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2009

   
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Correcteur 62 du mardi 05 mai 2009
Quand la saga Faure-Kpatcha profite aux hôpitaux de Kara

          Comme reconnu par un adage populaire selon lequel le malheur des uns fait la fortune des autres, l’imbroglio politico-familial entre les frères Gnassingbé semble profiter énormément aux hôpitaux du Togo en général, et ceux de Kara en particulier.

          En effet, depuis le déclenchement de la saga Faure-Kpatcha dans la nuit du 12 au 13 avril dernier jusqu’à l’arrestation du député,  le président Faure  Gnassingbé  a amorcé une vaste opération de charme à l’endroit des centres hospitaliers du Togo. Ceci au travers des dons de matériels ici et là. Ce réveil spontané de l’ « Esprit nouveau » dans l’ancien corps avec pour maître d’œuvre Komlan Mally, suscite pas mal d’interrogations chez les uns et les autres, au regard du moment choisi.  Surtout que « la magnanimité de Faure » s’exprime et s’intensifie davantage dans la Kozah, reputée fief de l’honorable Kpatcha qui a eu à  faire les  mêmes gestes il n’y a pas longtemps.

          Certains estiment que Faure a fait arrêter son frère Kpatcha pour reconquérir le cœur de la population de Kara qui est largement acquise à la cause du député qui n’a de cesse montré ses largesses  à son endroit. Sinon, c’est vraiment curieux que  Faure Gnassingbé retourne à Kara faire les mêmes choses faites par son frère député du coin, et de surcroît du même parti RPT.

          Pourquoi un tel empressement et regain d’attention vis-à-vis de la Kara ? Au moment où les fils à Papa par leurs querelles intestines et puériles donnent tout à Kara, certains hôpitaux du Togo n’ont même pas d’aspirine.

          Voilà où peuvent amener l’insouciance, le manque criard de vision et la volonté affichée des enfants Eyadema à faire du Togo, l’héritage  et la propriété privée de leur défunt père. N’empêche ! Si cette guéguerre peut être l’occasion de mieux équiper les hôpitaux de Kara, tant mieux. Ce n’est que la santé de nos compatriotes du Nord qui s’en sortirait mieux.


Célébration de la fête du 1er mai : Les vérités des travailleurs togolais à Faure Gnassingbé

« Le soleil centenaire du 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs, s’est levé, cette année encore, sur les conditions de vie des masses laborieuses de notre pays et, force est de le constater, le paysage qu’il éclaire n’est guère réjouissant : les travailleurs et les travailleuses du Togo ne sont pas au bout de leurs peines... ». C’est par cette phrase que les syndicats des travailleurs du Togo ont donné le ton à la présentation de leur cahier de doléances au gouvernement. C’était à l’occasion de la fête du 1er mai. Les manifestations marquant cette journée ont eu lieu vendredi dernier sur l’Esplanade du Palais des Congrès de Lomé en présence  du chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, du Premier ministre Gilbert Houngbo, des membres du Gouvernement, des députés à l’Assemblée nationale et des responsables des syndicats des travailleurs.

Les organisateurs de défense des intérêts matériels et moraux, individuels et collectifs des travailleurs ont saisi  cette occasion pour exposer leurs préoccupations au chef de l’Etat. « Il n’est pas de la coutume intrinsèque des travailleurs et des travailleuses de notre pays de se voiler, résolument et obstinément, la face pour nier, en l’occurrence, les efforts que le gouvernement déploie pour tenter d’améliorer le quotidien des Togolais, même s’ils jugent mitigés les résultats, et trop étirés dans le temps. Mais, nous en convenons tous, il reste beaucoup, les travailleurs traduiront : il reste trop à faire, la situation se dégrade, la vie chère poursuit ses ravages… », a déclaré le syndicaliste Gbikpi-Bénissan qui avait en charge la présentation du cahier de condoléances.

Les doléances formulées étaient résumées en 19 points. Il s’agit :

De la révision immédiate de la grille indiciaire.

Le relèvement du SMIG et du SMAG, à partir de l’étude effective du « panier de la ménagère ».

Le paiement des allocations familiales aux « Agents permanents ».

Le paiement des arriérés de salaires des travailleurs de l’ICAT, de l’ITRA et des enseignants auxiliaires concernés.

L’arrêt immédiat des licenciements, qui engendrent dans les familles des drames sans nom et condamnent des dizaines de milliers de citoyens togolais à la pire des précarités et à la déchéance ; le redéploiement des travailleurs déjà victimes de licenciements.

La résolution diligente des problèmes liés à la fermeture des sociétés d’Etat en cessation d’activités et le paiement de leurs droits aux travailleurs, conformément à l’engagement n° 118 du Protocole d’Accord du Dialogue social : OPAT, Hôtel de la Paix, Hôtel du 2 Février, Togopharma, Togotex, SNI etc.

Le paiement des arriérés d’allocations de départ à la retraite aux ayants droit et la reprise générale du paiement desdites allocations, conformément aux dispositions des Etats-généraux de l’Administration publique (EGAP).

L’application effective aux travailleurs du secteur parapublic et aux travailleurs de l’Enseignement privé confessionnel catholique, des augmentations de salaires de 5 et 3% appliquées aux salaires dans le secteur public, respectivement en janvier 2007 et janvier 2008, et ce, en attendant les négociations collectives dans ces secteurs.

L’accélération du processus de décision relative à la prise en charge systématique des accouchements par césarienne pratiqués dans les hôpitaux publics.

L’accélération du processus de règlement des problèmes de la Caisse de retraites complémentaires des cadres (CRCC).

