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Des
manœuvres occultes en cours pour mettre le président de la Cour
Constitutionnelle hors d’état de nuire
Depuis qu’il a décidé de nettoyer les écuries, le Président de la Cour
Constitutionnelle, M. Aboudou Assouma n’a plus tellement bonne presse au
sein du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) dont il a dans le passé,
activement contribué au triomphe des idéaux.
Par sa détermination de remettre les pendules à l’heure au sein de
l’appareil judiciaire du Togo, le vieux et fidèle compagnon du feu
président Eyadema, qu’est le président de la Cour Constitutionnelle entend
prendre toute sa part dans le processus de modernisation de la justice
togolaise.
Il
n’y a pas longtemps, au cours d’une assemblée générale de son association l’APMT
(Association Professionnelle des Magistrats du Togo), M. Assouma a eu la
témérité de fustiger avec véhémence la corruption sans cesse croissante, qui
gangrène la justice togolaise et par voie de conséquence, empêche les
magistrats de combler les attentes des justiciables en disant le droit, rien
que le droit.
A
titre d’illustration, M. Aboudou Assouma avait cité des dossiers gérés en
toute partialité, par des magistrats, créant ainsi de sérieux désagréments à
la police et à la gendarmerie qui ne lésinent sur aucun moyen, lorsqu’il
s’agit de traquer les mis en cause.
Pire, sur le plan politique, Aboudou Assouma a poussé l’outrecuidance
jusqu’à invalider un putsch constitutionnel savamment orchestré par les
stratèges du RPT et subtilement exécuté par les députés de ce parti.
D’aucuns pensent que cette attitude de Aboudou Assouma considérée par les
autres caciques du RPT comme « un retournement contre le parti au pouvoir,
sonne comme un règlement de compte à Faure Gnassingbé auquel le président de
la Cour Constitutionnelle peut reprocher des nominations fantaisistes à la
justice togolaise.
Le péché
mignon de Faure Gnassingbé
En
nommant le juge Abalo Petchelebia à la tête de la Cour Suprême malgré les
révélations accablantes de Aboudou Assouma sur ce dernier en matière de
corruption, Faure Gnassingbé mettrait son pouvoir en difficultés. D’autres
pensent qu’il gagnerait plus en composant avec des caciques de l’envergure
de Aboudou Assouma qui, au bon vieux temps avaient guidé les pas du feu
président Eyadema. Ce qui avait permis à ce dernier d’asseoir son autorité
et son régime pendant 38 ans, fondé sur la dictature avant de mourir le 5
février dans les conditions que l’on sait. Au lieu de cela, force a été de
constater que de ces hommes, Faure Gnassingbé s’en moque comme de son
premier caleçon. Ne s’était-il pas présenté au cours de la campagne
présidentielle d’avril 2005 comme étant l’homme de rupture d’avec la méthode
du passé ?
Nombre d’observateurs estiment avec raison, fort de ce qui précède que, les
agissements de Aboudou Assouma doivent être perçus comme un message clair à
Faure Gnassingbé dans ce sens. Pour mettre à mal le RPT, il faut coûte que
coûte se réapproprier les exigences des partenaires en développement et de
la communauté internationale dans le sens de la modernisation de la justice.
Plus que jamais, il est question de mettre en pole position le Togo qui
pendant longtemps a été épinglé sur le chapitre des droits de l’homme.
Jusqu’où
ira Aboudou Assouma ?
En
sortant mercredi dernier de son mutisme pour indiquer la période au cours de
laquelle aux yeux des textes en vigueur, l’élection présidentielle devait
absolument se tenir, Aboudou Assouma, sans le savoir, se met déjà à dos, les
forces occultes de l’entourage du Chef de l’Etat qui s’activent dans l’ombre
selon des indiscrétions, à inscrire le processus en cours dans le schéma du
« cas ivoirien » à savoir des élections sans cesse reportées. Au
Togo, vouloir bien faire dit-on, est un crime de lèse majesté qui expose à
la persécution. Dans le meilleur des cas, on se voit coller des étiquettes
malsaines et traiter de tous les noms d’oiseaux. A titre d’illustration,
l’honorable Kpatcha Gnassingbé, en versant dans la « philanthropie
exagérée », ne se retrouve-t-il pas aujourd’hui sous l’accusation de « tentative
d’atteinte à la sûreté de l’Etat » ? « Y-a-t-il meilleur moyen de
l’écarter de la scène politique pour arranger les affaires de Faure
Gnassingbé avant et après 2010 ? » s’interroge nombre de Togolais. Selon
des indiscrétions, un sort pareil serait réservé à Aboudou Assouma dont le
seul crime est de vouloir mieux faire que ses prédécesseurs à la tête de la
Cour Constitutionnelle.
