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La Dépêche #458 du 25 fev 2009
Insécurité : Chapeau aux forces de l'ordre

La semaine dernière a été un cauchemar pour les braqueurs qui opèrent à Lomé. Et pour cause, presqu’une dizaine a été mise hors état de nuire par les forces de l'ordre et de sécurité.

En effet, dans la nuit du mardi 17 février dernier, un groupe de malfrats au total 3 ont été tués par les forces de l'ordre. Ces malfrats avaient suivi depuis l'Aéroport International Gnassingbé Eyadema, des passagers revenus d'Allemagne avec le vol Air France qu’ils ont attaqué et dévalisé à Hédzranawoé. Ils ont été repérés dans leur refuge à Agoè- Kitidjan où ils ont été abattus sans avoir eu la chance de jouir de leur forfait. Juste après leur forfait, et sentant qu'ils étaient suivis, ils ont commencé par tirer sur les soldats qui ont riposté en les mettant hors d’état de nuire.

Dans la nuit du vendredi 19, quatre autres braqueurs ont été également abattus par les forces de l'ordre à Soviépé. " Nous étions au courant de ce réseau qui braquait la population mais attendions le moment opportun pour agir. C'est ainsi que nous avions appris qu'ils allaient opérer cette nuit (19 février) au niveau de Soviépé. Nous sommes donc postés au carrefour de Djidjolé où nous les attendions. Une fois arrivés au carrefour à bord de leur voiture rouge immatriculé TG 2367 AH, nous leur avions demandé de s'arrêter mais ils n'ont pas voulu obtempérer et ont pris la fuite. C'est ainsi que nous nous sommes lancés à leur poursuite ", a déclaré l'officier de police Kao Adama. Selon lui, ce sont les braqueurs qui ont commencé par tirer sur les soldats. " Sentant qu'ils étaient poursuivis, ils ont commencé par tirer sur notre véhicule. Fort heureusement, un des notre a pu atteindre l'une de leurs roues ce qui a immobilisé leur engin. Aussitôt, ils sont sortis de la voiture et ont commencé par fuire tout en tirant. C'est dans leur fuite que nous sommes arrivés à les atteindre", a ajouté l'officier Kao.

Dans le véhicule des braqueurs, il y avait un arsenal de guerre de 35 cartouches, 2 pistolets de fabrication artisanales, 1 lot de kits Moov et Togocel, 3 coupe-coupe, 3 portables et dans les mains de chacun des braqueurs, 1 pistolet de fabrication artisanale.

Face à l'insécurité grandissante ces derniers temps à Lomé, il était temps que les forces de l'ordre réagissent. Il est notoire que c'est pendant les périodes des fêtes que le vol à main armée prend de l’ampleur. Ces périodes ont pris fin mais les braquages eux continuent de plus bel mettant la population dans une grande angoisse.

" Mon travail exige certaine fois que je revienne tard dans la nuit ou monte très tôt, 3h, 4h ou 5h du matin au boulot. Mais avec cette insécurité, je ne sais vraiment pas quoi faire, j'ai peur d'être aussi braquée un de ces jours ", confie Elodie, une jeune fille.

Pour une bonne quiétude au sein de la population, les autorités doivent prendre à bras le corps ce problème d'insécurité car il y va de l'intérêt du développement du pays.

Méhèza


Amélioration  des conditions de Vie des Handicapés Visuels et Auditifs : L'Ambassade de l'Allemagne et l'ONG CBM s'y engagent

« Prendre soin d'un malade avec amour, c'est s'acquitter d'une mission divine, la seule qui soit capable de motiver et de soutenir l'engagement le plus désintéressé, le plus disponible et le plus fidèle possible et de lui conférer une valeur sacerdotale »  Jean Paul II, 1978.

En effet, le Christoffel Blind Mission (CBM), une ONG internationale allemande œuvrant pour les personnes handicapées et l'Ambassade d'Allemagne au Togo ne se sont pas dérobés à cette célèbre citation de Jean Paul II. Ils ne ménagent aucun effort pour venir en aide aux handicapés visuels et auditifs qui sont de véritables cas sociaux. C'est pourquoi l'Ambassadeur d’Allemagne au Togo, son Excellence M. Alexander Beckmann et une délégation de l'ONG CBM ont exécuté conjointement deux cérémonies le jeudi 19 février dernier à Lomé. Il s'agit de la visite du centre Ophtalmologique Jean Paul II sis au quartier Adéwi et l'inauguration du Projet Rénovation de l'Ecole pour les Sourds du Togo, à Djidjolé. L'objectif visé par cette assistance est de guérir ces handicapés, leur donner une éducation de qualité, afin de permettre leur insertion sociale. La campagne pour la réduction de la pauvreté doit aussi donner la chance aux personnes handicapées de s'insérer dans la société.

Au centre Ophtalmologique Jean Paul II, la délégation avec sa tête l'Ambassadeur Beckmann a assisté à l'enlèvement des pansements aux personnes ayant subi une intervention ophtalmologique (correction de cataracte), et a reçu des explications sur la cataracte, de la part du Doctor Baghy Gizella de CBM ophtamologist. Celle-ci a laissé entendre que la cataracte est une maladie congénitale, que tout le monde peut développer, surtout à partir d'un âge avancé (50 ans).

Rappelons que ce centre ophtalmologique est construit en 2007 par l'ONG CBM. Il rend un service social à moindre coût. Il reçoit l'appui financier de l'Ambassade d'Allemagne et a comme partenaire les sœurs religieuses de Notre-Dame de l'Eglise (NDE).

Selon le responsable régional du CBM international, M. Carl BECKER, la vue est indispensable dans la vie de l'homme et sa perte est un handicap sérieux. Aussi leur organisation a pris l'engagement d'aider ces pauvres citoyens à retrouver leur vision.

Après la visite des malades et les locaux du centre, le convoi s'est ébranlé pour l'Ecole EPHPHATHA, une école des sourds où son Excellence l'Ambassadeur Beckmann a procédé à la cérémonie d'inauguration de la réhabilitation de ladite école. Avant la coupure du ruban symbolique, il a dans son mot de circonstance dit être fier de la réalisation des travaux ".  l'établissement est un exemple encourageant pour tous ceux qui apportent un soutien à un handicapé " a-t-il dit.

Par ailleurs, notons que l'effectif actuel de la maternité au CM2 est de 122 élèves venus de différents quartiers de Lomé. Ceux qui viennent de loin sont hébergés et nourris dans l'enceinte.. L'appui financier de l'ONG CBM remonte à 1989. L'année dernière l'Ambassade d'Allemagne lui a accordé une subvention de 5 millions de FCFA pour sa rénovation et la CBM a financé l'achat d'un ordinateur pour assurer le programme d'orthophonie en faveur des élèves. L'Etat togolais quant à lui a offert le terrain et a mis à la disposition de l'école des enseignants.

T. Vivien


Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo

- Le Renforcement des capacités des opérateurs économiques, priorité des priorités

- Des agents de sociétés formés au Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement de la CEB à Abomey Calavi

Depuis la mise en place de la Nouvelle Assemblée Consulaire en juin dernier, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo a retrouvé ses lettres de noblesse. Il ne se passe plus de semaine sans que les opérateurs économiques nationaux et étrangers n'affluent à ce haut lieu de rendez-vous des opérateurs économiques. Au sein des organisations internationales, nationales comme la Conférence Permanente des Chambres de Commerces Africaines et Françaises, la CCIT fait l'objet d'admiration à cause du dynamisme  dont fait preuve la nouvelle équipe dirigeante. Pour le président FIOWOO et son équipe, les défis à relever sont immenses. Pour les nouveaux dirigeants de la CCIT, le renforcement des capacités des chefs d'entreprises, est la  priorité stratégique. C'est ce qui explique la visite du président FAWOO les 15 et 16 février 2009 au Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement de la CEB à Abomey Calavi.

La visite à laquelle ont pris part le Directeur Général de la Communauté Electrique du Bénin (CEB) et le nouveau président de Fonds National d'Apprentissage, de Formation et de Perfectionnement Professionnel (FNAPP) s'inscrivait également dans le cadre du lancement le lundi 16 févier 2009 du sommaire sur “l'Installation - Maintenance et Sécurité des Equipement Industriels  Niveau 1(IMEI-1)” organisé par la CCIT avec l'appui financier du FNAPP.

Cette double manifestation a donné lieu le 16 février 2009 au centre de Formation d'Abomey Calavi à une cérémonie officielle d'ouverture du séminaire et de visite du Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement dont les potentialités en matière de formation et de recyclage n'ont rien à envier aux Centres de formation rencontrés en Europe.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs interventions.

Dans son allocation de bienvenue, le Directeur général de la CEB M. SALIFOU DJIBRIL a souligné que la représente rencontre s'inscrit dans le cadre de recherche de l'excellence dans la formation de nos compétences afin de mieux les préparer aux nouveaux défis. " Aussi, voudrais saisir l'occasion qui m'est offerte pour adresser nos remerciements très sincères aux président de la Chambre de Commerce de Togo, qui a accepté volontiers notre invitation à venir personnellement visiter notre Centre et aussi, grâce à qui le financement de la présente formation à été possible à travers le FNAPP" a souligné le DG du la CEB.

"La présente rencontre parmi tant d'autres organisées en ces mêmes lieux au cours des dix dernières années, consacre un vrai rayonnement du Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement, comme rôle d'excellence dans la sous régions ouest africaine, en matière de formation technique et technologique" a ajouté M. SALIFOU. Il a passé en revue le partenariat qui lie la CCIT et la CEB auquel les autres Chambres de Commerce de l'UEMOA sont venues s'ajouter et dont l'objectif est d'apporter leurs appuis à toute initiative de recherche en besoins de formation et de développement technique et technologique. Les Chambres de Commerce parties aux accords toutes  de l’UEMOA élaborent et réalisent, en collaboration avec le CFPP d'Abomey Calavi des programmes réguliers de formation répondant aux besoins des entreprises.

Le DG de la CEB a rappelé les types de formation dispensés dans son Centre.

- La formation Professionnelle continue et le perfectionnement comprenant des programmes de stages de perfectionnement et de recyclage d'une durée de 2 à 6 semaines, des programmes spécialisés, des formations sur mesure où  à la carte. Ces formations portent sur le contrôle électrique, les protections, la production, la maintenance industrielle ; la distribution et le transport.

- La formation initiale diplomante et qualifiante par alternance pour ouvriers spécialisés en 12 moins, et les agents de maîtrise Polyvalents (AMT) en 24 mois, pour les agents électromécaniques et électroniciens des entreprises industrielles ou commerciales.

Les programmes de formation initiale diplomante et qualifiante du CFPP d'Abomey Calavi sont élaborés et  répondent aux critères du CAMES.

Depuis sa création en 1988 a conclu le DG de la CEB, le CFPP a formé plus de 30.000 agents techniques formés dans diverses spécialités de métiers de l'électricité exerçant dans les entreprises industrielles et commerciale des pays de la sous région Ouest Africaine.

Pour le président du FNAPP, la tenue du présent stage est le fruit d'un long processus de prise de contacts entre la Chambre de Commerce du Togo, le FNAPP et le CFPP de la CEB qui a permis de fixer le contour du programme de formation qui s'inscrit en droite ligne de la politique du gouvernement togolais en matière de renforcement des capacités des travailleurs de tous les secteurs d'activités économiques pour une meilleure adéquation emploi-formation.

Après avoir fixé les objectifs de l'IMEI-1, le président du FNAPP a exprimé le vœu que les participants au séminaire tirent le meilleur profit de ce rendez-vous du savoir.

Dans son discours d'ouverture de la cérémonie de la visite du Centre et du lancement du séminaire, le président de la CCIT M. Jonathan FIAWOO, a déclaré que la formation est l'une des activités qui rapprochent les Chambres de Commerce de leurs ressortissants et participe de leur épanouissement. Il a souligné que le présent séminaire de formation est le fruit de la franche collaboration entre la CCIT, la CEB et le FNUAP permettant le programme du présent séminaire.

S'agissant du thème du séminaire, il a dit qu'il répond à une préoccupation des chefs d'entreprise du secteur industriel conscients de l'évolution de la technologie et de l'importance de la qualité des ressources humaines dans la compétitivité des entreprises.

Il a salué le haut niveau d'équipement du CFPP. Pour le président  FIAWOO, le présent séminaire a pour objectif d'aguerrir  les participants sur les nouvelles technologies en matière d'épanouissement industriel et de sécurité. Au terme du séminaire, a ajouté le président de la CCIT vous devez être à même de :

- lire et interpréter le dessin industriel et le schéma électrique aux fins d'une intervention rapide et efficace en cas de pannes sur les installations de l'usine.

- choisir, régler et mettre en œuvre le matériel de câblage et d'automatisme,

- installer, aligner et accoupler les machines électriques

- assurer la protection des installations et leur maintenance préventive

- et enfin  prévenir les risques d'accidents. Il a remercié le FNAPP grâce à qui la tenue du présent séminaire a été possible..

