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2009

   
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Correcteur 56 du 23 mars 2009
Match Togo-Caméroun : Rock Gnassingbé renoue avec la « dénaturalisation » de la sélection des Eperviers

. Henry Djagba, un griot rêveur  

Le Togo reçoit samedi à Accra le Cameroun dans le cadre de la première journée du 3e tour des éliminatoires CAN-Mondial 2010. Cette rencontre prévue sur le coup de 15h 30 à Ohene Djan Sport Stadium s’annonce périlleuse pour les Eperviers par rapport à l’envergure de leurs adversaires du jour, les Lions Indomptables. Même si le public croit en un éventuel coup de poker du capitaine Shéyi Adébayor et compagnie pour une meilleure entrée en matière, la liste des joueurs convoqués par le sélectionneur Directeur Technique Jean Thissen souffre de rigueur et répond plutôt à  un véritable clientélisme en gestation autour de la sélection.

Thissen, la somme d’abus et de laisser-aller

          Pour cette confrontation très attendue, le technicien belge a rendu publiques deux listes respectivement en date des 10 et 19 mars  dont la seule différence est le remplacement du 3e  gardien Obilalé Kodjovi par Klomégan Jean-Robert.

          Si l’on peut se réjouir de la présence des habitués de cette sélection parmi les 25 retenus, il n’en demeure pas moins vrai que Jean Thissen a rappelé des joueurs qui n’ont plus aucune actualité.

          Bien qu’il soit annoncé comme étant en mission d’inspection chez les joueurs pour  deux semaines, on se rend compte que Jean Thissen convoque des joueurs dont il n’est même pas en mesure de donner le nom des  clubs. Pour Senaya Junior par exemple, Thissen se contente des points de suspension suivis d’une interrogation pour finir avec Emirats Arabes Unis. Pourtant, il se raconte que le joueur évolue dans un club de D2 émarati. Il en est de même pour Nibombé Daré dont l’entraîneur continue de mettre le nom de son ancien club, Otopéni. Pourtant la presse a annoncé le départ de Daré du club roumain pour un autre du nom de FC Timisoara. Si véritablement, Thissen s’est rendu chez les joueurs ou  du moins, il a pu vraiment échanger avec eux, pourra-t-on assister encore à un mélange du genre ?

          Dans la foulée, il a fait appel à Klomégan de l’AS Togo-Port blessé depuis la 1ère journée du championnat. Le plus surprenant est la convocation d’un certain Christophe Grondain, franco-malgache qu’on annonce comme observateur, tout comme Djako Arafat. Parler d’abus et de laisser-aller dans ce cas ne serait que trop juste, étant donné que l’on est en face d’une sélection nationale dont les couleurs méritent respect et obéissance.

Henry Djagba, un griot rêveur

          Depuis son élection au sein du Bureau Exécutif de la Fédération, le président de ceux qui distribuent des prix au plus offrant des acteurs sportifs prend des airs inquiétants et continue de s’en prendre aux journalistes qui « osent » critiquer leurs  actions. Sans trop retourner en arrière, sur le sujet du « touriste » Christophe Grondain, M. Henry Djagba s’en est encore pris à un confrère samedi sur une radio de la place. Pour une agression verbale, c’en était une pour le président de Togo Football Awards qui exige des journalistes d’attendre la version du coach.

          Mais dans la foulée, il a apporté sa caution au touriste et déclaré que si  sa présence pourra faire gagner l’équipe, il ne trouve pas d’inconvénient. M. Djagba ajoute que la présence de Christophe Grondain sur la liste officielle ne pose aucun problème et ne signifie pas que son billet d’avion sera payé sur le dos du contribuable togolais. Cette réaction suscite indignation et dégoût dans la mesure où M. Djagba est un fonctionnaire d’Etat et est mieux placé pour expliquer aux gens la différence entre la chose officielle et privée. Si tant est que Grondain tient à venir supporter son ami Olufadé, a-t-on forcément besoin de le mettre sur une liste officielle ? Et si tout le reste des joueurs faisait appel à leurs amis ?

          Et le plus scandaleux est que M. Djagba tente de justifier la présence de son nom sur une liste de la délégation officielle des Eperviers pour un match en Europe pour la simple raison que c’est lui-même qui avait pris en charge son billet. Nul n’ignore que les problèmes de visa que rencontrent les joueurs locaux de la sélection nationale remontent à ces magouilles organisées en complicité avec Espoir Assogbavi dans l’ancien bureau de la FTF. Si M. Djagba avait son billet, qu’est-ce qui l’avait l’empêché dans le temps d’aller en Europe lui-même au lieu de chercher à figurer sur une liste officielle ?

          Il est important que M. Djagba arrête de faire le show et  se ressaisisse afin de prendre en compte les critiques des uns et des autres. Il ne sert à rien de se liguer contre des journalistes auquels M. Djagba avait eu recours pour défendre tout récemment le « dossier IFG ».

          Sinon, on a l’impression que M. Djagba tente de ressembler à un griot rêveur. La preuve, il a commencé par défendre le Secrétaire Kossivi Reinhardt alors même que l’infortuné confrère n’a même pas évoqué son nom dans l’émission en question.

Rock renoue avec la «dénaturalisation» de la sélection des Eperviers

          A suivre de près M. Henry Djagba, président da la Commission Média FTF, il y a lieu de s’inquiéter sur le retour des vieilles pratiques de Rock Gnassingbé. On se rappelle que lors des éliminatoires de la CAN Tunisie 2004, Rock Gnassingbé avait instauré la naturalisation des joueurs  brésiliens en complicité avec l’entraîneur d’alors Antonio Dumas. Au total, 13 Brésiliens débrouillards ont été adoptés avec à la clé, la non qualification du Togo pour cette CAN. Le Togo avait défrayé la chronique dans les tabloïds de la presse internationale.

          Cette méthode est une moquerie manifeste aux joueurs togolais de souches que l’on tente ainsi de ranger définitivement dans les corbeilles du passé. Hier, c’était Gabriel Agbonlahor, aujourd’hui, Christophe Grondain. Et demain ?

          C’est  l’occasion  de réfléchir à un staff technique digne de nom au lieu de vouloir partager les prébendes avec le Belge Thissen en le laissant seul décider du sort du football togolais.  

Kokou AGBEMEBIO


Les masques tombent : Le Gal Memène avoue son implication dans le complot contre Tata Avlessi à la FTF

Dans un entretien accordé au quotidien sportif ivoirien « Fanion » dans sa parution N° 447 du jeudi 19 mars 2009, le général Séyi Memène est revenu sur la récente crise qui a secoué le football togolais. Dans des propos choquants et grotesques, le Vice-Président de la CAF s’en est violemment pris à l’ancien Président de la Fédération Togolaise de Football, Tata Avlessi.

          Sur les raisons qui expliquent la crise du football togolais, le Général Mémène répond : « C’est un problème de personnes. En 2007, il y a eu une Assemblée générale qui a vu l’élection de Tata Avlessi. Malheureusement, celui-ci a eu des problèmes avec la CAF et les dirigeants de clubs. Il n’a pas été en mesure d’organiser le championnat et cela a entraîné une crise. La FIFA s’est investie dans la résolution de cette crise. Elle a fait organiser des élections sous la supervision du président Jacques Anouma et Rock Gnassingbé est revenu à la tête de la Fédération ».

          A la question du fait que certains l’accusent  de n’avoir pas en tant qu’ancien président de la FTF et Vice-Président de la CAF, aidé à asseoir les bases d’une fédération forte et d’avoir été aussi à l’origine de la destitution de Tata Avlessi, Memène se défend : « J’ai dirigé le football togolais pendant des années sans problème. Si un président arrive à la tête d’une fédération et s’investit avec des autres forces pour organiser le football pour son développement, on l’aide. Mais si ce dernier arrive comme un cheveu sur la soupe qui ne connaît rien au football et ne veut pas suivre les conseils des uns et des autres, on l’abandonne, c’est tout. »

          Pour tout observateur ayant vécu ou suivi de près la guéguerre qui a caractérisé le football togolais, ces derniers temps, point n’est besoin de rappeler que le général Séyi Memène, a menti sur toute la ligne, et ces genres de propos ne peuvent être tenus que devant des gens qui n’ont entendu parler que de cette crise.

          En réalité, ce que tout le monde sait, y compris le général lui-même, c’est que le président Tata Avlessi n’a jamais eu de problèmes avec les responsables de clubs.  Au contraire, c’est une partie de son bureau avec à sa tête le Vice-Président Gabriel Améyi, lui-même activement soutenu par Memène qui ont déstabilisé le bureau et partant, le football togolais.

          Au sujet de la CAF, le monde entier a su que le dossier de corruption d’arbitres a été une machination dans laquelle le Tribunal Arbitral de Sport a blanchi Tata Avlessi. Les Togolais se rappellent les déclarations de Mémène à l’époque depuis Alger. D’ailleurs, jusqu’ici la CAF de Seyi Memène n’a pas encore payé  à M. Avlessi les dommages afférents à cette affaire.  Le plus surprenant, lorsque le Général déclare que Avlessi est arrivé comme « un cheveu sur la soupe (et) ne connaît rien au football », on se demande quelle école de football lui, il a été avant d’atterrir à la FTF puis après la CAF et l’UFOA?

          Et quel est aujourd’hui son apport au football togolais ? C’est bien dommage que des responsables comme le Général Mémène qui devrait s’employer à restaurer une bonne image du pays, s’illustre par des propos aussi désobligeants et mensongers. De surcroît, à l’étranger. Et dire que dans cet entretien avec le confrère ivoirien, le Général Mémène se déclare candidat à la mairie de Sokodé pour des éventuelles élections locales à venirr.

          Parlant des conseils des uns et des autres que Tata Avlessi n’auraient pas suivis, on se rappelle, en avril 2007, dans la crise de l’UFOA, la Président de la FTF d’alors avait choisi de soutenir le président légal Jacques Anouma, ce qui est légitime. Mais ce qui, aux yeux de Mémène c’est un crime de l’es-majesté de n’avoir pas été à Accra pour avaliser le putsch du Nigérian Amos Adamu.

          D’ailleurs, la suite de ce dossier UFOA est connu de tous. Et si c’est ça le conseil de Memène à Tata, c’est aux observateurs d’apprécier. En fait, dans cette entrevue, c’est une évidence que le général Séyi Mémène est passé simplement à l’aveu du vaste complot fomenté contre le mandat de Tata Avlessi. Malheureusement, les conséquences de ce complot continuent d’affecter dangereusement la vie du football togolais dans une indifférence totale de l’un des principaux artisans, le général Mémène. Ailleurs, l’accès aux hautes fonctions sportives d’un citoyen est une plus value pour le sport de ce pays, mais au Togo, c’est tout l’inverse. Quel drôle de pays !

K.A


Résolution de la crise malgache : La mésaventure d’Edem Kodjo à Antananarivo

Dans le but de trouver des solutions durables à la grande crise qui secoue la grande île de l’Océan indien, le Secrétaire Général de l’Organisation de la Francophonie, Adbou Diouf a récemment nommé l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo envoyé spécial à Madagascar. Ainsi, le patron de la CPP devait effectuer une mission d’informations et de contacts à Antananarivo du 12 au 19 mars dernier.

Cette nomination avait suscité des interrogations au sein de la population togolaise et compte tenu du parcours politique controversé de l’homme, beaucoup ont douté de sa capacité à résoudre cette crise politique née du conflit opposant le président Marc Ravalomanana au Maire de la capitale, Andry Rajoelina.

« Cette crise qui secoue actuellement le Madagascar est très compliquée. Edem Kodjo seul ne pourra pas la résoudre. Il faut peut-être une action venant de toute la communauté internationale. D’ailleurs, Edem Kodjo n’a pas une bonne réputation sur le plan politique. Analysez vous-même le rôle trouble qu’il continue de jouer dans la crise togolaise. Je ne vois même pas sur quoi Abdou Diouf s’est basé pour le nommer. Il n’est pas l’homme de la situation. Il ferait mieux de reconnaître ses limites et laisser le Secrétaire Général de l’OIF procéder à une autre nomination », a déclaré un citoyen averti à  la nomination de l’ex- Premier ministre togolais.          

Cependant, comme l’indique si bien l’ordre de mission, le patron de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) s’est rendu sur l’île le 12 mars. Mais il n’a pu empêcher l’armée et les partisans d’ Andry Rajoelina de mettre Marc Ravalomanana à la porte. En effet, dépassé par les évènements, ce dernier a dû remettre le pouvoir à une partie de l’armée qui l’a à son tour retourné au chef de file de l’opposition, le jeune maire de 34 ans Andry Rajoelina qui s’est fixé un délai de 24 mois pour organiser de nouvelles élections.

Sur quoi Edem Kodjo avait-il compté pour accepter cette mission quand on sait que la France et l’Union Africaine qui étaient mieux placées pour résoudre cette crise se sont rendues compte de sa complexité, ce qui les a obligées à se limiter seulement aux discours flatteurs en appelant les deux parties au dialogue.

En tout cas, la mission d’Edem Kodjo annoncée comme grand médiateur dans cette crise, ne s’est limitée qu’à sa chambre d’hôtel. C’était donc un échec cuisant pour « le président annexe du Togo ».

O.G.


Présidentielle de 2010 : Un scrutin de tous les dangers

Cette élection, tout le monde la veut démocratique et pacifique, autant du côté du peuple que des gouvernants. Même Faure Gnassingbé ! Il a ressassé à maintes reprises ce souhait, à l’occasion de sa tournée motivée d’échange de voeux avec les populations. Une élection à la ghanéenne, a-t-il professé. Moins d’un an et on sera en plein pied dans cette fièvre électorale. Telle que professée, il appartient aux gouvernants de créer les conditions de cette réussite.  Mais c’est loin d’être le cas.

Obscurantisme

          Voilà ce dont fait preuve le clan au pouvoir. Les réformes institutionnelles et constitutionnelles, de leur bonne conduite notamment  dépend la réussite de ce scrutin. Cela devrait se savoir forcement au Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) aussi. Mais on n’y est visiblement pas pour la démarche consensuelle. Fort de sa majorité au Parlement, le RPT use de forcing pour biaiser les réformes. Le pouvoir introduit unilatéralement un projet de code électoral à l’Assemblée pour adoption, un texte élaboré dans les officines du RPT.  Une chose est sûre, le texte n’éprouverait aucune difficulté à être voté, si l’opposition parlementaire n’avait pas réagi et menacé de se retirer du processus.

          Le cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) habilité à étudier les questions d’intérêts national dont le processus électoral, fut créé au forceps. Mais la quiétude des débats est remise en cause. Décidé à étouffer toute démarche qui viserait la transparence, le RPT s’oppose au recours à la facilitation et crée un blocage durant une dizaine de séances, pour finalement faire une concession à demi-teinte.

          Comprimé par l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), le pouvoir trouve la formule magique pour les contrecarrer. C’est ainsi qu’il met à contribution ses « satellites » pour crier à l’exclusion et réclamer leur place au CPDC. Cela a fourni l’argument nécessaire à Faure Gnassingbé pour mettre le pied dans le plat. Violant la lettre et l’esprit de l’Accord Politique Global (APG), il convoqua sur le samedi 07 mars une session du Comité Paritaire de Suivi (CPS). Avec l’appui de la facilitation, il fut décidé d’ouvrir le cadre aux « trouble-fêtes ». En exécution de cette recommandation, le gouvernement en a rajouté du sien en décidant, en conseil des ministres mercredi 11 mars dernier, de l’ouvrir à des personnalités, organisations syndicales, confessions religieuses, des associations de la société civile non signataire de l’APG. Pour quel rôle au juste ?

Volonté d’exclusion

          Cet obscurantisme du pouvoir à trucider toute démarche professant la transparence se double d’une volonté d’exclusion. La constitution comporte des écuries discriminatoires introduites par le clan Gnassingbé lors des différents toilettages juste pour écarter le leader de l’UFC. Ces mesures sont l’obligation de résidence et celle de se départir de la double nationalité.

          Si hier ces critères ont frappé Gilchrist  Olympio, aujourd’hui l’autre victime de plus sera sans doute le Franco-Togolais Koffi Yamgnane dont la candidature à la présidentielle de 2010 se fait sentir de plus en plus avec insistance. Mais voilà, les indiscrétions font état de ce que le pouvoir ne serait pas prêt à opérer cette réforme constitutionnelle avant 2010. Une situation qui n’est pas de nature à créer les conditions d’un scrutin apaisé.

Quid du processus de réconciliation ?

          A l’orée de cette présidentielle de 2010, s’il  y a des nuages qui reviennent sans cesse à la mémoire, ce sont ceux des violences électorales d’avril 2005 qui ont vu périr un millier de compatriotes. C’est la peur de la récidive qui s’éprend des populations, vu que l’enjeu du scrutin de 2010 n’est pas moindre par rapport à celui d’alors. S’il y a bien une action qui pourrait, un tant soit peu décourager la récidive, c’est le jugement des bourreaux et leurs commanditaires de 2005. La question a été étudiée par les protagonistes de l’APG et il fut recommandé un processus Vérité, Justice et Réconciliation. Mais ici aussi, les gouvernants ne manifestent aucune volonté de s’exécuter. Depuis bientôt 3 ans, les bourreaux et leurs commanditaires courent toujours les rues. Rien ne les empêcherait donc de récidiver, surtout quand on sait que ce sont les miliciens du pouvoir et les forces armées qui sont mis en cause. Cette peur n’est que trop justifiée quand lors de sa tournée dans les casernes en fin d’année dernière, Faure Gnassingbé a demandé le soutien des hommes armés. « Est-ce que je peux compter sur vous pour 2010 ? », a-t-il demandé aux militaires à Adidogomé.

          2010 est donc un scrutin de tous les dangers. Du moins il est loin d’être des plus sereins.

Le Correcteur


Erection des dos d’âne en face de l’Etat-Major Général des FAT à Agoé

Un « chef-d’œuvre » de mauvais génies qui continue de faire des victimes

Depuis quelques mois, les autorités en charge des infrastructures routières ont érigé en plus des feux tricolores, des dos-d’âne à la sortie de l’Etat-Major Général des Forces Armées Togolaises sur la Nationale N°1. L’érection de ces dos d’âne devrait permettre de réguler  la circulation par rapport à la sortie des véhicules du camp militaire.

          Paradoxalement, loin d’être une solution, ce « chef-d’œuvre » est un grand danger permanent pour les passagers. Selon nos informations, plus de quatre passants y ont déjà laissé leur vie. Par rapport à leur énorme épaisseur,  les conducteurs qui ne sont pas des habitués de la route sont souvent surpris par ces dos-d’âne. Pour les titans, c’est un véritable parcours de combattant. Les motocyclistes qui arrivent-là à vive allure avant de découvrir la « muraille » n’ont plus d’autre choix que de la cogner.

          Certains y laissent malheureusement leur vie. Hormis la forme exagérée desdits dos- d’âne qui continuent de tuer, on ne peut pas comprendre qu’il y a à ce niveau précis, des feux tricolores répondant aux soucis majeurs de la régulation de la circulation. C’est d’ailleurs mieux pour une route internationale censée être pratiquée par des nationaux que les étrangers. C’est tout de même ahurissant que les gouvernants puissent blaguer ainsi avec la vie des citoyens.

          Qu’est-ce qui empêche Faure Gnassingbé, ministre de la Défense de rendre opérationnels les feux tricolores et enlever ces dos de « zébus » qui font la honte des génies civil et militaire ?

          En outre, on pourra procéder à l’ouverture d’un autre portail dans les arbres vers Total Agoè, ceci permettra de fermer l’entrée principale devant laquelle se produisent à un rythme effroyable des accidents.

          C’est inadmissible que dans ce pays, même pour la réalisation des choses mineures, il faut attendre des séries de drames avant de réagir. Parfois, on a l’impression que  le malheur des citoyens est source de confort pour les gouvernants. On se demande également où se trouve le Premier ministre Gilbert Houngbo dans tout ça ! Lui, qui se dit très préoccupé par le réaménagement des infrastructures routières du pays.

          Que c’est malheureux de vivre au Togo du Père en Fils.

Kokou AGBEMEBIO


Promotion de la  médiocrité au Togo

Faure  nomme Celestin Ekpaou-Talaki  en lieu et place de Comla Kadjè à la Commission des Infrastructures de la CEDEAO

A la suite des mouvements du syndicat des entrepreneurs en Bâtiments  et Travaux Publics, Faure Gnassingbé s’est déchargé de son ministère des Travaux Publics en nommant Comla Kadjè le 24 février dernier. Plusieurs fois ministres à ce département, l’appel de pied de Faure à Kadjé qui opérait à la CEDEAO au Nigéria comme Commissaire chargé des Infrastructures depuis février 2007, avait été perçu comme un élément catalyseur pour nettoyer les écuries. Si la nomination de Comla Kadjè répond à une logique de compétence, son remplacement à la Commission des Infrastructures de la CEDEAO par Célestin Ekpaou-Talaki sonne comme une insulte à l’intelligence des cadres togolais en bâtiments.

          En fait, le parachutage au Nigeria de l’ancien ministre des Transports et des Travaux Publics du gouvernement Komlan Mally dans lequel il a d’ailleurs largement montré son incompétence notoire, pose de sérieux problèmes quant à l’image de marque du Togo. Sinon comment comprendre que celui qui est à l’origine des incuries qui ont obligé Faure Gnassingbé à rattacher son ministère à la Présidence puisse faire objet de promotion, qui plus est, à l’extérieur du pays ? Plus grave, le nom du sieur Talaki avait été cité parmi les « criminels économiques » ayant conduit le Fonds d’Entretien Routier (FER) à la décadence.

          Selon nos informations, Comla Kadjè pour avoir longtemps servi dans le sérail depuis 1996 tour à tour comme Secrétaire d’Etat puis ministre chargé des Transports et des Ressources Hydrauliques avant d’être nommé Directeur Général des Travaux Publics, aurait décliné l’offre de Faure Gnassingbé dans un premier temps. Il aurait même proposé d’autres noms à ce poste. Mais au même moment, depuis son éviction du gouvernement, Talaki ne faisait que des pieds de grue à la Présidence à la recherche d’un autre poste de responsabilité. Faure Gnassingbé ne pouvant plus le reconduire au ministère des Travaux Publics, a dû rappeler Comla Kadjè contre son gré, sûrement afin de satisfaire son frère Talaki devenu encombrant dans son palais.

          C’est  la preuve suffisante de la gestion catastrophique du pays où l’ « Esprit nouveau » se comporte comme un chef d’épicerie. C’est bien dommage qu’à un an de la fin de son mandat, Faure Gnassingbé continue de faire une telle gouvernance du Togo. En tout cas, 2010 approche à grands pas, le peuple togolais attend le genre de discours que Faure tiendra pour  briguer son 2e mandat.

Kokou AGBEMEBIO


La Loupe du Correcteur : Quelle démocratie pour l’Afrique ?

Le continent africain a ses réalités démocratiques propres à lui qu’aucune des démocraties américaine ou occidentale ne saurait maîtriser. Voilà pourquoi les disciples de Montesquieu qui ne cessent de chanter et louer les vertus du respect des principes démocratiques ne comprendront jamais la fréquence de cette nouvelle forme de succession ou de transmission du pouvoir à la tête de certains Etats africains qui pourtant, réclament, à corps et à cris, leur appartenance à la famille des nations démocratiques.

L’Afrique n’en finira jamais d’innover en matière de méthodes de gestion du pouvoir ou d’accession à ce pouvoir. Le dernier exemple étant celui de Madagascar où le Maire de la capitale Antananarivo, Adry Rajoelina vient de succéder au chef de l’Etat Marc Ravalomanana, à la faveur d’une situation que beaucoup ont qualifiée d’exceptionnelle et qui a divisé la communauté internationale entre la constitutionnalité et l’inconstitutionnalité.

Tout a commencé il y a juste trois mois avec la montée de l’ambition du jeune maire de 34 ans, Andry Rajoelina de rentrer dans le costume d’un chef d’Etat de la Grande Ile. Avec le soutien de la rue et la bénédiction d’une bonne partie de l’armée de son pays, Rajoelina a réussi à arracher le pouvoir des mains de Ravalomanana, sans passer par la voie des urnes. Ce dernier, poussé dans son dernier retranchement, a dû transmettre le pouvoir à l’armée de son pays qui, à son tour offre la satisfaction à l’ambition du jeune Maire Rajoelina en faisant de lui le successeur du Président démissionnaire.

Et comme toujours, l’Union Africaine s’est encore empressée de décider la suspension « de Madagascar de toutes les activités de l’Union ». Une décision qui a amusé beaucoup d’observateurs avisés, tant l’histoire nous a appris que de pareilles décisions de l’Union Africaine ne sont toujours restées que lettres mortes. Ce qui continue d’ailleurs d’encourager de nos jours la multiplication des coups d’Etat qu’on s’efforce d’intégrer de plus en plus aux principes démocratiques propres au continent africain. Pas donc étonnant d’entendre affirmer que l’assassinat du Président Biseau guinéen Nino Vierra « n’est pas un coup d’Etat », pour la simple raison que cela a été suivi d’une transmission du pouvoir au Président de l’Assemblée Nationale du pays. Ce qui n’a pas été le cas en Guinée Conakry où le jeune Capitaine Moussa Dadis Camara s’est emparé du fauteuil présidentiel laissé vide par la mort du Général Lansana Conté. Et le pire, c’est le cas de la Mauritanie où un coup d’Etat proprement dit a évincé le Président démocratiquement élu au profit d’un groupe de militaires issus de l’armée du pays. Un pays qui vient juste de recevoir la visite du Président en exercice de l’Union Africaine, Mohamar Khadafi, qui a ouvertement apporté son soutien aux auteurs du coup d’Etat, affirmant que le fait pour un président de rester éternellement au pouvoir n’est pas contraire à la démocratie. Une drôle de démocratie, dira-t-on.  Qu’il s’agisse du coup d’Etat en Mauritanie ou de la prise du pouvoir à Madagascar passant par l’assassinat du Président Nino Vierra ou de l’auto proclamation du capitaine Moussa Dadis Camara, on est en présence des pratiques qui ne respectent en rien les règles de la démocratie définie comme « le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple ». Et l’Afrique continue ainsi sa marche dans sa manière singulière de pratiquer la démocratie, faisant ainsi de ses institutions, des coquilles vides à l’image de l’Union Africaine qui offre aux yeux du monde la déshonorante image de contradiction et d’embrouillamini dans ses prises de position, face aux péripéties d’actes anticonstitutionnels qui ont actuellement cours sur le continent. Jamais les Africains ne se sont montrés aussi proches de l’époque de la tyrannie arbitraire, depuis l’avènement de la démocratie sur le continent noir.

C’est une peine perdue et une erreur grossière que de continuer à faire de l’Afrique une partie démocratique du monde, si tel est qu’il faut s’attendre à tout moment à des putschs ou à des coups d’Etat à chaque fois que les peuples commencent à peine à se familiariser avec les pratiques démocratiques.

Assou ADJIKPA


Du rififi au sein de la Police

Pour avoir organisé un mouvement de grève, une centaine de policiers laissés à l’abandon depuis 2007

L’affaire remonte à 2007. A l’époque, ils étaient une centaine de policiers, tous grades confondus, sortis fraîchement de l’Ecole de la Police, à observer un mouvement de grève pour revendiquer le payement d’un certain  nombre de  primes et exiger que leurs salaires soient revus à la hausse. A l’époque, le mouvement avait été sévèrement réprimé. Pour les punir, les dirigeants de la Police avaient intimé l’ordre que ces nouvelles recrues retournent  à leur lieu de formation au CNI (Centre National d’Instruction) des FAT pour continuer leur formation.

Mais ces derniers, conscients des dangers qu’ils courent en y retournant ont opposé un refus catégorique à cette décision des dirigeants. Pour eux, il fallait plutôt passer par des négociations pour faire annuler cette décision. « Vous savez, la formation militaire que nous recevons au Centre National d’Instruction des FAT n’est pas chose aisée. C’est une histoire de vie ou de mort. Nous demander d’y retourner aujourd’hui, surtout pour accomplir une punition est inacceptable. C’est une étape que nous avons déjà franchie. Tout ce qu’on peut faire, c’est d’entrer  en négociation avec les dirigeants de la Police, notamment le ministre de la Sécurité et le Directeur de la Police afin qu’on puisse trouver une solution », a déclaré à l’époque une jeune recrue.

Mais depuis ce temps, la négociation n’a toujours pas démarré. Selon les informations, toutes les tentatives des nouveaux policiers d’entrer en négociation avec les dirigeants ont été vaines. Ainsi, ils sont laissés à l’abandon, sans poste. Certains continuent de se rendre au lieu où on les avait regroupés après la formation mais depuis ce temps, personne n’ose aborder leur problème. Parmi eux, il y a des Commissaires, des Officiers et sous-Officiers de la Police. Mais ceux qui font partie de la promotion qui a suivi ce groupe ont fini leur formation et chacun a eu son poste.

Les policiers en question sont-ils réformés ? Là aussi, nul ne peut l’affirmer puisqu’ il n’y a aucun document officiel qui notifie clairement cette décision.

Le comble dans tout ça est que ces hommes habillés sont abandonnés dans la nature et libres de tout marquage. Ils constituent de ce fait un grand danger, non seulement pour la sécurité de la population, mais aussi et surtout pour celle de l’Etat. « Ce n’est pas normal d’abandonner dans la nature ces éléments qui savent utiliser des armes et qui maîtrisent les techniques d’attaque et de défense. Ils peuvent facilement devenir des braqueurs ou plus que ça. Ce serait suicidaire pour le peuple », a déclaré un observateur.

C’est pourquoi le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Atcha Titikpina et le Directeur de la Police doivent prendre leurs responsabilités et résoudre ce problème le plus tôt possible. Quoi qu’on dise, ces éléments ont été formés pour servir le peuple et cette formation a un coût. Ce n’est pas parce qu’ils ont observé un mouvement de grève qu’on doit les laisser à la touche. Le bon sens recommande qu’on entre en négociation avec eux pour régler une fois pour de bon ce problème.

Olivier GLAKPE


A propos du CPDC : L’UFC avertit : « Si le gouvernement se hasarde à faire entrer d’autres partis, ils discuteront entre-eux sans l’UFC et le CAR »

L’Union des Forces de Changement (UFC), le principal parti de l’opposition togolaise a organisé dimanche à Lomé, un grand meeting d’information et de sensibilisation. Isabelle Améganvi, Jean-Pierre Fabre et Patrick Lawson, ont tour à tour  entretenu le public loméen sur les sujets tels que la vie chère, la récente baisse du prix des produits pétroliers, la misère et l’évolution de la situation politique dans notre pays. Ce dernier point a été le sujet phare de la rencontre. Patrick Lawson et les siens ont présenté à l’assistance, la situation au sein du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation. L’UFC a à cet effet publié un document dans lequel elle recense les points d’accord et de désaccord au sein du cadre. Pour l’essentiel, l’UFC considère que le cadre actuel permet de discuter avec sérénité entre les partis qui, selon elle, constituent aujourd’hui la représentation nationale. Mais au sujet de l’ouverture du cadre à d’autres partis de l’opposition, le premier Vice-Président de l’UFC, Patrick Lawson a été formel : « Si le gouvernement se hasarde à faire entrer d’autres partis, ils discuteront entre-eux sans l’UFC et le CAR, je voudrais être clair là dessus », a-t-il avertit avant d’ajouter : « Nous appellerons les populations et nous les prendrons à témoin. Car, c’est avec les populations que nous comptons aller à ces élections et non avec les mauvaises têtes susceptibles de permettre encore  à une partie de tricher ».

Voici quelques points de désaccord soulignés par l’UFC

Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI)

1- Accord pour la désignation de la composante politique par les partis représentés à l’Assemblée Nationale mais désaccord sur le nombre de membres dans chaque CELI, avec les positions ci-après :

- UFC : composante politique répartie sur la base des suffrages obtenus aux élections législatives d’Octobre 2007, à raison de 04 pour l’opposition et 03 pour la majorité. Pas de représentant de l’Administration,

- CAR : parité entre majorité et opposition. Pas de représentant de l’Administration

- RPT : composante politique répartie sur la base du nombre de sièges à l’Assemblée nationale, soit 03 pour la majorité et 02 pour l’opposition. Un représentant de l’Administration.

- GVT : composante politique à parité soit 02 pour la majorité et 02 pour l’opposition. Un représentant de l’Administration

2- Désaccord sur la présence de magistrats et sur la présidence ès qualité des magistrats avec les positions ci-après :

- UFC : Pas de magistrats au sein des CELI

- CAR : présence des magistrats et présidence ès qualité à conditions d’être nommés par la CENI, sur la liste nationale des magistrats et affectés dans les CELI.

- RPT : Présence et présidence ès qualité des magistrats selon la procédure actuelle.

- GVT : Présence et présidence ès qualité des magistrats selon la procédure actuelle,

3- Accord pour la création de 05 CELI dans la commune de Lomé, une CELI dans chaque sous-préfecture et si nécessaire, augmentation du nombre de CELI par préfecture.

Autres points d’accord et de désaccord

1- Désaccord sur les votes par dérogation, par procuration et par anticipation, avec les positions suivantes :

- UFC : supprimer le vote par anticipation des militaires et agents de sécurité en raison du manque de transparence dans la gestion des résultats, de l’utilisation abusive des votes par dérogation et par procuration et, en outre, revoir les listes des personnes habilitées à voter par dérogation, d’une part et par procuration, d’autre part.

- CAR : reconnaît l’existence des problèmes posés par le vote anticipé aux délégués des partis politiques dans les bureaux de vote et pense qu’il y a des réflexions à mener sur ce sujet.

- RPT et GVT : le vote par anticipation permet aux forces de sécurité d’être disponibles afin d’assurer la sécurité du vote et la protection du territoire.


Silence ! Rock choisit ses journalistes

          Pour briguer sa « 3e mi-temps » et face aux critiques accablantes sur les deux mandats passés à la tête du football togolais,  Rock Gnassingbé n’a eu de cesse de se défendre que « seuls les imbéciles ne changent pas ». Mais aujourd’hui, plus de deux mois après son élection, tous les signaux montrent que l’homme n’a pas du tout changé au point où on se demande si Rock est toujours resté cet «imbécile» qui refuse de changer ... Le dernier élément illustratif des dérives « rockistes » est le sort réservé aux journalistes le 14 mars dernier à Sarakawa à l’occasion de la remise du prix de la honte au Président de la Fédération Togolaise de Football par une bande de gueux qui se trompent certainement d’époque.

          En effet, à la fin de la cérémonie aux environs de 12h 30, certains journalistes commençaient par vider les lieux lorsque vint l’attaché Messan Attolou pour leur dire d’attendre le Président de la commission médias, Henry Djagba qui a été appelé par Rock Gnassingbé. C’est ainsi que les confrères ont fait le pied de grue dans le hall de Sarakawa jusqu’à  15 heures sans que ni M. Attolou ni M. Djagba ne viennent leur dire quoi que ce soit. Dépassés    par les évènements, les journalistes ont fini par quitter. Au passage, certains collaborateurs de Rock leur ont signifié que s’il y a quelque chose, ils vont les appeler.

          Sur toute la ligne, rien que du mépris, du dédain et de la moquerie manifeste de Rock et son groupe qui ont pourtant invité la presse à venir couvrir le premier scandale de l’année 2009. Aux dernières nouvelles, c’est le président qui aurait choisi ses journalistes au grand malheur des autres qui ont fait le déplacement.

