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Courrier 117 de mardi 12 mai 2009
Phénomène de société : La nouvelle trouvaille mystique des filles de Lomé

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Partant du fait que les hommes en général et les « grotos » en particulier sont devenus aussi pingres que jamais, les filles de Lomé ont vite fait de trouver le chemin qui mène aux marabouts, tradipraticiens, « Bokono » et autres magiciens. Ainsi, il n’est pas rare de voir ces derniers temps les lieux de consultations de ces « faiseurs de miracles » se remplir à craquer.

Généralement, les rendez-vous sont fixés entre 6h 30  et 19h ou 20h. Le tout dépend des convenances de chaque praticien. C’est à l’issue d’une enquête de six mois que nous avons pu saisir certaines facettes de ce nouveau phénomène qui prend de l’ampleur dans la société. Des filles dont l’âge varie entre 16 et 25 ans, issues de différentes catégories sociales vont voir les marabouts et autres pour « attraper la proie dans la nasse ». En d’autres termes, on parle d’enfermer l’homme ciblé dans une boîte ou d’endormir son esprit. Ministres, DG, hommes d’affaires, banquiers, avocats, juges, journalistes, bref tous ceux qui sont plus ou nantis et qui croisent une fois dans leur vie, le chemin de ces « gos », sont foutus. Ils seront tout simplement dépouillés. Parfums, bains spéciaux, toilettes intimes particulières et baisers sont entre autres, quelques uns des moyens utilisés pour atteindre facilement les cibles.

Une fois atteinte, la cible répond sans hésiter car étant déjà « gbassée » jusqu’aux méninges.

Des voitures de type RAV4, des scooters, des motos Sanili et autres et même des villas, tous les vœux de ces filles sont exaucés et ce, au nom de Dieu et des talismans.

Quiconque douterait de ce que nous avançons ici n’a qu’à s’approcher des lieux de consultations des tradipraticiens pour s’en rendre compte. Sans blague, les « gos » de Lomé ont décidé d’en finir mystiquement parlant avec les hommes ou « grotos » passant sur leur chemin. Elles sont prêtes à tout pour ça même à sceller des pactes « top secrets » et trop contraignants avec le diable.

Dans cette affaire, celles qui sont plus à plaindre, ce sont les épouses légitimes des hommes « cadenassés ».

Certaines d’entre elles n’ont plus pratiquement rien pour leurs budgets de ménage.

Alors que, pendant ce temps, monsieur investit beaucoup ailleurs. Des foyers se sont même disloqués à cause de ce phénomène qui devient inquiétant.

Baba


Tentative de déstabilisation du régime : Le nouveau souffre -douleur dans le feuilleton

          Ce qu’on peut aujourd’hui baptiser « Affaire Faure-Kpatcha » continue de défrayer la chronique et d’envenimer les passions. Ce malheureux événement est arrivé comme pour soustraire la population d’une certaine routine à savoir les travaux du CPDC et consorts. Maintenant qu’il y a matière à épiloguer, on s’en délecte avec un plaisir vicieux. Regrettant  de voir la situation connaître de nouveaux rebondissements, certains essayent de créer dans ce qu’il convient désormais d’appeler feuilleton « Faure-Kpatcha », de nouveaux personnages ou mieux de nouveaux acteurs. Que d’honnêtes citoyens ne s’émeuvent pas du tout si d’aventure  leurs noms étaient mêlés à cette affaire.

          En effet, les jours qui ont suivi l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, des gens en l’occurrence ceux de la presse se sont lancés dans un jeu de devinette. Il fallait trouver la recette pour émouvoir un tout petit peu l’opinion. Des noms des personnalités civiles et militaires ont été associés à la chose. Des  supputations foisonnaient au gré de certaines humeurs. Il y avait telle information aujourd’hui et telle autre demain. C’était à qui créerait mieux la sensation. On en était à ce jeu de ping-pong quand un nom a été cité comme étant celui de la téméraire personne qui a ouvert la boîte à Pandore. Il s’agit de la directrice générale des impôts. Il faut être solide dans la tête pour supporter une aussi lourde accusation. Si une femme a un tel degré de nuisance au point de créer des étincelles entre deux frères, c’est qu’elle mérite plus qu’une palme d’or. Mais, nous doutons ici fort que Mme Ingrid Awadé soit capable d’un tel exploit. Ce qui permet ce rapprochement ne saurait se baser sur de solides piliers. A sa prise de fonctions, Ingrid Awadé s’est lancée dans une opération consistant à rendre tous les opérateurs économiques égaux en ce qui concerne l’acquittement de leurs charges fiscales. Elle s’y est mise avec courage. Des opérateurs économiques qui hier, s’affichaient comme des intouchables ont été secoués. Le tout-puissant Libanais Bassam El Najjar (dit EBN) a dû courber l’échine et prendre ses jambes au cou face à l’étau de la fiscalité qui l’étranglait. Connaissant à l’époque bien les relations entre ce Libanais et l’honorable Kpatcha, les mauvaises langues ont vite fait de rapprocher cette courageuse action à une cible toute trouvée : Kpatcha Gnassingbé. A partir de là, on trouvera la main de dame Ingrid Awadé derrière tous les ennuis des opérateurs économiques rechignant à verser leurs parts d’impôts. Quand un malheur arrive à un haut perché, de façon simpliste on pointe le doigt accusateur sur cette dame dont le seul péché est de bien faire son travail.

          Le paroxysme de ces accusations est atteint quand  les mêmes personnes ont tenté de mêler Mme Ingrid Awadé à cette affaire entre les deux frères Gnassingbé. Une femme peut-elle être aussi puissante pour faire germer la graine de division entre deux frères ? Le  problème n’est-il pas ailleurs ? Dame Ingrid Awadé n’est de prêt ou de loin mêlée à cette affaire. Elle est appelée à gérer un délicat service et elle s’évertue à le faire pour mériter la confiance en elle placée par l’autorité. Le reste  viserait tout simplement à saper son moral pour la pousser à fléchir dans sa quête quotidienne pour renflouer les caisses de l’Etat.

          L’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat est dans les mains de la justice. C’est la seule institution qui pourra au moment indiqué dire les choses telles qu’elles sont. Actuellement, toutes les contorsions qui fusent de partout participent plutôt à la diversion et à la provocation.

     Halirou


Ce que je pense : La meilleure option

Depuis les derniers événements qui se sont produits dans la nuit pascale, on a l’impression d’assister au non recours de toutes les autres voies de règlement de cette affaire si ce n’est celle de la justice. Il y a comme une farouche détermination à voir la justice mettre tout au clair et à démontrer point par point tout ce puzzle qui s’annonce un réel casse-tête. Dans tout Etat qui se veut policier, la justice est la seule garantie quand on cherche à mettre au clair une affaire. Nous voulons bien que cette piste soit privilégiée mais au même moment, elle peut également être la voie qui peut entamer le peu de force restant au parti dont les deux protagonistes se réclament. Ce qui doit inquiéter dans cette affaire est le silence du présumé cerveau du complot contre la sûreté de l’Etat. Kpatcha Gnassingbé a refusé de prendre un avocat et d’abstient de parler mais aux dernières nouvelles, il aurait souhaité rencontrer face à face le Chef de l’Etat.  Si cette option peut permettre aux deux frères de trouver un accord à propos de leur différend sans toutefois ouvrir sur des déballages,  pourquoi  la rejeter?

A quelques mois de la présidentielle, un procès aura le mérite de donner lieu à des déballages susceptibles de mettre en mal le pouvoir. Kpatcha Gnassingbé et ses présumés complices ne seront pas des muets,  d’une manière ou d’une autre, ils auront à cœur de laver l’affront qu’on leur a fait et à ce titre, il ne fait pas l’ombre du doute que les ressentiments pourront l’emporter sur la raison.

« Cabris mort n’a pas peur de couteau », dit-on. Kpatcha et les siens sont dans une position inconfortable et la seule chose qu’ils essayeront de faire est d’œuvrer avec la manière pour faire couler le navire.

Si le tête à tête demandé par l’honorable Kpatcha peut d’une façon ou d’une autre permettre aux deux acteurs de laver leur linge sale à huis clos,  pourquoi ne pas expérimenter cette voie ? Il n’est jamais tard pour trouver la juste mesure, le meilleur antidote qui évitera le pourrissement de la situation. Opter pour la voie du déballage sera à notre sens le pire des choix qui soient. En tout cas, quand des individus s’activent à jouer aux pyromanes ne mesurant pas la portée de leur attitude, d’autres par contre croient à une issue qui ne ferait pas perdre la face ni à l’un ni à l’autre. Cette dernière a le mérite de sauver ce qui pourra l’être en cette période délicate de la vie nationale. Comme on a l’habitude de le claironner, l’impossible n’est pas togolais. S’ils pouvaient nous faire plaisir pour qu’on crie un jour, l’impossible n’est pas Gnassingbé!

  Ben Tchak


Evolution et déclin de partis politiques : Vers une disparition programmée du CAR ?

« Sauf revirement de la situation, à l’allure où vont les événements dans ce pays, le  Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ases jours comptés », a déclaré un observateur de la scène politique nationale. Selon lui, le dernier tournant qui reste au parti des héritiers déshérités est la Présidentielle à venir de 2010. «  Tout porte à croire qu’au sortir de cette joute électorale si le CAR n’arrive plus à percer, il n’a qu’à dire adieu à son existence », a- t-il ajouté. Dans son explication, cet observateur dit se fonder sur des données remarquables actuelles du terrain politique national. A l’en croire, il ne restera plus à court terme sur l’échiquier politique du Togo que l’Union des Forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Rassemblement  du Peuple Togolais (RPT) du Président  Faure. «  La tendance actuelle le démontre déjà. Les Togolais voudront désormais composer avec ces deux grands blocs  du pays. Les autres vont devoir tôt ou tard plier bagages pour se fondre dans lesdites principales forces », a fait savoir notre observateur.

Pour le moment et connaissons la politique comme n’étant point une science exacte, nous évitons de croire la même chose que cet observateur.  En politique, on ne dit jamais, jamais. Des surprises de taille peuvent à tout moment surgir dans ce domaine où la dernière décision appartient toujours au peuple.

C.R


Quand le zèle des ministres dessert le président Faure : Le budget de l’Etat sert à quoi au juste ?

Souvent en décembre, on observe un certain branle-bas à l’Assemblée nationale ; on a l’impression d’une course contre la mort pour donner corps à importante chose. Il s’agit de voter le budget de l’année qui s’annonce.

Dans ce budget, il est fait  cas avec une précision chirurgicale, comment le moindre centime sera utilisé. La santé, l’éducation, les infrastructures, la création d’emplois sont entre autres des domaines qui bénéficient d’une attention particulière. Les députés qui sont des élus du peuple essaient de voir  clair dans cette affaire pour savoir quelle incidence les dépenses pourront avoir sur le vécu des populations.

Aujourd’hui, au regard de ce qui se passe dans nos 56 600 km2, on s’aperçoit que tout le show du mois de décembre relatif au vote de la loi de finances ne relève que d’un folklore. Il faut faire comme on fait ailleurs un point c’est tout. Si non, comment comprendre que tous ceux qui sont chargés d’exécuter des tâches ne viennent pas rendre compte des milliards reçus ? Pour finir  ils demandent encore en décembre aux députés de voter encore la loi de finances. L’éternel recommencement.

Il se passe des choses actuellement, des situations qui, à la longue risquent de créer un sérieux précédent au Chef de l’Etat. Il est observé un peu partout  que des ministres sillonnent le pays pour des gestes dans leur domaine. Toutes les fois on nous rebat les oreilles avec le même refrain : « Don personnel du président Faure ». On veut bien que le Chef de l’Etat s’illustre dans le social et qu’il soit proche de sa population. C’est une bonne chose qui émeut bien mais n’y a-t-il pas risque que l’on se serve de toute situation pour parler d’une certaine malgouvernance ? Si le président Faure doit toujours mettre la main à la poche pour ces gestes, à quoi servent alors les milliards que les députés votent à chaque fin d’année ?

Si des ministres ou hauts perchés pensent que, c’est par là qu’ils pourront faire un réel plaisir à Faure, ils se trompent. Cette façon de faire dessert sérieusement le président de la République et l’ensemble de tout le gouvernement. Sacs d’engrais, cahiers, produits pharmaceutiques, appareils médicaux sont des dons du Chef de l’Etat, alors à quand des actions inscrites sur la ligne budgétaire ?

De les façons, l’on ne souhaiterait pas du tout être à la place du tout puissant argentier du pays, Adji Othèth Ayassor au prochain vote de la loi de budget par les députés.  


Protection de l’écosystème : Shéyi  Adébayor décrète un environnement sans arbres autour de lui
Depuis que l’international togolais Shéyi Emmanuel Adébayor a choisi le quartier Djidjolé pour installer sa résidence, il a été décrété une pitié zéro contre tout ce qui porte racines, tronc et feuilles. Ces majestueux arbres qui longent les pavés au niveau de la maison d’Adebayor ont été purement et simplement « liquidés ». A ce qu’on sache, les terrains ont été achetés par Adebayor  et non les arbres des trottoirs pour qu’un aussi triste sort puisse être réservé à ces dernières. Dans cette furie contre la nature, le ministère de l’environnement  reste muet. Le premier arbre a été coupé et nos messieurs du ministère n’ont rien trouvé à dire. D’ailleurs, ils ne  se font pas prier pour rendre opérationnelles  les tronçonneuses. Ainsi au fur et à mesure que Shéyi étend son empire résidentiel, tous les arbres  qui longent sa clôture sont décimés. Quand ailleurs dans le monde, des stars  s’illustrent dans la protection de l’environnement, c’est le moment choisi par Adébayor pour raser tout. Il est vrai que ces «  maudits » arbres empêcheront les passants d’admirer comme cela se doit son « empire » et d’apprécier à sa juste valeur son goût pour les  carreaux et marbres mais de grâce, les arbres ne sont pas là pour lui mais pour la population. Si tous les riverains de nos routes optaient  de tout décimer devant leur habitation, à quoi assisterons-nous ? Simplement à un spectacle de grande désolation.

Il est urgent que le ministère du sieur Ayihvé prenne ses responsabilités devant de pareilles attitudes. L’arbre est sacré, aucun être si puissant soit-il n’a le droit d’abattre  pour un rien du tout.

Adébayor doit reconsidérer le regard qu’il porte sur l’environnement. .   


Corbeille

Bourde béninoise

Au mois d’Avril dernier, le président béninois avait dépêché son ministre de la Défense auprès de son homologue togolais. Le ministre avait été reçu en audience au palais de la marina par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé. A l’issue de cette audience, l’hôte béninois s’était confié à la presse. Dans sa déclaration, celui-ci avait appelé notre Président, Faure Eyadema. Nous étions ébahis. C’était sur les écrans de la TVT, la chaîne nationale. Comment un ministre d’une République voisine comme le Bénin peut-il ignorer le nom exact de notre président.

Au Togo, quand vous demandez à un élève de CE1B le nom du président béninois, celui-ci n’hésitera un seul instant à vous répondre tout de go qu’il s’agit de Thomas Yayi Boni. De mauvaises langues nous diront que ceci est normal car le chef de l’Etat actuel du Bénin a passé une bonne partie de sa vie au Togo, notamment en tant que président de la Banque ouest africaine de Développement (BOAD) et ce, pendant 11 ans. Mais, ce n’est quand même pas sérieux de la part d’un ministre qui ignore le nom d’un chef d’Etat d’un pays situé à une centaine de km seulement de son Etat d’origine. Que dirait ce ministre si son homologue togolais allait un jour au Bénin et appelait Thomas Yayi Boni, Yayi Kérékou ou Yayi Soglo ? Certes, l’actuel président du Togo est le fils de feu président Eyadema mais ceci n’est pas une raison pour que la confusion naisse dans les deux noms. Eyadema, c’est Eyadema et Faure est bel et bien Faure.

Des empoignades en perspective dans le monde médiatique

Apparemment, l’aide que l’Etat a décidé d’octroyer cette année à la presse, va créer plus de problèmes qu’elle ne va résoudre. A peine la commission chargée de veiller à la répartition et au suivi de cette manne a-t-elle été installée que les difficultés de tous ordres se font enregistrer. Aux dernières nouvelles, on parle du tiers du montant total de l’aide qui sera débloqué pour la formation des journalistes. Déjà des patrons de presse s’insurgent contre cette mesure. Pour eux, si ladite mesure venait à être appliquée, elle n’arrangerait que les formateurs, les organisateurs et responsables des cadres dans lesquels auront lieu ces formations. « La plupart de nos éléments ont été suffisamment formés depuis 2000. On parle de tout faire pour permettre aux organes de presse de se transformer en véritables entreprises de presse et eux ils nous ramènent encore cette affaire de formation. En tout cas, nous verrons s’il s’agira de nouvelles choses ou encore de ces histoires de formation sur les règles de déontologie et d’éthique et patati patata », a laissé entendre un patron de presse visiblement en désaccord avec la mesure concernant la formation.

D’après d’autres, pour une première fois, l’Etat doit permettre aux organes de se lancer.

Couteau à double tranchant

Nous étions là quand la HAAC de Philippe Evégno est venue annoncer un délai dans lequel tout journaliste est appelé à se faire établir sa carte de presse. Cette décision en elle-même est porteuse de plusieurs germes. Mais nous allons retenir ici deux importants. D’abord, les journalistes dans leur ensemble ne comprennent pour quelles raisons la HAAC fixe un délai, à ce sujet. Ceux-ci disent ne pas être concernés par la décision de cette institution et avouent ne pas pouvoir respecter le délai imparti. Le germe du refus catégorique des hommes de médias est déjà perceptible car bientôt la fin de la date butoir mais, à en croire des informations en provenance de la HAAC, les journalistes ne se bousculent pas pour se faire établir le sésame exigé.

D’aucuns parlent même d’un nombre infime de demandes déposées jusque-là à la HAAC. Ensuite, et c’est le germe qui est le plus à redouter. De faux journalistes peuvent saisir l’occasion pour constituer des dossiers leur permettant d’accéder à la carte de presse.

Nous sommes au Togo et nous nous connaissons bien. En complicité avec des directeurs de publication peu scrupuleux, des faussaires s’apprêtent à se mettre à l’œuvre pour pouvoir obtenir des cartes de presse et ce, au détriment de vrais journalistes. Des informations de plus en plus persistantes font état de ce que des gens plus ou moins fortunés et qui ont besoin de carte de presse pour pouvoir effectuer des voyages dans le cadre de leurs affaires, sont prêts à débourser gros pour se voir délivrer la carte de presse. Du côté de la HAAC en tout cas, la vigilance doit être de mise car les fraudeurs sont prêts à tout.

L’affaire de l’année

Tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ou coup d’Etat déjoué, c’est selon. Cette affaire que d’aucuns ont vite fait de qualifier d’affaire Kpatcha Gnassingbé, continue de susciter d’intenses débats au sein de l’opinion. Des gens sont allés jusqu’à s’improviser agents de renseignements ou agents secrets pour raconter dans les détails ce qui s’était effectivement passé dans la nuit du 12 Avril 2009. Il y en a qui se perdent en conjectures et se versent dans de grotesques mensonges pour intoxiquer et susciter le courroux dans certains milieux. Dans cette affaire, des spécialistes en telle ou telle autre question se frottent les mains. Leurs « bitos » fonctionnent à merveille. Au moment où l’autorité est en quête de soutiens pour sortir la tête haute de ce problème qui n’est en rien pour lui faciliter les choses, des individus aux intentions lugubres, distillent des informations à dormir debout au sein de l’opinion. A quelle fin ? De toutes les façons, si c’est pour atteindre les Gnassingbé ou leur ethnie les cibles sont mal choisies car, il semble que ceux-ci ne sont pas aussi idiots jusqu’à ce point.

          Nous savons tous que beaucoup de personnes au Togo n’ont pas dans leur cœur cette famille et l’ethnie à laquelle elle appartient, mais ceci n’est pas une raison pour leur souhaiter des malheurs. L’affaire Kpatcha est devenue une occasion toute trouvée pour certains de régler proprement les comptes à la famille Gnass et aux Kabyès. Si ces derniers sont bêtes, qu’ils se laissent aller à la dérive. En tout cas, nous y serons tous embarqués.

Courrier 116 du mardi 05 mai 2009
Quatre ans de gestion du pays : Ce qu’on reproche à Faure Gnassingbé

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Flash- Assileassime
 

Depuis le 24 avril 2005, le navire togolais a un nouveau chef en la personne de Faure Gnassingbé. Les Togolais l’ont voulu ainsi.

A l’époque, il fallait une bonne dose de témérité pour accepter l’aventure dans laquelle Faure s’était lancé pour sauver le pays. Ainsi, le Président sachant avoir un plan pour son pays n’a pas rechigné à prendre les commandes. Il s’y est mis avec un tel plaisir que les nuages noirs qui obscurcissaient jadis le ciel togolais se sont mis à se dissiper. Les indicateurs rouges que d’aucuns qualifiaient d’irréversibles sont en train de virer au vert, une couleur qui symbolise la reprise, l’élan retrouvé. La thérapie était douce mais forte pour enrayer le mal qui tendait à gangrener le pays et hypothéquer la survie de plusieurs millions d’âmes.

Malheureusement, contre toute attente et tout bon sens, cette thérapie qui est en train de produire de bons effets est mal perçue par certains. Ceux-ci ayant parié pour le chaos parce que tirant leur compte de cette situation n’entendent pas voir l’embellie se réaliser.

La dernière fois, le chef de l’Etat a par modestie dit dans son discours n’être pas à l’heure de faire un bilan de son action à la tête du pays, mais on peut ici mettre en relief ces acquis qui indisposent dans certains milieux.

Politique

La politique a le plus divisé les Togolaises et Togolais. Tout allait pour le mieux quand au cours des années 1990, certains ont cru que leur heure a sonné de changer les données parce que le contexte s’y prêtait bien. Ils n’y  sont pas allés de mains molles. Ils ont multiplié par zéro les acquis de plusieurs décennies de durs labeurs et de privations. Pour un oui ou un non, les hommes politiques ont sacrifié le pays et mis en avant leurs intérêts égoïstes. Pendant plusieurs années, des politiciens ont mis le développement du pays en veilleuse pour lutter en vue d’une alternance. Ils ont diabolisé les hommes et les institutions qui animaient le pays et leur mayonnaise a semblé prendre car les partenaires au développement ont opté pour la voie des pyromanes enlisant inutilement le pays. Au même moment, les pays voisins qui avaient aussi des opposants arrivaient à accorder leur violon quand il s’agit des questions de développement de leur nation. La consolidation de la démocratie étant la seule alternative sûre de la réinsertion du Togo dans le concert des nations, Faure s’est engagé sur cette voie à son arrivée au pouvoir. Etre comptable devant une grappe d’individus qui sont aigris sans raison évidente et l’être devant le peuple, le choix du président a été plus qu’aisé : il a opté pour le peuple. Il entreprendra des réformes de taille au mépris de la survie de son pouvoir. Cela se faisait tellement bien que certains dans son propre camp n’ont pas hésité à déclarer que Faure veut remettre le pouvoir aux opposants. Aujourd’hui qu’on le veuille ou non, la réconciliation, l’apaisement, l’association de l’opposition à la gestion des affaires publiques sont des évidences.

C’est dire que sur le plan politique, quatre années ont suffi pour décrisper la situation de suspicion qui prévalait entre les acteurs politiques du pays.

Continuer toujours à dire que le pays s’apparente à ce qu’il a été hier relève des caprices d’une opposition qui manque d’arguments pour charger le pouvoir.

L’économie

Ce n’est sans doute par faute d’avoir essayé que la reprise de la coopération n’a pas eu lieu sous feu président Eyadema. Il s’est trouvé une opposition pour tout remettre en cause. Après les douloureux événements d’après le 24 avril 2005, Faure a eu de par ses intentions à rassurer l’opinion internationale.

Cette assurance se concrétisera par les législatives du 14 octobre 2007 qui ont mis le Togo sur orbite de la galaxie des pays qui méritent des égards. Les partenaires de façon unanime devaient reconsidérer leur position. Le Togo est redevenu le chouchou de la communauté internationale. Ainsi, en faisant tout pour séduire les bailleurs de fonds, l’autorité s’est employée aussi à créer des situations qui inspirent confiance à l’intérieur du pays. Certaines pratiques qui tendaient à s’afficher comme pernicieuses se verront régler. La bonne gestion des ressources a été entreprise. Fini cette époque où des opérateurs économiques se repliaient derrière des amitiés pour se soustraire des charges fiscales. Avec cette nouvelle méthode, la pilule ne peut qu’être difficile à avaler. Pour certains nostalgiques du recul du pays, il fallait punir cette « impertinence» du Président.

Aujourd’hui, quand on veut comparer le Togo aux pays voisins, il faut reconnaître que la situation que le Togo vit actuellement a été un peu plus dure que celle des autres. C’est un processus et le président Faure est en passe de gagner le pari et de lancer une fois de bon le pays sur la voie du développement et de la croissance. La population estime que les choses tardent à prendre corps, cela se justifie et le chef de l’Etat l’a reconnu. Mieux vaut respecter certaines conditions pour rendre pérenne l’embellie que de s’afficher gourmand pour tout faire capoter.

Le social

La méfiance a baissé d’un cran entre les filles et fils de ce pays. La façon dont les législatives de 2007 se sont déroulées est un signe annonciateur de ce qui suivra. D’ailleurs, cela l’a été réaffirmé avec fermeté que le sang d’un Togolais ne coulera plus en période électorale et il en sera ainsi.

