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Golfe Info 540 |
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48 heures
après leur nomination : Essofa Ayéva et Zakari Nandja se vêtissent de
leurs nouveaux manteaux |
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Muté de la tête de l’Etat major au ministère de l’Eau, de l’Assainissement
et de l’Hydraulique villageoise, le général Zakari Nandja a pris fonction
hier dans son nouveau ministère après avoir passé, la veille, le témoin de
la conduite des FAT (Forces armés togolaises) au général Essofa Ayéva.
Le nouveau ministre d’Etat, ministre de l’Eau, de
l’Assainissement et de l’hydraulique villageoise est entré depuis hier
après midi en possession des dossiers dont il aura
la charge. Le
département de l’Eau dirigé jusque là par Dammipi Noupokou, lui a été cédé par ce dernier
au cours d’une cérémonie de passation de service intervenue à l’ancien
ministère des Mines de l’Energie et de l’Eau.
La veille déjà, il a remis la destinée des FAT à son
successeur. « Aujourd’hui se tourne une page importante de ma vie
professionnelle et celle de notre armée », s’est exprimé M. Nandja
lors de la cérémonie de passation de service intervenu entre lui et son
successeur, Gal Essofa Ayéva, à l’Etat major des FAT à Lomé. S’estimant
heureux d’avoir passé ce temps au commandement des corps habillés du Togo,
le général de division aérienne reconnait que le travail accompli n’est
pas le résultat des efforts d’une seule personne mais l’œuvre d’une équipe
soudée autour d’un objectif commun : « servir la nation et le peuple
togolais ». Son action en tant que chef d’Etat major général
s’inscrit, d’après lui, dans une période charnière de l’histoire du pays
et a permis « d’entretenir un outil de défense fiable, puissant et
efficace, basé sur les valeurs traditionnelles des FAT à savoir la
discipline, le respect de la hiérarchie, l’abnégation, le courage,
l’unité, la loyauté et la fidélité au chef suprême des Armées et aux
Institutions de
la République ». Cette action, inscrite
aujourd’hui dans un nouvel élan fixé par le chef de l’Etat, s’articule
autour de quatre points notamment le renforcement de la cohésion
nationale, l’émergence d’une démocratie apaisée, la construction d’un pays
prospère susceptible d’apporter un véritable progrès social au peuple et
la volonté de participer activement à la construction la paix avec
l’ensemble de la communauté internationale.
Pour sa part,
le nouveau chef d’Etat major général des FAT, le général de brigade
aérienne, Essofa Ayéva a exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat pour
sa nomination à ce poste. Il a rappelé à ses frères d’armes que la
nouvelle mission s’inscrit dans la continuité de celle qui l’a précédé.
Annonçant son intérêt pour un meilleur développement du pays, M. Ayéva a
insisté sur les facteurs essentiels de ce développement : la paix et la
liberté. « Les FAT doivent, selon lui, œuvrer aux cotés des forces de
sécurité pour préserver ces deux valeurs », a-t-il souligné et de
poursuivre que « le combat demeure le même mais dans le respect de la
légalité constitutionnelle et surtout des institutions de l’Etat ».
Sedjrawodo
A. ADRY
La hiérarchie des
FAT
change de visage :
Le gal Ayéva a une responsabilité devant l’histoire
De légers
mais non de moindres changements sont survenus à la tête des FAT (Forces Armées Togolaises) dimanche dernier. Le Haut
commandement militaire a changé de main, dans
la mesure où le titulaire de ce poste jusqu’au 15 mai 2009, en
l’occurrence le Général Zakari Nandja, a cédé sa place à un nouveau Chef
d’Etat-major général (CEMG). Ces « permutations » se situent dans le
prolongement des événements des 12 et 13 avril deniers et interviennent à
quelques mois de
la présidentielle de l’année prochaine.
Au Togo, les opinions s’accordent à dire
que l’armée a toujours joué un rôle clé dans
la consolidation du
pouvoir politique. Ces mêmes avis s’interrogent sur l’influence qu’auront
les dernières nominations opérées à la tête des FAT sur le déroulement des prochains événements
politiques et surtout dans
la perspective de
la présidentielle de
2010. Dès 1963, l’armée togolaise a fait irruption sur
la scène politique
africaine en étant l’auteur du premier coup d’Etat post-indépendance en
Afrique. Un autre renversement des institutions politiques interviendra
quatre années plus tard pour installer le colonel Etienne Eyadema
Gnassingbé au sommet de l’Etat. Si entre-temps, avant sa mort le général
Eyadema a changé de tenue pour devenir un président de la République civil,
il n’en demeure pas moins que les FAT lui sont restées toujours fidèles et
loyales. Quoi de plus normal peut-on dire, quand
la Constitution
togolaise fait du chef de l’Etat, comme dans nombre
de démocraties exemplaires, le Chef suprême des Armées.
Pourtant, au Togo, les forces armées ont
toujours soutenu (depuis 1967) le régime en place durant toutes les joutes
électorales ou lors des « moments critiques ». L’allégeance faite à
Faure Gnassingbé « proclamé » nouveau chef de l’Etat par les forces
armées le 05 février 2005 en a été une énième l’illustration.
C’est donc légitimement que les
observateurs avisés de la scène politique locale s’interrogent sur le rôle
qu’auront à jouer les hauts dignitaires militaires togolais dans la
proclamation des résultats de la prochaine présidentielle prévue entre
février et mars 2010, après les nouvelles nominations enregistrées à la
tête des FAT.
Le changement du visage du Chef
d’Etat-major général des FAT peut-il être un gage crédible de la « ferme
détermination » prônée et affichée par les premiers responsables
togolais à organiser un scrutin présidentiel conforme aux standards
internationaux? L’on est tenté de le croire si l’on se fonde sur
l’argumentation selon laquelle M. Ayéva, ex-directeur de cabinet du
président de
la République pendant plusieurs mis apparaît comme l’un des plus fidèles
collaborateurs du chef de l’exécutif togolais. Un collaborateur qui serait
ainsi plus disposé à épouser la nouvelle lecture de la proclamation des
résultats d’une joute électorale (au Togo) chère à Faure Gnassingbé. Une
conception du jeu politique qui se situerait aux antipodes du comportement
de séides affiché par différents éléments des FAT sous l’ère Nandja,
jetant l’opprobre sur la grande muette sous Faure Gnassingbé, les FAT
n’ont-elles pas déjà été dotées d’un statut? « Faurevi » n’a-t-il
pas lui-même promis en début d’année 2009 d’imiter le modèle
d’organisation d élections du Ghana? Les proches collaborateurs n’ont-ils
pas, en outre, de cesse de réaffirmer lors de leurs sorties médiatiques
que l’organisation contestées et contestables appartient au passé au
Togo ?
« Les actes
posés édifient et sont plus parlants que les mots »,
disait le regretté reggæ man Bob Marley. Cette phrase est opposable au
général Ayéva aujourd’hui d’autant plus que dans ce petit pays
ouest-africain, les pirouettes politiques ont souvent faussé à la dernière
minute les perspectives de sortie de crise! Quitte à M. Ayéva de faire
mentir l’histoire politique de sa terre natale de ces quarante dernières
années.
Aristides HONYIGLO
Aider les jeunes en situation difficile : Le programme « jeunes pour le
changement » s’y attele
Une vingtaine
de délégués membres du programme « jeunes pour le changement » planchent
depuis lundi dernier sur
la situation des jeunes de
la
sous-région. Réunis en atelier à Lomé, ils élaborent
la deuxième
phase du programme précité dans le but de continuer à soutenir
la jeunesse en détresse.
D’après Fanta Traoré N’Diaye, coordinatrice du programme « jeunes
pour le changement »,
la rencontre de
Lomé va permettre de réfléchir sur les stratégies à mettre en place en vue
de l’élaboration d’un document projet. Ce document, a-t-elle poursuivi,
sera plus tard soumis à l’appréciation des partenaires techniques et
financiers. Ce qui permettra d’obtenir le financement nécessaire pour le
lancement de
la seconde phase
du programme.
« La première phase du programme a démarré depuis 2004 pour
une durée de cinq ans. Nous sommes en 2009 et cette phase est arrivée à
terme. Nous voulons par le biais de cet atelier, présenter aux partenaires
qui nous accompagnent un projet en bonne et due forme pour les inciter à
continuer le projet avec nous », a laissé entendre la coordinatrice du
programme.
Par ailleurs, cette rencontre d’une semaine sera pour les
participants, l’occasion de mettre en œuvre les moyens devant inciter les
gouvernements de la sous-région à accompagner financièrement les
organisations œuvrant pour le bien-être de la jeunesse.
Fruit d’un partenariat entre l’ONG malienne « Jeunesse
et Développement » et les organismes britanniques « Comic Relief »
et « International service » d’une part et les réseaux des
structures d’encadrement de jeunes du Mali, du Burkina Faso et du Togo
d’autre part, le programme vise chaque année à améliorer le pouvoir
économique des jeunes par le financement de leurs micros entreprises. Il
s’est également fixé comme objectif de renforcer leurs capacités de
gestion à travers les formations, ateliers et conseils et de promouvoir un
partenariat de qualité autour de leur insertion socio-économique. Entre
2005 et 2008, le programme a financé 181 micro-entreprises pour un montant
de plus de 83 millions de Fcfa.
Rodolph TOMEGAH
Pour le
développement harmonieux du Togo :
Les acteurs de la société civile locale à l’école de la bonne
gouvernance
« Insuffler une nouvelle dynamique aux organisations de
la
société civile sur le Mécanisme Africain d’évaluation par les pairs (MAEP)
». C’est l’objectif visé par l’Institut Africain pour le développement
économique et social (INADES –Formation Togo), avec l’appui de
la Commission nationale du MAEP,
la Commission économique pour l’Afrique (CEA), à travers un atelier de formation
ouvert hier. Cet atelier, le premier du genre, encourage les acteurs de
la
société civile à promouvoir
la bonne
gouvernance et
la démocratie
pour répondre aux défis majeurs de développement au Togo.
L’atelier de formation d’INADES –Formation
a pour mission d’informer les participants de ce qu’est le
MAEP, afin que ce mécanisme soit mieux connu, tant au niveau
gouvernemental qu’au niveau de
la société civile
et des populations. Il s’est également donné
la responsabilité d’aider
la société civile
à mieux comprendre son rôle dans la mise en œuvre du MAEP. Au Togo, a expliqué Kossi
Séna Adufu, président de l’INADES-Formation Togo, « le meilleur moyen
de préparer l’opinion nationale sur le bien-fondé des objectifs du MAEP
est de créer les conditions nécessaires en renforcement des capacités
des Organisations de
la société civile
(OSR), par le biais des sensibilisations sur toute l’étendue du
territoire national ».
« L’OSR seront confrontées à des exemples pratiques de
la mise en
œuvre réussie du MAEP dans certains pays de
la sous-région comme
le Ghana, le Mali et bénéficieront des outils appropriés pour l’adoption
adéquate d’une stratégie gagnante pour l’amélioration des conditions de
vie au Togo »,
a poursuivi M. Adufu
Le MAEP est un instrument
d’autoévaluation purement africain auquel les pays adhèrent
volontairement; il incite ses Etats membres à adopter normes, politiques
et pratiques pour le développement harmonieux du continent. Il s’agit
aussi bien de la prise en compte et la mise en œuvre de mesures dans les
domaines de la démocratie et de la gouvernance politique, la gouvernance
économique, la gouvernance des entreprises et également le développement
socio économique de l’Afrique. C’est également un processus
d’apprentissage des meilleures expériences africaines que veulent
s’approprier les organisations de la société civile nationale pour la
promotion des réformes courageuses nécessaires à l’amélioration des
conditions de vie des populations togolaises.
Pendant deux jours, les participants à cet atelier
auront donc à échanger sur le rôle et les obstacles que rencontre la
société civile lors de l’auto évaluation, la manière de favoriser et de
préparer les acteurs sociaux à la mise en application des activités du
programme d’action national du MAEP. Ils auront en outre à être formés
sur les stratégies à développer pour mettre en œuvre le plan d’implication
de la société civile togolaise dans le MAEP. Au terme de cette formation,
« les représentants de la société civile togolaise seront mieux
outillés pour participer activement au processus de la bonne gouvernance
aux côtés des autorités gouvernementales pour bâtir in fine un pays plus
épanoui » a conclu M. Sena Adufu.
Joël KOUDJODJI
Assainir le milieu sportif togolais : Le parlement met fin à l’usage des
dopants
L’assemblée nationale de
la quatrième
législature a autorisé hier, le Togo à ratifier
la
convention internationale contre le dopage dans le sport adoptée à Paris le 19
octobre 2005. Cet instrument va non seulement, permettre au pays qui ne
dispose pas de mesures punitives contre ces pratiques de combler ce vide
juridique et constaté dans le domaine mais aussi de faciliter le contrôle
des dopages et de soutenir les programmes de tests nationaux sur des bases
légales.
L’utilisation de substances destinées à
augmenter artificiellement le rendement à l’occasion d’une compétition
sportive est un fléau mondial. Or, l’utilisation de ses produits fausse
la nature des
résultats de ces compétitions et nuit gravement à la santé du sportif lui-même.
Le Togo n’est pas à l’abri des effets
néfastes du dopage et pour lutter contre ce fait, cinquante trois
députés de la quatrième législature ont au cours de la 9ème
séance plénière de la première section ordinaire de l’année 2009, donné
leur voix pour que le Togo ratifie un instrument juridique à caractère
international dénommée « convention internationale contre le dopage
dans le sport ». C’était le 19 octobre 2005, lors de la 33e
session de la conférence générale de l’UNESCO, que 191 Etats ont adopté à
l’unanimité cet important texte. Retirer le soutien financier ou un titre
à un sportif après constat de la violation des textes est l’une des
sanctions qui peuvent frapper les sportifs et les dirigeants, qui se
laissent aller au dopage.
Le président de l’assemblée nationale, El
Hadj Abass Bonfoh, a invité le ministre des sports et des loisirs à faire
un bon usage de cette convention tout en engageant des réflexions dans le
but d’adopter de nouvelles dispositions au plan national.
Pour le ministre en charge du sport,
Christophe Tchao, cette convention est un instrument normatif qui permet
aux Etats d’aligner leurs législations, politiques ou autres règlements
administratifs nationaux avec le CMA (Code mondial antidopage). L’objectif
selon lui, est d’harmoniser les législations et règles sportives et
publiques dans la lutte contre le dopage afin que chaque sportif soit
soumis aux mêmes règles et protocoles quel que soit sa discipline, sa
nationalité et l’endroit où il se trouve dans le monde.
Cet
instrument international de lutte contre le dopage en milieux sportif
comporte un préambule et 43 articles regroupés en sept titres. Il parle de
la portée de la convention, la lutte antidopage à l’échelle nationale, la
coopération internationale, l’éducation et la formation, la recherche et
de son suivi. A ce jour, 73 pays ont déjà ratifié cette convention sur les
191 pays signataires.
Abdou Yêkini RADJI |
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De
nouvelles nominations au gouvernement et au sommet des FAT : Zakari Nandja
au ministère de l’Eau, Essofa Ayéva chef d’Etat-major général |
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Encore
un nouveau ministre dans le gouvernement togolais. Le général de
division aérienne, Zakari Nandja, précédemment chef d’Etat-major général
des FAT (Forces armées togolaises), vient d’être nommé ministre d’Etat,
ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise.
Un portefeuille détaché de celui de Noupokou Dammipi, ministre des Mines,
de l’Energie et de l’Eau.
La place
de M. Nandja à l’Etat- major est occupée desormais par le général de
brigade aérienne Essofa Ayéva, jusque-là directeur de cabinet du président
de la République.
Les
changements de poste sont encore plus importants au sommet des FAT, étant
donné que le chef d’Etat -major des Armées de terre, le Gal Béréna, a cédé
sa place au colonel Wiyao Baly. Le décret portant ces nominations et
datant du 15 mai 2009 a été rendu public hier 17 mai au journal de 20
heures sur Tvt (Télévision togolaise).
Nominations stratégiques ou réactions présidentielles face à «l’affaire
Kpatcha Gnassingbé» ?
Ces
nominations intervenues contre toute attente semblent confirmer certaines
spéculations sur les méfiances réciproques au sein de la grande muette
togolaise et dans les coulisses du parti au pouvoir. En effet, bien avant
la fameuse «affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat»,
nombreuses sont les sources qui ont évoqué la mise en retrait de certaines
personnalités et autorités politiques et militaires par Faure Gnassingbé,
compte tenu de certaines divergences de points de vue. L’affaire dite
« Kpatcha Gnassingbé » n’a fait qu’agrandir cette suspicion au
sein de la maison au pouvoir et serait, d’après certaines sources, à la
base de ces mutations au sommet des FAT. Pour d’autres, avec cette
présumée tentative de coup d’Etat dans laquelle sont impliqués certains
officiers des FAT, Faure Gnassingbé cherchera à mettre à la tête des
Armées ses hommes de confiance. Ainsi, le Gal Ayéva, déjà directeur de
cabinet à la présidence est le bienvenu. Et ces derniers d’ajouter que
c’est pour ne pas laisser oisif M. Nandja que F. Gnassigbé a crée un
ministère d’Etat de toutes pièces. Alors qu’approchent l’échéance
électorale de 2010, « toutes ces gesticulations du pouvoir, déclare
un politique, montrent combien de fois l’Homme du 05 Février n’a pas
réussi en quatre ans à asseoir son pouvoir ».
Sedjrawodo A. ADRY
2010 approche
à pas de géant : Le RPT en quête de renfort
Gagner
coûte que coûte l’élection présidentielle de 2010, tel est le
principal souci du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais), qui a tenu
vendredi dernier au Palais des Congrès de Lomé une rencontre avec
certaines de ses ailes marchantes. Dénommée « Grand forum des associations
affiliées au RPT », ces assises a pour but, selon les responsables du
parti, de former les membres de ces associations sur leurs «rôles et
responsabilités dans un processus électoral ».
Il s’agit,
selon le délégué national de la JRPT (Jeunesse du Rassemblement du Peuple
Togolais), Lébéné Djagbavi, d’inculquer à ces associations, des notions
politiques et électorales afin de les rendre aptes à défendre les intérêts
du parti en 2010. Ce soutien des «G100» (dénomination donnée aux
associations présentes à cette rencontre et qui qui signifie « 100
groupes pour un 100% Faure en 2010 »), se traduira, selon M. Djagbavi,
par « la fusion de leurs forces pour mettre sur pied et mener à bien
une politique qui soutienne celle du président et candidat du parti à la
prochaine élection présidentielle ». Loin d’être un simple forum,
cette rencontre a été une véritable séance de formation pour ces jeunes,
membres de ces associations affiliées au RPT.
Six heures
durant, ils ont reçu des leçons de conduite pour mener à bien la mission
que leur formateur politique leur confiait, celle de faire gagner Faure
Gnassingbé en 2010. Ainsi, dix points essentiels leur ont été
scrupuleusement détaillés. Il revenait entre autres à ces associations de
fournir au parti des membres compétents pour le représenter dans les
bureaux de vote, sympathiser leur entourage aux idéologies du parti en lui
expliquant les visées du président de la République, participer activement
à toute forme de campagne, inciter leurs proches à sortir et à les
accompagner au cours de la campagne électorale, gagner des électeurs en
les convainquant avec des plans d’actions futures programmés par le
candidat du parti, plans visant une meilleur justice, un plus pour la
jeunesse, l’éducation et l’agriculture. Sans oublier de mentionner les
acquis sociaux ds F. Gnassingbé notamment la gratuité du préscolaire et du
primaire. Bref, ces associations doivent rassembler le maximum de voix en
faveur du RPT.
Pour
coordonner ces différentes tâches assignées à ces associations, un « bureau
provisoire de ces mêmes associations » a été mis en place à
l’issue de ce forum. Ce bureau de 7 membres, avec à sa tête et au poste de
coordonnateur général Jean-Luc Gomez, « se chargera d’organiser,
harmoniser et animer la vie politique de ces associations », explique
M. Djagbavi.
L’écho des
coulisses du forum
Depuis la
fameuse nuit du 12 au 13 avril 2009, le RPT semble redouter une issue
électorale catastrophique en 2010. En témoignent les nombreuses marches
qui s’organisent dans les préfectures du pays pour soutenir son probable
candidat, Faure Gnassingbé. Il est clair, à en croire certains analystes,
que le parti de l’ « homme du 5 février » veut jouer la politique
de l’effectif, « un effectif certes rassemblé, mais pas forcement
acquis ».
« G100 !
100% Faure !».
C’est le slogan que l’on pouvait lire sur les t-shirts des centaines de
participants présents au forum du vendredi dernier. Le rassemblement des
participants a confié un responsable d’association, a été possible car les
responsables d’associations ont reçu l’ordre de la JRPT de réunir 40
personnes (pour chaque association) et de les convaincre de les
accompagner à ce forum. En retour, il leur serait promis des
rémunérations, a laissé entendre un étudiant peu convaincu. Nombre de ces
jeunes ont abandonné leurs activités quotidiennes pour répondre à cet
appel du RPT qui leur miroitait l’espoir de se voir offrir un petit
billet de fcfa. D’après certaines sources proches du comité
d’organisation, de fortes sommes d’argent auraient été versées à chacune
de ces associations à la fin du forum. Mais force est de constater que ces
sommes n’ont pas atteint leurs destinataires, car nombre de participants
se sont retrouvés seulement avec 1.000 fcfa.
Des
réalités qui amènent certains togolais
à se demander si ces jeunes se réunissent pour le RPT parce qu’ils
adhèrent à ses idéologies ou juste pour avoir de quoi manger. Le « RPT
use de la pauvreté de la population pour nourrir ses ambitions»,
commente un observateur attentif de la vie sociale au Togo.
