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La
semaine écoulée, l’Etat togolais, par l’intermédiaire du procureur de la
République, a lancé un mandat d’arrêt international contre le PDG de PROGOSA,
Monsieur Jacques Dupuydauby qui venait de quitter le Togo. Alors que
certains le disaient avoir pris la poudre d’escampette pour échapper à la
police et à la justice togolaises, l’intéressé lui-même confiait très
rassurant vendredi dernier à RFI, qu’il avait quitté Lomé par l’aéroport
mardi dernier sans être inquiété et que son avion et celui à bord duquel
voyageait Faure Gnassingbé avaient décollé à quelques minutes d’intervalle.
Par ailleurs, ils s’étaient retrouvés à l’aéroport de Ouagadougou et les
deux avions avaient stationné à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre.
De là, il était hors de question de croire que le PDG de PROGOSA avait fui,
avait insinué M. Jacques Dupuydauby.
Que juste au lendemain de son départ, intervenu dans les
conditions décrites par lui-même, on lance un mandat d’arrêt conttre
Dupuydauby, il y a lieu de se poser la question de savoir, pourquoi c’est
après avoir quitté le pays « au vu et au su » de tout le monde, et
même du président de la République, que le procureur de la République,
Robert Bakaï, que certains se plaisent à nommer le « Awilo Longoba
togolais », (le propriétaire de tous les dossiers), se contente de
lancer un mandat d’arrêt international contre le PDG de PROGOSA.
On se souvient qu’en mai 2005, Charles Debbasch, l’actuel
conseiller juridique du président togolais, l’homme des basses besognes, le
mercenaire au col blanc dont les Togolais savent le rôle malsain joué dans
le toilettage de leur constitution en 2002 et dans les contorsions
politico-juridiques de 2005, ainsi que globalement dans le recul de la
démocratie au Togo, avait été condamné à deux ans de prison, dont un ferme,
pour détournement de fonds et d’œuvres d’art aux préjudices de la Fondation
Victor Vasarely qu’il avait dirigée de 1991 à 1993. Il faisait donc l’objet
d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour dAix-en-Provence.
Depuis, et sans que l’on n’ait officiellement rendu publique une
quelconque levée de telle poursuite, tout le monde sait que l’auteur des «
Debbascheries » au Togo n’a jamais été inquiété, sauf une seule fois
et en territoire belge, le 16 mai 2007. Il faut dire que le site internet du
gouvernement togolais piloté, paraît-il, par le même Debbasch, avait eu à
intervenir en bien en faveur de l’homme. Aucun Togolais avisé ne saurait
prendre les yeux fermés, toutes les informations véhiculées par ce site pour
argent comptant.
En 2005, Faure Gnassingbé « élu président », s’était
empressé de nommer Charles Debbasch, son conseiller spécial. Malgré le
mandat d’arrêt international, qui pesait sur lui, il s’est rendu au
printemps 2006 en France sans être inquiété. La seule fois qu’il sera
sérieusement inquiété fut le 16 mai 2007. Il sera d’ailleurs libéré quelques
heures plus tard grâce à plusieurs pressions y compris celles de Lomé,
avait-on appris. Selon le journal français L’EXPRESS, « Faure Gnassingbé
adresse au début de l’Eté 2006 à Jacques Chirac un courrier lui suggérant de
coucher le nom de son mentor sur la liste des amnistiés du 14 juillet ».
De la suite, on n’en saura rien.
Aujourd’hui que l’Etat togolais lance un mandat d’arrêt
international contre Dupuydauby, il y a lieu de demander au procureur de la
République, où il était quand l’hôte togolais, le franco-espagnol quittait
le Togo en prenant l’avion à Lomé, le mardi 26 mai 2009 et en pleine journée
? Première interrogation. Ensuite, pourquoi la justice et les autorités
togolaises apportent-elles leur protection à Debbasch recherché ailleurs
depuis des années, alors que ces mêmes autorités lancent aujourd’hui un
mandat d’arrêt international contre Jacques Dupuydauby ?
Il n’est pas inutile de rappeler dans le même ordre d’idées, que
les autorités togolaises avaient émis, il y a quelques années, un mandat
d’arrêt international contre l’ancien premier Ministre, et Président de
OBUTS. Aujourd’hui, le régime de Faure Gnassingbé n’a pas levé ce mandat et
pourtant, l’incriminé est dans le pays depuis son retour d’exil, après avoir
été blanchi par la justice. A moins qu’il y ait une nouvelle jurisprudence à
notre insu qui dise que la poursuite cesse d’exister à partir du moment où
le requérant devient muet. Nous n’en avons pas encore connaissance à l’heure
qu’il est.
Alors, quel sens l’Etat togolais et les autorités donnent-ils
aux lois et à leur respect ? Il y a lieu de se demander, si les autorités
togolaises, en complicité avec « le propriétaire de tous les dossiers,
toutes catégories confondues » ne sont pas en train de distraire les
Togolais sciemment avec ce fameux mandat d’arrêt international contre
Jacques Dupuydauby, tout en sachant que cela ne rimerait à rien ? Ne
serait-ce pas tout juste fait pour l’empêcher de revenir, afin de laisser le
terrain libre au Groupe Bolloré?
Alain SIMOUBA
Violences d’avril 2005 : Faure, la Commission Barrigah et les plaintes
déposées par le CACIT
Depuis une semaine, la monotonie induite par le feuilleton Kpatcha
Gnassingbé est rompue. Il y a du nouveau dans la vie politique. La fameuse
commission Vérité, Justice et Réconciliation que l’on attendait depuis un
temps a pris corps. Le décret de nomination de ses membres a été pris
mercredi dernier en Conseil des ministres. La grande information est la
nomination à sa présidence du Révérend Père Nicodème Barrigah. La commission
a été installée vendredi. Une cérémonie solennelle a été organisée à cet
effet.
