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Courrier de la Republique #111 du mardi 24 mars 2009

Quand la candidature de Yamgnane mine la haute sphère des FAT : Des officiers Bassar sous les projecteurs

Kofi Yamgnane
candidat potentiel aux presidentielles 2010 au Togo

« Nous sommes au Togo et nous nous connaissons bien ». Ces mots sont d’un grand homme d’Etat togolais qui n’est plus de ce monde.

En effet, les Togolais étaient en train de s’acheminer tout bonnement vers l’échéance présidentielle lorsqu’un journal français du nom de « La lettre du Continent » est venu semer du doute dans les esprits des uns et des autres. De quoi s’agit-il alors ? Ce journal de renommée internationale, qui a eu ces derniers temps à couvrir des faits concernant notre pays, vient d’annoncer dans sa parution N°560 du 04 Mars 2009 l’information suivante : « Kofi YAMGNANE nouveau candidat à la magistrature suprême a reçu le soutien des officiers Bassar, notamment celui du Général Bouraïma BONFOH, ancien chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air ».

Tout d’abord, cette information est erronée et ne relève que du domaine de la désinformation, car cousue de contrevérités qui ne sauraient nous laisser indifférents en tant que Togolais.

Contactés, la plupart des officiers d’origine Bassar avouent n’avoir pas su quand et où ce présumé soutien de leur part a été apporté au candidat Yamgnane. « Je connais bien les miens et je sais qu’ils n’ont pas froid aux yeux. Si parmi nous, quelqu’un avait manifesté son désir de soutenir M. Kofi Yamgnane, il aurait pris soin de le dire à nos grands frères. N’écoutez même pas ces choses-là, car nous savons d’où elles émanent », a déclaré un officier Bassar affecté à la garde présidentielle.

Voici ce qui prouve que l’information relayée par notre confrère La lettre du Continent, est fausse. Le Général Bouraïma BONFOH dont parle l’article de nos confrères n’existe pas.  Le seul Général BONFOH connu à ce jour en pays Bassar est celui répondant au nom de Zakari BONFOH. Celui-ci est au repos à l’heure actuelle à Kabou, son canton d’origine. Certes, un officier supérieur Bassar s’appelle Bouraïma BONFOH, mais celui-ci est Colonel et non Général. Il est l’actuel chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air et en aucun moment, ce monsieur n’a été admis à la retraite. Il peut être contacté à tout moment à l’Etat-major de l’Armée de l’Air.

La manipulation est de retour avec son cortège que tout le monde connaît. Mais, le problème dans cette affaire est que tous  ceux qui se cachent derrière cet article de notre confrère, sont passés à côté de la plaque. Conquérir le pouvoir est difficile, mais user de la manipulation et de stratagèmes obscurs pour y parvenir et ce, en cherchant à brouiller les pistes, voilà ce qui est dangereux.

Les Bassar ont aussi droit au pouvoir comme tout le monde, mais ils s’en tiennent aux règles de la République pour y accéder. Ils ne sont pas aussi idiots pour  penser que, c’est en s’appuyant sur l’ethnie, qu’ils y parviendront. D’ailleurs, quel candidat aussi sérieux à la présidentielle peut naïvement croire que son ethnie d’origine peut influer sur les résultats des urnes ?

Aujourd’hui, ce sont les officiers Bassar. A qui le tour demain, surtout quand on sait que la présidentielle de 2010 est en jeu ?


Voyage à contre courant : Jusqu’où s’achèvera la raison de Faure ?
Le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé refuse-t-il d’assumer son destin ? La réponse peut être à l’affirmative si l’on essaie d’analyser certains faits et gestes du président Faure. Ce serait un peu rébarbatif que ce sujet refasse surface à intervalles rapprochés dans nos sujets d’analyse mais ce ne serait pas trop que de servir de lanterne pour éclairer. A chaque fois, il apparaît des éléments nouveaux qui, bien ficelés peuvent susciter un réel intérêt dans certains milieux. Ce n’est sûrement pas par hasard que Faure assume les plus hautes  charges de la République. Il y a malgré tout, une main invisible qui a contribué à le faire président sinon, après les événements malheureux subséquents à l’élection du 24 avril 2005, tout pouvait changer si Faure n’était pas l’homme sur qui le choix s’était porté. Par rapport au pacte secret scellé entre Faure et le «Faiseur de roi», le chef de l’Etat se doit d’assumer à fond les prérogatives qui lui sont dévolues.

Ainsi, après la présidentielle du 24 avril 2005 et tout son cortège des faits malheureux, il y avait  un impératif à poser des actes forts qui iraient dans le sens de l’apaisement, de la réconciliation. Certes, le président Faure n’a pas lésiné sur les moyens pour parvenir à cette fin. Des concessions que le parti au pouvoir ne pouvait accepter accorder à ses adversaires, ont été faites car pour le chef de l’Etat, si tel devait être le cas pour faire taire les ressentiments et ramener la confiance entre les filles et fils du pays, le pari n’était pas de trop. On est passé par tous les canaux pour parvenir à cela. Des rencontres entre pouvoir et opposition, celles bilatérales sous l’égide des hommes de Dieu à Sant’Egidio en Italie entre Faure et Gilchrist, sans compter les démarches secrètes allant dans le même sens. Il le fallait et la mayonnaise a semblé prendre. Cette mayonnaise permettra pour la première fois de l’histoire de notre jeune démocratie à toutes les forces politiques d’aller aux élections. Ce fut les législatives du 14 octobre 2007.

Comme pour dire au chef de l’Etat qu’il a assez mis son pouvoir en jeu et qu’il lui fallait assumer à fond ses responsabilités, le 14 octobre 2007 lui a permis d’avoir une bonne assise, en remportant de manière propre les 50 sièges des 81 mis en jeu à l’Assemblée nationale.

A partir de là, rien n’obligeait plus Faure à travailler avec tel ou tel autre d’entre ses adversaires.

Le refus de Faure d’assumer

Au lendemain des résultats des législatives, le RPT a été requinqué par le quitus qui lui a été donné de gouverner, d’assumer en toute responsabilité. Mais contre toute attente, on ira encore chercher des individus pour aider le RPT à assumer les responsabilités que le peuple lui a doublement confiées le 24 avril 2005 et le 14 octobre 2007.

Sous le vocable de gouvernement d’union, d’apaisement, de réconciliation etc. on verra naître un gouvernement « fourre-tout ». Des politiciens jadis agités tels des alevins dans l’eau se voyaient ainsi mis aux pas et à nu, par la force de ce scrutin du 14 octobre 2007.

Avec les valeurs dont regorge le RPT, on ira choisir ou même pêcher des messieurs de gauche à droite pour en faire des ministres. Quelle est la finalité de ce choix ? On ne le saurait pas.

Faure étant le seul comptable devant le peuple, qu’adviendra-t-il le jour des comptes ? Pourra-t-il se réfugier derrière l’ouverture pour justifier certaines insuffisances qui se constatent ? En tout cas, toute gymnastique pour justifier ses actes ne sera pas du tout aisée. D’ailleurs, c’est en ce moment-là que, ceux qui, tels des agneaux paissent dans la belle prairie du RPT changeront de peau pour devenir de dangereux fauves pour le pouvoir. Au fait, qu’a-t-on à vouloir ouvrir toutes les issues quand on n’a pas la chance ou la volonté de les maîtriser ?

Faure en train de charger l’arme de l’adversaire

La citadelle RPT est-elle prenable au jour d’aujourd’hui ? On ne saurait le confirmer ou l’infirmer. Mais ce qui est sûr, le parti au pouvoir est bien maîtrisé. Même si certains ne se prononcent pas ouvertement, ils savent la force de l’adversaire et sauront au moment opportun la parade appropriée pour lui tenir tête.  Si depuis l’année 1990 à un passé récent, l’opposition n’a pas joué le rôle qui est le sien, c’est par faute de moyens. L’argent étant le nerf de la guerre, c’est justement lui qui vient à en manquer le plus au moment décisif.

Pour s’être disséminé dans des ministères et directions apportant un réel bien être financier, ces opposants qui se la coulent douce aujourd’hui sortiront l’artillerie lourde que certaines faveurs leur ont permis de se doter pour mener un combat sans merci.

Les stratèges qui devaient flairer la chose et placer des garde-fous ont été écartés. Par ignorance ou à dessein, difficile de le savoir. Saura-t-on rectifier le tir quand le moment se prête encore pour ne pas regretter demain ?

 Khaled


Sortie politique ratée : L’UFC mesure la lassitude d’un peuple désabusé

L’Union des Forces de Changement est à son 2e contact avec son électorat depuis son premier cachet pour siéger à l’Assemblée Nationale, il y a deux ans. Elle était cette fois-ci à la rencontre de ses militants dans la commune de Lomé. La place Anani Santos a prêté son cadre à la manifestation qu’on a voulue grandiose.

Au menu, la présidentielle de 2010 et ses préalables.

L’instance dirigeante en a appelé à la mobilisation générale pour acquérir des conditions d’organisation d’une élection démocratique et transparente.

L’occasion pour les «guérilleros» Fabre et Isabelle, de s’illustrer une fois encore dans leurs aptitudes à inciter aux troubles sociaux « Nous ne parlons pas d’armes ni de gourdins …», et pourtant ils en parlent en omettant les machettes. Dans un enchantement Patrick Lawson renchérit : « Il n’est pas question de laisser entre les mains d’autrui son trésor. Nous avons reçu des consignes de nos frères qui promettent de rester à nos côtés, comme cela se passe ailleurs dans d’autres pays. Mais auparavant, il faut que nous-mêmes, nous soyions forts pour que nous puissions faire le préalable avant qu’ils ne nous viennent au secours ». Qui d’autre partagerait la souveraineté avec le peuple togolais pour venir interférer dans son choix qui transparaîtra des urnes en 2010 ? Et au même moment qu’on voudrait associer l’étranger aux aspirations du peuple, on refuse aux autres compatriotes de s’associer à la table de négociation : « Si le gouvernement se hasarde à forcer les portes et à faire entrer d’autres partis qui n’ont pas eu 5 %, ils discuteront entre eux »

Au delà du verbiage indigeste et lassant qui a meublé les interventions, le constat est le peu d’enthousiasme des paisibles Loméens à se laisser entraîner dans des aventures aux issues incertaines et qui ont préféré aller se détendre sur la plage insalubre que de venir suivre le sermon de marchands d’illusions. La magie des grandes foules quitte indéfiniment le prestige de ce parti. Malgré la propagande faite sur la participation effective de Gilchrist Olympio à ce meeting, le chiffre le plus complaisant sur l’estimation des participants est de 4000, soit moins du dixième de sa capacité habituelle de mobilisation, ou encore la moitié de celle d’une mobilisation spontanée du grand parti togolais, le RPT. Les populations en ont tout simplement marre et voudraient désormais se consacrer au concret et au réalisme. L’UFC par son 2e échec en 2 mois dans la mobilisation des militants de ses fiefs de Lomé, devrait se raviser sur ses choix et ramollir son langage, pour se conformer aux réelles attentes des populations.

          Le one man show est bien terminé, messieurs les rêveurs.

Tchak


Port Autonome de Lomé : La monarchie d’Adégnon et ses valets

Il y a quelques années encore, les agents du Port autonome de Lomé (PAL) ont poussé leur ouf de soulagement quand la direction a changé de main. Les intentions affichées par le nouveau promu marquaient une certaine rupture avec ce qui avait cours et l’on sentait une volonté d’opérer à des changements radicaux.

Ces « ouf » de soulagement doivent à présent céder place aux regrets. Il s’est fait que le visage affiché par le nouveau DG au tout début était charmeur et visait à endormir certaines consciences. Au jour d’aujourd’hui, sans exagération, l’espoir a fait place à la désillusion. D’abord, du côté de la gestion, des insuffisances criardes s’affichent. Grisé par une certaine suffisance, on a créé une clique sacrée, composée d’hommes et de femmes pour préserver contre vents et marées ses intérêts. On ne le fait pas à visage couvert mais à visage découvert. Quand des agents suent eau et sang pour faire bouger le port, il y a des individus qui, calés dans leur fauteuil pensent aux stratégies à mettre en place pour amasser des fortunes. D’ailleurs,  cela a contaminé certains des hommes de main de la clique qui se sont essayés avec la manière. Presque un milliard volatilisé comme de la fumée des caisses. Des « Madoff », nous en avons au port. Comme pour donner l’onction d’avoir bien fait le travail, la gentille et douce sanction de six mois de  suspension a été donnée aux indélicats mais heureux agents. Une façon de susciter des vocations de malversations.

Ensuite, on a comme l’impression qu’on veut rattraper un temps perdu. On mange au double râtelier, c’est la course à la fortune. On donne des marchés à des tiers par la main droite et on récupère les retombées par la main gauche. On a même appris, que certains protégés ont des affaires au Canada. Chaque année, avant qu’ils ne s’y rendent, un joli chèque les précède. Pour régler quelle livraison ou achat ? C’est le grand flou.

Enfin, ayant goûté aux délices de la chose, la clique des profiteurs du Port se verse à fond dans l’achat de conscience et de silence.

