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Courrier 117 de mardi 12 mai 2009 |
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Phénomène
de société : La nouvelle trouvaille mystique des filles de Lomé |
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Partant du fait que les hommes en général et les
« grotos » en particulier sont devenus aussi pingres que jamais, les
filles de Lomé ont vite fait de trouver le chemin qui mène aux marabouts,
tradipraticiens, « Bokono » et autres magiciens. Ainsi, il n’est
pas rare de voir ces derniers temps les lieux de consultations de ces
« faiseurs de miracles » se remplir à craquer.
Généralement, les rendez-vous sont fixés entre
6h 30
et 19h ou 20h. Le tout dépend des convenances de chaque praticien. C’est à
l’issue d’une enquête de six mois que nous avons pu saisir certaines
facettes de ce nouveau phénomène qui prend de l’ampleur dans la société.
Des filles dont l’âge varie entre 16 et 25 ans, issues de différentes
catégories sociales vont voir les marabouts et autres pour « attraper
la proie dans la nasse ». En d’autres termes, on parle d’enfermer
l’homme ciblé dans une boîte ou d’endormir son esprit. Ministres, DG,
hommes d’affaires, banquiers, avocats, juges, journalistes, bref tous ceux
qui sont plus ou nantis et qui croisent une fois dans leur vie, le chemin
de ces « gos », sont foutus. Ils seront tout simplement dépouillés.
Parfums, bains spéciaux, toilettes intimes particulières et baisers sont
entre autres, quelques uns des moyens utilisés pour atteindre facilement
les cibles.
Une fois atteinte, la cible répond sans hésiter car
étant déjà « gbassée » jusqu’aux méninges.
Des voitures de type RAV4, des scooters, des motos
Sanili et autres et même des villas, tous les vœux de ces filles sont
exaucés et ce, au nom de Dieu et des talismans.
Quiconque douterait de ce que nous avançons ici n’a
qu’à s’approcher des lieux de consultations des tradipraticiens pour s’en
rendre compte. Sans blague, les « gos » de Lomé ont décidé d’en
finir mystiquement parlant avec les hommes ou « grotos » passant
sur leur chemin. Elles sont prêtes à tout pour ça même à sceller des
pactes « top secrets » et trop contraignants avec le diable.
Dans cette affaire, celles qui sont plus à plaindre,
ce sont les épouses légitimes des hommes « cadenassés ».
Certaines d’entre elles n’ont plus pratiquement rien
pour leurs budgets de ménage.
Alors que, pendant ce temps, monsieur investit
beaucoup ailleurs. Des foyers se sont même disloqués à cause de ce
phénomène qui devient inquiétant.
Baba
Tentative de déstabilisation du régime : Le nouveau souffre
-douleur dans le feuilleton
Ce
qu’on peut aujourd’hui baptiser « Affaire Faure-Kpatcha » continue
de défrayer la chronique et d’envenimer les passions. Ce malheureux
événement est arrivé comme pour soustraire la population d’une certaine
routine à savoir les travaux du CPDC et consorts. Maintenant qu’il y a
matière à épiloguer, on s’en délecte avec un plaisir vicieux. Regrettant
de voir la situation connaître de nouveaux rebondissements, certains
essayent de créer dans ce qu’il convient désormais d’appeler feuilleton « Faure-Kpatcha »,
de nouveaux personnages ou mieux de nouveaux acteurs. Que d’honnêtes
citoyens ne s’émeuvent pas du tout si d’aventure leurs noms étaient mêlés
à cette affaire.
En
effet, les jours qui ont suivi l’affaire de tentative d’atteinte à la
sûreté de l’Etat, des gens en l’occurrence ceux de la presse se sont
lancés dans un jeu de devinette. Il fallait trouver la recette pour
émouvoir un tout petit peu l’opinion. Des noms des personnalités civiles
et militaires ont été associés à la chose. Des supputations foisonnaient
au gré de certaines humeurs. Il y avait telle information aujourd’hui et
telle autre demain. C’était à qui créerait mieux la sensation. On en était
à ce jeu de ping-pong quand un nom a été cité comme étant celui de la
téméraire personne qui a ouvert la boîte à Pandore. Il s’agit de la
directrice générale des impôts. Il faut être solide dans la tête pour
supporter une aussi lourde accusation. Si une femme a un tel degré de
nuisance au point de créer des étincelles entre deux frères, c’est qu’elle
mérite plus qu’une palme d’or. Mais, nous doutons ici fort que Mme Ingrid
Awadé soit capable d’un tel exploit. Ce qui permet ce rapprochement ne
saurait se baser sur de solides piliers. A sa prise de fonctions, Ingrid
Awadé s’est lancée dans une opération consistant à rendre tous les
opérateurs économiques égaux en ce qui concerne l’acquittement de leurs
charges fiscales. Elle s’y est mise avec courage. Des opérateurs
économiques qui hier, s’affichaient comme des intouchables ont été
secoués. Le tout-puissant Libanais Bassam El Najjar (dit EBN) a dû courber
l’échine et prendre ses jambes au cou face à l’étau de la fiscalité qui
l’étranglait. Connaissant à l’époque bien les relations entre ce Libanais
et l’honorable Kpatcha, les mauvaises langues ont vite fait de rapprocher
cette courageuse action à une cible toute trouvée : Kpatcha Gnassingbé. A
partir de là, on trouvera la main de dame Ingrid Awadé derrière tous les
ennuis des opérateurs économiques rechignant à verser leurs parts
d’impôts. Quand un malheur arrive à un haut perché, de façon simpliste on
pointe le doigt accusateur sur cette dame dont le seul péché est de bien
faire son travail.
Le
paroxysme de ces accusations est atteint quand les mêmes personnes ont
tenté de mêler Mme Ingrid Awadé à cette affaire entre les deux frères
Gnassingbé. Une femme peut-elle être aussi puissante pour faire germer la
graine de division entre deux frères ? Le problème n’est-il pas
ailleurs ? Dame Ingrid Awadé n’est de prêt ou de loin mêlée à cette
affaire. Elle est appelée à gérer un délicat service et elle s’évertue à
le faire pour mériter la confiance en elle placée par l’autorité. Le
reste viserait tout simplement à saper son moral pour la pousser à
fléchir dans sa quête quotidienne pour renflouer les caisses de l’Etat.
L’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat est dans les mains
de la justice. C’est la seule institution qui pourra au moment indiqué
dire les choses telles qu’elles sont. Actuellement, toutes les contorsions
qui fusent de partout participent plutôt à la diversion et à la
provocation.
Halirou
Ce que je pense : La meilleure option
Depuis les
derniers événements qui se sont produits dans la nuit pascale, on a
l’impression d’assister au non recours de toutes les autres voies de
règlement de cette affaire si ce n’est celle de la justice. Il y a comme
une farouche détermination à voir la justice mettre tout au clair et à
démontrer point par point tout ce puzzle qui s’annonce un réel casse-tête.
Dans tout Etat qui se veut policier, la justice est la seule garantie
quand on cherche à mettre au clair une affaire. Nous voulons bien que
cette piste soit privilégiée mais au même moment, elle peut également être
la voie qui peut entamer le peu de force restant au parti dont les deux
protagonistes se réclament. Ce qui doit inquiéter dans cette affaire est
le silence du présumé cerveau du complot contre la sûreté de l’Etat.
Kpatcha Gnassingbé a refusé de prendre un avocat et d’abstient de parler
mais aux dernières nouvelles, il aurait souhaité rencontrer face à face le
Chef de l’Etat. Si cette option peut permettre aux deux frères de trouver
un accord à propos de leur différend sans toutefois ouvrir sur des
déballages, pourquoi la rejeter?
A quelques
mois de la présidentielle, un procès aura le mérite de donner lieu à des
déballages susceptibles de mettre en mal le pouvoir. Kpatcha Gnassingbé et
ses présumés complices ne seront pas des muets, d’une manière ou d’une
autre, ils auront à cœur de laver l’affront qu’on leur a fait et à ce
titre, il ne fait pas l’ombre du doute que les ressentiments pourront
l’emporter sur la raison.
« Cabris
mort n’a pas peur de couteau », dit-on. Kpatcha et les siens sont dans
une position inconfortable et la seule chose qu’ils essayeront de faire
est d’œuvrer avec la manière pour faire couler le navire.
Si le tête à
tête demandé par l’honorable Kpatcha peut d’une façon ou d’une autre
permettre aux deux acteurs de laver leur linge sale à huis clos, pourquoi
ne pas expérimenter cette voie ? Il n’est jamais tard pour trouver la
juste mesure, le meilleur antidote qui évitera le pourrissement de la
situation. Opter pour la voie du déballage sera à notre sens le pire des
choix qui soient. En tout cas, quand des individus s’activent à jouer aux
pyromanes ne mesurant pas la portée de leur attitude, d’autres par contre
croient à une issue qui ne ferait pas perdre la face ni à l’un ni à
l’autre. Cette dernière a le mérite de sauver ce qui pourra l’être en
cette période délicate de la vie nationale. Comme on a l’habitude de le
claironner, l’impossible n’est pas togolais. S’ils pouvaient nous faire
plaisir pour qu’on crie un jour, l’impossible n’est pas Gnassingbé!
Ben
Tchak
Evolution et déclin de partis politiques :
Vers une disparition programmée du CAR ?
« Sauf
revirement de la situation, à l’allure où vont les événements dans ce
pays, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ases jours comptés », a déclaré un observateur de la scène politique nationale.
Selon lui, le dernier tournant qui reste au parti des héritiers déshérités
est
la Présidentielle
à venir de 2010. « Tout porte à croire qu’au sortir de cette joute
électorale si le CAR n’arrive plus à percer, il n’a qu’à dire adieu à son
existence », a- t-il ajouté. Dans son explication, cet observateur dit
se fonder sur des données remarquables actuelles du terrain politique
national. A l’en croire, il ne restera plus à court terme sur l’échiquier
politique du Togo que l’Union des Forces de changement (UFC) de Gilchrist
Olympio et le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) du Président Faure.
« La tendance actuelle le démontre déjà. Les Togolais voudront
désormais composer avec ces deux grands blocs du pays. Les autres vont
devoir tôt ou tard plier bagages pour se fondre dans lesdites principales
forces », a fait savoir notre observateur.
Pour le
moment et connaissons la politique comme n’étant point une science exacte,
nous évitons de croire la même chose que cet observateur. En politique,
on ne dit jamais, jamais. Des surprises de taille peuvent à tout moment
surgir dans ce domaine où la dernière décision appartient toujours au
peuple.
C.R
Quand le zèle des ministres dessert le président Faure : Le
budget de l’Etat sert à quoi au juste ?
Souvent en
décembre, on observe un certain branle-bas à l’Assemblée nationale ; on a
l’impression d’une course contre la mort pour donner corps à importante
chose. Il s’agit de voter le budget de l’année qui s’annonce.
Dans ce
budget, il est fait cas avec une précision chirurgicale, comment le
moindre centime sera utilisé. La santé, l’éducation, les infrastructures,
la création d’emplois sont entre autres des domaines qui bénéficient d’une
attention particulière. Les députés qui sont des élus du peuple essaient
de voir clair dans cette affaire pour savoir quelle incidence les
dépenses pourront avoir sur le vécu des populations.
Aujourd’hui,
au regard de ce qui se passe dans nos 56 600 km2,
on s’aperçoit que tout le show du mois de décembre relatif au vote de la
loi de finances ne relève que d’un folklore. Il faut faire comme on fait
ailleurs un point c’est tout. Si non, comment comprendre que tous ceux qui
sont chargés d’exécuter des tâches ne viennent pas rendre compte des
milliards reçus ? Pour finir ils demandent encore en décembre aux députés
de voter encore la loi de finances. L’éternel recommencement.
Il se passe
des choses actuellement, des situations qui, à la longue risquent de créer
un sérieux précédent au Chef de l’Etat. Il est observé un peu partout que
des ministres sillonnent le pays pour des gestes dans leur domaine. Toutes
les fois on nous rebat les oreilles avec le même refrain : « Don
personnel du président Faure ». On veut bien que le Chef de l’Etat
s’illustre dans le social et qu’il soit proche de sa population. C’est une
bonne chose qui émeut bien mais n’y a-t-il pas risque que l’on se serve de
toute situation pour parler d’une certaine malgouvernance ? Si le
président Faure doit toujours mettre la main à la poche pour ces gestes, à
quoi servent alors les milliards que les députés votent à chaque fin
d’année ?
Si des
ministres ou hauts perchés pensent que, c’est par là qu’ils pourront faire
un réel plaisir à Faure, ils se trompent. Cette façon de faire dessert
sérieusement le président de la République et l’ensemble de tout le
gouvernement. Sacs d’engrais, cahiers, produits pharmaceutiques, appareils
médicaux sont des dons du Chef de l’Etat, alors à quand des actions
inscrites sur la ligne budgétaire ?
De les
façons, l’on ne souhaiterait pas du tout être à la place du tout puissant
argentier du pays, Adji Othèth Ayassor au prochain vote de la loi de
budget par les députés.
Protection de l’écosystème : Shéyi Adébayor décrète un
environnement sans arbres autour de lui
Depuis que l’international togolais Shéyi Emmanuel Adébayor a choisi le
quartier Djidjolé pour installer sa résidence, il a été décrété une pitié
zéro contre tout ce qui porte racines, tronc et feuilles. Ces majestueux
arbres qui longent les pavés au niveau de la maison d’Adebayor ont été
purement et simplement « liquidés ». A ce qu’on sache, les terrains
ont été achetés par Adebayor et non les arbres des trottoirs pour qu’un
aussi triste sort puisse être réservé à ces dernières. Dans cette furie
contre la nature, le ministère de l’environnement reste muet. Le premier
arbre a été coupé et nos messieurs du ministère n’ont rien trouvé à dire.
D’ailleurs, ils ne se font pas prier pour rendre opérationnelles les
tronçonneuses. Ainsi au fur et à mesure que Shéyi étend son empire
résidentiel, tous les arbres qui longent sa clôture sont décimés. Quand
ailleurs dans le monde, des stars s’illustrent dans la protection de
l’environnement, c’est le moment choisi par Adébayor pour raser tout. Il
est vrai que ces « maudits » arbres empêcheront les passants
d’admirer comme cela se doit son « empire » et d’apprécier à sa
juste valeur son goût pour les carreaux et marbres mais de grâce, les
arbres ne sont pas là pour lui mais pour la population. Si tous les
riverains de nos routes optaient de tout décimer devant leur habitation,
à quoi assisterons-nous ? Simplement à un spectacle de grande désolation.
Il est urgent que le ministère du sieur Ayihvé prenne ses responsabilités
devant de pareilles attitudes. L’arbre est sacré, aucun être si puissant
soit-il n’a le droit d’abattre pour un rien du tout.
Adébayor doit reconsidérer le regard qu’il porte sur l’environnement. .
Corbeille
Bourde
béninoise
Au mois
d’Avril dernier, le président béninois avait dépêché son ministre de la
Défense auprès de son homologue togolais. Le ministre avait été
reçu en audience au palais de la marina par le chef de l’Etat Faure
Gnassingbé. A l’issue de cette audience, l’hôte béninois s’était confié à
la presse. Dans sa déclaration, celui-ci avait appelé notre Président,
Faure Eyadema. Nous étions ébahis. C’était sur les écrans de
la TVT, la chaîne nationale. Comment un ministre d’une République voisine
comme le Bénin peut-il ignorer le nom exact de notre président.
Au Togo,
quand vous demandez à un élève de CE1B le nom du président béninois,
celui-ci n’hésitera un seul instant à vous répondre tout de go qu’il
s’agit de Thomas Yayi Boni. De mauvaises langues nous diront que ceci est
normal car le chef de l’Etat actuel du Bénin a passé une bonne partie de
sa vie au Togo, notamment en tant que président de la Banque ouest
africaine de Développement (BOAD) et ce, pendant 11 ans. Mais, ce n’est
quand même pas sérieux de la part d’un ministre qui ignore le nom d’un
chef d’Etat d’un pays situé à une centaine de km seulement de son Etat
d’origine. Que dirait ce ministre si son homologue togolais allait un jour
au Bénin et appelait Thomas Yayi Boni, Yayi Kérékou ou Yayi Soglo ?
Certes, l’actuel président du Togo est le fils de feu président Eyadema
mais ceci n’est pas une raison pour que la confusion naisse dans les deux
noms. Eyadema, c’est Eyadema et Faure est bel et bien Faure.
Des
empoignades en perspective dans le monde médiatique
Apparemment,
l’aide que l’Etat a décidé d’octroyer cette année à la presse, va créer
plus de problèmes qu’elle ne va résoudre. A peine la commission chargée de
veiller à la répartition et au suivi de cette manne a-t-elle été installée
que les difficultés de tous ordres se font enregistrer. Aux dernières
nouvelles, on parle du tiers du montant total de l’aide qui sera débloqué
pour la formation des journalistes. Déjà des patrons de presse s’insurgent
contre cette mesure. Pour eux, si ladite mesure venait à être appliquée,
elle n’arrangerait que les formateurs, les organisateurs et responsables
des cadres dans lesquels auront lieu ces formations. « La plupart de
nos éléments ont été suffisamment formés depuis 2000. On parle de tout
faire pour permettre aux organes de presse de se transformer en véritables
entreprises de presse et eux ils nous ramènent encore cette affaire de
formation. En tout cas, nous verrons s’il s’agira de nouvelles choses ou
encore de ces histoires de formation sur les règles de déontologie et
d’éthique et patati patata », a laissé entendre un patron de presse
visiblement en désaccord avec la mesure concernant la formation.
D’après
d’autres, pour une première fois, l’Etat doit permettre aux organes de se
lancer.
Couteau à
double tranchant
Nous étions
là quand la HAAC de Philippe Evégno est venue annoncer un délai dans
lequel tout journaliste est appelé à se faire établir sa carte de presse.
Cette décision en elle-même est porteuse de plusieurs germes. Mais nous
allons retenir ici deux importants. D’abord, les journalistes dans leur
ensemble ne comprennent pour quelles raisons la HAAC fixe un délai, à ce sujet. Ceux-ci disent ne pas être concernés par la
décision de cette institution et avouent ne pas pouvoir respecter le délai
imparti. Le germe du refus catégorique des hommes de médias est déjà
perceptible car bientôt la fin de la date butoir mais, à en croire des
informations en provenance de
la HAAC, les
journalistes ne se bousculent pas pour se faire établir le sésame exigé.
D’aucuns
parlent même d’un nombre infime de demandes déposées jusque-là à
la HAAC. Ensuite,
et c’est le germe qui est le plus à redouter. De faux journalistes peuvent
saisir l’occasion pour constituer des dossiers leur permettant d’accéder à
la carte de presse.
Nous sommes
au Togo et nous nous connaissons bien. En complicité avec des directeurs
de publication peu scrupuleux, des faussaires s’apprêtent à se mettre à
l’œuvre pour pouvoir obtenir des cartes de presse et ce, au détriment de
vrais journalistes. Des informations de plus en plus persistantes font
état de ce que des gens plus ou moins fortunés et qui ont besoin de carte
de presse pour pouvoir effectuer des voyages dans le cadre de leurs
affaires, sont prêts à débourser gros pour se voir délivrer la carte de
presse. Du côté de la HAAC en tout cas, la vigilance doit être de mise car les fraudeurs sont
prêts à tout.
L’affaire
de l’année
Tentative
d’atteinte à la sûreté de l’Etat ou coup d’Etat déjoué, c’est selon. Cette
affaire que d’aucuns ont vite fait de qualifier d’affaire Kpatcha
Gnassingbé, continue de susciter d’intenses débats au sein de l’opinion.
Des gens sont allés jusqu’à s’improviser agents de renseignements ou
agents secrets pour raconter dans les détails ce qui s’était effectivement
passé dans la nuit du
12 Avril 2009.
Il y en a qui se perdent en conjectures et se versent dans de grotesques
mensonges pour intoxiquer et susciter le courroux dans certains milieux.
Dans cette affaire, des spécialistes en telle ou telle autre question se
frottent les mains. Leurs « bitos » fonctionnent à merveille. Au
moment où l’autorité est en quête de soutiens pour sortir la tête haute de
ce problème qui n’est en rien pour lui faciliter les choses, des individus
aux intentions lugubres, distillent des informations à dormir debout au
sein de l’opinion. A quelle fin ? De toutes les façons, si c’est pour
atteindre les Gnassingbé ou leur ethnie les cibles sont mal choisies car,
il semble que ceux-ci ne sont pas aussi idiots jusqu’à ce point.
Nous savons tous que beaucoup de personnes au Togo n’ont pas dans leur
cœur cette famille et l’ethnie à laquelle elle appartient, mais ceci n’est
pas une raison pour leur souhaiter des malheurs. L’affaire Kpatcha est
devenue une occasion toute trouvée pour certains de régler proprement les
comptes à la famille Gnass et aux Kabyès. Si ces derniers sont bêtes,
qu’ils se laissent aller à la dérive. En tout cas, nous y serons tous
embarqués. |
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Courrier 116 du mardi 05 mai 2009 |
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Quatre ans
de gestion du pays : Ce qu’on reproche à Faure Gnassingbé |
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Depuis le 24
avril 2005, le navire togolais a un nouveau chef en la personne de Faure
Gnassingbé. Les Togolais l’ont voulu ainsi.
A l’époque,
il fallait une bonne dose de témérité pour accepter l’aventure dans
laquelle Faure s’était lancé pour sauver le pays. Ainsi, le Président
sachant avoir un plan pour son pays n’a pas rechigné à prendre les
commandes. Il s’y est mis avec un tel plaisir que les nuages noirs qui
obscurcissaient jadis le ciel togolais se sont mis à se dissiper. Les
indicateurs rouges que d’aucuns qualifiaient d’irréversibles sont en train
de virer au vert, une couleur qui symbolise la reprise, l’élan retrouvé.
La thérapie était douce mais forte pour enrayer le mal qui tendait à
gangrener le pays et hypothéquer la survie de plusieurs millions d’âmes.
Malheureusement, contre toute attente et tout bon sens, cette thérapie qui
est en train de produire de bons effets est mal perçue par certains.
Ceux-ci ayant parié pour le chaos parce que tirant leur compte de cette
situation n’entendent pas voir l’embellie se réaliser.
La dernière
fois, le chef de l’Etat a par modestie dit dans son discours n’être pas à
l’heure de faire un bilan de son action à la tête du pays, mais on peut
ici mettre en relief ces acquis qui indisposent dans certains milieux.
Politique
La politique
a le plus divisé les Togolaises et Togolais. Tout allait pour le mieux
quand au cours des années 1990, certains ont cru que leur heure a sonné de
changer les données parce que le contexte s’y prêtait bien. Ils n’y sont
pas allés de mains molles. Ils ont multiplié par zéro les acquis de
plusieurs décennies de durs labeurs et de privations. Pour un oui ou un
non, les hommes politiques ont sacrifié le pays et mis en avant leurs
intérêts égoïstes. Pendant plusieurs années, des politiciens ont mis le
développement du pays en veilleuse pour lutter en vue d’une alternance.
Ils ont diabolisé les hommes et les institutions qui animaient le pays et
leur mayonnaise a semblé prendre car les partenaires au développement ont
opté pour la voie des pyromanes enlisant inutilement le pays. Au même
moment, les pays voisins qui avaient aussi des opposants arrivaient à
accorder leur violon quand il s’agit des questions de développement de
leur nation. La consolidation de la démocratie étant la seule alternative
sûre de la réinsertion du Togo dans le concert des nations, Faure s’est
engagé sur cette voie à son arrivée au pouvoir. Etre comptable devant une
grappe d’individus qui sont aigris sans raison évidente et l’être devant
le peuple, le choix du président a été plus qu’aisé : il a opté pour le
peuple. Il entreprendra des réformes de taille au mépris de la survie de
son pouvoir. Cela se faisait tellement bien que certains dans son propre
camp n’ont pas hésité à déclarer que Faure veut remettre le pouvoir aux
opposants. Aujourd’hui qu’on le veuille ou non, la réconciliation,
l’apaisement, l’association de l’opposition à la gestion des affaires
publiques sont des évidences.
C’est dire
que sur le plan politique, quatre années ont suffi pour décrisper la
situation de suspicion qui prévalait entre les acteurs politiques du pays.
Continuer
toujours à dire que le pays s’apparente à ce qu’il a été hier relève des
caprices d’une opposition qui manque d’arguments pour charger le pouvoir.
L’économie
Ce n’est sans
doute par faute d’avoir essayé que la reprise de la coopération n’a pas eu
lieu sous feu président Eyadema. Il s’est trouvé une opposition pour tout
remettre en cause. Après les douloureux événements d’après le
24 avril 2005,
Faure a eu de par ses intentions à rassurer l’opinion internationale.
Cette
assurance se concrétisera par les législatives du
14 octobre 2007
qui ont mis le Togo sur orbite de la galaxie des pays qui méritent des
égards. Les partenaires de façon unanime devaient reconsidérer leur
position. Le Togo est redevenu le chouchou de la communauté
internationale. Ainsi, en faisant tout pour séduire les bailleurs de
fonds, l’autorité s’est employée aussi à créer des situations qui
inspirent confiance à l’intérieur du pays. Certaines pratiques qui
tendaient à s’afficher comme pernicieuses se verront régler. La bonne
gestion des ressources a été entreprise. Fini cette époque où des
opérateurs économiques se repliaient derrière des amitiés pour se
soustraire des charges fiscales. Avec cette nouvelle méthode, la pilule ne
peut qu’être difficile à avaler. Pour certains nostalgiques du recul du
pays, il fallait punir cette « impertinence» du Président.
Aujourd’hui,
quand on veut comparer le Togo aux pays voisins, il faut reconnaître que
la situation que le Togo vit actuellement a été un peu plus dure que celle
des autres. C’est un processus et le président Faure est en passe de
gagner le pari et de lancer une fois de bon le pays sur la voie du
développement et de la croissance. La population estime que les choses
tardent à prendre corps, cela se justifie et le chef de l’Etat l’a
reconnu. Mieux vaut respecter certaines conditions pour rendre pérenne
l’embellie que de s’afficher gourmand pour tout faire capoter.
Le social
La méfiance a
baissé d’un cran entre les filles et fils de ce pays. La façon dont les
législatives de 2007 se sont déroulées est un signe annonciateur de ce qui
suivra. D’ailleurs, cela l’a été réaffirmé avec fermeté que le sang d’un
Togolais ne coulera plus en période électorale et il en sera ainsi.
