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Magnan 114 du 6 mai 2009
Les suites de l’Affaire Kpatcha : Le nombre des personnes arrêtées  connu: Après l’échec des conciliations familiales : Les chefs d’Etats Bongo et Kadhafi veulent rentrer dans la danse, mais ...

          Tout se complique dans cette affaire de tentative de coup d’Etat et l’étau semble se resserrer autour de l’auteur en chef présumé, l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Kpatcha Gnassingbé. Le dernier communiqué du Procureur de la République en date du 30 avril dernier est venu enfoncer le clou et ne donne plus de chance à Faure malgré les demandes des uns et des autres d’user de sa magnanimité pour libérer ses frères afin de « ramener la paix dans la famille ». « Aléas Jacta ». Les dés sont jetés.

          Il y a déjà plus  de trois semaines que dure  l’incarcération des mises en cause dans la tentative de renversement du pouvoir de Faure Gnassingbé. Les réunions et autres rencontres familiales n’ont cessé de se multiplier afin de trouver une issue à l’amiable. Mais  ces multiples rencontres n’arrivent pas à faire accorder les violons. Le chef de l’Etat qui voit son pouvoir déjà menacé n’entend pas céder. Et pour cause. Cette affaire dépasse le cadre familial. Une semaine après l’arrestation de Kpatcha devant les  locaux de l’Ambassade des Etats Unis au Togo, des chefs de la Kozah avaient fait le déplacement de Lomé pour rencontrer le chef de l’Etat. Officiellement, il s’agissait d’un soutien de la Kozah  que ceux-ci sont venus apporter à Faure Gnassingbé. Mais dans les coulisses on fait état de ce que ces chefs cantons de la Koza seraient venus pour écouter les membres de la famille interpellés dans cette affaire de tentative de coup d’Etat.  Après cette rencontre, une réunion s’est tenue encore dans la maison familiale à Pya. Mais cette fois-ci, sans aucune issue. Puisque les raisons sont déjà là. L’affaire est déjà entre les mains de la justice. Et dans son speech, Faure Gnassingbé n’a pas mâché ses mots. « J’ai pris toutes les mesures avec le gouvernement pour que la justice s’exerce avec fermeté  mais dans la sérénité à l’égard des auteurs de ces actes criminels et leurs complices ». Malgré le fait qu’il ait déclaré être attaché aux « considérations familiales, il n’entend pas s’ingérer dans le cours normal de la justice où l’affaire en instruction et que les auditions des mises en cause se déroulent. Faure Gnassingbé qui n’entend se faire hara-kiri et ne pas montrer ridicule aux yeux de l’opinion nationale et internationale veut aller au bout en laissant la justice faire son travail.

          C’est donc après l’échec de ces tractations familiales que les rumeurs ont commencé par faire état de ce que des chefs d’Etat et non des moindres, le doyen El Hadj Omar Bongo Ondimba et le Guide de la Jamahiriya libyenne Mouammar Kadhafi  tout en apportant leur soutien à leur homologue Faure Gnassingbé  auraient exprimé leur besoin d’arriver au Togo pour suggérer à Faure de libérer ses frères afin de ramener la paix dans la famille. Mais cette démarche peut s’avérer inopportune étant donné que la tentative est un crime et que toute personne impliquée doit, quelle que soit sa position,  qu’il soit parent du chef de l’Etat ou pas, répondre de ses actes devant la justice. Eh oui, on ne peut pas mélanger les affaires familiales avec ceux de l’Etat.

          S’il fallait  négocier la libération de Kpatcha, c’est avant que la procédure judiciaire ne s’engage, et avant également que le chef de l’Etat ne prononce son discours en demandant à la justice de faire son travail. En  l’obligeant ou en faisant pression sur lui pour qu’il libère son frère, c’est tout comme il fait interférence dans le cours normal de la justice. Séparation de pouvoir oblige, le dossier doit aller jusqu’au bout  pour que les Togolais découvre la réalité dans cette affaire.  D’abord, est-ce que cette libération va-t-elle concerner les seuls frères du chef de l’Etat ou tout les présumés coupables de cette tentative de coup d’Etat ?  Il n’y a plus de place à l’impunité sur la terre de nos aïeux. La justice doit aller jusqu’au bout de ses investigations et présenter aux Togolais la vraie réalité des faits.

          Et pour respecter les vœux de l’Ambassade des Etats-Unis qui ont livré Kpatcha et ceux des Nations Unies qui ont demandé un procès équitable, Faure n’a plus les moyens argumentaires pour répondre aux exigences familiales et à celles des chefs d’Etats qui exigent l’élargissement du chef en personne dans cette affaire.

Abass Issak


18e anniversaire des acquis d’Avril 1991 : Le CAR  retrace la lutte des mouvements démocratiques

Le CAR s’est retrouvé dans les locaux de la foire 2000 le 30 Avril dernière pour commémorer le 18ème anniversaire à la fois de la création du CAR et des acquis démocratiques que notre pays a réalisés en avril 1991 sous l’égide du Front des Associations pour le Renouveau (FAR).

18 ans, c’est l’âge de la majorité politique. Et c’est le moment ou jamais, le CAR est appelé à traduire dans les faits, les aspirations de la population dont notamment l’alternance au pouvoir.

Lors de notre 2ème Congrès statutaire, nous avons fait le bilan du chemin parcouru depuis la création du parti, a déclaré le président du CAR  Maître APEVON Dodji

Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Congrès, il a convié à retourner aux sources de notre combat pour retrouver nos repères et nous coller aux objectifs qui nous ont poussés à nous lancer dans cette lutte.

Oui, chers militantes et militants, notre parti est héritier des idéaux et de la méthode du FAR, qui a permis aux Togolais d’obtenir des acquis dont vous venez d’avoir à l’instant le rappel et dont nous avons été et continuons d’être les défenseurs d’avant-garde, a-t-il laissé entendre.

Et nous savons qu’au cours des différentes crises que notre pays a vécues, aucune initiative de sortie de crise n’a connu de début de réussite sans ralliement des uns et des autres aux objectifs et aux valeurs qui sous-tendent les prises de position du CAR.

Nous ne devons pas nous tromper de combat car l’ultime objectif qui a motivé notre engagement n’est pas encore atteint : vivre dans une société où les dirigeants sont librement désignés par les populations à travers des élections transparentes et démocratiques.

C’est pour cela que notre parti doit amorcer de façon courageuse et clairvoyante le virage actuel de notre processus pour permettre à nos populations de vivre enfin  l’expérience de l’alternance démocratique en 2010, débouchant sur un Togo libre, uni, paisible et prospère qui garantisse à chaque citoyen le respect de ses droits et libertés, un environnement national sécurisé et un niveau de vie décent.

Selon le président du CAR les obstacles à franchir pour y arriver sont encore nombreux. Pour preuve que les derniers développements de la situation politique de notre pays.

Les Togolais vivent en effet depuis quelques semaines, un événement surprenant qui perturbe l’actualité : « l’affaire Kpatcha Gnassingbé ».

A propos de cette affaire, le CAR tient à réitérer, conformément à la position qu’il a exprimée dans sa déclaration du 16 avril 2009, qu’il est impératif que toute la lumière soit faite dans le respect des  garanties prescrites en la matière.

Le CAR voudrait rappeler à ce propos, que suivant les textes en vigueur, si en cas de flagrant délit, un député peut être arrêté et poursuivi sans levée préalable de son immunité, il ne peut en revanche être jugé que si l’immunité est levée par l’Assemblée Nationale.

En tout état de cause, il ne faut en rien que le pouvoir tire prétexte de cette affaire pour bloquer le processus des discussions du CPCD, au risque d’entretenir de l’incertitude et de l’angoisse dans l’esprit des populations sur la tenue de l’élection présidentielle de 2010.

Par rapport à cette élection,  je reste convaincu que l’opposition a toute les chances de remporter la victoire. Mais cette victoire que nos populations appellent de tous leurs vœux passe par l’entente des forces démocratiques sur un candidat unique dont le principe et les contours ont été affirmés dans le communiqué signé conjointement le 28 janvier 2009 par le CAR et l’UFC, a-t-il souligné.

Il a par ailleurs, s’agissant du processus de réconciliation nationale, déplorer que le Gouvernement ne se soit pas conformé aux dispositions de l’APG prévoyant la mise en place de deux commissions chargées : l’une de faire la lumière sur les actes de violence à  caractère politique, l’autre de rechercher les voies et moyens d’indemnisation et d’apaisement des victimes.

Dans le contexte politique actuel où il est illusoire de vouloir faire établir la vérité sur les actes de violence commis lors des élections de 2005 pendant que les auteurs présumés sont au pouvoir, la deuxième commission prévue par l’APG aurait pu, depuis des mois, enclencher l’indemnisation des victimes dans la mesure où cette indemnisation, qui est du ressort de l’Etat, n’est pas subordonnée à l’identification préalable des auteurs des dommages subis.

J’aimerais, pour terminer, interpeller les pouvoirs publics, à être à l’écoute des voix qui s’élèvent de plus en plus au sein de la population et plus particulièrement en milieux jeunes au sujet de la répartition équitable des emplois, des marchés et autres avantages de l’Etat entre les citoyens des différentes préfectures et ethnies du Togo.

Le CAR rappelle avoir déclaré, lors des préliminaires du dialogue national qui eurent lieu en août 2004 au CASEF que c’est là où réside la racine du mal togolais et qu’il ne sert à rien de traiter le cancer par la Doliprane.

Le moment est venu de prendre le taureau par les cornes et de remédier au mal togolais en s’inspirant des solutions pratiquées par des pays qui ont été confrontés aux ravages causés par la discrimination ethnique dans l’accès des citoyens aux biens et services faisant partie du patrimoine national.

Le Magnan


Le CPDC noyé par la guerre des Gnassingbé : Les reformes Institutionnelle et constitutionnelle renvoyées aux calendes grecques ?

          Il y a déjà plusieurs semaines que les membres du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation ne se sont plus retrouvés pour discuter des réformes institutionnelle et constitutionnelle indispensables à l’organisation d’une bonne élection transparente et acceptable par tous. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi depuis qu’un coup d’arrêt a été porté sur ses travaux, le CPDC a des difficultés pour redémarrer.

          Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation avait cessé de travailler  bien avant la tentative de renversement du pouvoir de Faure par son demi-frère Kpatcha. Au départ, on avait évoqué les funérailles de la première dame gabonaise Mme Omar Bongo et les  cérémonies de clôture des manœuvres militaires qui se sont déroulées tout dernièrement dans la Kozah pour justifier l’arrêt des travaux. Mais, depuis le retour de la délégation togolaise  à la tête de laquelle se trouvait Faure du Gabon  et la fin des manœuvres militaires, c’est le silence radio jusqu’au jour où l’annonce de la tentative du coup d’Etat a été faite. Cette affaire est donc venue corser les choses. Maintenant, il semble que c’est l’argument qui est avancé pour retarder la reprise des travaux au CPDC. Mais le temps avance. Le jour J pour l’élection  présidentielle de 2010 arrive à grand pas. Les partis politiques ne cessent d’élever des voix pour réclamer la reprise des travaux au CPDC. Certains  indiquent qu’il y a eu déjà des avancées dans  les discussions. Les moutures des points d’accord et de désaccord sont aujourd’hui sur la table de Faure Gnassingbé en tant que Président du CPDC et facilitateur en premier de ce cadre. Il doit ainsi viser et faire ses remarques afin de  les renvoyer aux membres du cadre qui doivent continuer les discussions. Mais le silence du chef de l’Etat dans cette affaire n’augure rien de bon. Les partis politiques ou du moins les candidats à la prochaine élection présidentielle doivent connaître leur sort avant le démarrage des campagnes.  Dans les textes qui régissent les élections, il y a des partis qui écartent certains togolais de se présenter. Et si rien n’est fait dans les  plus brefs délais pour remettre la pendule à l’heure, on risque d’assister à des élections non consensuelles. Les partis politiques vont se retrouver dos au mur. Et puis ce qui inquiète, c’est que lors de l’émission « Appel sur l’Actualité » de Juan Gomez pendant le séjour de RFI dans notre capitale, le ministre Pascal Bodjona de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, répondant à une des  questions qui lui était posées a fait comprendre qu’à défaut du consensus, on pourrait faire recours aux anciens textes en vigueur. Peut-être qu’il y aura d’autres réaménagements à faire pour ne pas frustrer certains et avoir une bonne élection acceptable par tous.

