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Messager 166 du mardi 25 mai
2009 |
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Affaire de
tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat:
Vers un procès à haut risque ? |
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L’affaire
de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat tient en haleine les togolais
depuis plus de 4 semaines. Et ils sont nombreux ceux-là qui veulent voir
l’aboutissement de cette affaire d’autant plus que celui qu’on désigne
aujourd’hui comme étant le principal présumé cerveau n’est pas un inconnu aux
yeux des togolais.
En effet, Kpatcha
Gnassingbé, membre du bureau politique du RPT, député à l’Assemblée nationale et
ancien Ministre de la Défense et des Anciens Combattants a toujours fait parler
de lui au point que certains allaient jusqu’à dire « qu’un bébé qui vient de
naître aujourd’hui sait celui qui s’appelle Kpatcha Gnassingbé ». Son rôle
dans la succession du Président Eyadema à la tête du pays après la mort de ce
dernier en février 2005, par son frère aîné Faure Gnassingbé, fait dire de lui
le fils à papa le plus politique après bien sûr celui qui est Président de la
République. On s’attendait peu ou même pas à ce qui est en train de se passer
entre ces deux frères. Mais les dissensions familiales qui semblaient au début
être comme de simples incompréhensions ont pris des allures au point que l’un (
Kpatcha Gnassingbé) soit arrivé à nourrir des ambitions de faire tomber
l’autre ( Faure Gnassingbé) pour prendre sa place. Qu’est ce qui peut être la
cause de cette ‘’guerre’’ entre ceux qui au soir du 05 février 2005 étaient
soudés comme des bébés siamois ? Jusqu’à ce jour personne n’a pu véritablement
situer la cause. Les uns et les autres se limitant uniquement qu’ aux rumeurs
et aux « on a dit ».
Aujourd’hui après les événements de la nuit du 12 au 13 avril dernier, à en
croire le Procureur de la République qui publiait son communiqué, c’est que
Kpatcha Gnassingbé aurait tenté de déstabiliser le pourvoir en place. C’est la
version officielle. Mais au delà de tout, cette guerre qui de nos jours a divisé
et continue par diviser la famille Gnassingbé est après tout, familiale
quoiqu’on dise. Mais l’allure qu’a pris les événements ne semblent pas augurer
les lendemains certains. Au jour d’aujourd’hui, Kpatcha Gnassingbé est arrêté
pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Une chose qu’il faut condamner
et punir conformément à la loi, s’il se trouve que les faits sont avérés. Et
pour qu’on en débouche sur la véracité de ces faits, un procès est donc
inévitable. Il va falloir faire un procès équitable durant lequel le
principal accusé Kpatcha Gnassingbé, qui se trouve être un « homme puissant »,
devrait parler. C’est d’ailleurs la volonté de son frère Président de la
République. Et il l’a fait savoir dans son discours du 17 avril dernier : « …
toutes les mesures seront prises pour que la justice s’exerce avec fermeté et
sérénité à l’égard des auteurs de ces actes criminels et de leurs complices »,
avait –il déclaré. A travers cette déclaration, le Président semble être
décidé à aller jusqu’au bout. Et c’est en cela l’inquiétude de certains
togolais et non des moindres. De cette détermination de Faure, il ne peut
qu’avoir procès. Et ce procès entend –t-il le faire comment, lorsqu’on sait
que Kpatcha est aussi quelqu’un qui connaît beaucoup de chose ? C’est là
la grande interrogation. C’est cela qui fait dire à certains que si celui
qu’on estime être aujourd’hui le présumé cerveau, c’est-à-dire, Kpatcha
Gnassingbé, décidait de parler, il pourrait y avoir ce qu’ils ont appelé
‘’tremblement’’. Un grand déballage en somme, qui risque de creuser plus « la
plaie »déjà trop profonde et cela devrait s’avérer difficilement gérable.
Serait-ce le pourquoi Kptacha Gnassingbé aurait-il souhaiter avoir un
tête-à-tête avec son frère aîné ? Certainement. Ce tête-à-tête aura-t-il
vraiment lieu ? Beaucoup d’observateurs émettent le doute quant à sa tenue.
Mais s’il advenait que ce problème ne trouve pas d’issue qui permettrait de
limiter les dégâts, il faudrait s’attendre donc à un procès. Et c’est eu
égard à tout cela que beaucoup se demande, si on ne s’acheminerait pas vers
un procès à haut risque, eu égard à la personnalité même de l’homme qui sera
jugé et à toutes ses ramifications éventuelles que ce soit au niveau du parti ou
ailleurs ?
