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Le Correcteur 065 du mardi 26 mai 2009
De l’électricité dans l’air à Gbodjomé (préfecture des Lacs)

Les populations contestent la chefferie traditionnelle du sieur Etou Aboki Joseph

.Le ministre Pascal Bodjona interpellé

La politisation de la chefferie traditionnelle et le non respect des textes en vigueur mettent à mal depuis un certain temps la cohésion au sein des populations. Et s’il y a un village qui en souffre aujourd’hui, c’est bien  celui de Gbodjomé dans la préfecture des Lacs. Les habitants de ce milieu vivent sous tension depuis la mort de Togbui Akpeko Atti  III  chef traditionnel de ce village, le 21 novembre 2002. En effet, après la mort de ce dernier, le conseil coutumier s’est réuni et a désigné le sieur Togbui Atti Kokou pour assurer sa succession. Ce choix a été officialisé lors des funérailles du feu Togbui Akpeko Atti  III qui a connu la présence de tous les chefs traditionnels des Lacs et même des représentants du pouvoir central légalement installés dans ladite préfecture. La population  a également marqué son total accord.

C’est ainsi que le 09 novembre 2004, le préfet des Lacs à l’époque, Agbodji Koffi a informé l’intéressé de la signature de son décret de reconnaissance et lui a même demandé de faire parvenir à la Préfecture, le programme de son intronisation. Ce qui fut fait le 17 novembre 2004.La date fixée pour la cérémonie était le 18 décembre 2004. Mais à cette rien n’a été fait.

Contre toute attente, un coup de théâtre va se produire le 22 décembre 2004 avec l’annonce de l’intronisation de Monsieur Etou Aboki Joseph comme chef  traditionnel de Gbodjomé. Ce dernier sera intronisé par le préfet Agbodji Koffi et le ministre chargé des Relations avec le parlement d’Almeida Mawoutoè le 26 décembre 2004 en violation de l’article 143 alinéa 2 de la Constitution de la IVeme république  qui dispose clairement que la désignation et l’intronisation du chef traditionnel doit obéir aux us et coutumes de la localité.

Depuis ce jour, la tension ne cesse de monter dans ce village et les habitants baignent dans une confusion totale. 

Selon les enquêtes menées sur ce dossier, il s’agit d’une affaire montée de toutes pièces sur fond de corruption par certaines personnes dont le Ministre Mawoutoè d’Almeida, le Préfet des Lacs, Agbodji Koffi, le commandant de la Compagnie de la Gendarmerie d’Aného, le Commandant de Bridage Adjoint de la gendarmerie d’Agbodrafo, Togbui James Komi Komahe-Sessi III, chef traditionnel du village d’Animagnan .

Aujourd’hui, les habitants de Gbodjomé estiment que Monsieur Etou Aboki Joseph n’a aucun lien avec la famille Atti qui est reconnue comme la famille royale de ce village.

 Selon eux, Gbodjomé a été dirigé de 1901 à 1958 par Togbui Atti I, de 1958 à 1983 par Zoungnegble Togbui Atti II et de 1986 à 2002 par Togbui Akpeko Atti  III. Il n’y a donc pas de raison que Togbui Atti Kokou IV soit interdit du trône. Il s’agit purement et simplement de détournement et d’usurpation de la chefferie par Etou Aboki Joseph.

Il importe que les autorités togolaises et surtout le ministre de l’Administration Territoriale Pascal Bodjona prennent les dispositions qui s’imposent afin de faire respecter le droit dans ce village. C’est comme cela qu’elles pourront sauvegarder la paix sociale.   

Olivier GLAKPE


Pour encourager la culture de l’excellence KDA- PRO lance un nouveau genre de récompense

Les « ARCANES du succès » est un nouveau genre de récompense qui commence à prendre corps au Togo. L’initiative de l’évènement revient à Madame Kayissan Dominique Atayi, responsable de l’agence de  Communication KDA-PRO.

          C’est donc pour mieux expliquer les contours de l’évènement que KDA-PRO a animé vendredi dernier une conférence de presse à Lomé. Occasion pour la promotrice Dominique Kayissan Atayi de revenir sur l’objectif principal des « Arcanes du succès » qui consiste à inciter les gens à œuvrer davantage en matière de culture de l’excellence.

          La première édition des « Arcanes du succès » prévue pour le mois de décembre prochain dans la capitale togolaise et qui a pour thème « A la découverte de l’Ascension » va nominer des personnes dans sept catégories à savoir les groupes musicaux, les artistes de la chanson, les hommes et femmes entreprenants, les comédiens et humoristes, les étudiants et les sportifs. Ce travail sera fait par  un jury  qui sera appelé à primer une seule personne dans chacune de ces catégories.

          Pour les organisateurs, cet évènement parrainé par l’artiste togolais de la chanson King Mensah aura pour effet bénéfique de servir de vitrine pour la culture togolaise et par la suite pour la culture de la sous-région ouest africaine.

JFC


Faure se moque des Togolais
De la latérite à Lomé et promesse démagogique du goudron dans le Wawa

Il y a quelques jours, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé s’est rendu dans la préfecture de Wawa et dans la sous-préfecture d’Akébou en compagnie de quelques ministres de son gouvernement et une délégation de l’Union Européenne et de la cellule de coordination du fonds stabex (90-94).

          Il était question pour Faure Gnassingbé et sa suite d’aller inaugurer 145 km de pistes rurales dans cette partie de la région des plateaux. Et comme l’occasion s’y prêtait mieux, le Président de la République en a profité pour faire déjà un clin d’œil électoral aux populations  bénéficiaires de la réhabilitation des pistes rurales. « Ça, ce n’est encore rien. Vous aurez mieux que ça. Tout ce que je vous demande, c’est d’aller voter au moment venu dans la paix et dans la quiétude. Et lorsque je reviendrai ce sera pour inaugurer des voies bitumées », a dit Faure Gnassingbé à ces populations de la région des Plateaux. C’est alors qu’il faut comprendre que le vrai mobile du déplacement du chef de l’Etat est autre que l’argument tiré d’une simple inauguration de pistes rurales. A quelle fin sont alors destinés les ministres si le Président de la République doit à chaque fois se déplacer en personne pour l’inauguration d’un sentier de quartier ?

          En outre, ce qu’il faut souligner ici, c’est que le déplacement du chef de l’Etat montre et prouve encore à quel point les premiers responsables de ce pays se soucient moins des vrais problèmes qui se posent aux citoyens.

          Aujourd’hui, les Togolais attendent de voir Faure Gnassingbé et ses hommes de mains amorcer les vraies réformes constitutionnelles et institutionnelles devant conduire à l’organisation d’une élection présidentielle crédible et transparente en 2010, au lieu de les voir aller de village en village pour solliciter, en toute illégalité et immoralité, l’électorat avant même le démarrage effectif du processus électoral.

          On  aurait plutôt souhaité voir le chef de l’Etat s’investir pour que soient refaites totalement et complètement, les routes principales telles que Lomé-Vogan, Aného-Anfoin ou encore Tsévié-Tabligbo qui précédemment bitumées se retrouvent aujourd’hui dans un état pire que celui des pistes rurales abandonnées. Le plus surprenant encore est le fait que le chef de l’Etat fait ses promesses au moment même où les routes de Lomé, la capitale sont abandonnées aux latérites. N’est-ce pas une manière de se moquer du peuple? 

Assou ADJIKPA


La Loupe du Correcteur :
Jeunesse togolaise, quelle relève ?

          Tout en ayant l’esprit absorbé par le présent, l’homme ne doit pas moins se préoccuper de son avenir. Ceci reste valable aussi et surtout pour les institutions qui sont tenues de respecter le sacré principe de continuité qui les régit.

          L’Etat togolais, incarné depuis des décennies par le régime RPT et ses nouveaux lieutenants, se doit alors de se préoccuper de son avenir, un avenir qui, de tout temps reste et demeure aux mains de la jeunesse du pays. Mais là une question  se pose : que représente aujourd’hui cette jeunesse, cet avenir du Togo ?

          Sans même apporter tout de suite la réponse à cette question, la tentation est déjà trop grande de conduire à un avenir sombre du Togo, au regard de l’expérience empirique que nous faisons du présent.

          C’est une évidence que vivre aujourd’hui au Togo est devenu une question de lutte pour la survie. Comme le dirait le grand penseur français Victor Hugo, « ceux qui vivent sont ceux qui luttent ». Mais il convient de noter que la notion de lutte pour la vie dans l’entendement de la jeunesse togolaise ne signifie pas seulement le combat quotidien que même chaque individu ou chaque espèce  pour assurer sa survie. Evidemment, il faut aller encore plus loin, car « l’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre », selon le philosophe Platon.

          Qui peut donc affirmer que les Togolais vivent bien ? Puisqu’il est difficile de parler de bien vivre ou de mieux-être lorsqu’on voit tous les jours les citoyens se lamenter et mourir, accablés qu’ils sont de chagrins et de soucis.

          Malheureusement, dans ce décor de souffrance et de misère ambiante, les gouvernants continuent de donner l’impression d’ignorer les préoccupations et les aspirations du peuple, faisant perdre à sa jeunesse, tout espoir à l’avenir. Quelle erreur et quel péché que de ne pas pouvoir reconnaître avec Albert Camus qui a toujours conseillé que «  La vraie générosité envers le présent consiste à tout donner au présent ».

          Ce qui est sûr, c’est que la jeunesse togolaise a longtemps compris que sa survie ne dépend que de ses propres efforts. Seulement, le mal est que la lutte pour la survie oblige beaucoup de jeunes togolais à opter pour le chemin de la perversion : « Tous les moyens sont bons, l’essentiel c’est de survivre ». En conséquence, les plus habiles choisissent alors la voie du mensonge, prenant ainsi pour exemple, ceux qui les gouvernent. Ils ont ainsi juste compris que « N’importe quel sot peut dire la vérité. Mais il faut qu’un homme soit un peu sensé pour savoir mentir », comme le soutient Samuel Bulter. Et le pire, c’est que ceux qui ne sont pas doués quand il s’agit de mentir pour assurer leur survie ont choisi la voie de la criminalité sous toutes ses formes.

          Ce qu’il ne faut pas perdre de vue est qu’un pays dont les gouvernants contribuent à faire de ses jeunes des criminels et des menteurs finit toujours par fabriquer des rebelles. Car « l’homme très jeune est un animal rebelle à la douleur », dit Raymond Radiguet.

          Quelle relève de demain faisons-nous alors de la jeunesse d’aujourd’hui ?

Assou ADJIKPA


CHRONIQUE DE DANYITO
omé la poubelle !

AO ! AO !

MAKOULOOOOO

Lomé, jadis ville touristique de toute l’AOF (Afrique Occidentale Francophone) où tout le monde venait passer les week-ends à Togneviadji, Bar Palais de l’Entente, aller en boîte de nuit à Lawa à l’hôtel de la Paix, faire une randonnée au Château Vial à Kpalimé.

AO !

Les hommes qui sont arrivés après l’indépendance ont tout bradé

AO !

C’est Lomé ça ?

YO !

La lagune de Lomé est devenue un frigo pour ne pas dire une morgue à ciel ouvert.

Yo !

Cette lagune que le Hollandais BOKA voulait transformer et mettre des navettes fluviales entre Kodjoviakopé et Bè mais que les tenants de l’ordre ancien ont refusé.

AO !

NUKE LEDJO MAN ?

Tous les quartiers bordant cette lagune souffrent de tous les maux : paludisme, sida, tuberculose etc.

Comment, dans ces conditions, parler de lutte contre le paludisme, contre les maladies de la peau, contre les maladies diverses alors que se côtoient les marchands des beignets, de l’igname frite, poubelles, détritus et de tonnes de microbes.

Comment peut-on mettre une déchetterie au cœur de la ville à Togbato, l’artère qui mène de l’aéroport au centre ville ?

AO !

MAKOULA

Le Togo n’aurait pas dû avoir son indépendance si après 50 ans, on devrait reculer ainsi.

Je me rappelle et le disais que le jour de la proclamation de l’indépendance quand le drapeau était coincé  sur le mât que c’était un mauvais signe pour cette jeune république et qu’il faille trouver la raison ; mais on ne m’a pas pris au sérieux.

VOILA

AO !

Autrefois, dans les grandes villes du Togo, les agents des services d’hygiène sillonnaient et désinfectaient tous les foyers de microbes, ils étaient la terreur des pollueurs. Autorisés à s’introduire dans les domiciles privés, ils traquaient les saletés susceptibles d’empester le voisinage et verbalisaient ceux qui rejetaient leurs eaux usées et autres déchets sur la voie publique.

On les appelle Tankastowo ou Papa TAHE

Où sont la voirie de Lomé, les services d’hygiène ? Que fait le maire de Lomé dans la gestion quotidienne de la capitale ?

Je saoulais toute ma famille avec ma batterie de questions et personne ne savait quoi me répondre.

YO !

C’est LOME ça ?

Certains levaient les yeux au ciel, l’air de me faire comprendre qu’ils ne voyaient plus cette misère tellement le quotidien était dur.

Leur hantise est de perdre le peu qui leur reste de confort et de tomber encore plus bas. J’ai dû me résoudre aux constats amers que la destruction du pays était effective et totale.

AO !

EOUDJOLOO !

Enfin c’est la délivrance ! Grande fut la joie de ma famille et mes amis de me revoir et de pouvoir enfin me serrer dans les bras malgré toute la sueur qui dégoulinait et suintait de mon Zankpo (costume de nuit), tellement ce costume était accroché depuis 40 ans à Danyi.

Hahahahaha, suivez mon regard !

AO !

Nous voici en route pour la maison ; malgré le manque de lumière et les nids de poules pardon « des nids d’autruche » qui jonchaient l’itinéraire et nous secouaient comme des castagnettes, je reconnais tout de même le chemin de l’aéroport jusqu’au Lycée de Tokoin.

YO !

Au rond point du Lycée, une odeur nauséabonde empestait l’environnement, comme pour me rappeler que Lomé était devenue une poubelle. Effectivement, un dépôt d’ordures se situe à mi-chemin de la lagune de Bè et du rond point du Lycée de Tokoin.

YO !

Je continue ma visite de la ville poubelle et fait un tour vers le CHU Lomé-Tokoin Héhéhéhéh !

A la lagune, même les carreaux fermés de ma voiture, une odeur suffocante et nauséabonde envahit  tout mon cockpit.

Comment peut-on vivre au bord de la mort ?

Les populations riveraines ont une mort programmée et l’espérance de vie de ces quartiers est réduite à 50 ans en posant la question à un pêcheur.

AHAHHHA !

Je ne sais même pas ce qu’il pêche lui dans cette eau trouble.

Mais bon passons.

Les routes sont impraticables, la place du marché est noire d’immondices, les eaux usées, les ruissellements des pluies forment des marres nauséabondes et insupportables.

A ASSIGANME

EHOUEEEEEE !

Non, non

Ce n’est pas possible

TCHO !

Je vais piquer une crise cardiaque si je continue à vous raconter mon périple loméen.

Mais une question me vient à l’esprit :

SI GNASSINGBE 1er et GNASSINGBE 2e avaient décidé de transformer plutôt le Togo en Fleurs !!!

Mon pays serait au moins le 1er producteur au monde et on aurait un beau pays fleuri et on se contenterait de ce classement.

D’où la question qu’est ce que les Togolais ont fait depuis leur ABLODE ?


A quand le procès de Kpatcha Gnassingbé ?

Après l’attaque du domicile de Kpatcha Gnassingbé dans la nuit du 12 au 13 avril 2009, l’affaire de tentative de coup d’Etat a pris une autre tournure avec l’arrestation de l’ancien ministre de la Défense le 15 avril devant l’Ambassade des USA au Togo. Faure Gnassingbé avait promis prendre toutes les mesures pour que la justice s’exerce avec fermeté et sérénité à l’égard des auteurs de ces actes criminels et de leurs complices.

Malheureusement, quarante jours après l’arrestation des présumés putschistes, ce procès que les Togolais attendent tant n’arrive pas toujours. La seule chose qu’ils savent jusqu’ici, c’est que Kpatcha Gnassingbé, présenté comme le cerveau du coup de force et placé sous mandat de dépôt, a été auditionné par le juge Koffi Ernest Bignang, dans le cadre de l’interrogatoire de première comparution.

Ainsi, beaucoup doutent de l’existence réelle de ce putsch. On croit plutôt à la thèse selon laquelle Kpatcha Gnassingbé serait un adversaire sérieux qu’il faut éliminer avant 2010. La question qui revient sur toutes les lèvres est de savoir ce qui empêche réellement Faure de démarrer ce procès ? A-t-il peut-être peur de demander la levée de l’immunité parlementaire du député ?

En tout cas, c’est un passage obligé quand on sait que les textes en vigueur à l’Assemblée disposent clairement qu’en cas de flagrant délit, un député peut être arrêté et poursuivi sans levée préalable de son immunité, il ne peut en revanche être jugé que si, l’immunité est levée par l’Assemblée nationale. Mais le RPT étant majoritaire à l’Assemblée, Faure doit demander et obtenir cette disposition pour montrer aux yeux des Togolais et de la communauté internationale qu’il est le maître incontestable de son parti.


Et si l’improvisation pouvait tuer ?

Il n’y a pas plus que deux semaines, le sélectionneur des Eperviers et Directeur technique national, Jean Thissen  a organisé une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé le programme de préparation des Eperviers en vue d’aborder dans les meilleures conditions, les matches contre le Gabon et le Maroc.

Même si le sélectionneur avait profité de cette rencontre pour régler les comptes à certains journalistes, il avait néanmoins annoncé qu’à partir du 24 mai, les joueurs devraient se regrouper en stage en Belgique. Ils devraient rallier Lomé le 30 mai et y passer trois jours,  avant d’effectuer le déplacement de Libreville le 03 juin. La sélection nationale togolaise devra suivre le même schéma pour le match contre le maroc. Mais voilà, nous sommes aujourd’hui le 26 mai et ce stage n’a toujours pas démarré. Du côté de la FTF, on indique que c’est pour des raisons d’indisponibilité des joueurs que ce stage a été annulé. Et là, on sent que Rock Gnassingbé et les siens font du pilotage à vue à la tête de cette institution. Qu’est-ce qui  les empêche de consulter le calendrier des joueurs avant d’annoncer ce stage ?

Certainement que les vraies raisons sont d’ordre financier. Nul n’ignore le dernier coup de gueule du ministre des Finances, Adji Otheth Ayassor dans les colonnes de notre confrère « L’Equipe Sportive » qui dénonçait le fait que les dirigeants de la Fédération Togolaise de Football (FTF) ne respectent pas les règles des finances budgétaires.

En tout cas, nous attendons tous le retour du sélectionneur pour connaître les vraies raisons. Quel malheur pour le football togolais d’avoir des dirigeants de ce genre ?


Les non-dits de la colère saine du ministre Ayassor contre la FTF

          La semaine dernière, le ministre de l’Economie et des Finances Adji Otteh Ayassor a laissé éclater sa colère dans les colonnes de notre confrère « L’Equipe Sportive » à propos des budgets « fantaisistes » confectionnés par la Fédération Togolaise de Football lors des matches des Eperviers. « Nous n’acceptons pas que des gens profitent des Eperviers pour en faire des fonds de commerce. C’est grave quand les gens veulent manger à tous les ateliers. Nous sommes très soucieux de la performance des Eperviers, mais il faut respecter les règles des finances budgétaires définies à l’avance. On ne peut pas faire figurer dans un budget des rubriques qu’on ne peut pas justifier comme par exemple les préparations occultes qui sont évaluées à des millions ou encore des rubriques qu’on sait tout de même inutiles. Parfois, ce sont des exagérations constatées sur les estimations de certaines rubriques. Tenez ! Nous payions entre 35 et 40 millions pour les billets d’avion. Mais après contrôle, nous nous sommes rendus compte que les billets ne coûtaient environ que 23 millions » a-t-il pesté avant d’ajouter « je ne connais pas d’institution où on sort l’argent sans le justifier. Lorsque vous soumettez un budget et qu’on vous a débloqué les fonds, la moindre des choses, c’est de revenir avec les justificatifs pour  prouver les dépenses effectuées. Malheureusement, ce n’est pas souvent le cas avec la FTF. »

          Des propos que le Secrétaire Général de la FTF Kossivi Reinhardt a balayé du revers de la main en arguant que toutes les rubriques figurant dans le budget sont importantes et que le ministre des Finances statue seul sur le budget et supprime certaines rubriques ou diminue d’autres sans laisser le temps à la FTF de défendre le dossier.  Mais en réalité, au-delà de l’opacité grandissante qui caractérise la gestion de Rock Gnassingbé, la colère bleue du ministre Ayassor aurait pour origine la découverte du pot-aux-roses dans le budget envoyé pour le match Gabon-Togo du 06 juin prochain.

          On susurre  des exagérations graves. Certaines sources indiquent même que pour le visa d’entrée au Gabon qui s’élève à 35000F CFA, on avance des sommes exorbitantes. Il en est de même pour les préparations occultes dans lesquelles l’un des trois faucons  de Rock excelle dangereusement pour se faire une santé financière. Maintenant que Rock et ses zouaves ont été pris la main dans le sac, quel sort sera-t-il réservé à ce budget « fantôme » ?

          En tout cas, la crise de confiance entre les ministres Ayassor, Tchao et le Président Rock a de beaux jours devant elle au grand malheur des Eperviers.


Kossivi Reinhardt, un bouffon incorrigible

          S’il existe aujourd’hui dans le landernau sportif togolais un responsable qui suscite indignation, dégoût dans ses prises de positions, c’est bien le « fils du colon allemand » Reinhardt.

          En effet, depuis sa nomination au Secrétariat Général de la Fédération Togolaise de Football, M. Kossivi Reinhardt a outrageusement laissé sur leur soif ceux qui croyaient « bêtement » à tout ce qu’il racontait quant à ses compétences à travers ses multiples randonnées sur les chaînes télé et radio.

          Ainsi, toute une averse de critiques fusaient de part et d’autre sur ses actions futiles afin de l’amener à se conformer à ses déclarations antérieures et changer, si possible, de comportement. Mais à ce jour, l’homme ne semble se gêner outre mesure pour combler le grand vide laissé par ses séries de mensonges grotesques.

          Reçu samedi par nos confrères de Sport Fm, M. Reinhardt a démonté encore une fois qu’il reste un bouffon incorrigible. Sur toutes les questions brûlantes de l’actualité, le Secrétaire Général a usé de subterfuges indigestes pour ne rien dire en fin de compte. Dans un style alambiqué à son aise, le monsieur a montré qu’il n’est vraiment pas à la hauteur de sa mission. A propos par exemple du contrat des entraîneurs nationaux nommés à la tête des différentes sélections, l’Administrateur émérite a dû casser la boîte de ses mensonges pour dire qu’après leur nomination, ces entraîneurs pourront exprimer au Bureau Exécutif leurs « prétentions » salariales.

          Des gens ont été éberlués et choqués d’entendre des incongruités de ce genre de la bouche du « gestionnaire planificateur ». Doit-on aussi rappeler à M. Kossivi Reinhardt qu’avant de nommer les gens, on discute d’abord du contrat de travail. A supposer que les Tchanilé, Bida, Bawa, Zoungbédé et autres Fazazi recrutés n’étaient pas des Togolais, Rock Gnassingbé va-t-il se permettre ce luxe de balancer comme cela la décision de leur nomination ? D’ailleurs, le cas du Belge Jean Thissen est assez illustratif.

          De grâce, que M. Kossivi Reinhardt cesse d’embrouiller les gens en distillant des fourberies sur les antennes. Il n’y a pas que des Togolais qui vivent à Lomé. L’image de la Fédération en dépend. De ces propos frelatés et mensongers, M. Reinhardt peut les administrer à son patron Rock Gnassingbé qui continue d’avoir confiance en lui. Quant aux publics et autres acteurs ils y en ont marre !


Il faut maintenant une opposition utile

          Le honteux mérite est toujours revenu au Togo de faire partie des pays  qui a excellent dans le dilatoire et les inutilités. Et sur ce point, le régime qui gouverne les Togolais depuis plusieurs  décennies en  est pour quelque chose, surtout quand il s’agit d’aller droit au but en matière de mise en place d’une réelle démocratie dans le pays. C’est ainsi qu’à chaque fois que la nécessité se fait sentir de poser des actes concrets pour donner une bribe d’espoir aux pauvres togolais, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) au pouvoir passe toujours par des détours et contours pour aboutir enfin à des élections mal organisées. Et le plus souvent l’opposition donne l’impression d’avoir subi le jeu du parti au pouvoir. C’est ainsi que depuis l’avènement de la démocratie au Togo, on a eu affaire à de multiples formes d’oppositions telles que l’opposition radicale, opposition constructive ou encore opposition lucide, en passant par l’opposition modérée.

          Finalement, on a compris que  toutes ces formes d’opposition ont donné l’impression d’avoir montré leur limite. Dès lors, ce qui importe aujourd’hui, pour les Togolais qui sont avides de changement, c’est de faire confiance à une opposition utile. Cette opposition utile sera celle qui saura dire très vite non à des  inutilités que le RPT aura encore à organiser pour faire endormir le peuple au lieu de s’attaquer à des questions sérieuses.

          Et cela doit d’ores et déjà commencer par une décision de ces partis qui veulent encore s’appeler « opposition » de refuser de siéger au CPDC qui n’est qu’une partie d’amusement organisée par le pouvoir pour détourner l’attention du peuple. Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que le RPT a déjà montré que même les décisions ou les consensus qui se dégageront au niveau du CPDC peuvent être facilement rejetés par l’Assemblée nationale composée en majorité des députés du parti au pouvoir à chaque fois qu’elles porteront atteinte aux intérêts du RPT. Alors à  quoi bon s’associer encore aux inutilités ?


Edem Kodjo, quel profit pour sa localité ?

           Le « brillant et digne fils » jamais égalé, que la localité de Noépé a produit doit aujourd’hui éprouver un petit remord au regard de ce qui vient de se passer dans son milieu natal.

          En effet, beaucoup de médias togolais, surtout ceux de la capitale ont relayé l’information concernant le drame qui s’est produit à Noépé d’où est natif l’ancien Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), actuelle Union Africaine (UA) et ancien premier ministre Edouard Edem Kodjo. Il s’agit de la mort tragique d’un homme sur qui s’est écroulé un puits. Inutile de se demander encore ce que la victime cherchait au fond du trou ; la localité de Noépé dans l’Avé étant réputée pour la difficulté qu’éprouvent  ses habitants pour se procurer de l’eau à boire.

          Même à ce jour, une grande partie des habitants témoignent se servir encore des eaux de ruissellement pour satisfaire leurs besoins de ménage. Et pourtant, cette localité de Noépé se trouve à moins de 40 km de la capitale togolaise. En plus, c’est la localité natale de l’énarque Edem Kodjo. De ce fait, le grand bénéfice que la localité de Noépé et ses environs peuvent attendre tirer des multiples hautes fonctions occupées sur le plan national et international par leur « digne fils » est d’avoir au moins un accès facile à l’eau potable. Puisqu’on a vu dans ce pays des individus d’une moindre notoriété que Monsieur Edem Kodjo mettre à contribution leurs ressources personnelles pour développer leur région ou leur milieu natal.

          Malheureusement, tel n’est  pas le cas avec Edem Kodjo vis-à-vis de sa localité natale. Il s’agit là d’un manquement grave à une dette morale de reconnaissance qui n’est pas un exemple à suivre.

          Que représentent alors tous les  gros titres dont on se pare s’ils ne doivent pas profiter un temps soit peu à ses concitoyens, surtout en matière sociale ?


Drôle de processus électoral
Les candidats au portillon, Faure déjà en campagne, les réformes au frigo

L’élection présidentielle de 2010, tout le peuple togolais la veut pour une fois claire, démocratique et sans violence. Semble-t-il que les politiques aussi même ceux qui ont pris en otage le peuple depuis presque un demi-siècle y  adhérent. En fait, à considérer la profession de foi faite par leur « délégué général » en début d’année devant les forces vives de la nation et le corps diplomatique lors de la cérémonie d’échange de vœux. Mais tous ces désirs et l’enjeu du scrutin contrastent avec ce qui se passe sur le terrain.

Les réformes se font désirer

          « Toutes les Parties prenantes au dialogue ont reconnu la nécessité d’apporter au cadre électoral en vigueur les aménagements nécessaires pour garantir un processus électoral libre, démocratique et transparent, ouvert à tous les Togolais », lit-on dans l’Accord Politique Global (APG). Signé par les acteurs de la crise sociopolitique togolaise le 20 août 2006 qui a fait un diagnostic réaliste et a, un tant soit peu, décanté la situation politique. Les « aménagements nécessaires » sous-entendent les réformes institutionnelles et constitutionnelles, ce sont visiblement elles qui doivent induire la clarté, le caractère pacifique et la crédibilité du scrutin. Mais à moins de dix (10)  mois de ce rendez-vous capital, ces réformes se font toujours désirer. Tout ce qui est à mettre sous la dent, c’est la mise en place au forceps du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC), mais les discussions  sur le processus électoral sont dans l’impasse depuis deux mois, et Faure Gnassingbé qui est censé organiser des consultations avec les parties prenantes pour concilier les désaccords se fait courtiser. Et chez les gouvernants,  c’est le black-out sur le processus électoral.

          Ces réformes se feront-elles réellement avant février-mars 2010 ? Il faut être dans le secret des dieux pour le savoir. Dans les coulisses, les griots du clan boudaient d’un revers de main les débats au CPDC et militent pour le passage par l’Assemblée nationale. Au sein de l’opposition, on ne veut pas l’entendre de cette oreille. Mais n’empêche, le scrutin suscite des convoitises.

Les candidatures en cascade

          Augustin Adéola Hospice Coco, c’est le tout dernier candidat déclaré. Si le nom Hospice Coco rappelle de bien beaux souvenirs dans la mémoire collective, l’homme qui aspire à la magistrature suprême n’est pas plus connu que le vieux forgeron de Kparatao ou l’instituteur retraité de Djatokopé. C’est un illustre inconnu qui veut tout de même jouer sa chance. Augustin Hospice Coco est le ènième candidat déclaré. Avant lui, ils sont cinq à s’être déjà déclarés ou investis par leur parti.

          Gilchrist Olympio était le premier à ouvrir le bal. Il a été investi, il y a bientôt un an par son parti, l’Union des Forces de  Changement (UFC). S’en suivirent les déclarations de Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), Thomas Nussokpoé du Bloc d’Action pour le Changement (BAC), Nicolas Lawson du Parti de la Rédemption et du Renouveau (PRR), et Kofi Yamgnane de sursaut Togo. A encore neuf mois du scrutin, on en est déjà à six candidatures officiellement déclarées. Et Dieu seul sait combien d’intentions se dévoileront encore dans les prochains mois. A moins d’un miracle, viendront s’ajouter au lot Me Yawovi Agboyibo pour le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et Faure Gnassingbé pour le Rassemblement du peuple Togolais (RPT),  sans compter d’autres menus fretins. 

