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Présidentielle 2010 - L’UFC sensibilise ses militants - L’Alliance
Démocratique pour la Patrie repart sur de nouvelles bases |
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Le dimanche
dernier, l'UFC a organisé une surprenante réunion à la Place Fréau Jardin,
avec pour objectif principal de donner des explications sur certaines
questions politiques de l'heure et de mobiliser les populations pour un
changement de régime en 2010. Cette réunion a connu la participation de
tous les députés de l'UFC à l'Assemblée Nationale, des responsables de l'UFC
et des partis alliés, des autorités diplomatiques et religieuses.
C'est sous des
applaudissements que les militants de l'UFC ont accueilli et écouté les
différents intervenants.
Maître Jovi GALLY, Conseiller du président National Gilchrist OLYMPIO, a
entretenu la foule sur l'état de délabrement de notre pays ; Maître
Isabelle AMEGANVI, vice-présidente, député au Parlement, sur " la vie chère,
la pauvreté et la misère au Togo " M. Jean-Pierre FABRE, Secrétaire Général
sur le “CPDC (Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation)” ; M. Patrick
LAWSON, 1er Vice-président également député, sur " les conditions pour une
présidentielle acceptable par tous ".
Un réquisitoire
contre le RPT et Appel à la mobilisation
Mais tout a été
fait réuni pour dresser un réquisitoire contre le RPT qui selon eux "a
réussi à transformer une majorité relative en terme de voix en une majorité
absolue en terme de siège”.
MM. Jean-Pierre
FABRE et Patrick LAWSON, représentants de l'UFC au CPDC se sont intéressés
aux questions débattues dans ce cadre. La question qui préoccupe l'UFC est
celle des conditions d'éligibilité du président de la République. Selon
Jean-Pierre FABRE, les débats sur cette question se font cette semaine et
les militants de l'UFC seront informés des résultats.
Pour M. Patrick
LAWSON, qui s'est réjoui de la foule qui a répondu massivement au meeting,
la force de l'UFC réside dans la mobilisation des militants. Ce que partage
J.P. FABRE. A sa montée sur le podium, P. LAWSON s'est écrié, " voyez comme
vous êtes nombreux ! C'est ce qui fait notre force ". A la fin de son
discours, il a ajouté : "Nous ne sommes rien sans vous, c'est vous qui
faites notre force. Quand nous vous appelons, mobilisez-vous derrière nous
".
Les alliés de l'UFC
Pour gagner
l'élection présidentielle de 2010, l'Alliance des Démocrates pour un
Développement Intègre (ADDI) et l'Initiative et Développement (ID) se
mobilisent derrière l'UFC.
Le Président d'ADDI,
M. Aimé GOGUE a souligné qu'il n'est pas intéressant d'avoir des dizaines
de partis politiques dans un pays comme le nôtre avec une population
d'environ 5 millions alors que dans les pays occidentaux, on parle soit de
la Droite et de la Gauche, soit des Démocrates et des Républicains. Pour
cela, ils se sont décidés de se rallier à l'UFC. Pour le président de ID,
M. AKPOTSUI Estache, "nous voulons gagner " dit-il à la foule. Et
puisque nous voulons gagner, restons mobilisés, a-t-il poursuivi. M.
AKPOTSUI a proposé des marches pacifiques chaque mois aux dirigeants et
militants de l'UFC. Allusion à peine voilée au cas Malgache. Selon lui, si
le RPT commet encore une fraude l'année prochaine " la CPI les arrêtera ".
Le Congrès de
L’Alliance
D’un parti à un
autre, nous voici au Congrès de l‘Alliance. L' Alliance Démocratique pour la
Patrie appelée L'Alliance était en Congrès du 20 au 22 mars à la FOPADESC à
Agoényivé -Zongo. Au cours de ce congrès, les délégués en provenance de
toutes les préfectures et sous préfectures ont réfléchi sur les valeurs
phares du parti, à savoir : Justice, Vérité et Fraternité, et ont renouvelé
les instances du parti.
A la séance
d'ouverture comme à la clôture, les autorités politiques, administratives,
diplomatiques et religieuses, les représentants des partis politiques et des
hommes de médias ont honoré de leur présence les travaux du congrès.
Devant
l'assistance, M. Dahuku PERE, le président sortant, a expliqué le silence
qui a marqué la vie du parti après les élections de 2007. " Ce Congrès est
aussi pour nous le bien venu, parce que les élections législatives
anticipées d'octobre 2007 ont eu malheureusement pour effet de nous rendre
muets à cause de tout ce que nous avions vu, entendu et subi. Muets aussi
par contagion du mutisme de ceux qui ne devraient pas rester muets mais qui
le sont restés quand même. Muets à cause de la déclaration que nous avons
faite dès la fin de ces élections pour dire tout simplement ce que nous
avons constaté et qui ne nous a pas attiré que des amitiés. Nous avons eu
besoin d'un long temps de réflexion pour essayer de mieux comprendre ce
qui s'est passé afin d'en tirer des leçons. Aujourd'hui, nous pouvons dire
que nous ne regrettons pas de nous être tus. Notre silence a été utilement
consacré à écouter et regarder, à réfléchir sur les discours entendus et
les faits observés pendant ce temps".
Un nouveau
départ pour l'Alliance
Le parti veut
repartir sur de nouvelles bases avec de nouvelles orientations. Ce nouveau
départ touche les principes de base: l'Alliance, la Démocratie et la
Patrie, tous contenus dans la dénomination du parti, justice, vérité et
fraternité, valeurs phares qui constituent la devise du parti. Selon M.
PERE, le congrès s'est penché sur la possibilité de maintenir ou de changer
ces principes et valeurs. Il a aussi appelé les militants de l'Alliance à
vivre les valeurs phares du parti afin d'influencer leur comportement. C'est
dans cette optique que au travers d'une scène, le parti a consumé dans un
feu tous les maux qui minent la vie de notre pays sur les plans politique,
économique et social. Il s'agit essentiellement de l'injustice, la
corruption, l'impunité, la fraude, le régionalisme, la violence,
l'intimidation pour ne citer que ceux-là. Pour M. PERE, tous les militants
doivent se corriger eux-mêmes, en détruisant en eux, ces vices destructeurs
du bien être de notre nation. Pour éteindre les flammes qui ont servi à
détruire les maux précités, M. Dahuku PERE a versé de l'eau dans un canari
d'où se dégageaient les flammes. Cet acte est significatif : l'Alliance sème
la paix là où il y a la guerre, les conflits.
Dahuku PERE
reconduit à la tête de l'Alliance
M. Dahuku PERE
n'était pas le seul candidat à la présidence du parti. Ils étaient quatre
(04) candidats mais les trois (03) autres ont démissionné en faveur du
candidat unique Dahuku PERE. Celui -ci a été réélu président de l'Alliance
avec 350 voix des délégués alors que les statuts n'en demandent que 250.
" Je l'accepte
de très bon cœur. Continuez d'être avec moi pour que nous puissions
poursuivre le combat", a déclaré le nouveau président de l'Alliance M.
Dahuku PERE, acclamé et ovationné par les militants du parti.
BALOGAH D
Bonne
gouvernance économique : Le ministre Ayassor cible d'une association de
malfaiteurs
Le phénomène
date d'il y a quelques semaines. Précisément, d'après l'annonce de
l'atteinte, par le Togo, du point de décision de l'Initiative Renforcée pour
les Pays Pauvres très Endettés (PPTE), le 24 novembre 2008.
De quoi
s'agit-il ? D'une série d'attaques d'une violence et d'une mauvaise foi
sans égales contre la personne du Ministre Adji Oteth AYASSOR. La
concomitance de ces attaques via plusieurs journaux privés, montre qu'elles
ont été concertées. Qu'il s'agit donc d'un complot visant à déstabiliser le
Ministre de l'Economie et des Finances et son équipe, engagés dans des
réformes d'envergure qui, apparemment, gênent quelques personnes.
Voici pour
commencer, les pièces de l'accusation: Ayassor est gonflé: il traite un de
ces collègues d'individu. Bien entendu, les procureurs évitent soigneusement
de décrire le contexte dans lequel ledit collègue a été ainsi stigmatisé ".
Pour nos lecteurs, nous restituons les faits. Interrogé par un député lors
des débats parlementaires sur la lenteur observée dans l'octroi des
compensations aux écoles suite à la suppression de l'écolage, le ministre
Ayassor aurait répondu à peu près ceci : " il n'y a aucun problème de
trésorerie pour rendre effective la gratuité de l'école. J'ai reçu de la
part du Premier Ministre et du Président de la République, instruction de
dépenser les 2 milliards de francs prévus à cet effet en respectant les
règles d'exécution des dépenses publiques. Il se trouve que mon collègue
chargé des enseignements primaire et secondaire, M. Nagou voudrait gérer cet
argent tout seul. Les règles de gestion des finances publiques ne
m'autorisent pas à remettre deux milliards de francs d'argent public entre
les mains d'un individu, fût-il ministre. Nous devons nécessairement passer
par des appels d'offres ouverts compte tenu de la somme en cause, pour
acheter craies, stylos etc. "
Sur le fond,
nous ne pouvons qu'applaudir le souci de rigueur et de transparence du
ministre Ayassor et fustiger les velléités de Monsieur Nagou. Sur la forme,
il est difficilement contestable que, pris individuellement, le ministre
Nagou est un individu. Où est donc le problème?
Deuxième
accusation : Ayassor est brouillon ; il a fait dissoudre le FER sans mettre
en place une solution de remplacement. Ah, le FER! Un de ces capharnaüms
politico-juridico- financiers que quelques aigrefins interlopes, profitant
de la longue agonie du père de la Nation, ont mis en place pour assouvir
leur soif d'argent facile.
En tant que
fonds ne vivant que d'impôts et de taxes, le Fonds d'Entretien Routier
aurait dû être sous la tutelle exclusive du ministère des Finances. Ses
concepteurs l'ont placé, à dessein, sous celle du ministre des Travaux
Publics et plus grave, sous la férule d'une noria d'entrepreneurs des
travaux publics. Les conflits d'intérêts qui ont jalonné la vie du FER ont
eu pour conséquence que nos routes n'ont jamais été réellement entretenues.
D'où la série d'effondrements des ouvrages auxquels on a assisté en 2008.
La prévarication
qui régnait au FER a engendré d'énormes arriérés de paiement envers les
entreprises censées entretenir nos routes, ainsi que des trous béants dans
les comptes bancaires du FER. De fait, nos routes n'ont jamais été aussi
praticables que depuis la suppression du FER, inutile et dangereux. Nous
devrions savoir gré à Ayassor d'avoir contribué à la liquidation du FER. Au
moins, les fonds qu'engloutissait ce machin restent disponibles pour des
usages plus féconds. Quant à la mise en place des organismes de rechange,
elle ne pouvait intervenir avant la suppression effective du FER par
l'Assemblée Nationale, llaquelle a mis quatre mois pour le faire en décembre
2008.
Il est vrai que
beaucoup comptaient sur leur lobbying pour faire rapporter la mesure de
suppression du FER, râtelier juteux où il y avait tant à boire et à manger
!!! Mais c'était sans compter avec la détermination de Faure à nettoyer les
écuries de la République.
Troisième grief
: le ministre Ayassor marche sur les plates bandes de ces collègues. Il est
allé signer un accord avec le groupe Orange à la barbe du ministre en charge
des Télécommunications. Voyez moi ça! Là, il suffit de renvoyer nos
confrères à la lecture du décret répartissant les attributions entre les
ministres. Ils y verront qu'en signant une convention de type financier avec
Orange, Ayassor était dans son rôle.
Passons sur
l'accusation de propagation de zizanie dans le Doufelgou, lue çà et là.
Ayant recueilli plus de 96% des voix dans sa circonscription, Ayassor était,
en 2007, l’un des mieux élus des députés de la nation. Il serait étonnant
que les populations de Doufelgou aient fait un tel triomphe à un intrigant.
Tels sont les
faits. A leur lumière, nos confrères peuvent difficilement échapper au
reproche de manque de professionnalisme dans la manière dont ils les ont
traités, voire au soupçon de copinage et de corruption.
Mais le plus
grave est que, derrière ces plumes qui font un mauvais usage de la
dépénalisation des délits de presse, se profile l'ombre d'une cohorte de
baronnets aux dents longues et acérées, véritables prédateurs des finances
publiques, qu'effraient la rigueur et la transparence que le Ministre des
Finances essaie d'instaurer dans la gestion de l'argent public.
Car, voyez-vous,
l'Inspection Générale des Finances a été mise en place et fouinera bientôt
son nez dans des dossiers qu'on dit nauséabonds. De quoi donner des sueurs
froides à tous les siphonneurs de finances publiques. La Cour des Comptes
s'installera bientôt, comme l'a promis le Chef de l'Etat à l'occasion de sa
présentation des voeux à la nation. Sitôt installée, elle dira comment des
agents de l'Etat, gagnant tout juste 300.000 francs CFA par mois, se sont
retrouvés milliardaires, en ces mêmes francs CFA, avant d'avoir bouclé leur
première décennie de carrière. Rebonjour les sueurs froides !!!
Les marchés
publics qui leur permettaient, via les procédures de gré à gré, de se
remplir les poches, sont désormais règlementés. Et sévèrement grâce à
AYASSOR.
Autant donc
arrêter les dégâts avant qu'il ne soit trop tard et quoi de mieux, pour y
parvenir, que de faire black-bouler cet empêcheur de dormir tranquille.
Finalement, à
travers les attaques contre la personne du Ministre des Finances, c'est
toute la politique économique et financière du président Faure que ces
gens-là veulent torpiller alors qu'elle vient juste de prendre son envol.
C'est pourquoi nous leur disons ceci : En déclenchant une grève générale
illimitée, puis en appelant, dans la foulée, la communauté internationale à
interrompre ses liens avec notre pays, l'opposition togolaise a commis
contre le peuple togolais le plus grand crime qui se puisse commettre contre
un peuple. Ceux qui, au RPT ou ailleurs, tentent d'empêcher les bonnes
volontés de redresser le Togo perpétuent chaque jour ce crime. Il faut
qu'ils le sachent. Quant à nous, nous disons au Président Faure: Tiens bon.
Tout ce que ce pays compte de femmes et d'hommes intelligents, intègres et
patriotes te soutient dans tes efforts de redressement du pays.
Akewa Tchaa
La Société
Civile togolaise sensibilisée sur le DSRP et le Développement Durable
Dans le
processus d'élaboration de son cadre Stratégique de Lutte contre la
Pauvreté, le Togo s'est engagé dans l'étape décisive de rédaction d'une
stratégie complète après s'être doté d'une Stratégie Intérimaire de
Croissance et de Réduction de la Pauvreté pour la période 2008 - 2010.
L'adoption d'une stratégie complète de réduction de la pauvreté doit
permettre au Togo d'affirmer son engagement dans la lutte contre la pauvreté
à travers un cadre de référence de ses interventions afin de canaliser les
ressources de l’initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE)
et d'autres facilités importantes de la part des partenaires Techniques et
Financiers. Compte tenu de l'enjeu, il s'avère nécessaire d'assurer la
participation de l'ensemble des composantes de la société Togolaise à ce
processus. Cependant, malgré des concertations organisées par la
Coordination des Organisations Syndicales de la Société Civile ( COSSC) pour
l’élaboration de la contribution de la Société Civile, il est ressorti
entre autre qu'en dehors des formations données dans le cadre des Groupes
Thématiques de Rédaction, les Organisations Syndicales de la Société Civile
(OSSC) ont très peu d'expertise sur les thématiques du Document Stratégique
de la Réduction de la Pauvreté (DSRP) ainsi que dans les stratégies
idoines de participation des différentes composantes aux différentes étapes
des processus de stratégie et politique de développement.
C'est dans ce
cadre que la COSSC a organisé un atelier de formation à l'attention des
organisations syndicales de la Société Civile des Régions des Plateaux,
Maritime, et Lomé commune le 18 mars dernier au centre CAFAP à Bagbé,
localité située à environ 30 Km au Nord -Ouest de Lomé, dans la préfecture
de l'Avé.
Il s'est agi
d'améliorer et de renforcer pendant trois jours les compétences de ces
organisations aux différentes thématiques du DSRP et du développement
durable, la prise en compte du genre, du VIH/SIDA, de l'environnement et de
droits humains, comment élaborer un rapport alternatif de suivi, etc.
Avant de donner
le ton pour le démarrage de la formation, M. Lamboni Mindi, directeur
général adjoint du Développement et de l'Aménagement du Territoire, a
rappelé que l'apport des organisations de la société civile est fondamental
dans la mise en œuvre des différents mécanismes, car poursuit-il, " elles
assument un rôle fondamental pour la survie de la démocratie et de la bonne
gouvernance ". Il a invité les participants à approfondir leurs
connaissances selon la vision du DSRP, notamment l'amélioration effective et
durable des conditions de vie des populations.
Pour sa part, la
coordinatrice du Comité Exécutif de la COSSC, Mme Claire Quenum a souligné
que la création de l'OSSC le 14 août 2008 a pour but de permettre à la
société civile d'apporter sa contribution à l'élaboration du DSRP. Ce qui a
permis des concertations avec toutes les composantes de la société. Cela a
permis aussi d'avoir un document qui reflète les préoccupations des
populations a-t-elle confié.
Rappelons que le
présent atelier est le deuxième du genre tenu après celui de Kara qui a
regroupé les OSSC des Régions des Savanes, Centrale et de la Kara.
T. Vivien
Reprise de la
coopération du Togo avec les bailleurs de fonds : Une importante délégation
allemande attendue au Togo
Entre le Togo et
l'Allemagne, c'est une vieille histoire d'amour née le 4 juillet 1884. par
un Traité de protectorat qu'ont signé, le roi Mlapa et Natchinga,l scellant
le fondement d'une relation de coopération entre les 2 pays. C'était un bel
exemple de relations que les soubresauts de l'histoire ont à certains
moments, mis a rude épreuve.
Même si la
victoire des alliés a rompu prématurément le cours de l'histoire et les
ambitions de l'Allemagne qui voulait faire du Togo une " colonie modèle ",
les liens psychologiques entre les peuples allemands et togolais sont restés
très forts.
On se rappellera
ces touristes allemands qui, à bord des bus de l'hôtel Tropicana,
arpentaient les routes des profondeurs du Togo. On se rappellera les
relations privilégiées que l'Etat libre de Bavière entretenait avec le Togo.
Que dire alors des rapports de l'Eglise protestante de Bremen avec celle du
Togo !
Comme on le
voit, le Togo, pays indépendant, filait avec l'Allemagne de bonnes relations
jusqu'aux années 90 au cours desquelles est intervenue la rupture des
relations de coopération, suite à la crise sociopolitique togolaise.
Après plusieurs
années d'absence au Togo, l'Allemagne, à la faveur de la reprise de
Coopération avec l'Union Européenne, renoue avec son ancienne colonie.
Dans ce cadre,
la Commune de Werppertal a chargé, M. Ali Tchassanti, un natif togolais
vivant en Allemagne, d'organiser un voyage d'études d'une vingtaine de
personnes.
Ce groupe
d'Allemands comprenant 12 lycéens, un journaliste, un caméraman, 2
enseignants, deux agents de cette Commune et un interprète qui s'est assigné
pour objectif de faire des recherches sur le passé historique de la
colonisation allemande au Togo, arrivera à Lomé le 28 mars 2009.
Par cette étude,
la Commune de Werppertal voudrait aider les jeunes allemands qui ont
tendance à oublier l'histoire et le rôle que leur pays a joué durant lla
période coloniale en Afrique.
Les recherches
qu'ils feront du 28 mars au 11 avril à travers les vestiges allemands au
Togo, permettront à cette équipe d'écrire et de faire comprendre à la
nouvelle génération allemande ce que leurs ancêtres cherchaient en Afrique,
ce qu'ils ont trouvé, ce qu'ils ont emporté de ce continent, leurs relations
avec les autochtones et le souvenir que l'Allemagne garde de l'Afrique en
général et du Togo en particulier. Le même projet s'est déroulé en 2007 en
Namibie, une colonie allemande.
Durant près de 2
semaines, les jeunes allemands et leurs encadreurs parcourront le Togo du
Sud au Nord pour visiter ce qui reste des vestiges allemands à Lomé, Aného
Agbodrafo, Togoville, Baguida, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé… Ils visiteront
nos deux Universités, le musée, les archives nationales, les centres des
orphelins et des épileptiques, le lycée de Sokodé, le Lycée Technique de
Sokodé, l'hôpital régional de Sokodé, l'école primaire de Kparatao, le musée
de Sokodé, le cimetière Allemand de Sokodé, etc.
A l'issue de
cette tournée, les Allemands espèrent moissonner beaucoup de supports pour
réécrire une histoire riche qui sera enseignée aux jeunes générations
allemandes.
A la fin de son
séjour au Togo, le groupe allemand, dont le programme s'inscrit dans le
cadre de la reprise de la coopération voudrait, au cours d'une conférence de
presse, échanger avec la presse togolaise. Avis aux confrères aussi bien de
la presse privée qu'officielle.
Yves Dillong
TOGO- France :
Signature d'un nouveau partenariat de Défense
Vendredi 13 mars
2009, le ministre des Affaires Etrangères M. Koffi ESAW et l'ambassadeur de
France au Togo, M. Dominique Renaux ont signé un accord instituant un
partenariat de défense entre le Togo et la France. Ce nouveau partenariat de
défense remplace celui dont les accords avaient été signés le 10 juillet
1963 entre notre ambassadeur en France d’alors Joachin HUNLEDE et les
autorités françaises, accords signés à Paris. Le nouveau partenariat de
défense remplace aussi la convention relative à la participation des Forces
armées de la République française au maintien de l'ordre public au Togo,
convention signée le 5 mars 1958.
En dépit de
cette dernière signature et contrairement aux allégations de certains de nos
confrères en mal de sensation, la France n'a jamais participé à la
répression des troubles intérieurs au Togo. Le 23 septembre 1986, elle était
certes intervenue mais sans tirer un seul coup de feu. L'opposition
togolaise, provocatrice par excellence, cherche seulement à se " victimiser
" en prétendant voir les militaires français dans les services de l'ordre et
en les voyant réprimer l'opposition. Ce qui est faux. Au Togo, aucun
militaire français n'a participé à aucune répression.
Ceci étant, le
nouveau partenariat de défense permet, selon le mot de notre ministre des
Affaires Etrangères au Togo, de bénéficier des échanges des vues et
d'informations relatives aux risques et menaces à la sécurité nationale et
régionale. Il permet aussi l'organisation d'équipement et d'entraînement
des forces par un soutien logistique et des exercices conjoints. C'est
également un accord " qui autorise l'organisation des transits, de
stationnements temporaires, d'escales aériennes et militaires, la mise en
œuvre des actions de formation, de soutien technique et la mise à la
disposition des coopérants militaires techniques français, l'admission en
qualité d'élèves et de stagiaires, le personnel togolais dans les écoles de
formation militaire françaises ou soutenues par la France ".
Pour
l'ambassadeur de France, le nouveau texte instaure un véritable partenariat
fondé sur les principes de transparence, de réciprocité et de respect
mutuel, de sécurité collective et de concertation.
Le Togo est le
premier pays d'Afrique à signer ce nouveau partenariat de défense avec la
France.
Jacques TOM
Journée
Internationale de la Francophonie : ‘’Oser et revendiquer la langue
française’’
Comme chaque
année la Journée Internationale de la Francophonie a été célébrée le 20
mars par les 70 Etats et Gouvernements ainsi que les 200 millions d'âmes
ayant en partage l'usage de la langue française. Chez nous, l'événement a
été commémoré au siège du BRAO en présence des membres du Gouvernement, du
Corps diplomatique et de nombreux invités. Au programme de la manifestation
haut en couleurs, des prestations d'artistes, des animations de troupe
artistiques, d'artistes de la chanson et d'enfants. L'ambiance très festive,
était entretenue par l'orchestre Melo-TOGO.
Après le
discours de bienvenue de M. ALINGUE Etienne, directeur du Bureau Régional de
l'Afrique de l'Ouest (BRAO), la foule a suivi sur un écran géant l'important
message du Secrétaire Général de la Francophonie, M. Abdou DIOUF. Dans son
message à la communauté francophone de part le monde, M. Abdou DIOUF a
souligné que " Parler la même langue, c'est l'assurance de faciliter les
relations mutuelles entre les populations des 70 Etats et Gouvernements qui
ont choisi d'adhérer à la Francophonie et de partager la langue française en
portant chaque jour, l'éclatant témoignage. Il a demandé aux populations
francophones d'oser et revendiquer un monde possible, un monde nouveau et
d'oser revendiquer une langue française au service du Développement
Durable.
Trouvez-ci après
l’important message du Secrétaire Général de la Francophonie.
KAO Victoire
Menace sur la
liberté de la Presse : Le confrère Lucien Messan intepellé
Chasser le
naturel il revient au galop. Après l'adoption de la loi de dépénalisation du
délit de presse, on pensait que les relations heurtées entre le pouvoir et
la presse privée allaient connaître un climat apaisé. C'était sans compter
avec les forces conservatrices.
C'est ainsi que
la soirée du lundi dernier a connu une montée de fièvre au sein de la presse
privée avec l'interpellation de M. Lucien Messan, directeur de la Rédaction
du journal Le Combat du Peuple par la Direction de la Police Judiciaire (DPJ)
sur demande du Ministre de la Sécurité. Une arrestation qui a provoqué la
mobilisation spontanée des hommes de médias. La HAAC, représentée par son
président et son vice-président, l'UJIT avec son secrétaire général et son
trésorier AMOUZOUVI, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration
Territoriale, le ministre des Droits de l'Homme, le Directeur de Publication
du Journal La Dépêche, l'avocat du Combat du Peuple et les parents et amis
du confrère infortuné. Tous se sont mobilisés pour soutenir un confrère
malmené par le ministre de la Sécurité.
C'est triste car
ces derniers temps, les relations entre la presse privée et les pouvoirs
publics étaient empreintes de compréhension, amenant des confrères à se
spécialiser dans le bitos à la primature, au ministère de l'Administration
Territoriale et autres. La détente était parfaite. Alors, on ne sait pas
quelle mouche a piqué le ministre de la Sécurité en demandant qu'on arrête
le confrère pour un article le mettant en cause. Dans un Etat de droit, la
force doit être à la loi.
Si un
compatriote, soit-il puissant, se sent attaqué par un écrit de presse, la
justice est là pour le régler. Chercher à kidnapper un journaliste comme un
criminel relève d'un autre temps différent de celui de paix et de
réconciliation que tente de cultiver le gouvernement dont le ministre de la
Sécurité est membre.
C'est le lieu de
demander au chef du gouvernement de rappeler ses ministres à l'ordre. Ceux
qui sont là pour le maintien de l'ordre ne doivent pas mettre en péril cette
paix que nous venons d'acquérir si chèrement. C'est le lieu aussi d'appeler
les confrères à plus de responsabilité.