La visite du Centre

Après la série d'interventions, les membres de la CCT, de la CEB et du FNAPP accompagnés de leurs proches collaborations et des participants au séminaire ont visité de fond en comble tous les ateliers du Centre. Tour à tour ils ont visité :

- la salle informatique

- la salle de contrôle électrique

- la salle d'essai et mesure

- la salle électronique

- la salle de protection  et de production

- La salle de canalisation souterraine

- la salle de cours

- la salle d'entreposage de matériel électrique

- la salle d'atelier et de vestiaire

Après  la visite du réseau de production, la délégation et les membres qui l'accompagnent ont visité les compartiments du réseau de distribution

C'est ainsi que les salles suivantes ont été visitées.

- la centrale de secours

- la salle de diesel

- la salle de mécanique

- la salle de conduite de groupes

- la salle de câblage etc.

C'est par le bloc administratif que la visite marathon a pris fin par le restaurant.

A l'issue de la visite les membres de la délégation n'ont pas caché leur administration. Ils ont été impressionnés par la sophistication des équipements. Pour le président de la CCIT, on n'a pas besoin d'aller encore se recycler en europe. Si seulement si tous ceux qui font la fixation sur le nouveau Président de la CCIT avaient le courage de relever le travail qu’il a déjà abattu en si peu de temps.

M.E


Sécurité publique : Les forces de l'ordre et sécurité font connaître leurs services aux civils

Nombreux sont les citoyens qui ne connaissent pas le rôle que les Forces de l'ordre et de sécurité jouent. Ainsi manquent-ils de respect envers elles. C'est donc pour cette raison que le ministre de la Sécurité, M. Atcha TITIKPINA a organisé des Journées Portes Ouvertes sur les Forces l'Ordre et de Sécurité les 20 et 21 février sur le stade Omnisport de Lomé. La cérémonie d'ouverture de ces Journées a eu lieu dans l'après midi du 20 février en présence du Premier Ministre, son Excellence Gilbert HOUNGBO, du ministre de la Sécurité et de Protection Civile Atcha TITIKPINA, entourés d'autres membres du gouvernement, du corps diplomatique et des officiers supérieurs  des FAT.

Les forces de sécurité et de l'ordre présentes à ces Journées portes ouvertes sont composées de la Gendarmerie, de la Police Nationale, du Corps des Sapeurs Pompiers et des Gardiens de Préfecture.

La Gendarmerie nationale est un corps militaire mais assure l'ordre aux côtés de la Police Nationale et du Corps des Gardiens de Préfecture, en temps de paix et de trouble. " En temps de trouble, le maintien de l'ordre et de sécurité est assuré par la Police, la Gendarmerie Nationale et les Gardiens de Préfecture ".

La Police Nationale, au-delà de sa mission de police générale, c'est-à-dire le maintien de l'ordre et de sécurité, fournit des services tels que l'établissement des documents d'identité, la lutte contre la drogue, la poursuite et arrestation des criminels, délinquants et contrevenants à l’ordre public.

Les personnels du Corps des Gardiens de préfecture sont disséminés sur toute l'étendue du territoire national et travaillent au sein des détachements implantés dans les préfectures et sous préfectures. Ses missions sont diverses :

- Garde du patrimoine national,

- Sécurité des autorités politiques et administratives,

- Appui aux agents de perception des taxes et impôts,

- Concours aux établissements pénitentiaires et aux autres services.

Quant aux Sapeurs Pompiers, ils interviennent en cas de sinistré, d'incendie, d'inondation et d'accident et de catastrophe.

Tous ces corps avaient exposé sur des stands leurs services, produits et matériels de travail. La police Nationale, devant le Premier Ministre et sous l'ovation du public, avait fait une simulation d'actes de self- défense, de poursuite, d'arrestation  des délinquants, d'arrestation et démenottage de toute personne interpellée. Durant les deux Journées portes ouvertes, le Centre Nationale de Documentation a établi les cartes Nationales d'Identité et les carnets de voyages à 50% des prix. Les autres corps aussi avaient fait des prestations, démonstrations de force et des méthodes de sécurité.

"  L'objectif de ces deux journées portes ouvertes est de régler la crise de confiance qui prévaut entre les civils et les forces de l'ordre et de sécurité. " précise un Intervenant.

Balogah D. (Stagiaire)


Renforcement  des capacités des communautés rurales : L'ONG ESPOIR -TOGO poursuit ses activités

Après sa tournée tenue du 29 au 31 janvier 2009 dans les Régions centrales et Kara, une délégation de l'ONG ESPOIR-TOGO (ESTO) était encore en mission du 20 au 22 février dernier dans ces deux localités, toujours dans le cadre de la promotion du développement en milieu rural, cette mission a conduit la délégation de l'ONG ESTO respectivement dans la Région des Montagnes de la Kozah, à Pya, à Sarakawa puis à Tchébébé dans la Région Centrale. Cette mission a permis au nouveau Bureau Exécutif de l'ONG ESTO de se faire connaître des communautés avec lesquelles elle travaille. Il était également question d'installer son antenne de Kara d'une part et de tenir une importante  séance  de travail avec les responsables des nouvelles Associations de veuves de Pya d'autre part.

Conduite par son président M. LEMOU P. Patrice, la délégation, mis à part la présentation du nouveau Bureau aux groupements et associations rencontrés, a entretenu ces derniers sur la nécessité de se mettre en groupement et d'œuvrer efficacement à leur propre émancipation. A  ces différentes localités, il y a eu des séances de travail sur plusieurs points. A Sarakawa tout comme à Tchébébé, la délégation a échangé avec les paysans sur la bonne santé des groupements, le rapport des activités, le problème des intrants agricoles et sur les perspectives. Dans chaque localité, les responsables locaux des groupements ont présenté les rapports des activités écoulées. Il ressort que les groupements sont très actifs, bien organisés et déterminés à travailler avec ardeur pour éliminer l'extrême pauvreté. A Sarakawa par exemple, dans le compte de la campagne agricole écoulée, chaque groupement a pu stocker en moyenne  10 tonnes de maïs mis à part le sorgho et le riz qui n'ont pas pu être quantifiés.

S'agissant du problème des intrants agricoles, les membres des groupements ont émis le vœu que l'ONG plaide au niveau des autorités compétentes afin  qu'on leur permette d'avoir un dépôt d'engrais à domicile. Ils ont également émis le souhait qu'on organise à leur intention des ateliers de renforcement de capacités afin de leur permettre de devenir de véritables entreprises agricoles.

Le président de l'ONG ESTO, M. LEMOU P. Patrice  a félicité les paysans pour leur détermination. Il les a exhortés à plus d'ardeur au travail et promis que son Organisation continuera d'accompagner les communautés à la base dans la mesure de ses possibilités.

Pour sa part, Monsieur KOYE Manzama-Esso, délégué chargé  à la communication et à l'information de l'ONG ESTO, a invité les paysans à aller au-delà du problème d'intrants et à faire preuve de créativité en initiant des projets variés et bancables susceptibles de contribuer à la promotion de leurs affaires.

 A Pya, la séance de travail  avec les veuves s'est tenue au Centre Communautaire de ladite localité. Il s'est agi d'une sensibilisation sur l'importance pour elles de se mettre en groupement, les avantages afférant, le fonctionnement et l'organigramme. A cette occasion, le Vice-président de l’ONG ESTO, M. AGBOVI Yao a insisté sur le rôle capital que joue la femme dans la cellule familiale et a invité les veuves à croire en leurs potentialités et à aborder  l’avenir avec sérénité en favorisant l’éducation de leurs enfants, surtout les jeunes filles. A l'issue de longs débats sur ces différents thèmes,  les veuves de Pya ont bien compris la nécessité pour elles de se mettre en groupement. Elles ont vivement souhaité que l'ONG ESTO revienne d'ici peu pour les entretenir sur l'initiation aux projets.

Au terme de cette séance de travail, le président de l'ESTO M. LEMOU et sa suite ont salué la mobilisation des veuves de Pya. Cela témoigne de l'intérêt qu'elles attachent au développement de leur milieu et à leur propre émancipation, car, il faut le reconnaître, la pauvreté rurale est en majorité féminine. M. LEMOU a souligné que son souci premier est de promouvoir le développement des communautés rurales. C'est pourquoi un partenariat entre les Associations des veuves de Pya et l'ONG ESTO s'avère nécessaire pour des séances de formation périodiques sur plusieurs volets. Il a invité les veuves d'autres villages et cantons à leur emboîter le pas.

Le responsable du service social du Centre Communautaire de Pya M. AGOUZOU K. Ataféimbou a au nom des veuves salué de vive voix la délégation de l'ONG ESTO pour son esprit humanitaire. Visiblement satisfait, il a émis le vœu que ces rencontres se perpétuent afin que les idées émises soient traduites d'ici peu dans les faits.

Rappelons que l'ONG  ESTO travaille depuis plusieurs années avec des groupements d'éleveurs, d’agriculteurs, d’artisans etc., qu'elle a elle-même mis en place dans les Régions Centrale et de la Kara. Il faut également relever que L'ONG ESTO a doté son antenne de Kara d'un siège dont l'inauguration se tiendra dans les semaines à venir. Ce siège se trouve à Tomdè, sur la route de Tchintchinda.

Joël K. & T.Vivien


FTF / Eperviers : M. DZAKPA Do-Messan réclame ses droits d'auteur

Dans une lettre datant du 09 février 2006, l'artiste plasticien togolais, M. DZAKPA DO-Messan, auteur du nom de l'équipe nationale du Togo " LES EPERVIERS " a saisi le colonel Rock GNASSINGBE, président de la Fédération Togolaise de Football, lui demandant de reconnaître ses droits. A ce jour, cette demande est restée sans réponse " LES EPERVIERS DU TOGO " a été retenue à l'issue d'un concours lancé en 1999.

Le colonel Rock GNASSINGBE n'a pas eu peut-être le temps nécessaire d'organiser cette cérémonie de reconnaissance de notre cher artiste avant que le vent de 2007 ne l'emporte. Attendons de voir s'il mettra à profit sa nouvelle prise de fonction à la tête de la FTF pour satisfaire l’artiste. Il est anormal, injuste et aberrant de faire autant preuve de mépris à l'égard de nos artiste. Vous lirez ci-après la demande de reconnaissance de droit d'auteur adressée au président de la FTF, le certificat de dépôt délivré par le Bureau Togolais du Droit d'Auteur ainsi que la note d'information adressée dernièrement à la nouvelle équipe dirigeante de la FTF.

Joël Koye


Démarrage effectif du championnat de Première Division

Après une trêve de près de 15 mois, les amoureux du cuir rond retrouvent les pelouses avec le lancement du championnat de première division  le dimanche dernier au stade municipal de Lomé.

L'ouverture du championnat a été marquée par un défilé des Clubs, des ligues… en présence des membres du Bureau Exécutif (BE) de la FTF et devant un nombreux public très heureux de renouer avec les stades.

En levée de rideau l'AS Douane à battu l'AS Togo sur la plus petite des marques 1 but à 0, but inscrit à la 82e minute par Fiaboe Kofi Séna.

Malgré la réduction à 10 des Douaniers l'expulsion d'Afo Gadomi Abdou Aziz (en 2 e mi-temps), les attaquants portuaires n'ont pas pu trouver le chemin des filets.

En deuxième rencontre, Sémassi de Sokodé a essuyé une défaite face à l'Etoile Filante  (1 - 3).

Les autres rencontres de la première journée se disputent aujourd'hui avec l'Asko qui reçoit Gomido de Kpalimé, l'US Masséda joue Foadan de Dapaong. Maranatha s'oppose à Dyto, Abou Ossé d'Anié face à l'US Koroki de Tchamba. Quant à Tchaoudjo Athlétique Club (TAC), il se mesure à Togo Télécom et l'AC Merlan de Lomé à Kotoko de Lavié

Rappelons que c'est un championnat dans lequel s'engagent 16 clubs de la première division qui dégagera à la fin 12 clubs. La deuxième division avec 33 clubs, débutera le 7 mars prochain et à terme elle sera réduite à 16 avec 17 clubs relégués en troisième division.

Le colonel Rock GNASSINBGE, président de la FTF explique que ceci est fait pour répondre aux exigences de la FIFA et sera bénéfique pour la Fédération.

Avant le début de ce championnat, comme prévue, 10 millions de francs CFA ont été octroyés à 13 des 16 équipes. Les trois autres équipes : AS Togo Port, AS Douane et Togo-Télécom n'en ont pas bénéficié, car ces trois équipes sont soutenues par des sponsors officiels à en croire M. AMAVI Patatu, porte parole du bureau Exécutif de la FTF.

Wakiou Tcha-Sama


Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation : Les contributions du PRR

M. Nicolas Lawson vient d'écrire une missive au Chef de l'Etat. Dans sa lettre le Président du PRR formule des propositions importantes relatives à la Constitution et au Code électoral.

Monsieur le Président,

“ J'ai l'avantage de vous présenter la position et la requête de notre parti pour les modifications à apporter à la constitution et au code électoral.

