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2009

   
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Présidentielle 2010 - L’UFC sensibilise ses militants - L’Alliance Démocratique pour la Patrie repart sur de nouvelles bases

Le dimanche dernier, l'UFC a organisé une surprenante réunion à la Place Fréau Jardin, avec pour objectif principal de donner des explications sur certaines questions politiques de l'heure et de mobiliser les populations pour un changement de régime en 2010. Cette réunion a connu  la participation de tous les députés  de l'UFC à l'Assemblée Nationale, des responsables de l'UFC et des partis alliés, des autorités diplomatiques et religieuses.

C'est sous des applaudissements que les militants de l'UFC ont accueilli  et écouté les différents intervenants.

            Maître Jovi GALLY, Conseiller du président National Gilchrist OLYMPIO,  a entretenu la foule sur  l'état de délabrement de notre pays ;  Maître Isabelle AMEGANVI, vice-présidente, député au Parlement, sur " la vie chère, la pauvreté et la misère au Togo " M. Jean-Pierre FABRE, Secrétaire Général sur le “CPDC (Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation)” ; M. Patrick LAWSON, 1er Vice-président également député,  sur " les conditions pour une présidentielle acceptable par tous ".

Un réquisitoire contre le RPT et Appel à la mobilisation

Mais tout a été fait réuni pour dresser un réquisitoire contre le RPT qui selon eux "a réussi  à transformer une majorité relative en terme de voix en une majorité absolue en terme de siège”.

MM. Jean-Pierre FABRE et Patrick LAWSON, représentants de l'UFC au CPDC se sont intéressés aux questions débattues dans ce cadre. La question  qui préoccupe l'UFC est celle des conditions d'éligibilité du président de la République. Selon Jean-Pierre FABRE, les débats  sur cette question  se font cette semaine et les militants de l'UFC seront informés des résultats.

Pour M. Patrick LAWSON, qui s'est réjoui de la foule qui a répondu massivement au meeting, la force de l'UFC réside dans la mobilisation des militants. Ce que partage J.P. FABRE. A sa montée sur le podium, P. LAWSON s'est écrié, " voyez comme vous êtes nombreux ! C'est ce qui fait notre force ". A la fin de son discours, il a ajouté : "Nous ne sommes rien sans vous, c'est vous qui faites notre force. Quand nous vous appelons, mobilisez-vous derrière nous ".

Les alliés de l'UFC

Pour gagner l'élection présidentielle de 2010, l'Alliance des Démocrates pour un Développement Intègre (ADDI) et l'Initiative et Développement (ID) se mobilisent derrière l'UFC.

Le Président  d'ADDI, M. Aimé GOGUE a souligné  qu'il n'est pas intéressant d'avoir des dizaines de partis politiques dans un pays comme le nôtre avec une population d'environ 5 millions alors que dans les pays occidentaux, on parle soit de la Droite et de la Gauche, soit des Démocrates et des Républicains. Pour cela, ils se sont décidés de se rallier à l'UFC. Pour le président de ID, M.   AKPOTSUI Estache, "nous voulons  gagner "   dit-il à la foule. Et puisque nous voulons gagner,  restons mobilisés, a-t-il  poursuivi. M. AKPOTSUI a proposé des marches pacifiques chaque mois aux dirigeants et militants de l'UFC. Allusion à peine voilée au cas Malgache. Selon lui, si le RPT commet encore une fraude l'année prochaine " la CPI les arrêtera ".

Le Congrès de L’Alliance

D’un parti à un autre, nous voici au Congrès de l‘Alliance. L' Alliance Démocratique pour la Patrie appelée L'Alliance était en Congrès du 20 au 22 mars à la FOPADESC à Agoényivé -Zongo. Au cours de ce congrès, les délégués en provenance de toutes les préfectures et sous préfectures ont réfléchi sur les valeurs phares du parti, à savoir : Justice, Vérité et Fraternité, et ont renouvelé  les instances du parti.

A la séance d'ouverture comme à la clôture, les autorités politiques, administratives, diplomatiques et religieuses, les représentants des partis politiques et des hommes de médias ont honoré de leur présence les travaux du congrès.

Devant l'assistance, M. Dahuku PERE, le président sortant, a expliqué le silence qui a marqué la vie du parti après les élections de 2007. " Ce Congrès est aussi pour nous le bien venu, parce que les élections législatives anticipées d'octobre 2007 ont eu malheureusement pour effet de nous rendre muets à cause de tout ce que nous avions vu, entendu et subi. Muets aussi par contagion du mutisme de ceux qui ne devraient pas rester muets mais qui le sont restés quand même. Muets à  cause de la déclaration que nous avons faite dès la fin de ces élections pour dire tout simplement ce que nous avons constaté et qui ne nous a pas attiré que des amitiés. Nous avons eu besoin  d'un long temps de réflexion pour essayer de mieux comprendre  ce qui s'est passé afin d'en tirer des leçons. Aujourd'hui, nous pouvons dire que nous ne regrettons pas de nous être tus. Notre silence a été utilement consacré à écouter et regarder, à réfléchir  sur les discours entendus et les faits observés pendant ce temps".

Un nouveau départ pour l'Alliance

Le parti veut repartir sur de nouvelles bases avec de nouvelles orientations. Ce nouveau départ touche  les principes de base: l'Alliance, la Démocratie et la Patrie, tous contenus dans la dénomination du parti, justice, vérité et fraternité, valeurs phares qui constituent la devise du parti.  Selon M. PERE, le congrès  s'est penché sur la possibilité de maintenir ou de changer ces principes et valeurs. Il a aussi  appelé les militants de l'Alliance à vivre les valeurs phares du parti afin d'influencer leur comportement. C'est dans cette optique que au travers d'une scène, le parti a consumé dans un feu tous les maux qui minent la vie de notre pays sur les plans politique, économique et social. Il s'agit  essentiellement de l'injustice, la corruption, l'impunité, la fraude, le régionalisme, la violence, l'intimidation pour ne citer que ceux-là. Pour M. PERE, tous les militants doivent se corriger eux-mêmes, en détruisant en eux, ces vices destructeurs du bien être de notre nation. Pour éteindre les flammes qui ont servi à détruire les maux  précités, M. Dahuku PERE a versé de l'eau dans un canari d'où se dégageaient les flammes. Cet acte est significatif : l'Alliance sème la paix là où il y a la guerre, les conflits.

Dahuku PERE reconduit à la tête de l'Alliance

M.  Dahuku PERE n'était pas le seul candidat à la présidence du parti. Ils étaient quatre (04) candidats mais les trois (03) autres ont démissionné en faveur du candidat unique Dahuku PERE. Celui -ci a été réélu président de l'Alliance avec 350 voix des délégués alors que les statuts  n'en demandent que 250.

" Je l'accepte de très bon cœur. Continuez d'être avec moi pour que nous puissions poursuivre le combat", a déclaré le nouveau président de l'Alliance M. Dahuku PERE, acclamé et ovationné  par les militants du parti.

BALOGAH D


Bonne gouvernance économique : Le ministre Ayassor cible d'une association de malfaiteurs

Le phénomène date d'il y a quelques semaines. Précisément, d'après l'annonce de l'atteinte, par le Togo, du point de décision de l'Initiative Renforcée pour les Pays Pauvres très Endettés (PPTE), le 24 novembre 2008.

De quoi s'agit-il ? D'une  série d'attaques d'une violence et d'une mauvaise foi sans égales contre la personne du Ministre Adji Oteth AYASSOR. La concomitance de ces attaques via plusieurs journaux privés, montre qu'elles ont été concertées. Qu'il s'agit donc d'un complot visant à déstabiliser le Ministre de l'Economie et des Finances et son équipe, engagés dans des réformes d'envergure qui, apparemment, gênent quelques personnes.

Voici pour commencer, les pièces de l'accusation: Ayassor est gonflé: il traite un de ces collègues d'individu. Bien entendu, les procureurs évitent soigneusement de décrire le contexte dans lequel ledit collègue a été ainsi stigmatisé ". Pour nos lecteurs, nous restituons les faits. Interrogé par un député lors des débats parlementaires sur la lenteur observée dans l'octroi des compensations aux écoles suite à la suppression de l'écolage, le ministre Ayassor aurait répondu à peu près ceci : " il n'y a aucun problème de trésorerie pour rendre effective la gratuité de l'école. J'ai reçu de la part du Premier Ministre et du Président de la République, instruction de dépenser les 2 milliards de francs prévus à cet effet en respectant les règles d'exécution des dépenses publiques. Il se trouve que mon collègue chargé des enseignements primaire et secondaire, M. Nagou voudrait gérer cet argent tout seul. Les règles de gestion des finances publiques ne m'autorisent pas à remettre deux milliards de francs d'argent public entre les mains d'un individu, fût-il ministre. Nous devons nécessairement passer par des appels d'offres ouverts compte tenu de la somme en cause, pour acheter craies, stylos etc. "

Sur le fond, nous ne pouvons qu'applaudir le souci de rigueur et de transparence du ministre Ayassor et fustiger les velléités de Monsieur Nagou. Sur la forme, il est difficilement contestable que, pris individuellement, le ministre Nagou est un individu. Où est donc le problème?

Deuxième accusation : Ayassor est brouillon ; il a fait dissoudre le FER sans mettre en place une solution de remplacement. Ah, le FER! Un de ces capharnaüms politico-juridico- financiers que quelques aigrefins interlopes, profitant de la longue agonie du père de la Nation, ont mis en place pour assouvir leur soif d'argent facile.

En tant que fonds ne vivant que d'impôts et de taxes, le Fonds d'Entretien Routier aurait dû être sous la tutelle exclusive du ministère des Finances. Ses concepteurs l'ont placé, à dessein, sous celle du ministre des Travaux Publics et plus grave, sous la férule d'une noria d'entrepreneurs des travaux publics. Les conflits d'intérêts qui ont jalonné la vie du FER ont eu pour conséquence que nos routes n'ont jamais été réellement entretenues. D'où la série d'effondrements des ouvrages auxquels on a assisté en 2008.

La prévarication qui régnait au FER a engendré d'énormes arriérés de paiement envers les entreprises censées entretenir nos routes, ainsi que des trous béants dans les comptes bancaires du FER. De fait, nos routes n'ont jamais été aussi praticables que depuis la suppression du FER, inutile et dangereux. Nous devrions savoir gré à Ayassor d'avoir contribué à la liquidation du FER. Au moins, les fonds qu'engloutissait ce machin restent disponibles pour des usages plus féconds. Quant à la mise en place des organismes de rechange, elle ne pouvait intervenir avant la suppression effective du FER par l'Assemblée Nationale, llaquelle a mis quatre mois pour le faire en décembre 2008.

Il est vrai que beaucoup comptaient sur leur lobbying pour faire rapporter la mesure de suppression du FER, râtelier juteux où il y avait tant à boire et à manger !!! Mais c'était sans compter avec la détermination de Faure à nettoyer les écuries de la République.

Troisième grief : le ministre Ayassor marche sur les plates bandes de ces collègues. Il est allé signer un accord avec le groupe Orange à la barbe du ministre en charge des Télécommunications. Voyez moi ça! Là, il suffit de renvoyer nos confrères à la lecture du décret répartissant les attributions entre les ministres. Ils y verront qu'en signant une convention de type financier avec Orange, Ayassor était dans son rôle.

Passons sur l'accusation de propagation de zizanie dans le Doufelgou, lue çà et là. Ayant recueilli plus de 96% des voix dans sa circonscription, Ayassor était, en 2007, l’un des mieux élus des députés de la nation. Il serait étonnant que les populations de Doufelgou aient fait un tel triomphe à un intrigant.

Tels sont les faits. A leur lumière, nos confrères peuvent difficilement échapper au reproche de manque de professionnalisme dans la manière dont ils les ont traités, voire au soupçon de copinage et de corruption.

Mais le plus grave est que, derrière ces plumes qui font un mauvais usage de la dépénalisation des délits de presse, se profile l'ombre d'une cohorte de baronnets aux dents longues et acérées, véritables prédateurs des finances publiques, qu'effraient la rigueur et la transparence que le Ministre des Finances essaie d'instaurer dans la gestion de l'argent public.

Car, voyez-vous, l'Inspection Générale des Finances a été mise en place et fouinera bientôt son nez dans des dossiers qu'on dit nauséabonds. De quoi donner des sueurs froides à tous les siphonneurs de finances publiques. La Cour des Comptes s'installera bientôt, comme l'a promis le Chef de l'Etat à l'occasion de sa présentation des voeux à la nation. Sitôt installée, elle dira comment des agents de l'Etat, gagnant tout juste 300.000 francs CFA par mois, se sont retrouvés milliardaires, en ces mêmes francs CFA, avant d'avoir bouclé leur première décennie de carrière. Rebonjour les sueurs froides !!!

Les marchés publics qui leur permettaient, via les procédures de gré à gré, de se remplir les poches, sont désormais règlementés. Et sévèrement grâce à AYASSOR.

Autant donc arrêter les dégâts avant qu'il ne soit trop tard et quoi de mieux, pour y parvenir, que de faire black-bouler cet empêcheur de dormir tranquille.

Finalement, à travers les attaques contre la personne du Ministre des Finances, c'est toute la politique économique et financière du président Faure que ces gens-là veulent torpiller alors qu'elle vient juste de prendre son envol. C'est pourquoi nous leur disons ceci : En déclenchant une grève générale illimitée, puis en appelant, dans la foulée, la communauté internationale à interrompre ses liens avec notre pays, l'opposition togolaise a commis contre le peuple togolais le plus grand crime qui se puisse commettre contre un peuple. Ceux qui, au RPT ou ailleurs, tentent d'empêcher les bonnes volontés de redresser le Togo perpétuent chaque jour ce crime. Il faut qu'ils le sachent. Quant à nous, nous disons au Président Faure: Tiens bon. Tout ce que ce pays compte de femmes et d'hommes intelligents, intègres et patriotes te soutient dans tes efforts de redressement du pays.

Akewa Tchaa


La Société Civile togolaise sensibilisée sur le DSRP et le Développement Durable

Dans le processus d'élaboration de son cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté, le Togo s'est engagé dans l'étape décisive de rédaction d'une stratégie complète après s'être doté d'une Stratégie Intérimaire de Croissance et de Réduction de la Pauvreté pour la période 2008 - 2010. L'adoption d'une stratégie complète de réduction de la pauvreté doit permettre au Togo d'affirmer son engagement dans la lutte contre la pauvreté à travers un cadre de référence de ses interventions afin de canaliser les ressources de l’initiative en faveur  des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et d'autres facilités importantes de la part des partenaires Techniques et Financiers. Compte tenu de l'enjeu, il s'avère nécessaire d'assurer la participation de l'ensemble des composantes de la société Togolaise à ce processus. Cependant, malgré des concertations  organisées par la Coordination des Organisations Syndicales de la Société Civile ( COSSC) pour l’élaboration de la contribution  de la Société Civile, il est ressorti entre autre qu'en dehors des formations données dans le cadre des Groupes Thématiques de Rédaction, les Organisations Syndicales de la Société Civile (OSSC) ont très peu d'expertise sur les thématiques du Document Stratégique de la  Réduction de la Pauvreté (DSRP) ainsi que dans les stratégies  idoines de participation des différentes composantes aux différentes étapes des processus de stratégie et politique de développement.

C'est dans ce cadre que la COSSC a organisé un atelier de formation à l'attention  des organisations syndicales de la Société Civile des Régions des Plateaux, Maritime, et Lomé commune le 18 mars dernier au centre CAFAP à Bagbé, localité située à environ 30 Km au Nord -Ouest de Lomé, dans la préfecture de l'Avé.

Il s'est agi d'améliorer et de renforcer pendant trois jours les compétences de ces  organisations aux différentes thématiques du DSRP et du développement durable, la prise en compte du genre, du VIH/SIDA, de l'environnement et de droits humains, comment élaborer un rapport alternatif de suivi, etc.

Avant de donner le ton pour le démarrage de la formation, M.  Lamboni Mindi, directeur général adjoint du Développement et de l'Aménagement du Territoire, a rappelé que l'apport des organisations de la société civile est fondamental dans la mise en œuvre des différents mécanismes, car poursuit-il, " elles assument un rôle fondamental pour la survie de la démocratie et de la bonne gouvernance ". Il a invité les participants à approfondir leurs connaissances selon la vision du DSRP, notamment l'amélioration effective et durable des conditions de vie des populations.

Pour sa part, la coordinatrice du Comité Exécutif de la COSSC, Mme Claire Quenum a souligné que la création de l'OSSC le 14 août 2008 a pour but de permettre à la société civile d'apporter sa contribution à l'élaboration du DSRP. Ce qui a permis des concertations avec toutes les composantes de la société. Cela a permis aussi d'avoir un document qui reflète les préoccupations des populations a-t-elle confié.

Rappelons que le présent atelier est le deuxième du genre tenu après celui de Kara qui a regroupé les OSSC des Régions des Savanes, Centrale et de la Kara.

T. Vivien


Reprise de la coopération du Togo avec les bailleurs de fonds : Une importante délégation allemande attendue au Togo

Entre le Togo et l'Allemagne, c'est une vieille histoire  d'amour née le 4 juillet 1884. par un Traité de protectorat qu'ont signé, le roi Mlapa et Natchinga,l scellant le fondement d'une relation de coopération entre les 2 pays. C'était un bel exemple de relations que les soubresauts de l'histoire ont à certains moments, mis a rude épreuve.

Même si la victoire des alliés a rompu prématurément le cours de l'histoire et les ambitions de l'Allemagne qui voulait faire du Togo une " colonie modèle ", les liens psychologiques entre les peuples allemands et togolais sont restés très forts.

On se rappellera ces touristes allemands qui, à bord des bus de l'hôtel Tropicana, arpentaient les routes des profondeurs du Togo. On se rappellera les relations privilégiées que l'Etat libre de Bavière entretenait avec le Togo. Que dire alors des rapports de l'Eglise protestante de Bremen avec  celle du Togo !

Comme on le voit, le Togo, pays indépendant, filait avec l'Allemagne de bonnes relations jusqu'aux années 90 au cours desquelles est intervenue la rupture des relations de coopération, suite à la crise sociopolitique togolaise.

Après plusieurs années d'absence au Togo, l'Allemagne, à  la faveur de la reprise de Coopération avec l'Union Européenne, renoue avec son ancienne colonie.

Dans ce cadre, la Commune de Werppertal a chargé, M. Ali Tchassanti, un natif togolais vivant en Allemagne, d'organiser un voyage d'études d'une vingtaine de personnes.

Ce groupe d'Allemands comprenant 12 lycéens, un journaliste, un caméraman,  2 enseignants, deux agents de cette Commune et un interprète qui s'est assigné pour objectif de faire des recherches sur le passé historique de la colonisation allemande au Togo, arrivera  à Lomé le 28 mars 2009.

Par cette étude, la Commune de Werppertal voudrait aider les jeunes allemands qui ont tendance à oublier l'histoire et le rôle que leur pays a joué durant lla  période coloniale en Afrique.

Les recherches qu'ils feront du 28 mars au 11 avril à travers les vestiges allemands au Togo, permettront à cette équipe d'écrire et de faire comprendre à la nouvelle génération allemande ce que leurs ancêtres cherchaient en Afrique, ce qu'ils ont trouvé, ce qu'ils ont emporté de ce continent, leurs relations avec les autochtones et le souvenir que l'Allemagne garde de l'Afrique en général et du Togo en particulier. Le même projet s'est déroulé en 2007 en Namibie,  une colonie allemande.

Durant près de 2 semaines, les jeunes allemands et leurs encadreurs parcourront le Togo du Sud au Nord  pour visiter ce qui reste des vestiges allemands à Lomé, Aného Agbodrafo, Togoville, Baguida,  Kpalimé,  Atakpamé, Sokodé… Ils visiteront nos deux Universités, le musée, les archives nationales, les centres des orphelins et des épileptiques, le lycée de Sokodé, le Lycée Technique de Sokodé, l'hôpital régional de Sokodé, l'école primaire de Kparatao, le musée de Sokodé, le cimetière Allemand de Sokodé, etc.

A l'issue de cette tournée, les Allemands espèrent moissonner beaucoup de supports pour réécrire une histoire riche qui sera enseignée aux jeunes générations allemandes.

A la fin de son séjour au Togo, le groupe allemand, dont le programme s'inscrit dans le cadre de la reprise de la coopération voudrait, au cours d'une conférence de presse, échanger avec la presse togolaise. Avis aux confrères aussi bien de la presse privée qu'officielle.

Yves Dillong


TOGO- France : Signature d'un nouveau partenariat de Défense

Vendredi 13 mars 2009, le ministre des Affaires Etrangères M. Koffi ESAW et l'ambassadeur de France au Togo, M. Dominique Renaux ont signé un accord instituant un partenariat de défense entre le Togo et la France. Ce nouveau partenariat de défense remplace celui dont les accords avaient été signés le 10 juillet 1963 entre notre ambassadeur en France d’alors Joachin HUNLEDE et les autorités  françaises, accords signés à Paris. Le nouveau partenariat de défense remplace aussi la convention relative à la participation des Forces armées de la République française au maintien de l'ordre public au Togo, convention signée le 5 mars 1958.

En dépit de cette dernière signature et contrairement aux allégations de certains de nos confrères en mal de sensation, la France n'a jamais participé à la répression des troubles intérieurs au Togo. Le 23 septembre 1986, elle était certes intervenue mais sans tirer un seul coup de feu. L'opposition togolaise, provocatrice par excellence, cherche seulement à se " victimiser " en prétendant voir les militaires français dans les services de l'ordre et en les voyant réprimer l'opposition. Ce qui est faux. Au Togo, aucun militaire français n'a participé à aucune répression.

Ceci étant, le nouveau partenariat de défense permet, selon le mot de notre ministre des Affaires Etrangères au Togo, de bénéficier des échanges des vues et d'informations relatives aux risques et menaces à la sécurité nationale et régionale. Il permet aussi l'organisation d'équipement et d'entraînement  des forces par un soutien logistique et des exercices conjoints. C'est également un accord " qui autorise l'organisation des transits, de stationnements temporaires, d'escales aériennes et militaires, la mise en œuvre des actions de formation, de soutien technique et la mise à la disposition des coopérants militaires techniques français, l'admission en qualité d'élèves et de  stagiaires, le personnel togolais dans les écoles de formation militaire françaises ou soutenues par la France ".

Pour l'ambassadeur de France, le nouveau texte instaure un véritable partenariat fondé sur les principes de transparence, de réciprocité et de respect mutuel, de sécurité collective et de concertation.

Le Togo est le premier pays d'Afrique à signer ce nouveau partenariat de défense avec la France.

Jacques TOM


Journée Internationale de la Francophonie : ‘’Oser et revendiquer la langue française’’

Comme chaque année la Journée Internationale de la Francophonie a été célébrée le 20 mars  par les 70 Etats et Gouvernements ainsi que les 200 millions d'âmes ayant en partage l'usage de la langue française. Chez nous, l'événement a été commémoré au siège du BRAO en présence des membres du Gouvernement, du Corps diplomatique et de nombreux invités. Au programme de la manifestation haut en couleurs, des prestations d'artistes, des animations de troupe artistiques, d'artistes de la chanson et d'enfants. L'ambiance très festive, était entretenue par l'orchestre Melo-TOGO.

Après le discours de bienvenue de M. ALINGUE Etienne, directeur du Bureau Régional de l'Afrique de l'Ouest (BRAO), la foule a suivi sur un écran géant l'important message du Secrétaire Général de la Francophonie, M. Abdou DIOUF. Dans son message à la communauté francophone de part le monde, M. Abdou DIOUF a souligné que " Parler la même langue, c'est l'assurance de faciliter les relations mutuelles entre les populations des 70 Etats et Gouvernements qui ont choisi d'adhérer à la Francophonie et de partager la langue française en portant chaque jour, l'éclatant témoignage. Il a demandé aux populations francophones d'oser et revendiquer un monde possible, un monde nouveau et d'oser revendiquer une langue  française   au service du Développement Durable.

Trouvez-ci après l’important message du Secrétaire Général de la Francophonie.

KAO Victoire


Menace sur la liberté de la Presse : Le confrère Lucien Messan intepellé

Chasser le naturel il revient au galop. Après l'adoption de la loi de dépénalisation du délit de presse, on pensait que les relations heurtées entre le pouvoir et la presse privée allaient connaître un climat apaisé. C'était sans compter avec les forces conservatrices.

C'est ainsi que la soirée du lundi dernier a connu une montée de fièvre au sein de la presse privée avec l'interpellation de M. Lucien Messan, directeur de la Rédaction du journal Le Combat du Peuple par la Direction de la Police Judiciaire  (DPJ) sur demande du Ministre de la Sécurité. Une arrestation qui a provoqué la mobilisation spontanée des hommes de médias. La HAAC, représentée par son président et son vice-président, l'UJIT avec son secrétaire général et son trésorier AMOUZOUVI, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, le ministre des Droits de l'Homme, le Directeur de Publication du Journal La Dépêche, l'avocat du Combat du Peuple et les parents et amis du confrère infortuné. Tous se sont  mobilisés pour soutenir un confrère malmené par le ministre de la Sécurité.

C'est triste car ces derniers temps, les relations entre la presse privée et les pouvoirs publics étaient empreintes de compréhension, amenant des confrères à se spécialiser dans le bitos à la primature, au ministère de l'Administration Territoriale et autres. La détente était parfaite. Alors, on ne sait pas quelle mouche a piqué le ministre de la Sécurité en demandant qu'on arrête le confrère pour un article le mettant en cause. Dans un Etat de droit, la force doit être à la loi.

Si un compatriote, soit-il puissant, se sent attaqué par un écrit de presse, la justice est là pour le régler. Chercher à kidnapper un journaliste comme un criminel relève d'un autre temps différent de celui de paix et de réconciliation que tente de cultiver le gouvernement dont le ministre de la Sécurité est membre.

