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Golfe Info 540
48 heures après leur nomination : Essofa Ayéva et Zakari Nandja se vêtissent de leurs nouveaux manteaux

Muté de la tête de l’Etat major au ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise, le général Zakari Nandja a pris fonction hier dans son nouveau ministère après avoir passé, la veille, le témoin de la conduite des FAT (Forces armés togolaises) au général Essofa Ayéva.

Le nouveau ministre d’Etat, ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’hydraulique villageoise est entré depuis hier après midi en possession des dossiers dont il aura la charge. Le département de l’Eau dirigé jusque là par Dammipi Noupokou, lui a été cédé par ce dernier au cours d’une cérémonie de passation de service intervenue à l’ancien ministère des Mines de l’Energie et de l’Eau.

La veille déjà, il a remis  la destinée des FAT à son successeur. « Aujourd’hui se tourne une page importante de ma vie professionnelle et celle de notre armée », s’est exprimé M. Nandja lors de la cérémonie de passation de service intervenu entre lui et son successeur, Gal Essofa Ayéva, à l’Etat major des FAT à Lomé. S’estimant heureux d’avoir passé ce temps au commandement des corps habillés du Togo, le général de division aérienne reconnait que le travail accompli n’est pas le résultat des efforts d’une seule personne mais l’œuvre d’une équipe soudée autour d’un objectif commun : « servir la nation et le peuple togolais ». Son action en tant que chef d’Etat major général s’inscrit, d’après lui, dans une période charnière de l’histoire du pays et a permis « d’entretenir un outil de défense fiable, puissant et efficace, basé sur les valeurs traditionnelles des FAT à savoir la discipline, le respect de la hiérarchie, l’abnégation, le courage, l’unité, la loyauté et la fidélité au chef suprême des Armées et aux Institutions de la     République ». Cette action, inscrite aujourd’hui dans un nouvel élan fixé par le chef de l’Etat, s’articule autour de quatre points notamment le renforcement de la cohésion nationale, l’émergence d’une démocratie apaisée, la construction d’un pays prospère susceptible d’apporter un véritable progrès social au peuple et la volonté de participer activement à la construction la paix avec l’ensemble de la communauté internationale.

Pour sa part, le nouveau chef d’Etat major général des FAT, le général de brigade aérienne, Essofa Ayéva a exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat pour sa nomination à ce poste. Il a rappelé à ses frères d’armes que la nouvelle mission s’inscrit dans la continuité de celle qui l’a précédé. Annonçant son intérêt pour un meilleur développement du pays, M. Ayéva a insisté sur les facteurs essentiels de ce développement : la paix et la liberté. « Les FAT doivent, selon lui, œuvrer aux cotés des forces de sécurité pour préserver ces deux valeurs », a-t-il souligné et de poursuivre que « le combat demeure le même mais dans le respect de la légalité constitutionnelle et surtout des institutions de l’Etat ».

Sedjrawodo A. ADRY


La hiérarchie des FAT change de visage : Le gal Ayéva a une responsabilité devant l’histoire

De légers mais non de moindres changements sont survenus à la tête des FAT (Forces Armées Togolaises) dimanche dernier. Le Haut commandement militaire a changé de main, dans la mesure où le titulaire de ce poste jusqu’au 15 mai 2009, en l’occurrence le Général Zakari Nandja, a cédé sa place à un nouveau Chef d’Etat-major général (CEMG). Ces « permutations » se situent dans le prolongement des événements des 12 et 13 avril deniers et interviennent à quelques mois de la présidentielle de l’année prochaine.

Au Togo, les opinions s’accordent à dire que l’armée a toujours joué un rôle clé dans la consolidation du pouvoir politique. Ces mêmes avis s’interrogent sur l’influence qu’auront les dernières nominations opérées à la tête des FAT sur le déroulement des prochains événements politiques et surtout dans la perspective de la présidentielle de 2010. Dès 1963, l’armée togolaise a fait irruption sur la scène politique africaine en étant l’auteur du premier coup d’Etat post-indépendance en Afrique. Un autre renversement des institutions politiques interviendra quatre années  plus tard pour installer le colonel Etienne Eyadema Gnassingbé au sommet de l’Etat. Si entre-temps, avant sa mort le général Eyadema a changé de tenue pour devenir un président de la République civil, il n’en demeure pas moins que les FAT lui sont restées toujours fidèles et loyales. Quoi de plus normal peut-on dire, quand la Constitution togolaise fait du chef de l’Etat, comme dans nombre de démocraties exemplaires, le Chef suprême des Armées.

Pourtant, au Togo, les forces armées ont toujours soutenu (depuis 1967) le régime en place durant toutes les joutes électorales ou lors des « moments critiques ». L’allégeance faite à Faure Gnassingbé « proclamé » nouveau chef de l’Etat par les forces armées le 05 février 2005 en a été une énième l’illustration.

C’est donc légitimement que les observateurs avisés de la scène politique locale s’interrogent sur le rôle qu’auront à jouer les hauts dignitaires militaires togolais dans la proclamation des résultats de la prochaine présidentielle prévue entre février et mars 2010, après les nouvelles nominations enregistrées à la tête des FAT.

Le changement du visage du Chef d’Etat-major général des FAT peut-il être un gage crédible de la « ferme détermination » prônée et affichée par les premiers responsables togolais à organiser un scrutin présidentiel conforme aux standards internationaux? L’on est tenté de le croire si l’on se fonde sur l’argumentation selon laquelle M. Ayéva, ex-directeur de cabinet du président de la République pendant plusieurs mis apparaît comme l’un des plus fidèles  collaborateurs du chef de l’exécutif togolais. Un collaborateur qui serait ainsi plus disposé à épouser la nouvelle lecture de la proclamation des résultats d’une joute électorale (au Togo) chère à Faure Gnassingbé. Une conception du jeu politique qui se situerait aux antipodes du comportement de séides affiché par différents éléments des FAT sous l’ère Nandja, jetant l’opprobre sur la grande muette sous Faure Gnassingbé, les FAT n’ont-elles pas déjà été dotées d’un statut?  « Faurevi » n’a-t-il pas lui-même promis en début d’année 2009 d’imiter le modèle d’organisation d élections du Ghana? Les proches collaborateurs n’ont-ils pas, en outre, de cesse de réaffirmer lors de leurs sorties médiatiques que l’organisation contestées et contestables appartient au passé  au Togo ?

« Les actes posés édifient et sont plus parlants que les mots », disait le regretté reggæ man Bob Marley. Cette phrase est opposable au général Ayéva aujourd’hui d’autant plus que dans ce petit pays ouest-africain, les pirouettes politiques ont souvent faussé à la dernière minute les perspectives de sortie de crise! Quitte à M. Ayéva de faire mentir l’histoire politique de sa terre natale de ces quarante dernières années.

Aristides HONYIGLO


Aider les jeunes en situation difficile : Le programme « jeunes pour le changement » s’y attele

Une vingtaine de délégués membres du programme « jeunes pour le changement » planchent depuis lundi dernier sur la situation des jeunes de la sous-région. Réunis en atelier à Lomé, ils élaborent la deuxième phase du programme précité dans le but de continuer à  soutenir  la jeunesse en détresse.

D’après Fanta Traoré N’Diaye, coordinatrice du programme « jeunes pour le changement », la rencontre de Lomé va permettre de réfléchir sur les stratégies à mettre en place en vue de l’élaboration d’un document projet. Ce document, a-t-elle poursuivi, sera plus tard soumis à l’appréciation des partenaires techniques et financiers. Ce qui permettra d’obtenir le financement nécessaire pour le lancement de la seconde phase du programme.

« La première phase du programme a démarré depuis 2004 pour une durée de cinq ans. Nous sommes en 2009 et cette phase est arrivée à terme. Nous voulons par le biais de cet atelier, présenter aux partenaires qui nous accompagnent un projet en bonne et due forme pour les inciter à continuer le projet avec nous », a laissé entendre la coordinatrice du programme.

Par ailleurs, cette rencontre d’une semaine sera pour les participants, l’occasion de mettre en œuvre les moyens devant inciter les gouvernements de la sous-région à accompagner financièrement les organisations œuvrant pour le bien-être de la jeunesse.

Fruit d’un partenariat entre l’ONG malienne « Jeunesse et Développement » et les organismes britanniques « Comic Relief » et « International service »  d’une part et les réseaux des structures d’encadrement de jeunes du Mali, du Burkina Faso et du Togo d’autre part, le programme vise chaque année à améliorer le pouvoir économique des jeunes par le financement de leurs micros entreprises. Il s’est également fixé comme objectif de renforcer leurs capacités de gestion à travers les formations, ateliers et conseils et de promouvoir un partenariat de qualité autour de leur insertion socio-économique. Entre 2005 et 2008, le programme a financé 181 micro-entreprises pour un montant de plus de 83 millions de Fcfa.

Rodolph TOMEGAH


Pour le développement harmonieux du Togo : Les acteurs de la société civile locale à l’école de la bonne gouvernance

« Insuffler une nouvelle dynamique aux organisations de la société civile sur le Mécanisme Africain d’évaluation par les pairs (MAEP) ». C’est l’objectif visé par l’Institut Africain pour le développement économique et social (INADES –Formation  Togo), avec  l’appui de la Commission nationale du MAEP, la Commission économique pour l’Afrique (CEA), à travers un atelier de formation ouvert hier. Cet atelier, le premier du genre, encourage les acteurs de la société civile à promouvoir la bonne gouvernance et la démocratie pour répondre aux défis majeurs de développement au Togo.

L’atelier de formation d’INADES –Formation  a pour mission d’informer les participants de ce qu’est le MAEP, afin que ce mécanisme soit mieux connu, tant au niveau gouvernemental qu’au niveau de la société civile et des populations. Il s’est également donné la responsabilité d’aider la société civile à mieux comprendre son rôle dans la mise en œuvre du  MAEP. Au Togo, a expliqué  Kossi Séna Adufu, président de l’INADES-Formation Togo, « le meilleur moyen de préparer l’opinion nationale sur le bien-fondé des objectifs du MAEP est de créer les conditions nécessaires en  renforcement des capacités des  Organisations de la société civile (OSR), par le biais  des sensibilisations sur toute l’étendue du territoire national ». « L’OSR seront confrontées à des exemples pratiques de la mise en œuvre réussie du MAEP dans certains pays de la sous-région comme le Ghana, le Mali et bénéficieront des outils appropriés pour l’adoption adéquate d’une stratégie gagnante pour l’amélioration des conditions de vie au Togo », a poursuivi M. Adufu

Le MAEP est un instrument d’autoévaluation  purement africain auquel les pays adhèrent volontairement; il  incite ses Etats membres à adopter normes, politiques et pratiques pour le développement harmonieux du continent. Il s’agit aussi bien de la prise en compte et la mise en œuvre de mesures dans les domaines de la démocratie et de la gouvernance politique, la gouvernance économique, la gouvernance des entreprises et également  le  développement socio économique de l’Afrique. C’est également un processus d’apprentissage des meilleures expériences africaines que veulent s’approprier les organisations de la société civile nationale pour la promotion  des réformes courageuses nécessaires  à l’amélioration des conditions de vie des populations togolaises.

Pendant deux jours, les participants à cet atelier auront donc à échanger sur le rôle et les obstacles que rencontre la société civile lors de l’auto évaluation, la manière de favoriser et de préparer les acteurs sociaux à la mise en application des activités du programme d’action national du MAEP. Ils auront en outre  à être formés sur les stratégies à développer pour mettre en œuvre le plan d’implication de la société civile togolaise dans le MAEP. Au terme de cette formation, « les représentants de la société civile togolaise seront mieux outillés pour participer activement au processus de la bonne gouvernance aux côtés des autorités gouvernementales pour bâtir in fine  un pays plus épanoui » a conclu M. Sena Adufu.

Joël KOUDJODJI


Assainir le milieu sportif togolais : Le parlement met fin à l’usage des dopants

L’assemblée nationale de la quatrième législature a autorisé hier, le Togo à ratifier la  convention internationale contre le dopage dans le sport adoptée à Paris le 19 octobre 2005. Cet instrument va non seulement, permettre au pays qui ne dispose pas de mesures punitives contre ces pratiques de combler ce vide juridique et constaté dans le domaine mais aussi de faciliter le contrôle des dopages et de soutenir les programmes de tests nationaux sur des bases légales.

L’utilisation de substances destinées à augmenter artificiellement le rendement à l’occasion d’une compétition sportive est un fléau mondial. Or, l’utilisation de ses produits fausse la nature des résultats de ces compétitions et nuit gravement à la santé du sportif lui-même.

Le Togo n’est pas à l’abri des effets néfastes  du dopage et pour  lutter contre ce fait, cinquante trois  députés de la  quatrième  législature ont au cours de la 9ème  séance plénière de la première section ordinaire de l’année 2009, donné leur voix pour que le Togo ratifie un instrument juridique à caractère international dénommée «  convention internationale contre le dopage dans le sport ». C’était le 19 octobre 2005, lors de la 33e session de la conférence générale de l’UNESCO, que 191 Etats  ont adopté à l’unanimité cet important texte. Retirer le soutien financier ou un titre à un sportif après constat de la violation des textes est l’une des sanctions qui peuvent frapper les sportifs et  les dirigeants,  qui se laissent aller au dopage.

Le président de l’assemblée nationale, El Hadj Abass Bonfoh, a invité  le ministre des sports et des loisirs à faire un bon usage de cette  convention tout en engageant des réflexions dans le but d’adopter de nouvelles dispositions au plan national.

Pour le ministre en charge du sport,  Christophe Tchao,  cette convention  est un instrument normatif qui permet aux Etats d’aligner leurs législations, politiques ou autres règlements administratifs nationaux avec le CMA (Code mondial antidopage). L’objectif selon lui, est d’harmoniser les législations et règles  sportives et publiques dans la lutte contre le dopage afin que chaque sportif soit soumis aux mêmes règles et protocoles quel que soit  sa discipline, sa nationalité et l’endroit où il se trouve dans le monde.

Cet instrument international de lutte contre le dopage en milieux sportif comporte un préambule et 43 articles regroupés en sept titres. Il parle de la portée de la convention, la lutte antidopage à l’échelle nationale, la coopération internationale, l’éducation et la formation,  la recherche et de son suivi. A ce jour, 73 pays ont déjà ratifié cette convention sur les 191 pays signataires.

Abdou Yêkini RADJI

 
De nouvelles nominations au gouvernement et au sommet des FAT : Zakari Nandja au ministère de l’Eau, Essofa Ayéva chef d’Etat-major général

Encore un nouveau ministre dans le gouvernement togolais. Le général de division aérienne, Zakari Nandja, précédemment chef d’Etat-major général des FAT (Forces armées togolaises), vient d’être nommé ministre d’Etat, ministre de l’Eau,   de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise. Un portefeuille détaché de celui de Noupokou Dammipi, ministre  des Mines, de l’Energie et de l’Eau.

La place de M. Nandja à l’Etat- major est occupée desormais par le général de brigade aérienne Essofa Ayéva, jusque-là directeur de cabinet du président  de la République.

Les changements de poste sont encore plus importants au sommet des FAT, étant donné que le chef d’Etat -major des Armées de terre, le Gal Béréna, a cédé sa place au colonel Wiyao Baly. Le décret portant ces nominations et datant du 15  mai 2009 a été rendu public hier 17 mai au journal de 20 heures sur Tvt (Télévision togolaise).

Nominations stratégiques ou réactions présidentielles face à «l’affaire Kpatcha Gnassingbé» ?

Ces nominations intervenues contre toute attente semblent confirmer certaines spéculations sur les méfiances réciproques au sein de la grande muette togolaise et dans les coulisses du parti au pouvoir. En effet, bien avant la fameuse «affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat», nombreuses sont les sources qui ont évoqué la mise en retrait de certaines personnalités et autorités politiques et militaires par Faure Gnassingbé, compte tenu de certaines divergences de points de vue. L’affaire dite « Kpatcha Gnassingbé » n’a fait qu’agrandir cette suspicion au sein de la maison au pouvoir et serait, d’après certaines sources, à la base de ces mutations au sommet des FAT. Pour d’autres, avec cette présumée tentative de coup d’Etat dans laquelle sont  impliqués certains officiers des FAT, Faure Gnassingbé cherchera à mettre à la tête des Armées ses hommes de confiance. Ainsi, le Gal Ayéva, déjà directeur de cabinet à la présidence est le bienvenu. Et ces derniers d’ajouter que c’est pour ne pas laisser oisif M. Nandja que F. Gnassigbé a crée un ministère d’Etat de toutes pièces. Alors qu’approchent l’échéance électorale de 2010, « toutes ces gesticulations du pouvoir, déclare un politique, montrent combien de fois l’Homme du 05 Février n’a pas réussi en quatre ans à asseoir son pouvoir ».

Sedjrawodo A. ADRY 


2010 approche à pas de géant : Le RPT en quête de renfort

Gagner coûte que coûte l’élection présidentielle de 2010, tel est le principal souci du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais), qui a tenu vendredi dernier au  Palais des Congrès de Lomé une rencontre avec certaines de ses ailes marchantes. Dénommée « Grand forum des associations affiliées au RPT », ces assises a pour but, selon les responsables du parti, de former les membres de ces associations sur leurs «rôles et responsabilités dans un processus électoral ».

Il s’agit, selon le délégué national de la JRPT (Jeunesse du Rassemblement du Peuple Togolais), Lébéné Djagbavi, d’inculquer à ces associations, des notions politiques et électorales afin de les rendre aptes à défendre les intérêts du parti en 2010. Ce soutien des «G100» (dénomination donnée aux associations présentes à cette rencontre et qui qui signifie « 100 groupes pour un 100% Faure en 2010 »), se traduira, selon M. Djagbavi, par « la fusion de leurs forces pour mettre sur pied et mener à bien une politique qui soutienne celle du président et candidat du parti à la prochaine élection présidentielle ». Loin d’être un simple forum, cette rencontre a été une véritable séance de formation pour ces jeunes, membres de ces associations affiliées au RPT.

Six heures durant, ils ont reçu des leçons de conduite pour mener à bien la mission que leur formateur politique leur confiait, celle de faire gagner Faure Gnassingbé en 2010. Ainsi, dix points essentiels leur ont été scrupuleusement détaillés. Il revenait entre autres à ces associations de fournir au parti des membres compétents pour le représenter dans les bureaux de vote, sympathiser leur entourage aux idéologies du parti en lui expliquant les visées du président de la République, participer activement à toute forme de campagne, inciter leurs proches à sortir et à les accompagner au cours de la campagne électorale, gagner des électeurs en les convainquant avec des plans d’actions futures programmés par le candidat du parti, plans visant une meilleur justice, un plus pour la jeunesse, l’éducation et l’agriculture. Sans oublier de mentionner les acquis sociaux ds F. Gnassingbé notamment la gratuité du préscolaire et du primaire. Bref, ces associations doivent rassembler le maximum de voix en faveur du RPT.

Pour coordonner ces différentes tâches assignées à ces associations, un « bureau provisoire de ces mêmes associations » a été mis en place à l’issue de ce forum. Ce bureau de 7 membres, avec à sa tête et au poste de coordonnateur général Jean-Luc Gomez, « se chargera d’organiser, harmoniser et animer la vie politique de ces associations », explique M. Djagbavi.

L’écho des coulisses du forum

Depuis la fameuse nuit du 12 au 13 avril 2009, le RPT semble redouter une issue électorale catastrophique en 2010. En témoignent les nombreuses marches qui s’organisent dans  les préfectures du pays pour soutenir son probable candidat, Faure Gnassingbé. Il est clair, à en croire certains analystes, que le parti de l’ « homme du 5 février » veut jouer la politique de l’effectif,  « un effectif certes rassemblé, mais pas forcement acquis ».

« G100 ! 100% Faure !». C’est le slogan que l’on pouvait lire sur les t-shirts des centaines de participants  présents au forum  du vendredi dernier. Le rassemblement des participants a confié un responsable d’association, a été possible car les responsables d’associations ont reçu l’ordre de la JRPT de réunir 40 personnes (pour chaque association) et de les convaincre de les accompagner à ce forum. En retour, il leur serait promis des rémunérations, a laissé entendre un étudiant peu convaincu. Nombre de ces jeunes ont abandonné leurs  activités quotidiennes pour répondre à cet appel du RPT qui  leur miroitait l’espoir de se voir offrir un petit billet de fcfa. D’après certaines sources proches du comité d’organisation, de fortes sommes d’argent auraient été versées à chacune de ces associations à la fin du forum. Mais force est de constater que ces sommes n’ont pas atteint leurs destinataires, car nombre de participants se sont retrouvés seulement avec 1.000 fcfa.

Des réalités qui amènent certains togolais à se demander si ces jeunes se réunissent pour le RPT parce qu’ils adhèrent à ses idéologies ou juste pour avoir de quoi manger. Le « RPT use de la pauvreté de la population pour nourrir ses ambitions», commente un observateur attentif de la vie sociale au Togo.