Faure enclenche sa campagne

          Il suffit de lire entre les lignes, d’entrevoir les actes posés par le chef de l’Etat depuis un laps de temps. L’affaire Kpatcha semble tombée à pic pour Faure et sert de prétexte électoral. Dans un premier temps, ce sont les populations qui sont mises à contribution. C’est ainsi qu’à Blitta, Dankpen et autres, des  marches de soutien ont été organisées en son honneur au lendemain de l’éclatement de cette affaire. On est allé au-delà du motif avancé pour appeler ouvertement à voter Faure en 2010. Les tricots, banderoles et pancartes étaient bardés de ces messages. Les populations ont pour rôle de le peindre tout en blanc. L’homme même est entré en jeu après.

          Faure Gnassingbé s’est donné la peine de descendre  à Aného le mois dernier pour remercier les  chefs traditionnels qui ont organisé une marche de soutien en son honneur. Cette sortie  était-elle aussi désintéressée que cela ? Assurément pas. C’est un clin d’œil inédit que faisait ainsi Faure Gnassingbé à l’électorat, dans la perspective de 2010. Et il a su bien procéder, par sa traditionnelle arme : les promesses. C’est le même scénario à Badou et ses environs la dernière fois.

          Parallèlement, le « leader nouveau » se découvre subitement des talents d’humaniste. L’hôpital de Tokoin a été récemment réfectionné grâce à sa magnanimité. D’autres centres de santé bénéficient quotidiennement de dons d’équipements médicaux, des localités d’infrastructures diverses. Et de telles actions devraient se multiplier jusqu’au scrutin.

          On le voit bien, le retard de matérialisation des réformes institutionnelles et constitutionnelles n’arrête pas les politiques et ne tue en rien leurs aspirations présidentielles. Et pourtant ces réformes sont un gage de transparence du scrutin. Quel drôle de processus électoral !  

GLAKPE Koffi


Animosité grandissante au sein du Bureau de Rock
Après les incidents du match Maranatha-ASKO, Gabriel Améyi déclare Mme Adablah Kayi persona non grata à Womé

Le match Maranatha-ASKO comptant pour la 13e journée du championnat national de football de 1ere  division disputé le 17 mai dernier au Stade Général Améyi de Womé a été émaillé d’incidents redoutables.

          Selon les informations, peu avant le début du match, il y a eu une vive altercation entre le président de Maranatha, Gabriel Améyi et la commissaire  du match Mme Adablah Kayi  à propos du box servant de banc de touche au stade de Womé. Des sources dignes de foi, indiquent qu’au moment où certains supporters de Maranatha se sont positionnés tout juste derrière le premier box arguant que c’est la place de leur équipe, Mme Adablah ne voulait pas l’entendre de cette oreille. Elle a tenu, malgré les raisons sécuritaires avancées par certains, à disposer les deux bancs de touche comme elle l’entend selon les règlements.

          L’intransigeance de la présidente de la Commission des arbitres de la FTF a suscité le courroux du gourou de Womé qui l’a exprimé brouillement à travers des invectives. Le lendemain, le sujet a été introduit au cours d’une réunion du Bureau Exécutif en l’absence de l’éternel boudeur Gabriel Améyi.

          A cette réunion, Rock Gnassingbé aurait demandé à Mme Adablah Kayi, aussi membre du BE comme Améyi, d’exposer la situation. Devant le refus de certains membres de débattre du sujet sans avoir écouté M. Améyi, Mme Adablah se serait répandue en larmes, soutenant qu’un membre du staff technique de Maranatha l’aurait traité de « pute ». Ses cris ont alerté tout l’entourage de la Fédération qui pensait à une partie de combat de boxe dans la salle de réunion où la dame se ferait cogner. Il n’en fallait pas plus pour mettre le président Rock dans tous ses états. Pour les deux funambules (Rock et Améyi) qui se regardaient en chien de faïence depuis quelques temps, l’occasion étaient trop belles pour se mesurer. C’est ainsi que le président de la Fédération aurait convoqué pour le vendredi dernier, le membre du staff de Maranatha qui aurait traité la dame de « pute ».

          Dans la foulée, Gabriel Améyi aurait adressé une lettre à la Fédération dans laquelle il interdit formellement à Mme Adablah Kayi de fouler le stade de Womé. Jusque-là le protégé de Gabriel Améyi ne serait pas encore entendu, la rencontre de vendredi a été avortée, Rock étant injoignable. Il se raconte que cette rencontre promet beaucoup d’étincelles étant donné que les deux protagonistes pourraient se croiser. Mais à regarder de près le député Gabriel Améyi souvent pusillanime, c’est-à-dire manquant cruellement de courage dans ses actions, il y a de fortes chances que ce combat n’ait pas lieu. Tant mieux !

          En vérité, ce tableau tel que peint montre à suffisance le degré d’animosité entre les membres du Bureau de Rock Gnassingbé. Sinon comment comprendre que les supporters de Maranatha puissent se tromper de place sur leurs propres installations et surtout que ce n’est pas la première fois aussi que Mme Adablah est envoyée à Womé comme commissaire du match. C’est clair que Améyi et Adablah se vouaient une haine viscérale.

          En plus, au nom de quoi le président de Maranatha peut-il interdire à quelqu’un l’accès de son stade ? Le plus surprenant, on peut s’étonner du fait que malgré l’existence des commissions spécialisées, Rock s’active à  prendre le devant de ce dossier. A quoi servent finalement les commissions d’homologation et d’organisation ?

          Pendant combien de temps cette guerre froide au sein des membres du BE va-t-elle durer ? De toutes les façons, les ministres Christophe Tchao et Pascal Bodjona qui ont usé des moyens moyenâgeux pour imposer ces membres indélicats à la tête du football togolais doivent prendre leurs responsabilités pour libérer le sport-roi togolais des guerres de tranchées.  

Kokou AGBEMEBIO


Dérives outrageuses au sommet du football togolais
Rock Gnassingbé fait reporter le tirage au sort de la coupe de l’UFOA sur des sautes d’humeur

Il a été prévu le samedi 16 mai dernier à Lomé le tirage au sort de la coupe de l’Union des Fédérations Ouest Africaine (UFOA). Initialement annoncée pour 08 heures à l’hôtel Palm Beach, malgré la présence des représentants des 16 pays membres, du délégué de la CAF, le Guinéen Kabélé Camara et le président de l’UFOA, Amos Adamu, la cérémonie a été reportée à une date ultérieure. Arrivée finalement sur les lieux au tour de 11 heures, le président de la Fédération Togolaise de Football, Rock Gnassingbé a demandé à ses hôtes de repartir afin de lui permettre de  mieux préparer l’évènement étant donné que la compétition porte le nom du Général président Eyadéma.

          Désemparés et très remontés contre l’attitude du Prince Rock, Amos Adamu et tous les autres invités présents pour la plupart depuis la veille, ont dû regagner leur bercail sans comprendre réellement les dessous du report. En somme, c’est un sentiment d’humiliation qu’ont exprimé ces invités.

          En fait, sur demande des autorités togolaises, le président Amos Adamu et compagnie ont décidé de faire renaître la coupe de l’UFOA tombée dans les oubliettes depuis quelques temps. C’est ainsi que sur invitation du ministre des Sports Christophe Tchao, le Nigérian Adamu était déjà venu une première fois à Lomé pour discuter des conditions de la reprise de la compétition. Ils ont convenu de la nécessité d’offrir une tribune d’expression des talents locaux issus des championnats nationaux. Peu après, Amos Adamu a adressé une correspondance au Secrétariat de la FTF fixant la date du tirage sur le 16 mai 2009. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, c’est ce jour choisi par Rock Gnassingbé pour réfléchir sur l’envergure à donner au tournoi.

          Le volte-face, selon nos informations, est la résultante des sautes d’humeur du président « blindé » Rock qui n’aurait pas digéré le fait que le courrier portant sur la cérémonie soit adressé  au Secrétaire Kossivi Reinhardt. Il aurait soupçonné Reinhardt d’avoir signé un deal avec Amos Adamu sur son dos. En plus, Rock aurait refusé d’aller discuter de la compétition avec son frère président de la République Faure Gnassingbé parce que le tournoi est purement politique que sportif. Profitant du froid entre lui et son frère à la suite des récents évènements au sommet de l’Etat, Rock s’est terré dans son coin sans avoir pris des dispositions ni avec Faure, ni avec Tchao pour accueillir les invités en vue du lancement de la compétition. Sur toute la ligne il a orchestré des moyens lugubres pour saboter l’évènement au grand désarroi des malheureux invités. C’est aussi ça Rock !  

K.A.


L’attaquant togolais Amadou Aboubacar, la révélation du championnat gabonais

Le championnat gabonais de football de 1ère division a pris fin le week-end dernier avec le sacre du Stade Mandji, club dans lequel évoluait jusqu’à une période récente l’ancien Epervier Atsu Gagnon.

Mais l’autre togolais qui a fait l’attraction en cette fin de saison est bien évidemment Amadou Aboubacar. Agé de 19 ans, le jeune attaquant joue dans le club de l’Armée gabonaise, Missile FC dirigé par un certain Ali Bongo, fils du Président de la République gabonaise Omar Bongo Ondimba.

Peu utilisé en début de saison par l’entraîneur Victor Obomé, l’ancien joueur de Santos FC du Burkina-Faso a explosé et inscrit un doublé face au Canon FC 105 de Libreville. Depuis lors, il a disputé sept (7) matches pour trois (3) buts à son actif. Malgré le départ du coach Obomé, l’arrivée du Serbe Draguen à la tête de l’encadrement technique n’a rien changé à la figurante ascension du très promoteur avant-centre de Missile FC qui a terminé la saison à la 6ème place. Touché à la cheville, Amadou n’a pu participer à la dernière victoire de son club. Néanmoins, il a repris les entraînements depuis lors et sera titularisé à la pointe de l’attaque le week-end prochain lors du premier tour de la coupe du Gabon.

Fin technicien et véritable avaleur de surface, Amadou Aboubacar ne rêve que d’une chose « réussir une grande carrière et porter vite la couleur des Eperviers ». Avec les récentes nominations à la tête des sélections des jeunes, Tchanilé Bana posté à la tête de la sélection Espoir pourrait se renseigner de ce joueur qui se présente comme l’une des révélations du championnat gabonais cette saison. 

Fiche technique

Nom : Amadou

Prénom : Aboubacar

Né le 31 décembre 1989

Taille : 1 m 74

Poids : 74 kg

Clubs successifs :

Essor de Lomé (2002-2004)

Santos FC du Burkina Faso (2005-2007)

Anges de Notsè (2007-2008)

Missile FC du Gabon (depuis 2008)

Xavier Nono

Le Correcteur 64 du mardi 19 mai 2009
Les vraies raisons du remplacement des Généraux Nandja et  Béréna par le Gal Ayéva et le Col. Bali Wiyao

La fameuse affaire de tentative de coup d’Etat dans laquelle Kpatcha Gnassingbé serait impliquée continue d’affecter sérieusement le pouvoir en place. Après la valse d’arrestations de plusieurs personnes présumées coupables mais dont la plupart se sont révélés être des innocents, on assiste aujourd’hui à une purge au sein des Forces Armées Togolaises.

En effet, par décret présidentiel en date du 15 mai 2009, le Général de Brigade Ayéva Essofa est nommé chef d’Etat-Major Général des FAT. Directeur du Cabinet de la Présidence de la République jusque-là, le Général Ayéva qui a d’ailleurs pris fonction hier remplace ainsi le Général Zakari Nandja, qui s’est vu confier le poste du ministre d’Etat, ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et des Eaux.

Quant au Colonel Bali Wiyao, précédemment Commandant du Régiment Commando de la Garde Présidentielle (RCGP), il devient le nouveau chef d’Etat Major de l’Armée de Terre en remplacement du Général Béréna Gnakoudè mis sur les carreaux sans ménagement.

          Ces affectations confirment le grand malaise au sein de l’armée depuis le déclenchement de la « guerre des frères Gnassingbé ». Et c’est le chef de l’Etat hanté par une éventuelle perte du pouvoir qui continue de repositionner ses pions.

En réalité, selon nos informations, Faure Gnassingbé n’aurait pas pleinement confiance au Général Nandja qui jouerait à l’équilibrisme face aux deux camps rivaux. On susurre que dans cette saga Faure-Kpatcha, le désormais ex-chef d’Etat Major des FAT n’aurait pris partie pour personne et ce serait même opposé au remplacement de Rock Gnassingbé à la tête du Régiment Blindé de Reconnaissance et d’Appui (RBRA).

Dans cette situation et vu également que certains hauts gradés de Bassar dont le Général Nandja seraient soupçonnés d’un soutien à la candidature de leur frère Kofi Yamgnane, Faure a préféré le remplacer par un de ses fidèles. Au même moment, pour éviter que le Général Nandja ne se retourne contre le « camp Faure », il lui a été taillé un poste ministériel qui ne correspond en rien à son statut de militaire en fonction.

D’autre part, le Général Béréna soupçonné d’être proche de Kpatcha a été déposé au profit d’un autre fidèle de Faure, le Col Bali Wiyao. Il se raconte qu’entre Ayéva et Béréna, le courant ne passe pas très bien. Tout récemment, le second aurait mis aux arrêts « injustement » certains proches de Ayéva, qui lui garderaient des dents. Par conséquent, il ne ferait pas bon ménage de mettre les deux côte à côte dans le commandement de l’armée.

Ces réajustements loin d’être une solution magique pour rasseoir le pouvoir fragile de Faure Gnassingbé pourrait diviser davantage le clan, surtout l’armée qui a étalé son bicéphalisme lors de l’attaque du domicile de Kpatcha Gnassingbé. Dans tous les cas, les tout prochains jours pourraient nous édifier beaucoup plus sur la mauvaise passe du pouvoir de la Marina.

Kokou AGBEMEBIO


Présidentielle 2010
La campagne électorale déjà ouverte pour le RPT

« La campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jours francs avant la date du scrutin. Elle s’achève le vendredi précédant le scrutin à minuit. Nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période réglementaire », stipule le code électoral en son article 86. Dans le cas spécifique de l’élection présidentielle, il est prescrit à l’article 177 : « La campagne en vue de l’élection du président de la République est ouverte quinze (15) jours avant le scrutin ». A  considérer la période du 18 février au 5 mars 2010 donnée récemment par la Cour Constitutionnelle comme devant contenir la date exacte de la présidentielle de 2010, la campagne électorale devra se tenir au cours de la période allant du 02 février au 03 mars. Mais Faure Gnassingbé, le probable candidat du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), sinon du pouvoir, ne l’entend pas de cette oseille. Le « leader nouveau » a visiblement ouvert par anticipation sa campagne à lui, prenant prétexte sur l’affaire Kpatcha.

          Ce dossier sombre de tentative présumée d’atteinte à la sûreté de l’Etat dont on charge Kpatcha Gnassingbé, le frère du Chef de l’Etat, disait-on tantôt, a servi d’argument à Faure pour ce faire. A Blitta et à Dankpen qui ont inauguré le retour des marches de soutien, on a entendu des manifestants appeler ouvertement à voter Faure en 2010. Le même message  était perceptible sur les banderoles, les pancartes, et sur des tricots où il est gravé que la population du coin votera 100% Faure.

          Les chefs traditionnels des Lacs sont aussi rentrés dans la danse, il  y a une dizaine de jours. Les gardiens des us et coutumes ont organisé une marche de soutien à Faure qui les a vu arpenter les rues fantomatiques d’Aného pour aller délivrer un message à la Préfecture. Même s’ils n’avaient pas osé déclarer le vote par anticipation de l’électorat du coin à Faure, les chefs traditionnels se sont montrés acquis à sa cause, louant ses pseudo réformes politique et économique. Personne n’était d’ailleurs dupe ; cette sortie visait à augmenter sa côte dans la perspective de 2010 et cette initiative ne saurait venir de ces chefs traditionnels mais bien directement des officiels du pouvoir. Le concerné même, comme par hasard, est allé promptement rendre la politesse à ces chefs traditionnels. Le chef de l’Etat était à Aného le week-end du 08 au 10 mai où « il s’est peint » tout en blanc. Faure a profité de l’occasion pour séduire ses interlocuteurs en faisant un ensemble de promesses, comme à son habitude. Il a particulièrement parlé d’un projet de réfection des infrastructures routières parmi lesquelles la route Lomé-Aného et pour laquelle les fonds seraient déjà débloqués (40 milliards F CFA).

          Ce qui a arraché un tonnerre d’applaudissements à l’assistance. Pour rentrer davantage dans le cœur de ses interlocuteurs et de la population, Faure a promis également la construction d’un nouveau pont à Aného. De telles promesses au crépuscule de son mandat catastrophique et à quelques mois de la présidentielle de 2010 sont-elles gratuites ?

          C’est en somme un clin d’œil à l’électorat, une campagne électorale anticipée qui se poursuit par la médiatisation à outrance d’actions humanitaires du chef de l’Etat. A l’orée de l’échéance de 2010, Faure Gnassingbé est sur tous les fronts et se glorifie bizarrement de talents d’humaniste. Les populations de Tohoun ont vu leur hôpital réfectionné grâce à la magnanimité du chef de l’Etat. Et le ministre de la santé qui y était pour l’inauguration de l’ouvrage a tenu à le leur signifier. Concomitamment, le chef de l’Etat se perd dans des dons de matériels à d’autres centres médicaux et autres actions humanitaires dans le nord du pays, reprenant ainsi le terrain à son frère député coffré. Dieu seul sait.

          La campagne anticipée, cela consiste aussi à mettre à contribution des populations et des associations. Le cas le plus récent est la sortie de pseudo associations  affiliés  au RPT ou à Faure, le fameux G 100. Des jeunes habillés aux couleurs du « leader nouveau » ont pris d’assaut vendredi le Palais de Congrès de Lomé pour jouer leur partition. A l’occasion, Faure était vanté à coups de discours, de slogans et de chansons, en présence des dignitaires du parti, Esso Solitoki, Pascal Bodjona et autres, tout contents. Cette sortie de ce G 100 fait suite à  celle d’un autre mouvement de jeunes, le fameux Mouvement de soutien à Faure (MSF) qui a sillonné le pays pour vanter ses mérites. Toutes ces agitations et mises en scène peuvent-elles sauver Faure en 2010 ? That’s the question.

Le Correcteur


Ramassage des ordures ménagères dans la ville de Lomé
Le collectif des associations de précollecte dénonce les intimidations et menaces de la Mairie et interpelle le Premier
ministre

A la suite de la faillite en 1997 de la Société Togolaise d’Enlèvement des ordures Ménagères et d’Assainissement (SOTOEMA), certains jeunes volontaires ont pris le relais de la lutte contre l’insalubrité galopante de la capitale. Regroupés en diverses associations, ces jeunes volontaires malgré les moyens de bord dont ils disposent, se sont appliqués assidûment à cette tâche au grand bonheur de nombreux foyers de Lomé.

          Mais depuis le 25 mars dernier, au terme d’une rencontre avec la presse, la Mairie de Lomé a retenu un certains nombre d’associations et demandé aux structures non retenues d’arrêter leurs activités dans les plus brefs délais.

          La municipalité déclare être responsable de la gestion des déchets solides et que même si elle délègue l’exécution des prestations, elle en garde la planification, la coordination, le suivi et le contrôle en raison du caractère de service public de l’enlèvement des déchets solides urbains dans la commune. De ce fait, les autorités communales envisagent « contractualiser les opérations de précollecte [et que] les charrettes à traction humaine devront peu à peu laisser la place à des véhicules motorisés ».

          Malgré les garanties de transparence et d’équité pour l’appel d’offre des précollecteurs, le collectif des Etablissements pour le Ramassage des Ordures (CERO) dit avoir constaté que « la Mairie s’est fait avoir par une société  de collecte dénommée WMS qui s’est déguisée en Etablissement de Précollecte dénommé FIS dirigé par la fille du Président de la Délégation Spéciale de la Mairie Centrale. C’est ainsi que la zone de la  Résidence du Bénin, la  Cité Millenium et la Cité OUA ont été arrachées aux Etablissement ENAV-TOGO, EW, SOGIECOM, PES… et attribuées à la seule société WSM », a relaté le collectif dans une lettre de protestation et de revendication adressée au premier ministre Gilbert Houngbo le 28 avril dernier. Plus loin, le CERO ajoute que « c’est également à la même société WSM déguisée en Etablissement FIS qu’on a encore attribué les zones de Wuiti, Novissi et Hédzanawoè I et II, constituées en des lots N° 11 et 13 dans l’appel d’offre lancé par la Mairie Centrale de Lomé ».

          Aussi le collectif a-t-il dénoncé la violation flagrante des textes régissant l’appel d’offre qui interdit l’octroi de plus de deux lots à une société comme stipulé à la rubrique F portant attribution du marché à l’alinéa 25- 1 de la page 14 qu’ « aucune entreprise ne peut-être adjudicataire de plus de 02 lots ». Malgré tout, les entreprises FIS et Inshalla totalisent à elles seuls 08 lots et plus grave encore, elles n’ont jamais figuré au sein des associations de précollecte.

          En dépit des avertissements de la Mairie, le Collectif déclare  mordicus qu’il ne se pliera guère à ce « complot de corruption et de magouille. Par  conséquent, nous n’allons pas quitter le terrain au profit de mademoiselle Baeta qui proclame haut et fort qu’elle est la fille du Maire et donc intouchable, et dénonçons ce complot orchestré par la Marie de Lomé ».

Face à l’intransigeance de CERO, le Président de la Délégation Spéciale a procédé mercredi à une cérémonie de proclamation de sociétés additives pour le ramassage d’ordures. Comme on pouvait s’y attendre, cette cérémonie a accouché d’une petite souris étant donné que seuls deux noms en l’occurrence 3D et CVP ont été ajouté à la première liste des sociétés retenues.

Par ailleurs, les responsables n’ont pas pu assister à cette proclamation pour la simple raison que des menaces et intimidations pesaient sur eux !

Dans un courrier adressé au Président de la Délégation Spéciale de Lomé en date du 08 mai 2008, le Président du Collectif a mentionné que « le sieur Madougnidou de la DST [Direction de Services Techniques] a souligné ouvertement au téléphone de M. Padabo Talambou, Directeur de l’ETS ENAV-Togo en date du 04 mai 2009 à 19 h 12 min que la Mairie nous enverra des militaires ».

En réalité, cette situation relève de la pure mauvaise foi de la municipalité de Lomé étant donné que ces jeunes volontaires présents depuis douze ans sur le terrain ont acquis une expérience inouïe et n’ont besoin d’un certain encadrement de la mairie pour parfaire leurs prestations. Ces magouilles et copinage de la mairie vont plonger à nouveau ces jeunes volontaires en chômage alors qu’ils ont sauvé les meubles aux temps chauds. Cela s’appelle ingratitude et injustice et c’est bien dommage de la part des autorités municipales, qui récompensent ainsi en monnaie de singe la bravoure, la témérité, le sens aigu de civisme et de volontariat de ces jeunes.

          En plus, cette histoire de mécanisation de la précollecte des ordures ménagères est une trouvaille pour le Mairie et ses complices pour racketter et escroquer les pauvres ménages de Lomé. Nul n’ignore que les Associations actuelles sur le terrain font payer par maison entre 1000F et  1500F par mois mais à présent avec la mairie on parle de ménage qui devra payer 25000 F. Cela implique qu’une maison composée de 10 ménages qui payait  entre 1000F et  15000 doit désormais payer 25000F.

          Comment des ménages qui saignent déjà à blanc et arrivent à honorer difficilement les frais de loyer doivent faire face à 25 00 F de frais d’ordures contre les 250F actuels. C’est clair aujourd’hui que la Mairie de Lomé doit revoir sérieusement sa copie sinon le risque de fiasco se fait poindre à  l’horizon. De toutes les façons, le Collectif des Etablissements pour le Ramassage des ordures porte à porte à Lomé ont de nouveau saisi le Premier ministre Houngbo pour le règlement de ce différend afin d’éviter les conséquence néfastes qu’il pouvait engendrer. 

Xavier NONO


La tension monte au sein de la famille Gnassingbé
Toyi Gnassingbé, frère jumeau de Kpatcha très remonté contre Faure

Depuis l’inculpation de Kpatcha Gnassingbé pour atteinte à la sûreté de l’Etat, rébellion, groupement de malfaiteurs et violence volontaire avec usage d’armes à feu et complicité de violence volontaire, la famille Gnassingbé ne cesse de multiplier les réunions. Mais actuellement, certains fils du feu Gnassingbé Eyadema dont Toyi, le frère jumeau de Kpatcha se seraient très déçus par les différentes prises de positions de Faure dans cette affaire.

Selon les informations à notre possession, les négociations ont commencé juste au lendemain de l’attaque du domicile de Kpatcha Gnassingbé par les éléments de la Force d’Intervention Rapide (FIR). Ce jour-là, tous les fils du défunt président Gnassingbé Eyadema présents sur place à Lomé devaient se réunir pour tenter de trouver une solution au problème. Mais Faure Gnassingbé aurait boycotté le rendez-vous.

Deux jours plus tard, l’affaire a pris une autre tournure et sur ordre du procureur de la République, Robert Bakaï, Kpatcha fut arrêté à l’Ambassade des Etats-Unis où il tentait de se réfugier. Dans la foulée, Faure a fait un discours à la Nation dans lequel il a tenu à préciser qu’il a  pris toutes les mesures pour que la justice s’exerce avec fermeté et sérénité à l’égard des auteurs de ces actes criminels et de leur complices. «Les nostalgiques du retour en arrière qui imaginent revenir sur les acquis démocratiques ne doivent pas prospérer… Ils ont formaté une tentative de coup d’Etat qui devait se dérouler durant le cours de la mission que je devais effectuer en Chine. Ils projettent prendre le pouvoir par la force et d’éliminer les autorités légitimes élues », avait-il relevé.

C’est ainsi qu’on a appris que le député à l’Assemblée nationale, placé sous mandat de dépôt, a été auditionné par le juge Koffi Ernest Bignang, dans le cadre de l’interrogatoire de première comparution.

Malgré tout, les tractations pour le rapprochement des deux frères ont continué au sein de la famille présidentielle. On parle d’au moins quatre réunions qu’ils auraient déjà tenues et qui auraient enregistré la présence de  Faure. Mais la position de ce dernier serait toujours confuse. Si au début, les négociations semblent aboutir à la libération du député, ce qui l’aurait poussé à arranger la maison de son frère Kpatcha atteint par les balles, aujourd’hui il aurait durci à nouveau sa position. Il aurait claqué la porte lors de l’avant dernière réunion qui a eu lieu à Pya sur la demande des sages de cette localité. Au cours de la dernière rencontre qui a eu lieu à Lomé, l’état de santé du député qui ne cesse de dégrader serait au centre des débats. Certains membres de la famille proposent qu’il soit évacué à l’étranger pour des soins mais le chef de l’Etat n’affiche pas clairement sa position sur cette dernière question et refuse même de rencontrer son frère , placé sous mandat de dépôt et qui demande un tête-à-tête avec lui.

Cette attitude du président de la république ajoutée au vide constaté au tour de cette affaire de tentative de coup d’Etat  fait raviver actuellement la tension au sein de la famille Gnassingbé. Toyi, le frère jumeau de Kpatcha serait actuellement très remonté contre le chef de l’Etat.

D’autre part, Faure éprouve beaucoup de difficulté à faire démarrer le procès judiciaire contre son frère. Et pour cause, les textes en vigueur à l’Assemblée disposent clairement qu’ en cas de flagrant délit, un député peut être arrêté et poursuivi sans la levée préalable de son immunité, mais il ne peut en revanche être jugé que si, l’immunité est levée par l’Assemblée nationale. Or, l’opposition parlementaire à travers ses déclarations indique clairement qu’elle  manque de preuve pour croire en cette tentative de coup d’Etat et donc ne pourra pas cautionner ce coup de force. Même chose du côté du RPT où une grande partie des députés est acquise à la cause du député de la Kozah. Le chef de l’Etat a donc peur d’introduire ce débat à l’Assemblée au risque d’essuyer une défaite sanglante qui pourrait même le sauter de la magistrature suprême. Voilà ce qui bloque en gros ce dossier. En tout cas, les Togolais peuvent s’attendre à de nouveaux rebomdissements dans cette fameuse affaire qu’il convient d’appeler, affaire Kpatcha Gnassingbé. 

Olivier GLAKPE


La loupe du Correcteur 
Repenser l’opposition

          Le feuilleton politique togolais est à nouveau arrivé à un épisode qui recommande à ses différents protagonistes davantage de tacts et de stratégies.

          Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) au pouvoir n’a plus besoin de cours théoriques pour le savoir : les lots de matériel électoral qui arrivent déjà dans le pays par vols nocturnes, n’en sont pour rien. Et c’est ici que l’opposition, c’est-à-dire, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), dans une moindre mesure,  et surtout l’Union des Forces de Changement (UFC) doit se sentir interpellée. Puisque c’est en elle que se reconnaissent ces millions de Togolais qui continuent, contre vents et marées, de manifester à chaque échéance électorale, leur profonde aspiration à l’alternance au pouvoir.

          Mais combien de fois déjà ce peuple qui aspire au changement n’a-t-il pas vu son rêve voler en éclat du fait de l’incapacité de l’UFC à arracher la victoire que le régime RPT lui a toujours confisquée ?

          Qui dit que le « porte-parole du RPT », Pascal Bodjona est en train de se livrer à une partie de plaisir en déclarant que « l’alternance ne se décrète pas » ? C’est plutôt ceux qui ne prennent pas Pascal Bodjona au sérieux qui sont dans un plaisir de mauvais goût. Parce que l’histoire du Togo nous a montré que l’indépendance n’a pas été servie sur un plateau d’or aux Togolais. Elle a été arrachée de hautes luttes. De même, la libération du joug du régime RPT ne sera guère servie sur un plateau d’or ; et c’est ça la signification du message du ministre Pascal Bodjona qui ne saura jamais diriger les travaux du CPDC pour conduire le RPT à la défaite lors de la prochaine élection présidentielle de 2010.

          Gilchrist Olympio et les siens sont donc condamnés à une obligation de résultat. La perpétuelle mobilisation du peuple à chaque appel de l’opposition a une signification que l’UFC ne doit jamais occulter.

          La soif d’alternance au pouvoir toujours exprimée par le peuple a atteint aujourd’huiun degré tel que toute déception venant du parti qui incarne l’âme de ce peuple sera  très mal vue.

          En un mot, le peuple veut le changement et a toujours voté en ce sens. Il appartient donc à cette opposition, qui l’est encore au sens réel du terme, de se donner les moyens devant lui permettre d’arracher sa victoire qui lui sera une fois de plus octroyée par le peuple en 2010. Il est donc temps de repenser l’opposition dans sa vision et dans ses stratégies et moyens de conquête du pouvoir.  

Assou ADJIKPA


Déclaration de la CDPA relative à la situation politique au Togo
Léopold Gnininvi cache mal son affection pour le RPT

Nombreux sont les Togolais qui ne cessent de se demander s’il faut parler encore de la CDPA ou parler plutôt d’une aile marchante du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), au vu  des prises de position du Professeur Léopold Messan Gnininvi depuis son virage à plus de 180 degré sur la scène politique togolaise.

