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2009

   
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Liberté Hebdo N° 500 du 04 mai 2009
Présidentielle 2010 : Le processus électoral dans l’impasse

         La seule venue à l’esprit de ce scrutin fait secréter de l’adrénaline au vu de l’enjeu énorme. Un tel scrutin pour être une réussite mérite une organisation minutieuse, une préparation optimale. Mais depuis quelques temps, le processus électoral est mis aux oubliettes.

          La présidentielle de 2010, il faut être dans le secret des dieux pour savoir si elle va se tenir ou pas. Car sincèrement, il arrive de se poser la question. Depuis l’éclatement de cette fameuse affaire de coup d’Etat dans laquelle est mis en cause le député Kpatcha Gnassingbé, les gouvernants semblent avoir rangé le processus électoral au placard. En effet, depuis le 12 avril où eurent lieu l’assaut militaire au domicile du député et sa suite de péripéties mouvementées dont son arrestation le 15 avril, cette affaire passionne beaucoup et relègue tous les autres sujets de la vie politique nationale au second plan. Le débat semble réduit à cette affaire familio-familiale. Dans les sphères politiques, dans les bureaux et dans les rues, on ne parle que de cette tragicomédie jouée par les « deux frères ennemis ». Quid du processus électoral de 2010 ?

          Aujourd’hui, plus personne n’en parle, autant chez les gouvernants que dans les autres états majors de partis politiques. Dans les arcanes du pouvoir, la préoccupation est comment faire pour sortir de ce guêpier qu’est l’affaire Kpatcha. Il y a de quoi s’inquiéter car c’est la survie même du clan Gnassingbé qui se joue. Ainsi, Faure et les siens n’ont plus la tête à autre chose. Toute leur existence semble réduite à cette équation.

          L’opposition politique est aussi emballée. L’Union des Forces de Changement (UFC) a été prompte à pondre un communiqué pour dénoncer les dérives qui ont abouti à l’attaque du domicile du député. Le groupe parlementaire UFC sera suivi par sa sœurette du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et autres leur emboîteront le pas. Oubliant ainsi le processus électoral. Il y a longtemps qu’on n’a plus senti tout ce beau monde dire un seul mot, faire un seul communiqué à ce propos.

Même la communauté internationale, surtout le Facilitateur ne dit plus rien. Blaise Compaoré qui feignait jusqu’à une époque récente d’être très préoccupé par ce scrutin n’en parle plus. Il attend peut-être pour soutenir le prochain coup de force du clan Gnassingbé.

          Les dernières actions relatives au processus électoral qu’on se rappelle sans doute est la modification unilatérale des articles 21 et 32 du Code électoral et l’invalidation par la Cour Constitutionnelle. Ce tour de passe-passe a été opéré en fin mars. Plus d’un mois est passé sans qu’on ne sache où l’on en est avec le processus électoral. Il a déjà accusé un retard considérable dû au manque de volonté de faire organiser les choses dans la transparence.

          Il a fallu le cri d’alarme de l’opposition parlementaire pour contraindre Faure à mettre en place le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CDPC). Bon gré mal gré, les discussions ont eu lieu dans cet organe autour du processus, malgré les tentatives de Faure et les siens de mettre les pieds dans le plat en ouvrant les portes aux particules comme  la CPP, le PDR et la  CDPA. Le code électoral a été passé en revue et les points de désaccords entre les protagonistes remis au Président du CPDC et Facilitateur-maison Faure Gnassingbé qui devrait enclencher des conciliations. C’est dans cette  attente qu’était l’opposition quand elle a été prise de court par le RPT qui introduit discrètement un projet de modification du Code électoral.

          Aujourd’hui, il y a plein de réformes qui attendent d’être faites pour la bonne tenue de cette élection, au crédit desquelles les réformes institutionnelles et constitutionnelles. Mais les discussions au sein du CPDC sont dans l’impasse et Dieu seul sait quand elles vont reprendre. Et pourtant, on est talonné par le paramètre temps. Si après le retard déjà accusé dans l’enclenchement du processus, il est aujourd’hui dans l’impasse, il faut redouter la précipitation qui donnerait les armes nécessaires au pouvoir pour tripatouiller les choses. Et dans ce cas, on devrait d’ores et déjà dire « bye-bye » à la transparence du scrutin.

Pablo E.


Commémoration du 18e anniversaire de la création du CAR et des acquis démocratiques : Me Dodji Apévon : « Je reste convaincu que l’opposition a toutes les chances de remporter la victoire en 2010 »

Les militantes et militants du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ont commémoré le jeudi 30 avril 2009 au Centre Togolais des Expositions et Foires (Togo 2000) le 18e anniversaire de la création du CAR et des acquis démocratiques d’avril 1991.

En effet, avril 1991 constitue un tournant décisif dans la lutte démocratique au Togo. Sous l’égide du Front des Associations pour le Renouveau (FAR), notre pays a réalisé des acquis politiques qui demeurent jusqu’à ce jour les seules véritables avancées démocratiques.

Au titre des acquis, on note la promulgation de la charte rétablissant le multipartisme ; la promulgation d’une loi d’amnistie pour faciliter le retour au pays des compatriotes contraints à l’exil; l’accord sur la dissolution du Parlement et du Gouvernement alors mis en place et leur remplacement par des organes législatifs et exécutifs transitoires à composition comprenant le pouvoir et l’opposition pour organiser de façon conjointe et consensuelle les élections démocratiques. Le parti de Me Yawovi Agboyibo a donc tenu à marquer ces hauts faits de l’histoire.

A cet égard, le président national du CAR, Me Apévon Dodji a exhorté les siens à ne pas se tromper de combat car, rappelle-t-il, l’ultime objectif qui a motivé leur engagement n’est pas encore atteint : vivre dans une société où les dirigeants sont librement désignés par les populations à travers des élections transparentes et démocratiques « C’est pour cela que notre parti doit amorcer de façon courageuse et clairvoyante le virage actuel de notre processus pour permettre à nos populations de vivre enfin l’expérience de l’alternance démocratique en 2010, débouchant sur un Togo libre, uni, paisible et prospère qui garantisse à chaque citoyen le respect de ses droits et libertés, un environnement national sécurisé et un niveau de vie décent », a martelé Me Apévon.

Le président national du CAR n’a pas passé sous silence les sujets brûlants de l’heure, à savoir l’affaire Kpatcha Gnassingbé et la réconciliation nationale. Au sujet de la tentative de coup d’Etat, Me Apévon a réitéré la position exprimée par son parti à savoir qu’il est impératif que toute la lumière soit faite dans le respect des garanties prescrites en la matière. « Le CAR voudrait rappeler à ce propos, que suivant les textes en vigueur, si en cas de flagrant délit, un député peut être arrêté et poursuivi sans la levée préalable de son immunité, il ne peut en revanche être jugé que si l’immunité est levée par l’Assemblée nationale », a-t-il insisté avant d’exhorter le pouvoir à ne pas tirer prétexte de cette affaire pour bloquer le processus des discussions du CPDC, au risque d’entretenir de l’incertitude et de l’angoisse dans l’esprit des populations sur la tenue de l’élection présidentielle de 2010.

Justement, à propos de cette élection, le président national du CAR estime que l’opposition a toutes les chances de remporter la victoire mais que cette victoire que les populations togolaises appellent de tous leurs vœux passe par l’entente des forces démocratiques sur un candidat unique.

Concernant le processus de réconciliation nationale, Me Apévon a déploré que le gouvernement ne se soit pas conformé aux dispositions de l’APG prévoyant la mise en place de deux commissions chargées, d’une part de faire la lumière sur les actes de violence à caractère politique et d’autre part, de rechercher les voies et moyens d’indemnisation et d’apaisement des victimes. « Dans le contexte politique actuel où il est illusoire de vouloir établir la vérité sur les actes de violence commis lors des élections de 2005 pendant que les auteurs présumés sont au pouvoir, la deuxième commission prévue par l’APG aurait pu, depuis des mois, enclencher l’indemnisation des victimes qui est du ressort de l’Etat, n’est pas subordonnée à l’identification préalable des auteurs des dommages subis », a-t-il dit.

Le leader du CAR a enfin convié les pouvoirs publics à être à l’écoute des voix qui s’élèvent de plus en plus au sein de la population et plus particulièrement en milieux jeunes au sujet de la répartition équitable des emplois, des marchés et autres avantages de l’Etat entre les citoyens des différentes préfectures et ethnies du Togo. « C’est là où réside la racine du mal togolais et il ne sert à rien de traiter le cancer par la Doliprane », fait observer Me Apévon. Et d’ajouter : « Le moment est venu de prendre le taureau par les cornes et de remédier au mal togolais en s’inspirant des solutions pratiquées par des pays qui ont été confrontés aux ravages causés par la discrimination ethnique dans l’accès des citoyens aux biens et services faisant partie du patrimoine national ».

M.A.


Le PDP dénonce la récupération politique des évènements du 12 avril 2009

Le Parti Démocratique Panafricain (PDP) que préside M. Bassabi Kagbara a, pour marquer le 49e anniversaire de l’indépendance du Togo (le 27 avril 1960) et la fête des Travailleurs (le 1er mai de chaque année), organisé à son siège, le 02 mai dernier une  conférence de presse.

Le PDP, par la voie de son président M. Bassabi Kagbara, a présenté un tableau d’une analyse socio-économique  et politique du Togo. Cette analyse  en (07) points saillants demande aux autorités  plein de choses à faire en vue de faire avancer le pays.  En plus, elle dénonce certaines pratiques  d’une autre époque.

Ainsi, pour le PDP, il urge que l’on revienne sur les discussions politiques d’avant les évènements du 12 avril 2009. « Que  les droits des présumés soient strictement respectés et que les règles de la justice soient appliquées en toute objectivité, sans tentative d’arbitraire  ou encore de volonté de règlement de comptes », a demandé M. Kagbara  se référant  au discours du Chef de l’Etat du 17 avril 2009.

« Le PDP demande que cette affaire de tentative de coup d’Etat n’occulte pas les discussions politiques ouvertes depuis février 2009 et qui doivent préparer notre pays pour l’élection présidentielle de 2010 qui se doit d’être juste et crédible comme dans les pays qui nous entourent », a-t-il poursuivi dans sa déclaration.

          Par la même occasion, le PDP exige que soit arrêtée la récupération politique des évènements du 12 avril 2009. « Nous assistons depuis le 19 avril 2009 sur la Télévision nationale à des mises en scène de « mobilisation des populations » dans les préfectures, pour manifester leur soutien au Chef de l’Etat que « Dieu a sauvé d’un complot de coup d’Etat », selon les dires des activistes de ces marches. Le PDP dénonce ces marches dites de soutien qui ne sont en fait qu’une récupération politique des évènements du 12 avril jusqu’ici », a-t-il souligné. Pour M. Kagbara, il s’agit d’une campagne présidentielle avant la date, une attitude qui frise  de la provocation. « Le PDP craint des  élections une fois encore troublées avec des heurts, des ressentiments et des déplacements de population si le RPT doit continuer de telles pratiques provocatrices avec des préfets qui ne semblent nourrir la moindre  conscience  démocratique moins  encore de patriotisme », a martelé l’orateur, se référant  à ce que l’on pouvait lire : « La préfecture a choisi Faure pour 2010 » sur les banderoles affichées au grand écran.

Le PDP, sur le plan social, a exhorté par la même occasion les autorités à réduire  les prix du carburant jusque-là maintenus à 500 F au Togo, pendant qu’il est à 275 F au Ghana et 350 F au Bénin du fait de la baisse du prix du baril de pétrole sur le marché mondial. « La réduction n’est point ce à quoi le citoyen s’attend car le carburant demeure toujours plus cher au Togo que dans les pays limitrophes. Une situation qu’aucun argument ne saurait expliquer », a affirmé le Président  du PDP. De même, il a demandé que soit immédiatement révisé à la baisse  le prix du ciment afin de permettre  aux honnêtes citoyens de satisfaire  au moins ce noble idéal de la culture  togolaise qu’est de construire sa propre demeure.

M. Kagbara a également élevé la voix pour dénoncer des menaces qui pèsent sur ses militants et autres. « Aujourd’hui, hormis les affectations punitives, ce sont des menaces d’agressions physiques, d’exclusions sociales et de privation de droits, de menace  de mort dont font l’objet nos militants dans la région de la Kara », a-t-il  souligné. « Dans le cas des préfectures de la Binah et de Dankpen par exemple, les préfets de ces localités respectives s’associent personnellement à ces pratiques viles, oubliant la ruine dans laquelle s’enfoncent au jour le jour les localités de leur ressort », a-t-il ajouté. Alors pour cela, « le PDP demande un remaniement des préfets avant la présidentielle de 2010, s’il est vrai que le pouvoir en place veut organiser des élections qui montrent que le  Togo peut aussi servir de bon exemple électoral ».

Didier Ledoux


Sans détour : Voilà le coach Wade !

          « O vertu, science sublime des âmes simples, faut-il donc tant de peines et d’appareils pour te connaître ? » (Rousseau, Discours sur les sciences et les arts)

          Parmi les chefs d’Etats africains ayant soufflé le chaud et le froid dans le dossier togolais après le décès du Général Eyadèma, il y avait un certain Abdoulaye Wade. Cet opposant farouche au régime de Léopold Sédar Senghor et à celui d’Abdou Diouf et qui a su attendre son heure pour accéder à la magistrature suprême, a feint de s’opposer à la «dictature héréditaire » qu’un quarteron d’officiers et le « mercenaire au col blanc » ont voulu imposer aux Togolais. Tout en s’insurgeant officiellement contre la tentative de monarchisation de la République togolaise, l’opposant devenu président en la faveur d’un scrutin clean salué par tous, était de ceux qui ont montré au clan la voie à suivre pour revenir aux affaires après un semblant de retrait et de retour à la légalité constitutionnelle. Il a dit à Faure que s’il voulait être président, il n’avait qu’à passer par la voie normale et qu’il avait un grand parti, le RPT, de l’argent et l’armée à sa disposition pour reprendre « son bien ». Des conseils que l’assoiffé du pouvoir a mis à profit. Et il a fallu la mort d’au moins 400 de ses compatriotes avant qu’il ne jure « devant Dieu et devant le peuple togolais ».

          Ce n’était pas en fait un acte gratuit. Tous les despotes africains, sentant leur mort  prochaine, voulaient faire du Togo un champ d’expérimentation de la monarchie. Passer la main à leur rejeton aux fins de conserver le pouvoir dans le giron familial. Le chantre de « Sopi » (changement en Wolof) a l’ardent désir de se faire remplacer un jour par son fils. Il s’y emploie d’ailleurs. Depuis 2001, Karim est devenu son Conseiller influent. Il a commencé à apprendre dans l’ombre de son géniteur. Lors des élections locales du 22 mars dernier, il a fait son entrée en politique. C’était la bérézina pour le jeune politicien qui venait ainsi de rater sa première sortie en tant que candidat ayant sollicité les voix des Sénégalais. Mais « papa » avait son petit plan. Il fallait trouver un créneau au sein duquel son enfant pourrait être plus visible. Un pari désormais gagné puisque Karim est fait ministre d’Etat chargé de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. Plusieurs portefeuilles stratégiques confiés à lui tout seul. Sûrement qu’il y avait déjà dans les tiroirs une solution à la crise qui secoue la compagnie Air Sénégal. Et lui, il n’aura qu’à la copier et coller pour juguler en un temps record cette crise qui risque de jeter dans la nature 500 employés. Une astuce pour faire taire les sceptiques et prouver aux Sénégalais que le fils du « Sopi » est bien compétent.

          Ce que vient de faire Wade nous renvoie à cette image d’un jeune qui veut devenir footballeur comme son père. Il s’est inscrit dans le centre de formation du club coaché par « papa ». Amortissant à peine le ballon, il fut curieusement aligné dans l’équipe réserve lors d’un match hautement médiatisé. Première passe à ras de terre, le jeune joueur s’affaissa et tout le monde crut en un exploit. Erreur : il amortit le ballon avec sa poitrine et son visage ramassa au passage le pied de son adversaire qui convoitait aussi le ballon. C’était l’hilarité générale sur le stade. Mais son arcade gauche fut ouverte et son sang arrosait le gazon synthétique. Suite à l’interruption du jeu par l’arbitre, les secours s’affairèrent pour le mettre hors de danger. Il fut sorti sur la civière sous les cris moqueurs du public. Ces tribulations avaient beaucoup marqué son père qui, un mois plus tard, le temps que la plaie se cicatrise, le fit titulaire dans l’équipe première et le nomma capitaine adjoint. Qui peut le contester ?

          Gageons qu’au Sénégal, le futur successeur de « papa » n’aura pas d’autres demi-frères qui seront tôt ou tard accusés d’« atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Zeus AZIADOUVO


Libertinage : Bonne fête !

Le travail a été internationalement célébré le vendredi 1er mai dernier. Le Togo n’était pas en reste. Ils étaient des milliers de « vatrailleurs », chômeurs, meuniers, jeunes diplômés reconvertis en conducteur de taxi-moto, cabinistes, balayeurs de rues, éboueurs, cireurs de chaussures, ramasseurs d’ordures, pousseurs …à descendre dans les rues pour battre le pavé. Tous ont tenu à faire la fête pour remercier le ciel de les avoir aidés à trouver du travail. Parés dans leurs plus beaux habits, ils se sont convergés, avec à leur tête les patrons des organisations figuratives syndiquées à l’immobilisme étatique à savoir, la Corrosion Suicidaire des  Travailleurs du Togo (CSTT) et la Compromission Nationale des Travailleurs du Togo (CNTT), sur le lieu habituel où ceux-ci ont soumis aux autorités insouciantes du sort des « vatrailleurs » leurs traditionnelles doléances qui resteront toujours lettre morte. A « Gnassingbéland », il faut le reconnaître, la fête du 1er mai n’a pas la même saveur pour tout le monde. On vit dans un monde à deux  vitesses. Pendant que la grande majorité des « vatrailleurs » tire la queue par le diable, la petite minorité vit dans une abondance insolente. Pendant que la grande partie des  populations doit se contenter du bouillon d’eau chaude et de piment rouge pour seul repas quotidien, l’oligarchie, elle, étale un luxe de mauvais goût. Pendant que le panier de la ménagère est vide chez l’écrasante majorité, poussent des villas luxueuses et des grosses cylindrées rutilantes chez la nomenklatura dirigeante. Pendant que 98% des « vatrailleurs » trainent avec eux des salaires misérablement miséreux, les revenus des 2% des responsables atteignent  des niveaux stratosphériques. Ainsi va la vie à « Gnassingbéland ». Bonne fête tout de même.

Les « vatrailleurs » togolais vus par Frédéric Gakprrr

Malgré leurs salaires minablissimes, les « vatrailleurs » « gnassingbélandais » dont le courage a dépassé  celui d’Hercule, ont défilé vendredi devant les officiels fiers de la misère de leurs concitoyens. Voici la manière dont « Fo Frédéric  Gakprrr » peint ces « vatrailleurs » togolais dont la « siiation » est peu enviable. « Dieu Miséricordieux, regarde ces travailleurs sourds-muets aux douleurs effroyables de leur existence clochardique, sans sécurité sociale, sans accès  aux soins médicaux primaires, sans épargne, sans projet d’avenir, sans amis à qui ils ne doivent de l’argent. Il y en a qui mourront sans parcourir les rayons d’un supermarché. Il y en a qui n’auront jamais de fromage au petit déjeuner. Il y en a qui n’auront porté pour vêtements neufs dans leur vie que des slips. Il y en a qui ne sauront jamais à quoi sert une vacance. Demain dès l’aube, à l’heure où se pointeront leurs créanciers, les travailleurs togolais se mordront les doigts et n’auront que leurs yeux pour pleurer pour avoir signé un pacte de non agression avec un coq.  Moi j’ai longtemps observé  les volatiles de la basse-cour de mon grand-père.  Quand je lui ai un jour demandé pourquoi après avoir  mangé, le coq nettoie à casser son bec contre terre, il m’a répondu : rassure-toi fiston, ce n’est pas pour son hygiène. Le coq renie toujours avoir mangé. C’est de même pour tous ses actes. Ne t’engage jamais avec lui dans un dialogue social. Il te trahira avant son premier chant ».  Et oui, le dialogue social engagé avec Edem Koqdjo de la CPPutain en 2006 se révèle aujourd’hui un marché de dupes. Qu’on ne s’étonne guère, c’est de la nature même du Koq. 

Quel bilan pour Django

La liste « Perdons ensemble » commandée par le colonel Rock vient de boucler ses 100 jours à la tête de la « Foire » Togolaise des «Footaises». Cela mérite un bilan. A l’analyse, on peut mettre à son actif la reprise du championnat D1 et la victoire des Eperviers sur les Lions Indomptables du Cameroun.

Cependant, il ne fait pas bon vivre au sein des dirigeants sportifs. Aujourd’hui, ces gros gaillards de la Fédé donnent raison à ces Togolais qui avaient parié qu’ils ne vont jamais s’entendre. C’est connu le président et son vice ne badinent pas avec leur ego. A peine cent jours qu’ils sont aux affaires, le bureau traverse des zones de turbulence. Le fils à papa, Django et le magna de Womé ont réussi avec mention très bien à diviser les membres du bureau de la FTF. Chacun avec ses porte-sacs. Le camp Améyivre, champion en tapage médiatique, a perdu sa langue. Tellement embrigadé par le nouveau ancien discours du colonel, ce groupe, à l’aveuglette, baptisait « Rockivi » de « nouveau soleil ». Ce n’est pas le désormais silencieux Amavi Patatu qui le démentira. Il paraît même que les faucons de l’élu magique du 18 janvier ont empêché le puissantissime Gabriel Améyi de visiter les Eperviers à leur dernière rencontre. Le «dépité» avait fait le même coup à son ancien patron, Tata Avlessi. Aujourd’hui, il se fait coiffier au poteau. Comme quoi qui tue par épée, périt par épée.

« Seuls les imbéciles ne changent pas », clamait le nouveau ancien président en ce temps à ceux qu’il pouvait bluffer. On lui reprochait d’être une star en gestion opaque. Aujourd’hui, on susurre que c’est « plus pire » qu’avant. Sa promesse électoraliste d’informer périodiquement sur sa gestion se révèle une supercherie. Au contraire, il se complait à déclarer qu’aucun franc ne sortira de sa poche pour ce foot. N’est-ce pas aussi un changement ? Qui dit que le fils à papa veut être cet imbécile qui ne change pas. En tout cas, cette liste à cocktail Molotov fera parler d’elle dans les cent jours à venir.

Sacré Antoine « Faux-lit »

L’élection présidentielle arrive à pas de géants à «Gnassingbéland ». Les différents états majors des partis politiques se mobilisent. Contre vents et marrées, les macros partis se présenteront à la joute. C’est aussi la saison pour les tonneaux vides qui s’allient à d’autres partis pour se faire saouler des pièces sonnantes et trébuchantes. Pour certains, c’est le moment d’embellir leur curriculum vitae. Les partis satellites sentant leur échec prochain, ne seront pas du reste. Selon les mauvaises langues, ils se préparent à remplir leurs comptes bancaires. Chacun donc avec sa stratégie.

Cependant, la tactique du délégué de l’UDS-Togo, Antoine « Faux-lit » se veut plus maligne. L’ex-ministre des sports trace géométriquement trois chemins pour se faire de bonnes affaires dans le cadre de cette élection de 2010.

A en croire ses propos sur une station radio de la place, son parti est composé «microscopiquement » de trois courants de pensées. Il y a ceux qui militent « décourageusement » pour que l’UDS-Togo présente son propre candidat. Un véritable coup d’épée dans l’eau. On sait que ce parti n’est que l’ombre de lui-même sur l’échiquier politique. Cette option fait dire à certains que c’est du bluff car vu les résultats ultramicrospiques des législatives dernières, Antoine « Faux lit » ne peut pas se permettre d’aller cogner son éclatant front au mur. La seconde catégorie, selon lui, entend apporter son soutien à l’UFC. Cette idée battue en brèche par certains observateurs trouvent que c’est un message envoyé en sourdine à «Faure-vi» pour qu’il remette en selle leur relation au « vilain fixe » depuis le débarquement d’Antoine du ministère des Sports. Le troisième groupe, quant à lui, apporte massivement son soutien au p’ti et non selon lui, au RPT. N’est-ce pas que le gars est « faure » avec sa stratégie des yeux doux ? Même s’il estime que c’est en juillet que les membres de son parti trancheront au cours d’une assise, on pense qu’ils opteront pour le 3e courant de pensée dans l’attente d’une suite favorable.

Les « zotorités » et le 1er Mai

          Le vendredi dernier, la fête du 1er Mai a été encore une fois célébrée de par le monde. Et le «Gnassingbéland » n’a pas dérogé à la règle. Le «p’ti » et ses ouailles avaient rencontré les responsables des syndicats, le patronat et les employés de divers horizons sur l’esplanade du Palais des congrès de «l’eau-mé », pour s’acquérir de leur état de paupérisation, pour recevoir l’éternel catalogue de revendication allant dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Les doléances soumises par les travailleurs connaîtront à coup sûr le même sort que les précédentes, c’est-à-dire expédiées aux calendes grecques. Sur les lieux, nos « zotorités » n’ont pas fait dans la dentelle. Bazin riche par-ci, Costa dernier cris par-là. On a vu un PM tout feu tout flamme aux côtés du fils de la Nation.

Mais incontestablement,  la vedette de la fête est son excellence l’ « insultocrate » de la République  « von Gilberto ». Le type, drapé dans une veste brand new s’est caché derrière une lunette noire. Ce qui lui donne une allure de garde du corps à l’américaine ou d’acteur de cinéma. Ce qui fait dire à certains qu’il jouera dans le prochain épisode de Terminator. On susurre qu’il participera dans un avenir proche aux auditions pour le choix des acteurs principaux pour le tournage. Bonne chance à lui. Il constitue d’ores et déjà un espoir pour le pays dans le 7e art.

De leur coté,  les « ministricules » Nicoué « Vroom » et autres « Hamadou-vi » ont eu l’ingénieuse idée de parcourir certains ministères et sociétés de la place pour prendre le pouls des manifs. Quoi de plus normal. Mais ce qui est un peu dérangeant, c’est seulement les sociétés qui respirent le CFA, c’est-à-dire là où la fête pouvait être « miam-miam »  qui ont eu la dame chance de recevoir la visite de ces personnalités. Beaucoup se demandent s’ils n’ont pas été  guidés par leur ven...

Le SDF « gnocotteur »

Il y a des gens dans ce bas monde qui réfléchissent comme Gogoligo ou Gbadamassi.  Les étrangers disent des  « Gnassingbélandais » qu’ils  sont bêtes mais, ils oublient que nous tous nous sommes des africains et que c’est le même sang qui coule dans nos veines. C’est un ami qui est venu à « Gnassingbéland » pour faire fortune. Il est allé se loger chez son grand-frère le temps de trouver une garçonnière pour se caser. L’homme, tout le monde le prenait pour un saint sur terre. Mais la nuit, il dormait à la devanture de la maison parce que le propriétaire avait menacé de majorer le prix du loyer si jamais il partageait la chambre avec eux. Notre ami n’a eu d’autre choix que de dormir dehors. Il était en quelque sorte le gardien de la maison. Au fil des jours, le bonhomme s’était lié d’amitié avec une femme mariée qui avait une sœur dans la maison.

Un soir, il sonnait 20 heures quand la petite sœur alla prendre sa douche. A 21 h moins le quart, elle ne sortait pas de la salle de bain. Sa grand-sœur inquiète se pointa devant la salle de bain et ouvrit la porte pour voir ce qu’elle faisait pendant tout ce temps. Quelle ne fut sa surprise lorsqu’elle vit sa petite sœur tenant fermement le bord du seau d’eau, se faisant « gnocotter » bien bon par le « gardien ». Face à ce spectacle hallucinant, la seule phrase qu’a pu prononcer la sœur c’est : « Avec tous les C.P. et les hôtels qu’il y a à Lomé, c’est dans la douche qu’il a trouvé pour te faire l’amour ? ».  La fille qui était élève n’accepta pas les reproches de sa sœur et voulut se battre avec elle. Lorsqu’elle reprit ses esprits elle demanda honteusement pardon et continue ses études chez sa sœur. Mais son « gnocotteur » fut renvoyé sans autre forme de procès. C’est lui qui n’a pas de domicile mais c’est lui que ses couilles démangent.

Vous avez dit grippe porcine ? 