Komlanvi APEVINYEKOU

 


Insécurité au Togo : 53 %  des armes légères circulent dans les mains des civils

« 53% des armes légères et de petit calibre circulent dans les mains des populations civiles au Togo ». C’est ce qu’a déclaré le week-end dernier, au cours d’une émission télévisée, le Colonel Assiah Toyi, président de la CNLPAL (Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères). D’après lui, ces armes se retrouvent le plus clair du temps dans les régions des plateaux et des savanes ainsi que dans la commune de Lomé.

Selon le président de la CNLPAL, la prolifération des armes légères et de petit calibre au Togo ces dernières années s’explique par plusieurs causes. D’une part, ce phénomène est dû à la porosité des frontières togolaises par lesquelles une partie non négligeable de ces armes arrive sur le territoire. « Certaines de ces armes légères proviennent des pays voisins du Togo. A cause de la perméabilité de nos frontières, elles font facilement leur entrée sur le territoire et se retrouvent dans les mains de n’importe quel individu », a indiqué le colonel Assiah Toyi. D’autre part, poursuit-il, certaines de ces armes sont fabriquées sur place de façon artisanale. Ce qui offre un marché aux détenteurs qui s’approvisionnent facilement.

En dehors des deux causes précitées, la circulation anarchique et désordonnée des armes légères et de petit calibre au Togo s’explique également par les troubles socio-politiques qu’a connues cet Etat durant ces dernières années. Expliquant cette cause, le colonel Assiah Toyi a estimé que certains chefs  de partis politiques ont l’habitude de  distribuer des armes à leurs milices pendant les périodes de troubles. Malheureusement, après ces moments, ils ont des difficultés  à les désarmer et ces armes se retrouvent dans les mains de ces civils qui s’en servent à d’autres fins.

Loin de condamner la législation togolaise qui, d’après certains, n’est pas claire en ce qui concerne le port et la possession d’armes, le Colonel Assiah Toyi  s’est voulu plus précis. « Qu’on achète une arme pour la chasse, cela peut passer. Mais pourvu qu’on remplisse les conditions d’achat et de port d’arme. Mais, qu’on achète une arme pour se défendre contre les voleurs ou les malfaiteurs, cela n’a pas de sens. Ce rôle est dévolu aux forces de l’ordre et à la Justice ».

Les impacts négatifs qui découlent de la prolifération des armes légères et de petit calibre sont nombreux,  notamment  les vols à mains armées, les braquages (pour ne citer que ceux-là), à en croire M. Assiah. Pour endiguer le phénomène au Togo, ce dernier propose une sensibilisation de la population sur les méfaits du port illégal d’arme. « La lutte contre ce phénomène est difficile, mais par la sensibilisation et l’information, nous pouvons y arriver », a indiqué M. Assiah avant de convier chaque Togolais à la culture de la paix.

Rodolph TOMEGAH


Pour l’autosuffisance alimentaire et le développement de leur secteur : Les agriculteurs togolais s’organisent en faîtière

Après l’institution l’année dernière de la date du 11 décembre comme « Journée nationale coopérative» par l’Etat togolais, la création  le 2 décembre de la même année de la CPC-Togo (la Centrale des Producteurs Céréaliers du Togo) et la tenue en début de l’année 2009 d’un forum agricole, les agriculteurs togolais sont en phase de se donner de nouveaux moyens pour faire développer leur secteur. Cette nouvelle dynamique s’est traduite vendredi dernier par la signature à Lomé d’une convention de financement de projets agricoles entre la CPC et ses partenaires, la BRS-Togo (Banque régionale de solidarité) et le réseau d’ONG, IDH (Investir Dans l’Humain). A travers ce nouveau’’ pacte’’ scellé entre ces différentes parties, les 21.000 paysans regroupés au sein de la CPC qui ont participé au dernier forum agricole auront à terme à se créer une coopérative des producteurs de céréales. Ceci, avec les conseils et financement de la BRS-Togo et IDH.

Cette mobilisation autour du secteur agricole togolais n’est pas la première du genre durant ces deux dernières années, dans ce pays de d’Afrique de l’Ouest où sévit par moment des inflations des prix de céréales. Cette mobilisation s’est déjà manifestée par une subvention de l’Etat autour  des engrais, la mise des tracteurs et autres équipements de travail (râpeuses, presses, motopompes,  arrosoirs, pelles, brouettes et des égreneuses…) à la disposition des paysans, la signature de partenariats avec des bailleurs de fonds pour la modernisation du secteur agricole et surtout l’organisation de séminaires de formation à l’intention des agriculteurs. Le dernier de tous ces efforts du gouvernement est le partenariat agro-technologique entre le Togo et l’Etat d’Israël que le Premier ministre togolais a sollicité lors du Salon «Agritech » de Tel-Aviv du 5 au 7 mai dernier.

Toutes ces mobilisations d’énergies tant de la part des paysans que des autorités politiques et administratives font croire que le Togo est en train de vivre sa deuxième «Révolution  verte» après celle des années 1970.

Grâce à cette nouvelle convention, les producteurs togolais de céréales peuvent, selon le président de la CPC, Salif Ayéfoumi Olou Adara, à court et à moyen terme bénéficier d’une assurance santé, d’une promotion sous-régionale de leurs produits, d’un renforcement de leur capacité de négociation, d’un accès aux marchés ruraux et aux crédits à faibles taux.

Gabin Koissidjin


Faire du DIH une réalité au Togo : Les parlementaires éclairés sur leur mission

Le bureau du CICR (Comité international de la croix rouge) a organisé jeudi dernier au siège de l’Assemblée nationale, à l’intention des parlementaires, une journée de réflexion sur la mise en œuvre du droit international humanitaire au Togo. Cette journée a permis aux responsables de cette organisation de faire le point de la mise en œuvre du Droit international humanitaire au Togo et d’envisager des actions  futures en vue d’une meilleure intertionalisation des traités du DIH (Droit international humanitaire).

La tenue de cette journée est une volonté manifeste du CICR d’aider l’institution parlementaire à jouer pleinement sa partition dans l’obligation « de respecter et de faire respecter » les conventions de  Genève et par extension l’ensemble des traités du DIH (Droit international humanitaire). Cette initiative, selon la 2ème vice présidente de l’Assemblée nationale Ouro Bangna, va favoriser une prise de conscience par la société  toute entière des grands principes  et des règles applicables en période de conflit armé. Pour  le chef du bureau du CICR au Togo, Emmanuel Placca, il est très important que toute les nations s’inscrivent dans la logique de son organisation en adoptant tous les textes relatifs au DIH.  Il a indiqué que « cette année, les conventions de Genève souffleront leur soixantième bougie et pourtant, aux quatre coins du monde, les hommes continuent d’agiter le visage tragique et macabre de la mort dans des conflits durables, réactivés, gelés ou nouveaux».

Pourtant, les parlementaires africains parmi les quels ceux du Togo se sont engagés lors des conférences interparlementaires africaines tenues à Niamey en février 2002 et à Cotonou en juin 2004 « à assurer leurs  rôles dans le processus d’accession aux instruments internationaux …du DIH dans l’adoption ou l’amendement de  législations conformes aux normes internationales… ».

Une idée du DIH 

Le DIH est un des outils les plus  puissants  dont  dispose la communauté internationale pour que la sécurité  et la dignité des personnes  soient respectées en temps de guerre. Guidé par le principe  selon lequel, « même la guerre a des limites », il vise à préserver une certaine humanité au cœur des conflits. Le DIH interdit de ce fait l’emploi des armes  qui sont particulièrement cruelles. Il exige des parties en conflit de  « faire la distinction entre civils et combattants, et s’abstenir de mener des attaques contre des civils ; prendre soin des blessés et des malades, protéger le personnel médical,  de veiller à ce que la dignité des prisonniers de guerre et des internés civils soit préservée en autorisant les visites des délégués du CICR ».

Le CICR est le gardien du DIH dont les quatre conventions de Genève de 1949 et leurs deux protocoles additionnels de 1977 sont le fondement. Ces instruments donnent à cette organisation internationale le droit de mener ses activités. Le Togo, dans le cadre du DIH, n’a signé que deux traités (le protocole additionnel aux conventions de Genève du 12 août 1949 relatif  à l’adoption  d’un signe distinctif additionnel du 08 décembre 2005). Il lui reste donc  du chemin à faire.

Le rôle des parlementaires

Les députés sont des acteurs  clés du processus d’adhésion aux traités internationaux et de la mise en œuvre nationale des normes et principes qu’ils consacrent.

En tant qu’institution qui incarne  l’intérêt de la population, il lui revient  de veiller  à sa protection en mettant en place, déjà en temps de paix, une législation et un ensemble  de dispositions garantissant  au mieux cette protection dans l’éventualité d’un conflit armé. En leur qualité de gardien des lois et porte-parole des citoyens, il est donc du devoir des parlementaires non seulement de contribuer à la mise en place de ces droits et garanties mais aussi de promouvoir une prise de conscience aussi généralisée que possible du DIH. En dehors du fait que les parlementaires exercent un contrôle  sur l’action de l’exécutif pour faire respecter le droit, ils  ont le devoir d’assurer un relais des règles du DIH auprès de la population. Ils doivent aussi veiller à ce que les institutions  compétentes, l’armée et les forces de sécurité, reçoivent une formation adéquate en DIH.

 

Abdou Yêkini RADJI


Promouvoir l’excellence en milieu scolaire : Le « Crack » apporte son grain de sel

En vue d’encourager les élèves à exceller au cours des  examens de fin d’année qui commencent cette semaine, l’association « Le Crack » a procédé au lancement officiel de la 5ème édition de son programme d’aide qui vise in fine à encourager l’excellence en milieu scolaire. C’était au Collège NDA (Notre Dame des Apôtres) de Lomé le jeudi 14 mai dernier. Dans la foulée de la « Fête de l’Education 2009 », le lancement de la 5ème édition de ce programme a connu la présence d’un parterre de médias et d’élèves.

Pour Maurice Atsu-Adzade, coordinateur national du « Crack », « l’importance de l’Education n’est plus à démontrer puisqu’elle  est en amont et en aval de tout développement durable ». C’est pour cette raison que depuis 2004, cette association a pris sur  elle de sensibiliser les apprenants à plus d’ardeur au travail et de les motiver par des prix d’excellence remis à l’issue des examens de fin d’année. Il a également remercié les différents partenaires pour le soutien qu’ils ne cessent de leur accorder dans la réalisation des objectifs de son association. Lançant cette 5ème édition du programme, M. Atsu-Adzade a souhaité beaucoup de courage et surtout de la chance aux candidats aux différents examens avant de nourrir l’espoir que d’excellentes moyennes comme celles de l’année dernière (le premier au CEPD 2008 avait totalisé une moyenne de 19,68/20) soient enregistrées cette année encore.

L’association « Le Crack » est une organisation à but non lucratif qui a pour mission principale de promouvoir l’excellence solaire à travers une politique incitative et des stratégies créatrices de meilleures conditions de travail intellectuel. Les objectifs qu’il poursuit  sont de rechercher l’excellence en milieu scolaire, de motiver et d’encourager les apprenants à plus d’ardeur au travail, promouvoir l’émancipation et la scolarisation de la jeune fille et de lutter contre les fléaux sociaux en milieu scolaire (SIDA, IST, Tabagisme, etc.). « Pour cette 5ème édition, Le Crack se propose, en dehors des prix d’excellence aux meilleurs élèves des examens du CEPD, BEPC, BAC 1 et BAC 2 de tout le Togo, de récompenser les premiers par matières dont les 3 matières de base dans chacune des 12 séries au BAC 2. La remise des prix se fera à l’issue des résultats de fin d’année lors d’une soirée dont la date reste à dévoiler », a indiqué M. Atsu-Adzade.

Steven LAVON


Gestion des disciplines sportives olympiques au Togo : Le CNOT en Assemblée générale élective dans un mois

L’annonce a été faite vendredi dernier au cours d’une Assemblée générale extraordinaire à l’ancien siège du CNOT (Comité National Olympique Togolais) au stade Omnisports de Lomé. Ainsi, selon le président de ce Comité, le général Zoumaro Gnofame, ce Congrès électif devra avoir lieu dans un mois et tous les postes du bureau exécutif sont vacants. Sans se prononcer clairement sur sa propre candidature, le président sortant a indiqué que le CNOT ne soutient la candidature d’aucun « candidat indépendant ». « Le CNOT ne soutient aucune candidature. Moi-même je n’arrive pas à me soutenir pour prétendre soutenir quelqu’un », a-t-il annoncé pour rassurer les délégués présents à l’AG de vendredi dernier. Il a pour finir appelé les fédérations à proposer et à promouvoir des candidatures des membres actifs de leurs bureaux et des responsables sportifs qu’ils jugent aptes à briguer les postes au sein du prochain BE (bureau exécutif) du CNOT.

Pour mieux préparer ce congrès, le CNOT a modifié lors des assises de vendredi dernier, l’article 18 de ses textes pour le rendre conforme à ceux du CIO (Comité International Olympique). Ainsi, un nouveau poste de 3ème vice-présidente est créé pour permettre la promotion des femmes dans le domaine du sport. Dans la même foulée, il est désormais supprimé les postes de secrétaire général adjoint et de trésorier général adjoint.

L’Assemblée générale extraordinaire a également permis aux 20 fédérations membres du CNOT d’accepter l’intégration de trois de leurs sœurs, à savoir les fédérations togolaises de rugby de Modeste Akossan, d’escrime de Carlos d’Almeida et de hockey de Luc Dofontien.

Gabin KOISSIDJIN

Golfe Info 538 du vendredi 15 mai 2009
Présidentielle de 2010 au Togo : Le scrutin est prévu entre le 18 février et le 5 mars

Selon un communiqué de la Cour constitutionnelle, la prochaine élection présidentielle au Togo aura lieu entre le 18 février et le 5 mars 2010.

S’abstenant de donner une date fixe pour cette échéance électorale, l’institution présidée par Aboudou Assouma rappelle que d’après les dispositions constitutionnelles, l’élection présidentielle doit se tenir « 75 jours au plus tôt et 60 jours au plus tard avant la fin du mandat présidentiel » du président sortant.

Selon le même communiqué, « le mandat de l’actuel président de la République ayant débuté le 4 mai 2005 - date de sa prestation de serment -,  il est donc aisé de déterminer la date à laquelle se tiendra le prochain  scrutin ».

Il est à noter qu’en fonction de cet intervalle de temps avancé par la Cour,  le président de la République, sur proposition de l’institution chargée d’organiser et de superviser ce scrutin, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), devra se plancher dans les prochaines semaines sur la date à choisir pour convoquer le corps électoral.

Celle-ci sera alors rendue public par un décret présidentiel.

Pour l’heure, certaines personnalités politiques togolaises dont le président du PRR (Parti pour la Rédemption et le Renouveau), Nicolas Lawson (candidat malheureux en 2003 et 2005), Gilchrist Olympio de l’UFC (Union des Forces de Changement) et Messan Agbéyomé Kodjo de l’OBUTS ont déjà annoncé leur intention de briguer la magistrature suprême. A cette  liste s’ajoutent les noms d’Adotévi Blivi, Kofi Yamgnane et d’Augustin Hospice Coco, candidat indépendant.

Gabin Koissidjin


04 ans après le début du mandat de Faure Gnassingbé : La jeunesse de Tône réclame sa candidature pour 2010

Le mouvement Nouvelle Jeunesse de la Savane pour le Soutien au Président Faure Gnassingbé (NJSPF) a organisé le 09 mai dernier une marche de soutien au chef de l’Etat, à travers les artères de la ville de Dapaong, chef-ieu de la préfecture de Tône (Nord -Togo). Les jeunes de ce mouvement tenaient ainsi à rassurer le chef de l’exécutif togolais de leur soutien, lui exprimer leur engagement à ses côtés et lui réaffirmer leur fidélité après les événements des 12 et 13 avril 2009. Il s’agissait également pour ces manifestants de célébrer les quatre années de Faure Gnassingbé à la tête du Togo et le solliciter pour être leur candidat à la présidentielle de 2010.

Au terme d’un parcours à travers les rues de la ville de Dapaong, le point de chute de la manifestation a été les jardins de la  préfecture de Tône où ils ont été accueillis par le préfet de la localité, El Hadj Moussyamba. Dans une allocution, Lamboni, Doumongue secrétaire général de la NJSPF, a fait le bilan des 4 ans de Faure Gnassingbé au sommet de l’Etat togolais. Selon lui, « la situation socio- politique locale s’est améliorée durant ce mandat  et le Togo a enregistré en 4 années seulement, dans un environnement marqué par des obstacles de tous genres le‘’ Boom’’ ou le miracle  sous sa houlette et grâce à son génie créateur », a-t-il déclaré à l’endroit du chef de l’Etat. Un résultat obtenu, a poursuivi M. Doumongue en dépit de certaines calamités, notamment les catastrophes naturelles et les inondations qu’ont successivement vécues les Régions des Savanes, Plateaux et Maritime ; la crise pétrolière et le phénomène de la vie chère ; la non-disponibilité des engrais pour les paysans ; la crise financière internationale. D’après M. Doumongue, « au plan politique, Faure Gnassingbé, dans un souci de consolider l’unité nationale, de renforcer la cohésion sociale et de recoller définitivement les morceaux épars de l’histoire du Togo, a installé en septembre 2005 une commission qui a eu pour mission de faire une relecture intégrale de notre histoire,  d’y identifier les grands hommes qui l’ont écrite afin de les immortaliser, de recenser les hauts dignitaires de l’Etat, vivants ou décédés afin de leur rendre les hommages et les honneurs qui leur sont dûs ».

En outre, selon le secrétaire général de la NJSPF, pour rehausser l’image du Togo qui a perdu de son lustre aux yeux de la communauté internationale, le président de la République a œuvré pour la reprise de la coopération avec l’Union Européenne. De même au plan socio- économique, des résultats probants ont été enregistrés. Les jeunes de la NJSPF notent par ailleurs que  «  depuis 2006, le budget national togolais connaît une augmentation sensible, passant de 240 milliards de fcfa à presque le double cette année ; l’intégration dans la fonction publique de 15.000 jeunes enseignants auxiliaires qui ont accompli au moins 5 ans de service ; 50.000 emplois qui ont été créés, la plupart dans l’enseignement, la santé, l’administration générale, les forces armées, les forces paramilitaires et les autres dans le secteur informel ». M. Doumongue a également évoqué  plusieurs arriérés de salaires et de pensions  accumulés avant la mandature de Faure Gnassingbé et qui ont été depuis lors épongés.

Ce sont toutes ces réalisations qui ont motivé d’après Lamboni Doumongue, la création du NJSPF. A travers sa marche du 09 mai dernier, ce mouvement a également voulu apporter  son appui à Faure Gnassingbé et récuser les auteurs des événements des 12 et 13 avril derniers visant  l’atteinte à la sûreté de l’Etat. Enfin, le NJSPF a lancé une invite au président de la République  «à être son candidat, le candidat de la Région des Savanes et partant le Candidat du Peuple togolais  à la prochaine échéance présidentielle de 2010 ».

Le représentant du pouvoir dans le Tône, le préfet El Hadj Moussyamba a promis transmettre fidèlement les propos de la NJSPF à qui de droit.

Aristide HONYIGLO


Éviter les violences lors de la présidentielle de 2010 au Togo : Les acteurs a la recherche de stratégies

Faire en sorte que la présidentielle de 2010 ne rime pas avec la violence et ne ressemble pas à celle de 2005, c’est l’objet d’un atelier qui a réuni mercredi  et jeudi, Forces de l’ordre et de sécurité, organisations de la société civile et représentants de partis politiques à l’hôtel Ibis à Lomé. Organisée avec l’appui  financier du HCDH (Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme)  et de l’UNREC (Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique), cette rencontre s’est donnée pour objectif de rechercher les voies et moyens devant permettre au Togo d’organiser une élection paisible et sans violences en 2010.

L’organisation de cet atelier vise à partager avec les participants les recommandations des assises de Conakry (Guinée).  Tenue du 24 au 26 novembre 2008 en Guinée, cette rencontre a formulé des recommandations pertinentes allant  dans le sens  de l’organisation en Afrique de l’ouest d’élections sécurisées à tout point de vue, avec l’implication d’acteurs comme les partenaires au développement, le secteur de la sécurité, la société civile et les partis politiques. L’atelier de Lomé a donc été pour ses participants une opportunité de réfléchir sur les mécanismes à mettre en place afin de contribuer aux efforts nécessaires pour la réussite du scrutin présidentiel de 2010 au Togo.

D’après le représentant du HCDH, Musa Gassama, les élections constituent un élément incontournable dans l’édification de l’Etat de droit et la démocratisation des sociétés. Toutefois, a-t-il souligné, cet objectif ne peut être atteint que si le processus électoral se déroule dans des conditions de sécurité optimales et dans un climat globalement pacifié. « Ainsi, il apparaît qu’une bonne administration du processus électoral exige de concilier d’une part la nécessité d’assurer pour tout citoyen le droit de participer librement à tout le processus, mais aussi au-delà, veiller à ce que l’ordre et la sécurité soient garantis pour tous », a-t-il ajouté.

