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Le
Rassemblement du Peuple Togolais, (RPT), le Comité d'Action pour le
Renouveau (CAR), l'Union des Forces du Changement (UFC) et le gouvernement
se sont réunis les 06 et 10 février 2009 à la Primature dans le cadre de la
mise en place du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation créé par
décret du Chef de l’Etat, le mercredi 4 février. Lors de la 1ere réunion le
6 février, c’était le Premier Ministre, Gilbert Houngbo qui avait prononcé
le discours d'ouverture avant de laisser la place au président de la séance,
Pascal BODJONA représentant le chef de l'Etat, son excellence Faure
GNASSINGBE.
Tous les partis
politiques au Parlement étaient représentés.
Le RPT était
représenté par son Secrétaire Général, M.Esso, l'UFC par Jean Pierre FABRE ,
le CAR par Me APEVON et le gouvernement par M. Gilbert BAWARA.
En effet le
cadre ne concerne que les partis siégeant à l'Assemblée Nationale.
Le Premier
ministre dans son discours d'ouverture a félicité tous les partis présents
pour avoir répondu promptement à l'appel du président de la République.
Pour le Premier
Ministre, ce Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation est un lieu de
discussion entre tous les acteurs politiques du pays sur toutes les
questions de l'heure, afin d'orienter l'action du gouvernement. “Nul ne
détient la vérité absolue”. Le gouvernement et le parti au pouvoir ont
besoin des autres partis.
Après le
discours d'ouverture, le premier ministre a quitté la salle, laissant ainsi
place à M. Pascal BODJONA présider cette réunion qui s'est tenue à huis
clos.
A la sortie de
la réunion, tous les participants à la réunion se sont livrés à la presse.
Ils se sont
réjouis de la mise sur pied de ce Cadre qui va se pencher sur les questions
directement liées à la présidentielle prochaine (révision du code électoral,
mise en place de la CENI, la révision des listes électorales et la
Constitution) et au statut de l'opposition.
M; Pascal
BODJONA, s'exprimant au nom du chef de l'Etat s'est félicité de l'ambiance
qui a règné durant les discussions " C'est un jour nouveau qui se lève pour
notre pays " a-t-il souligné. Cette première réunion fait renaître l'espoir
au sein des Togolais.
Ce cadre est un
véritable lieu de concertation et de consensus. Mais n'est pas une mise en
œuvre de l'Accord Politique Global (APG), puisque le Cadre ne concerne que
les partis à l'Assemblée Nationale et ayant obtenu plus de 5% lors des
élections de 2007. Il a félicité les participants pour leur sens de
responsabilité.
Pour le
Secrétaire Général du RPT, M. SOLITOKI Esso " le gouvernement repart sur des
bases solides." et les débats se sont déroulés dans un esprit positif.
Tout compte
fait, il faut retenir que l'ambiance a été bon enfant mais pour cette
première réunion les discussions ont porté sur les modalités et la mise sur
place d'un règlement intérieur du Cadre de Concertation.
Le CAR et l'UFC
qui ne sont pas venus en rang dispersé se réjouissent de la mise sur pied de
ce Cadre de Concertation et de Dialogue tant réclamé et espéré par
l'opposition. Pour Jean-Pierre Fabre, les préoccupations de l'opposition à
l'Assemblée Nationale sont prises en compte et la réunion s’est déroulée
dans une ambiance franche, correcte et consensuelle. "Rien ne peut justifier
la remise en cause de ce Cadre” a-t-il déclaré aux journalistes.
Abondant dans
le même sens que Jean-Pierre Fabre, le président du CAR, Me APEVON a
souligné que le Cadre Permanent doit se pencher sur les sujets d'intérêt
national, contribuer à l'amélioration des conditions de vie de nos
populations et trouver une issue favorable à nos problèmes. Pour Me APEVON,
le CAR et l'UFC se sont concertés avant de venir à la réunion. C'est
pourquoi, ils ont tous tenu le même langage. " L'UFC dit qu'il a un seul
candidat, le CAR dit qu'il a un seul candidat.", précise Me APEVON.
Rappelons au passage que les deux partis veulent présenter un candidat
unique à la présidentielle 2010.
M. Gilbert
BAWARA parlant au nom du gouvernement s'est également réjoui de la mise en
place de ce Cadre voulu par le chef de l'Etat, son Excellence Faure
GNASSINGBE. Il a souligné que lors de sa tournée, pour la présentation des
vœux, le Chef de l’Etat avait bien exprimé son esprit d'ouverture au
dialogue, au consensus et au compromis.
Lors de la
deuxième rencontre tenue hier, les discussions ont porté essentiellement sur
les divers articles du règlement intérieur. A la sortie de la réunion, seul
le Président de séance, M. Pascal Bodjona a accordé une interview aux
journalistes. Selon M. Pascal Bodjona, il faut constater un progrès
remarquable sur l’examen du projet de règlement intérieur, un accord sur
beaucoup de sujets. La divergence sur deux points : la participation des
observateurs et le nombre de représentants par parti.
Les
observateurs de ce cadre ne peuvent être que ceux qui ont joué la médiation
ou la facilitation lors du dialogue intertogolais, a précisé M. Pascal
Bodjona. Dans ce cas, le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso sera
impliqué dans ce dialogue. Mais, il y a un penchant vers la facilitation de
la Présidence togolaise pour que les Togolais eux-mêmes résolvent leurs
difficultés sans une médiation extérieure.
