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Le Perroquet Contact email : 
   

2009

   
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Dénonciations tous azimuts et annonce de la date de la présidentielle de 2010 : Aboudou Assouma déjà indésirable au RPT

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Lome nyonouviyawo/Togo hip hop
M. Tall. T - Me Le Avedji

Des manœuvres occultes en cours pour mettre le président de la Cour Constitutionnelle hors d’état de nuire

          Depuis  qu’il a décidé de nettoyer les écuries, le Président de la Cour Constitutionnelle, M. Aboudou Assouma n’a plus tellement bonne presse au sein du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) dont il a dans le passé, activement contribué au triomphe des idéaux.

          Par sa détermination de remettre les pendules à l’heure au sein de l’appareil judiciaire  du Togo, le vieux et fidèle compagnon du feu président Eyadema, qu’est le président de la Cour Constitutionnelle entend prendre toute sa part dans le processus de modernisation de la justice togolaise.

          Il n’y a pas longtemps, au cours d’une assemblée générale de son association l’APMT (Association Professionnelle des Magistrats du Togo), M. Assouma a eu la témérité de fustiger avec véhémence la corruption sans cesse croissante, qui gangrène la justice togolaise et par voie de conséquence, empêche les magistrats de combler les attentes des justiciables en disant le droit, rien que le droit.

          A titre d’illustration, M. Aboudou Assouma avait cité des dossiers gérés en toute partialité, par des magistrats, créant ainsi de sérieux désagréments à la police et à la gendarmerie qui ne lésinent sur aucun moyen, lorsqu’il s’agit de traquer les mis en cause.

          Pire, sur le plan politique, Aboudou Assouma a poussé l’outrecuidance jusqu’à invalider un putsch constitutionnel savamment orchestré par les stratèges du RPT et subtilement exécuté par les députés de ce parti. D’aucuns pensent que cette attitude de Aboudou Assouma considérée par les autres caciques du RPT comme « un retournement contre le parti au pouvoir, sonne comme un règlement de compte à Faure Gnassingbé auquel le président de la Cour Constitutionnelle peut reprocher des nominations  fantaisistes à la justice togolaise.  

Le péché mignon de Faure Gnassingbé

          En nommant le juge Abalo Petchelebia à la tête de la Cour Suprême malgré les révélations accablantes de Aboudou Assouma sur ce dernier en matière de corruption, Faure Gnassingbé mettrait son pouvoir en difficultés. D’autres pensent qu’il gagnerait plus en composant avec des caciques de l’envergure de Aboudou Assouma qui, au bon vieux temps avaient guidé les pas du feu président Eyadema. Ce qui avait permis à ce dernier d’asseoir son autorité et son régime pendant 38 ans, fondé sur la dictature avant de mourir le 5 février dans les conditions que l’on sait. Au lieu de cela, force a été de constater que de ces hommes, Faure  Gnassingbé s’en moque comme de son premier caleçon. Ne s’était-il pas présenté au cours de la campagne présidentielle d’avril 2005 comme étant l’homme de rupture d’avec la méthode du passé ?

          Nombre d’observateurs estiment avec raison, fort de ce qui précède que, les agissements de Aboudou Assouma doivent être perçus comme un message clair à Faure  Gnassingbé dans ce sens. Pour mettre à mal le RPT, il faut coûte que coûte se réapproprier les exigences des partenaires en développement et de la communauté internationale dans le sens de la modernisation de la justice. Plus que jamais, il est question de mettre en pole position le Togo qui pendant longtemps a été épinglé sur le chapitre des droits de l’homme.

Jusqu’où ira Aboudou Assouma ?