Même son de cloche chez la directrice de l’UNREC, Jacqueline Seck Diouf, pour qui l’émergence d’une société de paix, de sécurité et de non violence nécessite l’apport des différentes composantes de cette société aux côtés des autorités publiques.

« Le rôle des acteurs légaux  de sécurisation du processus électoral au Togo », « rôle et responsabilité des acteurs nationaux seconds en matière de sécurisation du processus électoral au Togo » et « rôle et responsabilité des partenaires en développement et organisations internationales dans la sécurisation des processus électoraux » sont entre autres les thèmes qui ont été débattus au cours de cette rencontre.

Dans les pays de la sous-région ouest africaine en général et au Togo en particulier, les processus électoraux et surtout les scrutins présidentiels ont bien souvent donné lieu à des affrontements et actes de violence de tous ordres. Au Togo, les  violences survenues lors de la présidentielle de 2005 ont fait, selon une Commission d’enquête de l’ONU, plus de 500 morts.

Rodolph TOMEGAH


Niger / velléités de modification constitutionnelle : La démocratie nigérienne mise à mal par « l’autocratie Tandja »

Mamadou Tandja, président de la République du Niger, achèvera son second mandat en décembre 2009. La Constitution ne lui permettant pas de briguer un troisième mandat, lors de la cérémonie marquant le début des travaux de la nouvelle mine d’uranium d’Imouraren dans le Nord Niger, le chef de l’exécutif nigérien a annoncé son intention d’organiser un référendum pour valider ou non son maintien au pouvoir.

Le Niger s’est donné à l’issue du referendum du 18 juillet 1999 une Constitution grâce à laquelle il encadre son jeu politique. Cette loi est entrée en vigueur le 9 août 1999 et constitue la norme de référence du droit constitutionnel nigérien.  En effet, c’est conformément à ces dispositions que les autorités politiques ont été investies par le peuple. Ces autorités ont à leur tour, conformément à leurs serments, l’obligation de respecter et de faire respecter la volonté du peuple.  Concernant le pouvoir présidentiel, le Constituant nigérien a prévu les conditions à remplir pour le briguer, les modalités de son exercice et surtout quand il faut le quitter ou quand on ne peut plus y prétendre.

La pose de la première pierre du complexe industriel du gisement d’Imouraren, à quelques 160 km au Nord d’Agadez, a servi de cadre au président Tandja pour sortir de sa réserve et se mêler au débat sur le « Tazartché »  qui signifie littéralement « continuité » ou « prolongation », une expression empruntée à la terminologie politique nigériane.

La Constitution du Niger donne en effet au président Tandja la possibilité de soumettre un texte à la consultation directe du peuple, mais à l’exception de toute révision constitutionnelle.

M. Tandja répond favorablement à l’appel des « Tazartchistes »

     Dans un entretien qu’il a accordé à la chaîne de télévision France 24 et au journal Libération, le chef de l’Etat nigérien a annoncé l’organisation d’un référendum pour appeler à l’arbitrage du peuple sur son maintien au pouvoir ou non.  « C’est le peuple qui demande cela, a-t-il déclaré. On ne peut pas rester insensible à l’appel d’un peuple. La Constitution nigérienne prévoit un référendum. Lorsque vous avez deux positions, le référendum est là pour les départager, la Constitution prévoit cela. Il y a deux positions. Je me donne le temps de réfléchir et pour voir ce qu’il faut faire ».   

Une annonce qui a eu l’effet d’une douche froide au niveau d’une certaine frange de la classe politique et de la société civile qui ont toujours mis le président Tandja au dessus de tout soupçon par rapport à toutes les agitations des « Tazartchistes ».

Le Gal nigérien annonce ainsi clairement son intention d’organiser un référendum, un referendum pour lui accorder trois années supplémentaires afin de parachever ce qu’il a entrepris. En partant de façon «prématurée», tous les chantiers ouverts  tomberont à l’eau comme si l’Etat du Niger allait cesser d’être une Institution et s’écrouler au moment où l’agent d’exercice du pouvoir politique, c’est-à-dire le chef de l’exécutif devrait partir.

Une position aux antipodes des engagements de Tandja devant Sarkozy

En mars dernier, le président Tandja rassurait les Nigériens en réaffirmant ce qu’il a toujours répété à certains de ses proches : « Je suis un soldat, je ne connais que le règlement. Je ne modifierais pas la Constitution ». A la même occasion, il a déclaré que le 22 décembre 2009, son mandat fini, il s’en allait, qu’il n’allait rien demander à personne. Un peu plus d’un mois après cette déclaration, Tandja vient de faire un revirement inattendu en se jetant dans la mêlée.

Peut-on organiser un référendum sur la prolongation du mandat du président de la République dans l’esprit de la Constitution ? Non, répondent les juristes. S’agit-il d’un référendum sur une nouvelle constitution ? Rien de précis, dans les propos du Chef de l’Etat.

     Mohamed ben Omar, porte-parole du gouvernement nigérien rejette cependant toute critique : « Qui fait les lois ? Ce sont les hommes qui font les lois. Parce qu’un certain nombre de verrous ont été mis sciemment dans la Constitution, cela veut dire que le Niger va rester figé. Même en 2050, nous resterons toujours dans cette Vème  République ; or, je pense qu’une Constitution appartient à un temps. On peut l’abroger, on peut l’arranger dans l’intérêt bien compris de la nation ».

Toute règle est contrainte, elle gène, irrite ou lèse

Visiblement, la loi fondamentale nigérienne irrite les autorités en place dont l’appétit du pouvoir est de toute évidence loin d’être satisfait, malgré les dix ans passés à la magistrature suprême. Le pouvoir fait perdre la raison et pousse souvent l’homme à déployer tout son talent pour s’y accrocher.

Ce qui est sûr, s’il s’agit d’une nouvelle Constitution, les étapes sont encore longues et parsemées d’embûches, à moins d’une suspension de la Constitution du 9 août 1999 et d’une dissolution de l’Assemblée nationale fortement recommandée par les « Tazartchistes ». Ce qui sera un «  coup de force » aux yeux de l’opposition et des acteurs de la société civile.

Il faut dire que cette annonce surprise du président de la République intervient au moment où le Chef de file de l’opposition semble avoir rompu les ponts avec celui qu’il a toujours ménagé, épargné de toute critique, de tout soupçon par rapport aux intentions qu’on lui prêtait de vouloir modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

Une radicalisation survenue après la dernière rencontre entre le président de la République et le chef de file de l’opposition et qui cache bien des mystères. Des Journées « Anti-Tazartchés » dont la première a eu lieu le 9 mai dernier et a mobilisé près de 20. 000 militants, c’est le résultat de  l’invitation lancée par Mahamadou Issoufou à tous les démocrates pour barrer la route à ce qu’il a appelé « une immense tentative d’escroquerie politique, une massive entreprise de haute trahison que certains tentent de mettre en œuvre et dans laquelle ils tentent d’entraîner le Président de la République ».

Le dimanche 03 mai 2009 au cours d’une conférence-débat organisée par la direction nationale du parti PNDS-Taraya (principal parti de l’opposition nigérienne), à la Maison des Jeunes et de la Culture Diado Sékou sur le thème «la Constitution du 09 août et Tazartché », le constitutionnaliste Gandou Zakara a échafaudé plusieurs scénarii : modification de la Constitution dans ses dispositions relatives à la durée et au nombre de mandats, suspension de la Constitution de la Vème République pour évoluer vers une VIème République, recours à un référendum…Aucun arrangement, a indiqué Gandou Zakara, ne peut permettre aux partisans du « Tazartché » de prolonger le mandat du président Mamadou Tandja. «Le président de la République est juridiquement et politiquement incompétent pour changer de Constitution », a-t-il affirmé dans son exposé qui s’est appuyé sur la doctrine du droit constitutionnel. Toute forme de révision ou de modification de la constitution du 09 août 1999 ne peut sortir des dispositions prévues à son titre XII (12).

Mais l’annonce du référendum de Tandja qui a manifestement cédé à la tentation de se maintenir au pouvoir et aux louanges mielleux et démesurés de certains de ses concitoyens qui ne cessent de magnifier son passage au pouvoir, de le prophétiser et de l’appeler à la violation manifeste de la Constitution, intervient surtout après la mise en place de la Commission Nationale Electorale Indépendante qui a déjà établi son chronogramme, (sans tenir compte d’un quelconque référendum), qu’elle a transmis au gouvernement. M. Tandja est donc entraîné dans l’aventure référendaire. Reste à déterminer les modalités de sa concrétisation dans le dispositif constitutionnel verrouillé du Niger, une loi fondamentale fortement critiquée ces derniers temps mais qui apparaît aujourd’hui comme le meilleur paravent que les Nigériens se sont offerts pour contrecarrer toutes velléités de restauration autocratique.

Pour le moment, aucune décision n’est formellement annoncée, aucun calendrier non plus. Il faut s’en tenir strictement à la Constitution et à un principe qui a fait ses preuves dans la consolidation de la démocratie : la limitation du mandat présidentiel.

Le « Tazartché » et ses corrollaires

Selon l’article 118 de la Constitution nigérienne, « il y a haute trahison lorsque le président de la République a violé son serment, est reconnu auteur, coauteur ou complice de violations graves et caractérisées des droits de l’Homme, de cession frauduleuse d’une partie du territoire national, d’introduction de déchets toxiques sur le territoire national ». Le fait de ne pas respecter la Constitution est constitutif de violation de serment. Selon l’article 119 de la même Constitution, « la mise en accusation du président de la République est votée par scrutin public à la majorité des deux tiers (2/ 3) des députés composant l’Assemblée nationale ». Avec 76 députés, le chef d’Etat peut donc être mis en accusation.

   Au total, le « referendum Tandja» n’étant pas prévu par la Constitution de son pays, il n’a en principe, aucune chance de passer ou d’instaurer et de maintenir la stabilité politique au Niger. Les autorités nigériennes doivent méditer autour de cette vérité de M. Koffi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies : « En aucun cas, on ne peut considérer qu’un chef d’Etat est irremplaçable. Celui qui pense qu’il ne peut quitter son poste parce qu’il est le seul capable de diriger le pays, a échoué dans sa mission».

Hélène K. Djondo


Confection d’un guide et d’un site à l’intention des opérateurs économiques : Le Togo s’ouvre davantage aux investisseurs étrangers
Voilà qui va permettre aux opérateurs économiques locaux et étrangers d’en savoir beaucoup plus sur l’environnement  institutionnel, juridique et judiciaire des activités économiques et des investissements au Togo. Le CNP (Conseil National du Patronat) vient d’élaborer à leur intention un guide et un site internet destinés à les informer sur le climat des affaires dans le pays. Le lancement officiel de ces deux outils a eu lieu hier à l’hôtel Sarakawa, à Lomé.

Véritable photographie de l’environnement des affaires, ce guide intitulé « Faire des affaires et investir au Togo » s’inscrit dans le cadre des initiatives du CNP visant à contribuer à la refondation des leviers de relance de l’économie togolaise et à l’émergence d’un secteur privé dynamique. Il a été réalisé avec l’appui financié de l’UE (Union Européenne) et  vise non seulement à faciliter et simplifier le parcours de l’investisseur, mais également à démontrer aux opérateurs économiques internationaux les avantages qu’offre le Togo en matière d’investissement avec l’entrée en vigueur des actes uniformes de l’OHADA (Organisation pour  l’harmonisation du droit des affaires en Afrique). « Avec cet outil encore inédit au Togo, le CNP, soucieux de s’inscrire pleinement dans sa mission de promotion du secteur privé et plus largement de l’économie nationale, désire faciliter le parcours des investisseurs et catalyser toutes les informations leur permettant d’approfondir leur projets et réflexions », a indiqué Kossivi D. Naku, président du CNP. Ce guide se veut donc un instrument de réponse aux nombreuses sollicitations exprimées par les opérateurs économiques nationaux et étrangers pour avoir des idées sur l’environnement des affaires au Togo et fournit des informations qui seront sans cesse actualisées et diffusées largement auprès des bailleurs de fonds, des investisseurs régionaux et étrangers et des entrepreneurs du pays.

Le guide est accompagné d’un site Internet permettant à tout investisseur de s’installer au Togo dans les meilleures conditions. Ce site, www.investir-au-togo.tg, s’articule autour de 4 (quatre) grandes rubriques. La première dénommée « opportunités d’affaires » donne un aperçu sur les secteurs d’activités dans lesquels on peut investir au Togo et les informations essentielles relatives au régime des importateurs, des exportateurs et des entreprises sous-traitantes. La seconde intitulée « environnement des affaires » présente aux opérateurs économiques la législation en vigueur au Togo et les institutions y encadrant l’investissement. Le climat des affaires, le droit OHADA, la législation fiscale, la charte des PME/PMI, la réglementation douanière, le contrôle des changes, le droit de la propriété intellectuelle, l’environnement social, la protection des investissements, le règlement alternatif des litiges etc. y sont passés au peigne fin. Quant à la troisième rubrique « comment créer une société », elle donne d’amples informations sur les formalités nécessaires à la création et à l’immatriculation d’une entreprise au Togo et l’agrément au régime favorable de la SAZOF (Société d’administration de la zone franche). « Le financement de l’entreprise » (la dernière rubrique), fournit aux investisseurs des informations sur les sources de financement de leurs opérations. Elle informe par ailleurs sur les voies de financement (listes des principales banques, aides des principaux bailleurs de fonds, microfinance), les fonds de garantie et le marché financier régional.

A l’heure des OMD (Objectifs du millénaire pour le développement) et de la mise en œuvre du DSRP (Document stratégique de réduction de la pauvreté), le CNP entend inscrire le secteur privé togolais dans la dynamique d’une économie nationale forte et compétitive. Le guide et le site Internet constituent donc pour cette structure un moyen pour y arriver.

Rodolph TOMEGAH


Spectacle au CCF de Lomé : The Seeds en concert live ces 16 et 22 mai

En prélude à sa tournée sous-régionale, le groupe togolais qui fait la fusion entre la musique traditionnelle et moderne, The Seeds, se produit les 16 et 22 mai 2009 en concert live sur la scène du CCF (Centre Culturel Français de Lomé). Pour ces deux concerts qui vont servir de lancement aux activités des vacances 2009 au CCF de Lomé, les 7 voix « puissantes » de ce groupe musical (Menly, Natasha, Senza, Donetty, Mike, Silver et Ekoexon), se proposent de faire revisiter aux mélomanes togolais les différents titres des deux albums (Osmose et Elévation) de leur discographie. Selon le promoteur du groupe, Elvis Alawo, ces deux rendez-vous seront une occasion d’exploration de la salsa, du zouk, du rnb et de la soul aux couleurs des rythmes traditionnels nationaux.

Sur la lancée d’Elévation, le groupe The Seeds serait d’ailleurs en train de préparer son troisième album. Qui sait si ces deux soirées ne seront pas une opportunité pour le public de savourer en avant-première certains probables morceaux du troisième opus de la bande à Silver.

Après cinq années d’existence, The Seeds continue d’affiner ses propres compositions et se lie d’amitié avec certaines voix les plus connues de la scène musicale nationale. D’où ses collaborations avec King Mensah, Dama Damawouzan et Tonton CC. Malgré certaines dissensions qui ont conduit aux départs de certains de ses  membres, The Seeds tient toujours à son unité et c’est à juste titre qu’il base ses textes sur l’amour, la solidarité et la paix.

Gabin KOISSIDJIN


Marché discographique togolais : Hotsi 2 signe son retour avec l’opus «Fate»

Après « Africavi » en 2002 et le long silence qui s’en est suivi, le groupe « Hotsi 2 » a signé son retour sur le marché discographique togolais en lançant samedi dernier à Lomé, à travers un cocktail d’audition, son deuxième album du nom de « Fate » ou le « Destin » (« Biova » en éwé). Cet opus de 8 morceaux, réalisé aux Etats-Unis où réside le groupe depuis plus de 7 ans, fait la promotion de l’Afromix, un nouveau style musical que  s’est créé le groupe pour se faire une identité tant sur le plan africain qu’américain. Selon les explications du lead vocal de ce groupe, Didier Séménou, ce style est un mélange de rnb, de rap et de l’afro-beat.

Grâce à son fond sonore bâti sur un rythme traditionnel tiré du folklore national, cet album se présente comme un medley de messages de réconfort et d’espoir aux filles et fils du continent africain.

« Fate » est par ailleurs le fruit d’un mélange de la langue éwé (parlée du sud Togo), et des langues occidentales que sont le français et l’anglais. On y retrouve également des featurings avec le rappeur américain Illdeuxx.

« Hotsi 2 » n’est qu’une reconstitution à l’étranger de l’ancien Hotsi qui s’est disloqué peu avant 1997.  La nouvelle formation est basée aux Etats-Unis et repose uniquement sur ses deux membres que sont Didier Séménou et Fallon.

Gabin KOISSIDJIN


Le trimestre au CCF de Lomé : Une palette d’évènements culturel, social et environnemental au programme

Les mois de mai, juin et juillet seront riches en évènements culturel, social et environnemental au CCF  (Centre Culturel Français de Lomé). A côté du concert du groupe « The Seeds » les 16 et 22 mai 2009 et la projection du film « La traversée du temps », le 29 juillet prochain, sont aussi programmées d’autres manifestations éclectiques.

Sur le plan culturel et social, il est prévu au cours de ce « trimestre » des concerts live, du théâtre, de la danse traditionnelle, des projections de film et des défilés de mode. Entre autres, les rendez-vous les plus en vue sont les concerts du rappeur togolais Ghetto Mik et de son confrère burkinabé Smockey le 19 juin, le concert-évènement du concept artistique « Assassan » le 27 juin. Ce concept regroupe des artistes produits actuellement par le label « Poq Industri ». Il ne faudrait pas oublier dans ce registre, la célébration de la fête de la musique le 20 juin  à la place Anani Santos, une fête qui sera un évènement CCF. Le festival « Africa Rythms » au début du mois de juillet sera également un rendez-vous important du « trimestre »2009.

Pour ce qui est du théâtre, ses amoureux seront servis par une représentation du comédien, humoriste et metteur en scène togolais Alpha Ramsès le 12 juin et au moyen d’un festival présenté par le Lycée français de Lomé.

Le 7ème art sera célébré de son côté à travers des séances de projection des dimanches et mercredis soirs. Au cours de ces trois mois à venir, des manifestations autour de la mode sont aussi annoncées. Sur ce plan, la « Collection infinite » à travers la 1ère édition de son défilé de mode tiendra en haleine le public le 18 juillet.

Quant à la musique et danse traditionnelle, elles trouveront échos à travers la prestation « Nunana » du groupe de ballet Amlima le 11 juillet. Ce sera une soirée autour des danses « adjogbo », « akpèssè », « agbadja », « doudou », « zangbéto », « oro » et « gomé » qui ne sont que des héritages ancestraux.

Les programmations à caractère environnemental tourneront autour des rencontres, cafés et tables rondes sur l’océan et le climat. Il y a entre autres la rencontre « Océan et climat » avec le Français Bernard Bourles et le professeur Edjamé du Togo, le café des sciences sur l’ « état des lieux sur le changement climatique » et la table ronde sur « le climat, l’océan et le rôle de l’océan dans le climat » durant la première semaine du mois de juillet. Les amateurs de la Culture à Lomé auront donc  l’embarras de choix.

Gabin KOISSIDJIN


Coupe des Confédérations 2009 : Kuami Konyoh, ambassadeur du sifflet togolais

La 8e coupe des Confédérations de football qui se déroule en Afrique du Sud en juin prochain verra la participation du Togo. Non pas à travers son équipe nationale mais par le biais de l’arbitre assistant Kuami Konyoh. Cet honneur fait à l’homme en noir togolais dénote la constante progression de l’univers de l’arbitrage au pays des Eperviers.

La double qualification historique des Eperviers à la CAN et au Mondial 2006 a servi à faire la publicité du vocable « Togo » tant sur le plan africain que mondial. De même que la signature de certains joueurs togolais dans des clubs médiatisés (Adébayor à Arsenal et Salifou Moustapha à Aston Villa en Premier League anglaise, pour ne citer que ceux-là). Il y a quelques années, l’arbitrage togolais était de son côté à la peine. Mais, depuis trois ans, le secteur semble en regain de confiance avec la participation de plusieurs arbitres locaux à des compétitions continentales et internationales.

Récompensé à trois reprises successives par le Comité des « Togo Football Awards », Claude Djaoupé est de loin considéré comme le meilleur sifflet togolais. Ses confrères tels que Jordan Soussou, Kuami Konyoh, Fabrice Bougonou, Kossi Sedzro, etc. essaient également de hisser le drapeau togolais haut dans le concert des nations d’arbitres.

Claude Djaoupé et Kuami Konyoh étaient à la dernière Coupe d’Afrique des Nations disputée en 2008 au Ghana. Le premier était à sa première phase finale de CAN, le second officiait quant à lui dans sa seconde CAN après sa campagne égyptienne en 2006.