Ceux qui ont fait de l’instabilité politique, économique et sociale leur raison d’être, leur fonds de commerce auprès de certaines chancelleries ne savent plus à quel saint se vouer. Dans l’ombre, ils essaient de tirer les ficelles pour que ça bascule mais en vain.

Bref, ce qu’on reproche à Faure, c’est sa réussite, son pragmatisme et sa vision sur le pays. Là où on le prenait pour échouer il est entrain de s’afficher comme le maître de la situation et des envies ne peuvent qu’être bien grandes. Galilée, Jésus-Christ, Mahomet etc. ont été mal vus et mal compris en leur temps mais l’histoire aujourd’hui leur donne raison. Il en sera ainsi du Président Faure. Le Togo a tellement souffert qu’on doute fort que le Très haut bénisse les funestes intentions de certains.

Ben Tchak


Des loups en agneaux dans la bergerie : Le congrès tant attendu au RPT

La présidentielle de 2010 arrive à grand pas et les appétits s’aiguisent dans ce sens. Avant le coup d’envoi des hostilités, les partis peaufinent dans l’absolue discrétion leurs stratégies. Si certaines formations politiques n’ont pas à s’inquiéter pour ce qui est de leur assise, d’autres particules ont par contre de sérieux soucis à se faire. Il y en a qui attendent profiter des autres pour se mettre un peu à l’abri.

Concernant le RPT, avec ou sans alliance, ce parti est serein quant à l’issue  du scrutin à venir.

C’est dans cette atmosphère que l’UDS-TOGO a tenté sans convaincre de tracer les pistes qui s’offrent à elle. La dernière sortie du président de ce parti semble nous intéresser à plus d’un titre. Suivant le schéma de M. Antoine Folly, il s’agira pour sa formation qui n’existe que de nom d’apporter son massif soutien au président Faure et non au RPT. C’est tout simplement ahurissant et choquant et même injurieux. Quand on n’a pas une conviction à défendre on ne s’adonne pas à de pareils cafouillages. Comment peut-on soutenir un homme qui plus est, reste et demeure président de parti sans avoir d’égard pour sa formation. Antoine Folly, l’homme aux mille et une frasques ne cessera de nous étonner. Il y a un sérieux tourbillon qui le trimballe à son corps défendant dans tous les sens et ce n’est au RPT qu’il s’agrippera pour se tirer d’affaires. Où a-t-il laissé son partenaire chéri de toujours qu’est l’UFC pour venir aujourd’hui chercher à soutenir le président ?

          Si le ridicule tuait,  certains hommes politiques de la trempe d’Antoine Folly cesseraient d’exister. On a encore en mémoire ses écarts de comportement dans la salle Fazao à l’ouverture de la conférence nationale. Jouant au dur, au caïd, il n’a pas daigné se lever à l’entrée du président Eyadema dans la salle. On a aussi en mémoire comme si c’était hier, la haine qu’il nourrissait à l’égard de tout ce qui ressemble de près ou de loin à la sensibilité présidentielle. Il avait certainement cru à l’époque, que c’en était fini pour le régime. Mais au fil des mois, les populations apprendront à mieux connaître ces messieurs de la Salle Fazao qui étaient gonflés à s’éclater et qui n’avaient aucun idéal pour leur pays si ce n’est de venir se faire une santé financière et rattraper leurs nombreuses années passées en Europe dans l’absolu dénuement.

Notre Monsieur UDS-TOGO avait juré qu’il ne mettrait jamais pieds à Lomé II. Quelle ne fût notre surprise de constater que l’homme a opéré un spectaculaire revirement d’humeur en voulant faire partie de la délégation de l’opposition qui devrait être reçue à Lomé II par le président Eyadema. 

En définitive, le parti d’Antoine Folly peut chercher ailleurs qu’au RPT. Ce dernier est une machine qui se suffit pour vouloir encore se surcharger avec des fardeaux tels l’UDS-TOGO. Le président Faure est RPT et comment peut-on prétendre soutenir lui seul pris isolément sans son parti ? L’intention est seulement funeste et destructrice. Bizarrement, l’homme qu’on voudrait soutenir a goutté un peu aux frasques du président de l’UDS-TOGO.

En effet, pendant son passage éclair dans le gouvernement, Antoine Folly s’est comporté comme un éléphant blessé dans une vitrerie. Tous ses cafouillages et décisions bancales, il les mettait sur le dos du Président Faure. Une façon bien subtile de régler des comptes du papa au fils. En tout cas, Antoine Folly peut aller vendre sa « massif » soutien ailleurs qu’au RPT et à son Président.

Sous un autre aspect, ce que Antoine Folly entend expérimenter avec Faure a lieu déjà sur le terrain. On voit des associations aller s’afficher comme soutenant la seule personne du président Faure sans être du parti RPT. N’est-ce pas là des incongruités qui mal gérées peuvent causer un sérieux tort au parti dans certaines contrées. Il faudrait que les responsables du RPT fassent extrêmement attention  à ces attitudes qui tendent à devenir la mode ces derniers jours.

D’ailleurs, face à ces rumeurs, à ces tourbillons de supputations qui tourmentent le parti, n’est-il pas temps qu’il fasse enfin son congrès pour désigner son candidat pour la prochaine joute électorale ? D’autres partis ont donné le ton, il faut que le parti du Président s’inscrive aussi dans cette logique pour  faire taire tous les malveillants bruits qui courent sur lui.   

Ben Tchak


Au-delà des considérations d’ordre stratégique : Le talon d’Achille du RPT

          « Cette formation a tout pour rayonner mais, il règne en son sein un énorme gâchis. Une utilisation galvaudée des ressources humaines et une communication bancale font que ce parti n’arrive pas à évoluer normalement dans ce monde moderne. On dirait même qu’à l’intérieur de ce parti, les gens ont peur des compétences », a laissé entendre un vieil observateur de la scène politique nationale, parlant du RPT. Selon lui, au sein de ce vieux parti, ceux qui militent par conviction se comptent du bout des doigts. Les militants de la 25ème heure déconnectés des réalités du parti veulent paraître ce qu’ils ne sont guère. Leur fougue est plus mue par les intérêts que par leur réelle envie d’apporter un sang nouveau au vieux parti.

          En effet, en matière de handicaps, le RPT en a de sérieux qui pourraient à terme porter préjudice à sa survie dans le microcosme politique togolais.

Nombreux sont ses militants qui y sont pour flairer à tout bout de champ l’odeur des billets neufs et craquants. Malheureusement pour cette formation, ce sont eux qui ont pignon sur rue dans tous ses compartiments. Ils sont là à tout moment à échafauder des plans machiavéliques pour assouvir leurs ambitions mesquines même s’il faut marcher sur l’amitié, la fraternité et autres. Pour ces militants pas comme les autres, rien n’a plus d’importance que leur ventre.

          Dans un autre registre, tout semble indiquer qu’au RPT, la communication est le dernier des soucis des responsables et des militants. Avec l’arrivée du président Faure, la donne est en train d’être progressivement inversée. A cet effet, il faut saluer le travail considérable qu’abattent en ce moment les membres du bureau politique. Ceux-ci  bousculent les choses pour soigner l’image jugée opaque du RPT. « En matière de communication, cette formation a de sérieuses difficultés. Peut-être qu’étant au pouvoir et ayant les médias publics, TVT, Radio Lomé, Radio Kara et Togo Presse avec soi, le parti se dit que ça ne vaut plus la pêne de disposer d’une cellule de communication digne de celle d’un parti moderne. Sinon, au CAR et à l’UFC, nous connaissons des chargés à la communication mais au RPT nous n’en connaissons point. », a fait savoir un jeune sympathisant de l’opposition.

          Bientôt la présidentielle le RPT a tout à y gagner si ses premiers responsables prenaient sur eux de revoir le mode de fonctionnement de leur formation. Dans ce monde moderne où  la communication a une place prépondérante et les ressources humaines, un rôle central incontournable, tout parti aspirant à gagner d’une façon durable les cœurs des électeurs doit se débarrasser de l’archaïsme, de l’improvisation et surtout des pratiques malsaines qui consistent à  sacrifier les vraies compétences sur l’autel des considérations dignes de celles d’un clientélisme qui ne dit pas trop son nom.  En tout cas, l’UFC sachant bien qu’il se pose un réel problème de communication au sein du RPT, exploite ce terrain pour porter des coups à ce parti. Il reste à l’UFC de dire haut que, c’est le RPT qui envoie des moustiques piquer son leader dans sa chambre.

          Ali Baba


Entre survie personnelle et envie de servir le pays : Le candidat Kofi Yamgnane a déjà fait son choix

Le franco-togolais ou le togolo-français (à chacun son choix) Kofi Yamgnane, depuis le 05 février 2005 n’a eu de cesse d’afficher ses intentions sur son pays d’origine le Togo. Ces intentions sont tout simplement  tristes au regard du passé de l’homme. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Yamgnane est un phénomène de société, un monsieur qui veut paraître ce qu’il ne sera jamais.

Yamgnane et son manque d’égard pour les Togolais

          Après son baccalauréat en poche, le monsieur atterrira en France où il connut un très brillant cursus estudiantin comme d’ailleurs de nombreux Togolais de sa génération. A la fin de son parcours, et quand sa terre natale avait le plus besoin de cadres formés pour son développement, Yamgnane sans état d’âme va opérer son choix. Il optera de servir la France. Il va connaître une ascension fulgurante avec pour consécration,  sa nomination au poste de secrétaire d’Etat sous la présidence de François Mitterrand ; c’est dire que l’homme a passé le clair de son temps à servir la France oubliant sa terre d’origine. Yamgnane peut-il la main sur la conscience nous dire ce qu’il a fait pour son pays quand il vivait ses beaux jours en France ? Sa fameuse ONG Aide et Action a eu une durée de vie d’un météorite. Après cela, c’est le zéro pointé, il s’est préféré et a préféré la France aux Togolais et au Togo.

L’épave et le pouvoir

Comme le dirait quelqu’un, Yamgnane à son avenir derrière lui. Il a fait sa jeunesse, utilisé ses forces pour créer une certaine prospérité ailleurs. Maintenant qu’il est usé, il veut demander le concours des Togolais pour entretenir ses vieux jours. C’est un criard manque d’égard pour les Togolais. Il y a quelque temps, le pouvoir n’intéressait pas autant Kofi Yamgnane. Aujourd’hui, qu’est-ce qui a pu changer chez notre ingénieur pour opérer à ce grand virage et courir derrière le fauteuil présidentiel ? La réponse est  toute simple : le besoin. L’homme veut que le Togo l’aide à gérer ses vieux jours et à se faire une certaine santé financière. Pour ce faire, il ne cesse de passer par des moyens déloyaux pour parvenir à cette fin.

En effet, Kofi Yamgnane ne rate pas la moindre occasion qui s’offre à lui pour jouer au pyromane. Il le fait avec dextérité comme s’il était possédé par le démon de la destruction. Le « sage » Yamgnane que le « Vieux baobab de Lomé II » recevait en audience et qui n’hésitait pas devant les micros à s’adonner à un délire de louanges est devenu comme par enchantement un personnage dont la bouche crache du venin sur le bilan de feu président Eyadema. Cette parenthèse montre le peu de sérieux qui anime l’homme. Ce qui voudra signifier qu’il n’est pas sincère et conséquent avec lui-même. Voilà un peu le profil de ces messieurs qui aspirent à nous diriger un jour. Ceux qui se laissent émouvoir par les propos trompeurs de l’homme ne mettront pas un long temps pour le découvrir sous son vrai visage. Son obsession pour la présidence de la République est mue plus par le besoin que par une vraie envie de travailler, de servir le Togo.

Il est Togolais et il peut saliver pour la présidence, la constitution lui donne le plein droit mais sa première priorité quand il aura posé son postérieur sur le fauteuil sera de se faire construire une maison, chose à laquelle il n’a jamais songé quand il se la coulait douce dans le gouvernement français. Yamgnane est un homme d’ailleurs qui est arrivé réussir en France et ne doit pas tourner le dos à cette France. Maintenant que ses revers se multiplient au pays de Sarkozy et ce, à une infernale cadence, M. Yamgnane commence subitement par avoir un cœur qui bat pour le Togo et les Togolais.

Nous ne visons pas à faire mal à un monsieur que nous respectons bien mais à refuser que des individus pour leurs ambitions nous prennent pour des idiots. Nous devons apprendre à discerner les bonnes graines de l’ivraie à l’approche de 2010.

Ben TCHAK


Dépénalisation du délit de presse : Les deux parrains de la liberté de la presse au Togo

La communauté internationale a décrété le 03 mai, journée de la Liberté de la presse. Cette journée permet de passer au crible l’état de la liberté de la presse de par le monde. Il y a quelques temps encore, le Togo était pointé du doigt comme un pays liberticide. Le 3 mai était une occasion rêvée pour charger et accuser le régime. La démocratie allant de paire avec la liberté de la presse, des cas qui ont trait à cette entrave, servaient d’alibis pour dire que tout balbutiait dans notre pays en matière de démocratie. Cette fâcheuse tendance devrait être inversée pour sortir le pays de la ligne de mire des défenseurs de la liberté de la presse.

En 2003, M. Pitang Tchalla alors ministre de la communication s’est vu confier la lourde mission de révolutionner le paysage médiatique togolais. Il fallait un nouveau code de la presse qui dépénaliserait le délit de la presse. La mission était délicate mais pas impossible à l’homme qui était aux commandes à l’époque du ministère sensible de la communication. M. Pitang Tchalla en dépit des dérapages qui avaient cours dans le monde de la presse privée togolaise va prendre un risque historique. Sous sa direction, il sera procédé à l’élaboration d’un nouveau code de la presse avec à la clé la dépénalisation du délit de presse. Le ministre Pitang expliquera au Chef d’Etat d’alors, feu président Eyadema tout le bien que l’image du pays prendra avec ce nouveau code. Lui faisant entièrement confiance, la machine de la douce révolution dans le milieu médiatique national s’ébranlera pour le plus grand bonheur des journalistes togolais.

Le nouveau code ainsi élaboré n’aura rien à envier à ceux existant dans les pays de longue tradition démocratique et de liberté de presse. Pour une première fois, le Togo sera cité en exemple comme l’un des rares pays d’Afrique à avoir un code de la presse respectant la personnalité du journaliste.

Aujourd’hui, l’histoire est en passe de donner raison aux précurseurs de cette douce révolution. Eyadema n’est plus de ce monde, mais à César ce qui est à César. D’où il se trouve, Eyadema doit se frotter les mains d’avoir osé. Comme ce fut le cas de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) en 1989, dont le nom Agboyibo est intimement lié parce que feu président lui en avait confié la charge, la dépénalisation du délit de presse a pour géniteurs Eyadema et Pitang Tchalla.

C’est avec une fierté sans cesse renouvelée que le Togo célèbre la journée du 03 mai. Déjà sous le feu des critiques des organisations de défense de la liberté de la presse, le pouvoir a posé des actes qui ont changé positivement ce cliché pas très reluisant pour le pays.

Cet acquis est irréversible, il appartient aux journalistes togolais de se montrer responsables, professionnels pour mériter vraiment ce code.

En tout cas, la postérité sera reconnaissante à feu président Eyadema et au ministre Pitang Tchalla d’avoir cru en quelque chose qui s’annonçait comme un mirage dans le paysage médiatique togolais.

Halirou


Cris de détresse à la douane togolaise : Le DG Bidamon abandonne les retraités à leur triste sort

L’occasion du 1er Mai 2009 nous a permis de découvrir certaines tristes réalités des douanes togolaises. Jusque-là, nous pensions comme tout le monde que tout baigne pour nos amis douaniers qui ont toujours contribué à renflouer les caisses de l’Etat. Mais, les propos de quelques retraités des douanes qui avouent avoir été oubliés par l’administration et des informations pas du tout gaies en provenance de la direction générale des douanes nous poussent à nous interroger sur la sincérité des réformes promises depuis au sein de l’administration douanière.

« Notre patron en tout cas, se moque éperdument de notre sort. Depuis que celui-ci a été nommé à la tête des douanes, il ne fait que multiplier des bourdes préjudiciables à la politique du chef de l’Etat. Il est imbu de lui-même et expédie les choses avec arrogance et mépris. Contrairement aux DG qui l’ont précédé, l’actuel ne pense qu’à lui-même et à ses proches».

C’est en ces termes que s’est exprimé le vendredi 1er Mai denier un cadre  retraité de la douane. D’après celui-ci, de 2007 à 2009, tous ceux qui sont admis à la retraite n’ont perçu aucune prime de départ qui est de 100 0000 F CFA toutes catégories confondues. Véritables laissés pour compte, ils sont une cinquantaine à être concernés par ce cas comprenant les vagues de départs à la retraite de 2007, 2008 et de Janvier 2009. Bientôt, celle  des retraités d’octobre 2009 viendra s’ajouter au lot.

Cette affaire commence par inquiéter plus d’un au sein de l’administration douanière car, d’un jour à l’autre, tout le monde sera appelé à faire valoir ses droits à  la retraite, y compris le DG qui semble aujourd’hui faire la sourde oreille face aux sollicitations de ses cadres retraités.

En dehors des primes de départ à la retraite, il y a la mutuelle de santé qui, d’après des sources dignes de foi, est bloquée d’accès aux agents retraités sans aucune explication. Or, ceux-ci ont tous versé leurs cotisations pour pouvoir jouir des services de cette mutuelle.

D’autres sources concordantes indiquent que les agents admis à la retraite à compter du mois de Janvier 2009 n’ont même pas eu de la direction générale leur arrêté d’admission à la retraite. Le DG Marc Ably Dèdèriwè Bidamon s’est contenté de le leur signifier à travers une note de service. Ce qui selon eux, est un manque d’égard à leur endroit car la procédure normale recommande que les agents aient leurs arrêtés d’admission à la retraite par voie hiérarchique.

Ils confient ne pas comprendre pour quelles raisons la direction générale les traite comme de vulgaires employés. A les en croire, ils ont été contraints de se diriger vers le Ministère de la Fonction Publique et des Réformes Administratives pour chercher eux-mêmes ce document qui va leur permettre de constituer des dossiers afin de bénéficier des pensions.

Parlant des actions,  les retraités, aidés des responsables du syndicat des douanes, disent  avoir mené plusieurs démarches auprès de la direction sans suite. « A chaque fois, le DG ne fait que nous envoyer paître en arguant que ce n’est pas sa priorité en ce moment », a déclaré un agent dans ce cas. Un bon chef n’abandonne jamais ses éléments quelles que soient les circonstances.

          Le syndicat des agents des douanes dit être débordé par les sollicitations des uns et des autres et appelle au sursaut patriotique des premiers responsables des douanes togolaises.

« De toutes les façons, en continuant sur sa lancée actuelle, notre DG va briser les espoirs nés suites à sa nomination et partant, faire de nombreux aigris à la douane », a fait observer un autre agent. Pour lui, à l’approche de 2010, le DG Marc Ably Dèdèriwè Bidamon devrait plutôt aider le chef de l’Etat dans sa quête quotidienne pour honorer ses engagements sur le front social. « Nous savons qu’il n’a jamais souffert pour se faire recruter dans la Fonction Publique mais, qu’il soutienne au moins les efforts de l’autorité qui a placé sa confiance en lui », a révélé un agent parlant du DG Bidamon.     

C. R.


Corbeille

Les mêmes partout

Présidents d’association, d’ONG ou membre tout court et en même temps responsables dans beaucoup d’autres organisations. Parfois, il leur arrive de préciser être ailleurs à titre individuel pour éviter tout amalgame.

Au Togo, nombreux sont ces « poly compétents » ou « supermen » à animer nos réseaux, fédérations, ONG et associations. La dernière fois, une source a parlé du cas d’un tonton qui est à la fois président de deux réseaux membres d’une fédération d’organisation en lutte pour la défense des droits de l’enfant. Il semble que c’est au sein du FODDET (Forum des Organisations de Défense des Droits de l’Enfant au Togo) qu’une telle prouesse a été enregistrée. Sans blagues, de pareilles compétences capables de faire tout à la fois, le pays en a besoin pour se remettre sur les rails. Mais au même moment, nous disons un peu de sérieux quand même. « Qui trop embrasse mal étreint », a-t-on l’habitude de dire. Comment des organisations dont les animateurs sont partout à la fois et nulle part pour dire vrai, peuvent-elles être aussi efficaces ?

Si la plupart des organisations dites de la société civile ne s’amusaient, elles n’allaient permettre de telles choses dans leur rang. Sinon, comment peut-on être à la fois au four, au moulin, à la cuisine et à la douche pour escompter produire de bons résultats ? Ceci a amené un vieux à l’interrogation suivante : « ces individus qui veulent se retrouver partout à la fois sont-il mus par les intérêts des organisations qu’ils animent ou guidés par d’autres raisons ? »

A eux de répondre pour situer les uns et les autres « jaloux de leur acquis ».

     Toujours au pouvoir

Si ça ne tenait qu’à nous, les Sodja allaient toujours garder le pouvoir Kpoo comme si de rien n’était.

Au moins avec eux, les gens sont aux pas et le désordre n’est pas permis. Et puis, qui a dit que nos amis militaires n’avaient pas le droit de briguer un mandat électif ? C’est qui même ?

Les juristes et autres spécialistes de la chose constitutionnelle ayant la phobie de tout ce qui porte treillis en ont décidé ainsi pour barrer la route du pouvoir aux hommes en armes. Mais, Dieu a voulu que les choses soient autres dans la réalité. Les civils gouvernent ou dirigent et aux militaires, le pouvoir. Qui pourra nous dire le contraire ? Que, ce soit au Togo ou partout ailleurs, la réalité du pouvoir est entre les mains de l’armée.

Quand les civils font « mazin mazin » avec leurs lois et autres gymnastiques intellectuelles, eux ils sont assis tranquillement et attendent les moments chauds pour siffler la fin de la récréation. Ça, s’appelle du pouvoir. En vérité et en vérité, ce sont les militaires qui sont toujours au pouvoir malgré le fait que ce soit les civils qui dirigent. Encore un exemple trop frappant : en Février 2005, quel constitutionnaliste ou juriste avait pu dire non et non au moment où les généraux remettaient le pouvoir au jeune Faure Gnassingbé ?

Trop de balivernes, chers messieurs et dames du corps civil, le vrai pouvoir se trouve dans les garnisons.

Le feu aux fesses

Depuis la découverte et la mise en échec du coup d’Etat en préparation, l’actualité nationale n’a jamais été aussi riche. Chacun y va de son chemin avec un mélange de fantasme, d’humeur, d’état d’âme etc. Il y a dans ce lot, des individus qui très habiles distillent des informations contraires à la réalité existante sur le terrain. Le but visé est tout simple : mettre l’enquête en mal et faire pourrir la situation. Derrière Kpatcha, se cachent des hommes et femmes qui veulent en finir avec le régime. Sachant donc que les investigations les mettront à nu, ils essaient comme des forcenés de mettre des gens sur de fausses pistes avec des informations qu’ils distillent bien au sein de l’opinion. Sinon, pourquoi tant et tant de boucans, d’intoxications et de diversions quand on sait que la justice est là pour situer les responsabilités et rétablir les faits ? C’est à ce malsain jeu que des gens doivent s’abstenir de se prêter. A force de vouloir coûte que coûte trouver la parade aux allégations des uns et des autres, on finit par s’embourber dangereusement. Que les gens affirment, confirment ou infirment, c’est leur droit le plus absolu, la constitution leur concède mais au finish, il appartient à la justice de trancher.

     Le piège

          Faure est déjà de plain-pied dans le dernier virage de son quinquennat. Le parcours a été laborieux mais les acquis démontrent bien que le Président n’est pas aux commandes par hasard. Il l’est par conviction car sachant que son plan sera le bon, le meilleur pour le pays. Dans ce dernier virage, un événement bien triste est venu comme pour mettre un coup d’arrêt à la belle symphonie qui se jouait. Aujourd’hui, toutes les attentions sont focalisées sur les malheureux événements qui ont eu lieu dans la nuit du 12  avril et les jours qui ont suivi. Sans exagérer, cela participe d’un plan savamment concocté pour détourner l’attention de l’autorité sur le plus utile qu’est le développement du pays. Qu’on ne se laisse point distraire, le temps avance et bientôt le chef de l’Etat sera à la tribune de l’opinion nationale c’est-à-dire des populations pour défendre son quinquennat. Le coup de force manqué ne saurait à lui tout seul détourner les attentions pour qu’on mette sous éteignoir les vœux pieux des populations. Les jérémiades doivent continuer avec plus de force mais la justice seule arrivera à leur river le caquet et à calmer les ardeurs des oiseaux de mauvais augure.                      

Courrier 115 du mardi 28 avril 2009
Entre fermeté et clémence : Le grand dilemme du président Faure

La pièce qui se joue aujourd’hui qu’on peut baptiser « Affaire Kpatcha », n’a rien à envier aux tragédies cornéliennes. Au lieu que les héros soient un Rodrigue ou un Don Diègue, celui de l’affaire Kpatcha et Faure. Il doit souffrir le martyr, et perdre le sommeil parce que tirailler de partout. C’est un véritable dilemme qui doit ronger le chef de l’Etat.

Le cas présent et les réformes de la justice

Depuis la prise de pouvoir de Faure, les partenaires au développement du Togo ont compris qu’avec une justice forte, tous les indicateurs de développement peuvent virer au vert. Beaucoup d’argent a été mis pour rendre efficient le fonctionnement de cette justice. Celle-ci devra s’exercer de façon équitable aux serfs et aux rois. La justice a plusieurs vitesses ne doit plus avoir droit de cité dans notre pays. Face au coup de force manqué, Faure a opté pour la fermeté, celle qui ne doit pas être comparable à la force brute, des muscles mais à celle de la loi. La justice doit instruire de manière responsable et sereine cette affaire pour connaître les tenants et les aboutissants du complot qui devrait avoir lieu dans la nuit pascale.