Ounatchin
Du treillis à la
politique : Le Général Zakari Nandja désormais Ministre du
Gouvernement Houngbo
On dit souvent que « si tu ne fais pas la politique, la politique,
elle autre te fera ». C’est le cas aujourd’hui du Général Zakari Nandja qui
vient par décret présidentiel, d’être nommé Ministre d’Etat, de l’Eau, de
l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise. Pour ceux qui le connaissent
bien et qui l’ont toujours approché, il semble que c’est un monsieur qui
n’avait que faire de la politique. On raconte de lui qu’il aimait se tenir à
l’écart de tout ce qui a trait à la politique aimant s’accrocher à son
treillis. Loyaliste et très fidèle, il a servi le régime RPT depuis le temps du
Général Eyadema. Il se préparait semble-t-il à partir en retraite, dans son
Kabou natal pour le reste de son temps, lorsque la politique a frappé à sa
porte. Aujourd’hui qu’il le veuille où non, Ministre d’Etat, de l’Eau, de
l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise, il aura son mot à dire en
matière politique. C’est ainsi que va parfois la vie. Cette nomination parmi
d’autres telles que celle du Général de Brigade aérienne Essofa Ayéva,
précédemment Directeur de cabinet à la présidence, comme Chef d’Etat Major
Général des FAT (Forces Armées Togolaises) en remplacement du Général Zakari
Nandja ; la nomination du colonel Bally Wiyao comme Chef d’Etat Major de l’Armée
de Terre en remplacement du Général Béréna Gnakoudè qui n’a pas pour l’instant
d’autres charges, semble en toute évidence avoir un rapprochement avec la
tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. C’est du moins le commentaire qui se
fait au sein de l’opinion publique. Si certains comme Nandja, Ayéva et Bally ont
changé de postes avec pour les deux derniers, une forme de promotion, beaucoup
se posent la question quant à ce qui concerne le cas du Général Béréna. Tout ce
qu’il faut savoir de ce mini remaniement ministériel et du changement opéré au
sein de la hiérarchie militaire, c’est que c’est un ménage que Faure a dû faire
et tout porte à croire que d’autres peuvent être attendues dans les jours ou
mois à venir. Bon vent donc au Minstre de l’Eau, de l’Assainissement et de
l’Hydraulique villageoise.
Pascal Bodjona à
propos de la présidentielle de 2010
Cette phrase émane du Ministre d’Etat, Ministre de
l’Administration Territoriale, des Collectivités Locales et porte parole du
gouvernement, Pascal Akousoulèlou Bodjona. C’était à l’occasion d’un atelier
organisé par le centre régional des nations unies pour la paix et le
désarmement en Afrique (UNREC) et le Haut commissariat des nations unies aux
droits de l’homme (HCDH), le mercredi 13 Mai 2009 à Lomé. Ledit atelier était
consacré à un sujet sensible : la sécurisation des élections en Afrique.
Question d’actualité pour le Togo qui organisera une élection présidentielle en
2010. En ouvrant les travaux, Said Jinnit, le représentant spécial du secrétaire
général de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest, a appelé le gouvernement et les
acteurs politiques à organiser une élection transparente en 2010. Ce dont l’a
rassuré le membre gouvernement Pascal Bodjona. « Nous y sommes prêts » lui a –t-
il répondu. « L’élection présidentielle de 2010 est un rendez-vous capital pour
notre pays. Le souhait du président de la république et de tous les Togolais est
d’en faire une élection juste, transparente, équitable et non violente », a
laissé entendre Pascal Bodjona. Cette déclaration viendra sûrement mettre fin
ou du moins rassurer ceux qui jusqu’à présent craignent que cette élection
ressemble à celle de 2005. En 2005 l’élection du Président Faure Gnassingbé
avait été émaillée de violence qui ont conduit de nombreux togolais à l’exil et
causé de nombreux morts. 400 à 500 selon l’ONU. Le souhait de tous les togolais
aujourd’hui, c’est de voir tout se passer sans qu’aucune goûte de sang ne soit
versé comme ce fut le cas au Ghana. Le Président Faure lui même s’est dit
résolu à suivre l’exemple du Ghana. Puisse Dieu face en sorte que ce soit ainsi.
Tchaboré
La Faculté de Droit
de l’Université de Lomé explique la notion de « détention préventive »
Un colloque sur le thème « la Détention préventive au Togo » a eu lieu
le vendredi 15 mai à l’auditorium de l’Université de Lomé. Organisé par le
département de Droit Privé de la Faculté de Droit, le colloque a mobilisé des
praticiens du droit, des enseignants chercheurs et de nombreux étudiants venus
approfondir cette question de détention préventive trop souvent mal cernée.
C’est ainsi que les débats et les échanges ont été axés autour de six points
essentiels.
Le Professeur Santos Akueté, Doyen de la Faculté de
Droit en a donné le ton dans son allocution d’ouverture, relevant que cette
initiative fort appréciable permette à chacun de surmonter l’ambiguïté du thème
et de se faire une idée précise sur la notion de détention préventive. Aussi,
a-t-il félicité le Professeur Komi Wolou, l’initiateur de ce colloque tenu à
point nommé au où moment où le pays parle des réformes de l’appareil judiciaire.
De « la problématique de la détention
préventive » par le Professeur agrégé de Droit public Kokoroko Dodzi, « le cadre
juridique de la détention préventive au Togo » par l’Enseignant-chercheur
Adjita Akrawati, « la détention préventive vue par le parquet » par le Procureur
de la République Robert Baoubadi Bakaï, «la pratique de la détention
préventive : point de vue de l’avocat » par Me Amegakpoe Yaovi, « le juge
d’instruction et la pratique de la détention préventive au Togo » par le vice
président de la Cour d’Appel Mikémina Yaba et « le cadre juridique de la
détention préventive : point de vue du praticien » par le Directeur de
l’Administration pénitentiaire Garba Gnandi Codjo, tous les participants ont été
aguerris du respect à la lettre des droits de l’homme et ceux particulièrement
des présumés coupables.
« La détention préventive est un mal nécessaire »
selon le Professeur Kokoroko Dodzi, renchéri par Robert Bakaï, Procureur de la
République, que « c’est une méthode utilisée dans sa légitimité pour assurer le
bon déroulement des procès et pour assurer la sécurité des présumés coupables. »
Et donc, « peut-on garder quelqu’un en prison avant toute condamnation ? » s’est
interrogé l’enseignant-cheurcheur Adjita Akrawati pour souligner la
problématique même de cette notion de détention préventive. C’est là une
interrogation qui suscite tout débat d’où le mérite de ce colloque.