Même si le football féminin est à la traîne au Togo, les femmes en noir ne cessent d’émerger. La doyenne, Lawson-Hogban Adablah est instituteur d’arbitre FIFA après plusieurs années dans la profession. En pure héritière, l’arbitre assistante Assibi Tchatakoura a officié, en compagnie de son confrère Eric Fagla, la finale de la première édition du tournoi de l’UEMOA à Ouagadougou en 2007. Comme confirmation de leur bonne prestation, les arbitres togolais étaient une fois de plus représentés pour la seconde édition à Bamako, l’an dernier. Kossi Sedzro quant à lui a dirigé la finale de la seconde édition de ce même tournoi entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Son compatriote Darius Atsou a dirigé des matches lors du dernier tournoi de l’UFOA (Union des fédérations ouest-africaines) regroupant des équipes juniors au Nigeria en novembre 2008.

Après la Coupe des Confédérations, K. Konyoh est dans l’expectative d’une sélection pour officier des matches de la phase finale de la Coupe du monde qui se déroule au pays des Bafana Bafana juin 2010, ce qui serait une première pour un arbitre togolais.

Steven LAVON

Golfe Info 537 du mercredi 13 mai 2009
Quatre mois après leur licenciement de la SNPT : Les 600 agents réclament les mesures d’accompagnement promises

Plus d’une centaine d’agents licenciés de la SNPT (Société nouvelle des phosphates du Togo) ont manifesté hier devant la direction générale du Travail et des lois Sociales pour réclamer le paiement des mesures d’accompagnement promis par leur ex-employeur avant leur licenciement. C’est à travers des chants, des slogans et des pancartes qu’ils ont exprimé leur ras-le-bol face à la lenteur qu’ils constatent dans le traitement de leur dossier. Les manifestants ont été reçus par le directeur général du Travail, Faustin Amoussou-Kouétété, qui les a informés des tractations qui sont en cours pour la résolution de leur problème.

« Nous avons décidé ce jour de nous rassembler devant vos bureaux pour vous faire part de l’extrême précarité dans laquelle nous vivons depuis le jour où on nous a arraché injustement notre travail »; ainsi se sont adressés les manifestants au directeur général du travail hier devant les locaux de son service à Lomé. Venus pour la plupart de Kpémé et de Hahotoé (deux localités où se fait l’extraction du phosphate togolais), ces ex-employés de la SNPT justifient leur mouvement de ce jour par deux raisons fondamentales. Ce sont d’une part le paiement des mesures d’accompagnement qui leur ont été promises avant leur licenciement le 14 janvier 2009, et d’autre part le paiement d’une ristourne sur l’IRPP (impôt sur le revenu par personne physique). En effet, suite à leur limogeage, ces agents ont été rassurés du paiement de leurs droits de licenciement et d’autres mesures d’accompagnement devant les aider à une réinsertion sociale. A ce sujet, Florent Manganawè, président du Conseil d’administration, avait annoncé, au cours d’une sortie médiatique en février dernier, le paiement imminent des 2/3 de ces droits des employés dont le montant total s’élevait à 1,5 milliards de fcfa. Ce qui fut fait à la fin du mois de février; mais seuls les droits légaux de licenciement ont été payés sans les mesures d’accompagnement promises. Ayant attendu la fin du mois de mars sans suite, les licenciés sont rentrés  en discussions avec l’inspection du travail et des lois sociales d’Aného au sujet de la lenteur du paiement de ces mesures d’accompagnement et du taux d’IRPP appliqué à leurs dûs.

Au sujet du ristourne sur l’IRPP, les manifestants estiment qu’avec la réduction de 10 % de cette taxe depuis le début de cette année, le nouveau taux ne leur a pas été appliqué et se sont vus prélever un «trop perçu» sur les droits qui leur sont versés.

C’est ainsi qu’à la suite d’une rencontre avec M. Togbossi, inspecteur du Travail et des Lois sociales d’Aného le 14 avril dernier, il leur a été annoncé que la société promet leur payer leurs dûs à la fin du mois d’avril 2009. 12 jours après cette échéance et inquiets au sujet de l’issue de leur lutte, les agents limogés ont décidé de manifester devant la direction générale du travail et des lois sociales pour se faire entendre.

Pour Faustin Amoussou-Kouétété, directeur général du Travail, qui a reçu le bureau du collectif des manifestants, le problème qui se pose est lié à un déficit de communication. D’après lui, les fonds ont été débloqués depuis l’après-midi de lundi pour compenser les ristournes sur l’IRPP tandis qu’une réunion était en cours dans la journée du mardi au sein de l’administration de la SNPT pour décider des mesures d’accompagnement. Il n’y a donc pas de raisons, selon le directeur général du Travail et des lois sociales, de manifester mais plutôt de se rendre dans les banques pour constater l’effectivité de la satisfaction des doléances des ex-agents de la SNPT. 

La crise des licenciements à la SNPT a pris forme depuis le premier semestre de l’année 2008 quand ces employés, préalablement menacés de licenciement sous l’administration IFG-OTP (société dissoute pour donner naissance à la SNPT), avaient été rassurés de leur maintien en fonction dans la nouvelle société (SNPT) depuis le 1er août de la même année. Ce que la nouvelle direction de cette société aurait d’ailleurs confirmé en les cautionnant pour obtenir des prêts auprès des différentes institutions bancaires dans lesquelles leurs salaires sont domiciliés. Contre toute attente, ces employés ont été mis à la porte en janvier dernier, au lendemain d’une promesse de paiement des mesures d’accompagnement et à un redéploiement du personnel encore en âge de travailler dans la fonction publique. Aujourd’hui, plus de quatre mois après leur licenciement, ces agents attendent toujours les mesures d’accompagnement qui leur ont été promises afin de pouvoir se relancer dans la vie. Le fait étant que pour la plupart d’entre eux qui sont sous prêts auprès de leurs banques, ces dernières ayant appris leur licenciement se sont empressés de prélever sur les droits qui leur sont versés, tout ce qu’ils leur devaient.

Nombreux sont donc ces ex-employés de la SNPT qui tirent le diable par la queue et visiblement étaient décidé hier à ne pas quitter le lieu de leur mouvement de grogne sans avoir reçu une  confirmation de la résolution de toutes leurs revendications.

Sedjrawodo A. ADRY


Contrer la prolifération des armes légères au Togo : Forces de sécurité et élus locaux mis a contribution

Les forces de sécurité et des élus locaux (préfets, conseillés municipaux etc.) veulent jouer leur partition dans la lutte contre la circulation anarchique et désordonnée des armes légères et de petit calibre au togo. Par le biais d’un atelier qui les réunit depuis hier à Lomé, ils acquièrent les connaissances nécessaires devant leur permettre d’endiguer le  phénomène. 

D’après la CNLPAL (Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères), initiateur de la rencontre, les efforts déployés par le gouvernement pour endiguer le phénomène de la prolifération des armes légères et de petit calibre sont  souvent  limités par la faiblesse des capacités de presque tous les segments de la société. Les leaders d’opinion, dans la plupart des cas, ne maîtrisent pas totalement la problématique des armes légères ou n’ont carrément qu’une connaissance approximative des différentes initiatives prises pour lutter contre  ce mal. Le présent atelier se veut donc un outil de formation à leur profit. II permettra aux  différents participants d’acquérir les compétences techniques requises pouvant leur donner les moyens de formuler des réponses appropriées contre le mal précité. « Nous voulons, à travers cette rencontre, contribuer à l’amélioration des connaissances de certaines couches de la population en matière de prolifération et de circulation illicites des armes légères, de façon à  créer les conditions de la participation nécessaire et indispensable de tous à la lutte contre le fléau », a indiqué le président de la CNLPAL, le colonel Assiah Toyi.

Les trois jours de travaux permettront aux forces de défense et de sécurité et aux élus locaux d’enrichir leurs connaissances sur leur rôle et responsabilité dans la lutte contre  la prolifération des armes légères, la nature et l’étendue de ce phénomène au Togo, la législation togolaise et le cadre législatif et réglementaire en matière de contrôle  des armes à feu. Ils auront également un certain nombre de notions sur les structures régionales et mondiales de lutte contre ce fléau.

La circulation anarchique des armes légères et de petit calibre constitue un épineux problème pour les pays  du monde en général et ceux d’Afrique en particulier. Et pour cause, ces armes sont à la base de nombreux conflits qui engendrent à leur tour un climat d’insécurité et provoque des destructions de biens et des déplacements de populations.

Rodolph TOMEGAH


Allier relance économique et offres d’emplois au Togo : La jeunesse de nouveau dans le collimateur du gouvernement

« Un gouvernement qui ignore la jeunesse est sans avenir ». Ces mots ont été lâchés par le Premier ministre togolais, Gilbert Fossoun Houngbo, à la faveur de l’organisation hier au Palais des congrès de Lomé de la cérémonie officielle du lancement du Programme Pour l’Emploi des Jeunes (PPEJ) et du Projet de développement des Plantes à Racines et Tubercules (PRT) par le Secrétariat d’Etat, chargé de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes. Placée sous le haut patronage du chef du gouvernement, cette rencontre avec les jeunes est selon la secrétaire d’Etat togolais chargée de la Jeunesse, Mme Nathalie Bitho, une occasion pour le gouvernement de se rapprocher de la jeunesse togolaise, et de lui redonner confiance à travers la présentation de ces nouvelles initiatives qu’il a entreprises dans son intérêt.

Le PPEJ est aux dires de Mme Bitho un programme conçu pour encadrer la jeunesse active togolaise qui s’élève à environ 2 millions, et dont plus de la moitié est au chômage. Il se chargera dans ce sens de « créer un cadre qui facilitera la réinsertion professionnelle des jeunes » en collaboration avec le ministère du Travail et de la Sécurité  sociale, du Conseil national du patronat et des entreprises locales. Ce programme s’attellera également à la promotion de l’auto-emploi, maillon essentiel de la création de la richesse et par conséquent, de la réduction de la pauvreté, par le biais du recensement et la subvention des projets et initiatives privés ou collectifs des jeunes. Pour ce faire, il faut, a admis Mme Bitho, une éducation à la base et une formation adéquate des jeunes qui répondent aux exigences du marché de l’emploi. Ainsi, pense-t-elle, avec le concours des ministères en charge de l’Education et de la Formation des jeunes, renforcer le programme éducationnel en vue de produire « non des machines à travailler, mais des jeunes pétris de talents, entrepreneurs et créateurs, assez compétitifs sur le marché de l’emploi ». Avec déjà 750 bénéficiaires, le PPEJ vise en outre la formation de 12.000 jeunes entrepreneurs, le financement de 4.800 projets de jeunes et la création de 22.000 emplois ruraux durables.

Le PRT, consiste de son côté à rationaliser la production et la commercialisation de ces pantes, et surtout, à mettre en place un système d’épargne et de crédit pour soutenir efficacement ce secteur agricole. Il est ainsi prévu dans le cadre du même projet, le reboisement de 6.000 hectares de terrain.

Menés à bien, ces deux projets devraient assurer, non seulement une baisse considérable du taux de chômage des jeunes togolais, mais aussi un revenu d’environ 18 milliards de Fcfa pour les caisses de l’Etat togolais.


Campagne mondiale pour l’éducation : La société civile togolaise joue sa partition

Organisée en coalition nationale à l’instar de bien de ses sœurs en Afrique, la société civile togolaise a marqué sa participation à la campagne mondiale pour l’éducation par l’organisation d’une «Grande lecture » lundi dernier  à la grande salle du Collège protestant de Lomé.

Il n’est plus un secret pour personne que l’éducation est non seulement la clé du savoir mais aussi de tout développement humain durable. Mais, force est de constater que plus d’un milliard de personnes dans le monde sont illettrées et se trouvent ainsi privées de la  lecture. C’est la raison qui soutient l’institution de la « Semaine mondiale pour  l’éducation par la société civile mondiale ».  L’objectif de cette initiative est de lancer un appel au gouvernement togolais et du monde entier, aux institutions de coopération bilatérale  et multilatérale afin que l’engagement pris par chacun soit respecté. Cette année, le choix du thème s’est porté sur « l’alphabétisation des jeunes et  des adultes, et la formation tout au long de la vie » avec comme activité phare, « la Grande lecture ». Son slogan a été: « ouvrir des livres pour ouvrir des portes».

L’institutionnalisation de cette « Semaine » a permis, selon les responsables   de la coalition, des progrès appréciables : plus de 40 millions d’enfants supplémentaires ont franchi les portes de l’école dans le monde. Le nombre d’enfants non scolarisés est descendu à 72 millions et celui des adultes analphabètes à 774 millions. En effet, les gouvernants du monde entier réunis à Dakar au Sénégal en avril 2000 s’étaient engagés à concrétiser le pari pris à Jompitien en Thailande en 1990  d’offrir à tous les enfants en âges scolaires l’accès à l’éducation et d’améliorer de 50% le niveau  d’alphabétisation des adultes et notamment celui femmes. 

Le président de la coalition nationale cité plus haut, Afeto Kuma a salué dans cet ordre d’idées la décision du gouvernement togolais de rattacher l’alphabétisation à l’Enseignement Préscolaire et Primaire afin d’en faire un véritable ministère qui élabore une politique sectorielle couvrant toutes les caractéristiques d’une éducation de base et permet ainsi d’élaborer des programmes et projets prenant en compte tant la dimension formelle que non formelle de l’éducation.

L’un des chantiers prioritaires au Togo en matière de développement  est l’amélioration  de la qualité de l’enseignement. « Nous prions le ministre en charge de l’Education à l’ouverture de ce chantier qui consiste à prêter une attention particulière à la situation et au sort  des enseignants qui constituent la partie visible de l’iceberg » des maux de ce secteur, a insisté M. Kouma.

Abdou Yêkini RADJI


Organisation du temps et travail scolaire en fin d’année : Comment mieux préparer et réussir son examen?

Plus que quelques semaines et les différents examens scolaires et académiques de fin d’année vont débuter. Dans la fièvre des dernières révisions et de la session de juin à                                                 « affronter », la plupart des apprenants sont constamment dans l’angoisse et ne  cessent de bachoter. Voici quelques conseils, d’après Roger Mifétou, expert-comptable et directeur d’une Ecole de Management à Lomé ; dont on peut dire qu’il s’y connaît dans l’organisation et la gestion du temps.

La règle d’or à retenir pour mieux organiser sa vie et ses révisions selon M. Mifétou, est que « la réussite se prépare », au  même  titre que l’échec. En partant de ce principe, il apparaît pour chaque apprenant que, pour réussir ses examens, il faut bien organiser son planning, ses méthodes de travail et concéder à les suivre scrupuleusement depuis la rentrée des classes. Dans un premier temps, selon l’expert-comptable Mifétou, il faut une révision des cours à partir des fiche-mémoires, de résumés et des exercices d’application. Dans un second temps,  il faut se fixer des objectifs et se donner les moyens dans l’organisation de ces révisions.

Un objectif de réussite

« On va à l’examen pour réussir et cette réussite peut à l’avenir m’ouvrir plein de portes et                                                       d’opportunités». L’étudiant doit donc faire soit un planning, soit un retro-planning ou décompte des jours avant le jour J et établir les révisions en fonction du volume horaire à disposition. Pour cela, il doit affecter son temps en fonction des matières, de leurs coefficients et de son propre rythme biologique. Il faut travailler les chapitres les plus simples aux plus difficiles et accorder plus de temps, de travail aux matières à forts coefficients. Quant à son corps, il faut éviter de trop le fatiguer en s’accordant des pauses périodiques. Il faut tenir compte de son cycle interne et proscrire les fatigues des lendemains de journées totalement consacrées aux révisions. Généralement, on peut travailler entre 9 heures et 12 heures par jour en ayant une pause toutes les 2 heures, a fait remarquer M. Mifétou.

Pour mémoriser ses sujets, la règle selon Roger Mifétou, c’est d’apprendre les définitions par cœur, faire des plans, de petits mémo-techniques. Les vocabulaires de base des matières doivent être également assimilés par des lectures répétées. « Tout abus est nuisible. On doit se lever, se coucher et manger normalement en ne consommant pas du n’importe quoi! Il faut préférer les  produits naturels, les fruits. Il faut donner la culture de l’effort aux enfants, ce n’est pas en prenant une drogue ou un médicament qu’on améliore sa mémoire ». La préparation psychologique est aussi essentielle dans la réussite de l’examen. Les situations d’anxiété et toute personne tenant des propos décourageants ou négatifs sont particulièrement à fuir avant les épreuves. Les parents devront donc éviter de stresser les candidats qui eux doivent être relax et prévoir leur matériel : stylo, cartes d’identité ou des en-cas (repas légers) avant le jour J.

Aristide HONYIGLO


Mortalité et endémies sur le continent noir : Le paludisme continue de décimer les populations africaines

Pour la moitié de la population mondiale, le paludisme demeure l’un des pires fléaux de la Terre en matière de santé publique. Cette maladie qui engendre la pauvreté et ruine la vie des ménages parvient encore trop souvent à anéantir l’avenir de nombreuses populations de par le monde, notamment en Afrique, en Amazonie et dans la région du delta du Mékong en Asie du Sud-est. Rien qu’en Afrique tropicale, elle tue près de trois mille personnes par jour, surtout de petits enfants et des femmes enceintes qui constituent ses cibles les plus vulnérables. Au Togo, près de 50% de la population est touchée par l’endémie. Malgré les 70 millions de traitements et autant de moustiquaires imprégnées d’insecticide distribuées ces 10 dernières années dans le monde par le Fonds mondial de lutte contre le paludisme et le Sida, la maladie refuse de marquer le pas.

Encore appelé malaria, le paludisme est une maladie pathogène qui se transmet par piqûre du moustique femelle appelé anophèle. Cet insecte est abondant dans les zones marécageuses où elle se reproduit par ponte. En Afrique de l’Ouest, cette maladie est plus meurtrière que le Sida. La situation empire sur le continent africain en général, notamment en raison de la résistance du vecteur pathogène aux traitements, des failles des systèmes de santé ou du réchauffement climatique. Le thème «vaincre le paludisme: le compte à rebours est lancé» retenu pour la célébration (le 25 avril) de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme cette année affiche la ferme détermination des nations à lutter à l’éradication de cette maladie dans le monde.

La maladie au Togo

Le paludisme constitue le premier problème de santé publique au Togo. En effet, cette affection représente 43% des consultations avec en moyenne 487.000 cas par an, 44% des hospitalisations, soit 29.500 malades hospitalisés par année. Les enfants de moins de 5 ans constituent le groupe d’âge le plus touché (49% des consultations, 66% des hospitalisations et 6% de létalité) ainsi que les femmes enceintes. Ces dernières sont les adultes les plus exposés. La grossesse diminue la prémunition (immunité partielle développée en zone d’endémie). Par ailleurs, le paludisme est une cause d’anémie chez la femme enceinte et chez l’enfant, il est à la source du faible poids remarquable auprès de certains nouveau-nés, de la naissance prématurée et de leur mortalité infantile.

La lutte contre la malaria au Togo est l’affaire de l’Etat qui a mis sur pieds depuis quelques années le service du PNLP (Programme national de lutte contre le paludisme) qui travaille de concert avec le ministère de la Santé en vue de réduire au maximum le taux de contamination du fléau. Pas plus que tard la semaine dernière, le ministre togolais de la Santé, Komlan Mally, a effectué une tournée dans les principales régions du Togo. Occasion, une fois de plus de sensibiliser la population face à la maladie et de distribuer des moustiquaires.

Les moustiquaires imprégnées, un outil efficace

Selon un rapport de l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’enfance), quelques 125.000 morts du paludisme ont été évités entre 2001 et 2007 dans dix pays d’Afrique grâce à l’utilisation de moustiquaires traitées aux insecticides. Ce document indique également que l’utilisation de cet outil de prévention, meilleur moyen de lutte contre la malaria, a triplé depuis 2000 dans 19 des 22 pays d’Afrique subsaharienne où la maladie fait plus de ravages et provoque surtout  plus de morts parmi les enfants de moins de 5 ans.

Au Togo, plusieurs campagnes de distributions gratuites de moustiquaires ont eu lieu ces dernières années grâce à l’appui de partenaires comme l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la Croix Rouge canadienne et le Fonds mondial de lutte contre le paludisme. «Nous constatons des progrès substantiels en matière de prévention, en particulier dans l’utilisation de moustiquaires traitées aux insecticides. En 2000, seulement 2% des jeunes enfants étaient protégés par des moustiquaires, ils étaient 20% en 2006 en Afrique », se félicite le rapport suscité.

