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L'Eveil de la Nation 153 du vendredi 29 mai
De nouveaux aveux dans l'affaire de tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat : Liste de certaines personnes à exécuter et ce qu'on leur reprocherait

L'affaire de tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat continue son petit bonhomme de chemin avec chaque jour son lot de révélations et d'aveux.

Après la découverte de la clé USB et de son contenu, la liste de certaines personnes qui étaient programmées pour être éliminées aurait été dévoilée.

Dans la nuit du 12 au 13 Avril le Chef de l'Etat Faure Gnassingbé devrait se rendre en chine pour une visite d'amitié et de travail.

Et c'est justement cette période que des esprits malintentionnés ont choisi pour mettre à exécution leur plan macabre de renversement du régime. Dans ce plan, plusieurs personnes devraient être faits prisonniers et d'autres devraient être exécutées sans sommation.

 Les investigations que nous avons menées nous ont permis d'avoir le nom de certains puis ce qui leur serait reproché par les présumés comploteurs contre la sûreté de l'Etat togolais.

 Il s'agit de :

Faure Gnassingbé Président de la République

Principale cible du complot, Faure devrait trouver la mort à bord de l'appareil qui devrait le conduire vers la Chine. Il serait accusé de ne pas vouloir tisser la nouvelle corde sur l'ancienne.

Initiateur et promoteur des différentes réformes entreprises au Togo, il lui serait reproché par les putschistes d'avoir une vision nouvelle du pays autre que son défunt père avait. De même, ses détracteurs l'accusent d'avoir privilégié la gestion du pouvoir entre amis, laissant du bas côté de la chaussée ceux qui estiment avoir leur place dans les arcanes directs du pouvoir. La rigueur affichée par Faure dans la gestion de la chose publique et sa tolérance zéro envers les réseaux sous toutes leurs formes constituent le péché mignon qu'il n'aurait jamais dû commettre.

Pascal Bodjona Ministre d'Etat

Homme de confiance du Chef de l'Etat, il lui serait reproché d'être toujours aux côtés du Chef de l'Etat au moment de la prise de décisions importantes pour la vie de la nation.

Tout premier Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat, Pascal Bodjona serait accusé d'être bien aimé par la vieille garde que par la nouvelle génération du parti. Son ouverture à ces deux catégories et sa capacité d'écoute seraient redoutées par ses détracteurs. Pour tout cela, il devrait être éliminé.

Ingrid Awadé

Directrice générale des Impôts et conseillère financière du Chef de l'Etat elle est cette dame qui a " osé " déclarer une guerre ouverte contre des sociétés étrangères installées au Togo bénéficiant du soutien de Kpatcha et qui étaient indélicates vis-à-vis du fisc.

Dans les milieux proches du Député, on susurre que cette opération serait destinée à l'affaiblir financièrement. Cette dame aurait donc " fermé " tous les robinets de l'ex Ministre de la Défense. Pour cela elle devrait également perdre la vie si le coup avait réussi.

Pitang Tchalla

Ministre de la Défense du Général avant le 05 février, il faisait partie du trio dans les bras duquel le général Eyadéma a rendu l'âme. Composé de Faure, Kpatcha et Pitang lui- même, ce trio a joué un grand rôle dans la cohésion de la famille et du parti au lendemain de la catastrophe nationale. Plus expérimenté du groupe, il a été nommé Conseiller à la Présidence de la République après les élections d'Avril 2005. Fidèle des fidèles du Général, le fait de rappeler Kpatcha à l'ordre face à des dérives d'insubordination vis-à-vis de Faure constitue le crime de lèse majesté que Pitang aurait commis. Du coup, l'ancien Ministre de la Communication aurait été classé parmi les ennemis jurés de Kpatcha. Selon certains témoins il l'aurait sorti manu militari du caveau familial alors que Faure devrait poser un gerbe de fleur il y a de cela trois ans déjà.

Depuis ces temps donc, les alliés d'hier se sont toujours regardés en chien de faïence.