L’érection de cette commission est a priori une bonne nouvelle, au regard de
la mission qui l’attend : établir la vérité sur les actes de violences à
caractère politique commis au Togo entre 1958 et avril 2005, faire répondre
leurs auteurs devant la Justice et réconcilier les Togolais. Faure
Gnassingbé a mis du temps pour matérialiser cette recommandation de l’Accord
Politique Global (APG) signé depuis le 20 août 2006 et des consultations
nationales entreprises et clôturées depuis un an. L’idéal aurait voulu que
ce chantier soit enclenché depuis et que les auteurs des récentes violences
d’avril 2005 fassent acte de contrition avant la présidentielle à enjeu de
2010. Cela aurait le mérite de créer la peur du Gendarme et dissuaderait la
récidive. Il n’est pas trop tard pour faire du bien, dira-t-on du côté du
pouvoir. Le premier pas est posé avec la mise en place de cette commission,
et il est peut-être à saluer. Les amis du clan ont déjà entrepris ce
boulot. Cette prise de décret a suffi pour donner matière aux plûmes
louangeurs, aux caisses de résonnance et aux opposants relatifs-suivez nos
regards. A tort ou à raison, des fleurs sont jetées au « Leader nouveau
» pour ce culot et on surenchérit sa pseudo politique de paix et de
réconciliation. On glose surtout sur la nomination à la présidence de cette
commission d’un homme de Dieu en la personne de Mgr Nicodème Barrigah pour
conclure à la volonté du chef de l’Etat d’exorciser l’impunité. L’opinion
voudrait bien croire qu’elle est réelle, mais elle attend de se la voir
prouvée, avec le fumant dossier des violences électorales d’avril 2005.
En effet, les évènements d’avril 2005 sont sortis du lot et ce sont eux qui
ont légitimé la nécessité de mise en place d’un processus de
réconciliation, devant bien sûr passer par l’établissement de la vérité et
le jugement des auteurs. Un millier de Togolais ont été tués, leur tort
étant d’être descendus dans les rues pour crier au hold-up électoral. 5 000
compatriotes s’en sont sortis par des blessures à l’arme automatique et
machettes et 60 000 autres envoyés paître ailleurs. Pour créer les
conditions d’une élection apaisée en 2010, il faudrait que les bourreaux de
ces compatriotes et leurs commanditaires répondent de leurs actes et soient
empêchés de rendre à nouveau ce service au pouvoir en 2010.
Il
faut laisser le temps à la commission Barrigah et compagnie d’arriver
chronologiquement sur ce dossier, nous rétorquera-t-on, et on évoquera
certainement le problème de consistance entre le chantier global de la
commission et ce dossier d’avril 2005. La question ne devait même pas se
poser car l’exécution du processus et la poursuite des bourreaux de 2005 ne
sont pas incompatibles et antinomiques. Il a été admis par les organisations
de défense des droits de l’Homme que la poursuite de ces auteurs n’entrave
en rien le processus global, et donc pourrait se faire. Cela est ressorti
d’une récente sortie médiatique d’organisations de défense des droits de
l’Homme. C’est le lieu de laisser la justice donner suite aux nombreuses
plaintes déposées à cet effet par les victimes, par l’intermédiaire du CACIT,
un collectif d’associations de lutte contre l’impunité dirigée par Me Zeus
Ajavon. Le pouvoir a tout fait pour entraver le traitement de ces dossiers.
L’arme fatale est la fixation de cautions fantaisistes et exorbitantes pour
l’examen de ces plaintes. Conséquence, ces plaintes déposées depuis plus de
quatre (04) ans n’ont même pas connu un début de traitement. C’est un test
grandeur nature à la commission Vérité, Justice et Réconciliation et surtout
à Faure Gnassingbé, la réouverture de ce dossier de 2005. Il séduirait ainsi
l’opinion encore dubitative.
Pablo E.
Affaire Progosa : Divorce entre Dupuydauby et le clan Gnassingbé après
l’échec des négociations à Ouaga
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Le
« propriétaire de tous les dossiers » Robert Bakaï lance un mandat d’arrêt
international
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C’est la fin de
la noce parfaite qui avait existé entre les autorités togolaises et le
groupe Progosa d’un certain Marie-Jacques Dupuydauby. Le divorce a été
violent et la « femme » confiée à Vincent Bolloré. Mais il y a beaucoup de
non dits dans cette affaire, surtout qu’on se rappelle cette sommation de
Nicolas Sarkozy adressée à Faure Gnassingbé lors du sommet Europe-Afrique de
décembre 2007 : «
Quand on est ami de
la France, il
faut penser aux entreprises françaises ».
L’embellie
Tout a commencé en 1999 quand Marie-Jacques Dupuydauby,
partenaire de Vincent Bolloré, débarqua au Togo. Les deux avaient pour
ambition de faire main basse sur la manutention et le fret dans les ports
de Lomé (Togo), Libreville et Port-Gentil (Gabon). C’est dans ces conditions
qu’est né Progosa Investment, détenu à 90% par Bolloré et dirigé par
Marie-Jacques Dupuydauby. La nouvelle société emporte un appel d’offres pour
le port de Lomé. Selon les informations, le Franco-espagnol aurait argué que
c’était lui qui avait convaincu feu Gnassingbé Eyadéma de leur concéder le
port de Lomé, le seul port en eau profonde dans la sous région capable
d’accueillir les navires porte-conteneurs dits de « nouvelles générations
». Il faut dire que tous les gouvernants de l’époque, du fait des prébendes,
vouaient une admiration à Dupuydauby. Ils n’hésitaient pas à lui dérouler le
tapis rouge et prendre d’assaut le port lors de ses nombreuses cérémonies de
pose de première pierre.
