|
|
|
Magnan 115 de mercredi 13 mai 2009 |
|
L’Etat n’est
pas une cuisine familiale : Kpatcha Gnassingbé veut négocier sa libération
auprès de Faure Gnassingbé |
|
Les lois de
la République
en danger
Depuis quelques temps, les informations font état de ce que Kpatcha Gnass,
le présumé cerveau de la tentative du renversement du pouvoir de son frère
Faure Gnass ne veut parler à personne et même au juge et exige qu’il y ait
un tête à tête entre lui et son grand frère le Président. Pourquoi faire ?
Et pourquoi Kpatcha veut-il se soustraire de la procédure judiciaire qui est
engagée ? Cela frise le ridicule. Et pour cause. Nous sommes dans un Etat de
droit. Et aucun fils de la nation, quelle que soit son rang, ne peut jamais
se prendre au-dessus ou un détenu spécial.
Selon
les indiscrétions, Kpatcha voudrait dire quelques vérités au chef de l’Etat.
Arrêté depuis le
15 avril 2009
et détenu en un lieu secret, dans le cadre de cette tentative de coup
d’Etat, Kpatcha a été déjà impliqué de la tête au pied. Jusqu’à ce jour, il
semble ne pas réaliser ce qui lui arrive. Et en plus l’ancien ministre de la
défense et des anciens combattants confond la gestion des affaires de la
cité à celle d’une famille. C’est pour lui faire comprendre que les deux
choses ne vont pas de paire que Faure a engagé une procédure judiciaire
contre celui qui avec ses complices se proposait de le renverser. Rien
n’est plus comme avant. L’instruction suit son cours normal. Tous les
détenus dans affaire sont entendus. Et ceux qui ne sont pas impliqués sont
libérés au fur et à mesure. La dernière fois, c’est le communiqué du
Procureur de la République Robert Bakaï qui est venu situé les uns et les
autres. Des éléments qui confortent la thèse d’un coup d’Etat sont
désormais sous scellés. Alors dans ces conditions, il faudra laisser la
justice faire son travail. Faure se dit attacher aux valeurs familiales.
C’est normal. Du moment où la procédure est déjà engagée et que tout le
monde demande que la lumière soit faire dans cette affaire, il n’est plus
normal de créer des situations qui vont tout capoter.
Bien
plus, Kpatcha n’a pas intérêt à ce que la procédure s’arrête. S’il refuse
de parler c’est que lui-même va se noyer. Il faudrait faire éclater la
vérité. Un jour s’il est coupable on avisera, s’il ne l’est pas, on avisera
également. Parce que, lorsqu’on le libère aujourd’hui sans que la justice
n’ait dit son dernier mot dans cette affaire, c’est que le problème demeure.
La vérité dans cette tentative de coup d’Etat ne sera jamais connue. Mais si
Kpatcha refuse de parler aux juges et veut rencontrer son frère, beaucoup
d’observateurs pensent qu’il veut négocier sa libération et amener Faure à
fouler aux pieds les règles de la justice.
C’est
pourquoi malgré les interventions des chefs d’Etat pour que ce problème soit
réglé au sein de la famille, Faure Gnassingbé fait la sourde oreille et veut
que la justice aille jusqu’au bout pour faire la lumière. Alors pour quelle
raison Kpatcha veut-il tordre le coup de la justice ? Se reproche t-il de
quelque chose en refusant de se confier aux principes de la justice ? La
loi est impersonnelle. Et Kpatcha n’est pas au dessus d’elle. Il est citoyen
comme tout le monde. Il ne doit pas se considérer comme un détenu spécial.
Si nous voulons encrer l’Etat de droit dans nos mœurs, on ne peut pas
commencer par torpiller les lois de
la République. Nul
ne doit se considérer comme un détenu spécial. Kpatcha a intérêt à parler à
la justice. Il faut donc arrêter de jouer aux dilatoires.
Si
donc Faure accepte de rencontrer son demi-frère au grand dam de la justice à
laquelle il a demandé la fermeté dans cette affaire, c’est qu’il donne
raison à ceux qui pensent qu’il est à la tête d’un Etat familial et que les
affaires de la famille sont au dessus de l’Etat. Il se fera hara kiri aux
yeux de l’opinion nationale et internationale. Quels que soient les dangers
qui planent sur ce dossier et les conséquences qui s’en suivront, il faut
aller jusqu’au bout et enlever le doute dans les esprits des plus
sceptiques. Il y a également quelques jours des intox sont balancés au sein
de l’opinion pour faire croire que Kpatcha sera libéré. Toutes ces
informations sont distillées dans le public pour amener Faure à fléchir et à
tordre le coup à la justice. Mais ce n’est pas facile de tenir un discours
et de se contredire. Beaucoup ont également posé cette question de tracts
balancés dans les casernes. Là n’est pas la solution. La vraie solution se
trouve dans l’éclatement de la vérité.
Abass ISSAK
S’achemine t-on
vers une élection à problème ? Le silence coupable de l’opposition
parlementaire face à la mort programmée du CPDC
Depuis le 30 mars 2009, les membres du Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC) ne se sont plus retrouvés pour discuter. C’est ce cadre
qui, malgré ce qu’on dit du côté du pouvoir qu’il n’est pas créé seulement
pour régler les problèmes électoraux, au moins fixer l’opinion sur
l’organisation propre, transparente et sans contestation de l’élection
présidentielle de 2010.
Les reformes institutionnelle et constitutionnelle qui sont les points
saillants de cet Cadre Permanent de Dialogue et de concertation sont des
points qui vont baliser la voie à des élections équitables et transparentes.
C’est donc pour corriger les problèmes que posent la Constitution et le
Code Electoral dans l’organisation de ces élections que le CDPC a été mis
en place avec pour mission d’aboutir à des consensus. Ces consensus
devraient être transformés en texte de loi par le Parlement. Mais depuis
plus d’un mois et demi, les points d’accord et de désaccord sont déposés sur
la table du chef de l’Etat pour approbation. Celui-ci garde toujours son
mutisme. Il ne se prononce pas sur ce qui lui a été transmis. Le temps
passe. Et inexorablement on s’achemine vers 2010. Les problèmes qui ont
occasionné des violences en 2005 sont toujours là. L’opposition qui a
intérêt à ce que les textes institutionnels et constitutionnels soient revus
ne dit plus mot. Et comme cette situation profite au RPT, c’est tant mieux
pour lui, puisque, avec tout ce qui se passe-là, le RPT est assuré de
conserver son pouvoir.
Dans les rangs de l’opposition parlementaire, on indique que c’est le
Représentant du chef de l’Etat Pascal Bodjona qui doit convoquer la réunion.
Alors on se demande si l’inertie de l’opposition ne va pas lui porter un
coup fatal. Si le Représentant de Faure dans ce CDPC qui dirige les travaux
ne convoque pas, est-ce que l’opposition elle-même ne peut pas provoquer
cette convocation. Le temps presse et à cette allure, l’opposition va se
retrouver dos au mur. Il y a beaucoup de travail à faire. Les réformes
institutionnelle et constitutionnelle doivent permettre de démarrer les
processus de révision de liste électorale et autres « ingrédients » qui
entrent dans le processus électoral. Mais si depuis le blocage des travaux
du CPDC, l’opposition ne provoque pas la convocation de ce cadre, c’est
qu’elle se complaît de la situation. Elle sera considérée comme complice
dans cette affaire de blocage.
Aide toi le ciel t’aidera. Lorsque l’opposition garde un silence coupable
dans ce blocage, il ne faut pas qu’elle s’attende à ce que les populations
la soutiennent dans ses actions. On va observer cette situation comme ça et
lorsque le pouvoir RPT va commencer à la dernière minute par organiser le
processus de révision des listes électorales, l’opposition va commencer par
crier à la fraude. Mais dans tout ça, les gesticulations ne s’arrêtent
qu’aux condamnations et le RPT lui, continue son petit bonhomme de chemin.
A.I.
Gilbert Houngbo
en Israël ou le Parcours multi-religeux émotionnel pour les officiels
togolais
Le Premier
ministre Gilbert Houngbo a achevé vendredi son déplacement officiel en
Israël par une visite du site de Massada et de la mer morte. Massada, du mot
hébreu metsada, qui signifie forteresse. C’est un site constitué de
plusieurs palais et de fortifications antiques perchés sur un socle de
granite au sommet d’une montagne dans le désert de Judée.
À l’origine,
Massada était une simple garnison fortifiée par les premiers princes
asmonéens. Selon Flavius Josèphe, un historien juif du Ier siècle, Hérode le
Grand aménagea la forteresse en trois vagues successives de travaux, entre
37 av. J.-C. et 15 av. J.-C. comme refuge contre d’éventuelles révoltes
intérieures et menaces d’une invasion égyptienne. Le site a été identifié en
1842 et complètement fouillé de 1963 à 1965.
M. Houngbo,
accompagné de la délégation togolaise comprenant plusieurs ministres, des
représentants de la Chambre de commerce, du Patronat et des hommes
d’affaires, a longuement parcouru le complexe archéologique.
La visite du
Premier ministre en Israël, axée sur l’agriculture, la coopération
économique et la formation, s’est soldée par une déclaration commune entre
le Togo et Israël avec le souhait d’établir un accord bilatéral par
l’intermédiaire de « Mashav», l’Agence israélienne de coopération
internationale.
« Aujourd’hui fut une journée mémorable pour toute ma délégation et
moi-même. Plus jamais, plus jamais. Gloire au Seigneur Tout Puissant.
Amen ! ». Ce sont les mots inscrits sur le livre d’or du mémorial de Vad
Vashen par le Premier ministre Houngbo lorsqu’il a visité ce lieu qui est à
la fois un lieu de mémoire, de recherche d’enseignement et un comptoir
muséologique exceptionnel.
Au
rang des rencontres officielles, Gilbert Fossoun Houngbo a été reçu par
Bnejamin Netenyahou à Jérusalem. Les deux hommes ont évoqué les questions
relatives au processus de paix dans la région et les tensions persistantes.
Ils ont également parlé des conflits qui affectent plusieurs pays
d’Afrique.
S’agissant du Togo, le Premier ministre israélien a souhaité développer les
relations bilatérales tant au niveau politique que diplomatique. Il a
souhaité que les entreprises israéliennes soient plus présentes et
effectives sur le continent africain. Gilbert Houngbo a abondé dans le même
sens en demandant que les entrepreneurs israéliens soient plus actifs et
plus visibles au Togo et en Afrique.
Le
Premier ministre togolais a également eu des contacts avec le vice- ministre
israélien des Affaires Etrangères Daniel Ayalon. Aux termes des discussions,
les deux personnalités ont signé une déclaration soulignant le « haut degré
de compréhension entre le Togo et l’Israël ». Le document indique que le
Premier ministre israélien et le vice ministre des Affaires Etrangères
d’Israël souhaitent promouvoir la coopération bilatérale.
Benjamin Nétenyahou a invité les représentants gouvernementaux d’Israël et
les opérateurs économiques privés à visiter le Togo pour examiner les
conditions de continuité.
Saint-Sépulcre, Souks, mur des lamentations et excavations ont été visités
par le Premier ministre et sa délégation. Un parcours multi-religieux très
émotionnel pour les officiels togolais.
Le
Magnan
Scandale au
cours d’une conférence de presse hier : Le sélectionneur des Eperviers veut
se mettre la presse à dos
L’Entraîneur Togolais, le Belge Jean Thissen emboîte-t-il le pas à l’ex
entraîneur OTTO Pfister, spécialiste dans les injures contre les
journalistes togolais ? Difficile de le savoir. Hier le 12 mai, le nouveau
sélectionneur de l’Equipe nationale du Togo, Jean THISSEN a animé un point
de presse dans les locaux de la Fédération Togolaise de Football (FTF). Il
s’agit pour le nouveau sélectionneur, d’informer le public sportif togolais
sur comment les préparatifs se déroulent au niveau des Eperviers qui
livreront deux matchs décisifs dans les jours à venir dans le cadre de
l’éliminatoire CAN /Coupe du monde Afrique du Sud 2010. Au cours de cette
conférence, disons plutôt avant que le sélectionneur ne démarre la
conférence, il s’est adressé à un confrère de Calliope Sport sur une
information que son Journal a publié sur lui. Très fâché, Jean Thissen,
après cette discussion avec le confrère, a décidé unilatéralement que le
confrère sorte de la salle pour une autre occasion. « Je ne peux pas
permettre excusez moi, je vous prie de quitter », a martelé l’Homme
Blanc des Eperviers. Sans mot dire, le reporter de Calliope Sport est allé
prendre son enregistreur déposé sur la table tout en serrant la main au
sélectionneur. Un silence règne alors dans la salle. Pendant que le Belge
Jean Thissen allait prendre la parole pour ouvrir la conférence, le
Président de l’Association Sportif Togolais, Hans Masro s’est interposé pour
rappeler à l’ordre Jean Thissen sur des propos discourtois qu’il balance
sans contrôle. Ce n’est qu’une faible protestation. Mal compris, Jean
Thissen s’est foncièrement énervé, ramassant du coup ses dossiers pour
quitter la salle. Il a été finalement maîtrisé par le Directeur Technique
Adjoint Mr Lanou ainsi que quelques proches collaborateurs. « Fermer la
porte, que personne ne rentre ; je n’ai pas le temps ; je pars ce soir, j’ai
d’autres choses à faire ; un minimum de respect », ne cesse de dire le
nouveau sélectionneur. Comme cela ne lui suffisait pas, Jean THISSEN s’est
mis à donner des leçons de morale aux pauvres nègres de journalistes
togolais. Balayant d’un revers de la main tout ce que le Journal avait
publié, Thissen déclare : « Je n’ai jamais déclaré ces genres de choses,
que se soit bien clair », précise t-il.