Le relèvement des pensions de retraite de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Le renforcement du contrôle effectif des prix et la baisse significative du prix des produits de 1ère nécessité comme mesures participant d’une politique de lutte contre la vie chère.

Le démarrage effectif des travaux de la commission mixte de réflexion sur la vie chère, présidée par son Excellence M. le premier ministre, dont un document émanant de la Primature et daté du 22 mai 2008, affirme qu’elle a été mise « en place le 05 mai 2008 ».

Le rétablissement en la forme du système de couverture santé des agents de l’Etat et l’annulation de la Note d’information du directeur du CHU-Tokoin, en date du 23 octobre 2008, exigeant le paiement immédiat de 50% du montant des frais hospitaliers.

La révision à la baisse du taux de dédouanement des véhicules privés.

L’élargissement aux locaux des centrales syndicales de travailleurs des lieux de tenue de l’évaluation formative des apprentis, en vue de la délivrance d’un quitus.

La résolution définitive du problème récurrent des délestages dans la fourniture de l’énergie électrique, alors que les factures de nombreux ménages sont en constante augmentation.

L’extension du réseau d’adduction d’eau, en vue de faire face à la poussée démographique et à l’insuffisance de la fourniture d’eau dans les quartiers de Lomé et de ses environs.

La prise de mesures appropriées pour faire cesser la concurrence déloyale, pratiquée couramment par des commerçants libanais, indopakistanais et autres, pratique qui expose les commerçants nationaux à la ruine et participe à la dépression de l’économie du pays.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, Nicoué Broohm qui avait pris la parole au nom du gouvernement n’a pas du tout comblé les attentes des travailleurs. Néanmoins, il a souligné que les préoccupations exprimées par les travailleurs feront l’objet « d’une étude approfondie et déboucheront certainement sur des concertations directes afin que des solutions adaptées y soient trouvées dans la mesure du possible ».

Olivier GLAKPE


Repression des militants de l’UFC le 27 avril dernier: Les violences électorales de 2010 annoncent leurs couleurs

Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a plusieurs fois dit publiquement qu’il n’y aura plus d’élections émaillées de violences au Togo. Ce qui est à l’origine du refrain « plus jamais ça » que certains membres du pouvoir ne cessent de chanter à chaque occasion. Et tout récemment, avec la fameuse affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat dans laquelle serait impliqué Kpatcha Gnassingbé, le Président de la République a de nouveau réaffirmé, à travers son message à la nation, son engagement à n’organiser que  des élections pacifiques au Togo. « Plus jamais, la politique ne doit faire couler du sang au Togo », a déclaré Faure Gnassingbé.

          Mais au-delà de cette rhétorique, les Togolais ont suffisamment d’arguments d’être sous la hantise d’une élection présidentielle « baptisée » d’un flot de sang humain en 2010. Car déjà entre ce que dit le chef de l’Etat et ce qui se voit sur le terrain, c’est le jour et la nuit. On n’en veut pour preuve que la scène de répression violente à laquelle se sont livrés le 27 avril dernier certains éléments des Forces de l’ordre vis-à-vis des militants de l’Union des Forces de Changement (UFC) qui ont choisi de célébrer le 49e anniversaire de l’indépendance du Togo à travers une marche pacifique qui devait aboutir à la plage face à l’hôtel de la Paix.

          Des coups de gaz lacrymogène dont avaient fait usage les forces de l’ordre ont fait des blessés parmi les militants de l’UFC et le sang commence déjà à couler à un an de l’élection présidentielle, pour une simple marche pacifique de l’opposition. Et de surcroît, cette scène se produit le jour même où les fils et filles de la nation togolaise sont supposés fêter dans la joie et dans  la convivialité l’indépendance du pays, surtout à une période où les Togolais  sont, nuit et jour, invités par Faure Gnassingbé et sa suite à se réconcilier et à se pardonner.

          Si aujourd’hui déjà une simple marche pacifique festive appelle une si violente répression à coups de gaz lacrymogène, il y a lieu de se demander ce que sera la réaction des gendarmes, policiers et même des militaires togolais face à une marche de protestation lorsque le régime RPT mettra, comme toujours, sa machine à  fraudes en marche pour truquer et voler la victoire lors de l’élection présidentielle de 2010.

Assou ADJIKPA


Affaire de tentative de coup d’Etat : Des détenus libérés racontent leur mésaventure : « Nous avons passé des moments vraiment pénibles. On a été maltraité et même torturé »

.Les organisations de Défense des Droits de l’Homme ont menti au peuple

 « Nous avons rencontré les détenus, ils se portent bien. Apparemment ils ne présentent aucune séquelle de maltraitance. Nous avons suggéré au ministre des Droits de l’Homme et son collègue de la Sécurité de faire continuer le suivi médical des détenus malades ou sur surveillance médicale avant leur interpellation et de veiller, en tout état de cause, à l’hygiène et à la salubrité de la literie et des lieux de détention ». Voilà ce qu’a déclaré le groupe d’associations de Défense des Droits de l’Homme (CNDH, LTDH, MTDLDH ) lors de la conférence de presse qu’il a organisé à l’Hôtel IBIS, une semaine après l’éclatement de l’affaire de tentative de coup d’Etat suivi de l’arrestation d’une vingtaine de personnes dont Kpatcha Gnassingbé.

Contrairement à toutes ces déclarations, des informations en provenance de sources proches de certains détenus libérés la semaine dernière indiquent que les responsables de ces associations qui se réclament des Défenseurs des Droits de l’Homme ont simplement et purement menti sur toute la ligne. Les détenus assurent n’avoir jamais reçu la visite des responsables de ces associations lors de leur interpellation. « Je vous assure qu’aucun détenu, du moins ceux que je connais, n’ont reçu une quelconque visite des associations des Droits de l’Homme. Ils vous ont menti. J’étais étonné de lire ces choses dans vos journaux », a déclaré un détenu libéré la semaine dernière.