          En sortant mercredi dernier de son mutisme pour indiquer la période au cours de laquelle aux yeux des textes en vigueur, l’élection présidentielle devait absolument se tenir, Aboudou Assouma, sans le savoir, se met déjà à dos, les forces occultes de l’entourage du Chef de l’Etat qui s’activent dans l’ombre selon des indiscrétions, à inscrire le processus en cours dans le schéma du « cas ivoirien » à savoir des élections sans cesse reportées. Au Togo, vouloir bien faire dit-on, est un crime de lèse majesté qui expose à la persécution. Dans  le meilleur des cas, on se voit coller des étiquettes malsaines et traiter de tous les noms d’oiseaux. A titre d’illustration, l’honorable Kpatcha Gnassingbé, en versant dans  la « philanthropie exagérée », ne se retrouve-t-il pas aujourd’hui sous l’accusation de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat » ? « Y-a-t-il meilleur moyen de l’écarter de la scène politique pour arranger les affaires de Faure Gnassingbé avant et après 2010 ? » s’interroge nombre de Togolais. Selon des indiscrétions, un sort pareil serait réservé à Aboudou Assouma dont le seul crime est de vouloir mieux faire que ses prédécesseurs à la tête de la Cour Constitutionnelle.

          Aujourd’hui qu’il est question de réformes constitutionnelles et institutionnelles, brandir ce prétexte pour envoyer le président de la Cour Constitutionnelle dans le décor, et le remplacer par un béni oui-oui, ne surprendra personne. A en croire des informations dignes de foi, dans les milieux RPT, il ne serait pas pardonné à Aboudou Assouma de demeurer impassible dans son fauteuil le 27 avril dernier au moment où les dignitaires du RPT se bousculaient pour couvrir d’honneurs à son arrivée sur les lieux du défilé, le Chargé de mission à la présidence de la République, Mey Gnassingbé. Aboudou Assouma ainsi prévenu doit avoir des soucis à se faire. Tout serait mis en branle pour lui créer des problèmes. Vigilance, vigilance, vigilance !

Le Perroquet


Présidentielle 2010 : Des ambianceurs, amuseurs de galerie dans la course pour le fauteuil présidentiel

L’approche de 2010, suscite dans les milieux politiques, une cascade de déclarations de candidature pour le scrutin présidentiel en vue.

En dehors des candidats sérieux susceptibles de battre à plate couture lors d’un scrutin transparent équitable et démocratique tout candidat du RPT, de célèbres inconnus, montent au créneau pour déclarer leur intention de se porter candidat en 2010.

Ainsi donc, après le leader de l’Union des Forces de Changement (UFC) Gilchrist Olympio, le Franco-Togolais Kofi Yamgnane, le président du partit politique OBUTS Messan Agbéyomé Kodjo, le président du Bloc d’Action pour le Changement (BAC) Koffi N’Tsukpoe, c’est le tour de notre compatriote Augustin Adéola Hospice Coco d’exprimer son intention de briguer le fauteuil présidentiel en 2010.

Très tôt le fils de Hospice Coco, ministre des Finance du premier gouvernement du Togo indépendant et petit fils du patriarche du nationalisme togolais Augustino Pa de Souza, a été rapidement classé dans la catégorie des politiciens togolais affectueusement appelés « ambianceurs politiques » compte tenu de leurs agitations stériles et du peu d’intérêt que leur manifeste le public en dépit des slogans ronflant, sur fond d’attaques en règle contre le pouvoir et des promesses démagogiques qu’ils déversent sans vergogne sur les électeurs. Samedi dernier, lors de l’émission « À vos bics rouges » de Radio Nostalgie, le candidat potentiel Hospice n’a pu récolter rien d’autre que la note minable de 2/10. Et pour cause l’homme a des handicaps sérieux et semble avoir pris sa décision de se porter candidat en toute impréparation. Dépourvu de toute base politique devant l’accompagner dans son aventure, l’homme n’aurait pas jusqu’à ce jour, réuni toutes les conditions requises pour se présenter comme un candidat indépendant. Pire il se réclame des pères de l’indépendance du Togo, donc du nationalisme dont se réclame également le leader charismatique de l’UFC Gilchrist Olympio. Pour les Togolais, le nationalisme est une entité indivisible.

          Augustin Adéola Hospice Coco ne pouvait pas se réclamer des pères de l’indépendance tout en refusant de mettre ses énergies au service du fils du père de l’indépendance togolaise. Aux yeux de l’opinion si cet homme n’est pas un pion des ennemis de la démocratie mis sur orbite pour empêcher Gilchrist Olympio d’en découdre avec le RPT il est à coup sûr un plaisantin de mauvais goût qui à l’image de Nicolas Lawson, Harry Olympio, Koffi N’Tsukpoe et autres, Abass Kaboua pour ne citer que ceux là, qui tirent plaisir en haranguant les foules, en déchaînant les passions, en électrisant les meetings le temps que les candidats sérieux ne montent au créneau pour entre tenir l’électorat.