Ceux qui ont
fait de l’instabilité politique, économique et sociale leur raison d’être,
leur fonds de commerce auprès de certaines chancelleries ne savent plus à
quel saint se vouer. Dans l’ombre, ils essaient de tirer les ficelles pour
que ça bascule mais en vain.
Bref, ce
qu’on reproche à Faure, c’est sa réussite, son pragmatisme et sa vision
sur le pays. Là où on le prenait pour échouer il est entrain de s’afficher
comme le maître de la situation et des envies ne peuvent qu’être bien
grandes. Galilée, Jésus-Christ, Mahomet etc. ont été mal vus et mal
compris en leur temps mais l’histoire aujourd’hui leur donne raison. Il en
sera ainsi du Président Faure. Le Togo a tellement souffert qu’on doute
fort que le Très haut bénisse les funestes intentions de certains.
Ben
Tchak
Des loups en agneaux dans la bergerie : Le congrès tant
attendu au RPT
La
présidentielle de 2010 arrive à grand pas et les appétits s’aiguisent dans
ce sens. Avant le coup d’envoi des hostilités, les partis peaufinent dans
l’absolue discrétion leurs stratégies. Si certaines formations politiques
n’ont pas à s’inquiéter pour ce qui est de leur assise, d’autres
particules ont par contre de sérieux soucis à se faire. Il y en a qui
attendent profiter des autres pour se mettre un peu à l’abri.
Concernant le
RPT, avec ou sans alliance, ce parti est serein quant à l’issue du
scrutin à venir.
C’est dans
cette atmosphère que l’UDS-TOGO a tenté sans convaincre de tracer les
pistes qui s’offrent à elle. La dernière sortie du président de ce parti
semble nous intéresser à plus d’un titre. Suivant le schéma de M. Antoine
Folly, il s’agira pour sa formation qui n’existe que de nom d’apporter son
massif soutien au président Faure et non au RPT. C’est tout simplement
ahurissant et choquant et même injurieux. Quand on n’a pas une conviction
à défendre on ne s’adonne pas à de pareils cafouillages. Comment peut-on
soutenir un homme qui plus est, reste et demeure président de parti sans
avoir d’égard pour sa formation. Antoine Folly, l’homme aux mille et une
frasques ne cessera de nous étonner. Il y a un sérieux tourbillon qui le
trimballe à son corps défendant dans tous les sens et ce n’est au RPT
qu’il s’agrippera pour se tirer d’affaires. Où a-t-il laissé son
partenaire chéri de toujours qu’est l’UFC pour venir aujourd’hui chercher
à soutenir le président ?
Si
le ridicule tuait, certains hommes politiques de la trempe d’Antoine
Folly cesseraient d’exister. On a encore en mémoire ses écarts de
comportement dans la salle Fazao à l’ouverture de la conférence nationale.
Jouant au dur, au caïd, il n’a pas daigné se lever à l’entrée du président
Eyadema dans la salle. On a aussi en mémoire comme si c’était hier, la
haine qu’il nourrissait à l’égard de tout ce qui ressemble de près ou de
loin à la sensibilité présidentielle. Il avait certainement cru à
l’époque, que c’en était fini pour le régime. Mais au fil des mois, les
populations apprendront à mieux connaître ces messieurs de
la Salle Fazao qui étaient gonflés à s’éclater et qui n’avaient
aucun idéal pour leur pays si ce n’est de venir se faire une santé
financière et rattraper leurs nombreuses années passées en Europe dans
l’absolu dénuement.
Notre
Monsieur UDS-TOGO avait juré qu’il ne mettrait jamais pieds à Lomé II.
Quelle ne fût notre surprise de constater que l’homme a opéré un
spectaculaire revirement d’humeur en voulant faire partie de la délégation
de l’opposition qui devrait être reçue à Lomé II par le président
Eyadema.
En
définitive, le parti d’Antoine Folly peut chercher ailleurs qu’au RPT. Ce
dernier est une machine qui se suffit pour vouloir encore se surcharger
avec des fardeaux tels l’UDS-TOGO. Le président Faure est RPT et comment
peut-on prétendre soutenir lui seul pris isolément sans son parti ?
L’intention est seulement funeste et destructrice. Bizarrement, l’homme
qu’on voudrait soutenir a goutté un peu aux frasques du président de
l’UDS-TOGO.
En effet,
pendant son passage éclair dans le gouvernement, Antoine Folly s’est
comporté comme un éléphant blessé dans une vitrerie. Tous ses cafouillages
et décisions bancales, il les mettait sur le dos du Président Faure. Une
façon bien subtile de régler des comptes du papa au fils. En tout cas,
Antoine Folly peut aller vendre sa « massif » soutien ailleurs
qu’au RPT et à son Président.
Sous un autre
aspect, ce que Antoine Folly entend expérimenter avec Faure a lieu déjà
sur le terrain. On voit des associations aller s’afficher comme soutenant
la seule personne du président Faure sans être du parti RPT. N’est-ce pas
là des incongruités qui mal gérées peuvent causer un sérieux tort au parti
dans certaines contrées. Il faudrait que les responsables du RPT fassent
extrêmement attention à ces attitudes qui tendent à devenir la mode ces
derniers jours.
D’ailleurs,
face à ces rumeurs, à ces tourbillons de supputations qui tourmentent le
parti, n’est-il pas temps qu’il fasse enfin son congrès pour désigner son
candidat pour la prochaine joute électorale ? D’autres partis ont donné le
ton, il faut que le parti du Président s’inscrive aussi dans cette logique
pour faire taire tous les malveillants bruits qui courent sur lui.
Ben
Tchak
Au-delà
des considérations d’ordre stratégique : Le talon d’Achille du RPT
« Cette
formation a tout pour rayonner mais, il règne en son sein un énorme
gâchis. Une utilisation galvaudée des ressources humaines et une
communication bancale font que ce parti n’arrive pas à évoluer normalement
dans ce monde moderne. On dirait même qu’à l’intérieur de ce parti, les
gens ont peur des compétences », a laissé entendre un vieil
observateur de la scène politique nationale, parlant du RPT. Selon lui, au
sein de ce vieux parti, ceux qui militent par conviction se comptent du
bout des doigts. Les militants de la 25ème heure déconnectés des réalités
du parti veulent paraître ce qu’ils ne sont guère. Leur fougue est plus
mue par les intérêts que par leur réelle envie d’apporter un sang nouveau
au vieux parti.
En
effet, en matière de handicaps, le RPT en a de sérieux qui pourraient à
terme porter préjudice à sa survie dans le microcosme politique togolais.
Nombreux sont
ses militants qui y sont pour flairer à tout bout de champ l’odeur des
billets neufs et craquants. Malheureusement pour cette formation, ce sont
eux qui ont pignon sur rue dans tous ses compartiments. Ils sont là à tout
moment à échafauder des plans machiavéliques pour assouvir leurs ambitions
mesquines même s’il faut marcher sur l’amitié, la fraternité et autres.
Pour ces militants pas comme les autres, rien n’a plus d’importance que
leur ventre.
Dans un autre registre, tout semble indiquer qu’au RPT, la communication
est le dernier des soucis des responsables et des militants. Avec
l’arrivée du président Faure, la donne est en train d’être progressivement
inversée. A cet effet, il faut saluer le travail considérable qu’abattent
en ce moment les membres du bureau politique. Ceux-ci bousculent les
choses pour soigner l’image jugée opaque du RPT. « En matière de
communication, cette formation a de sérieuses difficultés. Peut-être
qu’étant au pouvoir et ayant les médias publics, TVT, Radio Lomé, Radio
Kara et Togo Presse avec soi, le parti se dit que ça ne vaut plus la pêne
de disposer d’une cellule de communication digne de celle d’un parti
moderne. Sinon, au CAR et à l’UFC, nous connaissons des chargés à la
communication mais au RPT nous n’en connaissons point. », a fait
savoir un jeune sympathisant de l’opposition.
Bientôt la présidentielle le RPT a tout à y gagner si ses premiers
responsables prenaient sur eux de revoir le mode de fonctionnement de leur
formation. Dans ce monde moderne où la communication a une place
prépondérante et les ressources humaines, un rôle central incontournable,
tout parti aspirant à gagner d’une façon durable les cœurs des électeurs
doit se débarrasser de l’archaïsme, de l’improvisation et surtout des
pratiques malsaines qui consistent à sacrifier les vraies compétences sur
l’autel des considérations dignes de celles d’un clientélisme qui ne dit
pas trop son nom. En tout cas, l’UFC sachant bien qu’il se pose un réel
problème de communication au sein du RPT, exploite ce terrain pour porter
des coups à ce parti. Il reste à l’UFC de dire haut que, c’est le RPT qui
envoie des moustiques piquer son leader dans sa chambre.
Ali Baba
Entre survie personnelle et envie de servir le pays : Le
candidat Kofi Yamgnane a déjà fait son choix
Le
franco-togolais ou le togolo-français (à chacun son choix) Kofi Yamgnane,
depuis le 05 février 2005 n’a eu de cesse d’afficher ses intentions sur
son pays d’origine le Togo. Ces intentions sont tout simplement tristes
au regard du passé de l’homme. Pour ceux qui ne le connaissent pas,
Yamgnane est un phénomène de société, un monsieur qui veut paraître ce
qu’il ne sera jamais.
Yamgnane
et son manque d’égard pour les Togolais
Après son baccalauréat en poche, le monsieur atterrira en France où il
connut un très brillant cursus estudiantin comme d’ailleurs de nombreux
Togolais de sa génération. A la fin de son parcours, et quand sa terre
natale avait le plus besoin de cadres formés pour son développement,
Yamgnane sans état d’âme va opérer son choix. Il optera de servir
la France. Il va connaître une ascension fulgurante avec pour
consécration, sa nomination au poste de secrétaire d’Etat sous la
présidence de François Mitterrand ; c’est dire que l’homme a passé le
clair de son temps à servir
la France oubliant sa terre d’origine. Yamgnane peut-il la main sur
la conscience nous dire ce qu’il a fait pour son pays quand il vivait ses
beaux jours en France ? Sa fameuse ONG Aide et Action a eu une durée de
vie d’un météorite. Après cela, c’est le zéro pointé, il s’est préféré et
a préféré
la France aux Togolais et au Togo.
L’épave et
le pouvoir
Comme le
dirait quelqu’un, Yamgnane à son avenir derrière lui. Il a fait sa
jeunesse, utilisé ses forces pour créer une certaine prospérité ailleurs.
Maintenant qu’il est usé, il veut demander le concours des Togolais pour
entretenir ses vieux jours. C’est un criard manque d’égard pour les
Togolais. Il y a quelque temps, le pouvoir n’intéressait pas autant Kofi
Yamgnane. Aujourd’hui, qu’est-ce qui a pu changer chez notre ingénieur
pour opérer à ce grand virage et courir derrière le fauteuil
présidentiel ? La réponse est toute simple : le besoin. L’homme veut que
le Togo l’aide à gérer ses vieux jours et à se faire une certaine santé
financière. Pour ce faire, il ne cesse de passer par des moyens déloyaux
pour parvenir à cette fin.
En effet,
Kofi Yamgnane ne rate pas la moindre occasion qui s’offre à lui pour jouer
au pyromane. Il le fait avec dextérité comme s’il était possédé par le
démon de la destruction. Le « sage » Yamgnane que le « Vieux baobab de
Lomé II » recevait en audience et qui n’hésitait pas devant les micros
à s’adonner à un délire de louanges est devenu comme par enchantement un
personnage dont la bouche crache du venin sur le bilan de feu président
Eyadema. Cette parenthèse montre le peu de sérieux qui anime l’homme. Ce
qui voudra signifier qu’il n’est pas sincère et conséquent avec lui-même.
Voilà un peu le profil de ces messieurs qui aspirent à nous diriger un
jour. Ceux qui se laissent émouvoir par les propos trompeurs de l’homme ne
mettront pas un long temps pour le découvrir sous son vrai visage. Son
obsession pour la présidence de la République est mue plus par le besoin
que par une vraie envie de travailler, de servir le Togo.
Il est
Togolais et il peut saliver pour la présidence, la constitution lui donne
le plein droit mais sa première priorité quand il aura posé son postérieur
sur le fauteuil sera de se faire construire une maison, chose à laquelle
il n’a jamais songé quand il se la coulait douce dans le gouvernement
français. Yamgnane est un homme d’ailleurs qui est arrivé réussir en
France et ne doit pas tourner le dos à cette France. Maintenant que ses
revers se multiplient au pays de Sarkozy et ce, à une infernale cadence,
M. Yamgnane commence subitement par avoir un cœur qui bat pour le Togo et
les Togolais.
Nous ne
visons pas à faire mal à un monsieur que nous respectons bien mais à
refuser que des individus pour leurs ambitions nous prennent pour des
idiots. Nous devons apprendre à discerner les bonnes graines de l’ivraie à
l’approche de 2010.
Ben TCHAK
Dépénalisation du délit de presse : Les deux parrains de la
liberté de la presse au Togo
La communauté
internationale a décrété le 03 mai, journée de la Liberté de la presse. Cette journée permet de passer au crible
l’état de la liberté de la presse de par le monde. Il y a quelques temps
encore, le Togo était pointé du doigt comme un pays liberticide. Le 3 mai
était une occasion rêvée pour charger et accuser le régime. La démocratie
allant de paire avec la liberté de la presse, des cas qui ont trait à
cette entrave, servaient d’alibis pour dire que tout balbutiait dans notre
pays en matière de démocratie. Cette fâcheuse tendance devrait être
inversée pour sortir le pays de la ligne de mire des défenseurs de la
liberté de la presse.
En
2003, M.
Pitang Tchalla alors ministre de la communication s’est vu confier la
lourde mission de révolutionner le paysage médiatique togolais. Il fallait
un nouveau code de la presse qui dépénaliserait le délit de la presse. La
mission était délicate mais pas impossible à l’homme qui était aux
commandes à l’époque du ministère sensible de la communication. M. Pitang
Tchalla en dépit des dérapages qui avaient cours dans le monde de la
presse privée togolaise va prendre un risque historique. Sous sa
direction, il sera procédé à l’élaboration d’un nouveau code de la presse
avec à la clé la dépénalisation du délit de presse. Le ministre Pitang
expliquera au Chef d’Etat d’alors, feu président Eyadema tout le bien que
l’image du pays prendra avec ce nouveau code. Lui faisant entièrement
confiance, la machine de la douce révolution dans le milieu médiatique
national s’ébranlera pour le plus grand bonheur des journalistes togolais.
Le nouveau
code ainsi élaboré n’aura rien à envier à ceux existant dans les pays de
longue tradition démocratique et de liberté de presse. Pour une première
fois, le Togo sera cité en exemple comme l’un des rares pays d’Afrique à
avoir un code de la presse respectant la personnalité du journaliste.
Aujourd’hui,
l’histoire est en passe de donner raison aux précurseurs de cette douce
révolution. Eyadema n’est plus de ce monde, mais à César ce qui est à
César. D’où il se trouve, Eyadema doit se frotter les mains d’avoir osé.
Comme ce fut le cas de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH)
en 1989, dont le nom Agboyibo est intimement lié parce que feu président
lui en avait confié la charge, la dépénalisation du délit de presse a pour
géniteurs Eyadema et Pitang Tchalla.
C’est avec
une fierté sans cesse renouvelée que le Togo célèbre la journée du 03 mai.
Déjà sous le feu des critiques des organisations de défense de la liberté
de la presse, le pouvoir a posé des actes qui ont changé positivement ce
cliché pas très reluisant pour le pays.
Cet acquis
est irréversible, il appartient aux journalistes togolais de se montrer
responsables, professionnels pour mériter vraiment ce code.
En tout cas,
la postérité sera reconnaissante à feu président Eyadema et au ministre
Pitang Tchalla d’avoir cru en quelque chose qui s’annonçait comme un
mirage dans le paysage médiatique togolais.
Halirou
Cris de détresse à la douane togolaise : Le DG Bidamon
abandonne les retraités à leur triste sort
L’occasion du 1er Mai
2009 nous a permis de découvrir certaines tristes réalités des douanes
togolaises. Jusque-là, nous pensions comme tout le monde que tout baigne
pour nos amis douaniers qui ont toujours contribué à renflouer les caisses
de l’Etat. Mais, les propos de quelques retraités des douanes qui avouent
avoir été oubliés par l’administration et des informations pas du tout
gaies en provenance de la direction générale des douanes nous poussent à
nous interroger sur la sincérité des réformes promises depuis au sein de
l’administration douanière.
« Notre patron en tout cas, se moque éperdument
de notre sort. Depuis que celui-ci a été nommé à la tête des douanes, il
ne fait que multiplier des bourdes préjudiciables à la politique du chef
de l’Etat. Il est imbu de lui-même et expédie les choses avec arrogance et
mépris. Contrairement aux DG qui l’ont précédé, l’actuel ne pense qu’à
lui-même et à ses proches».
C’est en ces termes que s’est exprimé le vendredi 1er Mai
denier un cadre retraité de la douane. D’après celui-ci, de 2007 à 2009,
tous ceux qui sont admis à la retraite n’ont perçu aucune prime de départ
qui est de 100
0000 F CFA
toutes catégories confondues. Véritables laissés pour compte, ils sont une
cinquantaine à être concernés par ce cas comprenant les vagues de départs
à la retraite de 2007, 2008 et de Janvier 2009. Bientôt, celle des
retraités d’octobre 2009 viendra s’ajouter au lot.
Cette affaire commence par inquiéter plus d’un au
sein de l’administration douanière car, d’un jour à l’autre, tout le monde
sera appelé à faire valoir ses droits à la retraite, y compris le DG qui
semble aujourd’hui faire la sourde oreille face aux sollicitations de ses
cadres retraités.
En dehors des primes de départ à la retraite, il y a
la mutuelle de santé qui, d’après des sources dignes de foi, est bloquée
d’accès aux agents retraités sans aucune explication. Or, ceux-ci ont tous
versé leurs cotisations pour pouvoir jouir des services de cette mutuelle.
D’autres sources concordantes indiquent que les
agents admis à la retraite à compter du mois de Janvier 2009 n’ont même
pas eu de la direction générale leur arrêté d’admission à la retraite. Le
DG Marc Ably Dèdèriwè Bidamon s’est contenté de le leur signifier à
travers une note de service. Ce qui selon eux, est un manque d’égard à
leur endroit car la procédure normale recommande que les agents aient
leurs arrêtés d’admission à la retraite par voie hiérarchique.
Ils confient ne pas comprendre pour quelles raisons
la direction générale les traite comme de vulgaires employés. A les en
croire, ils ont été contraints de se diriger vers le Ministère de
la Fonction Publique
et des Réformes Administratives pour chercher eux-mêmes ce document qui va
leur permettre de constituer des dossiers afin de bénéficier des pensions.
Parlant des
actions, les retraités, aidés des responsables du syndicat des douanes,
disent avoir mené plusieurs démarches auprès de la direction sans suite.
« A chaque fois, le DG ne fait que nous envoyer paître en arguant que
ce n’est pas sa priorité en ce moment », a déclaré un agent dans ce
cas. Un bon chef n’abandonne jamais ses éléments quelles que soient les
circonstances.
Le
syndicat des agents des douanes dit être débordé par les sollicitations
des uns et des autres et appelle au sursaut patriotique des premiers
responsables des douanes togolaises.
« De toutes
les façons, en continuant sur sa lancée actuelle, notre DG va briser les
espoirs nés suites à sa nomination et partant, faire de nombreux aigris à
la douane »,
a fait observer un autre agent. Pour lui, à l’approche de 2010, le DG Marc
Ably Dèdèriwè Bidamon devrait plutôt aider le chef de l’Etat dans sa quête
quotidienne pour honorer ses engagements sur le front social. « Nous
savons qu’il n’a jamais souffert pour se faire recruter dans
la Fonction Publique
mais, qu’il soutienne au moins les efforts de l’autorité qui a placé sa
confiance en lui »,
a révélé un agent parlant du DG Bidamon.
C. R.
Corbeille
Les mêmes partout
Présidents d’association, d’ONG ou membre tout court et en même
temps responsables dans beaucoup d’autres organisations. Parfois, il leur
arrive de préciser être ailleurs à titre individuel pour éviter tout
amalgame.
Au Togo, nombreux sont ces « poly compétents » ou
« supermen » à animer nos réseaux, fédérations, ONG et associations.
La dernière fois, une source a parlé du cas d’un tonton qui est à la fois
président de deux réseaux membres d’une fédération d’organisation en lutte
pour la défense des droits de l’enfant. Il semble que c’est au sein du
FODDET (Forum des Organisations de Défense des Droits de l’Enfant au Togo)
qu’une telle prouesse a été enregistrée. Sans blagues, de pareilles
compétences capables de faire tout à la fois, le pays en a besoin pour se
remettre sur les rails. Mais au même moment, nous disons un peu de sérieux
quand même. « Qui trop embrasse mal étreint », a-t-on l’habitude de
dire. Comment des organisations dont les animateurs sont partout à la fois
et nulle part pour dire vrai, peuvent-elles être aussi efficaces ?
Si la plupart des organisations dites de la société civile ne
s’amusaient, elles n’allaient permettre de telles choses dans leur rang.
Sinon, comment peut-on être à la fois au four, au moulin, à la cuisine et
à la douche pour escompter produire de bons résultats ? Ceci a amené un
vieux à l’interrogation suivante : « ces individus qui veulent se
retrouver partout à la fois sont-il mus par les intérêts des organisations
qu’ils animent ou guidés par d’autres raisons ? »
A eux de répondre pour situer les uns et les autres « jaloux de
leur acquis ».
Toujours au pouvoir
Si ça ne tenait qu’à nous, les Sodja allaient toujours garder le
pouvoir Kpoo comme si de rien n’était.
Au moins avec eux, les gens sont aux pas et le désordre n’est pas
permis. Et puis, qui a dit que nos amis militaires n’avaient pas le droit
de briguer un mandat électif ? C’est qui même ?
Les juristes et autres spécialistes de la chose constitutionnelle
ayant la phobie de tout ce qui porte treillis en ont décidé ainsi pour
barrer la route du pouvoir aux hommes en armes. Mais, Dieu a voulu que les
choses soient autres dans la réalité. Les civils gouvernent ou dirigent et
aux militaires, le pouvoir. Qui pourra nous dire le contraire ? Que, ce
soit au Togo ou partout ailleurs, la réalité du pouvoir est entre les
mains de l’armée.
Quand les civils font « mazin mazin » avec leurs lois et
autres gymnastiques intellectuelles, eux ils sont assis tranquillement et
attendent les moments chauds pour siffler la fin de la récréation. Ça,
s’appelle du pouvoir. En vérité et en vérité, ce sont les militaires qui
sont toujours au pouvoir malgré le fait que ce soit les civils qui
dirigent. Encore un exemple trop frappant : en Février 2005, quel
constitutionnaliste ou juriste avait pu dire non et non au moment où les
généraux remettaient le pouvoir au jeune Faure Gnassingbé ?
Trop de balivernes, chers messieurs et dames du corps civil, le
vrai pouvoir se trouve dans les garnisons.
Le feu aux fesses
Depuis la découverte et la mise en échec du coup d’Etat en
préparation, l’actualité nationale n’a jamais été aussi riche. Chacun y va
de son chemin avec un mélange de fantasme, d’humeur, d’état d’âme etc. Il
y a dans ce lot, des individus qui très habiles distillent des
informations contraires à la réalité existante sur le terrain. Le but visé
est tout simple : mettre l’enquête en mal et faire pourrir la situation.
Derrière Kpatcha, se cachent des hommes et femmes qui veulent en finir
avec le régime. Sachant donc que les investigations les mettront à nu, ils
essaient comme des forcenés de mettre des gens sur de fausses pistes avec
des informations qu’ils distillent bien au sein de l’opinion. Sinon,
pourquoi tant et tant de boucans, d’intoxications et de diversions quand
on sait que la justice est là pour situer les responsabilités et rétablir
les faits ? C’est à ce malsain jeu que des gens doivent s’abstenir de se
prêter. A force de vouloir coûte que coûte trouver la parade aux
allégations des uns et des autres, on finit par s’embourber
dangereusement. Que les gens affirment, confirment ou infirment, c’est
leur droit le plus absolu, la constitution leur concède mais au finish, il
appartient à la justice de trancher.
Le piège
Faure est déjà de plain-pied dans le dernier virage de son
quinquennat. Le parcours a été laborieux mais les acquis démontrent bien
que le Président n’est pas aux commandes par hasard. Il l’est par
conviction car sachant que son plan sera le bon, le meilleur pour le pays.
Dans ce dernier virage, un événement bien triste est venu comme pour
mettre un coup d’arrêt à la belle symphonie qui se jouait. Aujourd’hui,
toutes les attentions sont focalisées sur les malheureux événements qui
ont eu lieu dans la nuit du 12 avril et les jours qui ont suivi. Sans
exagérer, cela participe d’un plan savamment concocté pour détourner
l’attention de l’autorité sur le plus utile qu’est le développement du
pays. Qu’on ne se laisse point distraire, le temps avance et bientôt le
chef de l’Etat sera à la tribune de l’opinion nationale c’est-à-dire des
populations pour défendre son quinquennat. Le coup de force manqué ne
saurait à lui tout seul détourner les attentions pour qu’on mette sous
éteignoir les vœux pieux des populations. Les jérémiades doivent continuer
avec plus de force mais la justice seule arrivera à leur river le caquet
et à calmer les ardeurs des oiseaux de mauvais
augure. |
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Courrier 115 du mardi 28 avril 2009
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Entre fermeté et clémence : Le grand dilemme du président
Faure |
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La
pièce qui se joue aujourd’hui qu’on peut baptiser « Affaire Kpatcha »,
n’a rien à envier aux tragédies cornéliennes. Au lieu que les héros soient
un Rodrigue ou un Don Diègue, celui de l’affaire Kpatcha et Faure. Il doit
souffrir le martyr, et perdre le sommeil parce que tirailler de partout.
C’est un véritable dilemme qui doit ronger le chef de l’Etat.
Le cas
présent et les réformes de la justice
Depuis la prise
de pouvoir de Faure, les partenaires au développement du Togo ont compris
qu’avec une justice forte, tous les indicateurs de développement peuvent
virer au vert. Beaucoup d’argent a été mis pour rendre efficient le
fonctionnement de cette justice. Celle-ci devra s’exercer de façon équitable
aux serfs et aux rois. La justice a plusieurs vitesses ne doit plus avoir
droit de cité dans notre pays. Face au coup de force manqué, Faure a opté
pour la fermeté, celle qui ne doit pas être comparable à la force brute, des
muscles mais à celle de la loi. La justice doit instruire de manière
responsable et sereine cette affaire pour connaître les tenants et les
aboutissants du complot qui devrait avoir lieu dans la nuit pascale.
