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Forum N°456 du 18 mai 2009
La candidature unique de l’Opposition refait surface au détriment des réformes

Pour mettre un terme définitif aux nombreuses spéculations fantaisistes sur la date de la prochaine élection présidentielle, la Cour Constitutionnelle togolaise a publié la semaine dernière, un communiqué officiel fixant la tenue du scrutin entre le 18 février et le 5 mars 2010. La Cour Constitutionnelle a rendu cet avis en se fondant sur la date de prise de fonction de l’actuel Président de République (le 4 mai 2005, date de prestation de serment) et sur les dispositions de l’article 61 de la Constitution qui dispose que « Le scrutin est ouvert sur convocation du corps électoral par décret pris en conseil des ministres soixante (60) jours au moins et soixante quinze (75) jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

Rappelons que quelques personnalités ont déjà annoncé leur intention de se présenter à cette élection. Il s’agit de Messieurs Nicolas Lawson (homme d’affaires et chef de parti), Agbéyomé Kodjo (Ancien Premier Ministre, ancien Président de l’Assemblée Nationale, chef de parti), Koffi Yamgnane (Togolais d’origine, Ancien Secrétaire d’Etat français sous François Mitterrand), Augustin Adewola Hospice Coco (homme d’affaires, sans parti politique). L’Union des Forces de Changement (UFC, principal parti d’opposition) a désigné son candidat en la personne de son président, Gilchrist Olympio.

Selon toute probabilité, l’actuel Président de la République, M. Faure Gnassingbé sera candidat à sa propre succession. On murmure également le nom de Maître Yawovi Agboyibo pour défendre les couleurs du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), le parti dont il est le président d’honneur de même que Léopold pour la CDPA, ainsi que plusieurs d’autres qui se déclareront à l’approche de la date du scrutin.

C’est dans ce contexte que, des voix commencent à s’élever pour préconiser, comme en 2005, une candidature unique de l’opposition pour le scrutin de 2010. Maître Yawovi Agboyibo a été le premier à tirer la sonnette d’alarme. « La victoire de l’opposition à l’élection présidentielle de 2010 au Togo passe nécessairement par la désignation d’un candidat unique », a-t-il indiqué. Il convient de rappeler que Maître Agboyibo avait été en 2005 le Porte-parole de la Coalition de partis politiques ayant soutenu la candidature de M. Emmanuel Akitani-Bob.

Malgré son retrait de la présidence du CAR, Maître Agboyibo reste l’un des hommes politiques les plus en vue du Togo. Selon lui, la désignation du candidat unique de l’opposition est le passage incontournable pour gagner en 2010. « Tout le monde le dit. Il faut qu’en 2010, l’opposition fasse en sorte qu’elle ait un seul candidat. Pour l’instant, si on laisse la démarche à adopter pour y arriver aux seuls politiques, le problème serait insoluble », a-t-il indiqué.

Maître Agboyibo pense que c’est à la population elle-même d’avoir un comportement qui rende possible la candidature unique. « Le dernier mot revient à la population. Si le peuple reste dans l’ambiguïté ou continue à regarder dans des directions erronées, on aura encore des difficultés à avoir ce candidat unique qui est le passage incontournable pour gagner en 2010 », a-t-il souligné avant d’ajouter : « Nous avons l’obligation de nous battre, de nous entendre et de faire en sorte qu’on soit uni, afin de rendre possible l’alternance en 2010 ». Il a conclu en indiquant comme nous le soulignions dans nos précédentes parutions, que « Nous ne pouvons pas arriver à un candidat unique si les uns et les autres restent fixés sur leur position, si l’on met l’intérêt de son parti avant les préoccupations de nos populations ».

Emboîtant le pas au CAR, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) de Maître Tchessa Abi, à l’occasion de sa journée de réflexion du samedi 9 Mai 2009, a relevé les difficultés de l’opposition à s’imposer au pouvoir en place comme une force politique et appelé ouvertement à l’union de l’opposition togolaise dans la perspective de la présidentielle de 2010. Le PSR a été, en 2005, membre de la Coalition de l’Opposition unie avant d’en être exclue pour une prétendue «connivence avec le RPT».

Difficile aujourd’hui de dire avec certitude, si ces annonces d’intentions sont feintes ou sincères. Il y a encore seulement quelques jours, le CAR de Maître Agboyibo soutenait mordicus que cette fois-ci, c’est à l’UFC de lui renvoyer l’ascenseur en soutenant son candidat. Fort de sa grande popularité, l’UFC considère au contraire que cette fois-ci, le CAR devrait se battre à ses côtés pour faire passer la candidature de Gilchrist Olympio, le seul candidat capable de battre Faure Gnassingbé.

Arithmétiquement, une Coalition limitée à l’UFC et au CAR suffirait pour battre le candidat du RPT à moins que Faure se démarque systématiquement du vieux système agonisant aux pratiques nauséabondes vomies par le peuple. Aux législatives d’octobre 2007, les deux partis réunis avaient totalisé 1.059.725 voix contre 922.636 au RPT. A elle seule, l’UFC avait obtenu 867.507 voix. Si l’on ajoutait à ces voix, les bulletins frauduleusement invalidés, l’UFC seule, dépasse largement et de très loin, le RPT. L’UFC et le CAR avaient conclu une alliance début février autour du principe de la candidature unique à l’élection présidentielle de 2010.

En politique, les choses qui peuvent paraître simples, le sont très rarement. Il n’est pas certain qu’un candidat unique UFC-CAR totalise plus de voix que Faure Gnassingbé. Celui-ci pourrait bénéficier des voix d’autres partis d’opposition, naguère membres très actifs de la Coalition, mais aujourd’hui plus proches de la majorité présidentielle que de l’Opposition parlementaire UFC-CAR.

En 2005, l’idée de la candidature unique de l’opposition avait fini par s’imposer d’elle-même. Les partis de la Coalition avaient d’abord commencé à s’unir contre le coup d’Etat du 5 Février 2005 perpétré par les Généraux au profit de Faure Gnassingbé. La mobilisation ayant réussi à contraindre Faure Gnassingbé à la démission, la candidature unique s’était imposée d’elle-même comme la seule façon de porter l’estocade au régime RPT.

Cette stratégie unitaire avait permis d’infliger une humiliante défaite au RPT, contraignant ce dernier à négocier l’Accord politique Global qui a légitimé son pouvoir. Tout le monde sait aujourd’hui que le Candidat du parti au pouvoir doit son titre de Président de la République plus à l’APG qu’à l’élection présidentielle de 2005 puisque ce système a démontré les limites de sa politique.

Le principal problème de la candidature unique de l’Opposition, c’est l’UFC et plus précisément Gilchrist Olympio. Malgré 1998, 2003, 2005 et 2007, le Président national de l’UFC et les siens ont toujours et encore du mal à comprendre que la popularité dont ils jouissent leur permet sans doute de gagner les élections dans les urnes, mais n’a jamais été suffisante pour gagner sur le papier et encore moins suffisante pour conquérir le pouvoir. D’aucuns pensent qu’il y a des hommes (Francois Boko, Agbéyomé Kodjo, Yves Ekoué Amaizo, et d’autres encore qui peuvent faire une transition valable pour le leader de l’UFC). qui maîtrisent des réseaux politiques extérieurs et qui peuvent se faire accepter par l’armée sans toutefois être une marionnette entre ses mains  et qu’il suffit de les accompagner avec le facteur popularité pour que le pouvoir change de main pour devenir plus démocratique en attendant une perfection, la démocratie étant une conquête de tous les jours. Mais là où le bât blesse est que le parti qui pourrait apporter  sa pierre qu’est l’adhésion populaire,  à l’érection de cet édifice démocratique, l’UFC,  éprouve d’énormes difficultés à traiter les autres partis de l’opposition en véritables partenaires et à se départir d’un comportement hégémonique fait d’arrogance et de mépris pour les autres, exactement les mêmes reproches que l’opposition a toujours adressées au RPT.

La faible propension de l’UFC et de Gilchrist Olympio à l’humilité et au respect des autres a été le principal facteur de l’échec de la dynamique unitaire de 2005. La gestion solitaire de l’après –élection par Gilchrist Olympio continue encore de faire grincer des dents. 

Afin de ne pas retomber dans les mêmes écueils qu’en 2005, certains pensent que, plus que la candidature unique, il y a aujourd’hui, des sujets plus importants, des thèmes plus mobilisateurs et plus rassembleurs sur lesquels l’Opposition devrait focaliser ses énergies.

Il s’agit en premier lieu, des réformes institutionnelles et constitutionnelles et ensuite, de toute l’organisation de la vigilance électorale. Il est, en effet, temps pour que l’opposition accentue la pression sur le RPT afin que la Constitution togolaise soit purgée des modifications unilatérales que l’Assemblée RPT y a introduites en 2002.

A ce jour, la qualification de Gilchrist Olympio pour la présidentielle de 2010 n’est pas garantie. Puisque les dispositions qui avaient motivé le rejet de sa candidature en 2003 et 2005 sont toujours inscrites dans la Constitution. Contrairement à ce qui se colporte, le RPT et son système n’entendent rien faire pour favoriser la candidature de Gilchrist Olympio. « Si Faure n’est pas prêt à céder le pouvoir à son propre frère, ce n’est pas à Gilchrist Olympio qu’il va le céder », a affirmé le confrère Jean-Baptiste Placca sur la chaine TV5.

La Constitution donne la possibilité à 500.000 électeurs représentant plus de la moitié des préfectures d’initier un référendum d’initiative populaire sur un texte identique. L’Opposition rassemblée autour du thème des réformes constitutionnelles et institutionnelles peut réunir le nombre de signatures nécessaires pour initier un référendum d’initiative populaire sur les réformes et imposer au RPT et à la communauté internationale, le retour pur et simple à la version initiale de la Constitution telle qu’elle avait été adoptée par référendum par plus de 90% des électeurs togolais en 1992.

Si, en 2005 la défaite du RPT avait été aussi flagrante, c’est grâce à un dispositif informatique exceptionnel mis au point par le Professeur Gnininvi et Antoine Folly, alimenté par un réseau efficace de collecte des résultats. Ce n’est pas pour rien qu’en 2005, le RPT avait refusé un nouveau décompte des bulletins. Pour tromper la vigilance du RPT, un centre informatique fictif avait été installé en plein centre ville de Lomé. Des éléments armés avaient alors été envoyés par le pouvoir pour détruire ce centre et emporter des ordinateurs qui, en fait, n’étaient que des leurres. Certains militaires tout joyeux, avaient même emportés à leur domicile, les écrans d’ordinateurs croyant avoir mis la main sur des postes téléviseurs.

C’est cette vigilance électorale exceptionnelle qui avait permis à l’opposition de convaincre la communauté internationale de la victoire du candidat de l’opposition, laquelle communauté internationale a sauvé la face du parti au pouvoir en lui imposant des négociations avec l’opposition.

Si, comme elle l’avait prévu, l’opposition avait maintenu en vie la Coalition jusqu’aux législatives et mis au point les mêmes dispositifs de vigilance électorale, elle n’aurait certainement pas perdu les élections législatives de 2007. L’absence de dispositifs de vigilance électorale et la grande facilité laissée au RPT pour « acheter » les représentants de l’Opposition dans les bureaux de vote surtout dans la partie septentrionale du pays, ont abouti aux résultats que nous connaissons aujourd’hui pour les élections législatives. En l’absence de preuves irréfutables de fraudes électorales, tout le monde a été contraint de reconnaître que les élections législatives de 2007 se sont déroulées dans la transparence et l’équité la plus totale.

Il est difficile de donner tort à ceux qui pensent que l’opposition devra, au moins dans un premier temps, se focaliser plus sur les questions cruciales des réformes constitutionnelles et institutionnelles et de l’organisation de la vigilance électorale que sur celle de la candidature unique. Même si les obstacles qui bloquent la candidature unique de l’opposition (nous en parlerons dans notre prochaine parution) ne sont pas insurmontables, il sera difficile de les lever du jour au lendemain. En attendant, le temps qui passe ne joue pas en faveur des nécessaires réformes en vue d’une élection présidentielle ouverte, transparente, démocratique et surtout non violente.

Dimas DZIKODO


Remaniement ministériel et affectations au sein des FAT : Purge stratégique et repositionnement des fidèles

Suite à la fameuse affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat et les remous que cela a suscité au sein des FAT, des sources dignes de foi avaient fait cas de l’imminence d’une « purge stratégique» dans la Grande Muette. Depuis hier nuit,  ce qui était une rumeur est devenue une clameur en fait, une réalité.

Ainsi le Général Zakari Nandja, chef d’état major général des FAT, est désormais nommé ministre d’Etat, ministre  de l’Hydraulique, de l’Assainissement et  des Eaux.  Le Général de brigade aérienne   Essofa Ayeva,   jusque là Directeur de cabinet de la Présidence de la République, est désormais le nouveau Chef d’Etat major général de l’armée. Le Colonel Bali Wiyao  précédemment Commandant  du Régiment commando de la Garde présidentielle (RCGP) devient chef d’Etat major de l’armée de terre en remplacement du Général Béréna Gnakoudè qui n’a pas connu une nouvelle affectation pour ne pas dire mis au placard.

Pour plusieurs observateurs, ce jeu de chaise  musicale cache mal  le malaise qui règne actuellement dans la Grande Muette et apparemment,  ceux des officiers supérieurs qui ne sont plus « rassurants » et « sûrs » aux yeux du pouvoir  ont été purement et simplement écartés. Ainsi le Général Nandja Zakari s’est vu éloigné de l’armée pour un strapontin artificiellement créé pour la circonstance, dans le gouvernement Houngbo lui qui refusait le poste présidentielle à lui proposé par certains ténors de la Françafrique lors de la succession du Gal Eyadèma.  D’après plusieurs sources,   il devrait partir à la retraite en décembre prochain.  Mais, d’après les mêmes sources, il serait  jugé  trop « militaire de bureau » et surtout  soupçonné, tout comme son « mon pays » à la retraite, le Gal Bonfoh,  d’une certaine affection pour  Koffi Yamgnane, leur « frère ethnique » de Bassar,  qui a déclaré sa candidature à la présidentielle de 2010. Pour ce faire, il faut vite l’éloigner de « la chose militaire » et surtout  annihiler  cette prétendue « mainmise Bassar » sur les FAT, pour, comme cela se dit là-bas, « en cas de qu’est-ce qu’il y a » !

