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Piqués, ils
réagissent, sommes-nous tentés de dire par rapport à la grande agitation qui
s’est emparée de ces beaux messieurs qui extorquent, dépossèdent sans raison
d’honnêtes opérateurs économiques de leurs fonds.
Se sentant
mise à nue, la clique se démène pour faire avaler des faussetés à l’opinion
qui n’est pas si dupe comme ces messieurs le pensent. C’est quand même
malheureux qu’on mette des stratégies pour déposséder d’honnêtes gens de
leurs biens et qu’on se replie derrière des arguties pour justifier
l’injustifiable. L’amalgame qui se fait autour de ces fonds saisis à
l’aéroport indispose les bonnes consciences. La parade trouvée pour donner
un sens à ce gangstérisme est lamentable : le terrorisme. Certes, le mal
mérite qu’on le combatte avec la rigueur requise, mais l’on met au défi ces
arnaqueurs de donner la petite preuve qui atteste que les fonds injustement
retirés sont destinés à alimenter une quelconque action terroriste. Ce qui
frustre, c’est la manière brutale et sans élégance dont nos « unités
antiterrorismes » se prennent. Ils vous dépossèdent de vos avoirs, ils
vous envoient paître en prison pour les moins chanceux et on fait main basse
sur le magot. Ceux qui ont un peu plus de chance, sont dépouillés à coup
d’intimidation et expulser sans aucune forme de procès. Quand les
délinquants jouent aux roitelets dans la capitale et qu’on ne trouve pas les
moyens de les mettre sous éteignoir et que nos « Zorro » pensent que
c’est au terrorisme qu’ils ont inventé de toute pièce pour légitimer leurs
forfaitures, c’est des actes d’un cynisme inégal. Entre nous, où vont ces
fonds ? Nos messieurs de « l’anti-terrorisme » se la coulent douce et
on susurre qu’ils se sont faits de réels embonpoints financiers avec des
fonds propres d’honnêtes opérateurs économiques. Le comble de l’imposture
vient du fait que l’un des opérateurs dépouillés est en règle avec les
papiers lui permettant d’avoir autant de liquidité sur lui. Si c’est
l’argent du terrorisme, l’on pense que ces gens ne sont pas si fous et si
idiots pour ne pas trouver des canaux appropriés pour sortir les fonds du
pays. Sous aucun ciel à ce qu’on sache jusqu’alors, ces fonds qui alimentent
le terrorisme n’ont jamais été déclarés comme a eu à le faire les dernières
victimes d’extorsion de plus d’un milliard de nos francs.
Il est quand
même temps que l’autorité prenne la situation et la considère avec le plus
grand sérieux. Si on laisse faire, la relance tant souhaitée a de beaux
jours devant elle. Qui, même saoulé par les billets peut-il accepter se
faire dépouiller par de « grands bandits » et avoir le cœur de
continuer comme si c’était normal l’injustice dont il est victime. Il y a un
réel péril en la demeure. Que les premiers responsables du pays ne se
laissent pas divertir par les prétextes d’Al Quaïda, du Hamas, du Hezbollah
et que savons-nous pour légitimer la dont font montre les tristes messieurs
de la traque contre un terrorisme crée de toute pièce.
On traque de
l’argent et non le terrorisme. Ce qui est sûr, le montage fait pour susciter
une certaine administration et intérêt s’écroulera bientôt comme un château
de cartes car les bases sur lesquelles la délinquance est légitimée ne
tiennent pas parce que n’étant pas solides.
La Rédaction
Création du CPDC : Le CAR sauve son APG et met le RPT et l’UFC
aux pas
Le mercredi
04 février 2009, le Président de la République, a créé le Cadre Permanent de
Dialogue et de Concertation (CPDC).
La création
de ce Cadre signifie enfin que le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), du
moins, son Président, Faure Gnassingbé est décidé à appliquer les
dispositions encore en suspens de l’Accord Politique Global (APG). Pris
ainsi, l’acte que vient de poser le Président de la République est
salutaire.
Mais, ne
dit-on pas souvent : « A César, ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à
Dieu ». Pour cela, il est judicieux que les populations sachent que la
création du CPDC est le fruit de la résistance menée par le Comité d’Action
pour le Renouveau (CAR) depuis les législatives d’octobre 2007.
En effet, l’APG
avait prévu en son point 5.1 la création du CPDC pour connaître des sujets
d’intérêt national parmi lesquels, les réformes constitutionnelles et
institutionnelles.
Mais,
aussitôt après le scrutin du 14 octobre 2007, le RPT, comptant sur sa
majorité au parlement, a tourné le dos à l’Accord, refusant de mettre sur
pied le Cadre. L’Union des Forces du Changement (UFC) avait préféré des
discussions bilatérales avec le RPT pour opérer les réformes.