Etant
le premier magistrat du pays, Faure ne devrait pas court-circuiter l’affaire
dans son cours normal. Quel crédit le pays aura aux yeux des partenaires
impliqués dans les réformes de la justice si le premier magistrat au nom de
la famille et de la recherche de l’apaisement doit tout faire arrêter ? Le
délit est grand, ce qui était en préparation pouvait faire basculer en mal
le dessein de tout un peuple et remettre en cause de nombreuses années de
privation.
La
justice doit établir les responsabilités, démanteler les fils d’araignée un
à un. Ceci aura le mérite d’adresser un message clair aux éventuels
candidats qui prendraient sur eux la liberté de choisir la voie de la force
pour prétendre prendre le pouvoir.
Le cerveau du
complot est un frère du chef de l’Etat. Si la complaisance doit prévaloir
qu’en serait-il si c’était un autre ?
Personne n’est
au dessus de la loi mais une fois les responsabilités établies, la clémence
du chef de l’Etat pourra intervenir.
« Les chiens
d’une même concession peuvent se mordre mais pas jusqu’aux os »,
dit-on. Kpatcha Gnassingbé n’a pas voulu faire les choses au cours de ce
complot de mains molles, et ce n’est pas une raison pour que la loi du
Talion lui soit appliquée. Le Togo est sur l’irréversible voie de la
démocratie et de l’Etat de droit. Cet Etat auquel nous aspirons tous a ses
principes. Force doit être donnée à ces principes pour que n’importe quel
quidam mû par on ne sait quoi n’opte pour les mauvais choix.
Faure va
surprendre
L’histoire de feu président Eyadema depuis 1967 jusqu’au
05 février 2005,
doit édifier Faure sur les risques que confère le pouvoir. Il sait qu’une
menace peut venir de n’importe où et à tout moment. Mais le détail qu’il a
oublié ou mieux qu’il s’est fait violence pour ne pas admettre est qu’elle
peut venir également de sa propre maison. Que la main qui a voulu le frapper
soit celle de son frère, le choc doit être très grand chez lui. Ici
ressurgit avec force la boutade de Voltaire qui dit en substance ceci :
« Dieu, épargne moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en occupe ».
Qu’il s’occupe de son ami et frère qui a été trompé au point de vouloir
commettre une ignominie. Pardonner à son ennemi fait grandir et croître en
estime. Qu’il accepte pardonner. Après la sentence qui découlera de la
justice, Faure va surprendre. La vertu de la clémence prévaudra.
Halirou
Affaire Faure-Kpatcha : Ce que les Togolais ignorent
Les
événements de la nuit pascale ont failli faire sombrer dangereusement le
pays qui doucement mais sûrement était en train de se remettre du long
chemin de croix qui lui était imposé. En accédant au pouvoir, le président
Faure était conscient de la densité et de la délicatesse du travail à
abattre. Sans être déboussolé, il s’y est mis et les résultats sont là. Le
meilleur est d’ailleurs à venir. Dans de pareils cas, on ne peut opérer de
changements sans égratigner certaines susceptibilités.
En effet, le
Chef de l’Etat s’évertue à opérer des réformes avec tact. Même s’il
appartient à une famille, le président Faure par rapport à ses charges est
plus comptable devant le peuple que vis-à-vis de ses familles biologique et
politique. Pour des observateurs, c’est ce qui devrait l’amener à prendre
une certaine hauteur pour éviter de faire amalgame entre les affaires de
famille et celles du pays tout entier. Actuellement, personne ne
souhaiterait être à la place du président Faure. Depuis plus de quatre ans,
l’attitude de retenue qu’il a toujours adoptée et qui faisait croire à un
manque de charisme et de poigne, participait plutôt d’une volonté de gérer
des humeurs et de ne pas frustrer.
Aujourd’hui face à la gravité de la situation, il a opté pour la fermeté.
Les Togolais ayant toujours été d’éternels versatiles, sont une fois encore
montés au créneau. Les mêmes qui, hier taxaient le président d’être laxiste
sont toujours ceux qui, aujourd’hui dans cette tentative avortée de coup
d’Etat, crient à une exagération. Soyons sérieux ! Comment peut-on vouloir
une chose et son contraire à la fois ? Seraient-ils à la place du président
Faure qu’ils auraient applaudi et décoré les comploteurs?
Pourquoi douter du complot ?
Les
indices sont suffisamment graves pour que les gens continuent toujours de
douter de la thèse de complot visant à renverser le régime. Des armes ont
été découvertes, des officiers en mission ont de leur propre chef rallié
Lomé, certains ont même avoué qu’un forfait était en cours d’être exécuté.
Quiconque essayerait de prouver le contraire, viserait seulement à divertir
qu’à parler sérieux. Ceux qui réfutent la flagrance du complot se reprochent
sûrement quelque chose. Pour ceux qui ne le savent pas, pendant un bon
moment déjà, le président Faure a eu vent d’une telle préparation de
complot. Sachant le nom de son frère cadet mêlé à la chose, il s’est
toujours refusé de croire à une telle éventualité. Pour lui, cela émane des
gens qui ont toujours voulu liguer son frère cadet contre lui. Aujourd’hui
que ce qu’il réfutait s’est trouvé être vrai, fondé, vous conviendrez avec
Faure que son attitude ne serait autre que celle qu’il a adoptée.
Un
autre aspect qui doit édifier. En effet, les affaires de la famille
Gnassingbé ont toujours intéressé l’opinion nationale et internationale.
C’est un « produit » qui se vend très bien. Il suffit seulement de
chercher une histoire, de l’habiller et d’y associer le nom Gnassingbé pour
que ça attire et intéresse. Comme si cela ne suffisait, les gens sont allés
imaginer qu’il s’agissait d’un bluff pour faire diversion. Pensez-vous que
le Chef de l’Etat va vouloir délibérément créer une histoire qui n’existe
pas pour mettre sa famille inutilement au devant des projecteurs ? Avant
d’être Chef d’Etat, Faure est issu d’une famille et le nom de cette famille
ne se marchande pas. Qu’on arrête alors de développer des thèses contre
nature qui tendraient à faire croire que c’est un montage pour permettre à
Faure de se débarrasser d’un adversaire gênant. Si le chef de l’Etat a
consenti des efforts pour associer l’opposition à la gestion des affaires
de la cité d’une manière ou d’une autre sans en souffrir des conséquences,
ce n’est de quelqu’un qui est de son parti, qui plus est son frère qu’il se
méfiera. Il est vrai que cette malheureuse affaire suscite d’intenses débats
et que des gens voudraient voir le feuilleton perdurer mais ce n’est pas en
créant des événements de toute pièce qu’ils pourront arriver au bout de leur
logique.
Toute
famille est comme le roseau qui ploie sans rompre, il en sera ainsi de la
famille Gnassingbé dans ces difficiles instants. Les sinistres individus qui
excellent dans des contrevérités veulent faire éclater cette famille, ils
veulent en finir une fois de bon avec les Gnassingbé. La vigilance doit être
de mise afin de déjouer d’éventuels complots car certains dans cette
situation y trouveront un terrain fertile pour envoyer leurs dards pleins
de venin au pouvoir.
Les amis se signalent toujours dans les moments difficiles
Cette
épreuve a une fois encore permis aux Gnassingbé de connaître leurs vrais
amis. Ils sont restés fidèles à la mémoire du père de la Nation et ils le restent au fils et à toute la famille. Que les
gens ne soient pas du tout étonnés de s’apercevoir que l’affaire a été
maîtrisée dans tous ses contours. Il y a eu des hommes de principes qui ont
veillé et ont joué le tout pour le tout pour ramener la quiétude dans la
maison. Les mêmes qui hier à tort et de façon simple, qu’on accusait de
faire monter d’un cran la méfiance entre les deux frères sont encore très
actifs en prônant l’apaisement et la sérénité. Il appartiendra à tout un
chacun de reconnaître dans cette malheureuse affaire les pyromanes et les
sapeurs pompiers.
Comme
on le dit en pays Tem : « Le cadavre sera enterré et la mouche s’en ira
toute de honte couverte ». L’affaire Faure-Kpatcha est comme close et
les pyromanes s’en iront voir ailleurs avec leurs bidons d’essences qu’ils
déversaient dans les flammes.
Ben TCHAK
Mal nécessaire :
La
redoutable machine du RPT face à une nouvelle épreuve
Pendant plusieurs décennies, le parti de feu président Eyadema a eu à frôler
des catastrophes. Atteindre le parti équivaudrait à déstabiliser le régime.
Les gens se sont essayés avec toujours à la clé de patents échecs. A la fin
de la conférence nationale, on était allé même jusqu’à vouloir signer le
certificat de décès du RPT. A l’époque, fulgurante a été la réaction des
militantes et militants de cette formation. Au sein même du parti, des
éléments non moins influents ont tenté à leur manière de porter un coup
fatal au parti sans succès. Dahuku Péré, Agbéyomé Kodjo en savent quelque
chose. Le 05 février 2005, le géniteur du puissant parti s’en est allé de ce monde.
Ceux qui courraient d’après le fauteuil présidentiel depuis des lustres ont
pensé que le RPT aussi s’en irait. C’était la similitude qu’il ne fallait
pas établir. Des divergences de taille peuvent être perceptibles au sein de
ce parti au point de frôler la catastrophe, mais ils arrivent toujours à
s’entendre sur l’essentiel au grand désarroi de leurs détracteurs.
Le
clou de ces coups fourrés a été ce qui devrait arriver dans la nuit pascale.
C’est en effet, celui qui se revendique comme l’héritier du parti qui a
voulu saborder les efforts de celui qui incarnait la force du RPT, le
président de la République. C’est une première et des individus grisés par
l’obsession du pouvoir y voyaient des signes avant coureurs de la fin
prochaine de l’hégémonie du RPT. Pour ces pathétiques gars, un Gnassingbé
en vouloir à un autre à un tournant aussi capital pour 2010, c’est que la
messe est dite par anticipation pour le RPT. Leurs yeux brillaient déjà pour
une prochaine alternance. Dire qu’ils ont prié pour que l’affaire perdure
n’aurait pas été une exagération. Il s’en est fallu de peu pour que les
gens en fassent leur affaire personnelle et privée.
Il
est vrai que le parti RPT faisait montre d’un peu de signes de lassitude,
les rumeurs fantaisistes sur le parti fusaient de toute part sans que cela
n’émeuve. Les avalanches de radotages s’abattaient sans pitié sur ce parti
sans que ses piliers ne trouvent à dire. Cette situation exaspérait déjà
lorsque, comme pour ajouter à la confusion existante, un autre membre
influent du parti a voulu déstabiliser le régime. C’était l’occasion à
saisir pour le coup de grâce. Erreur, fatale erreur que de croire la chose
ainsi. Ce coup de force avorté apparaît comme un mal nécessaire pour le RPT.
Cela a mis fin à une trop longue idée de la gestion du pouvoir par deux
personnes (Faure-Kpatcha).
La
situation est sous contrôle et ce contrôle est exercé par Faure rivant le
caquet aux experts en supputations. Dans l’épreuve, les responsables et
militants du RPT se sont soudés les coudes.
Le RPT s’est
lancé dans une folle course contre la montre. On a comme l’impression de se
trouver en campagne tant l’effervescence est grande dans les rangs du parti.
Aucun hameau si reculé soit-il n’est laissé au hasard, il faut une grande
explication sur la nouvelle donne afin de prémunir les militants des
intoxications et désinformations.
Des cadres du
parti sont à l’assaut des différentes villes pour des séances de
sensibilisation et des messages d’apaisement aux uns et aux autres.
Le RPT vient
une fois encore de démontrer que, c’est dans l’épreuve qu’il sait mieux se
comporter. Ça va chauffer sans exploser, peut-on dire. A présent, place doit
être donnée à l’essentiel. Le temps avance et Faure sera bientôt à la barre
pour défendre les acquis de son premier quinquennat.
Au delà de la
gestion des humeurs de certains aigris, Faure devra absolument se remettre
en cause. La perfection n’est pas de ce monde et tous les humains étant
faillibles, le président devrait se faire une douce violence pour équilibrer
les données de sa délicate équation. Son pouvoir en sortira grandi si, la
juste mesure est enclenchée pour canaliser les états d’âme.
T. M. H.
Independance Day :
L’UFC
toujours égale à elle-même
Le
Togo a accédé à la souveraineté internationale il y a 49 ans. La liberté
dont nous jouissons aujourd’hui est le fruit de l’effort collectif de nos
parents qui ont dit « assez » aux colonisateurs blancs. Dans ce
triangle de 56.600 km2,
du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, des patriotes ont versé leur sang pour
l’avènement d’un Togo libre et respecté. Malheureusement depuis quelques
temps, cette fête de l’indépendance a comme perdu de sa verve face aux
dangereuses récupérations qui sont faites autour d’elle.
Certes, dans un passé récent, cette date a été comme étouffée lui faisant
perdre sa véritable substance. Cette situation n’a pas trop perduré, le tir
a été corrigé et le 27 avril est célébré avec faste un peu partout.
Aujourd’hui, c’est malheureusement une formation de l’opposition qui joue
aux trouble-fêtes faisant mal à l’essence même de cette fête.
Morbide récupération d’une date
L’UFC
grandit en âge mais paradoxalement, le parti ne s’assagit et est en passe de
croître en bêtises. Le 27 avril n’est pas l’apanage d’un seul individu. La
lutte pour l’obtention de l’Indépendance avait abouti à cause de la synergie
dans les actions des uns et des autres autour d’un leader. Que devrait faire
Sylvanus Olympio pris isolément sans le concours des syndicats, des femmes,
des autres partis ? Pas grand-chose en tout cas ! Le destin a voulu que ce
soit lui qui conduise le pays à cet instant précis de son histoire. Avec lui
ou sans lui, ce qui est irréfutable, c’est que le Togo devrait accéder à son
indépendance fût-il un 27 avril ou une autre date. C’est tout simplement
triste et malheureux la tentative de récupération que l’UFC tente de faire
de cette date de notre indépendance. Au nord, au sud, au centre, à l’est et
à l’ouest, des gens ont versé leur sang pour cette liberté. Aujourd’hui que
les Togolais tentent de renouer avec leur histoire, la vraie, il se trouve
une UFC aussi arrogante et provocatrice pour faire les choses à sa guise
comme si elle détenait l’âme du pays. Si on n’était pas poli, on dirait tout
simplement que c’est bête. Défiler ou mieux manifester conformément au
programme officiel diminuerait-il quelque chose à ce parti ? Pour nos
pathétiques dames et messieurs de l’UFC, ça sonnerait peut-être comme une
allégeance au pouvoir.
Au
même moment où on s’efforce de nier l’évidence, Gilchrist Olympio au cours
d’une audience que Faure lui a accordée à
la Présidence de
la République a
lâchée ceci : « Mes respects M. Le Président ». Qui trompe qui dans
tout ce cinéma ? L’UFC est en train de brûler le peu de crédit qu’il lui
reste.
Pour
ce parti, quand le RPT dit que le soleil se lève à l’Est, il faut soutenir
le contraire, c’est-à-dire nier en bloc cette vérité générale. On peut être
de l’opposition et s’entendre sur le strict minimum avec le pouvoir.
Malheureusement, au Togo les partis qui se comportent en délinquant, en
voyous ont souvent le vent en poupe et on maintient ainsi le cap de
l’entêtement, de l’affrontement.
L’UFC aspire
un jour à diriger, et pourtant !
Ne
fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. Cette maxime
sous-tend toutes les actions que tout être humain doit mener. A moins que l’UFC
ne se confine à jouer son sempiternel rôle de parti d’opposition. Si elle
pensait un jour diriger, il y a longtemps qu’elle se serait départie de
certaines vilaines habitudes.
Prenons cet exemple : l’UFC au pouvoir et le RPT dans l’opposition. Que
dirait l’UFC si le RPT entreprenait des activités parallèles à son programme
officiel ? Ce que l’UFC est en train de créer lui reviendra d’une manière ou
d’une autre comme un boomerang un jour. Elle récoltera ce qu’elle aura semé.
Soyons sérieux, on peut être opposant en gardant ses pieds sur terre. Que l’UFC
prenne exemple sur le CAR, la CDPA,
la CPP ; des partis lucides et responsables.
Pour
ce 49ème anniversaire,
l’UFC n’a pas créé l’événement, elle s’est plutôt ridiculisée.
Quant
au pouvoir, il est d’une criarde complaisance à l’égard de cette célébration
parallèle. Il faut arrêter cette pagaille, nous sommes quand même dans une
République où certaines humeurs ne doivent pas primer sur le respect dû aux
institutions.
C.R.
Renseignements et sécurité au Togo : La première source de
pouvoir entre archaïsme et modernité
Les
services de renseignements et leurs homologues de sécurité ont un point
commun : celui de garantir la quiétude au sein de la population et ce, en
déjouant tous les complots contre la sécurité de l’Etat. En tout temps et en
tout lieu, les renseignements et la sécurité ont été toujours liés comme des
jumeaux. Ils constituent un pouvoir considérable au point d’être redoutés
par les hommes de pouvoir eux-mêmes.
Les
risques de manipulation sont tout aussi grands dans ce domaine où les hommes
peuvent faire intervenir leur émotion à tout moment afin de sauvegarder
leurs intérêts.
En
effet, les spécialistes des renseignements s’accordent à reconnaître que,
dans ce milieu complexe, il n’y a pas de place pour l’amateurisme.
Au
Togo, chaque jour que Dieu fait, le patron des services de renseignements
doit rencontrer le Chef d’Etat pour un briefing journalier. Ce privilège est
ainsi accordé au chef de l’Agence Nationale de Renseignements, le
commandant Massina. Des sources parlent de 06 heures l’intervalle d’heure
dans lequel le président doit être à chaque fois briefé sur tout ce qui a
été tramé ou en voie de l’être contre la sûreté de l’Etat dans la journée.
Il semble qu’il appartient dans ce cas au Chef des services de
renseignements de présenter la situation globale au président qui a la
latitude de trier les informations dignes d’intérêt.
L’Agence Nationale de Renseignements coordonne en principe les activités des
services de la gendarmerie, de la police, des douanes et de l’armée.
Que
ce soit dans les pays où la sécurité intérieure est constamment sous menace
ou chez nous ici au Togo, la vigilance est de mise dans ce domaine
ultrasensible où la moindre erreur peut être fatale. Les Américains, très
pointilleux en la matière en savent quelque chose, eux qui écoutent souvent
les conversations téléphoniques à travers le monde et arrivent à mémoriser
les voix des chefs d’Etat.
Cultiver à l’extrême la discrétion et être à l’ombre, ce sont là les deux
principales caractéristiques d’un agent de renseignements. Sans ces deux
qualités, les renseignements n’existent plus. Cependant, l’agent de
renseignements n’est pas à confondre à un agent secret qui a des aptitudes
et des missions beaucoup plus étendues. Revenons ainsi au cas de l’Agence
Nationale de Renseignements du Commandant Massina.
Comme
dans toute entreprise humaine, l’Agence de renseignement du Togo compte dans
ses rangs de meilleurs agents, de bons, des moins bons et des médiocres. A
ce jour, il est pratiquement impossible à un Togolais de désigner dans la
rue les meilleurs éléments du commandant Massina. Plus efficaces et étant
dévoués à leurs missions comme tout bon chrétien à la Bible, ces meilleurs
agents cultivent la discrétion à l’extrême et ne tiennent à s’afficher nulle
part.
Comme
leur nom l’indique, ils entretiennent le secret et sont à l’aise dans
l’ombre. A ceux-là, nous disons mille et une fois bravo car leurs efforts
ont permis au Togo de déjouer plusieurs complots qui auraient pu entraîner
de lourdes conséquences pour le pays. Grâce à ceux-ci, le président a en
temps record des informations fiables et sûres. Aucune œuvre humaine n’étant
parfaite, ces éléments ne peuvent pas tout savoir. Autrement, ils seraient
des « Dieux ». A côté des meilleurs qui se comptent du bout des
doigts, se trouvent les moins efficaces et les médiocres, plus nombreux.
Cette dernière catégorie d’agents de renseignements constitue le plus gros
contingent de nos services.
Qu’ils soient affectés à l’Agence ou qu’ils opèrent au sein de la police, de
la gendarmerie ou de l’armée, ces derniers aiment de temps à autre
s’afficher et adorent provoquer des situations pour se remplir les poches.
Ce sont ceux qu’on appelle les « bitosards de la maison ».
Spécialistes en coups tordus, ils sont ceux que les Togolais arrivent à
identifier sans trop de peines.
A la
frontière Aflao, ces agents sont connus des riverains et des habitués de ce
corridor à telle enseigne que tout le monde s’en méfie comme d’une peste.
Dans ces conditions, quels renseignements crédibles on peut attendre d’eux ?
Du
vivant du « vieux Baobab de Lomé II », ces agents créaient des
situations cyniques pour pouvoir s’en mettre plein les poches.
C’est
en fait leur cas qui pose problème au sein du service des renseignements. Il
y en a qui sont même de mèche avec des trafiquants de tout genre auxquels
ils fournissent régulièrement des informations moyennant des « enveloppes
timbrées ».
« A notre époque, la rigueur était la règle et l’efficacité dans la totale
discrétion notre religion. Nos services étaient réputés dans la sous région
à tel point que nos collègues recouraient régulièrement à nous pour un
certain nombre de choses. Mais aujourd’hui, l’efficacité et la discrétion
semblent avoir déserté les rangs de nos petits frères. C’est dommage de
constater avec amertume que
la République
est sous menace permanente parce que certains de nos éléments ont décidé de
sacrifier la sûreté de l’Etat sur l’autel de leurs gains financiers »,
a fait observer un ancien aujourd’hui au repos.
Des
sources concordantes indiquent en effet que dans la maison renseignements au
Togo, tout le monde ne joue pas franc jeu. Le danger est-il déjà à nos
portes ? En tout cas, il est du devoir de l’autorité de faire la part des
choses. Entre le tout sécuritaire et l’amateurisme ou les faux jeux, le
président Faure a encore le choix. Mais avant tout, il lui faut revoir à la
hausse les crédits alloués aux renseignements.
Car,
quiconque sait tout ou presque sur les autres a un pouvoir immense.
L’information est la première source de pouvoir, suivie de la richesse et de
la puissance militaire.
C. R.
Promesses du Premier Ministre : La nouvelle
stratégie de Gilbert Houngbo
Dans le système onusien, la communication requiert une place de
choix. C’est ce que l’ancien monsieur Afrique du PNUD aujourd’hui premier
ministre du Togo a voulu faire. Ainsi, dès l’entame de l’exercice de ses
charges de chef de gouvernement, Houngbo a dévoilé ses ambitions de
développement à travers des interviews, émissions débats et autres. L’homme
sait communiquer ; il séduit plus d’un par la dextérité de son langage et
aussi et surtout par son franc-parler.
Le Togo étant un pays atypique où on a toujours eu à prêter des
intentions aux honnêtes gens, on a constaté malheureusement que certains
propos du premier ministre Houngbo ont donné lieu à des interprétations
tendancieuses. Quand le Premier Ministre dit avec foi et sincérité que c’est
blanc, on tente par de honteuses contorsions de démontrer le contraire. On a
encore en mémoire les commentaires faits sur les « six mois » dont
il avait parlé devant les élus du peuple. Il avait alors promis de concert
avec le patron de l’Exécutif, de changer de façon substantielle le vécu de
ses compatriotes.
Comme s’ils le cherchaient, ils ont estimé que le premier Ministre
a dit transformer le Togo en Eldorado dans six mois.
Aujourd’hui, face à cette façon peu honnête de ses détracteurs qui
veulent le déstabiliser, le chef du gouvernement a opté pour une nouvelle
stratégie. Nous pouvons baptiser cela, « l’offensive silencieuse ». Il
s’agit pour le gouvernement sous la direction du premier ministre de poser
des actes concrets, palpables, et quantifiables et ce dans le silence.
Cela marche très bien déjà. Le Togo est comparable à un pays en
chantier. Les rues de la capitale présentent meilleur aspect, la lagune sera
débarrassée de la vase de boue et des autres immondices qui polluent sont
bassin. Nous sommes aujourd’hui en début de saison pluvieuse et les soucis
des paysans se trouvent ailleurs que sur les problèmes liés aux engrais et
aux semences améliorées. S’agissant de la gestion des périodes de soudure au
cours desquelles on assiste à la flambée des prix de céréales, le
gouvernement a armé l’ANSAT pour parer à toutes les éventualités. Avec une
dotation de deux milliards de nos francs, l’ANSAT a pu constituer en un
temps record un impressionnant stock reparti dans tous ses magasins sur
toute l’étendue du territoire national.
Grâce à l’action conjuguée du président Faure et de son premier
ministre, le Togo est dans la bonne ligne de mire des partenaires au
développement. Des conventions de financements de projets se multiplient et
dans peu de temps, les Togolaises et Togolais pourront réellement bénéficier
des retombées de cette embellie.
L’impatience des uns et des autres, les deux responsables de
l’Exécutif la comprennent et la trouvent justifiée. Mais il ne saurait en
être autrement pour un pays qui a été littéralement étouffé par 13 années de
ruptures d’aide. Aujourd’hui, cette reprise ne doit pas être synonyme de
pluie de billets de banque sur le pays. Il faut se faire une certaine
violence dans la gestion des fonds pour rassurer les partenaires. Mieux
vaudrait rendre pérenne cette aide que de s’afficher glouton et mal
gouvernant pour perdre le crédit de confiance qui apparaissait.
« Que vient-il chercher dans cette galère ? »
s’étaient interrogés les Togolais parlant du premier ministre qui a quitté
ses hautes charges onusiennes pour son pays le Togo. C’est plutôt un réel
plaisir pour Houngbo de servir son pays. Il était conscient de la
délicatesse de la mission avant de saisir le bras tendu de Faure pour
l’aventure.
Ce qui est sûr, les acerbes critiques s’inscrivent dans la logique
de ceux qui tiennent à critiquer mais mis face aux défis et aux réalités,
ceux-ci perdraient leur langue et leurs repères. C’est tout de même malsain
que des gens pensent comme si Faure et Houngbo se rendaient à leur boulot
rien que pour se taper un bon sommeil.