          Selon nos informations, lorsque Henry Djagba a apporté la liste des confrères présents, Rock serait très furieux et aurait dit ne pas comprendre comment des gens qui passent leur temps à le critiquer et l’insulter puissent venir prendre son argent, comme si les journalistes lui ont envoyé des factures à payer. Sur ce, Rock aurait rayé le nom de tous les journalistes « opposants » et ceux inconnus. Djagba ne sachant quoi dire aux autres journalistes, a opté pour le silence radio. Voilà l’attitude d’un Président de Fédération très réfractaire aux critiques et qui se croit toujours aux temps du parti unique de son père Eyadema où tout le monde était obligé à  regarder dans la même direction. Un responsable de Fédération qui  pense que c’est ceux qui lui montrent leurs belles dents qui sont ceux qui l’aiment ne peut que s’illustrer par une gestion aussi anarchique que hasardeuse. Dans la foulée, on apprend que Rock aurait ordonné qu’on ne donne des badges qu’à un groupe restreint de journalistes pour le match Togo- Cameroun du 28 mars prochain. Si cela s’avérait, Rock Gnassingbé doit savoir qu’il ne sert à rien de se lancer dans la diversion. Le plus important, c’est de prendre en compte les observations des uns et des autres plutôt que de vouloir faire parler à chaque fois son égo protubérant et princier. On s’en fout éperdument des adeptes du « moi, c’est moi, après moi c’est le chaos ». Rock doit savoir que dans la vie, tout est vanité.


Le pont effondré de Togblekopé est-il devenu un couloir de la mort ?

          On ne le dira jamais assez. Le pont effondré de Togblékopé qui a été le théâtre d’un drame le 09 mars dernier continue de ressembler à un véritable couloir de la mort. A ce jour, selon nos informations, au total 21 personnes ont été tuées par ce pont sur la nationale N°1. Le tragique accident du 09 mars avait fait officiellement 19 morts. Mais après le retrait de l’eau, un 20e corps a été retrouvé dans la mare.

          Déjà le 08 mars, un motocycliste avait trouvé la mort au même endroit. Mais  aussi bizarre que cela puisse paraître et malgré les cris d’alarme, les autorités togolaises restent étrangement indifférentes face à cette hécatombe qu’engendre ce pont écroulé depuis fin juillet 2008.

          C’est vrai que depuis quelques temps, les Chinois ont entamé les travaux de réfection. Mais ce n’est pas pour autant que des dispositions pratiques ne doivent pas être prises pour sauver la vie des autres passagers. L’Etat exécrable du pont et le noir qui couvre l’endroit à la tombée de la nuit doivent interpeller le ministre de la Sécurité.

          On ne peut pas comprendre pourquoi Atcha Titikpina rechigne à faire revenir les nouvelles recrues de policiers et de gendarmes qui assuraient la régulation de la circulation au lendemain des inondations. Plus qu’un impératif, le retour des gendarmes et policiers se pose  aujourd’hui avec acuité pour éviter le pire.

Mais rien qu’à voir les pancartes plantées servant de panneaux pour signaler qu’il y a des travaux qui se font sur place, on se rend compte à suffisance que la mort des passagers ne dit absolument rien à nos autorités et aux entrepreneurs chinois.

C’est quand même regrettable que des gens qui prétendent diriger le peuple togolais puissent se permettre de lui  ouvrir un couloir de la mort. Et c’est ça le chantier  Houngbo ! De toutes les façons, il n’est pas trop tard pour rectifier le tir afin de sauver les nombreuses vies humaines aussi nationales qu’internationales.

Un peu de bon sens, chers compatriotes !

Il est normal de voir quelque  fois les Togolais donner l’impression de ne pas obéir à certaines injonctions ou prescriptions de leurs gouvernants, et ceci pour des raisons que tout le monde connaît déjà. Mais lorsque cette désobéissance vient à prendre des proportions allant jusqu’à conduire de valides citoyens à leur propre ruine, il y a vraiment de quoi lancer un vibrant appel à la raison et au bon sens.

C’est une vérité que le quotidien des Togolais rime aujourd’hui non seulement avec la misère, mais encore et surtout avec une propension des accidents de la circulation, particulièrement dans la capitale togolaise. Et le plus souvent la palme d’or revient toujours aux conducteurs de taxi moto communément appelés Zémidjan.

Devant cette recrudescence des accidents souvent imputables au non respect du code de la route, le Ministère de la Sécurité vient de sortir un communiqué qui invite les uns et les autres à un minimum de respect du code de la route et à éviter la surcharge. Malheureusement, grande a été notre surprise d’assister samedi dernier sur le Boulevard Felix Houphouët Boigny au niveau d’Akodesséwa, à une scène qui laisse à désirer.

Il s’agissait d’un conducteur de taxi-moto qui transportait une grosse dame avec ses deux enfants en plus d’un gros colis posé sur le réservoir de la moto. Indigné devant le fait, un jeune homme s’est mis à reprocher au conducteur cette manière de procéder en ces jours où les accidents mortels sont devenus monnaie courante sur nos routes.

Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, la dame a été la première à réagir en disant (en Mina) « Fikè Gnawan kan nawo ? », c’est-à-dire « en quoi cela te concerne ? ». Et au conducteur de renchérir : « Miabé nkouvi yémdjaho la sokoua ? », c’est-à-dire « Est-ce avec vos yeux que nous allons mourir ? »

Cette scène à elle seule montre à suffisance le degré d’inconscience de certains compatriotes. Mais entre nous, en quoi ces genres de comportements riment-ils avec l’attitude d’un citoyen responsable ? De grâce, un peu de bon sens, chers compatriotes.

Le Grand retour de la Ministre Méimounatou

On croyait que l’année 2008 est partie avec certaines pratiques propres à la Ministre Ibrahima Méimounatou. Malheureusement, penser ainsi serait agir sans compter avec le proverbe selon lequel « le porc revient toujours à l’endroit où il a causé du dégât ». Bref, « Quand on chasse le naturel, il revient au galop ». Voilà pourquoi il n’est pas surprenant de voir la très « sociale » et la plus « sociable » de tous les ministres togolais marquer cette nouvelle année de ses sorties fortement médiatisées qui ne ressemblent qu’à de la pure démonstration de mode. Suivez nos regards…

C’est ainsi que la semaine dernière, l’envie a pris notre chère ministre d’aller faire des dons de vivres à certains centres d’accueil d’enfants déshérités de la « belle » capitale togolaise fortement et tristement mise en chantier par le Premier Ministre Houngbo. A l’occasion, les téléspectateurs ont vu la Ministre Méimounatou, porter dans ses bras un enfant, histoire de montrer aux yeux du monde son attachement aux problèmes sociaux qui se posent aux citoyens togolais. Malheureusement, les Togolais savent bien faire la part des choses et se faire leur opinion de ce qui se présente à eux. Surtout lorsqu’il s’agit d’un ministre togolais de la catégorie de Ibrahima Méimounatou qui s’est négativement illustrée l’année dernière dans sa mauvaise gestion du cas des Togolais victimes des inondations qui ont obligé beaucoup de familles à trouver refuge dans des salles des établissement scolaires.

En tout cas, ce grand retour en force de Ibrahima Méimounatou ne trompe personne. Pour un ministre du régime RPT, à un an de l’élection présidentielle, tous les moyens sont bons pour donner l’impression qu’on bouge, juste dans le souci de se faire garantir une place sous le soleil de la mangeoire ; culture et culte de la médiocrité obligent,avant tout.

Le ministre Titikpina a manqué de courage

Suite au tragique accident qui s’est produit dernièrement sur le pont de Togblekopé faisant 19 morts, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Mohamed Atcha Titikpina a sorti un communiqué le lundi 17 mars dernier informant les populations que la recrudescence des accidents de circulation routière est un signe manifeste du non respect du code de la route par les usagers et que « des instructions fermes sont données aux forces de sécurité pour réprimer sévèrement tout contrevenant au code de la route ».

Dans le communiqué, le ministre mentionne que « la recrudescence des accidents de circulation routière est un signe manifeste de non respect du code de la route par les usagers » et pointe du doigt les conducteurs de taxi-motos qui, selon lui, « transportent souvent plus d’une personne, voire trois ou quatre, dont des enfants avec divers effets ». Il souligne par ailleurs qu’« il en va de même des véhicules de transport en commun qui sont la plupart du temps très surchargés ». Et pour finir, le patron de la sécurité a fait appel au sens civique et à la responsabilité des conducteurs, particulièrement des taxi-motos, pour un respect scrupuleux du code de la route afin de stopper l’hémorragie et les divers dégâts occasionnés par les accidents de circulation.

Seulement le ministre a manqué de courage. Sinon, beaucoup sont surpris de la déclaration du ministre qui dit que : « il en va de même des véhicules de transport en commun qui sont la plupart du temps très surchargés ». Que voulait-il dire par cette phrase ? Y a-t-il une différence entre une voiture surchargée et une voiture « très » surchargée ? Qu’est-ce que le « très » vient alors chercher ? Est-ce à dire que la surcharge à moitié est tolérée? Non, en faisant une telle nuance, on s’aperçoit que le ministre n’a aucune volonté d’éradiquer ce phénomène. Sinon il serait catégorique sur cette décision en interdisant purement et simplement les surcharges et en donnant l’ordre aux forces de sécurité de réprimer sévèrement tout contrevenant.

Il suffit de faire un tour au Ghana à côté pour voir l’ordre qui règne dans le transport. On ne voit que 15 passagers à bord des véhicules de 15 places, 5 passagers à bord des véhicules de 5 places et ainsi de suite. Pourquoi donc le ministre de la sécurité ne peut pas faire la même chose au Togo et il laisse les forces de Sécurité prélever les faux-frais aux conducteurs, ce qui encourage le phénomène ?

Le gouvernement peut mieux faire

          Après moults  réclamations de la part de la population, le gouvernement a procédé jeudi dernier à une nouvelle baisse du prix des produits pétroliers. Ainsi, depuis le vendredi 20 mars 2009, l’essence super sans plomb se vend à 445 F, le pétrole à 370 F, le Gasoil à 440 F, le mélange à 490 F et le gaz butane de 12 kg à 3500 F. Mais cette baisse ne semble pas combler les attentes de la population qui estime dans son ensemble que le gouvernement peut mieux faire. Puisque le prix de ces produits est encore plus bas dans des pays voisins.

 Interrogé sur la question, le ministre Guy Madjé Lorenzo répond que « Chaque pays à plusieurs sources de revenus et la fiscalité pétrolière est une des sources de revenus. Nous savons que le secteur formel au Togo représente quasiment 80% à 85% de la distribution. Dans d’autres pays, le phénomène est inversé. Il faut savoir que dans la constitution de notre budget, aussi bien les recettes douanières que les recettes fiscales pétrolières entrent en ligne de compte. Chaque Etat doit utiliser les différents postes de son budget pour asseoir sa politique économique. Nous, en ce qui concerne le gouvernement togolais, nous avons essayé autant que faire se peut, d’avoir des prix à la pompe qui puissent correspondre  un peu au panier de la ménagère et permettre à notre économie de reprendre un peu de souffre. Avant de venir ici, j’ai appelé mes collègues. En Côte d’Ivoire, le super sans plomb est à 650F, le pétrole à 550F et le gazoil à 575F. Au Burkina Faso, juste à côté, le super sans plomb est  à 665F, le pétrole à 470F et le gazoil à 665F ».

Mais ce qui est curieux est que le ministre n’a pas parlé du cas du Bénin ou l’essence super sans plomb est vendu à 350 F et celui du Ghana où ce même produit est vendu à 300 F. En tout cas, cette légère baisse ne suffit pas pour décourager les contrebandiers qui importent depuis un certain temps ces produits des pays voisins où ils coûtent moins cher. Le gouvernement Houngbo a encore beaucoup à faire.


Message de sensibilisation, d’information et de mobilisation générale du GDSF à l’attention du peuple togolais

Bien chers frères, bien chères sœurs,

Le GDSF est bien loin de vous, mais c’est seulement des yeux, car, nous sommes toujours de cœur avec vous. Nous sommes contents quand vous êtes contents, nous sommes tristes lorsque vous êtes aussi tristes. Nous ne lésinerons pas sur nos moyens pour mettre à vos dispositions toutes nos énergies pour que dans un futur très proche, ensemble avec le choix que nous vous proposons à savoir celui de Me Yawovi Agboyibo, avocat à la cour, ancien Premier ministre et président fondateur du barreau togolais, nous puissions retrouver le sourire, le chemin de la liberté, de la justice, des droits humains et enfin le crédo de la démocratie que nous cherchons tous fébrilement comme une aiguille perdue dans le foin. Eh bien l’homme, l’avocat est incontournable. Disons que Me Agboyibo a la magie de la chose. Il sait que la démocratie ne se décrète pas à travers un conseil ministériel. Il sait encore que cela suit des étapes nécessaires et il veut y conduire son peuple à travers la lumière de la lune afin de retrouver le bon chemin à l’aube et avant même que son peuple se réveille. C’est ce qu’on appelle une vision. Ce travail euristique du bonheur de son peuple a toujours été son leitmotiv depuis la création du barreau de l’ordre des avocats et par la suite de la CNDH dont il en est le Fondateur. Et de cette célèbre, commission qu’est la CNDH avaient été créées d’autres ligues togolaises des droits de l’homme qui avaient toutes œuvré, d’une manière ou d’une autre, à ce que le Togo devienne un état de droit. Nous jetons donc des fleurs à tous nos avocats sans exception aucune. Nous nous souvenons de Me Occansey qui se repose aujourd’hui dans la maison de Dieu. Nous disons paix à son âme. Nous rendons un hommage distinctif aux avocats Jean Dégli et Ahlonko Dovi qui s’étaient exilés du Togo contre leur gré. Le GDSF demande à cet effet instamment à l’union de l’opposition de mettre en place un cadre de concertation et de liaison (CCL) en vue de favoriser le retour de tous nos amis, nos frères bien aimés au bercail. C’est une priorité aussi pour notre démocratie apaisée. Cependant, pour que notre démocratisation devienne une pure réalité démocratique, nous voulons dire une totale réalité démocratique, nous voudrions tout simplement nous assurer que l’union de l’opposition ait mis en place tout ce qu’il fallait. D’abord nous voudrions avoir la certitude que l’union est incarnée par Me Agboyibo qui représentera l’opposition aux prochaines élections présidentielles. C’est là notre vœu le plus absolu, et nous ne voulons plus revenir sur cela au GDSF. Le bonheur du Togo en dépend. Nous disons par là que notre pays a besoin d’une démocratisation apaisée, opposition radicale aujourd’hui, pouvoir demain. Pouvoir aujourd’hui, opposition radicale demain. Ce sera un jeu de ping-pong qui n’arrangera jamais le Togo. Nous devons donc beaucoup faire attention dans nos actes et dans nos façons de changer le Togo, de façon que si le RPT perdait le pouvoir, qu’il ne vienne à adopter les mêmes positions radicales. Voici comment nous concevons au GDSF la démocratie dans le contexte africain en général et du Togo en particulier : la démocratie ne doit pas être une révolution, ni un soulèvement, ni un acte de violence où une classe en renverse une autre, les mêmes causes  produisant les mêmes effets ; la démocratie doit se faire comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; c’est-à-dire pleine d’art, de technique et de stratégie. Nous continuons pour dire que la démocratie doit s’accomplir avec autant d’élégance, de tranquillité et de délicatesse ; ou avec autant de douceur, d’amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d’amour… Alors seulement nous pourrions donner un sens à la vie. Sinon, que vaudrait une démocratie dont les faiseurs n’auraient pas la chance de vivre. Les exemples de Tavio Amorin et de Folly Bertin doivent nous édifier. Le Togo avait raté dans le passé une belle occasion de démocratisation apaisée lorsque M. Edem Kodjo et les politiciens avaient refusé l’idée de Me Agboyibo qui était d’organiser un forum national de dialogue plutôt qu’une conférence nationale forcée souveraine où l’on établirait un tribunal national pour juger les hommes du pouvoir. Le cas du Bénin voisin est donneur de leçons. Et le Bénin évolue sur tous les plans.

S’il est vrai que les politiciens trompent le peuple pour se hisser au sommet, le cas de M. Edem Kodjo force est aussi de constater que le peuple trompe les leaders pour les induire en erreur. C’est ce qui se passe actuellement entre M. Olympio et une partie du peuple qui le pousse à se radicaliser et à s’accrocher à la chose présidentielle. Parce que cette partie du peuple voudrait toujours à tort en découdre avec le pouvoir et la famille Gnassingbé ; alors il fallait trouver un bouc émissaire. Tant pis pour ce qui lui arriverait. Tant pis si on tirait encore sur lui. Nous disons non à cette façon de concevoir le combat démocratique, car, nous Togolais, nous voulons au GDSF protéger notre aîné M. Olympio et en même temps le peuple togolais. Qu’on nous comprenne bien. Nous aimons bien le Togo. Nous aimons tous les Togolais au même titre. Cependant, le meilleur candidat pour nous, pour le peuple, c’est incontestablement Me Agboyibo, le bélier noir. Il a la force du bélier. Cela est vrai. Mais il préfère utiliser l’astuce et la subtilité du lièvre. Voire marcher comme le caméléon. Car, le tigre avec toute sa force animable ne crie pas sa tigritude. Il saute sur sa proie et la dévore. Suivons donc cet avocat qui est très visionnaire, très charismatique et très habile. Le mariage entre cette partie du peuple et M. Olympio est un faux problème car, il y aura nécessairement divorce. Si nous, pourrons remuer la tombe de M. Kabila aujourd’hui, il nous dira ce qui était arrivé entre lui et son peuple qu’il avait cru sauver. La pomme de discorde entre les deux avait été très amère à croquer. La lune de miel tourna au vinaigre même avant 6 mois de sa présence à la tête du grand Zaïre. Nous demandons donc au peuple togolais d’être plus pragmatique. Car c’est notre attitude qui détermine notre attitude, et non notre aptitude. Ce n’est parce que le peuple peut être violent qu’il sera élevé à un plus sage niveau. Nous voudrions purement recentrer le débat démocratique autour de nos avocats que nous avons toujours vus à l’œuvre. Nous regrettons que le même peuple ait vite retiré sa confiance à cet avocat encore célèbre en la personne de Me Koffigoh qui avait toutes les qualités et toutes les chances de prendre le pouvoir et de démocratiser le Togo. Le peuple avec ses politiciens l’avaient poussé à la dissolution du RPT et à en découdre avec Feu Eyadèma. Le même peuple toujours radical avait poussé Mgr Kpodzro à transformer sa veste d’église en une veste de couvent pour se radicaliser dans les débats de la conférence nationale. Humiliés, les hommes du pouvoir firent appel aux militaires qui infligèrent à notre prélat, un affront honteux. Seulement Me Agboyibo refuse d’être poussé par le peuple, a du mal à lui donner toute sa confiance. Nous y travaillons pour que cette confiance lui soit accordée. Nous terminons notre message en vous demandant de nous lire et de nous écrire.

Que Dieu vous bénisse.

Vive la République.

Fait à New York, le 18 Mars 2009
Ont signé
Président : Prince HANVI Noël
Vice : L’honorable Apélété Georges


Lettre ouverte du GDSF à S.E.M. Faure Gnassingbé, Président de la République du Togo

Excellente Monsieur le Président,

Nous ne saurions nous échapper de nos habitudes qui sont celles de vous envoyer depuis nos lieux de résidence à New York nos salutations les plus distinguées et par ce biais, vous féliciter très sincèrement pour le travail que vous accomplissez chaque jour, chaque instant, à la tête du Togo. Nous demandons à Dieu Tout-Puissant et aux mannes de nos ancêtres d’être vos anges gardiens, de votre famille et de tous les membres de votre gouvernement afin que vos plans et vos rêves de conduire le Togo dans de bonnes conditions et de le démocratiser pour le bonheur de tous ses fils deviennent effectifs.

Monsieur le Président, s’il est vrai que sur le plan métaphysique, la providence et le destin avaient été des facteurs déterminants dans votre choix d’être le chef suprême de la  nation, le GDSF notre mouvement y voit une autre réalité : c’est que vous êtes incontestablement l’homme par qui le pardon, la grâce et la réconciliation vont triompher dans les deux familles Gnassingbé et Olympio. Et cela ne nous surprend guère, parce que, l’on dit souvent qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années. Vous êtes pour nous et pour le peuple, cette âme de bienfaisance pour les deux familles.

En effet, dans notre première lettre que nous vous avions envoyée il y a de cela quatre semaines jour pour jour, nous nous étions intéressé à vous demander de vous impliquer personnellement et directement dans cette crise qui déchire les deux familles et qui fait toujours croire à notre aîné Monsieur Olympio qu’il détiendrait le monopole de devenir contre vents et marées le président du Togo. Nous rappelons que c’est une croyance erronée qui met toujours le Togo et les fils et les filles du Togo e danger. Une autre doléance qui nous tient à cœur et que nous vous avions soumise était de nommer monsieur Olympio à des fonctions non politique, où en citoyen libre, il pourra exercer son savoir-faire, et apporter par là même toutes ses potentialités pour aider le Togo. Nos objectifs sont consignés dans notre livre jaune et nous voulons avoir l’impérieux devoir politique de les accomplir, c’est-à-dire d’aider le peuple tout entier à se réconcilier avec lui-même, d’aider l’opposition à s’unir et à plébisciter un seul candidat en la personne de Me Agboyibo, président fondateur du barreau togolais, président fondateur et président d’honneur du CAR, ancien premier ministre de la République, pour incarner l’opposition et l’amener aux élections présidentielles, et enfin, de vous aider en tant que président de la République pour construire le Togo et à concilier les deux familles.

D’ailleurs, nous sommes les démocrates Sans Frontières et nous voudrions construire des ports de communication entre les togolais, et non des murs de séparation.  Nous vous soutenons donc en tant que premier responsable du Togo à trouver une solution durable à ce différend familial qui prend malheureusement des proportions dépassant notre entendent, car, certains esprits, encore tapis dans le radicalisme tenteraient encore de conduire le Togo sur la voie des troubles, des violences tribales et du sang.

Nous voudrions être, Excellence, dans le but de vous aider à exécuter vos rêves, le premier parti politique à l’étranger qui travaille sans cesse pour que tout soit passé pacifiquement au Togo. L’inspiration nous vient tous les jours de la sagesse qu’utilise toujours le président d’honneur du CAR, Me Agboyibo.

Monsieur le président, lorsque nous vous avions envoyé notre première lettre, certains de vos collaborateurs nous avaient répondu pour apprécier nos démarches de réconcilier les deux familles. Cependant, nous apprécierons encore davantage au GDSF de vous lire très prochainement afin de continuer à notre niveau à cogiter, à penser et à réfléchir sur les voies et les moyens pouvant parvenir au règlement de ce litige entre les deux familles qui reste comme une plaie qui pue sur la peau du peuple.

Guérissons cette plaie. Cicatrisons là pour le bonheur du peuple. Et même si vos démarches devraient buter sur le refus de Monsieur Olympio à coopérer avec vous, symboliquement ce serait une bonne chose d’avoir essayé. Le peuple tout entier et surtout le GDSF vous en sera très reconnaissant et en tirera toutes les conséquences.

Nous sommes persuadés que vos démarches n’échoueront pas. Et nous vous souhaitons une bonne chance et beaucoup de courage.

Nous terminons ici notre lettre en vous demandant encore une fois et très respectueusement de nous écrire sur le 60w 17ST – Bronx New York 10453, USA, une lettre-réponse qui nous fera tellement plaisir et nous donnera plus de tonus pour aider les deux familles et aider le peuple Togolais.

Excellence Monsieur le Président, trouvez ici tous nos plus sincères et affectueux mots d’amabilité patriotique.

Que Dieu vous bénisse.

Que Dieu bénisse votre famille.

Vive la République.

Fait à New York, le 18 Mars 2009
Ont signé
Président : Prince HANVI Noël
Vice : L’honorable Apélété Georges


Kossivi Reinhardt entre  médiocrité et incompétence

Dans notre précédente parution, nous avons fait cas de la pusillanimité dont fait preuve le Secrétaire Administratif de la Fédération Togolaise de Football (FTF) Kossivi David Reinhardt dans la rédaction des communiqués émanant de l’instance dirigeante du football togolais. Nous l’avons de même invité à prendre les précautions nécessaires pour éviter les dérapages constatés.

A notre grande surprise, dans la même semaine, le sieur Kossivi Reinhardt a sorti un nouveau communiqué invitant les secrétaires généraux des clubs à une réunion au siège. Mais ce qui est curieux est que la date de signature que porte  le courrier est le 18 janvier 2009. Or à ce qu’on sache, ce 18 janvier 2009, le corps électoral de la FTF était à l’Hôtel Sarakawa pour le congrès qui a vu l’élection de Rock Gnassingbé à la tête de la FTF. Et c’est bien après que Kossivi a été nommé Secrétaire Général.

Mais comme il en a pris l’habitude depuis un certain temps, ce n’est que bien après que Kossivi Reinhardt a sorti un autre communiqué signé le 18 mars 2009 annulant le premier. Finalement, on s’aperçoit que les dérapages du Secrétaire Général ne relèvent plus de la négligence,  mais plutôt de l’incompétence, de la médiocrité.

Il donne l’impression de n’avoir pas la compétence qu’il faut pour tenir le Secrétariat de la FTF. Et pire encore, son âge assez avancé ne lui permet pas d’apprendre quoi que ce soit. Les déclarations du genre « je suis administrateur FIFA, je maîtrise l’administration du football » qu’il faisait sur les médias n’étaient que des galéjades.

Rock Gnassingbé doit prendre ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard.

Olivier GLAKPE

Correcteur 55 du 17 mars 2009
Du tribalisme ambiant au sommet de l’Etat : Des Kabyè majoritaires autour de Faure Gnassingbé et à la tête des sociétés étatiques juteuses

Tribalisme ! C’est un sujet tabou, tout autant que la sexualité, qu’on n’ose pas aborder publiquement, peut-être par peur d’être mal vu ou d’être soi-même taxé de tribaliste. Mais ce n’est pas autant que le fléau n’existe pas au Togo. Il  est entretenu au sommet même de l’Etat où il évolue carrément vers une « kabijèisation » pure et simple. On se rend compte de l’ampleur du fléau avec la composition ethnique de l’entourage du chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Aujourd’hui, au sujet de ce tribalisme tant redouté par beaucoup, notre confrère « Focus Infos » vient de jeter le pavé dans la mare et cela fait remuer déjà les ménages.

          Et l’OTM est le premier à sortir un communiqué pour « fustiger » le confrère qui a fait état de cette pratique incongrue au sommet de l’Etat. Mais la question est de savoir ce qui a pu déterminer l’OTM à prendre le contre-pied de cette réalité que les Togolais connaissent tous. L’article 11 de la Constitution ne dispose-t-il pas que : « Tous les êtres humains sont égaux en dignité et en droit. L’homme et la femme sont égaux devant la loi. Nul ne peut être favorisé ou désavantagé en raison de son origine familiale, ethnique ou régionale, de sa situation économique ou sociale, de ses convictions politique, religieuse, philosophique ou autres ». Les gouvernants peuvent-ils abandonner ces genres de pratiques si la presse ne les dénonce pas ? 

Entourage du chef de l’Etat

          A en croire la liste des collaborateurs du chef de l’Etat  Faure Gnassingbé publiée par le confrère « Focus Infos » dans sa parution N° 14 du 25 février au 25 mars 2009, le Secrétariat Général de la Présidence de la République est composé de quatre membres. Si c’est un Ewé, M. Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu qui est le premier  responsable, il s’est vu adjoindre trois Kabyè : Tchalouw B. Pilouzoue comme secrétaire adjoint, Essotina Atake comme chargé de mission, et Aboua Gnazinéwè comme traducteur.

          Quand à son Etat-major particulier, il est composé de six membres, dont un Ewé, le lieutenant-colonel Kossi Badébana Amouzou comme Adjoint Air, un Kotokoli, le commandant Ado Tchacorom au poste d’Adjoint mer, puis de quatre Kabyè : le capitaine de vaisseaux Awa Beléyi comme chef d’Etat-major particulier, le lieutenant-colonel Eindré Gnakouafre au poste d’Adjoint Terre, lieutenant-colonel Awoki Panassa celui d’Adjoint gendarmerie, et commandant Bawanam Tchalim comme chef de cabinet.

          Seize membres composant le cabinet civil. Seul un Ewé y figure, M. Robert Dussey comme conseiller diplomatique. Le reste ce sont des originaires du Nord. Et dans le lot, on compte onze Kabyè : Essomanam Edjeka, chef de cabinet, Mme Ingrid Awadé, conseiller financier, Gal Pitalouna-ani Laokpessi, conseiller pour la sécurité, Pitang Tchalla, conseiller Evalo Wiyao, Attaché de cabinet,  Docteur Afeignindou Gnassingbé,  Mey Gnassingbé, Lt-col Kouma Bitenewe comme chargés de mission, commandant Edjamtoli Kpiki Signa, chef des voyages officiels et commandant Koffi Akpamoura, Intendant des Palais présidentiels.

Grandes sociétés étatiques et administration

          Ici aussi, le constat est aussi alarmant. La plupart des directeurs généraux de ces sociétés juteuses sont originaires de l’éthnie du chef de l’Etat : Mme Ingrid Awadé à la Direction Générale des  impôts, M. Abli-Bidamon aux Douanes, Akrima Kogoe à la SALT, Bikassam à Togo Telecom, Florent Maganawè à la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), Bassayi à la BTCI, Pekemsi Kudzaokum à la LONATO et Koffi Walla à la caisse  nationale de sécurité sociale (CNSS). C’est tout le circuit économique du pays qui se trouve ainsi occupé par des Kabyè.

          On le voit bien, de son entourage immédiat aux grandes sociétés d’Eat, le chef de l’Etat n’a placé que des originaires de son ethnie, ou de sa région. Raison de confiance, de compétence ? Allez-y savoir. Le groupe Kabyè-Tem représente 35%  de la population  togolaise, et les kabyè à peine 15%,  contre environ 45% pour le groupe Adja-Ewé. Mais cette majorité est déshéritée, au profit de la minorité Kabyè.

          C’est sûr que les morveux vont commencer à se moucher. Mais Faure Gnassingbé s’illustre malheureusement comme le plus grand tribaliste du Togo. Et cela est un véritable handicap à la réconciliation  nationale clamée sur tous les toits.

N.B. En publiant cette enquête de notre confrère Focus Infos, nous n’avons pas l’intention d’inciter à une quelconque haine tribale. Notre objectif est d’amener les gouvernants à prendre conscience de la gravité du problème.

Le Correcteur


Chronique de Danyito : Danyito et les élections présidentielles de 2010
AO !

Que les Togolais ont la hantise de voir avril 2010 s’approcher à grand pas

AO !

Les Togolais se préparent encore à fuir et certains ont déjà commencé à payer des cautions immobilières au Ghana et au Bénin voisins

AO !

Diantre ! Qu’avons-nous fait pour ce parti qui prône la réconciliation nationale ?

AO !

L’opposition togolaise au lieu de cerner le fond du problème et de nous épargner cet énième exode en voulant à tout prix nous imposer un candidat d’un parti que le parti au pouvoir avec l’aide de l’armée ne veut pas voir ni entendre est là avec  ses slogans ringards et dépassés des  années 60.

AO !

EGBO WOE !

Qui doit venir leur faire comprendre que l’armée togolaise est une aile marchante du RPT et qu’il faut que la génération des officiers demi-soldes trépassent pour que les jeunes officiers qui ont une mentalité républicaine viennent aux commandes pour réorganiser notre armée.

AO !

Comment voulez-vous que ces généraux, colonels qui incarnent la dictature militaro-mafieuse du « Père de la Nation » qui sont là et circulent librement et aisément après avoir tué plus de 500 personnes selon le rapport de l’ONU afin d’imposer Faure GNASSINGBE, le digne fils de la Nation selon eux, aux Togolais puissent rentrer dans leurs coquilles ?

C’est du leurre et en politique celui qui ne maîtrise pas ses données ne doit pas être à la tête d’un parti.

AO !

Les 3 pouvoirs sont aux mains du RPT.

Ce parti fait et défait les lois à sa guise par un découpage électoral à la Gerymandering  qui  leur permet d’être forcément majoritaire à l’Assemblée nationale.

L’exécutif, n’en parlons pas ! Car il s’appuie sur des officiers « corrompus » qui ont signé un pacte de sang avec  le diable suivez mon regard

Le pouvoir judiciaire qui devrait être là pour ramener à l’ordre les deux premiers est source même des maux des Togolais, par la corruption, le trucage des procès verbaux des élections, une Cour constitutionnelle formée  des gens qui lisent le droit au lieu de le dire et qui sont prêts à démissionner lors des proclamations pour que d’autres officiers ou magistrats plus courageux viennent nous annoncer des résultats du genre 52,13% OU 51,13%

AO !

Le TOGO fait la honte de ses valeureux fils qui pourtant sont appréciés de par le monde.

Le TOGO fait la honte quand on voit l’état même de ce pays béni de Dieu, par rapport à ses voisins enclavés comme le Burkina, le Mali et le Niger.

AO !

Aujourd’hui, les Togolais ont pris Blaise CAMPAORE comme leur Messie.

Quelle honte ?

Les vrais pères de l’indépendance doivent se tourner dans les tombes en voyant que les Togolais ont réduit ce pays tant respecté dans la sous-région.

YO !

Depuis quand  les voltaïques viendront apprendre aux Togolais comment vivre en société ?

N’est ce pas les Togolais dans les années 40,50, 60 voire même 70 qui étaient de grands professeurs et enseignants au Burkina, Bénin, Gabon, Mali, Guinée, etc. !!!!

HO !

Les élèves  sont devenus plus forts que le Maître et le Maître au lieu de se remettre en cause y va comme un mouton de panurge pour écouter les conseils de celui-là même qui  envoyer Thomas SANKARA sous terre, selon les analystes tuant dans l’oeuf la jeune démocratie burkinabé.

AO !

Le Togolais est maudit.

YO !

AO !

De sources proches de la Cour pénale Internationale, l’élection de 2010 au Togo sera l’occasion de traduire tous les génocidaires de 2005 et de 2010 devant la justice internationale.

Oui

Le peuple n’est pas dupe et finit toujours par avoir raison sur les fossoyeurs de la Res publica.

Le peuple togolais conscient de l’inconstance de ses hommes politiques et l’animosité des missiles qui  tuent impunément sait que la délivrance viendra de cette même armée qui regorge de jeunes qui ne sont plus prêts à faire ce travail ingrat ; celui de tuer les êtres qu’ils sont censés protégés.

AO !

Quand la justice tarde à venir, c’est qu’elle est allée loin chercher des bâtons solides pour frapper les coupables. Disait Togbé Klam

Nin nin


Tragique accident de circulation sur le pont effondré de Togblékopé

Quand la négligence de Faure Gnassingbé tue les pauvres passagers

Le pont effondré de Togblékopé a été le théâtre d’un grave accident de circulation le lundi 9 mars dernier. Bilan : 19 morts dont 8 hommes, 9 femmes et 2 bébés, tous des passagers à bord d’un minibus de 15 places parti de Lomé en direction de Tchamba. Selon les informations, le minibus a été percuté sur le pont par une semi-remorque chargée de 40 tonnes de ciment et les deux véhicules se sont retrouvés dans le ravin.

Défaillances et incapacités de l’Etat à  porter secours

          Pour ce drame de Togblékopé, l’Etat togolais a montré une fois de plus ses lacunes. Selon les témoignages, les autorités togolaises bien qu’informées la nuit même de l’accident survenu autour de 21 heures, ont attendu le lendemain pour venir prétendre porter secours aux victimes. Conséquence, aucun survivant. Les 19 passagers dont 13 Béninois auraient succombé par asphyxie. Selon les analystes, il y a une forte probabilité de sauver certains accidentés si les secouristes étaient intervenus à temps.

          A Togblékopé, le corps des Sapeurs Pompiers et la Gendarmerie nationale avec l’appui technique d’une société privée ont orchestré des danses macabres dans l’organisation des secours aux victimes, démontrant l’incapacité notoire du Togo à faire face aux désastres. Les images désolantes ont été observées au cours des inondations où le Togo était obligé de faire appel au génie militaire ghanéen. Même tout récemment au grand marché de Lomé, pour un simple incendie, il a fallu l’intervention des Sapeurs Pompiers ghanéens pour éteindre le feu pour la simple raison que le corps des sapeurs pompiers togolais ne disposent pas de moyens conséquents pour faire face à la mission. A qui la faute ?