Komlanvi APEVINYEKOU
Insécurité au
Togo : 53 % des armes légères circulent dans les mains des civils
« 53%
des
armes légères et de petit calibre circulent dans les mains des populations
civiles au Togo ». C’est ce qu’a déclaré le week-end dernier, au cours
d’une émission télévisée, le Colonel Assiah Toyi, président de la CNLPAL
(Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères).
D’après lui, ces armes se retrouvent le plus clair du temps dans les
régions des plateaux et des
savanes ainsi que dans la
commune de Lomé.
Selon le
président de la CNLPAL, la prolifération des armes légères et de petit
calibre au Togo ces dernières années s’explique par plusieurs causes.
D’une part, ce phénomène est dû à la porosité des frontières togolaises
par lesquelles une partie non négligeable de ces armes arrive sur le
territoire. « Certaines de ces armes légères proviennent des pays
voisins du Togo. A cause de la perméabilité de nos frontières, elles font
facilement leur entrée sur le territoire et se retrouvent dans les mains
de n’importe quel individu », a indiqué le colonel Assiah Toyi.
D’autre part, poursuit-il, certaines de ces armes sont fabriquées sur
place de façon artisanale. Ce qui offre un marché aux détenteurs qui
s’approvisionnent facilement.
En dehors
des deux causes précitées, la circulation anarchique et désordonnée des
armes légères et de petit calibre au Togo s’explique également par les
troubles socio-politiques qu’a connues cet Etat durant ces dernières
années. Expliquant cette cause, le colonel Assiah Toyi a estimé que
certains chefs de partis politiques ont l’habitude de distribuer des
armes à leurs milices pendant les périodes de troubles. Malheureusement,
après ces moments, ils ont des difficultés à les désarmer et ces armes se
retrouvent dans les mains de ces civils qui s’en servent à d’autres fins.
Loin de
condamner la législation togolaise qui, d’après certains, n’est pas claire
en ce qui concerne le port et la possession d’armes, le Colonel Assiah
Toyi s’est voulu plus précis. « Qu’on achète une arme pour la chasse,
cela peut passer. Mais pourvu qu’on remplisse les conditions d’achat et de
port d’arme. Mais, qu’on achète une arme pour se défendre contre les
voleurs ou les malfaiteurs, cela n’a pas de sens. Ce rôle est dévolu aux
forces de l’ordre et à
la
Justice ».
Les
impacts négatifs qui découlent de la prolifération des armes légères et de
petit calibre sont nombreux, notamment les vols à mains armées, les
braquages (pour ne citer que ceux-là), à en croire M. Assiah. Pour
endiguer le phénomène au Togo, ce dernier propose une sensibilisation de
la population sur les méfaits du port illégal d’arme. « La lutte contre
ce phénomène est difficile, mais par la sensibilisation et l’information,
nous pouvons y arriver », a indiqué M. Assiah avant de convier chaque
Togolais à la culture de la paix.
Rodolph TOMEGAH
Pour
l’autosuffisance alimentaire et le développement de leur secteur :
Les agriculteurs togolais s’organisent en faîtière
Après
l’institution l’année dernière de la date du 11 décembre comme «
Journée nationale coopérative» par l’Etat togolais, la création le 2
décembre de la même année de la CPC-Togo (la
Centrale des Producteurs Céréaliers du Togo) et la tenue en début de
l’année 2009 d’un forum agricole, les agriculteurs togolais sont en phase
de se donner de nouveaux moyens pour faire développer leur secteur. Cette
nouvelle dynamique s’est traduite vendredi dernier par la signature à Lomé
d’une convention de financement de projets agricoles entre la CPC et ses
partenaires, la BRS-Togo (Banque régionale de solidarité) et le réseau d’ONG, IDH
(Investir Dans l’Humain). A travers ce nouveau’’ pacte’’ scellé entre ces
différentes parties, les 21.000 paysans regroupés au sein de
la CPC qui ont participé au dernier forum agricole auront à terme à se créer
une coopérative des producteurs de céréales. Ceci, avec les conseils et
financement de
la BRS-Togo
et IDH.
Cette
mobilisation autour du secteur agricole togolais n’est pas la première du
genre durant ces deux dernières années, dans ce pays de d’Afrique de
l’Ouest où sévit par moment des inflations des prix de céréales. Cette
mobilisation s’est déjà manifestée par une subvention de l’Etat autour
des engrais, la mise des tracteurs et autres équipements de travail
(râpeuses, presses, motopompes, arrosoirs, pelles, brouettes et des
égreneuses…) à la disposition des paysans, la signature de partenariats
avec des bailleurs de fonds pour la modernisation du secteur agricole et
surtout l’organisation de séminaires de formation à l’intention des
agriculteurs. Le dernier de tous ces efforts du gouvernement est le
partenariat agro-technologique entre le Togo et l’Etat d’Israël que le
Premier ministre togolais a sollicité lors du Salon «Agritech » de
Tel-Aviv du 5 au 7 mai dernier.
Toutes ces
mobilisations d’énergies tant de la part des paysans que des autorités
politiques et administratives font croire que le Togo est en train de
vivre sa deuxième «Révolution verte» après celle des années 1970.
Grâce à cette
nouvelle convention, les producteurs togolais de céréales peuvent, selon
le président de la CPC, Salif Ayéfoumi Olou Adara, à court et à moyen
terme bénéficier d’une assurance santé, d’une promotion sous-régionale de
leurs produits, d’un renforcement de leur capacité de négociation, d’un
accès aux marchés ruraux et aux crédits à faibles taux.
Gabin Koissidjin
Faire du
DIH une réalité au Togo :
Les parlementaires éclairés sur leur mission
Le bureau du CICR (Comité international de la croix rouge)
a organisé jeudi dernier au siège de l’Assemblée nationale, à l’intention
des parlementaires, une journée de réflexion sur la mise en œuvre du droit
international humanitaire au Togo. Cette journée a permis aux responsables
de cette organisation de faire le point de la mise en œuvre du Droit
international humanitaire au Togo et d’envisager des actions futures en
vue d’une meilleure intertionalisation des traités du DIH (Droit
international humanitaire).
La tenue de cette journée est une volonté manifeste du CICR
d’aider l’institution parlementaire à jouer pleinement sa partition dans
l’obligation « de respecter et de faire respecter »
les conventions de Genève et par extension l’ensemble des traités du DIH
(Droit international humanitaire). Cette initiative, selon la 2ème vice
présidente de l’Assemblée nationale Ouro Bangna, va favoriser une prise de
conscience par la société toute entière des grands principes et des
règles applicables en période de conflit armé. Pour le chef du bureau du
CICR au Togo, Emmanuel Placca, il est très important que toute les nations
s’inscrivent dans la logique de son organisation en adoptant tous les
textes relatifs au DIH. Il a indiqué que « cette année, les
conventions de Genève souffleront leur soixantième bougie et pourtant, aux
quatre coins du monde, les hommes continuent d’agiter le visage tragique
et macabre de la mort dans des conflits durables, réactivés, gelés ou
nouveaux».
Pourtant, les parlementaires africains parmi les quels ceux du
Togo se sont engagés lors des conférences interparlementaires africaines
tenues à Niamey en février 2002 et à Cotonou en juin 2004 « à assurer
leurs rôles dans le processus d’accession aux instruments internationaux
…du DIH dans l’adoption ou l’amendement de législations conformes aux
normes internationales… ».
Une idée du DIH
Le DIH est un des outils les plus puissants dont dispose la
communauté internationale pour que la sécurité et la dignité des
personnes soient respectées en temps de guerre. Guidé par le principe
selon lequel, « même la guerre a des limites », il vise à préserver
une certaine humanité au cœur des conflits. Le DIH interdit de ce fait
l’emploi des armes qui sont particulièrement cruelles. Il exige des
parties en conflit de « faire la distinction entre civils et
combattants, et s’abstenir de mener des attaques contre des civils ;
prendre soin des blessés et des malades, protéger le personnel médical,
de veiller à ce que la dignité des prisonniers de guerre et des internés
civils soit préservée en autorisant les visites des délégués du CICR ».
Le CICR est le gardien du DIH dont les quatre conventions de
Genève de 1949 et leurs deux protocoles additionnels de 1977 sont le
fondement. Ces instruments donnent à cette organisation internationale le
droit de mener ses activités. Le Togo, dans le cadre du DIH, n’a signé que
deux traités (le protocole additionnel aux conventions de Genève du 12
août 1949 relatif à l’adoption d’un signe distinctif additionnel du 08
décembre 2005). Il lui reste donc du chemin à faire.
Le rôle des parlementaires
Les députés sont des acteurs clés du processus d’adhésion aux
traités internationaux et de la mise en œuvre nationale des normes et
principes qu’ils consacrent.
En tant qu’institution qui incarne l’intérêt de la
population, il lui revient de veiller à sa protection en mettant en
place, déjà en temps de paix, une législation et un ensemble de
dispositions garantissant au mieux cette protection dans l’éventualité
d’un conflit armé. En leur qualité de gardien des lois et porte-parole des
citoyens, il est donc du devoir des parlementaires non seulement de
contribuer à la mise en place de ces droits et garanties mais aussi de
promouvoir une prise de conscience aussi généralisée que possible du DIH.
En dehors du fait que les parlementaires exercent un contrôle sur
l’action de l’exécutif pour faire respecter le droit, ils ont le devoir
d’assurer un relais des règles du DIH auprès de la population. Ils doivent
aussi veiller à ce que les institutions compétentes, l’armée et les
forces de sécurité, reçoivent une formation adéquate en DIH.
Abdou Yêkini RADJI
Promouvoir l’excellence en milieu scolaire :
Le « Crack » apporte son grain de sel
En vue
d’encourager les élèves à exceller au cours des examens de fin d’année
qui commencent cette semaine, l’association « Le Crack » a procédé au
lancement officiel de la 5ème édition
de son programme d’aide qui vise in fine à encourager l’excellence en
milieu scolaire. C’était au Collège NDA (Notre Dame des Apôtres) de Lomé
le jeudi 14 mai dernier. Dans la foulée de la « Fête de l’Education
2009 », le lancement de la 5ème édition de ce programme a connu la
présence d’un parterre de médias et d’élèves.
Pour Maurice Atsu-Adzade, coordinateur national du « Crack »,
« l’importance de l’Education n’est plus à démontrer puisqu’elle est
en amont et en aval de tout développement durable ». C’est pour cette
raison que depuis 2004, cette association a pris sur elle de sensibiliser
les apprenants à plus d’ardeur au travail et de les motiver par des prix
d’excellence remis à l’issue des examens de fin d’année. Il a également
remercié les différents partenaires pour le soutien qu’ils ne cessent de
leur accorder dans la réalisation des objectifs de son association.
Lançant cette 5ème édition
du programme, M. Atsu-Adzade a souhaité beaucoup de courage et surtout de
la chance aux candidats aux différents examens avant de nourrir l’espoir
que d’excellentes moyennes comme celles de l’année dernière (le premier au
CEPD 2008 avait totalisé une moyenne de 19,68/20) soient enregistrées
cette année encore.
L’association
« Le Crack » est une organisation à but non lucratif qui a pour
mission principale de promouvoir l’excellence solaire à travers une
politique incitative et des stratégies créatrices de meilleures conditions
de travail intellectuel. Les objectifs qu’il poursuit sont de rechercher
l’excellence en milieu scolaire, de motiver et d’encourager les apprenants
à plus d’ardeur au travail, promouvoir l’émancipation et la scolarisation
de la jeune fille et de lutter contre les fléaux sociaux en milieu
scolaire (SIDA, IST, Tabagisme, etc.). « Pour cette 5ème édition,
Le Crack se propose, en dehors des prix d’excellence aux meilleurs élèves
des examens du CEPD, BEPC, BAC 1 et BAC 2 de tout le Togo, de récompenser
les premiers par matières dont les 3 matières de base dans chacune des 12
séries au BAC 2. La remise des prix se fera à l’issue des résultats de fin
d’année lors d’une soirée dont la date reste à dévoiler », a indiqué
M. Atsu-Adzade.
Steven
LAVON
Gestion des disciplines sportives olympiques au Togo :
Le
CNOT en Assemblée
générale élective dans un mois
L’annonce
a été faite vendredi dernier au cours d’une Assemblée générale
extraordinaire à l’ancien siège du CNOT (Comité National Olympique
Togolais) au stade Omnisports de Lomé. Ainsi, selon le président de ce
Comité, le général Zoumaro Gnofame, ce Congrès électif devra avoir lieu
dans un mois et tous les postes du bureau exécutif sont vacants. Sans se
prononcer clairement sur sa propre candidature, le président sortant a
indiqué que le CNOT ne soutient la candidature d’aucun « candidat
indépendant ». « Le CNOT ne soutient aucune candidature. Moi-même
je n’arrive pas à me soutenir pour prétendre soutenir quelqu’un »,
a-t-il annoncé pour rassurer les délégués présents à l’AG de vendredi
dernier. Il a pour finir appelé les fédérations à proposer et à promouvoir
des candidatures des membres actifs de leurs bureaux et des responsables
sportifs qu’ils jugent aptes à briguer les postes au sein du prochain BE
(bureau exécutif) du CNOT.
Pour mieux
préparer ce congrès, le CNOT a modifié lors des assises de vendredi
dernier, l’article 18 de ses textes pour le rendre conforme à ceux du CIO
(Comité International Olympique). Ainsi, un nouveau poste de 3ème vice-présidente
est créé pour permettre la promotion des femmes dans le domaine du sport.
Dans la même foulée, il est désormais supprimé les postes de secrétaire
général adjoint et de trésorier général adjoint.
L’Assemblée
générale extraordinaire a également permis aux 20 fédérations membres du
CNOT d’accepter l’intégration de trois de leurs sœurs, à savoir les
fédérations togolaises de rugby de Modeste Akossan, d’escrime de Carlos
d’Almeida et de hockey de Luc Dofontien.
Gabin KOISSIDJIN |
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Golfe Info 538 du
vendredi 15 mai 2009 |
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Présidentielle de 2010 au Togo : Le scrutin est prévu entre le 18 février
et le 5 mars |
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Selon un communiqué de
la Cour
constitutionnelle, la prochaine élection présidentielle au Togo aura lieu
entre le 18 février et le 5 mars 2010.
S’abstenant de donner une date fixe pour cette échéance
électorale, l’institution présidée par Aboudou Assouma rappelle que
d’après les dispositions constitutionnelles, l’élection présidentielle
doit se tenir « 75 jours au plus tôt et 60 jours au plus tard avant la
fin du mandat présidentiel » du président sortant.
Selon le même communiqué, « le mandat de l’actuel président
de
la République ayant débuté le 4 mai 2005 - date de sa
prestation de serment -, il est donc aisé de déterminer la date à
laquelle se tiendra le prochain scrutin ».
Il est à noter qu’en fonction de cet intervalle de temps
avancé par
la Cour, le président de
la République,
sur proposition de l’institution chargée d’organiser et de superviser ce
scrutin,
la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI), devra se plancher dans les prochaines
semaines sur la date à choisir pour convoquer le corps électoral.
Celle-ci sera alors rendue public par un décret présidentiel.
Pour l’heure, certaines personnalités politiques togolaises
dont le président du PRR (Parti pour
la Rédemption
et le Renouveau), Nicolas Lawson (candidat malheureux en 2003 et 2005),
Gilchrist Olympio de l’UFC (Union des Forces de Changement) et Messan
Agbéyomé Kodjo de l’OBUTS ont déjà annoncé leur intention de briguer la
magistrature suprême. A cette liste s’ajoutent les noms d’Adotévi Blivi,
Kofi Yamgnane et d’Augustin Hospice Coco, candidat indépendant.
Gabin
Koissidjin
04
ans après le début du mandat de Faure Gnassingbé :
La
jeunesse de Tône réclame sa candidature pour 2010
Le
mouvement Nouvelle Jeunesse de la Savane pour le Soutien au Président
Faure Gnassingbé (NJSPF) a organisé le 09 mai dernier une marche de
soutien au chef de l’Etat, à travers les artères de la ville de Dapaong,
chef-ieu de la préfecture de Tône (Nord -Togo). Les jeunes de ce
mouvement tenaient ainsi à
rassurer le chef de l’exécutif togolais de leur soutien, lui exprimer leur
engagement à ses côtés et lui réaffirmer leur fidélité après les
événements des 12 et 13 avril 2009. Il s’agissait également pour ces
manifestants de célébrer les quatre années de Faure Gnassingbé à la tête
du Togo et le solliciter pour être leur candidat à la présidentielle de
2010.
Au terme
d’un parcours à travers les rues de la ville de Dapaong, le point de chute
de la manifestation a été les jardins de la préfecture de Tône où ils ont
été accueillis par le préfet de la localité, El Hadj Moussyamba. Dans une
allocution, Lamboni, Doumongue secrétaire général de la NJSPF, a fait le
bilan des 4 ans de Faure Gnassingbé au sommet de l’Etat togolais. Selon
lui, « la situation socio- politique locale s’est améliorée durant ce
mandat et le Togo a enregistré en 4 années seulement, dans un
environnement marqué par des obstacles de tous genres le‘’ Boom’’ ou le
miracle sous sa houlette et grâce à son génie créateur », a-t-il
déclaré à l’endroit du chef de l’Etat. Un résultat obtenu, a
poursuivi M. Doumongue en dépit de certaines calamités, notamment les
catastrophes naturelles et les inondations qu’ont successivement vécues
les Régions des Savanes, Plateaux et Maritime ; la crise pétrolière et le
phénomène de la vie chère ; la non-disponibilité des engrais pour les
paysans ; la crise financière internationale. D’après M. Doumongue, «
au plan politique, Faure Gnassingbé, dans un souci de consolider l’unité
nationale, de renforcer la cohésion sociale et de recoller définitivement
les morceaux épars de l’histoire du Togo, a installé en septembre 2005 une
commission qui a eu pour
mission de faire une relecture intégrale de notre histoire, d’y
identifier les grands hommes qui l’ont écrite afin de les immortaliser, de
recenser les hauts dignitaires de l’Etat, vivants ou décédés afin de leur
rendre les hommages et les honneurs qui leur sont dûs ».
En outre,
selon le secrétaire général de la NJSPF, pour rehausser l’image du Togo
qui a perdu de son lustre aux yeux de la communauté internationale, le
président de la République a œuvré pour la reprise de la coopération avec
l’Union Européenne. De même au plan socio- économique, des résultats
probants ont été enregistrés. Les jeunes de la NJSPF notent par ailleurs
que « depuis 2006, le budget national togolais connaît une
augmentation sensible, passant de 240 milliards de fcfa à presque le
double cette année ; l’intégration dans la fonction publique de 15.000
jeunes enseignants auxiliaires qui ont accompli au moins 5 ans de
service ; 50.000 emplois qui ont été créés, la plupart dans
l’enseignement, la santé, l’administration générale, les forces armées,
les forces paramilitaires et les autres dans le secteur informel ». M.
Doumongue a également évoqué plusieurs arriérés de salaires et de
pensions accumulés avant la mandature de Faure Gnassingbé et qui ont été
depuis lors épongés.
Ce sont
toutes ces réalisations qui ont motivé d’après Lamboni Doumongue, la
création du NJSPF. A travers sa marche du 09 mai dernier, ce
mouvement a également voulu
apporter son appui à Faure Gnassingbé et récuser les auteurs des
événements des 12 et 13 avril derniers visant l’atteinte à la sûreté de
l’Etat. Enfin, le NJSPF a lancé une invite au président de la République
«à être son candidat, le candidat de la Région des Savanes et partant le
Candidat du Peuple togolais à la prochaine échéance présidentielle de
2010 ».
Le
représentant du pouvoir dans le Tône, le préfet El Hadj Moussyamba a
promis transmettre fidèlement les propos de la NJSPF à qui de droit.
Aristide HONYIGLO
Éviter les
violences lors de la présidentielle de 2010 au Togo : Les acteurs a la
recherche de stratégies
Faire en
sorte que la présidentielle de 2010 ne rime pas avec la violence et ne
ressemble pas à celle de 2005, c’est l’objet d’un atelier qui a réuni
mercredi et jeudi, Forces de l’ordre et de sécurité, organisations de la
société civile et représentants de partis politiques à l’hôtel Ibis à
Lomé. Organisée avec l’appui financier du HCDH (Haut Commissariat des
Nations Unies aux Droits de l’Homme) et de l’UNREC (Centre régional des
Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique), cette rencontre
s’est donnée pour objectif de rechercher les voies et moyens devant
permettre au Togo d’organiser une élection paisible et sans violences en
2010.
L’organisation de cet atelier vise à partager avec les participants les
recommandations des assises de Conakry (Guinée). Tenue du 24 au 26
novembre 2008 en Guinée, cette rencontre a formulé des recommandations
pertinentes allant dans le sens de l’organisation en Afrique de l’ouest
d’élections sécurisées à tout point de vue, avec l’implication d’acteurs
comme les partenaires au développement, le secteur de la sécurité, la
société civile et les partis politiques. L’atelier de Lomé a donc été pour
ses participants une opportunité de réfléchir sur les mécanismes à mettre
en place afin de contribuer aux efforts nécessaires pour la réussite du
scrutin présidentiel de 2010 au Togo.
D’après le
représentant du HCDH, Musa Gassama, les élections constituent un élément
incontournable dans l’édification de l’Etat de droit et la démocratisation
des sociétés. Toutefois, a-t-il souligné, cet objectif ne peut être
atteint que si le processus électoral se déroule dans des conditions de
sécurité optimales et dans un climat globalement pacifié. « Ainsi, il
apparaît qu’une bonne administration du processus électoral exige de
concilier d’une part la nécessité d’assurer pour tout citoyen le droit de
participer librement à tout le processus, mais aussi au-delà, veiller à ce
que l’ordre et la sécurité soient garantis pour tous », a-t-il ajouté.
Même son de
cloche chez la directrice de l’UNREC, Jacqueline Seck Diouf, pour qui
l’émergence d’une société de paix, de sécurité et de non violence
nécessite l’apport des différentes composantes de cette société aux côtés
des autorités publiques.