De l’avis de
bon nombre de personnes, la réaction de l’entraîneur n’a pas été du tout
appréciée par les fans des Eperviers. Selon eux, le Nouveau sélectionneur
est sur une pente glissante. Qu’on respecte le noir dans toute sa dimension,
puisque selon toute vraisemblance, ce qui s’est passé le 12 mai dernier, ne
pourra pas se passer en Europe. Jean Thissen ne pourra en aucun cas expulser
un Journaliste Blanc parce que son journal a publié des informations qui
ne lui plaisent pas. En réalité, le président de l’AJST, Hans Masro, étant
donné qu’il a réagi et que le sélectionneur n’a pas voulu le comprendre,
doit tout simplement demander à tous les confrères de quitter la salle.
C’est comme si un confrère avait été pris a parti par les forces de l’ordre
sur le même lieu après une conférence dans les locaux de la FTF. On a
encore en mémoire, la réaction du vice Président actuelle de l’Association
des Journalistes Sportifs. Mais, seulement, dans ce cas précis, alors qu’il
est présent, il n’a pas fait de réaction et on le comprend, puisque le
président de l’association est aussi présent. Le confrère a quitté
calmement la salle et Jean Thissen a poursuivi sa conférence dans une
nervosité qui n’a pas dit son nom. La confraternité n’a pas pris le dessus
des évènements et c’est ce qui est déplorable. Même si l’AJST est restée
passive dans sa réaction, les autres confrères devraient ramasser leurs
micros et enregistreurs et quitter la salle en signe de protestation. C’est
Jean THISSEN qui a besoin de passer son information et il a invité la
presse. Et le rôle du journaliste est d’être cette courroie de transmission
entre lui et la population. On raconte qu’il n’est même pas à son coup
d’essai et qu’il aurait, selon des infos, giflé un journaliste en Algérie et
au Maroc. Allons-nous vers un bras de fer entre Jean Thissen et la
Presse Togolaise ? Seul le Belge saura situer l’opinion
Linus
Yao |
|
Magnan 114 du 6 mai 2009 |
|
Les suites de
l’Affaire Kpatcha : Le nombre des personnes arrêtées connu: Après l’échec
des conciliations familiales : Les chefs d’Etats Bongo et Kadhafi veulent
rentrer dans la danse, mais ... |
|
Tout se complique dans cette affaire de tentative de coup d’Etat et l’étau
semble se resserrer autour de l’auteur en chef présumé, l’ancien ministre de
la Défense
et des Anciens Combattants, Kpatcha Gnassingbé. Le dernier communiqué du
Procureur de
la
République
en date du 30 avril dernier est venu enfoncer le clou et ne donne plus de
chance à Faure malgré les demandes des uns et des autres d’user de sa
magnanimité pour libérer ses frères afin de « ramener la paix dans la
famille ». « Aléas Jacta ». Les dés sont jetés.
Il
y a déjà plus de trois semaines que dure l’incarcération des mises en
cause dans la tentative de renversement du pouvoir de Faure Gnassingbé. Les
réunions et autres rencontres familiales n’ont cessé de se multiplier afin
de trouver une issue à l’amiable. Mais ces multiples rencontres n’arrivent
pas à faire accorder les violons. Le chef de l’Etat qui voit son pouvoir
déjà menacé n’entend pas céder. Et pour cause. Cette affaire dépasse le
cadre familial. Une semaine après l’arrestation de Kpatcha devant les
locaux de l’Ambassade des Etats Unis au Togo, des chefs de la Kozah avaient
fait le déplacement de Lomé pour rencontrer le chef de l’Etat.
Officiellement, il s’agissait d’un soutien de la Kozah que ceux-ci sont
venus apporter à Faure Gnassingbé. Mais dans les coulisses on fait état de
ce que ces chefs cantons de
la Koza
seraient venus pour écouter les membres de la famille interpellés dans cette
affaire de tentative de coup d’Etat. Après cette rencontre, une réunion
s’est tenue encore dans la maison familiale à Pya. Mais cette fois-ci, sans
aucune issue. Puisque les raisons sont déjà là. L’affaire est déjà entre les
mains de la justice. Et dans son speech, Faure Gnassingbé n’a pas mâché ses
mots. « J’ai pris toutes les mesures avec le gouvernement pour que la
justice s’exerce avec fermeté mais dans la sérénité à l’égard des auteurs
de ces actes criminels et leurs complices ». Malgré le fait qu’il ait
déclaré être attaché aux « considérations familiales, il n’entend pas
s’ingérer dans le cours normal de la justice où l’affaire en instruction et
que les auditions des mises en cause se déroulent. Faure Gnassingbé qui
n’entend se faire hara-kiri et ne pas montrer ridicule aux yeux de l’opinion
nationale et internationale veut aller au bout en laissant la justice faire
son travail.
C’est donc après l’échec de ces tractations familiales que les rumeurs ont
commencé par faire état de ce que des chefs d’Etat et non des moindres, le
doyen El Hadj Omar Bongo Ondimba et le Guide de
la
Jamahiriya
libyenne Mouammar Kadhafi tout en apportant leur soutien à leur homologue
Faure Gnassingbé auraient exprimé leur besoin d’arriver au Togo pour
suggérer à Faure de libérer ses frères afin de ramener la paix dans la
famille. Mais cette démarche peut s’avérer inopportune étant donné que la
tentative est un crime et que toute personne impliquée doit, quelle que soit
sa position, qu’il soit parent du chef de l’Etat ou pas, répondre de ses
actes devant la justice. Eh oui, on ne peut pas mélanger les affaires
familiales avec ceux de l’Etat.
S’il fallait négocier la libération de Kpatcha, c’est avant que la
procédure judiciaire ne s’engage, et avant également que le chef de l’Etat
ne prononce son discours en demandant à la justice de faire son travail. En
l’obligeant ou en faisant pression sur lui pour qu’il libère son frère,
c’est tout comme il fait interférence dans le cours normal de la justice.
Séparation de pouvoir oblige, le dossier doit aller jusqu’au bout pour que
les Togolais découvre la réalité dans cette affaire. D’abord, est-ce que
cette libération va-t-elle concerner les seuls frères du chef de l’Etat ou
tout les présumés coupables de cette tentative de coup d’Etat ? Il n’y a
plus de place à l’impunité sur la terre de nos aïeux. La justice doit aller
jusqu’au bout de ses investigations et présenter aux Togolais la vraie
réalité des faits.
Et
pour respecter les vœux de l’Ambassade des Etats-Unis qui ont livré Kpatcha
et ceux des Nations Unies qui ont demandé un procès équitable, Faure n’a
plus les moyens argumentaires pour répondre aux exigences familiales et à
celles des chefs d’Etats qui exigent l’élargissement du chef en personne
dans cette affaire.
Abass Issak
18e anniversaire
des acquis d’Avril 1991 :
Le CAR
retrace la lutte des mouvements démocratiques
Le CAR s’est
retrouvé dans les locaux de la foire 2000 le 30 Avril dernière pour
commémorer le 18ème anniversaire à la fois de la création du CAR et des
acquis démocratiques que notre pays a réalisés en avril 1991 sous l’égide du
Front des Associations pour le Renouveau (FAR).
18 ans,
c’est l’âge de la majorité politique. Et c’est le moment ou jamais, le CAR
est appelé à traduire dans les faits, les aspirations de la population dont
notamment l’alternance au pouvoir.
Lors de
notre 2ème Congrès statutaire, nous avons fait le bilan du chemin parcouru
depuis la création du parti, a déclaré le président du CAR Maître APEVON
Dodji
Dans le
cadre de la mise en œuvre des recommandations du Congrès, il a convié à
retourner aux sources de notre combat pour retrouver nos repères et nous
coller aux objectifs qui nous ont poussés à nous lancer dans cette lutte.
Oui, chers
militantes et militants, notre parti est héritier des idéaux et de la
méthode du FAR, qui a permis aux Togolais d’obtenir des acquis dont vous
venez d’avoir à l’instant le rappel et dont nous avons été et continuons
d’être les défenseurs d’avant-garde, a-t-il laissé entendre.
Et nous
savons qu’au cours des différentes crises que notre pays a vécues, aucune
initiative de sortie de crise n’a connu de début de réussite sans ralliement
des uns et des autres aux objectifs et aux valeurs qui sous-tendent les
prises de position du CAR.
Nous ne
devons pas nous tromper de combat car l’ultime objectif qui a motivé notre
engagement n’est pas encore atteint : vivre dans une société où les
dirigeants sont librement désignés par les populations à travers des
élections transparentes et démocratiques.
C’est pour
cela que notre parti doit amorcer de façon courageuse et clairvoyante le
virage actuel de notre processus pour permettre à nos populations de vivre
enfin l’expérience de l’alternance démocratique en 2010, débouchant sur un
Togo libre, uni, paisible et prospère qui garantisse à chaque citoyen le
respect de ses droits et libertés, un environnement national sécurisé et un
niveau de vie décent.
Selon le
président du CAR les obstacles à franchir pour y arriver sont encore
nombreux. Pour preuve que les derniers développements de la situation
politique de notre pays.
Les Togolais
vivent en effet depuis quelques semaines, un événement surprenant qui
perturbe l’actualité : « l’affaire Kpatcha Gnassingbé ».
A propos de
cette affaire, le CAR tient à réitérer, conformément à la position qu’il a
exprimée dans sa déclaration du 16 avril 2009, qu’il est impératif que toute
la lumière soit faite dans le respect des garanties prescrites en la
matière.
Le CAR
voudrait rappeler à ce propos, que suivant les textes en vigueur, si en cas
de flagrant délit, un député peut être arrêté et poursuivi sans levée
préalable de son immunité, il ne peut en revanche être jugé que si
l’immunité est levée par l’Assemblée Nationale.
En tout état
de cause, il ne faut en rien que le pouvoir tire prétexte de cette affaire
pour bloquer le processus des discussions du CPCD, au risque d’entretenir de
l’incertitude et de l’angoisse dans l’esprit des populations sur la tenue de
l’élection présidentielle de 2010.
Par rapport
à cette élection, je reste convaincu que l’opposition a toute les chances
de remporter la victoire. Mais cette victoire que nos populations appellent
de tous leurs vœux passe par l’entente des forces démocratiques sur un
candidat unique dont le principe et les contours ont été affirmés dans le
communiqué signé conjointement le 28 janvier 2009 par le CAR et l’UFC,
a-t-il souligné.
Il a par
ailleurs, s’agissant du processus de réconciliation nationale, déplorer que
le Gouvernement ne se soit pas conformé aux dispositions de l’APG prévoyant
la mise en place de deux commissions chargées : l’une de faire la lumière
sur les actes de violence à caractère politique, l’autre de rechercher les
voies et moyens d’indemnisation et d’apaisement des victimes.
Dans le
contexte politique actuel où il est illusoire de vouloir faire établir la
vérité sur les actes de violence commis lors des élections de 2005 pendant
que les auteurs présumés sont au pouvoir, la deuxième commission prévue par
l’APG aurait pu, depuis des mois, enclencher l’indemnisation des victimes
dans la mesure où cette indemnisation, qui est du ressort de l’Etat, n’est
pas subordonnée à l’identification préalable des auteurs des dommages subis.
J’aimerais,
pour terminer, interpeller les pouvoirs publics, à être à l’écoute des voix
qui s’élèvent de plus en plus au sein de la population et plus
particulièrement en milieux jeunes au sujet de la répartition équitable des
emplois, des marchés et autres avantages de l’Etat entre les citoyens des
différentes préfectures et ethnies du Togo.
Le CAR
rappelle avoir déclaré, lors des préliminaires du dialogue national qui
eurent lieu en août 2004 au CASEF que c’est là où réside la racine du mal
togolais et qu’il ne sert à rien de traiter le cancer par la Doliprane.
Le moment
est venu de prendre le taureau par les cornes et de remédier au mal togolais
en s’inspirant des solutions pratiquées par des pays qui ont été confrontés
aux ravages causés par la discrimination ethnique dans l’accès des citoyens
aux biens et services faisant partie du patrimoine national.
Le Magnan
Le CPDC noyé
par la guerre des Gnassingbé :
Les reformes Institutionnelle et constitutionnelle renvoyées aux calendes
grecques ?
Il
y a déjà plusieurs semaines que les membres du Cadre Permanent de Dialogue
et de Concertation ne se sont plus retrouvés pour discuter des réformes
institutionnelle et constitutionnelle indispensables à l’organisation d’une
bonne élection transparente et acceptable par tous. Beaucoup ne comprennent
pas pourquoi depuis qu’un coup d’arrêt a été porté sur ses travaux, le CPDC
a des difficultés pour redémarrer.
Le
Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation avait cessé de travailler
bien avant la tentative de renversement du pouvoir de Faure par son
demi-frère Kpatcha. Au départ, on avait évoqué les funérailles de la
première dame gabonaise Mme Omar Bongo et les cérémonies de clôture des
manœuvres militaires qui se sont déroulées tout dernièrement dans la Kozah
pour justifier l’arrêt des travaux. Mais, depuis le retour de la délégation
togolaise à la tête de laquelle se trouvait Faure du Gabon et la fin des
manœuvres militaires, c’est le silence radio jusqu’au jour où l’annonce de
la tentative du coup d’Etat a été faite. Cette affaire est donc venue corser
les choses. Maintenant, il semble que c’est l’argument qui est avancé pour
retarder la reprise des travaux au CPDC. Mais le temps avance. Le jour J
pour l’élection présidentielle de 2010 arrive à grand pas. Les partis
politiques ne cessent d’élever des voix pour réclamer la reprise des travaux
au CPDC. Certains indiquent qu’il y a eu déjà des avancées dans les
discussions. Les moutures des points d’accord et de désaccord sont
aujourd’hui sur la table de Faure Gnassingbé en tant que Président du CPDC
et facilitateur en premier de ce cadre. Il doit ainsi viser et faire ses
remarques afin de les renvoyer aux membres du cadre qui doivent continuer
les discussions. Mais le silence du chef de l’Etat dans cette affaire
n’augure rien de bon. Les partis politiques ou du moins les candidats à la
prochaine élection présidentielle doivent connaître leur sort avant le
démarrage des campagnes. Dans les textes qui régissent les élections, il y
a des partis qui écartent certains togolais de se présenter. Et si rien
n’est fait dans les plus brefs délais pour remettre la pendule à l’heure,
on risque d’assister à des élections non consensuelles. Les partis
politiques vont se retrouver dos au mur. Et puis ce qui inquiète, c’est que
lors de l’émission « Appel sur l’Actualité » de Juan Gomez pendant le séjour
de RFI dans notre capitale, le ministre Pascal Bodjona de l’Administration
Territoriale et des Collectivités Locales, répondant à une des questions
qui lui était posées a fait comprendre qu’à défaut du consensus, on pourrait
faire recours aux anciens textes en vigueur. Peut-être qu’il y aura d’autres
réaménagements à faire pour ne pas frustrer certains et avoir une bonne
élection acceptable par tous.