C'est le lieu de demander au chef  du gouvernement de rappeler ses ministres à l'ordre. Ceux qui sont là pour le maintien de l'ordre ne doivent pas mettre en péril cette paix que nous venons d'acquérir si chèrement. C'est le lieu aussi d'appeler les confrères à plus de responsabilité.

KAO Victoire


Eliminatoires CAN/Mondial 2010 : Le baptême de feu s'annonce difficile pour Jean Thissen

Le troisième tour des éliminatoires combinées CAN/mondial 2010 démarre avec les matches de la première journée. Logés dans le groupe A avec le Cameroun, le Maroc et le Gabon, les Eperviers du Togo auront fort à faire le samedi prochain à Accra face aux Lions Indomptables du Cameroun dont la grande forme contraste avec l'apparente petite forme de la sélection togolaise diminuée par la probable absence de certains éléments clés pour cause de blessure. Pour son baptême de feu, le tout nouveau sélectionneur des Eperviers du Togo, M. Jean Thissen pourrait se passer des services de Kader COUGBADJA et d'Oloufadé ADEKAMBI, deux précieux attaquants dont les qualités  et l'expérience en faveur du football togolais ne sont plus à démontrer. Par ailleurs,  la présence confirmée de l'emblématique attaquant des Eperviers, Emmanuel Shéyi ADEBAYOR est loin de susciter l'enthousiasme habituel et pour cause, ce dernier revient fraîchement d'une blessure et est forcément diminuée de ce fait.

Malgré son titre de ballon d'or africain qu'il souhaite défendre dignement, nombreux sont ceux qui restent sceptiques quant à la capacité d'ADEBAYOR à gagner son pari face à une des meilleures équipes du continent. Le scepticisme va plus loin lorsqu'on pense au duel à distance entre ADEBAYOR, ballon d'or 2008, et Samuel ETO'O Fils, le probable futur ballon d'or 2009, dont la verve offensive fait frémir de peur toutes les défenses adverses. Loin de remettre en cause la capacité des autres attaquants togolais convoqués et qui pourraient suppléer le vide causé par l'absence des pièces maîtresses,  il est fort à parier que les débuts de jean Thissen risquent d'être sa plus grande épreuve à la tête des Eperviers. Pour mener à bien la campagne contre les Lions Indomptables, la bande à Thissen devra faire preuve de sublimation. Elle devra se donner à fond et compter sur le soutien du public qui sera probablement acquis à sa cause. Le public sportif togolais devrait se mobiliser pour aller massivement soutenir nos ambassadeurs à Accra le samedi 28 mars prochain, histoire de permettre aux Togolais de revivre les instants de folie et d'enthousiasme qu'ils ont connus en 2006 à l’issue de la même épreuve.

Joël KOYE


Problématique de la révision constitutionnelle : Le point de vue du CRATERE : Que vient-on encore nous parler de la Constitution !!!

Jamais, sans doute, les préoccupations des Togolais n'en ont été aussi éloignées qu'en ces temps de crise et de vie chère.

C'est pourtant elle qui agite la classe politique togolaise en ce moment. Voilà qui confirme que les professionnels de la politique sont, chez nous, en déphasage quasi structurel avec le vécu quotidien de nos concitoyens.

A peine le gouvernement a t -il lancé la reforme du code électoral, conformément à l'Accord Politique Global (APG), d'août 2006, qu'aussitôt l'opposition radicale renoue avec sa "danse de  saint Guy" qu'on pensait l'avoir définitivement quittée depuis qu'à la faveur des législatives de 2007, elle était rentrée dans la République. Elle menace de boycotter les travaux de l'Assemblée Nationale, si celle-ci était amenée à examiner le projet gouvernemental. Aussitôt, et pour démontrer son sens du "dialogue et du consensus", le Président de la République reporte son projet et met en place un Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). La "magnanimité" du Chef de l'Etat était d'autant facile  qu'elle ne lui coûte rien. Avec sa confortable majorité à l'Assemblée Nationale, aucune décision contraire à sa volonté ne saurait prévaloir.

Au demeurant, l'agitation de l'opposition radicale peut s'analyser comme une manière de se dédouaner auprès de ses éléments les plus extrémistes face à la crainte de la réélection de Faure Gnassingbé. Il est dommage que le folklore politique actuel au sein  du CPDC masque une grande interrogation.  

La question est en effet de savoir s'il faut  modifier la constitution du 14 octobre 1992 révisée successivement en 2002 puis en 2007 et le code électoral dans sa version du 14 juin 2007 actuellement en vigueur. Faut-il le faire dans le contexte politique actuel ? Pourquoi et comment ?

Ces questions renvoient à une problématique qui peut ainsi s'articuler : de quel type d'institutions le peuple togolais doit-il se doter pour vivre dans une société qui favorise ses aspirations à la liberté et au bien être matériel et moral ?

La constitution de 1992 aujourd'hui en question a été approuvée à une très large majorité.

A la vérité, ce consensus, apparemment large, cachait de profondes divergences dont témoignent à souhait les violentes turbulences que la vie politique nationale a connues depuis l'adoption de la nouvelle constitution et jusqu'à un passé récent. Ces heurts se sont traduits, sur le plan juridique, par des modifications apportées à la constitution et surtout au code électoral tant il est vrai que celui-ci n'est que le prolongement naturel de celle-là.

En réalité, le bloc constitutionnel de 1992 portait en lui les germes de sa propre destruction. Elaborés par le Haut Conseil de la République (HCR), fruit d'une "immaculée cooptation" à la Conférence Nationale Souveraine (CNS), dépourvus de toute légitimité populaire, la constitution de 1992 et les textes subséquents ne pouvaient qu'être contestés par ceux qui avaient été défaits.

Comment mettre fin à ces divergences pour que le bloc constitutionnel togolais trouve enfin une certaine stabilité ?

Suffit-il, pour cela, de modifier une fois de plus la constitution et le code électoral sans parler des autres textes organiques ?

Ne faut-il pas aller au-delà des options politiciennes engagées du moment pour graver dans le marbre les valeurs politiques et sociales qui doivent fonder notre société ? Telle devrait être la question centrale des débats au CPDC, si toute la classe politique togolaise était soucieuse des profondes aspirations du peuple.

Ces questions renvoient autant à des considérations juridiques que politiques.                    

Pour le Togolais lambda confronté au mal vivre, on devrait au CPDC éviter la diversion, les palabres interminables, la surenchère, synonymes de perte de temps alors que beaucoup de choses devraient être réalisées avant la présidentielle de 2010, c'est-à-dire dans un an. Il urge donc que le CPDC s'attelle à l'essentiel, notamment :

- Régime Politique

- Limitation du mandat présidentiel

- Statut de l'opposition

- Les questions d'âge, de résidence et de nationalité.

Il faudra penser aussi à des organes comme la Cour constitutionnelle, le Sénat, la Cour des Comptes, etc.

1.         De la nécessité d'un régime présidentiel :

Le système politique togolais, l'exécutif s'entend, est peu ou prou l'expression de la volonté bruyante des extrémistes de la salle Fazao en juillet - août 1991 qui ont voulu un exécutif bicéphale, un Président de la République flanqué d'un premier Ministre ayant la réalité du pouvoir. Ceci était motivé, il faut le rappeler honnêtement, par une autre volonté, celle de renvoyer le Président de la République à l'inauguration  des chrysanthèmes.

Mais ce système à deux têtes, est-il vraiment nécessaire aujourd'hui ? A cette question, le Club de Réflexion sur l'Avenir du  Togo à l'Ere du Réalisme (CRATERE) répond par la négative. Bien malin celui qui peut convaincre les Togolais que le Premier Ministre joue un rôle particulier sur l'échiquier politique au regard des questions suivantes :

A quoi sert un Premier Ministre alors que c'est le Président de la République qui :

- nomme les ministres et à de hautes fonctions ? 

- préside les conseils des ministres ?

- instruit le Premier Ministre  sur la politique intérieure et extérieure ?

Au regard de tout ceci, il apparaît évident que le maintien du poste de Premier Ministre, loin de créer une valeur ajoutée à notre jeune démocratie, risque à terme d'engendrer des conflits de tous ordres si nous n'y prenons garde. L'ambigüité des articles 69, 77 à 80 et 97 de la Constitution le démontre aisément.

Par ailleurs pourquoi ne pourrions-nous pas nous inspirer des exemples de nos voisins immédiats ? En effet, au Bénin et au Ghana, pays dont les démocraties sont citées en exemple pour leurs dynamismes et leurs viabilités, on cherchera en vain un Premier Ministre  et pourtant ça marche.

2.         Limitation du mandat présidentiel :

Depuis quelques années nous assistons à des révisions constitutionnelles au cours desquelles on fait sauter le verrou de limitation des mandats présidentiels. A voir de près, ces révisions ont ceci de commun que :

- leurs auteurs avaient été précédemment dépouillés ou chassés du pouvoir à la faveur du vent de l'Est et qui, par la voie démocratique, sont revenus en force au pouvoir.

- Elles s'opèrent dans une ambiance faite de défiance et de revanche.

Mais ceci ne manque pas d'inconvénients, car c'est connu que quiconque use du pouvoir, tend à en abuser  et finit par être usé lui-même. Si tant est que c'est nécessaire de limiter le nombre de mandats présidentiels, le club qu'il faudrait dans ce cas, pour permettre au Président élu de disposer de temps utile pour appliquer son programme, de porter le mandat à sept (7) ans renouvelable une seule fois.

L'exigence de la limitation des mandats ne répond à aucune norme démocratique mais elle a l'avantage de l'apaisement politique car elle permet aux autres leaders d'espérer leur tour sur le trône. 

3. Le statut de l'opposition:

Dans les pays de tradition démocratique, l'opposition a un statut qui lui confère des droits et devoirs bien spécifiques. Et tout bon démocrate connaît cet adage : "  les gouvernants gouvernent et l'opposition s'oppose " mais de façon constructive, sommes-nous tentés de renchérir.

Il apparaît donc essentiel que le CPDC se penche sérieusement sur cette question afin de permettre la clarification des données et nous faire sortir de ce flou artistique où n'importe quel quidam peut raconter sa vie et tutti quanti.

En outre une véritable réflexion devrait être menée sur la question afin d'éviter à l'avenir des écueils et des pièges  du genre : chef de l'Opposition qui ne manquerait pas au besoin de devenir un problème et pour les autres opposants et donc pour la nation entière. 

4. Les questions d'âge, de résidence et de nationalité :

a)         l'âge :

Dites-nous l'âge de votre président et nous vous dirons comment il dirige votre pays. L'honnêteté intellectuelle nous oblige à affirmer que l'âge d'un dirigeant a un impact certain sur ceux qu'il est censé diriger.

Un coup d'œil rapide sur les pays dont les Présidents sont au moins septuagénaires nous montre des situations déplorables soit de dérives autoritaires ou de gestion calamiteuse de ces pays. Alors, à nous jeunes pays africains une seule question est posée : Voulons - nous nous retrouver dans les mêmes conditions ? Un peuple comme  celui du Togo doit refuser de faire les malheureuses et amères expériences d'ailleurs. C'est dans cette optique que le CRATERE propose le plafonnement de l'âge des présidentiables à 70 ans.

b)         La résidence :

Tout le monde sait que résider dans un pays rime avec travailler pour développer ce pays en payant ses impôts, ses factures d'eau, de téléphone et d'électricité. En Afrique, il est malséant et indécent qu'un fils du terroir parti en aventure depuis des lustres et coupé des réalités du lieu revienne pour faire valoir son droit au trône, fut-il un prince. Le bon sens voudrait donc qu'il revienne rester pendant quelques années d'abord pour s'acclimater, tisser des relations et enfin partager les joies et les peines  de ceux sur qui il brûle de régner. Dans notre monde globalisé du XXIème siècle, cela s'appelle attitude civilisée.

La résidence sur le territoire national pendant au moins un an est une bonne disposition car pour diriger un pays, il est important de vivre tous ses problèmes  sur place et au quotidien avec le peuple

c) la nationalité :

La condition de nationalité mérite une attention particulière car, il est inacceptable qu'un candidat  ayant plus d'une nationalité prétende être élu président de la République dans un pays. Le cas du président Péruvien,  Alberto FUJI MURI, est encore vivace dans les esprits pour nous servir de leçon.

Peut-on concevoir qu'une personne n'exerçant aucune activité professionnelle dans un Etat et donc qui ne paie aucun impôt, postule à occuper une fonction aussi élevée que celle de la présidence de la République ? Cette disposition ne peut faire l'objet d'une modification et doit être maintenue en l'état ou renforcée davantage.

5- Le Sénat

Notre constitution prévoit un sénat (article 81) sans consacrer un développement convenable à cette chambre du parlement vénérée ailleurs pour sa sagesse et sa pondération dans le traitement des affaires publiques.

Cette chambre pourrait- elle réellement voir son existence consacrée par la révision constitutionnelle ? Il le faut. Ses attributions sont trop limitées (article 81  al. 2 et 3).

6- La cour de comptes

La cour des comptes prévue au titre VII de la constitution a été conçue comme une institution du genre de la cour constitutionnelle ou de la haute autorité de l'audiovisuel et de la communication par les constituants de 1992 qui lui ont donné une apparence fondamentalement politique, alors que la cour des comptes, sous d'autres cieux, est une  juridiction financière, spécialisée en matière de jugement des comptes.

L'introduction de l'expérience de quinze ans par exemple pour y exercer et du mandat est incompatible avec la conception habituelle de cette juridiction inspirée de la tradition française  sur laquelle repose l'organisation des différents services publics. Normalement on entre à la cour pour y faire carrière jusqu'à l'admission à la retraite, et non pour exercer un mandat. Les magistrats de la cour des comptes sont recrutés par voie  de concours ou sur titre pour les meilleurs élèves sortis des grandes écoles comme l'ENA.

Le CRATERE pense qu'un échange approfondi sur cette cour des comptes avec des spécialistes est indispensable (art. 108 à 111).

7- La Cour constitutionnelle

La cour constitutionnelle (titre VI)  est également la cible des critiques. On lui reproche sa composition  et son rôle de juge de la régularité des consultations électorales au point de mettre en cause sa crédibilité. Ces critiques sont- elles fondées?

On pourrait penser notamment à élargir sa saisine et mettre en valeur sa fonction consultative.

Au regard de ce qui précède, il est évident que la révision de la constitution est nécessaire pour améliorer le fonctionnement des institutions.

Mais, il faut le rappeler, le Togo vit depuis trois ans  un climat d'apaisement  et de décrispation politiques.  Faut-il vraiment remettre en cause cette sérénité pour engager une révision constitutionnelle surtout à la veille d'un scrutin présidentiel ?  

Une telle initiative serait, à notre avis, porteur de joutes verbales pouvant déboucher sur un climat politique délétère.

 Une révision constitutionnelle qui interviendrait après 2010 quand la fièvre et l'agitation électorales seront retombées dans la sérénité nous parait raisonnable. 

Le CRATERE tient à souligner que la révision des textes exige des pré-requis de la part de la classe politique :

- le dialogue républicain (CPDC)

-           l'esprit  républicain c'est-à-dire la bonne foi, le compromis, le patriotisme, le Pacta sunt servanda (le respect de la parole donnée) et l'intérêt national.

LE CRATERE


Montée du Tribalisme au Togo : Le mauvais jeu de la presse privée Togolaise

Depuis quelques semaines, en lisant la presse privée togolaise, on se croirait au Rwanda au lendemain de l'attentat contre l'avion de feu président Habia Rimana en avril 1994. Comme Radio Mille Collines, qui a entonné l'hymne à la haine tribale, Focus Info et d'autres titres dirigés par des tribalistes de renom exaltent le tribalisme en prenant pour cible les Kabyè, ethnie du président Faure.  Tous parlent des Kabyè mieux des hommes originaires du Nord Togo. C'est le réveil de la haine contre le Kabyè ou " Nordto " pour reprendre l'expression du confrère Forum de la Semaine. Ceci n'est pas nouveau. Le Kabyè était à l'index depuis les années 1960. Comme les Juifs, le peuple Kabyè était la cible des " Ahouna" qui voulaient piétiner ces rebelles insoumis qui habitent les montagnes du Nord du Togo, notre patrie commune. Oh Kabyè ! Pauvre Kabyè, hier, Olympio et les peuples auxquels il s'identifiait ne les aimaient pas. Ils ne voulaient pas d'eux dans l'administration et dans l'armée. On se rappellera la misère que Sylvanus Olympio a infligée aux anciens combattants revenus de la guerre d'Indochine et  d'Algérie. Ce peuple brave, il ne le voyait seulement que dans les travaux champêtres. Le maximum qu'ils méritaient, c'étaient les postes de gardiens, de plantons, de vaguemestres, de coursiers, de chauffeurs, de cuisiniers.

Bref, les " Nordto " comme ils aiment appeler tous les ressortissants du Nord du pays, ces " Gbémélan ", ne devraient servir dans l'administration que comme serviteurs, jamais pas comme chefs. Les travaux durs et déshonorants, voilà ce à quoi, ils sont bons. Ils n'ont pas droit aux postes juteux. Les "Nordto" n'étaient aux yeux d’Olympio et de ses partisans que des sous- hommes qui n'avaient droit à rien. Même dans l'armée, il ne voulait pas d'eux. Le refus catégorique qu'il a opposé aux anciens combattants revenus de l'armée française en dit long sur l'antipathie que ce président avait pour les Kabyè.

Quant aux " Ahouna ", ils étaient les privilégiés qui avaient droit à tout. Ils étaient directeurs de l'administration, administrateurs des banques, diplomates, commerçants. Bref, ils étaient dans les postes juteux.

Dans le temps, pour travailler dans une banque ou dans une administration juteuse, il fallait s'appeler Wilson, Lawson, de Souza, da Silvera, Raudelphau, tout au moins se prénommer Ayité, Adjé, Akouété, Kwami ; Koffi, Kayi, Dovi, Ekpé Keyison, etc. Ceux qui en doutent nous les renvoyons à l’article de notre confrère le Combat du Peuple intitulé : “Le Tribalisme parlons-en”.

Même au cours du règne du président Eyadema, c'étaient les mêmes qui avaient tiré profit des largesses du pouvoir.

A chaque gouvernement, on retrouvait plusieurs ressortissants du Sud en général et ceux d'Aného en particulier. Les collaborateurs immédiats du président Eyadema étaient Mina. Ils s'appelaient qui  Bonim, qui Amégbo, qui Laclé, qui Follivi, qui Afoudji, qui Ajavon, qui Panou ou Apédoh Amah etc.

Est-ce une malédiction d'être Kabyè ou d'être du Nord ? Que reproche-t-on aux Kabyè qui occupaient certains postes de responsabilité ? Incompétence ou leur appartenance ethnique ?

Certes, le tribalisme est un phénomène social que tous les Togolais épris de paix doivent combattre. Mais  faire de l'ethnie  Kabyè, ethnie du Président de la République, une cible à abattre est un jeu dangereux, gros  de périls qui met tous les Kabyè profiteurs et non profiteurs sur  la défensive.

Il faut tout de même reconnaître que certains serviteurs de l'Etat, parmi lesquels des kabyè même retraités sont restés agrippés à leurs postes comme si après eux, c'est le déluge. Pour ces derniers, personne ne verserait la moindre larme, y compris leurs frères kabyè.

De là, à les assimiler aux kabyè en général, est une erreur à ne pas commettre.

A suivre

Yves DILLONG

La Dépêche 460 du mercredi 18 mars 2009
Montée du tribalisme : Attention danger! Le malheur d’être Kabyè au Togo

Dans quelques mois, les Togolais iront une fois encore aux urnes pour le compte des élections présidentielles. Ce n'est plus un secret pour personne, les élections  ont toujours été et continuent d'être  une période redoutée au Togo en raison des violences et dérapages qui ne cessent de les émailler. Force est malheureusement de constater que la presse togolaise qui est normalement censée contribuer à l'apaisement et à redonner aux Togolais  l'espoir  d'élections libres, transparentes et surtout sans violences, se livre plutôt à des campagnes d'incitation à la haine tribale.  Cette attitude déplorable revient chaque fois à l'approche des élections dans  notre pays et a pour but inavoué  de réchauffer les esprits et de les préparer, non seulement à contester le verdict  des urnes, mais aussi à le faire par des voies peu orthodoxes. Comme si cela ne suffisait pas, ces incitateurs à la violence sont encore les premiers à crier aux violations des droits de l'homme.

S'agissant de la prétendue " ethnisation à outrance des plus hautes sphères de l'Etat ",  nous estimons pour notre part que le débat n'est pas à ce niveau. Que ce soit feu Président Eyadema ou le président Faure, ils ont toujours travaillé aussi bien avec leurs frères du Sud que ceux du Nord. Il ne  faut pas confondre  les kabyè aux autres ethnies du Nord. Ceux qui critiquent le tribalisme en sont les vrais adeptes. Il suffit de considérer par exemple la composition du bureau politique de l'UFC, le parti de l'opposition radicale le plus ethnocentriste pour s'en apercevoir. En effet, presque ou tout le bureau  politique de l'UFC est composé de neveux,  frères et beaux-frères du leader. S'il leur arrive de positionner des gens issus d'autres ethnies et particulièrement ceux du Nord, ces derniers ne sont réduits qu'au second rôle. Le comble est qu'on observe une grande méfiance à leur égard. M. Amah GNASSINGBE ne nous démentira pas. Bien qu'étant l'un des piliers de la création de l'UFC, on ne lui accorda que la place de 3ème Vice-président de ce parti, histoire de limiter ses chances de briguer un mandat présidentiel au nom de l'UFC, juste parce qu'il est kabyè. Cela témoigne aussi du peu de confiance placé  en lui. Un autre exemple est celui de la plupart des sociétés privées dirigées de main de maître par les AMOUZOU qui n'engagent que leurs frères et sœurs pour y travailler. Il suffit de se rendre dans ces sociétés privées pour s'en rendre compte. Il est difficile de s'y faire servir si l'on ne comprend pas éwé ou mina.

A cet effet, parlant des auteurs de ces articles incitant à la violence, ne dit-on pas souvent que le trop d'attention que l'on met à observer les fautes d'autrui fait qu'on meurt sans avoir eu le temps de reconnaître  les siennes ?  La  charité bien ordonnée commence par soi-même et le confrère " Focus Info " devrait s'y appliquer. Comme il le dit lui-même, si " on a 17,65% de chance d'être dans l'équipe des collaborateurs du Président de la République quand on s'appelle AMOUZOU, il faut être assez sérieux pour reconnaître qu'à Focus Info, on n'a aucune chance d'être collaborateur de ce journal quand on s'appelle MANDABALO. Ne nous leurrons point, l'administration de toute entreprise est à l'image de ce qui se passe au sommet de l'Etat. Si pour un journal de rien du tout, on est arrivé à faire preuve d'autant d'ethnocentrisme, c'est soit parce qu'on ne fait pas confiance aux autres ethnies ; ce qui confirmerait notre analyse faite plus haut, soit parce qu'on veut manger tout seul sans les autres.

Le choix des collaborateurs de Faure est dicté par une question de confiance ;  ce qui n'est pas le cas chez ses détracteurs jaloux et envieux  qui sont  prêts à tout pour s'accaparer du pouvoir tout en excluant les autres ethnies du partage du gâteau. La preuve, l'UFC a crié haut et fort lors des législatives passées qu'elle gouvernerait seule et sans partage en cas de victoire. Sous Sylvanus Olympio, tout le personnel travaillant à la présidence  était originaire de la préfecture des Lacs. Même, tout le personnel travaillant au ministère de l'Education Nationale et au ministère de l'Agriculture - deux postes détenus respectivement par deux nordistes, à savoir Martin SANKAREDJA et Namoro KARAMOKO  - était tous ressortissants du Sud du pays.

Les kabyè qui travaillent  à la présidence ou à la tête des sociétés d'Etat n'ont pas dû leur faveur à " Medefrère "  comme la presse  d'opposition aime souvent  raconter. Ils l'ont dû à leurs propres efforts. Il ne faut pas oublier que c'est au sortir de la conférence nationale qu'on avait décidé de corriger les épreuves du baccalauréat dans un centre unique à Lomé parce qu'on soupçonnait à chaque fois les correcteurs de faire preuve de favoritisme quand les épreuves étaient corrigées à Kara. La conséquence est là ; qu'on corrige ces épreuves à Kara ou à Lomé, l'avantage des réussites revient à la préfecture de la Kozah.

Il n'y a donc pas de doute à se faire. Les AMOUZOU sont plus tribalistes que ne le sont les MANDABALO. Au Togo, le RPT reste le seul parti  rassembleur et le nier serait un manque de bonne foi.

Au Togo, les MANDABALO gouvernent et les AMOUZOU mangent

L'attitude des  détracteurs du régime  RPT  témoigne de l'insatiabilité de l'homme. Les choses deviennent plus écœurantes quand cette insatiabilité vient à rimer avec cynisme et ingratitude à outrance. Ce n'est un secret pour personne. Les frères kabyè qui, dit-on, sont les seuls bénéficiaires des avantages liés à l'exercice du pouvoir par le régime RPT, sont pourtant les plus lésés. Pendant qu'ils croupissent pour la plupart dans la misère, les AMOUZOU s'enrichissent allègrement sur le dos du pouvoir. En effet, conscient de tirer avantage de leur acharnement contre le régime, ils ne se privent guère du plaisir d'amplifier leurs attaques stériles. Lors des fêtes de fin d'année écoulée par exemple, ce sont encore ces fossoyeurs du régime qui ont fêté dans l'abondance après avoir bénéficié de plus de 10.000.000 F CFA. Pendant ce temps, les kabyè qu'ils incriminent n'avaient pour seules richesses que leur " Tchoukoudou " (boisson locale) et leur " Tchotou " (moutarde).

