverte en Août
1991. Monseigneur Kpodzro qui par le passé, a eu maille à partir avec le
pouvoir en place comme son prédécesseur Ogouki Atakpa, était dès le départ
soupçonné par le régime d’être animé d’un esprit de revanche. Des délégués
ne lui ont rendus la tâche aisée. Le rendez-vous de la grande salle Fazao
de l’Hôtel 2 Février fut transformé en une foire de pagailleurs et la
conférence fut vidée de son objectif justifiant ainsi la réaction musclée
du pouvoir dictatorial. Le président du présidium de la Conférence ne
maîtrisait plus rien dans une salle contrôlée par des «venus de France»
et des gueulards comme Antoine Folly et consorts qui n’avaient pas les
moyens de leur discours, compliquant la tâche à Mgr Kpodzro. Les tentatives
de l’évêque pour instaurer une relation de confiance avec Eyadema ont été
dénoncées avec véhémence. Mgr Kpodzro accusé de trahison n’avait d’autre
choix que de laisser faire. C’est dans cette ambiance plus que
révolutionnaire que la conférence avait proclamé sa souveraineté. Un acte
avait même été pris pour proclamer la destitution de Eyadéma qui, sentant
son pouvoir menacé, a retiré l’armée des assises et sorti l’artillerie
lourde. Tous les gueulards qui juraient d’en finir avec le Général Président
avaient pris leurs jambes au cou abandonnant à son triste sort le pauvre
évêque considéré par le pouvoir RPT comme le principal ennemi. La conférence
ne pouvait que se terminer en queue de poisson. Les institutions de la
transition ont pris un coup terrible.
Mgr Kpodzro, une fois la conférence clôturée, sera propulsée à la tête du
Haut Conseil de la République (HCR), le parlement transitoire. Là aussi les
relations de ce parlement avec le régime en place ont été tumultueuses mais
la goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été sa décision de dissoudre
le RPT. Comme toujours, l’armée a été mise à contribution pour dénoncer une
telle décision. Des éléments armés n’avaient pas hésité à prendre en otage
les hauts conseillers de la République pour réclamer la restitution des
cotisations qu’ils ont données pour le compte du RPT, le parti unique à
l’époque. Certains hauts conseillers dont Agboyibo, Ayéva, Kodjo ont été
proprement tabassés sans ménagement et le chef du parlement transitoire Mgr
Kpodzro fut humilié sous un soleil de plomb sur l’esplanade du Palais des
Congrès. Invité au quartier général des FAT en octobre 1991, Kpodzro s’était
retrouvé en exil au Bénin.
Et depuis,
la méfiance a prévalu entre l’Eglise Catholique et le régime togolais
jusqu’à la mort du Général Président.
Après un
long silence, l’Eglise catholique ne réagira sur la situation politique du
Togo qu’en 2005 aux lendemains du décès du Chef de l’Etat. Concomitamment
avec le barreau du Togo, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Eglise catholique
a organisé une marche pour demander au président de la République par
intérim de repousser de peu la date du scrutin présidentiel. Une telle
démarche n’a pas du tout été appréciée par les autorités et le Chef de
l’Eglise Catholique, Mgr Kpodzro a été l’objet des critiques les plus
acerbes sur les médias d’Etat. Le scrutin fut maintenu. La suite tout le
monde la connaît. Des violences qui ont occasionné des pertes en vies
humaines : près de 500 morts selon les Nations Unies.
Et de
deux
La
Commission Vérité, Justice et Réconciliation n’est pas une conférence
nationale bis mais elle est installée à un moment critique de l’histoire de
notre pays. Tout comme Mgr Kpodzro à l’époque Mgr Barrigah est évêque
d’Atakpamé, une localité où la violence a été terrible. On se rappelle que
les violences qui ont émaillé l’ascension de Faure au pouvoir, la ville
d’Atakpamé a payé un lourd tribut. C’est dans cette ville que Faure avait
lancé son fameux slogan «Plus jamais ça». Mais si Kpodzro a été
imposé à Eyadema, c’est librement que Faure a nommé le nouvel Evêque
d’Atakpamé, mais Mgr Barrigah n’est pas seul à travailler. Il est assisté de
personnalités venues d’horizons divers. Mais le danger qui avait plané sur
la conférence Nationale souveraine guette la commission actuelle. Si elle se
fait prendre en otage par des politiciens soucieux de la diriger dans un
sens qui leur est favorable, ce serait un échec et pour le pays et pour
l’église. Il appartient à l’évêque et aux siens de démentir tout le mal
qu’on pense de cette commission. En considérant la très lourde histoire du
Togo, on peut penser qu’à 46 ans juste (Barrigah est né le 19 mai 1963) la
mission lui sera de trop mais aux âmes bien nées… Certains ont même déjà
parié sur l’échec de la commission avant même qu’elle ne commence son
travail. Car déjà des voix s’élèvent pour dénoncer la présence en son sein
de personnalités pour des actes qu’elles ont eu à poser par le passé. Un
autre grief porté contre la commission est qu’elle comprend également des
personnes ayant milité ou qui militeraient au sein du RPT alors qu’il est
dit qu’elle prend sa distance à l’égard des partis politiques. Dans notre
pays où la confiance est la chose la moins partagée quoiqu’on fasse, il y a
toujours matière à contestation. La bipolarisation excessive de la vie
politique rend très délicate toute tentative de dialogue visant l’apaisement
dès lors que la conquête du pouvoir l’emporte sur toute autre considération.