MADJI
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Le Messager 165 du du vendredi 15 mai 2009 |
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Présidentielle de 2010 : Faure et le RPT
peuvent-ils espérer? |
C’est du moins la question qui revient le plus
souvent sur toutes les lèvres à moins d’un an de la présidentielle. Avec les
derniers événements du 12 au 13 avril 2009, les détracteurs du Rassemblement du
Peuple Togolais (R.P.T.) estiment que s’en est fini pour Faure et le régime
R.P.T. au pouvoir depuis plusieurs années. Ils pensent que ces événements
sonneraient le glas du règne de ce parti qu’ils estiment n’avoir rien fait pour
améliorer le quotidien du togolais. Tous les arguments ne manquent pas pour
distiller au sein de l’opinion des informations visant à l’intoxiquer et à la
faire croire qu’en 2010, Faure ne sera plus l’homme qu’il faut à la tête de la
magistrature suprême du pays.
L’opposition au sein de laquelle les relations ne sont pas au beau fixe est en
première garde pour dire que 2010 était pour elle l’année de sa victoire,
estimant que le RPT avait trop de problèmes et qu’il fallait saisir l’occasion.
Mais elle a peut-être oublié de se demander si réellement elle avait la capacité
d’accéder au pouvoir ? Sur quoi s’appuie-t-elle pour être si confiante de sa
victoire en 2010 ? Autant de questions que bon nombre observateurs de
l’évolution politique dans le pays se posent. La dernière déclaration du
Président National du CAR, Me Apévon Dodji, le 30 avril dernier lors d’une
rencontre organisée par le parti au CETEF (Centre Togolais des Expositions et
Foires) pour dit-on, commémorer le 18e anniversaire des acquis démocratiques en
dit suffisamment long. ‘’Je reste convaincu que l’opposition a toutes les
chances de remporter la victoire en 2010’’. C’est ainsi que le Président
national du CAR déclarait lors de ladite rencontre. Et pourtant, ceux-là qui
pensent ainsi ne se sont jamais parvenus au pouvoir depuis au moins 18 ans
qu’ils se sont lancés dans la bataille. Certes, l’on ne peut nier que certains
événements et particulièrement ceux du 12 au 13 avril n’ont pas eu d’impacts
négatifs sur le RPT. Cela pouvait être ainsi pour n’importe quelle formation
politique. Mais de là, à penser que c’est une situation qui pourrait entamer la
division du parti au point de le conduire à une défaite en 2010, c’est peut-être
mal connaître le R.P.T. qui a réussi à gagner ce pari de s’adapter à toutes les
situations quelles qu’elles soient. Il suffit de faire une rétrospection de la
vie de ce parti pour se rendre compte que c’est un parti qui a toujours su tirer
son épingle du jeu dans des situations où on l’attendait le moins. Au temps fort
de ce régime, il y a eu des hauts et des bas. Le mémo de Dahuku Péré appuyé par
Messan Agbéyomé Kodjo, alors deux membres influents du parti et qui a fait grand
bruit, n’avait pas réussi à faire tomber le Rassemblement du Peuple Togolais.
En 2005, après la mort du Président Eyadema, la trahison de François Boko, alors
Ministre de l’Intérieur, n’a pas pu faire grande chose au parti et ce malgré le
choc que cela avait produit. Aussi, faut-il le rappeler, au delà de cette
capacité qu’on reconnaît au RPT à faire face à des situations difficiles, il
faut noter qu’aujourd’hui beaucoup de paramètres semblent jouer en faveur de ce
parti et qui font que certains observateurs de la vie politique du Togo estiment
que l’actuel Président Faure est en pôle position pour 2010.
Premièrement, les divisions au sein de l’opposition et particulièrement entre le
CAR et l’UFC, jouent parfaitement en faveur de Faure et de son parti qui peuvent
certainement en tirer profit. Mais le point le plus remarqué qui sans nul doute
attire admiration et qui peut constituer un avantage pour Faure, c’est sa
gestion du pouvoir. En cela, il faut le souligner, Faure Gnassingbé a su mettre
dans le cœur de la majorité des togolais la joie. Evidemment, tout n’est pas
encore parfait. Il ne pouvait en être autrement pour quelqu’un qui a hérité
d’une gestion de plus de 30 années où beaucoup de choses étaient à refaire pour
s’adapter aux mutations qu’impose la nouvelle donne : la vraie démocratie avec
tous les paramètres qui l’entourent. Et oui, en si peu de temps (4 ans), Faure
Gnassingbé a su rafistoler le tissu social qui était pratiquement à terre.
L’apaisement, qui était un passage obligé pour amener les togolais à croire en
l’avenir a été une parfaite réussite. Ce qui a permis aux différents partis
politiques d’accepter de se retrouver autour d’une table pour débattre des
problèmes du pays. La conséquence directe, c’est l’accord du 20 août 2006 avec
en toile de fond la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigée
d’ailleurs par un leader de l’opposition en la personne de Me Agboyibo du CAR.
Cette confiance retrouvée a été déterminante pour l’organisation des élections
législatives du 14 octobre 2007. Malgré la victoire de son parti, Faure est
resté dans sa vision d’ouverture en vue de permettre une gestion du pays par
tous ses fils et filles. D’où la présence de certaines formations politiques de
l’opposition au gouvernement. Le retour de la communauté internationale,
particulièrement l’Union Européenne n’a été possible qu’avec l’actuel premier
magistrat du Togo. C’est avec lui également que le Togo a retrouvé sa place dans
le concert des nations. Et les plus avertis n’ont jamais cessé de le dire : le
Togo revient de loin.