Si le coup avait réussi, Pitang Tchalla devrait être éliminé physiquement.

Gilbert Bawara

Actuel Ministre de la Coopération, Gilbert Bawara n'a jamais été en odeur de sainteté chez Kpatcha. Accusé d'être celui qui aime cracher la vérité à tous ceux qui veulent se mettre au travers de la nouvelle vision du Chef de l'Etat, il n'a jamais bénéficié de l'amitié de Kpatcha même au moment où ils étaient tous au gouvernement.

Ensuite, Bawara serait de ceux qui soutiennent les réformes courageuses engagées par le Chef de l'Etat pour remettre le pays sur les rails. Il devrait perdre aussi la vie lors du coup.

Bernard Walla

Député de la Kozah, il est un très proche collaborateur du Chef de l'Etat. Il est souvent consulté pour des questions relatives au développement de la ville de kara et sur d'autres sujets.

Jouissant d'une popularité hors norme dans sa kozah natale, Walla Bernard devrait connaître le même sort que les personnalités ci-dessus citées au cas où le coup avait marché.

La liste des personnes à éliminer qui nous a été fourni n'est pas exhaustive.

Néanmoins, toutes ces personnes qui ont été visées par les comploteurs de ce coup sont des gens qui ont un cœur blanc et comme tel, Dieu veille sur eux.

Voilà pourquoi le coup de force n'a pas réussi car Dieu n'était pas avec les ennemis de la nation.

Kpélafia Biva


Sale temps pour le groupe Progosa à Lomé : Jacques Dupuydauby et ses principaux collaborateurs en fuite

Un nouvel administrateur pour gérer la société

                   Le groupe Progosa de Jacques Dupuydauby spécialisé dans la manutention a depuis quelques années décidé de s'investir dans l'humanitaire pour faire en sorte que " les bénéfices réalisés puisses également profiter à leur terre d'accueil " mais voilà que depuis quelques jours l'administration fiscale aurait découvert des trous fiscaux de plusieurs milliards de nos francs dans les dossiers de cette société. Aujourd'hui, les premiers responsables sont en fuite.

                   Le groupe PROGOSA de Jacques Dupuydauby serait entrain de traverser une mauvaise passe à Lomé ? C'est la question que le commun des togolais peut se poser eu égard à la relation qui liait cette société de manutention au  père de la nation.

En effet, c'est dans le cadre d'un contrôle fiscal diligenté contre les sociétés SE2M, SE3M chargées de la manutention, filiale du groupe PROGOSA que l'administration fiscale a entrepris des investigations  conduites par les fonctionnaires de la Direction Générale des Impôts.

                   Alors que ces investigations étaient en cours, des sources sûres ont révélées qu'un employé desdites sociétés aurait emprunté un aéronef à l'aéroclub de Lomé et jeté les disques dures et autres documents comptables de la société dans la mer.

  Quelques heures après, le PDG de la Société en visite à Lomé et certains de ses principaux collaborateurs ont pris la poudre d'escampette donnant ainsi de la graine à moudre à tous ceux qui pensaient que cette société se livrait à cœur joie à la fraude fiscale.

 Pour cela, une information judiciaire pour fraude fiscale et complicité a été ouverte par le procureur de la République.

                   A la dernière minute on apprend qu'un administrateur du nom de M. KOTI employé de la société SAGA filiale du groupe Bolloré aurait été nommé.

 Cependant, certains bureaux de la société restent sous scellé pour des raisons d'enquête.

Rappelons que les groupes PROGOSA et BOLLORE se livraient une guerre sans merci sur le port de Lomé et le gouvernement a semblé prendre partie lorsqu'il avait interpellé sur le tarmac de l'aéroport de Lomé certains cadres du groupe Bolloré accusés de corruption de magistrats il y a de cela plus de deux ans.

 Depuis ce temps, un froid s'est installé dans les relations entre Lomé et l'Elysée.

                    Nous reviendrons plus amplement dans notre prochaine livraison si de nouveaux éléments apparaissent dans ce dossier.