          Plusieurs observateurs ont commencé par dire que le pouvoir fait du dilatoire et ne veut plus voir les discussions au CPDC se poursuivre. Chacun a sa raison que la raison ne connaît pas. Ils avancent le fait que le gouvernement a voulu faire ouvrir le CPDC à d’autres qui ne répondent pas à ce que les textes du décret prévoient. Aujourd’hui, il y a un projet de décret qui crée la pagaille. Les appelés de dernière minute qui devraient prendre le train en marche sont toujours dans l’attente. Serait-on en train de préparer leur arrivée avec tambours et cymbales au sein du CPDC ? Nul ne saurait répondre. Ce qu’il y a c’est que les discussions sont bloquées et personne ne sait quand elles vont reprendre. Cette façon n’est pas de nature à instaurer une mesure de confiance entre les parties en présence.

          Si c’est l’affaire Kpatcha qui fait ombrage, la reprise des travaux du CPDC, il ne faudrait pas se laisser emporter dans cette barque. Les priorités qui attendent le chef de l’Etat sont énormes. L’affaire étant entre les mains de la justice, Faure Gnassingbé doit faire face aux nombreux défis qui l’attendent. Il doit se décider au plus vite et apporter en tant que Président du CPDC, des réponses aux nombres questions et désaccords qui ont été listés et qui sont actuellement sur sa table. Ce qui permettra de relancer les travaux.

A.I.

 
Tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat : La « Saga » Kpatcha – Faure n’émeut pas les Togolais

Depuis le 12 au 13 avril 2009, l’honorable Kpatcha était à la Une des médias tant locaux qu’internationaux. La presse en a fait son chou gras et les Kiosques n’ont pas désempli. Malheureusement, nous constatons que, malgré les multiples communiqués du procureur de la République et le corps du délit montré à la presse par la Gendarmerie, les Togolais hésitent à croire à la sincérité de cette affaire qui, pour certains, est une tragi-comédie pour distraire l’opinion ; tandis que pour d’autres, c’est une information à prendre avec pincette car, connaissant bien le Togo avec sa togolité ! Et malgré toutes les preuves de gauche à droite des autorités et avec l’évolution de l’évènement, les zones d’ombres commencent à se faire voir, il faut reconnaître que, les Togolais qui hésitent de croire, finiront par la suite, avoir de bonnes raisons pour justifier leur position. « Que les Gnassingbé s’entretuent ou pas, cela ne me regarde pas ; ma préoccupation, c’est d’avoir le minimum pour mes enfants », déclare Zozo, un haut cadre de la fonction publique, affirmant que ce qui se passe entre les frères Gnassingbé est un non évènement à son égard et qui est loin de contribuer au renforcement du lien démocratique. Nombreux sont ces milliers de togolais qui s’interrogent sur la portée de la « Tentative d’atteinte contre la sûreté  de l’Etat » qui aurait pour but de prendre le pouvoir par la force. « c’est un Saga qui ne nous émeut pas ; nous sommes fatigués de cette bonne plaisanterie qui,au finish aura une place importante dans le débat politique au lieu que les vrais débats attendent les acteurs politiques et qui mérites d’être débattus avant 2010 », s’est indigné AMANOU, un Bénino-togolais. Du Nord au Sud, en passant par l’Est et l’Ouest, la « tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat » ne semble pas préoccupée les populations. Au lendemain des évènements survenu à Kégué, les populations ne sont mêmes pas inquiétées. Elles ont repris leurs activités comme si de rien n’était or ce qui ne pouvait pas l’être au bon vieux temps de feu le Gal Eyadéma. D’ailleurs, la confusion qui commence à apparaître autour de l’effectif des personnes interpellées en dit long. « A la manière dont les choses se sont passées, nous ne croyons pas à cette démonstration inutile et vaine », confie Kanley, une étudiante rencontrée à Kara. Ce qu’il y a, malgré tout ce qui se dit et se raconte, les Togolais vaquent librement à leurs occupations et c’est plutôt la rareté des fonds qui fait défaut. Véritable coup dur pour les présidentielles de 2010 qui est sur le point d’être sacrifier. Jusqu’à quand ?

L.M


Après l’allégeance des officiers supérieurs de l’armée et le soutien des Nations Unies : Faure se rassure et se réinstalle bien dans son fauteuil

Neuf militaires dont cinq officiers sont impliqués dans une affaire de tentative d’attentat contre la sûreté de l’Etat, selon une déclaration des forces armées togolaises (FAT).

          Cette déclaration a été lue par le chef d’Etat major général des Forces Armées Togolaises (FAT), le général Zakari Nandja lors d’une audience qu’a accordée le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé au haut commandement des forces armées togolaises.

Selon cette déclaration, il «apparaît malheureusement que neuf militaires dont cinq officiers sont en cause dans le cadre de la procédure judiciaire».

   «Il s’agit de manquements graves individuels qui connaîtront des suites conformes aux principes de l’Etat de droit», soulignent les forces armées.

   «Ces manquements ne sauraient remettre en cause le caractère républicain des FAT», précise la déclaration.

Les Forces armées togolaises réaffirment leur «entière soumission aux institutions de la république».

            Elles condamnent «avec force, toute action qui viserait à entraver le processus démocratique en marche au Togo» et se «tiennent prêtes à défendre sans réserve, les institutions de la république».

          Des investigations ont révélé des «indices graves et concordants impliquant Kpatcha Gnassingbé», frère du président de la République et député du Rassemblement du peuple togolais (RPT, parti au pouvoir) comme «organisateur d’un  complot», selon un communiqué du Procureur de la République Robert Bakaï publié mercredi dernier.

          Plusieurs autres personnes sont également interpellées, selon des sources policières. 

Vendredi soir, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a, dans un message à la télévision nationale (TVT),  dénoncé une «tentative de coup d’Etat » contre lui.

«La justice suit son cours et les auditions des personnes en cause se déroulent sous la direction d’un juge d’instruction», a rassuré M. Gnassingbé, soulignant que «d’ores et déjà, les dimensions du projet criminel apparaissent dans toute leur ampleur».

L’intervention de l’ONU

Les Nations unies ont envoyé un émissaire pour faire le constat des événements. Said Jinnit, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest a été reçu lundi à Lomé par le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé,  a rapporté la télévision nationale (TVT). M .Jinnit a indiqué avoir effectué une visite «rapide» à Lomé, suite aux récents évènements relatifs à une tentative de «coup d’Etat» au Togo.

«J’ai eu l’occasion de réitérer la position des Nations Unies par rapport à toute tentative de prise de pouvoir par des moyens anticonstitutionnels», a déclaré M. Jinnit devant des caméras de la TVT, après l’entretien avec le chef de l’Etat togolais. «J’ai fait également part  au président de la république de  la préoccupation et de l’attachement des Nations Unies par rapport au respect des procédures judiciaires», a-t-il indiqué.

«Le souhait des Nations Unies est que le dossier soit traité conformément à la loi et dans le respect strict des procédures judiciaires et légales en vigueur au Togo et conformément aux normes du droit international», a précisé M. Jinnit. Le responsable Onusien a affirmé avoir eu de la part des autorités togolaises des «assurances» quant au  traitement judiciaire de ce dossier. Par ailleurs, Faure Gnassingbé s’est également entretenu avec le ministre béninois de la défense Issifou Kogui N’Douro qui était porteur d’un message de «soutien» de son président Boni Yayi. «Le peuple togolais traverse une difficulté et face à cette situation, Boni Yayi et son gouvernement ne pouvaient pas rester insensibles», a indiqué M.N’douro.

Selon un communiqué du procureur de la république Robert Bakaï publié mercredi soir, des «indices graves et concordants» impliquent Kpatcha Gnassingbé, frère du président de la république et député comme «organisateur du complot». Neuf militaires dont cinq officiers sont mis en cause dans ce dossier, selon une déclaration rendue publique lundi par les Forces Armées Togolaises (FAT). D’autres personnes ont été également interpellées et interrogées dans le cadre des enquêtes. Vendredi soir, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a, dans un message à la télévision nationale (TVT),  dénoncé une «tentative de coup d’Etat» contre lui.

«La justice suit son cours et les auditions des personnes en cause se déroulent sous la direction d’un juge d’instruction», a rassuré M.Gnassingbé, soulignant que «d’ores et déjà, les dimensions du projet criminel apparaissent dans toute leur ampleur».    

Faure réconforté

Après donc tous ces soutiens de  haut niveau, Faure Gnassingbé peut tranquillement poursuivre  en toute aisance sa mission à lui confiée par le peuple togolais. L’histoire de cette tentative de coup d’Etat ne doit plus être son souci. Il semble qu’il l’aurait classée dans l’armoire et n’entend plus écouter la voie des nostalgiques qui mettent les bâtons dans les roues de la démocratie. Ne plus leur donner le temps de  « prospérer ». C’est le credo. Comme il l’a donc affirmé, Faure ne doit plus regarder dans le rétroviseur.  Le chef de l’Etat a donc compris que ce n’est plus le temps de partage du pouvoir. Il a donc vite fait d’arrêter la pagaille.

Aujourd’hui, après s’être rassuré de ces soutiens, Faure se remet dans son fauteuil et  entend prendre le taureau par les cornes. Les tâches prioritaires qui lui restent sont assez grandes. Il y a beaucoup de choses à faire. L’organisation en vue de l’élection présidentielle de 2010. Il faut s’y atteler. Les réformes institutionnelle et constitutionnelle sont une grande préoccupation pour la consolidation de la démocratie. Et comme l’a dit Fambaré Outtara Natchaba, l’ancien président de l’Assemblée Nationale et membre influent du RPT au temps de feu le Général Eyadéma, « il n’y a pas d’autre issue pour le Togo que de continuer sur  la voie de la démocratie. L’ère Eyadéma est bel et bien révolue et il faut aider le Président Faure ».  Comme tout le monde le sait, le passé est vraiment lourd. Et Natch reconnaît que Faure Gnassingbé fait aujourd’hui des efforts énormes. « Nous n’avons pas d’autre choix que la démocratie. On ne peut pas reculer», fait comprendre le fils de Gando.