En ce qui concerne la liberté d’expression, personne ne peut contester de son
existence au jour d’aujourd’hui. Les partis politiques et les médias ne nous
démentiront pas. Ce sont autant d’acquis qui donnent espoir aux togolais
aujourd’hui. Certes, beaucoup de chose reste à faire. Mais comme le dit souvent,
la démocratie est une école. Et l’on doit l’apprendre perpétuellement pour y
arriver. Mêmes les grandes démocraties de nos jours n’ont pas encore fini
d’apprendre. Ce n’est pas le Togo qui en fera exception.
Au regard de tout ce qui précède, c’est un boulevard qui semble être tracé pour
Faure et son parti en qui la majorité des togolais espèrent trouver leur salut.
Il faut tout de même préciser que ce ne sera pas facile. En matière de
compétition rien n’est gagné d’avance. Il faudrait donc se battre. Et le RPT le
sait bien.
Même si tous les pronostics semblent jouer en sa faveur, le parti se doit de
multiplier plusieurs actions à l’endroit de son électorat et de toute la
population togolaise afin de leur expliquer le bien fondé de faire encore une
fois confiance à Faure.
Tchaboré
Politique togolaise : Quand un leader
politique déraisonne !
Récemment, le Président National de l’Union des Forces de Changement (UFC),
Gilchrist Olympio a fait croire à la communauté nationale et internationale des
bonnes relations qu’il entretiendrait avec John Atta Mills, le président Ghanéen.
Le leader de l’UFC s’en est glorifié affirmant être reçu en personne par le tout
nouveau président et les militants de son parti s’en orgueillissaient. Cette
information a fait le tour du monde et avait fait parler d’elle. Et sans se
donner la peine de porter réserve beaucoup avaient vu en la personne de
Gilchrist des prouesses plutôt que son caractère flatteur. Il a fallu une visite
du Président Atta Mills au Togo à son homologue Faure Gnassingbé pour que la
vérité soit connue de tout le monde. Lors de son passage au Togo, le Président
Ghanéen se confiant à la presse a démenti toute information ayant trait à une
audience qu’il aurait accordée à Glichrist. Le Président Atta Mills a révélé
qu’il n’a reçu qu’une simple lettre de félicitation à lui adressée par le leader
de l’UFC et non sa visite personnelle. Depuis lors, Gilchrist Olympio n’a réagi
à aucun moment pour restituer les uns les autres. Tout porte alors à croire que
Gilchrist a simplement voulu, en narguant le public, se tailler une place au
soleil. Mais le faire par des méthodes peu orthodoxes et surtout mensongères lui
colle la peau. Le Président National de l’UFC est et demeure fidèle au mensonge.
Une fois encore, il vient de le prouver dans l’émission « Archives d’Afrique »
du 08 mai 2009 produite et diffusée par la Radio France Internationale. Il s’est
agi pour lui de se prononcer sur la situation sociopolitique qui a prévalu au
Togo lors de son accession à l’indépendance. Suivi sur toute la ligne de
l’émission, il n’a pas du tout été aisé à Gilchrist Olympio de répondre aux
questions de son interlocuteur. Il s’est prêté au sentiment de défense d’un père,
le sien, M. Sylvanus Olympio qui a conduit le pays en ce moment, en voulant
justifier l’action de ce dernier. Ainsi toutes les réponses de Gilchrist Olympio
ont été entachées de mensonges.
Tout d’abord à savoir ce qui a pu éloigner Sylvanus Olympio de son plus proche
ami et collaborateur Anani Santos, Gilchrist dans sa réponse à laissé entendre
que Anani Santos avait un tempérament très bouillant alors qu’il n’était pas le
N° 2 du tandem nationaliste et qu’il faisait parti d’une coalition voulue par
Kwame Nkruma du Ghana pour être ennemi de l’indépendance. Anani Santos a
travaillé de concert avec Sylvanus OLympio et l’a défendu en 1958 lorsqu’il
perdait ses droits civiques. C’est alors déplorable de traiter Anani Santos de
bouillant et d’ennemi de l’indépendance en ce moment.
Ensuite, concernant les nombreux détenus dont les dossiers sont restés en
instance, le patron de l’UFC aujourd’hui fonde son argumentation sur le fait
qu’il n’avait qu’un seul magistrat qualifié. Sur les conditions de détention des
prisonniers, le leader de l’UFC n’a pas reconnu comme son interlocuteur,
approuvé par deux détenus politiques, que ces conditions étaient inhumaines.
Pour Gilchrist Olympio, des photos publiées dans Paris Match, montrant des
prisonniers enchaînés n’étaient que pur montage.
Enfin abordant le refus de Sylvanus Olympio à intégrer les militaires togolais
détachés de l’armée française, Gilchrist Olympio s’est justifié par rapport au
budget peu suffisant. Or tout le monde savait que c’était simplement pour des
raisons régionalistes que son père a refusé d’intégrer la trentaine de ces
militaires en majorité originaires du nord Togo.