T. DJOBO


KARA/Suite à la tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat : Les cadres du canton de Lama désintoxiquent les populations

               Plus d’un moins après la tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat dans laquelle Kpatcha Gnassingbé demi-frère du Chef  de l’Etat et plusieurs autres personnes sont impliquées, les langues continuent  de se délier et les commentaires vont bon train. Dans certains milieux on pense que Kpatcha Gnassingbé a voulu confondre le trône Présidentiel à un bien propre à la famille Gnassingbé. Dans d’autres milieux, cette affaire serait montée de toutes pièces pour peindre en noir un homme qui prend une ascension fulgurante non seulement dans la Kozah  mais dans plusieurs villes du Togo.

Cette deuxième version est celle qui a été abondamment  servie et amplement relayée dans la préfecture de la  Kozah.

                   Suite à cela, et ne voulant pas que leurs populations soient  intoxiquées par une version qui est aux antipodes de la réalité, les cadres du canton de Lama, le plus grand canton de la préfecture ont entrepris du vendredi 22 au dimanche 24 mai une tournée de sensibilisation qui les a conduit dans tous les villages du canton de Lama.

                   Composée du député Walla Bernard, l’ancien préfet Mélébou Koffi, le Colonel Yao Kpelenga du 2ème RI Adidogomé, le Lieutenant Colonel  Kpakpabia de la Base Chasse de Niamtougou, le Commandant  Amana de la Gendarmerie, le Capitaine Ali du camp FIR, le Commandant Malazoué de l’Etat -Major, M. Tchamié, Vice Président de l’Université de Lomé, Dr Banla Mèba, Dr Kao, l’entrepreneur TAGBA, M. Edjamfeïlé, M. Batana Essowè tous originaires de Lama, la délégation s’est d’abord rendue à Sahoudè, Gnangbadè et Féing le vendredi 22 , le Samedi, elle était à Kpédah, Kolidè puis dans la commune de Kara. Le dernier jour a été uniquement consacré au village d’Awandjelo.

L’Etape de Sahoudè

                   Il sonnait 9 heures 15 minutes lorsque la délégation a fait son entrée dans le village de Sahoudè. Là-bas, les populations les attendaient sous les hangars de la  place publique.

                   Après l’introduction par M. BATANA Essowè cadre de Lama en fonction à la SALT, toutes les personnalités de la délégation se sont présentées aux populations. Après quoi, parole fut donnée au Chef  du village qui à son tour leur a souhaité la bienvenue au nom de la population de Sahoudè.

                   Les civilités rendues de part et d’autres, Mélébou Koffi ancien Préfet, Membre du Comité Central du RPT a pris la parole pour expliquer à la population l’objet de leur visite.

M. Mélébou a d’abord remercié la vaillante population qui a sacrifié son précieux temps pour répondre à cette invitation.

                   « Notre visite s’inscrit dans le cadre des évènements qui ont eu lieu dans notre pays les 12 et 13 Avril 2009 » a-t-il introduit « beaucoup d’entre vous l’auraient déjà appris par les médias et nous, en tant que cadres et fils du canton résidants à Lomé, donc plus proches des évènements, il est de notre devoir de venir vous expliquer exactement ce qui s’est passé dans la nuit du 12 au 13 Avril » a poursuivit M. Mélébou. Il leur a signifié qu’en fait, Kpatcha Gnassingbé a voulu dans cette nuit-là renverser le régime de Faure, dissoudre l’Assemblée et les autres institutions de la République.

                   Selon M. Mélébou, Kpatcha Gnassingé pour se faire aider dans sa basse besogne s’est appuyé  sur plusieurs personnes civiles et militaires dont deux de Lama.

Il s’agit du Capitaine Domtéma et de l’Adjudant Tcharra tous deux fils de Lama. En suite, selon l’orateur, certaines  personnalités du Canton de Lama « bien vus » par le Chef de l’Etat devraient être exécutées lors de ce complot. Alors qu’est –ce – qui justifie cet acharnement contre le canton de Lama ? s’est interrogé M. Mélébou.