« Le rôle
des acteurs légaux de sécurisation du processus électoral au Togo »,
« rôle et responsabilité des acteurs nationaux seconds en matière de
sécurisation du processus électoral au Togo » et « rôle et
responsabilité des partenaires en développement et organisations
internationales dans la sécurisation des processus électoraux » sont
entre autres les thèmes qui ont été débattus au cours de cette rencontre.
Dans les pays
de la sous-région ouest africaine en général et au Togo en particulier,
les processus électoraux et surtout les scrutins présidentiels ont bien
souvent donné lieu à des affrontements et actes de violence de tous
ordres. Au Togo, les violences survenues lors de la présidentielle de
2005 ont fait, selon une Commission d’enquête de l’ONU, plus de 500 morts.
Rodolph
TOMEGAH
Niger /
velléités de modification constitutionnelle :
La démocratie nigérienne mise à mal par « l’autocratie Tandja »
Mamadou
Tandja, président de
la République
du Niger, achèvera son second mandat en décembre 2009. La Constitution ne
lui permettant pas de briguer un troisième mandat, lors de la cérémonie
marquant le début des travaux de la nouvelle mine d’uranium d’Imouraren
dans le Nord Niger, le chef de l’exécutif nigérien a annoncé son intention
d’organiser un référendum pour valider ou non son maintien au pouvoir.
Le Niger
s’est donné à l’issue du referendum du 18 juillet 1999 une Constitution
grâce à laquelle il encadre son jeu politique. Cette loi est entrée en
vigueur le 9 août 1999 et constitue la norme de référence du droit
constitutionnel nigérien. En effet, c’est conformément à ces dispositions
que les autorités politiques ont été investies par le peuple. Ces
autorités ont à leur tour, conformément à leurs serments, l’obligation de
respecter et de faire respecter la volonté du peuple. Concernant le
pouvoir présidentiel, le Constituant nigérien a prévu les conditions à
remplir pour le briguer, les modalités de son exercice et surtout quand il
faut le quitter ou quand on ne peut plus y prétendre.
La pose de la
première pierre du complexe industriel du gisement d’Imouraren, à quelques
160 km au Nord d’Agadez, a servi de cadre au président Tandja pour sortir
de sa réserve et se mêler au débat sur le « Tazartché » qui
signifie littéralement « continuité » ou « prolongation »,
une expression empruntée à la terminologie politique nigériane.
La
Constitution du Niger donne en effet au président Tandja la possibilité de
soumettre un texte à la consultation directe du peuple, mais à l’exception
de toute révision constitutionnelle.
M. Tandja
répond favorablement à l’appel des « Tazartchistes »
Dans un
entretien qu’il a accordé à la chaîne de télévision France 24 et au
journal Libération, le chef de l’Etat nigérien a annoncé
l’organisation d’un référendum pour appeler à l’arbitrage du peuple sur
son maintien au pouvoir ou non. « C’est le peuple qui demande cela,
a-t-il déclaré. On ne peut pas rester insensible à l’appel d’un
peuple.
La Constitution
nigérienne prévoit un référendum. Lorsque vous avez deux positions, le
référendum est là pour les départager, la Constitution prévoit cela. Il y
a deux positions. Je me donne le temps de réfléchir et pour voir ce qu’il
faut faire ».
Une annonce
qui a eu l’effet d’une douche froide au niveau d’une certaine frange de la
classe politique et de la société civile qui ont toujours mis le président
Tandja au dessus de tout soupçon par rapport à toutes les agitations des
« Tazartchistes ».
Le Gal
nigérien annonce ainsi clairement son intention d’organiser un référendum,
un referendum pour lui accorder trois années supplémentaires afin de
parachever ce qu’il a entrepris. En partant de façon «prématurée»,
tous les chantiers ouverts tomberont à l’eau comme si l’Etat du Niger
allait cesser d’être une Institution et s’écrouler au moment où l’agent
d’exercice du pouvoir politique, c’est-à-dire le chef de l’exécutif
devrait partir.
Une position
aux antipodes des engagements de Tandja devant Sarkozy
En mars
dernier, le président Tandja rassurait les Nigériens en réaffirmant ce
qu’il a toujours répété à certains de ses proches : « Je suis un
soldat, je ne connais que le règlement. Je ne modifierais pas
la Constitution ».
A la même occasion, il a déclaré que le 22 décembre 2009, son mandat fini,
il s’en allait, qu’il n’allait rien demander à personne. Un peu plus d’un
mois après cette déclaration, Tandja vient de faire un revirement
inattendu en se jetant dans la mêlée.
Peut-on
organiser un référendum sur la prolongation du mandat du président de
la République dans l’esprit de
la Constitution
? Non, répondent les juristes. S’agit-il d’un référendum sur une nouvelle
constitution ? Rien de précis, dans les propos du Chef de l’Etat.
Mohamed
ben Omar, porte-parole du gouvernement nigérien rejette cependant toute
critique : « Qui fait les lois ? Ce sont les hommes qui font les lois.
Parce qu’un certain nombre de verrous ont été mis sciemment dans
la Constitution,
cela veut dire que le Niger va rester figé. Même en 2050, nous resterons
toujours dans cette Vème République ; or, je pense qu’une Constitution
appartient à un temps. On peut l’abroger, on peut l’arranger dans
l’intérêt bien compris de la nation ».
Toute règle
est contrainte, elle gène, irrite ou lèse
Visiblement,
la loi fondamentale nigérienne irrite les autorités en place dont
l’appétit du pouvoir est de toute évidence loin d’être satisfait, malgré
les dix ans passés à la magistrature suprême. Le pouvoir fait perdre la
raison et pousse souvent l’homme à déployer tout son talent pour s’y
accrocher.
Ce qui est
sûr, s’il s’agit d’une nouvelle Constitution, les étapes sont encore
longues et parsemées d’embûches, à moins d’une suspension de
la Constitution
du 9 août 1999 et d’une dissolution de l’Assemblée nationale fortement
recommandée par les « Tazartchistes ». Ce qui sera un « coup de
force » aux yeux de l’opposition et des acteurs de la société civile.
Il faut dire
que cette annonce surprise du président de
la République intervient au moment où le Chef de file de
l’opposition semble avoir rompu les ponts avec celui qu’il a toujours
ménagé, épargné de toute critique, de tout soupçon par rapport aux
intentions qu’on lui prêtait de vouloir modifier
la
Constitution pour se maintenir au pouvoir.
Une
radicalisation survenue après la dernière rencontre entre le président de
la République et le chef de file de l’opposition et qui cache
bien des mystères. Des Journées « Anti-Tazartchés » dont la
première a eu lieu le 9 mai dernier et a mobilisé près de 20. 000
militants, c’est le résultat de l’invitation lancée par Mahamadou
Issoufou à tous les démocrates pour barrer la route à ce qu’il a appelé « une
immense tentative d’escroquerie politique, une massive entreprise de haute
trahison que certains tentent de mettre en œuvre et dans laquelle ils
tentent d’entraîner le Président de
la République ».
Le dimanche
03 mai 2009 au cours d’une conférence-débat organisée par la direction
nationale du parti PNDS-Taraya (principal parti de l’opposition
nigérienne), à la Maison des Jeunes et de
la Culture Diado
Sékou sur le thème «la Constitution
du 09 août et Tazartché »,
le constitutionnaliste Gandou Zakara a échafaudé plusieurs scénarii :
modification de la Constitution dans ses dispositions relatives à la durée
et au nombre de mandats, suspension de
la Constitution
de la Vème République
pour évoluer vers une VIème République, recours à un référendum…Aucun
arrangement, a indiqué Gandou Zakara, ne peut permettre aux partisans du
« Tazartché » de prolonger le mandat du président Mamadou Tandja. «Le
président de
la République
est juridiquement et politiquement incompétent pour changer de
Constitution
», a-t-il
affirmé dans son exposé qui s’est appuyé sur la doctrine du droit
constitutionnel. Toute forme de révision ou de modification de la
constitution du 09 août 1999 ne peut sortir des dispositions prévues à son
titre XII (12).
Mais
l’annonce du référendum de Tandja qui a manifestement cédé à la tentation
de se maintenir au pouvoir et aux louanges mielleux et démesurés de
certains de ses concitoyens qui ne cessent de magnifier son passage au
pouvoir, de le prophétiser et de l’appeler à la violation manifeste de
la Constitution,
intervient surtout après la mise en place de la Commission Nationale
Electorale Indépendante qui a déjà établi son chronogramme, (sans tenir
compte d’un quelconque référendum), qu’elle a transmis au gouvernement. M.
Tandja est donc entraîné dans l’aventure référendaire. Reste à déterminer
les modalités de sa concrétisation dans le dispositif constitutionnel
verrouillé du Niger, une loi fondamentale fortement critiquée ces derniers
temps mais qui apparaît aujourd’hui comme le meilleur paravent que les
Nigériens se sont offerts pour contrecarrer toutes velléités de
restauration autocratique.
Pour le
moment, aucune décision n’est formellement annoncée, aucun calendrier non
plus. Il faut s’en tenir strictement à
la Constitution
et à un principe qui a fait ses preuves dans la consolidation de la
démocratie : la limitation du mandat présidentiel.
Le « Tazartché »
et ses corrollaires
Selon
l’article 118 de la Constitution nigérienne, « il y a haute trahison
lorsque le président de
la République
a violé son serment, est reconnu auteur, coauteur ou complice de
violations graves et caractérisées des droits de l’Homme, de cession
frauduleuse d’une partie du territoire national, d’introduction de déchets
toxiques sur le territoire national
». Le fait de ne pas respecter la Constitution est constitutif de
violation de serment. Selon l’article 119 de la même Constitution, « la
mise en accusation du président de
la République
est votée par scrutin public à la majorité des deux tiers (2/ 3) des
députés composant l’Assemblée nationale
». Avec 76 députés, le chef d’Etat peut donc être mis en accusation.
Au total,
le « referendum Tandja» n’étant pas prévu par
la Constitution
de son pays, il n’a en principe, aucune chance de passer ou d’instaurer et
de maintenir la stabilité politique au Niger. Les autorités nigériennes
doivent méditer autour de cette vérité de M. Koffi Annan, ancien
secrétaire général des Nations unies : « En aucun cas, on ne peut
considérer qu’un chef d’Etat est irremplaçable. Celui qui pense qu’il ne
peut quitter son poste parce qu’il est le seul capable de diriger le pays,
a échoué dans sa mission».
Hélène K.
Djondo
Confection
d’un guide et d’un site à l’intention des opérateurs économiques : Le Togo
s’ouvre davantage aux investisseurs étrangers
Voilà qui va permettre aux opérateurs économiques locaux et étrangers d’en
savoir beaucoup plus sur l’environnement institutionnel, juridique et
judiciaire des activités économiques et des investissements au Togo. Le
CNP (Conseil National du Patronat) vient d’élaborer à leur intention un
guide et un site internet destinés à les informer sur le climat des
affaires dans le pays. Le lancement officiel de ces deux outils a eu lieu
hier à l’hôtel Sarakawa, à Lomé.
Véritable photographie de l’environnement des affaires, ce
guide intitulé « Faire des affaires et investir au Togo » s’inscrit
dans le cadre des initiatives du CNP visant à contribuer à
la refondation des
leviers de relance de l’économie togolaise et à l’émergence d’un secteur
privé dynamique. Il a été réalisé avec l’appui financié de l’UE (Union
Européenne) et vise non seulement à faciliter et simplifier le parcours
de l’investisseur, mais également à démontrer aux opérateurs économiques
internationaux les avantages qu’offre le Togo en matière d’investissement
avec l’entrée en vigueur des actes uniformes de l’OHADA (Organisation
pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique). « Avec cet
outil encore inédit au Togo, le CNP, soucieux de s’inscrire pleinement
dans sa mission de promotion du secteur privé et plus largement de
l’économie nationale, désire faciliter le parcours des investisseurs et
catalyser toutes les informations leur permettant d’approfondir leur
projets et réflexions », a indiqué Kossivi D. Naku, président du CNP.
Ce guide se veut donc un instrument de réponse aux nombreuses
sollicitations exprimées par les opérateurs économiques nationaux et
étrangers pour avoir des idées sur l’environnement des affaires au Togo et
fournit des informations qui seront sans cesse actualisées et diffusées
largement auprès des bailleurs de fonds, des investisseurs régionaux et
étrangers et des entrepreneurs du pays.
Le guide est accompagné d’un site Internet permettant à tout
investisseur de s’installer au Togo dans les meilleures conditions. Ce
site, www.investir-au-togo.tg, s’articule autour de 4
(quatre) grandes rubriques. La première dénommée « opportunités
d’affaires » donne un aperçu sur les secteurs d’activités dans
lesquels on peut investir au Togo et les informations essentielles
relatives au régime des importateurs, des exportateurs et des entreprises
sous-traitantes. La seconde intitulée « environnement des affaires »
présente aux opérateurs économiques la législation en vigueur au Togo et
les institutions y encadrant l’investissement. Le climat des affaires, le
droit OHADA, la législation fiscale, la charte des PME/PMI, la
réglementation douanière, le contrôle des changes, le droit de la
propriété intellectuelle, l’environnement social, la protection des
investissements, le règlement alternatif des litiges etc. y sont passés au
peigne fin. Quant à la troisième rubrique « comment créer une société »,
elle donne d’amples informations sur les formalités nécessaires à la
création et à l’immatriculation d’une entreprise au Togo et l’agrément au
régime favorable de
la SAZOF
(Société d’administration de la zone franche). « Le financement de
l’entreprise » (la dernière rubrique), fournit aux investisseurs des
informations sur les sources de financement de leurs opérations. Elle
informe par ailleurs sur les voies de financement (listes des principales
banques, aides des principaux bailleurs de fonds, microfinance), les fonds
de garantie et le marché financier régional.
A l’heure des OMD (Objectifs du millénaire pour le
développement) et de la mise en œuvre du DSRP (Document stratégique de
réduction de la pauvreté), le CNP entend inscrire le secteur privé
togolais dans la dynamique d’une économie nationale forte et compétitive.
Le guide et le site Internet constituent donc pour cette structure un
moyen pour y arriver.
Rodolph
TOMEGAH
Spectacle au
CCF de Lomé : The Seeds en concert live ces 16 et 22 mai
En prélude à
sa tournée sous-régionale, le groupe togolais qui fait
la fusion entre
la musique traditionnelle
et moderne, The Seeds, se produit les 16 et 22 mai 2009 en concert
live sur la scène du CCF (Centre Culturel Français de Lomé). Pour ces deux
concerts qui vont servir de lancement aux activités des vacances 2009 au
CCF de Lomé, les 7 voix « puissantes » de ce groupe musical (Menly,
Natasha, Senza, Donetty, Mike, Silver et Ekoexon), se proposent de faire
revisiter aux mélomanes togolais les différents titres des deux albums (Osmose
et Elévation) de leur discographie. Selon le promoteur du groupe,
Elvis Alawo, ces deux rendez-vous seront une occasion d’exploration de
la
salsa, du zouk, du rnb et de la soul aux couleurs des rythmes traditionnels nationaux.
Sur la lancée
d’Elévation, le groupe The Seeds serait d’ailleurs en train
de préparer son troisième album. Qui sait si ces deux soirées ne seront
pas une opportunité pour le public de savourer en avant-première certains
probables morceaux du troisième opus de la bande à Silver.
Après cinq
années d’existence, The Seeds continue d’affiner ses propres
compositions et se lie d’amitié avec certaines voix les plus connues de la
scène musicale nationale. D’où ses collaborations avec King Mensah, Dama
Damawouzan et Tonton CC. Malgré certaines dissensions qui ont conduit aux
départs de certains de ses membres, The Seeds tient toujours à son
unité et c’est à juste titre qu’il base ses textes sur l’amour, la
solidarité et la paix.
Gabin KOISSIDJIN
Marché
discographique togolais : Hotsi 2 signe son retour avec l’opus «Fate»
Après
« Africavi » en 2002 et le long silence qui s’en est suivi,
le groupe « Hotsi 2 » a signé son retour sur le marché
discographique togolais en lançant samedi dernier à Lomé, à travers un
cocktail d’audition, son deuxième album du nom de « Fate » ou le « Destin »
(« Biova » en éwé). Cet opus de 8 morceaux, réalisé aux Etats-Unis
où réside le groupe depuis plus de 7 ans, fait la promotion de l’Afromix,
un nouveau style musical que s’est créé le groupe pour se faire une
identité tant sur le plan africain qu’américain. Selon les explications du
lead vocal de ce groupe, Didier Séménou, ce style est un mélange de rnb,
de rap et de l’afro-beat.
Grâce à son
fond sonore bâti sur un rythme traditionnel tiré du folklore national, cet
album se présente comme un medley de messages de réconfort et d’espoir aux
filles et fils du continent africain.
« Fate »
est par ailleurs le fruit d’un mélange de la langue éwé (parlée du sud
Togo), et des langues occidentales que sont le français et l’anglais. On y
retrouve également des featurings avec le rappeur américain Illdeuxx.
« Hotsi 2 »
n’est qu’une reconstitution à l’étranger de l’ancien Hotsi qui
s’est disloqué peu avant 1997. La nouvelle formation est basée aux
Etats-Unis et repose uniquement sur ses deux membres que sont Didier
Séménou et Fallon.
Gabin KOISSIDJIN
Le trimestre
au CCF de Lomé : Une palette d’évènements culturel, social et
environnemental au programme
Les mois
de mai, juin et juillet seront riches en évènements culturel, social et
environnemental au CCF (Centre Culturel Français de Lomé). A côté du
concert du groupe « The Seeds » les 16 et 22 mai 2009 et la projection du
film « La traversée du temps », le 29 juillet prochain, sont aussi
programmées d’autres manifestations éclectiques.
Sur le plan
culturel et social, il est prévu au cours de ce « trimestre » des
concerts live, du théâtre, de la danse traditionnelle, des projections de
film et des défilés de mode. Entre autres, les rendez-vous les plus en vue
sont les concerts du rappeur togolais Ghetto Mik et de son confrère
burkinabé Smockey le 19 juin, le concert-évènement du concept artistique
« Assassan » le 27 juin. Ce concept regroupe des artistes produits
actuellement par le label « Poq Industri ». Il ne faudrait pas
oublier dans ce registre, la célébration de la fête de la musique le 20
juin à la place Anani Santos, une fête qui sera un évènement CCF. Le
festival « Africa Rythms » au début du mois de juillet sera
également un rendez-vous important du « trimestre »2009.
Pour ce qui
est du théâtre, ses amoureux seront servis par une représentation du
comédien, humoriste et metteur en scène togolais Alpha Ramsès le 12 juin
et au moyen d’un festival présenté par le Lycée français de Lomé.
Le 7ème art
sera célébré de son côté à travers des séances de projection des dimanches
et mercredis soirs. Au cours de ces trois mois à venir, des manifestations
autour de la mode sont aussi annoncées. Sur ce plan, la « Collection
infinite » à travers la 1ère édition
de son défilé de mode tiendra en haleine le public le 18 juillet.
Quant à la
musique et danse traditionnelle, elles trouveront échos à travers la
prestation « Nunana » du groupe de ballet Amlima le 11 juillet. Ce
sera une soirée autour des danses « adjogbo », « akpèssè »,
« agbadja », « doudou », « zangbéto », « oro »
et « gomé » qui ne sont que des héritages ancestraux.
Les
programmations à caractère environnemental tourneront autour des
rencontres, cafés et tables rondes sur l’océan et le climat. Il y a entre
autres la rencontre « Océan et climat » avec le Français Bernard
Bourles et le professeur Edjamé du Togo, le café des sciences sur l’ « état
des lieux sur le changement climatique » et la table ronde sur « le
climat, l’océan et le rôle de l’océan dans le climat » durant la
première semaine du mois de juillet. Les amateurs de la Culture à Lomé auront donc l’embarras de choix.
Gabin KOISSIDJIN
Coupe des
Confédérations 2009 : Kuami Konyoh, ambassadeur du sifflet togolais
La 8e coupe
des Confédérations de football qui se déroule en Afrique du Sud en juin
prochain verra la participation du Togo. Non pas à travers son équipe
nationale mais par le biais de l’arbitre assistant Kuami Konyoh. Cet
honneur fait à l’homme en noir togolais dénote la constante progression de
l’univers de l’arbitrage au pays des Eperviers.
La double
qualification historique des Eperviers à la CAN et au Mondial
2006 a servi
à faire la publicité du vocable « Togo » tant sur le plan africain que
mondial. De même que la signature de certains joueurs togolais dans des
clubs médiatisés (Adébayor à Arsenal et Salifou Moustapha à Aston Villa en
Premier League anglaise, pour ne citer que ceux-là). Il y a quelques
années, l’arbitrage togolais était de son côté à la peine. Mais, depuis
trois ans, le secteur semble en regain de confiance avec la participation
de plusieurs arbitres locaux à des compétitions continentales et
internationales.
Récompensé à
trois reprises successives par le Comité des « Togo Football Awards »,
Claude Djaoupé est de loin considéré comme le meilleur sifflet togolais.
Ses confrères tels que Jordan Soussou, Kuami Konyoh, Fabrice Bougonou,
Kossi Sedzro, etc. essaient également de hisser le drapeau togolais haut
dans le concert des nations d’arbitres.
Claude
Djaoupé et Kuami Konyoh étaient à la dernière Coupe d’Afrique des Nations
disputée en 2008 au Ghana. Le premier était à sa première phase finale de
CAN, le second officiait quant à lui dans sa seconde CAN après sa campagne
égyptienne en 2006.
