|
Quand la
mode met les jeunes filles à nu dans les rues de Lomé
« Autre temps, autre mœurs »,
dit-on. Et bien naturellement, ce dicton semble donner libre cours à la
plupart des jeunes filles qui tiennent à marquer leur temps. Ainsi, après
avoir adopté la mode des actrices des séries mexicaines et brésiliennes
notamment les mini-jupes, les chemises décolletées laissant apparaître une
bonne partie de leur corps, les filles en question passent à l’étape
supérieure.
Aujourd’hui, pour assouvir leur soif d’être à la pointe de la mode
et « bien exprimer leur féminité à travers leur corps », ces filles
n’hésitent pas à se passer des slips. Il est loisible de les rencontrer en
pleine journée se promener presque nues, se contentant de leur pantalon
jeans ou trois quart. D’autres préfèrent exposer leur string. Et dès
qu’elles montent sur une moto zémidjan, tout est dehors. Une situation qui
suscite dégoût et indignation débouchant parfois sur des bagarres
généralisées. « En tant que mère de famille, ça m’embête beaucoup parce
que les parties sensibles de la femme sont sacrées. Je fais allusion aux
seins, aux fesses, au nombril et au sexe, ils doivent être bien protégés
puisque, c’est l’essence même de la femme. Où est la dignité de la femme si
l’homme peut tout découvrir en pleine rue », s’est désolée Mme Mélissa
rencontrée près du marché de Bè à la suite d’une altercation entre une fille
en situation et un zémidjan.
En effet, la sœur en question sur un taxi-moto, sans slip bien
entendu, a laissé tout le derrière nu. Un conducteur de taxi-moto ayant
constaté cela a poursuivi avec un sachet de « pur water » en main, la jeune
fille. Arrivé aux feux tricolores, le jeune homme a versé de l’eau sur le
derrière entrouvert de la fille, qui vexée, a laissé éclater sa colère. Il
a fallu des heures durant pour calmer la tension.
Il faudra alors interpeller la conscience des filles qui
s’emportent aussi facilement dans une singerie manifeste en voulant tout
copier tout en ignorant que le mode de vie est un paramètre fondamental
dans l’identification des différentes sociétés du monde. Comme quoi,
l’habillement compte beaucoup dans les communautés africaines. Car on a
coutume de le dire, « dis-mois comment tu t’habilles, je te dirai qui tu
es ». Il est alors temps que les jeunes filles qui se laissent aller
dans la dépravation des moeurs se ressaisissent rapidement afin de
restaurer la dignité de la femme togolaise.
Xavier NONO
Faure Gnassingbé et les nominations à la Commission Vérité, Justice et
Réconciliation
De la pure diversion pour hypnotiser les Togolais
C’est certainement l’information de la semaine. La fameuse commission
Vérité-Justice et Réconciliation a pris forme et les membres du CPDC
connus. Les décrets de nomination de leurs membres ont été pris lors de la
rencontre « irrégulomadaire » du conseil des ministres du mercredi 27
mai dernier. Pour feindre l’intérêt du pouvoir pour ce chantier de
réconciliation, la commission fut installée 48 heures après, à travers une
cérémonie grandiose riche en couleurs et en sons avec pour cadre la nouvelle
Présidence de la République. Et c’est le maître des lieux qui a présidé
solennellement la cérémonie
Pub gratuite pour Faure
La prise du décret et l’installation de la commission ont suffi
pour donner le coup d’envoi à la récupération politique. Les plumes
louangeurs et autres caisses de résonance ont trouvé du grain à moudre. Ces
actions sont décrites comme annihilant les péchés de Faure
Gnassingbé. L’occasion est encore belle pour rappeler sa pseudo politique de
réformes, de paix et de réconciliation. Des leaders politiques de seconde
zone qui étaient de la partie se sont littéralement fondus en dithyrambes à
son endroit et n’ont pas manqué de qualificatifs pour apprécier le geste. Le
seul fait pour le chef de l’Etat d’avoir insinué dans son allocution de
circonstance la responsabilité de l’Etat dans la non protection des citoyens
lors des violences d’avril 2005, pour eux, est un acte qui l’absout. La
présence personnelle de Faure Gnassingbé à cette cérémonie est loin d’être
gratuite. Par rapport au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC),
on glose que la nomination des nouveaux membres est un signe d’ouverture et
le fait de confier la présidence à une personnalité qui n’est pas du
Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) est une preuve de souci
d’indépendance du cadre. Faure Gnassingbé devrait se sentir assez bien dans
sa peau, avec tous ces propos lénifiants
De la pure diversion
Les admirateurs de l’ « Esprit nouveau » n’ont pas manqué
non plus de gloser autour de la nomination d’un leader religieux à la tête
de la commission, et ainsi louer ses aspirations à la réconciliation des
Togolais. Si seulement elles étaient réelles ! Elles le seraient que Faure
Gnassingbé n’aurait pas attendu plus de trois (03) ans après la signature de
l’Accord Politique Global (APG), et presqu’un an après la fin des
consultations nationales pour mettre en place cette commission dont la
mission est aussi importante. Le bon sens aurait voulu que la vérité sur les
actes de violences politiques, de 2005 surtout soit rétablie et leurs
auteurs punis avant la présidentielle de 2010. Cela aurait le mérite de
dissuader toute récidive quand on sait que les élections présidentielles au
Togo sont synonymes de violences politiques et militaires. Mais ce n’est pas
le cas. Les bourreaux de milliers de Togolais en 2005 et leurs
commanditaires courent toujours les rues. Qu’est-ce qui pourrait bien les
retenir de rendre le même service au clan Gnassingbé en 2010 ?
