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2009

   
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Messager 166‏ du mardi 25 mai 2009
Affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat:  Vers  un procès à haut risque ?

          L’affaire de  tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat tient en haleine les togolais depuis plus de 4 semaines. Et  ils sont nombreux  ceux-là  qui  veulent voir l’aboutissement de cette affaire d’autant plus que celui qu’on désigne  aujourd’hui comme étant  le principal  présumé cerveau n’est pas un inconnu  aux yeux des togolais. 

En effet, Kpatcha Gnassingbé, membre du bureau politique du RPT, député à l’Assemblée nationale et ancien Ministre de la Défense et des Anciens Combattants a  toujours fait parler de lui au point que  certains allaient  jusqu’à dire «  qu’un bébé qui vient de naître aujourd’hui sait celui qui s’appelle Kpatcha Gnassingbé ».  Son rôle  dans la succession du Président Eyadema à la tête du pays après la mort de ce dernier en février 2005, par son frère aîné Faure Gnassingbé,  fait dire  de lui le  fils  à papa le plus politique après bien sûr celui qui est Président de la République.  On s’attendait peu ou même pas à ce qui est  en train de se passer entre ces deux frères. Mais les dissensions familiales qui semblaient au début être comme de simples incompréhensions ont pris des allures au point que l’un ( Kpatcha Gnassingbé)  soit arrivé à nourrir   des ambitions de faire tomber l’autre ( Faure Gnassingbé) pour prendre sa place. Qu’est ce qui peut être  la cause de cette ‘’guerre’’ entre ceux qui au soir du 05 février 2005 étaient soudés comme des bébés siamois ? Jusqu’à ce jour  personne n’a pu véritablement situer la cause. Les uns et les autres  se limitant  uniquement qu’  aux rumeurs et aux « on a dit ». 

          Aujourd’hui  après les événements de la nuit du 12 au 13 avril dernier,  à en croire le Procureur de la République qui publiait son communiqué, c’est que Kpatcha Gnassingbé aurait tenté de déstabiliser le pourvoir en place. C’est la version officielle. Mais au delà de tout, cette guerre qui de nos jours a divisé et continue par diviser la famille Gnassingbé est après tout, familiale quoiqu’on dise. Mais l’allure qu’a pris les événements  ne semblent pas augurer les lendemains certains. Au jour d’aujourd’hui, Kpatcha Gnassingbé est arrêté pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Une chose  qu’il faut condamner et punir conformément à la loi, s’il se trouve que les faits sont avérés. Et pour qu’on  en  débouche sur la véracité de ces faits, un procès est donc inévitable.  Il   va falloir faire un procès équitable durant lequel le principal accusé  Kpatcha Gnassingbé, qui se trouve être un « homme puissant », devrait parler. C’est d’ailleurs la volonté de  son frère Président de la République. Et il l’a fait savoir  dans son discours du 17 avril dernier : « … toutes les mesures seront prises pour que la justice s’exerce avec  fermeté et sérénité à l’égard des auteurs de ces actes criminels et de leurs complices »,  avait –il déclaré. A travers cette  déclaration, le Président semble être  décidé  à aller jusqu’au bout. Et c’est en cela l’inquiétude  de certains togolais et non des moindres. De  cette détermination de Faure, il ne  peut qu’avoir procès.  Et ce procès entend –t-il le faire comment,  lorsqu’on sait que Kpatcha   est aussi  quelqu’un  qui  connaît beaucoup de chose ?  C’est là la grande interrogation.  C’est cela qui fait dire à certains que si  celui qu’on estime être aujourd’hui le présumé cerveau, c’est-à-dire, Kpatcha Gnassingbé, décidait de parler, il pourrait y avoir  ce qu’ils ont appelé ‘’tremblement’’. Un grand déballage en somme, qui  risque de creuser plus « la plaie  »déjà trop profonde et cela devrait s’avérer    difficilement gérable.  Serait-ce le pourquoi Kptacha Gnassingbé aurait-il souhaiter avoir un tête-à-tête avec son frère aîné ? Certainement. Ce tête-à-tête aura-t-il vraiment lieu ? Beaucoup d’observateurs émettent le doute quant à sa tenue.   Mais s’il advenait que ce problème ne trouve pas d’issue qui permettrait de limiter les dégâts, il faudrait s’attendre donc  à un procès.   Et  c’est  eu égard à tout cela que  beaucoup   se demande, si on ne s’acheminerait  pas vers un procès à haut risque, eu égard à la personnalité  même de l’homme qui sera jugé et à toutes ses ramifications éventuelles que ce soit au niveau du parti ou ailleurs ?