Tentative de Coup d’Etat : Zakari Nandja et ses collègues se rangent du côté de Faure

·Le Président de la République plus que rassuré

Comme en février 2005, après le décès de feu Général Gnassingbé Eyadéma, la hiérarchie militaire togolaise a apporté sa loyauté à Faure Gnassingbé, le fils à Papa. Situation qui a été décriée par la communauté internationale et les organisations de la société civile du Togo. La pression de la rue et les réactions de la communauté internationale ont amené Faure Gnassingbé à se replier au profit des présidentielles d’avril 2005. Quatre ans après son arrivée au pouvoir, la rivalité familiale commence à s’inviter dans la gestion de la chose publique. Ce qui avait été nié par bon nombre de personnes proche du pouvoir à balayer d’un revers de main les rumeurs propagées par la presse togolaise. Mais,  au jour d’aujourd’hui, les faits commencent à parler d’eux-mêmes. En effet, dans la nuit du 12 au 13 avril 2009, comme une traînée de poudre, les populations ont été informées d’un échec de « complot » visant à prendre le pouvoir par la force. Au centre du « tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat », se trouvait l’honorable Kpatcha Gnassingbé, frère du Président de la République et député à l’Assemblée Nationale. Après son interpellation qui a suivi les échanges de tirs survenus dans son domicile, des officiers de l’armée Togolaise (au total 09 selon Zakari Nandja) ont été également interpellés. Plus de peur que de mal à Faure Gnassingbé ? Certainement pas. Puisque, une semaine après les évènements, alors que les procédures judiciaires se poursuivaient, toute la hiérarchie militaire a apporté sa loyauté au N°1 de l’exécutif. Ainsi donc, Faure Gnassingbé est plus que rassuré et peut compter avec son armée. Voici la déclaration lue par Zakari Nandja :

« Dès qu’elles ont été informées de graves menaces d’atteinte à la sûreté de l’Etat, les forces armées togolaises se sont conformément à la constitution, tenues entièrement soumises à l’Autorité politique, constitutionnelle, régulièrement établie et au Président de la République, Chef des Armées. S’il apparaît malheureusement dans le cadre de la procédure judiciaire que neuf (09) militaires dont 05 officiers sont en cause, il s’agit d’un manquement grave, individuel qui connaîtront des suites conformes aux principes de l’Etat de droit. Ces manquements ne sauraient remettre en cause le caractère républicain des forces armées. Les Forces Armées Togolaises, sont, conformément à la constitution, une Armée nationale, républicaine et apolitique. Elles réaffirment leur entière soumission aux institutions de la République. Elles condamnent à leur forme, toute action qui viserait à entraver le processus démocratique en marche au Togo et se tiennent prête à défendre sans réserve, les prescriptions constitutionnelles.

Les Forces armées togolaises saisies cette occasion pour renouveler leur entière loyauté et demeurent absolue fidélité au Président de la République, chef des Armées »

Que conclure ?

Avec ce soutien sans faille apporté à Faure Gnassingbé qui a vu son sommeil pour la première fois troublée, il ne peut rire à bel dent. Toute menace qui viendrait de l’armée, n’aura plus lieu étant donné que la hiérarchie ne veut pas cautionner un coup d’Etat pour être mal vu par la communauté Internationale.

L.M.

Le magnan de mercredi 14 avril 2009

Dans le cadre des enquêtes ouvertes : Des tractations en cours pour lever l’immunité parlementaire du député Kpatcha

L’Attaque du domicile de l’honorable Kpatcha Gnassingbé ne cesse d’alimenter le débat ces derniers jours. Dans les foyers, buvettes et autres maquis, ce qui meuble les discussions, c’est le « Cour métrage » que les éléments de la Force d’Intervention Rapide (FIR) du commandant Kadanga ont joué dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 à Kégué dans le domicile du député Kpatcha. Au départ, les togolais croyaient à une plaisanterie de mauvais goût de la part des hommes en treillis pour distraire le peuple. Certains individus sont allés loin pour parler de l’insécurité faisant ainsi allusion à ces braqueurs sans conscience. Avec l’amplification faite par les médias autour du sujet, les 05 millions de Togolais sont revenus pieds sur Terre. L’affaire est sérieuse. Ce n’est plus une plaisanterie. Kpatcha Gnassingbé est accusé d’un complot visant à une atteinte contre la sûreté de l’Etat. Le procureur de la République, Robert Bakaï a décidé d’interpeller les présumés comploteurs dans le cadre d’une enquête préliminaire. Certains militaires, de même que des civils dans l’entourage de Kpatcha Gnassingbé devraient également être entendus. Les gendarmes chargés d’interpeller les personnes sus visées ont essuyé des tirs nourris provenant de la résidence de Kpatcha Gnassingbé », souligne le communiqué lu par Robert Bakaï. Eu égard au communiqué, tout laisse croire que les jours à venir, la situation va connaître un autre développement. Kpatcha Gnassingbé n’est plus une personne à présenter. Il a été ancien ministre de la défense et actuellement, député du RPT à l’Assemblée Nationale, disposant donc d’une immunité parlementaire. En analysant de fond en comble le communiqué officiel, c’est dire que le suspect N°1 demeure Kpatcha Gnassingbé puisque, d’un côté, les personnes suspectées d’atteinte contre la sûreté de l’Etat, sont à côté de l’honorable. Et si interpellation  il devait y avoir, nul doute que Kpatcha sera écouté. Mais, couvert par une immunité parlementaire, comment cela est possible ?

D’après les informations de sources concordantes, là, n’est pas la solution. « Le plus court chemin à emprunter, c’est de passer par l’Assemblée Nationale afin que son immunité soit levée », a confié l’une de nos sources dans l’anonymat. Sur ce point, des tractations des dispositions sont en voie de préparation pour enlever l’angine dans la gorge. Déjà dans les coulisses, on susurre que, la tâche ne sera pas du tout aisée et cette procédure risque de diviser les amis du RPT. Il se raconte même que des députés pro-kpatcha ne vont pas se laisser faire. De source proche de la famille Gnassingbé, les évènements qui se sont déroulés dans le domicile de l’honorable ont été diversement appréciés et des positions de durcissement se font voir. Jusqu’à quand ? S’interroge un ressortissant de la région de la Kara.

Nous y reviendrons.
L.M


Une rivalité familiale et politique qui tourne à l’affrontement armé : Kpatcha : Depuis longtemps, je reçois des rapports qu’il veut me tuer

Le président Faure Gnassingbé accuse l’un de ses frères de tentative de complot. La maison de Kpatcha Gnassingbé, député et ancien ministre de la Défense, a été attaquée par la police dans la nuit de dimanche à lundi. La fusillade au fusil d’assaut et à l’arme lourde a duré plusieurs heures. La maison a été en partie saccagée mais Kpatcha Gnassingbé a réussi à s’enfuir. La version officielle a ensuite été donnée par le procureur de la République. Dans une déclaration à la télévision nationale, le magistrat a évoqué une tentative d’interpellation qui a mal tourné. Il a laissé entendre que le frère du président était impliqué dans une « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Faure et Kpatcha Gnassingbé sont en train d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire tourmentée d’une rivalité bien connue. Mais au-delà, c’est la famille qui se déchire et une fois de plus sur la scène togolaise, l’armée qui intervient, et la force qui est utilisée.

Il n’est d’ailleurs pas anodin que ce soit la FIR, la Force d’intervention rapide, qui ait pris d’assaut la résidence de Kpatcha Gnassingbé. Cette unité d’élite, créée par le général Eyadema, est fidèle à Faure. Elle est commandée par le très puissant colonel Abalo Felix Kadanga, époux d’une des filles de l’ancien président togolais.

Un troisième frère a joué un rôle dans la nuit de dimanche à lundi : Rock Gnassingbé, le patron de la division des blindés. Kpatcha Gnassingbé affirme que c’est Rock qui lui a sauvé la vie.

Aujourd’hui, de nombreuses questions se posent : comment vont réagir les autres membres de la famille ? Comment vont réagir les partisans de Kpatcha, à Kara, son fief ? Au sein du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) ? Et surtout dans l’armée ?

Quelles seront aussi les conséquences pour la présidentielle de 2010 ? Kpatcha Gnassingbé peut-il se laisser arrêter ? Le président Faure Gnassingbé peut-il faire machine arrière ?

Le bras de fer risque de se poursuivre et le chef de l’Etat togolais joue là une partie de sa crédibilité et de son autorité.

Le procureur affirme également que des actions étaient « en préparation », à quelques heures du départ du président de la République, Faure Gnassingbé, à l’étranger et que des « présumés comploteurs » devaient être interpellés. Dans ce cadre, toujours selon le procureur, « certains militaires de même que des civils de l’entourage de l’honorable député Kpatcha Gnassingbé  » devaient être entendus. C’est ainsi que les gendarmes chargés de cette interpellation « ont essuyé des tirs nourris » provenant de la résidence du député.

Le communiqué affirme que « cette situation inattendue a donné lieu à un échange de tirs entre les éléments de la garde du député et un groupe des forces de défense appelé en appui ». Plusieurs personnes, dont cinq officiers, ont déjà été interpellées dans le cadre de cette enquête.

Kpatcha Gnassingbé raconte l’attaque

Kpatcha Gnassingbé a reçu lundi matin des journalistes et il a raconté, le visage fatigué, l’attaque qui s’est déroulée dans sa résidence. Il a ainsi accusé son beau-frère, le colonel Félix Katanga, commandant des FIR de commander les assaillants.

Après des tirs nourris sur le salon, la chambre des enfants et la chambre à coucher de Kpatcha Gnassingbé, le colonel rentre dans la maison. Kpatcha Gnassingbé l’entend dire : « Excellence !  Vous vous rendez ou je vous tue, en tout cas aujourd’hui c’est la mort ». Il a fallu l’arrivée du colonel Roc Gnassingbé, un autre demi-frère, commandant du sous-groupement blindé, pour que le colonel Félix Katanga accepte de se retirer.

Dans leur repli, les assaillants ont emmené quatre gardes, une domestique et un cuisinier, dont on ignore le sort. Dans la maison, il n’y a eu ni morts ni blessés, mais les dégâts sont importants. Le président Faure Gnassingbé qui était attendu en Chine ce lundi à dû surseoir son départ.   

« Je n’ai rien contre mon frère. Depuis longtemps, je reçois des rapports qu’il veut me tuer. Il communique peu. ».             A propos du complot ourdi contre son frère, Kpatcha Gnassingbé déclare n’être associé ni de près ni de loin.  Or, voici ce qu’un témoin raconte : « C est vrai nous entendu des tirs dans le quartier, on dirait les tirs à Lomé dans les années 91 et 93. De sources sur Kpatcha et ses éléments ont commence les marches clandestine et nocturne vers 21h autours de la nouvelle présidence et la résidence. Kpatcha devrait prendre le pouvoir dès que Faure aurait décollé pour la Chine. Il semble que certains mouvements clandestins rapportés ont dissuadé Faure de partir. Il est alors resté. La garde présidentielle a poursuivi ces personnes armées qui se sont repliées jusqu’à leur base, chez Kpatcha (La maison de Kpatcha est directement liée à la nouvelle présidence par la brousse). Ainsi il y a eu des échanges de tirs entre la garde présidentielle¸ et les éléments de Kpatcha lourdement armée. Il y a eu deux soldats de la garde présidentielle qui ont perdu leur vie. Il semble que trois des éléments de Kpatcha sont morts. Kadangha a effectivement attrapé Kpatcha et c est Rock Gnassingbe qui a demandé a Kadangha de lui laisser Kpatcha, mais Kadangha a pu saisir des tonnes d armes et de munitions à la résidence de Kpatcha. Cette guerre familiale finira-t-elle un jour pour laisser les togolais en paix ? Pour le moment apparemment c est match nul. On verra la suite a au  prochain épisode et que Dieu protège les togolais contre la barbarie. On croyait que la démocratie, même si elle s installe difficilement, mettrait fin à ces attaques armées.

Tout se complique dans cette famille Gnassingbé. Les rivalités entre les deux frères ennemis ont démarré depuis que la guerre a été ouverte par la Direction Générale des Impôts contre les mauvais payeurs. 

Des interrogations sur l’héritage Gnassingbé

Kpatcha Gnassingbé, un des frères de l’actuel président togolais et ancien ministre de la défense a-t-il échappé de bel à une tentative d’assassinat dimanche soir à Lomé ? Des forces de sécurités publiques ont-elles été attaquées par la garde rapprochée de Kpatcha Gnassingbé alors qu’elles étaient investies d’une mission au domicile de l’ancien ministre de la défense ?