                   Malheureusement pour les présumés comploteurs, les services de renseignement d’un pays ami a alerté le Togo de l’éminence d’une pareilles chose. La gendarmerie envoyée sur les lieux pour la perquisition du domicile a essuyé des tirs provenant de la garde du député. C’est ainsi que le Camp FIR a été appelé en renfort, a martelé M. Mélébou. Sous le coup d’un mandant d’arrêt, Kpatcha a voulu se réfugier à l’ambassade des USA avant d’être arrêté aux portes de cette institution étrangère, a renchérit l’orateur. Les  perquisitions faites aux domiciles de Kpatcha et de certains de ses complices ont permis de mettre la main sur des armes de guerre dont les prix d’achats peuvent bitumer toutes les rues du canton de Lama et en bitumer d’autres.

                   Chose curieuse, les présumés comploteurs ont eu le soutien de Gilchrist Olympio, ce qui a suscité des interrogations dans le rang du RPT dont les militants ne se sont pas fait prier pour apporter également leur soutient au PR a poursuivi M. Mélébou

Ils sont aujourd’hui entre les mains de la justice qui est chargée de faire son travail à conclu M. Mélébou.

                    Le commandant Amana, pour sa part a apporté des éclairages sur les armes saisies. Puisqu’il faisait partie des officiers qui ont opéré la perquisition, le commandant Amana estime être le mieux indiqué pour parler du corps de délits.

« Si vous avez bien remarqué pour ceux qui ont des postes téléviseurs, c’est moi qui ai présenté les armes, seulement que ce jour j’avais porté un képi » a lancé le commandant Amana avant d’expliquer la probable provenance des armes récupérées.

                   « Vous savez, Kpatcha a été Ministre, il est député, il a droit à la sécurité or, on ne fait la sécurité que par les armes. Ensuite, il a un passeport diplomatique qui le dédouane des fouilles lorsqu’il rentre d’un voyage ce qui lui permet d’acheter tout ce dont il peut se servir pour commettre son forfait », a expliqué le chef d’escadron. Il est allé loin en décrivant certains comportements du député de Kara par le passé qui donnent raison à ceux qui croyaient qu’il avait soif du pouvoir. Pour preuve, pour les défilés militaires et civils, il arrive toujours dans un command- car juste derrière le Chef de l’Etat, un fait rarissime dans notre pays, a martelé l’officier Amana. Les populations de Sahoudè n’ont pas voulu rester bouche cousue, elles ont posé des questions d’éclaircissement et fait des contributions. « Est –ce que vous qui êtes cadres de Lama et proches de Faure ne pouvez pas faire en sorte que les fils de Lama impliqués dans ce coup recouvrent la liberté ? »

«Faure et Kpatcha sont de la même famille et surtout de même père, est-ce- que  Faure ne peut pas penser à le gracier»

                   « Cette attitude de Kpatcha relève de la sorcellerie et moi je pense qu’on doit lui trouver une solution »

                    Un intervenant a proposé que des rites soient organisés dans le canton pour éloigner les villages de Lama de ces événements.

Le chef du village quant à lui a, au nom des populations rassuré les cadres du soutien de son village à la politique du chef de  l’Etat afin qu’il aide au développement de tout le canton.

La rencontre a pris fin aux environs de 11 heures 45 avec une cérémonie de libation, le partage de pots de Tchouk et la visite de la rue dite de l’unité qui doit être aménagée pour desservir plusieurs villages du cantons en même temps.

L’ETAPE DE GNANGBADE

                   Gnangbadè, situé sur les montagnes rocailleuses de Lama a été la seconde étape de la tournée. Le chaud soleil qui caractérisait ce début de saison  des pluies en pays Kabyè n’a ébranlé en rien la détermination  des dignes fils de Lama décidés à aller dans les fonds et tréfonds de leur canton pour restituer la vérité.