Il faut être foncièrement contre l’avancée du pays pour continuer à
charger les acteurs de l’embellie actuelle comme s’ils ne faisaient rien. En
tout cas, pour avoir pensé pendant longtemps que l’étau de privation ne se
desserrerait jamais autour du Togo on ne peut qu’être pris de cours face à
l’heureuse tournure et péter dangereusement les plombs. C’est ce à quoi nous
assistons quand de mauvais génies au lieu d’apprécier à leurs justes valeurs
les efforts de l’autorité multiplient tout par zéro. Où est alors cette
fibre patriotique ? De toutes les façons, Faure et Houngbo ne se laisseront
démontrer pour peu.
Khaled
Les rues de Lomé, un véritable casse-tête chinois
Lomé la belle ! Telle était l’admiration que créait notre capitale
dans le temps. Mais, aujourd’hui peut-on encore lui attribuer le nom
« Belle » face à l’état dramatique de ses routes, rues et ruelles.
Depuis un moment, les rues de Lomé subissent des travaux de réaménagement
afin de les rendre plus praticables. Mais on constate qu’à peine les pluies
ont repris que leur état s’est détérioré. Ce phénomène n’est pas le premier
du genre. En effet, il suffit d’entamer un travail de réaménagement des
routes à Lomé pour que la pluie vienne tout détruire. L’on commence à se
poser tant de questions tant sur la qualité des matériaux utilisés que sur
celle des entrepreneurs. Sinon, comment peut-on investir des sommes
considérables dans ces travaux et se retrouver toujours avec des résultats
non satisfaisants. Le pauvre fonctionnaire ne sait plus à quel saint se
vouer surtout aux heures de pointes. Sans oublier les taxi-moto (Zémidjan-man)
qui voient leurs courbatures se multiplier.
D’autre part, pour apaiser le mal on utilise de la latérite. Ce qui
est étonnant puisque nous parlons ici de la capitale et non d’un village. Si
l’on doit seulement s’inquiéter sur ce point ce serait mieux. Le pire, c’est
qu’au bord de ces routes s’installent de bonnes femmes qui revendent des
nourritures. Quand on voit la grande poussière qui se soulève dès qu’un
engin passe et la fièvre typhoïde aussi qui bat son plein dans les hôpitaux,
il y a de quoi se lamenter.
Bazalia W. (Stagiaire)
Amer constat : Plus d’hommes « capables » dans la cité
Elles
sont de nos jours plusieurs à partager le même homme et ce, d’une façon
informelle. Les femmes rencontrent de sérieuses difficultés pour pouvoir
trouver un partenaire sexuel digne de ce nom et dont les intentions pourront
s’inscrire dans la durée.
Dans
ce pays, un musulman pratiquant a vu sa fille convoler en noces avec un
homme puissant et riche sans que ses corréligionnaires ne trouvent à dire.
Si cet homme, un mécréant était pauvre, on allait évoquer la clause relative
aux mécréants pour interdire un tel mariage. Cette parenthèse, pour montrer
à quel point les hommes « capables » se font désirer dans notre pays.
Tels
des objets rares, ces hommes attirent les femmes. Ici, la beauté physique et
morale n’a aucune considération. Seule la richesse ou l’argent compte.
La
semaine dernière, une bagarre a opposé deux maîtresses d’un homme marié dans
le quartier Tokoin-Doumasséssé. C’est suite à cette dispute qu’un vieux du
coin est arrivé à la conclusion qu’il n’y a plus d’hommes pour les femmes.
Cette conclusion s’inscrit en effet dans la droite ligne de la triste
réalité à laquelle font face les femmes dans la société d’aujourd’hui. De
plus en plus nombreuses à tourner autour d’un seul homme « capable »
afin de profiter des miettes que celui-ci pourrait leur donner. Le spectacle
devient encore désolant et révoltant lorsqu’une maman et sa fille se
partagent le même homme. Où va la société avec de telles débauches ?
L’autorité morale qu’est le clergé assiste impuissante à ce bouleversement
négatif des mœurs.
Le
politique laisse faire au nom des libertés individuelles. L’argent a fini
par imposer sa suprématie à tout le monde.
Khaled
Corbeille
Arguments trop légers
La
dernière fois sur le plateau de la télévision nationale TVT, Mme Nathalie
Manzinèwè Bitho parlant du chômage des jeunes a déclaré que les entreprises
rejettent la jeunesse pour cause de manque d’expériences.
Ce
qui a suscité en nous ce coup de gueule qui va suivre.
Ce n’est pas sérieux de la part des chefs d’entreprises et même des
autorités telle Mme la secrétaire d’Etat auprès du PM chargée de
la Jeunesse
et de l’emploi des Jeunes quand elles évoquent le manque d’expériences pour
expliquer en partie le chômage des jeunes.
Cela s’appelle l’hypocrisie.
Nous savons en effet pour quelle catégorie de jeunes on brandit la
pancarte : « sans expériences, plutôt s’abstenir de postuler ». Au
Togo comme partout en Afrique et même dans le monde, tout jeune issu de
milieux riches ou aisés n’a pas besoin d’expériences pour bosser. Que ce
soit dans l’entreprise de papa ou ailleurs, personne n’osera lui demander
ses années d’expériences avant de l’embaucher. Le plus souvent, c’est sur
recommandation que ces filles et fils à papa et maman rejoignent leurs
postes.
Ce
n’est pas Mme Bitho qui nous démentirait. Manque d’expériences et autres
balivernes sont pour les laissés pour compte, les enfants des pauvres.
Sinon, la main sur le cœur, Mme la secrétaire d’Etat, peut-elle nous dire
que son rejeton va être refoulé aux portes d’une entreprise au Togo parce
qu’il est inexpérimenté. Pardon, qu’on cesse de nous rebattre les oreilles
avec ces mots du genre : « manque d’expériences ». C’est trop léger
comme argument.
Mme
Bitho est-elle née avec des expériences en mains ? Et les patrons
d’entreprises de la place, sont-il venus au monde nantis d’expériences à
craquer ?
Pour acquérir l’expérience, n’est-ce pas qu’il faut commencer
quelque part !
A la recherche de l’élan perdu
Il
est de notoriété publique que depuis 1993, date à laquelle l’union
européenne a suspendu sa coopération avec le Togo, le pays a vu son élan de
développement sérieusement freiné. D’importantes sommes d’argent qui lui
étaient destinées, ont été déviées pour d’autres cieux. On en était là quand
le principal partenaire qu’est l’Europe a décidé de renouer avec Lomé
entraînant du coup le retour d’autres partenaires tels le FMI, la Banque
mondiale,
la BAD etc. De Bruxelles à Paris en passant
par Washington, Pékin, Tokyo, les autorités togolaises n’ont cessé de
multiplier les opérations de charme en direction des bailleurs de fonds.
Pour Faure et son équipe, il s’agit de tout faire pour permettre au pays de
rattraper son retard.
Tout les Togolais savent à présent que leur pays a accusé un retard
en matière de développement par rapport à ses voisins comme le Burkina, le
Bénin et le Ghana.
Fini les projets mal conçus. Le président affiche de plus en plus sa
préférence pour des projets dignes de ce nom susceptibles d’influer sur la
vie quotidienne de ses compatriotes. En attendant, c’est le Wait and see du
côté du Togolais moyen mais selon les proches du chef de l’Etat, bientôt ce
sera le démarrage des grands chantiers. Le Togo va s’embarquer dit-on, dans
une nouvelle ère pour retrouver son élan de développement d’ici à environ 5
ou 10 ans.
Trop tard messieurs !
Hier
27 avril 2009,
le Togo a célébré dans la liesse le 49e anniversaire
de son accession à la souveraineté internationale. Du côté du pouvoir, un
défilé riche en couleurs et en images a été organisé sur le boulevard de la
nouvelle Présidence à Lomé.
Comme à chaque occasion de cette fête nationale, les héritiers de « l’Ablodé »
ont aussi tenté d’organiser leur fête à la plage face à l’hôtel de la Paix.
L’UFC de Gilchrist Olympio a ainsi animé un meeting populaire sous le
thème : « l’UFC en synergie avec toutes les forces du progrès pour le
véritable changement en 2010 ». Lorsqu’un cadre du parti au pouvoir a
eu connaissance de cette manifestation de l’UFC, il s’est exclamé en ces
termes : « Ces gens aiment prendre les autres pour des idiots. Nous
savons à qui ce parti fait son clin d’œil. Alors que leurs stratagèmes ne
trompent personne. C’est trop tard pour eux qui ont toujours claironné qu’il
vont diriger seuls en cas de victoire ».
Il
semble que le parti des héritiers déshérités (CAR) en veut tellement à l’UFC
pour son mépris à son égard et son arrogance sans borne. Et parlant de
forces de progrès, ce ne sont pas les autres comme la CDPA,
la CPP et le PDR que Fo Gil et les siens
considèrent comme des entités négligeables, qui vont s’aligner derrière l’UFC
« pour le véritable changement en 2010 ».
Sans prise sérieuse de langue avec d’autres acteurs comme
le CAR, l’UFC ne pourra seule venir à bout de ce régime quarantenaire dont
les racines ont poussé aussi dans les rangs de l’opposition. Nous savons de
quoi nous parlons. Si l’UFC croit comme toujours que c’est son arrogance et
son mépris à l’égard des autres qui vont l’aider à parvenir au pouvoir,
qu’elle continue dans sa logique et on verra bien les résultats que ça va
donner.
A côté de la plaque
Suite aux événements douloureux des 12 et 13 avril derniers, la presse
nationale et celle internationale se sont livrées à une course effrénée de
ce qu’on appelle dans le jargon journalistique le scoop.
Chacun veut être le premier à apporter quelque chose de nickel et de neuf
aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Dans cette course, il y en a qui
malheureusement passent carrément à côté de la plaque. Ceux-ci, sans
connaître grand-chose des deux frères Gnassingbé Faure et Kpatcha, se
mettent à raconter du n’importe quoi. Il y en a aussi qui reprennent tels
des perroquets ce que leurs confrères ont déjà dit et c’est sans un moindre
recoupement. A part quelques hommes de médias qui détiennent des
informations sûres et crédibles sur nos deux personnalités pour les avoir
côtoyées, les autres qui se sont jetés dans la course ne connaissent
pratiquement pas les deux frères Gnassingbé.
Ceux qui dissertent à tort et à travers sur Kpatcha Gnassingbé par exemple
savent-ils de qui ils parlent ainsi ? De toutes les façons, tout le monde
doit reconnaître que la réalité des choses est toute autre. Si la vraie
vérité pouvait éclater pour situer les uns et les autres, chacun d’entre
ceux qui parlent beaucoup en ce moment, va se la boucler. |
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Courrier 114
du mardi 21 avril 2009 |
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Chronique
d’un coup d’Etat manqué : Faure toujours seul maître à bord |
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Aucune
excuse, aucun argument ne sauront justifier les funestes intentions qui
animaient les comploteurs du coup d’Etat manqué. Aujourd’hui, les preuves
sont suffisamment graves pour faire encore douter de la tentative de
déstabilisation du régime du président Faure. Ce qui a surpris le plus
l’opinion nationale et internationale, c’est le fait que le cerveau du
complot soit un Gnassingbé. Ça choque et ça indispose toutes les bonnes
consciences que cette famille ait atteint un tel degré de discorde. Dans son
repos éternel, feu président Eyadema va se remuer car le feuilleton qui se
joue actuellement a pour principaux acteurs, certains de sa progéniture.
Pourtant, il leur avait inculqué les vertus sacrées de l’importance des
liens familiaux.
En moins de
cinq ans, les ennemis de la famille et du parti ont réussi à faire germer
les graines de la haine, de l’intolérance entre les deux frères. C’est une
bien douloureuse épreuve, mais elle est nécessaire pour entrevoir l’avenir
avec maturité et sagesse. Le chaos tant attendu au sein de cette puissante
famille n’aura pas lieu, les hommes ont voulu faire basculer le destin de
tout un peuple mais le Bon Dieu en a décidé autrement.
Il y a
bel et bien eu tentative de déstabilisation du régime
Tout a été
mené dans l’absolue discrétion par la gendarmerie nationale. Suite aux
informations données par des services de renseignement étrangers, en
l’occurrence ceux de la France et des Etats-Unis d’Amérique, un travail de
fond a été mené par la haute hiérarchie de la gendarmerie au point de
restituer tous les éléments du puzzle ayant trait au complot. D’après nos
informations, c’était une course contre la montre depuis le début du mois de
mars pour parvenir au démantèlement du réseau de cet inique complot. Bref,
les choses ne devraient pas être faites de mains molles d’où
l’impressionnant arsenal qui a été trouvé chez le cerveau du complot et les
personnes impliquées dans cette honteuse besogne. Les suspicions, les
rumeurs ont finalement donné corps à l’inadmissible tentative de complot
visant à déstabiliser le pays.
Où était
l’Agence Nationale de Renseignements ?
Nous sommes
en droit de dire que l’Agence nationale de renseignements (ANR) a été d’une
rare transparence dans le dossier. D’après les informations qui nous sont
parvenues, du début jusqu’au démantèlement du réseau, l’ANR n’était au
courant de rien. Normalement, dans de pareilles situations, il y a une
certaine synergie de partage d’informations entre les différents services de
renseignement.
Pourquoi
a-t-on préféré coopérer avec la gendarmerie qu’avec l’ANR? Sûrement que nos
services auraient montré certaines insuffisances ou bien ils n’inspiraient
pas confiance pour qu’on leur confie une aussi délicate mission qui requiert
une bonne dose de tact et de discrétion. L’on n’a absolument pas envie de
jeter de l’huile sur le feu, mais depuis quelques temps déjà, l’ANR est sous
les feux croisés de certaines critiques de la presse. On taxe l’Agence de
laisser sa mission première pour s’adonner à autre chose. Vrai ou faux ? On
ne le saurait. Mais à notre sens, rien ne saurait primer sur la sûreté de
l’Etat.
La
gendarmerie joue à fond sa partition
Dans ce coup
de filet, le sérieux et le professionnalisme de la gendarmerie sont à mettre
au devant. Elle a allié l’efficacité à la discrétion dans cette délicate
mission. Tout aurait pu bien se passer jusqu’au démantèlement total du
réseau si les échanges de coup de feu ne s’étaient mêlés de façon
inopportune à l’événement. Il est triste qu’il y ait eu mort d’hommes mais
tout compte fait, le pire a été évité. On n’abat pas comme ça l’avion d’un
chef d’Etat sans que le pays ne bascule. L’exemple du Rwanda est là pour
nous édifier sur nos choix.
Historique d’une adversité entre les frères Faure et Kpatcha
La triste et
moins reluisante situation à laquelle les deux frères sont parvenus était
latente. La tension couvait déjà longtemps. En effet, au soir du décès du
président Eyadema, pour une fois, les deux frères ont présenté le meilleur
spectacle que l’on pouvait espérer d’eux dans une épreuve. Il fallait une
symbiose dans les actions pour gérer la délicate situation. Malheureusement,
cette complicité va fondre comme du beurre de Karité au soleil. A partir de
là, de persistantes rumeurs vont alimenter les rapports entre le chef de
l’Etat et son frère cadet. La presse privée nationale et celle
internationale s’y sont abondamment mêlées. Des chefs d’Etat amis ont tenté
à leur manière de calmer le jeu sans suite, les derniers événements étant
illustratifs de ce patent échec.
Les rancœurs
et les ressentiments se sont exacerbés suite à l’éviction de Kpatcha
Gnassingbé du gouvernement d’après les législatives du 14 octobre 2007.
Celui-ci se versera dans une cascade de démissions, de la présidence du
Conseil d’Administration de la défunte SOTOCO en passant par la direction
générale de la SAZOF. Il regagnera après l’hémicycle et se consacrera aux
œuvres sociales à l’endroit de son électorat.
C’est Jeune
Afrique dans sa parution N°2445 du 18 au 24 novembre 2007 dans un article
intitulé : « Togo : Les frères ennemis » qui présentera ce
déclic qui va sonner la fin de la trêve. Dans une enquête, les deux frères
sont peints, les intentions dévoilées en des termes crus. Au regard des
événements actuels, cet article apparaît aujourd’hui comme un écrit
prémonitoire. La réaction de l’honorable ne s’était pas faite attendre. Dans
un droit de réponse, Kpatcha Gnassingbé s’était indigné contre l’enquête et
avait rejeté en bloc toutes les intentions qu’on tentait de lui prêter (lire
en encadré le droit de réponse).
Au vu des
événements de ces derniers jours, Kpatcha avait-il menti ? L’intention lui
était venue après ? Tout compte fait, l’homme a joué à fond sa comédie
peut-être sous le coup de la pression des ennemis de la famille qui sont
devenus comme par surprise ses alliés.
Sûrement,
c’est avec un plaisir vicieux que la presse internationale se délectera de
cette « salade » au goût fade qui met encore le Togo au devant des
projecteurs.
Et
pourtant, Faure était l’ombrelle de la famille
Comme on a
toujours eu à l’observer un peu partout en Afrique, Faure est arrivé comme
une ombrelle pour protéger les Gnassingbé. Les gens s’étaient quand même
armés pour en finir avec cette famille à qui on colle par méchanceté et
méconnaissance les maux minant le Togo. Normalement, un Gnassingbé quel
qu’il soit, devrait œuvrer pour préserver l’image de la famille. Ce sont
d’autres acteurs qui devaient faire feu de tout bois pour prétendre poser
leurs postérieurs dans le fauteuil présidentiel. Tel n’a malheureusement été
le cas. C’est plutôt un Gnassingbé qui s’acharne sur le pouvoir détenu par
un autre Gnassingbé. Ça fait plus que désordre.
Kpatcha
Gnassingbé, une autre victime
Kpatcha n’a
pas eu la hauteur d’esprit d’éviter de mordre à l’hameçon de l’ennemi. Les
flatteries ont eu raison de son esprit de discernement. « Tu
ressembles beaucoup à papa, tu ferais un bon président, tu dois jouer à fond
ta chance… » Tout ceci a fini par le griser et l’irréparable se
produisit. Les ennemis de la famille, du RPT ont seulement conduit à la
rupture Kpatcha pour que celui-ci serve de champ d’expérimentation à leurs
coups bas. Le comble, c’est que, entre temps on a réussi à créer une belle
diversion en voulant indexer certains honnêtes gens comme étant les faiseurs
de malheurs, ceux qui jouent aux pyromanes dans les tumultueux rapports
qu’entretenaient les deux frères. En procédant ainsi, c’était pour éloigner
ces honnêtes gens qui pourront détecter les pièges et permettre aux deux
frères de les éviter. En créant la suspicion, les ennemis briseraient les
derniers remparts pour rendre vulnérable la famille Gnassingbé. C’est
l’heure de savoir qui fait quoi et comment au sein de la famille.
Enfin, et
même si Kpatcha avait réussi son forfait, est-il si sûr de garder le
fauteuil ? Absolument pas. Les mauvais génies n’attendront que l’occasion
propice pour l’éjecter sans ménagement du fauteuil tant convoité. Il y a
péril en la demeure. Les différents acteurs au centre de ce feuilleton ont
l’impérieux devoir de se ressaisir pour ne pas finir par se disqualifier aux
yeux d’une certaine opinion.
Le
combat qui vaut aujourd’hui la peine d’être mené est celui qui va sortir du
pays de sa situation de déliquescence avancée. Faure s’évertue à cette tâche
avec son équipe. Il ne devrait se laisser distraire. Avec lui, tout semble
indiquer que l’espoir est de mise et que le pays se portera mieux dans les
années à venir.
Ben Tchak
Suite aux
événements des 12 et 13 Avril : La renaissance s’impose au RPT
Le
nouveau front que le pouvoir est obligé d’ouvrir pour sauver sa peau est en
un de trop. A quelques mois seulement de la présidentielle, ceux qui ont
toujours couru derrière le pouvoir sans grand succès, doivent se pourlécher
les bambines. Ils y voient en ce différend opposant deux frères Gnassingbé,
le signe avant coureur d’une éventuelle alternance. Ils ont regagné leurs
lieux occultes de prières pour que la situation perdure aussi longtemps que
possible car au finish, ils y en tireront meilleure partie. Grave erreur !
Certes, le
pouvoir RPT a pris un coup mais ne dit-on pas que la force de ce parti
réside dans sa capacité à retourner des situations difficiles. La case a
brûlé en partie mais elle ne s’est pas consumée et le travail de
reconstruction dépendra de la capacité des acteurs à déjouer certains
pronostics.
Cette crise, en est une de trop sur les frêles épaules du parti. A moins de
dix mois du rendez-vous majeur de la présidentielle, on devrait concentrer
ses énergies pour peaufiner des stratégies permettant au parti de gagner.
Bien que le parti ait toujours eu une longueur d’avance par rapport à ses
adversaires, les choses ne se passaient pas forcément comme du couteau dans
du beurre. Aujourd’hui, le RPT va devoir mettre en veilleuse la
présidentielle pour régler vite et bien la crise survenue après le
démantèlement du complot de déstabilisation ourdi contre le pouvoir. La
raison dans une pareille situation doit l’emporter sur la passion.
Le
RPT, comme on l’a toujours dit ne pétillait pas d’une solide santé. Des
ressentiments, des rancœurs avaient eu un peu raison de la légendaire
sérénité dont on connaissait au parti. Après la gestion de cette crise
majeure, il va falloir que le parti au pouvoir procède à de sérieux réglages
pour rassurer les militants et surtout la base des coins les plus reculés
qui ne comprendront absolument rien de ce qui se passe. Avant, c’est le RPT
qui subissait les attaques de l’adversaire mais aujourd’hui, ça se passe de
façon interne au pouvoir. Il faut craindre la récupération et veiller à
refaire rapidement le mur qui s’est lézardé pour éviter que des corps
étrangers n’élisent domicile pour faire écrouler la barrière. Les malheureux
événements de la nuit pascale et des jours qui ont suivi montrent que la
garde a été baissée un tout petit peu. Ceux qui sont censés parer aux
velléités destructrices de l’ennemi ont été mis pour un temps sous éteignoir
ou mieux en veilleuse et c’était largement suffisant pour que des mains
assassines injectent le venin destructeur au cœur du fruit.
C’était l’épreuve de trop mais pour qu’une graine germe et donne de l’ombre
et des fruits, il faut qu’il pourrisse d’abord.
Cette épreuve marquera certainement la renaissance du parti au pouvoir.
Ben
Tchak
Fête
nationale : Jour J-5 : Le plus grand scandale du Togo tout proche
L’intention
de refaire la place de l’indépendance était bonne mais on s’y est pris un
peu tardivement. Ainsi, les Togolais retiennent leur souffle sur ce qu’il en
sera de cette place avant la date fatidique de la célébration du 49e anniversaire
de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Les travaux
actuellement en cours ne présagent pas de leur finition avant l’événement du
lundi prochain. Les responsables en charge du chantier tentent de rassurer
qu’ils seront dans le délai ; on veut bien les croire. Mais il suffit
simplement de s’aventurer vers les lieux pour se rendre compte de l’ampleur
du travail qui reste encore à abattre. Avec 600 millions de nos francs,
n’importe quel entrepreneur sera dans les mêmes dispositions de rassurer
alors que sur le terrain, la réalité est autre. D’ailleurs, les pluies de
ces derniers jours ne sont pas de nature à faciliter les données. Les
ouvriers creusent et le lendemain ils voient tout englouti par les eaux de
pluie. Ainsi, au lieu d’avancer dans les travaux utiles, on préférera faire
face aux moins nécessaires. Comment a-t-on délibérément choisi
d’entreprendre les travaux aussi tardivement et en saison des pluies ? Les
entrepreneurs sont-ils sûrs de terminer les travaux avant le 27 avril
prochain ? On aurait pu par prudence laisser le monument être dans son état
et entamer les travaux aussitôt après la fête pour créer un meilleur cadre
en vue des 50 ans de notre libération politique. Où le président ira-t-il
réanimer la flamme de l’indépendance ? C’est l’interrogation qui retient
actuellement les souffles. On pourra foncer mais les ouvrages à leur
livraison, seront-ils de bonne facture et solides ? Pas si sûr, la
précipitation ne peut rimer avec la qualité. Pour une fois encore,
l’improvisation risque de créer le plus grand scandale que le pays n’a
jamais connu : réanimer la flamme de l’indépendance dans les décombres d’un
endroit en chantier.
En tout cas,
c’est une réelle course contre la montre. La visite sur les lieux du premier
ministre devrait booster les ouvriers mais non, à l’image des travaux de
réfection du monument, ceux des routes, de la lagune et des caniveaux auront
un sacré coup dans leur évolution.
Halirou |
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Courrier de la Republique #111 du mardi 24
mars 2009 |
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Quand la candidature de Yamgnane mine la haute sphère des
FAT : Des officiers Bassar sous les projecteurs |
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Kofi Yamgnane
candidat potentiel aux presidentielles 2010 au Togo |
« Nous
sommes au Togo et nous nous connaissons bien ». Ces mots sont d’un grand
homme d’Etat togolais qui n’est plus de ce monde.
En effet, les Togolais étaient en train de s’acheminer tout bonnement vers
l’échéance présidentielle lorsqu’un journal français du nom de « La
lettre du Continent » est venu semer du doute dans les esprits des uns
et des autres. De quoi s’agit-il alors ? Ce journal de renommée
internationale, qui a eu ces derniers temps à couvrir des faits concernant
notre pays, vient d’annoncer dans sa parution N°560 du 04 Mars 2009
l’information suivante : « Kofi YAMGNANE nouveau candidat à la
magistrature suprême a reçu le soutien des officiers Bassar, notamment celui
du Général Bouraïma BONFOH, ancien chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air ».
Tout d’abord, cette information est erronée et ne relève que du domaine de
la désinformation, car cousue de contrevérités qui ne sauraient nous laisser
indifférents en tant que Togolais.
Contactés, la plupart des officiers d’origine Bassar avouent n’avoir pas su
quand et où ce présumé soutien de leur part a été apporté au candidat
Yamgnane. « Je connais bien les miens et je sais qu’ils n’ont pas froid
aux yeux. Si parmi nous, quelqu’un avait manifesté son désir de soutenir M.
Kofi Yamgnane, il aurait pris soin de le dire à nos grands frères. N’écoutez
même pas ces choses-là, car nous savons d’où elles émanent », a déclaré
un officier Bassar affecté à la garde présidentielle.
