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L'affaire de
tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat continue son petit bonhomme de
chemin avec chaque jour son lot de révélations et d'aveux.
Après la
découverte de la clé USB et de son contenu, la liste de certaines
personnes qui étaient programmées pour être éliminées aurait été dévoilée.
Dans la nuit
du 12 au 13 Avril le Chef de l'Etat Faure Gnassingbé devrait se rendre en
chine pour une visite d'amitié et de travail.
Et c'est
justement cette période que des esprits malintentionnés ont choisi pour
mettre à exécution leur plan macabre de renversement du régime. Dans ce
plan, plusieurs personnes devraient être faits prisonniers et d'autres
devraient être exécutées sans sommation.
Les
investigations que nous avons menées nous ont permis d'avoir le nom de
certains puis ce qui leur serait reproché par les présumés comploteurs
contre la sûreté de l'Etat togolais.
Il s'agit de
:
Faure
Gnassingbé Président de la République
Principale
cible du complot, Faure devrait trouver la mort à bord de l'appareil qui
devrait le conduire vers la Chine. Il serait accusé de ne pas vouloir
tisser la nouvelle corde sur l'ancienne.
Initiateur et
promoteur des différentes réformes entreprises au Togo, il lui serait
reproché par les putschistes d'avoir une vision nouvelle du pays autre que
son défunt père avait. De même, ses détracteurs l'accusent d'avoir
privilégié la gestion du pouvoir entre amis, laissant du bas côté de la
chaussée ceux qui estiment avoir leur place dans les arcanes directs du
pouvoir. La rigueur affichée par Faure dans la gestion de la chose
publique et sa tolérance zéro envers les réseaux sous toutes leurs formes
constituent le péché mignon qu'il n'aurait jamais dû commettre.
Pascal Bodjona
Ministre d'Etat
Homme de
confiance du Chef de l'Etat, il lui serait reproché d'être toujours aux
côtés du Chef de l'Etat au moment de la prise de décisions importantes
pour la vie de la nation.
Tout premier
Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat, Pascal Bodjona serait accusé
d'être bien aimé par la vieille garde que par la nouvelle génération du
parti. Son ouverture à ces deux catégories et sa capacité d'écoute
seraient redoutées par ses détracteurs. Pour tout cela, il devrait être
éliminé.
Ingrid Awadé
Directrice
générale des Impôts et conseillère financière du Chef de l'Etat elle est
cette dame qui a " osé " déclarer une guerre ouverte contre des sociétés
étrangères installées au Togo bénéficiant du soutien de Kpatcha et qui
étaient indélicates vis-à-vis du fisc.
Dans les
milieux proches du Député, on susurre que cette opération serait destinée
à l'affaiblir financièrement. Cette dame aurait donc " fermé " tous les
robinets de l'ex Ministre de la Défense. Pour cela elle devrait également
perdre la vie si le coup avait réussi.
Pitang Tchalla
Ministre de la
Défense du Général avant le 05 février, il faisait partie du trio dans les
bras duquel le général Eyadéma a rendu l'âme. Composé de Faure, Kpatcha et
Pitang lui- même, ce trio a joué un grand rôle dans la cohésion de la
famille et du parti au lendemain de la catastrophe nationale. Plus
expérimenté du groupe, il a été nommé Conseiller à la Présidence de la
République après les élections d'Avril 2005. Fidèle des fidèles du
Général, le fait de rappeler Kpatcha à l'ordre face à des dérives
d'insubordination vis-à-vis de Faure constitue le crime de lèse majesté
que Pitang aurait commis. Du coup, l'ancien Ministre de la Communication
aurait été classé parmi les ennemis jurés de Kpatcha. Selon certains
témoins il l'aurait sorti manu militari du caveau familial alors que Faure
devrait poser un gerbe de fleur il y a de cela trois ans déjà.
Depuis ces
temps donc, les alliés d'hier se sont toujours regardés en chien de
faïence.
Si le coup avait réussi, Pitang Tchalla devrait être
éliminé physiquement.