Les griots et caisses de résonance du pouvoir se donnent la peine
de vanter les mérites du Monseigneur Nicodème Barrigah, comme une arme
fatale pour l’aboutissement du processus. Si on ne doute point des
dispositions mentales et spirituelles du Prêtre, et naturellement son amour
pour la vérité, il est fort à parier qu’il ne serve que de paravent et de
faire-valoir. Le pouvoir se cacherait assez bien derrière sa nomination pour
bien foutre du bordel. On ne devrait pas en douter quand on sait que le
religieux est barricadé par des politiques, mieux, des « RPTistes » avérés
posés en sentinelles, mais qui se cachent derrière le manteau de société
civile. La seule présence de Mme Kissem Tchangai-Walla suffit à fausser le
débat. Le bon sens n’arrive pas à comprendre que l’on puisse mettre dans
cette commission une personnalité qui porte une part de responsabilité dans
la survenue des évènements d’avril 2005. C’est elle qui a proclamé, en tant
que présidente de la commission électorale nationale indépendante de
l’époque, les résultats tronqués, avalisant ainsi le hold-up électoral qui a
fait descendre les jeunes dans la rue. Comment un tel individu peut-il
s’empêcher de faire une fois de plus le jeu du pouvoir dans cette
commission ?
Quant au CPDC, la nomination des nouveaux membres qu’on conçoit
comme une certaine volonté d’ouverture de Faure Gnassingbé n’est qu’un
artifice. On est loin d’être ignorant du rôle de trouble-fête que
viendraient à jouer Jean Lucien Savi de Tové et compagnie. Le pouvoir
cherche manifestement à tromper la vigilance des Togolais, à les endormir, à
les hypnotiser afin de mieux exécuter son nième plan de captation du
pouvoir.
Olivier GLAKPE
Candidature unique de l’opposition à l’élection présidentielle de 2010
Vers la confirmation de Gilchrist Olympio
L’élection présidentielle de 2010 arrive à grand pas et même si le pouvoir
en place hésite à mettre en place les conditions nécessaires à
l’organisation d’un scrutin juste et transparent, tous les partis politiques
s’activent afin d’attirer la chance de leur côté. Mais la grande
interrogation aujourd’hui chez les partisans de l’opposition est comment
faire pour unir toutes les forces démocratiques afin de faire un bloc face à
la machine RPT qui visiblement, ne veut rien céder.
Eh bien, l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le
Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ont commencé à poser les bases de
cette union. Après celle du 28 janvier 2009, une nouvelle rencontre a eu
lieu le jeudi dernier entre une délégation de l’UFC, composée de son
Président National, M. Gilchrist OLYMPIO et de son 1er Vice
Président, M. Patrick LAWSON, et une délégation du CAR composée du
Président National Me Paul Dodji APEVON et du Président d’Honneur Me Yawovi
AGBOYIBO.
Le communiqué rendu public à l’issue de cette assise précise que les deux
délégations ont trouvé préoccupante la situation socio-politique du Togo au
regard du blocage des réformes constitutionnelles et institutionnelles
prescrites par l’APG et aux entraves à la bonne tenue du scrutin
présidentiel de 2010. Pour ce faire, elles ont, dans la droite ligne de leur
communiqué du 28 janvier 2009, réaffirmé la décision d’unir leur force pour
combattre les obstacles à l’instauration de la démocratie et de l’Etat de
droit au Togo.
Bonne nouvelle pour tous les citoyens togolais désireux d’assister
à un changement de régime politique en 2010. Seulement, les deux partis ne
sont pas encore parvenus à s’accorder sur le candidat devant les représenter
à cette élection.
« L’UFC et le CAR ont, lors de la rencontre, examiné la question de la
candidature de l’opposition à l’élection présidentielle de 2010. L’UFC a
réitéré que son parti a désigné à son dernier congrès, un candidat en la
personne de M. Gilchrist Olympio. Le CAR a, de son côté, rappelé qu’à son
congrès des 17 et 18 octobre 2008, il a désigné un candidat en la personne
de Me Yawovi AGBOYIBO et qu’il a demandé le retour de l’ascenseur »,
précise en outre le communiqué. Mais pour l’essentiel, « les deux
formations ont renouvelé leur détermination à tout mettre en œuvre pour
s’entendre sur un candidat commun ». Elles ont également, dans cette
perspective, « convenu de constituer une cellule mixte en vue de définir
la mission qui attend le candidat de l’opposition au prochain scrutin
présidentiel ».
Vers la confirmation de Gilchrist Olympio
Au regard du communiqué publié à l’issue de cette dernière rencontre, il
parait assez clairement que c’est soit M. Gilchrist Olympio ou Me Yawovi
Agboyibo qui représentera l’opposition démocratique lors du scrutin de 2010.
Mais selon bon nombre d’observateurs, le leader charismatique de l’Union des
Forces de Changement serait en bonne position pour être confirmé. Ainsi, on
argumente que même si les deux candidats bénéficient presque de la même
aura chez la population, il est à remarquer que l’UFC dépasse le CAR en
terme de popularité. En témoignage les résultats des élections législatives
de 2007 qui ont permis au parti de Gilchrist Olympio d’avoir 27 députés
contre 4 pour le CAR. Et celui de l’élection présidentielle de 1998 à
laquelle les deux hommes ont participé séparément et qui malgré les
magouilles du RPT a permis à l’UFC d’obtenir un peu plus de 38% des
suffrages contre 5% seulement pour Me Yawovi Agboyibo.
Tout compte fait, l’essentiel est le fait que les deux partis ont décidé de
tout mettre en œuvre pour s’entendre sur un candidat commun. Il importe
également que les autres candidats qui se réclament de l’opposition se
joignent à cette initiative afin qu’ensemble ils puissent provoquer
l’alternance en 2010.