Une négligence coupable au sommet de l’Etat

          Dans notre parution N° 38 du 25 novembre 2008, nous avions titré « Pont de Togblékopé ou tombeau ouvert pour les passagers ? » Dans cet article, nous avions déjà attiré l’attention des autorités sur le danger que constitue ce pont effondré sur la nationale N° 1, surtout après le retrait des nouvelles recrues de gendarmes qui y assuraient la régulation de la circulation.

          A l’époque avec ces gendarmes, le dépassement ou le croisement des véhicules ne sont pas autorisés à ce niveau précis de la route compte tenu de son état exécrable et dangereux. Aujourd’hui, malheureusement, nous déplorons des morts à cet endroit justement.

          A ce jour, même après ce drame, rien n’est fait pour éviter des situations similaires. Un tour sur les lieux de la catastrophe révèle un trou sans protection aucune sur la nationale N° 1 qui débouche sur plusieurs pays de l’hinterland. Avant l’accident de lundi, on annonce que la veille un motocycliste avait laissé sa vie au même endroit et aujourd’hui, il est inconcevable qu’on ne puisse pas faire revenir les gendarmes et policiers pour sauver la vie des autres passagers. Il est inadmissible qu’on ne puisse pas implanter des panneaux avant et après ce « pont de la mort » pour avertir les passants en voiture ou moto.

          Pour des ponts effondrés, depuis juillet-août 2008, l’Etat togolais attend toujours les Chinois pour réaliser les travaux gratuitement. C’est d’ailleurs ce qu’on peut comprendre à travers les déclarations du Premier ministre Gilbert Houngbo.

          Plus grave, pour la nomination d’un simple ministre des Transports et des Travaux Publics, il a fallu attendre les mouvements de protestation des entrepreneurs. Pour un ministère aussi  stratégique, Faure Gnassingbé l’a rattaché à sa Présidence durant plus de cinq mois. Pendant tout ce temps, la dizaine de ponts effondrés restent en l’Etat.

Que d’aberration !

En tout cas, en attendant de refaire un jour le pont de Togblékopé qui continue de tuer des passagers, il y a urgence que Faure Gnassingbé, Gilbert Houngbo et leur suite sortent de leur sommeil suicidaire pour trouver des palliatifs afin de sauver la vie des milliers de passagers qui empruntent cette route de Togblékopé. Trop c’est trop ! Ils ont trop blagué avec la vie des citoyens.

Kokou AGBEMEBIO


Insécurité au Togo
Quatre voleurs arrêtés et tués hier à Lomé

La scène s’est passée hier à Dévégo, un quartier situé dans la banlieue Est de Lomé. Quatre voleurs qui ont pris la fuite après avoir dépossédé une dame d’une importante somme d’argent ont été rattrapés dans ce quartier par des conducteurs de Zémidjan. Ils ont été ainsi battus à mort et brûlés sur place. Selon les informations, ces voleurs qui opéraient dans un taxi ont proposé leur service à la dame en question au niveau du grand marché de Lomé. Or, il s’est fait que cette dernière avait sur elle une importante somme d’argent. Ils ont donc réussi à la déposséder de la somme avant de la descendre au niveau du Port Autonome de Lomé. Une fois qu’elle s’en est rendue compte, elle a fait signe à certains conducteurs de Zémidjan qui ont poursuivi le taxi. Les malfrats ont tenté donc de prendre la clé des champs. Mais les Zémidjan très vigilants se sont lancés à leur poursuite jusqu’ à Dévégo où la course poursuite à pris fin. La Police a été également saisie mais jusqu’à ce qu’elle n’arrive sur les lieux, les populations de ce quartier ont  mis fin à la vie de ces voleurs.

Ça fait donc 13 voleurs tués en moins de deux mois. Mais compte tenu de l’allure que prend actuellement le phénomène de braquage, les forces de Sécurité doivent redoubler de vigilance. Elles doivent arriver à démanteler tous les réseaux, même ceux-là qui arrachent les appareils portables et autres bies  des honnêtes citoyens dans les nuits en s’aidant de coupe-coupe.

Olivier GLAKPE


La Loupe du Correcteur : De l’aberration !

La période où la nourriture préparée et prête à être consommée est servie aux populations est déjà dépassée. Mais c’est ce que nous vivons alors sous le jeune Président Faure Gnassingbé et son Premier Ministre technocrate Gilbert Fossoun Houngbo. Une preuve que les dirigeants togolais sont capables d’exhorter les populations à se mettre en rang, les bols en mains pour se faire servir de la bouillie, comme on en voit dans les pays affamés par les affres de la guerre civile.

C’est déjà un signe indiscutable que plus rien ne va au Togo, surtout s’agissant du vécu quotidien des citoyens qui rime depuis lors avec des plaintes et des lamentations, conséquences de la misère intentionnellement entretenue au sommet de l’Etat.

Hier, c’est l’admission du Togo au rang des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) qui faisait montrer les dents aux gouvernants togolais ; aujourd’hui, ce sont des boîtes contenant de la viande hachée, fruit de la coopération entre le Togo et l’Italie, qui nous font jubiler. Mais au-delà de cette jubilation, il importe vraiment de se poser la question de savoir où nous allons exactement.

Recevoir à ce jour de la nourriture semblable au repas des chiens en Europe et se permettre de montrer les dents d’avoir réalisé un exploit au bénéfice de ses populations n’est pas moins une aberration, Oui, une aberration disons-nous.

Car, il y a plus de 40 ans que le Togo a obtenu son indépendance ; et le souci de ceux qui ont versé leur sueur et sang pour arracher cette indépendance n’a jamais été de faire de la population togolaise, 40 ans plus tard, une bande de chiens bénéficiaires de dons en viandes hachées de la part des anciens colons.

La chose paraît encore plus aberrante, lorsqu’on sait que cela se passe avec la génération de jeunes dirigeants politiques qui sont supposés tourner le dos à ces pratiques rétrogrades.

Le bon sens voudrait que ce sale jeu se joue en catimini, mais les autorités togolaises, avec le Ministre de la Coopération Gilbert Bawara au premier rang, ont jugé mieux d’offrir le spectacle au monde entier. Le large sourire qu’affichait le Ministre Bawara qui recevait en mains propres les boîtes de viande hachée en est une preuve. Et comme les dirigeants actuels du pays ont opté pour la marche à reculons, cela n’étonne personne de voir des comportements et attitudes médiévaux refaire surface en ce 21ème siècle. Quel regret !

La seule chose qui reste aujourd’hui aux pauvres Togolais, c’est de se résigner pour observer les tenants du pouvoir dans leur marche à reculons. Un retour au « déjà vu » qui se manifeste par la résurrection de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui a servi d’instrument de victoire au RPT lors des dernières élections législatives d’octobre 2007. Une victoire qui a permis au parti au pouvoir de disposer actuellement de 51 sièges au parlement. Et déjà beaucoup de Togolais affirment qu’il s’agit d’un acte qui, à lui seul, montre suffisamment la couleur que prendra l’élection présidentielle de 2010 ; surtout que le RPT a déjà mis à contribution les partis satellites qui ne représentent plus rien dans le cœur des Togolais. Autant comprendre aisément que lentement mais sûrement, le régime RPT conduit à nouveau le Togo vers un chao électoral qui, on le sait, sera couronné d’une victoire du candidat du Rassemblement du Peuple Togolais. Ce qui n’est pas nouveau au Togo, mais de grâce, le peuple togolais a aujourd’hui besoin de tout, sauf de ces genres d’aberrations qui ternissent davantage l’image du pays, même si nos dirigeants continuent de se complaire et de se féliciter de la reprise de la coopération entre les bailleurs de fond et le Togo.

Assou ADJIKPA


Après six mois passés à la Primature
Houngbo a déçu tout un peuple

Il avait été nommé au poste de Premier ministre le 07 septembre 2008 par Faure Gnassingbé en remplacement de Komlan Mally. Fort de son titre de Directeur-Afrique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), on le prenait pour l’homme nouveau capable de donner un nouveau souffle au peuple togolais. Il avait fait une pile de promesses au peuple togolais à travers un programme baptisé « Programme d’urgence» et s’est fixé un délai de six mois pour permettre au peuple togolais de « retrouver l’espoir et l’optimisme à travers des signaux forts ». Mais Dieu seul sait ce qu’il a apporté de concret au peuple togolais.

En tout cas, Gilbert Houngbo a déçu plus d’un Togolais. Son bilan, que ce soit  sur le plan économique, social ou politique, est jugé catastrophique.

Les infrastructures

Nul n’ignore aujourd’hui que le Premier ministre a été nommé juste au lendemain des catastrophes naturelles qui ont frappé le Togo. A l’époque, il avait promis, à travers son programme d’urgence, procéder dans l’immédiat, aux grands travaux de réhabilitation des rues et au curage des égouts pour un montant de 4 milliards de F CFA, puis refaire rapidement les infrastructures endommagées, notamment le pont d’Amakpapé. Malheureusement, nul ne sait là où le « technocrate » en est avec la réhabilitation des rues. Tout ce que les Togolais ont pu constater, c’est le raclage des routes sablonneuses en pleine ville, occasionnant des vagues de poussières à tous les niveaux. Et aujourd’hui, avec les deux pluies qui se sont abattues sur la capitale ces derniers temps, certaines sont devenues impraticables. Faute d’égouts, les eaux de ruissellement ont pris en otage ces routes. N’est-ce pas curieux de parler de travaux de réhabilitation des routes en pleine ville, sans penser à mettre des égouts ?

De plus, personne ne sait sur quoi le PM avait compté pour annoncer  la reconstruction du pont d’Amakpapé qui traîne jusqu’à ce jour.  Ça fait donc honte quand on l’entend déclarer sur les ondes de RFI que la Chine a promis reconstruire ce pont sans contrepartie et que c’est en chantier. Seuls ceux qui ne connaissent pas le Togo et qui ne pratiquent pas la voie Lomé-Cinkassé peuvent le croire. Sinon, il n’y a rien qui se fait là-bas. C’est un déshonneur pour le pays de ne pas pouvoir prendre ses responsabilités et d’attendre toujours l’aide de l’extérieur, même en cas d’urgence. Malheureusement que Gilbert Houngbo se glorifie sur RFI  que tout «  est en chantier et que si en six mois on peut finir les problèmes d’infrastructures d’un pays, alors là, c’est de la démagogie. Ce ne sera même pas du travail bien fait ». Nul ne demande donc à Gilbert Hougbo de resoudre tous les problèmes d’infrastructures en 6 mois. Mais le peuple veut juger de l’avancement des travaux. C’est quand ça ne semble pas bouger qu’il y a problème.

Sur le plan social

Houngbo avait fait également une pile de promesses dans ce secteur. Il avait promis améliorer les conditions de la population sur le plan  sanitaire et dans le domaine de l’éducation. Certes, on peut parler aujourd’hui de la gratuité de l’école primaire et préscolaire mais il demeure réel que des problèmes ont entouré cette décision du gouvernement. En effet, les problèmes des mesures d’accompagnement se posent jusqu’ici avec acuité. L’Etat n’a pas su mettre les moyens qu’il faut pour faciliter la tâche aux directeurs des écoles.

Sur le plan sanitaire, les problèmes sont restés intacts. Même les conditions de travail du corps médical n’ont pas connu d’amélioration. C’est donc à tort que Gilbert Houngbo déclare sur RFI que  sur le plan sanitaire « nous sommes en train de rétablir nos hôpitaux ». Peut-il dire au peuple togolais ce qui est réellement fait ?

D’autre part, Houngbo et son gouvernement n’ont rien fait pour permettre au peuple de faire face au phénomène de la vie chère. Là aussi, le Premier ministre a dupé les auditeurs de RFI en  déclarant que «  lorsque nous avions eu le phénomène de vie chère, le Togo a eu le courage de prendre les taureaux par les cornes. Au lieu d’annuler ou réduire les taxes, on a préféré investir les maigres ressources qu’on avait dans l’augmentation de la production. Aujourd’hui, nous voyons l’impact positif de cela ». A quel niveau, la production a-t-elle augmenté ? Gilbert Houngbo ferait mieux de reconnaître que le gouvernement a usé des méthodes dictatoriales pour étouffer les revendications des populations et les obliger à vivre dans une misère qui ne dit pas son nom.

Le côté politique

Là, c’est un véritable fiasco. Gilbert Houngbo n’a pas jusque là réussi à empêcher les tenants du pouvoir de dilapider les maigres ressources du pays. La preuve, en six mois il n’a pas pu mettre en place la cour des comptes.

Les réformes Institutionnelles et Constitutionnelles traînent toujours et Gilbert Houngbo et son gouvernement ne font que mélanger les pédales. Lui qui se faisait passer pour un homme politiquement neutre n’hésite plus à prendre position pour le parti de son bienfaiteur. En témoigne le décret pris en Conseil des ministres élargissant le cadre permanant de dialogue et de Concertation à la CPP, PDR, CDPA et à la société civile. Ce qui est contraire aux recommandations de le l’APG.

Même le comité Vérité- Justice –Réconciliation n’a pas toujours démarré son travail. Et pourtant l’élection présidentielle de 2010 arrive à grand pas.

Somme toute, Gilbert Houngbo est passée carrément à côté de la plaque durant les six mois passés à la Primature. Et ses déclarations sur RFI n’ont rien à voir avec la réalité. 

« Honnêtement aujourd’hui, quand vous allez à Lomé et à l’intérieur du pays, vous voyez qu’il y a des signaux forts. Il y a encore deux ans voire un an, on a des difficultés à assurer la présence d’engrais pour nos paysans. Aujourd’hui, nous sommes prêts pour la campagne agricole. Nous avons démarré des financements agricoles et générer des revenus pour nos paysans.

A Lomé, nous avons commencé à travailler sur plusieurs artères. Je pense que si vous arrivez à Lomé, vous allez constater que Lomé est en chantier au point où on nous accuse des problèmes liés à la poussière.

Dans le domaine de la santé, nous sommes en train de rétablir nos hôpitaux, nous sommes en train de retaper nos marchés », a-t-il dit. Véritable canular.

 Au lieu de faire des déclarations tendancieuses, il ferait mieux d’analyser étape par étape les vrais problèmes du pays afin de voir dans la mesure du possible la solution qu’il pourra leur apporter.

          Autrement, le Premier ministre ne ferait que  renforcer la thèse selon laquelle il serait venu au Togo pour juste se faire une santé financière.  

Oliver GLAKPE


Salokoffi est-il devenu le nouvel attaché de presse de Rock Gnassingbé ?

          De la cérémonie de signature de contrat de l’entraîneur à la remise du «prix de la honte» au président de la Fédération Togolaise Football, l’homme s’est fait distinguer. Si pour le premier évènement, on pourrait accorder un peu de crédit à son rôle de maître de cérémonie étant donné que l’organisation relevait du ministère des Sports, la présence de Salokoffi Kodjo Eloi à Sarakawa au-devant de la scène dans ce même rôle le samedi  dernier donne à réfléchir.

          Comment se fait-il qu’en plus de l’attaché de presse et de la commission de presse de la FTF, ce soit le Directeur des Sports du ministère des Sports qui fasse office de chairman au cours d’une cérémonie de remise de prix organisée par la Fédération ? La commission de presse de Henry Djagba est-elle devenue inefficace aux yeux de Rock Gnassingbé ?

Il est temps d’arrêter le sulfureux Salokoffi qui se trompe peut-être de lieu. Rien que pour cette petite  cérémonie, il s’est encore une fois illustré dans un griotisme sans précédent.  A l’image du Secrétaire Général Kossivi Reinhardt, Salokoffi est un cas. Toujours suffisant, l’homme se prend comme le nombril du football togolais. Pour plaire  à Rock Gnassingbé, Salokoffi Kodjo n’a pas hésité à égrenner des réalisations à son actif qui n’existent pas. A preuve, depuis le retour de Rock Gnassingbé, quand est-ce que le démarrage du championnat de D2 est-il effectif ? Pourtant le fameux « administrateur certifié » en a parlé pour justifier à juste titre le prix offert par les supporters des Eperviers au prince.

Pour plus de sérieux dans la gestion de la FTF, il faudra que toutes les commissions  s’attèlent à leur boulot, sinon elles donneront raison à ceux qui  pensent qu’elles ont  été formées pour inaugurer les chrysanthèmes. L’immixtion intempestive de Salokoffi Kodjo n’en est pas moins une illustration parfaite.  

La leçon pour l’armée togolaise

          Dans la lancinante crise au Madagascar entre le président  Marc Ravalomanana et le maire déchu Andry Ranjoelina, l’armée s’en est mêlée depuis la semaine dernière. Fatiguée de se faire violer ses propres statuts et bafouer sa mission régalienne, celle de protéger la population civile, une partie des forces de l’ordre et de sécurité est montée au créneau pour  dire non  au président Ravalomanana. Cette partie de la grande muette refuse ainsi de réprimer les manifestants acquis à la cause de l’opposant Ranjoelina. « Nous n’avons pas été formés pour tuer nos concitoyens. Au contraire, notre mission est de les protéger », ont déclaré certains policiers et gendarmes.

          Sous réserves des détails et la suite de cette crise malgache, beaucoup d’observateurs ont salué la prise de position des soldats malgaches qui exigent des protagonistes de privilégier le dialogue dans l’intérêt supérieur de Madagascar. En clair, l’armée malgache reconnue très pointilleuse pour le respect de la légalité, joue un rôle tampon d’arbitre pour la normalisation de la situation.

          Au regard des répressions sanglantes de 2005 consécutives au scrutin frauduleux, les différents rapports notamment de l’ONU, et de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme ont épinglé l’armée togolaise qui a apporté son soutien à Faure Gnassingbé. Dans la perspective de la prochaine présidentielle, la mémoire collective craint le pire à la lumière de certaines déclarations de hauts gradés de l’armée. Tenez ! Pendant les fêtes de fin d’année, la visite de Faure Gnassingbé dans certaines casernes a donné lieu à des motions de soutien. Et au Président de la République  de laisser entendre qu’il pourra compter sur le soutien des corps habillés pour gagner en 2010.

          Tout ceci montre combien l’armée togolaise est considérée comme une chasse gardée du pouvoir en place. Par conséquent, la prestation entre les soldats togolais et malgaches, c’est le jour et la nuit. Et si l’armée togolaise s’inspirait de son homologue malgache rien que pour assurer sa mission républicaine !

          2010 approche, tout sera à son honneur si la grande muette va à l’école malgache.  

Quand l’amateurisme de Kossivi suscite la colère des journalistes

Ils sont nombreux les journalistes de sport qui se disent aujourd’hui dépassé par les loubardises  de Kossivi Reinhardt. En effet, depuis la nomination de ce dernier au poste de Secrétaire Général de la Fédération Togolaise de Football, il ne cesse de multiplier les communiqués pour faire croire aux uns et aux autres qu’il est en train d’abattre un grand boulot.

Malheureusement,  on remarque qu’il y a plein d’erreurs qui se font dans la rédaction de ces correspondances. C’est ainsi que dernièrement, notre « grand Administrateur FIFA» a publié un communiqué qui faisait état de 29 février. Or, à ce qu’on sache, le mois de février 2009 ne compte que 28 jours. De plus, à chaque fois que Kossivi sort un communiqué, il fait publier un autre qui annule le précédent.

La dernière en date est un communiqué en début de semaine dernière et relatif au déroulement des matches de championnat. Cette correspondance du Secrétariat de la FTF a indiqué qu’à partir de la quatrième journée, le championnat se jouera le mercredis et les week-end. Mais le lendemain déjà, Kossivi David Reinhardt revient à la charge et publie un autre document dans lequel il dit que c’est plutôt à partir de la cinquième journée que le système va connaître le changement.

Cette situation oblige les journalistes de Sport à rectifier à chaque fois les informations qu’ils donnent au public. Ce qui crée un bouleversement total au sein des rédactions où on est obligé à chaque fois de faire marche arrière. Beaucoup sont aujourd’hui fatigués et demandent à monsieur Kossivi David Reinhardt de s’assurer de ses communiqués avant de les faire parvenir aux différentes rédactions. En tout cas, ce n’est qu’un avertissement sinon, ils sont nombreux les journalistes de sport qui se préparent à boycotter les communiqués hasardeuses du « grand Administrateur FIFA».

C’est quand même dommage que quelqu’un qui, hier se faisait passer pour le grand connaisseur et qui critiquait tout le monde sur son passage puisse tomber aussi bas. Où bien le faisait-il seulement pour chercher du boulot ? 

Les difficultés des nouveaux fonctionnaires

Le gouvernement Togolais dans le but de renforcer l’Administration publique a fait recruter récemment près de quatre mille nouveaux fonctionnaires. Ces heureux élus sont actuellement en train d’être repartis dans les différents services où ils doivent servir. C’est ainsi qu’on retrouve certains dans les ministères et Directions régionales, d’autres dans certaines sociétés étatiques ou encore  dans d’autres services administratifs.

Malheureusement, c’est un grand calvaire qu’ils sont en train de vivre à ces différents postes. Dans certains ministères de la place, les bureaux devant accueillir ces nouveaux fonctionnaires n’existent pas et pour sortir d’affaire, on est obliger de les entasser dans un seul bureau. Au service des Impôts par exemple, on les voit occuper toutes les places à la salle d’attente. Ce qui fait que les invités ont de sérieux problèmes.  D’autres sont obligés de passer des journées entières debout. Dans ces conditions, on se demande comment ces gens là peuvent donner un nouveau souffle à l’Administration publique.

Finalement, on a l’impression que l’Etat, n’a pas envisagé des solutions à ces problèmes avant de prendre la décision d’engager des fonctionnaires. Et ce qui  fait dire que Faure Gnassingbé et les siens font une gestion à vue du pays. Sinon c’est paradoxal qu’on puisse recruter des gens sans qu’on ne sache ce à quoi ils seront utiles.

Tout ceci donne l’impression que rien n’a été préparé à l’avance. On n’est obligé finalement de raisonner comme certains qui pensent que Faure a juste fait le recrutement « dans l’espoir d’une suite favorable en 2010». C’est quand même malheureux pour le Togo.

   

La douane togolaise est à revoir

Il importe que les autorités togolaises marquent une petite pause pour revoir sérieusement le fonctionnement de la douane togolaise dans son ensemble. Parce qu’à vrai dire, les méthodes de travail et les pratiques qui ont cours au sein de ce corps de métier commencent à décourager sérieusement  plus d’un. Pour ne plus aller dans les détails, intéressons-nous juste à un cas spécifique : celui du poste de Kodjoviakopé.

En effet, lorsque les véhicules transportant les marchandises en provenance du Ghana arrivent à la frontière de Kodjoviakopé, tout le monde sait d’avance que cela n’a jamais été chose facile pour les conducteurs et les clients de faire les formalités. Il y a toujours de ces artifices que les douaniers orchestrent pour faire perdre beaucoup de temps aux chauffeurs et les obliger à mettre la main à la poche.

Et tout ce tracas une fois fini, l’idéal serait de laisser alors ces conducteurs continuer leur chemin, histoire de rattraper le temps perdu à la frontière pour cause des formalités douanières. Malheureusement, ces conducteurs doivent encore marquer un arrêt à peine à 200 mètres, au niveau de l’Ambassade d’Allemagne. Puisque là justement, il se trouve un poste de contrôle où les conducteurs sont obligés de passer encore un long moment pour se plier aux formalités douanières. Ce qui entrave le plus souvent la circulation normale à ce niveau. Tout se passe alors comme si les douaniers de Kodjoviakopé n’avaient pas bien fait leur boulot. Et là aussi, les conducteurs doivent encore donner de l’argent aux douaniers. Pire, après ce stade, les pauvres conducteurs sont appelés à marquer un autre arrêt quelques minutes après au niveau du rond point du Port pour les mêmes routines, avec tout ce que cela cause comme désagréments aux chauffeurs et à leurs clients du fait de ces multiples retards.

Que signifie alors la libre circulation des personnes et des biens ?

 

Agbéyomé Kodjo et son OBUTS se ridiculisent

            Etre  un activiste ou un militant influent d’un parti politique au Togo et être un bon et parfait président fondateur d’un parti politique, sont deux choses différentes qui méritent une maîtrise infaillible. C’est justement cette maîtrise qui visiblement échappe à l’ancien Premier Ministre Agbéyomé Kodjo qui se cherche actuellement quant à la stratégie à mettre en place pour implanter son parti politique dénommé OBUTS.

Ce n’est un secret pour personne que depuis la création de son parti et surtout l’annonce de sa candidature pour l’élection présidentielle de 2010, des indignations et des interrogations ne cessent de fuser de partout, allant du dédain à de la pure moquerie. Puisque Beaucoup de Togolais se demandent si Agbéyomé Kodjo se prend vraiment au sérieux en demandant aux populations qu’il a contribué, aux côtés du régime dictatorial RPT, à affamer, de venir s’associer à lui pour le renforcement de son parti. Un parti à connotation aussi négative que les atrocités que les Togolais ont subies sous le régime RPT et dont certains attribuent une part de responsabilité à lui Agbéyomé.

En clair, peu de Togolais sont de cœur avec Agbéyomé et son OBUTS. Certains vont jusqu’à affirmer que l’ancien baron du RPT agit juste dans le but de faire savoir qu’il existe encore, puisque presque tout les Togolais l’ont multiplié par zéro. Pour camoufler donc ce manque d’audience auprès de la population, Agbéyomé Kodjo a décidé de jouer sur la misère et la pauvreté des Togolais pour simuler une pseudo légitimité. C’est ainsi que l’ancien « protégé du général Eyadéma » et ancien « prisonnier des fils Gnassingbé » a mis à contribution certains conducteurs de Zémidjan qui se promènent de maison en maison pour convaincre les gens à faire leur adhésion au parti OBUTS contre un prêt de 200 à 250 mille francs CFA. C’est là une méthode qui montre suffisamment ce que représente aujourd’hui Agbéyomé Kodjo et ceux qui l’aident à transporter ses « OBUTS ». Que c’est ridicule !


Gilbert Houngbo, les artifices et le quotidien des Togolais

De la table ronde de Bruxelles à la journée économique du Togo à Paris

Plus d’investisseurs au Togo, création d’emplois, lutte contre le chômage, réduction de la pauvreté. Voilà des chantiers nobles qui semblent être la préoccupation du gouvernement dirigé par Gilbert Houngbo. Avec la bénédiction et sur instructions personnelles du chef de l’Etat, le Technocrate explore toutes les pistes pouvant permettre la réalisation de ces objectifs. C’est ainsi que le premier ministre ne se donne aucun répit et parcourt le monde, à la recherche des investisseurs. Et si seulement ces « efforts » se traduisaient dans les faits, dans le quotidien des populations !

 

Journée économique du Togo à Paris

          C’est la dernière trouvaille du premier ministre Gilbert Fossou Houngbo, qui eut lieu mercredi 11 mars dans la capitale français. L’annonce de cette rencontre du Togo avec les investisseurs de tout horizon était faite avec trompette et tintamarre. Le jeu en vaut la chandelle, il s’agit d’une grande défensive de charme visant à draguer les investisseurs. Et les griots qui sont parvenus de Paris sont assez positifs. On s’en est convaincu  davantage à suivre  les reportages sur la télévision nationale.

          Succès ! C’est le qualificatif qui revient à chaque fois, autant dans les commentaires que dans les réactions des acteurs togolais de la rencontre. On n’a pas fait les choses à moitié. Tout a été entrepris pour vendre très cher le Togo, vanter ses mérites, histoire d’appâter les investisseurs. Ainsi tous les secteurs étaient à l’honneur : mines, agricultures, banques, assurances, télécommunication, technologies de l’information, éducation, tourisme etc. Ce qui a valu le déplacement des ministres concernés. Le cadre institutionnel et réglementaire a été aussi vanté. Toutes les interventions avaient un point commun : convaincre les investisseurs à venir au Togo.  Que ce soit Jonathan Fiawoo,  Président de la CCIT, Gilbert Fossou Houngbo, le ministre Noupokou Dammipi des Mines, tous ont parlé des opportunités d’affaires au Togo.

          Les résultats ont dépassé les prévisions, au grand bonheur de la délégation togolaise. Contre 270 opérateurs économiques pronostiqués, c’est finalement plus de 300 chefs d’entreprises qui ont fait le déplacement. Et pas des moindres. Il y avait des représentants de Siemens, France Télécom,  Port de Dunkerque etc.  Assez suffisant dont pour crier au succès, non ? « La forte mobilisation autour du présent évènement démontre l’intérêt que les hommes d’affaires togolais et français accordent à ce moment d’échanges et de contacts pour élargir et approfondir les relations commerciales au profit de nos deux pays », déclare Gilbert Houngbo. « Je suis frappé par les succès de cette journée », s’emporte Pierre Simon, Président de la chambre de commerce et d’industrie de Paris, ce que renchérit Mme Sylvie du Chaxel, Directrice Maison de l’Afrique : « Nous sommes impressionnés par la mobilisation ». Des déclarations de joie qui rappellent fort bien un évènement précédent, la table ronde de Bruxelles.

Table ronde de Bruxelles

          C’était l’aînée de la table  ronde de Bruxelles. A peine avait-il pris fonction que Gilbert Houngbo prit l’avion, avec une forte délégation togolaise pour la capitale belge. Objectif, séduire les bailleurs de fonds à s’intéresser au Togo. Cette rencontre des 18 et 19 septembre 2008    baptisée table ronde de Bruxelles était aussi une offensive de séduction où le Togo a été bien vanté. Ce rendez-vous était aussi dit un grand succès car les prospectés avaient fait nombreux le déplacement.

Espoir déçu

          Les griots du pouvoir, du retour de ce déplacement avaient laissé croire que la délégation revenait avec 100 milliards de F CFA dans les mallettes. Mais ce n’étaient en réalité que des promesses. Et la suite n’a pas été trop heureuse. Cette rencontre aura été un fiasco total, car le Togo n’a pas vu la couleur de ces fonds promis. Les bailleurs n’ont donc pas joint l’acte à la parole. Les raisons ? On ne saurait le dire avec exactitude. Le Togo ne donnerait pas encore aux investisseurs des gages de confiances, postulent certaines langues. D’autres lient cet état de fait à la crise financière que traverse le monde et qui a beaucoup plus pesé sur les économies.

          A l’époque, c’est l’eldorado qui a été promis aux Togolais. Avec une dose de calcul politicien, on a décrit cette table ronde de Bruxelles comme la fin des problèmes des populations. Mais la suite n’est que déception, clouant ainsi le bec à ses partisans. Tout ce        qui a été  offert aux populations,  c’est des boulevards et avenues replâtrés, des rues raclées et enduites de latérite soulevant un amas de poussière au passage.

          Rien n’aura donc changé au quotidien des Togolais avec la fameuse Table ronde de Bruxelles. Mais peut-on croire à une amélioration avec la journée économique du Togo à Paris ? La question reste posée.

Le Correcteur


Rapport des travaux de sondage ou de statistique effectués par le GDSF à l’attention des parlementaires de l’opposition unie

Très chers honorables députés de l’union de l’opposition démocratique,

Bonjour chez vous au Togo.

Nous voici encore arrivés au rendez-vous de notre lutte où nous nous faisons un impérieux devoir de vous apporter nos contributions pour vous guider dans le choix de l’homme qui pourra incarner toute l’opposition et par là même conduire la même opposition et tout le peuple à la prochaine présidentielle. Hier, c’était une lettre que nous avions écrite au peuple, au président de la République, à Monsieur Olympio, aux nouvelles autorités d’Accra pour veiller aux bonnes relations togolo-ghanéennes, et aujourd’hui c’est à vous, chers honorables que nous écrivons et du fond de notre cœur.  Nous vous réitérons nos reconnaissances pour tout ce que vous faites pour le Togo. En effet, c’était dans l’allégresse générale que nous avions salué la naissance de l’union que nous acclamons outre mesure. Et pour toujours vibrer au même rythme que vous dans l’accomplissement de ce changement du siècle pour notre pays, nous avons pensé au GDSF qu’il faille recueillir les avis de nos compatriotes vivant sur le sol américain du choix du candidat du peuple afin de dégager ensemble les lignes directrices susceptibles d’orienter nos derniers combats pour une victoire historique de l’opposition. Nous avons donc soumis au choix de nos compatriotes 4 candidats. Nous avons eu à sillonner presque tous les coins de New York à savoir Bronx, Queens, Brooklyn, Manhattan, New Jersey, Long island, bravant neige, pluie, froid de neige, pour aller recueillir les avis de nos compatriotes.

Aussi, avons-nous utilisé téléphones, e-mails de façon à nous assurer que toutes les voies possibles sont utilisées. A ce niveau, les réponses nous arrivèrent au fur et à mesure que le temps s’égrenait. Les inquiétudes des uns et des autres et les interrogations des autres ont beaucoup retenu notre attention. Nous avons même reçu des mémorandums individuels aussi bien que collectifs venant des familles entières. Femmes, hommes, adultes, jeunes, tous ont été pris en compte. Nous tenons d’ailleurs à remercier du fond du cœur tous ces compatriotes qui ont eu à réserver un bon traitement à nos préoccupations. Les 4 leaders retenus sont :Professeur Gnininvi, M. Olympio, Me Apévon et Me Agboyibo. Les deux questions sont intitulées de la manière que voici :

1- Quel candidat parmi les 4 pensez-vous incarner l’opposition et amener la même opposition aux prochaines élections ?

2- Que pensez-vous de ces élections de 2010 au Togo ?

Les fils et les filles du Togo se sont surpassés pour nous témoigner au GDSF leur indéfectible attachement au Togo qui reste leur pays d’origine. Nous leur en sommes très reconnaissants. Nous voulons par ce biais les remercier pour leur sens élevé de patriotisme, de nationalisme et de maturité d’esprit. En effet, pendant toute la période de ces travaux de sondage malgré quelques démobilisations venues dans les rangs des amis du parti au pouvoir, RPT, les fils et filles du pays nous ont prouvé qu’ils sont prêts au changement et cela reste leur souci primordial. Car, disent-ils vouloir retourner un jour dans un Togo libre, démocratique et totalement prospère. Chers honorables députés, un mois jour pour jour après notre naissance, nous sommes toujours concernés par ce choix de candidat du peuple. Car le parti au pouvoir, malgré ses imperfections du moment,  a déjà son candidat qui est encore M. Faure Gnassingbé, même si entre-temps, le nom de M. Kofi Yamgnane résidant en France avait été cité à plusieurs reprises comme candidat crédible par les barons originaires de Bassar. A l’analyse de toutes les lettres-réponses reçues, de tous les coups de fils enregistrés, les e-mails, et les mémorandums, nous avons été surpris de constater que, les compatriotes à qui nous avons seulement posé deux questions, bien précises ont plutôt axé l’essentiel de leurs réponses sur les difficultés quotidiennes qu’éprouve le peuple togolais. Ainsi, au plan social, les rapports ont retenu la dégradation des infrastructures sociales, hôpitaux, écoles, universités, édifices publics ; à cela il faut ajouter la vétusté des formations médicales, la carence en médicaments, l’insuffisance du personnel médical, la surpopulation dans les salles de classes, la modicité des rémunérations des agents de l’Etat, le sous-emploi des cadres universitaires, certains abus par-ci, par-là, les perpétuels braquages des voyous dans tout le Togo, les tracasseries dont sont victimes les revendeurs et les revendeuses du grand marché, le blocage que connaîtrait le CPDC, le cadre permanent de dialogue et de concertation. Au plan économique, on a noté dans leurs avis la dégradation des voies de communications, le poids de la fiscalité et de la para-fiscalité et les invendus dans les localités villageoises.