Dans la lutte contre la propagation de la même maladie, les Etats-Unis d’Amérique jouent un rôle capital. Œuvrant de concert avec leurs partenaires, ils ont fourni des moyens de prévention ou de traitement du paludisme à plus de 32 millions de personnes dans 15 pays ciblés en Afrique. En 2008, la première puissance mondiale a ainsi fourni plus de 6,4 millions de moustiquaires en vue de leur distribution gratuite à des femmes enceintes et à de jeunes enfants, ainsi que 15,6 millions de doses d’antipaludéens. Washington a également financé la pulvérisation d’un insecticide dans 6 millions de logements abritant près de 25 millions de personnes. Dans sa déclaration à l’occasion de la Journée mondiale contre le paludisme observée le 25 avril dernier, le président Barack Obama a affirmé qu’il était temps de redoubler d’efforts dans la lutte contre ce mal pour libérer le monde d’un fléau qui ne devrait plus supprimer des vies. Pour cette année, les Etats-Unis comptent consacrer 527 millions de dollars (soit à peu près265 milliards de Fcfa)  à la lutte contre cette maladie. Dans un éditorial du département d’Etat américain sur la lutte contre la malaria publiée le 22 avril dernier, on note une diminution notable de la proportion de la population atteinte de paludisme en Tanzanie, en Zambie et au Rwanda. Un succès rendu possible, selon ce document, grâce à des partenariats avec les pouvoirs publics des pays d’accueil, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, avec le programme antipaludique de la Banque mondiale et la Fondation Bill et Melinda Gates.

En dépit de cette progression à saluer, la distribution et l’utilisation de la moustiquaire sont inégales selon les régions du monde.

Optimisme malgré les difficultés du combat anti-paludéen

«Les Etats-Unis se joignent à leurs partenaires à l’étranger et aux peuples du monde entier pour réaffirmer leur profond attachement à l’objectif visant à éliminer le paludisme comme cause de mortalité d’ici à 2015», a affirmé le président Obama dans la déclaration citée plus haut. Cette déclaration montre toute la détermination de la communauté internationale en faveur de l’éradication de cette maladie dans le monde. Toutefois, cette lutte rencontre d’énormes difficultés. Les populations les plus touchées sont celles qui disposent le moins de moyens pour pouvoir se protéger de contre cette endémie et se faire soigner. Le réchauffement climatique, les infrastructures de santé manquantes ou insuffisantes et les conflits qui occasionnent des déplacés et des refugiés ne favorisent pas un combat permanent contre le fléau. Les travaux de recherche portant sur le paludisme en ce qui concerne la pathogénie, l’immunologie et l’épidémiologie sont très coûteux et nécessitent des apports financiers importants. Ces différents facteurs jumelés à la crise financière actuelle ralentissent la lutte.

Malgré ces vicissitudes, la communauté internationale ainsi que les pays où la maladie sévit le plus affichent un optimisme encourageant. En Afrique où le fardeau de la maladie est le plus lourd, nombre de pays accomplissent des progrès réellement spectaculaires en vue d’alléger le poids terrible du paludisme, en particulier au bénéfice des catégories les plus vulnérables, si bien que cette maladie a cessé d’être un problème insoluble.

«Ensemble, nous avons réalisé des progrès notables contre cette maladie traitable et évitable. Dans toute l’Afrique, des enfants et leurs parents dorment sous des moustiquaires tandis que des associations locales coopèrent avec les femmes enceintes et les mères afin de leur assurer, ainsi qu’à leurs enfants malades, l’approvisionnement nécessaire en médicaments antipaludiques. Dans les écoles et villages, dans des centres de proximité et des lieux de culte, on sent renaître l’optimisme à l’idée que nous pouvons et que nous allons effectivement atteindre nos objectifs ambitieux, ceux d’éradiquer totalement la maladie d’ici 2015», a promis Barack Hussein Obama.

Steven LAVON


Préparatifs des éliminatoires Can / Mondial 2010 de football : 25 Eperviers en stage en Belgique dès le 24 mai prochain

Le sélectionneur national des Eperviers du Togo, Jean Thissen, a indiqué hier au cours d’une conférence de presse qu’une liste de 25 joueurs a été arrêtée pour la préparation des matches de la 2ème et 3ème journée des éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010 prévue respectivement pour les 06 et 20 juin prochains. Selon le technicien belge qui a laissé la priorité à la FTF (Fédération Togolaise de Football) de rendre public cette liste, son « groupe de base qui a évolué contre le Cameroun est toujours en place ». Outre cette précision, M. Thissen a révélé qu’un joueur local fait parti de l’effectif qui se regroupera dès le 24 mai prochain en Belgique pour ce stage.

Dans sa logique qui consiste à préparer chaque match suivant l’ordre de programmation et en fonction de chaque adversaire, le technicien rassure : « Je travaille pour aller gagner au Gabon le 6 juin prochain ». Il a soutenu cette affirmation par le choix du site de regroupement, qui est reconnu pour avoir accueilli la préparation des grands clubs et sélections européens. D’après Jean Thissen, c’est ce site qui a accueilli  la préparation de la sélection anglaise pour la dernière Coupe d’Europe des Nations.

Selon le programme de préparation établi, la sélection togolaise regagnera Lomé dans un premier temps, à quatre jours du match contre le Gabon avant de rallier Libreville. Après le match contre les Panthères, les Eperviers retourneront de nouveau dans leur base en Belgique pour la suite du stage, et de là, ils vont rejoindre le Maroc pour le match contre les Lions de l’Atlas.

Il est à rappeler que pour le compte du match de la première journée de cette ultime phase des éliminatoires, les Eperviers du Togo ont battu (1-0) le Cameroun sur terrain neutre à Accra au Ghana le 28 mars dernier alors que les Panthères, en  déplacement à Casablanca, ont surpris les Lions de l’Atlas du Maroc (1-2). Une victoire des Togolais ou des Gabonais le 6 juin prochain placera provisoirement la sélection victorieuse seule dans le fauteuil de leader du groupe A.

Gabin KOISSIDJIN

Golfe Info 536 du lundi 11 mai
Accident dans le convoi présidentiel sur la nationale N°2 : Plusieurs journalistes blessés et hospitalisé

Le convoi présidentiel vient de faire l’amère expérience du piteux état des routes togolaises. Ironie du sort, ce sont les journalistes des médias d’Etat qui en ont fait les frais. Un photographe du quotidien national « Togo Presse » et un journaliste de TVT (Télévision togolaise) gravement blessés sont encore aux soins tandis que deux autres cameramen et leur chauffeur dont les blessures sont moins graves ont regagné leurs domiciles dans la soirée d’hier.

L’accident a eu lieu hier dimanche sur la nationale N°2 à la hauteur de Baguida, alors que le chef de l’Etat se rendait à Aného où il est allé à la rencontre des autorités locales et des chefs spirituels.  C’est au cours de ce voyage que le véhicule à bord duquel se trouvaient certains journalistes a fait un tonneau avant de se retrouver dans les jardins bordant cette route internationale. D’après certains témoins, la grande vitesse de passage du convoi et le mauvais état de la route sont à la base de ce drame.

Connaissant la vitesse de circulation du convoi présidentiel, même dans la capitale, il n’est pas étonnant que cette vitesse passe au double sur une voie plus ou moins dégagée et se situant hors d’une agglomération.

Après avoir roulé sur cette voie de circulation calamiteuse, Faure Gnassingbé est allé promettre aux populations d’Aného la construction d’un nouveau pont à l’embouchure de la lagune avec l’océan Atlantique dans la préfecture des Lacs.

Sedjrawodo A. ADRY


Présumée tentative de coup d’Etat et voyages présidentiels : Entre Faure et Kpatcha Gnassingbé, qui est prisonnier de l’autre ?

Depuis le 12 avril 2009, soit un mois jour pour jour après la présumée tentative de coup d’Etat, le chef de l’Etat togolais n’a plus effectué de voyage à l’étranger. Après avoir annulé in extremis et pour une deuxième fois son voyage sur la Chine (en août 2008, le déplacement du chef de l’Etat à Beijing en Chine, pour assister à l’ouverture des J.O 2008 a été annulé suite aux inondations qui ont   frappé le Togo), c’est Gilbert Houngbo qui se rendra en Israël dans le cadre  d’une visite de travail dans ce pays. Habitué des cérémonies d’investitures des chefs d’Etat.                                                                                                                                                                                               Faure Gnassingbé sera également absent en Afrique du Sud samedi dernier, à l’occasion de la cérémonie de la prise de fonction du nouveau président du pays arc-en-ciel, Jacob Zuma.  S’est-il fait prisonnier à côté de son frère Kpatcha détenu pour complot « d’atteinte à la sûreté » de l’Etat ou son goût pour les longs déplacements l’a-t-il brusquement quitté ?

Le week-end dernier, sur la télévision nationale, ce sont les images du séjour du Premier ministre togolais en visite officielle en Israël qui ont été longtemps servies aux téléspectateurs. Ce qui a réveillé l’attention de nombre de Togolais sur l’absence du chef de l’Etat togolais dans l’exercice   de son « sport favori », les voyages à l’étranger. Beaucoup de curieux l’avaient déjà cherché en vain sur leurs petits écrans lors de la cérémonie d’investiture du nouveau président sud-africain, Jacob Zuma, samedi dernier. En clair, depuis que Kpatcha Gnassingbé est détenu, Faure Gnassingbé ne peut plus bouger de toute vraisemblance. Le chef de l’Etat togolais vient de passer trente jours d’affilées sur le territoire national, chose plutôt rare quand on sait que « l’héritier du pouvoir de Lomé », depuis son  «  avènement au pouvoir », n’a cessé de multiplier des voyages à l’étranger.

Pour une deuxième fois, son déplacement sur la Chine a  été  annulé à la dernière minute. Coïncidence fortuite ou c’est la Chine qui ne veut pas  du chef de l’Etat togolais ? La dernière fois que le numéro un togolais a renoncé à un voyage officiel, c’était en août dernier, quand le pays était sous les eaux alors qu’il devait assister à  l’ouverture des Jeux olympiques Pékin 2008.

Pour certains observateurs, les incessants voyages du chef de l’Etat trouvent leur fondement dans les récents toilettages de la Constitution qui ont dépouillé les postes de Premier ministre et de ministre d’importants pouvoirs de décisions, obligeant le chef de l’Etat à mener lui-même certaines négociations avec les partenaires privilégiés de son Etat. De plus, les conditions de son accession au pouvoir n’étant pas des plus régulières, il a choisi de jouer à la « politique de présence » auprès de la communauté internationale  pour s’y faire une place au soleil.

Toutefois, cette « lutte » que mène Faure Gnassingbé et conforté par son goût pour le voyage a été bouleversée par cette fameuse « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Le numéro un togolais, malgré l’arrestation du principal présumé  cerveau de ce complot contre l’Etat, voit son fauteuil menacé et visiblement n’ose plus le quitter. Faure Gnassingbé s’est-il aussi enfermé avec son frère Kpatcha ?

Sedjrawodo A. ADRY


Préparatifs de la présidentielle de 2010 : les cadres du RPT formés aux stratégies politiques

Ils étaient des centaines, responsables, cadres, militants et sympathisants du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) à s’être réunis samedi dernier à Lomé pour échanger sur la forme actuel de leur  parti. C’était  à la faveur d’un séminaire de formation politique d’une journée placé sous le thème : « Les militants face aux défis de l’heure ». Il s’agit selon Eric Kpadé, président d’organisation de cette journée de formation, d’évaluer l’état de santé du parti afin de prendre des décisions idoines pour sa meilleure redynamisation et de le préparer à de nouvelles victoires.

Plusieurs sous thèmes ont été débattus au cours de cette formation. Il s’agit entre autres de : ‘’le militant RPT et l’Etat de droit’’, ‘’la lutte contre l’intoxication et la démobilisation’’ et le ‘’renforcement  des capacités de gestion du parti’’.  Ces thèmes,  inspirés par l’observation de la vie du parti sur le terrain, visent plusieurs objectifs, notamment donner les moyens intellectuels sur le plan politique, aux différents responsables des organes du parti leur permettant ainsi de renforcer et de défendre l’image de cette formation. Les militants, par  le biais  de cette formation qui n’est que la première d’une série du genre dit-on au RPT, se verront rapprocher davantage et seront outillés pour les prochaines échéances électorales, surtout celle de 2010.

De ces échanges des ‘’têtes à penser’’ du RPT, sortira également une « stratégie d’actions perlées » en vue de l’élaboration d’une méthode qui, d’après Esso Solitoki, secrétaire général du parti, vise à rendre cette formation politique plus visible, plus active et proche des populations dans tous les cantons du pays.

Enfin, ce séminaire devra permettre à tous les militants de s’approprier et de diffuser les résultats positifs des réformes politiques et socio-économiques innovantes du chef de l’Etat.

En visant le renforcement des capacités des participants à ces assises, cette rencontre a été aussi une occasion pour les militants de s’informer et de partager la nouvelle vision du parti. En cela, M. Solitoki a appelé « ses » militants à ne pas occulter dans les débats, les contraintes externes et internes qui constituent des défis conjecturels pour le parti.

Les militants seront ainsi appelés à faire des propositions pour enlever au parti, l’image monarchique que lui colle ses adversaires dans leur tentative de lui  arracher le pouvoir. D’après ce secrétaire général « l’enjeu électoral de 2010 est tel que l’amateurisme n’aura aucun de droit de cité dans les stratégies du RPT ; le parti prépare dès aujourd’hui sa monture pour voyager loin, très loin ».

La face cachée de cette formation

D’après plusieurs indiscrétions, les réunions de haut niveau se multiplient au sein du RPT depuis les événements du 12 au 15 avril dernier (relatifs à la présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat). La rencontre du week-end dernier, même si elle parait être en cours d’organisation avant cette présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, a été dominée  par ce sujet. Le but de ces nombreuses rencontres est selon ces sources, de fermer la brèche de la discorde qui pointe son nez  au sein du parti. En effet, plusieurs informations font état des mécontentements qui se manifestent dans les rangs du parti et des révoltes qui sont en préparation, depuis l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé.

Nombreux sont les militants du parti au pouvoir qui ont du mal à croire aux charges opposées à K. Gnassingbé et qui s’apprêteraient  à se désolidariser du RPT si l’élu de la Kozah n’est pas remis en liberté.

C’est donc dans le but de resserrer les rangs dans le  parti et d’amener les militants à regarder dans la même direction que des mobilisations sont organisées dans diverses localités du pays pour manifester le soutien à Faure Gnassingbé, à quelques mois du prochain scrutin présidentiel.

Sedjrawodo A. ADRY


Quotidien des  togolais depuis 2005 : Komi Wolou, S.G du PSR :  « Le mandat de Faure Gnassingbé a été  inutile »

« Le quotidien des Togolais n’a pas changé durant ces cinq dernières années. Depuis 2005, rien ne va. Le pays s’enfonce de plus en plus. Le mandat de Faure Gnassingbé a donc été un mandat inutile ». Ce sont là, des propos tenus par Komi Wolou, secrétaire général du PSR (Pacte Socialiste pour le Renouveau), au cours de la journée  de réflexion organisée samedi dernier par son parti au relais de la Caisse, à Lomé. Pour ce dernier, il urge de donner une autre orientation à la politique au Togo, afin de redonner espoir à la population togolaise.

D’après les responsables du PSR, l’organisation de cette journée de réflexion (axée sur le thème « quelle alternative pour le Togo ? ») se justifie par le fait qu’à un an du scrutin présidentiel de 2010, les véritables changements tardent à voir le jour et les attentes des Togolais sont loin d’être comblées. Pire, estiment-ils, les mauvaises habitudes persistent  toujours, malgré les grands discours tenus par le régime en place. « Le contexte politique actuel n’incite guère à l’optimisme. Les changements peinent à se réaliser dans notre pays et la situation des Togolais se dégrade de jour en jour. Cette rencontre constitue pour nous un moment  privilégié pour décrire ce qui ne va pas et proposer des alternatives pour que les Togolais puissent se sentir à l’aise », a laissé entendre à titre d’exemple Abi Tchessa, président du PSR, en faisant une analyse succincte de la situation politique, institutionnelle,         sociale et économique du Togo depuis  2005.

La rencontre de samedi dernier a donc constitué pour cette formation politique une occasion privilégiée pour vitupérer contre les inégalités et les injustices sociales qui ont toujours la vie dure au Togo.

Elle a également été une tribune par le biais  de laquelle les responsables du PSR ont convié le régime en place à opérer les réformes nécessaires devant permettre d’organiser en 2010 des élections libres, équitables et  transparentes.

Par ailleurs, Abi Tchessa et les siens n’ont pas oublié de revenir sur la division qui règne au sein de l’Opposition togolaise. Au lieu de se quereller, estiment-ils, l’Opposition  doit au contraire s’unir pour constituer en 2010 une véritable force alternative, capable d’engendrer le changement.

Rodolph TOMEGAH


Revaloriser l’éducation au Togo : Essotina Boyodé, pdt du FESEN : « Le développement d’un pays se fait par l’éducation de ses fils  »

« L’alphabétisation des jeunes, adultes et l’apprentissage tout au long de la vie ». C’est le thème qui a réuni samedi dernier la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN), les acteurs de l’éducation,et les professionnels des médias au Centre Christ Rédempteur de Lomé. Cette thématique, est un programme qui a pour finalité d’apprendre à lire et à écrire à tout enfant et alphabétiser les adultes qui ont abandonné leurs études et qui sont dans la vie active ou dans la rue, et ceux qui sont analphabètes. Pour cette édition 2009, il est retenu dans le cadre de ce programme, avec l’appui de l’UNESCO, une « Grande Lecture » dans l’amphithéâtre du Collège protestant de Lomé aujourd’hui  pour marquer la « Semaine Mondiale d’Action » en faveur de l’éducation au Togo.

L’éducation est un droit humain fondamental pour combattre la pauvreté et créer la prospérité en Afrique. Pour Essotina Boyodé, président de la FESEN, «le développement d’un pays se fait par l’alphabétisation et l’éducation de ses fils. Le programme 2009 du FESEN est une occasion pour les décideurs politiques de permettre à des millions de Togolais d’apprendre à lire et  d’accélérer la réalisation des Objectifs de l’Education pour tous (EPT) et ceux du Millénaire pour le développement de 2015 ». Cette journée est également, a-t-il précisé, une opportunité de penser non seulement aux jeunes et aux adultes pour les alphabétiser, mais aussi pour leur permettre de continuer cet apprentissage tout au long de leur vie. Il sera question au cours de cette semaine de sensibiliser les parents, les jeunes, les enseignants et tous les partenaires de l’Education pour qu’ils conjuguent leurs efforts en vue d’aboutir à une société togolaise dans laquelle tout le monde saura lire et écrire, note-t-on auprès de la FESEN.

Pour Assibi Napoe, directrice de l’Internationale de l’Education (IE), une organisation internationale, la « Semaine d’Action de la FESEN » vise par ailleurs à rappeler aux décideurs politiques les engagements pris à Dakar en 2000 pour réaliser l’objectif d’une éducation publique de qualité pour tous les enfants en Afrique d’ici 2015, notamment réduire de 50% le taux d’analphabétisme. Toutefois, elle a déploré l’absence d’une véritable politique d’alphabétisation au Togo, surtout le peu de moyens accordés au secteur éducatif contrairement aux autres Etats de la sous-région.  «  Et pourtant, les éducateurs togolais ne manquent pas d’initiatives qui souvent sont exploitées par leurs collègues sous d’autres cieux », a-t-elle fait constater.

La rencontre de samedi dernier a permis aux membres de la FESEN de rappeler l’essentiel de leurs doléances adressées au chef de l’Etat à l’occasion du 1er  mai. Il s’agit surtout de la lenteur de la prise des mesures d’accompagnement de la suppression des frais scolaires au préscolaire et au primaire, plus précisément le payement des salaires des EV (Enseignants Volontaires), le financement des établissements qui fonctionnent sous le régime de la gratuité, l’équipement et la réhabilitation de certaines infrastructures dans ces mêmes lieux d’études. Ils ont aussi évoqué le retard pris dans la signature des arrêtés de titularisation de certains enseignants auxiliaires de 2003, de 2006-2007, l’insuffisance de l’effectif des enseignants dans les établissements scolaires, la réouverture effective des écoles de formation dans le domaine de l’éducation (ENI, ENS et ENIJE) et la poursuite de la formation des formateurs des écoles primaires. La satisfaction de cette litanie de doléances est indispensable pour une éducation épanouie en terre togolaise, a rappelé M. Boyodé.

Joël KOUDJODJI


Éliminer les disparités qui entourent la profession de comptable : L’ONECCA Togo veut redéfinir la fonction de commissaire aux comptes

Définir des actions concertées à entreprendre  à partir du deuxième semestre 2009  afin que la profession de commissaire aux comptes soit exercée dans les normes, c’est l’objectif visé par l’ONECCA-Togo (Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Togo) qui a tenu vendredi et samedi derniers son premier colloque à l’hôtel Mercure Sarakawa, à Lomé. Pendant ces deux jours, des comptables  togolais ont mené des réflexions autour de thèmes  et sous-thèmes liés à l’exercice de la profession de commissaire aux comptes au Togo.