Olivier GLAKPE
La Loupe du Correcteur :
Réconciliation, qu’il en soit ainsi
La fameuse Commission Vérité Justice et Réconciliation tant
annoncée et attendue a enfin vu le jour. Il s’agit d’une commission de onze
membres, investie de la lourde mission d’apporter la Vérité, c’est-à-dire la
lumière sur les actes à caractère injuste commis au Togo depuis 1958 afin
d’instaurer la Justice pour que les Togolais connaissent enfin la
Réconciliation promise par Faure Gnassingbé, très mal élu à travers une
présidentielle émaillée de violences meurtrières en 2005.
Le décret ayant institué cette commission Vérité Justice et
Réconciliation a placé à sa tête, un président nommé Mgr Nicodème Bénissan
Barrigah, un homme de Dieu. Chose anormale ? Pas du tout. Car la justice
implique avant tout l’impartialité mais aussi l’intransigeance quant au
respect des droits ou l’application des lois juridiques, sociales ou
divines. Ipso facto, aucun togolais ne doute de la capacité de Mgr Barrigah
à réconcilier les fils et filles de ce pays ; mais l’inquiétude vient du
fait que l’Evêque d’Atakpamé a en face de lui un régime hostile à
l’alternance et pour qui la vérité et la notion de justice n’existent que
de nom.
On sait très bien que la justice togolaise a toujours été une
justice aux ordres, caractérisée par la corruption « érigée en système »,
comme le dirait Aboudou Assouma, président de la Cour Constitutionnelle du
Togo.
Alors de quelle justice veut-on partir pour aboutir à quelle
réconciliation ? Car, une chose est de sentir la nécessité de réconcilier
les Togolais, mais une autre est de se doter des moyens et d’avoir la
volonté réelle d’aller jusqu’au bout du processus devant conduire à cette
réconciliation.
Que le régime RPT qui a longtemps opprimé et oppressé le peuple
togolais reconnaisse aujourd’hui qu’il y a urgence à donner à la justice et
à la vérité leur vrai sens est un pas, mais l’essentiel reste à faire, car
les maximes de l’Abbé Pierre extraites des Règles de vie des Compagnons
d’Emmaüs recommandent que « Devant toute humaine souffrance, selon que tu
le peux, emploie-toi non seulement à la soulager mais encore à en détruire
les causes. Emploie-toi non seulement à en détruire ses causes mais encore à
la soulager sans retard. Nul n’est sérieusement ni bon ni juste, ni vrai
tant qu’il n’est résolu, selon ses moyens, à se consacrer d’un cœur égal, de
tout son être, à l’une comme à l’autre de ces deux tâches ». C’est dire
donc que la réconciliation des Togolais passe forcément par la volonté et la
résolution du pouvoir en place à soulager les victimes des actes de
violation des droits de l’homme mais encore et surtout par leur
détermination et leur engagement de ne plus voir se produire de pareils
actes sur la terre togolaise.
Avant tout, il serait trop facile pour les Togolais de se
réconcilier entre eux lorsque cessera l’injustice qui consiste à privilégier
une ethnie au détriment d’autres. Les Togolais seront encore facilement
réconciliables lorsqu’ils mangeront à leur faim et que la chose publique
sera rationnellement gérée dans la transparence.
La réconciliation sera encore beaucoup plus possible et plus
vivable lorsque la famille Gnassingbé cessera de faire du pouvoir étatique,
un bien clanique et que le régime RPT commencera à servir au peuple affamé,
la vérité sous sa forme réelle ; une vérité qui consiste aussi à resituer au
peuple souverain les vrais résultats qu’il a exprimés à travers les urnes,
à chaque fois qu’on parle d’élection au Togo.
C’est ça le chemin qui conduit à la vraie réconciliation. Qu’il en
soit ainsi.
Assou ADJIKPA
La COTEC et ses revers
Des opérateurs économiques boudent le Togo
Les répercussions négatives de la création de la Compagnie Togolaise
d’Evaluation et de Contrôle (COTEC) sur les activités économiques d’une
frange de la population togolaise ne cessent d’augmenter au jour le jour.
Mais visiblement, les autorités togolaises, le chef de l’Etat Faure
Gnassingbé en premier lieu, continuent de faire montre d’une sourde oreille
que beaucoup qualifient déjà de malhonnêteté et de méchanceté suicidaires.
Nombreux sont les Togolais qui ne comprennent pas pourquoi les
plus hauts responsables de leur pays hésitent encore à accéder à la
proposition des syndicats des travailleurs et de l’Association des
Consommateurs du Togo (ACT) qui invitent le gouvernement à réviser à la
baisse les taxes douanières perçues sur les véhicules d’occasions, telles
que pratiquées par la COTEC.
Or, ce que les gouvernants togolais semblent ignorer dans cette
affaire, c’est que l’augmentation considérable des taxes douanières perçues
sur les véhicules d’occasions suite à la création de la COTEC par le
Directeur Général des Douanes togolaises Ably-Bidamon fait déjà que certains
opérateurs économiques commencent à quitter le pays. « Moi j’avoue qu’il y a
au moins trois de mes clients nigérians qui ne viennent plus acheter des
véhicules au port de Lomé, et Dieu seul sait ce que cela représente pour moi
en terme de manque par rapport à mes affaires », a déclaré un transitaire
ambulant, opérationnel au Port Autonome de Lomé. Il ajoute que « même les
clients locaux ont, pour la plupart, cessé leurs activités avec l’avènement
de cette histoire de la COTEC ». Parce qu’il y a aussi des gens qui achètent
des véhicules d’occasions, les immatriculent et les revendent sur place.
Parmi ces gens qui font les affaires dans l’achat et la revente
des véhicules d’occasion sur place, il y a aussi des étrangers, qui,
contraints à l’inactivité à cause de la COTEC, commencent aussi à bouder le
Togo.