 Ounatchin


Du treillis à la politique : Le Général Zakari Nandja désormais Ministre  du  Gouvernement  Houngbo

         On dit souvent que «  si tu ne fais pas la politique, la politique, elle autre te fera ». C’est le cas  aujourd’hui  du Général  Zakari Nandja  qui vient par décret présidentiel, d’être nommé Ministre d’Etat, de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise. Pour ceux qui le connaissent bien et qui l’ont toujours approché, il semble que c’est un monsieur qui  n’avait que  faire de la politique.  On raconte de lui qu’il  aimait se tenir à l’écart  de tout ce qui  a trait à la politique aimant s’accrocher à son treillis.  Loyaliste et très fidèle, il a servi le régime RPT depuis le temps du Général Eyadema.  Il se préparait semble-t-il  à partir en retraite, dans son Kabou natal pour le reste de son temps, lorsque la politique a frappé à sa porte. Aujourd’hui qu’il le veuille où non, Ministre d’Etat, de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise, il aura son mot à dire en matière politique. C’est ainsi que va parfois  la vie. Cette nomination  parmi d’autres telles que  celle du Général de Brigade aérienne Essofa Ayéva,  précédemment Directeur de cabinet à la présidence, comme Chef d’Etat Major Général des FAT (Forces Armées Togolaises) en remplacement du  Général  Zakari Nandja ; la nomination du colonel Bally Wiyao comme Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre en remplacement du Général Béréna Gnakoudè qui n’a pas pour l’instant d’autres charges, semble en toute évidence avoir un rapprochement avec la tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. C’est du moins le commentaire qui se fait au sein de l’opinion publique. Si certains comme Nandja, Ayéva et Bally ont changé de postes avec pour les deux derniers, une forme de promotion, beaucoup se posent la question  quant à ce qui concerne le cas du Général Béréna. Tout ce qu’il faut savoir de ce  mini remaniement ministériel et du changement opéré au sein de la hiérarchie militaire, c’est  que c’est un ménage que Faure a dû faire et tout porte à croire que d’autres  peuvent être attendues dans les jours ou mois à venir.   Bon vent donc au  Minstre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise.


Pascal Bodjona à propos de la présidentielle de 2010

  Cette  phrase émane du Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, des Collectivités Locales et porte parole du  gouvernement, Pascal Akousoulèlou Bodjona. C’était  à l’occasion d’un atelier organisé par  le centre régional des nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) et le Haut commissariat des nations unies aux droits de l’homme (HCDH),  le mercredi 13 Mai 2009 à Lomé. Ledit atelier était  consacré à un sujet sensible : la sécurisation des élections en Afrique. Question d’actualité pour le Togo qui organisera une élection présidentielle en 2010. En ouvrant les travaux, Said Jinnit, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest, a appelé le gouvernement et les acteurs politiques à organiser une élection transparente en 2010.  Ce dont l’a rassuré le membre gouvernement Pascal Bodjona. « Nous y sommes prêts » lui a –t- il  répondu. « L’élection présidentielle de 2010 est un rendez-vous capital pour notre pays. Le souhait du président de la république et de tous les Togolais est d’en faire une élection juste, transparente, équitable et non violente »,  a  laissé entendre Pascal Bodjona. Cette déclaration viendra  sûrement  mettre fin ou du moins rassurer ceux  qui jusqu’à présent  craignent que cette  élection ressemble à celle de 2005. En 2005  l’élection du Président Faure Gnassingbé avait été émaillée de violence qui ont conduit de nombreux togolais à l’exil et causé de nombreux morts. 400 à 500 selon l’ONU.  Le souhait de tous les togolais aujourd’hui, c’est de voir tout se passer sans qu’aucune goûte de sang ne soit versé comme ce fut le cas au Ghana.  Le Président Faure lui même  s’est dit résolu à suivre l’exemple du Ghana. Puisse Dieu face en sorte que ce soit ainsi.

Tchaboré


La Faculté de Droit de l’Université de Lomé explique la notion de « détention préventive »

         Un colloque sur le thème «  la Détention préventive au Togo » a eu lieu le vendredi 15 mai à l’auditorium de l’Université de Lomé. Organisé par le département de Droit Privé de la Faculté de Droit, le colloque a mobilisé des praticiens du droit, des enseignants chercheurs et de nombreux étudiants venus approfondir cette question de détention préventive trop souvent mal cernée. C’est ainsi que les débats et les échanges ont été axés autour de six points essentiels.

Le Professeur Santos Akueté, Doyen de la Faculté de Droit en a donné le ton dans son allocution d’ouverture, relevant que cette initiative fort appréciable permette à chacun de surmonter l’ambiguïté du thème et de se faire une idée précise sur la notion de détention préventive. Aussi, a-t-il félicité le Professeur Komi Wolou, l’initiateur de ce colloque tenu à point nommé au où moment où le pays parle des réformes de l’appareil judiciaire.

         De « la problématique de la détention préventive » par le Professeur agrégé de Droit public Kokoroko Dodzi, « le cadre juridique de la détention préventive au Togo » par l’Enseignant-chercheur  Adjita Akrawati, « la détention préventive vue par le parquet » par le Procureur de la République Robert Baoubadi Bakaï, «la pratique de la détention préventive : point de vue de l’avocat » par Me Amegakpoe Yaovi, « le juge d’instruction et la pratique de la détention préventive au Togo » par le vice président de la Cour d’Appel Mikémina Yaba et « le cadre juridique de la détention préventive : point de vue du praticien » par le Directeur de l’Administration pénitentiaire Garba Gnandi Codjo, tous les participants ont été aguerris du respect à la lettre des droits de l’homme et ceux particulièrement des présumés coupables.

« La détention préventive est un mal nécessaire » selon le Professeur Kokoroko Dodzi, renchéri par Robert Bakaï, Procureur de la République, que « c’est une méthode utilisée dans sa légitimité pour assurer le bon déroulement des procès et pour assurer la sécurité des présumés coupables. » Et donc, « peut-on garder quelqu’un en prison avant toute condamnation ? » s’est interrogé l’enseignant-cheurcheur Adjita Akrawati pour souligner la problématique même de cette notion de détention préventive. C’est là une interrogation qui suscite tout débat d’où le mérite de ce colloque.