Pour les
représentants des partis, il est prévu qu’un parti puisse être représenté
par son leader. Celui-ci peut se faire accompagner par un ou deux de ses
collaborateurs. Il a été demandé à chaque représentant de parti d’aller vers
ses mandants pour régler ces problèmes. Selon M. Pascal Bodjona, Président
de la réunion, représentant le Chef de l’Etat, les discussions se sont
déroulées dans une atmosphère conviviale.
I l a
souligné que le gouvernement est ouvert à toutes les propositions qui
peuvent aider le Togo à sortir des difficultés.
Les débats
continuent aujourd’hui.
Balogah D et T.
Anna(Stagiaires)
Modernisation
de la justice : Qui sont les acteurs du système judiciaire?
Le programme de
modernisation de la justice est l'un des chantiers prioritaires au centre
des préoccupations du président de la République et du gouvernement. II
consiste à mettre en place au Togo, un système juridictionnel performant,
indépendant de toute séduction de quelque nature que ce soit. Pour opérer
cette réforme judiciaire qui reste après tout une institutionnalisation d'un
Etat de droit attractif et attrayant aux citoyens et aux partenaires
extérieurs, les autorités togolaises pensent au renforcement des capacités
des acteurs du système judiciaire. Mais qui sont ces acteurs et quels sont
leurs rôles?
La
modernisation de la justice togolaise, c'est la réforme judiciaire dans
toute sa composante et c'est également la réforme des mentalités des
citoyens. Ceux-ci, pour assimiler leurs droits et devoirs ont aussi
l'obligation de connaître l'appareil judiciaire, institution chargée de
rendre justice selon les lois de la République Togolaise, ainsi que les
grandes catégories de personnes représentant le pouvoir judiciaire
Il faut dire
qu'il existe, en effet, trois grands ordres de personnes qui incarnent les
prestations au sein de l'administration judiciaire. Il S'agit en tête des
magistrats, en second lieu, des auxiliaires de justice puis des officiers
ministériels. Ainsi chaque catégorie est caractérisée par des démembrements
et ramifications
Les magistrats
En premier lieu
les magistrats sont des personnes qui exercent au niveau de la haute
juridiction : le tribunal, la Cour d Appel, la Cour Suprême. Ces magistrats
qui siègent dans les juridictions sont des fonctionnaires de l'Etat, nommés
toujours par décret du président de la République. Encore faut-il distinguer
deux types de magistrats : le magistrat du siège qui reste assis lors d'un
jugement et le magistrat du parquet qui reste debout.
Le magistrat du
siège, nommé sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature, rend
un jugement en se basant sur le principe de l'indépendance. On distingue
cependant le magistrat du siège du tribunal de première instance appelé juge
et le magistrat du siège des cours appelé conseiller soit à la Cour d'Appel,
soit à la Cour Suprême. Il tranche les affaires au deuxième recours près la
Cour d'Appel et en dernier recours à la Cour Suprême.
A contrario, le
magistrat du parquet est nommé sur proposition du Garde des Sceaux ;
ministre de la Justice. Il est encore appelé magistrat du ministère public
ou magistrat debout en ce sens qu'il reste toujours debout lorsqu'il prend
la parole devant le tribunal.
Par ailleurs,
on distingue le magistrat du ministère public près le tribunal de première
instance appelé procureur de la République et le magistrat du ministère
public près la Cour appelé procureur Général.
Près la Cour
d'Appel et prés la Cour Suprême, le procureur général est assisté
respectivement par des substituts généraux et avocats généraux.
Les auxiliaires de justice
La deuxième
catégorie de personnes du pouvoir judiciaire est les auxiliaires de justice.
Ils ont pour rôle de faciliter le travail des magistrats. Ils sont en
d'autres termes des collaborateurs de la justice. Certains comme les
greffiers, les assureurs, les interprètes et les Officiers de Police
Judiciaire(OPJ), sont des fonctionnaires de l'Etat, d'autres sont des
travailleurs privés ou exercent une profession libérale. Ce sont les
avocats, les huissiers, les commissaires briseurs. Ils assument tous des
fonctions diverses après avoir prêté serment
Les officiers
ministériels
La troisième
catégorie de personnes qui représentent le pouvoir judiciaire n'est autre
que les officiers ministériels. Cette catégorie est généralement représentée
par les notaires.
le notaire gère
sa propre activité dans un bureau appelé " Etude du notaire ". II est
indépendant à l'égard de ses clients et vis-à-vis des administrations
publiques. Impartial, il intervient dans trois grands domaines du droit à
savoir le droit immobilier, qui porte sur l'achat, la vente de biens
immobiliers, les emprunts, le droit familial (contrat de mariage, la
donation, la succession, etc ) ainsi que le droit des affaires lors de la
création ou de la fusion de sociétés.
Le notaire a
donc pour rôle d'authentifier les volontés des individus dans un respect
intégral. II est tenu par le secret professionnel et les actes qu'il a
approuvés sont inattaquables.
En somme, pour
une modernisation efficiente de la justice, pour avoir un appareil
judiciaire indépendant, il est impérieux que tous les acteurs des
juridictions disent réellement le droit dans un souci de promouvoir
l'amélioration de l'accès des populations à ce droit.
Du tribunal de la Cour d'Appel et de la Cour Suprême
Le tribunal est
un lieu où est rendue la justice. Il est la première instance ou le premier
degré de jugement auprès duquel ou peut déposer une plainte.
En tenant
compte de l'importance de dossiers à traiter et du nombre de magistrats qui
travaillent au niveau de la juridiction, on peut répartir les tribunaux de
première instance du Togo en trois classes : -le Tribunal de 1er instance,
1er classe, le Tribunal de 1ère instance 2ème classe et le Tribunal de
1ère instance, 3ème classe.