La bouche qui mange ne parle pas, dit-on. On expérimente plus que bien cette formule. Pour être vu et s’épargner  certaines foudres qui pourront conduire à une déchéance, on ne fait pas les choses dans  la dentelle. Des étrennes sont constamment envoyées à certains piliers dont on demande le soutien. Des liqueurs, des enveloppes, des bons de carburant, etc. Comme quoi, quand on mange, il faut penser aussi à des tiers qui peuvent intervenir en sa faveur au  cas où ça pétait.

Le paradoxe dans tout ceci reste entier. On s’évertue à maintenir certains dans l’absolu dénuement et au même moment, d’autres ont des trains de vie qui n’ont rien à envier à ceux des princes des monarchies du Golfe.

Ainsi se porte le port. L’opulence et la misère se côtoient. Le comble se trouve être le laxisme de certaines volontés à faire aboutir des  dossiers. En effet, le 1er mai de l’année écoulée, il était question de prendre des décisions pour changer le vécu des agents par l’adoption du nouveau statut. A l’époque, nos pauvres agents avaient applaudi à briser leurs phalanges, mais c’était l’autre bluff du puissant DG. Dans quelques semaines, nous voilà encore au  1er mai, on reviendra à la charge avec de nouvelles promesses pour endormir les esprits. Ainsi va le port du Contre Amiral Fogan Adégnon.  

Ben Tchak

 


La politique de deux poids deux mesures de la justice togolaise : Hermès da Silveira, un criminel financier et Bonin Andoch l’homme aux mains souillées de sang

          Les Togolais sont habitués à se voir imposer des choses qui sont le contraire de ce qui existe réellement. Des foutriquets qui ne sauraient constituer des modèles à suivre se font passer pour ces messieurs  propres, victimes d’un système. Quand la justice se déchaîne contre de petits voleurs de portables et entretient un silence coupable autour de certains criminels, on est en droit de s’interroger sur la raison d’être d’une telle situation. C’est facile, bien trop facile que des loups se débarrassent de leur peau pour endosser celle de doux agneaux. Les cas deviennent légion et commencent par indisposer les bonnes consciences. Le triptyque « Justice-Vérité-Réconciliation » ne saurait prendre véritablement corps quand des messieurs refusent d’assumer leur passé. Pour émouvoir  une certaine opinion, on préfère être vu comme victime et non comme coupable. Deux cas récents nous obligent à sortir de la réserve habituelle que l’on nous connaît pour éclairer une certaine opinion sur le vrai visage ou mieux la vraie personnalité de ces messieurs qui pensent instaurer un nouvel ordre que celui que le peuple s’est  donné.

          S’agissant d’Hermès da Silveira, sans exagération, on pourra dire qu’il a inspiré  Bernard Madoff. Ce qu’il a mis sur pied le soi-disant « Réseau Cardinal » a été  d’une nuisance inégalée. Des individus grisés par ses fausses apparences ont été conduits à la ruine par le simple fait de cet escroc hors-pair. Des rapprochements auraient été faits si les victimes d’Hermès da Silveira avaient été les « autres ». Comme ce n’est pas du sang rouge qui coule dans les veines de ces victimes, on a habillé monsieur « Réseau Cardinal » de manteau de détenu politique jusqu’à ce que nous ne ressortions la face hideuse de l’homme. C’est aussi cela le traitement à plusieurs vitesses de l’information dans notre rectangle de pays. Quand il s’agit de dire des choses qui fâchent et que c’est un « frère », on s’abstient  malgré la quintessence et la véracité de l’information à publier.

          Quant au va-t-en guerre Andoch Bonin, il se fait passer pour celui qui a été contraint à un moment de sa vie de travailler avec feu Eyadéma. Drôle et cynique qu’on ait contraint quelqu’un à travailler pendant de nombreuses années contre son gré.  A ce qu’on sache, à tous les voyages par rapport à ses charges, on ne l’enchaîne pas au bœing présidentiel. Il pouvait se fondre dans  la nature. Si c’est seulement en 1983 qu’il a estimé se décharger de cette contrainte, on voit  que ça ne fait pas sérieux. Les Togolais sont suffisamment intelligents pour croire à ces élucubrations d’un opposant qui cherche désespérément ses repères. A la faveur d’une hypothétique amnistie, il a fait  ses bagages pour rentrer au bercail. Malheureusement, l’homme marquera les esprits de la très mauvaise manière. Il a abattu froidement de son arme un innocent puis a menacé  avec la même arme ses parents qui ont accouru pour prendre le corps. Ces faits sont là et hantent les esprits de la famille de l’infortuné. Si au jour d’aujourd’hui, les parents ne peuvent pas demander que justice soit faite, la justice a l’obligation de rétablir les responsabilités.

          Au nom de l’apaisement, qu’on ne nous dise pas que ces douloureuses pages doivent être  aussi facilement tournées sans que l’opinion ne soit éclairée.

 C. R.


“Billy the Kid” is back in truck: Andoch Bonin menace impunément la sûreté de l’Etat

Andoch Bonin brièvement présenté, est l’un des traîtres qu’a connus le régime Eyadéma dans les années 80. Proche collaborateur du général Eyadema dès les premières heures de sa Présidence, il eut à occuper de nombreux postes à son cabinet, qui l’ont très vite saoulé, au point de le pousser à convoiter le fauteuil doré. Cette ambition démesurée le conduira sur le chemin de l’exil d’où il rentrera une première fois à la faveur du vent de l’Est en 90, au nombre de la bande des mercenaires politiques diligentés pour déraciner le régime, par le biais de la Conférence Nationale dite souveraine.

Sa foi est la terreur et on se souvient qu’à l’époque, il avait à sa solde un demi-millier de jeunes miliciens qu’il conformait à ses humeurs de drogué, aux fins d’un vandalisme inédit à Lomé.

Andoch Bonin rentre de son second exil qui l’a conduit pendant 17 ans à une pénible mendicité en Europe, en l’occurrence en France, quand bien même il prétend détester âprement les Français, puis  constamment à Accra où il s’exerce sporadiquement à des feux de pailles dissuasifs contre le régime d’alors.

En prenant la mesure du temps, il a décidé, comme nombre de ses    compagnons de misère de s’affranchir de la mendicité à l’étranger et rentrer au bercail. Seulement, l’usure du temps n’a  pas rendu sage ce sexagénaire  qui s’est illustré, en déphasage de l’entrain politique au Togo, le vendredi dernier, lors d’une conférence de presse à Brother Homé. C’est en effet la salle de réunion d’une maison de Dieu que ce va-t-en guerre a choisie pour confesser sa fidélité à la violence et sa fierté d’hors-la-loi. Andoch Bonin, sans voile y a affiché son option pour une lutte armée pour venir à bout du régime RPT. Comme Jean Baptiste, Nicolas Lawson, en éclaireur, ne manquait pas une occasion ces derniers temps pour annoncer de prétendus frères à l’extérieur qu’il faudrait soutenir au moment opportun quand ils se décideront à venir renverser le régime par les armes.

Andoch Bonin vient de franchir d’un pas la volonté de déstabiliser le Togo, dans un silence de cathédrale des autorités. Aucune voix officielle ne s’est levée pour condamner cette attitude irresponsable de cet accro du haschisch qui visiblement a pété les plombs. Il affirme en outre que tous les prétendants à la présidentielle par les urnes en 2010, ne sont que des voleurs. Que dirait-on alors de ceux de sa trempe qui nourrissent la sordide ambition de déstabiliser leur pays d’adoption ? Des assassins ?

L’Etat dans sa propension illimitée au nom de l’apaisement social, commence par s’infecter d’un libertinage qu’aucun droit ne justifierait. La levée de boucliers ne devrait pas s’entendre pas comme une faiblesse, pour que n’importe quel prédateur vienne semer la stupeur au sein des paisibles populations. Sous d’autres cieux où tout au moins on vit un état d’exception, ceux qui ont eu à récidiver dans l’incitation à la violence ont trouvé la réplique du droit qui est inaliénable. Faure est interpellé sur cet état de faits qui, s’il ne rencontre pas des mesures dissuasives, pourrait s’interpréter comme un aveu d’impuissance, dont les conséquences seront incalculables.    

Boutchou


Corbeille

Même pipe

Tout le monde sait qu’au Togo, il n’y a que deux principales ethnies qui mènent la danse. Aussi sait-on  que, c’est la lutte hégémonique à laquelle se livrent depuis des décennies ces deux « géants » qui a entraîné les crises successives qu’a connues le pays. En toute sincérité, ce que nous évoquons contre les autres a été abondamment espérimenté par d’autres. Entre temps, un premier ministre de transition originaire du grand Kloto ne s’était-il pas entouré des gens du même milieu que lui ? Et puis, lors des législatives d’octobre 2007, le parti de Gilchrist Olympio n’avait-il pas claironné qu’il allait diriger  seul et seul en cas de victoire ? Qui trompe qui dans ce pays !

Quand prendra  fin ce système basé sur le « mendèfrèrisme » à outrance ? Et dire dans tout ceci que c’est le Togo qui en sort diminué, retardé et malmené dans son élan de développement.

La compétence, l’efficacité devraient plutôt primer sur toute  autre considération.

En misant plus sur l’ethnie, l’appartenance clanique et autre, on ne peut que constater les dégâts après. Au lieu qu’il se développe, le pays va régresser car les incompétents sont mis au devant au détriment des meilleurs.

Aux permis de port d’arme

Il faut avouer que les autorités devraient rendre le permis de port d’arme accessible aux honnêtes citoyens et surtout aux fonctionnaires. Le cas de ces derniers jours nous intéresse à plus d’un titre.  Le vendredi dernier, un agent d’Etat habitant le quartier Djidjolé à Lomé a été braqué à environ 150 m de sa maison. La scène se déroulait à 23h45mn à peu près. La moto de cet agent a été tout simplement retirée par les malfrats qui tenaient dans leurs mains des coupe-coupe.

Nous disons que cette malheureuse situation n’allait survenir si au moins l’agent braqué était armé. Il pouvait perdre sa vie parce que ne possédant pas de moyen de défense. Parfois, ces bandits de grands chemins qui braquent de paisibles citoyens sont armés jusqu’aux dents. Il leur arrive même de s’introduire dans des maisons pour arroser de balles tout ce qui bouge, afin de pouvoir opérer en toute tranquillité.

Encore une fois, tout ceci ne serait possible si le gouvernement permettait aux citoyens de posséder le permis de port  d’arme. Certes, ce permis existe mais le  problème, c’est que le processus conduisant à son obtention est plus que compliqué. Il faut manger son totem avant d’arriver à accéder aux informations concernant ce document. Alors que pendant ce temps, les braqueurs munis d’armes blanches et de pistolets, continuent leur sale besogne, dépouillant les populations de leurs biens.

Au Togo, seuls les militaires et quelques privilégiés dont la sécurité n’est d’ailleurs pas menacée,  détiennent des armes. Au moindre  braquage, les autres Togolais sont dépouillés comme des bébés sans aucune défense. Ceci n’est pas normal et pour cette raison, nous trouvons que les « permis armés », même s’ils  ne vont pas résoudre le problème, ils permettraient tout au moins de dissuader.

La peur au ventre

Dans quelques mois, les Togolais seront appelés aux urnes pour élire  leur premier chef. Au sein des états-majors des différentes forces politiques du pays, l’heure est aux préparatifs. De part et d’autre, on mobilise les moyens et les troupes pour ratisser large le moment venu.

Mais pendant ce temps, des Togolais sont encore à se poser mille et une questions relatives à cette présidentielle de 2010. Pour eux, quelle sera la couleur de ce rendez-vous ?

Au fait, la présidentielle a été toujours la joute électorale la plus redoutée des Togolais. C’est au cours de cette compétition que les militants chauffés à bloc en viennent aux mains et même aux armes, toute catégorie confondue. Déjà, certains compatriotes ont commencé par se chercher des abris sûrs au cas où. Avec les hommes, il faut toujours être sur son qui-vive. Des Togolais voient la présidentielle arriver à grands pas, la peur au ventre. Malgré les assurances, maintes fois réitérées du président Faure, il y en a qui attendent de voir avant de croire, car selon eux, le chef de l’Etat n’a aucun contrôle sur les éléments incontrôlés des deux camps en face, le pouvoir et l’opposition. Vrai ou faux ?

Tous des faux

Tous ceux qui se prennent pour des pasteurs sont des faux. Sans exception, ils ne pensent qu’au matériel, reléguant au dernier rang ce à quoi ils devaient s’atteler. Il faut les voir souvent les dimanches et autres jours, haranguer les foules de fidèles avec des propos déjà vus et entendus mille fois. C’est à une véritable routine qu’on assiste chez eux.

« Jésus est le seul, le vrai maître », « Dieu aime les pauvres », tels sont quelques uns des mots que débitent ces faux pasteurs pour endormir les esprits fragiles. Et à la fin de chaque prêche vient le moment tant attendu par ces messieurs sans foi ni loi : la quête. A cette étape, ils deviennent concentrés tels des élèves studieux devant leurs cahiers. Tout ceci, pour relever en fin de compte la part qui va leur revenir. Point de foi ici, ce qui intéresse au plus haut point nos fameux pasteurs, ce sont les sous des pauvres fidèles à qui ils ne cessent de rebattre les oreilles comme quoi Dieu aime les pauvres et les humbles. Entre nous, les riches font-ils partie de quel royaume ? On est prêt à  jeter ces riches en pâture mais au même moment on aime trop leur argent. Les sous des pauvres servent à enrichir les faux pasteurs qui se pavanent dans de rutilantes voitures. Même s’il ne dit rien, Dieu voit tout le monde.