Quant au Général  Essofa Ayeva    présenté comme l’homme sûr du moment dans le sérail, il a pris les commandes des FAT  et cette  promotion constitue à n’en point douter un clin d’œil incisif vers  les Tem-Kotokoli qui sont « boutés »  du gouvernement depuis le dernier remaniement.

Le Général Béréna Gnakoudè  limogé de son poste de chef d’Etat major de l’armée de terre aurait  payé, d’après toujours les indiscrétions,  sa supposée amitié  pour Kpatcha Gnassingbé et son opposition au limogeage de Rock Gnassingbé du commandement  du RBRA lorsque les faucons du régime avaient voulu profiter de l’ambiance délétère née des événements du 12 avril pour régler des comptes à « l’autre frère » en le remplaçant par le Commandant Yodi de l’Escadron blindé du RCGP.

Reste à savoir si ces nouvelles affectations  vont ramener la sérénité dans la Grande Muette. On se souvient de cette alarmante information faisant cas de distribution de tracts dans les casernes jusque dans les locaux de l’Etat major général des FAT.  Dans tous les cas la fameuse affaire Kpatcha Gnassingbé n’a pas fini de faire des vagues et d’autres repositionnements stratégiques ne sont pas exclus dans les jours à venir.

F. S


Cour Suprême: Affaire UNIPARK C/ BANAMBA SA Entre l’intérêt et le droit

Le Port Autonome de Lomé dans son processus de privatisation des aires de stationnement dans la zone portuaire a signé des contrats de cession avec plusieurs sociétés dont la Société Banamba. Cette dernière a rétrocédé le domaine à exploiter à la Société UNIPARK, qui à son tour l’a cédé à une tierce société qui est devenue une concurrente à Banamba. A la fin du contrat, un désaccord était intervenu entre Banamba et UNIPARK. L’affaire a été introduite en justice en première instance, puis a évolué en appel et enfin à la Cour Suprême sous la présidence de Monsieur Tékoe. Elle a tramé plusieurs mois et le Président d’alors est admis à la retraite en ce début d’année 2009 sans que l’affaire ne soit tranchée.

Monsieur PETCHELEBIA Abalo, nouveau Président de la Cour Suprême a rendu publique le 03 avril dernier, une ordonnance de rétraction du sursis à exécution qui frappait l’arrêt rendu par la Cour d’Appel de Lomé en 2007 dans le litige qui oppose la Société UNIPARK à la Société Banamba.

Le sursis en question permettait à la Société Banamba d’exploiter depuis le mois de mars 2008 le Parc qu’elle avait repris à la Société UNIPARK à la fin du contrat qui les liait.

Depuis l’établissement des faits, aucun nouveau élément n’est ajouté au dossier toujours en cours de procédure, mais le nouveau Président de la Cour Suprême a sauté le sursis et Monsieur Marc Antoine s’est emparé du Parc au moment où l’affaire n’est pas définitivement tranchée par la Justice.

Pourquoi M. Petchelebia ABALO a sauté le sursis rendu par son prédécesseur plus d’un an après ? A-t-il eu le compte rendu lors de la passation ? Sur quels nouveaux éléments s’est-il base pour en arriver la ? A-t-il été corrompu? Si on admet que la première définition du mot corruption qui remonte au 12e Siècle veut dire : « altération de la substance par décomposition, son deuxième sens évoque une altération du jugement, du goût, du langage etc .... », sur le plan moral, la corruption renvoie à l’avilissement, à la démoralisation, à la perversion, à la souillure, aux tares, aux vices, à la décadence, à la déliquescence et au dérèglement. Bref, une définition plus familière de la corruption s’explique par les moyens pour faire agir quelqu’un contre son devoir, contre sa conscience.

Les autorités reconnaissent que la Justice togolaise a des problèmes. Depuis plusieurs mois on parle des reformes de la Justice et deux interrogations viennent à l’esprit : la Justice existe-t-elle pour piétiner les justiciables ou pour réparer les torts? Cette réforme se fera-t-elle avec les mêmes hommes (Magistrats)? Dans la terminologie juridique la corruption est l’agissement par lequel une personne investie d’une fonction déterminée, publique ou privée sollicite ou accepte un don, une offre ou une promesse en vue d’accomplir, retarder ou omettre un acte entrant dans le cadre de ses fonctions. Elle explique clairement la violation par le coupable des devoirs de sa charge.

Aux dernières nouvelles nous avons appris que c’est Marc Antoine, Consul de Suisse et Directeur général de la société Cotec qui rend la vie difficile aux importateurs de véhicules d’occasion et autres qui est le maître des lieux.

A-t-il corrompu pour devenir le nouveau maître des lieux? Que cherche-t-il encore dans ce dossier? Qui sont derrière lui ? Quelle relation a-t-il avec le nouveau président de la Cour Suprême ?

Si on désigne par corruption active les agissements par lesquels un tiers obtient ou s’efforce d’obtenir moyennant des dons ou des promesses d’une personne chargée d’une fonction publique ou privée qu’elle accomplisse un acte de sa fonction ou un acte facilité par cette fonction, le coupable est un corrupteur. Il ne faut pas se voiler la face, le corrompu et le corrupteur sont tous deux des acteurs de la corruption.

Si la Cour Suprême pose des actes qui frisent l’arbitraire et l’intérêt, l’image de notre Justice est en péril et le pays est en danger. Il est vrai que depuis une dizaine d’années notre pays a connu et connaît des coupures d’électricité à Lomé et à l’intérieur du pays.

Si dans un village situé à plus quatre cent kilomètres de Lomé, l’on peut avoir de l’électricité vingt-quatre heures sur vingt-quatre à cause d’un don, il est alors confirmé qu’on ne peut jamais dire le droit où il faut et quand il faut. Aragon disait : « Si les empires, les grades, les places ne s’obtenaient pas par la corruption, si les honneurs purs n’étaient achetés qu’au prix du mérite, que des gens qui sont nus seraient couverts, que des gens qui, commandent seraient commandes».

Des moyens peu orthodoxes ont été déployés pour détruire la Société Banamba et au nom de l’interet, elle a été sacrifiée. Ainsi, Monsieur Marc Antoine s’est accaparé du parc UNIPARK et l’exploite comme bon lui semble.

Ces utilisateurs de moyens obscurs oublient qu’aucun homme n’est assez riche pour racheter son propre passé.  A suivre ...

F.S.


De l’Affaire Kpatcha à la  Présidentielle 2010 : L’opposition et le peuple sont tacitement prévenus

La présidentielle de 2010, ce n’est plus qu’une question de mois et dans les Etats-majors de partis politiques, on affûte les armes. Au Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), plutôt du côté de Faure Gnassingbé, on semble déjà ménager sa monture. L’opposition et le peuple qui attendent de voir enfin réalisée l’alternance au Togo en 2010 risquent alors de ne pas avoir une partie facile, et le « Leader nouveau » en donne déjà les couleurs à travers le traitement de l’affaire Kpatcha.

Rigueur extrême et jusqu’au-boutisme étonnant

L’entourage du Chef de l’Etat fait preuve dans ce dossier d’une fermeté surprenante. L’opinion arrive à peine à s’expliquer que le linge sale n’ait pas pu être lavé en famille, si tant est que les faits reprochés au député sont fondés. Les Togolais voudraient bien croire que cette affaire n’est pas un pur montage pour éliminer un concurrent sérieux au trône en 2010, comme l’insinuent les révélations depuis quelques temps. Mais la rigueur et le jusqu’au-boutisme dont fait preuve ceux qui entourent Faure Gnassingbé en dissuadent plus d’un.

Ce qui s’est passé la nuit du 12 au 13 avril 2009 bat en brèche l’argument d’enquête préliminaire avancé par le Procureur de la République. On a tout simplement voulu attenter à la vie du député, et ç’aurait été chose faite depuis cette nuit pascale, s’il n’y avait pas au commandement du Régiment Blindé de Reconnaissance et d’Appui (RBRA) un autre rejeton du Père nommé Rock. Les chefs d’inculpation d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de rébellion et de groupement de malfaiteurs autorisent-ils à utiliser la solution extrême ? Non contents d’avoir raté le coche, les détracteurs du député se sont pris d’une autre manière. Kpatcha sera appréhendé trois (03) jours plus tard et, pour contourner l’obstacle que constitue l’immunité parlementaire dont il bénéficie, l’argument massue a été tout trouvé : le flagrant délit. Faure Gnassingbé, dans son allocution à l’endroit de la Nation le 17 avril, a requis, contre toute attente, la fermeté à l’égard de son demi-frère et ses complices. Décidés à le clouer aux piloris, ses détracteurs n’éprouvent aucun remords et créent un scandale juridique en instruisant un flagrant délit. Une nouvelle jurisprudence en somme!

L’entourage de Faure est apparemment disposé à aller au bout, au risque même de se mettre  à dos toute la famille. Au-delà de Kpatcha, d’autres membres de la famille Gnassingbé sont aussi mis aux arrêts. Ils seraient une demi-dizaine selon les sources. Le chef de l’Etat fait preuve d’un jusqu’au-boutisme qui doit être apprécié à sa juste valeur dans le cadre de l’échéance électorale qui pointe à l’horizon.

Un avertissement tacite à l’opposition et au peuple

La présidentielle de l’année prochaine, l’opposition démocratique la conçoit comme le scrutin de la dernière chance et veut s’y investir entièrement. Le peuple qui a toujours vu l’échéance de l’alternance au Togo retardée depuis plus d’une décennie y voit une aubaine pour sa réalisation. Mais ils doivent compter avec Faure Gnassingbé. « Si les proches de Faure sont capables d’attenter à la vie de son demi-frère et se mettre à dos toute sa famille, que ne ferait-on pas subir au peuple d’anonymes pour conserver le pouvoir dans le giron du RPT? », s’inquiétait un dirigeant de l’UFC.

          Ces propos ne traduisent que trop bien la situation délicate engendrée par cette affaire, le drame latent de 2010. Qu’est-ce qui peut bien retenir Faure de mettre à contribution les hommes en arme pour une autre « pacification » en 2010 ? Au regard de la fermeté dont il fait preuve dans ce dossier Kpatcha, on ne voit pas le sacrifice qui serait trop grand pour lui, quand il s’agira de conserver le pouvoir. Tous les moyens seront bons pour ce faire. Les jeunes qui seraient tentés de descendre dans les rues soi-disant pour défendre leurs suffrages ne le feraient qu’à leur risque et péril. Les souvenirs d’avril 2005 sont encore vivaces dans les mémoires. Faure a marché dans le sang et sur le crâne d’entre 500 et 1000 Togolais pour débarquer sur le trône. 5000 compatriotes ont été blessés et 60.000 Togolais autres envoyés voir ailleurs. Déjà la présidentielle de l’année prochaine est partie sur de mauvaises bases. Les discussions sont dans l’impasse au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC), et Dieu seul sait quand les préparatifs vont reprendre.

Même si on ne l’affirme pas, la fermeté et le jusqu’au-boutisme affichés par Faure Gnassingbé ne sont qu’un avertissement tacite à l’égard de l’opposition et du peuple assoiffés d’alternance. Le RPT lance ainsi le message qu’il est capable de tout pour conserver le pouvoir de son chef !

T. Shalom


Faure inaugure 145 km de pistes rurales aménagées dans le Wawa

            Soulagement dans la préfecture de Wawa et dans la sous-préfecture d’Akébou. Les producteurs de café-cacao de ces zones peuvent se frotter les mains. Ils viennent de bénéficier de la réhabilitation de 145 km de pistes rurales dont l’inauguration a été faite vendredi dernier par le Chef de l’Etat.

            Désormais, les champs de café-cacao situés à Mangoassé, à Teteke, à Mango ou à Bronfou (dans la zone de Badou) ne sont plus coupés du reste du Togo. L’obstacle vient d’être levé. Les pistes rurales qui y mènent et que l’état défectueux rendait impraticables et dangereuses viennent d’être aménagées. Les productions peuvent aisément être transportées vers les zones urbaines (Badou, Atakpamé puis Lomé) pour exploitation.

          A la réception des travaux par l’Etat togolais vendredi dernier, une colonne de véhicules d’une délégation gouvernementale et diplomatique parcouru une partie de l’ouvrage. Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé qui, à cette veille de la présidentielle a interrompu tant soit peu ses multiples voyages à l’extérieur, y était également en compagnie de quelques ministres dont celui de la Coopération et du Développement Gilbert Bawara et celui du Développement à la base, Victorine Dogbé. Une équipe de la Délégation de l’Union européenne et de la cellule de coordination du fonds Stabex (90-94) conduite par le chargé du développement Antonio Legreco faisait partie de la ribambelle d’Hommes en veste et cravate, encadrés par des militaires lourdement armés, qui s’est déplacée dans cette partie Nord-Ouest de la région des Plateaux.

          Ils sont venus ensembles, mais chacun avait sa petite idée de la visite. Pour Legreco, il s’agit certainement de venir voir ce à quoi ont servi les 731 289 205 FCFA (c’est le coût total de l’ouvrage) gracieusement offerts par ses concitoyens européens au Togo à travers le Fonds Européen de Développement et le Fonds Stabex (90-94).

          Pour Faure et ses camarades du RPT, c’est sûrement le moment où à jamais de faire un clin d’œil électoral à ces populations qui n’auront peut-être plus la chance de le revoir avant les échéances de 2010. Cela se remarque dans ses propos d’occasion et dans les quelques arrêts improvisés par l’Homme pour s’offrir des bains de foule de ces Togolais souvent oubliés, sortis pour voir leur président. « Ça (ndlr : les pistes réaménagées) ce n’est encore rien. Vous aurez mieux que ça. Tout ce que je vous demande, c’est d’aller voter au moment venu dans la paix et dans la quiétude. Et lorsque je reviendrai ce sera pour inaugurer des voies bitumées », a-t-il dit à quelques centaines de personnes venues l’écouter dans un village appelé Mangoassé, omettant de préciser que « si nous gagnons et que je revienne….. ».