Plusieurs observateurs ont commencé par dire que le pouvoir fait du
dilatoire et ne veut plus voir les discussions au CPDC se poursuivre. Chacun
a sa raison que la raison ne connaît pas. Ils avancent le fait que le
gouvernement a voulu faire ouvrir le CPDC à d’autres qui ne répondent pas à
ce que les textes du décret prévoient. Aujourd’hui, il y a un projet de
décret qui crée la pagaille. Les appelés de dernière minute qui devraient
prendre le train en marche sont toujours dans l’attente. Serait-on en train
de préparer leur arrivée avec tambours et cymbales au sein du CPDC ? Nul ne
saurait répondre. Ce qu’il y a c’est que les discussions sont bloquées et
personne ne sait quand elles vont reprendre. Cette façon n’est pas de nature
à instaurer une mesure de confiance entre les parties en présence.
Si
c’est l’affaire Kpatcha qui fait ombrage, la reprise des travaux du CPDC, il
ne faudrait pas se laisser emporter dans cette barque. Les priorités qui
attendent le chef de l’Etat sont énormes. L’affaire étant entre les mains de
la justice, Faure Gnassingbé doit faire face aux nombreux défis qui
l’attendent. Il doit se décider au plus vite et apporter en tant que
Président du CPDC, des réponses aux nombres questions et désaccords qui ont
été listés et qui sont actuellement sur sa table. Ce qui permettra de
relancer les travaux.
A.I. |
|
|
|
Tentative
d’atteinte contre la sûreté de l’Etat : La « Saga » Kpatcha – Faure n’émeut
pas les Togolais |
|
Depuis
le 12 au 13 avril 2009, l’honorable Kpatcha était à la Une des médias tant
locaux qu’internationaux. La presse en a fait son chou gras et les Kiosques
n’ont pas désempli. Malheureusement, nous constatons que, malgré les
multiples communiqués du procureur de la République et le corps du délit
montré à la presse par la Gendarmerie, les Togolais hésitent à croire à la
sincérité de cette affaire qui, pour certains, est une tragi-comédie pour
distraire l’opinion ; tandis que pour d’autres, c’est une information à
prendre avec pincette car, connaissant bien le Togo avec sa togolité ! Et
malgré toutes les preuves de gauche à droite des autorités et avec
l’évolution de l’évènement, les zones d’ombres commencent à se faire voir,
il faut reconnaître que, les Togolais qui hésitent de croire, finiront par
la suite, avoir de bonnes raisons pour justifier leur position. « Que les
Gnassingbé s’entretuent ou pas, cela ne me regarde pas ; ma préoccupation,
c’est d’avoir le minimum pour mes enfants », déclare Zozo, un haut cadre
de la fonction publique, affirmant que ce qui se passe entre les frères
Gnassingbé est un non évènement à son égard et qui est loin de contribuer au
renforcement du lien démocratique. Nombreux sont ces milliers de togolais
qui s’interrogent sur la portée de la « Tentative d’atteinte contre la
sûreté de l’Etat » qui aurait pour but de prendre le pouvoir par la
force. « c’est un Saga qui ne nous émeut pas ; nous sommes fatigués de
cette bonne plaisanterie qui,au finish aura une place importante dans le
débat politique au lieu que les vrais débats attendent les acteurs
politiques et qui mérites d’être débattus avant 2010 », s’est indigné
AMANOU, un Bénino-togolais. Du Nord au Sud, en passant par l’Est et l’Ouest,
la « tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat » ne semble pas
préoccupée les populations. Au lendemain des évènements survenu à Kégué, les
populations ne sont mêmes pas inquiétées. Elles ont repris leurs activités
comme si de rien n’était or ce qui ne pouvait pas l’être au bon vieux temps
de feu le Gal Eyadéma. D’ailleurs, la confusion qui commence à apparaître
autour de l’effectif des personnes interpellées en dit long. « A la
manière dont les choses se sont passées, nous ne croyons pas à cette
démonstration inutile et vaine », confie Kanley, une étudiante
rencontrée à Kara. Ce qu’il y a, malgré tout ce qui se dit et se raconte,
les Togolais vaquent librement à leurs occupations et c’est plutôt la rareté
des fonds qui fait défaut. Véritable coup dur pour les présidentielles de
2010 qui est sur le point d’être sacrifier. Jusqu’à quand ?
L.M
Après l’allégeance des officiers supérieurs de l’armée et
le soutien des Nations Unies :
Faure se
rassure et se réinstalle bien dans son fauteuil
Neuf
militaires dont cinq officiers sont impliqués dans une affaire de tentative
d’attentat contre la sûreté de l’Etat, selon une déclaration des forces
armées togolaises (FAT).
Cette déclaration a été lue par le chef d’Etat major général des Forces
Armées Togolaises (FAT), le général Zakari Nandja lors d’une audience qu’a
accordée le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé au haut commandement
des forces armées togolaises.
Selon cette
déclaration, il «apparaît malheureusement que neuf militaires dont cinq
officiers sont en cause dans le cadre de la procédure judiciaire».
«Il
s’agit de manquements graves individuels qui connaîtront des suites
conformes aux principes de l’Etat de droit», soulignent les forces
armées.
«Ces
manquements ne sauraient remettre en cause le caractère républicain des
FAT», précise la déclaration.
Les Forces
armées togolaises réaffirment leur «entière soumission aux institutions de
la république».
Elles condamnent «avec force, toute action qui viserait à entraver le
processus démocratique en marche au Togo» et se «tiennent prêtes à
défendre sans réserve, les institutions de la république».
Des investigations ont révélé des «indices graves et concordants
impliquant Kpatcha Gnassingbé», frère du président de la République et
député du Rassemblement du peuple togolais (RPT, parti au pouvoir) comme «organisateur
d’un complot», selon un communiqué du Procureur de la République Robert
Bakaï publié mercredi dernier.
Plusieurs autres personnes sont également interpellées, selon des sources
policières.
Vendredi
soir, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a, dans un message à la télévision
nationale (TVT), dénoncé une «tentative de coup d’Etat » contre lui.
«La justice
suit son cours et les auditions des personnes en cause se déroulent sous la
direction d’un juge d’instruction»,
a rassuré M. Gnassingbé, soulignant que «d’ores et déjà, les dimensions
du projet criminel apparaissent dans toute leur ampleur».
L’intervention de l’ONU
Les Nations unies ont envoyé un émissaire pour faire le constat des
événements. Said Jinnit, le représentant spécial du secrétaire général des
Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest a été reçu lundi à Lomé par le chef
de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, a rapporté la télévision nationale (TVT).
M .Jinnit a indiqué avoir effectué une visite «rapide» à Lomé, suite aux
récents évènements relatifs à une tentative de «coup d’Etat» au Togo.
«J’ai eu l’occasion de réitérer la position des Nations Unies par rapport à
toute tentative de prise de pouvoir par des moyens anticonstitutionnels»,
a déclaré M. Jinnit devant des caméras de la TVT, après l’entretien avec le
chef de l’Etat togolais. «J’ai fait également part au président de la
république de la préoccupation et de l’attachement des Nations Unies par
rapport au respect des procédures judiciaires», a-t-il indiqué.
«Le souhait des Nations Unies est que le dossier soit traité conformément à
la loi et dans le respect strict des procédures judiciaires et légales en
vigueur au Togo et conformément aux normes du droit international», a
précisé M. Jinnit. Le responsable Onusien a affirmé avoir eu de la part des
autorités togolaises des «assurances» quant au traitement judiciaire de ce
dossier. Par ailleurs, Faure Gnassingbé s’est également entretenu avec le
ministre béninois de la défense Issifou Kogui N’Douro qui était porteur d’un
message de «soutien» de son président Boni Yayi. «Le peuple togolais
traverse une difficulté et face à cette situation, Boni Yayi et son
gouvernement ne pouvaient pas rester insensibles», a indiqué M.N’douro.
Selon un communiqué du procureur de la république Robert Bakaï publié
mercredi soir, des «indices graves et concordants» impliquent Kpatcha
Gnassingbé, frère du président de la république et député comme
«organisateur du complot». Neuf militaires dont cinq officiers sont mis
en cause dans ce dossier, selon une déclaration rendue publique lundi par
les Forces Armées Togolaises (FAT). D’autres personnes ont été également
interpellées et interrogées dans le cadre des enquêtes. Vendredi soir, le
chef de l’Etat Faure Gnassingbé a, dans un message à la télévision nationale
(TVT), dénoncé une «tentative de coup d’Etat» contre lui.
«La justice suit son cours et les auditions des personnes en cause se
déroulent sous la direction d’un juge d’instruction»,
a rassuré M.Gnassingbé, soulignant que «d’ores et déjà, les dimensions du
projet criminel apparaissent dans toute leur ampleur».
Faure
réconforté
Après donc
tous ces soutiens de haut niveau, Faure Gnassingbé peut tranquillement
poursuivre en toute aisance sa mission à lui confiée par le peuple
togolais. L’histoire de cette tentative de coup d’Etat ne doit plus être son
souci. Il semble qu’il l’aurait classée dans l’armoire et n’entend plus
écouter la voie des nostalgiques qui mettent les bâtons dans les roues de la
démocratie. Ne plus leur donner le temps de « prospérer ». C’est le
credo. Comme il l’a donc affirmé, Faure ne doit plus regarder dans le
rétroviseur. Le chef de l’Etat a donc compris que ce n’est plus le temps de
partage du pouvoir. Il a donc vite fait d’arrêter la pagaille.
Aujourd’hui,
après s’être rassuré de ces soutiens, Faure se remet dans son fauteuil et
entend prendre le taureau par les cornes. Les tâches prioritaires qui lui
restent sont assez grandes. Il y a beaucoup de choses à faire.
L’organisation en vue de l’élection présidentielle de 2010. Il faut s’y
atteler. Les réformes institutionnelle et constitutionnelle sont une grande
préoccupation pour la consolidation de la démocratie. Et comme l’a dit
Fambaré Outtara Natchaba, l’ancien président de l’Assemblée Nationale et
membre influent du RPT au temps de feu le Général Eyadéma, « il n’y a pas
d’autre issue pour le Togo que de continuer sur la voie de la démocratie.
L’ère Eyadéma est bel et bien révolue et il faut aider le Président Faure ».
Comme tout le monde le sait, le passé est vraiment lourd. Et Natch reconnaît
que Faure Gnassingbé fait aujourd’hui des efforts énormes. « Nous n’avons
pas d’autre choix que la démocratie. On ne peut pas reculer», fait
comprendre le fils de Gando.
Tentative
de Coup d’Etat : Zakari Nandja et ses collègues se rangent du côté de Faure
·Le
Président de la République plus que rassuré
Comme en
février 2005, après le décès de feu Général Gnassingbé Eyadéma, la
hiérarchie militaire togolaise a apporté sa loyauté à Faure Gnassingbé, le
fils à Papa. Situation qui a été décriée par la communauté internationale et
les organisations de la société civile du Togo. La pression de la rue et les
réactions de la communauté internationale ont amené Faure Gnassingbé à se
replier au profit des présidentielles d’avril 2005. Quatre ans après son
arrivée au pouvoir, la rivalité familiale commence à s’inviter dans la
gestion de la chose publique. Ce qui avait été nié par bon nombre de
personnes proche du pouvoir à balayer d’un revers de main les rumeurs
propagées par la presse togolaise. Mais, au jour d’aujourd’hui, les faits
commencent à parler d’eux-mêmes. En effet, dans la nuit du 12 au 13 avril
2009, comme une traînée de poudre, les populations ont été informées d’un
échec de « complot » visant à prendre le pouvoir par la force. Au
centre du « tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat », se
trouvait l’honorable Kpatcha Gnassingbé, frère du Président de la République
et député à l’Assemblée Nationale. Après son interpellation qui a suivi les
échanges de tirs survenus dans son domicile, des officiers de l’armée
Togolaise (au total 09 selon Zakari Nandja) ont été également interpellés.
Plus de peur que de mal à Faure Gnassingbé ? Certainement pas. Puisque, une
semaine après les évènements, alors que les procédures judiciaires se
poursuivaient, toute la hiérarchie militaire a apporté sa loyauté au N°1 de
l’exécutif. Ainsi donc, Faure Gnassingbé est plus que rassuré et peut
compter avec son armée. Voici la déclaration lue par Zakari Nandja :
« Dès
qu’elles ont été informées de graves menaces d’atteinte à la sûreté de
l’Etat, les forces armées togolaises se sont conformément à la constitution,
tenues entièrement soumises à l’Autorité politique, constitutionnelle,
régulièrement établie et au Président de la République, Chef des Armées.
S’il apparaît malheureusement dans le cadre de la procédure judiciaire que
neuf (09) militaires dont 05 officiers sont en cause, il s’agit d’un
manquement grave, individuel qui connaîtront des suites conformes aux
principes de l’Etat de droit. Ces manquements ne sauraient remettre en cause
le caractère républicain des forces armées. Les Forces Armées Togolaises,
sont, conformément à la constitution, une Armée nationale, républicaine et
apolitique. Elles réaffirment leur entière soumission aux institutions de la
République. Elles condamnent à leur forme, toute action qui viserait à
entraver le processus démocratique en marche au Togo et se tiennent prête à
défendre sans réserve, les prescriptions constitutionnelles.
Les Forces
armées togolaises saisies cette occasion pour renouveler leur entière
loyauté et demeurent absolue fidélité au Président de la République, chef
des Armées »
Que
conclure ?