KAO Victoire
Eliminatoires
CAN/Mondial 2010 : Le baptême de feu s'annonce difficile pour Jean Thissen
Le troisième
tour des éliminatoires combinées CAN/mondial 2010 démarre avec les matches
de la première journée. Logés dans le groupe A avec le Cameroun, le Maroc et
le Gabon, les Eperviers du Togo auront fort à faire le samedi prochain à
Accra face aux Lions Indomptables du Cameroun dont la grande forme contraste
avec l'apparente petite forme de la sélection togolaise diminuée par la
probable absence de certains éléments clés pour cause de blessure. Pour son
baptême de feu, le tout nouveau sélectionneur des Eperviers du Togo, M. Jean
Thissen pourrait se passer des services de Kader COUGBADJA et d'Oloufadé
ADEKAMBI, deux précieux attaquants dont les qualités et l'expérience en
faveur du football togolais ne sont plus à démontrer. Par ailleurs, la
présence confirmée de l'emblématique attaquant des Eperviers, Emmanuel Shéyi
ADEBAYOR est loin de susciter l'enthousiasme habituel et pour cause, ce
dernier revient fraîchement d'une blessure et est forcément diminuée de ce
fait.
Malgré son titre
de ballon d'or africain qu'il souhaite défendre dignement, nombreux sont
ceux qui restent sceptiques quant à la capacité d'ADEBAYOR à gagner son pari
face à une des meilleures équipes du continent. Le scepticisme va plus loin
lorsqu'on pense au duel à distance entre ADEBAYOR, ballon d'or 2008, et
Samuel ETO'O Fils, le probable futur ballon d'or 2009, dont la verve
offensive fait frémir de peur toutes les défenses adverses. Loin de remettre
en cause la capacité des autres attaquants togolais convoqués et qui
pourraient suppléer le vide causé par l'absence des pièces maîtresses, il
est fort à parier que les débuts de jean Thissen risquent d'être sa plus
grande épreuve à la tête des Eperviers. Pour mener à bien la campagne contre
les Lions Indomptables, la bande à Thissen devra faire preuve de
sublimation. Elle devra se donner à fond et compter sur le soutien du public
qui sera probablement acquis à sa cause. Le public sportif togolais devrait
se mobiliser pour aller massivement soutenir nos ambassadeurs à Accra le
samedi 28 mars prochain, histoire de permettre aux Togolais de revivre les
instants de folie et d'enthousiasme qu'ils ont connus en 2006 à l’issue de
la même épreuve.
Joël KOYE
Problématique de
la révision constitutionnelle : Le point de vue du CRATERE : Que vient-on
encore nous parler de la Constitution !!!
Jamais, sans
doute, les préoccupations des Togolais n'en ont été aussi éloignées qu'en
ces temps de crise et de vie chère.
C'est pourtant
elle qui agite la classe politique togolaise en ce moment. Voilà qui
confirme que les professionnels de la politique sont, chez nous, en
déphasage quasi structurel avec le vécu quotidien de nos concitoyens.
A peine le
gouvernement a t -il lancé la reforme du code électoral, conformément à
l'Accord Politique Global (APG), d'août 2006, qu'aussitôt l'opposition
radicale renoue avec sa "danse de saint Guy" qu'on pensait l'avoir
définitivement quittée depuis qu'à la faveur des législatives de 2007, elle
était rentrée dans la République. Elle menace de boycotter les travaux de
l'Assemblée Nationale, si celle-ci était amenée à examiner le projet
gouvernemental. Aussitôt, et pour démontrer son sens du "dialogue et du
consensus", le Président de la République reporte son projet et met en place
un Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). La "magnanimité"
du Chef de l'Etat était d'autant facile qu'elle ne lui coûte rien. Avec sa
confortable majorité à l'Assemblée Nationale, aucune décision contraire à sa
volonté ne saurait prévaloir.
Au demeurant,
l'agitation de l'opposition radicale peut s'analyser comme une manière de se
dédouaner auprès de ses éléments les plus extrémistes face à la crainte de
la réélection de Faure Gnassingbé. Il est dommage que le folklore politique
actuel au sein du CPDC masque une grande interrogation.
La question est
en effet de savoir s'il faut modifier la constitution du 14 octobre 1992
révisée successivement en 2002 puis en 2007 et le code électoral dans sa
version du 14 juin 2007 actuellement en vigueur. Faut-il le faire dans le
contexte politique actuel ? Pourquoi et comment ?
Ces questions
renvoient à une problématique qui peut ainsi s'articuler : de quel type
d'institutions le peuple togolais doit-il se doter pour vivre dans une
société qui favorise ses aspirations à la liberté et au bien être matériel
et moral ?
La constitution
de 1992 aujourd'hui en question a été approuvée à une très large majorité.
A la vérité, ce
consensus, apparemment large, cachait de profondes divergences dont
témoignent à souhait les violentes turbulences que la vie politique
nationale a connues depuis l'adoption de la nouvelle constitution et jusqu'à
un passé récent. Ces heurts se sont traduits, sur le plan juridique, par des
modifications apportées à la constitution et surtout au code électoral tant
il est vrai que celui-ci n'est que le prolongement naturel de celle-là.
En réalité, le
bloc constitutionnel de 1992 portait en lui les germes de sa propre
destruction. Elaborés par le Haut Conseil de la République (HCR), fruit
d'une "immaculée cooptation" à la Conférence Nationale Souveraine (CNS),
dépourvus de toute légitimité populaire, la constitution de 1992 et les
textes subséquents ne pouvaient qu'être contestés par ceux qui avaient été
défaits.
Comment mettre
fin à ces divergences pour que le bloc constitutionnel togolais trouve enfin
une certaine stabilité ?
Suffit-il, pour
cela, de modifier une fois de plus la constitution et le code électoral sans
parler des autres textes organiques ?
Ne faut-il pas
aller au-delà des options politiciennes engagées du moment pour graver dans
le marbre les valeurs politiques et sociales qui doivent fonder notre
société ? Telle devrait être la question centrale des débats au CPDC, si
toute la classe politique togolaise était soucieuse des profondes
aspirations du peuple.
Ces questions
renvoient autant à des considérations juridiques que
politiques.
Pour le Togolais
lambda confronté au mal vivre, on devrait au CPDC éviter la diversion, les
palabres interminables, la surenchère, synonymes de perte de temps alors que
beaucoup de choses devraient être réalisées avant la présidentielle de 2010,
c'est-à-dire dans un an. Il urge donc que le CPDC s'attelle à l'essentiel,
notamment :
- Régime
Politique
- Limitation du
mandat présidentiel
- Statut de
l'opposition
- Les questions
d'âge, de résidence et de nationalité.
Il faudra penser
aussi à des organes comme la Cour constitutionnelle, le Sénat, la Cour des
Comptes, etc.
1.
De la nécessité d'un régime présidentiel :
Le système
politique togolais, l'exécutif s'entend, est peu ou prou l'expression de la
volonté bruyante des extrémistes de la salle Fazao en juillet - août 1991
qui ont voulu un exécutif bicéphale, un Président de la République flanqué
d'un premier Ministre ayant la réalité du pouvoir. Ceci était motivé, il
faut le rappeler honnêtement, par une autre volonté, celle de renvoyer le
Président de la République à l'inauguration des chrysanthèmes.
Mais ce système
à deux têtes, est-il vraiment nécessaire aujourd'hui ? A cette question, le
Club de Réflexion sur l'Avenir du Togo à l'Ere du Réalisme (CRATERE) répond
par la négative. Bien malin celui qui peut convaincre les Togolais que le
Premier Ministre joue un rôle particulier sur l'échiquier politique au
regard des questions suivantes :
A quoi sert un
Premier Ministre alors que c'est le Président de la République qui :
- nomme les
ministres et à de hautes fonctions ?
- préside les
conseils des ministres ?
- instruit le
Premier Ministre sur la politique intérieure et extérieure ?
Au regard de
tout ceci, il apparaît évident que le maintien du poste de Premier Ministre,
loin de créer une valeur ajoutée à notre jeune démocratie, risque à terme
d'engendrer des conflits de tous ordres si nous n'y prenons garde.
L'ambigüité des articles 69, 77 à 80 et 97 de la Constitution le démontre
aisément.
Par ailleurs
pourquoi ne pourrions-nous pas nous inspirer des exemples de nos voisins
immédiats ? En effet, au Bénin et au Ghana, pays dont les démocraties sont
citées en exemple pour leurs dynamismes et leurs viabilités, on cherchera en
vain un Premier Ministre et pourtant ça marche.
2.
Limitation du mandat présidentiel :
Depuis quelques
années nous assistons à des révisions constitutionnelles au cours desquelles
on fait sauter le verrou de limitation des mandats présidentiels. A voir de
près, ces révisions ont ceci de commun que :
- leurs auteurs
avaient été précédemment dépouillés ou chassés du pouvoir à la faveur du
vent de l'Est et qui, par la voie démocratique, sont revenus en force au
pouvoir.
- Elles
s'opèrent dans une ambiance faite de défiance et de revanche.
Mais ceci ne
manque pas d'inconvénients, car c'est connu que quiconque use du pouvoir,
tend à en abuser et finit par être usé lui-même. Si tant est que c'est
nécessaire de limiter le nombre de mandats présidentiels, le club qu'il
faudrait dans ce cas, pour permettre au Président élu de disposer de temps
utile pour appliquer son programme, de porter le mandat à sept (7) ans
renouvelable une seule fois.
L'exigence de la
limitation des mandats ne répond à aucune norme démocratique mais elle a
l'avantage de l'apaisement politique car elle permet aux autres leaders
d'espérer leur tour sur le trône.
3. Le statut de
l'opposition:
Dans les pays de
tradition démocratique, l'opposition a un statut qui lui confère des droits
et devoirs bien spécifiques. Et tout bon démocrate connaît cet adage : "
les gouvernants gouvernent et l'opposition s'oppose " mais de façon
constructive, sommes-nous tentés de renchérir.
Il apparaît donc
essentiel que le CPDC se penche sérieusement sur cette question afin de
permettre la clarification des données et nous faire sortir de ce flou
artistique où n'importe quel quidam peut raconter sa vie et tutti quanti.
En outre une
véritable réflexion devrait être menée sur la question afin d'éviter à
l'avenir des écueils et des pièges du genre : chef de l'Opposition qui ne
manquerait pas au besoin de devenir un problème et pour les autres opposants
et donc pour la nation entière.
4. Les questions
d'âge, de résidence et de nationalité :
a) l'âge
:
Dites-nous l'âge
de votre président et nous vous dirons comment il dirige votre pays.
L'honnêteté intellectuelle nous oblige à affirmer que l'âge d'un dirigeant a
un impact certain sur ceux qu'il est censé diriger.
Un coup d'œil
rapide sur les pays dont les Présidents sont au moins septuagénaires nous
montre des situations déplorables soit de dérives autoritaires ou de gestion
calamiteuse de ces pays. Alors, à nous jeunes pays africains une seule
question est posée : Voulons - nous nous retrouver dans les mêmes conditions
? Un peuple comme celui du Togo doit refuser de faire les malheureuses et
amères expériences d'ailleurs. C'est dans cette optique que le CRATERE
propose le plafonnement de l'âge des présidentiables à 70 ans.
b) La
résidence :
Tout le monde
sait que résider dans un pays rime avec travailler pour développer ce pays
en payant ses impôts, ses factures d'eau, de téléphone et d'électricité. En
Afrique, il est malséant et indécent qu'un fils du terroir parti en aventure
depuis des lustres et coupé des réalités du lieu revienne pour faire valoir
son droit au trône, fut-il un prince. Le bon sens voudrait donc qu'il
revienne rester pendant quelques années d'abord pour s'acclimater, tisser
des relations et enfin partager les joies et les peines de ceux sur qui il
brûle de régner. Dans notre monde globalisé du XXIème siècle, cela s'appelle
attitude civilisée.
La résidence sur
le territoire national pendant au moins un an est une bonne disposition car
pour diriger un pays, il est important de vivre tous ses problèmes sur
place et au quotidien avec le peuple
c) la
nationalité :
La condition de
nationalité mérite une attention particulière car, il est inacceptable qu'un
candidat ayant plus d'une nationalité prétende être élu président de la
République dans un pays. Le cas du président Péruvien, Alberto FUJI MURI,
est encore vivace dans les esprits pour nous servir de leçon.
Peut-on
concevoir qu'une personne n'exerçant aucune activité professionnelle dans un
Etat et donc qui ne paie aucun impôt, postule à occuper une fonction aussi
élevée que celle de la présidence de la République ? Cette disposition ne
peut faire l'objet d'une modification et doit être maintenue en l'état ou
renforcée davantage.
5- Le Sénat
Notre
constitution prévoit un sénat (article 81) sans consacrer un développement
convenable à cette chambre du parlement vénérée ailleurs pour sa sagesse et
sa pondération dans le traitement des affaires publiques.
Cette chambre
pourrait- elle réellement voir son existence consacrée par la révision
constitutionnelle ? Il le faut. Ses attributions sont trop limitées (article
81 al. 2 et 3).
6- La cour de
comptes
La cour des
comptes prévue au titre VII de la constitution a été conçue comme une
institution du genre de la cour constitutionnelle ou de la haute autorité de
l'audiovisuel et de la communication par les constituants de 1992 qui lui
ont donné une apparence fondamentalement politique, alors que la cour des
comptes, sous d'autres cieux, est une juridiction financière, spécialisée
en matière de jugement des comptes.
L'introduction
de l'expérience de quinze ans par exemple pour y exercer et du mandat est
incompatible avec la conception habituelle de cette juridiction inspirée de
la tradition française sur laquelle repose l'organisation des différents
services publics. Normalement on entre à la cour pour y faire carrière
jusqu'à l'admission à la retraite, et non pour exercer un mandat. Les
magistrats de la cour des comptes sont recrutés par voie de concours ou sur
titre pour les meilleurs élèves sortis des grandes écoles comme l'ENA.
Le CRATERE pense
qu'un échange approfondi sur cette cour des comptes avec des spécialistes
est indispensable (art. 108 à 111).
7- La Cour
constitutionnelle
La cour
constitutionnelle (titre VI) est également la cible des critiques. On lui
reproche sa composition et son rôle de juge de la régularité des
consultations électorales au point de mettre en cause sa crédibilité. Ces
critiques sont- elles fondées?
On pourrait
penser notamment à élargir sa saisine et mettre en valeur sa fonction
consultative.
Au regard de ce
qui précède, il est évident que la révision de la constitution est
nécessaire pour améliorer le fonctionnement des institutions.
Mais, il faut le
rappeler, le Togo vit depuis trois ans un climat d'apaisement et de
décrispation politiques. Faut-il vraiment remettre en cause cette sérénité
pour engager une révision constitutionnelle surtout à la veille d'un scrutin
présidentiel ?
Une telle
initiative serait, à notre avis, porteur de joutes verbales pouvant
déboucher sur un climat politique délétère.
Une révision
constitutionnelle qui interviendrait après 2010 quand la fièvre et
l'agitation électorales seront retombées dans la sérénité nous parait
raisonnable.
Le CRATERE tient
à souligner que la révision des textes exige des pré-requis de la part de la
classe politique :
- le dialogue
républicain (CPDC)
-
l'esprit républicain c'est-à-dire la bonne foi, le compromis, le
patriotisme, le Pacta sunt servanda (le respect de la parole donnée) et
l'intérêt national.
LE CRATERE
Montée du
Tribalisme au Togo : Le mauvais jeu de la presse privée Togolaise
Depuis quelques
semaines, en lisant la presse privée togolaise, on se croirait au Rwanda au
lendemain de l'attentat contre l'avion de feu président Habia Rimana en
avril 1994. Comme Radio Mille Collines, qui a entonné l'hymne à la haine
tribale, Focus Info et d'autres titres dirigés par des tribalistes de renom
exaltent le tribalisme en prenant pour cible les Kabyè, ethnie du président
Faure. Tous parlent des Kabyè mieux des hommes originaires du Nord Togo.
C'est le réveil de la haine contre le Kabyè ou " Nordto " pour reprendre
l'expression du confrère Forum de la Semaine. Ceci n'est pas nouveau. Le
Kabyè était à l'index depuis les années 1960. Comme les Juifs, le peuple
Kabyè était la cible des " Ahouna" qui voulaient piétiner ces rebelles
insoumis qui habitent les montagnes du Nord du Togo, notre patrie commune.
Oh Kabyè ! Pauvre Kabyè, hier, Olympio et les peuples auxquels il
s'identifiait ne les aimaient pas. Ils ne voulaient pas d'eux dans
l'administration et dans l'armée. On se rappellera la misère que Sylvanus
Olympio a infligée aux anciens combattants revenus de la guerre d'Indochine
et d'Algérie. Ce peuple brave, il ne le voyait seulement que dans les
travaux champêtres. Le maximum qu'ils méritaient, c'étaient les postes de
gardiens, de plantons, de vaguemestres, de coursiers, de chauffeurs, de
cuisiniers.
Bref, les "
Nordto " comme ils aiment appeler tous les ressortissants du Nord du pays,
ces " Gbémélan ", ne devraient servir dans l'administration que comme
serviteurs, jamais pas comme chefs. Les travaux durs et déshonorants, voilà
ce à quoi, ils sont bons. Ils n'ont pas droit aux postes juteux. Les "Nordto"
n'étaient aux yeux d’Olympio et de ses partisans que des sous- hommes qui
n'avaient droit à rien. Même dans l'armée, il ne voulait pas d'eux. Le refus
catégorique qu'il a opposé aux anciens combattants revenus de l'armée
française en dit long sur l'antipathie que ce président avait pour les Kabyè.
Quant aux "
Ahouna ", ils étaient les privilégiés qui avaient droit à tout. Ils étaient
directeurs de l'administration, administrateurs des banques, diplomates,
commerçants. Bref, ils étaient dans les postes juteux.
Dans le temps,
pour travailler dans une banque ou dans une administration juteuse, il
fallait s'appeler Wilson, Lawson, de Souza, da Silvera, Raudelphau, tout au
moins se prénommer Ayité, Adjé, Akouété, Kwami ; Koffi, Kayi, Dovi, Ekpé
Keyison, etc. Ceux qui en doutent nous les renvoyons à l’article de notre
confrère le Combat du Peuple intitulé : “Le Tribalisme parlons-en”.
Même au cours du
règne du président Eyadema, c'étaient les mêmes qui avaient tiré profit des
largesses du pouvoir.
A chaque
gouvernement, on retrouvait plusieurs ressortissants du Sud en général et
ceux d'Aného en particulier. Les collaborateurs immédiats du président
Eyadema étaient Mina. Ils s'appelaient qui Bonim, qui Amégbo, qui Laclé,
qui Follivi, qui Afoudji, qui Ajavon, qui Panou ou Apédoh Amah etc.
Est-ce une
malédiction d'être Kabyè ou d'être du Nord ? Que reproche-t-on aux Kabyè qui
occupaient certains postes de responsabilité ? Incompétence ou leur
appartenance ethnique ?
Certes, le
tribalisme est un phénomène social que tous les Togolais épris de paix
doivent combattre. Mais faire de l'ethnie Kabyè, ethnie du Président de la
République, une cible à abattre est un jeu dangereux, gros de périls qui
met tous les Kabyè profiteurs et non profiteurs sur la défensive.
Il faut tout de
même reconnaître que certains serviteurs de l'Etat, parmi lesquels des kabyè
même retraités sont restés agrippés à leurs postes comme si après eux, c'est
le déluge. Pour ces derniers, personne ne verserait la moindre larme, y
compris leurs frères kabyè.
De là, à les
assimiler aux kabyè en général, est une erreur à ne pas commettre.
A suivre
Yves DILLONG |
|
La Dépêche 460 du mercredi 18 mars 2009 |
|
Montée du
tribalisme : Attention danger! Le malheur d’être Kabyè au Togo |
|
Dans
quelques mois, les Togolais iront une fois encore aux urnes pour le compte
des élections présidentielles. Ce n'est plus un secret pour personne, les
élections ont toujours été et continuent d'être une période redoutée au
Togo en raison des violences et dérapages qui ne cessent de les émailler.
Force est malheureusement de constater que la presse togolaise qui est
normalement censée contribuer à l'apaisement et à redonner aux Togolais
l'espoir d'élections libres, transparentes et surtout sans violences, se
livre plutôt à des campagnes d'incitation à la haine tribale. Cette
attitude déplorable revient chaque fois à l'approche des élections dans
notre pays et a pour but inavoué de réchauffer les esprits et de les
préparer, non seulement à contester le verdict des urnes, mais aussi à le
faire par des voies peu orthodoxes. Comme si cela ne suffisait pas, ces
incitateurs à la violence sont encore les premiers à crier aux violations
des droits de l'homme.
S'agissant de
la prétendue " ethnisation à outrance des plus hautes sphères de l'Etat ",
nous estimons pour notre part que le débat n'est pas à ce niveau. Que ce
soit feu Président Eyadema ou le président Faure, ils ont toujours travaillé
aussi bien avec leurs frères du Sud que ceux du Nord. Il ne faut pas
confondre les kabyè aux autres ethnies du Nord. Ceux qui critiquent le
tribalisme en sont les vrais adeptes. Il suffit de considérer par exemple la
composition du bureau politique de l'UFC, le parti de l'opposition radicale
le plus ethnocentriste pour s'en apercevoir. En effet, presque ou tout le
bureau politique de l'UFC est composé de neveux, frères et beaux-frères du
leader. S'il leur arrive de positionner des gens issus d'autres ethnies et
particulièrement ceux du Nord, ces derniers ne sont réduits qu'au second
rôle. Le comble est qu'on observe une grande méfiance à leur égard. M. Amah
GNASSINGBE ne nous démentira pas. Bien qu'étant l'un des piliers de la
création de l'UFC, on ne lui accorda que la place de 3ème Vice-président de
ce parti, histoire de limiter ses chances de briguer un mandat présidentiel
au nom de l'UFC, juste parce qu'il est kabyè. Cela témoigne aussi du peu de
confiance placé en lui. Un autre exemple est celui de la plupart des
sociétés privées dirigées de main de maître par les AMOUZOU qui n'engagent
que leurs frères et sœurs pour y travailler. Il suffit de se rendre dans ces
sociétés privées pour s'en rendre compte. Il est difficile de s'y faire
servir si l'on ne comprend pas éwé ou mina.
A cet effet,
parlant des auteurs de ces articles incitant à la violence, ne dit-on pas
souvent que le trop d'attention que l'on met à observer les fautes d'autrui
fait qu'on meurt sans avoir eu le temps de reconnaître les siennes ? La
charité bien ordonnée commence par soi-même et le confrère " Focus Info "
devrait s'y appliquer. Comme il le dit lui-même, si " on a 17,65% de chance
d'être dans l'équipe des collaborateurs du Président de la République quand
on s'appelle AMOUZOU, il faut être assez sérieux pour reconnaître qu'à Focus
Info, on n'a aucune chance d'être collaborateur de ce journal quand on
s'appelle MANDABALO. Ne nous leurrons point, l'administration de toute
entreprise est à l'image de ce qui se passe au sommet de l'Etat. Si pour un
journal de rien du tout, on est arrivé à faire preuve d'autant
d'ethnocentrisme, c'est soit parce qu'on ne fait pas confiance aux autres
ethnies ; ce qui confirmerait notre analyse faite plus haut, soit parce
qu'on veut manger tout seul sans les autres.
Le choix des
collaborateurs de Faure est dicté par une question de confiance ; ce qui
n'est pas le cas chez ses détracteurs jaloux et envieux qui sont prêts à
tout pour s'accaparer du pouvoir tout en excluant les autres ethnies du
partage du gâteau. La preuve, l'UFC a crié haut et fort lors des
législatives passées qu'elle gouvernerait seule et sans partage en cas de
victoire. Sous Sylvanus Olympio, tout le personnel travaillant à la
présidence était originaire de la préfecture des Lacs. Même, tout le
personnel travaillant au ministère de l'Education Nationale et au ministère
de l'Agriculture - deux postes détenus respectivement par deux nordistes, à
savoir Martin SANKAREDJA et Namoro KARAMOKO - était tous ressortissants du
Sud du pays.
Les kabyè qui
travaillent à la présidence ou à la tête des sociétés d'Etat n'ont pas dû
leur faveur à " Medefrère " comme la presse d'opposition aime souvent
raconter. Ils l'ont dû à leurs propres efforts. Il ne faut pas oublier que
c'est au sortir de la conférence nationale qu'on avait décidé de corriger
les épreuves du baccalauréat dans un centre unique à Lomé parce qu'on
soupçonnait à chaque fois les correcteurs de faire preuve de favoritisme
quand les épreuves étaient corrigées à Kara. La conséquence est là ; qu'on
corrige ces épreuves à Kara ou à Lomé, l'avantage des réussites revient à la
préfecture de la Kozah.
Il n'y a donc
pas de doute à se faire. Les AMOUZOU sont plus tribalistes que ne le sont
les MANDABALO. Au Togo, le RPT reste le seul parti rassembleur et le nier
serait un manque de bonne foi.
Au Togo, les MANDABALO gouvernent et les AMOUZOU mangent
L'attitude des
détracteurs du régime RPT témoigne de l'insatiabilité de l'homme. Les
choses deviennent plus écœurantes quand cette insatiabilité vient à rimer
avec cynisme et ingratitude à outrance. Ce n'est un secret pour personne.
Les frères kabyè qui, dit-on, sont les seuls bénéficiaires des avantages
liés à l'exercice du pouvoir par le régime RPT, sont pourtant les plus
lésés. Pendant qu'ils croupissent pour la plupart dans la misère, les
AMOUZOU s'enrichissent allègrement sur le dos du pouvoir. En effet,
conscient de tirer avantage de leur acharnement contre le régime, ils ne se
privent guère du plaisir d'amplifier leurs attaques stériles. Lors des fêtes
de fin d'année écoulée par exemple, ce sont encore ces fossoyeurs du régime
qui ont fêté dans l'abondance après avoir bénéficié de plus de 10.000.000 F
CFA. Pendant ce temps, les kabyè qu'ils incriminent n'avaient pour seules
richesses que leur " Tchoukoudou " (boisson locale) et leur " Tchotou "
(moutarde).
Au demeurant,
le chef de l'Etat est libre de nommer qui il veut à la place où il veut.
C'est une question de confiance et de compétence, et il ne saurait en être
autrement si ce dernier entend mener à bien son programme de société. Pour
revenir au type d'analyse visant à inciter à la haine ethnique, nous
estimons que cette attitude est irresponsable, venant surtout des hommes de
médias. C'est triste de chercher à savoir de quelle ethnie est par exemple
le Secrétaire Général de la Présidence ou le Conseiller spécial de la
Présidence ou encore le DG du Port ? L'important pour un communicateur
réfléchi est de chercher à savoir si ceux qui occupent des postes de
responsabilité remplissent convenablement leurs missions ? Il faut plutôt
démontrer et prouver par exemple que tel ou tel individu est mieux placé
pour telle ou telle fonction ou que tel ou tel responsable remplit mal ses
fonctions ; quitte aux autorités compétentes qui ne sont pas insensibles aux
analyses des médias de tirer les leçons qui s'imposent.