          En effet, le Secrétaire Général de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et actuel ministre de l’Industrie, de l’Artisanat et des Innovations Technologiques Messan Gnininvi a toujours été connu comme le plus radical des  opposants que le Togo ait connu depuis l’avènement de la démocratie sous le régime RPT au Togo. Mais depuis l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir suite au décès du Général Eyadema, le Professeur Gnininvi a fait un volte   face qui l’a conduit au gouvernement, et depuis lors, le Secrétaire Général de la CDPA  n’a cessé de montrer son engagement au profit du parti au pouvoir.

          Finalement, il est passé à la vitesse supérieure, allant jusqu’à appeler ouvertement à une mobilisation des énergies au profit du RPT. « Le chef de l’Etat, dans son message à la nation le 17 avril 2009, a affirmé sa volonté politique de travailler dans le sens du renforcement des acquis démocratique et s’est engagé à avancer sur la voie des reformes. La CDPA prend acte de cette volonté et de cette détermination », peut-on lire dans une déclaration publiée par la CDPA. Une telle déclaration montre clairement que le Secrétaire Général de la CDPA qui se réclamait le titre de « farouche opposant » au régime RPT et de « grand défenseur » des pauvres togolais ne luttait en réalité que pour se frayer une place, un jour, à la mangeoire. Et d’ailleurs, son attitude au sein du gouvernement le démontre à plus d’un titre. Pourtant, Léopold Gnininvi fait toujours croire que « La CDPA, en acceptant d’entrer dans le gouvernement formé au lendemain des élections législatives, avait essentiellement pour but de veiller à l’application de l’APG et surtout à la poursuite de la réalisation des réformes ».

          L’ex-opposant Gnininvi a-t-il vraiment œuvré pour pousser le RPT à faire des réformes allant dans le sens de l’instauration d’une réelle démocratie au Togo ? Certainement pas. Les réformes institutionnelles et constitutionnelles recommandées par l’APG ont toujours du plomb dans l’aile, et le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC)  mis en place pour discuter de ces questions ne s’est révélé être qu’un marché de dupe. Pendant ce temps, le gouvernement de Faure Gnassingbé continue seul à préparer la prochaine élection présidentielle de 2010 en commandant du matériel électoral qui atterrit  déjà nuitamment dans le pays par dizaines de palettes ; et ceci sans la  mise en place de la nouvelle Commission Electorale Indépendante (CENI).

          Si en sa qualité d’opposant au sein du gouvernement, Léopold Gnininvi ne peut pas interpeller le gouvernement et le régime RPT devant ce constat de préparation de fraudes électorales, il faut donc comprendre par là une réaffirmation de sa complicité avec le régime RPT.

          Seulement, ce qui est dommage dans le comportement du Professeur Gnininvi est qu’il a laissé sur le  carreau certain de ses  militants qui ont toujours lutté, au risque de leur vie, à ses côtés. Que pense-t-il de l’avenir politique de tous ces vaillants combattants ?

          En tout cas, c’est un peu trop drôle comme début de fin de carrière politique pour un homme de la taille du Professeur Léopold Gnininvi.

Assou ADJIKPA


CHRONIQUE DE DANYITO : LOME, VILLE REBAPTISEE

Il se passe des choses dans ce pays qui feraient tourner dans les tombes les vaillants fils qui ont lutté toute leur vie pour arracher l’indépendance le 27 avril 1960.

L’indépendance acquise et célébrée, j’ai donc accompli mon devoir citoyen et décida de retourner à Danyi mon village natal.

Après la déferlante pluie qui a arraché les ponts et transformé le Togo en une république  fédérale de 10 îlots, j’ai décidé de tout faire pour visiter Lomé la Belle.

Je me mets au bord de la route, pour trouver un taxi qui devrait m’amemer à Kpaliamé.Je vois le ballet des motards qui freinent à mon niveau et demandent «OLEYIA?»

Je me pose la question, c’est quoi cette affaire et ma curiosité me pousse à poser la question et on me répond que c’est un nouveau secteur qui absorbe la main d’oeuvre de toute  la jeunesse togolaise.

On les appelle ZEMIDJAN

AO !

AO, Makoula !

Pourquoi zemidjan et non Komdjan? Zemidjan c’est au Dahomey voisin.

Je conclus que ce pays commence  par subir d’influence extérieure des pays voisins qui avaient trouvé en mon beau pays, un Eldorado.

Je n’ai pas le choix, sinon j’allais passer ma journée en cherchant un taxi.

A Kpaliamé, quelle désolation mais je conclus que le programme d’urbanisation de la ville n’a pas encore pris corps. Une ville , je dirai hantée

Arrivé vers la pâte d’oie de Klikamè, je suis choqué de voir un policier ouvrir sa braquette et commencer à pisser à côté de la route.

Mais, quel exemple donne cet homme en tenue censé donner le bon exemple aux citoyens ?

Je vois d’autres militaires  en tenue en face de Todman collectionnant des bouteilles de bières sur leur table dans un état .... Suivez mon regard

YO !

AO !

AO !

 

J’arrive à Lomé  par Casablanca près du Bar «La camionnette» ;

HE, HE !

Tout est transformé.

Je prends encore un Zemidjan bon gré mal gré

On roule ,  à droite : Boulevard de la Kozah,

A gauche: boulevard Akéi

On passe Avenue Maman N’danida,

Les rues: boulevard des Kondona, Avenue des martyrs de Pya Hodo, Rues des konkomba, etc...

OH !

C’est Lomé ça?

AO Makoula !

Je fais quelques pas pour retouver la maison familiale de ma dulcinée Assoupi à Lom-nava.

Le zem me demanda où je vais?

Je dis Lom nava à côté du tailleur Gaspar. La maison familliale étant à l’opposé du célèbre Tailleur diplômé de Paris qui confectionnait les tenues des hautes personnalités du pays.

Le zem m’oppose un refus catégorique et pourquoi?

Il me dit que c’est à côté du siège du parti de Yovovia Olympio. Il n’y va jamais.

Et pourquoi? il me dit non. Mais trouvant en moi un naïf et le prix fixé il me descend en face du Commissariat du 3ème  arrondissement.

Toutes les rues du quartier sont débaptisées, ce qui fait conclure que c’est toute la ville qui a subi cette kabyèisation.

L’attribution des rues dans une commune relève d’une politique tendant à rendre hommage aux personnes, aux régions qui ont marqué la vie de la commune, voire du pays.

Pourquoi la kabyèisation systématique des rues de la capitale?

Pourquoi des illustres inconnus se voient attribuer des noms de rues?

Pourquoi de vaillants kabyès qui ont lutté pour l’indépendance du pays ont été purement et simplement oubliés.

Je continue la découverte de la ville et décida d’aller voir l’aéroport de Lomé Tokoin

Je prends l’Avenue Maman N’danida, je découvre la Colombe de la Paix, à gauche le Boulevard des Armées, en face le Boulevard Eyadema,

à droite je passe devant le célèbre collège st joseph et me retrouve quelques minutes plus tard à l’ Aéroport de Tokoin pardon, AEROPORT INTERNATIONAL GNASSINGBE EYADEMA

AO !

NUKELE DJO MANNNNNNN ?

Je continue à l’intérieur de l’aéroport  et j’ai failli tomber en découvrant :

Salon KABISSA

Salon KOROMSA

AO ! AO !

MAKOULA

A la question de savoir qui sont ces personnages, un policier comprenant ma surprise me répond que ce sont les frères du Père de la Nation GNASSINGBE Eyadema.

Quoi?

Kabissa et Koromsa ont fait quoi pour ce pays pour mériter des salons dans un aéroport international?

Que dire à un touriste voulant comprendre un mot d’une langue du terroir en demandant le sens de Koromsa ou de Kabissa?

On va lui répondre que ce sont les prénoms des frères d’un Président?

Que conclura ce visiteur sur la gestion des affaires du pays?

Je ressors de l’aéroport de Tokoin, la gorge serrée, presqu’en pleurs.

AO !

Je rentre à la maison tout triste concluant qu’à ce rythme, ce pays deviendra un royaume, mais ce sera après moi, en tout cas,  mais j’ai découvert des choses


Drôle de G100

Décidemment, on aurait tout vu au Togo avec le RPT et ses dirigeants. Après la fameuse formation des militants du parti qui a eu lieu samedi 09 mai à la place des défilés sise à côté de la  nouvelle présidence, d’autres associations dites affiliées au Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), regroupées en un collectif dénommé « G100 » ont organisé à leur tour vendredi 15 mai un forum national qui avait pour cadre le Palais des Congrès à Lomé.

C’est le délégué national de la Jeunesse du Rassemblement du Peuple Togolais (JRPT), Lébéné Djagbavi qui a ouvert les travaux de ce supposé séminaire qui avait pour thème, « Rôle et responsabilité des associations dans le processus électoral ».

Ce sont surtout les déclarations du délégué national de la JRPT lors de la cérémonie d’ouverture qui ont fait peur à plus d’un Togolais. « C’est dans l’union que vous pourrez relever les défis de l’heure. Le RPT entend sceller avec vous, une alliance de combat sacré pour la victoire », avait-il dit. Beaucoup se sont demandé de quel combat faisait-il allusion quand on sait que les participants au séminaire, sont en majorité des miliciens du RPT que les Togolais connaissent bien et qu’ils ont vus à l’œuvre en 2005 avant, pendant et après la présidentielle qui a vu l’arrivée scabreuse de Faure au pouvoir.

Et quand on constate la présence de plusieurs responsables du RPT tels que le Secrétaire Général du parti, Solitoki Esso, le ministre de l’Administration Territoriale, Pascal Bodjona, et son collègue des Affaires Etrangères, Koffi Esaw à ce forum, on se demande ce que réserve encore ce parti aux Togolais en 2010. La date de l’élection présidentielle au Togo ayant été fixée entre février et mars 2010, beaucoup se préparent déjà à prendre la clé des champs.

L’autre chose qui a choqué les Togolais lors de ce forum est le fait que les bus de l’Université de Lomé soient mis à contribution pour transporter les participants. Alors que des étudiants font des kilomètres à pied pour aller suivre les cours. Qui dit que le RPT a changé ?

 

Election transparente,

vous avez dit ?

Le haut Commissariat des nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) et le Centre de Désarmement des Nations Unies ont organisé conjointement la semaine dernière un atelier de formation sur le rôle du secteur de la sécurité dans la sécurisation des processus électoraux en Afrique  de l’ouest. Cet atelier auquel ont pris part les représentants des partis politiques, de la société civile, des médias et des partenaires au développement a également enregistré la participation du ministre d’Etat, Pascal Bodjona. Ce dernier a saisi l’occasion pour prononcer un énième discours flatteur : « L’année prochaine, le Togo a un rendez-vous capital avec l’histoire, à savoir la tenue de l’élection présidentielle. Le souhait le plus cher du Chef de l’Etat et de tous les  Togolais est d’en faire une élection juste, transparente, équitable et non violente. Quoi de plus légitime, dès lors, que nous puissions ensemble, rechercher à travers un atelier comme celui-ci, les voies et moyens les meilleurs pour y parvenir. A cet effet, je tiens à saluer la participation de vous tous, représentants des forces de sécurité, des partis politiques, des organisations de la société civile, des médias et des partenaires en développement.

Votre présence témoigne  de votre attachement à l’avenir du pays et de votre adhésion à la gestion démocratique de la cité, tel que le Chef de l’Etat nous y convie au jour le jour, lui qui a résolument décidé de consacrer le mandat dont le peuple togolais l’a investi au renforcement de l’Etat de droit, à l’encrage résolu et irréversible de la démocratie sous tous ses aspects ». Et si au moins le quart de tout ce qu’il a raconté pouvait être respecté. Si véritablement, le souhait le plus cher du chef de l’Etat est d’organiser une élection transparente en 2010, pourquoi hésite-t-il à opérer les réformes institutionnelles et constitutionnelles recommandées par l’APG ? Pourquoi avait-il tenté de modifier unilatéralement les articles 21 et 33 du code électoral ? Que de discours flatteurs !     

Faure face aux dures réalités des routes cabossées

          Il nous en souvient que le dimanche 10 mai dernier, les chefs traditionnels de la Préfecture des Lacs ont organisé une marche de soutien au Président Faure Gnassingbé. Une initiative fortement décriée par les uns et les autres pour  la simple raison que les gardiens des us et coutumes sont tombés trop bas vis-à-vis de leur mission. Surtout que pour l’avènement de Faure au pouvoir en 2005, les populations des Lacs ont payé l’un des plus lourds tributs à travers des répressions meurtrières et sanglantes.

          Le plus scandalisant est qu’il se raconte que Lawson Zankli et compagnie auraient organisé cette cérémonie de la honte et de provocation contre une somme de trente mille francs (30.000 F) par tête. Pouah !

          Mais le plus grand enseignement qu’on peut tirer de cette cérémonie est la visite de Faure Gnassingbé à Aného. En vérité, son passage est une épreuve de dure réalité des routes cabossées. Si ses propres véhicules de commandement ont pu échapper aux accidents, ce n’est pas le cas pour le véhicule de la TVT dans le cortège qui a fait un grave accident avec malheureusement au moins quatre (04) blessés graves.

          Tous des confrères de la TVT et de Togo Presse. Nul n’ignore l’état désastreux de la route d’Aného avec ses multiples «nids- d’autruche». A supposer que cet évènement malheureux était produit avec le véhicule de Faure  dans ce cortège aux allures des djajdjawids à travers Darfour ? Cela  doit donner à réfléchir à Faure Gnassingbé et ses goinfres  courtisans et bande de copains qui ne font que du pilotage à vue.

          Comment peut-on laisser dans cet état piteux la nationale N° 3 pour aller annoncer des catalogues de promesses qui ne sont en réalité qu’une belle littérature ? Il est temps que Faure cesse de penser que « l’enfer, c’est les autres ». Ce qui est arrivé aux véhicules de la TVT puis de Titikpina à  cause de l’état exécrable de la route peut arriver à tout le monde y compris lui-même.

          Un seul acte vaut mieux que  mille intentions.  

Le RPT et ses nouvelles ailes marchantes

          Depuis 42 ans, le peuple togolais est régenté par un système incarné par le RPT, adepte du statu quo. Aux temps forts de la dictature sanglante du Général Président Eyadema, le parti qui se dit un creuset national à l’appel historique de Kpalimé en 1969, s’est endurci avec des démembrements tels que JRPT, UNFT, CNTT… communément appelés ailes marchantes du RPT. A cette époque de parti- Etat, ces pseudo associations servaient de relais à travers le pays.

          Fort heureusement, le vent de la démocratie qui a ouvert la porte au multipartisme a consacré la messe de requiem de ces associations fantoches. Mais comme tout vieux système hanté par une mort lente, le RPT renoue avec ses vieilles pratiques à l’image des marches de soutien et l’érection des associations bidons.

          En effet, depuis le déclenchement de la saga Faure-Kpatcha, le RPT a pris de sérieux coups. Esso Solitoki et ses fidèles n’ont de cesse de multiplier les actions pour faire croire que tout va bien.  Ainsi, après le séminaire de formation des cadres, la nouvelle trouvaille est le ralliement des soi-disant associations à leur cause. Faut-il rappeler, vendredi au Palais des Congrès, un certain nombre d’associations dénommées G 100 a célébré son adhésion solennelle au RPT. L’évènement a fait pouffer de rire plus d’un tant la plupart des composantes de G 100 sont des associations fantômes fabriquées de toutes pièces pour faire  croire que le RPT se porte bien et a suscité l’adhésion de ces funambules.

          Depuis quand les associations qui se définissent comme étant apolitiques puissent retourner leur veste de cette manière ? Doit on continuer à les appeler associations à partir du moment où elles proclament leur appartenance au régime totalitaire et rétrograde de Faure Gnassingbé ? En tout cas, ce sont des signes qui montrent à suffisance que le pouvoir en place prend de l’eau à tout bord et les échéances de 2010  devraient faire entonner le chant de cygne du parti au pouvoir qui n’a que trop martyrisé le peuple togolais.

          En tout état de cause, que les accros du gain facile qui se déguisent en association ne se gênent outre pour tromper qui que ce soit. Personne n’est dupe. Oh ! Quel scande de drôles d’associations.

 

Pitié pour les pauvres Togolais

          Tout le monde sait que les Togolais sont en majorité pauvres. Et leur quotidien rime avec la misère, la désolation et les lamentations.

          Aujourd’hui, rares sont les Togolais qui arrivent à s’assurer trois repas par jour. Et dans cette condition de vie chère, on comprend aisément qu’il relève presque de l’impossible pour ces pauvres citoyens de se faire soigner convenablement en cas de maladie.

          Dès lors, le souhait de tout esprit humain serait alors de voir les gouvernants togolais agir de manière à créer les conditions nécessaires pour permettre d’amoindrir la souffrance de ces miséreux en leur venant en aide dans le traitement de leur maladie, ne serait-ce que par un apport  partiel.

          Malheureusement, force est de constater que de pareilles initiatives sont rares, pour ne pas dire inexistantes dans le pays. Mais ce qui devient un peu trop gênant dans tout cela, c’est cette manière de faire qui frise l’escroquerie à laquelle certains patients et leurs familles se trouvent confrontés, une fois arrivés dans certains centres hospitaliers de la place.

          Il est exactement question ici du regret de certaines familles qui ne comprennent pas pourquoi on doit leur faire payer des médicaments bien qu’elles déplorent la mort de leur membre amené à l’hôpital. En  voici l’expérience illustrative. « Tenez, nous avions conduit notre père au CHU Tokoin, et à un moment donné, nous avons constaté que son état de santé ne s’améliore pas. Mais à quelques instants seulement de son dernier soupir, on nous a prescrit encore une longue liste de médicaments. Mais à peine sommes-nous arrivés à son chevet avec les produits que notre père a rendu l’âme. Nous avons supplié aussi bien les médecins et les agents de la pharmacie de nous aider à restituer en vain les médicaments que nous venons d’acheter ».

          En fait, l’expérience de ce pauvre togolais montre tout simplement la volonté des citoyens togolais de voir les gouvernants et surtout les autorités sanitaires du pays prendre conscience d’une telle situation et œuvrer pour que de pareille dépense inutiles ne se perpétuent pas. Est-ce qu’on  y pense vraiment ? C’est là la question.  

Faisons la politique de nos moyens

          L’une des plus graves erreurs que certains commettent souvent est de ne pas pouvoir être capable de distinguer leurs forces et leurs faiblesses. Ce qui par conséquent les conduit toujours à aller de dérives en dérives, passant par des inutilités impossibles. Malheureusement, c’est ce genre de comportement qu’on est en train de noter chez une grande partie de la population togolaise de nos jours.

          Entre nous, qui ne sait pas que la vie est dure au Togo et que cela recommande aux pauvres togolais de faire la politique de leurs moyens ? Il suffit juste de bien observer tout ce que les Togolais orchestrent  autour de leurs morts, à l’exception des musulmans qu’il faut saluer ici, pour s’en rendre compte.

          En effet, il est donné de constater que les Togolais, surtout ceux qui vivent à Lomé, la capitale, ont fini par inscrire dans leurs habitudes et pratiques les funérailles pompeuses. C’est ainsi que lorsqu’il y a alors un décès maintenant, la première réaction de la famille éplorée, qu’elle soit riche  ou pauvre, est d’amener la dépouille mortelle à la morgue. Par la suite, c’est des réunions qui se multiplient afin de choisir les pagnes pour la cérémonie, ou pour faire appel aux services des pompes funèbres. Pourquoi ne pas enterrer 24 heures après ?

          Au finish, on s’en sort avec des dettes colossales, sources de soucis pour les familles qui sont le plus souvent  éprouvées par des dépenses occasionnées par la maladie qui précède la mort de leur disparu.

          Devant ce constat, la question est de savoir s’il ne serait pas mieux que les Togolais qui croupissent depuis longtemps sous le poids de la misère cherchent à réduire leurs dépenses quand il s’agit d’enterrer leurs morts.

          Pourquoi ne pas faire un programme orchestré autour d’une prière sur la dépouille à la morgue ou à l’église puis, direction le cimetière ? En tout cas, il est toujours sage de savoir faire la politique de ses moyens.


Agression d’un journaliste sportif
Jean Thissen esquisse les premiers pas de sa danse habituelle

Après la nomination de  Elitsa Lanou comme Directeur Technique National Adjoint aux côtés du Belge Jean Thissen, il importe aussi de nommer rapidement un conseiller, et pas n’importe lequel, mais un véritable moralisateur, chargé de guider l’entraîneur des Eperviers du Togo.

          Cela, il le faut vraiment pour éviter que les incongruités qu’annonce déjà Jean Thissen n’arrivent à conduire à des situations de conflit entre les journalistes et le nouveau patron du staff technique de l’équipe nationale togolaise.

          En effet, le mardi dernier, l’entraîneur Jean Thissen a organisé une conférence de presse à laquelle tous les journalistes togolais ont été conviés. Malheureusement avant même d’entrer dans le vif du sujet, le Belge Thissen a exigé qu’un journaliste travaillant pour le bimensuel « Calliope Sport » sorte d’abord de la salle où devait se tenir la conférence. Le Belge s’insurgeait ainsi contre la manière dont une information le concernant avait été traitée dans les colonnes du journal Caliope Sport.

          Il faut dire que ce comportement de l’entraîneur Jean Thissen n’a pas été du goût des journalistes togolais, du moins dans leur majorité. Et l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST), n’y est pas allée du dos de la cuillère. «Nous venons par la présente vous exprimer notre émotion et notre vive indignation suite à vos propos déplacées ainsi qu’à l’acte désobligeant qui a consisté à expulser notre collègue Koffi Lonlon, Journaliste Reporter du Journal Calliope, au cours de la Conférence de Presse que vous avez tenue le mardi 12 mai 2009 au siège de la FTF. L’AJST déplore les incidents qui se sont produits et condamne fermement de tels comportements vis-à-vis de la presse sportive togolais qui ne cherche qu’à faire son travail. Elle vous saura donc gré des dispositions que vous voulez bien prendre pour assainir les relations entre les deux parties et éviter que de tels incidents ne se répètent », dit le communiqué rendu public à cet effet par l’AJST.

          Il importe donc que Jean Thissen soit appelé à l’ordre, puisque visiblement l’homme qui a toujours eu des relations conflictuelles avec les dirigeants des pays africains où il a déjà servi par son irrespect à l’égard des journalistes, commence ainsi déjà à montrer les premiers signes de ses habitudes.

          Fort heureusement que les journalistes togolais savent tout de lui avant même son arrivée dans le pays. C’est un conseil d’ami que de lui dire de se retenir très vite.  

Assou ADJIKPA


 Désordre et cacophonie au sein du BE de la FTF
L’usurpateur Kossivi Reinhardt, le germe de la division

Le Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football a renoué avec la crise depuis peu en raison des élans monarchistes de son président Rock Gnassingbé qui entend conduire son équipe comme une épicerie. Cet état de chose rime avec un dysfonctionnement criard avec d’un côté Rock et ses fidèles et de l’autre Gabriel Améyi et ses zouaves.

          En réalité, le Bureau de Rock se résume à sa personne plus Kossivi Reinhardt, le Secrétaire Général, Paniah Gagno et Messan Attolou bien que les deux derniers soient hors du groupe élu le 18 janvier dernier. Cette façon  cavalière de gérer la chose commune qui était à l’origine de la fessée électorale de Rock en 2007 revient au galop malgré sa profession de foi d’un changement de comportement tant claironné. Malgré les démarches entreprises en sourdines pour un éventuel rapprochement, les deux camps rivaux continuent de se regarder en chien de faïence.

          Aujourd’hui, le germe de la division continue de se propager d’une part aussi par l’attitude grandiloquente du Secrétaire Général David Kossivi Reinhardt quant à la représentation de l’instance du football togolais.

          En effet, conformément aux nouveaux statuts de la FTF, le poste du Secrétaire devient nominatif. C’est ainsi qu’en dehors des douze (12) membres élus de la Fédération, il a été procédé à la nomination du sieur Reinhardt comme Secrétaire Général chargé de l’Administration et des Finances. Ceci étant, M. Reinhardt n’a reçu aucun mandat d’un quelconque congrès pour prétendre agir au nom du B.E  de la FTF. Mais depuis quelques temps, en l’absence du président, le Secrétaire Reinhardt devient le représentant de la FTF aux diverses manifestations alors même que dans un bureau normal, et suivant les statuts, en cas d’empêchement du Président, il peut se faire représenter par l’un  de ses Vice-Présidents.

          Au cas échéant, un  membre élu du BE. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, les membres du B.E confortant la thèse de la division multiplient la berezina aux différentes sorties de la FTF. En témoigne le spectacle désolant entre M. Reinhardt et Amavi Patatu à l’hôtel IBIS lors du lancement de la 8e édition du championnat scolaire cadet trophée Western Union.

          A cette cérémonie, le Secrétaire Général était annoncé comme le représentant de la fédération.  Mais face à son retard alarmant, M. Amavi, membre élu a dû prendre sa place. Curieusement, à peine la cérémonie allait-elle commencer quand le « planificateur » Reinhardt a surgi. Toute de suite, Amavi a dû quitter, malgré lui, la  table d’honneur pour faire place au « Blatter togolais ».

          La scène a fait rire plus d’un. Et à un observateur dans la salle de lancer « ce monsieur (Reinhadt) est un usurpateur. Depuis quand il a été élu pour continuer par nous narguer avec ses one man show ?». Cette réaction pourrait traverser l’esprit de M. Amavi qui aurait cédé la place à contre cœur.

          D’aucuns peuvent alléguer que le président peut désigner quiconque pour le représenter mais encore faudrait-il que cela soit discuté au sein du BE. Ce qui n’est malheureusement pas le cas. Le comble, le grand administrateur qui devrait rectifier le tir pour raisonner le président fait son jeu comme s’il ne maîtrise pratiquement rien en matière d’organisation et d’administration de sports.

          Le comportement de Reinhardt agace certains membres du BE qui le classaient parmi les « faucons » autour de Rock. Cette attitude peut émaner d’un novice en administration qu’on ne crierait pas au scandale. Mais que cela vienne du « pédant » Kossivi Reinhardt, il y a bien de raison de douter sur la compétence  de ce monsieur qui s’illustre comme le grand connaisseur de tout et de rien à travers un nombrilisme déconcertant.

          Heureusement que beaucoup reconnaissent aujourd’hui que tout ce dont ce monsieur les avait abreuvé n’a été qu’un pur et dur mensonge. N’est-ce pas que le mensonge s’est souvent levé tôt, mais la vérité finit par le rattraper.  Dommage que l’équipe de Rock continue de s’éclater en lambeau au grand malheur des sportifs togolais. 

Kokou AGBEMEBIO

N° 063 du mardi 12 mai 2009
Quelques semaines après sa réhabilitation: Le tronçon Akodéssewa - Zoro bar déjà sous l’eau

.De la nécessité de bitumer cette route

Le gouvernement a procédé, il y a quelques semaines, à la réhabilitation de certaines routes de Lomé. Le tronçon Akodéssewa – Zoro bar longtemps laissé à l’abandon a également bénéficié de cette retouche. Malgré qu’il s’agissait d’un simple rafistolage à coup de latérite et de sables siliceux, l’initiative était hautement appréciée par les pratiquants de cette route et les populations d’Akodéssewa, de Zoro Bar et des quartiers environnants.

Ainsi, elle a connu une affluence particulière ces dernières semaines. Tous les gros porteurs en provenance de CIMTOGO ou du Port faisaient d’elle une voie de contournement.  Elle permettait également aux habitants de Zoro bar de se rendre sans difficulté au marché d’Akodesséwa réputé comme le plus grand marché de céréale de Lomé. Il en est de même pour les habitants d’ Akodesséwa, de Bè-Kpota et autres qui allaient faire leurs petites affaires dans la zone portuaire. 

Malheureusement, les dernières pluies qui se sont abattues sur la capitale ont rendu ce tronçon impraticable. Les populations ont commencé à revivre leur calvaire. « Nous avons beaucoup apprécié l’initiative du gouvernement d’aménager cette route pour nous. Cela avait beaucoup facilité nos déplacements ces deniers temps. Elle a désenclavé les quartiers environnants.  Mais voilà qu’avec la pluie, tout est  revenu à zéro. Le travail avait été mal fait. Etant donné qu’il s’agit d’une zone inondable, il fallait prévoir des caniveaux pour diriger les eaux et les empêcher de couper la route. Mais malheureusement pour nous, voilà le constat. Donc nous demandons au gouvernement de revenir nous sauver », a déclaré un habitant d’Akodéssewa.

Cette situation entrave également les activités de conducteurs des gros porteurs. L’un des conducteurs raconte sa souffrance : « Maintenant que l’eau a coupé le tronçon  Zoro bar – Akodéssewa, quand on charge à CIMTOGO ou à TP3, on est obligé de passer par le rond point du Port avant d’arriver à Akodéssewa et continuer sur le Terminal du Sahel. Mais là, on perd beaucoup de temps. Cinq à Six heures souvent en raison de l’embouteillage au niveau du rond point du Port. Mais lorsque le tronçon Zoro bar – Akodéssewa était praticable, on n’avait aucun problème. Donc nous demandons au gouvernement de venir refaire la route pour nous ».

Il importe donc que le gouvernement prenne ses responsabilités. Quoi qu’on dise, ce sont des millions qui ont été déployés pour réaménager ce tronçon et il n’est pas normal de l’abandonner sous les eaux. Eu égard au rôle important que joue ce tronçon dans le trafic entre le Port Autonome de Lomé et les pays du Sahel, il faut penser purement et simplement à son bitumage et prévoir des canaux d’évacuation des eaux. 

Olivier GLAKPE


Phénomène social
Les femmes togolaises hantées par le souci d’avoir un époux

          Il n’y a pas trop longtemps, trouver une femme à épouser relève d’un parcours de combattant pour les hommes ; mais aujourd’hui, la situation est tout autre. Les femmes sont presque en situation de supplier les hommes pour devenir leur épouse.

          Au Togo, surtout à Lomé la capitale, le phénomène prend une ampleur telle que beaucoup d’hommes interrogés sur la question ont affirmé avoir fait déjà le constat, sinon l’expérience. « De nos jours, il est difficile de courtiser une fille, même par pure blague, sans courir le risque de la voir vous demander de devenir votre époux malgré le fait qu’elle sait que vous  êtes déjà marié », nous a confié Logossou Ablam, chauffeur de taxi.

          Pour beaucoup de femmes, cet état de chose s’explique par le fait que les hommes qui sont munis d’intention matrimoniale en approchant les jeunes filles en âge de  marier deviennent de plus en plus rares. Et c’est donc pour éviter d’aller d’aventure en aventure sans jamais trouver « l’homme de sa vie » que les femmes cherchent d’abord à avoir l’assurance avant de s’engager.