MADJI     

Le Messager 165 du du vendredi 15 mai 2009
Présidentielle de 2010 : Faure et le RPT peuvent-ils espérer?
C’est du moins la question qui revient le plus souvent sur toutes les lèvres à moins d’un an de la présidentielle. Avec les derniers événements du 12 au 13 avril 2009, les détracteurs du Rassemblement du Peuple Togolais (R.P.T.) estiment que s’en est fini pour Faure et le régime R.P.T. au pouvoir depuis plusieurs années. Ils pensent que ces événements sonneraient le glas du règne de ce parti qu’ils estiment n’avoir rien fait pour améliorer le quotidien du togolais. Tous les arguments ne manquent pas pour distiller au sein de l’opinion des informations visant à l’intoxiquer et à la faire croire qu’en 2010, Faure ne sera plus l’homme qu’il faut à la tête de la magistrature suprême du pays.

L’opposition au sein de laquelle les relations ne sont pas au beau fixe est en première garde pour dire que 2010 était pour elle l’année de sa victoire, estimant que le RPT avait trop de problèmes et qu’il fallait saisir l’occasion. Mais elle a peut-être oublié de se demander si réellement elle avait la capacité d’accéder au pouvoir ? Sur quoi s’appuie-t-elle pour être si confiante de sa victoire en 2010 ? Autant de questions que bon nombre observateurs de l’évolution politique dans le pays se posent. La dernière déclaration du Président National du CAR, Me Apévon Dodji, le 30 avril dernier lors d’une rencontre organisée par le parti au CETEF (Centre Togolais des Expositions et Foires) pour dit-on, commémorer le 18e anniversaire des acquis démocratiques en dit suffisamment long. ‘’Je reste convaincu que l’opposition a toutes les chances de remporter la victoire en 2010’’. C’est ainsi que le Président national du CAR déclarait lors de ladite rencontre. Et pourtant, ceux-là qui pensent ainsi ne se sont jamais parvenus au pouvoir depuis au moins 18 ans qu’ils se sont lancés dans la bataille. Certes, l’on ne peut nier que certains événements et particulièrement ceux du 12 au 13 avril n’ont pas eu d’impacts négatifs sur le RPT. Cela pouvait être ainsi pour n’importe quelle formation politique. Mais de là, à penser que c’est une situation qui pourrait entamer la division du parti au point de le conduire à une défaite en 2010, c’est peut-être mal connaître le R.P.T. qui a réussi à gagner ce pari de s’adapter à toutes les situations quelles qu’elles soient. Il suffit de faire une rétrospection de la vie de ce parti pour se rendre compte que c’est un parti qui a toujours su tirer son épingle du jeu dans des situations où on l’attendait le moins. Au temps fort de ce régime, il y a eu des hauts et des bas. Le mémo de Dahuku Péré appuyé par Messan Agbéyomé Kodjo, alors deux membres influents du parti et qui a fait grand bruit, n’avait pas réussi à faire tomber le Rassemblement du Peuple Togolais.

En 2005, après la mort du Président Eyadema, la trahison de François Boko, alors Ministre de l’Intérieur, n’a pas pu faire grande chose au parti et ce malgré le choc que cela avait produit. Aussi, faut-il le rappeler, au delà de cette capacité qu’on reconnaît au RPT à faire face à des situations difficiles, il faut noter qu’aujourd’hui beaucoup de paramètres semblent jouer en faveur de ce parti et qui font que certains observateurs de la vie politique du Togo estiment que l’actuel Président Faure est en pôle position pour 2010.

Premièrement, les divisions au sein de l’opposition et particulièrement entre le CAR et l’UFC, jouent parfaitement en faveur de Faure et de son parti qui peuvent certainement en tirer profit. Mais le point le plus remarqué qui sans nul doute attire admiration et qui peut constituer un avantage pour Faure, c’est sa gestion du pouvoir. En cela, il faut le souligner, Faure Gnassingbé a su mettre dans le cœur de la majorité des togolais la joie. Evidemment, tout n’est pas encore parfait. Il ne pouvait en être autrement pour quelqu’un qui a hérité d’une gestion de plus de 30 années où beaucoup de choses étaient à refaire pour s’adapter aux mutations qu’impose la nouvelle donne : la vraie démocratie avec tous les paramètres qui l’entourent. Et oui, en si peu de temps (4 ans), Faure Gnassingbé a su rafistoler le tissu social qui était pratiquement à terre.
L’apaisement, qui était un passage obligé pour amener les togolais à croire en l’avenir a été une parfaite réussite. Ce qui a permis aux différents partis politiques d’accepter de se retrouver autour d’une table pour débattre des problèmes du pays. La conséquence directe, c’est l’accord du 20 août 2006 avec en toile de fond la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigée d’ailleurs par un leader de l’opposition en la personne de Me Agboyibo du CAR. Cette confiance retrouvée a été déterminante pour l’organisation des élections législatives du 14 octobre 2007. Malgré la victoire de son parti, Faure est resté dans sa vision d’ouverture en vue de permettre une gestion du pays par tous ses fils et filles. D’où la présence de certaines formations politiques de l’opposition au gouvernement. Le retour de la communauté internationale, particulièrement l’Union Européenne n’a été possible qu’avec l’actuel premier magistrat du Togo. C’est avec lui également que le Togo a retrouvé sa place dans le concert des nations. Et les plus avertis n’ont jamais cessé de le dire : le Togo revient de loin.
En ce qui concerne la liberté d’expression, personne ne peut contester de son existence au jour d’aujourd’hui. Les partis politiques et les médias ne nous démentiront pas. Ce sont autant d’acquis qui donnent espoir aux togolais aujourd’hui. Certes, beaucoup de chose reste à faire. Mais comme le dit souvent, la démocratie est une école. Et l’on doit l’apprendre perpétuellement pour y arriver. Mêmes les grandes démocraties de nos jours n’ont pas encore fini d’apprendre. Ce n’est pas le Togo qui en fera exception.