En
2001, une licence d’exploitation du terminal à conteneurs est octroyée à la
SE2M Togo du groupe Progosa Investment. Tout se passait comme sur des
roulettes : de 30 000 mouvements en 2001, le trafic des conteneurs serait
passé à plus de 130 000 en 2004. Bolloré aurait investi 20 millions d’euros,
et payait 30 000 euros par mois. Mais très rapidement, le pont s’est rompu
entre Bolloré et Dupuydauby. L’ami de Sarkozy accusait le chouchou d’Eyadèma
de détourner ses actifs à son profit… Une plainte fut déposée contre lui
pour cession et trafic illicite des titres. Le verdict du jugement qui eut
lieu était à sa faveur. C’était le 03 février 2006. Dupuydauby a fait appel
tout en accusant à son tour Bolloré de tentative de corruption de juge.
Trois jours plus tard, alors qu’une délégation du groupe Bolloré
s’apprêtait à quitter Lomé pour Paris, après avoir vainement essayé de
rencontrer Faure Gnassingbé, elle a été interpellée et gardée à vue. Une
perquisition des bureaux de Bolloré au Togo a eu lieu et le délit de «
corruption active de magistrats» fut retenu contre eux. Les membres de
la délégation ont été déférés au parquet et mis en examen par le juge
Sogoyou, doyen des juges d’instruction qui les a inculpés. Les sieurs Gilles
Alix, Directeur et n°2 du groupe Bolloré, Georges Cognon, Directeur Afrique,
Dany Chuteaux, Directeur régional et Pascal Cotti Directeur général du
groupe au Togo, ont été gardés pendant 36 heures avant d’être libérés sur
intervention de Vincent Bolloré qui s’était plaint à l’Elysée où officiait à
l’époque un certain Jacques Chirac.
La
situation perdurait au point que Bolloré a dû répandre sa colère dans «
Bakchich » du 15 mai 2008 : «Rien qu’au Togo, Dupuydauby nous coûte
trois millions d’euros par an en gardant le contrôle du port, alors que la
justice nous donne raison », un article que nous avions repris dans
l’une de nos parutions (Liberté N°354 du vendredi 16 mai 2008). Mais Faure
Gnassingbé et son bataclan n’en avaient cure. Dupuydauby était toujours
chéri jusqu’à la bérézina de la semaine dernière.
Le ping-pong entre autorités togolaises et Dupuydauby
C’est le site gouvernemental qui est devenu le porte-voix de Faure
Gnassingbé et de son gouvernement dirigé par le keynésien Gilbert Houngbo.
C’est le site qui a annoncé que le Franco-espagnol a pris la poudre
d’escampette suite à un contrôle fiscal diligenté par le fisc togolais à
l’égard des entreprises SE2M, SE3M et CEOP du groupe Progosa. « Alors que
ces investigations se poursuivaient, un employé desdites sociétés, pilote
amateur, a emprunté un appareil de l’aéroclub de Lomé et en compagnie d’un
autre cadre des sociétés susvisées, a jeté à la mer les disques durs des
ordinateurs et divers documents comptables. Dans les heures qui ont suivi,
le PDG Jacques Dupuydauby et tous les principaux cadres des sociétés
mentionnées ont quitté le Togo », révèle le site du gouvernement. Et une
information judiciaire pour fraude fiscale et complicité a été ouverte sur
réquisitions du procureur de la République au Togo. On susurre qu’il doit 12
milliards de FCFA aux Impôts.
Une version des faits contestée par Dupuydauby : « Je suis
donc parti du Togo au vu de tout le monde avec mon passeport dûment
tamponné, j’ai passé la journée au Burkina Faso et mercredi je suis arrivé
chez moi à Séville». Il rejette l’allégation de disparition des disques
durs et autres documents comptables. « Interrogez les responsables du
site republicoftogo.com, ce site est supervisé par le doyen Debbash,
interrogez-le, il doit savoir, rien dans ces disques durs ne me gênait
puisque le contrôle fiscal était terminé », poursuit-il au cours de son
entretien avec Christophe Boisbouvier de RFI.
En outre, il aurait, selon nos informations, écrit le 29 mai à
Faure Gnassingbé pour récuser l’accusation de fuite : « En ce qui
concerne les conditions de mon départ, vous n’ignorez pas que j’ai quitté le
Togo de façon tout à fait légale, ce dont les tampons apposés sur mon
passeport font foi… Vous avez vous-même, Monsieur le Président, été témoin
de la présence de mon avion aux côtés du vôtre, d’une part sur l’aéroport
de Lomé, alors que vous décolliez, et plus tard sur l’aéroport de
Ouagadougou, puisque nous sommes partis mardi dernier vous et moi pour la
même destination et à un quart d’heure d’intervalle, afin d’y rencontrer la
même personne. Affirmer en conséquence que j’ai fui le Togo est un mensonge».
Ces sorties n’ont pas sûrement plu à « republicoftogo.com
» qui revient à la charge en assénant que «Jacques Dupuydauby, un homme
d’affaires à la réputation sulfureuse, devra rendre des comptes au Togo sur
la gestion de ses activités dans le pays ». Et d’ajouter que la justice
togolaise a délivré des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de
Jacques Dupuydauby, de son fils Vianney, et du directeur juridique de la
société, Gérard Perrier.
Le Procureur de la République Robert Bakaï surnommé «
propriétaire de tous les dossiers, toutes catégories confondues » s’en
est aussi mêlé en faisant une sortie tapageuse sur RFI (Lire l’encadré).
L’échec des négociations à Ouagadougou
De sources concordantes, l’un des sujets qui a conduit Faure
Gnassingbé à Ouagadougou le 26 mai dernier, serait l’affaire Progosa.