          « Que les femmes et les jeunes filles en âge de marier cherchent d’abord à avoir l’assurance d’une relation qui doit conduire à une union conjugale avant de s’engager me semble très normal et prudent. Car, à ce jour où visiblement les femmes sont plus nombreuses que les hommes, nous risquons toutes de devenir des prostituées si nous n’agissons pas ainsi ; surtout que la plupart des hommes d’aujourd’hui pensent qu’il faut d’abord commencer l’aventure amoureuse avant de voir si cela peut aboutir au mariage », a fait observé Hélène, 35 ans, titulaire d’une maîtrise en sociologie, mais non encore mariée.

          En clair, ce comportement des femmes s’explique par l’attitude des hommes qui se montrent alors beaucoup moins sérieux dans les relations amoureuses. Un argument que beaucoup d’hommes n’ont pas démenti, mais certains d’entre eux ont estimé que c’est plutôt le manque de sérieux  chez la plupart des femmes qui justifie plutôt le sentiment de méfiance chez les hommes. « Comment voulez-vous que moi je me permette de garantir tout de suite à une jeune fille que je viens  à peine de connaître que je vais la prendre pour épouse sans avoir une petite idée sur son passé ni sur son caractère dans le monde d’aujourd’hui fait de mensonge et de prostitution inimaginable ? », se demande un jeune homme de 40 ans, qui lui aussi vit encore dans le célibat et qui a requis l’anonymat.

          Par ailleurs, il faut tout de même reconnaître que la misère et la précarité dans lesquelles vivent les togolais contribuent aussi à renforcer cette méfiance des jeunes hommes Togolais à engager des femmes en mariage. Pour eux, ce n’est que de la souffrance ajoutée à la souffrance en cherchant à se marier ou à fonder un foyer quand on sait qu’on a aucun travail sous la main.

          Comme on le voit, il est de nos jours difficile pour les jeunes togolais, de trouver celle ou celui avec qui ils doivent fonder leur foyer, mais le problème se pose avec beaucoup plus d’acuité chez les jeunes filles que chez les jeunes hommes. La conséquence ? On retrouve aujourd’hui de plus en plus de pères et des  mères d’enfant sans foyer, et par ricochet, c’est le cercle des femmes et des hommes célibataires qui ne cesse de s’élargir

Assou ADJIKPA


« Folie » sécuritaire autour du cortège Présidentiel
Quand Faure Gnassingbé a peur de ses frères de sang

          Depuis la survenue de l’assaut sur le domicile du député Kpatcha Gnassingbé dans la nuit du 12 au 13 avril, toute la vie politique nationale est rythmé par cette affaire aux contours flous, qui relègue au second plan le processus électoral. Beaucoup de choses ne sont plus comme avant. Comme la sécurité autour du « rescapé » Faure Gnassingbé, qui semble être à son niveau maximal.

          La sécurité présidentielle semble être le maître mot. Bien que le « nostalgique en chef du passé révolu » soit coffré, ce n’est pas la sérénité dans l’entourage du chef de l’Etat. On semble toujours hanté par le député et on voit son ombre partout. Les Togolais en ont eu la preuve lors de la célébration du 49e anniversaire de l’indépendance du Togo. Faure Gnassingbé a suivi le défilé, barricadé, en compagnie de ses collaborateurs, derrière un bunker de vitres blindées. Une première depuis sa venue au pouvoir, et dans  l’histoire du Togo. Assez suffisant pour conclure que dans l’entourage de Faure Gnassingbé, on vit dans la peur de nouvelles tentatives d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

          Ce n’était là qu’un dispositif des nouvelles mesures sécuritaires qu’a induites cette affaire. Autour du chef de l’Etat, on est décidément sur le qui-vive.

          Le vendredi 1er mai dernier a été célébré la fête du travail. Le chef de l’Etat a tenu à assister en personne à la manifestation traditionnellement organisée par les travailleurs, particulièrement à recevoir leurs doléances. Cette sortie avait une valeur symbolique ; c’était l’une des toutes premières de Faure Gnassingbé après les évènements du 12 avril, en plein air. Les Togolais ne se rappellent pas avoir vu un pareil dispositif sécuritaire autour de leur président.

          Le Palais des Congrès de Lomé qui était le point de chute de la marche des travailleurs et ses environs étaient transformés en un camp militaire. Des snippers étaient positionnés un peu partout sur le toit de l’immeuble du Palais des Congrès de Lomé , de l’Hôtel du 2 février, du CASEF, bref des immeubles élevés du coin, armes au poing. Il y avait plein de militaires dans l’enceinte de l’Hôtel de ville et de l’école primaire publique. Il était impossible de faire un pas sans rencontrer un homme en arme. La garde rapprochée du chef de l’Etat était plus qu’en transe. Les éléments armés  jusqu’aux dents ne laissaient transparaître aucun sourire sur leur faciès lugubres et jetaient des regards fugitifs dans toutes les directions. L’assistance était au respect ; le moindre geste pouvait être perçu de suspect et requérir une intervention de faire quoi.  Pour mieux maîtriser la situation, des corps habillés se sont déguisés en travailleurs et ont infiltré la masse. Ils étaient reconnaissables aux initiés à leurs regards tous azimuts qu’ils jetaient. « Il nous était impossible de sortir de la masse pour aller se soulager. On n’avait pas le courage de causer entre nous parce que tu ne sais pas si le camarade que tu as  à côté est un travailleur ou un militaire déguisé. C’était une demi-prison », nous confiait un syndiqué.

          Même les journalistes avaient éprouvé toutes les peines du monde pour avoir accès au Palais des Congrès, à cause des formalités sécuritaires et le nombre de militaires sur les lieux. « Je parie que même Georges Bush à Bagdad ou Tikrit n’aurait pas bénéficié d’une telle sécurité », lâcha un confrère, au terme du calvaire.

          Parallèlement, les passages du convoi présidentiel dans les rues de Lomé prennent l’allure d’une course de formule 1. Le convoi joue au Rodéo et passe à une vitesse vertigineuse, le véhicule présidentiel même encadré de partout par des motards, suivi par les jeeps remplis de militaires armés jusqu’aux couilles.

          En matière de sécurité présidentielle, aucune mesure n’est de trop, nous dira. Mais à voir la folie sécuritaire qui s’éprend de Faure Gnassingbé on comprend aisément qu’il a peur de ses frères de sang. Comment quelqu’un qui n’arrive pas à faire l’unité au sein de sa propre famille peut-il être le garant de l’unité nationale ? C’est dommage qu’une seule famille puisse prendre en otage toute une nation jusqu’à ce point. C’est honteux pour le pays. 

Olivier GLAKPE


Face au constat d’échec
Gilbert Houngbo opte pour l’hypocrisie

          C’est un secret de polichinelle que les Togolais qui se montraient encore optimistes à la nomination de Gilbert Fossoun Houngbo à la Primature se sont déjà avérés totalement déçus.

          La preuve en est que la population togolaise continue de demander au gouvernement d’agir pour réduire les effets manifestes de la faim dans le pays. D’où les multiples critiques qui ne cessent de fuser de partout à l’endroit du Premier ministre accusé d’être complice de la mauvaise gestion que le régime RPT fait du Togo.

          Et pour se dédouaner donc de ces critiques qui l’assimilent à « un serviteur loyal » du régime RPT, Gilbert Fossoun Houngbo n’a trouvé mieux que de clamer haut et fort sa prétendue impartialité : « Je n’appartiens à  aucune formation politique. Mais lorsqu’on dirige un gouvernement et que le parti au pouvoir détient la majorité à l’Assemblée il ne faut pas s’étonner d’être attaqué par l’opposition » a-t-il déclaré dans les colonnes de notre confrère Jeune Afrique.

          Pour beaucoup de togolais, ces déclarations du Premier Ministre riment beaucoup avec une hypocrisie et un cynisme caractéristiques. Parce que la logique est que Gilbert Fossoun Houngbo, qui était jusqu’alors en fonction aux Nations Unies, ne peut pas accepter d’être nommé Premier Ministre au Togo sans avoir une idée de l’équation difficile que représente le régime RPT aussi bien sur le plan national que sur le plan international. De ce fait, il n’y a que deux motifs, et pas plus, qui puissent sous tendre  la décision du technocrate Houngbo de revenir occuper le fauteuil de Premier Ministre au Togo : soit Gilbert Houngbo se voit suffisamment capable de convaincre le vieux régime RPT à mettre en application les principes d’une vraie démocratie au Togo, gage d’un allègement des souffrances des populations ; soit il accepte de venir servir de béquille à un régime en mal de légitimité (contre des promesses dont lui seul connaît la valeur et la nature) afin de  l’aider à polir son image auprès des bailleurs de fonds, et contribuer par la même occasion à enfoncer davantage le clou de la misère des pauvres togolais et profiter pour se remplir les poches.

          Or déjà après plus de six mois passés à la tête du gouvernement, le technocrate Gilbert Fossoun Houngbo a largement montré au Togolais son incapacité à les délivrer de la misère, ce qui traduit de facto, son incapacité à détourner le régime RPT de ses anciennes pratiques.

          Face à une telle incapacité, le bon sens exige que le Premier Ministre dépose sa démission ; si tel est qu’il reste encore attaché aux principes de démocratie et de bonne gouvernance, chers aux Nations Unies où il était en fonction. Malheureusement, c’est alors que le technocrate Gilbert Houngbo s’illustre par des actes et discours qui font désormais de lui un « fidèle serviteur » du parti au pouvoir.

          Même si le Premier Ministre déclare que son rôle consiste à « jouer aux équilibres », aucun Togolais ne le croit, surtout quand on sait que la constitution togolaise dans son état actuel fait du Premier ministre, plus qu’un subordonné du président de la République. Où se trouve alors l’impartialité que réclame Gilbert Houngbo ?                              

A.S.


La Loupe du « Correcteur »
A l’heure de la chefferie de rue

          Il nous en souvient qu’à l’école primaire, aux temps forts de la leçon de morale, on nous enseignait qu’ « il faut une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place ».

          Pour de petits écoliers que nous étions, c’est une leçon qui nous paraissait facile à assimiler et à réciter, quand bien même nous en ignorions la vraie portée. Une portée qui cependant se révèlera à nous, lorsque plus tard, on nous parlera des notions d’ordre, de discipline et de la planification.

          Ranger chaque chose à sa place ne signifie pas moins, mettre de l’ordre dans les choses. Cette notion d’ordre qui exige même que soit institué au sein de l’appareil étatique le principe de la séparation des pouvoirs afin de permettre à chacun de jouer pleinement le rôle qui lui est dévolu dans la société et de jouir du respect et des privilèges qui s’y attachent.

          Bref, que chacun se respecte selon son statut pour susciter le respect qui lui est dû. Mais les chefs traditionnels de la préfecture des Lacs ont-ils totalement perdu de vue cet aspect de la chose lorsqu’ils désertent leur trône pour se retrouver dans les rues d’Aného la semaine dernière ?

          Jamais les gardiens des us et coutumes ne se sont ridiculisés sur la terre de nos aïeux. On a connu au Togo des chefs traditionnels qui se sont mutés en de véritables porte-parole du régime du feu  Général Eyadema ; mais jamais des têtes couronnées n’ont investi les rues pancarte au front, pour une marche de soutien au chef de l’Etat.

          Sommes-nous déjà arrivés à l’ère du déclin de la chefferie traditionnelle au Togo ? En tout cas, l’acte posé par les chefs traditionnels de la préfecture des Lacs démontre, à plus d’un titre, jusqu’à quel degré la chefferie traditionnelle reste aujourd’hui dépouillée de tout son sens et de sa valeur au Togo. Et c’est ça aussi l’une des manifestations de l’instrumentalisation des institutions de la République par le régime RPT.

          Mais de grâce, un gardien des us et coutumes, ça se respecte, mais encore faut-il que celui-ci se comporte en autorité respectable en ayant toujours à l’esprit qu’il est, comme le disait L. Meynard, « dépositaire et gardien d’un dépôt sacré qu’on ne saurait profaner sans démériter du nom d’homme et des privilèges qui s’y trouvent attachés ». Car, n’est pas chef traditionnel, qui veut ; mais plutôt celui-là qui a de la personnalité. Une personnalité que L. Meynard définit comme « un ensemble de qualités exceptionnelles ou remarquables qui font d’une personne un être hors de pair, un brillant sujet, une conscience réalisant un degré élevé de synthèse mentale par la faveur d’un don mystérieux ». Où se trouve alors la notion de personnalité dans cette ronde des chefs traditionnels dans les rues d’Aného ? Aujourd’hui, ce sont les chefs traditionnels des Lacs ; demain ce sera le tour des chefs des autres préfectures, puis enfin c’est tous les chefs traditionnels de tout le pays qu’on verra dans les rues.

          La leçon à tirer alors est que les Togolais doivent comprendre qu’il vaut mieux résoudre désormais leurs problèmes coutumiers dans les rues au lieu de se diriger encore vers les palais des chefs traditionnels qui ont choisi d’élire domicile dans les rues. Triste sort !

Assou ADJIKPA


Mystère à Toudji Kondji dans le Yoto
Une chèvre parle éwé, français, anglais, allemand…

L’évènement se passe précisément dans le quartier Awunopémé à Toudji Kondji dans la préfecture de Yoto. Une chèvre noire se met à parler plusieurs langues depuis près d’un mois. Fatigués et pris de peur, les responsables du village ont décidé d’amener ladite chèvre chez le chef du village à Avéganmé le lundi 4 mai dernier.

Selon les témoignages recueillis sur place, tout a commencé un soir lorsqu’après avoir bu de l’eau dans la chambre, la propriétaire de la chèvre l’a tapée et la chèvre en question a commencé par proférer des menaces en diverses langues. Le père de la propriétaire de la chèvre, M. Toudji Messan Sokpé raconte : « Ce matin, mon enfant a accouru chez moi pour m’annoncer la nouvelle. Moi, j’ai décidé d’aller voir et entendre cette chèvre. Arrivé sur le lieu, je l’ai tapée, elle m’a dit de faire attention. Je l’ai touchée de mon pied puis je l’ai attachée. Cette chèvre, on va la sacrifier aux mannes des ancêtres et moi je suis prêt à consommer sa viande (rires). La dame qui a donné la chèvre à ma fille est à Gboto et s’appelle Aménekou Dadjin, elle dit d’en faire ce qu’on veut ». Toudji Komlanvi, un oncle de la femme renchérit « Chaque fois qu’on touche à la chèvre, elle dit ‘‘ pourquoi tu m’as attachée, c’est moi que tu as tapé comme cela, on verra…’’ et ceci en français, anglais, éwé, allemand et la langue des fétiches. Ça fait trois semaines, c’est trop, les gens des quartiers environnants venaient voir la scène. Il n’y a rien à faire que de tuer la chèvre et d’en faire une offrande à nos fétiches… ». Voilà le mystère qui agite Toudji Kondji dont les vieux disent n’avoir jamais entendu une histoire pareille.

A la question de savoir si on éliminait la chèvre, il n’y aurait pas de mauvais sort jeté sur le village, les vieux répondent par le négatif. Ils assurent qu’avant de tuer la chèvre, ils feront les cérémonies nécessaires pour éviter tout risque à la propriétaire de la chèvre et tout le village. Qui a dit que l’Afrique n’a pas ses mystères ?

X.N.


Journée de réflexion du PSR
Le Togo manque de tout

Le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) a organisé samedi au Relais de la Caisse à Lomé, une journée de réflexion autour du thème « Quelle alternative pour le Togo ? ». Les débats de cette rencontre, selon le Secrétaire Général Abi Tchessa, sont destinés à faire l’analyse de la situation socio-économique, des réformes attendues de l’Etat et du processus de la réconciliation nationale. Une situation qui révèle que le Togo est en manque de tout : d’alternance politique, de démocratie, de justice, de cohésion, de sécurité, de travail pour les jeunes, de progrès et de convivialité. Pourtant, soutient Me Abi, une bonne politique dans le pays devrait offrir à chacun les moyens de développer l’étendue de ses talents, de connaître et d’exercer ses droits, d’étendre et de remplir ses devoirs.

Le déficit démocratique ayant conduit le gouvernement togolais à souscrire aux 22 engagements suivis de la signature de l’Accord Politique Global est toujours d’actualité pour des raisons aussi diverses que variées. L’inaptitude du régime en place à initier et piloter une politique volontariste et lisible, la conservation du pouvoir étant devenue une fin en soi dans un climat de dialogue politique en manque de sincérité, ont déclaré les délégués.

Les instances et militants du PSR évoquent « la volonté prétendue d’une réconciliation nationale [qui] se heurte à l’inaction du gouvernement qui semble vouloir seulement gagner du temps ».

Le PSR relève aussi que la misère et l’ignorance volontairement entretenues par le pouvoir constituent des obstacles sérieux à l’émergence d’un Etat moderne. A ce jour, après quatre ans du pouvoir de Faure Gnassingbé, il ressort un constat d’échec général et une incapacité du pouvoir actuel à faire face aux besoins les plus élémentaires des Togolais.

Pour relever le défi et sortir des décennies d’errements, le PSR demande à l’opposition de prendre en compte la nécessité de constituer non seulement une alternance mais aussi une alternative. Pour ce faire, il importe de chercher, sans délai, une alternative crédible qui passe par le retour à la lettre et à l’esprit de la Constitution de 1992 avec une élection présidentielle à deux tours et la reconnaissance de réels pouvoirs au Premier ministre, la mobilisation immédiate de toutes les forces vives de la nation en vue d’exiger et d’obtenir de réels changements sur le plan politique et économique puis un changement de comportement et de mœurs politiques dans notre pays. Le PSR exige également la mise en place immédiate de la commission Vérité, Justice et Réconciliation.

Le Secrétaire Général, Me Abi Tchessa et ses collaborateurs invitent l’opposition à une profonde réflexion en vue de la redéfinition d’une stratégie commune susceptible de sortir le pays de l’impasse.

Xavier Nono 


Le show de Pascal Bodjona

          Le dilatoire et la diversion sont les domaines  où le pouvoir RPT et ses hommes excellent beaucoup. Sinon il est difficile de comprendre comment devant des problèmes réels qui en appellent à des solutions concrètes, les gouvernants togolais peuvent encore se permettre de s’adonner à un pilotage à vue qui frise manifestement un jeu d’enfants.

          En effet, depuis quelques temps, des voies ne cessent de s’élever pour dénoncer la lenteur criarde qui  caractérise les travaux de réaménagement des rues du grand marché de Lomé, démarrés il y a un peu plus de deux  mois. Une situation dont nous avons également fait cas dans nos précédentes parutions, surtout s’agissant des plaintes et des lamentations de pauvres revendeuses qui ont été contraintes de cesser leurs activités et de rester à la maison sans rien faire, à cause de ces  travaux. De là, on s’attendait alors à ce que le gouvernement togolais prenne des mesures idoines pour apporter une solution fiable à cette situation. Erreur ! Quelle n’a pas été la surprise de voir le ministre Pascal Bodjona de l’Administration Territoriale débarquer sur le chantier en pleine nuit, accompagné d’une équipe de reportage de la Télévision Nationale. Le but ? Aller constater de visu, l’état d’avancement des travaux et inciter les manœuvres (qui sont d’ailleurs mal payés) à accélérer les travaux. Qui trompe qui alors ?

          Fort heureusement que les Togolais ne sont pas aussi dupes pour prendre pour argent comptant ces comportements de flatteries et de mensonges grotesques qu’affichent les dirigeants du pays. Après avoir passé des marchés de gré à gré à des individus de leur choix et qui se montrent incapables d’accomplir leur mission, on se précipite alors pour montrer, à travers des comportements incongrus, au peuple que l’on se préoccupe de ses soucis.

          Rien qu’à voir cette démonstration de diversion orchestrée par Pascal Bodjona, on comprend déjà pourquoi  les discussions au sein du CPDC ne peuvent jamais aboutir à de bons résultats. Ça fait quand même pitié d’être gouverné par des dirigeants de cette nature.  

Drôle de parlement  au Togo

          Le Togo vient de commémorer le 49e anniversaire de son  accession à la souveraineté internationale. Ce qui signifie que les Togolais s’apprêtent ainsi à célébrer  en moins d’un an le cinquantenaire de l’indépendance de leur pays.

          Mais allez-y demander à quoi ressemble aujourd’hui le siège de l’Assemblée nationale Togolaise. C’est un constat amer : une vaste salle où sont disposées des tables à manger supplombées de quelques microphones et le tour est joué. C’est ça ce que certains s’offrent le vilain plaisir de désigner sous le vocable de « l’hémicycle du Togo », un véritable drôle de cadre de travail pour les représentants du peuple.

          A vrai dire, il est rare, voire inexistant de rencontrer encore un endroit pareil servir de cadre de travail des parlementaires d’un pays de la sous-région. Mais à y voir de près, on comprend très vite que le décor du parlement togolais est le reflet du degré de l’importance que le pouvoir en place accorde aux institutions du pays.

          Qui ne sait pas qu’au Togo du régime RPT, sous le règne de feu Gnassingbé Eyadema, l’Assemblée Nationale n’a longtemps existé que de nom ? Le seul et unique rôle des parlementaires (que certains qualifiaient de « députés moutons ») étant simplement limité à l’adoption de textes taillés sur mesure dans le but de garantir un pouvoir à vie au défunt Président Gnassingbé Eyadema.

          Aujourd’hui où l’on parle au moins de la fin de la période d’une Assemblée Nationale monocolore et où on parle également d’un « Esprit nouveau », il importe que l’on pense aussi à mettre fin à ce sale décor que présente aux yeux du monde la représentation Nationale togolaise. Il faut vraiment être « un aventurier » de la gamme de Abass Bonfoh pour ne pas penser à cela. D’ailleurs en quoi cela lui importe ? Quand on sait que l’homme n’a jamais imaginé occuper un jour de pareilles fonctions dans sa vie, si ce n’est par la grâce d’un décès brutal et de la culture de la  politique de la médiocrité longtemps encouragée par le Général Eyadema.  

Le projet « résidence les Cocotiers » a pris de l’eau

Nombreux sont les Togolais qui avaient contesté la réalisation de ce projet dès son origine en raison de sa situation géographique. Mais le véreux Christian Dervieux et ses acolytes ont réussi à « corrompre » le gouvernement qui l’a imposé au peuple à l’issue d’une « drôle » d’étude d’impact sur l’environnement. A l’époque, on le faisait passer pour le projet du siècle. « Le Colon » Dervieux  et les siens avaient organisé une campagne médiatique autour et tous ceux qui s’y opposaient étaient traités de tous les noms d’oiseau. Les initiateurs avaient même fixé un délai au bout duquel le projet devait prendre fin.

Mais plus d’un an après son lancement, rien n’a été fait. On ne voit que sur le chantier, une dizaine de villas qui sont d’ailleurs inachevées. Selon les informations, c’est la N°1 du projet, Christian Dervieux qui serait à l’origine de cette situation. Il se dit même que les actionnaires de ladite société se sont réunis la semaine dernière et l’ont relevé de ses  fonctions pour insuffisance de résultats. On lui reprocherait de faire des fausses promesses à ses collaborateurs. Il aurait promis d’injecter 100 000 euros dans la société ; promesse qu’il n’aurait pas tenu jusqu’à présent.

Aujourd’hui, on parle de Charles Aquéréburu qui est devenu le nouveau PDG de la société. Mais ce dernier pourra-t-il relever le défi ? Voilà la question que se pose plus d’un Togolais. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le projet « résidence les Cocotiers » a provisoirement  pris de l’eau.

En tout cas, même s’il n’arrive pas à terme, les Togolais ne le regretteront pas. Le pays ne dispose que de 56 km de côte et elle mérite d’être gérée rationnellement. Ce n’est pas pour des projets bidons du genre « résidence les Cocotiers » qu’il faut la gaspiller. 

Qu’est-ce qui fait courir le RPT ?

Depuis le déclenchement de l’affaire Kpatcha Gnassingbé, le RPT n’arrive pas à retrouver ses repères. Esso Solitoki et les siens ne font que courir dans tous les sens. Après les marches de soutien et les meetings d’information, les militants et sympathisants du Rassemblement du Peuple Togolais se sont réunis en séminaire samedi dernier sur la place des défilés sise à côté de la nouvelle présidence. Il s’agissait selon le Secrétaire Général du parti d’un séminaire de formation politique à l’intention des militants et sympathisants du RPT. Mais les thèmes retenus cachent mal les intentions réelles qui ont conduit à cette nouveauté. En tout cas, tous les militants le savaient bien et ils ont tous fait le déplacement des lieux. Même ceux qui n’étaient pas en forme physiquement et qu’on n’a plus vus il y a longtemps ont répondu présent. C’est pour la simple raison qu’il faut éviter d’être soupçonné pro-Kpatcha.

Malheureusement, certains militants qui attendaient que l’affaire Kpatcha soit débattue n’ont pas eu gain de cause. L’argument tout trouvé était que cette affaire dépasse leur niveau et qu’il fallait laisser les instances supérieures s’en occuper.

C’était donc une manière de les contourner et ils en étaient tous conscients. Quoi qu’on dise, le séminaire visait un seul but. Renforcer proprement le pouvoir de Faure du moment où Kpatcha est encore en prison. Ce qui diminuerait également l’influence de Kpatcha au sein du parti. Sinon, cette affaire de coup d’Etat a sérieusement bouleversé le parti.

Les déclarations du Secrétaire Général selon lesquelles « le RPT se porte bien » ne sont que des discours trompe-l’œil. Sinon pourquoi n’ose-t-il pas demander à l’Assemblée nationale où le RPT est majoritaire de lever l’humilité parlementaire du député de Kara ?

En tout cas, c’est ce que le peuple attend pour véritablement croire que le RPT  n’est pas fragilisé. 

Le Togo, une république bananière ?

          Sous le règne fragile de Faure Gnassingbé, le Togo donne l’image d’un pays non gouverné où tout le monde fait la loi. Les évènements de la semaine écoulée dans la capitale renforcent  la thèse de cette république bananière.

          D’un côté, les agents du service d’impôts font la loi à la recherche des véhicules « utilitaires », de l’autre, Atcha Titikpina et ses hommes dans leurs véhicules aux vitres fumées pourchassent les individus qui en possèdent aussi. Sans communiqué préalable sommant les propriétaires de ces véhicules de se débarrasser des vitres noires, la police a opéré cette descente musclée qui a failli faire perdre certains véhicules retrouvés in extremis à Deckon.

          Le plus ahurissant est le cas des agents imposteurs d’impôts qui ont crée du désordre à Bè-Gakpoto le mercredi dernier. Ils ont arrêté tout véhicule portant une charge. Certains propriétaires de véhicules privés qui ont commis le péché de porter de bagages derrière ont été proprement embêtés. L’argument diamant brandit est que ce sont des véhicules de société qui doivent les signaler à l’avance et se conformer aux dispositions légales. Quoi de plus normal ! Mais sur le terrain, le zèle des agents ne leur permet pas de faire le distinguo entre les véhicules strictement personnels et ceux dits « utilitaires ».

          Cette situation a causé pas mal de désagréments tant aux passagers qu’aux propriétaires de véhicules qui ont eu la malchance de traverser le rond point de Bè-Gakpoto et ses environs.

          Cette façon de traiter les citoyens fait penser parfois que ceux qui dirigent les institutions et sociétés d’Etat sont incompétents mais prompts aux détournements des deniers publics. Sinon à quoi a servi ce contrôle de mercredi ? En fin de compte, c’est pour extorquer de l’argent aux conducteurs de taxis et autres détenteurs de véhicules privés. Pour une république bananière, le Togo en est une véritable.  

Des ministres gourmands, vous avez dit !

          Le gouvernement Houngbo mis en place en septembre 2008 s’est révélé le plus médiocre depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir. L’équipe du technocrate est une grosse machine en panne sèche d’initiatives et ne fait que contempler la souffrance de la population. Au sein de cette « mangeoire » se dégage deux tendances : d’une part, des ministres presque invisibles voire introuvables sur la scène, d’autre part, des gens qui affectionnent le show et sont presque partout. « Parfois même pour l’anniversaire de la mort du chien de garde du chef de l’Etat, ils sont présents pour lui faire plaisir », a pesté le chauffeur d’un ministre.

          C’est justement autour de ce groupe d’animateurs du show que nous avions mené une investigation le 1er mai dernier lors de la fête du travail. Ils sont quatre ministres à investir tour à tour les lieux des  manifestations festives des grandes sociétés de la place. A certains endroits, on a cherché vainement le lien entre les ministres et les sociétés en question. Partout ces obligés de Faure sont passés, ils ont mangé, bu et esquissé quelques pas de danse. Lorsqu’on est arrivé quelque part dans un quartier proche d’Agoenyivé, on se demande si ce quatuor peut  encore tenir devant les plats succulents de cette société qui a passé tout son temps à maltraiter ses employés. Mais tenez ! C’est sans compter sur l’avidité et la gourmandise sans faille de ces messieurs qui ont fait montre de leurs talents inouïs de « gobeurs » à l’image des réfugiés somaliens en plein désert et face aux aides des organismes onusiens. On sait la plupart desdits ministres inaugurateurs de chrysanthème, mais de grâce, qu’ils sachent comment se tenir en public. Quoi qu’on dise, une autorité, ce n’est pas que le nom mais c’est toute l’image du pays.

          C’est tout de même choquant et regrettable que des gens dont certains ont difficilement trouvé un bureau pour exister puissent s’illustrer aussi négativement au point peut-être d’oublier que l’équipe Houngbo qui prend de l’eau à tous les bords devrait s’arrêter avant la présidentielle de 2010.


Démarrage du championnat de 2eme division
Un autre mensonge du planificateur Kossivi Reinhardt

          Annoncé pour le 07 mars dernier, le démarrage du championnat de 2eme division de football ressemble à un conte de fée, mieux, à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.

          En début d’avril, au cours d’une conférence de presse au siège de la Fédération Togolaise de Football, le Secrétaire Général David Kossivi Reinhardt a laissé entendre que toutes les dispositions sont prises pour que ce championnat puisse démarrer effectivement en début de ce mois (mai). Aujourd’hui 12 mai, il n’y a rien à mettre sous la dent. C’est l’omerta ! Dans la foulée, le planificateur Kossivi Reinhardt aurait demandé à certains clubs de s’apprêter pour le 17 mai prochain. Mais à cinq jours de cette échéance, que de silence radio.

          Le comble est que depuis l’annonce du démarrage de ce championnat le 27 janvier dernier, les responsables de clubs ont procédé au regroupement de leurs joueurs pour les préparatifs. Les frais que cela engendre font saigner à blanc ces responsables dont la plupart avaient fini par mettre un terme aux entraînements en entendant des signaux forts pour la vraie date de la reprise. Mais l’annonce du technicien Reinhardt a suscité un réveil de leur part. Une fois encore que de peine perdue. Tout s’achoppent sur les moyens financiers qui ne seraient toujours pas débloqués par l’Etat. On se demande de quelle garantie dispose M. Reinhardt avant de fixer cette nouvelle date. Jusqu’à ce jour, certains n’arrivent pas à croire que c’est M. Kossivi Reinhardt qui avance de fausses dates. L’homme a-t-il oublié ses talents de planificateur dont il avait abreuvé les gens, il y a quelques mois  seulement ? M. Reinhardt a-t-il oublié tout ce qu’il racontait sur les radios et télés de la place en matière de gestion du football ?