Au demeurant, le chef de l'Etat est libre de nommer qui il veut à la place où il veut. C'est une question de confiance et de compétence, et il ne saurait  en être autrement si ce dernier  entend mener à bien son programme de société. Pour revenir au type d'analyse visant à inciter à la haine ethnique, nous estimons que cette attitude est irresponsable, venant surtout des hommes de médias. C'est triste de chercher à savoir de quelle ethnie est par exemple le Secrétaire Général de la Présidence ou le Conseiller spécial de la Présidence ou encore le DG du Port ? L'important pour un communicateur réfléchi est de chercher à savoir si ceux qui occupent des postes de responsabilité remplissent convenablement  leurs missions ? Il faut plutôt démontrer et prouver par exemple que tel ou tel individu est mieux placé pour telle ou telle fonction ou que tel ou tel responsable remplit mal ses fonctions ; quitte aux autorités compétentes qui ne sont pas insensibles aux analyses des médias de tirer les leçons qui s'imposent.

Joël, Vivien et Jacques


Journée Economique du TOGO en France : - le Togo a l'honneur à Paris : La chambre de commerce du Togo a créé l'événement

- Le premier ministre Houngbo a séduit les operateurs économiques français, européens et la diaspora

Une Journée Economique du Togo à Paris, personne n'y croyait. Les mauvaises langues ont prédit l'échec. Des rumeurs ont circulé à Lomé sur une prétendue interprétation.

Mais les faits ont démenti les pronostics apocalyptiques des prophètes de malheur.

La Journée économique organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du togo (CCIT) en collaboration avec la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris et la Maison d'Afrique avec l'appui du gouvernement togolais le 11 mars 2009 à Paris a connu un succès éclatant. Plus qu'une Journée Economique, ce fut un événement car de la voix de M. Pierre Simon, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, " C'est le plus grand nombre que nous avons eu dans ce genre de réunion."  Près d'un millier d'opérateurs économiques togolais et européens ont pris part à la rencontre. La mobilisation a été forte. L'organisation  sans faute et les exposés ont émerveillé  tous les participants. La salle de conférence de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris était débordée, devenue trop exiguë pour contenir d'illustres opérateurs économiques qui ont dû suivre les manifestations au programme de la Journée (la séance inaugurale, les exposés suivis de débats et les rencontres individuelles) debout.

La séance inaugurale

Les manifestations au programme de la Journée ont commencé aux environs de 9h 30 par l'allocution de bienvenue de M. Pierre Simon, le Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris. Dans son intervention, le président Pierre Simon a salué la bonne collaboration  entre la CCIT et son institution, fruit de la présente manifestation.

Après avoir rappelé la rencontre en septembre 2006 du Président Faure avec le Conseil des Investisseurs Français en Afrique, il a salué la reprise de la coopération  des bailleurs de fonds avec  le Togo  qui a été possible à cause des résultats concrets obtenus dans les secteurs prioritaires et porteurs.

Le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris s'est particulièrement attardé sur la forte mobilisation, avec 320 rendez-vous individuels. " Le plus grand nombre que nous avons eu dans ce genre de réunion ",  a tenu à préciser le président Pierre Simon.

Enfin, il a passé en revue la collaboration multiforme qui lie la Chambre de Commerce de Paris aux Chambres de Commerces africaines par le biais de la Maison d'Afrique. Cette collaboration se traduit par l'accompagnement des entreprises africaines dans l'exportation de leurs produits sur le marché français, l'appui en information et en formation. Il s'est enfin félicité du retour de la CCIT dans le réseau de la Maison d'Afrique et de la Conférence Permanente des Compagnies Consulaires africaines et françaises après le renouvellement de ses instances.

Dans son intervention, le président de la CCIT M. Jonathan FIAWOO n'est pas allé par quatre chemins pour parler de ce qui le tient à cœur, "  développement ", en invitant les chefs d'entreprises françaises et togolaises à mettre en place de grandes structures économiques pour faire face aux exigences de la mondialisation et aux Accords  de Partenariat Economique (APE). Il a dit nourrir beaucoup d'ambition pour son pays le Togo.

Le président FIAWOO a présenté aux opérateurs européens, le grand intérêt qu'accorde le gouvernement togolais au décollage économique et au secteur privé en organisant des élections consulaires dont les résultats reflètent le choix des opérateurs économiques togolais.

Après avoir présenté les nouveaux atouts du Togo, le climat politique apaisé, l'environnement juridique et  judiciaire assaini, le délai de création d'entreprises réduit avec la mise en place du guichet unique, le président FIAWOO a convié ses hôtes à découvrir les opportunités que le Togo leur offre.  

La troisième intervention, celle de M. LORENZO, ministre délégué à la présidence  Chargé du Secteur Privé, a été plus pédagogique. Le ministre en charge du Commerce a rappelé la tradition commerciale et d'ouverture qui a toujours caractérisé le Togo.

Il a présenté les mesures incitatives que sont la nouvelle loi sur le commerce et la concurrence, le centre de formalités des entreprises qui a ramené le délai de création d'une entreprise de 56 jours à 12 jours. Il a rassuré que dans un avenir proche, le délai de création d'entreprise sera de 48 heures au Togo.

Parlant d'autres mesures incitatives, le ministre Lorenzo a insisté sur la rationalisation de la fiscalité et le vaste chantier de reformes des douanes togolaises qui, à terme, va éliminer la corruption dans ce secteur sensible.

Il a rappelé aux illustres hôtes le rapport 2008 du FMI qui indique qu'il n'y a plus d'harcèlement fiscal  au Togo.

 L'ambition du gouvernement togolais, a souligné le ministre Lorenzo, est d'inscrire le Togo dans un climat propice aux affaires. Il a pour finir invité les opérateurs économiques français, allemands, belges, suisses, anglais, autrichiens, luxembourgeois et tous ceux qui le désirent à venir investir au Togo où il existe des avantages comparatifs.

Le premier ministre Houngbo a séduit

C'est au Premier ministre de la République Togolaise, son Excellence Gilbert Houngbo qu’est revenu l'honneur d'ouvrir les travaux de cette auguste assemblée.

D'entrée de jeu, le premier ministre a salué " la forte mobilisation autour du présent événement qui démontre l'intérêt que les hommes d'affaires togolais et français accordent à ce moment d'échanges et de contacts pour élargir et approfondir les relations commerciales au profit de nos deux pays.

" Qu'il me soit permis, à cet effet, de dire notre satisfaction aux organisateurs de cette manifestation qui nous unit pour leur professionnalisme ",  a souligné le premier ministre concédant au secteur privé son rôle de locomotive dans le développement, il a réitéré le soutien du gouvernement et des pouvoirs publics à ce secteur. Cela passe par le climat de stabilité politique et la mise en œuvre de réformes économiques pour l'éclosion du génie togolais et l'épanouissement de son dynamisme entreprenarial.

Il a qualifié d'élogieux l'engagement et la mobilisation citoyenne dont ont fait preuve les acteurs politiques et de la société civile togolais ces dernières années.

Créer un climat propice aux affaires

Après avoir passé en revue la signature de l'Accord Politique Global d'août 2006 et les progrès enregistrés dans le dialogue politique et les avancées démocratiques, le premier ministre en est venu à la reprise de la coopération avec les bailleurs de fonds.

Le Togo vient de loin, a-t-il fait remarquer avant de souligner que le gouvernement voudrait mettre à profit ce regain de confiance de nos bailleurs pour instaurer un climat propice aux affaires pour développer les atouts naturels et stratégiques du Togo (son littoral et sa situation géographique exceptionnelle) qui lui donnent le statut de porte principale d'accès de la sous-région de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.

Parlant des efforts et des réformes entreprises par son gouvernement, le Premier ministre a cité le programme de facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance (FRPC) qui permettra au Togo d'atteindre cette année le point d'achèvement en vue de bénéficier de l'allègement de sa dette dans le cadre de l'initiative PPTE.

Il n'a pas passé sous silence le programme de modernisation de l'administration " pour la rendre plus performante afin qu'elle réponde aux attentes des opérateurs économiques ", de la modernisation de la justice pour la rendre plus efficace et plus proche des justiciables par l'adoption de nouvelles lois sur l'organisation judiciaire.

D'autres réformes en chantiers, selon le premier ministre Houngbo, concernent le code des marchés publics, le démarrage effectif de la Cour des Comptes et l'élaboration d'une stratégie globale de réforme de la politique fiscale en harmonie avec celle des pays de l'UEMOA.

" Les autorités togolaises sont décidées à tout mettre en œuvre pour encourager et stimuler le processus de croissance économique. Mais elles veulent compter sur l'autre acteur clé qu'est le secteur privé pour prendre le relais en créant des emplois et en prenant des risques calculés qui seuls assurent les rendements ", a souligné le premier ministre Houngbo.

Ambitieux programme d'industrialisation

Le discours d'ouverture du PM a pris l'allure d'un véritable discours- programme, passant en revue tous les secteurs d'activités du pays. Aussi, la tribune à lui offerte était très belle pour présenter son ambitieux programme industriel  qui passe par la transformation du  secteur secondaire. Il s'agit prioritairement du fer, des phosphates, du  clinker, de la dolomite, de l'industrie de transformation, de la pétrochimie, du conditionnement, de l'agroalimentaire, des BTP, de l'énergie, etc., autant de secteurs qui pourront bien être développés par des investissements privés.

Les services et le tourisme préoccupent aussi le Premier Ministre Houngbo. Il a mis l'accent sur les potentialités énormes dont regorge le Togo  sur le plan touristique et artisanal. A ce niveau, les efforts du gouvernement sont concentrés sur le renforcement du cadre réglementaire des activités pour plus de professionnalisme et de qualité des prestations.

La rupture avec le passé

La recherche d'une croissance accélérée passe par des ruptures avec le passé , un nouvel état d'esprit et un nouvel élan, a souligné M. Gilbert Houngbo devant l'illustre assemblée qu'il  a littéralement séduite par la clarté, la précision et la franchise. Le chef du gouvernement togolais demande d'envisager de nouveaux rapports entre les pouvoirs publics et le secteur privé pour assurer le financement, la construction, la rénovation, la gestion et l'entretien  d'infrastructures et la fourniture de services.

" Nous voulons par la présente ici montrer que le secteur privé est incontournable dans la mise en œuvre des mutations profondes entreprises dans le développement économique du Togo et qu'il mérite l'appui du gouvernement ", a martelé le premier ministre.

 

" Je voudrais du haut de cette tribune, lancer une chaleureuse et cordiale invitation aux hommes d'affaires français et européens, qui ont l'avantage historique de connaître notre pays, pour qu'ils viennent découvrir le nouvel environnement des affaires en constante amélioration ainsi que des importantes opportunités ".

C'est par cet appel pathétique aux hommes d'affaires présents à venir investir chez nous que le discours du PM a pris fin sous un tonnerre d'applaudissements.

Les travaux de la Journée

Au programme de la Journée- événement, des exposés présentés par des chefs d'entreprises, des ministres accompagnant le PM (au total 5 ministres), des témoignages, des débats, l'entretien du PM avec la diaspora togolaise en Europe. Mais le temps fort de cette Journée reste sans conteste, les entretiens individuels entre les chefs d'entreprises togolais avec leurs homologues français et européens.

Les exposés

Au  total, l'auguste assemblée a eu à suivre 14 exposés animés par d'éminentes personnalités pour présenter, expliquer  et convaincre. Ces exposés portent sur les questions prioritaires de développement. Ils ont porté sur :

- " L'économie togolaise et ses opportunités ",  par M NAYODAH

- " Cadre Judiciaire du Togo : Environnement des Affaires- Cadre réglementaire et institutionnel ", par le Bâtonnier au Barreau du Togo Me AQUEREBURU

- " La chambre de Commerce et d'Industrie du Togo et ses missions ", par  M. Yva BADOHU

- " La zone Franche, Le port Automne de Lomé, la SALT, Togotélécom, Togocellulaire ", par M. SIKPAH

- " Energie- Mines et Eau ", par le ministre DAMIPI

- " L'Enseignement Technique et Professionnel au Togo ", par Mme Henriette KOUEVI AMEDJOBGE

- " L'Hôtellerie et le Tourisme ", par le ministre KPABRE

A ces exposés se sont ajoutées des interventions en terme de témoignage.

Il s'agit notamment des interventions  du:

- représentant de GETMA-ECOTRANS

- représentant du groupe Houlier

- représentant de l'AFD

- l'Association Professionnelle des Banques du Togo

- l'Agence Nationale de Promotion et de Garantie des Projets

- Directeur de la 7e Foire internationale de Lomé

- et enfin du Promoteur du Forum Africain de Partenariat Industriel

Les intervenants, chacun en ce qui le concerne, se sont évertués à présenter le Togo, les immenses besoins de développement, ses atouts et surtout le nouvel esprit qui prévaut dans le pays avec des reformes dans tous les secteurs d'activités.  Signe du renouveau  patriotique togolais, tous les intervenants ont conclu leur intervention par l'appel lancé aux opérateurs économiques  français, européens et la diaspora togolaise à venir découvrir le nouveau climat des affaires qui prévaut désormais au Togo.

Un débat général franc

Les 14 interventions ont donné lieu à un long débat général sincère et franc. Un panel comprenant les ministres a répondu aux nombreuses questions sous la présidence du PM.

Le jeu de questions-réponses a porté  sur les sujets suivants :

- La présidentielle 2010

- Le code des investissements

- Les acquis de la conférence de Bruxelles avec les bailleurs de fonds

- La loi de Finance 2009 modifiant le régime de la zone franche

- Le code général des Impôts

- La place de la diaspora dans la nouvelle donne togolaise

- La question foncière et l'immobilier

- L'audit des entreprises publiques

- La place du tourisme dans le développement

- La santé et la sécurité sociale

- La dépendance du budget togolais  des aides extérieures

- Le développement culturel, etc.

A toutes ces questions, le PM et les 5 ministres qui l'accompagnent ont apporté des éclairages. Le débat contradictoire s'est déroulé dans une ambiance de compréhension mutuelle reflétant bien le nouvel esprit de détente qui prévaut au pays.

A la fin des discussions, les hommes d'affaires présents et surtout ceux de la  diaspora ont unanimement salué la nouvelle situation qui prévaut au Togo et surtout  l'esprit d'ouverture dont a fait preuve le chef du gouvernement togolais et qui augure d'un lendemain meilleur pour le Togo.

Les rencontres individuelles

Nous l'avons signalé précédemment, les rencontres individuelles restent le temps fort des manifestations au programme de la Journée. Au total, 320 rendez-vous ont été pris entre les hommes d'affaires du Togo et leurs homologues français et européens. Il s'agit d'un travail de fourmi, une prouesse réalisée par les autorités de la CCIT, de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris et  la Maison d' Afrique. Avant le déroulement de la Journée, les hommes d'affaires des deux parties ont été invités à manifester leurs centres d'intérêt et à dire quel entrepreneur ils désirent rencontrer. A partir des réponses obtenues de part et d'autre, les organisateurs ont établi des rendez-vous individuels. Ces rendez-vous ont connu un engouement manifeste. Les entretiens débutés aux environ de 15 heures ont pris fin très tard dans la nuit aux environs de 20 heures.

Les ministres qui accompagnent le premier ministre, surtout ceux de l'Energie, du Tourisme, de l'Enseignement et du Secteur privé ont été très sollicités. Il en est de même pour la Zone Franche, les banques, pour ne citer que ceux-là.

De l'avis général, ces rencontres individuelles ont été prometteuses et des engagements fermes ont été pris de part et d'autre. Ce qu’il faut retenir, c’est que les interventions ont fait une forte impression. On en veut pour preuve que ces compatriotes de la diaspora qui après l'intervention de Me AQUEREBURU ont déclaré : " Si des frères que nous respectons disent que ça va, nous devrons retourner au pays". Qui dit mieux ?

Il appartient aux organisateurs de faire le suivi des promesses faites afin que le partenariat entre le secteur privé togolais et français en sorte plus renforcés.


La diaspora togolaise est-elle devenue plus responsable ?

C'est la question que l'on est en droit de se poser à la lumière de l'audience que le PM a accordée à nos compatriotes restés en Europe, en marge  des travaux de la Journée. A leur demande, le premier ministre Houngbo les a reçus promptement dans une salle de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris qui a servi de bureau à notre chef de gouvernement. Finis les discours pestiférés de nos compatriotes à chaque visite en Europe d'un représentant du gouvernement togolais comme en octobre 2005 et février 2006, année au cours desquelles nos compatriotes en Europe ne manquaient pas d'occasion pour ridiculiser nos dirigeants.

Rien de cela au cours de la Journée Economique du Togo  ce 11 mars 2009. Sur les 320 rendez-vous individuels figurent 150  compatriotes restés en Europe. Une nouvelle tendance qui marque aussi une autre rupture.

Finie la diabolisation. Place aux retrouvailles fraternelles. Et la rencontre du PM avec la diaspora fut cordiale et fraternelle.

On a parlé développement et peu de politique. Quelle place pour la diaspora dans le nouvel environnement togolais ?

On a échangé autour de cette question et des propositions ont été formulées.

Il a été demandé à la diaspora togolaise de s'organiser à l'instar de celles du Mali et du Sénégal, de disposer d'un répertoire de la diaspora. La diaspora togolaise est connue pour sa compétence  dans le monde. Mais où est-elle, que fait-elle et qui est prêt à faire quoi au pays?

Un embryon de cellule  de la diaspora est créé au ministère des Affaires Etrangères à la demande du Premier Ministre. En attendant la mise en place du Forum de la diaspora, il est demandé à nos compatriotes de s'inscrire volontairement dans nos consulats. L'idée du Livre Blanc de la Diaspora a été lancée. Le PM a trouvé l'idée intéressante. Mais, il a demandé que l'initiative vienne de la  diaspora elle-même.

Le Premier ministre a salué le nouvel élan qui se dessine au sein de la diaspora togolaise.

A la rencontre, deux interventions sont venues enrichir les discussions. Celle de M. Ignace Clomégah et d'un représentant du Ministère français de l’immigration.

M. Ignace Clomégah, le Trésorier général du Bureau de la CCIT, est un exemple palpable du retour réussi au pays. Ancien cadre du cabinet Arthur Anderson, il a décidé de retourner au pays malgré les avantages que lui accordait le cabinet. Il a même refusé des promesses financières qu'on lui a faites. Il a préféré tenter sa chance au pays. Il ne regrette pas. Il a demandé à nos compatriotes de faire preuve d'adaptation. Pour cela, il leur a demandé de concevoir des projets bancables qui trouveront des Financements.

Des fonds à financer des projets des émigrés au retour au pays, il en existe au ministère français de  l'Immigration. C'est l'information que M. Fredéric de ce ministère a apportée à nos compatriotes. Du ministère Français de l'Immigration, les Africains ne retiennent que les reconduites aux frontières. Non, le ministère a aussi un côté humanitaire. Il dispose de fonds pour financer les retours  aux pays par le biais du développement solidaire. Avis donc à ceux qui sont préoccupés par le développement de leur cher pays.

Les rideaux sont tombés sur la Journée Economique du Togo à Paris ce 11 mars 2009 très tard dans la nuit. Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître réussi par les dirigeants de la CCIT. Le succès a été éclatant. N'en déplaise aux prophètes des malheurs qui ont prédit l'échec et qui continuent de raconter leur vie. Ils ont un autre agenda. Les organisateurs, au premier rang desquels le président FIAWOO et ses collaborateurs du bureau, le directeur général de la CCIT peuvent se frotter les mains. Leurs efforts des nuits sans sommeil ont été couronnés de succès. Leurs noms seront inscrits au panthéon de l'histoire  pour avoir été de ceux qui ont cru que dans un environnement gagné par le défaitisme ambiant, on pouvait faire quelque chose pour son pays.

Après avoir créé l'événement, le plus dur reste à faire. Faire le suivi des différents rencontres et contacts individuels pour qu'effectivement les promesses et déclarations d'intentions se concrétisent pour le développement de notre chère patrie, l'or de l'humanité !

Une correspondance de  Paris


Promotion des industries togolaises : Le ministre Léopold Gnininvi a effectué une tournée dans la zone Industrielle de Lomé

Dans le but de soutenir et d'encourager les Industriels installés sur le Territoire douanier et en Zone Franche, , le ministre d'Etat, ministre de l'Artisanat, de l'Industrie et des Innovations Technologiques, Messan Léopold Gnininvi a effectué une tournée le vendredi 06 mars 2009 dans la Zone portuaire.

Partis de la Société des Grands Moulins du Togo (SGMT), le ministre et la délégation qui l'accompagne,se sont successivement rendus à l'usine Pharma Togméi, à l'industrie de fabrication d'engrais et phytosanitaires (WAPCO COTIA), à la Société Togolaise des Tôles (SOTOTOLES) et à l'unité de fabrique  des Plastiques (Afric Industry)

Dans toutes ces unités, le massage du ministre est le même, apporter le soutien moral du gouvernement aux industriels togolais. Pour le ministre, le Togo sort d'une période difficile et, on parle peu d'industrie, mais plus de l'éducation, de la santé, bref du social. C'est pourquoi à tous, surtout à ceux de la Zone Franche, il les a rassurés que le gouvernement pense à leurs recommandations, afin de leur assurer un environnement propice à leurs affaires.

Il les a exhortés à observer les règles relatives à la qualité. A l'usine Pharma Togméi par exemple, il a invité les responsables à appliquer strictement les règles d'hygiène, de conditionnement afin que les produits fabriqués ne soient pas un danger pour les consommateurs.

Rappelons  que l'usine Pharma Togméi est une unité pharmaceutique installée en zone Franche. Elle produit des antipaludéens et des antibiotiques.

 Au terme de sa tournée, le ministre d'Etat, ministre de l'Artisanat, de l'Industrie et des Innovations Technologiques, satisfait, a cependant déclaré que " le secteur Industriel togolais emploi 10 mille individus, c'est peu, beaucoup de chose reste à faire ", a-t-il dit. Il a enfin lancé un appel à tous ceux qui ont les moyens d'investir dans l'industrie Togolaise, seule capable d'offrir des emplois.

Rappelons  que le Togo compte en moyenne 20 entreprises industrielles en territoire douanier et 60 en Zone Franche. Ces dernières contribuent pour 4% au budget de l'Etat. Leur apport est beaucoup plus social c'est-à-dire qu'elles apportent les opportunités d'emploi et le transfert de technologie. Leur production est essentiellement destinée à l'exportation. Selon les explications du directeur de l'Industrie, M. ATTITSO Kokou, les entreprises en Zone Franche ne payent pas de taxe sur la matière première importée mais exportent les produits finis au taux de 18%. Les entreprises installées sur le territoire douanier payent 5% de taxe sur la matière première importée et exportent les produits sans taxes dans les pays de l'UEMOA.

T. Vivien

La Dépêche #459 du 4 mars 2009
Jean Thissen, nouvel entraîneur des " Eperviers " du Togo

C'est officiel, le Belge Jean Thissen a été retenu comme sélectionneur des Eperviers du Togo. Il a signé son contrat lundi dernier à Lomé avec la Fédération Togolaise de Football (FTF).

Le nouveau Bureau de la FTF a finalement décidé de conclure un bail de 18 mois avec Thissen qui a, à son actif, une longue carrière en Tunisie, au Maroc, au Qatar en Belgique et en Suisse.

Le ministre des Sports M. Padumhèkou Tchao, lors de la signature du contrat a invité tous les acteurs " à s'unir comme un seul homme derrière le nouveau sélectionneur afin de redonner à notre football ses lettres de noblesse " tout en assurant que le chef de l'Etat et le gouvernement  sont déterminés à soutenir le football, malgré les difficultés budgétaires.

Quant au nouveau sélectionneur, il a déclaré que " Les Eperviers peuvent rééditer l'exploit de 2006. " Il pense mettre en place une équipe " commando " pour le faire. Selon lui, l'équipe togolaise comporte des éléments d'excellente qualité avant de conclure que son " travail consistera à harmoniser et à dynamiser l'équipe.".

L'équipe nationale était sans sélectionneur depuis le départ du Français Henri Stambouli en septembre 2008. Plusieurs  noms d'entraineurs avaient circulé dont celui de Pierre Lechantre, ancien entraîneur du Mali et du Cameroun.

Le Togo doit impérativement  se qualifier lors des prochains éliminatoires combinés Mondial-CAN 2010. La tâche ne sera pas facile car, il devra affronter des adversaires redoutables comme le Cameroun, le Gabon et le Maroc. Et dans 24 jours exactement, (le 28 mars), les Eperviers rencontreront  les Camerounais à Accra au Ghana. C'est dire que le temps presse.

Qui est Jean Thissen ?

Ancien joueur Belge de légende du Standard (1964 à 1974) et d'Anderlecht (1974 à 1979), Jean Thissen (63 ans) a entamé sa carrière professionnelle d'entraîneur en 1980. Il a entraîné plusieurs clubs en Belgique, en France, au Portugal et en Suisse. 

En Afrique, il a été sélectionneur du Gabon, pays qu'il a qualifié pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) en 1994.

Jean Thissen a également entraîné des clubs africains, notamment Le Raja Casablanca de 1994 à 1995 et le Stade Tunisien de 1996 à 1998. Il était ensuite revenu dans son club d'origine du Standard en 2000, pour diriger les Rouches en association avec Henri Depireux. En 2004, il avait succédé à Michel Renquin, un autre ancien international du Standard et d'Anderlecht, à la barre de l'Excelsior Royal de Virton (D2).

Wakiou Tcha-Sama


L'honorable Député Kpatcha ne cesse de surprendre son électorat

" Nous allons voter pour Kpatcha. C'est l'enfant du terroir. Ce qu'il promet, il le fait " Ainsi s'exprimait sur RFI lors du scrutin législatif  d'octobre 2007 un militant du RPT.

En écho, le candidat Kpatcha s'adressant lors d’un meeting aux populations de la commune de Kara a assuré aux électeurs qu'ils ne seront pas déçus s'ils votaient pour lui. Comme dans un contrat engageant deux signataires, chacun a su jouer sa partition et depuis, le député Kpatcha vit en osmose avec son électorat ne ratant pas l'occasion d'honorer ses promesses de candidat par de nombreuses actions humanitaires par le biais de l'ONG 2A-K, qu'il parraine.