Harry Olympio dont la candidature n’est pas encore déclarée, est attendu incessamment à Lomé dans les jours qui viennent. Il serait également attendu par les hommes du Colonel Yark, désireux d’obtenir de petites explications sur les cocktails Molotov balancés en plein jour par-dessus la clôture pour atterrir dans la cour de la Brigade de Gendarmerie Nationale. Ce n’est que seulement après ces petites explications que Harry Olympio pourra rentrer dans la danse aux côtés de ses compères ambianceurs pour « chauffer » le terrain comme on dit avant l’entame des choses sérieuses.

Toute proportion gardée, les paramètres qui se font jour, nous édifierons sur la véritable nature politique de Hospice Coco qui en attendant, se retrouve à distance égale entre un ambianceur et un arnaqueur politique.


Bonne gouvernance : Enfin la gestion de l’ex DG du FER, le tout-puissant Tchamsi bientôt auditée

          Plusieurs voix se sont élevées pour demander l’audit du Fonds d’Entretien Routier (FER) lorsque le gouvernement avait prononcé sa dissolution il y a quelque mois. Rien ne sera malheureusement fait jusqu’à ce jour. Mais bientôt ces voix seront exaucées puisque l’ex-Directeur Général du FER va rendre compte de sa gestion  à travers un audit.

          Le gouvernement togolais se propose de commanditer un « audit financier et comptable du Fonds d’Entretien Routier (FER) pour la période allant de 2005 à 2008 ». C’est ce qui ressort d’une « lettre d’invitation » publiée dans Togo-Presse, le grand quotidien togolais d’information.

          Au regard de cette décision, on pourrait dire que Tchamsi est dans de beaux draps. On se rappelle encore les déboires de cet homme qui s’est finalement entouré d’un mythe qui fait croire aux gens que le FER lui appartient. Il criaillait sur tous les toits et le faisait savoir à qui voulait l’entendre qu’il est un intime du Chef de l’Etat et que, par conséquent, il pouvait se permettre du n’importe quoi à la tête du FER. Même après son éviction du FER, il a continué par narguer ceux qui pensent que cette société n’avait pas été gérée de façon orthodoxe. Selon des indiscrétions, c’est ce caractère hautain et arrogance criarde du puissantissime Tchamsi qui ont amené les premières autorités du pays à lui demander cette fois-ci des comptes.

          Il faut dire que la gestion du FER par Tchamsi n’a pas été du tout rose. Le monsieur fait partie de ces directeurs de société d’Etat qui ont mis à genou l’économie du pays.  Il faut reconnaître que Tchamsi adore l’argent, de l’argent facile donc. Avant de se retrouver à la tête du FER, Tchamsi était aux Travaux Publics (TP). Il était au courant de tout ce qui rentrait dans cette société. Il savait d’où provient tout cet argent. L’ex DG avait alors décidé d’aller aux sources de l’argent. Pour cela il avait passé par tous les moyens pour séduire le Chef de l’Etat  pour qui Tchamsi est un ami intime. Il avait réussi son pari en se voyant projeter à la tête du FER. Ainsi des dépenses folles avaient commencé. Tchamsi n’arrêtait pas de distribuer et distribuer encore de l’argent à n’importe qui n’importe comment, se faisant appeler « Don Juan ». Au même moment, le FER avait commencé par mourir à petit feu. Les infrastructures routières ne faisaient que passer de dégradation en dégradation. Ce qui explique l’état désastreux des routes dans notre pays aujourd’hui. Tchamsi et son FER n’ont rien réalisé en matière d’infrastructures de la route. C’est dans c contexte de déliquescence avancée que le gouvernement avait tapé du poing sur la table pour faire  sauter le fameux Tchamsi de la tête du FER.