Le Tribunal de
1er instance, 1er classe ne se trouve qu'à Lomé, la capitale. Les Tribunaux
de 1ère instance, 2ème classe se rencontrent à Dapaong, Kara, Sokodé
Atakpamé, Kpalimé et Aného. Seules quelques préfectures disposent des
tribunaux de 1ère instance. 3e classe
La Cour d'Appel
est l'instance que l'on a le droit et la possibilité de saisir après la non
satisfaction d'un jugement rendu par le tribunal. Au Togo, il existe deux
Cours d'Appel : la Cour d'Appel de Lomé et celle de Kara. Les Togolais,
vivant dans les Régions Maritime et des Plateaux, peuvent faire appel au
niveau de la Cour d'Appel de Lomé et ceux résidant dans les Régions
Centrale, de la Kara et des Savanes ont la possibilité de faire appel au
niveau de la Cour d'Appel de Kara.
A la Cour
d'Appel, les jugements d'une affaire sont rendus en même temps par trois
juges. La Cour d'Appel peut confirmer ou rejeter une décision prise par le
tribunal.
La Cour Suprême
est la dernière juridiction. Après l'étape de la Cour d'Appel, lorsqu'on
n'est toujours pas satisfait de l'arrêt rendu, on peut s'adresser à la Cour
Suprême. Et, la décision de la Cour Suprême est sans recours. La Cour
Suprême est dirigée par un Président et est composée de deux chambres : la
Chambre judiciaire et la Chambre administrative. Dans un tribunal, en plus
du juge de siège et du juge du parquet, on a le juge d'instruction. C'est un
juge du tribunal de première instance, assisté d'un greffier. II est chargé
de réunir les preuves et de les apprécier et est interdit de participer aux
jugements.
Des auxiliaires de Justice
Le greffier
Le greffier est
le premier collaborateur du juge. II joue le rôle de secrétaire au cours des
audiences et occupe la place à gauche du juge. Bref, le greffier assure le
service administratif de sa juridiction.
L'Officier de
Police Judiciaire (OPJ)
L officier de
police judiciaire est chargé de constater les infractions à la loi,
c'est-à-dire au code pénal. II est représenté par le commissaire de police,
l'officier de police, certains officiers de la gendarmerie. Ceux-ci sont
chargés de mener des enquêtes, d'informer les procureurs, d'arrêter les
délinquants et de les déférer en prison.
L'assesseur
civil
L’assesseur
civil est un collaborateur du juge, choisi par les autorités administratives
et judiciaires d'une localité où la juridiction est implantée. II est
ensuite nommé par le président de la République sur proposition du ministre
de la Justice. En général, l'assesseur civil est une personne âgée qui
connaît bien les coutumes de chacune des personnes en conflit. Son rôle
premier est d'éclairer le juge sur les pratiques coutumières.
L'interprète
traducteur
L'interprète
traducteur est aussi un collaborateur du juge chargé de rendre possible les
échanges, le dialogue entre le juge et les justiciables. En d'autres termes,
il traduit en français, les paroles des justiciables exprimées dans leurs
dialectes et de même, il traduit en dialectes aux justiciables ce que dit le
juge en français. Sa présence est nécessaire à toutes les audiences où les
partis ne parlent pas la même langue. Parfois, il fait objet de contestation
par l'une des parties qui estime qu'il n'est pas neutre.
L'avocat
L'avocat est
une personne qui connaît le droit après une formation qui lui permet de
défendre les gens ou de les conseiller devant les tribunaux dans les
affaires qui les concernent Collaborateur du magistrat, l'avocat explique
oralement ou par écrit avec des preuves fondées sur les points du droit, le
problème au juge. L'avocat exerce une fonction libérale, c'est dire qu'il
n'est pas fonctionnaire de l'Etat. Après avoir défendu un plaignant ou un
accusé devant le juge, l'avocat est payé pour le service rendu par l'accusé.
L'intérêt, c'est qu'il fait en sorte que le nombre d'années de prison ou le
montant de l'amende soit réduit.
Généralement,
les avocats se regroupent au sein d'une association appelée ordre des
avocats et le chef de cet ordre s'appelle le bâtonnier.
L'huissier
Tout comme
l'avocat, l'huissier est une personne droite et qui travaille dans un
cabinet. II n'est fonctionnaire de l'Etat mais est reconnu par celui. Au
Togo, les huissiers sont nommés par décret et sont affectés à un tribunal.
L'huissier travaille sous le contrôle du président du tribunal et reste
l'agent d'exécution des décisions de justice II établit les actes de
procédure et les recouvrements de créances.
Le commissaire
priseur
Le commissaire
priseur, auxiliaire de justice aide l'huissier à donner une valeur aux
objets saisis avant de procéder à leur vente aux enchères. Ce qui permet de
payer une dette ou d'indemniser celui qui est victime d'une injustice de la
part de celui à qui on a saisi le bien.
Source : Togo
presse N° 7967 du 6 février 2009
Lutte contre le
blanchiment ; Le gouvernement décidé à sévir contre les délinquants
Blanchir de
l'argent sale, des capitaux, dit le dictionnaire Larousse, c'est faire
disparaître toute preuve de l'origine frauduleuse. Ainsi compris, le
blanchissement consiste à injecter de l'argent noir, gagné illégalement dans
les circuits de l'économie officielle. Il est clair qu'un voleur à la tire
par exemple n'a pas besoin de blanchir le produit de ses larcins. Les
petites sommes récoltées ça et là allient rarement l'œil des contrôleurs
fiscaux.