Chers compatriotes, pour revenir aux questions fondamentales posées à nos frères et sœurs, en dehors de toutes considérations, leurs réactions ne se sont pas faites attendre. Presque toutes les réponses sur le choix du candidat s’accordèrent sur le même nom. Le choix est porté sur son Excellence Monsieur l’ancien Premier ministre, avocat à la Cour, président fondateur et président d’honneur du CAR, Me Yawovi Madji Agboyibo. Près de 420 mémorandums ont été enregistrés en provenance de New York et d’autres états de l’Amérique et ont été analysés jusqu’au 6 mars 2009 dans la nuit. Sur les 420 mémorandums, 380, disons 89% ont proposé Me Agboyibo pour incarner l’opposition et conduire le peuple à la prochaine présidentielle. Cependant, deux tendances se sont clairement dégagées. La première a estimé que le choix soit fait très rapidement au lieu que de tergiverser et de laisser passer le temps. Nos compatriotes dans leurs points de vue ont souhaité qu’un travail  de fond soit fait pour mieux instruire et mieux informer le peuple sur l’impérieux devoir que nous avons de soutenir Me Agboyibo et de le voter massivement. Une deuxième tendance a souhaité quant à elle que l’opposition soit plus subtile à ne pas tomber dans le traquenard tendu toujours par le parti au pouvoir avec des problèmes de facilitateurs. Car ont-ils dit, facilitateurs ou pas facilitateurs, le visage du mouton restera toujours triangulaire.

En revanche 40 voix, soit 11% se sont prononcés pour Me Apévon qui, ont-ils dit est la photocopie même de Me Agboyibo. Nous utilisons exactement les mots de nos compatriotes. Tous se sont accordés à vouloir tout faire pour apporter leur soutien à Me Agboyibo. Nous pensons quant à nous au GDSF que c’est un choix judicieux, responsable et nous osons croire que très rapidement, le nom du candidat du peuple sera connu par tout le monde. A la question de savoir ce que deviendrait M. Olympio qu’ils n’ont pas choisi, encore une fois, les réponses ont été les mêmes : Que M. Olympio se retire pour donner la seule chance que l’opposition a à Me Agboyibo.

Chers compatriotes, nous voudrons vous rappeler au GDSF que, l’opposition togolaise est une force  qui a toujours été à l’avant-garde du combat démocratique. Cependant elle ne doit se contenter des positions figées ni se complaire dans le radicalisme à outrance ni dans l’immobilisme. Elle doit opérer dans le pays  un changement pacifique à travers un candidat qui est et doit être le choix de tout le peuple, de s’adapter à toutes les circonstances et de démontrer  que sa volonté de bâtir une société démocratique ne saurait être mise en aucune manière en doute. Mais forts des expériences malheureuses du passé, nous estimons que le changement qu’ensemble nous mettons en place, ne soit pas et ne doit plus se baser sur les erreurs.  Raison pour laquelle nous vous proposons tout ensemble l’excellent avocat, Me Agboyibo.

          A cet effet, ce chemin dans lequel nous engageons notre peuple doit être l’occasion de conquérir davantage les cœurs de la jeunesse ; et cette jeunesse si généreuse et si vivante doit se sentir au centre de nos préoccupations et de celles de l’union. Elle ne doit pas être  victime des surenchères et pour qu’elle soit une véritable force de changement, elle doit être mieux formée, mieux informée et moins inquiète de son futur. Nous demandons au GDSF que l’union de l’opposition établisse ensemble avec Me Agboyibo un nouveau dynamisme ou contrat social axé sur deux pôles de formation, et d’emplois des jeunes. Et si nous nous sommes référés à nos compatriotes vivant sur le sol américain, c’est parce que nous voulons que l’union sache que le choix de Me Agboyibo depasse les limites de notre mouvement et  que la même union doit tenir compte de ce plébiscite massif pour passer rapidement à la nomination  de ce grand homme.

Chers compatriotes,

          Quelles que soient les lacunes inhérentes à toutes les œuvres humaines, nous devons reconnaître que l’idéal qui nous a tous animés pour démocratiser le Togo doit nous permettre de nous sentir fiers en tout lieu et en tout temps. Voilà un Togo nouveau que nous aurons sous Me Agboyibo. Et nous devons tous l’aider à bâtir le Togo nouveau  pour relever les défis du monde actuel. Car, si deux désirs font une volonté, nous nous demandons quant à nous au GDSF ce  que feront deux volontés :

C’est-à-dire la nôtre et la vôtre, deux volontés qui s’inscrivent aujourd’hui dans le nouveau pacte que nous faisons avec vous pour l’avenir du Togo, un Togo disons nous, sûr de lui, digne du génie créateur de son peuple, conscient de la place en Afrique à côté du Bénin voisin qui vit une démocratie apaisée dans la prospérité de tous. Cette idée de prospérité collective doit pouvoir s’inscrire dans nos us et coutumes pour un nouveau Togo qui fera dire aux générations futures que, avec Me Agboyibo et l’union de l’opposition, c’était un des plus grands hommes et c’était aussi une des plus belles unions…

Chers parlementaires, veuillez trouver ici et maintenant nos plus affectueux  et fraternels respects.

Vive le Togo
Vive l’union de l’opposition
Fait à New York, le 07 mars 2009
Président : Prince Hanvi Noël
Vice-Pdt :
l’honarable Apeleté Georges
Lettre du GDSF au peuple Togolais


Très chers compatriotes,

Aujourd’hui encore et comme d’habitude, nous vous saluons très chaleureusement et vous disons d’être prêts à tous moments pour apporter le soutien nécessaire pour conduire pacifiquement notre candidat à la prochaine présidentielle.

En effet, nous nous faisons toujours un devoir politique impérieux au GDSF pour vous dire que nous optons pour une seule candidature qui représentera toute l’opposition en la personne de Me Agboyibo, une seule union, l’union sacrée du peuple. Nous vous trouvons toujours sur la voie d’unité, de réconciliation et de pardon. Et si cette voie que nous souhaitons ardemment réussit, il va de soi qu’on se trouverait devant une seule nation indivisible. Nous vous conseillons, chers compatriotes, de vous servir de bons exemples de pays libres, prospères et plus ou moins économiquement équilibrés aujourd’hui. Nous vous conseillons un éveil de conscience pour comprendre que le seul homme plein d’astuces, de tacts et de courage politique à défier le pouvoir en place demeure Me Agboyibo. Souvenez- vous de ceci : Pour un oui ou pour un non, lorsque l’idée de conférence nationale battait son plein au Togo pour connaître son début, Me Agboyibo aussi visionnaire et clairvoyant avait proposé que soit organisé un forum national de dialogue où on discuterait seulement entre Togolais des problèmes épineux qui rongeaient le pays pour trouver ensemble des solutions viables. Sa sagesse était de suivre naturellement les étapes de démocratisation apaisée au Togo. Des voies radicales se sont élevées contre lui et son idée de forum pour imposer une conférence nationale dite souveraine. Même notre ami et aîné Monsieur Edem Kodjo du retour de la France dans le temps s’est opposé politiquement et catégoriquement à cette idée d’organiser un dialogue inter togolais.

Il avait insisté qu’on ne devrait pas servir du « Faux rhum » au Togo, jeu de mot avec forum. Mais avec la conférence nationale souveraine, où en étions nous allés ? Lorsque les organisateurs ou les promoteurs de la grève générale illimitée, à savoir Messieurs Gnininvi, Antoine Folly, Gbikpi, imposèrent au destin togolais cette histoire de grève illimitée, Me Agboyibo toujours égal à lui-même s’en était forcé de suivre le groupe. Chers compatriotes, le Togo n’a pas besoin de tout ce radicalisme, de tout ce fanatisme. Ce sont des choses incompatibles avec une démocratie apaisée. Le passage d’un état fort à un état démocratique est toujours difficile. Cependant le Togo n’a pas besoin de la violence, ni de la guerre. Voulant toujours et aveuglement en découdre avec la famille Gnassingbé, nous allons sans doute vers un lendemain incertain. Si ce n’est pas le cas, alors compatriotes, enlevons le soutien que nous avons toujours donné à M. Olympio et redonnons le tout à Me Agboyibo. Car aussi, nous ne devons pas compter sur un pays voisin pour venir nous aider à installer notre démocratie. Ce pays doit et devrait s’occuper de ses affaires et ne pas penser s’ingérer dans nos affaires électorales. Le Ghana voisin et le Togo doivent toujours entretenir de bonnes relations, au lieu que de penser à placer notre confiance aux nouvelles autorités d’Accra. Lorsque Messieurs Yuhéri Mussveni et Paul Kagamé avaient aidé Kabila pour déloger Monsieur Mobutu, ce n’était pas par attruisme. C’était par intérêts. Et quand M. Kabila, paix à son âme, a pris le pouvoir, rien n’a changé  à l’ex-Zaïre, la situation était pire et de deux, les amis qui le portèrent au pouvoir demandèrent le partage des richesses du  pays de M. Kabila s’y opposa. Nous savons tous la fin de l’histoire qui est encore tragique pour le grand Congo, le plus grand pays francophone du monde. Et monsieur Tshisékédi, l’opposant le plus radical a eu la sagesse de s’éclipser de la scène politique pour avoir sa dolce vita, sa douce vie. Au Pakistan, l’opposante radicale au régime en place, Mme Bénazir Butho que le peuple a poussé à toujours défier le pouvoir s’était vue froidement abattue. Est-ce cela vous appelez mourir dans la dignité ? Bien sûr que non. Hier encore, c’était un accident mystérieux qui a éloigné l’épouse du nouveau premier ministre radical à Monsieur Robert Mugabé. Le premier ministre lui-même est gravement blessé, sa vie n’étant pas en danger, selon les sources hospitalières. A l’analyse de tous ces événements tragiques qui ne font que retarder l’Afrique, nous pensons au GDSF que le peuple doit se réveiller très vite, soutenir le candidat que nous vous proposons et l’aider à conduire le Togo progressivement à la liberté, à la démocratie et à la prospérité. Un fruit ne tombe que lorsqu’il est mûr. Mais devant la tempête et l’ouragan de l’histoire, mur ou pas mûr, il tombe quand même. Le vent souffle toujours. Doucement ou violemment, toute dictature tombera. Mais le peuple doit cesser d’être ses propres fossoyeurs  en supportant obstinément et à tort M. Olympio. Pour cette fois donnons toute notre chance à Me Yawovi Madji Agboyibo.

Que Dieu vous bénisse.
Que Dieu bénisse le Togo

Fait à New York, le 10 mars 2009

Ont signé
Président, Prince Hanvi Noël
Vice-président
L’honorable Apélété Georges


Championnat D1/ Deux saisons en 2009 : Quand la naïveté de Rock Gnassingbé risque de  plonger à nouveau le football togolais

Le championnat national de football de 1ère division se disputera désormais les mercredis et dimanches après  la 5ème journée, nous a appris le Secrétaire Général la semaine dernière à travers un communiqué. Cette décision vise selon M. Kossivi Reinhardt à mettre tous les clubs sur les mêmes pieds d’égalité. D’autres sources proches de la Fédération indiquent que le fait de jouer deux matches par semaine permettra de pouvoir liquider deux saisons au cours de cette année. Ceci afin d’arriver à  réduire le nombre de clubs de D1 à 12 pour entamer la professionnalisation à partir de la saison 2010- 2011. C’est d’ailleurs une recommandation de la FIFA qui entend accompagner 15 pays africains dont le Togo.

Deux matches en sept jours, une catastrophe en l’air

          La professionnalisation du championnat est une nécessité vitale pour le football togolais. Mais la manière par laquelle le Bureau Exécutif compte y arriver suscite beaucoup d’interrogation et laisse planer le doute sur sa réussite.

          D’abord, deux championnats en une saison est une aberration et montre à suffisance que le Président de la Fédération fait preuve d’une cécité débordante par un manque criard de vision et de planification. Même la présence à ses côtés de Kossivi Reinhardt qui se réclame « technicien planificateur », au lieu d’une solution, est un danger permanent puisqu’à l’œuvre, « le Blatter togolais », s’illustre plutôt dans un amateurisme suicidaire.

          Sous d’autres cieux et dans d’autres circonstances, deux matches en sept jours, c’est possible. Mais au Togo vu l’état délabré des infrastructures (terrains, routes) le calendrier risque de fausser les résultats.

          Il suffit de prendre en compte le cas du club Foadan de Dapaong par exemple qui doit effectuer le déplacement de  Lavié lors de la 9e  journée et recevoir Semassi en l’espace de 3 jours, soit plus de 1200 km en véhicule. Et quel véhicule ?

          En plus, la commission d’Homologation dispose de cinq jours pour homologuer les matches d’une journée et lorsque l’on se réfère aux magouilles qui s’y déroulent, il y a bien des raisons d’en arriver aux résultats truqués surtout lorsque certains « grands » clubs seront en difficultés comme on le voit à l’entame de cette saison.  Surtout que l’on a affaire à une administration aussi défaillante et poreuse de la Fédération dirigée par le très controversé Reinhardt.

          D’aucuns estiment que l’expérience de deux matches en semaine a été déjà faite au Togo. Mais il faudra rappeler, ce n’était pas pour dégager des clubs à même de jouer un championnat professionnel. En plus, pour les amateurs de désordre qui évoquent le cas de la 2e  division de la saison écoulée, ce championnat n’a pas été classique mais il a été une compétition régionale disputée en poule où les clubs du Sud étaient entre eux tout comme ceux du nord.

          Certains trouvent qu’il appartient aux responsables de clubs de réagir sur la faisabilité de la chose. Mais lorsqu’on est  en face des présidents de clubs aussi inconséquents et irresponsables, et d’une Fédération de Rock Gnassingbé dont le pilotage à vue est la chose la mieux partagée, ce n’est pas interdit que les observateurs ne révèlent pas leurs appréhensions. Pour les membres vereux du Bureau Exécutif qui s’offusquent des suggestions, on comprend facilement que ce sont des gens qui n’ont rien en commun avec la gestion des clubs. Tout ce qui  leur  importe dans ce football, c’est de l’utiliser pour assouvir leurs ambitions mercantilistes.  C’est d’ailleurs, des gens de cet acabit qui trompent et font miroiter à Rock Gnassingbé des choses qui n’existent pas.

          Pour parvenir à 12 clubs en 2010, il y a bien d’autres voies et il appartient au Bureau Exécutif d’en discuter sérieusement avec les acteurs et non improviser une réunion éclaire pour prétendre avoir l’aval des clubs et que dire de la D2 qui tarde à démarrer. Pourtant ce championnat va de paire avec la D1.

          Certains font croire à Rock Gnassingbé qu’en 2011, la FIFA va envoyer des millions au Togo pour organiser son championnat. En réalité, c’est une supercherie. L’instance faîtière du football mondial n’apportera pas grand-chose pour cette compétition. Ce sont les mêmes laudateurs qui ont fait dire au président Rock que le Togo était au 36e rang mondial en 2005 alors que le meilleur classement du Togo reste le 47e juste après la qualification pour le mondial. En clair, les « businesseurs » veulent profiter seulement de la naïveté  de Rock Gnassingbé pour remplir leurs poches car il se raconte que lorsqu’il y a beaucoup de matches, cela permet à ces individus de faire leurs affaires.

          Il est temps que l’ancien nouveau président Rock Gnassingbé ouvre grandement ses yeux pour éviter d’être l’ôtage des fossoyeurs qui pourraient lui indiquer à nouveau, à cette allure la porte de sortie.

Kokou AGBEMEBIO


Dans l’attente d’un nouveau mélodrame de Wangen

Un groupe de supporters récompense Rock Gnassingbé

L’évènement était inédit. Une Association dite des Supporters des Eperviers en Allemagne a remis un trophée samedi au président de la Fédération Togolaise pour avoir qualifié le Togo pour le mondial 2006.  Ce groupe dirigé par Logossou  Yao Pierrot entend témoigner sa gratitude à Rock Gnassingbé qui s’est déclaré à son tour très ému du geste. Il a dit avoir été mis au courant du prix depuis deux ans, mais il avait signifié aux initiateurs qu’il n’était plus aux affaires.  Mais aujourd’hui, Dieu sachant bien faire les choses, il reçoit le prix avec joie. La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance cordiale en présence de certains membres du Bureau exécutif et d’autres supporters de la place.

Un prix très curieux

          L’évènement annoncé comme une conférence de presse, beaucoup de gens étaient surpris du décor avec la présence de groupes de ballet et d’artistes de la chanson. Plus tard, on a découvert le pot aux roses.  C’est vrai qu’il n’est jamais trop tard pour mieux faire, mais cette cérémonie de remise de prix a fait rire plus d’un. C’est rigolo à plus d’un titre au regard de son caractère ubuesque et puéril.

          Pour cette coupe du monde qui a été une infamie nationale et le principal motif de deux ans de purgatoire de Rock Gnassingbé, des prétendus supporters surgissent trois ans plus tard pour une cérémonie de ce genre ; cela donne vraiment envie de rire.

          En plus, Rock Gnassingbé dit être au courant deux ans plus tôt du prix mais avait dit aux organisateurs qu’il n’est plus aux affaires. La question que l’on  se pose est de savoir s’il ne revenait pas  à la Fédération, que fera-t-on du prix ? Il faut que Rock et ses sbires arrêtent de distraire les gens.

          Cette cérémonie frise un montage malpoli pour faire plaisir au « fils blindé de la nation ». Elle rappelle étrangement l’ère Eyadema où des individus, pour bénéficier de la magnanimité du général président, montaient des dossiers bidon de cet acabit. La preuve, la fanfare de l’armée présente à la cérémonie n’a pas hésité à entonner une des chansons chère à Eyadema allégrement reprise par Rock dans la salle de Sarakawa: « Seigneur, donne à Eyadema la force de te servir afin qu’il puisse bien te servir… »

          On croyait avoir affaire à un liseur   de motion lorsque  le porte-parole des supporters allemands Ayédji Komi présentait son discours de circonstance avec des confusions inadmissibles.

          A deux semaines d’un match aussi capital contre le  Cameroun, des errements de ce genre doivent être évités. Si Rock veut faire comme « papa », on pouvait lui envoyer ce prix à la maison afin qu’il épargne les gens de ce spectacle puéril consistant à danser publiquement après ce prix de la honte. Il y  a mieux à faire !

          De toutes les façons, d’aucuns estiment que ce ne sont que les signes annonciateurs du prochain Togo Football Awards dont le président Henry Djagba, est devenu membre du Bureau exécutif de la Fédération Togolaise de Football.

          En tout cas, Djagba et son groupe n’auront pas le choix, sinon ces supporters venus d’Allemagne pourraient leur voler la vedette avec « leur Rock ». Si le  ridicule pouvait tuer, il y a bien longtemps que … 

Kokou AGBEMEBIO

Correcteur N°54 du 10 mars 2009
Le monde à l’envers : La prostitution des femmes mariées érigée en mode à Lomé

La prostitution, en général, et surtout celle des mineures est une réalité au Togo, avec une acuité dans la capitale Lomé.  Et pour mesurer l’ampleur du phénomène, il suffit de faire un tour au Boulevard du 13 Janvier la nuit ; un endroit qui est devenu un « marché de prostitution ».

Mais de plus en plus, il se développe une nouvelle forme de prostitution qui devient alors inquiétante. Il s’agit de la prostitution des femmes mariées qui, au regard des pratiques et coutumes africaines, reste un acte très mal vu.

Et à s’interroger sur les causes de cette prostitution incongrue, on se rend très vite compte qu’il y a beaucoup d’éléments qui entrent en jeux. Le premier facteur qui se trouve à la base du phénomène est la précarité dans laquelle vivent les Togolais en général.

En effet, les jeunes filles qui se marient avec l’espoir d’avoir une vie heureuse n’hésitent pas à céder à la tentation de leur vie de femme libre dès qu’elles se trouvent confrontées à des difficultés au sein de leur foyer. Une preuve de la culture du « gain facile » en expansion de nos jours chez les jeunes filles togolaises.

Ensuite cette nouvelle forme de prostitution se trouve aussi favorisée par le départ des jeunes hommes vers l’Europe, à la recherche du bonheur. Les jeunes garçons une fois mariés, tournent alors leur regard vers l’aventure, laissant au pays leurs dulcinées qui, après quelques années voire quelques mois de respect de leur « pacte de fidélité », se laissent emporter par le vent du plaisir charnel.

Enfin il s’est fait aussi que beaucoup de jeunes se marient de plus en plus par accident, et cela ouvre aussi beaucoup la voie à la prostitution des femmes qui pourtant au foyer se comportent encore comme de jeunes filles libres de tout engagement matrimonial. La conséquence en est que beaucoup de jeunes couples s’effondrent quelques temps seulement après leur formation, ce qui explique aujourd’hui l’existence d’un nombre croissant de jeunes papas et mamans célibataires ; la formule consacrée étant : « il vaut mieux être seul que d’être mal accompagné ». Et dans ces conditions, c’est l’éducation de ces enfants qui vivent finalement soit avec le père soit avec la mère, qui en pâtit.

Une autre conséquence de la prostitution des femmes mariées est la multiplication des maladies sexuellement transmissibles au sein des couples.

Comme on le voit, la prostitution des femmes mariées est un mal qui, peu à peu, ronge la société togolaise. C’est donc un phénomène qui mérite d’être pris au sérieux eu égard aux multiples conséquences néfastes qui y sont liées.

Assou ADJIKPA


Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation

Le RPT met à contribution la CPP, le PDR et la CDPA pour torpiller le processus

Du CPDC, on n’en finira pas d’en parler. Après le feuilleton du blocage au sujet du recours ou non à la facilitation, les discussions ont repris depuis plus d’une dizaine de jours, dans une atmosphère plus ou moins sereine. Mais cette sérénité relative risque d’être remise en cause par les tractations de Faure Gnassingbé et les siens, qui ont manœuvré activement pour ouvrir le cadre permanent de dialogue et de concertation aux partis satellites du RPT. C’est à cette fin qu’a été organisée la session bizarroïde du comité de suivi samedi dernier à l’hôtel Sarakawa. A l’issue de cette rencontre aux péripéties mouvementées, le comité de suivi a préconisé l’entrée au CPDC des signataires de l’APG recalés par les législatives du 14 octobre 2007 : la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), le Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR), la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), le Réseau des Femmes Africaines Ministres et parlementaires (REFAMPT) et le Réseau d’Action  et de Réflexion Femmes Démocratie et Développement (GF2D).

          Contrairement aux précédentes rencontres du comité de suivi où l’invitation est faite par le facilitateur Blaise Comparé, elle a été faite cette fois-ci par Faure Gnassingbé. Dans la lettre d’invitation adressée aux partis politiques, il est fait état « des différentes réactions observées après la mise en place du CPDC et des nombreuses divergences qui existent entre les parties prenantes à l’APG sur la composition et le fonctionnement du CPDC ». Cela suffit pour imaginer le but visé par une telle rencontre, mise d’ailleurs sur le dos du comité de suivi de l’APG. Manifestement, le pouvoir veut donner suite aux gesticulations de ses parties satellites qui ont toutes été victimes de la fessée électorale d’octobre 2007.

          En effet, depuis la mise en place du Cadre permanent de dialogue et de concertation au forceps le 04 février, on ne cesse de noter des gesticulations dans les rangs  des satellites du pouvoir. Le Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR), la Convention Patriotique Panafricaine (CPP) ont été prompts à parler d’exclusion du fait qu’ils ne soient pas représentés au sein de cette structure. A eux sont venus s’ajouter les participationnistes dont le Nid de Gabriel Dosseh-Anyron et la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), pour ne citer que ces partis. Toutes ces formations politiques réclament injustement une place au CPDC. Or, elles savent que ce n’est pas par tirage au sort que les partis siégeant au CPDC ont été retenus. Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR)  ont eux, rempli les conditions.

          L’ancêtre du décret créant le Cadre, pris à l’époque de Me Yawovi Agboyibo à la primature, avant même le scrutin législatif du 14 octobre était pourtant clair. Seuls les partis ayant recueilli 5% des suffrages à ces élections seraient retenus, indiquait le texte. Cette condition a été encore reprise par le décret pris le 04 février par Faure Gnassingbé mettant en place ce cadre. Malheureusement, c’est ce décret que remet aujourd’hui en cause le chef de l’Etat et les siens. 

          C’est ici qu’on voit la légitimité de la position du CAR, de boycotter la rencontre de samedi, l’ UFC dénonçant « les manœuvres dilatoires et incessantes orchestrées délibérément par le pouvoir en place en vue de torpiller le processus devant conduire à un règlement juste et durable de la crise togolaise ». Qu’est-ce qui motive tant le pouvoir à vouloir coûte que coûte accéder aux exigences de ces partis qui n’ont pas réussi à émerger le 14 octobre 2007 ?

          Les griots du clan cracheront certainement à la figure du  peuple que ce sont les effets de la politique d’apaisement et de large consensus prônée par le chef de l’Etat, ou de sa volonté de n’exclure personne du débat politique. Mais pourquoi diantre,  ne fait-on pas appel à tous les partis politiques qui ont concouru  aux législatives de 2007, ou carrément à la  quatre-vingtaine de formations politiques qui existent au Togo ? Pourquoi ne pas annuler cette condition aussi pour le financement des partis politiques et l’accorder à tous, ou carrément battre en brêche le critère de suffrage pour accorder au parlement un siège à chacun des partis ayant concouru ?

          Ce réflexe de Faure Gnassingbé à concéder une dérogation spéciale au PDR, à la CPP et à la CDPA écartés par les législatives, cache mal les rôles joués par les deux premiers partis lors de la signature de l’APG. Il n’y a pas de quoi penser à un geste désintéressé du clan. Le PDR et la CPP, bien qu’étant de l’opposition, ont faussé l’équilibre et joué un faux jeu en apportant leur caution au RPT dans ses forcings. La CDPA du Professeur Léopold Gnininvi à la mangeoire ne rassure plus, quant à ses positions. C’est manifestement l’obscurantisme et le jeu trouble du RPT  qui motive cette main tendue.

Olivier GLAKPE


La Loupe du Correcteur :

Le signe avant-coureur

Les partis de l’opposition parlementaire ont maintenant suffisamment de raisons de désespérer. Un désespoir qu’ils ont d’ailleurs ouvertement affiché le 7 mars dernier en brillant par leur absence à la rencontre dite organisée pour une évaluation de la mise en œuvre de l’Accord Politique Global.

En clair, les discussions au sein du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) ont pris une tournure qui n’augure plus d’un lendemain meilleur pour le peuple togolais. Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et l’Union des Forces de Changement (UFC) ont très vite perçu cela. Voilà pourquoi ces deux partis n’ont pas répondu à l’appel du représentant du facilitateur. Même si du côté du pouvoir, on s’efforce de faire avaler à la population cette amère pilule que l’opposition parlementaire refuse d’admettre.

« Etant à l’écoute de nos populations, le chef de l’Etat a consulté et écouté les parties prenantes au Cadre Permanent ainsi que les autres partis signataires de l’Accord Politique Global pour s’enquérir de leur point de vue et de leurs opinions concernant la mise en œuvre de l’Accord Politique Global. Il subsiste, à l’évidence, des différences d’appréciation au sein de la classe politique sur le rôle et l’objectif de ce cadre. C’est dans ce même esprit qu’après sa rencontre avec les partis signataires de l’APG, le chef de l’état a saisi le facilitateur du dialogue inter-togolais, Président du Comité de Suivi de l’APG pour faire l’évaluation de la mise en œuvre de l’APG, discuter des voies et des moyens pouvant permettre dans la sérénité, à traduire dans les faits ces dispositions », disait le Premier Ministre Gilbert Fossoun Houngbo. Et comme on pouvait s’y attendre, cette évaluation de la mise en œuvre de l’APG a abouti à un résultat que le ministre burkinabé Bedouma Alain Yoda, représentant du Président et facilitateur Blaise Compaoré n’a pas hésité à livrer à la classe politique togolaise en des termes très précis : « Le comité de suivi a rappelé, conformément à l’esprit de l’APG, le rôle du CPDC qui demeure un lieu de dialogue et de concertation et non une nouvelle instance de négociation. À cet effet le Comité de Suivi pense que le dialogue doit être permanent et inclusif, toujours conformément à l’esprit de l’APG et des lois subséquentes qui s’en sont suivi pour la préservation de la paix. Dans ce esprit, le Comité de suivi a préconisé l’élargissement du CPDC à toutes les parties signataires de l’APG afin qu’elles puissent y apporter leurs contributions ».

 Et pourtant, quelques jours auparavant, l’opposition parlementaire insistait sur le fait que le CPDC ne saurait en aucun cas être élargi aux partis ne disposant pas de siège à l’Assemblée Nationale. « Le CAR a déclaré au Chef de l’Etat que la composition du CPDC issue de la volonté exprimée par les électeurs dans le cadre des dispositions définies par l’APG ne saurait être remise en cause par un arrangement entre les acteurs politiques », pouvait-on lire entre les lignes d’un communiqué rendu public par le parti de Me Apévon Dodji. Et ceci conformément aux dispositions du décret du 14 mai 2007 instituant le Conseil National de Concertation et de Dialogue Politique (devenu CPDC) qui stipule que ce cadre regroupe les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ou ayant obtenu 5% aux élections législatives et le Gouvernement. Mais hélas, ce n’était qu’un prêche dans le désert. Le régime RPT au pouvoir, avec le soutien du Président Blaise Compaoré déguisé en facilitation vient de marquer un pas décisif qui lui offre l’opportunité d’entretenir le dilatoire et le semblant de dialogue politique jusqu’à l’échéance de la prochaine présidentielle de 2010 à l’issue de laquelle le candidat du RPT sera une fois encore donné vainqueur à la faveur des résultats frauduleux. Véritable singe avant-coureur

A cette allure, il ne sera pas surprenant de voir le CAR et l’UFC se retirer du CPDC que le pouvoir vient de transformer, de façon flagrante en un véritable marché de dupe. Parce qu’il ne sert à rien d’aller perdre de temps et de l’énergie pour aboutir enfin à des résultats qui paraissent déjà évidents. La seule leçon que les Togolais doivent retenir pour le moment c’est que la fin de la surdité et du radicalisme longtemps reprochés au régime au pouvoir n’est pas pour aujourd’hui. 

Assou ADJIKPA


Coopération et soutien militaire

La France met fin à la clause secrète qui lui permettait de protéger le pouvoir RPT

La révélation a été faite par notre confrère « Jeune Afrique » dans sa parution N° 2512 du 1er au 07 mars 2009. Le régime RPT ne bénéficiera plus du soutien militaire de la France. Comme l’annonçait Nicolas Sarkozy il y a un an au Cap, les accords de défense entre la France et les anciennes colonies vont connaître des modifications. Ainsi, le Togo sera le premier pays africain à signer ce nouveau type d’accord qui sera uniquement cantonné sur l’instruction. Selon le confrère, les nouveaux textes seront bientôt soumis à l’appréciation de Faure Gnassingbé et du Parlement togolais.

C’est donc un début de soulagement pour le peuple togolais qui a subi durant quarante ans, les affres du pouvoir dictatorial RPT. Point n’est besoin de démontrer le rôle combien déterminant joué par la France dans le maintien de cette dictature.

Vivement que ce nouvel accord de défense soit signé afin que le verdict des urnes soit respecté pour une première fois au Togo en 2010.
Olivier GLAKPE

Voici l’article tel qu’écrit dans « Jeune Afrique »
France-Togo Nouvel Accord de défense

          Il y a un an, au Cap, Nicolas Sarkozy annonçait une révision systématique des accords de défense entre la France et ses anciennes colonies. Ce mois-ci, le Togo devrait être le premier pays africain à signer cet accord d’un nouveau type. Fini la clause secrète qui permettait à la France de protéger le régime togolais en place. Dans le nouveau texte, l’armée française devrait se cantonner à l’instruction. Dans quelques jours, le document sera à la signature sur les bureaux des présidents Faure Gnassingbé et Nicolas Sarkozy. Puis, comme promis, il devrait être rendu public et soumis aux parlements des deux pays.

Souce : Jeune Afrique


CHRONIQUE DE DANYITO :

 DANYITO cherche le chef de famille des GNASSINGBE 

AO !

Une famille a avant tout un repère, quelqu’un, qui pour sa sagesse reconnue, arrive à régler les problèmes et rassembler tout le monde autour d’un idéal  de cohésion.

La famille Gnassingbé après la mort du « Père de la Nation » est vraiment devenue orpheline et tous les enfants n’ont ni tantes, tontons, qui pourraient  leur donner des conseils du terroir et leur montrer la voie de la sagesse.

AO !

Gnassingbé Eyadema  a quitté ce monde, laissant des enfants de tout acabit dont certains sont prêts à prendre le pouvoir dans le sang, d’autres  se comportant comme s’ils sont au dessus des lois togolaises.

AO !

On retrouve dans le pays des « fils et filles  de la Nation » qui agissent  comme si après eux le TOGO n’existera plus.

AO !

Il suffit qu’ils pensent à ce que traverse un certain OUSMANE KONTE (un autre fils de la nation de la Guinée) impliqué dans le trafic de drogue.

EYO !

Le chef de la famille Gnassingbé doit prendre cet exemple et leur dire que TOUT SE PAYE ICI BAS et de leur répéter toujours

VANITE DES VANITES, TOUT EST VANITE

AO !

La réussite dont on parle n’est pas le fait de claquer des millions, de brimer ses frères, de construire des châteaux ; mais on parle de réussite sociale quand on arrive à donner de la joie à son peuple.

Ils vous disent : ON EST BIEN ( lidé wè sing pa)

AO Enoudjo loooooo !

On est BIEN  lorsqu’on respecte les règles de bienséances

On est BIEN   lorsqu’on paye ses factures et qu’on ne laisse le courant même de jour allumé.

On est BIEN lorsqu’on évite d’éclairer que ce tronçon de rue et de penser aux autres( suivez mon regard vers la rue du feu Commissaire ADOMAYAKPOR à Tokoin Adéwi devenue noire alors qu’au bout ,un tronçon de rue à quelques  mètres où vit une fille de la Nation est éclairée

AO !

HUMM

Si  d’autres s’excellent dans la collection des voitures de luxe (Mayback, Hummer, Fantomas ),pour rouler sur des nids d’autruche, d’autres prennent un vilain plaisir à narguer les Togolais et Togolaises à longueur de journée  en roulant à contre sens sur des routes, griller les feux rouges, porter des armes, etc.

La dernière fois une fille de la Nation à bord d’une NISSAN 4X4 rouge bordeaux force le sens interdit  direction de BE devant les policiers du 3e arrondissement qui au lieu de la sermonner obligent les motos et autres voitures à lui céder le passage.

AO !

Qu’est ce que cette fille a de plus que les autres citoyens togolais ?

Faut-il avoir un Père et un Frère Président pour se mettre au dessus des lois ?

Si tel est le cas, Faure doit savoir que le non respect de l’autorité et de son autorité vient du comportement déplacé de certains de ses frères et sœurs qui se prennent pour le nombril du monde

Vanité des Vanités, Tout est vanité

 AO !

Ces héritiers Gnassingbé se retrouvent dans tous les domaines de la vie socio-économique du pays.

Ils sont souvent autoproclamés Transitaires, hommes ou femmes d’affaires, agents immobiliers, chanteurs, démarcheurs, bref la plupart se retrouvent dans le tertiaire qui ne nécessite pas de compétences sérieuses.

AO !

Arrivés à Pya ou à Kara, c’est le show et le défilé des grosses cylindrées alors que les pauvres populations de la Kozah mangent difficilement à leur faim.

AO !

Personne ne mérite respect à leurs yeux car ceux qui devraient jouer ce rôle ont été tous corrompus pour avoir à un moment ou à un autre bénéficié des largesses auprès des enfants.

AO !

Les enfants GNASS , Danyito vous exhorte à l’humilité car la bouche qui a dégusté des gigots de bœuf ne retrouvera qu’à peine quelques feuilles d’épinard.

Sur ce, DANYITO invite le chef de famille, s’il y en a, à convoquer une réunion afin de ramener à l’ordre ces enfants qui ternissent l’image et le nom du Père  et Timonier de la Nation.

Nouahhhhhhhh !


A quoi joue Léopold Gnininvi ?

Le très respecté prof. Léopold Menssan Gnininvi déçoit depuis un certain temps par ses prises de position dans le règlement de la crise politique qui secoue le Togo. Cet homme qui a été longtemps à la tête de la lutte débutée depuis les années 90 en vue de l’instauration de la démocratie au Togo devient de plus en plus méconnaissable.