Quelle que soit la réponse à ces interrogations, on peut déjà noter une altercation faite de tirs nourris ayant duré plusieurs heures dans sa résidence de Kégué entre sa garde et des hommes en armes. Chose curieuse, la piste d’une attaque de malfrats ou terroriste est totalement écartée.

Celle des forces spécialisées de l’armée togolaise notamment une cinquantaine d’éléments des Forces d’Intervention rapides (Fir) dirigées par le colonel Félix Kadangha, beau frère de Kpatcha Gnassingbé reste certaine. Mieux, les déclarations faites lundi par le procureur de la République Robert Bakaï sur cette fusillade renseignent sur les mesures prises par la justice togolaise commise depuis quelques temps d’une enquête sur des informations relatives à une atteinte à la sûreté de l’Etat.

«Des services étrangers ont informé leurs homologues du Togo de l’imminence d’un évènement et de la gravité des actions qui se préparaient à quelques heures du départ du président de la République pour une mission à l’étranger» indique un communiqué du procureur de la République. La goutte d’eau qui fait déborder le vase reste le souhait exprimé par la justice pour écouter certains proches de Kpatcha qui se retrouvaient en son domicile ce soir-là. Ceci entre dans le cadre de l’interpellation des «présumés comploteurs» sur réquisition du Parquet.

Si «les principales personnes soupçonnées faisaient l’objet d’une surveillance», la tentative d’arrestation au domicile de Kpatcha, ancien ministre de la défense inspirent quelques interrogations ? Est-ce le lieu le plus sûr d’interpellation? Kpatcha Gnassingbé, député Rpt de Kara est-il informé par la justice togolaise de ce qui se tramait contre son frère président, dont ses proches seraient impliqués? Soupçonne-t-on de façon indirecte Kpatcha Gnassingbé d’être de connivence avec les présumés comploteurs?

Ces questions se posent avec acuité dans la mesure où le départ du gouvernement de Kpatcha Gnassingbé avait attisé des informations faisant état d’un refroidissement des relations entre le président en son frère. Info ou intox! En tout cas, cette fusillade relance le débat de la parfaite entente de la famille présidentielle élargie autour de la gestion du pouvoir d’Etat laissé par feu Gnassingbé Eyadéma. L’héritage Gnassingbé coure-t-il un risque ?

Les FIR (forces d’interventions rapides) sont commandées par le colonel Kadangha qui est le beau-frère de Kpatcha Eyadema. Ce sont donc ses hommes qui ont attaqué la maison de Kpatcha Eyadema située au nord-est de Lomé. Ce dernier qui était à son domicile au moment de l’attaque a réussi à s’échapper et serait actuellement, selon un de ses proches, à l’abri dans un lieu sûr. Le quartier de son domicile est bouclé par les militaires mais on ignore les motifs de cette attaque.

Une source proche du gouvernement a dans l’anonymat affirmé : « On ne traite pas une affaire d’Etat comme cela ».

La guerre de succession que nous avions annoncée aurait-elle déjà commencé ? Kpatcha aurait-il décidé de reprendre son bien, c’est à dire le pouvoir que les caciques du régime avaient réussi à lui retirer par dissuasion, au lendemain de la Mort d’Eyadéma père pour le confier à Faure qu’ils pensaient pouvoir mieux manipuler ? Soyons certains que cette affaire n’en resterait pas là.

Aux dernières nouvelles Kpatcha  vit toujours dans son bunker sous bonne garde des éléments blindés commandés par l’autre frère  Rock Gnassingbé, qui était  intervenu très rapidement avec les éléments motorisés pour sauver le « Gros ».

On ignore pour l’heure les raisons de ce qui semble être les prémisses d’un règlement de compte fratricide qui dans toute logique montrerait Faure Eyadema comme le commanditaire probable de cette tentative d’assassinat. Tout ce qu’on sait, c’est que depuis l’arrivée au pouvoir de Faure après la mort du Gnass Père, les deux frères ennemis ne semblent être sur la même longueur d’onde. L’autre fils le Gros voudrait qu’on dise que c’est lui qui dirige le pays. En leur temps on les voyait à deux recevoir les honneurs militaires. Et beaucoup n’ont pas ironisé en affublant Kpatcha du nom de « vice-président » jusqu’à sa nomination au ministère de la Défense.  Mais depuis son éviction de ce ministère les rancœurs se sont accentuées

Certaines informations faisaient état de négociations secrètes entre l’UFC et Kpatcha Eyadema pour lui donner l’investiture contre son frère l’usurpateur Faure.

Ce que les uns et les autres déplorent c’est le fait que Kpatcha Gnassingbé soit pressé de voir son frère de sang quitté le pouvoir. Il ne reste que quelques mois pour que Faure boucle son mandat. Ne pouvait-il pas attendre cette fin et solliciter l’aval du parti gnassional pour être investi ?

A. I. 


Manœuvre dilatoire autour du Code électoral : La Cour Constitutionnelle relève le défi et met le pouvoir RPT en difficulté

Suite à la saisine de la Cour Constitutionnelle par l’Union des Forces de Changement (UFC) sur la modification de l’article 32 du Code électoral, l’opposition  parlementaire a finalement eu gain de cause. Et c’est la première fois depuis l’amorce du processus démocratique qu’une plainte venant d’un parti ou des opposants au régime trouve satisfaction. La Cour Constitutionnelle du Sieur Abdou Assouma vient de dire le droit, rien que le droit dans toute sa forme. La bourde du président de l’Assemblée Nationale, El Hadj Abass Bonfoh a été rejetée par la Cour Constitutionnelle. Véritable camouflet au sieur Bonfoh qui a oublié un que, son institution ne doit se statuer que sur les textes inscrits à l’ordre du jour lorsqu’il s’agit d’une séance extraordinaire. Abass Bonfoh doit alors reprendre son cahier de leçon dans lequel, il a sûrement pris note quand il voyage et échange ses expériences avec d’autres présidents des autres parlements de la sous-région. Ce rejet par la Cour Constitutionnelle fait dire à bon nombre d’observateurs de la scène politique togolaise que, ce n’est qu’une faible victoire enregistrée par l’opposition, car, soutiennent-ils, si la Cour Constitutionnelle a agi dans la liberté totale, c’est au cours des présidentielles que le peuple doit le sentir : c’est-à-dire proclamer les vrais résultats qui sortiront des urnes. « Quand j’ai appris que la Cour Constitutionnelle a rejeté l’adoption de l’article 32 du Code électoral, je me suis réjouis. Mais en même temps, je me suis dit, on verra le travail que cette même cour fera au soir des présidentielles de 2010 », fait entendre Jacky, une étudiante en année supérieure à la faculté de droit. Cependant, si quelques togolais se contentent de ce pas de géant de Abdou Assouma pour dire c’en est fini pour le parti au pouvoir lors des échéances futures, d’autres opinions soutiennent que, cet acte n’est qu’un phénomène pas si important. Ces opinions parlent même d’un acte préalablement connu, car, il suffit à Abass Bonfoh de retourner aux textes qui régissent son institution et le jeu est joué. S’il ne l’avait pas fait, c’est parce qu’il sait que la Cour Constitutionnelle est déjà au courant des procédures et c’est la réaction des députés de l’opposition qui amènera la Cour à corriger la bourde Abassique Bonfo-histry. Et c’est ce que venait de faire la Cour Constitutionnelle. « Abdou Assouma sera plus blanc que la neige quand la proclamation des résultats des urnes des présidentielles satisfait les attentes des Togolais », précise Francis, un militant du parti de l’opposition. Pour l’heure, Assouma n’a fait que refléter les expériences du dernier atelier sur les processus tenu à Lomé et qui a réuni des présidents des Cours Constitutionnelles des pays voisins. Le grand défi à relever par les membres de la Cour Constitutionnelle du Togo est encore devant et le peuple saura apprécier. La balle est dans le camp de Faure Gnassingbé. Va-t-il revoir sa copie ou prendre son temps pour jeter un coup d’œil sur les points de désaccords au sujet de la composition de la CENI à lui envoyés par les membres du CPDC ? That’s the question.

Le Magnan 107 du mercredi 18 mars 2009
Le code électoral avec ses désaccords sur la table du Chef de l’Etat : Le problème de la composante politique de la CENI, toujours récurrent

             Les membres du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) ont clôturé  le vendredi, 13 mars 2009,  les discussions sur le code électoral, les conclusions ont été transmises au chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé.

          Plusieurs points d’accords et de désaccords ont été enregistrés durant les débats qui ont duré plusieurs jours dans une «atmosphère de convivialité», a indiqué Pascal Bodjona, le président du CPDC et représentant du chef de l’Etat.

           Les plus importants points de désaccord concernent notamment le nombre et la répartition de la composante politique de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), chargée d’organiser et de superviser l’élection présidentielle de 2010.

          La  composition des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) et des Comités des Listes et Cartes (CLC), ainsi que les conditions d’organisation notamment le vote par dérogation, procuration et anticipation font également partie des points de désaccord.

          S’agissant des points d’accord, les membres du CPDC se sont entendus notamment sur l’organisation des élections par la CENI , la désignation de la composante politique par les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, ainsi que la représentation de la société civile par deux membres désignés par l’Assemblée Nationale.

Les membres du Cadre ont également confié au ministère chargé de l’administration territoriale, l’établissement de la liste des notables et chefs traditionnels, après avoir réaffirmer l’autonomie et l’indépendance de la CENI.

          Ils ont également décidé de maintenir en place les membres de l’ancienne CENI, jusqu’à la mise en place de la nouvelle structure.

          Le CPDC regroupe, depuis son installation, des représentants du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, le parti au pouvoir), du gouvernement, de l’Union des Forces de Changement (UFC, opposition) et du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR, opposition). Mais cette structure sera bientôt élargie, suite à un projet de décret pris au  dernier Conseil des ministres, conformément à l’une des recommandations du Comité de suivi de l’Accord Politique Global (APG).

          Mais il faut signaler que cette décision d’élargir le CPDC aux autres partis membres signataires de l’APG crée de sérieux problèmes  à la bonne sérénité qui a toujours caractérisé le déroulement des séances entre les partis parlementaires. L’opposition au parlement menace de quitter la table des discussions s’il advenait que le chef de l’Etat confirmait ce projet de décret. « Nous n’allons jamais siéger avec ces partis », a fait comprendre le 1er Vice-président de l’UFC, Lawson Patrick. Et pour Me Dodji Apevon, c’est la population elle-même qui a tamisé et donner l’onction à trois partis de parler en son nom.

          Ceux qui ont participé aux législatives du 14 octobre ne sont pas du reste. Ils réclament que s’il faut élargir le Cadre il faudrait prendre en considération  les 15 partis politiques qui ont été aux législatives puisque c’est sur cette base que les partis traditionnels ont été coopté pour démarrer le dialogue intertogolais.

          Dans tous les cas, cette question  de répartition des membres à la CENI  va poser un grand problème. Il y a le fait que l’UFC n’entend pas se partager les 6 membres de façon équitable et parle du prorata de la représentation à l’Assemblée Nationale. Ensuite les partis extraparlementaires qui se déclarent candidat veulent avoir leur « œil dedans ». Ils craignent le jour des dépouillements, l’UFC et le CAR vident les bureaux de vote. Ce qui peut entrainer des scènes de violences. Et c’est parti pour une élection qui ne sera pas reconnue par la Communauté internationale. Et là, on risque de retomber dans une nouvelle crise sans précédent.

          La responsabilité de Faure Gnassingbé  dans la résolution de ce désaccord  sur le nombre et la répartition de la composante politique de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est très grande. Il doit user de toute une sagesse pour éviter une probable contestation des élections et donc un bain de sang dont on n’a plus besoin sur la terre de nos aïeux.