                   Prévue pour démarrer à 12 heures la rencontre n’a finalement débuté qu’à 14 heures. Là-bas, c’est la cour de l’école primaire de la localité qui a servi de cadre pour échanger avec les populations du milieu.

                   Le même message véhiculé à Sahoudè a été délivré à Gnangbadè. Après avoir écouté religieusement les propos de leurs hôtes, les populations ont évoqué plusieurs sujets visant à éclairer  davantage leur lanterne ou des contributions pour apporter de l’eau au moulin des cadres. Se jetant à l’eau le premier le chef du village a déclaré à la délégation que la population de Gnangbadè est mobilisée derrière  Faure mais il y a encore plusieurs choses qu’elle lui demande. Les problèmes de route et d’eau se posent avec acuité aux populations. Un autre intervenant évoque le problème de ces jeunes qui sont encore nombreux à être désœuvrés dans le canton. Or il se fait que ce ne sont pas les cadres qui doivent aider leurs petits frères qui manquent. «Si vous ne faites pas un effort pour nous trouver à faire, demain lorsque, vous ne serez plus de ce monde, qui sera la relève ? » S’est interrogé l’intervenant.

                    un autre, le Chef de l’Etat peut dormir tranquille car la population de Lama est derrière ses cadres à qui Faure fait déjà confiance.

                   Un homme d’une cinquantaine n’est pas allé du dos de la cuillère pour insinuer que « lorsque tu as plusieurs chiens et un est enragé, fait un effort pour l’écarter sinon il va contaminer  tous les autres. Donc il faut que Kpatcha soit mis hors d’état de nuire »

Tout comme à Sahoudè, les populations de Gangbadè et les cadres se sont partagés les pots de Tchouk après des libations pour que le canton de Lama soit épargné de ce qui devrait arriver

L’ETAPE  DE FEING

                   Il sonnait 16 heures 30 minutes lorsque le cortège conduisant la délégation des cadres de Lama s’est immobilisé dans la cour du CEG de Feing. Après avoir reçu le message dont la délégation était porteuse, arriva le jeu des questions- réponses et contributions.

Dans cette série, un homme d’une quarantaine d’année a fait remarquer que c’est à cause de l’argent qu’ils se tuent et que si aujourd’hui le coup avait marché, est ce que les fils de Lama en question ne vont pas aider le canton à se développer ?

                   Une question qui a nécessité deux éclaircissements supplémentaires pour que ce jeune qui se dit jardinier puisse comprendre que ce n’était pas de la blague.

Une dame d’une trentaine d’année quant à –elle  a estimé que Kpatcha a beaucoup aidé le canton et qu’il doit falloir que les cadres ici présents intercèdent pour qu’un règlement à l’amiable soit trouvé à cette situation. Elle a poursuivi en disant que les cadres sont pour eux des éclaireurs et à chaque fois, ils doivent pouvoir consolider leur union et faire en sorte que lorsqu’il y a un événement d’une telle envergure, qu’ils ne dérogent pas à leur devoir et qu’ils viennent les éclairer. Comme dans les autres villages, à Feing, le même rituel de libation et de partage de pot a été fait.

L’ETAPE  DE KPEDAH

                   L’école primaire de Lama- kpédah a prêté son cadre pour la rencontre  entre les cadres  et les populations de la localité le samedi 23 mai. Le message étant inchangé, c’est les interventions qui retiennent notre attention.

                   Un jeune jardinier fleuriste a avoué  que ce sont certains militaires qui sont venus nous dire que cette histoire est du mensonge et qu’il ne faut pas qu’on donne du crédit à cela. Mais  aujourd’hui, nous pensons que la vérité a été révélée et nous pensons que la justice doit faire son travail pour que la loi soit appliquée.

Un autre intervenant septuagénaire, ironise : « il faut amener Kpatcha pour qu’on lui dise merci »

                   Très remonté, un intervenant déclare : « Kpatcha et Faure sont de même père et c’est nous qui avons choisi Faure pur qu’il soit président s’ils ne veulent pas s’entendre, nous préférons le changer par un autre ».