Les membres de la commission doivent être sûrs d’une chose, c’est que les
politiciens qui sont aux aguets ne manqueront pas de leur jeter des peaux
de banane lorsqu’ils sentiront, que la commission s’éloigne de leurs
intérêts. Puisqu’il s’agit d’un défi historique à relever par le clergé,
Mgr Barrigah devra s’enquérir de quelques conseils auprès de son aîné
Kpodzro et faire preuve de doigté pour enrayer tout ce qui pourrait
contribuer à dévier la commission de sa mission principale.
L.R.
Menace contre
les intérêts des caciques du régime :
Faure sème
la panique dans son entourage
A
l’allure où vont les choses, plus personne ne peut plus se prévaloir d’une
prétendue confiance de Faure Gnassingbé. Avec la fuite du patron de Progosa,
plusieurs barons qui se croyaient intouchables ne savent plus à quel saint
se vouer. Leur sort n’est pas enviable. Ils sont, comme dirait l’autre «assis
sur une seule fesse». Le doyen Charles Debbasch l’incontournable
conseiller juridique du président s’est vu obligé de lâcher son ami
Dupuydauby Jacques. Il est difficile à l’heure qu’il est, de prévoir la
moindre réaction de Faure qui, apparemment ne fait plus confiance à
personne. Comment peut-il en être autrement quand son propre frère et des
membres de sa famille sont au gnouf pour avoir tenté de le chasser du
pouvoir ? Même les coquins et les copains dont on dit qu’il s’est entouré ne
sont assurés de rien. Ils peuvent être débarqués à tout moment. L’ex
Directeur Général du FER Tchamsi Ferdinand qu’on classait parmi les hommes
de confiance de Faure a dû prendre la poudre d’escampette à l’annonce de
l’audit de la société qu’il a eu à diriger. Après la nomination d’un non-RPTiste
en la personne de Ahoomey-Zunu Arthème comme Secrétaire Général de la
Présidence, Madame Dogbé Tomégah qui elle aussi n’a aucune teinture «RPTique»
vient d’être nommée Directrice de cabinet du Chef de l’Etat qui a choisi de
dribbler tous ceux qui dans son entourage s’attendaient à voir à ce poste
très envié parce que stratégique, un militant convaincu. Cette nomination
est surprenante quand l’on sait que des ministres qui se disent plus proches
du président de la République, il y a seulement quelques jours n’avaient
aucune considération pour elle quand elle était Ministre Déléguée. Ceux qui
après quarante ans de gestion villageoise des affaires de l’Etat ont fini
par se persuader qu’il n’y a qu’eux seuls qui ont le droit d’occuper
certains postes commencent à déchanter.
A
qui sera le prochain tour ?
A. S.
Retour sur le
long combat judiciaire de Bolloré contre son ex employé
Après plus
de deux ans de dilatoire, la vérité a triomphé. La justice Togolaise
confirme que le Groupe Bolloré est l’actionnaire majoritaire de SE2M-Togo et
de SE3M –Togo.
La Cour
d’Appel de Lomé a rendu le 28 mai 2009, deux (2) arrêts n°089/09 et n°090/09
qui confirment en tous points les jugements rendus, en 2006, par le Tribunal
de Première instance de Première classe de Lomé en faveur du Groupe Bolloré.