Avant tout, nous avons la conviction que notre constitution est trop approximative et nécessitera à l'avenir qu'elle soit plus étoffée et plus précise pour répondre au rêve des plus brillants enfants de la patrie. Mais avant une telle révision profonde d'un gouvernement légitime ayant l'adhésion populaire, nous suggérons les modifications suivantes dans:

La Constitution

Art. 59 : Supprimer les alinéas 1 e 2 et les remplacer par:

Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable une seule fois.

Art. 60 : Supprimer les alinéas 1 et 2 et les remplacer par:

L'élection du Président de la République a lieu au scrutin uninominal à deux tours. Si aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue au premier tour, alors un deuxième tour est organisé trois (3) semaines après la proclamation des résultats du premier tour.

Le Président de la République est élu à la majorité des suffrages exprimés.

 Art. 65 : Supprimer l'alinéa 3 et le remplacer par:

Le gouvernement convoque en conseil des ministres le corps électoral dans les soixante (60) jours de l'ouverture de la vacance du pouvoir. Le scrutin pour l'élection d'un nouveau Président de la République devra intervenir dans les quatre-vingt dix (90) jours après la vacance du pouvoir.

Art 66: Cet article comporte un vice dangereux. En cas de majorité parlementaire opposée au Président de la République, il est inconcevable que le Président de la République puisse nommer et mettre fin à la fonction du Premier Ministre. Dans un souci de stabilité politique, le PRR souhaite un régime présidentiel fort pour pouvoir s'attaquer aux graves problèmes sociaux et économiques du pays. En conséquence, il laisse le soin aux parlementaires actuels pour réviser cet article dans un esprit de patriotisme.

Arts. 77,78, 97 et 98: Ces articles sont en contradiction flagrante avec l'article 66. Le Premier Ministre nommé et révoqué par le Président de la République ne peut être responsable devant l'Assemblée nationale, qui peut aussi lui accorder sa confiance ou le censurer. Il y a là de potentiels conflits dont les conséquences sont l'instabilité politique, la régression nationale, etc. Le PRR propose de les réécrire pour la cohérence et pour éviter des conflits politiques à l'avenir.

Le code électoral

Art. 15 : Supprimer cet article et le remplacer par:

La CENI est composée de onze (il) membres en dehors des campagnes et des élections présidentielles, dont:

- un (1) magistrat de la Cour d'Appel proposé par le Conseil Supérieur de la Magistrature,

- dix (10) membres représentant les partis à. l'Assemblée Nationale et choisis proportionnellement et par pondération;

Au cours des périodes de campagnes et d'élections présidentielles, la CENI est composée de onze (11) membres en plus d'un Délégué de chaque candidat d'un parti extraparlementaire ou indépendant à la Présidence de la République.

Cette modification est indispensable pour le respect des dispositions de l'article 2, alinéa 1, de la constitution, de l'article 101 du code électoral, etc.

Art. 17 : Le PRR propose que les membres de la CENI soient investis par l'Assemblée Nationale ou prêtent serment devant la Cour Constitutionnelle et non soient nommés par l'Assemblée Nationale comme l'indique l'alinéa I de cet article. Une Assemblée Nationale ne nomme pas.

Art. 28 : Supprimer cet article et le remplacer par:

Les Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) sont composées de six (6) membres;

- un (1) magistrat des tribunaux de première instance, Président;

- trois (3) membres de la majorité parlementaire et deux (2) membres de l'opposition parlementaire

En période de campagnes et d'élections présidentielles, les CELI sont composées de six (6) membres en plus d'un délégué par candidat de parti extraparlementaire ou indépendant.

Art. 37 : Le PRR demande la suppression de cet article.

Art. 39 : Supprimer cet article et le remplacer par:

La CENI, expressément dénommée l'administration électorale, s'assure la préparation et l'organisation matérielle des consultations référendaires et électorales.

En conséquence, tous les articles de 40 à 99 et 167, alinéa 2, doivent être modifiés.

Art. 141 : Remplacer trois (3) millions de francs CFA de dépenses par candidat pour les élections législatives et de plus de cinquante millions (50.000.000) de francs CFA pour les élections présidentielles par:

Dix (10) millions de francs CFA de dépenses par candidat pour les élections législatives et de plus de trois cent (300) millions pour les élections présidentielles.

Art. 176 : le remplacer par:

Conformément aux dispositions de l'article 60 de la constitution, le Président de la République est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Le candidat ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou au deuxième tour est déclaré élu.

Art. 177 : Remplacer quinze (15) jours avant le scrutin par trente (30) jours avant le scrutin.

Art. 178 : Modifier l'alinéa .1 en le commençant par Avant et Après l'ouverture.., et l'alinéa 2 en supprimant ainsi qu'à la CENI.

C'est dans l'intérêt supérieur et permanent de la nation que nous avons consenti à vous adresser ce courrier afin d'apporter notre contribution à l'œuvre indispensable de révision de notre constitution et du code électoral. Les fraudes dont nous avons été aussi des victimes durant les dernières élections, l'ostracisme et la rogue des partis réunis au sein du CPDC ne nous autorisent aucune illusion. Cependant, conscients qu'il faut une vague de changement radical pour imposer la volonté populaire et devant' la décrépitude prononcée des institutions du pays, nous ne resterons pas inactifs devant la volonté du régime de maintenir le statu quo et sa répugnance à des changements fondamentaux. Ainsi, aussi surréaliste et accablant que soit votre résistance au changement, nous sommes persuadés de pouvoir conduire une transformation en profondeur de notre société.

Le combat pour la démocratie n'exclut toujours pas l'éventualité de nouvelles violences sur la route qui nous mène à l'alternance. S'il s'avère que le régime continue à résister au changement, vous serez responsables des violences de demain, qui hâteront votre destruction. Nous savons que le pouvoir est devenu une source d'enrichissement illicite, d'arbitraire et d'appauvrissement extrême de la masse populaire. Mais désabusez-vous, vous ne pourrez pas égarer longtemps encore le jugement de nos frères et sœurs. L'extrême misère à côté du luxe le plus déhonté, la morale publique perdue et le triomphe du crime sur la vertu sont vos pires ennemis et le terreau pour la révolution culturelle, sociale, politique et économique en gestation. Le régime ne pourra plus se cacher derrière le voile de la fausse réconciliation et la peur de sa terreur.

Il n'y a pas d'autre choix pour vous que d'entreprendre les réformes servant à l'organisation des élections justes, libres et transparentes. Notre jeunesse n'acceptera plus de se laisser trahir, affamer, ruiner, massacrer, contraint à l'exil, humilier et sa volonté foulée aux pieds sans opposer une résistance farouche et libératrice.

Au PRR, nous sommes et nous serons les sentinelles avancées de la révolution. Nous comptons opposer une digue puissante à toute nouvelle tentative de fraude au cours des prochaines élections. Nous en avons assez des intrigues, des violences et des crimes qui flétrissent et souillent les pages de notre histoire. Aux forces de l'opposition traditionnelle, nous disons que personne ne doit plus ratifier en notre nom des accords honteux avec nos despotes, qui ne sont pas respectés et qui leur permettent d'abuser de la magnanimité du peuple togolais. Aux amants du pouvoir absolu, nous rappelons qu'il vaudra mieux perdre le pouvoir que de tout perdre.

Veuillez trouver ici, Monsieur le Président, l'assurance de notre considération patriotique.
Nicolas LAWSON 
Président du PRR 
Ancien candidat à la Présidence de la République

La Dépêche #457 du 18 fev 2009
Présidentielle 2010 : Les handicaps de Faure

- La quasi-totalité des Femmes aux gouvernements n'avaient de mérite que leur charme

L'organisation  d'une présidentielle, est l'occasion propice donnée à la presse de faire des analyses et de se livrer à des pronostics. C'est l'exercice auquel s'est livré notre confrère " Tribune d'Afrique " dans son édition N° 49 de février 2009. Sous le titre " TOGO, Présidentielle 2010 : Les grands handicaps de Faure GNASSINGBE ", le confrère dresse un tableau sans complaisance des quatre ans de règne mitigé d'un jeune président qui avait suscité tant d'espoir à son arrivée au pouvoir. Nous résumons pour vous ci-après l'article de notre confrère sur les handicaps qui amenuisent les chances de Faure en 2010 si rien n'est fait jusque là en urgence.

Un bilan qui n'arrange pas Faure

" Chargé de la gestion faramineuse de la fortune de son père ", écrit le confrère, Faure réussit à se faire élire dans un scrutin contesté. Il salue la politique de dialogue et les reformes administratives, judiciaires et économiques. Le confrère s'arrête là pour les aspects positifs des quatre ans de règne.

Pour reprendre l'expression de l'ancien premier ministre AGBOYOME Kodjo, le confrère  trouve le bilan de Faure mitigé. Dans les rues écrit notre confrère, les populations ne sont pas satisfaites… " Le chef de l'Etat avait tous les moyens de réussir mais il s'est plutôt blotti dans ses illusions personnelles… " répond  un Togolais au micro du confrère.

Le confrère qualifie la politique de communication de Faure de curieuse, préférant des affiches coûteuses à un discours à la Nation à la fi de l'année. Le confrère nous révèle en passant que les images de Faure dans les rues de la capitale et des villes de l'intérieur auraient coûté 483 millions, ce qui est inadmissibles aux yeux des Togolais frappés par la paupérisation.

Les contentieux internes au RPT

Au titre des handicaps, le confrère relève tout d'abord les contentieux internes au RPT. Les relations de Faure avec son parti se dégradent pour des motifs précis: " Faure voit les choses autrement. Il ne veut plus faire du parti une machine de privilégiés d'occasion qui abusent des richesses de l'Etat. Ensuite, il s'entoure d'amis dont certains n'étaient pas des militants du parti. Enfin certains membres du parti sont des blessés de guerre qui s'estiment écartés de la gestion "

Cette situation de frustration ne facilitera pas les choses en 2010 pour un Faure dont le bilan est mitigé. A quoi vient s'ajouter le conflit qui a opposé Faure à son frère cadet Kpacha et qui est toujours une réalité, ne favorisera pas les choses, ajoute le confrère.

Les Soubresauts militaires

" Tout comme la famille et le parti, l'armée est l'un des handicaps principaux " écrit le confrère. " Pris en étau entre les généraux caciques du temps de son père qui ont tenté de l'embrigader, et une jeune classe d'officier majoritairement Saint Cyriens qui rêvent d'une armée institutionnalisée et respectable ". Au sein de cette armée, le confrère distingue trois catégories. D'un côté, le chef d'Etat  major et sont cabinet d'officiers dont la fidélité intéressé est incontestable ; de l'autre côté, quelques officiers majoritairement à la retraite, qui ont une influence quasi paternelle sur le président. Enfin, une troisième catégorie, celui des blessés de guerre.

Des gouvernements médiocres

Autres handicaps de taille, tous les gouvernements de Faure sont qualifiés de médiocres et sans vision par le confrère.

. Le gouvernement de EDEM Kodjo est qualifié de banal et pléthorique. La quasi-totalité des femmes qui y étaient n'avaient de mérite que leur charme.

Le gouvernement de d'AGBOYIBO pas trop loin de celui de EDEM Kodjo avait deux grands obstacles : Me AGBOYIBOR n'avait pas la moindre autorité sus les proches du chef de l'Etat et Me AGBOYIBOR n'avait pas de notions administratives. Il a semblé conduire une équipe de foot en maillot de bain avec dans une main des ballons de rugby et dans l'autre des raquettes, le tout sur un terrain de baseball !

 " Quant au gouvernement Mally, il restera le pire. Ce fut une véritable pagaille " écrit le confrère.

Et le gestionnaire Houngbo ? Peu de choses changent

Ici le confrère arrive au même constat  que ceux des confrères nationaux à la nomination du gestionnaire Houngbo. Des ministres mal choisis et sans compétence ", le premier ministre seul ne fera pas le miracle dans un gouvernement où un administrateur est ministre de la Santé, un enseignant ministre de la justice etc.

" Faure a réussit malheureusement à ainsi donner des gouvernements, une banale image de portraits sans vision ni leadership et assez souvent incompétent " conclut le confrère.

Kao Victoire


Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) : Les travaux sont suspendus, l'UFC exige le recours à la facilitation

Le CPDC a tenu sa septième séance hier dans la salle de conférence de la Primature. Trois points étaient à l'ordre du jour : le recours à la facilitation, la représentation des partis politique à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et la représentation du gouvernement au sein de la CENI.

Les deux derniers points de l'ordre du jour ont été discutés lors des séances dernières. Tous les partis étaient d'accord sur la participation du gouvernement et de l'administration à la CENI. La discussion avait aussi porté sur le nombre et le statut des représentants de l'administration.

Quant à ce qui concerne la participation des partis politique à la CENI, la place est réservée uniquement à la majorité parlementaire et à l'opposition parlementaire. Mais les partis politiques au CPDC ne se sont pas mis d'accord sur le nombre de représentants et la clé de répartition.

Au  premier point de l'ordre du jour les discussions ont achoppés sur le recours à la facilitation. A la séance d'hier, l'UFC a exigé le recours à la facilitation et a demandé la suspension des travaux  qui ne reprendront que le 23 février prochain.