Aujourd’hui qu’il est question de réformes constitutionnelles et
institutionnelles, brandir ce prétexte pour envoyer le président de la Cour
Constitutionnelle dans le décor, et le remplacer par un béni oui-oui, ne
surprendra personne. A en croire des informations dignes de foi, dans les
milieux RPT, il ne serait pas pardonné à Aboudou Assouma de demeurer
impassible dans son fauteuil le 27 avril dernier au moment où les
dignitaires du RPT se bousculaient pour couvrir d’honneurs à son arrivée sur
les lieux du défilé, le Chargé de mission à la présidence de la République,
Mey Gnassingbé. Aboudou Assouma ainsi prévenu doit avoir des soucis à se
faire. Tout serait mis en branle pour lui créer des problèmes. Vigilance,
vigilance, vigilance !
Le
Perroquet
Présidentielle 2010 : Des ambianceurs, amuseurs de galerie dans la course
pour le fauteuil présidentiel
L’approche
de 2010, suscite dans les milieux politiques, une cascade de déclarations de
candidature pour le scrutin présidentiel en vue.
En dehors
des candidats sérieux susceptibles de battre à plate couture lors d’un
scrutin transparent équitable et démocratique tout candidat du RPT, de
célèbres inconnus, montent au créneau pour déclarer leur intention de se
porter candidat en 2010.
Ainsi donc,
après le leader de l’Union des Forces de Changement (UFC) Gilchrist Olympio,
le Franco-Togolais Kofi Yamgnane, le président du partit politique OBUTS
Messan Agbéyomé Kodjo, le président du Bloc d’Action pour le Changement
(BAC) Koffi N’Tsukpoe, c’est le tour de notre compatriote Augustin Adéola
Hospice Coco d’exprimer son intention de briguer le fauteuil présidentiel en
2010.
Très tôt le
fils de Hospice Coco, ministre des Finance du premier gouvernement du Togo
indépendant et petit fils du patriarche du nationalisme togolais Augustino
Pa de Souza, a été rapidement classé dans la catégorie des politiciens
togolais affectueusement appelés « ambianceurs politiques » compte
tenu de leurs agitations stériles et du peu d’intérêt que leur manifeste le
public en dépit des slogans ronflant, sur fond d’attaques en règle contre le
pouvoir et des promesses démagogiques qu’ils déversent sans vergogne sur les
électeurs. Samedi dernier, lors de l’émission « À vos bics rouges »
de Radio Nostalgie, le candidat potentiel Hospice n’a pu récolter rien
d’autre que la note minable de 2/10. Et pour cause l’homme a des handicaps
sérieux et semble avoir pris sa décision de se porter candidat en toute
impréparation. Dépourvu de toute base politique devant l’accompagner dans
son aventure, l’homme n’aurait pas jusqu’à ce jour, réuni toutes les
conditions requises pour se présenter comme un candidat indépendant. Pire il
se réclame des pères de l’indépendance du Togo, donc du nationalisme dont se
réclame également le leader charismatique de l’UFC Gilchrist Olympio. Pour
les Togolais, le nationalisme est une entité indivisible.
Augustin Adéola Hospice Coco ne pouvait pas se réclamer des pères de
l’indépendance tout en refusant de mettre ses énergies au service du fils du
père de l’indépendance togolaise. Aux yeux de l’opinion si cet homme n’est
pas un pion des ennemis de la démocratie mis sur orbite pour empêcher
Gilchrist Olympio d’en découdre avec le RPT il est à coup sûr un plaisantin
de mauvais goût qui à l’image de Nicolas Lawson, Harry Olympio, Koffi N’Tsukpoe
et autres, Abass Kaboua pour ne citer que ceux là, qui tirent plaisir en
haranguant les foules, en déchaînant les passions, en électrisant les
meetings le temps que les candidats sérieux ne montent au créneau pour entre
tenir l’électorat.
Harry
Olympio dont la candidature n’est pas encore déclarée, est attendu
incessamment à Lomé dans les jours qui viennent. Il serait également attendu
par les hommes du Colonel Yark, désireux d’obtenir de petites explications
sur les cocktails Molotov balancés en plein jour par-dessus la clôture pour
atterrir dans la cour de la Brigade de Gendarmerie Nationale. Ce n’est que
seulement après ces petites explications que Harry Olympio pourra rentrer
dans la danse aux côtés de ses compères ambianceurs pour « chauffer »
le terrain comme on dit avant l’entame des choses sérieuses.
Toute
proportion gardée, les paramètres qui se font jour, nous édifierons sur la
véritable nature politique de Hospice Coco qui en attendant, se retrouve à
distance égale entre un ambianceur et un arnaqueur politique.
Bonne
gouvernance : Enfin la gestion de l’ex DG du FER, le tout-puissant Tchamsi
bientôt auditée
Plusieurs voix se sont élevées pour demander l’audit du Fonds d’Entretien
Routier (FER) lorsque le gouvernement avait prononcé sa dissolution il y a
quelque mois. Rien ne sera malheureusement fait jusqu’à ce jour. Mais
bientôt ces voix seront exaucées puisque l’ex-Directeur Général du FER va
rendre compte de sa gestion à travers un audit.