Depuis un certain temps, les Blancs ne dorment plus le sommeil à cause de cette histoire de grippe porcine.  On se rappelle que premièrement ils ont parlé de la fièvre atypique qui était partie de chez les « Hihons ». Ils ne nous ont pas dit comment ils ont fait pour l’arrêter mais depuis on n’en a plus entendu parler. Quelques années après, c’est leurs vaches qui devenaient  folles. Nous, on croyait qu’ils allaient s’arrêter là. Mais non. Après c’est la grippe aviaire qui est venue et a attaqué nos poules. Mais certains pour ne pas avoir de problème ont décidé de ne plus en manger. Maintenant, quand le cœur de tout le monde est « tombé dedans », c’est cette histoire de grippe porcine qui vient « bousculader » les gens surtout les revendeurs de « Hanchia » et les inconditionnels de cette viande-là.

Il paraît qu’un « con-de-frère » directeur d’une radio privée en consomme au moins 5 000 F par jour. Nous, on n’a pas voulu croire à cette histoire mais quand on a vu son vendre qui était vraiment…,il faut être non voyant pour ne pas croire. Bien qu’on crie sur les médias que la maladie ne se transmet pas directement par la consommation de cette viande, les gens ne l’entendent pas de cette oreille.  Après la maladie des poules, des vaches, des cochons, on se demande quel animal va encore troubler le sommeil des hommes

Liberté Hebdo 498 du mard 28 avril 2009
49eAnniversaire de l’indépendance du Togo : La marche de l’UFC vers la plage réprimée à coup de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre

La grande marche programmée par l’Union des Forces de Changement (UFC) pour célébrer le 49e  anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, a été chargée à coup de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre et de sécurité. L’on ne dénombre heureusement pas de blessés ni de dégâts matériels comme cela a été souvent le cas dans le pays. Il faut souligner que le parti de Gilchrist Olympio, pour marquer cette fête, a programmé : un culte, une grande marche de l’esplanade de l’église à la plage, un meeting  puis un pique-nique suivi de liesse populaire avec la présence effective du président national.

« Tout sauf la marche », ont semblé dire les autorités. Ainsi, aussitôt après le culte, les forces de l’ordre et de sécurité ont anticipé sur le déroulement de cette manifestation. Une situation qui a terrorisé plus d’un manifestant. « C’est vraiment triste qu’en ce jour anniversaire de l’indépendance de notre pays, les autorités nous interdisent de marcher pour marquer à notre façon cet évènement. Il faut dire que la réconciliation qu’ils font semblant de prôner n’est que de la diversion », a vociféré un militant de l’UFC très en colère.

A côté,  un autre militant renchérit : « Alors qu’eux, ils fêtent dans l’allégresse, ils nous refusent à nous de célébrer la fête de l’indépendance de notre pays. Ils font comme si nous autres nous ne sommes pas des Togolais. Pour moi, ce sont des attitudes qui ne favoriseront pas du tout la réconciliation qu’ils clament tous les jours sur tous les toits. Heureusement que ceci se passe devant l’église où le pasteur dans sa prêche nous a exhorté à la réconciliation. Qu’il soit lui-même témoin de cette injustice qui frustre et révolte les citoyens»

Cette charge des manifestants se justifie, selon le Commissaire Assih de la Sûreté nationale, par la volonté des manifestants de forcer les dispositifs sécuritaires. « Ils ont voulu forcer nos barrières les «Ablafos » et leur coupe-coupe », a argumenté le Commissaire. « Personne ne leur  interdit de fêter. Mais, ils peuvent se rendre à la plage individuellement », a-t-il ajouté.

Pour tous les témoins, ce nom « Ablafo » qui relève des légendes d’une autre époque n’est que pure imagination puisque sur place, ni les passants ni les journalistes n’ont vu la présence de ces guerriers des temps immémoriaux sur le terrain. Ce qui fait dire à nombre d’observateurs  que les autorités avaient volontairement chargé les manifestants sans raison fondamentale.

Auparavant, le Pasteur Godson Lawson a, dans son homélie tirée des  livres saints : Genèse 32 : 25-33-11 ; 2 Corinthiens 5 : 28 et Jean 1 : 29,  parlé à l’assistance de la réconciliation. Pour lui, en ce jour mémorable, il est nécessaire de  réfléchir sur les rapports qui doivent désormais exister entre les hommes et Dieu. La vraie réconciliation ne vient que de Dieu et tout ce qui se fait en dehors du créateur et se traduit le plus souvent par les accolades n’est que diplomatie, indique-t-il. Ainsi, il a peint la réconciliation par l’histoire de deux frères ennemis dans le livre de Genèse 32 : 25-33-11 qui sont finalement parvenus à la réconciliation que par la grâce divine.

Didier Ledoux


Expériences édifiantes et fort instructives : Kpatcha Gnassingbé aujourd’hui comme d’autres hier

De par son origine (fils de président de la République qui aura régné pendant 38 ans sur le Togo), Kpatcha Gnassingbé, sûrement, n’aurait jamais rêvé, que ce qui lui arrive aujourd’hui pouvait lui arriver, lui, l’omnipotent Kpatcha, lui, l’intouchable dont le nom à lui seul faisait trembler plus d’un, il y a quelques années encore. Comme le disait il y a quelques jours sur RFI un fin connaisseur d’Eyadema et de son régime, celui-ci connaissant bien Kpatcha, lui confiait des missions en rapport avec l’usage de la force et de la violence. Cette violence, tous les Togolais savaient que Kpatcha en était un grand dépositaire et qu’il ne faisait pas les choses à moitié. Suffisait-il d’être fils de président pour semer la terreur au sein des populations  par des actes horribles ? Il faut noter que Kpatcha n’est pas le seul des enfants d’Eyadèma à ne pas faire montre de discrétion en matière de brutalité et de violence.

Rêve ou réalité ?

Avant d’être cueilli le mercredi 15 avril 2009 par la gendarmerie nationale aux portes de l’Ambassade des Etats Unis et gardé dans les liens de la détention, Kpatcha Gnassingbé s’était d’abord rendu à l’Ambassade d’Allemagne, cette même ambassade où l’ancien Ministre de l’intérieur et de la sécurité, François Akila-Esso Boko s’était réfugié avant de trouver un exil définitif en France. L’Ambassade d’Allemagne, d’après certaines informations, aurait refusé d’ouvrir son enceinte à l’honorable député et, c’est après avoir essuyé ce premier refus, qu’il s’était rendu à l’Ambassade des USA.

Qui pouvait croire que celui-là même qui, en 2005 et dans le même mois d’avril (curieuse coïncidence) faisait partie de l’aile dure hostile au refuge accordé au Cdt François Boko par la représentation diplomatique allemande, guidé le 15 avril 2009 par l’instinct de conservation propre à tout être humain, aurait eu le réflexe d’appeler cette même institution au secours ? Et pourtant Kpatcha et sa bande n’avaient jamais pardonné à cette Ambassade d’avoir abrité celui-là qui refusait de cautionner un génocide en préparation contre ses frères et sœurs togolais. Belle leçon pour ceux qui, pendant qu’ils ont encore le pouvoir, les armes, l’argent, le luxe le plus insolent et tout le reste de leur côté, y compris des milices, ne se soucient pas, même une seule seconde, de se mettre un peu à la place des autres.

Déjà, les amuseurs de galerie ont commencé à monter des gens pour dénoncer Kpatcha, « le prétendu 100% Kabyè » et « apporter leur soutien à Faure ». On sait comment le système fonctionne. Il suffit que l’idée jaillisse d’une personne et que, s’efforçant de dissimuler leur position propre, d’autres se mettent à hurler avec les loups. Tous les Togolais savent que c’est sur ces mêmes médias d’Etat sur lesquels on crie aujourd’hui au soutien au président Faure, qu’on s’efforçait de convaincre les Togolais, qu’entre Faure et Kpatcha, malgré tout ce qu’on pensait, c’était le grand amour.

Incendie du Goethe Institut

Des rumeurs les plus folles à Lomé avaient, pendant longtemps, attribué à Kpatcha la conduite de l’opération de la mise à sac et de l’incendie de l’Institut Goethe en guise de représailles contre l’asile accordé par l’Ambassade d’Allemagne considérée par certains comme ayant  soutenu le désaveu du régime par le très lucide François Boko, pendant que la CEDEAO,  l’Union Africaine sans le Président Alpha Omar Konaré bien entendu, ainsi que la France préféraient regarder faire. Si ces rumeurs se confirmaient, il y a aujourd’hui lieu de s’étonner que le même Kpatcha, le tout-puissant, parmi les tout-puissants, l’imbattable, l’inégalable, le plus courageux des Togolais, celui qu’on croirait « absent lorsqu’on distribuait la peur »,  dans le feu de l’action, et ayant peur pour sa vie, ne sachant où donner de la tête eût préféré suivre les traces de celui qu’il avait farouchement et sans retenue, condamné quatre ans plus tôt.

L’homme n’est rien dans la vie et c’est, quand une fois, vous avez eu la chance ou la malchance (c’est selon), de vous retrouver tout petit dans la désillusion, que vous comprendrez qu’il y a une école de la vie à laquelle il est nécessaire d’aller, pour apprendre à cerner et appréhender ce qu’on n’aurait jamais compris si l’on n’avait pas vécu, ne serait-ce que quelques heures ou quelques jours, la galère par laquelle sont passés plus d’un, pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui : des gens ayant eu des expériences dictées par les épreuves édifiantes et instructives de la vie, à telle enseigne que, s’il leur était demandé de traiter  inhumainement leurs semblables, ils réfléchiraient par deux, trois, quatre fois, avant de s’y aventurer.

Sur plusieurs années, on a vu dans ce pays, des gens privés de liberté, enfermés dans des salles non éclairées, ou entassés à plusieurs dans des odeurs fétides, et que savons-nous encore. Ils pouvaient à peine s’allonger la nuit. Négocier entre eux de se relayer, était la solution quelquefois : un temps pour rester debout pendant que l’autre pouvait s’allonger un peu. Comme si cela ne suffisait pas, les bastonnades venaient leur rappeler qu’ils n’étaient pas là pour le confort. Pourtant, priver un individu d’une simple liberté signifie déjà en lui seul beaucoup. C’est l’occasion d’en appeler au respect de la vie de l’homme dans les centres de détention du pays. S’il est vrai que d’importants efforts sont faits ces dernières années, il est important d’attirer l’attention des autorités judiciaires et pénitentiaires sur le fait que l’effort doit être maintenu.

L’Homme n’est quelque chose que …

A supposer que Kpatcha Gnassingbé soit aujourd’hui, en bon fils ou frère de président de la République, emprisonné dans une chambre climatisée ou ventilée et qu’il ait tout à sa disposition, le seul fait d’être privé de cette chose très précieuse qu’on nomme «LIBERTE », ce bien précieux qui fait jouir des autres biens, constitue pour lui un stage dans l’une des nombreuses écoles de la vie. Et nous espérons qu’une telle situation pourra permettre, à ceux qui n’avaient jamais, de toute leur existence, imaginé un seul instant d’être emprisonnés ou gardés à vue, de comprendre que ce qui n’est pas bon pour soi, ne saurait l’être pour les autres. Les hommes sont nés libres et égaux devant la loi quelle que soit leur origine.

Selon que vous ayez des soutiens de taille et que vous vous sentiez couverts dans toutes les forfaitures, toutes les basses besognes, que vous vous sentiez au-dessus de la loi et que nul ne peut porter atteinte à votre intégrité physique, ni morale, vous serez conduits à rêver que jamais, ce qui arrive de mal aux autres ne saurait vous atteindre. Et parfois, ceux qui, parce qu’ils ont de l’argent à ne pas savoir quoi en faire et qui leur monte à la tête, ou le pouvoir politique qu’ils peuvent exercer comme bon leur semble et sans limite, ni ménagement, parce que croyant avoir droit de vie et de mort sur leurs semblables, fils de  président qu’ils sont, posant des actions sans se soucier de ce que leur réserve l’avenir, ne prévoient jamais de pareils extrêmes comme ce que subissent aujourd’hui Kpatcha et les autres à tort ou à raison.

Avant la présidentielle de 2005 et aussitôt après, Kpatcha, alors simple fils ou frère de président, avait beaucoup fait parler sa milice et les Togolais en avaient fait les frais dans la terreur. Dieu seul sait combien de Togolais avaient été victimes de ses répressions aveugles. Il était à l’époque au sommet de « sa gloire ». Pouvait-il un instant imaginer qu’il vivrait un jour et plus précisément dans la nuit du 12 avril, le dixième de ce qu’il faisait endurer à ses compatriotes qui ne demandaient qu’à vivre décemment et dans la liberté et le partage équitable des richesses de ce pays ?

Qui pouvait imaginer que Kpatcha vivrait la nuit du 12 avril dans la peur, terré à son domicile, en lieu sûr mais humant déjà la mort, le cœur battant la chamade ? Serait-il exagéré de penser que le député, dans cette ambiance apocalyptique, pouvait aller jusqu’à  mouiller la culotte ? Simple hypothèse. Et qui pouvait l’imaginer un instant, appelant au secours et cherchant refuge, lui, le tout-puissant ? L’Homme n’est quelque chose que pendant les moments où il se sent soutenu que ce soit dans le bien ou le mal. Moralité : Ceux qui font souffrir leurs semblables ignorent que la souffrance, tant physique que morale, est difficile à supporter pour tout être humain.

Alain Simouba


Affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat : La réunion familiale de Pya n’a rien changé à la donne

            En maintenant en détention ses demi-frères Kpatcha et Essolizam et son cousin Bagoubadi pour une affaire de « tentative à la sûreté de l’Etat » et en dardant dans son speech que « j’ai pris toutes les mesures avec le gouvernement pour que la justice s’exerce avec fermeté mais dans la sérénité à l’égard des auteurs de ces actes criminels et de leurs complices », le chef de l’Etat se trouve pris entre deux feux. Il y a les considérations familiales et « la défense de l’Etat ». Ainsi, pendant que « la justice suit son cours et les auditions des personnes en cause  se déroulent », la famille mène aussi des tractations en vue d’arriver à une solution à l’amiable.

          Selon les informations en notre possession, quelques heures après l’attaque du domicile du député, la famille s’est plusieurs fois réunie pour faire descendre la tension. Mais rien n’y fit. La situation s’est plutôt dégradée et le mercredi 15 avril 2009, Kpatcha a été appréhendé alors qu’il tentait de trouver refuge à l’Ambassade des Etats-Unis au Togo. On en était là quand en début de semaine dernière une délégation des chefs traditionnels de la Kozah a été reçue en audience par le chef de l’Etat. Officiellement, ils étaient venus à Lomé pour exprimer au chef de l’Etat le soutien des populations de la région de la Kara suite aux  manœuvres de déstabilisation du pays. Mais selon certaines indiscrétions, cette délégation aurait écouté les membres de la famille interpellés dans cette affaire de coup d’Etat. Le seul grief que ceux-ci porteraient contre leur frère président, est son manque de communication. Il serait aussi accusé de privilégier ses amis au détriment de ses frères et sœurs.

          Après le séjour à Lomé de la délégation de la Kozah, le rendez-vous était pris jeudi à Pya. Sous l’impulsion des sages du clan Gnassingbé, Faure et les siens se seraient retrouvés pour tenter de laver le linge sale en famille. Mais pas grand-chose n’est sorti de cette réunion. Une source rapporte que le chef de l’Etat aurait laissé entendre que l’affaire dépasse le cadre familial et que la justice doit faire son travail. « Vous connaissez la position du chef de l’Etat sur la question. Il a tout dit dans son discours. La tentative de coup d’Etat est un crime et toute personne impliquée doit, quelle que soit son appartenance familiale, faire face à la justice. On ne mélange pas les affaires de la famille avec celles de l’Etat », martèle la source.

          Il est également fait état de ce que certains chefs d’Etats africains, tout en apportant leur soutien à Faure, lui auraient suggéré de libérer ses frères afin de ramener la paix dans la famille.

          Mais le discours prononcé le vendredi 17 avril dernier l’oblige à aller jusqu’au bout. S’il ne le fait pas, on se demande ce qu’il dira aux autorités américaines qui, en leur remettant Kpatcha, a exigé la garantie d’un procès équitable. Les Nations Unies ont aussi formulé les mêmes vœux. En revanche,  si le procès a lieu, on s’attend à de grands déballages qui risquent d’affaiblir davantage la fratrie ainsi que le parti qui tente de sauver la face avec des meetings tous azimuts.

R. Kédjagni


Sans détour : A chacun sa fête

            « Eh, bien, soit ! Que ma guerre contre l’homme s’éternise, puisque chacun reconnaît  dans l’autre sa propre dégradation… puisque les deux sont ennemis mortels » (Lautréamont, Les Chants de Maldoror)

Le Togo a célébré hier le 49eanniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Plusieurs manifestations ont marqué cet événement capital mis en quarantaine par le régime de feu Eyadema. Mais, une fois encore, la preuve est donnée que cette fête est loin de sceller l’union entre les fils de ce pays. A chacun sa fête. A chacun sa messe.

Côté officiel, la  célébration fut une occasion pour le « fils de la nation » de faire une démonstration de force et de prouver à tout le monde qu’il est, depuis la parenthèse de coups de feu dans la nuit du 12 au 13 avril, le seul maître à bord. Le ton est donné dimanche par le chef de l’Etat qui, après avoir rallumé la flamme de l’indépendance, a reçu le vivat d’une foule convoyée pour les besoins de la cause.  « Faure-vi vodou », scandait la foule de manière tout à fait  intéressée. Et le jour « J », Faure et son bataclan ont pris place dans la coupole blindée jusqu’au sous-sol pour suivre le traditionnel défilé. Toutes les composantes de la grande muette ont battu le pavé pour démontrer qu’elles restent mobilisées derrière leur chef suprême. Une énième allégeance de tous les corps après la récente sortie des officiers supérieurs. Juste pour démentir les allégations selon lesquelles l’ancien ministre de la Défense, aujourd’hui en détention, aurait un certain ancrage au sein des FAT. Aussi, les forces vives ont-elles paradé pour soutenir la « politique de paix, de développement et de réconciliation » du chef de l’Etat et bannir les « nostalgiques du retour en arrière». Il faut le dire, ce 49e anniversaire a été organisé d’une manière grandiose. Faure qui entend redonner vie à son pouvoir affaibli par cette affaire de coup d’Etat, y a mis les moyens. Mais la seule fausse note qui devient d’ailleurs récurrente, c’est que les héros de l’indépendance sont réduits à la portion congrue de ces manifestations. Les rares images du « père de l’indépendance » sont confondues avec celles des autres anciens présidents. Ont plutôt dominé les lieux du défilé militaro-civil les photos de Faure qui est en quête d’une réviviscence politique.

Pendant que les officiels paradaient au nouveau palais de la présidence, le principal parti de l’opposition, l’UFC, célébrait en solo son 27 avril. Messe, marche puis meeting suivi de pique-nique et liesse populaire. C’est une tradition pour le parti de Gilchrist Olympio qui s’est approprié cette fête quand feu Eyadema l’avait mise au placard au profit de son 13 janvier. Mais la marche a été chargée par les forces de l’ordre. N’eut été l’intervention des cadres du parti et surtout du Pasteur qui, deux heures plus tôt, avait prêché la bonne nouvelle aux militants, le pire aurait pu arriver. Le sang allait encore couler en ce jour sacré. Heureusement.

Dans les autres pays, à l’occasion de la fête nationale, tous les citoyens se départissent de leur coloration politique pour se consacrer à l’essentiel. Après, on peut recommencer à se tirer les poils du nez. Cependant, la réalité est tout autre dans notre rectangle. Ce qui s’est passé hier est la preuve que le chemin vers une vraie réconciliation reste encore long et parsemé d’embûches. C’est au pouvoir de faire du 27 avril une véritable fête nationale dans laquelle tous les Togolais se retrouveront. Mais là où le bât blesse, c’est quand on la transforme à une précampagne de Faure. De plus, l’UFC peut faire le pas en ouvrant le débat sur la manière dont cette date doit être dorénavant commémorée pour qu’elle ne profite ni à l’un ni à l’autre.  Un travail doit être fait dans ce sens avant le « Jubilé d’Or » dont parlent les Evêques dans leur dernier message. Vivement que le cinquantième anniversaire nous réunisse.

Zeus Aziadouvo


Libertinage

Les autorités mélangent les gens

Cette affaire mélange trop les gens. De deux choses l’une. Ou il y a eu tentative de « coup de tas »  contre le fauteuil de « Faure-vi », ou il n’y en pas eu. C’est ou bien ou bien. Et il faut que les « zotorités» éclairent la lanterne des « Gnassingbélandais » avec des preuves bien cossues qui dissipent tous les doutes. Car comme le jure « Fo Léo », la main sur le cœur, les gens sont dubitatifs quant à la réalité cartésienne de déstabilisation du pouvoir.

Il y a quelque chose qui dérange nos méninges et dont on n’arrive pas à se défaire. Avant qu’il n’y ait coup d’Etat, il faut d’abord que les « assoiffés du pouvoir », pour prêter l’expression au Père de la «Gnassion », aiguisent des crocs pour le tabouret du « p’ti ».  Là-dessus, les plus hautes « zotorités » sont  catégoriques : le Gros n’a jamais  nourri d’ambition pour le trône de son frangin. A commencer par « Faure-vi » lui-même qui avait fait une sortie fracassante pour clouer le bec aux oiseaux de mauvais augure. « Les gens voient partout des coups d’Etat organisés par mon jeune frère contre ma personne », avait-il déclamé avec humour.  Comme si c’est une épidémie qui s’est emparée du clan, le porte-parole du « gouvraiment », « Fo Bodj » s’est « massivement » jeté dans la danse pour fustiger ceux-là qui voient tout en noir. Et Solitoki de boucler la boucle : « C’est une histoire totalement montée par les journalistes. Quels actes posés par le député Kpatcha Gnassingbé pourraient faire croire qu’il y a des problèmes entre son frère et lui ? », s’est-il indigné. Curieusement, les mêmes qui hier avaient nié en bloc toute velléité de déstabilisation du régime, montent aujourd’hui au créneau pour parler de «coup de tas». Que veulent-ils qu’on pense ?

Quelle honte !

L’homme est vraiment difficile à cerner. C’est un éternel insatisfait. Et c’est cette nature gloutonne qui le caractérise qui est parfois la source de ses ennuis. Quand on observe au microscope les fils à papa, on ne comprend pas ce qui peut les pousser à se battre comme de petits vulgaires. Il ne leur manque rien. Ils ont tout. De l’argent, ils en ont à gogo. Les belles maisons et belles voitures, ils en ont plein.  Les jolies nanas, n’en parlons même pas. Bien que beaucoup ne vendent pas très cher la beauté du Gros, celui-ci s’est trouvé une gonzesse au charme éblouissant à faire pâlir d’envie un prince du Golfe. Que faut-il encore pour être heureux ?

La grande majorité des Togolais veut avoir le mille milliardième de ce que possède un fils à papa pour être heureux, ils n’en trouvent pas. Malgré tout ce que les fistons ont, ils ne sont pas contents et se chamaillent pour le trône traînant ainsi le nom de la famille dans la boue. Le linge sale est étalé à la face du monde entier  et  chacun fait ses commentaires là-dessus. La famille Gnassingbé est devenue des cures pour nettoyer les dents. Le Père est traité de tous les noms d’oiseau et les fils de tous les noms d’oisillon. C’est ainsi qu’il est loisible d’entendre dire que le Père de la « Gnassion » est un coq de la basse cour qui niquait en désordre et qu’il a une centaine de cochets dont certains lui sont inconnus.  Le Gros, lui, est traité de brute, d’impulsif et de compulsif…bref depuis que cette histoire a éclaté, personne ne dit du bien de la famille. Qu’est-ce qui les a poussés à exposer pareille honte en public ?

Où sont passés les « réflexologues » ?

Ces derniers temps, l’actualité « gnassionale » est particulièrement  riche et croustillante. La guerre fratricide  à laquelle  se livrent les fils à papa a relégué  au second plan tous les autres sujets. Curieusement, alors qu’il y a matière à moudre, les griots du clan sont aux abonnés absents. Eux qui naguère étaient sur tous les fronts, bombardant les Togolais de leurs trouvailles dithyrambiques à la gloire du Père, sont tassés. Le Fils n’est pas aussi magnanime que le Père où bien c’est comment ? C’est quand même surprenant que jusqu’alors, aucune des machines à pondre des réflexions lénifiantes sur le régime RPiTeux n’ait fait de sortie vrombissante « gnassionale » pour démontrer de quoi ils sont capables quand il s’agit de chanter des louanges au clan. Et pourtant, ce ne sont pas des évènements sur lesquels ils pouvaient se prononcer qui font défaut. L’affaire de coup d’Etat est une occasion toute offerte aux griots pour prouver leurs talents. Peut-être comme c’est une affaire familio-familiale, personne n’a voulu en parler au risque de froisser la susceptibilité de l’un ou de l’autre. Sûrement qu’ils attendent d’y voir clair avant de prendre position. En tout cas, ç’aurait été un opposant qui serait impliqué dans cette tentative de « coup de tas » que les Togolais en auraient entendu des choses dans leurs « zoreilles »…

Quel bilan pour le « p’tit » ?

Le mois d’avril s’enrichit en évènements au Togo. Le 27 de ce mois est célébrée la fête d’ «Ablodé gbadjaaa », indépendance quoi. Le 26 est celui de l’accession sanglante du « p’tit » au pouvoir. Le tissu de la famille Gnassingbé s’est explosé dans la nuit du 12 au 13 avril.  Faure-vi vient de boucler ses 4 années à la tête du pays sur fond d’insécurité et de problèmes familiaux.

Dans son message adressé aux Togolais suite à la découverte du présumé complot d’atteinte à la sûreté de l’Etat, « Faure-vi » s’est réjoui de son bilan pourtant jugé négatif par ses détracteurs. Ivre de joie, il estime que la population a commencé à ressentir les effets positifs de la nouvelle donne. Laquelle? Se demandent bon nombre de citoyens. A en croire certains « RePTiles », le « p’tit » s’est battu armes et fusils pour diviser leur parti jadis cimenté. La nouvelle donne, c’est aussi celle de mettre la jeunesse d  ou ils doivent entrer en  conflit avec les capotes teintés de sperme, les colis d’excrément, les odeurs pestilentielles dans les caniveaux ? Où celle de faire danser les jeunes lors des concerts gratuits ? Siphonner les sociétés d’Etat ou « latériser »,  les routes est-ce cela la nouvelle donne? 

          Le bilan du « p’tit » est diaboliquement négatif et il faut qu’on arrête de  faire croire le contraire aux Togolais. 

Deux poids deux mesures

Muet comme dix carpes réunies, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile Atcha «Kplikplitina » vient de retrouver la voix. Il s’est distingué ces derniers temps par un silence de cathédrale, l’actualité oblige. Les deux frères, jadis unis pour une même  besogne, disputent aujourd’hui le trône royal. Normalement, c’est lui qui devait expliquer comment la résidence d’ « El Kpatcho » a été mitraillée à satiété d’artillerie lourde. On  imagine les difficultés qu’il a eues à stocker ses salives dans sa bouche durant tout ce temps. A-t-il eu encore peur de commettre ses péchés mignons dans la présentation des faits ? Il paraît qu’il s’est reconverti depuis qu’il a essuyé des reproches inamicaux.

On se souvient que le ministre a mis la charrue avant les bœufs lors de la mort tragique du politologue Atsutsè Agbobli. Le gars, marche désormais sur des œufs et il parait qu’il n’aime plus ouvrir sa bouche face aux évènements. Passons.

          Le peuple togolais a célébré hier la fête du 49ème anniversaire de son accession à l’indépendance sur fond de division. Défilé militaire et civil, messes, réjouissances et autres activités ont meublé officiellement cette manifestation. Parallèlement, pour marquer cette date de son côté, le parti des teints clairs a mobilisé sa troupe. Au menu du programme, une messe suivie d’une marche qui devait les conduire à la plage  pour un pique-nique. Mais Kplikplitina et ses hommes se sont  opposés  catégoriquement à la marche. Chaque militant ou sympathisant de l’« UFCocu » peut se retrouver à la plage par tous les moyens, excepté la marche populaire, a-t-il signifié. Surprenant non ? Il se dit que le pouvoir « RePTile », en perte de cohésion, se met en transe dès qu’il entend une quelconque marche. Mais à côté, les « Faurephiles » eux, ils peuvent marcher. N’est-ce pas deux poids deux mesures ?    

Le chemin de croix de notre « con-de-frère »

Ce « con-de-frère », on le connaît pour être une locomotive des années 60, c’est-à-dire un fanatique de la fumée. Le gars peut en une seconde fumer deux paquets de cigarette.  S’il ne le fait pas, ses nerfs se dilatent, selon ses propres dires. Ce « con-de-frère » a été invité pour participer à un atelier de formation qu’a organisé l’ambassade des Etats-Unis  en son sein à l’endroit des techniciens.