Mais dès que
l'argent noir amassé illégalement dépasse disons 10 millions de francs, et
surtout dès qu'il est une source régulière de revenu, il faut lui trouver un
débouché dans l'économie légale sauf à transformer ces fonds en épargne
forcée et… inutilisable. Le blanchissement se fait en trois étapes : le
placement, l'empilage et l'intégration.
- le placement
consiste à déposer ou à transférer l'argent noir dans les établissements
financiers situés souvent dans les paradis fiscaux.
- L'empilage
permet d'empêcher toute remontée à l'origine des transactions.
- L'intégration
permet enfin de mêler les capitaux à des investissements tout à fait
honnêtes dans l'économie officielle. Le blanchissement utilise de plus en
plus les techniques très sophistiquées de l'ingénierie financière. Un
exemple suffit pour avoir une idée. Le prêt adossé ou loan back est un prêt
tout à fait légal obtenu dans ces grandes places financières en proposant
caution des fonds illicites préalablement " placés " et " empilés ".
- La
surfacturation permet à une société où sont placés les fonds criminels
d'acheter à une autre société des biens ou des services à des prix
surévalués. La spéculation immobilière simulée intervient lorsqu'un
détenteur de fonds illégaux achète une propriété à un prix inférieur à sa
valeur réelle versant en sous main le complément. La propreté est ensuite
vendue en sa vraie valeur dégageant un surplus légal bien que fictive.
- Le
stronmpfage beaucoup usité aux USA, utilise une multitude de petits passeurs
qui achètent les bons de caisse pour des sommes inférieures à 10.000 dollars
- limite au dessus de laquelle toute transaction doit être déclarée - une
fois reçus, ces chèques sont déposés sur des comptes officiels à l'étranger.
Le gouvernement
est décidé à sévir contre les délinquants
Par arrêté du
28 janvier 2009, M. Chmeisani Toufic Ahmad un commerçant d'origine libanaise
a été éconduit à la frontière de son choix. Au moment de son refoulement du
territoire togolais, Chmeisani Ahmad était en possession de 1.100.000
dollars américains soit environ 550 millions de nos francs.
Arrêté le 18
décembre 2008 avec son compatriote du nom de Baakani Farès et interrogé sur
la destination de cette somme d'argent, Chmeisani Ahmad a laissé entendre
que " cette somme est une collecte de plusieurs de ses compatriotes libanais
revendeurs de véhicules d'occasion au Togo qu'il est chargé de convoyer au
Liban. Il a aggravé son cas en prétendant avoir reçu l'autorisation de
transfert d'argent par nos services de douanes ".
Les membres de
la communauté libanaise très nombreux au Togo, surtout à Lomé vivent en vase
clos et prennent parfois des Togolais pour des imbéciles. Un autre Libanais
n'affirmait il pas un jour qu'avec un billet de 5000 de nos francs, il peut
facilement acheter le silence d'un agent de l'ordre en cas de difficulté ?
Chmeisani Ahmad apprendra à ses dépens que tout n'est pas pourri dans notre
pays. Il existe quand même des honnetes gens qui servent loyalement leur
pays.
Il faut
reconnaitre que jusqu'ici l'activité menée par le sieur Chmeisani a été tout
a fait légal au Togo dans le cadre de l'agrément de Change manuel reçu
auprès des autorités compétentes. Mais il n'est pas en règle pour convoyer
l'argent aussi important à l'étranger. Cela ne se fait nulle part. Il existe
des accords qui lient les pays pour tels transferts. Il y a une limite de
fonds que des particuliers ne doivent pas porter sur eux sans autorisation
préalable. Dans l'espace UEMOA par exemple, plus de 5000 dollars américains
à transférer par un particulier constituent une infraction punissable par la
loi. Et notre gouvernement est décidé à frapper fort contre de tels
transferts illicites synonymes de fuite de capitaux et d'évasion fiscale.
Jacques Tom
Présidentielle
2010 : OBUTS, Gloire
Qui veut
voyager loin ménage sa monture, dit l’adage.
A un an de la
présidentielle de 2010, des leaders des partis politiques sont déjà en
campagne. C'est le cas d'OBUTS de l'ancien premier ministre AGBEYOME Kodjo
qui a commencé la sienne depuis décembre dernier avec des dons de riz à Lomé
et ses environs. Stratège et animal politique, AGBEYOME Kodjo croit en son
destin et se donne les moyens. C'est ainsi que des militants de son réseau
de campagne sillonnent déjà les quartiers de la capitale et de l'intérieur
avec des offres alléchantes. Ainsi, si vous avez des projets et que l'argent
vous manque, ne vous faites plus de soucis. Le candidat AGBE est là pour
vous et il suffit de promettre de voter pour lui et le projet est aussitôt
banqué à hauteur de 200.000 F CFA non remboursable.
Voter pour le
candidat AGBE et tous vos problèmes seront résolus. Le slogan mobilisateur
est : OBUTS, Gloire. Mais, le hic, c'est que l'ancien premier ministre
d’EYADEMA ne croirait pas à sa victoire. Pour cela, il recourt aux faiseurs
de rois et les trouve. C'est ainsi que partout les propagandistes d'OBUTS
racontent à qui veut les entendre que l'icône de la Kozah, l'honorable
député Kpatcha et le commandant BOKO sont ses colistiers qui, le moment
venu, se jetteront dans la bataille à ses côtés. Il s'agit là, on s'en
douterait de la désinformation et de la manipulation de l'opinion nationale.