Le parti de
Gilchrist avait, d’ailleurs, affirmé tout haut que le CPDC n’est pas
habilité à connaître de la question des réformes. Ainsi, lorsque le ministre
de l’Administration territoriale, en toute illégalité, avait demandé aux
partis signataires de l’APG de lui faire des propositions pour la
modification du code électoral, l’UFC n’avait pas trouvé d’inconvénient. Par
la suite, elle a discuté avec le RPT sur les réformes pendant sept (07)
semaines sans résultats.
Mais, le CAR
est resté attaché à l’APG et a refusé de faire des propositions en dehors du
Cadre permanent. Le parti de Me Apévon a adopté la même attitude par rapport
au texte portant statut de l’opposition. Suite aux menaces du CAR et de l’UFC
de boycotter la session extraordinaire du parlement consacrée à l’examen des
projets de lois adoptés unilatéralement par le gouvernement, Faure
Gnassingbé, sentant qu’il y a péril en la demeure, a pris enfin ses
responsabilités en créant le CPDC. Celui a depuis le février 2009 démarré
ses travaux.
Comme nous
l’écrivions tantôt, les deux partis de l’opposition parlementaire ont fait
bloc contre le RPT. Néanmoins, les Togolais se posent une question :
qu’est-ce qui aurait pu arriver, si le CAR, au lieu de résister, avait
préféré, comme l’UFC des discussions bilatérales avec le RPT ? Les
observateurs sont unanimes sur la réponse : ce serait la catastrophe, un
véritable naufrage. Cela est d’autant plus vrai que l’attitude de l’UFC a
servi de prétexte au pouvoir pour refuser d’appliquer l’APG et surtout de
préparer des textes iniques à présenter à l’Assemblée Nationale.
L’on se
demande sur quoi le gouvernement se serait basé pour affirmer que le projet
de modification du code électoral est consensuel, si aucun parti, en dehors
du RPT, n’avait fait des propositions ? Malheureusement ces partis n’ont pas
compris de si tôt la nécessité et l’importance du Cadre Permanent et ont
compromis la situation.
Mais dans
l’histoire de l’humanité il y a toujours de visionnaires et de résistants
qui arrivent à sauver des peuples d’une situation inespérée. Par la
résistance de Charles De Gaule, la France a vaincu les Nazis. Par celle du
CAR, le RPT a fléchi et Faure vient de créer le CPDC. Le devoir de vérité
nous oblige en notre qualité de journaliste de dire les choses telles
qu’elles sont. Chapeau bas au CAR.
L.M
Changement de régime politique au Togo : Les dangers d’une
alternance au Togo
Des
« incontrôlés » confondent élections et guerre
On peut bien avoir la volonté de faire l’alternance au Togo. Tout le monde
est d’accord pour qu’il y ait changement de régime. Mais a-t-on déjà préparé
les esprits, surtout militaires dans ce sens ? That’s the question. Il y a
aujourd’hui 19 ans que le vent de l’Est a soufflé sur toute l’Afrique
entraînant des changements de mentalités. La démocratie s’est installée avec
un peu plus d’espace, de liberté. Mais dans notre pays, il y a des
difficultés à accepter le changement du régime. Pour peu qu’il y ait une
petite ouverture pour expérimenter une autre méthode de gestion par un
autre parti autre que le RPT, c’est à des coups de force qu’on se voit
confronté. Les raisons de cet état de fait ne sont pas à chercher loin.
Les trois
mois de transition de Joseph Kokou Koffigoh
Dans les années 90, les mouvements sociaux-politiques de protestation ont
gagné les Togolais qui réclamaient plus de liberté après un quart de siècle
de gestion solitaire et sans partage du pouvoir de feu le Général Eyadéma.
Après une Conférence nationale souveraine mouvementée, une période de
transition dirigée par Joe Koko la guitare, qui en principe devrait
organiser les élections au bout de six ou huit mois n’avait fait que trois
mois perturbée qu’elle était partie par des coups de force orchestrés par
des FAT. La raison c’est que le gouvernement de Transition avait reçu tous
les pouvoirs octroyés par la CNS, réduisant le chef de l’Etat à un simple
arroseur de chrysanthème. L’armée qui n’entendait pas voir son chef suprême,
qui l’a formé et moulé à son image, n’a pas du tout apprécié la nouvelle
situation de son chef. L’apothéose des coups de force a eu lieu le 3
décembre mettant ainsi un coup d’arrêt au processus enclenché par les
forces démocratiques. Et depuis, le pouvoir RPT a repris du poil de la bête
avec le soutien indéfectible de la force des baïonnettes. Voyant le « danger
qui profilait à l’horizon, Koffigo a mis sa queue entre ses pattes. La
transition a ainsi échoué. Le régime Eyadéma était revenu en force.