Joël, Vivien et
Jacques
Journée
Economique du TOGO en France : - le Togo a l'honneur à Paris : La chambre de
commerce du Togo a créé l'événement
- Le premier
ministre Houngbo a séduit les operateurs économiques français, européens et
la diaspora
Une Journée Economique du Togo à Paris, personne n'y
croyait. Les mauvaises langues ont prédit l'échec. Des rumeurs ont circulé à
Lomé sur une prétendue interprétation.
Mais les faits
ont démenti les pronostics apocalyptiques des prophètes de malheur.
La Journée
économique organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du togo (CCIT)
en collaboration avec la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris et la
Maison d'Afrique avec l'appui du gouvernement togolais le 11 mars 2009 à
Paris a connu un succès éclatant. Plus qu'une Journée Economique, ce fut un
événement car de la voix de M. Pierre Simon, Président de la Chambre de
Commerce et d'Industrie de Paris, " C'est le plus grand nombre que nous
avons eu dans ce genre de réunion." Près d'un millier d'opérateurs
économiques togolais et européens ont pris part à la rencontre. La
mobilisation a été forte. L'organisation sans faute et les exposés ont
émerveillé tous les participants. La salle de conférence de la Chambre de
Commerce et d'Industrie de Paris était débordée, devenue trop exiguë pour
contenir d'illustres opérateurs économiques qui ont dû suivre les
manifestations au programme de la Journée (la séance inaugurale, les exposés
suivis de débats et les rencontres individuelles) debout.
La séance inaugurale
Les
manifestations au programme de la Journée ont commencé aux environs de 9h 30
par l'allocution de bienvenue de M. Pierre Simon, le Président de la Chambre
de Commerce et d'Industrie de Paris. Dans son intervention, le président
Pierre Simon a salué la bonne collaboration entre la CCIT et son
institution, fruit de la présente manifestation.
Après avoir
rappelé la rencontre en septembre 2006 du Président Faure avec le Conseil
des Investisseurs Français en Afrique, il a salué la reprise de la
coopération des bailleurs de fonds avec le Togo qui a été possible à
cause des résultats concrets obtenus dans les secteurs prioritaires et
porteurs.
Le président de
la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris s'est particulièrement
attardé sur la forte mobilisation, avec 320 rendez-vous individuels. " Le
plus grand nombre que nous avons eu dans ce genre de réunion ", a tenu à
préciser le président Pierre Simon.
Enfin, il a
passé en revue la collaboration multiforme qui lie la Chambre de Commerce de
Paris aux Chambres de Commerces africaines par le biais de la Maison
d'Afrique. Cette collaboration se traduit par l'accompagnement des
entreprises africaines dans l'exportation de leurs produits sur le marché
français, l'appui en information et en formation. Il s'est enfin félicité du
retour de la CCIT dans le réseau de la Maison d'Afrique et de la Conférence
Permanente des Compagnies Consulaires africaines et françaises après le
renouvellement de ses instances.
Dans son
intervention, le président de la CCIT M. Jonathan FIAWOO n'est pas allé par
quatre chemins pour parler de ce qui le tient à cœur, " développement ", en
invitant les chefs d'entreprises françaises et togolaises à mettre en place
de grandes structures économiques pour faire face aux exigences de la
mondialisation et aux Accords de Partenariat Economique (APE). Il a dit
nourrir beaucoup d'ambition pour son pays le Togo.
Le président
FIAWOO a présenté aux opérateurs européens, le grand intérêt qu'accorde le
gouvernement togolais au décollage économique et au secteur privé en
organisant des élections consulaires dont les résultats reflètent le choix
des opérateurs économiques togolais.
Après avoir
présenté les nouveaux atouts du Togo, le climat politique apaisé,
l'environnement juridique et judiciaire assaini, le délai de création
d'entreprises réduit avec la mise en place du guichet unique, le président
FIAWOO a convié ses hôtes à découvrir les opportunités que le Togo leur
offre.
La troisième
intervention, celle de M. LORENZO, ministre délégué à la présidence Chargé
du Secteur Privé, a été plus pédagogique. Le ministre en charge du Commerce
a rappelé la tradition commerciale et d'ouverture qui a toujours caractérisé
le Togo.
Il a présenté
les mesures incitatives que sont la nouvelle loi sur le commerce et la
concurrence, le centre de formalités des entreprises qui a ramené le délai
de création d'une entreprise de 56 jours à 12 jours. Il a rassuré que dans
un avenir proche, le délai de création d'entreprise sera de 48 heures au
Togo.
Parlant
d'autres mesures incitatives, le ministre Lorenzo a insisté sur la
rationalisation de la fiscalité et le vaste chantier de reformes des douanes
togolaises qui, à terme, va éliminer la corruption dans ce secteur sensible.
Il a rappelé
aux illustres hôtes le rapport 2008 du FMI qui indique qu'il n'y a plus
d'harcèlement fiscal au Togo.
L'ambition du
gouvernement togolais, a souligné le ministre Lorenzo, est d'inscrire le
Togo dans un climat propice aux affaires. Il a pour finir invité les
opérateurs économiques français, allemands, belges, suisses, anglais,
autrichiens, luxembourgeois et tous ceux qui le désirent à venir investir au
Togo où il existe des avantages comparatifs.
Le premier ministre Houngbo a séduit
C'est au
Premier ministre de la République Togolaise, son Excellence Gilbert Houngbo
qu’est revenu l'honneur d'ouvrir les travaux de cette auguste assemblée.
D'entrée de
jeu, le premier ministre a salué " la forte mobilisation autour du présent
événement qui démontre l'intérêt que les hommes d'affaires togolais et
français accordent à ce moment d'échanges et de contacts pour élargir et
approfondir les relations commerciales au profit de nos deux pays.
" Qu'il me soit
permis, à cet effet, de dire notre satisfaction aux organisateurs de cette
manifestation qui nous unit pour leur professionnalisme ", a souligné le
premier ministre concédant au secteur privé son rôle de locomotive dans le
développement, il a réitéré le soutien du gouvernement et des pouvoirs
publics à ce secteur. Cela passe par le climat de stabilité politique et la
mise en œuvre de réformes économiques pour l'éclosion du génie togolais et
l'épanouissement de son dynamisme entreprenarial.
Il a qualifié
d'élogieux l'engagement et la mobilisation citoyenne dont ont fait preuve
les acteurs politiques et de la société civile togolais ces dernières
années.
Créer un climat propice aux affaires
Après avoir
passé en revue la signature de l'Accord Politique Global d'août 2006 et les
progrès enregistrés dans le dialogue politique et les avancées
démocratiques, le premier ministre en est venu à la reprise de la
coopération avec les bailleurs de fonds.
Le Togo vient
de loin, a-t-il fait remarquer avant de souligner que le gouvernement
voudrait mettre à profit ce regain de confiance de nos bailleurs pour
instaurer un climat propice aux affaires pour développer les atouts naturels
et stratégiques du Togo (son littoral et sa situation géographique
exceptionnelle) qui lui donnent le statut de porte principale d'accès de la
sous-région de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.
Parlant des
efforts et des réformes entreprises par son gouvernement, le Premier
ministre a cité le programme de facilité pour la Réduction de la Pauvreté et
pour la Croissance (FRPC) qui permettra au Togo d'atteindre cette année le
point d'achèvement en vue de bénéficier de l'allègement de sa dette dans le
cadre de l'initiative PPTE.
Il n'a pas
passé sous silence le programme de modernisation de l'administration " pour
la rendre plus performante afin qu'elle réponde aux attentes des opérateurs
économiques ", de la modernisation de la justice pour la rendre plus
efficace et plus proche des justiciables par l'adoption de nouvelles lois
sur l'organisation judiciaire.
D'autres
réformes en chantiers, selon le premier ministre Houngbo, concernent le code
des marchés publics, le démarrage effectif de la Cour des Comptes et
l'élaboration d'une stratégie globale de réforme de la politique fiscale en
harmonie avec celle des pays de l'UEMOA.
" Les autorités
togolaises sont décidées à tout mettre en œuvre pour encourager et stimuler
le processus de croissance économique. Mais elles veulent compter sur
l'autre acteur clé qu'est le secteur privé pour prendre le relais en créant
des emplois et en prenant des risques calculés qui seuls assurent les
rendements ", a souligné le premier ministre Houngbo.
Ambitieux programme d'industrialisation
Le discours
d'ouverture du PM a pris l'allure d'un véritable discours- programme,
passant en revue tous les secteurs d'activités du pays. Aussi, la tribune à
lui offerte était très belle pour présenter son ambitieux programme
industriel qui passe par la transformation du secteur secondaire. Il
s'agit prioritairement du fer, des phosphates, du clinker, de la dolomite,
de l'industrie de transformation, de la pétrochimie, du conditionnement, de
l'agroalimentaire, des BTP, de l'énergie, etc., autant de secteurs qui
pourront bien être développés par des investissements privés.
Les services et
le tourisme préoccupent aussi le Premier Ministre Houngbo. Il a mis l'accent
sur les potentialités énormes dont regorge le Togo sur le plan touristique
et artisanal. A ce niveau, les efforts du gouvernement sont concentrés sur
le renforcement du cadre réglementaire des activités pour plus de
professionnalisme et de qualité des prestations.
La rupture avec le passé
La recherche
d'une croissance accélérée passe par des ruptures avec le passé , un nouvel
état d'esprit et un nouvel élan, a souligné M. Gilbert Houngbo devant
l'illustre assemblée qu'il a littéralement séduite par la clarté, la
précision et la franchise. Le chef du gouvernement togolais demande
d'envisager de nouveaux rapports entre les pouvoirs publics et le secteur
privé pour assurer le financement, la construction, la rénovation, la
gestion et l'entretien d'infrastructures et la fourniture de services.
" Nous voulons
par la présente ici montrer que le secteur privé est incontournable dans la
mise en œuvre des mutations profondes entreprises dans le développement
économique du Togo et qu'il mérite l'appui du gouvernement ", a martelé le
premier ministre.
" Je voudrais
du haut de cette tribune, lancer une chaleureuse et cordiale invitation aux
hommes d'affaires français et européens, qui ont l'avantage historique de
connaître notre pays, pour qu'ils viennent découvrir le nouvel environnement
des affaires en constante amélioration ainsi que des importantes
opportunités ".
C'est par cet
appel pathétique aux hommes d'affaires présents à venir investir chez nous
que le discours du PM a pris fin sous un tonnerre d'applaudissements.
Les travaux de
la Journée
Au programme de
la Journée- événement, des exposés présentés par des chefs d'entreprises,
des ministres accompagnant le PM (au total 5 ministres), des témoignages,
des débats, l'entretien du PM avec la diaspora togolaise en Europe. Mais le
temps fort de cette Journée reste sans conteste, les entretiens individuels
entre les chefs d'entreprises togolais avec leurs homologues français et
européens.
Les exposés
Au total,
l'auguste assemblée a eu à suivre 14 exposés animés par d'éminentes
personnalités pour présenter, expliquer et convaincre. Ces exposés portent
sur les questions prioritaires de développement. Ils ont porté sur :
- " L'économie
togolaise et ses opportunités ", par M NAYODAH
- " Cadre
Judiciaire du Togo : Environnement des Affaires- Cadre réglementaire et
institutionnel ", par le Bâtonnier au Barreau du Togo Me AQUEREBURU
- " La chambre
de Commerce et d'Industrie du Togo et ses missions ", par M. Yva BADOHU
- " La zone
Franche, Le port Automne de Lomé, la SALT, Togotélécom, Togocellulaire ",
par M. SIKPAH
- " Energie-
Mines et Eau ", par le ministre DAMIPI
- "
L'Enseignement Technique et Professionnel au Togo ", par Mme Henriette
KOUEVI AMEDJOBGE
- "
L'Hôtellerie et le Tourisme ", par le ministre KPABRE
A ces exposés
se sont ajoutées des interventions en terme de témoignage.
Il s'agit
notamment des interventions du:
- représentant
de GETMA-ECOTRANS
- représentant
du groupe Houlier
- représentant
de l'AFD
- l'Association
Professionnelle des Banques du Togo
- l'Agence
Nationale de Promotion et de Garantie des Projets
- Directeur de
la 7e Foire internationale de Lomé
- et enfin du
Promoteur du Forum Africain de Partenariat Industriel
Les
intervenants, chacun en ce qui le concerne, se sont évertués à présenter le
Togo, les immenses besoins de développement, ses atouts et surtout le nouvel
esprit qui prévaut dans le pays avec des reformes dans tous les secteurs
d'activités. Signe du renouveau patriotique togolais, tous les
intervenants ont conclu leur intervention par l'appel lancé aux opérateurs
économiques français, européens et la diaspora togolaise à venir découvrir
le nouveau climat des affaires qui prévaut désormais au Togo.
Un débat général franc
Les 14
interventions ont donné lieu à un long débat général sincère et franc. Un
panel comprenant les ministres a répondu aux nombreuses questions sous la
présidence du PM.
Le jeu de
questions-réponses a porté sur les sujets suivants :
- La
présidentielle 2010
- Le code des
investissements
- Les acquis de
la conférence de Bruxelles avec les bailleurs de fonds
- La loi de
Finance 2009 modifiant le régime de la zone franche
- Le code
général des Impôts
- La place de
la diaspora dans la nouvelle donne togolaise
- La question
foncière et l'immobilier
- L'audit des
entreprises publiques
- La place du
tourisme dans le développement
- La santé et
la sécurité sociale
- La dépendance
du budget togolais des aides extérieures
- Le
développement culturel, etc.
A toutes ces
questions, le PM et les 5 ministres qui l'accompagnent ont apporté des
éclairages. Le débat contradictoire s'est déroulé dans une ambiance de
compréhension mutuelle reflétant bien le nouvel esprit de détente qui
prévaut au pays.
A la fin des
discussions, les hommes d'affaires présents et surtout ceux de la diaspora
ont unanimement salué la nouvelle situation qui prévaut au Togo et surtout
l'esprit d'ouverture dont a fait preuve le chef du gouvernement togolais et
qui augure d'un lendemain meilleur pour le Togo.
Les rencontres individuelles
Nous l'avons
signalé précédemment, les rencontres individuelles restent le temps fort des
manifestations au programme de la Journée. Au total, 320 rendez-vous ont été
pris entre les hommes d'affaires du Togo et leurs homologues français et
européens. Il s'agit d'un travail de fourmi, une prouesse réalisée par les
autorités de la CCIT, de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris et
la Maison d' Afrique. Avant le déroulement de la Journée, les hommes
d'affaires des deux parties ont été invités à manifester leurs centres
d'intérêt et à dire quel entrepreneur ils désirent rencontrer. A partir des
réponses obtenues de part et d'autre, les organisateurs ont établi des
rendez-vous individuels. Ces rendez-vous ont connu un engouement manifeste.
Les entretiens débutés aux environ de 15 heures ont pris fin très tard dans
la nuit aux environs de 20 heures.
Les ministres
qui accompagnent le premier ministre, surtout ceux de l'Energie, du
Tourisme, de l'Enseignement et du Secteur privé ont été très sollicités. Il
en est de même pour la Zone Franche, les banques, pour ne citer que ceux-là.
De l'avis
général, ces rencontres individuelles ont été prometteuses et des
engagements fermes ont été pris de part et d'autre. Ce qu’il faut retenir,
c’est que les interventions ont fait une forte impression. On en veut pour
preuve que ces compatriotes de la diaspora qui après l'intervention de Me
AQUEREBURU ont déclaré : " Si des frères que nous respectons disent que ça
va, nous devrons retourner au pays". Qui dit mieux ?
Il appartient
aux organisateurs de faire le suivi des promesses faites afin que le
partenariat entre le secteur privé togolais et français en sorte plus
renforcés.
La diaspora
togolaise est-elle devenue plus responsable ?
C'est la
question que l'on est en droit de se poser à la lumière de l'audience que le
PM a accordée à nos compatriotes restés en Europe, en marge des travaux de
la Journée. A leur demande, le premier ministre Houngbo les a reçus
promptement dans une salle de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris
qui a servi de bureau à notre chef de gouvernement. Finis les discours
pestiférés de nos compatriotes à chaque visite en Europe d'un représentant
du gouvernement togolais comme en octobre 2005 et février 2006, année au
cours desquelles nos compatriotes en Europe ne manquaient pas d'occasion
pour ridiculiser nos dirigeants.
Rien de cela au
cours de la Journée Economique du Togo ce 11 mars 2009. Sur les 320
rendez-vous individuels figurent 150 compatriotes restés en Europe. Une
nouvelle tendance qui marque aussi une autre rupture.
Finie la
diabolisation. Place aux retrouvailles fraternelles. Et la rencontre du PM
avec la diaspora fut cordiale et fraternelle.
On a parlé
développement et peu de politique. Quelle place pour la diaspora dans le
nouvel environnement togolais ?
On a échangé
autour de cette question et des propositions ont été formulées.
Il a été
demandé à la diaspora togolaise de s'organiser à l'instar de celles du Mali
et du Sénégal, de disposer d'un répertoire de la diaspora. La diaspora
togolaise est connue pour sa compétence dans le monde. Mais où est-elle,
que fait-elle et qui est prêt à faire quoi au pays?
Un embryon de
cellule de la diaspora est créé au ministère des Affaires Etrangères à la
demande du Premier Ministre. En attendant la mise en place du Forum de la
diaspora, il est demandé à nos compatriotes de s'inscrire volontairement
dans nos consulats. L'idée du Livre Blanc de la Diaspora a été lancée. Le PM
a trouvé l'idée intéressante. Mais, il a demandé que l'initiative vienne de
la diaspora elle-même.
Le Premier
ministre a salué le nouvel élan qui se dessine au sein de la diaspora
togolaise.
A la rencontre,
deux interventions sont venues enrichir les discussions. Celle de M. Ignace
Clomégah et d'un représentant du Ministère français de l’immigration.
M. Ignace
Clomégah, le Trésorier général du Bureau de la CCIT, est un exemple palpable
du retour réussi au pays. Ancien cadre du cabinet Arthur Anderson, il a
décidé de retourner au pays malgré les avantages que lui accordait le
cabinet. Il a même refusé des promesses financières qu'on lui a faites. Il a
préféré tenter sa chance au pays. Il ne regrette pas. Il a demandé à nos
compatriotes de faire preuve d'adaptation. Pour cela, il leur a demandé de
concevoir des projets bancables qui trouveront des Financements.
Des fonds à
financer des projets des émigrés au retour au pays, il en existe au
ministère français de l'Immigration. C'est l'information que M. Fredéric de
ce ministère a apportée à nos compatriotes. Du ministère Français de
l'Immigration, les Africains ne retiennent que les reconduites aux
frontières. Non, le ministère a aussi un côté humanitaire. Il dispose de
fonds pour financer les retours aux pays par le biais du développement
solidaire. Avis donc à ceux qui sont préoccupés par le développement de leur
cher pays.
Les rideaux
sont tombés sur la Journée Economique du Togo à Paris ce 11 mars 2009 très
tard dans la nuit. Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître réussi par
les dirigeants de la CCIT. Le succès a été éclatant. N'en déplaise aux
prophètes des malheurs qui ont prédit l'échec et qui continuent de raconter
leur vie. Ils ont un autre agenda. Les organisateurs, au premier rang
desquels le président FIAWOO et ses collaborateurs du bureau, le directeur
général de la CCIT peuvent se frotter les mains. Leurs efforts des nuits
sans sommeil ont été couronnés de succès. Leurs noms seront inscrits au
panthéon de l'histoire pour avoir été de ceux qui ont cru que dans un
environnement gagné par le défaitisme ambiant, on pouvait faire quelque
chose pour son pays.
Après avoir
créé l'événement, le plus dur reste à faire. Faire le suivi des différents
rencontres et contacts individuels pour qu'effectivement les promesses et
déclarations d'intentions se concrétisent pour le développement de notre
chère patrie, l'or de l'humanité !
Une
correspondance de Paris
Promotion des
industries togolaises : Le ministre Léopold Gnininvi a effectué une tournée
dans la zone Industrielle de Lomé
Dans le but de
soutenir et d'encourager les Industriels installés sur le Territoire
douanier et en Zone Franche, , le ministre d'Etat, ministre de l'Artisanat,
de l'Industrie et des Innovations Technologiques, Messan Léopold Gnininvi a
effectué une tournée le vendredi 06 mars 2009 dans la Zone portuaire.
Partis de la
Société des Grands Moulins du Togo (SGMT), le ministre et la délégation qui
l'accompagne,se sont successivement rendus à l'usine Pharma Togméi, à
l'industrie de fabrication d'engrais et phytosanitaires (WAPCO COTIA), à la
Société Togolaise des Tôles (SOTOTOLES) et à l'unité de fabrique des
Plastiques (Afric Industry)
Dans toutes ces
unités, le massage du ministre est le même, apporter le soutien moral du
gouvernement aux industriels togolais. Pour le ministre, le Togo sort d'une
période difficile et, on parle peu d'industrie, mais plus de l'éducation, de
la santé, bref du social. C'est pourquoi à tous, surtout à ceux de la Zone
Franche, il les a rassurés que le gouvernement pense à leurs
recommandations, afin de leur assurer un environnement propice à leurs
affaires.
Il les a
exhortés à observer les règles relatives à la qualité. A l'usine Pharma
Togméi par exemple, il a invité les responsables à appliquer strictement les
règles d'hygiène, de conditionnement afin que les produits fabriqués ne
soient pas un danger pour les consommateurs.
Rappelons que
l'usine Pharma Togméi est une unité pharmaceutique installée en zone
Franche. Elle produit des antipaludéens et des antibiotiques.
Au terme de sa
tournée, le ministre d'Etat, ministre de l'Artisanat, de l'Industrie et des
Innovations Technologiques, satisfait, a cependant déclaré que " le secteur
Industriel togolais emploi 10 mille individus, c'est peu, beaucoup de chose
reste à faire ", a-t-il dit. Il a enfin lancé un appel à tous ceux qui ont
les moyens d'investir dans l'industrie Togolaise, seule capable d'offrir des
emplois.
Rappelons que
le Togo compte en moyenne 20 entreprises industrielles en territoire
douanier et 60 en Zone Franche. Ces dernières contribuent pour 4% au budget
de l'Etat. Leur apport est beaucoup plus social c'est-à-dire qu'elles
apportent les opportunités d'emploi et le transfert de technologie. Leur
production est essentiellement destinée à l'exportation. Selon les
explications du directeur de l'Industrie, M. ATTITSO Kokou, les entreprises
en Zone Franche ne payent pas de taxe sur la matière première importée mais
exportent les produits finis au taux de 18%. Les entreprises installées sur
le territoire douanier payent 5% de taxe sur la matière première importée et
exportent les produits sans taxes dans les pays de l'UEMOA.
T. Vivien |
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La Dépêche #459 du 4 mars 2009 |
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Jean Thissen,
nouvel entraîneur des " Eperviers " du Togo |
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C'est
officiel, le Belge Jean Thissen a été retenu comme sélectionneur des
Eperviers du Togo. Il a signé son contrat lundi dernier à Lomé avec
la Fédération Togolaise
de Football (FTF).
Le nouveau
Bureau de la FTF a finalement décidé de conclure un bail de 18 mois avec Thissen qui a,
à son actif, une longue carrière en Tunisie, au Maroc, au Qatar en Belgique
et en Suisse.
Le ministre des
Sports M. Padumhèkou Tchao, lors de la signature du contrat a invité tous
les acteurs " à s'unir comme un seul homme derrière le nouveau sélectionneur
afin de redonner à notre football ses lettres de noblesse " tout en assurant
que le chef de l'Etat et le gouvernement sont déterminés à soutenir le
football, malgré les difficultés budgétaires.
Quant au nouveau sélectionneur, il a déclaré que "
Les Eperviers peuvent rééditer l'exploit de 2006. " Il pense mettre en place
une équipe " commando " pour le faire. Selon lui, l'équipe togolaise
comporte des éléments d'excellente qualité avant de conclure que son "
travail consistera à harmoniser et à dynamiser l'équipe.".
L'équipe
nationale était sans sélectionneur depuis le départ du Français Henri
Stambouli en septembre 2008. Plusieurs noms d'entraineurs avaient circulé
dont celui de Pierre Lechantre, ancien entraîneur du Mali et du Cameroun.
Le Togo doit
impérativement se qualifier lors des prochains éliminatoires combinés
Mondial-CAN 2010. La tâche ne sera pas facile car, il devra affronter des
adversaires redoutables comme le Cameroun, le Gabon et le Maroc. Et dans 24
jours exactement, (le 28 mars), les Eperviers rencontreront les Camerounais
à Accra au Ghana. C'est dire que le temps presse.
Qui est Jean
Thissen ?
Ancien joueur
Belge de légende du Standard (1964 à 1974) et d'Anderlecht (1974 à 1979),
Jean Thissen (63 ans) a entamé sa carrière professionnelle d'entraîneur en
1980. Il a entraîné plusieurs clubs en Belgique, en France, au Portugal et
en Suisse.
En Afrique, il a été sélectionneur du Gabon, pays
qu'il a qualifié pour
la Coupe
d'Afrique des Nations (CAN) en 1994.
Jean Thissen a
également entraîné des clubs africains, notamment Le Raja Casablanca de 1994
à 1995 et le Stade Tunisien de 1996 à 1998. Il était ensuite revenu dans son
club d'origine du Standard en 2000, pour diriger les Rouches en association
avec Henri Depireux. En 2004, il avait succédé à Michel Renquin, un autre
ancien international du Standard et d'Anderlecht, à la barre de l'Excelsior
Royal de Virton (D2).
Wakiou Tcha-Sama
L'honorable
Député Kpatcha ne cesse de surprendre son électorat
" Nous allons
voter pour Kpatcha. C'est l'enfant du terroir. Ce qu'il promet, il le fait "
Ainsi s'exprimait sur RFI lors du scrutin législatif d'octobre 2007 un
militant du RPT.
En écho, le
candidat Kpatcha s'adressant lors d’un meeting aux populations de la commune
de Kara a assuré aux électeurs qu'ils ne seront pas déçus s'ils votaient
pour lui. Comme dans un contrat engageant deux signataires, chacun a su
jouer sa partition et depuis, le député Kpatcha vit en osmose avec son
électorat ne ratant pas l'occasion d'honorer ses promesses de candidat par
de nombreuses actions humanitaires par le biais de l'ONG 2A-K, qu'il
parraine.
En effet, après
les nombreuses actions réalisées l'année dernière à sa voir, les dons de
vivres et en produits médicaux aux malades et aux Centres hospitaliers de la
Région de
la Kara, la
réfection des routes, l'extension d'eau potable à la périphérie de la ville
de Kara, etc. Le député Kpatcha entame la nouvelle année 2009 en empilant
ses actions humanitaires.