Abass Issak


A la date butoir  des promesses du Premier Ministre : Les 6 mois de Gilbert Fossoun Houngbo vus  à la loupe

          Il y a de cela six mois, soit 180 jours que Gilbert Fossoun Houngbo atterrissait avec armes et bagages à la primature du Togo en provenance du système des Nations Unies. Son premier objectif, redonner vie et espoir aux  Togolais après tant d’années de ruptures de la coopération avec les bailleurs de fonds. Il n’avait pas hésité à indiquer qu’au bout de six mois de sa gérance, les Togolais commenceront par  voir quelques lueurs d’espoirs.  Mais comme il le dit lui-même, « ce serait irresponsable de la part d’un dirigeant de donner l’impression qu’en six mois, on pourrait bâtir Rome ». Et il a raison. Le Togo est un petit pays avec de gros problèmes. Il faut  s’armer de courage et de bonne volonté  pour affronter ceux qui dans le sérail veulent conserver le statu quo.

          Cette volonté, le Premier ministre l’a. Et il n’a pas manqué de le démontrer juste aux lendemains de sa nomination. Il est au contact de la réalité vécue quotidiennement par les populations rurales. Le constat était amer. Aujourd’hui, malgré les obstacles et autres peaux de bananes  qui lui sont glissées, il a su tenir le cap. Il s’est jeté à l’eau en prenant le taureau par les cornes.

          Plusieurs reformes ont été donc faites aux plans politiques institutionnelles. Il y a eu un texte sur la Commission Vérité-Justice-Réconciliation qui a permis au chef de l’Etat d’entamer les consultations pour la  mise en place de cette commission. Les partis politiques n’ont pas été oubliés. Un budget de 100 millions de FCFA a été  pris pour leur financement. La loi portant création du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation a été adoptée. Aujourd’hui les partis sont en pleines discussions sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles. Ces discussions se déroulent en toute sérénité.

          Au niveau des réformes économiques et sociales, les secteurs vitaux ont été visés. C’est ainsi que la loi relative aux marchés publics et délégations de service public a été adoptée.  Sur le plan agricole, le gouvernement a acquis 25.000  tonnes d’engrais vivriers  qui ont été mis à la disposition des agriculteurs. L’ANSAT, (Agence Nationale pour la Sécurité Alimentaire)  a bénéficié  de deux milliards de FCFA pour l’achat d’un stock important de 12.000 tonnes de céréales  en vue de faire face aux pénuries pendant les périodes de soudure.  Il y a également le recrutement de plus de 300 agents  d’agriculture.

          S’agissant des infrastructures, là le Premier ministre Fossoun Houngbo avait entre temps déclaré qu’il souhaiterait que le Togolais ne tombe dans les trous et qu’il se sente mieux lorsqu’il se trouve sur les rues de Lomé. A ce sujet, il y a eu la réhabilitation de plusieurs rues de Lomé, le cuvage des caniveaux à Lomé, une tracée de déviation à Amakpapé en dehors du pont rail pouvant supporter tous les types de véhicules. Le démarrage des travaux du pont d’Amakpapé par des ingénieurs chinois.

          Au plan Energie-eau, une subvention de 9 milliards de nos francs a été octroyée à la CEET pour faire face au délestage. Bien plus, une centrale de 14 groupes pour MW a été construite dans la zone portuaire.

          Au plan de la santé, plusieurs centres régionaux et préfectoraux ont été réhabilités, l’achat et la distribution gratuite des ARV aux malades de SIDA.

          Concernant l’éducation, c’est la gratuité des frais scolaires dans le préscolaire et secondaire qui a été constaté ainsi que le recrutement de plus de 2000 enseignants.

          Dans le cadre de l’administration, de la Fonction Publique et de la Justice,  l’on a constaté l’évolution du programme de modernisation de l’administration judiciaire, le recrutement de  4000  agents dans la fonction publique. La revalorisation de  l’indice salariale de l’agent du public. Même si ces actions ne sont pas visibles, elles ont eu le mérite d’améliorer un tant soit peu le quotidien du Togolais. Il reste beaucoup de choses à faire et le PM Houngbo doit beaucoup s’y atteler. Il peut mieux faire. Car les attentes des populations sont énormes et légitimes.  Il va falloir qu’il se retrousse les manches.

A. I.


Contrebande d’essence du Ghana vers le Togo : La tension sociale monte

          Des Associations de Jeunes bientôt dans les rues pour exiger la baisse du prix du carburant.

Depuis quelque temps, se développe un trafic d’essence entre le Ghana et le Togo. Une situation née aussitôt après la revue à la baisse du prix du carburant à la pompe au Ghana. De 300 FCFA au Ghana contre 500FCFA au Togo le prix du super sans plomb, des jeunes togolais et ghanéens ont vite su pour profiter de ce commerce illicite à risque pour s’enrichir un temps soit peu. L’ampleur du commerce a atteint son paroxysme au point que les autorités ghanéennes ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Une surveillance au niveau des frontières a été mise sur pied et d’après les informations, plusieurs saisines ont été faites. De cette saisine, les autorités ghanéennes ont fini par comprendre  les réels motifs et existences d’une telle pratique entre les deux Etats. Beaucoup de révélations ont été faites aux autorités ghanéennes sur qui fait quoi et avec l’aide de qui. Au niveau d’Aflao, la plupart des stations-service ont été victimes de vol de carburant mais, leurs auteurs ne sont jamais inquiétés. Beaucoup de commerçants de « BOUDE » venant du Togo ont été impliqués dans cette activité avec pour complices, certains responsables dans les stations-service au Ghana. A en croire la police ghanéenne « des gérants de stations-service oeuvrent main dans la main avec les réseaux mafieux pour voler l’essence ». L’évolution de cette situation a amené les autorités des deux Etats voisins à cogiter pour une mesure finale. Et le premier Ministre, très conscient a reconnu l’existence de la chose.  « Effectivement, la contrebande est préjudiciable pour tous. Le gouvernement est très sensible à la question et nos services sont à l’étude », annonce Gilbert Houngbo au cours d’une émission de Médias d’Afrique sur Rfi. La contrebande, liée à la baisse du prix du carburant fixé au Bénin à 300 F CFA le litre et à 350 FCFA au Ghana, Gilbert F. Houngbo a annoncé que les services sont en cours d’étude et d’ici peu, une baisse serait possible. « Le gouvernement très conscient et nos services sont actuellement à l’étude de la structure de prix. Nous sommes en train de revoir la situation actuelle et si nécessaire, le gouvernement va prendre une décision dans les jours qui suivent », précise le PM, affirmant que la baisse ne serait pas forcément la même que le Bénin et le Ghana. « Pas nécessairement le même qu’au Ghana ni au Bénin. Il faut savoir que la problématique est différente selon chaque pays. Le Bénin ayant énormément de problème de contrebande du pétrole émanant du Nigeria, doit prendre cela en considération. La problématique n’est également pas la même au Ghana. Il est plutôt facile de passer par des comparaisons avec des pays qui offrent des prix moins élevés que les nôtres, il faut chercher à l’élargir la fourchette.

La baisse du prix du carburant après la chute du prix du baril sur le marché international a été la préoccupation de plusieurs associations de Jeunes à l’instar de l’ABEJ et le Syndicat  des Consommateurs (ATC). Ces associations de Jeunes se mobilisent et mobilisent déjà  les citoyens et  autres consommateurs à une gigantesque marche pacifique à travers la capitale pour exiger la baisse du prix du carburant. « Aujourd’hui, nous ne comprenons pas  pourquoi l’Etat togolais ne veut pas d’une nouvelle baisse. Le baril sur le marché international n’est plus ce qu’il était auparavant ; nous exigeons une nouvelle baisse... », confie un responsable à la tête de la marche pacifique prochaine. Tout compte fait, des tracts vont bientôt sillonner et c’est au PM de précipiter les choses pour devancer les associations de jeunes. Si non, ce serait son premier baptême de feu. Cependant, les togolais  ne comprennent  pas  une chose. Depuis  sa sortie tapageuse et médiatique pour dit-on, interdire la vente de « Boudè » sur les trottoirs du Togo, le ministre  du Commerce, Guy Lorenzo se mue dans un silence  total. Alors  que la contrebande cause un tort qui ne dit pas son à l’économie du Ghana, Guy Lorenzo   n’a jamais levé son petit doigt pour situer l’opinion. Cette  situation  amène  beaucoup de togolais  à parler d’une incapacité du Ministre à trouver les vrais  remèdes  au problème du carburant qui cause tant d’ennuis aux consommateurs togolais. Il n’a trouvé que d’interdire la vente qualifiée d’illicite sans pour autant cherché la cause de l’activité.  A l’intérieur du pays, à Vogan, les forces  de l’ordre  ne cessent de procéder  à des saisines  du carburant vendu aux abords des routes de la ville. Que deviennent en réalité le contenu des bidons saisis après le passage  des hommes  en treillis qui ne font que respecter la consigne du ministre ? Guy Lorenzo donne l’impression  qu’il ne maîtrise pas du tout  la tâche à lui dévolue. En tout cas, le monde vous regarde.

Linus Yao.

Le Magnat Libéré 102
L’indigeste plat qu’on tente de faire avaler à l’opinion : L’amalgame qui choque, traque contre l’argent ou contre le terrorisme

Piqués, ils réagissent, sommes-nous tentés de dire par rapport à la grande agitation qui s’est emparée de ces beaux messieurs qui extorquent, dépossèdent sans raison d’honnêtes opérateurs économiques de leurs fonds.

Se sentant mise à nue, la clique se démène pour faire avaler des faussetés à l’opinion qui n’est pas si dupe comme ces messieurs le pensent. C’est quand même malheureux qu’on mette des stratégies pour déposséder d’honnêtes gens de leurs biens et qu’on se replie derrière des arguties pour justifier l’injustifiable. L’amalgame qui se fait autour de ces fonds saisis à l’aéroport indispose les bonnes consciences. La parade trouvée pour donner un sens à ce gangstérisme est lamentable : le terrorisme. Certes, le mal mérite qu’on le combatte avec la rigueur requise, mais l’on met au défi ces arnaqueurs de donner la petite preuve qui atteste que les fonds injustement retirés sont destinés à alimenter une quelconque action terroriste. Ce qui frustre, c’est la manière brutale et sans élégance dont nos « unités antiterrorismes » se prennent. Ils vous dépossèdent de vos avoirs, ils vous envoient paître en prison pour les moins chanceux et on fait main basse sur le magot. Ceux qui ont un peu plus de chance, sont dépouillés à coup d’intimidation et expulser sans aucune forme de procès. Quand les délinquants jouent aux roitelets dans la capitale et qu’on ne trouve pas les moyens de les mettre sous éteignoir et que nos « Zorro » pensent que c’est au terrorisme qu’ils ont inventé de toute pièce pour légitimer leurs forfaitures, c’est des actes d’un cynisme inégal. Entre nous, où vont ces fonds ? Nos messieurs de « l’anti-terrorisme » se la coulent douce et on susurre qu’ils se sont faits de réels embonpoints financiers avec des fonds propres d’honnêtes opérateurs économiques. Le comble de l’imposture vient du fait que l’un des opérateurs dépouillés est en règle avec les papiers lui permettant d’avoir autant de liquidité sur lui. Si c’est l’argent du terrorisme, l’on pense que ces gens ne sont pas si fous et si idiots pour ne pas trouver des canaux appropriés pour sortir les fonds du pays. Sous aucun ciel à ce qu’on sache jusqu’alors, ces fonds qui alimentent le terrorisme n’ont jamais été déclarés comme a eu à le faire les dernières victimes d’extorsion de plus d’un milliard de nos francs.