A cela, il faut ajouter la colère des Libanais, grands
importateurs des véhicules d’occasions au Togo, qui menacent aussi de
quitter le Togo. Et ce n’est pas tout. Car nul n’ignore le nombre important
de jeunes togolais que ce commerce de véhicules d’occasions a absorbés,
qu’il s’agisse des mécaniciens, des électriciens, des peintres autos et même
des démarcheurs.
Aujourd’hui, avec la réticence des autorités togolaises à revoir
leur copie quant aux nouvelles mesures imposées par la COTEC dans la
taxation douanière des véhicules d’occasion, c’est tout ce beau monde qui
caresse le chômage.
Dès lors la question est de savoir ce que les gouvernants togolais
gagnent en maintenant une mesure qui ne fait que fuir les opérateurs
économiques et contraindre les jeunes du pays au chômage ? Et pourtant, on
ne cesse de clamer le souci et la préoccupation du gouvernement à agir pour
alléger la souffrance des citoyens togolais.
JFC
Drôle de gouvernement Houngbo !
Ils sont nombreux les Togolais qui se demandaient à l’époque ce
que vaudra exactement ce gouvernement à sa formation le 15 septembre 2008.
Tellement, on avait l’impression d’avoir affaire à du « réchauffé »
avec les mêmes têtes dont on ne peut pas douter un seul instant de
l’incompétence et de la médiocrité. Mais très tôt, le technocrate, chef de
file, tel un grand innocent dans un bagne, donnait de la voix à travers des
show médiatiques saupoudrés d’un chapelet de promesses qui ne seront jamais
réalisées. Pis, neuf mois plus tard, l’équipe Houngbo ressemble à une
association de ressortissants avec des entrées et des sorties pas possibles.
Figurez-vous qu’à sa formation, certains postes notamment les Transports et
la Défense n’étaient pas pourvus, embrigadés qu’ils sont et gardés
jalousement par le chef de l’Etat lui-même.
Chemin faisant, Faure Gnassingbé lâche les Transports pour un
certain Comla Kadjè pour des résultats inexistants. Ensuite, on détache
l’Eau de l’Energie pour la confier au Général Zakari Nandja qui venait de
perdre son poste de «Directeur Général» des Forces Armées Togolaises.
Au même moment, Mme Victoire Dogbe-Tomégah devrait laisser vacant
son ministère délégué auprès du Premier ministre chargé du Développement à
la Base. Pour cause. Elle est devenue nouveau Directeur de Cabinet de la
Présidence en lieu et place du général Essofa Ayéva qui a pris lui, la place
du Général Nandja.
Voilà des réaménagements bidons qui confirment que ce gouvernement
n’est seulement qu’au service de Faure Gnassingbé au détriment de la
population. Dans quel pays au monde un gouvernement sérieux, soucieux du
mieux-être de la population peut se permettre ce genre de cafouillis
manifestes. Il va de soi que cette pagaille au sommet de l’Etat reflète le
manque de volonté et l’incapacité de Faure Gnassingbé à faire le bonheur du
peuple togolais.
Le comble est que Gilbert Houngbo, au lieu de démissionner pour
avoir lamentablement échoué, continue d’apporter sa caution à Faure et son
groupe de «Golden Boys» de la République.
Aucun gouvernement ne peut mieux fonctionner dans une atmosphère
pareille, faite de perpétuel recommencement, étant donné qu’il n’y a pas de
cohésion pour la politique d’un plan de redressement du pays. Quel drôle de
gouvernement Houngbo !
Où sont passés les milliards
des Impôts ?
Depuis l’avènement de Mme Ingrid Awadé à la Direction Générale
des Impôts, on assiste à des descentes inopinées dans les grandes sociétés
pour mettre aux pas les responsables indélicats qui s’offrent le luxe de
mauvais payeurs. C’est ainsi que bon nombre de ses sociétés ont dû mettre la
clé au paillasson pour « non payement d’impôts ». D’autres par contre, se
sont exécutés à coup de dizaines de milliards. Le dernier responsable dans
le collimateur de Ingrid Awadé et compagnie est bien attendu le
franco-espagnol Jacques Dupuydauby du groupe Progosa à qui, on réclame 12
milliards de F CFA.
Au début, beaucoup pensaient à une volonté manifeste des autorités
pour le redressement économique. Mais au passage, il y a lieu de se demander
où vont les milliards déjà encaissés par la Direction Générale des Impôts.
Nul doute que le gangstérisme au sommet de l’Etat ne donne aucune garantie
pour retrouver la traçabilité de ces fonds qui devraient être mis au service
de la population. Malheureusement, il apparaît que c’est plutôt une
opportunité pour les criminels économiques de surfer sur le dos du pauvre
contribuable togolais. Rien qu’à voir de près le train de vie des
« nouveaux bourgeois » du régime à travers l’achat des véhicules de
luxe, des appartements de haut standing, qui ne correspondent en rien au
revenu de ses copains du président, il y a lieu de crier haro.
Il ne sert à rien de faire le show pour donner l’impression de la
bonne gouvernance alors qu’en réalité, ces successeurs de feu Eyadema
incarnent le prototype des pilleurs de la République. Quel malheur d’être
Togolais !
Victoire Sidémého Dogbé pour quel résultat ?
Le régime RPT au pouvoir depuis des décennies trouve toujours des
moyens pour éviter le chemin de l’alternance. C’est ainsi qu’il ne manque
jamais d’aller de diversion en diversion pour simuler le changement toujours
souhaité par le peuple, sans jamais amorcer le vrai changement. De plus, le
parti au pouvoir a ceci de particulier qu’il prend toujours « les mêmes pour
recommencer les mêmes choses ».