Certains affirment que le chef de l’Etat accompagné d’une forte délégation,
aurait discuté avec son homologue burkinabé de ce problème. D’autres vont
jusqu’à parler d’une rencontre entre les trois personnalités, c’est-à-dire
entre Compaoré, Faure et Dupuydauby. Mais les négociations ont accouché
d’une souris. C’est suite à cet échec que l’Espagnol gras s’est envolé pour
Séville où il est actuellement. Des informations que semblent confirmer les
déclarations de Dupuydauby : «… Mon départ était tout à fait officiel au
vu et au su de toutes les autorités. Eh bien, écoutez puisqu’on dit que je
me suis enfui, j’ai quitté le Togo mardi matin dernier à 8 heures, mon
avion a décollé à 8h00 et celui du président de
la
République Faure Gnassingbé a décollé à 8h25, nous nous sommes suivis
puisque nous sommes allés au même endroit voir la même personne. Nous sommes
allés tous les deux au Burkina Faso ».
Commentaire
Les autorités togolaises ont quelque chose à se reprocher dans cette affaire
de Progosa et c’est pourquoi elles sont aphones. Personne n’ose aborder
cette affaire puisque la plupart des gouvernants prenaient des bakchichs
chez Dupuydauby. Selon des indiscrétions, les gros pontes du régime allaient
prendre chaque semaine des sacs d’argent chez l’Espagnol. Et ce n’est pas
pour le roi de Prusse que son fils Vianney a été tout récemment nommé PDG
d’une chaîne de télévision privée de la place appartenant à ceux qui
exercent le pouvoir sur les 56 600 km2.
Quid de Koffi Sama, ancien Premier ministre d’Eyadèma et membre du Conseil
d’Administration de Progosa ? S’il est dans ce conseil, c’est qu’il devait
sûrement représenter l’Etat togolais ou les intérêts du clan.
En outre, c’est le site gouvernemental seul qui a pris cette
affaire à bras le corps alors que les médias publics (TVT, Radio Lomé et
Togo Presse) se sont imposés l’omerta. Même le Procureur qui avait barré
l’écran de la TVT dans l’après-midi du 13 avril 2009 pour annoncer la
présumée « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat », a brillé par
son absence sur ces médias.
On se souvient qu’en 2006, la justice togolaise a mis en examen
les quatre membres de la délégation du groupe Bolloré pour corruption de
magistrats. Quatre ans plus tard, c’est la même justice qui décide de rendre
à Bolloré le marché de la manutention sur le port. Quelle suite a-t-on alors
donné à l’affaire de corruption de magistrats qui avait empêché Bolloré de
rentrer dans son droit ? Ce qui est curieux, c’est que pendant que Bolloré
annonçait son retour aux affaires, le site gouvernemental mentionnait que «
le président du tribunal de Lomé a nommé un administrateur provisoire
chargé de gérer les sociétés SE2M,SE3M et CEOP actives au port de Lomé
». Dans quel pays sommes-nous au juste avec ces puérilités de mauvais goût ?
Certains observateurs lient ce divorce entre Dupuydauby et
l’Etat togolais à l’affaire de coup d’Etat dont le cerveau est Kpatcha
Gnassingbé, l’un des protecteurs du patron de Progosa. Les propos suivants
du « propriétaire de tous les dossiers » ne sont pas fortuits : « Au
départ de l’affaire, il s’agit de fraude fiscale, mais son comportement nous
laisse croire qu’en dehors de la fraude, qu’on lui reproche, il peut y avoir
autre chose ».
Aussi, Faure voudrait-il rentrer dans les bonnes grâces de
Sarkozy qui avait tenté de lui rappeler la leçon : «Quand on est ami de
la France, il
faut penser aux entreprises françaises
». Une drague qui intervient à quelques mois de la présidentielle. Selon «
Le Monde », « A l’Elysée, jeudi matin, on se refusait à tout commentaire sur
l’hypothèse selon laquelle le régime togolais, soutenu par la France,
chercherait aujourd’hui à renouer avec M. Bolloré, proche du président
Sarkozy ». « On sait qu’une élection au Togo ne se joue pas sans
la France. Et il vaut mieux être plus près de Nicolas Sarkozy
en ce moment », commente un fonctionnaire.
R. Kédjagni
Processus de Vérité, Justice et Réconciliation : La
Commission officiellement installée ; beaucoup de Togolais n’y croient pas
Le
chef de l’Etat a procédé vendredi dernier à l’installation officielle des
membres de la Commission « Vérité, Justice et Réconciliation ». La
cérémonie qui s’est déroulée à la salle des banquets de la nouvelle
présidence, a vu la participation des membres du gouvernement, des députés à
l’Assemblée nationale, des membres du corps diplomatique et des autorités
administratives, religieuses et traditionnelles. Tous les onze membres
composant la Commission étaient présents.
«
Ce jour marque une étape majeure dans notre volonté maintes fois exprimée
de lutter contre l’impunité, d’œuvrer pour la consolidation de l’Etat de
droit et de promouvoir la réconciliation nationale », a déclaré le chef
de l’Etat qui a rappelé qu’il s’agissait de l’aboutissement d’un processus
souhaité par la population à travers les consultations nationales. «
Cette commission est autonome ; elle n’est pas un modèle importé ; elle
n’est non plus un tribunal à l’instar de ses devancières ; elle n’a pas le
pouvoir de juger qui que ce soit, elle n’a pas le pouvoir d’amnistier qui
que ce soit ; ce n’est ni sa vocation, ni sa mission », a-t-il
poursuivi. En revanche, « La commission dispose de pouvoirs
d’entreprendre des investigations approfondies auprès des personnes, des
institutions, des administrations, des autorités politiques, religieuses,
traditionnelles et de la société civile, d’accéder aux archives, aux
documents et de recueillir tout renseignement nécessaire à la construction
de la mémoire collective et à l’établissement de la vérité ».