Même si le
football féminin est à la traîne au Togo, les femmes en noir ne cessent
d’émerger. La doyenne, Lawson-Hogban Adablah est instituteur d’arbitre
FIFA après plusieurs années dans la profession. En pure héritière,
l’arbitre assistante Assibi Tchatakoura a officié, en compagnie de son
confrère Eric Fagla, la finale de la première édition du tournoi de l’UEMOA
à Ouagadougou en 2007. Comme confirmation de leur bonne prestation, les
arbitres togolais étaient une fois de plus représentés pour la seconde
édition à Bamako, l’an dernier. Kossi Sedzro quant à lui a dirigé la
finale de la seconde édition de ce même tournoi entre le Mali et la Côte
d’Ivoire. Son compatriote Darius Atsou a dirigé des matches lors du
dernier tournoi de l’UFOA (Union des fédérations ouest-africaines)
regroupant des équipes juniors au Nigeria en novembre 2008.
Après
la Coupe
des Confédérations, K. Konyoh est dans l’expectative d’une sélection pour
officier des matches de la phase finale de
la Coupe
du monde qui se déroule au pays des Bafana Bafana juin 2010, ce qui serait
une première pour un arbitre togolais.
Steven LAVON |
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Golfe Info 537 du
mercredi 13 mai 2009 |
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Quatre
mois après leur licenciement de
la SNPT :
Les
600 agents réclament les mesures d’accompagnement promises |
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Plus d’une centaine d’agents licenciés de la SNPT (Société
nouvelle des phosphates du Togo) ont manifesté hier devant la direction
générale du Travail et des lois Sociales pour réclamer le paiement des
mesures d’accompagnement promis par leur ex-employeur avant leur
licenciement. C’est à travers des chants, des slogans et des pancartes
qu’ils ont exprimé leur ras-le-bol face à la lenteur qu’ils constatent
dans le traitement de leur dossier. Les manifestants ont été reçus par le
directeur général du Travail, Faustin Amoussou-Kouétété, qui les a
informés des tractations qui sont en cours pour la résolution de leur
problème.
« Nous avons décidé ce jour de nous rassembler devant vos
bureaux pour vous faire part de l’extrême précarité dans laquelle nous
vivons depuis le jour où on nous a arraché injustement notre travail »;
ainsi se sont adressés les manifestants au directeur général du travail
hier devant les locaux de son service à Lomé. Venus pour
la plupart de
Kpémé et de Hahotoé (deux localités où se fait l’extraction du phosphate
togolais), ces ex-employés de
la SNPT
justifient leur mouvement de ce jour par deux raisons fondamentales. Ce
sont d’une part le paiement des mesures d’accompagnement qui leur ont été
promises avant leur licenciement le 14 janvier 2009, et d’autre part le
paiement d’une ristourne sur l’IRPP (impôt
sur le revenu par personne physique). En effet, suite à leur limogeage,
ces agents ont été rassurés du paiement de leurs droits de licenciement et
d’autres mesures d’accompagnement devant les aider à une réinsertion
sociale. A ce sujet, Florent Manganawè, président du Conseil
d’administration, avait annoncé, au cours d’une sortie médiatique en
février dernier, le paiement imminent des 2/3 de ces droits des employés
dont le montant total s’élevait à 1,5 milliards de fcfa. Ce qui fut fait à
la fin du mois de février; mais seuls les droits légaux de
licenciement ont été payés sans les mesures d’accompagnement promises.
Ayant attendu
la fin du mois de mars sans suite, les licenciés sont rentrés en
discussions avec l’inspection du travail et des lois sociales d’Aného au
sujet de la lenteur du paiement de ces mesures d’accompagnement et du taux
d’IRPP appliqué à leurs dûs.
Au sujet du ristourne sur l’IRPP, les manifestants estiment
qu’avec la réduction de 10 % de cette taxe depuis le début de cette année,
le nouveau taux ne leur a pas été appliqué et se sont vus prélever un «trop
perçu» sur les droits qui leur sont versés.
C’est ainsi qu’à la suite d’une rencontre avec M. Togbossi,
inspecteur du Travail et des Lois sociales d’Aného le 14 avril dernier, il
leur a été annoncé que la société promet leur payer leurs dûs à la fin du
mois d’avril 2009. 12 jours après cette échéance et inquiets au sujet de
l’issue de leur lutte, les agents limogés ont décidé de manifester devant
la direction générale du travail
et des lois sociales pour se faire entendre.
Pour Faustin Amoussou-Kouétété, directeur général du Travail,
qui a reçu le bureau du collectif des manifestants, le problème qui se
pose est lié à un déficit de communication. D’après lui, les fonds ont été
débloqués depuis l’après-midi de lundi pour compenser les ristournes sur
l’IRPP tandis qu’une réunion était en cours dans la journée du mardi au
sein de l’administration de
la SNPT pour décider des mesures d’accompagnement. Il n’y a donc pas de
raisons, selon le directeur général du Travail et des lois sociales, de
manifester mais plutôt de se rendre dans les banques pour constater
l’effectivité de la satisfaction des doléances des ex-agents de la SNPT.
La crise des licenciements à
la SNPT
a pris forme depuis le premier semestre de l’année 2008 quand ces
employés, préalablement menacés de licenciement sous l’administration IFG-OTP
(société dissoute pour donner naissance à la SNPT), avaient été rassurés
de leur maintien en fonction dans la nouvelle société (SNPT) depuis le 1er août
de la même année. Ce que la nouvelle direction de cette société aurait
d’ailleurs confirmé en les cautionnant pour obtenir des prêts auprès des
différentes institutions bancaires dans lesquelles leurs salaires sont
domiciliés. Contre toute attente, ces employés ont été mis à la porte en
janvier dernier, au lendemain d’une promesse de paiement des mesures
d’accompagnement et à un redéploiement du personnel encore en âge de
travailler dans la fonction publique. Aujourd’hui, plus de quatre mois
après leur licenciement, ces agents attendent toujours les mesures
d’accompagnement qui leur ont été promises afin de pouvoir se relancer
dans la vie. Le fait étant que pour la plupart d’entre eux qui sont sous
prêts auprès de leurs banques, ces dernières ayant appris leur
licenciement se sont empressés de prélever sur les droits qui leur sont
versés, tout ce qu’ils leur devaient.
Nombreux sont
donc ces ex-employés de la SNPT qui tirent le diable par la queue et
visiblement étaient décidé hier à ne pas quitter le lieu de leur mouvement
de grogne sans avoir reçu une confirmation de la résolution de toutes
leurs revendications.
Sedjrawodo
A. ADRY
Contrer la
prolifération des armes légères au Togo : Forces de sécurité et élus
locaux mis a contribution
Les forces
de sécurité et des élus locaux (préfets, conseillés municipaux etc.)
veulent jouer leur partition dans la lutte contre la circulation
anarchique et désordonnée des armes légères et de petit calibre au togo.
Par le biais d’un atelier qui les réunit depuis hier à Lomé, ils
acquièrent les connaissances nécessaires devant leur permettre d’endiguer
le phénomène.
D’après
la CNLPAL (Commission nationale de lutte contre
la prolifération des
armes légères), initiateur de la rencontre, les efforts déployés par le gouvernement
pour endiguer le phénomène de
la prolifération des
armes légères et de petit calibre sont souvent limités par
la faiblesse des
capacités de presque tous les segments de
la société. Les
leaders d’opinion, dans la plupart des cas, ne maîtrisent pas totalement
la problématique des
armes légères ou n’ont carrément qu’une connaissance approximative des
différentes initiatives prises pour lutter contre ce mal. Le présent
atelier se veut donc un outil de formation à leur profit. II permettra
aux différents participants d’acquérir les compétences techniques
requises pouvant leur donner les moyens de formuler des réponses
appropriées contre le mal précité. « Nous voulons, à travers cette
rencontre, contribuer à l’amélioration des connaissances de certaines
couches de
la population en
matière de prolifération et de circulation illicites des armes légères, de
façon à créer les conditions de
la participation nécessaire
et indispensable de tous à la lutte contre le fléau »,
a indiqué le président de la CNLPAL, le colonel Assiah Toyi.
Les trois jours de travaux permettront aux forces de défense
et de sécurité et aux élus locaux d’enrichir leurs connaissances sur leur
rôle et responsabilité dans la lutte contre la prolifération des armes
légères, la nature et l’étendue de ce phénomène au Togo, la législation
togolaise et le cadre législatif et réglementaire en matière de contrôle
des armes à feu. Ils auront également un certain nombre de notions sur les
structures régionales et mondiales de lutte contre ce fléau.
La circulation anarchique des armes légères et de petit
calibre constitue un épineux problème pour les pays du monde en général
et ceux d’Afrique en particulier. Et pour cause, ces armes sont à la base
de nombreux conflits qui engendrent à leur tour un climat d’insécurité et
provoque des destructions de biens et des déplacements de populations.
Rodolph
TOMEGAH
Allier
relance économique et offres d’emplois au Togo : La jeunesse de nouveau
dans le collimateur du gouvernement
« Un gouvernement qui ignore la jeunesse est sans avenir ». Ces mots ont
été lâchés par le Premier ministre togolais, Gilbert Fossoun Houngbo, à la
faveur de l’organisation hier au Palais des congrès de Lomé de la
cérémonie officielle du lancement du Programme Pour l’Emploi des Jeunes (PPEJ)
et du Projet de développement des Plantes à Racines et Tubercules (PRT)
par le Secrétariat d’Etat, chargé de la Jeunesse et de l’Emploi des
Jeunes. Placée sous le haut patronage du chef du gouvernement, cette
rencontre avec les jeunes est selon la secrétaire d’Etat togolais chargée
de la Jeunesse, Mme Nathalie Bitho, une occasion pour le gouvernement de
se rapprocher de la jeunesse togolaise, et de lui redonner confiance à
travers la présentation de ces nouvelles initiatives qu’il a entreprises
dans son intérêt.
Le PPEJ est aux dires de Mme Bitho un programme conçu pour
encadrer
la jeunesse active togolaise qui s’élève à environ 2
millions, et dont plus de
la moitié est au chômage. Il se chargera dans ce sens
de « créer un cadre qui facilitera
la réinsertion professionnelle
des jeunes » en collaboration avec le ministère du Travail et de
la Sécurité sociale, du Conseil national du patronat et des
entreprises locales. Ce programme s’attellera également à
la promotion de
l’auto-emploi, maillon essentiel de
la création de
la richesse et
par conséquent, de la réduction de
la pauvreté,
par le biais du recensement et la subvention des projets et initiatives privés ou
collectifs des jeunes. Pour ce faire, il faut, a admis Mme Bitho, une
éducation à
la base et
une formation adéquate des jeunes qui répondent aux exigences du marché de
l’emploi. Ainsi, pense-t-elle, avec le concours des ministères en charge
de l’Education et de
la Formation
des jeunes, renforcer le programme éducationnel en vue de produire « non
des machines à travailler, mais des jeunes pétris de talents,
entrepreneurs et créateurs, assez compétitifs sur le marché de l’emploi ».
Avec déjà 750 bénéficiaires, le PPEJ vise en outre
la formation de
12.000 jeunes entrepreneurs, le financement de 4.800 projets de jeunes et
la création de
22.000 emplois ruraux durables.
Le PRT, consiste de son côté à rationaliser la production et
la commercialisation de ces pantes, et surtout, à mettre en place un
système d’épargne et de crédit pour soutenir efficacement ce secteur
agricole. Il est ainsi prévu dans le cadre du même projet, le reboisement
de
6.000 hectares
de terrain.
Menés à bien, ces deux projets devraient assurer, non
seulement une baisse considérable du taux de chômage des jeunes togolais,
mais aussi un revenu d’environ 18 milliards de Fcfa pour les caisses de
l’Etat togolais.
Campagne
mondiale pour l’éducation : La société civile togolaise joue sa partition
Organisée en coalition nationale à l’instar de bien de ses sœurs en
Afrique, la société civile togolaise a marqué sa participation à la
campagne mondiale pour l’éducation par l’organisation d’une «Grande
lecture » lundi dernier à la grande salle du Collège protestant de Lomé.
Il n’est plus un secret pour personne que l’éducation est non
seulement
la clé du savoir mais aussi de tout développement humain durable. Mais,
force est de constater que plus d’un milliard de personnes dans le monde
sont illettrées et se trouvent ainsi privées de la lecture. C’est
la raison qui
soutient l’institution de la « Semaine mondiale pour l’éducation par
la société civile
mondiale ».
L’objectif de cette initiative est de lancer un appel au gouvernement
togolais et du monde entier, aux institutions de coopération bilatérale
et multilatérale afin que l’engagement pris par chacun soit respecté.
Cette année, le choix du thème s’est porté sur « l’alphabétisation des
jeunes et des adultes, et
la formation tout
au long de la vie »
avec comme activité phare, « la
Grande lecture ».
Son slogan a été: « ouvrir des livres pour ouvrir des portes».
L’institutionnalisation de cette « Semaine » a permis,
selon les responsables de la coalition, des progrès appréciables : plus
de 40 millions d’enfants supplémentaires ont franchi les portes de l’école
dans le monde. Le nombre d’enfants non scolarisés est descendu à 72
millions et celui des adultes analphabètes à 774 millions. En effet, les
gouvernants du monde entier réunis à Dakar au Sénégal en avril 2000
s’étaient engagés à concrétiser le pari pris à Jompitien en Thailande en
1990 d’offrir à tous les enfants en âges scolaires l’accès à l’éducation
et d’améliorer de 50% le niveau d’alphabétisation des adultes et
notamment celui femmes.
Le président de la coalition nationale cité plus haut, Afeto
Kuma a salué dans cet ordre d’idées la décision du gouvernement togolais
de rattacher l’alphabétisation à l’Enseignement Préscolaire et Primaire
afin d’en faire un véritable ministère qui élabore une politique
sectorielle couvrant toutes les caractéristiques d’une éducation de base
et permet ainsi d’élaborer des programmes et projets prenant en compte
tant la dimension formelle que non formelle de l’éducation.
L’un des chantiers prioritaires au Togo en matière de
développement est l’amélioration de la qualité de l’enseignement. « Nous
prions le ministre en charge de l’Education à l’ouverture de ce chantier
qui consiste à prêter une attention particulière à la situation et au
sort des enseignants qui constituent la partie visible de l’iceberg »
des maux de ce secteur, a insisté M. Kouma.
Abdou Yêkini RADJI
Organisation
du temps et travail scolaire en fin d’année : Comment mieux préparer et
réussir son examen?
Plus que
quelques semaines et les différents examens scolaires et académiques de
fin d’année vont débuter. Dans la fièvre des dernières révisions et de la
session de juin à
« affronter », la plupart des apprenants sont constamment dans l’angoisse
et ne cessent de bachoter. Voici quelques conseils, d’après Roger Mifétou,
expert-comptable et directeur d’une Ecole de Management à Lomé ; dont on
peut dire qu’il s’y connaît dans l’organisation et la gestion du temps.
La règle d’or
à retenir pour mieux organiser sa vie et ses révisions selon M. Mifétou,
est que « la réussite se
prépare »,
au même titre que l’échec. En partant de ce principe, il apparaît pour
chaque apprenant que, pour réussir ses examens, il faut bien organiser son
planning, ses méthodes de travail et concéder à les suivre scrupuleusement
depuis
la rentrée des classes. Dans un premier temps, selon
l’expert-comptable Mifétou, il faut une révision des cours à partir des
fiche-mémoires, de résumés et des exercices d’application. Dans un second
temps, il faut se fixer des objectifs et se donner les moyens dans
l’organisation de ces révisions.
Un objectif
de réussite
« On va à
l’examen pour réussir et cette réussite peut à l’avenir m’ouvrir plein de
portes et
d’opportunités». L’étudiant doit donc faire soit un planning, soit un
retro-planning ou décompte des jours avant le jour J et établir les
révisions en fonction du volume horaire à disposition. Pour cela, il doit
affecter son temps en fonction des matières, de leurs coefficients et de
son propre rythme biologique. Il faut travailler les chapitres les plus
simples aux plus difficiles et accorder plus de temps, de travail aux
matières à forts coefficients. Quant à son corps, il faut éviter de trop
le fatiguer en s’accordant des pauses périodiques. Il faut tenir compte de
son cycle interne et proscrire les fatigues des lendemains de journées
totalement consacrées aux révisions. Généralement, on peut travailler
entre 9 heures et 12 heures par jour en ayant une pause toutes les 2
heures, a fait remarquer M. Mifétou.
Pour
mémoriser ses sujets, la règle selon Roger Mifétou, c’est d’apprendre les
définitions par cœur, faire des plans, de petits mémo-techniques. Les
vocabulaires de base des matières doivent être également assimilés par des
lectures répétées. « Tout abus est nuisible. On doit se lever, se
coucher et manger normalement en ne consommant pas du n’importe quoi! Il
faut préférer les produits naturels, les fruits. Il faut donner la
culture de l’effort aux enfants, ce n’est pas en prenant une drogue ou un
médicament qu’on améliore sa mémoire ». La préparation psychologique
est aussi essentielle dans la réussite de l’examen. Les situations
d’anxiété et toute personne tenant des propos décourageants ou négatifs
sont particulièrement à fuir avant les épreuves. Les parents devront donc
éviter de stresser les candidats qui eux doivent être relax et prévoir
leur matériel : stylo, cartes d’identité ou des en-cas (repas légers)
avant le jour J.
Aristide
HONYIGLO
Mortalité et
endémies sur le continent noir :
Le paludisme continue de décimer les populations africaines
Pour la moitié de la population mondiale, le paludisme demeure
l’un des pires fléaux de la Terre en matière de santé publique. Cette
maladie qui engendre la pauvreté et ruine la vie des ménages parvient
encore trop souvent à anéantir l’avenir de nombreuses populations de par
le monde, notamment en Afrique, en Amazonie et dans la région du delta du
Mékong en Asie du Sud-est. Rien qu’en Afrique tropicale, elle tue près de
trois mille personnes par jour, surtout de petits enfants et des femmes
enceintes qui constituent ses cibles les plus vulnérables. Au Togo, près
de 50% de la population est touchée par l’endémie. Malgré les 70 millions
de traitements et autant de moustiquaires imprégnées d’insecticide
distribuées ces 10 dernières années dans le monde par le Fonds mondial de
lutte contre le paludisme et le Sida, la maladie refuse de marquer le pas.
Encore appelé malaria, le paludisme est une maladie pathogène
qui se transmet par piqûre du moustique femelle appelé anophèle. Cet
insecte est abondant dans les zones marécageuses où elle se reproduit par
ponte. En Afrique de l’Ouest, cette maladie est plus meurtrière que le
Sida. La situation empire sur le continent africain en général, notamment
en raison de la résistance du vecteur pathogène aux traitements, des
failles des systèmes de santé ou du réchauffement climatique. Le thème «vaincre
le paludisme: le compte à rebours est lancé» retenu pour la
célébration (le 25 avril) de
la Journée
mondiale de lutte contre le paludisme cette année affiche la ferme
détermination des nations à lutter à l’éradication de cette maladie dans
le monde.
La maladie au Togo
Le paludisme constitue le premier problème de santé publique
au Togo. En effet, cette affection représente 43% des consultations avec
en moyenne 487.000 cas par an, 44% des hospitalisations, soit 29.500
malades hospitalisés par année. Les enfants de moins de 5 ans constituent
le groupe d’âge le plus touché (49% des consultations, 66% des
hospitalisations et 6% de létalité) ainsi que les femmes enceintes. Ces
dernières sont les adultes les plus exposés. La grossesse diminue la
prémunition (immunité partielle développée en zone d’endémie). Par
ailleurs, le paludisme est une cause d’anémie chez la femme enceinte et
chez l’enfant, il est à la source du faible poids remarquable auprès de
certains nouveau-nés, de la naissance prématurée et de leur mortalité
infantile.
La lutte contre la malaria au Togo est l’affaire de l’Etat qui
a mis sur pieds depuis quelques années le service du PNLP (Programme
national de lutte contre le paludisme) qui travaille de concert avec le
ministère de
la Santé en vue de réduire au maximum le taux de contamination du fléau.
Pas plus que tard la semaine dernière, le ministre togolais de
la Santé,
Komlan Mally, a effectué une tournée dans les principales régions du Togo.
Occasion, une fois de plus de sensibiliser la population face à la maladie
et de distribuer des moustiquaires.
Les moustiquaires imprégnées, un outil efficace
Selon un rapport de l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour
l’enfance), quelques 125.000 morts du paludisme ont été évités entre 2001
et 2007 dans dix pays d’Afrique grâce à l’utilisation de moustiquaires
traitées aux insecticides. Ce document indique également que l’utilisation
de cet outil de prévention, meilleur moyen de lutte contre la malaria, a
triplé depuis 2000 dans 19 des 22 pays d’Afrique subsaharienne où la
maladie fait plus de ravages et provoque surtout plus de morts parmi les
enfants de moins de 5 ans.
Au Togo, plusieurs campagnes de distributions gratuites de
moustiquaires ont eu lieu ces dernières années grâce à l’appui de
partenaires comme l’OMS (Organisation mondiale de la santé),
la Croix Rouge
canadienne et le Fonds mondial de lutte contre le paludisme. «Nous
constatons des progrès substantiels en matière de prévention, en
particulier dans l’utilisation de moustiquaires traitées aux insecticides.
En 2000, seulement 2% des jeunes enfants étaient protégés par des
moustiquaires, ils étaient 20% en 2006 en Afrique », se félicite le
rapport suscité.