Une Radio EWAOU
FM pour les revendeuses de Kara
La journée du
27 février a vu se dérouler dans la Préfecture de la Kozah un évènement grandeur nature : " une radio de proximité, “Radio EWAOU
FM”, une ambulance pour l'USP pour Landa, des motos, des travaux de
modernisation du grand marché de Kara, un camion de ramassage d'ordures dans
la ville de Kara, des produits pharmaceutiques et des produits vivriers pour
la maternité et pour couronner le tout, une télévision privée, la première
de la
Région de Kara. " Voilà autant d'actes concrets posés par le
député Kpatcha lors de cette journée marathon du 27 février.
De LANDA au
grand marché de Kara, la caravane du Député Kpatcha a été accueillie aux
cris de joie. " Kpatcha Wayi fèï, Kpatcha Aboloubo " scandaient des jeunes,
femmes et vieillards au passage du député Kpatcha et sa délégation.
Tenez
vous-mêmes. Du CHU- KARA et à l'USP de Landa, le député Kpatcha à travers
son ONG 2A-K a fait donc de lits à ressorts électriques, des blouses de
maternités de gants d'opération, de compresses stérilisés et d'une
ambulance. A Kara, c'est son suppléent le professeur Dossim ASSANG qui a
remis le lot de 15 lits à ressort électrique et autres équipement au Dr
BOUKARI de la maternité alors que l'épouse de l'honorable député remettait
les vivres aux femmes qui venaient d'accoucher. Ces dons ont été remis aux
ayants droit en présence des autorités administratives, politiques
militaires et des chefs traditionnels. Mais on retiendra de cette journée
inoubliable, le lancement officiel de la “radio EWAOU FM” dédiée aux femmes
du grand marché de Kara. C'est au cours d'une grande cérémonie officielle
que la Radio EWAOU FM a été lancée devant une foule immense. Cette
cérémonie a été marquée par plusieurs interventions.
Mme Koulou
Kouma, directrice du grand Marché de Kara a, dans son intervention, remercié
le député Kpatcha pour son attachement et sa passion à honorer toutes ses
promesses de candidat en se focalisant sur les activités des femmes.
Néanmoins, la directrice du grand Marché de Kara
tout enthousiaste a soumis à l'icône de Kozah d'autres doléances comme la
construction de hangars, la délocalisation du marché de bétail et de
volailles, une voiture de ramassage d'ordures.
Dans sa réponse, le député Kpatcha a accédé
promptement à toutes ces doléances sous un tonnerre d'acclamations.
Le député
Kpatcha est allé loin en annonçant la création prochaine d'une télévision
privée.
Pour sa part,
M. AWADE, le président de 2A-K, la nouvelle radio est un outil au service
des femmes, un outil d'épanouissement de la gent féminine. Cette radio vient
offrir un canal de dialogue, d'information, d'échange et de promotion du
savoir - faire des femmes. Elle sera une autre arme dans le combat des
fléaux sociaux comme la pauvreté, le VIH/ SIDA et l'analphabétisme, a
souligné le président de 2A-K.
A l'issue de la
série des interventions, le député Kpatcha a procédé à la pose de la
première pierre du pilonne d'une hauteur de 45 m. Ce fut ensuite la visite
du siège de la présente radio dont le siège se trouve au 1er niveau du grand
Marché de Kara. Au cours de la visite, les membres de la délégation ont eu
droit à la présentation de l'ensemble du matériel dernier devant composer
l'ossature de la nouvelle station en FM.
Dans une toute
première interview qu'il a accordée à la nouvelle radio, le député Kpatcha
répondant à une question d'un confrère sur la motivation de cette radio, a
déclaré qu'il s'agit là d'une promesse de campagne et s'est dit enthousiaste
de participer au bonheur des femmes qui sont nos mères.
Après la visite
du siège, le député Kptcha accompagné des autorités de la ville a fait le
tour du marché pour découvrir de visu l'état dans lequel il était.
Pour démontrer sa proximité avec la population,
l'exceptionnel député s'est arrêté autour d'un pot de Tchoukoutou qu'il a
partagé avec l'homme de la rue. L'image était émouvante Comme quoi, le
député Kpatcha mérite bien son nom de l'enfant du terroir.
La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance de
fête agrémentée par les femmes chanteuses du marché et l'artiste de la
chanson, José Grâce Béni.
Rappelons que
la nouvelle radio commencera effectivement ses émissions dans une ou deux
semaines quand les formalités administratives seront achevées.
Kao Victoire, Freddy et Simplice
Foire et
Promotion Commerciale : - La 7e Foire Internationale de Lomé ouvre ses
portes le 20 novembre prochain- Une Foire virtuelle associée à la
manifestation
L'annonce a été
faite le jeudi 26 février dernier au Centre Togolais des Expositions et
Foire de Lomé (CTEF), appelé " Togo 2000". C'est lors d'une cérémonie de
lancement officiel présidée par le ministre délégué auprès du Président de
la République, chargé du Commerce et de
la Promotion du Secteur Privé M. Guy Madjé Lorenzo qui avait à
ses côtés le ministre d'Etat, ministre de l'Industrie, de l'Artisanat et
des Innovations Technologiques, M. Léopold Guininvi. Etaient également
présents à la cérémonie, le corps diplomatique, les opérateurs économiques
et les journalistes des médias publics et privés.
Le but de cette
Foire qui se déroule du 20 novembre au 07 décembre 2009 est la promotion des
échanges des produits et services de tous les secteurs privés, de l'activité
économique du Togo aussi bien de la sous-région que des autres continents
d'une part, et d'autre part, les possibilités de rencontres entre
professionnels pour un développement de l'activité commerciale sous-
régionale et internationale.
Dans son
discours de lancement, le ministre Lorenzo, après avoir salué la présence
effective de tous les invités, a fait remarquer que la Balance Commerciale
togolaise connait un déséquilibre caractérisé par la prédominance des
importations comportant des milliers de produits de tout genre, notamment
des produits œuvrés, tandis que les exportations se résument seulement à
quelques tonnes de café, de cacao, de coton, de phosphates, du ciment et du
clinker. Cela a pour conséquence, le déficit structurel de la Balance des
Payements.
C'est pourquoi, " la 7e Foire internationale de Lomé
mérite un traitement particulier avec des initiatives dont la finalité
porteront sur la production des produits " made in Togo ", tant sur le
territoire douanier qu'en zone franche ".
Il a par
ailleurs lancé un appel aux producteurs agricoles, aux industriels, aux
prestataires de services (banques, Etablissement Financiers, les NTIC etc.)
à prendre massivement part à cette foire, en réservant dès à présent les
espaces auprès du CTEF. C'est sur cette note qu'il a donné rendez-vous le 20
novembre prochain pour l'ouverture solennelle.
Au paravent, le Directeur du CTEF M. Johnson Kueku-Banka
dans son mot de bienvenue, a dit que la cérémonie de lancement est le lieu
où l'autorité politique annonce au monde entier la tenue de cette
manifestation et l'invite à y prendre part. C'est aussi le lieu où
l'organisation communique à des opérateurs économiques l'ensemble des
informations nécessaires à la manifestation.
" Après donc la
rallonge de la durée et l'expérimentation d'une aire d'exposition climatisée
de 3000m2 en 2007, nous voulons faire la pari d'organiser pour la
première fois
la Foire Virtuelle
de Lomé " a ajouté M. Johnson.
Cela voudrait dire que les temps forts de cette
manifestation seront disponibles sur la toile à temps réel. De plus, les
entreprises désireuses de participer à cette Foire virtuelle achèteront des
stands virtuels qui seront visibles par les internautes du monde entier et,
comme dans le monde physique, les transactions commerciales s'y dérouleront
avec comme finalité l'achat-vente de produits.
Pour tous renseignements complémentaires :
Contacter le (228)336 40 83/ 335 07 27 Fax : (228)
226 17 57
E- mail: ceteflome@cetef.tg
Site web:
WWW.Cetef.tg .
T. Vivien
L'ONAVIP
présente son rapport 2008 et lance ses activités pour 2009
Dans le cadre
du lancement officiel de ses activités pour le compte de l'année 2009,
l'Observatoire National de la Vie Institutionnelle et Politique (ONAVIP) a
organisé une conférence de presse le 25 février à l'hôtel Acropolis à Totsi.
Lors de cette conférence de presse, le rapport d'activités 2008 a été
présenté
Selon ledit
rapport, le processus démocratique dans notre pays et sur le continent
africain connait des hauts et des bas. Si certains pays peuvent être
considérés comme des Etats démocratiquement émergents, d'autres en revanche
évoluent dans le statu quo ou connaissent des reculs importants.
Dans son
rapport, l'ONAVIP a touché deux points principaux : la vie politique et
institutionnelle au Togo et dans le monde.
Sur le point de
la vie politique et institutionnelle au Togo, l'ONAVIP note des avancées
significatives sur plusieurs plans notamment les droits fondamentaux. Mais
fait noter que des efforts restent à fournir pour inscrire définitivement le
Togo dans le registre des Etats démocratiquement émergents. Au niveau de la
vie institutionnelle nationale, l'Observatoire constate un déficit dans les
agencements institutionnels du Togo. Selon toujours le rapport, les
institutions politiques nécessitent d'être revisitées.
Quant à la vie
politique nationale, l'ONAVIP constate, avec beaucoup de satisfaction, la
nette amélioration du climat politique au Togo depuis les législatives de
2007. Il félicite par ce fait tous les acteurs de la vie politique ainsi que
les citoyens pour les efforts consentis dans l'accomplissement de cet
impératif démocratique. Toutefois, l'Observatoire relève des résultats très
mitigés sur les plans institutionnel et politique. " Si les élites et le
peuple ont montré leur maturité au Ghana en assurant une alternance
politiques sans désintégration du tissu national, dans le respect des
institutions et principes démocratiques, il reste que les mauvais élèves de
la démocratie occupent le devant de la scène " mentionne le rapport. Le
président du Bureau Exécutif de l'ONAVIP, le Dr Roger DANIOUE réaffirme le
regret de l'Observatoire face à l'attitude un peu désinvolte des
institutions internationales qui entretiennent une diplomatie à deux
vitesses, car condamnant certains mauvais élèves de la démocratie et
tolérant les autres avec beaucoup de complaisance. Il exhorte les instances
internationales, notamment l'Organisation des Nations Unies, à plus de
justice et d'équilibre dans leur approche des problèmes.
Le Dr DANIOUE a
présenté l'ONAVIP comme une association d'éveil politique, de promotion et
de protection des institutions démocratiques. Selon lui, l'Observatoire
s'entend également comme gardienne des valeurs démocratiques, notamment la
bonne gouvernance et la culture de la paix.
Entre autres
objectifs, on peut citer la promotion de l'Etat de droit et de la démocratie
; la promotion de la culture de la paix et de la citoyenneté. Il compte
actuellement 22 membres fondateurs et 7 membres adhérents. L'adhésion se
fait par voie de cooptation ou de parrainage par un membre fondateur.
Les candidats sont acceptés sur la base des critères
suivants :
- Avoir une bonne moralité et développer un
esprit de tolérance, de respect de l'autre, d'impartialité et l'objectivité
;
- Avoir le sens du travail bien fait et
œuvrer pour la réalisation des objectifs de l'association. L'association a
eu son récépissé en février 2007
Wakiou Tcha- Sama
Commission
Vérité Justice et Réconciliation : Faure consulte les universitaires
Dans le cadre de la mise sur pied de
la Commission "Vérité, Justice et Réconciliation", le président
Faure Gnassingbé a reçu mardi une délégation d'universitaires togolais. La
délégation était composée de cinq personnes dont M. Ahadji Komlan, le
président de l'Université de Lomé (UL). "Le chef de l'Etat nous a reçus afin
d'explorer avec lui les possibilités d'intervention du milieu universitaire,
notamment des historiens, dans la composition des membres de la future
Commission ", a précisé M. Ahadji.
Faure recevra également dans la journée des
représentants des partis politiques siégeant à l'Assemblée (CAR, UFC, RPT).
Le Togo devrait créer prochainement une Commission "
Vérité, Justice et Réconciliation" au terme de consultations qui se sont
déroulées l’année dernière. Un homme d'église pourrait en prendre la
direction.
M. Vincent ADJOHOTO Komlan,
nouveau Directeur National de la BCEAO
M.
Vincent Adjohoto Komlan a pris fonction vendredi 27 février dernier comme
nouveau Directeur national pour le Togo de la Banque Centrale des Etats de
l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). La cérémonie de prise de fonction s'est
déroulée en présence du Gouverneur de la BCEAO, M. Henri Dacoury-Tabley et
du Ministre de l'Economie et des Finances, M. Adji Otèth Ayassor.
Né à Kabou dans la préfecture de Bassar le 28 janvier 1954, M. Vincent
Adjohoto Komlan est nanti d'une maîtrise en Sciences Economiques bancaires
et financières du centre Ouest Africains de Formation et d'Etude Bancaire (COFEB).
En 1982, il débute sa carrière à la BCEAO et occupe respectivement les postes de Fondé de pouvoirs à
la BCEAO Lomé, Chef du Service de
la Recherche de la statistique et Contrôleur des Opérations à
la Direction de
la Comptabilité
et du Budget. En 2007, il a occupé le poste de Conseiller du Directeur
national de la BCEAO pour le Togo puis celui de Directeur de l'Agence Principale de Lomé en
2008 ; poste qu'il occupait jusqu'à sa nomination comme Directeur National.
Joël Koye
Françafrique : Le président Bongo rattrapé par la Justice
française
Le président
BONGO face à
la Justice Française.
La France veut décidément mettre le chef de l'Etat Gabonais au pas.
Et l'on sait depuis plus d'une vingtaine d'années, qu’il ne se passe pas un
seul mois sans que le président El Hadj Omar Bongo Ondimba ne soit l'objet
d'attaque dans la presse française. D'ailleurs vus de Paris, tous les
dirigeants de l'Afrique francophone ne sont en fait que des martelets, voire
des compradores au service de
la France. Aucun
de nos dirigeants si honnête soit-il ne mérite le titre de président de
la République ; aussi font ils souvent l'objet du mépris dans les
médias français. Aucun homme politique français n'a de respect pour nos
institutions et nos dirigeants, qui sont souvent qualifiés de fantoches. Que
s'est il passé entre le président gabonais et la justice française notamment
la Cour d’Appel de Bordeaux ?
Un certain René
Cardona, industriel français de son état avait été embastillé pendant
plusieurs semaines à la prison de Libreville à la suite d'un différend
financier avec le président du Gabon. René Cardona aurait vendu une pêcherie
avec sa flottille à une société contrôlée par le président Omar Bongo
Ondimba et sa famille. Mais le président gabonais avait demandé à
l'industriel français de reprendre son bien parce que de seconde main.
Devant le refus de celui-ci, il avait porté plainte pour escroquerie auprès
d'un juge d'instruction qui n'est pas autre que son neveu.
Pour obtenir la
libération de son père alors qu'une épidémie de fièvre Ebola sévissait à la
prison de Libreville, le fils de René Cardona aurait versé 457000 euros. Les
avocats du président Bongo Ondimba ont toujours affirmé devant la justice
française qu'il s'agissait du règlement d'une dette pour " le dédommager
pour lui avoir vendu un bateau en mauvais état ". La Cour d'appel de Bordeaux n'a pas admis cette version et sa décision est
exécutoire. Selon le journal Sud-Ouest de Bordeaux, la somme, intérêts
compris, due aujourd'hui à René Cardona par Omar Bongo Ondimba s'élève à
1,131 million d'euros. Pour se faire payer " les comptes français du
président Bongo sont saisis dans le cadre du jugement prononcé ".
L'avocat du plaignant, Me Jean Philippe Le Bail
déclare à la suite que " les comptes détenus par Omar Bongo Ondimba dans
deux banques françaises ont été saisis. Il s'agit du Crédit Lyonnais (dans
lequel le président gabonais possède deux comptes de dépôt, deux comptes sur
livret et un compte titre) et des comptes à
la BNP où il possède, un compte épargne, un compte titre et deux comptes-
chèque… Sur l'ensemble de ces comptes, il y a un peu plus de 4 millions
d'euros sous réserves des opérations en cours. " Et Me Jean Philippe Le Bail
de préciser encore que " les comptes courants et comptes titres du président
gabonais ouverts dans plusieurs agences du Crédit Lyonnais et de
la BNP sont verrouillés. Les comptes déposés dans les deux banques 4,2
millions d'euros ont été saisis "
La saisie,
ajoute-t-on, est intervenue dans le cadre d'une " procédure diligentée par
l'avocat Me Jean Philippe Le Bail " à la suite d'un arrêt rendu par la Cour d'Appel de Bordeaux le 29 septembre. Celle-ci avait condamné Omar
Bongo Ondimba à restituer la rançon de 457 000 euros exigé pour la
libération de René Cartona en 1996.
Le président gabonais a effectué un pouvoir en
cassation de la décision de
la Cour d'appel
de Bordeaux mais ce pouvoir n'est pas suspensif et ne peut être examiné que
si les sommes dues sont réglées.
Les avocats du
président du Gabon disposent d'un délai de trois mois pour trouver une
parade juridique à la saisie de ses comptes français.
(Sources : AP/ Nouvel Observateur)
Jacques TOM
BCEAO/Prix de la Promotion de la Recherche Economique : M.
Oumarou El Nasser ARYTANIMOUNE lauréat
La Banque Centrale
des Etats de l'Afrique de l'Ouest BCEAO a institué un Prix pour la Promotion
de la Recherche Economique,
dénommé " Prix Abdoulaye FADIGA ", du nom de son premier gouverneur.
La cérémonie de
la première édition pour la remise de ce prix au lauréat a eu lieu le
mercredi 25 février dernier à son siège à Dakar au Sénégal. Cette cérémonie
était retransmise par vidéo dans toutes les agences nationales de la zone
UEMOA.
En effet, lancé le 6 mars 2008, cette compétition
est destinée à tous les ressortissants de la zone UEMOA. Quarante articles
ont été enregistrés et évalués par le comité de présélection. A l'issue des
travaux du Comité, 7 articles ont été retenus et soumis au Comité de
Lecture. Cette dernière est composée d'éminents professeurs d'économie
ressortissants également de la zone UEMOA. Ce Comité de lecture, après
examen et vérification des objectifs, problématiques et méthodologie des 7
articles, a retenu 3 qui sont transmis au Jury pour la phase finale, selon
le règlement intérieur du concours. Les 3 articles nominés étaient ainsi
libellés :
1 - Chocs asymétriques et stabilisations
conjoncturels en Union Monétaire Ouest Africaine,
2 - Hétérogénéité des chocs et viabilité de l'Union
Monétaire en Afrique de l'Ouest.
3 - Performances bancaires dans l'UEMOA : les
effets " taille " et " structure actionnariale sont-ils pertinents ?”
A l'issue de
l'examen des trois articles nominés le Jury, a primé l'article intitulé : "
Performances bancaires " dans l'UEMOA : les effets " taille " et "
Structure actionnariale sont-ils pertinents ?” Le Lauréat, auteur de cet
article est M. OUMAROU El -Nasser Arytanimoune, de nationalité nigérienne,
âgé de 39 ans et professeur d'économie à l'Ecole Internationale de
Développement Académique d'Ottawa au Canada. Dans son article, il a passé en
revue la situation bancaire de l'UEMOA, tout en formulant des
recommandations pour une stabilisation du système économique et une
performance monétaire.
L'heureux
gagnant a reçu des mains du Gouverneur de la BCEAO, M. Henri Tacoury Tabley,
une attestation et un chèque de 10 millions de FCFA, en guise
d'encouragement.
Soulignons que le Comité de Lecture a encouragé les
concurrents à ne pas se décourager car la vie est une répétition, et il n'y
a de bons maîtres que de bons appentis. Le Lauréat a été exhorté à
contribuer à la promotion du prix. Le prix est un symbole, c'est un fruit de
coopération entre les Universités. Cela encourage la recherche, car pas de
développement sans l'industrialisations, et pas d'industrialisation sans
recherche.
Quand au
Lauréat, il a dit être honoré et très content, car dans sa vie, il n'a
jamais pensé être à ces lieux pour un tel prix, s'est-il exprimé. Il a
réitéré son encouragement de continuer la recherche, d'encourager et de
soutenir les étudiants en DEA en Economie.
M. Henri Tacoury Tabley, gouverneur de
la BCEAO, a dans son discours rappelé que la recherche est un vecteur
indispensable à tout développement. En exemple, la crise financière avec ses
effets macroéconomiques et financiers mérite des réflexions pour la juguler.
" Par ce prix, nous tenons à promouvoir la recherche dans l'Union Economique
et Monétaire Ouest Africaine " a -t-il poursuivi.
Il a expliqué
que la dédicace du prix au premier gouverneur témoigne de l'engagement de ce
dernier dans la détermination et la recherche. Car il a su par son sens de
savoir faire marquer l'Institution en construisant un Centre de recherche.
M. Tacoury Tabley a par ailleurs laisser entendre que le prix Abdoulaye
Fadiga est une manière de pérenniser la mémoire de l'illustre disparu dont
le charisme et le sens du professionnalisme a permis à la BCEAO de
capitaliser des performances pour être à son niveau actuel. La première
édition coïncide avec le 20e anniversaire de son décès. Par ailleurs, c'est
aussi une façon d'inculquer aux élites Africaines le sens de la recherche.
Enfin, le
gouverneur de la BCEAO a félicité les responsables des Universités et Centres de recherche à
tendre vers l'excellence " Il faut motiver les recherches, les praticiens
ont besoins des théoriciens pour savoir dans quelle mesure les théories
peuvent être appliquées ", a-t-il conclu.
Notons que ce
prix sera organisé tous les deux ans. A l'issue de cette cérémonie, le
gouverneur a profité de l'occasion pour lancer officiellement l'édition
2010. Tous les détails sur le site de la BCEAO.
Rappelons que
la BCEAO, créée en 1962, est l'institut d'émission Commun de l'UEMOA. Elle a,
entre autres domaines d'intervention : l'émission de signes monétaires,
l'octroi de concours aux établissements de crédit et aux trésors nationaux,
la centralisation et la gestion des réserves officielles de change,
l'assistance aux Etats membres dans la gestion de leur dette publique, la
gestion du système monétaire, bancaire et financier de l'espace
communautaire etc.
T. Vivien
Le chef de
Délégation de la Commission de l'Union Européenne, M. Filiberto Sebregondi
regagne Bruxelles après 3 années de mission bien accomplie au Togo
Le Chef de
Délégation de
la Commission de l'Union Européenne au Togo M. Filiberto Cériani
Sebregondi est nommé à un nouveau poste à Bruxelles où il sera le Chef de
la Direction Générale
de Développement pour l'Afrique de l'Ouest. Avant de quitter définitivement
notre pays, il a donné hier à la résidence de l'Union Européenne un diner
d'adieu auquel ont pris part les membres du gouvernement, au premier rang
desquels le Premier Ministre Gilbert Houngbo, les autorités politiques
administratives et religieuses.
Dans son
allocution d'adieu, M. Sebregondi a passé en revue les grands moments de
notre crise sociopolitique : les 22 engagements, la suspension de la
coopération, le dialogue inter togolais de Ouaga qui a abouti à la signature
le 20 août 2006 de l'APG. Il a salué la sagesse de la classe politique
togolaise pour avoir recouru au consensus. Il a exprimé le vœu que les
discussions en cours au CPDC aboutissent dans l'intérêt des Togolais. La
démocratie est un apprentissage, a-t-il souligné.
Dans son
intervention, le Ministre de la Coopération, du Développement et de
l'Aménagement du Territoire, M. Gilbert Bawara a remercié le diplomate de
l'UE pour les mots aimables à l'endroit du gouvernement et des Togolais. Il
a exprimé sa reconnaissance au Chef de Délégation de l'Union Européenne pour
avoir marqué son passage au Togo, par son humanisme, et son engagement à
aider les Togolais à surmonter leurs divergences politiques. Cela permettra
dit-il un avenir plus radieux aux Togolais par rapport au passé. Le ministre
BAWARA a également rappelé quelques actions louables du chef de la
Commission Européenne notamment l'adoption de l'Accord Politique de Base qui
a conduit à l'APG, la réforme de la Justice, l'ouverture du Bureau du Haut Commissariat des Nations
Unies aux Droits de l'Homme.
Au plan
économique, le ministre Bawara a exprimé sa gratitude à M. Sebregondi pour
son appui dans la mise en place de plusieurs réalisations dans le domaine de
la santé, des microprojets, du FED et du STABEX, l'aménagement urbain du
Togo, l'appui financier lors des législatives d'octobre 2007.
Le tout
couronné par
la Table Ronde des bailleurs de fonds de Bruxelles que
la Commission a acceptée d'abriter.
Kao Victoire et Vivien
10e anniversaire
de son appel à Dieu : Maman Marie Manguiliwé Gnassingbé honoré à titre
posthume
Comme annoncé
dans nos trois dernières parutions, MAMAN MARIE MANGUILIWE GNASSINGBE épouse
du Père de la Nation décédée le 24 février 1999 a été honorée à titre posthume
à l'occasion du 10e anniversaire de son rappel à Dieu commémoré les 28 et
1er mars 2009: pour la circonstance la ville de Kara et Pya ont connu une
affluence des grands jours. Tous les hôtels ont affiché complet et des
invités se sont vu obligés de replier sur Sokodé.
Que ce soit à la veillée le samedi, 28 février ou au
culte œcuménique au Temple de Pya, une marée humaine multicolore frappée à
l'effigie de l'illustre disparue. Ses fils et petits fils n'ont rien épargné
pour mettre les nombreux invités à l'aise.
On peut même
parler d'hommage national à titre posthume pour une vaillante femme arrachée
à notre affection trop tôt.
La cérémonie
commémorative a permis d'assister à une décrispation au sein de la grande
famille GNASSINGBE. Comme un seul homme, les fils GNASSINGBE ont tu ce qui
les divise pour afficher aux yeux de la nation et des milliers d'invités,
une image de famille unifiée. En effet, le président Faure était là aux
côtés de ses frères GNASSINGBE à la veillée du 28 février.
La cérémonie
commémorative a été aussi l'occasion de mesurer la popularité d'un fils
GNASSINGBE, j'ai nommé l'honorable député Kpatcha. Certes, tous les fils
GNASSINGBE ont chacun sa part dans la réussite de la cérémonie. Mais tous
les deux jours qu'ont duré les manifestations au programme, les nombreux
invités n'avaient d'yeux et d'oreilles que pour le député Kpatcha. Comme le
déclarait un membre influent du RPT, on peut tout arracher au roi mais on ne
peut pas lui arracher sa démarche royale. Au sein du RPT et dans tout le
pays, le député Kpatcha est devenu un mythe que tout le monde veut voir. La
plupart des invités étaient venus découvrir le mythe de Pya. La marée
humaine ne s’explique pas autrement.
Kao Victoire |
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La Dépêche #458 du 25 fev 2009 |
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Insécurité :
Chapeau aux forces de l'ordre |
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 La
semaine dernière a été un cauchemar pour les braqueurs qui opèrent à Lomé.