« L’exercice du commissariat aux comptes au Togo, défi majeur de l’ONECCA-Togo »,  c’est la thématique  autour de laquelle a été organisé ce colloque. D’après les initiateurs de cette rencontre, le constat général aujourd’hui est que les commissaires aux comptes font une application  insuffisante des textes et des normes qui régissent leur profession. C’est ainsi qu’on peut noter, selon eux, l’inobservation de certaines règles du code de la déontologie, l’insuffisance de formation continue des professionnels et surtout de leurs collaborateurs, les réticences à souscrire à une police d’assurance pour garantir la responsabilité civile. Il est également constaté, d’après l’ONECCA-Togo, l’absence d’une structure de « contrôle qualité ». Ce qui engendre comme conséquences la disparité, d’un cabinet à un autre, des méthodes de travail et des approches d’audit ainsi que l’inefficacité de la chambre nationale de discipline. L’objectif principal de ce premier colloque réunissant des comptables du Togo est de parvenir à définir les moyens à mettre en œuvre pour que la profession de commissariat aux comptes soit exercée au Togo suivant les normes établies. Cette rencontre aux dires de ces comptables, va permettre de bannir les difficultés qui entourent l’exercice de ce métier et par voie de conséquence de parvenir à une plus grande responsabilité des acteurs de cette profession.

Le colloque visait également à mettre en évidence les droits et obligations de toutes les parties prenantes en matière de commissariat aux comptes. Il s’agissait pour les uns de comprendre la nécessité d’appliquer les normes de la profession, pour les autres de cerner leurs responsabilités dans le cadre de cette  mission. Pour d’autres encore, la rencontre fut une occasion d’information et d’approfondissement de connaissances sur la profession de comptable.

D’une manière générale, trois ateliers de travail ont été organisés au cours  de cette rencontre. Le premier s’est chargé d’évaluer la formation de base des experts comptables et de leurs collaborateurs et aussi  en termes de formation continue de ceux-ci. Il s’est  principalement appesanti sur  les actions à entreprendre à court et à moyen terme pour assurer une formation adéquate des professionnels et de leurs collaborateurs.

Le second atelier a fait l’état des lieux des dispositions légales et réglementaires et des conditions de leur application. Quant au dernier, il s’est chargé  du cadrage des obligations et devoirs des professionnels de la comptabilité en termes de la qualité de leurs prestations (méthode de travail, gestion des dossiers, format des rapports de travail). Quels sont les obligations et les devoirs du commissaire ? Les prestations des membres de l’ONECCA-Togo répondent-elles aux critères de qualité généralement admis ? Quels sont les obstacles qui s’opposent à l’application intégrale des règles ? Telles sont les questions auxquelles les participants à cette rencontre ont essayé de trouver des réponses.

Rodolph TOMEGAH


Gestion de la « vie chère » par le gouvernement togolais : Agouta Aladjou, secrétaire général de l’ATC : « La crise de la vie chère n’est pas à sa fin dans notre pays »

« Un an après les doléances, il importe de faire un bilan ». Telle est selon le secrétaire général de l’ATC (Association Togolaise des Consommateurs), Agouta Aladjou, le but de la conférence-débat qu’a organisée son association vendredi dernier à l’Auditorium de l’Institut Nationale d’Hygiène à Lomé. Placée sous le thème « Vie chère au Togo : bilan et mobilisation des consommateurs », cette rencontre visait en outre à échanger avec les acteurs présents sur les besoins persistants des populations togolaises en vue d’édifier une nouvelle liste de doléances, et à sensibiliser la population sur les  « contours de la notion de  pauvreté ».

La hausse vertigineuse des prix qu’ont connus les coûts de l’énergie, des produits pétroliers et des transports pour ne citer que ceux-ci, a suscité l’organisation d’une journée de réflexion par l’ATC en février 2008, journée à l’issue de laquelle, une plate-forme de doléances a été adressée aux autorités. A ce jour, l’ATC fait état d’un bilan rassurant qui se caractérise par des mesures prises par le gouvernement. A l’ordre de ces mesures, on note selon la structure de M. Aladjou, la subvention des prix à la pompe du carburant, l’injection de céréales sur le marché, le refus d’augmenter les prix de la farine de blé, les tarifs de l’électricité et de l’eau, la subvention du gaz domestique, la revalorisation du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) et la suppression des frais scolaires au préscolaire et au primaire.

Mais face à ces actions à mettre à  l’actif du gouvernement, l’ATC n’estime pas la « bataille » contre la « vie chère » au Togo gagnée. « La crise de la vie chère n’est pas encore à sa fin dans notre pays et les efforts doivent toujours être consentis à tous les niveaux pour relever ce défi», souligne M. Aladjou. Dans ce sens, l’ATC, au terme de ses échanges avec les participants à la conférence-débat de vendredi dernier, a trouvé juste d’établir une nouvelle liste de doléances parmi lesquelles on note la revalorisation de l’agriculture, la réactivation du régime de contrôle des prix, la réactivation de la Commission nationale de la concurrence et de la consommation, la mise en place de la Cour des comptes et celle d’un Conseil Economique et Social, l’ajustement des pensions et des allocations familiales, le découragement de la spéculation en créant des magasins- témoins, l’indexation des salaires sur l’inflation, la promotion de la production du riz, et le développement des infrastructures routières.

Se prononçant sur le concept de « mobilisation » inscrit à l’ordre du jour de la sortie médiatique de l’ATC en fin de semaine dernière, M. Aladjou a expliqué qu’il ne consiste pas en un quelconque acte de violence, mais plutôt à une prise de conscience par la population pour ne pas se taire face aux exactions qu’elle remarquera sur le marché de la consommation. Cette population doit réagir et sa réaction doit consister à collaborer avec l’ATC ou les institutions syndicales en les informant dans les temps afin que leur voix soit portée à l’oreille des autorités. Car, précise le secrétaire général de l’ATC, « ce combat est celui de tous les Togolais, et non celui d’une seule association ». Dans ce sens, certaines personnes, ayant pris part à la même rencontre nous ont confié qu’elles aimeraient dores et déjà attirer l’attention de l’ATC sur les TVA (Taxes sur la Valeur Ajoutée) qui sont perçues sur les « tranches N°1 sur la location ainsi que l’entretien du compteur » en ce qui concerne les  factures d’électricité et d’eau. Cette situation est, jugent ces personnes, « frauduleuse»  dans la mesure où les TVA sont « normalement » perçues sur des marchandises qui sont destinées au commerce, ce qui n’est pas le cas de l’électricité et de l’eau que la population togolais loue pour un usage uniquement domestique. L’ATC qui inscrit aussi dans ses objectifs la lutte contre les « faux frais », doit donc s’atteler à éclaircir cette situation.

Komlanvi APEVINYEKOU

Golfe info   535 de vendredi 08 mai 2009
Election présidentielle de 2010 au Togo : Le report de plus en plus envisageable

Pendant que l’Opposition togolaise se trouve visiblement en manque de stratégies devant l’incertitude qui s’installe au sujet de la présidentielle de 2010, dans les coulisses du pouvoir, deux alternatives sont à l’étude. Il s’agit de créer d’une part un climat d’insécurité dans le pays et rendre impossible la poursuite des réformes constitutionnelles puis faire constater l’impossibilité d’organisation de ces élections. Suivra ensuite un report de ce scrutin en attendant d’assainir le climat. Une stratégie à « l’ivoirienne » diraient certains. D’autre part, il s’agira de reprendre les réformes de manière précipitée et d’organiser le scrutin à une vitesse que l’Opposition aura du mal à accepter.

Plusieurs tractations sont en cours actuellement pour reporter de plusieurs mois le scrutin présidentiel qui devait  légalement se tenir au Togo dans le courant de février 2010. C’est l’information qui filtre des sources proches du pouvoir en place à Lomé à propos de l’élection présidentielle tant attenue de l’année prochaine. Pour justifier ce report, deux plans de manœuvre sont en cours d’élaboration au sein du RPT (Rassemblement du peuple togolais), tandis qu’au sein de l’opposition togolaise, les leaders se contentent de dénoncer et de condamner la lenteur de la mise en œuvre des réformes (institutionnelles et constitutionnelles). 

Les  stratégies du pouvoir RPT

La première stratégie en étude dans « les laboratoires RPT » pour provoquer le report du scrutin de 2010 a été mise en branle à travers la « présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Cette affaire dite  ‘‘Kpatcha Gnassingbé’’, n’est qu’une pure affabulation de Faure Gnassingbé et son entourage qui tentent par tous les moyens de rester au pouvoir », a confié  une source proche de la présidence de Lomé. D’après cette source, la suite de ces événements va consister à créer un climat d’insécurité dans le pays dans le but d’écarter par tous les moyens, les potentiels « candidats redoutables » à la course au fauteuil présidentiel en 2010. Dans cette logique, le premier concurrent à écarter n’est autre que Kpatcha Gnassingbé dont l’intention de succéder à son frère était un secret de Polichinelle. En effet, la popularité de ce dernier dans la partie septentrionale du pays et surtout au sein du parti RPT inquiétait considérablement les dirigeants actuels. Dans l’impossibilité de trouver des dispositions constitutionnelles pour empêcher K. Gnassingbé de se positionner en concurrent de son frère, il fallait trouver une charge contre sa personne. D’où le « montage grotesque » pour le maintenir en détention. D’après plusieurs analystes, cette présumée tentative de coup d’Etat, la dispersion de la marche de l’UFC (Union des forces de changements) le 27 avril dernier, les coups de feu sporadiques dans la capitale, les intimidations et arrestations des personnes suspectées d’être proches de l’élu de la Kozah serviront d’éléments au pouvoir pour justifier alors l’insécurité ambiante dans le pays. Argument massue pour faire reporter le scrutin « en attendant de sécuriser le pays ». La situation sera donc à l’image de celle que connaît la Côte d’ivoire depuis bientôt cinq ans et où, de report en report de l’élection présidentielle, Laurent Gbagbo élu pour un premier mandat, a « rempilé » sans passer par les urnes.

Pendant ce temps, cette situation d’insécurité servira d’alibi pour reléguer aux oubliettes les travaux au sein du CPDC (Cadre permanent de dialogue et concertation), travaux censés redéfinir les bases légales d’organisation de la joute présidentielle. La lenteur ou l’arrêt des travaux au sein de ce Cadre débouchera de toute vraisemblance sur la deuxième stratégie du pouvoir RPT. Elle consistera à aller aux urnes l’année prochaine sans avoir effectué les réformes précitées et à défaut de la reporter, de remettre ces réformes à une date postérieure au scrutin présidentiel. Dans ces circonstances, le code électoral en son état actuel consacrera l’exclusion de certains candidats et balisera la voie au candidat du parti au pouvoir. Ainsi, en 2010 au Togo, qu’il y ait élection ou pas, Faure Gnassingbé sera toujours aux affaires et continuera d’appeler la classe politique togolaise au dialogue qui en réalité n’a jamais été sincère.

Ce maintien au pouvoir de l’actuel chef de l’Etat pour effectuer les réformes nécessaires à l’instauration de la démocratie est soutenu par la NDPD (Nouvelle dynamique populaire pour la démocratie). Pour son président Justin Yidi, l’essentiel aujourd’hui n’est pas l’élection présidentielle mais de pouvoir définir un régime politique qui sied à tous les Togolais.

Ce qui fait dire à certains Togolais que l’alternance au pouvoir pour laquelle l’Opposition togolaise semble se battre ne se matérialisera pas en 2010.

L’Opposition en manque de stratégies

Le CAR (Comité d’action pour le renouveau) voit dans cette suspension des travaux au sein du CPDC un mauvais présage pour les préparatifs du scrutin présidentiel de 2010. Pour Me Dodzi Apévon, son président, il y a lieu de s’interroger sur la mise en place des mécanismes nécessaires pour la transparence de cette élection au regard du temps qui nous sépare de février 2010, période constitutionnelle pour la tenue de ce scrutin. D’après Me. Apévon, le gouvernement a créé délibérément des situations pour mettre en veilleuse les travaux de ce Cadre. Agbéyomé Kodjo, président de l’OBUTS (Organisation pour bâtir dans l’unité un Togo solidaire) exprime également son inquiétude au sujet de la situation actuelle qui prévaut dans le pays. La « présumée tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat » ayant occasionné l’incarcération du député Kpatcha Gnassingbé et la dispersion à coups de gaz lacrymogène des militants de l’UFC, le 27 avril dernier, sont des faits qui amènent à se poser des questions sur le visage de la situation politique au Togo à moins de 12 mois du scrutin présidentiel.

Visiblement conscients de cet état de chose, les partis de l’Opposition togolaise vont-ils trouver des stratégies pour sortir de l’inextricable piège dans lequel le RPT les a enfermés une énième fois ? Aujourd’hui, ces partis de l’Opposition, aussi bien parlementaire qu’extraparlementaire n’attendent que du CPDC une redéfinition du cadre électoral pour affûter leurs armes pour ce scrutin. Or, ces travaux sont aujourd’hui relégués aux oubliettes et dans les coulisses du RPT, tous les voies et moyens sont en exploration pour ne laisser aucune chance à l’Opposition ; cette dernière se contente de dénoncer et de s’interroger pendant ce temps.

 Un manque de stratégies de la part de cette classe politique, constatent certains togolais que la chose politique semble ne plus préoccuper.

Sedjrawodo A. ADRY


Pour réconcilier les Togolais : Des universitaires revisitent l’histoire de la traite négrière

« Faire le point sur les connaissances relatives à la traite négrière, retrouver les traces et les lieux de mémoire y afférents ; les revaloriser afin de rappeler au souvenir des générations cet épisode sombre de l’histoire. Faire ressortir ensuite les implications culturelles et sociopolitiques que ce commerce honteux a engendrées ; se les rappeler constamment pour une marche  vers la modernité de notre pays et partant de toute l’Afrique entière », tels sont les points d’ancrages d’un séminaire de trois jours qui se tient depuis hier à l’auditorium de l’Université de Lomé. Cette rencontre qui réunit plusieurs universitaires de divers pays de la sous région est axée sur le thème « route de l’esclavage et lieux de mémoire de la traite négrière sur l’espace aujourd’hui togolais ».

L’idée maîtresse de ces assises, déclare le professeur Goeh-Akue, président du comité d’organisation dudit séminaire, est celle de «  retrouver les lieux de mémoire de la traite négrière et de l’esclavage, de saisir l’ampleur du drame et de mieux le comprendre ». Il s’agit également d’arriver à mettre en place des stratégies permettant de renouer la diaspora togolaise avec son identité. Aussi, cette démarche à travers la recherche scientifique participe-t-elle à une volonté collective en faveur du développement du tourisme culturel et de mémoire au Togo. Pour M. Goeh-Akue, les épisodes de la traite négrière sont peu connus au Togo par rapport au Bénin voisin ou au Ghana. « Cela fait de notre pays le chainon manquant de l’histoire de la traite », a-t-il souligné en faisant  remarquer que « ces stigmates de l’histoire sont présentes et continuent d’alimenter des comportements et ressentiments préjudiciables à la concorde et à la paix au Togo ».

Selon Messan Adimado Aduayom, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la question de l’esclavage divise des familles ailleurs comme au Togo. A en croire le ministre, le séminaire permettra de relever l’impact de cette histoire vécue sur la culture matérielle et immatérielle des peuples du Togo et dans sa traduction dans et sur son patrimoine culturel. L’autre intérêt de ces assises a estimé le Professeur Aduayom, est d’inciter la population togolaise à une prise de conscience du fait que l’ignorance des faits historiques constitue en soi un obstacle à la compréhension mutuelle, à la réconciliation nationale et à la stabilité.

Par ailleurs, ce symposium de différents acteurs de divers horizons et de cultures diverses devra rassembler l’essentiel des connaissances issues de cette rencontre dans une publication unique afin de les rendre plus accessibles, pour une utilisation multifonctionnelle, notamment l’enseignement  de la question de l’esclavage et de la traite négrière dans les programmes scolaire et universitaire. Cette publication unique vise également à permettre le rapprochement des populations togolaises, afin d’éloigner les ressentiments de haine ethnique sur la « Terre de nos aïeux ».

Ce conclave est organisé avec le soutien de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture) en prélude à la prochaine célébration de la Journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition le 10 mai.

Joël KOUDJODJI


Pour un aménagement plus juste du territoire togolais : Le projet de politique nationale validé mercredi dernier

Le Togo vient de procéder à la validation de son « Projet de Politique Nationale d’Aménagement Territorial » à la faveur d’un atelier de deux jours à Lomé. Cette  Politique doit faire ressortir les grandes orientations et les stratégies à adopter pour un développement équilibré du territoire togolais.

L’élaboration de cette politique fait suite à la déclaration de politique nationale d’aménagement du territoire que le Togo a adoptée en 2006, dans le cadre d’une recommandation faite par les ministres de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) en charge  de l’Aménagement du territoire, en vue de renforcer l’intégration sous-régionale. Une manière pour les Etats membres de l’UEMOA de réaffirmer leur volonté politique de s’engager dans les questions d’aménagement de leur territoire pour un développement économique, social et culturel  soutenu, harmonisé et durable de leurs populations. L’objectif de ce document est la recherche de solutions adéquates aux problèmes d’aménagement du territoire, la  promotion d’une gestion globale et rationnelle de l’espace en vue d’améliorer le cadre et les conditions de vie des populations dans la perspective d’un développement  socio-économique équilibré et durable du pays.

Le Togo est aujourd’hui confronté à un développement  déséquilibré entre Lomé et les autres centres urbains et ruraux, entre ses régions économiques et à l’intérieur même de ces régions. D’après le ministre en charge de l’Aménagement du territoire, Gilbert Bawara, «le  gouvernement est conscient de ces problèmes et va prendre des mesures idoines ». Mais, il a aussi souligné que « l’aménagement du territoire est l’œuvre de toute la nation, une œuvre permanente, mieux une croisade de tous par la conquête et la construction de projets et programmes ».

Selon les responsables de ce département ministériel, la volonté d’engager le Togo dans la voie  d’une véritable politique de développement équilibrée en vue de réduire les disparités régionales et d’améliorer les conditions de vie des populations a conduit à la création de cinq régions économiques (Maritime, Plateaux, Centrale, Kara, et les Savanes). Cette volonté d’organisation du territoire, à leurs dires, s’est poursuivie avec la déconcentration des structures de développement parmi lesquelles figurent les directions régionales du plan et du développement.

Abdou Yêkini RADJI


Journée internationale de la liberté de la presse : Oulégoh Kéyéwa diagnostique un état encourageant de la presse togolaise

Une conférence de presse a regroupé mardi dernier à la Maison du Journalisme, les professionnels des médias. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la «Journée internationale de la liberté de la presse», a été l’occasion pour l’OTM (Observatoire Togolais des Médias) de présenter son rapport 2008 sur l’état de la presse togolaise, et pour l’UJIT (Union des Journalistes Indépendants du Togo) de lancer son site internet.

Dans la présentation du rapport 2008 sur l’état de la presse au Togo, Kasséré Pierre Sabi, président de l’OTM, s’est tout d’abord félicité de la mise en pratique des différentes recommandations formulées à l’encontre des médias lors du précédent rapport. Il s’est dit ravi de l’amélioration de la qualité des journaux privés mais a tout de même relevé la persistance des fautes de grammaire. Il a également déploré les nombreux dérapages enregistrés dans la corporation. M. Sabi a par ailleurs soulevé les exagérations de certains organes dans le traitement de certains sujets brûlants de l’actualité et a exhorté les différents acteurs à plus de tact dans l’exercice de leur fonction. Enfin, le président de l’instance d’autorégulation des médias au Togo a convié les différentes organisations chargées de veiller au respect des normes de travail à une plus grande collaboration.

Pour Oulégoh Kéyéwa, ministre de la Communication,  «le journalisme est un métier noble mais aussi à hauts risques ». Il a cependant relevé que la situation de la presse au Togo est meilleure par rapport à ce qui se passe ailleurs quotidiennement. Selon lui, la « capacité des médias à encourager le dialogue, la réconciliation et la compréhension mutuelle », thème de la 18ème édition de la JILP est toujours d’actualité, surtout pour les Togolais engagés dans le processus de la réconciliation nationale. « Nous avons besoin d’une presse libre qui s’exerce dans le respect des principes déontologiques et de l’éthique, bref d’une corporation professionnelle qui fournit des informations indispensables à une participation démocratique », du citoyen aux affaires de la cité, a-t-il soulevé avant d’ajouter que l’Etat s’est engagé à travers l’aide qu’elle a accordée à la presse, à soutenir et à renforcer le secteur des médias au Togo.

Cette conférence de presse a également été l’occasion de lancement du www.ujitogo.org, nouveau portail électronique de l’UJIT par le ministre Kéyéwah. Ce dernier a salué le travail réalisé par la HAAC (Haute autorité de l’Audiovisuel et de la Communication), l’OTM, le CONAPP (Conseil national des patrons de presse) et les différentes structures chargées de veiller au respect des règles au sein de la corporation avant de les inviter une nouvelle fois à plus de professionnalisme à l’avenir.