Il paraît qu’à l’ambassade des Etats-Unis, on ne fume nulle part et que des alarmes sont mises partout, même dans les toilettes, pour détecter la  moindre  fumée. Notre ami lui, croyait qu’au moins il pouvait se cacher dans  les WC, comme à son habitude, pour se donner à cœur joie à son péché mignon. A pas de chat, notre homme se cacha dans les WC. Quelle ne fut sa surprise lorsqu’il vit  que la maudite alarme était là au-dessus de sa tête, prête à se déclencher à la moindre incartade.  Il se décida à faire ce besoin pressant dans les jardins ; mais là aussi, on ne lui laissa pas de temps. Il fut conduit par un surveillant très attentif à ses gestes.

Les deux jours qu’a duré la formation ont paru une éternité pour le « con-de-frère » qui a fini par tomber malade à cause de cette abstinence forcée. Si l’Ambassade pourrait offrir l’asile politique, que dis-je, l’hospitalité à notre « con-de-frère » pour l’aider à guérir, on lui sera très reconnaissant.

Le supplice

Le samedi dernier, l’association les « Ennemis », kéi, les Amis de la Terre étaient à l’hôtel « Kara » et « Sawa » avec des élèves pour célébrer la  Journée  de la Terre.  A quand la célébration de la journée du ciel ?

Lors de la conférence organisée pour la circonstance, un enfant nous a posé la question de savoir pourquoi on n’a pas commémoré la  39è édition de cette fête dans un champ plutôt que dans un Hôtel. Après avoir vu comment nos « con-de-frères » se décarcassaient pour faire leur interview, on a vu que le « p’ti » n’avait pas du tout tort et on a même pensé qu’il serait bon que la prochaine édition de cette journée se célèbre dans la forêt sacrée de Bè.  Comme ça nos petits frères et sœurs seront en contact direct avec la vraie nature. Parce que nombreux sont ceux qui s’ennuyaient dans ses quatre murs qui leur ressemblaient « faure » bien à une prison.  Certains sont allés mille fois aux toilettes avant que la conférence ne se termine.

Les « cons-de-frères » de la Très Vilaine Télé dans leur zèle excessif voulaient à tout prix faire voir un paysage verdoyant à leurs téléspectateurs. Alors que les jardins de l’hôtel étaient en ce moment sous le soleil, ces « cons-de-frères » et « connes-de-sœurs» ont exposé pendant des heures le mari de quelqu’un comme un poisson salé.   Un vrai supplice, car à la fin de l’interview, le monsieur suait comme un porc en chaleur.  Mais nos « cons-de-frères » eux, étaient très fiers d’avoir accompli leur travail.


Ça va se savoir : La BMW (4)

« Tu peux le devenir aussi un jour si tu le veux bien. Veux-tu me dire que ce que aiment tous ces gros bonnets du pays te dégoûte-toi ? Que tu ailles au diable avec ton serpent dévastateur», lâcha Afiwa dans sa colère, cherchant à replier quand Eric, dans sa surdité, appuya à nouveau sur l’accélérateur enfonçant à fond sa matraque. « Arrête de me faire mal quand tu sais d’avance que je ne serai pas celle que tu veux épouser. Lève-toi sale mec et orgueilleux », vociféra-t-elle tout en  retenant son partenaire par ses frêles jambes croisées par dessus les fesses de son « gnocotteur » super puissant. « Ah ! Que c’est merveilleux maintenant. Tu peux foncer davantage car je peux bien te contenir maintenant. Que c’est bon ton truc pour lequel j’avais du dédain tantôt. Alors, laisse-moi profiter de sa forme même si c’est pour la dernière fois», poursuivit la fille qui, en ce moment, maintint fortement son amant en otage contre elle.

Eric, dans un interminable va-et-vient au centre de gravité, fouettait ardemment son hôte, tel un sourd dans sa surdité. Quelques minutes plus tard, il cracha. La tanière  fut inondée du flot de venin super concentré et gluant avec une température ambiante qui fit feuler à tue-tête Afiwa qui tentait en ce moment crucial de réunir ses pastèques. Emporté par son évasion au 7ème ciel, l’homme se rendit compte que plus tard qu’il avait embrigadé le téton qu’il haïssait entre ses lèvres. En dépit de tous ces efforts, la bête ne faiblit  pas et son maître récidiva dans son interminable va-et-vient couronné par des pluies torrentielles de venin. Au bout du 6ème round, tous s’épuisèrent alors que l’homme, en toute réalité, voulait maximiser non seulement pour étancher sa longue soif mais aussi pour en finir avec elle une fois pour toute.

Ainsi, les amoureux se quittèrent pour ne plus se revoir. Les jours qui passaient, étaient meublés du jeu de cache-cache car l’homme évitait de rencontrer sa cavalière. La situation perdurait encore quand quelques semaines après débarqua Simon, l’homme et le vrai proprio de la maison. Pour une fois, l’homme était rentré seul sans compagne. Il était parti à la hâte parce qu’il y avait une urgence. Le patron d’Eric était ce soir sur la terrasse plongé dans ses pensées quand retentit la sonnerie. Le maître des lieux, le vrai, ordonna à la personne d’entrer, ce que fit la jeune dame sans attendre, croyant avoir affaire à  son bonhomme qu’elle recherchait depuis belle lurette. Les hôtes furent surpris et se fixèrent parce qu’ils ne s’étaient jamais vus. A l’issue des salutations d’usage et l’échange des civilités, Afiwa déclara: « Je suis à la recherche du patron, le propriétaire de la maison ». Surpris et écœuré par la demande de l’hôte, il s’emporta : « De qui parles-tu ? De mon gardien ou de qui ? Madame, il n’y a d’autre propriétaire de cette maison que moi. Je vous prierais d’aller bien faire vos recherches ». « Mais, dites-moi ! Êtes-vous libre ou occupé e? Vous êtes vraiment magnifique », lança-t-il ensuite à l’endroit d’Afiwa prise de peur et déjà en position de retour.

Ayant compris qu’elle venait de tomber sur le vrai proprio de cette maison qui lui arrachait déjà le cœur, elle mijota instinctivement quelque chose dans la tête alors qu’elle retournait vers la terrasse.

A suivre

Tonton D


Au cœur des mon pays

Philippe : Class, la pluie-là va nous tuer  chez nous. Elle ne vous dérange pas chez vous ?

Joseph : Pas trop quand même.

Philippe : Vous, vous êtes bien. Chez nous, on a des problèmes de difficultés à marcher.

Joseph : Il se passe quoi ? N’est-ce pas qu’on vous a fait un nouveau chemin.

Philippe : C’est ça même qui nous crée des problèmes de difficultés. Quand il pleut là, le sol est trop mou.

Joseph : Cela veut dire qu’il vous complique le déplacement ?

Philippe : C’est exactement ça. Comme c’est avec la terre rouge,  chaque fois que tu marches, tu te « plantes ».

Joseph : Et comment tu fais avec ta moto ?

Philippe : Quand il pleut, tu ne peux plus jamais sortir avec une moto. Tu vas te créer des problèmes inutiles.

Joseph : Comment vous faites alors quand il pleut ?

Philippe : Tous ceux qui ont des motos ou voitures abandonnent ça à la maison. On n’utilise seulement que le pied. 

Joseph : Là c’est grave. Et si tu es sorti avant que la pluie « tombe », comment tu vas faire ?

Philippe : C’est ton affaire. Et pour éviter tout problème, il suffit de laisser ça quelque part et rentrer à pied. Mais si tu ne fais pas attention avec le pied, tu peux glisser facilement.

Joseph : Vous avez alors des problèmes sérieux. Donc le chemin qu’on vous a fait ne vous donne rien de bien !

Philippe : C’est la vérité. Ça nous a encore compliqué notre « siiation ». Maintenant, même s’il ne pleut pas, c’est difficile de circuler.

Joseph : C’est encore quelle histoire tu inventes ça, class?

Philippe : C’est parce que tu n’es pas avec nous que tu parles de  histoire. C’est le problème que nous vivons dans notre quartier.

Joseph : « Splique »-moi bien  cette difficulté que vous souffrez même s’il ne pleut pas.

Philippe : Actuellement, il y a beaucoup de petits trous sur le chemin. Et quand tu passes dedans, tu as des problèmes à la hanche et au ventre.

Joseph : Tu as raison. C’est la même « siiation » sur plusieurs chemins et quand tu passes deux fois, tu as la diarrhée.

Philippe : Chez nous c’est encore plus « pire » surtout avec les « gros » voitures du port-là, les trous sont beaucoup nombreux mais l’homme est obligé de passer dedans.

Joseph : Comme c’est la seule voie, vous ne pouvez rien faire. Il faut seulement faire doucement-doucement.

Liberté 492 du 13 avril 2009
Modification des articles 21 et 32 du Code électoral : La Cour constitutionnelle donne raison à l’UFC en invalidant le coup de force du RPT

Le pouvoir RPT, à travers un scénario rocambolesque, a réussi à modifier le Code électoral, en ses articles 21 et 32. Le coup de force a été opéré le mardi 31 mars dernier par les députés RPT, lors d’une session extraordinaire, boudée par l’opposition parlementaire qui dénonce la duplicité du pouvoir. Alors qu’aucun consensus n’est fait et on attendait la conciliation du chef de l’Etat, le gouvernement introduit discrètement un projet de modification  du Code électoral à l’Assemblée naitonale. Décidée à faire dire le droit, l’Union des Forces de Changement(UFC) a introduit auprès de la Cour constitutionnelle un recours en invalidation de cette modification.

L’institution d’Aboudou Assouma peut-elle dire le droit, prendre le contre-pied du RPT ? Telle était l’inquiétude, au regard du passé sombre, des souvenirs lugubres que la Cour Constitutionnelle togolaise a laissée dans la mémoire collective. Plus de peur que de mal ! Pour une fois, elle a dit le droit.

Le Non de la Cour au RPT

On pourrait croire à un conte de fées, ou y voir un   gros poisson d’avril. Mais c’est pourtant la réalité. Aboudou Assouma et les siens ont accueilli favorablement le recours déposé par l’UFC et dit non au RPT. Une première dans l’histoire du Togo.

La Cour Constitutionnelle a rejeté la modification intervenue à l’article 32. Tout autant que l’opposition parlementaire, elle trouve infondé et illégal que l’on ait touché à cet article qui n’était nullement inscrit à l’ordre du jour. C’était un véritable forcing opéré par le RPT, un piétinement du droit que d’outrepasser l’ordre du jour indiqué. Comme conséquence, la modification intervenue à cet article est nulle et non avenue.

Ce sera le même sort pour la manœuvre intervenue à l’article 21, précisément sur la rétroactivité que vise le tour de passe-passe. En effet, le scénario visait très simplement à remettre en selle la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de Tozim Potopèré qui a eu à organiser les dernières élections législatives d’octobre 2007. Ce  faisant, ce serait une nouvelle jurisprudence que créerait le RPT, la rétroactivité de la loi.  La Cour Constitutionnelle  a désavoué le RPT.

Concernant la modification proprement dite de l’article 21, l’institution d’Aboudou Assouma ne la récuse pas. La Cour ne la trouve contraire à aucun principe de droit et l’a donc accepté. Ce qui suscite un peu de polémique et on charge la Cour de n’avoir pas dit le droit sur toute la ligne. Mais ici les observateurs avisés concèdent cette appréciation à la Cour constitutionnelle, tout en condamnant la procédure qui est contraire à l’esprit de consensus, car l’opposition parlementaire a aussi acquiescé lors des discussions au CPDC sur le Code électoral, la reconduction de l’institution électorale en attendant la mise en place d’une nouvelle. D’ailleurs, les leaders de l’opposition parlementaire qui ont eu à réagir à la décision de la Cour Constitutionnelle ne se sont pas attardés sur ce point.

Chapeau à la Cour …mais vigilance !

Aboudou Assouma et les siens méritent tous les honneurs de ce monde, pour cet acte anoblissant qu’ils viennent de poser. La Cour Constitutionnelle togolaise désavouer le RPT, ce n’est pas évident. Il ne fallait même pas s’y attendre, au risque de nourrir des espoirs vains et perdre du temps. La Cour Constitutionnelle s’est toujours illustrée comme au service du clan Gnassingbé. Elle n’a jamais eu le remords de valider les tripatouillages constitutionnels opérés sous Eyadéma. L’institution dirigée à l’époque par Atsu Kofi Améga a toujours validé les hold-up électoraux, 1998, 2003 et 2005 pour offrir  la victoire au clan Gnassingbé, balayant aussi du revers de la main les nombreux recours déposés par l’opposition. Et pour le recours de l’UFC de la fois dernière, très peu de Togolais y voyaient une suite. Mais Aboudou Assouma et les siens ont donné tort  aux sceptiques et prouvé ainsi que le  peuple peut compter sur elle désormais pour faire entendre le droit.

Dire désormais le droit, rien que le droit ? Cette sortie de la Cour Constitutionnelle offre-t-elle un gage d’assurance que désormais le droit sera dit et que les vieux démons n’apparaîtront pas ?

Rien n’est sûr. Le pouvoir RPT a tellement habitué le peuple aux volte-face qu’il serait fatal de croire naïvement à la révolution judiciaire au Togo. Certains observateurs  croient d’ailleurs dur comme fer que cette sortie  de la Cour constitutionnelle fait partie  des artifices du clan pour endormir les Togolais, et qu’au RPT, on sait où coincer l’opposition. « La Cour constitutionnelle  pour une fois, a posé un acte que l’honnêteté intellectuelle recommande de saluer, quel que soit son bord  politique. Ça s’arrête là. Mais croire que ce sera désormais ainsi, ce serait trop risqué. Ma petite expérience  avec ce pouvoir recommande la vigilance. Le pouvoir ne fait aucune concession gratuitement. Le RPT est pour l’opposition et le peuple ce que sont les institutions financières internationales pour les pays pauvres. Quand elles offrent un prêt, elles le font payer au centuple », confie un Togolais avisé. La vigilance doit donc être de mise au sein de l’opposition et du peuple.

Pablo E.


REACTIONS

Amégnonan Kossi (CAR) : « Nous ne savons pas de quoi demain sera fait »

Nous avions fait comprendre que c’est en violation de l’article 55 de la Constitution que l’article 32 du Code électoral a été modifié. C’est un fait. Le deuxième fait, c’est que l’article 21 du Code électoral ne pouvait subir une telle modification étant donné que nous étions en pourparlers et que nous voudrions désormais avoir des élections propres dans le pays. La façon dont le RPT s’en est pris pour pouvoir modifier ces articles nous a profondément indignés et on l’a fait savoir.

Aujourd’hui, nous sommes heureux de savoir que nous avons une Cour Constitutionnelle qui veille au grain sans pour autant, pour le moment, nous réjouir de trop, étant donné que nous ne savons pas de quoi demain sera fait.

La Cour constitutionnelle n’est pas allée dans ses décisions. Mais ce qui nous réjouit est qu’elle reconnaît que l’article 21 ne pourra pas s’appliquer à une CENI antérieure.

Pascal Bodjona (RPT) : « C’est une confusion totale »

Le texte adopté par l’Assemblée nationale avait pour principal objet de régler une incohérence sur la permanence de la CENI et sur la fin du mandat de ses membres. C’est que la CENI organise d’abord les élections, elle est une institution permanente mais les membres de la CENI finissaient leur mandat 45 jours après l’élection ou 30 jours après une révision de la liste électorale. Nous avons convenu avec l’UFC au Cadre permanent que désormais il fallait régler ce problème. Vous avez souvenance qu’au niveau du Cadre permanent, l’un des compromis consistaient à faire en sorte que désormais les membres de la CENI restent en place jusqu’à la mise en place d’une nouvelle CENI.

Aujourd’hui, notre volonté, c’est d’aller vers un compromis. S’il y a un compromis sur une nouvelle recomposition de la CENI, le gouvernement prendra cela en compte et le soumettra à l’étude  et à l’adoption de la session ordinaire de l’Assemblée nationale. Mais s’il n’y a pas un nouveau consensus, l’ancien consensus demeure. Je pense que c’est une confusion totale et la Cour a tranché. Elle a dit le droit.


Inquiétude chez les Togolais à l’approche de  la saison des pluies

Il y a quelques mois, le Togo a été le théâtre d’une situation dramatique. Toutes les régions ont été touchées par les inondations suite aux pluies diluviennes  qui s’étaient abattues sur le pays. Cette catastrophe naturelle avait engendré des pertes en vies humaines et causé d’énormes dégâts matériels. 

Face à ce drame, le gouvernement, les partis politiques, les organisations de la société civile et quelques bonnes volontés s’étaient mobilisés pour venir à la rescousse des populations touchées. Des vivres et non vivres leur ont été distribués, des établissements scolaires ont été mis à la disposition des sans abris. Ces derniers n’avaient regagné leur demeure que lorsque la situation s’était un peu améliorée. Dans l’entourage du gouvernement, on n’avait considéré cela comme un exploit et les gouvernants avaient le sentiment du devoir accompli.

Depuis lors, aucun acte concret n’a été posé par les gouvernants pour éviter aux populations de revivre ce drame. Dans ces conditions,  les Togolais sont condamnés à vivre la même situation que l’année écoulée dans la mesure où les mêmes causes produiront les mêmes effets. « Les ponts cassés ne sont pas encore remis de leur « fracture » et vous pensez qu’une solution pourrait être trouvée? On n’est devenu des sédentaires et on est prêt à bouger de nouveau si la situation nous oblige »,  indique une victime des dernières inondations.

Aujourd’hui, c’est avec beaucoup d’appréhension et d’interrogations que ces victimes attendent encore l’arrivée prochaine de la saison pluvieuse. Quel sort nous est-il encore réservé? Sortirons-nous indemnes de cette saison des pluies ? Où irons-nous si la pluie nous surprend encore ? Autant d’inquiétudes chez les sinistrés. « Nous n’arrivons plus à dormir profondément. On ne sait plus ce qui nous attend dans les jours à venir, donc il faut être éveillé à tout moment », poursuit-il. «Quand les premières pluies tardent à arriver, il faut s’attendre au pire lorsqu’elles vont commencer. L’heure n’est plus à dormir comme un bébé »,  renchérit une autre.     

Au lieu de chercher à soulager la peine de ces victimes, les gouvernants ne pensent qu’à la présidentielle de 2010. « Nos gouvernants ne se soucient pas de nous. Ce n’est pas eux qui nous ont demandé de venir nous installer dans ces zones marécageuses. On est conscient qu’on est toujours exposé aux aléas climatiques », précise notre interlocuteur qui poursuit: « Des fois, ce sont les nids de poule qui nous aident en retenant une grande partie de l’eau. Maintenant qu’ils sont tous bouchés avec du latérite, on est encore plus condamné à vivre des lendemains difficiles ». «Aujourd’hui, si quelqu’un crache, directement la salive ruisselle vers nos maisons, surtout nous qui sommes au bord de ces rues », ironise-t-il.

Coco Tchak


Tension à Lomé : La résidence de Kpatcha Gnassingbé attaquée par des militaires

Ce week-end, les populations de Kégué ont passé une nuit agitée. Et pour cause. « Un groupe de militaires a encerclé la maison de l’honorable député Kpatcha Gnassingbé. Et il y avait des coups de feu », raconte un jeune qui vit à quelques encablures du domicile de l’ancien ministre de la Défense et des anciens combattants.

            Un autre voisin renchérit : «Notre quartier a été toujours paisible. Nous ne savons exactement ce qui s’est passé. Mais seulement nous avons entendu des coups de feu pendant un long moment. Nous avons eu peur et nous sommes restés terrés chez nous. Nous entendions des gens dire : « Donne ton arme ». Tout le monde s’est réveillé et certains enfants pleuraient. C’était une situation difficile à supporter ».

            « Les coups de feu ont commencé vers 22 heures et se sont poursuivis jusqu’à 2 heures. C’est ce matin qu’on apprend que les hommes du Colonel Rock Gnassingbé sont venus s’interposer. C’est un mystère. On ne comprend rien dans cette affaire », ajoute une femme.

            Un autre témoin évoque la présence des chars et d’une jeep lors de l’assaut : « Moi, j’étais dehors quand ils sont arrivés avec des chars et une jeep. Quand je les ai vus, j’ai pris la tangente pour rentrer chez moi ».

            Hier, certains journalistes ont réussi à avoir accès à la maison pour constater de visu ce qui s’est passé. Contrairement à la première version, le député élu dans la Kozah était bien là. Mais il n’est pas disposé à faire des commentaires sur la fusillade de la veille.

Après le silence des autorités togolaises, le Procureur de la République est monté au créneau dans l’après-midi pour annoncer que cette intervention au domicile de l’ex-DG de la SAZOF fait suite aux investigations liées à une tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat. Ainsi, dans le cadre de l’enquête, des services de sécurité ont déjà interpellé plusieurs personnes dont cinq (5) officiers.

Pendant que le communiqué du Procureur de la République est muet sur le bilan de cette fusillade, on parle du côté du député et d’importants dégâts matériels.

Compte tenu de la situation qui prévalait, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, qui devrait entamer une tournée asiatique (Chine et Japon) ce week-end, a annulé la pérégrination. Affaire à suivre..

R. Kédjagni


Boxe/ Championnat du monde WBA : Sabou Balogou arrache le titre

Le Palais des Congrès a vibré samedi dernier au rythme des manifestations de la boxe internationale à Lomé. La grande attraction est lle choc  pour le prestigieux titre  mondial WBA Pan African de la catégorie des poids moyens. Ce combat a mis aux prises le Togolais Sabou Balogou au Franco-Algérien Amar Amari, déjà classé dans cette version et résident à Toulon en France.  Sur le papier, le challenger du Togolais, partait largement favoris pour avoir à son actif 26 combats dont 14 victoires (8 KO), 11 défaites  (5 KO) et 1 nul alors que le double champion du monde des poids moyens version International Boxing Council (IBC), Sabou  Balogou compte 12 combats pour 8 victoires dont 4 KO et 4 défaites. Mais dans l’entourage de la Fédération Togolaise de Boxe on promettait une victoire facile togolais. « … j’ai promis au président une victoire de Sabou à la 8ème reprise », avait martelé le promoteur de la Compétition, Jean Marc Perono. « Sabou est en pleine forme. Je pense qu’il fera des merveilles samedi car il est mieux préparé qu’il ne l’était en 2004 et en 2006. Je suis donc confiant», a déclaré le président de la Fédération Togolaise de Boxe, Kélani Azaad Bayor, quelques heures avant le début du grand chalenge.

Le samedi dernier, c’est tout une autre réalité que les spectateurs ont suivi. Le Franco-algérien dont on ne vendait pas trop cher la peau, a étonné plus d’un dans sa prestation. Après quelques difficultés dans les 4 premiers rounds, Amar Amari a démontré au public togolais qu’il n’est pas une proie facile à croquer. Il a mis plusieurs fois en situation de doute le public et le staff technique du futur  champion du monde  de la version WBA. Le doute est même plus ressenti dans le camp des Togolais au moment où Sabou s’est fait ouvert l’arcade gauche par le Franco-algérien.  En ce moment, Amari a pris de l’ascendance sur la partie et compliquait la situation à son challenger, ce qui a duré le reste du temps de la compétition.

Mais grâce au public, au courage et à la détermination du boxeur de ne pas laisser filer ce titre sur sa terre natale, couplés avec quelques fautes techniques de l’adversaire qui lui a valu des sanctions, Sabou Balogou a réussi à remporter le prestigieux titre  mondial version WBA  aux poings après la 12ème reprise. Il est ainsi rentré dans les 15 meilleurs mondiaux de cette version. C’est la grande satisfaction du côté des Togolais tandis  que l’Algérien et son manager se disent lésés par certaines décisions de l’arbitre. 

Rappelons que ce samedi également, la Confédération Africaine de Boxe a également mis en jeu le titre africain de Super Welter qui a vu le sacre de Djolevie Balogou, frère cadet de Sabou sur l’Ivoirien Guy Tendé Zufun. Deux combats internationaux et un combat féminin ont été aussi disputés lors de cette soirée. 

Coco Tchak


Des défaillances organisationnelles à corriger

            Pour une fois, il faut saluer l’effort appréciable qui a été fait par les organisateurs, afin qu’un spectacle annoncé au Togo pour débuter à 20 heures, ait pu démarrer avec « seulement » une heure de retard. Si d’autres soirées culturelles, artistiques ou sportives à venir, arrivaient à réduire aussi considérablement l’écart dans le retard tout comme ce fut le cas samedi dernier au Palais des Congrès de Lomé, alors les Togolais peuvent se frotter les mains et se dire que ça vient. Signalons que pour ce samedi-là, les combats auraient pu  démarrer à 22 heures, voire 23 heures. Mais ce ne fut pas le cas. Le Togo doit s’efforcer, soit dit en passant, de s’intégrer dans l’univers des pays progressistes et normaux, en rompant avec les comportements rétrogrades qu’on lui a toujours connus. C’est pour cette raison que nous avons tenu à relever les lacunes et fausses notes qui ont privé la soirée d’une réussite à 100%.

            Les hostilités avaient débuté depuis un peu plus d’une heure et tout allait bien sur le plan organisation. Soudain, devait être annoncée une remise de trophées à certaines personnalités du monde pugilistique togolais. A partir de cet instant, devait commencer la faille dans l’organisation et qui persistera pratiquement jusqu’à la fin de cette soirée de gala de boxe. Plusieurs fois, l’annonce sera faite sans pour autant qu’elle eût pu se concrétiser. A la fin, plusieurs spectateurs se poseront la question de savoir, si un programme n’avait pas été  ficelé et s’il n’était pas prévu le moment exact où l’on devait procéder à la remise des trophées. Au moins trois fois, la même chose sera dite et les spectateurs resteront sur leur soif. Mais curieusement, l’animateur fera avec ce cafouillage jusqu’au bout, sans prendre soin de s’informer vraiment et savoir à quoi s’en tenir. D’ailleurs c’est à peine qu’il aura rectifié une seule fois, lorsqu’un autre événement se sera intercalé. Ce ne sera que peu avant le grand rendez-vous de la soirée, que quatre personnalités de la boxe togolaise recevront leur distinction.

Autres fausses notes, des boxeurs seront annoncés et longuement attendus par le public, au moins 15 minutes d’attente, pour les voir apparaître finalement, ce qui n’est pas normal. Ce fut le cas des pugilistes togolais, Djolévi Balogou et Guy Sofou Tendé. En principe entre trente secondes et une minute au plus après l’annonce des acteurs, ceux-ci devraient pointer le bout du nez, pour éviter ce qu’en jargon radiophonique l’on appelle des « blancs ». L’autre moment désagréable fut l’exécution des hymnes nationaux ivoirien et togolais où, alors que le public s’attendait à écouter « l’Abidjanaise », une défaillance technique transportera le public d’abord en Algérie. Pour rectifier le tir, alors que d’un bout à l’autre, on se sera prêté à l’exécution de l’hymne national algérien, ce fut un blackout total à nouveau. C’est alors qu’on se passa de l’enregistrement sonore, et que le petit nombre d’Ivoiriens présents sur le ring mit sa voix à contribution en guise de solution.

Enfin, il faut signaler aussi comme mauvais aspect de l’organisation, la remise des trophées à ces personnalités de la boxe mentionnées plus haut, ainsi que de la ceinture aux nouveaux champions togolais (Sabou et Djolévi), dos tourné au public dont la vue était barrée par d’autres personnes présentes sur le ring. La raison en est la disposition adoptée dans la salle. Le Ministre des Sports et des Loisirs, ne se trouvait pas dans la loge officielle avec les autres officiels mais à une place aménagée autour du ring. Ce spectacle a été désagréable. Le public, malgré sa présence n’avait rien suivi. On eût dit une séance de huis clos. Nous pensons qu’à l’avenir, il faudra remédier à des situations similaires, pour atteindre une meilleure organisation. Ainsi, en matière de sport, on pourra attribuer un jour une bonne note aux Togolais pour l’organisation. Ce disant, nous pensons à la CAN des moins de 17 ans organisée il y a deux ans au Togo dans l’approximation et le cafouillage.

A un moment donné, on pouvait se poser la question de savoir, si certaines discordances frappantes avaient été sciemment provoquées et entretenues pour saboter la bonne organisation et faire porter le chapeau de la mauvaise organisation à quelqu’un à qui l’on en voudrait par hasard. Les Togolais espèrent que la prochaine fois sera bien meilleure et nous tenons à féliciter au moins pour le démarrage avec « seulement un petit retard ». Aucune œuvre humaine n’est parfaite, dit-on. Mais il n’est pas impossible de prendre le contre-pied d’une telle maxime.