D’autre part, la même personne indiquent qu’ils ont été gardés dans des conditions vraiment difficiles. « J’avoue que nous avons passé des moments vraiment pénibles. Nous avons été maltraités et même torturés. Ils nous ont gardé dans l’obscurité totale sans la moindre lumière et il était difficile de distinguer le jour de la nuit.  Tout ce que je sais, c’est que nous avons été gardé  sur une maison à étage. La chaleur qui y faisait était insupportable. Parfois on passe plus de trois jours sans rien mettre sous la dent. Et le jour où on nous sert à manger, c’est dans l’obscurité qu’on le fait. On ne sait même pas ce qu’on nous donne à manger ou à boire. Ce qui fait que j’ai peur pour ma vie », a-t-il déclaré avant de poursuivre : « Ils nous ont libéré parce qu’ils se sont rendus compte qu’on en est pour rien. En tout cas, la main sur la conscience, moi je vous dis que je ne me reproche rien. Je doute même de l’existence de ce coup d’Etat ».

C’est dommage que le pouvoir puisse permettre que les prisonniers soient maltraités jusqu’à ce point. Cela montre d’ailleurs que rien n’a changé au Togo sous «  l’esprit nouveau ». Et le plus choquant est le comportement des associations des Droits de l’Homme qui au lieu de défendre les droits des citoyens s’illustrent négativement. Les Togolais ont  encore beaucoup à faire pour retrouver le chemin de la démocratie.

Olivier GLAKPE


Arrestation de Kpatcka : Le clan Gnassingbé à la croisée des chemins

Le pouvoir a toujours donné l’impression d’être uni jusqu’à la moelle et de ne pouvoir être ébranlé par des évènements, comme une « catastrophe nationale». On se rappelle Faure et Kpatcha unis comme les doigts de la main pour capter le pouvoir. Mais cette époque n’est aujourd’hui qu’un lointain souvenir. C’est la survie même du clan qui est éprouvée par cette fameuse affaire Kpatcha.

L’illusion de la sérénité

          Il n’a pas fallu longtemps pour le clan au pouvoir pour réagir. Le Bureau politique du Rassemblement du Peuple Togolais est monté au créneau le samedi 18 avril, six (06) jours après le début des hostilités marquées par l’assaut militaire au domicile du député, pour condamner à demi-teinte les faits reprochés au demi-frère du chef de l’Etat et apporter le soutien du parti à ce dernier. Les militants et l’Armée lui emboîteront le pas et réaffirment leur fidélité  au président du parti et chef suprême des Armées. Les populations sont mises à contribution pour donner l’air que le clan n’est en rien ébranlé mais reste uni derrière Faure Gnassingbé. Les marches de soutien sont ressuscitées pour ce faire.

          Cet effort du clan pour donner l’illusion de la sérénité a été aussi manifeste lors du défilé militaire et civil marquant le 49e anniversaire de la fête de l’indépendance. Faure Gnassingbé s’est plié en quatre pour se faire entourer d’une brochette de frères et sœurs Gnassingbé. Une façon pour lui de clouer le bec à ses détracteurs qui pensent que la famille est divisée. Comme si elle ne l’était pas. Les « pugilistes »  Pascal Bodjona et son collègue Issifou Okoulou-Kantchanti étaient vu sur les écrans en grand palabre lors du défilé, comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde. Cette sérénité n’est qu’apparente et ne saurait traduire la situation délicate que traverse le clan Gnassingbé.

A la croisée des chemins

Le clan joue son avenir dans cette affaire Kpatcha. C’est une véritable équation qui se pose à lui. A-t-il la justice ? Pas du tout ! Cela explique d’ailleurs que le RPT qui s’est toujours fait passer pour un parti discipliné n’ait pas encore prononcé son exclusion du  parti. Car c’est la punition idéale pour le délit reproché au député. Le parti ne saurait se hasarder sur cette piste car son déclin pourrait en résulter. Dans les déclarations de circonstance, si on affirme de manière ostentatoire son soutien au chef de l’Etat, on n’ose pas tirer à boulet rouge sur le député. Le Secrétaire Général du RPT a lâché le mot le samedi 25 avril dernier lors d’un meeting à Agoenyivé. M. Esso Solitoki a déclaré que malgré tout, le « pustchiste » Kpatcha Gnassingbé reste un membre de la famille, entendez du RPT. Assez étonnant quand on sait que le chef de l’Etat voit en son demi-frère un criminel. Mais c’est tout de même sage, quand on sait les conséquences éventuelles de toute exclusion du député que viendrait à prononcer le RPT. Cela scellerait la dislocation du parti, et partant, du clan. Car les militants qui ont de la sympathie  pour le député ne sont pas négligeables. Kpatcha a conquis leur cœur depuis les législatives d’octobre 2007. On dit la ville de Kara acquise à sa cause, raison pour laquelle la ville n’a pas inauguré le retour des  marches de soutien à Faure, comme c’était prévu dans les arcanes du pouvoir. Les sympathisants du député auraient pu manifester depuis s’ils n’en sont pas dissuadés.

          Aujourd’hui, des tractations de l’ombre eraient entreprises pour libérer le député incriminé. Les sources rapportent de plus en plus que le principe de sa libération est acquis mais que tout bute sur les conditionnalités.