"  En raison de la crise de confiance qui  règne au sein des partis aux dialogue l'UFC demande le recours à la facilitation en cas de blocage des discussions sur tous les sujets relatifs au reformes politiques (loi électorale, reformes constitutionnelles et institutionnelles) prévues par l'Accord Politique Global (APG). Pour ce faire, l'UFC demande une suspension de séance jusqu'au 20 février inclus. Cela permettra aux représentants de rendre compte à leurs mandants ", indique le communiqué rendu public à l'issue des discussions d'hier.

Le gouvernement et le RPT s'inscrivent dans le sens contraire. Pour M. Pascal BODJONA, représentant du chef de l'Etat, son Excellence Faure GNASSINGBE, "  Les vrais compromis sont à rechercher entre nous membres du cadre et nous ne refusons pas que les bonnes volontés puissent nous aider (…) Nous sommes convaincus que nous parviendrons à des compromis acceptable ". Selon  BAWARA, les populations qui souffrent aujourd'hui de plusieurs maux ne peuvent pas tolérer que les discussions  traînent en longueur de temps à cause du recours à la facilitation.

          La représentation de la société civile à la CENI a été aussi discutée. La société civile a droit à deux sièges à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Le Règlement Intérieur  du cadre permanent de dialogue et de concertation a été définitivement adopté le 11février 2009.

          Le peuple togolais attend beaucoup du CPDC. Si celui-ci se  voit bloqué par l'opposition qui ne veut pas fléchir devant ses exigences, il est fort à parier que le CPDC court à son échec. Ce sera lamentable.

Balogah D.


Programme de Restructuration et de Mise à Niveau de l'industrie des Etats membres de l'UEMOA : Le Réseau des Journalistes Economiques impliqués dans le  processus

Une mission de suivi du Programme de Restructuration et de la Mise à Niveau (PRMN) de l'industrie des Etats membres de l'UEMOA conduite par M. Guy-Amédée AJANOHOUN, Commissaire chargé du Département du Développement de l'Entreprise, des Télécommunications et de l'Energie à la commission de l'UEMOA était face au Réseau des Journalistes Economiques UEMOA (RJE/ UEMOA) le vendredi 13 février dernier dans la grande salle de conférence de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT).

Il s'agissait d'une séance d'information et d'échanges avec les journalistes dudit Réseau sur la  mise en œuvre de ce Programme.

Aux côtés du commissaire Guy AJANOHOUN, il y avait MM. Balla DIONG, Directeur de l'Entreprise, de l'Industrie et de l'Artisanat et Issa DRAME, conseiller Technique Principal, tous deux du PRMN. Il y avait aussi MM. SIBABI Boutchou et Franck FIAWO respectivement Directeur de cabinet du ministère de l'Industrie, de l'Artisanat et des Innovations Technologiques et président de la CCIT.

Cette mission est initiée dans le cadre du suivi régulier de la mise en œuvre des activités de la phase pilote du PRMN. Selon le commissaire Guy AJANOHOUN, elle permettra de discuter avec les plus hautes autorités nationales des questions concernant entre autres :

- L'appropriation nationale du PRMN devant favoriser le Partenariat secteur Public- secteur Privé (PPP) ;

- L'opérationnalisation des Bureaux de Restructuration et de Mise à Niveau qui sont les interfaces exclusives des entreprises dans les Etats ;

-La mobilisation des acteurs et de la presse en relation avec la question de la communication et de la visibilité du PRMN.

Le Programme de Restructura-tion à proprement parlé à pour but de permettre aux entreprises des Etats membres de l'UEMOA de se mettre au niveau des exigences de libre échange et de la circulation des Biens et Services. Ce plan de mise à niveau portera essentiellement sur :

- La stratégie et les objectifs de renforcement de la  performance de l'entreprise à court et moyen terme ;

- Le programme d'investissement au plan matériel et immatériel en déclinant l'impact sur la compétitivité de l'entreprise ;

- Le plan de financement et les prévisions financières démontrant la rentabilité de l'entreprise.

En définitive le PRMN a pour objectif général de relancer la production industrielle, la promotion de l'investissement, de l'emploi et l'amélioration de la compétitivité des économies au niveau régional et international.

Il intervient dans un contexte global des reformes communautaires favorables, marqué surtout par la mise en œuvre de l'ambitieux  Programme Economique Régional (PER) de l'UEMOA qui bénéficie de la confiance et de l'engagement des partenaires au développement.

La cible du PRMN

Le public cible est les entreprises industrielles potentiellement viables.

Toutefois, lorsqu'une entreprise ne présente pas les conditions nécessaires de " bancabilité " et se trouve en situation de déstructuration financière, elle peut bénéficier au préalable d'une restructuration avant de s'inscrire dans le processus de mise à niveau.

A entendre M. Balla DIONG, l'entreprise éligible est celle en crise mais à haut potentiel, notamment à l'export.

Outre les entreprises, le PRMN vise principalement les ministères de l'industrie, les organisations socioprofessionnelles et patronales, les structures d'appui au secteur privé et les institutions financières.

Projet pour l'année 2009

Pour cette année 2009, commencera la mise en œuvre des plans de restructuration et de mise à niveau de 120 entreprises agro-industrielles qui se traduira par la réalisation des investissements immatériels et matériels. La commission de l'UEMOA mettra à la disposition de l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) en cette année, une tranche de 3,2 milliards FCFA prévue par la convention d'assistance technique.

A terme, les primes qui seront versées à ces 120 entreprises agro-industrielles pour les investissements matériels, sont évaluées à 2,95 milliards FCFA, montant qui sera débloqué par la commission de l'UEMOA.

La réalisation de ces investissements améliorera les performances et la compétitivité des entreprises assistées, ce qui favorisera leur accès aux marchés internationaux et la création de nouveaux emplois dans l'espace économique UEMOA selon le conseiller M.Issa DRAME. Dans la perspective de la phase de déploiement qui touchera environ huit cent quatre vingt (880) entreprises tout secteur confondu, le PRMN vient de lancer deux importantes études qui permettront de doter chaque Etat membre de l'UEMOA, d'un Programme National et d'un Fond de Restructuration et de Mise à Niveau.

Après ces différentes intensions suivies de débats, les journalistes ont laissé place aux opérateurs économiques. Ils ont  aussi réfléchi sur les nouvelles donnes qui se présentent à eux. Dans les prochains jours, ils se retrouveront pour finaliser les idées.

WAKIOU Tcha- Sama


Dégradation de l'environnement : Pour qui le gouvernement adopte les textes ?

La protection de l'environnement a occupé une place de choix mercredi dernier lors du conseil des ministres tenu au Palais de la Présidence de la République. En effet, deux projets de décrets, l'un portant attribution, organisation et fonctionnement  du Fonds national de l'Environnement, ont été adoptés. L'Agence nationale de gestion de l'environnement, faut-il le rappeler est une institution spécialisée dans la mise en application de la politique  nationale de l'environnement. Les multiples problèmes  socio- politiques et économiques qui minent la vie des Togolais, ceux liés à la dégradation sans cesse accrue de notre écosystème figurent en bonne place. C'est pour cela que l'adoption par le gouvernement de ces deux projets visant à protéger notre environnement mérite d'être saluée à sa juste valeur. La protection de l'environnement participe aussi à l'amélioration des conditions de vie et de travail des populations.

Les Togolais  ont longtemps souffert de l'absence d'une politique nationale de financement de l'environnement.

La dégradation de notre environnement en dit long. Cette initiative du gouvernement, bien que saluée par les Togolais, ne manque pas de susciter des inquiétudes.

La question se pose de savoir si les actes accompagneront les décisions des autorités pour que prenne rapidement fin ce phénomène inquiétant lorsqu'on sait que les principaux instigateurs de la dégradation de notre environnement se trouvent au sommet de l'état et donc intouchable. Ce ne sont pas les citoyens lambda qui abattent nos tecks par individus interposés. Ce sont bien nos dirigeants pas de moindres.

Inutile de nous voiler la face. Ils sont tout puissants et ne se privent pas du plaisir de s'enrichir au détriment de notre flore sans que les autorités ne lèvent le petit doigt. Nous défions quiconque veut nous démentir. Nous disposons davantage de preuves et toujours prêts à les sortir si nécessaire car trop c'est trop.

Joël Koye


A quand la nomination des nouveaux préfets de la Kozah et de Tchamba ?

A quoi joue le gouvernement ? Est-il réellement insouciant comme l'accuse l'opposition ? Il semble actuellement s'enliser dans les sables mouvants. Ce qui est sûr, c'est que lorsqu'il s'agit de prendre une décision engageant l'avenir du pays, ou une décision liée au destin d'une partie de la population, on voit le gouvernement tourner en rond au lieu de foncer tout droit vers l'objectif. On ignore jusqu'ici les raisons de cet immobilisme. Il y avait au niveau de la prise des décisions de la part de notre gouvernement des hésitations, de fréquentes volte-face étonnent.

Il y a presque plus de cinq mois que le préfet de la Kozah disparaissait à la suite d'une maladie à la quelle il a mené une lutte sans égale.

Le préfet de Tchamba  de son côté a été libéré de ses fonctions pour s'être immiscé dans les affaires de chefferie dans la commune de Tchamba. Jusqu'ici, les deux places libérées ne sont pas pourvues et l'on se demande si les deux anciens préfets étaient vraiment indispensables au point de ne jusqu'ici leur trouver de successeurs. Y a il une catégorie de gens capables de diriger les préfectures faute de successeurs, ces deux préfectures trouvent au ralenti. Le gouvernement le sait-il ?

Au lieu de prendre une décision et de trancher dans le vif, le gouvernement passe le temps à hésiter et ce sont ces hésitations qui font actuellement le malheur du peuple togolais. Si l'on changeait cette altitude et essayait d'aller un peu plus vite…

Jacques Tom


Dossier : L'Eglise catholique à la recherche de son unité

Il se passe quelque chose ces derniers temps dans la haute hiérarchie de l'Eglise catholique surtout au niveau du Vatican. Le pape Benoît XVI vient de lever l'excommunication de 1988 prononcée par Jean Paul II contre les quatre évêques traditionalistes ordonnés par Mgr Marcel Lefelvre dont celle de son successeur Mgr Bernard Fellay. Alfonso de Gallareta, Bernard Tissier de Mallerais et Richard Williamson.

Ce qui oppose les catholiques traditionalistes au Saint Siège est que les membres excommuniés par Jean Paul II affirment défendre la tradition qui est un des éléments constitutifs de la doctrine chrétienne. Leur revendication est le droit de célébrer la messe dans la liturgie de Saint Pie V. En décembre 1983 dans une lettre ouverte à Jean Paul II, Mgr Lefebvre l'accuse d'être aussi porté aux réformes que son prédécesseur, de nommer des évêques collaborateurs dans les pays de l'Est, d'être infecté d'humanisme et d'avoir des amourettes avec les protestants. Il dénonce aussi le gouvernement collégial et l'orientation démocratique de l'Eglise condamnée par la Syllabus. Une fausse conception des droits naturels de l'homme qui apparaît clairement dans le document conciliaire sur la liberté religieuse condamnée par Quanta Cura. Une conception erronée des pouvoirs du pape ; la conception protestante du sacrifice de la messe et des sacrements condamnée par le concile  de trente (Italie) ; la libre diffusion des hérésies caractérisée par la suppression du St Office.

Le prélat qui joue chat et chien avec Jean Paul II est bien Mgr Marcel Lefebvre. Cet évêque est né le 29 novembre 1905 à Tourcourg (Nord) en France. Religieux spiritain, il a été à partir de 1955 archevêque de Dakar et délégué apostolique pour l'Afrique de l'Ouest. En 1962, il devient évêque de Tulle puis supérieur général des Spiritains jusqu'en 1968 où il démissionne. Le 6 juin 1969, il fond la fraternité sacerdotale.

St Pie X dans le diocèse de Fribourg avec l'accord de l'évêque du lieu, Mgr Charrière. Le 6 juin 1971 Mgr Léfebvre pose la première pierre du séminaire à la Fraternité à Ecône (Valais). Il publie un manifeste le 27 novembre 1974 dans lequel il attaque Vatican II.

Le 5 juin 1975 Mgr Mamie- successeur de Mgr Charrière - retire avec l'autorisation de Rome son agrément au séminaire d'Ecône. Mgr Lefebvre passe outre et ordonne en juin trois prêtres. Le 29 juin 1976, nouvelles ordinations, le 22 juillet Mgr Lefebvre est suspens a divinis. Le 19 novembre 1978 le pape Jean Paul II le reçoit. Il quitte début 1979 Ecône pour Rickenbach, il confie en 1982 que la Fraternité soit considérée comme Institut laïc de droit pontifical, ce qui lui permettrait de faire exercer ses prêtres sans demander l'incarnation à des évêques.

Rappelons que des sondages auprès des catholiques allemands, anglais, américains auraient révélé une quasi unanimité en faveur du catholicisme possible à certaines conditions. La messe en latin a toujours été légitimée et le demeure.