On voit mal l'honorable député et le commandant à la rescousse d’un parti à
résonance guerrière. Dans tous les cas, la campagne présidentielle à venir
promet.
Kao Victoire
Lancement
officiel du projet PDC : 10 milliards de FCFA pour au moins 350
microprojets : La Banque mondiale insiste sur la bonne gestion
Sur
l’initiative de l'Etat togolais, la Banque Mondiale a financé le Projet de
Développement Communautaire (PDC) d'un montant d'environ 10 milliards de
FCFA. Ce financement s'inscrit dans la dynamique de la Coopération
décentralisée et a pour objectif de fournir un accès amélioré en
infrastructures communautaires aux populations pauvres, améliorer les
revenus et l'état nutritionnel des écoliers des zones vulnérables du Togo,
enfin améliorer la productivité agricole. Ces activités seront exécutés par
les Agences d'Appui aux Initiatives de Base (AGAIB).
En effet,
depuis un moment, le gouvernement togolais s'est résolument engagé dans la
dynamique de lutte contre la pauvreté et la promotion du développement à la
base.
Alors qu'il est
à pied d'œuvre pour finaliser le Document Stratégique de Réduction de la
Pauvreté (DSRP), des projets en faveur du développement intégré et
participatif des communautés rurales se concrétisent. Il s'agit entre autres
du Projet d'Urgence à la Réduction de la Pauvreté (PURP III), le Projet de
Soutien aux Activités Economiques des Groupements (PSAEG), le Projet de
Développement Communautaire (PDC) dont le lancement officiel a eu lieu le
vendredi 06 février au Diocèse d'Atakpamé, a l'initiative d'AGAIB-Plateaux.
C'était en présence des membres du gouvernement, des représentants de la
Banque Mondial, des autorités politiques, administratives, traditionnelles,
militaires et des délégations des CVD et CDQ. " Au Togo, comme vous le
savez, la lutte contre la pauvreté est au centre de l'action gouvernementale
avec pour objectif principal, l'amélioration des conditions de vie de toutes
les couches sociales du pays ". C'est par cette affirmation que M. Bandifoh
OURO-AKONDO, Secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Coopération, du
Développement et de l'Aménagement du Territoire, livrait le message de son
ministre de tutelle. Il a souligné que le PDC a le mérite de faire des
populations pauvres, les vrais acteurs de leur propre développement à
travers leur responsabilisation et leur participation aux phases
essentielles du développement à la base. Il a par ailleurs félicité les
AGAIB qui ont assuré l'exécution des activités au niveau régional et ont
permis d'atteindre les objectifs du programme. M. OURO-AKONDO a au nom du
Président de la République, son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE,
renouvelé sa gratitude à la Banque Mondiale pour l'appui technique et
financier qui a conduit au lancement du présent Projet de Développement
Communautaire. Il a enfin rassuré que le gouvernement pour sa part mettra
tout en œuvre pour garantir une gestion rigoureuse et transparente des
ressources allouées dans l'intérêt des populations bénéficiaires afin
d'assurer une mobilisation plus importante des ressources de la part des
partenaires dans l'avenir.
Dans son
discours d'engagement, le Président de l'AGAIB-Plateaux, M. Siméon Konou a
souligné qu'au cours de ces dernières années, les microréalisations ont eu
un impact positif sur le plan socio-économique et représentent désormais
pour le gouvernement togolais et les bailleurs de fonds, un véritable moyen
parmi tant d'autres pour réduire la pauvreté. Pour lui, les réformes du
gouvernement en matière de développement socio - économique ont permis le
réengagement de la Banque Mondiale avec le Togo. A cet effet, le Togo a
obtenu de la Banque Mondiale un don pour le financement du Programme
d'Urgence de Réduction de la Pauvreté (PURP III) d'un montant de 1.400.000
dollars pour 36 micro-projets de génie civil et de renforcement des
capacités des acteurs, un autre pour le financement du Projet de
Développement Communautaire. Puis l'autre, additionnel, consacre la
fourniture de repas dans certains établissements scolaires primaires, soit
800 millions de FCFA et pour la fourniture des intrants agricoles (2
milliards de FCFA).
Plus de Transparence dans les gestions
M. Giuseppé
Zampaglione, chargé du Programme à la Banque Mondiale à Washington a, à
cette occasion, inscrit ce projet dans une vision de développement
décentralisé qui se repose sur la prise de responsabilité beaucoup plus
grande par les Communautés de base dans le processus de développement. " Il
s'agit pour le projet d'accompagner les Communautés dans l'expression de
leurs besoins et priorités de développement, dans la gestion de la passation
des marchés au niveau communautaire, dans l'utilisation et la maintenance
des ouvrages réalisés " a-t-il ajouté.
Quant au
représentant Résident de la Banque Mondiale au Togo, M. Joseph Baah-Dwomooh,
a rappelé que le réengagement de son Institution fait suite au succès des
travaux réalisés dans les Régions des Savanes et Maritime à travers le
programme PURP d'avril 2007. Il a souligné que les fonds du projet doivent
être utilisés comme convenu pour la réalisation des travaux de qualité afin
d’éviter que dans peu de temps les communautés se retrouvent dans la
situation initiale. Selon lui, c'est seulement avec la participation
effective et efficace des communautés à la base que le développement social
et économique devient solide et équilibré. Enfin, M. Dwomooh a insisté sur
la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des fonds mis à
disposition. A cet effet, les procédures en matière de passation des marchés
et de gestion financière doivent être respectées de façon rigoureuse. " Ce
projet ne doit souffrir d'aucune influence de quelque nature que ce soit. La
Banque Mondiale n'acceptera pas qu'il y ait de mauvaises pratiques dans la
gestion des fonds " a-t-il martelé.