          Des architectes seraient envoyés dans sa maison pour évaluer les dégâts subis lors de l’assaut et envisager les réparations. Le RPT n’a d’ailleurs pas le choix car il prendrait le risque de se mettre à dos les admirateurs de Kpatcha en le faisant juger et condamner. Et ils pourraient exprimer cette colère en 2010 à travers les urnes. Mais la libération d’un présumé putschiste pris en flagrant délit n’aurait-elle pas des revers ?

          Il faut avouer que le clan Gnassingbé est à la croisée des chemins car toute décision engage sa survie.

Le Correcteur


La Loupe du « Correcteur » Une impression de fête

          On n’a pas besoin d’instrument avant de savoir le degré d’insouciance et de moquerie dont les gouvernants togolais font montre à l’endroit de leurs citoyens. Cela relève d’une évidence et démontre, à plus d’un titre, que la misère est encore très loin de  son début de dénouement pour les pauvres Togolais. Ces pauvres travailleurs togolais qui ont choisi la voie du mensonge pour orchestrer des scènes de joie vendredi dernier afin de marquer la fête du 1er mai. Puisqu’il s’agit avant tout de la fête de tous les travailleurs du monde entier, et y déroger serait, pour  ces vaillants et courageux travailleurs Togolais, une dénégation  de leur attribut d’hommes actifs. En réalité, les travailleurs togolais n’ont pas célébré la fête du 1er  dans la joie sincère. Ils l’avaient juste simulée. Inutile de se demander encore, au vu du poids de la misère qui pèse sur les ménages, si les Togolais jouissent des fruits de leurs efforts et de leurs sacrifices quotidiens. Qui ne sait pas qu’être un travailleur au Togo signifie, abstraction faite de cette minorité assassine qui pompe éternellement les richesses de l’Etat, signer un pacte avec la misère et la précarité ? Mais aller jusqu’à ajouter à cette précarité des travailleurs togolais une moquerie caractérisée par un irrespect, frise beaucoup la volonté de nuisance grave, comparable à un crime à l’égard de pauvres gens qui ne demandent que le minimum vital.

          En attendant une rémunération descente de ses efforts, le respect dont a besoin le travailleur togolais n’est rien d’autre qu’une assurance, aussi flatteuse et aussi démagogique soit-elle, d’avoir de la part des gouvernants, une garantie de lendemains meilleurs quant à l’amélioration de ses conditions de vie.

          Cela pouvait passer par des promesses à travers un message à la nation. Un message rassurant et convainquant que les travailleurs ont attendu en vain. Et pourtant la période s’y prête très bien où le peuple togolais vient de célébrer le 49eme  anniversaire de son accession à la souveraineté internationale.

          Mais comme les gouvernants togolais ont fait de leur priorité la conservation du pouvoir, menacé aujourd’hui de déstabilisation,  il n’est pas étonnant de voir le chef de l’Etat centrer ses discours à la nation sur ce qui concerne la sécurité du fauteuil présidentiel. Qu’importe si les travailleurs togolais fêtent à contre cœur !

Assou ADJIKPA


Scandale au cours du séminaire de formation des arbitres togolais de football : Les diplômes de participation et une partie des tenues et matériels didactiques portés disparus

Dans le cadre de son programme « Gagner en Afrique avec l’Afrique », la FIFA a organisé à Lomé du 25 au 30 avril dernier en collaboration avec la Fédération Togolaise de Football, un séminaire de formation des arbitres et arbitres assistants de haut niveau. Pendant cinq (5) jours, des experts de la FIFA sous la direction du Gabonais Pierre Alain Mounguingui ont procédé à la remise à niveau des 26 participants à ce stage au cours duquel il a été constaté que les arbitres togolais ne sont pas bien suivis par les commissions spécialisées car selon un formateur, la plupart d’entre eux ont échoué sur les tests physiques, ce qui pourrait les disqualifier de la liste FIFA la saison prochaine s’ils ne prennent pas conscience de leurs manquements.

Mais le fait marquant de ce séminaire est la disparition d’une partie des tenues d’arbitres, offertes gratuitement par la FIFA. Il en est de même pour les diplômes de participation et autres matériels didactiques qui sont portés disparus. Les experts ont dû refaire sur place quelque chose pour sauver les meubles. Dans le rang des officiels de la FIFA, c’est l’indignation et la désolation, étant donné que selon eux, c’est la première fois que des matériels envoyés par la FIFA pour la formation des arbitres soient volés.

En effet, avant ce stage, la FIFA a envoyé un lot de matériels en date du 10 mars 2009 par vol AF848, N°AWB : 057-3120 4386.

Ce matériel composé des sifflets, des lois de jeu 2008-2009, des tenues d’arbitres, des blocs notes, des matériels didactiques comme des dépliants, des DVD pour l’interprétation des lois de jeu et d’analyses des incidents de matches entre autres, est une donation de la FIFA pour ledit séminaire et doit être distribué gratuitement aux participants. Mais il se fait que tout le stock a été bloqué au camp par le Colonel Président Rock Gnassingbé. A l’ouverture des travaux, aucun matériel didactique n’a été trouvé pour la formation. Selon nos informations, c’est sur insistance des experts que le Président Rock qui se trouvait en ce moment-là à Zurich a ordonné à l’un de ses proches en l’occurrence M. Paniah Gagnon d’apporter une partie du matériel du camp.

Cette situation montre une fois de plus le manque d’intérêt de Rock au football togolais qu’il continue de régenter comme une épicerie avec ses vieilles méthodes de confiscation et d’opacité.

Pour un scandale, c’en était un pour les participants et surtout les experts de la FIFA qui sont partis avec de mauvaises impressions sur le Bureau Exécutif de la FTF.