L’oubli du Colonel

La semaine du 09 Mars a été marquée par un grave accident survenu sur la route nationale N°1 au niveau du pont de Togblékopé à Lomé. Le bilan de cet accident a été lourd : 19 morts et deux véhicules complètement irrécupérables.

Interrogé à ce propos, le Colonel Atcha Titikpina en charge du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a tout dit sauf l’essentiel. Le ministre a tout simplement oublié ou feint  de dire aussi que les responsables de cet événement malheureux sont les agents des forces de l’ordre qui étaient normalement programmés pour être au niveau du pont ce jour. D’après des sources dignes de foi, ces derniers, au lieu de se positionner à leur lieu de travail, sont allés à des centaines de mètres des lieux et ce, afin de pouvoir harceler les conducteurs de taxi-motos et leur soutirer des sous. Ils étaient censés se trouver au niveau du pont mais pour cause de gain, ils s’étaient retrouvés loin. Et pour finir, 19 personnes meurent pour rien.

En tout cas, nous comprenons bien le Colonel. Il ne pouvait pas exposer ses éléments qui doivent en principe  écoper de mesures disciplinaires.

Ça ne marche pas

C’est tout de même bizarre que des individus  qui devraient être des modèles optent de se tirer vers le bas. Pour eux, l’honneur et la dignité sont des choses qui rebutent le plus. De façon aussi simpliste, des pathétiques messieurs pensent que les tristes expérimentations qui ont lieu ailleurs peuvent avoir pignon sur rue chez nous. Le Togo n’a pas un très bon renom en ce qui concerne l’enracinement de la démocratie, mais les citoyens ne doivent pas avoir à rougir quand on tente de comparer leur nation à d’autres pays. De façon simple, on tente de rapprocher ce qui a cours à Madagascar, en Mauritanie etc. à notre pays. Ceux qui pensent ainsi sont-ils ceux qui refusent sans raison la politique de main tendue du président Faure ? Ce qui est sûr et qui ne doit pas être envisageable ni envisagé se trouve être cette similitude qu’on tente d’établir entre le Togo et les pays qui ont basculé par le fait des mouvements de rues ou des bottes. Il  serait bien injuste de penser à une telle éventualité, parce que les avancées sont considérables au Togo.

Silence, ils se cherchent toujours

Quand  on n’a rien à proposer, on se tait et surtout on s’abstient à jouer au « Zorro ». Ces messieurs qui, à la faveur de l’Amnistie sont retournés au bercail  dans les années 1990 et qui sont venus chambouler en mal les habitudes et enfin repartir les queues dans les pattes après le bordel, reviennent un à un. Entre nous, que peut-on attendre des vieux fatigués bons à des maisons d’asile qui rentrent pour se faire passer pour ce qu’ils ne seront jamais ? Nos intellectuels usés dont l’avenir se trouve derrière eux pensent que c’est la lutte armée qui mérite d’être menée pour le changement auquel ils aspirent. C’est une invitation à la boucherie. Nos vieux opposants qui, pour un simple pétard courent à perdre haleine et traversent les frontières toujours fidèles à leur logique, veulent expérimenter ce qu’ils avaient utilisé sans succès. Ne sont-ils pas suffisamment intelligents pour trouver mieux ?  En tout cas, ils continuent sans succès de se chercher.

Le colon des temps modernes

Le consul du Canada au Togo, le sieur Marc Antoine n’ayant aucun air de diplomate veut plutôt exceller dans les affaires. C’est  l’opérateur économique qui a défrayé le plus la chronique ces deux derniers mois dans notre pays. Marc Antoine, aidé et soutenu par certains Togolais qui n’ont pour seule dignité que leur ventre, fait feu de tout bois pour se présenter comme le nouveau colon des temps modernes. Partout où il sent que des affaires peuvent lui apporter un bien-être financier, il n’hésite pas à s’y aventurer, peu importe la fâcheuse incidence que ses affaires peuvent avoir sur le vécu des populations. Ayant su qu’il peut se faire un bien-être  financier à chaque fois qu’il met au point une structure à soutirer les sous aux pauvres Togolais, Marc Antoine  et ses valets locaux excellent là-dedans sans tourner le dos pour voir les dégâts qu’ils laissent sur leur chemin. Pour ce consul atypique, il ne peut avoir meilleur territoire à exploiter que le Togo. Pour peu qu’il voit dans le rétroviseur, il se rendra compte qu’il ne saura pendant  longtemps abuser  de cette pacifique population que lui et ses amis conduisent à la rupture.

L’Afrique malade

Ce qui se passe en Afrique ces dernières années est tout simplement  malheureux. Quand les autres continents avancent à grands pas pour relever les défis qui se posent  à l’humanité, l’Afrique  se morfond  dans des coups d’Etat  et autres forfaitures qui ternissent  son image. Ça commence par devenir trop et une certaine opinion, toujours  alerte à condamner reste comme pétrifiée et désarmée par rapport à ce qui se fait à tous les coins du continent noir. Dans les pays du Maghreb, on change la constitution pour se maintenir au pouvoir, en Afrique de l’Ouest, ce sont les renversements des Chefs d’Etat, en Afrique centrale, il y a des mouvements rebelles qui enlèvent toute envie de dormir aux régimes légalement constitués. Bref, l’Afrique se déchire et c’est tout à fait normal que par rapport à cet auto-déchirement, de petits juges profitent pour délivrer des mandats d’arrêt contre des Chefs d’Etat. En pays Tem, on dit, si tu te vends à 5 F on t’achètera moins. L’Afrique se dévalorise aux yeux des autres et elle devient ainsi leur risée.

Dieu mécontent du continent noir

L’Afrique a tout pour être un continent respecté, mais rien de ce respect qui s’impose ne transparaît nulle part. Nos dirigeants après plusieurs décennies d’indépendance ne se retrouvent pas et ne s’imposent pas, ils subissent le diktat de l’occident. Les produits de notre sous-sol et de rente sont achetés à vils prix et les produits finis nous sont  revendus à prix d’or. Face  à cette situation, Dieu le créateur ne pourra qu’être mécontent de ce continent  qu’il a chéri et à qui il a tout donné mais qui, par l’irresponsabilité des siens est à un stade de quasi mendicité et surtout  une Afrique  pour laquelle tous les clignotants sont en train de virer au rouge. A quand le relèvement de la tête du continent noir, quand  va-t-elle se décider à assumer son destin ? Ces interrogations se posent depuis plusieurs générations sans que rien ne change.

Courrier de la République #108 du 3 mars 2009
Assemblée Nationale : Seulement cinq députés en éveil

L’on peut affirmer sans paraître ridicule que l’Assemblée nationale du pays aurait pu se limiter dans sa composition à cinq individus. Les 81 députés que compte l’hémicycle sont de trop. Les preuves nous sont toujours fournies par les débats qui ont lieu à ce haut lieu des grandes décisions. Ils sont cinq puissants députés à détenir l’âme de l’AN. Les autres sont là pour orner le décor. Ils se repartissent comme suit :

-deux au RPT, parti majoritaire, deux à l’UFC, seconde force politique du pays et un au CAR. Au RPT, d’après nos recoupements les sieurs Dama Dramani, chef du groupe parlementaire RPT et le président de la commission des finances ancien argentier du pays Payadowa Boukpessi sont ceux qui décident et les autres acquiescent ou applaudissent. Ce sont les deux incontournables du groupe parlementaire RPT. Si par moment la parole est donnée à certains, c’est plus par pudeur et faveur que par droit car au finish, rien de ce qui sera dit par celui-ci ne sera pris en compte.

A l’UFC, c’est l’infernal duo Patrick Lawson et Jean-Pierre Fabre. Quand il est question de se prononcer ou de prendre une importante décision, les deux sont au devant des projecteurs. Ici aussi, s’il advenait que quelqu’un d’autre prenne la parole, c’est par pure formalité, une faveur.

Et pour clôturer la liste, il y a le cas du CAR. Là, c’est le sieur Kossi Amégnona qui mène le débat. Bien que son parti soit minoritaire, il se démène comme un beau diable pour faire entendre sa voix.

Pour ce qui concerne le président Abass Bonfoh, si on ne dit pas qu’il subit, il lui arrive par moment par rapport à ses prérogatives de trancher quand ça veut devenir houleux.

Cette situation de mise sous éteignoir indispose plus d’un mais ils sont contraints de subir dans le silence puisque les choses sont et resteront ainsi. Personne ne pouvant apporter sa touche au décor planté par les gourous de l’hémicycle.

C’est ainsi que certains ayant compris vite et bien, qu’ils ne peuvent pas remédier de quelque manière que ce soit à la chose ont pris l’option de jouer aux députés buissonniers. Ils viennent quand bon leur semble car sachant que présents ou absents tout se passera comme des lettres à la poste.

          Ceci prouve que notre fameuse Assemblée nationale aurait pu se limiter à cinq individus plus un gros bonus pour la conduite des débats.


Présidentielle 2010 : La cour constitutionnelle prend ses marques

La Cour Constitutionnelle togolaise veut jouer à fond le rôle qui est le sien dans l’organisation des scrutins électoraux à venir. Qui veut aller loin ménage sa monture dit-on souvent mais dans ce cas précis, nous dirons tout simplement que la Cour Constitutionnelle veut faire bien et elle se dote des moyens dès à présent.

Le séminaire sous-régional que notre pays le Togo abrite a un thème évocateur et d’actualité, il s’agit de « contentieux électoral dans la perspective du perfectionnement des scrutins ultérieurs ». Pouvait-il en être autrement du choix d’un tel thème quand on sait que la Cour Constitutionnelle togolaise pour souci majeur de faire en sorte que les résultats qui seront proclamés ne souffrent de la moindre contestation? Et pour parvenir à cette fin, le président Aboudou Assoua et les siens veulent s’enrichir des expériences des autres juridictions constitutionnelles de pays frères. C’est la somme d’expériences de ces diverses cours qui leur permettra d’envisager les scrutins à venir dans la quiétude. Le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie à ce séminaire sous régional s’est matérialisé par la présence de Mme Desouches représentant personnel du président Abdou Diouf, à qui le Président Assouma a rendu un vibrant hommage et témoigné sa profonde gratitude. Mme Desouches a partagé les mêmes préoccupations que le président Aboudou Assouma. Pour elle, il vaut mieux prévenir que guérir. Quand la Cour Constitutionnelle se sera imprégnée de toutes les autres expériences, elle pourra mieux appréhender dans la sérénité les enjeux électoraux à venir. Pendant cinq jours, les séminaristes au cours des travaux ponctués de communication seront à même de rassurer quand à leur détermination  de gérer en amont comme en aval les scrutins électoraux, pour que ces périodes ne soient plus celles des cauchemars pour les populations. Le ton est ainsi donné et cette première dans notre pays rassurera plus d’un sur la volonté de toutes les composantes de la Cour Constitutionnelle sous la houlette de son président de réduire à zéro, les suspicions qui viendraient injustement à naître dans certains camps.

Pour être précis, nous invitons notre lectorat à souffrir lire l’intégralité du discours d’ouverture prononcé par le président Aboudou Assouma. Un diagnostic sans complaisance qui au lieu d’indisposer incite plutôt à une certaine prise de responsabilité pour mieux faire face aux enjeux futurs.                        

Ben Tchak


De l’électricité dans l’air à la frontière Aflao : Douaniers et policiers en chiens de faïence

Plus rien ne va à la frontière Aflao entre douaniers et transitaires d’une part, et policiers, agents forestiers et militaires de l’autre. Point de la discorde : les réelles attributions des uns et des autres. Pour les douaniers et transitaires, les policiers surtout ; suivis des militaires et agents forestiers, outrepassent leurs domaines de compétences et empiètent quotidiennement sur leurs missions. Si rien n’est fait d’ici là, la tension va monter entre les deux parties qui s’accusent mutuellement en ce moment. Dans quelques mois, les travaux de construction de nouveaux bâtiments devant abriter les services de la brigade des douanes de Kodjoviakopé communément appelée brigade d’Aflao, vont prendre fin. Selon les douaniers, ces nouveaux locaux qui sont en train d’être érigés doivent leur servir d’occasion pour repartir sur de nouvelles bases et ce, dans un esprit réformateur. Pas question donc pour eux de regagner les locaux flambant neufs, avec le cafouillage et la salade observés à l’heure actuelle.

« Ici, on ne sait plus qui est qui. Tout le monde s’improvise douanier et perçoit des taxes sur les marchandises. A la fin, ce sont nos recettes qui prennent un coup car nous sommes obligés de nous en tenir en fin aux taux forfaitaires », a déclaré un agent des douanes.

Des indiscrétions de plus en plus persistantes font état, de ce que les policiers sont les champions dans l’art d’empiéter sur les attributions des douaniers. Suivis dans l’ordre par les agents forestiers et les militaires.