La
Cour d’Appel de Lomé a ainsi confirmé que le Groupe Bolloré est
l’actionnaire majoritaire de SE2M Togo (90% du capital) et l’actionnaire
unique de SE3M Togo (100% du capital)
Le
Groupe Bolloré se félicite d’avoir toujours fait confiance à la Justice du
Togo pour recouvrer ses actifs détournés dans SE2M Togo et SE3M Togo.
Ce fut un
long feuilleton à plusieurs épisodes.
Se prévalant
de l’accord des autorités togolaises à l’époque du Général Eyadéma,
Dupuydauby avait détourné les actifs de Bolloré dont il était pourtant
employé. Pour couvrir ce vol, Jacques Dupuydauby avait constitué un réseau
de profiteurs composé de barons du régime et des juges stipendiés avec qui
il se partageait les prébendes et qui se prévalent de leur position pour se
livrer à du trafic d’influence.
En dehors de
ce réseau dont il s’est servi comme bouclier, Dupuydauby a mis en place une
cellule de campagne de presse pour se présenter comme le modernisateur du
port autonome de Lomé, présentant le Groupe Bolloré comme une société
diabolique qui menace la souveraineté du Togo.
En Février
2006 quatre Bolloristes arrivés à Lomé pour rencontrer le chef de l’Etat,
Gilles Alix le responsable pour l’Afrique francophone,Georges Cognon ainsi
que Dany Chuteaux son adjoint Pascal Cotti le patron du Groupe au Togo ont
été arrêtés et incarcérés à Lomé pendant 36 heures. Ils n’ont dû leur
libération qu’au versement d’une caution de cent millions de F CFA chacun.
En fait, le coup était monté par Dupuydauby pour montrer a Bolloré qu’il
est désormais le seul maître à bord du navire Togo. Un délit imaginaire leur
a été collé: «corruption active de magistrats». Sur le site
republicoftogo, on apprend que ces personnes sont inculpées pour avoir
soudoyé le président du tribunal de Grande instance qu’on n’a jamais nommé.
Preuve que c’était du bidon, à ce jour, ceux qui ont participé à cette
conspiration éhontée sont incapables de citer le ou les magistrats que le
groupe Bolloré aurait corrompus. Le nom de Théodose Tékoé alors Président
de la Cour Suprême avait été cité comme celui qui aurait rejeté l’argent de
la corruption. M. Tékoé que nous avons rencontré à l’époque a nié avoir été
approché par le groupe Bolloré pour quelque affaire que ce soit. C’était un
coup monté pour lequel on cherchait vainement un porteur de masque.
En fait les
raisons d’une telle manœuvre étaient ailleurs.
Le 3 février
2006, le tribunal de première instance avait rendu un jugement favorable au
Groupe Bolloré dans le bras de fer qui l’oppose à Dupuydauby son ex-employé.
La décision de justice reconnaît les droits de Bolloré (ceux de PII Espagne
filiale de Progosa Espagne qui appartient au Groupe Bolloré) sur SE2M (75%
du capital et SE3M (70 %).Le 6 février le groupe Bolloré obtient qu’un
mandataire de justice nommé par le Tribunal de première instance de Lomé
puisse convoquer et tenir les Assemblées générales de SE2M et SE3M pour le
17 février 2006. C’était dans ce cadre que les Bolloristes sont arrivés à
Lomé. Paniqués, Progosa et ses complices au sein de l’appareil d’Etat sont
donc passés à la vitesse supérieure. Parallèlement à cette arrestation,
Progosa s’est appuyé sur un personnage sulfureux qui fait et défait la
justice pour amener la Cour d’appel à suspendre le jugement. Dupuydauby
intensifie sa campagne de dénigrement contre Bolloré tant sur les médias
nationaux qu’internationaux.
Le 08
février 2006 le mandataire de justice a convoqué les assemblées générales
de SE2M et SE3M pour le 17 février.
C’est pour
éviter la tenue de ces Assemblées que Dupuydauby et son réseau d’influence
ont orchestré le coup. Cette gymnastique éhontée a porté un coup dur à
notre pays présenté comme un pays où règne l’insécurité judicaire au moment
où Faure s’égosillait à faire comprendre à qui veut l’entendre qu’il est
pour une justice moderne susceptible d’attirer les investisseurs
étrangers. «Bolloré aurait gagné. Ce qui est assez curieux c’est que le
gouvernement togolais par un de ses organes officiels déclare l’inverse et
avant même les résultats officiels du tribunal, le gouvernement togolais a
clairement fait connaître qu’il était en faveur du Groupe Progosa dirigé par
Dupuydauby et qui a arrangé ce contrat avec Eyadèma», avait souligné
Gilles La Barthe un journaliste suisse.