En effet, après les nombreuses actions réalisées l'année dernière à sa voir, les dons de vivres et en produits médicaux aux malades et aux Centres hospitaliers de la Région de la Kara, la réfection des routes, l'extension d'eau potable à la périphérie de la ville de Kara, etc. Le député Kpatcha entame la nouvelle année 2009 en empilant ses actions humanitaires.

Une Radio EWAOU FM pour les revendeuses de Kara

La journée du 27 février a vu se dérouler dans la Préfecture de la Kozah un évènement grandeur nature : " une radio de proximité, “Radio EWAOU FM”, une ambulance pour l'USP pour Landa, des motos, des travaux de modernisation du grand marché de Kara, un camion de ramassage d'ordures dans la ville de Kara, des produits pharmaceutiques et des produits vivriers pour la maternité et pour couronner le tout, une télévision privée, la première de la Région de Kara. " Voilà autant d'actes concrets posés par le député Kpatcha lors de cette journée marathon du 27 février.

De LANDA au grand marché de Kara, la caravane du Député Kpatcha a été accueillie aux  cris de joie. " Kpatcha Wayi fèï, Kpatcha  Aboloubo " scandaient des jeunes, femmes et vieillards au passage du député Kpatcha et sa délégation.

Tenez vous-mêmes. Du CHU- KARA et à l'USP de Landa, le député Kpatcha à travers son ONG 2A-K a fait donc de lits à ressorts électriques, des blouses de maternités de gants d'opération, de compresses stérilisés et d'une ambulance. A Kara, c'est son suppléent le professeur Dossim ASSANG qui a remis le lot de 15 lits à ressort électrique et autres équipement au Dr BOUKARI de la maternité alors que  l'épouse de l'honorable député remettait les vivres aux femmes qui venaient d'accoucher. Ces   dons ont été remis aux ayants droit en présence des autorités administratives, politiques militaires et des chefs traditionnels. Mais on retiendra de cette journée inoubliable, le lancement officiel de la “radio EWAOU FM” dédiée aux femmes du grand marché de Kara. C'est au cours d'une grande cérémonie officielle que la Radio EWAOU FM a été lancée devant une foule immense. Cette cérémonie a été marquée par plusieurs interventions.

Mme Koulou Kouma, directrice du grand Marché de Kara a, dans son intervention, remercié le député  Kpatcha pour son attachement et sa passion à honorer toutes ses promesses de candidat en se focalisant sur les activités des femmes.

Néanmoins, la directrice du grand Marché de Kara tout enthousiaste a soumis à l'icône de Kozah d'autres doléances comme la construction de hangars, la délocalisation du marché de bétail et de volailles, une voiture de ramassage d'ordures.

Dans sa réponse, le député Kpatcha a accédé promptement à toutes ces doléances sous un tonnerre d'acclamations.

Le député Kpatcha est allé loin en annonçant la création prochaine d'une télévision privée.

Pour sa part, M. AWADE, le président de 2A-K, la nouvelle radio est un outil au service des femmes, un outil d'épanouissement de la gent féminine. Cette radio vient offrir un canal de dialogue, d'information, d'échange et de promotion du savoir - faire des femmes. Elle sera une autre arme dans le combat des fléaux  sociaux comme la pauvreté, le VIH/ SIDA et l'analphabétisme, a souligné le président de 2A-K.

A l'issue de la série des interventions, le député Kpatcha a procédé à la pose de la première pierre du  pilonne d'une hauteur de 45 m. Ce fut ensuite  la visite du siège de la présente radio dont le siège se trouve au 1er niveau du grand Marché de Kara. Au cours de la visite, les membres de la délégation ont eu droit à la présentation de l'ensemble du matériel dernier devant composer l'ossature de la nouvelle station en FM.

Dans une toute première interview qu'il a accordée à la nouvelle radio, le député Kpatcha répondant à une question d'un confrère sur la motivation de cette radio,  a déclaré qu'il s'agit là d'une promesse de campagne et s'est dit enthousiaste de participer au bonheur des femmes qui sont nos mères.

Après la visite du siège, le député Kptcha accompagné des autorités de la ville a fait le tour du marché pour découvrir de visu l'état dans lequel il était.

Pour démontrer sa proximité avec la population, l'exceptionnel député s'est arrêté autour d'un pot de Tchoukoutou qu'il a partagé  avec l'homme de la rue. L'image était émouvante Comme quoi, le député Kpatcha mérite bien son nom de l'enfant du terroir.

La cérémonie s’est déroulée  dans une ambiance de fête agrémentée par les femmes chanteuses du marché et l'artiste de la chanson, José Grâce Béni.

Rappelons que la nouvelle radio commencera effectivement ses émissions dans une ou deux semaines quand les formalités administratives seront achevées.

Kao Victoire,  Freddy et Simplice


Foire et Promotion Commerciale : - La 7e  Foire Internationale de Lomé ouvre ses portes le 20 novembre prochain- Une Foire virtuelle associée à la manifestation

L'annonce a été faite le jeudi  26 février dernier au Centre Togolais des Expositions et Foire de Lomé (CTEF), appelé " Togo 2000". C'est lors d'une cérémonie de lancement officiel présidée par le ministre délégué auprès du Président de la République, chargé du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé M. Guy Madjé Lorenzo qui avait à ses côtés le ministre d'Etat, ministre de l'Industrie, de l'Artisanat et  des Innovations Technologiques, M. Léopold Guininvi. Etaient également présents à la cérémonie, le corps diplomatique, les opérateurs économiques et les journalistes des médias publics et privés.

Le but de cette Foire qui se déroule du 20 novembre au 07 décembre 2009 est la promotion des échanges des produits et services de tous les secteurs privés, de l'activité économique du Togo aussi bien de la sous-région que des autres continents d'une part, et d'autre part, les possibilités de rencontres entre professionnels pour un développement de l'activité commerciale sous- régionale et internationale.

Dans son discours de lancement, le ministre Lorenzo, après avoir salué la présence effective de tous les invités, a fait remarquer que la Balance Commerciale togolaise connait un déséquilibre caractérisé par la prédominance des importations comportant des milliers de produits de tout genre, notamment des produits œuvrés, tandis que les exportations se résument seulement à quelques tonnes de café, de cacao, de coton, de phosphates, du ciment et du clinker. Cela a pour conséquence, le déficit structurel de la Balance des Payements.

C'est pourquoi, " la 7e Foire internationale de Lomé mérite un traitement particulier avec des initiatives dont la finalité porteront sur la production des produits " made in Togo ", tant sur le territoire douanier qu'en zone franche ".

Il a par ailleurs lancé un appel aux producteurs agricoles, aux industriels, aux prestataires de services (banques, Etablissement Financiers, les NTIC etc.) à prendre massivement part à cette foire, en réservant dès à présent les espaces auprès du CTEF. C'est sur cette note qu'il a donné rendez-vous le 20 novembre prochain pour l'ouverture solennelle.

Au paravent, le Directeur du CTEF M. Johnson Kueku-Banka dans son mot de bienvenue, a dit que la cérémonie de lancement est le lieu où l'autorité politique annonce au monde entier la tenue de cette manifestation et l'invite à y prendre part. C'est aussi le lieu où l'organisation communique à des opérateurs économiques l'ensemble des informations nécessaires à la manifestation.

" Après donc la rallonge de la durée et l'expérimentation d'une aire d'exposition climatisée de 3000m2   en 2007, nous voulons faire la pari d'organiser  pour la première fois la Foire Virtuelle de Lomé " a ajouté M. Johnson.

Cela voudrait dire que les temps forts de cette manifestation seront disponibles sur la toile à temps réel. De plus, les entreprises désireuses de participer à cette Foire virtuelle achèteront des stands virtuels qui seront visibles par les internautes du monde entier et, comme dans le monde physique, les transactions commerciales s'y dérouleront avec comme finalité l'achat-vente de produits.

 Pour tous renseignements complémentaires :

Contacter le (228)336 40 83/ 335 07 27 Fax : (228) 226 17 57

E- mail:  ceteflome@cetef.tg

Site web: WWW.Cetef.tg .

T. Vivien


L'ONAVIP présente son rapport 2008 et lance ses activités pour 2009

Dans le cadre du lancement officiel de ses activités pour le compte de l'année 2009, l'Observatoire National de la Vie Institutionnelle et Politique (ONAVIP) a organisé une conférence de presse le 25 février à l'hôtel Acropolis à Totsi. Lors de cette conférence de presse, le rapport d'activités 2008 a été présenté

Selon ledit rapport, le processus démocratique dans notre pays et sur le continent africain connait des hauts et des bas.  Si certains pays peuvent être considérés comme des Etats démocratiquement émergents, d'autres en revanche évoluent dans le statu quo ou connaissent des reculs importants.

Dans son rapport, l'ONAVIP a touché deux points principaux : la vie politique et institutionnelle au Togo et dans le monde.

Sur le point de la vie politique et institutionnelle au Togo, l'ONAVIP note des avancées significatives sur plusieurs plans notamment les droits fondamentaux. Mais fait noter que des efforts restent à fournir pour inscrire définitivement le Togo dans le registre des Etats démocratiquement émergents. Au niveau de la vie institutionnelle nationale, l'Observatoire constate un déficit dans les agencements institutionnels du Togo. Selon toujours le rapport, les institutions politiques nécessitent d'être revisitées.

Quant à la vie politique nationale, l'ONAVIP constate, avec beaucoup de satisfaction, la nette amélioration du climat politique au Togo depuis les législatives de 2007. Il félicite par ce fait tous les acteurs de la vie politique ainsi que les citoyens pour les efforts consentis dans l'accomplissement de cet impératif démocratique. Toutefois, l'Observatoire relève des résultats très mitigés sur les plans institutionnel et politique. " Si les élites et le peuple ont montré leur maturité au Ghana en assurant une alternance politiques sans désintégration du tissu national, dans le respect des institutions et principes démocratiques, il reste que les mauvais élèves de la démocratie occupent le devant de la scène " mentionne le rapport. Le président du Bureau Exécutif de l'ONAVIP, le Dr Roger DANIOUE réaffirme le regret de l'Observatoire face à l'attitude un peu désinvolte des institutions internationales qui entretiennent une diplomatie à deux vitesses, car condamnant certains mauvais élèves de la démocratie et tolérant les autres avec beaucoup de complaisance. Il exhorte les instances internationales, notamment l'Organisation des Nations Unies, à plus de justice et d'équilibre dans leur approche des problèmes.

Le Dr DANIOUE a présenté l'ONAVIP comme une association d'éveil politique, de promotion et de protection des institutions démocratiques. Selon  lui, l'Observatoire s'entend également comme gardienne des valeurs démocratiques, notamment la bonne gouvernance et la culture de la paix.

Entre autres objectifs, on peut citer la promotion de l'Etat de droit et de la démocratie ; la promotion de la culture de la paix et de la citoyenneté. Il compte actuellement 22 membres fondateurs et 7 membres adhérents. L'adhésion se fait par voie de cooptation ou de parrainage par un membre fondateur.

Les candidats sont acceptés sur la base des critères suivants :

-        Avoir une bonne moralité et développer un esprit de tolérance, de respect de l'autre, d'impartialité et l'objectivité ;

-        Avoir le sens du travail bien fait et œuvrer pour la réalisation des objectifs de l'association. L'association a eu son récépissé en février 2007

Wakiou Tcha- Sama


Commission Vérité Justice et Réconciliation : Faure consulte les universitaires

Dans le cadre de la mise sur pied de la Commission "Vérité, Justice et Réconciliation", le président Faure Gnassingbé a reçu mardi une délégation d'universitaires togolais. La délégation était composée de cinq personnes dont M. Ahadji Komlan, le président de l'Université de Lomé (UL). "Le chef de l'Etat nous a reçus afin d'explorer avec lui les possibilités d'intervention du milieu universitaire, notamment des historiens, dans la composition des membres de la future Commission ", a précisé M. Ahadji.

Faure recevra également dans la journée des représentants des partis politiques siégeant à l'Assemblée (CAR, UFC, RPT).

Le Togo devrait créer prochainement une Commission " Vérité, Justice et Réconciliation" au terme de consultations qui se sont déroulées l’année dernière. Un homme d'église pourrait en prendre la direction.


M. Vincent ADJOHOTO Komlan, nouveau Directeur National de la BCEAO
M. Vincent Adjohoto Komlan a pris fonction vendredi 27 février dernier comme nouveau Directeur national pour le Togo de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). La cérémonie de prise de fonction s'est déroulée en présence du Gouverneur de la BCEAO, M. Henri Dacoury-Tabley et du Ministre de l'Economie et des Finances, M. Adji Otèth Ayassor.

Né à Kabou dans la préfecture de Bassar le 28 janvier 1954, M. Vincent Adjohoto Komlan est nanti d'une maîtrise en Sciences Economiques bancaires et financières du centre Ouest Africains de Formation et d'Etude Bancaire (COFEB). En 1982, il débute sa carrière à la BCEAO
et occupe respectivement les postes de Fondé de pouvoirs à la BCEAO Lomé, Chef du Service de la Recherche de la statistique et Contrôleur des Opérations à la Direction de la Comptabilité et du Budget. En 2007, il a occupé le poste de Conseiller du Directeur national de la BCEAO pour le Togo puis celui de Directeur de l'Agence Principale de Lomé en 2008 ; poste qu'il occupait jusqu'à sa nomination comme Directeur National.

Joël Koye


Françafrique : Le président Bongo rattrapé par la Justice française

Le président BONGO face à la Justice Française. La France veut décidément mettre le chef de l'Etat Gabonais au pas. Et l'on sait depuis plus d'une vingtaine d'années, qu’il ne se passe pas un seul mois sans que le président El Hadj Omar Bongo Ondimba ne soit l'objet d'attaque dans la presse française. D'ailleurs vus de Paris, tous les dirigeants de l'Afrique francophone ne sont en fait que des martelets, voire des compradores au service de la France. Aucun de nos dirigeants si honnête soit-il ne mérite le titre de président de la République ; aussi font ils souvent l'objet du mépris dans les médias français. Aucun homme politique  français n'a de respect pour nos institutions et nos dirigeants, qui sont souvent qualifiés de fantoches. Que s'est il passé entre le président gabonais et la justice française notamment la Cour d’Appel de Bordeaux ?

Un certain René Cardona, industriel français  de son état avait été embastillé pendant plusieurs semaines à la prison de Libreville à la suite d'un différend financier avec le président du Gabon. René Cardona aurait vendu une pêcherie avec sa flottille à une société contrôlée par le président Omar Bongo Ondimba et sa famille. Mais le président gabonais avait demandé à l'industriel français de reprendre son bien parce que de seconde main. Devant le refus de celui-ci, il avait porté plainte pour escroquerie auprès d'un juge d'instruction qui n'est pas autre que son neveu.

Pour obtenir la libération de son père alors qu'une épidémie de fièvre Ebola sévissait à la prison de Libreville, le fils de René Cardona aurait versé 457000 euros. Les avocats du président Bongo Ondimba ont toujours affirmé devant la justice française qu'il s'agissait du règlement d'une dette pour "  le dédommager pour lui avoir vendu un bateau en mauvais état ". La Cour d'appel de Bordeaux n'a pas admis cette version et sa décision est exécutoire. Selon le journal Sud-Ouest de Bordeaux, la somme, intérêts compris, due aujourd'hui à René Cardona par Omar Bongo Ondimba s'élève à 1,131 million d'euros.  Pour se faire payer  " les comptes français du président Bongo sont saisis dans le cadre du jugement prononcé ".

L'avocat du plaignant, Me Jean Philippe Le Bail déclare à la suite que " les comptes détenus par Omar Bongo Ondimba dans deux banques françaises ont été saisis. Il s'agit du Crédit Lyonnais (dans lequel le président gabonais possède deux comptes de dépôt, deux comptes sur livret et un compte titre) et des comptes à la BNP où il possède, un compte épargne, un compte titre et deux comptes- chèque… Sur l'ensemble de ces comptes, il y a un peu plus de 4 millions d'euros sous réserves des opérations en cours. " Et Me Jean Philippe Le Bail de préciser encore que " les comptes courants et comptes titres du président gabonais ouverts dans plusieurs agences du Crédit Lyonnais et de la BNP sont verrouillés. Les comptes déposés dans les deux banques 4,2 millions d'euros ont été saisis "

La saisie, ajoute-t-on, est intervenue dans le cadre d'une " procédure diligentée par l'avocat Me Jean Philippe Le Bail " à la suite d'un arrêt rendu par la Cour d'Appel de Bordeaux le 29 septembre. Celle-ci avait condamné Omar Bongo Ondimba à restituer la rançon de 457 000 euros exigé pour la libération de René Cartona en 1996.

Le président gabonais a effectué un pouvoir en cassation de la décision de la Cour d'appel de Bordeaux mais ce pouvoir n'est pas suspensif et ne peut être examiné que si les sommes dues sont réglées.

Les avocats du président du Gabon disposent d'un délai de trois mois pour trouver une parade juridique à la saisie de ses comptes français.

(Sources : AP/ Nouvel Observateur)
Jacques TOM


BCEAO/Prix de la Promotion de la Recherche Economique : M. Oumarou El Nasser ARYTANIMOUNE lauréat

La Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest BCEAO a institué un Prix pour la Promotion de la Recherche Economique, dénommé " Prix Abdoulaye FADIGA ", du nom de son premier gouverneur.

La cérémonie de la première édition pour la remise de ce prix  au lauréat a eu lieu le mercredi 25 février dernier à son siège à Dakar au Sénégal. Cette cérémonie était retransmise par vidéo dans toutes les agences nationales de la zone  UEMOA.

En effet, lancé le 6 mars 2008, cette compétition est destinée à tous les ressortissants de la zone UEMOA. Quarante articles ont été enregistrés et évalués par le comité de présélection. A l'issue des travaux du Comité,  7 articles ont été retenus et soumis au Comité de Lecture. Cette dernière est composée d'éminents professeurs d'économie ressortissants également de la zone UEMOA. Ce Comité de lecture, après examen et vérification des objectifs, problématiques et méthodologie des 7 articles, a retenu 3 qui sont transmis au Jury pour la phase finale, selon le règlement intérieur du concours. Les 3 articles nominés étaient ainsi libellés :

1 - Chocs asymétriques et stabilisations conjoncturels en Union Monétaire Ouest Africaine,

2 -  Hétérogénéité des chocs et viabilité de l'Union Monétaire en Afrique de l'Ouest.

3 - Performances bancaires dans l'UEMOA : les effets  "  taille " et " structure actionnariale sont-ils pertinents ?”

A l'issue de l'examen des trois articles nominés  le Jury, a primé l'article intitulé : " Performances bancaires " dans l'UEMOA : les effets " taille " et  " Structure actionnariale sont-ils pertinents ?” Le Lauréat, auteur de cet article est M. OUMAROU El -Nasser Arytanimoune, de nationalité nigérienne, âgé de 39 ans et professeur d'économie à l'Ecole Internationale de Développement Académique d'Ottawa au Canada. Dans son article, il a passé en revue la situation bancaire de l'UEMOA, tout en formulant des recommandations pour une stabilisation du système économique et une performance monétaire.

L'heureux gagnant a reçu des mains du Gouverneur de la BCEAO, M. Henri Tacoury Tabley, une attestation et un chèque de 10 millions de FCFA, en guise d'encouragement.

Soulignons que le Comité de Lecture a encouragé les concurrents à ne pas se décourager car la vie est une répétition, et il n'y a de bons maîtres que de bons appentis. Le Lauréat a été exhorté à contribuer à la promotion du prix. Le prix est un symbole, c'est un fruit de coopération entre les Universités. Cela encourage la recherche, car pas de développement sans l'industrialisations, et pas d'industrialisation sans recherche. 

Quand au Lauréat, il a dit être honoré et très content, car dans sa vie, il n'a jamais pensé être à ces lieux pour un tel prix, s'est-il exprimé. Il a réitéré son encouragement de continuer la recherche, d'encourager et de soutenir les étudiants en DEA en Economie.

M. Henri Tacoury Tabley, gouverneur de la BCEAO, a dans son discours rappelé que la recherche est un vecteur indispensable à tout développement. En exemple, la crise financière avec ses effets macroéconomiques et financiers mérite des réflexions pour la juguler. " Par ce prix, nous tenons à promouvoir la recherche dans l'Union Economique et Monétaire Ouest  Africaine " a -t-il poursuivi.

Il a expliqué que la dédicace du prix au premier gouverneur témoigne de l'engagement de ce dernier dans la détermination et la recherche. Car il a su par son sens de savoir faire marquer l'Institution en construisant un Centre de recherche. M. Tacoury Tabley a par ailleurs laisser entendre que le prix Abdoulaye Fadiga est une manière de pérenniser la mémoire  de l'illustre disparu dont le charisme et le sens du professionnalisme a permis à   la BCEAO de capitaliser des performances pour être à son niveau actuel. La première édition coïncide avec le 20e anniversaire de son décès. Par ailleurs, c'est  aussi une façon d'inculquer aux élites Africaines le sens de la recherche.

Enfin, le gouverneur de la BCEAO a félicité les responsables des Universités et Centres de recherche à tendre vers l'excellence " Il faut motiver les recherches, les praticiens ont besoins des théoriciens pour savoir dans quelle mesure les théories peuvent être appliquées ", a-t-il conclu.

Notons que ce  prix sera organisé tous les deux ans. A l'issue de cette cérémonie, le gouverneur a profité de l'occasion pour lancer officiellement l'édition 2010. Tous les détails sur le site de la BCEAO.

Rappelons que la BCEAO, créée en 1962, est l'institut d'émission Commun de l'UEMOA. Elle a, entre autres domaines d'intervention : l'émission de signes monétaires, l'octroi de concours aux établissements de crédit et aux trésors nationaux, la centralisation et la gestion des réserves officielles de change, l'assistance aux Etats membres dans la gestion de leur dette publique, la gestion du système monétaire, bancaire et financier de l'espace communautaire etc.

T. Vivien


Le chef de Délégation de la Commission de l'Union Européenne, M. Filiberto Sebregondi regagne Bruxelles après 3 années de mission bien accomplie au Togo

Le Chef de Délégation de la Commission de l'Union Européenne au Togo M. Filiberto Cériani Sebregondi est nommé à un nouveau poste à Bruxelles où il sera le Chef de la Direction Générale de Développement pour l'Afrique de l'Ouest. Avant de quitter définitivement notre pays, il a donné hier à la résidence de l'Union Européenne un diner d'adieu auquel ont pris part les membres du gouvernement, au premier rang desquels le Premier Ministre Gilbert Houngbo, les autorités politiques administratives et religieuses.

Dans son allocution d'adieu, M. Sebregondi a passé en revue les grands moments de notre crise sociopolitique : les 22 engagements, la suspension de la coopération, le dialogue inter togolais de Ouaga qui a abouti à la signature le 20 août 2006 de l'APG. Il a salué la sagesse de la classe politique togolaise pour avoir recouru au consensus. Il a exprimé le vœu que les discussions en cours au CPDC aboutissent dans l'intérêt des Togolais. La démocratie est un apprentissage, a-t-il souligné.

Dans son intervention, le Ministre de la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du Territoire, M. Gilbert Bawara a remercié le diplomate de l'UE pour les mots aimables à l'endroit du gouvernement et des Togolais. Il  a exprimé sa reconnaissance au Chef de Délégation de l'Union Européenne pour avoir marqué son passage au Togo, par son humanisme, et son engagement à aider les Togolais à surmonter leurs divergences politiques. Cela permettra dit-il un avenir plus radieux aux Togolais par rapport au passé. Le ministre BAWARA a également rappelé quelques actions louables du chef de la Commission Européenne notamment l'adoption de l'Accord Politique de Base qui a conduit à l'APG, la réforme de la Justice, l'ouverture du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme.

Au plan économique, le ministre Bawara a exprimé sa gratitude à M. Sebregondi pour son appui dans la mise en place de plusieurs réalisations dans le domaine de la santé, des microprojets, du FED et du STABEX, l'aménagement urbain du Togo, l'appui financier lors des législatives d'octobre 2007.

Le tout couronné par la Table Ronde des bailleurs de fonds de Bruxelles que la Commission a acceptée d'abriter.

Kao Victoire et Vivien


10e anniversaire de son appel à Dieu : Maman Marie Manguiliwé Gnassingbé honoré à titre posthume

Comme annoncé dans nos trois dernières parutions, MAMAN MARIE MANGUILIWE GNASSINGBE épouse du Père de la Nation décédée le 24 février 1999 a été honorée à titre posthume à l'occasion du 10e anniversaire de son rappel à Dieu commémoré les 28 et 1er mars  2009: pour la circonstance la ville de Kara et Pya ont connu une affluence des grands jours. Tous les hôtels ont affiché complet et des invités se sont vu obligés de replier sur Sokodé.

Que ce soit à la veillée le samedi, 28 février ou au culte œcuménique au Temple de Pya, une marée humaine multicolore frappée à l'effigie de l'illustre disparue. Ses fils et petits fils n'ont rien épargné pour mettre les nombreux invités à l'aise.

On peut même parler d'hommage national à titre posthume pour une vaillante femme arrachée à notre affection trop tôt.

La cérémonie commémorative a permis d'assister à une décrispation au sein de la grande famille GNASSINGBE. Comme un seul homme, les fils GNASSINGBE  ont tu ce qui les divise pour afficher aux yeux de la nation et des milliers d'invités, une image de famille unifiée. En effet, le président  Faure était là aux côtés de ses frères GNASSINGBE à la veillée du 28 février.

La cérémonie commémorative a été aussi l'occasion de mesurer la popularité d'un fils GNASSINGBE, j'ai nommé l'honorable député Kpatcha. Certes, tous les fils GNASSINGBE ont chacun sa part dans la réussite de la cérémonie. Mais tous les deux jours qu'ont duré les manifestations au programme, les nombreux invités n'avaient d'yeux et d'oreilles  que pour le député Kpatcha. Comme le déclarait un membre influent du RPT, on peut tout arracher au roi mais on ne peut pas lui arracher sa démarche royale. Au sein du RPT et dans tout le pays, le député Kpatcha est devenu un mythe que tout le monde veut voir. La plupart des invités étaient venus découvrir le mythe de Pya. La marée humaine ne s’explique pas autrement.