          C’est bien dommage que des fossoyeurs à l’image de David Kossivi Reinhardt  ont réussi à pousser dans la géhenne le football togolais à cause de leur ventre. « Qui cherche trouve et qui trouve supporte », dit-on. Il suffit de voir ce monsieur dans ses randonnées siège FTF- Port Autonome à la recherche de son président Rock Gnassingbé pour se rendre compte que c’est bien le duo Rock-Kossivi qui assure la mort programmée de ce football. En tout cas, le démarrage de D2 début  mai n’est qu’une plaisanterie et un mensonge grotesque de Kossivi Reinhardt rattrapé par son passé.

Xavier Nono

Correcteur 62 du mardi 05 mai 2009
Quand la saga Faure-Kpatcha profite aux hôpitaux de Kara

          Comme reconnu par un adage populaire selon lequel le malheur des uns fait la fortune des autres, l’imbroglio politico-familial entre les frères Gnassingbé semble profiter énormément aux hôpitaux du Togo en général, et ceux de Kara en particulier.

          En effet, depuis le déclenchement de la saga Faure-Kpatcha dans la nuit du 12 au 13 avril dernier jusqu’à l’arrestation du député,  le président Faure  Gnassingbé  a amorcé une vaste opération de charme à l’endroit des centres hospitaliers du Togo. Ceci au travers des dons de matériels ici et là. Ce réveil spontané de l’ « Esprit nouveau » dans l’ancien corps avec pour maître d’œuvre Komlan Mally, suscite pas mal d’interrogations chez les uns et les autres, au regard du moment choisi.  Surtout que « la magnanimité de Faure » s’exprime et s’intensifie davantage dans la Kozah, reputée fief de l’honorable Kpatcha qui a eu à  faire les  mêmes gestes il n’y a pas longtemps.

          Certains estiment que Faure a fait arrêter son frère Kpatcha pour reconquérir le cœur de la population de Kara qui est largement acquise à la cause du député qui n’a de cesse montré ses largesses  à son endroit. Sinon, c’est vraiment curieux que  Faure Gnassingbé retourne à Kara faire les mêmes choses faites par son frère député du coin, et de surcroît du même parti RPT.

          Pourquoi un tel empressement et regain d’attention vis-à-vis de la Kara ? Au moment où les fils à Papa par leurs querelles intestines et puériles donnent tout à Kara, certains hôpitaux du Togo n’ont même pas d’aspirine.

          Voilà où peuvent amener l’insouciance, le manque criard de vision et la volonté affichée des enfants Eyadema à faire du Togo, l’héritage  et la propriété privée de leur défunt père. N’empêche ! Si cette guéguerre peut être l’occasion de mieux équiper les hôpitaux de Kara, tant mieux. Ce n’est que la santé de nos compatriotes du Nord qui s’en sortirait mieux.


Célébration de la fête du 1er mai : Les vérités des travailleurs togolais à Faure Gnassingbé

« Le soleil centenaire du 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs, s’est levé, cette année encore, sur les conditions de vie des masses laborieuses de notre pays et, force est de le constater, le paysage qu’il éclaire n’est guère réjouissant : les travailleurs et les travailleuses du Togo ne sont pas au bout de leurs peines... ». C’est par cette phrase que les syndicats des travailleurs du Togo ont donné le ton à la présentation de leur cahier de doléances au gouvernement. C’était à l’occasion de la fête du 1er mai. Les manifestations marquant cette journée ont eu lieu vendredi dernier sur l’Esplanade du Palais des Congrès de Lomé en présence  du chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, du Premier ministre Gilbert Houngbo, des membres du Gouvernement, des députés à l’Assemblée nationale et des responsables des syndicats des travailleurs.

Les organisateurs de défense des intérêts matériels et moraux, individuels et collectifs des travailleurs ont saisi  cette occasion pour exposer leurs préoccupations au chef de l’Etat. « Il n’est pas de la coutume intrinsèque des travailleurs et des travailleuses de notre pays de se voiler, résolument et obstinément, la face pour nier, en l’occurrence, les efforts que le gouvernement déploie pour tenter d’améliorer le quotidien des Togolais, même s’ils jugent mitigés les résultats, et trop étirés dans le temps. Mais, nous en convenons tous, il reste beaucoup, les travailleurs traduiront : il reste trop à faire, la situation se dégrade, la vie chère poursuit ses ravages… », a déclaré le syndicaliste Gbikpi-Bénissan qui avait en charge la présentation du cahier de condoléances.

Les doléances formulées étaient résumées en 19 points. Il s’agit :

De la révision immédiate de la grille indiciaire.

Le relèvement du SMIG et du SMAG, à partir de l’étude effective du « panier de la ménagère ».

Le paiement des allocations familiales aux « Agents permanents ».

Le paiement des arriérés de salaires des travailleurs de l’ICAT, de l’ITRA et des enseignants auxiliaires concernés.

L’arrêt immédiat des licenciements, qui engendrent dans les familles des drames sans nom et condamnent des dizaines de milliers de citoyens togolais à la pire des précarités et à la déchéance ; le redéploiement des travailleurs déjà victimes de licenciements.

La résolution diligente des problèmes liés à la fermeture des sociétés d’Etat en cessation d’activités et le paiement de leurs droits aux travailleurs, conformément à l’engagement n° 118 du Protocole d’Accord du Dialogue social : OPAT, Hôtel de la Paix, Hôtel du 2 Février, Togopharma, Togotex, SNI etc.

Le paiement des arriérés d’allocations de départ à la retraite aux ayants droit et la reprise générale du paiement desdites allocations, conformément aux dispositions des Etats-généraux de l’Administration publique (EGAP).

L’application effective aux travailleurs du secteur parapublic et aux travailleurs de l’Enseignement privé confessionnel catholique, des augmentations de salaires de 5 et 3% appliquées aux salaires dans le secteur public, respectivement en janvier 2007 et janvier 2008, et ce, en attendant les négociations collectives dans ces secteurs.

L’accélération du processus de décision relative à la prise en charge systématique des accouchements par césarienne pratiqués dans les hôpitaux publics.

L’accélération du processus de règlement des problèmes de la Caisse de retraites complémentaires des cadres (CRCC).

Le relèvement des pensions de retraite de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Le renforcement du contrôle effectif des prix et la baisse significative du prix des produits de 1ère nécessité comme mesures participant d’une politique de lutte contre la vie chère.

Le démarrage effectif des travaux de la commission mixte de réflexion sur la vie chère, présidée par son Excellence M. le premier ministre, dont un document émanant de la Primature et daté du 22 mai 2008, affirme qu’elle a été mise « en place le 05 mai 2008 ».

Le rétablissement en la forme du système de couverture santé des agents de l’Etat et l’annulation de la Note d’information du directeur du CHU-Tokoin, en date du 23 octobre 2008, exigeant le paiement immédiat de 50% du montant des frais hospitaliers.

La révision à la baisse du taux de dédouanement des véhicules privés.

L’élargissement aux locaux des centrales syndicales de travailleurs des lieux de tenue de l’évaluation formative des apprentis, en vue de la délivrance d’un quitus.

La résolution définitive du problème récurrent des délestages dans la fourniture de l’énergie électrique, alors que les factures de nombreux ménages sont en constante augmentation.

L’extension du réseau d’adduction d’eau, en vue de faire face à la poussée démographique et à l’insuffisance de la fourniture d’eau dans les quartiers de Lomé et de ses environs.

La prise de mesures appropriées pour faire cesser la concurrence déloyale, pratiquée couramment par des commerçants libanais, indopakistanais et autres, pratique qui expose les commerçants nationaux à la ruine et participe à la dépression de l’économie du pays.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, Nicoué Broohm qui avait pris la parole au nom du gouvernement n’a pas du tout comblé les attentes des travailleurs. Néanmoins, il a souligné que les préoccupations exprimées par les travailleurs feront l’objet « d’une étude approfondie et déboucheront certainement sur des concertations directes afin que des solutions adaptées y soient trouvées dans la mesure du possible ».

Olivier GLAKPE


Repression des militants de l’UFC le 27 avril dernier: Les violences électorales de 2010 annoncent leurs couleurs

Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a plusieurs fois dit publiquement qu’il n’y aura plus d’élections émaillées de violences au Togo. Ce qui est à l’origine du refrain « plus jamais ça » que certains membres du pouvoir ne cessent de chanter à chaque occasion. Et tout récemment, avec la fameuse affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat dans laquelle serait impliqué Kpatcha Gnassingbé, le Président de la République a de nouveau réaffirmé, à travers son message à la nation, son engagement à n’organiser que  des élections pacifiques au Togo. « Plus jamais, la politique ne doit faire couler du sang au Togo », a déclaré Faure Gnassingbé.

          Mais au-delà de cette rhétorique, les Togolais ont suffisamment d’arguments d’être sous la hantise d’une élection présidentielle « baptisée » d’un flot de sang humain en 2010. Car déjà entre ce que dit le chef de l’Etat et ce qui se voit sur le terrain, c’est le jour et la nuit. On n’en veut pour preuve que la scène de répression violente à laquelle se sont livrés le 27 avril dernier certains éléments des Forces de l’ordre vis-à-vis des militants de l’Union des Forces de Changement (UFC) qui ont choisi de célébrer le 49e anniversaire de l’indépendance du Togo à travers une marche pacifique qui devait aboutir à la plage face à l’hôtel de la Paix.

          Des coups de gaz lacrymogène dont avaient fait usage les forces de l’ordre ont fait des blessés parmi les militants de l’UFC et le sang commence déjà à couler à un an de l’élection présidentielle, pour une simple marche pacifique de l’opposition. Et de surcroît, cette scène se produit le jour même où les fils et filles de la nation togolaise sont supposés fêter dans la joie et dans  la convivialité l’indépendance du pays, surtout à une période où les Togolais  sont, nuit et jour, invités par Faure Gnassingbé et sa suite à se réconcilier et à se pardonner.

          Si aujourd’hui déjà une simple marche pacifique festive appelle une si violente répression à coups de gaz lacrymogène, il y a lieu de se demander ce que sera la réaction des gendarmes, policiers et même des militaires togolais face à une marche de protestation lorsque le régime RPT mettra, comme toujours, sa machine à  fraudes en marche pour truquer et voler la victoire lors de l’élection présidentielle de 2010.

Assou ADJIKPA


Affaire de tentative de coup d’Etat : Des détenus libérés racontent leur mésaventure : « Nous avons passé des moments vraiment pénibles. On a été maltraité et même torturé »

.Les organisations de Défense des Droits de l’Homme ont menti au peuple

 « Nous avons rencontré les détenus, ils se portent bien. Apparemment ils ne présentent aucune séquelle de maltraitance. Nous avons suggéré au ministre des Droits de l’Homme et son collègue de la Sécurité de faire continuer le suivi médical des détenus malades ou sur surveillance médicale avant leur interpellation et de veiller, en tout état de cause, à l’hygiène et à la salubrité de la literie et des lieux de détention ». Voilà ce qu’a déclaré le groupe d’associations de Défense des Droits de l’Homme (CNDH, LTDH, MTDLDH ) lors de la conférence de presse qu’il a organisé à l’Hôtel IBIS, une semaine après l’éclatement de l’affaire de tentative de coup d’Etat suivi de l’arrestation d’une vingtaine de personnes dont Kpatcha Gnassingbé.

Contrairement à toutes ces déclarations, des informations en provenance de sources proches de certains détenus libérés la semaine dernière indiquent que les responsables de ces associations qui se réclament des Défenseurs des Droits de l’Homme ont simplement et purement menti sur toute la ligne. Les détenus assurent n’avoir jamais reçu la visite des responsables de ces associations lors de leur interpellation. « Je vous assure qu’aucun détenu, du moins ceux que je connais, n’ont reçu une quelconque visite des associations des Droits de l’Homme. Ils vous ont menti. J’étais étonné de lire ces choses dans vos journaux », a déclaré un détenu libéré la semaine dernière.

D’autre part, la même personne indiquent qu’ils ont été gardés dans des conditions vraiment difficiles. « J’avoue que nous avons passé des moments vraiment pénibles. Nous avons été maltraités et même torturés. Ils nous ont gardé dans l’obscurité totale sans la moindre lumière et il était difficile de distinguer le jour de la nuit.  Tout ce que je sais, c’est que nous avons été gardé  sur une maison à étage. La chaleur qui y faisait était insupportable. Parfois on passe plus de trois jours sans rien mettre sous la dent. Et le jour où on nous sert à manger, c’est dans l’obscurité qu’on le fait. On ne sait même pas ce qu’on nous donne à manger ou à boire. Ce qui fait que j’ai peur pour ma vie », a-t-il déclaré avant de poursuivre : « Ils nous ont libéré parce qu’ils se sont rendus compte qu’on en est pour rien. En tout cas, la main sur la conscience, moi je vous dis que je ne me reproche rien. Je doute même de l’existence de ce coup d’Etat ».

C’est dommage que le pouvoir puisse permettre que les prisonniers soient maltraités jusqu’à ce point. Cela montre d’ailleurs que rien n’a changé au Togo sous «  l’esprit nouveau ». Et le plus choquant est le comportement des associations des Droits de l’Homme qui au lieu de défendre les droits des citoyens s’illustrent négativement. Les Togolais ont  encore beaucoup à faire pour retrouver le chemin de la démocratie.

Olivier GLAKPE


Arrestation de Kpatcka : Le clan Gnassingbé à la croisée des chemins

Le pouvoir a toujours donné l’impression d’être uni jusqu’à la moelle et de ne pouvoir être ébranlé par des évènements, comme une « catastrophe nationale». On se rappelle Faure et Kpatcha unis comme les doigts de la main pour capter le pouvoir. Mais cette époque n’est aujourd’hui qu’un lointain souvenir. C’est la survie même du clan qui est éprouvée par cette fameuse affaire Kpatcha.

L’illusion de la sérénité

          Il n’a pas fallu longtemps pour le clan au pouvoir pour réagir. Le Bureau politique du Rassemblement du Peuple Togolais est monté au créneau le samedi 18 avril, six (06) jours après le début des hostilités marquées par l’assaut militaire au domicile du député, pour condamner à demi-teinte les faits reprochés au demi-frère du chef de l’Etat et apporter le soutien du parti à ce dernier. Les militants et l’Armée lui emboîteront le pas et réaffirment leur fidélité  au président du parti et chef suprême des Armées. Les populations sont mises à contribution pour donner l’air que le clan n’est en rien ébranlé mais reste uni derrière Faure Gnassingbé. Les marches de soutien sont ressuscitées pour ce faire.

          Cet effort du clan pour donner l’illusion de la sérénité a été aussi manifeste lors du défilé militaire et civil marquant le 49e anniversaire de la fête de l’indépendance. Faure Gnassingbé s’est plié en quatre pour se faire entourer d’une brochette de frères et sœurs Gnassingbé. Une façon pour lui de clouer le bec à ses détracteurs qui pensent que la famille est divisée. Comme si elle ne l’était pas. Les « pugilistes »  Pascal Bodjona et son collègue Issifou Okoulou-Kantchanti étaient vu sur les écrans en grand palabre lors du défilé, comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde. Cette sérénité n’est qu’apparente et ne saurait traduire la situation délicate que traverse le clan Gnassingbé.

A la croisée des chemins

Le clan joue son avenir dans cette affaire Kpatcha. C’est une véritable équation qui se pose à lui. A-t-il la justice ? Pas du tout ! Cela explique d’ailleurs que le RPT qui s’est toujours fait passer pour un parti discipliné n’ait pas encore prononcé son exclusion du  parti. Car c’est la punition idéale pour le délit reproché au député. Le parti ne saurait se hasarder sur cette piste car son déclin pourrait en résulter. Dans les déclarations de circonstance, si on affirme de manière ostentatoire son soutien au chef de l’Etat, on n’ose pas tirer à boulet rouge sur le député. Le Secrétaire Général du RPT a lâché le mot le samedi 25 avril dernier lors d’un meeting à Agoenyivé. M. Esso Solitoki a déclaré que malgré tout, le « pustchiste » Kpatcha Gnassingbé reste un membre de la famille, entendez du RPT. Assez étonnant quand on sait que le chef de l’Etat voit en son demi-frère un criminel. Mais c’est tout de même sage, quand on sait les conséquences éventuelles de toute exclusion du député que viendrait à prononcer le RPT. Cela scellerait la dislocation du parti, et partant, du clan. Car les militants qui ont de la sympathie  pour le député ne sont pas négligeables. Kpatcha a conquis leur cœur depuis les législatives d’octobre 2007. On dit la ville de Kara acquise à sa cause, raison pour laquelle la ville n’a pas inauguré le retour des  marches de soutien à Faure, comme c’était prévu dans les arcanes du pouvoir. Les sympathisants du député auraient pu manifester depuis s’ils n’en sont pas dissuadés.

          Aujourd’hui, des tractations de l’ombre eraient entreprises pour libérer le député incriminé. Les sources rapportent de plus en plus que le principe de sa libération est acquis mais que tout bute sur les conditionnalités.

          Des architectes seraient envoyés dans sa maison pour évaluer les dégâts subis lors de l’assaut et envisager les réparations. Le RPT n’a d’ailleurs pas le choix car il prendrait le risque de se mettre à dos les admirateurs de Kpatcha en le faisant juger et condamner. Et ils pourraient exprimer cette colère en 2010 à travers les urnes. Mais la libération d’un présumé putschiste pris en flagrant délit n’aurait-elle pas des revers ?

          Il faut avouer que le clan Gnassingbé est à la croisée des chemins car toute décision engage sa survie.

Le Correcteur


La Loupe du « Correcteur » Une impression de fête

          On n’a pas besoin d’instrument avant de savoir le degré d’insouciance et de moquerie dont les gouvernants togolais font montre à l’endroit de leurs citoyens. Cela relève d’une évidence et démontre, à plus d’un titre, que la misère est encore très loin de  son début de dénouement pour les pauvres Togolais. Ces pauvres travailleurs togolais qui ont choisi la voie du mensonge pour orchestrer des scènes de joie vendredi dernier afin de marquer la fête du 1er mai. Puisqu’il s’agit avant tout de la fête de tous les travailleurs du monde entier, et y déroger serait, pour  ces vaillants et courageux travailleurs Togolais, une dénégation  de leur attribut d’hommes actifs. En réalité, les travailleurs togolais n’ont pas célébré la fête du 1er  dans la joie sincère. Ils l’avaient juste simulée. Inutile de se demander encore, au vu du poids de la misère qui pèse sur les ménages, si les Togolais jouissent des fruits de leurs efforts et de leurs sacrifices quotidiens. Qui ne sait pas qu’être un travailleur au Togo signifie, abstraction faite de cette minorité assassine qui pompe éternellement les richesses de l’Etat, signer un pacte avec la misère et la précarité ? Mais aller jusqu’à ajouter à cette précarité des travailleurs togolais une moquerie caractérisée par un irrespect, frise beaucoup la volonté de nuisance grave, comparable à un crime à l’égard de pauvres gens qui ne demandent que le minimum vital.

          En attendant une rémunération descente de ses efforts, le respect dont a besoin le travailleur togolais n’est rien d’autre qu’une assurance, aussi flatteuse et aussi démagogique soit-elle, d’avoir de la part des gouvernants, une garantie de lendemains meilleurs quant à l’amélioration de ses conditions de vie.

          Cela pouvait passer par des promesses à travers un message à la nation. Un message rassurant et convainquant que les travailleurs ont attendu en vain. Et pourtant la période s’y prête très bien où le peuple togolais vient de célébrer le 49eme  anniversaire de son accession à la souveraineté internationale.

          Mais comme les gouvernants togolais ont fait de leur priorité la conservation du pouvoir, menacé aujourd’hui de déstabilisation,  il n’est pas étonnant de voir le chef de l’Etat centrer ses discours à la nation sur ce qui concerne la sécurité du fauteuil présidentiel. Qu’importe si les travailleurs togolais fêtent à contre cœur !

Assou ADJIKPA


Scandale au cours du séminaire de formation des arbitres togolais de football : Les diplômes de participation et une partie des tenues et matériels didactiques portés disparus

Dans le cadre de son programme « Gagner en Afrique avec l’Afrique », la FIFA a organisé à Lomé du 25 au 30 avril dernier en collaboration avec la Fédération Togolaise de Football, un séminaire de formation des arbitres et arbitres assistants de haut niveau. Pendant cinq (5) jours, des experts de la FIFA sous la direction du Gabonais Pierre Alain Mounguingui ont procédé à la remise à niveau des 26 participants à ce stage au cours duquel il a été constaté que les arbitres togolais ne sont pas bien suivis par les commissions spécialisées car selon un formateur, la plupart d’entre eux ont échoué sur les tests physiques, ce qui pourrait les disqualifier de la liste FIFA la saison prochaine s’ils ne prennent pas conscience de leurs manquements.

Mais le fait marquant de ce séminaire est la disparition d’une partie des tenues d’arbitres, offertes gratuitement par la FIFA. Il en est de même pour les diplômes de participation et autres matériels didactiques qui sont portés disparus. Les experts ont dû refaire sur place quelque chose pour sauver les meubles. Dans le rang des officiels de la FIFA, c’est l’indignation et la désolation, étant donné que selon eux, c’est la première fois que des matériels envoyés par la FIFA pour la formation des arbitres soient volés.

En effet, avant ce stage, la FIFA a envoyé un lot de matériels en date du 10 mars 2009 par vol AF848, N°AWB : 057-3120 4386.

Ce matériel composé des sifflets, des lois de jeu 2008-2009, des tenues d’arbitres, des blocs notes, des matériels didactiques comme des dépliants, des DVD pour l’interprétation des lois de jeu et d’analyses des incidents de matches entre autres, est une donation de la FIFA pour ledit séminaire et doit être distribué gratuitement aux participants. Mais il se fait que tout le stock a été bloqué au camp par le Colonel Président Rock Gnassingbé. A l’ouverture des travaux, aucun matériel didactique n’a été trouvé pour la formation. Selon nos informations, c’est sur insistance des experts que le Président Rock qui se trouvait en ce moment-là à Zurich a ordonné à l’un de ses proches en l’occurrence M. Paniah Gagnon d’apporter une partie du matériel du camp.

Cette situation montre une fois de plus le manque d’intérêt de Rock au football togolais qu’il continue de régenter comme une épicerie avec ses vieilles méthodes de confiscation et d’opacité.

Pour un scandale, c’en était un pour les participants et surtout les experts de la FIFA qui sont partis avec de mauvaises impressions sur le Bureau Exécutif de la FTF.

Kokou AGBEMEBIO


L’Alliance rend publique ses nouvelles structures et se prononce sur l’actualité politique

Les responsables de l’Alliance ont tenu vendredi un point de presse au siège du parti pour porter à la connaissance du public les nouvelles structures annoncées au cours du congrès des 20, 21 et 22 mars dernier. Selon le Secrétaire Général Assima Kpatcha, les reformes effectuées concernent la révision des textes juridiques du parti, la mise en place du Bureau politique, le renouvellement du comité exécutif, la mise en place des organes nationaux et des commissions permanentes. Pour les organisateurs, ces travaux et la mise sur pied de nouveaux principes permettront d’améliorer l’Administration du parti.

          Faut-il rappeler, le Bureau exécutif de l’Alliance dirigé par Dahuku Péré est composé de neuf (09) membres.  Quant au bureau du Comité politique, il se compose du président de l’Alliance, les membres du B.E, les présidents fédéraux, les personnalités désignées par le Président. L’autre précision apportée est que seul, le Président est élu et il choisit en toute responsabilité les membres de son équipe.

          Les responsables de l’Alliance ont profité de cette rencontre pour se prononcer sur l’actualité politique du pays. Ils ont évoqué la nécessité  d’une réconciliation vraie et sincère entre les Togolais avant 2010 au cours  de laquelle se tiendrait la présidentielle dont M. Péré et ses collaborateurs se prononceront sur une éventuelle participation lors d’une convention nationale dans les jours à venir.

          En ce qui concerne l’épineux problème de coup d’Etat dont Kpatcha Gnassingbé serait l’instigateur, le parti se montre très circonspect et attend la décision  de la justice pour se prononcer.

XAVIER NONO


Le 18ème anniversaire du CAR célébré à Lomé

Le Comite d Action pour le Renouveau (CAR) a fêté les 18 ans de son existence le jeudi 30 avril dernier à Lomé. C est la grande salle de conférence du Centre Togolais des Expositions et Foires (TOGO 2000) qui a offert son cadre à cette célébration. Plusieurs responsables du CAR étaient présents à cette journée placée sous le thème « Bilan des 18 ans des acquis démocratiques d’avril 1991 ».

Le leader charismatique et actuel membre d’honneur de ce parti, Me Yawovi Agboyibo était également présent à cette journée.

 Me Dodji Apévon, le président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), la troisième force politique au Togo a, au cours de cette journée, fait un bref résumé de l’actualité politique du Togo. Le dialogue au sein du CPDC, l’affaire Kpatcha Gnassingbe, les relations qu’entretient le CAR, avec les autres partis de l’opposition et le contentieux opposant les députés RPT à ceux de l’opposition à propos du code électoral sont, entre autres, les sujets sur lesquels il a axé son intervention.  Il a rassuré les uns et les autres que  l’opposition togolaise a toutes les chances de remporter l’élection présidentielle de 2010. « Je reste convaincu que l’opposition a toute les chances de remporter la victoire en 2010 », a-t-il déclaré en substance avant de poursuivre que  la victoire de l’opposition en 2010 passe nécessairement par « l’entente des forces démocratiques sur un candidat unique dont le principe et les contours ont été affirmés dans le communiqué signé conjointement en janvier par le CAR et l’Union des Forces de Changement (UFC) ».

Rappelons que L’UFC et le CAR ont décidé le 28 janvier de former une alliance pour ce scrutin présidentiel.

Réagissant sur l’affaire Kpatcha Gnassingbe,  Me Apévon a réitéré la position de son parti qui souhaiterait que « toute la lumière soit faite dans le respect des garanties prescrites en la matière ». « Le CAR voudrait rappeler à ce propos, que suivant les textes en vigueur, si en cas de flagrant délit, un député peut être arrêté et poursuivi sans levée préalable de son immunité, il ne peut en revanche être jugé que si, l’immunité est levée par l’Assemblée nationale », a-t-il souligné.  

D’autre part, cette journée commémorative des dix-huit années d’existence du CAR a été également marquée par l’intervention de Jean Kissi, Secrétaire national du parti qui a fait l’historique du déclenchement du processus démocratique au Togo.

          C’est donc dans une ambiance de gaieté et de satisfaction totale que les militants du CAR se sont séparés ce jeudi.

Olivier GLAKPE


Faure encourage la médiocrité et les provocations

          Le 49e anniversaire de l’indépendance du Togo commémoré le 27 avril dernier a encore offert aux Togolais l’habituel rituel de décoration de certains hommes et femmes par le pouvoir en place.

          Et comme toujours, il s’agissait pour les autorités togolaises de témoigner la reconnaissance du pays à ceux-là qui ont posé un acte méritoire au profit du Togo. C’est ainsi que plusieurs personnalités du monde politique et administratif tant du Togo que d’ailleurs ont été élevés soit au rang de Chevalier de l’ordre du Mono, soit d’Officier de l’ordre du Mono. Dans la foulée, les plus  onusiens des Togolais, c’est-à-dire Gilbert Bawara et Gilbert Houngbo, respectivement ministre de la Coopération et Premier ministre, ont été également élevés au rang d’Officier et de Commandeur de l’ordre du Mono.

          Pour une banalisation de ce cérémonial de  décoration, c’en était une, aux yeux de beaucoup de Togolais qui se demandent encore ce que ces deux hommes ont réellement fait de concret et de profitable pour les Togolais pour mériter cette distinction. Sans trop chercher à s’attarder sur le cas de Gilbert Bawara qui ne sait qu’exceller dans les propos orduriers envers les adversaires politiques du régime RPT, c’est surtout le cas du Premier ministre Gilbert Houngbo qui a beaucoup indigné plus d’un.

          Comment peut-on se permettre de décorer quelqu’un qui s’est montré incapable de tenir la promesse faite par lui de changer, en  six (6) mois, le vécu quotidien des pauvres Togolais par l’amélioration de leur condition de vie ? Qu’est- ce que Gilbert Houngbo a fait aux Togolais si ce ne sont ses promesses mensongères couplées de sa « théorie de  modernisation d’une ville tracée de routes de latérite » ?

 En tout cas, l’élévation de Gilbert Bawara et Gilbert Houngbo au rang d’Officier et de Commandeurs de l’ordre du Mono est une preuve palpable que Faure Gnassingbé est en train d’encourager la médiocrité. Une moquerie envers le peuple !


Pourquoi encore mobiliser des milices du RPT pour tronquer les émissions de RFI ?

          C’est une peine perdue que d’espérer voir un jour le régime RPT rompre avec ses mauvaises pratiques qui ont toujours contribué à ramener le pays en arrière. Chassez le naturel, il revient au galop.

          En effet, la célébration du 49e anniversaire de l’indépendance du Togo a été marquée par une multitude de manifestations parmi lesquelles l’enregistrement d’une série d’émissions de grande écoute de la Radio France Internationale (RFI) sur le campus de l’Université  de Lomé.  Certains accros du régime RPT ont encore trouvé l’occasion de tirer le drap de leur côté dans le but de  montrer aux yeux du monde que Faure Gnassingbé et son gouvernement sont en train de bien gérer le pays.

          La stratégie mise en œuvre est de faire écouter beaucoup de jeunes étudiants et activistes du RPT dans une salle amenagée pour la circonstance. Ces derniers ayant pour mission de monopoliser la parole pour gaver les animateurs de RFI de raisonnements allant dans le sens de la défense des positions du RPT. Heureusement que nos amis de RFI ont été plus intelligents et ont décidé de tourner leur émission en plein air, ce qui a mis à l’eau ce projet honteux, monté par un membre influent du régime RPT.

          Malgré tout cela, beaucoup d’observateurs ont affirmé avoir  constaté la présence de certains soldats habillés en civils dans la foule qui a assisté aux séances d’enregistrement des émissions de RFI. Quelle sale stratégie !


Les travailleurs togolais disent non à la COTEC

Tous ceux qui ont fait le déplacement du Palais des Congrès de Lomé dans la matinée du 1er mai dernier ont assisté à la scène. C’était à l’occasion de la célébration de la fête des travailleurs. Comme de coutume, les responsables de syndicats des travailleurs et le gouvernement se sont donné rendez-vous à ce lieu pour la présentation du cahier de doléances des travailleurs togolais.

C’était au syndicaliste Tètèvi Gbikpi-Bénissan que l’honneur était revenu de présenter les doléances. Mais lorsque ce dernier était arrivé sur le point qui concerne la révision à la baisse du taux de dédouanement des véhicules privés, le public a applaudi pendant longtemps obligeant le syndicaliste Tètèvi Gbikpi-Bénissan à observer une pause. C’était au nez et à la barbe de Faure Gnassingbé, Gilbert Houngbo et les membres du gouvernement. C’est la preuve que les Togolais condamnent à l’unanimité cette augmentation exacerbée du taux de dédouanement des véhicules d’occasion. Ce serait dans un pays normal qu’au lendemain de cette fête, le président prononcerait un discours pour mettre fin à la fameuse COTEC.