Au regard de tout ce qui précède, c’est un boulevard qui semble être tracé pour Faure et son parti en qui la majorité des togolais espèrent trouver leur salut. Il faut tout de même préciser que ce ne sera pas facile. En matière de compétition rien n’est gagné d’avance. Il faudrait donc se battre. Et le RPT le sait bien.

Même si tous les pronostics semblent jouer en sa faveur, le parti se doit de multiplier plusieurs actions à l’endroit de son électorat et de toute la population togolaise afin de leur expliquer le bien fondé de faire encore une fois confiance à Faure.
Tchaboré

Politique togolaise : Quand un leader politique déraisonne !
Récemment, le Président National de l’Union des Forces de Changement (UFC), Gilchrist Olympio a fait croire à la communauté nationale et internationale des bonnes relations qu’il entretiendrait avec John Atta Mills, le président Ghanéen. Le leader de l’UFC s’en est glorifié affirmant être reçu en personne par le tout nouveau président et les militants de son parti s’en orgueillissaient. Cette information a fait le tour du monde et avait fait parler d’elle. Et sans se donner la peine de porter réserve beaucoup avaient vu en la personne de Gilchrist des prouesses plutôt que son caractère flatteur. Il a fallu une visite du Président Atta Mills au Togo à son homologue Faure Gnassingbé pour que la vérité soit connue de tout le monde. Lors de son passage au Togo, le Président Ghanéen se confiant à la presse a démenti toute information ayant trait à une audience qu’il aurait accordée à Glichrist. Le Président Atta Mills a révélé qu’il n’a reçu qu’une simple lettre de félicitation à lui adressée par le leader de l’UFC et non sa visite personnelle. Depuis lors, Gilchrist Olympio n’a réagi à aucun moment pour restituer les uns les autres. Tout porte alors à croire que Gilchrist a simplement voulu, en narguant le public, se tailler une place au soleil. Mais le faire par des méthodes peu orthodoxes et surtout mensongères lui colle la peau. Le Président National de l’UFC est et demeure fidèle au mensonge. Une fois encore, il vient de le prouver dans l’émission « Archives d’Afrique » du 08 mai 2009 produite et diffusée par la Radio France Internationale. Il s’est agi pour lui de se prononcer sur la situation sociopolitique qui a prévalu au Togo lors de son accession à l’indépendance. Suivi sur toute la ligne de l’émission, il n’a pas du tout été aisé à Gilchrist Olympio de répondre aux questions de son interlocuteur. Il s’est prêté au sentiment de défense d’un père, le sien, M. Sylvanus Olympio qui a conduit le pays en ce moment, en voulant justifier l’action de ce dernier. Ainsi toutes les réponses de Gilchrist Olympio ont été entachées de mensonges.

Tout d’abord à savoir ce qui a pu éloigner Sylvanus Olympio de son plus proche ami et collaborateur Anani Santos, Gilchrist dans sa réponse à laissé entendre que Anani Santos avait un tempérament très bouillant alors qu’il n’était pas le N° 2 du tandem nationaliste et qu’il faisait parti d’une coalition voulue par Kwame Nkruma du Ghana pour être ennemi de l’indépendance. Anani Santos a travaillé de concert avec Sylvanus OLympio et l’a défendu en 1958 lorsqu’il perdait ses droits civiques. C’est alors déplorable de traiter Anani Santos de bouillant et d’ennemi de l’indépendance en ce moment.

Ensuite, concernant les nombreux détenus dont les dossiers sont restés en instance, le patron de l’UFC aujourd’hui fonde son argumentation sur le fait qu’il n’avait qu’un seul magistrat qualifié. Sur les conditions de détention des prisonniers, le leader de l’UFC n’a pas reconnu comme son interlocuteur, approuvé par deux détenus politiques, que ces conditions étaient inhumaines. Pour Gilchrist Olympio, des photos publiées dans Paris Match, montrant des prisonniers enchaînés n’étaient que pur montage.