Gilbert Bawara
Actuel
Ministre de la Coopération, Gilbert Bawara n'a jamais été en odeur de
sainteté chez Kpatcha. Accusé d'être celui qui aime cracher la vérité à
tous ceux qui veulent se mettre au travers de la nouvelle vision du Chef
de l'Etat, il n'a jamais bénéficié de l'amitié de Kpatcha même au moment
où ils étaient tous au gouvernement.
Ensuite,
Bawara serait de ceux qui soutiennent les réformes courageuses engagées
par le Chef de l'Etat pour remettre le pays sur les rails. Il devrait
perdre aussi la vie lors du coup.
Bernard Walla
Député de la
Kozah, il est un très proche collaborateur du Chef de l'Etat. Il est
souvent consulté pour des questions relatives au développement de la ville
de kara et sur d'autres sujets.
Jouissant
d'une popularité hors norme dans sa kozah natale, Walla Bernard devrait
connaître le même sort que les personnalités ci-dessus citées au cas où le
coup avait marché.
La liste des
personnes à éliminer qui nous a été fourni n'est pas exhaustive.
Néanmoins,
toutes ces personnes qui ont été visées par les comploteurs de ce coup
sont des gens qui ont un cœur blanc et comme tel, Dieu veille sur eux.
Voilà pourquoi
le coup de force n'a pas réussi car Dieu n'était pas avec les ennemis de
la nation.
Kpélafia Biva
Sale temps
pour le groupe Progosa à Lomé : Jacques Dupuydauby et ses principaux
collaborateurs en fuite
Un nouvel
administrateur pour gérer la société
Le groupe Progosa de Jacques Dupuydauby spécialisé dans
la manutention a depuis quelques années décidé de s'investir dans
l'humanitaire pour faire en sorte que " les bénéfices réalisés puisses
également profiter à leur terre d'accueil " mais voilà que depuis quelques
jours l'administration fiscale aurait découvert des trous fiscaux de
plusieurs milliards de nos francs dans les dossiers de cette société.
Aujourd'hui, les premiers responsables sont en fuite.
Le groupe PROGOSA de Jacques Dupuydauby serait entrain
de traverser une mauvaise passe à Lomé ? C'est la question que le commun
des togolais peut se poser eu égard à la relation qui liait cette société
de manutention au père de la nation.
En effet,
c'est dans le cadre d'un contrôle fiscal diligenté contre les sociétés
SE2M, SE3M chargées de la manutention, filiale du groupe PROGOSA que
l'administration fiscale a entrepris des investigations conduites par les
fonctionnaires de la Direction Générale des Impôts.
Alors que ces investigations étaient en cours, des
sources sûres ont révélées qu'un employé desdites sociétés aurait emprunté
un aéronef à l'aéroclub de Lomé et jeté les disques dures et autres
documents comptables de la société dans la mer.
Quelques
heures après, le PDG de la Société en visite à Lomé et certains de ses
principaux collaborateurs ont pris la poudre d'escampette donnant ainsi de
la graine à moudre à tous ceux qui pensaient que cette société se livrait
à cœur joie à la fraude fiscale.
Pour cela,
une information judiciaire pour fraude fiscale et complicité a été ouverte
par le procureur de la République.
A la dernière minute on apprend qu'un administrateur du
nom de M. KOTI employé de la société SAGA filiale du groupe Bolloré aurait
été nommé.
Cependant,
certains bureaux de la société restent sous scellé pour des raisons
d'enquête.
Rappelons que
les groupes PROGOSA et BOLLORE se livraient une guerre sans merci sur le
port de Lomé et le gouvernement a semblé prendre partie lorsqu'il avait
interpellé sur le tarmac de l'aéroport de Lomé certains cadres du groupe
Bolloré accusés de corruption de magistrats il y a de cela plus de deux
ans.
Depuis ce
temps, un froid s'est installé dans les relations entre Lomé et l'Elysée.
Nous reviendrons plus amplement dans notre prochaine
livraison si de nouveaux éléments apparaissent dans ce dossier.