On se souvient qu’à un moment où le pouvoir RPT, au temps du
Général défunt Gnassingbé Eyadema, éprouvait l’énorme besoin de soigner son
image aux yeux de la communauté internationale, il n’a pas hésité à jeter
son dévolu sur Eugène Koffi Adoboli qui a été alors bombardé au poste de
premier ministre, pour son expérience acquise aux Nations Unies. Et la
suite, on la connaît, avec un premier ministre qui s’est transformé en
animateur public pour vanter les mérites du feu président Eyadema. Plus
tard, avec l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir, c’est Gilbert Bawara,
un autre produit du système des Nations Unies, qui a été mis à contribution
pour un résultat qu’on connaît aussi. L’homme s’est transformé en griot du
chef de l’Etat, et c’est le peuple qui en pâtit.
Tout récemment, c’est Gilbert Fossoun Houngbo qui a été déniché du
système des Nations Unies et présenté comme le messie du peuple togolais.
Malheureusement l’homme qui promit de changer le quotidien des Togolais en
six (06) mois en améliorant leurs conditions de vie s’est déjà illustré par
son incapacité à tenir son engagement.
Aujourd’hui, on fait croire au peuple que ce sont les expériences
acquises dans le système des Nations Unies qui ont milité en faveur de la
nomination de Madame Victoire Sidémého Dogbé en tant que Directrice de
cabinet du chef de l’Etat Faure Gnassingbé en remplacement du Général Essofa
Ayéva, nommé à la tête de l’Etat Major Général des Forces Armées Togolaises.
Pas plus que Eugène Koffi Adoboli, Gilbert Bawara ou encore
Gilbert Fossoun Houngbo, Sidémého Dogbé ne fera pas de miracle à la
présidence. D’ailleurs de quel pouvoir dispose-t-elle pour susciter la
pratique d’une bonne démocratie face à la machine RPT ?
Quel honneur pour Maman N’danida ?
Il nous semble qu’il serait souhaitable de ne même plus parler de
l’état de délabrement des routes de Lomé, tant les autorités togolaises ont
déjà montré leur incapacité à y apporter la solution adéquate.
Toutefois, il convient de rappeler qu’il y a des routes parmi les
routes. De ce fait, il est nécessaire donc qu’on accorde une attention à ces
routes qui se distinguent par leur notoriété. C’est le cas par exemple de
l’Avenue Maman N’danida, qui porte le nom de la mère du défunt président
Gnassingbé Eyadema.
Il suffit aujourd’hui de longer cette voie au niveau de NOPATO
pour mesurer l’ampleur et le degré de son état de délabrement. On ne dirait
pas que c’est une route qui se trouve au cœur de la capitale d’un pays. On
dirait que les génies militaires du Togo spécialisés dans le replâtrage
rapide des routes ont oublié cette voie.
Mais comment pourrait-il en être ainsi quand on sait qu’il s’agit
d’une Avenue qui porte le nom de la maman chérie de celui que certains
appellent, à tort ou à raison « le père de la nation togolaise » ? On
parlera alors d’un oubli grave et punissable de la part de nos génies
militaires qui ont ainsi manqué à un devoir de mémoire vis-à-vis de la dame
qui a mis au monde le Général défunt Gnassingbé Eyadema qui est le père de
l’Armée à laquelle ils appartiennent. Raison de plus, Maman N’danida est la
grand-mère de l’actuel chef de l’Etat Faure Gnassingbé.
En tout cas, il importe que les autorités togolaises prennent vite
les dispositions afin d’aménager cette voie, ne serait-ce par quelques coups
de replâtrage, comme on en a l’habitude. C’est un rappel qui vaut le coup,
car il s’agit de la mémoire de Maman N’danida et de l’honneur de ses
descendants.
Henry Djagba is back
Depuis le samedi 04 avril 2009 où l’homme a fait le tour de toutes les
radios de la place pour déclarer ouvertement la guerre aux journalistes
togolais, on ne l’a plus vu sur la scène médiatique. Henry Djagba, puisque
c’est de lui qu’il s’agit, a fait finalement son retour mardi dernier.
C’était au cours de la conférence de presse organisée par le Secrétaire
Général de la Fédération Togolaise de Football, « le planificateur »
Kossivi Reinhardt au siège de ladite institution. C’était donc Henry Djagba
qui était aux côtés de Reinhardt lors de l’annonce des modifications
apportées au programme de préparation des Eperviers.
Certainement que ce retour avait donné de la sueur froide à certains
journalistes qui ont pris part à ce point de presse. Puisque les menaces du
président de Togo Football Awards vis-à-vis des journalistes, surtout ceux
qui ont critiqué l’organisation du match Togo - Cameroun à Accra, sont
encore vivaces dans les mémoires. « J’ai été élevé dans la violence, je
suis violent et méchant. Mon père est mort et je ne sais pas là où on l’a
enterré », avait-t-il déclaré sur les ondes de la radio X solaire. Sans
oublier non plus tout ce qu’il a débité sur les radios Nana Fm et Sport Fm
le même jour. Sur cette dernière, comme un chien enragé, le cuisinier de
profession a voulu se battre avec des confrères dans une émission ce
jour-là. Il a fallu qu’on lui arrache le micro avant même la fin de
l’émission pour laquelle il a été invité.
Seulement, l’homme n’a pas tenu sa promesse. On n’a souvenance que ce
jour-là, il a déclaré sur la même radio Sport Fm qu’il va créer son propre
journal pour combattre les journaux qui se montrent critiques à son égard.
Mais ça fait deux mois qu’on attend et « Djagba info » n’est pas
encore sur le marché.
En tout cas, rien n’est encore tard et les journalistes togolais espèrent le
retrouver très prochainement. Du courage monsieur Djagba !