Interrogé à l’issue de la cérémonie par notre reporter, le Président de la
Commission, Mgr Nicodème Barrigah estime que c’est le sens de responsabilité
qui prévaut en ce moment. « La mission est complexe, délicate, difficile
et je crois que nous devons nous y engager avec beaucoup de sens de
responsabilité. Et surtout inviter les Togolais à adhérer réellement à ce
processus parce que c’est dans leur avantage que tout le peuple soit
réconcilié ».
Commentaire
Cette Commission risque de ne pas avoir l’adhésion des Togolais puisqu’on a
l’impression qu’il s’agit d’une cuisine interne du gouvernement. A preuve,
hier par exemple, les auditeurs de la Radio Nostalgie se sont prononcés sur
cette commission dans l’émission « A vos bics rouges ». La moyenne
des notes données par la vingtaine d’intervenants tourne autour de 2.
A
preuve, les responsables des principaux partis de l’opposition n’ont pas
participé à la cérémonie d’installation. Le CAR de Me Yawovi Agboyibo ne se
retrouve pas dans la manière dont le processus est conduit et a boycotté
toutes les réunions lors de la phase des consultations nationales.
On
le voit, beaucoup de Togolais sont dubitatifs et il revient à Mgr Barrigah
et son équipe de les convaincre en les surprenant agréablement.
E. Pierre
Sans détour : Drôle de Togo! « Ce qui instruit les sots, ce n’est pas la
parole, c’est le malheur » (Démocrite, Fragments)
Le
Togo reste un pays atypique. Les faits et gestes de nos gouvernants frisent
le ridicule et l’amateurisme. Outre la surprenante nomination des membres du
Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), deux faits majeurs
ont marqué l’actualité politico-économique de notre pays. Il s’agit de la
nomination des membres de la Commission « Vérité, Justice et
Réconciliation » suivie de leur installation vendredi dernier et de
l’affaire Progosa. Des sujets qui attestent que les autorités togolaises
n’ont aucune envie de faire bien les choses.
La
présence de certaines personnalités au sein de la Commission «Vérité,
Justice et Réconciliation » nous renvoie à une histoire d’un jeune
poursuivi par des vampires. Il déambula quand il tomba dans une meute de
vampires. Pendant longtemps, il fut coi devant ces êtres bizarres aux dents
de requin. Sa peur monta d’un cran quand il vit dans un coin ceux-ci
déchiqueter une vieille femme. Que faire devant une telle situation ? Ce fut
le sauve qui peut. Le jeune homme prit ses jambes à cou. Chemin faisant, il
se retourna et vit les vampires à ses trousses. Il accéléra pour prendre un
avantage certain sur ceux qui étaient à sa poursuite. Il pénétra tout
essoufflé dans une salle où il vit un prêtre reconnu dans le pays pour sa
rigueur et crainte de Dieu. Ouf de soulagement. A peine le jeune homme se
mit-il à raconter ses mésaventures à l’oint de Dieu qu’il vit sortir de
l’antichambre des gens parmi lesquels se trouvaient quelques uns des
vampires qui l’avaient pourchassé. Tout à coup, il prit la poudre
d’escampette. Imaginez la suite.
Nous sommes un peu dans ce scénario avec la présence dans cette Commission
de l’un des principaux responsables des actes de violence de 2005, d’un des
« dénatureurs » de l’histoire du Togo qui se trouve être le Prof.
Koffi Badjow Tcham et de deux autres militants du RPT que sont le chef
Agokoli et Ogamo Bagna.
Nous en sommes là quand l’affaire Progosa a éclaté. Ici c’est l’histoire
d’un « voleur » et ses protecteurs. Il n’était rien quand il débarqua
dans cette forêt où les dirigeants font les choses à l’envers. Envoyé par
son patron auprès du lion, il dit à ce dernier qu’il allait voler les actifs
de son employeur afin de gérer la forêt et lui offrir des gibiers gras et
succulents. Le lion vorace accepta le marché sans autres formes de procès.
Quand le lion allait mourir, il demanda à ses nombreux rejetons de prendre
soin du « voleur » qui gérait dorénavant la forêt. Mais entre-temps,
l’ancien employeur du voleur voulut protester mais ses hommes furent envoyés
au gnouf avant d’être libérés. Quatre ans plus tard, les lionceaux se
disputaient le fauteuil et le plus redoutable était coincé dans un lieu de
détention tenu secret. Et après avoir mangé des gibiers juteux et voulant
rentrer dans les bonnes grâces du « roi de la planète», l’autre
lionceau et son conseil éjectèrent le « voleur » et firent revenir
sans vergogne le « volé ». Bizarre, n’est-ce pas ?
Zeus AZIADOUVO
Une dame d’une
soixantaine d’années s’est noyée dans un étang au Grand marché de Hédzranawé
Vendredi dernier, les commerçants du Grand marché de Hédzranawé ont été
ameutés par la découverte d’un corps sans vie d’une femme âgée d’une
soixantaine d’années. La dame était tombée dans un étang qui se trouve dans
le marché et y a succombé.
Selon les informations, le drame s’est produit la veille mais faute de
lumière, la vieille n’a pas pu être sauvée. « Hier, aux alentours de 20
heures, on a constaté les bruits d’une personne qui se noie. Rapidement, on
a alerté la gendarmerie du marché qui, à son tour, a appelé les Sapeurs
pompiers. Ces derniers, arrivés sur les lieux, n’ont rien fait pour sauver
la personne, car disaient-ils, il n’y a pas de lumière et ils ne peuvent pas
risquer leur vie pour s’aventurer dans cet étang en pleine nuit. Puis ils
sont repartis. C’est le lendemain qu’ils sont revenus pour sortir le corps»,
a confié un témoin. « La vieille a au niveau de son poignet, du
sparadrap, ce qui nous fait penser qu’elle est en train de suivre des
traitements. Mais on ne comprend pas comment elle est arrivée à tomber dans
ce grand trou rempli d’eau», a déclaré un autre.