T. DJOBO
KARA/Suite à
la tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat :
Les cadres du canton de Lama désintoxiquent les populations
Plus d’un moins après la tentative d’atteinte à la sûreté
de l’Etat dans laquelle Kpatcha Gnassingbé demi-frère du Chef de l’Etat
et plusieurs autres personnes sont impliquées, les langues continuent de
se délier et les commentaires vont bon train. Dans certains milieux on
pense que Kpatcha Gnassingbé a voulu confondre le trône Présidentiel à un
bien propre à la famille Gnassingbé. Dans d’autres milieux, cette affaire
serait montée de toutes pièces pour peindre en noir un homme qui prend une
ascension fulgurante non seulement dans la Kozah mais dans plusieurs
villes du Togo.
Cette deuxième
version est celle qui a été abondamment servie et amplement relayée dans
la préfecture de la Kozah.
Suite à cela, et ne voulant pas que leurs populations
soient intoxiquées par une version qui est aux antipodes de la réalité,
les cadres du canton de Lama, le plus grand canton de la préfecture ont
entrepris du vendredi 22 au dimanche 24 mai une tournée de sensibilisation
qui les a conduit dans tous les villages du canton de Lama.
Composée du député Walla Bernard, l’ancien préfet
Mélébou Koffi, le Colonel Yao Kpelenga du 2ème RI Adidogomé, le Lieutenant
Colonel Kpakpabia de la Base Chasse de Niamtougou, le Commandant Amana
de la Gendarmerie, le Capitaine Ali du camp FIR, le Commandant Malazoué de
l’Etat -Major, M. Tchamié, Vice Président de l’Université de Lomé, Dr
Banla Mèba, Dr Kao, l’entrepreneur TAGBA, M. Edjamfeïlé, M. Batana Essowè
tous originaires de Lama, la délégation s’est d’abord rendue à Sahoudè,
Gnangbadè et Féing le vendredi 22 , le Samedi, elle était à Kpédah, Kolidè
puis dans la commune de Kara. Le dernier jour a été uniquement consacré au
village d’Awandjelo.
L’Etape de Sahoudè
Il sonnait 9 heures 15 minutes lorsque la délégation a
fait son entrée dans le village de Sahoudè. Là-bas, les populations les
attendaient sous les hangars de la place publique.
Après l’introduction par M. BATANA Essowè cadre de Lama
en fonction à la SALT, toutes les personnalités de la délégation se sont
présentées aux populations. Après quoi, parole fut donnée au Chef du
village qui à son tour leur a souhaité la bienvenue au nom de la
population de Sahoudè.
Les civilités rendues de part et d’autres, Mélébou
Koffi ancien Préfet, Membre du Comité Central du RPT a pris la parole pour
expliquer à la population l’objet de leur visite.
M. Mélébou a
d’abord remercié la vaillante population qui a sacrifié son précieux temps
pour répondre à cette invitation.
« Notre visite s’inscrit dans le cadre des évènements
qui ont eu lieu dans notre pays les 12 et 13 Avril 2009 » a-t-il introduit
« beaucoup d’entre vous l’auraient déjà appris par les médias et nous, en
tant que cadres et fils du canton résidants à Lomé, donc plus proches des
évènements, il est de notre devoir de venir vous expliquer exactement ce
qui s’est passé dans la nuit du 12 au 13 Avril » a poursuivit M. Mélébou.
Il leur a signifié qu’en fait, Kpatcha Gnassingbé a voulu dans cette
nuit-là renverser le régime de Faure, dissoudre l’Assemblée et les autres
institutions de la République.
Selon M. Mélébou, Kpatcha Gnassingé pour se faire aider
dans sa basse besogne s’est appuyé sur plusieurs personnes civiles et
militaires dont deux de Lama.
Il s’agit du
Capitaine Domtéma et de l’Adjudant Tcharra tous deux fils de Lama. En
suite, selon l’orateur, certaines personnalités du Canton de Lama « bien
vus » par le Chef de l’Etat devraient être exécutées lors de ce complot.