Le surprenant Aduayom !
L’actuel ministre de l’Enseignant Supérieur, Mensan Adjimado Aduayom
continue de surprendre négativement les Togolais. Après l’étonnant discours
prononcé au Palais des Congrès de Kara lors du dernier séminaire des chefs
traditionnels et dans lequel il n’a fait que louer les prouesses de son
bienfaiteur Faure Gnassingbé, le N° 2 de la Convention Démocratique des
Peuples Africains, Mensan Adjimado Aduayom s’est une fois de plus illustré
négativement ce week-end à travers ses déclarations.
En effet, l’homme était l’invité de l’émission « Plateau de
la Semaine »
sur la Télévision Togolaise ce dimanche 31 mai 2009. Il s’est donc prêté aux
questions du confrère Déla Agboh portant sur l’actualité politique nationale
et internationale. Mais l’ancien opposant s’est montré très critique à
l’égard de ses anciens compagnons de lutte lorsqu’il était agi d’aborder une
question liée à l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC). « L’Accord Politique Global (APG) n’a jamais défini
un pourcentage à avoir pour faire partie de ce cadre. Des gens confondent un
décret aux recommandations de l’APG. C’est
la CDPA qui a fait la proposition de la création de ce cadre lors du
dialogue. C’était pour éviter que les débats tombent dans la rue. Et donc il
faut un cadre suffisamment élargi pour permettre à chacun de jouer sa
partition »,
avait-il affirmé.
En tout cas, ceux qui pensent que la politique est un sale jeu et qu’il ne
faut jamais faire confiance à un politicien ont absolument raison. Si
monsieur Aduayom sait que la CDPA, en faisant cette proposition de cadre
voudrait que tous les partis s’y retrouvent pour jouer leur partition,
pourquoi lui et son mentor n’avaient-ils pas réagi lorsque le gouvernement
prenait le décret ? Ils auraient réagi qu’aujourd’hui tout le monde leur
donnerait raison. Maintenant qu’ils ne l’ont pas fait, le bon sens
recommande qu’on laisse ce décret s’appliquer. C’est ça même la démocratie.
Nomination de Mme Victoire Dogbé-Tomegah à la Présidence de la République
Faure Gnassingbé se moque des talents du RPT
Depuis la semaine dernière, la ministre déléguée auprès du Premier Ministre
chargée du Développement à la Base devient le nouveau Directeur de Cabinet
du président de la République. Mme Victoire Sidemeho Dogbé-Tomégah remplace
à ce poste, le Général Essofa Ayéva devenu chef d’Etat-Major Général des
Forces Armées Togolaises depuis le 17 mai dernier.
La nomination de Mme Dogbé-Tomégah à la Présidence a été une
grosse surprise et a suscité pas mal d’interrogations de la part des
observateurs. Tout d’abord, la manière désinvolte par laquelle la
présentation de la dame a été effectuée sur les chaînes nationales où l’on
n’insiste que sur son ancien poste de Représentante résidente adjointe du
PNUD- Bénin tout en oubliant « consciencieusement » qu’elle est ministre en
fonction, cache mal le choix opéré par Faure. Jusqu’à la présentation de son
portrait en photo-image quelques jours plus tard, bon nombre de Togolais
baignaient encore dans un magma profond de doute, que ce soit l’alliée du PM
Gilbert Houngbo qui soit parachutée à ce poste pour la première fois au
Togo.
En plus, pour un poste aussi stratégique qu’est la direction du
Cabinet de la Présidence de la République, on peut trouver à redire quant au
choix de Mme Dogbé-Tomégah, une illustre inconnue qui vient de faire ses
premières âmes politiques dans l’équipe de Houngbo mis en place, il y a
seulement neuf (09) mois.
Pour les observateurs de la vie politique togolaise, cette
nomination montre combien de fois le pouvoir de Faure Gnassingbé titube et
bat de l’aile. En réalité, pour une dame qui vient à peine d’arriver,
ignorant dangereusement les réalités du milieu, il faudrait reconnaître que
c’est un travail d’Hercule que l’on lui confie pour ce qui concerne
l’organisation en général de la Présidence de la République.
D’une part, la mission à lui confiée dégage une certaine
complexité pour la simple raison que son profil d’agent onusien correspond
mieux à son précédent poste de chargée de Développement à la Base. Surtout
qu’elle doit faire face aux caciques et « nostalgiques du retour en
arrière » du RPT dans lequel, on ne la reconnaît pas du tout comme
militante.
C’est là également que certains parlent d’une moquerie manifeste
du chef de l’Etat à l’endroit des nombreux cadres du RPT. Une démarcation de
Faure qui fait dire qu’il ne fait plus confiance aux talents du RPT. Sinon
comment peut-on comprendre que des gens qui se sont battus bec et ongle pour
imposer frauduleusement Faure à la tête du pays, des traitements de ce genre
leur soient réservés. La propension du Président à s’ouvrir vers l’extérieur
notamment les nominations des agents du système onusien (Bawara, Houngbo,
Victoire Dogbé) est un signal fort qu’il est mal élu et qu’il tente de
mendier ainsi le soutien de la Communauté Internationale en vue de sa
réélection en 2010.
De toutes les façons, l’on est en droit de s’inquiéter de l’avenir
du Togo quand la méfiance grandissante de Faure continue d’avoir cours à
l’égard des membres de son propre parti. Des gens qu’il traite lui-même de
« criminels » peuvent-ils faire le bonheur du peuple togolais ? Pourtant
Faure et son RPT continuent d’héberger « les criminels » de la
République. En tout cas, pour une déchéance, c’en était une grande première
pour le RPT qui éprouve sa mort lente dans une auto-destruction indicible.