Dans la lutte contre la propagation de la même maladie, les
Etats-Unis d’Amérique jouent un rôle capital. Œuvrant de concert avec
leurs partenaires, ils ont fourni des moyens de prévention ou de
traitement du paludisme à plus de 32 millions de personnes dans 15 pays
ciblés en Afrique. En 2008, la première puissance mondiale a ainsi fourni
plus de 6,4 millions de moustiquaires en vue de leur distribution gratuite
à des femmes enceintes et à de jeunes enfants, ainsi que 15,6 millions de
doses d’antipaludéens. Washington a également financé la pulvérisation
d’un insecticide dans 6 millions de logements abritant près de 25 millions
de personnes. Dans sa déclaration à l’occasion de
la Journée mondiale contre le paludisme observée le 25 avril dernier, le
président Barack Obama a affirmé qu’il était temps de redoubler d’efforts
dans la lutte contre ce mal pour libérer le monde d’un fléau qui ne
devrait plus supprimer des vies. Pour cette année, les Etats-Unis comptent
consacrer 527 millions de dollars (soit à peu près265 milliards de Fcfa)
à la lutte contre cette maladie. Dans un éditorial du département d’Etat
américain sur la lutte contre la malaria publiée le 22 avril dernier, on
note une diminution notable de la proportion de la population atteinte de
paludisme en Tanzanie, en Zambie et au Rwanda. Un succès rendu possible,
selon ce document, grâce à des partenariats avec les pouvoirs publics des
pays d’accueil, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose
et le paludisme, avec le programme antipaludique de la Banque mondiale et
la Fondation Bill
et Melinda Gates.
En dépit de cette progression à saluer, la distribution et
l’utilisation de la moustiquaire sont inégales selon les régions du monde.
Optimisme malgré les difficultés du combat anti-paludéen
«Les Etats-Unis se joignent à leurs partenaires à
l’étranger et aux peuples du monde entier pour réaffirmer leur profond
attachement à l’objectif visant à éliminer le paludisme comme cause de
mortalité d’ici à 2015», a affirmé le président Obama dans la
déclaration citée plus haut. Cette déclaration montre toute la
détermination de la communauté internationale en faveur de l’éradication
de cette maladie dans le monde. Toutefois, cette lutte rencontre d’énormes
difficultés. Les populations les plus touchées sont celles qui disposent
le moins de moyens pour pouvoir se protéger de contre cette endémie et se
faire soigner. Le réchauffement climatique, les infrastructures de santé
manquantes ou insuffisantes et les conflits qui occasionnent des déplacés
et des refugiés ne favorisent pas un combat permanent contre le fléau. Les
travaux de recherche portant sur le paludisme en ce qui concerne la
pathogénie, l’immunologie et l’épidémiologie sont très coûteux et
nécessitent des apports financiers importants. Ces différents facteurs
jumelés à la crise financière actuelle ralentissent la lutte.
Malgré ces vicissitudes, la communauté internationale ainsi
que les pays où la maladie sévit le plus affichent un optimisme
encourageant. En Afrique où le fardeau de la maladie est le plus lourd,
nombre de pays accomplissent des progrès réellement spectaculaires en vue
d’alléger le poids terrible du paludisme, en particulier au bénéfice des
catégories les plus vulnérables, si bien que cette maladie a cessé d’être
un problème insoluble.
«Ensemble, nous avons réalisé des progrès notables contre
cette maladie traitable et évitable. Dans toute l’Afrique, des enfants et
leurs parents dorment sous des moustiquaires tandis que des associations
locales coopèrent avec les femmes enceintes et les mères afin de leur
assurer, ainsi qu’à leurs enfants malades, l’approvisionnement nécessaire
en médicaments antipaludiques. Dans les écoles et villages, dans des
centres de proximité et des lieux de culte, on sent renaître l’optimisme à
l’idée que nous pouvons et que nous allons effectivement atteindre nos
objectifs ambitieux, ceux d’éradiquer totalement la maladie d’ici 2015»,
a promis Barack Hussein Obama.
Steven
LAVON
Préparatifs
des éliminatoires Can / Mondial 2010 de football : 25 Eperviers en stage
en Belgique dès le 24 mai prochain
Le
sélectionneur national des Eperviers du Togo, Jean Thissen, a indiqué hier
au cours d’une conférence de presse qu’une liste de 25 joueurs a été
arrêtée pour la préparation des matches de la 2ème et
3ème journée des
éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010 prévue respectivement pour les 06 et 20 juin
prochains. Selon le technicien belge qui a laissé la priorité à
la FTF (Fédération Togolaise de Football) de rendre public cette liste, son
« groupe de base qui a évolué contre le Cameroun est toujours en place ».
Outre cette précision, M. Thissen a révélé qu’un joueur local fait parti
de l’effectif qui se regroupera dès le 24 mai prochain en Belgique pour ce
stage.
Dans sa
logique qui consiste à préparer chaque match suivant l’ordre de
programmation et en fonction de chaque adversaire, le technicien rassure :
« Je travaille pour aller gagner au Gabon le 6 juin prochain ». Il
a soutenu cette affirmation par le choix du site de regroupement, qui est
reconnu pour avoir accueilli la préparation des grands clubs et sélections
européens. D’après Jean Thissen, c’est ce site qui a accueilli la
préparation de la sélection anglaise pour la dernière Coupe d’Europe des
Nations.
Selon le
programme de préparation établi, la sélection togolaise regagnera Lomé
dans un premier temps, à quatre jours du match contre le Gabon avant de
rallier Libreville. Après le match contre les Panthères, les Eperviers
retourneront de nouveau dans leur base en Belgique pour la suite du stage,
et de là, ils vont rejoindre le Maroc pour le match contre les Lions de
l’Atlas.
Il est à
rappeler que pour le compte du match de la première journée de cette
ultime phase des éliminatoires, les Eperviers du Togo ont battu (1-0) le
Cameroun sur terrain neutre à Accra au Ghana le 28 mars dernier alors que
les Panthères, en déplacement à Casablanca, ont surpris les Lions de
l’Atlas du Maroc (1-2). Une victoire des Togolais ou des Gabonais le 6
juin prochain placera provisoirement la sélection victorieuse seule dans
le fauteuil de leader du groupe A.
Gabin KOISSIDJIN |
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Golfe Info 536 du lundi
11 mai |
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Accident
dans le convoi présidentiel sur la nationale N°2 : Plusieurs journalistes
blessés et hospitalisé |
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Le convoi présidentiel vient de faire l’amère expérience du
piteux état des routes togolaises. Ironie du sort, ce sont les
journalistes des médias d’Etat qui en ont fait les frais. Un photographe
du quotidien national « Togo Presse » et un journaliste de TVT
(Télévision togolaise) gravement blessés sont encore aux soins tandis que
deux autres cameramen et leur chauffeur dont les blessures sont moins
graves ont regagné leurs domiciles dans la soirée d’hier.
L’accident a eu lieu hier dimanche sur la nationale N°2 à
la hauteur de Baguida, alors que le chef de l’Etat se rendait à Aného où
il est allé à la rencontre des autorités locales et des chefs spirituels.
C’est au cours de ce voyage que le véhicule à bord duquel se trouvaient
certains journalistes a fait un tonneau avant de se retrouver dans les
jardins bordant cette route internationale. D’après certains témoins, la
grande vitesse de passage du convoi et le mauvais état de la route sont à
la base de ce drame.
Connaissant la vitesse de circulation du convoi
présidentiel, même dans la capitale, il n’est pas étonnant que cette
vitesse passe au double sur une voie plus ou moins dégagée et se situant
hors d’une agglomération.
Après avoir roulé sur cette voie de circulation
calamiteuse, Faure Gnassingbé est allé promettre aux populations d’Aného
la construction d’un nouveau pont à l’embouchure de la lagune avec l’océan
Atlantique dans la préfecture des Lacs.
Sedjrawodo A. ADRY
Présumée
tentative de coup d’Etat et voyages présidentiels :
Entre Faure et Kpatcha Gnassingbé, qui est prisonnier de l’autre ?
Depuis
le 12 avril 2009, soit un mois jour pour jour après la présumée
tentative de coup d’Etat, le chef de l’Etat togolais n’a plus effectué de
voyage à l’étranger. Après avoir annulé in extremis et pour une deuxième
fois son voyage sur la Chine (en août 2008, le déplacement du chef de
l’Etat à Beijing en Chine, pour assister à l’ouverture des J.O 2008 a été
annulé suite aux inondations qui ont frappé le Togo), c’est Gilbert
Houngbo qui se rendra en Israël dans le cadre d’une visite de travail
dans ce pays. Habitué des cérémonies d’investitures des chefs
d’Etat.
Faure Gnassingbé sera également absent en Afrique du Sud samedi dernier, à
l’occasion de la cérémonie de la prise de fonction du nouveau président du
pays arc-en-ciel, Jacob Zuma. S’est-il fait prisonnier à côté de son
frère Kpatcha détenu pour complot « d’atteinte à la sûreté » de l’Etat ou
son goût pour les longs déplacements l’a-t-il brusquement quitté ?
Le week-end
dernier, sur la télévision nationale, ce sont les images du séjour du
Premier ministre togolais en visite officielle en Israël qui ont été
longtemps servies aux téléspectateurs. Ce qui a réveillé l’attention de
nombre de Togolais sur l’absence du chef de l’Etat togolais dans
l’exercice de son « sport favori », les voyages à l’étranger. Beaucoup
de curieux l’avaient déjà cherché en vain sur leurs petits écrans lors de
la cérémonie d’investiture du nouveau président sud-africain, Jacob Zuma,
samedi dernier. En clair, depuis que Kpatcha Gnassingbé est détenu, Faure
Gnassingbé ne peut plus bouger de toute vraisemblance. Le chef de l’Etat
togolais vient de passer trente jours d’affilées sur le territoire
national, chose plutôt rare quand on sait que « l’héritier du pouvoir
de Lomé », depuis son « avènement au pouvoir », n’a cessé de
multiplier des voyages à l’étranger.
Pour une
deuxième fois, son déplacement sur la Chine a été annulé à la dernière
minute. Coïncidence fortuite ou c’est la Chine qui ne veut pas du chef de
l’Etat togolais ? La dernière fois que le numéro un togolais a renoncé à
un voyage officiel, c’était en août dernier, quand le pays était sous les
eaux alors qu’il devait assister à l’ouverture des Jeux olympiques Pékin
2008.
Pour certains
observateurs, les incessants voyages du chef de l’Etat trouvent leur
fondement dans les récents toilettages de la Constitution qui ont
dépouillé les postes de Premier ministre et de ministre d’importants
pouvoirs de décisions, obligeant le chef de l’Etat à mener lui-même
certaines négociations avec les partenaires privilégiés de son Etat. De
plus, les conditions de son accession au pouvoir n’étant pas des plus
régulières, il a choisi de jouer à la « politique de présence »
auprès de la communauté internationale pour s’y faire une place au
soleil.
Toutefois,
cette « lutte » que mène Faure Gnassingbé et conforté par son goût
pour le voyage a été bouleversée par cette fameuse « tentative
d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Le numéro un togolais, malgré
l’arrestation du principal présumé cerveau de ce complot contre l’Etat,
voit son fauteuil menacé et visiblement n’ose plus le quitter. Faure
Gnassingbé s’est-il aussi enfermé avec son frère Kpatcha ?
Sedjrawodo A. ADRY
Préparatifs de la présidentielle de 2010 : les cadres du
RPT formés aux stratégies politiques
Ils étaient des centaines, responsables, cadres, militants
et sympathisants du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) à s’être réunis
samedi dernier à Lomé pour échanger sur la forme actuel de leur parti.
C’était à la faveur d’un séminaire de formation politique d’une journée
placé sous le thème : « Les militants face aux défis de l’heure ». Il
s’agit selon Eric Kpadé, président d’organisation de cette journée de
formation, d’évaluer l’état de santé du parti afin de prendre des
décisions idoines pour sa meilleure redynamisation et de le préparer à de
nouvelles victoires.
Plusieurs sous thèmes ont été débattus au cours de cette
formation. Il s’agit entre autres de : ‘’le militant RPT et l’Etat de
droit’’, ‘’la lutte contre l’intoxication et la démobilisation’’
et le ‘’renforcement des capacités de gestion du parti’’. Ces
thèmes, inspirés par l’observation de la vie du parti sur le terrain,
visent plusieurs objectifs, notamment donner les moyens intellectuels sur
le plan politique, aux différents responsables des organes du parti leur
permettant ainsi de renforcer et de défendre l’image de cette formation.
Les militants, par le biais de cette formation qui n’est que la première
d’une série du genre dit-on au RPT, se verront rapprocher davantage et
seront outillés pour les prochaines échéances électorales, surtout celle
de 2010.
De ces échanges des ‘’têtes à penser’’ du RPT,
sortira également une « stratégie d’actions perlées » en vue de
l’élaboration d’une méthode qui, d’après Esso Solitoki, secrétaire général
du parti, vise à rendre cette formation politique plus visible, plus
active et proche des populations dans tous les cantons du pays.
Enfin, ce séminaire devra permettre à tous les militants de
s’approprier et de diffuser les résultats positifs des réformes politiques
et socio-économiques innovantes du chef de l’Etat.
En visant le renforcement des capacités des participants à
ces assises, cette rencontre a été aussi une occasion pour les militants
de s’informer et de partager la nouvelle vision du parti. En cela, M.
Solitoki a appelé « ses » militants à ne pas occulter dans les débats, les
contraintes externes et internes qui constituent des défis conjecturels
pour le parti.
Les militants seront ainsi appelés à faire des propositions
pour enlever au parti, l’image monarchique que lui colle ses adversaires
dans leur tentative de lui arracher le pouvoir. D’après ce secrétaire
général « l’enjeu électoral de 2010 est tel que l’amateurisme n’aura
aucun de droit de cité dans les stratégies du RPT ; le parti prépare dès
aujourd’hui sa monture pour voyager loin, très loin ».
La face cachée de cette formation
D’après plusieurs indiscrétions, les réunions de haut
niveau se multiplient au sein du RPT depuis les événements du 12 au 15
avril dernier (relatifs à la présumée tentative d’atteinte à la sûreté de
l’Etat). La rencontre du week-end dernier, même si elle parait être en
cours d’organisation avant cette présumée tentative d’atteinte à la sûreté
de l’Etat, a été dominée par ce sujet. Le but de ces nombreuses
rencontres est selon ces sources, de fermer la brèche de la discorde qui
pointe son nez au sein du parti. En effet, plusieurs informations font
état des mécontentements qui se manifestent dans les rangs du parti et des
révoltes qui sont en préparation, depuis l’arrestation de Kpatcha
Gnassingbé.
Nombreux sont les militants du parti au pouvoir qui ont du
mal à croire aux charges opposées à K. Gnassingbé et qui s’apprêteraient
à se désolidariser du RPT si l’élu de la Kozah n’est pas remis en liberté.
C’est donc dans le but de resserrer les rangs dans le
parti et d’amener les militants à regarder dans la même direction que des
mobilisations sont organisées dans diverses localités du pays pour
manifester le soutien à Faure Gnassingbé, à quelques mois du prochain
scrutin présidentiel.
Sedjrawodo A. ADRY
Quotidien
des togolais depuis 2005 :
Komi Wolou, S.G du PSR : « Le mandat de Faure Gnassingbé a été
inutile »
« Le
quotidien des Togolais n’a pas changé durant ces cinq dernières années.
Depuis 2005, rien ne va. Le pays s’enfonce de plus en plus. Le mandat de
Faure Gnassingbé a donc été un mandat inutile ». Ce sont là, des
propos tenus par Komi Wolou, secrétaire général du PSR (Pacte Socialiste
pour le Renouveau), au cours de la journée de réflexion organisée samedi
dernier par son parti au relais de la Caisse, à Lomé. Pour ce dernier, il
urge de donner une autre orientation à la politique au Togo, afin de
redonner espoir à la population togolaise.
D’après les
responsables du PSR, l’organisation de cette journée de réflexion (axée
sur le thème « quelle alternative pour le Togo ? ») se justifie par
le fait qu’à un an du scrutin présidentiel de 2010, les véritables
changements tardent à voir le jour et les attentes des Togolais sont loin
d’être comblées. Pire, estiment-ils, les mauvaises habitudes persistent
toujours, malgré les grands discours tenus par le régime en place. « Le
contexte politique actuel n’incite guère à l’optimisme. Les changements
peinent à se réaliser dans notre pays et la situation des Togolais se
dégrade de jour en jour. Cette rencontre constitue pour nous un moment
privilégié pour décrire ce qui ne va pas et proposer des alternatives pour
que les Togolais puissent se sentir à l’aise », a laissé entendre à
titre d’exemple Abi Tchessa, président du PSR, en faisant une analyse
succincte de la situation politique, institutionnelle, sociale et
économique du Togo depuis 2005.
La rencontre
de samedi dernier a donc constitué pour cette formation politique une
occasion privilégiée pour vitupérer contre les inégalités et les
injustices sociales qui ont toujours la vie dure au Togo.
Elle a
également été une tribune par le biais de laquelle les responsables du
PSR ont convié le régime en place à opérer les réformes nécessaires devant
permettre d’organiser en 2010 des élections libres, équitables et
transparentes.
Par ailleurs,
Abi Tchessa et les siens n’ont pas oublié de revenir sur la division qui
règne au sein de l’Opposition togolaise. Au lieu de se quereller,
estiment-ils, l’Opposition doit au contraire s’unir pour constituer en
2010 une véritable force alternative, capable d’engendrer le changement.
Rodolph
TOMEGAH
Revaloriser
l’éducation au Togo :
Essotina Boyodé, pdt du FESEN : « Le
développement d’un pays se fait par l’éducation de ses fils »
« L’alphabétisation des jeunes, adultes et l’apprentissage tout au long de
la vie ». C’est le thème qui a réuni samedi dernier la Fédération des
syndicats de l’éducation nationale (FESEN), les acteurs de l’éducation,et
les professionnels des médias au Centre Christ Rédempteur de Lomé. Cette
thématique, est un programme qui a pour finalité d’apprendre à lire et à
écrire à tout enfant et alphabétiser les adultes qui ont abandonné leurs
études et qui sont dans la vie active ou dans la rue, et ceux qui sont
analphabètes. Pour cette édition 2009, il est retenu dans le cadre de ce
programme, avec l’appui de l’UNESCO, une « Grande Lecture » dans
l’amphithéâtre du Collège protestant de Lomé aujourd’hui pour marquer la
« Semaine Mondiale d’Action » en faveur de l’éducation au Togo.
L’éducation
est un droit humain fondamental pour combattre la pauvreté et créer la
prospérité en Afrique. Pour Essotina Boyodé, président de la FESEN, «le
développement d’un pays se fait par l’alphabétisation et l’éducation de
ses fils. Le programme 2009 du FESEN est une occasion pour les décideurs
politiques de permettre à des millions de Togolais d’apprendre à lire et
d’accélérer la réalisation des Objectifs de l’Education pour tous (EPT) et
ceux du Millénaire pour le développement de 2015 ». Cette journée est
également, a-t-il précisé, une opportunité de penser non seulement aux
jeunes et aux adultes pour les alphabétiser, mais aussi pour leur
permettre de continuer cet apprentissage tout au long de leur vie. Il sera
question au cours de cette semaine de sensibiliser les parents, les
jeunes, les enseignants et tous les partenaires de l’Education pour qu’ils
conjuguent leurs efforts en vue d’aboutir à une société togolaise dans
laquelle tout le monde saura lire et écrire, note-t-on auprès de la FESEN.
Pour Assibi
Napoe, directrice de l’Internationale de l’Education (IE), une
organisation internationale, la « Semaine d’Action de la FESEN »
vise par ailleurs à rappeler aux décideurs politiques les engagements pris
à Dakar en 2000 pour réaliser l’objectif d’une éducation publique de
qualité pour tous les enfants en Afrique d’ici 2015, notamment réduire de
50% le taux d’analphabétisme. Toutefois, elle a déploré l’absence d’une
véritable politique d’alphabétisation au Togo, surtout le peu de moyens
accordés au secteur éducatif contrairement aux autres Etats de la
sous-région. « Et pourtant, les éducateurs togolais ne manquent pas
d’initiatives qui souvent sont exploitées par leurs collègues sous
d’autres cieux », a-t-elle fait constater.
La rencontre
de samedi dernier a permis aux membres de la FESEN de rappeler l’essentiel
de leurs doléances adressées au chef de l’Etat à l’occasion du 1er
mai. Il s’agit surtout de la lenteur de la prise des mesures
d’accompagnement de la suppression des frais scolaires au préscolaire et
au primaire, plus précisément le payement des salaires des EV (Enseignants
Volontaires), le financement des établissements qui fonctionnent sous le
régime de la gratuité, l’équipement et la réhabilitation de certaines
infrastructures dans ces mêmes lieux d’études. Ils ont aussi évoqué le
retard pris dans la signature des arrêtés de titularisation de certains
enseignants auxiliaires de 2003, de 2006-2007, l’insuffisance de
l’effectif des enseignants dans les établissements scolaires, la
réouverture effective des écoles de formation dans le domaine de
l’éducation (ENI, ENS et ENIJE) et la poursuite de la formation des
formateurs des écoles primaires. La satisfaction de cette litanie de
doléances est indispensable pour une éducation épanouie en terre
togolaise, a rappelé M. Boyodé.
Joël
KOUDJODJI
Éliminer
les disparités qui entourent la profession de comptable :
L’ONECCA Togo veut redéfinir la fonction de commissaire aux comptes
Définir
des actions concertées à entreprendre à partir du deuxième
semestre 2009 afin que la profession de commissaire aux comptes soit
exercée dans les normes, c’est l’objectif visé par l’ONECCA-Togo (Ordre
national des experts comptables et comptables agréés du Togo) qui a tenu
vendredi et samedi derniers son premier colloque à l’hôtel Mercure
Sarakawa, à Lomé. Pendant ces deux jours, des comptables togolais ont
mené des réflexions autour de thèmes et sous-thèmes liés à l’exercice de
la profession de commissaire aux comptes au Togo.
« L’exercice
du commissariat aux comptes au Togo, défi majeur de l’ONECCA-Togo »,
c’est la thématique autour de laquelle a été organisé ce colloque.