Combat
démocratique transformé en combat corps à corps
La
lutte menée par les forces démocratiques était plutôt dirigée contre un
homme oubliant ainsi le système politique. C’était un combat personnel au
point que feu Eyadéma considérait l’opposition et particulièrement Gilchrist
Olympio comme un ennemi à abattre plutôt qu’un adversaire politique. Il
fallait donc protéger le fils d’Olympio. Une armée a été montée à cet
effet. Et Selon Me Agboyibo, l’armée était la carapace d’Eyadéma. Le combat
démocratique a été ainsi dénaturé. Il a été transformé en un combat corps à
corps. Dans les cercles du pouvoir gnassional, il y a des gens qui
détiennent les ficelles et les utilise à leur guise. On l’a vue intervenir
dans plusieurs manifestations pour protéger, qui vous savez. Et là, les
observateurs les plus avisés n’ont pas hésité à dire ceci : « Ils ont la
force militaire, ils ont le pouvoir, ils ont l’argent et donc rien ne pourra
leur arriver ». Et effectivement comme cet observateur, on ne pourra
pas s’attendre à une alternance au Togo tant que cette armée n’est pas
sensibilisée sur ce que c’est que l’alternance politique. Il faut faire
comprendre à cette grande muette que le changement du régime n’est dirigé
contre personne. Et de plus les principes républicains doivent être le
leitmotiv de cette sensibilisation. L’armée doit être républicaine puisque
c’est l’argent du contribuable togolais qui sert à l’achat des armes. Mais
tant qu’on n’inculquera pas des principes républicains dans les esprits de
nos hommes en treillis, on pourra tout faire, l’alternance ne viendra pas au
Togo. Tout donne l’impression que l’opposition chasse le fauteuil
présidentiel oubliant les conséquences qui s’en suivront après. Même s’il y
a des sensibilisations sur le civisme que font certaines ONG de la société
civile, il y a dans les rangs, ceux qu’on a toujours désignés par « incontrôlés ».
Donc prudence.
Supposons qu’aux termes d’une élection présidentielle, un certain Gilchrist
Olympio ou un autre comme Agboyibo est élu Président de la République
togolaise. Pourra-t-il passer en revu les troupes ou recevoir les honneurs
militaires ? Il faut arrêter de chanter l’alternance sans chercher à voir
les contours et les conséquences de cette alternance. Cette « armée à
l’image de son chef » ne digère pas surtout que les propos de Fo Gil qui
l’a traité de « tribale » et de « clanique ». C’est là que
réside le danger.
A
son arrivée au pouvoir le 14 avril 1967, c’est 10 jours plus tard que,
passant en revu les troupes, Gnass Père a été zigouillé par un gendarme
Bakobosso le 24 avril 1967 qui a tiré sur lui à bout portant et la balle
alla ricocher un mur arrachant la sacoche qu’il avait en main.
L’armée, c’est le cache-sexe du RPT et il n’entend pas se laisser marcher
sur les pieds facilement comme ça. On l’a déjà dit, et il faudra en tenir
compte. D’ailleurs, Faure Gnass, lors de son investiture comme Président du
RPT et candidat qui devrait porter les couleurs du RPT aux élections
présidentielles de 2005 avait « casser la jarre » en déclarant que
son Pépé lui avait dit ceci : « si vous laissez le pouvoir vous
échapper, il vous sera très difficile de le récupérer ». Avec déjà ces
propos du Timonier national, le RPT va user de tous les moyens pour
conserver son pouvoir. Même s’il faut user des méthodes musclées, les vœux
du défunt doivent être respectés. Si dans ce pays, les résultats sont
truqués et que l’opposition n’arrive pas à prendre le pouvoir, c’est qu’il y
a matière à mieux réfléchir que de se lancer dans des querelles inutiles.
Et très souvent, les contestations sont suivies de massacre des populations
Et chaque élection, c’est la même rengaine : « lorsque nous serons au
bord de la rivière, on saura comment la traverser ». Mais cette rivière
n’a jamais été traversée. Les défenseurs de la victoire de l’opposition se
noient dans la rivière. Et ce sont des morts, des blessés et des exilés
ainsi que des «déjà frappés » qu’on enregistre. Et tout ceci, parce que
beaucoup ne sont pas préparés pour l’alternance au pouvoir.
La parole de
militaire
En
2003, feu le Général Eyadéma avait donné sa « parole de militaire »
qu’il ne se représentera plus aux élections présidentielles. Mais quelques
temps après, la constitution a été « toilettée » afin de permettre au
« Guide Eclairé » de rebeloter indéfiniment. Papa Gnass a donc renier
et craché sur sa « parole de militaire ». C’est ainsi que
l’alternance a été galvaudée au grand dam de l’opposition. Démocratique.
Si au Bénin, au Ghana et dans plusieurs autres pays, l’alternance est
au rendez-vous, c’est parce que le pouvoir politique n’est pas assis sur
l’armée. Bien plus, cette armée a un véritable statut et est imbue des
principes républicains. On ne peut donc pas dire qu’on va suivre l’exemple
du Ghana sans qu’on n’ait changé de culture et tant que l’armée pensera
toujours que l’alternance politique, c’est contre son intérêt. Le
changement de régime politique passera donc par la sensibilisation de la
grande muette et le changement des mentalités. L’alternance politique n’est
dirigée contre personne.