Kokou AGBEMEBIO
Sensibilisation sur l’Education Sexuelle Complète au Togo
Les médias s’impliquent
Une table ronde a été organisée sur le thème « quelle contribution des
médias à la promotion de l’Education Sexuelle Complète au Togo » le 22
mai dernier au CESAL à Lomé.
Initié par le Réseau des Journalistes Togolais en lutte contre le Sida et
la Drogue (RJTSD), ce séminaire a bénéficié du soutien de l’Association
Togolaise pour le Bien-Etre Familial (ATBEF) et de la Fédération
Internationale de la Planification Familiale (IPPF).
Plusieurs sujets ont meublé les travaux de cet atelier dirigé par
M. Gnassa Atinédi, chargé de Communication au Secrétariat Permanent du
Conseil National de Lutte contre le Sida. C’est également à M. Gnassa
Atinédi, que l’honneur était revenu de présenter le thème : « quelle
stratégie pour une meilleure sensibilisation des populations sur ESC ».
Il a encouragé l’engagement des médias à s’intéresser à ce sujet. Docteur
Prosper Komi Kpegba, coordonnateur du projet éducation sexuelle complète de
l’ATBEF également présent à cet atelier à quant à lui entretenu l’assistance
sur le fondement même de la sensibilisation sur l’éducation sexuelle
complète au Togo. « L’éducation sexuelle ne se limite pas sur l’acte
sexuel car l’éducation sexuelle comporte sept composantes dont la santé
sexuelle en est l’une des composantes », a-t-il précisé avant d’ajouter
: « La sexualité n’est pas synonyme de rapport sexuel, et tout
comportement est communication».
Selon lui, il est important d’enseigner l’éducation sexuelle à
l’école, ce qui permettra aux jeunes d’acquérir des informations exactes sur
la sexualité, développer les compétences de la vie, cultiver des valeurs et
attitudes positives et de s’épanouir.
Rappelons que de nos jours, des milliers de jeunes sont infectés
par les IST. C’est pourquoi l’ATBEF sollicite la contribution des médias au
plaidoyer pour l’enseignement de l’éducation sexuelle complète dans tous les
domaines.
Le représentant du ministre de la communication, Tinaka Wedeabalo Kossi qui
a présidé la cérémonie d’ouverture de cet atelier a pour sa part encourager
les journalistes à poursuivre leurs actions dans le domaine de la santé. Il
a précisé « qu’en matière de santé, les journalistes peuvent sauver plus
de vies que les médecins ».
Warren W.
Départ de Progosa et retour de Bolloré au port de Lomé
Faure mendie le soutien pour la présidentiellede 2010
Dans huit mois, les Togolais se rendront à nouveau aux urnes pour désigner
leur président. Ainsi, de part et d’autre, les candidatures se font annoncer
et dans les états-majors de chaque parti politique, on affûte les armes pour
faire face à ce nouveau défi. Le président sortant, Faure Gnassingbé n’est
pas du reste. Visiblement surpris par la fin de son premier mandat,
l’héritier de Gnassingbé Eyadéma fait actuellement feu de tout bois pour
conserver le fauteuil frauduleusement acquis en 2010. Et dans ses
conditions, tous les chemins sont bons. Kpatcha qui était présenté comme un
obstacle en a eu pour son compte. Et comme il fallait avoir à tout prix le
soutien de la France, Progosa a été sacrifié. Bolloré présenté comme un très
proche du chef d’Etat français fait son retour au port autonome de Lomé.
Départ de Progosa et le retour immédiat de Bolloré
L’information a été donnée jeudi 28 mai par le site officiel « Republic
of Togo ». Cette source indique que « la justice togolaise a délivré
des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de Jacques Dupuydauby, (PDG
de Progosa), de son fils Vianney et du directeur juridique de la société
Gérard Perrier ».
Elle précise également que les responsables de Progosa « ont pris la
fuite en plein contrôle fiscal ». Des poursuites pour « fraude
fiscale et complicité » seraient diligentées par le parquet. Ce que nie
Jacques Dupuydauby. Interrogé sur RFI vendredi 29 mai au matin, le président
du groupe Progosa a assuré que son départ « s’est déroulé au vu de tout
le monde, avec mon passeport dûment tamponné ». Selon lui, le contrôle
fiscal n’a été qu’un prétexte pour l’évincer. Dans la foulée, on apprend que
le président du tribunal de Lomé a « nommé un administrateur provisoire
chargé de gérer » les filiales togolaises SE2M, SE3M et CEOP du groupe
Progosa.
Ainsi, le groupe espagnol Progosa, qui avait été préféré au français Bolloré
en 2002 pour la gestion du port de Lomé, vient d’être évincé brutalement par
les autorités togolaises.
Mais la grande surprise est le fait que les autorités togolaises ont décidé
le même jour de « rendre à Bolloré » le marché de la manutention sur
le port. Selon un communique rendu public par ce dernier, « Le groupe
Bolloré a été victime en 2005 d’un détournement d’actifs par un de ses
employés et les comparses de celui-ci. Ce détournement concerne deux
filiales de manutention au Gabon et au Togo. Par une vente fictive, cet
empployé indélicat s’est approprié frauduleusement ces actifs du groupe
Bolloré. Le groupe Bolloré a porté plainte au civil et au pénal en Espagne,
siège de la société qui détenait les actifs détournés au Gabon et au Togo.
Il a d’autre part engagé des actions judiciaires dans ces deux pays.
Le groupe Bolloré a récupéré son actif au Gabon et vient de le récupérer au
Togo suite à la confirmation par la Cour d’Appel de Lomé du jugement de
première instance rendu en sa faveur. »
Faure fait les yeux doux à Sarkozy
Point n’est besoin de démontrer aujourd’hui que le régime de Faure
Gnassingbé en renouant avec M. Bolloré, proche du président Sarkozy ,
cherche le soutien de la France.