                   Un soudeur en chômage a révélé que les gens sont venus leur dire que Faure ne veut pas s’occuper de Kara, c’est pourquoi Kpatcha veut le sauter pour arranger Kara. Mais ce qui est étonnant poursuit-il, le fauteuil présidentiel est déjà dans la maison de Kpatcha, pourquoi cherche-t-il  encore à l’arracher ? Veut – il le vendre à Gilchrist pour acheter quoi ? S’est interrogé le soudeur.

                   Pour un autre, visiblement leader d’opinion dans la localité, « les souris de la même maison ne se mangent  pas, et Eyadéma avait l’habitude de dire de ne jamais troubler l’eau avant de la boire. Pourquoi alors Kpatcha veut – il troubler l’eau avant de la boire ? » S’est interrogé le monsieur. Il poursuit son intervention en faisant remarquer que lorsqu’un bois refuse de prendre le feu dans le foyer, on l’extrait du feu. Voilà pourquoi, la justice doit s’occuper de ce dossier,  à renchérit l’orateur.

L’ETAPE  DE KOLIDE

                   Au CEG de Kolidè, les interventions des populations ont été brèves en ce qui concerne  le sujet abordé puis des doléances  ont été posées.

Un intervenant a voulu savoir  pourquoi Kpatcha ne pouvait pas attendre 2010 pour être candidat et il a voulu écourter le mandat de son frère ? De toutes les façons, un cou d’Etat est puni par la loi. D’autres intervenants ont prié les cadres pour que la principale voie qui dessert les villages de Kpédah et de Kolidè soit réaménagée pour le bonheur des populations.

L’étape de la commune de Kara

                   Dans la grande salle de conférence de l’hôtel concorde dans l’après midi de samedi, la délégation s’est entretenue avec leurs frères résidants dans la commune de Kara. La rencontre a plutôt eu l’allure d’échanges fructueux entre la délégation et les populations de Lama installées dans la commune. Un rafraîchissement a été offert à la fin de la rencontre.

L’étape d’AWANDJELO

                   A Awandjelo, la cour du CEG  de la localité s’est avérée exigüe pour contenir la population qui a pris d’assaut cette place retenue pour la rencontre avec les cadres. Le groupe d’animation de la localité était sur sa « garde » pour offrir de belles mélodies concoctées pour la circonstance pour vanter les mérites du chef de l’Etat.

Après les présentations et le mot de bienvenue du chef canton,  M. Mélébou a délivré le message dont-il était porteur. Avec  intérêt, les populations l’ont suivi et n’ont pas manqué d’intervenir.

                   Le chef canton a relaté à ses administrés comment il a reçu l’information et la peur qu’il  avait eu car connaissant les méfaits de la guerre.

Pour quelqu’un d’autres c’est parce que Kpatcha a trop d’argent qu’il se dit qu’il ne lui reste que le pouvoir. Et l’intervenant pense que si Kpatcha a pu agir de la sorte c’est qu’il y a des gens dans son entourage qui le conseillait mal.

                   Des apports et des interventions complémentaires ont clôturé la rencontre qui s’est achevé avec le partage du pot de Tchouk au domicile du Chef.

La délégation après Awandjélo s’est retrouvée au domicile du député Walla pour se partager  le repas et faire le point de la tournée.

                   Contrairement donc à ce que certains tentent  de faire  croire à l’opinion comme quoi la tournée a été un fiasco, le passage de la délégation des cadres de Lama a été une réussite car les zones d’ombres qui subsistaient en ce qui concerne la tentative  de coup d’Etat  ont été éclairés et les populations ont pu  véritablement échanger avec leur fils, cadres à qui ils ont aussi posé  des problèmes  récurrents qui minent le canton de Lama.

Vivement que ce genre de rencontre se multiplient pour le bonheur des populations du canton de LAMA.

Djobo T. Envoyé spécial à Kara

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