Mais pourquoi le pape Benoît XVI a-t-il remis en cause la reforme la plus spectaculaire et la plus emblématique du concile Vatican II ? Pour des raisons, dit on, relevant à la fois de la doctrine, de la stratégie et de la psychologie,

- motifs doctrinaux : le pape est le gardien de l'unité de l'Eglise catholique ; il est donc dans sa fonction quand il veut ramener au bercail les brebis égarées. De plus ,Benoît XVI n'a jamais digéré  le schisme de 1988. Alors préfet de la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, Mgr Joseph Ratzinger, s'était démené jusqu'au bout pour éviter la rupture. En vain, il s'était cassé les dents sur l'arrogance de Mgr Lefebvre.

Pour le pape Benoît XVI, le concile a ordonné une réforme des livres liturgiques mais il n'a pas interdit les livres antérieurs. Par ailleurs, la messe de Paul VI promulguée en 1969 pouvait être dite en langue vernaculaire ou latine mais l'usage de la première qui facilite la compréhension des fidèles l'avait largement emporté sur celui de la seconde.

-        Raisons d'ordre stratégique ensuite : face au manque des vocations qui sévit en Europe et dans le monde catholique, les paroisses et des séminaires ensoutanés de la nébuleuse traditionaliste représentent un apport sérieux pour une Eglise en manque de prêtes. Sur le plan tactique, en libéralisant le rite à la fois désamorcer le conflit et tirer profit des divisions internes entre adversaires et partisans de réconciliation avec Rome.

-        Enfin facteur psychologique. Benoît XVI aime les promptes de l'ancienne liturgie qui enfant, il a connues en Bavière. En 1968 le théologien ouvert qu'il a été au concile scandalise par la contestation bruyante et parfois violente dont font l’objet des valeurs présumées " éternelles " comme l'autorité, la sacralité, la transmission des croyances. Depuis, le dossier liturgique fait partie de son arsenal conservateur.

-        Dans ses déclarations et ses écrits, Ratzinger s'en prend sévèrement aux " abus " de la liturgie moderne. Celle-ci regrettait il en 1997 "  doit devenir plus courte et tout ce que l'on juge incompréhensible doit en être écarté. Il faut tout transposer dans une langue claire encore plus " plate " Mais aussi l'essence de la liturgie on ne comprend pas seulement la manière rationnelle… mais d'une manière complexe, avec tous les sens et on est admis à une fête qui n'est pas inventée par une commission quelconque, mais qui vient de soi du plus profond des millénaires et en fin de compte de l'éternité "

" La liturgie, renchérit Patrick Prélot professeur à l'Institut Catholique de Paris n'est pas seulement affaire de culture. Parce qu'elle est la vie de Dieu communiquée part l'esprit saint à l'Eglise, elle participe pleinement à la mission de l'Eglise dans le monde et dans le temps "

La messe dite face au peuple selon le rite conciliaire et celle dite dos au peuple, selon le rite tridentin représentent deux conceptions bien distinctes de l'Eglise. La première est pastorale, elle favorise la participation active des fidèles. La seconde est juridique : elle implique la soumission des fidèles à un carcan de règles et de rites immuables. La question est de savoir si l'on peut désormais faire cohabiter deux rituels aussi différents dans un diocèse

Jacques TOM


Kozah / Forum National des paysans Togolais (FNPT), la première édition s'est tenue à Kara

La première édition du Forum Nationale des Paysans Togolais est ouverte le jeudi 12 février au palais des congrès de Kara. Les participants se sont séparés le samedi après trois jours d'intenses travaux. Ils sont plus de mille participants dont huit cents producteurs venus de toutes les préfectures du pays à être aux assises agricoles de Kara dont la clôture a été marquée par la présence du chef de l'Etat Faure Essozimna GNASSINGBE.

Organisé par le Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, le rendez-vous agricole de Kara est placé sous le thème " Les paysans au centre de la relance agricole et économique au Togo ".

Après avoir débattu durant 3 jours de travaux sur des sous-thèmes à savoir l'amélioration du circuit de distribution des engrais, importance de la commercialisation efficace des produits agricoles locaux dans la lutte contre la cherté de la vie, organisation et fonctionnement des groupements agricoles, le tout emballé de projections de films, les participants ont au terme de la rencontre pris des engagements puis formulé des recommandations pour un renforcement du système d'appui, conseil en exploitation agricole, l'amélioration de l'accessibilité aux intrants agricoles notamment les engrais, la création d'un système adapté de financement de l'agriculture, la mise en place d'un environnement favorable au développement des productions végétales, animales, halieutiques et sylvicoles.

Pour cela, les producteurs s'engagent pour la relance de la campagne agricole 2009 - 2010, à porter la production du maïs de 600 mille tonnes à 720 mille tonnes tandis que la production du riz paddy sera elle portée de 100 à 120 mille tonnes. Ils s'engagent également à mieux s'organiser pour une meilleure structuration du monde agricole.

En président la cérémonie de clôture du FNPT, le chef de l'Etat Faure Essozimna GNASSINGBE s'est réjoui de la mobilisation du monde rural et a salué la qualité du travail mené par les producteurs avant de rassurer les participants de la détermination du gouvernement à tout mettre pour la prise en compte de leurs recommandations afin dit-il d'améliorer ce secteur primordial. Le président Faure Essozimna GNASSINGBE a également invité les producteurs à faire confiance au gouvernement à maintenir toujours le climat de paix et de stabilité sans lequel aucun développement n'est possible.

L'autre temps fort de la cérémonie de clôture aura été l'entretien de plus de quatre heures d'horloge que le chef de l'Etat  a eu avec les producteurs. Au cours de ce cadre d'échanges et de concertation,  certains problèmes et inquiétudes éprouvés par les producteurs ont été passés au peigne fin par le président de la république.

C'est fort de cette ambiance de satisfaction généralisée que le chef de l'Etat a élevé 40 producteurs à des distinctions honorifiques dont 30 faits  " Chevaliers du mérite agricole " par la premier ministre Gilbert Fossoun Hougbo et les 10 autres " officiers de l'ordre du mérite agricole " par le président de a République en personne.

Deux cents vingt autres prix ont été distribués aux producteurs au titre de meilleurs agriculteurs de la campagne agricole 2008 -02009. Le premier prix national au niveau individuel est composé d'un motoculteur d'une valeur de 2 millions 5 cents mille francs CFA alors qu'au niveau groupement, il est constitué d'un tracteur avec accessoires de 15 millions de francs CFA avec une enveloppe de 8 cents mille francs CFA.

Il faut signaler qu'à l'ouverture des travaux, le ministre de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche, Kossi Messan EWOVOR a exprimé la reconnaissance du gouvernement aux participants. M. EWOVOR a saisi l'occasion pour relever les problèmes qui aujourd'hui, constituent les contraintes essentielles de notre agriculture. Il s'agit selon le ministre du morcellement des exploitations des infrastructures rurales insuffisantes ou en mauvais état, la dégradation de l'environnement et la baisse de la fertilité des sols etc. Le ministre de l'agriculture a surtout indiqué que le Togo en renouant avec la communauté des bailleurs de fonds, a élaboré une stratégie de recherche de la production agricole et un plan d'action d'urgence pour la période 2008 - 2011. Cette stratégie a-t-il souligné, s'inscrit dans le cadre de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et de la stratégie de Réduction de la Pauvreté. Quant au représentant des producteurs agricoles M. MBADIA Dénis et au président du Comité National d'organisation M. KONLANI Dindiogue, ils ont rendu un vibrant hommage au président Faure Essozimna GNASSINGBE et au gouvernement pour leur attachement à la promotion du secteur agricole ainsi que du monde rural togolais. Ils ont exhorté les paysans a renforcé leur capacité de production pour un épanouissement social et professionnel afin de couvrir les besoins en nourriture à la population et de cet fait contribuer efficacement à la consolidation de la sécurité alimentaire durable au Togo.

Au paravent le Secrétaire Général de la préfecture de la Kozah Palanga Kolou Edjowou a, dans un mots de bienvenue exprimé sa joie pour le choix fait de la ville de Kara pour abriter cette première édition de FNPT.

Les manifestations ont connu la participation des membres du gouvernement, des représentants des groupements de productions et de faîtières d'organisations paysannes, des directeurs et chefs de services, des autorités administratives, coutumières et religieuses, ,des chambres régionales d'agriculture et des partenaires au développement.

Pour mémoire l'agriculture constitue le secteur moteur de l'économie nationale et représente près de 40% du PIB ce qui fait vivre environ les deux tiers de la population active et fournit plus de 20% des recettes d'exploitation. Ce secteur occupe de fait une place primordiale qui est mis en exergue dans le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) que le Togo a élaboré pour servir de cadre de relance de son économie.

En marge des travaux du Forum National des Paysans Togolais, l'ancien chef de l'Etat Centrafricain Ange Félix PATASSE agronome de formation et présent à ces assises, a procédé le samedi à un dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe du Père de la Nation Feu Président EYADEMA au caveau familial à PYA. La cérémonie a été suivie de la sonnerie aux morts, d'un profond recueillement observé par le président Ange Félix PATASSE qui, aussitôt, a également signé le livre de condoléances. C'est après ce cérémonial que l'ancien président Centrafricain s'est confié à la presse.

Dans la déclaration qu'il a faite, M. PATASSE a laissé entendre que sa visite au Togo et plus précisément à Pya dans le Kozah se situe dans le cadre de l'hospitalité que les togolais en particulier, Feu président EYADEMA lui avait toujours réservée suite à des difficultés qu'il a rencontrés au cours de ses mandats présidentiels à la tête de la République Centrafricaine.

"  Je suis venu honorer la mémoire de feu président Eyadema qui m'a sauvé et à travers moi a sauvé la République Centrafricaine. Deux fois de suite, d'abord c'était en 2982 quand il a accepté de me recevoir pour mon premier exil. Dix ans après c'est-à-dire en 1992 je suis reparti en RCA et j'ai été élu président ce qui a été une fierté pour le peuple togolais, et le président Eyadema qui a fraternellement veillé à ma famille. Le 15 mars 2003, il y a eu un coup d'Etat dans mon pays et Feu président Eyadema m'a demandé de revenir pour une seconde fois au Togo qui est aussi ma patrie. Le président Eyadema et moi, nous avons le même esprit, l'esprit de justice, de vérité, d'amour, l'amour pour la patrie. Nous avons la même identité de combat donc même esprit " a déclaré l'ancien président Centrafricain Ange Félix PATASSE. 

ATOP/ E.AE.

La Dépêche #456 du 11 fev 2009
Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation : Le Gouvernement recherche le consensus : L'opposition exulte

Le Rassemblement du Peuple Togolais, (RPT), le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR), l'Union des Forces du Changement (UFC) et le gouvernement se sont réunis les 06 et 10 février 2009 à la Primature dans le cadre de la mise en place du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation créé par décret du Chef de l’Etat, le mercredi 4 février. Lors de la 1ere réunion le 6 février, c’était le Premier Ministre, Gilbert Houngbo qui avait prononcé le discours d'ouverture avant de laisser la place au président de la séance, Pascal BODJONA représentant le chef de l'Etat, son excellence Faure GNASSINGBE.

Tous les partis politiques au Parlement étaient représentés.

Le  RPT était représenté par son Secrétaire Général, M.Esso, l'UFC par Jean Pierre FABRE , le CAR par Me APEVON et le gouvernement par M. Gilbert BAWARA.

En effet le cadre ne concerne que les partis siégeant à l'Assemblée Nationale.

Le Premier ministre dans son discours d'ouverture a félicité tous les partis présents pour avoir répondu promptement à l'appel du président de la République.

Pour le Premier Ministre, ce Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation est un lieu de discussion entre tous les acteurs politiques du pays sur toutes les questions de l'heure, afin d'orienter l'action du gouvernement. “Nul ne détient la vérité absolue”. Le gouvernement et le parti au pouvoir ont besoin des autres partis.

Après le discours d'ouverture, le premier ministre a quitté la salle, laissant ainsi place à M. Pascal BODJONA présider cette réunion qui s'est tenue à huis clos.

A la sortie de la réunion, tous les participants à la réunion se sont livrés à la presse.

Ils se sont réjouis de la mise sur pied de ce Cadre qui va se pencher sur les questions directement liées à la présidentielle prochaine (révision du code électoral, mise en place de la CENI, la révision des listes électorales et la Constitution) et au statut de l'opposition.

M; Pascal BODJONA, s'exprimant au nom du chef de l'Etat s'est félicité de l'ambiance qui a règné durant les discussions " C'est un jour nouveau qui se lève pour notre pays " a-t-il souligné. Cette première réunion fait renaître l'espoir au sein des Togolais.

Ce cadre est un véritable lieu de concertation et de consensus. Mais n'est pas une mise en œuvre de l'Accord Politique Global (APG), puisque le Cadre ne concerne que les partis à l'Assemblée Nationale et ayant obtenu plus de 5% lors des élections de 2007. Il a félicité les participants pour leur sens de responsabilité.

Pour le Secrétaire Général du RPT, M. SOLITOKI Esso " le gouvernement repart sur des bases solides." et les débats se sont déroulés dans un esprit positif.

Tout compte fait, il faut retenir que l'ambiance a été bon enfant mais pour cette première réunion les discussions ont porté sur les modalités et la mise sur place d'un règlement intérieur du Cadre de Concertation.