Kao Victoire

La Dépêche #458 du 25 fev 2009
Insécurité : Chapeau aux forces de l'ordre

La semaine dernière a été un cauchemar pour les braqueurs qui opèrent à Lomé. Et pour cause, presqu’une dizaine a été mise hors état de nuire par les forces de l'ordre et de sécurité.

En effet, dans la nuit du mardi 17 février dernier, un groupe de malfrats au total 3 ont été tués par les forces de l'ordre. Ces malfrats avaient suivi depuis l'Aéroport International Gnassingbé Eyadema, des passagers revenus d'Allemagne avec le vol Air France qu’ils ont attaqué et dévalisé à Hédzranawoé. Ils ont été repérés dans leur refuge à Agoè- Kitidjan où ils ont été abattus sans avoir eu la chance de jouir de leur forfait. Juste après leur forfait, et sentant qu'ils étaient suivis, ils ont commencé par tirer sur les soldats qui ont riposté en les mettant hors d’état de nuire.

Dans la nuit du vendredi 19, quatre autres braqueurs ont été également abattus par les forces de l'ordre à Soviépé. " Nous étions au courant de ce réseau qui braquait la population mais attendions le moment opportun pour agir. C'est ainsi que nous avions appris qu'ils allaient opérer cette nuit (19 février) au niveau de Soviépé. Nous sommes donc postés au carrefour de Djidjolé où nous les attendions. Une fois arrivés au carrefour à bord de leur voiture rouge immatriculé TG 2367 AH, nous leur avions demandé de s'arrêter mais ils n'ont pas voulu obtempérer et ont pris la fuite. C'est ainsi que nous nous sommes lancés à leur poursuite ", a déclaré l'officier de police Kao Adama. Selon lui, ce sont les braqueurs qui ont commencé par tirer sur les soldats. " Sentant qu'ils étaient poursuivis, ils ont commencé par tirer sur notre véhicule. Fort heureusement, un des notre a pu atteindre l'une de leurs roues ce qui a immobilisé leur engin. Aussitôt, ils sont sortis de la voiture et ont commencé par fuire tout en tirant. C'est dans leur fuite que nous sommes arrivés à les atteindre", a ajouté l'officier Kao.

Dans le véhicule des braqueurs, il y avait un arsenal de guerre de 35 cartouches, 2 pistolets de fabrication artisanales, 1 lot de kits Moov et Togocel, 3 coupe-coupe, 3 portables et dans les mains de chacun des braqueurs, 1 pistolet de fabrication artisanale.

Face à l'insécurité grandissante ces derniers temps à Lomé, il était temps que les forces de l'ordre réagissent. Il est notoire que c'est pendant les périodes des fêtes que le vol à main armée prend de l’ampleur. Ces périodes ont pris fin mais les braquages eux continuent de plus bel mettant la population dans une grande angoisse.

" Mon travail exige certaine fois que je revienne tard dans la nuit ou monte très tôt, 3h, 4h ou 5h du matin au boulot. Mais avec cette insécurité, je ne sais vraiment pas quoi faire, j'ai peur d'être aussi braquée un de ces jours ", confie Elodie, une jeune fille.

Pour une bonne quiétude au sein de la population, les autorités doivent prendre à bras le corps ce problème d'insécurité car il y va de l'intérêt du développement du pays.

Méhèza


Amélioration  des conditions de Vie des Handicapés Visuels et Auditifs : L'Ambassade de l'Allemagne et l'ONG CBM s'y engagent

« Prendre soin d'un malade avec amour, c'est s'acquitter d'une mission divine, la seule qui soit capable de motiver et de soutenir l'engagement le plus désintéressé, le plus disponible et le plus fidèle possible et de lui conférer une valeur sacerdotale »  Jean Paul II, 1978.

En effet, le Christoffel Blind Mission (CBM), une ONG internationale allemande œuvrant pour les personnes handicapées et l'Ambassade d'Allemagne au Togo ne se sont pas dérobés à cette célèbre citation de Jean Paul II. Ils ne ménagent aucun effort pour venir en aide aux handicapés visuels et auditifs qui sont de véritables cas sociaux. C'est pourquoi l'Ambassadeur d’Allemagne au Togo, son Excellence M. Alexander Beckmann et une délégation de l'ONG CBM ont exécuté conjointement deux cérémonies le jeudi 19 février dernier à Lomé. Il s'agit de la visite du centre Ophtalmologique Jean Paul II sis au quartier Adéwi et l'inauguration du Projet Rénovation de l'Ecole pour les Sourds du Togo, à Djidjolé. L'objectif visé par cette assistance est de guérir ces handicapés, leur donner une éducation de qualité, afin de permettre leur insertion sociale. La campagne pour la réduction de la pauvreté doit aussi donner la chance aux personnes handicapées de s'insérer dans la société.

Au centre Ophtalmologique Jean Paul II, la délégation avec sa tête l'Ambassadeur Beckmann a assisté à l'enlèvement des pansements aux personnes ayant subi une intervention ophtalmologique (correction de cataracte), et a reçu des explications sur la cataracte, de la part du Doctor Baghy Gizella de CBM ophtamologist. Celle-ci a laissé entendre que la cataracte est une maladie congénitale, que tout le monde peut développer, surtout à partir d'un âge avancé (50 ans).

Rappelons que ce centre ophtalmologique est construit en 2007 par l'ONG CBM. Il rend un service social à moindre coût. Il reçoit l'appui financier de l'Ambassade d'Allemagne et a comme partenaire les sœurs religieuses de Notre-Dame de l'Eglise (NDE).

Selon le responsable régional du CBM international, M. Carl BECKER, la vue est indispensable dans la vie de l'homme et sa perte est un handicap sérieux. Aussi leur organisation a pris l'engagement d'aider ces pauvres citoyens à retrouver leur vision.

Après la visite des malades et les locaux du centre, le convoi s'est ébranlé pour l'Ecole EPHPHATHA, une école des sourds où son Excellence l'Ambassadeur Beckmann a procédé à la cérémonie d'inauguration de la réhabilitation de ladite école. Avant la coupure du ruban symbolique, il a dans son mot de circonstance dit être fier de la réalisation des travaux ".  l'établissement est un exemple encourageant pour tous ceux qui apportent un soutien à un handicapé " a-t-il dit.

Par ailleurs, notons que l'effectif actuel de la maternité au CM2 est de 122 élèves venus de différents quartiers de Lomé. Ceux qui viennent de loin sont hébergés et nourris dans l'enceinte.. L'appui financier de l'ONG CBM remonte à 1989. L'année dernière l'Ambassade d'Allemagne lui a accordé une subvention de 5 millions de FCFA pour sa rénovation et la CBM a financé l'achat d'un ordinateur pour assurer le programme d'orthophonie en faveur des élèves. L'Etat togolais quant à lui a offert le terrain et a mis à la disposition de l'école des enseignants.

T. Vivien


Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo

- Le Renforcement des capacités des opérateurs économiques, priorité des priorités

- Des agents de sociétés formés au Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement de la CEB à Abomey Calavi

Depuis la mise en place de la Nouvelle Assemblée Consulaire en juin dernier, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo a retrouvé ses lettres de noblesse. Il ne se passe plus de semaine sans que les opérateurs économiques nationaux et étrangers n'affluent à ce haut lieu de rendez-vous des opérateurs économiques. Au sein des organisations internationales, nationales comme la Conférence Permanente des Chambres de Commerces Africaines et Françaises, la CCIT fait l'objet d'admiration à cause du dynamisme  dont fait preuve la nouvelle équipe dirigeante. Pour le président FIOWOO et son équipe, les défis à relever sont immenses. Pour les nouveaux dirigeants de la CCIT, le renforcement des capacités des chefs d'entreprises, est la  priorité stratégique. C'est ce qui explique la visite du président FAWOO les 15 et 16 février 2009 au Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement de la CEB à Abomey Calavi.

La visite à laquelle ont pris part le Directeur Général de la Communauté Electrique du Bénin (CEB) et le nouveau président de Fonds National d'Apprentissage, de Formation et de Perfectionnement Professionnel (FNAPP) s'inscrivait également dans le cadre du lancement le lundi 16 févier 2009 du sommaire sur “l'Installation - Maintenance et Sécurité des Equipement Industriels  Niveau 1(IMEI-1)” organisé par la CCIT avec l'appui financier du FNAPP.

Cette double manifestation a donné lieu le 16 février 2009 au centre de Formation d'Abomey Calavi à une cérémonie officielle d'ouverture du séminaire et de visite du Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement dont les potentialités en matière de formation et de recyclage n'ont rien à envier aux Centres de formation rencontrés en Europe.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs interventions.

Dans son allocation de bienvenue, le Directeur général de la CEB M. SALIFOU DJIBRIL a souligné que la représente rencontre s'inscrit dans le cadre de recherche de l'excellence dans la formation de nos compétences afin de mieux les préparer aux nouveaux défis. " Aussi, voudrais saisir l'occasion qui m'est offerte pour adresser nos remerciements très sincères aux président de la Chambre de Commerce de Togo, qui a accepté volontiers notre invitation à venir personnellement visiter notre Centre et aussi, grâce à qui le financement de la présente formation à été possible à travers le FNAPP" a souligné le DG du la CEB.

"La présente rencontre parmi tant d'autres organisées en ces mêmes lieux au cours des dix dernières années, consacre un vrai rayonnement du Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement, comme rôle d'excellence dans la sous régions ouest africaine, en matière de formation technique et technologique" a ajouté M. SALIFOU. Il a passé en revue le partenariat qui lie la CCIT et la CEB auquel les autres Chambres de Commerce de l'UEMOA sont venues s'ajouter et dont l'objectif est d'apporter leurs appuis à toute initiative de recherche en besoins de formation et de développement technique et technologique. Les Chambres de Commerce parties aux accords toutes  de l’UEMOA élaborent et réalisent, en collaboration avec le CFPP d'Abomey Calavi des programmes réguliers de formation répondant aux besoins des entreprises.

Le DG de la CEB a rappelé les types de formation dispensés dans son Centre.

- La formation Professionnelle continue et le perfectionnement comprenant des programmes de stages de perfectionnement et de recyclage d'une durée de 2 à 6 semaines, des programmes spécialisés, des formations sur mesure où  à la carte. Ces formations portent sur le contrôle électrique, les protections, la production, la maintenance industrielle ; la distribution et le transport.

- La formation initiale diplomante et qualifiante par alternance pour ouvriers spécialisés en 12 moins, et les agents de maîtrise Polyvalents (AMT) en 24 mois, pour les agents électromécaniques et électroniciens des entreprises industrielles ou commerciales.

Les programmes de formation initiale diplomante et qualifiante du CFPP d'Abomey Calavi sont élaborés et  répondent aux critères du CAMES.

Depuis sa création en 1988 a conclu le DG de la CEB, le CFPP a formé plus de 30.000 agents techniques formés dans diverses spécialités de métiers de l'électricité exerçant dans les entreprises industrielles et commerciale des pays de la sous région Ouest Africaine.

Pour le président du FNAPP, la tenue du présent stage est le fruit d'un long processus de prise de contacts entre la Chambre de Commerce du Togo, le FNAPP et le CFPP de la CEB qui a permis de fixer le contour du programme de formation qui s'inscrit en droite ligne de la politique du gouvernement togolais en matière de renforcement des capacités des travailleurs de tous les secteurs d'activités économiques pour une meilleure adéquation emploi-formation.

Après avoir fixé les objectifs de l'IMEI-1, le président du FNAPP a exprimé le vœu que les participants au séminaire tirent le meilleur profit de ce rendez-vous du savoir.

Dans son discours d'ouverture de la cérémonie de la visite du Centre et du lancement du séminaire, le président de la CCIT M. Jonathan FIAWOO, a déclaré que la formation est l'une des activités qui rapprochent les Chambres de Commerce de leurs ressortissants et participe de leur épanouissement. Il a souligné que le présent séminaire de formation est le fruit de la franche collaboration entre la CCIT, la CEB et le FNUAP permettant le programme du présent séminaire.

S'agissant du thème du séminaire, il a dit qu'il répond à une préoccupation des chefs d'entreprise du secteur industriel conscients de l'évolution de la technologie et de l'importance de la qualité des ressources humaines dans la compétitivité des entreprises.

Il a salué le haut niveau d'équipement du CFPP. Pour le président  FIAWOO, le présent séminaire a pour objectif d'aguerrir  les participants sur les nouvelles technologies en matière d'épanouissement industriel et de sécurité. Au terme du séminaire, a ajouté le président de la CCIT vous devez être à même de :

- lire et interpréter le dessin industriel et le schéma électrique aux fins d'une intervention rapide et efficace en cas de pannes sur les installations de l'usine.

- choisir, régler et mettre en œuvre le matériel de câblage et d'automatisme,

- installer, aligner et accoupler les machines électriques

- assurer la protection des installations et leur maintenance préventive

- et enfin  prévenir les risques d'accidents. Il a remercié le FNAPP grâce à qui la tenue du présent séminaire a été possible..

La visite du Centre

Après la série d'interventions, les membres de la CCT, de la CEB et du FNAPP accompagnés de leurs proches collaborations et des participants au séminaire ont visité de fond en comble tous les ateliers du Centre. Tour à tour ils ont visité :

- la salle informatique

- la salle de contrôle électrique

- la salle d'essai et mesure

- la salle électronique

- la salle de protection  et de production

- La salle de canalisation souterraine

- la salle de cours

- la salle d'entreposage de matériel électrique

- la salle d'atelier et de vestiaire

Après  la visite du réseau de production, la délégation et les membres qui l'accompagnent ont visité les compartiments du réseau de distribution

C'est ainsi que les salles suivantes ont été visitées.

- la centrale de secours

- la salle de diesel

- la salle de mécanique

- la salle de conduite de groupes

- la salle de câblage etc.

C'est par le bloc administratif que la visite marathon a pris fin par le restaurant.

A l'issue de la visite les membres de la délégation n'ont pas caché leur administration. Ils ont été impressionnés par la sophistication des équipements. Pour le président de la CCIT, on n'a pas besoin d'aller encore se recycler en europe. Si seulement si tous ceux qui font la fixation sur le nouveau Président de la CCIT avaient le courage de relever le travail qu’il a déjà abattu en si peu de temps.

M.E


Sécurité publique : Les forces de l'ordre et sécurité font connaître leurs services aux civils

Nombreux sont les citoyens qui ne connaissent pas le rôle que les Forces de l'ordre et de sécurité jouent. Ainsi manquent-ils de respect envers elles. C'est donc pour cette raison que le ministre de la Sécurité, M. Atcha TITIKPINA a organisé des Journées Portes Ouvertes sur les Forces l'Ordre et de Sécurité les 20 et 21 février sur le stade Omnisport de Lomé. La cérémonie d'ouverture de ces Journées a eu lieu dans l'après midi du 20 février en présence du Premier Ministre, son Excellence Gilbert HOUNGBO, du ministre de la Sécurité et de Protection Civile Atcha TITIKPINA, entourés d'autres membres du gouvernement, du corps diplomatique et des officiers supérieurs  des FAT.

Les forces de sécurité et de l'ordre présentes à ces Journées portes ouvertes sont composées de la Gendarmerie, de la Police Nationale, du Corps des Sapeurs Pompiers et des Gardiens de Préfecture.

La Gendarmerie nationale est un corps militaire mais assure l'ordre aux côtés de la Police Nationale et du Corps des Gardiens de Préfecture, en temps de paix et de trouble. " En temps de trouble, le maintien de l'ordre et de sécurité est assuré par la Police, la Gendarmerie Nationale et les Gardiens de Préfecture ".

La Police Nationale, au-delà de sa mission de police générale, c'est-à-dire le maintien de l'ordre et de sécurité, fournit des services tels que l'établissement des documents d'identité, la lutte contre la drogue, la poursuite et arrestation des criminels, délinquants et contrevenants à l’ordre public.

Les personnels du Corps des Gardiens de préfecture sont disséminés sur toute l'étendue du territoire national et travaillent au sein des détachements implantés dans les préfectures et sous préfectures. Ses missions sont diverses :

- Garde du patrimoine national,

- Sécurité des autorités politiques et administratives,

- Appui aux agents de perception des taxes et impôts,

- Concours aux établissements pénitentiaires et aux autres services.

Quant aux Sapeurs Pompiers, ils interviennent en cas de sinistré, d'incendie, d'inondation et d'accident et de catastrophe.

Tous ces corps avaient exposé sur des stands leurs services, produits et matériels de travail. La police Nationale, devant le Premier Ministre et sous l'ovation du public, avait fait une simulation d'actes de self- défense, de poursuite, d'arrestation  des délinquants, d'arrestation et démenottage de toute personne interpellée. Durant les deux Journées portes ouvertes, le Centre Nationale de Documentation a établi les cartes Nationales d'Identité et les carnets de voyages à 50% des prix. Les autres corps aussi avaient fait des prestations, démonstrations de force et des méthodes de sécurité.

"  L'objectif de ces deux journées portes ouvertes est de régler la crise de confiance qui prévaut entre les civils et les forces de l'ordre et de sécurité. " précise un Intervenant.

Balogah D. (Stagiaire)


Renforcement  des capacités des communautés rurales : L'ONG ESPOIR -TOGO poursuit ses activités

Après sa tournée tenue du 29 au 31 janvier 2009 dans les Régions centrales et Kara, une délégation de l'ONG ESPOIR-TOGO (ESTO) était encore en mission du 20 au 22 février dernier dans ces deux localités, toujours dans le cadre de la promotion du développement en milieu rural, cette mission a conduit la délégation de l'ONG ESTO respectivement dans la Région des Montagnes de la Kozah, à Pya, à Sarakawa puis à Tchébébé dans la Région Centrale. Cette mission a permis au nouveau Bureau Exécutif de l'ONG ESTO de se faire connaître des communautés avec lesquelles elle travaille. Il était également question d'installer son antenne de Kara d'une part et de tenir une importante  séance  de travail avec les responsables des nouvelles Associations de veuves de Pya d'autre part.

Conduite par son président M. LEMOU P. Patrice, la délégation, mis à part la présentation du nouveau Bureau aux groupements et associations rencontrés, a entretenu ces derniers sur la nécessité de se mettre en groupement et d'œuvrer efficacement à leur propre émancipation. A  ces différentes localités, il y a eu des séances de travail sur plusieurs points. A Sarakawa tout comme à Tchébébé, la délégation a échangé avec les paysans sur la bonne santé des groupements, le rapport des activités, le problème des intrants agricoles et sur les perspectives. Dans chaque localité, les responsables locaux des groupements ont présenté les rapports des activités écoulées. Il ressort que les groupements sont très actifs, bien organisés et déterminés à travailler avec ardeur pour éliminer l'extrême pauvreté. A Sarakawa par exemple, dans le compte de la campagne agricole écoulée, chaque groupement a pu stocker en moyenne  10 tonnes de maïs mis à part le sorgho et le riz qui n'ont pas pu être quantifiés.

S'agissant du problème des intrants agricoles, les membres des groupements ont émis le vœu que l'ONG plaide au niveau des autorités compétentes afin  qu'on leur permette d'avoir un dépôt d'engrais à domicile. Ils ont également émis le souhait qu'on organise à leur intention des ateliers de renforcement de capacités afin de leur permettre de devenir de véritables entreprises agricoles.

Le président de l'ONG ESTO, M. LEMOU P. Patrice  a félicité les paysans pour leur détermination. Il les a exhortés à plus d'ardeur au travail et promis que son Organisation continuera d'accompagner les communautés à la base dans la mesure de ses possibilités.

Pour sa part, Monsieur KOYE Manzama-Esso, délégué chargé  à la communication et à l'information de l'ONG ESTO, a invité les paysans à aller au-delà du problème d'intrants et à faire preuve de créativité en initiant des projets variés et bancables susceptibles de contribuer à la promotion de leurs affaires.

 A Pya, la séance de travail  avec les veuves s'est tenue au Centre Communautaire de ladite localité. Il s'est agi d'une sensibilisation sur l'importance pour elles de se mettre en groupement, les avantages afférant, le fonctionnement et l'organigramme. A cette occasion, le Vice-président de l’ONG ESTO, M. AGBOVI Yao a insisté sur le rôle capital que joue la femme dans la cellule familiale et a invité les veuves à croire en leurs potentialités et à aborder  l’avenir avec sérénité en favorisant l’éducation de leurs enfants, surtout les jeunes filles. A l'issue de longs débats sur ces différents thèmes,  les veuves de Pya ont bien compris la nécessité pour elles de se mettre en groupement. Elles ont vivement souhaité que l'ONG ESTO revienne d'ici peu pour les entretenir sur l'initiation aux projets.

Au terme de cette séance de travail, le président de l'ESTO M. LEMOU et sa suite ont salué la mobilisation des veuves de Pya. Cela témoigne de l'intérêt qu'elles attachent au développement de leur milieu et à leur propre émancipation, car, il faut le reconnaître, la pauvreté rurale est en majorité féminine. M. LEMOU a souligné que son souci premier est de promouvoir le développement des communautés rurales. C'est pourquoi un partenariat entre les Associations des veuves de Pya et l'ONG ESTO s'avère nécessaire pour des séances de formation périodiques sur plusieurs volets. Il a invité les veuves d'autres villages et cantons à leur emboîter le pas.

Le responsable du service social du Centre Communautaire de Pya M. AGOUZOU K. Ataféimbou a au nom des veuves salué de vive voix la délégation de l'ONG ESTO pour son esprit humanitaire. Visiblement satisfait, il a émis le vœu que ces rencontres se perpétuent afin que les idées émises soient traduites d'ici peu dans les faits.

Rappelons que l'ONG  ESTO travaille depuis plusieurs années avec des groupements d'éleveurs, d’agriculteurs, d’artisans etc., qu'elle a elle-même mis en place dans les Régions Centrale et de la Kara. Il faut également relever que L'ONG ESTO a doté son antenne de Kara d'un siège dont l'inauguration se tiendra dans les semaines à venir. Ce siège se trouve à Tomdè, sur la route de Tchintchinda.

Joël K. & T.Vivien


FTF / Eperviers : M. DZAKPA Do-Messan réclame ses droits d'auteur

Dans une lettre datant du 09 février 2006, l'artiste plasticien togolais, M. DZAKPA DO-Messan, auteur du nom de l'équipe nationale du Togo " LES EPERVIERS " a saisi le colonel Rock GNASSINGBE, président de la Fédération Togolaise de Football, lui demandant de reconnaître ses droits. A ce jour, cette demande est restée sans réponse " LES EPERVIERS DU TOGO " a été retenue à l'issue d'un concours lancé en 1999.

Le colonel Rock GNASSINGBE n'a pas eu peut-être le temps nécessaire d'organiser cette cérémonie de reconnaissance de notre cher artiste avant que le vent de 2007 ne l'emporte. Attendons de voir s'il mettra à profit sa nouvelle prise de fonction à la tête de la FTF pour satisfaire l’artiste. Il est anormal, injuste et aberrant de faire autant preuve de mépris à l'égard de nos artiste. Vous lirez ci-après la demande de reconnaissance de droit d'auteur adressée au président de la FTF, le certificat de dépôt délivré par le Bureau Togolais du Droit d'Auteur ainsi que la note d'information adressée dernièrement à la nouvelle équipe dirigeante de la FTF.

Joël Koye


Démarrage effectif du championnat de Première Division

Après une trêve de près de 15 mois, les amoureux du cuir rond retrouvent les pelouses avec le lancement du championnat de première division  le dimanche dernier au stade municipal de Lomé.

L'ouverture du championnat a été marquée par un défilé des Clubs, des ligues… en présence des membres du Bureau Exécutif (BE) de la FTF et devant un nombreux public très heureux de renouer avec les stades.

En levée de rideau l'AS Douane à battu l'AS Togo sur la plus petite des marques 1 but à 0, but inscrit à la 82e minute par Fiaboe Kofi Séna.

Malgré la réduction à 10 des Douaniers l'expulsion d'Afo Gadomi Abdou Aziz (en 2 e mi-temps), les attaquants portuaires n'ont pas pu trouver le chemin des filets.

En deuxième rencontre, Sémassi de Sokodé a essuyé une défaite face à l'Etoile Filante  (1 - 3).

Les autres rencontres de la première journée se disputent aujourd'hui avec l'Asko qui reçoit Gomido de Kpalimé, l'US Masséda joue Foadan de Dapaong. Maranatha s'oppose à Dyto, Abou Ossé d'Anié face à l'US Koroki de Tchamba. Quant à Tchaoudjo Athlétique Club (TAC), il se mesure à Togo Télécom et l'AC Merlan de Lomé à Kotoko de Lavié

Rappelons que c'est un championnat dans lequel s'engagent 16 clubs de la première division qui dégagera à la fin 12 clubs. La deuxième division avec 33 clubs, débutera le 7 mars prochain et à terme elle sera réduite à 16 avec 17 clubs relégués en troisième division.

Le colonel Rock GNASSINBGE, président de la FTF explique que ceci est fait pour répondre aux exigences de la FIFA et sera bénéfique pour la Fédération.

Avant le début de ce championnat, comme prévue, 10 millions de francs CFA ont été octroyés à 13 des 16 équipes. Les trois autres équipes : AS Togo Port, AS Douane et Togo-Télécom n'en ont pas bénéficié, car ces trois équipes sont soutenues par des sponsors officiels à en croire M. AMAVI Patatu, porte parole du bureau Exécutif de la FTF.

Wakiou Tcha-Sama


Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation : Les contributions du PRR

M. Nicolas Lawson vient d'écrire une missive au Chef de l'Etat. Dans sa lettre le Président du PRR formule des propositions importantes relatives à la Constitution et au Code électoral.

Monsieur le Président,

“ J'ai l'avantage de vous présenter la position et la requête de notre parti pour les modifications à apporter à la constitution et au code électoral.