D’après les initiateurs de cette rencontre, le constat général aujourd’hui
est que les commissaires aux comptes font une application insuffisante
des textes et des normes qui régissent leur profession. C’est ainsi qu’on
peut noter, selon eux, l’inobservation de certaines règles du code de la
déontologie, l’insuffisance de formation continue des professionnels et
surtout de leurs collaborateurs, les réticences à souscrire à une police
d’assurance pour garantir la responsabilité civile. Il est également
constaté, d’après l’ONECCA-Togo, l’absence d’une structure de « contrôle
qualité ». Ce qui engendre comme conséquences la disparité, d’un
cabinet à un autre, des méthodes de travail et des approches d’audit ainsi
que l’inefficacité de la chambre nationale de discipline.
L’objectif principal de ce premier colloque réunissant des comptables du
Togo est de parvenir à définir les moyens à mettre en œuvre pour que la
profession de commissariat aux comptes soit exercée au Togo suivant les
normes établies. Cette rencontre aux dires de ces comptables, va permettre
de bannir les difficultés qui entourent l’exercice de ce métier et par
voie de conséquence de parvenir à une plus grande responsabilité des
acteurs de cette profession.
Le colloque
visait également à mettre en évidence les droits et obligations de toutes
les parties prenantes en matière de commissariat aux comptes. Il
s’agissait pour les uns de comprendre la nécessité d’appliquer les normes
de la profession, pour les autres de cerner leurs responsabilités dans le
cadre de cette mission. Pour d’autres encore, la rencontre fut une
occasion d’information et d’approfondissement de connaissances sur la
profession de comptable.
D’une manière
générale, trois ateliers de travail ont été organisés au cours de cette
rencontre. Le premier s’est chargé d’évaluer la formation de base des
experts comptables et de leurs collaborateurs et aussi en termes de
formation continue de ceux-ci. Il s’est principalement appesanti sur les
actions à entreprendre à court et à moyen terme pour assurer une formation
adéquate des professionnels et de leurs collaborateurs.
Le second
atelier a fait l’état des lieux des dispositions légales et réglementaires
et des conditions de leur application. Quant au dernier, il s’est chargé
du cadrage des obligations et devoirs des professionnels de la
comptabilité en termes de la qualité de leurs prestations (méthode de
travail, gestion des dossiers, format des rapports de travail). Quels sont
les obligations et les devoirs du commissaire ? Les prestations des
membres de l’ONECCA-Togo répondent-elles aux critères de qualité
généralement admis ? Quels sont les obstacles qui s’opposent à
l’application intégrale des règles ? Telles sont les questions auxquelles
les participants à cette rencontre ont essayé de trouver des réponses.
Rodolph TOMEGAH
Gestion de
la « vie chère » par le gouvernement togolais :
Agouta Aladjou, secrétaire général de l’ATC : « La crise de la vie
chère n’est pas à sa fin dans notre pays »
« Un an
après les doléances, il importe de faire un bilan ». Telle est selon le
secrétaire général de l’ATC (Association Togolaise des Consommateurs),
Agouta Aladjou, le but de la conférence-débat qu’a organisée son
association vendredi dernier à l’Auditorium de l’Institut Nationale
d’Hygiène à Lomé. Placée sous le thème « Vie chère au Togo : bilan et
mobilisation des consommateurs », cette rencontre visait en outre à
échanger avec les acteurs présents sur les besoins persistants des
populations togolaises en vue d’édifier une nouvelle liste de doléances,
et à sensibiliser la population sur les « contours de la notion de
pauvreté ».
La hausse
vertigineuse des prix qu’ont connus les coûts de l’énergie, des produits
pétroliers et des transports pour ne citer que ceux-ci, a suscité
l’organisation d’une journée de réflexion par l’ATC en février 2008,
journée à l’issue de laquelle, une plate-forme de doléances a été adressée
aux autorités. A ce jour, l’ATC fait état d’un bilan rassurant qui se
caractérise par des mesures prises par le gouvernement. A l’ordre de ces
mesures, on note selon la structure de M. Aladjou, la subvention des prix
à la pompe du carburant, l’injection de céréales sur le marché, le refus
d’augmenter les prix de la farine de blé, les tarifs de l’électricité et
de l’eau, la subvention du gaz domestique, la revalorisation du SMIG
(Salaire minimum interprofessionnel garanti) et la suppression des frais
scolaires au préscolaire et au primaire.
Mais face à
ces actions à mettre à l’actif du gouvernement, l’ATC n’estime pas la « bataille »
contre la « vie chère » au Togo gagnée. « La crise de la vie
chère n’est pas encore à sa fin dans notre pays et les efforts doivent
toujours être consentis à tous les niveaux pour relever ce défi»,
souligne M. Aladjou. Dans ce sens, l’ATC, au terme de ses échanges avec
les participants à la conférence-débat de vendredi dernier, a trouvé juste
d’établir une nouvelle liste de doléances parmi lesquelles on note la
revalorisation de l’agriculture, la réactivation du régime de contrôle des
prix, la réactivation de la Commission nationale de la concurrence et de
la consommation, la mise en place de la Cour des comptes et celle d’un
Conseil Economique et Social, l’ajustement des pensions et des allocations
familiales, le découragement de la spéculation en créant des magasins-
témoins, l’indexation des salaires sur l’inflation, la promotion de la
production du riz, et le développement des infrastructures routières.
Se prononçant
sur le concept de « mobilisation » inscrit à l’ordre du jour de la
sortie médiatique de l’ATC en fin de semaine dernière, M. Aladjou a
expliqué qu’il ne consiste pas en un quelconque acte de violence, mais
plutôt à une prise de conscience par la population pour ne pas se taire
face aux exactions qu’elle remarquera sur le marché de la consommation.
Cette population doit réagir et sa réaction doit consister à collaborer
avec l’ATC ou les institutions syndicales en les informant dans les temps
afin que leur voix soit portée à l’oreille des autorités. Car, précise le
secrétaire général de l’ATC, « ce combat est celui de tous les
Togolais, et non celui d’une seule association ». Dans ce sens,
certaines personnes, ayant pris part à la même rencontre nous ont confié
qu’elles aimeraient dores et déjà attirer l’attention de l’ATC sur les TVA
(Taxes sur la Valeur Ajoutée) qui sont perçues sur les « tranches N°1
sur la location ainsi que l’entretien du compteur » en ce qui concerne
les factures d’électricité et d’eau. Cette situation est, jugent ces
personnes, « frauduleuse» dans la mesure où les TVA sont « normalement »
perçues sur des marchandises qui sont destinées au commerce, ce qui n’est
pas le cas de l’électricité et de l’eau que la population togolais loue
pour un usage uniquement domestique. L’ATC qui inscrit aussi dans ses
objectifs la lutte contre les « faux frais », doit donc s’atteler à
éclaircir cette situation.
Komlanvi
APEVINYEKOU |
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Golfe info 535 de vendredi 08 mai
2009 |
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Election
présidentielle de 2010 au Togo : Le report de plus en plus envisageable
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Pendant
que l’Opposition togolaise se trouve visiblement en manque de
stratégies devant l’incertitude qui s’installe au sujet de la présidentielle
de 2010, dans les coulisses du pouvoir, deux alternatives sont à l’étude. Il
s’agit de créer d’une part un climat d’insécurité dans le pays et rendre
impossible la poursuite des réformes constitutionnelles puis faire constater
l’impossibilité d’organisation de ces élections. Suivra ensuite un report de
ce scrutin en attendant d’assainir le climat. Une stratégie à « l’ivoirienne
» diraient certains. D’autre part, il s’agira de reprendre les réformes de
manière précipitée et d’organiser le scrutin à une vitesse que l’Opposition
aura du mal à accepter.
Plusieurs
tractations sont en cours actuellement pour reporter de plusieurs mois le
scrutin présidentiel qui devait légalement se tenir au Togo dans le courant
de février 2010. C’est l’information qui filtre des sources proches du
pouvoir en place à Lomé à propos de l’élection présidentielle tant attenue
de l’année prochaine. Pour justifier ce report, deux plans de manœuvre sont
en cours d’élaboration au sein du RPT (Rassemblement du peuple togolais),
tandis qu’au sein de l’opposition togolaise, les leaders se contentent de
dénoncer et de condamner la lenteur de la mise en œuvre des réformes
(institutionnelles et constitutionnelles).
Les
stratégies du pouvoir RPT
La première
stratégie en étude dans « les laboratoires RPT » pour provoquer le
report du scrutin de 2010 a été mise en branle à travers la « présumée
tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Cette affaire dite
‘‘Kpatcha Gnassingbé’’, n’est qu’une pure affabulation de Faure Gnassingbé
et son entourage qui tentent par tous les moyens de rester au pouvoir »,
a confié une source proche de la présidence de Lomé. D’après cette source,
la suite de ces événements va consister à créer un climat d’insécurité dans
le pays dans le but d’écarter par tous les moyens, les potentiels «
candidats redoutables » à la course au fauteuil présidentiel en 2010.
Dans cette logique, le premier concurrent à écarter n’est autre que Kpatcha
Gnassingbé dont l’intention de succéder à son frère était un secret de
Polichinelle. En effet, la popularité de ce dernier dans la partie
septentrionale du pays et surtout au sein du parti RPT inquiétait
considérablement les dirigeants actuels. Dans l’impossibilité de trouver des
dispositions constitutionnelles pour empêcher K. Gnassingbé de se
positionner en concurrent de son frère, il fallait trouver une charge contre
sa personne. D’où le « montage grotesque » pour le maintenir en
détention. D’après plusieurs analystes, cette présumée tentative de coup
d’Etat, la dispersion de la marche de l’UFC (Union des forces de
changements) le 27 avril dernier, les coups de feu sporadiques dans la
capitale, les intimidations et arrestations des personnes suspectées d’être
proches de l’élu de la Kozah serviront d’éléments au pouvoir pour justifier
alors l’insécurité ambiante dans le pays. Argument massue pour faire
reporter le scrutin « en attendant de sécuriser le pays ». La
situation sera donc à l’image de celle que connaît la Côte d’ivoire depuis
bientôt cinq ans et où, de report en report de l’élection présidentielle,
Laurent Gbagbo élu pour un premier mandat, a « rempilé » sans passer
par les urnes.
Pendant ce
temps, cette situation d’insécurité servira d’alibi pour reléguer aux
oubliettes les travaux au sein du CPDC (Cadre permanent de dialogue et
concertation), travaux censés redéfinir les bases légales d’organisation de
la joute présidentielle. La lenteur ou l’arrêt des travaux au sein de ce
Cadre débouchera de toute vraisemblance sur la deuxième stratégie du pouvoir
RPT. Elle consistera à aller aux urnes l’année prochaine sans avoir effectué
les réformes précitées et à défaut de la reporter, de remettre ces réformes
à une date postérieure au scrutin présidentiel. Dans ces circonstances, le
code électoral en son état actuel consacrera l’exclusion de certains
candidats et balisera la voie au candidat du parti au pouvoir. Ainsi, en
2010 au Togo, qu’il y ait élection ou pas, Faure Gnassingbé sera toujours
aux affaires et continuera d’appeler la classe politique togolaise au
dialogue qui en réalité n’a jamais été sincère.
Ce maintien
au pouvoir de l’actuel chef de l’Etat pour effectuer les réformes
nécessaires à l’instauration de la démocratie est soutenu par la NDPD
(Nouvelle dynamique populaire pour la démocratie). Pour son président Justin
Yidi, l’essentiel aujourd’hui n’est pas l’élection présidentielle mais de
pouvoir définir un régime politique qui sied à tous les Togolais.
Ce qui fait
dire à certains Togolais que l’alternance au pouvoir pour laquelle
l’Opposition togolaise semble se battre ne se matérialisera pas en 2010.
L’Opposition en manque de stratégies
Le CAR
(Comité d’action pour le renouveau) voit dans cette suspension des travaux
au sein du CPDC un mauvais présage pour les préparatifs du scrutin
présidentiel de 2010. Pour Me Dodzi Apévon, son président, il y a lieu de
s’interroger sur la mise en place des mécanismes nécessaires pour la
transparence de cette élection au regard du temps qui nous sépare de février
2010, période constitutionnelle pour la tenue de ce scrutin. D’après Me.
Apévon, le gouvernement a créé délibérément des situations pour mettre en
veilleuse les travaux de ce Cadre. Agbéyomé Kodjo, président de l’OBUTS
(Organisation pour bâtir dans l’unité un Togo solidaire) exprime également
son inquiétude au sujet de la situation actuelle qui prévaut dans le pays.
La « présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat » ayant
occasionné l’incarcération du député Kpatcha Gnassingbé et la dispersion à
coups de gaz lacrymogène des militants de l’UFC, le 27 avril dernier, sont
des faits qui amènent à se poser des questions sur le visage de la situation
politique au Togo à moins de 12 mois du scrutin présidentiel.
Visiblement
conscients de cet état de chose, les partis de l’Opposition togolaise
vont-ils trouver des stratégies pour sortir de l’inextricable piège dans
lequel le RPT les a enfermés une énième fois ? Aujourd’hui, ces partis de
l’Opposition, aussi bien parlementaire qu’extraparlementaire n’attendent que
du CPDC une redéfinition du cadre électoral pour affûter leurs armes pour ce
scrutin. Or, ces travaux sont aujourd’hui relégués aux oubliettes et dans
les coulisses du RPT, tous les voies et moyens sont en exploration pour ne
laisser aucune chance à l’Opposition ; cette dernière se contente de
dénoncer et de s’interroger pendant ce temps.
Un manque
de stratégies de la part de cette classe politique, constatent certains
togolais que la chose politique semble ne plus préoccuper.
Sedjrawodo A. ADRY
Pour
réconcilier les Togolais : Des universitaires revisitent l’histoire de la
traite négrière
«
Faire le point sur les connaissances relatives à la traite négrière,
retrouver les traces et les lieux de mémoire y afférents ; les revaloriser
afin de rappeler au souvenir des générations cet épisode sombre de
l’histoire. Faire ressortir ensuite les implications culturelles et
sociopolitiques que ce commerce honteux a engendrées ; se les rappeler
constamment pour une marche vers la modernité de notre pays et partant de
toute l’Afrique entière », tels sont les points d’ancrages d’un séminaire de
trois jours qui se tient depuis hier à l’auditorium de l’Université de Lomé.
Cette rencontre qui réunit plusieurs universitaires de divers pays de la
sous région est axée sur le thème « route de l’esclavage et lieux de mémoire
de la traite négrière sur l’espace aujourd’hui togolais ».
L’idée
maîtresse de ces assises, déclare le professeur Goeh-Akue, président du
comité d’organisation dudit séminaire, est celle de « retrouver les
lieux de mémoire de la traite négrière et de l’esclavage, de saisir
l’ampleur du drame et de mieux le comprendre ». Il s’agit également
d’arriver à mettre en place des stratégies permettant de renouer la diaspora
togolaise avec son identité. Aussi, cette démarche à travers la recherche
scientifique participe-t-elle à une volonté collective en faveur du
développement du tourisme culturel et de mémoire au Togo. Pour M. Goeh-Akue,
les épisodes de la traite négrière sont peu connus au Togo par rapport au
Bénin voisin ou au Ghana. « Cela fait de notre pays le chainon manquant
de l’histoire de la traite », a-t-il souligné en faisant remarquer que
« ces stigmates de l’histoire sont présentes et continuent d’alimenter
des comportements et ressentiments préjudiciables à la concorde et à la paix
au Togo ».
Selon Messan
Adimado Aduayom, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la
question de l’esclavage divise des familles ailleurs comme au Togo. A en
croire le ministre, le séminaire permettra de relever l’impact de cette
histoire vécue sur la culture matérielle et immatérielle des peuples du Togo
et dans sa traduction dans et sur son patrimoine culturel. L’autre intérêt
de ces assises a estimé le Professeur Aduayom, est d’inciter la population
togolaise à une prise de conscience du fait que l’ignorance des faits
historiques constitue en soi un obstacle à la compréhension mutuelle, à la
réconciliation nationale et à la stabilité.
Par
ailleurs, ce symposium de différents acteurs de divers horizons et de
cultures diverses devra rassembler l’essentiel des connaissances issues de
cette rencontre dans une publication unique afin de les rendre plus
accessibles, pour une utilisation multifonctionnelle, notamment
l’enseignement de la question de l’esclavage et de la traite négrière dans
les programmes scolaire et universitaire. Cette publication unique vise
également à permettre le rapprochement des populations togolaises, afin
d’éloigner les ressentiments de haine ethnique sur la « Terre de nos
aïeux ».
Ce conclave
est organisé avec le soutien de l’UNESCO (Organisation des Nations unies
pour l’Education, la Science et la Culture) en prélude à la prochaine
célébration de la Journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son
abolition le 10 mai.
Joël
KOUDJODJI
Pour un
aménagement plus juste du territoire togolais :
Le projet de politique nationale validé mercredi dernier
Le Togo
vient de procéder à la validation de son « Projet de Politique Nationale
d’Aménagement Territorial » à la faveur d’un atelier de deux jours à Lomé.
Cette Politique doit faire ressortir les grandes orientations et les
stratégies à adopter pour un développement équilibré du territoire togolais.
L’élaboration de cette politique
fait suite à la déclaration de politique nationale d’aménagement du
territoire que le Togo a adoptée en 2006, dans le cadre d’une recommandation
faite par les ministres de l’UEMOA (Union économique et monétaire
ouest-africaine) en charge de l’Aménagement du territoire, en vue de
renforcer l’intégration sous-régionale. Une manière pour les Etats membres
de l’UEMOA de réaffirmer leur volonté politique de s’engager dans les
questions d’aménagement de leur territoire pour un développement économique,
social et culturel soutenu, harmonisé et durable de leurs populations.
L’objectif de ce document est la recherche de solutions adéquates aux
problèmes d’aménagement du territoire, la promotion d’une gestion globale
et rationnelle de l’espace en vue d’améliorer le cadre et les conditions de
vie des populations dans la perspective d’un développement socio-économique
équilibré et durable du pays.
Le Togo est
aujourd’hui confronté à un développement déséquilibré entre Lomé et les
autres centres urbains et ruraux, entre ses régions économiques et à
l’intérieur même de ces régions. D’après le ministre en charge de
l’Aménagement du territoire, Gilbert Bawara, «le gouvernement est
conscient de ces problèmes et va prendre des mesures idoines ». Mais, il
a aussi souligné que « l’aménagement du territoire est l’œuvre de toute
la nation, une œuvre permanente, mieux une croisade de tous par la conquête
et la construction de projets et programmes ».
Selon les
responsables de ce département ministériel, la volonté d’engager le Togo
dans la voie d’une véritable politique de développement équilibrée en vue
de réduire les disparités régionales et d’améliorer les conditions de vie
des populations a conduit à la création de cinq régions économiques
(Maritime, Plateaux, Centrale, Kara, et les Savanes). Cette volonté
d’organisation du territoire, à leurs dires, s’est poursuivie avec la
déconcentration des structures de développement parmi lesquelles figurent
les directions régionales du plan et du développement.
Abdou Yêkini RADJI
Journée
internationale de la liberté de la presse : Oulégoh Kéyéwa diagnostique un
état encourageant de la presse togolaise
Une
conférence de presse a regroupé mardi dernier à la Maison du Journalisme,
les professionnels des médias. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre
de la célébration de la «Journée internationale de la liberté de la presse»,
a été l’occasion pour l’OTM (Observatoire Togolais des Médias) de présenter
son rapport 2008 sur l’état de la presse togolaise, et pour l’UJIT (Union
des Journalistes Indépendants
du Togo) de lancer son site internet.
Dans la
présentation du rapport 2008 sur l’état de la presse au Togo, Kasséré Pierre
Sabi, président de l’OTM, s’est tout d’abord félicité de la mise en pratique
des différentes recommandations formulées à l’encontre des médias lors du
précédent rapport. Il s’est dit ravi de l’amélioration de la qualité des
journaux privés mais a tout de même relevé la persistance des fautes de
grammaire. Il a également déploré les nombreux dérapages enregistrés dans la
corporation. M. Sabi a par ailleurs soulevé les exagérations de certains
organes dans le traitement de certains sujets brûlants de l’actualité et a
exhorté les différents acteurs à plus de tact dans l’exercice de leur
fonction. Enfin, le président de l’instance d’autorégulation des médias au
Togo a convié les différentes organisations chargées de veiller au respect
des normes de travail à une plus grande collaboration.
Pour Oulégoh
Kéyéwa, ministre de la Communication, «le journalisme est un métier
noble mais aussi à hauts risques ». Il a cependant relevé que la
situation de la presse au Togo est meilleure par rapport à ce qui se passe
ailleurs quotidiennement. Selon lui, la « capacité des médias à
encourager le dialogue, la réconciliation et la compréhension mutuelle
», thème de la 18ème édition
de la JILP est toujours d’actualité, surtout pour les Togolais engagés dans
le processus de la réconciliation nationale. « Nous avons besoin d’une
presse libre qui s’exerce dans le respect des principes déontologiques et de
l’éthique, bref d’une corporation professionnelle qui fournit des
informations indispensables à une participation démocratique », du
citoyen aux affaires de la cité, a-t-il soulevé avant d’ajouter que l’Etat
s’est engagé à travers l’aide qu’elle a accordée à la presse, à soutenir et
à renforcer le secteur des médias au Togo.
Cette
conférence de presse a également été l’occasion de lancement du
www.ujitogo.org, nouveau portail électronique de l’UJIT par le ministre
Kéyéwah. Ce dernier a salué le travail réalisé par la HAAC (Haute autorité
de l’Audiovisuel et de la Communication), l’OTM, le CONAPP (Conseil national
des patrons de presse) et les différentes structures chargées de veiller au
respect des règles au sein de la corporation avant de les inviter une
nouvelle fois à plus de professionnalisme à l’avenir.