Alain SIMOUBA


ça va se savoir : Substitution (2)

« Veux-tu bien boire quelque chose ? », lui demanda Eric qui, alors, se dirigeait vers la cuisine. Il alla et revint avec deux bouteilles de bière dans la main. Il servit Flore, les yeux rivés sur le petit écran. « Merci pour le service », fit-elle, en se tournant vers son beau-frère. Les regards se croisèrent mais, tous deux avaient en ce moment les langues liées. Pendant un bon bout de temps, ils se regardèrent sans aucun mot. Chacun attendait certainement de l’autre le premier mot. La belle-sœur brisa alors le silence de cimetière qui régnait dans le salon : « Peux-tu me mettre un film vidéo, s’il te plaît ? », interrogea-t-elle. « Quel genre tu aimes ? Film d’action ? Policier ? Fiction ? », demanda Eric avant d’ajouter : « Ou bien du porno ? ». « Eh bien, le porno ! J’aime bien ça mais je le regarde souvent toute seule dans la plus totale discrétion », répondit-il en regardant droit dans les yeux le maître des lieux, peut-être pour déceler sa réaction.

Voyant le regard revolver qui le braquait depuis quelques temps. Ce dernier proposa à sa belle-sœur d’aller à table pour le dîner. Elle ne trouva pas d’inconvénient à cette proposition mais elle resta jusque-là assise, jambes grandement écartées dans le canapé, feignant regarder toujours son film. « Qu’allons-nous manger ? J’ai bien faim mais je ne crois pas qu’il y a ce dont quoi j’ai envie à la cuisine. Mais, pour te faire plaisir, j’accepterai volontiers tout ce que tu suggères comme mets en attendant que j’ai ce que désire mon cœur », lança-t-elle depuis son canapé. Alors que son beau-frère dressait la table, elle se leva pour aller dans la chambre de sa sœur. Elle choisit exprès une des robes de nuit de sa sœur et la porta, ressemblant alors à celle-ci. La jeune fille débarqua au salon au moment où Eric déposait le menu fumant qu’il venait de chauffer. Il se tourna et vit Flore debout comme un ange. « Tu es aussi belle que je l’imaginais. Tu mérites une bise qui me vient du plus profond de mon cœur. Aussi, tu combles le vide laissé par ta sœur il y a quelques heures. Tu es vraiment mignonne», déclara le jeune homme dans son ébahissement.

En guise de réponse aux propos du maître des lieux, Flore se mit à débiter d’interminables histoires à dormir debout dans l’idée de séduire son interlocuteur visiblement au bout de sa résistance. L’homme l’écoutait d’une oreille, et ne pouvait en ce moment détourner son regard braqué sur les superbes fesses visibles à travers la robe blanche et transparente qu’elle portait. Consciente de l’émoi qu’elle provoquait dans l’esprit de son beau-frère, elle lui sourit. Emporté par le cours de l’événement, Eric brava la peur qui le dominait puis s’approcha d’elle et lui déclara d’une voix douce que si jamais elle ne mangeait pas, il lui infligerait une fessée qu’elle n’oublierait pas de si tôt. « C’est bien ce que nous allons voir », répliqua-t-elle d’une voix suave qui retentit comme un coup de marteau sur la tête de l’homme qui, en ce moment précis, se trouvait derrière elle. Comme pour joindre l’acte à la parole, la main d’Eric claqua sur les petites fesses.

Aucune réaction et l’homme réédita ses fameuses fessées à plusieurs reprise. Ce silence mit l’homme sur une orbite de questions : « Aime-t-elle ou pas mes gestes ? », s’interrogea-t-il. Le jeune homme voulait renoncer à cette aventure quand Flore se tourna vers lui et lui sourit comme jamais. Alors qu’une main poursuivait le tripotage déguisé en fessée, l’autre soulevait adroitement la robe. Tous deux étaient prêts à rentrer dans le jeu dont chacun rêvait. Tous se faisaient maintenant une idée sur ce que peut posséder son partenaire. Le corps des amoureux vibrait de désir ardent ... A suivre.

Tonton D


Sans détour : Vigilance après la décision de la Cour Constitutionnelle

            « Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice » (La Bruyère, Les Caractères) 

 

            « La Cour Constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle juge de la constitutionnalité de la loi et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics », stipule l’article 99 de la loi fondamentale togolaise. C’est la mission de la Cour Constitutionnelle appelée ailleurs Conseil Constitutionnel. Dans toute démocratie, cette institution joue un rôle non moins important. Elle est indépendante et impartiale dans le traitement des affaires dont elle est saisie. Elle ne fait pas les choses avec le sentiment, mais dans le respect scrupuleux des textes.

Mais au Togo, la Cour Constitutionnelle créée vers la fin des années 90 n’a jamais dit le droit. Elle s’était plutôt acoquinée avec le pouvoir. Mieux elle était devenue une aille marchante du RPT. La Cour Constitutionnelle d’Atsu Koffi Amega avait contribué à asseoir le régime RPT. N’avait-elle pas déclaré après la présidentielle de 1998 qu’il préfère l’injustice au désordre pour évacuer un recours du CAR de Me Agboyibo. En plus, elle avait avalisé les nombreux hold-up électoraux que notre pays a connus. En 2005, elle était carrément passée à côté de la plaque en donnant un parfum constitutionnel à la « dictature héréditaire ». En l’espace de quelques minutes le ministre Faure Gnassingbé, fut fait député, Président de l’Assemblée nationale et Président de la République par intérim. En dépit de cette forfaiture  répugnante, la bande à Atsu Koffi Amega avait reçu le serment de l’héritier qu’un quarteron d’officiers avaient imposé pour éviter que le Togo ne sombre dans le chaos. Mais ce qui se passe actuellement entre les détenteurs du pouvoir, n’augure rien de bon. On avait pris une mauvaise voie. On s’était perdu en voulant monarchiser un pays qui était profondément divisé. Passons.

C’était fort logiquement qu’au cours des pourparlers togolo-togolais, l’opposition avait demandé sa recomposition. Ce qui fut fait après moult rappels à l’ordre et dénonciations de certains partis. En revanche, l’accouchement fut difficile dans la mesure où l’ex-« Assemblée mouton » avait reconduit la plupart de ceux qui avaient servi sous Amega. Qui plus est, le Président nommé par le chef de l’Etat est de l’ancienne école. Naturellement, la nouvelle Cour avait été critiquée après les législatives du 14 octobre. Nous en sommes là quand en mars dernier, la Cour Constitutionnelle est allée à l’école du « contentieux électoral dans la perspective du perfectionnement des scrutins ultérieurs ». C’est l’exorcisme. Aboudou Assouma avait entre-temps étalé à la place publique la corruption qui gangrène l’appareil judiciaire togolais.

              Cette renaissance a été mise à rude épreuve par l’UFC de Gilchrist Olympio qui a saisi la Cour suite à la modification unilatérale des articles du Codé électoral par les députés RPT. Pour une fois, elle a dit le droit. Le texte voté ne peut être promulgué parce qu’inconstitutionnel, estime la Cour. Résultante, la CENI de Tozim Potopéré ne peut être remise en selle comme le souhaitait le pouvoir. Un camouflet pour les partisans de la pensée unique. Une grande victoire pour les partis de l’opposition. Chapeau à Assouma et ses hommes. Cette décision sera sûrement reprise à leur compte par les griots de la République qui piailleraient que la démocratie est en marche au Togo. Cependant, il convient de revenir rapidement sur terre après cette euphorie. Le régime en place est imprévisible et il se peut que ce soit un scénario bien fignolé pour endormir les forces démocratiques et opérer d’autres coups de force. Le peuple doit être vigilant pour qu’une fois, sa voix soit comptée et non celle contenue dans les ordinateurs.

Zeus AZIADOUVO


Libertinage

Cinglant camouflet à Abass Bon-Faux

La Cour Constitutionnelle a décidé contre toute attente d’invalider la modification unilatérale du Code électoral opérée par les « dépités » de «l’Assemblée mouton». C’est un véritable « mikuis », un cinglant camouflet que « Aboudou Assoumanique » a infligé au nouveau ancien président de «l’Assemblée mouton» « Abass Bon-Faux » et ses affidés qui ont de tout temps considéré le Togo  comme une propriété privée. C’est incroyable que tout le mal qu’ils ont fait à ce pays pendant 40 ans, ils continuent à agir comme à l’époque nazie. Même en Russie où est née la pensée unique, des changements sont intervenus. Djougachvili  Staline, le plus grand dictateur de tous les temps, a cédé son trône à Sergueïevitch Khrouchtchev, celui-ci à son tour a laissé sa place à Leonid Brejnev puis à Iouri Andropov et à Michaïl  Gorbatchev qui céda le fauteuil présidentiel à Boris Eltsine qui aussi a légué la magistrature Suprême à Vladmir Poutine qui finalement a transmis les pouvoirs à Dimitri Medvedev. Comme on peut le voir, dans la plus grande dictature au monde, il y a eu de l’alternance. C’est dans l’ordre normal des choses. Et le Togo n’y échappera pas. Le Togo nous appartient à nous tous et non à une catégorie d’individus. Abass « Bon-Faux », Dama « Dramanique », Selom « Klassouk »  et les autres peuvent se convaincre d’une chose, tôt ou tard, le peuple togolais accédera au changement auquel il aspire. Ce n’est qu’une question de temps.

La peur au ventre

Plus que quelques mois, les Togolais seront invités aux urnes pour élire le président de la République « Gnassingbélandaise ». Les différentes forces politiques se préparent activement. Au sein des RePTiles, à part les moyens financiers, la machine à fraude est amorcée. Du côté des partis des teints clairs, on mobilise les partisans, sympathisants. En ce qui concerne les micro-partis, on est à pied d’œuvre pour tisser des alliances même si c’est contre nature dans l’attente d’une suite favorable.

Pendant ce temps, la sérénité n’est pas de mise au sein de la population. Mille et une questions triturent les méninges sur la couleur de cette compétition de 2010. Ce rendez-vous sera-t-il la photocopie crachée de l’élection « transparemment violente » de 2005 ? Personne ne saura pronostiquer. Cependant, on sait que la présidentielle au Togo a été toujours violemment disputée. Les militaires pardon les militants extrêmement « ivres » en bloc se lancent dans des coups de poing, des courses poursuites, des vols et viols d’urnes. Selon des informations, certains citoyens ont commencé à aménager des abris sûrs le moment venu. D’autres ont arrangé leurs effets et sont prêts à franchir les frontières au cas où. A en croire ceux qui ont la peur au ventre, les promesses faites par le « p’ti » pour organiser une élection à la ghanéenne s’effrite chaque jour. Ils balayent du revers de la main les assurances réitérées du pouvoir pour l’organisation des élections sans violence. La population attend cette élection avec la peur au ventre. Déjà, les habitants du quartier de « Kpatchagan » en savent quelque chose.

Quand Assoumantique coupe l’herbe sous le pied de Potopoto

Le mardi 31 mars dernier, les « dépités » RePTiles ont opéré un coup de Sabou Ballogou, plutôt de force. Ils ont procédé à la modification de l’article 21. Pressés comme la diarrhée, les 43 parlementaires présents au Palais des Congrès ont confondu vitesse et précipitation. Malgré la sonnette d’alarme du vieux honorable « Fitifiti », ils ont foncé tout droit pour modifier l’article 32 qui n’a pas été introduit par le gouvernement.

Aujourd’hui, ils sont arrêtés dans leur élan de cécité. La Cour constitutionnelle que dirige «Aboudou Assoumanique » vient d’invalider l’article 21 kéï 32 du code électoral suite aux recours déposés par le parti des teints clairs. Cet échec cuisant infligé aux « dépités » RePTiles est considéré comme un événement du siècle par la population togolaise. Cela ne s’est jamais produit au Togo depuis que la dynastie Gnassingbé dirige ce pays. Cette cour a toujours navigué dans le même sens que le pouvoir en place. Selon un observateur de la vie politique du Togo, le patron de cette institution se serait repenti. La preuve, selon lui, le gars a tout récemment dit haut que la justice est totalement corrompue. Les affaires sont jugées selon la tête et la poche du client. En tout cas, on attend de voir si Aboudou aura du toupet de dire le droit pendant l’élection de 2010. Si certains se réjouissent de cette décision, tel n’est pas le cas chez Tozim « Potopoto», le président de l’ex-CENI. Semble-t-il que depuis quelques temps il est aux anges et a fait faire de très jolies vestes pour retrouver ses sensations. Il doit « devoir » attendre.

Fo Abass, un prégo entièrement à part

La précampagne des RePTiles comptant pour l’élection « prégodentielle » de 2010 continue son petit bonhomme de chemin. Le « p’ti » est sur tous les fronts. Après la distribution des cahiers, l’heure est au « partagement » des tricots. Ce week-end dans un  quartier de Lomé, presque tout le monde a eu droit à un T-shirt provenant de la maison « Gnassingbé Design ». On a « jamaiment » vu un tricot comme ça dans notre pays. Sur le T-shirt, le « p’ti » a montré sa magnanimité en se mettant avec les autres « prégos » qui ont eu à « gouvernailler » la terre des ancêtres de nos aïeux.

Devant le précieux habit, on peut voir le fils de la « gnassion » lui-même et derrière les autres « prégos ». C’est le papa de « Fo Gil », c’est-à-dire Sylvanus Olympio qui vient en première position, suivent Nicolas Grunitzky, et Kleber Dadjo, puis le papa de « Faure-vi » vient boucler la boucle. En haut de la photo de notre « prégodent », on peut lire « Ensemble pour le développement de notre pays ».

Beaucoup de « Gnassingbélandais » s’étonnent de ne pas retrouver l’ancien formateur des muscles, Abass « Bon-Faux » parmi eux. On se souvient qu’après la catastrophe « gnassionale », c’est lui qui l’a remplacé au pied levé pendant 60 jours avant de laisser le fauteuil au « p’ti ».

D’autres pensent que c’est parce que lui, il est toujours vivant que le « p’ti » n’a pas voulu le mélanger à ceux qui sont chez les ancêtres. L’autre question que se posent les gens, c’est de savoir comment ceux qui sont dans l’autre monde vont aider le « p’ti » à bâtir le « Gnassingbéland ». On se rappelle que la dernière fois, « Gnass 1er » a présenté ses vœux à la population. Nous sommes « à Togo » et tout est possible. Nous attendons de voir comment les disparus peuvent aider les vivants.

Quand la radio de «El Kpatcho » fait trembler les « RePTiles »

Il y a quelques semaines, le « dépité » le plus en forme de l’Assemblée, l’honorable « El Kpatcho » a créé la radio petite sœur de « Gnadoè » Fm : Ewaou Fm.  Depuis l’inauguration de cette radio, certains « RePTiles » ne dorment plus le sommeil. Et pour cause, la création de cette chaîne serait perçue comme une menace à « Faure-vi ».   Mais les proches du gros disent que cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions humanitaires et surtout de développement social promises aux populations lors des législatives « Potopéréiques » de 2007

Cependant, il semblerait que les jaloux des acquis de l’honorable font des mains et des pieds pour qu’on ne puisse pas donner une fréquence à cette radio qui s’est fixée pour ambition d’éduquer et de sensibiliser les populations de « Karaland ».  Chaque jour, ils ne cessent de poser des obstacles pour le démarrage effectif des émissions.

Avant avant, quand les « juliettes » (journalistes) disaient que le « mouchoir » brûlait entre les deux fils de la  « gnassion » ils avaient été traités de tous les noms de poisson. Lorsque dans la nuit du 12 au 13 avril certains « mon pays » ont voulu transformer « El Kpatcho » en chair à pâté et que le Procureur de la République a pondu un communiqué très « hot » sur cet incident, chacun sait qui est qui et qui fait quoi dans ce pays. Malheureusement que Ewaou Fm ne pourra pas éclairer la lanterne de ses nombreux auditeurs…

Le talent caché du « Zénéral »

Samedi, au Palais des Congrès de « L’eau-mé », a eu lieu le championnat du monde de boxe WBA version poids moyen, entre le « Gnassingbélandais » Sabou Balogou et le « Sarko-Algérien » Amar Amari. Comme l’on pouvait s’y attendre, la salle était pleine à craquer puisque la magnanimité légendaire du « p’ti » a encore frappé. L’entrée était gracieusement offerte par le fils de la « gnassion ».  En marge de ce combat de titans, le public a eu droit à un combat de charriot entre le frère cadet de Sabou, Djolévi contre le « Codivoirien » Tengué pour le titre africain des Supers Welters.

 Comme à « Gnassingbéland » on n’aime pas faire les choses à moitié, les organisateurs avaient décidé d’exécuter l’hymne national de chaque pugiliste présent lors de la soirée. Ainsi, tout naturellement, l’assistance s’était levée pour l’exécution de l’hymne de la Côte d’Ivoire. Patatras !  Le DJ ne se retrouve plus. En lieu et place de l’Abidjanaise, c’est  l’hymne d’Algérie qui a été servi. Face à la protestation des « Gbagboïstes », le « Zénéral » sort de sa coquille, micro en main  et cracha le morceau. Que ce fut laborieux, émouvant, captivant. Il a si bien chanté qu’on croirait Bella Bellow ressuscitée.  L’homme a tellement chanté l’Abidjanais, phrase par phrase,  mot par mot, point par point et virgule par virgule que le pugiliste « Codivoirien » et son staff l’ont acclamé très « faure ».  Nous, on ne « savaissait » pas qu’il avait un si grand talent.

De sources dignes de pancréas, il se dit que le « Zénéral » s’entraîne pour représenter le Togo à la prochaine Grammy Award aux Etats-Unis. On ne peut que lui souhaiter bonne chance.


La TVT et le nouveau prof d’Histo-Géo

Décidément, à « Gnassingbéland », il n’y a que du désordre. Au cours de la semaine écoulée, le « p’ti » et ses acolytes sont partis  à une colonie de week-end, pardon, ont effectué une visite d’amitié et de travail chez son homologue Equato-guinéen.  Comme à l’accoutumée, la très vilaine télévision en voie de modernisation était de la partie. Au lieu de faire un compte rendu tronqué des activités, comme ils en ont l’habitude et de s’arrêter là, le « p’ti-européen » et ses éléments venus d’où on ne sait, se sont mis  à faire un cours d’histoire et de géographie aux « Gnassingbélandais ». Comme un prof d’Histoire et Géographie de la classe de 3ème administrant son cours à ses élèves.

La Guinée Equatoriale est limité au Nord par …au Sud par… ; le fleuve le plus long est… Elle a eu son indépendance en … Ancienne colonie portugaise, elle est riche en pétrole patati patata. Ce qui est « trizarre », c’est que  c’est tout un documentaire qui est réalisé  sur ce pays. Ce qui a eu le mérite de réveiller la conscience des « Gnassingbélandais » qui mettent en doute la version officielle concernant les buts de ce voyage. Ils se posent la question de savoir si à chaque voyage que « Faure-vi » fait, un documentaire sur l’histoire et la géographie des pays visités nous sera proposé par la TVT.  A  cette allure, est-ce que  cette très vilaine télé aura la possibilité de nous proposer d’autres émissions ? Car le « p’ti » s’est révélé être un très grand pèlerin.


Au cœur des mon pays des « Mon Pays »

Bakalawa : Class, c’est comment ?

Assewouwakan : Pour ne pas te mélanger, l’heure est vraiment grave. On ne comprend plus « rignin ».

Bakalawa : En voyant même tes « zoeils », on sait en même temps que tu as veillé toute la nuit.

Assewouwakan : Tu as bien regardé. Class, la « siiation » est très compliquée.  On doit être vraiment vigilant.

Bakalawa : J’ai entendu les nouvelles, je n’ai pas compris. J’ai pensé longtemps mais je n’ai « rignin » trouvé.

Assewouwakan : Vraiment, les gens sont compliqués. Ce qui s’est passé là, comment quelqu’un peut le comprendre ?

Bakalawa : C’est quelque chose qui est venu brusquement. On ne s’entendait pas à cela !

 Assewouwakan : Qui peut imaginer cela ? Vraiment, il ne faut pas faire confiance à l’homme. C’est par chance que tu me vois aujourd’hui.

 Bakalawa : Tu es dans les parages avant que les choses ne pètent ?

Assewouwakan : C’est nous qui avons fait « sécrité » dans la zone.

Bakalawa : Alors raconte-moi comment les choses se sont passées. C’est « demain» que j’ai appris les nouvelles.

Assewouwakan : Je ne sais pas comment te raconter la chose. Nous aussi on circule doucement et on a entendu les coups de feu.

Bakalawa : On a dit que les gens ont voulu tuer le chef. Est-ce que c’est vrai ?

Assewouwakan : Comme c’est là-bas qu’on a tiré, c’est comme ça qu’on peut dire.

Bakalawa : Qui ont tenté ce coup d’Etat  ? Les gens sont durs dans ce pays. Ils n’ont peur de rien !

Assewouwakan : Quand les choses ont commencé, rapidement on était parti se mettre en position. Donc, on n’a pas vu les assaillants.

Bakalawa : En tout cas, on  verra ce qui va arriver. Il faut que les gens qui sont là-bas soient prudents. On ne sait pas « jamais » quand ça va recommencer.

Assewouwakan : Je ne pense pas qu’ils vont encore tenter de faire ce coup. Je suis passé là-bas hier et  la zone est très protégée… !

Bakalawa : Est-ce qu’il y a eu des morts et des survivants ?

Assewouwakan : Pour le moment « rignin » n’a été dit. Mais j’ai entendu qu’il y a deux morts et trois  blessés.

Au cœur des mon pays des « Mon Pays »

Bakalawa : Class, c’est comment ?

Assewouwakan : Pour ne pas te mélanger, l’heure est vraiment grave. On ne comprend plus « rignin ».

Bakalawa : En voyant même tes « zoeils », on sait en même temps que tu as veillé toute la nuit.

Assewouwakan : Tu as bien regardé. Class, la « siiation » est très compliquée.  On doit être vraiment vigilant.

Bakalawa : J’ai entendu les nouvelles, je n’ai pas compris. J’ai pensé longtemps mais je n’ai « rignin » trouvé.

Assewouwakan : Vraiment, les gens sont compliqués. Ce qui s’est passé là, comment quelqu’un peut le comprendre ?

Bakalawa : C’est quelque chose qui est venu brusquement. On ne s’entendait pas à cela !

 Assewouwakan : Qui peut imaginer cela ? Vraiment, il ne faut pas faire confiance à l’homme. C’est par chance que tu me vois aujourd’hui.

 Bakalawa : Tu es dans les parages avant que les choses ne pètent ?

Assewouwakan : C’est nous qui avons fait « sécrité » dans la zone.

Bakalawa : Alors raconte-moi comment les choses se sont passées. C’est « demain» que j’ai appris les nouvelles.

Assewouwakan : Je ne sais pas comment te raconter la chose. Nous aussi on circule doucement et on a entendu les coups de feu.

Bakalawa : On a dit que les gens ont voulu tuer le chef. Est-ce que c’est vrai ?

Assewouwakan : Comme c’est là-bas qu’on a tiré, c’est comme ça qu’on peut dire.

Bakalawa : Qui ont tenté ce coup d’Etat  ? Les gens sont durs dans ce pays. Ils n’ont peur de rien !

Assewouwakan : Quand les choses ont commencé, rapidement on était parti se mettre en position. Donc, on n’a pas vu les assaillants.

Bakalawa : En tout cas, on  verra ce qui va arriver. Il faut que les gens qui sont là-bas soient prudents. On ne sait pas « jamais » quand ça va recommencer.

Assewouwakan : Je ne pense pas qu’ils vont encore tenter de faire ce coup. Je suis passé là-bas hier et  la zone est très protégée… !

Bakalawa : Est-ce qu’il y a eu des morts et des survivants ?

Assewouwakan : Pour le moment « rignin » n’a été dit. Mais j’ai entendu qu’il y a deux morts et trois  blessés.

Liberté 490 du 08 avril 2009
Présidentielle 2010 L’autre « traquenard » du RPT

Hier mardi 07 avril 2009, l’Assemblée nationale a connu une effervescence particulière. Elle retrouvait ses occupants, à la faveur de la rentrée parlementaire. C’était l’ouverture de la session ordinaire de l’année 2009. Cette rencontre intervient après plusieurs mois de congés et devrait permettre aux élus du peuple de renouer avec leur mission, celle de légiférer. Ils étaient pour l’occasion dans leur accoutrement particulier. Et c’est ici que le bon sens n’arrive pas à comprendre le bien-fondé de la session extraordinaire de mardi dernier.

De la légitimité de la session extraordinaire

Il y a huit (08) jours, eut lieu une session extraordinaire, qui l’était vraiment. Elle fut convoquée pour voter un projet de modification de l’article 21 du Code électoral. A l’issue de la rencontre, le texte a été voté à la majorité des députés présents, qui n’étaient que de la même coloration politique : le RPT. Le bon sens ne comprend pas le bien-fondé de la session. Pourquoi une telle rencontre à une semaine de l’ouverture de la session ordinaire de l’année 2009 ? Quelle était donc la légitimité de cette session du mardi 31 mars dernier ?

Aucune ! Sinon que cette session est partie intégrante de la machine à fraude du pouvoir. Et le scénario est assez illustratif. Les discussions ont été clôturées sur le Code électoral depuis le 23 mars 2009 et les points de désaccord soumis, selon les informations, au Président du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) et Facilitateur-maison Faure Gnassingbé. Alors que l’opposition parlementaire attendait l’ouverture des concertations, le pouvoir sort un projet de modification de l’article 21, l’introduit au Parlement pour adoption. C’était à croire que le Code électoral au complet n’était pas sa préoccupation. On cherchait simplement à écœurer l’opposition parlementaire par ce forcing. Et le RPT a atteint ses objectifs. L’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ont boycotté  la session, pour ne pas cautionner la forfaiture. Mais cela n’a pas empêché les adeptes de l’obscurantisme d’aller au bout. Le texte a été adopté, scellant ainsi le retour de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de Tozim Potopèrè.

Pousser l’opposition « gênante » à bout

Ce tour de passe-passe du mardi 31 mars n’est que le nième forcing du pouvoir RPT et ne peut que participer d’une stratégie d’obscurantisme. Ce que viennent confirmer les indiscrétions.

Selon justement ces révélations, Faure Gnassingbé et les siens veulent pousser l’opposition crédible, l’UFC et le CAR qui les importunent, à boycotter le processus électoral. La stratégie consisterait à piétiner constamment les textes, user sciemment de forcing pour les écœurer, tant au sein du CPDC qu’à l’Assemblée nationale, et les pousser à commettre l’irréparable : rompre le dialogue et boycotter le processus. Cette situation donnerait ainsi le champ libre au RPT d’organiser le scrutin en solo. Ce serait un bis repetita du scénario de 2002 qui a vu l’opposition claquer la porte et boycotter les législatives. Le RPT avait profité et organisé un simulacre d’élection qui l’a vu remporter tous les sièges de l’Assemblée. Domination qui lui permettra en décembre de la même année de toiletter la constitution pour ouvrir les portes du 3e mandat à Eyadéma.

Un éventuel boycott par l’opposition parlementaire du processus électoral de 2010 n’arrangerait donc que les affaires du RPT qui n’appliquerait ainsi que la suite du plan. Un simulacre de scrutin présidentiel sera organisé en 2010 et le fauteuil remis à son candidat, qui ne serait personne d’autre que Faure Gnassingbé.

Dilemme pour l’opposition parlementaire

Ce coup de force du pouvoir crée une situation assez inconfortable pour l’UFC et le CAR, qui se retrouvent dos au mur. Quelle attitude adopter? Faut-il rompre le processus ou continuer comme si de rien n’était ?

On avoue que le choix n’est pas aisé. Continuer le débat serait une sorte de caution aux forfaitures du RPT. La responsabilité de tout échec du processus serait alors partagée. Bouder le processus ne semble non plus la meilleure solution. Le peuple place un espoir immense en ce processus et ne saurait pardonner toute déconvenue. En effet le scrutin est conçu comme celui de la dernière chance. Ils sont nombreux, ces Togolais qui nourrissent au plus profond de leur âme, l’espoir de voir réaliser en 2010 l’alternance tant souhaitée au Togo. Le peuple leur ferait donc le procès de tout boycott qui offrirait sur un plateau d’or le fauteuil à Faure Gnassingbé pour une mandature supplémentaire.

Il faut nourrir des craintes quand on sait que le CAR et l’UFC ont toujours menacé de quitter le CPDC si le RPT permettait le ralliement effectif de ses « satellites » de la CPP, du PDR et de la CDPA. Heureusement ou malheureusement, le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio a avoué mardi sur une chaîne radio de la place, que le parti ne commettra pas l’erreur de boycotter le scrutin. Ces déclarations ne sauront suffire pour conjurer le sort. Le pouvoir n’est pas à son premier coup de force et ne sera certainement pas à son tout dernier. Il faudra donc du cran pour supporter et contrer les velléités obscurantistes du pouvoir.

Pablo. E.