Ounatchin
Ibrahim Mémounétou à propos de la gestion des fonds des inondations de 2008 : «
Tout était au trésor public et je n’ai géré qu’une infime partie… »
La gestion des fonds qui était alloués au Togo pour secourir les victimes des
inondations de 2008 n’a pas cessé de faire débat au sein de l’opinion publique
togolaise. Les Ministres Mémounétou de l’Action Sociale et son collègue
Titikpina de la Sécurité ont toujours été la cible des critiques. Ces derniers
temps, c’est la presse qui a pris le relais. Elle est même allée loin en
demandant que les deux Ministres fassent le compte au peuple togolais estimant
que ces fonds auraient été mal gérés. La semaine dernière, c’est une session
parlementaire qui devrait débattre de la question en présence évidemment des
Ministres concernés. Mais elle a été reportée. Beaucoup sont ceux qui attendent
voir la vérité jaillir. Même les Ministres concernés veulent faire le point à ce
sujet pour que chacun y voit claire.
Approchée par les journalistes en marge de la journée de formation politique
qu’a organisée le Rassemblement du peuple Togolais, la Ministre Ibrahim
Mémounétou n’est pas allée par quatre chemins pour faire savoir aux journalistes
qui voulaient savoir le pourquoi le report de la session parlementaire qui
devrait débattre de la question que son dossier était prêt et qu’elle attendait
impatiemment d’être devant les élus du peuple pour donner des éclaircissements.
Ne voulant pas aller en détail face à la presse qui essayait de la bousculer,
elle a tout simplement déclaré qu’il va falloir qu’elle fasse un point de presse
au sujet de la question pour bien informer la presse qui à son avis ne maîtrise
pas les contours de la chose. Elle s’est ensuite limitée à dire que tout ce qui
avait été remis pour la gestion de ces inondations n’avait pas été enregistré à
son niveau. ‘’ Tout, c’était au trésor Public et je n’ai géré qu’une infime
partie. Lorsque moi-même j’ai besoin de quelque chose dans le cadre de mon
travail et qui concerne les victimes des inondations, je fais une demande au
Trésor qui me dit si c’est possible ou pas… » a laissé entendre Ibrahim
Mémounatou. La Ministre Mémounétou a tout simplement renvoyé ceux qui pensaient
que les fonds et autres dons destinés aux victimes de ces inondations avaient
pris une destination autre que celle des victimes, à l’assertion selon laquelle
, on doit s’assurer du fait avant de s’ inquiéter de la cause. Autrement, ceux
qui sont en train de critiquer la gestion faite de ces fonds devraient attendre
pour voir les justifications que fourniront les premiers responsables des
Ministères chargés de la dite gestion et voir ce dont chaque responsable a fait
de ce qui l’aurait été alloué. Si non, on voit mal comment dans une situation
comme celle des inondations, un ministre puisse se permettre de détourner ce qui
est destiné aux victimes pour son propre compte.
Loin de nous l’intention de faire l’avocat défenseur de qui que ce soit, nous
disons que jusqu’à preuve du contraire, seules les explications nous édifieront
et pour l’instant rien ne prouve que ces Ministres ont effectivement failli dans
la mission qui les avait été confiée. Certes, il pourrait y avoir des
manquements au cours de la mission. Mais ces manquements sont dans l’ordre
normal des choses pour toute œuvre humaine. C’aurait été le contraire que
Mémounétou et son collègue n’en seront pas là. Mais tout de même on espère que
d’un jour ou l’autre ces Ministres seront à l’Assemblée Nationale pour nous
édifier plus sur la question.
L.M.
Situation sociopolitique : Regard critique
du PSR
Après Edem Kodjo et les siens, c’est le tour de Me Abi Tchessa de se retrouver
avec les militantes et militants du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR)
pour débattre autour du thème : « Quelle alternative pour le Togo ?». La
rencontre a eu lieu le samedi 09 Mai 2009 au relais de la caisse. « Soyons
tenaces dans la vie », a laissé entendre Me Abi Tchessa, président du PSR aux
membres de sa formation politique à qui, il a demandé de rester engagés à
combattre les inégalités et les injustices sociales. Alors par cette rencontre
pour une réflexion partagée sur un thème aussi évocateur que celui qu’ils ont
choisi, les membres du PSR ont abordé les thématiques de la problématique de
réconciliation au Togo, de l’analyse de la situation politique et
institutionnelle, de l’examen de la situation sociale et de la stratégie pour
l’opposition togolaise.
A partir de ces thématiques, les membres du PSR ont voulu porter leur regard
critique sur la situation sociopolitique du pays vis-à-vis à la fois du pouvoir
et de l’opposition. « Bientôt 2010 (ndlr : et pour les prochaines élections) et
on constate que c’est un mandat pour rien. Depuis les élections présidentielle
et législative passées, les choses n’avancent pas. Le pouvoir est presque à la
fin d’un mandat et l’on n’a pas pu être en mesure de mettre sur pied la
commission Vérité, Justice et réconciliation. Les réformes sur le plan
institutionnel et constitutionnel restent indispensables », s’est exprimé ainsi,
le Professeur Worou Komi, porte parole du PSR à l’endroit du pouvoir. S’en
prenant à l’opposition à laquelle appartient sa formation politique, le
professeur Worou a tout simplement déploré le manque de responsabilité et de
prise de conscience pour que celle-ci devienne la véritable alternative.
A quelques mois de la présidentielle de 2010, le PSR recherche l’alternative
pour le Togo en vue de la profonde mutation démocratique. Mais pour l’instant,
aucun membre de cette formation politique ne s’est déclaré candidat.
Madji
De l’argent jeté par la fenêtre : Le tronçon
réhabilité Akodèssewa-Zoro bar déjà sous les eaux
Et si nos autorités pensaient autrement ?