Avec ce
soutien sans faille apporté à Faure Gnassingbé qui a vu son sommeil pour la
première fois troublée, il ne peut rire à bel dent. Toute menace qui
viendrait de l’armée, n’aura plus lieu étant donné que la hiérarchie ne veut
pas cautionner un coup d’Etat pour être mal vu par la communauté
Internationale.
L.M. |
|
Le magnan de mercredi 14 avril 2009
|
|
Dans le cadre des enquêtes ouvertes : Des tractations en cours pour lever
l’immunité parlementaire du député Kpatcha |
|
L’Attaque
du domicile de l’honorable Kpatcha Gnassingbé ne cesse d’alimenter le débat
ces derniers jours. Dans les foyers, buvettes et autres maquis, ce qui
meuble les discussions, c’est le « Cour métrage » que les éléments de la
Force d’Intervention Rapide (FIR) du commandant Kadanga ont joué dans la
nuit du 12 au 13 avril 2009 à Kégué dans le domicile du député Kpatcha. Au
départ, les togolais croyaient à une plaisanterie de mauvais goût de la part
des hommes en treillis pour distraire le peuple. Certains individus sont
allés loin pour parler de l’insécurité faisant ainsi allusion à ces
braqueurs sans conscience. Avec l’amplification faite par les médias autour
du sujet, les 05 millions de Togolais sont revenus pieds sur Terre.
L’affaire est sérieuse. Ce n’est plus une plaisanterie. Kpatcha Gnassingbé
est accusé d’un complot visant à une atteinte contre la sûreté de l’Etat. Le
procureur de la République, Robert Bakaï a décidé d’interpeller les présumés
comploteurs dans le cadre d’une enquête préliminaire. Certains militaires,
de même que des civils dans l’entourage de Kpatcha Gnassingbé devraient
également être entendus. Les gendarmes chargés d’interpeller les personnes
sus visées ont essuyé des tirs nourris provenant de la résidence de Kpatcha
Gnassingbé », souligne le communiqué lu par Robert Bakaï. Eu égard au
communiqué, tout laisse croire que les jours à venir, la situation va
connaître un autre développement. Kpatcha Gnassingbé n’est plus une personne
à présenter. Il a été ancien ministre de la défense et actuellement, député
du RPT à l’Assemblée Nationale, disposant donc d’une immunité parlementaire.
En analysant de fond en comble le communiqué officiel, c’est dire que le
suspect N°1 demeure Kpatcha Gnassingbé puisque, d’un côté, les personnes
suspectées d’atteinte contre la sûreté de l’Etat, sont à côté de
l’honorable. Et si interpellation il devait y avoir, nul doute que Kpatcha
sera écouté. Mais, couvert par une immunité parlementaire, comment cela est
possible ?
D’après les informations de
sources concordantes, là, n’est pas la solution. « Le plus court chemin à
emprunter, c’est de passer par l’Assemblée Nationale afin que son immunité
soit levée », a confié l’une de nos sources dans l’anonymat. Sur ce point,
des tractations des dispositions sont en voie de préparation pour enlever
l’angine dans la gorge. Déjà dans les coulisses, on susurre que, la tâche ne
sera pas du tout aisée et cette procédure risque de diviser les amis du RPT.
Il se raconte même que des députés pro-kpatcha ne vont pas se laisser faire.
De source proche de la famille Gnassingbé, les évènements qui se sont
déroulés dans le domicile de l’honorable ont été diversement appréciés et
des positions de durcissement se font voir. Jusqu’à quand ? S’interroge un
ressortissant de la région de la Kara.
Nous y reviendrons.
L.M
Une rivalité familiale et politique qui tourne à l’affrontement armé :
Kpatcha : Depuis longtemps, je reçois des rapports qu’il veut me tuer
Le président
Faure Gnassingbé accuse l’un de ses frères de tentative de complot. La
maison de Kpatcha Gnassingbé, député et ancien ministre de la Défense, a été
attaquée par la police dans la nuit de dimanche à lundi. La fusillade au
fusil d’assaut et à l’arme lourde a duré plusieurs heures. La maison a été
en partie saccagée mais Kpatcha Gnassingbé a réussi à s’enfuir. La version
officielle a ensuite été donnée par le procureur de la République. Dans une
déclaration à la télévision nationale, le magistrat a évoqué une tentative
d’interpellation qui a mal tourné. Il a laissé entendre que le frère du
président était impliqué dans une « tentative d’atteinte à la sûreté de
l’Etat ».
Faure et
Kpatcha Gnassingbé sont en train d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire
tourmentée d’une rivalité bien connue. Mais au-delà, c’est la famille qui se
déchire et une fois de plus sur la scène togolaise, l’armée qui intervient,
et la force qui est utilisée.
Il n’est
d’ailleurs pas anodin que ce soit la FIR, la Force d’intervention
rapide, qui ait pris d’assaut la résidence de Kpatcha Gnassingbé. Cette
unité d’élite, créée par le général Eyadema, est fidèle à Faure. Elle est
commandée par le très puissant colonel Abalo Felix Kadanga, époux d’une des
filles de l’ancien président togolais.
Un troisième
frère a joué un rôle dans la nuit de dimanche à lundi : Rock Gnassingbé, le
patron de la division des blindés. Kpatcha Gnassingbé affirme que c’est Rock
qui lui a sauvé la vie.
Aujourd’hui, de
nombreuses questions se posent : comment vont réagir les autres membres de
la famille ? Comment vont réagir les partisans de Kpatcha, à Kara, son fief
? Au sein du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) ? Et surtout
dans l’armée ?
Quelles seront
aussi les conséquences pour la présidentielle de 2010 ? Kpatcha Gnassingbé
peut-il se laisser arrêter ? Le président Faure Gnassingbé peut-il faire
machine arrière ?
Le bras de fer
risque de se poursuivre et le chef de l’Etat togolais joue là une partie de
sa crédibilité et de son autorité.
Le procureur
affirme également que des actions étaient « en préparation », à quelques
heures du départ du président de la République, Faure Gnassingbé, à
l’étranger et que des « présumés comploteurs » devaient être
interpellés. Dans ce cadre, toujours selon le procureur, « certains
militaires de même que des civils de l’entourage de l’honorable député
Kpatcha Gnassingbé » devaient être entendus. C’est ainsi que les
gendarmes chargés de cette interpellation « ont essuyé des tirs nourris »
provenant de la résidence du député.
Le communiqué
affirme que « cette situation inattendue a donné lieu à un échange de tirs
entre les éléments de la garde du député et un groupe des forces de défense
appelé en appui ». Plusieurs personnes, dont cinq officiers, ont déjà été
interpellées dans le cadre de cette enquête.
Kpatcha
Gnassingbé raconte l’attaque
Kpatcha
Gnassingbé a reçu lundi matin des journalistes et il a raconté, le visage
fatigué, l’attaque qui s’est déroulée dans sa résidence. Il a ainsi accusé
son beau-frère, le colonel Félix Katanga, commandant des FIR de commander
les assaillants.
Après des tirs
nourris sur le salon, la chambre des enfants et la chambre à coucher de
Kpatcha Gnassingbé, le colonel rentre dans la maison. Kpatcha Gnassingbé
l’entend dire : « Excellence ! Vous vous rendez ou je vous tue, en tout cas
aujourd’hui c’est la mort ». Il a fallu l’arrivée du colonel Roc Gnassingbé,
un autre demi-frère, commandant du sous-groupement blindé, pour que le
colonel Félix Katanga accepte de se retirer.
Dans leur
repli, les assaillants ont emmené quatre gardes, une domestique et un
cuisinier, dont on ignore le sort. Dans la maison, il n’y a eu ni morts ni
blessés, mais les dégâts sont importants. Le président Faure Gnassingbé qui
était attendu en Chine ce lundi à dû surseoir son départ.
« Je n’ai
rien contre mon frère. Depuis longtemps, je reçois des rapports qu’il veut
me tuer. Il communique peu. ».
A propos du complot ourdi contre son frère, Kpatcha Gnassingbé
déclare n’être associé ni de près ni de loin. Or, voici ce qu’un témoin
raconte : « C est vrai nous entendu des tirs dans le quartier, on dirait les
tirs à Lomé dans les années 91 et 93. De sources sur Kpatcha et ses éléments
ont commence les marches clandestine et nocturne vers 21h autours de la
nouvelle présidence et la résidence. Kpatcha devrait prendre le pouvoir dès
que Faure aurait décollé pour la Chine. Il semble que certains mouvements
clandestins rapportés ont dissuadé Faure de partir. Il est alors resté. La
garde présidentielle a poursuivi ces personnes armées qui se sont repliées
jusqu’à leur base, chez Kpatcha (La maison de Kpatcha est directement liée à
la nouvelle présidence par la brousse). Ainsi il y a eu des échanges de tirs
entre la garde présidentielle¸ et les éléments de Kpatcha lourdement armée.
Il y a eu deux soldats de la garde présidentielle qui ont perdu leur vie. Il
semble que trois des éléments de Kpatcha sont morts. Kadangha a
effectivement attrapé Kpatcha et c est Rock Gnassingbe qui a demandé a
Kadangha de lui laisser Kpatcha, mais Kadangha a pu saisir des tonnes d
armes et de munitions à la résidence de Kpatcha. Cette guerre familiale
finira-t-elle un jour pour laisser les togolais en paix ? Pour le moment
apparemment c est match nul. On verra la suite a au prochain épisode et que
Dieu protège les togolais contre la barbarie. On croyait que la démocratie,
même si elle s installe difficilement, mettrait fin à ces attaques armées.
Tout se
complique dans cette famille Gnassingbé. Les rivalités entre les deux frères
ennemis ont démarré depuis que la guerre a été ouverte par la Direction
Générale des Impôts contre les mauvais payeurs.
Des
interrogations sur l’héritage Gnassingbé
Kpatcha
Gnassingbé, un des frères de l’actuel président togolais et ancien ministre
de la défense a-t-il échappé de bel à une tentative d’assassinat dimanche
soir à Lomé ? Des forces de sécurités publiques ont-elles été attaquées par
la garde rapprochée de Kpatcha Gnassingbé alors qu’elles étaient investies
d’une mission au domicile de l’ancien ministre de la défense ?
Quelle que soit
la réponse à ces interrogations, on peut déjà noter une altercation faite de
tirs nourris ayant duré plusieurs heures dans sa résidence de Kégué entre sa
garde et des hommes en armes. Chose curieuse, la piste d’une attaque de
malfrats ou terroriste est totalement écartée.
Celle des
forces spécialisées de l’armée togolaise notamment une cinquantaine
d’éléments des Forces d’Intervention rapides (Fir) dirigées par le colonel
Félix Kadangha, beau frère de Kpatcha Gnassingbé reste certaine. Mieux, les
déclarations faites lundi par le procureur de la République Robert Bakaï sur
cette fusillade renseignent sur les mesures prises par la justice togolaise
commise depuis quelques temps d’une enquête sur des informations relatives à
une atteinte à la sûreté de l’Etat.
«Des
services étrangers ont informé leurs homologues du Togo de l’imminence d’un
évènement et de la gravité des actions qui se préparaient à quelques heures
du départ du président de la République pour une mission à l’étranger»
indique un communiqué du procureur de la République. La goutte d’eau qui
fait déborder le vase reste le souhait exprimé par la justice pour écouter
certains proches de Kpatcha qui se retrouvaient en son domicile ce soir-là.
Ceci entre dans le cadre de l’interpellation des «présumés comploteurs»
sur réquisition du Parquet.
Si «les
principales personnes soupçonnées faisaient l’objet d’une surveillance»,
la tentative d’arrestation au domicile de Kpatcha, ancien ministre de la
défense inspirent quelques interrogations ? Est-ce le lieu le plus sûr
d’interpellation? Kpatcha Gnassingbé, député Rpt de Kara est-il informé par
la justice togolaise de ce qui se tramait contre son frère président, dont
ses proches seraient impliqués? Soupçonne-t-on de façon indirecte Kpatcha
Gnassingbé d’être de connivence avec les présumés comploteurs?
Ces questions
se posent avec acuité dans la mesure où le départ du gouvernement de Kpatcha
Gnassingbé avait attisé des informations faisant état d’un refroidissement
des relations entre le président en son frère. Info ou intox! En tout cas,
cette fusillade relance le débat de la parfaite entente de la famille
présidentielle élargie autour de la gestion du pouvoir d’Etat laissé par feu
Gnassingbé Eyadéma. L’héritage Gnassingbé coure-t-il un risque ?
Les FIR (forces
d’interventions rapides) sont commandées par le colonel Kadangha qui est le
beau-frère de Kpatcha Eyadema. Ce sont donc ses hommes qui ont attaqué la
maison de Kpatcha Eyadema située au nord-est de Lomé. Ce dernier qui était à
son domicile au moment de l’attaque a réussi à s’échapper et serait
actuellement, selon un de ses proches, à l’abri dans un lieu sûr. Le
quartier de son domicile est bouclé par les militaires mais on ignore les
motifs de cette attaque.
Une source
proche du gouvernement a dans l’anonymat affirmé : « On ne traite pas une
affaire d’Etat comme cela ».
La guerre de
succession que nous avions annoncée aurait-elle déjà commencé ? Kpatcha
aurait-il décidé de reprendre son bien, c’est à dire le pouvoir que les
caciques du régime avaient réussi à lui retirer par dissuasion, au lendemain
de la Mort d’Eyadéma père pour le confier à Faure qu’ils pensaient pouvoir
mieux manipuler ? Soyons certains que cette affaire n’en resterait pas là.
Aux dernières
nouvelles Kpatcha vit toujours dans son bunker sous bonne garde des
éléments blindés commandés par l’autre frère Rock Gnassingbé, qui était
intervenu très rapidement avec les éléments motorisés pour sauver le
« Gros ».
On ignore pour
l’heure les raisons de ce qui semble être les prémisses d’un règlement de
compte fratricide qui dans toute logique montrerait Faure Eyadema comme le
commanditaire probable de cette tentative d’assassinat. Tout ce qu’on sait,
c’est que depuis l’arrivée au pouvoir de Faure après la mort du Gnass Père,
les deux frères ennemis ne semblent être sur la même longueur d’onde.