Et pour cause, presqu’une dizaine a été mise hors état de nuire par les
forces de l'ordre et de sécurité.
En effet, dans
la nuit du mardi 17 février dernier, un groupe de malfrats au total 3 ont
été tués par les forces de l'ordre. Ces malfrats avaient suivi depuis
l'Aéroport International Gnassingbé Eyadema, des passagers revenus
d'Allemagne avec le vol Air France qu’ils ont attaqué et dévalisé à
Hédzranawoé. Ils ont été repérés dans leur refuge à Agoè- Kitidjan où ils
ont été abattus sans avoir eu la chance de jouir de leur forfait. Juste
après leur forfait, et sentant qu'ils étaient suivis, ils ont commencé par
tirer sur les soldats qui ont riposté en les mettant hors d’état de nuire.
Dans la nuit du
vendredi 19, quatre autres braqueurs ont été également abattus par les
forces de l'ordre à Soviépé. " Nous étions au courant de ce réseau qui
braquait la population mais attendions le moment opportun pour agir. C'est
ainsi que nous avions appris qu'ils allaient opérer cette nuit (19 février)
au niveau de Soviépé. Nous sommes donc postés au carrefour de Djidjolé où
nous les attendions. Une fois arrivés au carrefour à bord de leur voiture
rouge immatriculé TG 2367 AH, nous leur avions demandé de s'arrêter mais ils
n'ont pas voulu obtempérer et ont pris la fuite. C'est ainsi que nous nous
sommes lancés à leur poursuite ", a déclaré l'officier de police Kao Adama.
Selon lui, ce sont les braqueurs qui ont commencé par tirer sur les soldats.
" Sentant qu'ils étaient poursuivis, ils ont commencé par tirer sur notre
véhicule. Fort heureusement, un des notre a pu atteindre l'une de leurs
roues ce qui a immobilisé leur engin. Aussitôt, ils sont sortis de la
voiture et ont commencé par fuire tout en tirant. C'est dans leur fuite que
nous sommes arrivés à les atteindre", a ajouté l'officier Kao.
Dans le
véhicule des braqueurs, il y avait un arsenal de guerre de 35 cartouches, 2
pistolets de fabrication artisanales, 1 lot de kits Moov et Togocel, 3
coupe-coupe, 3 portables et dans les mains de chacun des braqueurs, 1
pistolet de fabrication artisanale.
Face à
l'insécurité grandissante ces derniers temps à Lomé, il était temps que les
forces de l'ordre réagissent. Il est notoire que c'est pendant les périodes
des fêtes que le vol à main armée prend de l’ampleur. Ces périodes ont pris
fin mais les braquages eux continuent de plus bel mettant la population dans
une grande angoisse.
" Mon travail
exige certaine fois que je revienne tard dans la nuit ou monte très tôt, 3h,
4h ou 5h du matin au boulot. Mais avec cette insécurité, je ne sais vraiment
pas quoi faire, j'ai peur d'être aussi braquée un de ces jours ", confie
Elodie, une jeune fille.
Pour une bonne
quiétude au sein de la population, les autorités doivent prendre à bras le
corps ce problème d'insécurité car il y va de l'intérêt du développement du
pays.
Méhèza
Amélioration
des conditions de Vie des Handicapés Visuels et Auditifs : L'Ambassade de
l'Allemagne et l'ONG CBM s'y engagent
« Prendre soin
d'un malade avec amour, c'est s'acquitter d'une mission divine, la seule qui
soit capable de motiver et de soutenir l'engagement le plus désintéressé, le
plus disponible et le plus fidèle possible et de lui conférer une valeur
sacerdotale »
Jean Paul II, 1978.
En effet, le
Christoffel Blind Mission (CBM), une ONG internationale allemande œuvrant
pour les personnes handicapées et l'Ambassade d'Allemagne au Togo ne se sont
pas dérobés à cette célèbre citation de Jean Paul II. Ils ne ménagent aucun
effort pour venir en aide aux handicapés visuels et auditifs qui sont de
véritables cas sociaux. C'est pourquoi l'Ambassadeur d’Allemagne au Togo,
son Excellence M. Alexander Beckmann et une délégation de l'ONG CBM ont
exécuté conjointement deux cérémonies le jeudi 19 février dernier à Lomé. Il
s'agit de la visite du centre Ophtalmologique Jean Paul II sis au quartier
Adéwi et l'inauguration du Projet Rénovation de l'Ecole pour les Sourds du
Togo, à Djidjolé. L'objectif visé par cette assistance est de guérir ces
handicapés, leur donner une éducation de qualité, afin de permettre leur
insertion sociale. La campagne pour la réduction de la pauvreté doit aussi
donner la chance aux personnes handicapées de s'insérer dans la société.
Au centre
Ophtalmologique Jean Paul II, la délégation avec sa tête l'Ambassadeur
Beckmann a assisté à l'enlèvement des pansements aux personnes ayant subi
une intervention ophtalmologique (correction de cataracte), et a reçu des
explications sur la cataracte, de la part du Doctor Baghy Gizella de CBM
ophtamologist. Celle-ci a laissé entendre que la cataracte est une maladie
congénitale, que tout le monde peut développer, surtout à partir d'un âge
avancé (50 ans).
Rappelons que
ce centre ophtalmologique est construit en 2007 par l'ONG CBM. Il rend un
service social à moindre coût. Il reçoit l'appui financier de l'Ambassade
d'Allemagne et a comme partenaire les sœurs religieuses de Notre-Dame de
l'Eglise (NDE).
Selon le
responsable régional du CBM international, M. Carl BECKER, la vue est
indispensable dans la vie de l'homme et sa perte est un handicap sérieux.
Aussi leur organisation a pris l'engagement d'aider ces pauvres citoyens à
retrouver leur vision.
Après la visite
des malades et les locaux du centre, le convoi s'est ébranlé pour l'Ecole
EPHPHATHA, une école des sourds où son Excellence l'Ambassadeur Beckmann a
procédé à la cérémonie d'inauguration de la réhabilitation de ladite école.
Avant la coupure du ruban symbolique, il a dans son mot de circonstance dit
être fier de la réalisation des travaux ". l'établissement est un exemple
encourageant pour tous ceux qui apportent un soutien à un handicapé " a-t-il
dit.
Par ailleurs,
notons que l'effectif actuel de la maternité au CM2 est de 122 élèves venus
de différents quartiers de Lomé. Ceux qui viennent de loin sont hébergés et
nourris dans l'enceinte.. L'appui financier de l'ONG CBM remonte à 1989.
L'année dernière l'Ambassade d'Allemagne lui a accordé une subvention de 5
millions de FCFA pour sa rénovation et la CBM a financé l'achat d'un
ordinateur pour assurer le programme d'orthophonie en faveur des élèves.
L'Etat togolais quant à lui a offert le terrain et a mis à la disposition de
l'école des enseignants.
T. Vivien
Chambre de
Commerce et d'Industrie du Togo
- Le
Renforcement des capacités des opérateurs économiques, priorité des
priorités
- Des agents de
sociétés formés au Centre de Formation Professionnelle et de
Perfectionnement de la CEB à Abomey Calavi
Depuis la mise
en place de la Nouvelle Assemblée Consulaire en juin dernier, la Chambre de
Commerce et d'Industrie du Togo a retrouvé ses lettres de noblesse. Il ne se
passe plus de semaine sans que les opérateurs économiques nationaux et
étrangers n'affluent à ce haut lieu de rendez-vous des opérateurs
économiques. Au sein des organisations internationales, nationales comme la
Conférence Permanente des Chambres de Commerces Africaines et Françaises, la
CCIT fait l'objet d'admiration à cause du dynamisme dont fait preuve la
nouvelle équipe dirigeante. Pour le président FIOWOO et son équipe, les
défis à relever sont immenses. Pour les nouveaux dirigeants de la CCIT, le
renforcement des capacités des chefs d'entreprises, est la priorité
stratégique. C'est ce qui explique la visite du président FAWOO les 15 et 16
février 2009 au Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement
de la CEB à Abomey Calavi.
La visite à
laquelle ont pris part le Directeur Général de la Communauté Electrique du
Bénin (CEB) et le nouveau président de Fonds National d'Apprentissage, de
Formation et de Perfectionnement Professionnel (FNAPP) s'inscrivait
également dans le cadre du lancement le lundi 16 févier 2009 du sommaire sur
“l'Installation - Maintenance et Sécurité des Equipement Industriels Niveau
1(IMEI-1)” organisé par la CCIT avec l'appui financier du FNAPP.
Cette double
manifestation a donné lieu le 16 février 2009 au centre de Formation
d'Abomey Calavi à une cérémonie officielle d'ouverture du séminaire et de
visite du Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement dont
les potentialités en matière de formation et de recyclage n'ont rien à
envier aux Centres de formation rencontrés en Europe.
La cérémonie
d’ouverture a été marquée par plusieurs interventions.
Dans son
allocation de bienvenue, le Directeur général de la CEB M. SALIFOU DJIBRIL a
souligné que la représente rencontre s'inscrit dans le cadre de recherche de
l'excellence dans la formation de nos compétences afin de mieux les préparer
aux nouveaux défis. " Aussi, voudrais saisir l'occasion qui m'est offerte
pour adresser nos remerciements très sincères aux président de la Chambre de
Commerce de Togo, qui a accepté volontiers notre invitation à venir
personnellement visiter notre Centre et aussi, grâce à qui le financement de
la présente formation à été possible à travers le FNAPP" a souligné le DG du
la CEB.
"La présente
rencontre parmi tant d'autres organisées en ces mêmes lieux au cours des dix
dernières années, consacre un vrai rayonnement du Centre de Formation
Professionnelle et de Perfectionnement, comme rôle d'excellence dans la sous
régions ouest africaine, en matière de formation technique et technologique"
a ajouté M. SALIFOU. Il a passé en revue le partenariat qui lie la CCIT et
la CEB auquel les autres Chambres de Commerce de l'UEMOA sont venues
s'ajouter et dont l'objectif est d'apporter leurs appuis à toute initiative
de recherche en besoins de formation et de développement technique et
technologique. Les Chambres de Commerce parties aux accords toutes de l’UEMOA
élaborent et réalisent, en collaboration avec le CFPP d'Abomey Calavi des
programmes réguliers de formation répondant aux besoins des entreprises.
Le DG de la CEB
a rappelé les types de formation dispensés dans son Centre.
- La formation
Professionnelle continue et le perfectionnement comprenant des programmes de
stages de perfectionnement et de recyclage d'une durée de 2 à 6 semaines,
des programmes spécialisés, des formations sur mesure où à la carte. Ces
formations portent sur le contrôle électrique, les protections, la
production, la maintenance industrielle ; la distribution et le transport.
- La formation
initiale diplomante et qualifiante par alternance pour ouvriers spécialisés
en 12 moins, et les agents de maîtrise Polyvalents (AMT) en 24 mois, pour
les agents électromécaniques et électroniciens des entreprises industrielles
ou commerciales.
Les programmes
de formation initiale diplomante et qualifiante du CFPP d'Abomey Calavi sont
élaborés et répondent aux critères du CAMES.
Depuis sa
création en 1988 a conclu le DG de la CEB, le CFPP a formé plus de 30.000
agents techniques formés dans diverses spécialités de métiers de
l'électricité exerçant dans les entreprises industrielles et commerciale des
pays de la sous région Ouest Africaine.
Pour le
président du FNAPP, la tenue du présent stage est le fruit d'un long
processus de prise de contacts entre la Chambre de Commerce du Togo, le
FNAPP et le CFPP de la CEB qui a permis de fixer le contour du programme de
formation qui s'inscrit en droite ligne de la politique du gouvernement
togolais en matière de renforcement des capacités des travailleurs de tous
les secteurs d'activités économiques pour une meilleure adéquation
emploi-formation.
Après avoir
fixé les objectifs de l'IMEI-1, le président du FNAPP a exprimé le vœu que
les participants au séminaire tirent le meilleur profit de ce rendez-vous du
savoir.
Dans son
discours d'ouverture de la cérémonie de la visite du Centre et du lancement
du séminaire, le président de la CCIT M. Jonathan FIAWOO, a déclaré que la
formation est l'une des activités qui rapprochent les Chambres de Commerce
de leurs ressortissants et participe de leur épanouissement. Il a souligné
que le présent séminaire de formation est le fruit de la franche
collaboration entre la CCIT, la CEB et le FNUAP permettant le programme du
présent séminaire.
S'agissant du
thème du séminaire, il a dit qu'il répond à une préoccupation des chefs
d'entreprise du secteur industriel conscients de l'évolution de la
technologie et de l'importance de la qualité des ressources humaines dans la
compétitivité des entreprises.
Il a salué le
haut niveau d'équipement du CFPP. Pour le président FIAWOO, le présent
séminaire a pour objectif d'aguerrir les participants sur les nouvelles
technologies en matière d'épanouissement industriel et de sécurité. Au terme
du séminaire, a ajouté le président de la CCIT vous devez être à même de :
- lire et
interpréter le dessin industriel et le schéma électrique aux fins d'une
intervention rapide et efficace en cas de pannes sur les installations de
l'usine.
- choisir,
régler et mettre en œuvre le matériel de câblage et d'automatisme,
- installer,
aligner et accoupler les machines électriques
- assurer la
protection des installations et leur maintenance préventive
- et enfin
prévenir les risques d'accidents. Il a remercié le FNAPP grâce à qui la
tenue du présent séminaire a été possible..
La visite du Centre
Après la série
d'interventions, les membres de la CCT, de la CEB et du FNAPP accompagnés de
leurs proches collaborations et des participants au séminaire ont visité de
fond en comble tous les ateliers du Centre. Tour à tour ils ont visité :
- la salle
informatique
- la salle de
contrôle électrique
- la salle
d'essai et mesure
- la salle
électronique
- la salle de
protection et de production
- La salle de
canalisation souterraine
- la salle de
cours
- la salle
d'entreposage de matériel électrique
- la salle
d'atelier et de vestiaire
Après la
visite du réseau de production, la délégation et les membres qui
l'accompagnent ont visité les compartiments du réseau de distribution
C'est ainsi que
les salles suivantes ont été visitées.
- la centrale
de secours
- la salle de
diesel
- la salle de
mécanique
- la salle de
conduite de groupes
- la salle de
câblage etc.
C'est par le
bloc administratif que la visite marathon a pris fin par le restaurant.
A l'issue de la
visite les membres de la délégation n'ont pas caché leur administration. Ils
ont été impressionnés par la sophistication des équipements. Pour le
président de la CCIT, on n'a pas besoin d'aller encore se recycler en europe.
Si seulement si tous ceux qui font la fixation sur le nouveau Président de
la CCIT avaient le courage de relever le travail qu’il a déjà abattu en si
peu de temps.
M.E
Sécurité
publique : Les forces de l'ordre et sécurité font connaître leurs services
aux civils
Nombreux sont
les citoyens qui ne connaissent pas le rôle que les Forces de l'ordre et de
sécurité jouent. Ainsi manquent-ils de respect envers elles. C'est donc pour
cette raison que le ministre de la Sécurité, M. Atcha TITIKPINA a organisé
des Journées Portes Ouvertes sur les Forces l'Ordre et de Sécurité les 20 et
21 février sur le stade Omnisport de Lomé. La cérémonie d'ouverture de ces
Journées a eu lieu dans l'après midi du 20 février en présence du Premier
Ministre, son Excellence Gilbert HOUNGBO, du ministre de la Sécurité et de
Protection Civile Atcha TITIKPINA, entourés d'autres membres du
gouvernement, du corps diplomatique et des officiers supérieurs des FAT.
Les forces de
sécurité et de l'ordre présentes à ces Journées portes ouvertes sont
composées de la Gendarmerie, de la Police Nationale, du Corps des Sapeurs
Pompiers et des Gardiens de Préfecture.
La Gendarmerie
nationale est un corps militaire mais assure l'ordre aux côtés de la Police
Nationale et du Corps des Gardiens de Préfecture, en temps de paix et de
trouble. " En temps de trouble, le maintien de l'ordre et de sécurité est
assuré par la Police, la Gendarmerie Nationale et les Gardiens de Préfecture
".
La Police
Nationale, au-delà de sa mission de police générale, c'est-à-dire le
maintien de l'ordre et de sécurité, fournit des services tels que
l'établissement des documents d'identité, la lutte contre la drogue, la
poursuite et arrestation des criminels, délinquants et contrevenants à
l’ordre public.
Les personnels
du Corps des Gardiens de préfecture sont disséminés sur toute l'étendue du
territoire national et travaillent au sein des détachements implantés dans
les préfectures et sous préfectures. Ses missions sont diverses :
- Garde du
patrimoine national,
- Sécurité des
autorités politiques et administratives,
- Appui aux
agents de perception des taxes et impôts,
- Concours aux
établissements pénitentiaires et aux autres services.
Quant aux
Sapeurs Pompiers, ils interviennent en cas de sinistré, d'incendie,
d'inondation et d'accident et de catastrophe.
Tous ces corps
avaient exposé sur des stands leurs services, produits et matériels de
travail. La police Nationale, devant le Premier Ministre et sous l'ovation
du public, avait fait une simulation d'actes de self- défense, de poursuite,
d'arrestation des délinquants, d'arrestation et démenottage de toute
personne interpellée. Durant les deux Journées portes ouvertes, le Centre
Nationale de Documentation a établi les cartes Nationales d'Identité et les
carnets de voyages à 50% des prix. Les autres corps aussi avaient fait des
prestations, démonstrations de force et des méthodes de sécurité.
" L'objectif
de ces deux journées portes ouvertes est de régler la crise de confiance qui
prévaut entre les civils et les forces de l'ordre et de sécurité. " précise
un Intervenant.
Balogah D.
(Stagiaire)
Renforcement
des capacités des communautés rurales : L'ONG ESPOIR -TOGO poursuit ses
activités
Après sa
tournée tenue du 29 au 31 janvier 2009 dans les Régions centrales et Kara,
une délégation de l'ONG ESPOIR-TOGO (ESTO) était encore en mission du 20 au
22 février dernier dans ces deux localités, toujours dans le cadre de la
promotion du développement en milieu rural, cette mission a conduit la
délégation de l'ONG ESTO respectivement dans la Région des Montagnes de la
Kozah, à Pya, à Sarakawa puis à Tchébébé dans la Région Centrale. Cette
mission a permis au nouveau Bureau Exécutif de l'ONG ESTO de se faire
connaître des communautés avec lesquelles elle travaille. Il était également
question d'installer son antenne de Kara d'une part et de tenir une
importante séance de travail avec les responsables des nouvelles
Associations de veuves de Pya d'autre part.
Conduite par
son président M. LEMOU P. Patrice, la délégation, mis à part la présentation
du nouveau Bureau aux groupements et associations rencontrés, a entretenu
ces derniers sur la nécessité de se mettre en groupement et d'œuvrer
efficacement à leur propre émancipation. A ces différentes localités, il y
a eu des séances de travail sur plusieurs points. A Sarakawa tout comme à
Tchébébé, la délégation a échangé avec les paysans sur la bonne santé des
groupements, le rapport des activités, le problème des intrants agricoles et
sur les perspectives. Dans chaque localité, les responsables locaux des
groupements ont présenté les rapports des activités écoulées. Il ressort que
les groupements sont très actifs, bien organisés et déterminés à travailler
avec ardeur pour éliminer l'extrême pauvreté. A Sarakawa par exemple, dans
le compte de la campagne agricole écoulée, chaque groupement a pu stocker en
moyenne 10 tonnes de maïs mis à part le sorgho et le riz qui n'ont pas pu
être quantifiés.
S'agissant du
problème des intrants agricoles, les membres des groupements ont émis le vœu
que l'ONG plaide au niveau des autorités compétentes afin qu'on leur
permette d'avoir un dépôt d'engrais à domicile. Ils ont également émis le
souhait qu'on organise à leur intention des ateliers de renforcement de
capacités afin de leur permettre de devenir de véritables entreprises
agricoles.
Le président de
l'ONG ESTO, M. LEMOU P. Patrice a félicité les paysans pour leur
détermination. Il les a exhortés à plus d'ardeur au travail et promis que
son Organisation continuera d'accompagner les communautés à la base dans la
mesure de ses possibilités.
Pour sa part,
Monsieur KOYE Manzama-Esso, délégué chargé à la communication et à
l'information de l'ONG ESTO, a invité les paysans à aller au-delà du
problème d'intrants et à faire preuve de créativité en initiant des projets
variés et bancables susceptibles de contribuer à la promotion de leurs
affaires.
A Pya, la
séance de travail avec les veuves s'est tenue au Centre Communautaire de
ladite localité. Il s'est agi d'une sensibilisation sur l'importance pour
elles de se mettre en groupement, les avantages afférant, le fonctionnement
et l'organigramme. A cette occasion, le Vice-président de l’ONG ESTO, M.
AGBOVI Yao a insisté sur le rôle capital que joue la femme dans la cellule
familiale et a invité les veuves à croire en leurs potentialités et à
aborder l’avenir avec sérénité en favorisant l’éducation de leurs enfants,
surtout les jeunes filles. A l'issue de longs débats sur ces différents
thèmes, les veuves de Pya ont bien compris la nécessité pour elles de se
mettre en groupement. Elles ont vivement souhaité que l'ONG ESTO revienne
d'ici peu pour les entretenir sur l'initiation aux projets.
Au terme de
cette séance de travail, le président de l'ESTO M. LEMOU et sa suite ont
salué la mobilisation des veuves de Pya. Cela témoigne de l'intérêt qu'elles
attachent au développement de leur milieu et à leur propre émancipation,
car, il faut le reconnaître, la pauvreté rurale est en majorité féminine. M.
LEMOU a souligné que son souci premier est de promouvoir le développement
des communautés rurales. C'est pourquoi un partenariat entre les
Associations des veuves de Pya et l'ONG ESTO s'avère nécessaire pour des
séances de formation périodiques sur plusieurs volets. Il a invité les
veuves d'autres villages et cantons à leur emboîter le pas.
Le responsable
du service social du Centre Communautaire de Pya M. AGOUZOU K. Ataféimbou a
au nom des veuves salué de vive voix la délégation de l'ONG ESTO pour son
esprit humanitaire. Visiblement satisfait, il a émis le vœu que ces
rencontres se perpétuent afin que les idées émises soient traduites d'ici
peu dans les faits.
Rappelons que
l'ONG ESTO travaille depuis plusieurs années avec des groupements
d'éleveurs, d’agriculteurs, d’artisans etc., qu'elle a elle-même mis en
place dans les Régions Centrale et de la Kara. Il faut également relever que
L'ONG ESTO a doté son antenne de Kara d'un siège dont l'inauguration se
tiendra dans les semaines à venir. Ce siège se trouve à Tomdè, sur la route
de Tchintchinda.
Joël K. &
T.Vivien
FTF /
Eperviers : M. DZAKPA Do-Messan réclame ses droits d'auteur
Dans une lettre
datant du 09 février 2006, l'artiste plasticien togolais, M. DZAKPA DO-Messan,
auteur du nom de l'équipe nationale du Togo " LES EPERVIERS " a saisi le
colonel Rock GNASSINGBE, président de la Fédération Togolaise de Football,
lui demandant de reconnaître ses droits. A ce jour, cette demande est restée
sans réponse " LES EPERVIERS DU TOGO " a été retenue à l'issue d'un concours
lancé en 1999.
Le colonel Rock
GNASSINGBE n'a pas eu peut-être le temps nécessaire d'organiser cette
cérémonie de reconnaissance de notre cher artiste avant que le vent de 2007
ne l'emporte. Attendons de voir s'il mettra à profit sa nouvelle prise de
fonction à la tête de la FTF pour satisfaire l’artiste. Il est anormal,
injuste et aberrant de faire autant preuve de mépris à l'égard de nos
artiste. Vous lirez ci-après la demande de reconnaissance de droit d'auteur
adressée au président de la FTF, le certificat de dépôt délivré par le
Bureau Togolais du Droit d'Auteur ainsi que la note d'information adressée
dernièrement à la nouvelle équipe dirigeante de la FTF.
Joël Koye
Démarrage
effectif du championnat de Première Division
Après une trêve
de près de 15 mois, les amoureux du cuir rond retrouvent les pelouses avec
le lancement du championnat de première division le dimanche dernier au
stade municipal de Lomé.
L'ouverture du
championnat a été marquée par un défilé des Clubs, des ligues… en présence
des membres du Bureau Exécutif (BE) de la FTF et devant un nombreux public
très heureux de renouer avec les stades.
En levée de
rideau l'AS Douane à battu l'AS Togo sur la plus petite des marques 1 but à
0, but inscrit à la 82e minute par Fiaboe Kofi Séna.
Malgré la
réduction à 10 des Douaniers l'expulsion d'Afo Gadomi Abdou Aziz (en 2 e
mi-temps), les attaquants portuaires n'ont pas pu trouver le chemin des
filets.
En deuxième
rencontre, Sémassi de Sokodé a essuyé une défaite face à l'Etoile Filante
(1 - 3).
Les autres
rencontres de la première journée se disputent aujourd'hui avec l'Asko qui
reçoit Gomido de Kpalimé, l'US Masséda joue Foadan de Dapaong. Maranatha
s'oppose à Dyto, Abou Ossé d'Anié face à l'US Koroki de Tchamba. Quant à
Tchaoudjo Athlétique Club (TAC), il se mesure à Togo Télécom et l'AC Merlan
de Lomé à Kotoko de Lavié
Rappelons que
c'est un championnat dans lequel s'engagent 16 clubs de la première division
qui dégagera à la fin 12 clubs. La deuxième division avec 33 clubs, débutera
le 7 mars prochain et à terme elle sera réduite à 16 avec 17 clubs relégués
en troisième division.
Le colonel Rock
GNASSINBGE, président de la FTF explique que ceci est fait pour répondre aux
exigences de la FIFA et sera bénéfique pour la Fédération.
Avant le début
de ce championnat, comme prévue, 10 millions de francs CFA ont été octroyés
à 13 des 16 équipes. Les trois autres équipes : AS Togo Port, AS Douane et
Togo-Télécom n'en ont pas bénéficié, car ces trois équipes sont soutenues
par des sponsors officiels à en croire M. AMAVI Patatu, porte parole du
bureau Exécutif de la FTF.
Wakiou Tcha-Sama
Cadre
Permanent de Dialogue et de Concertation : Les contributions du PRR
M. Nicolas
Lawson vient d'écrire une missive au Chef de l'Etat. Dans sa lettre le
Président du PRR formule des propositions importantes relatives à la
Constitution et au Code électoral.
Monsieur le
Président,
“ J'ai
l'avantage de vous présenter la position et la requête de notre parti pour
les modifications à apporter à la constitution et au code électoral.