Lorsque les travaux de réhabilitation de certaines pistes et routes étaient
annoncés et mis en exécution, personne ne pouvait imaginer la joie combien
grande qui s’est emparée des togolais. Beaucoup avaient cru et certains
prédisaient la fin du calvaire des usagers des ces pistes et routes. Pour les
opérateurs économiques, la joie étaient si grande que certains on failli fêter
cette belle initiative du gouvernement togolais. Mais hélas ! Cette joie n’aura
été que de courte durée. Il a suffit que les pluies de la petite saison arrivent
pour voir les routes et pistes qu’on a dit réhabilitées dans un état plus grave
que celui d’avant leur réhabilitation.
L’exemple le plus frappant est le tronçon Akodèsséwa-Zoro bar. Ces derniers
temps, malgré que ce n’était qu’un simple rafistolage, c’est un tronçon qui a
connu une affluence qui ne dit pas son nom. La raison est que, ce tronçon
dessert plusieurs opérateurs économiques. Les gros porteurs qui venaient du Port
autonome de Lomé avaient fait de cette voie une voie de contournement. Les
riverains et autres habitants qui devaient faire le marché d’akodessewa avaient
trouvé leur salut en cette voie qui plus leur facilitait la tâche.
Au jour d’aujourd’hui, malheur à celui qui tenterait d’emprunter ce tronçon. Le
calvaire des habitants de Zoro bar a repris. « Cette fois-ci c’est pire qu’avant.
Nous ne savons pas si cette voie a été effectivement réhabilitée comme il le
faut. Et je crois que non ! Sinon, on n’aurait plus vu ce que nous voyons
aujourd’hui. C’est dommage ! » S’est exprimé un habitant du quartier visiblement
dépassé par la situation. Au jour d’aujourd’hui, c’est la nationale n°2 au
niveau de Cimtogo –rond point port qui prend le coup. Tous les gros porteurs qui
avaient repris par emprunter le nouveau tronçon CIMTOGO- Zoro bar- Akodessawa
empruntent maintenant CIMTOGO- Rond point port. Ce qui contribue à accroître le
phénomène d’embouteillage qui avait quelque peu cessé lorsque l’autre tronçon
était réhabilité. « On ne peut rien. On n’est obligé d’emprunter par le rond
point port parce que le tronçon Zorobar –Akodesséwa qu’on nous a fait croire
qu’il est réhabilité n’a pas tenu. Nous allons souffrir comme ça encore. Mais je
me demande jusqu’à quand ? Puisque rien n’est sûr que le Gouvernement va se
préoccuper de ça maintenant. Et c’est nous qui souffrons », a laissé entendre un
chauffeur de gros porteur.
Il est donc temps que nos autorités réfléchissent autrement. Ceci en cherchant
les moyens de bitumer ou de paver ce tronçon. Sinon, on continuera par jeter de
l’argent par la fenêtre lorsqu’on parlera toujours de réhabilitation avec des
entreprises aux capacités techniques limitées.
Le Messager
Comité National Olympique Togolais : Le Gal
Gnofame pourra-t-il briguer un Quatrième mandat ?
L’assemblée ordinaire élective du Comité National Olympique Togolais (CNOT)
prévue pour ce mi- mai ne va plus tenir. C’est en tout cas ce que révèle une
information de source proche du comité. Les raisons évoquées seraient d’ordre
organisationnel. Mais selon les mêmes sources, cette assemblée pourra se tenir
durant les mois à venir sans toutefois de précision sur la date exacte. Et la
grande question aujourd’hui, c’est de savoir qui sera à la tête du nouveau
bureau qui sera élu pour la période 2009 – 2013 ? A cette question, les regards
sont tournés vers l’actuel Président, le Général Zoumaro Gnofame qui fait déjà 3
mandats. Certains se demandent si le Général acceptera de briguer un quatrième
mandat. Déjà dès l’annonce de la tenue du congrès, deux camps se dessinaient.
D’un côté, il y a ceux qui prétendent que le Général serait trop âgé et aurait
déjà fait 3 mandats pour continuer par tenir les reines du CNOT. Ceux qui le
disent, d’après nos informations semblent constituer une infime partie de ceux
qui soutiennent la thèse contraire. Pour ces derniers, l’âge du Général est bien
une raison de plus pour lui accorder crédit. D’autant plus qu’il regorge assez
d’expérience pour encore donner un plus pour le bon fonctionnement du CNOT.
Il serait tout de même raisonnable, si l’on veut faire la part des choses, de
revoir dans le rétroviseur pour savoir plus sur la gestion du CNOT par le
Général Gnofame depuis qu’il est à la tête du Comité. Loin de nous l’idée de
faire le griot, il nous semble que les actions du Général Gnofame n’est pas
quand si mauvais comme certains le pensent : La dotation d’un siège du Comité
National Olympique Togolais est à mettre à l’actif du Général Gnofame, la prise
en compte dans le budget de l’Etat d’une aide annuelle aux différentes
discipline affiliée au CNOT est l’œuvre d’une lutte âpre du Général depuis
plusieurs années. L’idée d’une construction d’une bibliothèque qui d’ailleurs a
pris corps avec le début des travaux dans l’enceinte du siège du CNOT en vue de
permettre la restauration de l’histoire de l’Olympisme togolais a été germée et
soutenue par le Gal Gnofame Zoumaro. Bien d’autres actions sur le plan
international sont à mettre à l’actif de celui qu’on juge aujourd’hui trop vieux.