Enfin abordant le refus de Sylvanus Olympio à intégrer les militaires togolais détachés de l’armée française, Gilchrist Olympio s’est justifié par rapport au budget peu suffisant. Or tout le monde savait que c’était simplement pour des raisons régionalistes que son père a refusé d’intégrer la trentaine de ces militaires en majorité originaires du nord Togo.
Ounatchin

Ibrahim Mémounétou à propos de la gestion des fonds des inondations de 2008 : « Tout était au trésor public et je n’ai géré qu’une infime partie… »

La gestion des fonds qui était alloués au Togo pour secourir les victimes des inondations de 2008 n’a pas cessé de faire débat au sein de l’opinion publique togolaise. Les Ministres Mémounétou de l’Action Sociale et son collègue Titikpina de la Sécurité ont toujours été la cible des critiques. Ces derniers temps, c’est la presse qui a pris le relais. Elle est même allée loin en demandant que les deux Ministres fassent le compte au peuple togolais estimant que ces fonds auraient été mal gérés. La semaine dernière, c’est une session parlementaire qui devrait débattre de la question en présence évidemment des Ministres concernés. Mais elle a été reportée. Beaucoup sont ceux qui attendent voir la vérité jaillir. Même les Ministres concernés veulent faire le point à ce sujet pour que chacun y voit claire.

Approchée par les journalistes en marge de la journée de formation politique qu’a organisée le Rassemblement du peuple Togolais, la Ministre Ibrahim Mémounétou n’est pas allée par quatre chemins pour faire savoir aux journalistes qui voulaient savoir le pourquoi le report de la session parlementaire qui devrait débattre de la question que son dossier était prêt et qu’elle attendait impatiemment d’être devant les élus du peuple pour donner des éclaircissements. Ne voulant pas aller en détail face à la presse qui essayait de la bousculer, elle a tout simplement déclaré qu’il va falloir qu’elle fasse un point de presse au sujet de la question pour bien informer la presse qui à son avis ne maîtrise pas les contours de la chose. Elle s’est ensuite limitée à dire que tout ce qui avait été remis pour la gestion de ces inondations n’avait pas été enregistré à son niveau. ‘’ Tout, c’était au trésor Public et je n’ai géré qu’une infime partie. Lorsque moi-même j’ai besoin de quelque chose dans le cadre de mon travail et qui concerne les victimes des inondations, je fais une demande au Trésor qui me dit si c’est possible ou pas… » a laissé entendre Ibrahim Mémounatou. La Ministre Mémounétou a tout simplement renvoyé ceux qui pensaient que les fonds et autres dons destinés aux victimes de ces inondations avaient pris une destination autre que celle des victimes, à l’assertion selon laquelle , on doit s’assurer du fait avant de s’ inquiéter de la cause. Autrement, ceux qui sont en train de critiquer la gestion faite de ces fonds devraient attendre pour voir les justifications que fourniront les premiers responsables des Ministères chargés de la dite gestion et voir ce dont chaque responsable a fait de ce qui l’aurait été alloué. Si non, on voit mal comment dans une situation comme celle des inondations, un ministre puisse se permettre de détourner ce qui est destiné aux victimes pour son propre compte.

Loin de nous l’intention de faire l’avocat défenseur de qui que ce soit, nous disons que jusqu’à preuve du contraire, seules les explications nous édifieront et pour l’instant rien ne prouve que ces Ministres ont effectivement failli dans la mission qui les avait été confiée. Certes, il pourrait y avoir des manquements au cours de la mission. Mais ces manquements sont dans l’ordre normal des choses pour toute œuvre humaine. C’aurait été le contraire que Mémounétou et son collègue n’en seront pas là. Mais tout de même on espère que d’un jour ou l’autre ces Ministres seront à l’Assemblée Nationale pour nous édifier plus sur la question.
L.M.


Situation sociopolitique : Regard critique du PSR
Après Edem Kodjo et les siens, c’est le tour de Me Abi Tchessa de se retrouver avec les militantes et militants du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) pour débattre autour du thème : « Quelle alternative pour le Togo ?». La rencontre a eu lieu le samedi 09 Mai 2009 au relais de la caisse. « Soyons tenaces dans la vie », a laissé entendre Me Abi Tchessa, président du PSR aux membres de sa formation politique à qui, il a demandé de rester engagés à combattre les inégalités et les injustices sociales. Alors par cette rencontre pour une réflexion partagée sur un thème aussi évocateur que celui qu’ils ont choisi, les membres du PSR ont abordé les thématiques de la problématique de réconciliation au Togo, de l’analyse de la situation politique et institutionnelle, de l’examen de la situation sociale et de la stratégie pour l’opposition togolaise.
A partir de ces thématiques, les membres du PSR ont voulu porter leur regard critique sur la situation sociopolitique du pays vis-à-vis à la fois du pouvoir et de l’opposition. « Bientôt 2010 (ndlr : et pour les prochaines élections) et on constate que c’est un mandat pour rien. Depuis les élections présidentielle et législative passées, les choses n’avancent pas. Le pouvoir est presque à la fin d’un mandat et l’on n’a pas pu être en mesure de mettre sur pied la commission Vérité, Justice et réconciliation. Les réformes sur le plan institutionnel et constitutionnel restent indispensables », s’est exprimé ainsi, le Professeur Worou Komi, porte parole du PSR à l’endroit du pouvoir. S’en prenant à l’opposition à laquelle appartient sa formation politique, le professeur Worou a tout simplement déploré le manque de responsabilité et de prise de conscience pour que celle-ci devienne la véritable alternative.