D’abord son entrée dans le gouvernement RPT qu’avait dirigé Komlan Mally avait suscité des remous au sein de la population. Mais à l’époque, il avait justifié par le fait que son parti ne disposant pas de député à l’Assemblée, c’était le seul moyen pour lui de participer au débat politique. Mais depuis deux ans, nombreux sont les Togolais qui s’interrogent sur ce que sa présence au gouvernement   apporte réellement à l’opposition.

A l’époque, la position du prof. Léopold Menssan Gnininvi constitue presque un repère pour les Togolais. Mais depuis qu’il est au gouvernement, il ne participe plus au débat politique. Il ne se prononce même plus sur l’actualité politique du pays. Et pour ironiser, certains ne tardent pas à dire que le silence qui caractérise le Professeur aujourd’hui s’explique par le fait que la « bouche qui mange ne parle pas ». Mais aujourd’hui, la position du N°1 de la CDPA devient de plus en plus inquiétante. On a l’impression qu’il rejoint le camp de Edem Kodjo et Zarifou Ayéva qui se réclament de l’opposition mais qui ont toujours saboté les actions de cette même opposition.

En témoigne la présence du Secrétaire Général de la CDPA le samedi dernier à la réunion du comité de suivi. En effet, il  faisait partie de ceux qui ont demandé l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation aux parties signataires de l’APG. Or, le même accord précise clairement que c’est seulement les partis qui ont obtenu 5% lors des législatives qui doivent composer ce Cadre.

Vers quelle destination le prof. Léopold Menssan Gnininvi se laisse t-il entraîner dans ce complot savamment orchestré par le RPT dans le seul but de garder le pouvoir? Malheureusement, aucune réaction ne se fait jusque-là entendre de la part des sommités de la CDPA. Sont-ils tous complices de cette situation ? 

Jusqu’où ira Bidamon avec sa COTEC ?

Malgré les cris d’alarme des transitaires et des importateurs des véhicules d’occasion « venus de France » et des consommateurs, Bidamon et sa Compagnie Togolaise d’Evaluation et de Contrôle (COTEC) continuent de faire leur bonhomme de chemin. Et pourtant, les activités ont considérablement ralenti au Port Autonome de Lomé.

Nombreux sont les commerçants qui aujourd’hui, ont cessé de faire confiance au Port Autonome de Lomé. Ils se dirigent de plus en plus vers d’autres Ports de la Sous-région. Mais cela ne gène guère Bidamon et les siens qui continuent de maintenir leur position.

Le comble dans tout ça, est le silence de Faure Gnassingbé. Au lieu de chercher à résoudre le problème à la base, il ne fait que multiplier les voyages en direction des pays du Sahel. Et c’est dans ces pays qu’on l’entend parler de la situation au Port Autonome de Lomé.

« Nous avons relevé les problèmes qu’il y avait et nous nous sommes entendus qu’il fallait trouver des solutions pour que ces problèmes soient réglés dans les plus brefs délais », a déclaré Faure à Niamey. A-t-il besoin de tout ça pour mettre les opérateurs économiques de ces pays en confiance? Combien cela lui coûte de demander simplement à son ami Bidamon de baisser les coûts de dédouanement des marchandises ?

En tout cas, le moins qu’on puisse dire est que Faure et les siens se livrent à une gestion à vue du pays. Sinon, combien de véhicule compte le parc automobile du Togo pour qu’on puisse nous dire qu’on a augmenté le prix de dédouanement des véhicules pour  éviter la pollution atmosphérique au Togo.

  N’est-ce pas la mauvaise foi des tenants du pouvoir qui est ainsi exprimée ? 

Alerte ! Rock Gnassingbé fait fuir les néo-Togolais

          Il sont très nombreux, les Togolais qui ont trouvé inopportun et choquant le retour à la Fédération Togolaise de Football du fils militaire en fonction du feu président Eyadema. Tellement, Rock Gnassingbé durant les deux mi-temps passées à la FTF, a montré ses incuries et incompétences notoires dans la gestion du football togolais. Il a, certes, fait des résultats avec les qualifications au Mondial 2006 et à des Coupes d’Afrique des Nations. Mais, malheureusement, par son égo protubérant de prince, Rock se croyait tout permis et il a crée mélodrame de Wangen en 2006. Les faits étant têtus devant l’histoire, ce retour impopulaire serait source de traumatismes chez certains qui ignorent les nouvelles surprises du chef du groupement blindé.

          Dans ce lot figurent certains joueurs professionnels dont Serge Gakpé. On se rappelle qu’à la veille du match amical Togo-Burkina Faso du 11 février dernier, le Franco-togolais avait adressé un courrier à la FTF et à la FIFA dans lequel, il a renoncé à la venue en sélection nationale du Togo. Serge Gakpé a clairement signifié qu’il est Français et demeure un joueur à la disposition de la sélection française. Cette situation a surpris plus d’un, étant donné que l’attaquant de l’AS Monaco était presque aux portes des Eperviers, notamment en août 2008 où malgré sa blessure, il a tenu à être parmi les joueurs convoqués pour le match amical Togo-RDC. Aujourd’hui,  des sources proches du joueur indiquent que Gakpé serait très déçu du retour aux affaires de Rock et craindrait la résurgence du syndrome des désordres à l’image de Wangen.

          Serge Gakpé ne se serait pas du tout trompé, car il suffit de voir le Président « blindé »  à l’œuvre depuis le 18 janvier dernier pour se rendre compte que l’homme n’a pas du tout changé et continue son pilotage à vue. Tout comme Gakpé, d’autres joueurs lient la Fédération et son Président à la gestion catastrophique du pays et ne semblent pas trouver de réelles motivations pour revenir au bercail.

          C’est bien dommageable qu’au moment où les goinfres courtisants trouvent que Rock est « le couvent de la prospérité et du bonheur », son retour puisse constituer un lourd handicap pour les potentiels renforts de la sélection.

          Entre nous, depuis quand Rock est devenu « Adibossou » pour faire fuir nos joueurs ?

Rock, pitié ! Faut plus penser aux 38 ans que tu as envie de faire encore !

Les corps habillés racketteurs au galop sur la route d’Aného

          Le ministère de la Sécurité avait annoncé il y a quelques mois, la fin du racket sur les routes togolaises. A l’époque, le ministère Atcha Titikpina était monté au créneau pour mettre en garde les contrevenants. Ainsi, on pourrait penser à l’éradication totale de cette pratique qui salit l’image des corps habillés.

          Malgré tout, jusqu’à ce jour, tout se passe comme si la route Lomé-Aného n’est pas concernée. Policiers, gendarmes et douaniers opèrent allégrement sur ce tronçon. Tous les jours de 9h à 19h, des douaniers sont postés entre le grand pont du port ( juste après le rond-point) et Baguida. A leur suite, on retrouve des policiers qui vont jusqu’à Agbodan-Kopé. Tous collectent à partir de 1000F chez les pauvres conducteurs de taxi. En plus, sur cette même route, des gendarmes ont installé un poste de contrôle à Kpogan et commencent en ce qui les concerne aussi, à quémander 200F aux chauffeurs. Au même moment, il y a un syndicat des conducteurs qui exige 500F par passage entre Lomé et Aného. Sans parler du péage, un chauffeur qui fait Lomé-Aného doit perdre dans cet exercice d’extorsion des fonds par intimidation entre 1700 et 2500F par voyage.

          Quels revenus finalement pour ce chauffeur dans ces conditions ?

          La plupart du temps, le taux élevé d’accident constatés sur la Nationale N° 3 tire ses origines dans le racket où parfois, les conducteurs cherchent par tous les moyens à dribbler les racketteurs. D’autre part, pour pouvoir joindre les deux bouts en fin de journée, ces chauffeurs font la surcharge, en complicité avec les racketteurs, et s’emploient à faire autant de voyages que possibles, d’où l’excès de vitesse de certains véhicules dont les accidents constituent malheureusement leur point d’arrivée.

          C’est quand même regrettable que des pratiques de ce genre puissent continuer d’avoir cours sur nos routes au moment où l’on ne cesse de tympaniser les Togolais que la lutte contre la corruption est une priorité. 

Okoulou Kantchati et sa pagaille

Le Togo et ses gouvernants traînent toujours avec eux cette tare de vouloir s’accrocher éternellement à ce caractère de numéro un, mais font toujours du « médecin après la mort ». La palpable illustration en a été faite jeudi dernier avec la sortie médiatisée du ministre de l’Urbanisme Issifou Okoulou Kantchati sur le terrain.

Et comme toujours, on faisait croire aux populations qu’il s’agissait d’une sortie qui a permis au ministre d’avoir une idée sur ce qui se fait et ce qui doit se faire sur le terrain pour « éviter des nuits blanches aux populations des zones inondables pendant la saison des pluies ». La preuve en est que le ministre lui-même faisait comprendre qu’après cette visite, il sera question « de décrire la nature des travaux à faire et faire proposer un dévis au gouvernement et faire une requête de financement en ce qui concerne les tâches urgentes à faire »

 Ce qui paraît beaucoup ridicule dans cette affaire, c’est qu’à chaque fois ces dirigeants togolais donnent toujours l’impression d’avoir en face d’eux, une population composée d’individus dépourvus de raison pouvant leur permettre  de se faire une opinion de ce qu’ils disent en rapport avec la réalité.

Entre nous, qu’est-ce qui obligeait le ministre Kantchati à attendre jusqu’à la tombée des premières pluies annonçant la grande saison pluvieuse avant de descendre sur le terrain ? Cela montre en même temps qu’il s’agissait tout simplement d’une pagaille  de plus organisée, juste pour amuser à nouveau la galerie. Surtout qu’il s’agit d’un ministre comme Okoulou Kantchati, cela ne trompe d’ailleurs personne.

Sinon à vrai dire, cette sortie de l’ancien Ministre de l’Environnement était, à n’en point douter, une pagaille surabondante. 

Les dirigeants togolais entre inconscience et incompétence

Il est tout de même déplorable de constater que la négligence soit érigée en règle de gouvernance au Togo. Et pourtant, des voix ne cessent de s’élever pour attirer l’attention des gouvernants du pays sur ces genres de manquements qui ne sont plus d’usage dans aucun des  pays qui nous entourent. Finalement beaucoup concluent que les dirigeants togolais sont décidés à ne pas aller à l’école du voisin.

En effet, cela fait longtemps maintenant que les usagers de la route, notamment les conducteurs de taxi-moto continuent de se plaindre de la présence d’un trou rectangulaire situé sur la chaussée au niveau du poteau du feu tricolore de l’Immeuble Fiata. Et aucun des jeunes policiers ayant une seule fois régulé la circulation à ce niveau et tous les agents du Commissariat du 3ème Arrondissement ne peuvent nier n’avoir jamais remarqué la présence du trou en question. Puisque c’est devant ces agents mêmes que les conducteurs de taxi-moto tombent tous les jours. Mais depuis lors, aucune action n’a été menée pour trouver une solution à cette situation. C’est peut-être qu’on attend de voir cela provoquer un accident mortel avant qu’on ne commence à courir de gauche à droite.

Il arrive des moments où on se demande si les agents de sécurité s’éveillent vraiment pleinement à la mission dont ils sont investis. Car, il nous semble difficile de comprendre pourquoi un trou de cette nature peut demeurer ainsi là-bas alors que des agents de la Police Nationale continuent de roder dans le parage. Est-ce une indifférence ou une incapacité ?

De toutes les façons, dans l’un ou l’autre de ces deux cas, il y a lieu de reconnaître que cela laisse penser à l’incompétence que bon nombre de Togolais ne cessent de reprocher à leurs dirigeants.


Ambiance surchauffée sur nos routes

Chauffeurs et Zémidjan en conflit ouvert

Depuis l’avènement des Zémidjan au Togo dans les années 90, la plupart des chauffeurs qui font surtout le transport inter-urbain disent rencontrer de sérieux problèmes dans leur métier. Compte tenu d’un certain nombre de facilités, les conducteurs de taxi-moto se multiplient au   jour le  jour et absorbent exagérément le nombre des passagers aux dépens des véhicules. Contrairement aux taximen qui, après avoir subi des formations, sont soumis aux examens de permis de conduire avant d’exercer , beaucoup d’individus, à la faveur de la précarité ambiante au pays, se convertissent en Zémidjan comme pis-aller dans l’espoir de mieux trouver à faire. Ainsi du jour au lendemain, certains quittent directement les fermes sans notion préalable de conduite de motos pour s’essayer dans les centres urbains.

Pour un responsable de syndicat de taxi-moto, on déombre aujourd’hui plus de 157.847 zémidjan au Togo et par rapport à leur accessibilité et rapidité, beaucoup préfèrent de loin le Zémidjan au taxi ordinaire. « Ecoutez, c’est vrai que beaucoup de Zémidjan ne se respectent pas ; mais moi, je les prends toujours pour faire mes courses en ville parce qu’ils sont moins chers et vous amènent jusqu’au portail. Au contraire, les chauffeurs vous déposent au bord de la route », a confié un passager rencontré dans le quartier Bè.

          Cette situation réduit considérablement le nombre de taxi en circulation malgré leur garantie de sécurité beaucoup plus fiable que les Zémidjan. « Notre métier risque de disparaître un jour dans les villes, si rien n’est fait. Aujourd’hui en ville, les gens ne prennent plus de véhicules. Dans le temps, on voit des gens s’associer parfois pour louer un taxi. Maintenant, vous les verrez cinq, six sur le chemin et lorsque vous arrivez à leur niveau, ils vous diront qu’ils ne vont nulle part. Ils attendent tous  des motos pour partir. Les matins et les soirs, vous verrez des gens entre le centre –ville et Agoènyivé et qui ont tendance à prendre Zémidjan », a raconté un chauffeur sur le Boulevard Eyadema à côté du Lycée Tokoin.

          Tout ceci crée parfois de vives tensions entre les chauffeurs et les Zémidjan. On assiste ainsi à des échauffourées sur nos routes dont l’état de délabrement avancé est une insécurité galopante pour les passagers.

          Malgré le caractère ambigu et ambivalent du conflit permanent entre chauffeurs et Zémidjan, étant donné le nombre important de gens qu’ils absorbent, il y a urgence que les deux parties accordent les violons pour une cohabitation pacifique.  

XAVIER NONO


Mystère autour du contrat du sélectionneur des Eperviers

Une magouille entre Rock Gnassingbé et Christophe Tchao pour surfer sur le dos du pauvre contribuable togolais

Jamais aucun recrutement d’entraîneur n’aura autant défrayé la chronique. Après  les entorses flagrantes du ministre Tchao à la procédure d’engagement, le Belge Jean Thissen a fini par signer au Togo sous la double casquette de sélectionneur et Directeur Technique national. A  la cérémonie de signature du contrat le 02 mars, la manière dont les choses se sont passées autorise à penser à une magouille entre le Président de la Fédération Rock Gnassingbé, le ministre des Sports et des Loisirs Christophe Tchao et le technicien belge Jean Thissen.

          Malgré le mystère qui entoure la teneur du fameux contrat du Belge, on note néanmoins que l’entraîneur a pour  mission de qualifier le Togo pour la Coupe d’Afrique des Nations Angola 2010 et le Mondial Afrique du Sud 2010. On sait également que Thissen est lié aux sélections du football togolais pour 18 mois en tant que sélectionneur et Directeur Technique national des sélections du Togo.

Un cumul qui frise la combine

          Pour la première fois dans l’histoire, le Togo a signé un sélectionneur qui est en même temps Directeur Technique. Une disposition qui, a priori, devrait sédentariser le technicien et lui fourni  du boulot à faire sur place à tout moment. Cela ne serait suffire, on a connu de par le passé des sélectionneurs entraîneurs toujours entre deux avions et ne reviennent au pays qu’à l’approche d’un match des Eperviers.

          Ce « couplage », selon les termes du ministre Tchao, cache pas mal de choses et se révèle compliqué quant à la mission importante de la Direction technique chargée de définir la politique générale du football à la Fédération dans une durée raisonnable d’au moins quatre ans. Le Directeur technique étant au-dessus du sélectionneur, qui pourrait alors contrôler le Belge Thissen dans ses actions quand les deux fonctions lui sont dévolues et  à lui tout seul ?

          A ce jour, c’est l’omerta autour du staff technique qui devra accompagner l’entraîneur principal. En clair, on n’a aucune idée sur les adjoints du Belge. A propos de la complexité de la tâche, Jean Thisen l’a confirmé en déclarant le jour même de sa signature qu’il n’entamera à proprement parler sa mission de DTN qu’après le match Togo-Caméroun du 28  mars prochain.

          A en croire les déclarations de Salokoffi Kodjo Eloi à la cérémonie de signature du contrat, Jean Thissen est le patron des sélections du Togo. Cela suppose que les Eperviers, les Juniors, les Cadets, l’équipe nationale féminine… sont à sa charge. Que fait-on alors des techniciens du cru national ?

          Le plus surprenant dans tout ceci est le refus de dévoiler le salaire mensuel de l’entraîneur. Une situation qui renforce la thèse d’un deal entre le Belge et ses employeurs, notamment Rock Gnassingbé et Christophe Tchao. Au regard de l’opacité qui a caractérisé la gestion des  huit ans de Rock Gnassingbé qui n’a jamais produit de rapport financier, il  y a bien des raisons que le mystère qui entoure le salaire de l’entraîneur ne soit pas forfuit.

          Selon nos informations, Jean Thissen aurait signé pour un salaire mensuel de dix (10) millions de F CFA. Une 1ere fois au Togo. Et il se raconte que, les employeurs auraient exigé et obtenu des commissions dans les 10 millions. Ce qui revient à dire que le salaire sera partagé en plusieurs parties.

          Au regard de l’attitude de Jean Thissen dans la salle de signature du contrat où il est parti jusqu’à demander aux journalistes de se lever pour saluer Faure Gnassingbé d’avoir accepté l’engager, il est fort à parier que le Belge accepte de partager son salaire avec ses employeurs. Sinon en quoi un professionnel connaissant son métier peut-il faire de la signature de son contrat une affaire du chef de l’Etat, et de surcroît refuser qu’on parle de son salaire ?

          Et il se dit que c’est pour éviter de choquer l’opinion quant au salaire de l’entraîneur, qu’on essaie de barder le Belge de titres ronflants de sélectionneur des sélections et DTN. En clair, c’est pour justifier ce vol organisé qu’on voudrait faire passer le vieux briscard Thissen pour un technicien hors norme et qui mérite de gagner autant de sous alors qu’en réalité c’est un réseau organisé pour se partager les prébendes.

          De toutes les façons, ça fait désordre que dans un pays où la précarité de la vie est la chose la mieux partagée des populations, des thuriféraires continuent de surfer sur le dos du contribuable togolais.

Kokou AGBEMEBIO


Report du championnat de 2ème division

La navigation à vue continue avec Rock Gnassingbé et ses sous-fifres

. Secrétariat de la FTF : du gaspillage de papiers et d’encre

Annoncé pour le 07 mars dernier, le championnat national de football de 2eme division est reporté à plus tard. Du côté de la Fédération Togolaise de Football, on évoque le problème de moyens financiers qui ne sont toujours pas débloqués par le gouvernement. Pour cette fausse alerte, le Bureau Exécutif n’à même jugé utile d’informer le public sportif, ne serait-ce que par un simple communiqué. Fidèle à ses habitudes, Rock Gnassingbé observe un silence sépulcral.

          De toutes les façons, c’est prévisible qu’on en arrive-là, lorsqu’on jette un regard sur l’embrouillamini qui a caractérisé le démarrage de la D1. Sans avoir pris la mesure de la chose, les préalables les plus élémentaires ont été bâclés malgré la présence au Secrétariat Général du « planificateur » Kossivi Reinhardt.

          Figurez-vous que le championnat de 1ere division avait démarré sans licences des joueurs et sans programme fiable. Ainsi des incohérences monstres ont été enregistrées dès l’entame de la compétition où il a été demandé à certains responsables de clubs de payer eux-mêmes les officiels du match. D’autres par contre, l’ont fait avec les recettes des billets d’entrée. De ce fait, certains arbitres ont été payés sur le terrain de jeu après moults tractations. Une négligence grave qui a fait jaser plus d’un. Il a fallu des critiques acerbes de certains médias pour que l’on apprenne, courant de la semaine qu’à l’issue d’une réunion du B.E, il a été décidé que les ligues s’occupent de l’organisation des matches du championnat et tout ce qui est afférent. Une  situation qui illustre bien l’improvisation et la navigation à vue, la chose la mieux partagée chez le président Rock. Des tares que le « Blindé » traîne avec lui malgré les deux mandats passés déjà à la tête de la FTF.              Au lieu de créer du superflu, avec de supposées innovations, le B.E devrait s’atteler à revoir les conditions mêmes les plus minimalistes possibles pour garantir l’éthique et l’équité du jeu sur le terrain.

          Avec un secrétaire aussi anachronique que Kossivi Reinhardt, les plaies puantes de Rock Gnassingbé avec des communiqués et des contre communiqués produits à longueur de journée refont leur surface. A preuve, en l’espace de trois jours, rien que pour le programme de la 2e journée, beaucoup de  communiqués redondants ont envahi les rédactions comme si le Secrétariat de la fédération fonctionne à double vitesse. Le congrès du club Abou Ossé d’Anié initialement prévu pour le 3 mars dernier en est une autre illustration. Du cafouillage désobligeant du B.E et de son Secrétariat potiche où règne du gaspillage de papiers et d’encre.

          Même  pour la comédie d’homologation des stades décrétée par M. Reinhardt, en dehors des 5 sites précédemment annoncés dans un communiqué, la Fédération aurait ajouté d’autres terrains. On cite nommément le cas de Lavié qui a été inspecté le jeudi dernier. Si le duo Rock-Kossivi était de bonne foi, pourquoi n’avait-il plus rendu public un communiqué mais que cela se passe en catimini ? C’est la preuve suffisante que ce duo n’avait aucune vision ni de programme avant de s’employer par des méthodes saugrenues et précambiennes pour parvenir à ses fins.

          A cette allure, il n’est pas exclu que l’on coure après une saison bancale. Faute au nombrilisme et à la jactance sous le couvert des ambitions étriquées. En tout cas, pour ceux qui ont cru que le lieutenant-colonel Rock Gnassingbé allait changer d’attitude, tant pis. Chasser le naturel, il revient au galop. Et si le ridicule pouvait tuer, il y a bien longtemps que…

Kokou AGBEMEBIO

Correcteur N°53 du 3 mars 2009
Déversement anarchique des déchets liquides dans la réserve de Kégué

Une menace pour la santé des Loméens

Il se passe des choses dans ce pays qui suscitent indignation et dégoût. On ne le dira jamais assez. Le déversement anarchique des ordures ménagères et surtout les déchets liquides à Kégué dans les encablures du Stade et de la nouvelle Présidence de la République sont  une honte nationale et font des risques de santé à la population.    

          Depuis quelques semaines, les camions vidangeurs  profitent de la négligence  coupable des autorités et  se rivalisent d’ardeur dans cette réserve de Kégué. C’est connu de tous qu’il y a des habitations un peu partout dans ladite réserve. Ainsi les populations habitant ces endroits sont contraintes d’inhaler à longueur de journée les odeurs nauséabondes de ces matières fécales. Un laisser-aller qui peut entraîner des maladies comme la diarrhée, la parasitose intestinale, le cholera, des maladies bactériennes et virales.

          En dehors du problème de santé publique, cette situation interpelle les défenseurs de la cause environnementale et jette du discrédit sur l’image de la Présidence de la République située à environ deux kilomètres de là, un local habité par le premier des Togolais qui reçoit à ce lieu de travail de hautes personnalités de par le monde. Ce n’est pas exclu que ces odeurs pestilentielles parviennent à ces lieux quand on se réfère aux quantités suffisantes qui arrivent dans la réserve chaque journée.  Au lieu des mesures énergétiques pour traquer les vidangeurs véreux qui mettent en danger  la vie des paisibles populations, le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières Kossivi Ayikoé se contente de communiqués ronflants dont le dernier en date stipule : « Il m’a été donné de constater que malgré les multiples rappels à l’ordre, des véhicules continuent à déverser des boues de vidange dans les quartiers et au Port Autonome de Lomé, compromettant ainsi la salubrité desdites zones », avant d’indiquer que le seul endroit aménagé est la déposante transitoire d’Attidjin non loin du poste de péage de Zanguéra sur la route de Kpalimé.

          Qu’est-ce qui empêche le ministre Ayikoé de mettre un dispositif de dénonciation sur place ou encore mieux, poster  quelques agents des forces de sécurité  pour décourager une telle pratique dangereuse pour la population ? En tout cas, il urge que des actions hardies  soient entreprises pour mettre fin à cette pratique.

XAVIER NONO


Championnat biblique de Guinos Fondation : Les églises de Pentecôte entrent en jeu

Démarré en Août 2008, ce championnat dont l’objectif est de posséder le contenu de la Bible, selon la recommandation de  Josué 1. 8 et la déclaration de Jean 8. 32 de la Bible, à travers des championnats bibliques continue de battre son plein. Des jeunes se retrouvent dans des églises appelées centres où différentes épreuves basées sur la Bible sont faites dans une ambiance chrétienne. Ce dimanche 1er mars 2009 trois matches étaient joués.

Le 1er match s’était déroulé au Ministère Evangélique pour le Salut des Âmes (MESA). Au terme du match, l’église des Assemblées de Dieu de Nyékonakpoè s’était retrouvée avec 316 points devant ses sœurs de Gbadago (150 points) alors que Doumasséssé totalise (260 points). Les jeunes de MESA Kodomé ont bien défendu leur église en se positionnant à la 2ème place avec  292 points. Le 2ème match du même dimanche était la dernière journée des matches de qualification des églises baptistes de la convention baptiste du Togo. Il a opposé l’église baptiste Christ-roi de Kanyi-Kopé à sa voisine Bénédiction de Bè-Kpota. C’est l’église baptiste Christ-roi qui s’est montrée forte devant Bénédiction avec un score de 250 points contre 130 points. Le 3ème match s’est déroulé à l’église de pentecôte de Djidjolé. Ladite église a obtenu 325 points devant l’église de Pentecôte de Télessou (270 points) et l’église de pentecôte d’Aflao-Gakli (240 points). Ce dernier match animé par le diacre ATIYE de Pentecôte Bè-Kpota et arbitré par SESSOU Elie et KODJOAKOU Isaac était placé sous la supervision du 1er Vice-Président national de Guinos Fondation, le révérend pasteur ANANI-HOUNAKE de Pentecôte Lom-Nava. D’autres rencontres sont au programme le dimanche 08 mars. A cet effet, les églises de Pentecôtes de Tokoin-Solidarité, d’Adjidogomé, d’Agoè-Zongo et d’Agoè-Centre s’affronteront à Tokoin-Solidarité tandis que celles de Baguida, de Kpogan, d’Adamavo 1 et 2 seront au prise à l’église de pentecôte de Baguida. Les Assemblées de Dieu pour leur part seront à Baguida et à Djidjolé.

Par ailleurs, le président de la commission d’arbitrage Edem ASSOGBA invite tous les arbitres à l’ESBTAO pour une mise au point ce samedi 14 mars à 9h00.
Gracia G.


Reprofilage voies à Lomé : Gilbert Houngbo dans les rues pour admirer ses « chefs-d’œuvre »

Cela  fait un bail que les Togolais n’ont plus aperçu leur très cher et utile Premier ministre (hum…) sur un terrain relatif à  ses promesses incantations. Le Technocrate a plutôt pris goût à la chose politique et aux habitudes de la maison Gnassingbé. Pas de manifestation politique où il ne s’affiche aux côtés de Faure Gnassingbé, même pour les tournées politiciennes et les fêtes « familiales ». Durant la tournée campagne du chef  de l’Etat en janvier dernier dissimulé sous l’alibi d’échange de vœux  avec les populations de l’intérieur, il était à chaque fois aux côtés de son employeur et il se plaisait même à prendre le micro et lui adresser des dithyrambes. Il n’a pas voulu se faire compter les évènements et a assisté aux autres manifestations pour lesquelles son employeur était le chairman dont la fête traditionnelle Koudoapani à Mango. L’homme s’est fait sien l’anniversaire du décès du « père de la nation ». Gilbert Fossoun Houngbo a tellement pris goût à la chose qu’on ne pensait pas qu’il se rappelait encore ses chantiers. Mais vendredi dernier, il a démenti plus d’un et prouvé qu’il n’a pas encore, perdu le sens du folklore.

Le show de Houngbo

          Pendant que son patron était dans les airs pour Niamey, le Technocrate effectuait une descente sur le terrain pour contempler ses chefs-d’œuvre sur le plan des infrastructures routières. Gilbert Fossoun Houngbo accompagné d’une très forte délégation de la TVT était descendu sur la voie de Litimé, celle reliant Akodesséwa à Zorro Bar et celle longeant les rails d’Aného pour constater le reprofilage de ces rues, l’état d’avancement des travaux. Fidèle à lui-même, le folklore n’a pas manqué au rendez-vous. On a vu sur les écrans des camions décharger des tas de latérite et de sable siliceux, des ouvriers très concentrés sur leur boulot. Et comme il fallait s’y attendre, le micro a été tendu aux riverains. On disait qu’ils ont été triés sur le volet, car ils n’ont pas tari d’éloges à l’égard des gouvernants. Et lorsque l’occasion a été offerte à l « ’inspecteur » Gilbert Houngbo de parler, il n’a fait que vanter les mérites de cette action de reprofilage entreprise à grande échelle.

Du raclage et du reprofilage des rues

          C’est devenu la mode à Lomé. Les bulldozers sont déversés dans les rues et procèdent à leur raclage systématique pour leur redonner  un aspect moins fantomatique. Dans la plupart des cas, surtout dans les quartiers du centre-ville, ces rues raclées restent en l’état. Mais dans les quartiers périphériques, on procède à un bitumage made in Togo. Ce bitumage consiste à déverser sur ces rues de la latérite ou du sable silicieux qu’on fait adhérer au sol par des engins lourds. Dans les deux cas, les désagréments ne sont pas moindres pour les riverains. Pour les rues raclées et laissées en l’état, avec une pluie, l’eau envahit les deux côtés, ne laissant qu’un tout petit espace effilé au milieu à peine suffisant pour un passage de piéton. Dans le second cas, ces pluies, sont plutôt salutaires. Car en temps normal, c’est la poussière qui martyrise les riverains. Au passage d’un véhicule, c’est un amas de poussière qui l’accompagne. Dans les maisons jouxtant ces rues, les effets en sont couverts jusque dans les chambres. Tout ceci n’est pas sans conséquence sur la santé des citoyens.

          Le bon sens est choqué quand on entend des gouvernants vanter les mérites d’une telle opération. Ce n’est qu’au Togo qu’une pareille opération peut être entreprise dans la capitale. Ailleurs, à Cotonou et à Accra, les rues sont généralement bitumées et jusqu’à la périphérie. En tout cas, c’est assez rare de voir racler des rues en pleine capitale et ces opérations  ne s’exécutent que dans les zones rurales, les campagnes et les hameaux. Au demeurant, cette sortie de Gilbert Houngbo n’est qu’une agitation visant à masquer le bilan catastrophe de ses actions, à l’approche de l’échéance des six (06) mois qu’il s’est volontairement donnés pour révolutionner le quotidien des Togolais. 

L.C.


La Loupe du Correcteur : Le privilège de la menace

Toute menace a toujours suscité chez les hommes, et même chez les animaux, une promptitude de réaction ; que ce soit un sentiment de résistance ou de soumission. Cela est une leçon que tout individu ou groupe d’individus prétendant arracher ou partager le pouvoir avec le régime RPT doit sérieusement méditer. Bref, la menace est une arme redoutable. Mais au Togo, l’histoire a montré qu’une menace ne sert à rien face aux détenteurs du pouvoir, si l’on ne dispose pas de moyens nécessaires pour la concrétiser ou aller jusqu’au bout. Mais toujours est-il qu’une menace sérieuse reste et demeure une arme très redoutée par le régime RPT.

Déjà, le feu Président Eyadéma, géniteur de l’actuel chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé n’a toujours fait de concession depuis l’avènement de la démocratie au Togo que lorsqu’il se trouve devant une menace vis-à-vis de sa légitimité. Et cela s’est toujours fait de façon prompte et inattendue. La signature de l’acte autorisant la tenue de la Conférence Nationale Souveraine, l’autorisation des missions d’enquête internationales au Togo ou encore l’Accord Cadre de Lomé en sont quelques exemples. Seulement, ce sont des décisions sur lesquelles le Général Eyadéma revenait toujours ; renvoyant ainsi, chaque fois, à l’éternel recommencement.

A ce jour, malgré le mort du Président Eyadéma, le système n’ayant pas changé et le sang qui dirige le pays étant resté et demeuré intact, les espoirs des Togolais d’arriver enfin à un partage du pouvoir entre le RPT et l’opposition relèvent toujours d’une entreprise chimérique. D’où l’impérieuse nécessité pour l’opposition parlementaire de faire de la menace réelle et objective, son cheval de bataille face à la consciente et dangereusement stratégique surdité du régime au pouvoir.

Si cette menace, d’une moindre envergure, a déjà amené le Président de la République  à signer, dans la précipitation, le décret instituant le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC), elle sera encore plus payante, si elle s’avère beaucoup plus pointue. Puisque avant tout, le régime RPT et ses fidèles ne cèdent que devant la pression et la menace persistantes. Cela est une évidence et les éléments de preuve sont ceux qui manquent le moins : il a fallu que l’opposition parlementaire maintienne sa position, laissant planer visiblement la menace d’un blocage définitif des travaux du CPDC pour voir le RPT et le Gouvernement bouger d’un pas. « En cas de blocage, le CPDC convient de saisir le Président de la République. Le chef de l’Etat recherche avec les leaders des partis membres du cadre, les solutions appropriées avec le recours à la facilitation le cas échéant », dit le communiqué ayant sanctionné la 9ème session du CPDC, tenue le mardi 24 février. Il a fallu également voir le Syndicat National des Entrepreneurs en Bâtiments et Travaux Publics du Togo hausser le ton pour que Faure Gnassingbé décide finalement de détacher de la Présidence de la République, le ministère des Travaux Publics et de nommer un ministre en la personne de Comla Kadjé, à sa tête.

Voilà comment le RPT vient de donner la preuve qu’il ne cède et ne cèdera que devant une menace réelle. Et si au regard de cet aveu du régime RPT, aussi tacite soit-il, l’opposition parlementaire se laisse aller encore à une lâcheté, c’est envers le peuple qu’elle sera redevable. Ce peuple qui se reconnaît en elle et qui, visiblement, n’est plus prêt à pardonner une inaction ou une désinvolture de cette opposition face à un vol de sa victoire. En somme,  un avertissement pour cette opposition. S’il est vrai qu’on ne change pas une équipe qui gagne, il n’en demeure pas moins vrai qu’on ne change pas une stratégie qui gagne. C’est ce que le régime au pouvoir a bien compris et il s’en sert toujours comme un théorème. 

De l’autre côté, la stratégie qui permet de glaner des points ne doit pas être abandonnée. S’il se révèle que c’est la menace qui fait bouger le mieux le pouvoir togolais, que cette menace persiste alors pour que bouge la démocratie au Togo.

Assou ADJIKPA


Une proche de Faure arrêtée en Suisse en possession d’une forte somme d’argent

L’évènement était passé presque inaperçu. Une très proche du président de la République et de surcroît directrice d’une société de la place a été arrêtée en Suisse en possession d’une importante somme d’argent. Selon les renseignements, cette dernière dont nous taisons pour l’instant le nom, revenait d’une mission qu’elle a effectuée dans un pays européen.

Au retour de cette mission, elle est passée par la Suisse pour s’acheter quelques bijoux. Une fois entrée dans la boutique où elle devait faire les achats, elle avait ouvert la mallette qu’elle tenait pour en sortir quelques euros. Et c’est là où la caméra cachée a montré le contenu de sa mallette qui était bourrée de liasses d’euros.

Elle fut donc interpellée et a dû passer trois jours en garde à vue. Il a fallu des tractations diplomatiques pour que la police suisse ne la libère.