Kokou AGBEMEBIO


L’Alliance rend publique ses nouvelles structures et se prononce sur l’actualité politique

Les responsables de l’Alliance ont tenu vendredi un point de presse au siège du parti pour porter à la connaissance du public les nouvelles structures annoncées au cours du congrès des 20, 21 et 22 mars dernier. Selon le Secrétaire Général Assima Kpatcha, les reformes effectuées concernent la révision des textes juridiques du parti, la mise en place du Bureau politique, le renouvellement du comité exécutif, la mise en place des organes nationaux et des commissions permanentes. Pour les organisateurs, ces travaux et la mise sur pied de nouveaux principes permettront d’améliorer l’Administration du parti.

          Faut-il rappeler, le Bureau exécutif de l’Alliance dirigé par Dahuku Péré est composé de neuf (09) membres.  Quant au bureau du Comité politique, il se compose du président de l’Alliance, les membres du B.E, les présidents fédéraux, les personnalités désignées par le Président. L’autre précision apportée est que seul, le Président est élu et il choisit en toute responsabilité les membres de son équipe.

          Les responsables de l’Alliance ont profité de cette rencontre pour se prononcer sur l’actualité politique du pays. Ils ont évoqué la nécessité  d’une réconciliation vraie et sincère entre les Togolais avant 2010 au cours  de laquelle se tiendrait la présidentielle dont M. Péré et ses collaborateurs se prononceront sur une éventuelle participation lors d’une convention nationale dans les jours à venir.

          En ce qui concerne l’épineux problème de coup d’Etat dont Kpatcha Gnassingbé serait l’instigateur, le parti se montre très circonspect et attend la décision  de la justice pour se prononcer.

XAVIER NONO


Le 18ème anniversaire du CAR célébré à Lomé

Le Comite d Action pour le Renouveau (CAR) a fêté les 18 ans de son existence le jeudi 30 avril dernier à Lomé. C est la grande salle de conférence du Centre Togolais des Expositions et Foires (TOGO 2000) qui a offert son cadre à cette célébration. Plusieurs responsables du CAR étaient présents à cette journée placée sous le thème « Bilan des 18 ans des acquis démocratiques d’avril 1991 ».

Le leader charismatique et actuel membre d’honneur de ce parti, Me Yawovi Agboyibo était également présent à cette journée.

 Me Dodji Apévon, le président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), la troisième force politique au Togo a, au cours de cette journée, fait un bref résumé de l’actualité politique du Togo. Le dialogue au sein du CPDC, l’affaire Kpatcha Gnassingbe, les relations qu’entretient le CAR, avec les autres partis de l’opposition et le contentieux opposant les députés RPT à ceux de l’opposition à propos du code électoral sont, entre autres, les sujets sur lesquels il a axé son intervention.  Il a rassuré les uns et les autres que  l’opposition togolaise a toutes les chances de remporter l’élection présidentielle de 2010. « Je reste convaincu que l’opposition a toute les chances de remporter la victoire en 2010 », a-t-il déclaré en substance avant de poursuivre que  la victoire de l’opposition en 2010 passe nécessairement par « l’entente des forces démocratiques sur un candidat unique dont le principe et les contours ont été affirmés dans le communiqué signé conjointement en janvier par le CAR et l’Union des Forces de Changement (UFC) ».

Rappelons que L’UFC et le CAR ont décidé le 28 janvier de former une alliance pour ce scrutin présidentiel.

Réagissant sur l’affaire Kpatcha Gnassingbe,  Me Apévon a réitéré la position de son parti qui souhaiterait que « toute la lumière soit faite dans le respect des garanties prescrites en la matière ». « Le CAR voudrait rappeler à ce propos, que suivant les textes en vigueur, si en cas de flagrant délit, un député peut être arrêté et poursuivi sans levée préalable de son immunité, il ne peut en revanche être jugé que si, l’immunité est levée par l’Assemblée nationale », a-t-il souligné.  

D’autre part, cette journée commémorative des dix-huit années d’existence du CAR a été également marquée par l’intervention de Jean Kissi, Secrétaire national du parti qui a fait l’historique du déclenchement du processus démocratique au Togo.

          C’est donc dans une ambiance de gaieté et de satisfaction totale que les militants du CAR se sont séparés ce jeudi.

Olivier GLAKPE


Faure encourage la médiocrité et les provocations

          Le 49e anniversaire de l’indépendance du Togo commémoré le 27 avril dernier a encore offert aux Togolais l’habituel rituel de décoration de certains hommes et femmes par le pouvoir en place.

          Et comme toujours, il s’agissait pour les autorités togolaises de témoigner la reconnaissance du pays à ceux-là qui ont posé un acte méritoire au profit du Togo. C’est ainsi que plusieurs personnalités du monde politique et administratif tant du Togo que d’ailleurs ont été élevés soit au rang de Chevalier de l’ordre du Mono, soit d’Officier de l’ordre du Mono. Dans la foulée, les plus  onusiens des Togolais, c’est-à-dire Gilbert Bawara et Gilbert Houngbo, respectivement ministre de la Coopération et Premier ministre, ont été également élevés au rang d’Officier et de Commandeur de l’ordre du Mono.

          Pour une banalisation de ce cérémonial de  décoration, c’en était une, aux yeux de beaucoup de Togolais qui se demandent encore ce que ces deux hommes ont réellement fait de concret et de profitable pour les Togolais pour mériter cette distinction. Sans trop chercher à s’attarder sur le cas de Gilbert Bawara qui ne sait qu’exceller dans les propos orduriers envers les adversaires politiques du régime RPT, c’est surtout le cas du Premier ministre Gilbert Houngbo qui a beaucoup indigné plus d’un.