« Nos collègues policiers sont ceux qui en font de trop. Ils perçoivent les taxes sur les marchandises alors que leur mission est de vérifier les documents de voyage et d’immigration », a confié un autre agent des douanes. Cette situation est vraie dans la mesure où un commissaire en poste à cette frontière a confirmé les faits en ces termes : « De toutes les façons, si nous leur interdisons cela, nous n’aurions rien aussi ».

A en croire un transitaire, ce bordel qui dure depuis, occasionne souvent des pertes de leur côté en terme de recettes.

Plus  fâcheux dans cette affaire, des sources indiquent que lorsqu’un commerçant traverse la frontière pour venir au Togo, acheter une marchandise, les policiers finissent par lui réclamer aussi des sous. « Dans ces conditions, comment la contrebande ne va pas se développer », s’est indigné un habitué des lieux.

Dans un autre registre, il nous est rapporté que les femmes et jeunes filles portefaix et commerçantes qui se tassent souvent à 6 h du matin devant le poste frontalier, sont objets de bastonnades, brimades et de harcèlements  de la part des forces de l’ordre. Ce qui oblige celles-ci à recourir aux voies détournées notamment la contrebande, pour faire passer leurs petites marchandises. Œufs cuits, viandes, frites, friperies et autres articles y passent. Cette situation arrange les contrebandiers de tout acabit.

Pour finir, les douaniers et transitaires mentionnent le cas devenu pathétique du nommé Atisso qui prend aussi 1 000 F CFA par véhicule pour son propre compte. « Le monsieur est là depuis et personne ne dit rien à son propos ». Il semble qu’il était agent de renseignements et qu’il fournissait quelques informations « bidons » au régime. Il a pris sa retraite depuis des lustres mais il refuse de libérer le plancher. « Allez-y voir sur la carte de visite qu’il s’est fait confectionner. Vous lirez : « Assistant technique à la Présidence de la République », a fait savoir un transitaire.

Avec cette salade, les agents des douanes togolaises ne peuvent que crier leur ras-le-bol. Leurs conditions de travail sont devenues insupportables au fil des ans.

Aussi, il est fait mention de certains faits et gestes des services secrets qui ne sont pas de nature à rendre la tâche facile aux douaniers. Au lieu que les agents secrets affectés à la frontière cultivent à l’extrême la discrétion, ceux-ci s’exhibent à tout moment et sont bien connus dans le milieu.  « En principe, à chaque six mois ceux-là devraient être affectés à d’autres postes pour éviter qu’ils soient familiers à tous ceux exerçant ici », a précisé un observateur.

Ali Baba


La société en péril : La cocaïne continue ses ravages

La consommation de la cocaïne s’est banalisée au début des années 1980, multipliant les dégâts. Tous disent la même chose: ils ont commencé à prendre de la cocaïne lors d’une fête entre amis ou collègues de travail. La poudre blanche était à disposition. Il n’y avait qu’à se servir. Loin d’eux, alors, l’idée qu’un jour ils devraient peut-être acheter leur dose sous le manteau et que,  sans elle, leur vie deviendrait un cauchemar.  Tous les ex-accros à la coke disent aussi que les premières lignes procurent  une euphorie intense et quasi immédiate qui accroît l’envie de travailler ou de s’amuser. « Le problème, explique Stefan Kleinkrieg, guitariste du groupe punk allemand Extrabreit, est que ce que l’on ressent n’est ni vrai ni authentique. Ce n’est que de l’esbroufe. »

          Autrefois prisée par une petite élite intellectuelle et artistique, la cocaïne a commencé à se démocratiser au début des années 1980, d’abord dans le milieu de la musique rock, puis dans celui des affaires, des médias et même de la politique. Jusqu’à se répandre désormais dans toutes les classes sociales. La baisse de son prix, passé en une quinzaine d’années de 150 euros le gramme en moyenne à moins de 50  euros, a multiplié les clients des dealers. Ces derniers ciblent aujourd’hui les habitants démunis des cités  en vendant  ce stupéfiant sous forme de crack, cristaux fumables ou injectables, souvent coupés avec des analgésiques pour optimiser ses bénéfices,  du glucose, de la farine ou encore du verre pilé pour accentuer le poids du produit.

          Pour les plus aisés, la coke reste cependant toujours assimilée à un plaisir dénué de risques d’addition. Contrairement à l’héroïne, son manque n’occasionne  aucune souffrance physique. Tout se passe dans la tête. Bien que ses usagers croient garder discernement et self-control, la prise à hautes doses de ce stupéfiant entraîne, au moment où l’euphorie retombe, des sentiments de tristesse, de faiblesse, voire une dépression doublée parfois de délires paranoïaques. Pour atténuer ce mal-être, les accros ont tendance à renouveler les doses en augmentant petit à petit la quantité de produit. « Ils viennent nous consulter lorsqu’ils se rendent compte que même en consommant, ils vont mal, dit Wolfgang Götz, psychologue dans un centre de désintoxication de Berlin. Au bout d’un moment, la dynamique inhérente à la substance, à savoir ce désir qu’elle suscite, ne leur laisse plus de répit. »

Courrier de la République #106 du 17 fev. 2009
Laisser-aller au garage central administratif : Des voitures d’Etat  devant des églises, salons de coiffure et bars

         Les vieilles habitudes ont vraiment  la dure oreille. Au garage central administratif du colonel Sam, on est encore au bon vieux temps où les véhicules d’Etat étaient utilisés d’une façon avive.

En effet, il ne se passe plus de jour sans que l’on n’aperçoive des voitures immatriculées RTG, devant des églises, salons de coiffures et bars. Et s’il vous arrive de vous approcher des chauffeur desdites voitures, vous n’aurez que cette phrase stéréotypée comme réponse : « nous sommes en mission ». Tous les chauffeurs du garage central l’ont à la bouche.

Un bordel qui ne dit pas trop son nom, règne en ce moment au garage central. Les véhicules d’Etat sont confondus aux propriétés privées sans que personne, pas même le Directeur générale de ce service, le colonel Sam n’ose lever le moindre doigt. « Que voulez-vous qu’on fasse ? Nous recevons les ordres de nos patrons et sur ce plan, nous ne pouvons rien », a lâché un chauffeur que nous avons approché sur le terrain del’école primaire publique de Tokoin  Dounasséssé I.

Celui-ci attendait en ces lieux son « patron » venu se taper une bière fraîche au bar « Denyigban».

Tous les dimanches, c’est une voiture RTG de marque Toyota Carina II qui gare devant l’église catholique Saint kisito sise à Tokoin-Dounasséssé. Celle-ci fait ce «gestapo » là-bas pour pouvoir prendre à la fin de la messe, madame et enfants. Aussi des véhicules d’Etat conduisent souvent des jeunes filles dans la fleur de l’âge ou à peine majeures dans des salons de coiffure, places des fêtes et autres. Dès fois, si ce n’est la tante du « patron » que le chauffeur conduit à l’église, c’est madame elle-même et les enfants ou la maîtresse. Ainsi de suite et les voitures publiques sont devenues des propriétés privées de responsables administratifs, DG et autres.

« A l’allure où vont les choses, on se demande si le colonel Sam maîtrise réellement son service ? Les véhicules de l’Etat ne sont pas faits pour être utilisés importe comment au nom d’un certain «ordre de mission », a déclaré un vieux retraité.

Dans quatre mois, on sera à la période des Evalas en pays Kakyè. De petits malins qui ne tiennent pas à débourser de leur poche pour aller suivre ces rites initiatiques, iront faire des pieds de grue, afin de sauter dans la première voiture RTG en destination de Kara. Un peu d’ordre au garage central ferait du bien  à tout le monde et surtout aux bons d’essence.                                                                     

Yasmine


Le mémorial du 05 février 2005 et ses controverses :  Chronique inédite de l’énigmatique disparition du Général Eyadema

Acte III : De l’intérim à l’investiture de Faure Gnassingbé

L’aventure se poursuit avec Abass Bonfoh, Président intérimaire, même si nombre d’observateurs ne voyaient en lui qu’un épouvantail entre les mains de l’armée et les frères Gnassingbé. Le radeau n’a pas chaviré, la continuité de l’Etat colmatée.

          Abass Bonfoh est investi d’une mission unique : organiser une présidentielle anticipée dans la limite du délai constitutionnel. Les préparatifs des obsèques du « Père de la Nation » était à la charge de la famille  Gnassingbé ; alibi de Faure pour se garder une visibilité. On le verra très souvent à la télévision Nationale, effectuant un périple auprès de certains chefs d’Etat d’Afrique, sous la bannière de chef de la famille Gnassingbé, à l’ouvrage des obsèques de Feu son père. Mais en réalité, la partition diplomatique pour son retour à la Présidence se jouait ainsi, au rythme des lobbying de Bongo et d’Obasanjo.

Le Président Eyadema, va enfin connaître des hommages dignes de son rang les 13 et 15 février 2005 aux Palais des congrès de Lomé et de Kara, avant d’être inhumé au caveau familial à Pya son village natal.

Place est faite ensuite au concret, on n’était plus qu’à moins de 40 jours du scrutin. Entre protestations et mouvements désamorcés, la mayonnaise tendait à prendre corps quand soudain le pouvoir RPT reçoit une flèche dans le dos. Le commandant François Boko, alors ministre de l’intérieur et de la sécurité, chargé de l’organisation matérielle des élections, trahit la confiance des siens. Dans la nuit du jeudi 21 avril, après le vote par anticipation des forces de l’ordre, il tient un point de presse discret devant les médias internationaux présents au Togo. Il dénonce un péril en la demeure matérialisé par les milices des deux camps opposés suffisamment équipées, pour ouvrir sur un génocide. On n’était à 72 heures du scrutin proprement dit. Il démissionne ainsi de son poste et se réfugie dans une chancellerie européenne. C’est en vérité une autre tentative de coup de force visant à reporter l’échéance et compromettre les calculs du pouvoir pour réinstaller Faure à la Présidence.

La panique ne durera qu’une demi journée, car la course au pouvoir va continuer.

L’opposition affûte ses armes dans une alliance derrière un candidat unique, celui de l’UFC, Bob Akitani. Le RPT reconduit son successeur désigné Faure Gnassingbé. Le Togo était en situation de ni guerre, ni paix. La ligne rouge sera effleurée à plusieurs reprises et très sensiblement le jour du scrutin et ses lendemains souillés de sang, mais le déluge n’arrivera pas.

Faure Gnassingbé sera déclaré vainqueur de ce scrutin. L’opposition fidèle à sa carte, se contente d’une contestation ternie par l’état de santé de son candidat unique évacué quelques jours plus tard sur Paris pour des soins intensifs.

Le ballé diplomatique reprend siège dans le même tracé : Lomé-Abuja-Libreville- Addis-Abeba -Bruxelles- Paris-Berlin. Il s’agissait de faire valider les résultats d’un scrutin assez contesté, mais jugé acceptable par la majeure partie des observateurs internationaux, tout au moins ceux de l’UA et de la CEDEAO.

L’opposition peine dans la résistance, des dissensions  gagnant déjà l’alliance dans son élan de mobilisation des populations pour revendiquer la victoire. Le RPT, serein, sait ce qu’il a de mieux à faire en restant dans la ferme logique de la victoire, avec le soutien des FAT. Trois jours après le scrutin, la CENI donne les résultats provisoires. La Cour constitutionnelle en confirme les faits, 8 jours plus tard : Faure Gnassingbé est déclaré vainqueur avec plus de 52 % du suffrage. Les requêtes des autres candidats auprès de l’instance compétente n’auront pas gain de cause. Le nouveau président élu prête officiellement serment le 8 mai 2005 ; la Cour constitutionnelle le renvoie à ses fonctions.

Là commence une douloureuse entreprise : légitimer une élection fort controversée moulée dans une violence inédite : au moins 500 morts d’après les rapports d’une commission d’enquête internationale diligentée par l’ONU. L’implication dans la crise ouverte du président en exercice de la CEDEAO, le président nigérian Olusegun Obasandjo, va pour le moins décanter l’atmosphère. Les acteurs politiques se retrouveront à maintes reprises à Abuja pour des compromis. Gilchrist et les siens finiront par courber l’échine, attendant en contrepartie un réaménagement du pouvoir.

De son côté, le patriarche Bongo use de sa notoriété pour désarmer les puissances occidentales.

La tâche première de Faure est la formation du gouvernement. Sa préférence va à Edem Kodjo face à Me Agboyibo. Le gouvernement d’union attendu capote : seuls la CPP et le PDR composent avec le RPT. La main du président Faure reste tendue, sa diplomatie s’active à Sant Egidio  à la rencontre de Gilchrist, aussi bien sur le plan local avec Me Agboyibo. Pari gagné avec le dialogue politique qui s’ouvre enfin en 2006 sous la facilitation du Président Blaise Compaoré. Les pourparlers de Ouagadougou accouchent d’un APG qui sonne un nouveau départ dans une confiance relative entre les acteurs politiques, dans l’expectative de lendemains meilleurs.     