Avant tout,
nous avons la conviction que notre constitution est trop approximative et
nécessitera à l'avenir qu'elle soit plus étoffée et plus précise pour
répondre au rêve des plus brillants enfants de la patrie. Mais avant une
telle révision profonde d'un gouvernement légitime ayant l'adhésion
populaire, nous suggérons les modifications suivantes dans:
La Constitution
Art. 59 :
Supprimer les alinéas 1 e 2 et les remplacer par:
Le Président de
la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat
de cinq (5) ans renouvelable une seule fois.
Art. 60 :
Supprimer les alinéas 1 et 2 et les remplacer par:
L'élection du
Président de la République a lieu au scrutin uninominal à deux tours. Si
aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue au premier tour, alors un
deuxième tour est organisé trois (3) semaines après la proclamation des
résultats du premier tour.
Le Président de
la République est élu à la majorité des suffrages exprimés.
Art. 65 :
Supprimer l'alinéa 3 et le remplacer par:
Le gouvernement
convoque en conseil des ministres le corps électoral dans les soixante (60)
jours de l'ouverture de la vacance du pouvoir. Le scrutin pour l'élection
d'un nouveau Président de la République devra intervenir dans les
quatre-vingt dix (90) jours après la vacance du pouvoir.
Art 66: Cet
article comporte un vice dangereux. En cas de majorité parlementaire opposée
au Président de la République, il est inconcevable que le Président de la
République puisse nommer et mettre fin à la fonction du Premier Ministre.
Dans un souci de stabilité politique, le PRR souhaite un régime présidentiel
fort pour pouvoir s'attaquer aux graves problèmes sociaux et économiques du
pays. En conséquence, il laisse le soin aux parlementaires actuels pour
réviser cet article dans un esprit de patriotisme.
Arts. 77,78, 97
et 98: Ces articles sont en contradiction flagrante avec l'article 66. Le
Premier Ministre nommé et révoqué par le Président de la République ne peut
être responsable devant l'Assemblée nationale, qui peut aussi lui accorder
sa confiance ou le censurer. Il y a là de potentiels conflits dont les
conséquences sont l'instabilité politique, la régression nationale, etc. Le
PRR propose de les réécrire pour la cohérence et pour éviter des conflits
politiques à l'avenir.
Le code électoral
Art. 15 :
Supprimer cet article et le remplacer par:
La CENI est
composée de onze (il) membres en dehors des campagnes et des élections
présidentielles, dont:
- un (1)
magistrat de la Cour d'Appel proposé par le Conseil Supérieur de la
Magistrature,
- dix (10)
membres représentant les partis à. l'Assemblée Nationale et choisis
proportionnellement et par pondération;
Au cours des
périodes de campagnes et d'élections présidentielles, la CENI est composée
de onze (11) membres en plus d'un Délégué de chaque candidat d'un parti
extraparlementaire ou indépendant à la Présidence de la République.
Cette
modification est indispensable pour le respect des dispositions de l'article
2, alinéa 1, de la constitution, de l'article 101 du code électoral, etc.
Art. 17 : Le
PRR propose que les membres de la CENI soient investis par l'Assemblée
Nationale ou prêtent serment devant la Cour Constitutionnelle et non soient
nommés par l'Assemblée Nationale comme l'indique l'alinéa I de cet article.
Une Assemblée Nationale ne nomme pas.
Art. 28 :
Supprimer cet article et le remplacer par:
Les Commissions
Electorales Locales Indépendantes (CELI) sont composées de six (6) membres;
- un (1)
magistrat des tribunaux de première instance, Président;
- trois (3)
membres de la majorité parlementaire et deux (2) membres de l'opposition
parlementaire
En période de
campagnes et d'élections présidentielles, les CELI sont composées de six (6)
membres en plus d'un délégué par candidat de parti extraparlementaire ou
indépendant.
Art. 37 : Le
PRR demande la suppression de cet article.
Art. 39 :
Supprimer cet article et le remplacer par:
La CENI,
expressément dénommée l'administration électorale, s'assure la préparation
et l'organisation matérielle des consultations référendaires et électorales.
En conséquence,
tous les articles de 40 à 99 et 167, alinéa 2, doivent être modifiés.
Art. 141 :
Remplacer trois (3) millions de francs CFA de dépenses par candidat pour les
élections législatives et de plus de cinquante millions (50.000.000) de
francs CFA pour les élections présidentielles par:
Dix (10)
millions de francs CFA de dépenses par candidat pour les élections
législatives et de plus de trois cent (300) millions pour les élections
présidentielles.
Art. 176 : le
remplacer par:
Conformément
aux dispositions de l'article 60 de la constitution, le Président de la
République est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
Le candidat
ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou au deuxième tour est
déclaré élu.
Art. 177 :
Remplacer quinze (15) jours avant le scrutin par trente (30) jours avant le
scrutin.
Art. 178 :
Modifier l'alinéa .1 en le commençant par Avant et Après l'ouverture.., et
l'alinéa 2 en supprimant ainsi qu'à la CENI.
C'est dans
l'intérêt supérieur et permanent de la nation que nous avons consenti à vous
adresser ce courrier afin d'apporter notre contribution à l'œuvre
indispensable de révision de notre constitution et du code électoral. Les
fraudes dont nous avons été aussi des victimes durant les dernières
élections, l'ostracisme et la rogue des partis réunis au sein du CPDC ne
nous autorisent aucune illusion. Cependant, conscients qu'il faut une vague
de changement radical pour imposer la volonté populaire et devant' la
décrépitude prononcée des institutions du pays, nous ne resterons pas
inactifs devant la volonté du régime de maintenir le statu quo et sa
répugnance à des changements fondamentaux. Ainsi, aussi surréaliste et
accablant que soit votre résistance au changement, nous sommes persuadés de
pouvoir conduire une transformation en profondeur de notre société.
Le combat pour
la démocratie n'exclut toujours pas l'éventualité de nouvelles violences sur
la route qui nous mène à l'alternance. S'il s'avère que le régime continue à
résister au changement, vous serez responsables des violences de demain, qui
hâteront votre destruction. Nous savons que le pouvoir est devenu une source
d'enrichissement illicite, d'arbitraire et d'appauvrissement extrême de la
masse populaire. Mais désabusez-vous, vous ne pourrez pas égarer longtemps
encore le jugement de nos frères et sœurs. L'extrême misère à côté du luxe
le plus déhonté, la morale publique perdue et le triomphe du crime sur la
vertu sont vos pires ennemis et le terreau pour la révolution culturelle,
sociale, politique et économique en gestation. Le régime ne pourra plus se
cacher derrière le voile de la fausse réconciliation et la peur de sa
terreur.
Il n'y a pas
d'autre choix pour vous que d'entreprendre les réformes servant à
l'organisation des élections justes, libres et transparentes. Notre jeunesse
n'acceptera plus de se laisser trahir, affamer, ruiner, massacrer, contraint
à l'exil, humilier et sa volonté foulée aux pieds sans opposer une
résistance farouche et libératrice.
Au PRR, nous
sommes et nous serons les sentinelles avancées de la révolution. Nous
comptons opposer une digue puissante à toute nouvelle tentative de fraude au
cours des prochaines élections. Nous en avons assez des intrigues, des
violences et des crimes qui flétrissent et souillent les pages de notre
histoire. Aux forces de l'opposition traditionnelle, nous disons que
personne ne doit plus ratifier en notre nom des accords honteux avec nos
despotes, qui ne sont pas respectés et qui leur permettent d'abuser de la
magnanimité du peuple togolais. Aux amants du pouvoir absolu, nous rappelons
qu'il vaudra mieux perdre le pouvoir que de tout perdre.
Veuillez
trouver ici, Monsieur le Président, l'assurance de notre considération
patriotique.
Nicolas LAWSON
Président du PRR
Ancien candidat à la Présidence de la République |
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La Dépêche #457 du 18 fev 2009 |
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Présidentielle 2010 : Les handicaps de Faure |
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- La
quasi-totalité des Femmes aux gouvernements n'avaient de mérite que leur
charme
L'organisation
d'une présidentielle, est l'occasion propice donnée à la presse de faire des
analyses et de se livrer à des pronostics. C'est l'exercice auquel s'est
livré notre confrère " Tribune d'Afrique " dans son édition N° 49 de février
2009. Sous le titre " TOGO, Présidentielle 2010 : Les grands handicaps de
Faure GNASSINGBE ", le confrère dresse un tableau sans complaisance des
quatre ans de règne mitigé d'un jeune président qui avait suscité tant
d'espoir à son arrivée au pouvoir. Nous résumons pour vous ci-après
l'article de notre confrère sur les handicaps qui amenuisent les chances de
Faure en 2010 si rien n'est fait jusque là en urgence.
Un bilan qui n'arrange pas Faure
" Chargé de la
gestion faramineuse de la fortune de son père ", écrit le confrère, Faure
réussit à se faire élire dans un scrutin contesté. Il salue la politique de
dialogue et les reformes administratives, judiciaires et économiques. Le
confrère s'arrête là pour les aspects positifs des quatre ans de règne.
Pour reprendre
l'expression de l'ancien premier ministre AGBOYOME Kodjo, le confrère
trouve le bilan de Faure mitigé. Dans les rues écrit notre confrère, les
populations ne sont pas satisfaites… " Le chef de l'Etat avait tous les
moyens de réussir mais il s'est plutôt blotti dans ses illusions
personnelles… " répond un Togolais au micro du confrère.
Le confrère
qualifie la politique de communication de Faure de curieuse, préférant des
affiches coûteuses à un discours à la Nation à la fi de l'année. Le confrère
nous révèle en passant que les images de Faure dans les rues de la capitale
et des villes de l'intérieur auraient coûté 483 millions, ce qui est
inadmissibles aux yeux des Togolais frappés par la paupérisation.
Les contentieux internes au RPT
Au titre des
handicaps, le confrère relève tout d'abord les contentieux internes au RPT.
Les relations de Faure avec son parti se dégradent pour des motifs précis: "
Faure voit les choses autrement. Il ne veut plus faire du parti une machine
de privilégiés d'occasion qui abusent des richesses de l'Etat. Ensuite, il
s'entoure d'amis dont certains n'étaient pas des militants du parti. Enfin
certains membres du parti sont des blessés de guerre qui s'estiment écartés
de la gestion "
Cette situation
de frustration ne facilitera pas les choses en 2010 pour un Faure dont le
bilan est mitigé. A quoi vient s'ajouter le conflit qui a opposé Faure à son
frère cadet Kpacha et qui est toujours une réalité, ne favorisera pas les
choses, ajoute le confrère.
Les Soubresauts militaires
" Tout comme la
famille et le parti, l'armée est l'un des handicaps principaux " écrit le
confrère. " Pris en étau entre les généraux caciques du temps de son père
qui ont tenté de l'embrigader, et une jeune classe d'officier
majoritairement Saint Cyriens qui rêvent d'une armée institutionnalisée et
respectable ". Au sein de cette armée, le confrère distingue trois
catégories. D'un côté, le chef d'Etat major et sont cabinet d'officiers
dont la fidélité intéressé est incontestable ; de l'autre côté, quelques
officiers majoritairement à la retraite, qui ont une influence quasi
paternelle sur le président. Enfin, une troisième catégorie, celui des
blessés de guerre.
Des gouvernements médiocres
Autres
handicaps de taille, tous les gouvernements de Faure sont qualifiés de
médiocres et sans vision par le confrère.
. Le
gouvernement de EDEM Kodjo est qualifié de banal et pléthorique. La
quasi-totalité des femmes qui y étaient n'avaient de mérite que leur charme.
Le gouvernement
de d'AGBOYIBO pas trop loin de celui de EDEM Kodjo avait deux grands
obstacles : Me AGBOYIBOR n'avait pas la moindre autorité sus les proches du
chef de l'Etat et Me AGBOYIBOR n'avait pas de notions administratives. Il a
semblé conduire une équipe de foot en maillot de bain avec dans une main des
ballons de rugby et dans l'autre des raquettes, le tout sur un terrain de
baseball !
" Quant au
gouvernement Mally, il restera le pire. Ce fut une véritable pagaille "
écrit le confrère.
Et le gestionnaire Houngbo ? Peu de choses changent
Ici le confrère
arrive au même constat que ceux des confrères nationaux à la nomination du
gestionnaire Houngbo. Des ministres mal choisis et sans compétence ", le
premier ministre seul ne fera pas le miracle dans un gouvernement où un
administrateur est ministre de la Santé, un enseignant ministre de la
justice etc.
" Faure a
réussit malheureusement à ainsi donner des gouvernements, une banale image
de portraits sans vision ni leadership et assez souvent incompétent "
conclut le confrère.
Kao Victoire
Cadre Permanent
de Dialogue et de Concertation (CPDC) : Les travaux sont suspendus, l'UFC
exige le recours à la facilitation
Le CPDC a tenu
sa septième séance hier dans la salle de conférence de la Primature. Trois
points étaient à l'ordre du jour : le recours à la facilitation, la
représentation des partis politique à la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI) et la représentation du gouvernement au sein de la CENI.
Les deux
derniers points de l'ordre du jour ont été discutés lors des séances
dernières. Tous les partis étaient d'accord sur la participation du
gouvernement et de l'administration à la CENI. La discussion avait aussi
porté sur le nombre et le statut des représentants de l'administration.
Quant à ce qui
concerne la participation des partis politique à la CENI, la place est
réservée uniquement à la majorité parlementaire et à l'opposition
parlementaire. Mais les partis politiques au CPDC ne se sont pas mis
d'accord sur le nombre de représentants et la clé de répartition.
Au premier
point de l'ordre du jour les discussions ont achoppés sur le recours à la
facilitation. A la séance d'hier, l'UFC a exigé le recours à la facilitation
et a demandé la suspension des travaux qui ne reprendront que le 23 février
prochain.
" En raison de
la crise de confiance qui règne au sein des partis aux dialogue l'UFC
demande le recours à la facilitation en cas de blocage des discussions sur
tous les sujets relatifs au reformes politiques (loi électorale, reformes
constitutionnelles et institutionnelles) prévues par l'Accord Politique
Global (APG). Pour ce faire, l'UFC demande une suspension de séance jusqu'au
20 février inclus. Cela permettra aux représentants de rendre compte à leurs
mandants ", indique le communiqué rendu public à l'issue des discussions
d'hier.
Le gouvernement
et le RPT s'inscrivent dans le sens contraire. Pour M. Pascal BODJONA,
représentant du chef de l'Etat, son Excellence Faure GNASSINGBE, " Les
vrais compromis sont à rechercher entre nous membres du cadre et nous ne
refusons pas que les bonnes volontés puissent nous aider (…) Nous sommes
convaincus que nous parviendrons à des compromis acceptable ". Selon BAWARA,
les populations qui souffrent aujourd'hui de plusieurs maux ne peuvent pas
tolérer que les discussions traînent en longueur de temps à cause du
recours à la facilitation.
La
représentation de la société civile à la CENI a été aussi discutée. La
société civile a droit à deux sièges à la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI).
Le Règlement
Intérieur du cadre permanent de dialogue et de concertation a été
définitivement adopté le 11février 2009.
Le
peuple togolais attend beaucoup du CPDC. Si celui-ci se voit bloqué par
l'opposition qui ne veut pas fléchir devant ses exigences, il est fort à
parier que le CPDC court à son échec. Ce sera lamentable.
Balogah D.
Programme de
Restructuration et de Mise à Niveau de l'industrie des Etats membres de l'UEMOA :
Le Réseau des Journalistes Economiques impliqués dans le processus
Une mission de
suivi du Programme de Restructuration et de la Mise à Niveau (PRMN) de
l'industrie des Etats membres de l'UEMOA conduite par M. Guy-Amédée
AJANOHOUN, Commissaire chargé du Département du Développement de
l'Entreprise, des Télécommunications et de l'Energie à la commission de l'UEMOA
était face au Réseau des Journalistes Economiques UEMOA (RJE/ UEMOA) le
vendredi 13 février dernier dans la grande salle de conférence de la Chambre
de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT).
Il s'agissait
d'une séance d'information et d'échanges avec les journalistes dudit Réseau
sur la mise en œuvre de ce Programme.
Aux côtés du
commissaire Guy AJANOHOUN, il y avait MM. Balla DIONG, Directeur de
l'Entreprise, de l'Industrie et de l'Artisanat et Issa DRAME, conseiller
Technique Principal, tous deux du PRMN. Il y avait aussi MM. SIBABI Boutchou
et Franck FIAWO respectivement Directeur de cabinet du ministère de
l'Industrie, de l'Artisanat et des Innovations Technologiques et président
de la CCIT.
Cette mission
est initiée dans le cadre du suivi régulier de la mise en œuvre des
activités de la phase pilote du PRMN. Selon le commissaire Guy AJANOHOUN,
elle permettra de discuter avec les plus hautes autorités nationales des
questions concernant entre autres :
-
L'appropriation nationale du PRMN devant favoriser le Partenariat secteur
Public- secteur Privé (PPP) ;
-
L'opérationnalisation des Bureaux de Restructuration et de Mise à Niveau qui
sont les interfaces exclusives des entreprises dans les Etats ;
-La
mobilisation des acteurs et de la presse en relation avec la question de la
communication et de la visibilité du PRMN.
Le Programme de
Restructura-tion à proprement parlé à pour but de permettre aux entreprises
des Etats membres de l'UEMOA de se mettre au niveau des exigences de libre
échange et de la circulation des Biens et Services. Ce plan de mise à niveau
portera essentiellement sur :
- La stratégie
et les objectifs de renforcement de la performance de l'entreprise à court
et moyen terme ;
- Le programme
d'investissement au plan matériel et immatériel en déclinant l'impact sur la
compétitivité de l'entreprise ;
- Le plan de
financement et les prévisions financières démontrant la rentabilité de
l'entreprise.
En définitive
le PRMN a pour objectif général de relancer la production industrielle, la
promotion de l'investissement, de l'emploi et l'amélioration de la
compétitivité des économies au niveau régional et international.
Il intervient
dans un contexte global des reformes communautaires favorables, marqué
surtout par la mise en œuvre de l'ambitieux Programme Economique Régional
(PER) de l'UEMOA qui bénéficie de la confiance et de l'engagement des
partenaires au développement.
La cible du PRMN
Le public cible
est les entreprises industrielles potentiellement viables.
Toutefois,
lorsqu'une entreprise ne présente pas les conditions nécessaires de "
bancabilité " et se trouve en situation de déstructuration financière, elle
peut bénéficier au préalable d'une restructuration avant de s'inscrire dans
le processus de mise à niveau.
A entendre M.
Balla DIONG, l'entreprise éligible est celle en crise mais à haut potentiel,
notamment à l'export.
Outre les
entreprises, le PRMN vise principalement les ministères de l'industrie, les
organisations socioprofessionnelles et patronales, les structures d'appui au
secteur privé et les institutions financières.
Projet pour l'année 2009
Pour cette
année 2009, commencera la mise en œuvre des plans de restructuration et de
mise à niveau de 120 entreprises agro-industrielles qui se traduira par la
réalisation des investissements immatériels et matériels. La commission de
l'UEMOA mettra à la disposition de l'Organisation des Nations Unies pour le
Développement Industriel (ONUDI) en cette année, une tranche de 3,2
milliards FCFA prévue par la convention d'assistance technique.
A terme, les
primes qui seront versées à ces 120 entreprises agro-industrielles pour les
investissements matériels, sont évaluées à 2,95 milliards FCFA, montant qui
sera débloqué par la commission de l'UEMOA.
La réalisation
de ces investissements améliorera les performances et la compétitivité des
entreprises assistées, ce qui favorisera leur accès aux marchés
internationaux et la création de nouveaux emplois dans l'espace économique
UEMOA selon le conseiller M.Issa DRAME. Dans la perspective de la phase de
déploiement qui touchera environ huit cent quatre vingt (880) entreprises
tout secteur confondu, le PRMN vient de lancer deux importantes études qui
permettront de doter chaque Etat membre de l'UEMOA, d'un Programme National
et d'un Fond de Restructuration et de Mise à Niveau.
Après ces
différentes intensions suivies de débats, les journalistes ont laissé place
aux opérateurs économiques. Ils ont aussi réfléchi sur les nouvelles donnes
qui se présentent à eux. Dans les prochains jours, ils se retrouveront pour
finaliser les idées.
WAKIOU Tcha-
Sama
Dégradation de
l'environnement : Pour qui le gouvernement adopte les textes ?
La protection
de l'environnement a occupé une place de choix mercredi dernier lors du
conseil des ministres tenu au Palais de la Présidence de la République. En
effet, deux projets de décrets, l'un portant attribution, organisation et
fonctionnement du Fonds national de l'Environnement, ont été adoptés.
L'Agence nationale de gestion de l'environnement, faut-il le rappeler est
une institution spécialisée dans la mise en application de la politique
nationale de l'environnement. Les multiples problèmes socio- politiques et
économiques qui minent la vie des Togolais, ceux liés à la dégradation sans
cesse accrue de notre écosystème figurent en bonne place. C'est pour cela
que l'adoption par le gouvernement de ces deux projets visant à protéger
notre environnement mérite d'être saluée à sa juste valeur. La protection de
l'environnement participe aussi à l'amélioration des conditions de vie et de
travail des populations.
Les Togolais
ont longtemps souffert de l'absence d'une politique nationale de financement
de l'environnement.
La dégradation
de notre environnement en dit long. Cette initiative du gouvernement, bien
que saluée par les Togolais, ne manque pas de susciter des inquiétudes.
La question se
pose de savoir si les actes accompagneront les décisions des autorités pour
que prenne rapidement fin ce phénomène inquiétant lorsqu'on sait que les
principaux instigateurs de la dégradation de notre environnement se trouvent
au sommet de l'état et donc intouchable. Ce ne sont pas les citoyens lambda
qui abattent nos tecks par individus interposés. Ce sont bien nos dirigeants
pas de moindres.
Inutile de nous
voiler la face. Ils sont tout puissants et ne se privent pas du plaisir de
s'enrichir au détriment de notre flore sans que les autorités ne lèvent le
petit doigt. Nous défions quiconque veut nous démentir. Nous disposons
davantage de preuves et toujours prêts à les sortir si nécessaire car trop
c'est trop.
Joël Koye
A quand la
nomination des nouveaux préfets de la Kozah et de Tchamba ?
A quoi joue le
gouvernement ? Est-il réellement insouciant comme l'accuse l'opposition ? Il
semble actuellement s'enliser dans les sables mouvants. Ce qui est sûr,
c'est que lorsqu'il s'agit de prendre une décision engageant l'avenir du
pays, ou une décision liée au destin d'une partie de la population, on voit
le gouvernement tourner en rond au lieu de foncer tout droit vers
l'objectif. On ignore jusqu'ici les raisons de cet immobilisme. Il y avait
au niveau de la prise des décisions de la part de notre gouvernement des
hésitations, de fréquentes volte-face étonnent.
Il y a presque
plus de cinq mois que le préfet de la Kozah disparaissait à la suite d'une
maladie à la quelle il a mené une lutte sans égale.
Le préfet de
Tchamba de son côté a été libéré de ses fonctions pour s'être immiscé dans
les affaires de chefferie dans la commune de Tchamba. Jusqu'ici, les deux
places libérées ne sont pas pourvues et l'on se demande si les deux anciens
préfets étaient vraiment indispensables au point de ne jusqu'ici leur
trouver de successeurs. Y a il une catégorie de gens capables de diriger les
préfectures faute de successeurs, ces deux préfectures trouvent au ralenti.
Le gouvernement le sait-il ?
Au lieu de
prendre une décision et de trancher dans le vif, le gouvernement passe le
temps à hésiter et ce sont ces hésitations qui font actuellement le malheur
du peuple togolais. Si l'on changeait cette altitude et essayait d'aller un
peu plus vite…
Jacques Tom
Dossier :
L'Eglise catholique à la recherche de son unité
Il se passe
quelque chose ces derniers temps dans la haute hiérarchie de l'Eglise
catholique surtout au niveau du Vatican. Le pape Benoît XVI vient de lever
l'excommunication de 1988 prononcée par Jean Paul II contre les quatre
évêques traditionalistes ordonnés par Mgr Marcel Lefelvre dont celle de son
successeur Mgr Bernard Fellay. Alfonso de Gallareta, Bernard Tissier de
Mallerais et Richard Williamson.
Ce qui oppose
les catholiques traditionalistes au Saint Siège est que les membres
excommuniés par Jean Paul II affirment défendre la tradition qui est un des
éléments constitutifs de la doctrine chrétienne. Leur revendication est le
droit de célébrer la messe dans la liturgie de Saint Pie V. En décembre 1983
dans une lettre ouverte à Jean Paul II, Mgr Lefebvre l'accuse d'être aussi
porté aux réformes que son prédécesseur, de nommer des évêques
collaborateurs dans les pays de l'Est, d'être infecté d'humanisme et d'avoir
des amourettes avec les protestants. Il dénonce aussi le gouvernement
collégial et l'orientation démocratique de l'Eglise condamnée par la
Syllabus. Une fausse conception des droits naturels de l'homme qui apparaît
clairement dans le document conciliaire sur la liberté religieuse condamnée
par Quanta Cura. Une conception erronée des pouvoirs du pape ; la conception
protestante du sacrifice de la messe et des sacrements condamnée par le
concile de trente (Italie) ; la libre diffusion des hérésies caractérisée
par la suppression du St Office.
Le prélat qui
joue chat et chien avec Jean Paul II est bien Mgr Marcel Lefebvre. Cet
évêque est né le 29 novembre 1905 à Tourcourg (Nord) en France. Religieux
spiritain, il a été à partir de 1955 archevêque de Dakar et délégué
apostolique pour l'Afrique de l'Ouest. En 1962, il devient évêque de Tulle
puis supérieur général des Spiritains jusqu'en 1968 où il démissionne. Le 6
juin 1969, il fond la fraternité sacerdotale.
St Pie X dans
le diocèse de Fribourg avec l'accord de l'évêque du lieu, Mgr Charrière. Le
6 juin 1971 Mgr Léfebvre pose la première pierre du séminaire à la
Fraternité à Ecône (Valais). Il publie un manifeste le 27 novembre 1974 dans
lequel il attaque Vatican II.
Le 5 juin 1975
Mgr Mamie- successeur de Mgr Charrière - retire avec l'autorisation de Rome
son agrément au séminaire d'Ecône. Mgr Lefebvre passe outre et ordonne en
juin trois prêtres. Le 29 juin 1976, nouvelles ordinations, le 22 juillet
Mgr Lefebvre est suspens a divinis. Le 19 novembre 1978 le pape Jean Paul II
le reçoit. Il quitte début 1979 Ecône pour Rickenbach, il confie en 1982 que
la Fraternité soit considérée comme Institut laïc de droit pontifical, ce
qui lui permettrait de faire exercer ses prêtres sans demander l'incarnation
à des évêques.
Rappelons que
des sondages auprès des catholiques allemands, anglais, américains auraient
révélé une quasi unanimité en faveur du catholicisme possible à certaines
conditions. La messe en latin a toujours été légitimée et le demeure.