Avant tout, nous avons la conviction que notre constitution est trop approximative et nécessitera à l'avenir qu'elle soit plus étoffée et plus précise pour répondre au rêve des plus brillants enfants de la patrie. Mais avant une telle révision profonde d'un gouvernement légitime ayant l'adhésion populaire, nous suggérons les modifications suivantes dans:

La Constitution

Art. 59 : Supprimer les alinéas 1 e 2 et les remplacer par:

Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable une seule fois.

Art. 60 : Supprimer les alinéas 1 et 2 et les remplacer par:

L'élection du Président de la République a lieu au scrutin uninominal à deux tours. Si aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue au premier tour, alors un deuxième tour est organisé trois (3) semaines après la proclamation des résultats du premier tour.

Le Président de la République est élu à la majorité des suffrages exprimés.

 Art. 65 : Supprimer l'alinéa 3 et le remplacer par:

Le gouvernement convoque en conseil des ministres le corps électoral dans les soixante (60) jours de l'ouverture de la vacance du pouvoir. Le scrutin pour l'élection d'un nouveau Président de la République devra intervenir dans les quatre-vingt dix (90) jours après la vacance du pouvoir.

Art 66: Cet article comporte un vice dangereux. En cas de majorité parlementaire opposée au Président de la République, il est inconcevable que le Président de la République puisse nommer et mettre fin à la fonction du Premier Ministre. Dans un souci de stabilité politique, le PRR souhaite un régime présidentiel fort pour pouvoir s'attaquer aux graves problèmes sociaux et économiques du pays. En conséquence, il laisse le soin aux parlementaires actuels pour réviser cet article dans un esprit de patriotisme.

Arts. 77,78, 97 et 98: Ces articles sont en contradiction flagrante avec l'article 66. Le Premier Ministre nommé et révoqué par le Président de la République ne peut être responsable devant l'Assemblée nationale, qui peut aussi lui accorder sa confiance ou le censurer. Il y a là de potentiels conflits dont les conséquences sont l'instabilité politique, la régression nationale, etc. Le PRR propose de les réécrire pour la cohérence et pour éviter des conflits politiques à l'avenir.

Le code électoral

Art. 15 : Supprimer cet article et le remplacer par:

La CENI est composée de onze (il) membres en dehors des campagnes et des élections présidentielles, dont:

- un (1) magistrat de la Cour d'Appel proposé par le Conseil Supérieur de la Magistrature,

- dix (10) membres représentant les partis à. l'Assemblée Nationale et choisis proportionnellement et par pondération;

Au cours des périodes de campagnes et d'élections présidentielles, la CENI est composée de onze (11) membres en plus d'un Délégué de chaque candidat d'un parti extraparlementaire ou indépendant à la Présidence de la République.

Cette modification est indispensable pour le respect des dispositions de l'article 2, alinéa 1, de la constitution, de l'article 101 du code électoral, etc.

Art. 17 : Le PRR propose que les membres de la CENI soient investis par l'Assemblée Nationale ou prêtent serment devant la Cour Constitutionnelle et non soient nommés par l'Assemblée Nationale comme l'indique l'alinéa I de cet article. Une Assemblée Nationale ne nomme pas.

Art. 28 : Supprimer cet article et le remplacer par:

Les Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) sont composées de six (6) membres;

- un (1) magistrat des tribunaux de première instance, Président;

- trois (3) membres de la majorité parlementaire et deux (2) membres de l'opposition parlementaire

En période de campagnes et d'élections présidentielles, les CELI sont composées de six (6) membres en plus d'un délégué par candidat de parti extraparlementaire ou indépendant.

Art. 37 : Le PRR demande la suppression de cet article.

Art. 39 : Supprimer cet article et le remplacer par:

La CENI, expressément dénommée l'administration électorale, s'assure la préparation et l'organisation matérielle des consultations référendaires et électorales.

En conséquence, tous les articles de 40 à 99 et 167, alinéa 2, doivent être modifiés.

Art. 141 : Remplacer trois (3) millions de francs CFA de dépenses par candidat pour les élections législatives et de plus de cinquante millions (50.000.000) de francs CFA pour les élections présidentielles par:

Dix (10) millions de francs CFA de dépenses par candidat pour les élections législatives et de plus de trois cent (300) millions pour les élections présidentielles.

Art. 176 : le remplacer par:

Conformément aux dispositions de l'article 60 de la constitution, le Président de la République est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Le candidat ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou au deuxième tour est déclaré élu.

Art. 177 : Remplacer quinze (15) jours avant le scrutin par trente (30) jours avant le scrutin.

Art. 178 : Modifier l'alinéa .1 en le commençant par Avant et Après l'ouverture.., et l'alinéa 2 en supprimant ainsi qu'à la CENI.

C'est dans l'intérêt supérieur et permanent de la nation que nous avons consenti à vous adresser ce courrier afin d'apporter notre contribution à l'œuvre indispensable de révision de notre constitution et du code électoral. Les fraudes dont nous avons été aussi des victimes durant les dernières élections, l'ostracisme et la rogue des partis réunis au sein du CPDC ne nous autorisent aucune illusion. Cependant, conscients qu'il faut une vague de changement radical pour imposer la volonté populaire et devant' la décrépitude prononcée des institutions du pays, nous ne resterons pas inactifs devant la volonté du régime de maintenir le statu quo et sa répugnance à des changements fondamentaux. Ainsi, aussi surréaliste et accablant que soit votre résistance au changement, nous sommes persuadés de pouvoir conduire une transformation en profondeur de notre société.

Le combat pour la démocratie n'exclut toujours pas l'éventualité de nouvelles violences sur la route qui nous mène à l'alternance. S'il s'avère que le régime continue à résister au changement, vous serez responsables des violences de demain, qui hâteront votre destruction. Nous savons que le pouvoir est devenu une source d'enrichissement illicite, d'arbitraire et d'appauvrissement extrême de la masse populaire. Mais désabusez-vous, vous ne pourrez pas égarer longtemps encore le jugement de nos frères et sœurs. L'extrême misère à côté du luxe le plus déhonté, la morale publique perdue et le triomphe du crime sur la vertu sont vos pires ennemis et le terreau pour la révolution culturelle, sociale, politique et économique en gestation. Le régime ne pourra plus se cacher derrière le voile de la fausse réconciliation et la peur de sa terreur.

Il n'y a pas d'autre choix pour vous que d'entreprendre les réformes servant à l'organisation des élections justes, libres et transparentes. Notre jeunesse n'acceptera plus de se laisser trahir, affamer, ruiner, massacrer, contraint à l'exil, humilier et sa volonté foulée aux pieds sans opposer une résistance farouche et libératrice.

Au PRR, nous sommes et nous serons les sentinelles avancées de la révolution. Nous comptons opposer une digue puissante à toute nouvelle tentative de fraude au cours des prochaines élections. Nous en avons assez des intrigues, des violences et des crimes qui flétrissent et souillent les pages de notre histoire. Aux forces de l'opposition traditionnelle, nous disons que personne ne doit plus ratifier en notre nom des accords honteux avec nos despotes, qui ne sont pas respectés et qui leur permettent d'abuser de la magnanimité du peuple togolais. Aux amants du pouvoir absolu, nous rappelons qu'il vaudra mieux perdre le pouvoir que de tout perdre.

Veuillez trouver ici, Monsieur le Président, l'assurance de notre considération patriotique.
Nicolas LAWSON 
Président du PRR 
Ancien candidat à la Présidence de la République

La Dépêche #457 du 18 fev 2009
Présidentielle 2010 : Les handicaps de Faure

- La quasi-totalité des Femmes aux gouvernements n'avaient de mérite que leur charme

L'organisation  d'une présidentielle, est l'occasion propice donnée à la presse de faire des analyses et de se livrer à des pronostics. C'est l'exercice auquel s'est livré notre confrère " Tribune d'Afrique " dans son édition N° 49 de février 2009. Sous le titre " TOGO, Présidentielle 2010 : Les grands handicaps de Faure GNASSINGBE ", le confrère dresse un tableau sans complaisance des quatre ans de règne mitigé d'un jeune président qui avait suscité tant d'espoir à son arrivée au pouvoir. Nous résumons pour vous ci-après l'article de notre confrère sur les handicaps qui amenuisent les chances de Faure en 2010 si rien n'est fait jusque là en urgence.

Un bilan qui n'arrange pas Faure

" Chargé de la gestion faramineuse de la fortune de son père ", écrit le confrère, Faure réussit à se faire élire dans un scrutin contesté. Il salue la politique de dialogue et les reformes administratives, judiciaires et économiques. Le confrère s'arrête là pour les aspects positifs des quatre ans de règne.

Pour reprendre l'expression de l'ancien premier ministre AGBOYOME Kodjo, le confrère  trouve le bilan de Faure mitigé. Dans les rues écrit notre confrère, les populations ne sont pas satisfaites… " Le chef de l'Etat avait tous les moyens de réussir mais il s'est plutôt blotti dans ses illusions personnelles… " répond  un Togolais au micro du confrère.

Le confrère qualifie la politique de communication de Faure de curieuse, préférant des affiches coûteuses à un discours à la Nation à la fi de l'année. Le confrère nous révèle en passant que les images de Faure dans les rues de la capitale et des villes de l'intérieur auraient coûté 483 millions, ce qui est inadmissibles aux yeux des Togolais frappés par la paupérisation.

Les contentieux internes au RPT

Au titre des handicaps, le confrère relève tout d'abord les contentieux internes au RPT. Les relations de Faure avec son parti se dégradent pour des motifs précis: " Faure voit les choses autrement. Il ne veut plus faire du parti une machine de privilégiés d'occasion qui abusent des richesses de l'Etat. Ensuite, il s'entoure d'amis dont certains n'étaient pas des militants du parti. Enfin certains membres du parti sont des blessés de guerre qui s'estiment écartés de la gestion "

Cette situation de frustration ne facilitera pas les choses en 2010 pour un Faure dont le bilan est mitigé. A quoi vient s'ajouter le conflit qui a opposé Faure à son frère cadet Kpacha et qui est toujours une réalité, ne favorisera pas les choses, ajoute le confrère.

Les Soubresauts militaires

" Tout comme la famille et le parti, l'armée est l'un des handicaps principaux " écrit le confrère. " Pris en étau entre les généraux caciques du temps de son père qui ont tenté de l'embrigader, et une jeune classe d'officier majoritairement Saint Cyriens qui rêvent d'une armée institutionnalisée et respectable ". Au sein de cette armée, le confrère distingue trois catégories. D'un côté, le chef d'Etat  major et sont cabinet d'officiers dont la fidélité intéressé est incontestable ; de l'autre côté, quelques officiers majoritairement à la retraite, qui ont une influence quasi paternelle sur le président. Enfin, une troisième catégorie, celui des blessés de guerre.

Des gouvernements médiocres

Autres handicaps de taille, tous les gouvernements de Faure sont qualifiés de médiocres et sans vision par le confrère.

. Le gouvernement de EDEM Kodjo est qualifié de banal et pléthorique. La quasi-totalité des femmes qui y étaient n'avaient de mérite que leur charme.

Le gouvernement de d'AGBOYIBO pas trop loin de celui de EDEM Kodjo avait deux grands obstacles : Me AGBOYIBOR n'avait pas la moindre autorité sus les proches du chef de l'Etat et Me AGBOYIBOR n'avait pas de notions administratives. Il a semblé conduire une équipe de foot en maillot de bain avec dans une main des ballons de rugby et dans l'autre des raquettes, le tout sur un terrain de baseball !

 " Quant au gouvernement Mally, il restera le pire. Ce fut une véritable pagaille " écrit le confrère.

Et le gestionnaire Houngbo ? Peu de choses changent

Ici le confrère arrive au même constat  que ceux des confrères nationaux à la nomination du gestionnaire Houngbo. Des ministres mal choisis et sans compétence ", le premier ministre seul ne fera pas le miracle dans un gouvernement où un administrateur est ministre de la Santé, un enseignant ministre de la justice etc.

" Faure a réussit malheureusement à ainsi donner des gouvernements, une banale image de portraits sans vision ni leadership et assez souvent incompétent " conclut le confrère.

Kao Victoire


Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) : Les travaux sont suspendus, l'UFC exige le recours à la facilitation

Le CPDC a tenu sa septième séance hier dans la salle de conférence de la Primature. Trois points étaient à l'ordre du jour : le recours à la facilitation, la représentation des partis politique à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et la représentation du gouvernement au sein de la CENI.

Les deux derniers points de l'ordre du jour ont été discutés lors des séances dernières. Tous les partis étaient d'accord sur la participation du gouvernement et de l'administration à la CENI. La discussion avait aussi porté sur le nombre et le statut des représentants de l'administration.

Quant à ce qui concerne la participation des partis politique à la CENI, la place est réservée uniquement à la majorité parlementaire et à l'opposition parlementaire. Mais les partis politiques au CPDC ne se sont pas mis d'accord sur le nombre de représentants et la clé de répartition.

Au  premier point de l'ordre du jour les discussions ont achoppés sur le recours à la facilitation. A la séance d'hier, l'UFC a exigé le recours à la facilitation et a demandé la suspension des travaux  qui ne reprendront que le 23 février prochain.

"  En raison de la crise de confiance qui  règne au sein des partis aux dialogue l'UFC demande le recours à la facilitation en cas de blocage des discussions sur tous les sujets relatifs au reformes politiques (loi électorale, reformes constitutionnelles et institutionnelles) prévues par l'Accord Politique Global (APG). Pour ce faire, l'UFC demande une suspension de séance jusqu'au 20 février inclus. Cela permettra aux représentants de rendre compte à leurs mandants ", indique le communiqué rendu public à l'issue des discussions d'hier.

Le gouvernement et le RPT s'inscrivent dans le sens contraire. Pour M. Pascal BODJONA, représentant du chef de l'Etat, son Excellence Faure GNASSINGBE, "  Les vrais compromis sont à rechercher entre nous membres du cadre et nous ne refusons pas que les bonnes volontés puissent nous aider (…) Nous sommes convaincus que nous parviendrons à des compromis acceptable ". Selon  BAWARA, les populations qui souffrent aujourd'hui de plusieurs maux ne peuvent pas tolérer que les discussions  traînent en longueur de temps à cause du recours à la facilitation.

          La représentation de la société civile à la CENI a été aussi discutée. La société civile a droit à deux sièges à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Le Règlement Intérieur  du cadre permanent de dialogue et de concertation a été définitivement adopté le 11février 2009.

          Le peuple togolais attend beaucoup du CPDC. Si celui-ci se  voit bloqué par l'opposition qui ne veut pas fléchir devant ses exigences, il est fort à parier que le CPDC court à son échec. Ce sera lamentable.

Balogah D.


Programme de Restructuration et de Mise à Niveau de l'industrie des Etats membres de l'UEMOA : Le Réseau des Journalistes Economiques impliqués dans le  processus

Une mission de suivi du Programme de Restructuration et de la Mise à Niveau (PRMN) de l'industrie des Etats membres de l'UEMOA conduite par M. Guy-Amédée AJANOHOUN, Commissaire chargé du Département du Développement de l'Entreprise, des Télécommunications et de l'Energie à la commission de l'UEMOA était face au Réseau des Journalistes Economiques UEMOA (RJE/ UEMOA) le vendredi 13 février dernier dans la grande salle de conférence de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT).

Il s'agissait d'une séance d'information et d'échanges avec les journalistes dudit Réseau sur la  mise en œuvre de ce Programme.

Aux côtés du commissaire Guy AJANOHOUN, il y avait MM. Balla DIONG, Directeur de l'Entreprise, de l'Industrie et de l'Artisanat et Issa DRAME, conseiller Technique Principal, tous deux du PRMN. Il y avait aussi MM. SIBABI Boutchou et Franck FIAWO respectivement Directeur de cabinet du ministère de l'Industrie, de l'Artisanat et des Innovations Technologiques et président de la CCIT.

Cette mission est initiée dans le cadre du suivi régulier de la mise en œuvre des activités de la phase pilote du PRMN. Selon le commissaire Guy AJANOHOUN, elle permettra de discuter avec les plus hautes autorités nationales des questions concernant entre autres :

- L'appropriation nationale du PRMN devant favoriser le Partenariat secteur Public- secteur Privé (PPP) ;

- L'opérationnalisation des Bureaux de Restructuration et de Mise à Niveau qui sont les interfaces exclusives des entreprises dans les Etats ;

-La mobilisation des acteurs et de la presse en relation avec la question de la communication et de la visibilité du PRMN.

Le Programme de Restructura-tion à proprement parlé à pour but de permettre aux entreprises des Etats membres de l'UEMOA de se mettre au niveau des exigences de libre échange et de la circulation des Biens et Services. Ce plan de mise à niveau portera essentiellement sur :

- La stratégie et les objectifs de renforcement de la  performance de l'entreprise à court et moyen terme ;

- Le programme d'investissement au plan matériel et immatériel en déclinant l'impact sur la compétitivité de l'entreprise ;

- Le plan de financement et les prévisions financières démontrant la rentabilité de l'entreprise.

En définitive le PRMN a pour objectif général de relancer la production industrielle, la promotion de l'investissement, de l'emploi et l'amélioration de la compétitivité des économies au niveau régional et international.

Il intervient dans un contexte global des reformes communautaires favorables, marqué surtout par la mise en œuvre de l'ambitieux  Programme Economique Régional (PER) de l'UEMOA qui bénéficie de la confiance et de l'engagement des partenaires au développement.

La cible du PRMN

Le public cible est les entreprises industrielles potentiellement viables.

Toutefois, lorsqu'une entreprise ne présente pas les conditions nécessaires de " bancabilité " et se trouve en situation de déstructuration financière, elle peut bénéficier au préalable d'une restructuration avant de s'inscrire dans le processus de mise à niveau.

A entendre M. Balla DIONG, l'entreprise éligible est celle en crise mais à haut potentiel, notamment à l'export.

Outre les entreprises, le PRMN vise principalement les ministères de l'industrie, les organisations socioprofessionnelles et patronales, les structures d'appui au secteur privé et les institutions financières.

Projet pour l'année 2009

Pour cette année 2009, commencera la mise en œuvre des plans de restructuration et de mise à niveau de 120 entreprises agro-industrielles qui se traduira par la réalisation des investissements immatériels et matériels. La commission de l'UEMOA mettra à la disposition de l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) en cette année, une tranche de 3,2 milliards FCFA prévue par la convention d'assistance technique.

A terme, les primes qui seront versées à ces 120 entreprises agro-industrielles pour les investissements matériels, sont évaluées à 2,95 milliards FCFA, montant qui sera débloqué par la commission de l'UEMOA.

La réalisation de ces investissements améliorera les performances et la compétitivité des entreprises assistées, ce qui favorisera leur accès aux marchés internationaux et la création de nouveaux emplois dans l'espace économique UEMOA selon le conseiller M.Issa DRAME. Dans la perspective de la phase de déploiement qui touchera environ huit cent quatre vingt (880) entreprises tout secteur confondu, le PRMN vient de lancer deux importantes études qui permettront de doter chaque Etat membre de l'UEMOA, d'un Programme National et d'un Fond de Restructuration et de Mise à Niveau.

Après ces différentes intensions suivies de débats, les journalistes ont laissé place aux opérateurs économiques. Ils ont  aussi réfléchi sur les nouvelles donnes qui se présentent à eux. Dans les prochains jours, ils se retrouveront pour finaliser les idées.

WAKIOU Tcha- Sama


Dégradation de l'environnement : Pour qui le gouvernement adopte les textes ?

La protection de l'environnement a occupé une place de choix mercredi dernier lors du conseil des ministres tenu au Palais de la Présidence de la République. En effet, deux projets de décrets, l'un portant attribution, organisation et fonctionnement  du Fonds national de l'Environnement, ont été adoptés. L'Agence nationale de gestion de l'environnement, faut-il le rappeler est une institution spécialisée dans la mise en application de la politique  nationale de l'environnement. Les multiples problèmes  socio- politiques et économiques qui minent la vie des Togolais, ceux liés à la dégradation sans cesse accrue de notre écosystème figurent en bonne place. C'est pour cela que l'adoption par le gouvernement de ces deux projets visant à protéger notre environnement mérite d'être saluée à sa juste valeur. La protection de l'environnement participe aussi à l'amélioration des conditions de vie et de travail des populations.

Les Togolais  ont longtemps souffert de l'absence d'une politique nationale de financement de l'environnement.

La dégradation de notre environnement en dit long. Cette initiative du gouvernement, bien que saluée par les Togolais, ne manque pas de susciter des inquiétudes.

La question se pose de savoir si les actes accompagneront les décisions des autorités pour que prenne rapidement fin ce phénomène inquiétant lorsqu'on sait que les principaux instigateurs de la dégradation de notre environnement se trouvent au sommet de l'état et donc intouchable. Ce ne sont pas les citoyens lambda qui abattent nos tecks par individus interposés. Ce sont bien nos dirigeants pas de moindres.

Inutile de nous voiler la face. Ils sont tout puissants et ne se privent pas du plaisir de s'enrichir au détriment de notre flore sans que les autorités ne lèvent le petit doigt. Nous défions quiconque veut nous démentir. Nous disposons davantage de preuves et toujours prêts à les sortir si nécessaire car trop c'est trop.

Joël Koye


A quand la nomination des nouveaux préfets de la Kozah et de Tchamba ?

A quoi joue le gouvernement ? Est-il réellement insouciant comme l'accuse l'opposition ? Il semble actuellement s'enliser dans les sables mouvants. Ce qui est sûr, c'est que lorsqu'il s'agit de prendre une décision engageant l'avenir du pays, ou une décision liée au destin d'une partie de la population, on voit le gouvernement tourner en rond au lieu de foncer tout droit vers l'objectif. On ignore jusqu'ici les raisons de cet immobilisme. Il y avait au niveau de la prise des décisions de la part de notre gouvernement des hésitations, de fréquentes volte-face étonnent.

Il y a presque plus de cinq mois que le préfet de la Kozah disparaissait à la suite d'une maladie à la quelle il a mené une lutte sans égale.

Le préfet de Tchamba  de son côté a été libéré de ses fonctions pour s'être immiscé dans les affaires de chefferie dans la commune de Tchamba. Jusqu'ici, les deux places libérées ne sont pas pourvues et l'on se demande si les deux anciens préfets étaient vraiment indispensables au point de ne jusqu'ici leur trouver de successeurs. Y a il une catégorie de gens capables de diriger les préfectures faute de successeurs, ces deux préfectures trouvent au ralenti. Le gouvernement le sait-il ?

Au lieu de prendre une décision et de trancher dans le vif, le gouvernement passe le temps à hésiter et ce sont ces hésitations qui font actuellement le malheur du peuple togolais. Si l'on changeait cette altitude et essayait d'aller un peu plus vite…

Jacques Tom


Dossier : L'Eglise catholique à la recherche de son unité

Il se passe quelque chose ces derniers temps dans la haute hiérarchie de l'Eglise catholique surtout au niveau du Vatican. Le pape Benoît XVI vient de lever l'excommunication de 1988 prononcée par Jean Paul II contre les quatre évêques traditionalistes ordonnés par Mgr Marcel Lefelvre dont celle de son successeur Mgr Bernard Fellay. Alfonso de Gallareta, Bernard Tissier de Mallerais et Richard Williamson.

Ce qui oppose les catholiques traditionalistes au Saint Siège est que les membres excommuniés par Jean Paul II affirment défendre la tradition qui est un des éléments constitutifs de la doctrine chrétienne. Leur revendication est le droit de célébrer la messe dans la liturgie de Saint Pie V. En décembre 1983 dans une lettre ouverte à Jean Paul II, Mgr Lefebvre l'accuse d'être aussi porté aux réformes que son prédécesseur, de nommer des évêques collaborateurs dans les pays de l'Est, d'être infecté d'humanisme et d'avoir des amourettes avec les protestants. Il dénonce aussi le gouvernement collégial et l'orientation démocratique de l'Eglise condamnée par la Syllabus. Une fausse conception des droits naturels de l'homme qui apparaît clairement dans le document conciliaire sur la liberté religieuse condamnée par Quanta Cura. Une conception erronée des pouvoirs du pape ; la conception protestante du sacrifice de la messe et des sacrements condamnée par le concile  de trente (Italie) ; la libre diffusion des hérésies caractérisée par la suppression du St Office.

Le prélat qui joue chat et chien avec Jean Paul II est bien Mgr Marcel Lefebvre. Cet évêque est né le 29 novembre 1905 à Tourcourg (Nord) en France. Religieux spiritain, il a été à partir de 1955 archevêque de Dakar et délégué apostolique pour l'Afrique de l'Ouest. En 1962, il devient évêque de Tulle puis supérieur général des Spiritains jusqu'en 1968 où il démissionne. Le 6 juin 1969, il fond la fraternité sacerdotale.

St Pie X dans le diocèse de Fribourg avec l'accord de l'évêque du lieu, Mgr Charrière. Le 6 juin 1971 Mgr Léfebvre pose la première pierre du séminaire à la Fraternité à Ecône (Valais). Il publie un manifeste le 27 novembre 1974 dans lequel il attaque Vatican II.

Le 5 juin 1975 Mgr Mamie- successeur de Mgr Charrière - retire avec l'autorisation de Rome son agrément au séminaire d'Ecône. Mgr Lefebvre passe outre et ordonne en juin trois prêtres. Le 29 juin 1976, nouvelles ordinations, le 22 juillet Mgr Lefebvre est suspens a divinis. Le 19 novembre 1978 le pape Jean Paul II le reçoit. Il quitte début 1979 Ecône pour Rickenbach, il confie en 1982 que la Fraternité soit considérée comme Institut laïc de droit pontifical, ce qui lui permettrait de faire exercer ses prêtres sans demander l'incarnation à des évêques.

Rappelons que des sondages auprès des catholiques allemands, anglais, américains auraient révélé une quasi unanimité en faveur du catholicisme possible à certaines conditions. La messe en latin a toujours été légitimée et le demeure.