Auparavant, le
Préfet de l'Ogou M. Awo Tchangani a, au nom de ses pairs réitéré ses vifs
remerciements au gouvernement, à la Banque Mondiale et aux AGAIB. Il les a
rassurés que les populations à la base, à travers leur participation
responsable et capitale permettront la réussite de tout projet de
développement.
Même son de
cloche chez le responsable du CVD et CDQ, M. Efewi Kodjo Koumah qui a
réitéré l'engagement des CVD-CDQ aux côtés des AGAIB pour le meilleur
accomplissement de leur noble mission.
Rappelons
qu'une visite de terrain a permis aux responsables de la Banque Mondiale de
toucher du doigt les réalités que vivent les communautés rurales d'Atakpamé.
Il s'agit de la visite de l'EPP.SAGA situé au bord de la nationale n°1 en
allant vers Anié. Des salles de classes abritant des élèves sans toit, si
non des branches de palme logeant des serpents, et qui perturbent par moment
le bon déroulement des cours. A cela s'ajoute la saison des pluies. Notons
que les toits ont été emportés par un vent violent depuis avril 2008. Au
village de Métékpo2 à 10 km à l'Est d'Atakpamé, la délégation a découvert avec
amertume une population qui vit sans eau (source de vie). Il n'y en a même
pas pour qu'on parle de potable. Les habitants font plusieurs jours sans se
doucher. Il faut des kilomètres pour s'en approvisionner dans le Mono.
Nous espérons
que le gouvernement et la Banque Mondiale ont compris les cris de détresse
des différentes communautés et d'ici peu leurs doléances trouveront des
solutions.
Le projet de
Développement Communautaire s'étend de 2009 à 2012 soit 4 ans renouvelable.
D'un montant de 10 milliards pour 350 microprojets répartis comme ci-après.
T. Vivien
Education
L'Ecole Supérieure de Technologie Appliquée (ESTA) a 10 ans
Portée sur les
fonts baptismaux par un groupe de cinq (5) cadres en 1998 avec ouverture
effective en
1999, l'Ecole
Supérieure de Technologie Appliquée (ESTA) sise au quartier Kégué près du
site de le FTF, à soufflé ses 10 années d'existence.
Dans le cadre
de la célébration de cet anniversaire, un accent particulier est mis sur la
communication afin de mieux faire connaître l'Ecole, qui depuis une décennie
forme et met sur le marché du travail une main d'œuvre de qualité. C'est
dans ce cadre que les responsables de ladite Ecole ont tenu une conférence
de presse le 05 février dernier dans l'enceinte de l'établissement pour non
seulement faire le bilan de ce qui a été fait mais aussi présenter les
objectifs de l'Ecole et les perspectives.
Pour M. BONIN
Kwami, Directeur adjoint de l'établissement, ESTA veut cette année investir
dans la communication. " Il faut faire connaître aux gens qu'il y a une
Ecole qui forme en terme de qualité et d'excellence dans les domaines
technique et industriel ", a-t-il souligné. Il a ensuite fait le bilan des
résultats obtenus depuis la création de cette Ecole; et a indiqué que la
rigueur au travail a toujours maintenu le taux de réussite entre 70 et 100%
sauf au cours de l'année académique 2006- 2007.
En 2003, l’ESTA
a ouvert un Lycée technique qui forme aussi bien dans les filières
commerciales qu'industrielles.
De leurs côtés,
MM. ABA Komla et Kparaki Kofi respectivement censeur et enseignant ont
déclaré que les objectifs futurs de l' ESTA porteront sur la recherche de
l'excellence. Dans cette logique, l'administration a initié des séances de
formations des formateurs sur de nouvelles orientations pédagogiques.
L’ESTA envisage
ouvrir ses portes à l'enseignement général avec la création du collège dans
un proche à venir.
Dans le cadre
de la célébration de ses 10 ans qui s'étend jusqu'en mars, l' ESTA a prévu
plusieurs activités entre autres la formation des enseignants, les
rencontres avec les médias, une conférence sur les LMD, des jeux, une visite
d'entreprise, une excursion etc.
A
titre d'information, ESTA forme des Etudiants en BTS dans les filières
techniques comme : Génie civil, Electronique, Informatique, Industrielle,
Génie mécanique, Génie électrique et électronique…, et dans les filières
tertiaires : Informatique de gestion, communication des entreprises, actions
commerce-Force de vente, comptabilité et gestion d'entreprise…. Pour plus
d'information contacter l'ESTA à l’adresse ci-après :
Rue 10,
Hédzranawoé (non loin du siège de la Fédération Togolaise de Football) BP:
717 Tél. : 226 49 92.
Dao Bissang
Santé: Le noma,
une maladie mortelle très mal connue au Togo
Souvent notifié
sous le vocable générique de maladie bucco-dentaire, le noma est une
gangrène qui défigure très souvent les enfants. Elle commence dans la
bouche, sur la gencive et détruit très rapidement les os et les muscles du
visage.