En tout cas, ces faits viennent confirmer les propos du Secrétaire Général de l’UFC, Jean-Pierre Fabre qui disait entre-temps sur RFI que toutes les recettes du pays ne sont pas versées au trésor public et qu’il y a certainement une partie qui atterrit ailleurs. C’est également la preuve que Faure et ses copains qui gèrent les sociétés, pillent les ressources du pays.

Mais jusqu’où ira-t-on avec cette mal gouvernance ?

Le Correcteur


Titikpina se moque des populations de Tchamba

Après les avoir battues, il envoie des médecins pour les soigner

Beaucoup de journaux togolais ne cessent de faire cas dans leurs colonnes de l’inefficacité dans la gestion de la sécurité des citoyens et de leurs biens dans le pays. Conséquence, nombreux sont ceux qui espéraient voir le chef de l’Etat Faure Gnassingbé écarter Mohamed Atcha Titikpina de la tête du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile. Surtout lorsqu’il était question pour le président de la République, d’apporter une retouche à l’équipe gouvernementale en nommant Komlan Kadje à la tête du ministère des Travaux Publics. Malheureusement, tel n’a pas été le cas. Et les Togolais continuent de décrier la manière dont le ministre Titikpina organise la sécurité au Togo.

L’homme s’est livré, il y a quelques semaines à un spectacle pour dit-on, apporter une assistance sociale aux populations de sa localité natale.

En effet, on se rappelle qu’il n’y a pas longtemps, le ministre de la Sécurité et de la Protection Sociale, Atcha Titikpina a pris le devant d’un groupe d’agents de santé pour se rendre à Tchamba où il a été question de donner des soins et des consultations aux populations de la localité. Et cela s’est passé quelques jours seulement après que le même ministre Titikpina a été accusé de pires atrocités dont ont été victimes certains membres de cette même localité. Des milices qu’on attribue au Colonel ministre de la Sécurité sèment la terreur dans le milieu, obligeant le chef canton de la localité, un frère du ministre Titikpina, à s’exiler.

Fort heureusement qu’il y a des natifs de Tchamba qui ont eu à affirmer que ces séances de soins et de consultations organisées par le Colonel Titikpina et sa bande sont loin d’être compris comme des gestes épris d’humanisme. Car un don fait par un « homme de cœur sale » n’en est pas un. Beaucoup de Togolais se demandent ce qui justifie encore la présence d’un individu incapable d’assurer la sécurité dans son milieu, à la tête d’un ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

En tout cas, il n’y a qu’au Togo que ces genres de choses peuvent se produire, et c’est déplorable.

Assou ADJIKPA


Gilbert HOUNGBO vu par Danyito

AO !

Qui a dit que ROSALIE n’avait pas raison ?

(suivez mon regard vers le tout 1er des 1er ministres du Togo)

Hhahaha

NOUA GNON LOOO,

Disait Rosalie

AO !

En 3 ans, le Togo a connu 4 Premiers ministres dont le dernier est considéré comme un produit rare qu’on est parti dénicher au fin fond des bureaux de l’ONU.

AO !

Arrivé au Togo, tout le monde a été étonné du cursus de ce Togolais hors pair qui est venu remonté la médiocrité, l’amateurisme, l’improvisation, le rétablissement de l’ordre ancien dont souffrent nos dirigeants.

AO !

Quelle ne fut la surprise de Danyito en voulant connaître le quotidien de l’enfant d’Agbandi

AO !

Hé hé hé

Le dadjè Fossoun a changé, il est devenu malléable pour ne pas dire liquide. Il prend petit à petit la forme du vase RPT qui le contient

AO !

Houngbo frédonne et répète  les chansons d’animation à table, je ne sais si c’est par nostalgie du passé ou c’est pour plaire à ses nouveaux maîtres.

AO !

Il est sur les traces d’un certain ADOBOLI aussi onusien qui a été apprécié par feu Eyadema pour ses danses.

Makoulaaaa

La primature togolaise prend des couleurs et les catéchèses du RPT veulent à tout prix apprendre les méthodes de la maison à notre naïf Premier ministre qui croit qu’il peut changer le mode de fonctionnement d’un parti qui ne pense jamais se retrouver dans une quelconque opposition un jour au Togo.

AO !

Mais à Danyito de poser  une série de questions à Tonoussi une tante d’Agbandi :

1- Dadjè Fossoun sera-t-il PM en avril 2010?

2- Comment un technocrate du rang du PM peut-il accepter que le président d’un pays pauvre comme le Togo puisse rouler dans une voiture de plus de 1 milliard de francs cfa ?

3- Comment le technocrate onusien peut-il accepter qu’un mort comme Eyadema puisse présenter des voeux en 2009 sur des affiches grandeur nature sur une route qu’il emprunte tous les jours ?

4- Comment le sous-secrétaire général des Nations unies peut-il accepter que le RPT créé une CENI provisoire en violation de l’Accord politique global ?

5- Comment celui qui a donné 180 jours pour changer le quotidien des Togolais peut-il accepter la célébration des fêtes qui divisent ?

6- Comment un PM peut-il accepter la fête de l’anniversaire d’un crash d’avion d’un président décédé ?

7- Comment Fossoun peut-il dire que les élections locales doivent avoir lieu après les législatives ?

8- Comment peut-on accepter de gagner moins dans sa vie si c’est par amour de la patrie et accepter que certains pillent allègrement le pays si on est pas complice ?

9- Que dit l’enfant d’Agbandi du Fonds d’Entretien Routier, de l’OTP ; lui qu’on nous a présenté comme l’expert comptable, gestionnaire émérite ?

10- Qu’en est-il de son poste à l’ONU ?

AO, ENOUDJOLOO !

Autant de questions auxquelles notre éminent Premier ministre doit répondre plutôt qu’à ces questions fades voire arrangées et complaisantes  des confrères lors de sa sortie télévisée pour lesquelles il s’est débrouillé en s’embrouillant.


De la méchanceté grandeur nature

Il se passe vraiment des choses qui  poussent le plus souvent à conclure, sans risque de se tromper, que ceux qui ont une part de responsabilité dans la gestion de la chose publique ne se soucient guère de la souffrance des populations.

Le mercredi dernier, après de longues tergiversations, les autorités togolaises ont décidé enfin de donner le coup d’envoi des travaux de réaménagement des rues du grand marché de Lomé. Et il fallait être présent sur les lieux pour voir comment ce démarrage des travaux s’était déroulé. Pour les revendeuses qui avaient déjà installé leurs étalages ce matin-là, c’était un véritable enfer : les bulldozers ramassaient et renversaient tout sur leur passage.

Ainsi, les pauvres revendeuses couraient dans tous les sens, juste pour sauver ce qui pouvait encore l’être. De l’autre côté, on indiquait que c’était l’unique solution pour obliger ces commerçants à évacuer les lieux. Et pourtant, nul n’ignore les conditions dans lesquelles ces revendeuses arrivent à trouver les sous pour maintenir leurs petits commerces.

Mais à vrai dire, ce qui fait beaucoup pitié dans tout cela, c’est l’attitude adoptée par les tickettiers du marché à la veille même du démarrage  de ces travaux. Ces derniers, ayant en effet appris la nouvelle de la mise en branle des bulldozers, ont pris soin d’exiger à ce que les revendeuses qui devaient honorer leur engagement mensuel de 3500F le fassent illico presto ; ce que la plupart ont fait avant de se rendre compte, 24 heures plus tard, du vrai mobile qui guidait les responsables chargés de la gestion du Grand marché dans leur acharnement à collecter à tout prix les frais de ticket.

Entre nous, est-ce qu’il ne serait pas de bon ton de dispenser ces pauvres revendeuses du payement de ces tickets en attendant leur retour quand on sait que celles-ci seront appelées à rester à la maison pendant peut-être plus de quatre mois avant de reprendre leurs activités ?


L’immatriculation des motos
n’est-elle pas obligatoire pour
les corps habillés ?

C’est un secret de Polichinelle que la capitale togolaise est depuis quelques temps en proie à une insécurité qui ne dit pas son nom. Et cela, ce ne sont pas les services de sécurité qui y apporteront un démenti.

Des braquages et des vols qualifiés, on en connaît presque tous les jours ; les pistolets automatiques et les munitions étant devenus des objets que les auteurs de ces crimes ont la facilité de se procurer à leur guise. Et pourtant, il existe un ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Sans parler de ce machin chargé de lutter contre la prolifération des armes légères et de petites calibres dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles par le truchement de séminaires et autres célébrations de journée mondiale de la paix. Passons!

Dans ces conditions d’insécurité incontrôlables, le bon sens recommande que les dispositifs et moyens de sécurité existants soient renforcés. Mais malheureusement, on assiste encore à des faits qui ne sont vraiment pas de nature à montrer cette volonté de partir réellement en guerre contre cette insécurité.

La petite illustration est celle de ces hommes en uniformes qui circulent dans la capitale togolaise avec des motos non immatriculées, au moment où les jeunes policiers postés aux abords des rues ou aux carrefours de la ville ne laissent aucune chance aux civils qui se hasardent à rouler sur des engins non immatriculés. Or, on sait qu’il y en a de ces criminels et de ces gangs qui opèrent au moyen des motos. Et cela donne raison à ceux qui voient derrière ces braquages quelquefois la main de certains éléments appartenant au corps habillés.

La question est de savoir s’il y a un texte qui autorise les gendarmes, militaires, policiers ou douaniers à circuler impunément avec des motos non immatriculées. Si non,  il urge que cela soit vite corrigé, car la loi, dit-on, est générale et impersonnelle.


Danger à la sortie du camp de la Gendarmerie de Lomé

          Il se produit, depuis quelques temps, des choses anormales et déplorables devant la sortie principale de la Gendarmerie nationale de Lomé. Ce portail qui s’ouvre sur le Boulevard 13 janvier fait des victimes.

          En fait, lorsque des hauts gradés devraient sortir du camp, il y a des agents qui agitent des fanions rouges pour arrêter les véhicules en circulation et leur faciliter le passage. C’est donc connu des passagers qu’à chaque fois que les agents balancent les fanions, il faudrait s’arrêter. C’est comme cela que l’on procède également ailleurs devant des grandes sociétés et bureaux de la place.  Mais au niveau de la Gendarmerie  de Lomé, les agitateurs des fanions règlementent mal la circulation. Au lieu d’avertir les passagers quelques temps avant d’ordonner l’arrêt, certains agents réagissent tardivement et sèment la confusion dans le rang des passants. Il se produit la plupart du temps des accidents.

Des accidents que l’on pourrait éviter si seulement les agents postés-là font  correctement leur boulot en devançant un peu plus la sortie de leurs patrons, si tant est que ces patrons ne peuvent pas sortir eux-mêmes avec leurs véhicules. Il y a quelques jours, deux zémidjans se sont encore cognés à cet endroit qui n’a de cesse de faire des victimes.

          Tout en demandant aux usagers de réduire leur vitesse aux encablures de l’entrée principale de la Gendarmerie, il urge que les agents de force de l’ordre revoient leur copie pour épargner les passagers de ces accidents futiles.


Jean-Pierre Fabre accuse

          La question de l’insécurité dans le pays se pose avec acuité. Il ne se passe de jour où on ne signale des braquages et des vols ici et là. Les populations vivent la peur au ventre face à la négligence coupable du ministre de la Sécurité. L’opération « araignée » mise en place par le Colonel Atcha Titikpina peu avant les législatives de 2007, a du plomb dans l’aile. Il a fallu attendre la 2e moitié de février pour assister à la riposte énergétique des forces de sécurité qui ont abattu sept (07) malfrats en une semaine à Lomé.

          Interrogé sur la recrudescence de ce fléau dans le pays, le Secrétaire Général de l’Union des Forces de Changement (UFC) a porté un regard accusateur sur le parti au pouvoir. Pour Jean-Pierre Fabre, cette situation est « sciemment » créée par les tenants du pouvoir pour instaurer un climat d’insécurité à quelques mois des élections. « A la veille de l’élection présidentielle de 2010, ce climat est créé pour justifier les violences pendant cette élection », a déclaré M. Fabre sur NANA FM la semaine dernière.

          Plus loin, Jean-Pierre Fabre estime que les armes blanches avec lesquelles les braqueurs commettent leurs forfaits ne sont autres que celles distribuées en 2005 aux miliciens. Pour terminer, l’honorable Fabre interpelle le ministre de la Sécurité et les tenants du pouvoir à mettre tout en œuvre pour éradiquer ce fléau afin d’amorcer les préparatifs de 2010 dans la quiétude.


Enfin un entraîneur pour
 les Eperviers

A la veille du congrès électif de la Fédération Togolaise de Football du 18 janvier, le ministre des Sports Christophe Tchao avait effectué une mission en France pour dit-on aller chercher un sélectionneur pour les Eperviers. Mais il a fallu plus d’un mois après cette élection, pour que le dossier le nom de cet entraîneur soit connu.

En tout cas, la semaine dernière, les dirigeants sportifs ont fait circuler l’information selon laquelle la signature du contrat se tiendra le vendredi 27 février à l’hôtel Ibis à Lomé. Mais au finish, elle n’a pas eu lieu. Les raisons évoquées pour justifier ce faux rendez-vous étaient l’absence du ministre de la Fonction Publique et du président de la FTF. Mais pour certains, les vraies raisons sont ailleurs. On évoque les différends qui opposent les responsables du sport-roi togolais à propos du recrutement du Belge Jean Thissen. Puisque qu’il y a certains qui seraient en train de prendre position pour l’Allemand Christoph Ebner.

Jusqu’où iront les responsables du football togolais avec cette prolongation ? continuaient à se demander certains, lorsqu’hier  la signature du contrat avec le Belge Jean Thissen a été effective dans la précipitation.

Et pourtant, les nouveaux rois du football togolais font écrire sur les banderoles qu’ils ne veulent plus d’aventurier à la tête de la fédération. Qui appellent-ils donc aventuriers ? Non, il ne sert à rien de verser dans la provocation. Car la tâche qui attend Rock et les siens est très immense. L’essentiel pour eux serait de se mettre sérieusement au travail pour qu’à la fin de ce mandat, le public sportif ne les qualifient pas plutôt d’aventurier. 


De quel changement parlait
Gilbert Houngbo?

Juste après sa nomination en tant que Premier ministre togolais en lieu et place de Komlan Mally, l’homme avait fait une pile de promesses au Togolais. Gilbert Houngbo, puisse que c’est de lui qu’il s’agit, s’est même fixé un délai de six mois pour changer le vécu quotidien des Togolais. A l’époque, beaucoup de Togolais l’avait pris pour un messie. Mais au fil des jours, on se rend compte de plus en plus que le miracle tant annoncé était plutôt un non évènement. C’est ce qui amènent beaucoup à s’interroger sur la vraie nature du  changement qu’a annoncé l’ancien haut fonctionnaire des Nations Unies.

S’agit-il d’un changement positif ou négatif ? Voilà la question que les Togolais se posent aujourd’hui. Pour certains, il serait plutôt question d’un changement négatif vu le parcours de Houngbo durant ces cinq dernier mois. Car, c’est sous lui que le prix du paquet de ciment a été revu à la hausse. Comme argument, les gouvernants ont annoncé qu’il fallait faire en sorte que le prix soit conforme à celui des pays de l’espace UEMOA pour éviter la spéculation. Au même moment, le prix du litre de l’essence est  plus bas au Bénin qu’au Togo mais personne n’a pensé à le rendre conforme.

C’est également sous Houngbo que des centaines  d’employés de la SNPT ont été licenciés.  Pire encore, on s’apprête à licencier d’autres agents de  la SOTOCO puisque la société est également dans un e phase de liquidation.

Or, il ne reste plus qu’une dizaine de jours au Premier ministre pour boucler les six mois. Est-ce que là, on peut parler d’un changement positif du vécu quotidien des Togolais ? A chacun de trouver sa réponse.

En tout cas, ce qui est certain est que le vécu quotidien des Togolais n’a connu aucune amélioration.  


Lettre ouverte du GDSF à l’attention de son Excellence Monsieur Faure Gnassingbé, Président du Togo

Excellence Monsieur le Président,

D’abord et avant toute chose permettez-nous de vous présenter nos salutations les plus sincères et nos plus fraternelles gratitudes pour tous les efforts physiques, moraux voire intellectuels que vous déployez chaque jour, chaque instant pour garantir et assurer la continuité et la prospérité du Togo. Nous sommes très heureux de la paix qui y règne et nous nous inclinons à votre grandeur. Vous exercez sans doute une énorme responsabilité et nous vous en sommes totalement reconnaissants.

          Nous saisissons aussi cette occasion pour rendre  un hommage mérité à votre Premier ministre et à tous les membres du gouvernement qui sont les architectes de vos plans, en assurent la cheville ouvrière et assument la gestion quotidienne pour le bonheur du  Togo. Nos pensées vont particulièrement à notre guide bien aimé, Feu Gnassingbé Eyadema, ancien président du Togo rappelé à Dieu dans une situation que nous avons tous pleurée à New York. La vie ne nous appartient pas. C’est un emprunt et chacun après avoir joué son rôle avec, le retourne à son seul propriétaire qui reste et demeure Dieu Tout-Puissant. Où qu’il se repose actuellement, nous disons tous au « GDSF » paix à son âme et nous nettoyons les larmes à toute la famille Gnassingbé. Nous resterons toujours de cœur avec vous.

          En effet, nous sommes un mouvement politique dénommé « GDSF » Groupe des Démocrates Sans Frontières crée à New York le 9 février 2009 dans le but d’aider le Togo à une démocratie dans la douceur et pacifiquement, d’autant que nous en sommes liés ombilicalement et nous aimons de tout notre cœur. Notre objectif primordial tire son fondement même dans la paix, le pardon et la réconciliation  du Togo avec tous ses fils. Excellence, chaque nation a ses problèmes, le Togo a   aussi les siens. Cependant, s’il y a un problème crucial qui intéresse  au plus haut chef notre mouvement, c’est indubitablement la situation précaire entre les deux familles Gnassingbé et Olympio. Il s’agit de la querelle qui déchire les deux familles et qui met en danger le  Togo et ses fils. Cela nous tient à cœur et nous intéresse mieux que l’organisation de n’importe quelle élection au Togo. Sinon, que vaut une élection organisée dans une toile de fond sombre ? L’atmosphère qui prévaut entre les deux familles est la plus complexe et la plus délicate qui se soit posée au Togo. Mais à suivre l’évolution actuelle de la vie politique au Togo, nous sommes tentés de croire à raison que le Togo se dirige encore vers  un lendemain incertain dont les seules connues sont encore crises sociales et révoltes. Vous vous demandez,  certes, quelle est la position de notre mouvement. Au GDSF, avant la prise de toutes les décisions, nous analysons objectivement avec foi et transparence tous les faits socio-politiques. C’est ainsi que, la semaine écoulée, nous avions adressé une lettre à Monsieur Gilchrist Olympio, lui demandant de s’abstenir de toutes activités politiques au Togo, de retirer sa candidature s’il l’a déjà déposée, de quitter la tête de l’UFC et d’y  mettre un autre leader plus à même de dialoguer pacifiquement avec le pouvoir et les autres partis, puis finalement d’accepter d’occuper des fonctions apolitiques c’est-à-dire non basées sur la politique afin de pouvoir apporter son savoir-faire, et d’aider son pays en matière de développement si cela a été toujours son  brûlant désir. D’emblée, Excellence, nous avons pensé à vous car, vous êtes et vous demeurez le partenaire N°1 dans le règlement de ce litige. En vos qualités du Président de la République et chef de la famille Gnassingbé, vous êtes le mieux placé, le mieux indiqué pour nommer Monsieur Olympio à une fonction apolitique au Togo. Nous avons donc pensé à la direction des douanes, à la direction du Port Autonome, à la Zone franche, à la direction de l’Aéroport et autres encore. Comment pouvez-vous y prendre ? A notre avis, nous avons eu l’idée d’une conférence de presse que vous ferez, ou à travers  n’importe quel canal de communication et le nommer par décret présidentiel. La première tentative pourrait échouer, même la deuxième. Mais devant un peuple assoiffé d’une paix des braves, ce serait une victoire parce que, ce serait aussi le début d’une réconciliation. Vous allez toujours transcender  les émotions et continuer de lui confier des responsabilités qu’il puisse accomplir librement dans son pays.  S’il continue toujours par bouder vos efforts, cherchez d’autres moyens. Parce que nous vous observons et nous allons juger, à travers la dose de volonté que chaque camp met. Le peuple tranchera.

          L’homme de paix sera vous, Excellence. Le GDSF vous appréciera et en tirera toutes les conséquences. Car, il n’est écrit nulle part au Togo que c’est seulement par le biais de la présidence de M. Olympio.

          Pour terminer nos propos, nous vous rappelons qu’en vertu des prérogatives que nous confère le mouvement, nous annonçons devant l’opinion nationale et internationale, nous désolidariser et nous démarquer de toutes sortes de radicalisme provenant encore de quelque parti X ou Y  de l’opposition qui plongerait encore notre Togo chéri dans le gouffre. Plus jamais cela au Togo.

A cet effet, nous soutenons fermement et résolument au DGSF, le choix de votre ancien premier ministre, avocat à la cour, président fondateur de la CNDH, président fondateur et président d’honneur du CAR, Me Yawovi Madji Agboyibo pour incarner l’union de l’opposition et conduire par voie de conséquence la même opposition aux prochaines échéances électorales.

L’homme a eu la sagesse de quitter la tête du CAR, mais nous le prions, nous le supplions, et nous le plébiscitons d’exercer pour le peuple et pour l’opposition cette noble mission. Car justement, c’est nous qui le faisons roi. Nous vous demandons donc Excellence Monsieur le Président, de lui accorder toutes les chances afin qu’il puisse représenter valablement et très pacifiquement toute l’opposition.

Que Dieu vous bénisse.

Que Dieu bénisse la famille Gnassingbé

Que Dieu bénisse le Togo

Veuillez trouver ici, Excellence tous nos sentiments d’amitié vraie et authentiquement togolaise.

Fait à New York, le 27 février 2009

Ont signé
Le Président, Prince Hanvi Noël
Le vice-Président, Apélété Georges


Message du Groupe des Démocrates Sans Frontières au peuple togolais

Chers compatriotes, vous y êtes ?

L’heure à laquelle nous vous envoyons ce message, il sonne exactement 10 h du matin à New York, et sur le toit de notre chambre de réunion, on entend les cris perçants de petits oiseaux comme s’ils venaient nous livrer un salut matinal venant de vous ! Eh bien, nous vous disons bonjour à notre retour. How are you doing ?

En effet, toujours fidèles à nos habitudes, nous voici encore en train de nous adresser à vous à travers ce message pour vous demander de vous mobiliser toujours pour notre combat démocratique. Bien loin de vous, nous voulons encore partager avec vous toute notre position sur la vie politique de notre cher Togo et sur les prochaines échéances électorales. Au GDSF, nous sommes vraiment soucieux de l’avenir du Togo, surtout de son présent car, le présent est l’endroit où le temps touche l’éternité pour avoir une sorte de perspective cosmique sur le futur ; c’est-à-dire que nous avons un impérieux devoir politique de régler les problèmes qui minent notre présent pour déboucher sur un bel avenir.

En ce qui nous concerne au GDSF, nous optons pour le pardon et la réconciliation de notre pays avec ses fils sans exception aucune. Ainsi, nous levons nous systématiquement contre la manière dont l’opposition au Togo règle avec le parti au pouvoir les problèmes électoraux sans jamais prendre en compte le règlement de la querelle des deux familles Gnassingbé et Olympio. Nous osons décréter au GDSF l’année 2009, l’année de paix des braves et nous y travaillerons en conséquence pour obtenir un résultat probant. Nous vous demandons donc, chers compatriotes, de vous constituer en parlementaires debout, en congressistes et en sénateurs pour réclamer, à cor et à cri, mais dans la non-violence, nous voulons dire pacifiquement, le règlement en douce de ce différend qui désunit totalement les deux familles du pays. Au GDSF, nous combattrons dans la paix pour réconcilier tout le Togo avec ses fils et éviter que le Togo soit encore livré à des violences pré et post-électorales. Nous disons plus jamais ces archaïsmes au Togo. Pardonnons-nous. Réconcilions-nous. Et puis c’est tout. Comment y parvenir ? Nous vous conseillons un interlocuteur plein de sagesse, d’astuces et de grandeur d’homme sur le terrain à Lomé. Il s’agit de son Excellence monsieur l’ancien Premier ministre Madji Agboyibo. Avec sa grande main qu’il sait tendre avec douceur et amour, il a la magie de concilier le conciliable.

          Nous vous demandons de vous mobiliser pour exiger de Monsieur Olympio une entente avec la famille Gnassingbé. Car à l’état actuel des choses, et avec son nom, aux abords des candidatures et toujours accroché à la chose électorale, politique et présidentielle, le Togo ne fera que tourner en rond. Avec son nom toujours, nous notons trois sortes de réflexes qui caractérisent la période électorale au Togo.

Le réflexe de la peur, à la veille des élections.

Le réflexe du désespoir à la veille des résultats

Le réflexe de l’humiliation et des conflits à la suite des résultats.

Notre aîné Gilchrist doit comprendre que nous luttons pour supprimer la dynastie au Togo, mais nous ne voyons pas, nous ne savons toujours pas pourquoi il doit s’y accrocher. Analysons ensemble ce fait :

- tu grimpes un cocotier pour assouvir ta soif en haut du cocotier. Lorsque tu arrives au beau milieu, tu demandes à celui qui est arrivé en haut du cocotier avant toi de descendre. D’abord, tu lui bloques le chemin de descendre et puis vous allez tous deux en haut du cocotier pour la même cause. Tirez-en vous-mêmes la conclusion.

Chers compatriotes ! Le combat de la démocratisation au Togo connaît aussi ses moments de satisfaction. C’est avec enthousiasme que nous avons salué la naissance de l’union de l’opposition et nous nous empressons pour soutenir le choix de Me Agboyibo à la tête de toute l’opposition de part son caractère pacifique de conduire les affaires. Nous saluons honnêtement son courage qui n’est jamais basé sur un radicalisme destructeur. Faisons donc d’une pierre deux coups pour d’abord lutter à la résolution de la crise pouvant permettre à Monsieur Olympio de vivre librement et en citoyen togolais sur la terre de nos aïeux tout en soutenant la candidature de Me Agboyibo. Nous ne doutons pas un seul instant que grâce à sa vision, à sa qualité de leader aussi charismatique et aussi confirmé, qu’il assumera les lourdes fonctions présidentielles avec compétence à la grande satisfaction de toute l’opposition et à la fierté de tout le peuple togolais. Lorsque nous avions lu sa biographie, nous avions éprouvé un réel plaisir de constater qu’il a été l’homme par qui les droits de l’homme ont eu leur droit de cité au Togo. Nous lui en décernerons au GDSF dans les jours à venir l’oscar de la paix et des droits humains du monde noir. Sur ce, cessons de considérer le Togo comme un vase clos seulement divisible entre deux familles. Cessons aussi de croire qu’il peut être la chasse gardée de ces mêmes deux familles.

Togolais viens la Cité nous appartient tous

Fait à New York, le 27 février 2009

Ont signé
Le Président, Prince Hanvi Noël
Le vice-Président, Apélété Georges


Fédération Togolaise de Football : Rock Gnassingbé de retour pour régler des comptes à ses adversaires

Ils sont nombreux, ces Togolais qui ont pensé à une revanche au lendemain de l’élection de Rock Gnassingbé à la tête de la Fédération Togolaise de Football. Un retour inattendu et désespérément accueilli par le public au regard de la gestion catastrophique et artisanale de ses deux mandats à la tête du football togolais. Mais l’homme a balayé du revers de la main ce soupçon lorsque la question lui a été posée aussitôt après sa victoire. Pour toute réponse, Rock Gnassingbé a lâché que « la revanche appartient à Dieu ».

          Une déclaration qui cache mal les intentions réelles du chef du Groupement Blindé pour la seule et simple raison que Dieu ne se venge pas. Pourquoi Rock voudrait-il associer Dieu à cette histoire ? Certainement pour que l’on croit en ses propos.

          Mais plus d’un mois après la mise en place du nouveau bureau exécutif de la Fédération Togolaise de Football, les actes trahissent malheureusement le renouveau prôné par le nouveau président « Blindé ». La banderole portant le message provocateur et la décision de soumettre certains stades dont celui de Masséda à des inspections sont des illustrations parfaites du grand fossé qui sépare les propos de Rock et ses actes.

          A la publication du communiqué indiquant les terrains qui seront soumis à cette inspection : site de BCEAO à Baguida, Masséda, Aného, Ecole Centrale de Sokodé et Bassar,  beaucoup se sont posé la question de savoir pourquoi seulement le choix de ces cinq terrains.

          En plus, tout le monde sait qu’au Togo, il n’y a pratiquement pas de stades appropriés en tant que tels pour les championnats. En clair, le choix de ces cinq terrains tirés au sort par le Secrétaire général Kossivi Reinhardt qui justifie ses manœuvres  par une « homologation de façade » fait douter plus d’un sur les intentions réelles du duo Rock-Kossivi, étant donné que des terrains comme ceux de Lavié, Atakpamé, Anié, Koussountou, Kambolé, Gando entre autres sont exécrables et presque impraticables. Mais cela n’émeut  personne, même pas Rock Gnassingbé le 1er responsable de la Fédération.

          Cette histoire d’homologation dont certains membres du BE déclarent ne pas être au courant, n’est qu’un début d’un plan de Rock Gnassingbé visant à faire disparaître le club Union Sportive de Masséda dont le président d’honneur Tata Avlessi avait tenu tête au « prince ». Contrairement aux rumeurs auxquelles certains n’accordent pas trop de crédit, Rock Gnassingbé aurait  déclaré au cours d’une discussion que le terrain de Masséda sera interdit pour les matches de championnat au profit du terrain d’Aného. L’information est tombée une semaine après les élections du 18 janvier.

          Pour les proches, Rock « est  un rancunier qui ne fait que ce que lui-même pense » et lorsqu’on se réfère au sort réservé à  Gomido de Kpalimé de Winny Dogbatsè au retour du mondial, il y a lieu d’interpeller Rock Gnassingbé à revoir sa méthode de vie. Qu’est-ce que l’élimination du club de Tata Avlessi pourrait-elle apporter à Rock Gnassingbé quand on sait que durant son nouveau mandat, il a besoin des clubs financièrement assis pour relever le niveau du championnat ?

Rock Gnassingbé est loin d’être un mécène du football togolais. Il a suffi qu’il quitte la Fédération  pour lâcher Dyto. Aujourd’hui, Rock est sans club. Comment quelqu’un qui n’a jamais payé de sa poche un lacet à ses joueurs  ne peut-il pas encourager ceux qui ont en charge toute une équipe et s’investissent corps et âme dans cette discipline sportive?

          Il se raconte que pour le cas de la banderole de la honte exhibée le 22 février dernier lors du lancement du championnat de D1, Rock  Gnassingbé serait l’instigateur et aurait même participé à la rédaction du message « Nous ne voulons plus d’aventuriers à la tête de la Fédération ». Selon nos informations, Rock Gnassingbé aurait remis le texte à  un fils de ses proches collaborateurs pour la confection de la banderole quelque part vers Agoe-Assiyéyé.

          Pour pérenniser le climat d’apaisement et relancer définitivement le football togolais, Rock Gnassingbé doit plutôt penser à fédérer autour de lui toutes les énergies plutôt que de se verser dans des provocations futiles et autres plans de règlement de compte.

Kokou AGBEMEBIO


CHRONIQUE INTERNATIONALE    AFRIQUE : Des programmes manuels scolaires et universitaires inadaptés

Pendant encore combien de temps nos programmes scolaires et universitaires continueront à nous apprendre sans jamais réellement nous développer les réalités des autres pays européens/américains et plus ou moins exclusivement ?

La question n’est pas simple. Voyons de plus près :

Dans tous nos programmes scolaires et universitaires, tout est fait pour mettre l’accent sur les modèles venant d’ailleurs : Europe et Amérique ; comme si nos réalités à nous en Afrique n’inspirent aucun modèles de vie, de développement à améliorer. Nous savons tous, pourtant, que nos cultures sont des viviers de connaissances  et des sources d’inspirations inépuisables !

Pourquoi continuer alors à aller chercher, avec risques multiples les modes de vie des autres et négliger voire oublier les nôtres que nous maîtrisons peut-être mieux. La question reste sérieusement posée. Car bientôt une nouvelle rentrée et sûrement les mêmes programmes. Si le changement n’est pas radical, deux conséquences :

1) on va tous continuer à s’orienter vers le développement des autres déjà largement développés ;

2) nos pays continueront à former des jeunes chômeurs qui ont et auront pour la plupart les regards tournés vers l’Occident et n’arriveront jamais à s’impliquer dans le développement de nos pays.

Pensons à nos propres modèles de développement, car nos réalités sont endogènes. Et les jeunes fuiront moins leur pays.

EUROPE/AMERIQUE :
La banque suisse UBS
Les Américains ont exigé de la Banque Suisse la levée du secret bancaire de près de 52000 clients Américains que l’administration américaine soupçonnent d’évadés fiscaux. Le secret bancaire fait partie des garanties fondamentales des banques en général et celles suisses en particulier envers leurs clients surtout fortunés.

Cette exigence de l’administration OBAMA permettra de ramener des dollars en Amérique. Car la crise financière que traversent Américains et Européens va durer encore quelques années et la fiscalité fait partie des moyens légaux de solutions de crise. Voilà un bon moyen de développement en Afrique sous-développée.


AMERIQUE/ La présidence américaine : un exemple à prendre
Après avoir obligé les Suisses à dénoncer les Américains peu patriotes qui fuient la fiscalité américaine en mettant leur argent dans les banques suisses, Barack OBAMA est en train de montrer aux yeux du monde qu’il a beau être président, il n’en est pas moins homme (humain ordinaire avec ses défauts et         qualités). Les Américains qui étaient d’ailleurs très réservés sur son élection le regardent désormais avec un œil admiratif.

Ce samedi, il a assisté à un match de basket-ball. La simplicité humaine ; pas jouée. Pourtant, il a tout à craindre vu les menaces des racistes qui pesaient sur son élection. Il est si accessible que chacun de ses interventions rassurent son peuple. Il devient l’exemple de beaucoup de jeunes et vieux.

EUROPE : Difficile crise financière !
La crise bancaire mondiale touche très peu l’Afrique. Les banques africaines étant nationales et/ou régionales la crise qui touche l’Europe, l’Asie et l’Amérique met les populations en grande difficulté : perte d’emploi, vie chère et absence de crédits. Malgré l’intervention directe des Etats dans leur économie respective, la situation n’évolue pas dans le bon sens.

Certaines entreprises délocalisent, mais très peu vont s’installer en Afrique sub-saharienne. Pourquoi ? Difficile de le savoir : on y est trop fainéant ? On n’y est pas assez qualifié ? Manque de structures ? Faut-il y ajouter les conditions climatiques ? Trop de soleil ? Il y a, en tout cas des opportunités à saisir !

Correcteur N°52 du 24 fev. 2009
Faure Gnassingbé en difficulté au sein du RPT : Les caciques du pouvoir s’apprêtent à lui retirer leur confiance et positionner un autre candidat

L’opposition démocratique n’est pas la seule à décrier la gestion calamiteuse que fait Faure Gnassingbé du Togo depuis son arrivée au pouvoir en 2005. Même au sein de son propre parti, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), beaucoup pensent que l’ « esprit nouveau » a montré ses limites et qu’il n’a pas le bagage qu’il faut pour régler les vrais problèmes qui s’imposent au pays. Ainsi, ils sont aujourd’hui nombreux ces barons du RPT qui ne seraient pas prêts à renouveler leur confiance à Faure pour la bataille de 2010. C’est ce qui explique la lenteur constatée dans l’organisation du congrès devant aboutir à l’investiture de Faure Gnassingbé en tant que candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2010.