Dupuydauby a
pourtant reconnu avoir détourné les actifs de Bolloré mais au lieu de dire
le droit en autorisant le groupe spolié à récupérer ses actifs, la Cour
d’appel a choisi la forfaiture en demandant au voleur Dupuydauby et à la
victime Bolloré de se concerter pour s’entendre. Là aussi, Progosa a choisi
le dilatoire et pour faire croire qu’il a les pieds solides au sein du
pouvoir français, Dupuydauby recrute comme conseiller stratégie et
développement du Groupe Progosa, Remy Chardon ancien président des
autoroutes Rhin-Rhône et qui fut directeur de cabinet de Jacques Chirac à la
mairie de Paris. Faisant confiance à la justice le Groupe Bolloré qui savait
qu’il aura tôt ou tard raison pourvu que les autorités togolaises soient du
côté du droit, s’est refusé à s’engager dans la polémique médiatique et le
dénigrement engagé par Dupuydauby.
Ce
dénouement judiciaire renforce la détermination du Groupe Bolloré à
poursuivre sa politique de développement de ses activités logistiques et
portuaires au Togo.
Le
Groupe Bolloré annonce qu’il entend investir et conduire sa politique
sociale conformément à ses engagements de développement durable.
Par ailleurs, il manifeste son intérêt à investir au Togo dans ses autres
domaines d’activités que sont les secteurs agricole et agro-industriel et le
secteur de la communication.
Que feront
donc tous ceux qui, se prévalant de la confiance de Faure Gnassingbé, se
sont rendus complices d’un tel déni de justice attentant à l’honneur de
notre pays ? AS
Fin de dilatoire pour un voleur d’actifs : Dupuydauby et
son fils Vianney en fuite
Depuis quelques jours, le président du groupe Progosa savait que sa
bataille contre le groupe Bolloré dans ce pays est perdue. Il pensait
pouvoir s’en sortir avec l’énergie du désespoir. Le 25 mai, il a procédé au
licenciement de plusieurs de ses salariés qui lui ont affirmé ne pas vouloir
travailler pour ce groupe.Et selon certaines sources, c’est pour tenter de
se tirer d’affaires qu’il est allé à Ouaga pour solliciter le concours de
Compaoré .Et comme presqu’au même moment Faure était à Ouaga, il pensait
trouver l’occasion idéale.
C’est donc depuis Ouagadougou, que le président du groupe Progosa a appris
que les forces de police ont investi sa villa à Lomé. Il a préféré regagner
l’Espagne plutôt que le Togo et pour cause .Le Procureur de la République du
Togo, Robert Bakai, a lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre du
Franco-espagnol Jacques Dupuydauby.
«J’ai été informé que les forces de police togolaises avaient pris
possession de ma villa où sont entreposées toutes les archives et les pièces
comptables de mes sociétés» a expliqué Jacques Dupuydauby, qui a été
aussitôt rejoint par son fils Vianney ainsi que son directeur juridique,
l’ancien avocat Gérard Perrier, qui étaient tous deux à Lomé. Avant de
prendre le large, les collaborateurs de Dupuydauby ont fait disparaître les
disques durs des ordinateurs et tout ce qui peut permettre de déceler le
système de vol qu’ils avaient érigé compliquant les travaux de manutention
au Port autonome de Lomé.
Proches des anciens président Gnassingbé Eyadema du Togo et Jacques Chirac
de la France, Dupuydauby serait redevable de 12 milliards de francs CFA au
titre de redevances portuaires non acquittées.
Selon nos sources, il a été alerté par des personnages considérés comme ses
protecteurs et qui se sont rendus compte qu’ils ne lui sont plus d’aucun
secours. Il est vrai que si la gendarmerie réussissait à mettre la main sur
lui, les barons du régime qui étaient payés par lui pour couvrir sa
forfaiture seraient facilement démasqués. Le fait qu’une décision de justice
consacre la victoire de Bolloré sur Progosa intervienne au même moment que
la mesure de redressement fiscal, est une manifestation du séisme au sein de
l’appareil d’Etat. Si les gros barons sur qui il comptait et qui se sont
évertués à le soutenir du bout des bras depuis plusieurs années s’avouent
incapables de le sauver, c’est qu’ils ne maîtrisent plus la situation.