La
célébration de la «Journée internationale de la liberté de la presse»
a été l’occasion pour le secrétaire général de l’ONU (Organisation des
nations unies) de s’adresser à
la communauté internationale de la presse. Dans ce message lu par Olabiré Da
Cruz, directeur du CINU (Centre d’information des
nations unies), Ban Ki Moon
réitère l’importance du droit des journalistes à chercher, à recevoir et à
répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées
par quelque moyen que ce soit comme le stipule l’article 19 de la DUDH
(Déclaration universelle des droits de l’Homme). Le secrétaire général de
l’ONU s’est dit préoccupé par les assassinats et détentions qui visent à
réduire les journalistes au silence et le fait que certains gouvernements
suppriment l’accès à Internet et s’attaquent au travail des journalistes en
ligne. Tout en demandant que ces derniers exercent leur profession sans
intimidation ni harcèlement, M. Moon a rendu hommage à tous ceux qui
travaillent dans des conditions difficiles pour s’assurer que le reste du
monde puisse accéder à une information libre et impartiale.
Steven
LAVON
Le
dsrp-c mis en branle :
Une amélioration des conditions de vie des Togolais en vue ?
Le ministère
de la Coopération, du Développement et de l’Aménagement du territoire, et
celui de l’Economie et des Finances tiennent depuis hier un atelier de
travail au Relais de la Caisse à Lomé. Placée sous le thème « Lancement
du Processus d’Elaboration du Programme d’Actions Prioritaires du Document
Stratégique Complet de Réduction de
la Pauvreté
(DSRP-C)
», cette rencontre dont les travaux ont été officiellement ouverts par le
ministre Gilbert Bawara, a pour objectif d’identifier « les domaines clés
où il incombe d’opérer prioritairement » dans la perspective de la
réduction de la pauvreté au Togo.
Validé
récemment à Lomé, le DSRP-C constitue un ensemble de programmes et de
projets visant à réduire la pauvreté au Togo, qui est « un peu
complexe et vague ». Il importe dans ce sens, selon le ministre Bawara,
« de subdiviser cet ensemble en une série de programmes et de projets, et
de les classer par secteur en vue d’identifier ceux qui sont prioritaires
». C’est à cet exercice que se résume ce Programme d’Actions Prioritaires.
Ce processus est, selon M. Bawara, « une étape essentielle » dans
l’atteinte des objectifs fixés par le DSRP-C, dans la mesure où elle
permettra d’avoir une idée bien arrêtée sur les actions fixes à mener, et
l’enveloppe à débourser. Et sur ce dernier point, le ministre à laissé
entendre que «les fonds sont toujours en manque», mais que le
gouvernement n’en fera pas une excuse, et continuera sa « collecte auprès
de ses partenaires au développement, et par ses initiatives personnelles en
vue d’améliorer les conditions de vie des Togolais ».
Les travaux
de cet atelier, conduits par M. Sémodji, Chef de l’unité de gestion du DSRP-C,
prennent fin ce soir.
Komlanvi APEVINYEKOU
Encadrer
juridiquement la corruption au Togo :
Les députés jouent leur partition :
Les députés
de la quatrième législature ont voté la semaine dernière deux lois pouvant
aider le Togo à se prémunir et à lutter contre la corruption.
Le projet de
loi autorisant la ratification de la « Convention de l’Union africaine
sur la prévention et la lutte contre la corruption», adopté à Maputo en
Mozambique le 11 juillet 2003 et celui autorisant la ratification du
protocole A/P3/12/01 sur « la lutte contre la corruption » signé à
Dakar (Sénégal) le 21 décembre 2001 ont fait l’objet de vote au cours de la
dernière plénière de la 1ère session
de l’année 2009 de l’Assemblée Nationale.
Le premier
texte de Maputo est une initiative de l’UA. Elle s’est donnée comme tâche
de s’attaquer aux causes profondes de la corruption et de mettre en œuvre,
en priorité, une politique pénale commune pour protéger ses Etats membres
contre le mal en adaptant des mesures législatives adéquates. La conférence
des chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de la CEDEAO
(Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), consciente de
l’ampleur et de l’impact du même fléau, a adopté le protocole de Dakar. Les
Etats ouest- africains s’engagent ainsi à coopérer en vue de l’harmonisation
et de la coordination des mécanismes efficaces pour prévenir, réprimer et
éradiquer la corruption sous toutes ses formes d’une part, et promouvoir des
lois nationales de lutte contre le fléau d’autre part. Ce texte s’appliquera
chaque fois qu’un acte de corruption est commis ou a produit ses effets dans
un Etat d’Afrique occidentale.
La
corruption est un fléau qui compromet le respect de l’obligation de rendre
compte et le principe de transparence dans la gestion des affaires
publiques. Un Etat ne peut véritablement se développer sans une réelle
politique de lutte contre la corruption ; ce sont les motifs qui ont de
toute vraisemblance motivé les politiques togolais à adopter ces textes.
Largement répandue aussi bien dans les administrations publiques que
privées, la corruption, au Togo, a de graves répercussions sur les
investissements, la croissance économique et démocratique, malgré les
efforts déployés pour la promotion de la transparence et de la bonne
gouvernance.
Abdou Yêkini RADJI
Faciliter
les transactions monétaires dans la sous-region :
L’UEMOA
inaugure sa carte bancaire
Trente
quatre banques membres du GIM-UEMOA (Groupement interbancaire
monétique de l’union économique monétaire ouest-africaine) dont quatre du
Togo offrent l’interbancaire monétique a leur clientèle grâce à un nouveau
produit dénommé « GIM-UEMOA».
Les
populations togolaises ainsi que celles des Etats membres de l’espace UEMOA
ont désormais la possibilité d’utiliser une carte bancaire pour toutes
leurs opérations de retrait et de paiement quel que soit le pays de
l’espace communautaire dans lequel elles se trouvent. Ceci, grâce à la carte
bancaire GIM-UEMOA lancée hier à Lomé. Cette carte, qui porte le label «
GIM » est la concrétisation du vœu exprimé par les autorités de la BCEAO
de doter les pays de l’UEMOA d’un système de paiement moderne, conforme aux
normes internationales. A ce jour, quatre banques togolaises sont déjà
connectées au réseau. Il s’agit de l’UTB (Union togolaise de banques, de la
BTD (Banque togolaise de développement), de la BRS (Banque régionale de
solidarité), et d’Ecobank. Les clients de ces banques peuvent effectuer des
transactions monétaires aussi bien sur le plan national que régional
auprès des trente quatre banques actuellement connectées au CTMI (Centre de
traitement monétique interbanquaire) de L’UEMOA. L’interbancarité entre les
établissements financiers, postaux et structure de micro-finance permet de
garantir l’acceptabilité de moyens de paiement émis entre ces derniers dans
les meilleures conditions de rapidité, de sécurité et de coût.
La carte
bancaire sous-régionale sera également adossée aux réseaux internationaux «
Visa » et « Mastercard », ce qui permettra aux membres du GIM-UEMOA de
pouvoir également proposer à leurs clients des cartes co-marquées «GIM-Visa
et GIM-Mastercard » pour les opérations internationales.
Abdou
Yêkini RADJI
Présidentielle de 2010 au Togo : La réflexion autour de l’alternance gagne
la société civile
Le Togo
est l’un des rares pays africains où l’alternance au pouvoir ne s’est pas
encore opérée depuis l’avènement de la démocratie au début des années 1990.
Des élections controversées aux résultats contestés en passant par les
répressions des manifestations politiques, la « Terre de nos aïeux »
demeure le mauvais élève de la sous-région en matière des avancées
démocratiques. Une situation qui inquiète de plus en plus l’opinion
nationale et a été au cœur d’une conférence-débat tenue la semaine dernière
par la JUDA (Jeunesse unie pour la démocratie en Afrique) autour du thème «
Election présidentielle de 2010 : l’alternance aura-t-elle lieu? ». Il
s’est agi pour cette organisation de la société civile de présenter les
exigences nécessaires pour la tenue d’un scrutin crédible, acceptable par
tous et de démontrer l’apport de la jeunesse togolaise à la réalisation de
cet objectif.
Les acteurs
politiques togolais semblent manquer de tactiques et de stratégies devant le
régime en place, depuis bientôt 40 ans, pour offrir aux Togolais
l’alternance au sommet de l’Etat. Et depuis, les Togolais vivent une
psychose générale à l’approche des échéances électorales, surtout
présidentielles. Pour l’animateur de cette causerie, Dossou Atchadé,
Sociologue et président de l’Organisation pour la paix au service de la
renaissance africaine (OPSRA), « il faut consacrer l’adhésion du Togo aux
principes de la démocratie, c’est-à-dire à une gouvernance matérialisée par
la participation des citoyens ». Cela tiendra compte nécessairement des
caractères spécifiques des élections au Togo puis du rôle de la jeunesse,
sans perdre de vue la contribution des acteurs de la société civile pour la
publication et l’acceptation des vrais résultats des urnes au lendemain de
2010.
Ce qui
peut créer l’alternance au Togo
Une
élection, c’est une désignation par le peuple de personnes destinées à
occuper une fonction politique, économique ou sociale. Il s’agit pour la
population concernée de transférer par le vote, à des représentants choisis,
une légitimité pour exercer le pouvoir attribué à la fonction ainsi occupée.
Au Togo, l’essence de ce concept semble tout autre, bien que les élections
soient régulièrement organisées. Pousser les
togolais à expérimenter la
vérité des urnes en 2010 sera d’abord, estime le sociologue Dossou Atchade,
de «prendre à cœur la question de la crédibilité du fichier électoral ».
Cela suppose donc une liste électorale informatisée permettant d’évaluer le
nombre exact d’électeurs, y compris le vote des agents des forces de l’ordre
comme il se fait dans d’autres pays de la sous-région, le jour du scrutin.
Un autre mécanisme qui retient aussi l’attention du conférencier Atchade,
c’est la dépolitisation de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
Se référant à l’article 15 de l’actuel Code électoral qui précise que la
CENI est composée de dix neuf membres dont cinq désignés par la mouvance
présidentielle, dix par l’opposition,
deux issus de la société civile et deux autres par le gouvernement sans voix
délibérative, M. Dossou a expliqué la crise qui caractérise les CENI aux
lendemains de chaque scrutin par le fait que les membres des partis
politiques représentés travaillent non pas pour faire ressortir la vérité
des urnes mais plutôt pour l’intérêt de leur formation politique. Et la
conséquence immédiate de cet état de chose est le désaccord sur les
procédures à suivre et les accusations mutuelles dont sont souvent victimes
les membres de la CENI. Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise
en 2010, « il faut une CENI plus technique avec des compétences reconnues
qu’une institution majoritairement politisée », suggère M. Atchadé.
Sur un autre
plan important, le sociologue recommande la formation des agents électoraux
et des représentants des partis politiques. « Ils sont les maillons-clés
de la mise en application du code électoral et des ses procédures
électorales dans le cadre de la décentralisation », a-t-il ajouté. Par
ailleurs, la question de la saisine de la Cour Constitutionnelle par les
organisations de la société civile et de leur supervision des élections
doivent être repensées. Le Togo fait partie de ces pays qui malheureusement
n’ont pas inscrit une telle mesure dans les prérogatives de la Cour
Constitutionnelle. Au Benin, au Mali et au Burkina Faso, cette instance
destinée à dire le droit et à promouvoir la démocratie et les Droits
Humains peut être saisie par une organisation de la société civile dans le
cadre d’un contentieux électoral. Dans les pays précités, la Cour
Constitutionnelle déploie des délégués lors des scrutins dans tous les
bureaux de vote, dans le but de disposer de son propre résultat et dire le
droit au moment opportun. Cependant, remarque M. Atchade, la Cour
Constitutionnelle togolaise manque de moyens et de matériels pour une telle
disposition; mais cela ne pourrait être une excuse pour cette dernière pour
faillir à son devoir.
«
Lorsqu’on veut des élections transparentes comme le souhaitent bon nombre de
togolais, il convient d’ouvrir
tout le processus de bout en bout aux autres acteurs électoraux, notamment
la société civile, les médias dans leur ensemble, les observateurs nationaux
qu’internationaux. Dans ces conditions, les résultats s’imposent à tous car
la transparence n’a pas de tendance politique », fait observer le
président de l’OPSRA. Ainsi faite, cette ouverture sera l’occasion d’une
vérification et d’une contre- vérification des résultats des urnes en toute
indépendance. Les scrutins fiables passent nécessairement aussi par la
certification des bulletins de vote. Sur ce point, des mesures ont été
prises par le gouvernement togolais lors des dernières législatives. Il
s’est agi pour l’ensemble de la classe politique togolaise d’authentifier
les bulletins de vote par des timbres spéciaux. Cette trouvaille, certes,
est louable mais présente, à en croire le patron de l’OPSRA, quelques
insuffisances et ne résoud pas la question de la fraude. Car d’après lui,
les bulletins peuvent être facilement transportés d’un centre à l’autre et
échapper ainsi à tout contrôle. Il préconise alors que « les timbres
soient spécifiques à chaque bureau de vote pour éviter que les malversations
ne se reproduisent ». En d’autres termes, si les autorités togolaises
optaient pour cette mesure, elles devront prévoir pour la prochaine
présidentielle, 6.000 timbres spécifiques pour les 6.000 bureaux de votes.
Eviter la
fraude et la corruption
Cette tâche,
suggère le sociologue, incombe plus à la société civile et aux partis
politiques désireux de faire de l’alternance politique au Togo une réalité.
Cet état de chose résulte du manque de civisme, de formation adéquate
fournie aux électeurs, aux agents électoraux et aux représentants des partis
politiques qui se laissent facilement corrompre. C’est également
précise-t-il, le fruit du refus de la société civile togolaise de jouer
pleinement son rôle lors des échéances électorales. Pour ce faire, il y a
nécessité de pallier ces manquements
Si
l’alternance devrait se matérialiser en 2010, la prise en compte et la mise
en œuvre de toutes ces mesures précitées s’imposent. A quelle mobilisation
de la société civile nationale et à quelle organisation doit-on s’attendre
pour le respect de la vérité des urnes lors de la prochaine échéance ? «
Telle doit être la réflexion majeure que tous doivent mener pour la victoire
de la démocratie », a conclu M. Atchadé.
Joël KOUDJODJI
Campagne
agricole 2009-2010 : L’ICAT finalise la stratégie et les dispositifs
Bien
gérer la campagne agricole 2009-2010 par « la concertation et
l’harmonisation des dispositifs pratiques », tel est le sujet d’une réunion
technique tenue mardi dernier par l’Institut de Conseil et d’Appui Technique
(ICAT), au Centre Odesta-Fopadesc à Agoènyivé. Venus des différentes Régions
du pays, les participants se sont penchés sur la campagne en cours dont
dépendent les performances de l’agriculture : un secteur clé de l’économie
togolaise.
Au terme de
l’atelier, ce sont la vision et les moyens techniques à mettre en œuvre pour
relancer la production agricole 2009-2010 qui ont été redéfinies. Pour
atteindre cet objectif, l’ICAT bénéficie de l’appui du gouvernement qui
veut ainsi optimiser les rendements agricoles au Togo. Dans un premier
temps, c’est l’accroissement des produits vivriers, principalement
céréaliers, qui est prévu. Selon le directeur général de l’ICAT, Loro Odou
Samson, « les céréales sont essentiellement visées afin de garantir la
sécurité alimentaire au plan national et même envisager d’en faire des
produits de rente ». M. Odou Samson a en outre indiqué que l’objectif
pour la campagne précédente, 2008-2009, était d’assurer un stock de sécurité
de 14.000 tonnes de céréales (maïs et riz). Au final et avec l’appui du
gouvernement qui a mis à contribution une enveloppe de 2 milliards de f cfa,
ce sont 12.000 tonnes de céréales qui ont été entreposées.
La deuxième
étape de la stratégie consiste à mettre à la disposition des paysans
togolais tous les facteurs de production et y faciliter leur accès. Il
s’agit notamment des semences certifiées et des engrais. D’après le
directeur de l’ICAT : « 30.000 tonnes de fertilisants Npk 15-15-15 et
d’Urée sont déjà prévus et disponibles. Les agriculteurs bénéficieront
également de toutes les dispositions techniques, des conseillers agricoles,
des techniciens spécialisés sur les techniques d’épandage et les précautions
à prendre pour le respect des doses d’engrais». Cette réunion s’est
tenue après le 1er «Forum
national des paysans» tenu en février dernier à Kara et l’atelier de
validation de la campagne 2008-2009 qui ont fixé un plafond de la production
agricole togolaise à 700.000 tonnes de céréales. Certains producteurs plus
optimistes visent même le million de tonnes de récoltes céréalières à
condition d’avoir une pluviométrie clémente. Selon Loro Odou Samson, les
semences certifiées utilisées par les paysans sont produites par l’Institut
Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) « et ne sont nullement issues
d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), car les autorités estiment que
l’agriculture togolaise n’a pas besoin de ce type de semences dont on ne
connaît pas exactement encore les conséquences sur les humains ».
Aristide HONYIGLO
Eliminatoires Can / Mondial 2010, l’après Togo-Cameroun : Les Lions
Indomptables choyés, les Eperviers à la réclamation
Après avoir
ruminé la défaite à eux infligée par les Eperviers du Togo le 28 mars
dernier à Accra, les autorités sportives camerounaises passent au concret.
Ce concret se traduit par le renforcement du staff technique de la sélection
des Lions Indomptables.
A trente
jours de leur match contre le Maroc, les responsables du football
camerounais ont donné quitus à un collectif d’entraîneurs-adjoints
(Jean-Paul Akono, Michel Kaham, Martin Ndtoungou Mpilé, Jules Nyongha) pour
épauler le sélectionneur Otto Pfister. Pour ce qui est du stage du mois de
mai en Europe, il aura lieu à Bruxelles (Belgique) pour éviter de longs
déplacements à l’équipe. En plus, les joueurs voyageront non plus en classe
économique mais en classe affaires. Certains d’entre-eux, comme Samuel Eto’o,
empruntaient la classe affaires mais se faisaient rembourser au tarif de la
classe économique. Enfin, la prime de qualification de 3.000.000 f cfa par
match gagné sera réévaluée. Une réévaluation qui en dit long par rapport au
Togo où ce sont les joueurs eux-mêmes qui sont obligés de prendre les
devants pour exiger que leurs efforts pour la qualification soient
récompensés. En effet, dans un mémorandum envoyé fin avril au président de
la FTF (Fédération Togolaise de Football), Rock Gnassingbé, les joueurs
réclament un minimum de conditions claires pour la poursuite des
éliminatoires et la qualification pour la CAN et le Mondial 2010. D’après
nos sources, les joueurs demandent plus précisément l’ouverture de
discussions autour des primes de qualification et de participation pour la
CAN et le Mondial 2010. Une réclamation que certains acteurs du domaine
sportif togolais ont jugée légitime, vu que c’est la question des primes qui
a été à l’origine des nombreuses crises qu’a connues le sport roi national
ces trois dernières années.
Dans la
foulée de ces décisions des dirigeants sportifs camerounais, il a été
demandé et obtenu le report de 24 heures du match Cameroun – Maroc du 06
juin prochain. Ainsi donc, dans ce groupe A du dernier tour des
éliminatoires CAN / Mondial 2010, le Gabon et le Togo s’affronteront pour le
compte de la deuxième journée le 06 juin alors que les Lions Indomptables et
les Lions de l’Atlas se retrouveront le dimanche 07 juin.
Gabin KOISSIDJIN |
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Golfe info 534 de lundi 4 mai
2009 |
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Plus d’un
mois après son congrès statutaire : L’Alliance toujours indécise pour 2010
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Après avoir élu son président
national le 22 mars dernier au cours de son premier congrès statutaire,
l’Alliance vient de mettre en place les autres organes dirigeants du parti
notamment le bureau exécutif et le comité politique. Ces structures vont
préparer dans les prochains jours, la convention nationale du parti,
instance qui décidera de la participation ou non de cette formation
politique au prochain scrutin présidentiel.
Première rencontre avec la presse depuis le dernier congrès statutaire tenu
du 20 au 22 mars dernier, le parti politique de l’ancien président de
l’Assemblée nationale, Dahuku Péré, a présenté aux médias au cours de la
semaine dernière son bureau exécutif et son comité politique. Composé de
neuf membres qui s’ajoutent au président national, le bureau exécutif
constitue avec les présidents fédéraux et certaines personnalités désignées
par le président, le comité politique.
Ces structures décisionnelles mises en place vont tenir leurs premières
réunions et organiser dans les prochains jours la convention nationale du
parti qui statuera sur la participation ou non de l’Alliance à la course à
la présidentielle de 2010.
Péré entretient le suspense
Ira ou ira pas à la présidentielle de 2010 ? Dahuku Péré et le siens
remettent toujours à plus tard cette réponse. Restée silencieuse depuis les
dernières élections législatives, l’Alliance multiplie ses sorties
médiatiques depuis ces trois derniers mois. Une première rencontre avec les
médias en février 2009 n’avait pu répondre à la question qu’elle a renvoyée
au premier congrès statutaire. Ce dernier tenu un mois plus tard, renverra
la question à la convention nationale dont la date n’est toujours pas
encore fixée.
D’après certaines sources proches des responsables de cette formation
politique, la question est en discussion au sein du bureau mais achoppe sur
les moyens à mettre en œuvre pour faire face à cette échéance étant donné
que « le parti n’a d’autres sources de financement que les cotisations
des militants ». Une réalité plutôt rare au sein des partis politiques
au Togo. C’est donc dans le but d’innover cette façon de faire participer
les militants à la vie de leur parti politique que l’Alliance attend de se
voir solliciter par ses militants pour participer à cette élection. Ce qui
risque d’être difficile pour cette formation selon certains analystes car
pensent-ils, « très peu de togolais croient encore en la politique pour
s’y investir à fond ».
Par ailleurs, d’autres observateurs estiment que le parti de Dahuku Péré,
pour n’avoir réussi à élire aucun député à l’Assemblée nationale en octobre
2007, veut d’abord connaître l’issue des réformes politiques en cours et
les autres candidats à ce scrutin de 2010 avant de s’y lancer. C’est en
cela que, pour ne pas rester trop en retrait, le parti a échelonné ses
sorties médiatiques dans le temps en renvoyant à chaque fois l’annonce de
sa participation ou non à la prochaine occasion.