          En attendant la période de vérité de 2010, les populations peuvent commencer par jouir des opportunités et potentialités qu’offrent ces pistes. 

          Celles-ci permettent désormais de relier deux villages tous deux nommés Zogbégan mais situés à une centaine de kilomètres l’un de l’autre. L’un, le plus connu, situé dans la préfecture de Dayes et l’autre dans le Wawa près de Badou. Autrement, il est possible et plus court d’aller à Badou en passant par Kpalimé, Adéta et Danyi au lieu de Atakpamé et Témédja (le seul itinéraire praticable qui existait avant et qui est plus long).

          Selon la Cellule de coordination du fonds Stabex, les travaux ont consisté en des reprofilages et constructions d’ouvrages d’assainissement, dalots, caniveaux et de signalisation et, ont duré 6 mois avec un délai de garantie d’un an à compter de mars dernier. A en croire l’ingénieur chargé de la surveillance des travaux au sein de la Cellule, « ce n’est que la partie Nord qui vient d’être réalisée. Il reste la partie Sud située dans la préfecture de Kloto à faire très prochainement ».

De notre envoyé spécial Maxime DOMEGNI

Forum de la Semaine 450 de mardi 28 avril 2009
Attaque du 12 avril : L’aide de camp de Kpatcha Gnassingbé enterré en catimini

Quid de la procédure judiciaire annoncée par le Procureur ?

          Dès les premières heures de l’attaque du domicile de Kpatcha Gnassingbé dans la nuit du dimanche 12 avril dernier, nous avons été à « Forum de la Semaine » de ceux qui ont affirmé qu’il y a eu des morts. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, passé la langue de bois des premiers communiqués officiels qui n’ont fait que rajouter au flou qui couvre cette affaire, la suite fut plutôt artistiquement obscurcie par la présentation de ce que le Procureur de la République Robert Bakaï avait exhibé dans l’enceinte de la Gendarmerie nationale (commandement) comme le « corps du délit » composé d’armes qui ressemblent plus à une partie d’une collection privée plutôt qu’à un stock pour faire un coup d’Etat. Pire en aucun moment, les officiels n’ont fait cas de morts. Même Faure Gnassingbé dans son adresse du vendredi 17 avril a proprement biaisé sur la question. Mais ce que tout le monde sait est qu’on ne peut pas tirer à l’arme lourde pendant deux ou trois heures (c’est selon) sans faire de victimes. On pouvait aussi croire en cette fameuse procédure judiciaire annoncée par le Procureur de la République Robert Bakaï et qui suivrait son cours pour s’attendre à une éventuelle édification à propos des morts qu’il y aurait eus dans cette affaire. Mais tout porte à croire que ce serait de guerre lasse.

          La vérité est que dans la nuit du 12 avril, il y a eu des morts aussi bien au domicile de Kpatcha Gnassingbé qu’au camp FIR à Agoè et même au sein d’une patrouille du Régiment Blindé de Reconnaissance et d’Appui (RBRA), notamment le sous-officier Yendokpo. Ce qui choque est que malgré tout cela, il y a un embargo sur ces morts. Pire, celui qui est présenté comme «l’aide de camp» de Kpatcha Gnassingbé, le sergent Tchaa Kifalang du Régiment Commando de la Garde Présidentielle, cousin de la famille Gnassingbé qui aurait été abattu froidement au domicile du député a été enterré ce samedi 25 avril à Pya Akéi.

          La question que l’on se pose est de savoir pourquoi précipiter l’enterrement d’une victime pendant que l’instruction suit son cours. Qui a ordonné la mise en terre de la victime ? La famille ou le Procureur de la République ? Cette précipitation s’ajoute à la confusion et aux zones d’ombre qui entourent cette affaire de coup d’Etat. Quelle suite la justice réservera-t-elle aux assassins du sergent Kifalang Tchaa qui certainement, a laissé derrière lui une veuve et des enfants.

F. S.


Condamnation à demi-mot, non exclusion du parti…Kpatcha Gnassingbé fait peur au RPT

          L’affaire Kpatcha a suscité et continue de susciter des réactions diverses. Partis politiques et associations de la société civile pondent des communiqués dénonçant la scène offerte par le Chef de l’Etat et son demi-frère député à la face du monde. Les organisations de défense des droits de l’Homme elles autres, vont au-delà de toute considération et requièrent des conditions humaines de détention pour les individus arrêtés dans le cadre de ce présumé complot d’atteinte contre la sûreté de l’Etat. S’il y a un parti dont la crédibilité est entamée dans ce feuilleton, c’est à n’en point douter le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), et cela requérait de sa part une condamnation claire et totale ; mais ici on donne l’impression d’avoir peur de Kpatcha Gnassingbé. En tout cas ce sont des réactions timides qu’on observe depuis lors qui poussent à le croire.

Condamnation à demi-mot

          Le Bureau politique du parti a fait une sortie le samedi 18 avril, après l’assaut au domicile du député et son arrestation. La réaction du parti était attendue par l’opinion ; mais la déclaration faite aura laissé plus d’un Togolais sur sa soif. C’est à demi-mot que le parti a apprécié la situation. On s’est plutôt  employé à apporter le soutien du parti à son président Faure. Beaucoup de Togolais s’attendaient à une condamnation virulente du complot. Mais elle ne viendra jamais. Les termes de la déclaration étaient bien pesés, et on dirait que c’était couteau sur la gorge qu’elle a été rédigée. Aucune condamnation tranchée ne transparaît. Assez étonnant vu la gravité de l’action reprochée au député. D’ailleurs c’était un bureau au rabais qui a présenté la déclaration. Ce n’étaient que des membres de seconde zone qui entouraient le Secrétaire Général Esso Solitoki.

          La déclaration lue par les militants quelques minutes après n’était pas plus osée. Les pseudo militants n’ont eux aussi qu’apprécié la chose à demi-mot. Ils ont évité de tirer à boulet rouge sur le député inculpé, mais ont clairement apporté leur soutien sans faille au Chef de l’Etat. Est-ce l’effet d’un hasard ; des consignes données ?

          C’était le même constat lors des marches de soutien organisées à l’intérieur du pays. Dans la Binah et Dankpen qui ont donné le coup d’envoi, les déclarations étaient aussi diplomatiques. On s’est gardé de flasher Kpatcha et on a plutôt appelé les populations à voter Faure en 2010.

Problématique de l’exclusion de Kpatcha

          Ses griots l’ont toujours décrit comme un parti de principes où la discipline est le maître mot. Le RPT s’est toujours vanté d’être le modèle. Au regard de ces qualités, l’acte reproché à l’Honorable Kpatcha Gnassingbé est très grave. Il jette de l’opprobre et du discrédit sur le parti surtout que dans son discours à la nation, Faure Gnassingbé a qualifié les faits de crime et d’outrage à la constitution. Le bon sens ne comprend pas pourquoi un « criminel », selon les termes de Faure, doit être encore un militant d’un parti politique. Pour préserver cette image positive vantée, l’exclusion de Kpatcha Gnassingbé du parti devrait être la punition idéale. L’opinion l’attendait d’ailleurs depuis le dimanche 12 avril. Mais jusqu’à ce jour, le parti n’a jamais osé prendre la décision. Esso Solitoki est même allé jusqu’à dire, samedi lors d’un meeting populaire à Agoènyivé, que Kpatcha demeure un membre de la famille, RPT bien sûr.

          Tout fait qui persuade que la sérénité fait défaut au RPT et donne la preuve que le député fait peur. Ce serait prendre un énorme risque de dislocation du parti que de prononcer son exclusion. Car depuis octobre 2007, le député a conquis le cœur de nombre de militants du RPT. Il se raconte que le parti lui doit le raz-de-marée réalisé au Parlement pour ses investissements financiers et matériels. Et depuis lors, il s’est attiré la sympathie des militants et beaucoup de députés seraient de cœur avec lui. C’est d’ailleurs pour éviter toute déconvenue que le pouvoir a préféré contourner la procédure de levée de son immunité parlementaire par l’Assemblée nationale. Toute décision d’exclusion sonnerait le glas de la discorde. Faure et les siens créeraient des frustrations et se mettraient à dos les fans de Kpatcha. Et Dieu seul sait combien ils sont nombreux, dans la Kozah !

T. SHALOM


SNPT : La mort programmée  des fournisseurs locaux 

A la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), la grogne des fournisseurs locaux monte de plus en plus ces derniers jours. Confrontés à la suspension des paiements auxquels ils ont droit et des commandes 2008 non livrées, ces derniers sont à bout de souffle mais peinent  à réclamer leurs droits du fait des taupes parmi eux qui seraient prêtes à sacrifier les intérêts collectifs à leur seul profit.

En effet, l’ex -International Fertilizer Group-Togo (IFG-Togo) a laissé des ardoises qui se chiffrent en plusieurs centaines de millions de francs et dont la liquidation a été confiée au cabinet Afrique Audit Consulting (AAC) qui peine à payer les créances aux fournisseurs des sociétés OTP et IFG –Togo en liquidation. A ces ardoises s’ajoutent celles de la SNPT.

« Nous sommes en attente des paiements suspendus pour nous permettre d’honorer nos engagements envers les banques. Ce que nous réclamons, ce n’est pas une faveur, mais le respect des engagements pris par la direction de la SNPT, qu’elle soit de Charles Takou ou de Florent Maganawé », explique un fournisseur qui a requis l’anonymat.

En fait, pour beaucoup de fournisseurs, il semble que la nouvelle direction générale et son conseiller, un certain Rabhye Edery d’origine magrébine, ont décidé de se passer des fournisseurs locaux au motif que ceux-ci pratiquent des surfacturations. Maganawé et son « conseiller » ont fait le choix des fournisseurs extérieurs auxquels ils accordent des commandes qui se chiffrent pour certains à des centaines de milliers d’euros, notamment les sociétés GTI et COUSIN en France dont ils estiment les coûts plus abordables  par rapport aux fournisseurs locaux.

Selon une autre source, alors qu’aucun fournisseur extérieur n’acceptait de travailler à crédit avec les sociétés OTP, IFG-Togo et maintenant avec la SNPT du fait de leur insolvabilité, les fournisseurs locaux ont pris sur eux de soutenir « le bien national ». « Grâce à nous, la SNPT a été sauvée car aucune banque togolaise ne lui accorde des financements. Il est alors incompréhensible que Maganawé et son « conseiller » perdent de vue que des entreprises qu’ils accusent de surfacturations ont été financées par des banques avec des taux d’intérêts élevés », se désole-t-elle avant d’ajouter : « Aujourd’hui que le concours de circonstances fait que la SNPT commence à être liquide, on se souvient des fournisseurs extérieurs qui sont payés sur présentation de simples factures proforma et sans concurrence ni garantie aucune».

Les fournisseurs locaux avouent saluer l’objectif de l’assainissement de la SNPT initié par Maganawé et Edery, mais déplorent et contestent leurs méthodes qu’ils estiment brutales, irrespectueuses des règles élémentaires de droit, déloyales. Ils déplorent également le fait que le Directeur général, Florent Maganawé fasse office de « faire-valoir » et doit obtenir l’autorisation de son propre « conseiller » pour tout paiement dépassant deux millions de francs.

A la direction de la SNPT, on estime que la suspension provisoire des paiements est due d’une part à une décision de la société d’auditer les commandes déjà exécutées dépassant  trois millions de francs CFA, et d’autre part d’identifier certains fournisseurs qui prennent des libertés dans la livraison des commandes et qui excellent de surcroît en surfacturation. « L’audit sera bientôt fini et les paiements reprendront », rassure-t-on sans pour autant convaincre les concernés.

Les fournisseurs locaux acceptent et déplorent objectivement le fait qu’il existe dans leurs rangs quelques brebis galeuses à qui des commandes ont été passées et payées dans des conditions douteuses pour engraisser certains pontes du régime et de la famille Gnassingbé. 

Les objectifs visés par Maganawé et Edery sont  nobles, puisqu’ils rentrent dans le cadre du redressement de la société, mais les fournisseurs locaux ne doivent pas servir de boucs émissaires car le problème de gestion de la « vache à lait nationale » est global. Mépriser et ignorer les fournisseurs locaux au profit des fournisseurs extérieurs ne va pas dans le sens de la sauvegarde des intérêts nationaux puisque les deux fournisseurs français GTI et COUSIN ne sont pas des fabricants, mais de simples intermédiaires tout comme les entreprises togolaises. Ces dernières emploient des centaines de personnes, et payent régulièrement des taxes et impôts à l’Etat, font des emprunts auprès des banques togolaises etc…. A contrario, les fournisseurs extérieurs ne prennent aucun risque puisqu’ils sont payés cash à la commande et n’emploient aucun Togolais. « Plus grave, certains sont de véritables boîtes à lettre, au mieux, de petites entreprises familiales », déclare un fournisseur tout en précisant que « GTI se passe pour un cabinet d’experts industriels alors qu’il n’est constitué  que  de simples ouvriers tourneurs qui osent venir leur donner des leçons de maintenance avec la bénédiction de Maganawé et Edery. Tout le monde connaît les conditions de travail déplorables de la SNPT. C’est une insulte inadmissible pour nos cadres ! »

Selon nos sources, prétextant la non performance, Edery a fait unilatéralement annuler des commandes passées  en 2008 aux fournisseurs locaux pour les  attribuer aux fournisseurs extérieurs en violation des lois de notre pays et sachant que les fournisseurs locaux ne sont pas payés à temps pour honorer les commandes dans les délais requis.