Mieux vaut tard que jamais. Si certains y voient un clin d’œil de Faure à
Sarkozy à quelques mois de l’élection présidentielle, il est tout de même
curieux qu’un voleur du genre de Dupuydauby ait pu bénéficier durant tout ce
temps de faveurs.
A. S.
Ça
Vous Regarde
Faure
l’alchimiste
Plus jamais
personne dans l’entourage de Faure ne peut se sentir intouchable. Même ceux
qui croient avoir sa bénédiction commencent à déchanter ne sachant quelle
surprise il leur réserve. Personne ne peut se sentir intouchable. Avec
Eyadèma, rien qu’à considérer ses humeurs, on peut savoir s’il est mécontent
ou pas .Mais avec son fils qui est au pouvoir, on ne sait même pas ce qu’il
a dans la tête. Du jour au lendemain il peut prendre une décision à laquelle
on ne s’attend guère. On ne sait pas quand il est content et quand il est
fâché. Lui seul connaît ce qu’il va faire et le fait sans état d’âme.
Encore
d’autres malheureux
Quand
Dupuydauby avait fait main basse sur les actions de son ancien patron
Bolloré, bien de Togolais l’avaient encouragé. Il faisait vivre pas mal de
Togolais. Même des juges et des hautes personnalités «mangeaient dans sa
main».Le franco-espagnol se sentait en territoire conquis au Togo parce
qu’il partageait les fruits de son vol avec pas mal de profiteurs.
Aujourd’hui qu’il a pris le large, ces profiteurs se mordent le doigt et
regardent le ciel leur tomber sur la tête. La vie réserve trop de surprise.
Comment ceux qui hier se prévalaient de la toute puissance de Dupuydauby
pour narguer leurs concitoyens vont-ils se comporter à présent.
La
vaillance d’un fuyard
Après s’être
rendu compte qu’il ne pouvait plus se tirer d’affaire, Dupuydauby a pris la
poudre d’escampette pour se retrouver à Séville. Interrogé sur RFI il a nié
avoir fui le Togo Mais quand on lui a posé la question de savoir à quand son
retour à Lomé, il a répondu qu’il n’y a pas que le Togo en Afrique. S’il n’a
pas fui, il lui suffit de revenir pour le démontrer. Espèce de lâche.
Quoi de
neuf à la FSK ?
Au
laboratoire de la Faculté des Sciences Kpatchatiques, apparemment les
produits chimiques se raréfient parce qu’on en a utilisés abondamment au
point que les résultats n’ont plus la même importance qu’avant. La
dernière trouvaille c’est que Faure ne dort pas d’un bon sommeil parce que
ses nuits seraient hantées par Kpatcha. Il aurait alors tellement de
l’insomnie qu’il chercherait des chefs d’Etat qui peuvent lui permettre de
libérer son frère en prétextant un dialogue. En attendant, il aurait déjà
libéré son demi- frère qui se reposerait tranquillement chez lui dans
l’attente de la réponse qui lui permettra de prendre l’avion avec lui pour
la fameuse réconciliation. A la semaine prochaine pour une nouvelle blague.
Et la
journée pour l’entretien de l’arbre ?
La journée
de l’Arbre a été célébrée dans notre pays comme d’habitude sur fond de
discours et de médiatisation. Plusieurs plants ont été mis en terre, dit-on.
Mais le hic, c’est qu’on n’a jamais fait le bilan des journées précédentes
de l’arbre. Et quand on constate l’ampleur du déboisement dans notre pays,
on peut se demander si la journée de l’arbre vaut la peine d’être célébrée.
Les grands destructeurs d’essences forestières sont ceux qui n’ont jamais
mis un seul arbre en terre. Mais le plus ubuesque c’est que le peu d’arbres
plantés chaque premier juin ne sont jamais entretenus. Alors pourquoi ne pas
prévoir une journée pour s’occuper du sort des arbres plantés ?
Fo Nico
le messie des corps habillés
«Je
m’engage à doubler vos salaires dans les six mois de mon accession à la
direction du pays, de vous refaire des statuts plus favorables». C’est
ainsi que Nicolas Lawson s’est adressé à des militaires et forces de
sécurité publiques dans un communiqué. Et Fo Nico ajoute parlant des
militaires et forces de sécurité. «Je vous demande de vous laisser
dorénavant mouvoir par la raison plutôt que par l’instinct. Le militaire d’aujour-d’hui
n’est pas celui d’hier et ceux qui ne conaissent pas papier sont à la
retraite». Ils n’ont pas besoin de prof de philo pour leur expliquer
que c’est l’animal qui agit par instinct. En disant aux corps habillés de se
laisser dorénavant mouvoir par la raison plutôt que par l’INSTINCT,
il considère que ses frères militaires agissaient par le passé comme des
animaux. S’ils apprennent que Fo Nico a dit qu’ils sont des animaux nous
on n’est pas dedans !