Preuve de la mauvaise gouvernance au Togo : Les gouvernants préfèrent les hôtels 5 étoiles aux résidences de l’Etat à l’Etranger

L’Etat togolais dispose à l’Etranger surtout dans les capitales africaines, européennes et américaines (Dakar, Hararé, Paris, Bruxelles, Londres, Bonn, Washington…) un patrimoine riche (plusieurs propriétés immeubles, terrains nus) entretenus par des agences immobilières qui effectuent périodiquement contre des commissions, des travaux de rénovation ou de réparation.

Paradoxalement, quand les autorités togolaises voyagent dans ces villes, elles abandonnent ces appartements pour louer des hôtels 5 étoiles occasionnant une double dépense à l’Etat.

A Paris, l’Etat possède 7 immeubles : l’Appartement de la Rue Berger, l’Immeuble de la Rue Jouffroy, Appartement de Neuilly… Il en compte 4 à Bruxelles, 3 à Bonn, une résidence à Londres, 3 au Brésil, 3 à Washington, 3 à New York, 5 luxueuses villas à Hararé et deux immeubles à Dakar.

Plusieurs de ces biens immobiliers à l’étranger sont à l’abandon pendant que d’autres sont loués dans des conditions opaques. Selon nos informations, les loyers générés par ces propriétés sont utilisés par certaines ambassades et d’autres particuliers. D’après un rapport de la défunte Commission nationale de lutte contre la corruption et le sabotage économique (CNLCSE), la mauvaise gestion de ces propriétés a causé à l’Etat togolais une dette de plus de 5 milliards de FCFA. «Certaines pratiques laissent apparaître qu’une partie de cette dette est la conséquence d’une mauvaise gestion. En effet, la Mission a observé par exemple que les appartements de certains agents rappelés à la centrale ou appelés à d’autres fonctions, sont restés inoccupés alors que les loyers continuent d’être payés », souligne la Commission dirigée par Assiongbon Follivi.

En juin 2008, l’ancien Directeur Général de la Banque Togolaise du Commerce et d’Industrie (BTCI), Yao Kanékatoua, a été nommé Directeur Général du Patrimoine de l’Etat togolais à l’Etranger. Apparamment cette nomination n’a rien changé. La mauvaise gestion, le gaspillage et les actes de corruption continuent de plus bel dans les ambassades du Togo dans ces villes.

Par exemple, il est rapporté que l’Appartement de la Rue Berger qui servait de Chancellerie au Représentant togolais auprès de l’UNESCO a été cédé à quatre chauffeurs et leurs familles. Mais l’appartement a été laissé à l’abandon depuis plusieurs années. En raison de son état de dégradation avancée, il est devenu une cause de nuisance pour les voisins qui se sont plaints à l’Ambassade à plusieurs reprises.

Pour le bel Appartement de Neuilly situé dans l’un des quartiers les plus huppés de Paris, il est fait état que depuis 9 ans, il a été loué par M. Benazar, un médecin juif qui s’étonne de n’avoir jamais vu un représentant du gouvernement togolais depuis cette date.

Au-delà de cette gestion chaotique qui est faite des biens immobiliers du pays à l’Etranger et qui constitue un lourd tribut pour le pauvre contribuable togolais, ce qui est navrant est le peu d’égard que les dirigeants togolais accordent à ces résidences en les abandonnant pour louer des hôtels luxueux engendrant une double dépense à l’Etat.

Le 11 mars 2009, le Togo a organisé une journée économique à Paris qui a vu une forte délégation composée de ministres, de chefs d’entreprises et de particuliers séjourner dans la capitale française. La délégation officielle a préféré louer des hôtels aux frais de l’Etat alors que ce même Etat possède 7 immeubles et résidences à Paris.

Voilà la bonne gouvernance prônée par le régime de Faure Gnassingbé.

M.A.


15ème anniversaire du génocide rwandais : 800.000 Tutsis et Hutus modérés tués par des extrémistes Hutus

Le Rwanda a commémoré hier les 15 ans du début du génocide. En 1994, environ 800 000 Tutsis et Hutus modérés, selon l’ONU, ont été massacrés en trois mois. C’était une tragédie. Et la communauté internationale a failli en laissant pourrir une situation qu’on aurait pu éviter. Les images de l’horreur sont encore vivaces dans la mémoire collective. Plus jamais ça. On ne doit plus entendre « inhinzé ! » (Cafards en Hutu). Mais malheureusement, ce qui se passe actuellement au Darfour montre que l’humanité continue de faillir.

Quinze ans après le génocide, des centaines d’acteurs présumés des tueries échappent toujours à la justice internationale. Ils ont trouvé refuge en Belgique, au Canada, en France, au Kenya ou encore en République démocratique du Congo (RDC).  Recherchés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ou soupçonnés par les familles de victimes, ces hommes et femmes vivent sous de fausses identités ou au grand jour, parfois avec le statut de réfugié politique.

A Bruxelles, les génocidaires sont « partout », dans le métro, les rues et les cafés, rapportait une enquête de la télévision belge RTBF en septembre dernier. En France, des familles de victimes ont déposé, en mars 2008, une plainte contre Agathe Habyarimana, la veuve du président Juvénal Habyarimana, tué dans un attentat contre son avion à Kigali, le soir du 6 avril 1994, assassinat qui a servi de déclencheur du génocide. Selon le Collectif des parties civiles pour le Rwanda, Agathe Habyarimana aurait participé « à la planification, à l’organisation et à la direction du génocide ». La France lui a refusé le statut de réfugiée politique, mais elle réside toujours en région parisienne sans être inquiétée.

Déroulement du génocide

Le 6 avril 1994, le président du Rwanda Juvénal Habyarimana est assassiné. Alors qu’il s’apprêtait à atterrir à Kigali, son avion est la cible de tirs et s’écrase. Il n’y a aucun survivant. L’avion transportait aussi le président burundais Cyprien Ntaryamira. Aucune enquête internationale n’a permis d’identifier les auteurs de cet attentat. Les deux principales hypothèses soupçonnent l’une le Hutu Power et l’autre le Front patriotique rwandais (FPR), avec d’éventuels soutiens internationaux.

Pendant la nuit du 6 avril, l’attentat fut l’élément déclencheur du génocide réalisé par le Hutu Power. Sur les ondes de la Radio des Mille Collines, radio de propagande de l’Akazu, le signal du début du génocide fut, dit-on, la phrase entendue depuis quelques jours : « Abattez les grands arbres ».

Les massacres des opposants hutu dans les premières heures, puis de milliers de Tutsi commencèrent aussitôt et simultanément dans une grande partie du Rwanda, à l’exception notoire de la région de Butare dans le sud.

Le 7 avril 1994, la première ministre Agathe Uwilingiyimana fut assassinée le matin, puis les dix Para-Commando’s belges, du 2e bataillon commando, qui avaient pour mission de la protéger, furent à leur tour assassinés dans le camp militaire des Forces armées rwandaises (FAR), où ils avaient été emmenés. Les corps n’ont été retrouvés que le lendemain. Ce commando était aussi composé de cinq casques bleus ghanéens qui furent aussi capturés avec les Belges, mais furent relâchés.

Un gouvernement intérimaire fut constitué en quelques jours sous la houlette du colonel Bagosora qui se révéla rapidement être l’homme fort du régime après la disparition du Président Juvénal Habyarimana.

Dès le 8 avril 1994 la France, par l’opération Amaryllis, puis la Belgique, par l’opération Silver Back et l’Italie évacuèrent leurs ressortissants et ceux d’autres pays occidentaux. Un convoi de ressortissants américains était parti dans les heures qui suivirent l’attentat vers le Burundi, où les attendaient des forces américaines en stationnement.

Cent jours d’extermination

Pendant trois mois, la Radio Télévision Libre des Mille Collines encourage et guide jour après jour, heure par heure le génocide, dénonçant les Tutsi encore vivants à tel ou tel endroit. Les milices Interahamwe (issue du MRND, le parti présidentiel) et Impuzamugambi (issue de la Coalition pour la Défense de la République, organisation extrémiste composée de durs du régime Habyarimana), exécutent ce qu’elles appellent « le travail », parfois assistées par les FAR. Le « travail » consiste pour les extrémistes hutu à massacrer à travers tout le pays les Tutsi, ainsi que certains Hutu modérés réputés hostiles à ce projet et considérés comme des « traîtres ». La population utilise essentiellement des machettes, des houes et des gourdins cloutés.

Des barrières sont montées sur toutes les routes du Rwanda pour arrêter les fuyards qui sont massacrés sur place. Généralement les autorités locales, parfois sous la pression de hiérarchies parallèles organisées par les préfets, prétextent la mise en sécurité des Tutsi pour les regrouper dans des lieux publics comme les stades, les bâtiments communaux, les écoles et les églises. Ensuite des groupes de miliciens achèvent les personnes, parfois précédés par les FAR qui commencent « le travail » avec des armements adaptés, des grenades notamment. Enfin les maisons de Tutsi sont systématiquement visitées par les miliciens pour sortir ceux qui s’y cachent et les massacrer.

Les massacres atteindront des sommets dans l’horreur. L’ampleur du massacre (en trois mois, 1 million de personnes sont tuées selon les autorités rwandaises après recensement, 800 000 selon l’ONU et l’OUA), sa cruauté (des femmes enceintes sont éventrées pour tuer les fœtus, la violence sexuelle est fréquemment employée, des tueries ont lieu au sein de familles mixtes, le sadisme se manifeste dans de nombreux cas) et le nombre d’exécutants en font un des évènements les plus atroces du XXe siècle. Des militaires des Forces armées rwandaises tentèrent de s’opposer au génocide le 12 avril 1994. Ils échouèrent.

A Butare, le seul préfet tutsi du Rwanda essaye de lutter contre le développement du génocide dans sa région. Il est destitué le 17 avril 1994. Le génocide démarre vraiment ensuite. Le 19 avril 1994 le Président du Gouvernement intérimaire vient sur place soutenir les autorités locales et la population par un appel « au travail ».

Dans la région de Kibuye, dans le massif montagneux de Bisesero, lieu réputé pour leur résistance à d’autres périodes, des Tutsi se sont regroupés et ont tenté de résister aux autorités locales et aux miliciens en se battant avec des armes qu’ils leur prenaient. 65 000 Tutsi y sont enterrés dans un mémorial. 800 survivants ont été dénombrés par les soldats de l’opération Turquoise.

Une exception à Giti, près de Kigali, aucun Tutsi n’a été tué, grâce aux autorités locales. Le bourgmestre de Giti a été félicité par le président Bizimungu après la victoire du FPR.

Le 30 avril 1994, le bureau politique du Front patriotique rwandais publie un communiqué selon lequel le génocide est presque terminé. Il « appelle le Conseil de sécurité des Nations unies à ne pas autoriser le déploiement de la force proposée, parce que l’intervention des Nations unies à ce stade ne peut plus servir un quelconque but en ce qui concerne l’arrêt des massacres ». Les massacres ne cesseront complètement que courant juillet, mais on estime que 80 % des massacres étaient accomplis à la mi-mai. Le médecin allemand Wolgang Blam qui se trouvait à Kibuye dans une région où les Tutsi étaient très nombreux (20 % de la population) et où les massacres durèrent jusqu’en juillet, témoigne dans un document qu’à partir du 16 mai 1994 les autorités locales ont normalisé la situation en ouvrant les services publics, les banques, les transports, etc. L’essentiel des massacres était alors accompli.

Cette observation du Docteur Blam se retrouve à l’échelon national. Il raconte d’ailleurs que des membres du gouvernement intérimaire se sont déplacés le 8 et le 16 mai à Kibuye pour lancer cette normalisation. À la mi-mai Alison Des Forges signale qu’il y eût débat sur la nécessité de massacrer les femmes et les enfants épargnés jusque là dans certaines régions et que le débat fut tranché par leur extermination effective.

Mais la guerre civile évoluait en faveur du FPR et c’est à ce moment que la France perça le mur de la qualification du génocide au plan diplomatique, dans la perspective d’une intervention.

La plupart des rescapés trouveront refuge dans les régions du nord-est du Rwanda, là où le FPR avance rapidement au début du génocide. Quelques rescapés réussiront à se cacher dans des marais ou des zones forestières. Les autres rescapés seront sauvés par des Hutu qui prendront le risque de les cacher, jusqu’à ce que le FPR arrive. La zone protégée par l’Opération Turquoise, à l’ouest du Rwanda sera la dernière zone investie par le FPR et celle où les massacres continueront le plus longtemps, les français ayant comme la Minuar l’ordre de « rester neutre entre les factions rwandaises ». Les Français sauvèrent toutefois 8 000 rescapés du stade de Nyarushishi au sud-ouest du Rwanda et 800 autres à Bisesero, ainsi que des groupes isolés au gré des circonstances.

Le génocide constitue en outre un désastre économique avec les destructions de biens (notamment les troupeaux) et les pillages. Dans la volonté d’anéantir jusqu’au souvenir des Tutsi on détruisit aussi très souvent leurs maisons et leurs jardins, sans chercher à les utiliser autrement qu’en récupérant leurs matériaux.

Le génocide se déroule sur fond de guerre civile. Les FAR (Forces armées rwandaises, c’est-à-dire l’armée régulière rwandaise) combattent le FPR (Front patriotique rwandais, composé de Tutsi exilés et de quelques opposants hutu au régime Habyarimana, qui ont attaqué le Rwanda depuis l’Ouganda à partir de 1990).

Tous ceux qui ont suivi le film « Hôtel Rwanda » peuvent s’en rendre compte. Des hommes faits à l’image de Dieu déchiquetaient avec plaisir leurs frères. C’est pourquoi dans le cadre du processus vérité, justice et réconciliation qui est engagé au Togo, il est nécessaire de s’attaquer à la question du tribalisme. Il est présent au cœur de l’appareil de l’Etat.  Les vagues qu’a soulevées l’article « Mon ami s’appelle Amouzou » de « Focus Infos » prouvent que le problème est réel. Mais on ne veut en parler. Un danger qui guette le pays.

R. Kédjagni


Championnat mondial de boxe : catégorie des moyens : Sabou Balogou dédie son prochain combat  au Président de la République

          Le champion du Monde de boxe, version IBC, catégorie des moyens (72,5kg), le Togolais Sabou Balogou, remet son titre en jeu le samedi 11 avril 2009 à 20h au stade omnisports de Lomé, terrain de handball. Mais cette fois-ci, dans une autre version, la version WBA supérieure à l’IBC. Il rencontrera le franco-algérien Amar Amari, un autre champion. Il faut signaler que le pugiliste togolais, pour devenir champion mondial de sa catégorie et de cette version, avait eu à défaire le 30 octobre 2004 ici même à Lomé, Viktor Fessechko. En 2006, il remettait son titre en jeu face à un autre pugiliste d’Europe de l’Est, Vladimir Boroski. Tous ces deux adversaires de Sabou Balogou avaient été battus avant la limite.

Pour arriver à ce stade aujourd’hui, le Togolais était parti à la conquête du titre africain en 2001 à Cotonou (Bénin) où il avait battu le Béninois Oloubi Sévérin devant son propre public, devenant ainsi pour la première fois, champion d’Afrique des poids moyens. Un an plus tard, il défendait ce titre face au teigneux et redoutable boxeur ghanéen, George Amuzu. C’était au Palais des congrès de Lomé dans un choc de titans très plaisant, où le Ghanéen aura marqué pour longtemps les amateurs du noble art, présents à ce rendez-vous, par sa pugnacité,  ses talents d’encaisseur et de cogneur, le tout soutenu à l’époque par une condition physique à toute épreuve. Ce combat sera âprement disputé d’un bout à l’autre et remporté aux poings par Sabou qui n’est plus à présenter aux amateurs togolais du noble art.

Pour défendre son titre de champion du monde le samedi prochain, il a fallu l’implication personnelle du Président de la République. Celui-ci, selon Sabou Balogou, lui avait permis de quitter le Togo le 29 décembre 2007 en direction des USA pour un séjour de trois mois qui lui aura beaucoup ouvert les yeux. Un séjour entièrement financé par l’Etat grâce à la volonté du Chef de l’Etat, en vue de lui permettre de parfaire ses techniques. Toujours selon le pugiliste, c’est grâce au chef de l’Etat qu’il remet son titre en jeu en ce mois d’avril où il boucle ses 34 ans (il est né le 24 avril 1975). Pour ne pas faire les choses à moitié, nous confiera-t-il, Faure a décidé que l’entrée sera gratuite, afin de permettre à un nombreux public d’aller le soutenir. Pour tout cela, Sabou a décidé que ce samedi, lorsqu’il montera sur le ring, il aura plus à cœur de boxer et remporter une belle victoire pour faire honneur au Président de la République qui l’aura soutenu jusqu’au bout, plus que pour son propre honneur et son palmarès.

Lorsque nous l’avons rencontré le week-end dernier, il venait de terminer une séance  de massage. Quand nous lui avons posé la question de savoir quel est son moral à quelques jours de son combat contre le franco-algérien, en bon croyant musulman, il s’est d’abord remis entre les mains d’Allah, puis nous a déclaré tout confiant, que ce combat, il va le gagner et cette victoire sera dédiée ainsi que le combat lui-même à Faure Gnassingbé. Il n’a pas manqué d’exprimer son ardent souhait de voir le Président de la République assister personnellement à ce gala.

Quand nous avons eu à lui poser la question de savoir, si Faure le connaissait particulièrement ou si l’intérêt que le Chef de l’Etat accorde à sa carrière de pugiliste était le fait du hasard, il a répondu avec une pointe d’étonnement et tout souriant, se replongeant dans les circonstances de sa dernière rencontre avec le Président de la République, que jamais, il n’avait rêvé qu’un Chef d’Etat pouvait se préoccuper de sa carrière, compte tenu d’un certain nombre de faits antérieurs liés à la vie d’autres pugilistes togolais et pas forcément à la sienne.

Au sujet de l’actuel Président de la Fédération Togolaise de Boxe, M. Kélani Bayor, Sabou Balogou n’a pas manqué de dire tout le bien qu’il pense de lui. Il a souhaité sincèrement le voir continuer à encourager la Boxe togolaise comme il le fait déjà, et s’y investir  pour son développement et son  épanouissement, ce qui n’est pas aisé, car la boxe au Togo, parent pauvre de toutes les disciplines sportives pratiquées dans le pays, est délaissée au profit du football surtout. Après le départ de l’ancien Président Logossou Sassou qui avait aussi en son temps, fait ce qu’il avait pu, car à l’impossible, nul n’est tenu, voilà un homme qui se bat pour la boxe togolaise et qui mérite d’être soutenu par les autorités et encouragé. Il a reconnu que les problèmes de cette discipline sont profonds et très sérieux et que, faute de moyens et de soutiens à apporter aux pugilistes, de jeunes boxeurs pourtant pleins d’avenir ont raccroché. Ce disant, il nous présenta quelques cas concrets.

Nous saisissons l’occasion, pour lancer un cri de cœur en direction du Ministère des Sports et des Loisirs ainsi que dans la direction du Ministère de la Communication et de la Culture, pour dire que les Togolais ne les sentent pas par rapport à d’autres départements un peu amorphes eux aussi, mais qui produisent des résultats. Car, on ignore ce que font ces deux départements pour le devenir du sport et de la culture dans notre pays à travers les âges et les hommes qui se succèdent. Nous devons reconnaître que les conditions de travail de nos boxeurs sont déplorables, pour leur permettre de percer et ramener des couronnes pour l’honneur du pays. Il n’y a qu’à voir les conditions dans lesquelles le champion togolais vit et s’entraîne pour s’en convaincre. « Au Togo, si nous avons des champions, c’est l’œuvre de Dieu lui-même », avait déclaré un ancien boxeur qui a raccroché aujourd’hui. Quand les autorités togolaises se décideront-elles à créer un centre de formation et d’entraînement des jeunes boxeurs  et à leur procurer du travail pour qu’ils puissent bien se nourrir et affronter l’adversité ?

Pendant que nous critiquons les ministres togolais des Sports et des Loisirs ainsi que leurs collègues en charge de la Culture dans le pays, nous vient à l’esprit cette question qui mérite d’être posée, car quand on rend justice au chat, on doit en rendre également à la souris : « Quelle marge de manœuvre, quelle volonté réelle et quel budget conséquent la politique nationale en ces matières met-elle à la disposition de ces départements pour leur permettre de montrer qu’ils transpirent pour arriver à quelque chose ? ». Il est vrai que nous avons des ministres parfois qui n’ont aucune ambition de laisser des traces positives de leur passage, parce qu’il y en a qui sont dans les nuages et ne maîtrisent parfois pas grand-chose de leur département,  mais cette question-là mérite qu’on s’y attarde. Le tout n’est pas de critiquer ceux à qui l’on  n’a donné aucun pouvoir décisionnel et qui sont bloqués de par la conception que l’Etat lui-même a de certains pôles de développement.

Signalons qu’en lever de rideau du championnat mondial des moyens, il est prévu  six autres combats dont un féminin et un autre qui sera certainement une grande attraction pour la soirée. Il opposera le jeune frère de Sabou, Djolévi Balogou, un fou du ring, champion d’Afrique des supers welters à l’Ivoirien Sofou Tendé.

Alain Simouba


Sans détour : De l’électricité dans l’air au Parlement

            « Quand les grands partis politiques commencent à s’attiédir dans leurs amours sans s’adoucir dans leurs haines, et en arrivent enfin à ce point de désirer moins réussir qu’empêcher le succès de leurs adversaires, il faut se préparer à la servitude ; le maître est proche » (A. de Tocqueville, L’Ancien Régime et la Révolution)

            C’est la fin des belles vacances. Ce sont les séances parlementaires qui recommencent. Dans le jargon, c’est la première session ordinaire qui s’ouvre le 1er mardi d’avril. Les élus du peuple ont naturellement repris hier le chemin du Palais des Congrès de Lomé. Adeptes de charcutage de textes et « mécréants » selon la Sociologie politique du très respectable honorable Agbényéga Voule-Frititi étaient tous au rendez-vous, munis de leur écharpe. Avouons qu’ils étaient charmants dans leur tenue. Avec des sourires à offrir à tout vent. Une bonne atmosphère pour les solennités. Et surtout pour le discours du « plus chanceux des Togolais », le président de l’Assemblée nationale. C’est la boîte de devant qui s’est adaptée au côté « clin clin » de cette rentrée. Mais dans la boîte de derrière, il y a beaucoup de récriminations, beaucoup de frustrations qui risquent d’exploser dans les tout prochains jours.

          « A mon sens, les principes fondateurs de la démocratie que sont les élections libres et transparentes, un gouvernement issu de la majorité, le respect de la constitution, la promotion des libertés et l’Etat de droit ne doivent souffrir d’aucun manquement. C’est à ce prix que nous pouvons rassurer nos populations et assurer l’indépendance réelle du continent africain », dixit Dr André Dassoundo, Premier vice-président de l’Assemblée nationale du Bénin invité à la rentrée scolaire. Cette affirmation est sûrement tombée dans les oreilles de sourd. Au RPT, on est dans une logique de conservation du pouvoir, et par contrecoup des intérêts. Pas question de jouer le jeu démocratique.

          On s’en souvient, il y a une semaine, l’ancien président de la République par intérim avait convié les députés à une session extraordinaire. Ce n’était pas pour entretenir les lieux dans la perspective de la grande rentrée mais pour «toiletter» un texte du Code électoral et adopter la loi sur la Cour des Comptes dont l’accouchement reste difficile. Il faut le rappeler, il y a quatre ans qu’on tourne autour de la mise en place de cette Cour. Fermons la parenthèse.

Pour cette session des malades, que dis-je, de rattrapage, deux gros ministres de la République – Pascal Bodjona de l’Administration territoriale et Adji Ottèth Ayassor de l’Economie et des Finances - étaient là en plus du très régulier Kokou Tozoun, ministre de la Justice et chargé des Relations avec les Institutions de la République. Mais la salle était à moitié vide. Seul le RPT était présent avec 43 de ses 50 députés. Protestant contre l’introduction à l’Assemblée nationale du projet de modification de l’article 21 du Code électoral, tous les députés de l’opposition (CAR et UFC) ont boycotté cette session à l’exception du Président du Groupe parlementaire CAR qui a choisi de manifester en live sa désapprobation. En l’absence des gueules redoutables de l’opposition, l’exercice a été facile. Tout a été fait en un temps record. L’«Assemblée mouton » était bien dans son biotope. Il y a bien longtemps que les députés RPT ne se sont plus sentis à l’aise. Pour attester leur goût démesuré pour le charcutage des textes, ils sont allés au-delà de la limite en assommant l’article 32 qui n’était pas dans leur agenda. Après la mission accomplie, ils ne pouvaient que se gausser de leur homologue du CAR qui les fustigeait dans sa déclaration. Même les ministres pouffaient quand le haut perché de Kabou malmenait l’honorable Amegnonan en minutant de façon capricieuse son intervention.

Avec ce coup de force du RPT et les prochains textes relatifs à l’élection présidentielle, on s’attend à une session houleuse. Il y a donc de l’électricité dans l’air.

Zeus AZIADOUVO


ça va se savoir : Le rasoir du coiffeur

Sam est un jeune natif de Tado, âgé de 25 ans qui débarqua à Lomé dans le quartier d’Anfamé où il réside tranquillement en célibataire endurci. Après une formation en coiffure qu’il reçut dès son arrivée à Lomé, il créa un salon très  prisé dans le quartier. Tout se passa à merveille pour le jeune Sam jusqu’au jour où il se rendit au village pour les funérailles de l’un de ses parents décédés. Au conseil de famille à la fin des cérémonies,  les sages décidèrent que Afi soit donnée en mariage à Sam qui n’y trouva pas d’inconvénient.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ayant quitté tôt le village, Sam ignorait des détails sur le passé d’Afi, âgée seulement de 19 ans, qui a fait la pluie et le beau temps dans cette contrée, rendant joyeux les convoyeurs qui transitaient par là. Elle débarqua à Lomé avec Sam son époux.  Tout se passait à merveille entre les deux nouveaux mariés. Un jour, sur le chemin du marché,  Afi fit la rencontre de Michel, un informaticien bien nanti qui la héla à bord de sa voiture. Après quelques minutes de « tchatche », les deux se donnèrent rendez-vous  puis se séparèrent. Cette rencontre avait ressuscité en Afi ses vieux démons.

Sur des arguments fallacieux, elle obtint ce soir une permission de Sam qui entre-temps, voulait l’accompagner pour la visite de l’un des parents qu’elle venait de découvrir. Mais sa forte gueule pris le dessus. Afi fut prise dans la voiture de Michel dès son arrivée au lieu du rendez-vous, non loin de son domicile et celui de son hôte. Les deux contournèrent quelques maisons puis débarquèrent chez Michel. Après quelques instants de formalités d’usage, ils se retrouvèrent dans la chambre à coucher et tombèrent sur le lit chaleureusement bien dressé. Michel voulait aller à l’occidentale, c’est-à-dire par des caresses, mais Afi ne lui laissa pas le temps, parce que sa sortie était chronométrée et puis, elle n’en avait pas trop l’habitude. Elle s’allongea sur le dos avec ses frêles jambes écartées et vit venir Michel qui s’infiltra entre les deux béquilles flexibles. Il tenait fortement entre ses deux mains un gros truc à la taille d’un serpent. Comme le canon d’un char d’assaut, Michel libéra le machin qui se balada sur le bas ventre de Afi et des deux mains, il les passa derrière les petites fesses de sa cavalière, puis souleva à mi-hauteur la mince hanche de cette dernière. Il ajusta comme au bowling le petit trou aux lèvres bordées de poils de partout. Michel poussa la manette à fond et Afi s’écria : « Va doucement ! Ça fait un peu mal mais, tu es beaucoup mieux… ». Michel se libéra à plusieurs fois des torpilles enfouies en lui.

Depuis lors, les deux amoureux prirent goût à la chose, puisque entretemps, Afi a sorti ses griffes et démontré à Michel de quoi elle était capable en « gnocottomie ». C’est ainsi que les rumeurs avaient commencé à circuler dans le quartier jusqu’aux oreilles de Sam. Ce dernier demanda à maintes reprises des explications à Afi qui avait toujours nié les faits. Sur des descriptions des gens, Sam crut connaître son supposé rival qui n’était autre que l’un de ses clients. Il prit du temps et s’engagea discrètement dans les investigations sans résultats probants. Michel qui prenait Sam pour son beau-frère, comme le lui avait dit Afi, continuait à se faire raser chez son habituel coiffeur. Un samedi matin, Michel alla de nouveau chez Sam pour se raser. Tout se passait normalement. A un moment, Sam était tenté de lui poser la question. Mais il s’était retenu jusqu’au moment de procéder au rasage de la barbe « Al Quaïdaïenne » de Michel dont la nuque tournée vers le haut laissait apparaître la pomme d’Adam. Sam lui mit sur la gorge le couteau qui lui servait de rasoir et le tint en otage. Il saisit cette opportunité pour poser toutes les questions possibles, même les plus farfelues à Michel qui passa aux aveux. Après le long moment qu’a duré cette séquestration, Sam conclut : « Tu as chance parce qu’une faute avouée est à moitié pardonnée. Va et ne recommence plus, car Afi c’est ma femme ».