Il est quand même temps que l’autorité prenne la situation et la considère avec le plus grand sérieux. Si on laisse faire, la relance tant souhaitée a de beaux jours devant elle. Qui, même saoulé par les billets peut-il accepter se faire dépouiller par de « grands bandits » et avoir le cœur de continuer comme si c’était normal l’injustice dont il est victime. Il y a un réel péril en la demeure. Que les premiers responsables du pays ne se laissent pas divertir par les prétextes d’Al Quaïda, du Hamas, du Hezbollah et que savons-nous pour légitimer la dont font montre les tristes messieurs de la traque contre un terrorisme crée de toute pièce.

On traque de l’argent et non le terrorisme. Ce qui est sûr, le montage fait pour susciter une certaine administration et intérêt s’écroulera bientôt comme un château de cartes car les bases sur lesquelles la délinquance est légitimée ne tiennent pas parce que n’étant pas solides.    

La Rédaction


Création du CPDC : Le CAR sauve son APG et met le RPT et l’UFC aux pas

Le mercredi 04 février 2009, le Président de la République, a créé le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC).  

La création de ce Cadre signifie enfin que le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), du moins, son Président, Faure Gnassingbé est décidé à appliquer les dispositions encore en suspens de l’Accord Politique Global (APG). Pris ainsi, l’acte  que vient de poser le Président de la République est  salutaire.

Mais, ne dit-on pas souvent : « A César, ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ». Pour cela, il est judicieux que les populations sachent que la création du CPDC est le fruit de la résistance menée par le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) depuis les législatives d’octobre 2007.

En effet, l’APG avait prévu en son point 5.1 la création du CPDC pour connaître des sujets d’intérêt national parmi lesquels, les réformes constitutionnelles et institutionnelles.

Mais, aussitôt après le scrutin du 14 octobre 2007, le RPT, comptant sur sa majorité au parlement, a tourné le dos à l’Accord, refusant de mettre sur pied le Cadre. L’Union des Forces du Changement (UFC) avait préféré des discussions bilatérales avec le RPT pour opérer les réformes.

Le parti de Gilchrist avait, d’ailleurs, affirmé tout haut que le CPDC n’est pas habilité à connaître de la question des réformes. Ainsi, lorsque le ministre de l’Administration territoriale, en toute illégalité, avait demandé aux partis signataires de l’APG de lui faire des propositions pour la modification du code électoral, l’UFC n’avait pas trouvé d’inconvénient. Par la suite, elle a discuté avec le RPT sur les réformes  pendant sept (07) semaines sans résultats.

Mais, le CAR est resté attaché à l’APG et a refusé de faire des propositions en dehors du Cadre permanent. Le parti de Me Apévon a adopté la même attitude par rapport au texte portant statut de l’opposition. Suite aux menaces  du CAR et de l’UFC de boycotter la session extraordinaire du parlement consacrée à l’examen des projets de lois adoptés unilatéralement par le gouvernement, Faure Gnassingbé, sentant qu’il y a péril en la demeure, a pris enfin ses responsabilités en créant le CPDC. Celui a depuis le février 2009 démarré ses travaux.

Comme nous l’écrivions tantôt, les deux partis de l’opposition parlementaire ont fait bloc contre le RPT. Néanmoins, les Togolais se posent une question : qu’est-ce qui aurait pu arriver, si le CAR, au lieu de résister, avait préféré, comme l’UFC des discussions bilatérales avec le RPT ? Les observateurs sont unanimes sur la réponse : ce serait la catastrophe, un véritable naufrage. Cela est d’autant plus vrai que l’attitude de l’UFC a servi de prétexte au pouvoir pour refuser d’appliquer l’APG et surtout de préparer des textes iniques à présenter à l’Assemblée Nationale.

L’on se demande sur quoi le gouvernement se serait basé pour affirmer que le projet de modification du code électoral est consensuel, si aucun parti, en dehors du RPT, n’avait fait des propositions ? Malheureusement ces partis n’ont pas compris de si tôt la nécessité et l’importance du Cadre Permanent et ont compromis la situation.

Mais dans l’histoire de l’humanité il y a toujours de visionnaires et de résistants qui arrivent à sauver des peuples d’une situation inespérée. Par la résistance de Charles De Gaule, la France a vaincu les Nazis. Par celle du CAR, le RPT a fléchi et Faure vient de créer le CPDC. Le devoir de vérité nous oblige en notre qualité de journaliste de dire les choses telles qu’elles sont. Chapeau bas au CAR.

L.M


Changement de régime  politique au Togo : Les dangers d’une alternance au Togo

Des « incontrôlés »  confondent élections et guerre

            On peut bien  avoir la volonté de faire l’alternance au Togo. Tout le monde est d’accord pour qu’il y ait changement de régime. Mais a-t-on déjà préparé les esprits, surtout militaires dans ce sens ? That’s the question.  Il y a aujourd’hui 19 ans que le vent de l’Est a soufflé sur toute l’Afrique entraînant des changements de mentalités. La démocratie s’est installée avec un peu plus d’espace, de liberté. Mais dans notre pays, il y a des difficultés à accepter le changement du régime. Pour peu qu’il y ait une petite ouverture pour expérimenter une autre méthode de gestion par  un autre parti autre que le RPT, c’est à des coups de force qu’on se voit confronté.  Les raisons de cet état  de fait ne sont pas à chercher loin.

Les trois mois de transition de Joseph Kokou Koffigoh

          Dans les années  90, les mouvements sociaux-politiques  de protestation ont  gagné les Togolais qui réclamaient  plus de liberté après un quart de siècle de gestion solitaire et sans partage du pouvoir de feu le Général Eyadéma. Après une Conférence nationale souveraine mouvementée, une période de transition dirigée par Joe Koko la guitare, qui en principe devrait organiser les élections au bout de six ou huit mois n’avait fait que trois mois perturbée qu’elle était partie par des coups de force orchestrés par des FAT. La raison c’est que le gouvernement de Transition avait reçu tous les pouvoirs octroyés par  la CNS, réduisant le chef de l’Etat à un simple arroseur de chrysanthème. L’armée qui n’entendait pas voir son chef suprême, qui l’a formé et moulé à son image, n’a pas du tout apprécié la nouvelle situation de son chef. L’apothéose des coups de force a eu lieu le 3 décembre mettant ainsi un  coup d’arrêt au  processus enclenché par les forces démocratiques. Et depuis, le pouvoir RPT a  repris du poil de la bête avec le soutien indéfectible de la force des baïonnettes. Voyant le « danger qui profilait à l’horizon, Koffigo a mis sa queue entre ses pattes. La transition a ainsi échoué. Le régime Eyadéma était revenu en force.

Combat  démocratique transformé en combat corps à corps

          La lutte menée par les forces démocratiques était plutôt dirigée contre un homme oubliant ainsi le système politique. C’était un combat personnel au point que feu Eyadéma considérait l’opposition et particulièrement Gilchrist Olympio comme un ennemi à abattre plutôt qu’un adversaire politique. Il fallait donc protéger le fils d’Olympio. Une armée  a  été montée à cet effet. Et Selon Me Agboyibo, l’armée était la carapace d’Eyadéma.  Le combat démocratique a été ainsi dénaturé. Il a été transformé en un combat corps à corps. Dans les cercles du pouvoir gnassional, il y a des gens qui détiennent les ficelles et les utilise à leur guise.  On l’a vue intervenir dans plusieurs manifestations pour protéger, qui vous savez. Et là, les observateurs  les plus avisés n’ont pas hésité à dire ceci : « Ils ont la force militaire, ils ont le pouvoir, ils ont l’argent et donc rien ne pourra leur arriver ». Et effectivement comme cet observateur, on  ne pourra pas s’attendre à une alternance au Togo tant que cette armée n’est pas sensibilisée sur ce que c’est que l’alternance politique. Il faut faire comprendre à cette grande muette que  le changement du régime  n’est dirigé contre personne. Et de plus les principes républicains doivent être le leitmotiv de cette sensibilisation. L’armée doit être républicaine puisque c’est l’argent du contribuable togolais qui sert à l’achat des armes.  Mais tant qu’on n’inculquera pas des principes républicains dans les esprits de nos hommes en treillis, on pourra tout faire, l’alternance ne viendra pas au Togo. Tout donne l’impression que l’opposition  chasse le fauteuil présidentiel oubliant les conséquences qui s’en suivront après. Même s’il y a des sensibilisations sur le civisme que font certaines ONG de la société civile, il y a dans les rangs, ceux qu’on a toujours désignés par « incontrôlés ». Donc prudence.       

          Supposons qu’aux termes d’une élection présidentielle,  un certain Gilchrist Olympio ou un autre comme Agboyibo est élu Président de la République togolaise. Pourra-t-il passer en revu les troupes ou recevoir les honneurs militaires ? Il faut arrêter  de chanter l’alternance sans chercher à voir les contours et les conséquences de cette alternance.  Cette « armée  à l’image de son chef » ne digère pas surtout que les propos de Fo Gil qui l’a traité de « tribale » et de « clanique ». C’est là que réside le danger.

           A son arrivée au pouvoir le 14 avril 1967, c’est 10 jours plus tard que, passant en revu les troupes, Gnass Père a été zigouillé par un gendarme Bakobosso le 24 avril 1967 qui  a tiré sur lui à bout portant et la balle alla ricocher un mur arrachant la sacoche qu’il avait en main.

           L’armée, c’est le cache-sexe du RPT et il n’entend pas se laisser marcher sur les pieds facilement comme ça. On l’a déjà dit, et il faudra en tenir compte.  D’ailleurs, Faure Gnass, lors de son investiture comme Président du RPT et candidat qui devrait porter les couleurs du RPT aux élections présidentielles de 2005 avait « casser la jarre » en déclarant que son Pépé lui avait dit ceci : « si vous laissez le pouvoir  vous échapper, il vous sera très difficile de le récupérer ». Avec déjà ces propos du Timonier national, le RPT  va user de tous les moyens pour conserver son  pouvoir. Même s’il faut user  des méthodes musclées, les vœux du défunt doivent être respectés. Si dans ce pays, les résultats sont truqués et que l’opposition n’arrive pas à prendre le pouvoir, c’est qu’il y a matière à mieux réfléchir que de se  lancer dans des querelles inutiles. Et très souvent, les contestations sont suivies de massacre des populations  Et chaque élection, c’est la même rengaine : « lorsque nous serons au bord de la rivière, on saura comment la traverser ». Mais cette rivière n’a jamais été traversée. Les défenseurs de la victoire de l’opposition se noient dans la rivière. Et ce sont des morts, des blessés et des exilés ainsi que des «déjà frappés » qu’on enregistre. Et tout ceci,  parce que beaucoup ne sont pas préparés pour l’alternance au pouvoir.  

La parole de militaire

          En 2003, feu le Général Eyadéma avait donné sa « parole de militaire » qu’il ne se représentera plus aux élections présidentielles. Mais quelques temps après, la constitution a été « toilettée » afin de permettre au « Guide Eclairé » de rebeloter indéfiniment. Papa Gnass a donc renier et  craché sur sa « parole de militaire ». C’est ainsi que l’alternance a été galvaudée au grand dam de l’opposition. Démocratique.       Si au Bénin, au Ghana et dans plusieurs autres pays, l’alternance est au rendez-vous, c’est parce que le pouvoir politique n’est pas assis sur l’armée. Bien plus, cette armée a un véritable statut et est imbue des principes républicains. On ne peut donc pas dire qu’on va suivre l’exemple du  Ghana sans qu’on n’ait changé de culture et tant que l’armée pensera toujours que l’alternance politique,  c’est contre son intérêt. Le changement de régime politique passera donc par la sensibilisation  de la grande muette et le changement des mentalités. L’alternance politique n’est dirigée contre personne.