Malheureusement, on est au Togo et les dirigeants n’ont aucun respect pour les citoyens. Ils préfèrent prendre unilatéralement les décisions sans tenir compte de l’avis et surtout du niveau de vie des populations. Sinon comment comprendre que l’on puisse augmenter les taxes sur le dédouanement des voitures au même moment où la vie chère bat son plein. N’est-ce pas une manière d’empêcher les Togolais à rouler en voiture comme eux ? Et après, c’est pour dire qu’on veut empêcher la pollution. En tout cas, que Faure Gnassingbé et ses ministres sachent qu’ils auront besoin du peuple dans moins d’un an.


Quand Abass Bonfoh se ridiculise au Gabon

Les présidents des Assemblées parlementaires de la Francophonie se sont retrouvés à Libreville du 24 au 25 avril dernier pour réfléchir ensemble sur les effets de la crise financière et économique mondiale sur les économies africaines et voir les précautions à prendre. Le Président de l’assemblée nationale togolaise, Abass Bonfoh était également au rendez-vous.

Selon les journaux gabonais, les participants ont évoqué, entre autres, le sujet ayant trait au renforcement de la coopération entre les différents parlements de l’espace francophone. Mais curieusement, c’est un reportage absolument à part que notre confrère, la télévision togolaise a fait sur cet évènement. Ils ont centré l’élément sur l’affaire Kpatcha Gnassingbé comme si c’était le sujet central de la rencontre de Libreville. Ils n’ont pas hésité à faire intervenir le président de l’Assemblée nationale du Gabon Guy Ndoumba N’Gama qui en bon « bitosard », déclarait que «le président de l’Assemblée Nationale du Togo  nous a éclairé sur les récents évènements au Togo; nous nous sommes félicités de ce que les choses se soient déroulées conformément aux règles de droit. Nous souhaitons que le peuple togolais garde la sérénité et qu’il maintienne le cap des réformes qui ont été engagées depuis l’arrivée du président Faure au pouvoir ».

 On se demande ce que Abass Bonfoh est allé leur dire. Peut-on parler du respect des règles de droit quand on envoie nuitamment des militaires tirer sur la maison d’un élu du peuple ?

D’autre part, dans le même reportage, on a vu les présidents des Assemblées parlementaires de la Francophonie visiter certains lieux touristiques du Gabon. Curieusement Abass Bonfoh était le seul à porter un tricot sur lequel on remarque la photo du président de son pays. Est-ce à dire que le Président de l’Assemblée nationale togolaise n’a que ce tricot dans sa valise ? Où bien le fait-il pour montrer son affection à Faure Gnassingbé ? Lui seul pourra répondre à cette question. Mais avouons-le, il était super ridicule. 

Gilbert Bawara, un nostalgique du passé !

          Dans son message à la nation du 17 avril dernier à la suite du supposé coup d’Etat, Faure Gnassingbé avait traité les présumés comploteurs de « nostalgiques du passé ». Cette déclaration a fait rire aux éclats plus d’un  Togolais, étant donné que le chef de file des « putschistes » n’est autre que son frère consanguin  Kpatcha Gnassingbé. Tout le monde sait que le passé auquel fait allusion Faure est bien entendu celui de son défunt père Eyadema. C’est clair tout de même que le Président togolais reconnaisse devant le peuple entier que son père avait mal géré le pays. C’est sans doute Kpatcha et ses acolytes qui sont doigté de « nostalgiques du passé ». Mais l’attitude du ministre Gilbert Badjilembayéna Bawara le 25 avril dernier lors du meeting populaire du RPT à Agoè autorise loisiblement à  le classer parmi  ces « nostalgiques du passé ».

          En effet, l’un des nouveaux slogans du parti présidentiel est « Faure Gnassingbé, président ! ». Ainsi les différents intervenants notamment Pascal Bodjona, Solitoki Esso, Méimounatou Ibrahima entres autres se sont soumis au rituel. Mais lorsque vint le tour du très controversé Gilbert Bawara, le digne fils de Siou n’a pas hésité à ressusciter un vieux slogan : « Gnassingbé Eyadema toujours, au pouvoir ! » Accueilli par des huées, le tristement célèbre ministre de la Coopération a dû se rétracter.

          Et comme admis par les pschycanalistes, il n’y a pas  d’actes gratuits ; ce qui traduit largement la position de ceux qui pensent que même « l’ami » de Faure Gnassingbé est un nostalgique du passé. Et c’est bien triste.


Match Togo-Cameroun et l’affaire de 32 millions de dette: Zsports  ménace de saisir les tribunaux de la CAF et de la FIFA

. Kossivi Reinhardt doit parler

Dans le cadre de l’organisation du match Togo-Cameroun comptant pour la 1ère  journée du dernier tour des éliminatoires CAN-Mondial 2010 disputé le 28 mars dernier à  Accra, la Fédération Togolaise Football est revenue au pays avec une dette de 32  millions de FCFA. Pour l’organisation dudit match, en plus du Comité d’organisation composé de MM Daoune Boundjou et Henry Djagba, la FTF a coopté  Mme Foussena Djagba, Directrice de Zsport International. Et c’est justement envers cette agence que la dette  a été contractée par Rock Gnassingbé et ses collaborateurs. Jusqu’à ce jour, la FTF rechigne à payer cette dette et l’affaire risque d’être houleuse si aucune disposition n’est prise.

          Selon M. Malick Nibombé, l’un des responsables de Zsport, « tous nos interlocuteurs sont injoignables en l’occurrence le président Rock. Personne ne nous dit rien jusqu’à présent. Mais étant donné que nous disposons d’un mandat en bonne et due forme de la part de la Fédération pour l’organisation du match, nous allons bientôt saisir  la CAF et la FIFA pour que les fonds nous soient payés ». A la lumière de cette déclaration, on est en droit de se demander jusqu’où ira ce bras de fer engagé entre la FTF et Zsport.

          Le comble dans cette histoire, c’est que c’est le nom du Togo qui est toujours écorné  par les incongruités de Rock Gnassingbé et ses sicaires. Sinon comment comprendre que pour l’organisation de ce match, l’Etat ait débloqué  70 millions F CFA et qu’aucun rapport n’ait été présenté et par-dessus tout, le  Togo traîne une ardoise d’impayés ? Surtout qu’avant Rock, le Togo a eu à jouer d’autres matches à Accra sans problèmes majeurs ?

          Si Rock n’a pas érigé l’opacité en système de gestion du football togolais et ne cherche pas à  écarter les  membres influents de son Bureau pour s’accaparer de tout, on n’en sera là aujourd’hui. Dans ce bureau  de la FTF, certains membres comme Boukpessi Essoyaba et Gabriel Améyi ont construit plusieurs hôtels dans la capitale ghanéenne et étaient à même de sauver les meubles si Rock jouait franc jeu.

          C’est bien dommage que Rock revienne à la tête du football togolais avec cette propension à ternir l’image du pays tant  à l’intérieur qu’à l’extérieur dans sa folle et morbide envie d’argent.

          Le plus surprenant, est le silence sépulcral du Secrétaire Général Kossivi Reinhardt qui a signé le mandat en date du 13 mars 2009, confiant l’organisation du match à Zsport International (mandat ci-contre). Un mandat dont certains membres du B.E ignorent l’existence. En clair, ils n’ont jamais été mis au courant d’une telle décision, en témoigne la réaction de M. Daoune Boundjou, Président du comité d’organisation qui dit être surpris de  découvrir un comité  parallèle une fois arrivé à Accra. Pour  cela , Kossivi Reinhardt doit parler pour situer les uns et les autres.

          Il est important que Rock et Reinhardt cessent de  diriger la Fédération au gré de leurs humeurs et intérêts. Dans tous les cas, qui paie ses dettes s’enrichie ; donc Rock n’a d’autres choix que de payer les dettes afin de mettre fin à la série d’infamies et d’anathèmes sur le Togo.

Kokou AGBEMEBIO


Affaire de tentative de corruption d’arbitres : Un an après la décision du TAS, la CAF n’a toujours pas payé les dommages à Tata Avlessi

. Au Togo, Faure Gnassingbé récompense les comploteurs

Il nous souvient que lors de la CAN des cadets disputée  au Togo en mars 2007, est née une affaire de tentative de corruption d’arbitres dans laquelle la Confédération Africaine de Football a suspendu à vie M. Tata Avlessi, le président de la Fédération Togolaise de Football d’alors.

          Le président Avlessi avait plaidé non coupable et fait appel au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui l’a blanchi. Dans la sentence arbitrale en date du 11 mars 2008, le président de la Formation du TAS, Raymond Ranjeva avait condamné la CAF à verser à titre de dommage 20.000 CHF (vingt mille francs suisse), environ 8 millions de FCFA à M. Tata Avlessi.

          Paradoxalement, plus d’un an après cette décision du TAS, la CAF de Issa Hayatou, n’a toujours pas payé M. Avlessi. Selon nos informations, Issa Hayatou et ses hommes, toute honte bue dans ce vaste complot mal habillé, n’ont pas jugé utile de rentrer en contact avec celui qu’ils ont injustement accusé de corruption.

          C’est inconcevable qu’une institution comme la CAF continue de se discréditer davantage dans ce dossier qui avait fait le tour du monde et ouvert les yeux des gens sur le vrai visage de l’instance du football africain.

          On ignore pour le moment la position de M. Tata Avlessi sur le sujet. Toujours est-il qu’on pourrait s’attendre à d’éventuels rebondissements si rien n’est fait.

. Au Togo, Faure Gnassingbé récompense les comploteurs

          Il se dit que Tata Avlessi a dépensé des centaines de millions pour éviter que l’image du Togo ne soit ternie dans cette affaire montée de  toute  pièce par des Togolais eux-mêmes. Au moment où on attend que ces suppôts nationaux soient démasqués et traduits devant la Justice pour avoir jeté du discrédit sur tout le pays, Faure Gnassingbé, sans vergogne, récompense plutôt ces individus indélicats. On a pour preuve que la promotion des sulfureux magistrats Espoir Assogbavi, et surtout Attivi-Cessi qui avait fait une déclaration sur l’honneur selon laquelle, c’est lui qui a servi d’intermédiaire pour corrompre l’arbitre gambien Pa Abdou Saar. Comment un juge qui déclare avoir corrompu soit maintenu en fonction jusqu’à être promu ?

 C’est révoltant d’assister à de pareils événements dans un pays où Faure Gnassingbé ne cesse de tympaniser les Togolais de réconciliation. Ces agissements ne sont pas de nature à réconcilier les Togolais entre eux. Au contraire, Faure continue de semer la division au sein de la population à travers ses décisions impopulaires.

          Si on peut se féliciter que l’avocat principal de Tata Avlessi dans cette affaire Me Alexis Aquéreburu ait été décoré par le président Faure Gnassingbé, la promotion de Attivi Cessi défie toute morale.  Si à cause de ce magistrat, tout le football togolais a été mis à genou pendant deux ans, cela doit donner à réfléchir à nos gouvernants. Et si tous les magistrats togolais se comportaient comme Attivi Cessi ?

          Si c’est comme cela la modernisation de la justice, on se demande de quoi se plaint Faure Gnassingbé des « nostalgiques du passé » étant donné qu’il se révèle le promoteur de l’impunité au Togo.  

Xavier Nono

Le Correcteur N° 61 du 28 avril 2009
Entrave à l’équité du genre : Quand le sexe devient un handicap pour l’émancipation des femmes

Ils sont nombreux les organismes et associations qui travaillent d’arrache-pied sur la problématique de l’équité du genre qui consiste à assurer les mêmes chances de promotion sociale tant chez les hommes que chez les femmes. C’est un sujet brûlant d’actualité sur lequel les femmes ne transigent  pas du tout et proclament à tout vent leur émancipation.

          Même si la question d’égalité Homme-Femme a encore du chemin à  faire, on note néanmoins d’avancées aussi minimes que soit-il avec la responsabilisation des femmes à des hautes fonctions. Mais il se fait que suivant une enquête que nous avions menée, le sexe devienne un sérieux  handicap pour l’aboutissement de cette lutte. Plusieurs femmes rencontrées confient qu’à cause de leur féminité, certains hommes exigent d’elles des rapports sexuels avant tout apport à leur épanouissement.

          Reçue sur le plateau de la Télévision  Espoir de Tsévié le 03 avril dernier dans l’émission « Tribune Citoyenne », l’artiste togolaise du Gospel, Reine a déclaré que la réussite des femmes en général et celle des femmes artistes de la chanson dépend en grande partie des hommes. Lorsqu’il lui a   été demandé les difficultés rencontrées dans sa carrière en tant que femme, Reine a répondu sans  détours. « Lorsque vous sollicitez l’apport des sociétés de la place comme sponsor certains hommes vous disent oui mais à condition que … Vous comprenez. Mais moi en tant que chrétienne et de surcroît mariée, je ne peux pas me prêter à ce jeu. Ma foi chrétienne l’interdit formellement. C’est comme ça que ces sponsors vous ferment la porte au nez. Je demande à ces hommes de changer de mentalité », a-t-elle conclu.

          Une autre femme, haut cadre du pays qui a  préféré garder l’anonymat a raconté qu’ « avant d’être là où je suis aujourd’hui, cela n’a pas été facile. Lorsque je cherchais du boulot après mes études, partout où j’ai déposé mes dossiers, les responsables et parfois mêmes les intermédiaires demandent à coucher avec moi avant toute chose. Ce que je n’acceptais pas de par mon éducation. Mais une fois, il y a un Directeur de société qui a accepté m’embaucher comme Secrétaire mais quelques mois après il a voulu sortir avec moi. Je lui ai fait savoir que j’ai un fiancé et vous savez la semaine suivante, il m’a licenciée. Je ne vous apprends rien en vous disant que j’ai dû me plier à ces exigences ailleurs avant d’être ce que vous voyez aujourd’hui. »

          Christine rencontrée dans un cabinet de la place avoue les yeux en sanglots « J’ai dû sacrifier mon sexe pour que cessent  mes ennuis. Tous veulent que je sois leur amant. Je vous dis qu’aujourd’hui je ne suis pas mariée. » Plus loin  Christine ajoute « la plupart des femmes occupant les hautes fonctions sont dans le cas. Au  départ, certains se marient et divorcent après. Je sais ce que je vous dit, la plupart de ces femmes sont célibataires endurcies. »

          Ces déclarations montrent à suffisance la gravité du phénomène et constitue un véritable frein à l’émancipation de nos sœurs togolaises. Pour la plupart, elles préfèrent se retrouver dans l’informel où elles créent leurs propres initiatives pour se libérer des pulsions incontrôlées de certains hommes.

          Là encore, toutes ne réussissent pas. Tôt au tard, elles sont bien obligées de faire l’amère expérience de la recherche d’emplois et ses dégâts collatéraux. Il apparaît clairement que la problématique de l’équité du genre doit se poser autrement et il urge qu’une sensibilisation ardue soit menée pour assurer la reconversion des mentalités de ces hommes qui trouvent en toute femme à leur service un nectar à sucer. L’équilibre de la société en dépend.

XAVIER NONO


Tentative de coup d’Etat ou hâblerie de mauvais goût ? Faure Gnassingbé envoie des architectes réparer la maison de Kpatcha Gnassingbé

« On a voulu me tuer » ! Voilà ce qu’a déclaré l’ancien ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbé après l’assaut que le Colonel Kadanga et une cinquantaine d’éléments de la Force d’Intervention Rapide (FIR) ont lancé contre son domicile dans la nuit du dimanche 12 avril au lundi 13 avril 2009. Cette attaque a fait selon les témoins, deux victimes et de nombreux dégâts matériels. La maison du député de Kara a été sérieusement touchée par les balles des armes d’assaut que le Colonel, commandant de la FIR a déployées pour la circonstance.

La scène a surpris plus d’un Togolais. Ils se sont interrogés sur ce qui a pu motiver un commandant d’une unité d’élite comme la FIR à débarquer nuitamment chez un citoyen qui de surcroît est un député, jouissant de l’immunité parlementaire.

Le chef d’Etat-Major et le Colonel Kadanga doivent s’expliquer

Le procureur de la République a tenté certaines justifications forcées lors de la conférence de presse du 16 avril qui n’ont pas trop convaincu.

Selon lui, ce sont « les gendarmes qui étaient en mission et ils ont été surpris par des tirs. Il y avait la FIR qui faisait la patrouille au stade de Kégué. Donc, leur patron a envoyé d’aller voir d’où venaient les tirs. Ils avaient constaté que c’est sur la Gendarmerie qu’on tirait. Automatiquement, ils ont demandé un renfort au niveau de leur camp parce qu’ils ne comprenaient pas ce qui se passait ». N’est-ce pas curieux ça ?

Si on ne comprend pas ce qui se passe et on sait que les tirs venaient de la maison d’un élu du peuple qui est de surcroît un ancien ministre de la Défense et frère du chef de l’Etat, est-ce qu’on tire sur ladite maison  ou bien on cherche à comprendre ? En plus, comment explique t-on la présence du Commandant de la FIR à cet endroit. Faisait-il également la patrouille au stade de Kégué ?

En tout cas, selon les experts en la matière, l’argument du procureur ne tient pas debout car si les éléments de la gendarmerie affectés pour la mission sont en difficulté, ils doivent faire appel à une unité spécialisée dans ce genre d’action notamment, l’Unité Spéciale d’Intervention de la Gendarmerie (USIG) ou au pire des cas à la Compagnie Guépard du Régiment Commando de la Garde Présidentielle qui est à la disposition de chaque régiment, 24h/24.

C’est pour cette raison que le chef d’Etat-Major et le Colonel Félix Kadanga doivent s’expliquer. Car beaucoup pensent que la vraie raison qui motive cette descente nocturne dans la maison de Kpatcha est ailleurs.  

La femme du député arrêtée et relâchée 48 heures après

D’autre part, 72 heures après cette attaque, Kpatcha Gnassingbé a été arrêté à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique où il tentait de se réfugier afin d’échapper aux poursuites pour atteinte à la sûreté de l’Etat, rébellion, groupement de malfaiteurs et violence.

C’est en tout cas l’argument de flagrant délit qu’on brandit pour justifier cette attaque qui viole les lois en vigueur et contourner l’immunité parlementaire dont bénéficie le député. Dans la foulée, plusieurs personnes ont été interpellées. On compte aujourd’hui une vingtaine. Même la femme de l’ancien ministre de la Défense a été arrêtée la semaine dernière et relâchée quarante huit heures après. Le député lui-même aurait été écouté deux fois déjà par le juge Koffi Ernest Bignang qui a en charge le dossier.

Faure Gnassingbé envoie des architectes réparer la maison de Kpatcha Gnassingbé

L’affaire était à ce niveau quand curieusement on apprend qu’en fin de semaine dernière le chef de l’Etat a envoyé l’un de ses proches dont nous taisons le nom et un architecte dans la maison de Kpatcha pour évaluer les dégâts causés par les balles en vue de sa réparation. Les proches du député qui sont sur place auraient refusé que la tâche soit confiée à l’architecte affecté par Faure. C’est finalement l’architecte du député qui aurait fait l’évaluation et le dossier serait déjà parvenu au chef de l’Etat.

Cette décision du Président de la République suscite déjà des inquiétudes. Au nom de quoi doit-on chercher à réparer la maison de quelqu’un qui est inculpé pour atteinte à la sûreté de l’Etat, rébellion, groupement de malfaiteurs et violence ? Le chef de l’Etat se reproche-t-il déjà quelque chose ? 

Kpatcha Gnassingbé bientôt libéré

Cette prise de position du chef de l’Etat renforce les rumeurs selon lesquelles Faure serait actuellement sous forte pression. On parle du Guide de la Révolution libyenne qui aurait condamné l’inculpation de Kpatcha Gnassingbé et demandé que Faure le libère le plus tôt possible. Même son de cloche du côté de Kara. On apprend que sur convocation du  conseil des sages de Pya, Faure y aurait passé deux jours. Là aussi, il lui aurait été recommandé de libérer son frère. Toutes ces personnes manquent de preuves tangibles pour croire à la tentative de coup d’Etat dont le député serait le commanditaire.

On va inévitablement vers la suspension du procès contre Kpatcha Gnassingbé et sa libération pure et simple.

Olivier GLAKPE


La Loupe du « Correcteur » Sommes-nous indépendants ?

          C’est toujours très beau de voir les Togolais chanter, danser et dandiner le 27 avril de chaque année, peu importe la manière. Rien d’anormal, puisqu’il s’agit d’une journée mémorable dans l’histoire du Togo qui a accédé à la souveraineté internationale le 27 avril 1960. On parlait alors pour la première fois d’un Etat togolais, du Togo indépendant.

          Quoi de plus joyeux, de plus fier que de célébrer l’anniversaire  marquant la libération d’un pays du joug colonial ? Une libération obtenue dans la douleur et au prix de durs labeurs et sacrifices.

          Mais 49 ans après la proclamation de cette indépendance par le tout premier Président du Togo, Sylvanus Olympio, la question est  de savoir si les Togolais sont vraiment indépendants. Les éléments de preuve ? Les Togolais en ont à revendre.

Le régime RPT au pouvoir depuis des décennies n’arrive pas à convaincre les citoyens togolais quant à la garantie de leur mieux-être. Des contestations tacites, nous sommes alors arrivés à l’étape des critiques et remontrances ouvertes qui font désormais peser sur les institutions de l’Etat, des sérieuses menaces de déstabilisation. Et ceux qui en ont les moyens ont déjà montré aux yeux du monde leur intention de renverser le régime à travers une tentative de coup d’Etat qui s’est révélée infructueuse.

          A-t-on encore besoin d’autres arguments pour démontrer le refus du peuple togolais d’être gouverné par un régime qui donne l’impression d’avoir confisqué son autonomie, arrachée de hautes luttes ?

          Ce qui est sûr, c’est que les Togolais n’ont pas le sentiment d’être indépendants. Et il ne peut en être autrement lorsque les richesses de l’Etat sont confisquées par une  minorité ou un clan, faisant de plus de 60% de  la population, des abonnés d’une pitoyable pauvreté.

          La notion d’indépendance ne se limite pas seulement à l’acquisition du statut d’un Etat reconnu par les institutions internationales. Il s’agit d’un ensemble qui confère aux citoyens le sentiment d’être des hommes autonomes. On ne peut pas alors parler d’une réelle indépendance lorsque les Togolais ne sont pas autorisés à choisir librement ceux qui sont appelés à les gouverner  ou à jouir des avantages et prérogatives des lois qu’ils se sont données.

          Aujourd’hui, la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 n’est qu’un résidu de textes de lois reflétant le désir et la volonté du régime RPT de se pérenniser au pouvoir. Et dans cette perspective le RPT a déjà mis en branle sa machine à fraudes et les manœuvres sont déjà en cours pour que les résultats de l’élection présidentielle de 2010 soient en sa faveur.

          Quelle indépendance ? Au-delà de toutes les manifestations organisées par-ci et par-là pour marquer le 49e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, il importe alors que les Togolais repensent autrement leur indépendance. Et le point de départ serait une prise de conscience au niveau des gouvernants. Il en va de l’intérêt du peuple togolais qui depuis un certain moment, montre aux  yeux du monde et de la communauté internationale, l’image négative de la célébration d’une fête nationale à double vitesse.

Assou ADJIKPA


La Loupe du « Correcteur »

Sommes-nous indépendants ?

          C’est toujours très beau de voir les Togolais chanter, danser et dandiner le 27 avril de chaque année, peu importe la manière. Rien d’anormal, puisqu’il s’agit d’une journée mémorable dans l’histoire du Togo qui a accédé à la souveraineté internationale le 27 avril 1960. On parlait alors pour la première fois d’un Etat togolais, du Togo indépendant.

          Quoi de plus joyeux, de plus fier que de célébrer l’anniversaire  marquant la libération d’un pays du joug colonial ? Une libération obtenue dans la douleur et au prix de durs labeurs et sacrifices.

          Mais 49 ans après la proclamation de cette indépendance par le tout premier Président du Togo, Sylvanus Olympio, la question est  de savoir si les Togolais sont vraiment indépendants. Les éléments de preuve ? Les Togolais en ont à revendre.

Le régime RPT au pouvoir depuis des décennies n’arrive pas à convaincre les citoyens togolais quant à la garantie de leur mieux-être. Des contestations tacites, nous sommes alors arrivés à l’étape des critiques et remontrances ouvertes qui font désormais peser sur les institutions de l’Etat, des sérieuses menaces de déstabilisation. Et ceux qui en ont les moyens ont déjà montré aux yeux du monde leur intention de renverser le régime à travers une tentative de coup d’Etat qui s’est révélée infructueuse.

          A-t-on encore besoin d’autres arguments pour démontrer le refus du peuple togolais d’être gouverné par un régime qui donne l’impression d’avoir confisqué son autonomie, arrachée de hautes luttes ?

          Ce qui est sûr, c’est que les Togolais n’ont pas le sentiment d’être indépendants. Et il ne peut en être autrement lorsque les richesses de l’Etat sont confisquées par une  minorité ou un clan, faisant de plus de 60% de  la population, des abonnés d’une pitoyable pauvreté.

          La notion d’indépendance ne se limite pas seulement à l’acquisition du statut d’un Etat reconnu par les institutions internationales. Il s’agit d’un ensemble qui confère aux citoyens le sentiment d’être des hommes autonomes. On ne peut pas alors parler d’une réelle indépendance lorsque les Togolais ne sont pas autorisés à choisir librement ceux qui sont appelés à les gouverner  ou à jouir des avantages et prérogatives des lois qu’ils se sont données.

          Aujourd’hui, la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 n’est qu’un résidu de textes de lois reflétant le désir et la volonté du régime RPT de se pérenniser au pouvoir. Et dans cette perspective le RPT a déjà mis en branle sa machine à fraudes et les manœuvres sont déjà en cours pour que les résultats de l’élection présidentielle de 2010 soient en sa faveur.

          Quelle indépendance ? Au-delà de toutes les manifestations organisées par-ci et par-là pour marquer le 49e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, il importe alors que les Togolais repensent autrement leur indépendance. Et le point de départ serait une prise de conscience au niveau des gouvernants. Il en va de l’intérêt du peuple togolais qui depuis un certain moment, montre aux  yeux du monde et de la communauté internationale, l’image négative de la célébration d’une fête nationale à double vitesse.

Assou ADJIKPA


Célébration du 49eme anniversaire de la fête de l’indépendance Les manifestations de l’UFC réprimées à coup de gaz lacrymogène

L’UFC : « Nous avons gagné ceux qui ne veulent pas nous voir célébrer la fête nationale »

Le 49eme anniversaire de la fête de l’indépendance a été célébré hier sur toute l’étendue du territoire national. Plusieurs manifestations étaient au programme cette année. Conformément au programme établi par le gouvernement, elle a été marquée par un défilé militaire et civil dans toutes les préfectures et sous-préfectures du Togo. A Lomé, c’est le boulevard de la nouvelle Présidence qui a abrité l’évènement. Le chef de l’Etat a également profité de l’occasion pour décorer une vingtaine de personnalités juste avant le début de la parade militaire.

            L’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio était de son côté au cœur de l’évènement avec un programme différent de celui du gouvernement. Malgré la répression des forces de sécurité à coup de gaz lacrymogène, elle a respecté son programme.  

Le programme du gouvernement a été respecté

          Les manifestations ont commencé vendredi 24 avril avec une prière musulmane. Le dimanche, il y a eu une messe catholique et un culte protestant  auxquels plusieurs autorités ont pris part. Dans la soirée, le président de la République a  ranimé la flamme de l’indépendance. C’était en présence du Premier ministre Gilbert Houngbo et des membres du gouvernement.

Le lundi jour anniversaire, les festivités ont été essentiellement marquées par le défilé militaire et civil sur le boulevard de la nouvelle Présidence. Les mêmes manifestations se sont déroulées dans toutes les préfectures et sous-préfectures du Togo.

Les manifestations de l’UFC réprimées à coup de gaz lacrymogène

          Malgré les jets de gaz lacrymogène sur les militants au sortir du culte qui a été dit au Temple Méthodiste de Hanoukopé, la célébration de ce 49eme anniversaire de la fête de l’indépendance n’a pas échappé à l’Union des Forces de Changement (UFC).

Gilchrist Olympio et les siens ont réussi à défier les forces de sécurité pour se retrouver à la plage en face de l’hôtel de la Paix. Selon les témoignages, la répression des forces de sécurité visait à empêcher les militants de l’UFC d’effectuer la grande marche inscrit à son programme et qui devait avoir pour point de chute, le lieu du meeting. Les bousculades qui ont suivi les jets de gaz lacrymogène ont fait malheureusement plusieurs blessés. Malgré tout, le meeting a eu lieu.

« Cette grande mobilisation est la preuve que nous avons gagné ceux qui ne veulent pas nous voir célébrer la fête nationale », c’est par cette phrase que Jean-Pierre Fabre, Secrétaire Général de l’UFC a donné le ton au meeting. Il a ensuite présenté à l’assistance, la situation politique actuelle de notre pays.

Gilchrist Olympio qui a pris la parole après lui, a tout d’abord rendu un vibrant hommage aux artisans de la lutte pour l’indépendance avant d’appeler les différentes couches sociales de notre pays à la mobilisation et au rassemblement  en vue de la lutte pour l’instauration d’une réelle démocratie au Togo. « En ce jour mémorable, il est de notre devoir, de rendre un vibrant hommage aux artisans de cette lutte héroïque, à tous les compagnons et à tous les martyrs de l’indépendance de notre pays. Saluons leur mémoire et abreuvons-nous à la source de leur foi inébranlable, de leur courage exemplaire et de leurs sacrifices nobles et généreux. Aujourd’hui, plus encore qu’hier, c’est en synergie avec toutes les forces en lutte pour le progrès que nous réaliserons en 2010, le véritable changement auquel aspirent chaque Togolaise et chaque Togolais. Je voudrais, à cette occasion, appeler chacun de vous, à la mobilisation et au rassemblement », a-t-il déclaré. Il faut rappeler que le président national de l’UFC a terminé son intervention par ce message : « Peuple togolais, c’est encore par ta foi, ton courage et tes sacrifices, que le Togo sera libéré de la tyrannie et de la misère! »

Olivier GLAKPE


CHRONIQUE DE DANYITO  

DANYITO   et le COUP DU 13 AVRIL : Un vrai échec de la Réconciliation 

AO !

Le Togolais est devenu un clown à l’entraînement dans un cirque où il pense que seuls les chapiteaux sont les spectateurs.

AO !

Faure vient de taper sur un moustique assis sur ses testicules.

AO !

Le chiffre mythique des Gnassingbé : le  13 est dans l’oracle de cette famille qui vient d’être divisée à jamais.

DANYITO cherchait dans des précédentes chroniques le Chef de Famille des Gnansigbé en prévision de cette affaire de Boum de l’Etat mais en vain.

AO !

Les Togolais dans leur majorité ne croient pas que «  le fils de la Nation, l’esprit nouveau » pourrait subir cette sanction familiale.