L’autre fils le Gros voudrait qu’on dise que c’est lui qui dirige le pays.
En leur temps on les voyait à deux recevoir les honneurs militaires. Et
beaucoup n’ont pas ironisé en affublant Kpatcha du nom de
« vice-président » jusqu’à sa nomination au ministère de la Défense.
Mais depuis son éviction de ce ministère les rancœurs se sont accentuées
Certaines
informations faisaient état de négociations secrètes entre l’UFC et Kpatcha
Eyadema pour lui donner l’investiture contre son frère l’usurpateur Faure.
Ce que les uns
et les autres déplorent c’est le fait que Kpatcha Gnassingbé soit pressé de
voir son frère de sang quitté le pouvoir. Il ne reste que quelques mois pour
que Faure boucle son mandat. Ne pouvait-il pas attendre cette fin et
solliciter l’aval du parti gnassional pour être investi ?
A. I.
Manœuvre dilatoire autour du Code électoral : La Cour Constitutionnelle
relève le défi et met le pouvoir RPT en difficulté
Suite à la
saisine de la Cour Constitutionnelle par l’Union des Forces de Changement (UFC)
sur la modification de l’article 32 du Code électoral, l’opposition
parlementaire a finalement eu gain de cause. Et c’est la première fois
depuis l’amorce du processus démocratique qu’une plainte venant d’un parti
ou des opposants au régime trouve satisfaction. La Cour Constitutionnelle du
Sieur Abdou Assouma vient de dire le droit, rien que le droit dans toute sa
forme. La bourde du président de l’Assemblée Nationale, El Hadj Abass Bonfoh
a été rejetée par la Cour Constitutionnelle. Véritable camouflet au sieur
Bonfoh qui a oublié un que, son institution ne doit se statuer que sur les
textes inscrits à l’ordre du jour lorsqu’il s’agit d’une séance
extraordinaire. Abass Bonfoh doit alors reprendre son cahier de leçon dans
lequel, il a sûrement pris note quand il voyage et échange ses expériences
avec d’autres présidents des autres parlements de la sous-région. Ce rejet
par la Cour Constitutionnelle fait dire à bon nombre d’observateurs de la
scène politique togolaise que, ce n’est qu’une faible victoire enregistrée
par l’opposition, car, soutiennent-ils, si la Cour Constitutionnelle a agi
dans la liberté totale, c’est au cours des présidentielles que le peuple
doit le sentir : c’est-à-dire proclamer les vrais résultats qui sortiront
des urnes. « Quand j’ai appris que la Cour Constitutionnelle a rejeté
l’adoption de l’article 32 du Code électoral, je me suis réjouis. Mais en
même temps, je me suis dit, on verra le travail que cette même cour fera au
soir des présidentielles de 2010 », fait entendre Jacky, une étudiante en
année supérieure à la faculté de droit. Cependant, si quelques togolais se
contentent de ce pas de géant de Abdou Assouma pour dire c’en est fini pour
le parti au pouvoir lors des échéances futures, d’autres opinions
soutiennent que, cet acte n’est qu’un phénomène pas si important. Ces
opinions parlent même d’un acte préalablement connu, car, il suffit à Abass
Bonfoh de retourner aux textes qui régissent son institution et le jeu est
joué. S’il ne l’avait pas fait, c’est parce qu’il sait que la Cour
Constitutionnelle est déjà au courant des procédures et c’est la réaction
des députés de l’opposition qui amènera la Cour à corriger la bourde
Abassique Bonfo-histry. Et c’est ce que venait de faire la Cour
Constitutionnelle. « Abdou Assouma sera plus blanc que la neige quand la
proclamation des résultats des urnes des présidentielles satisfait les
attentes des Togolais », précise Francis, un militant du parti de
l’opposition. Pour l’heure, Assouma n’a fait que refléter les expériences du
dernier atelier sur les processus tenu à Lomé et qui a réuni des présidents
des Cours Constitutionnelles des pays voisins. Le grand défi à relever par
les membres de la Cour Constitutionnelle du Togo est encore devant et le
peuple saura apprécier. La balle est dans le camp de Faure Gnassingbé.
Va-t-il revoir sa copie ou prendre son temps pour jeter un coup d’œil sur
les points de désaccords au sujet de la composition de la CENI à lui envoyés
par les membres du CPDC ? That’s the question. |
|
Le Magnan 107 du mercredi 18 mars 2009 |
|
Le code
électoral avec ses désaccords sur la table du Chef de l’Etat : Le problème
de la composante politique de la CENI, toujours récurrent |
|
Les membres du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) ont
clôturé le vendredi, 13 mars 2009, les discussions sur le code électoral,
les conclusions ont été transmises au chef de l’Etat togolais Faure
Gnassingbé.
Plusieurs points d’accords et de désaccords ont été enregistrés durant les
débats qui ont duré plusieurs jours dans une «atmosphère de convivialité»,
a indiqué Pascal Bodjona, le président du CPDC et représentant du chef de
l’Etat.
Les plus importants points de désaccord concernent notamment le nombre et
la répartition de la composante politique de la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI), chargée d’organiser et de superviser
l’élection présidentielle de 2010.
La composition des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) et
des Comités des Listes et Cartes (CLC), ainsi que les conditions
d’organisation notamment le vote par dérogation, procuration et anticipation
font également partie des points de désaccord.
S’agissant des points d’accord, les membres du CPDC se sont entendus
notamment sur l’organisation des élections par la CENI , la désignation de
la composante politique par les partis politiques représentés à l’Assemblée
Nationale, ainsi que la représentation de la société civile par deux membres
désignés par l’Assemblée Nationale.
Les membres
du Cadre ont également confié au ministère chargé de l’administration
territoriale, l’établissement de la liste des notables et chefs
traditionnels, après avoir réaffirmer l’autonomie et l’indépendance de la
CENI.
Ils ont également décidé de maintenir en place les membres de l’ancienne
CENI, jusqu’à la mise en place de la nouvelle structure.
Le
CPDC regroupe, depuis son installation, des représentants du Rassemblement
du Peuple Togolais (RPT, le parti au pouvoir), du gouvernement, de l’Union
des Forces de Changement (UFC, opposition) et du Comité d’Action pour le
Renouveau (CAR, opposition). Mais cette structure sera bientôt élargie,
suite à un projet de décret pris au dernier Conseil des ministres,
conformément à l’une des recommandations du Comité de suivi de l’Accord
Politique Global (APG).
Mais il faut signaler que cette décision d’élargir le CPDC aux autres partis
membres signataires de l’APG crée de sérieux problèmes à la bonne sérénité
qui a toujours caractérisé le déroulement des séances entre les partis
parlementaires. L’opposition au parlement menace de quitter la table des
discussions s’il advenait que le chef de l’Etat confirmait ce projet de
décret. « Nous n’allons jamais siéger avec ces partis », a fait
comprendre le 1er Vice-président
de l’UFC, Lawson Patrick. Et pour Me Dodji Apevon, c’est la population
elle-même qui a tamisé et donner l’onction à trois partis de parler en son
nom.
Ceux qui ont participé aux législatives du 14 octobre ne sont pas du reste.
Ils réclament que s’il faut élargir le Cadre il faudrait prendre en
considération les 15 partis politiques qui ont été aux législatives puisque
c’est sur cette base que les partis traditionnels ont été coopté pour
démarrer le dialogue intertogolais.
Dans tous les cas, cette question de répartition des membres à la CENI va
poser un grand problème. Il y a le fait que l’UFC n’entend pas se partager
les 6 membres de façon équitable et parle du prorata de la représentation à
l’Assemblée Nationale. Ensuite les partis extraparlementaires qui se
déclarent candidat veulent avoir leur « œil dedans ». Ils craignent le jour
des dépouillements, l’UFC et le CAR vident les bureaux de vote. Ce qui peut
entrainer des scènes de violences. Et c’est parti pour une élection qui ne
sera pas reconnue par la Communauté internationale. Et là, on risque de
retomber dans une nouvelle crise sans précédent.
La
responsabilité de Faure Gnassingbé dans la résolution de ce désaccord sur
le nombre et la répartition de la composante politique de la Commission
Electorale Nationale Indépendante (CENI) est très grande. Il doit user de
toute une sagesse pour éviter une probable contestation des élections et
donc un bain de sang dont on n’a plus besoin sur la terre de nos aïeux.
Abass Issak
A la date
butoir des promesses du Premier Ministre : Les 6 mois de Gilbert Fossoun
Houngbo vus à la loupe
Il
y a de cela six mois, soit 180 jours que Gilbert Fossoun Houngbo
atterrissait avec armes et bagages à la primature du Togo en provenance du
système des Nations Unies. Son premier objectif, redonner vie et espoir aux
Togolais après tant d’années de ruptures de la coopération avec les
bailleurs de fonds. Il n’avait pas hésité à indiquer qu’au bout de six mois
de sa gérance, les Togolais commenceront par voir quelques lueurs
d’espoirs. Mais comme il le dit lui-même, « ce serait irresponsable de
la part d’un dirigeant de donner l’impression qu’en six mois, on pourrait
bâtir Rome ». Et il a raison. Le Togo est un petit pays avec de gros
problèmes. Il faut s’armer de courage et de bonne volonté pour affronter
ceux qui dans le sérail veulent conserver le statu quo.
Cette volonté, le Premier ministre l’a. Et il n’a pas manqué de le démontrer
juste aux lendemains de sa nomination. Il est au contact de la réalité vécue
quotidiennement par les populations rurales. Le constat était amer.
Aujourd’hui, malgré les obstacles et autres peaux de bananes qui lui sont
glissées, il a su tenir le cap. Il s’est jeté à l’eau en prenant le taureau
par les cornes.
Plusieurs reformes ont été donc faites aux plans politiques
institutionnelles. Il y a eu un texte sur la Commission
Vérité-Justice-Réconciliation qui a permis au chef de l’Etat d’entamer les
consultations pour la mise en place de cette commission. Les partis
politiques n’ont pas été oubliés. Un budget de 100 millions de FCFA a été
pris pour leur financement. La loi portant création du Cadre Permanent de
Dialogue et de Concertation a été adoptée. Aujourd’hui les partis sont en
pleines discussions sur les réformes institutionnelles et
constitutionnelles. Ces discussions se déroulent en toute sérénité.
Au
niveau des réformes économiques et sociales, les secteurs vitaux ont été
visés. C’est ainsi que la loi relative aux marchés publics et délégations de
service public a été adoptée. Sur le plan agricole, le gouvernement a
acquis 25.000 tonnes d’engrais vivriers qui ont été mis à la disposition
des agriculteurs. L’ANSAT, (Agence Nationale pour la Sécurité Alimentaire)
a bénéficié de deux milliards de FCFA pour l’achat d’un stock important de
12.000 tonnes de céréales en vue de faire face aux pénuries pendant les
périodes de soudure. Il y a également le recrutement de plus de 300 agents
d’agriculture.
S’agissant des infrastructures, là le Premier ministre Fossoun Houngbo avait
entre temps déclaré qu’il souhaiterait que le Togolais ne tombe dans les
trous et qu’il se sente mieux lorsqu’il se trouve sur les rues de Lomé. A ce
sujet, il y a eu la réhabilitation de plusieurs rues de Lomé, le cuvage des
caniveaux à Lomé, une tracée de déviation à Amakpapé en dehors du pont rail
pouvant supporter tous les types de véhicules. Le démarrage des travaux du
pont d’Amakpapé par des ingénieurs chinois.
Au
plan Energie-eau, une subvention de 9 milliards de nos francs a été octroyée
à la CEET pour faire face au délestage. Bien plus, une centrale de 14
groupes pour MW a été construite dans la zone portuaire.
Au
plan de la santé, plusieurs centres régionaux et préfectoraux ont été
réhabilités, l’achat et la distribution gratuite des ARV aux malades de
SIDA.
Concernant l’éducation, c’est la gratuité des frais scolaires dans le
préscolaire et secondaire qui a été constaté ainsi que le recrutement de
plus de 2000 enseignants.
Dans le cadre de l’administration, de la Fonction Publique et de la
Justice, l’on a constaté l’évolution du programme de modernisation de
l’administration judiciaire, le recrutement de 4000 agents dans la
fonction publique. La revalorisation de l’indice salariale de l’agent du
public. Même si ces actions ne sont pas visibles, elles ont eu le mérite
d’améliorer un tant soit peu le quotidien du Togolais. Il reste beaucoup de
choses à faire et le PM Houngbo doit beaucoup s’y atteler. Il peut mieux
faire. Car les attentes des populations sont énormes et légitimes. Il va
falloir qu’il se retrousse les manches.
A. I.
Contrebande
d’essence du Ghana vers le Togo : La tension sociale monte
Des Associations de Jeunes bientôt dans les rues pour exiger la baisse du
prix du carburant.
Depuis
quelque temps, se développe un trafic d’essence entre le Ghana et le Togo.
Une situation née aussitôt après la revue à la baisse du prix du carburant à
la pompe au Ghana. De 300 FCFA au Ghana contre 500FCFA au Togo le prix du
super sans plomb, des jeunes togolais et ghanéens ont vite su pour profiter
de ce commerce illicite à risque pour s’enrichir un temps soit peu.
L’ampleur du commerce a atteint son paroxysme au point que les autorités
ghanéennes ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Une surveillance
au niveau des frontières a été mise sur pied et d’après les informations,
plusieurs saisines ont été faites. De cette saisine, les autorités
ghanéennes ont fini par comprendre les réels motifs et existences d’une
telle pratique entre les deux Etats. Beaucoup de révélations ont été faites
aux autorités ghanéennes sur qui fait quoi et avec l’aide de qui. Au niveau
d’Aflao, la plupart des stations-service ont été victimes de vol de
carburant mais, leurs auteurs ne sont jamais inquiétés. Beaucoup de
commerçants de « BOUDE » venant du Togo ont été impliqués dans cette
activité avec pour complices, certains responsables dans les
stations-service au Ghana. A en croire la police ghanéenne « des gérants
de stations-service oeuvrent main dans la main avec les réseaux mafieux pour
voler l’essence ». L’évolution de cette situation a amené les autorités
des deux Etats voisins à cogiter pour une mesure finale. Et le premier
Ministre, très conscient a reconnu l’existence de la chose.