La succession d’Eyadéma

          Tout le monde a vu comment la succession de feu Eyadéma après la « catastrophe nationale » s’est passée. Elle était très mouvementée. Le dauphin constitutionnel, Fambaré Ouattara Natchaba a été bloqué à l’extérieur du pays pendant que les populations réclamaient le respect de la Constitution. Dans la précipitation les militaires ont fait allégeance au fils du Père, Faure Gnassingbé foulant ainsi au pied les règles de l’art. Tout simplement, parce que l’armée veut toujours conserver le contrôle du pouvoir. Les contestations devenaient intenables.  Abass Bonfoh qui était le premier vice Président de l’Assemblée nationale a été fait Président de la République par intérim après une vaine tentative d’imposition de Faure Gnassingbé.  Pas pour longtemps puisque  le RPT reviendra à la charge en imposant Faure Gnass après des tours de passe-passe et des tripatouillages de la constitution  qui font de Faure le Président de l’Assemblée nationale puis Président par intérim de la République. Et le tour était joué.

          Au regard de tout ceci, il faut  donc se dire que l’alternance dans ce pays, a de maigres chances de réussites si ceux qui sont aux premiers rangs du pouvoir au Togo ne sont pas instruits et sensibilisés sur ce que c’est qu’un changement de régime ou une alternance. Beaucoup le comprennent. Mais est-ce que cela pourra se passer tranquillement ? Il faut après tout, éviter de retomber dans l’instabilité politique en recherchant coûte que coûte l’alternance.

Abass ISSAK


Les premiers couacs de la réunion du CPDC hier sur les réformes des textes : Les discussions ont achoppé sur deux points. Les débats se poursuivent aujourd’hui

          Juste après  son installation  le vendredi 6 février 2009 par le Premier ministre Gilbert Houngbo, le Cadre Permanent de dialogue s’est en même temps mis au travail. Il a tenu sa deuxième séance hier mardi à la primature. Dans l’ensemble, les travaux se sont bien déroulés. Toutes les parties prenantes à ce cadre ont répondu présentes. Les discussions ont achoppé sur deux points à savoir la désignation d’un observateur pour superviser les  travaux du CPDC et la question de saisine du Comité Paritaire de Suivi (CPS) du dialogue intertogolais piloté par le Président Burkinabé Blaise Compaoré. L’opposition voulait la présence des observateurs, qui seront peut-être envoyés par une organisation sous-regionale, comme la CEDEAO, l’UA ou l’OIF. Les débats sont donc ouverts sur ce dossier et vont se poursuivre aujourd’hui. Le CPDC a également consacrée cette deuxième rencontre  à l’étude  du règlement intérieur devant régir le fonctionnement de ce cadre de dialogue.   

          C’est le vendredi 6 février 2009 que le Premier ministre Fossoun Houngbo a installé  le cadre permanent  de dialogue pouvant connaître des «questions d’intérêt national», suite aux débats houleux ces derniers jours à l’Assemblée nationale sur des réformes constitutionnelles et institutionnelles.

          Dénommée «Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC)», cette structure est chargée de «créer par un dialogue permanent, les conditions de stabilité et de consolidation des institutions républicaines autour des questions d’intérêt national et des principes démocratiques et républicains, notamment la constitution, la charte des partis politiques, le code électoral et la régularité des scrutins, les prérogatives constitutionnelles des institutions».

          Le CPDC est également chargé de veiller à «l’accès équitable aux médias d’Etat, au respect des droits et devoirs de l’opposition, du code de bonne conduite et de contribuer au renforcement de l’unité nationale par l’enracinement de la culture citoyenne», souligne le décret présidentiel.

          Présidé  par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, Pascal Bodjona, représentant le chef de l’Etat dans ce cadre, le CDPC regroupe les trois partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ou ayant obtenu 5% aux élections législatives d’octobre et le gouvernement.

          «Chaque parti y est représenté par son leader ou son représentant. Le gouvernement est représenté par deux ministres», souligne le décret.

          Le CPDC peut consulter en cas de besoin, toute personne physique ou morale parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses.

          «Les partis politiques légalement constitués, non représentés au sein du CPDC, peuvent par écrit, saisir le CPDC de tout sujet qu’il juge d’intérêt national», précise le texte du décret.

          L’Assemblée nationale a été fortement secouée ces derniers jours, suite à un projet de modification du code électoral transmis au Parlement par le gouvernement.

          L’Union des Forces du Changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Me Dodji Apévon ont rejeté le document, exigeant des discussions préalables au sein d’un cadre de dialogue.

          Il faut relever que les partis extraparlementaires ont exprimé leur mécontentement du fait de leur mise à  l’écart de ce cadre et   l’ont fait savoir à travers des déclarations et communiqués de presse.

Abass ISSAK


Un religieux pour diriger la Commission vérité et réconciliation : Les consultations pour sa nomination ont déjà démarré

          Dans le cadre du processus de mise en place de la Commission «Vérité justice et réconciliation », recommandée par l’APG (Accord politique global), Faure Gnassingbé a entamé lundi dernier des consultations avec les dignitaires religieux en vue de définir le profil idéal des membres appelés à siéger au sein de cette commission indépendante.

          Le chef de l’Etat s’est entretenu tour à tour avec une délégation de l’Union musulmane du Togo conduite par son président Inoussa Bouraïma, avec des représentants de l’Eglise des Assemblée de Dieu et de l’Eglise méthodiste et avec des membres du Conseil pontifical de l’Eglise catholique.

          « L’Eglise catholique est disposée à collaborer à ce processus de réconciliation nationale pour assurer un bel avenir au Togo », a déclaré Renato Raffaele, cardinal porte parole de la délégation des évêques.

          Le ministre des Droits de l’homme et de la Promotion de la démocratie, Yacoubou Hamadou, a tenu à expliquer la démarche du chef de l’Etat : « Le président s’est engagé à respecter, point par point, les recommandations issues des consultations nationales. Ces recommandations préconisent que la Commission soit dirigée par un religieux. C’est dans ce cadre que le chef de l’Etat a entamé ces consultations. Il souhaite définir avec ces religieux le profil et les critères de la personnalité qui devra diriger cette instance, de même que les membres qui devront en faire partie ».

          « Les consultations ont clairement défini la volonté du peuple qui voudrait que la Commission vérité, justice et réconciliation soit dirigée par un religieux. Aujourd’hui, le chef de l’Etat a pris sur lui la responsabilité de consulter toutes les confessions religieuses », a indiqué le ministre togolais des droits de l’homme, de la consolidation de la démocratie et de la formation civique, Amadou Yacoubou.

          « Cette démarche répond à un souci, celui de définir ensemble avec les confessions religieuses, le profil et les critères de la personnalité devant diriger cette Commission », a-t-il souligné.

          M .Gnassingbé avait lancé le 15 avril 2008, des consultations en vue de la création de cette commission sur les violences à caractère politique au Togo.

A l’issue de ces consultations, un rapport a été adressé au gouvernement, notamment au chef de l’Etat.

          Prévue par un « accord politique global » signé par les acteurs politiques togolais en août 2006, la Commission vérité, justice et réconciliation a pour mission notamment de faire la lumière sur les actes de violence à caractère po1itique et d’étudier les modalités d’apaisement des victimes.

           Le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo avait indiqué qu’une personnalité religieuse était qualifiée pour présider la Commission, « même si cela n’est pas un dogme ».

Le Magnanime


La furie des  transitaires au Port de Lomé : Ably-Bidamon et sa COTEC  détruisent inexorablement l’économie togolaise

            Depuis près d’une semaine, les syndicats des transitaires et déclarants en douane au Port autonome de Lomé (PAL sont en grève ; un mouvement qui pénalise l’activité de la plate-forme. A l’origine du mécontentement, l’augmentation des taxes douanières perçues par Cotec et Cotecna pour le compte de la direction générale des douanes, notamment sur les véhicules.

          Lomé qui était devenue la capitale ouest-africaine du marché des voitures d’occasion risque de perdre sa place de leader au profit du port de Cotonou.

          « Depuis quatre mois, la plupart de nos clients ont quitté le Togo vers d’autres pays de la sous région, nous n’avons plus d’activités, il faut que les autorités revoient les valeurs qu’ils fixent sur les voitures » explique Salla Koffi, un jeune déclarant en douane.

          Les syndicats des transitaires sont furieux. « Comment pouvez-vous imaginer que l’on paye un véhicule 800.000fcfa pour ensuite le dédouaner à plus d’un million ? Je pense que c’est une question de bon sens. Nous ne sommes pas contre la modernisation et la numérisation des services douaniers, mais il faut que cela soit fait avec mesure en tenant compte du niveau de vie des citoyens » assure un responsable syndicale qui requiert l’anonymat.

          Les autorités douanières n’ont pas encore répondu aux revendications, mais de sources concordantes indiquent que des discussions pourraient s’engager entre transitaires et les autorités douanières.

          En effet, La vente des véhicules d’occasion connaît des perturbations depuis quelques jours au port de Lomé à la suite d’une cessation d’activité lancée par les vendeurs et les importateurs qui protestent contre un nouveau système de taxes douanières.

 « Les parcs sont ouverts mais nous ne voulons pas vendre », a confié à APA Hassan, un importateur assis sous un hangar en train de siroter son café, estimant que «depuis plusieurs semaines, les clients sont moins nombreux à venir à cause de la nouvelle méthode d’évaluation de la valeur douanière des véhicules », a-t-il révélé.

          Les responsables de la douane togolaise ont introduit depuis le mois de décembre un système d’évaluation informatique des voitures d’occasion piloté par la Compagnie Togolaise d’Evaluation et de Contrôle (COTEC).

          Le système consiste à décrypter le numéro de châssis des véhicules à partir des bases de données en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie pour avoir le prix de vente du véhicule sur le marché international. Du coup, la valeur douanière des véhicules d’occasion connaît une hausse.

          Plusieurs importateurs et vendeurs de véhicules d’occasion ont révélé à APA la chute vertigineuse de la vente des voitures d’occasion à cause du prix élevé de la valeur douanière.

          « Comment peut-on demander une valeur douanière de 1,5 millions pour une voiture vendue à 700 000 francs CFA ? ça n’a pas de sens et c’est normal que les clients évitent l’achat de voiture », a commenté Berjahui, un importateur.

          Il a indiqué que beaucoup de clients ont acheté des voitures qu’ils ont refusées de sortir des parcs automobiles du port.

          « En un mois, la vente a chuté de 50 % chez moi », s’est plaint un autre importateur qui projette déjà quitter le Togo pour le Bénin dès qu’il aura « fini de liquider le reste des voitures».

          Georges Koné, venu de la Côte d’Ivoire pour acheter une voiture à Lomé avoue vivre un véritable calvaire. « J’ai acheté une voiture depuis plusieurs jours ici mais depuis qu’ils ont cessé de travailler je ne peux pas partir avec le véhicule et voilà je suis bloqué à Lomé », a-t-il témoigné.

          La cessation des activités au port paralyse les différentes affaires autour de la vente des voitures à savoir les mécaniciens, les démarcheurs et les transitaires qui ne cessent se plaindre.

          « La situation affecte tous les secteurs d’activité au port de Lomé », a déploré Anani Paulin Glokpor, membre du Collectif des syndicats des déclarants en Douanes (CS2D).

          Comme on le voit, le Directeur Général de la Douane et sa COTEC vont détruire l’économie du Togo pour des intérêts égoïstes. Faure Gnassingbé doit prendre ses responsabilités et mettre fin à ce « carnage ».  Il n’est pas superflu de reconnaître que ce sont les propres « amis »  du chef de l’Etat qui vont lui foutre du bordel dans sa gestion des affaires de l’Etat.