D’ailleurs cet argument de vieillesse et de nombre de mandat ne tient pas du
tout lorsqu’on sait que l’actuel Président de l’Olympisme Béninois, Marius
Francisco est à son huitième mandat. Bien d’autres exemples comme au niveau du
sommet de la CAF sont là pour prouver le contraire comme quoi, c’est lorsqu’on
est âgé qu’on arrive à mieux maîtriser les choses. Certes le Général Gnofame
n’est pas un Dieu pour prétendre tout faire. Il pourrait avoir eu des
manquements au cours de sa gestion du CNOT. Ce qui est tout à fait normal pour
des êtres faillibles que nous sommes. Mais delà à croire que le Général n’a rien
fait et qu’il faille l’écarter à tout prix, c’est faire preuve d’une
malhonnêteté d’esprit. D’ailleurs pour l’instant, ce n’est pas la peine de
polémiquer. Puisqu’ aucun texte ne prévoit la limitation du mandat au niveau du
CNOT. Et le Général s’il le faut peut encore une fois briguer un autre mandat.
Evidemment s’il est sûr de réunir un grand nombre de voix à sa cause.
L.M. |
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Le Messager N° 164 du 11 mai 2009 |
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Dossier : Faut-il désormais faire confiance
à nos organisations de défense des droits de l’homme ? |
Les
organisations de défense des droits de l’homme sont celles qui peuvent
garantir dans un pays, une démocratie bien assise. Certes en Afrique, les
actions sont lentes mais dans certains pays comme le Ghana, le Sénégal,
l’Afrique du Sud …, on peut noter quand même des avancées notables même si
beaucoup reste à faire. Mais au Togo ce n’est pas du tout le cas. Si la
communauté internationale s’est vue obligée d’implanter un siège du Haut
Commissariat au Droit de l’Homme, c’est qu’à quelque part on n’a noté les
violations graves des droits de l’homme sans que les organisations présentes
dans le pays et qui prétendent défendre ces droits ne soient capables de
jouer effectivement leur rôle. Ceci, sous l’effet de plusieurs pesanteurs.
La CNDH (la Commission Nationale des Droits de l’Homme) était accusé au
temps fort d’Eyadéma d’être à la solde du pouvoir. Seule la LTDH tentait de
jouer un peu son rôle mais dans des conditions très précaires. Aujourd’hui,
avec le changement à la tête du pays, beaucoup on cru que les choses
allaient également changer. Ironie du sort, tel ne fut pas le cas. Certes,
la liberté d’expression a augmenté son champ d’action, mais le vrai travail
ne se fait pas. Beaucoup de violations graves des droits humains ne sont pas
dénoncées par ces organisations et les populations se lassent devant des
situations qu’elles ne peuvent broncher si ce n’est de garder le silence. Le
cas le plus récent se trouve être l’affaire Kpatcha Gnassingbé.
Après les événements du 12 au 13 avril, certaines personnes présumées
auteurs de la tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat sont arrêtées et
mises sous les verrous. Devant la presse, quelques jours seulement après
l’arrestation des présumés auteurs, 4 organisations de défense des droits de
l’homme ont déclaré avoir visité les présumés auteurs et qu’ils étaient dans
des conditions acceptables. Elles avaient laissé entendre que certains
auraient déclaré avoir reçu la visite des membres de leur famille et que des
efforts seront fait à leur niveau pour demander aux autorités de faire en
sorte que les prévenus jouissent de leurs droits conformément aux normes
internationales et selon la constitution togolaise. Mais de nos jours, selon
certaines indiscrétions, il existerait des familles qui n’ont jamais vu
leurs gens. Par ailleurs, beaucoup de zones d’ombre sur le nombre et les
identités des présumés auteurs restent à éclairer. Face à tout ceci,
l’opinion semble être réservée par rapport à ce que ces organisations ont eu
à déclarer à la presse. Les ont-ils réellement vu, ces présumés auteurs ?
Sont –ils vraiment dans des conditions acceptables comme cela a été dit ?
Ce sont autant de questions qui font que les togolais sont désormais
mélangés sur le crédit à donner désormais aux organisations de défense des
droits de l’homme.
Voilà pourquoi, au nom de leur crédibilité, elles se doivent d’être plus
explicites sur certains points comme le nombre de détenus effectivement vus
et bien d’autres aspects tout en gardant les secrets qu’elles estiment être
du ressort de l’enquête en cours.
C’est à ce titre qu’elles pourront lever le doute qui s’est emparé des
togolais en ce moment au sujet de leur devoir.
L.M.
Affaire Kpatcha Gnassingbé : Robert
Bakai dit halte aux spéculations -L’opinion y voit des intimidations
L’affaire Kpatcha Gnassingbé, est
la principale parmi toutes celles qui font actuellement la une des journaux
de la place. Et chacune de ses presses y va de son commentaire. Mais dans la
majorité des cas où certains confrères reprennent l’avis de l’opinion, on
note un certain scepticisme qui va à l’encontre de la version officielle qui
parle d’une tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Aussi, faudrait –il
le rappeler, certains confrères y vont de leurs propres commentaires
critiquant la manière dont ce épineux dossier se gère. Face à tous cela, le
Procureur de la République, Robert Bakai est monté au créneau la semaine
dernière pour demander à ce que cessent des spéculations autour de ce
dossier. Dans un communiqué lue sur le télévision nationale le jeudi 30
avril 2009, il a mis en garde tous ceux qui spéculent autour de cette
affaire et les a rappelé le fait qu’ils s’exposent à la rigueur de la loi .
