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Le Correcteur 065 du mardi 26 mai 2009 |
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De l’électricité dans l’air à Gbodjomé (préfecture des Lacs) |
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Les populations contestent la chefferie traditionnelle du sieur Etou Aboki
Joseph
.Le ministre Pascal Bodjona interpellé
La politisation de la chefferie traditionnelle et le non respect des textes
en vigueur mettent à mal depuis un certain temps la cohésion au sein des
populations. Et s’il y a un village qui en souffre aujourd’hui, c’est bien
celui de Gbodjomé dans la préfecture des Lacs. Les habitants de ce milieu
vivent sous tension depuis la mort de Togbui Akpeko Atti III chef
traditionnel de ce village, le 21 novembre 2002. En effet, après la mort de
ce dernier, le conseil coutumier s’est réuni et a désigné le sieur Togbui
Atti Kokou pour assurer sa succession. Ce choix a été officialisé lors des
funérailles du feu Togbui Akpeko Atti III qui a connu la présence de tous
les chefs traditionnels des Lacs et même des représentants du pouvoir
central légalement installés dans ladite préfecture. La population a
également marqué son total accord.
C’est ainsi que le 09 novembre 2004, le préfet des Lacs à l’époque, Agbodji
Koffi a informé l’intéressé de la signature de son décret de reconnaissance
et lui a même demandé de faire parvenir à la Préfecture, le programme de son
intronisation. Ce qui fut fait le 17 novembre 2004.La date fixée pour la
cérémonie était le 18 décembre 2004. Mais à cette rien n’a été fait.
Contre toute attente, un coup de théâtre va se produire le 22 décembre 2004
avec l’annonce de l’intronisation de Monsieur Etou Aboki Joseph comme chef
traditionnel de Gbodjomé. Ce dernier sera intronisé par le préfet Agbodji
Koffi et le ministre chargé des Relations avec le parlement d’Almeida
Mawoutoè le 26 décembre 2004 en violation de l’article 143 alinéa 2 de la
Constitution de la IVeme république qui dispose clairement que la
désignation et l’intronisation du chef traditionnel doit obéir aux us et
coutumes de la localité.
Depuis ce jour, la tension ne cesse de monter dans ce village et les
habitants baignent dans une confusion totale.
Selon les enquêtes menées sur ce dossier, il s’agit d’une affaire montée de
toutes pièces sur fond de corruption par certaines personnes dont le
Ministre Mawoutoè d’Almeida, le Préfet des Lacs, Agbodji Koffi, le
commandant de la Compagnie de la Gendarmerie d’Aného, le Commandant de
Bridage Adjoint de la gendarmerie d’Agbodrafo, Togbui James Komi Komahe-Sessi
III, chef traditionnel du village d’Animagnan .
Aujourd’hui, les habitants de Gbodjomé estiment que Monsieur Etou Aboki
Joseph n’a aucun lien avec la famille Atti qui est reconnue comme la famille
royale de ce village.
Selon eux, Gbodjomé a été dirigé de 1901 à 1958 par Togbui Atti I, de 1958
à 1983 par Zoungnegble Togbui Atti II et de 1986 à 2002 par Togbui Akpeko
Atti III. Il n’y a donc pas de raison que Togbui Atti Kokou IV soit
interdit du trône. Il s’agit purement et simplement de détournement et
d’usurpation de la chefferie par Etou Aboki Joseph.
Il importe que les autorités togolaises et surtout le ministre de
l’Administration Territoriale Pascal Bodjona prennent les dispositions qui
s’imposent afin de faire respecter le droit dans ce village. C’est comme
cela qu’elles pourront sauvegarder la paix sociale.
Olivier GLAKPE
Pour encourager la culture de l’excellence KDA- PRO lance un nouveau
genre de récompense
Les « ARCANES du succès » est un nouveau genre de récompense qui commence à
prendre corps au Togo. L’initiative de l’évènement revient à Madame Kayissan
Dominique Atayi, responsable de l’agence de Communication KDA-PRO.
C’est donc pour mieux expliquer les contours de l’évènement que
KDA-PRO a animé vendredi dernier une conférence de presse à Lomé. Occasion
pour la promotrice Dominique Kayissan Atayi de revenir sur l’objectif
principal des « Arcanes du succès » qui consiste à inciter les gens à
œuvrer davantage en matière de culture de l’excellence.
La première édition des « Arcanes du succès » prévue pour
le mois de décembre prochain dans la capitale togolaise et qui a pour thème
« A la découverte de l’Ascension » va nominer des personnes dans sept
catégories à savoir les groupes musicaux, les artistes de la chanson, les
hommes et femmes entreprenants, les comédiens et humoristes, les étudiants
et les sportifs. Ce travail sera fait par un jury qui sera appelé à primer
une seule personne dans chacune de ces catégories.
Pour les organisateurs, cet évènement parrainé par l’artiste
togolais de la chanson King Mensah aura pour effet bénéfique de servir de
vitrine pour la culture togolaise et par la suite pour la culture de la
sous-région ouest africaine.
JFC
Faure se moque des Togolais
De la latérite à Lomé et promesse démagogique du goudron dans le Wawa
Il y a quelques jours, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé s’est rendu dans
la préfecture de Wawa et dans la sous-préfecture d’Akébou en compagnie de
quelques ministres de son gouvernement et une délégation de l’Union
Européenne et de la cellule de coordination du fonds stabex (90-94).
Il était question pour Faure Gnassingbé et sa suite d’aller
inaugurer 145 km de pistes rurales dans cette partie de la région des
plateaux. Et comme l’occasion s’y prêtait mieux, le Président de la
République en a profité pour faire déjà un clin d’œil électoral aux
populations bénéficiaires de la réhabilitation des pistes rurales. « Ça,
ce n’est encore rien. Vous aurez mieux que ça. Tout ce que je vous demande,
c’est d’aller voter au moment venu dans la paix et dans la quiétude. Et
lorsque je reviendrai ce sera pour inaugurer des voies bitumées », a dit
Faure Gnassingbé à ces populations de la région des Plateaux. C’est alors
qu’il faut comprendre que le vrai mobile du déplacement du chef de l’Etat
est autre que l’argument tiré d’une simple inauguration de pistes rurales. A
quelle fin sont alors destinés les ministres si le Président de la
République doit à chaque fois se déplacer en personne pour l’inauguration
d’un sentier de quartier ?
En outre, ce qu’il faut souligner ici, c’est que le déplacement du
chef de l’Etat montre et prouve encore à quel point les premiers
responsables de ce pays se soucient moins des vrais problèmes qui se posent
aux citoyens.
Aujourd’hui, les Togolais attendent de voir Faure Gnassingbé et
ses hommes de mains amorcer les vraies réformes constitutionnelles et
institutionnelles devant conduire à l’organisation d’une élection
présidentielle crédible et transparente en 2010, au lieu de les voir aller
de village en village pour solliciter, en toute illégalité et immoralité,
l’électorat avant même le démarrage effectif du processus électoral.
On aurait plutôt souhaité voir le chef de l’Etat s’investir pour
que soient refaites totalement et complètement, les routes principales
telles que Lomé-Vogan, Aného-Anfoin ou encore Tsévié-Tabligbo qui
précédemment bitumées se retrouvent aujourd’hui dans un état pire que celui
des pistes rurales abandonnées. Le plus surprenant encore est le fait que le
chef de l’Etat fait ses promesses au moment même où les routes de Lomé, la
capitale sont abandonnées aux latérites. N’est-ce pas une manière de se
moquer du peuple?
Assou ADJIKPA
La Loupe du Correcteur :
Jeunesse togolaise, quelle relève ?
Tout en ayant l’esprit absorbé par le présent, l’homme ne doit pas
moins se préoccuper de son avenir. Ceci reste valable aussi et surtout pour
les institutions qui sont tenues de respecter le sacré principe de
continuité qui les régit.
L’Etat togolais, incarné depuis des décennies par le régime RPT et
ses nouveaux lieutenants, se doit alors de se préoccuper de son avenir, un
avenir qui, de tout temps reste et demeure aux mains de la jeunesse du pays.
Mais là une question se pose : que représente aujourd’hui cette jeunesse,
cet avenir du Togo ?
Sans même apporter tout de suite la réponse à cette question, la
tentation est déjà trop grande de conduire à un avenir sombre du Togo, au
regard de l’expérience empirique que nous faisons du présent.
C’est une évidence que vivre aujourd’hui au Togo est devenu une
question de lutte pour la survie. Comme le dirait le grand penseur français
Victor Hugo, « ceux qui vivent sont ceux qui luttent ». Mais il
convient de noter que la notion de lutte pour la vie dans l’entendement de
la jeunesse togolaise ne signifie pas seulement le combat quotidien que même
chaque individu ou chaque espèce pour assurer sa survie. Evidemment, il
faut aller encore plus loin, car « l’essentiel n’est pas de vivre, mais
de bien vivre », selon le philosophe Platon.
Qui peut donc affirmer que les Togolais vivent bien ? Puisqu’il
est difficile de parler de bien vivre ou de mieux-être lorsqu’on voit tous
les jours les citoyens se lamenter et mourir, accablés qu’ils sont de
chagrins et de soucis.
Malheureusement, dans ce décor de souffrance et de misère
ambiante, les gouvernants continuent de donner l’impression d’ignorer les
préoccupations et les aspirations du peuple, faisant perdre à sa jeunesse,
tout espoir à l’avenir. Quelle erreur et quel péché que de ne pas pouvoir
reconnaître avec Albert Camus qui a toujours conseillé que « La vraie
générosité envers le présent consiste à tout donner au présent ».
Ce qui est sûr, c’est que la jeunesse togolaise a longtemps
compris que sa survie ne dépend que de ses propres efforts. Seulement, le
mal est que la lutte pour la survie oblige beaucoup de jeunes togolais à
opter pour le chemin de la perversion : « Tous les moyens sont bons,
l’essentiel c’est de survivre ». En conséquence, les plus habiles
choisissent alors la voie du mensonge, prenant ainsi pour exemple, ceux qui
les gouvernent. Ils ont ainsi juste compris que « N’importe quel sot peut
dire la vérité. Mais il faut qu’un homme soit un peu sensé pour savoir
mentir », comme le soutient Samuel Bulter. Et le pire, c’est que ceux qui ne
sont pas doués quand il s’agit de mentir pour assurer leur survie ont choisi
la voie de la criminalité sous toutes ses formes.
Ce qu’il ne faut pas perdre de vue est qu’un pays dont les
gouvernants contribuent à faire de ses jeunes des criminels et des menteurs
finit toujours par fabriquer des rebelles. Car « l’homme très jeune est un
animal rebelle à la douleur », dit Raymond Radiguet.
Quelle relève de demain faisons-nous alors de la jeunesse
d’aujourd’hui ?
Assou ADJIKPA
CHRONIQUE DE DANYITO
omé la poubelle !
AO ! AO !
MAKOULOOOOO
Lomé, jadis ville touristique de toute l’AOF (Afrique Occidentale
Francophone) où tout le monde venait passer les week-ends à Togneviadji, Bar
Palais de l’Entente, aller en boîte de nuit à Lawa à l’hôtel de la Paix,
faire une randonnée au Château Vial à Kpalimé.
AO !
Les hommes qui sont arrivés après l’indépendance ont tout bradé
AO !
C’est Lomé ça ?
YO !
La lagune de Lomé est devenue un frigo pour ne pas dire une morgue à ciel
ouvert.
Yo !
Cette lagune que le Hollandais BOKA voulait transformer et mettre des
navettes fluviales entre Kodjoviakopé et Bè mais que les tenants de l’ordre
ancien ont refusé.
AO !
NUKE LEDJO MAN ?
Tous les quartiers bordant cette lagune souffrent de tous les maux :
paludisme, sida, tuberculose etc.
Comment, dans ces conditions, parler de lutte contre le paludisme, contre
les maladies de la peau, contre les maladies diverses alors que se côtoient
les marchands des beignets, de l’igname frite, poubelles, détritus et de
tonnes de microbes.
Comment peut-on mettre une déchetterie au cœur de la ville à Togbato,
l’artère qui mène de l’aéroport au centre ville ?
AO !
MAKOULA
Le Togo n’aurait pas dû avoir son indépendance si après 50 ans, on devrait
reculer ainsi.
Je me rappelle et le disais que le jour de la proclamation de l’indépendance
quand le drapeau était coincé sur le mât que c’était un mauvais signe pour
cette jeune république et qu’il faille trouver la raison ; mais on ne m’a
pas pris au sérieux.
VOILA
AO !
Autrefois, dans les grandes villes du Togo, les agents des services
d’hygiène sillonnaient et désinfectaient tous les foyers de microbes, ils
étaient la terreur des pollueurs. Autorisés à s’introduire dans les
domiciles privés, ils traquaient les saletés susceptibles d’empester le
voisinage et verbalisaient ceux qui rejetaient leurs eaux usées et autres
déchets sur la voie publique.
On les appelle Tankastowo ou Papa TAHE
Où sont la voirie de Lomé, les services d’hygiène ? Que fait le maire de
Lomé dans la gestion quotidienne de la capitale ?
Je saoulais toute ma famille avec ma batterie de questions et personne ne
savait quoi me répondre.
YO !
C’est LOME ça ?
Certains levaient les yeux au ciel, l’air de me faire comprendre qu’ils ne
voyaient plus cette misère tellement le quotidien était dur.
Leur hantise est de perdre le peu qui leur reste de confort et de tomber
encore plus bas. J’ai dû me résoudre aux constats amers que la destruction
du pays était effective et totale.
AO !
EOUDJOLOO !
Enfin c’est la délivrance ! Grande fut la joie de ma famille et mes amis de
me revoir et de pouvoir enfin me serrer dans les bras malgré toute la sueur
qui dégoulinait et suintait de mon Zankpo (costume de nuit), tellement ce
costume était accroché depuis 40 ans à Danyi.
Hahahahaha, suivez mon regard !
AO !
Nous voici en route pour la maison ; malgré le manque de lumière et les nids
de poules pardon « des nids d’autruche » qui jonchaient l’itinéraire et nous
secouaient comme des castagnettes, je reconnais tout de même le chemin de
l’aéroport jusqu’au Lycée de Tokoin.
YO !
Au rond point du Lycée, une odeur nauséabonde empestait l’environnement,
comme pour me rappeler que Lomé était devenue une poubelle. Effectivement,
un dépôt d’ordures se situe à mi-chemin de la lagune de Bè et du rond point
du Lycée de Tokoin.
YO !
Je continue ma visite de la ville poubelle et fait un tour vers le CHU Lomé-Tokoin
Héhéhéhéh !
A la lagune, même les carreaux fermés de ma voiture, une odeur suffocante et
nauséabonde envahit tout mon cockpit.
Comment peut-on vivre au bord de la mort ?
Les populations riveraines ont une mort programmée et l’espérance de vie de
ces quartiers est réduite à 50 ans en posant la question à un pêcheur.
AHAHHHA !
Je ne sais même pas ce qu’il pêche lui dans cette eau trouble.
Mais bon passons.
Les routes sont impraticables, la place du marché est noire d’immondices,
les eaux usées, les ruissellements des pluies forment des marres
nauséabondes et insupportables.
A ASSIGANME
EHOUEEEEEE !
Non, non
Ce n’est pas possible
TCHO !
Je vais piquer une crise cardiaque si je continue à vous raconter mon
périple loméen.
Mais une question me vient à l’esprit :
SI GNASSINGBE 1er et
GNASSINGBE 2e avaient
décidé de transformer plutôt le Togo en Fleurs !!!
Mon pays serait au moins le 1er producteur
au monde et on aurait un beau pays fleuri et on se contenterait de ce
classement.
D’où la question qu’est ce que les Togolais ont fait depuis leur ABLODE ?
A quand le procès de Kpatcha Gnassingbé ?
Après l’attaque du domicile de Kpatcha Gnassingbé dans la nuit du 12 au 13
avril 2009, l’affaire de tentative de coup d’Etat a pris une autre tournure
avec l’arrestation de l’ancien ministre de la Défense le 15 avril devant
l’Ambassade des USA au Togo. Faure Gnassingbé avait promis prendre toutes
les mesures pour que la justice s’exerce avec fermeté et sérénité à l’égard
des auteurs de ces actes criminels et de leurs complices.
Malheureusement, quarante jours après l’arrestation des présumés
putschistes, ce procès que les Togolais attendent tant n’arrive pas
toujours. La seule chose qu’ils savent jusqu’ici, c’est que Kpatcha
Gnassingbé, présenté comme le cerveau du coup de force et placé sous mandat
de dépôt, a été auditionné par le juge Koffi Ernest Bignang, dans le cadre
de l’interrogatoire de première comparution.
Ainsi, beaucoup doutent de l’existence réelle de ce putsch. On croit plutôt
à la thèse selon laquelle Kpatcha Gnassingbé serait un adversaire sérieux
qu’il faut éliminer avant 2010. La question qui revient sur toutes les
lèvres est de savoir ce qui empêche réellement Faure de démarrer ce procès ?
A-t-il peut-être peur de demander la levée de l’immunité parlementaire du
député ?
En tout cas, c’est un passage obligé quand on sait que les textes en vigueur
à l’Assemblée disposent clairement qu’en cas de flagrant délit, un député
peut être arrêté et poursuivi sans levée préalable de son immunité, il ne
peut en revanche être jugé que si, l’immunité est levée par l’Assemblée
nationale. Mais le RPT étant majoritaire à l’Assemblée, Faure doit demander
et obtenir cette disposition pour montrer aux yeux des Togolais et de la
communauté internationale qu’il est le maître incontestable de son parti.
Et si l’improvisation pouvait tuer ?
Il n’y a pas plus que deux semaines, le sélectionneur des Eperviers et
Directeur technique national, Jean Thissen a organisé une conférence de
presse au cours de laquelle il a annoncé le programme de préparation des
Eperviers en vue d’aborder dans les meilleures conditions, les matches
contre le Gabon et le Maroc.
Même si le sélectionneur avait profité de cette rencontre pour régler les
comptes à certains journalistes, il avait néanmoins annoncé qu’à partir du
24 mai, les joueurs devraient se regrouper en stage en Belgique. Ils
devraient rallier Lomé le 30 mai et y passer trois jours, avant d’effectuer
le déplacement de Libreville le 03 juin. La sélection nationale togolaise
devra suivre le même schéma pour le match contre le maroc. Mais voilà, nous
sommes aujourd’hui le 26 mai et ce stage n’a toujours pas démarré. Du côté
de la FTF, on indique que c’est pour des raisons d’indisponibilité des
joueurs que ce stage a été annulé. Et là, on sent que Rock Gnassingbé et les
siens font du pilotage à vue à la tête de cette institution. Qu’est-ce qui
les empêche de consulter le calendrier des joueurs avant d’annoncer ce
stage ?
Certainement que les vraies raisons sont d’ordre financier. Nul n’ignore le
dernier coup de gueule du ministre des Finances, Adji Otheth Ayassor dans
les colonnes de notre confrère « L’Equipe Sportive » qui dénonçait le
fait que les dirigeants de la Fédération Togolaise de Football (FTF) ne
respectent pas les règles des finances budgétaires.
En tout cas, nous attendons tous le retour du sélectionneur pour connaître
les vraies raisons. Quel malheur pour le football togolais d’avoir des
dirigeants de ce genre ?
Les non-dits de la colère saine du ministre Ayassor contre la FTF
La semaine dernière, le ministre de l’Economie et des Finances
Adji Otteh Ayassor a laissé éclater sa colère dans les colonnes de notre
confrère « L’Equipe Sportive » à propos des budgets « fantaisistes »
confectionnés par la Fédération Togolaise de Football lors des matches des
Eperviers. « Nous n’acceptons pas que des gens profitent des Eperviers
pour en faire des fonds de commerce. C’est grave quand les gens veulent
manger à tous les ateliers. Nous sommes très soucieux de la performance des
Eperviers, mais il faut respecter les règles des finances budgétaires
définies à l’avance. On ne peut pas faire figurer dans un budget des
rubriques qu’on ne peut pas justifier comme par exemple les préparations
occultes qui sont évaluées à des millions ou encore des rubriques qu’on sait
tout de même inutiles. Parfois, ce sont des exagérations constatées sur les
estimations de certaines rubriques. Tenez ! Nous payions entre 35 et 40
millions pour les billets d’avion. Mais après contrôle, nous nous sommes
rendus compte que les billets ne coûtaient environ que 23 millions »
a-t-il pesté avant d’ajouter « je ne connais pas d’institution où on sort
l’argent sans le justifier. Lorsque vous soumettez un budget et qu’on vous a
débloqué les fonds, la moindre des choses, c’est de revenir avec les
justificatifs pour prouver les dépenses effectuées. Malheureusement, ce
n’est pas souvent le cas avec
la FTF. »
Des propos que le Secrétaire Général de la FTF Kossivi Reinhardt a
balayé du revers de la main en arguant que toutes les rubriques figurant
dans le budget sont importantes et que le ministre des Finances statue seul
sur le budget et supprime certaines rubriques ou diminue d’autres sans
laisser le temps à la FTF de défendre le dossier. Mais en réalité, au-delà
de l’opacité grandissante qui caractérise la gestion de Rock Gnassingbé, la
colère bleue du ministre Ayassor aurait pour origine la découverte du
pot-aux-roses dans le budget envoyé pour le match Gabon-Togo du 06 juin
prochain.
On susurre des exagérations graves. Certaines sources indiquent
même que pour le visa d’entrée au Gabon qui s’élève à 35000F CFA, on avance
des sommes exorbitantes. Il en est de même pour les préparations occultes
dans lesquelles l’un des trois faucons de Rock excelle dangereusement pour
se faire une santé financière. Maintenant que Rock et ses zouaves ont été
pris la main dans le sac, quel sort sera-t-il réservé à ce budget
« fantôme » ?
En tout cas, la crise de confiance entre les ministres Ayassor,
Tchao et le Président Rock a de beaux jours devant elle au grand malheur des
Eperviers.
Kossivi Reinhardt, un bouffon incorrigible
S’il existe aujourd’hui dans le landernau sportif togolais un
responsable qui suscite indignation, dégoût dans ses prises de positions,
c’est bien le « fils du colon allemand » Reinhardt.
En effet, depuis sa nomination au Secrétariat Général de la
Fédération Togolaise de Football, M. Kossivi Reinhardt a outrageusement
laissé sur leur soif ceux qui croyaient « bêtement » à tout ce qu’il
racontait quant à ses compétences à travers ses multiples randonnées sur les
chaînes télé et radio.
Ainsi, toute une averse de critiques fusaient de part et d’autre
sur ses actions futiles afin de l’amener à se conformer à ses déclarations
antérieures et changer, si possible, de comportement. Mais à ce jour,
l’homme ne semble se gêner outre mesure pour combler le grand vide laissé
par ses séries de mensonges grotesques.
Reçu samedi par nos confrères de Sport Fm, M. Reinhardt a démonté
encore une fois qu’il reste un bouffon incorrigible. Sur toutes les
questions brûlantes de l’actualité, le Secrétaire Général a usé de
subterfuges indigestes pour ne rien dire en fin de compte. Dans un style
alambiqué à son aise, le monsieur a montré qu’il n’est vraiment pas à la
hauteur de sa mission. A propos par exemple du contrat des entraîneurs
nationaux nommés à la tête des différentes sélections, l’Administrateur
émérite a dû casser la boîte de ses mensonges pour dire qu’après leur
nomination, ces entraîneurs pourront exprimer au Bureau Exécutif leurs « prétentions »
salariales.
Des gens ont été éberlués et choqués d’entendre des incongruités
de ce genre de la bouche du « gestionnaire planificateur ». Doit-on
aussi rappeler à M. Kossivi Reinhardt qu’avant de nommer les gens, on
discute d’abord du contrat de travail. A supposer que les Tchanilé, Bida,
Bawa, Zoungbédé et autres Fazazi recrutés n’étaient pas des Togolais, Rock
Gnassingbé va-t-il se permettre ce luxe de balancer comme cela la décision
de leur nomination ? D’ailleurs, le cas du Belge Jean Thissen est assez
illustratif.
De grâce, que M. Kossivi Reinhardt cesse d’embrouiller les gens en
distillant des fourberies sur les antennes. Il n’y a pas que des Togolais
qui vivent à Lomé. L’image de la Fédération en dépend. De ces propos
frelatés et mensongers, M. Reinhardt peut les administrer à son patron Rock
Gnassingbé qui continue d’avoir confiance en lui. Quant aux publics et
autres acteurs ils y en ont marre !
Il faut maintenant une opposition utile
Le honteux mérite est toujours revenu au Togo de faire partie des
pays qui a excellent dans le dilatoire et les inutilités. Et sur ce point,
le régime qui gouverne les Togolais depuis plusieurs décennies en est pour
quelque chose, surtout quand il s’agit d’aller droit au but en matière de
mise en place d’une réelle démocratie dans le pays. C’est ainsi qu’à chaque
fois que la nécessité se fait sentir de poser des actes concrets pour donner
une bribe d’espoir aux pauvres togolais, le Rassemblement du Peuple Togolais
(RPT) au pouvoir passe toujours par des détours et contours pour aboutir
enfin à des élections mal organisées. Et le plus souvent l’opposition donne
l’impression d’avoir subi le jeu du parti au pouvoir. C’est ainsi que depuis
l’avènement de la démocratie au Togo, on a eu affaire à de multiples formes
d’oppositions telles que l’opposition radicale, opposition constructive ou
encore opposition lucide, en passant par l’opposition modérée.
Finalement, on a compris que toutes ces formes d’opposition ont
donné l’impression d’avoir montré leur limite. Dès lors, ce qui importe
aujourd’hui, pour les Togolais qui sont avides de changement, c’est de faire
confiance à une opposition utile. Cette opposition utile sera celle qui
saura dire très vite non à des inutilités que le RPT aura encore à
organiser pour faire endormir le peuple au lieu de s’attaquer à des
questions sérieuses.
Et cela doit d’ores et déjà commencer par une décision de ces
partis qui veulent encore s’appeler « opposition » de refuser de siéger au
CPDC qui n’est qu’une partie d’amusement organisée par le pouvoir pour
détourner l’attention du peuple. Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que le
RPT a déjà montré que même les décisions ou les consensus qui se dégageront
au niveau du CPDC peuvent être facilement rejetés par l’Assemblée nationale
composée en majorité des députés du parti au pouvoir à chaque fois qu’elles
porteront atteinte aux intérêts du RPT. Alors à quoi bon s’associer encore
aux inutilités ?
Edem Kodjo, quel profit pour sa localité ?
Le « brillant et digne fils » jamais égalé, que la
localité de Noépé a produit doit aujourd’hui éprouver un petit remord au
regard de ce qui vient de se passer dans son milieu natal.
En effet, beaucoup de médias togolais, surtout ceux de la capitale
ont relayé l’information concernant le drame qui s’est produit à Noépé d’où
est natif l’ancien Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine
(OUA), actuelle Union Africaine (UA) et ancien premier ministre Edouard Edem
Kodjo. Il s’agit de la mort tragique d’un homme sur qui s’est écroulé un
puits. Inutile de se demander encore ce que la victime cherchait au fond du
trou ; la localité de Noépé dans l’Avé étant réputée pour la difficulté
qu’éprouvent ses habitants pour se procurer de l’eau à boire.
Même à ce jour, une grande partie des habitants témoignent se
servir encore des eaux de ruissellement pour satisfaire leurs besoins de
ménage. Et pourtant, cette localité de Noépé se trouve à moins de 40 km de
la capitale togolaise. En plus, c’est la localité natale de l’énarque Edem
Kodjo. De ce fait, le grand bénéfice que la localité de Noépé et ses
environs peuvent attendre tirer des multiples hautes fonctions occupées sur
le plan national et international par leur « digne fils » est d’avoir
au moins un accès facile à l’eau potable. Puisqu’on a vu dans ce pays des
individus d’une moindre notoriété que Monsieur Edem Kodjo mettre à
contribution leurs ressources personnelles pour développer leur région ou
leur milieu natal.
Malheureusement, tel n’est pas le cas avec Edem Kodjo vis-à-vis
de sa localité natale. Il s’agit là d’un manquement grave à une dette morale
de reconnaissance qui n’est pas un exemple à suivre.
Que représentent alors tous les gros titres dont on se pare s’ils
ne doivent pas profiter un temps soit peu à ses concitoyens, surtout en
matière sociale ?
Drôle de processus électoral
Les candidats au portillon, Faure déjà en campagne, les réformes au frigo
L’élection présidentielle de 2010, tout le peuple togolais la veut pour une
fois claire, démocratique et sans violence. Semble-t-il que les politiques
aussi même ceux qui ont pris en otage le peuple depuis presque un
demi-siècle y adhérent. En fait, à considérer la profession de foi faite
par leur « délégué général » en début d’année devant les forces vives
de la nation et le corps diplomatique lors de la cérémonie d’échange de
vœux. Mais tous ces désirs et l’enjeu du scrutin contrastent avec ce qui se
passe sur le terrain.
Les réformes se font désirer
« Toutes les Parties prenantes au dialogue ont reconnu la
nécessité d’apporter au cadre électoral en vigueur les aménagements
nécessaires pour garantir un processus électoral libre, démocratique et
transparent, ouvert à tous les Togolais », lit-on dans l’Accord
Politique Global (APG). Signé par les acteurs de la crise sociopolitique
togolaise le 20 août 2006 qui a fait un diagnostic réaliste et a, un tant
soit peu, décanté la situation politique. Les « aménagements
nécessaires » sous-entendent les réformes institutionnelles et
constitutionnelles, ce sont visiblement elles qui doivent induire la clarté,
le caractère pacifique et la crédibilité du scrutin. Mais à moins de dix
(10) mois de ce rendez-vous capital, ces réformes se font toujours désirer.
Tout ce qui est à mettre sous la dent, c’est la mise en place au forceps du
Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC), mais les discussions
sur le processus électoral sont dans l’impasse depuis deux mois, et Faure
Gnassingbé qui est censé organiser des consultations avec les parties
prenantes pour concilier les désaccords se fait courtiser. Et chez les
gouvernants, c’est le black-out sur le processus électoral.
Ces réformes se feront-elles réellement avant février-mars 2010 ?
Il faut être dans le secret des dieux pour le savoir. Dans les coulisses,
les griots du clan boudaient d’un revers de main les débats au CPDC et
militent pour le passage par l’Assemblée nationale. Au sein de l’opposition,
on ne veut pas l’entendre de cette oreille. Mais n’empêche, le scrutin
suscite des convoitises.
Les candidatures en cascade
Augustin Adéola Hospice Coco, c’est le tout dernier candidat
déclaré. Si le nom Hospice Coco rappelle de bien beaux souvenirs dans la
mémoire collective, l’homme qui aspire à la magistrature suprême n’est pas
plus connu que le vieux forgeron de Kparatao ou l’instituteur retraité de
Djatokopé. C’est un illustre inconnu qui veut tout de même jouer sa chance.
Augustin Hospice Coco est le ènième candidat déclaré. Avant lui, ils sont
cinq à s’être déjà déclarés ou investis par leur parti.
Gilchrist Olympio était le premier à ouvrir le bal. Il a été
investi, il y a bientôt un an par son parti, l’Union des Forces de
Changement (UFC). S’en suivirent les déclarations de Gabriel Messan Agbéyomé
Kodjo de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS),
Thomas Nussokpoé du Bloc d’Action pour le Changement (BAC), Nicolas Lawson
du Parti de la Rédemption et du Renouveau (PRR), et Kofi Yamgnane de sursaut
Togo. A encore neuf mois du scrutin, on en est déjà à six candidatures
officiellement déclarées. Et Dieu seul sait combien d’intentions se
dévoileront encore dans les prochains mois. A moins d’un miracle, viendront
s’ajouter au lot Me Yawovi Agboyibo pour le Comité d’Action pour le
Renouveau (CAR) et Faure Gnassingbé pour le Rassemblement du peuple Togolais
(RPT), sans compter d’autres menus fretins.