  Tchak


Exhibitionnisme au sommet : Faure très en colère

De sources dignes de foi, ceux qui on initié le projet d’affichage de portraits du chef de l’Etat un peu partout sur toute l’étendue du territoire national, ont de sérieux ennuis avec celui à qui ils pensaient faire du bien. Le président Faure aurait ordonné que toutes les affiches à son effigie soient immédiatement enlevées.  « C’est bien de me rendre servir ! Mais, c’est encore mieux de m’en informer. Je ne veux plus qu’on me fasse des bébés dans le dos », aurait martelé le président à propos de ces affiches à son image qui inondent ces derniers temps nos rues et autres lieux publics.

Aux dernières nouvelles, les initiateurs de  ce projet ont demandé indulgence pour que les affiches ne soient pas aussitôt enlevées.

Pour le chef de l’Etat, nous ne sommes pas encore en campagne électorale et de plus, ces affiches participent plus au  non respect des lois de la République qu’à autre chose.

« Cette opération est un gâchis, un étalage ostentatoire de richesse de gens rassasiés alors que le pays est frappé de plein fouet par la crise économique », a relevé un observateur.

Contrairement à ce que d’aucuns ont fait croire, la campagne d’affichage de portraits du président Faure n’a reçu l’assentiment de ce dernier. Cette campagne a été l’œuvre d’individus qui excellent en racolage politique.

En désavouant les initiateurs, Faure prouve une fois encore qu’il s’inscrit dans un style de gouvernance moderne en totale rupture avec l’époque où des « bitosards » de tout acabit prenaient sur eux d’entreprendre des projets bidon afin de soutirer les fonds à l’autorité.

Comme on le constate, les jours de la fameuse campagne d’affichage de portraits du chef de l’Etat, sont désormais comptés.

                    C.R


Microcosme politique en faillite : La cour des grands se rétrécit

Par décret signé le 04 Février dernier, le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) est créé. A propos de sa composition, l’article 2 de ce Cadre est clair : « Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation regroupe les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ou ayant obtenu 5 % aux élections législatives et le Gouvernement. Chaque parti est représenté par son leader ou son représentant. Le gouvernement est représenté par deux ministres. » Dès l’annonce de cette décision du chef de l’Etat de mettre sur pied un Cadre Permanent de dialogue et de concertation, les états-majors des trois poids lourds de la scène politique togolaise notamment le RPT, l’UFC et le CAR, n’ont pas perdu du temps pour faire entendre leur voix. Même si étant majoritaire à l’Assemblée Nationale le RPT est pressé de voir les débats se poursuivre à l’hémicycle, il faut reconnaître que les lieutenants de Faure ont gardé le profil bas suite à la décision portant création du Cadre. D’après certains d’entre eux, l’opposition est attendue au tournant au moment de prendre les « vraies décisions engageant la vie de la Nation ». Comme on le voit, c’est à contre cœur que les trois partis à commencer par le RPT, ont accepté adhérer au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation. L’UFC avait été la première à donner le ton dans sa déclaration du 05 Février 2009 en ces termes : « En tentant d’imposer de manière unilatérale cette troisième version du CPDC non conforme, aussi bien en termes de mission, à celui prévu par l’APG, le régime RPT viole une fois encore l’esprit et la lettre de l’APG ». Nous en étions à cette compréhension que chacune des trois formations représentées à l’hémicycle a du cadre permanent de dialogue lorsque patatras, les recalés des législatives du 14 octobre 2007 sont montés au créneau pour faire entendre leur voix.

Dans un premier temps, c’est Agbéyomé Kodjo de OBUTS qui fait le constat que « le CPDC est réduit à sa portion congrue en ne comprenant que les partis représentés à l’Assemblée Nationale et des membres de l’exécutif ». Même son de cloche du côté des partis comme la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) d’Edem Kodjo et le Nid de Gabriel Dossey-Anyron.

Alors que, les articles 06 et 07 du cadre stipulent respectivement : « Les partis politiques légalement constitués non représentés au sein du CPDC  peuvent, par écrit le saisir de tout sujet qu’ils jugent d’intérêt national. » et « Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation peut consulter, en cas de besoin, toutes personnes, physiques ou morales parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses (catholique, protestante, musulmane notamment), la chefferie traditionnelle et les associations représentatives de la société civile, sur certains sujets d’intérêt national ».

Une fois encore, des partis qui ne représentent plus rien du tout sur l’échiquier politique mais qui aspirent à leur corps défendant à jouer dans la cour des grands empoisonnent l’atmosphère. Avec des déclarations à l’emporte pièce, ceux-ci croient pouvoir émouvoir l’opinion qui pourra en fin de compte s’apitoyer sur leur cas. Peine perdue !

Le  fait que la cour des trois grands souffle le chaud et le froid à l’heure actuelle ne veut en aucun cas signifier que, les Togolais souhaiteraient revenir à la case de départ.

Il est désormais clair pour tous les Togolais que les trois partis notamment le RPT, l’UFC et le CAR sont leurs représentants partout où besoin se fera sentir. Comprenne qui veut !

                            Baba


Péril sécuritaire à Lomé : Atcha Titikpina, tourné en dérision par des bandits

L’étau de l’insécurité se resserre chaque jour que le Créateur fait un peu plus durement sur les Loméens. Ceux là qui estiment avoir la situation sous contrôle, assistent impuissants à la montée en flèche du grand banditisme. Nos messieurs en charge de la sécurité sont plus que fertiles dans la mise en place des dispositifs de lutte contre l’insécurité mais le moins que l’on puisse dire, ceux-ci sont d’une rare inefficacité.

Les bandits armés de fusils et de manchettes sèment la mort et la désolation à tous les coins de la capitale. Il n’y a pas un seul jour où on n’entend pas parlé de braquage, de mort d’hommes sans compter les accidents de circulation. Il serait absurde de parler de moyens car le Chef de l’Etat s’investit personnellement à ce que la sécurité des Togolais soit assurée de manière efficiente. Mais, face à la récurrence des actes de grand banditisme, la conclusion qui peut se tirer aisément est le manque d’efficacité des hommes qui animent la sécurité nationale. Le paradoxe est entier quand les bandits donnent des insomnies et qu’on se résolve à combattre des mirages. Tourné en dérision par les malfrats, le ministre de la sécurité se trompe de cible. Il se tourne vers le terrorisme pour légitimer certaines de ces forfaitures. En effet pour justifier l’extorsion de fonds dont sont victimes certains opérateurs économiques, le ministre et ses ouailles ont trouvé la bonne parade Al Quaida, le Hamas, voir le Hezbollah. Cela peut divertir seulement les niais d’esprit. Les populations togolaises veulent qu’on les épargne de la verve des bandits et non des terroristes qui n’existent que dans la fertile imagination de Titikpina et des siens.

Le comble de l’imposture se trouve être cette volonté d’organiser les journées portes ouvertes sur la sécurité. C’est une première, comment un colonel de son Etat, quelqu’un qui sait bien plus que quiconque que, le domaine de la sécurité n’est pas une chose qui se dévoile publiquement, entend le faire. S’il veut être  à la mode comme ses autres collègues qui organisent des forums, des portes ouvertes, il s’est alors trompé de canal. Les dispositifs semblent d’après lui verrouillés mais les bandits arrivent avec une facilité déconcertante à les déverrouiller, qu’en sera- t- il si on mettait tout à nu, au su et à la vue de bandits au cours de ses portes ouvertes ? C’est dire que l’antidote du sieur Titikpina est inapproprié et lamentable.

En prélude donc à ces journées portes ouvertes, le ministre Titikpina a réactivé le dispositif araignée qui sommeillait depuis un moment déjà. On voit à nouveau des Toyota 4x4 aux couleurs de la police nationale dans certaines rues. C’est des trucs trompe l’œil à caractère événementiel. Il suffira que ces journées portes ouvertes prennent fin et qu’on se replie derrière le manque de carburant pour garer ce matériel roulant qui devient moins important qu’une boîte d’allumettes mouillée.


Journées portes ouvertes, l’alibi pour justifier l’usage des fonds saisis 

          D’après des indiscrétions, l’idée d’organiser des journées portes ouvertes participe d’une volonté de pouvoir justifier l’usage qui a été fait des fonds saisis. Si c’est cela, les gens ne sont pas aussi naïfs pour accepter avaler l’addition de ces portes ouvertes.

          Les opérateurs économiques dépouillés notamment les Libanais n’entendent pas accepter le fait accompli qu’on tente par tous les moyens de les faire avaler. Ils attendent aller jusqu’au bout. Ce qui veut dire que les jours à venir seront âprement vécus par les deux entités en présence.

Khaled


Le Port Autonome de Lomé se meurt: La complaisance fatale du Conseil d’Administration 

S’il nous était demandé de noter la gestion du DG Fogan Adégnon, sans remords, nous lui donnerons le zéro. Et pour cause, l’homme est laxiste et hyper opaque dans tout ce qu’il fait.  Au port de Lomé en ce moment, on assiste à une course effrénée d’une grappe d’individus pour la fortune. Ce qui choque, c’est que  cette clique le fait à visages découverts et avec  la manière.

          Ainsi, après analyse de la sanction de six mois infligée à la clique du nommé Dorsou, un homme qui a détourné un pactole, on est arrivé à ce constat bien poignant : le DG Adégnon Fogan a trouvé normal que, pour des détournements d’environ 1 milliard il faut six mois de suspension parce que, c’est un délit mineur par rapport à ce que lui et les siens font. On veut simplement donner le temps matériel nécessaire aux hommes qui ont détourné, de jouir  à fond de l’argent volé. Quand on crie à la cherté de la vie, à la réhabilitation des infrastructures scolaires et hospitalières, à la construction des ponts détruits par les inondations, le milliard environ détourné si l’on n’exagère pas, peut servir à grand-chose.

Si des agents de moindre envergure arrivent à détourner en un temps record cette manne,  c’est une évidence que les décideurs le font avec dextérité sans craindre quoi que ce soit.

Aujourd’hui au moment où le gouvernement a besoin de moyens pour la mise en œuvre de sa politique de grands travaux, l’orthodoxie financière et la saine gestion des sociétés d’Etat devraient être les choses les plus partagées. Or, le DG Adégnon est aux antipodes de cette volonté manifeste des premières autorités du pays. Tout porte à croire qu’on ne peut rien attendre de lui. Avec  son manque de charisme, il ne peut que se laisser influencer et guider par certains hommes et femmes, et par ce fait, entraîner le désastre au port. Des indiscrétions ont rapporté que les écrits laissent cet homme froid mais pour l’histoire, nous ne voulons pas être complices d’une situation de gangstérisme économique.

Le conseil d’Administration du P.A.L : l’autre déception

Y a-t-il un Conseil d’Administration au port autonome  de Lomé ? Si oui, celui-ci est d’une rare complaisance. Aujourd’hui, des directeurs généraux d’entreprises d’Etat sont sautés parce que les conseils d’administration ont observé de graves manquements dans leur gestion. Pour une fois, les membres du conseil d’Administration de la SNPT et de la CEET ont pris leur responsabilité en arrêtant l’hémorragie. On a cru que cela devrait pousser d’autres CA à se faire respecter mais que nenni. Ces conseils d’administration se complaisent à fermer les yeux parce que bénéficiant de largesses. Les bons de carburants, des Mitsubishi Pajero ou des Peugeot 407, bref, pour acheter leur silence, ces membres du C.A sont entretenus comme des princes.

Une  complicité se situe quelque part, sinon, comment comprendre que des faits aussi graves que la gestion en cours au P.A.L, n’émeuvent personne.

S’il faut faire des pieds et des mains pour trouver des financements extérieurs et donner forme à certains projets et qu’au même moment des milliards s’évanouissent des caisses des sociétés pour les comptes personnels d’une clique dont l’insatiabilité n’est plus à démontrer,  c’est qu’il y a péril en la demeure.

   C.R


Esquisse vers la présidentielle de 2010: L’UFC enfin à la rencontre de ses militants

L’UFC tente enfin de s’affranchir de l’immobilisme, deux aux après sons dernier contact les populations. Dimanche denier un meeting de sensibilisation a été initié par ce parti à l’endroit des militants de sa fédération de Hédzranawoé.

L’initiative se poursuivra dans tous les autres démembrements de Lomé, puis dans la région maritime et sur  toute l’entendue du territoire national.

Il était inscrit  à l’ordre du jour les questions de l’actualité politique (le code électoral, le CPDC, l’union UFC - CAR).

C’est un programme d’ensemble qui permettra à ce parti de jauger sa capacité de mobilisation pour la cause de la présidentielle de 2010.

« Nous avons inscrit dans un  premier temps de faire une tournée à travers les fédérations de Lomé, les fédérations de la région maritime et l’ensemble du territoire national pour que le moment venu, au cas où nous serons   amenés à mobiliser l’ensemble des populations pour obtenir les bonnes conditions d’organisation des prochaines élections, tout le monde puisse soutenir le  mouvement, car nous n’avons comme seul moyen que la mobilisation populaire ». Ces propos d’un député de ce parti, froissent les espoirs de tout un peuple qui trouvait en l’UFC un interlocuteur privilégié pour le changement. Et  pour cause! Il faut attendre d’opter à nouveau pour les mouvements de rue, avant de juger utile de retourner vers les populations qui ont donné leur suffrage à nombre d’entre eux, pour les représenter à l’hémicycle.