          Etant le premier magistrat du pays, Faure ne devrait pas court-circuiter l’affaire dans son cours normal. Quel crédit le pays aura aux yeux des partenaires impliqués dans les réformes de la justice si le premier magistrat au nom de la famille et de la recherche de l’apaisement doit tout faire arrêter ? Le délit est grand, ce qui était en préparation pouvait faire basculer en mal le dessein de tout un peuple et remettre en cause de nombreuses années de privation.

          La justice doit établir les responsabilités, démanteler les fils d’araignée un à un. Ceci aura le mérite d’adresser un message clair aux éventuels candidats qui prendraient sur eux la liberté de choisir la voie de  la force pour prétendre prendre le pouvoir.

Le cerveau du complot est un frère du chef de l’Etat. Si la complaisance doit prévaloir qu’en serait-il si c’était un autre ?

Personne n’est au dessus de la loi mais une fois les responsabilités établies, la clémence du chef de l’Etat pourra intervenir.

« Les chiens d’une même concession peuvent se mordre mais pas jusqu’aux os », dit-on. Kpatcha Gnassingbé n’a pas voulu faire les choses au cours de ce complot de mains molles, et ce n’est pas une raison pour que la loi du Talion lui soit appliquée. Le Togo est sur l’irréversible voie de la démocratie et de l’Etat de droit. Cet Etat auquel nous aspirons tous a ses principes. Force doit être donnée à ces principes pour que n’importe quel quidam mû par on ne sait quoi n’opte pour les mauvais choix.

Faure va surprendre

          L’histoire de feu président Eyadema depuis 1967 jusqu’au 05 février 2005, doit édifier Faure sur les risques que confère le pouvoir. Il sait qu’une menace peut venir de n’importe où et à tout moment. Mais le détail qu’il a oublié ou mieux qu’il s’est fait violence pour ne pas admettre est qu’elle peut venir également de sa propre maison. Que la main qui a voulu le frapper soit celle de son frère, le choc doit être très grand chez lui. Ici ressurgit avec force la boutade de Voltaire qui dit en substance ceci : « Dieu, épargne moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en occupe ». Qu’il s’occupe de son ami et frère qui a été trompé au point de vouloir commettre une ignominie. Pardonner à son ennemi fait grandir et croître en estime. Qu’il accepte pardonner. Après la sentence qui découlera de la justice, Faure va surprendre. La vertu de la clémence prévaudra.

Halirou


Affaire Faure-Kpatcha : Ce que les Togolais ignorent

          Les événements de la nuit pascale ont failli faire sombrer dangereusement le pays qui doucement mais sûrement était en train de se remettre du long chemin de croix qui lui était imposé. En accédant au pouvoir, le président Faure était conscient de la densité et de la délicatesse du travail à abattre. Sans être déboussolé, il s’y est mis et les résultats sont là. Le meilleur est d’ailleurs à venir. Dans de pareils cas, on ne peut opérer de changements sans égratigner certaines susceptibilités.

En effet, le Chef de l’Etat s’évertue à opérer des réformes avec tact. Même s’il appartient à une famille, le président Faure par rapport à ses charges est plus comptable devant le peuple que vis-à-vis de ses familles biologique et politique. Pour des observateurs, c’est ce qui devrait l’amener à prendre une certaine hauteur pour éviter de faire amalgame entre les affaires de famille et celles du pays tout entier. Actuellement, personne ne souhaiterait être à la place du président Faure. Depuis plus de  quatre ans, l’attitude de retenue qu’il a toujours adoptée et qui faisait croire à un manque de charisme et de poigne, participait plutôt d’une volonté de gérer des humeurs et de ne pas frustrer.

          Aujourd’hui face à la gravité de la situation, il a opté pour la fermeté. Les Togolais ayant toujours été d’éternels versatiles, sont une fois encore montés au créneau. Les mêmes qui, hier taxaient le président d’être laxiste sont toujours ceux qui, aujourd’hui dans cette tentative avortée de coup d’Etat, crient à une exagération. Soyons sérieux ! Comment peut-on vouloir une chose et son contraire à la fois ? Seraient-ils à la place du président Faure qu’ils auraient applaudi et décoré les comploteurs?

Pourquoi douter du complot ?

          Les indices sont suffisamment graves pour que les gens continuent toujours de douter de la thèse de  complot visant à renverser le régime. Des armes ont été découvertes, des officiers en mission ont de leur propre chef rallié Lomé, certains ont même avoué qu’un forfait était en cours d’être exécuté. Quiconque essayerait de prouver le contraire, viserait seulement à divertir qu’à parler sérieux. Ceux qui réfutent la flagrance du complot se reprochent sûrement quelque chose. Pour ceux qui ne le savent pas, pendant un bon moment déjà, le président Faure a eu vent d’une telle préparation de complot. Sachant le nom de son frère cadet mêlé à la chose, il s’est toujours refusé de croire à une telle éventualité. Pour lui, cela émane des gens qui ont toujours voulu liguer son frère cadet contre lui. Aujourd’hui que ce qu’il réfutait s’est trouvé être vrai, fondé, vous conviendrez avec Faure que son attitude ne serait autre que celle qu’il a adoptée.

          Un autre aspect qui doit édifier. En effet, les affaires de la famille Gnassingbé ont toujours intéressé l’opinion nationale et internationale. C’est un « produit » qui se vend très bien. Il suffit seulement de chercher une histoire, de l’habiller et d’y associer le nom Gnassingbé pour que ça attire et intéresse. Comme si cela ne suffisait, les gens sont allés imaginer qu’il s’agissait d’un bluff pour faire diversion. Pensez-vous que le Chef de l’Etat va vouloir délibérément créer une histoire qui n’existe pas pour mettre sa famille inutilement au devant des projecteurs ? Avant d’être Chef d’Etat, Faure est issu d’une famille et le nom de  cette famille ne se marchande pas. Qu’on arrête alors de développer des thèses contre nature qui tendraient à faire croire que c’est un montage pour permettre à Faure de se débarrasser d’un adversaire gênant. Si le chef de l’Etat a consenti des efforts pour associer l’opposition  à la gestion des affaires de la cité d’une manière ou d’une autre sans en souffrir des conséquences, ce n’est de quelqu’un qui est de son parti, qui plus est son frère qu’il  se méfiera. Il est vrai que cette malheureuse affaire suscite d’intenses débats et que des gens voudraient voir le feuilleton perdurer mais  ce n’est pas en créant des événements de toute pièce qu’ils pourront arriver au bout de leur logique.

          Toute famille est comme le roseau qui ploie sans rompre, il en sera ainsi de la famille Gnassingbé dans ces difficiles instants. Les sinistres individus qui excellent dans des contrevérités veulent faire éclater cette famille, ils veulent en finir une fois de bon avec les Gnassingbé. La vigilance doit être de mise afin de déjouer d’éventuels complots car certains dans cette situation y trouveront  un terrain fertile pour envoyer leurs dards pleins de venin au pouvoir.

Les amis se signalent toujours dans les moments difficiles

          Cette épreuve a une fois encore permis aux Gnassingbé de connaître leurs vrais amis. Ils sont restés fidèles à la mémoire du père de la Nation et ils le restent au fils et à toute la famille. Que les gens ne soient pas du tout étonnés de s’apercevoir que l’affaire a été maîtrisée dans tous ses contours. Il y a eu des hommes de principes qui ont veillé et ont joué le tout pour le tout pour ramener la quiétude  dans la maison. Les mêmes qui hier à tort et de façon simple, qu’on accusait de faire monter d’un cran la méfiance entre les deux frères sont encore très actifs en prônant l’apaisement et la sérénité. Il appartiendra à tout un chacun de reconnaître dans  cette malheureuse affaire les pyromanes et les sapeurs pompiers.

          Comme on le dit en pays Tem : « Le cadavre sera enterré et la mouche s’en ira toute de honte couverte ». L’affaire Faure-Kpatcha est comme close et les pyromanes s’en iront voir ailleurs avec leurs bidons d’essences qu’ils déversaient dans les flammes.

Ben TCHAK


Mal nécessaire : La redoutable machine du RPT face à une nouvelle épreuve

          Pendant plusieurs décennies, le parti de feu président Eyadema a eu à frôler des  catastrophes. Atteindre le parti équivaudrait à déstabiliser le régime. Les gens se sont essayés avec toujours à la clé de patents échecs. A la fin de la conférence nationale, on était allé même jusqu’à vouloir signer le certificat de décès du RPT. A l’époque, fulgurante a été la réaction des militantes et militants de cette formation. Au sein même du parti, des éléments non moins influents ont tenté à leur manière de porter un coup fatal au parti sans succès. Dahuku Péré, Agbéyomé Kodjo en savent quelque chose. Le 05 février 2005, le géniteur du puissant parti s’en est allé de ce monde. Ceux qui courraient d’après le fauteuil présidentiel depuis des lustres ont pensé que le RPT  aussi s’en irait. C’était la similitude qu’il ne fallait pas établir. Des  divergences de taille peuvent être perceptibles au sein de ce parti au point de frôler la catastrophe, mais ils arrivent toujours à s’entendre sur l’essentiel au grand désarroi de leurs détracteurs.

          Le clou de ces coups fourrés a été ce qui devrait arriver dans la nuit pascale. C’est en effet, celui qui se revendique comme l’héritier du parti qui a voulu saborder les efforts de celui qui incarnait la force du RPT, le président de la République. C’est une première et des individus grisés par l’obsession du pouvoir y voyaient des signes avant  coureurs de la fin prochaine de l’hégémonie du  RPT.  Pour  ces pathétiques gars, un Gnassingbé en vouloir à un autre à un tournant aussi capital pour 2010, c’est que la messe est dite par anticipation pour le RPT. Leurs yeux brillaient déjà pour une prochaine alternance. Dire qu’ils ont prié pour que l’affaire perdure n’aurait pas été une exagération. Il s’en est fallu de peu pour que  les gens en fassent leur affaire personnelle et privée.

          Il est vrai que le parti RPT faisait montre d’un peu de signes de lassitude, les rumeurs fantaisistes sur le parti fusaient de toute part sans que cela n’émeuve. Les avalanches de radotages s’abattaient sans pitié sur ce parti sans que ses piliers ne trouvent à dire. Cette situation exaspérait déjà lorsque, comme pour ajouter à la confusion existante, un autre membre influent du parti a voulu déstabiliser le régime. C’était l’occasion à  saisir pour le coup de grâce. Erreur, fatale erreur que de croire la chose ainsi. Ce coup de force avorté apparaît comme un mal nécessaire pour le RPT. Cela a mis fin à une trop longue idée de la gestion du pouvoir par deux personnes (Faure-Kpatcha).

          La situation est sous contrôle et ce contrôle est exercé par Faure rivant le caquet aux experts en supputations. Dans l’épreuve, les responsables et militants du RPT se sont soudés les coudes.

Le RPT s’est lancé dans une folle course contre la montre. On a comme l’impression de se trouver en campagne tant l’effervescence est grande dans les rangs du parti. Aucun hameau si reculé soit-il n’est laissé au hasard, il faut une grande explication sur la nouvelle donne afin de prémunir les militants des intoxications et désinformations.

Des cadres du parti sont à l’assaut des différentes villes pour des séances de sensibilisation et des messages d’apaisement aux uns et aux autres.

Le RPT vient une fois encore de démontrer que, c’est dans l’épreuve qu’il sait mieux se comporter. Ça va chauffer sans exploser, peut-on dire. A présent, place doit être donnée à l’essentiel. Le temps avance et Faure sera bientôt à la barre pour défendre les acquis de son premier quinquennat.

Au delà de la gestion des humeurs de certains aigris, Faure devra absolument se remettre en cause. La perfection n’est pas de ce monde et tous les humains étant faillibles, le président devrait se faire une douce violence pour équilibrer les données de sa délicate équation. Son pouvoir en sortira grandi si, la juste mesure est enclenchée pour canaliser les états d’âme.

T. M. H.


Independance Day : L’UFC toujours égale à elle-même

          Le Togo a accédé à la souveraineté internationale il y a 49 ans. La liberté dont nous jouissons aujourd’hui est le fruit de l’effort collectif de nos parents qui ont dit « assez » aux colonisateurs blancs. Dans ce triangle de 56.600 km2, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, des patriotes ont versé leur sang pour l’avènement d’un Togo libre et respecté. Malheureusement depuis quelques temps, cette fête de l’indépendance a comme perdu de sa verve face aux dangereuses récupérations qui sont faites autour d’elle.

          Certes, dans un passé récent, cette date a été comme étouffée lui faisant perdre sa véritable substance. Cette situation n’a pas trop perduré, le tir a été corrigé et le 27 avril est célébré avec faste un peu partout. Aujourd’hui, c’est malheureusement une formation de l’opposition qui joue aux trouble-fêtes faisant mal à l’essence même de cette fête.

Morbide récupération d’une date

          L’UFC grandit en âge mais paradoxalement, le parti ne s’assagit et est en passe de croître en bêtises. Le 27 avril n’est pas l’apanage d’un seul individu.  La  lutte pour l’obtention de l’Indépendance avait abouti à cause de la synergie dans les actions des uns et des autres autour d’un leader. Que devrait faire Sylvanus Olympio pris isolément sans le concours des syndicats, des femmes, des autres partis ? Pas grand-chose en tout cas ! Le destin a voulu que ce soit lui qui conduise le pays à cet instant précis de son histoire. Avec lui ou sans lui, ce qui est irréfutable, c’est que le Togo devrait accéder à son indépendance fût-il un 27 avril ou une autre date. C’est tout simplement triste et malheureux la tentative de récupération que l’UFC tente de faire de cette date de notre indépendance. Au nord, au sud, au centre, à l’est et à l’ouest, des gens ont versé leur sang pour cette liberté. Aujourd’hui que les Togolais tentent de renouer avec leur histoire, la vraie, il se trouve une UFC aussi arrogante et provocatrice pour faire les choses à sa guise comme si elle détenait l’âme du pays. Si on n’était pas poli, on dirait tout simplement que c’est bête. Défiler ou mieux manifester conformément au programme officiel diminuerait-il quelque chose à ce parti ? Pour nos pathétiques dames et messieurs de l’UFC, ça sonnerait peut-être comme une allégeance au pouvoir.

          Au même moment où on s’efforce de nier l’évidence, Gilchrist Olympio au cours d’une audience que Faure lui a accordée à la Présidence de la République a lâchée ceci : « Mes respects M. Le Président ». Qui trompe qui dans tout ce cinéma ? L’UFC est en train de brûler le peu de crédit qu’il lui reste.

          Pour ce parti, quand le RPT dit que le soleil se lève à l’Est, il faut soutenir le contraire, c’est-à-dire nier en bloc cette vérité générale. On peut être de l’opposition et s’entendre sur le strict minimum avec le pouvoir. Malheureusement, au Togo les partis qui se comportent en délinquant, en voyous ont souvent le vent en poupe et on maintient ainsi le cap de l’entêtement, de l’affrontement.

L’UFC aspire un jour à diriger, et pourtant !

          Ne fais pas à autrui  ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. Cette maxime sous-tend toutes les actions que tout être humain doit mener. A moins que l’UFC ne se confine à jouer son sempiternel rôle de parti d’opposition. Si elle pensait un jour diriger, il y a longtemps qu’elle se serait départie de certaines vilaines habitudes.

          Prenons cet exemple : l’UFC au pouvoir et le RPT dans l’opposition.  Que dirait l’UFC si le RPT entreprenait des activités parallèles à son programme officiel ? Ce que l’UFC est en train de créer lui reviendra d’une manière ou d’une autre comme un boomerang un jour. Elle récoltera ce qu’elle aura semé.

          Soyons sérieux, on peut être opposant en gardant ses pieds sur terre. Que l’UFC prenne exemple sur le CAR, la CDPA, la CPP ; des partis lucides et responsables.

          Pour ce 49ème anniversaire, l’UFC n’a pas créé l’événement, elle s’est plutôt ridiculisée.

          Quant au pouvoir, il est d’une criarde complaisance à l’égard de cette célébration parallèle. Il faut arrêter cette pagaille, nous sommes quand même dans une République où certaines humeurs ne doivent pas primer sur le respect dû aux institutions.

C.R.


Renseignements et sécurité au Togo : La première source de pouvoir entre archaïsme et modernité

          Les services de renseignements et leurs homologues de sécurité ont un point commun : celui de garantir la quiétude au sein de la population et ce, en déjouant tous les complots contre la sécurité de l’Etat. En tout temps et en tout lieu, les renseignements et la sécurité ont été toujours liés comme des jumeaux. Ils constituent un pouvoir considérable au point d’être  redoutés par les hommes de pouvoir eux-mêmes.

          Les risques de manipulation sont tout aussi grands dans ce domaine où les hommes peuvent faire intervenir leur émotion à tout moment afin de sauvegarder leurs intérêts.

          En effet, les spécialistes des renseignements s’accordent à reconnaître que, dans ce milieu complexe, il n’y a pas de place pour l’amateurisme.

          Au Togo, chaque jour que Dieu fait, le patron des services de renseignements doit rencontrer le Chef d’Etat pour un briefing journalier. Ce privilège est ainsi accordé au  chef de l’Agence Nationale de Renseignements, le commandant Massina. Des sources parlent de 06 heures l’intervalle d’heure dans lequel le président doit être à chaque fois briefé sur tout ce qui a été tramé ou en voie de l’être contre la sûreté de l’Etat dans la journée. Il semble qu’il appartient dans ce cas au Chef des services de renseignements de présenter la situation globale au président qui a la latitude de  trier les informations dignes d’intérêt.

          L’Agence Nationale de Renseignements coordonne en principe les activités des services de la gendarmerie, de la police, des douanes et de l’armée.

          Que ce soit dans les pays où la sécurité intérieure est constamment sous menace ou chez nous ici au Togo, la vigilance est de mise dans ce domaine ultrasensible où la moindre erreur peut être fatale. Les Américains, très pointilleux en la matière en savent quelque chose, eux qui écoutent souvent les conversations téléphoniques à travers le monde et arrivent à mémoriser les voix des  chefs d’Etat.

          Cultiver à l’extrême la discrétion et être à l’ombre, ce sont là les deux principales caractéristiques d’un agent de renseignements. Sans ces deux qualités, les renseignements n’existent plus. Cependant, l’agent de renseignements n’est pas à confondre à un agent secret qui a des aptitudes et des missions beaucoup plus étendues. Revenons ainsi au cas de l’Agence Nationale de Renseignements du Commandant Massina.

          Comme dans toute entreprise humaine, l’Agence de renseignement du Togo compte dans ses rangs de meilleurs agents, de bons, des moins bons et des médiocres. A ce jour, il est pratiquement impossible à un Togolais de désigner dans la rue les meilleurs éléments du commandant Massina. Plus efficaces et étant dévoués à leurs missions comme tout bon chrétien à la Bible, ces meilleurs agents cultivent la discrétion à l’extrême et ne tiennent à s’afficher nulle part.

          Comme leur nom l’indique, ils entretiennent le secret et sont à l’aise dans l’ombre. A ceux-là, nous disons mille et une fois bravo car leurs efforts ont permis au Togo de déjouer plusieurs complots qui auraient pu entraîner de lourdes conséquences pour le pays. Grâce à ceux-ci, le président a en temps record des informations fiables et sûres. Aucune œuvre humaine n’étant parfaite, ces éléments ne peuvent pas tout savoir. Autrement, ils seraient des « Dieux ». A côté des meilleurs qui se comptent du bout des doigts, se trouvent les moins efficaces et les médiocres, plus nombreux. Cette dernière catégorie d’agents de renseignements constitue le plus gros contingent de nos services.

          Qu’ils soient affectés à l’Agence ou qu’ils opèrent au sein de la police, de la gendarmerie ou de l’armée, ces derniers aiment de temps à autre s’afficher et adorent provoquer des situations pour se remplir les poches. Ce sont ceux qu’on appelle les « bitosards de la maison ». Spécialistes en coups tordus, ils sont ceux que les Togolais arrivent à identifier sans trop de peines.

          A la frontière Aflao, ces agents sont connus des riverains et des habitués de ce corridor à telle enseigne que tout le monde s’en méfie comme d’une peste. Dans ces conditions, quels renseignements crédibles on peut attendre d’eux ?

          Du vivant du « vieux Baobab de Lomé II », ces agents créaient des situations cyniques pour pouvoir s’en mettre plein les poches.

          C’est en fait leur cas qui pose problème au sein du service des renseignements. Il y en a qui sont même de mèche avec des trafiquants de tout genre auxquels ils fournissent régulièrement des informations moyennant des « enveloppes timbrées ».

          « A notre époque, la rigueur était la règle et l’efficacité dans la totale discrétion notre religion. Nos services étaient réputés dans la sous région à tel point que nos collègues recouraient régulièrement à nous pour un certain nombre de choses. Mais aujourd’hui, l’efficacité et la discrétion semblent avoir déserté les rangs de nos petits frères. C’est dommage de constater avec amertume que la République est sous menace permanente parce que certains de nos éléments ont décidé de sacrifier la sûreté de l’Etat sur l’autel de leurs gains financiers », a fait observer un ancien aujourd’hui au repos.

          Des sources concordantes indiquent en effet que dans la maison renseignements au Togo, tout le monde ne joue pas franc jeu. Le danger est-il déjà à nos portes ? En tout cas, il est du devoir de l’autorité de faire la part des choses. Entre le tout sécuritaire et l’amateurisme ou les faux jeux, le président Faure a encore le choix. Mais avant tout, il lui faut revoir à la hausse les crédits alloués aux renseignements.

          Car, quiconque sait tout ou presque sur les autres a un pouvoir immense. L’information est la première source de pouvoir, suivie de la richesse et de la puissance militaire.

C. R.


Promesses du Premier Ministre : La nouvelle stratégie de Gilbert Houngbo

Dans le système onusien, la communication requiert une place de choix. C’est ce que l’ancien monsieur Afrique du PNUD aujourd’hui premier ministre du Togo a voulu faire. Ainsi, dès l’entame de l’exercice de ses charges de chef de gouvernement, Houngbo a dévoilé ses ambitions de développement à travers des interviews, émissions débats et autres. L’homme sait communiquer ; il séduit plus d’un par la dextérité de son langage et aussi et surtout par son franc-parler.

Le Togo étant un pays atypique où on a toujours eu à prêter des intentions aux honnêtes gens, on a constaté malheureusement que certains propos du premier ministre Houngbo ont donné lieu à des interprétations tendancieuses. Quand le Premier Ministre dit avec foi et sincérité que c’est blanc, on tente par de honteuses contorsions de démontrer le contraire. On a encore en mémoire les commentaires  faits sur les «  six mois » dont il avait parlé devant les élus du peuple. Il avait alors promis de concert avec le patron de l’Exécutif, de changer de façon substantielle le vécu de ses compatriotes.

Comme s’ils le cherchaient, ils ont estimé que le premier Ministre a dit transformer le Togo en Eldorado dans six mois.

Aujourd’hui, face à cette façon peu honnête de ses détracteurs qui veulent le déstabiliser, le chef du gouvernement a opté pour une nouvelle stratégie. Nous pouvons baptiser cela, « l’offensive silencieuse ». Il s’agit pour le gouvernement sous la direction du premier ministre de poser des actes concrets, palpables, et quantifiables et ce dans le silence.

Cela marche très bien déjà. Le Togo est comparable à un pays en chantier. Les rues de la capitale présentent meilleur aspect, la lagune sera débarrassée de la vase de boue et des autres immondices qui polluent sont bassin. Nous sommes aujourd’hui en début de saison pluvieuse et les soucis des paysans se trouvent ailleurs que sur les problèmes liés aux engrais et aux semences améliorées. S’agissant de la gestion des périodes de soudure au cours desquelles on assiste à la flambée des prix de céréales, le gouvernement a armé l’ANSAT pour parer à toutes les éventualités. Avec une dotation de deux milliards de nos francs, l’ANSAT a pu constituer en un temps record un impressionnant stock reparti dans tous ses magasins sur toute l’étendue du territoire national.

Grâce à l’action conjuguée du président Faure et de son premier ministre, le Togo est dans la bonne ligne de mire des partenaires au développement. Des conventions de financements de projets se multiplient et dans peu de temps, les Togolaises et Togolais pourront réellement bénéficier des retombées de cette embellie.

L’impatience des uns et des autres, les deux responsables de l’Exécutif la comprennent et la trouvent justifiée. Mais il ne saurait en être autrement pour un pays qui a été littéralement étouffé par 13 années de ruptures d’aide. Aujourd’hui, cette reprise ne doit pas être synonyme de pluie de billets de banque sur le pays. Il faut se faire une certaine violence dans la gestion des fonds pour rassurer les partenaires. Mieux vaudrait rendre pérenne cette aide que de s’afficher glouton et mal gouvernant pour perdre le crédit de confiance qui apparaissait.

« Que vient-il chercher dans cette galère ? » s’étaient interrogés les Togolais parlant du premier ministre qui a quitté ses hautes charges onusiennes pour son pays le Togo. C’est plutôt un réel plaisir pour Houngbo de servir son pays. Il était conscient de la délicatesse de la mission avant de saisir le bras tendu de Faure pour l’aventure.

Ce qui est sûr, les acerbes critiques s’inscrivent dans la logique de ceux qui tiennent à critiquer mais mis face aux défis et aux réalités, ceux-ci perdraient leur langue et leurs repères. C’est tout de même malsain que des gens pensent comme si Faure et Houngbo se rendaient à leur boulot rien que pour se taper un bon sommeil.