« Effectivement, la contrebande est préjudiciable pour tous. Le gouvernement
est très sensible à la question et nos services sont à l’étude »,
annonce Gilbert Houngbo au cours d’une émission de Médias d’Afrique sur Rfi.
La contrebande, liée à la baisse du prix du carburant fixé au Bénin à 300 F
CFA le litre et à 350 FCFA au Ghana, Gilbert F. Houngbo a annoncé que les
services sont en cours d’étude et d’ici peu, une baisse serait possible.
« Le gouvernement très conscient et nos services sont actuellement à l’étude
de la structure de prix. Nous sommes en train de revoir la situation
actuelle et si nécessaire, le gouvernement va prendre une décision dans les
jours qui suivent », précise le PM, affirmant que la baisse ne serait
pas forcément la même que le Bénin et le Ghana. « Pas nécessairement le même
qu’au Ghana ni au Bénin. Il faut savoir que la problématique est différente
selon chaque pays. Le Bénin ayant énormément de problème de contrebande du
pétrole émanant du Nigeria, doit prendre cela en considération. La
problématique n’est également pas la même au Ghana. Il est plutôt facile de
passer par des comparaisons avec des pays qui offrent des prix moins élevés
que les nôtres, il faut chercher à l’élargir la fourchette.
La baisse du
prix du carburant après la chute du prix du baril sur le marché
international a été la préoccupation de plusieurs associations de Jeunes à
l’instar de l’ABEJ et le Syndicat des Consommateurs (ATC). Ces associations
de Jeunes se mobilisent et mobilisent déjà les citoyens et autres
consommateurs à une gigantesque marche pacifique à travers la capitale pour
exiger la baisse du prix du carburant. « Aujourd’hui, nous ne comprenons
pas pourquoi l’Etat togolais ne veut pas d’une nouvelle baisse. Le baril
sur le marché international n’est plus ce qu’il était auparavant ; nous
exigeons une nouvelle baisse... », confie un responsable à la tête de la
marche pacifique prochaine. Tout compte fait, des tracts vont bientôt
sillonner et c’est au PM de précipiter les choses pour devancer les
associations de jeunes. Si non, ce serait son premier baptême de feu.
Cependant, les togolais ne comprennent pas une chose. Depuis sa sortie
tapageuse et médiatique pour dit-on, interdire la vente de « Boudè » sur les
trottoirs du Togo, le ministre du Commerce, Guy Lorenzo se mue dans un
silence total. Alors que la contrebande cause un tort qui ne dit pas son à
l’économie du Ghana, Guy Lorenzo n’a jamais levé son petit doigt pour
situer l’opinion. Cette situation amène beaucoup de togolais à parler
d’une incapacité du Ministre à trouver les vrais remèdes au problème du
carburant qui cause tant d’ennuis aux consommateurs togolais. Il n’a trouvé
que d’interdire la vente qualifiée d’illicite sans pour autant cherché la
cause de l’activité. A l’intérieur du pays, à Vogan, les forces de
l’ordre ne cessent de procéder à des saisines du carburant vendu aux
abords des routes de la ville. Que deviennent en réalité le contenu des
bidons saisis après le passage des hommes en treillis qui ne font que
respecter la consigne du ministre ? Guy Lorenzo donne l’impression qu’il ne
maîtrise pas du tout la tâche à lui dévolue. En tout cas, le monde vous
regarde.
Linus Yao. |
|
Le Magnat Libéré 102 |
|
L’indigeste
plat qu’on tente de faire avaler à l’opinion : L’amalgame
qui choque, traque contre l’argent ou contre le terrorisme |
|
Piqués, ils
réagissent, sommes-nous tentés de dire par rapport à la grande agitation qui
s’est emparée de ces beaux messieurs qui extorquent, dépossèdent sans raison
d’honnêtes opérateurs économiques de leurs fonds.
Se sentant
mise à nue, la clique se démène pour faire avaler des faussetés à l’opinion
qui n’est pas si dupe comme ces messieurs le pensent. C’est quand même
malheureux qu’on mette des stratégies pour déposséder d’honnêtes gens de
leurs biens et qu’on se replie derrière des arguties pour justifier
l’injustifiable. L’amalgame qui se fait autour de ces fonds saisis à
l’aéroport indispose les bonnes consciences. La parade trouvée pour donner
un sens à ce gangstérisme est lamentable : le terrorisme. Certes, le mal
mérite qu’on le combatte avec la rigueur requise, mais l’on met au défi ces
arnaqueurs de donner la petite preuve qui atteste que les fonds injustement
retirés sont destinés à alimenter une quelconque action terroriste. Ce qui
frustre, c’est la manière brutale et sans élégance dont nos « unités
antiterrorismes » se prennent. Ils vous dépossèdent de vos avoirs, ils
vous envoient paître en prison pour les moins chanceux et on fait main basse
sur le magot. Ceux qui ont un peu plus de chance, sont dépouillés à coup
d’intimidation et expulser sans aucune forme de procès. Quand les
délinquants jouent aux roitelets dans la capitale et qu’on ne trouve pas les
moyens de les mettre sous éteignoir et que nos « Zorro » pensent que
c’est au terrorisme qu’ils ont inventé de toute pièce pour légitimer leurs
forfaitures, c’est des actes d’un cynisme inégal. Entre nous, où vont ces
fonds ? Nos messieurs de « l’anti-terrorisme » se la coulent douce et
on susurre qu’ils se sont faits de réels embonpoints financiers avec des
fonds propres d’honnêtes opérateurs économiques. Le comble de l’imposture
vient du fait que l’un des opérateurs dépouillés est en règle avec les
papiers lui permettant d’avoir autant de liquidité sur lui. Si c’est
l’argent du terrorisme, l’on pense que ces gens ne sont pas si fous et si
idiots pour ne pas trouver des canaux appropriés pour sortir les fonds du
pays. Sous aucun ciel à ce qu’on sache jusqu’alors, ces fonds qui alimentent
le terrorisme n’ont jamais été déclarés comme a eu à le faire les dernières
victimes d’extorsion de plus d’un milliard de nos francs.
Il est quand
même temps que l’autorité prenne la situation et la considère avec le plus
grand sérieux. Si on laisse faire, la relance tant souhaitée a de beaux
jours devant elle. Qui, même saoulé par les billets peut-il accepter se
faire dépouiller par de « grands bandits » et avoir le cœur de
continuer comme si c’était normal l’injustice dont il est victime. Il y a un
réel péril en la demeure. Que les premiers responsables du pays ne se
laissent pas divertir par les prétextes d’Al Quaïda, du Hamas, du Hezbollah
et que savons-nous pour légitimer la dont font montre les tristes messieurs
de la traque contre un terrorisme crée de toute pièce.
On traque de
l’argent et non le terrorisme. Ce qui est sûr, le montage fait pour susciter
une certaine administration et intérêt s’écroulera bientôt comme un château
de cartes car les bases sur lesquelles la délinquance est légitimée ne
tiennent pas parce que n’étant pas solides.
La Rédaction
Création du CPDC : Le CAR sauve son APG et met le RPT et l’UFC
aux pas
Le mercredi
04 février 2009, le Président de la République, a créé le Cadre Permanent de
Dialogue et de Concertation (CPDC).
La création
de ce Cadre signifie enfin que le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), du
moins, son Président, Faure Gnassingbé est décidé à appliquer les
dispositions encore en suspens de l’Accord Politique Global (APG). Pris
ainsi, l’acte que vient de poser le Président de la République est
salutaire.
Mais, ne
dit-on pas souvent : « A César, ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à
Dieu ». Pour cela, il est judicieux que les populations sachent que la
création du CPDC est le fruit de la résistance menée par le Comité d’Action
pour le Renouveau (CAR) depuis les législatives d’octobre 2007.
En effet, l’APG
avait prévu en son point 5.1 la création du CPDC pour connaître des sujets
d’intérêt national parmi lesquels, les réformes constitutionnelles et
institutionnelles.
Mais,
aussitôt après le scrutin du 14 octobre 2007, le RPT, comptant sur sa
majorité au parlement, a tourné le dos à l’Accord, refusant de mettre sur
pied le Cadre. L’Union des Forces du Changement (UFC) avait préféré des
discussions bilatérales avec le RPT pour opérer les réformes.
Le parti de
Gilchrist avait, d’ailleurs, affirmé tout haut que le CPDC n’est pas
habilité à connaître de la question des réformes. Ainsi, lorsque le ministre
de l’Administration territoriale, en toute illégalité, avait demandé aux
partis signataires de l’APG de lui faire des propositions pour la
modification du code électoral, l’UFC n’avait pas trouvé d’inconvénient. Par
la suite, elle a discuté avec le RPT sur les réformes pendant sept (07)
semaines sans résultats.
Mais, le CAR
est resté attaché à l’APG et a refusé de faire des propositions en dehors du
Cadre permanent. Le parti de Me Apévon a adopté la même attitude par rapport
au texte portant statut de l’opposition. Suite aux menaces du CAR et de l’UFC
de boycotter la session extraordinaire du parlement consacrée à l’examen des
projets de lois adoptés unilatéralement par le gouvernement, Faure
Gnassingbé, sentant qu’il y a péril en la demeure, a pris enfin ses
responsabilités en créant le CPDC. Celui a depuis le février 2009 démarré
ses travaux.
Comme nous
l’écrivions tantôt, les deux partis de l’opposition parlementaire ont fait
bloc contre le RPT. Néanmoins, les Togolais se posent une question :
qu’est-ce qui aurait pu arriver, si le CAR, au lieu de résister, avait
préféré, comme l’UFC des discussions bilatérales avec le RPT ? Les
observateurs sont unanimes sur la réponse : ce serait la catastrophe, un
véritable naufrage. Cela est d’autant plus vrai que l’attitude de l’UFC a
servi de prétexte au pouvoir pour refuser d’appliquer l’APG et surtout de
préparer des textes iniques à présenter à l’Assemblée Nationale.
L’on se
demande sur quoi le gouvernement se serait basé pour affirmer que le projet
de modification du code électoral est consensuel, si aucun parti, en dehors
du RPT, n’avait fait des propositions ? Malheureusement ces partis n’ont pas
compris de si tôt la nécessité et l’importance du Cadre Permanent et ont
compromis la situation.
Mais dans
l’histoire de l’humanité il y a toujours de visionnaires et de résistants
qui arrivent à sauver des peuples d’une situation inespérée. Par la
résistance de Charles De Gaule, la France a vaincu les Nazis. Par celle du
CAR, le RPT a fléchi et Faure vient de créer le CPDC. Le devoir de vérité
nous oblige en notre qualité de journaliste de dire les choses telles
qu’elles sont. Chapeau bas au CAR.
L.M
Changement de régime politique au Togo : Les dangers d’une
alternance au Togo
Des
« incontrôlés » confondent élections et guerre
On peut bien avoir la volonté de faire l’alternance au Togo. Tout le monde
est d’accord pour qu’il y ait changement de régime. Mais a-t-on déjà préparé
les esprits, surtout militaires dans ce sens ? That’s the question. Il y a
aujourd’hui 19 ans que le vent de l’Est a soufflé sur toute l’Afrique
entraînant des changements de mentalités. La démocratie s’est installée avec
un peu plus d’espace, de liberté. Mais dans notre pays, il y a des
difficultés à accepter le changement du régime. Pour peu qu’il y ait une
petite ouverture pour expérimenter une autre méthode de gestion par un
autre parti autre que le RPT, c’est à des coups de force qu’on se voit
confronté. Les raisons de cet état de fait ne sont pas à chercher loin.
Les trois
mois de transition de Joseph Kokou Koffigoh
Dans les années 90, les mouvements sociaux-politiques de protestation ont
gagné les Togolais qui réclamaient plus de liberté après un quart de siècle
de gestion solitaire et sans partage du pouvoir de feu le Général Eyadéma.
Après une Conférence nationale souveraine mouvementée, une période de
transition dirigée par Joe Koko la guitare, qui en principe devrait
organiser les élections au bout de six ou huit mois n’avait fait que trois
mois perturbée qu’elle était partie par des coups de force orchestrés par
des FAT. La raison c’est que le gouvernement de Transition avait reçu tous
les pouvoirs octroyés par la CNS, réduisant le chef de l’Etat à un simple
arroseur de chrysanthème. L’armée qui n’entendait pas voir son chef suprême,
qui l’a formé et moulé à son image, n’a pas du tout apprécié la nouvelle
situation de son chef. L’apothéose des coups de force a eu lieu le 3
décembre mettant ainsi un coup d’arrêt au processus enclenché par les
forces démocratiques. Et depuis, le pouvoir RPT a repris du poil de la bête
avec le soutien indéfectible de la force des baïonnettes. Voyant le « danger
qui profilait à l’horizon, Koffigo a mis sa queue entre ses pattes. La
transition a ainsi échoué. Le régime Eyadéma était revenu en force.
Combat
démocratique transformé en combat corps à corps
La
lutte menée par les forces démocratiques était plutôt dirigée contre un
homme oubliant ainsi le système politique. C’était un combat personnel au
point que feu Eyadéma considérait l’opposition et particulièrement Gilchrist
Olympio comme un ennemi à abattre plutôt qu’un adversaire politique. Il
fallait donc protéger le fils d’Olympio. Une armée a été montée à cet
effet. Et Selon Me Agboyibo, l’armée était la carapace d’Eyadéma. Le combat
démocratique a été ainsi dénaturé. Il a été transformé en un combat corps à
corps. Dans les cercles du pouvoir gnassional, il y a des gens qui
détiennent les ficelles et les utilise à leur guise. On l’a vue intervenir
dans plusieurs manifestations pour protéger, qui vous savez. Et là, les
observateurs les plus avisés n’ont pas hésité à dire ceci : « Ils ont la
force militaire, ils ont le pouvoir, ils ont l’argent et donc rien ne pourra
leur arriver ». Et effectivement comme cet observateur, on ne pourra
pas s’attendre à une alternance au Togo tant que cette armée n’est pas
sensibilisée sur ce que c’est que l’alternance politique. Il faut faire
comprendre à cette grande muette que le changement du régime n’est dirigé
contre personne. Et de plus les principes républicains doivent être le
leitmotiv de cette sensibilisation. L’armée doit être républicaine puisque
c’est l’argent du contribuable togolais qui sert à l’achat des armes. Mais
tant qu’on n’inculquera pas des principes républicains dans les esprits de
nos hommes en treillis, on pourra tout faire, l’alternance ne viendra pas au
Togo. Tout donne l’impression que l’opposition chasse le fauteuil
présidentiel oubliant les conséquences qui s’en suivront après. Même s’il y
a des sensibilisations sur le civisme que font certaines ONG de la société
civile, il y a dans les rangs, ceux qu’on a toujours désignés par « incontrôlés ».