Le
gouvernement togolais se propose de commanditer un « audit financier et
comptable du Fonds d’Entretien Routier (FER) pour la période allant de 2005
à 2008 ». C’est ce qui ressort d’une « lettre d’invitation »
publiée dans Togo-Presse, le grand quotidien togolais d’information.
Au
regard de cette décision, on pourrait dire que Tchamsi est dans de beaux
draps. On se rappelle encore les déboires de cet homme qui s’est finalement
entouré d’un mythe qui fait croire aux gens que le FER lui appartient. Il
criaillait sur tous les toits et le faisait savoir à qui voulait l’entendre
qu’il est un intime du Chef de l’Etat et que, par conséquent, il pouvait se
permettre du n’importe quoi à la tête du FER. Même après son éviction du
FER, il a continué par narguer ceux qui pensent que cette société n’avait
pas été gérée de façon orthodoxe. Selon des indiscrétions, c’est ce
caractère hautain et arrogance criarde du puissantissime Tchamsi qui ont
amené les premières autorités du pays à lui demander cette fois-ci des
comptes.
Il
faut dire que la gestion du FER par Tchamsi n’a pas été du tout rose. Le
monsieur fait partie de ces directeurs de société d’Etat qui ont mis à genou
l’économie du pays. Il faut reconnaître que Tchamsi adore l’argent, de
l’argent facile donc. Avant de se retrouver à la tête du FER, Tchamsi était
aux Travaux Publics (TP). Il était au courant de tout ce qui rentrait dans
cette société. Il savait d’où provient tout cet argent. L’ex DG avait alors
décidé d’aller aux sources de l’argent. Pour cela il avait passé par tous
les moyens pour séduire le Chef de l’Etat pour qui Tchamsi est un ami
intime. Il avait réussi son pari en se voyant projeter à la tête du FER.
Ainsi des dépenses folles avaient commencé. Tchamsi n’arrêtait pas de
distribuer et distribuer encore de l’argent à n’importe qui n’importe
comment, se faisant appeler « Don Juan ». Au même moment, le FER
avait commencé par mourir à petit feu. Les infrastructures routières ne
faisaient que passer de dégradation en dégradation. Ce qui explique l’état
désastreux des routes dans notre pays aujourd’hui. Tchamsi et son FER n’ont
rien réalisé en matière d’infrastructures de la route. C’est dans c contexte
de déliquescence avancée que le gouvernement avait tapé du poing sur la
table pour faire sauter le fameux Tchamsi de la tête du FER.
Aujourd’hui, tout montre que Tchamsi a fait couler le FER et partant, une
partie de l’économie togolaise. L’audit qui s’annonce autour de sa gestion
dans les prochains jours ne serait que la bienvenue pour décourager ces
directeurs de sociétés qui tirent encore la ficelle de l’économie nationale
vers le bas. D’ailleurs, des informations persistantes font état de ce que
le Président de la République, Faure Gnassingbé serait désormais prêts pour
faire le ménage dans l’administration du pays. Et ceci, dans les tout
prochains jours. Avis donc aux Directeurs gaspilleurs, fossoyeurs et
prédateur assermentés des ressources nationales.
Quant à Tchamsi, l’ex-DG du FER, des sources dignes de foi annoncent une
tentative d’empoisonnement contre sa personne. Selon ces mêmes sources, il
serait actuellement à l’étranger en train de subir des soins médicaux. Ceci
n’empêchera pas l’audit. Quelle que soit la physionomie du mouton, comme on
dit, la fête aura belle et bien lieu.
Isidore
MATOE
Retour au
bercail : Harry Olympio pourrait probablement être interpellé par la
gendarmerie
Selon des
informations de sources dignes de foi, le président du RSDD, Harry Olympio
qui a pris la poudre d’escampette suite à une affaire de cocktail Molotov
lancé contre la gendarmerie pourrait probablement être interpellé par la
gendarmerie du colonel D. Yark. Harry Olympio a été le premier à prendre,
parmi les politiciens, son courage à deux mains pour dénoncer la prise de
pouvoir par Faure Gnassingbé par la force qui a fait des milliers de morts
et contraint plus de 6000 togolais à l’exil. Puisqu’il a intenté un procès
contre le chef de l’Etat. Vite, le laboratoire du pouvoir se mettra en
branle pour lui trouver une étiquette. L’affaire du cocktail Molotov lancée
contre la gendarmerie fut rapidement montée. Pour sauver sa peau, l’ambianceur
politique a dû se réfugier sous l’aile du tout puissant président Gabonais,
Omar Bongo.
En ce début
du mois de Mai, les journaux annoncent le retour d’exil de l’homme qui
devrait regagner incessamment le bercail pour participer au congrès de son
parti dans la perspective de la présidentielle de 2010. Faut-il faire la
publicité gratuite au politicien en « l’accueillant à chaud » à son
retour ou faut-il l’ignoré ? Seuls, les stratèges du pouvoir sauraient
répondre à cette interrogation.
Affaire à suivre... |