Il faut être foncièrement contre l’avancée du pays pour continuer à charger les acteurs de l’embellie actuelle comme s’ils ne faisaient rien. En tout cas, pour avoir pensé pendant longtemps que l’étau de privation ne se desserrerait jamais autour du Togo on ne peut qu’être pris de cours face à l’heureuse tournure et péter dangereusement les plombs. C’est ce à quoi nous assistons quand de mauvais génies au lieu d’apprécier à leurs justes valeurs les efforts de l’autorité  multiplient tout par zéro. Où est alors cette fibre patriotique ? De toutes les façons, Faure et Houngbo ne se laisseront démontrer pour peu.

Khaled


Les rues de Lomé, un véritable casse-tête chinois

Lomé la belle ! Telle était l’admiration que créait notre capitale dans le temps. Mais, aujourd’hui peut-on encore lui attribuer le nom « Belle » face à l’état dramatique de ses routes, rues et ruelles. Depuis un moment, les rues de Lomé subissent des travaux de réaménagement afin de les rendre plus praticables. Mais on constate qu’à peine les pluies ont repris que leur état s’est détérioré. Ce phénomène n’est pas le premier du genre. En effet, il suffit d’entamer un travail de réaménagement des routes à Lomé pour que la pluie vienne tout détruire. L’on commence à se poser tant de questions tant sur la qualité des matériaux utilisés que sur celle des entrepreneurs. Sinon, comment peut-on investir des sommes considérables dans ces travaux et se retrouver toujours avec des résultats non satisfaisants. Le pauvre fonctionnaire ne sait plus à quel saint se vouer surtout aux heures de pointes. Sans oublier les taxi-moto (Zémidjan-man) qui voient leurs courbatures se multiplier.

D’autre part, pour apaiser le mal on utilise de la latérite. Ce qui est étonnant puisque nous parlons ici de la capitale et non d’un village. Si l’on doit seulement s’inquiéter sur ce point ce serait mieux. Le pire, c’est qu’au bord de ces routes s’installent de bonnes femmes qui revendent des nourritures. Quand on voit la grande poussière qui se soulève dès qu’un engin passe et la fièvre typhoïde aussi qui bat son plein dans les hôpitaux, il y a de quoi se lamenter.

Bazalia W. (Stagiaire)


Amer constat : Plus d’hommes « capables » dans la cité

          Elles sont de nos jours plusieurs à partager le même homme et ce, d’une façon informelle. Les femmes rencontrent de sérieuses difficultés pour pouvoir trouver un partenaire sexuel digne de ce nom et dont les intentions pourront s’inscrire dans la durée.

          Dans ce pays, un musulman pratiquant a vu sa fille convoler en noces avec un homme puissant et riche sans que ses corréligionnaires ne trouvent à dire. Si cet homme, un mécréant était pauvre, on allait évoquer la clause relative aux mécréants pour interdire un tel mariage. Cette parenthèse, pour montrer à quel point les hommes « capables » se font désirer dans notre pays.

          Tels des objets rares, ces hommes attirent les femmes. Ici, la beauté physique et morale n’a aucune considération. Seule la richesse ou l’argent compte.

          La semaine dernière, une bagarre a opposé deux maîtresses d’un homme marié dans le quartier Tokoin-Doumasséssé. C’est suite à cette dispute qu’un vieux du coin est arrivé à la conclusion qu’il n’y a plus d’hommes pour les femmes. Cette conclusion s’inscrit en effet dans la droite ligne de la triste réalité à laquelle font face les femmes dans la société d’aujourd’hui. De plus en plus nombreuses à tourner autour d’un seul homme « capable » afin de profiter des miettes que celui-ci pourrait leur donner. Le spectacle devient encore désolant et révoltant lorsqu’une maman et sa fille se partagent le même homme. Où va la société avec de telles débauches ?

          L’autorité morale qu’est le clergé assiste impuissante à ce bouleversement négatif des mœurs.

          Le politique laisse faire au nom des libertés individuelles. L’argent a fini par imposer sa suprématie à tout le monde. 

Khaled


Corbeille

Arguments trop légers

La  dernière fois sur le plateau de la télévision nationale TVT, Mme Nathalie Manzinèwè Bitho parlant du chômage des jeunes a déclaré que les entreprises rejettent la jeunesse pour cause de manque d’expériences.

Ce qui a suscité en nous ce coup de gueule qui va suivre.

Ce n’est pas sérieux de la part des chefs d’entreprises et même des autorités telle Mme la secrétaire d’Etat auprès du PM chargée de la Jeunesse et de l’emploi des Jeunes quand elles évoquent le manque d’expériences pour expliquer en partie le chômage des jeunes.

Cela s’appelle l’hypocrisie.

Nous savons en effet  pour quelle catégorie de jeunes on brandit la pancarte : « sans expériences, plutôt s’abstenir de postuler ». Au Togo comme partout en Afrique et même dans le monde, tout jeune issu de milieux riches ou aisés n’a pas besoin d’expériences pour bosser. Que ce soit dans l’entreprise de papa ou ailleurs, personne n’osera lui demander ses années d’expériences avant de l’embaucher. Le plus souvent, c’est sur recommandation que ces filles et fils à papa et maman rejoignent leurs postes.

Ce n’est pas Mme Bitho qui nous démentirait. Manque d’expériences et autres balivernes sont pour les laissés pour compte, les enfants des pauvres. Sinon, la main sur le cœur, Mme la secrétaire d’Etat, peut-elle nous dire que son rejeton va être refoulé aux portes d’une entreprise au Togo parce qu’il est inexpérimenté. Pardon, qu’on cesse de nous rebattre les oreilles avec ces mots du genre : « manque d’expériences ». C’est trop léger comme argument.

Mme Bitho est-elle née avec des expériences en mains ? Et les patrons d’entreprises de la place, sont-il venus au monde nantis d’expériences à craquer ?

Pour acquérir l’expérience, n’est-ce pas qu’il faut commencer quelque part !

A la recherche de l’élan perdu

Il est de notoriété publique que depuis 1993, date à laquelle l’union européenne a suspendu sa coopération avec le Togo, le pays a vu son élan de développement sérieusement freiné. D’importantes sommes d’argent qui lui étaient destinées, ont été déviées pour d’autres cieux. On en était là quand le principal partenaire qu’est l’Europe a décidé de renouer avec Lomé entraînant du coup le retour d’autres partenaires tels le FMI, la Banque mondiale, la BAD etc. De Bruxelles à Paris en passant par Washington, Pékin, Tokyo, les autorités togolaises n’ont cessé de multiplier les opérations de charme en direction des bailleurs de fonds. Pour Faure et son équipe, il s’agit de tout faire pour permettre au pays de rattraper son retard.

Tout les Togolais savent à présent que leur pays a accusé un retard en matière de développement par rapport à ses voisins comme le Burkina, le Bénin et le Ghana.

Fini les projets mal conçus. Le président affiche de plus en plus sa préférence pour des projets dignes de ce nom susceptibles d’influer sur la vie quotidienne de ses compatriotes. En attendant, c’est le Wait and see du côté du Togolais moyen mais selon les proches du chef de l’Etat, bientôt ce sera le démarrage des grands chantiers. Le Togo va s’embarquer dit-on, dans une nouvelle ère pour retrouver son élan de développement d’ici à environ 5 ou 10 ans.

Trop tard messieurs !

Hier 27 avril 2009, le Togo a célébré dans la liesse le 49e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Du côté du pouvoir, un défilé riche en couleurs et en images a été organisé sur le boulevard de la nouvelle Présidence à Lomé.

Comme à chaque occasion de cette fête nationale, les héritiers de « l’Ablodé » ont aussi tenté  d’organiser leur fête à la plage face à l’hôtel de la Paix. L’UFC de Gilchrist Olympio a ainsi animé un meeting populaire sous le thème : « l’UFC en synergie avec toutes les forces du progrès pour le véritable changement en 2010 ». Lorsqu’un cadre du parti au pouvoir a eu  connaissance de cette manifestation de l’UFC, il s’est exclamé en ces termes : « Ces gens aiment prendre les autres pour des idiots. Nous savons à qui ce parti fait son clin d’œil. Alors que leurs stratagèmes ne trompent personne. C’est trop tard pour eux qui ont toujours claironné qu’il vont diriger seuls en cas de victoire ».

Il semble que le parti des héritiers déshérités (CAR) en veut tellement à l’UFC pour son mépris à son égard et son arrogance sans borne. Et parlant de forces de progrès, ce ne sont pas les autres comme la CDPA, la CPP et le PDR que Fo Gil et les siens considèrent comme des entités négligeables, qui vont s’aligner derrière l’UFC « pour le véritable changement en 2010 ».

          Sans prise sérieuse de langue avec d’autres acteurs comme le CAR, l’UFC ne pourra seule venir à bout de ce régime quarantenaire dont les racines ont poussé aussi dans les rangs de l’opposition. Nous savons de quoi nous parlons. Si l’UFC croit comme toujours  que c’est son arrogance et son mépris à l’égard  des autres qui vont l’aider à parvenir au pouvoir, qu’elle continue dans sa logique et on verra bien les résultats que ça va donner.

A côté de la plaque 

Suite aux événements douloureux des 12 et 13 avril derniers, la presse nationale et celle internationale se sont livrées à une course effrénée de ce qu’on appelle dans le jargon journalistique le scoop.

Chacun veut être le premier à apporter quelque chose de nickel et de neuf aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Dans cette course, il y en a qui malheureusement passent carrément à côté de la plaque. Ceux-ci, sans connaître grand-chose des deux frères Gnassingbé Faure et Kpatcha, se mettent à raconter du n’importe quoi. Il y en a aussi qui reprennent tels des perroquets ce que leurs confrères ont déjà dit et c’est sans un moindre recoupement. A part quelques hommes de médias qui détiennent des informations sûres et crédibles sur nos deux personnalités pour les avoir côtoyées, les autres qui se sont jetés dans la course ne connaissent pratiquement pas les deux frères Gnassingbé.

Ceux qui dissertent à tort et à travers sur Kpatcha Gnassingbé par exemple savent-ils de qui ils parlent ainsi ? De toutes les façons, tout le monde doit reconnaître que la réalité des choses est toute autre. Si la vraie vérité pouvait éclater pour situer les uns et les autres, chacun d’entre ceux qui parlent beaucoup en ce moment, va se la boucler.

Courrier 114 du mardi 21 avril 2009
Chronique d’un coup d’Etat manqué : Faure toujours seul maître à bord

Aucune excuse, aucun argument ne sauront justifier les funestes intentions qui animaient les comploteurs du coup d’Etat manqué. Aujourd’hui, les preuves sont suffisamment graves pour faire encore douter de la tentative de déstabilisation du régime du président Faure. Ce qui a surpris le plus l’opinion nationale et internationale, c’est le fait que le cerveau du complot soit un Gnassingbé. Ça choque et ça indispose toutes les bonnes consciences que cette famille ait atteint un tel degré de discorde. Dans son repos éternel, feu président Eyadema va se remuer car le feuilleton qui se joue actuellement a pour principaux acteurs, certains de sa progéniture. Pourtant, il leur avait inculqué les vertus sacrées de l’importance des liens familiaux.

En moins de cinq ans, les ennemis de la famille et du parti ont réussi à faire germer les graines de la haine, de l’intolérance entre les deux frères. C’est une bien douloureuse épreuve, mais elle est nécessaire pour entrevoir l’avenir avec maturité et sagesse. Le chaos tant attendu au sein de cette puissante famille n’aura pas lieu, les hommes ont voulu faire basculer le destin de tout un peuple mais le Bon Dieu en a décidé autrement.

Il  y a bel et bien eu tentative de déstabilisation du régime

Tout a été mené dans l’absolue discrétion par la gendarmerie nationale. Suite aux informations données par des services de renseignement étrangers, en l’occurrence ceux de la France et des Etats-Unis d’Amérique, un travail de fond a été mené par la haute hiérarchie de la gendarmerie au point de restituer tous les éléments du puzzle ayant trait au complot. D’après nos informations, c’était une course contre la montre depuis le début du mois de mars pour parvenir au démantèlement du réseau de cet inique complot. Bref, les choses ne devraient pas être faites de mains molles d’où l’impressionnant arsenal qui a été trouvé chez le cerveau du complot et les personnes impliquées dans cette honteuse besogne. Les suspicions, les rumeurs ont finalement donné corps à l’inadmissible tentative de complot visant à déstabiliser le pays.

Où était l’Agence Nationale de Renseignements ?

Nous sommes en droit de dire que l’Agence nationale de renseignements (ANR) a été d’une rare transparence dans le dossier. D’après les informations qui nous sont parvenues, du début jusqu’au démantèlement du réseau, l’ANR n’était au courant de rien. Normalement, dans de pareilles situations, il y a une certaine synergie de partage d’informations entre les différents services de renseignement.

Pourquoi a-t-on préféré coopérer avec la gendarmerie qu’avec l’ANR? Sûrement que nos services auraient montré certaines insuffisances ou bien ils n’inspiraient pas confiance pour qu’on leur confie une aussi délicate mission qui requiert une bonne dose de tact et de discrétion. L’on n’a absolument pas envie de jeter de l’huile sur le feu, mais depuis quelques temps déjà, l’ANR est sous les feux croisés de certaines critiques de la presse. On taxe l’Agence de laisser sa mission première pour s’adonner à autre chose. Vrai ou faux ? On ne le saurait. Mais à notre sens, rien ne saurait primer sur la sûreté de l’Etat.

La gendarmerie joue à fond sa partition

Dans ce coup de filet, le sérieux et le professionnalisme de la gendarmerie sont à mettre au devant. Elle a allié l’efficacité à la discrétion dans cette délicate mission. Tout aurait pu bien se passer jusqu’au démantèlement total du réseau si les échanges de coup de feu ne s’étaient mêlés de façon inopportune à l’événement. Il est triste qu’il y ait eu mort d’hommes mais tout compte fait, le pire a été évité. On n’abat pas comme ça l’avion d’un chef d’Etat sans que le pays ne bascule. L’exemple du Rwanda est là pour nous édifier sur nos choix.

 Historique d’une adversité entre les frères Faure et Kpatcha

La triste et moins reluisante situation à laquelle les deux frères sont parvenus était latente. La tension couvait déjà longtemps. En effet, au soir du décès du président Eyadema, pour une fois, les deux frères ont présenté le meilleur spectacle que l’on pouvait espérer d’eux dans une épreuve. Il fallait une symbiose dans les actions pour gérer la délicate situation. Malheureusement, cette complicité va fondre comme du beurre de Karité au soleil. A partir de là, de persistantes rumeurs vont alimenter les rapports entre le chef de l’Etat et son frère cadet. La presse privée nationale et celle internationale s’y sont abondamment mêlées. Des chefs d’Etat amis ont tenté à leur manière de calmer le jeu sans suite, les derniers événements étant illustratifs de ce patent échec.

Les rancœurs et les ressentiments se sont exacerbés suite à l’éviction de Kpatcha Gnassingbé du gouvernement d’après les législatives du 14 octobre 2007. Celui-ci se versera dans une cascade de démissions, de la présidence du Conseil d’Administration de la défunte SOTOCO en passant par la direction générale de la SAZOF. Il regagnera après l’hémicycle et se consacrera aux œuvres sociales à l’endroit de son électorat.

C’est Jeune Afrique dans sa parution N°2445 du 18 au 24 novembre 2007 dans un article intitulé : « Togo : Les frères ennemis » qui présentera ce déclic qui va sonner la fin de la trêve. Dans une enquête, les deux frères sont peints, les intentions dévoilées en des termes crus. Au regard des événements actuels, cet article apparaît aujourd’hui comme un écrit prémonitoire. La réaction de l’honorable ne s’était pas faite attendre. Dans un droit de réponse, Kpatcha Gnassingbé s’était indigné contre l’enquête et avait rejeté en bloc toutes les intentions qu’on tentait de lui prêter (lire en encadré le droit de réponse).

Au vu des événements de ces derniers jours, Kpatcha avait-il menti ?  L’intention lui était venue après ? Tout compte fait, l’homme a joué à fond sa comédie peut-être sous le coup de la pression des ennemis de la famille qui sont devenus comme par surprise ses alliés.

Sûrement, c’est avec un plaisir vicieux que la presse internationale se délectera de cette « salade » au goût fade qui met encore le Togo au devant des projecteurs.

Et pourtant, Faure était l’ombrelle de la famille

Comme on a toujours eu à l’observer un peu partout en Afrique, Faure est arrivé comme une ombrelle pour protéger les Gnassingbé. Les gens s’étaient quand même armés pour en finir avec cette famille à qui on colle par méchanceté et méconnaissance les maux minant le Togo. Normalement, un Gnassingbé quel qu’il soit, devrait œuvrer pour préserver l’image de la famille. Ce sont d’autres acteurs qui devaient faire feu de tout bois pour prétendre poser leurs postérieurs dans le fauteuil présidentiel. Tel n’a malheureusement été le cas. C’est plutôt un Gnassingbé qui s’acharne sur le pouvoir détenu par un autre Gnassingbé. Ça fait plus que désordre.

Kpatcha Gnassingbé, une autre victime

Kpatcha n’a pas eu la hauteur d’esprit d’éviter de mordre à l’hameçon de l’ennemi. Les flatteries ont eu raison de son esprit de discernement. « Tu ressembles beaucoup à papa, tu ferais un bon président, tu dois jouer à fond ta chance… » Tout ceci a fini par le griser et l’irréparable se produisit. Les ennemis de la famille, du RPT ont seulement conduit à la rupture Kpatcha pour que celui-ci serve de champ d’expérimentation à leurs coups bas. Le comble, c’est que, entre temps on a réussi à créer une belle diversion en voulant indexer certains honnêtes gens comme étant les faiseurs de malheurs, ceux qui jouent aux pyromanes dans les tumultueux rapports qu’entretenaient les deux frères. En procédant ainsi, c’était pour éloigner ces honnêtes gens qui pourront détecter les pièges et permettre aux deux frères de les éviter. En créant la suspicion, les ennemis briseraient les derniers remparts pour rendre vulnérable la famille Gnassingbé. C’est l’heure de savoir qui fait quoi et comment au sein de la famille.

Enfin, et même si Kpatcha avait réussi son forfait, est-il si sûr de garder le fauteuil ? Absolument pas. Les mauvais génies n’attendront que l’occasion propice pour l’éjecter sans ménagement du fauteuil tant convoité. Il y a péril en la demeure. Les différents acteurs au centre de ce feuilleton ont l’impérieux devoir de se ressaisir pour ne pas finir par se disqualifier aux yeux d’une certaine opinion.

     Le combat qui vaut aujourd’hui la peine d’être mené est celui qui va sortir du pays de sa situation de déliquescence avancée. Faure s’évertue à cette tâche avec son équipe. Il ne devrait se laisser distraire. Avec lui, tout semble indiquer que l’espoir est de mise et que le pays se portera mieux dans les années à venir.

     Ben Tchak


Suite aux événements des 12 et 13 Avril : La renaissance s’impose au RPT

          Le nouveau front que le pouvoir est obligé d’ouvrir pour sauver sa peau est en un de trop. A quelques mois seulement de la présidentielle, ceux qui ont toujours couru derrière le pouvoir sans grand succès, doivent se pourlécher les bambines. Ils y voient en ce différend opposant deux frères Gnassingbé, le signe avant coureur d’une éventuelle alternance. Ils ont regagné leurs lieux occultes de prières pour que la situation perdure aussi longtemps que possible car au finish, ils y en tireront meilleure partie. Grave erreur !

Certes, le pouvoir RPT a pris un coup mais ne dit-on pas que la force de ce parti réside dans sa capacité à retourner des situations difficiles. La case a brûlé en partie mais elle ne s’est pas consumée et le travail de reconstruction dépendra de la capacité des acteurs à déjouer certains pronostics.

          Cette crise, en est une de trop sur les frêles épaules du parti. A moins de dix mois du rendez-vous majeur de la présidentielle, on devrait concentrer ses énergies pour peaufiner des stratégies permettant au parti de gagner. Bien que le parti ait toujours eu une longueur d’avance par rapport à ses adversaires, les choses ne se passaient pas forcément comme du couteau dans du beurre. Aujourd’hui, le RPT va devoir mettre en veilleuse la présidentielle pour régler vite et bien la crise survenue après le démantèlement du complot de déstabilisation ourdi contre le pouvoir. La raison dans une pareille situation doit l’emporter sur la passion.

          Le RPT, comme on l’a toujours dit ne pétillait pas d’une solide santé. Des ressentiments, des rancœurs avaient eu un peu raison de la légendaire sérénité dont on connaissait au parti. Après la gestion de cette crise majeure, il va falloir que le parti au pouvoir procède à de sérieux réglages pour rassurer les militants et surtout la base des coins les plus reculés qui ne comprendront absolument rien de ce qui se passe. Avant, c’est le RPT qui subissait les attaques de l’adversaire mais aujourd’hui, ça se passe de façon interne au pouvoir. Il faut craindre la récupération et veiller à refaire rapidement le mur qui s’est lézardé pour éviter que des corps étrangers n’élisent domicile pour faire écrouler la barrière. Les malheureux événements de la nuit pascale et des jours qui ont suivi montrent que la garde a été baissée un tout petit peu. Ceux qui sont censés parer aux velléités destructrices de l’ennemi ont été mis pour un temps sous éteignoir ou mieux en veilleuse et c’était largement suffisant pour que des mains assassines injectent le venin destructeur au cœur du fruit.

          C’était l’épreuve de trop mais pour qu’une graine germe et donne de l’ombre et des fruits, il faut qu’il pourrisse d’abord.

          Cette épreuve marquera certainement la renaissance du parti au pouvoir. 

Ben Tchak


Fête nationale : Jour J-5 : Le plus grand scandale du Togo tout proche

L’intention de refaire la place de l’indépendance était bonne mais on s’y est pris un peu tardivement. Ainsi, les Togolais retiennent leur souffle sur ce qu’il en sera de cette place avant la date fatidique de la célébration du 49e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Les travaux actuellement en cours ne présagent pas de leur finition avant l’événement du lundi prochain. Les responsables en charge du chantier tentent de rassurer qu’ils seront dans le délai ; on veut bien les croire. Mais il suffit simplement de s’aventurer  vers les lieux pour se rendre compte de l’ampleur du travail qui reste encore à abattre. Avec 600 millions de nos francs, n’importe quel entrepreneur sera dans les mêmes dispositions de rassurer alors que sur le terrain, la réalité est autre. D’ailleurs, les pluies de ces derniers jours ne sont pas de nature à faciliter les données. Les ouvriers creusent et le lendemain ils voient tout englouti par les eaux de pluie. Ainsi, au lieu d’avancer dans les travaux utiles, on préférera faire face aux moins nécessaires. Comment a-t-on délibérément choisi d’entreprendre les travaux aussi tardivement et en saison des pluies ? Les entrepreneurs sont-ils sûrs de terminer les travaux avant le 27 avril prochain ? On aurait pu par prudence laisser le monument être dans son état et entamer les travaux aussitôt après la fête pour créer un meilleur cadre en vue des 50 ans de notre libération politique. Où le président ira-t-il réanimer la flamme de l’indépendance ? C’est l’interrogation qui retient actuellement les souffles. On pourra foncer mais les ouvrages à leur livraison, seront-ils de bonne facture et solides ? Pas si sûr, la précipitation ne peut rimer avec la qualité. Pour une fois encore, l’improvisation risque de créer le plus grand scandale que le pays n’a jamais connu : réanimer la flamme de l’indépendance dans les décombres d’un endroit en chantier.

En tout cas, c’est une réelle course contre la montre. La visite sur les lieux du premier ministre devrait booster les ouvriers mais non, à l’image des travaux de réfection du monument, ceux des routes, de la lagune et des caniveaux auront un sacré coup dans leur évolution.

Halirou

Courrier de la Republique #111 du mardi 24 mars 2009

Quand la candidature de Yamgnane mine la haute sphère des FAT : Des officiers Bassar sous les projecteurs

Kofi Yamgnane
candidat potentiel aux presidentielles 2010 au Togo

« Nous sommes au Togo et nous nous connaissons bien ». Ces mots sont d’un grand homme d’Etat togolais qui n’est plus de ce monde.

En effet, les Togolais étaient en train de s’acheminer tout bonnement vers l’échéance présidentielle lorsqu’un journal français du nom de « La lettre du Continent » est venu semer du doute dans les esprits des uns et des autres. De quoi s’agit-il alors ? Ce journal de renommée internationale, qui a eu ces derniers temps à couvrir des faits concernant notre pays, vient d’annoncer dans sa parution N°560 du 04 Mars 2009 l’information suivante : « Kofi YAMGNANE nouveau candidat à la magistrature suprême a reçu le soutien des officiers Bassar, notamment celui du Général Bouraïma BONFOH, ancien chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air ».

Tout d’abord, cette information est erronée et ne relève que du domaine de la désinformation, car cousue de contrevérités qui ne sauraient nous laisser indifférents en tant que Togolais.

Contactés, la plupart des officiers d’origine Bassar avouent n’avoir pas su quand et où ce présumé soutien de leur part a été apporté au candidat Yamgnane. « Je connais bien les miens et je sais qu’ils n’ont pas froid aux yeux. Si parmi nous, quelqu’un avait manifesté son désir de soutenir M. Kofi Yamgnane, il aurait pris soin de le dire à nos grands frères. N’écoutez même pas ces choses-là, car nous savons d’où elles émanent », a déclaré un officier Bassar affecté à la garde présidentielle.