Le CAR et l'UFC qui ne sont pas venus en rang dispersé se réjouissent de la mise sur pied de ce Cadre de Concertation et de Dialogue tant réclamé et espéré par l'opposition. Pour Jean-Pierre Fabre,  les préoccupations de l'opposition à l'Assemblée Nationale sont prises en compte et la réunion s’est déroulée dans une ambiance franche, correcte et consensuelle. "Rien ne peut justifier la remise en cause de ce Cadre” a-t-il déclaré aux journalistes.

Abondant dans le même sens que Jean-Pierre Fabre, le président du CAR, Me APEVON a souligné que le Cadre Permanent doit se pencher sur les sujets d'intérêt national, contribuer à l'amélioration des conditions de vie de nos populations et trouver une issue favorable à nos problèmes. Pour Me APEVON, le CAR et l'UFC se sont concertés avant de venir à la réunion. C'est  pourquoi, ils ont tous tenu le même langage. " L'UFC dit qu'il a un seul candidat, le CAR dit qu'il a un seul candidat.", précise  Me APEVON. Rappelons au passage que les deux partis veulent présenter un candidat unique à la présidentielle 2010.

M. Gilbert BAWARA parlant au nom du gouvernement s'est également réjoui de la mise en place de ce Cadre voulu par le chef de l'Etat, son Excellence Faure GNASSINGBE.  Il a souligné que lors de sa tournée, pour la présentation des vœux, le Chef de l’Etat avait bien exprimé son esprit d'ouverture au dialogue, au consensus et au compromis.

Lors de la deuxième rencontre tenue hier, les discussions ont porté essentiellement sur les divers articles du règlement intérieur. A la sortie de la réunion, seul le Président de séance, M. Pascal Bodjona a accordé une interview aux journalistes. Selon M. Pascal Bodjona, il faut constater un progrès remarquable sur l’examen du projet de règlement intérieur, un accord sur beaucoup de sujets. La divergence sur deux points : la participation des observateurs et le nombre de représentants par parti.

Les observateurs de ce cadre ne peuvent être que ceux qui ont joué la médiation ou la facilitation lors du dialogue intertogolais, a précisé M. Pascal Bodjona. Dans ce cas, le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso sera impliqué dans ce dialogue. Mais, il y a un penchant vers la facilitation de la Présidence togolaise pour que les Togolais eux-mêmes résolvent leurs difficultés sans une médiation extérieure.

Pour les représentants des partis, il est prévu qu’un parti puisse être représenté par son leader. Celui-ci peut se faire accompagner par un ou deux de ses collaborateurs. Il a été demandé à chaque représentant de parti d’aller vers ses mandants pour régler ces problèmes. Selon M. Pascal Bodjona, Président de la réunion, représentant le Chef de l’Etat, les discussions se sont déroulées dans une atmosphère conviviale.

I         l a souligné que le gouvernement est ouvert à toutes les propositions qui peuvent aider le Togo à sortir des difficultés.

Les débats continuent aujourd’hui. 

Balogah D et T. Anna(Stagiaires)


Modernisation de la justice : Qui sont les acteurs du système judiciaire?

Le programme de modernisation de la justice est l'un des chantiers prioritaires au centre des préoccupations du président de la République et du gouvernement. II consiste à mettre en place au Togo, un système juridictionnel performant, indépendant de toute séduction de quelque nature que ce soit. Pour opérer cette réforme judiciaire qui reste après tout une institutionnalisation d'un Etat de droit attractif et attrayant aux citoyens et aux partenaires extérieurs, les autorités togolaises pensent au renforcement des capacités des acteurs du système judiciaire. Mais qui sont ces acteurs et quels sont leurs rôles?

La modernisation de la justice togolaise, c'est la réforme judiciaire dans toute sa composante et c'est également la réforme des mentalités des citoyens. Ceux-ci, pour assimiler leurs droits et devoirs ont aussi l'obligation de connaître l'appareil judiciaire, institution chargée de rendre justice selon les lois de la République Togolaise, ainsi que les grandes catégories de personnes représentant le pouvoir judiciaire

Il faut dire qu'il existe, en effet, trois grands ordres de personnes qui incarnent les prestations au sein de l'administration judiciaire. Il S'agit en tête des magistrats, en second lieu, des auxiliaires de justice puis des officiers ministériels. Ainsi chaque catégorie est caractérisée par des démembrements et ramifications

Les magistrats

En premier lieu les magistrats sont des personnes qui exercent au niveau de la haute juridiction : le tribunal, la Cour d Appel, la Cour Suprême. Ces magistrats qui siègent dans les juridictions sont des fonctionnaires de l'Etat, nommés toujours par décret du président de la République. Encore faut-il distinguer deux types de magistrats : le magistrat du siège qui reste assis lors d'un jugement et le magistrat du parquet qui reste debout.

Le magistrat du siège, nommé sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature, rend un jugement en se basant sur le principe de l'indépendance. On distingue cependant le magistrat du siège du tribunal de première instance appelé juge et le magistrat du siège des cours appelé conseiller soit à la Cour d'Appel, soit à la Cour Suprême. Il tranche les affaires au deuxième recours près la Cour d'Appel et en dernier recours à la Cour Suprême.

A contrario, le magistrat du parquet est nommé sur proposition du Garde des Sceaux ; ministre de la Justice. Il est encore appelé magistrat du ministère public ou magistrat debout en ce sens qu'il reste toujours debout lorsqu'il prend la parole devant le tribunal.

Par ailleurs, on distingue le magistrat du ministère public près le tribunal de première instance appelé procureur de la République et le magistrat du ministère public près la Cour appelé procureur Général.

Près la Cour d'Appel et prés la Cour Suprême, le procureur général est assisté respectivement par des substituts généraux et avocats généraux.

Les auxiliaires de justice

La deuxième catégorie de personnes du pouvoir judiciaire est les auxiliaires de justice. Ils ont pour rôle de faciliter le travail des magistrats. Ils sont en d'autres termes des collaborateurs de la justice. Certains comme les greffiers, les assureurs, les interprètes et les Officiers de Police Judiciaire(OPJ), sont des fonctionnaires de l'Etat, d'autres sont des travailleurs privés ou exercent une profession libérale. Ce sont les avocats, les huissiers, les commissaires briseurs. Ils assument tous des fonctions diverses après avoir prêté serment

Les officiers ministériels

La troisième catégorie de personnes qui représentent le pouvoir judiciaire n'est autre que les officiers ministériels. Cette catégorie est généralement représentée par les notaires.

le notaire gère sa propre activité dans un bureau appelé " Etude du notaire ". II est indépendant à l'égard de ses clients et vis-à-vis des administrations publiques. Impartial, il intervient dans trois grands domaines du droit à savoir le droit immobilier, qui porte sur l'achat, la vente de biens immobiliers, les emprunts, le droit familial (contrat de mariage, la donation, la succession, etc ) ainsi que le droit des affaires lors de la création ou de la fusion de sociétés.

Le notaire a donc pour rôle d'authentifier les volontés des individus dans un respect intégral. II est tenu par le secret professionnel et les actes qu'il a approuvés sont inattaquables.

En somme, pour une modernisation efficiente de la justice, pour avoir un appareil judiciaire indépendant, il est impérieux que tous les acteurs des juridictions disent réellement le droit dans un souci de promouvoir l'amélioration de l'accès des populations à ce droit.

Du tribunal de la Cour d'Appel et de la Cour Suprême

Le tribunal est un lieu où est rendue la justice. Il est la première instance ou le premier degré de jugement auprès duquel ou peut déposer une plainte.

En tenant compte de l'importance de dossiers à traiter et du nombre de magistrats qui travaillent au niveau de la juridiction, on peut répartir les tribunaux de première instance du Togo en trois classes : -le Tribunal de 1er  instance, 1er  classe, le Tribunal de 1ère  instance 2ème classe et le Tribunal de 1ère  instance, 3ème classe.

Le Tribunal de 1er instance, 1er  classe ne se trouve qu'à Lomé, la capitale. Les Tribunaux de 1ère  instance, 2ème classe se rencontrent à Dapaong,  Kara, Sokodé Atakpamé, Kpalimé et Aného. Seules quelques préfectures disposent des tribunaux de 1ère  instance. 3e  classe

La Cour d'Appel est l'instance que l'on a le droit et la possibilité de saisir après la non satisfaction d'un jugement rendu par le tribunal. Au Togo, il existe deux Cours d'Appel : la Cour d'Appel de Lomé et celle de Kara. Les Togolais, vivant dans les Régions Maritime et des Plateaux, peuvent faire appel au niveau de la Cour d'Appel de Lomé et ceux résidant dans les Régions Centrale, de la Kara et des Savanes ont la possibilité de faire appel au niveau de la Cour  d'Appel de Kara.

A la Cour d'Appel, les jugements d'une affaire sont rendus en même temps par trois juges. La Cour d'Appel peut confirmer ou rejeter une décision prise par le tribunal.

La Cour Suprême est la dernière juridiction. Après l'étape de la Cour d'Appel, lorsqu'on n'est toujours pas satisfait de l'arrêt rendu, on peut s'adresser à la Cour Suprême. Et, la décision  de la Cour Suprême est sans recours. La Cour Suprême est dirigée par un Président et est composée de deux chambres : la Chambre judiciaire et la Chambre administrative. Dans un tribunal, en plus du juge de siège et du juge du parquet, on a le juge d'instruction. C'est un juge du tribunal de première instance, assisté d'un greffier. II est chargé de réunir les preuves et de les apprécier et est interdit de  participer aux jugements.

Des auxiliaires de Justice

Le greffier

Le greffier est le premier collaborateur du juge. II joue le rôle de secrétaire au cours des audiences et occupe la place à gauche du juge. Bref, le greffier assure le service administratif de sa juridiction.

L'Officier de Police Judiciaire (OPJ)

L officier de police judiciaire est chargé de constater les infractions à la loi, c'est-à-dire au code pénal. II est représenté par le commissaire de police, l'officier de police, certains officiers de la gendarmerie. Ceux-ci sont chargés de mener des enquêtes, d'informer les procureurs, d'arrêter les délinquants et de les déférer en prison.

L'assesseur civil

L’assesseur civil est un collaborateur du juge, choisi par les autorités administratives et judiciaires d'une localité où la juridiction est implantée. II est ensuite nommé par le président de la République sur proposition du ministre de la Justice. En général, l'assesseur civil est une personne âgée qui connaît bien les coutumes de chacune des personnes en conflit. Son rôle premier est d'éclairer le juge sur les pratiques coutumières.

L'interprète traducteur

L'interprète traducteur est aussi un collaborateur du juge chargé de rendre possible les échanges, le dialogue entre le juge et les justiciables. En d'autres termes, il traduit en français, les paroles des justiciables exprimées dans leurs dialectes et de même, il traduit en dialectes aux justiciables ce que dit le juge en français. Sa présence est nécessaire à toutes les audiences où les partis ne parlent pas la même langue. Parfois, il fait objet de contestation par l'une des parties qui estime qu'il n'est pas neutre.

L'avocat

L'avocat est une personne qui connaît le droit après une formation qui lui permet de défendre les gens ou de les conseiller devant les tribunaux dans les affaires qui les concernent Collaborateur du magistrat, l'avocat explique oralement ou par écrit avec des preuves fondées sur les points du droit, le problème au juge. L'avocat exerce une fonction libérale, c'est dire qu'il n'est pas fonctionnaire de l'Etat. Après avoir défendu un plaignant ou un accusé devant le juge, l'avocat est payé pour le service rendu par l'accusé. L'intérêt, c'est qu'il fait en sorte que le nombre d'années de prison ou le montant de l'amende soit réduit.

Généralement, les avocats se regroupent au sein d'une association appelée ordre des avocats et le chef de cet ordre s'appelle le bâtonnier.

L'huissier

Tout comme l'avocat, l'huissier est une personne droite et qui travaille dans un cabinet. II n'est fonctionnaire de l'Etat mais est reconnu par celui. Au Togo, les huissiers sont nommés par décret et sont affectés à un tribunal. L'huissier travaille sous le contrôle du président du tribunal et reste l'agent d'exécution des décisions de justice II établit les actes de procédure et les recouvrements de créances.

Le commissaire priseur

Le commissaire priseur, auxiliaire de justice aide  l'huissier à donner une valeur aux objets saisis avant de procéder à leur vente aux enchères. Ce qui permet de payer une dette ou d'indemniser celui qui est victime d'une injustice de la part de celui à qui on a saisi le bien.

Source : Togo presse   N° 7967 du 6 février 2009


Lutte contre le blanchiment ; Le gouvernement décidé à sévir contre les délinquants

Blanchir de l'argent sale, des capitaux, dit le dictionnaire Larousse, c'est faire disparaître toute preuve de l'origine frauduleuse. Ainsi compris, le blanchissement consiste à injecter de l'argent noir, gagné illégalement dans les circuits de l'économie officielle. Il est clair qu'un voleur à la tire par exemple n'a pas besoin de blanchir le produit de ses larcins. Les petites sommes récoltées ça et là allient rarement l'œil des contrôleurs fiscaux.