Une investiture difficile

Si dans les rangs de l’Union des Forces de Changements (UFC) qui est le principal parti d’opposition, on connaît déjà le nom du candidat qui représentera le parti en 2010, ce n’est pas le cas au RPT. A presque un (01) an des élections, le choix du candidat se pose avec acuité et par deux fois déjà, les premiers responsables du parti ont raté l’organisation d’un congrès. Ceci, pour éviter l’humiliation que le nouveau patron du parti pourrait subir.

Ainsi, un travail en coulisse se fait depuis quelques temps au sein du parti pour amener les uns et les autres à une convergence de point de vue. Mais c’est sans compter avec la détermination des caciques du pouvoir qui ne seraient pas prêts à faire des concessions. Cette situation poserait actuellement d’énormes difficultés à Esso Solitoki et les siens qui continueraient quand même de multiplier les tractations en vue de se mettre en ordre de bataille pour 2010.  

Ce que le RPT reprocherait à Faure

I         Ils sont nombreux ses militants du RPT qui trouvent aujourd’hui que Faure Gnassingbé n’a pas apporté grand-chose à leur parti durant ses quatre ans passés à la tête du Togo. « Au lieu d’œuvrer pour unifier le parti, il a plutôt contribuer à le diviser », pense un militant du RPT. On reproche au président de la république de créer la division au sein du parti. Or, cela n’a jamais existé au temps du général Gnassingbé Eyadema.

          Il lui est également reproché le fait qu’il soit entouré des amis qui ne sont pas forcement des militants du RPT mais qui font la loi au même moment que ceux qui ont lutté pour son arrivée au pouvoir sont laissés à la touche.

          C’est ainsi que les noms des Gilbert Bawara, Ingrid Awadé, Marc Bidamon, Robert Dussey, Guy Lorrenzo, Nathalie Bitho, Noupokou Damipi et autres sont cités. Les caciques du parti pensent que ces hommes et femmes à qui le chef de l’Etat donne tous les privilèges n’ont malheureusement pas de bases électorales.

Les mêmes personnes observent que Faure Gnassingbé a manqué de tact dans la gestion de l’Armée qui constitue le vrai socle du pouvoir RPT. On pense que certains officiers en l’occurrence les  retraités sont privilégiés par rapport aux jeunes qui sont dynamiques et qui sont d’ailleurs sur le terrain. Ce qui n’était pas le cas sous « le père de la Nation » qui savait entretenir tout le monde.

L’ « esprit nouveau »  est également accusé de former des gouvernements sans tenir compte des ambitions du parti mais de ses propres intérêts. Ce qui, selon nombre de militants compromet dangereusement l’avenir du RPT.

A toutes ces remarques s’ajoutent les problèmes familiaux notamment celui qui l’avait opposé à son demi-frère Kpatcha Gnassingbé et qu’il n’aurait pas bien géré. 

C’est pour toutes ces raisons que la majorité des militants du Rassemblement du Peuple Togolais critiquent la gestion de « l’homme nouveau ». Et si on se hasarde à aller à un congrès, on risque  de les voir retirer leur confiance à Faure. Voilà ce pour quoi on fait traîner les choses. Mais jusqu’où ira-t-on avec cette prolongation ? Va-t-on vers la fin  du règne du RPT ?

Il appartient donc à l’opposition démocratique de se réunir et de saisir cette occasion pour donner au peuple le changement tant souhaité.
Olivier GLAKPE


La République du désordre

Ce n’est pas du tout étonnant de voir les Togolais se plaindre aujourd’hui que leur République est dirigée dans un désordre. Cela devait se comprendre très vite, à moins que nous soyons dotés d’une mémoire très courte, incapable de nous servir fidèlement les souvenirs des événements qui se sont déroulés sous nos yeux, il y a seulement quatre ans. Parce qu’il y a justement quatre années qu’une mort incontournable est venue arracher le Général Eyadéma de son fauteuil présidentiel.

Pour une source de désordre au Togo, cette disparition brutale du Président Eyadéma en était une. Le coup d’envoi ? C’est d’abord la manière la plus désordonnée au monde par laquelle Faure Gnassingbé, son fils, a accédé au pouvoir, avant de se voir légitimer par une élection présidentielle frauduleuse, marquée au passage par la démission du Ministre de l’Intérieur d’alors, Akila-Esso Boko, dépassé par la gravité du désordre électoral qu’il voyait se profiler à l’horizon.

Le même désordre électoral s’annonce encore. Car les faits et arguments qui le rendent encore plus certain sont là, sous nos yeux. Et cette évidence à laquelle tout Togolais s’éveille déjà, nous recommande de nous intéresser juste, pour toutes fins utiles, aux vagues de cacophonies politico administratives actuelles. Pour preuve, les travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) qui offraient des bribes d’espoir aux Togolais connaissent déjà eux aussi des blocages inquiétants, une semaine seulement après leur ouverture. La raison en est que le RPT n’a pas voulu céder à la proposition de l’opposition parlementaire de recourir à un facilitateur en cas de mésentente. Ce que Pascal Bodjona a expliqué par la volonté d’amener les « Togolais à trouver eux-mêmes des solutions aux problèmes togolais ». C’est-à-dire, laver le linge sale en famille.

Mais l’opposition, très avertie, considère que le RPT n’est pas un parti qui inspire confiance, en ce qui concerne ce que disent ses hommes. De ce sentiment de méfiance, découle alors ce blocage des travaux du CPDC ; l’UFC et le CAR continuant de signer et de persister que soit écrit noir sur blanc, dans le règlement intérieur du CPDC que « les parties ont convenu de recourir à la facilitation » en cas de divergence lors des discussions.

Voilà comment, mine de rien, l’on s’achemine à nouveau vers un désordre électoral qui, au finish, consacrera, à coup sûr, Faure Gnassingbé vainqueur sur fond de contestations et de représailles, comme par le passé.

Plusieurs fois déjà, le RPT a suffisamment démontré sa volonté de ne poser aucun acte susceptible d’ouvrir la voie d’accès au pouvoir à l’opposition. Car pour le RPT de l’ère Eyadéma et celui d’aujourd’hui, c’est le pouvoir d’abord, le reste après, peu importe les moyens et les procédés par lesquels on y parvient. C’est pourquoi, à ce jour, le parti au pouvoir demeure sur le qui-vive pour surveiller de près, tout ce qui peut ressembler à une menace pour le fauteuil présidentiel, tournant ainsi le dos aux préoccupations quotidiennes des populations, leur sécurité. Il n’y a plus de jour aujourd’hui où on n’entende parler de braquage ou de vol à mains armées opérés dans les quartiers de la capitale togolaise ; d’où la sécurité de chaque individu dépend alors de sa  capacité à se défendre. Ce qui de facto, montre à chaque citoyen le chemin vers la recherche des objets ou des moyens personnels de défense. Cette situation à laquelle on assiste à un an de l’élection présidentielle au Togo est une bombe à retardement qui, lorqu’elle s’explosera, le moment venu, n’arrangera les affaires à personne.

L’abus de toute chose est nuisible, dit-on. Mais le RPT abuse éperdument du pouvoir qu’il a entre ses mains ; et comme les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, personne ne sera étonné des nuisances graves qui découleront de cet abus de pouvoir dont font montre le RPT et ses hommes.

Ne nous voilons pas la face,  les Togolais sont encore bien partis pour des élections sanglantes. Et bien malheureux sera alors le pauvre technocrate Gilbert Fossoun Houngbo qui partira aussi un jour de la Primature avec à son actif, une élection présidentielle remportée par Faure Gnassingbé  dans un bain de sang. Et pour un homme de sa carure, ce sera bien d’hommage.

On ne croit pas en ce que disent les tenants du pouvoir au Togo ; c’est alors que Gilbert Fossoun Houngbo comprendra qu’il a tort d’avoir trop vite pris pour parole d’évangile, les professions de foi de Faure Gnassingbé.

Assou ADJIKPA


Apétogbo Elias, parle de son association  ‘‘Guinos Fondation’’

Présentez-vous votre association Association Guinos Fondation ?

          Guinos Fondation est une association chrétienne à caractère international, para-éclésiastique qui travaille avec plusieurs dénominations chrétiennes. Elle est née à Lomé au Togo le 10 juillet 2007. C’est une association d’évangélisation et d’édification par le culture de la bible.

Qu’est-ce qui a motivé la création de cette association ?

          Que de chrétiens sont détournés et se détournement de la foi ?

- Que de chrétiens ne possèdent pas même les faits les plus simples de la Bible !

- Que de chrétiens souffrent d’une absence de cadre d’épanouissement en milieu chrétien ?

- Que de réserves chrétiennes sont non valorisées ?

Voilà les interrogations qui ont conduit à la création de Guinos Fondation.

Que faites-vous exactement en milieu chrétien ?

          Nous offrons un cadre dans lequel le chrétien peut s’épanouir.

- nous transformons la Bible ou son contenu superficiel sous forme de question-réponse pour faciliter son assimilation.

- Nous organisons des championnats bibliques, des excursions, des soirées récréatives et des sorties.

Quels sont les problèmes auxquels vous êtes confronté ?

          Nous rendons premièrement gloire à Dieu qui a permis la création de Guinos Fondation. Les problèmes sont là. Ils sont de plusieurs ordres entre autres la lenteur d’adhésion de certaines dénominations chrétiennes, le manque des personnes responsables qui vont travailler dans nos différentes commissions et les difficultés financières. Mais nous sommes sereins, parce que sans l’aide du Saint-Esprit, l’œuvre ne pourrait pas évoluer jusqu’à ce point aujourd’hui.

Votre message de fin à l’endroit du monde chrétien ?

          La maison que nous devons faire pour Dieu est très grande. Notre seigneur Jésus-Christ nous l’a rappelé dans Mathieu 9. 37, 38. si on  ne peut pas faire quelque chose seul, Guinos Fondation offre une occasion à tout chrétien de faire quelque chose pour le Seigneur. Même si quelqu’un est distant, il peut recevoir nos sujets de prière et intercéder  pour l’œuvre de christ, en participant aux programmes de Guinos, vous relèvera votre niveau de connaissance biblique et vous pouvez vous rendre plus utile pour le seigneur. Vous voulez nous soutenir d’une quelconque manière, n’hésitez pas à nous écrire sur guinosfondation @yahoo.fr ou appelez-vous au (00228) 9193646  /   9917457.

Interview réalisée par Olivier GLAKPE


Affaire de réaménagement des rues du Grand Marché : De la poudre aux yeux des commerçants décidés à reprendre leurs places

La rénovation des rues du Grand Marché d’Adawlato annoncée en fanfare depuis quelques moments a toujours du mal à commencer. Et pourtant, plusieurs vendeurs et revendeuses qui disposent leurs étalages aux abords de ces rues ont été priés de vider les lieux.

Devant cette lenteur manifeste dans le démarrage des travaux,  certains vendeurs commencent déjà à réintégrer leur place ; car ils estiment qu’ils ne comprennent pas ce que les autorités togolaises veulent faire d’eux en leur « demandant d’aller rester éternellement à la maison », alors que depuis lors, pas une seule brouettée de sable n’a été versée sur une quelconque rue.

 Les raisons qui poussent les vendeurs à agir de la sorte sont nombreuses. Mais comme on peut le comprendre, ces raisons convergent vers le même point qui est celui de la survie en cette période de vie chère. « Quand ils nous demandent d’aller rester à la maison éternellement alors qu’ils ne font rien pour démarrer les travaux pour lesquels ils nous ont chassés de nos places, ils veulent que nous mangions quoi ? », s’interroge un de ces commerçants. Et à une autre de renchérir : « moi je vous dis  qu’il nous sera difficile de rester à la maison. Imaginez que c’est à crédit que les grossistes nous livrent les marchandises, et nous ne les payons qu’au fur et à mesure que nous les coulons. De plus, nous sommes tenus de payer mensuellement les loyers des locaux que nous avons loués pour emmagasiner nos marchandises, et demandez-vous où est-ce que nous trouverons les moyens pour honorer ces engagements si nous ne venons pas au marché ».

Ces multiples plaintes émises par les commerçants à qui on demande de quitter les abords des rues du Grand Marché, cadrent bien avec l’adage selon lequel « on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs », c’est-à-dire qu’on ne peut pas prétendre aménager ces rues sans demander aux commerçants de vider les lieux. Mais c’est la lenteur remarqué dans le démarrage des travaux qui inquiète et suscite la colère des commerçants. Ce qui fait dire à certains que les autorités togolaises n’ont pas bien étudié les conditions de faisabilité de ce projet de réaménagement des rues du Grand Marché avant de commencer à chasser les commerçants. « S’ils ne sont pas encore prêts  pour commencer les travaux, qu’est-ce qui les oblige à venir nous chasser des emplacements où nous exposons nos marchandises ? », se demande une dame.

Par ailleurs, la question qui se pose est de savoir si les travaux finiraient à temps, même s’ils venaient à commencer aujourd’hui. Car on ne doit pas oublier que la grande saison des pluies commence déjà à se signaler. Or, on sait très bien que ces genres de travaux ne font jamais bon ménage avec la pluie.

Visiblement, malgré tout le bruit qu’on a fait autour de cette affaire de réaménagement des rues du Grand Marché de Lomé, c’est malheureusement encore parti pour l’année prochaine, et c’est d’hommage. Les autorités togolaises n’ont maintenant qu’à demander officiellement et de vive voix aux pauvres commerçants de reprendre leurs places et leurs activités.

Assou ADJIKPA


Déclarations communes du Groupe des Démocrates Sans Frontières-New York, à l’attention de Monsieur Gilchrist Olympio

A la suite de notre deuxième réunion hebdomadaire tenue à New York le Jeudi 19 Février 2009, nous avions eu à nous pencher longuement sur les problèmes auxquels le Togo est confronté depuis plus de deux décennies maintenant, les échéances électorales à venir schématisées dans une problématique notoire, et, les éventuelles approches de solutions pour remettre le Togo sur de nouveaux rails. Ainsi, avions-nous décidé patriotiquement et unanimement d’apporter nos contributions pour un redémarrage et prendre en même temps nos responsabilités car, l’histoire nous jugerait très sévèrement dans une quelconque passivité. Nous avions donc pensé à un partenaire de la vie politique du Togo, qui, à nos yeux et après un sondage effectué à New York, peut toujours jouer la carte d’apaisement en se mettant hors de ce labyrinthe et de cet imbroglio politique. Nous voulons dire que sa mise à l’écart décanterait beaucoup la situation. Il s’agit de Monsieur Gilchrist Olympio à qui nous nous adressons en ces termes :

* après avoir analysé et réfléchi pendant longtemps sur la vie politique du Togo,

* après avoir considéré la crise socio-politique qui se profilerait à l’horizon et qui s’activerait à la veille des prochaines échéances électorales et encore plus davantage à la suite des résultats qui y seraient proclamés,

* après avoir considéré le conflit éternel qui déchire vos deux familles Gnassingbé et Olympio, conflit larvé qui ne finit jamais et qui risque de s’envenimer très prochainement encore, mettant en danger le Togo et les fils du Togo,

* après avoir considéré qu’il est grand temps que le Togo se tourne vers le grand pardon et la réconciliation, le GDSF déclare ce qui suit à votre attention :

- que vous usiez de la sagesse africaine et de toutes les qualités qui font votre respectabilité pour vous désengager et vous débarrasser humblement de la politique au Togo,

- que si les informations à nos possessions concernant votre dépôt de candidature sont vérifiées, eh bien, que vous la retiriez afin de donner la seule chance que l’opposition a à un autre poids lourd de l’union,

- que vous profitiez du 27 Avril 2009, date de l’indépendance du Togo pour faire une déclaration solennelle devant le grand public et la presse de votre volonté d’aider le Togo sur un autre plan plutôt que sur le plan politique, tout en mettant à la tête de votre parti l’UFC, un autre leader capable cette fois-ci de mettre beaucoup d’eau dans son vin,

- que vous acceptiez d’occuper une fonction apolitique où vous mettrez en valeur votre savoir-faire, votre fair-play, votre pragmatisme au service du Togo et des fils du Togo que vous aimez tant,

- que vous mettiez vos potentialités physiques, morales, spirituelles voire financières dans des projets privés de développements communautaires comme le cas de Monsieur Barack Obama avant de devenir aujourd’hui le président des Etats-Unis, n’est-ce pas là un bon exemple ?

- que vous usiez encore de l’amour dans votre cœur, du sourire qu’on vous connaît pour demander au nouveau gouvernement du Ghana voisin, particulièrement aux amis Messieurs John Ata-Mills  et Jerry John Rwalings de veiller à la bonne cohésion togolo-ghanaéene, de sorte qu’aucune immixtion fâcheuse ne vienne saper le développement économique auquel les deux pays aspirent, car nous aspirons aussi aux bonnes relations qui doivent lier le Togo et le Ghana,

- que le Seigneur Tout Puissant vous protège, et vous bénisse dans la prise et dans l’exécution de toutes ces décisions très hardies, très douloureuses mais bien salutaires pour un Togo nouveau et une nouvelle Afrique.
Fait à New York, le 19 Février 2009

Ont signé
Président du GDSF
Prince Hanvi Noël
Vice-président
L’Honorable APELETE Georges


La politique du spectacle, du paradoxe : Les gangs en opération dans les rues, les forces de l’ordre et de sécurité en exhibition sur les écrans

            L’imbroglio au cadre permanent de dialogue et de concertation occupe sans  conteste, la une de l’actualité nationale. Mais la question de l’insécurité à Lomé lui rivalise assez bien cette primeur. Loin du traditionnel « gbangban » (palabre) politique, c’est  le sujet qui préoccupe plus les populations.

          En effet, l’insécurité est devenue la chose la mieux partagée à Lomé, le quotidien des populations. Il ne se passe plus de nuit où l’on n’enregistre de cas de braquage. Les passants sont littéralement attaqués et dépossédés de tous leurs biens : portables, bijoux, argent. Ça  c’est le moindre mal. Au pire, la victime s’en sort avec le corps tailladé, si elle n’y laisse pas sa peau. La chose est devenue tellement banale que les braqueurs se permettent de signer leurs passages sur le corps des braqués qui n’avaient rien à leur offrir. Et ceci en guise de punition et leur conseillent de toujours sortir avec de l’argent en poche.  C’est l’anecdote de cette victime à qui un braqueur a craché au visage : « Tu n’as aucun rond sur toi.  Et si par mégarde tu endommageais le bien d’autrui, comment vas-tu t’en sortir ? »

          La presse ne s’est donnée aucun répit à rapporter ces cas de braquages, mais leurs révélations ont été minimisées. Mais le coup de filet des gendarmes le mercredi dernier à Ageonyivé Kitidjan est venu convaincre l’opinion  de la résurgence du fléau. Les Togolais ont vu sur la chaîne de Télévision nationale des corps ensanglantés et criblés de balles de trois braqueurs  abattus et beaucoup d’objets volés. Le doute étant ainsi levé sur le phénomène. A ces braqueurs en ville il faut ajouter le cas des coupeurs de routes qui eux, opèrent dans les campagnes, à l’aide de fusils automatiques de fabrication artisanale et autres armes blanches : couteaux, marteaux etc. Ils intimident ou même assomment les paysans et les dépossèdent de leurs biens. Le phénomène dans les environs de Gapé, une localité située dans le Yoto a même fait  l’objet d’un reportage sur RFI.

          L’ampleur du fléau appelait les autorités en charge de la sécurité et leurs éléments à prendre la mesure de la chose et à engager des actions énergiques. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, on n’a trouvé mieux que d’offrir des mises en scènes, du folklore, de l’exhibitionnisme. Le « pseudo ministre » de la sécurité et de la Protection Civile, l’inénarrable  Colonel Atcha Titikpina  n’a trouvé mieux que d’inventer des « journées portes ouvertes sur les forces de sécurité » ; une opération qui frise la comédie, à voir les images qui ont été servies sur la Télévision nationale.

          On se croirait vendredi à une semaine culturelle, à une grande kermesse ou à un récital des forces de l’ordre. Des simulations de sécurité tous d’azimuts ont été offertes. On a vu des éléments des forces de l’ordre pourchasser des gangsters roulants à moto Dubaï , qu’ils ont fini par arrêter et qu’un véhicule Araignée hum…ces véhicules  qui sont aussi rares que l’éclipse  solaire est venu embarquer. Les téléspectateurs ont aussi suivi les prestations d’un agent superman qui a dompté lui seul toute une bande de brigands, les mains vides, mais seulement à coups de Taekwondo, shotokan, kikboxing, bref, de karaté. On dirait la discipline directe de Jean Claude Van dame, Jet Lee et Steven Seagal. On ne s’est pas  empêché  de crier, à la vue de ce spectacle, « Youpi, c’est magique Papa ». On s’est dit que si on pouvait avoir, ne serait-ce que deux de cet homme dans les rangs des forces de l’ordre et de sécurité, les  populations peuvent déjà dire adieu au braquage. Dans la soirée, ce sont les porte-voix des forces de sécurité et de l’ordre qui sont venus blablater sur la Télévision nationale.

          Décidément au Togo, c’est la politique des contradictions, du paradoxe. L’insécurité, le braquage, cela se passe dans les rues pendant les nuits, et c’est là  qu’on a besoin des corps habillés. Pas sur les écrans de télévision. L’heure n’est plus au spectacle, mais aux actions.

Le Correcteur


LES CONSEILS DE DANYITO 

Et si FAURE changeait !!!

AO !

« Lui c’est lui, moi c’est moi » disait Faure au lendemain de son hold-up électoral en parlant de son géniteur de père, feu Eyadéma.

Mais au fil des jours et déjà 4 ans passés à la tête du Togo, qu’est ce qu’on peut retenir du Fils de la Nation ?

AO !

Mis à part la Mayback de 1 milliard pour narguer les Togolais, et des rues dénommées « Kolognon » dans certains quartiers pour éviter que les RAV4 offertes aux nombreuses courtisanes ne tombent dans des nids d’autruche sur nos routes, le Togolais ne voit rien, si ce n’est le Remake des années 70-80.

AO !

Ceux qui ont connu FOLONA (paix à son âme) suivez mon regard vers le tout-puissant ministre de l’intérieur zélé que notre pays a connu et qui est passé de vie à trépas dans l’anonymat total.

AO !

Vanité des vanités, tout est vanité

Les nouveaux maîtres du Togo se doivent de faire une rétrospective de la vie de ces gens qui ont imposé mordicus le RPT au peuple togolais.

AO !

J’ai peur pour certains laudateurs aujourd’hui comme Pascal BODJONA, Gilbert BAWARA, SOLITOKI Esso, KLASSOU Sélom et certains caciques du RPT de voir comment leurs aînés ont quitté ce monde !!!!

AO !

Nous avons vu dans ce pays comment le pouvoir RPT a propulsé des activistes au sommet et les a remerciés du dos de la main.

EYO !

Si Kpatcha GNASSINGBE n’est plus au gouvernement de Faure Gnassingbé, il y a de quoique les BODJONA et les BAWARA et autres soi-disant Barons du parti fassent très attention, car la politique tue souvent ses propres fils.

AO !

Si d’autres peuvent compter sur leurs diplômes pour se caser dans des organismes, d’autres sont obligés de se transformer en de véritables braqueurs suivez toujours mon regard....

Vanité des vanités, tout est vanité. Nouahhhhh

AO !

Souvenez-vous de la fin non glorieuse des Barons qui faisaient la pluie et le beau temps dans les années de la dictature militaro-mafieuse du « Père de la Nation »

AO !

Vanité des vanités, tout est vanité

AO !

Regardez Monsieur aux 100 pages de CV, ex-secrétaire général de l’OUA, malgré ses gymnastiques politiques et intellectuelles, le RPT lui a rappelé cet adage de Danyi je cite : « ce n’est pas parce que le coq est mon ami que je suis obligé de porter un habit en grains de maïs »

Hahahahahaha.  Gbédé

Vous voyez, il a été poliment  remercié par le RPT.

AO !

Ceci est valable pour tous ceux qui pensent remplir leur panse au RPT et oublient qu’ils sont originaires d’un pays qu’on appelle le Togo.

Certains se comportent comme ils sont en aventure à l’étranger et veulent amasser le maximum de richesses avant de quitter pour aller je ne sais où.

YO !

Vanité des vanités, tout est vanité.

AO !

Danyito invite tous ces caciques du RPT à la modération car nous ne sommes que de simples passagers sur cette terre.

Au lieu de laisser des monstres sur terre pour perpétrer vos sales œuvres, il vaut mieux laisser une notoriété et un nom qui au delà du Togo que vos enfants ne baissent pas la tête.

D’accord que vous régnez en Maîtres, mais le monde ne s’arrête pas au Togo et que la Cour Pénale Internationale surveillera de près les potentiels génocidaires de 2010.

MISSé AH !

NOUAH !

Certains qui ont les mains tâchées de sang en 2005 évitent eux-mêmes les voyages de peur d’être pris, mais 2010 au Togo sera l’occasion pour la communauté internationale, les Etats Unis surtout de nettoyer ces vermines qui tiennent tout un pays en otage.

AO !

Ceux qui ont commencé par financer les milices, commencé par tailler des gourdins, dressé des plans d’extermination de leurs propres concitoyens seront épinglés et traduits pour donner un coup de frein à cette bande de voyous qui pillent le Togo.

AO !

Le TOGO sortira grandi quand les membres du Vatican du RPT auront à se pencher sur le jour où leur parti va se retrouver dans l’opposition et à partir de là, ils deviendront plus humbles.

AO !

Les crocodiles ne se mangent jamais entre eux…..

Mais il n’est pas d’arbre que le vent n’ait secoué

AO !

En voulant comprendre ces deux adages de Danyi, en gros Rien n’est éternel

Blabtassé


Les cafouillages de Rock

Comme annoncé, le championnat national de première division a démarré le week-end dernier. La cérémonie de lancement a eu lieu dimanche au stade municipal. En prélude à ce lacement, le ministre des Sports a mis à la disposition de la Fédération Togolaise de Football, une somme de 130 millions de FCFA pour permettre à tous les clubs d’entamer les préparatifs dans de bonnes conditions.

C’est donc un chèque 130 millions que le ministre des Sports Christophe Tchao avait remis à Rock Gnassingbé à son  cabinet le vendredi 20 février 2009.

La distribution de cette somme a eu lieu au siège de la FTF le samedi 21 février, c’est-à-dire la veille du démarrage du championnat. Ainsi, tous les présidents de clubs qui se sont rendus au siège de la fédération ce jour était surpris  de voir que Rock Gnassingbé et les siens ont fait converger au siège de l’institution les 130 millions en espèce. Ainsi, chaque président de club qui se présentait prenait en espèce les 10 millions de F CFA. L’évènement a été même montré à la télévision où on voyait devant Rock, des tas  de liasses de 10 mille francs CFA.   N’est-ce pas curieux qu’en ce moment où on parle de recrudescence des vols à mains armées, braquages et autres on puisse remettre en espèce et devant les écrans de la télévision, 10 millions de francs à un individu.

Pourquoi ne pas tendre des chèques aux présidents de clubs qui pourront aller faire après les retraits selon leurs besoins. N’est-ce pas que c’est pour ces genres d’opération que banques sont installées ?

En tout cas, si Rock lui, est blindé contre les braqueurs, ce n’est pas la même chose pour tous les dirigeants. Les pratiques de ce genre sont d’une autre époque. Aujourd’hui, les temps sont révolus et il doit aussi changer de méthode de travail.

Pour qui se prend Patassé ?

Dans l’incessante pratique de dépôt de gerbes sur la tombe du feu Président Eyadéma, on a vu l’ancien Président centrafricain Ange Félix Patassé aussi venir se mêler à la danse la semaine dernière. Une chose qui n’a pas été du goût  de beaucoup de Togolais, eu égard à ce qui se dégageait de l’événement.

Il n’y a qu’au Togo que ces genres de faits peuvent se produire. Mais de plus en plus, certains Togolais se montrent indignés en voyant certains individus qui ne représentent plus que l’ombre d’eux-mêmes venir orchestrer de la pagaille dans notre pays.

En effet, beaucoup de Togolais ont dit avoir été indignés de voir sur leur petit écran, l’ancien président déchu de la Centrafrique Ange Félix Patassé déclarer qu’il est allé déposer « officiellement » une gerbe de fleurs sur la tombe d’Eyadéma.

On se demande sous quel titre officiel et au nom de quelle institution Patassé   agit-il « officiellement » ? Et le comble, c’est que le Président Patassé, chassé de son propre pays qu’il a eu à diriger, prend ce vilain plaisir de désigner Faure Gnassingbé comme étant son fils, ce que beaucoup de Togolais ont considéré comme une injure à l’endroit du peuple togolais. Car ce n’est pas parce que Mohamar Khadafi ou encore Abdoulaye Wade ont désigné le chef de l’Etat togolais sous les vocables de « mon fils » ou « le petit », que Patassé aussi peut se livrer à ce jeu. Mais à y voir de près, beaucoup ont estimé que cette pagaille de Patassé ne se serait pas produite si les dirigeants togolais ne baignaient pas eux-mêmes là-dedans.

Ce qui est clair c’est que Ange Félix Patassé ne représente plus rien dans son pays, et à plus forte raison, aux yeux des Togolais. Pourquoi alors chercher à tout prix à médiatiser son passage pour un simple dépôt de gerbes sur la tombe d’Eyadéma ? Comme on fait son lit, on s’y couche.

Que la collaboration continue entre civils et forces de l’ordre

La semaine qui vient de s’écouler a été particulièrement marquée par la colère et la rigueur des forces de sécurité du Togo contre des bandes de braqueurs qui sèment quotidiennement la panique et la désolation dans le cœur  de pauvres citoyens de la capitale togolaise. Dans l’intervalle de trois jours, deux importants groupes de braqueurs ont été ainsi  démantelés, avec au finish, sept gangs tués.

C’est vrai que personne ne souhaite la mort de son prochain, mais la mort de ces voleurs a été unanimement saluée par les populations de Lomé. « C’est des actions pareilles que nous attendons de nos forces de sécurité », disaient la plupart d’entre eux.

Mais à chaque fois, les agents de sécurité eux-mêmes ont eu à reconnaître que ces opérations seraient vouées à l’échec sans la parfaite collaboration des populations. Et au cours de la même semaine, lors des manifestations marquant « la journée portes ouvertes sur le Ministère de la Sécurité », les agents de sécurité ont également insisté sur l’importance de cette collaboration dans la réussite de leurs missions.

Au regard tout cela, n’est-il pas souhaitable que cette parfaite collaboration entre forces de l’ordre et populations civiles soit cultivée davantage ? Et surtout, il ne faudrait pas que cette collaboration soit limitée dans le temps. Cela doit pouvoir continuer pour que, même en période électorale, notamment lors de la présidentielle de 2010 prochaine, les forces de l’ordre  ne transforment plus ces collaborateurs d’aujourd’hui en ennemis de guerre sur qui ils ouvriront le feu pour de simples contestations des fraudes électorales que ne cesse d’orchestrer le RPT.

C’est un petit conseil d’ami qui mérite d’être pris en compte pour que se perpétue la collaboration entre les forces de l’ordre et les populations civiles.

Quand Antoine Folly fait rire les Togolais

L’ancien ministre des Sports Antoine Folly était l’invité dimanche dernier de l’émission « Plateau de la Semaine » sur la TVT.

Il a été reçu par le confrère Déla Agbo avec qui, il a fait le tour de l’actualité politique togolaise. D’autres domaines tel que le sport et le social ont été également touchés. Mais, c’est un Antoine pratiquement et complètement métamorphosé que les Togolais ont vu sur les écrans de la télévision togolaise. Les propos qu’il tenait ne ressemblaient en rien aux propos d’un dirigeant d’un parti de l’opposition.  Répondant à une question relative à son appréciation de l’union entre le CAR et l’UFC pour la présidentielle de 2010, le patron de l’UDS-Togo a laissé entendre que ce n’est pas l’important pour lui et qu’à l’UDS-Togo, la priorité reste le redressement du pays. Entre-nous, peut-on redresser un pays dans un climat politique confus comme c’est le cas au Togo ? Qu’est-ce que lui-même a pu changer lors de son passage au gouvernement ?

Justement à propos, le confrère a demandé à l’ancien ministre ce qu’il a pu apporté concrètement lors de son passage au ministère des Sports. Après moult hésitation, le N°1 de l’UDS-Togo a répondu qu’il a évité de justesse une suspension de la FTF par la FIFA. Et il était revenu sur le fait que le Comité provisoire de gestion de la FTF (CPG) était illégitime.

E tout cas, les Togolais étaient très étonnés de l’entendre dire encore cette chose là. Puisque le ministre Pascal Bodjona, au retour d’une mission qu’il a effectué à Zurich avait déjà annoncé que la FIFA a bel et bien reconnu le CPG.

De toutes les façons, c’est Folly seul qui peut savoir de quoi il parlait. Mais c’est quand même honteux pour lui de revenir sur ce sujet. N’est-ce pas que c’est sa prise de position dans l’affaire FTF qui lui a coûté son fauteuil ministériel ?

          Il ferait donc mieux de penser à chercher un siège pour son parti. Car les élections, c’est pour bientôt.

Des responsables de clubs inconséquents

          Le week-end dernier, on a assisté à une drôle de reprise du championnat national de football de 1ere division. Annoncé le 27 janvier dernier lors d’une rencontre entre le bureau exécutif de la Fédération Togolaise de Football et les présidents des clubs et ligues, ce démarrage est entaché d’irrégularités monstres au point qu’on se demande si le Togo pratique un football différent de celui des autres pays du monde.  Sinon dans quel pays peut-on démarrer un championnat de 1ere division sans avoir établi de licences aux joueurs ? Même pour les tournois de petits poteaux dans les villages, les organisateurs exigent des licences aux participants.

          Tenez ! Pour le programme de l’année, il a fallu attendre la veille de l’ouverture de la saison pour voir la Fédération balancer un papier volant faisant office de calendrier sur lequel on ne voit que la combinaison des matches.

          Mais face à ce désordre manifeste, les présidents des clubs comme des moutons de panurge s’alignent et observent un mutisme coupable. Un silence qui ne leur ressemble pas du tout quand on se réfère à un passé récent où chacun de son côté s’est fait entendre.

          En fait, il s’agit des responsables inconséquents qui n’agissent que pour leur propre ventre. Même face au choix complaisant à visée électoraliste des clubs de 2e division, composé pour la plupart, des recalés et des suspendus, ces présidents amphotères n’ont trouvé rien à dire. D’ailleurs, nombre de ces présidents n’avaient-ils pas vendu leur dignité et leur âme au diable en buvant des potions magiques d’alliance contre l’argent avant de voter le candidat Rock le 18 janvier dernier ?

          En tout cas, on peut comprendre que les buveurs de potions soient incapables de réagir, peut-être que l’effet de la potion continue, mais que les autres, pour montrer  que ce sont eux qui animent la vie du football au pays arrivent à dire la vérité sans langue de bois à Rock et sa bande. Sinon à cette allure, le président de la Fédération n’est pas loin de décider à la volée les clubs qui vont descendre en fin de saison.

Drôles de présidents de clubs !


Faure Gnassingbé et la pagaille

          Depuis l’avènement du Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo, le ministère des Travaux Publics est rattaché à la Présidence de la République pour des raisons non élucidées jusqu’à ce jour.

          Cette incongruité a fait le lit au désordre et à l’amateurisme au sein de ce ministère qui n’existe que dans l’imagination de Faure Gnassingbé lui-même. Et  ceci pénalise outrageusement les entrepreneurs en Bâtiments et Travaux Publics qui ont exprimé leur ras-le-bol au cours d’une conférence le 17 février dernier. Pour les entrepreneurs, vu le laxisme ambiant de Faure Gnassingbé, les ministères qui ne devraient même pas jouer une partition dans ce secteur délicat se sont introduits forcés dans le jeu. Pour le Secrétaire général du Syndicat des entrepreneurs Hervé Piza, au niveau de la passation des marchés, c’est « la pagaille et comme cette pagaille profite à certaines personnes autour du chef de l’Etat, elles ne veulent pas laisser les syndicats le rencontrer pour lui exposer la situation. » Plus loin, Hervé Piza fustige l’attitude de Faure Gnassingbé. « En venant au pouvoir le chef de l’Etat a parlé de la politique des grands travaux. Ces grands travaux sont où actuellement ? C’est remplacer les entreprises par le genie militaire ? », a-t-il pesté.