Depuis les législatives du 14octobre 2007, les  cadres  de l’UFC avaient en effet déserté leur base. Aucun des députés n’est jusqu’à ce jour retourné vers son électorat ne serait-ce que  pour dire merci et garder le contact.

On les voit quand il sont en  vacances parlementaires, se précipiter vers le premier vol d’Air France, pour un bain de froid dans les capitales européennes.

Mais, à cette allure on voudrait bien l’alternance comme si elle se décrétait de façon rotative.

L’instrumentalisation des populations désabusées se traduit en ce mépris à les garder  toujours dans le rôle d’un bouclier, comme des bêtes en pâture, exposant leur vie pour des mascarades insoupçonnées.

Le politique se moque du peuple il est certain, mais l’UFC en poussant loin le cynisme le chosifie. Des dirigeants bondant d’aisance, désormais à la mangeoire, parlent des souffrances du peuple. Que font-ils d’autre en dehors des discours politiciens. On a vu l’UFC dans son show médiatique, lors des dernières intempéries allant au secours de populations avec une dizaines de nattes, quelques bols de maïs et de riz, du pétrole distribué à l’aide d’un compte goûte ; bref des dons dont l’ardoise n’équivaudrait qu’au quart de l’investissement consacré à l’écho de leur action sur les médias. On se demande ce qu’ils font de mieux que le pouvoir en place, dans ses habitudes exhibitionnistes.

Enfin devrait-on s’interroger au demeurant sur la traduction dans les actes de l’Union pour le moins fictive UFC – CAR. Le bon sens aurait recommandé que l’initiative de telles réunions d’informations soit le début d’une action concertée entre les deux partis. Cela ferait une économie financière et de force, en même temps qu’une meilleure visibilité jaillirait de mobilisations plus conséquentes, autre que la poignée de curieux qui se sont retrouvés audit meeting de l’UFC à Hédzranawoé.

Tchalo


Quand un confrère suscite notre attention
Une réflexion sur les « Forces Nouvelles » lancées officiellement par les promoteurs le 04 février au centre CESAL à Lomé. Lecture.

L’intrigue et la mauvaise graine : Des Forces Nouvelles à l’actif de Hungry dogs, portées sur une motte de sable
Une convergence de forces associatives a été officiellement lancée le 04 février dernier à Lomé. Il s’agit des «Forces Nouvelles» créées sur initiative des organisations suivantes: le Mouvement Patriotique du 05 octobre (MO5), le Bloc d’Action pour le Changement (BAC), l’Association pour le Bien Etre Juvénile (ABEJ), la Renaissance, le Front Patriotique de la Jeunesse (FPJ), Instruction et Savoir pour Tous (INSAT) et les Jeunes Leaders.

L’initiative qu’on voudrait bonne, s’est criblée d’irrégularités, de contre sens et de fausses notes; le revers imagé s’interprèterait comme un semis dans du sable de mer.

Les fausses notes
« Forces Nouvelles », une connotation guerrière dont ne s’enorgueillit plus la rébellion en Côte d’Ivoire, mais qui aurait  sans doute inspiré nos jeunes leaders en quête de  sensation.

Les Forces Nouvelles s
e veulent un creuset d’analyses sociopolitiques sur la base de nos observations des  partis politiques, de  leurs leaders et de leurs pratiques éthiques, sur la base de la constitution togolaise, de la loi électorale et de nos valeurs ». Une ambition fort démesurée pour des associations qui peinent de visibilité et qui de plus dans leurs constitutions légales sont déclarées apolitiques, ne visant donc que des ouvrages socioculturels.

L’intrigue
« Nous aurons, après étude des différents programmes des candidats et à la lumière de nos convictions, à soutenir le candidat que nous jugerons le plus nanti et apte à donner le bien-être aux popu1ations togolaises ».Cette préoccupation de la nouvelle organisation répond à sa ligne prioritaire, « la campagne de la prochaine élection présidentielle de 2010».

L’incohérence jaillit d’une bourde. L’une de ces associations fédérées, le Bloc d’Action pour le Changement, avait il y a quelques mois, désigné son candidat pour la présidentielle de 2010, en la personne de son président Thomas Noussoukpoé. Plaisanterie de mauvais goût ou réelle ambition, cet acte ne rimerait pas avec cette intention du groupe: soutenir la candidature  la moins mauvaise de la prochaine présidentielle. L’intéressé a semé la confusion, quand suite aux interrogations de la presse, il eut à réitérer sa candidature pour le moins fantaisiste. Ce qui prouve à suffisance la légèreté avec laquelle les initiateurs eux-mêmes abordent la tâche. Simplement des feux de paille.

La mauvaise graine
L’humidité d’un sable  aride en certaines circonstances, pourrait tout au moins faire germer une semence, à condition que les graines soient porteuses de germes.

Il se distingue une, prédisposée à l’infertilité et c’est elle malheureusement qui porte l’espoir d’une moisson. Le coordinateur général désigné des Forces Nouvelles, Hilaire Logo Dossouvi est en effet le germe de la destruction de l’ouvrage. Il souffre en effet de crédibilité et trempe dans une inconstance déconcertante. Il fait d’abord usurpation du MO5 pour fédérer des associations qui, en plus, ne sont que l’ombre d’elles-mêmes. Le leadership ne lui étant pas reconnu par les siens et en l’absence de leur consentement il sème le cafouillage, sur la qualité en laquelle il s’est prévalu: tantôt il prétend y être à titre personnel, tantôt, il déclare y avoir engagé le MO5 sur une décision unilatérale et qu’après il s’activera à convaincre les premiers responsables de ce mouvement à fléchir: peine perdue.

Cette aventure à laquelle il se mêle, offre enfin, l’opportunité à
la CDPA de se débarrasser de lui. Tant il devenait encombrant pour son bienfaiteur le Professeur Léopold Gnininvi, qu’il se plaisait à vilipender dans la presse. Son zèle d’une négation inédite était un casse-tête pour son parti qui s’affuble une notoriété intellectuelle. Hilaire Logo Dossouvi à la tête des fameuses Forces Nouvelles, justifie la première impression de l’assistance à la cérémonie de lancement. C’est un coup de semence stérile aux pétards mouillés, une proie à la manipulation politique. Peut-être, serait-­il l’offre secrète des associés, dont les visages lugubres fument un appétit de «Hungry dogs ».
Rod (Nouvel Echo)


Révolution verte bis: Les paysans face au défi de l’autosuffisance alimentaire

Faure Gnassingbé reconnaît le mérite des paysans togolais. Le Chef de l’Etat a décoré 40 agriculteurs et en a récompensé 220 autres. Il valorise ainsi l’activité agricole qui représente près de 40% du PIB et fait vivre les 2/3 de la population active. Cette cérémonie s’est déroulée au cours de la clôture des travaux du Forum National des Paysans Togolais - FNPT - tenu du 12 au 14 février 2009 à Kara. Le Président témoigne ainsi sa reconnaissance aux producteurs togolais qui participent activement à la relance de la productivité agricole et économique du pays.

Pour récompenser leurs efforts, 40 agriculteurs ont été faits officiers et chevaliers de l’ordre du mérite agricole, 220 ont reçu des prix tels que des tracteurs, des motoculteurs, des appareils pulvérisateurs, des bons d’enlèvement d’engrais et des enveloppes financières allant de 200 milles à 15 millions de CFA.

Dès le début de la rencontre avec le Chef de l’Etat, le Président du Bureau National des Chambres de l’Agriculture M. N’Badia Dénis, a promis au nom des autres paysans togolais, de relever un certains nombres de défis à savoir :

          Porter la production du maïs de 600 000 à 720 000 tonnes, du sorgho de 275 000 à 288 000 tonnes et de riz paddy, de 100 000 à 120 000 tonnes

          Mieux s’organiser pour une meilleure structuration du monde agricole

          Appuyer le département de l’agriculture dans la surveillance des activités de pêche et de la pisciculture

          Oeuvrer au renforcement des Chambres d’agriculture dans leur mission d’intervention

          Réduire sensiblement le déficit en produits carnés

          Adopter des pratiques de production respectueuses de l’environnement

          S’impliquer davantage dans la gestion des intrants mobilisés par l’Etat

   « C’est la première fois dans l’histoire du Togo, qu’un Chef de l’Etat engage un dialogue direct avec nous productrices et producteurs agricoles ; c’est le début véritable d’une action concertée entre le pouvoir central et producteurs à la base pour une agriculture durable » a dit M. N’ Badia au Président Faure. » Et d’ajouter «  le samedi 14 février 2009 restera, en effet et pour toujours, un jour différent des autres, parce qu’il donne un cachet nouveau à notre statut de paysans et d’acteurs dans la vie de notre nation ».

Les paysans togolais pour être soutenus dans leurs actions quotidiennes et enclencher le processus de recherche de la productivité agricole, ont fait des recommandations au Chef de l’Etat et à son gouvernement notamment :

          le renforcement du système d’appui conseil en exploitation agricole

          la déconcentration de la Centrale d’Approvisionnement et de Gestion des Intrants Agricoles CAGIA

          la décentralisation de la gestion des engrais

          l’amélioration de l’accessibilité aux intrants agricoles dont les engrais

          l’amorce de la mise en place d’un cadre de sécurisation du foncier

          la création d’un système adapté de financement de l’agriculture

          la création d’un environnement favorable au développement des productions végétales, animales halieutiques et sylvicoles.

Dans sa réponse, le Président Faure a d’abord exprimer sa gratitude  envers le monde rural : « Si le pays a connu des difficultés immenses, Dieu merci, grâce à vous, une des pires calamités a été évitée, je veux parler de la famine. D’autres pays ont connu ce fléau. Mais ici, grâce à votre travail, à vos efforts et malgré l’affaiblissement continu des capacités d’intervention de l’Etat, vous vous êtes pris en charge et vous avez donné le meilleur de vous-mêmes pour nourrir les togolaises et les togolais ».

Au cours de ce forum, le chef de l’Etat s’est adressé en ces termes à ses interlocuteurs : « Compte tenu de votre contribution à la croissance du PIB et à la lutte contre le chômage, vous occupez une place importante dans notre nation » et il est donc de « notre devoir de vous accompagner, vous épauler, de travailler avec vous et de vous dire ce que nous avons l’intention de faire »

Les discussions  qui ont duré plus de 4 heures, entre le Chef de l’Etat et le monde paysan, sont un geste de gratitude et de témoignage du gouvernement envers les agriculteurs. Le Président Faure avant de visiter les stands des produits agricoles sur l’esplanade du Palais des Congrès de Kara a promis que cette rencontre sera annuelle pour désormais analyser les problèmes du monde rural et assurer la productivité agricole au Togo.


CORBEILLE

 Le plus dur reste à venir

Kara a été pendant 72 heures la capitale de l’agriculture togolaise. Venus de tous les horizons, les agriculteurs ont planché sur tous les problèmes auxquels ils sont confrontés et en même temps chercher des approches de solution. Pour une première, c’est bien et cela mérite d’être poursuivi. Au delà de l’engouement et de l’intérêt que ce forum a suscités au niveau de tous les acteurs, il conviendrait de souligner que le plus difficile se trouve toujours être l’application des recommandations et résolutions. Si le constat est que la richesse ne viendrait d’ailleurs que de l’agriculture, alors, les 70 % de la population active intervenant dans ce domaine méritent une plus grande attention des décideurs. Souvent, après l’euphorie, on oublie les bons engagements qui ont été pris et on retourne au cercle vicieux, c’est-à-dire au perpétuel recommencement. La volonté est plus que visible chez les paysans, les terres sont aussi là disponibles, il faut seulement concrétiser dans les actes les résolutions et recommandations prises.

 Du n’importe quoi !

Dieu merci, le 14 février s’en est allé. Depuis quelques semaines, les médias nous ont littéralement assommés avec ce 14 février, fête des amoureux. C’est tout de même bizarre qu’on ait opté de faire tout ce tapage autour d’une date qui n’apporte absolument rien au pays. Sans froisser ou choquer, on peut dire tout simplement qu’on fait l’apologie de la débauche. On a tenté d’embarquer de force les uns et les autres dans une aventure aux contours non maîtrisés. Si c’était à bannir, l’on pense que c’est sans regret qu’on le ferait. En ces temps où il y a fusion des énergies pour combattre le Sida, si on doit encourager des situations qui feront monter d’un cran des pratiques pas très orthodoxes, alors autant arrêter tout. La fête du 14 février en elle-même n’a rien de mal, mais c’est la récupération que certains en font qui dénature tout. Pour ceux-là, c’est le jour indiqué pour décharger le trop plein de leur énergie libidinale sur autrui. Les cadeaux servent d’appâts pour parvenir à certaines fins. Les élèves et étudiants étant les plus friands de la chose, il y a lieu de s’interroger. Combien parmi ceux-ci se sont échangés des bouquins ?  On pourra les compter du bout des doigts mais des portables et autres sont des trucs qui se sont les plus vendus. Il faut repenser ce 14 février car pour nous, c’est du n’importe quoi.