 La célébration de la «Journée internationale de la liberté de la presse» a été l’occasion pour le secrétaire général de l’ONU (Organisation des nations unies) de s’adresser à la communauté internationale de la presse. Dans ce message lu par Olabiré Da Cruz, directeur du CINU (Centre d’information des nations unies), Ban Ki Moon réitère l’importance du droit des journalistes à chercher, à recevoir et à répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen que ce soit comme le stipule l’article 19 de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’Homme). Le secrétaire général de l’ONU s’est dit préoccupé par les assassinats et détentions qui visent à réduire les journalistes au silence et le fait que certains gouvernements suppriment l’accès à Internet et s’attaquent au travail des journalistes en ligne. Tout en demandant que ces derniers exercent leur profession sans intimidation ni harcèlement, M. Moon a rendu hommage à tous ceux qui travaillent dans des conditions difficiles pour s’assurer que le reste du monde puisse accéder à une information libre et impartiale.

Steven LAVON


Le dsrp-c mis en branle : Une amélioration des conditions de vie des Togolais en vue ?

Le ministère de la Coopération, du Développement et de l’Aménagement du territoire, et celui de l’Economie et des Finances tiennent depuis hier un atelier de travail au Relais de la Caisse à Lomé. Placée sous le thème « Lancement du Processus d’Elaboration du Programme d’Actions Prioritaires du Document Stratégique Complet de Réduction de la Pauvreté (DSRP-C) », cette rencontre dont les travaux ont été officiellement ouverts par le ministre Gilbert Bawara, a pour objectif d’identifier « les domaines clés où il incombe d’opérer prioritairement » dans la perspective de la réduction de la pauvreté au Togo.

Validé récemment à Lomé, le DSRP-C constitue un ensemble de programmes et de projets visant à réduire la pauvreté au Togo, qui est « un peu complexe et vague ». Il importe dans ce sens, selon le ministre Bawara, « de subdiviser cet ensemble en une série de programmes et de projets, et de les classer par secteur en vue d’identifier ceux qui sont prioritaires ». C’est à cet exercice que se résume ce Programme d’Actions Prioritaires. Ce processus est, selon M. Bawara, « une étape essentielle » dans l’atteinte des objectifs fixés par le DSRP-C, dans la mesure où elle permettra d’avoir une idée bien arrêtée sur les actions fixes à mener, et l’enveloppe à débourser. Et sur ce dernier point, le ministre à laissé entendre que «les fonds sont toujours en manque», mais que le gouvernement n’en fera pas une excuse, et continuera sa « collecte auprès de ses partenaires au développement, et par ses initiatives personnelles  en vue d’améliorer les conditions de vie des Togolais ».

Les travaux de cet atelier, conduits par M. Sémodji, Chef de l’unité de gestion du DSRP-C, prennent fin ce soir.

Komlanvi APEVINYEKOU


Encadrer juridiquement la corruption au Togo : Les députés jouent leur partition : Les députés de  la quatrième législature ont voté la semaine dernière deux lois pouvant aider le Togo à se prémunir et  à  lutter  contre la corruption.

Le projet de loi autorisant la ratification de la « Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption», adopté à Maputo en Mozambique le 11 juillet 2003 et celui autorisant la ratification du protocole A/P3/12/01 sur « la lutte contre  la  corruption » signé à Dakar (Sénégal) le 21 décembre 2001 ont fait l’objet de vote au cours de la dernière plénière de la 1ère session de l’année 2009 de l’Assemblée Nationale.

Le premier texte de Maputo est une initiative  de l’UA. Elle s’est donnée comme tâche de s’attaquer aux causes profondes de la corruption et de mettre en œuvre, en priorité, une politique pénale commune pour protéger ses Etats membres contre le mal en adaptant des mesures législatives adéquates. La  conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des  Etats membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), consciente de l’ampleur et de l’impact du même fléau, a adopté le protocole de Dakar. Les Etats ouest- africains s’engagent ainsi à coopérer en vue de l’harmonisation et de la coordination des mécanismes efficaces pour prévenir, réprimer et éradiquer la corruption sous toutes ses formes d’une part, et promouvoir des lois nationales de lutte contre le fléau d’autre part. Ce texte s’appliquera chaque fois qu’un acte de corruption est commis ou a produit ses effets dans un Etat d’Afrique occidentale.

La corruption est un fléau qui compromet le respect de l’obligation de rendre compte et le principe de transparence dans la gestion des affaires publiques. Un Etat ne peut véritablement se développer sans une réelle politique de lutte contre la corruption ; ce sont les motifs qui ont de toute vraisemblance motivé les politiques togolais à adopter ces textes. Largement répandue aussi bien dans les administrations publiques que privées, la corruption, au Togo, a de graves répercussions sur les investissements, la croissance économique et démocratique, malgré les efforts déployés pour la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance.

Abdou Yêkini RADJI


Faciliter les transactions monétaires dans la sous-region : L’UEMOA inaugure sa carte bancaire

Trente quatre banques membres du GIM-UEMOA (Groupement interbancaire monétique de l’union économique monétaire ouest-africaine) dont quatre du Togo offrent l’interbancaire monétique a leur clientèle grâce à un nouveau produit dénommé « GIM-UEMOA».

Les populations togolaises ainsi que celles des Etats membres de l’espace UEMOA ont désormais la possibilité d’utiliser une carte bancaire  pour toutes leurs opérations  de retrait et de paiement  quel que soit le pays de l’espace communautaire dans lequel elles se trouvent. Ceci, grâce à la carte bancaire GIM-UEMOA lancée hier à Lomé. Cette carte, qui porte le label « GIM » est la concrétisation du vœu exprimé par les autorités de la BCEAO de doter les pays de l’UEMOA d’un système de paiement moderne, conforme aux normes internationales. A ce jour, quatre banques togolaises sont déjà connectées au réseau. Il s’agit de l’UTB (Union togolaise de banques, de la BTD (Banque togolaise de développement), de la BRS (Banque régionale de solidarité), et  d’Ecobank. Les clients de ces banques peuvent effectuer des transactions monétaires  aussi bien sur le plan national que  régional auprès des trente quatre banques actuellement connectées au CTMI (Centre de traitement  monétique interbanquaire) de L’UEMOA. L’interbancarité entre les établissements financiers, postaux et structure de micro-finance permet de garantir l’acceptabilité de moyens de paiement émis entre ces derniers dans les meilleures conditions de rapidité, de sécurité et de coût.

La carte bancaire sous-régionale sera également adossée  aux réseaux internationaux « Visa » et « Mastercard », ce qui permettra  aux membres du GIM-UEMOA de pouvoir également proposer à leurs clients des cartes co-marquées «GIM-Visa et GIM-Mastercard » pour les opérations internationales.

Abdou Yêkini RADJI


Présidentielle de 2010 au Togo : La réflexion autour de l’alternance gagne la société civile

Le Togo est l’un des rares pays africains où l’alternance au pouvoir ne s’est  pas encore opérée depuis l’avènement de la démocratie au début des années 1990. Des élections controversées aux résultats contestés en passant par les répressions des manifestations politiques,  la « Terre de nos aïeux » demeure le mauvais élève de la sous-région en matière des avancées démocratiques. Une situation qui inquiète  de plus en plus l’opinion nationale et a été au cœur d’une conférence-débat tenue la semaine dernière par la JUDA (Jeunesse unie pour la démocratie en Afrique) autour du thème « Election présidentielle de 2010 : l’alternance aura-t-elle lieu? ».  Il s’est agi pour cette organisation de la société civile de présenter les exigences nécessaires pour la tenue d’un scrutin crédible, acceptable par tous et de démontrer l’apport de la jeunesse togolaise à la réalisation de cet objectif.

Les acteurs politiques togolais semblent manquer de tactiques et de stratégies devant le régime en place, depuis bientôt 40 ans, pour offrir aux Togolais l’alternance au sommet de l’Etat. Et depuis, les Togolais vivent une psychose générale à l’approche des échéances électorales, surtout présidentielles. Pour l’animateur de cette causerie, Dossou Atchadé, Sociologue et président de l’Organisation pour la paix au service de la renaissance africaine (OPSRA), « il faut consacrer l’adhésion du Togo aux principes de la démocratie, c’est-à-dire à une gouvernance matérialisée par la participation des citoyens ». Cela tiendra compte nécessairement des caractères spécifiques des élections au Togo puis du rôle de la jeunesse, sans perdre de vue la contribution des acteurs de la société civile pour la publication et l’acceptation des vrais résultats des urnes au lendemain de 2010.

Ce qui peut créer l’alternance au Togo

Une élection, c’est une désignation par le peuple de personnes destinées à occuper une fonction politique, économique ou sociale. Il s’agit pour la population concernée de transférer par le vote, à des représentants choisis, une légitimité pour exercer le pouvoir attribué à la fonction ainsi occupée. Au Togo, l’essence de ce concept semble tout autre, bien que les élections soient régulièrement organisées. Pousser les togolais à expérimenter la vérité des urnes en 2010 sera d’abord, estime le sociologue Dossou Atchade, de   «prendre à cœur la question de la crédibilité du fichier électoral ». Cela suppose donc une liste électorale informatisée permettant d’évaluer le nombre exact d’électeurs, y compris le vote des agents des forces de l’ordre comme il se fait dans d’autres pays de la sous-région, le jour du scrutin. Un autre mécanisme qui retient aussi  l’attention du conférencier Atchade, c’est la dépolitisation de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Se référant à l’article 15 de l’actuel Code électoral qui précise que la CENI est composée de dix neuf membres dont cinq désignés par la mouvance présidentielle, dix par l’opposition, deux issus de la société civile et deux autres par le gouvernement sans voix délibérative, M. Dossou a expliqué la crise qui caractérise les CENI aux lendemains de chaque scrutin par le fait que les membres des partis politiques représentés travaillent non pas pour faire ressortir  la vérité des urnes mais plutôt pour l’intérêt de leur formation politique. Et la conséquence immédiate de cet état de chose est le désaccord sur les procédures à suivre et les accusations mutuelles dont sont souvent victimes les membres de la CENI. Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise en 2010, « il faut une CENI plus technique avec des compétences reconnues qu’une institution majoritairement politisée », suggère M. Atchadé.

Sur un autre plan important, le sociologue recommande la formation des agents électoraux et des représentants  des partis politiques. « Ils sont les maillons-clés de la mise en application du code électoral et des ses procédures électorales dans le cadre de la décentralisation », a-t-il ajouté. Par ailleurs, la question de la saisine de la Cour Constitutionnelle par les organisations de la société civile et de leur supervision des élections doivent être repensées. Le Togo fait partie de ces pays qui malheureusement n’ont pas inscrit une telle mesure dans les prérogatives de la Cour Constitutionnelle. Au Benin, au Mali et au Burkina Faso, cette instance destinée à dire le droit et à promouvoir la démocratie et les Droits Humains  peut être saisie par une organisation de la société civile dans le cadre d’un contentieux électoral. Dans les pays précités, la Cour Constitutionnelle déploie des délégués lors des scrutins dans tous les bureaux de vote, dans le but de disposer de son propre résultat et dire le droit au moment opportun. Cependant, remarque M. Atchade, la Cour Constitutionnelle togolaise manque de moyens et de matériels pour une telle disposition; mais cela ne pourrait être une excuse pour cette dernière pour faillir à son devoir.

« Lorsqu’on veut des élections transparentes comme le souhaitent bon nombre de togolais, il convient d’ouvrir tout le processus  de bout en bout aux autres acteurs électoraux, notamment la société civile, les médias dans leur ensemble, les observateurs nationaux qu’internationaux. Dans ces conditions, les résultats s’imposent à tous car la transparence n’a pas de tendance politique », fait observer le président de l’OPSRA. Ainsi faite, cette ouverture sera l’occasion d’une vérification et d’une contre- vérification des résultats des urnes en toute indépendance. Les scrutins fiables passent nécessairement aussi par la certification des bulletins de vote. Sur ce point, des mesures ont été prises par le gouvernement togolais lors des dernières législatives. Il s’est agi pour l’ensemble de la classe politique togolaise d’authentifier les bulletins de vote par des timbres spéciaux. Cette trouvaille, certes, est louable mais présente, à en croire le patron de l’OPSRA, quelques insuffisances et ne résoud pas la question de la fraude. Car d’après lui, les bulletins  peuvent être facilement transportés d’un centre à l’autre et échapper ainsi  à tout contrôle. Il  préconise alors que « les timbres soient spécifiques à chaque bureau de vote pour éviter que les malversations ne se reproduisent ». En d’autres termes, si les autorités togolaises optaient pour cette mesure, elles devront prévoir pour la prochaine présidentielle, 6.000 timbres spécifiques pour les 6.000 bureaux de votes.

Eviter la fraude et la corruption

Cette tâche, suggère le sociologue, incombe plus à la société civile et aux partis politiques désireux de faire de l’alternance politique au Togo une réalité. Cet état de chose résulte du manque de civisme, de formation adéquate fournie aux électeurs, aux agents électoraux et aux représentants des partis politiques qui se laissent facilement corrompre. C’est également précise-t-il, le fruit du refus de la société civile togolaise de jouer pleinement son rôle  lors des échéances électorales. Pour ce faire, il y a nécessité de pallier ces manquements

Si l’alternance devrait se matérialiser en 2010, la prise en compte et la mise en œuvre de toutes ces mesures précitées s’imposent. A quelle mobilisation de la société civile nationale et à quelle organisation doit-on s’attendre pour le respect de la vérité des urnes lors de la prochaine échéance ? « Telle doit être la réflexion majeure que tous doivent mener pour la victoire de la démocratie », a conclu M. Atchadé.

Joël KOUDJODJI


Campagne agricole 2009-2010 : L’ICAT finalise la stratégie et les dispositifs

Bien gérer la campagne agricole 2009-2010 par « la concertation et l’harmonisation des dispositifs pratiques », tel est le sujet d’une réunion technique tenue mardi dernier par l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT), au Centre Odesta-Fopadesc à Agoènyivé. Venus des différentes Régions du pays, les participants se sont penchés sur la campagne en cours dont dépendent les performances de l’agriculture : un secteur clé de l’économie togolaise.

Au terme de l’atelier, ce sont la vision et les moyens techniques à mettre en œuvre pour relancer la production agricole 2009-2010 qui ont été redéfinies. Pour atteindre cet objectif, l’ICAT bénéficie de  l’appui du gouvernement qui veut ainsi optimiser les rendements agricoles au Togo. Dans un premier temps, c’est l’accroissement des produits vivriers, principalement céréaliers, qui est prévu. Selon le directeur général de l’ICAT, Loro Odou Samson, « les céréales sont essentiellement visées afin de garantir la sécurité alimentaire au plan national et même envisager d’en faire des produits de rente ». M. Odou Samson a en outre indiqué que l’objectif pour la campagne précédente, 2008-2009, était d’assurer un stock de sécurité de 14.000 tonnes de céréales (maïs et riz). Au final et avec l’appui du gouvernement qui a mis à contribution une enveloppe de 2 milliards de f cfa, ce sont 12.000 tonnes de céréales qui ont été entreposées.

La deuxième étape de la stratégie consiste à mettre à la disposition des paysans togolais tous les facteurs de production et y faciliter leur accès. Il s’agit notamment des semences certifiées et des engrais. D’après le directeur de l’ICAT : « 30.000 tonnes de fertilisants Npk 15-15-15 et d’Urée sont déjà prévus et disponibles. Les agriculteurs bénéficieront également de toutes les dispositions techniques, des conseillers agricoles, des techniciens spécialisés sur les techniques d’épandage et les précautions à prendre pour le respect des doses d’engrais». Cette réunion s’est tenue après le 1er «Forum national des paysans» tenu en février dernier à Kara et l’atelier de validation de la campagne 2008-2009 qui ont fixé un plafond de la production agricole togolaise à 700.000 tonnes de céréales. Certains producteurs plus optimistes visent même le million de tonnes de récoltes céréalières à condition d’avoir une pluviométrie clémente. Selon Loro Odou Samson, les semences certifiées utilisées par les paysans sont produites par l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) « et ne sont nullement issues d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), car les autorités estiment que l’agriculture togolaise n’a pas besoin de ce type de semences dont on ne connaît pas exactement encore les conséquences sur les humains ».

Aristide HONYIGLO


Eliminatoires Can / Mondial 2010, l’après Togo-Cameroun : Les Lions Indomptables  choyés, les Eperviers à la réclamation

Après avoir ruminé la défaite à eux infligée par les Eperviers du Togo le 28 mars dernier à Accra, les autorités sportives camerounaises passent au concret. Ce concret se traduit par le renforcement du staff technique de la sélection des Lions Indomptables.

A trente jours de leur match contre le Maroc, les responsables du football camerounais ont donné quitus à un collectif d’entraîneurs-adjoints (Jean-Paul Akono, Michel Kaham, Martin Ndtoungou Mpilé, Jules Nyongha) pour épauler le sélectionneur Otto Pfister. Pour ce qui est du stage du mois de mai en Europe, il aura lieu à Bruxelles (Belgique) pour éviter de longs déplacements à l’équipe. En plus, les joueurs voyageront non plus en classe économique mais en classe affaires. Certains d’entre-eux, comme Samuel Eto’o, empruntaient la classe affaires mais se faisaient rembourser au tarif de la classe économique. Enfin, la prime de qualification de 3.000.000 f cfa par match gagné sera réévaluée. Une réévaluation qui en dit long par rapport au Togo où ce sont les joueurs eux-mêmes qui sont obligés de prendre les devants pour exiger que leurs efforts pour la qualification soient récompensés. En effet, dans un mémorandum envoyé fin avril au président de la FTF (Fédération Togolaise de Football), Rock Gnassingbé, les joueurs réclament un minimum de conditions claires pour la poursuite des éliminatoires et la qualification pour la CAN et le Mondial 2010. D’après nos sources, les joueurs demandent plus précisément l’ouverture de discussions autour des primes de qualification et de participation pour la CAN et le Mondial 2010. Une réclamation que certains acteurs du domaine sportif togolais ont jugée légitime, vu que c’est la question des primes qui a été à l’origine des nombreuses crises qu’a connues  le sport roi national ces trois dernières années.

Dans la foulée de ces décisions des dirigeants sportifs camerounais, il a été demandé et obtenu le report de 24 heures du match Cameroun – Maroc du 06 juin prochain. Ainsi donc, dans ce groupe A du dernier tour des éliminatoires CAN / Mondial 2010, le Gabon et le Togo s’affronteront pour le compte de la deuxième journée le 06 juin alors que les Lions Indomptables et les Lions de l’Atlas se retrouveront le dimanche 07 juin.

Gabin KOISSIDJIN

Golfe info 534 de lundi 4 mai 2009
Plus d’un mois après son congrès statutaire : L’Alliance toujours indécise pour 2010

Après avoir élu son président national le 22 mars dernier au cours de son premier congrès statutaire, l’Alliance vient de mettre en place les autres organes dirigeants du parti notamment le bureau exécutif et le comité politique. Ces structures vont préparer dans les prochains jours, la convention nationale  du parti, instance qui décidera de la participation  ou non de cette formation politique  au prochain scrutin présidentiel.

Première rencontre avec la presse depuis le dernier congrès statutaire tenu du 20 au 22 mars dernier, le parti politique de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Dahuku Péré, a présenté aux médias au cours de la semaine dernière son bureau exécutif et son comité politique. Composé de neuf membres qui s’ajoutent au président national, le bureau exécutif constitue avec les  présidents fédéraux et certaines personnalités désignées par le président, le comité politique.

Ces structures décisionnelles mises en place vont tenir  leurs premières réunions et organiser dans les prochains jours la convention nationale du parti qui statuera sur la participation ou non de l’Alliance à la course à la présidentielle de 2010.

Péré entretient le suspense

Ira ou ira pas à la présidentielle de 2010 ? Dahuku Péré et le siens remettent toujours à plus tard cette réponse. Restée silencieuse depuis les dernières élections législatives, l’Alliance multiplie ses sorties médiatiques depuis ces trois derniers mois. Une première rencontre avec les médias en février 2009 n’avait pu répondre à la question qu’elle a renvoyée au premier congrès statutaire. Ce dernier tenu un mois plus tard, renverra la question à la convention nationale dont la date  n’est toujours pas encore fixée.

D’après  certaines sources proches des responsables de cette formation politique, la question est en discussion au sein du bureau mais achoppe sur les moyens à mettre en œuvre pour faire face à cette échéance étant donné que « le parti n’a d’autres sources de financement que les cotisations des militants ». Une réalité plutôt rare au sein des partis politiques au  Togo. C’est donc dans le but d’innover cette façon de faire participer les militants à la vie de leur parti politique que l’Alliance attend de se voir solliciter par ses militants pour participer à cette élection. Ce qui risque d’être difficile pour cette formation selon certains analystes car pensent-ils,  « très peu de togolais croient encore en la politique pour s’y investir à fond ».

Par ailleurs, d’autres  observateurs estiment que le parti de Dahuku Péré, pour n’avoir réussi à élire aucun député à l’Assemblée nationale en octobre 2007, veut d’abord connaître l’issue des réformes politiques en cours et  les autres candidats à ce scrutin de 2010 avant de s’y  lancer. C’est en cela que, pour ne pas  rester trop en retrait, le parti a échelonné ses sorties  médiatiques dans le temps en renvoyant à chaque fois l’annonce de sa participation ou non à la prochaine occasion.