« La dame étant inconnue de tous les commerçants du marché,
même de la population environnante, elle a été transportée à la morgue par
les Sapeurs pompiers
», a indiqué le responsable du marché, Mayaba Etienne.
Dans ce marché, plus précisément derrière la Gendarmerie, se trouve un
grand trou pour retenir l’eau dans les environs. Ce trou jadis protégé, se
trouve aujourd’hui à ciel ouvert. « On faisait des travaux quand la
clôture s’est effondrée. Mais en ces périodes, il est difficile de
reconstruire. Donc, après les travaux, le trou sera de nouveau protégé mais
on essaie de faire de notre mieux pour protéger les commerçants »,
explique M. Mayaba. Ce qu’ont démenti certains revendeurs du marché qui
soutiennent que ce sont les travailleurs eux-mêmes qui ont démoli la clôture
afin d’avoir de l’espace. Et depuis-là, les responsables du marché n’ont
pris aucune mesure pour protéger la l’étang alors que la zone n’est même pas
éclairée. Tout se passe comme s’ils ne se soucient pas du danger que courent
les gens qui y viennent faire leur commerce.
Vivement qu’une solution adéquate soit trouvée à cette situation
inquiétante.
Coco Tchak
Ça
va se savoir : Les inséparables (1)
Intimes amis étaient Josias et Eric depuis leur petite enfance
jusqu’à l’âge adulte. Agé maintenant de 18 ans révolus, ils étaient encore
des amis inséparables voire des frères siamois. En effet, Josias très beau
et très rusé, admirait beaucoup ses compagnons dont ses services ne lui
faisaient pas défaut. Bref, il tirait énormément assez de profit, beaucoup
d’intérêt, car celui-là lui était vraiment serviable et loyal dans son rôle
d’intermédiaire. Aussi faudra-t-il reconnaître en Eric, un agité. Il aimait
beaucoup semer dans les champs à autrui que dans le sien. Il avait la
manière et était dévolu à la tâche.
Un jour alors qu’ils rentraient bredouille d’une chasse aux
filles à Nyékonakpoè, ils rencontrèrent sur leur chemin de retour Shella,
une jolie demoiselle de même âge qu’eux. Ils tergiversèrent pour la héler.
Mais d’un sursaut d’orgueil, Eric rassura Josias qu’il allait essayer, ce
qui semblait à première vue impossible. Pas pour lui-même, mais pour son
frère siamois qui est coureur de jupon. Il faut reconnaître en Eric, un
poète et théoricien, un « tchatcheur » avéré en matière de la drague.
Il approcha cette dernière et releva comme par magie son défi. Tout
content, Josias n’en croyait pas à ses yeux. Le trio fit alors un long
chemin de marche et débarqua dans un jardin public. Eric satisfait d’avoir
accompli sa mission car les choses allaient déjà bon train, s’éloigna du
jeune et nouveau couple qui vint de s’asseoir sur le banc fait de béton. Il
s’exile de quelques mètres puis se trouva solitaire sur un autre banc isolé.
Avides de la chose, les mains étaient déjà mises à contribution.
Les câlins allaient vraisemblablement bon train. Estelle, une douée dans la
pratique de l’entretien des hommes, plus qu’une travailleuse de sexe, avait
déjà ôté son corsage. Sur sa poitrine plus que dénudée, deux petites prunes
solidement enracinées, présentaient des bouts bien solides. L’homme tenta et
réussit à prendre l’une des tétines entre ses lèvres. Il s’acharnait à ce
moment à la téter tandis que la jeune fille s’occupait tendrement de la
manipulation du bébé boa de son partenaire, encore embrigardé dans le
pantalon. Le reptile malgré sa petitesse était super fâché mais sa tête
était prise en étau entre les doigts manipulateurs d’Estelle qui ne
désoeuvrait absolument pas.
De loin, Eric entendait que le feulement du joyeux couple noyé
dans l’obscurité qui couvrait le jardin. Il ne résista pas longtemps à cette
tentation. Il tira sur l’éclair de son pantalon, d’où sortit hâtivement un
anaconda humain qui n’a rien à envier à ceux de la forêt d’Amazonie. La
bête au garde-à-vous était désormais saisie des deux mains de son maître.
Elle était alors soumise à un interminable va-et-vient dans le vide.
Josias et Estelle se câlinaient encore quand soudain, le jeune
se leva et vint blottir entre les jambes écartées de sa partenaire. Tel un
secouriste d’un asphyxié à qui l’on voulait appliquer la « bouche à
bouche », la bouche de Josias vient se coller au nombril en forme de
bouche de par son creux. Vivement, le gars léchait sans se lasser le creux.
Cependant, près d’un autre banc où se tenait maintenant debout, Eric, son
géant reptile crachait un flot de venin dans le vide. A suivre…
Tonton D
Libertinage
Les tribulations de «Dupuy et Dauby»
Le sulfureux homme d’affaires franco-espagnol qui a confisqué
toutes voyelles de l’alphabet pour constituer son nom, on aimerait parler de
jacques Dupuydauby est dans de beaux draps. Ce conquistador qui a fait la
pluie et le beau temps au Port Autonome de Lomé et qui a pillé toutes les
ressources du pays avec la bénédiction du clan a des problèmes plus que la
Somalie. Plusieurs jours pour le voleur, un seul pour le propriétaire, dit
l’adage. Pris la main et les pieds dans le sac, il a fui comme un lapin pour
se réfugier dans sa Séville natale. Là, assuré de ne plus être inquiété, il
fait la bouche comme George « Bouche ». S’il est garçon, qu’il
revienne pour porter le même pantalon que « Rebelle » Bakaï qui a
d’ailleurs lancé un mandat d’arrêt international contre lui et son fils, le
nouveau DG de La Chaîne de Faure (LCF). S’il y a quelqu’un qui doit se
réjouir des tribulations de Dupuydauby, c’est le Doyen qui n’a jamais
porté l’homme dans son cœur. Dupuy devrait être là pour lire les dossiers «
hon hoin » (puants ) qu’il devrait sortir sur lui.