« Quand on est ami de la France, il faut penser aux entreprises françaises »,
aurait glissé M. Sarkozy, fin 2007 lors d’un sommet, au président togolais
Faure Gnassingbé, selon Le Canard enchaîné.
Certainement que Faure voulait se conformer à cette règle afin d’être dans
les bonnes grâces de Nicolas Sarkozy avant la présidentielle de 2010. Il
faut rappeler que c’est grâce au soutien de la France que le feu président
Gnassingbé Eyadéma a passé 38 ans à la tête de l’Etat togolais. Si donc
Nicolas Sarkozy, présenté comme l’homme de la rupture des vieilles pratiques
de la France-Afrique venait à s’inscrire dans la même logique, il y a de
quoi s’inquiéter.
Olivier GLAKPE
Face au cafouillage du Bureau de Rock
Des présidents de club menacent de boycotter le championnat
Après deux semaines de trêve, le championnat national de football de 1ere
division doit reprendre dimanche 07 juin prochain avec la 2eme
phase.
En effet, la 1ere
phase qui a consacré ASKO de Kara présente un tableau reluisant en
spectacles avec des performances aussi fort louables de Maranatha (2e),
Gomido (4e) et surtout
de Kotoko de Lavié classé 3e juste
à deux longueurs du leader ASKO. De somptueux résultats avec le titre de
meilleur club en déplacement (7 victoires dont 5 à l’extérieur). La volonté,
la détermination et l’abnégation des porcs-épics sous la coupole du jeune
entraîneur Maurice Noutsoudjè sont un bel exemple de la simplicité du
travail avec le cœur.
En revanche, des clubs à l’image de Togo Télécom, AS Togo Port, AC
Melan entre autres, constituent les déceptions de ces 15 premières journées.
Si l’on peut se contenter du jeu produit par les seize (16) clubs engagés,
l’organisation du côté de la Fédération relève de l’a peu près pour ne pas
parler de fiasco. L’absence d’un programme fiable dûment établi est à
l’origine des cafouillages monstres indignes du planificateur Kossivi
Reinhardt. Le Secrétaire Général et son président Rock Gnassingbé du fait
qu’ils sont sans clubs (n’ayant aucun club en charge), ont plus brillé dans
le désordre et la cacophonie avec en prime les matches de milieu de semaine.
Le tout dans une série de mensonges. A ce jour, le Bureau de Rock Gnassingbé
est acculé par certains clubs qui ont dû payer les arbitres à sa place.
Parfois, certains arbitres s’en vont officier à crédit même à l’intérieur du
pays. Pourtant, il se dit que Kossivi Reinhardt et sa suite font des
affaires sur le dos des clubs.
Là où le bât blesse est le silence coupable du président
« blindé » sur les préoccupations majeurs des clubs. Beaucoup ont estimé que
les matchs de mercredi sont inopportuns et faussent les résultats vu que le
rendement des joueurs s’en ressent sérieusement.
Aussi bizarre que cela puisse paraître M. Reinhardt a annoncé le
23 mai dernier sur Sport FM que les matches de mercredi vont reprendre dès
la reprise, car dit-il, il faut aller vite pour finir ce qu’il appelle
« pré-championnat » pour entamer cette même année saison le « vrai »
championnat avec douze (12) clubs.
Les propos de Reinhardt qui frisent le ridicule sonnent très mal
également chez certains présidents de club qui parlent de « manque
d’égards » à leurs endroits. Certains estiment qu’en principe à
mi-parcours de la compétition, pour un président responsable, Rock devrait
les rencontrer, discuter et partager avec eux les appréhensions et les
difficultés. « Le président Rock s’en fout de nous. Mais ce qu’il oublie,
sans nous, il n’est rien. » a confié un président de club. Un autre
parle de trahison et menace de boycott si rien n’est fait d’ici-là.
« Vous savez, moi, j’ai voté pour Rock le 18 janvier. Avant les élections,
Rock nous a promis 20 millions par club pour le championnat de D1 et 5
millions pour
la D2. Mais jusque-là, on a pris que 10 millions et il ne nous dit plus
rien. La D2 n’a pas toujours démarré. Je vous dis que Rock sera surpris.
Nous sommes au moins une dizaine, vous verrez dans les jours à venir. »
a-t-il averti.
Comme on le voit, l’attitude désinvolte du président Rock risque de plomber
ce championnat. Mais on attend de voir jusqu’où iront les menaces de boycott
de ces présidents de clubs qui constituent, à n’en point douter, les acteurs
incontournables du football togolais.
Xavier NONO
Tata Avlessi s’incline devant la mémoire des victimes du crash de Lungi et
invite les membres du Bureau Exécutif actuel de la FTF à l’Union
Communiqué
3 juin 2007 – 3 juin 2009, il y a deux (02) ans jour pour jour, le Togo et
particulièrement son football a été frappé par un drame à Lungi en Sierre
Leone dans lequel 21 personnes dont 14 compatriotes togolais ont péri
pendant que nous étions encore aux affaires à la tête de la Fédération
Togolaise de Football (FTF).
En ce jour anniversaire, je m’incline à nouveau devant la mémoire de tous
ceux qui ont laissé leur vie dans ce malheureux accident de Lungi et demande
par la même occasion à tous les acteurs du football togolais et notamment au
Bureau Exécutif actuel de la FTF de cultiver davantage l’esprit de
fraternité, de tolérance et de cohésion. Ceci pour le respect de la mémoire
de ceux qui ont péri dans leur élan de soutien au football togolais.
Fait à Lomé, le 02 juin 2009
AVLESSI Adaglo Tata de Mass, Ancien Président de la FTF |