Alors qu’est –ce – qui justifie cet acharnement contre le canton de Lama ?
s’est interrogé M. Mélébou.
Malheureusement pour les présumés comploteurs, les
services de renseignement d’un pays ami a alerté le Togo de l’éminence
d’une pareilles chose. La gendarmerie envoyée sur les lieux pour la
perquisition du domicile a essuyé des tirs provenant de la garde du
député. C’est ainsi que le Camp FIR a été appelé en renfort, a martelé M.
Mélébou. Sous le coup d’un mandant d’arrêt, Kpatcha a voulu se réfugier à
l’ambassade des USA avant d’être arrêté aux portes de cette institution
étrangère, a renchérit l’orateur. Les perquisitions faites aux domiciles
de Kpatcha et de certains de ses complices ont permis de mettre la main
sur des armes de guerre dont les prix d’achats peuvent bitumer toutes les
rues du canton de Lama et en bitumer d’autres.
Chose curieuse, les présumés comploteurs ont eu le
soutien de Gilchrist Olympio, ce qui a suscité des interrogations dans le
rang du RPT dont les militants ne se sont pas fait prier pour apporter
également leur soutient au PR a poursuivi M. Mélébou
Ils sont
aujourd’hui entre les mains de la justice qui est chargée de faire son
travail à conclu M. Mélébou.
Le commandant Amana, pour sa part a apporté des
éclairages sur les armes saisies. Puisqu’il faisait partie des officiers
qui ont opéré la perquisition, le commandant Amana estime être le mieux
indiqué pour parler du corps de délits.
« Si vous avez
bien remarqué pour ceux qui ont des postes téléviseurs, c’est moi qui ai
présenté les armes, seulement que ce jour j’avais porté un képi » a lancé
le commandant Amana avant d’expliquer la probable provenance des armes
récupérées.
« Vous savez, Kpatcha a été Ministre, il est député, il
a droit à la sécurité or, on ne fait la sécurité que par les armes.
Ensuite, il a un passeport diplomatique qui le dédouane des fouilles
lorsqu’il rentre d’un voyage ce qui lui permet d’acheter tout ce dont il
peut se servir pour commettre son forfait », a expliqué le chef
d’escadron. Il est allé loin en décrivant certains comportements du député
de Kara par le passé qui donnent raison à ceux qui croyaient qu’il avait
soif du pouvoir. Pour preuve, pour les défilés militaires et civils, il
arrive toujours dans un command- car juste derrière le Chef de l’Etat, un
fait rarissime dans notre pays, a martelé l’officier Amana. Les
populations de Sahoudè n’ont pas voulu rester bouche cousue, elles ont
posé des questions d’éclaircissement et fait des contributions. « Est –ce
que vous qui êtes cadres de Lama et proches de Faure ne pouvez pas faire
en sorte que les fils de Lama impliqués dans ce coup recouvrent la
liberté ? »
«Faure et
Kpatcha sont de la même famille et surtout de même père, est-ce- que
Faure ne peut pas penser à le gracier»
« Cette attitude de Kpatcha relève de la sorcellerie et
moi je pense qu’on doit lui trouver une solution »
Un intervenant a proposé que des rites soient
organisés dans le canton pour éloigner les villages de Lama de ces
événements.
Le chef du
village quant à lui a, au nom des populations rassuré les cadres du
soutien de son village à la politique du chef de l’Etat afin qu’il aide
au développement de tout le canton.
La rencontre a
pris fin aux environs de 11 heures 45 avec une cérémonie de libation, le
partage de pots de Tchouk et la visite de la rue dite de l’unité qui doit
être aménagée pour desservir plusieurs villages du cantons en même temps.
L’ETAPE DE GNANGBADE
Gnangbadè, situé sur les montagnes rocailleuses de Lama
a été la seconde étape de la tournée. Le chaud soleil qui caractérisait ce
début de saison des pluies en pays Kabyè n’a ébranlé en rien la
détermination des dignes fils de Lama décidés à aller dans les fonds et
tréfonds de leur canton pour restituer la vérité.