          Comment peut-on se permettre de décorer quelqu’un qui s’est montré incapable de tenir la promesse faite par lui de changer, en  six (6) mois, le vécu quotidien des pauvres Togolais par l’amélioration de leur condition de vie ? Qu’est- ce que Gilbert Houngbo a fait aux Togolais si ce ne sont ses promesses mensongères couplées de sa « théorie de  modernisation d’une ville tracée de routes de latérite » ?

 En tout cas, l’élévation de Gilbert Bawara et Gilbert Houngbo au rang d’Officier et de Commandeurs de l’ordre du Mono est une preuve palpable que Faure Gnassingbé est en train d’encourager la médiocrité. Une moquerie envers le peuple !


Pourquoi encore mobiliser des milices du RPT pour tronquer les émissions de RFI ?

          C’est une peine perdue que d’espérer voir un jour le régime RPT rompre avec ses mauvaises pratiques qui ont toujours contribué à ramener le pays en arrière. Chassez le naturel, il revient au galop.

          En effet, la célébration du 49e anniversaire de l’indépendance du Togo a été marquée par une multitude de manifestations parmi lesquelles l’enregistrement d’une série d’émissions de grande écoute de la Radio France Internationale (RFI) sur le campus de l’Université  de Lomé.  Certains accros du régime RPT ont encore trouvé l’occasion de tirer le drap de leur côté dans le but de  montrer aux yeux du monde que Faure Gnassingbé et son gouvernement sont en train de bien gérer le pays.

          La stratégie mise en œuvre est de faire écouter beaucoup de jeunes étudiants et activistes du RPT dans une salle amenagée pour la circonstance. Ces derniers ayant pour mission de monopoliser la parole pour gaver les animateurs de RFI de raisonnements allant dans le sens de la défense des positions du RPT. Heureusement que nos amis de RFI ont été plus intelligents et ont décidé de tourner leur émission en plein air, ce qui a mis à l’eau ce projet honteux, monté par un membre influent du régime RPT.

          Malgré tout cela, beaucoup d’observateurs ont affirmé avoir  constaté la présence de certains soldats habillés en civils dans la foule qui a assisté aux séances d’enregistrement des émissions de RFI. Quelle sale stratégie !


Les travailleurs togolais disent non à la COTEC

Tous ceux qui ont fait le déplacement du Palais des Congrès de Lomé dans la matinée du 1er mai dernier ont assisté à la scène. C’était à l’occasion de la célébration de la fête des travailleurs. Comme de coutume, les responsables de syndicats des travailleurs et le gouvernement se sont donné rendez-vous à ce lieu pour la présentation du cahier de doléances des travailleurs togolais.

C’était au syndicaliste Tètèvi Gbikpi-Bénissan que l’honneur était revenu de présenter les doléances. Mais lorsque ce dernier était arrivé sur le point qui concerne la révision à la baisse du taux de dédouanement des véhicules privés, le public a applaudi pendant longtemps obligeant le syndicaliste Tètèvi Gbikpi-Bénissan à observer une pause. C’était au nez et à la barbe de Faure Gnassingbé, Gilbert Houngbo et les membres du gouvernement. C’est la preuve que les Togolais condamnent à l’unanimité cette augmentation exacerbée du taux de dédouanement des véhicules d’occasion. Ce serait dans un pays normal qu’au lendemain de cette fête, le président prononcerait un discours pour mettre fin à la fameuse COTEC.

Malheureusement, on est au Togo et les dirigeants n’ont aucun respect pour les citoyens. Ils préfèrent prendre unilatéralement les décisions sans tenir compte de l’avis et surtout du niveau de vie des populations. Sinon comment comprendre que l’on puisse augmenter les taxes sur le dédouanement des voitures au même moment où la vie chère bat son plein. N’est-ce pas une manière d’empêcher les Togolais à rouler en voiture comme eux ? Et après, c’est pour dire qu’on veut empêcher la pollution. En tout cas, que Faure Gnassingbé et ses ministres sachent qu’ils auront besoin du peuple dans moins d’un an.


Quand Abass Bonfoh se ridiculise au Gabon

Les présidents des Assemblées parlementaires de la Francophonie se sont retrouvés à Libreville du 24 au 25 avril dernier pour réfléchir ensemble sur les effets de la crise financière et économique mondiale sur les économies africaines et voir les précautions à prendre. Le Président de l’assemblée nationale togolaise, Abass Bonfoh était également au rendez-vous.

Selon les journaux gabonais, les participants ont évoqué, entre autres, le sujet ayant trait au renforcement de la coopération entre les différents parlements de l’espace francophone. Mais curieusement, c’est un reportage absolument à part que notre confrère, la télévision togolaise a fait sur cet évènement. Ils ont centré l’élément sur l’affaire Kpatcha Gnassingbé comme si c’était le sujet central de la rencontre de Libreville. Ils n’ont pas hésité à faire intervenir le président de l’Assemblée nationale du Gabon Guy Ndoumba N’Gama qui en bon « bitosard », déclarait que «le président de l’Assemblée Nationale du Togo  nous a éclairé sur les récents évènements au Togo; nous nous sommes félicités de ce que les choses se soient déroulées conformément aux règles de droit. Nous souhaitons que le peuple togolais garde la sérénité et qu’il maintienne le cap des réformes qui ont été engagées depuis l’arrivée du président Faure au pouvoir ».

 On se demande ce que Abass Bonfoh est allé leur dire. Peut-on parler du respect des règles de droit quand on envoie nuitamment des militaires tirer sur la maison d’un élu du peuple ?