La
succession d’Eyadéma
Tout le monde a vu comment la succession de feu Eyadéma après la
« catastrophe nationale » s’est passée. Elle était très mouvementée. Le
dauphin constitutionnel, Fambaré Ouattara Natchaba a été bloqué à
l’extérieur du pays pendant que les populations réclamaient le respect de la
Constitution. Dans la précipitation les militaires ont fait allégeance au
fils du Père, Faure Gnassingbé foulant ainsi au pied les règles de l’art.
Tout simplement, parce que l’armée veut toujours conserver le contrôle du
pouvoir. Les contestations devenaient intenables. Abass Bonfoh qui était le
premier vice Président de l’Assemblée nationale a été fait Président de la
République par intérim après une vaine tentative d’imposition de Faure
Gnassingbé. Pas pour longtemps puisque le RPT reviendra à la charge en
imposant Faure Gnass après des tours de passe-passe et des tripatouillages
de la constitution qui font de Faure le Président de l’Assemblée nationale
puis Président par intérim de la République. Et le tour était joué.
Au
regard de tout ceci, il faut donc se dire que l’alternance dans ce pays, a
de maigres chances de réussites si ceux qui sont aux premiers rangs du
pouvoir au Togo ne sont pas instruits et sensibilisés sur ce que c’est qu’un
changement de régime ou une alternance. Beaucoup le comprennent. Mais est-ce
que cela pourra se passer tranquillement ? Il faut après tout, éviter de
retomber dans l’instabilité politique en recherchant coûte que coûte
l’alternance.
Abass ISSAK
Les premiers
couacs de la réunion du CPDC hier sur les réformes des textes : Les
discussions ont achoppé sur deux points. Les débats se poursuivent
aujourd’hui
Juste après son installation le vendredi 6 février 2009 par le Premier
ministre Gilbert Houngbo, le Cadre Permanent de dialogue s’est en même temps
mis au travail. Il a tenu sa deuxième séance hier mardi à la primature. Dans
l’ensemble, les travaux se sont bien déroulés. Toutes les parties prenantes
à ce cadre ont répondu présentes. Les discussions ont achoppé sur deux
points à savoir la désignation d’un observateur pour superviser les travaux
du CPDC et la question de saisine du Comité Paritaire de Suivi (CPS) du
dialogue intertogolais piloté par le Président Burkinabé Blaise Compaoré.
L’opposition voulait la présence des observateurs, qui seront peut-être
envoyés par une organisation sous-regionale, comme la CEDEAO, l’UA ou l’OIF.
Les débats sont donc ouverts sur ce dossier et vont se poursuivre
aujourd’hui. Le CPDC a également consacrée cette deuxième rencontre à
l’étude du règlement intérieur devant régir le fonctionnement de ce cadre
de dialogue.
C’est le vendredi 6 février 2009 que le Premier ministre Fossoun Houngbo a
installé le cadre permanent de dialogue pouvant connaître des «questions
d’intérêt national», suite aux débats houleux ces derniers jours à
l’Assemblée nationale sur des réformes constitutionnelles et
institutionnelles.
Dénommée «Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC)»,
cette structure est chargée de «créer par un dialogue permanent, les
conditions de stabilité et de consolidation des institutions républicaines
autour des questions d’intérêt national et des principes démocratiques et
républicains, notamment la constitution, la charte des partis politiques, le
code électoral et la régularité des scrutins, les prérogatives
constitutionnelles des institutions».
Le
CPDC est également chargé de veiller à «l’accès équitable aux médias
d’Etat, au respect des droits et devoirs de l’opposition, du code de bonne
conduite et de contribuer au renforcement de l’unité nationale par
l’enracinement de la culture citoyenne», souligne le décret
présidentiel.
Présidé par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale
et des Collectivités Locales, Pascal Bodjona, représentant le chef de l’Etat
dans ce cadre, le CDPC regroupe les trois partis politiques représentés à
l’Assemblée nationale ou ayant obtenu 5% aux élections législatives
d’octobre et le gouvernement.
«Chaque
parti y est représenté par son leader ou son représentant. Le gouvernement
est représenté par deux ministres», souligne le décret.
Le
CPDC peut consulter en cas de besoin, toute personne physique ou morale
parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses.
«Les partis politiques légalement constitués, non représentés au sein du
CPDC, peuvent par écrit, saisir le CPDC de tout sujet qu’il juge d’intérêt
national», précise le texte du décret.
L’Assemblée nationale a été fortement secouée ces derniers jours, suite à un
projet de modification du code électoral transmis au Parlement par le
gouvernement.
L’Union des Forces du Changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité
d’Action pour le Renouveau (CAR) de Me Dodji Apévon ont rejeté le document,
exigeant des discussions préalables au sein d’un cadre de dialogue.