Donc prudence.
Supposons qu’aux termes d’une élection présidentielle, un certain Gilchrist
Olympio ou un autre comme Agboyibo est élu Président de la République
togolaise. Pourra-t-il passer en revu les troupes ou recevoir les honneurs
militaires ? Il faut arrêter de chanter l’alternance sans chercher à voir
les contours et les conséquences de cette alternance. Cette « armée à
l’image de son chef » ne digère pas surtout que les propos de Fo Gil qui
l’a traité de « tribale » et de « clanique ». C’est là que
réside le danger.
A
son arrivée au pouvoir le 14 avril 1967, c’est 10 jours plus tard que,
passant en revu les troupes, Gnass Père a été zigouillé par un gendarme
Bakobosso le 24 avril 1967 qui a tiré sur lui à bout portant et la balle
alla ricocher un mur arrachant la sacoche qu’il avait en main.
L’armée, c’est le cache-sexe du RPT et il n’entend pas se laisser marcher
sur les pieds facilement comme ça. On l’a déjà dit, et il faudra en tenir
compte. D’ailleurs, Faure Gnass, lors de son investiture comme Président du
RPT et candidat qui devrait porter les couleurs du RPT aux élections
présidentielles de 2005 avait « casser la jarre » en déclarant que
son Pépé lui avait dit ceci : « si vous laissez le pouvoir vous
échapper, il vous sera très difficile de le récupérer ». Avec déjà ces
propos du Timonier national, le RPT va user de tous les moyens pour
conserver son pouvoir. Même s’il faut user des méthodes musclées, les vœux
du défunt doivent être respectés. Si dans ce pays, les résultats sont
truqués et que l’opposition n’arrive pas à prendre le pouvoir, c’est qu’il y
a matière à mieux réfléchir que de se lancer dans des querelles inutiles.
Et très souvent, les contestations sont suivies de massacre des populations
Et chaque élection, c’est la même rengaine : « lorsque nous serons au
bord de la rivière, on saura comment la traverser ». Mais cette rivière
n’a jamais été traversée. Les défenseurs de la victoire de l’opposition se
noient dans la rivière. Et ce sont des morts, des blessés et des exilés
ainsi que des «déjà frappés » qu’on enregistre. Et tout ceci, parce que
beaucoup ne sont pas préparés pour l’alternance au pouvoir.
La parole de
militaire
En
2003, feu le Général Eyadéma avait donné sa « parole de militaire »
qu’il ne se représentera plus aux élections présidentielles. Mais quelques
temps après, la constitution a été « toilettée » afin de permettre au
« Guide Eclairé » de rebeloter indéfiniment. Papa Gnass a donc renier
et craché sur sa « parole de militaire ». C’est ainsi que
l’alternance a été galvaudée au grand dam de l’opposition. Démocratique.
Si au Bénin, au Ghana et dans plusieurs autres pays, l’alternance est
au rendez-vous, c’est parce que le pouvoir politique n’est pas assis sur
l’armée. Bien plus, cette armée a un véritable statut et est imbue des
principes républicains. On ne peut donc pas dire qu’on va suivre l’exemple
du Ghana sans qu’on n’ait changé de culture et tant que l’armée pensera
toujours que l’alternance politique, c’est contre son intérêt. Le
changement de régime politique passera donc par la sensibilisation de la
grande muette et le changement des mentalités. L’alternance politique n’est
dirigée contre personne.
La
succession d’Eyadéma
Tout le monde a vu comment la succession de feu Eyadéma après la
« catastrophe nationale » s’est passée. Elle était très mouvementée. Le
dauphin constitutionnel, Fambaré Ouattara Natchaba a été bloqué à
l’extérieur du pays pendant que les populations réclamaient le respect de la
Constitution. Dans la précipitation les militaires ont fait allégeance au
fils du Père, Faure Gnassingbé foulant ainsi au pied les règles de l’art.
Tout simplement, parce que l’armée veut toujours conserver le contrôle du
pouvoir. Les contestations devenaient intenables. Abass Bonfoh qui était le
premier vice Président de l’Assemblée nationale a été fait Président de la
République par intérim après une vaine tentative d’imposition de Faure
Gnassingbé. Pas pour longtemps puisque le RPT reviendra à la charge en
imposant Faure Gnass après des tours de passe-passe et des tripatouillages
de la constitution qui font de Faure le Président de l’Assemblée nationale
puis Président par intérim de la République. Et le tour était joué.
Au
regard de tout ceci, il faut donc se dire que l’alternance dans ce pays, a
de maigres chances de réussites si ceux qui sont aux premiers rangs du
pouvoir au Togo ne sont pas instruits et sensibilisés sur ce que c’est qu’un
changement de régime ou une alternance. Beaucoup le comprennent. Mais est-ce
que cela pourra se passer tranquillement ? Il faut après tout, éviter de
retomber dans l’instabilité politique en recherchant coûte que coûte
l’alternance.
Abass ISSAK
Les premiers
couacs de la réunion du CPDC hier sur les réformes des textes : Les
discussions ont achoppé sur deux points. Les débats se poursuivent
aujourd’hui
Juste après son installation le vendredi 6 février 2009 par le Premier
ministre Gilbert Houngbo, le Cadre Permanent de dialogue s’est en même temps
mis au travail. Il a tenu sa deuxième séance hier mardi à la primature. Dans
l’ensemble, les travaux se sont bien déroulés. Toutes les parties prenantes
à ce cadre ont répondu présentes. Les discussions ont achoppé sur deux
points à savoir la désignation d’un observateur pour superviser les travaux
du CPDC et la question de saisine du Comité Paritaire de Suivi (CPS) du
dialogue intertogolais piloté par le Président Burkinabé Blaise Compaoré.
L’opposition voulait la présence des observateurs, qui seront peut-être
envoyés par une organisation sous-regionale, comme la CEDEAO, l’UA ou l’OIF.
Les débats sont donc ouverts sur ce dossier et vont se poursuivre
aujourd’hui. Le CPDC a également consacrée cette deuxième rencontre à
l’étude du règlement intérieur devant régir le fonctionnement de ce cadre
de dialogue.
C’est le vendredi 6 février 2009 que le Premier ministre Fossoun Houngbo a
installé le cadre permanent de dialogue pouvant connaître des «questions
d’intérêt national», suite aux débats houleux ces derniers jours à
l’Assemblée nationale sur des réformes constitutionnelles et
institutionnelles.
Dénommée «Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC)»,
cette structure est chargée de «créer par un dialogue permanent, les
conditions de stabilité et de consolidation des institutions républicaines
autour des questions d’intérêt national et des principes démocratiques et
républicains, notamment la constitution, la charte des partis politiques, le
code électoral et la régularité des scrutins, les prérogatives
constitutionnelles des institutions».
Le
CPDC est également chargé de veiller à «l’accès équitable aux médias
d’Etat, au respect des droits et devoirs de l’opposition, du code de bonne
conduite et de contribuer au renforcement de l’unité nationale par
l’enracinement de la culture citoyenne», souligne le décret
présidentiel.
Présidé par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale
et des Collectivités Locales, Pascal Bodjona, représentant le chef de l’Etat
dans ce cadre, le CDPC regroupe les trois partis politiques représentés à
l’Assemblée nationale ou ayant obtenu 5% aux élections législatives
d’octobre et le gouvernement.
«Chaque
parti y est représenté par son leader ou son représentant. Le gouvernement
est représenté par deux ministres», souligne le décret.
Le
CPDC peut consulter en cas de besoin, toute personne physique ou morale
parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses.
«Les partis politiques légalement constitués, non représentés au sein du
CPDC, peuvent par écrit, saisir le CPDC de tout sujet qu’il juge d’intérêt
national», précise le texte du décret.
L’Assemblée nationale a été fortement secouée ces derniers jours, suite à un
projet de modification du code électoral transmis au Parlement par le
gouvernement.
L’Union des Forces du Changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité
d’Action pour le Renouveau (CAR) de Me Dodji Apévon ont rejeté le document,
exigeant des discussions préalables au sein d’un cadre de dialogue.
Il
faut relever que les partis extraparlementaires ont exprimé leur
mécontentement du fait de leur mise à l’écart de ce cadre et l’ont fait
savoir à travers des déclarations et communiqués de presse.
Abass ISSAK
Un
religieux pour diriger la Commission vérité et réconciliation : Les
consultations pour sa nomination ont déjà démarré
Dans le cadre du processus de mise en place de la Commission
«Vérité justice et réconciliation », recommandée par l’APG (Accord
politique global), Faure Gnassingbé a entamé lundi dernier des consultations
avec les dignitaires religieux en vue de définir le profil idéal des membres
appelés à siéger au sein de cette commission indépendante.
Le chef de l’Etat s’est entretenu tour à tour avec une délégation
de l’Union musulmane du Togo conduite par son président Inoussa Bouraïma,
avec des représentants de l’Eglise des Assemblée de Dieu et de l’Eglise
méthodiste et avec des membres du Conseil pontifical de l’Eglise catholique.
« L’Eglise catholique est disposée à collaborer à ce processus
de réconciliation nationale pour assurer un bel avenir au Togo », a
déclaré Renato Raffaele, cardinal porte parole de la délégation des évêques.
Le ministre des Droits de l’homme et de la Promotion de la
démocratie, Yacoubou Hamadou, a tenu à expliquer la démarche du chef de
l’Etat : « Le président s’est engagé à respecter, point par point, les
recommandations issues des consultations nationales. Ces recommandations
préconisent que
la Commission soit dirigée par un religieux. C’est dans ce cadre que le chef
de l’Etat a entamé ces consultations. Il souhaite définir avec ces religieux
le profil et les critères de la personnalité qui devra diriger cette
instance, de même que les membres qui devront en faire partie ».
« Les consultations ont clairement défini la volonté du peuple
qui voudrait que
la Commission vérité, justice et réconciliation soit dirigée par un
religieux. Aujourd’hui, le chef de l’Etat a pris sur lui la responsabilité
de consulter toutes les confessions religieuses »,
a indiqué le ministre togolais des droits de l’homme, de la consolidation de
la démocratie et de la formation civique, Amadou Yacoubou.
« Cette démarche répond à un souci, celui de définir ensemble avec
les confessions religieuses, le profil et les critères de la personnalité
devant diriger cette Commission »,
a-t-il souligné.
M .Gnassingbé avait lancé le 15 avril 2008, des consultations en
vue de la création de cette commission sur les violences à caractère
politique au Togo.
A l’issue de ces consultations, un rapport a été adressé au gouvernement,
notamment au chef de l’Etat.
Prévue par un « accord politique global » signé par les
acteurs politiques togolais en août 2006, la Commission vérité, justice et
réconciliation a pour mission notamment de faire la lumière sur les actes de
violence à caractère po1itique et d’étudier les modalités d’apaisement des
victimes.
Le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo avait indiqué qu’une
personnalité religieuse était qualifiée pour présider la Commission, « même
si cela n’est pas un dogme ».
Le Magnanime
La furie des
transitaires au Port de Lomé : Ably-Bidamon et sa
COTEC détruisent inexorablement l’économie togolaise
Depuis près d’une semaine, les syndicats des transitaires et déclarants en
douane au Port autonome de Lomé (PAL sont en grève ; un mouvement qui
pénalise l’activité de la plate-forme. A l’origine du mécontentement,
l’augmentation des taxes douanières perçues par Cotec et Cotecna pour le
compte de la direction générale des douanes, notamment sur les véhicules.
Lomé qui était devenue la capitale ouest-africaine du marché des voitures
d’occasion risque de perdre sa place de leader au profit du port de Cotonou.
« Depuis quatre mois, la plupart de nos clients ont quitté le Togo vers
d’autres pays de la sous région, nous n’avons plus d’activités, il faut que
les autorités revoient les valeurs qu’ils fixent sur les voitures »
explique Salla Koffi, un jeune déclarant en douane.
Les syndicats des transitaires sont furieux. « Comment pouvez-vous
imaginer que l’on paye un véhicule 800.000fcfa pour ensuite le dédouaner à
plus d’un million ? Je pense que c’est une question de bon sens. Nous ne
sommes pas contre la modernisation et la numérisation des services
douaniers, mais il faut que cela soit fait avec mesure en tenant compte du
niveau de vie des citoyens » assure un responsable syndicale qui
requiert l’anonymat.
Les autorités douanières n’ont pas encore répondu aux revendications, mais
de sources concordantes indiquent que des discussions pourraient s’engager
entre transitaires et les autorités douanières.
En
effet, La vente des véhicules d’occasion connaît des perturbations depuis
quelques jours au port de Lomé à la suite d’une cessation d’activité lancée
par les vendeurs et les importateurs qui protestent contre un nouveau
système de taxes douanières.
« Les parcs
sont ouverts mais nous ne voulons pas vendre »,
a confié à APA Hassan, un importateur assis sous un hangar en train de
siroter son café, estimant que «depuis plusieurs semaines, les clients sont
moins nombreux à venir à cause de la nouvelle méthode d’évaluation de la
valeur douanière des véhicules », a-t-il révélé.
Les responsables de la douane togolaise ont introduit depuis le mois de
décembre un système d’évaluation informatique des voitures d’occasion piloté
par la Compagnie Togolaise d’Evaluation et de Contrôle (COTEC).