Vodoua
entre Faure et la CDPA
Hilaire
Dossouvi Logo alias Vodoua n’est plus à présenter. L’évocation de son nom
fait rappeler le soulèvement du 5 octobre 1990. Il y a quelques jours «Vodoua»
a annoncé son soutien indéfectible à Faure Gnassingbé. Son compère Doglo
Agbelengo lui, s’est installé chez les blancs pour toujours. Interrogé lors
de l’émission le plateau de la semaine dimanche dernier sur cette prise de
position de ce membre fondateur de la CDPA, le secrétaire Général adjoint
de la CDPA, le ministre Martin Adimado Aduayom apparemment furieux,
a déclaré que cette position de Logo Dossouvi n’engage que lui et non
la CDPA qui ne s’est pas encore prononcé sur l’échéance de 2010.Vodoua sera
–t-il donc exclu pour indiscipline ou est-ce la CDPA qui lui donnera
raison ?
Et les
autres 5 octobristes ?
Pour ceux
qui ne le savent pas, Logo Dossouvi n’est pas le seul activiste de la
démocratie a avoir eu maille à partir avec le régime Eyadèma dans l’affaire
des tracts en 1990.Plusieurs membres de son réseau ont été également
torturés. Nabine Ouyi Mensah, les frères Aboli,Kossi Efoui ; Djobo Adjayé
Baolé, Alfa Boda Rehim, Ahadji Gustave, Karakoro Bitchinidi et d’autres
encore avaient été torturés à la chaise électrique pour avoir défié le
pouvoir du Général Président en raison de leur option pour un Togo
démocratique. A la suite de leur libération certains comme Nabine , Djobo,
Alfa-Boda en raison de leur origine ethnico-régionale ont été transportés à
Pya au domicile du Général Président pour y être humiliés en présence de
leur parents et leurs camarades étudiants. Depuis, Beaucoup d’eau a coulé
sous le pont. Logo Dossouvi vient d’être réhabilité sur ordre du fils d’Eyadèma
qu’il avait combattu. Ses autres compagnons cités plus haut vivant au Togo
tirent le diable par la queue. Est-ce à dire qu’ils doivent aussi s’engager
à soutenir la candidature de Faure avant d’être réhabilités ?
Inquiétude et réconciliation
L’installation de la Commission Vérité Justice et Réconciliation souhaitée
par les uns inquiète les autres à commencer par ceux qui avaient joué un
rôle sinistre à la suite des soulèvements consécutifs à la mort du Général
Eyadèma puis à l’élection du 24 avril 2005.Ceux-là sont les premiers à
s’inquiéter parce qu’ils trouvent inadmissibles qu’au lieu de les
récompenser d’une fort belle manière, Faure n’a trouvé mieux à faire que de
mettre sur pied une commission qui va leur ôter le masque.
L’autre
boulot de Yovodévi
Sous Eyadèma,
les importantes nominations étaient annoncées à la suite de conseils des
ministres et les remaniements ministériels se faisaient autrement. Mais
avec Faure, on peut démettre un ministre à tout moment ou en nommer comme
Nandja. Apparemment en plus de son rôle de Directeur de la TVT, Kouessan
Yovodévi a un boulot supplémentaire. Désormais, chaque fois que survient
une importante nomination, c’est lui qui apparaît à l’écran et parfois au
moment où les téléspectateurs ont les yeux ailleurs pour lire les
nominations.
Calcul
mental contre le tribalisme
Le Togo est
gangrené par le tribalisme. Les politiciens le disent et on en parle
abondamment. Le Togo appartient à tous ses fils et le gâteau national ne
doit pas être accaparé par certains au détriment des autres. Mais si tout le
monde dénonce le phénomène, à ce jour, personne ne peut ou n’est capable de
dire quels postes il faut répartir entre les togolais ou si la répartition
devra se faire par région, par préfecture, par ethnie, par village, par
clan ou par famille et comment désigner ceux qui devraient en bénéficier. Le
Togo compte plus de quarante ethnies. Comme tout vrai faux problème le
tribalisme est plus facile à dénoncer qu’à combattre. |