Il
faut relever que les partis extraparlementaires ont exprimé leur
mécontentement du fait de leur mise à l’écart de ce cadre et l’ont fait
savoir à travers des déclarations et communiqués de presse.
Abass ISSAK
Un
religieux pour diriger la Commission vérité et réconciliation : Les
consultations pour sa nomination ont déjà démarré
Dans le cadre du processus de mise en place de la Commission
«Vérité justice et réconciliation », recommandée par l’APG (Accord
politique global), Faure Gnassingbé a entamé lundi dernier des consultations
avec les dignitaires religieux en vue de définir le profil idéal des membres
appelés à siéger au sein de cette commission indépendante.
Le chef de l’Etat s’est entretenu tour à tour avec une délégation
de l’Union musulmane du Togo conduite par son président Inoussa Bouraïma,
avec des représentants de l’Eglise des Assemblée de Dieu et de l’Eglise
méthodiste et avec des membres du Conseil pontifical de l’Eglise catholique.
« L’Eglise catholique est disposée à collaborer à ce processus
de réconciliation nationale pour assurer un bel avenir au Togo », a
déclaré Renato Raffaele, cardinal porte parole de la délégation des évêques.
Le ministre des Droits de l’homme et de la Promotion de la
démocratie, Yacoubou Hamadou, a tenu à expliquer la démarche du chef de
l’Etat : « Le président s’est engagé à respecter, point par point, les
recommandations issues des consultations nationales. Ces recommandations
préconisent que
la Commission soit dirigée par un religieux. C’est dans ce cadre que le chef
de l’Etat a entamé ces consultations. Il souhaite définir avec ces religieux
le profil et les critères de la personnalité qui devra diriger cette
instance, de même que les membres qui devront en faire partie ».
« Les consultations ont clairement défini la volonté du peuple
qui voudrait que
la Commission vérité, justice et réconciliation soit dirigée par un
religieux. Aujourd’hui, le chef de l’Etat a pris sur lui la responsabilité
de consulter toutes les confessions religieuses »,
a indiqué le ministre togolais des droits de l’homme, de la consolidation de
la démocratie et de la formation civique, Amadou Yacoubou.
« Cette démarche répond à un souci, celui de définir ensemble avec
les confessions religieuses, le profil et les critères de la personnalité
devant diriger cette Commission »,
a-t-il souligné.
M .Gnassingbé avait lancé le 15 avril 2008, des consultations en
vue de la création de cette commission sur les violences à caractère
politique au Togo.
A l’issue de ces consultations, un rapport a été adressé au gouvernement,
notamment au chef de l’Etat.
Prévue par un « accord politique global » signé par les
acteurs politiques togolais en août 2006, la Commission vérité, justice et
réconciliation a pour mission notamment de faire la lumière sur les actes de
violence à caractère po1itique et d’étudier les modalités d’apaisement des
victimes.
Le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo avait indiqué qu’une
personnalité religieuse était qualifiée pour présider la Commission, « même
si cela n’est pas un dogme ».
Le Magnanime
La furie des
transitaires au Port de Lomé : Ably-Bidamon et sa
COTEC détruisent inexorablement l’économie togolaise
Depuis près d’une semaine, les syndicats des transitaires et déclarants en
douane au Port autonome de Lomé (PAL sont en grève ; un mouvement qui
pénalise l’activité de la plate-forme. A l’origine du mécontentement,
l’augmentation des taxes douanières perçues par Cotec et Cotecna pour le
compte de la direction générale des douanes, notamment sur les véhicules.
Lomé qui était devenue la capitale ouest-africaine du marché des voitures
d’occasion risque de perdre sa place de leader au profit du port de Cotonou.
« Depuis quatre mois, la plupart de nos clients ont quitté le Togo vers
d’autres pays de la sous région, nous n’avons plus d’activités, il faut que
les autorités revoient les valeurs qu’ils fixent sur les voitures »
explique Salla Koffi, un jeune déclarant en douane.
Les syndicats des transitaires sont furieux. « Comment pouvez-vous
imaginer que l’on paye un véhicule 800.000fcfa pour ensuite le dédouaner à
plus d’un million ? Je pense que c’est une question de bon sens. Nous ne
sommes pas contre la modernisation et la numérisation des services
douaniers, mais il faut que cela soit fait avec mesure en tenant compte du
niveau de vie des citoyens » assure un responsable syndicale qui
requiert l’anonymat.
Les autorités douanières n’ont pas encore répondu aux revendications, mais
de sources concordantes indiquent que des discussions pourraient s’engager
entre transitaires et les autorités douanières.
En
effet, La vente des véhicules d’occasion connaît des perturbations depuis
quelques jours au port de Lomé à la suite d’une cessation d’activité lancée
par les vendeurs et les importateurs qui protestent contre un nouveau
système de taxes douanières.