Voici ce qui prouve que l’information relayée par notre confrère La lettre du Continent, est fausse. Le Général Bouraïma BONFOH dont parle l’article de nos confrères n’existe pas.  Le seul Général BONFOH connu à ce jour en pays Bassar est celui répondant au nom de Zakari BONFOH. Celui-ci est au repos à l’heure actuelle à Kabou, son canton d’origine. Certes, un officier supérieur Bassar s’appelle Bouraïma BONFOH, mais celui-ci est Colonel et non Général. Il est l’actuel chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air et en aucun moment, ce monsieur n’a été admis à la retraite. Il peut être contacté à tout moment à l’Etat-major de l’Armée de l’Air.

La manipulation est de retour avec son cortège que tout le monde connaît. Mais, le problème dans cette affaire est que tous  ceux qui se cachent derrière cet article de notre confrère, sont passés à côté de la plaque. Conquérir le pouvoir est difficile, mais user de la manipulation et de stratagèmes obscurs pour y parvenir et ce, en cherchant à brouiller les pistes, voilà ce qui est dangereux.

Les Bassar ont aussi droit au pouvoir comme tout le monde, mais ils s’en tiennent aux règles de la République pour y accéder. Ils ne sont pas aussi idiots pour  penser que, c’est en s’appuyant sur l’ethnie, qu’ils y parviendront. D’ailleurs, quel candidat aussi sérieux à la présidentielle peut naïvement croire que son ethnie d’origine peut influer sur les résultats des urnes ?

Aujourd’hui, ce sont les officiers Bassar. A qui le tour demain, surtout quand on sait que la présidentielle de 2010 est en jeu ?


Voyage à contre courant : Jusqu’où s’achèvera la raison de Faure ?
Le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé refuse-t-il d’assumer son destin ? La réponse peut être à l’affirmative si l’on essaie d’analyser certains faits et gestes du président Faure. Ce serait un peu rébarbatif que ce sujet refasse surface à intervalles rapprochés dans nos sujets d’analyse mais ce ne serait pas trop que de servir de lanterne pour éclairer. A chaque fois, il apparaît des éléments nouveaux qui, bien ficelés peuvent susciter un réel intérêt dans certains milieux. Ce n’est sûrement pas par hasard que Faure assume les plus hautes  charges de la République. Il y a malgré tout, une main invisible qui a contribué à le faire président sinon, après les événements malheureux subséquents à l’élection du 24 avril 2005, tout pouvait changer si Faure n’était pas l’homme sur qui le choix s’était porté. Par rapport au pacte secret scellé entre Faure et le «Faiseur de roi», le chef de l’Etat se doit d’assumer à fond les prérogatives qui lui sont dévolues.

Ainsi, après la présidentielle du 24 avril 2005 et tout son cortège des faits malheureux, il y avait  un impératif à poser des actes forts qui iraient dans le sens de l’apaisement, de la réconciliation. Certes, le président Faure n’a pas lésiné sur les moyens pour parvenir à cette fin. Des concessions que le parti au pouvoir ne pouvait accepter accorder à ses adversaires, ont été faites car pour le chef de l’Etat, si tel devait être le cas pour faire taire les ressentiments et ramener la confiance entre les filles et fils du pays, le pari n’était pas de trop. On est passé par tous les canaux pour parvenir à cela. Des rencontres entre pouvoir et opposition, celles bilatérales sous l’égide des hommes de Dieu à Sant’Egidio en Italie entre Faure et Gilchrist, sans compter les démarches secrètes allant dans le même sens. Il le fallait et la mayonnaise a semblé prendre. Cette mayonnaise permettra pour la première fois de l’histoire de notre jeune démocratie à toutes les forces politiques d’aller aux élections. Ce fut les législatives du 14 octobre 2007.

Comme pour dire au chef de l’Etat qu’il a assez mis son pouvoir en jeu et qu’il lui fallait assumer à fond ses responsabilités, le 14 octobre 2007 lui a permis d’avoir une bonne assise, en remportant de manière propre les 50 sièges des 81 mis en jeu à l’Assemblée nationale.

A partir de là, rien n’obligeait plus Faure à travailler avec tel ou tel autre d’entre ses adversaires.

Le refus de Faure d’assumer

Au lendemain des résultats des législatives, le RPT a été requinqué par le quitus qui lui a été donné de gouverner, d’assumer en toute responsabilité. Mais contre toute attente, on ira encore chercher des individus pour aider le RPT à assumer les responsabilités que le peuple lui a doublement confiées le 24 avril 2005 et le 14 octobre 2007.

Sous le vocable de gouvernement d’union, d’apaisement, de réconciliation etc. on verra naître un gouvernement « fourre-tout ». Des politiciens jadis agités tels des alevins dans l’eau se voyaient ainsi mis aux pas et à nu, par la force de ce scrutin du 14 octobre 2007.

Avec les valeurs dont regorge le RPT, on ira choisir ou même pêcher des messieurs de gauche à droite pour en faire des ministres. Quelle est la finalité de ce choix ? On ne le saurait pas.

Faure étant le seul comptable devant le peuple, qu’adviendra-t-il le jour des comptes ? Pourra-t-il se réfugier derrière l’ouverture pour justifier certaines insuffisances qui se constatent ? En tout cas, toute gymnastique pour justifier ses actes ne sera pas du tout aisée. D’ailleurs, c’est en ce moment-là que, ceux qui, tels des agneaux paissent dans la belle prairie du RPT changeront de peau pour devenir de dangereux fauves pour le pouvoir. Au fait, qu’a-t-on à vouloir ouvrir toutes les issues quand on n’a pas la chance ou la volonté de les maîtriser ?

Faure en train de charger l’arme de l’adversaire

La citadelle RPT est-elle prenable au jour d’aujourd’hui ? On ne saurait le confirmer ou l’infirmer. Mais ce qui est sûr, le parti au pouvoir est bien maîtrisé. Même si certains ne se prononcent pas ouvertement, ils savent la force de l’adversaire et sauront au moment opportun la parade appropriée pour lui tenir tête.  Si depuis l’année 1990 à un passé récent, l’opposition n’a pas joué le rôle qui est le sien, c’est par faute de moyens. L’argent étant le nerf de la guerre, c’est justement lui qui vient à en manquer le plus au moment décisif.

Pour s’être disséminé dans des ministères et directions apportant un réel bien être financier, ces opposants qui se la coulent douce aujourd’hui sortiront l’artillerie lourde que certaines faveurs leur ont permis de se doter pour mener un combat sans merci.

Les stratèges qui devaient flairer la chose et placer des garde-fous ont été écartés. Par ignorance ou à dessein, difficile de le savoir. Saura-t-on rectifier le tir quand le moment se prête encore pour ne pas regretter demain ?

 Khaled


Sortie politique ratée : L’UFC mesure la lassitude d’un peuple désabusé

L’Union des Forces de Changement est à son 2e contact avec son électorat depuis son premier cachet pour siéger à l’Assemblée Nationale, il y a deux ans. Elle était cette fois-ci à la rencontre de ses militants dans la commune de Lomé. La place Anani Santos a prêté son cadre à la manifestation qu’on a voulue grandiose.

Au menu, la présidentielle de 2010 et ses préalables.

L’instance dirigeante en a appelé à la mobilisation générale pour acquérir des conditions d’organisation d’une élection démocratique et transparente.

L’occasion pour les «guérilleros» Fabre et Isabelle, de s’illustrer une fois encore dans leurs aptitudes à inciter aux troubles sociaux « Nous ne parlons pas d’armes ni de gourdins …», et pourtant ils en parlent en omettant les machettes. Dans un enchantement Patrick Lawson renchérit : « Il n’est pas question de laisser entre les mains d’autrui son trésor. Nous avons reçu des consignes de nos frères qui promettent de rester à nos côtés, comme cela se passe ailleurs dans d’autres pays. Mais auparavant, il faut que nous-mêmes, nous soyions forts pour que nous puissions faire le préalable avant qu’ils ne nous viennent au secours ». Qui d’autre partagerait la souveraineté avec le peuple togolais pour venir interférer dans son choix qui transparaîtra des urnes en 2010 ? Et au même moment qu’on voudrait associer l’étranger aux aspirations du peuple, on refuse aux autres compatriotes de s’associer à la table de négociation : « Si le gouvernement se hasarde à forcer les portes et à faire entrer d’autres partis qui n’ont pas eu 5 %, ils discuteront entre eux »

Au delà du verbiage indigeste et lassant qui a meublé les interventions, le constat est le peu d’enthousiasme des paisibles Loméens à se laisser entraîner dans des aventures aux issues incertaines et qui ont préféré aller se détendre sur la plage insalubre que de venir suivre le sermon de marchands d’illusions. La magie des grandes foules quitte indéfiniment le prestige de ce parti. Malgré la propagande faite sur la participation effective de Gilchrist Olympio à ce meeting, le chiffre le plus complaisant sur l’estimation des participants est de 4000, soit moins du dixième de sa capacité habituelle de mobilisation, ou encore la moitié de celle d’une mobilisation spontanée du grand parti togolais, le RPT. Les populations en ont tout simplement marre et voudraient désormais se consacrer au concret et au réalisme. L’UFC par son 2e échec en 2 mois dans la mobilisation des militants de ses fiefs de Lomé, devrait se raviser sur ses choix et ramollir son langage, pour se conformer aux réelles attentes des populations.

          Le one man show est bien terminé, messieurs les rêveurs.

Tchak


Port Autonome de Lomé : La monarchie d’Adégnon et ses valets

Il y a quelques années encore, les agents du Port autonome de Lomé (PAL) ont poussé leur ouf de soulagement quand la direction a changé de main. Les intentions affichées par le nouveau promu marquaient une certaine rupture avec ce qui avait cours et l’on sentait une volonté d’opérer à des changements radicaux.

Ces « ouf » de soulagement doivent à présent céder place aux regrets. Il s’est fait que le visage affiché par le nouveau DG au tout début était charmeur et visait à endormir certaines consciences. Au jour d’aujourd’hui, sans exagération, l’espoir a fait place à la désillusion. D’abord, du côté de la gestion, des insuffisances criardes s’affichent. Grisé par une certaine suffisance, on a créé une clique sacrée, composée d’hommes et de femmes pour préserver contre vents et marées ses intérêts. On ne le fait pas à visage couvert mais à visage découvert. Quand des agents suent eau et sang pour faire bouger le port, il y a des individus qui, calés dans leur fauteuil pensent aux stratégies à mettre en place pour amasser des fortunes. D’ailleurs,  cela a contaminé certains des hommes de main de la clique qui se sont essayés avec la manière. Presque un milliard volatilisé comme de la fumée des caisses. Des « Madoff », nous en avons au port. Comme pour donner l’onction d’avoir bien fait le travail, la gentille et douce sanction de six mois de  suspension a été donnée aux indélicats mais heureux agents. Une façon de susciter des vocations de malversations.

Ensuite, on a comme l’impression qu’on veut rattraper un temps perdu. On mange au double râtelier, c’est la course à la fortune. On donne des marchés à des tiers par la main droite et on récupère les retombées par la main gauche. On a même appris, que certains protégés ont des affaires au Canada. Chaque année, avant qu’ils ne s’y rendent, un joli chèque les précède. Pour régler quelle livraison ou achat ? C’est le grand flou.

Enfin, ayant goûté aux délices de la chose, la clique des profiteurs du Port se verse à fond dans l’achat de conscience et de silence.

La bouche qui mange ne parle pas, dit-on. On expérimente plus que bien cette formule. Pour être vu et s’épargner  certaines foudres qui pourront conduire à une déchéance, on ne fait pas les choses dans  la dentelle. Des étrennes sont constamment envoyées à certains piliers dont on demande le soutien. Des liqueurs, des enveloppes, des bons de carburant, etc. Comme quoi, quand on mange, il faut penser aussi à des tiers qui peuvent intervenir en sa faveur au  cas où ça pétait.

Le paradoxe dans tout ceci reste entier. On s’évertue à maintenir certains dans l’absolu dénuement et au même moment, d’autres ont des trains de vie qui n’ont rien à envier à ceux des princes des monarchies du Golfe.

Ainsi se porte le port. L’opulence et la misère se côtoient. Le comble se trouve être le laxisme de certaines volontés à faire aboutir des  dossiers. En effet, le 1er mai de l’année écoulée, il était question de prendre des décisions pour changer le vécu des agents par l’adoption du nouveau statut. A l’époque, nos pauvres agents avaient applaudi à briser leurs phalanges, mais c’était l’autre bluff du puissant DG. Dans quelques semaines, nous voilà encore au  1er mai, on reviendra à la charge avec de nouvelles promesses pour endormir les esprits. Ainsi va le port du Contre Amiral Fogan Adégnon.  

Ben Tchak

 


La politique de deux poids deux mesures de la justice togolaise : Hermès da Silveira, un criminel financier et Bonin Andoch l’homme aux mains souillées de sang

          Les Togolais sont habitués à se voir imposer des choses qui sont le contraire de ce qui existe réellement. Des foutriquets qui ne sauraient constituer des modèles à suivre se font passer pour ces messieurs  propres, victimes d’un système. Quand la justice se déchaîne contre de petits voleurs de portables et entretient un silence coupable autour de certains criminels, on est en droit de s’interroger sur la raison d’être d’une telle situation. C’est facile, bien trop facile que des loups se débarrassent de leur peau pour endosser celle de doux agneaux. Les cas deviennent légion et commencent par indisposer les bonnes consciences. Le triptyque « Justice-Vérité-Réconciliation » ne saurait prendre véritablement corps quand des messieurs refusent d’assumer leur passé. Pour émouvoir  une certaine opinion, on préfère être vu comme victime et non comme coupable. Deux cas récents nous obligent à sortir de la réserve habituelle que l’on nous connaît pour éclairer une certaine opinion sur le vrai visage ou mieux la vraie personnalité de ces messieurs qui pensent instaurer un nouvel ordre que celui que le peuple s’est  donné.

          S’agissant d’Hermès da Silveira, sans exagération, on pourra dire qu’il a inspiré  Bernard Madoff. Ce qu’il a mis sur pied le soi-disant « Réseau Cardinal » a été  d’une nuisance inégalée. Des individus grisés par ses fausses apparences ont été conduits à la ruine par le simple fait de cet escroc hors-pair. Des rapprochements auraient été faits si les victimes d’Hermès da Silveira avaient été les « autres ». Comme ce n’est pas du sang rouge qui coule dans les veines de ces victimes, on a habillé monsieur « Réseau Cardinal » de manteau de détenu politique jusqu’à ce que nous ne ressortions la face hideuse de l’homme. C’est aussi cela le traitement à plusieurs vitesses de l’information dans notre rectangle de pays. Quand il s’agit de dire des choses qui fâchent et que c’est un « frère », on s’abstient  malgré la quintessence et la véracité de l’information à publier.

          Quant au va-t-en guerre Andoch Bonin, il se fait passer pour celui qui a été contraint à un moment de sa vie de travailler avec feu Eyadéma. Drôle et cynique qu’on ait contraint quelqu’un à travailler pendant de nombreuses années contre son gré.  A ce qu’on sache, à tous les voyages par rapport à ses charges, on ne l’enchaîne pas au bœing présidentiel. Il pouvait se fondre dans  la nature. Si c’est seulement en 1983 qu’il a estimé se décharger de cette contrainte, on voit  que ça ne fait pas sérieux. Les Togolais sont suffisamment intelligents pour croire à ces élucubrations d’un opposant qui cherche désespérément ses repères. A la faveur d’une hypothétique amnistie, il a fait  ses bagages pour rentrer au bercail. Malheureusement, l’homme marquera les esprits de la très mauvaise manière. Il a abattu froidement de son arme un innocent puis a menacé  avec la même arme ses parents qui ont accouru pour prendre le corps. Ces faits sont là et hantent les esprits de la famille de l’infortuné. Si au jour d’aujourd’hui, les parents ne peuvent pas demander que justice soit faite, la justice a l’obligation de rétablir les responsabilités.

          Au nom de l’apaisement, qu’on ne nous dise pas que ces douloureuses pages doivent être  aussi facilement tournées sans que l’opinion ne soit éclairée.

 C. R.


“Billy the Kid” is back in truck: Andoch Bonin menace impunément la sûreté de l’Etat

Andoch Bonin brièvement présenté, est l’un des traîtres qu’a connus le régime Eyadéma dans les années 80. Proche collaborateur du général Eyadema dès les premières heures de sa Présidence, il eut à occuper de nombreux postes à son cabinet, qui l’ont très vite saoulé, au point de le pousser à convoiter le fauteuil doré. Cette ambition démesurée le conduira sur le chemin de l’exil d’où il rentrera une première fois à la faveur du vent de l’Est en 90, au nombre de la bande des mercenaires politiques diligentés pour déraciner le régime, par le biais de la Conférence Nationale dite souveraine.

Sa foi est la terreur et on se souvient qu’à l’époque, il avait à sa solde un demi-millier de jeunes miliciens qu’il conformait à ses humeurs de drogué, aux fins d’un vandalisme inédit à Lomé.

Andoch Bonin rentre de son second exil qui l’a conduit pendant 17 ans à une pénible mendicité en Europe, en l’occurrence en France, quand bien même il prétend détester âprement les Français, puis  constamment à Accra où il s’exerce sporadiquement à des feux de pailles dissuasifs contre le régime d’alors.

En prenant la mesure du temps, il a décidé, comme nombre de ses    compagnons de misère de s’affranchir de la mendicité à l’étranger et rentrer au bercail. Seulement, l’usure du temps n’a  pas rendu sage ce sexagénaire  qui s’est illustré, en déphasage de l’entrain politique au Togo, le vendredi dernier, lors d’une conférence de presse à Brother Homé. C’est en effet la salle de réunion d’une maison de Dieu que ce va-t-en guerre a choisie pour confesser sa fidélité à la violence et sa fierté d’hors-la-loi. Andoch Bonin, sans voile y a affiché son option pour une lutte armée pour venir à bout du régime RPT. Comme Jean Baptiste, Nicolas Lawson, en éclaireur, ne manquait pas une occasion ces derniers temps pour annoncer de prétendus frères à l’extérieur qu’il faudrait soutenir au moment opportun quand ils se décideront à venir renverser le régime par les armes.

Andoch Bonin vient de franchir d’un pas la volonté de déstabiliser le Togo, dans un silence de cathédrale des autorités. Aucune voix officielle ne s’est levée pour condamner cette attitude irresponsable de cet accro du haschisch qui visiblement a pété les plombs. Il affirme en outre que tous les prétendants à la présidentielle par les urnes en 2010, ne sont que des voleurs. Que dirait-on alors de ceux de sa trempe qui nourrissent la sordide ambition de déstabiliser leur pays d’adoption ? Des assassins ?

L’Etat dans sa propension illimitée au nom de l’apaisement social, commence par s’infecter d’un libertinage qu’aucun droit ne justifierait. La levée de boucliers ne devrait pas s’entendre pas comme une faiblesse, pour que n’importe quel prédateur vienne semer la stupeur au sein des paisibles populations. Sous d’autres cieux où tout au moins on vit un état d’exception, ceux qui ont eu à récidiver dans l’incitation à la violence ont trouvé la réplique du droit qui est inaliénable. Faure est interpellé sur cet état de faits qui, s’il ne rencontre pas des mesures dissuasives, pourrait s’interpréter comme un aveu d’impuissance, dont les conséquences seront incalculables.    

Boutchou


Corbeille

Même pipe

Tout le monde sait qu’au Togo, il n’y a que deux principales ethnies qui mènent la danse. Aussi sait-on  que, c’est la lutte hégémonique à laquelle se livrent depuis des décennies ces deux « géants » qui a entraîné les crises successives qu’a connues le pays. En toute sincérité, ce que nous évoquons contre les autres a été abondamment espérimenté par d’autres. Entre temps, un premier ministre de transition originaire du grand Kloto ne s’était-il pas entouré des gens du même milieu que lui ? Et puis, lors des législatives d’octobre 2007, le parti de Gilchrist Olympio n’avait-il pas claironné qu’il allait diriger  seul et seul en cas de victoire ? Qui trompe qui dans ce pays !

Quand prendra  fin ce système basé sur le « mendèfrèrisme » à outrance ? Et dire dans tout ceci que c’est le Togo qui en sort diminué, retardé et malmené dans son élan de développement.

La compétence, l’efficacité devraient plutôt primer sur toute  autre considération.

En misant plus sur l’ethnie, l’appartenance clanique et autre, on ne peut que constater les dégâts après. Au lieu qu’il se développe, le pays va régresser car les incompétents sont mis au devant au détriment des meilleurs.

Aux permis de port d’arme

Il faut avouer que les autorités devraient rendre le permis de port d’arme accessible aux honnêtes citoyens et surtout aux fonctionnaires. Le cas de ces derniers jours nous intéresse à plus d’un titre.  Le vendredi dernier, un agent d’Etat habitant le quartier Djidjolé à Lomé a été braqué à environ 150 m de sa maison. La scène se déroulait à 23h45mn à peu près. La moto de cet agent a été tout simplement retirée par les malfrats qui tenaient dans leurs mains des coupe-coupe.

Nous disons que cette malheureuse situation n’allait survenir si au moins l’agent braqué était armé. Il pouvait perdre sa vie parce que ne possédant pas de moyen de défense. Parfois, ces bandits de grands chemins qui braquent de paisibles citoyens sont armés jusqu’aux dents. Il leur arrive même de s’introduire dans des maisons pour arroser de balles tout ce qui bouge, afin de pouvoir opérer en toute tranquillité.

Encore une fois, tout ceci ne serait possible si le gouvernement permettait aux citoyens de posséder le permis de port  d’arme. Certes, ce permis existe mais le  problème, c’est que le processus conduisant à son obtention est plus que compliqué. Il faut manger son totem avant d’arriver à accéder aux informations concernant ce document. Alors que pendant ce temps, les braqueurs munis d’armes blanches et de pistolets, continuent leur sale besogne, dépouillant les populations de leurs biens.

Au Togo, seuls les militaires et quelques privilégiés dont la sécurité n’est d’ailleurs pas menacée,  détiennent des armes. Au moindre  braquage, les autres Togolais sont dépouillés comme des bébés sans aucune défense. Ceci n’est pas normal et pour cette raison, nous trouvons que les « permis armés », même s’ils  ne vont pas résoudre le problème, ils permettraient tout au moins de dissuader.

La peur au ventre

Dans quelques mois, les Togolais seront appelés aux urnes pour élire  leur premier chef. Au sein des états-majors des différentes forces politiques du pays, l’heure est aux préparatifs. De part et d’autre, on mobilise les moyens et les troupes pour ratisser large le moment venu.

Mais pendant ce temps, des Togolais sont encore à se poser mille et une questions relatives à cette présidentielle de 2010. Pour eux, quelle sera la couleur de ce rendez-vous ?

Au fait, la présidentielle a été toujours la joute électorale la plus redoutée des Togolais. C’est au cours de cette compétition que les militants chauffés à bloc en viennent aux mains et même aux armes, toute catégorie confondue. Déjà, certains compatriotes ont commencé par se chercher des abris sûrs au cas où. Avec les hommes, il faut toujours être sur son qui-vive. Des Togolais voient la présidentielle arriver à grands pas, la peur au ventre. Malgré les assurances, maintes fois réitérées du président Faure, il y en a qui attendent de voir avant de croire, car selon eux, le chef de l’Etat n’a aucun contrôle sur les éléments incontrôlés des deux camps en face, le pouvoir et l’opposition. Vrai ou faux ?

Tous des faux

Tous ceux qui se prennent pour des pasteurs sont des faux. Sans exception, ils ne pensent qu’au matériel, reléguant au dernier rang ce à quoi ils devaient s’atteler. Il faut les voir souvent les dimanches et autres jours, haranguer les foules de fidèles avec des propos déjà vus et entendus mille fois. C’est à une véritable routine qu’on assiste chez eux.

« Jésus est le seul, le vrai maître », « Dieu aime les pauvres », tels sont quelques uns des mots que débitent ces faux pasteurs pour endormir les esprits fragiles. Et à la fin de chaque prêche vient le moment tant attendu par ces messieurs sans foi ni loi : la quête. A cette étape, ils deviennent concentrés tels des élèves studieux devant leurs cahiers. Tout ceci, pour relever en fin de compte la part qui va leur revenir. Point de foi ici, ce qui intéresse au plus haut point nos fameux pasteurs, ce sont les sous des pauvres fidèles à qui ils ne cessent de rebattre les oreilles comme quoi Dieu aime les pauvres et les humbles. Entre nous, les riches font-ils partie de quel royaume ? On est prêt à  jeter ces riches en pâture mais au même moment on aime trop leur argent. Les sous des pauvres servent à enrichir les faux pasteurs qui se pavanent dans de rutilantes voitures. Même s’il ne dit rien, Dieu voit tout le monde.

L’oubli du Colonel

La semaine du 09 Mars a été marquée par un grave accident survenu sur la route nationale N°1 au niveau du pont de Togblékopé à Lomé. Le bilan de cet accident a été lourd : 19 morts et deux véhicules complètement irrécupérables.

Interrogé à ce propos, le Colonel Atcha Titikpina en charge du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a tout dit sauf l’essentiel. Le ministre a tout simplement oublié ou feint  de dire aussi que les responsables de cet événement malheureux sont les agents des forces de l’ordre qui étaient normalement programmés pour être au niveau du pont ce jour. D’après des sources dignes de foi, ces derniers, au lieu de se positionner à leur lieu de travail, sont allés à des centaines de mètres des lieux et ce, afin de pouvoir harceler les conducteurs de taxi-motos et leur soutirer des sous. Ils étaient censés se trouver au niveau du pont mais pour cause de gain, ils s’étaient retrouvés loin. Et pour finir, 19 personnes meurent pour rien.