Voici ce qui prouve que l’information relayée par notre confrère La
lettre du Continent, est fausse. Le Général Bouraïma BONFOH dont parle
l’article de nos confrères n’existe pas. Le seul Général BONFOH connu à ce
jour en pays Bassar est celui répondant au nom de Zakari BONFOH. Celui-ci
est au repos à l’heure actuelle à Kabou, son canton d’origine. Certes, un
officier supérieur Bassar s’appelle Bouraïma BONFOH, mais celui-ci est
Colonel et non Général. Il est l’actuel chef d’Etat-major de l’Armée de
l’Air et en aucun moment, ce monsieur n’a été admis à la retraite. Il peut
être contacté à tout moment à l’Etat-major de l’Armée de l’Air.
La manipulation est de retour avec son cortège que tout le monde connaît.
Mais, le problème dans cette affaire est que tous ceux qui se cachent
derrière cet article de notre confrère, sont passés à côté de la plaque.
Conquérir le pouvoir est difficile, mais user de la manipulation et de
stratagèmes obscurs pour y parvenir et ce, en cherchant à brouiller les
pistes, voilà ce qui est dangereux.
Les Bassar ont aussi droit au pouvoir comme tout le monde, mais ils s’en
tiennent aux règles de la République pour y accéder. Ils ne sont pas aussi
idiots pour penser que, c’est en s’appuyant sur l’ethnie, qu’ils y
parviendront. D’ailleurs, quel candidat aussi sérieux à la présidentielle
peut naïvement croire que son ethnie d’origine peut influer sur les
résultats des urnes ?
Aujourd’hui, ce sont les officiers Bassar. A qui le tour demain, surtout
quand on sait que la présidentielle de 2010 est en jeu ?
Voyage
à contre courant : Jusqu’où s’achèvera la raison de Faure ?
Le
chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé refuse-t-il d’assumer son destin ?
La réponse peut être à l’affirmative si l’on essaie d’analyser certains
faits et gestes du président Faure. Ce serait un peu rébarbatif que ce sujet
refasse surface à intervalles rapprochés dans nos sujets d’analyse mais ce
ne serait pas trop que de servir de lanterne pour éclairer. A chaque fois,
il apparaît des éléments nouveaux qui, bien ficelés peuvent susciter un réel
intérêt dans certains milieux. Ce n’est sûrement pas par hasard que Faure
assume les plus hautes charges de la République. Il y a malgré tout, une
main invisible qui a contribué à le faire président sinon, après les
événements malheureux subséquents à l’élection du 24 avril 2005, tout
pouvait changer si Faure n’était pas l’homme sur qui le choix s’était porté.
Par rapport au pacte secret scellé entre Faure et le «Faiseur de roi»,
le chef de l’Etat se doit d’assumer à fond les prérogatives qui lui sont
dévolues.
Ainsi, après la présidentielle du 24 avril 2005 et tout son cortège des
faits malheureux, il y avait un impératif à poser des actes forts qui
iraient dans le sens de l’apaisement, de la réconciliation. Certes, le
président Faure n’a pas lésiné sur les moyens pour parvenir à cette fin. Des
concessions que le parti au pouvoir ne pouvait accepter accorder à ses
adversaires, ont été faites car pour le chef de l’Etat, si tel devait être
le cas pour faire taire les ressentiments et ramener la confiance entre les
filles et fils du pays, le pari n’était pas de trop. On est passé par tous
les canaux pour parvenir à cela. Des rencontres entre pouvoir et opposition,
celles bilatérales sous l’égide des hommes de Dieu à Sant’Egidio en Italie
entre Faure et Gilchrist, sans compter les démarches secrètes allant dans le
même sens. Il le fallait et la mayonnaise a semblé prendre. Cette mayonnaise
permettra pour la première fois de l’histoire de notre jeune démocratie à
toutes les forces politiques d’aller aux élections. Ce fut les législatives
du 14 octobre 2007.
Comme pour dire au chef de l’Etat qu’il a assez mis son pouvoir en jeu et
qu’il lui fallait assumer à fond ses responsabilités, le 14 octobre 2007 lui
a permis d’avoir une bonne assise, en remportant de manière propre les 50
sièges des 81 mis en jeu à l’Assemblée nationale.
A
partir de là, rien n’obligeait plus Faure à travailler avec tel ou tel autre
d’entre ses adversaires.
Le refus de Faure d’assumer
Au
lendemain des résultats des législatives, le RPT a été requinqué par le
quitus qui lui a été donné de gouverner, d’assumer en toute responsabilité.
Mais contre toute attente, on ira encore chercher des individus pour aider
le RPT à assumer les responsabilités que le peuple lui a doublement confiées
le 24 avril 2005 et le 14 octobre 2007.
Sous le vocable de gouvernement d’union, d’apaisement, de réconciliation
etc. on verra naître un gouvernement « fourre-tout ». Des politiciens
jadis agités tels des alevins dans l’eau se voyaient ainsi mis aux pas et à
nu, par la force de ce scrutin du 14 octobre 2007.
Avec les valeurs dont regorge le RPT, on ira choisir ou même pêcher des
messieurs de gauche à droite pour en faire des ministres. Quelle est la
finalité de ce choix ? On ne le saurait pas.
Faure étant le seul comptable devant le peuple, qu’adviendra-t-il le jour
des comptes ? Pourra-t-il se réfugier derrière l’ouverture pour justifier
certaines insuffisances qui se constatent ? En tout cas, toute gymnastique
pour justifier ses actes ne sera pas du tout aisée. D’ailleurs, c’est en ce
moment-là que, ceux qui, tels des agneaux paissent dans la belle prairie du
RPT changeront de peau pour devenir de dangereux fauves pour le pouvoir. Au
fait, qu’a-t-on à vouloir ouvrir toutes les issues quand on n’a pas la
chance ou la volonté de les maîtriser ?
Faure en train de charger l’arme de
l’adversaire
La
citadelle RPT est-elle prenable au jour d’aujourd’hui ? On ne saurait le
confirmer ou l’infirmer. Mais ce qui est sûr, le parti au pouvoir est bien
maîtrisé. Même si certains ne se prononcent pas ouvertement, ils savent la
force de l’adversaire et sauront au moment opportun la parade appropriée
pour lui tenir tête. Si depuis l’année 1990 à un passé récent, l’opposition
n’a pas joué le rôle qui est le sien, c’est par faute de moyens. L’argent
étant le nerf de la guerre, c’est justement lui qui vient à en manquer le
plus au moment décisif.
Pour s’être disséminé dans des ministères et directions apportant un réel
bien être financier, ces opposants qui se la coulent douce aujourd’hui
sortiront l’artillerie lourde que certaines faveurs leur ont permis de se
doter pour mener un combat sans merci.
Les
stratèges qui devaient flairer la chose et placer des garde-fous ont été
écartés. Par ignorance ou à dessein, difficile de le savoir. Saura-t-on
rectifier le tir quand le moment se prête encore pour ne pas regretter
demain ?
Khaled
Sortie politique ratée : L’UFC mesure la lassitude d’un
peuple désabusé
L’Union des
Forces de Changement est à son 2e contact
avec son électorat depuis son premier cachet pour siéger à l’Assemblée
Nationale, il y a deux ans. Elle était cette fois-ci à la rencontre de ses
militants dans la commune de Lomé. La place Anani Santos a prêté son cadre à
la manifestation qu’on a voulue grandiose.
Au menu, la
présidentielle de 2010 et ses préalables.
L’instance
dirigeante en a appelé à la mobilisation générale pour acquérir des
conditions d’organisation d’une élection démocratique et transparente.
L’occasion pour
les «guérilleros» Fabre et Isabelle, de s’illustrer une fois encore
dans leurs aptitudes à inciter aux troubles sociaux « Nous ne parlons pas
d’armes ni de gourdins …», et pourtant ils en parlent en omettant les
machettes. Dans un enchantement Patrick Lawson renchérit : « Il n’est pas
question de laisser entre les mains d’autrui son trésor. Nous avons reçu des
consignes de nos frères qui promettent de rester à nos côtés, comme cela se
passe ailleurs dans d’autres pays. Mais auparavant, il faut que nous-mêmes,
nous soyions forts pour que nous puissions faire le préalable avant qu’ils
ne nous viennent au secours ». Qui d’autre partagerait la souveraineté
avec le peuple togolais pour venir interférer dans son choix qui
transparaîtra des urnes en 2010 ? Et au même moment qu’on voudrait associer
l’étranger aux aspirations du peuple, on refuse aux autres compatriotes de
s’associer à la table de négociation : « Si le gouvernement se hasarde à
forcer les portes et à faire entrer d’autres partis qui n’ont pas eu 5 %,
ils discuteront entre eux »
Au delà du
verbiage indigeste et lassant qui a meublé les interventions, le constat est
le peu d’enthousiasme des paisibles Loméens à se laisser entraîner dans des
aventures aux issues incertaines et qui ont préféré aller se détendre sur la
plage insalubre que de venir suivre le sermon de marchands d’illusions. La
magie des grandes foules quitte indéfiniment le prestige de ce parti. Malgré
la propagande faite sur la participation effective de Gilchrist Olympio à ce
meeting, le chiffre le plus complaisant sur l’estimation des participants
est de 4000, soit moins du dixième de sa capacité habituelle de
mobilisation, ou encore la moitié de celle d’une mobilisation spontanée du
grand parti togolais, le RPT. Les populations en ont tout simplement marre
et voudraient désormais se consacrer au concret et au réalisme. L’UFC par
son 2e échec en 2 mois
dans la mobilisation des militants de ses fiefs de Lomé, devrait se raviser
sur ses choix et ramollir son langage, pour se conformer aux réelles
attentes des populations.
Le
one man show est bien terminé, messieurs les rêveurs.
Tchak
Port Autonome de Lomé : La monarchie d’Adégnon et ses valets
Il y a quelques
années encore, les agents du Port autonome de Lomé (PAL) ont poussé leur ouf
de soulagement quand la direction a changé de main. Les intentions affichées
par le nouveau promu marquaient une certaine rupture avec ce qui avait cours
et l’on sentait une volonté d’opérer à des changements radicaux.
Ces « ouf » de
soulagement doivent à présent céder place aux regrets. Il s’est fait que le
visage affiché par le nouveau DG au tout début était charmeur et visait à
endormir certaines consciences. Au jour d’aujourd’hui, sans exagération,
l’espoir a fait place à la désillusion. D’abord, du côté de la gestion, des
insuffisances criardes s’affichent. Grisé par une certaine suffisance, on a
créé une clique sacrée, composée d’hommes et de femmes pour préserver contre
vents et marées ses intérêts. On ne le fait pas à visage couvert mais à
visage découvert. Quand des agents suent eau et sang pour faire bouger le
port, il y a des individus qui, calés dans leur fauteuil pensent aux
stratégies à mettre en place pour amasser des fortunes. D’ailleurs, cela a
contaminé certains des hommes de main de la clique qui se sont essayés avec
la manière. Presque un milliard volatilisé comme de la fumée des caisses.
Des « Madoff », nous en avons au port. Comme pour donner l’onction d’avoir
bien fait le travail, la gentille et douce sanction de six mois de
suspension a été donnée aux indélicats mais heureux agents. Une façon de
susciter des vocations de malversations.
Ensuite, on a
comme l’impression qu’on veut rattraper un temps perdu. On mange au double
râtelier, c’est la course à la fortune. On donne des marchés à des tiers par
la main droite et on récupère les retombées par la main gauche. On a même
appris, que certains protégés ont des affaires au Canada. Chaque année,
avant qu’ils ne s’y rendent, un joli chèque les précède. Pour régler quelle
livraison ou achat ? C’est le grand flou.
Enfin, ayant
goûté aux délices de la chose, la clique des profiteurs du Port se verse à
fond dans l’achat de conscience et de silence.
La bouche qui
mange ne parle pas, dit-on. On expérimente plus que bien cette formule. Pour
être vu et s’épargner certaines foudres qui pourront conduire à une
déchéance, on ne fait pas les choses dans la dentelle. Des étrennes sont
constamment envoyées à certains piliers dont on demande le soutien. Des
liqueurs, des enveloppes, des bons de carburant, etc. Comme quoi, quand on
mange, il faut penser aussi à des tiers qui peuvent intervenir en sa faveur
au cas où ça pétait.
Le paradoxe
dans tout ceci reste entier. On s’évertue à maintenir certains dans l’absolu
dénuement et au même moment, d’autres ont des trains de vie qui n’ont rien à
envier à ceux des princes des monarchies du Golfe.
Ainsi se porte
le port. L’opulence et la misère se côtoient. Le comble se trouve être le
laxisme de certaines volontés à faire aboutir des dossiers. En effet, le 1er mai
de l’année écoulée, il était question de prendre des décisions pour changer
le vécu des agents par l’adoption du nouveau statut. A l’époque, nos pauvres
agents avaient applaudi à briser leurs phalanges, mais c’était l’autre bluff
du puissant DG. Dans quelques semaines, nous voilà encore au 1er mai,
on reviendra à la charge avec de nouvelles promesses pour endormir les
esprits. Ainsi va le port du Contre Amiral Fogan Adégnon.
Ben Tchak
La
politique de deux poids deux mesures de la justice togolaise : Hermès da
Silveira, un criminel financier et Bonin Andoch l’homme aux mains souillées
de sang
Les Togolais sont habitués à se voir imposer des choses qui sont
le contraire de ce qui existe réellement. Des foutriquets qui ne sauraient
constituer des modèles à suivre se font passer pour ces messieurs propres,
victimes d’un système. Quand la justice se déchaîne contre de petits voleurs
de portables et entretient un silence coupable autour de certains criminels,
on est en droit de s’interroger sur la raison d’être d’une telle situation.
C’est facile, bien trop facile que des loups se débarrassent de leur peau
pour endosser celle de doux agneaux. Les cas deviennent légion et commencent
par indisposer les bonnes consciences. Le triptyque « Justice-Vérité-Réconciliation »
ne saurait prendre véritablement corps quand des messieurs refusent
d’assumer leur passé. Pour émouvoir une certaine opinion, on préfère être
vu comme victime et non comme coupable. Deux cas récents nous obligent à
sortir de la réserve habituelle que l’on nous connaît pour éclairer une
certaine opinion sur le vrai visage ou mieux la vraie personnalité de ces
messieurs qui pensent instaurer un nouvel ordre que celui que le peuple
s’est donné.
S’agissant d’Hermès da Silveira, sans exagération, on pourra dire
qu’il a inspiré Bernard Madoff. Ce qu’il a mis sur pied le soi-disant « Réseau
Cardinal » a été d’une nuisance inégalée. Des individus grisés par ses
fausses apparences ont été conduits à la ruine par le simple fait de cet
escroc hors-pair. Des rapprochements auraient été faits si les victimes
d’Hermès da Silveira avaient été les « autres ». Comme ce n’est pas
du sang rouge qui coule dans les veines de ces victimes, on a habillé
monsieur « Réseau Cardinal » de manteau de détenu politique jusqu’à
ce que nous ne ressortions la face hideuse de l’homme. C’est aussi cela le
traitement à plusieurs vitesses de l’information dans notre rectangle de
pays. Quand il s’agit de dire des choses qui fâchent et que c’est un
« frère », on s’abstient malgré la quintessence et la véracité de
l’information à publier.
Quant au va-t-en guerre Andoch Bonin, il se fait passer pour celui
qui a été contraint à un moment de sa vie de travailler avec feu Eyadéma.
Drôle et cynique qu’on ait contraint quelqu’un à travailler pendant de
nombreuses années contre son gré. A ce qu’on sache, à tous les voyages par
rapport à ses charges, on ne l’enchaîne pas au bœing présidentiel. Il
pouvait se fondre dans la nature. Si c’est seulement en 1983 qu’il a estimé
se décharger de cette contrainte, on voit que ça ne fait pas sérieux. Les
Togolais sont suffisamment intelligents pour croire à ces élucubrations d’un
opposant qui cherche désespérément ses repères. A la faveur d’une
hypothétique amnistie, il a fait ses bagages pour rentrer au bercail.
Malheureusement, l’homme marquera les esprits de la très mauvaise manière.
Il a abattu froidement de son arme un innocent puis a menacé avec la même
arme ses parents qui ont accouru pour prendre le corps. Ces faits sont là et
hantent les esprits de la famille de l’infortuné. Si au jour d’aujourd’hui,
les parents ne peuvent pas demander que justice soit faite, la justice a
l’obligation de rétablir les responsabilités.
Au nom de l’apaisement, qu’on ne nous dise pas que ces
douloureuses pages doivent être aussi facilement tournées sans que
l’opinion ne soit éclairée.
C.
R.
“Billy the
Kid” is back in truck: Andoch Bonin menace impunément la sûreté de l’Etat
Andoch Bonin brièvement présenté, est l’un des traîtres qu’a connus le
régime Eyadéma dans les années 80. Proche collaborateur du général Eyadema
dès les premières heures de sa Présidence, il eut à occuper de nombreux
postes à son cabinet, qui l’ont très vite saoulé, au point de le pousser à
convoiter le fauteuil doré. Cette ambition démesurée le conduira sur le
chemin de l’exil d’où il rentrera une première fois à la faveur du vent de
l’Est en 90, au nombre de la bande des mercenaires politiques diligentés
pour déraciner le régime, par le biais de la Conférence Nationale dite
souveraine.
Sa
foi est la terreur et on se souvient qu’à l’époque, il avait à sa solde un
demi-millier de jeunes miliciens qu’il conformait à ses humeurs de drogué,
aux fins d’un vandalisme inédit à Lomé.
Andoch Bonin rentre de son second exil qui l’a conduit pendant 17 ans à une
pénible mendicité en Europe, en l’occurrence en France, quand bien même il
prétend détester âprement les Français, puis constamment à Accra où il
s’exerce sporadiquement à des feux de pailles dissuasifs contre le régime
d’alors.
En
prenant la mesure du temps, il a décidé, comme nombre de ses compagnons
de misère de s’affranchir de la mendicité à l’étranger et rentrer au
bercail. Seulement, l’usure du temps n’a pas rendu sage ce sexagénaire qui
s’est illustré, en déphasage de l’entrain politique au Togo, le vendredi
dernier, lors d’une conférence de presse à Brother Homé. C’est en effet la
salle de réunion d’une maison de Dieu que ce va-t-en guerre a choisie pour
confesser sa fidélité à la violence et sa fierté d’hors-la-loi. Andoch
Bonin, sans voile y a affiché son option pour une lutte armée pour venir à
bout du régime RPT. Comme Jean Baptiste, Nicolas Lawson, en éclaireur, ne
manquait pas une occasion ces derniers temps pour annoncer de prétendus
frères à l’extérieur qu’il faudrait soutenir au moment opportun quand ils se
décideront à venir renverser le régime par les armes.
Andoch Bonin vient de franchir d’un pas la volonté de déstabiliser le Togo,
dans un silence de cathédrale des autorités. Aucune voix officielle ne s’est
levée pour condamner cette attitude irresponsable de cet accro du haschisch
qui visiblement a pété les plombs. Il affirme en outre que tous les
prétendants à la présidentielle par les urnes en 2010, ne sont que des
voleurs. Que dirait-on alors de ceux de sa trempe qui nourrissent la sordide
ambition de déstabiliser leur pays d’adoption ? Des assassins ?
L’Etat dans sa propension illimitée au nom de l’apaisement social, commence
par s’infecter d’un libertinage qu’aucun droit ne justifierait. La levée de
boucliers ne devrait pas s’entendre pas comme une faiblesse, pour que
n’importe quel prédateur vienne semer la stupeur au sein des paisibles
populations. Sous d’autres cieux où tout au moins on vit un état
d’exception, ceux qui ont eu à récidiver dans l’incitation à la violence ont
trouvé la réplique du droit qui est inaliénable. Faure est interpellé sur
cet état de faits qui, s’il ne rencontre pas des mesures dissuasives,
pourrait s’interpréter comme un aveu d’impuissance, dont les conséquences
seront incalculables.
Boutchou
Corbeille
Même pipe
Tout le monde
sait qu’au Togo, il n’y a que deux principales ethnies qui mènent la danse.
Aussi sait-on que, c’est la lutte hégémonique à laquelle se livrent depuis
des décennies ces deux « géants » qui a entraîné les crises
successives qu’a connues le pays. En toute sincérité, ce que nous évoquons
contre les autres a été abondamment espérimenté par d’autres. Entre temps,
un premier ministre de transition originaire du grand Kloto ne s’était-il
pas entouré des gens du même milieu que lui ? Et puis, lors des législatives
d’octobre 2007, le parti de Gilchrist Olympio n’avait-il pas claironné qu’il
allait diriger seul et seul en cas de victoire ? Qui trompe qui dans ce
pays !
Quand prendra
fin ce système basé sur le « mendèfrèrisme » à outrance ? Et dire
dans tout ceci que c’est le Togo qui en sort diminué, retardé et malmené
dans son élan de développement.
La compétence,
l’efficacité devraient plutôt primer sur toute autre considération.
En misant plus
sur l’ethnie, l’appartenance clanique et autre, on ne peut que constater les
dégâts après. Au lieu qu’il se développe, le pays va régresser car les
incompétents sont mis au devant au détriment des meilleurs.
Aux permis de port d’arme
Il faut avouer
que les autorités devraient rendre le permis de port d’arme accessible aux
honnêtes citoyens et surtout aux fonctionnaires. Le cas de ces derniers
jours nous intéresse à plus d’un titre. Le vendredi dernier, un agent
d’Etat habitant le quartier Djidjolé à Lomé a été braqué à environ 150 m de
sa maison. La scène se déroulait à 23h45mn à peu près. La moto de cet agent
a été tout simplement retirée par les malfrats qui tenaient dans leurs mains
des coupe-coupe.
Nous disons que
cette malheureuse situation n’allait survenir si au moins l’agent braqué
était armé. Il pouvait perdre sa vie parce que ne possédant pas de moyen de
défense. Parfois, ces bandits de grands chemins qui braquent de paisibles
citoyens sont armés jusqu’aux dents. Il leur arrive même de s’introduire
dans des maisons pour arroser de balles tout ce qui bouge, afin de pouvoir
opérer en toute tranquillité.
Encore une
fois, tout ceci ne serait possible si le gouvernement permettait aux
citoyens de posséder le permis de port d’arme. Certes, ce permis existe
mais le problème, c’est que le processus conduisant à son obtention est
plus que compliqué. Il faut manger son totem avant d’arriver à accéder aux
informations concernant ce document. Alors que pendant ce temps, les
braqueurs munis d’armes blanches et de pistolets, continuent leur sale
besogne, dépouillant les populations de leurs biens.
Au Togo, seuls
les militaires et quelques privilégiés dont la sécurité n’est d’ailleurs pas
menacée, détiennent des armes. Au moindre braquage, les autres Togolais
sont dépouillés comme des bébés sans aucune défense. Ceci n’est pas normal
et pour cette raison, nous trouvons que les « permis armés », même
s’ils ne vont pas résoudre le problème, ils permettraient tout au moins de
dissuader.
La peur au ventre
Dans quelques
mois, les Togolais seront appelés aux urnes pour élire leur premier chef.
Au sein des états-majors des différentes forces politiques du pays, l’heure
est aux préparatifs. De part et d’autre, on mobilise les moyens et les
troupes pour ratisser large le moment venu.
Mais pendant ce
temps, des Togolais sont encore à se poser mille et une questions relatives
à cette présidentielle de 2010. Pour eux, quelle sera la couleur de ce
rendez-vous ?
Au fait, la
présidentielle a été toujours la joute électorale la plus redoutée des
Togolais. C’est au cours de cette compétition que les militants chauffés à
bloc en viennent aux mains et même aux armes, toute catégorie confondue.
Déjà, certains compatriotes ont commencé par se chercher des abris sûrs au
cas où. Avec les hommes, il faut toujours être sur son qui-vive. Des
Togolais voient la présidentielle arriver à grands pas, la peur au ventre.
Malgré les assurances, maintes fois réitérées du président Faure, il y en a
qui attendent de voir avant de croire, car selon eux, le chef de l’Etat n’a
aucun contrôle sur les éléments incontrôlés des deux camps en face, le
pouvoir et l’opposition. Vrai ou faux ?
Tous des faux
Tous ceux qui
se prennent pour des pasteurs sont des faux. Sans exception, ils ne pensent
qu’au matériel, reléguant au dernier rang ce à quoi ils devaient s’atteler.
Il faut les voir souvent les dimanches et autres jours, haranguer les foules
de fidèles avec des propos déjà vus et entendus mille fois. C’est à une
véritable routine qu’on assiste chez eux.
« Jésus est
le seul, le vrai maître », « Dieu aime les pauvres », tels sont
quelques uns des mots que débitent ces faux pasteurs pour endormir les
esprits fragiles. Et à la fin de chaque prêche vient le moment tant attendu
par ces messieurs sans foi ni loi : la quête. A cette étape, ils deviennent
concentrés tels des élèves studieux devant leurs cahiers. Tout ceci, pour
relever en fin de compte la part qui va leur revenir. Point de foi ici, ce
qui intéresse au plus haut point nos fameux pasteurs, ce sont les sous des
pauvres fidèles à qui ils ne cessent de rebattre les oreilles comme quoi
Dieu aime les pauvres et les humbles. Entre nous, les riches font-ils partie
de quel royaume ? On est prêt à jeter ces riches en pâture mais au même
moment on aime trop leur argent. Les sous des pauvres servent à enrichir les
faux pasteurs qui se pavanent dans de rutilantes voitures. Même s’il ne dit
rien, Dieu voit tout le monde.
L’oubli du Colonel
La semaine du
09 Mars a été marquée par un grave accident survenu sur la route nationale
N°1 au niveau du pont de Togblékopé à Lomé. Le bilan de cet accident a été
lourd : 19 morts et deux véhicules complètement irrécupérables.
Interrogé à ce
propos, le Colonel Atcha Titikpina en charge du Ministère de la Sécurité et
de la Protection Civile a tout dit sauf l’essentiel. Le ministre a tout
simplement oublié ou feint de dire aussi que les responsables de cet
événement malheureux sont les agents des forces de l’ordre qui étaient
normalement programmés pour être au niveau du pont ce jour. D’après des
sources dignes de foi, ces derniers, au lieu de se positionner à leur lieu
de travail, sont allés à des centaines de mètres des lieux et ce, afin de
pouvoir harceler les conducteurs de taxi-motos et leur soutirer des sous.
Ils étaient censés se trouver au niveau du pont mais pour cause de gain, ils
s’étaient retrouvés loin. Et pour finir, 19 personnes meurent pour rien.