A quelques mois de la présidentielle de 2010, le PSR recherche l’alternative pour le Togo en vue de la profonde mutation démocratique. Mais pour l’instant, aucun membre de cette formation politique ne s’est déclaré candidat.
Madji


De l’argent jeté par la fenêtre : Le tronçon réhabilité Akodèssewa-Zoro bar déjà sous les eaux
Et si nos autorités pensaient autrement ?
Lorsque les travaux de réhabilitation de certaines pistes et routes étaient annoncés et mis en exécution, personne ne pouvait imaginer la joie combien grande qui s’est emparée des togolais. Beaucoup avaient cru et certains prédisaient la fin du calvaire des usagers des ces pistes et routes. Pour les opérateurs économiques, la joie étaient si grande que certains on failli fêter cette belle initiative du gouvernement togolais. Mais hélas ! Cette joie n’aura été que de courte durée. Il a suffit que les pluies de la petite saison arrivent pour voir les routes et pistes qu’on a dit réhabilitées dans un état plus grave que celui d’avant leur réhabilitation.
L’exemple le plus frappant est le tronçon Akodèsséwa-Zoro bar. Ces derniers temps, malgré que ce n’était qu’un simple rafistolage, c’est un tronçon qui a connu une affluence qui ne dit pas son nom. La raison est que, ce tronçon dessert plusieurs opérateurs économiques. Les gros porteurs qui venaient du Port autonome de Lomé avaient fait de cette voie une voie de contournement. Les riverains et autres habitants qui devaient faire le marché d’akodessewa avaient trouvé leur salut en cette voie qui plus leur facilitait la tâche.
Au jour d’aujourd’hui, malheur à celui qui tenterait d’emprunter ce tronçon. Le calvaire des habitants de Zoro bar a repris. « Cette fois-ci c’est pire qu’avant. Nous ne savons pas si cette voie a été effectivement réhabilitée comme il le faut. Et je crois que non ! Sinon, on n’aurait plus vu ce que nous voyons aujourd’hui. C’est dommage ! » S’est exprimé un habitant du quartier visiblement dépassé par la situation. Au jour d’aujourd’hui, c’est la nationale n°2 au niveau de Cimtogo –rond point port qui prend le coup. Tous les gros porteurs qui avaient repris par emprunter le nouveau tronçon CIMTOGO- Zoro bar- Akodessawa empruntent maintenant CIMTOGO- Rond point port. Ce qui contribue à accroître le phénomène d’embouteillage qui avait quelque peu cessé lorsque l’autre tronçon était réhabilité. « On ne peut rien. On n’est obligé d’emprunter par le rond point port parce que le tronçon Zorobar –Akodesséwa qu’on nous a fait croire qu’il est réhabilité n’a pas tenu. Nous allons souffrir comme ça encore. Mais je me demande jusqu’à quand ? Puisque rien n’est sûr que le Gouvernement va se préoccuper de ça maintenant. Et c’est nous qui souffrons », a laissé entendre un chauffeur de gros porteur.
Il est donc temps que nos autorités réfléchissent autrement. Ceci en cherchant les moyens de bitumer ou de paver ce tronçon. Sinon, on continuera par jeter de l’argent par la fenêtre lorsqu’on parlera toujours de réhabilitation avec des entreprises aux capacités techniques limitées.
Le Messager


Comité National Olympique Togolais : Le Gal Gnofame pourra-t-il briguer un Quatrième mandat ?
L’assemblée ordinaire élective du Comité National Olympique Togolais (CNOT) prévue pour ce mi- mai ne va plus tenir. C’est en tout cas ce que révèle une information de source proche du comité. Les raisons évoquées seraient d’ordre organisationnel. Mais selon les mêmes sources, cette assemblée pourra se tenir durant les mois à venir sans toutefois de précision sur la date exacte. Et la grande question aujourd’hui, c’est de savoir qui sera à la tête du nouveau bureau qui sera élu pour la période 2009 – 2013 ? A cette question, les regards sont tournés vers l’actuel Président, le Général Zoumaro Gnofame qui fait déjà 3 mandats. Certains se demandent si le Général acceptera de briguer un quatrième mandat. Déjà dès l’annonce de la tenue du congrès, deux camps se dessinaient. D’un côté, il y a ceux qui prétendent que le Général serait trop âgé et aurait déjà fait 3 mandats pour continuer par tenir les reines du CNOT. Ceux qui le disent, d’après nos informations semblent constituer une infime partie de ceux qui soutiennent la thèse contraire. Pour ces derniers, l’âge du Général est bien une raison de plus pour lui accorder crédit. D’autant plus qu’il regorge assez d’expérience pour encore donner un plus pour le bon fonctionnement du CNOT.
Il serait tout de même raisonnable, si l’on veut faire la part des choses, de revoir dans le rétroviseur pour savoir plus sur la gestion du CNOT par le Général Gnofame depuis qu’il est à la tête du Comité. Loin de nous l’idée de faire le griot, il nous semble que les actions du Général Gnofame n’est pas quand si mauvais comme certains le pensent : La dotation d’un siège du Comité National Olympique Togolais est à mettre à l’actif du Général Gnofame, la prise en compte dans le budget de l’Etat d’une aide annuelle aux différentes discipline affiliée au CNOT est l’œuvre d’une lutte âpre du Général depuis plusieurs années. L’idée d’une construction d’une bibliothèque qui d’ailleurs a pris corps avec le début des travaux dans l’enceinte du siège du CNOT en vue de permettre la restauration de l’histoire de l’Olympisme togolais a été germée et soutenue par le Gal Gnofame Zoumaro. Bien d’autres actions sur le plan international sont à mettre à l’actif de celui qu’on juge aujourd’hui trop vieux. D’ailleurs cet argument de vieillesse et de nombre de mandat ne tient pas du tout lorsqu’on sait que l’actuel Président de l’Olympisme Béninois, Marius Francisco est à son huitième mandat. Bien d’autres exemples comme au niveau du sommet de la CAF sont là pour prouver le contraire comme quoi, c’est lorsqu’on est âgé qu’on arrive à mieux maîtriser les choses. Certes le Général Gnofame n’est pas un Dieu pour prétendre tout faire. Il pourrait avoir eu des manquements au cours de sa gestion du CNOT. Ce qui est tout à fait normal pour des êtres faillibles que nous sommes. Mais delà à croire que le Général n’a rien fait et qu’il faille l’écarter à tout prix, c’est faire preuve d’une malhonnêteté d’esprit. D’ailleurs pour l’instant, ce n’est pas la peine de polémiquer. Puisqu’ aucun texte ne prévoit la limitation du mandat au niveau du CNOT. Et le Général s’il le faut peut encore une fois briguer un autre mandat. Evidemment s’il est sûr de réunir un grand nombre de voix à sa cause.