 L’année du sport au Togo

La moisson, dira-t-on a été au-delà des attentes en 2008 dans le domaine du sport. Au niveau de la FTF, c’est le grand désordre qui était de mise mais au niveau individuel, il y a eu la consécration. Ainsi, pour la toute première fois, le drapeau togolais a été monté dans le ciel olympique grâce à la médaille de bronze remportée par Benjamin Boukpéti pour le Canoë Kayak. Et comme surprise, les Eperviers se sont qualifiés in extremis pour le dernier tour de des éliminatoires du mondial et de la CAN 2010 en écrasant le Swaziland par 6 buts à 0. Mercredi dernier, l’auteur des 4 buts de la raclée contre le Swaziland a été fait roi du cuir rond 2008 à Lagos par la CAF. Le capitaine des Eperviers et le percutant attaquant des Gunners donne pour la toute première fois au Togo, son ballon d’or africain. La moisson est plus que bonne et nous souhaiterions que les nombreux talents dont regorge le Togo emboîtent les pas à Boukpéti Benjamin et à Shéyi Emmanuel Adébayor.

La cynique clique au PAL

Actuellement, il n’y a pas plus cynique que celui ou celle qui joue au gangster économique. Après la longue traversée de désert consécutive à la mise en quarantaine de notre pays par les partenaires en développement, il y a lieu par rapport à l’apaisement observé que toutes les énergies convergent pour relever notre économie. Force est malheureusement de constater que les dirigeants du port autonome de Lomé ne sont pas partants pour cette aventure économique. Il s’y est constitué une clique composée d’hommes et de femmes pour piller le port. On a comme l’impression d’assister à une folle course pour la fortune. On amasse, on renfloue les comptes à l’extérieur, on monte des étages de plusieurs niveaux à un rythme fou. Dans cette ambiance où le sommet du PAL et les éléments qui gravitent autour ont fait de la prévarication leur manière de gérer  la poule aux œufs d’or qu’est le port, pourquoi cette clique ne trouvera-t-elle pas normal d’infliger des sanctions mineures à ces voleurs qui poussent leur témérité à faire main basse sur environ 1 milliard de nos francs ? C’est normal, dira la clique puisque ce que la bande à Dorsou a fait est un jeu d’enfant à leurs yeux.

 La grande diversion

Les grands bandits arrivent toujours à trouver de grandes gueules et des plumes mercenaires pour justifier leurs forfaits. Les compères étant habitués à extorquer sans être inquiétés ont trouvé en Chmeisani une arête en travers leur gorge. Comme une traînée de poudre l’histoire a fait le tour des contrées reculées. Sachant l’étau se resserrer fortement autour d’eux, nos maîtres extorqueurs de fonds ont eu la lumineuses mais triste idée de conduire l’opinion sur la piste du terrorisme. Une piste d’ailleurs que ces apprentis sorciers ne maîtrisent même pas. On prétend traquer les réseaux d’alimentation en fonds du terrorisme et on fait en même temps main basse sur le magot. C’est seulement au Togo qu’on peut dépouiller d’honnêtes opérateurs économiques de tels montants sans qu’il n’y ait tollé dans l’opinion. Ils n’ont qu’à garder leur argumentaire au lieu de croire qu’ils nous trompent avec des idioties.

Comme nous n’en sommes pas un, nous dénoncerons toujours ces pratiques d’un autre âge.

Le revers « kaddhafique»

Comme il y a plusieurs décennies, Mobutu voulait s’identifier au roi des Belges, Kadhafi aujourd’hui se bat pour être le président des Etats-Unis d’Afrique à l’image de Bush, de Barack OBAMA. Le guide libyen ne va pas de mains molles. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour rallier un nombre important de chefs d’Etat à sa cause. Les pétrodollars sont mis à contribution pour cette fin. Il se décarcasse, se défonce mais le résultat auquel il s’attend est resté aussi maigre que le fil du rasoir. Quand on connaît un peu la mentalité de nos chefs d’Etat qui veulent régner sans partage, être les seuls à gérer les patrimoines de leur pays, il faut alors comprendre que les réticences se justifient. Pour ces chefs d’Etat, s’unir pour être forts n’existe pas, ils préfèrent être divisés pour être vulnérables et continuer d’être les laquais des puissances occidentales. C’est tout de même dommage qu’on s’emploie sous d’autres cieux à rendre effective l’union et que sur le continent noir on reste hermétiques telles des huîtres, à l’idée prônée par le guide.

On  nous embrouille avec les armoiries de la République

Tout s’entremêle et s’entrechoque dans nos têtes au sujet des armoiries de la République togolaise. N’importe quel quidam se lève et tente de justifier les armoiries. Ce que certains ont affirmé comme étant le faux est supposé vrai dans l’entendement d’autres. C’est quand même dangereux que n’importe qui se lève pour faire des instruments de notre souveraineté l’usage que bon lui semble. Il va tout de même falloir qu’on en finisse une fois de bon avec ces approximations. Le garde des sceaux doit œuvrer à dissiper les récurrentes agressions dont nos armoiries sont victimes de la part même de l’autorité. Ce n’est même pas compliqué de trouver le vrai, l’original. Fausser les armoiries est aussi grave et honteux que d’intervertir les bandes du drapeau togolais ou mal fredonner l’hymne et la devise.

Le garde des sceaux, le département de la formation civique et toutes les autres bonnes volontés devraient concourir à faire jaillir la vérité.

 Gagner 10 F et perdre 100 F

Cette prétendue nouvelle évaluation de la vraie valeur des voitures d’occasion par la COTEC est en passe de vouloir tuer l’économie nationale. On n’a pas l’honnêteté de dire la vérité au peuple par rapport à ce que la COTEC a engendré comme trou dans les recettes douanières. Il y a des individus à l’imagination qui mettent sur pied des machins à des fins de se faire une bonne santé financière. Ces machins n’ont jamais aussi été des sujets à polémiques et controverses comme le COTEC des deux géniteurs dont le nom commun est « Marc ». Le Créateur  souverain si nous ne blasphémons pas, revient sur certaines de ses décisions si elles sont boudées par ses créatures. Pourquoi les deux humains que sont Marc-Antoine et Marc Bidamon ne doivent-ils pas avoir le courage de revoir les contours de leur COTEC chérie et la réadapter au contexte national ? Ce n’est pas aussi difficile que ça, mais l’on pense que c’est la volonté qui manque. Ils sont scotchés à leur décision préférant gagner 10 F et faire perdre 100 F à l’Etat. Drôle de logique !

Ils n’ont pas de couilles

Les frondeurs de l’APMT ont pensé qu’ils devraient arriver à conduire leur président au faux pas. Ils ont usé de toutes les stratégies et les résultats se sont avérés les mêmes. Le président comme dans un miroir observe tout ce qui est fait comme agitation. La dernière fois, mus par on ne sait quoi, ils ont décidé d’organiser une Assemblée générale extraordinaire. A quelle fin ? On ne saura répondre avec exactitude mais tout compte fait, l’appât n’a attiré personne.

Dès lors que toutes les tentatives de déstabilisation ont échoué, il appartient au président de contre attaquer en passant à l’offensive pour que l’ordre revienne. Ça fait trop désordre quand on sait que le corps qui est agité ne peut pas évoluer dans cette atmosphère. Alors, le président doit prendre ses responsabilités sinon laisser pourrir la situation équivaudrait à rentrer dans le schéma voulu par les frondeurs. Le parricide n’a pas eu lieu, le papa connaît plus que bien ses « enfants » et saura les rétribuer le moment venu.

 Le bras de fer

Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a décidé d’atténuer les souffrances qu’endurent les responsables des médias privés. Au cours des échanges de vœux à la présidence de la République, le président Faure a porté la bonne nouvelle à la connaissance des journalistes.

L’enveloppe qui était de 75 millions a été revue à la hausse pour atteindre les 350 millions. L’attitude du chef de l’Etat est d’une rare élégance. Mais depuis l’annonce de la bonne nouvelle, c’est une effervescence qui s’observe autour du magot. Le Ministère de la Communication, la HAAC et le CONAPP, chacun à son niveau veut s’assurer le contrôle du pactole. A en croire certaines indiscrétions, cet état de fait retarde le décaissement. Au moment où ce bras de fer perdure, le chemin de croix des médias privés fait sa route. C’est difficile d’assurer convenablement les parutions. Les promesses qui ont été faites aux imprimeurs et autres par rapport aux 350 millions deviennent des mirages. L’argent, c’est aux journalistes, des critères ont été définis pour le partage, toute tentative de vouloir contrôler le magot d’où qu’elle vient n’est que du forcing. Le bras de fer n’a donc pas sa raison d’être. Place à l’essentiel.

Courrier de la République #105 du 10 fev. 2009
Révélations troublantes sur le monde scolaire au Togo : Ce que les chefs d’établissements ont toujours caché

«Nous sommes en février et les chefs d’établissements n’ont rien. Ils font sortir l’argent de leur poche pour payer   des bâtons de craie aux enseignants pour écrire. Depuis octobre jusqu’aujourd’hui, les enseignants volontaires ne sont pas payés ». Ainsi s’est exprimé le jeudi dernier le Secrétaire général de la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN), M. Essotina Boyodé. Celui-ci qui est également proviseur du lycée de Hédzranawoé à Lomé a fait cette déclaration le o5 février dernier au sortir d’une réunion. Pour M. Boyodé, les établissements d’enseignement public ont des problèmes dont entre autres, le manque de matériel didactique, d’outils de travail, le nombre insuffisant des enseignants, la non réalisation des mesures d’accompagnement annoncées à la suppression des frais de scolarité. Comme on peut le constater, les chefs d’établissements, le corps enseignant, les inspecteurs, bref, tout ce que le monde scolaire du Togo compte d’acteurs,  a raison si on s’en tient au tableau pas du tout reluisant ci-dessus présenté.

Mais, pour la vérité, il convient ici de relever l’autre face cachée du monde éducatif que les responsables d’établissements s’emploient par tous les moyens à passer sous silence dans leurs interventions. Comme le dirait l’autre, c’est le jardin secret intouchable de ces responsables des écoles, collèges et lycées du Togo. Un véritable business qui ne dit pas son nom. Malheureusement, cette face cachée n’arrange souvent que les directeurs d’écoles, proviseurs et dans une moindre mesure, les inspecteurs et directeurs régionaux. Les enseignants en sont en tout cas, les grands perdants puisque n’étant mêlés à la gestion des fonds issus des frais de scolarité et des cotisations parallèles.

Parlant de frais de scolarité et de cotisations parallèles, il faut souligner que les chefs d’établissements ont là leur vache à lait. C’est au niveau de ces deux entrées de fonds que ceux-ci se sucrent à satiété et ce, dans une totale discrétion. « Tout d’abord, nos chefs n’ont jamais déclaré les vrais effectifs des salles de classe à leur supérieur hiérarchique. Concernant les cotisations parallèles, ils vont jusqu’à percevoir pratiquement les mêmes montants que ceux des frais de scolarité. Chez nous ici au CEG Tokoin-Nord, la directrice prend 3 000 F CFA pour l’écolage et 3 000 F CFA également pour les cotisations parallèles et ce, par élève. », a confié un enseignant du CEG Tokoin-Nord. D’après un parent d’élève, le Ministère des Enseignements Primaire et Secondaire notamment le ministre Yves Madow Nagou devraient interdire purement et simplement les cotisations parallèles. « Sinon, les directeurs  d’écoles jouent au malin avec nous à chaque fois. Ils ne font que tromper et l’autorité et nous les parents d’élèves. », a ajouté ce parent.

Au moment où nous mettions sous presse, on nous a signalé les cas devenus pathétiques du CEG Tokoin-Nord de Mme Kézié et du Lycée d’Enseignement Technique et de formation professionnelle d’Adidogomé du proviseur De Souza. Selon nos sources, les deux établissements, excellent dans les cotisations parallèles alors qu’au même moment, les parents se plaignent du fait qu’ils ne voient à quoi les fonds qui leur sont extorqués, servent au juste. Dans certains cas, on parle même de complicité entre les présidents des associations de parents d’élèves et les chefs d’établissements pour faire main basse sur les sous.

Nous reviendrons sur les cas des établissements dans lesquels les premiers responsables abusent des cotisations parallèles.

C.R.


L’alibi du terrorisme pour justifier l’arnaque

On a finalement comme l’impression que des individus au nom des charges qu’ils assument se permettent tous les vices même les plus insoupçonnés. Ce qui aujourd’hui a lieu et qui peut s’avérer une bombe à retardement se trouve être ces extorsions de fonds dont sont victimes des opérateurs économiques expatriés. Le dossier est sensible mais l’allure que certains essaient de le donner pour masquer leurs forfaitures, est ridicule et cynique.

On souhaiterait que les services de sécurité et de renseignement jouent leur partition dans la lutte contre le crime organisé, le trafic de drogue et le blanchiment d’argent sale. Mais quand cette lutte est prise comme alibi pour faire mal et franchir le pas du non droit, il y a de réels soucis à se faire.

· Le terrorisme, un fallacieux prétexte

Quand c’est noir, il faut oser le reconnaître, quand on se replie derrière des considérations trompe-l’œil pour légitimer des forfaits, ça fait honte et ça sonne faux.