En tout cas,
nous comprenons bien le Colonel. Il ne pouvait pas exposer ses éléments qui
doivent en principe écoper de mesures disciplinaires.
Ça ne marche pas
C’est tout de
même bizarre que des individus qui devraient être des modèles optent de se
tirer vers le bas. Pour eux, l’honneur et la dignité sont des choses qui
rebutent le plus. De façon aussi simpliste, des pathétiques messieurs
pensent que les tristes expérimentations qui ont lieu ailleurs peuvent avoir
pignon sur rue chez nous. Le Togo n’a pas un très bon renom en ce qui
concerne l’enracinement de la démocratie, mais les citoyens ne doivent pas
avoir à rougir quand on tente de comparer leur nation à d’autres pays. De
façon simple, on tente de rapprocher ce qui a cours à Madagascar, en
Mauritanie etc. à notre pays. Ceux qui pensent ainsi sont-ils ceux qui
refusent sans raison la politique de main tendue du président Faure ? Ce qui
est sûr et qui ne doit pas être envisageable ni envisagé se trouve être
cette similitude qu’on tente d’établir entre le Togo et les pays qui ont
basculé par le fait des mouvements de rues ou des bottes. Il serait bien
injuste de penser à une telle éventualité, parce que les avancées sont
considérables au Togo.
Silence, ils se cherchent toujours
Quand on n’a
rien à proposer, on se tait et surtout on s’abstient à jouer au « Zorro ».
Ces messieurs qui, à la faveur de l’Amnistie sont retournés au bercail dans
les années 1990 et qui sont venus chambouler en mal les habitudes et enfin
repartir les queues dans les pattes après le bordel, reviennent un à un.
Entre nous, que peut-on attendre des vieux fatigués bons à des maisons
d’asile qui rentrent pour se faire passer pour ce qu’ils ne seront jamais ?
Nos intellectuels usés dont l’avenir se trouve derrière eux pensent que
c’est la lutte armée qui mérite d’être menée pour le changement auquel ils
aspirent. C’est une invitation à la boucherie. Nos vieux opposants qui, pour
un simple pétard courent à perdre haleine et traversent les frontières
toujours fidèles à leur logique, veulent expérimenter ce qu’ils avaient
utilisé sans succès. Ne sont-ils pas suffisamment intelligents pour trouver
mieux ? En tout cas, ils continuent sans succès de se chercher.
Le colon des temps modernes
Le consul du
Canada au Togo, le sieur Marc Antoine n’ayant aucun air de diplomate veut
plutôt exceller dans les affaires. C’est l’opérateur économique qui a
défrayé le plus la chronique ces deux derniers mois dans notre pays. Marc
Antoine, aidé et soutenu par certains Togolais qui n’ont pour seule dignité
que leur ventre, fait feu de tout bois pour se présenter comme le nouveau
colon des temps modernes. Partout où il sent que des affaires peuvent lui
apporter un bien-être financier, il n’hésite pas à s’y aventurer, peu
importe la fâcheuse incidence que ses affaires peuvent avoir sur le vécu des
populations. Ayant su qu’il peut se faire un bien-être financier à chaque
fois qu’il met au point une structure à soutirer les sous aux pauvres
Togolais, Marc Antoine et ses valets locaux excellent là-dedans sans
tourner le dos pour voir les dégâts qu’ils laissent sur leur chemin. Pour ce
consul atypique, il ne peut avoir meilleur territoire à exploiter que le
Togo. Pour peu qu’il voit dans le rétroviseur, il se rendra compte qu’il ne
saura pendant longtemps abuser de cette pacifique population que lui et
ses amis conduisent à la rupture.
L’Afrique malade
Ce qui se passe
en Afrique ces dernières années est tout simplement malheureux. Quand les
autres continents avancent à grands pas pour relever les défis qui se
posent à l’humanité, l’Afrique se morfond dans des coups d’Etat et
autres forfaitures qui ternissent son image. Ça commence par devenir trop
et une certaine opinion, toujours alerte à condamner reste comme pétrifiée
et désarmée par rapport à ce qui se fait à tous les coins du continent noir.
Dans les pays du Maghreb, on change la constitution pour se maintenir au
pouvoir, en Afrique de l’Ouest, ce sont les renversements des Chefs d’Etat,
en Afrique centrale, il y a des mouvements rebelles qui enlèvent toute envie
de dormir aux régimes légalement constitués. Bref, l’Afrique se déchire et
c’est tout à fait normal que par rapport à cet auto-déchirement, de petits
juges profitent pour délivrer des mandats d’arrêt contre des Chefs d’Etat.
En pays Tem, on dit, si tu te vends à 5 F on t’achètera moins. L’Afrique se
dévalorise aux yeux des autres et elle devient ainsi leur risée.
Dieu mécontent du continent noir
L’Afrique a
tout pour être un continent respecté, mais rien de ce respect qui s’impose
ne transparaît nulle part. Nos dirigeants après plusieurs décennies
d’indépendance ne se retrouvent pas et ne s’imposent pas, ils subissent le
diktat de l’occident. Les produits de notre sous-sol et de rente sont
achetés à vils prix et les produits finis nous sont revendus à prix d’or.
Face à cette situation, Dieu le créateur ne pourra qu’être mécontent de ce
continent qu’il a chéri et à qui il a tout donné mais qui, par
l’irresponsabilité des siens est à un stade de quasi mendicité et surtout
une Afrique pour laquelle tous les clignotants sont en train de virer au
rouge. A quand le relèvement de la tête du continent noir, quand va-t-elle
se décider à assumer son destin ? Ces interrogations se posent depuis
plusieurs générations sans que rien ne change. |
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Courrier de la République #108
du 3 mars 2009 |
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Assemblée
Nationale : Seulement cinq députés en éveil |
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L’on peut
affirmer sans paraître ridicule que l’Assemblée nationale du pays aurait pu
se limiter dans sa composition à cinq individus. Les 81 députés que compte
l’hémicycle sont de trop. Les preuves nous sont toujours fournies par les
débats qui ont lieu à ce haut lieu des grandes décisions. Ils sont cinq
puissants députés à détenir l’âme de l’AN. Les autres sont là pour orner le
décor. Ils se repartissent comme suit :
-deux au RPT,
parti majoritaire, deux à l’UFC, seconde force politique du pays et un au
CAR. Au RPT, d’après nos recoupements les sieurs Dama Dramani, chef du
groupe parlementaire RPT et le président de la commission des finances
ancien argentier du pays Payadowa Boukpessi sont ceux qui décident et les
autres acquiescent ou applaudissent. Ce sont les deux incontournables du
groupe parlementaire RPT. Si par moment la parole est donnée à certains,
c’est plus par pudeur et faveur que par droit car au finish, rien de ce qui
sera dit par celui-ci ne sera pris en compte.
A l’UFC, c’est
l’infernal duo Patrick Lawson et Jean-Pierre Fabre. Quand il est question de
se prononcer ou de prendre une importante décision, les deux sont au devant
des projecteurs. Ici aussi, s’il advenait que quelqu’un d’autre prenne la
parole, c’est par pure formalité, une faveur.
Et pour
clôturer la liste, il y a le cas du CAR. Là, c’est le sieur Kossi Amégnona
qui mène le débat. Bien que son parti soit minoritaire, il se démène comme
un beau diable pour faire entendre sa voix.
Pour ce qui
concerne le président Abass Bonfoh, si on ne dit pas qu’il subit, il lui
arrive par moment par rapport à ses prérogatives de trancher quand ça veut
devenir houleux.
Cette situation
de mise sous éteignoir indispose plus d’un mais ils sont contraints de subir
dans le silence puisque les choses sont et resteront ainsi. Personne ne
pouvant apporter sa touche au décor planté par les gourous de l’hémicycle.
C’est ainsi que
certains ayant compris vite et bien, qu’ils ne peuvent pas remédier de
quelque manière que ce soit à la chose ont pris l’option de jouer aux
députés buissonniers. Ils viennent quand bon leur semble car sachant que
présents ou absents tout se passera comme des lettres à la poste.
Ceci
prouve que notre fameuse Assemblée nationale aurait pu se limiter à cinq
individus plus un gros bonus pour la conduite des débats.
Présidentielle 2010 : La cour constitutionnelle prend ses marques
La Cour
Constitutionnelle togolaise veut jouer à fond le rôle qui est le sien dans
l’organisation des scrutins électoraux à venir. Qui veut aller loin ménage
sa monture dit-on souvent mais dans ce cas précis, nous dirons tout
simplement que
la Cour Constitutionnelle
veut faire bien et elle se dote des moyens dès à présent.
Le séminaire
sous-régional que notre pays le Togo abrite a un thème évocateur et
d’actualité, il s’agit de « contentieux électoral dans la perspective du
perfectionnement des scrutins ultérieurs ». Pouvait-il en être autrement
du choix d’un tel thème quand on sait que
la Cour Constitutionnelle
togolaise pour souci majeur de faire en sorte que les résultats qui seront
proclamés ne souffrent de la moindre contestation? Et pour parvenir à cette
fin, le président Aboudou Assoua et les siens veulent s’enrichir des
expériences des autres juridictions constitutionnelles de pays frères. C’est
la somme d’expériences de ces diverses cours qui leur permettra d’envisager
les scrutins à venir dans la quiétude. Le soutien de l’Organisation
Internationale de
la Francophonie
à ce séminaire sous régional s’est matérialisé par la présence de Mme
Desouches représentant personnel du président Abdou Diouf, à qui le
Président Assouma a rendu un vibrant hommage et témoigné sa profonde
gratitude. Mme Desouches a partagé les mêmes préoccupations que le président
Aboudou Assouma. Pour elle, il vaut mieux prévenir que guérir. Quand
la Cour Constitutionnelle
se sera imprégnée de toutes les autres expériences, elle pourra mieux
appréhender dans la sérénité les enjeux électoraux à venir. Pendant cinq
jours, les séminaristes au cours des travaux ponctués de communication
seront à même de rassurer quand à leur détermination de gérer en amont
comme en aval les scrutins électoraux, pour que ces périodes ne soient plus
celles des cauchemars pour les populations. Le ton est ainsi donné et cette
première dans notre pays rassurera plus d’un sur la volonté de toutes les
composantes de
la Cour Constitutionnelle
sous la houlette de son président de réduire à zéro, les suspicions qui
viendraient injustement à naître dans certains camps.
Pour être
précis, nous invitons notre lectorat à souffrir lire l’intégralité du
discours d’ouverture prononcé par le président Aboudou Assouma. Un
diagnostic sans complaisance qui au lieu d’indisposer incite plutôt à une
certaine prise de responsabilité pour mieux faire face aux enjeux futurs.
Ben Tchak
De
l’électricité dans l’air à la frontière Aflao : Douaniers et policiers en
chiens de faïence
Plus rien ne va
à la frontière Aflao entre douaniers et transitaires d’une part, et
policiers, agents forestiers et militaires de l’autre. Point de la
discorde : les réelles attributions des uns et des autres. Pour les
douaniers et transitaires, les policiers surtout ; suivis des militaires et
agents forestiers, outrepassent leurs domaines de compétences et empiètent
quotidiennement sur leurs missions. Si rien n’est fait d’ici là, la tension
va monter entre les deux parties qui s’accusent mutuellement en ce moment.
Dans quelques mois, les travaux de construction de nouveaux bâtiments devant
abriter les services de la brigade des douanes de Kodjoviakopé communément
appelée brigade d’Aflao, vont prendre fin. Selon les douaniers, ces nouveaux
locaux qui sont en train d’être érigés doivent leur servir d’occasion pour
repartir sur de nouvelles bases et ce, dans un esprit réformateur. Pas
question donc pour eux de regagner les locaux flambant neufs, avec le
cafouillage et la salade observés à l’heure actuelle.
« Ici, on ne
sait plus qui est qui. Tout le monde s’improvise douanier et perçoit des
taxes sur les marchandises. A la fin, ce sont nos recettes qui prennent un
coup car nous sommes obligés de nous en tenir en fin aux taux forfaitaires »,
a déclaré un agent des douanes.
Des
indiscrétions de plus en plus persistantes font état, de ce que les
policiers sont les champions dans l’art d’empiéter sur les attributions des
douaniers. Suivis dans l’ordre par les agents forestiers et les militaires.
« Nos
collègues policiers sont ceux qui en font de trop. Ils perçoivent les taxes
sur les marchandises alors que leur mission est de vérifier les documents de
voyage et d’immigration », a confié un autre agent des douanes. Cette
situation est vraie dans la mesure où un commissaire en poste à cette
frontière a confirmé les faits en ces termes : « De toutes les façons, si
nous leur interdisons cela, nous n’aurions rien aussi ».
A en croire un
transitaire, ce bordel qui dure depuis, occasionne souvent des pertes de
leur côté en terme de recettes.
Plus fâcheux
dans cette affaire, des sources indiquent que lorsqu’un commerçant traverse
la frontière pour venir au Togo, acheter une marchandise, les policiers
finissent par lui réclamer aussi des sous. « Dans ces conditions, comment
la contrebande ne va pas se développer », s’est indigné un habitué des
lieux.
Dans un autre
registre, il nous est rapporté que les femmes et jeunes filles portefaix et
commerçantes qui se tassent souvent à 6 h du matin devant le poste
frontalier, sont objets de bastonnades, brimades et de harcèlements de la
part des forces de l’ordre. Ce qui oblige celles-ci à recourir aux voies
détournées notamment la contrebande, pour faire passer leurs petites
marchandises. Œufs cuits, viandes, frites, friperies et autres articles y
passent. Cette situation arrange les contrebandiers de tout acabit.
Pour finir, les
douaniers et transitaires mentionnent le cas devenu pathétique du nommé
Atisso qui prend aussi 1 000 F CFA par véhicule pour son propre compte. « Le
monsieur est là depuis et personne ne dit rien à son propos ». Il semble
qu’il était agent de renseignements et qu’il fournissait quelques
informations « bidons » au régime. Il a pris sa retraite depuis des
lustres mais il refuse de libérer le plancher. « Allez-y voir sur la
carte de visite qu’il s’est fait confectionner. Vous lirez : « Assistant
technique à
la Présidence
de la République »,
a fait savoir un transitaire.
Avec cette
salade, les agents des douanes togolaises ne peuvent que crier leur
ras-le-bol. Leurs conditions de travail sont devenues insupportables au fil
des ans.
Aussi, il est
fait mention de certains faits et gestes des services secrets qui ne sont
pas de nature à rendre la tâche facile aux douaniers. Au lieu que les agents
secrets affectés à la frontière cultivent à l’extrême la discrétion, ceux-ci
s’exhibent à tout moment et sont bien connus dans le milieu. « En
principe, à chaque six mois ceux-là devraient être affectés à d’autres
postes pour éviter qu’ils soient familiers à tous ceux exerçant ici », a
précisé un observateur.
Ali Baba
La société en
péril : La cocaïne continue ses ravages
La consommation
de la cocaïne s’est banalisée au début des années 1980, multipliant les
dégâts. Tous disent la même chose: ils ont commencé à prendre de la cocaïne
lors d’une fête entre amis ou collègues de travail. La poudre blanche était
à disposition. Il n’y avait qu’à se servir. Loin d’eux, alors, l’idée qu’un
jour ils devraient peut-être acheter leur dose sous le manteau et que, sans
elle, leur vie deviendrait un cauchemar. Tous les ex-accros à la coke
disent aussi que les premières lignes procurent une euphorie intense et
quasi immédiate qui accroît l’envie de travailler ou de s’amuser. « Le
problème, explique Stefan Kleinkrieg, guitariste du groupe punk allemand
Extrabreit, est que ce que l’on ressent n’est ni vrai ni authentique. Ce
n’est que de l’esbroufe. »
Autrefois prisée par une petite élite intellectuelle et artistique, la
cocaïne a commencé à se démocratiser au début des années 1980, d’abord dans
le milieu de la musique rock, puis dans celui des affaires, des médias et
même de la politique. Jusqu’à se répandre désormais dans toutes les classes
sociales. La baisse de son prix, passé en une quinzaine d’années de 150
euros le gramme en moyenne à moins de 50 euros, a multiplié les clients des
dealers. Ces derniers ciblent aujourd’hui les habitants démunis des cités
en vendant ce stupéfiant sous forme de crack, cristaux fumables ou
injectables, souvent coupés avec des analgésiques pour optimiser ses
bénéfices, du glucose, de la farine ou encore du verre pilé pour accentuer
le poids du produit.
Pour
les plus aisés, la coke reste cependant toujours assimilée à un plaisir
dénué de risques d’addition. Contrairement à l’héroïne, son manque
n’occasionne aucune souffrance physique. Tout se passe dans la tête. Bien
que ses usagers croient garder discernement et self-control, la prise à
hautes doses de ce stupéfiant entraîne, au moment où l’euphorie retombe, des
sentiments de tristesse, de faiblesse, voire une dépression doublée parfois
de délires paranoïaques. Pour atténuer ce mal-être, les accros ont tendance
à renouveler les doses en augmentant petit à petit la quantité de produit.
« Ils viennent nous consulter lorsqu’ils se rendent compte que même en
consommant, ils vont mal, dit Wolfgang Götz, psychologue dans un centre de
désintoxication de Berlin. Au bout d’un moment, la dynamique inhérente à la
substance, à savoir ce désir qu’elle suscite, ne leur laisse plus de répit. » |
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Courrier de la République #106 du 17 fev. 2009 |
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Laisser-aller
au garage central administratif : Des voitures d’Etat devant des églises,
salons de coiffure et bars |
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Les vieilles habitudes ont vraiment la
dure oreille. Au garage central administratif du colonel Sam, on est encore
au bon vieux temps où les véhicules d’Etat étaient utilisés d’une façon
avive.
En effet, il ne
se passe plus de jour sans que l’on n’aperçoive des voitures immatriculées
RTG, devant des églises, salons de coiffures et bars. Et s’il vous
arrive de vous approcher des chauffeur desdites voitures, vous n’aurez que
cette phrase stéréotypée comme réponse : « nous sommes en mission ».
Tous les chauffeurs du garage central l’ont à la bouche.
Un bordel qui
ne dit pas trop son nom, règne en ce moment au garage central. Les véhicules
d’Etat sont confondus aux propriétés privées sans que personne, pas même le
Directeur générale de ce service, le colonel Sam n’ose lever le moindre
doigt. « Que voulez-vous qu’on fasse ? Nous recevons les ordres de nos
patrons et sur ce plan, nous ne pouvons rien », a lâché un chauffeur que
nous avons approché sur le terrain del’école primaire publique de Tokoin
Dounasséssé I.
Celui-ci
attendait en ces lieux son « patron » venu se taper une bière fraîche au bar
« Denyigban».
Tous les
dimanches, c’est une voiture RTG de marque Toyota Carina II qui gare devant
l’église catholique Saint kisito sise à Tokoin-Dounasséssé. Celle-ci fait ce
«gestapo » là-bas pour pouvoir prendre à la fin de la messe, madame
et enfants. Aussi des véhicules d’Etat conduisent souvent des jeunes filles
dans la fleur de l’âge ou à peine majeures dans des salons de coiffure,
places des fêtes et autres. Dès fois, si ce n’est la tante du « patron »
que le chauffeur conduit à l’église, c’est madame elle-même et les enfants
ou la maîtresse. Ainsi de suite et les voitures publiques sont devenues des
propriétés privées de responsables administratifs, DG et autres.
« A l’allure
où vont les choses, on se demande si le colonel Sam maîtrise réellement son
service ? Les véhicules de l’Etat ne sont pas faits pour être utilisés
importe comment au nom d’un certain «ordre de mission »,
a déclaré un vieux retraité.
Dans quatre
mois, on sera à la période des Evalas en pays Kakyè. De petits malins qui ne
tiennent pas à débourser de leur poche pour aller suivre ces rites
initiatiques, iront faire des pieds de grue, afin de sauter dans la première
voiture RTG en destination de Kara. Un peu d’ordre au garage central ferait
du bien à tout le monde et surtout aux bons
d’essence.
Yasmine
Le mémorial du
05 février 2005 et ses controverses : Chronique inédite de l’énigmatique
disparition du Général Eyadema
Acte III : De
l’intérim à l’investiture de Faure Gnassingbé
L’aventure
se poursuit avec Abass Bonfoh, Président intérimaire, même si nombre
d’observateurs ne voyaient en lui qu’un épouvantail entre les mains de
l’armée et les frères Gnassingbé. Le radeau n’a pas chaviré, la continuité
de l’Etat colmatée.
Abass Bonfoh est investi d’une mission unique : organiser une présidentielle
anticipée dans la limite du délai constitutionnel. Les préparatifs des
obsèques du « Père de
la Nation »
était à la charge de la famille Gnassingbé ; alibi de Faure pour se garder
une visibilité. On le verra très souvent à la télévision Nationale,
effectuant un périple auprès de certains chefs d’Etat d’Afrique, sous la
bannière de chef de la famille Gnassingbé, à l’ouvrage des obsèques de Feu
son père. Mais en réalité, la partition diplomatique pour son retour à la
Présidence se jouait ainsi, au rythme des lobbying de Bongo et d’Obasanjo.
Le Président
Eyadema, va enfin connaître des hommages dignes de son rang les 13 et 15
février 2005 aux Palais des congrès de Lomé et de Kara, avant d’être inhumé
au caveau familial à Pya son village natal.
Place est
faite ensuite au concret, on n’était plus qu’à moins de 40 jours du scrutin.
Entre protestations et mouvements désamorcés, la mayonnaise tendait à
prendre corps quand soudain le pouvoir RPT reçoit une flèche dans le dos. Le
commandant François Boko, alors ministre de l’intérieur et de la sécurité,
chargé de l’organisation matérielle des élections, trahit la confiance des
siens. Dans la nuit du jeudi 21 avril, après le vote par anticipation des
forces de l’ordre, il tient un point de presse discret devant les médias
internationaux présents au Togo. Il dénonce un péril en la demeure
matérialisé par les milices des deux camps opposés suffisamment équipées,
pour ouvrir sur un génocide. On n’était à 72 heures du scrutin proprement
dit. Il démissionne ainsi de son poste et se réfugie dans une chancellerie
européenne. C’est en vérité une autre tentative de coup de force visant à
reporter l’échéance et compromettre les calculs du pouvoir pour réinstaller
Faure à la Présidence.
La panique
ne durera qu’une demi journée, car la course au pouvoir va continuer.
L’opposition
affûte ses armes dans une alliance derrière un candidat unique, celui de l’UFC,
Bob Akitani. Le RPT reconduit son successeur désigné Faure Gnassingbé. Le
Togo était en situation de ni guerre, ni paix. La ligne rouge sera effleurée
à plusieurs reprises et très sensiblement le jour du scrutin et ses
lendemains souillés de sang, mais le déluge n’arrivera pas.
Faure
Gnassingbé sera déclaré vainqueur de ce scrutin. L’opposition fidèle à sa
carte, se contente d’une contestation ternie par l’état de santé de son
candidat unique évacué quelques jours plus tard sur Paris pour des soins
intensifs.
Le ballé
diplomatique reprend siège dans le même tracé : Lomé-Abuja-Libreville-
Addis-Abeba -Bruxelles- Paris-Berlin. Il s’agissait de faire valider les
résultats d’un scrutin assez contesté, mais jugé acceptable par la majeure
partie des observateurs internationaux, tout au moins ceux de l’UA et de la
CEDEAO.
L’opposition
peine dans la résistance, des dissensions gagnant déjà l’alliance dans son
élan de mobilisation des populations pour revendiquer la victoire. Le RPT,
serein, sait ce qu’il a de mieux à faire en restant dans la ferme logique de
la victoire, avec le soutien des FAT. Trois jours après le scrutin, la CENI
donne les résultats provisoires. La Cour constitutionnelle en confirme les
faits, 8 jours plus tard : Faure Gnassingbé est déclaré vainqueur avec plus
de 52 % du suffrage. Les requêtes des autres candidats auprès de l’instance
compétente n’auront pas gain de cause. Le nouveau président élu prête
officiellement serment le 8 mai 2005 ; la Cour constitutionnelle le renvoie
à ses fonctions.
Là commence
une douloureuse entreprise : légitimer une élection fort controversée moulée
dans une violence inédite : au moins 500 morts d’après les rapports d’une
commission d’enquête internationale diligentée par l’ONU. L’implication dans
la crise ouverte du président en exercice de la CEDEAO, le président
nigérian Olusegun Obasandjo, va pour le moins décanter l’atmosphère. Les
acteurs politiques se retrouveront à maintes reprises à Abuja pour des
compromis. Gilchrist et les siens finiront par courber l’échine, attendant
en contrepartie un réaménagement du pouvoir.
De son côté,
le patriarche Bongo use de sa notoriété pour désarmer les puissances
occidentales.
La tâche
première de Faure est la formation du gouvernement. Sa préférence va à Edem
Kodjo face à Me Agboyibo. Le gouvernement d’union attendu capote : seuls la
CPP et le PDR composent avec le RPT. La main du président Faure reste
tendue, sa diplomatie s’active à Sant Egidio à la rencontre de Gilchrist,
aussi bien sur le plan local avec Me Agboyibo. Pari gagné avec le dialogue
politique qui s’ouvre enfin en 2006 sous la facilitation du Président Blaise
Compaoré. Les pourparlers de Ouagadougou accouchent d’un APG qui sonne un
nouveau départ dans une confiance relative entre les acteurs politiques,
dans l’expectative de lendemains meilleurs.
Tchak
Exhibitionnisme
au sommet : Faure très en colère
De sources dignes de foi, ceux qui on initié le projet d’affichage de
portraits du chef de l’Etat un peu partout sur toute l’étendue du territoire
national, ont de sérieux ennuis avec celui à qui ils pensaient faire du
bien. Le président Faure aurait ordonné que toutes les affiches à son
effigie soient immédiatement enlevées. « C’est bien de me rendre
servir ! Mais, c’est encore mieux de m’en informer. Je ne veux plus qu’on me
fasse des bébés dans le dos », aurait martelé le président à propos de
ces affiches à son image qui inondent ces derniers temps nos rues et autres
lieux publics.
Aux dernières nouvelles, les initiateurs de ce projet ont demandé
indulgence pour que les affiches ne soient pas aussitôt enlevées.
Pour le chef de l’Etat, nous ne sommes pas encore en campagne
électorale et de plus, ces affiches participent plus au non respect des
lois de
la République qu’à autre chose.