          Aujourd’hui, tout montre que Tchamsi a fait couler le FER et partant,  une partie de l’économie togolaise. L’audit qui s’annonce autour de sa gestion  dans les prochains jours ne serait que la bienvenue pour décourager ces directeurs de sociétés qui tirent encore la ficelle de l’économie nationale vers le bas. D’ailleurs, des informations persistantes font état de ce que le Président de la République, Faure Gnassingbé serait désormais prêts pour faire le ménage dans l’administration du pays. Et ceci, dans les tout prochains jours. Avis donc aux Directeurs gaspilleurs, fossoyeurs et prédateur assermentés des ressources nationales.

          Quant à Tchamsi, l’ex-DG du FER, des sources dignes de foi annoncent une tentative d’empoisonnement contre sa personne. Selon ces mêmes sources, il serait actuellement à l’étranger en train de subir des soins médicaux. Ceci n’empêchera pas l’audit. Quelle que soit la physionomie du mouton, comme on dit, la fête aura belle et bien lieu.

Isidore MATOE


Retour au bercail : Harry Olympio pourrait probablement être interpellé par la gendarmerie

Selon des informations de sources dignes de foi, le président du RSDD, Harry Olympio qui a pris la poudre d’escampette suite à une affaire de cocktail Molotov lancé contre la gendarmerie pourrait probablement être interpellé par la gendarmerie du colonel D. Yark.  Harry Olympio a été le premier à prendre, parmi les politiciens, son courage à deux mains pour dénoncer la prise de pouvoir par Faure Gnassingbé par la force qui a fait des milliers de morts et contraint plus de 6000 togolais à l’exil. Puisqu’il a intenté un procès contre le chef de l’Etat. Vite, le laboratoire du pouvoir se mettra en branle pour lui trouver une étiquette. L’affaire du cocktail Molotov lancée contre la gendarmerie fut rapidement montée. Pour sauver sa peau, l’ambianceur politique a dû se réfugier sous l’aile du tout puissant président Gabonais, Omar Bongo.

En ce début du mois de Mai, les journaux annoncent le retour d’exil de l’homme qui devrait regagner incessamment le bercail pour participer au congrès de son parti dans la perspective de la présidentielle de 2010. Faut-il faire la publicité gratuite au politicien en « l’accueillant à chaud » à son retour ou faut-il l’ignoré ? Seuls, les stratèges du pouvoir sauraient répondre à cette interrogation.

Affaire à suivre...

Perroquet 92 de mercredi 13 mai 2009
Beaucoup de zèle et de passion dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé : Le communiqué du procureur entretient le flou et risque de mettre à mal le régime RPT
  • De la nécessité de  perquisitionner le domicile de tous les enfants d’Eyadema avant 2010

Le communiqué du procureur de la république en date à Lomé du 25 avril 2009 relatif à l’ «affaire Kpatcha Gnassingbé» tend à entretenir le flou sur ce dossier sensible qu’à éclairer l’opinion.

          En indiquant que dix huit militaires et un Officier Adjoint de Police sont sous sanctions disciplinaires de leur coup respectif avant leur remise aux autorités judiciaires, le communiqué jette le flou dans les esprits.

          En effet, on ne comprend pas que sur l’initiative du parquet, des personnes présumées coupables de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat et interpellés, se retrouvent comme par enchantement sous sanctions disciplinaires avant une nouvelle remise aux autorités judiciaires.

De quels droits ces fameux corps disciplinaires se prévalent-ils pour infliger des sanctions disciplinaires aux personnalités militaires interpellées et qui devraient normalement jouir de la présomption d’innocence tant que leur implication n’a pas été établie ?

Dans le communiqué cité en référence, il est fait cas de la relaxe de certaines personnalités pour insuffisance d’éléments à charge à la suite des interrogatoires. A supposer que ces personnalités sont des militaires qui étaient déjà sous sanctions disciplinaires comment procédera-t-on pour réparer les préjudices à eux causés par les fameuses sanctions disciplinaires ? Dans quels pays du monde fait-on précéder les sanctions à la condamnation. Qu’adviendra-t-on ci-après les sanctions disciplinaires les autorités judiciaires auxquelles seront remises ces personnes les déclaraient innocentes ?