A propos, le fils, Hounsrou Vianney ne devrait pas normalement
avoir les mêmes problèmes de difficulté que le père. Il se raconte que
depuis quelques temps déjà, il était dans le couvent quelque part à Vogan et
de ce fait devrait bénéficier de la protection des dieux. Apparemment les
vaudous l’ont lâché. Tout comme son père, il a pris ses jambes à son cou.
Quand le sol est chaud, ce sont les pieds qui le sentent.
La HAAC de nouveau épinglée
La HAAC, encore la HAAC, toujours la HAAC. Il n’y a pas de
rapport qui sorte dans le monde sans que la Haute Autorité de l’Audiovisuel
et de la Communication de Fo Philippe Dekassou ne soit épinglée. Tout
récemment, c’est le département d’Etat Américain qui a tiré à boulets rouges
sur notre institution chérie. Aujourd’hui, c’est Amnesty International qui
sort un rapport accablant sur la HAAC à qui il est reproché de
restreindre la liberté d’expression dans le pays. Depuis que Fo Philippe a
atterri là-bas, les choses vont du pire au « plus pire ». Ce qui fait dire à
certains que c’est la « plus pire » institution que le Togo ait
connue depuis son accession à la souveraineté internationale.
Entre nous, si tout le monde crie que ça ne va pas, il faut
avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que vous ne faites pas bien
et corriger au mieux les choses. Une seule personne ne peut avoir raison
contre tous. Au lieu de faire une introspection, le prégo de la HAAChe est
là à jouer au dur à cuire et au je m’en foutisme. Ça ne donne pas une bonne
image de lui. La manière « EVEGNOble » dont les étudiants ont crié
haro sur lui lors du séjour de nos confrères de Rfi à Lomé est symptomatique
de l’aversion que les Togolais ont pour lui. Il n’est pas trop tard pour
changer. On dit souvent que la petite honte vaut mieux que la grande honte.
Alors, Fo Philippe, vous pouvez encore changer et positivement…
Quand « Faure-vi » boude Kadhafi
« Faure-vi » qui boude son père, le Guide de la
Jamahiriya révolutionnaire arabe, libyenne Mouammar Khadafi. Qui l’eut cru ?
Les temps ont vraiment changé. A y voir de près, le courant ne passe pas
très bien en ce moment entre le roi des rois traditionnels d’Afrique et le
roitelet. Tenez, depuis le week-end se tient chez le Guide le sommet de la
CEN-SAD. Aussi bizarre que cela puisse paraître, le « p’ti » a brillé
par son absence à cette conférence des chefs d’Etat africains. Beaucoup de
personnes n’arrivent pas à comprendre que le fils de la nation ait pu
boycotter aussi facilement celui qui l’a toujours considéré comme son «
fils ». Que se passe-t-il pour que le fils adresse un tel pied de nez au
père ? On parie que cela ne va pas du tout réjouir au Guide Libyen. Les
mauvaises langues racontent que cette affaire entre « Faure-vi » et
Kpatchagan qui a empoisonné les relations parentales entre le « p’ti
» et le Guide. Celui-ci n’aurait pas apprécié que le Gros soit encagé et
aurait ordonné sa libération, ordre que « Faure-vi » n’a pas exécuté.
Depuis, les relations ne sont plus au beau fils entre les deux chefs d’Etat.
Le divorce serait-il définitivement consommé entre eux ? On ne saurait le
dire. Ç’aurait été le temps de la lune de miel entre « Faure-vi »
et Khadafi qu’au cours de ce sommet, le prégo togolais serait parti quelques
jours plus tôt en tourisme en Libye et faire le pied de grue chez son «
père ». Aujourd’hui, la donne a changé.
Logo Dossouvi change de veste
La confédération des associations des jeunes dénommée «
Forces Nouvelles » (FN) étonne chaque jour la jeunesse. Aussitôt portée
sur les fonts baptismaux, aussitôt en déconfiture. Quelques jours ont suffi
à l’une des associations, ABEJ (Association pour le bien-être Juvénile) pour
claquer la porte, taxant de tous les noms d’oiseaux l’association mère. Son
président Logo Dossouvi nullement ébranlé est décidé à poursuivre
l’objectif qu’il s’est assigné, celui d’analyser au microscope les projets
de société de chaque candidat à l’élection présidentielle de 2010. Après
quoi, le militant du MO5 entend sillonner toute l’étendue du territoire
pour démasquer les politiciens démagogues. Après, il se propose de choisir
son candidat reconnaissant plutôt idéal pour qui il appellera la population
à voter massivement. Aujourd’hui que les activités des FN sont pratiquement
invisibles sur le terrain, son patron vient de dénicher l’oiseau rare. Il
aurait appelé publiquement à voter pour son patron Oncle-Léo kéi, «
Faure-vi », le guide des RePTiles. Le gars, en un temps record, a choisi
son camp en s’autoproclamant directeur de campagne du « p’ti » au
détriment du leader de la CDPA. Le divorce est-il définitivement consommé
entre Logo et la CDPA ? C’est la question que beaucoup de Togolais se
posent. Plus rien ne semble aller entre le parti et le jeune militant de
premières heures. Si Logo Dossouvi a appelé publiquement la population à
faire confiance à « Faure-vi », c’est que les choses sont au plus mal
entre eux. Et pourtant c’était un parfait amour qu’ils filaient depuis
belle lurette. La « mangecratie » semble les diviser. Chacun a
décidé de suivre son chemin. N’est-ce que tout chemin mène à Rome, mieux à
la mangeoire ? Logo a trouvé le sien. Il semble parfaitement assimiler le
nouveau slogan de ses anciens mentors à savoir «
Mangecratie d’abord, démocratie après ».