Toutefois à la dernière conférence de
presse en milieu de semaine dernière le secrétaire général, Kpatha Assima a
été très précis : « Si la convention décide de notre participation au
prochain scrutin présidentiel, nous (l’Alliance) y serons ».
Sedjrawodo A. ADRY
Empêcher
l’apparition de la grippe A/H1N1 au Togo :
Le gouvernement affûte ses armes
Le gouvernement prend des dispositions pour éviter l’apparition de la
grippe A/H1N1 au Togo. C’est ce qui ressort d’une conférence de presse
animée jeudi 30 avril dernier par les Ministres Komlan Mally de la Santé,
et Kossi Messan Ewovor de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Cette
rencontre avait pour objectif essentiel d’échanger avec les professionnels
des médias sur l’évolution de ce virus afin de leur permettre de donner à la
population des informations utiles à son sujet.
D’après le ministre Mally, les populations
togolaises n’ont aucune raison de paniquer face à la menace de la grippe
A/H1N1. Et pour cause, a-t-il indiqué, dès les premières informations sur le
mal, les autorités ont pris un certain nombre de mesure pour empêcher qu’il
n’atteigne le territoire national. Parmi ces dispositions figurent entre
autres, la convocation de trois réunions du comité interministériel de lutte
contre la grippe ; une rencontre d’échanges avec les autorités portuaires et
aéroportuaires pour une évaluation de la situation ; le renforcement de la
surveillance épidémiologique dans les formations sanitaires.
Par ailleurs, d’autres mesures seront
prises dans les prochains jours afin de mener une lutte plus efficace contre
ce virus. Il s’agit notamment du port obligatoire de masques par le
personnel en service aux points d’entrée du Togo (aéroport, port autonome,
les postes frontaliers terrestres) et le personnel des centres de référence
pour la prise en charge des cas éventuels ; la fourniture de masques aux
passagers débarquant et membres d’équipage présentant des signes de
suspicion ainsi que la sensibilisation des communautés à travers les médias
et les agents de santé communautaire. Le renforcement des compétences des
acteurs pour la surveillance et la prise en charge des cas est également
l’une des mesures à mettre au programme de la lutte contre le virus de la
grippe A/H1N1.
Etant donné qu’aucune recherche n’a encore
prouvé avec précision que c’est le porc qui est à l’origine de la
transmission de ce type de grippe, le gouvernement togolais n’envisage pas
pour le moment prendre des dispositions à ce sujet. « Il n’y pas de
mesures concernant l’interdiction de la viande de cet animal ( le porc) au
Togo. Il n’y a certes pas de risque zéro, mais nous ne devons pas anticiper.
Il faut savoir gérer les cas », a indiqué le ministre en charge de
l’Elevage.
La grippe dite «porcine» est une
infection sévère des voies respiratoires causée par un virus influenza de
type A dénommé virus A/H1N1. Il se retrouve non seulement chez les porcs,
mais aussi chez les oiseaux sauvages, la volaille, les chevaux et les
hommes. Les symptômes de cette grippe sont habituellement semblables aux
symptômes de la grippe saisonnière c’est-à-dire, une poussée de fièvre
soudaine de plus de 7 jours avec toux, écoulement du nez, mal de gorge,
douleur musculaire, fatigue pouvant s’accompagner de diarrhée et de malaise
général. Généralement, la grippe A/H1N1 est transmise par contact direct ou
par une proximité étroite avec les porcs. Des cas de transmission
interhumaine se sont déjà produits dans le passé. La transmission actuelle
est une transmission de ce genre. Ce virus ne se transmet pas en consommant
la viande du porc ou des produits dérivés de cet animal.
Rodolph TOMEGAH
Célébration de
la fête du 1er mai 2009
au Togo : L’ISTT évoque un bilan inquiétant de l’Accord tripartite
Les travailleurs togolais étaient en fête vendredi dernier. Plusieurs
manifestations ont marqué la célébration de la
journée internationale de lutte des travailleurs dans tout le
pays. A Lomé, une grande marche de l’Intersyndicale regroupant le CGCT
(Confédération générale des Travailleurs du Togo), la CNTT (Confédération
nationale des travailleurs du Togo), la CSTT (Confédération syndicale des
travailleurs du Togo), l’UGSL (Union générale des syndicats libres), l’UNSIT
(Union nationale des syndicats indépendants du Togo) a eu pour point de
chute le Palais des Congrès. Au terme du défilée de sa parade urbaine, l’ISTT
a fait le bilan du protocole d’accord issu du dialogue social tripartite
conclu avec le gouvernement depuis le 11 mai 2006. Il a ensuite remis au
gouvernement, au nom de tous les travailleurs et travailleuses, actifs (ves)
comme à la retraite, un cahier de doléances présentant des revendications
urgentes.
D’après le porte-parole de
l’Intersyndicale des travailleurs du Togo, le bilan du protocole d’accord
issu du dialogue social tripartite est inquiétant. Et pour cause, le
protocole tire à sa fin dans 10 jours et sur les 127 engagements pris,
seulement 36 ont été tenus soit un taux de réalisation de 28,34%. La
question que se posent alors les
syndicalistes,
est de se demander où et quand le Gouvernement trouverait des moyens pour
satisfaire aux 91 engagements restants. « Les travailleurs sont autant
plus inquiets du fait qu’ils continuent de vivoter au jour le jour sans un
lendemain prometteur », a-t-il ajouté. Devant cette grande attente,
Mathias Hlomador, porte-parole de l’ISTT a fait des recommandations
pressantes à l’endroit des autorités togolaises notamment l’organisation
d’une rencontre bilan du contenu du protocole d’accord, laquelle
consisterait à une évaluation des résultats atteints en fonction des
échéances fixées. Il s’agira aussi se situer les responsabilités au niveau
des manquements au protocole, d’actualiser et prioriser les engagements et
enfin fixer un autre délai d’exécution des engagements restants.
Des 36 engagements honorés par le
gouvernement togolais vis-à-vis des travailleurs,
citons
entre autres la revalorisation du SMIG et du SMAG, le maintien et
l’assurance de la régularité
des salaires, l’étude sur le
relèvement de l’âge d’admission à la retraite au Togo et aussi l’engagement
du processus d’intégration des agents temporaires. M. Hlomador juge qu’il
reste donc encore beaucoup à faire
car la situation des travailleurs se
dégrade de jour en jour et le phénomène de la vie chère se poursuit.
Abondant dans le même sens, le
syndicaliste Gbikpi-Benissan a présenté au chef de l’Etat et à son
gouvernement un cahier de doléances comportant 19 revendications. Il
s’agissait en particulier de la révision immédiate de la grille indiciaire,
le relèvement du SMIG et du SMAG à partir de l’étude effective du « panier
de la ménagère », du paiement des arriérés de salaires des travailleurs
de l’ICAT, de l’ITRA et des enseignants auxiliaires.
Il a également souhaité que les autorités
togolaises résolvent les problèmes liés à la fermeture des sociétés d’Etat
en cessation d’activité et le paiement de leurs droits aux travailleurs,
conformément à l’engagement n° 118 du protocole d’Accord du dialogue
social (OPAT, Hôtel de
la Paix,
Hôtel du 02 février, Togopharma, Togotex, SNI etc). M. Gbikpi-Bénissan a
aussi évoqué la révision à la baisse du taux de dédouanement des véhicules
privés et aussi le renforcement du contrôle effectif des prix et la baisse
significative du prix des produits de 1ère nécessité
comme mesures participant d’une politique de lutte contre la vie chère.
Le ministre du travail Nicoue
Broohm, dans sa réponse, a fait des promesses aux travailleurs. Il a surtout
indiqué que toutes ces doléances et préoccupations feront l’objet d’une
étude minutieuse. Il a par ailleurs précisé que des efforts seront faits par
le gouvernement pour une mise en place d’un forum comme souhaité par les
travailleurs et patronat et syndicat. A en croire le ministre en charge de
ce secteur, le gouvernement usera des voies et des moyens pour aplanir les
divergences qui persistent face aux responsabilités des acteurs,
relativement à l’apprentissage et la formation professionnelle. Il a en
outre promis que les différents engagements du dialogue social seront
finalisés. Le gouvernement a en somme pris bonne note des doléances dont le
cahier a été remis au président Faure Gnassingbé.
Joël KOUDJODJI
Redynamiser l’éducation au Togo : Un réseau de journalistes
apporte son grain de sel
« Utiliser les médias pour résoudre le déficit d’information en matière
d’éducation au Togo ». Ainsi se résument les objectifs du Réseau Togolais
des journalistes et communicateurs spécialisés en éducation (RJCE-TOGO) qui
a inauguré le 30 avril dernier son nouveau siège, sis à côté de la
pharmacie Lumen dans le quartier Todman. Cette inauguration a été réalisée
avec l’appui de l’ONG Aide et Action. En se dotant de ce local, le réseau
entend renforcer la couverture par les médias au profit des acteurs et
partenaires éducatifs des questions d’éducation. Il compte ensuite oeuvrer
pour une communication effective et permanente au profit de ce secteur et
aussi redynamiser l’action médiatique de l’éducation.
L’éducation étant primordiale et très importante en amont et
en aval dans tout processus de développement d’un pays, « le RJCE-TOGO
mènera des actions auprès des organismes traitant des questions éducatives,
et envisage aussi des formations dans des domaines spécialisés de
l’éducation aux journalistes et communicateurs togolais en vue de leur
implication pleine et entière dans cette dynamique », a déclaré Marcel
Toyi, président du Réseau. Il précisera ensuite que « le RJCE n’est pas
un réseau de plus mais une solution à de multiples besoins soulevés par
les acteurs et partenaires de ce secteur pour porter plus loin
l’information et situer le débat éducatif sur de grands enjeux ».
Pour Kossi Tinaka, représentant le ministre de
la Communication
et de
la Culture,
tout acte posé dans le sens de la promotion de l’éducation au Togo mérite
d’être soutenu et encouragé. D’après lui, « cette nouvelle structure
accordera plus de chance à des enfants d’avoir une formation de qualité et
par là, d’assurer la relève dans des meilleures conditions à travers
le pouvoir des médias, et à ce titre consolidera notre système éducatif au
besoin ». Toutefois, le représentant du ministre de la Communication a souhaité que les journalistes et
communicateurs membres du RJCE-TOGO d’aident davantage les acteurs
éducatifs par la conjugaison de leurs génies et de leurs moyens pour
pousser ces derniers à mieux s’investir dans ce secteur.
Le Réseau togolais des journalistes et communicateurs spécialisés en
éducation compte une cinquantaine de membres et dispose depuis sa création
en mars 2007 de quatre points focaux sur toute l’étendue du territoire,
notamment à Aného, à Kara et s’active à en installer un tout dernier à
Sotouboua dans les prochains jours. Le réseau dispose par ailleurs d’un
portail internet (www.rjcetogo.com) où toutes les informations
relatives à l’éducation au Togo peuvent être consultées.
Joël KOUDJODJI
Célébration de
la Journée mondiale de la liberté de la presse 2009 :
Les médias togolais vont-ils enfin entamer leur mue?
Les
années passent, la presse togolaise hésite toujours à progresser vers le
véritable professionnalisme : ainsi peut-on résumer l’état des lieux du Pmt
(Paysage médiatique togolais), à la faveur de la célébration de la 18ème édition
de la « Journée mondiale de la liberté de la presse » placée cette année
sous le thème « les possibilités qu’offrent les médias de favoriser le
dialogue, la compréhension mutuelle et la réconciliation » par l’Unesco
(Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).
A l’heure où le Togo continue de se soumettre à sa cure anti
sous-développement ambiant sur divers plans, la corporation des journalistes
a, plus que jamais, l’occasion de s’auto-amender si elle veut réellement
constituer un quatrième pouvoir !
Point n’est
besoin de scruter à longueur de journées le Pmt pour recenser les maux dont
souffrent les organes d’information qui le composent, car ces tares sont
généralement inhérentes à la conceptualisation de l’information que livrent
ces médias. Dans la presse privée locale, on peut citer le manque de
formation du personnel, de matériel et d’infrastructures de travail
adéquats, de conventions collectives, l’inféodation rotative à des
politiques, des hommes d’affaires, ou encore des «groupes de pression» de la
diaspora. Par ailleurs, dans cette corporation privée, les médias
s’assimilent plus à des regroupements familiaux, régionaux voire claniques
qu’à de véritables organes ou consortiums de presse. Beaucoup dans ce monde,
il y a belle lurette, ne semblent avoir que cure de la phrase selon laquelle
« la profession de journaliste est la plus accessible au Togo après le
métier de conducteur de taxi-moto » !
Pendant ce
temps, dans la presse d’Etat togolaise, on souffre aussi du défaut d’outils
de travail à la pointe de la haute technologie, de la raréfaction de
personnels ayant subi une formation professionnelle et surtout de la
dépendance de cette catégorie de la presse locale vis-à-vis des institutions
de l’Etat. Une dépendance qui garrotte encore ces médias à la partialité
dans leur couverture et livraison de l’actualité nationale, sous-régionale,
africaine et internationale. Et tranche singulièrement avec le comportement
des structures médiatiques du même acabit dans d’autres Républiques
ouest-africaines ! Bref, l’expression « entreprise de presse
professionnelle » n’a pas encore été assimilée dans le Pmt, une «entreprise
de presse » étant définie comme étant « une unité de production qui
recherche, collecte, traite et vend l’information » à travers un ou des
moyens de communication de masse. Cet état des lieux de la presse togolaise
ne devrait pas, a priori, lui permettre de répondre à l’esprit et à la
lettre du thème 2009 de la « Journée mondiale de la liberté de la presse »
qui met un accent particulier sur « les possibilités
qu’offrent les médias de favoriser le dialogue, la compréhension mutuelle et
la réconciliation ». L’ouverture de façon professionnelle du
débat autour de la thématique de la « réconciliation » devrait
pourtant permettre aux Togolais et aux Togolaises qui s’entredéchirent
depuis bientôt cinq décennies de poser une ébauche de solution sur le mal
majeur dont souffre le Togo, le manque d’unité entre ses fils et filles.
Les
ingrédients indispensables à une réelle mue de la presse togolaise ne lui
font pourtant pas défaut. C’est plutôt la concrète volonté des différents
acteurs du Pmt à instaurer une culture d’entreprise, de professionnalisme et
surtout d’excellence qui tarde à prendre forme, car les compétences humaines
et les ébauches de matériel professionnel de travail abondent au Togo. Nos
confrères Noël Tadegnon (correspondant au Togo de l’Appa, Agence
panafricaine de presse) et Claudine Assiba Akakpo n’ont-ils pas, par
exemple, été distingués respectivement dans des concours de presse
panafricain et sous-régional l’année dernière ? Le Pmt ne compte-t-il pas
parmi les plus prolifiques en Afrique occidentale, en dépit de l’exiguïté du
marché publicitaire au Togo ? Seule la marche vers la mise en place de
véritables entreprises de presse et viables peut ôter la gêne qu’ont les
journalistes togolais à brandir des copies de leurs publications dans la
sous-région, à la faveur de retrouvailles entre hommes de médias, les amener
à partager, à ces mêmes occasions, sans aucune crainte d’essuyer des
quolibets, des expériences professionnelles avec leurs confrères d’Afrique
de l’ouest, du reste du continent africain et du reste du monde. Ce n’est
qu’à la matérialisation de cet état d’esprit et de cette volonté atypiques
que la prochaine répartition de l’aide de l’Etat à la presse servira
d’appoint. Ne nous méprenons pas ; au Togo, comme dans bon nombre d’Etats
ouest-africains, il est possible aux hommes de médias de vivre décemment de
leur art, de leur métier, à défaut de rouler dans des Porsche comme
en Occident. L’avènement de cette ère doit passer nécessairement par le
nettoyage au « Karcher » des pratiques anti-professionnelles et de
leurs architectes dans le Pmt. Cette révolution va s’avérer «douloureuse»
mais le développement du Togo prôné par les politiques et réclamé
quotidiennement par les populations passe aussi par cette mutation.
Edem GADEGBEKU
Football / Championnat national de première division :
Maranatha confirme, Abou Ossé crée la sensation
Le trio de tête du championnat national de première division de football n’a
pas changé à l’issue de la 11ème journée disputée ce week-end. Toutefois,
cette journée a enregistré une ribambelle de buts inscrits. La palme de la
meilleure attaque est revenue à Abou Ossé d’Anié qui a créé la sensation en
dominant en déplacement Togo Télécom par 4 buts à 1. Maranatha de Fiokpo
continue sur sa bonne lancée et prend le meilleur sur Koroki Métété de
Tchamba 2 buts à 1.
Deux matches avancés ont été joués samedi
dernier. L’Etoile Filante de Lomé était aux prises avec l’USM (Union
Sportive de Masséda). Ce sont les Bleus du centre commercial de Lomé, par
l’entremise de Yawovi Atikpèh à la 88ème minute
de jeu qui remportent la partie.
La seconde rencontre qui opposait l’AS
Douanes à Kotoko de Lavié a tourné à l’avantage des hommes de Maurice
Noutsoudjè sur la petite des marques, 1 à 0. L’unique réalisation de la
partie a été l’œuvre de Yacoubou Sharif.
Au sein de la formation de Togo Télécom,
plus rien ne semble aller. Les joueurs de Sow Baldé enregistrent leur
quatrième défaite de rang à l’occasion de cet onzième chapitre. C’est Abou
Ossé qui s’est chargé de remuer le couteau dans la plaie en écrasant son
adversaire sur le score de 4 buts à 1. Aliou Moussaoudou (14ème),
Napo Wuitcha (36ème) et
Tchadjobo Mouhari aux 56ème et
60ème minutes ont
consacré la victoire des Caïmans Fétiches d’Anié. La réduction de Togo
Télécom a été la tâche de Bonda Bagna Baem sur penalty à la 70ème.
TAC (Tchaoudjo Athletic Club) a également
dominé en déplacement l’AC Merlan sur le score de 3 buts à 1. Ibrahim Agoro
réalise le doublé (29ème et
60ème) avant qu’Ouro-Mori
Mamadou ne confirme la domination de TAC. Damigou Lamboni a réussi toutefois
à sauver l’honneur pour son équipe à la 90ème minute.
A Tsévié, Dyto domine Togo Port par 2 buts
à 1. Edem Towodjo et Salami Wassiou pour les militaires et Abraham Akpagli
pour Togo Port ont été les buteurs de cette rencontre. C’est sur le même
score que le leader Maranatha est venu à bout de Koroki. Abass Boundjou (7ème)
et Daouda Alassani (12ème)
sont les buteurs des Messagers, tandis qu’Oblité Mensa marquait contre son
camp pour Koroki.
Le match Gomido-Foadan a permis aux Show
Boys de Kpalimé de garder leur invincibilité dans la compétition. Ouattara
Oumar aux 28ème et 66ème minutes
et Zakari Omorou (90ème)
ont donné la victoire à leur équipe. La seule rencontre de cette journée
qui n’a connu ni vainqueur ni vaincu a été celle qui a opposé à Bafilo,
Sémassi à ASKO de Kara.
Les incidences de cet onzième acte sur le
classement général sont comme suit : le trio de tête est toujours conduit
par Maranatha qui totalise 24 points. ASKO et Kotoko avec le même nombre de
points (20) sont 2ème et
3ème. Gomido demeure au
pied du podium avec 19 points, suivi de l’Etoile Filante avec 17 points.
Abou Ossé réalise une bonne opération et se positionne 6ème avec
15 points.
La zone de relégation est emmenée par
Koroki 13ème avec 10
points. Suivent Togo Télécom et Foadan. L’AC Merlan s’accroche à la dernière
place avec 7 points.
Steven LAVON
Célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse : Victoire de
média FC du Togo sur Metro TV du Ghana
Un match international amical de football a regroupé samedi dernier à Lomé,
l’équipe des journalistes du Togo, Média FC, et son homologue de Metro TV du
Ghana. Cette rencontre qui s’inscrivait dans le cadre de la
journée mondiale de la liberté de la presse célébrée hier a
tourné à l’avantage des locaux, vainqueurs par 2 buts à 1.
Ce sont les Togolais avides d’en finir
rapidement avec leurs adversaires qui se créent la première occasion de la
rencontre dès la 2ème minute
de jeu par Samuel Zunyeto qui manque le cadre. Quelques instants plus tard,
le même joueur, bien servi en profondeur par Steven Lavon bute sur le
portier ghanéen. Etouffés dans le rond central, les Ghanéens peinent à
trouver leurs marques et le gardien Magloire de Média FC passe un après-midi
tranquille dans sa cage. Cette domination stérile sera de courte durée
puisqu’à la 20ème minute,
le très remuant Samuel Zunyeto hérite d’une balle de son compère d’attaque
Stéphane Atigossou et ouvre le score. C’est avec cette avance d’un but que
les deux formations sont allées à la pause.
Les consignes du staff ghanéen payent très
vite; 3 minutes après la reprise, ses poulains obtiennent un penalty qu’ils
transforment sans difficulté. Cette réduction du score va relancer la
partie. Le capitaine Rodrigue Iko et ses partenaires de Média FC reprennent
les débats en main et obtiennent à leur tour un penalty suite à un tacle
irrégulier sur Stéphane Atigossou dans la surface de réparation. Les
Ghanéens contestent la décision de l’arbitre qui expulse l’un d’entre eux
après que ce dernier ait saisi et jeté le carton jaune qui lui a été
attribué. Malgré l’arrêt momentané de la rencontre dû à cet incident, Gros
Dogbo transforme le coup de pied de réparation et donne l’avantage aux
siens. L’entrée en jeu de Donald Haliyaki et ses multiples occasions n’ont
pas changé la donne. Les Togolais remportent le match sur ce score de 2 buts
à 1.
Steven LAVON |
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