Faure enclenche sa campagne
Il suffit de lire entre les lignes, d’entrevoir les actes posés
par le chef de l’Etat depuis un laps de temps. L’affaire Kpatcha semble
tombée à pic pour Faure et sert de prétexte électoral. Dans un premier
temps, ce sont les populations qui sont mises à contribution. C’est ainsi
qu’à Blitta, Dankpen et autres, des marches de soutien ont été organisées
en son honneur au lendemain de l’éclatement de cette affaire. On est allé
au-delà du motif avancé pour appeler ouvertement à voter Faure en 2010. Les
tricots, banderoles et pancartes étaient bardés de ces messages. Les
populations ont pour rôle de le peindre tout en blanc. L’homme même est
entré en jeu après.
Faure Gnassingbé s’est donné la peine de descendre à Aného le
mois dernier pour remercier les chefs traditionnels qui ont organisé une
marche de soutien en son honneur. Cette sortie était-elle aussi
désintéressée que cela ? Assurément pas. C’est un clin d’œil inédit que
faisait ainsi Faure Gnassingbé à l’électorat, dans la perspective de 2010.
Et il a su bien procéder, par sa traditionnelle arme : les promesses. C’est
le même scénario à Badou et ses environs la dernière fois.
Parallèlement, le « leader nouveau » se découvre subitement
des talents d’humaniste. L’hôpital de Tokoin a été récemment réfectionné
grâce à sa magnanimité. D’autres centres de santé bénéficient
quotidiennement de dons d’équipements médicaux, des localités
d’infrastructures diverses. Et de telles actions devraient se multiplier
jusqu’au scrutin.
On le voit bien, le retard de matérialisation des réformes
institutionnelles et constitutionnelles n’arrête pas les politiques et ne
tue en rien leurs aspirations présidentielles. Et pourtant ces réformes sont
un gage de transparence du scrutin. Quel drôle de processus électoral !
GLAKPE Koffi
Animosité grandissante au sein du Bureau de Rock
Après les incidents du match Maranatha-ASKO, Gabriel Améyi déclare Mme
Adablah Kayi persona non grata à Womé
Le match Maranatha-ASKO comptant pour la 13e journée
du championnat national de football de 1ere
division disputé le 17 mai dernier au Stade Général Améyi de Womé a
été émaillé d’incidents redoutables.
Selon les informations, peu avant le début du match, il y a eu une
vive altercation entre le président de Maranatha, Gabriel Améyi et la
commissaire du match Mme Adablah Kayi à propos du box servant de banc de
touche au stade de Womé. Des sources dignes de foi, indiquent qu’au moment
où certains supporters de Maranatha se sont positionnés tout juste derrière
le premier box arguant que c’est la place de leur équipe, Mme Adablah ne
voulait pas l’entendre de cette oreille. Elle a tenu, malgré les raisons
sécuritaires avancées par certains, à disposer les deux bancs de touche
comme elle l’entend selon les règlements.
L’intransigeance de la présidente de la Commission des arbitres de
la FTF a suscité le courroux du gourou de Womé qui l’a exprimé brouillement
à travers des invectives. Le lendemain, le sujet a été introduit au cours
d’une réunion du Bureau Exécutif en l’absence de l’éternel boudeur Gabriel
Améyi.
A cette réunion, Rock Gnassingbé aurait demandé à Mme Adablah Kayi,
aussi membre du BE comme Améyi, d’exposer la situation. Devant le refus de
certains membres de débattre du sujet sans avoir écouté M. Améyi, Mme
Adablah se serait répandue en larmes, soutenant qu’un membre du staff
technique de Maranatha l’aurait traité de « pute ». Ses cris ont alerté tout
l’entourage de la Fédération qui pensait à une partie de combat de boxe dans
la salle de réunion où la dame se ferait cogner. Il n’en fallait pas plus
pour mettre le président Rock dans tous ses états. Pour les deux funambules
(Rock et Améyi) qui se regardaient en chien de faïence depuis quelques
temps, l’occasion étaient trop belles pour se mesurer. C’est ainsi que le
président de la Fédération aurait convoqué pour le vendredi dernier, le
membre du staff de Maranatha qui aurait traité la dame de « pute ».
Dans la foulée, Gabriel Améyi aurait adressé une lettre à la
Fédération dans laquelle il interdit formellement à Mme Adablah Kayi de
fouler le stade de Womé. Jusque-là le protégé de Gabriel Améyi ne serait pas
encore entendu, la rencontre de vendredi a été avortée, Rock étant
injoignable. Il se raconte que cette rencontre promet beaucoup d’étincelles
étant donné que les deux protagonistes pourraient se croiser. Mais à
regarder de près le député Gabriel Améyi souvent pusillanime, c’est-à-dire
manquant cruellement de courage dans ses actions, il y a de fortes chances
que ce combat n’ait pas lieu. Tant mieux !
En vérité, ce tableau tel que peint montre à suffisance le degré
d’animosité entre les membres du Bureau de Rock Gnassingbé. Sinon comment
comprendre que les supporters de Maranatha puissent se tromper de place sur
leurs propres installations et surtout que ce n’est pas la première fois
aussi que Mme Adablah est envoyée à Womé comme commissaire du match. C’est
clair que Améyi et Adablah se vouaient une haine viscérale.
En plus, au nom de quoi le président de Maranatha peut-il
interdire à quelqu’un l’accès de son stade ? Le plus surprenant, on peut
s’étonner du fait que malgré l’existence des commissions spécialisées, Rock
s’active à prendre le devant de ce dossier. A quoi servent finalement les
commissions d’homologation et d’organisation ?
Pendant combien de temps cette guerre froide au sein des membres
du BE va-t-elle durer ? De toutes les façons, les ministres Christophe Tchao
et Pascal Bodjona qui ont usé des moyens moyenâgeux pour imposer ces membres
indélicats à la tête du football togolais doivent prendre leurs
responsabilités pour libérer le sport-roi togolais des guerres de tranchées.
Kokou AGBEMEBIO
Dérives outrageuses au sommet du football togolais
Rock Gnassingbé fait reporter le tirage au sort de la coupe de l’UFOA sur
des sautes d’humeur
Il a été prévu le samedi 16 mai dernier à Lomé le tirage au sort de la coupe
de l’Union des Fédérations Ouest Africaine (UFOA). Initialement annoncée
pour 08 heures à l’hôtel Palm Beach, malgré la présence des représentants
des 16 pays membres, du délégué de la CAF, le Guinéen Kabélé Camara et le
président de l’UFOA, Amos Adamu, la cérémonie a été reportée à une date
ultérieure. Arrivée finalement sur les lieux au tour de 11 heures, le
président de la Fédération Togolaise de Football, Rock Gnassingbé a demandé
à ses hôtes de repartir afin de lui permettre de mieux préparer l’évènement
étant donné que la compétition porte le nom du Général président Eyadéma.
Désemparés et très remontés contre l’attitude du Prince Rock, Amos
Adamu et tous les autres invités présents pour la plupart depuis la veille,
ont dû regagner leur bercail sans comprendre réellement les dessous du
report. En somme, c’est un sentiment d’humiliation qu’ont exprimé ces
invités.
En fait, sur demande des autorités togolaises, le président Amos
Adamu et compagnie ont décidé de faire renaître la coupe de l’UFOA tombée
dans les oubliettes depuis quelques temps. C’est ainsi que sur invitation du
ministre des Sports Christophe Tchao, le Nigérian Adamu était déjà venu une
première fois à Lomé pour discuter des conditions de la reprise de la
compétition. Ils ont convenu de la nécessité d’offrir une tribune
d’expression des talents locaux issus des championnats nationaux. Peu après,
Amos Adamu a adressé une correspondance au Secrétariat de la FTF fixant la
date du tirage sur le 16 mai 2009. Mais aussi bizarre que cela puisse
paraître, c’est ce jour choisi par Rock Gnassingbé pour réfléchir sur
l’envergure à donner au tournoi.
Le volte-face, selon nos informations, est la résultante des
sautes d’humeur du président « blindé » Rock qui n’aurait pas digéré
le fait que le courrier portant sur la cérémonie soit adressé au Secrétaire
Kossivi Reinhardt. Il aurait soupçonné Reinhardt d’avoir signé un deal avec
Amos Adamu sur son dos. En plus, Rock aurait refusé d’aller discuter de la
compétition avec son frère président de la République Faure Gnassingbé parce
que le tournoi est purement politique que sportif. Profitant du froid entre
lui et son frère à la suite des récents évènements au sommet de l’Etat, Rock
s’est terré dans son coin sans avoir pris des dispositions ni avec Faure, ni
avec Tchao pour accueillir les invités en vue du lancement de la
compétition. Sur toute la ligne il a orchestré des moyens lugubres pour
saboter l’évènement au grand désarroi des malheureux invités. C’est aussi ça
Rock !
K.A.
L’attaquant togolais Amadou Aboubacar, la révélation du championnat gabonais
Le championnat gabonais de football de 1ère division
a pris fin le week-end dernier avec le sacre du Stade Mandji, club dans
lequel évoluait jusqu’à une période récente l’ancien Epervier Atsu Gagnon.
Mais l’autre togolais qui a fait l’attraction en cette fin de saison est
bien évidemment Amadou Aboubacar. Agé de 19 ans, le jeune attaquant joue
dans le club de l’Armée gabonaise, Missile FC dirigé par un certain Ali
Bongo, fils du Président de la République gabonaise Omar Bongo Ondimba.
Peu utilisé en début de saison par l’entraîneur Victor Obomé, l’ancien
joueur de Santos FC du Burkina-Faso a explosé et inscrit un doublé face au
Canon FC 105 de Libreville. Depuis lors, il a disputé sept (7) matches pour
trois (3) buts à son actif. Malgré le départ du coach Obomé, l’arrivée du
Serbe Draguen à la tête de l’encadrement technique n’a rien changé à la
figurante ascension du très promoteur avant-centre de Missile FC qui a
terminé la saison à la 6ème place.
Touché à la cheville, Amadou n’a pu participer à la dernière victoire de son
club. Néanmoins, il a repris les entraînements depuis lors et sera
titularisé à la pointe de l’attaque le week-end prochain lors du premier
tour de la coupe du Gabon.
Fin technicien et véritable avaleur de surface, Amadou Aboubacar ne rêve que
d’une chose « réussir une grande carrière et porter vite la couleur des
Eperviers ». Avec les récentes nominations à la tête des sélections des
jeunes, Tchanilé Bana posté à la tête de la sélection Espoir pourrait se
renseigner de ce joueur qui se présente comme l’une des révélations du
championnat gabonais cette saison.
Fiche technique
Nom :
Amadou
Prénom :
Aboubacar
Né le
31 décembre 1989
Taille :
1 m 74
Poids :
74 kg
Clubs successifs :
Essor de Lomé (2002-2004)
Santos FC du Burkina Faso (2005-2007)
Anges de Notsè (2007-2008)
Missile FC du Gabon (depuis 2008)
Xavier Nono |
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Le
Correcteur 64 du mardi 19 mai 2009 |
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Les vraies raisons du remplacement des Généraux Nandja et
Béréna par le Gal Ayéva et le Col. Bali Wiyao |
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La fameuse affaire de tentative de coup d’Etat dans laquelle Kpatcha
Gnassingbé serait impliquée continue d’affecter sérieusement le pouvoir en
place. Après la valse d’arrestations de plusieurs personnes présumées
coupables mais dont la plupart se sont révélés être des innocents, on
assiste aujourd’hui à une purge au sein des Forces Armées Togolaises.
En effet, par décret présidentiel en date du 15 mai 2009, le Général de
Brigade Ayéva Essofa est nommé chef d’Etat-Major Général des FAT. Directeur
du Cabinet de la Présidence de la République jusque-là, le Général Ayéva qui
a d’ailleurs pris fonction hier remplace ainsi le Général Zakari Nandja, qui
s’est vu confier le poste du ministre d’Etat, ministre de l’Hydraulique, de
l’Assainissement et des Eaux.
Quant au Colonel Bali Wiyao, précédemment Commandant du Régiment Commando de
la Garde Présidentielle (RCGP), il devient le nouveau chef d’Etat Major de
l’Armée de Terre en remplacement du Général Béréna Gnakoudè mis sur les
carreaux sans ménagement.
Ces affectations confirment le grand malaise au sein de l’armée
depuis le déclenchement de la « guerre des frères Gnassingbé ». Et
c’est le chef de l’Etat hanté par une éventuelle perte du pouvoir qui
continue de repositionner ses pions.
En réalité, selon nos informations, Faure Gnassingbé n’aurait pas pleinement
confiance au Général Nandja qui jouerait à l’équilibrisme face aux deux
camps rivaux. On susurre que dans cette saga Faure-Kpatcha, le désormais
ex-chef d’Etat Major des FAT n’aurait pris partie pour personne et ce serait
même opposé au remplacement de Rock Gnassingbé à la tête du Régiment Blindé
de Reconnaissance et d’Appui (RBRA).
Dans cette situation et vu également que certains hauts gradés de Bassar
dont le Général Nandja seraient soupçonnés d’un soutien à la candidature de
leur frère Kofi Yamgnane, Faure a préféré le remplacer par un de ses
fidèles. Au même moment, pour éviter que le Général Nandja ne se retourne
contre le « camp Faure », il lui a été taillé un poste ministériel
qui ne correspond en rien à son statut de militaire en fonction.
D’autre part, le Général Béréna soupçonné d’être proche de Kpatcha a été
déposé au profit d’un autre fidèle de Faure, le Col Bali Wiyao. Il se
raconte qu’entre Ayéva et Béréna, le courant ne passe pas très bien. Tout
récemment, le second aurait mis aux arrêts « injustement » certains
proches de Ayéva, qui lui garderaient des dents. Par conséquent, il ne
ferait pas bon ménage de mettre les deux côte à côte dans le commandement de
l’armée.
Ces réajustements loin d’être une solution magique pour rasseoir le pouvoir
fragile de Faure Gnassingbé pourrait diviser davantage le clan, surtout
l’armée qui a étalé son bicéphalisme lors de l’attaque du domicile de
Kpatcha Gnassingbé. Dans tous les cas, les tout prochains jours pourraient
nous édifier beaucoup plus sur la mauvaise passe du pouvoir de la Marina.
Kokou AGBEMEBIO
Présidentielle 2010
La campagne électorale déjà ouverte pour le RPT
« La campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jours francs avant
la date du scrutin. Elle s’achève le vendredi précédant le scrutin à minuit.
Nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire
campagne en dehors de la période réglementaire »,
stipule le code électoral en son article 86. Dans le cas spécifique de
l’élection présidentielle, il est prescrit à l’article 177 : « La
campagne en vue de l’élection du président de
la République est ouverte quinze (15) jours avant le scrutin ».
A considérer la période du 18 février au 5 mars 2010 donnée récemment par
la Cour Constitutionnelle comme devant contenir la date exacte de la
présidentielle de 2010, la campagne électorale devra se tenir au cours de la
période allant du 02 février au 03 mars. Mais Faure Gnassingbé, le probable
candidat du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), sinon du pouvoir, ne
l’entend pas de cette oseille. Le « leader nouveau » a visiblement
ouvert par anticipation sa campagne à lui, prenant prétexte sur l’affaire
Kpatcha.
Ce dossier sombre de tentative présumée d’atteinte à la sûreté de
l’Etat dont on charge Kpatcha Gnassingbé, le frère du Chef de l’Etat,
disait-on tantôt, a servi d’argument à Faure pour ce faire. A Blitta et à
Dankpen qui ont inauguré le retour des marches de soutien, on a entendu des
manifestants appeler ouvertement à voter Faure en 2010. Le même message
était perceptible sur les banderoles, les pancartes, et sur des tricots où
il est gravé que la population du coin votera 100% Faure.
Les chefs traditionnels des Lacs sont aussi rentrés dans la danse,
il y a une dizaine de jours. Les gardiens des us et coutumes ont organisé
une marche de soutien à Faure qui les a vu arpenter les rues fantomatiques
d’Aného pour aller délivrer un message à la Préfecture. Même s’ils n’avaient
pas osé déclarer le vote par anticipation de l’électorat du coin à Faure,
les chefs traditionnels se sont montrés acquis à sa cause, louant ses pseudo
réformes politique et économique. Personne n’était d’ailleurs dupe ; cette
sortie visait à augmenter sa côte dans la perspective de 2010 et cette
initiative ne saurait venir de ces chefs traditionnels mais bien directement
des officiels du pouvoir. Le concerné même, comme par hasard, est allé
promptement rendre la politesse à ces chefs traditionnels. Le chef de l’Etat
était à Aného le week-end du 08 au 10 mai où « il s’est peint » tout
en blanc. Faure a profité de l’occasion pour séduire ses interlocuteurs en
faisant un ensemble de promesses, comme à son habitude. Il a
particulièrement parlé d’un projet de réfection des infrastructures
routières parmi lesquelles la route Lomé-Aného et pour laquelle les fonds
seraient déjà débloqués (40 milliards F CFA).
Ce qui a arraché un tonnerre d’applaudissements à l’assistance.
Pour rentrer davantage dans le cœur de ses interlocuteurs et de la
population, Faure a promis également la construction d’un nouveau pont à
Aného. De telles promesses au crépuscule de son mandat catastrophique et à
quelques mois de la présidentielle de 2010 sont-elles gratuites ?
C’est en somme un clin d’œil à l’électorat, une campagne
électorale anticipée qui se poursuit par la médiatisation à outrance
d’actions humanitaires du chef de l’Etat. A l’orée de l’échéance de 2010,
Faure Gnassingbé est sur tous les fronts et se glorifie bizarrement de
talents d’humaniste. Les populations de Tohoun ont vu leur hôpital
réfectionné grâce à la magnanimité du chef de l’Etat. Et le ministre de la
santé qui y était pour l’inauguration de l’ouvrage a tenu à le leur
signifier. Concomitamment, le chef de l’Etat se perd dans des dons de
matériels à d’autres centres médicaux et autres actions humanitaires dans le
nord du pays, reprenant ainsi le terrain à son frère député coffré. Dieu
seul sait.
La campagne anticipée, cela consiste aussi à mettre à contribution
des populations et des associations. Le cas le plus récent est la sortie de
pseudo associations affiliés au RPT ou à Faure, le fameux G 100. Des
jeunes habillés aux couleurs du « leader nouveau » ont pris d’assaut
vendredi le Palais de Congrès de Lomé pour jouer leur partition. A
l’occasion, Faure était vanté à coups de discours, de slogans et de
chansons, en présence des dignitaires du parti, Esso Solitoki, Pascal
Bodjona et autres, tout contents. Cette sortie de ce G 100 fait suite à
celle d’un autre mouvement de jeunes, le fameux Mouvement de soutien à Faure
(MSF) qui a sillonné le pays pour vanter ses mérites. Toutes ces agitations
et mises en scène peuvent-elles sauver Faure en 2010 ? That’s the question.
Le Correcteur
Ramassage des ordures ménagères dans la ville de Lomé
Le collectif des associations de précollecte dénonce les intimidations et
menaces de la Mairie et interpelle le Premier
ministre
A
la suite de la faillite en 1997 de la Société Togolaise d’Enlèvement des
ordures Ménagères et d’Assainissement (SOTOEMA), certains jeunes volontaires
ont pris le relais de la lutte contre l’insalubrité galopante de la
capitale. Regroupés en diverses associations, ces jeunes volontaires malgré
les moyens de bord dont ils disposent, se sont appliqués assidûment à cette
tâche au grand bonheur de nombreux foyers de Lomé.
Mais depuis le 25 mars dernier, au terme d’une rencontre avec la
presse, la Mairie de Lomé a retenu un certains nombre d’associations et
demandé aux structures non retenues d’arrêter leurs activités dans les plus
brefs délais.
La municipalité déclare être responsable de la gestion des déchets
solides et que même si elle délègue l’exécution des prestations, elle en
garde la planification, la coordination, le suivi et le contrôle en raison
du caractère de service public de l’enlèvement des déchets solides urbains
dans la commune. De ce fait, les autorités communales envisagent
« contractualiser les opérations de précollecte [et que] les charrettes à
traction humaine devront peu à peu laisser la place à des véhicules
motorisés ».
Malgré les garanties de transparence et d’équité pour l’appel
d’offre des précollecteurs, le collectif des Etablissements pour le
Ramassage des Ordures (CERO) dit avoir constaté que « la Mairie s’est fait
avoir par une société de collecte dénommée WMS qui s’est déguisée en
Etablissement de Précollecte dénommé FIS dirigé par la fille du Président de
la Délégation Spéciale de la Mairie Centrale. C’est ainsi que la zone de la
Résidence du Bénin, la Cité Millenium et la Cité OUA ont été arrachées aux
Etablissement ENAV-TOGO, EW, SOGIECOM, PES… et attribuées à la seule société
WSM », a relaté le collectif dans une lettre de protestation et de
revendication adressée au premier ministre Gilbert Houngbo le 28 avril
dernier. Plus loin, le CERO ajoute que « c’est également à la même
société WSM déguisée en Etablissement FIS qu’on a encore attribué les zones
de Wuiti, Novissi et Hédzanawoè I et II, constituées en des lots N° 11 et 13
dans l’appel d’offre lancé par
la Mairie Centrale de Lomé ».
Aussi le collectif a-t-il dénoncé la violation flagrante des textes
régissant l’appel d’offre qui interdit l’octroi de plus de deux lots à une
société comme stipulé à la rubrique F portant attribution du marché à
l’alinéa 25- 1 de la page 14 qu’ « aucune entreprise ne peut-être
adjudicataire de plus de 02 lots ». Malgré tout, les entreprises FIS et
Inshalla totalisent à elles seuls 08 lots et plus grave encore, elles n’ont
jamais figuré au sein des associations de précollecte.
En dépit des avertissements de la Mairie, le Collectif déclare
mordicus qu’il ne se pliera guère à ce « complot de corruption et de
magouille. Par conséquent, nous n’allons pas quitter le terrain au profit
de mademoiselle Baeta qui proclame haut et fort qu’elle est la fille du
Maire et donc intouchable, et dénonçons ce complot orchestré par
la Marie de Lomé ».
Face à l’intransigeance de CERO, le Président de la Délégation Spéciale a
procédé mercredi à une cérémonie de proclamation de sociétés additives pour
le ramassage d’ordures. Comme on pouvait s’y attendre, cette cérémonie a
accouché d’une petite souris étant donné que seuls deux noms en l’occurrence
3D et CVP ont été ajouté à la première liste des sociétés retenues.
Par ailleurs, les responsables n’ont pas pu assister à cette proclamation
pour la simple raison que des menaces et intimidations pesaient sur eux !
Dans un courrier adressé au Président de la Délégation Spéciale de Lomé en
date du 08 mai 2008, le Président du Collectif a mentionné que « le sieur
Madougnidou de la DST [Direction de Services Techniques] a souligné
ouvertement au téléphone de M. Padabo Talambou, Directeur de l’ETS ENAV-Togo
en date du 04 mai 2009 à 19 h 12 min que la Mairie nous enverra des
militaires ».
En réalité, cette situation relève de la pure mauvaise foi de la
municipalité de Lomé étant donné que ces jeunes volontaires présents depuis
douze ans sur le terrain ont acquis une expérience inouïe et n’ont besoin
d’un certain encadrement de la mairie pour parfaire leurs prestations. Ces
magouilles et copinage de la mairie vont plonger à nouveau ces jeunes
volontaires en chômage alors qu’ils ont sauvé les meubles aux temps chauds.
Cela s’appelle ingratitude et injustice et c’est bien dommage de la part des
autorités municipales, qui récompensent ainsi en monnaie de singe la
bravoure, la témérité, le sens aigu de civisme et de volontariat de ces
jeunes.
En plus, cette histoire de mécanisation de la précollecte des
ordures ménagères est une trouvaille pour le Mairie et ses complices pour
racketter et escroquer les pauvres ménages de Lomé. Nul n’ignore que les
Associations actuelles sur le terrain font payer par maison entre 1000F et
1500F par mois mais à présent avec la mairie on parle de ménage qui devra
payer 25000 F. Cela implique qu’une maison composée de 10 ménages qui
payait entre 1000F et 15000 doit désormais payer 25000F.
Comment des ménages qui saignent déjà à blanc et arrivent à
honorer difficilement les frais de loyer doivent faire face à 25 00 F de
frais d’ordures contre les 250F actuels. C’est clair aujourd’hui que la
Mairie de Lomé doit revoir sérieusement sa copie sinon le risque de fiasco
se fait poindre à l’horizon. De toutes les façons, le Collectif des
Etablissements pour le Ramassage des ordures porte à porte à Lomé ont de
nouveau saisi le Premier ministre Houngbo pour le règlement de ce différend
afin d’éviter les conséquence néfastes qu’il pouvait engendrer.
Xavier NONO
La tension monte au sein de la famille Gnassingbé
Toyi Gnassingbé, frère jumeau de Kpatcha très remonté contre Faure
Depuis l’inculpation de Kpatcha Gnassingbé pour atteinte à la sûreté de
l’Etat, rébellion, groupement de malfaiteurs et violence volontaire avec
usage d’armes à feu et complicité de violence volontaire, la famille
Gnassingbé ne cesse de multiplier les réunions. Mais actuellement, certains
fils du feu Gnassingbé Eyadema dont Toyi, le frère jumeau de Kpatcha se
seraient très déçus par les différentes prises de positions de Faure dans
cette affaire.
Selon les informations à notre possession, les négociations ont commencé
juste au lendemain de l’attaque du domicile de Kpatcha Gnassingbé par les
éléments de la Force d’Intervention Rapide (FIR). Ce jour-là, tous les fils
du défunt président Gnassingbé Eyadema présents sur place à Lomé devaient se
réunir pour tenter de trouver une solution au problème. Mais Faure
Gnassingbé aurait boycotté le rendez-vous.
Deux jours plus tard, l’affaire a pris une autre tournure et sur ordre du
procureur de la République, Robert Bakaï, Kpatcha fut arrêté à l’Ambassade
des Etats-Unis où il tentait de se réfugier. Dans la foulée, Faure a fait un
discours à la Nation dans lequel il a tenu à préciser qu’il a pris toutes
les mesures pour que la justice s’exerce avec fermeté et sérénité à l’égard
des auteurs de ces actes criminels et de leur complices. «Les
nostalgiques du retour en arrière qui imaginent revenir sur les acquis
démocratiques ne doivent pas prospérer… Ils ont formaté une tentative de
coup d’Etat qui devait se dérouler durant le cours de la mission que je
devais effectuer en Chine. Ils projettent prendre le pouvoir par la force et
d’éliminer les autorités légitimes élues », avait-il relevé.
C’est ainsi qu’on a appris que le député à l’Assemblée nationale, placé sous
mandat de dépôt, a été auditionné par le juge Koffi Ernest Bignang, dans le
cadre de l’interrogatoire de première comparution.
Malgré tout, les tractations pour le rapprochement des deux frères ont
continué au sein de la famille présidentielle. On parle d’au moins quatre
réunions qu’ils auraient déjà tenues et qui auraient enregistré la présence
de Faure. Mais la position de ce dernier serait toujours confuse. Si au
début, les négociations semblent aboutir à la libération du député, ce qui
l’aurait poussé à arranger la maison de son frère Kpatcha atteint par les
balles, aujourd’hui il aurait durci à nouveau sa position. Il aurait claqué
la porte lors de l’avant dernière réunion qui a eu lieu à Pya sur la demande
des sages de cette localité. Au cours de la dernière rencontre qui a eu lieu
à Lomé, l’état de santé du député qui ne cesse de dégrader serait au centre
des débats. Certains membres de la famille proposent qu’il soit évacué à
l’étranger pour des soins mais le chef de l’Etat n’affiche pas clairement sa
position sur cette dernière question et refuse même de rencontrer son frère
, placé sous mandat de dépôt et qui demande un tête-à-tête avec lui.
Cette attitude du président de la république ajoutée au vide constaté au
tour de cette affaire de tentative de coup d’Etat fait raviver actuellement
la tension au sein de la famille Gnassingbé. Toyi, le frère jumeau de
Kpatcha serait actuellement très remonté contre le chef de l’Etat.
D’autre part, Faure éprouve beaucoup de difficulté à faire démarrer le
procès judiciaire contre son frère. Et pour cause, les textes en vigueur à
l’Assemblée disposent clairement qu’ en cas de flagrant délit, un député
peut être arrêté et poursuivi sans la levée préalable de son immunité, mais
il ne peut en revanche être jugé que si, l’immunité est levée par
l’Assemblée nationale. Or, l’opposition parlementaire à travers ses
déclarations indique clairement qu’elle manque de preuve pour croire en
cette tentative de coup d’Etat et donc ne pourra pas cautionner ce coup de
force. Même chose du côté du RPT où une grande partie des députés est
acquise à la cause du député de la Kozah. Le chef de l’Etat a donc peur
d’introduire ce débat à l’Assemblée au risque d’essuyer une défaite
sanglante qui pourrait même le sauter de la magistrature suprême. Voilà ce
qui bloque en gros ce dossier. En tout cas, les Togolais peuvent s’attendre
à de nouveaux rebomdissements dans cette fameuse affaire qu’il convient
d’appeler, affaire Kpatcha Gnassingbé.
Olivier GLAKPE
La loupe du Correcteur
Repenser l’opposition
Le feuilleton politique togolais est à nouveau arrivé à un épisode
qui recommande à ses différents protagonistes davantage de tacts et de
stratégies.
Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) au pouvoir n’a plus
besoin de cours théoriques pour le savoir : les lots de matériel électoral
qui arrivent déjà dans le pays par vols nocturnes, n’en sont pour rien. Et
c’est ici que l’opposition, c’est-à-dire, le Comité d’Action pour le
Renouveau (CAR), dans une moindre mesure, et surtout l’Union des Forces de
Changement (UFC) doit se sentir interpellée. Puisque c’est en elle que se
reconnaissent ces millions de Togolais qui continuent, contre vents et
marées, de manifester à chaque échéance électorale, leur profonde aspiration
à l’alternance au pouvoir.
Mais combien de fois déjà ce peuple qui aspire au changement
n’a-t-il pas vu son rêve voler en éclat du fait de l’incapacité de l’UFC à
arracher la victoire que le régime RPT lui a toujours confisquée ?
Qui dit que le « porte-parole du RPT », Pascal Bodjona est en
train de se livrer à une partie de plaisir en déclarant que « l’alternance
ne se décrète pas » ? C’est plutôt ceux qui ne prennent pas Pascal Bodjona
au sérieux qui sont dans un plaisir de mauvais goût. Parce que l’histoire du
Togo nous a montré que l’indépendance n’a pas été servie sur un plateau d’or
aux Togolais. Elle a été arrachée de hautes luttes. De même, la libération
du joug du régime RPT ne sera guère servie sur un plateau d’or ; et c’est ça
la signification du message du ministre Pascal Bodjona qui ne saura jamais
diriger les travaux du CPDC pour conduire le RPT à la défaite lors de la
prochaine élection présidentielle de 2010.
Gilchrist Olympio et les siens sont donc condamnés à une
obligation de résultat. La perpétuelle mobilisation du peuple à chaque appel
de l’opposition a une signification que l’UFC ne doit jamais occulter.
La soif d’alternance au pouvoir toujours exprimée par le peuple a
atteint aujourd’huiun degré tel que toute déception venant du parti qui
incarne l’âme de ce peuple sera très mal vue.
En un mot, le peuple veut le changement et a toujours voté en ce
sens. Il appartient donc à cette opposition, qui l’est encore au sens réel
du terme, de se donner les moyens devant lui permettre d’arracher sa
victoire qui lui sera une fois de plus octroyée par le peuple en 2010. Il
est donc temps de repenser l’opposition dans sa vision et dans ses
stratégies et moyens de conquête du pouvoir.
Assou ADJIKPA
Déclaration de la CDPA relative à la situation politique au Togo
Léopold Gnininvi cache mal son affection pour le RPT
Nombreux sont les Togolais qui ne cessent de se demander s’il faut parler
encore de la CDPA ou parler plutôt d’une aile marchante du Rassemblement du
Peuple Togolais (RPT), au vu des prises de position du Professeur Léopold
Messan Gnininvi depuis son virage à plus de 180 degré sur la scène politique
togolaise.