« Les parcs
sont ouverts mais nous ne voulons pas vendre »,
a confié à APA Hassan, un importateur assis sous un hangar en train de
siroter son café, estimant que «depuis plusieurs semaines, les clients sont
moins nombreux à venir à cause de la nouvelle méthode d’évaluation de la
valeur douanière des véhicules », a-t-il révélé.
Les responsables de la douane togolaise ont introduit depuis le mois de
décembre un système d’évaluation informatique des voitures d’occasion piloté
par la Compagnie Togolaise d’Evaluation et de Contrôle (COTEC).
Le
système consiste à décrypter le numéro de châssis des véhicules à partir des
bases de données en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie pour avoir le prix de
vente du véhicule sur le marché international. Du coup, la valeur douanière
des véhicules d’occasion connaît une hausse.
Plusieurs importateurs et vendeurs de véhicules d’occasion ont révélé à APA
la chute vertigineuse de la vente des voitures d’occasion à cause du prix
élevé de la valeur douanière.
« Comment peut-on demander une valeur douanière de 1,5 millions pour une
voiture vendue à 700 000 francs CFA ? ça n’a pas de sens et c’est normal
que les clients évitent l’achat de voiture », a commenté Berjahui, un
importateur.
Il
a indiqué que beaucoup de clients ont acheté des voitures qu’ils ont
refusées de sortir des parcs automobiles du port.
« En un mois, la vente a chuté de 50 % chez moi », s’est plaint un autre
importateur qui projette déjà quitter le Togo pour le Bénin dès qu’il aura «
fini de liquider le reste des voitures».
Georges Koné, venu de la Côte d’Ivoire pour acheter une voiture à Lomé avoue
vivre un véritable calvaire. « J’ai acheté une voiture depuis plusieurs
jours ici mais depuis qu’ils ont cessé de travailler je ne peux pas partir
avec le véhicule et voilà je suis bloqué à Lomé », a-t-il témoigné.
La
cessation des activités au port paralyse les différentes affaires autour de
la vente des voitures à savoir les mécaniciens, les démarcheurs et les
transitaires qui ne cessent se plaindre.
« La situation affecte tous les secteurs d’activité au port de Lomé », a
déploré Anani Paulin Glokpor, membre du Collectif des syndicats des
déclarants en Douanes (CS2D).
Comme on le voit, le Directeur Général de la Douane et sa COTEC vont
détruire l’économie du Togo pour des intérêts égoïstes. Faure Gnassingbé
doit prendre ses responsabilités et mettre fin à ce « carnage ». Il
n’est pas superflu de reconnaître que ce sont les propres « amis »
du chef de l’Etat qui vont lui foutre du bordel dans sa gestion des affaires
de l’Etat.
A.
I.
Les étudiants de
l’EAMAU persistent et signent : « S’il faut une année blanche, on la fera »
Les
étudiants de l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de
l’urbanisme (EAMAU) qui ont déclenché une grève depuis quelques jours, n’ont
pas repris les cours lundi, malgré l’appel lancé la semaine dernière par les
autorités togolaises.
Cissé
Stephane, le Responsable de la Commission d’information, une cellule de
gestion de la crise mise en place par les étudiants grévistes nous donne les
détails au cours d’un entretien.
Pourquoi
vous organisez un sit in dans vos locaux ?
Nous avions
organisé ce sit in suite au message de la ministre en charge de l’EAMAU, la
vice-présidente du CA, c’est-à-dire le ministère de tutelle au Togo, le
mercredi dernier pour demander la reprise des cours ce lundi 09 février
2009. Face à cette indignation, tous les étudiants de l’EAMAU se sont
réunis ce matin bien habillés comme s’ils allaient en classe à l’heure,
mais nous sommes plutôt arrêtés sur le terrain leur montrer que si on est
rentré en grève, c’est par rapport à certaines revendications et lorsqu’on
voit que, nos revendications n’ont pas été prise en compte, aucun dialogue
n’a eu lieu entre nous et l’administration, on ne peut pas reprendre les
cours.
Au fait
qu’est ce qui vous oppose aux autorités de l’EAMAU ?