Mais dès que l'argent noir amassé illégalement dépasse disons 10 millions de francs, et surtout dès qu'il est une source régulière de revenu, il faut lui trouver un débouché dans l'économie légale sauf à transformer ces fonds en épargne forcée et… inutilisable. Le blanchissement se fait en trois étapes : le placement, l'empilage et l'intégration.

- le placement consiste à déposer ou à transférer l'argent noir dans les établissements financiers situés souvent dans les paradis fiscaux.

- L'empilage permet d'empêcher toute remontée à l'origine des transactions.

- L'intégration permet enfin de mêler les capitaux à des investissements tout à fait honnêtes dans l'économie officielle. Le blanchissement utilise de plus en plus les techniques très sophistiquées de l'ingénierie financière. Un exemple suffit pour avoir une idée. Le prêt adossé ou loan back est un prêt tout à fait légal obtenu dans ces grandes places financières en proposant caution des fonds illicites préalablement " placés " et " empilés ".

- La surfacturation permet à une société où sont placés les fonds criminels d'acheter à une autre société des biens ou des services à des prix surévalués.  La spéculation immobilière simulée intervient lorsqu'un détenteur de fonds illégaux achète une propriété à un prix inférieur à sa valeur réelle versant en sous main le complément. La propreté est ensuite vendue en sa vraie valeur dégageant un surplus légal bien que fictive.

- Le stronmpfage beaucoup usité aux USA, utilise une multitude de petits passeurs qui achètent les bons de caisse pour des sommes inférieures à 10.000 dollars - limite au dessus de laquelle toute transaction doit être déclarée - une fois reçus, ces chèques sont déposés sur des comptes officiels à l'étranger.

Le gouvernement est décidé à sévir contre les délinquants

Par arrêté du 28 janvier 2009, M. Chmeisani Toufic Ahmad un commerçant d'origine libanaise a été éconduit à la frontière de son choix. Au moment de son refoulement du territoire togolais, Chmeisani Ahmad était en possession de 1.100.000 dollars américains soit environ 550 millions de nos francs.

Arrêté le 18 décembre 2008 avec son compatriote du nom de Baakani Farès et interrogé sur la destination de cette somme d'argent, Chmeisani Ahmad a laissé entendre que " cette somme est une collecte de plusieurs de ses compatriotes libanais revendeurs de véhicules d'occasion au Togo qu'il est chargé de convoyer au Liban. Il a aggravé son cas en prétendant avoir reçu l'autorisation de transfert d'argent par nos services de douanes ".

Les membres de la communauté libanaise très nombreux au Togo, surtout à Lomé vivent en vase clos et prennent parfois des Togolais pour des imbéciles. Un autre Libanais n'affirmait il pas un jour qu'avec un billet de 5000 de nos francs, il peut facilement acheter le silence d'un agent de l'ordre en cas de difficulté ? Chmeisani Ahmad apprendra à ses dépens que tout n'est pas pourri dans notre pays. Il existe quand même des honnetes gens qui servent loyalement leur pays.

Il faut reconnaitre que jusqu'ici l'activité menée par le sieur Chmeisani a été tout a fait légal au Togo dans le cadre de l'agrément de Change manuel reçu auprès des autorités compétentes. Mais il n'est pas en règle pour convoyer l'argent aussi important à l'étranger. Cela ne se fait nulle part. Il existe des accords qui lient les pays pour tels transferts. Il y a une limite de fonds que des particuliers ne doivent pas porter sur eux sans autorisation préalable. Dans l'espace UEMOA par exemple, plus de 5000 dollars américains à transférer par un particulier constituent une infraction punissable par la loi. Et notre gouvernement est décidé à frapper fort contre de tels transferts illicites synonymes de fuite de capitaux et d'évasion fiscale.

Jacques Tom


Présidentielle 2010 : OBUTS, Gloire

Qui veut voyager loin ménage sa monture, dit l’adage.

A un an de la présidentielle de 2010, des leaders  des partis politiques sont déjà en campagne. C'est  le cas d'OBUTS de l'ancien premier ministre AGBEYOME Kodjo qui a commencé la sienne depuis décembre dernier avec des dons de riz à Lomé et ses environs. Stratège et animal politique, AGBEYOME Kodjo croit en son destin et se donne les moyens. C'est ainsi que des militants de son réseau de campagne sillonnent déjà les quartiers de la capitale  et de l'intérieur avec des offres alléchantes. Ainsi, si vous avez des projets et que l'argent vous manque, ne vous faites plus de soucis. Le candidat AGBE est là pour vous et il suffit de promettre de voter pour lui et le projet est aussitôt banqué à hauteur de 200.000 F CFA non remboursable.

Voter pour le candidat AGBE et tous vos  problèmes seront résolus.  Le slogan mobilisateur est : OBUTS, Gloire. Mais, le hic, c'est que l'ancien premier ministre d’EYADEMA ne croirait pas à sa victoire. Pour cela, il recourt aux faiseurs de rois et les  trouve. C'est ainsi que partout les propagandistes d'OBUTS racontent à qui veut les entendre que l'icône de la Kozah, l'honorable député Kpatcha  et le commandant BOKO sont ses colistiers qui, le moment venu, se jetteront dans la bataille à ses côtés. Il s'agit là, on s'en douterait de la désinformation et de la manipulation de l'opinion nationale. On voit mal l'honorable député et le commandant à la rescousse d’un parti à résonance guerrière.  Dans tous les cas, la campagne présidentielle à venir promet.

Kao Victoire


Lancement officiel du projet PDC : 10 milliards  de FCFA pour au moins 350 microprojets : La Banque mondiale insiste sur la bonne gestion

Sur l’initiative de l'Etat togolais, la Banque Mondiale a financé le Projet de Développement Communautaire (PDC) d'un montant d'environ 10 milliards de FCFA. Ce financement s'inscrit dans la dynamique de la Coopération décentralisée et a pour objectif  de fournir un accès amélioré en infrastructures communautaires aux populations pauvres, améliorer les revenus et l'état nutritionnel des écoliers des zones vulnérables du Togo, enfin  améliorer la productivité agricole. Ces activités seront exécutés par les  Agences d'Appui aux Initiatives  de Base (AGAIB).

En effet, depuis un moment, le gouvernement togolais s'est résolument engagé dans la dynamique de lutte contre la pauvreté et la promotion du développement à la base.

Alors qu'il est à pied d'œuvre pour finaliser le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP), des projets en faveur du développement intégré et participatif des communautés rurales se concrétisent. Il s'agit entre autres du Projet d'Urgence à la Réduction de la Pauvreté (PURP III), le Projet de Soutien aux Activités Economiques des Groupements (PSAEG), le Projet de Développement Communautaire (PDC) dont le lancement officiel a eu lieu le vendredi 06 février au Diocèse d'Atakpamé, a l'initiative d'AGAIB-Plateaux. C'était en présence des membres du gouvernement, des représentants de la Banque Mondial, des autorités politiques, administratives, traditionnelles, militaires et des délégations des CVD et CDQ. "  Au Togo, comme vous le savez, la lutte contre la pauvreté est au centre de l'action gouvernementale avec pour objectif principal, l'amélioration des conditions de vie de toutes les couches sociales du pays ". C'est par cette affirmation que M. Bandifoh OURO-AKONDO, Secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du Territoire, livrait le message de son ministre de tutelle. Il a souligné que le PDC a le mérite de faire des populations pauvres, les vrais acteurs de leur propre développement à travers leur responsabilisation et leur participation aux phases essentielles du développement à la base. Il a par ailleurs félicité les AGAIB qui ont assuré l'exécution des activités au niveau régional et ont permis d'atteindre les objectifs du programme. M. OURO-AKONDO a au nom du Président de la République, son  Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE, renouvelé sa gratitude à la Banque Mondiale pour l'appui technique et financier qui a conduit au lancement du présent Projet de Développement Communautaire. Il a enfin rassuré que le gouvernement pour sa part mettra tout en œuvre pour garantir une gestion rigoureuse et transparente des ressources allouées dans l'intérêt des populations bénéficiaires afin d'assurer une mobilisation plus importante des ressources de la part des partenaires dans l'avenir.

Dans son discours d'engagement, le Président de l'AGAIB-Plateaux,  M. Siméon Konou a souligné qu'au cours de ces dernières  années, les microréalisations ont eu un impact positif sur le plan socio-économique et représentent désormais pour le gouvernement togolais et les bailleurs de fonds, un véritable moyen parmi tant d'autres pour réduire la pauvreté. Pour lui, les réformes du gouvernement en matière de développement socio - économique ont permis le réengagement de la Banque Mondiale avec le Togo. A cet effet, le Togo a obtenu de la Banque Mondiale un don pour le financement du Programme d'Urgence de Réduction de la Pauvreté (PURP III) d'un montant de 1.400.000 dollars pour 36 micro-projets de génie civil et de renforcement des capacités des acteurs, un autre pour le financement du Projet de Développement Communautaire. Puis l'autre, additionnel, consacre la fourniture de repas dans certains établissements scolaires primaires, soit 800 millions de FCFA et pour la fourniture des intrants agricoles (2 milliards de FCFA).

Plus de Transparence dans les gestions

M. Giuseppé Zampaglione, chargé du Programme à la Banque Mondiale à Washington a, à cette occasion, inscrit ce projet dans une vision de développement décentralisé qui se repose sur la prise de responsabilité beaucoup plus grande par les Communautés de base dans le processus de développement. "  Il s'agit pour le projet d'accompagner les Communautés dans l'expression de leurs besoins et priorités de développement, dans la gestion de la passation des marchés au niveau communautaire, dans l'utilisation et la maintenance des ouvrages réalisés " a-t-il ajouté.

Quant au représentant Résident de la Banque Mondiale au Togo, M. Joseph Baah-Dwomooh, a rappelé que le réengagement de son Institution fait suite au succès des travaux réalisés dans les Régions des  Savanes et Maritime à travers le programme PURP d'avril 2007. Il a souligné que les fonds du projet doivent être utilisés comme convenu pour la réalisation des travaux de qualité afin d’éviter que dans peu de temps les communautés se retrouvent dans la situation initiale. Selon lui, c'est seulement avec la participation effective et efficace des communautés à la base que le développement social et économique devient solide et équilibré. Enfin, M. Dwomooh a insisté sur la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des fonds mis à  disposition. A cet effet, les procédures en matière de passation des marchés et de gestion financière doivent être respectées de façon  rigoureuse. " Ce projet ne doit souffrir d'aucune influence de quelque nature que ce soit. La Banque Mondiale n'acceptera pas qu'il y ait de mauvaises pratiques dans la gestion des fonds " a-t-il martelé.

Auparavant, le Préfet de l'Ogou M. Awo Tchangani a, au nom de ses pairs réitéré ses vifs remerciements au gouvernement, à la Banque Mondiale et aux AGAIB. Il les a rassurés que les populations à la base, à travers leur participation responsable et capitale permettront la réussite de tout projet de développement.

Même son de cloche chez le responsable du CVD et CDQ, M. Efewi Kodjo Koumah qui a réitéré l'engagement des CVD-CDQ aux côtés des AGAIB pour le meilleur accomplissement de leur noble mission.

Rappelons qu'une visite de terrain a permis aux responsables de la Banque Mondiale de toucher du doigt les réalités que vivent les communautés rurales d'Atakpamé. Il s'agit de la visite de l'EPP.SAGA situé au bord de la nationale n°1 en allant vers Anié. Des salles de classes abritant des élèves sans toit, si non des branches de palme logeant des serpents, et qui perturbent par moment le bon déroulement des cours. A cela s'ajoute la saison des pluies. Notons que les toits ont été emportés par un vent violent depuis avril 2008. Au village de Métékpo2 à 10 km à l'Est d'Atakpamé, la délégation a découvert avec amertume une population qui vit sans eau (source de vie). Il n'y en a même pas pour  qu'on parle de potable. Les habitants font plusieurs jours sans se doucher. Il faut  des kilomètres pour s'en approvisionner dans le Mono.

Nous espérons que le gouvernement et la Banque Mondiale ont compris les cris de détresse des différentes communautés et d'ici peu leurs doléances trouveront des solutions.

Le projet de Développement Communautaire s'étend de 2009 à 2012 soit 4 ans renouvelable. D'un montant de 10 milliards pour 350 microprojets répartis comme ci-après.

T. Vivien


Education L'Ecole Supérieure de Technologie Appliquée (ESTA) a 10 ans

Portée sur les fonts baptismaux par un groupe de cinq (5) cadres en 1998 avec ouverture effective en 1999, l'Ecole Supérieure de Technologie Appliquée (ESTA) sise au quartier Kégué près du site de le FTF, à soufflé ses 10 années d'existence.

Dans le cadre de la célébration de cet anniversaire, un accent particulier est mis sur la communication afin de mieux faire connaître l'Ecole, qui depuis une décennie forme et met sur le marché du travail une main d'œuvre de qualité. C'est dans ce cadre que les responsables de ladite Ecole ont tenu une conférence de presse le 05 février dernier dans l'enceinte de l'établissement pour non seulement faire le bilan de ce qui a été fait mais aussi présenter les objectifs de l'Ecole et les perspectives.