En effet, le Secrétaire Général de la Convention Démocratique des
Peuples Africains (CDPA) et actuel ministre de l’Industrie, de l’Artisanat
et des Innovations Technologiques Messan Gnininvi a toujours été connu comme
le plus radical des opposants que le Togo ait connu depuis l’avènement de
la démocratie sous le régime RPT au Togo. Mais depuis l’accession de Faure
Gnassingbé au pouvoir suite au décès du Général Eyadema, le Professeur
Gnininvi a fait un volte face qui l’a conduit au gouvernement, et depuis
lors, le Secrétaire Général de la CDPA n’a cessé de montrer son engagement
au profit du parti au pouvoir.
Finalement, il est passé à la vitesse supérieure, allant jusqu’à
appeler ouvertement à une mobilisation des énergies au profit du RPT. « Le
chef de l’Etat, dans son message à la nation le 17 avril
2009, a affirmé sa volonté politique de travailler dans le sens du
renforcement des acquis démocratique et s’est engagé à avancer sur la voie
des reformes. La CDPA prend acte de cette volonté et de cette
détermination »,
peut-on lire dans une déclaration publiée par la CDPA. Une telle déclaration
montre clairement que le Secrétaire Général de la CDPA qui se réclamait le
titre de « farouche opposant » au régime RPT et de « grand
défenseur » des pauvres togolais ne luttait en réalité que pour se
frayer une place, un jour, à la mangeoire. Et d’ailleurs, son attitude au
sein du gouvernement le démontre à plus d’un titre. Pourtant, Léopold
Gnininvi fait toujours croire que « La
CDPA, en acceptant d’entrer dans le gouvernement formé au lendemain des
élections législatives, avait essentiellement pour but de veiller à
l’application de l’APG et surtout à la poursuite de la réalisation des
réformes ».
L’ex-opposant Gnininvi a-t-il vraiment œuvré pour pousser le RPT à
faire des réformes allant dans le sens de l’instauration d’une réelle
démocratie au Togo ? Certainement pas. Les réformes institutionnelles et
constitutionnelles recommandées par l’APG ont toujours du plomb dans l’aile,
et le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) mis en place
pour discuter de ces questions ne s’est révélé être qu’un marché de dupe.
Pendant ce temps, le gouvernement de Faure Gnassingbé continue seul à
préparer la prochaine élection présidentielle de 2010 en commandant du
matériel électoral qui atterrit déjà nuitamment dans le pays par dizaines
de palettes ; et ceci sans la mise en place de la nouvelle Commission
Electorale Indépendante (CENI).
Si en sa qualité d’opposant au sein du gouvernement, Léopold
Gnininvi ne peut pas interpeller le gouvernement et le régime RPT devant ce
constat de préparation de fraudes électorales, il faut donc comprendre par
là une réaffirmation de sa complicité avec le régime RPT.
Seulement, ce qui est dommage dans le comportement du Professeur
Gnininvi est qu’il a laissé sur le carreau certain de ses militants qui
ont toujours lutté, au risque de leur vie, à ses côtés. Que pense-t-il de
l’avenir politique de tous ces vaillants combattants ?
En tout cas, c’est un peu trop drôle comme début de fin de
carrière politique pour un homme de la taille du Professeur Léopold Gnininvi.
Assou ADJIKPA
CHRONIQUE DE DANYITO : LOME, VILLE REBAPTISEE
Il se passe des choses dans ce pays qui feraient tourner dans les tombes les
vaillants fils qui ont lutté toute leur vie pour arracher l’indépendance le
27 avril 1960.
L’indépendance acquise et célébrée, j’ai donc accompli mon devoir citoyen et
décida de retourner à Danyi mon village natal.
Après la déferlante pluie qui a arraché les ponts et transformé le Togo en
une république fédérale de 10 îlots, j’ai décidé de tout faire pour visiter
Lomé la Belle.
Je me mets au bord de la route, pour trouver un taxi qui devrait m’amemer à
Kpaliamé.Je vois le ballet des motards qui freinent à mon niveau et
demandent «OLEYIA?»
Je me pose la question, c’est quoi cette affaire et ma curiosité me pousse à
poser la question et on me répond que c’est un nouveau secteur qui absorbe
la main d’oeuvre de toute la jeunesse togolaise.
On les appelle ZEMIDJAN
AO !
AO, Makoula !
Pourquoi zemidjan et non Komdjan? Zemidjan c’est au Dahomey voisin.
Je conclus que ce pays commence par subir d’influence extérieure des pays
voisins qui avaient trouvé en mon beau pays, un Eldorado.
Je n’ai pas le choix, sinon j’allais passer ma journée en cherchant un taxi.
A Kpaliamé, quelle désolation mais je conclus que le programme
d’urbanisation de la ville n’a pas encore pris corps. Une ville , je dirai
hantée
Arrivé vers la pâte d’oie de Klikamè, je suis choqué de voir un policier
ouvrir sa braquette et commencer à pisser à côté de la route.
Mais, quel exemple donne cet homme en tenue censé donner le bon exemple aux
citoyens ?
Je vois d’autres militaires en tenue en face de Todman collectionnant des
bouteilles de bières sur leur table dans un état .... Suivez mon regard
YO !
AO !
AO !
J’arrive à Lomé par Casablanca près du Bar «La camionnette» ;
HE, HE !
Tout est transformé.
Je prends encore un Zemidjan bon gré mal gré
On roule , à droite : Boulevard de la Kozah,
A gauche: boulevard Akéi
On passe Avenue Maman N’danida,
Les rues: boulevard des Kondona, Avenue des martyrs de Pya Hodo, Rues des
konkomba, etc...
OH !
C’est Lomé ça?
AO Makoula !
Je fais quelques pas pour retouver la maison familiale de ma dulcinée
Assoupi à Lom-nava.
Le zem me demanda où je vais?
Je dis Lom nava à côté du tailleur Gaspar. La maison familliale étant à
l’opposé du célèbre Tailleur diplômé de Paris qui confectionnait les tenues
des hautes personnalités du pays.
Le zem m’oppose un refus catégorique et pourquoi?
Il me dit que c’est à côté du siège du parti de Yovovia Olympio. Il n’y va
jamais.
Et pourquoi? il me dit non. Mais trouvant en moi un naïf et le prix fixé il
me descend en face du Commissariat du 3ème
arrondissement.
Toutes les rues du quartier sont débaptisées, ce qui fait conclure que c’est
toute la ville qui a subi cette kabyèisation.
L’attribution des rues dans une commune relève d’une politique tendant à
rendre hommage aux personnes, aux régions qui ont marqué la vie de la
commune, voire du pays.
Pourquoi la kabyèisation systématique des rues de la capitale?
Pourquoi des illustres inconnus se voient attribuer des noms de rues?
Pourquoi de vaillants kabyès qui ont lutté pour l’indépendance du pays ont
été purement et simplement oubliés.
Je continue la découverte de la ville et décida d’aller voir l’aéroport de
Lomé Tokoin
Je prends l’Avenue Maman N’danida, je découvre la Colombe de la Paix, à
gauche le Boulevard des Armées, en face le Boulevard Eyadema,
à droite je passe devant le célèbre collège st joseph et me retrouve
quelques minutes plus tard à l’ Aéroport de Tokoin pardon, AEROPORT
INTERNATIONAL GNASSINGBE EYADEMA
AO !
NUKELE DJO MANNNNNNN ?
Je continue à l’intérieur de l’aéroport et j’ai failli tomber en découvrant
:
Salon KABISSA
Salon KOROMSA
AO ! AO !
MAKOULA
A la question de savoir qui sont ces personnages, un policier comprenant ma
surprise me répond que ce sont les frères du Père de la Nation GNASSINGBE
Eyadema.
Quoi?
Kabissa et Koromsa ont fait quoi pour ce pays pour mériter des salons dans
un aéroport international?
Que dire à un touriste voulant comprendre un mot d’une langue du terroir en
demandant le sens de Koromsa ou de Kabissa?
On va lui répondre que ce sont les prénoms des frères d’un Président?
Que conclura ce visiteur sur la gestion des affaires du pays?
Je ressors de l’aéroport de Tokoin, la gorge serrée, presqu’en pleurs.
AO !
Je rentre à la maison tout triste concluant qu’à ce rythme, ce pays
deviendra un royaume, mais ce sera après moi, en tout cas, mais j’ai
découvert des choses
Drôle de G100
Décidemment, on aurait tout vu au Togo avec le RPT et ses dirigeants. Après
la fameuse formation des militants du parti qui a eu lieu samedi 09 mai à la
place des défilés sise à côté de la nouvelle présidence, d’autres
associations dites affiliées au Rassemblement du Peuple Togolais (RPT),
regroupées en un collectif dénommé « G100 » ont organisé à leur tour
vendredi 15 mai un forum national qui avait pour cadre le Palais des Congrès
à Lomé.
C’est le délégué national de la Jeunesse du Rassemblement du Peuple Togolais
(JRPT), Lébéné Djagbavi qui a ouvert les travaux de ce supposé séminaire qui
avait pour thème, « Rôle et responsabilité des associations dans le
processus électoral ».
Ce sont surtout les déclarations du délégué national de la JRPT lors de la
cérémonie d’ouverture qui ont fait peur à plus d’un Togolais. « C’est
dans l’union que vous pourrez relever les défis de l’heure. Le RPT entend
sceller avec vous, une alliance de combat sacré pour la victoire »,
avait-il dit. Beaucoup se sont demandé de quel combat faisait-il allusion
quand on sait que les participants au séminaire, sont en majorité des
miliciens du RPT que les Togolais connaissent bien et qu’ils ont vus à
l’œuvre en 2005 avant, pendant et après la présidentielle qui a vu l’arrivée
scabreuse de Faure au pouvoir.
Et quand on constate la présence de plusieurs responsables du RPT tels que
le Secrétaire Général du parti, Solitoki Esso, le ministre de
l’Administration Territoriale, Pascal Bodjona, et son collègue des Affaires
Etrangères, Koffi Esaw à ce forum, on se demande ce que réserve encore ce
parti aux Togolais en 2010. La date de l’élection présidentielle au Togo
ayant été fixée entre février et mars 2010, beaucoup se préparent déjà à
prendre la clé des champs.
L’autre chose qui a choqué les Togolais lors de ce forum est le fait que les
bus de l’Université de Lomé soient mis à contribution pour transporter les
participants. Alors que des étudiants font des kilomètres à pied pour aller
suivre les cours. Qui dit que le RPT a changé ?
Election transparente,
vous avez dit ?
Le haut Commissariat des nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) et le
Centre de Désarmement des Nations Unies ont organisé conjointement la
semaine dernière un atelier de formation sur le rôle du secteur de la
sécurité dans la sécurisation des processus électoraux en Afrique de
l’ouest. Cet atelier auquel ont pris part les représentants des partis
politiques, de la société civile, des médias et des partenaires au
développement a également enregistré la participation du ministre d’Etat,
Pascal Bodjona. Ce dernier a saisi l’occasion pour prononcer un énième
discours flatteur : « L’année prochaine, le Togo a un rendez-vous capital
avec l’histoire, à savoir la tenue de l’élection présidentielle. Le souhait
le plus cher du Chef de l’Etat et de tous les Togolais est d’en faire une
élection juste, transparente, équitable et non violente. Quoi de plus
légitime, dès lors, que nous puissions ensemble, rechercher à travers un
atelier comme celui-ci, les voies et moyens les meilleurs pour y parvenir. A
cet effet, je tiens à saluer la participation de vous tous, représentants
des forces de sécurité, des partis politiques, des organisations de la
société civile, des médias et des partenaires en développement.
Votre présence témoigne de votre attachement à l’avenir du pays et de votre
adhésion à la gestion démocratique de la cité, tel que le Chef de l’Etat
nous y convie au jour le jour, lui qui a résolument décidé de consacrer le
mandat dont le peuple togolais l’a investi au renforcement de l’Etat de
droit, à l’encrage résolu et irréversible de la démocratie sous tous ses
aspects ».
Et si au moins le quart de tout ce qu’il a raconté pouvait être respecté. Si
véritablement, le souhait le plus cher du chef de l’Etat est d’organiser une
élection transparente en 2010, pourquoi hésite-t-il à opérer les réformes
institutionnelles et constitutionnelles recommandées par l’APG ? Pourquoi
avait-il tenté de modifier unilatéralement les articles 21 et 33 du code
électoral ? Que de discours flatteurs !
Faure face aux dures réalités des routes cabossées
Il nous en souvient que le dimanche 10 mai dernier, les chefs
traditionnels de la Préfecture des Lacs ont organisé une marche de soutien
au Président Faure Gnassingbé. Une initiative fortement décriée par les uns
et les autres pour la simple raison que les gardiens des us et coutumes
sont tombés trop bas vis-à-vis de leur mission. Surtout que pour l’avènement
de Faure au pouvoir en 2005, les populations des Lacs ont payé l’un des plus
lourds tributs à travers des répressions meurtrières et sanglantes.
Le plus scandalisant est qu’il se raconte que Lawson Zankli et
compagnie auraient organisé cette cérémonie de la honte et de provocation
contre une somme de trente mille francs (30.000 F) par tête. Pouah !
Mais le plus grand enseignement qu’on peut tirer de cette
cérémonie est la visite de Faure Gnassingbé à Aného. En vérité, son passage
est une épreuve de dure réalité des routes cabossées. Si ses propres
véhicules de commandement ont pu échapper aux accidents, ce n’est pas le cas
pour le véhicule de la TVT dans le cortège qui a fait un grave accident avec
malheureusement au moins quatre (04) blessés graves.
Tous des confrères de la TVT et de Togo Presse. Nul n’ignore
l’état désastreux de la route d’Aného avec ses multiples «nids-
d’autruche». A supposer que cet évènement malheureux était produit avec
le véhicule de Faure dans ce cortège aux allures des djajdjawids à travers
Darfour ? Cela doit donner à réfléchir à Faure Gnassingbé et ses goinfres
courtisans et bande de copains qui ne font que du pilotage à vue.
Comment peut-on laisser dans cet état piteux la nationale N° 3
pour aller annoncer des catalogues de promesses qui ne sont en réalité
qu’une belle littérature ? Il est temps que Faure cesse de penser que
« l’enfer, c’est les autres ». Ce qui est arrivé aux véhicules de la TVT
puis de Titikpina à cause de l’état exécrable de la route peut arriver à
tout le monde y compris lui-même.
Un seul acte vaut mieux que mille intentions.
Le RPT et ses nouvelles ailes marchantes
Depuis 42 ans, le peuple togolais est régenté par un système
incarné par le RPT, adepte du statu quo. Aux temps forts de la dictature
sanglante du Général Président Eyadema, le parti qui se dit un creuset
national à l’appel historique de Kpalimé en 1969, s’est endurci avec des
démembrements tels que JRPT, UNFT, CNTT… communément appelés ailes
marchantes du RPT. A cette époque de parti- Etat, ces pseudo associations
servaient de relais à travers le pays.
Fort heureusement, le vent de la démocratie qui a ouvert la porte
au multipartisme a consacré la messe de requiem de ces associations
fantoches. Mais comme tout vieux système hanté par une mort lente, le RPT
renoue avec ses vieilles pratiques à l’image des marches de soutien et
l’érection des associations bidons.
En effet, depuis le déclenchement de la saga Faure-Kpatcha, le RPT
a pris de sérieux coups. Esso Solitoki et ses fidèles n’ont de cesse de
multiplier les actions pour faire croire que tout va bien. Ainsi, après le
séminaire de formation des cadres, la nouvelle trouvaille est le ralliement
des soi-disant associations à leur cause. Faut-il rappeler, vendredi au
Palais des Congrès, un certain nombre d’associations dénommées G 100 a
célébré son adhésion solennelle au RPT. L’évènement a fait pouffer de rire
plus d’un tant la plupart des composantes de G 100 sont des associations
fantômes fabriquées de toutes pièces pour faire croire que le RPT se porte
bien et a suscité l’adhésion de ces funambules.
Depuis quand les associations qui se définissent comme étant
apolitiques puissent retourner leur veste de cette manière ? Doit on
continuer à les appeler associations à partir du moment où elles proclament
leur appartenance au régime totalitaire et rétrograde de Faure Gnassingbé ?
En tout cas, ce sont des signes qui montrent à suffisance que le pouvoir en
place prend de l’eau à tout bord et les échéances de 2010 devraient faire
entonner le chant de cygne du parti au pouvoir qui n’a que trop martyrisé le
peuple togolais.
En tout état de cause, que les accros du gain facile qui se
déguisent en association ne se gênent outre pour tromper qui que ce soit.
Personne n’est dupe. Oh ! Quel scande de drôles d’associations.
Pitié pour les pauvres Togolais
Tout le monde sait que les Togolais sont en majorité pauvres. Et
leur quotidien rime avec la misère, la désolation et les lamentations.
Aujourd’hui, rares sont les Togolais qui arrivent à s’assurer
trois repas par jour. Et dans cette condition de vie chère, on comprend
aisément qu’il relève presque de l’impossible pour ces pauvres citoyens de
se faire soigner convenablement en cas de maladie.
Dès lors, le souhait de tout esprit humain serait alors de voir
les gouvernants togolais agir de manière à créer les conditions nécessaires
pour permettre d’amoindrir la souffrance de ces miséreux en leur venant en
aide dans le traitement de leur maladie, ne serait-ce que par un apport
partiel.
Malheureusement, force est de constater que de pareilles
initiatives sont rares, pour ne pas dire inexistantes dans le pays. Mais ce
qui devient un peu trop gênant dans tout cela, c’est cette manière de faire
qui frise l’escroquerie à laquelle certains patients et leurs familles se
trouvent confrontés, une fois arrivés dans certains centres hospitaliers de
la place.
Il est exactement question ici du regret de certaines familles qui
ne comprennent pas pourquoi on doit leur faire payer des médicaments bien
qu’elles déplorent la mort de leur membre amené à l’hôpital. En voici
l’expérience illustrative. « Tenez, nous avions conduit notre père au
CHU Tokoin, et à un moment donné, nous avons constaté que son état de santé
ne s’améliore pas. Mais à quelques instants seulement de son dernier soupir,
on nous a prescrit encore une longue liste de médicaments. Mais à peine
sommes-nous arrivés à son chevet avec les produits que notre père a rendu
l’âme. Nous avons supplié aussi bien les médecins et les agents de la
pharmacie de nous aider à restituer en vain les médicaments que nous venons
d’acheter ».
En fait, l’expérience de ce pauvre togolais montre tout simplement
la volonté des citoyens togolais de voir les gouvernants et surtout les
autorités sanitaires du pays prendre conscience d’une telle situation et
œuvrer pour que de pareille dépense inutiles ne se perpétuent pas. Est-ce
qu’on y pense vraiment ? C’est là la question.
Faisons la politique de nos moyens
L’une des plus graves erreurs que certains commettent souvent est
de ne pas pouvoir être capable de distinguer leurs forces et leurs
faiblesses. Ce qui par conséquent les conduit toujours à aller de dérives en
dérives, passant par des inutilités impossibles. Malheureusement, c’est ce
genre de comportement qu’on est en train de noter chez une grande partie de
la population togolaise de nos jours.
Entre nous, qui ne sait pas que la vie est dure au Togo et que
cela recommande aux pauvres togolais de faire la politique de leurs moyens ?
Il suffit juste de bien observer tout ce que les Togolais orchestrent
autour de leurs morts, à l’exception des musulmans qu’il faut saluer ici,
pour s’en rendre compte.
En effet, il est donné de constater que les Togolais, surtout ceux
qui vivent à Lomé, la capitale, ont fini par inscrire dans leurs habitudes
et pratiques les funérailles pompeuses. C’est ainsi que lorsqu’il y a alors
un décès maintenant, la première réaction de la famille éplorée, qu’elle
soit riche ou pauvre, est d’amener la dépouille mortelle à la morgue. Par
la suite, c’est des réunions qui se multiplient afin de choisir les pagnes
pour la cérémonie, ou pour faire appel aux services des pompes funèbres.
Pourquoi ne pas enterrer 24 heures après ?
Au finish, on s’en sort avec des dettes colossales, sources de
soucis pour les familles qui sont le plus souvent éprouvées par des
dépenses occasionnées par la maladie qui précède la mort de leur disparu.
Devant ce constat, la question est de savoir s’il ne serait pas
mieux que les Togolais qui croupissent depuis longtemps sous le poids de la
misère cherchent à réduire leurs dépenses quand il s’agit d’enterrer leurs
morts.
Pourquoi ne pas faire un programme orchestré autour d’une prière
sur la dépouille à la morgue ou à l’église puis, direction le cimetière ? En
tout cas, il est toujours sage de savoir faire la politique de ses moyens.
Agression d’un journaliste sportif
Jean Thissen esquisse les premiers pas de sa danse habituelle
Après la nomination de Elitsa Lanou comme Directeur Technique National
Adjoint aux côtés du Belge Jean Thissen, il importe aussi de nommer
rapidement un conseiller, et pas n’importe lequel, mais un véritable
moralisateur, chargé de guider l’entraîneur des Eperviers du Togo.
Cela, il le faut vraiment pour éviter que les incongruités
qu’annonce déjà Jean Thissen n’arrivent à conduire à des situations de
conflit entre les journalistes et le nouveau patron du staff technique de
l’équipe nationale togolaise.
En effet, le mardi dernier, l’entraîneur Jean Thissen a organisé
une conférence de presse à laquelle tous les journalistes togolais ont été
conviés. Malheureusement avant même d’entrer dans le vif du sujet, le Belge
Thissen a exigé qu’un journaliste travaillant pour le bimensuel
« Calliope Sport » sorte d’abord de la salle où devait se tenir la
conférence. Le Belge s’insurgeait ainsi contre la manière dont une
information le concernant avait été traitée dans les colonnes du journal
Caliope Sport.
Il faut dire que ce comportement de l’entraîneur Jean Thissen n’a
pas été du goût des journalistes togolais, du moins dans leur majorité. Et
l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST), n’y est pas allée du
dos de la cuillère. «Nous venons par la présente vous exprimer notre
émotion et notre vive indignation suite à vos propos déplacées ainsi qu’à
l’acte désobligeant qui a consisté à expulser notre collègue Koffi Lonlon,
Journaliste Reporter du Journal Calliope, au cours de
la Conférence de Presse que vous avez tenue le mardi 12 mai 2009 au siège de
la FTF. L’AJST déplore les incidents qui se sont produits et condamne
fermement de tels comportements vis-à-vis de la presse sportive togolais qui
ne cherche qu’à faire son travail. Elle vous saura donc gré des dispositions
que vous voulez bien prendre pour assainir les relations entre les deux
parties et éviter que de tels incidents ne se répètent »,
dit le communiqué rendu public à cet effet par l’AJST.
Il importe donc que Jean Thissen soit appelé à l’ordre, puisque
visiblement l’homme qui a toujours eu des relations conflictuelles avec les
dirigeants des pays africains où il a déjà servi par son irrespect à l’égard
des journalistes, commence ainsi déjà à montrer les premiers signes de ses
habitudes.
Fort heureusement que les journalistes togolais savent tout de lui
avant même son arrivée dans le pays. C’est un conseil d’ami que de lui dire
de se retenir très vite.
Assou ADJIKPA
Désordre
et cacophonie au sein du BE de la FTF
L’usurpateur Kossivi Reinhardt, le germe de la division
Le Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football a renoué avec la
crise depuis peu en raison des élans monarchistes de son président Rock
Gnassingbé qui entend conduire son équipe comme une épicerie. Cet état de
chose rime avec un dysfonctionnement criard avec d’un côté Rock et ses
fidèles et de l’autre Gabriel Améyi et ses zouaves.
En réalité, le Bureau de Rock se résume à sa personne plus Kossivi
Reinhardt, le Secrétaire Général, Paniah Gagno et Messan Attolou bien que
les deux derniers soient hors du groupe élu le 18 janvier dernier. Cette
façon cavalière de gérer la chose commune qui était à l’origine de la
fessée électorale de Rock en 2007 revient au galop malgré sa profession de
foi d’un changement de comportement tant claironné. Malgré les démarches
entreprises en sourdines pour un éventuel rapprochement, les deux camps
rivaux continuent de se regarder en chien de faïence.
Aujourd’hui, le germe de la division continue de se propager d’une
part aussi par l’attitude grandiloquente du Secrétaire Général David Kossivi
Reinhardt quant à la représentation de l’instance du football togolais.
En effet, conformément aux nouveaux statuts de la FTF, le poste du
Secrétaire devient nominatif. C’est ainsi qu’en dehors des douze (12)
membres élus de la Fédération, il a été procédé à la nomination du sieur
Reinhardt comme Secrétaire Général chargé de l’Administration et des
Finances. Ceci étant, M. Reinhardt n’a reçu aucun mandat d’un quelconque
congrès pour prétendre agir au nom du B.E de la FTF. Mais depuis quelques
temps, en l’absence du président, le Secrétaire Reinhardt devient le
représentant de la FTF aux diverses manifestations alors même que dans un
bureau normal, et suivant les statuts, en cas d’empêchement du Président, il
peut se faire représenter par l’un de ses Vice-Présidents.
Au cas échéant, un membre élu du BE. Mais aussi bizarre que cela
puisse paraître, les membres du B.E confortant la thèse de la division
multiplient la berezina aux différentes sorties de la FTF. En témoigne le
spectacle désolant entre M. Reinhardt et Amavi Patatu à l’hôtel IBIS lors du
lancement de la 8e édition
du championnat scolaire cadet trophée Western Union.
A cette cérémonie, le Secrétaire Général était annoncé comme le
représentant de la fédération. Mais face à son retard alarmant, M. Amavi,
membre élu a dû prendre sa place. Curieusement, à peine la cérémonie
allait-elle commencer quand le « planificateur » Reinhardt a surgi.
Toute de suite, Amavi a dû quitter, malgré lui, la table d’honneur pour
faire place au « Blatter togolais ».
La scène a fait rire plus d’un. Et à un observateur dans la salle
de lancer « ce monsieur (Reinhadt) est un usurpateur. Depuis quand il a
été élu pour continuer par nous narguer avec ses one man show ?». Cette
réaction pourrait traverser l’esprit de M. Amavi qui aurait cédé la place à
contre cœur.
D’aucuns peuvent alléguer que le président peut désigner quiconque
pour le représenter mais encore faudrait-il que cela soit discuté au sein du
BE. Ce qui n’est malheureusement pas le cas. Le comble, le grand
administrateur qui devrait rectifier le tir pour raisonner le président fait
son jeu comme s’il ne maîtrise pratiquement rien en matière d’organisation
et d’administration de sports.
Le comportement de Reinhardt agace certains membres du BE qui le
classaient parmi les « faucons » autour de Rock. Cette attitude peut
émaner d’un novice en administration qu’on ne crierait pas au scandale. Mais
que cela vienne du « pédant » Kossivi Reinhardt, il y a bien de
raison de douter sur la compétence de ce monsieur qui s’illustre comme le
grand connaisseur de tout et de rien à travers un nombrilisme déconcertant.
Heureusement que beaucoup reconnaissent aujourd’hui que tout ce
dont ce monsieur les avait abreuvé n’a été qu’un pur et dur mensonge.
N’est-ce pas que le mensonge s’est souvent levé tôt, mais la vérité finit
par le rattraper. Dommage que l’équipe de Rock continue de s’éclater en
lambeau au grand malheur des sportifs togolais.
Kokou AGBEMEBIO |
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N° 063 du mardi 12 mai 2009 |
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Quelques semaines après sa réhabilitation:
Le
tronçon Akodéssewa - Zoro bar déjà sous l’eau |
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.De
la nécessité de bitumer cette route
Le gouvernement a procédé, il y a quelques semaines, à la réhabilitation de
certaines routes de Lomé. Le tronçon Akodéssewa – Zoro bar longtemps laissé
à l’abandon a également bénéficié de cette retouche. Malgré qu’il s’agissait
d’un simple rafistolage à coup de latérite et de sables siliceux,
l’initiative était hautement appréciée par les pratiquants de cette route et
les populations d’Akodéssewa, de Zoro Bar et des quartiers environnants.
Ainsi, elle a connu une affluence particulière ces dernières semaines. Tous
les gros porteurs en provenance de CIMTOGO ou du Port faisaient d’elle une
voie de contournement. Elle permettait également aux habitants de Zoro bar
de se rendre sans difficulté au marché d’Akodesséwa réputé comme le plus
grand marché de céréale de Lomé. Il en est de même pour les habitants d’
Akodesséwa, de Bè-Kpota et autres qui allaient faire leurs petites affaires
dans la zone portuaire.
Malheureusement, les dernières pluies qui se sont abattues sur la capitale
ont rendu ce tronçon impraticable. Les populations ont commencé à revivre
leur calvaire. « Nous avons beaucoup apprécié l’initiative du
gouvernement d’aménager cette route pour nous. Cela avait beaucoup facilité
nos déplacements ces deniers temps. Elle a désenclavé les quartiers
environnants. Mais voilà qu’avec la pluie, tout est revenu à zéro. Le
travail avait été mal fait. Etant donné qu’il s’agit d’une zone inondable,
il fallait prévoir des caniveaux pour diriger les eaux et les empêcher de
couper la route. Mais malheureusement pour nous, voilà le constat. Donc nous
demandons au gouvernement de revenir nous sauver », a déclaré un
habitant d’Akodéssewa.
Cette situation entrave également les activités de conducteurs des gros
porteurs. L’un des conducteurs raconte sa souffrance : « Maintenant que
l’eau a coupé le tronçon Zoro bar – Akodéssewa, quand on charge à CIMTOGO
ou à TP3, on est obligé de passer par le rond point du Port avant d’arriver
à Akodéssewa et continuer sur le Terminal du Sahel. Mais là, on perd
beaucoup de temps. Cinq à Six heures souvent en raison de l’embouteillage au
niveau du rond point du Port. Mais lorsque le tronçon Zoro bar – Akodéssewa
était praticable, on n’avait aucun problème. Donc nous demandons au
gouvernement de venir refaire la route pour nous ».
Il importe donc que le gouvernement prenne ses responsabilités. Quoi qu’on
dise, ce sont des millions qui ont été déployés pour réaménager ce tronçon
et il n’est pas normal de l’abandonner sous les eaux. Eu égard au rôle
important que joue ce tronçon dans le trafic entre le Port Autonome de Lomé
et les pays du Sahel, il faut penser purement et simplement à son bitumage
et prévoir des canaux d’évacuation des eaux.
Olivier GLAKPE
Phénomène social
Les femmes togolaises hantées par le souci d’avoir un époux
Il n’y a pas trop longtemps, trouver une femme à épouser relève
d’un parcours de combattant pour les hommes ; mais aujourd’hui, la situation
est tout autre. Les femmes sont presque en situation de supplier les hommes
pour devenir leur épouse.
Au Togo, surtout à Lomé la capitale, le phénomène prend une
ampleur telle que beaucoup d’hommes interrogés sur la question ont affirmé
avoir fait déjà le constat, sinon l’expérience. « De nos jours, il est
difficile de courtiser une fille, même par pure blague, sans courir le
risque de la voir vous demander de devenir votre époux malgré le fait
qu’elle sait que vous êtes déjà marié », nous a confié Logossou Ablam,
chauffeur de taxi.
Pour beaucoup de femmes, cet état de chose s’explique par le fait
que les hommes qui sont munis d’intention matrimoniale en approchant les
jeunes filles en âge de marier deviennent de plus en plus rares. Et c’est
donc pour éviter d’aller d’aventure en aventure sans jamais trouver
« l’homme de sa vie » que les femmes cherchent d’abord à avoir l’assurance
avant de s’engager.