Ce n’est pas la réalité ou non du coup d’Etat qui choque, mais comment quelqu’un qui nous martèle depuis 4ans que les Togolais doivent se réconcilier et oublier les erreurs du passé est INCAPABLE de réunir et réconcilier sa propre famille ?

AO !

ENOUDJO LOO !

Kpatcha qui a verrouillé le nord du pays et qui distribue des billets de banque aux affamés qui l’applaudissent comme étant le vrai fils du pays kabyè va t- il croiser les bras ?

Faure peut-il circuler librement à Pya si Kpatcha est en résidence surveillée ?

AO !

Que dit-on du Colonel Rock GNASSINGBE, chef du Groupement blindé qui sans aucune autorisation du Chef d’Etat-Major de l’armée et du Président de la République fusse-t-il son frère a sorti ses chars pour sauver quelqu’un qui « PREPARE UN COUP D’ETAT » ?

Rock sortirait-il ses chars si c’est DANYITO qui faisait le coup ?

AO !

L’armée togolaise doit changer et ses officiers supérieurs doivent prendre conscience que le Togo n’appartient pas aux Gnassingbé mais à nous tous et qu’ils mettent fin à cette pagaille organisée au sommet de l’Etat.

AO !

Comment des gens qui ont appris le métier des armes peuvent-ils se faire manipuler comme ça ?

Au point où les Togolais ne respectent plus la tenue militaire, policière etc.

Suivez bien :

Les policiers, gendarmes et autres racketteurs de militaires sont obligés de courir derrière les contrevenants au code de la route par exemple pour arrêter les motos ou monter brusquement dans les voitures.

Hhahhaha

 AO !

Je pose la question à TOULOH, un Zémidjan : pourquoi vous ne respectez plus les forces de l’ordre ?

Il me répond que ce sont les Forces du DESORDRE, ce pourquoi plus personne ne les considère.

AO !


Nicolas Lawson à propos de la Saga Faure- Kpatcha :

« Quelqu’un qui a échoué à  garder l’unité dans sa propre famille ne peut pas être le garant de l’unité nationale… »

Le président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR) a organisé mardi une conférence de presse au siège du parti à Kodjoviakopé autour des thèmes : indépendance nationale, unité de la nation et stabilité.

          Au sujet de l’indépendance nationale dont le Togo a célébré le 49eme anniversaire hier, le Président Nicolas Lawson a déclaré que le pays n’a jamais été indépendant pour la simple raison que les attributs de l’indépendance d’une nation sont la souveraineté monétaire et politique, le contrôle de la sécurité et de la défense… des idéaux qui n’ont jamais été effectifs au Togo et dans  l’ensemble des pays francophones. Pour assurer cette souveraineté monétaire, le PRR tout en étant pour le maintien du F CFA, demande que soit établie une certaine reforme notamment le traité de l’UEMOA, le contrôle « total » de la BCEAO par les Etats de l’Union, la conservation à la BCEAO des réserves nationales desdits Etats, la définition de la politique monétaire, financière et économique et le droit de la BCEAO à être le prêteur en dernier ressort. Ce n’est qu’à ce prix que le souhait d’avoir une monnaie commune dans la CEDEAO sera réalisable, a-t-il soutenu.

          Abordant la question de l’unité de la nation et de la stabilité, M. Lawson a déploré le fait qu’en plus des rivalités entre les familles Olympio et Gnassingbé qui ont longtemps fait du tort au peuple togolais, s’ajoute la « saga dramatique » entre Faure et Kpatcha Gnassingbé. Allusion faite au récent présumé coup d’Etat dont le demi-frère du Président de la République serait l’instigateur. Pour Nicolas Lawson « le pouvoir de Faure Gnassingbé est en pleine liquéfaction de pourriture. » Il déclare à brûle-pourpoint  « quelqu’un qui a échoué à garder l’unité dans sa propre famille ne peut pas être le garant de l’unité nationale ». Plus loin, le patron du PRR s’interroge sur la suite à donner à cette affaire familiale qui devient une affaire d’Etat. « Si son propre frère (Kpatcha), qui a été un grand artisan de la conquête du pouvoir par les violences et les fraudes de 2005 pour son accession au pouvoir, le désavoue et qu’il prétend qu’il s’apprêtait à le renverser, alors le Togo ne peut plus connaître la stabilité et le progrès tant que Faure sera au pouvoir. Par conséquent, pour le salut et la stabilité nationale, Faure doit irrévocablement quitter le pouvoir en 2010 ».

          Le PRR se dit tout de même ouvert à toutes les forces pour tourner les pages sombres du passé et ouvrir une nouvelle pour le changement et la stabilité politique.


XAVIER NONO

Il faut changer un peu de langage !

          Il est aujourd’hui temps d’interpeller à chaque instant, ces Togolais qui continuent de tenir des langages qui se révèlent en fin de compte préjudiciables à notre pays.

          En effet, on se souvient que durant le règne du Général défunt Gnassingbé Eyadema, il y avait une formule toute faite que les ministres et autres Directeurs de Sociétés utilisent pour se faire désirer ou apprécier par le Président de la République. Il s’agit des phrases du genre : « Grâce à la magnanimité du chef de l’Etat », « C’est grâce à la volonté du chef de l’Etat » ou « C’est sur instruction personnelle du chef de l’Etat… » Cette mauvaise pratique a eu pour conséquence négative de renforcer le Général Eyadema dans son autoritarisme et de ce fait, celui-ci se prenait pour le propriétaire de l’Etat togolais.

          Aujourd’hui, avec la montée au pouvoir de Faure Gnassingbé,  les mêmes habitudes continuent  à faire leur bonhomme de chemin. On n’en veut pour preuve que tout ce qui se dit autour de l’intégration des enseignants et des nouveaux agents dans la fonction publique. C’est ainsi qu’on entend dire que cela a été rendu possible «  sur instruction personnelle du chef de l’Etat ». Comme si Faure Gnassingbé a pris le pouvoir pour ne rien faire du tout. Le mal, c’est que cela contribue, comme au temps du père, a donner le courage au « Fils de la nation » à se comporter en « maître absolu » vis-à-vis des Togolais.

           Il importe alors que les abonnés de ces genres de comportements changent de langage. Il le faut vraiment parce que ce sont ces manières qui faisaient croire aussi aux fils du Général Eyadema que le pouvoir étatique  appartenait à leur père. Le résultat ? C’est à des scènes honteuses de tentative de coup d’Etat que l’on assiste entre les fils d’un même père. La raison étant que les ministres, les députés et autres sbires du régime RPT ont toujours agi pour leur faire comprendre que le pouvoir fait partie de l’héritage laissé par feu Eyadema. Des erreurs de ce genre sont à éviter.


C’est quoi encore cette histoire d’adressage des rues ?

          Depuis quelques temps maintenant, la municipalité de Lomé fait ventiler un communiqué invitant les populations à réserver un bon accueil à des agents qui vont bientôt circuler de rues en rues et de maisons en maisons dans le cadre de l’adressage des rues et maisons de la capitale togolaise. Et déjà, certains vont jusqu’à affirmer qu’il s’agit d’un projet qui permettra, à terme, de rendre la ville de Lomé plus moderne, comme si la modernisation d’une ville réside simplement dans l’adressage de ses rues et ses maisons.

          En voilà encore une preuve palpable  que les gouvernants togolais ne savent que trop faire du dilatoire et du pilotage à vue, refusant de regarder de face les vrais problèmes de développement qui se posent à eux. Entre nous, est-ce que la priorité des Togolais ou des habitants de Lomé est vraiment l’adressage des rues ou des maisons ?

          Au lieu de trouver des solutions réelles et durables aux problèmes de l’état de délabrement et de décrépitude avancée de ces infrastructures routières, on se permet de s’adonner à cette scène d’amusement qui consiste à numéroter et à renommer ces rues.

 Ce projet ressemble bien à du gaspillage. Il n’y a pas longtemps, les habitants de la capitale togolaise se sont levés un beau matin pour découvrir  sur des murs de leurs maisons et au niveau des angles de rues, des panonceaux portant des inscriptions telles que « Rue Kandona, Rue Djablé, Rue du Rameau… ».

          La question est de savoir à quoi ont servi alors ces adressages de rues pour qu’on veuille en organiser encore.

 En tout cas à y voir de près, on comprend très vite que le nouveau projet d’adressage des rues et des maisons de Lomé n’est rien d’autre qu’une nouvelle trouvaille pour se faire des sous. Et c’est dommage.


 Simulacre de Commission Vérité -Justice- Réconciliation

Ça fait plus d’un an que le gouvernement togolais a lancé les Consultations devant aboutir à la mise en place de la Commission Vérité -Justice- Réconciliation. Ainsi, selon les responsables du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme qui ont conduit cette opération, le peuple togolais s’est clairement exprimé en faveur de la mise en place de cette commission. Mais depuis lors, les autorités togolaises traînent les pas.

 Le président de la République a, entre-temps, entamé une série de rencontres avec les dignitaires religieux de notre pays en vue du choix du président de ladite commission. Mais son action n’a abouti à rien. Et la semaine dernière, le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo a pris le relais. Il a eu des rencontres avec d’autres personnalités telles que les membres de l’ordre national des Architectes du Togo, celui des Médecins et même avec les chefs traditionnels. Au sortir des audiences, les déclarations de chacune de ces associations ont été les mêmes : « Nous avons été reçus par son excellence monsieur le Premier ministre pour donner notre point de vue sur la mise en place de la Commission Vérité -Justice- Réconciliation. Nous lui avons dit que nous sommes disposés à accompagner le processus afin qu’on puisse mettre définitivement fin à la violence dans notre pays ».

On se demande finalement à quoi ont servi les consultations nationales qui se sont déroulées dans notre pays durant des mois et qui, selon les responsables du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme, ont touché toutes les couches sociales de notre pays. Le Premier ministre a-t-il besoin encore de faire une autre consultation? Personne ne les force. S’ils n’ont pas envie de mettre en place la commission, qu’ils le disent clairement. Mais un peu de respect au peuple ! Qu’ils arrêtent ces mises en scènes de mauvais goût ! D’ailleurs le chef de l’Etat ferait mieux de penser d’abord à réconcilier sa propre famille.


Silence, le RPT change de langage !

Les responsables du Rassemblement du Peuple Togolais ont animé un meeting populaire samedi dernier à Agoè. Selon Solitoki Esso, Secrétaire général du parti, c’était une initiative du Président de la République et président du RPT, Faure Gnassingbé qui voulait qu’on explique aux militants du RPT, les derniers évènements survenus dans notre pays, notamment l’affaire Kpatcha Gnassingbé.

Mais ce meeting, avouons-le, ne ressemble en rien à un meeting du grand RPT qu’on connaissait. Malgré qu’on ait mis à contribution les bus de l’Université de Lomé qui sont allés transporter des jeunes un peu partout dans les villages environnants de Lomé, la foule était maigre. Ce qui montre à suffisance à quel point l’affaire Kpatcha Gnassingbé a découragé certains militants du RPT.

Ce qui a le plus marqué au cours de cette rencontre, c’est le changement de ton du côté des responsables du RPT. Ils n’ont plus eu le courage de condamner Kpatcha comme ils l’ont fait peu après son arrestation. On a constaté que le ton a été adouci. Ils sont allés jusqu’à dire que Kpatcha Gnassingbé est membre de la famille RPT et membre du bureau politique et le restera. Et par conséquent, les uns et les autres ont le devoir de garder leur calme.

Se sont-ils peut-être rendus compte qu’ils ont fait des erreurs en le diabolisant au début ? En tout cas, eux seuls peuvent répondre à cette question. Mais quoi qu’on dise, cette affaire a fragilisé le RPT.


Faure Gnassingbé disqualifié pour parler de réconciliation ?

 Le processus Vérité, Justice et Réconciliation, prévu par l’Accord Politique Global signé le 20 août 2006, a du mal à être matérialisé et se fait attendre.

          Malgré la publication du rapport des Consultations nationales plusieurs mois après, la mise en place de la Commission devant plancher sur la délicate question de l’impunité n’est pas d’actualité, si ce n’est la rencontre de Gilbert Fossoun Houngbo avec les architectes, les chefs traditionnels entre autres le vendredi dernier. Laquelle rencontre sonne comme une manière pour le Premier ministre Houngbo de dissiper ses ennuis depuis le déclenchement de la saga des frères Gnassingbé, visiblement dépassé par les évènements.

          En réalité, ils sont moins nombreux, ces Togolais qui croient en ce processus au regard de sa lenteur chronique. La saga Faure-Kpatcha en cours réduit considérablement les chances d’aboutissement d’une telle initiative qui avait déjà du plomb dans l’aile. Comment un Président de la République qui n’est pas en mesure de régler les problèmes dans sa propre famille peut-il prétendre réconcilier ses concitoyens ? Ceux qui pensent que Faure est très mal placé pour parler de réconciliation lorsqu’au sein de sa famille, les  différends se règlent aux fusils d’assaut n’ont vu que trop juste. Cela est d’autant plus justifié quand par exemple des citoyens ont encore laissé leur vie dans l’assaut du domicile de Kpatcha les 12 et 13 avril derniers et que Faure Gnassingbé refuse d’en parler.

          Il apparaît de plus en plus clair qu’il faudra avant tout parler de réconciliation entre les Gnassingbé. Ce qui s’apparenterait à une gageure car les mauvaises langues n’hésitent pas à affirmer qu’entre Faure et Kpatcha le divorce est consommé. Ceci étant, il ne sert plus à rien d’engager des moyens dispendieux de l’Etat pour une Commission Vérité, Justice et Réconciliation dont les résultats sont connus à l’avance.

          En clair, le processus Vérité Justice et Réconciliation est un mort-né. De toutes les façons, il n’y a que Dieu seul qui peut sauver les Togolais.


Et revoilà le sulfureux duo Attivi Cessi et Espoir Assogbavi !

          Au Togo, il se dit que plus ça change, plus c’est pareil. Et la promotion des juges Attivi Cessi et Espoir Assogbavi le 22 avril dernier s’y inscrit parfaitement

          En effet, par décret pris en conseil des ministres du 22 avril 2009,  M. Attivi Cessi Atévi Céchivi, magistrat de 3eme grade, 6eme échelon, précédemment procureur près le Tribunal de 1ere classe de Lomé est nommé juge du siège au Tribunal de 1ère Instance de Lomé. Quant à Espoir Komlan Assogbavi, 2eme garde, 4eme échelon précédemment à la cour suprême, il est nommé conseiller à la chambre judiciaire de la cour suprême.

          Pour tout citoyen épris d’honneur et de dignité, la nomination de ces sulfureux magistrats porte  gravement atteinte à l’intelligence des Togolais au regard des rôles troubles qu’ils ont eu à jouer dans l’affaire de tentative de corruption d’arbitres dont on a chargé Tata Avlessi.

          Pour mémoire, c’est bien Attivi Cessi qui avait fait une déclaration sur l’honneur qu’il a servi d’intermédiaire pour corrompre un arbitre gambien. Cette affaire était à l’origine des deux années  de crise aiguë qui ont secoué le football togolais et les conséquences graves qui s’en sont suivies. Et dire que ce personnage  funeste suspendu à vie par la Confédération Africaine de Football dans cette affaire est toujours en fonction de juge au Togo jusqu’à être promu ! Cela ressort d’un pur  cynisme et d’une volonté manifeste de Faure Gnassingbé d’assurer la marche à reculons du pays.

          L’autre «fripouille» qui a servi de béquille au groupe d’imposteurs et de désordre au sein de l’ancien Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football élevé aussi à un grade supérieur frise simplement le ridicule. On se demande alors où se trouve la modernisation de la Justice.

Si c’est la promotion de la médiocrité, alors il y a péril en la demeure. Comment des magistrats qui, de par leurs actes, ont terni l’image du pays et qui sous d’autres cieux devraient être condamnés, peuvent-ils être « récompensés » trois mois après la mise en place d’un nouveau bureau de la FTF.

          De là, dire que Assogbavi et Attivi nommés le même jour étaient en mission pour nuire à un honnête citoyen, le pas est vite franchi. Il  suffit pour s’en convaincre, de se référer à la caution tacite du ministre de la Justice qui a délibérément refusé d’entendre l’inénarrable Attivi qui s’est réfugié par moment dans les toilettes dudit ministère.

          Dans tous les cas, on retiendra que Faure Gnassingbé préfère la compagnie des hommes aux sinistres réputations. Drôle de changement !


Réaménagement des Routes du grand marché

Les manœuvres menacent de quitter le chantier

Les travaux de réaménagement des rues du grand marché de Lomé connaissent de graves perturbations avec l’enchaînement de fortes pluies qui continuent de s’abattre sur la capitale togolaise ces derniers temps. D’où la montée des grincements des dents chez les revendeuses en activité à Assigamé. L’inquiétude de ces revendeuses tient du fait qu’avec la fréquence des précipitations, les travaux de réaménagement des rues prendraient beaucoup plus de temps que prévu. La conséquence ?

          Les revendeuses qui ont plié bagages en attendant la fin des travaux risquent de rester éternellement sans activité, d’où l’accumulation des dettes, quand on sait que la plupart de ces dames roulent sur  des fonds qu’elles ont empruntés auprès des structures de micro finance de la place. « Dès qu’ils ont commencé les travaux, nous avions dit que c’était fini pour nous. Et c’est ce qu’on est en train de voir maintenant. Sinon quelle assurance avons-nous sur la date exacte à laquelle les travaux vont prendre fin ? », pestait une revendeuse

          Le comble aujourd’hui, les manœuvres recrutés pour le réaménagement de ces rues commencent déjà à ruminer leur colère et pour cause. Ils protestent contre la manière dont ils sont rémunérés. « Au début, ils nous avaient dit que nous seront payés à 2000 F CFA à la fin de chaque journée de travail. Ce qui revient à 200 F l’heure de travail. Mais par la suite, on nous dit que nous seront  dorénavant payés à 125 l’heure et là aussi, on a du mal à nous payer régulièrement », nous a confié un manœuvre.

          Et comme on le redoutait,  ces manœuvres menacent déjà de bouder le travail. Et lorsqu’ils vont mettre leur menace à exécution,  ce sera alors le désarroi total pour les revendeuses du grand marché qui émettent déjà beaucoup d’inquiétudes devant l’allure que prennent les travaux.

Comment peut-on, aujourd’hui se permettre de recruter des jeunes et des pères de famille pour leur payer 125 F voir 100 F CFA par heure de travail ?

          Comment peut-on espérer de bons rendements ou un travail bien fait lorsque les manœuvres sont traités comme des esclaves sur le chantier ? Dans aucun pays de la sous-région, on n’assistera à une telle situation. On n’en veut pour preuve que le cas du Bénin voisin. Un Togolais qui a eu la chance d’être recruté parmi les manœuvres qui ont travaillé sur les chantiers de réaménagement des routes de Cotonou l’année dernière a confié à notre rédaction que « les manœuvres étaient payés à 3000 F CFA par jour », et qu’il y en a même « qui sont payés à 3500 F voir 4000 F par jour », a-t-il ajouté.

          Et dire que les gouvernants togolais se préoccupent vraiment du mieux être des populations, ce n’est que du bluff. C’est ça aussi les chantiers dont parle et se vante le Premier ministre Gilbert Houngbo.

Assou ADJIKPA


Voyages intempestifs du chef de l’Etat et affaire Kpatcha

Faure mis au régime forcé

          Depuis l’assaut au domicile du député, la vie nationale semble tourner au ralenti, rythmée par cette affaire à rebondissement. La vie politique est sérieusement affectée, le débat électoral occulté par cette affaire aux issues incertaines. On ignore quand les discussions vont  reprendre au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). L’économie togolaise n’est pas exemptée. Elle en prend un coup certain car cette affaire de coup d’Etat n’est pas une bonne publicité pour notre pays qui est dans une dynamique de séduction des bailleurs de fonds. Et c’est le premier ministre Gilbert Houngbo qui doit nourrir des regrets, lui qui  était entre-temps à Paris dans le cadre de la Journée Economique du Togo, pour appâter les investisseurs. Tous ces efforts tombent à l’eau, car le climat actuel n’est pas pour encourager les opérateurs économiques à venir investir.  Au sein de la population, c’est la psychose générale. De quoi demain sera fait, telle est l’inquiétude. Le sujet rythme les conversations dans la masse. Et aussi les habitudes à la présidence de la République.

          On connaît le chef de l’Etat très accroc des voyages et autres ripailles et villégiatures. Durant les quatre (04) années effectuées à la présidence, Faure Gnassingbé a démontré son savoir-faire, son goût à la chose. Il ne rate aucun sommet ou rencontre internationale. Même les rencontres qui n’ont pas grande importance. Réunion sous-régionale, sommet des chefs d’Etat africains, rencontre internationale sous l’égide des Nations Unies, l’homme est partout. Il lui arrive aussi de voyager discrètement.  Au  cours de l’année écoulée entre mai et juin le « Leader nouveau » s’est illustré par une absence prolongée du pays qui a défrayé la chronique.  C’était une série de voyages bloqués qui l’avait conduit à Rome, New York, Cotonou, Abuja, Charm El Cheik. La série aurait certainement continué par la Chine n’eut été les inondations de juillet-août. Pendant cette période, Faure Gnassingbé a passé plus de temps à l’extérieur qu’au pays. Ce réflexe  aux voyages intempestifs, le « Leader nouveau » doit l’avoir perdu depuis les évènements du 12 avril avril dernier.

          Il est peut-être trop tôt pour dire que depuis la découverte du complot d’atteinte à la sûreté de l’Etat (sic), de coup d’Etat visant à le renverser et mijoté par son demi-frère Kpatcha, Faure ne voyage plus. Car on n’en est qu’à deux semaines. Mais on parie que désormais, se déplacer à l’étranger poserait beaucoup de problèmes au chef de l’Etat. En tout cas il y réfléchirait plusieurs fois avant de s’engager. Ce serait une véritable énigme du sphinx pour lui et son entourage. La psychose est bien réelle, ce qui est de bonne guerre. Le complot déjoué était programmé se  dérouler pendant le  voyage de Faure en Chine qu’il devrait effectuer le dimanche 12 avril, en fait si l’on en croit à la version officielle. Des langues sont allées jusqu’à raconter que les putschistes prévoyaient d’abattre son avion dans le ciel lorsqu’il aura décollé de l’aéroport de Lomé. C’est d’ailleurs par miracle que le complot a été démasqué. C’aurait été les services de renseignements togolais seuls qu’on aurait chanté depuis ce dimanche le requiem pour Faure. Il a fallu  les services étrangers pour mettre la puce à l’oreille des autorités togolaises.

          Même si le présumé comploteur en chef, Kpatcha est coffré, la menace n’est pas pour autant écartée quand on sait que l’homme bénéficie de soutiens au sein de l’armée. Certains dignitaires sont mis aux  arrêts et d’autres ont pris la fuite. Et personne ne sait si une vengeance se mijote. Ce serait un risque énorme que prendrait Faure à s’envoler pour un autre pays. Les Togolais n’ont d’ailleurs pas à se plaindre que Faure soit   mis sous régime forcé et ait perdu ses réflexes de voyages intempestifs. Ils auront la chance, pour une des rares fois, d’avoir leur président au pays pour un bon bout de temps. Qui a dit que derrière un malheur ne se cache pas un bonheur ?

Le Correcteur


Division au sein du BE de la FTF

La FIFA saisit la Présidence de la République et met en garde contre une nouvelle crise

Au lendemain de la mise en place du  nouveau Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football, certains ont cru, à tort peut-être, que la lancinante crise devrait être conjuguée au passé. Mais au regard de la nature de la liste concoctée à la hussarde par Rock Gnassingbé, les incongruités et les intrigues  ont de beaux jours devant eux, au grand désarroi du public sportif.

          Ainsi depuis quelques temps, le B.E de la FTF ressemble fort à une poudrière avec d’un côté le président Rock Gnassingbé entouré de ses « fidèles », et Gabriel Ameyi, le 1er Vice-Président de l’autre avec certains membres considérés comme ses affidés. Sans le dire, la crise est réelle avec l’imprévisible Améyi qui boude toutes les réunions du B.E. Ainsi  ce qui se trame dans le secret des livings cossus et douillets des deux camps solidement constitués est à redouter.

          Selon nos informations, le comble serait atteint lors de la CAN des locaux disputée en février dernier en Côte d’Ivoire. A Abidjan, Rock n’aurait pas digéré le fait que les responsables de la CAF aient pu recevoir sur place une délégation conduite par le député Améyi pour discuter du football. Et cela, le Colonel l’aurait exprimé de manière fracassante.

          C’est pour éviter une nouvelle crise à la FTF que le Président de la FIFA Joseph Blatter a adressé une correspondance à Faure Gnassingbé en date du 24 mars dernier. Dans ce courrier empreint de diplomatie, Joseph Blatter a assuré au président Faure Gnassingbé « l’engagement de la FIFA à poursuivre ses efforts pour le football togolais ».

          Pour Blatter, le congrès du 18 janvier doit apporter  à ce football « stabilité, développement, unité, dans le souvenir des errements du passé… » Plus loin, le patron de l’instance mondiale du football a rappelé à Faure qu’au moment où la Coupe du Monde de la FIFA se prépare pour la 1ere fois sur le continent africain « je vous propose de travailler ensemble pour faire éclore les talents » dont Emmanuel Adébayor.

          En clair, Sepp Blatter tente de faire comprendre à Faure Gnassingbé sa mission d’unir la famille du football togolais, avec en prime son demi-frère qui continue de faire à sa tête.

          Sûrement que la visite que Rock Gnassingbé a effectuée  la semaine dernière chez Blatter en compagnie de Kossivi Reinhardt a offert au Colonel l’opportunité de promettre plein de choses et de  déclamer son célèbre refrain « seuls les imbéciles  ne changent pas ». En tout cas  c’est sans nul doute, c’est un avertissement à  Rock Gnassingbé.

Kokou AGBEMEBIO

Le Correcteur N°57 du mardi 31 Mars 2009
Implantation d’un poste de péage à Aného : Le Gouvernement togolais face au revers d’une décision mal étudiée

«La science sans conscience n’est que ruine de l’âme », dit-on, mais cette philosophie semble être très mal assimilée par les dirigeants togolais qui continuent d’aller toujours de désagréments en désagréments dans leurs prises de décisions, aux détriments des citoyens du pays. Et l’un des exemples qui illustrent mieux cette situation est le grincement de dents que suscite depuis quelques temps le fonctionnement du poste de péage d’Aného dans la préfecture des Lacs.

Ce poste de péage se situe à un endroit de telle façon que certaines localités de la zone se retrouvent détachées de l’agglomération de la ville d’Aného ; conséquence, ceux dont les intérêts se trouvent au-delà du poste sont obligés de se soumettre au rite du péage à chaque passage. C’est le cas par exemple des familles qui vont à l’église à bord de leur véhicule, ou encore le cas de ceux qui pratiquent la culture maraîchère de l’autre côté du poste de péage. Ces derniers payent ainsi à chaque passage du poste lorsqu’ils doivent transporter les sacs de fumier sur leurs lieux de culture ou y transporter les produits de leurs cultures vers la ville.

Aujourd’hui, ces Togolais qui s’estiment être victimes de ce projet économique agissent de plus en plus pour se faire entendre par les plus hautes autorités du pays, les représentants du pouvoir central dans la localité s’étant déjà montrés incapables de leur trouver la solution adéquate et satisfaisante. Des informations parvenues à notre rédaction indiquent que  l’affaire a été déjà portée à la connaissance du préfet des Lacs, qui malheureusement, n’a pas été en mesure de satisfaire les intéressés.

La question qui se pose est de savoir si les plus hautes autorités se montreront un jour sensibles aux préoccupations de ces citoyens qui posent quand même un problème assez pertinent, eu égard au chapelet de souffrances que les Togolais ne cessent d’égrener quotidiennement.

Mais ce qui reste certain, c’est qu’il apparaît clair que les gouvernants togolais ont perdu de vue cet aspect des implications liées à la décision d’implanter un poste de péage à ce niveau de la route internationale Lomé-Cotonou. Ce qui vient confirmer cette vielle et mauvaise habitude qu’a le pouvoir togolais de prendre toujours à la va-vite, des mesures qui conduisent le plus souvent à des conséquences qui se retournent contre les citoyens. On ne cessera jamais de citer dans de pareils cas, l’exemple des revers de la décision rendant gratuites l’école primaire et préscolaire au Togo. Et c’est encore une preuve supplémentaire que la bonne gouvernance et la culture de l’excellence paraissent encore loin d’intégrer la sphère des réalités togolaises.

Assou ADJIKPA


Non respect des engagements librement pris
Et si Gilbert Houngbo rendait le tablier ?

Sa nomination à la Primature aurait pu être un non évènement. Mais les références professionnelles de l’heureux élu ont créé une surenchère. C’est un technocrate, brandit-on. Et l’intéressé aura réussi à se faire accorder le bénéfice du doute par ses professions de foi, et surtout en concoctant  un programme de gouvernement assez alléchant qui embrasse tous les domaines, du politique à l’économique en passant par le social. S’il est prématuré de le juger sur ce programme d’ensemble, il est pourtant permis de l’ « attaquer »  sur le front social, et requérir même sa démission.

En effet, Gilbert Fossoun Houngbo s’est donné de l’importance par son programme social. Il a fait une litanie de promesses allant de la santé, aux infrastructures routières en passant par le vécu quotidien des populations. Par-dessus tout, le Premier ministre s’est donné volontairement un délai  de six (06) mois pour  révolutionner le quotidien des Togolais. Les populations y ont cru. Ce délai est arrivé à échéance depuis le 15 mars dernier. Mais le miracle n’a pas eu lieu.

Les populations ne voient nullement une amélioration dans leur vécu quotidien, pour parler de révolution. Gilbert Fossoun Houngbo n’a eu aucune emprise sur la vie chère. Les prix des produits de premières nécessités restent toujours élevés. Les populations  continuent d’acheter les denrées aux mêmes prix qu’avant sa prise de fonction. Le ciment est toujours vendu au prix revu à la hausse par le gouvernement, il y a quelques temps. Pour le carburant, il a fallu que la presse crie et que les populations le « supplient » pour que le gouvernement bouge le cul, il y a juste une douzaine de jours, diminuant ces prix. Sinon fondamentalement, rien n’aura changé dans le vécu quotidien des Togolais. Et si Gilbert  Fossoun Houngbo avait menti au peuple ?

Le technocrate s’est attribué du satisfecit à travers son bilan des cent (100) jours. Mais les actes concrets sont à rechercher. Au lieu de s’atteler à son chantier, Gilbert Houngbo aura passé le clair de son temps à draguer des baileurs de fonds et à parcourir le Togo aux côtés de Faure Gnassingbé. Du cinéma  en somme. Après la fameuse table ronde de Bruxelles à l’issue de laquelle les partenaires auraient promis une aide de 100 milliards- qui n’est jamais venue, c’est le tour de Paris d’accueillir la journée économique du Togo, il y a deux semaines. Là aussi, les intentions se sont manifestées chez les investisseurs. On a parlé d’une très forte mobilisation. Mais Dieu seul sait que c’est une mise en scène de plus pour donner au peuple l’impression de bosser pour son épanouissement.  C’est ici que la chose est assez condamnable. Gilbert Houngbo fait miroiter des choses mais oublie ses promesses une fois faites. Et parallèlement, il multiplie le folklore pour entretenir l’espoir.