L.M.

 Le Messager N° 164 du 11 mai 2009
Dossier : Faut-il désormais faire confiance à nos organisations de défense des droits de l’homme ?
Les organisations de défense des droits de l’homme sont celles qui peuvent garantir dans un pays, une démocratie bien assise. Certes en Afrique, les actions sont lentes mais dans certains pays comme le Ghana, le Sénégal, l’Afrique du Sud …, on peut noter quand même des avancées notables même si beaucoup reste à faire. Mais au Togo ce n’est pas du tout le cas. Si la communauté internationale s’est vue obligée d’implanter un siège du Haut Commissariat au Droit de l’Homme, c’est qu’à quelque part on n’a noté les violations graves des droits de l’homme sans que les organisations présentes dans le pays et qui prétendent défendre ces droits ne soient capables de jouer effectivement leur rôle. Ceci, sous l’effet de plusieurs pesanteurs. La CNDH (la Commission Nationale des Droits de l’Homme) était accusé au temps fort d’Eyadéma d’être à la solde du pouvoir. Seule la LTDH tentait de jouer un peu son rôle mais dans des conditions très précaires. Aujourd’hui, avec le changement à la tête du pays, beaucoup on cru que les choses allaient également changer. Ironie du sort, tel ne fut pas le cas. Certes, la liberté d’expression a augmenté son champ d’action, mais le vrai travail ne se fait pas. Beaucoup de violations graves des droits humains ne sont pas dénoncées par ces organisations et les populations se lassent devant des situations qu’elles ne peuvent broncher si ce n’est de garder le silence. Le cas le plus récent se trouve être l’affaire Kpatcha Gnassingbé.

Après les événements du 12 au 13 avril, certaines personnes présumées auteurs de la tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat sont arrêtées et mises sous les verrous. Devant la presse, quelques jours seulement après l’arrestation des présumés auteurs, 4 organisations de défense des droits de l’homme ont déclaré avoir visité les présumés auteurs et qu’ils étaient dans des conditions acceptables. Elles avaient laissé entendre que certains auraient déclaré avoir reçu la visite des membres de leur famille et que des efforts seront fait à leur niveau pour demander aux autorités de faire en sorte que les prévenus jouissent de leurs droits conformément aux normes internationales et selon la constitution togolaise. Mais de nos jours, selon certaines indiscrétions, il existerait des familles qui n’ont jamais vu leurs gens. Par ailleurs, beaucoup de zones d’ombre sur le nombre et les identités des présumés auteurs restent à éclairer. Face à tout ceci, l’opinion semble être réservée par rapport à ce que ces organisations ont eu à déclarer à la presse. Les ont-ils réellement vu, ces présumés auteurs ? Sont –ils vraiment dans des conditions acceptables comme cela a été dit ?

Ce sont autant de questions qui font que les togolais sont désormais mélangés sur le crédit à donner désormais aux organisations de défense des droits de l’homme.

Voilà pourquoi, au nom de leur crédibilité, elles se doivent d’être plus explicites sur certains points comme le nombre de détenus effectivement vus et bien d’autres aspects tout en gardant les secrets qu’elles estiment être du ressort de l’enquête en cours.
C’est à ce titre qu’elles pourront lever le doute qui s’est emparé des togolais en ce moment au sujet de leur devoir.
L.M.

Affaire Kpatcha Gnassingbé : Robert Bakai dit halte aux spéculations -L’opinion y voit des intimidations
L’affaire Kpatcha Gnassingbé, est la principale parmi toutes celles qui font actuellement la une des journaux de la place. Et chacune de ses presses y va de son commentaire. Mais dans la majorité des cas où certains confrères reprennent l’avis de l’opinion, on note un certain scepticisme qui va à l’encontre de la version officielle qui parle d’une tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Aussi, faudrait –il le rappeler, certains confrères y vont de leurs propres commentaires critiquant la manière dont ce épineux dossier se gère. Face à tous cela, le Procureur de la République, Robert Bakai est monté au créneau la semaine dernière pour demander à ce que cessent des spéculations autour de ce dossier. Dans un communiqué lue sur le télévision nationale le jeudi 30 avril 2009, il a mis en garde tous ceux qui spéculent autour de cette affaire et les a rappelé le fait qu’ils s’exposent à la rigueur de la loi . Au sein de l’opinion publique les commentaires ont afflué dès la lecture de ce communiqué. Certains voient dernière ce communiqué, des menaces et intimidations pour étouffer la vérité. « Nous ne sommes pas d’accord avec le Procureur de la République qui semble empêcher les gens de donner leur opinion sur tout ce qui entoure cette affaire Kpatcha Gnassingbé. Nous ne disons pas que c’est faux. Mais de la manière nous voyons les choses, il semble avoir toujours du flou.. . », a laissé entendre un compatriote qui suit avec beaucoup d’attention ce dossier.