Pour les fournisseurs locaux, les agissements d’Edery Rabhye qu’ils accusent de favoritisme au profit des entreprises françaises sont connus des autorités togolaises qui ne font rien pour régler la situation. Le fameux Conseiller du DG de la SNPT aurait même déclaré au cours d’une réunion qu’il avait carte blanche du cabinet du Président de République pour agir. « La situation est connue du ministre  des Finances, du ministre du Commerce  et  de celui des Mines, tous trois membres du conseil de surveillance, mais ils ne font rien pour mettre un terme aux pratiques Edery. Le Ministre Damipi Nupokou avait il y a quelques années, mis un terme  à des pratiques similaires à la CEET. A-t-il les mains liées aujourd’hui ? », se demande l’un des fournisseurs.

Il reste aux fournisseurs trois alternatives : la première : recourir à l’arbitrage des hautes autorités pour trouver une issue à cet imbroglio créé par Edery. Toutefois, cette voie reste incertaine car les hautes autorités sont plus préoccupées par la situation sociopolitique actuelle du pays ; la deuxième : obtenir une rencontre avec Maganawé et Edery pour négocier et obtenir le paiement de leurs factures, mais aussi prendre l’engagement d’être plus professionnels et de contribuer à l’assainissement de la SNPT, étant donné qu’ils avouent compter quelques brebis galeuses dans leurs rangs ;  et en cas d’échec, la troisième alternative sera de faire confiance en la justice togolaise pour statuer sur ce qui apparaît désormais comme un différend SNPT/FOURNISSEURS, malheureusement avec le risque de subir les représailles de radiation de la short list des fournisseurs qu’on dit circuler en ce moment.

FS


27 avril 2009 : La récidive de la malhonnêteté intellectuelle du RPT

          La célébration de la fête de l’indépendance dans un pays est généralement une occasion pour rappeler aux générations présentes les sacrifices consentis par les générations passées pour libérer le pays des mains des colonisateurs ou des occupants. Cette célébration permet souvent aux jeunes de s’approprier les valeurs de la République tout en étant fiers d’appartenir à un Etat qui a arraché sa liberté de haute lutte. C’est pour ces raisons que la célébration de la fête de l’indépendance est un événement grandiose, célébré avec faste. Mais au Togo, cette date est souvent l’occasion pour le pouvoir RPT d’étaler sa haine à l’encontre de ceux qui ont versé de leur sang pour la liberté du Togo. La célébration du 49ème anniversaire de l’Indépendance du Togo n’a pas dérogé à cette règle si chère au RPT. Malgré les fameux discours sur la réconciliation de Faure Gnassingbé, le pouvoir RPT s’est évertué à célébrer « sa » fête de l’indépendance en passant presque sous silence les artisans de cette lutte héroïque.

Les révisionnistes toujours à l’oeuvre

          Pour le 49è anniversaire de l’Indépendance du Togo, les médias officiels, notamment la TVT n’a consacré que 4 mn à parler non seulement des figures, mais aussi des oeuvres réalisées à cette époque. La figure principale de cette lutte, celui-là qui a consacré toute sa vie et sa carrière pour la liberté de ce pays et de ses citoyens n’a été cité que de façon furtive. Son nom n’a été prononcé que le temps d’une seconde. La longue marche du Togo vers la liberté n’a pas été abordée ni le discours de Sylvanus Olympio proclamant l’Indépendance du Togo le 27 avril 1960. Et pourtant la TVT dispose de tous ces éléments historiques dans ses archives.

Simple oubli ou volonté de travestir l’histoire ? Le plus surprenant dans toute cette gymnastique intellectuelle est le reportage effectué à Atakpamé sur un certain Moreira qui serait à l’époque le président local de la jeunesse du CUT. L’homme qui se présentait comme un grand combattant de la lutte pour l’indépendance dont il est toujours fier, n’avait curieusement dans sa chambre que les photos d’Eyadema et de Grunistky. Devant les caméras, cet ancien militant du CUT certainement reconverti soit avant, soit pour la circonstance ne s’est pas privé de pourfendre ses anciens camarades de lutte. A analyser ces faits, l’on se pose la question sur l’objectif poursuivi par ce reportage. Quel que soit le parti auquel on appartient, il existe une vérité historique dans ce pays que personne ne peut travestir. Sylvanus Olympio, qu’on l’aime ou pas, que son régime à un moment ait glissé vers la dictature ou pas, il reste et demeure la figure emblématique qui, aux côtés des milliers de Togolais, a conduit ce pays vers la liberté. Cette vérité résistera aux révisionnistes de notre Histoire tout comme l’hymne national et le drapeau togolais que le pouvoir RPT a vainement tenté de changer au temps fort de la dictature.

Le président Kwame N’Krumah a consacré toute sa vie pour le Ghana et l’unité de l’Afrique. Son régime n’a pas été parfait mais le peuple ghanéen reconnaît en cet homme le rôle qu’il a joué dans l’accession de leur pays à la souveraineté internationale. Ils n’ont pas hésité à honorer sa mémoire par la création des sites (avenues, stade) baptisés Kwame N’Krumah. Cet exemple peut être multiplié en Afrique. Nous savons et les Togolais le savent aussi, que les dirigeants du RPT ont une aversion pour Sylvanus Olympio et tous ceux qui se réclament de son oeuvre ou ses idées. Mais lorsque Sylvanus Olympio se battait au Togo pour l’indépendance, le géniteur du RPT, lui, se trouvait aux côtés des colons dans la jungle de Dien Bien Phu et dans les Djebels d’Algérie à mater ces peuples qui réclamaient, comme les Togolais, leur droit à disposer d’eux-mêmes.  Le paradoxe aujourd’hui est que ce sont ceux qui ont contribué à réduire d’autres peuples en esclavage au profit du colon qui savourent les délices de l’indépendance au Togo et, plus grave, s’organisent à tronquer l’Histoire. 

          La célébration du 49è anniversaire a permis à l’opinion tant nationale qu’internationale de constater de visu la duplicité du pouvoir RPT et principalement de Faure Gnassingbé. La réconciliation qu’il prône ne se limite qu’à des discours. Les Togolais ne sont d’ailleurs pas étonnés de cette attitude puisque celui qui se passe pour le réconciliateur règle ses propres problèmes de famille avec des armes de guerre. Les prétendues réformes brandies à chaque discours n’ont d’autres objectifs que de tourner en bourrique la communauté internationale. Pour le fameux défilé du 27 avril, Faure s’est taillé la part du lion sur toutes les affiches du défilé (pagnes, tricots, panneaux publicitaires etc ) réservant aux autres anciens chefs d’Etat et principalement à Sylvanus Olympio un espace résiduel difficilement déchiffrable. Une chose est certaine et personne ne s’en doute, le RPT et son système anachronique ne changeront jamais. Leur unique objectif est de faire passer feu Eyadema comme le créateur de toute chose au Togo ; quant aux autres, ils  n’ont jamais existé. En plein feuilleton Kpatcha Gnassingbé, le pouvoir de Faure avait besoin de donner des gages de sérénité par la célébration faste du 27 avril. Mais lorsque Faure se barricade derrière une vitre blindée pour suivre le défilé, l’on se demande si l’orage est vraiment passé.

          En définitive, avec le pouvoir RPT, il ne faut s’attendre à rien de nouveau. Le système négationniste et révisionniste qu’incarne ce parti sera toujours d’actualité tant que le pouvoir sera dans leurs mains. En d’autres termes, il ne faudra pas s’attendre qu’un jour, ce parti ou ses responsables reconnaissent un certain Sylvanus Olympio dont ils dénient d’ailleurs la nationalité, une quelconque paternité de l’Indépendance avec tous les honneurs à sa mémoire. Cette vérité historique, le RPT en fait fi car pour les responsables de ce parti, Eyadema est à l’origine de tout au Togo sauf la misère ambiante et la décrépitude dans lesquelles ils ont enfoncé le pays pendant quatre décennies. Cette lecture tronquée de l’Histoire du Togo est un véritable fonds de commerce que certains responsables de ce parti ne lâcheront pas de si tôt.

Ferdi-Nando

Forum de mardi 13 avril 2009 
Agression au domicile de Kpatcha Gnassingbé : - des morts et des blesses graves - des arrestations dans les rangs des FAT - d’importants dégâts matériels
Le frère du président togolais Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, a été attaqué chez lui dans la nuit de dimanche à lundi par des militaires mais en est sorti indemne. Interrogés, de hauts responsables des Forces armées togolaises (FAT) n’ont pas voulu faire de commentaire. Selon des témoins, les assaillants, fortement armés (VLRA, Jeep 12/7, des Orgues de Staline) avec à leur tête le Lt-Col Félix Katanga, ont attaqué et pillé la chambre du député du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) ainsi que celle de ses enfants. Selon un proche du frère du président, « il s’agit d’un groupe d’éléments de la Force d’intervention rapide (FIR) - l’une des unités d’élites des FAT - fortement armés. Ils ont neutralisé les militaires qui surveillaient la maison  avant d’y pénétrer,  proférant des menaces ahurissants». Il faut noter que les Forces d’interventions rapides sont commandées par le colonel Kadanga lui-même qui se trouve être le propre beau-frère de Kpatcha Gnassingbé.

Le drame !

« M. Gnassingbé était présent, mais avait précipitamment quitté les chambres visées par les assaillants. Ils avaient encerclé tout le bâtiment avec des chars d’assaut tirant dans tous les sens pendant au moins trois heures », ont encore indiqué  plusieurs proches du député Kpatcha Gnassingbé qui  était lui-même présent lors de la visite de notre rédaction sur les lieux du drame. À l’intérieur de la demeure, les murs et certaines fenêtres et portes étaient criblés  de balles ou défoncés par des tirs de roquettes, ont constaté des journalistes. Des douilles traînaient dans des chambres et à l’entrée de la maison. Aucune explication n’a été donnée par le député en personne à cette attaque, qui aurait fait plusieurs victimes selon les sources proches du corps habillé. A souligner que juste à l’entrée de la maison, toutes les voitures ont vu leurs pneus crevés et les ampoules électriques systématiquement détruites.

Vers le début de l’après-midi d’hier, un communiqué du Procureur de la République parlait d’une manière d’étouffer « une tentative d’atteinte à la sureté de l’Etat » (voir le communiqué, dont le contenu est rejeté en bloc par l’entourage du député qui parle de «qui veut tuer son chien l’accuse de rage»).

Tout compte fait, ce qui s’est passé dans la nuit du dimanche à lundi n’est apparemment qu’un épisode, certainement pas le dernier, du long feuilleton qui oppose depuis deux ans, le président Faure Gnassingbé et son demi-frère Kpatcha Gnassingbé. Il n’est pas possible que des éléments de la Force d’Intervention Rapide (FIR), commandés par un beau frère des Gnassingbé, aillent attaquer le domicile d’un élu du peuple, sans l’autorisation express du Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées. De toute évidence, on a voulu en découdre une bonne fois pour toutes avec l’ancien ministre de la Défense qui, comme nous l’écrivions dans notre édition du lundi 6 Avril, continue de hanter les nuits du Président et de son entourage.

Sans prétendre porter de jugement sur le fond, ni vouloir prendre parti pour l’un ou l’autre, tout le monde, de l’Armée au microcosme politique en passant par le Togolais lambda, considère que la méthode utilisée a été, au mieux, une maladresse, et au pire, une très grave erreur politique dont personne aujourd’hui ne saurait mesurer l’ampleur des conséquences.

Les origines d’un conflit latent

Pour bien comprendre le sens de la rivalité entre les deux frères ennemis, il faut remonter aux derniers mois du règne de feu Général Président Eyadéma. Tout a été fait comme si le défunt Président avait, avant sa mort, réparti le pouvoir d’Etat entre deux de ses fils: le pouvoir militaire pour Kpatcha et le pouvoir civil pour Faure en faisant le pari que les deux frères sauront s’entendre pour conserver indéfiniment le pouvoir au sein du clan Gnassingbé et alliés.

Tant que les deux hommes se sont entendus, le système a bien fonctionné. Cette harmonie de façade n’a cependant pas résisté aux premières anicroches. Faure Gnassingbé était en fait, le Chef suprême d’une Armée dont le vrai patron était Kpatcha Gnassingbé, le ministre de la Défense. Les proches du Chef de l’Etat, conscients de l’avantage comparatif que lui procurait sa position à la tête de l’Armée, n’hésitaient pas à lui prêter des intentions d’empiéter sur les prérogatives du Président, au point d’être considéré en coulisses comme un « Président bis ».

Ainsi, est né entre les deux frères, un redoutable antagonisme où l’entourage de chacun  a pris conscience du fait qu’il ne pouvait réaliser son ambition présidentielle sans marcher sur l’autre. Dès lors, tout était devenu prétexte à discorde. Les premières discordes sont apparues au grand jour après des élections législatives au cours desquelles Kpatcha Gnassingbé aura été plébiscité comme le grand artisan de la victoire du Rassemblement du Peuple Togolais (R.P.T.), le parti au pouvoir. Les candidats indépendants que Faure aurait financés et sur lesquels il comptait s’appuyer pour prendre ses distances vis-à-vis du RPT, ont tous été sévèrement battus. Les candidats du RPT qui ont bénéficié de solides appuis financiers de Kptacha ont remporté la majorité à l’Assemblée.

Conforté et légitimé par les résultats des urnes, Kpatcha était plus que jamais, aussi incontournable qu’encombrant pour le Président qui décida, contre toute attente, de l’évincer  du gouvernement ou de le pousser à démissionner de la Direction générale de la Zone Franche et de la présidence du Conseil d’Administration de la SOTOCO. La rupture est consommée. Dans ce bras de fer, l’objectif était visiblement, de couper à Kpatcha Gnassingbé, toutes les sources d’enrichissement et d’influence.

De l’asphyxie économique à la Présidentielle de 2010

Mais, tout comme son Président de frère, Kpatcha tire l’essentiel de ses revenus d’activités dont la plupart ne sont pas basées au Togo. C’est dire donc que, rien de ce qui a été fait contre lui, n’a jamais réussi à le rendre vulnérable financièrement. Les proches du Chef de l’Etat prêtent ouvertement à Kpatcha Gnassingbé, de fortes ambitions présidentielles lors de la prochaine élection prévue en 2010. C’est certainement à ce niveau que se trouverait l’explication de ce qui est arrivé dimanche dernier.