Prévue pour démarrer à 12 heures la rencontre n’a
finalement débuté qu’à 14 heures. Là-bas, c’est la cour de l’école
primaire de la localité qui a servi de cadre pour échanger avec les
populations du milieu.
Le même message véhiculé à Sahoudè a été délivré à
Gnangbadè. Après avoir écouté religieusement les propos de leurs hôtes,
les populations ont évoqué plusieurs sujets visant à éclairer davantage
leur lanterne ou des contributions pour apporter de l’eau au moulin des
cadres. Se jetant à l’eau le premier le chef du village a déclaré à la
délégation que la population de Gnangbadè est mobilisée derrière Faure
mais il y a encore plusieurs choses qu’elle lui demande. Les problèmes de
route et d’eau se posent avec acuité aux populations. Un autre intervenant
évoque le problème de ces jeunes qui sont encore nombreux à être désœuvrés
dans le canton. Or il se fait que ce ne sont pas les cadres qui doivent
aider leurs petits frères qui manquent. «Si vous ne faites pas un effort
pour nous trouver à faire, demain lorsque, vous ne serez plus de ce monde,
qui sera la relève ? » S’est interrogé l’intervenant.
un autre, le Chef de l’Etat peut dormir tranquille car
la population de Lama est derrière ses cadres à qui Faure fait déjà
confiance.
Un homme d’une cinquantaine n’est pas allé du dos de la
cuillère pour insinuer que « lorsque tu as plusieurs chiens et un est
enragé, fait un effort pour l’écarter sinon il va contaminer tous les
autres. Donc il faut que Kpatcha soit mis hors d’état de nuire »
Tout comme à
Sahoudè, les populations de Gangbadè et les cadres se sont partagés les
pots de Tchouk après des libations pour que le canton de Lama soit épargné
de ce qui devrait arriver
L’ETAPE DE FEING
Il sonnait 16 heures 30 minutes lorsque le cortège
conduisant la délégation des cadres de Lama s’est immobilisé dans la cour
du CEG de Feing. Après avoir reçu le message dont la délégation était
porteuse, arriva le jeu des questions- réponses et contributions.
Dans cette
série, un homme d’une quarantaine d’année a fait remarquer que c’est à
cause de l’argent qu’ils se tuent et que si aujourd’hui le coup avait
marché, est ce que les fils de Lama en question ne vont pas aider le
canton à se développer ?
Une question qui a nécessité deux éclaircissements
supplémentaires pour que ce jeune qui se dit jardinier puisse comprendre
que ce n’était pas de la blague.
Une dame d’une
trentaine d’année quant à –elle a estimé que Kpatcha a beaucoup aidé le
canton et qu’il doit falloir que les cadres ici présents intercèdent pour
qu’un règlement à l’amiable soit trouvé à cette situation. Elle a
poursuivi en disant que les cadres sont pour eux des éclaireurs et à
chaque fois, ils doivent pouvoir consolider leur union et faire en sorte
que lorsqu’il y a un événement d’une telle envergure, qu’ils ne dérogent
pas à leur devoir et qu’ils viennent les éclairer. Comme dans les autres
villages, à Feing, le même rituel de libation et de partage de pot a été
fait.
L’ETAPE DE KPEDAH
L’école primaire de Lama- kpédah a prêté son cadre pour
la rencontre entre les cadres et les populations de la localité le
samedi 23 mai. Le message étant inchangé, c’est les interventions qui
retiennent notre attention.
Un jeune jardinier fleuriste a avoué que ce sont
certains militaires qui sont venus nous dire que cette histoire est du
mensonge et qu’il ne faut pas qu’on donne du crédit à cela. Mais
aujourd’hui, nous pensons que la vérité a été révélée et nous pensons que
la justice doit faire son travail pour que la loi soit appliquée.
Un autre
intervenant septuagénaire, ironise : « il faut amener Kpatcha pour qu’on
lui dise merci »
Très remonté, un intervenant déclare : « Kpatcha et Faure
sont de même père et c’est nous qui avons choisi Faure pur qu’il soit
président s’ils ne veulent pas s’entendre, nous préférons le changer par
un autre ».