« Que les femmes et les jeunes filles en âge de marier cherchent
d’abord à avoir l’assurance d’une relation qui doit conduire à une union
conjugale avant de s’engager me semble très normal et prudent. Car, à ce
jour où visiblement les femmes sont plus nombreuses que les hommes, nous
risquons toutes de devenir des prostituées si nous n’agissons pas ainsi ;
surtout que la plupart des hommes d’aujourd’hui pensent qu’il faut d’abord
commencer l’aventure amoureuse avant de voir si cela peut aboutir au
mariage », a fait observé Hélène, 35 ans, titulaire d’une maîtrise en
sociologie, mais non encore mariée.
En clair, ce comportement des femmes s’explique par l’attitude des
hommes qui se montrent alors beaucoup moins sérieux dans les relations
amoureuses. Un argument que beaucoup d’hommes n’ont pas démenti, mais
certains d’entre eux ont estimé que c’est plutôt le manque de sérieux chez
la plupart des femmes qui justifie plutôt le sentiment de méfiance chez les
hommes. « Comment voulez-vous que moi je me permette de garantir tout de
suite à une jeune fille que je viens à peine de connaître que je vais la
prendre pour épouse sans avoir une petite idée sur son passé ni sur son
caractère dans le monde d’aujourd’hui fait de mensonge et de prostitution
inimaginable ? », se demande un jeune homme de 40 ans, qui lui aussi vit
encore dans le célibat et qui a requis l’anonymat.
Par ailleurs, il faut tout de même reconnaître que la misère et la
précarité dans lesquelles vivent les togolais contribuent aussi à renforcer
cette méfiance des jeunes hommes Togolais à engager des femmes en mariage.
Pour eux, ce n’est que de la souffrance ajoutée à la souffrance en cherchant
à se marier ou à fonder un foyer quand on sait qu’on a aucun travail sous la
main.
Comme on le voit, il est de nos jours difficile pour les jeunes
togolais, de trouver celle ou celui avec qui ils doivent fonder leur foyer,
mais le problème se pose avec beaucoup plus d’acuité chez les jeunes filles
que chez les jeunes hommes. La conséquence ? On retrouve aujourd’hui de plus
en plus de pères et des mères d’enfant sans foyer, et par ricochet, c’est
le cercle des femmes et des hommes célibataires qui ne cesse de s’élargir
Assou ADJIKPA
« Folie » sécuritaire autour du cortège Présidentiel
Quand Faure Gnassingbé a peur de ses frères de sang
Depuis la survenue de l’assaut sur le domicile du député Kpatcha
Gnassingbé dans la nuit du 12 au 13 avril, toute la vie politique nationale
est rythmé par cette affaire aux contours flous, qui relègue au second plan
le processus électoral. Beaucoup de choses ne sont plus comme avant. Comme
la sécurité autour du « rescapé » Faure Gnassingbé, qui semble être à
son niveau maximal.
La sécurité présidentielle semble être le maître mot. Bien que le
« nostalgique en chef du passé révolu » soit coffré, ce n’est pas la
sérénité dans l’entourage du chef de l’Etat. On semble toujours hanté par le
député et on voit son ombre partout. Les Togolais en ont eu la preuve lors
de la célébration du 49e anniversaire
de l’indépendance du Togo. Faure Gnassingbé a suivi le défilé, barricadé, en
compagnie de ses collaborateurs, derrière un bunker de vitres blindées. Une
première depuis sa venue au pouvoir, et dans l’histoire du Togo. Assez
suffisant pour conclure que dans l’entourage de Faure Gnassingbé, on vit
dans la peur de nouvelles tentatives d’atteinte à la sûreté de l’Etat.
Ce n’était là qu’un dispositif des nouvelles mesures sécuritaires
qu’a induites cette affaire. Autour du chef de l’Etat, on est décidément sur
le qui-vive.
Le vendredi 1er mai
dernier a été célébré la fête du travail. Le chef de l’Etat a tenu à
assister en personne à la manifestation traditionnellement organisée par les
travailleurs, particulièrement à recevoir leurs doléances. Cette sortie
avait une valeur symbolique ; c’était l’une des toutes premières de Faure
Gnassingbé après les évènements du 12 avril, en plein air. Les Togolais ne
se rappellent pas avoir vu un pareil dispositif sécuritaire autour de leur
président.
Le Palais des Congrès de Lomé qui était le point de chute de la
marche des travailleurs et ses environs étaient transformés en un camp
militaire. Des snippers étaient positionnés un peu partout sur le toit de
l’immeuble du Palais des Congrès de Lomé , de l’Hôtel du 2 février, du CASEF,
bref des immeubles élevés du coin, armes au poing. Il y avait plein de
militaires dans l’enceinte de l’Hôtel de ville et de l’école primaire
publique. Il était impossible de faire un pas sans rencontrer un homme en
arme. La garde rapprochée du chef de l’Etat était plus qu’en transe. Les
éléments armés jusqu’aux dents ne laissaient transparaître aucun sourire
sur leur faciès lugubres et jetaient des regards fugitifs dans toutes les
directions. L’assistance était au respect ; le moindre geste pouvait être
perçu de suspect et requérir une intervention de faire quoi. Pour mieux
maîtriser la situation, des corps habillés se sont déguisés en travailleurs
et ont infiltré la masse. Ils étaient reconnaissables aux initiés à leurs
regards tous azimuts qu’ils jetaient. « Il nous était impossible de sortir
de la masse pour aller se soulager. On n’avait pas le courage de causer
entre nous parce que tu ne sais pas si le camarade que tu as à côté est un
travailleur ou un militaire déguisé. C’était une demi-prison », nous
confiait un syndiqué.
Même les journalistes avaient éprouvé toutes les peines du monde
pour avoir accès au Palais des Congrès, à cause des formalités sécuritaires
et le nombre de militaires sur les lieux. « Je parie que même Georges
Bush à Bagdad ou Tikrit n’aurait pas bénéficié d’une telle sécurité »,
lâcha un confrère, au terme du calvaire.
Parallèlement, les passages du convoi présidentiel dans les rues
de Lomé prennent l’allure d’une course de formule 1. Le convoi joue au Rodéo
et passe à une vitesse vertigineuse, le véhicule présidentiel même encadré
de partout par des motards, suivi par les jeeps remplis de militaires armés
jusqu’aux couilles.
En matière de sécurité présidentielle, aucune mesure n’est de
trop, nous dira. Mais à voir la folie sécuritaire qui s’éprend de Faure
Gnassingbé on comprend aisément qu’il a peur de ses frères de sang. Comment
quelqu’un qui n’arrive pas à faire l’unité au sein de sa propre famille
peut-il être le garant de l’unité nationale ? C’est dommage qu’une seule
famille puisse prendre en otage toute une nation jusqu’à ce point. C’est
honteux pour le pays.
Olivier GLAKPE
Face au constat d’échec
Gilbert Houngbo opte pour l’hypocrisie
C’est un secret de polichinelle que les Togolais qui se montraient
encore optimistes à la nomination de Gilbert Fossoun Houngbo à la Primature
se sont déjà avérés totalement déçus.
La preuve en est que la population togolaise continue de demander
au gouvernement d’agir pour réduire les effets manifestes de la faim dans le
pays. D’où les multiples critiques qui ne cessent de fuser de partout à
l’endroit du Premier ministre accusé d’être complice de la mauvaise gestion
que le régime RPT fait du Togo.
Et pour se dédouaner donc de ces critiques qui l’assimilent à
« un serviteur loyal » du régime RPT, Gilbert Fossoun Houngbo n’a trouvé
mieux que de clamer haut et fort sa prétendue impartialité : « Je
n’appartiens à aucune formation politique. Mais lorsqu’on dirige un
gouvernement et que le parti au pouvoir détient la majorité à l’Assemblée il
ne faut pas s’étonner d’être attaqué par l’opposition » a-t-il déclaré
dans les colonnes de notre confrère Jeune Afrique.
Pour beaucoup de togolais, ces déclarations du Premier Ministre
riment beaucoup avec une hypocrisie et un cynisme caractéristiques. Parce
que la logique est que Gilbert Fossoun Houngbo, qui était jusqu’alors en
fonction aux Nations Unies, ne peut pas accepter d’être nommé Premier
Ministre au Togo sans avoir une idée de l’équation difficile que représente
le régime RPT aussi bien sur le plan national que sur le plan international.
De ce fait, il n’y a que deux motifs, et pas plus, qui puissent sous tendre
la décision du technocrate Houngbo de revenir occuper le fauteuil de Premier
Ministre au Togo : soit Gilbert Houngbo se voit suffisamment capable de
convaincre le vieux régime RPT à mettre en application les principes d’une
vraie démocratie au Togo, gage d’un allègement des souffrances des
populations ; soit il accepte de venir servir de béquille à un régime en mal
de légitimité (contre des promesses dont lui seul connaît la valeur et la
nature) afin de l’aider à polir son image auprès des bailleurs de fonds, et
contribuer par la même occasion à enfoncer davantage le clou de la misère
des pauvres togolais et profiter pour se remplir les poches.
Or déjà après plus de six mois passés à la tête du gouvernement,
le technocrate Gilbert Fossoun Houngbo a largement montré au Togolais son
incapacité à les délivrer de la misère, ce qui traduit de facto, son
incapacité à détourner le régime RPT de ses anciennes pratiques.
Face à une telle incapacité, le bon sens exige que le Premier
Ministre dépose sa démission ; si tel est qu’il reste encore attaché aux
principes de démocratie et de bonne gouvernance, chers aux Nations Unies où
il était en fonction. Malheureusement, c’est alors que le technocrate
Gilbert Houngbo s’illustre par des actes et discours qui font désormais de
lui un « fidèle serviteur » du parti au pouvoir.
Même si le Premier Ministre déclare que son rôle consiste à
« jouer aux équilibres », aucun Togolais ne le croit, surtout quand on
sait que la constitution togolaise dans son état actuel fait du Premier
ministre, plus qu’un subordonné du président de la République. Où se trouve
alors l’impartialité que réclame Gilbert Houngbo ?
A.S.
La Loupe du « Correcteur »
A l’heure de la chefferie de rue
Il nous en souvient qu’à l’école primaire, aux temps forts de la
leçon de morale, on nous enseignait qu’ « il faut une place pour chaque
chose, et chaque chose à sa place ».
Pour de petits écoliers que nous étions, c’est une leçon qui nous
paraissait facile à assimiler et à réciter, quand bien même nous en
ignorions la vraie portée. Une portée qui cependant se révèlera à nous,
lorsque plus tard, on nous parlera des notions d’ordre, de discipline et de
la planification.
Ranger chaque chose à sa place ne signifie pas moins, mettre de
l’ordre dans les choses. Cette notion d’ordre qui exige même que soit
institué au sein de l’appareil étatique le principe de la séparation des
pouvoirs afin de permettre à chacun de jouer pleinement le rôle qui lui est
dévolu dans la société et de jouir du respect et des privilèges qui s’y
attachent.
Bref, que chacun se respecte selon son statut pour susciter le
respect qui lui est dû. Mais les chefs traditionnels de la préfecture des
Lacs ont-ils totalement perdu de vue cet aspect de la chose lorsqu’ils
désertent leur trône pour se retrouver dans les rues d’Aného la semaine
dernière ?
Jamais les gardiens des us et coutumes ne se sont ridiculisés sur
la terre de nos aïeux. On a connu au Togo des chefs traditionnels qui se
sont mutés en de véritables porte-parole du régime du feu Général Eyadema ;
mais jamais des têtes couronnées n’ont investi les rues pancarte au front,
pour une marche de soutien au chef de l’Etat.
Sommes-nous déjà arrivés à l’ère du déclin de la chefferie
traditionnelle au Togo ? En tout cas, l’acte posé par les chefs
traditionnels de la préfecture des Lacs démontre, à plus d’un titre, jusqu’à
quel degré la chefferie traditionnelle reste aujourd’hui dépouillée de tout
son sens et de sa valeur au Togo. Et c’est ça aussi l’une des manifestations
de l’instrumentalisation des institutions de la République par le régime RPT.
Mais de grâce, un gardien des us et coutumes, ça se respecte, mais
encore faut-il que celui-ci se comporte en autorité respectable en ayant
toujours à l’esprit qu’il est, comme le disait L. Meynard, « dépositaire
et gardien d’un dépôt sacré qu’on ne saurait profaner sans démériter du nom
d’homme et des privilèges qui s’y trouvent attachés ». Car, n’est pas
chef traditionnel, qui veut ; mais plutôt celui-là qui a de la personnalité.
Une personnalité que L. Meynard définit comme « un ensemble de qualités
exceptionnelles ou remarquables qui font d’une personne un être hors de
pair, un brillant sujet, une conscience réalisant un degré élevé de synthèse
mentale par la faveur d’un don mystérieux ». Où se trouve alors la notion de
personnalité dans cette ronde des chefs traditionnels dans les rues
d’Aného ? Aujourd’hui, ce sont les chefs traditionnels des Lacs ; demain ce
sera le tour des chefs des autres préfectures, puis enfin c’est tous les
chefs traditionnels de tout le pays qu’on verra dans les rues.
La leçon à tirer alors est que les Togolais doivent comprendre
qu’il vaut mieux résoudre désormais leurs problèmes coutumiers dans les rues
au lieu de se diriger encore vers les palais des chefs traditionnels qui ont
choisi d’élire domicile dans les rues. Triste sort !
Assou ADJIKPA
Mystère à Toudji Kondji dans le Yoto
Une chèvre parle éwé, français, anglais, allemand…
L’évènement se passe précisément dans le quartier Awunopémé à Toudji Kondji
dans la préfecture de Yoto. Une chèvre noire se met à parler plusieurs
langues depuis près d’un mois. Fatigués et pris de peur, les responsables du
village ont décidé d’amener ladite chèvre chez le chef du village à Avéganmé
le lundi 4 mai dernier.
Selon les témoignages recueillis sur place, tout a commencé un soir
lorsqu’après avoir bu de l’eau dans la chambre, la propriétaire de la chèvre
l’a tapée et la chèvre en question a commencé par proférer des menaces en
diverses langues. Le père de la propriétaire de la chèvre, M. Toudji Messan
Sokpé raconte : « Ce matin, mon enfant a accouru chez moi pour m’annoncer
la nouvelle. Moi, j’ai décidé d’aller voir et entendre cette chèvre. Arrivé
sur le lieu, je l’ai tapée, elle m’a dit de faire attention. Je l’ai touchée
de mon pied puis je l’ai attachée. Cette chèvre, on va la sacrifier aux
mannes des ancêtres et moi je suis prêt à consommer sa viande (rires). La
dame qui a donné la chèvre à ma fille est à Gboto et s’appelle Aménekou
Dadjin, elle dit d’en faire ce qu’on veut ». Toudji Komlanvi, un oncle
de la femme renchérit « Chaque fois qu’on touche à la chèvre, elle dit
‘‘ pourquoi tu m’as attachée, c’est moi que tu as tapé comme cela, on
verra…’’ et ceci en français, anglais, éwé, allemand et la langue des
fétiches. Ça fait trois semaines, c’est trop, les gens des quartiers
environnants venaient voir la scène. Il n’y a rien à faire que de tuer la
chèvre et d’en faire une offrande à nos fétiches… ». Voilà le mystère
qui agite Toudji Kondji dont les vieux disent n’avoir jamais entendu une
histoire pareille.
A la question de savoir si on éliminait la chèvre, il n’y aurait pas de
mauvais sort jeté sur le village, les vieux répondent par le négatif. Ils
assurent qu’avant de tuer la chèvre, ils feront les cérémonies nécessaires
pour éviter tout risque à la propriétaire de la chèvre et tout le village.
Qui a dit que l’Afrique n’a pas ses mystères ?
X.N.
Journée de réflexion du PSR
Le Togo manque de tout
Le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) a organisé samedi au Relais de
la Caisse à Lomé, une journée de réflexion autour du thème « Quelle
alternative pour le Togo ? ». Les débats de cette rencontre, selon le
Secrétaire Général Abi Tchessa, sont destinés à faire l’analyse de la
situation socio-économique, des réformes attendues de l’Etat et du processus
de la réconciliation nationale. Une situation qui révèle que le Togo est en
manque de tout : d’alternance politique, de démocratie, de justice, de
cohésion, de sécurité, de travail pour les jeunes, de progrès et de
convivialité. Pourtant, soutient Me Abi, une bonne politique dans le pays
devrait offrir à chacun les moyens de développer l’étendue de ses talents,
de connaître et d’exercer ses droits, d’étendre et de remplir ses devoirs.
Le déficit démocratique ayant conduit le gouvernement togolais à souscrire
aux 22 engagements suivis de la signature de l’Accord Politique Global est
toujours d’actualité pour des raisons aussi diverses que variées.
L’inaptitude du régime en place à initier et piloter une politique
volontariste et lisible, la conservation du pouvoir étant devenue une fin en
soi dans un climat de dialogue politique en manque de sincérité, ont déclaré
les délégués.
Les instances et militants du PSR évoquent « la volonté prétendue d’une
réconciliation nationale [qui] se heurte à l’inaction du gouvernement qui
semble vouloir seulement gagner du temps ».
Le PSR relève aussi que la misère et l’ignorance volontairement entretenues
par le pouvoir constituent des obstacles sérieux à l’émergence d’un Etat
moderne. A ce jour, après quatre ans du pouvoir de Faure Gnassingbé, il
ressort un constat d’échec général et une incapacité du pouvoir actuel à
faire face aux besoins les plus élémentaires des Togolais.
Pour relever le défi et sortir des décennies d’errements, le PSR demande à
l’opposition de prendre en compte la nécessité de constituer non seulement
une alternance mais aussi une alternative. Pour ce faire, il importe de
chercher, sans délai, une alternative crédible qui passe par le retour à la
lettre et à l’esprit de la Constitution de 1992 avec une élection
présidentielle à deux tours et la reconnaissance de réels pouvoirs au
Premier ministre, la mobilisation immédiate de toutes les forces vives de la
nation en vue d’exiger et d’obtenir de réels changements sur le plan
politique et économique puis un changement de comportement et de mœurs
politiques dans notre pays. Le PSR exige également la mise en place
immédiate de la commission Vérité, Justice et Réconciliation.
Le Secrétaire Général, Me Abi Tchessa et ses collaborateurs invitent
l’opposition à une profonde réflexion en vue de la redéfinition d’une
stratégie commune susceptible de sortir le pays de l’impasse.
Xavier Nono
Le show de Pascal Bodjona
Le dilatoire et la diversion sont les domaines où le pouvoir RPT
et ses hommes excellent beaucoup. Sinon il est difficile de comprendre
comment devant des problèmes réels qui en appellent à des solutions
concrètes, les gouvernants togolais peuvent encore se permettre de s’adonner
à un pilotage à vue qui frise manifestement un jeu d’enfants.
En effet, depuis quelques temps, des voies ne cessent de s’élever
pour dénoncer la lenteur criarde qui caractérise les travaux de
réaménagement des rues du grand marché de Lomé, démarrés il y a un peu plus
de deux mois. Une situation dont nous avons également fait cas dans nos
précédentes parutions, surtout s’agissant des plaintes et des lamentations
de pauvres revendeuses qui ont été contraintes de cesser leurs activités et
de rester à la maison sans rien faire, à cause de ces travaux. De là, on
s’attendait alors à ce que le gouvernement togolais prenne des mesures
idoines pour apporter une solution fiable à cette situation. Erreur ! Quelle
n’a pas été la surprise de voir le ministre Pascal Bodjona de
l’Administration Territoriale débarquer sur le chantier en pleine nuit,
accompagné d’une équipe de reportage de la Télévision Nationale. Le but ?
Aller constater de visu, l’état d’avancement des travaux et inciter les
manœuvres (qui sont d’ailleurs mal payés) à accélérer les travaux. Qui
trompe qui alors ?
Fort heureusement que les Togolais ne sont pas aussi dupes pour
prendre pour argent comptant ces comportements de flatteries et de mensonges
grotesques qu’affichent les dirigeants du pays. Après avoir passé des
marchés de gré à gré à des individus de leur choix et qui se montrent
incapables d’accomplir leur mission, on se précipite alors pour montrer, à
travers des comportements incongrus, au peuple que l’on se préoccupe de ses
soucis.
Rien qu’à voir cette démonstration de diversion orchestrée par
Pascal Bodjona, on comprend déjà pourquoi les discussions au sein du CPDC
ne peuvent jamais aboutir à de bons résultats. Ça fait quand même pitié
d’être gouverné par des dirigeants de cette nature.
Drôle de parlement au Togo
Le Togo vient de commémorer le 49e anniversaire
de son accession à la souveraineté internationale. Ce qui signifie que les
Togolais s’apprêtent ainsi à célébrer en moins d’un an le cinquantenaire de
l’indépendance de leur pays.
Mais allez-y demander à quoi ressemble aujourd’hui le siège de
l’Assemblée nationale Togolaise. C’est un constat amer : une vaste salle où
sont disposées des tables à manger supplombées de quelques microphones et le
tour est joué. C’est ça ce que certains s’offrent le vilain plaisir de
désigner sous le vocable de « l’hémicycle du Togo », un véritable
drôle de cadre de travail pour les représentants du peuple.
A vrai dire, il est rare, voire inexistant de rencontrer encore un
endroit pareil servir de cadre de travail des parlementaires d’un pays de la
sous-région. Mais à y voir de près, on comprend très vite que le décor du
parlement togolais est le reflet du degré de l’importance que le pouvoir en
place accorde aux institutions du pays.
Qui ne sait pas qu’au Togo du régime RPT, sous le règne de feu
Gnassingbé Eyadema, l’Assemblée Nationale n’a longtemps existé que de nom ?
Le seul et unique rôle des parlementaires (que certains qualifiaient de
« députés moutons ») étant simplement limité à l’adoption de textes
taillés sur mesure dans le but de garantir un pouvoir à vie au défunt
Président Gnassingbé Eyadema.
Aujourd’hui où l’on parle au moins de la fin de la période d’une
Assemblée Nationale monocolore et où on parle également d’un « Esprit
nouveau », il importe que l’on pense aussi à mettre fin à ce sale décor
que présente aux yeux du monde la représentation Nationale togolaise. Il
faut vraiment être « un aventurier » de la gamme de Abass Bonfoh pour
ne pas penser à cela. D’ailleurs en quoi cela lui importe ? Quand on sait
que l’homme n’a jamais imaginé occuper un jour de pareilles fonctions dans
sa vie, si ce n’est par la grâce d’un décès brutal et de la culture de la
politique de la médiocrité longtemps encouragée par le Général Eyadema.
Le projet « résidence les Cocotiers » a pris de l’eau
Nombreux sont les Togolais qui avaient contesté la réalisation de ce projet
dès son origine en raison de sa situation géographique. Mais le véreux
Christian Dervieux et ses acolytes ont réussi à « corrompre » le
gouvernement qui l’a imposé au peuple à l’issue d’une « drôle »
d’étude d’impact sur l’environnement. A l’époque, on le faisait passer pour
le projet du siècle. « Le Colon » Dervieux et les siens avaient
organisé une campagne médiatique autour et tous ceux qui s’y opposaient
étaient traités de tous les noms d’oiseau. Les initiateurs avaient même fixé
un délai au bout duquel le projet devait prendre fin.
Mais plus d’un an après son lancement, rien n’a été fait. On ne voit que sur
le chantier, une dizaine de villas qui sont d’ailleurs inachevées. Selon les
informations, c’est la N°1 du projet, Christian Dervieux qui serait à
l’origine de cette situation. Il se dit même que les actionnaires de ladite
société se sont réunis la semaine dernière et l’ont relevé de ses fonctions
pour insuffisance de résultats. On lui reprocherait de faire des fausses
promesses à ses collaborateurs. Il aurait promis d’injecter 100 000 euros
dans la société ; promesse qu’il n’aurait pas tenu jusqu’à présent.
Aujourd’hui, on parle de Charles Aquéréburu qui est devenu le nouveau PDG de
la société. Mais ce dernier pourra-t-il relever le défi ? Voilà la question
que se pose plus d’un Togolais. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le
projet « résidence les Cocotiers » a provisoirement pris de l’eau.
En tout cas, même s’il n’arrive pas à terme, les Togolais ne le regretteront
pas. Le pays ne dispose que de 56 km de côte et elle mérite d’être gérée
rationnellement. Ce n’est pas pour des projets bidons du genre
« résidence les Cocotiers » qu’il faut la gaspiller.
Qu’est-ce qui fait courir le RPT ?
Depuis le déclenchement de l’affaire Kpatcha Gnassingbé, le RPT n’arrive pas
à retrouver ses repères. Esso Solitoki et les siens ne font que courir dans
tous les sens. Après les marches de soutien et les meetings d’information,
les militants et sympathisants du Rassemblement du Peuple Togolais se sont
réunis en séminaire samedi dernier sur la place des défilés sise à côté de
la nouvelle présidence. Il s’agissait selon le Secrétaire Général du parti
d’un séminaire de formation politique à l’intention des militants et
sympathisants du RPT. Mais les thèmes retenus cachent mal les intentions
réelles qui ont conduit à cette nouveauté. En tout cas, tous les militants
le savaient bien et ils ont tous fait le déplacement des lieux. Même ceux
qui n’étaient pas en forme physiquement et qu’on n’a plus vus il y a
longtemps ont répondu présent. C’est pour la simple raison qu’il faut éviter
d’être soupçonné pro-Kpatcha.
Malheureusement, certains militants qui attendaient que l’affaire Kpatcha
soit débattue n’ont pas eu gain de cause. L’argument tout trouvé était que
cette affaire dépasse leur niveau et qu’il fallait laisser les instances
supérieures s’en occuper.
C’était donc une manière de les contourner et ils en étaient tous
conscients. Quoi qu’on dise, le séminaire visait un seul but. Renforcer
proprement le pouvoir de Faure du moment où Kpatcha est encore en prison. Ce
qui diminuerait également l’influence de Kpatcha au sein du parti. Sinon,
cette affaire de coup d’Etat a sérieusement bouleversé le parti.
Les déclarations du Secrétaire Général selon lesquelles « le RPT se porte
bien » ne sont que des discours trompe-l’œil. Sinon pourquoi n’ose-t-il
pas demander à l’Assemblée nationale où le RPT est majoritaire de lever
l’humilité parlementaire du député de Kara ?
En tout cas, c’est ce que le peuple attend pour véritablement croire que le
RPT n’est pas fragilisé.
Le Togo, une république bananière ?
Sous le règne fragile de Faure Gnassingbé, le Togo donne l’image
d’un pays non gouverné où tout le monde fait la loi. Les évènements de la
semaine écoulée dans la capitale renforcent la thèse de cette république
bananière.
D’un côté, les agents du service d’impôts font la loi à la
recherche des véhicules « utilitaires », de l’autre, Atcha Titikpina et ses
hommes dans leurs véhicules aux vitres fumées pourchassent les individus qui
en possèdent aussi. Sans communiqué préalable sommant les propriétaires de
ces véhicules de se débarrasser des vitres noires, la police a opéré cette
descente musclée qui a failli faire perdre certains véhicules retrouvés in
extremis à Deckon.
Le plus ahurissant est le cas des agents imposteurs d’impôts qui
ont crée du désordre à Bè-Gakpoto le mercredi dernier. Ils ont arrêté tout
véhicule portant une charge. Certains propriétaires de véhicules privés qui
ont commis le péché de porter de bagages derrière ont été proprement
embêtés. L’argument diamant brandit est que ce sont des véhicules de société
qui doivent les signaler à l’avance et se conformer aux dispositions
légales. Quoi de plus normal ! Mais sur le terrain, le zèle des agents ne
leur permet pas de faire le distinguo entre les véhicules strictement
personnels et ceux dits « utilitaires ».
Cette situation a causé pas mal de désagréments tant aux passagers
qu’aux propriétaires de véhicules qui ont eu la malchance de traverser le
rond point de Bè-Gakpoto et ses environs.
Cette façon de traiter les citoyens fait penser parfois que ceux
qui dirigent les institutions et sociétés d’Etat sont incompétents mais
prompts aux détournements des deniers publics. Sinon à quoi a servi ce
contrôle de mercredi ? En fin de compte, c’est pour extorquer de l’argent
aux conducteurs de taxis et autres détenteurs de véhicules privés. Pour une
république bananière, le Togo en est une véritable.
Des ministres gourmands, vous avez dit !
Le gouvernement Houngbo mis en place en septembre 2008 s’est
révélé le plus médiocre depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir.
L’équipe du technocrate est une grosse machine en panne sèche d’initiatives
et ne fait que contempler la souffrance de la population. Au sein de cette
« mangeoire » se dégage deux tendances : d’une part, des ministres presque
invisibles voire introuvables sur la scène, d’autre part, des gens qui
affectionnent le show et sont presque partout. « Parfois même pour
l’anniversaire de la mort du chien de garde du chef de l’Etat, ils sont
présents pour lui faire plaisir », a pesté le chauffeur d’un ministre.
C’est justement autour de ce groupe d’animateurs du show que nous
avions mené une investigation le 1er mai
dernier lors de la fête du travail. Ils sont quatre ministres à investir
tour à tour les lieux des manifestations festives des grandes sociétés de
la place. A certains endroits, on a cherché vainement le lien entre les
ministres et les sociétés en question. Partout ces obligés de Faure sont
passés, ils ont mangé, bu et esquissé quelques pas de danse. Lorsqu’on est
arrivé quelque part dans un quartier proche d’Agoenyivé, on se demande si ce
quatuor peut encore tenir devant les plats succulents de cette société qui
a passé tout son temps à maltraiter ses employés. Mais tenez ! C’est sans
compter sur l’avidité et la gourmandise sans faille de ces messieurs qui ont
fait montre de leurs talents inouïs de « gobeurs » à l’image des réfugiés
somaliens en plein désert et face aux aides des organismes onusiens. On sait
la plupart desdits ministres inaugurateurs de chrysanthème, mais de grâce,
qu’ils sachent comment se tenir en public. Quoi qu’on dise, une autorité, ce
n’est pas que le nom mais c’est toute l’image du pays.
C’est tout de même choquant et regrettable que des gens dont
certains ont difficilement trouvé un bureau pour exister puissent
s’illustrer aussi négativement au point peut-être d’oublier que l’équipe
Houngbo qui prend de l’eau à tous les bords devrait s’arrêter avant la
présidentielle de 2010.
Démarrage du championnat de 2eme
division
Un autre mensonge du planificateur Kossivi Reinhardt
Annoncé pour le 07 mars dernier, le démarrage du championnat de 2eme
division de football ressemble à un conte de fée, mieux, à l’élection
présidentielle en Côte d’Ivoire.
En début d’avril, au cours d’une conférence de presse au siège de
la Fédération Togolaise de Football, le Secrétaire Général David Kossivi
Reinhardt a laissé entendre que toutes les dispositions sont prises pour que
ce championnat puisse démarrer effectivement en début de ce mois (mai).
Aujourd’hui 12 mai, il n’y a rien à mettre sous la dent. C’est l’omerta !
Dans la foulée, le planificateur Kossivi Reinhardt aurait demandé à certains
clubs de s’apprêter pour le 17 mai prochain. Mais à cinq jours de cette
échéance, que de silence radio.
Le comble est que depuis l’annonce du démarrage de ce championnat
le 27 janvier dernier, les responsables de clubs ont procédé au regroupement
de leurs joueurs pour les préparatifs. Les frais que cela engendre font
saigner à blanc ces responsables dont la plupart avaient fini par mettre un
terme aux entraînements en entendant des signaux forts pour la vraie date de
la reprise. Mais l’annonce du technicien Reinhardt a suscité un réveil de
leur part. Une fois encore que de peine perdue. Tout s’achoppent sur les
moyens financiers qui ne seraient toujours pas débloqués par l’Etat. On se
demande de quelle garantie dispose M. Reinhardt avant de fixer cette
nouvelle date. Jusqu’à ce jour, certains n’arrivent pas à croire que c’est
M. Kossivi Reinhardt qui avance de fausses dates. L’homme a-t-il oublié ses
talents de planificateur dont il avait abreuvé les gens, il y a quelques
mois seulement ? M. Reinhardt a-t-il oublié tout ce qu’il racontait sur les
radios et télés de la place en matière de gestion du football ?