          Au début jusqu’à l’étape actuelle de l’évolution du « dossier Kpatcha » il a été constaté beaucoup de passion et de zèle dans la gestion. C’est à croire que quelque part on voudrait faire coûte que coûte plaisir à quelqu’un pour des raisons faciles à imaginer. Mais cette propension des différentes autorités compétentes en charge du dossier finit par dévoyer l’essence de la procédure en cours. La gestion d’un dossier de tentative d’attentat contre la sûreté de l’Etat exige beaucoup de doigté, nous l’avions écrit plus d’une fois. Pour n’avoir pas tenu compte de cet aspect de la chose au niveau de la procédure, dans l’opinion on continue de douter de l’effectivité d’une tentative d’atteinte contre la sûreté intérieure de l’Etat.

          A titre d’illustration, on estime  que rien ne prouve que l’impressionnant arsenal de guerre présenté à la presse, provient effectivement du domicile de l’honorable Kpatcha Gnassingbé. Ceux qui pensent que compte tenu des responsabilités assumées par Kpatcha Gnassingbé  dans un passé récent, il est possible de retrouver des armes chez lui, ont du mal à croire qu’elles soient destinées forcement à un attentat contre la sûreté de l’Etat. Puisque de l’avis général, tous les enfants du feu président Eyadema ayant grandi dans un environnement militaire, détiennent des armes chez eux que ce soit à Lomé où Kara sans que le fait ait une seule seconde ému ou gêné le Procureur de la République ou autres éléments des forces de l’ordre et de sécurité. Donc pour le citoyen lambda, découvrir des armes chez Kpatcha, est la chose la plus banale qui soit. En faire un drame à la dimension des évènements du 12 avril dernier ne relèverait que du désir d’écarter un adversaire gênant.

          D’après le communiqué du procureur, « que ce soit au niveau des civiles comme des militaires, des aveux, circonstanciels ont été faits par les principaux inculpés ». Qui a parlé de fragrant délit dans ce dossier ? En cas de fragrant délit, a-t-on besoin des aveux furent ils circonstanciés pour la suite de la procédure ? Les aveux en question, le parquet les avait-ils recueillis auprès des militaires sous sanctions disciplinaires ? Quel crédit peut-on alors donner à des aveux extorqués aux mis en cause sous sanctions disciplinaires ? Quand le même communiqué fait état de saisie et de mise sous scellé des discours qui devraient être prononcés après le renversement des Institutions de la République, dans le pays, on a manqué de mot, pour exprimer l’horreur suscité par cette révélation. La grande question se pose de savoir si n’importe qui ne peut pas grignoter du n’importe quoi pour tromper la religion du bon Procureur de la République Robert Bakaï à qui il ne reste que de menaces à proférer à l’encontre des incrédules susceptibles d’empêcher de divaguer en rond.

          Notre rôle n’est pas de nous insurger contre les lois de la République en vigueur et moins encore contre la justice de notre pays.

Notre préoccupation c’est que la justice togolaise en pleine modernisation débrouille cette affaire sans passion afin de situer de façon claire les responsabilités. Malheureusement nous ne pensons pas déceler dans la manière de gérer le dossier, cette quête de la manifestation de la vérité. Ce qui fait subsister des zones d’ombre sur les communiqués du procureur publié à tour de bras. De là à croire que dans cette affaire, il y a des choses qu’on veut cacher aux Togolais, il n’y a qu’un pas que nous refusons de franchir pour le moment. Désormais votre journal « le Perroquet Ako » se fera fort d’être très regardant dans ce dossier afin d’apporter sa modique contribution pour la manifestation de la vérité. Mais pour l’heure, pour s’affirmer en bon Procureur, il est impérieux que M. Robert Bakaï  perquisitionne le domicile de tous les enfants d’Eyadema et avant 2010. Cela aussi irait dans le sens de l’apaisement et de la réconciliation nationale.

Germain AYIVI


Insécurité galopante :Les braquages dans les quartiers Anfamé, Dabadakondji et ses environs profiteraient-ils au col Titikpina ?

Nous vous l’annoncions dans notre parution N°91 du mercredi 06 mai 2009 sous le titre « Anfamé et Dabadakondji pris en otage par les braqueurs ». Dans cet article, nous avions relaté un fait qui s’est produit et qui a semé la terreur dans les esprits « Le samedi 25 avril 2009, une boutique d’alimentation générale située en face du terrain petits poteaux de Dabadakondji a eu le malheur de goutter aux humeurs d’un groupe de malfrats.