A.     I.


Les étudiants de l’EAMAU persistent et signent : « S’il faut une année blanche, on la fera »

Les étudiants de l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) qui ont déclenché une grève depuis quelques jours, n’ont pas repris les cours lundi, malgré l’appel lancé la semaine dernière par les autorités togolaises.

 Cissé Stephane, le Responsable de la Commission d’information, une cellule de gestion de la crise mise en place par les étudiants grévistes nous donne les détails au cours d’un entretien.

Pourquoi vous organisez un sit in  dans vos locaux ?

Nous avions organisé ce sit in suite au message de la ministre en charge de l’EAMAU, la vice-présidente du CA, c’est-à-dire le ministère de tutelle au Togo, le mercredi dernier pour demander la reprise des cours  ce lundi 09 février 2009. Face à cette indignation, tous les étudiants de l’EAMAU se sont réunis  ce matin  bien habillés comme s’ils allaient  en classe à l’heure, mais nous sommes plutôt arrêtés sur le terrain leur montrer que si on est rentré en grève, c’est par rapport à certaines  revendications et lorsqu’on  voit que, nos revendications n’ont pas été  prise en compte, aucun  dialogue n’a eu lieu entre nous et l’administration, on ne peut pas reprendre les cours.

Au fait qu’est ce qui vous  oppose aux autorités  de l’EAMAU ?

Il  faut dire que les autorités  de cette école n’ont aucune considération pour nous  les étudiants. L’élément déclencheur de cette grève a été l’insécurité des étudiants de l’EAMAU. Tous les étudiants de cette école ne sont  pas logés dans la cité faute de place. Lors du CA précédent, il a été demandé à l’administration de chercher à savoir  là où les étudiants logent où même de chercher les cités que les étudiants soient regroupés pour leur sécurité, cela n’a pas été fait. Cette administration  ne sait pas là où nous logeons, chacun se débrouille et le week- end  qui a précédé la grève, trois étudiants ont été victimes d’agression ; il y a un d’entre eux  qui a reçu trois balles, Dieu merci, aujourd’hui, ça va pour lui un peu ; une autre ici à l’EAMAU a reçu  la visite des braqueurs chez elle à la maison (dans le quartier) ; un autre a reçu cette fois-ci, la visite des malfaiteurs en son absence. Face à ces braquages  répétés, on a demandé à l’administration (ceux là qui sont chargés  de notre bien être ici au Togo) une discussion avec eux pour trouver des solutions  à notre insécurité. Il a été prévu le mardi 20 janvier 2009, une tentative de négociation avec eux .Cette réunion a été simplement et purement annulée. Lorsque nous étudiant de l’EAMAU, avions  exprimé  notre  indignation  face à l’annulation  de cette réunion  qui devait  parler  d’un problème très crucial d’insécurité, nous avons adressé  un préavis  de grève  signé  en bonne et due forme signé par tous les étudiants pour demander que la réunion se tienne si non, nous rentrerions en grève le jour suivant. L’administration  n’a rien fait  et elle nous dit qu’elle a annulée cette réunion pour assister à l’investiture  de BARACK OBAMA. Lorsqu’on  est rentré  en grève, le mercredi 21 janvier 2009, le Directeur  Général est arrivé ici et il nous a demandé  purement et simplement de rentrer en classe sans savoir pourquoi est ce qu’on est rentré en grève. Il faut dire que l’insécurité a été la goutte d’eau  qui a débordé le vase. Ici  à l’EAMAU depuis un temps, les gens sont venus ici et se sont formés, ils sont partis  en laissant des problèmes. Regardez un peu le cadre, si on vous dit  que le budget annuel de cette école  avoisine les 01 milliards de FCFA, vous pouvez croire ? IL y a un déséquilibre  criant entre le confort de nos directeurs généraux et les locaux  dans lequel on fait les cours. C’est quelque  chose franchement  d’indignant. Là, il fait chaud dans les salles  de classes, souvent, on a pas de chaises…, la formation  même est bâclée. Le Directeur  des études est capable  de nous demander  de faire  des devoirs sur table parce qu’on réclame des perdiems alors que dans les rapports du Conseil d’Administration (CA), il était alloué  près de 08 millions de FCFA pour les perdiems. On ne sait pas là où va cet argent ; il y a un problème sérieux de gestion (bref, un déséquilibre  entre le confort des étudiants et le confort de l’Administration). Aussi, il faut souligner que lorsqu’on  fait six ans ici et que le sentiment qui nous anime après les études, c’est le doute de savoir,  si on pourrait tenir  sur le terrain, c’est vraiment quelque chose d’alarmant. Une école inter état de 14 pays supposée être la plus grande école d’architecture  africaine, ne peut pas rivaliser  avec une école d’architecture magrhébienne ou bien européenne de quartier, c’est vraiment quelque chose d’indignant. Donc, la grève  a pris une autre  tournure pour essayer de repenser  même la gestion  de ce cadre, EAMAU.

Nous voulons  des conditions  de vie plus adéquates aux études, nous voulons des professeurs attitrés, des qualifiés et nous voulons aussi un suivi réel  de nos  projets, enfin nous voulons habiter dans des cités qui puissent regroupés les étudiants.

 

Depuis  le déclenchement de cette manifestation jusqu’à ce jour, qu’est ce qui a été fait concrètement ?

Ce qui a été fait par l’administration,  c’est qu’au lendemain de la grève, elle a voulu négocier avec notre comité des élèves. Nous leur avons adressé  un courrier  pour leur dire  que dès la première heure  de la grève,  le comité des élèves a été suspendu et c’est notre  comité de gestion de la crise  qui est là. On n’a pas reçu aucun courrier pour négocier avec eux et de surcroît, lorsqu’on  est allé  à l’administration, le jeudi 29 janvier pour revendiquer, le DG nous a dit qu’il va négocier  avec le ministre de tutelle. C’était le 2e  refus  de négocier  avec nous  après bien sûr le préavis. Face  à ce refus  de négocier avec nous et même aller appeler les policiers  pour nous  bastonner, nous avons su que l’administration est incapable de résoudre  nos problèmes. Du coup, puisqu’il ne peut pas résoudre nos problèmes, nous voulons  qu’il démissionne purement et simplement et qu’un autre  comité ou une autre  direction vienne prendre  la place pour reconsidérer la gestion de cette école. Nous voulons un procès  d’administration extraordinaire pour la Direction Générale et son staff ici seront destitués.  Il faut noter que c’est au conseil d’administration que les décisions  de l’EAMAU sont prises et que l’administration fait le rapport de l’école. En fouillant dans les documents, nous avons vu des malversations très criantes de cette administration-ci. Face  à cette incapacité notoire, nous voulons que ces gens  là partent et le conseil d’administration extraordinaire que nous réclamons, revienne pour repenser et reconsidérer nos doléances.

 

Vous venez de dire  que dans l’incapacité  du DG de résoudre  vos doléances, vous exiger  sa démission. Au cas où cette démission n’est pas effective, que compter vous faire ?

Il faut  dire que dans  la plate forme  revendicative, la destitution de cette direction est au point N°1. Quand on rentre en grève, c’est pour un motif et lorsque  le  motif n’est pas atteint, on restera toujours en grève. Il faut dire que, on est en grève  à l’unanimité ; nous sommes  ici de pays différents, de classes sociales différentes, de culture différente…Si dans cette diversité, nous sommes  entrés  en grève unanime, il faut dire que le problème est sérieux et que les gens  expriment  leur ras-le-bol, cette administration est mal gérée et aujourd’hui, c’est l’occasion pour tout le monde de le dire  haut  et fort  pour que quelque chose  soit faite…

Alors, vous voulez dire qu’une année blanche n’est pas à écarter ?

S’il faut  une année blanche, on la fera ; le sacrifice  vaut la peine. Nous pourrons  sacrifier une année pour ne hypothéquer notre avenir. Nous  ne voulons  pas sortir ici la tête vide, nous ne voulons pas  laisser  cette école  dans les mains  des dirigeants frauduleux qui vont  amener  cette école de mal en pis…Nous n’avons pas ici l’Internet …c’est déplorable.

Combien vous payer pour la scolarité ?

Nous payons  2,500000 F CFA pour les privés et va jusqu’à 05 millions FCFA pour les boursiers…

Réalisée par Lambert Linus


La rencontre Togo-Burkina se disputera aujourd’hui sans Adébayor

          L’Attaquant du club anglais Arsenal et capitaine de la sélection togolaise Emmanuel Adebayor s’est blessé à la cuisse dimanche lors du championnat, situation qui inquiète lundi bon nombre de togolais, les Eperviers du Togo devant affronter les Etalons du Burkina Faso le 11 février à Rouen (France).

          Le « chouchou » des Togolais a été remplacé par Nicklas Bendtner à la 35e minute, suite à une blessure à la cuisse (claquage) lors du match contre Tottenham.

« J’ai coulé les larmes, lorsqu’il quittait la pelouse », confie Koffi Adjanvi, qui a regardé le match Arsenal/Tottenham dans un vidéo-club de la capitale togolaise.

« Je ne sais pas s’il pourra jouer mercredi prochain contre le Burkina Faso, car il nous donne la joie quand il est sur le terrain », s’inquiète ce pompiste.

          Non loin de lui, Adjou Abalo, revendeuse ambulante de pain, s’écrie: « +Shéyi+ (comme les Togolais aiment l’appeler) doit jouer contre le Burkina Faso. Nous sommes de cœur avec lui ».

          Au centre ville, notamment au grand carrefour de Dékon, l’un des quartiers très populaires de Lomé, la blessure du capitaine des Eperviers du Togo faisait l’objet des discussions au sein de petits groupes de conducteurs de taxi-motos.

« J’ai l’impression que la blessure n’est pas aussi grave. En tout cas, j’ai toujours espoir de retrouver +Adé+ (comme l’appellent ces fans) parmi le groupe des Eperviers à Rouen », se console un conducteur de taxi-moto au milieu du groupe.

« Moi j’ai plutôt peur, car notre capitaine ne quitte pas de cette manière le terrain. C’est un garçon très combatif. C’est très sûr qu’il est touché », s’inquiète plutôt un autre conducteur de taxi-moto.

          Devant certains kiosques de journaux, l’ambiance était  identique, les commentaires toujours calqués sur l’état de santé d’Emmanuel Adebayor.

« J’ai pas dormi la nuit, parce que je ne sais pas si Shéyi  peut se retrouver avant le match du 11 février », confie Jean Agbévi rencontré devant un kiosque journaux à Nukafu.

Au total 25 joueurs pour la plupart des professionnels ont été convoqués pour le match contre le Burkina Faso.

          Espoir Gnanvi, responsable de cafétéria, ne minimise pas la situation : « Moi, je suis très sûr que Shéyi ne pourra pas jouer mercredi »

« C’est très rare de revoir sur le terrain trois ou quatre jours après, un joueur blessé et  sorti de l’aire de jeu de cette manière », affirme M. Gnanvi.

« Mon souhait est qu’il retrouve son état de santé avant les matches de la CAN et du Mondial », souhaite de petit commerçant installé à Hedzranawoé, un quartier populaire de Lomé.

          Dégbé Savi, invite plutôt les responsables de la Fédération Togolaise de Football (FTF) à faire le déplacement, afin de «toucher du doigt la réalité».

« Le nouveau bureau doit dépêcher rapidement une mission en Angleterre, afin de rencontrer Shéyi et voir vraiment ce qu’il a comme problème, au lieu de rester à Lomé », a suggéré M.Savi.

          Selon un responsable de la FTF joint au téléphone par l’Agence Savoir News, la FTF aurait déjà pris contact avec l’International togolais depuis hier.

Pour les qualifications combinées au Mondial-2010 et à la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2010), le Togo est logé dans le groupe A avec le Cameroun, le Maroc et le Gabon.

 
 
 
 

 
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