En tout cas, nous comprenons bien le Colonel. Il ne pouvait pas exposer ses éléments qui doivent en principe  écoper de mesures disciplinaires.

Ça ne marche pas

C’est tout de même bizarre que des individus  qui devraient être des modèles optent de se tirer vers le bas. Pour eux, l’honneur et la dignité sont des choses qui rebutent le plus. De façon aussi simpliste, des pathétiques messieurs pensent que les tristes expérimentations qui ont lieu ailleurs peuvent avoir pignon sur rue chez nous. Le Togo n’a pas un très bon renom en ce qui concerne l’enracinement de la démocratie, mais les citoyens ne doivent pas avoir à rougir quand on tente de comparer leur nation à d’autres pays. De façon simple, on tente de rapprocher ce qui a cours à Madagascar, en Mauritanie etc. à notre pays. Ceux qui pensent ainsi sont-ils ceux qui refusent sans raison la politique de main tendue du président Faure ? Ce qui est sûr et qui ne doit pas être envisageable ni envisagé se trouve être cette similitude qu’on tente d’établir entre le Togo et les pays qui ont basculé par le fait des mouvements de rues ou des bottes. Il  serait bien injuste de penser à une telle éventualité, parce que les avancées sont considérables au Togo.

Silence, ils se cherchent toujours

Quand  on n’a rien à proposer, on se tait et surtout on s’abstient à jouer au « Zorro ». Ces messieurs qui, à la faveur de l’Amnistie sont retournés au bercail  dans les années 1990 et qui sont venus chambouler en mal les habitudes et enfin repartir les queues dans les pattes après le bordel, reviennent un à un. Entre nous, que peut-on attendre des vieux fatigués bons à des maisons d’asile qui rentrent pour se faire passer pour ce qu’ils ne seront jamais ? Nos intellectuels usés dont l’avenir se trouve derrière eux pensent que c’est la lutte armée qui mérite d’être menée pour le changement auquel ils aspirent. C’est une invitation à la boucherie. Nos vieux opposants qui, pour un simple pétard courent à perdre haleine et traversent les frontières toujours fidèles à leur logique, veulent expérimenter ce qu’ils avaient utilisé sans succès. Ne sont-ils pas suffisamment intelligents pour trouver mieux ?  En tout cas, ils continuent sans succès de se chercher.

Le colon des temps modernes

Le consul du Canada au Togo, le sieur Marc Antoine n’ayant aucun air de diplomate veut plutôt exceller dans les affaires. C’est  l’opérateur économique qui a défrayé le plus la chronique ces deux derniers mois dans notre pays. Marc Antoine, aidé et soutenu par certains Togolais qui n’ont pour seule dignité que leur ventre, fait feu de tout bois pour se présenter comme le nouveau colon des temps modernes. Partout où il sent que des affaires peuvent lui apporter un bien-être financier, il n’hésite pas à s’y aventurer, peu importe la fâcheuse incidence que ses affaires peuvent avoir sur le vécu des populations. Ayant su qu’il peut se faire un bien-être  financier à chaque fois qu’il met au point une structure à soutirer les sous aux pauvres Togolais, Marc Antoine  et ses valets locaux excellent là-dedans sans tourner le dos pour voir les dégâts qu’ils laissent sur leur chemin. Pour ce consul atypique, il ne peut avoir meilleur territoire à exploiter que le Togo. Pour peu qu’il voit dans le rétroviseur, il se rendra compte qu’il ne saura pendant  longtemps abuser  de cette pacifique population que lui et ses amis conduisent à la rupture.

L’Afrique malade

Ce qui se passe en Afrique ces dernières années est tout simplement  malheureux. Quand les autres continents avancent à grands pas pour relever les défis qui se posent  à l’humanité, l’Afrique  se morfond  dans des coups d’Etat  et autres forfaitures qui ternissent  son image. Ça commence par devenir trop et une certaine opinion, toujours  alerte à condamner reste comme pétrifiée et désarmée par rapport à ce qui se fait à tous les coins du continent noir. Dans les pays du Maghreb, on change la constitution pour se maintenir au pouvoir, en Afrique de l’Ouest, ce sont les renversements des Chefs d’Etat, en Afrique centrale, il y a des mouvements rebelles qui enlèvent toute envie de dormir aux régimes légalement constitués. Bref, l’Afrique se déchire et c’est tout à fait normal que par rapport à cet auto-déchirement, de petits juges profitent pour délivrer des mandats d’arrêt contre des Chefs d’Etat. En pays Tem, on dit, si tu te vends à 5 F on t’achètera moins. L’Afrique se dévalorise aux yeux des autres et elle devient ainsi leur risée.

Dieu mécontent du continent noir

L’Afrique a tout pour être un continent respecté, mais rien de ce respect qui s’impose ne transparaît nulle part. Nos dirigeants après plusieurs décennies d’indépendance ne se retrouvent pas et ne s’imposent pas, ils subissent le diktat de l’occident. Les produits de notre sous-sol et de rente sont achetés à vils prix et les produits finis nous sont  revendus à prix d’or. Face  à cette situation, Dieu le créateur ne pourra qu’être mécontent de ce continent  qu’il a chéri et à qui il a tout donné mais qui, par l’irresponsabilité des siens est à un stade de quasi mendicité et surtout  une Afrique  pour laquelle tous les clignotants sont en train de virer au rouge. A quand le relèvement de la tête du continent noir, quand  va-t-elle se décider à assumer son destin ? Ces interrogations se posent depuis plusieurs générations sans que rien ne change.

Courrier de la République #108 du 3 mars 2009
Assemblée Nationale : Seulement cinq députés en éveil

L’on peut affirmer sans paraître ridicule que l’Assemblée nationale du pays aurait pu se limiter dans sa composition à cinq individus. Les 81 députés que compte l’hémicycle sont de trop. Les preuves nous sont toujours fournies par les débats qui ont lieu à ce haut lieu des grandes décisions. Ils sont cinq puissants députés à détenir l’âme de l’AN. Les autres sont là pour orner le décor. Ils se repartissent comme suit :

-deux au RPT, parti majoritaire, deux à l’UFC, seconde force politique du pays et un au CAR. Au RPT, d’après nos recoupements les sieurs Dama Dramani, chef du groupe parlementaire RPT et le président de la commission des finances ancien argentier du pays Payadowa Boukpessi sont ceux qui décident et les autres acquiescent ou applaudissent. Ce sont les deux incontournables du groupe parlementaire RPT. Si par moment la parole est donnée à certains, c’est plus par pudeur et faveur que par droit car au finish, rien de ce qui sera dit par celui-ci ne sera pris en compte.

A l’UFC, c’est l’infernal duo Patrick Lawson et Jean-Pierre Fabre. Quand il est question de se prononcer ou de prendre une importante décision, les deux sont au devant des projecteurs. Ici aussi, s’il advenait que quelqu’un d’autre prenne la parole, c’est par pure formalité, une faveur.

Et pour clôturer la liste, il y a le cas du CAR. Là, c’est le sieur Kossi Amégnona qui mène le débat. Bien que son parti soit minoritaire, il se démène comme un beau diable pour faire entendre sa voix.

Pour ce qui concerne le président Abass Bonfoh, si on ne dit pas qu’il subit, il lui arrive par moment par rapport à ses prérogatives de trancher quand ça veut devenir houleux.

Cette situation de mise sous éteignoir indispose plus d’un mais ils sont contraints de subir dans le silence puisque les choses sont et resteront ainsi. Personne ne pouvant apporter sa touche au décor planté par les gourous de l’hémicycle.

C’est ainsi que certains ayant compris vite et bien, qu’ils ne peuvent pas remédier de quelque manière que ce soit à la chose ont pris l’option de jouer aux députés buissonniers. Ils viennent quand bon leur semble car sachant que présents ou absents tout se passera comme des lettres à la poste.

          Ceci prouve que notre fameuse Assemblée nationale aurait pu se limiter à cinq individus plus un gros bonus pour la conduite des débats.


Présidentielle 2010 : La cour constitutionnelle prend ses marques

La Cour Constitutionnelle togolaise veut jouer à fond le rôle qui est le sien dans l’organisation des scrutins électoraux à venir. Qui veut aller loin ménage sa monture dit-on souvent mais dans ce cas précis, nous dirons tout simplement que la Cour Constitutionnelle veut faire bien et elle se dote des moyens dès à présent.

Le séminaire sous-régional que notre pays le Togo abrite a un thème évocateur et d’actualité, il s’agit de « contentieux électoral dans la perspective du perfectionnement des scrutins ultérieurs ». Pouvait-il en être autrement du choix d’un tel thème quand on sait que la Cour Constitutionnelle togolaise pour souci majeur de faire en sorte que les résultats qui seront proclamés ne souffrent de la moindre contestation? Et pour parvenir à cette fin, le président Aboudou Assoua et les siens veulent s’enrichir des expériences des autres juridictions constitutionnelles de pays frères. C’est la somme d’expériences de ces diverses cours qui leur permettra d’envisager les scrutins à venir dans la quiétude. Le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie à ce séminaire sous régional s’est matérialisé par la présence de Mme Desouches représentant personnel du président Abdou Diouf, à qui le Président Assouma a rendu un vibrant hommage et témoigné sa profonde gratitude. Mme Desouches a partagé les mêmes préoccupations que le président Aboudou Assouma. Pour elle, il vaut mieux prévenir que guérir. Quand la Cour Constitutionnelle se sera imprégnée de toutes les autres expériences, elle pourra mieux appréhender dans la sérénité les enjeux électoraux à venir. Pendant cinq jours, les séminaristes au cours des travaux ponctués de communication seront à même de rassurer quand à leur détermination  de gérer en amont comme en aval les scrutins électoraux, pour que ces périodes ne soient plus celles des cauchemars pour les populations. Le ton est ainsi donné et cette première dans notre pays rassurera plus d’un sur la volonté de toutes les composantes de la Cour Constitutionnelle sous la houlette de son président de réduire à zéro, les suspicions qui viendraient injustement à naître dans certains camps.

Pour être précis, nous invitons notre lectorat à souffrir lire l’intégralité du discours d’ouverture prononcé par le président Aboudou Assouma. Un diagnostic sans complaisance qui au lieu d’indisposer incite plutôt à une certaine prise de responsabilité pour mieux faire face aux enjeux futurs.                        

Ben Tchak


De l’électricité dans l’air à la frontière Aflao : Douaniers et policiers en chiens de faïence

Plus rien ne va à la frontière Aflao entre douaniers et transitaires d’une part, et policiers, agents forestiers et militaires de l’autre. Point de la discorde : les réelles attributions des uns et des autres. Pour les douaniers et transitaires, les policiers surtout ; suivis des militaires et agents forestiers, outrepassent leurs domaines de compétences et empiètent quotidiennement sur leurs missions. Si rien n’est fait d’ici là, la tension va monter entre les deux parties qui s’accusent mutuellement en ce moment. Dans quelques mois, les travaux de construction de nouveaux bâtiments devant abriter les services de la brigade des douanes de Kodjoviakopé communément appelée brigade d’Aflao, vont prendre fin. Selon les douaniers, ces nouveaux locaux qui sont en train d’être érigés doivent leur servir d’occasion pour repartir sur de nouvelles bases et ce, dans un esprit réformateur. Pas question donc pour eux de regagner les locaux flambant neufs, avec le cafouillage et la salade observés à l’heure actuelle.

« Ici, on ne sait plus qui est qui. Tout le monde s’improvise douanier et perçoit des taxes sur les marchandises. A la fin, ce sont nos recettes qui prennent un coup car nous sommes obligés de nous en tenir en fin aux taux forfaitaires », a déclaré un agent des douanes.

Des indiscrétions de plus en plus persistantes font état, de ce que les policiers sont les champions dans l’art d’empiéter sur les attributions des douaniers. Suivis dans l’ordre par les agents forestiers et les militaires.

« Nos collègues policiers sont ceux qui en font de trop. Ils perçoivent les taxes sur les marchandises alors que leur mission est de vérifier les documents de voyage et d’immigration », a confié un autre agent des douanes. Cette situation est vraie dans la mesure où un commissaire en poste à cette frontière a confirmé les faits en ces termes : « De toutes les façons, si nous leur interdisons cela, nous n’aurions rien aussi ».

A en croire un transitaire, ce bordel qui dure depuis, occasionne souvent des pertes de leur côté en terme de recettes.

Plus  fâcheux dans cette affaire, des sources indiquent que lorsqu’un commerçant traverse la frontière pour venir au Togo, acheter une marchandise, les policiers finissent par lui réclamer aussi des sous. « Dans ces conditions, comment la contrebande ne va pas se développer », s’est indigné un habitué des lieux.

Dans un autre registre, il nous est rapporté que les femmes et jeunes filles portefaix et commerçantes qui se tassent souvent à 6 h du matin devant le poste frontalier, sont objets de bastonnades, brimades et de harcèlements  de la part des forces de l’ordre. Ce qui oblige celles-ci à recourir aux voies détournées notamment la contrebande, pour faire passer leurs petites marchandises. Œufs cuits, viandes, frites, friperies et autres articles y passent. Cette situation arrange les contrebandiers de tout acabit.

Pour finir, les douaniers et transitaires mentionnent le cas devenu pathétique du nommé Atisso qui prend aussi 1 000 F CFA par véhicule pour son propre compte. « Le monsieur est là depuis et personne ne dit rien à son propos ». Il semble qu’il était agent de renseignements et qu’il fournissait quelques informations « bidons » au régime. Il a pris sa retraite depuis des lustres mais il refuse de libérer le plancher. « Allez-y voir sur la carte de visite qu’il s’est fait confectionner. Vous lirez : « Assistant technique à la Présidence de la République », a fait savoir un transitaire.

Avec cette salade, les agents des douanes togolaises ne peuvent que crier leur ras-le-bol. Leurs conditions de travail sont devenues insupportables au fil des ans.

Aussi, il est fait mention de certains faits et gestes des services secrets qui ne sont pas de nature à rendre la tâche facile aux douaniers. Au lieu que les agents secrets affectés à la frontière cultivent à l’extrême la discrétion, ceux-ci s’exhibent à tout moment et sont bien connus dans le milieu.  « En principe, à chaque six mois ceux-là devraient être affectés à d’autres postes pour éviter qu’ils soient familiers à tous ceux exerçant ici », a précisé un observateur.

Ali Baba


La société en péril : La cocaïne continue ses ravages

La consommation de la cocaïne s’est banalisée au début des années 1980, multipliant les dégâts. Tous disent la même chose: ils ont commencé à prendre de la cocaïne lors d’une fête entre amis ou collègues de travail. La poudre blanche était à disposition. Il n’y avait qu’à se servir. Loin d’eux, alors, l’idée qu’un jour ils devraient peut-être acheter leur dose sous le manteau et que,  sans elle, leur vie deviendrait un cauchemar.  Tous les ex-accros à la coke disent aussi que les premières lignes procurent  une euphorie intense et quasi immédiate qui accroît l’envie de travailler ou de s’amuser. « Le problème, explique Stefan Kleinkrieg, guitariste du groupe punk allemand Extrabreit, est que ce que l’on ressent n’est ni vrai ni authentique. Ce n’est que de l’esbroufe. »

          Autrefois prisée par une petite élite intellectuelle et artistique, la cocaïne a commencé à se démocratiser au début des années 1980, d’abord dans le milieu de la musique rock, puis dans celui des affaires, des médias et même de la politique. Jusqu’à se répandre désormais dans toutes les classes sociales. La baisse de son prix, passé en une quinzaine d’années de 150 euros le gramme en moyenne à moins de 50  euros, a multiplié les clients des dealers. Ces derniers ciblent aujourd’hui les habitants démunis des cités  en vendant  ce stupéfiant sous forme de crack, cristaux fumables ou injectables, souvent coupés avec des analgésiques pour optimiser ses bénéfices,  du glucose, de la farine ou encore du verre pilé pour accentuer le poids du produit.

          Pour les plus aisés, la coke reste cependant toujours assimilée à un plaisir dénué de risques d’addition. Contrairement à l’héroïne, son manque n’occasionne  aucune souffrance physique. Tout se passe dans la tête. Bien que ses usagers croient garder discernement et self-control, la prise à hautes doses de ce stupéfiant entraîne, au moment où l’euphorie retombe, des sentiments de tristesse, de faiblesse, voire une dépression doublée parfois de délires paranoïaques. Pour atténuer ce mal-être, les accros ont tendance à renouveler les doses en augmentant petit à petit la quantité de produit. « Ils viennent nous consulter lorsqu’ils se rendent compte que même en consommant, ils vont mal, dit Wolfgang Götz, psychologue dans un centre de désintoxication de Berlin. Au bout d’un moment, la dynamique inhérente à la substance, à savoir ce désir qu’elle suscite, ne leur laisse plus de répit. »

Courrier de la République #106 du 17 fev. 2009
Laisser-aller au garage central administratif : Des voitures d’Etat  devant des églises, salons de coiffure et bars

         Les vieilles habitudes ont vraiment  la dure oreille. Au garage central administratif du colonel Sam, on est encore au bon vieux temps où les véhicules d’Etat étaient utilisés d’une façon avive.

En effet, il ne se passe plus de jour sans que l’on n’aperçoive des voitures immatriculées RTG, devant des églises, salons de coiffures et bars. Et s’il vous arrive de vous approcher des chauffeur desdites voitures, vous n’aurez que cette phrase stéréotypée comme réponse : « nous sommes en mission ». Tous les chauffeurs du garage central l’ont à la bouche.

Un bordel qui ne dit pas trop son nom, règne en ce moment au garage central. Les véhicules d’Etat sont confondus aux propriétés privées sans que personne, pas même le Directeur générale de ce service, le colonel Sam n’ose lever le moindre doigt. « Que voulez-vous qu’on fasse ? Nous recevons les ordres de nos patrons et sur ce plan, nous ne pouvons rien », a lâché un chauffeur que nous avons approché sur le terrain del’école primaire publique de Tokoin  Dounasséssé I.

Celui-ci attendait en ces lieux son « patron » venu se taper une bière fraîche au bar « Denyigban».

Tous les dimanches, c’est une voiture RTG de marque Toyota Carina II qui gare devant l’église catholique Saint kisito sise à Tokoin-Dounasséssé. Celle-ci fait ce «gestapo » là-bas pour pouvoir prendre à la fin de la messe, madame et enfants. Aussi des véhicules d’Etat conduisent souvent des jeunes filles dans la fleur de l’âge ou à peine majeures dans des salons de coiffure, places des fêtes et autres. Dès fois, si ce n’est la tante du « patron » que le chauffeur conduit à l’église, c’est madame elle-même et les enfants ou la maîtresse. Ainsi de suite et les voitures publiques sont devenues des propriétés privées de responsables administratifs, DG et autres.

« A l’allure où vont les choses, on se demande si le colonel Sam maîtrise réellement son service ? Les véhicules de l’Etat ne sont pas faits pour être utilisés importe comment au nom d’un certain «ordre de mission », a déclaré un vieux retraité.

Dans quatre mois, on sera à la période des Evalas en pays Kakyè. De petits malins qui ne tiennent pas à débourser de leur poche pour aller suivre ces rites initiatiques, iront faire des pieds de grue, afin de sauter dans la première voiture RTG en destination de Kara. Un peu d’ordre au garage central ferait du bien  à tout le monde et surtout aux bons d’essence.                                                                     

Yasmine


Le mémorial du 05 février 2005 et ses controverses :  Chronique inédite de l’énigmatique disparition du Général Eyadema

Acte III : De l’intérim à l’investiture de Faure Gnassingbé

L’aventure se poursuit avec Abass Bonfoh, Président intérimaire, même si nombre d’observateurs ne voyaient en lui qu’un épouvantail entre les mains de l’armée et les frères Gnassingbé. Le radeau n’a pas chaviré, la continuité de l’Etat colmatée.

          Abass Bonfoh est investi d’une mission unique : organiser une présidentielle anticipée dans la limite du délai constitutionnel. Les préparatifs des obsèques du « Père de la Nation » était à la charge de la famille  Gnassingbé ; alibi de Faure pour se garder une visibilité. On le verra très souvent à la télévision Nationale, effectuant un périple auprès de certains chefs d’Etat d’Afrique, sous la bannière de chef de la famille Gnassingbé, à l’ouvrage des obsèques de Feu son père. Mais en réalité, la partition diplomatique pour son retour à la Présidence se jouait ainsi, au rythme des lobbying de Bongo et d’Obasanjo.

Le Président Eyadema, va enfin connaître des hommages dignes de son rang les 13 et 15 février 2005 aux Palais des congrès de Lomé et de Kara, avant d’être inhumé au caveau familial à Pya son village natal.

Place est faite ensuite au concret, on n’était plus qu’à moins de 40 jours du scrutin. Entre protestations et mouvements désamorcés, la mayonnaise tendait à prendre corps quand soudain le pouvoir RPT reçoit une flèche dans le dos. Le commandant François Boko, alors ministre de l’intérieur et de la sécurité, chargé de l’organisation matérielle des élections, trahit la confiance des siens. Dans la nuit du jeudi 21 avril, après le vote par anticipation des forces de l’ordre, il tient un point de presse discret devant les médias internationaux présents au Togo. Il dénonce un péril en la demeure matérialisé par les milices des deux camps opposés suffisamment équipées, pour ouvrir sur un génocide. On n’était à 72 heures du scrutin proprement dit. Il démissionne ainsi de son poste et se réfugie dans une chancellerie européenne. C’est en vérité une autre tentative de coup de force visant à reporter l’échéance et compromettre les calculs du pouvoir pour réinstaller Faure à la Présidence.

La panique ne durera qu’une demi journée, car la course au pouvoir va continuer.

L’opposition affûte ses armes dans une alliance derrière un candidat unique, celui de l’UFC, Bob Akitani. Le RPT reconduit son successeur désigné Faure Gnassingbé. Le Togo était en situation de ni guerre, ni paix. La ligne rouge sera effleurée à plusieurs reprises et très sensiblement le jour du scrutin et ses lendemains souillés de sang, mais le déluge n’arrivera pas.

Faure Gnassingbé sera déclaré vainqueur de ce scrutin. L’opposition fidèle à sa carte, se contente d’une contestation ternie par l’état de santé de son candidat unique évacué quelques jours plus tard sur Paris pour des soins intensifs.

Le ballé diplomatique reprend siège dans le même tracé : Lomé-Abuja-Libreville- Addis-Abeba -Bruxelles- Paris-Berlin. Il s’agissait de faire valider les résultats d’un scrutin assez contesté, mais jugé acceptable par la majeure partie des observateurs internationaux, tout au moins ceux de l’UA et de la CEDEAO.

L’opposition peine dans la résistance, des dissensions  gagnant déjà l’alliance dans son élan de mobilisation des populations pour revendiquer la victoire. Le RPT, serein, sait ce qu’il a de mieux à faire en restant dans la ferme logique de la victoire, avec le soutien des FAT. Trois jours après le scrutin, la CENI donne les résultats provisoires. La Cour constitutionnelle en confirme les faits, 8 jours plus tard : Faure Gnassingbé est déclaré vainqueur avec plus de 52 % du suffrage. Les requêtes des autres candidats auprès de l’instance compétente n’auront pas gain de cause. Le nouveau président élu prête officiellement serment le 8 mai 2005 ; la Cour constitutionnelle le renvoie à ses fonctions.

Là commence une douloureuse entreprise : légitimer une élection fort controversée moulée dans une violence inédite : au moins 500 morts d’après les rapports d’une commission d’enquête internationale diligentée par l’ONU. L’implication dans la crise ouverte du président en exercice de la CEDEAO, le président nigérian Olusegun Obasandjo, va pour le moins décanter l’atmosphère. Les acteurs politiques se retrouveront à maintes reprises à Abuja pour des compromis. Gilchrist et les siens finiront par courber l’échine, attendant en contrepartie un réaménagement du pouvoir.

De son côté, le patriarche Bongo use de sa notoriété pour désarmer les puissances occidentales.

La tâche première de Faure est la formation du gouvernement. Sa préférence va à Edem Kodjo face à Me Agboyibo. Le gouvernement d’union attendu capote : seuls la CPP et le PDR composent avec le RPT. La main du président Faure reste tendue, sa diplomatie s’active à Sant Egidio  à la rencontre de Gilchrist, aussi bien sur le plan local avec Me Agboyibo. Pari gagné avec le dialogue politique qui s’ouvre enfin en 2006 sous la facilitation du Président Blaise Compaoré. Les pourparlers de Ouagadougou accouchent d’un APG qui sonne un nouveau départ dans une confiance relative entre les acteurs politiques, dans l’expectative de lendemains meilleurs.     

  Tchak


Exhibitionnisme au sommet : Faure très en colère

De sources dignes de foi, ceux qui on initié le projet d’affichage de portraits du chef de l’Etat un peu partout sur toute l’étendue du territoire national, ont de sérieux ennuis avec celui à qui ils pensaient faire du bien. Le président Faure aurait ordonné que toutes les affiches à son effigie soient immédiatement enlevées.  « C’est bien de me rendre servir ! Mais, c’est encore mieux de m’en informer. Je ne veux plus qu’on me fasse des bébés dans le dos », aurait martelé le président à propos de ces affiches à son image qui inondent ces derniers temps nos rues et autres lieux publics.

Aux dernières nouvelles, les initiateurs de  ce projet ont demandé indulgence pour que les affiches ne soient pas aussitôt enlevées.

Pour le chef de l’Etat, nous ne sommes pas encore en campagne électorale et de plus, ces affiches participent plus au  non respect des lois de la République qu’à autre chose.

« Cette opération est un gâchis, un étalage ostentatoire de richesse de gens rassasiés alors que le pays est frappé de plein fouet par la crise économique », a relevé un observateur.