Pour M. BONIN  Kwami, Directeur adjoint de l'établissement, ESTA veut cette année investir dans la communication. " Il faut faire connaître aux gens qu'il y a une Ecole qui forme en terme de qualité et d'excellence dans les domaines technique et industriel ", a-t-il souligné. Il a ensuite fait le bilan des résultats obtenus depuis la création de cette Ecole; et a indiqué que la rigueur au travail a toujours maintenu le taux de réussite entre 70 et 100% sauf au cours de l'année académique 2006- 2007.

En 2003, l’ESTA a ouvert un Lycée technique qui forme aussi bien dans les filières commerciales qu'industrielles.

De leurs côtés, MM. ABA Komla et Kparaki Kofi respectivement censeur et enseignant ont déclaré que les objectifs futurs de l' ESTA porteront  sur la recherche de l'excellence. Dans cette logique, l'administration a initié des séances de formations des formateurs sur de nouvelles orientations pédagogiques.

L’ESTA envisage ouvrir ses portes à l'enseignement général avec la création du collège dans un proche à venir.

Dans le cadre de la célébration de ses 10 ans qui s'étend jusqu'en mars, l' ESTA a prévu  plusieurs activités entre autres la formation des enseignants, les rencontres avec les médias, une conférence sur les LMD, des jeux, une visite d'entreprise, une excursion etc.

          A titre d'information, ESTA forme des Etudiants en BTS dans les filières techniques comme : Génie civil, Electronique, Informatique, Industrielle, Génie mécanique, Génie électrique et électronique…, et dans les filières tertiaires : Informatique de gestion, communication des entreprises, actions commerce-Force de vente, comptabilité et gestion d'entreprise…. Pour plus d'information contacter l'ESTA à l’adresse ci-après :

 Rue 10, Hédzranawoé (non loin du siège de la Fédération Togolaise de Football) BP: 717 Tél. : 226 49 92.

Dao Bissang


Santé: Le noma, une maladie mortelle très mal connue au Togo

Souvent notifié sous le vocable générique de maladie bucco-dentaire, le noma est une gangrène qui défigure très souvent les enfants. Elle commence dans la bouche, sur la gencive et détruit très rapidement les os et les muscles du visage.

Il se rencontre selon le Dr Pierre JIMONGOU en milieu pauvre très défavorisé, chez les enfants de 2 à 6 ans en état de malnutrition sévère, affaiblis par les maladies infectieuses telles,  la rougeole, la varicelle, la fièvre typhoïdes, le cholera, le paludisme, le sida   et présentant une mauvaise hygiène  bucco-dentaire. En l'absence de traitement, il est mortel en quelques semaines dans 70 à 80% des cas. Le survivant porte de terribles mutilations au visage ou est atrocement défiguré et devient un exclu de la Société

Situation au Togo etmanifestation du noma

Le noma, il faut le dire est très mal connu aussi bien du personnel de santé que de la population. Les Régions les plus touchées au Togo sont celles des Savanes et de la Kara. Selon une étude portant sur la période 2000 à 2008, 30 cas de noma ont été reçus dans les centres de formation sanitaires dont 12 cas pour la seule année 2008. Sur ces 12 cas, 6 viennent de la Région des Savanes, 4 de la Kara, 1 de la Région Maritime et 1 de Lomé Commune qui est une jeunes personne de 33 ans vivant avec VIH.

Il est une  maladie qui commence toujours par une plaie sur la gencive et l'enfant souffre de la fièvre et salive abondamment. La bouche à une odeur fétide caractéristique. En l'absence de traitement, le gonflement va évoluer vers le pourrissement et la chute des tissus morts.

Du  début à la  mutilation, le délai est très court : une à deux semaines et la mort survient dans 80% des cas.

Traitement et prévention du noma

Selon toujours le Dr Pierre JIMONGOU, quand le noma est détecté très tôt, une bonne prise en charge nutritionnelle associé à un antibiotique courant comme la Pénicilline G permet d'obtenir la guérison en une dizaine de jours.

Pour la prévenir, il suffit d'assurer à l'enfant une bonne prise en charge nutritionnelle, lutter contre les maladies infectieuses. La vaccination de l'enfant, la supplémentation   en vitamine A et une bonne hygiène bucco dentaire à l'enfant s'avère très nécessaire pour la prévention.

Actions de lutte contre le noma au Togo

Grâce au financement de la Fondation Suisse Wind of Hope du Dr Bertrand PICCARD et de l'appui technique de l'OMS, le ministère de la Santé a élaboré et mis en œuvre un Programme National de Lutte contre le Noma. Ce programme a pour but d'éradiquer le Noma au Togo à travers la réduction de la défiguration oro-faciale et la mortalité, en suscitant la prise de conscience des populations togolaises.

Ce programme doit aussi renforcer les capacités du personnel de santé des districts en prévention et en prise en charge correcte du Noma en organisant la recherche opérationnelle.

Le Noma existe depuis l'antiquité. Il n'est pas une nouvelle maladie. Il fut découvert par des médecins grecs, Hippocrate et Galien. Son nom vient du mot Grec " Nomein " qui signifie dévorer.

Le principal facteur favorisant est la malnutrition qui affaiblit le système immunitaire de l'enfant et l'expose aux maladies infectieuses, la mauvaise hygiène favorisant l'apparition des plaies en bouche, point de départ de la gangrène conduisant aux mutilations et à la mort dans certains cas.

WAKIOU Tcha-sama


Le quotidien national “Togo Presse” fait peau neuve

Le quotidien national “Togo Presse” a fait sa toilette depuis le début de cette semaine. Il parait désormais sous de nouvelles couleurs avec une retouche particulièrement de sa manchette et de sa maquette. C'est là une marque de progrès, une preuve palpable de la volonté de l'équipe dirigeante du grand quotidien national de faire de cet organe d'information, un instrument moderne et compétitif dans un environnement concurrentiel. Tout changement commence toujours par quelque chose. C'est pour cette raison que nous saluons cette belle initiative  tout en espérant qu'on ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

Pour le plaisir des lecteurs, Togo presse doit revoir aussi ses rubriques en cherchant à les adapter au goût des lecteurs et en se mettant au service de tous.

Le quotidien national, même s'il est en grande partie subventionné par l'Etat ne devrait pas se contenter seulement de caresser ce dernier dans le sens du poil.

A travers une analyse critique de l'actualité, la mère de la presse togolaise serait d'une plus grande utilité pour l'Etat.

Si la presse est vue comme étant le quatrième pouvoir, c'est dire qu'elle doit pouvoir influencer positivement la gestion des affaires de la cité à travers ses opinions. Pour ce faire, il manque de l’audace.

Il n’est jamais trop tard pour commencer.

Joël KOYE


Associations de Jeunes Togolais resserrent  leurs rangs et créent “Forces Nouvelles (FN)”

Le mercredi 4 février a été porté sur les fonts baptismaux, une fédération d'associations dénommée “Forces Nouvelles (FN)”.

Elles sont 7 " associations  de la loi 1901 " qui s'assignent des objectifs essentiellement  civiques. FN regroupent les associations  ci-après:

- Renaissance, section Togo

- BAC (Bloc d'Action pour le Changement

- ABEJ (Association pour le Bien-Etre Juvénile)

- INSAT (Instruction et Savoir pour Tous)

- FPJ (Front Patriotique de la Jeunesse)

- Le MO5 (Mouvement Patriotique du 5 octobre)

- Jeunes Leaders.

Il ressort du texte de déclaration liminaire et des débats qui ont suivi que ce regroupement d'Associations de Jeunes se veut  éducatif en apportant des explications des textes électoraux togolais et une divulgation des projets de Société des partis politique. Leurs moyens d'action : conférences de presse, des meetings et débats à travers tout le pays.

Ces jeunes gens semblent bien décidés à mener à bien des objectifs dont ils imputent le manquement à la classe politique.

Un bureau de 7 membres est chargé de diriger  les affaires de la présente fédération des Forces Nouvelles. A la tête de l'organisation, un certain Logo Dossouvi Hilaire une figure de proue du Combat pour la démocratisation du Togo, bien connu dans les évènements du vendredi 05 octobre. Çà promet donc.

K.V.


 Le DSRP complet Le gouvernement à pied d'œuvre

Le Document Stratégique  de Réduction de la Pauvreté (DSRP), est un document qui cristallise non seulement l'action gouvernementale, mais aussi facilite l'alignement des bailleurs de fonds sur les priorités nationales. C'est un document qui fait l'état des lieux de la pauvreté au Togo. Il permet aussi d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE.

Pour y arriver, il a été mis en place des groupes thématiques de rédaction devant élaborer un rapport. La fusion de ces rapports  constitue le premier jet de document complet. C'est l'examen de ce premier jet qui a réuni au Relais de la Caisse, le jeudi 05 février 2009 des acteurs de développement de différents secteurs socio-économiques de la capitale. La rencontre est co-organisée par le ministère de l'Economie et des Finances et celui de la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du Territoire.

Les participants étaient  composés des délégués de la société civile, du secteur privé, du patronat, des syndicats et des organisations internationales accréditées au Togo. La concertation avait pour but d'améliorer le contenu du document (le diagnostic, les piliers stratégiques, les domaines d'intervention prioritaires, les actions stratégiques, etc. afin de mieux répondre aux besoins de tous les Togolais.

Dans son intervention, M. Simodji Djossou, Coordonnateur du DSRP a situé les participants sur le contenu du document. En effet, d'un volume de 86 pages, subdivisées en 6 chapitres, ce document a pour objectif de relater les vraies préoccupations des Togolais en matière de pauvreté et de proposer des solutions adéquates.

Avant de donner le ton pour le démarrage des travaux, l'Attaché de Cabinet au ministère de l'Economie et des Finances, M. Adjonguéma Babima a exhorté tous les participants à faire preuve de professionnalisme pour le succès des travaux, dans le but de lutter efficacement contre la misère et  la malnutrition. Bref, tous les maux qui empêchent le développement du Togo.

Rappelons que des concertations similaires auront lieu dans les chefs-lieux des cinq Régions économiques du Togo.

T. Vivien


Combattre les mutilations génitales féminines sous toutes ses formes : Les médias sont impliqués

" La Journée Tolérance Zéro aux mutilations génitales féminines ", a été célébrée le vendredi, 6 février 2009. C'est le Centre Communautaire de Tokoin qui a servi de cadre pour les activités organisées par le Comité Inter Africain sur les Pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants.

NAPOE Assibi, la présidente de CI-AF/Togo dans son mot de bienvenue, a salué tous les jeunes et les médias présents à la journée  " Tolérance Zéro " pour l'intérêt qu'ils ont accordé à la lutte contre les mutilations génitales féminines en repondant à la présente célébration.

A cette occasion, le Dr LASSIK Kassaliou a fait un exposé riche dont les grands axes portent sur les types de mutilations génitales  féminines et leurs conséquences. Selon lui, la mutilation est un acte barbare Il s'agit par exemple d'une excision du clitoris ou l'ablation des parties externes du sexe féminin. Les mutilations varient selon les pays. Mais la plus grave est l'infubulation très pratiquée en Somalie, en Ethiopie et en Erythrée. Celle-ci consiste à amputer le sexe féminin de son capuchon, de son clitoris, de ses petites lèvres et une partie des grandeS lèvres. Après cette opération ignoble, l'on suture le sexe. Tout est fermé sauf un petit trou laissé pour l'évacuation des urines et menstruations.

Les conséquences de la mutilation sont nombreuses :

Le premier risque est la contamination avec les matériaux d'opération souillés par le sang virusé, la perte des urines, les difficultés lors de l'accouchement, l'hémorragie abondante qui peut conduire  jusqu'à la mort, la stérilité, l'hémocolpose ou manque de règles.  Et enfin l'étouffement  du bébé qui meurt dans le vagin.

Selon LASSIK Kassaliou, ceux qui pratiquent la mutilation se justifient par la religion mais des fouilles minitieuses du Saint Coran et de la Sainte Bible n'ont rien révélé de cette pratique. C'est donc une pratique cynique faite à des jeunes filles avant leur mariage pour les rendre pures. Et d'autres garçons refusent d'épouser des filles qui ne sont pas excisées. De telles conceptions et pratiques doivent être combattues.

Aussi, Mme NAPOE Assibi et FARE Albertine, journalistes à la TVT chargées de la formation civique et membre de CI-AF/Togo, ont appelé les médias  à se mobiliser derrière CI-AF/Togo afin de dénoncer  et combattre par les ondes et les écrits, ces pratiques ignobles.

A la fin de la journée, un bureau du Réseau Jeunes CI-AF/Togo a été présenté à l'assistance. Le Coordonnateur de ce Bureau est M. David BANKATI, membre  du réseau Jeune International. Celui-ci a livré à la presse ses perspectives. Très prochainement, dit-il, le bureau va se mobiliser à la base pour mettre sur pied des bureaux locaux (régionaux, préfectoraux et villageois). Ceci permettra la décentralisation et par conséquent une lutte efficace contre la mutilation génitale féminine. Nous sommes tous interpellés.

Balogah D. (stagiaire)

 
 

 
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