          En effet, aux environs de 21 heures, deux hommes non identifiés se sont présentés dans la boutique pour faire des achats. Sur le champ, l’un d’entre eux a pointé un pistolet automatique sur la caissière, lui intimant l’ordre de lui donner toutes les recettes de la journée. Une fois le butin emporté, les deux malfrats dans leur retrait ont tiré des coups de feux en l’air avant de prendre la fuite à bord d’une moto 125. La somme emportée serait estimée à 200.000 FCFA. Une semaine après, c’est-à-dire le 02 mai dernier, les malfrats reviennent attaquer les propriétaires de la boutique, c’était aux environs de 3 heures du matin. L’homme, le propriétaire de la boutique a dû prendre la fuite pour solliciter l’assistance d’un voisin qui n’était autre qu’un officier de police à la retraite. A leur arrivée pour contrecarrer les braqueurs, ceux-ci, ont  réussi à s’évader avec une moto neuve et quatre téléphones portables, en plus d’une importante somme d’argent. Mais rappelons qu’au passage, avant de déguerpir des lieux, la femme du propriétaire qui était enceinte de quelques mois seulement a été rouée de coups par les malfrats qui n’ont pas fait l’économie des menaces : « dit à ton mari de vendre la maison et de quitter le quartier. Il a eu la chance de s’enfuir, sinon, on allait le tuer… ». Selon des informations de sources dignes de foi, le propriétaire de la boutique et sa famille ne dorment plus chez eux à la maison », avait rapporté notre journal dans sa rubrique «échos de la capitale».  

Présence de la police dans ces quartiers, insuffisance de résultats

Déjà à 18 h, on remarque une forte patrouille de la police dans ces quartiers, mais il y a lieu de constater que les éléments envoyés se livrent plutôt à un racket systématique des conducteurs de taxis et motos. Après leur quête, ils se replient purement et simplement aux environs de 20 h laissant les civils à la merci des voyous et bandits à mains armées. Comme rappel, suite à ce drame du 02 mai dernier vécu dans le quartier Dabadakondji, un officier de police serait venu faire son « one man show » sur les lieux. Après constat, il aurait promis revenir avec une équipe de patrouille pour faire une opération de « ratissage », mais que nenni. C’est après quelques jours que les habitants du quartier se rendront compte que ce n’était que du zèle habituel de ces hommes en tenues. Des informations de sources sures provenant du ministère de la sécurité font état de ce que le ministre Atcha Titikpina serait informé et même qu’une réunion se serait tenue en présence de tous les officiers en charge de la sécurité. Au cours de la réunion, il aurait été proposée au ministre en charge de la sécurité de doter de moyens efficaces la police pour lutter contre la délinquance et le grand banditisme dans ces quartiers. Mais, ces propositions seraient balayées d’un revers de la main par le ministre. Le problème de carburant étant évoqué comme un problème majeur. « Le ministre, c’est quelqu’un à qui on ne fait pas de bonnes propositions. D’ailleurs, il n’écoute personne de son entourage et prend ses décisions au gré de ses humeurs donc, pour venir à bout de vos malfrats, ce n’est pas aujourd’hui puisque le colonel n’a rien dit en ce sens » nous a confié un officier de police en charge des questions sécuritaires. Est-ce à dire que ces braquages profiteraient au colonel Titikpina ? Difficile de répondre. Ou bien c’est parce que les quartiers Adakpamé, Anfamé, Dabadakondji et autres sont considérés comme des fiefs acquis de l’opposition qu’il faut y laisser le grand banditisme se développer ? Nul ne saurait répondre à ces interrogations. Pour l’heure, il y a nécessité de remarquer que la question de sécurité est loin d’être la préoccupation de nos gouvernants. Que Kossi ou Esso soient tués dans un braquage n’est pas leur problème. C’est logique majeur, car dans un Etat voyou comme celui du Togo où un ministre de la sécurité se déplace avec tout un cortège de « soldats » puissamment armés jusqu’aux dents, il y a lieu de s’interroger sur ce qu’il se reproche lui-même. Monsieur le Ministre, il est l’heure de rendre le tablier.

Germain Ayivi

 
 

 
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