Toutefois à la dernière  conférence de presse en milieu de semaine  dernière le secrétaire général, Kpatha Assima a été très précis : « Si la convention décide de notre participation au prochain scrutin  présidentiel, nous  (l’Alliance) y serons ».

Sedjrawodo A. ADRY


Empêcher l’apparition de la grippe A/H1N1 au Togo : Le gouvernement affûte ses armes

Le gouvernement prend  des dispositions pour  éviter l’apparition de la grippe A/H1N1 au Togo. C’est ce qui ressort d’une conférence de presse animée jeudi 30 avril dernier par les Ministres  Komlan Mally de la Santé, et Kossi Messan Ewovor de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Cette rencontre avait pour objectif essentiel d’échanger avec les professionnels des médias sur l’évolution de ce virus afin de leur permettre de donner à la population des informations utiles à son sujet.

D’après le ministre Mally, les populations togolaises n’ont aucune raison de paniquer face à la menace de la grippe A/H1N1. Et pour cause, a-t-il indiqué, dès les premières informations sur le mal, les autorités ont pris un certain nombre de mesure pour empêcher qu’il n’atteigne le territoire national. Parmi ces dispositions figurent entre autres, la convocation de trois réunions du comité interministériel de lutte contre la grippe ; une rencontre d’échanges avec les autorités portuaires et aéroportuaires pour une évaluation de la situation ; le renforcement de la surveillance épidémiologique dans les formations sanitaires.

Par ailleurs, d’autres mesures  seront  prises dans les prochains jours afin de mener une lutte plus efficace contre ce virus. Il s’agit notamment du port obligatoire de masques par le personnel en service aux points d’entrée du Togo (aéroport, port autonome, les postes frontaliers terrestres) et le personnel des centres de référence pour la prise en charge des cas éventuels ; la fourniture de masques aux passagers débarquant et membres d’équipage   présentant des signes de suspicion ainsi que la sensibilisation des communautés à travers les médias et les agents de santé communautaire. Le renforcement des compétences des acteurs pour la surveillance et la prise en charge des cas est également l’une des mesures à mettre au programme de la lutte contre le virus de la grippe A/H1N1.

Etant donné qu’aucune recherche n’a encore prouvé avec précision que c’est le porc qui est à l’origine de la transmission de ce type de grippe, le gouvernement togolais n’envisage pas pour le moment prendre des dispositions à ce sujet. « Il n’y pas de mesures concernant l’interdiction de la viande de cet animal ( le porc) au Togo. Il n’y a certes pas de risque zéro, mais nous ne devons pas anticiper. Il faut savoir gérer les cas », a indiqué le ministre en charge de l’Elevage.

La grippe dite «porcine» est une infection sévère des voies respiratoires causée par  un virus influenza de type A dénommé virus A/H1N1. Il se retrouve non seulement chez les porcs, mais aussi chez les oiseaux sauvages, la volaille, les chevaux et les hommes. Les symptômes de cette grippe sont habituellement semblables aux symptômes de la grippe saisonnière c’est-à-dire, une poussée de fièvre soudaine de plus de 7 jours avec toux, écoulement du nez, mal de gorge, douleur musculaire, fatigue pouvant s’accompagner de diarrhée et de malaise  général. Généralement, la grippe A/H1N1 est transmise par contact direct ou par une proximité étroite avec les porcs. Des cas de transmission interhumaine se sont déjà produits dans le passé. La transmission actuelle est une transmission de ce genre. Ce virus ne se transmet pas en consommant la viande du  porc ou des produits dérivés de cet animal.

Rodolph TOMEGAH


Célébration de la fête du 1er mai 2009 au Togo : L’ISTT évoque un bilan inquiétant de l’Accord tripartite

Les travailleurs togolais étaient en fête vendredi dernier. Plusieurs manifestations ont marqué la célébration de la journée internationale de lutte des travailleurs dans tout le pays. A Lomé,  une grande marche de l’Intersyndicale regroupant le CGCT (Confédération générale des Travailleurs du Togo), la CNTT (Confédération nationale des travailleurs du Togo), la CSTT (Confédération syndicale des travailleurs du Togo), l’UGSL (Union générale des syndicats libres), l’UNSIT (Union nationale des syndicats indépendants du Togo) a eu pour point de chute le Palais des Congrès.  Au terme du défilée de sa parade urbaine, l’ISTT a fait le bilan  du protocole d’accord issu du dialogue social tripartite conclu avec le gouvernement depuis le 11 mai  2006. Il a ensuite remis au gouvernement, au nom de tous les travailleurs et travailleuses, actifs (ves) comme à la retraite, un cahier de doléances présentant des revendications urgentes.

D’après le porte-parole de l’Intersyndicale des travailleurs du Togo, le bilan du protocole d’accord issu du dialogue social tripartite est inquiétant. Et pour cause,  le protocole    tire à sa fin dans 10 jours et sur les 127 engagements pris, seulement 36 ont été tenus  soit un taux de réalisation de 28,34%. La question que se posent alors les  syndicalistes,                                                                                                                               est de se demander où et quand le Gouvernement  trouverait des moyens   pour satisfaire aux 91 engagements restants. « Les travailleurs sont autant plus inquiets du fait qu’ils continuent de vivoter au jour le jour  sans un lendemain prometteur », a-t-il ajouté. Devant cette grande attente,  Mathias Hlomador, porte-parole de l’ISTT  a fait  des recommandations  pressantes à l’endroit des autorités togolaises notamment l’organisation d’une  rencontre bilan du contenu du protocole d’accord, laquelle consisterait à une évaluation des résultats atteints en fonction des échéances fixées. Il s’agira aussi se situer les responsabilités au niveau des manquements au protocole, d’actualiser et prioriser les engagements et enfin fixer un autre délai d’exécution des engagements restants.

Des 36 engagements honorés par le gouvernement togolais vis-à-vis des travailleurs, citons                                                                  entre autres la revalorisation du SMIG et du SMAG, le maintien et l’assurance de la régularité                                                                       des salaires, l’étude sur le relèvement de l’âge d’admission à la retraite au Togo et aussi l’engagement du processus d’intégration des agents  temporaires. M. Hlomador juge qu’il reste donc encore beaucoup à faire  car                                       la situation des travailleurs se dégrade  de jour en jour et le phénomène de la vie chère se poursuit.

Abondant dans le même sens, le syndicaliste Gbikpi-Benissan a présenté au chef de l’Etat et à son gouvernement   un cahier de doléances comportant 19 revendications. Il s’agissait en particulier de  la révision immédiate de la grille indiciaire, le relèvement du SMIG et du SMAG à partir de l’étude effective du « panier de la ménagère », du paiement des arriérés de salaires des travailleurs de l’ICAT, de l’ITRA et des enseignants auxiliaires.

Il a également souhaité que les autorités togolaises résolvent les problèmes liés à la fermeture des sociétés d’Etat en cessation d’activité et le paiement de leurs droits aux travailleurs, conformément à l’engagement n° 118 du protocole d’Accord du dialogue  social  (OPAT, Hôtel de la Paix, Hôtel du 02 février, Togopharma, Togotex, SNI etc). M. Gbikpi-Bénissan a aussi évoqué la révision à la baisse du taux de dédouanement des véhicules privés et aussi le renforcement du contrôle effectif des prix et la baisse significative du prix des produits de 1ère nécessité comme  mesures participant d’une politique de lutte contre la vie chère.

Le ministre du travail Nicoue Broohm, dans sa réponse, a fait des promesses aux travailleurs. Il a surtout indiqué que toutes ces doléances et préoccupations feront l’objet d’une étude minutieuse. Il a par ailleurs précisé que des efforts seront faits par le gouvernement pour une mise en place  d’un forum comme souhaité par les travailleurs et patronat et syndicat. A en croire le ministre en charge de ce secteur, le gouvernement usera des voies et des moyens pour aplanir les divergences qui persistent face aux responsabilités des acteurs, relativement à l’apprentissage et la formation professionnelle. Il a en outre promis que les différents engagements du dialogue social seront finalisés. Le gouvernement a en somme pris bonne note des doléances dont le cahier a été remis au président Faure Gnassingbé.

Joël KOUDJODJI


Redynamiser l’éducation au Togo : Un réseau de journalistes apporte son grain de sel

« Utiliser les médias  pour résoudre le déficit  d’information en matière d’éducation au Togo ». Ainsi se résument les objectifs du Réseau Togolais des journalistes et communicateurs spécialisés en éducation (RJCE-TOGO) qui a inauguré  le 30 avril dernier  son nouveau siège, sis à côté de la pharmacie Lumen dans le quartier Todman. Cette inauguration a été réalisée avec l’appui de l’ONG Aide et Action. En se dotant de ce local, le réseau entend renforcer la couverture par les médias au profit des acteurs et partenaires éducatifs des questions d’éducation. Il compte ensuite oeuvrer pour une communication  effective  et permanente au profit de ce secteur et aussi redynamiser l’action médiatique  de l’éducation.

L’éducation étant primordiale et très importante en amont et en aval dans tout processus de développement d’un pays, « le RJCE-TOGO mènera des actions auprès des organismes traitant des  questions éducatives, et envisage aussi des formations dans des domaines spécialisés de l’éducation aux journalistes et communicateurs togolais en vue de leur implication pleine et entière dans cette dynamique », a déclaré  Marcel Toyi, président du Réseau. Il précisera ensuite que « le RJCE n’est pas un réseau de plus mais  une solution  à de multiples besoins soulevés par les acteurs et partenaires de ce secteur pour porter plus loin l’information  et situer le débat éducatif sur de grands enjeux ».   Pour Kossi Tinaka, représentant le ministre de la Communication et de la Culture, tout acte posé dans le sens de la promotion de l’éducation au Togo mérite d’être soutenu et encouragé. D’après lui, « cette nouvelle structure accordera  plus de chance à des enfants d’avoir une formation de qualité et par là, d’assurer la relève dans des meilleures conditions  à travers le pouvoir des médias, et à ce titre consolidera notre système éducatif au besoin ». Toutefois, le représentant du ministre de la Communication a souhaité que les  journalistes et communicateurs membres du RJCE-TOGO d’aident davantage les acteurs éducatifs  par la conjugaison de leurs génies et de leurs moyens pour pousser ces derniers à mieux s’investir dans ce secteur.

Le Réseau togolais des journalistes et communicateurs spécialisés en éducation compte une cinquantaine de membres et dispose  depuis sa création en mars 2007 de quatre points focaux sur toute l’étendue du territoire, notamment à Aného, à Kara et s’active à en installer un tout dernier à Sotouboua dans les prochains jours. Le réseau dispose par ailleurs d’un portail internet (www.rjcetogo.com) où toutes les informations relatives à l’éducation au Togo peuvent être consultées.

Joël KOUDJODJI


Célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2009 : Les médias togolais vont-ils enfin entamer leur mue?

Les années passent, la presse togolaise hésite toujours à progresser vers le véritable professionnalisme : ainsi peut-on résumer l’état des lieux du Pmt (Paysage médiatique togolais), à la faveur de la célébration de la 18ème édition de la « Journée mondiale de la liberté de la presse » placée cette année sous le thème « les possibilités qu’offrent les médias de favoriser le dialogue, la compréhension mutuelle et la réconciliation » par l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture). A l’heure où le Togo continue de se soumettre à sa cure anti sous-développement ambiant sur divers plans, la corporation des journalistes a, plus que jamais, l’occasion de s’auto-amender si elle veut réellement constituer un quatrième pouvoir !

Point n’est besoin de scruter à longueur de journées le Pmt pour recenser les maux dont souffrent les organes d’information qui le composent, car ces tares sont généralement inhérentes à la conceptualisation de l’information que livrent ces médias. Dans la presse privée locale, on peut citer le manque de formation du personnel, de matériel et d’infrastructures de travail adéquats, de conventions collectives, l’inféodation rotative à des politiques, des hommes d’affaires, ou encore des «groupes de pression» de la diaspora. Par ailleurs, dans cette corporation privée, les médias s’assimilent plus à des regroupements familiaux, régionaux voire claniques qu’à de véritables organes ou consortiums de presse. Beaucoup dans ce monde, il y a belle lurette, ne semblent avoir que cure de la phrase selon laquelle « la profession de journaliste est la plus accessible au Togo après le métier de conducteur de taxi-moto » !

Pendant ce temps, dans la presse d’Etat togolaise, on souffre aussi du défaut d’outils de travail à la pointe de la haute technologie, de la raréfaction de personnels ayant subi une formation professionnelle et surtout de la dépendance de cette catégorie de la presse locale vis-à-vis des institutions de l’Etat. Une dépendance qui garrotte encore ces médias à la partialité dans leur couverture et livraison de l’actualité nationale, sous-régionale, africaine et internationale. Et tranche singulièrement avec le comportement des structures médiatiques du même acabit dans d’autres Républiques ouest-africaines ! Bref, l’expression « entreprise de presse professionnelle » n’a pas encore été assimilée dans le Pmt, une «entreprise de presse » étant définie comme étant « une unité de production qui recherche, collecte, traite et vend l’information » à travers un ou des moyens de communication de masse. Cet état des lieux de la presse togolaise ne devrait pas, a priori, lui permettre de répondre à l’esprit et à la lettre du thème 2009 de la « Journée mondiale de la liberté de la presse » qui met un accent particulier sur « les possibilités qu’offrent les médias de favoriser le dialogue, la compréhension mutuelle et la réconciliation ». L’ouverture de façon professionnelle du débat autour de la thématique de la « réconciliation » devrait pourtant permettre aux Togolais et aux Togolaises qui s’entredéchirent depuis bientôt cinq décennies de poser une ébauche de solution sur le mal majeur dont souffre le Togo, le manque d’unité entre ses fils et filles.

Les ingrédients indispensables à une réelle mue de la presse togolaise ne lui font pourtant pas défaut. C’est plutôt la concrète volonté des différents acteurs du Pmt à instaurer une culture d’entreprise, de professionnalisme et surtout d’excellence qui tarde à prendre forme, car les compétences humaines et les ébauches de matériel professionnel de travail abondent au Togo. Nos confrères Noël Tadegnon (correspondant au Togo de l’Appa, Agence panafricaine de presse) et  Claudine Assiba Akakpo n’ont-ils pas, par exemple, été distingués respectivement dans des concours de presse panafricain et sous-régional l’année dernière ? Le Pmt ne compte-t-il pas parmi les plus prolifiques en Afrique occidentale, en dépit de l’exiguïté du marché publicitaire au Togo ? Seule la marche vers la mise en place de véritables entreprises de presse et viables peut ôter la gêne qu’ont les journalistes togolais à brandir des copies de leurs publications dans la sous-région, à la faveur de retrouvailles entre hommes de médias, les amener à partager, à ces mêmes occasions, sans aucune crainte d’essuyer des quolibets, des expériences professionnelles avec leurs confrères d’Afrique de l’ouest, du reste du continent africain et du reste du monde. Ce n’est qu’à la matérialisation de cet état d’esprit et de cette volonté atypiques que la prochaine répartition de l’aide de l’Etat à la presse servira d’appoint. Ne nous méprenons pas ; au Togo, comme dans bon nombre d’Etats ouest-africains, il est possible aux hommes de médias de vivre décemment de leur art, de leur métier, à défaut de rouler dans des Porsche comme en Occident. L’avènement de cette ère doit passer nécessairement par le nettoyage au « Karcher » des pratiques anti-professionnelles et de leurs architectes dans le Pmt. Cette révolution va s’avérer «douloureuse» mais le développement du Togo prôné par les politiques et réclamé quotidiennement par les populations passe aussi par cette mutation.

Edem GADEGBEKU


Football / Championnat national de première division : Maranatha confirme, Abou Ossé crée la sensation

Le trio de tête du championnat national de première division de football n’a pas changé à l’issue de la 11ème  journée disputée ce week-end. Toutefois, cette journée a enregistré une ribambelle de buts inscrits. La palme de la meilleure attaque est revenue à Abou Ossé d’Anié qui a créé la sensation en dominant en déplacement Togo Télécom par 4 buts à 1. Maranatha de Fiokpo continue sur sa bonne lancée et prend le meilleur sur Koroki Métété de Tchamba 2 buts à 1.

Deux matches avancés ont été joués samedi dernier. L’Etoile Filante de Lomé était aux prises avec l’USM (Union Sportive de Masséda). Ce sont les Bleus du centre commercial de Lomé, par l’entremise de Yawovi Atikpèh à la 88ème minute de jeu qui remportent la partie.

La seconde rencontre qui opposait l’AS Douanes à Kotoko de Lavié a tourné à l’avantage des hommes de Maurice Noutsoudjè sur la petite des marques, 1 à 0. L’unique réalisation de la partie a été l’œuvre de Yacoubou Sharif.

Au sein de la formation de Togo Télécom, plus rien ne semble aller. Les joueurs de Sow Baldé enregistrent leur quatrième défaite de rang à l’occasion de cet onzième chapitre. C’est Abou Ossé qui s’est chargé de remuer le couteau dans la plaie en écrasant son adversaire sur le score de 4 buts à 1. Aliou Moussaoudou (14ème), Napo Wuitcha (36ème) et Tchadjobo Mouhari aux 56ème et 60ème minutes ont consacré la victoire des Caïmans Fétiches d’Anié. La réduction de Togo Télécom a été la tâche de Bonda Bagna Baem sur penalty à la 70ème.

TAC (Tchaoudjo Athletic Club) a également dominé en déplacement l’AC Merlan sur le score de 3 buts à 1. Ibrahim Agoro réalise le doublé (29ème et 60ème) avant qu’Ouro-Mori Mamadou ne confirme la domination de TAC. Damigou Lamboni a réussi toutefois à sauver l’honneur pour son équipe à la 90ème minute.

A Tsévié, Dyto domine Togo Port par 2 buts à 1. Edem Towodjo et Salami Wassiou pour les militaires et Abraham Akpagli pour Togo Port ont été  les buteurs de cette rencontre. C’est sur le même score que le leader Maranatha est venu à bout de Koroki. Abass Boundjou (7ème) et Daouda Alassani (12ème) sont les buteurs des Messagers, tandis qu’Oblité Mensa marquait contre son  camp pour Koroki.

Le match Gomido-Foadan a permis aux Show Boys de Kpalimé de garder leur invincibilité dans la compétition. Ouattara Oumar aux 28ème et 66ème minutes et Zakari Omorou (90ème) ont  donné la victoire à leur équipe. La seule rencontre de cette journée qui n’a connu ni vainqueur ni vaincu a été celle qui a opposé à Bafilo, Sémassi à ASKO de Kara.

Les incidences de cet onzième acte sur le classement général sont comme suit : le trio de tête est toujours conduit par Maranatha qui totalise 24 points. ASKO et Kotoko avec le même nombre de points (20) sont 2ème et 3ème. Gomido demeure au pied du podium avec 19 points, suivi de l’Etoile Filante avec 17 points. Abou Ossé réalise une bonne opération et se positionne 6ème avec 15 points.

La zone de  relégation est emmenée par Koroki 13ème avec 10 points. Suivent Togo Télécom et Foadan. L’AC Merlan s’accroche à la dernière place avec 7 points.

Steven LAVON


Célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse : Victoire de média FC du Togo sur Metro TV du Ghana

Un match international amical de football a regroupé samedi dernier à Lomé, l’équipe des journalistes du Togo, Média FC, et son homologue de Metro TV du Ghana. Cette rencontre qui s’inscrivait dans le cadre de la journée  mondiale de la liberté de la presse célébrée hier a tourné à l’avantage des locaux, vainqueurs par 2 buts à 1.

Ce sont les Togolais avides d’en finir rapidement avec leurs adversaires qui se créent la première occasion de la rencontre dès la 2ème minute de jeu par Samuel Zunyeto qui manque le cadre. Quelques instants plus tard, le même joueur, bien servi en profondeur par Steven Lavon bute sur le portier ghanéen. Etouffés dans le rond central, les Ghanéens peinent à trouver leurs marques et le gardien Magloire de Média FC passe un après-midi tranquille dans sa cage. Cette domination stérile sera de courte durée puisqu’à la 20ème minute, le très remuant Samuel Zunyeto hérite d’une balle de son compère d’attaque Stéphane Atigossou et ouvre le score. C’est avec cette avance d’un but que les deux formations sont allées à la pause.

Les consignes du staff ghanéen payent très vite; 3 minutes après la reprise, ses poulains obtiennent un penalty qu’ils transforment sans difficulté. Cette réduction du score va relancer la partie. Le capitaine Rodrigue Iko et ses partenaires de Média FC reprennent les débats en main et obtiennent à leur tour un penalty suite à un tacle irrégulier sur Stéphane Atigossou dans la surface de réparation. Les Ghanéens contestent la décision de l’arbitre qui expulse l’un d’entre eux après que ce dernier ait saisi et jeté le carton jaune qui lui a été attribué. Malgré l’arrêt momentané de la rencontre dû à cet incident, Gros Dogbo transforme le coup de pied de réparation et donne l’avantage aux siens. L’entrée en jeu de Donald Haliyaki et ses multiples occasions  n’ont pas changé la donne. Les Togolais remportent le match sur ce score de 2 buts à 1.

Steven LAVON

 
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