L’autre « iniquité » que commet Gilbert Houngbo aujourd’hui est le prétendu chantier de rénovation des infrastructures de la capitale. En effet, sur le portail numérique et dans une certaine presse, il est allégué que Lomé est en chantier. Soit ! Mais qu’est-ce qui se fait au juste ?

Ici on brandit le replâtrage et le reprofilage à grande échelle des  rues comme un trophée de guerre. Les graders sont déversés dans les quartiers et dans les banlieues pour racler les rues. Ces voies raclées sont  soit laissées en l’état, ou se voient verser dessus de la latérite et, bonjour la poussière. C’est ce qui se fait ailleurs dans les campagnes qu’on applique ici à une capitale politique et économique. L’autre « arme fatale » est le curage des lagunes enclenché. La surenchère est encore au rendez-vous, naturellement. Mais on ne dit pas combien de fois ce chantier a été déjà financé et où sont passés les fonds.

Comment peut-on faire à chaque fois des promesses et prendre plaisir à ne pas les honorer ? Le Premier ministre doit prendre alors  le peuple Togolais pour un ramassis de gamins qu’on peut « blaguer » à loisir. Gilbert Houngbo aura montré ses limites, et le bon sens aurait voulu qu’il aille se faire voir ailleurs.

L.C.


La Loupe du Correcteur : Sacré régime RPT !

Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) est un parti politique difficile à servir, tant ses méthodes et pratiques demeurent contraires à tout souci d’asseoir une démocratie digne de ce nom. Et ce n’est pas Fambaré Natchaba, Agbéyomé Kodjo, Dahuku Péré ou encore François Boko qui démentiront cela. Celui qui est encore mieux placé pour rendre compte de la tâche difficile que cela représente d’être au service du RPT est le désormais ancien ministre des Enseignements Primaire et Secondaire.

Yves Madow Nagou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de subir une des pires humiliations jamais vécues par une autorité de son rang. « Il est mis fin aux fonctions de Monsieur Yves Madow Nagou » ; tels ont été les termes choisis pour notifier au peuple,  l’éviction de ce dernier de l’actuel gouvernement dirigé par le Premier Ministre Gilbert Fossoun Houngbo. Et jusqu’à ce jour, les Togolais continuent encore de s’interroger sur les réelles raisons  du remplacement de Yves Madow Nagou par Laré Sankaradja à la tête du ministère des Enseignements Primaire et Secondaire ; car aucun motif n’a justifié le décret présidentiel ordonnant un tel changement.

Toutefois, certains Togolais s’empressent déjà d’imputer à ce décret de nomination, le souci du chef de l’Etat togolais de dribbler les syndicats des enseignants qui ne cessent de brandir la menace d’une grève qui risque de secouer le pouvoir en place ; faisant croire que le changement à la tête du ministère des Enseignements Primaire et Secondaire est un signe de l’intérêt que le gouvernement porte aux problèmes des enseignants.

On est tenté de croire que c’est parce que Yves Madow Nagou ne conduisait pas bien les affaires qu’il a été sauté. Mais les termes du décret signé par Faure Gnassingbé nous autorisent à chercher encore plus loin la source du malheur du pauvre Madow Nagou. Et du coup, les regards se tournent vers les dernières sorties médiatiques de l’actuel ancien ministre des Enseignements Primaire et Secondaire. C’est alors qu’on se rappelle l’accrochage verbal qui a opposé au cours d’un débat à l’Assemblée Nationale, le ministre des Finances et notre malheureux ancien ministre. Ce dernier faisait comprendre que la suppression des frais de scolarité pour les élèves du préscolaire et du primaire décrétée par le Président de la République n’était pas une gratuité totale, alors que le premier soutenait le contraire, et ceci dans un élan de louange en faveur des actions et des exploits de Faure Gnassingbé.

Une simple discussion de circonstance, dira-t-on peut-être ailleurs mais au RPT, la chose est vécue comme une humiliation ou un sabotage. Par conséquent, il importe d’infliger une sanction à Yves Madow Nagou. Une sanction à l’allure d’une humiliation, eu égard aux termes de la décision.

En tout cas Yves Madow Nagou n’a qu’à s’en prendre à lui-même et comprendre une fois encore que le régime RPT est un couvent où la vérité, la transparence, la contradiction et le souci du bien-être des citoyens restent et demeurent tabous.

« L’homme absurde est celui qui ne change pas », écrit Georges Clemenceau. Le RPT étant un royaume absurde, parce que « réfractaire au changement », pourquoi le ministre Yves Madow Nagou doit-il chercher alors à y emprunter la piste de la clarté ? Il s’agissait là d’une faute impardonnable, même si on a des choses, et même beaucoup de choses à se reprocher au sommet de l’Etat.

Fénelon serait Togolais qu’il dirait plutôt que ceux qui gouvernent les citoyens togolais ne leur pardonnent rien, mais se pardonnent tout.

Assou ADJIKPA


Nouvelle loi portant statut des entreprises en Zone Franche :
Les Togolais dans l’attente

Le ministre de l’Artisanat, de l’Industrie et des Innovations Technologiques, Léopold Messan Gnininvi, ne peut pas mesurer le degré d’espoir qu’il a suscité chez certains Togolais lorsqu’il déclarait, il y a quelques jours, que « très prochainement, il y aura une nouvelle loi portant statut des entreprises en Zone Franche au Togo » ; car ils sont  nombreux, ces Togolais qui continuent à se demander ce qu’apportent vraiment de valeureux et de consistant à l’économie togolaise ces multiples entreprises en Zone Franche au Togo.

Cette interrogation qui ne cesse de hanter l’esprit de ces curieux Togolais invite, d’une certaine manière à une réflexion ; surtout quand on sait qu’une mission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui vient de séjourner au Togo a révélé que le paysage industriel national au Togo est composé de 60% d’entreprises en Zone Franche et de 40% en territoire douanier.

De cette révélation, on doit pouvoir s’attendre à ce que les entreprises en Zone Franche contribuent beaucoup plus au budget de l’Etat, mais malheureusement c’est plutôt le contraire. Puisqu’il ressort que ces entreprises en Zone Franche ne contribuent qu’à hauteur de 4% au budget de l’Etat au moment où la contribution des entreprises en territoire douanier tourne autour de 35%. Une situation que les spécialistes expliquent par le fait que les entreprises en Zone Franche ont pour vocation essentielle de créer de l’emploi dans le pays où elles sont installées ; ce qui n’est pas le cas pour les entreprises en territoire douanier qui pour leur part, sont appelées à contribuer au budget de l’Etat à travers les diverses taxes auxquelles elles sont assujetties.

Mais au-delà de cette considération, il faut tout de même noter qu’il y a d’autres arguments qui déterminent les Togolais à souhaiter que les entreprises en Zone Franche contribuent davantage au mieux-être des populations et au développement de l’économie togolaise. Car, il est clair qu’on ne peut pas parler de création véritable d’emplois lorsque ces entreprises en Zone Franche engagent des jeunes Togolais pour ne leur payer, en fin de compte que des salaires misérabilistes. Encore qu’il s’agit, pour certaines entreprises comme celles qui fabriquent des mèches (AMINA et NINA), des tâches qui détruisent et rongent progressivement la santé de ceux qui les exercent.

A titre d’exemple, certaines jeunes filles qui travaillent dans ces entreprises de fabrique de mèches se plaignent non seulement du caractère microscopique des salaires qu’on leur paye, mais encore et surtout du fait qu’elles vont jusqu’à avoir deux menstruations au cours d’un même mois depuis qu’elles ont commencé à travailler dans les usines de ces entreprises.

C’est donc au regard de ces quelques observations parmi tant d’autres que les Togolais souhaitent que la nouvelle loi portant statut des entreprises en Zone Franche au Togo puisse être bien étudiée afin de prendre en compte les aspirations et le bien-être des Togolais pour une amélioration des conditions de travail des Togolais et du développement de l’économie togolaise.

Assou ADJIKPA


Entrave à la liberté d’expression : Atcha Titikpina, le prédateur de la presse
Il a fait arrêter arbitrairement le confrère Lucien Djossou Mensan

Après la publication de l’article titré « Togo, un Etat de non-droit, Le Colonel Titikpina et le Commandant Massina, symbole de gangstérisme d’Etat, Le nommé Méhanna Houssam kidnappé et expulsé du Togo en toute illégalité », dans la parution N° 645 de son journal « Le Combat du Peuple », le confrère Lucien Djossou Messan a été victime d’une arrestation arbitraire sur ordre du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Les faits se sont déroulés le lundi 23 mars 2009.

En effet, ce jour aux environs de midi, le Directeur de la Police Judiciaire, le Commissaire Weleketi a appelé le confrère au téléphone et lui a intimé l’ordre de se présenter à son bureau à 15 h 30 mn. Ce que le confrère a refusé, exigeant une convocation écrite en bonne et due forme. Quelques instants après, la convocation lui a été envoyée. C’est ainsi que le confrère s’est présenté à la DCPJ à 16 heures accompagné d’un collaborateur de son avocat, Blaise Kanmampene. C’est alors que le Commissaire lui exposa la plainte du ministre de la Sécurité et lui demanda de fournir les preuves de son article. Le journaliste a objecté que ce n’est pas devant lui qu’il va sortir les preuves mais devant la Justice. Mais le Commissaire a insisté que si les preuves ne lui sont pas fournies, il sera obligé de garder le confrère.

Informés, le ministre des Droits de l’Homme et le président de la HAAC ont fait le déplacement de la DCPJ  pour demander que le confrère soit libéré, mais le Commissaire et le ministre de la Sécurité ont refusé  d’entendre raison. Pour eux, le journaliste doit passer impérativement la nuit en garde à vue. Il a fallu que tout le gouvernement s’y mêle avant que le ministre prédateur de la presse n’intime l’ordre de libérer le journaliste. Ce qui fut effectif à 19 heures 53 mn.

Au nom de quelle loi le Col. Atcha Titikpina a-t-il fait arrêter le journaliste ? C’est la preuve qu’il y a des individus au Togo qui continuent de croire qu’ils sont au-dessus de la loi. Le ministre n’a-t-il pas connaissance du code de la presse et de la communication qui indique clairement les procédures de poursuite contre les journalistes?

C’est la preuve qu’en matière d’instauration d’une vraie démocratie au Togo, Faure Gnassingbé a encore du chemin à faire.

Olivier GLAKPE


LA CHRONIQUE DE  DANYITO
DANYITO  chez  les Scapins de l’opposition

AO !

Comme des masochistes, les intrigues opposants togolais préparent les Togolais à la tuerie, aux bastonnades, à l’exil forcé et  l’opinion pour l’élection présidentielle de  2010.

AO !

Comme des nains politiques, les leaders de l’opposition n’ont aucune  stratégie pour gagner une lutte qui a commencé depuis l’assassinat de Sylvanus Olympio en 1963  à ce jour?

De fourberie en fourberie, de mauvaise connaissance des rouages du RPT, de l’égocentrisme en orgueil, de l’oligarchie à la paysannerie, tous ces hommes qui ont pris le devant de la lutte sont priés de rendre le tablier afin de permettre à d’autres sang neuf et moins corrompus de mener la lutte.

AO !

Les élections législatives d’octobre 2007 ont permis à certains parmi eux qui n’ont jamais compté le million dans la vie (suivez mon regard) de devenir DEPUTE-HONORABLE et de toucher de l’argent et s’offrir pour la première fois une voiture et un renouvellement des salons et autres mobiliers.

AO !

Vite, certains se sont octroyé des voitures abandonnant ainsi leur vélo et motos ; et ont commencé par s’accommoder au système qui  est fier de les ramener à la mangeoire.

AO !

19 ans après le 05 Octobre 1990, les leaders de l’opposition togolaise n’ont pas réussi à faire changer la peur de camp et instaurer un respect mutuel de leurs partis.

AO !

Si certains ont pris leurs clic et clac pour se retrouver dans l’antichambre du RPT (suivez mon regard vers l’araignée, le coq et le proverbologue de sokodé) ; d’autres pointent à minuit dans les salons feutrés des barons du RPT pour percevoir leur ration alimentaire, sabordant de facto la lutte car comme on le dit à TADO « Hounsi du djana, mou kouna atowo » Littéralement traduit, «quand on mange, on ne parle plus».

AO !

Sur quelle tribune notre professeur Emérite a encore prononcé un seul mot pour fustiger ou critiquer les actions du RPT ?

Comment celui qui incarnait même l’intégrité et la rigueur dans les analyses est-il devenu muet comme une carpe ou qu’il nous dise TOUT HAUT que le RPT est devenu un parti ouvert à la discussion et au dialogue ?

AO !

Le ventre, quand tu nous tiens !!!

AO !

A chaque crise, on crée un truc pour faire diversion et tromper les politiques qui, au lieu de réfléchir, pensent plutôt aux perdiem et autres frais de mission qui viendront arrondir leur fins de mois laissant ainsi le peuple dans le flou.

YO !

Trois partis (RPT- UFC-CAR) se retrouvent au Parlement avec des voix diverses.

Le RPT expérimenté dans la duplicité crée un Cadre permanent de dialogue et de Concertation (CPDC) pour permettre à ses alliés qui ont subi un revers inouï lors des législatives de se retrouver à la table de négociation pour enfin les corrompre et biaiser les votes lors des discussions qui auront lieu.

AO !

Certains partis qui revendiquent cette appartenance au CPDC aujourd’hui, ont été même battus par le 1er des candidats indépendants qui a recueilli plus de 8000 voix dans la seule préfecture des LACS.

SOYONS SERIEUX

Si ouverture doit y avoir, ce n’est pas des partis de chiffonniers qui vont rentrer mais ce sera sur une base au prorata des voix recueillies.

Mais tout ceci n’apporte rien pour les réformes institutionnelles.

AO !

Comme des scapins, les politiciens togolais ont faim et l’idéal de la lutte vient au second plan.

AO !

Au lieu de nous divertir en criant Danger,  au Secours, les députés du CAR et de l’UFC doivent purement et simplement quitter l’Assemblée Nationale pour mettre le RPT devant ses responsabilités.

C’est à ce seul prix qu’ils seront crédibles aux yeux de l’opinion et de la communauté internationale.

AO !

Si la souris arrive à connaître le carrefour du chat, c’est qu’elle est futée, ce qui manque cruellement à nos opposants.

Si la pensée diffère l’Homme de l’animal,

Danyito pourra conclure que la souris est plus intelligente que nos hommes politiques.

Nin nin !


Le calvaire des supporters des Eperviers

Le samedi dernier, des milliers de Togolais ont convergé vers Accra, la capitale ghanéenne pour aller supporter les Eperviers. C’était à l’occasion du match Togo-Cameroun comptant pour la première journée du troisième tour des matches qualificatifs de la Coupe du Monde et de la Coupe d’Afrique des Nations 2010. Mais pour ce dernier match, les Togolais ont eu d’énormes difficultés à traverser la frontière. Rien n’était plus comme à l’occasion des deux autres matches, notamment contre la Zambie et le Swaziland où la frontière était grandement ouverte à tous les supporters togolais.

Les formalités étaient tellement compliquées que des supporters qui sont arrivés à la frontière aux environs de 8 heures ne l’ont traversée qu’à 12 heures. Conséquence, plusieurs supporters n’ont pas suivi le début du match. Il a fallu plus de 30 minutes de jeu pour constater l’arrivée de certains groupes. Pourtant ces gens se sont levés tôt le matin pour suivre la prestation de leurs ambassadeurs.

Le plus surprenant est que les agents qui contrôlaient la frontière ghanéenne n’hésitaient pas à déclarer que le Ghana sous Kuffour n’est plus le Ghana sous Atta-Mills. Ont-ils reçu des consignes ? De là à conclure que les relations diplomatiques entre les deux pays ne sont plus les mêmes, il n’y a qu’un pas.     

Même l’entrée au stade n’a pas été du tout facile pour les Togolais. Il faut avoir ses muscles au point pour pouvoir parvenir au guichet où les tickets sont vendus. Il est vrai que les Ghanéens ont fait nombreux le déplacement du stade, mais les organisateurs pouvaient éviter ces tracasseries en mettant en vente le billet d’entrée au stade depuis Lomé.

En tout cas, pour ce qui concerne l’organisation du match, c’était un véritable fiasco. Henry Djagba et les autres sont passés à côté de la plaque.

Et si Faure expliquait la situation au peuple ?

La semaine dernière, le ministre des Enseignement primaire et secondaire, Yves Madow Nagou a été démis de ses fonctions. La décision était sortie au moment même où l’intéressé était en séminaire à Kpalimé. Dans la foulée, il fut remplacé par Sambiani Laré Sankaradja. Seulement, les raisons qui motivent cette décision présidentielle n’ont pas été évoquées. Officieusement, on parle des fonds alloués par l’Etat pour accompagner la «gratuité» de l’école que le ministre n’aurait pas bien gérés.

Il faut noter que c’est la deuxième fois que Faure prend une telle décision. On se rappelle qu’au temps du Premier ministre Edem Kodjo, le chef de l’Etat avait démis son ministre de l’Economie, Payadowa Boukpessi pour le remplacer par Adji Oteth Ayassor. Mais là aussi, les raisons n’ont pas été évoquées. La même situation s’est posée à la SNPT où Charles Takou a été remplacé par Florent Maganawé puis à la CEET où on a également procédé au remplacement de Pedassou.

Ailleurs, quand un chef de l’Etat met fin à la fonction de quelqu’un qui est appelé à gérer des biens d’un pays, on met le peuple au courant de ce qui justifie la décision. Mais c’est tout le contraire au Togo où Faure seul prend les décisions comme bon lui semble. Pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat, nous dira-t-on ? Mais que cache-t-il au juste au peuple ?

En tout cas, en procédant ainsi, le chef de l’Etat encourage aussi la corruption. La norme recommande qu’un directeur de société ou un ministre qui vole l’argent du pays soit clairement exposé et même remis dans ces mains de la Justice. Cela servira d’exemple aux autres. Même si c’est par incompétence qu’on le limoge, cela doit être clairement expliqué au peuple. C’est aussi ça la bonne gouvernance.   

Les turpitudes de Rock Gnassingbé envoient les Eperviers au Trésor public

          Le match Togo-Cameroun du 28 mars dernier est une véritable symphonie inachevée, tant les préparatifs ont été émaillés de faits insolites et regrettables. Le véhicule des joueurs tombé en panne sèche au retour des entraînements, le mercredi 25 mars, les accrochages entre Eperviers et Lions Indomptables vendredi au Stade Ohene Djan par manque de programme dûment envoyé par le Togo, pays organisateur, sont des faits illustratifs d’improvisation et d’amateurisme chronique de Rock Gnassingbé et ses sbires.

          Le comble, malgré les cris d’alarme, certains goinfres courtisans de Rock, en l’occurrence Henry Djagba, ont fait croire qu’il n’y a pas de problème de primes. Mais le moment venu, les joueurs ont sorti leurs griffes. Pour Adebayor et compagnie, sans les primes du match Togo-Swaziland, personne ne bouge. C’est ainsi qu’on a observé un véritable bras de fer entre les joueurs et les ministres Tchao des Sports et Ayassor des Finances. Finalement les Eperviers ont été conviés au Trésor public pour toucher les 2 millions chacun. Dans quel pays au monde peut-on encore observer de pareilles choses ? Une crise de confiance certainement qui a obligé le méticuleux Adji Ayassor à refuser de donner l’argent à son collègue Christophe Tchao. De surcroît, même pas au Prince Président de la Fédération.

          Rappelez-vous, ce dernier n’a jamais produit de rapport financier ; n’est-ce pas un argument de taille pour Ayassor ? Pourtant, la situation était bien connue de Rock avant même son retour, et il suffit seulement de prendre des dispositions nécessaires pour éviter les désagréments qu’a connus  le public sportif dans la journée de jeudi. Où se trouve le fameux planificateur Kossivi Reinhardt dans tout ça ! 

Des Togolais tués comme des lapins

          C’est souvent rare de découvrir des cadavres comme ça au Togo comme on en parle fréquemment dans certains pays de la sous-région. Parler de mort au Togo, c’est faire référence aux troubles socio-politiques des années 90, notamment le massacre de Fréau jardin en 93. C’est aussi se souvenir des répressions sanglantes d’avril 2005 lors de l’élection frauduleuse de Faure Gnassingbé. Mais aujourd’hui, on compte des cadavres par dizaine chaque semaine. Sans trop retourner en arrière et rentrer dans une guerre de chiffres, prenons seulement ce mois de mars 2009.

Pour des raisons d’insécurité et de noyade, combien de citoyens togolais ne sont-ils pas passés de vie à trépas ? Ils sont nombreux, les victimes de braquage à Lomé et à l’intérieur du pays, aussi bien les « braqués » que les braqueurs. Rappelons-nous les malfrats abattus par les forces de l’ordre.

          Le drame de Togblekopé le 09 mars dernier sur le pont effondré, est un phénomène rare au Togo. La semaine dernière une dizaine de corps ont été rejetés par la mer. On parle des enfants noyés à la suite d’une baignade. Les images présentées sont effroyables.

Petit-à-petit, le Togo enregistre des  disparitions inutiles et futiles, étant entendu que  ce sont des évènements liés à la négligence coupable des autorités. Ce qui est bizarre, ces morts n’émeuvent personne. C’est seulement des réactions timides et irresponsables qu’on note de leur part.

          Pour un observateur de la vie politique, cette situation ne doit surprendre personne. « C’est une façon de préparer les esprits à de nouvelles violences sanglantes en 2010 ». Si cette analyse est attaquable, elle doit être prise en compte afin que des dispositions draconiennes soient prises pour éviter des situations similaires. C’est choquant et ahurissant que des Togolais soient tués par dizaine chaque jour que Dieu fait.

          La vie humaine est sacrée et la protection des citoyens est une obligation des gouvernants. 

Halte à la pagaille d’association des femmes FAT !

Selon les gouvernants togolais, l’heure est aujourd’hui à la réconciliation ; c’est pourquoi on tente de se précipiter sur tous ceux qui osent lever le coin du voile sur des questions épineuses comme le tribalisme ou le privilège d’une ethnie sur les autres dans le pays. Et pourtant il s’agit des faits réels qui continuent de ronger l’harmonie et le ciment entre les différentes composantes de la société togolaise. Pourquoi cherche-t-on donc à se voiler la face ? L’idéal ne serait-il pas de s’attaquer à ces problèmes pour leur trouver une solution adéquate au lieu de faire une fuite en avant ?

Il importe de tirer une fois encore l’attention des autorités togolaises sur une situation qui paraît un peu banale mais demeure pleine de significations et qui est un facteur de division ou de ségrégation. Il s’agit de cette fameuse affaire d’association des femmes FAT.

En effet, il nous souvient que lors du règne sans partage du feu Président Gnassingbé Eyadéma, la constitution des individus en associations de toutes couleurs, était la pratique en vogue. Il s’agissait d’un moyen sûr pour soutirer quelques sous au « Vieux ». C’est dans ce contexte qu’on entendait souvent parler de cette fameuse Association des Femmes FAT. Et tout le monde sait comment cette association s’illustrait en ce temps-là. Mais aujourd’hui, il est étonnant qu’à l’approche de l’élection Présidentielle de 2010, ces Associations des femmes FAT commencent de plus en plus à se faire entendre dans les différentes régions du pays.

Et si les autres femmes togolaises décident elles aussi de se constituer en associations selon les emplois ou les métiers de leurs époux, à quoi ressemblera alors le Togo ? Ou bien, veut-on nous dire que les autres femmes togolaises ne sont pas aussi actives que les épouses des agents des Forces Armées Togolaises ?

Entre nous, il est tant que de pareilles pratiques cessent, car on sait ce qui se cache derrière.

Encore le Procureur Robert Bakaï !

Le Procureur Robert Bakaï doit vraiment se ressaisir, surtout pour son bien et pour l’image du Togo. On se rappelle que dans l’affaire de la tragique et nébuleuse disparition de l’opposant Atsutsè Kokouvi Agbobli, le Procureur Robert Bakaï s’est illustré par des interventions qui ont contribué à semer davantage le doute dans la tête des Togolais qui continuent encore à se poser des questions sur les causes réelles de cette mort. Aujourd’hui, la nouvelle trouvaille pour le très contesté Procureur est cette affaire de mort d’un groupe d’enfants par noyade dans la mer.

Suite à des prétendues  confusions que certains se font par rapport au nombre d’élèves ayant trouvé la mort dans cette noyade, l’envie a pris encore le Procureur Bakaï d’apporter des précisions à la population togolaise. Au lieu de se limiter juste à ce pourquoi il a fait appel à l’équipe de la Télévision Togolaise, c’est-à-dire donner juste le nombre d’élèves morts dans ce drame, l’éminent Procureur Robert Bakaï s’est envolé dans des détails inutiles, allant d’élucubrations en élucubrations à tel point qu’au finish, les gens ont eu du mal à saisir ce qu’il voudrait livrer comme information ou précision.

Pour une fois encore, Robert Bakaï a contribué à faire divaguer les esprits ; et cela doit aussi se comprendre quelque part. Car lorsqu’on sait très bien que l’homme est un procureur au sein d’une justice pourrie où « la corruption est érigée en système », on ne peut qu’assister à de pareils dérapages.

Mais entre nous, Monsieur le Procureur, si ce que vous avez à dire au peuple togolais n’est pas plus beau que le silence, il vaut mieux vous taire.


Baisse du prix de l’essence : L’illustration de la mauvaise foi qui fait perdurer la misère

Les gouvernants togolais ont toujours du mal à se débarrasser totalement de cette habitude qui consiste à déplacer les problèmes au lieu de leur trouver des solutions adéquates une fois pour de bon.

C’est ainsi que le gouvernement togolais se permet de brandir à nouveau comme un trophée de guerre, la décision de révision à la baisse des prix des produits pétroliers. Mais  il faut noter que cette décision du gouvernement qui ramène désormais le prix de l’essence à la pompe de 500F CFA à 445F CFA reste encore très loin d’avoir une répercussion aussi visible sur la vie des citoyens, s’agissant de l’amélioration de leurs conditions de vie. La preuve en est que dès l’annonce de cette décision, beaucoup de Togolais se sont posé la question de savoir ce qui empêchait le gouvernement de ramener le prix de l’essence, par exemple, à 400F CFA voire 350F CFA pour au moins se rapprocher des prix pratiqués dans les pays voisins comme le Bénin et le Ghana.

Sur un autre plan, on se souvient qu’il n’y a pas longtemps, le gouvernement a pris la décision interdisant la vente illicite du carburant aux abords des routes, sous peine de sanctions sévères. Et dans cette logique, beaucoup de Togolais s’attendaient à ce que le gouvernement fasse en sorte que sa décision de réviser les prix des produits dissuade les contrebandiers à continuer leur commerce jugé dangereux aussi bien pour eux-mêmes que pour la population.

Malgré cette baisse des prix, le commerce illicite de l’essence continue de battre son plein dans le pays, tout simplement parce que le prix de l’essence dans les pays voisins où le produit est importé par les contrebandiers continue de défier largement la concurrence sur le marché local. Comment peut-on alors dans ces conditions réussir à interdire efficacement la vente illicite de l’essence au Togo ?

Le pire est qu’en dépit de cette baisse du prix de l’essence à la pompe, les conducteurs de taxi moto et même les taximen refusent de diminuer leurs tarifs, si bien que les pauvres citoyens affirment ne pas sentir les effets de cette baisse du prix de l’essence dans leur vie de tous les jours.

C’est clair qu’on a beau faire des semblants de baisse des prix des produits pétroliers ou annoncer de vastes chantiers en cours dans la capitale togolaise, la misère des citoyens reste et demeure d’actualité et ce n’est pas le changement de Premier Ministre qui apportera la solution ; c’est juste une question de bonne foi et de volonté politique.
Assou ADJIKPA


Organisation du match Togo-Cameroun : Des supporters accusent le bureau de Rock Gnassingbé d’escroquerie

Pour le compte de la 1ère journée du troisième tour des Eliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations et de la Coupe du Monde 2010, les Eperviers du Togo ont rencontré samedi 28 mars dernier à Ohene Djan Sport Stadium à Accra, les Lions Indomptables du Caméroun. Au terme de ce match âprement disputé, ce sont les Eperviers qui ont eu raison de leurs adversaires par le score étriqué d’un but à zéro.

Dans le cadre de la préparation de cette rencontre, les organisateurs ont à travers les médias, demandé aux supporters désireux de se rendre à Accra de venir s’inscrire au Stade municipal. Ainsi, tous ceux qui sont allés s’inscrire ont payé 5 000 FCFA chacun. Cela devait leur donner droit à un billet d’entrée au stade en plus du voyage à bord d’un bus qui devait être mis à leur disposition. Henry Djagba qui était le premier à lancer cet appel  sur Radio Sport fm le 21 mars dernier a expliqué que l’objectif  était de faciliter le déplacement et l’accès au stade aux Togolais.

Ainsi, le rendez-vous était pris pour le samedi à 06 heures. Mais ce jour-là, quelle ne fut la surprise de ces supporters ? Alors qu’ils étaient tous arrivés au Stade Municipal à 06 heures, ils ont attendu les organisateurs jusqu’à 09 heures. Dépassés, ils étaient obligés de se rendre à la frontière pour voir s’ils vont trouver les organisateurs. Mais leurs efforts ont été vains.

Remontés, ils ont pris en otage le véhicule du Comité National Olympique togolais, qui transportait les journalistes. Ces supporters aigris ont retenu les hommes des médias pendant plus d’une heure. Il a fallu d’intenses négociations pour leurs faire entendre raison. « Non, on n’appelle ça de l’escroquerie. S’ils ne peuvent pas organiser notre voyage, pourquoi ils nous ont pris 5000 F Cfa chacun ? Tant qu’on ne nous trouve pas une solution, nous n’allons pas laisser passer cette voiture. C’est une voiture de l’Etat. Il faut qu’on nous rembourse ce que nous avons donné », a déclaré l’un d’eux. Pour un autre, « Ce sont les journalistes qui ont passé l’information. Donc, pas question de les laisser rentrer à Accra ».  Finalement, les journalistes ont fini par les convaincre. Ainsi, certains sont rentrés chez eux et d’autres ont pris d’autres voitures à la frontière pour aller suivre la rencontre.

Là où la chose sent effectivement l’escroquerie, c’est que les reçus qui ont été délivrés aux inscrits ne portent pas le logo de la Fédération Togolaise de Football (FTF). Ce sont des reçus qui n’ont rien à envier à ceux que délivrent les commerçants ambulants d’origine nigérienne. Cela ne fait pas honneur à Rock Gnassingbé et les siens. Il faut que les fonds soient restitués aux victimes le plus tôt possible. De toutes les façons, Henry Djagba, Dahoun Boundjo et les autres sont passés à côté de l’organisation de cette rencontre. 

Olivier GLAKPE

 

 
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