C’est bien dommage que des fossoyeurs à l’image de David Kossivi
Reinhardt ont réussi à pousser dans la géhenne le football togolais à cause
de leur ventre. « Qui cherche trouve et qui trouve supporte »,
dit-on. Il suffit de voir ce monsieur dans ses randonnées siège FTF- Port
Autonome à la recherche de son président Rock Gnassingbé pour se rendre
compte que c’est bien le duo Rock-Kossivi qui assure la mort programmée de
ce football. En tout cas, le démarrage de D2 début mai n’est qu’une
plaisanterie et un mensonge grotesque de Kossivi Reinhardt rattrapé par son
passé.
Xavier Nono |
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Correcteur 62 du mardi 05 mai 2009 |
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Quand la saga Faure-Kpatcha profite aux hôpitaux de Kara |
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Comme reconnu par un adage populaire selon lequel le malheur des uns fait la
fortune des autres, l’imbroglio politico-familial entre les frères
Gnassingbé semble profiter énormément aux hôpitaux du Togo en général, et
ceux de Kara en particulier.
En effet, depuis le déclenchement de la saga Faure-Kpatcha dans la
nuit du 12 au 13 avril dernier jusqu’à l’arrestation du député, le
président Faure Gnassingbé a amorcé une vaste opération de charme à
l’endroit des centres hospitaliers du Togo. Ceci au travers des dons de
matériels ici et là. Ce réveil spontané de l’ « Esprit nouveau » dans
l’ancien corps avec pour maître d’œuvre Komlan Mally, suscite pas mal
d’interrogations chez les uns et les autres, au regard du moment choisi.
Surtout que « la magnanimité de Faure » s’exprime et s’intensifie
davantage dans la Kozah, reputée fief de l’honorable Kpatcha qui a eu à
faire les mêmes gestes il n’y a pas longtemps.
Certains estiment que Faure a fait arrêter son frère Kpatcha pour
reconquérir le cœur de la population de Kara qui est largement acquise à la
cause du député qui n’a de cesse montré ses largesses à son endroit. Sinon,
c’est vraiment curieux que Faure Gnassingbé retourne à Kara faire les mêmes
choses faites par son frère député du coin, et de surcroît du même parti RPT.
Pourquoi un tel empressement et regain d’attention vis-à-vis de la
Kara ? Au moment où les fils à Papa par leurs querelles intestines et
puériles donnent tout à Kara, certains hôpitaux du Togo n’ont même pas
d’aspirine.
Voilà où peuvent amener l’insouciance, le manque criard de vision
et la volonté affichée des enfants Eyadema à faire du Togo, l’héritage et
la propriété privée de leur défunt père. N’empêche ! Si cette guéguerre peut
être l’occasion de mieux équiper les hôpitaux de Kara, tant mieux. Ce n’est
que la santé de nos compatriotes du Nord qui s’en sortirait mieux.
Célébration de la fête du 1er mai
: Les vérités des travailleurs togolais à Faure Gnassingbé
« Le soleil centenaire du 1er mai,
journée internationale de lutte des travailleurs, s’est levé, cette année
encore, sur les conditions de vie des masses laborieuses de notre pays et,
force est de le constater, le paysage qu’il éclaire n’est guère
réjouissant : les travailleurs et les travailleuses du Togo ne sont pas au
bout de leurs peines... ».
C’est par cette phrase que les syndicats des travailleurs du Togo ont donné
le ton à la présentation de leur cahier de doléances au gouvernement.
C’était à l’occasion de la fête du 1er mai.
Les manifestations marquant cette journée ont eu lieu vendredi dernier sur
l’Esplanade du Palais des Congrès de Lomé en présence du chef de l’Etat,
Faure Essozimna Gnassingbé, du Premier ministre Gilbert Houngbo, des membres
du Gouvernement, des députés à l’Assemblée nationale et des responsables des
syndicats des travailleurs.
Les organisateurs de défense des intérêts matériels et moraux, individuels
et collectifs des travailleurs ont saisi cette occasion pour exposer leurs
préoccupations au chef de l’Etat. « Il n’est pas de la coutume
intrinsèque des travailleurs et des travailleuses de notre pays de se
voiler, résolument et obstinément, la face pour nier, en l’occurrence, les
efforts que le gouvernement déploie pour tenter d’améliorer le quotidien des
Togolais, même s’ils jugent mitigés les résultats, et trop étirés dans le
temps. Mais, nous en convenons tous, il reste beaucoup, les travailleurs
traduiront : il reste trop à faire, la situation se dégrade, la vie chère
poursuit ses ravages… », a déclaré le syndicaliste Gbikpi-Bénissan qui
avait en charge la présentation du cahier de condoléances.
Les doléances formulées étaient résumées en 19 points. Il s’agit :
De la révision immédiate de la grille indiciaire.
Le relèvement du SMIG et du SMAG, à partir de l’étude effective du « panier
de la ménagère ».
Le paiement des allocations familiales aux « Agents permanents ».
Le paiement des arriérés de salaires des travailleurs de l’ICAT, de l’ITRA
et des enseignants auxiliaires concernés.
L’arrêt immédiat des licenciements, qui engendrent dans les familles des
drames sans nom et condamnent des dizaines de milliers de citoyens togolais
à la pire des précarités et à la déchéance ; le redéploiement des
travailleurs déjà victimes de licenciements.
La résolution diligente des problèmes liés à la fermeture des sociétés
d’Etat en cessation d’activités et le paiement de leurs droits aux
travailleurs, conformément à l’engagement n° 118 du Protocole d’Accord du
Dialogue social : OPAT, Hôtel de la Paix, Hôtel du 2 Février, Togopharma,
Togotex, SNI etc.
Le paiement des arriérés d’allocations de départ à la retraite aux ayants
droit et la reprise générale du paiement desdites allocations, conformément
aux dispositions des Etats-généraux de l’Administration publique (EGAP).
L’application effective aux travailleurs du secteur parapublic et aux
travailleurs de l’Enseignement privé confessionnel catholique, des
augmentations de salaires de 5 et 3% appliquées aux salaires dans le secteur
public, respectivement en janvier 2007 et janvier 2008, et ce, en attendant
les négociations collectives dans ces secteurs.
L’accélération du processus de décision relative à la prise en charge
systématique des accouchements par césarienne pratiqués dans les hôpitaux
publics.
L’accélération du processus de règlement des problèmes de la Caisse de
retraites complémentaires des cadres (CRCC).
Le relèvement des pensions de retraite de la Caisse nationale de sécurité
sociale (CNSS).
Le renforcement du contrôle effectif des prix et la baisse significative du
prix des produits de 1ère nécessité
comme mesures participant d’une politique de lutte contre la vie chère.
Le démarrage effectif des travaux de la commission mixte de réflexion sur la
vie chère, présidée par son Excellence M. le premier ministre, dont un
document émanant de la Primature et daté du 22 mai 2008, affirme qu’elle a
été mise « en place le 05 mai 2008 ».
Le rétablissement en la forme du système de couverture santé des agents de
l’Etat et l’annulation de la Note d’information du directeur du CHU-Tokoin,
en date du 23 octobre 2008, exigeant le paiement immédiat de 50% du montant
des frais hospitaliers.
La révision à la baisse du taux de dédouanement des véhicules privés.
L’élargissement aux locaux des centrales syndicales de travailleurs des
lieux de tenue de l’évaluation formative des apprentis, en vue de la
délivrance d’un quitus.
La résolution définitive du problème récurrent des délestages dans la
fourniture de l’énergie électrique, alors que les factures de nombreux
ménages sont en constante augmentation.
L’extension du réseau d’adduction d’eau, en vue de faire face à la poussée
démographique et à l’insuffisance de la fourniture d’eau dans les quartiers
de Lomé et de ses environs.
La prise de mesures appropriées pour faire cesser la concurrence déloyale,
pratiquée couramment par des commerçants libanais, indopakistanais et
autres, pratique qui expose les commerçants nationaux à la ruine et
participe à la dépression de l’économie du pays.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, Nicoué Broohm
qui avait pris la parole au nom du gouvernement n’a pas du tout comblé les
attentes des travailleurs. Néanmoins, il a souligné que les préoccupations
exprimées par les travailleurs feront l’objet « d’une étude approfondie
et déboucheront certainement sur des concertations directes afin que des
solutions adaptées y soient trouvées dans la mesure du possible ».
Olivier GLAKPE
Repression des militants de l’UFC le 27 avril dernier: Les violences
électorales de 2010 annoncent leurs couleurs
Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a plusieurs fois dit publiquement qu’il
n’y aura plus d’élections émaillées de violences au Togo. Ce qui est à
l’origine du refrain « plus jamais ça » que certains membres du pouvoir ne
cessent de chanter à chaque occasion. Et tout récemment, avec la fameuse
affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat dans laquelle serait
impliqué Kpatcha Gnassingbé, le Président de la République a de nouveau
réaffirmé, à travers son message à la nation, son engagement à n’organiser
que des élections pacifiques au Togo. « Plus jamais, la politique ne doit
faire couler du sang au Togo », a déclaré Faure Gnassingbé.
Mais au-delà de cette rhétorique, les Togolais ont suffisamment
d’arguments d’être sous la hantise d’une élection présidentielle
« baptisée » d’un flot de sang humain en 2010. Car déjà entre ce que dit le
chef de l’Etat et ce qui se voit sur le terrain, c’est le jour et la nuit.
On n’en veut pour preuve que la scène de répression violente à laquelle se
sont livrés le 27 avril dernier certains éléments des Forces de l’ordre
vis-à-vis des militants de l’Union des Forces de Changement (UFC) qui ont
choisi de célébrer le 49e anniversaire
de l’indépendance du Togo à travers une marche pacifique qui devait aboutir
à la plage face à l’hôtel de la Paix.
Des coups de gaz lacrymogène dont avaient fait usage les forces de
l’ordre ont fait des blessés parmi les militants de l’UFC et le sang
commence déjà à couler à un an de l’élection présidentielle, pour une simple
marche pacifique de l’opposition. Et de surcroît, cette scène se produit le
jour même où les fils et filles de la nation togolaise sont supposés fêter
dans la joie et dans la convivialité l’indépendance du pays, surtout à une
période où les Togolais sont, nuit et jour, invités par Faure Gnassingbé et
sa suite à se réconcilier et à se pardonner.
Si aujourd’hui déjà une simple marche pacifique festive appelle
une si violente répression à coups de gaz lacrymogène, il y a lieu de se
demander ce que sera la réaction des gendarmes, policiers et même des
militaires togolais face à une marche de protestation lorsque le régime RPT
mettra, comme toujours, sa machine à fraudes en marche pour truquer et
voler la victoire lors de l’élection présidentielle de 2010.
Assou ADJIKPA
Affaire de
tentative de coup d’Etat : Des détenus
libérés racontent leur mésaventure : « Nous avons passé des moments vraiment
pénibles. On a été maltraité et même torturé »
.Les
organisations de Défense des Droits de l’Homme ont menti au peuple
« Nous avons rencontré les détenus, ils se portent bien. Apparemment ils ne
présentent aucune séquelle de maltraitance. Nous avons suggéré au ministre
des Droits de l’Homme et son collègue de la Sécurité de faire continuer le
suivi médical des détenus malades ou sur surveillance médicale avant leur
interpellation et de veiller, en tout état de cause, à l’hygiène et à la
salubrité de la literie et des lieux de détention ».
Voilà ce qu’a déclaré le groupe d’associations de Défense des Droits de
l’Homme (CNDH, LTDH, MTDLDH ) lors de la conférence de presse qu’il a
organisé à l’Hôtel IBIS, une semaine après l’éclatement de l’affaire de
tentative de coup d’Etat suivi de l’arrestation d’une vingtaine de personnes
dont Kpatcha Gnassingbé.
Contrairement à toutes ces déclarations, des informations en provenance de
sources proches de certains détenus libérés la semaine dernière indiquent
que les responsables de ces associations qui se réclament des Défenseurs des
Droits de l’Homme ont simplement et purement menti sur toute la ligne. Les
détenus assurent n’avoir jamais reçu la visite des responsables de ces
associations lors de leur interpellation. « Je vous assure qu’aucun
détenu, du moins ceux que je connais, n’ont reçu une quelconque visite des
associations des Droits de l’Homme. Ils vous ont menti. J’étais étonné de
lire ces choses dans vos journaux », a déclaré un détenu libéré la
semaine dernière.
D’autre part, la même personne indiquent qu’ils ont été gardés dans des
conditions vraiment difficiles. « J’avoue que nous avons passé des
moments vraiment pénibles. Nous avons été maltraités et même torturés. Ils
nous ont gardé dans l’obscurité totale sans la moindre lumière et il était
difficile de distinguer le jour de la nuit. Tout ce que je sais, c’est que
nous avons été gardé sur une maison à étage. La chaleur qui y faisait était
insupportable. Parfois on passe plus de trois jours sans rien mettre sous la
dent. Et le jour où on nous sert à manger, c’est dans l’obscurité qu’on le
fait. On ne sait même pas ce qu’on nous donne à manger ou à boire. Ce qui
fait que j’ai peur pour ma vie », a-t-il déclaré avant de poursuivre :
« Ils nous ont libéré parce qu’ils se sont rendus compte qu’on en est
pour rien. En tout cas, la main sur la conscience, moi je vous dis que je ne
me reproche rien. Je doute même de l’existence de ce coup d’Etat ».
C’est dommage que le pouvoir puisse permettre que les prisonniers soient
maltraités jusqu’à ce point. Cela montre d’ailleurs que rien n’a changé au
Togo sous « l’esprit nouveau ». Et le plus choquant est le
comportement des associations des Droits de l’Homme qui au lieu de défendre
les droits des citoyens s’illustrent négativement. Les Togolais ont encore
beaucoup à faire pour retrouver le chemin de la démocratie.
Olivier GLAKPE
Arrestation de Kpatcka : Le clan Gnassingbé à la croisée des chemins
Le pouvoir a toujours donné l’impression d’être uni jusqu’à la moelle et de
ne pouvoir être ébranlé par des évènements, comme une « catastrophe
nationale». On se rappelle Faure et Kpatcha unis comme les doigts de la main
pour capter le pouvoir. Mais cette époque n’est aujourd’hui qu’un lointain
souvenir. C’est la survie même du clan qui est éprouvée par cette fameuse
affaire Kpatcha.
L’illusion de la sérénité
Il n’a pas fallu longtemps pour le clan au pouvoir pour réagir. Le
Bureau politique du Rassemblement du Peuple Togolais est monté au créneau le
samedi 18 avril, six (06) jours après le début des hostilités marquées par
l’assaut militaire au domicile du député, pour condamner à demi-teinte les
faits reprochés au demi-frère du chef de l’Etat et apporter le soutien du
parti à ce dernier. Les militants et l’Armée lui emboîteront le pas et
réaffirment leur fidélité au président du parti et chef suprême des Armées.
Les populations sont mises à contribution pour donner l’air que le clan
n’est en rien ébranlé mais reste uni derrière Faure Gnassingbé. Les marches
de soutien sont ressuscitées pour ce faire.
Cet effort du clan pour donner l’illusion de la sérénité a été
aussi manifeste lors du défilé militaire et civil marquant le 49e anniversaire
de la fête de l’indépendance. Faure Gnassingbé s’est plié en quatre pour se
faire entourer d’une brochette de frères et sœurs Gnassingbé. Une façon pour
lui de clouer le bec à ses détracteurs qui pensent que la famille est
divisée. Comme si elle ne l’était pas. Les « pugilistes » Pascal Bodjona et
son collègue Issifou Okoulou-Kantchanti étaient vu sur les écrans en grand
palabre lors du défilé, comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde.
Cette sérénité n’est qu’apparente et ne saurait traduire la situation
délicate que traverse le clan Gnassingbé.
A la croisée des chemins
Le clan joue son avenir dans cette affaire Kpatcha. C’est une véritable
équation qui se pose à lui. A-t-il la justice ? Pas du tout ! Cela explique
d’ailleurs que le RPT qui s’est toujours fait passer pour un parti
discipliné n’ait pas encore prononcé son exclusion du parti. Car c’est la
punition idéale pour le délit reproché au député. Le parti ne saurait se
hasarder sur cette piste car son déclin pourrait en résulter. Dans les
déclarations de circonstance, si on affirme de manière ostentatoire son
soutien au chef de l’Etat, on n’ose pas tirer à boulet rouge sur le député.
Le Secrétaire Général du RPT a lâché le mot le samedi 25 avril dernier lors
d’un meeting à Agoenyivé. M. Esso Solitoki a déclaré que malgré tout, le « pustchiste »
Kpatcha Gnassingbé reste un membre de la famille, entendez du RPT. Assez
étonnant quand on sait que le chef de l’Etat voit en son demi-frère un
criminel. Mais c’est tout de même sage, quand on sait les conséquences
éventuelles de toute exclusion du député que viendrait à prononcer le RPT.
Cela scellerait la dislocation du parti, et partant, du clan. Car les
militants qui ont de la sympathie pour le député ne sont pas négligeables.
Kpatcha a conquis leur cœur depuis les législatives d’octobre 2007. On dit
la ville de Kara acquise à sa cause, raison pour laquelle la ville n’a pas
inauguré le retour des marches de soutien à Faure, comme c’était prévu dans
les arcanes du pouvoir. Les sympathisants du député auraient pu manifester
depuis s’ils n’en sont pas dissuadés.
Aujourd’hui, des tractations de l’ombre eraient entreprises pour
libérer le député incriminé. Les sources rapportent de plus en plus que le
principe de sa libération est acquis mais que tout bute sur les
conditionnalités.
Des architectes seraient envoyés dans sa maison pour évaluer les
dégâts subis lors de l’assaut et envisager les réparations. Le RPT n’a
d’ailleurs pas le choix car il prendrait le risque de se mettre à dos les
admirateurs de Kpatcha en le faisant juger et condamner. Et ils pourraient
exprimer cette colère en 2010 à travers les urnes. Mais la libération d’un
présumé putschiste pris en flagrant délit n’aurait-elle pas des revers ?
Il faut avouer que le clan Gnassingbé est à la croisée des chemins
car toute décision engage sa survie.
Le Correcteur
La Loupe du « Correcteur » Une impression de fête
On n’a pas besoin d’instrument avant de savoir le degré
d’insouciance et de moquerie dont les gouvernants togolais font montre à
l’endroit de leurs citoyens. Cela relève d’une évidence et démontre, à plus
d’un titre, que la misère est encore très loin de son début de dénouement
pour les pauvres Togolais. Ces pauvres travailleurs togolais qui ont choisi
la voie du mensonge pour orchestrer des scènes de joie vendredi dernier afin
de marquer la fête du 1er mai.
Puisqu’il s’agit avant tout de la fête de tous les travailleurs du monde
entier, et y déroger serait, pour ces vaillants et courageux travailleurs
Togolais, une dénégation de leur attribut d’hommes actifs. En réalité, les
travailleurs togolais n’ont pas célébré la fête du 1er
dans la joie sincère. Ils l’avaient juste simulée. Inutile de se
demander encore, au vu du poids de la misère qui pèse sur les ménages, si
les Togolais jouissent des fruits de leurs efforts et de leurs sacrifices
quotidiens. Qui ne sait pas qu’être un travailleur au Togo signifie,
abstraction faite de cette minorité assassine qui pompe éternellement les
richesses de l’Etat, signer un pacte avec la misère et la précarité ? Mais
aller jusqu’à ajouter à cette précarité des travailleurs togolais une
moquerie caractérisée par un irrespect, frise beaucoup la volonté de
nuisance grave, comparable à un crime à l’égard de pauvres gens qui ne
demandent que le minimum vital.
En attendant une rémunération descente de ses efforts, le respect
dont a besoin le travailleur togolais n’est rien d’autre qu’une assurance,
aussi flatteuse et aussi démagogique soit-elle, d’avoir de la part des
gouvernants, une garantie de lendemains meilleurs quant à l’amélioration de
ses conditions de vie.
Cela pouvait passer par des promesses à travers un message à la
nation. Un message rassurant et convainquant que les travailleurs ont
attendu en vain. Et pourtant la période s’y prête très bien où le peuple
togolais vient de célébrer le 49eme
anniversaire de son accession à la souveraineté internationale.
Mais comme les gouvernants togolais ont fait de leur priorité la
conservation du pouvoir, menacé aujourd’hui de déstabilisation, il n’est
pas étonnant de voir le chef de l’Etat centrer ses discours à la nation sur
ce qui concerne la sécurité du fauteuil présidentiel. Qu’importe si les
travailleurs togolais fêtent à contre cœur !
Assou ADJIKPA
Scandale au cours du séminaire de formation des arbitres togolais de
football : Les diplômes de participation et une partie des tenues et
matériels didactiques portés disparus
Dans le cadre de son programme « Gagner en Afrique avec l’Afrique »,
la FIFA a organisé à Lomé du 25 au 30 avril dernier en collaboration avec la
Fédération Togolaise de Football, un séminaire de formation des arbitres et
arbitres assistants de haut niveau. Pendant cinq (5) jours, des experts de
la FIFA sous la direction du Gabonais Pierre Alain Mounguingui ont procédé à
la remise à niveau des 26 participants à ce stage au cours duquel il a été
constaté que les arbitres togolais ne sont pas bien suivis par les
commissions spécialisées car selon un formateur, la plupart d’entre eux ont
échoué sur les tests physiques, ce qui pourrait les disqualifier de la liste
FIFA la saison prochaine s’ils ne prennent pas conscience de leurs
manquements.
Mais le fait marquant de ce séminaire est la disparition d’une partie des
tenues d’arbitres, offertes gratuitement par la FIFA. Il en est de même pour
les diplômes de participation et autres matériels didactiques qui sont
portés disparus. Les experts ont dû refaire sur place quelque chose pour
sauver les meubles. Dans le rang des officiels de la FIFA, c’est
l’indignation et la désolation, étant donné que selon eux, c’est la première
fois que des matériels envoyés par la FIFA pour la formation des arbitres
soient volés.
En effet, avant ce stage, la FIFA a envoyé un lot de matériels en date du 10
mars 2009 par vol AF848, N°AWB : 057-3120 4386.
Ce matériel composé des sifflets, des lois de jeu 2008-2009, des tenues
d’arbitres, des blocs notes, des matériels didactiques comme des dépliants,
des DVD pour l’interprétation des lois de jeu et d’analyses des incidents de
matches entre autres, est une donation de la FIFA pour ledit séminaire et
doit être distribué gratuitement aux participants. Mais il se fait que tout
le stock a été bloqué au camp par le Colonel Président Rock Gnassingbé. A
l’ouverture des travaux, aucun matériel didactique n’a été trouvé pour la
formation. Selon nos informations, c’est sur insistance des experts que le
Président Rock qui se trouvait en ce moment-là à Zurich a ordonné à l’un de
ses proches en l’occurrence M. Paniah Gagnon d’apporter une partie du
matériel du camp.
Cette situation montre une fois de plus le manque d’intérêt de Rock au
football togolais qu’il continue de régenter comme une épicerie avec ses
vieilles méthodes de confiscation et d’opacité.
Pour un scandale, c’en était un pour les participants et surtout les experts
de la FIFA qui sont partis avec de mauvaises impressions sur le Bureau
Exécutif de la FTF.
Kokou AGBEMEBIO
L’Alliance rend publique ses nouvelles structures et se prononce sur
l’actualité politique
Les responsables de l’Alliance ont tenu vendredi un point de presse au siège
du parti pour porter à la connaissance du public les nouvelles structures
annoncées au cours du congrès des 20, 21 et 22 mars dernier. Selon le
Secrétaire Général Assima Kpatcha, les reformes effectuées concernent la
révision des textes juridiques du parti, la mise en place du Bureau
politique, le renouvellement du comité exécutif, la mise en place des
organes nationaux et des commissions permanentes. Pour les organisateurs,
ces travaux et la mise sur pied de nouveaux principes permettront
d’améliorer l’Administration du parti.
Faut-il rappeler, le Bureau exécutif de l’Alliance dirigé par
Dahuku Péré est composé de neuf (09) membres. Quant au bureau du Comité
politique, il se compose du président de l’Alliance, les membres du B.E, les
présidents fédéraux, les personnalités désignées par le Président. L’autre
précision apportée est que seul, le Président est élu et il choisit en toute
responsabilité les membres de son équipe.
Les responsables de l’Alliance ont profité de cette rencontre pour
se prononcer sur l’actualité politique du pays. Ils ont évoqué la nécessité
d’une réconciliation vraie et sincère entre les Togolais avant 2010 au
cours de laquelle se tiendrait la présidentielle dont M. Péré et ses
collaborateurs se prononceront sur une éventuelle participation lors d’une
convention nationale dans les jours à venir.
En ce qui concerne l’épineux problème de coup d’Etat dont Kpatcha
Gnassingbé serait l’instigateur, le parti se montre très circonspect et
attend la décision de la justice pour se prononcer.
XAVIER NONO
Le 18ème anniversaire
du CAR célébré à Lomé
Le Comite d Action pour le Renouveau (CAR) a fêté les 18 ans de son
existence le jeudi 30 avril dernier à Lomé. C est la grande salle de
conférence du Centre Togolais des Expositions et Foires (TOGO 2000) qui a
offert son cadre à cette célébration. Plusieurs responsables du CAR étaient
présents à cette journée placée sous le thème « Bilan des 18 ans des
acquis démocratiques d’avril 1991 ».
Le leader charismatique et actuel membre d’honneur de ce parti, Me Yawovi
Agboyibo était également présent à cette journée.
Me Dodji Apévon, le président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR),
la troisième force politique au Togo a, au cours de cette journée, fait un
bref résumé de l’actualité politique du Togo. Le dialogue au sein du CPDC,
l’affaire Kpatcha Gnassingbe, les relations qu’entretient le CAR, avec les
autres partis de l’opposition et le contentieux opposant les députés RPT à
ceux de l’opposition à propos du code électoral sont, entre autres, les
sujets sur lesquels il a axé son intervention. Il a rassuré les uns et les
autres que l’opposition togolaise a toutes les chances de remporter
l’élection présidentielle de 2010. « Je reste convaincu que l’opposition
a toute les chances de remporter la victoire en 2010 », a-t-il déclaré
en substance avant de poursuivre que la victoire de l’opposition en 2010
passe nécessairement par « l’entente des forces démocratiques sur un
candidat unique dont le principe et les contours ont été affirmés dans le
communiqué signé conjointement en janvier par le CAR et l’Union des Forces
de Changement (UFC) ».
Rappelons que L’UFC et le CAR ont décidé le 28 janvier de former une
alliance pour ce scrutin présidentiel.
Réagissant sur l’affaire Kpatcha Gnassingbe, Me Apévon a réitéré la
position de son parti qui souhaiterait que « toute la lumière soit faite
dans le respect des garanties prescrites en la matière ». « Le CAR
voudrait rappeler à ce propos, que suivant les textes en vigueur, si en cas
de flagrant délit, un député peut être arrêté et poursuivi sans levée
préalable de son immunité, il ne peut en revanche être jugé que si,
l’immunité est levée par l’Assemblée nationale », a-t-il souligné.
D’autre part, cette journée commémorative des dix-huit années d’existence du
CAR a été également marquée par l’intervention de Jean Kissi, Secrétaire
national du parti qui a fait l’historique du déclenchement du processus
démocratique au Togo.
C’est donc dans une ambiance de gaieté et de satisfaction totale
que les militants du CAR se sont séparés ce jeudi.
Olivier GLAKPE
Faure encourage la médiocrité et les provocations
Le 49e anniversaire
de l’indépendance du Togo commémoré le 27 avril dernier a encore offert aux
Togolais l’habituel rituel de décoration de certains hommes et femmes par le
pouvoir en place.
Et comme toujours, il s’agissait pour les autorités togolaises de
témoigner la reconnaissance du pays à ceux-là qui ont posé un acte méritoire
au profit du Togo. C’est ainsi que plusieurs personnalités du monde
politique et administratif tant du Togo que d’ailleurs ont été élevés soit
au rang de Chevalier de l’ordre du Mono, soit d’Officier de l’ordre du Mono.
Dans la foulée, les plus onusiens des Togolais, c’est-à-dire Gilbert Bawara
et Gilbert Houngbo, respectivement ministre de la Coopération et Premier
ministre, ont été également élevés au rang d’Officier et de Commandeur de
l’ordre du Mono.
Pour une banalisation de ce cérémonial de décoration, c’en était
une, aux yeux de beaucoup de Togolais qui se demandent encore ce que ces
deux hommes ont réellement fait de concret et de profitable pour les
Togolais pour mériter cette distinction. Sans trop chercher à s’attarder sur
le cas de Gilbert Bawara qui ne sait qu’exceller dans les propos orduriers
envers les adversaires politiques du régime RPT, c’est surtout le cas du
Premier ministre Gilbert Houngbo qui a beaucoup indigné plus d’un.
Comment peut-on se permettre de décorer quelqu’un qui s’est montré
incapable de tenir la promesse faite par lui de changer, en six (6) mois,
le vécu quotidien des pauvres Togolais par l’amélioration de leur condition
de vie ? Qu’est- ce que Gilbert Houngbo a fait aux Togolais si ce ne sont
ses promesses mensongères couplées de sa « théorie de modernisation
d’une ville tracée de routes de latérite » ?
En tout cas, l’élévation de Gilbert Bawara et Gilbert Houngbo au rang
d’Officier et de Commandeurs de l’ordre du Mono est une preuve palpable que
Faure Gnassingbé est en train d’encourager la médiocrité. Une moquerie
envers le peuple !
Pourquoi encore mobiliser des milices du RPT pour tronquer les émissions de
RFI ?
C’est une peine perdue que d’espérer voir un jour le régime RPT
rompre avec ses mauvaises pratiques qui ont toujours contribué à ramener le
pays en arrière. Chassez le naturel, il revient au galop.
En effet, la célébration du 49e anniversaire
de l’indépendance du Togo a été marquée par une multitude de manifestations
parmi lesquelles l’enregistrement d’une série d’émissions de grande écoute
de la Radio France Internationale (RFI) sur le campus de l’Université de
Lomé. Certains accros du régime RPT ont encore trouvé l’occasion de tirer
le drap de leur côté dans le but de montrer aux yeux du monde que Faure
Gnassingbé et son gouvernement sont en train de bien gérer le pays.
La stratégie mise en œuvre est de faire écouter beaucoup de jeunes
étudiants et activistes du RPT dans une salle amenagée pour la circonstance.
Ces derniers ayant pour mission de monopoliser la parole pour gaver les
animateurs de RFI de raisonnements allant dans le sens de la défense des
positions du RPT. Heureusement que nos amis de RFI ont été plus intelligents
et ont décidé de tourner leur émission en plein air, ce qui a mis à l’eau ce
projet honteux, monté par un membre influent du régime RPT.
Malgré tout cela, beaucoup d’observateurs ont affirmé avoir
constaté la présence de certains soldats habillés en civils dans la foule
qui a assisté aux séances d’enregistrement des émissions de RFI. Quelle sale
stratégie !
Les travailleurs togolais disent non à la COTEC
Tous ceux qui ont fait le déplacement du Palais des Congrès de Lomé dans la
matinée du 1er mai
dernier ont assisté à la scène. C’était à l’occasion de la célébration de la
fête des travailleurs. Comme de coutume, les responsables de syndicats des
travailleurs et le gouvernement se sont donné rendez-vous à ce lieu pour la
présentation du cahier de doléances des travailleurs togolais.
C’était au syndicaliste Tètèvi Gbikpi-Bénissan que l’honneur était revenu de
présenter les doléances. Mais lorsque ce dernier était arrivé sur le point
qui concerne la révision à la baisse du taux de dédouanement des véhicules
privés, le public a applaudi pendant longtemps obligeant le syndicaliste
Tètèvi Gbikpi-Bénissan à observer une pause. C’était au nez et à la barbe de
Faure Gnassingbé, Gilbert Houngbo et les membres du gouvernement. C’est la
preuve que les Togolais condamnent à l’unanimité cette augmentation
exacerbée du taux de dédouanement des véhicules d’occasion. Ce serait dans
un pays normal qu’au lendemain de cette fête, le président prononcerait un
discours pour mettre fin à la fameuse COTEC.