Le
système consiste à décrypter le numéro de châssis des véhicules à partir des
bases de données en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie pour avoir le prix de
vente du véhicule sur le marché international. Du coup, la valeur douanière
des véhicules d’occasion connaît une hausse.
Plusieurs importateurs et vendeurs de véhicules d’occasion ont révélé à APA
la chute vertigineuse de la vente des voitures d’occasion à cause du prix
élevé de la valeur douanière.
« Comment peut-on demander une valeur douanière de 1,5 millions pour une
voiture vendue à 700 000 francs CFA ? ça n’a pas de sens et c’est normal
que les clients évitent l’achat de voiture », a commenté Berjahui, un
importateur.
Il
a indiqué que beaucoup de clients ont acheté des voitures qu’ils ont
refusées de sortir des parcs automobiles du port.
« En un mois, la vente a chuté de 50 % chez moi », s’est plaint un autre
importateur qui projette déjà quitter le Togo pour le Bénin dès qu’il aura «
fini de liquider le reste des voitures».
Georges Koné, venu de la Côte d’Ivoire pour acheter une voiture à Lomé avoue
vivre un véritable calvaire. « J’ai acheté une voiture depuis plusieurs
jours ici mais depuis qu’ils ont cessé de travailler je ne peux pas partir
avec le véhicule et voilà je suis bloqué à Lomé », a-t-il témoigné.
La
cessation des activités au port paralyse les différentes affaires autour de
la vente des voitures à savoir les mécaniciens, les démarcheurs et les
transitaires qui ne cessent se plaindre.
« La situation affecte tous les secteurs d’activité au port de Lomé », a
déploré Anani Paulin Glokpor, membre du Collectif des syndicats des
déclarants en Douanes (CS2D).
Comme on le voit, le Directeur Général de la Douane et sa COTEC vont
détruire l’économie du Togo pour des intérêts égoïstes. Faure Gnassingbé
doit prendre ses responsabilités et mettre fin à ce « carnage ». Il
n’est pas superflu de reconnaître que ce sont les propres « amis »
du chef de l’Etat qui vont lui foutre du bordel dans sa gestion des affaires
de l’Etat.
A.
I.
Les étudiants de
l’EAMAU persistent et signent : « S’il faut une année blanche, on la fera »
Les
étudiants de l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de
l’urbanisme (EAMAU) qui ont déclenché une grève depuis quelques jours, n’ont
pas repris les cours lundi, malgré l’appel lancé la semaine dernière par les
autorités togolaises.
Cissé
Stephane, le Responsable de la Commission d’information, une cellule de
gestion de la crise mise en place par les étudiants grévistes nous donne les
détails au cours d’un entretien.
Pourquoi
vous organisez un sit in dans vos locaux ?
Nous avions
organisé ce sit in suite au message de la ministre en charge de l’EAMAU, la
vice-présidente du CA, c’est-à-dire le ministère de tutelle au Togo, le
mercredi dernier pour demander la reprise des cours ce lundi 09 février
2009. Face à cette indignation, tous les étudiants de l’EAMAU se sont
réunis ce matin bien habillés comme s’ils allaient en classe à l’heure,
mais nous sommes plutôt arrêtés sur le terrain leur montrer que si on est
rentré en grève, c’est par rapport à certaines revendications et lorsqu’on
voit que, nos revendications n’ont pas été prise en compte, aucun dialogue
n’a eu lieu entre nous et l’administration, on ne peut pas reprendre les
cours.
Au fait
qu’est ce qui vous oppose aux autorités de l’EAMAU ?
Il faut
dire que les autorités de cette école n’ont aucune considération pour nous
les étudiants. L’élément déclencheur de cette grève a été l’insécurité des
étudiants de l’EAMAU. Tous les étudiants de cette école ne sont pas logés
dans la cité faute de place. Lors du CA précédent, il a été demandé à
l’administration de chercher à savoir là où les étudiants logent où même de
chercher les cités que les étudiants soient regroupés pour leur sécurité,
cela n’a pas été fait. Cette administration ne sait pas là où nous logeons,
chacun se débrouille et le week- end qui a précédé la grève, trois
étudiants ont été victimes d’agression ; il y a un d’entre eux qui a reçu
trois balles, Dieu merci, aujourd’hui, ça va pour lui un peu ; une autre ici
à l’EAMAU a reçu la visite des braqueurs chez elle à la maison (dans le
quartier) ; un autre a reçu cette fois-ci, la visite des malfaiteurs en son
absence. Face à ces braquages répétés, on a demandé à l’administration
(ceux là qui sont chargés de notre bien être ici au Togo) une discussion
avec eux pour trouver des solutions à notre insécurité. Il a été prévu le
mardi 20 janvier 2009, une tentative de négociation avec eux .Cette réunion
a été simplement et purement annulée. Lorsque nous étudiant de l’EAMAU,
avions exprimé notre indignation face à l’annulation de cette réunion
qui devait parler d’un problème très crucial d’insécurité, nous avons
adressé un préavis de grève signé en bonne et due forme signé par tous
les étudiants pour demander que la réunion se tienne si non, nous
rentrerions en grève le jour suivant. L’administration n’a rien fait et
elle nous dit qu’elle a annulée cette réunion pour assister à l’investiture
de BARACK OBAMA. Lorsqu’on est rentré en grève, le mercredi 21 janvier
2009, le Directeur Général est arrivé ici et il nous a demandé purement et
simplement de rentrer en classe sans savoir pourquoi est ce qu’on est rentré
en grève. Il faut dire que l’insécurité a été la goutte d’eau qui a débordé
le vase. Ici à l’EAMAU depuis un temps, les gens sont venus ici et se sont
formés, ils sont partis en laissant des problèmes. Regardez un peu le
cadre, si on vous dit que le budget annuel de cette école avoisine les 01
milliards de FCFA, vous pouvez croire ? IL y a un déséquilibre criant entre
le confort de nos directeurs généraux et les locaux dans lequel on fait les
cours. C’est quelque chose franchement d’indignant. Là, il fait chaud dans
les salles de classes, souvent, on a pas de chaises…, la formation même
est bâclée. Le Directeur des études est capable de nous demander de
faire des devoirs sur table parce qu’on réclame des perdiems alors que dans
les rapports du Conseil d’Administration (CA), il était alloué près de 08
millions de FCFA pour les perdiems. On ne sait pas là où va cet argent ; il
y a un problème sérieux de gestion (bref, un déséquilibre entre le confort
des étudiants et le confort de l’Administration). Aussi, il faut souligner
que lorsqu’on fait six ans ici et que le sentiment qui nous anime après les
études, c’est le doute de savoir, si on pourrait tenir sur le terrain,
c’est vraiment quelque chose d’alarmant. Une école inter état de 14 pays
supposée être la plus grande école d’architecture africaine, ne peut pas
rivaliser avec une école d’architecture magrhébienne ou bien européenne de
quartier, c’est vraiment quelque chose d’indignant. Donc, la grève a pris
une autre tournure pour essayer de repenser même la gestion de ce cadre,
EAMAU.
Nous
voulons des conditions de vie plus adéquates aux études, nous voulons des
professeurs attitrés, des qualifiés et nous voulons aussi un suivi réel de
nos projets, enfin nous voulons habiter dans des cités qui puissent
regroupés les étudiants.
Depuis le
déclenchement de cette manifestation jusqu’à ce jour, qu’est ce qui a été
fait concrètement ?
Ce qui a été
fait par l’administration, c’est qu’au lendemain de la grève, elle a voulu
négocier avec notre comité des élèves. Nous leur avons adressé un courrier
pour leur dire que dès la première heure de la grève, le comité des
élèves a été suspendu et c’est notre comité de gestion de la crise qui est
là. On n’a pas reçu aucun courrier pour négocier avec eux et de surcroît,
lorsqu’on est allé à l’administration, le jeudi 29 janvier pour
revendiquer, le DG nous a dit qu’il va négocier avec le ministre de
tutelle. C’était le 2e
refus de négocier avec nous après bien sûr le préavis. Face à ce refus
de négocier avec nous et même aller appeler les policiers pour nous
bastonner, nous avons su que l’administration est incapable de résoudre nos
problèmes. Du coup, puisqu’il ne peut pas résoudre nos problèmes, nous
voulons qu’il démissionne purement et simplement et qu’un autre comité ou
une autre direction vienne prendre la place pour reconsidérer la gestion
de cette école. Nous voulons un procès d’administration extraordinaire pour
la Direction Générale et son staff ici seront destitués. Il faut noter que
c’est au conseil d’administration que les décisions de l’EAMAU sont prises
et que l’administration fait le rapport de l’école. En fouillant dans les
documents, nous avons vu des malversations très criantes de cette
administration-ci. Face à cette incapacité notoire, nous voulons que ces
gens là partent et le conseil d’administration extraordinaire que nous
réclamons, revienne pour repenser et reconsidérer nos doléances.
Vous venez
de dire que dans l’incapacité du DG de résoudre vos doléances, vous
exiger sa démission. Au cas où cette démission n’est pas effective, que
compter vous faire ?
Il faut
dire que dans la plate forme revendicative, la destitution de cette
direction est au point N°1. Quand on rentre en grève, c’est pour un motif et
lorsque le motif n’est pas atteint, on restera toujours en grève. Il faut
dire que, on est en grève à l’unanimité ; nous sommes ici de pays
différents, de classes sociales différentes, de culture différente…Si dans
cette diversité, nous sommes entrés en grève unanime, il faut dire que le
problème est sérieux et que les gens expriment leur ras-le-bol, cette
administration est mal gérée et aujourd’hui, c’est l’occasion pour tout le
monde de le dire haut et fort pour que quelque chose soit faite…
Alors, vous
voulez dire qu’une année blanche n’est pas à écarter ?
S’il faut
une année blanche, on la fera ; le sacrifice vaut la peine. Nous pourrons
sacrifier une année pour ne hypothéquer notre avenir. Nous ne voulons pas
sortir ici la tête vide, nous ne voulons pas laisser cette école dans les
mains des dirigeants frauduleux qui vont amener cette école de mal en
pis…Nous n’avons pas ici l’Internet …c’est déplorable.
Combien vous
payer pour la scolarité ?
Nous payons
2,500000 F CFA pour les privés et va jusqu’à 05 millions FCFA pour les
boursiers…
Réalisée par Lambert Linus
La rencontre Togo-Burkina se disputera aujourd’hui sans
Adébayor
L’Attaquant du club anglais Arsenal et capitaine de la sélection togolaise
Emmanuel Adebayor s’est blessé à la cuisse dimanche lors du championnat,
situation qui inquiète lundi bon nombre de togolais, les Eperviers du Togo
devant affronter les Etalons du Burkina Faso le 11 février à Rouen (France).
Le
« chouchou » des Togolais a été remplacé par Nicklas Bendtner à la 35e minute,
suite à une blessure à la cuisse (claquage) lors du match contre Tottenham.
« J’ai coulé
les larmes, lorsqu’il quittait la pelouse »,
confie Koffi Adjanvi, qui a regardé le match Arsenal/Tottenham dans un
vidéo-club de la capitale togolaise.
« Je ne sais
pas s’il pourra jouer mercredi prochain contre le Burkina Faso, car il nous
donne la joie quand il est sur le terrain »,
s’inquiète ce pompiste.
Non loin de lui, Adjou Abalo, revendeuse ambulante de pain, s’écrie: « +Shéyi+
(comme les Togolais aiment l’appeler) doit jouer contre le Burkina Faso.
Nous sommes de cœur avec lui ».
Au
centre ville, notamment au grand carrefour de Dékon, l’un des quartiers très
populaires de Lomé, la blessure du capitaine des Eperviers du Togo faisait
l’objet des discussions au sein de petits groupes de conducteurs de
taxi-motos.
« J’ai
l’impression que la blessure n’est pas aussi grave. En tout cas, j’ai
toujours espoir de retrouver +Adé+ (comme l’appellent ces fans) parmi le
groupe des Eperviers à Rouen »,
se console un conducteur de taxi-moto au milieu du groupe.
« Moi j’ai
plutôt peur, car notre capitaine ne quitte pas de cette manière le terrain.
C’est un garçon très combatif. C’est très sûr qu’il est touché »,
s’inquiète plutôt un autre conducteur de taxi-moto.
Devant certains kiosques de journaux, l’ambiance était identique, les
commentaires toujours calqués sur l’état de santé d’Emmanuel Adebayor.
« J’ai pas
dormi la nuit, parce que je ne sais pas si Shéyi peut se retrouver avant le
match du 11 février »,
confie Jean Agbévi rencontré devant un kiosque journaux à Nukafu.
Au total 25
joueurs pour la plupart des professionnels ont été convoqués pour le match
contre le Burkina Faso.
Espoir Gnanvi, responsable de cafétéria, ne minimise pas la situation :
« Moi, je suis très sûr que Shéyi ne pourra pas jouer mercredi »
« C’est très
rare de revoir sur le terrain trois ou quatre jours après, un joueur blessé
et sorti de l’aire de jeu de cette manière »,
affirme M. Gnanvi.
« Mon
souhait est qu’il retrouve son état de santé avant les matches de la CAN et
du Mondial »,
souhaite de petit commerçant installé à Hedzranawoé, un quartier populaire
de Lomé.
Dégbé Savi, invite plutôt les responsables de la Fédération Togolaise de
Football (FTF) à faire le déplacement, afin de «toucher du doigt la
réalité».
« Le nouveau
bureau doit dépêcher rapidement une mission en Angleterre, afin de
rencontrer Shéyi et voir vraiment ce qu’il a comme problème, au lieu de
rester à Lomé »,
a suggéré M.Savi.
Selon un responsable de la FTF joint au téléphone par l’Agence Savoir News,
la FTF aurait déjà pris contact avec l’International togolais depuis hier.
Pour les
qualifications combinées au Mondial-2010 et à la Coupe d’Afrique des nations
(CAN-2010), le Togo est logé dans le groupe A avec le Cameroun, le Maroc et
le Gabon. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Retourner à la page Accueil |
|
|