Mais pourquoi
le pape Benoît XVI a-t-il remis en cause la reforme la plus spectaculaire et
la plus emblématique du concile Vatican II ? Pour des raisons, dit on,
relevant à la fois de la doctrine, de la stratégie et de la psychologie,
- motifs
doctrinaux : le pape est le gardien de l'unité de l'Eglise catholique ; il
est donc dans sa fonction quand il veut ramener au bercail les brebis
égarées. De plus ,Benoît XVI n'a jamais digéré le schisme de 1988. Alors
préfet de la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, Mgr Joseph
Ratzinger, s'était démené jusqu'au bout pour éviter la rupture. En vain, il
s'était cassé les dents sur l'arrogance de Mgr Lefebvre.
Pour le pape
Benoît XVI, le concile a ordonné une réforme des livres liturgiques mais il
n'a pas interdit les livres antérieurs. Par ailleurs, la messe de Paul VI
promulguée en 1969 pouvait être dite en langue vernaculaire ou latine mais
l'usage de la première qui facilite la compréhension des fidèles l'avait
largement emporté sur celui de la seconde.
-
Raisons d'ordre stratégique ensuite : face au manque des vocations qui sévit
en Europe et dans le monde catholique, les paroisses et des séminaires
ensoutanés de la nébuleuse traditionaliste représentent un apport sérieux
pour une Eglise en manque de prêtes. Sur le plan tactique, en libéralisant
le rite à la fois désamorcer le conflit et tirer profit des divisions
internes entre adversaires et partisans de réconciliation avec Rome.
- Enfin
facteur psychologique. Benoît XVI aime les promptes de l'ancienne liturgie
qui enfant, il a connues en Bavière. En 1968 le théologien ouvert qu'il a
été au concile scandalise par la contestation bruyante et parfois violente
dont font l’objet des valeurs présumées " éternelles " comme l'autorité, la
sacralité, la transmission des croyances. Depuis, le dossier liturgique fait
partie de son arsenal conservateur.
- Dans
ses déclarations et ses écrits, Ratzinger s'en prend sévèrement aux " abus "
de la liturgie moderne. Celle-ci regrettait il en 1997 " doit devenir plus
courte et tout ce que l'on juge incompréhensible doit en être écarté. Il
faut tout transposer dans une langue claire encore plus " plate " Mais aussi
l'essence de la liturgie on ne comprend pas seulement la manière
rationnelle… mais d'une manière complexe, avec tous les sens et on est admis
à une fête qui n'est pas inventée par une commission quelconque, mais qui
vient de soi du plus profond des millénaires et en fin de compte de
l'éternité "
" La liturgie,
renchérit Patrick Prélot professeur à l'Institut Catholique de Paris n'est
pas seulement affaire de culture. Parce qu'elle est la vie de Dieu
communiquée part l'esprit saint à l'Eglise, elle participe pleinement à la
mission de l'Eglise dans le monde et dans le temps "
La messe dite
face au peuple selon le rite conciliaire et celle dite dos au peuple, selon
le rite tridentin représentent deux conceptions bien distinctes de l'Eglise.
La première est pastorale, elle favorise la participation active des
fidèles. La seconde est juridique : elle implique la soumission des fidèles
à un carcan de règles et de rites immuables. La question est de savoir si
l'on peut désormais faire cohabiter deux rituels aussi différents dans un
diocèse
Jacques TOM
Kozah / Forum
National des paysans Togolais (FNPT), la première édition s'est tenue à Kara
La première
édition du Forum Nationale des Paysans Togolais est ouverte le jeudi 12
février au palais des congrès de Kara. Les participants se sont séparés le
samedi après trois jours d'intenses travaux. Ils sont plus de mille
participants dont huit cents producteurs venus de toutes les préfectures du
pays à être aux assises agricoles de Kara dont la clôture a été marquée par
la présence du chef de l'Etat Faure Essozimna GNASSINGBE.
Organisé par le
Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, le rendez-vous
agricole de Kara est placé sous le thème " Les paysans au centre de la
relance agricole et économique au Togo ".
Après avoir
débattu durant 3 jours de travaux sur des sous-thèmes à savoir
l'amélioration du circuit de distribution des engrais, importance de la
commercialisation efficace des produits agricoles locaux dans la lutte
contre la cherté de la vie, organisation et fonctionnement des groupements
agricoles, le tout emballé de projections de films, les participants ont au
terme de la rencontre pris des engagements puis formulé des recommandations
pour un renforcement du système d'appui, conseil en exploitation agricole,
l'amélioration de l'accessibilité aux intrants agricoles notamment les
engrais, la création d'un système adapté de financement de l'agriculture, la
mise en place d'un environnement favorable au développement des productions
végétales, animales, halieutiques et sylvicoles.
Pour cela, les
producteurs s'engagent pour la relance de la campagne agricole 2009 - 2010,
à porter la production du maïs de 600 mille tonnes à 720 mille tonnes tandis
que la production du riz paddy sera elle portée de 100 à 120 mille tonnes.
Ils s'engagent également à mieux s'organiser pour une meilleure
structuration du monde agricole.
En président la
cérémonie de clôture du FNPT, le chef de l'Etat Faure Essozimna GNASSINGBE
s'est réjoui de la mobilisation du monde rural et a salué la qualité du
travail mené par les producteurs avant de rassurer les participants de la
détermination du gouvernement à tout mettre pour la prise en compte de leurs
recommandations afin dit-il d'améliorer ce secteur primordial. Le président
Faure Essozimna GNASSINGBE a également invité les producteurs à faire
confiance au gouvernement à maintenir toujours le climat de paix et de
stabilité sans lequel aucun développement n'est possible.
L'autre temps
fort de la cérémonie de clôture aura été l'entretien de plus de quatre
heures d'horloge que le chef de l'Etat a eu avec les producteurs. Au cours
de ce cadre d'échanges et de concertation, certains problèmes et
inquiétudes éprouvés par les producteurs ont été passés au peigne fin par le
président de la république.
C'est fort de
cette ambiance de satisfaction généralisée que le chef de l'Etat a élevé 40
producteurs à des distinctions honorifiques dont 30 faits " Chevaliers du
mérite agricole " par la premier ministre Gilbert Fossoun Hougbo et les 10
autres " officiers de l'ordre du mérite agricole " par le président de a
République en personne.
Deux cents
vingt autres prix ont été distribués aux producteurs au titre de meilleurs
agriculteurs de la campagne agricole 2008 -02009. Le premier prix national
au niveau individuel est composé d'un motoculteur d'une valeur de 2 millions
5 cents mille francs CFA alors qu'au niveau groupement, il est constitué
d'un tracteur avec accessoires de 15 millions de francs CFA avec une
enveloppe de 8 cents mille francs CFA.
Il faut
signaler qu'à l'ouverture des travaux, le ministre de l'agriculture, de
l'élevage et de la pêche, Kossi Messan EWOVOR a exprimé la reconnaissance du
gouvernement aux participants. M. EWOVOR a saisi l'occasion pour relever les
problèmes qui aujourd'hui, constituent les contraintes essentielles de notre
agriculture. Il s'agit selon le ministre du morcellement des exploitations
des infrastructures rurales insuffisantes ou en mauvais état, la dégradation
de l'environnement et la baisse de la fertilité des sols etc. Le ministre de
l'agriculture a surtout indiqué que le Togo en renouant avec la communauté
des bailleurs de fonds, a élaboré une stratégie de recherche de la
production agricole et un plan d'action d'urgence pour la période 2008 -
2011. Cette stratégie a-t-il souligné, s'inscrit dans le cadre de la
réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et de la
stratégie de Réduction de la Pauvreté. Quant au représentant des producteurs
agricoles M. MBADIA Dénis et au président du Comité National d'organisation
M. KONLANI Dindiogue, ils ont rendu un vibrant hommage au président Faure
Essozimna GNASSINGBE et au gouvernement pour leur attachement à la promotion
du secteur agricole ainsi que du monde rural togolais. Ils ont exhorté les
paysans a renforcé leur capacité de production pour un épanouissement social
et professionnel afin de couvrir les besoins en nourriture à la population
et de cet fait contribuer efficacement à la consolidation de la sécurité
alimentaire durable au Togo.
Au paravent le
Secrétaire Général de la préfecture de la Kozah Palanga Kolou Edjowou a,
dans un mots de bienvenue exprimé sa joie pour le choix fait de la ville de
Kara pour abriter cette première édition de FNPT.
Les
manifestations ont connu la participation des membres du gouvernement, des
représentants des groupements de productions et de faîtières d'organisations
paysannes, des directeurs et chefs de services, des autorités
administratives, coutumières et religieuses, ,des chambres régionales
d'agriculture et des partenaires au développement.
Pour mémoire
l'agriculture constitue le secteur moteur de l'économie nationale et
représente près de 40% du PIB ce qui fait vivre environ les deux tiers de la
population active et fournit plus de 20% des recettes d'exploitation. Ce
secteur occupe de fait une place primordiale qui est mis en exergue dans le
Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) que le Togo a
élaboré pour servir de cadre de relance de son économie.
En marge des
travaux du Forum National des Paysans Togolais, l'ancien chef de l'Etat
Centrafricain Ange Félix PATASSE agronome de formation et présent à ces
assises, a procédé le samedi à un dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe du
Père de la Nation Feu Président EYADEMA au caveau familial à PYA. La
cérémonie a été suivie de la sonnerie aux morts, d'un profond recueillement
observé par le président Ange Félix PATASSE qui, aussitôt, a également signé
le livre de condoléances. C'est après ce cérémonial que l'ancien président
Centrafricain s'est confié à la presse.
Dans la
déclaration qu'il a faite, M. PATASSE a laissé entendre que sa visite au
Togo et plus précisément à Pya dans le Kozah se situe dans le cadre de
l'hospitalité que les togolais en particulier, Feu président EYADEMA lui
avait toujours réservée suite à des difficultés qu'il a rencontrés au cours
de ses mandats présidentiels à la tête de la République Centrafricaine.
" Je suis venu
honorer la mémoire de feu président Eyadema qui m'a sauvé et à travers moi a
sauvé la République Centrafricaine. Deux fois de suite, d'abord c'était en
2982 quand il a accepté de me recevoir pour mon premier exil. Dix ans après
c'est-à-dire en 1992 je suis reparti en RCA et j'ai été élu président ce qui
a été une fierté pour le peuple togolais, et le président Eyadema qui a
fraternellement veillé à ma famille. Le 15 mars 2003, il y a eu un coup
d'Etat dans mon pays et Feu président Eyadema m'a demandé de revenir pour
une seconde fois au Togo qui est aussi ma patrie. Le président Eyadema et
moi, nous avons le même esprit, l'esprit de justice, de vérité, d'amour,
l'amour pour la patrie. Nous avons la même identité de combat donc même
esprit " a déclaré l'ancien président Centrafricain Ange Félix PATASSE.
ATOP/ E.AE. |
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La Dépêche #456 du 11 fev 2009 |
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Cadre
Permanent de Dialogue et de Concertation : Le Gouvernement recherche le
consensus : L'opposition exulte |
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Le
Rassemblement du Peuple Togolais, (RPT), le Comité d'Action pour le
Renouveau (CAR), l'Union des Forces du Changement (UFC) et le gouvernement
se sont réunis les 06 et 10 février 2009 à la Primature dans le cadre de la
mise en place du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation créé par
décret du Chef de l’Etat, le mercredi 4 février. Lors de la 1ere réunion le
6 février, c’était le Premier Ministre, Gilbert Houngbo qui avait prononcé
le discours d'ouverture avant de laisser la place au président de la séance,
Pascal BODJONA représentant le chef de l'Etat, son excellence Faure
GNASSINGBE.
Tous les partis
politiques au Parlement étaient représentés.
Le RPT était
représenté par son Secrétaire Général, M.Esso, l'UFC par Jean Pierre FABRE ,
le CAR par Me APEVON et le gouvernement par M. Gilbert BAWARA.
En effet le
cadre ne concerne que les partis siégeant à l'Assemblée Nationale.
Le Premier
ministre dans son discours d'ouverture a félicité tous les partis présents
pour avoir répondu promptement à l'appel du président de la République.
Pour le Premier
Ministre, ce Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation est un lieu de
discussion entre tous les acteurs politiques du pays sur toutes les
questions de l'heure, afin d'orienter l'action du gouvernement. “Nul ne
détient la vérité absolue”. Le gouvernement et le parti au pouvoir ont
besoin des autres partis.
Après le
discours d'ouverture, le premier ministre a quitté la salle, laissant ainsi
place à M. Pascal BODJONA présider cette réunion qui s'est tenue à huis
clos.
A la sortie de
la réunion, tous les participants à la réunion se sont livrés à la presse.
Ils se sont
réjouis de la mise sur pied de ce Cadre qui va se pencher sur les questions
directement liées à la présidentielle prochaine (révision du code électoral,
mise en place de la CENI, la révision des listes électorales et la
Constitution) et au statut de l'opposition.
M; Pascal
BODJONA, s'exprimant au nom du chef de l'Etat s'est félicité de l'ambiance
qui a règné durant les discussions " C'est un jour nouveau qui se lève pour
notre pays " a-t-il souligné. Cette première réunion fait renaître l'espoir
au sein des Togolais.
Ce cadre est un
véritable lieu de concertation et de consensus. Mais n'est pas une mise en
œuvre de l'Accord Politique Global (APG), puisque le Cadre ne concerne que
les partis à l'Assemblée Nationale et ayant obtenu plus de 5% lors des
élections de 2007. Il a félicité les participants pour leur sens de
responsabilité.
Pour le
Secrétaire Général du RPT, M. SOLITOKI Esso " le gouvernement repart sur des
bases solides." et les débats se sont déroulés dans un esprit positif.
Tout compte
fait, il faut retenir que l'ambiance a été bon enfant mais pour cette
première réunion les discussions ont porté sur les modalités et la mise sur
place d'un règlement intérieur du Cadre de Concertation.
Le CAR et l'UFC
qui ne sont pas venus en rang dispersé se réjouissent de la mise sur pied de
ce Cadre de Concertation et de Dialogue tant réclamé et espéré par
l'opposition. Pour Jean-Pierre Fabre, les préoccupations de l'opposition à
l'Assemblée Nationale sont prises en compte et la réunion s’est déroulée
dans une ambiance franche, correcte et consensuelle. "Rien ne peut justifier
la remise en cause de ce Cadre” a-t-il déclaré aux journalistes.
Abondant dans
le même sens que Jean-Pierre Fabre, le président du CAR, Me APEVON a
souligné que le Cadre Permanent doit se pencher sur les sujets d'intérêt
national, contribuer à l'amélioration des conditions de vie de nos
populations et trouver une issue favorable à nos problèmes. Pour Me APEVON,
le CAR et l'UFC se sont concertés avant de venir à la réunion. C'est
pourquoi, ils ont tous tenu le même langage. " L'UFC dit qu'il a un seul
candidat, le CAR dit qu'il a un seul candidat.", précise Me APEVON.
Rappelons au passage que les deux partis veulent présenter un candidat
unique à la présidentielle 2010.
M. Gilbert
BAWARA parlant au nom du gouvernement s'est également réjoui de la mise en
place de ce Cadre voulu par le chef de l'Etat, son Excellence Faure
GNASSINGBE. Il a souligné que lors de sa tournée, pour la présentation des
vœux, le Chef de l’Etat avait bien exprimé son esprit d'ouverture au
dialogue, au consensus et au compromis.
Lors de la
deuxième rencontre tenue hier, les discussions ont porté essentiellement sur
les divers articles du règlement intérieur. A la sortie de la réunion, seul
le Président de séance, M. Pascal Bodjona a accordé une interview aux
journalistes. Selon M. Pascal Bodjona, il faut constater un progrès
remarquable sur l’examen du projet de règlement intérieur, un accord sur
beaucoup de sujets. La divergence sur deux points : la participation des
observateurs et le nombre de représentants par parti.
Les
observateurs de ce cadre ne peuvent être que ceux qui ont joué la médiation
ou la facilitation lors du dialogue intertogolais, a précisé M. Pascal
Bodjona. Dans ce cas, le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso sera
impliqué dans ce dialogue. Mais, il y a un penchant vers la facilitation de
la Présidence togolaise pour que les Togolais eux-mêmes résolvent leurs
difficultés sans une médiation extérieure.
Pour les
représentants des partis, il est prévu qu’un parti puisse être représenté
par son leader. Celui-ci peut se faire accompagner par un ou deux de ses
collaborateurs. Il a été demandé à chaque représentant de parti d’aller vers
ses mandants pour régler ces problèmes. Selon M. Pascal Bodjona, Président
de la réunion, représentant le Chef de l’Etat, les discussions se sont
déroulées dans une atmosphère conviviale.
I l a
souligné que le gouvernement est ouvert à toutes les propositions qui
peuvent aider le Togo à sortir des difficultés.
Les débats
continuent aujourd’hui.
Balogah D et T.
Anna(Stagiaires)
Modernisation
de la justice : Qui sont les acteurs du système judiciaire?
Le programme de
modernisation de la justice est l'un des chantiers prioritaires au centre
des préoccupations du président de la République et du gouvernement. II
consiste à mettre en place au Togo, un système juridictionnel performant,
indépendant de toute séduction de quelque nature que ce soit. Pour opérer
cette réforme judiciaire qui reste après tout une institutionnalisation d'un
Etat de droit attractif et attrayant aux citoyens et aux partenaires
extérieurs, les autorités togolaises pensent au renforcement des capacités
des acteurs du système judiciaire. Mais qui sont ces acteurs et quels sont
leurs rôles?
La
modernisation de la justice togolaise, c'est la réforme judiciaire dans
toute sa composante et c'est également la réforme des mentalités des
citoyens. Ceux-ci, pour assimiler leurs droits et devoirs ont aussi
l'obligation de connaître l'appareil judiciaire, institution chargée de
rendre justice selon les lois de la République Togolaise, ainsi que les
grandes catégories de personnes représentant le pouvoir judiciaire
Il faut dire
qu'il existe, en effet, trois grands ordres de personnes qui incarnent les
prestations au sein de l'administration judiciaire. Il S'agit en tête des
magistrats, en second lieu, des auxiliaires de justice puis des officiers
ministériels. Ainsi chaque catégorie est caractérisée par des démembrements
et ramifications
Les magistrats
En premier lieu
les magistrats sont des personnes qui exercent au niveau de la haute
juridiction : le tribunal, la Cour d Appel, la Cour Suprême. Ces magistrats
qui siègent dans les juridictions sont des fonctionnaires de l'Etat, nommés
toujours par décret du président de la République. Encore faut-il distinguer
deux types de magistrats : le magistrat du siège qui reste assis lors d'un
jugement et le magistrat du parquet qui reste debout.
Le magistrat du
siège, nommé sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature, rend
un jugement en se basant sur le principe de l'indépendance. On distingue
cependant le magistrat du siège du tribunal de première instance appelé juge
et le magistrat du siège des cours appelé conseiller soit à la Cour d'Appel,
soit à la Cour Suprême. Il tranche les affaires au deuxième recours près la
Cour d'Appel et en dernier recours à la Cour Suprême.
A contrario, le
magistrat du parquet est nommé sur proposition du Garde des Sceaux ;
ministre de la Justice. Il est encore appelé magistrat du ministère public
ou magistrat debout en ce sens qu'il reste toujours debout lorsqu'il prend
la parole devant le tribunal.
Par ailleurs,
on distingue le magistrat du ministère public près le tribunal de première
instance appelé procureur de la République et le magistrat du ministère
public près la Cour appelé procureur Général.
Près la Cour
d'Appel et prés la Cour Suprême, le procureur général est assisté
respectivement par des substituts généraux et avocats généraux.
Les auxiliaires de justice
La deuxième
catégorie de personnes du pouvoir judiciaire est les auxiliaires de justice.
Ils ont pour rôle de faciliter le travail des magistrats. Ils sont en
d'autres termes des collaborateurs de la justice. Certains comme les
greffiers, les assureurs, les interprètes et les Officiers de Police
Judiciaire(OPJ), sont des fonctionnaires de l'Etat, d'autres sont des
travailleurs privés ou exercent une profession libérale. Ce sont les
avocats, les huissiers, les commissaires briseurs. Ils assument tous des
fonctions diverses après avoir prêté serment
Les officiers
ministériels
La troisième
catégorie de personnes qui représentent le pouvoir judiciaire n'est autre
que les officiers ministériels. Cette catégorie est généralement représentée
par les notaires.
le notaire gère
sa propre activité dans un bureau appelé " Etude du notaire ". II est
indépendant à l'égard de ses clients et vis-à-vis des administrations
publiques. Impartial, il intervient dans trois grands domaines du droit à
savoir le droit immobilier, qui porte sur l'achat, la vente de biens
immobiliers, les emprunts, le droit familial (contrat de mariage, la
donation, la succession, etc ) ainsi que le droit des affaires lors de la
création ou de la fusion de sociétés.
Le notaire a
donc pour rôle d'authentifier les volontés des individus dans un respect
intégral. II est tenu par le secret professionnel et les actes qu'il a
approuvés sont inattaquables.
En somme, pour
une modernisation efficiente de la justice, pour avoir un appareil
judiciaire indépendant, il est impérieux que tous les acteurs des
juridictions disent réellement le droit dans un souci de promouvoir
l'amélioration de l'accès des populations à ce droit.
Du tribunal de la Cour d'Appel et de la Cour Suprême
Le tribunal est
un lieu où est rendue la justice. Il est la première instance ou le premier
degré de jugement auprès duquel ou peut déposer une plainte.
En tenant
compte de l'importance de dossiers à traiter et du nombre de magistrats qui
travaillent au niveau de la juridiction, on peut répartir les tribunaux de
première instance du Togo en trois classes : -le Tribunal de 1er instance,
1er classe, le Tribunal de 1ère instance 2ème classe et le Tribunal de
1ère instance, 3ème classe.
Le Tribunal de
1er instance, 1er classe ne se trouve qu'à Lomé, la capitale. Les Tribunaux
de 1ère instance, 2ème classe se rencontrent à Dapaong, Kara, Sokodé
Atakpamé, Kpalimé et Aného. Seules quelques préfectures disposent des
tribunaux de 1ère instance. 3e classe
La Cour d'Appel
est l'instance que l'on a le droit et la possibilité de saisir après la non
satisfaction d'un jugement rendu par le tribunal. Au Togo, il existe deux
Cours d'Appel : la Cour d'Appel de Lomé et celle de Kara. Les Togolais,
vivant dans les Régions Maritime et des Plateaux, peuvent faire appel au
niveau de la Cour d'Appel de Lomé et ceux résidant dans les Régions
Centrale, de la Kara et des Savanes ont la possibilité de faire appel au
niveau de la Cour d'Appel de Kara.
A la Cour
d'Appel, les jugements d'une affaire sont rendus en même temps par trois
juges. La Cour d'Appel peut confirmer ou rejeter une décision prise par le
tribunal.
La Cour Suprême
est la dernière juridiction. Après l'étape de la Cour d'Appel, lorsqu'on
n'est toujours pas satisfait de l'arrêt rendu, on peut s'adresser à la Cour
Suprême. Et, la décision de la Cour Suprême est sans recours. La Cour
Suprême est dirigée par un Président et est composée de deux chambres : la
Chambre judiciaire et la Chambre administrative. Dans un tribunal, en plus
du juge de siège et du juge du parquet, on a le juge d'instruction. C'est un
juge du tribunal de première instance, assisté d'un greffier. II est chargé
de réunir les preuves et de les apprécier et est interdit de participer aux
jugements.
Des auxiliaires de Justice
Le greffier
Le greffier est
le premier collaborateur du juge. II joue le rôle de secrétaire au cours des
audiences et occupe la place à gauche du juge. Bref, le greffier assure le
service administratif de sa juridiction.
L'Officier de
Police Judiciaire (OPJ)
L officier de
police judiciaire est chargé de constater les infractions à la loi,
c'est-à-dire au code pénal. II est représenté par le commissaire de police,
l'officier de police, certains officiers de la gendarmerie. Ceux-ci sont
chargés de mener des enquêtes, d'informer les procureurs, d'arrêter les
délinquants et de les déférer en prison.
L'assesseur
civil
L’assesseur
civil est un collaborateur du juge, choisi par les autorités administratives
et judiciaires d'une localité où la juridiction est implantée. II est
ensuite nommé par le président de la République sur proposition du ministre
de la Justice. En général, l'assesseur civil est une personne âgée qui
connaît bien les coutumes de chacune des personnes en conflit. Son rôle
premier est d'éclairer le juge sur les pratiques coutumières.
L'interprète
traducteur
L'interprète
traducteur est aussi un collaborateur du juge chargé de rendre possible les
échanges, le dialogue entre le juge et les justiciables. En d'autres termes,
il traduit en français, les paroles des justiciables exprimées dans leurs
dialectes et de même, il traduit en dialectes aux justiciables ce que dit le
juge en français. Sa présence est nécessaire à toutes les audiences où les
partis ne parlent pas la même langue. Parfois, il fait objet de contestation
par l'une des parties qui estime qu'il n'est pas neutre.
L'avocat
L'avocat est
une personne qui connaît le droit après une formation qui lui permet de
défendre les gens ou de les conseiller devant les tribunaux dans les
affaires qui les concernent Collaborateur du magistrat, l'avocat explique
oralement ou par écrit avec des preuves fondées sur les points du droit, le
problème au juge. L'avocat exerce une fonction libérale, c'est dire qu'il
n'est pas fonctionnaire de l'Etat. Après avoir défendu un plaignant ou un
accusé devant le juge, l'avocat est payé pour le service rendu par l'accusé.
L'intérêt, c'est qu'il fait en sorte que le nombre d'années de prison ou le
montant de l'amende soit réduit.
Généralement,
les avocats se regroupent au sein d'une association appelée ordre des
avocats et le chef de cet ordre s'appelle le bâtonnier.
L'huissier
Tout comme
l'avocat, l'huissier est une personne droite et qui travaille dans un
cabinet. II n'est fonctionnaire de l'Etat mais est reconnu par celui. Au
Togo, les huissiers sont nommés par décret et sont affectés à un tribunal.
L'huissier travaille sous le contrôle du président du tribunal et reste
l'agent d'exécution des décisions de justice II établit les actes de
procédure et les recouvrements de créances.
Le commissaire
priseur
Le commissaire
priseur, auxiliaire de justice aide l'huissier à donner une valeur aux
objets saisis avant de procéder à leur vente aux enchères. Ce qui permet de
payer une dette ou d'indemniser celui qui est victime d'une injustice de la
part de celui à qui on a saisi le bien.
Source : Togo
presse N° 7967 du 6 février 2009
Lutte contre le
blanchiment ; Le gouvernement décidé à sévir contre les délinquants
Blanchir de
l'argent sale, des capitaux, dit le dictionnaire Larousse, c'est faire
disparaître toute preuve de l'origine frauduleuse. Ainsi compris, le
blanchissement consiste à injecter de l'argent noir, gagné illégalement dans
les circuits de l'économie officielle. Il est clair qu'un voleur à la tire
par exemple n'a pas besoin de blanchir le produit de ses larcins. Les
petites sommes récoltées ça et là allient rarement l'œil des contrôleurs
fiscaux.