Il se rencontre
selon le Dr Pierre JIMONGOU en milieu pauvre très défavorisé, chez les
enfants de 2 à 6 ans en état de malnutrition sévère, affaiblis par les
maladies infectieuses telles, la rougeole, la varicelle, la fièvre
typhoïdes, le cholera, le paludisme, le sida et présentant une mauvaise
hygiène bucco-dentaire. En l'absence de traitement, il est mortel en
quelques semaines dans 70 à 80% des cas. Le survivant porte de terribles
mutilations au visage ou est atrocement défiguré et devient un exclu de la
Société
Situation au Togo etmanifestation du noma
Le noma, il
faut le dire est très mal connu aussi bien du personnel de santé que de la
population. Les Régions les plus touchées au Togo sont celles des Savanes et
de la Kara. Selon une étude portant sur la période 2000 à 2008, 30 cas de
noma ont été reçus dans les centres de formation sanitaires dont 12 cas pour
la seule année 2008. Sur ces 12 cas, 6 viennent de la Région des Savanes, 4
de la Kara, 1 de la Région Maritime et 1 de Lomé Commune qui est une jeunes
personne de 33 ans vivant avec VIH.
Il est une
maladie qui commence toujours par une plaie sur la gencive et l'enfant
souffre de la fièvre et salive abondamment. La bouche à une odeur fétide
caractéristique. En l'absence de traitement, le gonflement va évoluer vers
le pourrissement et la chute des tissus morts.
Du début à la
mutilation, le délai est très court : une à deux semaines et la mort
survient dans 80% des cas.
Traitement et prévention du noma
Selon toujours
le Dr Pierre JIMONGOU, quand le noma est détecté très tôt, une bonne prise
en charge nutritionnelle associé à un antibiotique courant comme la
Pénicilline G permet d'obtenir la guérison en une dizaine de jours.
Pour la
prévenir, il suffit d'assurer à l'enfant une bonne prise en charge
nutritionnelle, lutter contre les maladies infectieuses. La vaccination de
l'enfant, la supplémentation en vitamine A et une bonne hygiène bucco
dentaire à l'enfant s'avère très nécessaire pour la prévention.
Actions de lutte contre le noma au Togo
Grâce au
financement de la Fondation Suisse Wind of Hope du Dr Bertrand PICCARD et de
l'appui technique de l'OMS, le ministère de la Santé a élaboré et mis en
œuvre un Programme National de Lutte contre le Noma. Ce programme a pour but
d'éradiquer le Noma au Togo à travers la réduction de la défiguration oro-faciale
et la mortalité, en suscitant la prise de conscience des populations
togolaises.
Ce programme
doit aussi renforcer les capacités du personnel de santé des districts en
prévention et en prise en charge correcte du Noma en organisant la recherche
opérationnelle.
Le Noma existe
depuis l'antiquité. Il n'est pas une nouvelle maladie. Il fut découvert par
des médecins grecs, Hippocrate et Galien. Son nom vient du mot Grec " Nomein
" qui signifie dévorer.
Le principal
facteur favorisant est la malnutrition qui affaiblit le système immunitaire
de l'enfant et l'expose aux maladies infectieuses, la mauvaise hygiène
favorisant l'apparition des plaies en bouche, point de départ de la gangrène
conduisant aux mutilations et à la mort dans certains cas.
WAKIOU Tcha-sama
Le quotidien
national “Togo Presse” fait peau neuve
Le quotidien
national “Togo Presse” a fait sa toilette depuis le début de cette semaine.
Il parait désormais sous de nouvelles couleurs avec une retouche
particulièrement de sa manchette et de sa maquette. C'est là une marque de
progrès, une preuve palpable de la volonté de l'équipe dirigeante du grand
quotidien national de faire de cet organe d'information, un instrument
moderne et compétitif dans un environnement concurrentiel. Tout changement
commence toujours par quelque chose. C'est pour cette raison que nous
saluons cette belle initiative tout en espérant qu'on ne va pas s’arrêter
en si bon chemin.
Pour le plaisir
des lecteurs, Togo presse doit revoir aussi ses rubriques en cherchant à les
adapter au goût des lecteurs et en se mettant au service de tous.
Le quotidien
national, même s'il est en grande partie subventionné par l'Etat ne devrait
pas se contenter seulement de caresser ce dernier dans le sens du poil.
A travers une
analyse critique de l'actualité, la mère de la presse togolaise serait d'une
plus grande utilité pour l'Etat.
Si la presse
est vue comme étant le quatrième pouvoir, c'est dire qu'elle doit pouvoir
influencer positivement la gestion des affaires de la cité à travers ses
opinions. Pour ce faire, il manque de l’audace.
Il n’est jamais
trop tard pour commencer.
Joël KOYE
Associations de
Jeunes Togolais resserrent leurs rangs et créent “Forces Nouvelles (FN)”
Le mercredi 4
février a été porté sur les fonts baptismaux, une fédération d'associations
dénommée “Forces Nouvelles (FN)”.
Elles sont 7 "
associations de la loi 1901 " qui s'assignent des objectifs
essentiellement civiques. FN regroupent les associations ci-après:
- Renaissance,
section Togo
- BAC (Bloc
d'Action pour le Changement
- ABEJ
(Association pour le Bien-Etre Juvénile)
- INSAT
(Instruction et Savoir pour Tous)
- FPJ (Front
Patriotique de la Jeunesse)
- Le MO5
(Mouvement Patriotique du 5 octobre)
- Jeunes
Leaders.
Il ressort du
texte de déclaration liminaire et des débats qui ont suivi que ce
regroupement d'Associations de Jeunes se veut éducatif en apportant des
explications des textes électoraux togolais et une divulgation des projets
de Société des partis politique. Leurs moyens d'action : conférences de
presse, des meetings et débats à travers tout le pays.
Ces jeunes gens
semblent bien décidés à mener à bien des objectifs dont ils imputent le
manquement à la classe politique.