Mais pourquoi le pape Benoît XVI a-t-il remis en cause la reforme la plus spectaculaire et la plus emblématique du concile Vatican II ? Pour des raisons, dit on, relevant à la fois de la doctrine, de la stratégie et de la psychologie,

- motifs doctrinaux : le pape est le gardien de l'unité de l'Eglise catholique ; il est donc dans sa fonction quand il veut ramener au bercail les brebis égarées. De plus ,Benoît XVI n'a jamais digéré  le schisme de 1988. Alors préfet de la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, Mgr Joseph Ratzinger, s'était démené jusqu'au bout pour éviter la rupture. En vain, il s'était cassé les dents sur l'arrogance de Mgr Lefebvre.

Pour le pape Benoît XVI, le concile a ordonné une réforme des livres liturgiques mais il n'a pas interdit les livres antérieurs. Par ailleurs, la messe de Paul VI promulguée en 1969 pouvait être dite en langue vernaculaire ou latine mais l'usage de la première qui facilite la compréhension des fidèles l'avait largement emporté sur celui de la seconde.

-        Raisons d'ordre stratégique ensuite : face au manque des vocations qui sévit en Europe et dans le monde catholique, les paroisses et des séminaires ensoutanés de la nébuleuse traditionaliste représentent un apport sérieux pour une Eglise en manque de prêtes. Sur le plan tactique, en libéralisant le rite à la fois désamorcer le conflit et tirer profit des divisions internes entre adversaires et partisans de réconciliation avec Rome.

-        Enfin facteur psychologique. Benoît XVI aime les promptes de l'ancienne liturgie qui enfant, il a connues en Bavière. En 1968 le théologien ouvert qu'il a été au concile scandalise par la contestation bruyante et parfois violente dont font l’objet des valeurs présumées " éternelles " comme l'autorité, la sacralité, la transmission des croyances. Depuis, le dossier liturgique fait partie de son arsenal conservateur.

-        Dans ses déclarations et ses écrits, Ratzinger s'en prend sévèrement aux " abus " de la liturgie moderne. Celle-ci regrettait il en 1997 "  doit devenir plus courte et tout ce que l'on juge incompréhensible doit en être écarté. Il faut tout transposer dans une langue claire encore plus " plate " Mais aussi l'essence de la liturgie on ne comprend pas seulement la manière rationnelle… mais d'une manière complexe, avec tous les sens et on est admis à une fête qui n'est pas inventée par une commission quelconque, mais qui vient de soi du plus profond des millénaires et en fin de compte de l'éternité "

" La liturgie, renchérit Patrick Prélot professeur à l'Institut Catholique de Paris n'est pas seulement affaire de culture. Parce qu'elle est la vie de Dieu communiquée part l'esprit saint à l'Eglise, elle participe pleinement à la mission de l'Eglise dans le monde et dans le temps "

La messe dite face au peuple selon le rite conciliaire et celle dite dos au peuple, selon le rite tridentin représentent deux conceptions bien distinctes de l'Eglise. La première est pastorale, elle favorise la participation active des fidèles. La seconde est juridique : elle implique la soumission des fidèles à un carcan de règles et de rites immuables. La question est de savoir si l'on peut désormais faire cohabiter deux rituels aussi différents dans un diocèse

Jacques TOM


Kozah / Forum National des paysans Togolais (FNPT), la première édition s'est tenue à Kara

La première édition du Forum Nationale des Paysans Togolais est ouverte le jeudi 12 février au palais des congrès de Kara. Les participants se sont séparés le samedi après trois jours d'intenses travaux. Ils sont plus de mille participants dont huit cents producteurs venus de toutes les préfectures du pays à être aux assises agricoles de Kara dont la clôture a été marquée par la présence du chef de l'Etat Faure Essozimna GNASSINGBE.

Organisé par le Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, le rendez-vous agricole de Kara est placé sous le thème " Les paysans au centre de la relance agricole et économique au Togo ".

Après avoir débattu durant 3 jours de travaux sur des sous-thèmes à savoir l'amélioration du circuit de distribution des engrais, importance de la commercialisation efficace des produits agricoles locaux dans la lutte contre la cherté de la vie, organisation et fonctionnement des groupements agricoles, le tout emballé de projections de films, les participants ont au terme de la rencontre pris des engagements puis formulé des recommandations pour un renforcement du système d'appui, conseil en exploitation agricole, l'amélioration de l'accessibilité aux intrants agricoles notamment les engrais, la création d'un système adapté de financement de l'agriculture, la mise en place d'un environnement favorable au développement des productions végétales, animales, halieutiques et sylvicoles.

Pour cela, les producteurs s'engagent pour la relance de la campagne agricole 2009 - 2010, à porter la production du maïs de 600 mille tonnes à 720 mille tonnes tandis que la production du riz paddy sera elle portée de 100 à 120 mille tonnes. Ils s'engagent également à mieux s'organiser pour une meilleure structuration du monde agricole.

En président la cérémonie de clôture du FNPT, le chef de l'Etat Faure Essozimna GNASSINGBE s'est réjoui de la mobilisation du monde rural et a salué la qualité du travail mené par les producteurs avant de rassurer les participants de la détermination du gouvernement à tout mettre pour la prise en compte de leurs recommandations afin dit-il d'améliorer ce secteur primordial. Le président Faure Essozimna GNASSINGBE a également invité les producteurs à faire confiance au gouvernement à maintenir toujours le climat de paix et de stabilité sans lequel aucun développement n'est possible.

L'autre temps fort de la cérémonie de clôture aura été l'entretien de plus de quatre heures d'horloge que le chef de l'Etat  a eu avec les producteurs. Au cours de ce cadre d'échanges et de concertation,  certains problèmes et inquiétudes éprouvés par les producteurs ont été passés au peigne fin par le président de la république.

C'est fort de cette ambiance de satisfaction généralisée que le chef de l'Etat a élevé 40 producteurs à des distinctions honorifiques dont 30 faits  " Chevaliers du mérite agricole " par la premier ministre Gilbert Fossoun Hougbo et les 10 autres " officiers de l'ordre du mérite agricole " par le président de a République en personne.

Deux cents vingt autres prix ont été distribués aux producteurs au titre de meilleurs agriculteurs de la campagne agricole 2008 -02009. Le premier prix national au niveau individuel est composé d'un motoculteur d'une valeur de 2 millions 5 cents mille francs CFA alors qu'au niveau groupement, il est constitué d'un tracteur avec accessoires de 15 millions de francs CFA avec une enveloppe de 8 cents mille francs CFA.

Il faut signaler qu'à l'ouverture des travaux, le ministre de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche, Kossi Messan EWOVOR a exprimé la reconnaissance du gouvernement aux participants. M. EWOVOR a saisi l'occasion pour relever les problèmes qui aujourd'hui, constituent les contraintes essentielles de notre agriculture. Il s'agit selon le ministre du morcellement des exploitations des infrastructures rurales insuffisantes ou en mauvais état, la dégradation de l'environnement et la baisse de la fertilité des sols etc. Le ministre de l'agriculture a surtout indiqué que le Togo en renouant avec la communauté des bailleurs de fonds, a élaboré une stratégie de recherche de la production agricole et un plan d'action d'urgence pour la période 2008 - 2011. Cette stratégie a-t-il souligné, s'inscrit dans le cadre de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et de la stratégie de Réduction de la Pauvreté. Quant au représentant des producteurs agricoles M. MBADIA Dénis et au président du Comité National d'organisation M. KONLANI Dindiogue, ils ont rendu un vibrant hommage au président Faure Essozimna GNASSINGBE et au gouvernement pour leur attachement à la promotion du secteur agricole ainsi que du monde rural togolais. Ils ont exhorté les paysans a renforcé leur capacité de production pour un épanouissement social et professionnel afin de couvrir les besoins en nourriture à la population et de cet fait contribuer efficacement à la consolidation de la sécurité alimentaire durable au Togo.

Au paravent le Secrétaire Général de la préfecture de la Kozah Palanga Kolou Edjowou a, dans un mots de bienvenue exprimé sa joie pour le choix fait de la ville de Kara pour abriter cette première édition de FNPT.

Les manifestations ont connu la participation des membres du gouvernement, des représentants des groupements de productions et de faîtières d'organisations paysannes, des directeurs et chefs de services, des autorités administratives, coutumières et religieuses, ,des chambres régionales d'agriculture et des partenaires au développement.

Pour mémoire l'agriculture constitue le secteur moteur de l'économie nationale et représente près de 40% du PIB ce qui fait vivre environ les deux tiers de la population active et fournit plus de 20% des recettes d'exploitation. Ce secteur occupe de fait une place primordiale qui est mis en exergue dans le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) que le Togo a élaboré pour servir de cadre de relance de son économie.

En marge des travaux du Forum National des Paysans Togolais, l'ancien chef de l'Etat Centrafricain Ange Félix PATASSE agronome de formation et présent à ces assises, a procédé le samedi à un dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe du Père de la Nation Feu Président EYADEMA au caveau familial à PYA. La cérémonie a été suivie de la sonnerie aux morts, d'un profond recueillement observé par le président Ange Félix PATASSE qui, aussitôt, a également signé le livre de condoléances. C'est après ce cérémonial que l'ancien président Centrafricain s'est confié à la presse.

Dans la déclaration qu'il a faite, M. PATASSE a laissé entendre que sa visite au Togo et plus précisément à Pya dans le Kozah se situe dans le cadre de l'hospitalité que les togolais en particulier, Feu président EYADEMA lui avait toujours réservée suite à des difficultés qu'il a rencontrés au cours de ses mandats présidentiels à la tête de la République Centrafricaine.

"  Je suis venu honorer la mémoire de feu président Eyadema qui m'a sauvé et à travers moi a sauvé la République Centrafricaine. Deux fois de suite, d'abord c'était en 2982 quand il a accepté de me recevoir pour mon premier exil. Dix ans après c'est-à-dire en 1992 je suis reparti en RCA et j'ai été élu président ce qui a été une fierté pour le peuple togolais, et le président Eyadema qui a fraternellement veillé à ma famille. Le 15 mars 2003, il y a eu un coup d'Etat dans mon pays et Feu président Eyadema m'a demandé de revenir pour une seconde fois au Togo qui est aussi ma patrie. Le président Eyadema et moi, nous avons le même esprit, l'esprit de justice, de vérité, d'amour, l'amour pour la patrie. Nous avons la même identité de combat donc même esprit " a déclaré l'ancien président Centrafricain Ange Félix PATASSE. 

ATOP/ E.AE.

La Dépêche #456 du 11 fev 2009
Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation : Le Gouvernement recherche le consensus : L'opposition exulte

Le Rassemblement du Peuple Togolais, (RPT), le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR), l'Union des Forces du Changement (UFC) et le gouvernement se sont réunis les 06 et 10 février 2009 à la Primature dans le cadre de la mise en place du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation créé par décret du Chef de l’Etat, le mercredi 4 février. Lors de la 1ere réunion le 6 février, c’était le Premier Ministre, Gilbert Houngbo qui avait prononcé le discours d'ouverture avant de laisser la place au président de la séance, Pascal BODJONA représentant le chef de l'Etat, son excellence Faure GNASSINGBE.

Tous les partis politiques au Parlement étaient représentés.

Le  RPT était représenté par son Secrétaire Général, M.Esso, l'UFC par Jean Pierre FABRE , le CAR par Me APEVON et le gouvernement par M. Gilbert BAWARA.

En effet le cadre ne concerne que les partis siégeant à l'Assemblée Nationale.

Le Premier ministre dans son discours d'ouverture a félicité tous les partis présents pour avoir répondu promptement à l'appel du président de la République.

Pour le Premier Ministre, ce Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation est un lieu de discussion entre tous les acteurs politiques du pays sur toutes les questions de l'heure, afin d'orienter l'action du gouvernement. “Nul ne détient la vérité absolue”. Le gouvernement et le parti au pouvoir ont besoin des autres partis.

Après le discours d'ouverture, le premier ministre a quitté la salle, laissant ainsi place à M. Pascal BODJONA présider cette réunion qui s'est tenue à huis clos.

A la sortie de la réunion, tous les participants à la réunion se sont livrés à la presse.

Ils se sont réjouis de la mise sur pied de ce Cadre qui va se pencher sur les questions directement liées à la présidentielle prochaine (révision du code électoral, mise en place de la CENI, la révision des listes électorales et la Constitution) et au statut de l'opposition.

M; Pascal BODJONA, s'exprimant au nom du chef de l'Etat s'est félicité de l'ambiance qui a règné durant les discussions " C'est un jour nouveau qui se lève pour notre pays " a-t-il souligné. Cette première réunion fait renaître l'espoir au sein des Togolais.

Ce cadre est un véritable lieu de concertation et de consensus. Mais n'est pas une mise en œuvre de l'Accord Politique Global (APG), puisque le Cadre ne concerne que les partis à l'Assemblée Nationale et ayant obtenu plus de 5% lors des élections de 2007. Il a félicité les participants pour leur sens de responsabilité.

Pour le Secrétaire Général du RPT, M. SOLITOKI Esso " le gouvernement repart sur des bases solides." et les débats se sont déroulés dans un esprit positif.

Tout compte fait, il faut retenir que l'ambiance a été bon enfant mais pour cette première réunion les discussions ont porté sur les modalités et la mise sur place d'un règlement intérieur du Cadre de Concertation.

Le CAR et l'UFC qui ne sont pas venus en rang dispersé se réjouissent de la mise sur pied de ce Cadre de Concertation et de Dialogue tant réclamé et espéré par l'opposition. Pour Jean-Pierre Fabre,  les préoccupations de l'opposition à l'Assemblée Nationale sont prises en compte et la réunion s’est déroulée dans une ambiance franche, correcte et consensuelle. "Rien ne peut justifier la remise en cause de ce Cadre” a-t-il déclaré aux journalistes.

Abondant dans le même sens que Jean-Pierre Fabre, le président du CAR, Me APEVON a souligné que le Cadre Permanent doit se pencher sur les sujets d'intérêt national, contribuer à l'amélioration des conditions de vie de nos populations et trouver une issue favorable à nos problèmes. Pour Me APEVON, le CAR et l'UFC se sont concertés avant de venir à la réunion. C'est  pourquoi, ils ont tous tenu le même langage. " L'UFC dit qu'il a un seul candidat, le CAR dit qu'il a un seul candidat.", précise  Me APEVON. Rappelons au passage que les deux partis veulent présenter un candidat unique à la présidentielle 2010.

M. Gilbert BAWARA parlant au nom du gouvernement s'est également réjoui de la mise en place de ce Cadre voulu par le chef de l'Etat, son Excellence Faure GNASSINGBE.  Il a souligné que lors de sa tournée, pour la présentation des vœux, le Chef de l’Etat avait bien exprimé son esprit d'ouverture au dialogue, au consensus et au compromis.

Lors de la deuxième rencontre tenue hier, les discussions ont porté essentiellement sur les divers articles du règlement intérieur. A la sortie de la réunion, seul le Président de séance, M. Pascal Bodjona a accordé une interview aux journalistes. Selon M. Pascal Bodjona, il faut constater un progrès remarquable sur l’examen du projet de règlement intérieur, un accord sur beaucoup de sujets. La divergence sur deux points : la participation des observateurs et le nombre de représentants par parti.

Les observateurs de ce cadre ne peuvent être que ceux qui ont joué la médiation ou la facilitation lors du dialogue intertogolais, a précisé M. Pascal Bodjona. Dans ce cas, le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso sera impliqué dans ce dialogue. Mais, il y a un penchant vers la facilitation de la Présidence togolaise pour que les Togolais eux-mêmes résolvent leurs difficultés sans une médiation extérieure.

Pour les représentants des partis, il est prévu qu’un parti puisse être représenté par son leader. Celui-ci peut se faire accompagner par un ou deux de ses collaborateurs. Il a été demandé à chaque représentant de parti d’aller vers ses mandants pour régler ces problèmes. Selon M. Pascal Bodjona, Président de la réunion, représentant le Chef de l’Etat, les discussions se sont déroulées dans une atmosphère conviviale.

I         l a souligné que le gouvernement est ouvert à toutes les propositions qui peuvent aider le Togo à sortir des difficultés.

Les débats continuent aujourd’hui. 

Balogah D et T. Anna(Stagiaires)


Modernisation de la justice : Qui sont les acteurs du système judiciaire?

Le programme de modernisation de la justice est l'un des chantiers prioritaires au centre des préoccupations du président de la République et du gouvernement. II consiste à mettre en place au Togo, un système juridictionnel performant, indépendant de toute séduction de quelque nature que ce soit. Pour opérer cette réforme judiciaire qui reste après tout une institutionnalisation d'un Etat de droit attractif et attrayant aux citoyens et aux partenaires extérieurs, les autorités togolaises pensent au renforcement des capacités des acteurs du système judiciaire. Mais qui sont ces acteurs et quels sont leurs rôles?

La modernisation de la justice togolaise, c'est la réforme judiciaire dans toute sa composante et c'est également la réforme des mentalités des citoyens. Ceux-ci, pour assimiler leurs droits et devoirs ont aussi l'obligation de connaître l'appareil judiciaire, institution chargée de rendre justice selon les lois de la République Togolaise, ainsi que les grandes catégories de personnes représentant le pouvoir judiciaire

Il faut dire qu'il existe, en effet, trois grands ordres de personnes qui incarnent les prestations au sein de l'administration judiciaire. Il S'agit en tête des magistrats, en second lieu, des auxiliaires de justice puis des officiers ministériels. Ainsi chaque catégorie est caractérisée par des démembrements et ramifications

Les magistrats

En premier lieu les magistrats sont des personnes qui exercent au niveau de la haute juridiction : le tribunal, la Cour d Appel, la Cour Suprême. Ces magistrats qui siègent dans les juridictions sont des fonctionnaires de l'Etat, nommés toujours par décret du président de la République. Encore faut-il distinguer deux types de magistrats : le magistrat du siège qui reste assis lors d'un jugement et le magistrat du parquet qui reste debout.

Le magistrat du siège, nommé sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature, rend un jugement en se basant sur le principe de l'indépendance. On distingue cependant le magistrat du siège du tribunal de première instance appelé juge et le magistrat du siège des cours appelé conseiller soit à la Cour d'Appel, soit à la Cour Suprême. Il tranche les affaires au deuxième recours près la Cour d'Appel et en dernier recours à la Cour Suprême.

A contrario, le magistrat du parquet est nommé sur proposition du Garde des Sceaux ; ministre de la Justice. Il est encore appelé magistrat du ministère public ou magistrat debout en ce sens qu'il reste toujours debout lorsqu'il prend la parole devant le tribunal.

Par ailleurs, on distingue le magistrat du ministère public près le tribunal de première instance appelé procureur de la République et le magistrat du ministère public près la Cour appelé procureur Général.

Près la Cour d'Appel et prés la Cour Suprême, le procureur général est assisté respectivement par des substituts généraux et avocats généraux.

Les auxiliaires de justice

La deuxième catégorie de personnes du pouvoir judiciaire est les auxiliaires de justice. Ils ont pour rôle de faciliter le travail des magistrats. Ils sont en d'autres termes des collaborateurs de la justice. Certains comme les greffiers, les assureurs, les interprètes et les Officiers de Police Judiciaire(OPJ), sont des fonctionnaires de l'Etat, d'autres sont des travailleurs privés ou exercent une profession libérale. Ce sont les avocats, les huissiers, les commissaires briseurs. Ils assument tous des fonctions diverses après avoir prêté serment

Les officiers ministériels

La troisième catégorie de personnes qui représentent le pouvoir judiciaire n'est autre que les officiers ministériels. Cette catégorie est généralement représentée par les notaires.

le notaire gère sa propre activité dans un bureau appelé " Etude du notaire ". II est indépendant à l'égard de ses clients et vis-à-vis des administrations publiques. Impartial, il intervient dans trois grands domaines du droit à savoir le droit immobilier, qui porte sur l'achat, la vente de biens immobiliers, les emprunts, le droit familial (contrat de mariage, la donation, la succession, etc ) ainsi que le droit des affaires lors de la création ou de la fusion de sociétés.

Le notaire a donc pour rôle d'authentifier les volontés des individus dans un respect intégral. II est tenu par le secret professionnel et les actes qu'il a approuvés sont inattaquables.

En somme, pour une modernisation efficiente de la justice, pour avoir un appareil judiciaire indépendant, il est impérieux que tous les acteurs des juridictions disent réellement le droit dans un souci de promouvoir l'amélioration de l'accès des populations à ce droit.

Du tribunal de la Cour d'Appel et de la Cour Suprême

Le tribunal est un lieu où est rendue la justice. Il est la première instance ou le premier degré de jugement auprès duquel ou peut déposer une plainte.

En tenant compte de l'importance de dossiers à traiter et du nombre de magistrats qui travaillent au niveau de la juridiction, on peut répartir les tribunaux de première instance du Togo en trois classes : -le Tribunal de 1er  instance, 1er  classe, le Tribunal de 1ère  instance 2ème classe et le Tribunal de 1ère  instance, 3ème classe.

Le Tribunal de 1er instance, 1er  classe ne se trouve qu'à Lomé, la capitale. Les Tribunaux de 1ère  instance, 2ème classe se rencontrent à Dapaong,  Kara, Sokodé Atakpamé, Kpalimé et Aného. Seules quelques préfectures disposent des tribunaux de 1ère  instance. 3e  classe

La Cour d'Appel est l'instance que l'on a le droit et la possibilité de saisir après la non satisfaction d'un jugement rendu par le tribunal. Au Togo, il existe deux Cours d'Appel : la Cour d'Appel de Lomé et celle de Kara. Les Togolais, vivant dans les Régions Maritime et des Plateaux, peuvent faire appel au niveau de la Cour d'Appel de Lomé et ceux résidant dans les Régions Centrale, de la Kara et des Savanes ont la possibilité de faire appel au niveau de la Cour  d'Appel de Kara.

A la Cour d'Appel, les jugements d'une affaire sont rendus en même temps par trois juges. La Cour d'Appel peut confirmer ou rejeter une décision prise par le tribunal.

La Cour Suprême est la dernière juridiction. Après l'étape de la Cour d'Appel, lorsqu'on n'est toujours pas satisfait de l'arrêt rendu, on peut s'adresser à la Cour Suprême. Et, la décision  de la Cour Suprême est sans recours. La Cour Suprême est dirigée par un Président et est composée de deux chambres : la Chambre judiciaire et la Chambre administrative. Dans un tribunal, en plus du juge de siège et du juge du parquet, on a le juge d'instruction. C'est un juge du tribunal de première instance, assisté d'un greffier. II est chargé de réunir les preuves et de les apprécier et est interdit de  participer aux jugements.

Des auxiliaires de Justice

Le greffier

Le greffier est le premier collaborateur du juge. II joue le rôle de secrétaire au cours des audiences et occupe la place à gauche du juge. Bref, le greffier assure le service administratif de sa juridiction.

L'Officier de Police Judiciaire (OPJ)

L officier de police judiciaire est chargé de constater les infractions à la loi, c'est-à-dire au code pénal. II est représenté par le commissaire de police, l'officier de police, certains officiers de la gendarmerie. Ceux-ci sont chargés de mener des enquêtes, d'informer les procureurs, d'arrêter les délinquants et de les déférer en prison.

L'assesseur civil

L’assesseur civil est un collaborateur du juge, choisi par les autorités administratives et judiciaires d'une localité où la juridiction est implantée. II est ensuite nommé par le président de la République sur proposition du ministre de la Justice. En général, l'assesseur civil est une personne âgée qui connaît bien les coutumes de chacune des personnes en conflit. Son rôle premier est d'éclairer le juge sur les pratiques coutumières.

L'interprète traducteur

L'interprète traducteur est aussi un collaborateur du juge chargé de rendre possible les échanges, le dialogue entre le juge et les justiciables. En d'autres termes, il traduit en français, les paroles des justiciables exprimées dans leurs dialectes et de même, il traduit en dialectes aux justiciables ce que dit le juge en français. Sa présence est nécessaire à toutes les audiences où les partis ne parlent pas la même langue. Parfois, il fait objet de contestation par l'une des parties qui estime qu'il n'est pas neutre.

L'avocat

L'avocat est une personne qui connaît le droit après une formation qui lui permet de défendre les gens ou de les conseiller devant les tribunaux dans les affaires qui les concernent Collaborateur du magistrat, l'avocat explique oralement ou par écrit avec des preuves fondées sur les points du droit, le problème au juge. L'avocat exerce une fonction libérale, c'est dire qu'il n'est pas fonctionnaire de l'Etat. Après avoir défendu un plaignant ou un accusé devant le juge, l'avocat est payé pour le service rendu par l'accusé. L'intérêt, c'est qu'il fait en sorte que le nombre d'années de prison ou le montant de l'amende soit réduit.

Généralement, les avocats se regroupent au sein d'une association appelée ordre des avocats et le chef de cet ordre s'appelle le bâtonnier.

L'huissier

Tout comme l'avocat, l'huissier est une personne droite et qui travaille dans un cabinet. II n'est fonctionnaire de l'Etat mais est reconnu par celui. Au Togo, les huissiers sont nommés par décret et sont affectés à un tribunal. L'huissier travaille sous le contrôle du président du tribunal et reste l'agent d'exécution des décisions de justice II établit les actes de procédure et les recouvrements de créances.

Le commissaire priseur

Le commissaire priseur, auxiliaire de justice aide  l'huissier à donner une valeur aux objets saisis avant de procéder à leur vente aux enchères. Ce qui permet de payer une dette ou d'indemniser celui qui est victime d'une injustice de la part de celui à qui on a saisi le bien.

Source : Togo presse   N° 7967 du 6 février 2009


Lutte contre le blanchiment ; Le gouvernement décidé à sévir contre les délinquants

Blanchir de l'argent sale, des capitaux, dit le dictionnaire Larousse, c'est faire disparaître toute preuve de l'origine frauduleuse. Ainsi compris, le blanchissement consiste à injecter de l'argent noir, gagné illégalement dans les circuits de l'économie officielle. Il est clair qu'un voleur à la tire par exemple n'a pas besoin de blanchir le produit de ses larcins. Les petites sommes récoltées ça et là allient rarement l'œil des contrôleurs fiscaux.