En effet, l’analyse comparative des tempéraments des deux hommes donne un avantage certain à Kpatcha. Homme du terroir, pragmatique et populiste, il est gratifié par les populations du Nord Togo et plus particulièrement les Kabyè, d’une grande générosité, d’une réelle sensibilité aux problèmes des autres et d’un très grand cœur. Par rapport à Faure , Kpatcha passe pour un homme de parole et de décision, très respectueux de la parole donnée et des engagements pris. Ses proches disent de lui qu’il a en horreur, l’hypocrisie. Selon ces mêmes proches, il jouirait d’une très grande popularité auprès des hommes de rangs et de certains officiers.

Sur le plan électoral, d’aucuns reconnaissent volontiers que s’il se présentait en 2010, son frère ne lui arriverait pas à la cheville dans les résultats. Dans ces conditions, Faure Gnassingbé qui a à cœur de se succéder à lui-même, ne partirait pas favori, ni au sein de son propre  parti, ni auprès de l’électorat du Nord sachant que celui du Sud est perdu d’avance.

Dans la gestion du pouvoir d’Etat, Faure Gnassingbé a déçu beaucoup de ceux qui avaient cru en lui pour moderniser le pays. Au moins pour ce premier mandat, il est apparu pris en otage par un entourage qui semble l’avoir pratiquement mis sous éteignoir. Le principal reproche que Kpatcha Gnassingbé adresserait à son frère Président, c’est d’avoir fait du pouvoir d’Etat un gâteau à jouissance quotidienne entre copains et copines sans se soucier du sort des populations.

« L’honorable est obligé d’être doublement généreux pour combler l’avarice du Président », a indiqué ironiquement un proche de Kpatcha lors de notre visite pour constater les dégâts à son domicile. Rien n’indique cependant qu’à la place de Faure Gnassingbé, Kpatcha ferait mieux. Mais, force est de reconnaître que, pendant les quatre ans qu’il a passés à la tête du pays, Faure Gnassingbé a dévoyé la fonction présidentielle aux yeux de ses détracteurs. Les ministres sont gênés de ne pouvoir tenir parole parce qu’au sommet, « la ligne n’est pas claire, le langage n’est pas cohérent et les engagements pris ne sont pas respectés ».

Le discours de Faure est séduisant, mais, il n’est suivi d’aucun acte concret. Les Togolais ont le sentiment chaque jour, de « reculer cinquante ans en arrière ». Ce qui est paradoxal dans ce duel entre frères ennemis, c’est que, chacun veut conserver le pouvoir dans le giron familial. Pour les proches de Kpatcha, Faure serait en train de faire le lit de l’opposition. Pour les proches de Faure, Kpatcha n’a aucune capacité pour diriger un pays comme le Togo.

Selon des sources concordantes, avant l’attaque de la nuit de dimanche à lundi, certains officiers de haut rang se seraient proposés pour aplanir les divergences entre les deux frères en vue d’une réconciliation. Les deux camps auraient refusé de se prêter à l’exercice malgré l’insistance des intermédiaires. Ce refus de la réconciliation a peut-être servi de prétexte ou d’éléments déclencheurs pour les va-t-en-guerre qui n’attendaient que cela pour se mettre à l’œuvre.

Divisions à gogo !

Cette opération crée une situation de divisions dont le pays n’avait pas besoin. Division au sein de la famille Gnassingbé : désormais, ce sont les éléments du colonel Rock Gnassingbé qui assurent la sécurité de Kpatcha. Division au sein de l’Armée : Il a fallu l’intervention du même Rock Gnassingbé pour faire entendre raison aux militaires assaillants dirigés par un colonel qui a dû recevoir des ordres de l’Etat Major qui lui-même a dû recevoir l’aval du Chef Suprême des Armées. Division au sein des populations kabyè : on n’arrive pas à expliquer qu’un kabyè envoie des militaires pour tenter de tuer son propre frère. Si les enfants de Kpatcha avaient été dans la maison, auraient-ils été massacrés sur ordre de leur propre oncle ?

Comme on pouvait s’y attendre, la version officielle s’est bornée à accuser Kpatcha Gnassingbé de vouloir  fomenter des actes subversifs. On n’est pas allé jusqu’à exhiber des armes prétendument saisies au domicile de Kpatcha. Mais, tous les Togolais savent que, même si Kpatcha n’a pas le niveau de formation d’un officier de guerre, il n’est pas bête au point d’aller stocker dans sa chambre à coucher, celle de ses enfants, et dans son salon des armes devant servir à un coup d’Etat. N’aurait-il pas été plus crédible dans ces conditions, de pister le suspect, pour l’attraper en flagrant délit ? Des deux choses, l’une. Soit l’unité à laquelle l’opération militaire a été confiée est incompétente, soit, l’alibi de l’acte subversif n’est que pur mensonge.

Sachant que, dans de telles circonstances, les populations et les opinions ont toujours tendance, spontanément, à prendre fait et cause pour la victime ou le plus faible, on se demande aujourd’hui, quel intérêt Faure Gnassingbé avait-il à faire de Kptacha, un « héros national » ? Eyadéma avait fabriqué son héros pour se maintenir au pouvoir. Faure serait-il en train de fabriquer le sien ? A un an de la prochaine élection présidentielle, le peu de sérénité que le Togo a gagnée par l’Accord Politique Global et les élections législatives apaisées, est en train de voler en éclats.

Bien sorcier celui qui prédira la réaction des deux camps dans les jours à venir. Quand on sait aussi que la plus grave blessure est du coté de la gendarmerie nationale qui a fourni le plus gros contingent des agents mis aux arrêts mais aussi le Régiment des blindés, de reconnaissance et d’appui (RBRA) du Colonel Rock Gnassingbé qui a perdu des hommes et d’autres portés disparus. Est-ce le chant du cygne ? Ceux qui pensaient que « Forum de la Semaine » en évoquant ces faits colportait des ragots doivent maintenant se repentir. Bon à suivre !

FS

Des officiers de la gendarmerie nationale et du Régiment BRA mis aux arrêts

            Le communiqué officiel lu par le Procureur de le République, Robert Bakaï parle de plusieurs arrestations dont 5 officiers des FAT. Il s’agit, selon nos investigations, des chefs d’escadron Atti et Olivier Amah, du Capitaine Casimir Dontéma de la Gendarmerie Nationale, du Commandant Djiberekou du RBRA (Régiment  Blindé de Reconnaissance et d’Appui, l’Adjoint direct du Lt Rock Gnassingbé), de l’Adjudant Chef Seydou. Par contre, rien ne filtre à propos des autres arrestations qui vraisemblablement n’appartiennent pas aux FAT. Sauf quatre gardes arrêtés au domicile de Kpatcha en plus de sa domestique et son cuisinier.

FS

Des morts et des blessés graves

Les sources officielles ne font cas d’aucun décès, mais selon les investigations, il y aurait plusieurs morts dont le Sergent-Chef Yendokpo du RBRA (à 17 jours de sa retraite).On signale aussi le cas du soldat Tchoro qui est actuellement dans le coma après avoir reçu une balle à l’épaule. Un autre soldat du Régiment Blindé du Colonel Rock Gnassingbé est d’après les informations actuellement détenu avec sa  jeep au camp FIR d’Agoè commandé par le Colonel Kadanga.

FS

Les députés UFC solidaires de leur collègue Kpatcha Gnassingbé

Selon des informations glanées  auprès du parti de Gilchrist Olympio, les députés UFC sans exception se disent solidaires de leur collègue Kpatcha Gnassingbé. « Ce n’est pas une affaire de parti ou de tendance politique. Il s’agit de la vie d’un homme et de surcroît un élu du peuple comme nous», confie-t-on dans le milieu UFC. « D’ailleurs, dans la journée d’aujourd’hui, nous comptons aller exprimer de vive voix tout notre soutien à notre collègue », susurre-t-on. « Il n’y a pas à y voir une quelconque récupération politicienne. Il s’agit tout simplement d’une question de principe, d’éthique et de morale », conclue-t-on

Sans toutefois anticiper sur les évènements, tous les Togolais de bon sens ne peuvent que saluer une telle initiative qui bat en brèche les clichés rétrogrades que les partisans du statu quo brandissent et qui font croire que les Togolais ne peuvent jamais s’unir autour d’un idéal de fraternité qui ne tient pas compte de l’ethnie, de la religion, de la tendance politique, etc.

FS

Le Lt Col Katanga n’aurait pas agi de son propre chef

            Quelques temps, juste avant l’attaque du domicile du Député et ancien Ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbé, trois officiers supérieurs du commandement militaire de l’Etat major général des Forces Armées Togolaises (FAT) étaient venus vider la salle d’opération du Camp RIT pour y siéger pendant des heures.

            Nul ne savait ce qui s’y faisait, mais quand on sait que c’est depuis cette salle que des opérations militaires sur le terrain se coordonnent, le pas est vite franchis et le lien vite établi par les mauvaises langues qui pensent que le Lt Col. Félix Kadanga qui a été mis en cause par l’entourage du Député Kpatcha, d’avoir mené ces opérations avec des menaces : « si vous ne vous rendez pas, on vous tue », n’aurait pas agi de son propre chef comme d’aucuns puissent le croire mais aurait l’appui inconditionnel de sa hiérarchie.                               

F.S.


La Cour Constitutionnelle déboute le RPT : Aboudou Assouma est-il décidé à aller jusqu’au bout ?

Statuant sur les deux requêtes introduites par les députés UFC (Union des Forces de Changement) suite au vote par les députés RPT modifiant les articles 21 et 32 du Code électoral aux fins de réhabiliter l’ancienne CENI,  la Cour Constitutionnelle par décision en date du 9 avril 2009 a invalidé le vote modifiant l’article 32 et déclaré que la modification apportée à l’article 21 n’est pas rétroactive. Une décision à demi teinte qui renvoie la balle dans le camp du gouvernement obligé de revoir sa copie.

Si pour l’UFC la démarche conforme à l’article 104 de la Constitution consistait à déclarer inconstitutionnelle la loi du 31 mars 2009 portant modification du Code électoral, d’une part en son article 21 alinéa 3, elle visait également à statuer sur la compétence de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale à délibérer sur l’article 32 du Code électoral d’autre part.

            En donnant en partie raison à l’UFC, la Cour constitutionnelle de Aboudou Assouma met un coup d’arrêt au nouveau coup de force du RPT habitué à « gagner » les élections à la déloyale. Même si du côté du parti au pouvoir, on semble pour l’heure minimiser cette décision, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle porte un sérieux coup au pouvoir en mettant à nu les magouilles du RPT.

La CENI de Potopéré définitivement enterrée

En déboutant le RPT dans sa logique de coup de force, la Cour constitutionnelle oblige le gouvernement de Faure Gnassingbé à revoir sa copie. En d’autres termes, les membres de la CENI ayant organisé les élections législatives du 14 octobre 2007 étant arrivés aux termes de leur mandat le 28 novembre 2007, cette institution dans sa composition de 2007 a cessé d’exister à la date sus-citée. L’espoir de voir la CENI de Potopèré reprendre service pour tripatouiller les listes électorales sous prétexte que le temps presse s’est envolé. Face à cette situation, Faure Gnassingbé est contraint de reprendre l’initiative avec la classe politique en vue de trouver un consensus sur les points de désaccord. Paradoxalement, après avoir opéré le coup de force au Parlement, le pouvoir rechigne à convoquer les réunions du CPDC pour discuter des autres sujets inscrits à l’ordre du jour.

            A force de trop tirer sur la corde, le RPT s’est mis dans une situation on ne peut plus embarrassante. Ouvrant le CPDC aux autres partis signataires de l’APG et de la société civile, le RPT s’est compliqué la situation puisque le CAR et l’UFC menacent de quitter la table des négociations au cas où les autres acteurs s’invitaient au débat.

La question de l’élargissement ou non du CPDC n’avait pas fini d’alimenter les débats quand la Cour Constitutionnelle enfonce le clou sur la tête du RPT.

· Jusqu’où ira Aboudou Assouma ?

De l’avis de plusieurs observateurs, c’est la première fois au Togo que la Cour Constitutionnelle rend une décision défavorable au parti au pouvoir. Pendant des décennies, cette Cour constitutionnelle incarnée par Atsu Koffi Amega et ensuite par Aboudou Assouma n’était qu’une chambre d’enregistrement des desiderata du RPT. En 2005 elle a avalisé le coup de force de Faure Gnassingbé en l’acceptant dans un premier temps comme président nonobstant les dispositions constitutionnelles et, en acceptant dans un second temps les résultats frauduleux de la présidentielle d’avril 2005.

Aboudou Assouma est-il enfin décidé à se débarrasser de son ancien manteau pour dire le droit ? Il est très tôt pour l’affirmer. Mais toujours est-il qu’après l’affaire APMT dans laquelle les plus hautes autorités de l’Etat ont organisé et encouragé les jeunes magistrats  à la rebellion contre leur mentor, Aboudou Assouma qui a failli perdre son fauteuil de président de la Cour Constitutionnelle est semble t-il décidé à trancher les affaires selon le droit. Cette attitude, selon de nombreux observateurs, serait dirigée contre Faure Gnassingbé qui, à un moment donné a eu le « culot » de vouloir se débarrasser de l’un de ceux qui l’ont couronné. La décision de la Cour Constitutionnelle défavorable au pouvoir n’est que le début d’un long feuilleton qui pourra s’achever en 2010. Il est donc évident que, du côté du RPT où l’on ne sait que gagner par la fraude, la sérénité cède le pas à la panique. Les derniers développements de l’actualité à savoir l’attaque du domicile de Kpatcha Gnassingbé (député RPT)  affaiblissent davantage un régime miné par d’interminables guerres des clans.