Il faut
dire que les autorités de cette école n’ont aucune considération pour nous
les étudiants. L’élément déclencheur de cette grève a été l’insécurité des
étudiants de l’EAMAU. Tous les étudiants de cette école ne sont pas logés
dans la cité faute de place. Lors du CA précédent, il a été demandé à
l’administration de chercher à savoir là où les étudiants logent où même de
chercher les cités que les étudiants soient regroupés pour leur sécurité,
cela n’a pas été fait. Cette administration ne sait pas là où nous logeons,
chacun se débrouille et le week- end qui a précédé la grève, trois
étudiants ont été victimes d’agression ; il y a un d’entre eux qui a reçu
trois balles, Dieu merci, aujourd’hui, ça va pour lui un peu ; une autre ici
à l’EAMAU a reçu la visite des braqueurs chez elle à la maison (dans le
quartier) ; un autre a reçu cette fois-ci, la visite des malfaiteurs en son
absence. Face à ces braquages répétés, on a demandé à l’administration
(ceux là qui sont chargés de notre bien être ici au Togo) une discussion
avec eux pour trouver des solutions à notre insécurité. Il a été prévu le
mardi 20 janvier 2009, une tentative de négociation avec eux .Cette réunion
a été simplement et purement annulée. Lorsque nous étudiant de l’EAMAU,
avions exprimé notre indignation face à l’annulation de cette réunion
qui devait parler d’un problème très crucial d’insécurité, nous avons
adressé un préavis de grève signé en bonne et due forme signé par tous
les étudiants pour demander que la réunion se tienne si non, nous
rentrerions en grève le jour suivant. L’administration n’a rien fait et
elle nous dit qu’elle a annulée cette réunion pour assister à l’investiture
de BARACK OBAMA. Lorsqu’on est rentré en grève, le mercredi 21 janvier
2009, le Directeur Général est arrivé ici et il nous a demandé purement et
simplement de rentrer en classe sans savoir pourquoi est ce qu’on est rentré
en grève. Il faut dire que l’insécurité a été la goutte d’eau qui a débordé
le vase. Ici à l’EAMAU depuis un temps, les gens sont venus ici et se sont
formés, ils sont partis en laissant des problèmes. Regardez un peu le
cadre, si on vous dit que le budget annuel de cette école avoisine les 01
milliards de FCFA, vous pouvez croire ? IL y a un déséquilibre criant entre
le confort de nos directeurs généraux et les locaux dans lequel on fait les
cours. C’est quelque chose franchement d’indignant. Là, il fait chaud dans
les salles de classes, souvent, on a pas de chaises…, la formation même
est bâclée. Le Directeur des études est capable de nous demander de
faire des devoirs sur table parce qu’on réclame des perdiems alors que dans
les rapports du Conseil d’Administration (CA), il était alloué près de 08
millions de FCFA pour les perdiems. On ne sait pas là où va cet argent ; il
y a un problème sérieux de gestion (bref, un déséquilibre entre le confort
des étudiants et le confort de l’Administration). Aussi, il faut souligner
que lorsqu’on fait six ans ici et que le sentiment qui nous anime après les
études, c’est le doute de savoir, si on pourrait tenir sur le terrain,
c’est vraiment quelque chose d’alarmant. Une école inter état de 14 pays
supposée être la plus grande école d’architecture africaine, ne peut pas
rivaliser avec une école d’architecture magrhébienne ou bien européenne de
quartier, c’est vraiment quelque chose d’indignant. Donc, la grève a pris
une autre tournure pour essayer de repenser même la gestion de ce cadre,
EAMAU.
Nous
voulons des conditions de vie plus adéquates aux études, nous voulons des
professeurs attitrés, des qualifiés et nous voulons aussi un suivi réel de
nos projets, enfin nous voulons habiter dans des cités qui puissent
regroupés les étudiants.
Depuis le
déclenchement de cette manifestation jusqu’à ce jour, qu’est ce qui a été
fait concrètement ?
Ce qui a été
fait par l’administration, c’est qu’au lendemain de la grève, elle a voulu
négocier avec notre comité des élèves. Nous leur avons adressé un courrier
pour leur dire que dès la première heure de la grève, le comité des
élèves a été suspendu et c’est notre comité de gestion de la crise qui est
là. On n’a pas reçu aucun courrier pour négocier avec eux et de surcroît,
lorsqu’on est allé à l’administration, le jeudi 29 janvier pour
revendiquer, le DG nous a dit qu’il va négocier avec le ministre de
tutelle. C’était le 2e
refus de négocier avec nous après bien sûr le préavis. Face à ce refus
de négocier avec nous et même aller appeler les policiers pour nous
bastonner, nous avons su que l’administration est incapable de résoudre nos
problèmes. Du coup, puisqu’il ne peut pas résoudre nos problèmes, nous
voulons qu’il démissionne purement et simplement et qu’un autre comité ou
une autre direction vienne prendre la place pour reconsidérer la gestion
de cette école. Nous voulons un procès d’administration extraordinaire pour
la Direction Générale et son staff ici seront destitués. Il faut noter que
c’est au conseil d’administration que les décisions de l’EAMAU sont prises
et que l’administration fait le rapport de l’école. En fouillant dans les
documents, nous avons vu des malversations très criantes de cette
administration-ci. Face à cette incapacité notoire, nous voulons que ces
gens là partent et le conseil d’administration extraordinaire que nous
réclamons, revienne pour repenser et reconsidérer nos doléances.
Vous venez
de dire que dans l’incapacité du DG de résoudre vos doléances, vous
exiger sa démission. Au cas où cette démission n’est pas effective, que
compter vous faire ?