Tonton D


Libertinage

A voir  et à revoir

 Malgré quelques couacs, le concours Miss Nana Benz organisé le 4 avril dernier à Lomé,  a tenu toutes ses promesses. Prévue pour 21 heures, la manif n’a démarré qu’au-delà de 23 heures.  «togolaiseries», quand tu nous tiens ! Après ce « léger » retard, quand l’animateur a annoncé l’entrée sur scène des candidates, les rideaux aussi ont refusé de s’ouvrir. Plus d’une trentaine de minutes sont passées sans que l’assistance n’ait pu voir les Miss adorées. Les visages étaient fermés. On y lisait l’impatience, la colère. Certains n’hésitaient pas à maugréer dans la salle. Puis tout d’un coup, les haut-parleurs crachent un vieux tube et une à une  les 12 candidates s’avancent vers le public. Les visages deviennent radieux. Tout le monde a retrouvé le sourire. Les concurrentes étaient toute en rondeur avec des jambes dodues, des postérieurs rebondis et des poitrines haletantes à vous couper le souffle. Toute l’attention des spectateurs était  excessivement focalisée sur ces femmes tout en chair et certains salivaient en live comme le chien de Pavlov. C’était « énormément » exaltant et émoustillant.

Les ambassadrices de l’embonpoint veulent à travers ces évènements attirer un regard positif sur les grosses femmes car elles supportent de moins en moins des réflexions désobligeantes sur leur poids en plus des kilos qu’elles portent déjà. Tout compte fait,  c’est un évènement à voir et à revoir. Au sortir de cette soirée, beaucoup ont déclaré s’être remis d’aplomb. Les vicieux !

La réplique d’Henri Djagba

Le très sulfureux président de Togo Football Awards, Henri Djagba est très en colère. Une colère à la mesure de celle du Président-Fondateur de la République Très Très Démocratique du Gondouana de notre « con-de-frère » Mamane. Djagba ne supporte pas l’idée que les journalistes puissent critiquer la Fédération et son président « Roc » qu’il considère comme Ange Gabriel. « C’est parce que vous avez un journal que vous vous comportez ainsi. Dans deux semaines, j’aurai mon journal et on va voir ça », a-t-il débité samedi dernier sur « Sport fm ».

Le défi est lancé et le compte à rebours a commencé. Le 18 avril prochain, Henri Djagba va disposer de son propre journal. Objectif : répondre du tac au tac aux journaux qui s’attaquent à lui et à son président. On peut aisément imaginer le nom qu’il va donner à ses feuilles de chou : « La Contre-offensive» ou encore « La Riposte ».  En tout cas, les journalistes qui ne veulent pas caresser « Roc » et Djagba dans le sens de leurs moustaches sont avertis. Henri Djagba peut trouver une associée de taille : Maman Togo qui a déclaré récemment qu’elle cherche de l’argent pour créer une radio et insulter les gens. Quand un cuisinier et une revendeuse de « goro » (cola) s’allient, ça doit former un cocktail molotov. Le président de la HAAChe, Fo Philippe Dékassou et ses collabos auront du boulot.

Quand les perdiems du CPDC aiguisent les appétits

Les partis microscopiques qui quémandent une seconde ouverture du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) ne décolèrent pas. Il y a quelques jours, ils étaient six à se constituer en syndicat des exclus du CPDC. Le président de ce regroupement, Me « Tchassonaev » von Traoré Mohamed du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD) ne ménage aucun effort  pour faire entendre raison au « p’ti ». Alors que la première ouverture donne déjà des « problèmes de difficultés » au jeune Président de la République « Gnassingbélandaise ».  Son décret qui a fait jubiler la CPPutain, le PDRien et la CDPAysan a du mal à être effectif. Pendant combien de temps va-t-on nous faire saliver,  se demande-t-on dans les états-majors de ces partis.

Du côté du syndicat, les jérémiades font partie désormais de leur vie quotidienne. Dès que l’occasion le leur permet, ils en parlent pitoyablement. Leur folle envie s’explique, selon eux, par le besoin d’apporter  leur pierre à la démolition, pardon, à la construction de ce pays. C’est pourquoi le transfuge du PDRien, « Tchassonaev  von Traoré» ne comprend pas la fermeture hermétique du CPDC par le « p’ti » alors qu’il l’élargit aux impopulaires. « Ils (CPP, CDPA, PDR) n’ont pas eu les 5%. Même les 3 partis réunis ne totalisent pas les 5% de suffrages au plan national », dit-il. Ce qui lui donne plus d’insomnie, ce sont les sommes (perdiems) astronomiques que perçoivent les participants du CPDC en cette période de vie «kankpé».  Malgré son envie farouche d’y prendre part, ce dissident estime ne pas s’intéresser à ces sous aiguisants.

La vie chère toujours d’actualité

Le Togo a encore bénéficié lundi dernier d’un don de 7 milliards de francs CFA de la BOAD pour l’aménagement de la basse vallée du Mono. Il s’agit de relancer l’agriculture dans cette zone, a-t-on appris. Et par-dessus tout, éradiquer la pauvreté dans cette localité. Depuis l’annonce en fanfare de la reprise de la coopération, les dons semblent inonder le ciel « Gnassingbélandais ». Chaque jour que Dieu fait, on apprend la magnanimité des partenaires, institutions financières et autres.  Le fils de la nation et le ministre de la Coopération présentent chaque fois cette reprise comme un trophée et en parlent à rompre les tympans. Paradoxalement, la vie chère dicte toujours ses lois aux citoyens togolais qui continuent de vivre dans la dèche.

Les retombées de ces milliards octroyés sont difficilement visibles sur les voies « latérisées» du Togo et dans le vécu quotidien de la population. Il ne suffit pas de ressasser sur les médias un catalogue de dons pour prétendre améliorer les conditions de vie des citoyens. Tout semble donner raison à cette population qui, déjà, commence à être confrontée à la flambée du prix du maïs qui est déjà autour des  650 FCFA. Sans oublier aussi l’augmentation  du prix des produits de première nécessité. C’est dans cette logique  de vie chère que les « entonnoirs », pardon, les amoureux de la bière auront désormais à payer plus. Qui dit que le changement du vécu quotidien des «Gnassingbélandais» est pour demain ?

Les étalages virent de nouveau au jaune

On se rappelle, le brillant parcours des Eperviers  lors des éliminatoires CAN/Coupe du Monde 2006 avait donné naissance à de nombreuses activités génératrices de revenus. Les T-shirts et autres gadgets aux couleurs des Eperviers s’étaient vendus à Lomé et à l’intérieur du pays comme de petits pains. Ce qui a permis aux commerçants de se faire beaucoup de sous. Les artistes aussi n’étaient pas en reste. N’importe quel quidam se levait pour composer des chansons à la gloire des Eperviers pour se dire  vedette de la chanson. Puis patatras ! Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, la débâcle des Eperviers  à la CAN égyptienne et au Mondial allemand a emporté avec elle la carrière musicale et le commerce juteux de beaucoup de personnes. 

La victoire des Eperviers sur les Lions Indomptables suscite à nouveau des engouements auprès du public sportif, des commerçants et des artistes qui ont repris du service. Les étalages virent au jaune et les tricots et autres objets à l’effigie des Eperviers se vendent à profusion. Les chansons des Eperviers signent un come-back et passent en boucle sur les chaînes de télévision et les stations de radio. On espère que le déclic est donné et que les Eperviers vont voler de victoire en victoire pour le plus grand bonheur des commerçants et artistes. 

Vous avez dit Pasteur-journaliste ?

Chacun a en lui un talent caché, dit-on souvent. Depuis un certain temps, un pasteur qui a reconnu en lui un talent de journaliste anime une émission débat sur l’ancienne télévision des tradithérapeutes, la RTDS. Cette émission qui, selon lui, rentre dans le cadre du Forum Pardon et Solidarité « gnassionale » est un lieu de confrontation entre les grands « kpoliticiens » du « Gnassingbéland ».  Les  téléspectateurs ont eu déjà à apprécier la confrontation entre la dame de fer de l’UFCocu, « Da Isabelle Améganvi » et le zélé qui écrit la nouvelle histoire du « Gnassingbéland », Gilberto von Bawara. Après c’est le tour de Aviyomé de OBUTS  et de Abi von Tchess BCBG.

Les « Gnassingbélandais » sérieux se posent la question de savoir  s’il exerce encore son métier de pasteur, ce métier qui demande beaucoup de temps et de don de soi. Il se dit que le   gars n’a «rignin» de journaliste et qu’il n’orienterait pas le débat comme il se doit. Certains disent qu’il est très maladroit dans le « posement »  de ses  questions. D’autres vont jusqu’à dire que l’homme anime l’émission en faisant une part belle au parti qui nous « gouvernaille » depuis près de  quarante ans et qu’il n’y aurait pas d’égalité dans le traitement des questions.    Vrai ou faux ? 

On dirait que les « Gnassingbélandais » n’aiment pas qu’on les aide.  Nous serions à la place de ce zélé pasteur-journaliste qu’on cesserait de faire ce « mazin mazin » en animant  cette émission pour s’occuper de notre fondation « kpooo »...

Des condoms pour enfants

Avant avant,  c’est à 10 ans que certains commençaient le CP1. Mais aujourd’hui avec l’évolution, les enfants de 10 ans font la classe de 6ème ou de 5ème et les questions qu’ils posent à leurs parents dépassent l’entendement au point que leurs arrières arrières grands-parents ne pourraient y répondre. A l’Université de Lomé II, pardon, de Lomé tout court, il paraît qu’il y a des étudiants âgés de 12 ans qui préparent leur maîtrise. Vrai ou faux ?

 La dernière fois, une petite fille de 4 ans s’est assise sur la moto du petit  ami de sa sœur. Après la visite, l’homme s’assit sur la moto et demanda à la fillette de descendre. Celle-ci refusa et cracha: «  Moi aussi je peux m’asseoir sur ta moto, parce que je suis aussi une femme, une jeune fille comme celles que tu prends sur ta moto ». Passons.   

Le samedi passé, un enfant de 10 ans qui était en classe de 5ème a approché sa maman et lui a demandé s’il était possible qu’un jour les fabricants de préservatifs mettent sur le marché des  condoms à la taille de tous les individus, même les enfants.  La maman étonnée demanda à son fils où il voulait en venir. C’est alors que le « p’ti » raconta à sa maman que, la dernière fois lors de la semaine culturelle organisée par son établissement, on leur a parlé du VIH/SIDA et qu’on leur a distribué des condoms, mais lorsqu’il les a essayés, aucun d’eux  n’était à sa taille. Hummm, vraiment il n’y a plus d’enfants  sur cette terre. 


Au cœur des « Mon Pays »

Madjatom : Class, comment ça va chez toi ?

Sampoguili : Dans ce pays, qui va ? On mange l’air seulement. On dit toujours que ça va « ira » mais c’est ce qui est qui reste toujours.

Madjatom : C’est la vérité. Les choses deviennent de plus en plus difficiles chaque jour qui se lève.

Sampouguili : Je ne sais plus comment faire. On a cassé la tête jusqu’à fatigués. Class, vraiment les temps sont durs comme caillou.

Madjatom : Sinon, c’est le courage qui fait le reste. Lomé-là, c’est difficile maintenant. Je n’arrive plus à dormir bien le sommeil.

Sampouguili : Ce n’est pas toi seul. Ça me « fait » aussi. Si tu me vois bien souvent, tu vas voir que je dors souvent au boulot. 

Madjatom : Tu vois, on dirait que c’est la même chose qui nous arrive. C’est à cause de ma position sinon, je vais dormir depuis. Là où je suis, le sommeil me saoule. 

Sampouguili : Sans te tromper, si je dois encore « », ce ne sera plus dans ce pays. Je préfère être dans le pays des teints clairs.

Madjatom : Toi et moi, c’est même pipe même tabac. C’est ce que je pense souvent.  Le jour où je vais atterrir là-bas, c’est fini. Personne ne me verra plus jamais ici.

Sampouguili : Je ne comprends pas « jamais » comment quelqu’un qui lutte pour un pays entier va manger l’air comme les civils.

Madjatom : Notre cas est encore plus « pire » que celui des civils. Eux au moins, ils font des affaires. Nous, on va laisser le boulot où pour aller faire des affaires ?

Sampouguili : C’est là notre problème. On n’a pas le temps pour aller faire nos affaires. Normalement, on doit nous «monter» l’argent.

Madjatom : Qui va monter quoi ? Tu parles comme si tu ne connais pas tout ce qui  se passe dans ce pays. On n’est là que pour aider seulement.

Sampouguili : On va aider sans « rignin » gagner ? Comment nos enfants vont faire? On est tous des hommes.

Madjatom : Tu n’as pas entendu le nom du boulot avant de rentrer dedans ? On ne gagne pas ici, mais on travaille.

Liberté 489 du 06 avril 2009
Modification de l’article 21 du Code électoral/ Recours en invalidation : L’UFC met la Cour constitutionnelle à l’épreuve de sa « reconversion »

Le mardi 31 mars 2009, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) a procédé à la modification des articles 21 et 32 du Code électoral lors d’une séance extraordinaire au Parlement, boudée par l’opposition parlementaire qui ne veut pas s’associer à ce coup de force. Le vote fait suite à l’introduction unilatérale et en catimini du projet de texte élaboré dans les officines du pouvoir, ce qui lève le voile sur les intentions obscurantistes de Faure Gnassingbé et les siens. La conséquence immédiate de ce tour de passe-passe est la remise en selle de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) version Potopèrè qui a laissé de bien mauvaises impressions dans le cadre des législatives d’octobre 2007. Cette CENI a également parrainé un jonglage rocambolesque qui a concouru à brader au RPT un siège dans Lomé-Commune. Même au regard de la loi, cette équipe n’est pas en règle. Les rapports financiers et d’activités générales sont toujours attendus, bien que les textes prévoient l’échéance de quarante-cinq (45) jours après la proclamation des résultats définitifs du scrutin pour lequel elle a été mise en place.

Cette manœuvre du RPT est simplement guidée par le souci de créer un terrain favorable aux fraudes électorales en 2010, et l’équipe Potopèrè a démontré en 2007 de quoi elle était capable quand il s’agit de faire le jeu du pouvoir. Les Togolais s’y attendaient, bien évidemment, ce tour de passe-passe ne devrait pas rencontrer l’agrément de l’opposition parlementaire. Si au Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) on s’est pour le moment réduit à la dénonciation verbale, à l’Union des Forces de Changement (UFC) on semble aller au-delà et entreprendre des démarches auprès des juridictions compétentes pour faire invalider la loi, nommément  auprès de la Cour constitutionnelle.

Recours de l’UFC

« Nous avons saisi la Cour constitutionnelle. Nous avons introduit un recours en invalidation de la loi qui vient d’être votée comme nous l’autorise la Constitution. En vertu de l’article 104, avant la promulgation d’une loi, les députés qui font 1/5 de l’Assemblée nationale peuvent saisir la Cour constitutionnelle. Nous verrons donc comment réagira la Cour constitutionnelle qui proclame urbi et orbi depuis quelques temps sa volonté de travailler dans le sens de la transparence des élections à venir », a confié son Secrétaire Général Jean-Pierre Fabre à notre confrère « Le Canard Indépendant » dans sa parution n°236 du vendredi 03 avril dernier.

Passé ténébreux

La Cour constitutionnelle togolaise n’a pas bonne presse au sein de l’opinion. « La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle juge de la constitutionnalité de la loi et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics », stipule l’article 99 de la loi fondamentale, complété par l’article 104 : « La cour constitutionnelle est la juridiction chargée de veiller au respect des dispositions de la Constitution ». Elle « juge de la régularité des consultations référendaires, des élections présidentielles, législatives et sénatoriales. Elle statue sur le contentieux des consultations et élections ».

Malgré ce rôle ô combien noble qui lui est assigné, la Cour a toujours cautionné le non droit. Elle s’est toujours illustrée comme un appareil au service du pouvoir, une aile marchante du RPT. Elle n’hésite pas à piétiner le droit pour la cause du clan Gnassingbé. Atsu Koffi Améga, son ancien président a marqué son temps. Les tripatouillages constitutionnels opérés tant sous le Père que sous le Fils ont reçu sa caution. En mémoire celui qui a été effectué en décembre 2002 et a permis le mandat de plus à Eyadéma, l’autre du 5 février 2005 qui devrait permettre à Faure de terminer le mandat de son Père Eyadèma. La Cour constitutionnelle a toujours avalisé les hold-up électoraux, 1998, 2003 et 2005, et proclamé le candidat du RPT vainqueur, bien que les résultats sortis des urnes créditent le candidat de l’opposition vainqueur, Gilchrist Olympio et Bob Akitani nommément. Les plaintes et recours déposés n’ont jamais connu d’issue heureuse. Atsu Koffi Améga avait même déclaré qu’il préfère l’injustice au désordre. C’est ici que le recours en invalidation déposé par l’UFC à propos de la modification de la loi qui vient d’être votée risque de n’être que de la formalité.

A l’épreuve de sa reconversion

En tout cas, c’est un test grandeur nature pour l’institution dirigée par Aboudou Assouma qui a clamé entre-temps haut et fort sa reconversion. On se rappelle, le président de la cour constitutionnelle et de l’Association des magistrats du Togo a osé dénoncer la corruption dans le corps judiciaire, ce qui lui a valu le désamour des adeptes de ce fléau. Son poste a été même menacé ; mais il a persisté et signé, se sachant mener le bon combat.

La cour constitutionnelle du Togo a aussi entre-temps organisé à un séminaire qui a regroupé plusieurs de ses consœurs da la sous-région à Lomé. C’était du 02 au 07 mars. Le thème était assez éloquent: « Contentieux électoral dans la perspective du perfectionnement des scrutins ultérieurs ». Selon les dires, ce séminaire sous-régional devrait permettre à la Cour constitutionnelle togolaise d’être mieux outillées au concept d’élections démocratiques, de droits de l’Homme, et donc de repartir sur de bonnes bases afin d’embrasser sereinement le grand chantier de la présidentielle de 2010. A l’issue de la rencontre, elle a fait à l’endroit des gouvernants, des politiques et du peuple une pile de recommandations assez positives, surprenant ainsi positivement.

Ce recours à l’invalidation déposé par l’UFC est une épreuve à la Cour constitutionnelle. Aboudou Assouma tient l’occasion de montrer que son institution a vraiment fait sa toilette, sa conversion et que le peuple peut, pour une fois, compter sur elle pour dire le droit.

Pablo E.

Quand le Togo «recule cent ans en arrière»... ère des échangeurs au Bénin, ère de la «latéritisation» des voies au Togo

            Pendant que les pays environnants du Togo (Bénin, Ghana, Burkina-Faso), sous la houlette de leurs dirigeants respectifs se décarcassent pour sortir du sous-développement, depuis plusieurs semaines, les Togolais constatent tout ahuris et perplexes, un phénomène à la fois surprenant et inquiétant pour l’avenir de leur pays : l’invasion de leur capitale par la latérite et une poussière rougeâtre. Depuis quatre ans qu’il est arrivé au pouvoir et depuis sept mois qu’il s’est adjoint un Premier Ministre débarqué du PNUD et sanctifié par l’UE comme l’homme de la situation, le technocrate, l’érudit capable de conduire le Togo vers le miracle, mais stoppé net et bloqué dans sa bonne volonté, Faure Gnassingbé, de l’avis de beaucoup est une grosse déception pour ce pays.

            Pendant plus de quarante ans de gouvernance, le RPT n’aura pas été capable, et c’est  dommage, de couvrir le Togo du maximum de routes bitumées, un petit pays de seulement  56.600 km². L’argent du pays a été gaspillé dans des fêtes, dans la confection des tenues d’animation, dans les lobbyings inutiles, dans l’achat de conscience, d’armement, etc. La plupart des voies de communication terrestres sont des pistes rurales; ce dont on est en train de faire «copie collée» pour la capitale en ce 21ème siècle. Qu’en aurait-il été, s’il s’était agi d’un pays comme le Ghana ou le Nigeria qu’ils avaient à gouverner ? Parvenir en l’espace de quarante années de gestion à ne doter le pays que de routes approximativement goudronnées et raccommodées en des milliers endroits (et encore combien de kilomètres de routes !), il faut être RPT pour le faire.

Pire, les voies de communication héritées de la colonisation, loin d’être reprises pour leur éviter une dégradation intégrale, sont abandonnées dans leur état, telles des pièces de  musée. Le chemin de fer quant à lui, est en voie de disparition et si l’on n’y prend garde, d’ici  dix ans, le train disparaîtra complètement du microcosme togolais et seuls, les jeunes qui auront la chance de sortir de leur pays, pourront découvrir ce qu’on appelle un train. Triste réalité que celle du Togo ! Ils nous diront peut-être, comme à leur habitude, que c’est la grève générale illimitée de 1992 qui en est la cause. Raisonnement d’incapables et de gens tombés en plein marché ! Comme ils font la honte des Togolais!

Pourtant, ce pays est dirigé par des gens qui sortent presque tous les jours de leur pays et parcourent le monde avec les moyens de l’Etat, sans bourse délier. Ce sont des gens sortis des universités comme d’autres chefs d’Etat, Premiers Ministres, Ministres et autres. N’est-ce pas curieux que le Président du Bénin, Thomas Yayi Boni qui n’a accédé à la magistrature suprême dans son pays qu’en 2006 contre Faure Gnassingbé en 2005, ait déjà doté la capitale économique du Bénin de deux (02) échangeurs et qu’un troisième pour lequel on a déjà préparé le site d’implantation, prévu à l’entrée de Cotonou en venant de Lomé ?

N’est-il pas difficile et presque impossible d’être tendre dans ses critiques à l’égard d’un régime qui n’est animé d’aucune volonté de permettre à un pays d’entrer dans l’ère du modernisme et du renouveau, alors que le pays dispose bien des moyens pour ce faire ? La virulence et l’acerbité des critiques n’ont d’autres explications que l’impassibilité et l’indifférence dont font preuve les dirigeants. Cela s’explique aussi par cette insouciance de la part de nos autorités qui ressemble soit à une damnation qui pèse sur le peuple togolais, soit à une volonté délibérée de nuire au peuple et à toute la nation et de ne pas la sortir de son arriération multi décennale. C’est bien dommage que le Président Faure ne sache pas jusqu’ici se rendre utile pour son pays, son peuple en dépit de tout le bagage intellectuel dont on le crédite.

Pendant les deux premières années du mandat de Faure, beaucoup de compatriotes ont essayé de le défendre (se trompant eux-mêmes sur sa vraie personnalité), sous prétexte qu’il était animé de bonne volonté, mais que ce sont les vieux barons du RPT qui l’empêcheraient de prouver ce dont il est capable. Aujourd’hui, personne n’osera plus s’essayer à cet argument. Et personne n’a plus intérêt à le faire d’ailleurs. Nous, nous avions  toujours refusé d’y croire, convaincu qu’on choisit d’être Chef d’Etat ou de ne pas l’être. Eyadèma ne disait-il pas que la responsabilité ne se partage pas ? Après quatre ans sans preuves de bonne volonté, ni de ses capacités à évoluer et à faire avancer le pays, chacun en a sans doute tiré les leçons qui s’imposent. Beaucoup de Togolais ont fini d’ailleurs par penser que c’est peut-être le cercle de Faure lui-même qui distillait une telle information pour amener les Togolais à être un peu compréhensifs à son égard.

Depuis plusieurs semaines, Faure et Houngbo ont démarré leur politique des grands travaux, à moins d’un an de la fin du mandat de Faure, une politique qui consiste à « goudronner » les rues de la capitale avec de la latérite, envahissant les usagers et les maisons environnantes avec de la poussière rougeâtre à longueur de journée. Il y a quelques mois, la seule rue couverte de latérite à Lomé était l’œuvre d’un privé, qui s’était vu, semble-t-il, refuser l’autorisation de la bitumer de sa propre poche. Il s’agit d’ailleurs de l’un des  pilleurs du pays. Aujourd’hui, on en compte près ou plus d’une vingtaine. Un véritable scandale de par l’épouvantable poussière qui va jusqu’à troubler la visibilité des conducteurs.

A Accra, la capitale du Ghana, presque toutes les rues et ruelles quelles que soit la largeur et la longueur, sont goudronnées. C’est l’œuvre de gens animés de bonne volonté et habités par la fierté nationale et l’amour de la patrie. Ceux qui sont à la tête du Ghana, ce sont  pas des êtres humains comme vous et nous qui savent d’où ils viennent et où ils vont. Ce ne sont pas des génies, des super hommes, loin de là ! Notre confrère LE REGARD disait dans sa parution du 31 mars 2009, parlant du séjour des Togolais lors du match Togo-Cameroun : « Accra qui, il y a encore quelques années était en décrépitude, est aujourd’hui une somme d’immeubles imposants, de rues bien tracées, d’avenues propres, d’échangeurs, de places publiques fleuries, etc. Il faut être quelqu’un qui déteste le bien et le beau pour ne pas tomber amoureux de cette ville en qui tout plaît ». Cela résume tout.

C’est vraiment surprenant que Faure côtoie régulièrement Yayi Boni, et se rend chez lui, mais qu’il ne semble avoir rien appris de lui. Trois ans de mandat pour Thomas Yayi Boni contre quatre pour Faure, mais la comparaison est largement en défaveur de Faure. C’est le même Faure qui sollicite Thomas pour prendre place à bord de son avion comme son père le faisait avec Kérékou pour les voyages, mais qui ne fait rien chez lui et couvre les rues de la capitale de son pays de latérite en ce 21ème siècle. Comme si le Bénin n’avait absolument  rien et était trop pauvre pour pouvoir s’acheter un avion ! C’est ce Bénin qui avance à pas de géant avec plusieurs autres réalisations à son actif en et qui est le point de doter Cotonou d’un troisième échangeur, alors que Faure se complaît dans la « latéritisation » des rues à Lomé? Sans doute le premier échangeur togolais sera en latérite pour donner un exemple au monde entier. Franchement Faure n’a aucune excuse de ne pas avoir su se rendre utile pour le Togo alors que c’était la même personne qui, face au vieux Akitani en 2005 se vantait de sa jeunesse et méprisait l’autre pour son âge. Que c’est triste pour le Togo.

Alain Simouba


Ça va se savoir : Un silence qui fait peur

            « Il est doux, quand sur la vaste mer les vents agitent les flots, de contempler de la terre la détresse d’un autre. Non qu’il y ait une agréable jouissance à voir souffrir autrui, mais parce qu’il est doux de voir à quels maux on échappe » (Lucrèce, De natura rerum)

L’année dernière, le monde entier a été frappé par une crise alimentaire. Les produits de première nécessité ont flambé et le panier de la ménagère était constamment vide. Une situation qui a conduit à plusieurs mouvements d’humeur de par le monde. Dans plusieurs pays d’Afrique, il y avait eu des manifestations pour exiger la baisse des prix et des salaires conséquents. Du Sénégal au Burkina Faso en passant par le Niger, le Cameroun, le Bénin … les ventres affamés ont battu le pavé. Sauf au Togo où ils ont accepté leurs conditions sans questionner. Ils ont choisi le silence. Laissant le temps à ceux qui exercent le pouvoir de prendre des mesures idoines. Cependant, il serait funeste de croire que ce silence est synonyme de faiblesse et qu’on peut indéfiniment abuser des populations.

Au lieu de régler de façon responsable le problème de la cherté de la vie, les autorités togolaises préfèrent mener leurs concitoyens en bateau. Les nombreux appels à revoir les taxes douanières aux fins de rendre les produits de base prenables, sont, depuis plus d’un an, restés sans suite. Mais, c’est en pleine dèche que Faure Gnassingbé et son gouvernement ont revu à la hausse les prix du ciment. Deux raisons étaient avancées pour justifier cette décision peu populaire: lutter contre la spéculation et arrimer les prix sur ceux des pays voisins. Un gros mensonge puisque le ciment est plutôt moins cher au Ghana ; ce qui fait que les plus courageux y vont pour s’approvisionner. Sans ronchonner, le peuple s’en est accommodé. Confortés dans leurs méthodes, ils ont enfoncé le clou en augmentant les prix du carburant. Les Togolais ont répondu par le même silence. Ils n’ont pas extériorisé leurs jérémiades. Un malheur n’arrivant pas seul, ils devraient aussi faire face aux caprices de la nature. Les averses ont causé beaucoup de dégâts : perte en vies humaines, ponts mis en morceau, champs emportés… A-t-on pris les mesures pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets ? La réponse est non. Passons !