Mais dès que
l'argent noir amassé illégalement dépasse disons 10 millions de francs, et
surtout dès qu'il est une source régulière de revenu, il faut lui trouver un
débouché dans l'économie légale sauf à transformer ces fonds en épargne
forcée et… inutilisable. Le blanchissement se fait en trois étapes : le
placement, l'empilage et l'intégration.
- le placement
consiste à déposer ou à transférer l'argent noir dans les établissements
financiers situés souvent dans les paradis fiscaux.
- L'empilage
permet d'empêcher toute remontée à l'origine des transactions.
- L'intégration
permet enfin de mêler les capitaux à des investissements tout à fait
honnêtes dans l'économie officielle. Le blanchissement utilise de plus en
plus les techniques très sophistiquées de l'ingénierie financière. Un
exemple suffit pour avoir une idée. Le prêt adossé ou loan back est un prêt
tout à fait légal obtenu dans ces grandes places financières en proposant
caution des fonds illicites préalablement " placés " et " empilés ".
- La
surfacturation permet à une société où sont placés les fonds criminels
d'acheter à une autre société des biens ou des services à des prix
surévalués. La spéculation immobilière simulée intervient lorsqu'un
détenteur de fonds illégaux achète une propriété à un prix inférieur à sa
valeur réelle versant en sous main le complément. La propreté est ensuite
vendue en sa vraie valeur dégageant un surplus légal bien que fictive.
- Le
stronmpfage beaucoup usité aux USA, utilise une multitude de petits passeurs
qui achètent les bons de caisse pour des sommes inférieures à 10.000 dollars
- limite au dessus de laquelle toute transaction doit être déclarée - une
fois reçus, ces chèques sont déposés sur des comptes officiels à l'étranger.
Le gouvernement
est décidé à sévir contre les délinquants
Par arrêté du
28 janvier 2009, M. Chmeisani Toufic Ahmad un commerçant d'origine libanaise
a été éconduit à la frontière de son choix. Au moment de son refoulement du
territoire togolais, Chmeisani Ahmad était en possession de 1.100.000
dollars américains soit environ 550 millions de nos francs.
Arrêté le 18
décembre 2008 avec son compatriote du nom de Baakani Farès et interrogé sur
la destination de cette somme d'argent, Chmeisani Ahmad a laissé entendre
que " cette somme est une collecte de plusieurs de ses compatriotes libanais
revendeurs de véhicules d'occasion au Togo qu'il est chargé de convoyer au
Liban. Il a aggravé son cas en prétendant avoir reçu l'autorisation de
transfert d'argent par nos services de douanes ".
Les membres de
la communauté libanaise très nombreux au Togo, surtout à Lomé vivent en vase
clos et prennent parfois des Togolais pour des imbéciles. Un autre Libanais
n'affirmait il pas un jour qu'avec un billet de 5000 de nos francs, il peut
facilement acheter le silence d'un agent de l'ordre en cas de difficulté ?
Chmeisani Ahmad apprendra à ses dépens que tout n'est pas pourri dans notre
pays. Il existe quand même des honnetes gens qui servent loyalement leur
pays.
Il faut
reconnaitre que jusqu'ici l'activité menée par le sieur Chmeisani a été tout
a fait légal au Togo dans le cadre de l'agrément de Change manuel reçu
auprès des autorités compétentes. Mais il n'est pas en règle pour convoyer
l'argent aussi important à l'étranger. Cela ne se fait nulle part. Il existe
des accords qui lient les pays pour tels transferts. Il y a une limite de
fonds que des particuliers ne doivent pas porter sur eux sans autorisation
préalable. Dans l'espace UEMOA par exemple, plus de 5000 dollars américains
à transférer par un particulier constituent une infraction punissable par la
loi. Et notre gouvernement est décidé à frapper fort contre de tels
transferts illicites synonymes de fuite de capitaux et d'évasion fiscale.
Jacques Tom
Présidentielle
2010 : OBUTS, Gloire
Qui veut
voyager loin ménage sa monture, dit l’adage.
A un an de la
présidentielle de 2010, des leaders des partis politiques sont déjà en
campagne. C'est le cas d'OBUTS de l'ancien premier ministre AGBEYOME Kodjo
qui a commencé la sienne depuis décembre dernier avec des dons de riz à Lomé
et ses environs. Stratège et animal politique, AGBEYOME Kodjo croit en son
destin et se donne les moyens. C'est ainsi que des militants de son réseau
de campagne sillonnent déjà les quartiers de la capitale et de l'intérieur
avec des offres alléchantes. Ainsi, si vous avez des projets et que l'argent
vous manque, ne vous faites plus de soucis. Le candidat AGBE est là pour
vous et il suffit de promettre de voter pour lui et le projet est aussitôt
banqué à hauteur de 200.000 F CFA non remboursable.
Voter pour le
candidat AGBE et tous vos problèmes seront résolus. Le slogan mobilisateur
est : OBUTS, Gloire. Mais, le hic, c'est que l'ancien premier ministre
d’EYADEMA ne croirait pas à sa victoire. Pour cela, il recourt aux faiseurs
de rois et les trouve. C'est ainsi que partout les propagandistes d'OBUTS
racontent à qui veut les entendre que l'icône de la Kozah, l'honorable
député Kpatcha et le commandant BOKO sont ses colistiers qui, le moment
venu, se jetteront dans la bataille à ses côtés. Il s'agit là, on s'en
douterait de la désinformation et de la manipulation de l'opinion nationale.
On voit mal l'honorable député et le commandant à la rescousse d’un parti à
résonance guerrière. Dans tous les cas, la campagne présidentielle à venir
promet.
Kao Victoire
Lancement
officiel du projet PDC : 10 milliards de FCFA pour au moins 350
microprojets : La Banque mondiale insiste sur la bonne gestion
Sur
l’initiative de l'Etat togolais, la Banque Mondiale a financé le Projet de
Développement Communautaire (PDC) d'un montant d'environ 10 milliards de
FCFA. Ce financement s'inscrit dans la dynamique de la Coopération
décentralisée et a pour objectif de fournir un accès amélioré en
infrastructures communautaires aux populations pauvres, améliorer les
revenus et l'état nutritionnel des écoliers des zones vulnérables du Togo,
enfin améliorer la productivité agricole. Ces activités seront exécutés par
les Agences d'Appui aux Initiatives de Base (AGAIB).
En effet,
depuis un moment, le gouvernement togolais s'est résolument engagé dans la
dynamique de lutte contre la pauvreté et la promotion du développement à la
base.
Alors qu'il est
à pied d'œuvre pour finaliser le Document Stratégique de Réduction de la
Pauvreté (DSRP), des projets en faveur du développement intégré et
participatif des communautés rurales se concrétisent. Il s'agit entre autres
du Projet d'Urgence à la Réduction de la Pauvreté (PURP III), le Projet de
Soutien aux Activités Economiques des Groupements (PSAEG), le Projet de
Développement Communautaire (PDC) dont le lancement officiel a eu lieu le
vendredi 06 février au Diocèse d'Atakpamé, a l'initiative d'AGAIB-Plateaux.
C'était en présence des membres du gouvernement, des représentants de la
Banque Mondial, des autorités politiques, administratives, traditionnelles,
militaires et des délégations des CVD et CDQ. " Au Togo, comme vous le
savez, la lutte contre la pauvreté est au centre de l'action gouvernementale
avec pour objectif principal, l'amélioration des conditions de vie de toutes
les couches sociales du pays ". C'est par cette affirmation que M. Bandifoh
OURO-AKONDO, Secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Coopération, du
Développement et de l'Aménagement du Territoire, livrait le message de son
ministre de tutelle. Il a souligné que le PDC a le mérite de faire des
populations pauvres, les vrais acteurs de leur propre développement à
travers leur responsabilisation et leur participation aux phases
essentielles du développement à la base. Il a par ailleurs félicité les
AGAIB qui ont assuré l'exécution des activités au niveau régional et ont
permis d'atteindre les objectifs du programme. M. OURO-AKONDO a au nom du
Président de la République, son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE,
renouvelé sa gratitude à la Banque Mondiale pour l'appui technique et
financier qui a conduit au lancement du présent Projet de Développement
Communautaire. Il a enfin rassuré que le gouvernement pour sa part mettra
tout en œuvre pour garantir une gestion rigoureuse et transparente des
ressources allouées dans l'intérêt des populations bénéficiaires afin
d'assurer une mobilisation plus importante des ressources de la part des
partenaires dans l'avenir.
Dans son
discours d'engagement, le Président de l'AGAIB-Plateaux, M. Siméon Konou a
souligné qu'au cours de ces dernières années, les microréalisations ont eu
un impact positif sur le plan socio-économique et représentent désormais
pour le gouvernement togolais et les bailleurs de fonds, un véritable moyen
parmi tant d'autres pour réduire la pauvreté. Pour lui, les réformes du
gouvernement en matière de développement socio - économique ont permis le
réengagement de la Banque Mondiale avec le Togo. A cet effet, le Togo a
obtenu de la Banque Mondiale un don pour le financement du Programme
d'Urgence de Réduction de la Pauvreté (PURP III) d'un montant de 1.400.000
dollars pour 36 micro-projets de génie civil et de renforcement des
capacités des acteurs, un autre pour le financement du Projet de
Développement Communautaire. Puis l'autre, additionnel, consacre la
fourniture de repas dans certains établissements scolaires primaires, soit
800 millions de FCFA et pour la fourniture des intrants agricoles (2
milliards de FCFA).
Plus de Transparence dans les gestions
M. Giuseppé
Zampaglione, chargé du Programme à la Banque Mondiale à Washington a, à
cette occasion, inscrit ce projet dans une vision de développement
décentralisé qui se repose sur la prise de responsabilité beaucoup plus
grande par les Communautés de base dans le processus de développement. " Il
s'agit pour le projet d'accompagner les Communautés dans l'expression de
leurs besoins et priorités de développement, dans la gestion de la passation
des marchés au niveau communautaire, dans l'utilisation et la maintenance
des ouvrages réalisés " a-t-il ajouté.
Quant au
représentant Résident de la Banque Mondiale au Togo, M. Joseph Baah-Dwomooh,
a rappelé que le réengagement de son Institution fait suite au succès des
travaux réalisés dans les Régions des Savanes et Maritime à travers le
programme PURP d'avril 2007. Il a souligné que les fonds du projet doivent
être utilisés comme convenu pour la réalisation des travaux de qualité afin
d’éviter que dans peu de temps les communautés se retrouvent dans la
situation initiale. Selon lui, c'est seulement avec la participation
effective et efficace des communautés à la base que le développement social
et économique devient solide et équilibré. Enfin, M. Dwomooh a insisté sur
la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des fonds mis à
disposition. A cet effet, les procédures en matière de passation des marchés
et de gestion financière doivent être respectées de façon rigoureuse. " Ce
projet ne doit souffrir d'aucune influence de quelque nature que ce soit. La
Banque Mondiale n'acceptera pas qu'il y ait de mauvaises pratiques dans la
gestion des fonds " a-t-il martelé.
Auparavant, le
Préfet de l'Ogou M. Awo Tchangani a, au nom de ses pairs réitéré ses vifs
remerciements au gouvernement, à la Banque Mondiale et aux AGAIB. Il les a
rassurés que les populations à la base, à travers leur participation
responsable et capitale permettront la réussite de tout projet de
développement.
Même son de
cloche chez le responsable du CVD et CDQ, M. Efewi Kodjo Koumah qui a
réitéré l'engagement des CVD-CDQ aux côtés des AGAIB pour le meilleur
accomplissement de leur noble mission.
Rappelons
qu'une visite de terrain a permis aux responsables de la Banque Mondiale de
toucher du doigt les réalités que vivent les communautés rurales d'Atakpamé.
Il s'agit de la visite de l'EPP.SAGA situé au bord de la nationale n°1 en
allant vers Anié. Des salles de classes abritant des élèves sans toit, si
non des branches de palme logeant des serpents, et qui perturbent par moment
le bon déroulement des cours. A cela s'ajoute la saison des pluies. Notons
que les toits ont été emportés par un vent violent depuis avril 2008. Au
village de Métékpo2 à 10 km à l'Est d'Atakpamé, la délégation a découvert avec
amertume une population qui vit sans eau (source de vie). Il n'y en a même
pas pour qu'on parle de potable. Les habitants font plusieurs jours sans se
doucher. Il faut des kilomètres pour s'en approvisionner dans le Mono.
Nous espérons
que le gouvernement et la Banque Mondiale ont compris les cris de détresse
des différentes communautés et d'ici peu leurs doléances trouveront des
solutions.
Le projet de
Développement Communautaire s'étend de 2009 à 2012 soit 4 ans renouvelable.
D'un montant de 10 milliards pour 350 microprojets répartis comme ci-après.
T. Vivien
Education
L'Ecole Supérieure de Technologie Appliquée (ESTA) a 10 ans
Portée sur les
fonts baptismaux par un groupe de cinq (5) cadres en 1998 avec ouverture
effective en
1999, l'Ecole
Supérieure de Technologie Appliquée (ESTA) sise au quartier Kégué près du
site de le FTF, à soufflé ses 10 années d'existence.
Dans le cadre
de la célébration de cet anniversaire, un accent particulier est mis sur la
communication afin de mieux faire connaître l'Ecole, qui depuis une décennie
forme et met sur le marché du travail une main d'œuvre de qualité. C'est
dans ce cadre que les responsables de ladite Ecole ont tenu une conférence
de presse le 05 février dernier dans l'enceinte de l'établissement pour non
seulement faire le bilan de ce qui a été fait mais aussi présenter les
objectifs de l'Ecole et les perspectives.
Pour M. BONIN
Kwami, Directeur adjoint de l'établissement, ESTA veut cette année investir
dans la communication. " Il faut faire connaître aux gens qu'il y a une
Ecole qui forme en terme de qualité et d'excellence dans les domaines
technique et industriel ", a-t-il souligné. Il a ensuite fait le bilan des
résultats obtenus depuis la création de cette Ecole; et a indiqué que la
rigueur au travail a toujours maintenu le taux de réussite entre 70 et 100%
sauf au cours de l'année académique 2006- 2007.
En 2003, l’ESTA
a ouvert un Lycée technique qui forme aussi bien dans les filières
commerciales qu'industrielles.
De leurs côtés,
MM. ABA Komla et Kparaki Kofi respectivement censeur et enseignant ont
déclaré que les objectifs futurs de l' ESTA porteront sur la recherche de
l'excellence. Dans cette logique, l'administration a initié des séances de
formations des formateurs sur de nouvelles orientations pédagogiques.
L’ESTA envisage
ouvrir ses portes à l'enseignement général avec la création du collège dans
un proche à venir.
Dans le cadre
de la célébration de ses 10 ans qui s'étend jusqu'en mars, l' ESTA a prévu
plusieurs activités entre autres la formation des enseignants, les
rencontres avec les médias, une conférence sur les LMD, des jeux, une visite
d'entreprise, une excursion etc.
A
titre d'information, ESTA forme des Etudiants en BTS dans les filières
techniques comme : Génie civil, Electronique, Informatique, Industrielle,
Génie mécanique, Génie électrique et électronique…, et dans les filières
tertiaires : Informatique de gestion, communication des entreprises, actions
commerce-Force de vente, comptabilité et gestion d'entreprise…. Pour plus
d'information contacter l'ESTA à l’adresse ci-après :
Rue 10,
Hédzranawoé (non loin du siège de la Fédération Togolaise de Football) BP:
717 Tél. : 226 49 92.
Dao Bissang
Santé: Le noma,
une maladie mortelle très mal connue au Togo
Souvent notifié
sous le vocable générique de maladie bucco-dentaire, le noma est une
gangrène qui défigure très souvent les enfants. Elle commence dans la
bouche, sur la gencive et détruit très rapidement les os et les muscles du
visage.
Il se rencontre
selon le Dr Pierre JIMONGOU en milieu pauvre très défavorisé, chez les
enfants de 2 à 6 ans en état de malnutrition sévère, affaiblis par les
maladies infectieuses telles, la rougeole, la varicelle, la fièvre
typhoïdes, le cholera, le paludisme, le sida et présentant une mauvaise
hygiène bucco-dentaire. En l'absence de traitement, il est mortel en
quelques semaines dans 70 à 80% des cas. Le survivant porte de terribles
mutilations au visage ou est atrocement défiguré et devient un exclu de la
Société
Situation au Togo etmanifestation du noma
Le noma, il
faut le dire est très mal connu aussi bien du personnel de santé que de la
population. Les Régions les plus touchées au Togo sont celles des Savanes et
de la Kara. Selon une étude portant sur la période 2000 à 2008, 30 cas de
noma ont été reçus dans les centres de formation sanitaires dont 12 cas pour
la seule année 2008. Sur ces 12 cas, 6 viennent de la Région des Savanes, 4
de la Kara, 1 de la Région Maritime et 1 de Lomé Commune qui est une jeunes
personne de 33 ans vivant avec VIH.
Il est une
maladie qui commence toujours par une plaie sur la gencive et l'enfant
souffre de la fièvre et salive abondamment. La bouche à une odeur fétide
caractéristique. En l'absence de traitement, le gonflement va évoluer vers
le pourrissement et la chute des tissus morts.
Du début à la
mutilation, le délai est très court : une à deux semaines et la mort
survient dans 80% des cas.
Traitement et prévention du noma
Selon toujours
le Dr Pierre JIMONGOU, quand le noma est détecté très tôt, une bonne prise
en charge nutritionnelle associé à un antibiotique courant comme la
Pénicilline G permet d'obtenir la guérison en une dizaine de jours.
Pour la
prévenir, il suffit d'assurer à l'enfant une bonne prise en charge
nutritionnelle, lutter contre les maladies infectieuses. La vaccination de
l'enfant, la supplémentation en vitamine A et une bonne hygiène bucco
dentaire à l'enfant s'avère très nécessaire pour la prévention.
Actions de lutte contre le noma au Togo
Grâce au
financement de la Fondation Suisse Wind of Hope du Dr Bertrand PICCARD et de
l'appui technique de l'OMS, le ministère de la Santé a élaboré et mis en
œuvre un Programme National de Lutte contre le Noma. Ce programme a pour but
d'éradiquer le Noma au Togo à travers la réduction de la défiguration oro-faciale
et la mortalité, en suscitant la prise de conscience des populations
togolaises.
Ce programme
doit aussi renforcer les capacités du personnel de santé des districts en
prévention et en prise en charge correcte du Noma en organisant la recherche
opérationnelle.
Le Noma existe
depuis l'antiquité. Il n'est pas une nouvelle maladie. Il fut découvert par
des médecins grecs, Hippocrate et Galien. Son nom vient du mot Grec " Nomein
" qui signifie dévorer.
Le principal
facteur favorisant est la malnutrition qui affaiblit le système immunitaire
de l'enfant et l'expose aux maladies infectieuses, la mauvaise hygiène
favorisant l'apparition des plaies en bouche, point de départ de la gangrène
conduisant aux mutilations et à la mort dans certains cas.
WAKIOU Tcha-sama
Le quotidien
national “Togo Presse” fait peau neuve
Le quotidien
national “Togo Presse” a fait sa toilette depuis le début de cette semaine.
Il parait désormais sous de nouvelles couleurs avec une retouche
particulièrement de sa manchette et de sa maquette. C'est là une marque de
progrès, une preuve palpable de la volonté de l'équipe dirigeante du grand
quotidien national de faire de cet organe d'information, un instrument
moderne et compétitif dans un environnement concurrentiel. Tout changement
commence toujours par quelque chose. C'est pour cette raison que nous
saluons cette belle initiative tout en espérant qu'on ne va pas s’arrêter
en si bon chemin.
Pour le plaisir
des lecteurs, Togo presse doit revoir aussi ses rubriques en cherchant à les
adapter au goût des lecteurs et en se mettant au service de tous.
Le quotidien
national, même s'il est en grande partie subventionné par l'Etat ne devrait
pas se contenter seulement de caresser ce dernier dans le sens du poil.
A travers une
analyse critique de l'actualité, la mère de la presse togolaise serait d'une
plus grande utilité pour l'Etat.
Si la presse
est vue comme étant le quatrième pouvoir, c'est dire qu'elle doit pouvoir
influencer positivement la gestion des affaires de la cité à travers ses
opinions. Pour ce faire, il manque de l’audace.
Il n’est jamais
trop tard pour commencer.
Joël KOYE
Associations de
Jeunes Togolais resserrent leurs rangs et créent “Forces Nouvelles (FN)”
Le mercredi 4
février a été porté sur les fonts baptismaux, une fédération d'associations
dénommée “Forces Nouvelles (FN)”.
Elles sont 7 "
associations de la loi 1901 " qui s'assignent des objectifs
essentiellement civiques. FN regroupent les associations ci-après:
- Renaissance,
section Togo
- BAC (Bloc
d'Action pour le Changement
- ABEJ
(Association pour le Bien-Etre Juvénile)
- INSAT
(Instruction et Savoir pour Tous)
- FPJ (Front
Patriotique de la Jeunesse)
- Le MO5
(Mouvement Patriotique du 5 octobre)
- Jeunes
Leaders.
Il ressort du
texte de déclaration liminaire et des débats qui ont suivi que ce
regroupement d'Associations de Jeunes se veut éducatif en apportant des
explications des textes électoraux togolais et une divulgation des projets
de Société des partis politique. Leurs moyens d'action : conférences de
presse, des meetings et débats à travers tout le pays.
Ces jeunes gens
semblent bien décidés à mener à bien des objectifs dont ils imputent le
manquement à la classe politique.
Un bureau de 7
membres est chargé de diriger les affaires de la présente fédération des
Forces Nouvelles. A la tête de l'organisation, un certain Logo Dossouvi
Hilaire une figure de proue du Combat pour la démocratisation du Togo, bien
connu dans les évènements du vendredi 05 octobre. Çà promet donc.
K.V.
Le DSRP complet Le gouvernement à pied d'œuvre
Le Document
Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP), est un document qui
cristallise non seulement l'action gouvernementale, mais aussi facilite
l'alignement des bailleurs de fonds sur les priorités nationales. C'est un
document qui fait l'état des lieux de la pauvreté au Togo. Il permet aussi
d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE.
Pour y arriver,
il a été mis en place des groupes thématiques de rédaction devant élaborer
un rapport. La fusion de ces rapports constitue le premier jet de document
complet. C'est l'examen de ce premier jet qui a réuni au Relais de la
Caisse, le jeudi 05 février 2009 des acteurs de développement de différents
secteurs socio-économiques de la capitale. La rencontre est co-organisée par
le ministère de l'Economie et des Finances et celui de la Coopération, du
Développement et de l'Aménagement du Territoire.
Les
participants étaient composés des délégués de la société civile, du secteur
privé, du patronat, des syndicats et des organisations internationales
accréditées au Togo. La concertation avait pour but d'améliorer le contenu
du document (le diagnostic, les piliers stratégiques, les domaines
d'intervention prioritaires, les actions stratégiques, etc. afin de mieux
répondre aux besoins de tous les Togolais.
Dans son
intervention, M. Simodji Djossou, Coordonnateur du DSRP a situé les
participants sur le contenu du document. En effet, d'un volume de 86 pages,
subdivisées en 6 chapitres, ce document a pour objectif de relater les
vraies préoccupations des Togolais en matière de pauvreté et de proposer des
solutions adéquates.
Avant de donner
le ton pour le démarrage des travaux, l'Attaché de Cabinet au ministère de
l'Economie et des Finances, M. Adjonguéma Babima a exhorté tous les
participants à faire preuve de professionnalisme pour le succès des travaux,
dans le but de lutter efficacement contre la misère et la malnutrition.
Bref, tous les maux qui empêchent le développement du Togo.
Rappelons que
des concertations similaires auront lieu dans les chefs-lieux des cinq
Régions économiques du Togo.
T. Vivien
Combattre les
mutilations génitales féminines sous toutes ses formes : Les médias sont
impliqués
" La Journée
Tolérance Zéro aux mutilations génitales féminines ", a été célébrée le
vendredi, 6 février 2009. C'est le Centre Communautaire de Tokoin qui a
servi de cadre pour les activités organisées par le Comité Inter Africain
sur les Pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des
enfants.
NAPOE Assibi,
la présidente de CI-AF/Togo dans son mot de bienvenue, a salué tous les
jeunes et les médias présents à la journée " Tolérance Zéro " pour
l'intérêt qu'ils ont accordé à la lutte contre les mutilations génitales
féminines en repondant à la présente célébration.
A cette
occasion, le Dr LASSIK Kassaliou a fait un exposé riche dont les grands axes
portent sur les types de mutilations génitales féminines et leurs
conséquences. Selon lui, la mutilation est un acte barbare Il s'agit par
exemple d'une excision du clitoris ou l'ablation des parties externes du
sexe féminin. Les mutilations varient selon les pays. Mais la plus grave est
l'infubulation très pratiquée en Somalie, en Ethiopie et en Erythrée.
Celle-ci consiste à amputer le sexe féminin de son capuchon, de son
clitoris, de ses petites lèvres et une partie des grandeS lèvres. Après
cette opération ignoble, l'on suture le sexe. Tout est fermé sauf un petit
trou laissé pour l'évacuation des urines et menstruations.
Les
conséquences de la mutilation sont nombreuses :
Le premier
risque est la contamination avec les matériaux d'opération souillés par le
sang virusé, la perte des urines, les difficultés lors de l'accouchement,
l'hémorragie abondante qui peut conduire jusqu'à la mort, la stérilité, l'hémocolpose
ou manque de règles. Et enfin l'étouffement du bébé qui meurt dans le
vagin.
Selon LASSIK
Kassaliou, ceux qui pratiquent la mutilation se justifient par la religion
mais des fouilles minitieuses du Saint Coran et de la Sainte Bible n'ont
rien révélé de cette pratique. C'est donc une pratique cynique faite à des
jeunes filles avant leur mariage pour les rendre pures. Et d'autres garçons
refusent d'épouser des filles qui ne sont pas excisées. De telles
conceptions et pratiques doivent être combattues.
Aussi, Mme
NAPOE Assibi et FARE Albertine, journalistes à la TVT chargées de la
formation civique et membre de CI-AF/Togo, ont appelé les médias à se
mobiliser derrière CI-AF/Togo afin de dénoncer et combattre par les ondes
et les écrits, ces pratiques ignobles.
A la fin de la
journée, un bureau du Réseau Jeunes CI-AF/Togo a été présenté à
l'assistance. Le Coordonnateur de ce Bureau est M. David BANKATI, membre du
réseau Jeune International. Celui-ci a livré à la presse ses perspectives.
Très prochainement, dit-il, le bureau va se mobiliser à la base pour mettre
sur pied des bureaux locaux (régionaux, préfectoraux et villageois). Ceci
permettra la décentralisation et par conséquent une lutte efficace contre la
mutilation génitale féminine. Nous sommes tous interpellés.
Balogah D.
(stagiaire) |
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