Il y a lieu aujourd’hui de tout faire pour que le Togo soit à l’abri des luttes de clan susceptibles de fragiliser le pays. Dans cette optique, la décision de la Cour Constitutionnelle de Aboudou Assouma ne peut qu’être saluée.

Ferdi-Nando


Pascal Bodjona : « … La Cour Constitutionnelle a dit le droit »

« … La Cour Constitutionnelle a dit le droit ! » Ces propos ressemblent à plus d’un titre à ceux attendus d’un opposant typique au lendemain de la sortie de l’institution d’Aboudou Assouma. Mais il n’en est rien en réalité. Ces déclarations sont celles d’un des porte-voix du régime Faure, et non des moindres. Elles portent les sceaux de Pascal Bodjona, ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement et représentant du Chef de l’Etat au Cadre permanent de dialogue et de concertation.

En effet, en réaction à la décision de la Cour Constitutionnelle invalidant le coup de force du RPT qui a abouti à la modification à travers un scénario rocambolesque des articles 21 et 32 du Code électoral, le ministre après avoir parlé au passage de « confusions » relativement à l’interprétation que chaque camp fait autour de l’article 21, a lâché à la fin ces mots sus-rapportés. Bizarre n’est-ce pas, que ces déclarations viennent d’un acteur aussi capé du sérail ? Ces propos sont-ils des actes manqués qui se sont dérobés à la conscience du ministre ?

Le grand aveu

Ces déclarations sont assez lourdes de sens et constituent un aveu. Pascal Bodjona en disant que la Cour Constitutionnelle a dit le droit, reconnaît quelque part que c’est un véritable coup de force que son parti le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) a voulu opérer. Le ministre avouait ainsi que c’est un passage en force, du non droit qu’a opéré le pouvoir, et que vient corriger l’organe d’Aboudou Assouma, qui a entre-temps clamé sa conversion à travers un séminaire sur le contentieux électoral et dénoncé la corruption à la Justice au risque de se mettre à dos ses confrères magistrats. Ce n’est qu’une question de logique !

            Ces propos ne viennent que confirmer ce que les Togolais savaient déjà : le RPT est un parti où l’une des choses les plus mieux partagées est le non droit. L’attitude du parti dans le cadre des discussions au sein du CPDC est d’ailleurs assez illustrative. Il a été fixé le taux de 5 % aux législatives d’octobre  2007 comme condition pour faire partie du CPDC. Ce critère a été fixé bien avant le scrutin, et le pouvoir en est l’initiateur. Mais le RPT sera le tout premier à remettre en cause le décret pris le 04 février dernier. Une session bizarroïde du comité de Suivi convoquée le 7 mars par Faure Gnassingbé décida de l’ouverture du cadre aux autres parties signataires de l’APG écartées par les législatives d’octobre 2007. Le gouvernement a pris le plaisir  d’outrepasser cette décision et ouvert le CPDC outre aux PDR, CDPA, CPP, REFAMPT et GF2D, à des pseudos personnalités, représentants syndicaux, dignitaires religieux, d’organisations de la société civile représentatives etc… Obsédé par le passage en force, le RPT introduit discrètement un projet de modification de l’article 21 du Code électoral, visant à remettre en selle l’équipe de Tozim Potopèré. Projet que vota l’Assemblée nationale, plutôt les députés RPT. Le pouvoir pensait certainement avoir réussi ce nième coup de force. Mais c’était compter sans Aboudou Assouma et les siens.

T. Shalom

Forum de la semaine 444 du 06 avril 2009
Présidentielle 2010 : Avenir incertain pour le processus électoral

Le mardi 31 mars dernier, Faure Gnassingbé et le RPT ont confirmé tout le mal qu’on pensait d’eux. La résurrection de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de Tozim Potopéré a été opérée après un scénario rocambolesque. Les débats au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) sur le Code électoral ont été bouclés le 23 mars et, d’après les informations, le tableau des points de désaccord fourni au Président du CPDC, le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé. En tant que Facilitateur premier désigné par le cadre, il devrait engager des conciliations pour dégager un compromis. C’est dans cette attente qu’étaient l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Mais au Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), on avait un autre agenda.

Le scénario

Un projet de modification de l’article 21 du Code électoral est unilatéralement gribouille et nuitamment introduit à l’Assemblée Nationale. Les représentants de l’opposition parlementaire au CPDC ont été mis devant le fait accompli. Invités pour une conférence des présidents avec un ordre du jour bien précis, ils se verront tendre le projet. Leurs protestations et autres menaces de boycott n’ont en rien entamé la détermination des adeptes de l’obscurantisme. Le mardi 31 mars, une session extraordinaire fut convoquée au Parlement pour le bouquet final. C’est ainsi que les députés RPT vont voter seuls la modification de l’article 21 qui remet en selle la CENI de Potopéré, la séance étant boudée par l’opposition parlementaire. Le Président du groupe CAR Kossi Amegnona qui s’est aventuré dans la « salle d’opération » a été traité avec mépris. La parole lui a été retirée juste après qu’elle lui fut donnée, car il risquait de gâcher la fête.

            Aujourd’hui, l’équipe de Tozim Potopéré est remise en selle et elle devrait incessamment commencer le boulot (sic) que le pouvoir attend d’elle. C’est un coup de force réussi par le RPT. C’est vrai que le Président du groupe parlementaire CAR a organisé dans la soirée un point de presse et dénoncé le sort qu’on lui a fait subir au Parlement et le coup de force du RPT. Mais quelle sera l’attitude de l’opposition parlementaire face à ce nième forcing de Faure Gnassingbé et les siens ? Quel avenir donc pour le processus électoral en cours ?

Avenir hypothéqué

Ces questions sont assez légitimes. Même si on n’en attendait pas grand-chose, les discussions au CPDC se déroulaient dans une sérénité relative. Mais ce coup de force du RPT risque, au meilleur des cas, d’alourdir l’atmosphère et là encore, faudra-t-il que l’opposition parlementaire accepte continuer les discussions. Car il y a bien risque que l’UFC et le CAR coupent les ponts, eux qui ont toujours menacé de boycotter le processus électoral si le RPT continue son coup de force.

Il a fallu que ces partis brandissent la menace de boycott avant que Faure Gnassingbé ne s’émeuve pour mettre en place le CPDC le 04 février dernier. Après la session bizarroïde du Comité de Suivi convoquée par Faure Gnassingbé sur le Samedi 07 mars dernier qui a décidé l’ouverture du CPDC aux autres parties signataires de l’Accord Politique Global (APG) du 20 août 2006 écartées par les législatives du 14 octobre 2007, l’UFC et le CAR ont réactivé la menace de quitter le processus si ces « satellites » du RPT que sont le Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR) de Zarifou Ayéva, la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) d’Edem Kodjo et la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) de Léopold Gnininvi mettent le pied au CPDC. Cette menace a visiblement eu ses effets, puisque depuis le conseil des ministres de la mi-mars qui a pris un décret dans ce sens, ces « appelés de la dernière heure » n’ont pas encore rallié le CPDC.

            Cette modification au forceps de l’article 21 du Code électoral n’est que le prélude à une série de coups force qui verra certainement le RPT procéder ainsi pour les réformes institutionnelles et constitutionnelles. L’UFC et le CAR accepteront-ils ne pouvant pas briser l’élan obscurantiste du RPT, cautionner les forfaitures ? Déjà le parti de Gilchrist Olympio a déposé un recours en invalidation de la loi auprès de la Cour constitutionnelle et mobilise ses militants. L’avenir du processus électoral est plus qu’incertain.

T. Shalom

 


La modification unilatérale du Code Electoral par le RPT : Les forces démocratiques rassemblées autour de l’UFC peuvent relever le défi

Mardi dernier, comme nous l’avons rapporté dans notre précédente édition, l’Assemblée Nationale a voté, à l’unanimité des députés présents, le projet de loi gouvernemental portant modification des articles 21 et 32 du Code Electoral. Aux termes de ces modifications, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui avait organisé les dernières élections législatives et dont le mandat a expiré depuis plus de quinze mois, va reprendre du service pour commencer les travaux préparatoires de la prochaine élection présidentielle en attendant la mise en place d’une nouvelle CENI lorsqu’un accord sera trouvé entre la mouvance présidentielle et l’opposition parlementaire UFC-CAR.

Rappelons que les députés de l’opposition parlementaire n’ont pas pris part à ce vote. Le président du groupe parlementaire CAR était néanmoins présent au moment du vote en plénière pour dire tout le mal que l’opposition pense de ce qui est désormais présenté comme le nième coup de force du RPT (parti au pouvoir).

Pour l’Honorable Amégnonan Kossi, la CENI 2007 avait été mise en place dans un paysage politique où, à défaut de forces politiques légitimes issues d’élections démocratiques, il a fallu positionner d’un côté la mouvance présidentielle constituée du RPT et de ses alliés, et de l’autre, l’opposition dite traditionnelle composée de cinq partis politiques cooptés par arrangement entre les acteurs politiques.

Le Président du Groupe CAR a fait remarquer à raison que, depuis les élections législatives du 14 octobre 2007, le Togo est entré dans un nouveau contexte politique caractérisé par l’existence d’une majorité gouvernante et d’une opposition parlementaire.  Selon Monsieur Amégnonan, « il est anachronique et ridicule de vouloir faire revivre dans la configuration politique actuelle du pays, des membres de la CENI qui avaient représenté dans le passé la mouvance présidentielle et les cinq partis de l’opposition dite traditionnelle dont plusieurs font aujourd’hui partie de la majorité gouvernante ».

Pour ce qui concerne la proposition de modification de l’article 32, M. Amégnonan la trouve scandaleuse et anticonstitutionnelle. Selon  le groupe CAR, « l’Assemblée Nationale ne pouvait débattre d’une telle proposition sans se mettre en port- à-faux avec l’article 55 de notre Constitution aux termes duquel une session extraordinaire n’est habilitée à examiner que les sujets figurant à l’ordre du jour sur lequel elle est convoquée ».

De son côté, le gouvernement évoque des impératifs de temps et de délais pour justifier son projet de loi. Il s’appuie également et surtout sur l’accord intervenu sur ce point, entre les parties en discussions au sein du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). On peut cependant s’étonner dans ce cas, que le gouvernement n’ait pas pris en compte dans son projet, les autres points ayant fait l’objet d’accord entre les parties au CPDC.

Manifestement, le camp RPT avait un intérêt certain à remettre en selle la CENI qui a organisé les dernières élections législatives du 14 Octobre 2007 gagnées par le RPT. Quand on sait que l’une des premières tâches qui incomberont à la CENI sera de procéder à la révision des listes électorales, c’est évident que, suivant la logique gouvernementale, les démembrements de la CENI que sont les CELI (Commissions Electorales Locales Indépendantes) et les CLC (Comités Listes et Cartes) vont également être réactivés dans leurs versions respectives des dernières élections législatives.

Une fois encore, l’Opposition UFC-CAR est tombée dans le piège des jeunes « loups » du RPT. En effet, en convenant avec le RPT que « les membres de la CENI restent en place jusqu’à la mise en place d’une nouvelle CENI. Le mandat des membres de la CENI est renouvelable », l’UFC et le CAR n’avaient certainement pas pensé que cette disposition s’appliquerait dans l’immédiat, et donc à l’ancienne CENI. Peut-être que si les discussions avaient été élargies à d’autres partis, il s’en serait trouvé un pour relever l’anomalie. On sait qu’au sein de l’Opposition, il y a des spécialistes de détection des pièges de l’opposition.

Les mêmes opposants négocient avec le RPT depuis bientôt vingt ans. Ils devraient, non seulement, bien connaître leurs adversaires, mais aussi et surtout, comme le fait le RPT, avoir eux aussi, leurs pions dans le camp adverse. Selon certaines indiscrétions, avant de proposer son projet de loi, le Ministre d’Etat Pascal Bodjona en aurait discuté de façon informelle avec des membres du CAR et de l’UFC qui n’y auraient pas trouvé d’inconvénients.

Nul doute qu’au cours de ces discussions informelles, il a dû présenter la chose à sa façon en donnant toutes les assurances pour emporter l’adhésion de ses interlocuteurs. Il revenait, dans ces conditions,  au CAR et à l’UFC de prendre toutes les précautions d’usage lors des discussions au CPDC en précisant par exemple que le point d’accord numéro 6 relatif au maintien en place des membres de la CENI jusqu’à la mise en place d’une nouvelle CENI n’était pas applicable à la CENI  dont le mandat a expiré depuis un an et demi.

Face au RPT, aucun détail n’est de trop. Le fait que le RPT ait tenu mordicus à ce que les discussions du CPDC commencent par le Code Electoral aurait pu mettre la puce à l’oreille de nos « savants opposants ». Le RPT les a proprement « roulés dans la farine » en détournant leur attention sur le thème de l’élargissement. En effet, pendant que le CAR et l’UFC rivalisaient sur le terrain des conférences de presse et des communiqués sur leur refus commun de l’élargissement du CPDC, le RPT, de son côté, préparait son projet de loi.

Pour bien comprendre la gravité de ce qui vient de se passer et évaluer la nouvelle turpitude de l’UFC et du CAR, il faut remonter aux dernières élections législatives. Avec au total, moins de voix que l’UFC et le CAR réunis, le RPT a obtenu presque deux fois plus de députés que l’Opposition UFC-CAR. Certes, le découpage électoral y est pour quelque chose. Mais, l’autre facteur déterminant qui a joué en faveur du RPT, c’est la « domestication » des membres des CELI, des CLC et des bureaux de vote.

Le dispositif est en place et a déjà fait ses preuves. Au vu des statistiques, si les élections législatives avaient été couplées avec la présidentielle, le RPT aurait été en grande difficulté, surtout si, comme en 2005, l’Opposition présentait un candidat commun. La problématique du RPT pour la présidentielle de 2010, est de doser les fichiers électoraux afin de s’assurer statistiquement d’une avance certaine sur l’opposition même dans le cas d’une candidature unique.