Un bureau de 7
membres est chargé de diriger les affaires de la présente fédération des
Forces Nouvelles. A la tête de l'organisation, un certain Logo Dossouvi
Hilaire une figure de proue du Combat pour la démocratisation du Togo, bien
connu dans les évènements du vendredi 05 octobre. Çà promet donc.
K.V.
Le DSRP complet Le gouvernement à pied d'œuvre
Le Document
Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP), est un document qui
cristallise non seulement l'action gouvernementale, mais aussi facilite
l'alignement des bailleurs de fonds sur les priorités nationales. C'est un
document qui fait l'état des lieux de la pauvreté au Togo. Il permet aussi
d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE.
Pour y arriver,
il a été mis en place des groupes thématiques de rédaction devant élaborer
un rapport. La fusion de ces rapports constitue le premier jet de document
complet. C'est l'examen de ce premier jet qui a réuni au Relais de la
Caisse, le jeudi 05 février 2009 des acteurs de développement de différents
secteurs socio-économiques de la capitale. La rencontre est co-organisée par
le ministère de l'Economie et des Finances et celui de la Coopération, du
Développement et de l'Aménagement du Territoire.
Les
participants étaient composés des délégués de la société civile, du secteur
privé, du patronat, des syndicats et des organisations internationales
accréditées au Togo. La concertation avait pour but d'améliorer le contenu
du document (le diagnostic, les piliers stratégiques, les domaines
d'intervention prioritaires, les actions stratégiques, etc. afin de mieux
répondre aux besoins de tous les Togolais.
Dans son
intervention, M. Simodji Djossou, Coordonnateur du DSRP a situé les
participants sur le contenu du document. En effet, d'un volume de 86 pages,
subdivisées en 6 chapitres, ce document a pour objectif de relater les
vraies préoccupations des Togolais en matière de pauvreté et de proposer des
solutions adéquates.
Avant de donner
le ton pour le démarrage des travaux, l'Attaché de Cabinet au ministère de
l'Economie et des Finances, M. Adjonguéma Babima a exhorté tous les
participants à faire preuve de professionnalisme pour le succès des travaux,
dans le but de lutter efficacement contre la misère et la malnutrition.
Bref, tous les maux qui empêchent le développement du Togo.
Rappelons que
des concertations similaires auront lieu dans les chefs-lieux des cinq
Régions économiques du Togo.
T. Vivien
Combattre les
mutilations génitales féminines sous toutes ses formes : Les médias sont
impliqués
" La Journée
Tolérance Zéro aux mutilations génitales féminines ", a été célébrée le
vendredi, 6 février 2009. C'est le Centre Communautaire de Tokoin qui a
servi de cadre pour les activités organisées par le Comité Inter Africain
sur les Pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des
enfants.
NAPOE Assibi,
la présidente de CI-AF/Togo dans son mot de bienvenue, a salué tous les
jeunes et les médias présents à la journée " Tolérance Zéro " pour
l'intérêt qu'ils ont accordé à la lutte contre les mutilations génitales
féminines en repondant à la présente célébration.
A cette
occasion, le Dr LASSIK Kassaliou a fait un exposé riche dont les grands axes
portent sur les types de mutilations génitales féminines et leurs
conséquences. Selon lui, la mutilation est un acte barbare Il s'agit par
exemple d'une excision du clitoris ou l'ablation des parties externes du
sexe féminin. Les mutilations varient selon les pays. Mais la plus grave est
l'infubulation très pratiquée en Somalie, en Ethiopie et en Erythrée.
Celle-ci consiste à amputer le sexe féminin de son capuchon, de son
clitoris, de ses petites lèvres et une partie des grandeS lèvres. Après
cette opération ignoble, l'on suture le sexe. Tout est fermé sauf un petit
trou laissé pour l'évacuation des urines et menstruations.
Les
conséquences de la mutilation sont nombreuses :
Le premier
risque est la contamination avec les matériaux d'opération souillés par le
sang virusé, la perte des urines, les difficultés lors de l'accouchement,
l'hémorragie abondante qui peut conduire jusqu'à la mort, la stérilité, l'hémocolpose
ou manque de règles. Et enfin l'étouffement du bébé qui meurt dans le
vagin.
Selon LASSIK
Kassaliou, ceux qui pratiquent la mutilation se justifient par la religion
mais des fouilles minitieuses du Saint Coran et de la Sainte Bible n'ont
rien révélé de cette pratique. C'est donc une pratique cynique faite à des
jeunes filles avant leur mariage pour les rendre pures. Et d'autres garçons
refusent d'épouser des filles qui ne sont pas excisées. De telles
conceptions et pratiques doivent être combattues.
Aussi, Mme
NAPOE Assibi et FARE Albertine, journalistes à la TVT chargées de la
formation civique et membre de CI-AF/Togo, ont appelé les médias à se
mobiliser derrière CI-AF/Togo afin de dénoncer et combattre par les ondes
et les écrits, ces pratiques ignobles.
A la fin de la
journée, un bureau du Réseau Jeunes CI-AF/Togo a été présenté à
l'assistance. Le Coordonnateur de ce Bureau est M. David BANKATI, membre du
réseau Jeune International. Celui-ci a livré à la presse ses perspectives.
Très prochainement, dit-il, le bureau va se mobiliser à la base pour mettre
sur pied des bureaux locaux (régionaux, préfectoraux et villageois). Ceci
permettra la décentralisation et par conséquent une lutte efficace contre la
mutilation génitale féminine. Nous sommes tous interpellés.
Balogah D.
(stagiaire) |