Malheureusement, on est au Togo et les dirigeants n’ont aucun respect pour
les citoyens. Ils préfèrent prendre unilatéralement les décisions sans tenir
compte de l’avis et surtout du niveau de vie des populations. Sinon comment
comprendre que l’on puisse augmenter les taxes sur le dédouanement des
voitures au même moment où la vie chère bat son plein. N’est-ce pas une
manière d’empêcher les Togolais à rouler en voiture comme eux ? Et après,
c’est pour dire qu’on veut empêcher la pollution. En tout cas, que Faure
Gnassingbé et ses ministres sachent qu’ils auront besoin du peuple dans
moins d’un an.
Quand Abass Bonfoh se ridiculise au Gabon
Les présidents des Assemblées parlementaires de la Francophonie se sont
retrouvés à Libreville du 24 au 25 avril dernier pour réfléchir ensemble sur
les effets de la crise financière et économique mondiale sur les économies
africaines et voir les précautions à prendre. Le Président de l’assemblée
nationale togolaise, Abass Bonfoh était également au rendez-vous.
Selon les journaux gabonais, les participants ont évoqué, entre autres, le
sujet ayant trait au renforcement de la coopération entre les différents
parlements de l’espace francophone. Mais curieusement, c’est un reportage
absolument à part que notre confrère, la télévision togolaise a fait sur cet
évènement. Ils ont centré l’élément sur l’affaire Kpatcha Gnassingbé comme
si c’était le sujet central de la rencontre de Libreville. Ils n’ont pas
hésité à faire intervenir le président de l’Assemblée nationale du Gabon Guy
Ndoumba N’Gama qui en bon « bitosard », déclarait que «le
président de l’Assemblée Nationale du Togo nous a éclairé sur les récents
évènements au Togo; nous nous sommes félicités de ce que les choses se
soient déroulées conformément aux règles de droit. Nous souhaitons que le
peuple togolais garde la sérénité et qu’il maintienne le cap des réformes
qui ont été engagées depuis l’arrivée du président Faure au pouvoir ».
On se demande ce que Abass Bonfoh est allé leur dire. Peut-on parler du
respect des règles de droit quand on envoie nuitamment des militaires tirer
sur la maison d’un élu du peuple ?
D’autre part, dans le même reportage, on a vu les présidents des Assemblées
parlementaires de la Francophonie visiter certains lieux touristiques du
Gabon. Curieusement Abass Bonfoh était le seul à porter un tricot sur lequel
on remarque la photo du président de son pays. Est-ce à dire que le
Président de l’Assemblée nationale togolaise n’a que ce tricot dans sa
valise ? Où bien le fait-il pour montrer son affection à Faure Gnassingbé ?
Lui seul pourra répondre à cette question. Mais avouons-le, il était super
ridicule.
Gilbert Bawara, un nostalgique du passé !
Dans son message à la nation du 17 avril dernier à la suite du
supposé coup d’Etat, Faure Gnassingbé avait traité les présumés comploteurs
de « nostalgiques du passé ». Cette déclaration a fait rire aux
éclats plus d’un Togolais, étant donné que le chef de file des
« putschistes » n’est autre que son frère consanguin Kpatcha Gnassingbé.
Tout le monde sait que le passé auquel fait allusion Faure est bien entendu
celui de son défunt père Eyadema. C’est clair tout de même que le Président
togolais reconnaisse devant le peuple entier que son père avait mal géré le
pays. C’est sans doute Kpatcha et ses acolytes qui sont doigté de
« nostalgiques du passé ». Mais l’attitude du ministre Gilbert
Badjilembayéna Bawara le 25 avril dernier lors du meeting populaire du RPT à
Agoè autorise loisiblement à le classer parmi ces « nostalgiques du
passé ».
En effet, l’un des nouveaux slogans du parti présidentiel est
« Faure Gnassingbé, président ! ». Ainsi les différents intervenants
notamment Pascal Bodjona, Solitoki Esso, Méimounatou Ibrahima entres autres
se sont soumis au rituel. Mais lorsque vint le tour du très controversé
Gilbert Bawara, le digne fils de Siou n’a pas hésité à ressusciter un vieux
slogan : « Gnassingbé Eyadema toujours, au pouvoir ! » Accueilli par
des huées, le tristement célèbre ministre de la Coopération a dû se
rétracter.
Et comme admis par les pschycanalistes, il n’y a pas d’actes
gratuits ; ce qui traduit largement la position de ceux qui pensent que même
« l’ami » de Faure Gnassingbé est un nostalgique du passé. Et c’est
bien triste.
Match Togo-Cameroun et l’affaire de 32 millions de dette: Zsports ménace de
saisir les tribunaux de la CAF et de la FIFA
. Kossivi Reinhardt doit parler
Dans le cadre de l’organisation du match Togo-Cameroun comptant pour la 1ère
journée du dernier tour des éliminatoires CAN-Mondial 2010 disputé le 28
mars dernier à Accra, la Fédération Togolaise Football est revenue au pays
avec une dette de 32 millions de FCFA. Pour l’organisation dudit match, en
plus du Comité d’organisation composé de MM Daoune Boundjou et Henry Djagba,
la FTF a coopté Mme Foussena Djagba, Directrice de Zsport International. Et
c’est justement envers cette agence que la dette a été contractée par Rock
Gnassingbé et ses collaborateurs. Jusqu’à ce jour, la FTF rechigne à payer
cette dette et l’affaire risque d’être houleuse si aucune disposition n’est
prise.
Selon M. Malick Nibombé, l’un des responsables de Zsport, « tous
nos interlocuteurs sont injoignables en l’occurrence le président Rock.
Personne ne nous dit rien jusqu’à présent. Mais étant donné que nous
disposons d’un mandat en bonne et due forme de la part de la Fédération pour
l’organisation du match, nous allons bientôt saisir la CAF et la FIFA pour
que les fonds nous soient payés ». A la lumière de cette déclaration, on est
en droit de se demander jusqu’où ira ce bras de fer engagé entre la FTF et
Zsport.
Le comble dans cette histoire, c’est que c’est le nom du Togo qui
est toujours écorné par les incongruités de Rock Gnassingbé et ses
sicaires. Sinon comment comprendre que pour l’organisation de ce match,
l’Etat ait débloqué 70 millions F CFA et qu’aucun rapport n’ait été
présenté et par-dessus tout, le Togo traîne une ardoise d’impayés ? Surtout
qu’avant Rock, le Togo a eu à jouer d’autres matches à Accra sans problèmes
majeurs ?
Si Rock n’a pas érigé l’opacité en système de gestion du football
togolais et ne cherche pas à écarter les membres influents de son Bureau
pour s’accaparer de tout, on n’en sera là aujourd’hui. Dans ce bureau de la
FTF, certains membres comme Boukpessi Essoyaba et Gabriel Améyi ont
construit plusieurs hôtels dans la capitale ghanéenne et étaient à même de
sauver les meubles si Rock jouait franc jeu.
C’est bien dommage que Rock revienne à la tête du football
togolais avec cette propension à ternir l’image du pays tant à l’intérieur
qu’à l’extérieur dans sa folle et morbide envie d’argent.
Le plus surprenant, est le silence sépulcral du Secrétaire Général
Kossivi Reinhardt qui a signé le mandat en date du 13 mars 2009, confiant
l’organisation du match à Zsport International (mandat ci-contre). Un mandat
dont certains membres du B.E ignorent l’existence. En clair, ils n’ont
jamais été mis au courant d’une telle décision, en témoigne la réaction de
M. Daoune Boundjou, Président du comité d’organisation qui dit être surpris
de découvrir un comité parallèle une fois arrivé à Accra. Pour cela ,
Kossivi Reinhardt doit parler pour situer les uns et les autres.
Il est important que Rock et Reinhardt cessent de diriger la
Fédération au gré de leurs humeurs et intérêts. Dans tous les cas, qui paie
ses dettes s’enrichie ; donc Rock n’a d’autres choix que de payer les dettes
afin de mettre fin à la série d’infamies et d’anathèmes sur le Togo.
Kokou AGBEMEBIO
Affaire de tentative de corruption d’arbitres : Un an après la décision du
TAS, la CAF n’a toujours pas payé les dommages à Tata Avlessi
. Au Togo, Faure Gnassingbé récompense les comploteurs
Il nous souvient que lors de la CAN des cadets disputée au Togo en mars
2007, est née une affaire de tentative de corruption d’arbitres dans
laquelle la Confédération Africaine de Football a suspendu à vie M. Tata
Avlessi, le président de la Fédération Togolaise de Football d’alors.
Le président Avlessi avait plaidé non coupable et fait appel au
Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui l’a blanchi. Dans la sentence arbitrale
en date du 11 mars 2008, le président de la Formation du TAS, Raymond
Ranjeva avait condamné la CAF à verser à titre de dommage 20.000 CHF (vingt
mille francs suisse), environ 8 millions de FCFA à M. Tata Avlessi.
Paradoxalement, plus d’un an après cette décision du TAS, la CAF
de Issa Hayatou, n’a toujours pas payé M. Avlessi. Selon nos informations,
Issa Hayatou et ses hommes, toute honte bue dans ce vaste complot mal
habillé, n’ont pas jugé utile de rentrer en contact avec celui qu’ils ont
injustement accusé de corruption.
C’est inconcevable qu’une institution comme la CAF continue de se
discréditer davantage dans ce dossier qui avait fait le tour du monde et
ouvert les yeux des gens sur le vrai visage de l’instance du football
africain.
On ignore pour le moment la position de M. Tata Avlessi sur le
sujet. Toujours est-il qu’on pourrait s’attendre à d’éventuels
rebondissements si rien n’est fait.
. Au Togo, Faure Gnassingbé récompense les comploteurs
Il se dit que Tata Avlessi a dépensé des centaines de millions
pour éviter que l’image du Togo ne soit ternie dans cette affaire montée de
toute pièce par des Togolais eux-mêmes. Au moment où on attend que ces
suppôts nationaux soient démasqués et traduits devant la Justice pour avoir
jeté du discrédit sur tout le pays, Faure Gnassingbé, sans vergogne,
récompense plutôt ces individus indélicats. On a pour preuve que la
promotion des sulfureux magistrats Espoir Assogbavi, et surtout Attivi-Cessi
qui avait fait une déclaration sur l’honneur selon laquelle, c’est lui qui a
servi d’intermédiaire pour corrompre l’arbitre gambien Pa Abdou Saar.
Comment un juge qui déclare avoir corrompu soit maintenu en fonction jusqu’à
être promu ?
C’est révoltant d’assister à de pareils événements dans un pays où Faure
Gnassingbé ne cesse de tympaniser les Togolais de réconciliation. Ces
agissements ne sont pas de nature à réconcilier les Togolais entre eux. Au
contraire, Faure continue de semer la division au sein de la population à
travers ses décisions impopulaires.
Si on peut se féliciter que l’avocat principal de Tata Avlessi
dans cette affaire Me Alexis Aquéreburu ait été décoré par le président
Faure Gnassingbé, la promotion de Attivi Cessi défie toute morale. Si à
cause de ce magistrat, tout le football togolais a été mis à genou pendant
deux ans, cela doit donner à réfléchir à nos gouvernants. Et si tous les
magistrats togolais se comportaient comme Attivi Cessi ?
Si c’est comme cela la modernisation de la justice, on se demande
de quoi se plaint Faure Gnassingbé des « nostalgiques du passé »
étant donné qu’il se révèle le promoteur de l’impunité au Togo.
Xavier Nono |
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Le Correcteur N° 61 du 28 avril 2009 |
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Entrave à l’équité du genre : Quand le sexe devient un
handicap pour l’émancipation des femmes |
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Ils sont nombreux les organismes et associations qui travaillent
d’arrache-pied sur la problématique de l’équité du genre qui consiste à
assurer les mêmes chances de promotion sociale tant chez les hommes que chez
les femmes. C’est un sujet brûlant d’actualité sur lequel les femmes ne
transigent pas du tout et proclament à tout vent leur émancipation.
Même si la question d’égalité Homme-Femme a encore du chemin à
faire, on note néanmoins d’avancées aussi minimes que soit-il avec la
responsabilisation des femmes à des hautes fonctions. Mais il se fait que
suivant une enquête que nous avions menée, le sexe devienne un sérieux
handicap pour l’aboutissement de cette lutte. Plusieurs femmes rencontrées
confient qu’à cause de leur féminité, certains hommes exigent d’elles des
rapports sexuels avant tout apport à leur épanouissement.
Reçue sur le plateau de la Télévision Espoir de Tsévié le 03
avril dernier dans l’émission « Tribune Citoyenne », l’artiste togolaise du
Gospel, Reine a déclaré que la réussite des femmes en général et celle des
femmes artistes de la chanson dépend en grande partie des hommes. Lorsqu’il
lui a été demandé les difficultés rencontrées dans sa carrière en tant que
femme, Reine a répondu sans détours. « Lorsque vous sollicitez l’apport
des sociétés de la place comme sponsor certains hommes vous disent oui mais
à condition que … Vous comprenez. Mais moi en tant que chrétienne et de
surcroît mariée, je ne peux pas me prêter à ce jeu. Ma foi chrétienne
l’interdit formellement. C’est comme ça que ces sponsors vous ferment la
porte au nez. Je demande à ces hommes de changer de mentalité »,
a-t-elle conclu.
Une autre femme, haut cadre du pays qui a préféré garder
l’anonymat a raconté qu’ « avant d’être là où je suis aujourd’hui, cela
n’a pas été facile. Lorsque je cherchais du boulot après mes études, partout
où j’ai déposé mes dossiers, les responsables et parfois mêmes les
intermédiaires demandent à coucher avec moi avant toute chose. Ce que je
n’acceptais pas de par mon éducation. Mais une fois, il y a un Directeur de
société qui a accepté m’embaucher comme Secrétaire mais quelques mois après
il a voulu sortir avec moi. Je lui ai fait savoir que j’ai un fiancé et vous
savez la semaine suivante, il m’a licenciée. Je ne vous apprends rien en
vous disant que j’ai dû me plier à ces exigences ailleurs avant d’être ce
que vous voyez aujourd’hui. »
Christine rencontrée dans un cabinet de la place avoue les yeux en
sanglots « J’ai dû sacrifier mon sexe pour que cessent mes ennuis. Tous
veulent que je sois leur amant. Je vous dis qu’aujourd’hui je ne suis pas
mariée. » Plus loin Christine ajoute « la plupart des femmes
occupant les hautes fonctions sont dans le cas. Au départ, certains se
marient et divorcent après. Je sais ce que je vous dit, la plupart de ces
femmes sont célibataires endurcies. »
Ces déclarations montrent à suffisance la gravité du phénomène et
constitue un véritable frein à l’émancipation de nos sœurs togolaises. Pour
la plupart, elles préfèrent se retrouver dans l’informel où elles créent
leurs propres initiatives pour se libérer des pulsions incontrôlées de
certains hommes.
Là encore, toutes ne réussissent pas. Tôt au tard, elles sont bien
obligées de faire l’amère expérience de la recherche d’emplois et ses dégâts
collatéraux. Il apparaît clairement que la problématique de l’équité du
genre doit se poser autrement et il urge qu’une sensibilisation ardue soit
menée pour assurer la reconversion des mentalités de ces hommes qui trouvent
en toute femme à leur service un nectar à sucer. L’équilibre de la société
en dépend.
XAVIER NONO
Tentative de
coup d’Etat ou hâblerie de mauvais goût ?
Faure
Gnassingbé envoie des architectes réparer la maison de Kpatcha Gnassingbé
« On a voulu me tuer » !
Voilà ce qu’a déclaré l’ancien ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbé
après l’assaut que le Colonel Kadanga et une cinquantaine d’éléments de la
Force d’Intervention Rapide (FIR) ont lancé contre son domicile dans la nuit
du dimanche 12 avril au lundi 13 avril 2009. Cette attaque a fait selon les
témoins, deux victimes et de nombreux dégâts matériels. La maison du député
de Kara a été sérieusement touchée par les balles des armes d’assaut que le
Colonel, commandant de la FIR a déployées pour la circonstance.
La scène a surpris plus d’un Togolais. Ils se sont interrogés sur ce qui a
pu motiver un commandant d’une unité d’élite comme la FIR à débarquer
nuitamment chez un citoyen qui de surcroît est un député, jouissant de
l’immunité parlementaire.
Le chef d’Etat-Major et le Colonel Kadanga doivent s’expliquer
Le procureur de la République a tenté certaines justifications forcées lors
de la conférence de presse du 16 avril qui n’ont pas trop convaincu.
Selon lui, ce sont « les gendarmes qui étaient en mission et ils ont été
surpris par des tirs. Il y avait
la FIR qui faisait la patrouille au stade de Kégué. Donc, leur patron a
envoyé d’aller voir d’où venaient les tirs. Ils avaient constaté que c’est
sur la Gendarmerie qu’on tirait. Automatiquement, ils ont demandé un renfort
au niveau de leur camp parce qu’ils ne comprenaient pas ce qui se passait ».
N’est-ce pas curieux ça ?
Si on ne comprend pas ce qui se passe et on sait que les tirs venaient de la
maison d’un élu du peuple qui est de surcroît un ancien ministre de la
Défense et frère du chef de l’Etat, est-ce qu’on tire sur ladite maison ou
bien on cherche à comprendre ? En plus, comment explique t-on la présence du
Commandant de la FIR à cet endroit. Faisait-il également la patrouille au
stade de Kégué ?
En tout cas, selon les experts en la matière, l’argument du procureur ne
tient pas debout car si les éléments de la gendarmerie affectés pour la
mission sont en difficulté, ils doivent faire appel à une unité spécialisée
dans ce genre d’action notamment, l’Unité Spéciale d’Intervention de la
Gendarmerie (USIG) ou au pire des cas à la Compagnie Guépard du Régiment
Commando de la Garde Présidentielle qui est à la disposition de chaque
régiment, 24h/24.
C’est pour cette raison que le chef d’Etat-Major et le Colonel Félix Kadanga
doivent s’expliquer. Car beaucoup pensent que la vraie raison qui motive
cette descente nocturne dans la maison de Kpatcha est ailleurs.
La femme du député arrêtée et relâchée 48 heures après
D’autre part, 72 heures après cette attaque, Kpatcha Gnassingbé a été arrêté
à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique où il tentait de se réfugier afin
d’échapper aux poursuites pour atteinte à la sûreté de l’Etat, rébellion,
groupement de malfaiteurs et violence.
C’est en tout cas l’argument de flagrant délit qu’on brandit pour justifier
cette attaque qui viole les lois en vigueur et contourner l’immunité
parlementaire dont bénéficie le député. Dans la foulée, plusieurs personnes
ont été interpellées. On compte aujourd’hui une vingtaine. Même la femme de
l’ancien ministre de la Défense a été arrêtée la semaine dernière et
relâchée quarante huit heures après. Le député lui-même aurait été écouté
deux fois déjà par le juge Koffi Ernest Bignang qui a en charge le dossier.
Faure Gnassingbé envoie des architectes réparer la maison de Kpatcha
Gnassingbé
L’affaire était à ce niveau quand curieusement on apprend qu’en fin de
semaine dernière le chef de l’Etat a envoyé l’un de ses proches dont nous
taisons le nom et un architecte dans la maison de Kpatcha pour évaluer les
dégâts causés par les balles en vue de sa réparation. Les proches du député
qui sont sur place auraient refusé que la tâche soit confiée à l’architecte
affecté par Faure. C’est finalement l’architecte du député qui aurait fait
l’évaluation et le dossier serait déjà parvenu au chef de l’Etat.
Cette décision du Président de la République suscite déjà des inquiétudes.
Au nom de quoi doit-on chercher à réparer la maison de quelqu’un qui est
inculpé pour atteinte à la sûreté de l’Etat, rébellion, groupement de
malfaiteurs et violence ? Le chef de l’Etat se reproche-t-il déjà quelque
chose ?
Kpatcha Gnassingbé bientôt libéré
Cette prise de position du chef de l’Etat renforce les rumeurs selon
lesquelles Faure serait actuellement sous forte pression. On parle du Guide
de la Révolution libyenne qui aurait condamné l’inculpation de Kpatcha
Gnassingbé et demandé que Faure le libère le plus tôt possible. Même son de
cloche du côté de Kara. On apprend que sur convocation du conseil des sages
de Pya, Faure y aurait passé deux jours. Là aussi, il lui aurait été
recommandé de libérer son frère. Toutes ces personnes manquent de preuves
tangibles pour croire à la tentative de coup d’Etat dont le député serait le
commanditaire.
On va inévitablement vers la suspension du procès contre Kpatcha Gnassingbé
et sa libération pure et simple.
Olivier GLAKPE
La Loupe du « Correcteur » Sommes-nous indépendants ?
C’est toujours très beau de voir les Togolais chanter, danser et
dandiner le 27 avril de chaque année, peu importe la manière. Rien
d’anormal, puisqu’il s’agit d’une journée mémorable dans l’histoire du Togo
qui a accédé à la souveraineté internationale le 27 avril 1960. On parlait
alors pour la première fois d’un Etat togolais, du Togo indépendant.
Quoi de plus joyeux, de plus fier que de célébrer l’anniversaire
marquant la libération d’un pays du joug colonial ? Une libération obtenue
dans la douleur et au prix de durs labeurs et sacrifices.
Mais 49 ans après la proclamation de cette indépendance par le
tout premier Président du Togo, Sylvanus Olympio, la question est de savoir
si les Togolais sont vraiment indépendants. Les éléments de preuve ? Les
Togolais en ont à revendre.
Le régime RPT au pouvoir depuis des décennies n’arrive pas à convaincre les
citoyens togolais quant à la garantie de leur mieux-être. Des contestations
tacites, nous sommes alors arrivés à l’étape des critiques et remontrances
ouvertes qui font désormais peser sur les institutions de l’Etat, des
sérieuses menaces de déstabilisation. Et ceux qui en ont les moyens ont déjà
montré aux yeux du monde leur intention de renverser le régime à travers une
tentative de coup d’Etat qui s’est révélée infructueuse.
A-t-on encore besoin d’autres arguments pour démontrer le refus du
peuple togolais d’être gouverné par un régime qui donne l’impression d’avoir
confisqué son autonomie, arrachée de hautes luttes ?
Ce qui est sûr, c’est que les Togolais n’ont pas le sentiment
d’être indépendants. Et il ne peut en être autrement lorsque les richesses
de l’Etat sont confisquées par une minorité ou un clan, faisant de plus de
60% de la population, des abonnés d’une pitoyable pauvreté.
La notion d’indépendance ne se limite pas seulement à
l’acquisition du statut d’un Etat reconnu par les institutions
internationales. Il s’agit d’un ensemble qui confère aux citoyens le
sentiment d’être des hommes autonomes. On ne peut pas alors parler d’une
réelle indépendance lorsque les Togolais ne sont pas autorisés à choisir
librement ceux qui sont appelés à les gouverner ou à jouir des avantages et
prérogatives des lois qu’ils se sont données.
Aujourd’hui, la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 n’est
qu’un résidu de textes de lois reflétant le désir et la volonté du régime
RPT de se pérenniser au pouvoir. Et dans cette perspective le RPT a déjà mis
en branle sa machine à fraudes et les manœuvres sont déjà en cours pour que
les résultats de l’élection présidentielle de 2010 soient en sa faveur.
Quelle indépendance ? Au-delà de toutes les manifestations
organisées par-ci et par-là pour marquer le 49e anniversaire
de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, il importe alors
que les Togolais repensent autrement leur indépendance. Et le point de
départ serait une prise de conscience au niveau des gouvernants. Il en va de
l’intérêt du peuple togolais qui depuis un certain moment, montre aux yeux
du monde et de la communauté internationale, l’image négative de la
célébration d’une fête nationale à double vitesse.
Assou ADJIKPA
La Loupe du « Correcteur »
Sommes-nous indépendants ?
C’est toujours très beau de voir les Togolais chanter, danser et
dandiner le 27 avril de chaque année, peu importe la manière. Rien
d’anormal, puisqu’il s’agit d’une journée mémorable dans l’histoire du Togo
qui a accédé à la souveraineté internationale le 27 avril 1960. On parlait
alors pour la première fois d’un Etat togolais, du Togo indépendant.
Quoi de plus joyeux, de plus fier que de célébrer l’anniversaire
marquant la libération d’un pays du joug colonial ? Une libération obtenue
dans la douleur et au prix de durs labeurs et sacrifices.
Mais 49 ans après la proclamation de cette indépendance par le
tout premier Président du Togo, Sylvanus Olympio, la question est de savoir
si les Togolais sont vraiment indépendants. Les éléments de preuve ? Les
Togolais en ont à revendre.
Le régime RPT au pouvoir depuis des décennies n’arrive pas à convaincre les
citoyens togolais quant à la garantie de leur mieux-être. Des contestations
tacites, nous sommes alors arrivés à l’étape des critiques et remontrances
ouvertes qui font désormais peser sur les institutions de l’Etat, des
sérieuses menaces de déstabilisation. Et ceux qui en ont les moyens ont déjà
montré aux yeux du monde leur intention de renverser le régime à travers une
tentative de coup d’Etat qui s’est révélée infructueuse.
A-t-on encore besoin d’autres arguments pour démontrer le refus du
peuple togolais d’être gouverné par un régime qui donne l’impression d’avoir
confisqué son autonomie, arrachée de hautes luttes ?
Ce qui est sûr, c’est que les Togolais n’ont pas le sentiment
d’être indépendants. Et il ne peut en être autrement lorsque les richesses
de l’Etat sont confisquées par une minorité ou un clan, faisant de plus de
60% de la population, des abonnés d’une pitoyable pauvreté.
La notion d’indépendance ne se limite pas seulement à
l’acquisition du statut d’un Etat reconnu par les institutions
internationales. Il s’agit d’un ensemble qui confère aux citoyens le
sentiment d’être des hommes autonomes. On ne peut pas alors parler d’une
réelle indépendance lorsque les Togolais ne sont pas autorisés à choisir
librement ceux qui sont appelés à les gouverner ou à jouir des avantages et
prérogatives des lois qu’ils se sont données.
Aujourd’hui, la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 n’est
qu’un résidu de textes de lois reflétant le désir et la volonté du régime
RPT de se pérenniser au pouvoir. Et dans cette perspective le RPT a déjà mis
en branle sa machine à fraudes et les manœuvres sont déjà en cours pour que
les résultats de l’élection présidentielle de 2010 soient en sa faveur.
Quelle indépendance ? Au-delà de toutes les manifestations
organisées par-ci et par-là pour marquer le 49e anniversaire
de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, il importe alors
que les Togolais repensent autrement leur indépendance. Et le point de
départ serait une prise de conscience au niveau des gouvernants. Il en va de
l’intérêt du peuple togolais qui depuis un certain moment, montre aux yeux
du monde et de la communauté internationale, l’image négative de la
célébration d’une fête nationale à double vitesse.
Assou ADJIKPA
Célébration du 49eme anniversaire
de la fête de l’indépendance
Les manifestations de l’UFC réprimées à coup de gaz lacrymogène
L’UFC : « Nous avons gagné ceux qui ne veulent pas nous voir célébrer la
fête nationale »
Le 49eme anniversaire
de la fête de l’indépendance a été célébré hier sur toute l’étendue du
territoire national. Plusieurs manifestations étaient au programme cette
année. Conformément au programme établi par le gouvernement, elle a été
marquée par un défilé militaire et civil dans toutes les préfectures et
sous-préfectures du Togo. A Lomé, c’est le boulevard de la nouvelle
Présidence qui a abrité l’évènement. Le chef de l’Etat a également profité
de l’occasion pour décorer une vingtaine de personnalités juste avant le
début de la parade militaire.
L’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio
était de son côté au cœur de l’évènement avec un programme différent de
celui du gouvernement. Malgré la répression des forces de sécurité à coup de
gaz lacrymogène, elle a respecté son programme.
Le programme du gouvernement a été respecté
Les manifestations ont commencé vendredi 24 avril avec une prière
musulmane. Le dimanche, il y a eu une messe catholique et un culte
protestant auxquels plusieurs autorités ont pris part. Dans la soirée, le
président de la République a ranimé la flamme de l’indépendance. C’était en
présence du Premier ministre Gilbert Houngbo et des membres du gouvernement.
Le lundi jour anniversaire, les festivités ont été essentiellement marquées
par le défilé militaire et civil sur le boulevard de la nouvelle Présidence.
Les mêmes manifestations se sont déroulées dans toutes les préfectures et
sous-préfectures du Togo.
Les manifestations de l’UFC réprimées à coup de gaz lacrymogène
Malgré les jets de gaz lacrymogène sur les militants au sortir du
culte qui a été dit au Temple Méthodiste de Hanoukopé, la célébration de ce
49eme anniversaire de
la fête de l’indépendance n’a pas échappé à l’Union des Forces de Changement
(UFC).
Gilchrist Olympio et les siens ont réussi à défier les forces de sécurité
pour se retrouver à la plage en face de l’hôtel de la Paix. Selon les
témoignages, la répression des forces de sécurité visait à empêcher les
militants de l’UFC d’effectuer la grande marche inscrit à son programme et
qui devait avoir pour point de chute, le lieu du meeting. Les bousculades
qui ont suivi les jets de gaz lacrymogène ont fait malheureusement plusieurs
blessés. Malgré tout, le meeting a eu lieu.
« Cette grande mobilisation est la preuve que nous avons gagné ceux qui ne
veulent pas nous voir célébrer la fête nationale »,
c’est par cette phrase que Jean-Pierre Fabre, Secrétaire Général de l’UFC a
donné le ton au meeting. Il a ensuite présenté à l’assistance, la situation
politique actuelle de notre pays.
Gilchrist Olympio qui a pris la parole après lui, a tout d’abord rendu un
vibrant hommage aux artisans de la lutte pour l’indépendance avant d’appeler
les différentes couches sociales de notre pays à la mobilisation et au
rassemblement en vue de la lutte pour l’instauration d’une réelle
démocratie au Togo. « En ce jour mémorable, il est de notre devoir, de
rendre un vibrant hommage aux artisans de cette lutte héroïque, à tous les
compagnons et à tous les martyrs de l’indépendance de notre pays. Saluons
leur mémoire et abreuvons-nous à la source de leur foi inébranlable, de leur
courage exemplaire et de leurs sacrifices nobles et généreux. Aujourd’hui,
plus encore qu’hier, c’est en synergie avec toutes les forces en lutte pour
le progrès que nous réaliserons en 2010, le véritable changement auquel
aspirent chaque Togolaise et chaque Togolais. Je voudrais, à cette occasion,
appeler chacun de vous, à la mobilisation et au rassemblement », a-t-il
déclaré. Il faut rappeler que le président national de l’UFC a terminé son
intervention par ce message : « Peuple togolais, c’est encore par ta foi,
ton courage et tes sacrifices, que le Togo sera libéré de la tyrannie et de
la misère! »
Olivier GLAKPE
CHRONIQUE DE DANYITO
DANYITO et le COUP DU 13 AVRIL : Un vrai échec de la Réconciliation
AO !
Le Togolais est devenu un clown à l’entraînement dans un cirque où il pense
que seuls les chapiteaux sont les spectateurs.
AO !
Faure vient de taper sur un moustique assis sur ses testicules.
AO !
Le chiffre mythique des Gnassingbé : le 13 est dans l’oracle de cette
famille qui vient d’être divisée à jamais.
DANYITO cherchait dans des précédentes chroniques le Chef de Famille des
Gnansigbé en prévision de cette affaire de Boum de l’Etat mais en vain.
AO !
Les Togolais dans leur majorité ne croient pas que « le fils de la Nation,
l’esprit nouveau » pourrait subir cette sanction familiale.