Mais dès que l'argent noir amassé illégalement dépasse disons 10 millions de francs, et surtout dès qu'il est une source régulière de revenu, il faut lui trouver un débouché dans l'économie légale sauf à transformer ces fonds en épargne forcée et… inutilisable. Le blanchissement se fait en trois étapes : le placement, l'empilage et l'intégration.

- le placement consiste à déposer ou à transférer l'argent noir dans les établissements financiers situés souvent dans les paradis fiscaux.

- L'empilage permet d'empêcher toute remontée à l'origine des transactions.

- L'intégration permet enfin de mêler les capitaux à des investissements tout à fait honnêtes dans l'économie officielle. Le blanchissement utilise de plus en plus les techniques très sophistiquées de l'ingénierie financière. Un exemple suffit pour avoir une idée. Le prêt adossé ou loan back est un prêt tout à fait légal obtenu dans ces grandes places financières en proposant caution des fonds illicites préalablement " placés " et " empilés ".

- La surfacturation permet à une société où sont placés les fonds criminels d'acheter à une autre société des biens ou des services à des prix surévalués.  La spéculation immobilière simulée intervient lorsqu'un détenteur de fonds illégaux achète une propriété à un prix inférieur à sa valeur réelle versant en sous main le complément. La propreté est ensuite vendue en sa vraie valeur dégageant un surplus légal bien que fictive.

- Le stronmpfage beaucoup usité aux USA, utilise une multitude de petits passeurs qui achètent les bons de caisse pour des sommes inférieures à 10.000 dollars - limite au dessus de laquelle toute transaction doit être déclarée - une fois reçus, ces chèques sont déposés sur des comptes officiels à l'étranger.

Le gouvernement est décidé à sévir contre les délinquants

Par arrêté du 28 janvier 2009, M. Chmeisani Toufic Ahmad un commerçant d'origine libanaise a été éconduit à la frontière de son choix. Au moment de son refoulement du territoire togolais, Chmeisani Ahmad était en possession de 1.100.000 dollars américains soit environ 550 millions de nos francs.

Arrêté le 18 décembre 2008 avec son compatriote du nom de Baakani Farès et interrogé sur la destination de cette somme d'argent, Chmeisani Ahmad a laissé entendre que " cette somme est une collecte de plusieurs de ses compatriotes libanais revendeurs de véhicules d'occasion au Togo qu'il est chargé de convoyer au Liban. Il a aggravé son cas en prétendant avoir reçu l'autorisation de transfert d'argent par nos services de douanes ".

Les membres de la communauté libanaise très nombreux au Togo, surtout à Lomé vivent en vase clos et prennent parfois des Togolais pour des imbéciles. Un autre Libanais n'affirmait il pas un jour qu'avec un billet de 5000 de nos francs, il peut facilement acheter le silence d'un agent de l'ordre en cas de difficulté ? Chmeisani Ahmad apprendra à ses dépens que tout n'est pas pourri dans notre pays. Il existe quand même des honnetes gens qui servent loyalement leur pays.

Il faut reconnaitre que jusqu'ici l'activité menée par le sieur Chmeisani a été tout a fait légal au Togo dans le cadre de l'agrément de Change manuel reçu auprès des autorités compétentes. Mais il n'est pas en règle pour convoyer l'argent aussi important à l'étranger. Cela ne se fait nulle part. Il existe des accords qui lient les pays pour tels transferts. Il y a une limite de fonds que des particuliers ne doivent pas porter sur eux sans autorisation préalable. Dans l'espace UEMOA par exemple, plus de 5000 dollars américains à transférer par un particulier constituent une infraction punissable par la loi. Et notre gouvernement est décidé à frapper fort contre de tels transferts illicites synonymes de fuite de capitaux et d'évasion fiscale.

Jacques Tom


Présidentielle 2010 : OBUTS, Gloire

Qui veut voyager loin ménage sa monture, dit l’adage.

A un an de la présidentielle de 2010, des leaders  des partis politiques sont déjà en campagne. C'est  le cas d'OBUTS de l'ancien premier ministre AGBEYOME Kodjo qui a commencé la sienne depuis décembre dernier avec des dons de riz à Lomé et ses environs. Stratège et animal politique, AGBEYOME Kodjo croit en son destin et se donne les moyens. C'est ainsi que des militants de son réseau de campagne sillonnent déjà les quartiers de la capitale  et de l'intérieur avec des offres alléchantes. Ainsi, si vous avez des projets et que l'argent vous manque, ne vous faites plus de soucis. Le candidat AGBE est là pour vous et il suffit de promettre de voter pour lui et le projet est aussitôt banqué à hauteur de 200.000 F CFA non remboursable.

Voter pour le candidat AGBE et tous vos  problèmes seront résolus.  Le slogan mobilisateur est : OBUTS, Gloire. Mais, le hic, c'est que l'ancien premier ministre d’EYADEMA ne croirait pas à sa victoire. Pour cela, il recourt aux faiseurs de rois et les  trouve. C'est ainsi que partout les propagandistes d'OBUTS racontent à qui veut les entendre que l'icône de la Kozah, l'honorable député Kpatcha  et le commandant BOKO sont ses colistiers qui, le moment venu, se jetteront dans la bataille à ses côtés. Il s'agit là, on s'en douterait de la désinformation et de la manipulation de l'opinion nationale. On voit mal l'honorable député et le commandant à la rescousse d’un parti à résonance guerrière.  Dans tous les cas, la campagne présidentielle à venir promet.

Kao Victoire


Lancement officiel du projet PDC : 10 milliards  de FCFA pour au moins 350 microprojets : La Banque mondiale insiste sur la bonne gestion

Sur l’initiative de l'Etat togolais, la Banque Mondiale a financé le Projet de Développement Communautaire (PDC) d'un montant d'environ 10 milliards de FCFA. Ce financement s'inscrit dans la dynamique de la Coopération décentralisée et a pour objectif  de fournir un accès amélioré en infrastructures communautaires aux populations pauvres, améliorer les revenus et l'état nutritionnel des écoliers des zones vulnérables du Togo, enfin  améliorer la productivité agricole. Ces activités seront exécutés par les  Agences d'Appui aux Initiatives  de Base (AGAIB).

En effet, depuis un moment, le gouvernement togolais s'est résolument engagé dans la dynamique de lutte contre la pauvreté et la promotion du développement à la base.

Alors qu'il est à pied d'œuvre pour finaliser le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP), des projets en faveur du développement intégré et participatif des communautés rurales se concrétisent. Il s'agit entre autres du Projet d'Urgence à la Réduction de la Pauvreté (PURP III), le Projet de Soutien aux Activités Economiques des Groupements (PSAEG), le Projet de Développement Communautaire (PDC) dont le lancement officiel a eu lieu le vendredi 06 février au Diocèse d'Atakpamé, a l'initiative d'AGAIB-Plateaux. C'était en présence des membres du gouvernement, des représentants de la Banque Mondial, des autorités politiques, administratives, traditionnelles, militaires et des délégations des CVD et CDQ. "  Au Togo, comme vous le savez, la lutte contre la pauvreté est au centre de l'action gouvernementale avec pour objectif principal, l'amélioration des conditions de vie de toutes les couches sociales du pays ". C'est par cette affirmation que M. Bandifoh OURO-AKONDO, Secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du Territoire, livrait le message de son ministre de tutelle. Il a souligné que le PDC a le mérite de faire des populations pauvres, les vrais acteurs de leur propre développement à travers leur responsabilisation et leur participation aux phases essentielles du développement à la base. Il a par ailleurs félicité les AGAIB qui ont assuré l'exécution des activités au niveau régional et ont permis d'atteindre les objectifs du programme. M. OURO-AKONDO a au nom du Président de la République, son  Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE, renouvelé sa gratitude à la Banque Mondiale pour l'appui technique et financier qui a conduit au lancement du présent Projet de Développement Communautaire. Il a enfin rassuré que le gouvernement pour sa part mettra tout en œuvre pour garantir une gestion rigoureuse et transparente des ressources allouées dans l'intérêt des populations bénéficiaires afin d'assurer une mobilisation plus importante des ressources de la part des partenaires dans l'avenir.

Dans son discours d'engagement, le Président de l'AGAIB-Plateaux,  M. Siméon Konou a souligné qu'au cours de ces dernières  années, les microréalisations ont eu un impact positif sur le plan socio-économique et représentent désormais pour le gouvernement togolais et les bailleurs de fonds, un véritable moyen parmi tant d'autres pour réduire la pauvreté. Pour lui, les réformes du gouvernement en matière de développement socio - économique ont permis le réengagement de la Banque Mondiale avec le Togo. A cet effet, le Togo a obtenu de la Banque Mondiale un don pour le financement du Programme d'Urgence de Réduction de la Pauvreté (PURP III) d'un montant de 1.400.000 dollars pour 36 micro-projets de génie civil et de renforcement des capacités des acteurs, un autre pour le financement du Projet de Développement Communautaire. Puis l'autre, additionnel, consacre la fourniture de repas dans certains établissements scolaires primaires, soit 800 millions de FCFA et pour la fourniture des intrants agricoles (2 milliards de FCFA).

Plus de Transparence dans les gestions

M. Giuseppé Zampaglione, chargé du Programme à la Banque Mondiale à Washington a, à cette occasion, inscrit ce projet dans une vision de développement décentralisé qui se repose sur la prise de responsabilité beaucoup plus grande par les Communautés de base dans le processus de développement. "  Il s'agit pour le projet d'accompagner les Communautés dans l'expression de leurs besoins et priorités de développement, dans la gestion de la passation des marchés au niveau communautaire, dans l'utilisation et la maintenance des ouvrages réalisés " a-t-il ajouté.

Quant au représentant Résident de la Banque Mondiale au Togo, M. Joseph Baah-Dwomooh, a rappelé que le réengagement de son Institution fait suite au succès des travaux réalisés dans les Régions des  Savanes et Maritime à travers le programme PURP d'avril 2007. Il a souligné que les fonds du projet doivent être utilisés comme convenu pour la réalisation des travaux de qualité afin d’éviter que dans peu de temps les communautés se retrouvent dans la situation initiale. Selon lui, c'est seulement avec la participation effective et efficace des communautés à la base que le développement social et économique devient solide et équilibré. Enfin, M. Dwomooh a insisté sur la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des fonds mis à  disposition. A cet effet, les procédures en matière de passation des marchés et de gestion financière doivent être respectées de façon  rigoureuse. " Ce projet ne doit souffrir d'aucune influence de quelque nature que ce soit. La Banque Mondiale n'acceptera pas qu'il y ait de mauvaises pratiques dans la gestion des fonds " a-t-il martelé.

Auparavant, le Préfet de l'Ogou M. Awo Tchangani a, au nom de ses pairs réitéré ses vifs remerciements au gouvernement, à la Banque Mondiale et aux AGAIB. Il les a rassurés que les populations à la base, à travers leur participation responsable et capitale permettront la réussite de tout projet de développement.

Même son de cloche chez le responsable du CVD et CDQ, M. Efewi Kodjo Koumah qui a réitéré l'engagement des CVD-CDQ aux côtés des AGAIB pour le meilleur accomplissement de leur noble mission.

Rappelons qu'une visite de terrain a permis aux responsables de la Banque Mondiale de toucher du doigt les réalités que vivent les communautés rurales d'Atakpamé. Il s'agit de la visite de l'EPP.SAGA situé au bord de la nationale n°1 en allant vers Anié. Des salles de classes abritant des élèves sans toit, si non des branches de palme logeant des serpents, et qui perturbent par moment le bon déroulement des cours. A cela s'ajoute la saison des pluies. Notons que les toits ont été emportés par un vent violent depuis avril 2008. Au village de Métékpo2 à 10 km à l'Est d'Atakpamé, la délégation a découvert avec amertume une population qui vit sans eau (source de vie). Il n'y en a même pas pour  qu'on parle de potable. Les habitants font plusieurs jours sans se doucher. Il faut  des kilomètres pour s'en approvisionner dans le Mono.

Nous espérons que le gouvernement et la Banque Mondiale ont compris les cris de détresse des différentes communautés et d'ici peu leurs doléances trouveront des solutions.

Le projet de Développement Communautaire s'étend de 2009 à 2012 soit 4 ans renouvelable. D'un montant de 10 milliards pour 350 microprojets répartis comme ci-après.

T. Vivien


Education L'Ecole Supérieure de Technologie Appliquée (ESTA) a 10 ans

Portée sur les fonts baptismaux par un groupe de cinq (5) cadres en 1998 avec ouverture effective en 1999, l'Ecole Supérieure de Technologie Appliquée (ESTA) sise au quartier Kégué près du site de le FTF, à soufflé ses 10 années d'existence.

Dans le cadre de la célébration de cet anniversaire, un accent particulier est mis sur la communication afin de mieux faire connaître l'Ecole, qui depuis une décennie forme et met sur le marché du travail une main d'œuvre de qualité. C'est dans ce cadre que les responsables de ladite Ecole ont tenu une conférence de presse le 05 février dernier dans l'enceinte de l'établissement pour non seulement faire le bilan de ce qui a été fait mais aussi présenter les objectifs de l'Ecole et les perspectives.

Pour M. BONIN  Kwami, Directeur adjoint de l'établissement, ESTA veut cette année investir dans la communication. " Il faut faire connaître aux gens qu'il y a une Ecole qui forme en terme de qualité et d'excellence dans les domaines technique et industriel ", a-t-il souligné. Il a ensuite fait le bilan des résultats obtenus depuis la création de cette Ecole; et a indiqué que la rigueur au travail a toujours maintenu le taux de réussite entre 70 et 100% sauf au cours de l'année académique 2006- 2007.

En 2003, l’ESTA a ouvert un Lycée technique qui forme aussi bien dans les filières commerciales qu'industrielles.

De leurs côtés, MM. ABA Komla et Kparaki Kofi respectivement censeur et enseignant ont déclaré que les objectifs futurs de l' ESTA porteront  sur la recherche de l'excellence. Dans cette logique, l'administration a initié des séances de formations des formateurs sur de nouvelles orientations pédagogiques.

L’ESTA envisage ouvrir ses portes à l'enseignement général avec la création du collège dans un proche à venir.

Dans le cadre de la célébration de ses 10 ans qui s'étend jusqu'en mars, l' ESTA a prévu  plusieurs activités entre autres la formation des enseignants, les rencontres avec les médias, une conférence sur les LMD, des jeux, une visite d'entreprise, une excursion etc.

          A titre d'information, ESTA forme des Etudiants en BTS dans les filières techniques comme : Génie civil, Electronique, Informatique, Industrielle, Génie mécanique, Génie électrique et électronique…, et dans les filières tertiaires : Informatique de gestion, communication des entreprises, actions commerce-Force de vente, comptabilité et gestion d'entreprise…. Pour plus d'information contacter l'ESTA à l’adresse ci-après :

 Rue 10, Hédzranawoé (non loin du siège de la Fédération Togolaise de Football) BP: 717 Tél. : 226 49 92.

Dao Bissang


Santé: Le noma, une maladie mortelle très mal connue au Togo

Souvent notifié sous le vocable générique de maladie bucco-dentaire, le noma est une gangrène qui défigure très souvent les enfants. Elle commence dans la bouche, sur la gencive et détruit très rapidement les os et les muscles du visage.

Il se rencontre selon le Dr Pierre JIMONGOU en milieu pauvre très défavorisé, chez les enfants de 2 à 6 ans en état de malnutrition sévère, affaiblis par les maladies infectieuses telles,  la rougeole, la varicelle, la fièvre typhoïdes, le cholera, le paludisme, le sida   et présentant une mauvaise hygiène  bucco-dentaire. En l'absence de traitement, il est mortel en quelques semaines dans 70 à 80% des cas. Le survivant porte de terribles mutilations au visage ou est atrocement défiguré et devient un exclu de la Société

Situation au Togo etmanifestation du noma

Le noma, il faut le dire est très mal connu aussi bien du personnel de santé que de la population. Les Régions les plus touchées au Togo sont celles des Savanes et de la Kara. Selon une étude portant sur la période 2000 à 2008, 30 cas de noma ont été reçus dans les centres de formation sanitaires dont 12 cas pour la seule année 2008. Sur ces 12 cas, 6 viennent de la Région des Savanes, 4 de la Kara, 1 de la Région Maritime et 1 de Lomé Commune qui est une jeunes personne de 33 ans vivant avec VIH.

Il est une  maladie qui commence toujours par une plaie sur la gencive et l'enfant souffre de la fièvre et salive abondamment. La bouche à une odeur fétide caractéristique. En l'absence de traitement, le gonflement va évoluer vers le pourrissement et la chute des tissus morts.

Du  début à la  mutilation, le délai est très court : une à deux semaines et la mort survient dans 80% des cas.

Traitement et prévention du noma

Selon toujours le Dr Pierre JIMONGOU, quand le noma est détecté très tôt, une bonne prise en charge nutritionnelle associé à un antibiotique courant comme la Pénicilline G permet d'obtenir la guérison en une dizaine de jours.

Pour la prévenir, il suffit d'assurer à l'enfant une bonne prise en charge nutritionnelle, lutter contre les maladies infectieuses. La vaccination de l'enfant, la supplémentation   en vitamine A et une bonne hygiène bucco dentaire à l'enfant s'avère très nécessaire pour la prévention.

Actions de lutte contre le noma au Togo

Grâce au financement de la Fondation Suisse Wind of Hope du Dr Bertrand PICCARD et de l'appui technique de l'OMS, le ministère de la Santé a élaboré et mis en œuvre un Programme National de Lutte contre le Noma. Ce programme a pour but d'éradiquer le Noma au Togo à travers la réduction de la défiguration oro-faciale et la mortalité, en suscitant la prise de conscience des populations togolaises.

Ce programme doit aussi renforcer les capacités du personnel de santé des districts en prévention et en prise en charge correcte du Noma en organisant la recherche opérationnelle.

Le Noma existe depuis l'antiquité. Il n'est pas une nouvelle maladie. Il fut découvert par des médecins grecs, Hippocrate et Galien. Son nom vient du mot Grec " Nomein " qui signifie dévorer.

Le principal facteur favorisant est la malnutrition qui affaiblit le système immunitaire de l'enfant et l'expose aux maladies infectieuses, la mauvaise hygiène favorisant l'apparition des plaies en bouche, point de départ de la gangrène conduisant aux mutilations et à la mort dans certains cas.

WAKIOU Tcha-sama


Le quotidien national “Togo Presse” fait peau neuve

Le quotidien national “Togo Presse” a fait sa toilette depuis le début de cette semaine. Il parait désormais sous de nouvelles couleurs avec une retouche particulièrement de sa manchette et de sa maquette. C'est là une marque de progrès, une preuve palpable de la volonté de l'équipe dirigeante du grand quotidien national de faire de cet organe d'information, un instrument moderne et compétitif dans un environnement concurrentiel. Tout changement commence toujours par quelque chose. C'est pour cette raison que nous saluons cette belle initiative  tout en espérant qu'on ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

Pour le plaisir des lecteurs, Togo presse doit revoir aussi ses rubriques en cherchant à les adapter au goût des lecteurs et en se mettant au service de tous.

Le quotidien national, même s'il est en grande partie subventionné par l'Etat ne devrait pas se contenter seulement de caresser ce dernier dans le sens du poil.

A travers une analyse critique de l'actualité, la mère de la presse togolaise serait d'une plus grande utilité pour l'Etat.

Si la presse est vue comme étant le quatrième pouvoir, c'est dire qu'elle doit pouvoir influencer positivement la gestion des affaires de la cité à travers ses opinions. Pour ce faire, il manque de l’audace.

Il n’est jamais trop tard pour commencer.

Joël KOYE


Associations de Jeunes Togolais resserrent  leurs rangs et créent “Forces Nouvelles (FN)”

Le mercredi 4 février a été porté sur les fonts baptismaux, une fédération d'associations dénommée “Forces Nouvelles (FN)”.

Elles sont 7 " associations  de la loi 1901 " qui s'assignent des objectifs essentiellement  civiques. FN regroupent les associations  ci-après:

- Renaissance, section Togo

- BAC (Bloc d'Action pour le Changement

- ABEJ (Association pour le Bien-Etre Juvénile)

- INSAT (Instruction et Savoir pour Tous)

- FPJ (Front Patriotique de la Jeunesse)

- Le MO5 (Mouvement Patriotique du 5 octobre)

- Jeunes Leaders.

Il ressort du texte de déclaration liminaire et des débats qui ont suivi que ce regroupement d'Associations de Jeunes se veut  éducatif en apportant des explications des textes électoraux togolais et une divulgation des projets de Société des partis politique. Leurs moyens d'action : conférences de presse, des meetings et débats à travers tout le pays.

Ces jeunes gens semblent bien décidés à mener à bien des objectifs dont ils imputent le manquement à la classe politique.

Un bureau de 7 membres est chargé de diriger  les affaires de la présente fédération des Forces Nouvelles. A la tête de l'organisation, un certain Logo Dossouvi Hilaire une figure de proue du Combat pour la démocratisation du Togo, bien connu dans les évènements du vendredi 05 octobre. Çà promet donc.

K.V.


 Le DSRP complet Le gouvernement à pied d'œuvre

Le Document Stratégique  de Réduction de la Pauvreté (DSRP), est un document qui cristallise non seulement l'action gouvernementale, mais aussi facilite l'alignement des bailleurs de fonds sur les priorités nationales. C'est un document qui fait l'état des lieux de la pauvreté au Togo. Il permet aussi d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE.

Pour y arriver, il a été mis en place des groupes thématiques de rédaction devant élaborer un rapport. La fusion de ces rapports  constitue le premier jet de document complet. C'est l'examen de ce premier jet qui a réuni au Relais de la Caisse, le jeudi 05 février 2009 des acteurs de développement de différents secteurs socio-économiques de la capitale. La rencontre est co-organisée par le ministère de l'Economie et des Finances et celui de la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du Territoire.

Les participants étaient  composés des délégués de la société civile, du secteur privé, du patronat, des syndicats et des organisations internationales accréditées au Togo. La concertation avait pour but d'améliorer le contenu du document (le diagnostic, les piliers stratégiques, les domaines d'intervention prioritaires, les actions stratégiques, etc. afin de mieux répondre aux besoins de tous les Togolais.

Dans son intervention, M. Simodji Djossou, Coordonnateur du DSRP a situé les participants sur le contenu du document. En effet, d'un volume de 86 pages, subdivisées en 6 chapitres, ce document a pour objectif de relater les vraies préoccupations des Togolais en matière de pauvreté et de proposer des solutions adéquates.

Avant de donner le ton pour le démarrage des travaux, l'Attaché de Cabinet au ministère de l'Economie et des Finances, M. Adjonguéma Babima a exhorté tous les participants à faire preuve de professionnalisme pour le succès des travaux, dans le but de lutter efficacement contre la misère et  la malnutrition. Bref, tous les maux qui empêchent le développement du Togo.

Rappelons que des concertations similaires auront lieu dans les chefs-lieux des cinq Régions économiques du Togo.

T. Vivien


Combattre les mutilations génitales féminines sous toutes ses formes : Les médias sont impliqués

" La Journée Tolérance Zéro aux mutilations génitales féminines ", a été célébrée le vendredi, 6 février 2009. C'est le Centre Communautaire de Tokoin qui a servi de cadre pour les activités organisées par le Comité Inter Africain sur les Pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants.

NAPOE Assibi, la présidente de CI-AF/Togo dans son mot de bienvenue, a salué tous les jeunes et les médias présents à la journée  " Tolérance Zéro " pour l'intérêt qu'ils ont accordé à la lutte contre les mutilations génitales féminines en repondant à la présente célébration.

A cette occasion, le Dr LASSIK Kassaliou a fait un exposé riche dont les grands axes portent sur les types de mutilations génitales  féminines et leurs conséquences. Selon lui, la mutilation est un acte barbare Il s'agit par exemple d'une excision du clitoris ou l'ablation des parties externes du sexe féminin. Les mutilations varient selon les pays. Mais la plus grave est l'infubulation très pratiquée en Somalie, en Ethiopie et en Erythrée. Celle-ci consiste à amputer le sexe féminin de son capuchon, de son clitoris, de ses petites lèvres et une partie des grandeS lèvres. Après cette opération ignoble, l'on suture le sexe. Tout est fermé sauf un petit trou laissé pour l'évacuation des urines et menstruations.

Les conséquences de la mutilation sont nombreuses :

Le premier risque est la contamination avec les matériaux d'opération souillés par le sang virusé, la perte des urines, les difficultés lors de l'accouchement, l'hémorragie abondante qui peut conduire  jusqu'à la mort, la stérilité, l'hémocolpose ou manque de règles.  Et enfin l'étouffement  du bébé qui meurt dans le vagin.

Selon LASSIK Kassaliou, ceux qui pratiquent la mutilation se justifient par la religion mais des fouilles minitieuses du Saint Coran et de la Sainte Bible n'ont rien révélé de cette pratique. C'est donc une pratique cynique faite à des jeunes filles avant leur mariage pour les rendre pures. Et d'autres garçons refusent d'épouser des filles qui ne sont pas excisées. De telles conceptions et pratiques doivent être combattues.

Aussi, Mme NAPOE Assibi et FARE Albertine, journalistes à la TVT chargées de la formation civique et membre de CI-AF/Togo, ont appelé les médias  à se mobiliser derrière CI-AF/Togo afin de dénoncer  et combattre par les ondes et les écrits, ces pratiques ignobles.

A la fin de la journée, un bureau du Réseau Jeunes CI-AF/Togo a été présenté à l'assistance. Le Coordonnateur de ce Bureau est M. David BANKATI, membre  du réseau Jeune International. Celui-ci a livré à la presse ses perspectives. Très prochainement, dit-il, le bureau va se mobiliser à la base pour mettre sur pied des bureaux locaux (régionaux, préfectoraux et villageois). Ceci permettra la décentralisation et par conséquent une lutte efficace contre la mutilation génitale féminine. Nous sommes tous interpellés.

Balogah D. (stagiaire)

 
 

 
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