Le ministre Guy Lorenzo s’est bien moqué d’ABEJ
La semaine dernière, l’Association pour le bien-être Juvénile (ABEJ)
appelait pour une énième fois la population notamment la jeunesse à battre
le pavé à traavers la ville de Lomé pour dénoncer l’augmentation
exponentielle des prix des produits de première nécessité. Le ministre du
Commerce Guy Lorenzo et son collègue de la Sécurité ont raconté des
bobards aux responsables d’ABEJ pour faire avorter la grève. Les deux
ministres n’ont pas eu de difficultés pour convaincre leurs interlocuteurs
que le sujet sera traité au premier ordre du jour du conseil des ministres.
Mais grande fut leur déception à la lecture du communiqué sanctionnant le
conseil des ministres. On n’a pas fait ça même dans les divers. Le
lendemain, Cocovi Guillaume et sa bande se sont présentés au ministère pour
se plaindre. M. Guy Lorenzo après s’être proprement gaussé d’eux s’est
éclipsé et a donné l’instruction à son directeur de cabinet de les
recevoir. Face à cette plaisanterie de mauvais goût, les responsables d’ABEJ
n’ont eu que leurs yeux pour pleurer. Aujourd’hui, bon nombre de ceux qui
juraient qu’ils ont été tournés en bourrique semblent avoir raison. Leur
réaction étonne plus d’un. L’ABEJ qui ne manquait aucune occasion pour
ouvrir grandement la bouche et fustiger vertement le « p’ti », a
perdu sa langue. On raconte qu’on lui aurait cloué le bec avec des espèces
sonnantes et trébuchantes. Cette situation amène beaucoup d’observateurs à
dire que ces messieurs d’ABEJ ne sont que des plaisantins qui cherchent à
se servir des jeunes pour trouver une place au soleil. Au fait, si l’ABEJ
joue bien son rôle de plaisantin pour détendre l’atmosphère tendue où est
son mal ?
Une affaire « inclaire »
Depuis que cette affaire d’attentat à la sûreté du fauteuil présidentiel de
« Faure-vi » a éclaté avec des tirs d’artillerie légère le lundi de
pâques dans la maison de « Kpatchagan », un véritable flou continue
de l’entourer. On ne sait plus qui est qui fait quoi. Chose curieuse, cette
affaire « Gnassingbélando-Gnassingbélandaise » mélange les
populations qui chaque jour que « Faure-vi Vodoua » fait les plonge
plus dans le doute. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi ce sont les
presses étrangères qui doivent les informer sur ce qui se passe sur la terre
des grands-parents de leurs aïeux. Si ce n’est pas nos « con-de-frères
» de la Lettre du Continent qui ont dévoilé les relations orageuses entre «
Faure-vi » et «Kpatchagan», on n’en saurait rien. Depuis
l’éclatement de l’affaire, c’est Jeune Afrique du « con-de-frère »
François Djibouti, pardon, Soudan qui détient l’exclusivité de toute
l’histoire. De la préparation du coup d’Etat, aux commanditaires jusqu’à son
avortement, il maîtrise les moindres détails. Les autorités chargés de
faire la lumière sur ce coup d’Etat manqué ne se prononcent pas mais on ne
sait pas d’où ces « con-de-frères», eux détiennent toutes les
informations. S’ils pouvaient au moins filer le tuyau à leurs «
con-de-frères» «gnassingbélandais », ils ne seront pas à court
d’informations et ne raseraient pas les murs.
Par ailleurs, ceux qui ont la langue pendante, affirment que ces
informations révélées par le journal proviennent des « zotorités »
elles-mêmes. Dans certains milieux, on estime que le directeur de Jeune
Afrique n’est pas « clean » et qu’il mange à toutes les sauces des
dictateurs africains. En tout cas, ce n’est pas avec notre bouche qu’ils
vont manger leur petit piment.
Une fête de pentecôte pas comme les autres
Qui a dit qu’à « Gnassingbéland », il n’y a pas de pasteurs qui
peuvent soulever le pic d’Agou. Le dimanche passé, les chrétiens ont fêté la
pentecôte qui est la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres. C’était
encore une occasion pour nos chers pasteurs de démontrer leur force et de
montrer surtout ce qu’ils ont dans les tripes. Il paraît que des miracles,
il en a eu à foison dans les églises éveillées et que les fidèles en ont
vraiment eues pour leurs « zoeils ». Il se raconte que dans l’une de
ces églises , le pasteur a promis des miracles aux fidèles. Lorsqu’il a
commencé à prier, à un moment donné, il a commencé à marcher en l’air comme
sur des escaliers. En ce moment les femmes criaient « Fire, fire, fire,
yes, Dieu fait encore des miracles… ».
Dans une autre église à Kagomé, lorsque le pasteur priait et qu’il levait sa
main en direction des fidèles pour soi-disant leur envoyer l’Esprit-Saint,
tous tombaient dans la salle et se réveillaient quelques minutes après. La
scène s’est produite plusieurs fois avant la fin du culte. Lorsque deux
femmes qui étaient très accrochées aux enseignements de leur pasteur sont
revenues à la maison, elles s’étaient très déçues et n’ont pu cacher leur
colère. Elles ont juré qu’elles ne retourneront plus jamais dans cette
église car quelque chose se cacherait derrière la super puissance de ce
pasteur. Ne nous a-t-on pas appris qu’un jour les aveugles verront, que les
sourdes entendront et que les boiteuses marcheront ? Que leurs cœurs se
refroidissent. |