« Cette
opération est un gâchis, un étalage ostentatoire de richesse de gens
rassasiés alors que le pays est frappé de plein fouet par la crise
économique », a relevé un observateur.
Contrairement à
ce que d’aucuns ont fait croire, la campagne d’affichage de portraits du
président Faure n’a reçu l’assentiment de ce dernier. Cette campagne a été
l’œuvre d’individus qui excellent en racolage politique.
En désavouant les initiateurs, Faure prouve une fois encore qu’il
s’inscrit dans un style de gouvernance moderne en totale rupture avec
l’époque où des « bitosards » de tout acabit prenaient sur eux
d’entreprendre des projets bidon afin de soutirer les fonds à l’autorité.
Comme on le
constate, les jours de la fameuse campagne d’affichage de portraits du chef
de l’Etat, sont désormais comptés.
C.R
Microcosme
politique en faillite : La cour des grands se rétrécit
Par décret signé le 04 Février dernier, le Cadre Permanent de Dialogue
et de Concertation (CPDC) est créé. A propos de sa composition, l’article 2
de ce Cadre est clair : « Le Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation regroupe les partis politiques représentés à l’Assemblée
nationale ou ayant obtenu 5 % aux élections législatives et le Gouvernement.
Chaque parti est représenté par son leader ou son représentant. Le
gouvernement est représenté par deux ministres. » Dès l’annonce de cette
décision du chef de l’Etat de mettre sur pied un Cadre Permanent de dialogue
et de concertation, les états-majors des trois poids lourds de la scène
politique togolaise notamment le RPT, l’UFC et le CAR, n’ont pas perdu du
temps pour faire entendre leur voix. Même si étant majoritaire à l’Assemblée
Nationale le RPT est pressé de voir les débats se poursuivre à l’hémicycle,
il faut reconnaître que les lieutenants de Faure ont gardé le profil bas
suite à la décision portant création du Cadre. D’après certains d’entre eux,
l’opposition est attendue au tournant au moment de prendre les « vraies
décisions engageant la vie de
la Nation ».
Comme on le voit, c’est à contre cœur que les trois partis à commencer par
le RPT, ont accepté adhérer au Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation. L’UFC avait été la première à donner le ton dans sa
déclaration du 05 Février 2009 en ces termes : « En tentant d’imposer de manière
unilatérale cette troisième version du CPDC non conforme, aussi bien en
termes de mission, à celui prévu par l’APG, le régime RPT viole une fois
encore l’esprit et la lettre de l’APG ». Nous en étions à cette
compréhension que chacune des trois formations représentées à l’hémicycle a
du cadre permanent de dialogue lorsque patatras, les recalés des
législatives du
14 octobre 2007
sont montés au créneau pour faire entendre leur voix.
Dans un premier temps, c’est Agbéyomé Kodjo de OBUTS qui fait le
constat que « le CPDC est réduit à sa portion congrue en ne comprenant
que les partis représentés à l’Assemblée Nationale et des membres de
l’exécutif ». Même son de cloche du côté des partis comme
la Convergence Patriotique
Panafricaine (CPP) d’Edem Kodjo et le Nid de Gabriel Dossey-Anyron.
Alors que, les articles 06 et 07 du cadre stipulent respectivement :
« Les partis politiques légalement constitués non représentés au sein du
CPDC peuvent, par écrit le saisir de tout sujet qu’ils jugent d’intérêt
national. » et « Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation
peut consulter, en cas de besoin, toutes personnes, physiques ou morales
parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses
(catholique, protestante, musulmane notamment), la chefferie traditionnelle
et les associations représentatives de la société civile, sur certains
sujets d’intérêt national ».
Une fois encore, des partis qui ne représentent plus rien du tout sur
l’échiquier politique mais qui aspirent à leur corps défendant à jouer dans
la cour des grands empoisonnent l’atmosphère. Avec des déclarations à
l’emporte pièce, ceux-ci croient pouvoir émouvoir l’opinion qui pourra en
fin de compte s’apitoyer sur leur cas. Peine perdue !
Le fait que la cour des trois grands souffle le chaud et le froid à
l’heure actuelle ne veut en aucun cas signifier que, les Togolais
souhaiteraient revenir à la case de départ.
Il est désormais clair pour tous les Togolais que les trois partis
notamment le RPT, l’UFC et le CAR sont leurs représentants partout où besoin
se fera sentir. Comprenne qui veut !
Baba
Péril
sécuritaire à Lomé : Atcha Titikpina, tourné en dérision par des bandits
L’étau de l’insécurité se resserre chaque jour que le Créateur fait un
peu plus durement sur les Loméens. Ceux là qui estiment avoir la situation
sous contrôle, assistent impuissants à la montée en flèche du grand
banditisme. Nos messieurs en charge de la sécurité sont plus que fertiles
dans la mise en place des dispositifs de lutte contre l’insécurité mais le
moins que l’on puisse dire, ceux-ci sont d’une rare inefficacité.
Les bandits armés de fusils et de manchettes sèment la mort et la
désolation à tous les coins de la capitale. Il n’y a pas un seul jour où on
n’entend pas parlé de braquage, de mort d’hommes sans compter les accidents
de circulation. Il serait absurde de parler de moyens car le Chef de l’Etat
s’investit personnellement à ce que la sécurité des Togolais soit assurée de
manière efficiente. Mais, face à la récurrence des actes de grand
banditisme, la conclusion qui peut se tirer aisément est le manque
d’efficacité des hommes qui animent la sécurité nationale. Le paradoxe est
entier quand les bandits donnent des insomnies et qu’on se résolve à
combattre des mirages. Tourné en dérision par les malfrats, le ministre de
la sécurité se trompe de cible. Il se tourne vers le terrorisme pour
légitimer certaines de ces forfaitures. En effet pour justifier l’extorsion
de fonds dont sont victimes certains opérateurs économiques, le ministre et
ses ouailles ont trouvé la bonne parade Al Quaida, le Hamas, voir le
Hezbollah. Cela peut divertir seulement les niais d’esprit. Les populations
togolaises veulent qu’on les épargne de la verve des bandits et non des
terroristes qui n’existent que dans la fertile imagination de Titikpina et
des siens.
Le comble de l’imposture se trouve être cette volonté d’organiser les
journées portes ouvertes sur la sécurité. C’est une première, comment un
colonel de son Etat, quelqu’un qui sait bien plus que quiconque que, le
domaine de la sécurité n’est pas une chose qui se dévoile publiquement,
entend le faire. S’il veut être à la mode comme ses autres collègues qui
organisent des forums, des portes ouvertes, il s’est alors trompé de canal.
Les dispositifs semblent d’après lui verrouillés mais les bandits arrivent
avec une facilité déconcertante à les déverrouiller, qu’en sera- t- il si on
mettait tout à nu, au su et à la vue de bandits au cours de ses portes
ouvertes ? C’est dire que l’antidote du sieur Titikpina est inapproprié et
lamentable.
En prélude donc à ces journées portes ouvertes, le ministre Titikpina a
réactivé le dispositif araignée qui sommeillait depuis un moment déjà. On
voit à nouveau des Toyota 4x4 aux couleurs de la police nationale dans
certaines rues. C’est des trucs trompe l’œil à caractère événementiel. Il
suffira que ces journées portes ouvertes prennent fin et qu’on se replie
derrière le manque de carburant pour garer ce matériel roulant qui devient
moins important qu’une boîte d’allumettes mouillée.
Journées portes
ouvertes, l’alibi pour justifier l’usage des fonds saisis
D’après des indiscrétions, l’idée d’organiser des journées portes ouvertes
participe d’une volonté de pouvoir justifier l’usage qui a été fait des
fonds saisis. Si c’est cela, les gens ne sont pas aussi naïfs pour accepter
avaler l’addition de ces portes ouvertes.
Les
opérateurs économiques dépouillés notamment les Libanais n’entendent pas
accepter le fait accompli qu’on tente par tous les moyens de les faire
avaler. Ils attendent aller jusqu’au bout. Ce qui veut dire que les jours à
venir seront âprement vécus par les deux entités en présence.
Khaled
Le Port Autonome
de Lomé se meurt: La complaisance fatale du Conseil d’Administration
S’il nous était demandé de noter la gestion du DG Fogan Adégnon, sans
remords, nous lui donnerons le zéro. Et pour cause, l’homme est laxiste et
hyper opaque dans tout ce qu’il fait. Au port de Lomé en ce moment, on
assiste à une course effrénée d’une grappe d’individus pour la fortune. Ce
qui choque, c’est que cette clique le fait à visages découverts et avec la
manière.
Ainsi, après analyse de la sanction de six mois infligée à la clique du
nommé Dorsou, un homme qui a détourné un pactole, on est arrivé à ce constat
bien poignant : le DG Adégnon Fogan a trouvé normal que, pour des
détournements d’environ 1 milliard il faut six mois de suspension parce que,
c’est un délit mineur par rapport à ce que lui et les siens font. On veut
simplement donner le temps matériel nécessaire aux hommes qui ont détourné,
de jouir à fond de l’argent volé. Quand on crie à la cherté de la vie, à la
réhabilitation des infrastructures scolaires et hospitalières, à la
construction des ponts détruits par les inondations, le milliard environ
détourné si l’on n’exagère pas, peut servir à grand-chose.
Si des agents de moindre envergure arrivent à détourner en un temps
record cette manne, c’est une évidence que les décideurs le font avec
dextérité sans craindre quoi que ce soit.
Aujourd’hui au moment où le gouvernement a besoin de moyens pour la
mise en œuvre de sa politique de grands travaux, l’orthodoxie financière et
la saine gestion des sociétés d’Etat devraient être les choses les plus
partagées. Or, le DG Adégnon est aux antipodes de cette volonté manifeste
des premières autorités du pays. Tout porte à croire qu’on ne peut rien
attendre de lui. Avec son manque de charisme, il ne peut que se laisser
influencer et guider par certains hommes et femmes, et par ce fait,
entraîner le désastre au port. Des indiscrétions ont rapporté que les écrits
laissent cet homme froid mais pour l’histoire, nous ne voulons pas être
complices d’une situation de gangstérisme économique.
Le conseil
d’Administration du P.A.L : l’autre déception
Y a-t-il un
Conseil d’Administration au port autonome de Lomé ? Si oui, celui-ci est
d’une rare complaisance. Aujourd’hui, des directeurs généraux d’entreprises
d’Etat sont sautés parce que les conseils d’administration ont observé de
graves manquements dans leur gestion. Pour une fois, les membres du conseil
d’Administration de la SNPT et de la CEET ont pris leur responsabilité en arrêtant l’hémorragie. On a cru que
cela devrait pousser d’autres CA à se faire respecter mais que nenni. Ces
conseils d’administration se complaisent à fermer les yeux parce que
bénéficiant de largesses. Les bons de carburants, des Mitsubishi Pajero ou
des Peugeot 407, bref, pour acheter leur silence, ces membres du C.A sont
entretenus comme des princes.
Une complicité
se situe quelque part, sinon, comment comprendre que des faits aussi graves
que la gestion en cours au P.A.L, n’émeuvent personne.
S’il faut faire
des pieds et des mains pour trouver des financements extérieurs et donner
forme à certains projets et qu’au même moment des milliards s’évanouissent
des caisses des sociétés pour les comptes personnels d’une clique dont
l’insatiabilité n’est plus à démontrer, c’est qu’il y a péril en la
demeure.
C.R
Esquisse vers la
présidentielle de 2010: L’UFC enfin à la rencontre de ses militants
L’UFC tente enfin de s’affranchir de l’immobilisme, deux aux après sons
dernier contact les populations. Dimanche denier un meeting de
sensibilisation a été initié par ce parti à l’endroit des militants de sa
fédération de Hédzranawoé.
L’initiative se poursuivra dans tous les autres démembrements de Lomé,
puis dans la région maritime et sur toute l’entendue du territoire
national.
Il était
inscrit à l’ordre du jour les questions de l’actualité politique (le code
électoral, le CPDC, l’union UFC - CAR).
C’est un programme d’ensemble qui permettra à ce parti de jauger sa
capacité de mobilisation pour la cause de la présidentielle de 2010.
« Nous avons inscrit dans un premier temps de faire une tournée à
travers les fédérations de Lomé, les fédérations de la région maritime et
l’ensemble du territoire national pour que le moment venu, au cas où nous
serons amenés à mobiliser l’ensemble des populations pour obtenir les
bonnes conditions d’organisation des prochaines élections, tout le monde
puisse soutenir le mouvement, car nous n’avons comme seul moyen que la
mobilisation populaire ».
Ces propos d’un
député de ce parti, froissent les espoirs de tout un peuple qui trouvait en
l’UFC un interlocuteur privilégié pour le changement. Et pour cause! Il
faut attendre d’opter à nouveau pour les mouvements de rue, avant de juger
utile de retourner vers les populations qui ont donné leur suffrage à nombre
d’entre eux, pour les représenter à l’hémicycle.
Depuis les législatives du
14octobre 2007,
les cadres de l’UFC avaient en effet déserté leur base. Aucun des députés
n’est jusqu’à ce jour retourné vers son électorat ne serait-ce que pour
dire merci et garder le contact.
On les voit quand il sont en vacances parlementaires, se précipiter
vers le premier vol d’Air France, pour un bain de froid dans les capitales
européennes.
Mais, à cette allure on voudrait bien l’alternance comme si elle se
décrétait de façon rotative.
L’instrumentalisation des populations désabusées se traduit en ce
mépris à les garder toujours dans le rôle d’un bouclier, comme des bêtes en
pâture, exposant leur vie pour des mascarades insoupçonnées.
Le politique se moque du peuple il est certain, mais l’UFC en poussant
loin le cynisme le chosifie. Des dirigeants bondant d’aisance, désormais à
la mangeoire, parlent des souffrances du peuple. Que font-ils d’autre en
dehors des discours politiciens. On a vu l’UFC dans son show médiatique,
lors des dernières intempéries allant au secours de populations avec une
dizaines de nattes, quelques bols de maïs et de riz, du pétrole distribué à
l’aide d’un compte goûte ; bref des dons dont l’ardoise n’équivaudrait qu’au
quart de l’investissement consacré à l’écho de leur action sur les médias.
On se demande ce qu’ils font de mieux que le pouvoir en place, dans ses
habitudes exhibitionnistes.
Enfin devrait-on s’interroger au demeurant sur la traduction dans les
actes de l’Union pour le moins fictive UFC – CAR. Le bon sens aurait
recommandé que l’initiative de telles réunions d’informations soit le début
d’une action concertée entre les deux partis. Cela ferait une économie
financière et de force, en même temps qu’une meilleure visibilité jaillirait
de mobilisations plus conséquentes, autre que la poignée de curieux qui se
sont retrouvés audit meeting de l’UFC à Hédzranawoé.
Tchalo
Quand un confrère suscite notre attention
Une
réflexion sur les « Forces Nouvelles » lancées officiellement par les
promoteurs le 04 février au centre CESAL à Lomé. Lecture.
L’intrigue
et la mauvaise graine :
Des Forces Nouvelles à l’actif
de Hungry dogs, portées sur une motte de sable
Une convergence de forces associatives a été officiellement lancée le
04 février dernier à Lomé. Il s’agit des «Forces Nouvelles» créées
sur initiative des organisations suivantes: le Mouvement Patriotique du 05
octobre (MO5), le Bloc d’Action pour le Changement (BAC), l’Association pour
le Bien Etre Juvénile (ABEJ),
la Renaissance,
le Front Patriotique de la Jeunesse (FPJ), Instruction et Savoir pour Tous (INSAT) et les
Jeunes Leaders.
L’initiative qu’on voudrait bonne, s’est criblée d’irrégularités, de
contre sens et de fausses notes; le revers imagé s’interprèterait comme un
semis dans du sable de mer.
Les
fausses notes
« Forces Nouvelles », une connotation guerrière dont ne
s’enorgueillit plus la rébellion en Côte d’Ivoire, mais qui aurait sans
doute inspiré nos jeunes leaders en quête de sensation.
Les Forces Nouvelles se veulent un creuset d’analyses
sociopolitiques sur la base de nos observations des partis
politiques, de leurs leaders et de leurs pratiques éthiques,
sur la base de la constitution togolaise, de la loi électorale
et de nos valeurs ». Une ambition fort démesurée pour des
associations qui peinent de visibilité et qui de plus dans leurs
constitutions légales sont déclarées apolitiques, ne visant donc que des
ouvrages socioculturels.
L’intrigue
« Nous aurons, après étude des différents programmes des candidats
et à la lumière de nos convictions, à soutenir le candidat que nous jugerons
le plus nanti et apte à donner le bien-être aux popu1ations togolaises
».Cette préoccupation de la nouvelle organisation répond à sa ligne
prioritaire, « la campagne de la prochaine élection présidentielle de
2010».
L’incohérence jaillit d’une bourde. L’une de ces associations fédérées,
le Bloc d’Action pour le Changement, avait il y a quelques mois, désigné son
candidat pour la présidentielle de 2010, en la personne de son président
Thomas Noussoukpoé. Plaisanterie de mauvais goût ou réelle ambition, cet
acte ne rimerait pas avec cette intention du groupe: soutenir la
candidature la moins mauvaise de la prochaine présidentielle. L’intéressé a
semé la confusion, quand suite aux interrogations de la presse, il eut à
réitérer sa candidature pour le moins fantaisiste. Ce qui prouve à
suffisance la légèreté avec laquelle les initiateurs eux-mêmes abordent la
tâche. Simplement des feux de paille.
La mauvaise graine
L’humidité d’un sable aride en certaines circonstances, pourrait tout
au moins faire germer une semence, à condition que les graines soient
porteuses de germes.
Il se distingue une, prédisposée à l’infertilité et c’est elle
malheureusement qui porte l’espoir d’une moisson. Le coordinateur général
désigné des Forces Nouvelles, Hilaire Logo Dossouvi est en effet le germe de
la destruction de l’ouvrage. Il souffre en effet de crédibilité et trempe
dans une inconstance déconcertante. Il fait d’abord usurpation du MO5 pour
fédérer des associations qui, en plus, ne sont que l’ombre d’elles-mêmes. Le
leadership ne lui étant pas reconnu par les siens et en l’absence de leur
consentement il sème le cafouillage, sur la qualité en laquelle il s’est
prévalu: tantôt il prétend y être à titre personnel, tantôt, il déclare y
avoir engagé le MO5 sur une décision unilatérale et qu’après il s’activera à
convaincre les premiers responsables de ce mouvement à fléchir: peine
perdue.
Cette aventure à laquelle il se mêle, offre enfin, l’opportunité à
la CDPA de se débarrasser de lui. Tant il devenait encombrant pour son
bienfaiteur le Professeur Léopold Gnininvi, qu’il se plaisait à vilipender
dans la presse. Son zèle d’une négation inédite était un casse-tête pour son
parti qui s’affuble une notoriété intellectuelle. Hilaire Logo Dossouvi à la
tête des fameuses Forces Nouvelles, justifie la première impression de
l’assistance à la cérémonie de lancement. C’est un coup de semence stérile
aux pétards mouillés, une proie à la manipulation politique. Peut-être,
serait-il l’offre secrète des associés, dont les visages lugubres fument un
appétit de «Hungry dogs ».
Rod (Nouvel Echo)
Révolution verte bis: Les paysans face au défi de l’autosuffisance
alimentaire
Faure Gnassingbé reconnaît le mérite des paysans togolais. Le Chef de l’Etat
a décoré 40 agriculteurs et en a récompensé 220 autres. Il valorise
ainsi l’activité agricole qui représente près de 40% du PIB et fait vivre
les 2/3 de la population active. Cette cérémonie s’est déroulée au cours de
la clôture des travaux du Forum National des Paysans Togolais - FNPT - tenu
du 12 au 14 février 2009 à Kara. Le Président témoigne ainsi sa
reconnaissance aux producteurs togolais qui participent activement à la
relance de la productivité agricole et économique du pays.
Pour récompenser leurs efforts, 40 agriculteurs ont été
faits officiers et chevaliers de l’ordre du mérite agricole, 220 ont
reçu des prix tels que des tracteurs, des motoculteurs, des appareils
pulvérisateurs, des bons d’enlèvement d’engrais et des enveloppes
financières allant de 200 milles à 15 millions de CFA.
Dès le début de la rencontre avec le Chef de l’Etat, le
Président du Bureau National des Chambres de l’Agriculture M. N’Badia Dénis,
a promis au nom des autres paysans togolais, de relever un certains nombres
de défis à savoir :
Porter la production du maïs de 600 000 à 720 000 tonnes, du sorgho de
275 000 à 288 000 tonnes et de riz paddy, de 100 000 à 120 000 tonnes
Mieux
s’organiser pour une meilleure structuration du monde agricole
Appuyer
le département de l’agriculture dans la surveillance des activités de pêche
et de la pisciculture
Oeuvrer
au renforcement des Chambres d’agriculture dans leur mission d’intervention
Réduire
sensiblement le déficit en produits carnés
Adopter
des pratiques de production respectueuses de l’environnement
S’impliquer davantage dans la gestion des intrants mobilisés par l’Etat
« C’est
la première fois dans l’histoire du Togo, qu’un Chef de l’Etat engage un
dialogue direct avec nous productrices et producteurs agricoles ; c’est le
début véritable d’une action concertée entre le pouvoir central et
producteurs à la base pour une agriculture durable » a dit M. N’ Badia au
Président Faure. » Et d’ajouter « le samedi
14 février 2009 restera, en effet et pour toujours, un jour différent des
autres, parce qu’il donne un cachet nouveau à notre statut de paysans et
d’acteurs dans la vie de notre nation ».
Les paysans togolais pour être soutenus dans leurs actions quotidiennes
et enclencher le processus de recherche de la productivité agricole, ont
fait des recommandations au Chef de l’Etat et à son gouvernement notamment :
le
renforcement du système d’appui conseil en exploitation agricole
la
déconcentration de la Centrale d’Approvisionnement et de Gestion des Intrants Agricoles
CAGIA
la
décentralisation de la gestion des engrais
l’amélioration de l’accessibilité aux intrants agricoles dont les engrais
l’amorce
de la mise en place d’un cadre de sécurisation du foncier
la
création d’un système adapté de financement de l’agriculture
la
création d’un environnement favorable au développement des productions
végétales, animales halieutiques et sylvicoles.
Dans sa réponse, le Président Faure a d’abord exprimer sa gratitude
envers le monde rural : « Si le pays a connu des difficultés immenses,
Dieu merci, grâce à vous, une des pires calamités a été évitée, je veux
parler de la famine. D’autres pays ont connu ce fléau. Mais ici, grâce à
votre travail, à vos efforts et malgré l’affaiblissement continu des
capacités d’intervention de l’Etat, vous vous êtes pris en charge et vous
avez donné le meilleur de vous-mêmes pour nourrir les togolaises et les
togolais ».
Au cours de ce forum, le chef de l’Etat s’est adressé en ces termes à
ses interlocuteurs : « Compte tenu de votre contribution à la croissance
du PIB et à la lutte contre le chômage, vous occupez une place importante
dans notre nation » et il est donc de « notre devoir de vous accompagner,
vous épauler, de travailler avec vous et de vous dire ce que nous avons
l’intention de faire »
Les discussions qui ont duré plus de
4 heures, entre
le Chef de l’Etat et le monde paysan, sont un geste de gratitude et de
témoignage du gouvernement envers les agriculteurs. Le Président Faure avant
de visiter les stands des produits agricoles sur l’esplanade du Palais des
Congrès de Kara a promis que cette rencontre sera annuelle pour désormais
analyser les problèmes du monde rural et assurer la productivité agricole au
Togo.
CORBEILLE
Le plus dur
reste à venir
Kara a été pendant 72 heures la capitale de l’agriculture togolaise.
Venus de tous les horizons, les agriculteurs ont planché sur tous les
problèmes auxquels ils sont confrontés et en même temps chercher des
approches de solution. Pour une première, c’est bien et cela mérite d’être
poursuivi. Au delà de l’engouement et de l’intérêt que ce forum a suscités
au niveau de tous les acteurs, il conviendrait de souligner que le plus
difficile se trouve toujours être l’application des recommandations et
résolutions. Si le constat est que la richesse ne viendrait d’ailleurs que
de l’agriculture, alors, les 70 % de la population active intervenant dans
ce domaine méritent une plus grande attention des décideurs. Souvent, après
l’euphorie, on oublie les bons engagements qui ont été pris et on retourne
au cercle vicieux, c’est-à-dire au perpétuel recommencement. La volonté est
plus que visible chez les paysans, les terres sont aussi là disponibles, il
faut seulement concrétiser dans les actes les résolutions et recommandations
prises.
Du
n’importe quoi !
Dieu merci, le 14 février s’en est allé. Depuis quelques semaines, les
médias nous ont littéralement assommés avec ce 14 février, fête des
amoureux. C’est tout de même bizarre qu’on ait opté de faire tout ce tapage
autour d’une date qui n’apporte absolument rien au pays. Sans froisser ou
choquer, on peut dire tout simplement qu’on fait l’apologie de la débauche.
On a tenté d’embarquer de force les uns et les autres dans une aventure aux
contours non maîtrisés. Si c’était à bannir, l’on pense que c’est sans
regret qu’on le ferait. En ces temps où il y a fusion des énergies pour
combattre le Sida, si on doit encourager des situations qui feront monter
d’un cran des pratiques pas très orthodoxes, alors autant arrêter tout. La
fête du 14 février en elle-même n’a rien de mal, mais c’est la récupération
que certains en font qui dénature tout. Pour ceux-là, c’est le jour indiqué
pour décharger le trop plein de leur énergie libidinale sur autrui. Les
cadeaux servent d’appâts pour parvenir à certaines fins. Les élèves et
étudiants étant les plus friands de la chose, il y a lieu de s’interroger.
Combien parmi ceux-ci se sont échangés des bouquins ? On pourra les compter
du bout des doigts mais des portables et autres sont des trucs qui se sont
les plus vendus. Il faut repenser ce 14 février car pour nous, c’est du
n’importe quoi.
L’année du
sport au Togo
La moisson, dira-t-on a été au-delà des attentes en 2008 dans le
domaine du sport. Au niveau de
la FTF, c’est
le grand désordre qui était de mise mais au niveau individuel, il y a eu la
consécration. Ainsi, pour la toute première fois, le drapeau togolais a été
monté dans le ciel olympique grâce à la médaille de bronze remportée par
Benjamin Boukpéti pour le Canoë Kayak. Et comme surprise, les Eperviers se
sont qualifiés in extremis pour le dernier tour de des éliminatoires du
mondial et de la CAN 2010 en écrasant le Swaziland par 6 buts à 0. Mercredi dernier,
l’auteur des 4 buts de la raclée contre le Swaziland a été fait roi du cuir
rond 2008 à Lagos par
la CAF. Le
capitaine des Eperviers et le percutant attaquant des Gunners donne pour la
toute première fois au Togo, son ballon d’or africain. La moisson est plus
que bonne et nous souhaiterions que les nombreux talents dont regorge le
Togo emboîtent les pas à Boukpéti Benjamin et à Shéyi Emmanuel Adébayor.