Ce n’est pas la réalité ou non du coup d’Etat qui choque, mais comment
quelqu’un qui nous martèle depuis 4ans que les Togolais doivent se
réconcilier et oublier les erreurs du passé est INCAPABLE de réunir et
réconcilier sa propre famille ?
AO !
ENOUDJO LOO !
Kpatcha qui a verrouillé le nord du pays et qui distribue des billets de
banque aux affamés qui l’applaudissent comme étant le vrai fils du pays
kabyè va t- il croiser les bras ?
Faure peut-il circuler librement à Pya si Kpatcha est en résidence
surveillée ?
AO !
Que dit-on du Colonel Rock GNASSINGBE, chef du Groupement blindé qui sans
aucune autorisation du Chef d’Etat-Major de l’armée et du Président de la
République fusse-t-il son frère a sorti ses chars pour sauver quelqu’un qui
« PREPARE UN COUP D’ETAT » ?
Rock sortirait-il ses chars si c’est DANYITO qui faisait le coup ?
AO !
L’armée togolaise doit changer et ses officiers supérieurs doivent prendre
conscience que le Togo n’appartient pas aux Gnassingbé mais à nous tous et
qu’ils mettent fin à cette pagaille organisée au sommet de l’Etat.
AO !
Comment des gens qui ont appris le métier des armes peuvent-ils se faire
manipuler comme ça ?
Au point où les Togolais ne respectent plus la tenue militaire, policière
etc.
Suivez bien :
Les policiers, gendarmes et autres racketteurs de militaires sont obligés de
courir derrière les contrevenants au code de la route par exemple pour
arrêter les motos ou monter brusquement dans les voitures.
Hhahhaha
AO !
Je pose la question à TOULOH, un Zémidjan : pourquoi vous ne respectez plus
les forces de l’ordre ?
Il me répond que ce sont les Forces du DESORDRE, ce pourquoi plus personne
ne les considère.
AO !
Nicolas Lawson à propos de la Saga Faure- Kpatcha :
« Quelqu’un qui a échoué à garder l’unité dans sa propre famille ne peut
pas être le garant de l’unité nationale… »
Le président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR) a organisé
mardi une conférence de presse au siège du parti à Kodjoviakopé autour des
thèmes : indépendance nationale, unité de la nation et stabilité.
Au sujet de l’indépendance nationale dont le Togo a célébré le
49eme anniversaire hier, le Président Nicolas Lawson a déclaré que le pays
n’a jamais été indépendant pour la simple raison que les attributs de
l’indépendance d’une nation sont la souveraineté monétaire et politique, le
contrôle de la sécurité et de la défense… des idéaux qui n’ont jamais été
effectifs au Togo et dans l’ensemble des pays francophones. Pour assurer
cette souveraineté monétaire, le PRR tout en étant pour le maintien du F
CFA, demande que soit établie une certaine reforme notamment le traité de l’UEMOA,
le contrôle « total » de la BCEAO par les Etats de l’Union, la conservation
à la BCEAO des réserves nationales desdits Etats, la définition de la
politique monétaire, financière et économique et le droit de la BCEAO à être
le prêteur en dernier ressort. Ce n’est qu’à ce prix que le souhait d’avoir
une monnaie commune dans la CEDEAO sera réalisable, a-t-il soutenu.
Abordant la question de l’unité de la nation et de la stabilité,
M. Lawson a déploré le fait qu’en plus des rivalités entre les familles
Olympio et Gnassingbé qui ont longtemps fait du tort au peuple togolais,
s’ajoute la « saga dramatique » entre Faure et Kpatcha Gnassingbé. Allusion
faite au récent présumé coup d’Etat dont le demi-frère du Président de la
République serait l’instigateur. Pour Nicolas Lawson « le pouvoir de
Faure Gnassingbé est en pleine liquéfaction de pourriture. » Il déclare
à brûle-pourpoint « quelqu’un qui a échoué à garder l’unité dans sa
propre famille ne peut pas être le garant de l’unité nationale ». Plus
loin, le patron du PRR s’interroge sur la suite à donner à cette affaire
familiale qui devient une affaire d’Etat. « Si son propre frère (Kpatcha),
qui a été un grand artisan de la conquête du pouvoir par les violences et
les fraudes de 2005 pour son accession au pouvoir, le désavoue et qu’il
prétend qu’il s’apprêtait à le renverser, alors le Togo ne peut plus
connaître la stabilité et le progrès tant que Faure sera au pouvoir. Par
conséquent, pour le salut et la stabilité nationale, Faure doit
irrévocablement quitter le pouvoir en 2010 ».
Le PRR se dit tout de même ouvert à toutes les forces pour tourner
les pages sombres du passé et ouvrir une nouvelle pour le changement et la
stabilité politique.
XAVIER NONO
Il faut changer un peu de langage !
Il est aujourd’hui temps d’interpeller à chaque instant, ces
Togolais qui continuent de tenir des langages qui se révèlent en fin de
compte préjudiciables à notre pays.
En effet, on se souvient que durant le règne du Général défunt
Gnassingbé Eyadema, il y avait une formule toute faite que les ministres et
autres Directeurs de Sociétés utilisent pour se faire désirer ou apprécier
par le Président de la République. Il s’agit des phrases du genre : « Grâce
à la magnanimité du chef de l’Etat », « C’est grâce à la volonté du chef de
l’Etat » ou « C’est sur instruction personnelle du chef de l’Etat… » Cette
mauvaise pratique a eu pour conséquence négative de renforcer le Général
Eyadema dans son autoritarisme et de ce fait, celui-ci se prenait pour le
propriétaire de l’Etat togolais.
Aujourd’hui, avec la montée au pouvoir de Faure Gnassingbé, les
mêmes habitudes continuent à faire leur bonhomme de chemin. On n’en veut
pour preuve que tout ce qui se dit autour de l’intégration des enseignants
et des nouveaux agents dans la fonction publique. C’est ainsi qu’on entend
dire que cela a été rendu possible « sur instruction personnelle du chef
de l’Etat ». Comme si Faure Gnassingbé a pris le pouvoir pour ne rien
faire du tout. Le mal, c’est que cela contribue, comme au temps du père, a
donner le courage au « Fils de la nation » à se comporter en « maître
absolu » vis-à-vis des Togolais.
Il importe alors que les abonnés de ces genres de comportements
changent de langage. Il le faut vraiment parce que ce sont ces manières qui
faisaient croire aussi aux fils du Général Eyadema que le pouvoir étatique
appartenait à leur père. Le résultat ? C’est à des scènes honteuses de
tentative de coup d’Etat que l’on assiste entre les fils d’un même père. La
raison étant que les ministres, les députés et autres sbires du régime RPT
ont toujours agi pour leur faire comprendre que le pouvoir fait partie de
l’héritage laissé par feu Eyadema. Des erreurs de ce genre sont à éviter.
C’est quoi encore cette histoire d’adressage des rues ?
Depuis quelques temps maintenant, la municipalité de Lomé fait
ventiler un communiqué invitant les populations à réserver un bon accueil à
des agents qui vont bientôt circuler de rues en rues et de maisons en
maisons dans le cadre de l’adressage des rues et maisons de la capitale
togolaise. Et déjà, certains vont jusqu’à affirmer qu’il s’agit d’un projet
qui permettra, à terme, de rendre la ville de Lomé plus moderne, comme si la
modernisation d’une ville réside simplement dans l’adressage de ses rues et
ses maisons.
En voilà encore une preuve palpable que les gouvernants togolais
ne savent que trop faire du dilatoire et du pilotage à vue, refusant de
regarder de face les vrais problèmes de développement qui se posent à eux.
Entre nous, est-ce que la priorité des Togolais ou des habitants de Lomé est
vraiment l’adressage des rues ou des maisons ?
Au lieu de trouver des solutions réelles et durables aux problèmes
de l’état de délabrement et de décrépitude avancée de ces infrastructures
routières, on se permet de s’adonner à cette scène d’amusement qui consiste
à numéroter et à renommer ces rues.
Ce projet ressemble bien à du gaspillage. Il n’y a pas longtemps, les
habitants de la capitale togolaise se sont levés un beau matin pour
découvrir sur des murs de leurs maisons et au niveau des angles de rues,
des panonceaux portant des inscriptions telles que « Rue Kandona, Rue
Djablé, Rue du Rameau… ».
La question est de savoir à quoi ont servi alors ces adressages de
rues pour qu’on veuille en organiser encore.
En tout cas à y voir de près, on comprend très vite que le nouveau projet
d’adressage des rues et des maisons de Lomé n’est rien d’autre qu’une
nouvelle trouvaille pour se faire des sous. Et c’est dommage.
Simulacre de Commission Vérité -Justice- Réconciliation
Ça fait plus d’un an que le gouvernement togolais a lancé les Consultations
devant aboutir à la mise en place de la Commission Vérité -Justice-
Réconciliation. Ainsi, selon les responsables du Haut Commissariat des
Nations Unies pour les droits de l’Homme qui ont conduit cette opération, le
peuple togolais s’est clairement exprimé en faveur de la mise en place de
cette commission. Mais depuis lors, les autorités togolaises traînent les
pas.
Le président de la République a, entre-temps, entamé une série de
rencontres avec les dignitaires religieux de notre pays en vue du choix du
président de ladite commission. Mais son action n’a abouti à rien. Et la
semaine dernière, le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo a pris le
relais. Il a eu des rencontres avec d’autres personnalités telles que les
membres de l’ordre national des Architectes du Togo, celui des Médecins et
même avec les chefs traditionnels. Au sortir des audiences, les déclarations
de chacune de ces associations ont été les mêmes : « Nous avons été reçus
par son excellence monsieur le Premier ministre pour donner notre point de
vue sur la mise en place de
la Commission Vérité -Justice- Réconciliation. Nous lui avons dit que nous
sommes disposés à accompagner le processus afin qu’on puisse mettre
définitivement fin à la violence dans notre pays ».
On se demande finalement à quoi ont servi les consultations nationales qui
se sont déroulées dans notre pays durant des mois et qui, selon les
responsables du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de
l’Homme, ont touché toutes les couches sociales de notre pays. Le Premier
ministre a-t-il besoin encore de faire une autre consultation? Personne ne
les force. S’ils n’ont pas envie de mettre en place la commission, qu’ils le
disent clairement. Mais un peu de respect au peuple ! Qu’ils arrêtent ces
mises en scènes de mauvais goût ! D’ailleurs le chef de l’Etat ferait mieux
de penser d’abord à réconcilier sa propre famille.
Silence, le RPT change de langage !
Les responsables du Rassemblement du Peuple Togolais ont animé un meeting
populaire samedi dernier à Agoè. Selon Solitoki Esso, Secrétaire général du
parti, c’était une initiative du Président de la République et président du
RPT, Faure Gnassingbé qui voulait qu’on explique aux militants du RPT, les
derniers évènements survenus dans notre pays, notamment l’affaire Kpatcha
Gnassingbé.
Mais ce meeting, avouons-le, ne ressemble en rien à un meeting du grand RPT
qu’on connaissait. Malgré qu’on ait mis à contribution les bus de
l’Université de Lomé qui sont allés transporter des jeunes un peu partout
dans les villages environnants de Lomé, la foule était maigre. Ce qui montre
à suffisance à quel point l’affaire Kpatcha Gnassingbé a découragé certains
militants du RPT.
Ce qui a le plus marqué au cours de cette rencontre, c’est le changement de
ton du côté des responsables du RPT. Ils n’ont plus eu le courage de
condamner Kpatcha comme ils l’ont fait peu après son arrestation. On a
constaté que le ton a été adouci. Ils sont allés jusqu’à dire que Kpatcha
Gnassingbé est membre de la famille RPT et membre du bureau politique et le
restera. Et par conséquent, les uns et les autres ont le devoir de garder
leur calme.
Se sont-ils peut-être rendus compte qu’ils ont fait des erreurs en le
diabolisant au début ? En tout cas, eux seuls peuvent répondre à cette
question. Mais quoi qu’on dise, cette affaire a fragilisé le RPT.
Faure Gnassingbé disqualifié pour parler de réconciliation ?
Le processus Vérité, Justice et Réconciliation, prévu par l’Accord
Politique Global signé le 20 août 2006, a du mal à être matérialisé et se
fait attendre.
Malgré la publication du rapport des Consultations nationales
plusieurs mois après, la mise en place de la Commission devant plancher sur
la délicate question de l’impunité n’est pas d’actualité, si ce n’est la
rencontre de Gilbert Fossoun Houngbo avec les architectes, les chefs
traditionnels entre autres le vendredi dernier. Laquelle rencontre sonne
comme une manière pour le Premier ministre Houngbo de dissiper ses ennuis
depuis le déclenchement de la saga des frères Gnassingbé, visiblement
dépassé par les évènements.
En réalité, ils sont moins nombreux, ces Togolais qui croient en
ce processus au regard de sa lenteur chronique. La saga Faure-Kpatcha en
cours réduit considérablement les chances d’aboutissement d’une telle
initiative qui avait déjà du plomb dans l’aile. Comment un Président de la
République qui n’est pas en mesure de régler les problèmes dans sa propre
famille peut-il prétendre réconcilier ses concitoyens ? Ceux qui pensent que
Faure est très mal placé pour parler de réconciliation lorsqu’au sein de sa
famille, les différends se règlent aux fusils d’assaut n’ont vu que trop
juste. Cela est d’autant plus justifié quand par exemple des citoyens ont
encore laissé leur vie dans l’assaut du domicile de Kpatcha les 12 et 13
avril derniers et que Faure Gnassingbé refuse d’en parler.
Il apparaît de plus en plus clair qu’il faudra avant tout parler
de réconciliation entre les Gnassingbé. Ce qui s’apparenterait à une gageure
car les mauvaises langues n’hésitent pas à affirmer qu’entre Faure et
Kpatcha le divorce est consommé. Ceci étant, il ne sert plus à rien
d’engager des moyens dispendieux de l’Etat pour une Commission Vérité,
Justice et Réconciliation dont les résultats sont connus à l’avance.
En clair, le processus Vérité Justice et Réconciliation est un
mort-né. De toutes les façons, il n’y a que Dieu seul qui peut sauver les
Togolais.
Et revoilà le sulfureux duo Attivi Cessi et Espoir Assogbavi !
Au Togo, il se dit que plus ça change, plus c’est pareil. Et la
promotion des juges Attivi Cessi et Espoir Assogbavi le 22 avril dernier s’y
inscrit parfaitement
En effet, par décret pris en conseil des ministres du 22 avril
2009, M. Attivi Cessi Atévi Céchivi, magistrat de 3eme
grade, 6eme
échelon, précédemment procureur près le Tribunal de 1ere
classe de Lomé est nommé juge du siège au Tribunal de 1ère Instance
de Lomé. Quant à Espoir Komlan Assogbavi, 2eme
garde, 4eme
échelon précédemment à la cour suprême, il est nommé conseiller à la chambre
judiciaire de la cour suprême.
Pour tout citoyen épris d’honneur et de dignité, la nomination de
ces sulfureux magistrats porte gravement atteinte à l’intelligence des
Togolais au regard des rôles troubles qu’ils ont eu à jouer dans l’affaire
de tentative de corruption d’arbitres dont on a chargé Tata Avlessi.
Pour mémoire, c’est bien Attivi Cessi qui avait fait une
déclaration sur l’honneur qu’il a servi d’intermédiaire pour corrompre un
arbitre gambien. Cette affaire était à l’origine des deux années de crise
aiguë qui ont secoué le football togolais et les conséquences graves qui
s’en sont suivies. Et dire que ce personnage funeste suspendu à vie par la
Confédération Africaine de Football dans cette affaire est toujours en
fonction de juge au Togo jusqu’à être promu ! Cela ressort d’un pur cynisme
et d’une volonté manifeste de Faure Gnassingbé d’assurer la marche à
reculons du pays.
L’autre «fripouille» qui a servi de béquille au groupe
d’imposteurs et de désordre au sein de l’ancien Bureau Exécutif de la
Fédération Togolaise de Football élevé aussi à un grade supérieur frise
simplement le ridicule. On se demande alors où se trouve la modernisation de
la Justice.
Si c’est la promotion de la médiocrité, alors il y a péril en la demeure.
Comment des magistrats qui, de par leurs actes, ont terni l’image du pays et
qui sous d’autres cieux devraient être condamnés, peuvent-ils être
« récompensés » trois mois après la mise en place d’un nouveau bureau de
la FTF.
De là, dire que Assogbavi et Attivi nommés le même jour étaient en
mission pour nuire à un honnête citoyen, le pas est vite franchi. Il suffit
pour s’en convaincre, de se référer à la caution tacite du ministre de la
Justice qui a délibérément refusé d’entendre l’inénarrable Attivi qui s’est
réfugié par moment dans les toilettes dudit ministère.
Dans tous les cas, on retiendra que Faure Gnassingbé préfère la
compagnie des hommes aux sinistres réputations. Drôle de changement !
Réaménagement des Routes du grand marché
Les manœuvres menacent de quitter le chantier
Les travaux de réaménagement des rues du grand marché de Lomé connaissent de
graves perturbations avec l’enchaînement de fortes pluies qui continuent de
s’abattre sur la capitale togolaise ces derniers temps. D’où la montée des
grincements des dents chez les revendeuses en activité à Assigamé.
L’inquiétude de ces revendeuses tient du fait qu’avec la fréquence des
précipitations, les travaux de réaménagement des rues prendraient beaucoup
plus de temps que prévu. La conséquence ?
Les revendeuses qui ont plié bagages en attendant la fin des
travaux risquent de rester éternellement sans activité, d’où l’accumulation
des dettes, quand on sait que la plupart de ces dames roulent sur des fonds
qu’elles ont empruntés auprès des structures de micro finance de la place.
« Dès qu’ils ont commencé les travaux, nous avions dit que c’était fini pour
nous. Et c’est ce qu’on est en train de voir maintenant. Sinon quelle
assurance avons-nous sur la date exacte à laquelle les travaux vont prendre
fin ? », pestait une revendeuse
Le comble aujourd’hui, les manœuvres recrutés pour le
réaménagement de ces rues commencent déjà à ruminer leur colère et pour
cause. Ils protestent contre la manière dont ils sont rémunérés. « Au début,
ils nous avaient dit que nous seront payés à 2000 F CFA à la fin de chaque
journée de travail. Ce qui revient à 200 F l’heure de travail. Mais par la
suite, on nous dit que nous seront dorénavant payés à 125 l’heure et là
aussi, on a du mal à nous payer régulièrement », nous a confié un manœuvre.
Et comme on le redoutait, ces manœuvres menacent déjà de bouder
le travail. Et lorsqu’ils vont mettre leur menace à exécution, ce sera
alors le désarroi total pour les revendeuses du grand marché qui émettent
déjà beaucoup d’inquiétudes devant l’allure que prennent les travaux.
Comment peut-on, aujourd’hui se permettre de recruter des jeunes et des
pères de famille pour leur payer 125 F voir 100 F CFA par heure de travail ?
Comment peut-on espérer de bons rendements ou un travail bien fait
lorsque les manœuvres sont traités comme des esclaves sur le chantier ? Dans
aucun pays de la sous-région, on n’assistera à une telle situation. On n’en
veut pour preuve que le cas du Bénin voisin. Un Togolais qui a eu la chance
d’être recruté parmi les manœuvres qui ont travaillé sur les chantiers de
réaménagement des routes de Cotonou l’année dernière a confié à notre
rédaction que « les manœuvres étaient payés à 3000 F CFA par jour », et
qu’il y en a même « qui sont payés à 3500 F voir 4000 F par jour », a-t-il
ajouté.
Et dire que les gouvernants togolais se préoccupent vraiment du
mieux être des populations, ce n’est que du bluff. C’est ça aussi les
chantiers dont parle et se vante le Premier ministre Gilbert Houngbo.
Assou ADJIKPA
Voyages
intempestifs du chef de l’Etat et affaire Kpatcha
Faure mis au
régime forcé
Depuis l’assaut au domicile du député, la
vie nationale semble tourner au ralenti, rythmée par cette affaire à
rebondissement. La vie politique est sérieusement affectée, le débat
électoral occulté par cette affaire aux issues incertaines. On ignore quand
les discussions vont reprendre au Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC). L’économie togolaise n’est pas exemptée. Elle en prend
un coup certain car cette affaire de coup d’Etat n’est pas une bonne
publicité pour notre pays qui est dans une dynamique de séduction des
bailleurs de fonds. Et c’est le premier ministre Gilbert Houngbo qui doit
nourrir des regrets, lui qui était entre-temps à Paris dans le cadre de
la
Journée Economique du Togo, pour appâter les investisseurs. Tous ces efforts
tombent à l’eau, car le climat actuel n’est pas pour encourager les
opérateurs économiques à venir investir. Au sein de la population, c’est la
psychose générale. De quoi demain sera fait, telle est l’inquiétude. Le
sujet rythme les conversations dans la masse. Et aussi les habitudes à la
présidence de
la République.
On connaît le chef de l’Etat très accroc
des voyages et autres ripailles et villégiatures. Durant les quatre (04)
années effectuées à la présidence, Faure Gnassingbé a démontré son
savoir-faire, son goût à la chose. Il ne rate aucun sommet ou rencontre
internationale. Même les rencontres qui n’ont pas grande importance. Réunion
sous-régionale, sommet des chefs d’Etat africains, rencontre internationale
sous l’égide des Nations Unies, l’homme est partout. Il lui arrive aussi de
voyager discrètement. Au cours de l’année écoulée entre mai et juin le
« Leader nouveau » s’est illustré par une absence prolongée du pays qui a
défrayé la chronique. C’était une série de voyages bloqués qui l’avait
conduit à Rome, New York, Cotonou, Abuja, Charm El Cheik. La série aurait
certainement continué par
la Chine
n’eut été les inondations de juillet-août. Pendant cette période, Faure
Gnassingbé a passé plus de temps à l’extérieur qu’au pays. Ce réflexe aux
voyages intempestifs, le « Leader nouveau » doit l’avoir perdu depuis les
évènements du 12 avril avril dernier.
Il est peut-être trop tôt pour dire que
depuis la découverte du complot d’atteinte à la sûreté de l’Etat (sic), de
coup d’Etat visant à le renverser et mijoté par son demi-frère Kpatcha,
Faure ne voyage plus. Car on n’en est qu’à deux semaines. Mais on parie que
désormais, se déplacer à l’étranger poserait beaucoup de problèmes au chef
de l’Etat. En tout cas il y réfléchirait plusieurs fois avant de s’engager.
Ce serait une véritable énigme du sphinx pour lui et son entourage. La
psychose est bien réelle, ce qui est de bonne guerre. Le complot déjoué
était programmé se dérouler pendant le voyage de Faure en Chine qu’il
devrait effectuer le dimanche 12 avril, en fait si l’on en croit à la
version officielle. Des langues sont allées jusqu’à raconter que les
putschistes prévoyaient d’abattre son avion dans le ciel lorsqu’il aura
décollé de l’aéroport de Lomé. C’est d’ailleurs par miracle que le complot a
été démasqué. C’aurait été les services de renseignements togolais seuls
qu’on aurait chanté depuis ce dimanche le requiem pour Faure. Il a fallu
les services étrangers pour mettre la puce à l’oreille des autorités
togolaises.
Même si le présumé comploteur en chef,
Kpatcha est coffré, la menace n’est pas pour autant écartée quand on sait
que l’homme bénéficie de soutiens au sein de l’armée. Certains dignitaires
sont mis aux arrêts et d’autres ont pris la fuite. Et personne ne sait si
une vengeance se mijote. Ce serait un risque énorme que prendrait Faure à
s’envoler pour un autre pays. Les Togolais n’ont d’ailleurs pas à se
plaindre que Faure soit mis sous régime forcé et ait perdu ses réflexes de
voyages intempestifs. Ils auront la chance, pour une des rares fois, d’avoir
leur président au pays pour un bon bout de temps. Qui a dit que derrière un
malheur ne se cache pas un bonheur ?
Le Correcteur
Division au sein du BE de la FTF
La FIFA saisit la Présidence de la République et met en garde contre une
nouvelle crise
Au lendemain de la mise en place du nouveau Bureau Exécutif de la
Fédération Togolaise de Football, certains ont cru, à tort peut-être, que la
lancinante crise devrait être conjuguée au passé. Mais au regard de la
nature de la liste concoctée à la hussarde par Rock Gnassingbé, les
incongruités et les intrigues ont de beaux jours devant eux, au grand
désarroi du public sportif.
Ainsi depuis quelques temps, le B.E de la FTF ressemble fort à une
poudrière avec d’un côté le président Rock Gnassingbé entouré de ses
« fidèles », et Gabriel Ameyi, le 1er Vice-Président
de l’autre avec certains membres considérés comme ses affidés. Sans le dire,
la crise est réelle avec l’imprévisible Améyi qui boude toutes les réunions
du B.E. Ainsi ce qui se trame dans le secret des livings cossus et
douillets des deux camps solidement constitués est à redouter.
Selon nos informations, le comble serait atteint lors de la CAN
des locaux disputée en février dernier en Côte d’Ivoire. A Abidjan, Rock
n’aurait pas digéré le fait que les responsables de la CAF aient pu recevoir
sur place une délégation conduite par le député Améyi pour discuter du
football. Et cela, le Colonel l’aurait exprimé de manière fracassante.
C’est pour éviter une nouvelle crise à la FTF que le Président de
la FIFA Joseph Blatter a adressé une correspondance à Faure Gnassingbé en
date du 24 mars dernier. Dans ce courrier empreint de diplomatie, Joseph
Blatter a assuré au président Faure Gnassingbé « l’engagement de
la FIFA à poursuivre ses efforts pour le football togolais ».
Pour Blatter, le congrès du 18 janvier doit apporter à ce
football « stabilité, développement, unité, dans le souvenir des
errements du passé… » Plus loin, le patron de l’instance mondiale du
football a rappelé à Faure qu’au moment où la Coupe du Monde de la FIFA se
prépare pour la 1ere
fois sur le continent africain « je vous propose de travailler ensemble pour
faire éclore les talents » dont Emmanuel Adébayor.
En clair, Sepp Blatter tente de faire comprendre à Faure
Gnassingbé sa mission d’unir la famille du football togolais, avec en prime
son demi-frère qui continue de faire à sa tête.
Sûrement que la visite que Rock Gnassingbé a effectuée la semaine
dernière chez Blatter en compagnie de Kossivi Reinhardt a offert au Colonel
l’opportunité de promettre plein de choses et de déclamer son célèbre
refrain « seuls les imbéciles ne changent pas ». En tout cas c’est
sans nul doute, c’est un avertissement à Rock Gnassingbé.
Kokou AGBEMEBIO |
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Le Correcteur N°57 du mardi 31 Mars 2009 |
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Implantation d’un poste de péage à Aného :
Le Gouvernement
togolais face au revers d’une décision mal étudiée |
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«La science sans conscience n’est que ruine de l’âme »,
dit-on, mais cette philosophie semble être très mal assimilée par les
dirigeants togolais qui continuent d’aller toujours de désagréments en
désagréments dans leurs prises de décisions, aux détriments des citoyens du
pays. Et l’un des exemples qui illustrent mieux cette situation est le
grincement de dents que suscite depuis quelques temps le fonctionnement du
poste de péage d’Aného dans la préfecture des Lacs.
Ce poste de péage se situe à un endroit de telle façon que certaines
localités de la zone se retrouvent détachées de l’agglomération de la ville
d’Aného ; conséquence, ceux dont les intérêts se trouvent au-delà du poste
sont obligés de se soumettre au rite du péage à chaque passage. C’est le cas
par exemple des familles qui vont à l’église à bord de leur véhicule, ou
encore le cas de ceux qui pratiquent la culture maraîchère de l’autre côté
du poste de péage. Ces derniers payent ainsi à chaque passage du poste
lorsqu’ils doivent transporter les sacs de fumier sur leurs lieux de culture
ou y transporter les produits de leurs cultures vers la ville.
Aujourd’hui, ces Togolais qui s’estiment être victimes de ce projet
économique agissent de plus en plus pour se faire entendre par les plus
hautes autorités du pays, les représentants du pouvoir central dans la
localité s’étant déjà montrés incapables de leur trouver la solution
adéquate et satisfaisante. Des informations parvenues à notre rédaction
indiquent que l’affaire a été déjà portée à la connaissance du préfet des
Lacs, qui malheureusement, n’a pas été en mesure de satisfaire les
intéressés.
La question qui se pose est de savoir si les plus hautes autorités se
montreront un jour sensibles aux préoccupations de ces citoyens qui posent
quand même un problème assez pertinent, eu égard au chapelet de souffrances
que les Togolais ne cessent d’égrener quotidiennement.
Mais ce qui reste certain, c’est qu’il apparaît clair que les gouvernants
togolais ont perdu de vue cet aspect des implications liées à la décision
d’implanter un poste de péage à ce niveau de la route internationale
Lomé-Cotonou. Ce qui vient confirmer cette vielle et mauvaise habitude qu’a
le pouvoir togolais de prendre toujours à la va-vite, des mesures qui
conduisent le plus souvent à des conséquences qui se retournent contre les
citoyens. On ne cessera jamais de citer dans de pareils cas, l’exemple des
revers de la décision rendant gratuites l’école primaire et préscolaire au
Togo. Et c’est encore une preuve supplémentaire que la bonne gouvernance et
la culture de l’excellence paraissent encore loin d’intégrer la sphère des
réalités togolaises.
Assou ADJIKPA
Non respect des engagements librement pris
Et si Gilbert Houngbo rendait le tablier ?
Sa nomination à la Primature aurait pu être un non évènement. Mais les
références professionnelles de l’heureux élu ont créé une surenchère. C’est
un technocrate, brandit-on. Et l’intéressé aura réussi à se faire accorder
le bénéfice du doute par ses professions de foi, et surtout en concoctant
un programme de gouvernement assez alléchant qui embrasse tous les domaines,
du politique à l’économique en passant par le social. S’il est prématuré de
le juger sur ce programme d’ensemble, il est pourtant permis de l’ « attaquer »
sur le front social, et requérir même sa démission.
En effet, Gilbert Fossoun Houngbo s’est donné de l’importance par son
programme social. Il a fait une litanie de promesses allant de la santé, aux
infrastructures routières en passant par le vécu quotidien des populations.
Par-dessus tout, le Premier ministre s’est donné volontairement un délai de
six (06) mois pour révolutionner le quotidien des Togolais. Les populations
y ont cru. Ce délai est arrivé à échéance depuis le 15 mars dernier. Mais le
miracle n’a pas eu lieu.
Les populations ne voient nullement une amélioration dans leur vécu
quotidien, pour parler de révolution. Gilbert Fossoun Houngbo n’a eu aucune
emprise sur la vie chère. Les prix des produits de premières nécessités
restent toujours élevés. Les populations continuent d’acheter les denrées
aux mêmes prix qu’avant sa prise de fonction. Le ciment est toujours vendu
au prix revu à la hausse par le gouvernement, il y a quelques temps. Pour le
carburant, il a fallu que la presse crie et que les populations le
« supplient » pour que le gouvernement bouge le cul, il y a juste une
douzaine de jours, diminuant ces prix. Sinon fondamentalement, rien n’aura
changé dans le vécu quotidien des Togolais. Et si Gilbert Fossoun Houngbo
avait menti au peuple ?
Le technocrate s’est attribué du satisfecit à travers son bilan des cent
(100) jours. Mais les actes concrets sont à rechercher. Au lieu de s’atteler
à son chantier, Gilbert Houngbo aura passé le clair de son temps à draguer
des baileurs de fonds et à parcourir le Togo aux côtés de Faure Gnassingbé.
Du cinéma en somme. Après la fameuse table ronde de Bruxelles à l’issue de
laquelle les partenaires auraient promis une aide de 100 milliards- qui
n’est jamais venue, c’est le tour de Paris d’accueillir la journée
économique du Togo, il y a deux semaines. Là aussi, les intentions se sont
manifestées chez les investisseurs. On a parlé d’une très forte
mobilisation. Mais Dieu seul sait que c’est une mise en scène de plus pour
donner au peuple l’impression de bosser pour son épanouissement. C’est ici
que la chose est assez condamnable. Gilbert Houngbo fait miroiter des choses
mais oublie ses promesses une fois faites. Et parallèlement, il multiplie le
folklore pour entretenir l’espoir.