Lorsque le prix du baril a baissé sur le marché mondial, les pays voisins dont les dirigeants se soucient du bien-être de leurs compatriotes, ont pris des mesures hardies pour diminuer les prix de façon conséquente. Il a fallu plusieurs mois et sorties des médias avant que les Togolais ne s’exécutent. De quelle manière encore ? Les produits pétroliers restent plus chers dans notre pays qu’au Ghana et au Bénin où le niveau de vie est plus élevé que le nôtre. A ce niveau aussi, les Togolais n’ont rien dit et ont encaissé le coup. Ils sont en train d’adopter la même attitude face à la récente augmentation par la Brasserie des prix de ses produits. Sans oublier la situation catastrophique créée par la Compagnie togolaise d’évaluation et de contrôle (COTEC) au Port de Lomé.

Tout est donc cher au Togo. Mais le peuple, à force de plier, risque de rompre un jour. C’est une leçon toute simple : il ne faut jamais pousser à bout son peuple. Ce que font malheureusement le « gestionnaire » Faure Gnassingbé et son équipe. En voulant à tout prix gagner ou sauvegarder leurs intérêts, ils n’ont d’autres solutions que de presser les populations et de les exposer à la misère. On court un danger… Ce qui est cocasse c’est quand le chef de l’Etat s’entiche d’aliéner nos frères et sœurs du septentrion. A tous les déplacements du « prince», ils sont invités à venir déhancher devant lui. Ils chantent à rompre leur corde vocale et dansent à se couper en deux. Et puis, le jeune président les gratifie de quelques billets de banque. Comme cela, il développe son pays. Vivat ! Sachez que cette politique de déhanchement a donné un résultat spectaculaire et encourageant : le Togo est devenu un pays pauvre très endetté (PPTE). Quel gâchis d’énergie de la part d’un jeune !

Zeus Aziadouvo


Les dérives d’un membre de la FTF : Henri Djagba pète les plombs et s’attaque aux journalistes

Le Président du Togo Football Awards, Henri Dessong Djagba, fait montre d’un zèle inconvenant depuis le retour aux affaires du Colonel Rock Gnassingbé. Membre du bureau élu le 18 janvier dernier, l’homme se croit le centre de l’univers. Réfractaire à la moindre critique, il n’hésite pas à accabler d’injures les professionnels des médias à chaque fois que l’occasion le lui permet. Parfois, on a l’impression qu’il veut faire le travail à la place de ceux-ci.

Mardi dernier, ce partisan de la pensée unique s’en est pris à notre confrère Prosper l’Allemand de la Radio Victoire. « Il m’a appelé au sujet d’une de nos émissions consacrées aux problèmes liés aux déplacements des supporteurs vers Accra lors du match Togo-Cameroun. « Vous avez gravement interprété les faits. Je ne peux pas être à Accra et savoir ce qui se passe à Lomé. Vous n’avez pas les vraies informations. Pourquoi voulez-vous m’indexer ? Je vous prends en compte. Je suis doux et méchant à la fois », a-t-il menacé avant d’ajouter que nous avons raconté des foutaises, des conneries dans l’émission. Il a même eu du toupet de nous dire d’enregistrer ses propos et d’aller les diffuser sur la radio et qu’il n’a peur de personne. A ma question de savoir sur qui il compte pour proférer ces genres de menaces, il a répondu qu’il est capable de nous détruire et qu’il est entré en guerre contre nous à la Radio Victoire », a raconté notre confrère Prosper.

Après cette version des faits, nous avons pris attache avec Djagba le même jour. Joint au téléphone, le Président de Togo Football Awards a balayé du revers de la main toutes ces allégations. « J’ai été scandalisé d’entendre certains propos sur la radio. Je lui ai dit que ce qu’il fait n’est pas bon et qu’il me livre à la vindicte populaire en personnalisant les faits. Il a commencé à gueuler et j’ai élevé aussi la voix. Par rapport à mon passé, je n’accepterai pas qu’on touche à un cheveu de X ou de Y. Je ne l’ai pas menacé », nous a-t-il dit.

Faut-il croire à un zozo ? Là est toute la question. On s’en souvient, une semaine avant le match entre Eperviers et Lions indomptables, il avait tancé les journalistes d’avoir posé dans leurs colonnes et émissions le problème de primes. Il était allé jusqu’à se demander s’ils avaient des ristournes à prendre de ces primes. Pour dire que ce problème n’avait jamais existé et que c’étaient les journalistes qui tentaient de réveiller les vieux démons. Mais les faits allaient le démentir. Le sempiternel problème de prime était revenu sur le tapis. Les joueurs avaient réclamé leurs primes de qualification contre le Swaziland. Et il a fallu d’âpres négociations avant que les Eperviers ne prennent le départ. On aurait pu éviter ce temps perdu si les membres de la Fédération togolaise de football (FTF) avaient, au lieu de gonfler à tout bout de champ leur poitrine, anticipé sur ce problème. Un sujet sur lequel nous sommes revenus dans notre parution de mercredi dernier (« Liberté » N°487).

Samedi, notre Directeur de Publication était invité dans l’émission « Temps Réglementaire » de la Radio Sport FM. Avant l’arrivée de notre Directeur dans le studio, M. Henri Djagba était déjà là en compagnie de deux journalistes devant animer l’émission. Quand il l’a salué, il a refusé de lui serrer la main. Entre-temps, il est intervenu en pleine émission pour imposer ses desiderata aux deux animateurs. Chemin faisant, une question lui a été posée à propos des supporteurs qui avaient eu toutes les peines à franchir la frontière. Il a dardé directement que les Togolais ont molesté un douanier ghanéen et que c’est pourquoi les bus étaient bloqués. Une affirmation grave venant d’un membre de la fédération. Notre Directeur lui a suggéré l’usage du conditionnel en lui soufflant « auraient molesté ». Crime de lèse-Djagba. Le patron de Togo Football Awards est sorti de ses gonds et s’est mis à brailler en pleine émission. Il a proféré des menaces à son endroit : « Tu es qui ? Tu vas me sentir. C’est parce que vous avez un journal que vous vous comportez ainsi. Dans deux semaines, j’aurai aussi mon journal et on va voir ça ». Tout muscle dehors, il était prêt à aller loin, n’eût été l’intervention de M. Daoune Boundjou et du Président de l’Association des journalistes sportifs du Togo (AJST), Hans Masro, également présents dans l’émission ».

Comble de malheur, pendant que les gens tentaient de l’amener à contrôler ses 208 os, il s’en est violemment pris au Président de l’AJST. Là aussi, le spectacle était désolant. C’était comme s’il venait directement de l’état de nature de Thomas Hobbes. A preuve, samedi, il a déclaré lui-même sur la Radio X Solaire qu’il a été « élevé dans la terreur ». Ah, que sa socialisation a été difficile !

En fait, en lui suggérant d’employer le conditionnel, notre Directeur avait l’intention de le tirer d’affaire. Ses déclarations pouvaient créer des problèmes entre les deux pays. Quand on est responsable, on fait attention à sa langue, on la tourne plusieurs fois pour ne pas créer une situation conflictuelle. Mais il ne l’a pas compris. Il était dans sa logique: en découdre avec les journalistes qui ne le caressent pas dans le sens de ses moustaches. Une partie sûrement perdue d’avance. Affaire à suivre.

R. Kédjagni


Match amical : Média FC et TdE FC font jeu égal

L’équipe des médias a livré samedi dernier un match amical contre son homologue de la Togolaise des eaux (TdE). Le match s’est déroulé sur le terrain d’Agoè Cacavéli. Cette rencontre,  s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de l’eau célébrée le dimanche 22 mars dernier. Du côté des professionnels des médias, c’est pour préparer « All Media Game », un tournoi international des médias qui se tiendra dans le mois de juin au Nigeria et auquel participera l’équipe togolaise. C’est dire que l’enjeu était important pour chacune des deux équipes. La preuve, les deux formations ne se sont pas du tout fait de cadeau durant les quatre-vingt-dix minutes de jeu.

La rencontre  s’est soldée sur un score nul de deux buts partout. Chaque équipe a eu sa mi-temps pour marquer ses buts. La première partie a été à l’avantage de la TdE qui a réussi à marquer deux buts successifs alors que c’est l’équipe  des médias qui dominait. Les journalistes ne parviendront à égaliser qu’en seconde période de jeu.

Notons que c’est dans une ambiance de convivialité et de fête que ce match s’est déroulé.

Coco Tchak


Libertinage

Le RPT devant le lourd passif qu’il a laissé

La commission parlementaire des Droits de l’Homme a effectué du 23 au 31 mars une tournée pour toucher du doigt les réalités que vivent les populations à l’intérieur du pays. La présidente de la commission, Mme Abra Mensah, députée RePTile, dit avoir failli verser des larmes face aux conditions de vie misérable des jeunes à l’intérieur du pays. Pourtant c’est son parti qui dirige ce pays pendant plusieurs décennies et qui clamait sur tous les toits qu’il veut faire de la jeunesse, la relève de demain. Le Général Eyadéma n’a-t-il toujours pas dit qu’aucun sacrifice n’est trop grand quand il s’agit de la jeunesse ?  Lisons plutôt ce que la «députée» Agnélé a raconté vendredi dernier: « Il y a un phénomène qui gangrène notre jeunesse aujourd’hui. Des Béninois ont pris d’assaut presque toutes les préfectures. Ils préparent un sodabi, qui n’est pas le sodabi de qualité, à base de comprimés dont nous ignorons d’abord la provenance et la qualité. Il y a un honorable qui était en déplacement dans sa localité à Korborgou. Il a vu des adolescents qui roulaient des tonneaux pleins d’eaux. Qu’est-ce que c’est ces eaux ?  C’est du Sodabi ? Ils disent oui.  C’est là où il a approché le bonhomme qui se trouve être un Béninois qui lui a expliqué qu’il y a deux comprimés qu’ils mettent dans le tonneau de 200 litres. Ils le remplissaient d’eau et ils le font rouler par des adolescents sur une distance de 100 à 200 mètres en aller et retour 4 fois. Et quand ils redressent le tonneau maintenant  ça devient du Sodabi », a-t-elle narré avant d’énumérer les conséquences. « Quand vous voyez nos jeunes dans les préfectures, villages, moi j’ai eu à verser des larmes. Ils sont derrière un ventre qu’ils poussent, qu’ils n’arrivent pas à supporter. Les joues s’enflent, ils ont de l’œdème au niveau des pieds, des lèvres rougissent. Chaque jour ils côtoient la mort et c’est à force de boire ce sodabi qui n’a pas de qualité». Ce constat sans concession décrit de fort belle manière la misère indescriptible que vivent au quotidien les Togolais. Mais cette misère n’est-elle pas instaurée par le RPT ?

« Henrivi Djagbanev », l’homme à la langue pendue

Henrivi Djagbanev, l’homme connu depuis un certain temps comme quelqu’un qui abhorre les critiques, s’est encore négativement distingué avec sa langue pendue. Chaque fois que l’occasion lui est offerte de s’exprimer, il déraille dangereusement. Pour satisfaire sa libido insultrice, comme à l’accoutumée, il s’en prend vivement aux journalistes considérés comme ses cure-dents. Il paraît qu’ils lui causent du paludisme bucco-mental. Dans son « insultocratie », le monsieur vocifère les mots d’une manière crue  et drue comme les bambinos. Le crime de lèse « Djagbanev » commis, est d’avoir critiqué sa manière de traiter les journalistes. Samedi dernier, le gars est tombé bas très bas, une véritable déception lorsqu’on l’écoutait déverser sa bile sur les gens. « C’est dommage qu’il soit le président du Togo Football Awards avec sa pensée sectaire »,  s’est indigné un « con-de-frère ».

Depuis que ce membre de la Fédé est nommé à la tête de la commission média de la FTF, on dirait que son rôle est de gendarmer la presse. C’est une HAAC bis ? Il est prompt plus à un combat de biceps et de triceps qu’à un combat d’idées.

D’ailleurs plus tard, on apprendra lorsqu’il a rencontré une petite résistance à sa pensée à sens unique, il est devenu allergique et s’est mis en transe voulant en avenir aux mains avec des journalistes. On a failli assister aux coups de poing et aux coups de zizou de celui qui se  donne une importance qu’il n’en a pas. Ce comportement n’a pas surpris puisqu’il a déclaré que les gens connaissent la famille Djagba et qu’elle est élevée dans la terreur. C’est une menace ? Pourtant il se dit un grand communicateur alors que même ceux qui intervenaient de l’extérieur sur Sport Fm ne l’ont pas trouvé en lui. Ils ont plutôt félicité l’esprit sportif de son collègue qui a assisté au débat jusqu’à la fin.

L’exploit du siècle

Pour ceux qui ne le savent pas, notre Directeur de la Rédaction (DR) est un As en Orthographe. Toute la rédaction a tenu à lui rendre hommage pour avoir représenté avec tous les honneurs le journal au concours de la Dictée de la Francophonie organisée le vendredi 3 avril dernier à Lomé par le Lycée Français en collaboration avec le Service de la Coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France. Si quelqu’un fait quelque chose de bien, il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître et lui tisser des lauriers. Chapeau ! Pendant que le dernier, plutôt le premier du concours dans la catégorie senior limitait ses fautes à 15 et poussière, notre Directeur de la Rédaction   lui, était loin, très loin devant pardon, derrière et titillait la barre de 200 fautes. Quel exploit ! Il faut le faire. Lors  de la proclamation des résultats, notre DR n’était même pas classable. Semble-t-il que pendant toute la dictée, alors que tous les concurrents étaient très concentrés, lui, il était dans la lune et ne rêvait que de cuisseau de veau et de cuissot  de chevreuil. Résultante, c’est avec une corbeille qu’il a ramassé les fautes. On ne sait pas si le DR a fait l’école primaire dans toute sa globalité mais son exploit vendredi dernier a été inquiétant. « Le français n’est pas ma langue. Et puis la dictée était trop difficile. Les gens ont fait plus de fautes que moi. Même si Faure y était il allait faire pire. L’essentiel est de participer », se dérobe-t-il. Yakoo !!

Quand Henri Djagba déraille

Depuis que le sieur Henri Djagba a été coopté dans le bureau actuel de la Fédération Togolaise de Football (FTF), l’homme se prend pour le nombril du football dans le monde. Il fait preuve d’un zèle morbide et d’une arrogance à excès en narguant proprement le public sportif togolais. Cela n’étonne guère car c’est dans les habitudes de l’homme. Il est « plus pire » que le « dépité Améyivre ».  Hostile à toute critique, le président de la commission médias, de la FTF sillonne bruyamment les stations de radio et de télévision pour  pourfendre les journalistes. Samedi dernier, il s’est sinistrement distingué sur certaines chaînes de radio en voulant en venir aux mains avec certains confrères. En s’érigeant en ennemi de la presse et en jouant au va-t-en guerre, Henri Djagba ne rend pas service à son mentor « Roc » et à tout le bureau de la Fédération. Son attitude belliciste risque de compromettre les efforts des autorités sportives pour insuffler une nouvelle dynamique au football togolais. Le triste spectacle auquel Henri Djagba s’est livré samedi sur certaines stations de radio, a amené beaucoup d’observateurs à conclure que l’homme a atteint l’asymptote de la démen…et qu’il faut qu’on l’interne dans un centre psychiatrique comme Zébévi. On dit souvent chez nous que c’est comme ça que ça commence pour atteindre la phase critique. Il urge que la FTF remette ce f…sur les rails de la raison. Au train où il déraille, il risque de conduire le football togolais à l’abîme. Il ne fait point de doute, c’est une graine avariée qui, si on ne l’extirpe pas tôt du grenier, va inexorablement affecter le bureau de la Fédération  et partant toute l’équipe nationale.

Anyronkopétô pète les plombs

Comme son nom l’indique « Libertinage », cette rubrique a été créée juste pour faire « léguédè» comme on le dit en Ewé, c’est-à-dire pour détendre un peu l’atmosphère. D’où son caractère satirique.  Mais beaucoup ne l’ont pas compris ainsi. Force est de constater que nombre de personnalités y compris les politiques prennent tout ce qui est écrit dans cette rubrique tout comme celle de « Au cœur des mon pays» très au sérieux. C’est ainsi qu’il est courant pour nous de recevoir des plaintes de certains qui estiment qu’on s’est attaqué à eux. D’autres pètent complètement les plombs en proférant des menaces à notre endroit. On se rappelle, le préfet du Golfe avait convoqué notre DP dans son bureau et l’a proprement sermonné et menacé de le faire arrêter parce qu’il a trouvé son nom dans la rubrique « Au cœur des mon pays ».   Les exemples sont légion. Le dernier en date est celui de ce transfuge de l’UFC, le président de la particule « Le NID », Dossèh Anyronkopétô qui n’a pas supporté qu’on fasse  des commentaires sur des propos  qu’il a débités sur certaines stations de radio périphériques. C’est ainsi que la semaine dernière, il a adressé à notre journal un droit de réponse ronflant dans lequel il prétend nous faire des cours de journalisme. On aura tout vu avec ces dealers, pardon leaders de parti politique.  Au lieu de gaspiller son temps à nous répondre, Dossèh Anyronkopétô ferait mieux de se consacrer à sa particule pour qu’elle ne subisse pas le Waterloo comme lors des dernières législatives où Le NID a récolté des résultats ultramicroscopiques (0,0001%).

L’invite de « Da Agnélé »

Il y a quelques jours une Commission parlementaire avec à sa tête « Da Agnélé » a parcouru toutes les prisons du « Gnassingbéland » pour voir les conditions dans lesquelles vivent les prisonniers. A l’issue  de cette tournée,  la dame de fer a déclaré à la presse que parmi toutes les prisons qu’ils ont eu à visiter, c’est celle de Mango qui les a émerveillés.

 De sources floues non vérifiables, depuis que les détenus de la prison civile ont appris cela, c’est un remue-ménage dans leur rang. Ceux-ci chercheraient madame la « dépitée » pour qu’elle fasse en sorte qu’on vote une loi à l’Assemblée « mouton » qui autoriserait les détenus à choisir la prison qui répond à leur goût. Ce sera une sorte d’immigration choisie quoia. D’autres sans attendre feraient déjà des pieds et des mains pour qu’on les déferre à la prison paradisiaque de Mango.  Beaucoup craignent depuis la déclaration de « Da Agnélé », qu’il  ait une affluence du côté de  la prison civile de Mango et qu’elle ne soit pleine comme ne le sont d’autres.  Il paraît qu’à Mango, les voleurs veulent reprendre du service pour goûter aux délices de cette prison qui a tant émerveillé madame la « dépitée ». La question que se posent nombre de Togolais est que les propos de « Da Agnélé » ne seraient pas une invite aux populations de  Mango pour qu’elles viennent remplir les locaux de cette prison pour qu’elle soit pleine comme un œuf ?

Sodabi, toujours au pouvoir !

La Brasserie BB Lomé, on ne sait quel « problème de difficulté » elle a  « jeté de l’argent » sur ses boissons. C’est ainsi que sur toutes les bières elle a majoré de 50 F et 25 F sur toutes les sucreries.  Depuis la « majorisation », plutôt, majoration des prix, certains ne font que pousser des jurons et d’autres passent leur journée à insulter bien bon cette brasserie qui selon eux exagère  dans la fixation de ces prix. Il se dit qu’avec l’augmentation des prix de la brasserie, nombreux sont ceux qui n’auront plus la chance de se saouler la gueule.

D’aucuns auraient juré de ne plus prendre les boissons sucrées et préféraient prendre du jus de citron et du  bissap « kpooo » pour faire de l’économie.  Est-ce que c’est le problème de quelqu’un ? Beaucoup ne comprennent pas pourquoi on diminue à chaque fois la contenance des bouteilles alors qu’inversement, les prix, eux, ne cessent d’augmenter. Avec toute l’agitation qui se fait autour de ces prix, seuls les vendeurs de sodabi et de « Tchouk » sont gâtés. Il paraît que depuis que les prix ont augmenté ils  ne se plaignent pas parce que leur clientèle a doublé. Les consommateurs du Sodabi affirment qu’il vous suffit de prendre un verre qui ne coûte presque « rignin » pour être «kankpé»

En tout cas, si la brasserie veut que les « Gnassingbélandais » retournent 100 ans en arrière pour consommer leurs boissons locales, c’est leur propre  figure qui est  le chemin.

Liberté 488 sont du 03 avril 2009
Présidentielle de 2010 : Kofi Yamgnane, une alternative ?

Atouts et handicaps de sa candidature
L’Opinion s’y attendait un peu. Kofi Yamgnane fait partie des toutes premières personnalités à avoir manifesté leurs intentions de briguer la magistrature suprême en 2010. Dans une interview, juste après les législatives de 2007 le Président de l’organisation Sursaut-Togo avait abordé le sujet et manifesté son intérêt. Le  natif de Bassar vient de lever le voile sur ses intentions. Kofi Yamgnane a officiellement déclaré vendredi  sa candidature à notre confrère français « La Lettre du continent».

Les péripéties
De l’eau aura coulé sous le pont avant qu’on en arrive là. Les premières déclarations d’intentions du Franco-togolais ont semé de la zizanie au sein du clan Gnassingbé, car venant fausser les calculs. Au nom d’une stratégie politicienne qui consiste à dissuader toute candidature d’un natif du Nord qui risque d’«embêter sérieusement » Faure Gnassingbé, ces intentions n’ont pas du tout été appréciées au sein du pouvoir qui aurait tenté de l’en décourager, mais en vain.

Les dignitaires du peuple Bassar  qui se sont taillé une place au soleil ont été mis à contribution pour le décourager. Cette candidature est une véritable arête de poisson dans leur gorge, eux qui ont bâti leur richesse dans l’entrejambe des Gnassingbé, et ils se sont investis à fond pour lui mettre les bâtons dans les roues. A preuve, lorsqu’il a été récemment révélé que le Franco-togolais avait reçu pour sa candidature le soutien d’officiers supérieurs de l’armée Bassar  parmi lesquels un certain Général Bouraïma, le Président de l’Assemblée Abass Bonfoh, un fils de Kabou a promptement réagi pour balayer d’un revers de main ces allégations, bien aidé par une certaine presse qui est entrée en jeu. Cette candidature n’agrée donc pas beaucoup de monde dans le sérail.  Et à un moment, on croyait que ces pressions ont eu raison de la détermination de Kofi Yamgnane. Mais plus de peur que mal. Le franco-togolais sera bien de la partie en 2010, à moins d’un revirement de dernière minute.

Les atouts
Intellectuellement, Kofi Yamgnane reste une tête bien faite et bien pleine. Ses références professionnelles sont enviables. Le natif de Bassar a eu à gérer des postes de responsabilités énormes. Le fils de Bandjéli a occupé les fonctions de Secrétaire d’Etat à l’Intégration sous François Mitterrand, et celui de Maire de Saint Coulitz en France. En matière de compétence, il en a donc à revendre.

Cette carrière professionnelle dans l’Hexagone devrait l’avoir placé au contact de l’intelligentsia française. Kofi Yamgnane devrait a priori avoir un carnet d’adresses assez fourni, des entrées faciles à l’Elysée. Ces accointances avec le sommet français grâce à sa nationalité française lui offrent une belle carte à jouer. En tant que « produit» sorti des moules françaises, il devrait faire moins peur à la France  qui cherche toujours à protéger son lourd passé au Togo. Si le Président de Sursaut-Togo a l’onction du faiseur de roi en Afrique  francophone, qu’est
la France il constitue sans doute une alternative sérieuse à l’alternance au Togo. Beaucoup pensent qu’il devrait y avoir été encouragé par l’Hexagone et que les déclarations du Secrétaire d’Etat Alain Joyandet laissant entendre que la France militera pour qu’aucune candidature sérieuse ne soit écartée, n’étaient qu’en sa faveur, lui qui a le malheur d’être binational, un « péché mortel» au Togo.
 

Les faiblesses
Le handicap n°1 de la candidature de Kofi Yamgnane est d’abord sa double casquette, sa double nationalité. Ce qui est inscrit dans la constitution togolaise, lors des différents toilettages, comme critère d’exclusion.

L’autre disposition scélérate  qui risque de le frapper est le critère de résidence, quand on sait qu’il a passé le plus clair de son temps dans l’Hexagone. Il risque de tomber sous le coup de l’article 168 du Code électoral qui dispose : « Peut faire acte de candidature à l’élection du Président de la République, tout citoyen remplissant les conditions fixées à l’article 62 de la Constitution et qui réside sur le territoire national depuis douze (12) mois. Tout candidat à l’élection présidentielle doit être exclusivement de nationalité togolaise. Le candidat à l’élection du Président de la République jouissant d’une ou de plusieurs nationalités étrangères doit apporter  la preuve qu’il y a effectivement renoncé par un acte régulier ayant valeur légale. Les candidats doivent également justifier d’une domiciliation effective au Togo d’une année au moins au moment du dépôt de leur candidature ». Même si l’homme paraît avoir la caution de la France, on a bien peur que cela ne persuade pas le RPT à opérer des révisons constitutionnelles pour  supprimer cette disposition scélérate.

l’œil de  l’opinion
La majorité de l’opinion voit, à tort ou à raison, en la candidature de Kofi Yamgnane, de l’arrivisme pur et simple, et l’accuse de venir à la soupe sans avoir participé à la lutte politique qui aura permis d’arracher au clan  Gnassingbé certains acquis. « En tant que Secrétaire d’Etat à l’Intégration en France, il avait la possibilité d’influer sur la gouvernance d’Eyadéma. Il effectuait même à l’époque des visites officielles intempestives au Togo et rencontrait «le Vieux ». Aujourd’hui que l’éclaircie est venue, il veut sauter sur l’occasion », peste un compatriote.

Il lui est aussi fait le procès d’avoir utilisé sa jeunesse et ses compétences pour servir son pays d’adoption, et ne faire de son Togo natal qu’un second choix. « C’est maintenant qu’il a eu l’inspiration de servir le Togo, après des dizaines d’années passées à défendre les causes de
la France ! Moi j’ai l’impression que le gars veut tout simplement se faire une seconde vie et éviter de finir dans l’anonymat », renchérit un autre.

Au-delà de ces critiques, des observateurs avisés trouvent en cette candidature une alternative sérieuse. On relève tout de même comme handicap le fait qu’il ne soit pas connu sur le terrain, qu’il ne saurait donc se prévaloir de quelque popularité que ce soit. C’est ici que pour en faire une véritable alternative, il est préconisé un rapprochement avec les deux poids lourds de l’opposition, l’Union des forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) nommément.

Pablo E.


Modification de l’article 21 du Code électoral : Le RPT fait son passage en force et remet en selle la CENI de Potopéré

Malgré les nombreux rappels à l’ordre et le boycott des deux partis de l’opposition, le RPT opère son passage en force. Ses députés viennent de voter le fameux article projet de loi portant modification de l’article 21 du Code électoral. 
 

Hier au Palais des Congrès, ils n’étaient que 43 députés, tous du parti au pouvoir, en plus du Président du Groupe parlementaire CAR, Kossi Amégnona, pour modifier de façon unilatérale le Code électoral. Après le cérémonial, les députés RPT ont voté à cent pour cent l’article 21. Habitué aux charcutages des textes, le député Dama Dramani, Président du Groupe parlementaire RPT, a proposé, séance tenante, de toiletter l’article 32 du Code électoral influencé par la première modification. Ils se sont exécutés sans attendre.

          Selon l’article 21 (nouveau), la CENI est permanente. Toutefois, la fonction des membres de la CENI prend fin 45 jours après la proclamation des résultats définitifs du scrutin pour lequel elle est installée. Le mandat des membres de la CENI est renouvelable. En cas de besoin, les membres de la CENI ayant organisé la consultation électorale ou référendaire la plus récente sont maintenus en fonction jusqu’à la mise en place d’une nouvelle CENI.

          Ainsi, la bande à Tozim Potopéré retourne aux affaires après s’être refusée àprésenter le rapport des élections législatives. Une autre preuve qu’au Togo, on ne promeut que les médiocres.

          Par ailleurs, ce que le RPT n’a pas pu avoir avec le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), il l’obtient avec la remise en selle de la CENI où il est sûr de compter sur le soutien du PDR, de la CPP et de la CDPA. Voilà, les partis qui ne représentent que l’ombre d’eux-mêmes se retrouvent à la CENI pour un scrutin auquel ils ne prendront pas part.

          On le voit, le Togo commence petit à petit à renouer avec ses vieux démons. Les  faits concourant aux violences électorales refont surface devant le silence complaisant des Nations Unies qui enverront  une mission d’établissement des faits pour compter les morts, de l’Union Européenne qui se contredira dans ses déclarations par institution interposée et du Facilitateur Blaise Compaoré qui embarquera les Togolais dans une autre palabre… Le mythe de Sisyphe.