Pour confectionner des fichiers électoraux favorables au candidat du RPT, il faut une CENI et des démembrements sous contrôle. En clair, ce que vise le RPT à travers la remise en selle de la CENI 2007 et de ses démembrements, c’est la « fabrication » de fichiers électoraux favorables au RPT. Une fois cette étape franchie, il est fort à parier qu’une nouvelle CENI conforme aux accords CPDC sera mise en place. Mais, ce qui est fait n’étant plus à faire, la nouvelle CENI n’aura qu’à s’occuper de l’organisation matérielle de l’élection présidentielle hors fichier électoral, une façon de faire endosser par la nouvelle CENI, les résultats issus de tripatouillages orchestrés de gré ou de force par la CENI 2007 et ses démembrements. 

Personne ne lèvera le petit doigt au sein de la communauté internationale pour s’associer aux protestations de pure forme de l’UFC et du CAR. Aucun Togolais ne sortira dans les rues, au risque de se faire massacrer à nouveau pour chercher à palier l’incompétence caractérisée d’une opposition dont on se demande finalement si le pouvoir ne lui fait pas peur.

L’UFC s’est toujours employée à éliminer ses collatéraux pour se retrouver seule face au RPT. On ne peut pas dire que les résultats de ces face-à-face depuis 2005 à Abuja, à San Egidio, à Accra, à Ouagadougou, à Lomé aient changé quelque chose à la situation du Togo, bien au contraire. Aujourd’hui, le CAR accepte de jouer le rôle de porte-voix à l’UFC en faisant sienne la revendication d’un dialogue exclusif avec le RPT dans l’espoir secret que dans sa magnanimité suprême Gilchrrist Olympio lui renverra très bientôt l’ascenseur.

L’UFC et le CAR savent qu’ils ne pourront rien faire seuls contre le fait accompli du RPT. En 2003, après que le RPT, sous le contrôle de ceux qui sont écartés par le système et remerciés aujourd’hui en monnaie de singe, eût modifié unilatéralement la Constitution et le Code Electoral au profit du RPT, l’Opposition était quand même allée à l’élection présidentielle. Cette fois-ci, article 21 ou pas, l’opposition sait qu’elle ira à la présidentielle.

Dans l’immédiat, pour limiter les dégâts lors de la procédure de révision des listes électorales, ne serait-il pas préférable, au lieu de s’arc-bouter sur des revendications anti-élargissement du CPDC, de reconstituer au moins pour la révision des listes électorales, un front de l’Opposition traditionnelle (UFC-CAR-CDPA-CPP-PDR) autour d’une plateforme revendicative pour empêcher le RPT de trop travestir les fichiers électoraux ? Cette démarche est d’autant plus facile aujourd’hui que, contrairement aux apparences et aux affirmations du Président du groupe CAR à l’Assemblée Nationale, la CPDA, la CPP et le PDR font partie des grands déçus de Faure. Les responsables et les militants de ces partis sont aujourd’hui convaincus que Faure Gnassingbé a créé plus d’écarts entre ses discours et ses actes concrets que ne l’avait fait son défunt père. Le sentiment selon lequel, Faure Gnassingbé ne gouverne pas pour le bien des Togolais mais pour la sauvegarde des intérêts du clan civilo-militaro mafieux dont il a fini par se rendre otage, semble faire désormais l’unanimité au sein de tous les partis qui avaient fait le choix, au nom de l’intérêt national, d’aider Faure à redresser le Togo.

Au lieu de tout faire pour ramener ces partis vers eux, l’UFC et le CAR préfèrent les diaboliser en les assimilant au RPT avec l’espoir de récupérer les voix de leurs électeurs à la prochaine élection présidentielle. Erreur monumentale. Le CAR qui a été, aux législatives de 2007, la grande victime de cette stratégie de diabolisation de la part de l’UFC, semble bien placé pour juger de sa grande nuisibilité.

Le moment est peut-être venu pour l’UFC de prendre l’initiative des Etats généraux des forces démocratiques consacrés au minimum, aux conditions d’organisation en 2010, d’une élection présidentielle démocratique et transparente. Les forces démocratiques rassemblées autour de l’UFC, auront les moyens de relever le défi qui leur a été lancé mardi dernier par le RPT.

 Dimas DZIKODO


Litige foncier entre la collectivité Konou Ayikpè Konou et Djevi Kouassi :

 La justice togolaise met en danger la vie des citoyens
La corruption à la justice togolaise ; on n’en finira jamais d’en parler. A l’heure où des centaines de millions sont consacrés pour sa toilette le phénomène semble paradoxalement prendre une allure très inquiétante. Généralement les litiges fonciers font partie des domaines privilégiés de ces acteurs de justice qui trouvent toujours leurs comptes et le plus souvent au détriment des plaignants.  Une sordide et révoltante affaire de litige foncier secoue actuellement la paisible localité d’Attiégou.

Les faits

            La collectivité Ayikpè Konou a acquis une parcelle de terrain   par voie d’achat suivant reçus de vente en date sucessivement de 26-10-1969 ;23-11-1969 ;05-08-1970 ;09-06-1970 des sieurs Miglanso Koudjossan ; Gbewodi Apetsi et Agbossou Adandogou Toglo ;tous de la collectivité Adaya  Cette parcelle de terrain d’une contenance de 9hectares 51 ares a ensuite été vendu par la collectivité Ayikpè à des acquéreurs dont certains ont construit des maisons et y habitent depuis dix ans. Les contrats de vente ont été certifiés après enquête par l’autorité politique et administrative locale garant des us et coutume du milieu. Des années plus tard ; un certains Djevi Kouassi prétendant détenir un mandat de Gbewodi Apetsi un membre de la collectivité Adaya conteste la vente des terrains et saisi la justice qui sur une décision de complaisance lui donne l’autorité d’expulser les résidents. Avec l’appui de son conseil Maître Sylvain Attoh Mensah le sieur Djevi Kouassi arrache les terrains nus et expulse manu militari les acquéreurs de leurs maisons. Ainsi le 30 novembre 2006 ; les acquéreurs ont été expulsés de leurs domiciles sur ordre de la justice. Ces derniers saisissent le procureur. Après des investigations ; il se révèle que le sieur Djevi Kouassi est détenteur d’un faux mandat parce que le sieur Gbowodi celui là qui aurait donné mandat à Djevi Kouassi d’agir en son nom le 19 juin 2001 serait décédé le 24 juin 2001. Il est donc établi que le sieur Djevi Kouassi et son notaire ont établi un mandat à titre posthume au nom de Gbowodi. Le procureur face à ces nouveau faits signifient en présence des avocats des deux parties que les acquéreurs ne peuvent payer doublement le terrain en clair le sieur Djevi Kouassi détenteur de faux mandat ne peut prétendre de en aucune manière réclamer une quelconque expulsion des acquéreurs. Le dossier fut donc confié au président du tribunal qui donne des garanties aux acquéreurs. Contre toute attente ; maitre Attoh Mensah convoque les acquéreurs pour régler l’affaire à l’amiable avec son client. Ces derniers refusent prétextant que le sieur Djevi Kouassi n’a aucun mandat sur les terrains acquis. Pour se mettre à l’abri des désagréments, les acquéreurs font une démarche auprès de la cour suprême pour obtenir un sursis de l’ordonnance d’expulsion N° 71 du 20 août 2007.  Le président de la cour suprême d’alors le juge Tèkoe Théodose ordonne le sursis de l’ordonnance. Le 18 août 2008 contre toute attente ; le même juge Tekoe Thoedose prend une autre ordonnance pour rétracter purement et simplement l’ordonnance N° 71 rendue par lui-même. C’est avec cette nouvelle rétraction que la justice travaille actuellement et es acquéreurs sont toujours le coup d’expulsion.

            C’est ainsi que régulièrement des individus à la solde du sieur Djevi Kouassi et ses complices dont certains se retrouvent dans la chaîne judiciaire organise des tentatives d’enlèvement contre la personne de monsieur Gnowatchon Célestin président du groupe des acquereurs. Le 28 janvier 2009 , ce dernier reçoit la visite de Me Adjagoudou avec 12 éléménts de la gendarmerie agissant au nom de Djevi Kouassi avec un arrêté d’expulsion. Ils ont fracassé les portes, passé à tabac les enfants jetant tous les effets de la maison dans la rue. Face cette situation grave, une plainte a été déposée par monsieur Clestin Gnowatchon auprs du Procureur de la république. Malgré cette plainte qui n’a d’ailleurs pas connu de suite ; les menaces et autres intimidations ont continué jusqu’au 03 avril 2009 où des individus armés de fusils et menottes ont débarqué à 4h heures du matin au domicile du président du groupe des acquéreurs. Après une altercation suivie de tirs de fusils et une bagarre générale, les visiteurs indélicats ont déclaré agir au nom du 2è substitut suite à un soi transmis du procureur de la république. Saisi du dossier, le procureur de la république qui se trouvait à l’intérieur du pays estime n’avoir jamais donné l’ordre à quelqu’un et s’étonne que cette affaire continue. Le Procureur demande alors au premier substitut de convoquer pour confronter ce lundi 6 avril au palais de justice, l’officier de police qui s’est rendu sur au domicile du président du groupe des acquéreurs, le plaignant ainsi que les acquéreurs pour tirer au clair ce dossier.

            En passant sous silence certains aspects de ce dossier qui ne font pas honneur à l’image de notre pays, il faut avouer que notre justice et ses auxiliaires sont devenus une véritable source d’insécurité pour les citoyens. Il est inadmissible que sur simple relation avec des juges certains individus hors la loi sèment le terreur et empêchent des pauvres populations de vivres paisiblement dans leurs domiciles acquis après de durs labeurs.

Affaire à suivre

FS


Premier League : Adebayor revient avec un doublé

Opposés à Man City, samedi, pour le compte de la 31e levée de la Premier League, les Gunners d’Arsène Wenger ont livré une prestation convaincante, ponctuée par un joli succès (2-0). Emmanuel Adebayor, absent des terrains depuis début février pour  blessure à la cuisse, a été l’auteur des deux buts de la partie sur deux passes de Cesc Fabregas qui revient égalemetn de bessure.

Arsène Wenger est un entraîneur heureux et soulagé. Depuis un mois, et le succès face à West Bromwich Albion, son équipe d’Arsenal, à la sortie d’un hiver des plus moroses, a retrouvé tout ce qui faisait sa force naguère : un jeu huilé, une défense solide et un attaquant de grande classe. Une véritable transfiguration dont on en a eu la preuve samedi. Face à Manchester City, une formation face à laquelle elle a connu en novembre dernier sa défaite la plus cuisante de la saison (3-0), la formation londonienne s’est montrée intraitable. Malgré l’absence de Samir Nasri et de Robin Van Persie, les Gunners ont fait le boulot, signant un succès probant, mais aussi très important dans l’optique d’une qualification pour la prochaine Ligue des Champions.

Eloigné des terrains pendant plusieurs mois, Cesc Fabregas, le capitaine des Gunners, a fait son retour à la compétition à l’occasion de cette partie. Déterminé à revenir rapidement à son meilleur niveau, l’international espagnol a parfaitement répondu aux attentes de son manager. Positionné sur le flanc droit, il a été d’un grand apport à son équipe, et en particulier à Emmanuel Adebayor. L’attaquant togolais, positionné seul à la pointe d’attaque, a su profiter au mieux de ses passes. Shay Given pourra en témoigner. A la 8e minute, l’ancien monégasque, esseulé à la pointe de l’attaque, reprenait avec succès un coup franc du Catalan et il récidivait juste après la pause, consécutivement à un joli lob, en forme de passe de son coéquipier. A 2-0, l’affaire était pliée, mais la physionomie du match aurait pu être toute autre.

En effet, Man City a eu le mérite de bien réagir après l’ouverture du score, mais elle a manqué d’efficacité dans ses phases offensives et de justesse dans ses derniers gestes. Shaun-Wright Phillips s’est beaucoup démené dans l’espoir de relancer sa formation, mais ses initiatives n’ont pas été concluantes. L’international anglais a surtout eu le malheur de se heurter à un excellent Almunia, alors que Manuel Fernandes, son coéquipier, a été frustré par la malchance quant sa frappe en fin de première mi-temps échoua sur le poteau. Les Citizens ont laissé passer leur chance, et en seconde période, ils n’ont jamais pu trouver un second souffle. Abattus par le deuxième but londonien, ils ont fini la rencontre, recroquevillé dans la propre surface, et auraient même pu concéder une défaite plus large, si Walcott n’avait pas raté ses deux occasions juste avant le coup de sifflet final. Ce dernier qui retrouvait le chemin des terrains a été le seul Gunner à souffrir cet après-midi, en raison d’une douleur au genou. Au final, Arsenal s’imposait donc logiquement 2 à 0. Un résultat qui lui permet de porter à six points son avance sur Aston Villa. City, de son côté, reste dans le ventre mou du classement.

TGA/Goal.com

Forum 443 du jeudi 2 avril 2009
Présidentielle 2010  Modification de l’article 21 du Code électoral : Le RPT inaugure la saison des coups de force

Si la volonté du pouvoir de barricader le processus électoral était manifeste, elle vient d’être matérialisée par l’Assemblée nationale qui a procédé à la mise à jour du Code électoral.

En effet le Parlement a procédé mardi à la modification de l’article 21 qui statue sur la durée du mandat de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), faisant suite à la décision du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) de reconduire la CENI de Tozim Potopérè. Le vote a été effectué par les seuls députés du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), la séance ayant été boudée par l’opposition parlementaire.

Un coup de force de plus

L’introduction du projet de modification à l’Assemblée s’est effectuée dans des conditions pas trop catholiques. L’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ont été mis devant les faits accomplis. Venus à une conférence des Présidents le 24 mars 2009, leurs représentants se sont vu tendre le fameux projet de loi, alors même qu’il n’était pas inscrit à l’ordre du jour. Ils apprennent là que le projet de loi serait voté quelques jours après. Comme dans un compte de fée, ce fut fait le mardi 31 mars dernier.