D’autre part, dans le même reportage, on a vu les présidents des Assemblées parlementaires de la Francophonie visiter certains lieux touristiques du Gabon. Curieusement Abass Bonfoh était le seul à porter un tricot sur lequel on remarque la photo du président de son pays. Est-ce à dire que le Président de l’Assemblée nationale togolaise n’a que ce tricot dans sa valise ? Où bien le fait-il pour montrer son affection à Faure Gnassingbé ? Lui seul pourra répondre à cette question. Mais avouons-le, il était super ridicule. 

Gilbert Bawara, un nostalgique du passé !

          Dans son message à la nation du 17 avril dernier à la suite du supposé coup d’Etat, Faure Gnassingbé avait traité les présumés comploteurs de « nostalgiques du passé ». Cette déclaration a fait rire aux éclats plus d’un  Togolais, étant donné que le chef de file des « putschistes » n’est autre que son frère consanguin  Kpatcha Gnassingbé. Tout le monde sait que le passé auquel fait allusion Faure est bien entendu celui de son défunt père Eyadema. C’est clair tout de même que le Président togolais reconnaisse devant le peuple entier que son père avait mal géré le pays. C’est sans doute Kpatcha et ses acolytes qui sont doigté de « nostalgiques du passé ». Mais l’attitude du ministre Gilbert Badjilembayéna Bawara le 25 avril dernier lors du meeting populaire du RPT à Agoè autorise loisiblement à  le classer parmi  ces « nostalgiques du passé ».

          En effet, l’un des nouveaux slogans du parti présidentiel est « Faure Gnassingbé, président ! ». Ainsi les différents intervenants notamment Pascal Bodjona, Solitoki Esso, Méimounatou Ibrahima entres autres se sont soumis au rituel. Mais lorsque vint le tour du très controversé Gilbert Bawara, le digne fils de Siou n’a pas hésité à ressusciter un vieux slogan : « Gnassingbé Eyadema toujours, au pouvoir ! » Accueilli par des huées, le tristement célèbre ministre de la Coopération a dû se rétracter.

          Et comme admis par les pschycanalistes, il n’y a pas  d’actes gratuits ; ce qui traduit largement la position de ceux qui pensent que même « l’ami » de Faure Gnassingbé est un nostalgique du passé. Et c’est bien triste.


Match Togo-Cameroun et l’affaire de 32 millions de dette: Zsports  ménace de saisir les tribunaux de la CAF et de la FIFA

. Kossivi Reinhardt doit parler

Dans le cadre de l’organisation du match Togo-Cameroun comptant pour la 1ère  journée du dernier tour des éliminatoires CAN-Mondial 2010 disputé le 28 mars dernier à  Accra, la Fédération Togolaise Football est revenue au pays avec une dette de 32  millions de FCFA. Pour l’organisation dudit match, en plus du Comité d’organisation composé de MM Daoune Boundjou et Henry Djagba, la FTF a coopté  Mme Foussena Djagba, Directrice de Zsport International. Et c’est justement envers cette agence que la dette  a été contractée par Rock Gnassingbé et ses collaborateurs. Jusqu’à ce jour, la FTF rechigne à payer cette dette et l’affaire risque d’être houleuse si aucune disposition n’est prise.

          Selon M. Malick Nibombé, l’un des responsables de Zsport, « tous nos interlocuteurs sont injoignables en l’occurrence le président Rock. Personne ne nous dit rien jusqu’à présent. Mais étant donné que nous disposons d’un mandat en bonne et due forme de la part de la Fédération pour l’organisation du match, nous allons bientôt saisir  la CAF et la FIFA pour que les fonds nous soient payés ». A la lumière de cette déclaration, on est en droit de se demander jusqu’où ira ce bras de fer engagé entre la FTF et Zsport.

          Le comble dans cette histoire, c’est que c’est le nom du Togo qui est toujours écorné  par les incongruités de Rock Gnassingbé et ses sicaires. Sinon comment comprendre que pour l’organisation de ce match, l’Etat ait débloqué  70 millions F CFA et qu’aucun rapport n’ait été présenté et par-dessus tout, le  Togo traîne une ardoise d’impayés ? Surtout qu’avant Rock, le Togo a eu à jouer d’autres matches à Accra sans problèmes majeurs ?

          Si Rock n’a pas érigé l’opacité en système de gestion du football togolais et ne cherche pas à  écarter les  membres influents de son Bureau pour s’accaparer de tout, on n’en sera là aujourd’hui. Dans ce bureau  de la FTF, certains membres comme Boukpessi Essoyaba et Gabriel Améyi ont construit plusieurs hôtels dans la capitale ghanéenne et étaient à même de sauver les meubles si Rock jouait franc jeu.

          C’est bien dommage que Rock revienne à la tête du football togolais avec cette propension à ternir l’image du pays tant  à l’intérieur qu’à l’extérieur dans sa folle et morbide envie d’argent.

          Le plus surprenant, est le silence sépulcral du Secrétaire Général Kossivi Reinhardt qui a signé le mandat en date du 13 mars 2009, confiant l’organisation du match à Zsport International (mandat ci-contre). Un mandat dont certains membres du B.E ignorent l’existence. En clair, ils n’ont jamais été mis au courant d’une telle décision, en témoigne la réaction de M. Daoune Boundjou, Président du comité d’organisation qui dit être surpris de  découvrir un comité  parallèle une fois arrivé à Accra. Pour  cela , Kossivi Reinhardt doit parler pour situer les uns et les autres.

          Il est important que Rock et Reinhardt cessent de  diriger la Fédération au gré de leurs humeurs et intérêts. Dans tous les cas, qui paie ses dettes s’enrichie ; donc Rock n’a d’autres choix que de payer les dettes afin de mettre fin à la série d’infamies et d’anathèmes sur le Togo.