Il faut reconnaître que le monde est en train de basculer dans l’horreur par le simple fait du terrorisme et c’est bien facile d’établir des symétries entre ce terrorisme et certaines forfaitures telles des extorsions de fonds qui sont devenues monnaie courante chez nous. L’on ne peut que s’élever contre ces viles pratiques quand de mauvais génies trempés jusqu’au cou essaient de légitimer leurs crimes financiers à travers des alibis ridicules et dénués de tout bon sens.

·         Où va l’argent saisi ?

Ces montants saisis au jour d’aujourd’hui se chiffrent à plusieurs milliards de nos francs. Ces sous souvent saisis à l’aéroport ne vont dans aucune caisse de l’Etat. Ils deviennent des propriétés de pseudos meneurs de la traque contre « Le terrorisme ». Des fois, la façon dont on opère pour saisir les fonds montre à suffisance que les enjeux sont ailleurs et que les contorsions pour justifier l’injustifiable n’ont pas leur raison d’être.

Cette attitude de faire main basse sur les fonds a conduit l’autorité à la création de la CENTIF et Dieu seul sait si nos spolieurs habitués à faire main basse sur le magot entendront raison pour laisser désormais  la CENTIF jouer son rôle. C’est trop facile que des opérateurs économiques fassent toutes les démarches administratives et qu’en dernier ressort, la force vienne avoir le dessus sur  ces démarches. Et là où ça sonne encore faux, c’est la précipitation sur fond de menace dans laquelle l’expulsion de l’un des opérateurs économiques expatriés est menée. Que se reprochent-ils pour procéder ainsi ? Simplement pour museler quelqu’un qui est victime de la toute-puissance auto décrétée par certains. Des contorsions très désagréables font jour tendant à faire croire aux uns et aux autres de l’opportunité de l’action. Ceux qui se sont lancés dans de telles affaires se raviseront un jour parce que ne maîtrisant aucun contour du dossier qu’ils gèrent. Pourquoi avoir attendu que quelqu’un dénonce la forfaiture avant de la justifier par la lutte contre le terrorisme?

· L’inquiétude grandit dans les rangs des opérateurs économiques libanais

C’est bien drôle que de vouloir une chose et son contraire en même temps. Au moment où des voix les plus autorisées s’élèvent pour faire appel aux opérateurs économiques, des mains visibles de par leurs pratiques torpillent tout. Quand au nom d’une prétendue lutte contre le terrorisme ou Al Quaïda on peut déposséder d’honnêtes gens de plusieurs millions de nos francs, c’est qu’il y a péril en la demeure. Que les uns et les autres ne se laissent divertir, le problème d’extorsion de fonds mérite qu’on le prenne sous un autre angle que celui qu’on tend à imposer à l’autorité. La lutte contre le terrorisme, le blanchiment d’argent sale, la drogue doit être menée avec la dernière rigueur mais, vouloir passer par ce canal pour s’enrichir, dépouiller et créer des situations de non droit, est inadmissible. C’est un sérieux frein à la relance économique car ces « gourous » de la fausse lutte contre le terrorisme peuvent frapper qui ils veulent et quand ils veulent et ce, en toute liberté.          

 T.M.H


Corruption et sabotage à l’Office du Baccalauréat : Le BAC II bradé à 200 000 F CFA

          De nos jours, le baccalauréat qui était jadis un important sésame pouvant  permettre à son détenteur d’entrer immédiatement dans la vie active, est devenu l’ombre de lui-même. Et ceci par la faute des agents de l’Office du Baccalauréat sis dans l’enceinte du lycée de Tokoin à Lomé. A en croire des sources proches de ce service, le premier diplôme universitaire s’échange contre des billets craquants.

          « L’année surpassée, lorsque j’avais échoué au BAC, un employé de cet office m’a proposé d’introduire une demande de réclamation pour qu’il puisse avec l’aide de ses collègues, me délivrer le BAC en bonne et due forme. », a déclaré un étudiant de l’université de Lomé. Selon des indiscrétions, le stratagème consiste à exiger des candidats attirés par cette voie de contournement, d’introduire une demande de réclamation suivie en coulisses d’une enveloppe financière. Des employés de l’Office du Baccalauréat se chargeant dans ce cas du reste, qui est d’établir le BAC au demandeur.

          Généralement, on parle de 200 à 300 000 F CFA même si  200 000 F CFA revient souvent. Et il est rapporté que de tels diplômés du BAC aiment choisir les écoles de BTS pour poursuivre leur cursus craignant les universités où le contrôle semble plus strict, dit-on. « Ils craignent qu’on puisse découvrir leur manège ; c’est pourquoi souvent, ces bacheliers après leur « réclamation  assidue » optent pour les écoles privées de formation en BTS et autres où ils sont un peu à l’abri. », a confié un cadre au parfum de ces manèges relatifs au Bac togolais.

          Un autre phénomène qui prend de l’ampleur ces dernières années : la traversée de frontières de jeunes togolais pour aller décrocher le BAC au profit d’autres moyennant également 200 ou 300 000 F CFA. A chaque examen du BAC, ça grouille de monde à la frontière entre le Togo et le Bénin. De jeunes compatriotes prennent sur eux de franchir la frontière afin d’aller composer frauduleusement pour des élèves dont les parents sont nantis. Ce business a permis, d’après des sources dignes de foi, à plusieurs jeunes togolais de décrocher sans trop de peines leur baccalauréat.

A cette allure, c’est la facilité qui s’installe dans le domaine. Les élèves ne sont plus obligés de faire travailler leur méninge pour avoir les diplômes.

          « Avec la nouvelle réglementation en vigueur dans l’espace UEMOA qui veut que le baccalauréat se tienne au même moment dans tous les Etats, ce phénomène va prendre fin. », a déclaré un enseignant avouant être au courant d’une telle pratique depuis 2002.

Khaled


Grève des enseignants : Comment le ministre des finances a contraint les enseignants au débrayage

          La gratuité de l’enseignement au niveau du préscolaire et du primaire dans les établissements publics a connu ses premiers leurres avec la grève de 48 heures lancée par les  enseignants. Il faut être cynique pour ne pas reconnaître le bien fondé de ce mouvement. Les enseignants en effet, sont ceux-là qui vivent  mieux que quiconque les problèmes auxquels ils sont confrontés. Un peu partout dans le pays, la  gratuité est décriée car les moyens pour assurer son bon aboutissement manquent le plus. Dans les établissements, c’est un  total dénuement. Dieu seul sait comment les chefs d’établissements et leurs enseignants sont arrivés à tenir jusqu’à ces moments. Le principe en lui est à saluer mais les réticences constatées à certains niveaux risqueraient de transformer cette gratuité en un grand fiasco, un  labyrinthe aux issues incertaines. 

· Le constat

          La rupture a été sèche et a pris de court  tous les enseignants et les techniciens du département des enseignements primaire et secondaire. Pour éviter le chaos, ceux-ci  ont dû faire des études sur le terrain. C’est ainsi que le Ministre en charge de l’enseignement  primaire et secondaire Yves Madow Nagou, a fait une prévision moyenne de deux milliards de nos francs pour rendre effective cette mesure. Le tout puissant Ministre de l’Economie et des Finances, piqué par on ne sait quel insecte a seulement tenté de noyer la proposition qui lui a été faite. Et les députés garderont en mémoire comme si c’était hier, ce terme péjoratif « individu » employé par Ayassor à l’endroit de son collègue Nagou qui a  péché rien qu’en demandant les moyens pour accompagner une mesure prise par le Chef de l’Etat. C’est au Togo qu’on peut voir cela. Comme si cela ne suffisait, le puissant argentier togolais a fait ouvrir des comptes aux établissements, histoire de loger directement l’argent de fonctionnement sur ces comptes. Jusqu’à ce que ces enseignants n’arrivent à cette grève de 48 heures, aucun franc n’était parvenu sur ces comptes ouverts des établissements. Tantôt, on fait savoir aux chefs d’établissements que c’est les receveurs des préfectures qui viendront chercher leurs maigres sous de fonctionnement, tantôt c’est autre chose. D’après des témoignages qui nous sont parvenus, ces montants que le sieur Ayassor estime trop pour lui ne dépassent pas  200.000Fcfa par établissement.

          Les établissements ayant un important effectif n’auront pas plus que ce montant, c’est dire que certains s’en tireront avec bien moins de 90.000Fcfa. Il est vrai qu’en faisant la somme de tous les établissements primaires publics, ça fait un gros paquet de billets mais c’est le prix à payer pour donner à la décision du Président Faure la forme et le fond.

·Pourquoi Ayassor se prend-il aussi  gauchement ?

          Ce professeur d’université aujourd’hui argentier du pays a la certitude d’une chose: il ne mettra jamais ses pieds dans un établissement d’enseignement primaire.

          Si c’était pour la santé, il n’hésiterait parce qu’il peut soigner un mal de tête dans un hôpital de la place.

          Il faut aussi chercher à voir si le Ministre Ayassor a un de ses rejetons dans nos établissements de la place ? Si non, l’enfer comme on le dit souvent, est pour les autres.

          C’est intolérable de voir quelqu’un qui a eu à se frotter à un moment de sa vie à la craie et aux étudiants, être aussi hermétique comme une huître aux problèmes du monde scolaire. La relève de demain est composée en majorité de pauvres élèves à qui  on refuse délibérément d’octroyer les moyens d’apprendre et de réussir. Sûrement qu’on le fait à dessein pour que les enfants des riches  qui  vivent et étudient en occident reviennent un jour prendre la place de leurs parents.

          A notre sens, le mot «individu » du sieur Ayassor éloigne de toute responsabilité le Ministre Nagou dans la  grève des enseignants.  

Ben Tchak


Malversation gangreneuse au P.A.L Le DG Adégnon bénit le détournement d’environ un milliard de francs CFA

Un milliard de francs FCFA environ, c’est la rondelette somme des malversations découvertes récemment à la direction du Port Autonome de Lomé. Le circuit des fichiers manipulés pour se garnir les poches, prend sa source aux services du recouvrement avec l’agent Dorssou Boko entouré de « brain-trust fraudeurs » chargés de la finition au département des finances.  Le comble, c’est qu’il soit possible que cette besogne date de très longue date quand  le sieur Dorssou a été infiltré dans  ce département.

Le cynisme vient de la réaction du DG Adégnon, face à cet état de fait, après  consultation de son directeur financier. Il prend pour seule mesure, la simple suspension pour 6 mois des agents malversateurs (lire fac-similé). Une impuissance manifeste du DG et de son Directeur Financier et comptable Jérémie Womegan qui suscite des interrogations. L’on a à première vue l’impression que les premiers responsables eux-mêmes en savent assez, pour se livrer à ce simulacre de sanction. Sinon, comment comprendre que 4 agents, s’accaparent de près d’un milliard de francs et qu’ils n’écopent que d’une telle complaisance. En pareil cas, tout observateur aguerri prendrait le risque de voir derrière, la barbe mouillée de la main qui devrait sévir. Le DG Adégnon et son financier ne seraient pas en toute vraisemblance d’une odeur d’innocence dans cette affaire. C’est en voulant protéger leur propre tête qu’ils sont limités dans la prise de sanction disciplinaire. Le cas échéant, on se demande si toutes les fois qu’il y aurait des malversations, la sanction se limiterait à une petite suspension.

Longtemps décriée, la gestion du Contre Amiral Adégnon crache aujourd’hui sa vérité. C’est d’un pis aller qu’il s’agit. Tout le monde dans la boîte est trempé dans les recettes jusqu’aux coudes et ce, dans l’impunité totale. Il ne pouvait en être autrement, car dit-on, le poisson pourrit par la tête. Le DG Adégnon est interpellé une fois encore et l’autorité devrait s’imposer à lui avec la dernière rigueur, afin que toute la lumière soit faite sur ce –nième détournement au Port Autonome de Lomé. Mieux encore, un audit des services de ce secteur stratégique de l’économie nationale devrait être diligenté dans les meilleurs délais.

Nous n’avons rien contre Adégnon et Womégan mais il faut reconnaître que le poids du port semble les dépasser. Les incapables, on les range d’un côté, qu’ils ne contribuent pas de par leur complaisance à donner le goût des détournements à certains qui pourraient tenter de faire comme la bande au tristement célèbre Dorssou. Ça ne fait pas sérieux de vouloir auditer Togocel, Togotelecom et autres en laissant le port ou les crimes financiers sont applaudis et couronnés.

Voler environ un milliard et jouir d’une douce sanction de suspension de six mois, c’est un repos donné aux fossoyeurs de pouvoir jouir du temps nécessaire pour dépenser leur pactole.

En tout  cas, pour Dorssou, il mettra à profit ces six mois de suspension pour peaufiner d’autres fines stratégies de vol après son grand retour.

Ses nombreuses villas à Avédji, ses orgies dans des suites des hôtels se justifient. Car gagner tant et tant d’argent donne des goûts à tout faire. Le chef de l’Etat et le Premier Ministre, comptables devant le peuple, devraient chercher à mieux connaître les raisons d’un tel laxisme. Si c’est la retraite qu’on se prépare, c’est la très mauvaise option. L’histoire est là têtue et rattrapera les uns et les autres par rapport à leurs forfaitures.  Ci-contre le fac-similé.

Tchak

 

 
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