Depuis plus d’une semaine, les réactions officielles quant à ce qui concerne la suite de cette affaire se font plutôt rares. Sauf, le communiqué du Procureur qui est venu donner d’autres précisions sur l’enquête.
Tchaboré


Perspective de la Présidentielle de 2010 : Kofi Yamgnane veut se conformer aux dispositions de la constitution
Depuis l’annonce de sa candidature, celui que certains appellent franco –togolais, Kofi Yamgnane, n’a plus manqué d’occasion pour se rendre sur la terre qui l’a vu naître. Cette venue au Togo, signifie vraisemblablement que ce n’était pas un canular, sa candidature, comme certains pouvaient le penser. Kofi Yamgnane doit est très sérieux et tiendrait beaucoup à y apporter son « expérience » au Togo. Raison pour laquelle, il se fait voir ces derniers temps dans le pays. Histoire de se conformer à la constitution togolaise.

En effet, la constitution de 1992, en son article 62, alinéa 5 stipule que : « nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il ne réside sur le territoire national depuis douze (12) mois au moins ». Et si tous les calculs sont bons, d’ici février 2010, Yamgnane aura peut-être fait 12 mois, puisque c’est depuis plus de deux mois que ses mouvements en direction du Togo se faisaient remarquer. Mais pour l’instant, rien n’est gagné pour lui en ce qui concerne sa candidature, puisque l’alinéa 1 de la même disposition de la constitution stipule qu’il faut être exclusivement de nationalité togolaise de naissance. Alors que Kofi Yamgnane jouit égalment en ce moment d’une nationalité française. C’est sur ce dernier point que la tâche serait très ardue pour lui. En ce moment où les discussions au niveau du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) sont bloquées, et où il ne semble pas évident que les points relatifs aux réformes constitutionnelles et institutionnelles soient abordés, tout porte à croire que même s’il arrivait à s’en sortir avec la situation de la résidence, le reste lui sera tout de même difficile. Et donc Kofi Yamgnane risquerait d’être hors course. Ce dont nous ne souhaitons pas. Par ailleurs, beaucoup s’interroge sur la stratégie qu’adoptera Yamgnane qui a un poids encore négligeable sur l’échiquier politique à quelques mois seulement de la tenue de la présidentielle. Récemment, il est fait état d’un soutien de certains officiers et cadres civils de sa Préfecture. Ce qui a été d’ailleurs démenti.

Aujourd’hui donc, c’est la grande interrogation et nombreux sont ceux qui pensent que Kofi Yamgnane amuse la galerie avec sa candidature. Au Togo, l’on sait combien l’environnement politique est difficile à cerner. Et rien n’est sûr que Kofi Yamgnane qui est à peine connu par les togolais, puisse facilement s’en sortir. Aussi, rien n’est sûr que ceux sur qui il compte aujourd’hui feront réellement l’affaire le moment venu. Mais nous n’allons pas vite aller en besogne. Car il ne faudrait pas perdre de vue que nous sommes bien en politique et que celle-ci réserve beaucoup de surprise.

Ainsi Kofi Yamgnane en tenant tant à sa candidature semble avoir foi. Rien n’est donc exclu. Il faut plutôt croiser les bras pour attendre de voir ce que demain sera fait, si sa candidature venait à être validée.
Tchaboré


Me Apévon Dodji à propos de la présidentielle de 2010 : « Je reste convaincu que l’opposition a toutes les chances de remporter la victoire... »
Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) s’est retrouvé le jeudi 30 Avril 2009 au Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF), communément appelé Togo 2000. Cette rencontre se situe dans le cadre de ce que les premiers responsables du parti ont appelé « Journée commémorative du 18e anniversaire des acquis d’avril 1991 ». A l’occasion, étaient présents le Président national du CAR Me Apévon Dodji, le Président d’honneur Me Agboyibo Madji et bien d’autres membres du bureau du parti, auxquels se sont joints les militantes et militants. Ce fut l’occasion pour Me Apévon de revenir sur les acquis d’avril 1991 en citant entre autres : la promulgation de la charte rétablissant le multipartisme ;l’accord sur la dissolution du Parlement et du Gouvernement alors en place et leur remplacement par des organes législatifs et exécutifs transitoires à composition comprenant le pouvoir et l’opposition pour organiser de façon conjointe et consensuelle les élections démocratiques ;la promulgation d’une loi d’amnistie pour faciliter le retour au pays des compatriotes contraints à l’exil.

Dans son discours, le Président national du CAR est revenu sur les derniers développements de la vie dans notre pays et souhaiter que toute la lumière soit faite dans le respect des garanties prescrites en la matière. S’agissant de la présidentielle de 2010, Me Apévon s’est dit confiant de la victoire de l’opposition.
L.M.

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