Contrairement à ce que d’aucuns ont fait croire, la campagne d’affichage de portraits du président Faure n’a reçu l’assentiment de ce dernier. Cette campagne a été l’œuvre d’individus qui excellent en racolage politique.

En désavouant les initiateurs, Faure prouve une fois encore qu’il s’inscrit dans un style de gouvernance moderne en totale rupture avec l’époque où des « bitosards » de tout acabit prenaient sur eux d’entreprendre des projets bidon afin de soutirer les fonds à l’autorité.

Comme on le constate, les jours de la fameuse campagne d’affichage de portraits du chef de l’Etat, sont désormais comptés.

                    C.R


Microcosme politique en faillite : La cour des grands se rétrécit

Par décret signé le 04 Février dernier, le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) est créé. A propos de sa composition, l’article 2 de ce Cadre est clair : « Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation regroupe les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ou ayant obtenu 5 % aux élections législatives et le Gouvernement. Chaque parti est représenté par son leader ou son représentant. Le gouvernement est représenté par deux ministres. » Dès l’annonce de cette décision du chef de l’Etat de mettre sur pied un Cadre Permanent de dialogue et de concertation, les états-majors des trois poids lourds de la scène politique togolaise notamment le RPT, l’UFC et le CAR, n’ont pas perdu du temps pour faire entendre leur voix. Même si étant majoritaire à l’Assemblée Nationale le RPT est pressé de voir les débats se poursuivre à l’hémicycle, il faut reconnaître que les lieutenants de Faure ont gardé le profil bas suite à la décision portant création du Cadre. D’après certains d’entre eux, l’opposition est attendue au tournant au moment de prendre les « vraies décisions engageant la vie de la Nation ». Comme on le voit, c’est à contre cœur que les trois partis à commencer par le RPT, ont accepté adhérer au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation. L’UFC avait été la première à donner le ton dans sa déclaration du 05 Février 2009 en ces termes : « En tentant d’imposer de manière unilatérale cette troisième version du CPDC non conforme, aussi bien en termes de mission, à celui prévu par l’APG, le régime RPT viole une fois encore l’esprit et la lettre de l’APG ». Nous en étions à cette compréhension que chacune des trois formations représentées à l’hémicycle a du cadre permanent de dialogue lorsque patatras, les recalés des législatives du 14 octobre 2007 sont montés au créneau pour faire entendre leur voix.

Dans un premier temps, c’est Agbéyomé Kodjo de OBUTS qui fait le constat que « le CPDC est réduit à sa portion congrue en ne comprenant que les partis représentés à l’Assemblée Nationale et des membres de l’exécutif ». Même son de cloche du côté des partis comme la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) d’Edem Kodjo et le Nid de Gabriel Dossey-Anyron.

Alors que, les articles 06 et 07 du cadre stipulent respectivement : « Les partis politiques légalement constitués non représentés au sein du CPDC  peuvent, par écrit le saisir de tout sujet qu’ils jugent d’intérêt national. » et « Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation peut consulter, en cas de besoin, toutes personnes, physiques ou morales parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses (catholique, protestante, musulmane notamment), la chefferie traditionnelle et les associations représentatives de la société civile, sur certains sujets d’intérêt national ».

Une fois encore, des partis qui ne représentent plus rien du tout sur l’échiquier politique mais qui aspirent à leur corps défendant à jouer dans la cour des grands empoisonnent l’atmosphère. Avec des déclarations à l’emporte pièce, ceux-ci croient pouvoir émouvoir l’opinion qui pourra en fin de compte s’apitoyer sur leur cas. Peine perdue !

Le  fait que la cour des trois grands souffle le chaud et le froid à l’heure actuelle ne veut en aucun cas signifier que, les Togolais souhaiteraient revenir à la case de départ.

Il est désormais clair pour tous les Togolais que les trois partis notamment le RPT, l’UFC et le CAR sont leurs représentants partout où besoin se fera sentir. Comprenne qui veut !

                            Baba


Péril sécuritaire à Lomé : Atcha Titikpina, tourné en dérision par des bandits

L’étau de l’insécurité se resserre chaque jour que le Créateur fait un peu plus durement sur les Loméens. Ceux là qui estiment avoir la situation sous contrôle, assistent impuissants à la montée en flèche du grand banditisme. Nos messieurs en charge de la sécurité sont plus que fertiles dans la mise en place des dispositifs de lutte contre l’insécurité mais le moins que l’on puisse dire, ceux-ci sont d’une rare inefficacité.

Les bandits armés de fusils et de manchettes sèment la mort et la désolation à tous les coins de la capitale. Il n’y a pas un seul jour où on n’entend pas parlé de braquage, de mort d’hommes sans compter les accidents de circulation. Il serait absurde de parler de moyens car le Chef de l’Etat s’investit personnellement à ce que la sécurité des Togolais soit assurée de manière efficiente. Mais, face à la récurrence des actes de grand banditisme, la conclusion qui peut se tirer aisément est le manque d’efficacité des hommes qui animent la sécurité nationale. Le paradoxe est entier quand les bandits donnent des insomnies et qu’on se résolve à combattre des mirages. Tourné en dérision par les malfrats, le ministre de la sécurité se trompe de cible. Il se tourne vers le terrorisme pour légitimer certaines de ces forfaitures. En effet pour justifier l’extorsion de fonds dont sont victimes certains opérateurs économiques, le ministre et ses ouailles ont trouvé la bonne parade Al Quaida, le Hamas, voir le Hezbollah. Cela peut divertir seulement les niais d’esprit. Les populations togolaises veulent qu’on les épargne de la verve des bandits et non des terroristes qui n’existent que dans la fertile imagination de Titikpina et des siens.

Le comble de l’imposture se trouve être cette volonté d’organiser les journées portes ouvertes sur la sécurité. C’est une première, comment un colonel de son Etat, quelqu’un qui sait bien plus que quiconque que, le domaine de la sécurité n’est pas une chose qui se dévoile publiquement, entend le faire. S’il veut être  à la mode comme ses autres collègues qui organisent des forums, des portes ouvertes, il s’est alors trompé de canal. Les dispositifs semblent d’après lui verrouillés mais les bandits arrivent avec une facilité déconcertante à les déverrouiller, qu’en sera- t- il si on mettait tout à nu, au su et à la vue de bandits au cours de ses portes ouvertes ? C’est dire que l’antidote du sieur Titikpina est inapproprié et lamentable.

En prélude donc à ces journées portes ouvertes, le ministre Titikpina a réactivé le dispositif araignée qui sommeillait depuis un moment déjà. On voit à nouveau des Toyota 4x4 aux couleurs de la police nationale dans certaines rues. C’est des trucs trompe l’œil à caractère événementiel. Il suffira que ces journées portes ouvertes prennent fin et qu’on se replie derrière le manque de carburant pour garer ce matériel roulant qui devient moins important qu’une boîte d’allumettes mouillée.


Journées portes ouvertes, l’alibi pour justifier l’usage des fonds saisis 

          D’après des indiscrétions, l’idée d’organiser des journées portes ouvertes participe d’une volonté de pouvoir justifier l’usage qui a été fait des fonds saisis. Si c’est cela, les gens ne sont pas aussi naïfs pour accepter avaler l’addition de ces portes ouvertes.

          Les opérateurs économiques dépouillés notamment les Libanais n’entendent pas accepter le fait accompli qu’on tente par tous les moyens de les faire avaler. Ils attendent aller jusqu’au bout. Ce qui veut dire que les jours à venir seront âprement vécus par les deux entités en présence.

Khaled


Le Port Autonome de Lomé se meurt: La complaisance fatale du Conseil d’Administration 

S’il nous était demandé de noter la gestion du DG Fogan Adégnon, sans remords, nous lui donnerons le zéro. Et pour cause, l’homme est laxiste et hyper opaque dans tout ce qu’il fait.  Au port de Lomé en ce moment, on assiste à une course effrénée d’une grappe d’individus pour la fortune. Ce qui choque, c’est que  cette clique le fait à visages découverts et avec  la manière.

          Ainsi, après analyse de la sanction de six mois infligée à la clique du nommé Dorsou, un homme qui a détourné un pactole, on est arrivé à ce constat bien poignant : le DG Adégnon Fogan a trouvé normal que, pour des détournements d’environ 1 milliard il faut six mois de suspension parce que, c’est un délit mineur par rapport à ce que lui et les siens font. On veut simplement donner le temps matériel nécessaire aux hommes qui ont détourné, de jouir  à fond de l’argent volé. Quand on crie à la cherté de la vie, à la réhabilitation des infrastructures scolaires et hospitalières, à la construction des ponts détruits par les inondations, le milliard environ détourné si l’on n’exagère pas, peut servir à grand-chose.

Si des agents de moindre envergure arrivent à détourner en un temps record cette manne,  c’est une évidence que les décideurs le font avec dextérité sans craindre quoi que ce soit.

Aujourd’hui au moment où le gouvernement a besoin de moyens pour la mise en œuvre de sa politique de grands travaux, l’orthodoxie financière et la saine gestion des sociétés d’Etat devraient être les choses les plus partagées. Or, le DG Adégnon est aux antipodes de cette volonté manifeste des premières autorités du pays. Tout porte à croire qu’on ne peut rien attendre de lui. Avec  son manque de charisme, il ne peut que se laisser influencer et guider par certains hommes et femmes, et par ce fait, entraîner le désastre au port. Des indiscrétions ont rapporté que les écrits laissent cet homme froid mais pour l’histoire, nous ne voulons pas être complices d’une situation de gangstérisme économique.

Le conseil d’Administration du P.A.L : l’autre déception

Y a-t-il un Conseil d’Administration au port autonome  de Lomé ? Si oui, celui-ci est d’une rare complaisance. Aujourd’hui, des directeurs généraux d’entreprises d’Etat sont sautés parce que les conseils d’administration ont observé de graves manquements dans leur gestion. Pour une fois, les membres du conseil d’Administration de la SNPT et de la CEET ont pris leur responsabilité en arrêtant l’hémorragie. On a cru que cela devrait pousser d’autres CA à se faire respecter mais que nenni. Ces conseils d’administration se complaisent à fermer les yeux parce que bénéficiant de largesses. Les bons de carburants, des Mitsubishi Pajero ou des Peugeot 407, bref, pour acheter leur silence, ces membres du C.A sont entretenus comme des princes.

Une  complicité se situe quelque part, sinon, comment comprendre que des faits aussi graves que la gestion en cours au P.A.L, n’émeuvent personne.

S’il faut faire des pieds et des mains pour trouver des financements extérieurs et donner forme à certains projets et qu’au même moment des milliards s’évanouissent des caisses des sociétés pour les comptes personnels d’une clique dont l’insatiabilité n’est plus à démontrer,  c’est qu’il y a péril en la demeure.

   C.R


Esquisse vers la présidentielle de 2010: L’UFC enfin à la rencontre de ses militants

L’UFC tente enfin de s’affranchir de l’immobilisme, deux aux après sons dernier contact les populations. Dimanche denier un meeting de sensibilisation a été initié par ce parti à l’endroit des militants de sa fédération de Hédzranawoé.

L’initiative se poursuivra dans tous les autres démembrements de Lomé, puis dans la région maritime et sur  toute l’entendue du territoire national.

Il était inscrit  à l’ordre du jour les questions de l’actualité politique (le code électoral, le CPDC, l’union UFC - CAR).

C’est un programme d’ensemble qui permettra à ce parti de jauger sa capacité de mobilisation pour la cause de la présidentielle de 2010.

« Nous avons inscrit dans un  premier temps de faire une tournée à travers les fédérations de Lomé, les fédérations de la région maritime et l’ensemble du territoire national pour que le moment venu, au cas où nous serons   amenés à mobiliser l’ensemble des populations pour obtenir les bonnes conditions d’organisation des prochaines élections, tout le monde puisse soutenir le  mouvement, car nous n’avons comme seul moyen que la mobilisation populaire ». Ces propos d’un député de ce parti, froissent les espoirs de tout un peuple qui trouvait en l’UFC un interlocuteur privilégié pour le changement. Et  pour cause! Il faut attendre d’opter à nouveau pour les mouvements de rue, avant de juger utile de retourner vers les populations qui ont donné leur suffrage à nombre d’entre eux, pour les représenter à l’hémicycle.

Depuis les législatives du 14octobre 2007, les  cadres  de l’UFC avaient en effet déserté leur base. Aucun des députés n’est jusqu’à ce jour retourné vers son électorat ne serait-ce que  pour dire merci et garder le contact.

On les voit quand il sont en  vacances parlementaires, se précipiter vers le premier vol d’Air France, pour un bain de froid dans les capitales européennes.

Mais, à cette allure on voudrait bien l’alternance comme si elle se décrétait de façon rotative.

L’instrumentalisation des populations désabusées se traduit en ce mépris à les garder  toujours dans le rôle d’un bouclier, comme des bêtes en pâture, exposant leur vie pour des mascarades insoupçonnées.

Le politique se moque du peuple il est certain, mais l’UFC en poussant loin le cynisme le chosifie. Des dirigeants bondant d’aisance, désormais à la mangeoire, parlent des souffrances du peuple. Que font-ils d’autre en dehors des discours politiciens. On a vu l’UFC dans son show médiatique, lors des dernières intempéries allant au secours de populations avec une dizaines de nattes, quelques bols de maïs et de riz, du pétrole distribué à l’aide d’un compte goûte ; bref des dons dont l’ardoise n’équivaudrait qu’au quart de l’investissement consacré à l’écho de leur action sur les médias. On se demande ce qu’ils font de mieux que le pouvoir en place, dans ses habitudes exhibitionnistes.

Enfin devrait-on s’interroger au demeurant sur la traduction dans les actes de l’Union pour le moins fictive UFC – CAR. Le bon sens aurait recommandé que l’initiative de telles réunions d’informations soit le début d’une action concertée entre les deux partis. Cela ferait une économie financière et de force, en même temps qu’une meilleure visibilité jaillirait de mobilisations plus conséquentes, autre que la poignée de curieux qui se sont retrouvés audit meeting de l’UFC à Hédzranawoé.

Tchalo


Quand un confrère suscite notre attention
Une réflexion sur les « Forces Nouvelles » lancées officiellement par les promoteurs le 04 février au centre CESAL à Lomé. Lecture.

L’intrigue et la mauvaise graine : Des Forces Nouvelles à l’actif de Hungry dogs, portées sur une motte de sable
Une convergence de forces associatives a été officiellement lancée le 04 février dernier à Lomé. Il s’agit des «Forces Nouvelles» créées sur initiative des organisations suivantes: le Mouvement Patriotique du 05 octobre (MO5), le Bloc d’Action pour le Changement (BAC), l’Association pour le Bien Etre Juvénile (ABEJ), la Renaissance, le Front Patriotique de la Jeunesse (FPJ), Instruction et Savoir pour Tous (INSAT) et les Jeunes Leaders.

L’initiative qu’on voudrait bonne, s’est criblée d’irrégularités, de contre sens et de fausses notes; le revers imagé s’interprèterait comme un semis dans du sable de mer.

Les fausses notes
« Forces Nouvelles », une connotation guerrière dont ne s’enorgueillit plus la rébellion en Côte d’Ivoire, mais qui aurait  sans doute inspiré nos jeunes leaders en quête de  sensation.

Les Forces Nouvelles s
e veulent un creuset d’analyses sociopolitiques sur la base de nos observations des  partis politiques, de  leurs leaders et de leurs pratiques éthiques, sur la base de la constitution togolaise, de la loi électorale et de nos valeurs ». Une ambition fort démesurée pour des associations qui peinent de visibilité et qui de plus dans leurs constitutions légales sont déclarées apolitiques, ne visant donc que des ouvrages socioculturels.

L’intrigue
« Nous aurons, après étude des différents programmes des candidats et à la lumière de nos convictions, à soutenir le candidat que nous jugerons le plus nanti et apte à donner le bien-être aux popu1ations togolaises ».Cette préoccupation de la nouvelle organisation répond à sa ligne prioritaire, « la campagne de la prochaine élection présidentielle de 2010».

L’incohérence jaillit d’une bourde. L’une de ces associations fédérées, le Bloc d’Action pour le Changement, avait il y a quelques mois, désigné son candidat pour la présidentielle de 2010, en la personne de son président Thomas Noussoukpoé. Plaisanterie de mauvais goût ou réelle ambition, cet acte ne rimerait pas avec cette intention du groupe: soutenir la candidature  la moins mauvaise de la prochaine présidentielle. L’intéressé a semé la confusion, quand suite aux interrogations de la presse, il eut à réitérer sa candidature pour le moins fantaisiste. Ce qui prouve à suffisance la légèreté avec laquelle les initiateurs eux-mêmes abordent la tâche. Simplement des feux de paille.

La mauvaise graine
L’humidité d’un sable  aride en certaines circonstances, pourrait tout au moins faire germer une semence, à condition que les graines soient porteuses de germes.

Il se distingue une, prédisposée à l’infertilité et c’est elle malheureusement qui porte l’espoir d’une moisson. Le coordinateur général désigné des Forces Nouvelles, Hilaire Logo Dossouvi est en effet le germe de la destruction de l’ouvrage. Il souffre en effet de crédibilité et trempe dans une inconstance déconcertante. Il fait d’abord usurpation du MO5 pour fédérer des associations qui, en plus, ne sont que l’ombre d’elles-mêmes. Le leadership ne lui étant pas reconnu par les siens et en l’absence de leur consentement il sème le cafouillage, sur la qualité en laquelle il s’est prévalu: tantôt il prétend y être à titre personnel, tantôt, il déclare y avoir engagé le MO5 sur une décision unilatérale et qu’après il s’activera à convaincre les premiers responsables de ce mouvement à fléchir: peine perdue.

Cette aventure à laquelle il se mêle, offre enfin, l’opportunité à
la CDPA de se débarrasser de lui. Tant il devenait encombrant pour son bienfaiteur le Professeur Léopold Gnininvi, qu’il se plaisait à vilipender dans la presse. Son zèle d’une négation inédite était un casse-tête pour son parti qui s’affuble une notoriété intellectuelle. Hilaire Logo Dossouvi à la tête des fameuses Forces Nouvelles, justifie la première impression de l’assistance à la cérémonie de lancement. C’est un coup de semence stérile aux pétards mouillés, une proie à la manipulation politique. Peut-être, serait-­il l’offre secrète des associés, dont les visages lugubres fument un appétit de «Hungry dogs ».
Rod (Nouvel Echo)


Révolution verte bis: Les paysans face au défi de l’autosuffisance alimentaire

Faure Gnassingbé reconnaît le mérite des paysans togolais. Le Chef de l’Etat a décoré 40 agriculteurs et en a récompensé 220 autres. Il valorise ainsi l’activité agricole qui représente près de 40% du PIB et fait vivre les 2/3 de la population active. Cette cérémonie s’est déroulée au cours de la clôture des travaux du Forum National des Paysans Togolais - FNPT - tenu du 12 au 14 février 2009 à Kara. Le Président témoigne ainsi sa reconnaissance aux producteurs togolais qui participent activement à la relance de la productivité agricole et économique du pays.

Pour récompenser leurs efforts, 40 agriculteurs ont été faits officiers et chevaliers de l’ordre du mérite agricole, 220 ont reçu des prix tels que des tracteurs, des motoculteurs, des appareils pulvérisateurs, des bons d’enlèvement d’engrais et des enveloppes financières allant de 200 milles à 15 millions de CFA.

Dès le début de la rencontre avec le Chef de l’Etat, le Président du Bureau National des Chambres de l’Agriculture M. N’Badia Dénis, a promis au nom des autres paysans togolais, de relever un certains nombres de défis à savoir :

          Porter la production du maïs de 600 000 à 720 000 tonnes, du sorgho de 275 000 à 288 000 tonnes et de riz paddy, de 100 000 à 120 000 tonnes

          Mieux s’organiser pour une meilleure structuration du monde agricole

          Appuyer le département de l’agriculture dans la surveillance des activités de pêche et de la pisciculture

          Oeuvrer au renforcement des Chambres d’agriculture dans leur mission d’intervention

          Réduire sensiblement le déficit en produits carnés

          Adopter des pratiques de production respectueuses de l’environnement

          S’impliquer davantage dans la gestion des intrants mobilisés par l’Etat

   « C’est la première fois dans l’histoire du Togo, qu’un Chef de l’Etat engage un dialogue direct avec nous productrices et producteurs agricoles ; c’est le début véritable d’une action concertée entre le pouvoir central et producteurs à la base pour une agriculture durable » a dit M. N’ Badia au Président Faure. » Et d’ajouter «  le samedi 14 février 2009 restera, en effet et pour toujours, un jour différent des autres, parce qu’il donne un cachet nouveau à notre statut de paysans et d’acteurs dans la vie de notre nation ».

Les paysans togolais pour être soutenus dans leurs actions quotidiennes et enclencher le processus de recherche de la productivité agricole, ont fait des recommandations au Chef de l’Etat et à son gouvernement notamment :

          le renforcement du système d’appui conseil en exploitation agricole

          la déconcentration de la Centrale d’Approvisionnement et de Gestion des Intrants Agricoles CAGIA

          la décentralisation de la gestion des engrais

          l’amélioration de l’accessibilité aux intrants agricoles dont les engrais

          l’amorce de la mise en place d’un cadre de sécurisation du foncier

          la création d’un système adapté de financement de l’agriculture

          la création d’un environnement favorable au développement des productions végétales, animales halieutiques et sylvicoles.

Dans sa réponse, le Président Faure a d’abord exprimer sa gratitude  envers le monde rural : « Si le pays a connu des difficultés immenses, Dieu merci, grâce à vous, une des pires calamités a été évitée, je veux parler de la famine. D’autres pays ont connu ce fléau. Mais ici, grâce à votre travail, à vos efforts et malgré l’affaiblissement continu des capacités d’intervention de l’Etat, vous vous êtes pris en charge et vous avez donné le meilleur de vous-mêmes pour nourrir les togolaises et les togolais ».

Au cours de ce forum, le chef de l’Etat s’est adressé en ces termes à ses interlocuteurs : « Compte tenu de votre contribution à la croissance du PIB et à la lutte contre le chômage, vous occupez une place importante dans notre nation » et il est donc de « notre devoir de vous accompagner, vous épauler, de travailler avec vous et de vous dire ce que nous avons l’intention de faire »

Les discussions  qui ont duré plus de 4 heures, entre le Chef de l’Etat et le monde paysan, sont un geste de gratitude et de témoignage du gouvernement envers les agriculteurs. Le Président Faure avant de visiter les stands des produits agricoles sur l’esplanade du Palais des Congrès de Kara a promis que cette rencontre sera annuelle pour désormais analyser les problèmes du monde rural et assurer la productivité agricole au Togo.


CORBEILLE

 Le plus dur reste à venir

Kara a été pendant 72 heures la capitale de l’agriculture togolaise. Venus de tous les horizons, les agriculteurs ont planché sur tous les problèmes auxquels ils sont confrontés et en même temps chercher des approches de solution. Pour une première, c’est bien et cela mérite d’être poursuivi. Au delà de l’engouement et de l’intérêt que ce forum a suscités au niveau de tous les acteurs, il conviendrait de souligner que le plus difficile se trouve toujours être l’application des recommandations et résolutions. Si le constat est que la richesse ne viendrait d’ailleurs que de l’agriculture, alors, les 70 % de la population active intervenant dans ce domaine méritent une plus grande attention des décideurs. Souvent, après l’euphorie, on oublie les bons engagements qui ont été pris et on retourne au cercle vicieux, c’est-à-dire au perpétuel recommencement. La volonté est plus que visible chez les paysans, les terres sont aussi là disponibles, il faut seulement concrétiser dans les actes les résolutions et recommandations prises.

 Du n’importe quoi !

Dieu merci, le 14 février s’en est allé. Depuis quelques semaines, les médias nous ont littéralement assommés avec ce 14 février, fête des amoureux. C’est tout de même bizarre qu’on ait opté de faire tout ce tapage autour d’une date qui n’apporte absolument rien au pays. Sans froisser ou choquer, on peut dire tout simplement qu’on fait l’apologie de la débauche. On a tenté d’embarquer de force les uns et les autres dans une aventure aux contours non maîtrisés. Si c’était à bannir, l’on pense que c’est sans regret qu’on le ferait. En ces temps où il y a fusion des énergies pour combattre le Sida, si on doit encourager des situations qui feront monter d’un cran des pratiques pas très orthodoxes, alors autant arrêter tout. La fête du 14 février en elle-même n’a rien de mal, mais c’est la récupération que certains en font qui dénature tout. Pour ceux-là, c’est le jour indiqué pour décharger le trop plein de leur énergie libidinale sur autrui. Les cadeaux servent d’appâts pour parvenir à certaines fins. Les élèves et étudiants étant les plus friands de la chose, il y a lieu de s’interroger. Combien parmi ceux-ci se sont échangés des bouquins ?  On pourra les compter du bout des doigts mais des portables et autres sont des trucs qui se sont les plus vendus. Il faut repenser ce 14 février car pour nous, c’est du n’importe quoi.

 L’année du sport au Togo

La moisson, dira-t-on a été au-delà des attentes en 2008 dans le domaine du sport. Au niveau de la FTF, c’est le grand désordre qui était de mise mais au niveau individuel, il y a eu la consécration. Ainsi, pour la toute première fois, le drapeau togolais a été monté dans le ciel olympique grâce à la médaille de bronze remportée par Benjamin Boukpéti pour le Canoë Kayak. Et comme surprise, les Eperviers se sont qualifiés in extremis pour le dernier tour de des éliminatoires du mondial et de la CAN 2010 en écrasant le Swaziland par 6 buts à 0. Mercredi dernier, l’auteur des 4 buts de la raclée contre le Swaziland a été fait roi du cuir rond 2008 à Lagos par la CAF. Le capitaine des Eperviers et le percutant attaquant des Gunners donne pour la toute première fois au Togo, son ballon d’or africain. La moisson est plus que bonne et nous souhaiterions que les nombreux talents dont regorge le Togo emboîtent les pas à Boukpéti Benjamin et à Shéyi Emmanuel Adébayor.