Il faut
dire que dans la plate forme revendicative, la destitution de cette
direction est au point N°1. Quand on rentre en grève, c’est pour un motif et
lorsque le motif n’est pas atteint, on restera toujours en grève. Il faut
dire que, on est en grève à l’unanimité ; nous sommes ici de pays
différents, de classes sociales différentes, de culture différente…Si dans
cette diversité, nous sommes entrés en grève unanime, il faut dire que le
problème est sérieux et que les gens expriment leur ras-le-bol, cette
administration est mal gérée et aujourd’hui, c’est l’occasion pour tout le
monde de le dire haut et fort pour que quelque chose soit faite…
Alors, vous
voulez dire qu’une année blanche n’est pas à écarter ?
S’il faut
une année blanche, on la fera ; le sacrifice vaut la peine. Nous pourrons
sacrifier une année pour ne hypothéquer notre avenir. Nous ne voulons pas
sortir ici la tête vide, nous ne voulons pas laisser cette école dans les
mains des dirigeants frauduleux qui vont amener cette école de mal en
pis…Nous n’avons pas ici l’Internet …c’est déplorable.
Combien vous
payer pour la scolarité ?
Nous payons
2,500000 F CFA pour les privés et va jusqu’à 05 millions FCFA pour les
boursiers…
Réalisée par Lambert Linus
La rencontre Togo-Burkina se disputera aujourd’hui sans
Adébayor
L’Attaquant du club anglais Arsenal et capitaine de la sélection togolaise
Emmanuel Adebayor s’est blessé à la cuisse dimanche lors du championnat,
situation qui inquiète lundi bon nombre de togolais, les Eperviers du Togo
devant affronter les Etalons du Burkina Faso le 11 février à Rouen (France).
Le
« chouchou » des Togolais a été remplacé par Nicklas Bendtner à la 35e minute,
suite à une blessure à la cuisse (claquage) lors du match contre Tottenham.
« J’ai coulé
les larmes, lorsqu’il quittait la pelouse »,
confie Koffi Adjanvi, qui a regardé le match Arsenal/Tottenham dans un
vidéo-club de la capitale togolaise.
« Je ne sais
pas s’il pourra jouer mercredi prochain contre le Burkina Faso, car il nous
donne la joie quand il est sur le terrain »,
s’inquiète ce pompiste.
Non loin de lui, Adjou Abalo, revendeuse ambulante de pain, s’écrie: « +Shéyi+
(comme les Togolais aiment l’appeler) doit jouer contre le Burkina Faso.
Nous sommes de cœur avec lui ».
Au
centre ville, notamment au grand carrefour de Dékon, l’un des quartiers très
populaires de Lomé, la blessure du capitaine des Eperviers du Togo faisait
l’objet des discussions au sein de petits groupes de conducteurs de
taxi-motos.
« J’ai
l’impression que la blessure n’est pas aussi grave. En tout cas, j’ai
toujours espoir de retrouver +Adé+ (comme l’appellent ces fans) parmi le
groupe des Eperviers à Rouen »,
se console un conducteur de taxi-moto au milieu du groupe.
« Moi j’ai
plutôt peur, car notre capitaine ne quitte pas de cette manière le terrain.
C’est un garçon très combatif. C’est très sûr qu’il est touché »,
s’inquiète plutôt un autre conducteur de taxi-moto.
Devant certains kiosques de journaux, l’ambiance était identique, les
commentaires toujours calqués sur l’état de santé d’Emmanuel Adebayor.
« J’ai pas
dormi la nuit, parce que je ne sais pas si Shéyi peut se retrouver avant le
match du 11 février »,
confie Jean Agbévi rencontré devant un kiosque journaux à Nukafu.
Au total 25
joueurs pour la plupart des professionnels ont été convoqués pour le match
contre le Burkina Faso.
Espoir Gnanvi, responsable de cafétéria, ne minimise pas la situation :
« Moi, je suis très sûr que Shéyi ne pourra pas jouer mercredi »
« C’est très
rare de revoir sur le terrain trois ou quatre jours après, un joueur blessé
et sorti de l’aire de jeu de cette manière »,
affirme M. Gnanvi.
« Mon
souhait est qu’il retrouve son état de santé avant les matches de la CAN et
du Mondial »,
souhaite de petit commerçant installé à Hedzranawoé, un quartier populaire
de Lomé.
Dégbé Savi, invite plutôt les responsables de la Fédération Togolaise de
Football (FTF) à faire le déplacement, afin de «toucher du doigt la
réalité».
« Le nouveau
bureau doit dépêcher rapidement une mission en Angleterre, afin de
rencontrer Shéyi et voir vraiment ce qu’il a comme problème, au lieu de
rester à Lomé »,
a suggéré M.Savi.
Selon un responsable de la FTF joint au téléphone par l’Agence Savoir News,
la FTF aurait déjà pris contact avec l’International togolais depuis hier.
Pour les
qualifications combinées au Mondial-2010 et à la Coupe d’Afrique des nations
(CAN-2010), le Togo est logé dans le groupe A avec le Cameroun, le Maroc et
le Gabon. |