Au sein de l’opinion publique les commentaires ont afflué dès la lecture de
ce communiqué. Certains voient dernière ce communiqué, des menaces et
intimidations pour étouffer la vérité. « Nous ne sommes pas d’accord avec le
Procureur de la République qui semble empêcher les gens de donner leur
opinion sur tout ce qui entoure cette affaire Kpatcha Gnassingbé. Nous ne
disons pas que c’est faux. Mais de la manière nous voyons les choses, il
semble avoir toujours du flou.. . », a laissé entendre un compatriote qui
suit avec beaucoup d’attention ce dossier.
Depuis plus d’une semaine, les réactions officielles quant à ce qui concerne
la suite de cette affaire se font plutôt rares. Sauf, le communiqué du
Procureur qui est venu donner d’autres précisions sur l’enquête.
Tchaboré
Perspective de la Présidentielle de 2010
: Kofi Yamgnane veut se conformer aux dispositions de la constitution
Depuis l’annonce de sa candidature, celui que certains appellent franco –togolais,
Kofi Yamgnane, n’a plus manqué d’occasion pour se rendre sur la terre qui
l’a vu naître. Cette venue au Togo, signifie vraisemblablement que ce
n’était pas un canular, sa candidature, comme certains pouvaient le penser.
Kofi Yamgnane doit est très sérieux et tiendrait beaucoup à y apporter son «
expérience » au Togo. Raison pour laquelle, il se fait voir ces derniers
temps dans le pays. Histoire de se conformer à la constitution togolaise.
En effet, la constitution de 1992, en son article 62, alinéa 5 stipule que :
« nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il
ne réside sur le territoire national depuis douze (12) mois au moins ». Et
si tous les calculs sont bons, d’ici février 2010, Yamgnane aura peut-être
fait 12 mois, puisque c’est depuis plus de deux mois que ses mouvements en
direction du Togo se faisaient remarquer. Mais pour l’instant, rien n’est
gagné pour lui en ce qui concerne sa candidature, puisque l’alinéa 1 de la
même disposition de la constitution stipule qu’il faut être exclusivement de
nationalité togolaise de naissance. Alors que Kofi Yamgnane jouit égalment
en ce moment d’une nationalité française. C’est sur ce dernier point que la
tâche serait très ardue pour lui. En ce moment où les discussions au niveau
du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) sont bloquées, et
où il ne semble pas évident que les points relatifs aux réformes
constitutionnelles et institutionnelles soient abordés, tout porte à croire
que même s’il arrivait à s’en sortir avec la situation de la résidence, le
reste lui sera tout de même difficile. Et donc Kofi Yamgnane risquerait
d’être hors course. Ce dont nous ne souhaitons pas. Par ailleurs, beaucoup
s’interroge sur la stratégie qu’adoptera Yamgnane qui a un poids encore
négligeable sur l’échiquier politique à quelques mois seulement de la tenue
de la présidentielle. Récemment, il est fait état d’un soutien de certains
officiers et cadres civils de sa Préfecture. Ce qui a été d’ailleurs démenti.
Aujourd’hui donc, c’est la grande interrogation et nombreux sont ceux qui
pensent que Kofi Yamgnane amuse la galerie avec sa candidature. Au Togo,
l’on sait combien l’environnement politique est difficile à cerner. Et rien
n’est sûr que Kofi Yamgnane qui est à peine connu par les togolais, puisse
facilement s’en sortir. Aussi, rien n’est sûr que ceux sur qui il compte
aujourd’hui feront réellement l’affaire le moment venu. Mais nous n’allons
pas vite aller en besogne. Car il ne faudrait pas perdre de vue que nous
sommes bien en politique et que celle-ci réserve beaucoup de surprise.
Ainsi Kofi Yamgnane en tenant tant à sa candidature semble avoir foi. Rien
n’est donc exclu. Il faut plutôt croiser les bras pour attendre de voir ce
que demain sera fait, si sa candidature venait à être validée.
Tchaboré
Me Apévon Dodji à propos de la
présidentielle de 2010 : « Je reste convaincu que l’opposition a toutes les
chances de remporter la victoire... »
Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) s’est retrouvé le jeudi 30 Avril
2009 au Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF), communément
appelé Togo 2000. Cette rencontre se situe dans le cadre de ce que les
premiers responsables du parti ont appelé « Journée commémorative du 18e
anniversaire des acquis d’avril 1991 ». A l’occasion, étaient présents le
Président national du CAR Me Apévon Dodji, le Président d’honneur Me
Agboyibo Madji et bien d’autres membres du bureau du parti, auxquels se sont
joints les militantes et militants. Ce fut l’occasion pour Me Apévon de
revenir sur les acquis d’avril 1991 en citant entre autres : la promulgation
de la charte rétablissant le multipartisme ;l’accord sur la dissolution du
Parlement et du Gouvernement alors en place et leur remplacement par des
organes législatifs et exécutifs transitoires à composition comprenant le
pouvoir et l’opposition pour organiser de façon conjointe et consensuelle
les élections démocratiques ;la promulgation d’une loi d’amnistie pour
faciliter le retour au pays des compatriotes contraints à l’exil.
Dans son discours, le Président national du CAR est revenu sur les derniers
développements de la vie dans notre pays et souhaiter que toute la lumière
soit faite dans le respect des garanties prescrites en la matière.
S’agissant de la présidentielle de 2010, Me Apévon s’est dit confiant de la
victoire de l’opposition.
L.M. |
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