E. Pierre


Violation des Droits de l’Homme au Togo : La Police indexée dans l’exécution extrajudiciaire de présumés malfrats

Nécessité d’ouverture d’une enquête  judicaire
Un jeune homme de la trentaine nommé Didier Atoro a été interpellé, le dimanche 22 mars dernier au quartier Gbossimé. Celui-ci et un autre présumé malfrat ont été trouvés morts, le lendemain, lundi 23 mars  à la morgue du CHU – Tokoin. C’était à la suite de l’arrestation par les habitants du quartier d’un présumé voleur dont notre journal dans sa parution N° 483 du lundi 23 mars a fait écho.  Le présumé voleur a été lynché mais sa vie serait hors de tout danger grâce à l’intervention de la Police.

De sources proches de la famille, il s’agit d’une interpellation arbitraire. Il serait de passage et serait intervenu alors qu’on battait un voleur. Il aurait demandé à ceux-ci de remettre le présumé voleur aux Forces de Sécurité et de l’Ordre. C’est alors qu’il serait lui-même parti téléphoner pour qu’interviennent les «araignées». La population n’a pas digéré cette démarche et s’en étaient suivies des altercations, a indiqué un parent de la victime. De nature à faire valoir sa force physique, Didier Atoro n’aurait pas accepté se faire marcher sur les pieds. Cette situation allait dégénérer quand soudain, débarqua la Police. Il fut embarqué tout comme le présumé voleur lynché.

Informée de la situation, « la famille s’était rendue au Commissariat du 4ème arrondissement  pour s’enquérir davantage de la situation. Mais il était impossible pour nous de rentrer en contact avec notre fils. A midi, nous lui  avons apporté de la nourriture mais, les agents nous ont refusé de prendre celle-ci et nous ont demandé de revenir plus tard. Ce qui a été fait. Mais, c’était le même scénario.   « Ce n’était qu’au lendemain quand nous étions retournés qu’ils nous dirent d’aller vérifier au niveau de la morgue. C’était alors que nous avons découvert notre fils sur lequel était posé le cadavre du présumé voleur qu’on avait arrêté. Ils l’ont purement et simplement tué. Car selon certaines informations en notre possession, il était extrait de sa cellule dans la nuit profonde. Il s’était même opposé à cette sortie mais il aurait été rassuré qu’il jouirait d’une relaxe pure et simple sur instruction du SRI (Service de Renseignement et d’Investigation. (Ndlr : un service de la Gendarmerie  nationale)... Nous avons inhumé notre cher et regretté Didier le jeudi 26 mars dernier», a déclaré le parent pleurant son illustre disparu.

Version officielle

L’interpellation de la victime a été reconnue par le Commandant Adjoint de la Brigade Anti-Criminalité. « Oui ! Le nommé Didier Atoro, c’est un type qui a été interpellé. Dans un premier temps, on disait qu’il protégeait un malfrat qui aurait volé une moto. Mais, au niveau de notre service, il est sorti comme quoi, c’est eux qui ont envoyé le malfrat en question voler une moto », a confié le Responsable.

Pour ce dernier, son service menait les investigations quand la victime s’était évadée. « Le nommé Atoro s’est évadé. Il s’est évadé aux environs  de 15 h. Donc maintenant, on le recherchait. Les éléments qui étaient de service le jour-là, à commencer par le chef de poste,  ont été mis en taule pour avoir favorisé l’évasion. Bien avant ça, , on  avait conduit le nommé Atoro au niveau de son domicile pour une perquisition. Et en âme et conscience, il a reconnu  qu’il était braqueur et il nous avait conduits au niveau  du dépotoir de Gbossimé où nous avons retrouvé un PA (Ndlr : Pistolet Automatique) de fabrication artisanale avec deux cartouches », a souligné le responsable adjoint de la brigade.

« par après, il a fui aux environs de 15 h. Il s’est évadé. Je l’auditionnais quand il y a eu un ami qui est venu à mon niveau et le planton entre-temps était distrait et puis le nommé Atoro s’est évadé », a-t-il poursuivi.

« On le cherchait, on le recherchait et aux environs de 18 heures, il y a un monsieur qui est venu nous dire qu’il y a un monsieur qui est en train d’agoniser au niveau des rails de Gbossimé. On s’est dirigé vers-là. On a remarqué que c’était l’individu qui s’est évadé. On l’a récupéré pour le conduire au CHU. C’est chemin faisant  que juste après le feu,  on a vu que ça ne répondait pas. Mais il succomba avant d’arriver au CHU. Les médecins ont dit qu’ils ne peuvent rien, donc le mieux c’est de le conduire à la morgue. C’est ce qu’on a fait. C’était aux environs de 19 h qu’on a récupéré l’intéressé pour l’évacuer », a ajouté le Commandant Adjoint.

Selon des informations en notre possession, le prévenu aurait été extrait de sa cellule tard dans la nuit contre son gré. L’on parle d’au-delà de 23 heures et que c’est en ce moment qu’il serait tué.

Concernant les rumeurs qui font état d’une exécution extrajudiciaire, le responsable de sécurité dit:« En tout cas, en âme et conscience, on ne se reproche rien ». Il ressort aussi de nos investigations que la victime est un repris de justice. Il y aurait des menaces qui pèseraient sur lui depuis quelques temps pour avoir refusé de coopérer avec les Forces de Sécurité dans le démantèlement des réseaux de malfrats. Lors de sa dernière sortie de prison, il serait prévenu d’un assassinat contre sa personne parce qu’il constituerait un danger public aux yeux des Forces de Sécurité. L’on comprendrait par là son refus d’être libéré à cette heure tardive.

Commentaire

Comment en si peu de temps, l’homme a-t-il  pu trépasser ? Que lui était-il vraiment arrivé durant son passage au Commissariat ? Que lui ont-ils fait? Telles sont des questions que se posent  plus d’un citoyen et qui du coup perdent confiance aux Forces de sécurité soupçonnées d’être l’assassin d’un fils du pays. Est-ce une nouvelle méthode des Forces de sécurité de se débarrasser des présumés malfrats  comme le susurrent certaines langues? Toutes ces questions resteront certainement sans réponses dans la mesure où  les enquêtes sont des denrées rares au Togo. Et même quand elles sont diligentées, le plus souvent c’est avec complaisance ou tout au plus les résultats sont  classés dans les tiroirs.

Dans le cas d’espèce, il urge que le Chef de l’Etat dans ses prérogatives de premier Magistrat s’autosaisisse et ordonne l’ouverture d’une enquête en vue de l’établissement des faits. La guerre contre les malfrats, OUI ! Mais dans les normes constitutionnelles, notamment en l’article 21 qui stipule : « La personne humaine est sacrée et inviolable. Nul ne peut être soumis à  la torture ou à d’autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants (…) ». L’homme n’est pas un poulet pour que quiconque, pour quelque  motif que ce soit et pour son humeur  arrache sa vie. Seul Dieu, le créateur a le monopole sur toute vie. Aussi doit-on comprendre que l’homme ne peut se corriger que sur cette terre et non dans l’au-delà. La balle est alors dans le camp des autorités qui ont l’impérieux devoir de faire en sorte que la lumière soit faite sur cette affaire à connotation d’exécution extrajudiciaire.

Didier Ledoux


Sans détour : Afin que les Eperviers volent plus haut

« J’aime mieux ma réalité que mes rêves » (H. de Montherlant)

Les Eperviers viennent d’arracher une précieuse victoire face au Cameroun. Cette victoire est d’autant plus précieuse que le match s’est joué au Ghana où le public sportif togolais ne vendait pas cher les plumes de ses Eperviers qui ont été tardivement regroupés et n’ont eu droit qu’à un semblant d’entraînement avant de prendre la route. Les nombreux supporters qui avaient pronostiqué le jour du match en faveur de leur équipe,  l’avaient fait la peur au ventre et sans conviction, eu égard à la force de l’adversaire et à l’inconstance des Eperviers capables du meilleur comme du pire. N’ayons pas peur des mots ! Grand coup de chapeau quand même à nos gars dont aucun n’avait démérité.

Après avoir empoché les trois précieux points et après les jubilations et leur cortège de blessés et de morts qui ne manquent presque pas au Togo à chaque victoire des Eperviers, où des crétins et des énergumènes de tout acabit (excusez du peu !) choisissent volontairement et délibérément de s’offrir en victimes en « s’immolant » non pas à leur propre domicile pour les beaux yeux de leurs seuls parents, mais sur la voie publique pour un simple match gagné, perturbant la circulation en pleine nuit; il est méritoire de regarder l’avenir sous d’autres auspices. Plusieurs blessés et au moins deux morts (à côté de l’imprimerie Echos d’Afrique). Il faudrait amener les Togolais à se montrer un peu plus « civilisés » dans l’extériorisation de leur joie. Il y a mieux à faire que de s’afficher comme des primitifs dans nos rues, allant jusqu’à causer des dommages à des « gens sages » et prudents qui conçoivent la jouissance d’une victoire autrement. C’est côté jardin.

Côté cour, et ce qui constitue de loin notre plus grande préoccupation, c’est le rendement des Eperviers dans la suite de la compétition. Il faut être honnête pour dire que, si les Eperviers ont gagné leur match contre le Cameroun, nous le devons beaucoup plus à la chance et au hasard qu’au résultat d’un bon entraînement. Les Togolais doivent se frotter les mains de la méforme du jour de leur adversaire. C’est le lieu de dire que pour le moment, l’entraîneur Jean Thissen ne saurait se glorifier d’avoir amené ses poulains à la réussite. Mais un tel début ne constituerait  qu’un bon baptême de feu pour sa carrière dans un petit pays plein de problèmes inutiles, tant en politique qu’en sport. Nous ne pouvons que lui souhaiter meilleur sort que Gottlieb Goeller, Stephen Keshi ou Paul Zougbédé. Il faudrait qu’à l’avenir, la FTF s’arrange à avoir le gros de l’effectif dans nos murs au moins une dizaine de jours à l’avance pour pouvoir parler de véritable entraînement au lieu d’échauffement.

Il est de bon ton de ne pas verser indéfiniment dans le triomphalisme et l’illusion, mais de revenir en nous-même pour faire une auto-critique qui, bien menée ou prise en compte, aura le mérite de palier à des surprises désagréables pour la suite. Nous ne sommes pas de ceux-là qui se bercent d’illusions béates à la moindre réussite. Il est indispensable dès à présent, de prendre la mesure de ce qui attend les Togolais dans la suite de la compétition, tout en étant bien sûr optimiste, car le pessimisme ne conduit nulle part. Nous pensons par ailleurs, qu’il serait bon de constituer une solide deuxième équipe nationale de football sur l’ossature des locaux, pour parer à toute éventualité. Peu avant le départ des Eperviers pour Accra, il y a eu résurgence des problèmes de prime. Nous souhaitons que la FTF prenne l’engagement de ne plus jamais permettre aux Togolais d’entendre que les joueurs réclament des arriérés de prime avant ou après un match. Ce n’est pas bon signe à quelques heures d’une rencontre si importante.

La honte dans laquelle Rock a traîné les Togolais entre 2006 et 2007 et surtout à Wangen avant de partir et revenir contre toute attente, est encore vivace et hante les esprits. Les Togolais ne sous-estiment pas la portée du proverbe qui nous enseigne que « tant que le cleptomane vit, il faut s’attendre à ce réflexe inné qu’il traîne en lui ». Un engagement ou un contrat ferme mérite d’être passé entre la FTF et nos joueurs, concernant le délai dans lequel toute prime doit leur être versée. Etant donné qu’au Togo, nos responsables, tombés en plein marché, n’ont pas honte de ne pas respecter les engagements ni les textes écrits auxquels ils ont souscrit eux-mêmes, il  n’est pas inutile d’envisager cette hypothèse.                

 Alain Simouba


Libertinage

Tel père, tel fils

Un génie de  football est né. Enzo Zidane, ainsi il s’appelle, 14 ans, fils aîné de l’emblématique N°10 des Bleus, Zinédine Zidane est une star en herbe qui fait parler de lui du côté de l’hexagone et de l’Espagne. Tel père, tel fils. On ne tarit pas d’éloges à l’endroit de Zizou junior. Le prodige franco-espagnol, dit-on, a des qualités footballistiques largement au-dessus de la moyenne. Du coup, toute la botte se met à rêver.   La France estime que le géniteur étant Français, il  doit jouer pour la France. Un avis que ne partage pas l’Espagne qui soutient que  Enzo Zizou évoluant depuis plusieurs années au sein des équipes de jeunes du Real Madrid et dont la mère est d’origine espagnole, doit être sélectionné pour l’équipe d’Espagne. L’enfant est ainsi tiré à hue et à dia. Pourvu qu’il ne se déchiquette pas.

« Enzo a les mêmes gestes que son père », salive comme le chien de Pavlov la presse espagnole parlant de la célèbre roulette de Zinédine Zidane. Mais ce que les « con-de-frères » ne disent pas et que beaucoup veulent savoir, est si Enzo a un coup de tête aussi foudroyant que celui de  son père. En tout cas, étant donné que le fils est la photocopie conforme du père, on doit s’attendre qu’il brille sur les terrains par des coups de tête « Zidanesques ». Et ce sont les enfants de Materazzi qui vont ramasser les pots cassés.

Le griotisme payant
Tout le monde est unanime à louer les compétences de M. « Salaud » Koffi Eloi, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports. Bien que maîtrisant les arcanes du sport, il ne fait pas « mazin mazin » comme quelqu’un. C’est à juste titre que le « p’ti » a pris un décret la semaine dernière pour récompenser ses qualités. Une promotion au prorota de ses mérites. Seulement voilà, il y a au Togo des gens doués qui n’utilisent pas à bon escient leurs talents. Et M. « Salaud » Koffi fait malheureusement partie de ceux-ci.

Depuis le retour aux affaires du fils du père, l’homme s’illustre par un griotisme morbide qui ne dit pas son nom. Ses sorties fracassantes aux côtés de Django ont laissé beaucoup de monde estomaqués. On ne lui connaissait pas ces envolées dithyrambiques. Nombreux étaient ceux qui, en entendant les déclarations de « Salaud » Koffi, avaient cru avoir affaire aux voyous liseurs professionnels  de motion qui avaient le vent en poupe dans notre pays dans un passé récent. Il s’est tout simplement permis de démontrer devant Dieu et devant les hommes comment Django a rendu  joyeux le public togolais à travers la gestion scandaleuse qu’il a faite de l’équipe nationale à la Coupe du Monde 2006 en Allemagne. Les élucubrations immondes débitées par cet inspecteur de sport sortent de l’entendement humain.

Aujourd’hui, nombre d’observateurs pensent que c’est son griotisme maladif qui a payé. Vrai ou faux ?

L’UNFT mange son anniv ...
A « Gnassingbéland » chaque jour  est  un jour de fête. Si ce n’est pas l’anniversaire de la mort du père de « yovovia » qu’on fête, c’est celui du trépassement du père de la « gnassion », le papa de « Faure-vi » qu’on célèbre en grande pompe. Ou c’est  un accident d’avion du papa du « p’ti », un miraculé qu’on mange chaque année. Ce qui fait dire à quelqu’un que le « Gnassingbéland » est un pays de fêtards.

Pour ne pas rester en marge des évènements,  l’Union Nationale des Femmes du Togo,  mange son 37 ème anniversaire. Encore un anniversaire de plus. Pour couronner l’évènement, ses femmes se sont donné  rendez-vous dans la maison du Dieu Tout-puissant pour demander pardon pour leurs innombrables conneries qu’elles ont commises. Lors de la messe, ce sont les « bas-ronds » du parti des RePTiles qui étaient aux premières loges. On se demande si l’UNFT a changé de domination pour devenir l’Union nationale des « bas-ronds ».  La prégo de ces femmes a déclaré à la sortie de leur pénitence que les femmes doivent cultiver la paix à tous les niveaux de leur existence. Une accouchée difficile de notre quartier nous a posé la question de savoir si le mot paix est un héritage commun que le père du « p’ti » a laissé aux RePTiles. Car selon elle, depuis plus de quarante ans ils n’ont jamais cessé de chanter ce mot.  Mais est-ce qu’on peut être en paix lorsqu’on a le ventre creux ? La grande majorité  des « Gnassingbélandaises » tire  le diable par la queue. La question reste posée.

« Henrivi Djagbanev » avait donc menti
La première journée de la dernière phase des éliminatoires combinées CAN/Coupe du monde s’est jouée ce week-end. Samedi, les Eperviers du Togo ont croqué les Lions Indomptables du Cameroun sur la marque d’un but à zéro.  Cette victoire a donné du baume au cœur des supporters qui se sont bien «enjaillés ». Du côté des dirigeants, c’est aussi l’euphorie. Pourtant le départ sur Accra n’a pas été facile.

Le sélectionneur Jean Thissen l’a reconnu en parlant d’une préparation perturbée. Le problème de la paye d’arriérés de primes s’est encore invité dans les préparatifs. Ce que le Belge avait d’ailleurs qualifié de vieux démons qui poursuivent le football togolais. Alors que ce problème a été évoqué en amont par la presse. Mais quelques heures auparavant, le tout nouveau griot du prince « Rockvi », « Henri Djagbanev» qui cherche à ravir la vedette aux anciens griots, a nié énergiquement l’existence de ce problème. Aujourd’hui le temps a montré qui dit la vérité et qui ment.

On se rappelle, le mec a accusé  les journalistes de manquer de professionnalisme et de semer la zizanie. « Vous attendez les ristournes de ces primes ? », a-t-il demandé aux « con-de-frères », et à eux de lui répliquer : «M. Henri, sachez que nous sommes contents de nos salaires ». Aujourd’hui face aux révélations du coach sur ces arriérés, le président de Togo Football Awards aura-t-il le toupet de tenir  encore ces mêmes propos mensongers ? Ou bien va-t-il accuser Jean Thissen aussi de trouble-fête ? On attend de voir.

Veut-on encore falsifier l’histoire ?
Cela fait quelques mois qu’on n’a plus entendu le ministre de la Coopération, « Gilberto »  von Bawara narguer les « Gnassingbélandais ». Qui a bu boira, dit-on. Lundi dernier, sur une chaîne de la place, lui et le 3ème Vice-président de l’UFC Isabelle Ameganvi ont débattu sur le processus de « Vérité, Justice et Réconciliation ». Le gars a encore débité des choses incroyables. Heureusement, ce fils de Siou nous a fait économie d’ « insultements» drus.

On se rappelle que la presse et certains leaders lui avaient reproché ce comportement. Ils l’ont appelé à plus d’humilité et de retenue. Le gars avait justifié la situation sociale calamiteuse du Togo, notamment l’état délabré des routes par la grève générale illimitée. Et à l’époque, on lui a signifié sa méconnaissance de  l’histoire du Togo. L’ex-fonctionnaire de l’ONU semble le confirmer par ses propos.

« Le 27 avril 1958, il y avait eu une nouvelle élection, le CUT (Parti) avait fait campagne en disant : nous voulons une indépendance immédiate. Ils ont gagné et ils n’ont pas décrété l’indépendance et ils ont attendu 2 ans pour la décréter. C’est une supercherie. Le 27 avril 1946 correspond à la date de la création du CUT, donc on a tout fait pour la coïncider à la date d’indépendance du Togo », a radoté Gilberto von Bawara samedi. La version là, on avoue que seul le « ministron » la connaît.

Quelle mouche a piqué « missié » le prégo ?
Après trois ans d’existence et deux passés dans les oubliettes, l’Alliance de l’apprenti chrétien, « Fo Péré » a organisé pour la première fois un congrès statutaire. Après avoir été reconduit à la tête de son parti, le « missié » a déclaré que sa mission est celle du papa de « Fo Gil », celle de faire du « Gnassingnéland » le bronze, plutôt l’or de l’humanité. Depuis, nombreux sont ceux qui ont essuyé et déposé leurs « zoeils » pour voir ce rêve devenir réalité. Nous sommes « à Togo » et nous savons de quoi on est capable dans ce pays.  Notre « prégo » ne nous a-t-il pas donné l’exemple au soir du 5 février 2005 ? Passons.

Pour parler de son parti qui est resté quelques temps dans les oubliettes, il était l’invité de l’émission « Colline de
la Semaine » sur la TéVéTé. Le jour-là, le « con-de-frère » qui avait bien préparé ses questions, voulait que l’homme parle en long et en large des jaloux qui voulaient enterrer vivant son parti. Malgré les nombreuses gymnastiques du « con-de-frère », « Fo Maurice » n’a pas baissé la garde. Ce qui a étonné plus d’un, c’est lorsqu’arrivé à un moment de l’émission, alors qu’on lui avait posé une question, le patron des « allianceurs », on ne s’est quelle mouche l’a piqué, s’est levé du plateau sous le regard des téléspectateurs sans crier gare. L’animateur Délah « Le portail » n’a trouvé mieux que de sourire pour digérer le geste et détendre un peu l’atmosphère. Quelques minutes après, l’ancien prégo de l’Assemblée «gnassionale » est revenu sur le plateau et l’émission a repris son cours comme si de « rignin » n’était.  Vraiment, ces « kpoliticiens » ne cesseront de nous « tonner ».

Enfin « Faure-vi » se marie!
Depuis un certain temps, cette rumeur est devenue une réalité et elle circule dans les coins et recoins de Lomé la belle poubelle. Seuls les malentendants ne l’ont pas appris. Nombre de «Gnassingbélandais » qui « savaissaient » leur prégo un célibataire endurci feraient tout pour le sortir de son long « célibatariat ». C’est pourquoi sur conseil de son ami « Yani Boyi », « Faure-vi » aurait décidé de se marier.

Il aurait donc trouvé une fille « miam miam » avec qui, il va célébrer un mariage pompeux digne d’un prégo le samedi prochain, a annoncé une radio de la place.  Elle précise que la cérémonie qui se déroulera au Palais des Congrès de Lomé sera célébrée  par le Pape Benoît XVI qui viendra lui aussi dans notre pays comme l’a fait son prédécesseur Jean Paul II.  Tous les « prégodents » africains et leurs premières dames sont invités, sauf les célibataires.  Cependant, c’est le jour « J » que le nom de la grande chanceuse sera dévoilé à la « gnassion ».

Les mauvaises langues disent que depuis l’annonce de cette nouvelle, les gos de Lomé ne dorment plus le sommeil et mangent à longueur de journée leurs ongles pour n’avoir pas été choisies par le prégo. Nous, on est  vraiment content que le « p’ti » ait enfin trouvé chaussure à son pied. Malheureusement, cette histoire est juste pour rire, c’est-à-dire un  « léléphant » de mars, plutôt un poisson d’avril.


Au cœur des « mon pays »

Habia : Mon pays, c’est comment ? Je te vois très cool ce matin. Tu as quelques problèmes de difficultés ?

Banassim : Non. Sinon, c’est moi-même qui fais certains calculs dans ma tête.

Habia : C’est encore quel calcul ? Dis-moi ça pour voir si je peux t’aider.

Banassim : Class, ce n’est pas un problème qui m’appartient. C’est un « pensement» général sur certaines « siiations ».

Habia : Toi tu es bien. Tout ce qui ce passe là ne te gêne pas et tu pars jusqu’à aller penser sur la « siiation » des autres !

Banassim : Au fait, c’est de notre « siiation ».

Habia : Soit clair. Tu parles de quoi au juste ?

Banassim : J’espère que tu circules bien dans la ville.

Habia : Toi-même tu connais notre boulot. On n’est jamais sur place. On ne fait que bouger seulement dans la ville.

Banassim : C’est bien. Tu ne constates « rignin » sur comment les routes sont devenues maintenant ?

Habia : Si c’est ça class, ne parle pas trop « beaucoup ». Je ne comprends pas ce qui s’est passé.

Banassim : Quand je vois ça, ça me fait honte. Je ne crois pas que cela peut arriver à nous aussi.

Habia : Avec tout ce que nous avons fait comme boulot, comment les routes-là vont encore casser ?

Banassim : Je « qu’en pense » que ce sont les civils qui ont peut être cassé ça pour nous dire qu’on n’a pas bien fait notre travail.

Habia : En tout cas moi, je ne crois pas. C’est la route même. Je crois qu’elle n’est pas « bon ». Sinon ce n’est pas un petit travail qu’on a fait.

Banassim : Lorsque la pluie va commencer par tomber, comment ça va devenir ?

Habia : C’est difficile à dire. Moi, je n’ai même pas de vélo, donc ça ne va pas gêner mes pieds. C’est  le problème de ceux qui ont des voitures et motos.

Banassim : En tout cas, on a fait de notre mieux. Comme les routes ont refusé d’«écouter », chacun n’a qu’à se débrouiller.

Habia : C’est bien dit. Si nous on ne peut pas faire ça, qui peut le faire dans ce pays? La tête que nous avons cassée avant de faire ça, ce n’est pas n’importe qui !

Banassim : Je vois que les routes mêmes sont « vieux » et on doit refaire tout.


Ça va se savoir: « Hundred Dollars in Cemetery » (1)
Toute belle, Accra, la Capitale du Ghana scintillait. Le ciel était tout illuminé sur la ville, c’était à vrai dire un « Night Sun », comme le disent les Anglais. La ville a accueilli des supporters des Eperviers qui ont fait massivement le déplacement pour apporter leur soutien à l’équipe nationale qui rencontrait celle du Cameroun. Alors que les joueurs, poursuivaient leur mise au vert à l’hôtel, les nombreux supporters eux, se pavanaient, prenant d’assaut les coins et recoins de la capitale. Ainsi, l’on voyait à Kwame N’Kruma Circle ou  au rond point « 37 Thirty Seven », des groupes de jeunes Togolais très mobiles et actifs dans ce qu’ils appelaient « Echange culturel au Ghana ». Les entrées et sorties des chambres closes étaient perceptibles. C’était la viva et chacun faisait ce qu’il pouvait pour se soulager ou apprécier ce qu’ont ces jeunes filles de nuit en minijupe moulante, tout sexy qui jonchaient tous les coins presque des rues et ruelles de la capitale ghanéenne. Dans le lot des chercheurs, il y avait Edem, un jeune homme svelte sans fesses, mais très craint par les jeunes filles de son quartier Nyékonakpoè à Lomé, à cause de son reptile indomptable.

                                                                                              Il avait depuis quelques temps ses yeux rivés sur  Beauty, de corpulence moyenne et d’une taille d’à peine 1,50 m, on dirait une vietnamienne. Il finit par la héler. Ils discutèrent de tout et de rien, surtout des tarifs de la « marchandise» dans un anglais non équilibré parce que le jeune homme, lui, bricolait cette langue de Shakespeare juste pour la circonstance. Il avait hâte de découvrir ce que celle-ci avait de particulier. « How much ? », combien, demandait-il à la fille qui en ce moment par ses fins doigts, parcourait les points sensibles de son client pour l’ensorceler davantage. « For Short time or for whole night ? », (court temps ou toute la nuit), demanda la fille pendant qu’elle apposait une bise fraîche sur les lèvres de son conquérant. « I don’t no, depend you »( Je ne sais pas, cela dépendra de toi), a-t-il répondu. « You have to pay two hundred (200) dollars US for whole night or one hundred and half (150) for a short time» (200 dollars US pour toute la nuit ou 150 dollars pour le court instant), chuchota-t-elle en embrassant tendrement le bonhomme dont-elle ignorait la force de frappe. Ils conclurent alors le marché au bout d’âpres négociations à cent (100) dollars pour le « Short ». Edem invita sa conquête à une balade qui les conduit aux abords de « Osu Stadium» où l’attendaient ses amis en vue d’un « Accra by Night » qu’ils avaient tous ensemble programmé.

                                                                                              Beauty appuyait davantage sur la gâchette de séduction, ce qui emporta Edem qui déjà perdit la tête. Aussi, était-il pressé de découvrir la grotte d’amour perdue de sa conquête dont il devinait la forme. Mais, il doutait encore de sa pénétration compte tenu de la forme de son reptile indomptable. Il voulait à tout prix faire honneur à sa bête qui, depuis belle lurette n’avait pas connu de niche. Les amoureux se détachèrent du groupe des amis et vinrent s’asseoir à l’entrée du grand cimetière de la ville, situé à quelques pas du stade. Tout excédés, ils s’introduirent dans l’enceinte du cimetière et prirent une tombe carrelée pour lit où ils poursuivirent les préalables. L’heure de la vérité sonna, avec la présence effective de l’esprit d’Eros qui les manipulait. Le jeune homme orientait la bête vers la caverne. Beauty se cramponnait sur le muret de la tombe, écrasant ses prunes sur les carreaux. A peine la tête du reptile franchit-elle le seuil de la grotte que la fille hurla, très fort. Edem poussait vainement sa bête qui éprouvait encore des difficultés. L’homme, d’une main se saisit fortement de la hanche dodue de sa proie. Il poussait, poussait mais ne parvenait pas ; la fille pendant ce temps n’a cessé de hurler sauvagement. « Héééé !! Stop », gronda-t-elle. Le jeune dans sa surdité poussait encore et sans cesse.

A suivre

Tonton D

 

 
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