Un soudeur en chômage a révélé que les gens sont venus
leur dire que Faure ne veut pas s’occuper de Kara, c’est pourquoi Kpatcha
veut le sauter pour arranger Kara. Mais ce qui est étonnant poursuit-il,
le fauteuil présidentiel est déjà dans la maison de Kpatcha, pourquoi
cherche-t-il encore à l’arracher ? Veut – il le vendre à Gilchrist pour
acheter quoi ? S’est interrogé le soudeur.
Pour un autre, visiblement leader d’opinion dans la
localité, « les souris de la même maison ne se mangent pas, et Eyadéma
avait l’habitude de dire de ne jamais troubler l’eau avant de la boire.
Pourquoi alors Kpatcha veut – il troubler l’eau avant de la boire ? »
S’est interrogé le monsieur. Il poursuit son intervention en faisant
remarquer que lorsqu’un bois refuse de prendre le feu dans le foyer, on
l’extrait du feu. Voilà pourquoi, la justice doit s’occuper de ce
dossier, à renchérit l’orateur.
L’ETAPE DE KOLIDE
Au CEG de Kolidè, les interventions des populations ont
été brèves en ce qui concerne le sujet abordé puis des doléances ont été
posées.
Un intervenant
a voulu savoir pourquoi Kpatcha ne pouvait pas attendre 2010 pour être
candidat et il a voulu écourter le mandat de son frère ? De toutes les
façons, un cou d’Etat est puni par la loi. D’autres intervenants ont prié
les cadres pour que la principale voie qui dessert les villages de Kpédah
et de Kolidè soit réaménagée pour le bonheur des populations.
L’étape de la
commune de Kara
Dans la grande salle de conférence de l’hôtel concorde
dans l’après midi de samedi, la délégation s’est entretenue avec leurs
frères résidants dans la commune de Kara. La rencontre a plutôt eu
l’allure d’échanges fructueux entre la délégation et les populations de
Lama installées dans la commune. Un rafraîchissement a été offert à la fin
de la rencontre.
L’étape d’AWANDJELO
A Awandjelo, la cour du CEG de la localité s’est
avérée exigüe pour contenir la population qui a pris d’assaut cette place
retenue pour la rencontre avec les cadres. Le groupe d’animation de la
localité était sur sa « garde » pour offrir de belles mélodies concoctées
pour la circonstance pour vanter les mérites du chef de l’Etat.
Après les
présentations et le mot de bienvenue du chef canton, M. Mélébou a délivré
le message dont-il était porteur. Avec intérêt, les populations l’ont
suivi et n’ont pas manqué d’intervenir.
Le chef canton a relaté à ses administrés comment il a
reçu l’information et la peur qu’il avait eu car connaissant les méfaits
de la guerre.
Pour quelqu’un
d’autres c’est parce que Kpatcha a trop d’argent qu’il se dit qu’il ne lui
reste que le pouvoir. Et l’intervenant pense que si Kpatcha a pu agir de
la sorte c’est qu’il y a des gens dans son entourage qui le conseillait
mal.
Des apports et des interventions complémentaires ont
clôturé la rencontre qui s’est achevé avec le partage du pot de Tchouk au
domicile du Chef.
La délégation
après Awandjélo s’est retrouvée au domicile du député Walla pour se
partager le repas et faire le point de la tournée.
Contrairement donc à ce que certains tentent de faire
croire à l’opinion comme quoi la tournée a été un fiasco, le passage de la
délégation des cadres de Lama a été une réussite car les zones d’ombres
qui subsistaient en ce qui concerne la tentative de coup d’Etat ont été
éclairés et les populations ont pu véritablement échanger avec leur fils,
cadres à qui ils ont aussi posé des problèmes récurrents qui minent le
canton de Lama.
Vivement que
ce genre de rencontre se multiplient pour le bonheur des populations du
canton de LAMA.
Djobo
T. Envoyé spécial à Kara |