          Les entrepreneurs en appellent à la citoyenneté et au civisme du Président et de son entourage encombrant. Le syndicat  réclame que Faure Gnassingbé restitue le ministère afin qu’un ministre soit nommé en bonne et due forme dans un bref délai.

          Si cette pagaille s’opère dans un ministère dont  Faure Gnassingbé a la charge, c’est l’image du chef de l’Etat même qui est ternie. Et dans ce cas, il y a des raisons que le pays soit à l’agonie.


Réaménagement des rues à Lomé : Quand la médiocrité de Gilbert Houngbo met en danger la vie des citoyens

Depuis quelques temps, il est procédé au réaménagement des rues et sentiers de la capitale. Ainsi des bulldozers et caterpilars sont visibles un peu partout à Lomé en train d’opérer sur ces ruelles.

          Cette opération annoncée en grande pompe par le Premier ministre Gilbert Houngbo a permis la réhabilitation de nombre de routes. De Bè à Agoè, Adidogomé en passant par Ablogamé, Akodésséwa, Nukafu, Atikumé…, tous ces quartiers de la capitale ont reçu la visite des « racleurs » de rues.

          Les quartiers périphériques en l’occurrence sont ainsi désenclavés et laissent entrevoir un paysage pittoresque. Cependant, les travaux de réfection font des dégâts énormes à telle enseigne qu’on se demande si cela vaut la peine de continuer. A ce jour, il est presque impossible aux passagers à pieds de pratiquer ces rues aménagées au même moment que des véhicules et des motos, pour la simple raison que le passage de ces véhicules et motos, soulève un magma de poussières terribles. 

          C’est inconcevable de voir en pleine capitale tout le ciel couvert de poussière au passage d’un véhicule. Cette situation cause également des dommages aux riverains étant donné que ceux qui font de petits commerces au bord de ces rues visitées ne sont plus les bienvenus. Et ceux qui ont la malchance d’avoir leur service ou leur maison à côté des rues « made by Houngbo » sont arrosés en permanence par la poussière jusque dans leur cuisine et chambre. Imaginons le flot de microbes que transportent ces poussières dans lesquelles vivent quotidiennement ces populations. Une dame rencontrée dans le quartier Avédji raconte : « Je suis très malheureuse de constater que la réparation de nos routes ne nous apporte que des maladies et des désagréments. Maintenant pour aller au service, je dois m’habiller et avoir des habits secours dans mon sac parce que avant d’arriver au bureau, je suis souvent couverte de poussière partout sur mon corps. Je suis désolée, si c’est ça réparer les routes, il vaut mieux les laisser comme avant. »

          Ce genre de réaction, beaucoup de gens le font à tous les niveaux de la capitale où ces simulacres de réfections ont été effectuées. A ce jour, on se demande ce à quoi les autorités du pays ont pensé avant d’engager les travaux. Le Premier ministre Houngbo n’avait-il pas mesuré l’ampleur des dégâts avant  d’initier de pareilles actions de raclages ?

          C’est bien dommage pour le technocrate qui va boucler dans moins de trois semaines ses six mois à la tête du gouvernement. Le  seul élément concret à mettre à son actif est la réfection des routes qui suscitent malheureusement autant d’interrogations.  C’est dire  finalement que durant les six mois bientôt, Houngbo n’aura rien apporté au quotidien des Togolais. Et ceux qui pensent que Houngbo n’est pas l’homme de la situation et par conséquent doit démissionner pour retrouver son asile doré onusien, n’ont que trop raison.

XAVIER NONO


Discussions au sein du CPDC : La menace d’une élection aux contours incertains en 2010

Les partis politiques engagés dans les discussions au sein du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) ont repris leurs travaux hier après une suspension de quelques jours à la demande de l’Union des Forces de Changement (UFC), face au blocage dû au refus du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) de concéder le recours à la facilitation demandée par l’opposition. Lors de la séance d’hier, les protagonistes sont encore revenus sur la question portant sur  la question du recours à la facilitation. Malheureusement, les discussions n’ont abouti à aucune décision concrète ; si ce n’est le pessimisme qu’on pouvait lire sur le visage des délégués.

Ce que beaucoup de Togolais ne comprennent pas au blocage enregistré dans le déroulement de ces travaux, c’est le comportement du parti au pouvoir qui se montre visiblement fermé à toute idée de recours à un facilitateur, en l’occurrence le Président Burkinabé Blaise Compaoré, en cas de divergences sur certaines questions portant sur les reformes constitutionnelles et institutionnelles. L’UFC et le CAR ayant exigé que soit mentionné dans le règlement intérieur que les partis ont convenu de recourir à un facilitateur en cas de mésententes. Pour Jean-Pierre Fabre, Président du Groupe Parlementaire UFC, la position de l’opposition parlementaire s’explique par la crise de confiance qui existe au Togo depuis un certain moment, et ceci du fait de la politique de « la duplicité et du double langage » dont use toujours le RPT. « Il faut faire le constat qu’il existe au Togo, depuis un moment déjà, une crise de confiance ; c’est la raison pour laquelle je crois qu’il n’est pas incongru d’envisager la possibilité de faire appel à un facilitateur », a fait comprendre Jean-Pierre Fabre.

De son côté, le RPT qui ne veut pas du tout l’entendre de cette oreille estime que l’opposition parlementaire n’a pas le droit de faire d’une faveur concédée par le chef de l’Etat, une obligation. Ainsi pour Gilbert Bawara, « Il ne faut pas détourner l’objectif du cadre permanent de dialogue et de concertation qui est un mécanisme facultatif et non impératif. Le gouvernement estime qu’en dépit des désaccords qui persistent sur la question de la facilitation, notamment, il y a lieu de poursuivre les discussions ». Et il ajoute que « le gouvernement estime que s’il advenait des désaccords majeurs et profonds sur des questions essentielles débattues actuellement, rien n’empêche de saisir le Président de la République et lui rendre compte des difficultés. Nous ne serions pas en train de discuter aujourd’hui s’il n’y avait pas la volonté au niveau du gouvernement. Si cette volonté et cette bonne foi doivent être abîmées par certains partis, c’est là que nous ne serons pas d’accord ».

C’est donc clair que là où l’opposition parlementaire parle de droit, le gouvernement et le RPT font état d’une faveur « facultative ». Ce qui, de ce fait, implique que les deux parties auront du mal à accorder leurs violons, les positions étant diamétralement opposées. Les discussions du CPDC prennent l’allure d’une perte de temps qui augure déjà d’une élection présidentielle aux contours incertains, si le RPT n’est pas capable de concéder un simple règlement intérieur.

Assou ADJIKPA


Discussions au sein du CPDC :  La menace d’une élection aux contours incertains en 2010

Nous nous investissons au GDSF dans un travail tatillon d’instruction, d’information et de réconciliation de notre pays le Togo.

Ainsi, au nom de toute l’opposition démocratique, au nom du pouvoir en place, au nom de l’armée togolaise et enfin au nom de tout le peuple togolais, le GDSF demande pardon à tous ceux qui ont été blessé physiquement et moralement tout au long de notre voyage de démocratisation entamé depuis la nuit des temps et qui ne finit point. A tous nos disparus, nous recommandons une minute de silence et nous disons paix à leurs âmes. Aux familles éplorées, nous leur nettoyons les larmes et devant eux, nous disons plus jamais cela au Togo. A tous ceux qui auraient toujours une rancœur et détiendraient encore des armes de vengeance de toutes sortes en leurs mains, sagement et humblement nous leur disons d’enterrer toutes ces armes et de regarder l’avenir du Togo avec optimisme et sérénité.

Ceci dit, et en vue de recentrer le combat démocratique au tour de nos amis et nos aînés leaders de l’opposition présents sur le terrain même de l’enjeu au Togo, nous nous faisons le devoir au GDSF de vous faire mieux découvrir un grand homme de justice, d’égalité, des droits humains et un farouche défenseur des causes démocratiques en la personne de Me Yawovi Agboyibo.

Qui est donc cet homme sur qui nos espoirs, nos rêves et nos ambitions doivent être portés pour le renouveau démocratique au Togo ?

A cette question, il y a eu des tentatives de réponses basées sur notre foi et notre pragmatisme de voir et de concevoir le caractère, l’éthique, la vision, la philosophie et la sagesse même de cet homme, Me Agboyibo.

En effet, lorsque certains affirment tout de go que Me Agboyibo est une colombe qui voyage à travers de pénibles mers dans un navire de déséquilibre social et d’intolérance humaine, d’aucuns estiment sans ambages que l’homme est le promoteur, le précurseur même de l’égalité, de liberté, de justice, de démocratie et des droits de l’homme.

Cependant, au GDSF à New York, nous voyons en lui une représentation par excellence du génie politique, un génie qu’il veut toujours utiliser pour concilier le radicalisme et le pacifisme, le pouvoir écrasant et le peuple écrasé, prémices d’une démocratie apaisée. Il est toujours à l’opposé de la philosophie de « tout ou rien ». Préférant une société togolaise plus équilibrée dans la justice et l’égalité, car reconnaît-il que cette même philosophie de « tout ou rien » on devient adepte de la philosophie du néant qui conduit nécessairement à une civilisation où l’homme devient « un loup pour l’homme ». C’est cette intolérance et ce déséquilibre dans notre société que nous voulons corriger aujourd’hui au GDSF afin que, dans un futur proche, les mers et les océans, à travers lesquels nous voyagerons tous ensemble au Togo, soient ceux de tolérance et d’équilibre. C’est à ce titre que, de loin, de très loin, nous apprécions la vision de ce grand homme que nous vous demandons de supporter de tout cœur dans sa lutte. Nous reconnaissons aussi en lui une célébrité qui est hors du commun des mortels, une célébrité qu’il a toujours prise avec humour en acceptant toujours l’autre avec son plus grand sourire. La clarté de sa mémoire, la justesse de sa volonté et la profondeur de sa connaissance sur les droits humains sont très fascinantes.

Le fait qu’il soit avocat a été pour lui un atout incontestable, mais la finesse, l’art et la vision par lesquels il accomplit sa mission au service de son pays constituent, à nos yeux, une école de sagesse. Au GDSF à New York, nous soutenons fermement et résolument ce grand homme dans son allure de candeur royale et nous vous demandons d’en faire pareillement. Car il reste incontournable au changement dans notre pays. Nous aurons tous raison de nous nourrir d’espoirs (pour ce changement) et de voir en ce magicien des droits de l’homme, l’un des meilleurs dirigeants du monde contemporain. Dieu a tellement mis de bonnes choses en lui que nous voulons qu’il les mette à son tour au service de son peuple. Nous l’avons vu à l’œuvre, maintes fois déjà. Et nous ne doutons plus en rien de son pragmatisme et de son travail bien fait, pour le bien du peuple. Il est l’incarnation même de notre philosophie. Il reste un échantillon à aimer et à adorer. C’est un pèlerin du pardon. Marchons avec lui, souffrons avec lui dans un amour vrai.

C’est aussi un homme de cause commune qui n’a nullement d’ambitions personnelles. Nous pouvons étayer cela par la surprenante façon dont il s’est éclipsé de la tête du parti CAR. Cependant, nous lui demandons au GDSF d’être toujours présent aux côtés du peuple, car nous aurons toujours besoin de lui pour les prochaines échéances électorales.

Fait à New York, le 19 Février 2009 

Ont signé
Président du GDSF
Prince Hanvi Noël
Vice-président
L’Honorable APELETE Georges


Me Yawovi Agboyibo vu par le Groupe des Démocrates Sans Frontières
Nous nous investissons au GDSF dans un travail tatillon d’instruction, d’information et de réconciliation de notre pays le Togo.

Ainsi, au nom de toute l’opposition démocratique, au nom du pouvoir en place, au nom de l’armée togolaise et enfin au nom de tout le peuple togolais, le GDSF demande pardon à tous ceux qui ont été blessé physiquement et moralement tout au long de notre voyage de démocratisation entamé depuis la nuit des temps et qui ne finit point. A tous nos disparus, nous recommandons une minute de silence et nous disons paix à leurs âmes. Aux familles éplorées, nous leur nettoyons les larmes et devant eux, nous disons plus jamais cela au Togo. A tous ceux qui auraient toujours une rancœur et détiendraient encore des armes de vengeance de toutes sortes en leurs mains, sagement et humblement nous leur disons d’enterrer toutes ces armes et de regarder l’avenir du Togo avec optimisme et sérénité.

Ceci dit, et en vue de recentrer le combat démocratique au tour de nos amis et nos aînés leaders de l’opposition présents sur le terrain même de l’enjeu au Togo, nous nous faisons le devoir au GDSF de vous faire mieux découvrir un grand homme de justice, d’égalité, des droits humains et un farouche défenseur des causes démocratiques en la personne de Me Yawovi Agboyibo.

Qui est donc cet homme sur qui nos espoirs, nos rêves et nos ambitions doivent être portés pour le renouveau démocratique au Togo ?

A cette question, il y a eu des tentatives de réponses basées sur notre foi et notre pragmatisme de voir et de concevoir le caractère, l’éthique, la vision, la philosophie et la sagesse même de cet homme, Me Agboyibo.

En effet, lorsque certains affirment tout de go que Me Agboyibo est une colombe qui voyage à travers de pénibles mers dans un navire de déséquilibre social et d’intolérance humaine, d’aucuns estiment sans ambages que l’homme est le promoteur, le précurseur même de l’égalité, de liberté, de justice, de démocratie et des droits de l’homme.

Cependant, au GDSF à New York, nous voyons en lui une représentation par excellence du génie politique, un génie qu’il veut toujours utiliser pour concilier le radicalisme et le pacifisme, le pouvoir écrasant et le peuple écrasé, prémices d’une démocratie apaisée. Il est toujours à l’opposé de la philosophie de « tout ou rien ». Préférant une société togolaise plus équilibrée dans la justice et l’égalité, car reconnaît-il que cette même philosophie de « tout ou rien » on devient adepte de la philosophie du néant qui conduit nécessairement à une civilisation où l’homme devient « un loup pour l’homme ». C’est cette intolérance et ce déséquilibre dans notre société que nous voulons corriger aujourd’hui au GDSF afin que, dans un futur proche, les mers et les océans, à travers lesquels nous voyagerons tous ensemble au Togo, soient ceux de tolérance et d’équilibre. C’est à ce titre que, de loin, de très loin, nous apprécions la vision de ce grand homme que nous vous demandons de supporter de tout cœur dans sa lutte. Nous reconnaissons aussi en lui une célébrité qui est hors du commun des mortels, une célébrité qu’il a toujours prise avec humour en acceptant toujours l’autre avec son plus grand sourire. La clarté de sa mémoire, la justesse de sa volonté et la profondeur de sa connaissance sur les droits humains sont très fascinantes.

Le fait qu’il soit avocat a été pour lui un atout incontestable, mais la finesse, l’art et la vision par lesquels il accomplit sa mission au service de son pays constituent, à nos yeux, une école de sagesse. Au GDSF à New York, nous soutenons fermement et résolument ce grand homme dans son allure de candeur royale et nous vous demandons d’en faire pareillement. Car il reste incontournable au changement dans notre pays. Nous aurons tous raison de nous nourrir d’espoirs (pour ce changement) et de voir en ce magicien des droits de l’homme, l’un des meilleurs dirigeants du monde contemporain. Dieu a tellement mis de bonnes choses en lui que nous voulons qu’il les mette à son tour au service de son peuple. Nous l’avons vu à l’œuvre, maintes fois déjà. Et nous ne doutons plus en rien de son pragmatisme et de son travail bien fait, pour le bien du peuple. Il est l’incarnation même de notre philosophie. Il reste un échantillon à aimer et à adorer. C’est un pèlerin du pardon. Marchons avec lui, souffrons avec lui dans un amour vrai.

C’est aussi un homme de cause commune qui n’a nullement d’ambitions personnelles. Nous pouvons étayer cela par la surprenante façon dont il s’est éclipsé de la tête du parti CAR. Cependant, nous lui demandons au GDSF d’être toujours présent aux côtés du peuple, car nous aurons toujours besoin de lui pour les prochaines échéances électorales.

Fait à New York, le 19 Février 2009

Ont signé
Président du GDSF
Prince Hanvi Noël
Vice-président
L’Honorable APELETE Georges

Correcteur N°51 du 17 fev. 2009
Le « Groupe des Démocrates Sans Frontières » porté sur les fonds baptismaux aux USA

Il s’agit d’un mouvement à but politique ayant un bureau exécutif de 5 membres dont 3 hommes et 2 femmes et présidé par M. Prince Hanvi Noël. Les travaux de sa création se sont déroulés à New York le 9 Février 2009.

« En ce jour solennel du 9 Février 2009 et dans un élan patriotique, nous, Togolais résidant à New York et désireux d’apporter nos contributions à un changement effectif et définitif dans notre pays le Togo, avons convergé ensemble nos idées, nos forces et nos énergies pour porter sur les fonds baptismaux, un groupe de travail et d’actions que nous avons unanimement dénommé « Groupe des Démocrates Sans Frontières (GDSF) », avait déclaré le président du mouvement à l’issue des travaux.

Deux presses locales, « METRO » et « AM New York » ont couvert les travaux. Etaient aussi présents à la cérémonie, les membres du « Club des Amis OBAMA », un club avec qui les membres du GDSF ont battu campagne ensemble en 2008 pour l’élection du nouveau président des USA. 

But et objectif du mouvement

Aider l’opposition démocratique de près comme de loin à une victoire pacifique lors des prochaines élections, tel est l’unique but poursuivi par le mouvement.

Selon les membres du GDSF, « le Togo est arrivé à un tournant décisif de la vie de son histoire. L’opposition démocratique togolaise est à la croisée des chemins et le défi à relever devenait très énorme telle une épée de Damoclès sur la tête du peuple. L’armée togolaise, une armée par nature républicaine et protectrice des libertés individuelles reste toujours une crainte pour le peuple. L’amitié et la confiance entre les deux bords ne se sont toujours pas installées. La situation socio-économique est toujours décadente mettant le peuple dans une situation de précarité qui ne sait à quel saint se vouer.

Nous avons pensé à New York que, pour palier tous ces problèmes et passer de l’ancien ordre à un renouveau démocratique, la clé de voûte se trouve dans la main de l’opposition qui a besoin d’une nouvelle source d’énergie de travail d’une force démocratique à même de l’aider à une nouvelle orientation ». 

Les objectifs du GDSF

          M. Hanvi et les siens pensent que le Togo est « dans une ère de transformation sociale et la prise de conscience s’émerge partout, surtout dans les grandes républiques à grandes idéologies. L’Afrique ne doit pas être du reste, le Togo doit, aidé par tous ses fils, sortir de son monde sensible, de sa tour d’ivoire pour faire la « tabula rasa » avec son passé tumultueux, en pardonnant et à se réconcilier avec lui-même ». C’est dans cette logique que s’inscrivent les objectifs du  GDSF  qui sont de trois volets :

- Aider l’opposition togolaise à s’unir autour d’un seul et même candidat,

- Aider le peuple à pardonner et à se réconcilier avec lui-même, prémices nécessaires pour une démocratie apaisée,

- Œuvrer pour une prise de conscience collective de tout le peuple.


Lettre ouverte du «  Groupe des Démocrates Sans Frontières » (GDSF) au Président de l’UFC, monsieur Gilchrist Olympio Monsieur le Président,  

Le « Groupe des Démocrates Sans Frontières » depuis New York où il a été créé vous adresse à travers cette première lettre ouverte qu’il vous écrit, toutes ses salutations et ses amitiés les plus cordiales et les plus fraternelles. Nous sommes toujours au courant de tous les efforts moraux et même physiques que vous déployez avec le parti du CAR pour un changement effectif dans notre pays. De loin, nous ne voulons pas rester bras croisés. Une fois encore, nous tenons à vous remercier très sincèrement dans ce grand combat et qui venait d’aboutir à une union parlementaire des deux partis CAR-UFC. Nous vous exhortons, au sein du GDSF, à continuer par apprécier les valeurs d’une union et de vous rappeler que, les humains, lorsqu’ils sont unis pour une même cause créent une force et un pouvoir dans le sacrifice et l’engagement, et qu’il y a une victoire à chaque moment de combat dans l’union.

Vous êtes et vous demeurez l’esprit et le corps de l’UFC. C’est à ce titre seulement que le GDSF vous prie d’entamer des contacts sûrs, francs, sincères et fraternels avec le CAR pour une union définitive de l’opposition. Ne tergiversez pas. Les temps pressent. Nous vous assurons au GDSF tous nos soutiens pour cette grande et salutaire union CAR-UFC. Nous vous demandons de mettre tout votre poids dans la balance, et de faire feu de tout bois pour réaliser ensemble avec le CAR cette union, trésor, qui est le soubassement de notre victoire.

Dieu vous aidera tous pour cette bonne cause.

Le GDSF vous prie d’accepter toutes ses expressions les plus affectueuses.

          Togolais viens, Bâtissons la cité.

Fait à New York, le 09 Février 2009
Pour le GDSF, le président
Prince Hanvi Noël


Discussions au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation Le RPT marqué à la culotte par le CAR et l’UFC

Le pouvoir était parti pour organiser le processus électoral selon ses desiderata. Le code électoral qui est un paramètre essentiel de transparence a failli passer à la trappe. Le 23 janvier, le conseil des ministres décida l’introduction d’un projet de loi à l’Assemblée nationale pour adoption, prenant de court toute l’opposition.

          Le texte était sorti de nulle part, mieux, du laboratoire du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) qui voulait imprimer ses couleurs au processus. Après la rencontre du  04 décembre 2008 qui a réuni la classe politique autour du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales Pascal Bodjona, l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) étaient dans l’expectative d’une autre rencontre devant plancher sur les observations et propositions à apporter par toutes les parties pour l’élaboration d’un texte consensuel. C’était compter sans l’obscurantisme du pouvoir. Nuitamment, un texte fut mijoté et introduit au parlement pour adoption. L’opposition est ainsi court-circuitée et mise devant les faits accomplis. Mais décidés à ne plus se faire compter les évènements, l’UFC et le CAR se sont fait entendre.

          Ces deux formations politiques lancent des cris d’alarme et menacent de boycotter les séances au parlement et se retirer carrément du processus si le pouvoir ne revenait pas à de meilleurs sentiments.  Cette levée de boucliers portant ses fruits et le  mercredi 04 février dernier, le fameux Cadre permanent de dialogue et de concertation recommandé par l’APG et qui est habilité à plancher sur les questions d’intérêt national dont les réformes institutionnelles et constitutionnelles fut mis en place.

          En concédant la création de ce cadre, certainement qu’au sein du pouvoir, on pense user du forcing au cours des discussions pour imposer ses marques. Car au RPT, on ne fait pas de concession gratuite. Mais ici, le pouvoir est marqué à la culotte par l’opposition parlementaire.

          Si la toute première réunion vendredi 06 février de cette institution a été emprunte de fair-play et de convivialité, cette ambiance a disparu par la suite. C’est plutôt le CAR et l’UFC qui mènent la danse et font monter les enchères. Connaissant la mauvaise foi légendaire, la duplicité et le réflexe aux coups bas du RPT, l’opposition veut les prévenir et exige d’ores et déjà des garde-fous. C’est ainsi qu’elle exige l’assistance des observateurs étrangers. Le CAR et l’UFC demandent particulièrement le suivi des discussions de ce cadre par le facilitateur Blaise Compaoré dont l’apport a été salutaire dans les négociations ayant  abouti à la signature de l’Accord Politique Global (APG) du 20 août 2006. La transparence étant le talon d’achille du RPT, on rejette formellement cette proposition. C’est le sujet qui crée de l’impasse et voici cinq (05) séances de suite que les discussions marquent le pas.  Cette position du RPT intrigue plus d’un et on se demande en quoi l’observation des discussions par des personnalités étrangères pourrait gêner. On use simplement de dilatoire car les raisons avancées sont tirées par les cheveux. On argue  que les acteurs politiques togolais doivent apprendre à se faire confiance au lieu de se rendre esclave éternellement de l’assistance extérieure. La question de la composition de la CENI constitue également un point de blocage des discussions.

          C’est manifeste, le RPT est l’objet d’un marquage strict au sein de ce cadre de la part du CAR et de l’UFC qui mettent la barre assez haute.

Même la rencontre d’hier n’a pas permis de régler les vraies questions qui préoccupent l’opposition parlementaire. S’agissant surtout de la question du recours du facilitateur, les déclarations du ministre Pascal Bodjona laissent transparaître la position du RPT. « Nous allons continuer le débat sur le recours à la facilitation mais ce qui est évident, les vrais compromis sont d’abord entre les mains des Togolais. Il faudrait que les togolais sachent que nous avons plus à nous entendre que d’aller vers le pessimisme. Mais nous ne réfutons pas que les bonnes volontés puissent nous aider », a-t-il déclaré.

En tout cas, l’opposition togolaise qui tient tant aux réformes constitutionnelles et institutionnelles est cette fois-ci, décidé au bout de sa logique.

Olivier GLAKPE


Phénomène de la vie chère : Faure et Houngbo abandonnent les Togolais à leur triste sort

Il ne se passe de jour où le « Leader nouveau » ne se fasse peindre comme le plus préoccupé par le sort des populations. Et les allocutions sont les tribunes par excellence de ces déclamations et professions de foi. En cela, il se trouve aussi bien aidé par les caisses de résonance du pouvoir. Il a encore remis le coup lors de la récente tournée qu’il a organisé à travers le pays pour dit-on souhaiter les meilleurs vœux aux populations. Devant les paysans affamés et les fonctionnaires à bout de souffle, Faure Gnassingbé  a partout parlé de son pseudo reformes politiques, économiques et sociales qu’il a entreprises pour le bonheur des Togolais et dit une litanie de bonnes intentions pour  améliorer leur sort et circonscrire la pauvreté au Togo. Et si seulement ces discours étaient suivis d’actes sur le terrain !

          C’est malheureusement un abandon manifeste dont font preuve les gouvernants quand on évoque la question de la  cherté de la vie qui  a touché la plupart des pays africains, pour ne pas dire tous, dont bien sûr le Togo. Le sujet a défrayé la chronique et dans certains pays, on est en droit d’en parler au passé, mais pas au Togo. La  crise de la vie chère est encore d’actualité ; mais aussi bizarre que cela puisse apparaître, plus personne n’en parle, même ceux-là qui ont promis monts et merveilles.  

Un abandon inédit

            Les Togolais ont déjà un pouvoir d’achat assez faible. Et ce n’est qu’un euphémisme pour ne pas dire qu’il est nul. Mais ils sont encore obligés de subir les affres de la vie chère caractérisée par le renchérissement des prix des produits de grande consommation, particulièrement alimentaires et donc de premières nécessités. Les prix des produits locaux comme le maïs, le haricot, et des produits manufacturés ont grimpé de façon exponentielle. Le gouvernement togolais en a rajouté à la souffrance des populations en procédant de manière cynique, en pleine crise, à des augmentations des prix sur certains produits. C’est le cas du ciment où le gouvernement a entendu la cause des fabricants et développé un raisonnement tiré par les cheveux. Cette hausse s’imposait pour contrer la spéculation, nous a-t-on rebattu les oreilles. C’est encore le cas du carburant revu à la hausse à l’époque, car le gouvernement n’en pouvait plus de subventionner les produits pétroliers qui lui coûtaient des milliards de F CFA. A l’époque, c’était dit que cette somme devrait servir à investir dans d’autres secteurs non moins vitaux. Mais Dieu seul sait ce qu’il en a été dans les faits.

          Si à l’époque, le coût du baril de pétrole sur le marché mondial était l’argument fondamental pour justifier cette décision, et donc handicape le  gouvernement dans ses actions de trouver des solutions à la vie chère, aujourd’hui cet alibi ne peut plus être avancé. De 150 dollars US à l’époque, le baril de pétrole est descendu à nos jours sous la barre des 45 dollars. Une chute spéculaire de près de 150%, qui avait également obligé le gouvernement Togolais à revoir à la baisse les prix à la pompe. Mais de quelle manière ? En tenant compte du prix du baril de pétrole sur le marché international, le litre de l’essence devait descendre en bas des 500 F CFA actuels. Puisqu’il est à 300 F Cfa au Bénin et encore moins au Ghana.    Mais toute cette marge de bénéfice qui se dégage ne suffit pas toujours au gouvernement togolais  pour entreprendre des actions majeures contre la vie chère.  

Les pseudo priorités sociales de Houngbo

          « Le technocrate » n’a pas mis du temps pour se faire connaître. Gilbert Houngbo a tout de suite donné les couleurs de ce qui sera son mandat. Son programme de gouvernement présenté le 16 septembre devant les élus du peuple reste dominé par un ensemble de chantiers devant améliorer substantiellement le quotidien des populations. On dirait sa mission exclusivement sociale. En tout cas, les chantiers sociaux se révèlent  ses priorités : santé, éducation, infrastructures routières, lutte contre la pauvreté. L’homme a fait beaucoup de surenchère autour de ses programmes dits d’urgence et promis révolutionner le quotidien des Togolais dans un délai de six mois.

          Parlant de social, la vie chère se retrouve au centre des ces priorités et leur matérialisation ne relèguerait que cette crise au second plan. Mais  plus de quatre mois après l’entrée en fonction de Gilbert Fossoun Houngbo, aucun nuage prometteur ne zèbre le ciel togolais. Plus grave, « le technocrate » revient sur ses engagements pris et parle de ne pas faire de miracle en six mois, mais de montrer aux Togolais que ça bouge. La conséquence directe est que le coup d’envoi de la prolongation de la vie chère vient d’être ainsi sifflée. Le bilan de ces cent jours présenté devant la presse le vendredi 23 janvier dernier en dit long sur le sujet.

Les populations doivent donc encore continuer pendant un long moment  à en  vivre les affres de la vie chère, abandonnées à leur triste sort. Les priorités de Faure et Houngbo semblent se situer ailleurs. Si le premier a visiblement sa tête à la présidentielle de 2010 et multiplie les opérations de charme à travers voyages à l’extérieur, tournées et dons folkloriques aux populations à des fins électoralistes, le second semble  se mettre à son service. 

Olivier GLAKPE


La Loupe du Correcteur : De quoi se plaint-on à la CPP ?

Le peuple a sa volonté qu’aucun homme politique ne saurait ignorer. Et quand vient l’heure de se plier à cette volonté populaire, source et gage de la légitimité et de la souveraineté nationale, toute tentative de s’y soustraire devient une peine perdue et livre, par voie de conséquence, son auteur au ridicule. « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant », disait l’autre. Quiconque prétend diriger un pays a l’impérieuse obligation d’être à l’écoute du désir et des aspirations profondes des citoyens, sous peine de perdre la légitimité populaire.

L’évolution de l’histoire de la démocratie togolaise a voulu que ceux qui, hier, suscitaient estime et admiration auprès du peuple perdent aujourd’hui leur place dans le cœur de ce même peuple. Mais visiblement, certains partis politiques togolais donnent l’impression d’un refus inconditionnel de regarder les choses en  face et d’admettre la réalité de leur disgrâce vis-à-vis du peuple togolais. C’est alors que ces formations politiques, avec à leur tête la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) du Père du défunt parti UTD, Edem Kodjo, dont la sphère d’adhérents ne dépasse plus aujourd’hui, le minuscule cercle des membres de leur Bureau directeur, se dressent sur leurs ergots pour réclamer une place autour de la table du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). Puisque le décret portant sa création a explicitement dit que ne font partie de ce cadre que le gouvernement et les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale. Ce qui veut dire que l’opposition ne sera représentée dans ce cadre que par le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et l’Union des Forces de Changement (UFC) qui disposent de sièges au parlement. Et c’est ce que dénoncent les autres partis de l’opposition.

« Nous ne sommes pas moins une quatrième force politique de ce pays ; ce n’est pas le fait d’être représenté à l’Assemblée nationale seulement qui détermine la manière dont vous pouvez concourir à l’expression du suffrage. C’est-à-dire que la CPP a été en mesure de positionner des candidats de Lomé jusqu’à Cinkassé et la CPP a eu environ cinquante mille voix. Donc on ne peut pas décemment faire une réforme constitutionnelle, des réformes institutionnelles sans que la CPP ait son mot à dire » ; tels ont été les propos de Cornélius Aïdam. Et les réactions à ces propos n’ont pas tardé à fuser de partout. On reproche alors à Monsieur Aïdam d’avoir oublié qu’un parti politique n’est vraiment considéré comme tel que lorsqu’il a de son côté une frange de citoyens susceptibles de lui conférer une représentativité considérable. Puisque avant tout, un leader politique n’est rien sans l’adhésion de ses concitoyens en sa personne et en ses idéaux. Or, tout le monde sait depuis que ces partis qui revendiquent aujourd’hui une certaine légitimité, n’existent plus dans le cœur des Togolais.

C’est de cette manière que le peuple a voulu sanctionner tous les partis politiques qui ont fait une sorte de prostitution politique et d’allégeance au RPT en entrant dans le gouvernement. Même le CAR n’a pas été totalement exempté de cette punition. En un mot, la majorité du peuple togolais ne se reconnaît pas dans le parti au pouvoir. Mais comment ne pas comprendre la réaction de ces « minuscules » partis tombés en disgrâce ? Quand on sait que nous sommes à un an de l’élection présidentielle et qu’il s’agit d’un moment où chacune des tendances politiques, même les plus insignifiantes, trouve l’occasion de s’agiter dans le but de revendiquer ultérieurement un portefeuille ministériel, quitte à accepter de jouer, d’ores et déjà, le rôle de parti satellite au profit des poids lourds de la scène politique nationale.

Chacun des partis politiques se doit d’assumer la responsabilité de ses actes. Car, écrit Louis Bonald, « dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n’est pas de faire son devoir, mais de le connaître ». C’est dire qu’à un moment donné de la crise politique togolaise, la CPP et consorts ont manqué de discerner le devoir que leur assignait le peuple. Et voici venue l’heure d’en assumer la responsabilité et céder la place aux partis qui ont toujours cru, comme Jean Ronstand, que deux erreurs qui se combattent sont plus fécondes qu’une vérité qui règne éternellement sans conteste

Assou ADJIKPA


CHRONIQUE de Danyito:  Danyito au RPT

AO !

L’homme n’est pas un épi de maïs pour qu’on puisse écarter l’enveloppe pour voir la qualité de ses grains.

Makoula !

Le RPT est insondable comme l’épi de maïs qui représente ce parti.

AO !

Les hommes qui dirigent ce parti qui a pour hymne  « Ecartons tout mauvais esprit qui gêne l’unité nationale » sont loin de respecter leur parole.

YO !

Entre les fêtes qui divisent que ce parti célèbre allègrement, on est loin d’écarter ces mauvais esprits qui divisent.

AO !

Le Rassemblement du Peuple Togolais  qui devrait constituer un creuset national où viendront se fondre les forces vives de ce pays s’est complètement tribalisé et tous les natifs de la région septentrionale du pays sont ipso facto membre.

AO !

Qu’on ait la carte ou pas, on est assimilé membre du RPT et doit se serrer les coudes comme si l’implantation des partis sur un territoire doit se faire compte tenu de l’origine des habitants.

EYO !

Suivez bien, le RPT est bien assis dans la région de la Kozah et des régions qui ont connu l’exode des populations kabyè en quête de terres fertiles. C’est pourquoi, on les retrouve à Atakpamè, Adjengré, Gléi, Anié, pour ne citer que celles-là.

AO !

Un parti politique a pour vocation de former ses militants et d’éduquer le peuple, mais au RPT, le seul slogan qu’on distille est que  nous devons rester au pouvoir malgré tout ; même s’il faut marcher sur des cadavres comme ils nous l’ont démontré en 2005 en tuant 500 personnes (Rapport de la LTDH) pour confisquer un pouvoir arraché dans le sang.

AO !

Pour être un baron du RPT, certaines qualités sont requises :

Avoir été un bon activiste