La cynique
clique au PAL
Actuellement, il n’y a pas plus cynique que celui ou celle qui joue au
gangster économique. Après la longue traversée de désert consécutive à la
mise en quarantaine de notre pays par les partenaires en développement, il y
a lieu par rapport à l’apaisement observé que toutes les énergies convergent
pour relever notre économie. Force est malheureusement de constater que les
dirigeants du port autonome de Lomé ne sont pas partants pour cette aventure
économique. Il s’y est constitué une clique composée d’hommes et de femmes
pour piller le port. On a comme l’impression d’assister à une folle course
pour la fortune. On amasse, on renfloue les comptes à l’extérieur, on monte
des étages de plusieurs niveaux à un rythme fou. Dans cette ambiance où le
sommet du PAL et les éléments qui gravitent autour ont fait de la
prévarication leur manière de gérer la poule aux œufs d’or qu’est le port,
pourquoi cette clique ne trouvera-t-elle pas normal d’infliger des sanctions
mineures à ces voleurs qui poussent leur témérité à faire main basse sur
environ 1 milliard de nos francs ? C’est normal, dira la clique puisque ce
que la bande à Dorsou a fait est un jeu d’enfant à leurs yeux.
La grande
diversion
Les grands bandits arrivent toujours à trouver de grandes gueules et
des plumes mercenaires pour justifier leurs forfaits. Les compères étant
habitués à extorquer sans être inquiétés ont trouvé en Chmeisani une arête
en travers leur gorge. Comme une traînée de poudre l’histoire a fait le tour
des contrées reculées. Sachant l’étau se resserrer fortement autour d’eux,
nos maîtres extorqueurs de fonds ont eu la lumineuses mais triste idée de
conduire l’opinion sur la piste du terrorisme. Une piste d’ailleurs que ces
apprentis sorciers ne maîtrisent même pas. On prétend traquer les réseaux
d’alimentation en fonds du terrorisme et on fait en même temps main basse
sur le magot. C’est seulement au Togo qu’on peut dépouiller d’honnêtes
opérateurs économiques de tels montants sans qu’il n’y ait tollé dans
l’opinion. Ils n’ont qu’à garder leur argumentaire au lieu de croire qu’ils
nous trompent avec des idioties.
Comme nous n’en sommes pas un, nous dénoncerons toujours ces pratiques
d’un autre âge.
Le revers « kaddhafique»
Comme il y a plusieurs décennies, Mobutu voulait s’identifier au roi
des Belges, Kadhafi aujourd’hui se bat pour être le président des Etats-Unis
d’Afrique à l’image de Bush, de Barack OBAMA. Le guide libyen ne va pas de
mains molles. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour rallier un nombre
important de chefs d’Etat à sa cause. Les pétrodollars sont mis à
contribution pour cette fin. Il se décarcasse, se défonce mais le résultat
auquel il s’attend est resté aussi maigre que le fil du rasoir. Quand on
connaît un peu la mentalité de nos chefs d’Etat qui veulent régner sans
partage, être les seuls à gérer les patrimoines de leur pays, il faut alors
comprendre que les réticences se justifient. Pour ces chefs d’Etat, s’unir
pour être forts n’existe pas, ils préfèrent être divisés pour être
vulnérables et continuer d’être les laquais des puissances occidentales.
C’est tout de même dommage qu’on s’emploie sous d’autres cieux à rendre
effective l’union et que sur le continent noir on reste hermétiques telles
des huîtres, à l’idée prônée par le guide.
On nous
embrouille avec les armoiries de
la République
Tout s’entremêle et s’entrechoque dans nos têtes au sujet des armoiries
de la
République togolaise. N’importe quel quidam se lève et tente de justifier
les armoiries. Ce que certains ont affirmé comme étant le faux est supposé
vrai dans l’entendement d’autres. C’est quand même dangereux que n’importe
qui se lève pour faire des instruments de notre souveraineté l’usage que bon
lui semble. Il va tout de même falloir qu’on en finisse une fois de bon avec
ces approximations. Le garde des sceaux doit œuvrer à dissiper les
récurrentes agressions dont nos armoiries sont victimes de la part même de
l’autorité. Ce n’est même pas compliqué de trouver le vrai, l’original.
Fausser les armoiries est aussi grave et honteux que d’intervertir les
bandes du drapeau togolais ou mal fredonner l’hymne et la devise.
Le garde des sceaux, le département de la formation civique et toutes
les autres bonnes volontés devraient concourir à faire jaillir la vérité.
Gagner 10 F et perdre
100 F
Cette prétendue nouvelle évaluation de la vraie valeur des voitures
d’occasion par
la COTEC est en
passe de vouloir tuer l’économie nationale. On n’a pas l’honnêteté de dire
la vérité au peuple par rapport à ce que la COTEC a engendré comme trou dans
les recettes douanières. Il y a des individus à l’imagination qui mettent
sur pied des machins à des fins de se faire une bonne santé financière. Ces
machins n’ont jamais aussi été des sujets à polémiques et controverses comme
le COTEC des deux géniteurs dont le nom commun est « Marc ». Le Créateur
souverain si nous ne blasphémons pas, revient sur certaines de ses décisions
si elles sont boudées par ses créatures. Pourquoi les deux humains que sont
Marc-Antoine et Marc Bidamon ne doivent-ils pas avoir le courage de revoir
les contours de leur COTEC chérie et la réadapter au contexte national ? Ce
n’est pas aussi difficile que ça, mais l’on pense que c’est la volonté qui
manque. Ils sont scotchés à leur décision préférant gagner 10 F et faire
perdre 100 F à l’Etat. Drôle de logique !
Ils n’ont
pas de couilles
Les frondeurs de l’APMT ont pensé qu’ils devraient arriver à conduire
leur président au faux pas. Ils ont usé de toutes les stratégies et les
résultats se sont avérés les mêmes. Le président comme dans un miroir
observe tout ce qui est fait comme agitation. La dernière fois, mus par on
ne sait quoi, ils ont décidé d’organiser une Assemblée générale
extraordinaire. A quelle fin ? On ne saura répondre avec exactitude mais
tout compte fait, l’appât n’a attiré personne.
Dès lors que toutes les tentatives de déstabilisation ont échoué, il
appartient au président de contre attaquer en passant à l’offensive pour que
l’ordre revienne. Ça fait trop désordre quand on sait que le corps qui est
agité ne peut pas évoluer dans cette atmosphère. Alors, le président doit
prendre ses responsabilités sinon laisser pourrir la situation équivaudrait
à rentrer dans le schéma voulu par les frondeurs. Le parricide n’a pas eu
lieu, le papa connaît plus que bien ses « enfants » et saura les rétribuer
le moment venu.
Le bras de
fer
Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a décidé d’atténuer les souffrances
qu’endurent les responsables des médias privés. Au cours des échanges de
vœux à la présidence de
la République,
le président Faure a porté la bonne nouvelle à la connaissance des
journalistes.
L’enveloppe qui était de 75 millions a été revue à la hausse pour
atteindre les 350 millions. L’attitude du chef de l’Etat est d’une rare
élégance. Mais depuis l’annonce de la bonne nouvelle, c’est une
effervescence qui s’observe autour du magot. Le Ministère de
la Communication,
la HAAC et le CONAPP, chacun à son niveau veut s’assurer le contrôle du
pactole. A en croire certaines indiscrétions, cet état de fait retarde le
décaissement. Au moment où ce bras de fer perdure, le chemin de croix des
médias privés fait sa route. C’est difficile d’assurer convenablement les
parutions. Les promesses qui ont été faites aux imprimeurs et autres par
rapport aux 350 millions deviennent des mirages. L’argent, c’est aux
journalistes, des critères ont été définis pour le partage, toute tentative
de vouloir contrôler le magot d’où qu’elle vient n’est que du forcing. Le
bras de fer n’a donc pas sa raison d’être. Place à l’essentiel. |
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Courrier de la République #105 du 10 fev. 2009 |
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Révélations
troublantes sur le monde scolaire au Togo : Ce que les chefs
d’établissements ont toujours caché |
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«Nous sommes
en février et les chefs d’établissements n’ont rien. Ils font sortir
l’argent de leur poche pour payer des bâtons de craie aux enseignants pour
écrire. Depuis octobre jusqu’aujourd’hui, les enseignants volontaires ne
sont pas payés ». Ainsi s’est exprimé le jeudi dernier le Secrétaire
général de
la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN), M.
Essotina Boyodé. Celui-ci qui est également proviseur du lycée de
Hédzranawoé à Lomé a fait cette déclaration le o5 février dernier au sortir
d’une réunion. Pour M. Boyodé, les établissements d’enseignement public ont
des problèmes dont entre autres, le manque de matériel didactique, d’outils
de travail, le nombre insuffisant des enseignants, la non réalisation des
mesures d’accompagnement annoncées à la suppression des frais de scolarité.
Comme on peut le constater, les chefs d’établissements, le corps enseignant,
les inspecteurs, bref, tout ce que le monde scolaire du Togo compte
d’acteurs, a raison si on s’en tient au tableau pas du tout reluisant
ci-dessus présenté.
Mais, pour la
vérité, il convient ici de relever l’autre face cachée du monde éducatif que
les responsables d’établissements s’emploient par tous les moyens à passer
sous silence dans leurs interventions. Comme le dirait l’autre, c’est le
jardin secret intouchable de ces responsables des écoles, collèges et lycées
du Togo. Un véritable business qui ne dit pas son nom. Malheureusement,
cette face cachée n’arrange souvent que les directeurs d’écoles, proviseurs
et dans une moindre mesure, les inspecteurs et directeurs régionaux. Les
enseignants en sont en tout cas, les grands perdants puisque n’étant mêlés à
la gestion des fonds issus des frais de scolarité et des cotisations
parallèles.
Parlant de
frais de scolarité et de cotisations parallèles, il faut souligner que les
chefs d’établissements ont là leur vache à lait. C’est au niveau de ces deux
entrées de fonds que ceux-ci se sucrent à satiété et ce, dans une totale
discrétion. « Tout d’abord, nos chefs n’ont jamais déclaré les vrais
effectifs des salles de classe à leur supérieur hiérarchique. Concernant les
cotisations parallèles, ils vont jusqu’à percevoir pratiquement les mêmes
montants que ceux des frais de scolarité. Chez nous ici au CEG Tokoin-Nord,
la directrice prend
3 000 F CFA pour l’écolage et
3 000 F CFA également pour les cotisations parallèles et ce, par
élève. »,
a confié un enseignant du CEG Tokoin-Nord. D’après un parent d’élève, le
Ministère des Enseignements Primaire et Secondaire notamment le ministre
Yves Madow Nagou devraient interdire purement et simplement les cotisations
parallèles. « Sinon, les directeurs d’écoles jouent au malin avec nous à
chaque fois. Ils ne font que tromper et l’autorité et nous les parents
d’élèves. », a ajouté ce parent.
Au moment où
nous mettions sous presse, on nous a signalé les cas devenus pathétiques du
CEG Tokoin-Nord de Mme Kézié et du Lycée d’Enseignement Technique et de
formation professionnelle d’Adidogomé du proviseur De Souza. Selon nos
sources, les deux établissements, excellent dans les cotisations parallèles
alors qu’au même moment, les parents se plaignent du fait qu’ils ne voient à
quoi les fonds qui leur sont extorqués, servent au juste. Dans certains cas,
on parle même de complicité entre les présidents des associations de parents
d’élèves et les chefs d’établissements pour faire main basse sur les sous.
Nous
reviendrons sur les cas des établissements dans lesquels les premiers
responsables abusent des cotisations parallèles.
C.R.
L’alibi du
terrorisme pour justifier l’arnaque
On a finalement
comme l’impression que des individus au nom des charges qu’ils assument se
permettent tous les vices même les plus insoupçonnés. Ce qui aujourd’hui a
lieu et qui peut s’avérer une bombe à retardement se trouve être ces
extorsions de fonds dont sont victimes des opérateurs économiques expatriés.
Le dossier est sensible mais l’allure que certains essaient de le donner
pour masquer leurs forfaitures, est ridicule et cynique.
On souhaiterait
que les services de sécurité et de renseignement jouent leur partition dans
la lutte contre le crime organisé, le trafic de drogue et le blanchiment
d’argent sale. Mais quand cette lutte est prise comme alibi pour faire mal
et franchir le pas du non droit, il y a de réels soucis à se faire.
· Le
terrorisme, un fallacieux prétexte
Quand c’est
noir, il faut oser le reconnaître, quand on se replie derrière des
considérations trompe-l’œil pour légitimer des forfaits, ça fait honte et ça
sonne faux.
Il faut
reconnaître que le monde est en train de basculer dans l’horreur par le
simple fait du terrorisme et c’est bien facile d’établir des symétries entre
ce terrorisme et certaines forfaitures telles des extorsions de fonds qui
sont devenues monnaie courante chez nous. L’on ne peut que s’élever contre
ces viles pratiques quand de mauvais génies trempés jusqu’au cou essaient de
légitimer leurs crimes financiers à travers des alibis ridicules et dénués
de tout bon sens.
· Où
va l’argent saisi ?
Ces montants
saisis au jour d’aujourd’hui se chiffrent à plusieurs milliards de nos
francs. Ces sous souvent saisis à l’aéroport ne vont dans aucune caisse de
l’Etat. Ils deviennent des propriétés de pseudos meneurs de la traque contre
« Le terrorisme ». Des fois, la façon dont on opère pour saisir les
fonds montre à suffisance que les enjeux sont ailleurs et que les
contorsions pour justifier l’injustifiable n’ont pas leur raison d’être.
Cette attitude
de faire main basse sur les fonds a conduit l’autorité à la création de la
CENTIF et Dieu seul sait si nos spolieurs habitués à faire main
basse sur le magot entendront raison pour laisser désormais
la CENTIF jouer
son rôle. C’est trop facile que des opérateurs économiques fassent toutes
les démarches administratives et qu’en dernier ressort, la force vienne
avoir le dessus sur ces démarches. Et là où ça sonne encore faux, c’est la
précipitation sur fond de menace dans laquelle l’expulsion de l’un des
opérateurs économiques expatriés est menée. Que se reprochent-ils pour
procéder ainsi ? Simplement pour museler quelqu’un qui est victime de la
toute-puissance auto décrétée par certains. Des contorsions très
désagréables font jour tendant à faire croire aux uns et aux autres de
l’opportunité de l’action. Ceux qui se sont lancés dans de telles affaires
se raviseront un jour parce que ne maîtrisant aucun contour du dossier
qu’ils gèrent. Pourquoi avoir attendu que quelqu’un dénonce la forfaiture
avant de la justifier par la lutte contre le terrorisme?
·
L’inquiétude grandit dans les rangs des opérateurs économiques libanais
C’est bien
drôle que de vouloir une chose et son contraire en même temps. Au moment où
des voix les plus autorisées s’élèvent pour faire appel aux opérateurs
économiques, des mains visibles de par leurs pratiques torpillent tout.
Quand au nom d’une prétendue lutte contre le terrorisme ou Al Quaïda on peut
déposséder d’honnêtes gens de plusieurs millions de nos francs, c’est qu’il
y a péril en la demeure. Que les uns et les autres ne se laissent divertir,
le problème d’extorsion de fonds mérite qu’on le prenne sous un autre angle
que celui qu’on tend à imposer à l’autorité. La lutte contre le terrorisme,
le blanchiment d’argent sale, la drogue doit être menée avec la dernière
rigueur mais, vouloir passer par ce canal pour s’enrichir, dépouiller et
créer des situations de non droit, est inadmissible. C’est un sérieux frein
à la relance économique car ces « gourous » de la fausse lutte contre
le terrorisme peuvent frapper qui ils veulent et quand ils veulent et ce, en
toute liberté.
T.M.H
Corruption et
sabotage à l’Office du Baccalauréat : Le BAC II bradé à 200 000 F CFA
De
nos jours, le baccalauréat qui était jadis un important sésame pouvant
permettre à son détenteur d’entrer immédiatement dans la vie active, est
devenu l’ombre de lui-même. Et ceci par la faute des agents de l’Office du
Baccalauréat sis dans l’enceinte du lycée de Tokoin à Lomé. A en croire des
sources proches de ce service, le premier diplôme universitaire s’échange
contre des billets craquants.
« L’année
surpassée, lorsque j’avais échoué au BAC, un employé de cet office m’a
proposé d’introduire une demande de réclamation pour qu’il puisse avec
l’aide de ses collègues, me délivrer le BAC en bonne et due forme. », a
déclaré un étudiant de l’université de Lomé. Selon des indiscrétions, le
stratagème consiste à exiger des candidats attirés par cette voie de
contournement, d’introduire une demande de réclamation suivie en coulisses
d’une enveloppe financière. Des employés de l’Office du Baccalauréat se
chargeant dans ce cas du reste, qui est d’établir le BAC au demandeur.
Généralement, on parle de 200 à 300 000 F CFA même si 200 000 F CFA revient souvent. Et il est rapporté que de tels
diplômés du BAC aiment choisir les écoles de BTS pour poursuivre leur cursus
craignant les universités où le contrôle semble plus strict, dit-on. « Ils
craignent qu’on puisse découvrir leur manège ; c’est pourquoi souvent, ces
bacheliers après leur « réclamation assidue » optent pour les écoles
privées de formation en BTS et autres où ils sont un peu à l’abri. », a
confié un cadre au parfum de ces manèges relatifs au Bac togolais.
Un
autre phénomène qui prend de l’ampleur ces dernières années : la traversée
de frontières de jeunes togolais pour aller décrocher le BAC au profit
d’autres moyennant également 200 ou 300 000 F CFA. A chaque examen du BAC,
ça grouille de monde à la frontière entre le Togo et le Bénin. De jeunes
compatriotes prennent sur eux de franchir la frontière afin d’aller composer
frauduleusement pour des élèves dont les parents sont nantis. Ce business a
permis, d’après des sources dignes de foi, à plusieurs jeunes togolais de
décrocher sans trop de peines leur baccalauréat.
A cette allure,
c’est la facilité qui s’installe dans le domaine. Les élèves ne sont plus
obligés de faire travailler leur méninge pour avoir les diplômes.
« Avec
la nouvelle réglementation en vigueur dans l’espace UEMOA qui veut que le
baccalauréat se tienne au même moment dans tous les Etats, ce phénomène va
prendre fin. », a déclaré un enseignant avouant être au courant d’une
telle pratique depuis 2002.
Khaled
Grève des
enseignants : Comment le ministre des finances a contraint les enseignants
au débrayage
La
gratuité de l’enseignement au niveau du préscolaire et du primaire dans les
établissements publics a connu ses premiers leurres avec la grève de 48
heures lancée par les enseignants. Il faut être cynique pour ne pas
reconnaître le bien fondé de ce mouvement. Les enseignants en effet, sont
ceux-là qui vivent mieux que quiconque les problèmes auxquels ils sont
confrontés. Un peu partout dans le pays, la gratuité est décriée car les
moyens pour assurer son bon aboutissement manquent le plus. Dans les
établissements, c’est un total dénuement. Dieu seul sait comment les chefs
d’établissements et leurs enseignants sont arrivés à tenir jusqu’à ces
moments. Le principe en lui est à saluer mais les réticences constatées à
certains niveaux risqueraient de transformer cette gratuité en un grand
fiasco, un labyrinthe aux issues incertaines.
· Le constat
La
rupture a été sèche et a pris de court tous les enseignants et les
techniciens du département des enseignements primaire et secondaire. Pour
éviter le chaos, ceux-ci ont dû faire des études sur le terrain. C’est
ainsi que le Ministre en charge de l’enseignement primaire et secondaire
Yves Madow Nagou, a fait une prévision moyenne de deux milliards de nos
francs pour rendre effective cette mesure. Le tout puissant Ministre de
l’Economie et des Finances, piqué par on ne sait quel insecte a seulement
tenté de noyer la proposition qui lui a été faite. Et les députés garderont
en mémoire comme si c’était hier, ce terme péjoratif « individu » employé
par Ayassor à l’endroit de son collègue Nagou qui a péché rien qu’en
demandant les moyens pour accompagner une mesure prise par le Chef de
l’Etat. C’est au Togo qu’on peut voir cela. Comme si cela ne suffisait, le
puissant argentier togolais a fait ouvrir des comptes aux établissements,
histoire de loger directement l’argent de fonctionnement sur ces comptes.
Jusqu’à ce que ces enseignants n’arrivent à cette grève de 48 heures, aucun
franc n’était parvenu sur ces comptes ouverts des établissements. Tantôt, on
fait savoir aux chefs d’établissements que c’est les receveurs des
préfectures qui viendront chercher leurs maigres sous de fonctionnement,
tantôt c’est autre chose. D’après des témoignages qui nous sont parvenus,
ces montants que le sieur Ayassor estime trop pour lui ne dépassent pas
200.000Fcfa par établissement.
Les
établissements ayant un important effectif n’auront pas plus que ce montant,
c’est dire que certains s’en tireront avec bien moins de 90.000Fcfa. Il est
vrai qu’en faisant la somme de tous les établissements primaires publics, ça
fait un gros paquet de billets mais c’est le prix à payer pour donner à la
décision du Président Faure la forme et le fond.
·Pourquoi
Ayassor se prend-il aussi gauchement ?
Ce
professeur d’université aujourd’hui argentier du pays a la certitude d’une
chose: il ne mettra jamais ses pieds dans un établissement d’enseignement
primaire.
Si
c’était pour la santé, il n’hésiterait parce qu’il peut soigner un mal de
tête dans un hôpital de la place.
Il
faut aussi chercher à voir si le Ministre Ayassor a un de ses rejetons dans
nos établissements de la place ? Si non, l’enfer comme on le dit souvent,
est pour les autres.
C’est
intolérable de voir quelqu’un qui a eu à se frotter à un moment de sa vie à
la craie et aux étudiants, être aussi hermétique comme une huître aux
problèmes du monde scolaire. La relève de demain est composée en majorité de
pauvres élèves à qui on refuse délibérément d’octroyer les moyens
d’apprendre et de réussir. Sûrement qu’on le fait à dessein pour que les
enfants des riches qui vivent et étudient en occident reviennent un jour
prendre la place de leurs parents.
A
notre sens, le mot «individu » du sieur Ayassor éloigne de toute
responsabilité le Ministre Nagou dans la grève des enseignants.
Ben Tchak
Malversation
gangreneuse au P.A.L Le DG Adégnon bénit le détournement d’environ un
milliard de francs CFA
Un milliard de
francs FCFA environ, c’est la rondelette somme des malversations découvertes
récemment à la direction du Port Autonome de Lomé. Le circuit des fichiers
manipulés pour se garnir les poches, prend sa source aux services du
recouvrement avec l’agent Dorssou Boko entouré de « brain-trust
fraudeurs » chargés de la finition au département des finances. Le
comble, c’est qu’il soit possible que cette besogne date de très longue date
quand le sieur Dorssou a été infiltré dans ce département.
Le cynisme
vient de la réaction du DG Adégnon, face à cet état de fait, après
consultation de son directeur financier. Il prend pour seule mesure, la
simple suspension pour 6 mois des agents malversateurs (lire fac-similé).
Une impuissance manifeste du DG et de son Directeur Financier et comptable
Jérémie Womegan qui suscite des interrogations. L’on a à première vue
l’impression que les premiers responsables eux-mêmes en savent assez, pour
se livrer à ce simulacre de sanction. Sinon, comment comprendre que 4
agents, s’accaparent de près d’un milliard de francs et qu’ils n’écopent que
d’une telle complaisance. En pareil cas, tout observateur aguerri prendrait
le risque de voir derrière, la barbe mouillée de la main qui devrait sévir.
Le DG Adégnon et son financier ne seraient pas en toute vraisemblance d’une
odeur d’innocence dans cette affaire. C’est en voulant protéger leur propre
tête qu’ils sont limités dans la prise de sanction disciplinaire. Le cas
échéant, on se demande si toutes les fois qu’il y aurait des malversations,
la sanction se limiterait à une petite suspension.
Longtemps
décriée, la gestion du Contre Amiral Adégnon crache aujourd’hui sa vérité.
C’est d’un pis aller qu’il s’agit. Tout le monde dans la boîte est trempé
dans les recettes jusqu’aux coudes et ce, dans l’impunité totale. Il ne
pouvait en être autrement, car dit-on, le poisson pourrit par la tête. Le DG
Adégnon est interpellé une fois encore et l’autorité devrait s’imposer à lui
avec la dernière rigueur, afin que toute la lumière soit faite sur ce –nième
détournement au Port Autonome de Lomé. Mieux encore, un audit des services
de ce secteur stratégique de l’économie nationale devrait être diligenté
dans les meilleurs délais.
Nous n’avons
rien contre Adégnon et Womégan mais il faut reconnaître que le poids du port
semble les dépasser. Les incapables, on les range d’un côté, qu’ils ne
contribuent pas de par leur complaisance à donner le goût des détournements
à certains qui pourraient tenter de faire comme la bande au tristement
célèbre Dorssou. Ça ne fait pas sérieux de vouloir auditer Togocel,
Togotelecom et autres en laissant le port ou les crimes financiers sont
applaudis et couronnés.
Voler environ
un milliard et jouir d’une douce sanction de suspension de six mois, c’est
un repos donné aux fossoyeurs de pouvoir jouir du temps nécessaire pour
dépenser leur pactole.
En tout cas,
pour Dorssou, il mettra à profit ces six mois de suspension pour peaufiner
d’autres fines stratégies de vol après son grand retour.
Ses nombreuses
villas à Avédji, ses orgies dans des suites des hôtels se justifient. Car
gagner tant et tant d’argent donne des goûts à tout faire. Le chef de l’Etat
et le Premier Ministre, comptables devant le peuple, devraient chercher à
mieux connaître les raisons d’un tel laxisme. Si c’est la retraite qu’on se
prépare, c’est la très mauvaise option. L’histoire est là têtue et
rattrapera les uns et les autres par rapport à leurs forfaitures. Ci-contre
le fac-similé.
Tchak |
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