L’autre « iniquité » que commet Gilbert Houngbo aujourd’hui est le
prétendu chantier de rénovation des infrastructures de la capitale. En
effet, sur le portail numérique et dans une certaine presse, il est allégué
que Lomé est en chantier. Soit ! Mais qu’est-ce qui se fait au juste ?
Ici on brandit le replâtrage et le reprofilage à grande échelle des rues
comme un trophée de guerre. Les graders sont déversés dans les quartiers et
dans les banlieues pour racler les rues. Ces voies raclées sont soit
laissées en l’état, ou se voient verser dessus de la latérite et, bonjour la
poussière. C’est ce qui se fait ailleurs dans les campagnes qu’on applique
ici à une capitale politique et économique. L’autre « arme fatale »
est le curage des lagunes enclenché. La surenchère est encore au
rendez-vous, naturellement. Mais on ne dit pas combien de fois ce chantier a
été déjà financé et où sont passés les fonds.
Comment peut-on faire à chaque fois des promesses et prendre plaisir à ne
pas les honorer ? Le Premier ministre doit prendre alors le peuple Togolais
pour un ramassis de gamins qu’on peut « blaguer » à loisir. Gilbert
Houngbo aura montré ses limites, et le bon sens aurait voulu qu’il aille se
faire voir ailleurs.
L.C.
La Loupe du Correcteur : Sacré régime RPT !
Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) est un parti politique difficile à
servir, tant ses méthodes et pratiques demeurent contraires à tout souci
d’asseoir une démocratie digne de ce nom. Et ce n’est pas Fambaré Natchaba,
Agbéyomé Kodjo, Dahuku Péré ou encore François Boko qui démentiront cela.
Celui qui est encore mieux placé pour rendre compte de la tâche difficile
que cela représente d’être au service du RPT est le désormais ancien
ministre des Enseignements Primaire et Secondaire.
Yves Madow Nagou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de subir une des
pires humiliations jamais vécues par une autorité de son rang. « Il est
mis fin aux fonctions de Monsieur Yves Madow Nagou » ; tels ont été les
termes choisis pour notifier au peuple, l’éviction de ce dernier de
l’actuel gouvernement dirigé par le Premier Ministre Gilbert Fossoun Houngbo.
Et jusqu’à ce jour, les Togolais continuent encore de s’interroger sur les
réelles raisons du remplacement de Yves Madow Nagou par Laré Sankaradja à
la tête du ministère des Enseignements Primaire et Secondaire ; car aucun
motif n’a justifié le décret présidentiel ordonnant un tel changement.
Toutefois, certains Togolais s’empressent déjà d’imputer à ce décret de
nomination, le souci du chef de l’Etat togolais de dribbler les syndicats
des enseignants qui ne cessent de brandir la menace d’une grève qui risque
de secouer le pouvoir en place ; faisant croire que le changement à la tête
du ministère des Enseignements Primaire et Secondaire est un signe de
l’intérêt que le gouvernement porte aux problèmes des enseignants.
On est tenté de croire que c’est parce que Yves Madow Nagou ne conduisait
pas bien les affaires qu’il a été sauté. Mais les termes du décret signé par
Faure Gnassingbé nous autorisent à chercher encore plus loin la source du
malheur du pauvre Madow Nagou. Et du coup, les regards se tournent vers les
dernières sorties médiatiques de l’actuel ancien ministre des Enseignements
Primaire et Secondaire. C’est alors qu’on se rappelle l’accrochage verbal
qui a opposé au cours d’un débat à l’Assemblée Nationale, le ministre des
Finances et notre malheureux ancien ministre. Ce dernier faisait comprendre
que la suppression des frais de scolarité pour les élèves du préscolaire et
du primaire décrétée par le Président de la République n’était pas une
gratuité totale, alors que le premier soutenait le contraire, et ceci dans
un élan de louange en faveur des actions et des exploits de Faure
Gnassingbé.
Une simple discussion de circonstance, dira-t-on peut-être ailleurs mais au
RPT, la chose est vécue comme une humiliation ou un sabotage. Par
conséquent, il importe d’infliger une sanction à Yves Madow Nagou. Une
sanction à l’allure d’une humiliation, eu égard aux termes de la décision.
En tout cas Yves Madow Nagou n’a qu’à s’en prendre à lui-même et comprendre
une fois encore que le régime RPT est un couvent où la vérité, la
transparence, la contradiction et le souci du bien-être des citoyens restent
et demeurent tabous.
« L’homme absurde est celui qui ne change pas »,
écrit Georges Clemenceau. Le RPT étant un royaume absurde, parce que
« réfractaire au changement », pourquoi le ministre Yves Madow Nagou
doit-il chercher alors à y emprunter la piste de la clarté ? Il s’agissait
là d’une faute impardonnable, même si on a des choses, et même beaucoup de
choses à se reprocher au sommet de l’Etat.
Fénelon serait Togolais qu’il dirait plutôt que ceux qui gouvernent les
citoyens togolais ne leur pardonnent rien, mais se pardonnent tout.
Assou ADJIKPA
Nouvelle loi portant statut des entreprises en Zone Franche :
Les Togolais dans l’attente
Le ministre de l’Artisanat, de l’Industrie et des Innovations
Technologiques, Léopold Messan Gnininvi, ne peut pas mesurer le degré
d’espoir qu’il a suscité chez certains Togolais lorsqu’il déclarait, il y a
quelques jours, que « très prochainement, il y aura une nouvelle loi
portant statut des entreprises en Zone Franche au Togo » ; car ils sont
nombreux, ces Togolais qui continuent à se demander ce qu’apportent vraiment
de valeureux et de consistant à l’économie togolaise ces multiples
entreprises en Zone Franche au Togo.
Cette interrogation qui ne cesse de hanter l’esprit de ces curieux Togolais
invite, d’une certaine manière à une réflexion ; surtout quand on sait
qu’une mission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)
qui vient de séjourner au Togo a révélé que le paysage industriel national
au Togo est composé de 60% d’entreprises en Zone Franche et de 40% en
territoire douanier.
De cette révélation, on doit pouvoir s’attendre à ce que les entreprises en
Zone Franche contribuent beaucoup plus au budget de l’Etat, mais
malheureusement c’est plutôt le contraire. Puisqu’il ressort que ces
entreprises en Zone Franche ne contribuent qu’à hauteur de 4% au budget de
l’Etat au moment où la contribution des entreprises en territoire douanier
tourne autour de 35%. Une situation que les spécialistes expliquent par le
fait que les entreprises en Zone Franche ont pour vocation essentielle de
créer de l’emploi dans le pays où elles sont installées ; ce qui n’est pas
le cas pour les entreprises en territoire douanier qui pour leur part, sont
appelées à contribuer au budget de l’Etat à travers les diverses taxes
auxquelles elles sont assujetties.
Mais au-delà de cette considération, il faut tout de même noter qu’il y a
d’autres arguments qui déterminent les Togolais à souhaiter que les
entreprises en Zone Franche contribuent davantage au mieux-être des
populations et au développement de l’économie togolaise. Car, il est clair
qu’on ne peut pas parler de création véritable d’emplois lorsque ces
entreprises en Zone Franche engagent des jeunes Togolais pour ne leur payer,
en fin de compte que des salaires misérabilistes. Encore qu’il s’agit, pour
certaines entreprises comme celles qui fabriquent des mèches (AMINA et
NINA), des tâches qui détruisent et rongent progressivement la santé de ceux
qui les exercent.
A titre d’exemple, certaines jeunes filles qui travaillent dans ces
entreprises de fabrique de mèches se plaignent non seulement du caractère
microscopique des salaires qu’on leur paye, mais encore et surtout du fait
qu’elles vont jusqu’à avoir deux menstruations au cours d’un même mois
depuis qu’elles ont commencé à travailler dans les usines de ces
entreprises.
C’est donc au regard de ces quelques observations parmi tant d’autres que
les Togolais souhaitent que la nouvelle loi portant statut des entreprises
en Zone Franche au Togo puisse être bien étudiée afin de prendre en compte
les aspirations et le bien-être des Togolais pour une amélioration des
conditions de travail des Togolais et du développement de l’économie
togolaise.
Assou ADJIKPA
Entrave à la liberté d’expression :
Atcha Titikpina, le prédateur de la presse
Il a fait arrêter arbitrairement le confrère Lucien Djossou Mensan
Après la publication de l’article titré « Togo, un Etat de non-droit, Le
Colonel Titikpina et le Commandant Massina, symbole de gangstérisme d’Etat,
Le nommé Méhanna Houssam kidnappé et expulsé du Togo en toute illégalité »,
dans la parution N° 645 de son journal « Le Combat du Peuple », le
confrère Lucien Djossou Messan a été victime d’une arrestation arbitraire
sur ordre du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Les faits
se sont déroulés le lundi 23 mars 2009.
En effet, ce jour aux environs de midi, le Directeur de la Police
Judiciaire, le Commissaire Weleketi a appelé le confrère au téléphone et lui
a intimé l’ordre de se présenter à son bureau à 15 h 30 mn. Ce que le
confrère a refusé, exigeant une convocation écrite en bonne et due forme.
Quelques instants après, la convocation lui a été envoyée. C’est ainsi que
le confrère s’est présenté à la DCPJ à 16 heures accompagné d’un
collaborateur de son avocat, Blaise Kanmampene. C’est alors que le
Commissaire lui exposa la plainte du ministre de la Sécurité et lui demanda
de fournir les preuves de son article. Le journaliste a objecté que ce n’est
pas devant lui qu’il va sortir les preuves mais devant la Justice. Mais le
Commissaire a insisté que si les preuves ne lui sont pas fournies, il sera
obligé de garder le confrère.
Informés, le ministre des Droits de l’Homme et le président de la HAAC ont
fait le déplacement de la DCPJ pour demander que le confrère soit libéré,
mais le Commissaire et le ministre de la Sécurité ont refusé d’entendre
raison. Pour eux, le journaliste doit passer impérativement la nuit en garde
à vue. Il a fallu que tout le gouvernement s’y mêle avant que le ministre
prédateur de la presse n’intime l’ordre de libérer le journaliste. Ce qui
fut effectif à 19 heures 53 mn.
Au nom de quelle loi le Col. Atcha Titikpina a-t-il fait arrêter le
journaliste ? C’est la preuve qu’il y a des individus au Togo qui continuent
de croire qu’ils sont au-dessus de la loi. Le ministre n’a-t-il pas
connaissance du code de la presse et de la communication qui indique
clairement les procédures de poursuite contre les journalistes?
C’est la preuve qu’en matière d’instauration d’une vraie démocratie au Togo,
Faure Gnassingbé a encore du chemin à faire.
Olivier GLAKPE
LA CHRONIQUE DE
DANYITO
DANYITO chez les Scapins de l’opposition
AO !
Comme des masochistes, les intrigues opposants togolais préparent les
Togolais à la tuerie, aux bastonnades, à l’exil forcé et l’opinion pour
l’élection présidentielle de 2010.
AO !
Comme des nains politiques, les leaders de l’opposition n’ont aucune
stratégie pour gagner une lutte qui a commencé depuis l’assassinat de
Sylvanus Olympio en 1963 à ce jour?
De fourberie en fourberie, de mauvaise connaissance des rouages du RPT, de
l’égocentrisme en orgueil, de l’oligarchie à la paysannerie, tous ces hommes
qui ont pris le devant de la lutte sont priés de rendre le tablier afin de
permettre à d’autres sang neuf et moins corrompus de mener la lutte.
AO !
Les élections législatives d’octobre 2007 ont permis à certains parmi eux
qui n’ont jamais compté le million dans la vie (suivez mon regard) de
devenir DEPUTE-HONORABLE et de toucher de l’argent et s’offrir pour la
première fois une voiture et un renouvellement des salons et autres
mobiliers.
AO !
Vite, certains se sont octroyé des voitures abandonnant ainsi leur vélo et
motos ; et ont commencé par s’accommoder au système qui est fier de les
ramener à la mangeoire.
AO !
19 ans après le 05 Octobre 1990, les leaders de l’opposition togolaise n’ont
pas réussi à faire changer la peur de camp et instaurer un respect mutuel de
leurs partis.
AO !
Si certains ont pris leurs clic et clac pour se retrouver dans l’antichambre
du RPT (suivez mon regard vers l’araignée, le coq et le proverbologue de
sokodé) ; d’autres pointent à minuit dans les salons feutrés des barons du
RPT pour percevoir leur ration alimentaire, sabordant de facto la lutte car
comme on le dit à TADO « Hounsi du djana, mou kouna atowo » Littéralement
traduit, «quand on mange, on ne parle plus».
AO !
Sur quelle tribune notre professeur Emérite a encore prononcé un seul mot
pour fustiger ou critiquer les actions du RPT ?
Comment celui qui incarnait même l’intégrité et la rigueur dans les analyses
est-il devenu muet comme une carpe ou qu’il nous dise TOUT HAUT que le RPT
est devenu un parti ouvert à la discussion et au dialogue ?
AO !
Le ventre, quand tu nous tiens !!!
AO !
A chaque crise, on crée un truc pour faire diversion et tromper les
politiques qui, au lieu de réfléchir, pensent plutôt aux perdiem et autres
frais de mission qui viendront arrondir leur fins de mois laissant ainsi le
peuple dans le flou.
YO !
Trois partis (RPT- UFC-CAR) se retrouvent au Parlement avec des voix
diverses.
Le RPT expérimenté dans la duplicité crée un Cadre permanent de dialogue et
de Concertation (CPDC) pour permettre à ses alliés qui ont subi un revers
inouï lors des législatives de se retrouver à la table de négociation pour
enfin les corrompre et biaiser les votes lors des discussions qui auront
lieu.
AO !
Certains partis qui revendiquent cette appartenance au CPDC aujourd’hui, ont
été même battus par le 1er des
candidats indépendants qui a recueilli plus de 8000 voix dans la seule
préfecture des LACS.
SOYONS SERIEUX
Si ouverture doit y avoir, ce n’est pas des partis de chiffonniers qui vont
rentrer mais ce sera sur une base au prorata des voix recueillies.
Mais tout ceci n’apporte rien pour les réformes institutionnelles.
AO !
Comme des scapins, les politiciens togolais ont faim et l’idéal de la lutte
vient au second plan.
AO !
Au lieu de nous divertir en criant Danger, au Secours, les députés du CAR
et de l’UFC doivent purement et simplement quitter l’Assemblée Nationale
pour mettre le RPT devant ses responsabilités.
C’est à ce seul prix qu’ils seront crédibles aux yeux de l’opinion et de la
communauté internationale.
AO !
Si la souris arrive à connaître le carrefour du chat, c’est qu’elle est
futée, ce qui manque cruellement à nos opposants.
Si la pensée diffère l’Homme de l’animal,
Danyito pourra conclure que la souris est plus intelligente que nos hommes
politiques.
Nin nin !
Le calvaire des supporters des Eperviers
Le samedi dernier, des milliers de Togolais ont convergé vers Accra, la
capitale ghanéenne pour aller supporter les Eperviers. C’était à l’occasion
du match Togo-Cameroun comptant pour la première journée du troisième tour
des matches qualificatifs de la Coupe du Monde et de la Coupe d’Afrique des
Nations 2010. Mais pour ce dernier match, les Togolais ont eu d’énormes
difficultés à traverser la frontière. Rien n’était plus comme à l’occasion
des deux autres matches, notamment contre la Zambie et le Swaziland où la
frontière était grandement ouverte à tous les supporters togolais.
Les formalités étaient tellement compliquées que des supporters qui sont
arrivés à la frontière aux environs de 8 heures ne l’ont traversée qu’à 12
heures. Conséquence, plusieurs supporters n’ont pas suivi le début du match.
Il a fallu plus de 30 minutes de jeu pour constater l’arrivée de certains
groupes. Pourtant ces gens se sont levés tôt le matin pour suivre la
prestation de leurs ambassadeurs.
Le plus surprenant est que les agents qui contrôlaient la frontière
ghanéenne n’hésitaient pas à déclarer que le Ghana sous Kuffour n’est plus
le Ghana sous Atta-Mills. Ont-ils reçu des consignes ? De là à conclure que
les relations diplomatiques entre les deux pays ne sont plus les mêmes, il
n’y a qu’un pas.
Même l’entrée au stade n’a pas été du tout facile pour les Togolais. Il faut
avoir ses muscles au point pour pouvoir parvenir au guichet où les tickets
sont vendus. Il est vrai que les Ghanéens ont fait nombreux le déplacement
du stade, mais les organisateurs pouvaient éviter ces tracasseries en
mettant en vente le billet d’entrée au stade depuis Lomé.
En tout cas, pour ce qui concerne l’organisation du match, c’était un
véritable fiasco. Henry Djagba et les autres sont passés à côté de la
plaque.
Et si Faure expliquait la situation au peuple ?
La semaine dernière, le ministre des Enseignement primaire et secondaire,
Yves Madow Nagou a été démis de ses fonctions. La décision était sortie au
moment même où l’intéressé était en séminaire à Kpalimé. Dans la foulée, il
fut remplacé par Sambiani Laré Sankaradja. Seulement, les raisons qui
motivent cette décision présidentielle n’ont pas été évoquées.
Officieusement, on parle des fonds alloués par l’Etat pour accompagner la
«gratuité» de l’école que le ministre n’aurait pas bien gérés.
Il faut noter que c’est la deuxième fois que Faure prend une telle décision.
On se rappelle qu’au temps du Premier ministre Edem Kodjo, le chef de l’Etat
avait démis son ministre de l’Economie, Payadowa Boukpessi pour le remplacer
par Adji Oteth Ayassor. Mais là aussi, les raisons n’ont pas été évoquées.
La même situation s’est posée à la SNPT où Charles Takou a été remplacé par
Florent Maganawé puis à la CEET où on a également procédé au remplacement de
Pedassou.
Ailleurs, quand un chef de l’Etat met fin à la fonction de quelqu’un qui est
appelé à gérer des biens d’un pays, on met le peuple au courant de ce qui
justifie la décision. Mais c’est tout le contraire au Togo où Faure seul
prend les décisions comme bon lui semble. Pouvoir discrétionnaire du chef de
l’Etat, nous dira-t-on ? Mais que cache-t-il au juste au peuple ?
En tout cas, en procédant ainsi, le chef de l’Etat encourage aussi la
corruption. La norme recommande qu’un directeur de société ou un ministre
qui vole l’argent du pays soit clairement exposé et même remis dans ces
mains de la Justice. Cela servira d’exemple aux autres. Même si c’est par
incompétence qu’on le limoge, cela doit être clairement expliqué au peuple.
C’est aussi ça la bonne gouvernance.
Les turpitudes de Rock Gnassingbé envoient les Eperviers au Trésor public
Le match Togo-Cameroun du 28 mars dernier est une véritable
symphonie inachevée, tant les préparatifs ont été émaillés de faits
insolites et regrettables. Le véhicule des joueurs tombé en panne sèche au
retour des entraînements, le mercredi 25 mars, les accrochages entre
Eperviers et Lions Indomptables vendredi au Stade Ohene Djan par manque de
programme dûment envoyé par le Togo, pays organisateur, sont des faits
illustratifs d’improvisation et d’amateurisme chronique de Rock Gnassingbé
et ses sbires.
Le comble, malgré les cris d’alarme, certains goinfres courtisans
de Rock, en l’occurrence Henry Djagba, ont fait croire qu’il n’y a pas de
problème de primes. Mais le moment venu, les joueurs ont sorti leurs
griffes. Pour Adebayor et compagnie, sans les primes du match
Togo-Swaziland, personne ne bouge. C’est ainsi qu’on a observé un véritable
bras de fer entre les joueurs et les ministres Tchao des Sports et Ayassor
des Finances. Finalement les Eperviers ont été conviés au Trésor public pour
toucher les 2 millions chacun. Dans quel pays au monde peut-on encore
observer de pareilles choses ? Une crise de confiance certainement qui a
obligé le méticuleux Adji Ayassor à refuser de donner l’argent à son
collègue Christophe Tchao. De surcroît, même pas au Prince Président de la
Fédération.
Rappelez-vous, ce dernier n’a jamais produit de rapport
financier ; n’est-ce pas un argument de taille pour Ayassor ? Pourtant, la
situation était bien connue de Rock avant même son retour, et il suffit
seulement de prendre des dispositions nécessaires pour éviter les
désagréments qu’a connus le public sportif dans la journée de jeudi. Où se
trouve le fameux planificateur Kossivi Reinhardt dans tout ça !
Des Togolais tués comme des lapins
C’est souvent rare de découvrir des cadavres comme ça au Togo
comme on en parle fréquemment dans certains pays de la sous-région. Parler
de mort au Togo, c’est faire référence aux troubles socio-politiques des
années 90, notamment le massacre de Fréau jardin en 93. C’est aussi se
souvenir des répressions sanglantes d’avril 2005 lors de l’élection
frauduleuse de Faure Gnassingbé. Mais aujourd’hui, on compte des cadavres
par dizaine chaque semaine. Sans trop retourner en arrière et rentrer dans
une guerre de chiffres, prenons seulement ce mois de mars 2009.
Pour des raisons d’insécurité et de noyade, combien de citoyens togolais ne
sont-ils pas passés de vie à trépas ? Ils sont nombreux, les victimes de
braquage à Lomé et à l’intérieur du pays, aussi bien les « braqués »
que les braqueurs. Rappelons-nous les malfrats abattus par les forces de
l’ordre.
Le drame de Togblekopé le 09 mars dernier sur le pont effondré,
est un phénomène rare au Togo. La semaine dernière une dizaine de corps ont
été rejetés par la mer. On parle des enfants noyés à la suite d’une
baignade. Les images présentées sont effroyables.
Petit-à-petit, le Togo enregistre des disparitions inutiles et futiles,
étant entendu que ce sont des évènements liés à la négligence coupable des
autorités. Ce qui est bizarre, ces morts n’émeuvent personne. C’est
seulement des réactions timides et irresponsables qu’on note de leur part.
Pour un observateur de la vie politique, cette situation ne doit
surprendre personne. « C’est une façon de préparer les esprits à de
nouvelles violences sanglantes en 2010 ». Si cette analyse est
attaquable, elle doit être prise en compte afin que des dispositions
draconiennes soient prises pour éviter des situations similaires. C’est
choquant et ahurissant que des Togolais soient tués par dizaine chaque jour
que Dieu fait.
La vie humaine est sacrée et la protection des citoyens est une
obligation des gouvernants.
Halte à la pagaille d’association des femmes FAT !
Selon les gouvernants togolais, l’heure est aujourd’hui à la réconciliation
; c’est pourquoi on tente de se précipiter sur tous ceux qui osent lever le
coin du voile sur des questions épineuses comme le tribalisme ou le
privilège d’une ethnie sur les autres dans le pays. Et pourtant il s’agit
des faits réels qui continuent de ronger l’harmonie et le ciment entre les
différentes composantes de la société togolaise. Pourquoi cherche-t-on donc
à se voiler la face ? L’idéal ne serait-il pas de s’attaquer à ces problèmes
pour leur trouver une solution adéquate au lieu de faire une fuite en
avant ?
Il importe de tirer une fois encore l’attention des autorités togolaises sur
une situation qui paraît un peu banale mais demeure pleine de significations
et qui est un facteur de division ou de ségrégation. Il s’agit de cette
fameuse affaire d’association des femmes FAT.
En effet, il nous souvient que lors du règne sans partage du feu Président
Gnassingbé Eyadéma, la constitution des individus en associations de toutes
couleurs, était la pratique en vogue. Il s’agissait d’un moyen sûr pour
soutirer quelques sous au « Vieux ». C’est dans ce contexte qu’on
entendait souvent parler de cette fameuse Association des Femmes FAT. Et
tout le monde sait comment cette association s’illustrait en ce temps-là.
Mais aujourd’hui, il est étonnant qu’à l’approche de l’élection
Présidentielle de 2010, ces Associations des femmes FAT commencent de plus
en plus à se faire entendre dans les différentes régions du pays.
Et si les autres femmes togolaises décident elles aussi de se constituer en
associations selon les emplois ou les métiers de leurs époux, à quoi
ressemblera alors le Togo ? Ou bien, veut-on nous dire que les autres femmes
togolaises ne sont pas aussi actives que les épouses des agents des Forces
Armées Togolaises ?
Entre nous, il est tant que de pareilles pratiques cessent, car on sait ce
qui se cache derrière.
Encore le Procureur Robert Bakaï !
Le Procureur Robert Bakaï doit vraiment se ressaisir, surtout pour son bien
et pour l’image du Togo. On se rappelle que dans l’affaire de la tragique et
nébuleuse disparition de l’opposant Atsutsè Kokouvi Agbobli, le Procureur
Robert Bakaï s’est illustré par des interventions qui ont contribué à semer
davantage le doute dans la tête des Togolais qui continuent encore à se
poser des questions sur les causes réelles de cette mort. Aujourd’hui, la
nouvelle trouvaille pour le très contesté Procureur est cette affaire de
mort d’un groupe d’enfants par noyade dans la mer.
Suite à des prétendues confusions que certains se font par rapport au
nombre d’élèves ayant trouvé la mort dans cette noyade, l’envie a pris
encore le Procureur Bakaï d’apporter des précisions à la population
togolaise. Au lieu de se limiter juste à ce pourquoi il a fait appel à
l’équipe de la Télévision Togolaise, c’est-à-dire donner juste le nombre
d’élèves morts dans ce drame, l’éminent Procureur Robert Bakaï s’est envolé
dans des détails inutiles, allant d’élucubrations en élucubrations à tel
point qu’au finish, les gens ont eu du mal à saisir ce qu’il voudrait livrer
comme information ou précision.
Pour une fois encore, Robert Bakaï a contribué à faire divaguer les
esprits ; et cela doit aussi se comprendre quelque part. Car lorsqu’on sait
très bien que l’homme est un procureur au sein d’une justice pourrie où
« la corruption est érigée en système », on ne peut qu’assister à de
pareils dérapages.
Mais entre nous, Monsieur le Procureur, si ce que vous avez à dire au peuple
togolais n’est pas plus beau que le silence, il vaut mieux vous taire.
Baisse du prix de l’essence :
L’illustration
de la mauvaise foi qui fait perdurer la misère
Les gouvernants togolais ont toujours du mal à se débarrasser totalement de
cette habitude qui consiste à déplacer les problèmes au lieu de leur trouver
des solutions adéquates une fois pour de bon.
C’est ainsi que le gouvernement togolais se permet de brandir à nouveau
comme un trophée de guerre, la décision de révision à la baisse des prix des
produits pétroliers. Mais il faut noter que cette décision du gouvernement
qui ramène désormais le prix de l’essence à la pompe de 500F CFA à 445F CFA
reste encore très loin d’avoir une répercussion aussi visible sur la vie des
citoyens, s’agissant de l’amélioration de leurs conditions de vie. La preuve
en est que dès l’annonce de cette décision, beaucoup de Togolais se sont
posé la question de savoir ce qui empêchait le gouvernement de ramener le
prix de l’essence, par exemple, à 400F CFA voire 350F CFA pour au moins se
rapprocher des prix pratiqués dans les pays voisins comme le Bénin et le
Ghana.
Sur un autre plan, on se souvient qu’il n’y a pas longtemps, le gouvernement
a pris la décision interdisant la vente illicite du carburant aux abords des
routes, sous peine de sanctions sévères. Et dans cette logique, beaucoup de
Togolais s’attendaient à ce que le gouvernement fasse en sorte que sa
décision de réviser les prix des produits dissuade les contrebandiers à
continuer leur commerce jugé dangereux aussi bien pour eux-mêmes que pour la
population.
Malgré cette baisse des prix, le commerce illicite de l’essence continue de
battre son plein dans le pays, tout simplement parce que le prix de
l’essence dans les pays voisins où le produit est importé par les
contrebandiers continue de défier largement la concurrence sur le marché
local. Comment peut-on alors dans ces conditions réussir à interdire
efficacement la vente illicite de l’essence au Togo ?
Le pire est qu’en dépit de cette baisse du prix de l’essence à la pompe, les
conducteurs de taxi moto et même les taximen refusent de diminuer leurs
tarifs, si bien que les pauvres citoyens affirment ne pas sentir les effets
de cette baisse du prix de l’essence dans leur vie de tous les jours.
C’est clair qu’on a beau faire des semblants de baisse des prix des produits
pétroliers ou annoncer de vastes chantiers en cours dans la capitale
togolaise, la misère des citoyens reste et demeure d’actualité et ce n’est
pas le changement de Premier Ministre qui apportera la solution ; c’est
juste une question de bonne foi et de volonté politique.
Assou ADJIKPA
Organisation du match Togo-Cameroun :
Des supporters
accusent le bureau de Rock Gnassingbé d’escroquerie
Pour le compte de la 1ère journée
du troisième tour des Eliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations et de
la Coupe du Monde 2010, les Eperviers du Togo ont rencontré samedi 28 mars
dernier à Ohene Djan Sport Stadium à Accra, les Lions Indomptables du
Caméroun. Au terme de ce match âprement disputé, ce sont les Eperviers qui
ont eu raison de leurs adversaires par le score étriqué d’un but à zéro.
Dans le cadre de la préparation de cette rencontre, les organisateurs ont à
travers les médias, demandé aux supporters désireux de se rendre à Accra de
venir s’inscrire au Stade municipal. Ainsi, tous ceux qui sont allés
s’inscrire ont payé 5 000 FCFA chacun. Cela devait leur donner droit à un
billet d’entrée au stade en plus du voyage à bord d’un bus qui devait être
mis à leur disposition. Henry Djagba qui était le premier à lancer cet
appel sur Radio Sport fm le 21 mars dernier a expliqué que l’objectif
était de faciliter le déplacement et l’accès au stade aux Togolais.
Ainsi, le rendez-vous était pris pour le samedi à 06 heures. Mais ce
jour-là, quelle ne fut la surprise de ces supporters ? Alors qu’ils étaient
tous arrivés au Stade Municipal à 06 heures, ils ont attendu les
organisateurs jusqu’à 09 heures. Dépassés, ils étaient obligés de se rendre
à la frontière pour voir s’ils vont trouver les organisateurs. Mais leurs
efforts ont été vains.
Remontés, ils ont pris en otage le véhicule du Comité National Olympique
togolais, qui transportait les journalistes. Ces supporters aigris ont
retenu les hommes des médias pendant plus d’une heure. Il a fallu d’intenses
négociations pour leurs faire entendre raison. « Non, on n’appelle ça de
l’escroquerie. S’ils ne peuvent pas organiser notre voyage, pourquoi ils
nous ont pris
5000 F Cfa chacun ? Tant qu’on ne nous trouve pas une solution, nous
n’allons pas laisser passer cette voiture. C’est une voiture de l’Etat. Il
faut qu’on nous rembourse ce que nous avons donné »,
a déclaré l’un d’eux. Pour un autre, « Ce sont les journalistes qui ont
passé l’information. Donc, pas question de les laisser rentrer à Accra ».
Finalement, les journalistes ont fini par les convaincre. Ainsi,
certains sont rentrés chez eux et d’autres ont pris d’autres voitures à la
frontière pour aller suivre la rencontre.
Là où la chose sent effectivement l’escroquerie, c’est que les reçus qui ont
été délivrés aux inscrits ne portent pas le logo de la Fédération Togolaise
de Football (FTF). Ce sont des reçus qui n’ont rien à envier à ceux que
délivrent les commerçants ambulants d’origine nigérienne. Cela ne fait pas
honneur à Rock Gnassingbé et les siens. Il faut que les fonds soient
restitués aux victimes le plus tôt possible. De toutes les façons, Henry
Djagba, Dahoun Boundjo et les autres sont passés à côté de l’organisation de
cette rencontre.
Olivier GLAKPE |
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