La cynique clique au PAL

Actuellement, il n’y a pas plus cynique que celui ou celle qui joue au gangster économique. Après la longue traversée de désert consécutive à la mise en quarantaine de notre pays par les partenaires en développement, il y a lieu par rapport à l’apaisement observé que toutes les énergies convergent pour relever notre économie. Force est malheureusement de constater que les dirigeants du port autonome de Lomé ne sont pas partants pour cette aventure économique. Il s’y est constitué une clique composée d’hommes et de femmes pour piller le port. On a comme l’impression d’assister à une folle course pour la fortune. On amasse, on renfloue les comptes à l’extérieur, on monte des étages de plusieurs niveaux à un rythme fou. Dans cette ambiance où le sommet du PAL et les éléments qui gravitent autour ont fait de la prévarication leur manière de gérer  la poule aux œufs d’or qu’est le port, pourquoi cette clique ne trouvera-t-elle pas normal d’infliger des sanctions mineures à ces voleurs qui poussent leur témérité à faire main basse sur environ 1 milliard de nos francs ? C’est normal, dira la clique puisque ce que la bande à Dorsou a fait est un jeu d’enfant à leurs yeux.

 La grande diversion

Les grands bandits arrivent toujours à trouver de grandes gueules et des plumes mercenaires pour justifier leurs forfaits. Les compères étant habitués à extorquer sans être inquiétés ont trouvé en Chmeisani une arête en travers leur gorge. Comme une traînée de poudre l’histoire a fait le tour des contrées reculées. Sachant l’étau se resserrer fortement autour d’eux, nos maîtres extorqueurs de fonds ont eu la lumineuses mais triste idée de conduire l’opinion sur la piste du terrorisme. Une piste d’ailleurs que ces apprentis sorciers ne maîtrisent même pas. On prétend traquer les réseaux d’alimentation en fonds du terrorisme et on fait en même temps main basse sur le magot. C’est seulement au Togo qu’on peut dépouiller d’honnêtes opérateurs économiques de tels montants sans qu’il n’y ait tollé dans l’opinion. Ils n’ont qu’à garder leur argumentaire au lieu de croire qu’ils nous trompent avec des idioties.

Comme nous n’en sommes pas un, nous dénoncerons toujours ces pratiques d’un autre âge.

Le revers « kaddhafique»

Comme il y a plusieurs décennies, Mobutu voulait s’identifier au roi des Belges, Kadhafi aujourd’hui se bat pour être le président des Etats-Unis d’Afrique à l’image de Bush, de Barack OBAMA. Le guide libyen ne va pas de mains molles. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour rallier un nombre important de chefs d’Etat à sa cause. Les pétrodollars sont mis à contribution pour cette fin. Il se décarcasse, se défonce mais le résultat auquel il s’attend est resté aussi maigre que le fil du rasoir. Quand on connaît un peu la mentalité de nos chefs d’Etat qui veulent régner sans partage, être les seuls à gérer les patrimoines de leur pays, il faut alors comprendre que les réticences se justifient. Pour ces chefs d’Etat, s’unir pour être forts n’existe pas, ils préfèrent être divisés pour être vulnérables et continuer d’être les laquais des puissances occidentales. C’est tout de même dommage qu’on s’emploie sous d’autres cieux à rendre effective l’union et que sur le continent noir on reste hermétiques telles des huîtres, à l’idée prônée par le guide.

On  nous embrouille avec les armoiries de la République

Tout s’entremêle et s’entrechoque dans nos têtes au sujet des armoiries de la République togolaise. N’importe quel quidam se lève et tente de justifier les armoiries. Ce que certains ont affirmé comme étant le faux est supposé vrai dans l’entendement d’autres. C’est quand même dangereux que n’importe qui se lève pour faire des instruments de notre souveraineté l’usage que bon lui semble. Il va tout de même falloir qu’on en finisse une fois de bon avec ces approximations. Le garde des sceaux doit œuvrer à dissiper les récurrentes agressions dont nos armoiries sont victimes de la part même de l’autorité. Ce n’est même pas compliqué de trouver le vrai, l’original. Fausser les armoiries est aussi grave et honteux que d’intervertir les bandes du drapeau togolais ou mal fredonner l’hymne et la devise.

Le garde des sceaux, le département de la formation civique et toutes les autres bonnes volontés devraient concourir à faire jaillir la vérité.

 Gagner 10 F et perdre 100 F

Cette prétendue nouvelle évaluation de la vraie valeur des voitures d’occasion par la COTEC est en passe de vouloir tuer l’économie nationale. On n’a pas l’honnêteté de dire la vérité au peuple par rapport à ce que la COTEC a engendré comme trou dans les recettes douanières. Il y a des individus à l’imagination qui mettent sur pied des machins à des fins de se faire une bonne santé financière. Ces machins n’ont jamais aussi été des sujets à polémiques et controverses comme le COTEC des deux géniteurs dont le nom commun est « Marc ». Le Créateur  souverain si nous ne blasphémons pas, revient sur certaines de ses décisions si elles sont boudées par ses créatures. Pourquoi les deux humains que sont Marc-Antoine et Marc Bidamon ne doivent-ils pas avoir le courage de revoir les contours de leur COTEC chérie et la réadapter au contexte national ? Ce n’est pas aussi difficile que ça, mais l’on pense que c’est la volonté qui manque. Ils sont scotchés à leur décision préférant gagner 10 F et faire perdre 100 F à l’Etat. Drôle de logique !

Ils n’ont pas de couilles

Les frondeurs de l’APMT ont pensé qu’ils devraient arriver à conduire leur président au faux pas. Ils ont usé de toutes les stratégies et les résultats se sont avérés les mêmes. Le président comme dans un miroir observe tout ce qui est fait comme agitation. La dernière fois, mus par on ne sait quoi, ils ont décidé d’organiser une Assemblée générale extraordinaire. A quelle fin ? On ne saura répondre avec exactitude mais tout compte fait, l’appât n’a attiré personne.

Dès lors que toutes les tentatives de déstabilisation ont échoué, il appartient au président de contre attaquer en passant à l’offensive pour que l’ordre revienne. Ça fait trop désordre quand on sait que le corps qui est agité ne peut pas évoluer dans cette atmosphère. Alors, le président doit prendre ses responsabilités sinon laisser pourrir la situation équivaudrait à rentrer dans le schéma voulu par les frondeurs. Le parricide n’a pas eu lieu, le papa connaît plus que bien ses « enfants » et saura les rétribuer le moment venu.

 Le bras de fer

Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a décidé d’atténuer les souffrances qu’endurent les responsables des médias privés. Au cours des échanges de vœux à la présidence de la République, le président Faure a porté la bonne nouvelle à la connaissance des journalistes.

L’enveloppe qui était de 75 millions a été revue à la hausse pour atteindre les 350 millions. L’attitude du chef de l’Etat est d’une rare élégance. Mais depuis l’annonce de la bonne nouvelle, c’est une effervescence qui s’observe autour du magot. Le Ministère de la Communication, la HAAC et le CONAPP, chacun à son niveau veut s’assurer le contrôle du pactole. A en croire certaines indiscrétions, cet état de fait retarde le décaissement. Au moment où ce bras de fer perdure, le chemin de croix des médias privés fait sa route. C’est difficile d’assurer convenablement les parutions. Les promesses qui ont été faites aux imprimeurs et autres par rapport aux 350 millions deviennent des mirages. L’argent, c’est aux journalistes, des critères ont été définis pour le partage, toute tentative de vouloir contrôler le magot d’où qu’elle vient n’est que du forcing. Le bras de fer n’a donc pas sa raison d’être. Place à l’essentiel.

Courrier de la République #105 du 10 fev. 2009
Révélations troublantes sur le monde scolaire au Togo : Ce que les chefs d’établissements ont toujours caché

«Nous sommes en février et les chefs d’établissements n’ont rien. Ils font sortir l’argent de leur poche pour payer   des bâtons de craie aux enseignants pour écrire. Depuis octobre jusqu’aujourd’hui, les enseignants volontaires ne sont pas payés ». Ainsi s’est exprimé le jeudi dernier le Secrétaire général de la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN), M. Essotina Boyodé. Celui-ci qui est également proviseur du lycée de Hédzranawoé à Lomé a fait cette déclaration le o5 février dernier au sortir d’une réunion. Pour M. Boyodé, les établissements d’enseignement public ont des problèmes dont entre autres, le manque de matériel didactique, d’outils de travail, le nombre insuffisant des enseignants, la non réalisation des mesures d’accompagnement annoncées à la suppression des frais de scolarité. Comme on peut le constater, les chefs d’établissements, le corps enseignant, les inspecteurs, bref, tout ce que le monde scolaire du Togo compte d’acteurs,  a raison si on s’en tient au tableau pas du tout reluisant ci-dessus présenté.

Mais, pour la vérité, il convient ici de relever l’autre face cachée du monde éducatif que les responsables d’établissements s’emploient par tous les moyens à passer sous silence dans leurs interventions. Comme le dirait l’autre, c’est le jardin secret intouchable de ces responsables des écoles, collèges et lycées du Togo. Un véritable business qui ne dit pas son nom. Malheureusement, cette face cachée n’arrange souvent que les directeurs d’écoles, proviseurs et dans une moindre mesure, les inspecteurs et directeurs régionaux. Les enseignants en sont en tout cas, les grands perdants puisque n’étant mêlés à la gestion des fonds issus des frais de scolarité et des cotisations parallèles.

Parlant de frais de scolarité et de cotisations parallèles, il faut souligner que les chefs d’établissements ont là leur vache à lait. C’est au niveau de ces deux entrées de fonds que ceux-ci se sucrent à satiété et ce, dans une totale discrétion. « Tout d’abord, nos chefs n’ont jamais déclaré les vrais effectifs des salles de classe à leur supérieur hiérarchique. Concernant les cotisations parallèles, ils vont jusqu’à percevoir pratiquement les mêmes montants que ceux des frais de scolarité. Chez nous ici au CEG Tokoin-Nord, la directrice prend 3 000 F CFA pour l’écolage et 3 000 F CFA également pour les cotisations parallèles et ce, par élève. », a confié un enseignant du CEG Tokoin-Nord. D’après un parent d’élève, le Ministère des Enseignements Primaire et Secondaire notamment le ministre Yves Madow Nagou devraient interdire purement et simplement les cotisations parallèles. « Sinon, les directeurs  d’écoles jouent au malin avec nous à chaque fois. Ils ne font que tromper et l’autorité et nous les parents d’élèves. », a ajouté ce parent.

Au moment où nous mettions sous presse, on nous a signalé les cas devenus pathétiques du CEG Tokoin-Nord de Mme Kézié et du Lycée d’Enseignement Technique et de formation professionnelle d’Adidogomé du proviseur De Souza. Selon nos sources, les deux établissements, excellent dans les cotisations parallèles alors qu’au même moment, les parents se plaignent du fait qu’ils ne voient à quoi les fonds qui leur sont extorqués, servent au juste. Dans certains cas, on parle même de complicité entre les présidents des associations de parents d’élèves et les chefs d’établissements pour faire main basse sur les sous.

Nous reviendrons sur les cas des établissements dans lesquels les premiers responsables abusent des cotisations parallèles.

C.R.


L’alibi du terrorisme pour justifier l’arnaque

On a finalement comme l’impression que des individus au nom des charges qu’ils assument se permettent tous les vices même les plus insoupçonnés. Ce qui aujourd’hui a lieu et qui peut s’avérer une bombe à retardement se trouve être ces extorsions de fonds dont sont victimes des opérateurs économiques expatriés. Le dossier est sensible mais l’allure que certains essaient de le donner pour masquer leurs forfaitures, est ridicule et cynique.

On souhaiterait que les services de sécurité et de renseignement jouent leur partition dans la lutte contre le crime organisé, le trafic de drogue et le blanchiment d’argent sale. Mais quand cette lutte est prise comme alibi pour faire mal et franchir le pas du non droit, il y a de réels soucis à se faire.

· Le terrorisme, un fallacieux prétexte

Quand c’est noir, il faut oser le reconnaître, quand on se replie derrière des considérations trompe-l’œil pour légitimer des forfaits, ça fait honte et ça sonne faux.

Il faut reconnaître que le monde est en train de basculer dans l’horreur par le simple fait du terrorisme et c’est bien facile d’établir des symétries entre ce terrorisme et certaines forfaitures telles des extorsions de fonds qui sont devenues monnaie courante chez nous. L’on ne peut que s’élever contre ces viles pratiques quand de mauvais génies trempés jusqu’au cou essaient de légitimer leurs crimes financiers à travers des alibis ridicules et dénués de tout bon sens.

·         Où va l’argent saisi ?

Ces montants saisis au jour d’aujourd’hui se chiffrent à plusieurs milliards de nos francs. Ces sous souvent saisis à l’aéroport ne vont dans aucune caisse de l’Etat. Ils deviennent des propriétés de pseudos meneurs de la traque contre « Le terrorisme ». Des fois, la façon dont on opère pour saisir les fonds montre à suffisance que les enjeux sont ailleurs et que les contorsions pour justifier l’injustifiable n’ont pas leur raison d’être.

Cette attitude de faire main basse sur les fonds a conduit l’autorité à la création de la CENTIF et Dieu seul sait si nos spolieurs habitués à faire main basse sur le magot entendront raison pour laisser désormais  la CENTIF jouer son rôle. C’est trop facile que des opérateurs économiques fassent toutes les démarches administratives et qu’en dernier ressort, la force vienne avoir le dessus sur  ces démarches. Et là où ça sonne encore faux, c’est la précipitation sur fond de menace dans laquelle l’expulsion de l’un des opérateurs économiques expatriés est menée. Que se reprochent-ils pour procéder ainsi ? Simplement pour museler quelqu’un qui est victime de la toute-puissance auto décrétée par certains. Des contorsions très désagréables font jour tendant à faire croire aux uns et aux autres de l’opportunité de l’action. Ceux qui se sont lancés dans de telles affaires se raviseront un jour parce que ne maîtrisant aucun contour du dossier qu’ils gèrent. Pourquoi avoir attendu que quelqu’un dénonce la forfaiture avant de la justifier par la lutte contre le terrorisme?

· L’inquiétude grandit dans les rangs des opérateurs économiques libanais

C’est bien drôle que de vouloir une chose et son contraire en même temps. Au moment où des voix les plus autorisées s’élèvent pour faire appel aux opérateurs économiques, des mains visibles de par leurs pratiques torpillent tout. Quand au nom d’une prétendue lutte contre le terrorisme ou Al Quaïda on peut déposséder d’honnêtes gens de plusieurs millions de nos francs, c’est qu’il y a péril en la demeure. Que les uns et les autres ne se laissent divertir, le problème d’extorsion de fonds mérite qu’on le prenne sous un autre angle que celui qu’on tend à imposer à l’autorité. La lutte contre le terrorisme, le blanchiment d’argent sale, la drogue doit être menée avec la dernière rigueur mais, vouloir passer par ce canal pour s’enrichir, dépouiller et créer des situations de non droit, est inadmissible. C’est un sérieux frein à la relance économique car ces « gourous » de la fausse lutte contre le terrorisme peuvent frapper qui ils veulent et quand ils veulent et ce, en toute liberté.          

 T.M.H


Corruption et sabotage à l’Office du Baccalauréat : Le BAC II bradé à 200 000 F CFA

          De nos jours, le baccalauréat qui était jadis un important sésame pouvant  permettre à son détenteur d’entrer immédiatement dans la vie active, est devenu l’ombre de lui-même. Et ceci par la faute des agents de l’Office du Baccalauréat sis dans l’enceinte du lycée de Tokoin à Lomé. A en croire des sources proches de ce service, le premier diplôme universitaire s’échange contre des billets craquants.

          « L’année surpassée, lorsque j’avais échoué au BAC, un employé de cet office m’a proposé d’introduire une demande de réclamation pour qu’il puisse avec l’aide de ses collègues, me délivrer le BAC en bonne et due forme. », a déclaré un étudiant de l’université de Lomé. Selon des indiscrétions, le stratagème consiste à exiger des candidats attirés par cette voie de contournement, d’introduire une demande de réclamation suivie en coulisses d’une enveloppe financière. Des employés de l’Office du Baccalauréat se chargeant dans ce cas du reste, qui est d’établir le BAC au demandeur.

          Généralement, on parle de 200 à 300 000 F CFA même si  200 000 F CFA revient souvent. Et il est rapporté que de tels diplômés du BAC aiment choisir les écoles de BTS pour poursuivre leur cursus craignant les universités où le contrôle semble plus strict, dit-on. « Ils craignent qu’on puisse découvrir leur manège ; c’est pourquoi souvent, ces bacheliers après leur « réclamation  assidue » optent pour les écoles privées de formation en BTS et autres où ils sont un peu à l’abri. », a confié un cadre au parfum de ces manèges relatifs au Bac togolais.

          Un autre phénomène qui prend de l’ampleur ces dernières années : la traversée de frontières de jeunes togolais pour aller décrocher le BAC au profit d’autres moyennant également 200 ou 300 000 F CFA. A chaque examen du BAC, ça grouille de monde à la frontière entre le Togo et le Bénin. De jeunes compatriotes prennent sur eux de franchir la frontière afin d’aller composer frauduleusement pour des élèves dont les parents sont nantis. Ce business a permis, d’après des sources dignes de foi, à plusieurs jeunes togolais de décrocher sans trop de peines leur baccalauréat.

A cette allure, c’est la facilité qui s’installe dans le domaine. Les élèves ne sont plus obligés de faire travailler leur méninge pour avoir les diplômes.

          « Avec la nouvelle réglementation en vigueur dans l’espace UEMOA qui veut que le baccalauréat se tienne au même moment dans tous les Etats, ce phénomène va prendre fin. », a déclaré un enseignant avouant être au courant d’une telle pratique depuis 2002.

Khaled


Grève des enseignants : Comment le ministre des finances a contraint les enseignants au débrayage

          La gratuité de l’enseignement au niveau du préscolaire et du primaire dans les établissements publics a connu ses premiers leurres avec la grève de 48 heures lancée par les  enseignants. Il faut être cynique pour ne pas reconnaître le bien fondé de ce mouvement. Les enseignants en effet, sont ceux-là qui vivent  mieux que quiconque les problèmes auxquels ils sont confrontés. Un peu partout dans le pays, la  gratuité est décriée car les moyens pour assurer son bon aboutissement manquent le plus. Dans les établissements, c’est un  total dénuement. Dieu seul sait comment les chefs d’établissements et leurs enseignants sont arrivés à tenir jusqu’à ces moments. Le principe en lui est à saluer mais les réticences constatées à certains niveaux risqueraient de transformer cette gratuité en un grand fiasco, un  labyrinthe aux issues incertaines. 

· Le constat

          La rupture a été sèche et a pris de court  tous les enseignants et les techniciens du département des enseignements primaire et secondaire. Pour éviter le chaos, ceux-ci  ont dû faire des études sur le terrain. C’est ainsi que le Ministre en charge de l’enseignement  primaire et secondaire Yves Madow Nagou, a fait une prévision moyenne de deux milliards de nos francs pour rendre effective cette mesure. Le tout puissant Ministre de l’Economie et des Finances, piqué par on ne sait quel insecte a seulement tenté de noyer la proposition qui lui a été faite. Et les députés garderont en mémoire comme si c’était hier, ce terme péjoratif « individu » employé par Ayassor à l’endroit de son collègue Nagou qui a  péché rien qu’en demandant les moyens pour accompagner une mesure prise par le Chef de l’Etat. C’est au Togo qu’on peut voir cela. Comme si cela ne suffisait, le puissant argentier togolais a fait ouvrir des comptes aux établissements, histoire de loger directement l’argent de fonctionnement sur ces comptes. Jusqu’à ce que ces enseignants n’arrivent à cette grève de 48 heures, aucun franc n’était parvenu sur ces comptes ouverts des établissements. Tantôt, on fait savoir aux chefs d’établissements que c’est les receveurs des préfectures qui viendront chercher leurs maigres sous de fonctionnement, tantôt c’est autre chose. D’après des témoignages qui nous sont parvenus, ces montants que le sieur Ayassor estime trop pour lui ne dépassent pas  200.000Fcfa par établissement.

          Les établissements ayant un important effectif n’auront pas plus que ce montant, c’est dire que certains s’en tireront avec bien moins de 90.000Fcfa. Il est vrai qu’en faisant la somme de tous les établissements primaires publics, ça fait un gros paquet de billets mais c’est le prix à payer pour donner à la décision du Président Faure la forme et le fond.

·Pourquoi Ayassor se prend-il aussi  gauchement ?

          Ce professeur d’université aujourd’hui argentier du pays a la certitude d’une chose: il ne mettra jamais ses pieds dans un établissement d’enseignement primaire.

          Si c’était pour la santé, il n’hésiterait parce qu’il peut soigner un mal de tête dans un hôpital de la place.

          Il faut aussi chercher à voir si le Ministre Ayassor a un de ses rejetons dans nos établissements de la place ? Si non, l’enfer comme on le dit souvent, est pour les autres.

          C’est intolérable de voir quelqu’un qui a eu à se frotter à un moment de sa vie à la craie et aux étudiants, être aussi hermétique comme une huître aux problèmes du monde scolaire. La relève de demain est composée en majorité de pauvres élèves à qui  on refuse délibérément d’octroyer les moyens d’apprendre et de réussir. Sûrement qu’on le fait à dessein pour que les enfants des riches  qui  vivent et étudient en occident reviennent un jour prendre la place de leurs parents.

          A notre sens, le mot «individu » du sieur Ayassor éloigne de toute responsabilité le Ministre Nagou dans la  grève des enseignants.  

Ben Tchak


Malversation gangreneuse au P.A.L Le DG Adégnon bénit le détournement d’environ un milliard de francs CFA

Un milliard de francs FCFA environ, c’est la rondelette somme des malversations découvertes récemment à la direction du Port Autonome de Lomé. Le circuit des fichiers manipulés pour se garnir les poches, prend sa source aux services du recouvrement avec l’agent Dorssou Boko entouré de « brain-trust fraudeurs » chargés de la finition au département des finances.  Le comble, c’est qu’il soit possible que cette besogne date de très longue date quand  le sieur Dorssou a été infiltré dans  ce département.

Le cynisme vient de la réaction du DG Adégnon, face à cet état de fait, après  consultation de son directeur financier. Il prend pour seule mesure, la simple suspension pour 6 mois des agents malversateurs (lire fac-similé). Une impuissance manifeste du DG et de son Directeur Financier et comptable Jérémie Womegan qui suscite des interrogations. L’on a à première vue l’impression que les premiers responsables eux-mêmes en savent assez, pour se livrer à ce simulacre de sanction. Sinon, comment comprendre que 4 agents, s’accaparent de près d’un milliard de francs et qu’ils n’écopent que d’une telle complaisance. En pareil cas, tout observateur aguerri prendrait le risque de voir derrière, la barbe mouillée de la main qui devrait sévir. Le DG Adégnon et son financier ne seraient pas en toute vraisemblance d’une odeur d’innocence dans cette affaire. C’est en voulant protéger leur propre tête qu’ils sont limités dans la prise de sanction disciplinaire. Le cas échéant, on se demande si toutes les fois qu’il y aurait des malversations, la sanction se limiterait à une petite suspension.

Longtemps décriée, la gestion du Contre Amiral Adégnon crache aujourd’hui sa vérité. C’est d’un pis aller qu’il s’agit. Tout le monde dans la boîte est trempé dans les recettes jusqu’aux coudes et ce, dans l’impunité totale. Il ne pouvait en être autrement, car dit-on, le poisson pourrit par la tête. Le DG Adégnon est interpellé une fois encore et l’autorité devrait s’imposer à lui avec la dernière rigueur, afin que toute la lumière soit faite sur ce –nième détournement au Port Autonome de Lomé. Mieux encore, un audit des services de ce secteur stratégique de l’économie nationale devrait être diligenté dans les meilleurs délais.

Nous n’avons rien contre Adégnon et Womégan mais il faut reconnaître que le poids du port semble les dépasser. Les incapables, on les range d’un côté, qu’ils ne contribuent pas de par leur complaisance à donner le goût des détournements à certains qui pourraient tenter de faire comme la bande au tristement célèbre Dorssou. Ça ne fait pas sérieux de vouloir auditer Togocel, Togotelecom et autres en laissant le port ou les crimes financiers sont applaudis et couronnés.

Voler environ un milliard et jouir d’une douce sanction de suspension de six mois, c’est un repos donné aux fossoyeurs de pouvoir jouir du temps nécessaire pour dépenser leur pactole.

En tout  cas, pour Dorssou, il mettra à profit ces six mois de suspension pour peaufiner d’autres fines stratégies de vol après son grand retour.

Ses nombreuses villas à Avédji, ses orgies dans des suites des hôtels se justifient. Car gagner tant et tant d’argent donne des goûts à tout faire. Le chef de l’Etat et le Premier Ministre, comptables devant le peuple, devraient chercher à mieux connaître les raisons d’un tel laxisme. Si c’est la retraite qu’on se prépare, c’est la très mauvaise option. L’histoire est là têtue et rattrapera les uns et les autres par rapport à leurs forfaitures.  Ci-contre le fac-similé.

Tchak

 

 
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