Ce feuilleton ne vient qu’illustrer l’obscurantisme et la duplicité du pouvoir instauré par le système RPT. Alors que les points de désaccord sur les différents sujets sont transmis au chef de l’Etat et la norme voulait qu’il tente des conciliations pour dégager le consensus, le RPT introduit nuitamment le projet de loi à l’Assemblée pour adoption. Le vote de cette modification rend ainsi caduque toute tentative de conciliation sur le sujet. Ce n’est là que le nième coup de force du pouvoir.

Caution de Blaise Compaoré ?

On se rappelle le scénario qui avait abouti à la convocation de la session du Comité de Suivi du 07 mars dernier. Ce tour de passe-passe a été opéré après une visite de Faure Gnassingbé à Ouagadougou quelques jours plus tôt. Et les indiscrétions avaient fait état de ce que le plan a été fomenté à cette occasion. En tout cas, le Chef de l’Etat se substitua au Facilitateur Blaise Compaoré et convoqua la session pour le samedi 07 mars. Comme pour illustrer la complicité du Facilitateur, il n’a pas levé le petit doigt pour dénoncer cette usurpation de prérogatives. Pire, il envoya des émissaires et à l’issue de la réunion, la décision fut prise d’ouvrir le CPDC aux autres parties signataires de l’APG. Ce que voulait donc le RPT.

Aujourd’hui encore, on semble assister au bis repetita de ce scénario. On est tenté d’y croire quand on sait que le représentant du Chef de l’Etat au CPDC, le ministre de l’Administration Territoriale Pascal Bodjona était en fin de semaine dernière dans la capitale burkinabé. Selon les sources, le déplacement était motivé par les menaces de boycott du processus que brandissent l’UFC et le CAR si le pouvoir se hasardait à concrétiser l’ouverture du CPDC à ses satellites. Il était allégué que ce voyage visait à trouver une solution à la crise. Mais des indiscrétions avaient révélé que le pouvoir est allé requérir la caution du Facilitateur Blaise Compaoré pour opérer un autre passage en force. Les faits semblent aujourd’hui leur donner raison. Puisque c’est à la suite de cette visite que le RPT a opéré le passage en force pour faire voter la modification de l’article 21 qui réinstalle ainsi la CENI de Tozim Potopéré.

Les séances de coups de forces inaugurés

Le pouvoir a fait montre depuis le début, d’une volonté de biaiser les réformes en faisant passer la loi du Parlement. Ses tenants ont plus d’une fois déclaré que le Parlement est compétent pour les débats sur les sujets relatifs au processus électoral et les discussions au CPDC ne sont qu’une perte de temps. Le ministre Pascal Bodjona, à l’occasion d’une émission télévisée a laissé entendre que l’Assemblée nationale pourra entrer en jeu, si le chef de l’Etat n’arrive pas à concilier les positions.

Aujourd’hui, avec le vote de la modification de l’article 21 du code électoral, le RPT a eu gain de cause. Il inaugure ainsi les séances de coups de force auxquelles il a habitué l’opinion nationale et internationale. Ce n’est là que le début d’une aventure qui le verra certainement faire entrer en jeu le Parlement sur les autres réformes, fort de sa majorité.

T. Shalom


Encore une menace de grève à «Fortia Cement»

          Le personnel de Fortia menace. Le 19 juillet dernier, il était déjà en grève pour « l’amélioration des conditions de travail et de vie ». Depuis, six des soixante personnes ayant observé la grève, ont des ennuis avec l’administration de l’entreprise.

Et encore, des bruits de grève courent au sein du personnel de Fortia. Comme principale recommandation, les débrayeurs réclament «  la réintégration immédiate et sans condition» des six personnes retenues à la maison depuis bientôt neuf mois pour ce que le syndicat  du personnel nomme « présumé sabotage ». Ils réclament également le respect de leur droit à la grève, particulièrement le respect des dispositions contenues dans l’article 200 du Code du travail  qui interdit à l’employé de substituer un personnel en grève par un nouveau.

En effet, lors de la journée de grève du 19 juillet 2008 à laquelle 60 sur 70 membres du personnel ont participé, l’administration de Fortia Cement avait tenté de faire travailler un autre personnel en lieu et place du personnel « réglementaire » en débrayage. A l’époque, beaucoup ont soupçonné une volonté de l’administration de licencier ceux qui avaient observé la cessation de travail. Cette situation  a été évitée. Mais voilà, le rendement du « nouveau personnel » est  en deçà des attentes et d’ « importants dégâts matériels » ont été enregistrés pendant le bref séjour des nouvelles recrues. « Ce personnel inexpérimenté et particulièrement inhabitué à nos équipements et à leur modes de fonctionnement, les a forcés et a tourné l’usine en un régime anormal », témoigne un des responsables syndicaux du personnel « réglementaire » de l’entreprise.

Au vu des dégâts, la direction de Fortia dénonce un « sabotage » de l’usine par les grévistes et six personnes ont été indexées d’en avoir été à l’origine. Depuis juillet,  ces  six personnes sont retenues à la maison pour des besoins d’une enquête.

          A en croire l’un des délégués du personnel, « ce présumé sabotage n’a d’ailleurs jamais existé ». « Pour preuve, les interrogatoires durant plus de trois mois de la commission d’enquête mise sur pied n’ont évidemment révélé aucun acte de sabotage », a ajouté ce fonctionnaire.

De sources proches du ministère du Travail, plusieurs recommandations auraient été faites à Fortia s’appuyant sur l’innocence des six employés particuliers. Mais apparemment, ce n’est que de l’eau versée sur le dos du canard.

Le reste du personnel décide finalement d’engager un nouveau bras de fer pour « libérer » les six collègues. Un délai est néanmoins accordé à la direction jusqu’au 6 avril prochain.      

M.D.


Economie  La BIDC à la conquête de sa notoriété et de sa crédibilité

Principal instrument de financement des projets de développement dans les pays de la CEDEAO depuis quelques années, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO n’arrête pas de gagner du terrain vers la conquête totale de sa notoriété. Lors d’un dernier Conseil d’Administration tenu mardi au siège de l’institution à Lomé, l’équipe dirigeante dont le Président, Christian Adovelande, a déclaré que « les résultats positifs consécutifs enregistrés par la Banque concourront au renforcement de la notoriété et la crédibilité de la BIDC aussi bien au niveau de la sous-région qu’à l’échelle internationale ».

Réuni en effet pour approuver quelques demandes d’autorisation de financement mais aussi pour arrêter les comptes au 31decembre dernier, le CA a noté que « la Banque affiche un bénéfice record équivalent à 30 milliards de francs CFA » au cours de l’année écoulée. Ce résultat positif, le troisième du genre depuis trois années consécutives, donne matière à réjouissance à l’équipe dirigeante de la BIDC qui,  pour elle, devient « rentable ». Adovelande et ses pairs, fort de leurs succès, ont annoncé « poursuivre leur mission de catalyseur du développement et de la croissance économique des Etats membres », à travers « l’intensification des interventions et le drainage vers la sous-région de flux importants de capitaux étrangers, en dépit du contexte actuel caractérisé par une crise financière et économique sans précédent ».

Au cours du conseil, le 24e, quatre (4)  projets ont en vue dans la sous-région ont reçu l’approbation de financement de la BIDC. Le Burkina Faso, la Gambie, le Bénin et le Ghana, tous membres de la CEDEAO, sont les bénéficiaires de ces derniers accords de financement, ce qui porterait à environ 89 milliards de FCFA le total des financements de cette jeune institution bancaire communautaire, et à 18 le nombre des projets financés.

Maxime Domegni


CAN/Mondial 2010/1ère journée : Jean Thissen : « Nous avons gagné une bataille, pas la guerre »

Le sélectionneur de l’équipe nationale du Togo ne veut pas se laisser enflammer par la victoire des Eperviers sur les Lions Indomptables du Cameroun, samedi dernier à Accra au point de se détourner de l’objectif initial qui est une double qualification pour la Coupe d’Afrique des  Nations et la Coupe du monde 2010 comme annoncé à la signature de son contrat le 4 mars dernier.

« Pour moi, l’objectif n’a pas changé d’un iota. Aujourd’hui, on a pris trois points. L’objectif était de prendre 3 points. Le Challenge, c’est bien sûr la Coupe du Monde. Mais, cette qualification sera très difficile, le groupe A est très difficile. Nous avons le Maroc et le Cameroun qui sont intrinsèquement supérieurs. Et le Gabon progresse chaque année. C’est pour ça qu’il faut aborder chaque match comme il faut, avec détermination. On va dire que nous avons gagné une bataille ici, mais pas la guerre », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse qui a suivi le match.

 Un objectif que confirme aussi Thomas Dossèvi, auteur de la passe décisive qui a permis au capitaine Emmanuel Adebayor d’inscrire l’unique but de la  partie à la 11e mn. « On est très contents. On a été très forts collectivement. On a su gérer nos temps forts et nos temps faibles. On a fait un match sérieux, c’est le début d’une grande histoire. La suite, c’est le Gabon dans deux mois. L’Objectif ? Clairement la Coupe du Monde et la CAN », a renchéri l’attaquant de Nantes.

« Quand nous étions à Allemagne 2006, le pays tout entier vivait un rêve. Maintenant que nous y avons goûté, nous voulons revivre cette expérience. Nous sommes tous motivés. En tant que joueurs, nous devons tout donner car notre groupe de qualification est très difficile. Nous avons le Cameroun, le Gabon et le Maroc dans notre poule, mais nous allons continuer à avancer et voir ce que nous sommes capables d’aller chercher. Au minimum, nous voulons aller à la Coupe d’Afrique des Nations. Mais une qualification pour la Coupe du Monde 2010, qui se joue en Afrique, serait la plus belle chose qui puisse m’arriver », a ajouté Emmanuel Adebayor.

Pour les Camerounais, la victoire de Jean Thissen paraît comme une revanche du Belge sur le Cameroun, puisqu’étant en course pour le poste de sélectionneur lorsque l’Allemand Otto Pfister a été choisi par le ministère camerounais des Sports. Mais le sélectionneur évite de prendre sa victoire comme une revanche. « Je ne parlerai pas de revanche. C’est vrai que j’étais candidat, j’ai même été tout prêt d’avoir le poste. Je préfère me rappeler qu’en 1994, j’avais déjà éliminé le Cameroun avec le Gabon. Ce qui fait qu’en trois matchs, je n’ai jamais perdu contre le Cameroun », insiste-t-il.

Son alter ego, Otto Pfister, lui, pense se projeter dans l’avenir tout en retenant les leçons de la défaite. « On était favoris sur le papier. Les Togolais étaient bien organisés en première mi-temps. Nous avons eu un problème de positionnement durant cette mi-temps. J’ai modifié trois joueurs. Nous avons dominé notre adversaire en seconde mi-temps mais de façon stérile. Et nous avons 4 ou 5 joueurs qui n’ont pas évolué à leur forme maximale. Il nous reste 5 matchs que nous devons gagner pour aller en Coupe du Monde », assure-t-il. C’est ailleurs désormais le mot d’ordre du Cameroun qui pense se racheter de cette déconvenue inimaginable dès le départ. « Nous sommes déçus. Nous n’avons pas joué comme nous en avons l’habitude. Il nous reste cinq matchs à jouer, et il faut qu’on ait l’objectif de gagner les cinq matchs. Maintenant, notre prochain adversaire arrive et ce sera le Maroc. Il faudra gagner », ajoute Geremi Njitap.                   

TGA


Eperviers du Togo : Le Oui de Serge Gakpé

Longtemps réticent aux sirènes de la sélection nationale togolaise, l’attaquant de Monaco, Serge Gakpé s’est résolu à franchir le pas. Selon les informations recueillies de sources proches du joueur, le Franco togolais pourrait même jouer le match contre le Gabon, comptant pour la 2ème journée des éliminatoires CAN/Mondial 2010.

Le revirement surprend puisqu’il y a quelques semaines, dans le cadre du match amical Togo Burkina joué à Rouen en France le 11 février 2009, le Monégasque convoqué par l’encadrement des Eperviers avait adressé un courrier décapant à la Fédération togolaise de football (FTF) pour lui signifier qu’il n’entend pas porter la tunique des Eperviers puisqu’étant régulièrement convoqué chez les Bleuets (Equipe espoir). Des propos que certains analystes avaient jugés déplacés.

« Si Serge Gakpé s’est enfin résolu à porter le maillot du Togo,  c’est qu’il a bien de raisons pour le faire. Mais je crois sincèrement que la dernière victoire des Eperviers sur les Lions Indomptables du Cameroun samedi à Accra a considérablement pesé dans la prise de cette décision. Mais ne nous enflammons pas vite. Attendons qu’elle se concrétise », tempère un observateur.

Serge Gakpé parmi les Eperviers, ce sera une bonne nouvelle pour tout le groupe. Car l’attaquant de l’As Monaco possède d’énormes qualités pour jouer en attaque comme en milieu de terrain.

En course pour une double qualification pour le Mondial et la Coupe d’Afrique des Nations 2010, le Togo a besoin de renforcer son équipe dans un  groupe A où les places seront très disputées. Alors il revient aux dirigeants de la FTF de saisir la balle au bond et d’entreprendre les démarches nécessaires à l’enrôlement de Serge Gakpé, et peut-être aussi de Razak Boukari qui, lui, n’a jamais fermé la porte à la sélection togolaise.

La FTF devrait aussi insister auprès de Mathieu Dossévi, le frère cadet de Thomas Dossévi qui évolue au Mans et qui se donne encore un temps de réflexion pour faire son choix.

« La dynamique de la victoire impose aux dirigeants de la FTF de multiplier les démarches pour renforcer l’effectif des Eperviers. On n’a jamais de joueurs de trop et je pense qu’aujourd’hui, nous avons les moyens de bâtir une grande équipe capable de faire douter beaucoup de sélections souvent mises sur un piédestal de par leurs prestations antérieures. Il faut tout simplement la volonté de mieux faire pour y arriver », conclut notre interlocuteur.

TGA

 
 

 
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