Kokou AGBEMEBIO


Affaire de tentative de corruption d’arbitres : Un an après la décision du TAS, la CAF n’a toujours pas payé les dommages à Tata Avlessi

. Au Togo, Faure Gnassingbé récompense les comploteurs

Il nous souvient que lors de la CAN des cadets disputée  au Togo en mars 2007, est née une affaire de tentative de corruption d’arbitres dans laquelle la Confédération Africaine de Football a suspendu à vie M. Tata Avlessi, le président de la Fédération Togolaise de Football d’alors.

          Le président Avlessi avait plaidé non coupable et fait appel au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui l’a blanchi. Dans la sentence arbitrale en date du 11 mars 2008, le président de la Formation du TAS, Raymond Ranjeva avait condamné la CAF à verser à titre de dommage 20.000 CHF (vingt mille francs suisse), environ 8 millions de FCFA à M. Tata Avlessi.

          Paradoxalement, plus d’un an après cette décision du TAS, la CAF de Issa Hayatou, n’a toujours pas payé M. Avlessi. Selon nos informations, Issa Hayatou et ses hommes, toute honte bue dans ce vaste complot mal habillé, n’ont pas jugé utile de rentrer en contact avec celui qu’ils ont injustement accusé de corruption.

          C’est inconcevable qu’une institution comme la CAF continue de se discréditer davantage dans ce dossier qui avait fait le tour du monde et ouvert les yeux des gens sur le vrai visage de l’instance du football africain.

          On ignore pour le moment la position de M. Tata Avlessi sur le sujet. Toujours est-il qu’on pourrait s’attendre à d’éventuels rebondissements si rien n’est fait.

. Au Togo, Faure Gnassingbé récompense les comploteurs

          Il se dit que Tata Avlessi a dépensé des centaines de millions pour éviter que l’image du Togo ne soit ternie dans cette affaire montée de  toute  pièce par des Togolais eux-mêmes. Au moment où on attend que ces suppôts nationaux soient démasqués et traduits devant la Justice pour avoir jeté du discrédit sur tout le pays, Faure Gnassingbé, sans vergogne, récompense plutôt ces individus indélicats. On a pour preuve que la promotion des sulfureux magistrats Espoir Assogbavi, et surtout Attivi-Cessi qui avait fait une déclaration sur l’honneur selon laquelle, c’est lui qui a servi d’intermédiaire pour corrompre l’arbitre gambien Pa Abdou Saar. Comment un juge qui déclare avoir corrompu soit maintenu en fonction jusqu’à être promu ?

 C’est révoltant d’assister à de pareils événements dans un pays où Faure Gnassingbé ne cesse de tympaniser les Togolais de réconciliation. Ces agissements ne sont pas de nature à réconcilier les Togolais entre eux. Au contraire, Faure continue de semer la division au sein de la population à travers ses décisions impopulaires.

          Si on peut se féliciter que l’avocat principal de Tata Avlessi dans cette affaire Me Alexis Aquéreburu ait été décoré par le président Faure Gnassingbé, la promotion de Attivi Cessi défie toute morale.  Si à cause de ce magistrat, tout le football togolais a été mis à genou pendant deux ans, cela doit donner à réfléchir à nos gouvernants. Et si tous les magistrats togolais se comportaient comme Attivi Cessi ?

          Si c’est comme cela la modernisation de la justice, on se demande de quoi se plaint Faure Gnassingbé des « nostalgiques du passé » étant donné qu’il se révèle le promoteur de l’impunité au Togo.  

Xavier Nono

Le Correcteur N° 61 du 28 avril 2009
Entrave à l’équité du genre : Quand le sexe devient un handicap pour l’émancipation des femmes

Ils sont nombreux les organismes et associations qui travaillent d’arrache-pied sur la problématique de l’équité du genre qui consiste à assurer les mêmes chances de promotion sociale tant chez les hommes que chez les femmes. C’est un sujet brûlant d’actualité sur lequel les femmes ne transigent  pas du tout et proclament à tout vent leur émancipation.

          Même si la question d’égalité Homme-Femme a encore du chemin à  faire, on note néanmoins d’avancées aussi minimes que soit-il avec la responsabilisation des femmes à des hautes fonctions. Mais il se fait que suivant une enquête que nous avions menée, le sexe devienne un sérieux  handicap pour l’aboutissement de cette lutte. Plusieurs femmes rencontrées confient qu’à cause de leur féminité, certains hommes exigent d’elles des rapports sexuels avant tout apport à leur épanouissement.

          Reçue sur le plateau de la Télévision  Espoir de Tsévié le 03 avril dernier dans l’émission « Tribune Citoyenne », l’artiste togolaise du Gospel, Reine a déclaré que la réussite des femmes en général et celle des femmes artistes de la chanson dépend en grande partie des hommes. Lorsqu’il lui a   été demandé les difficultés rencontrées dans sa carrière en tant que femme, Reine a répondu sans  détours. « Lorsque vous sollicitez l’apport des sociétés de la place comme sponsor certains hommes vous disent oui mais à condition que … Vous comprenez. Mais moi en tant que chrétienne et de surcroît mariée, je ne peux pas me prêter à ce jeu. Ma foi chrétienne l’interdit formellement. C’est comme ça que ces sponsors vous ferment la porte au nez. Je demande à ces hommes de changer de mentalité », a-t-elle conclu.

          Une autre femme, haut cadre du pays qui a  préféré garder l’anonymat a raconté qu’ « avant d’être là où je suis aujourd’hui, cela n’a pas été facile. Lorsque je cherchais du boulot après mes études, partout où j’ai déposé mes dossiers, les responsables et parfois mêmes les intermédiaires demandent à coucher avec moi avant toute chose. Ce que je n’acceptais pas de par mon éducation. Mais une fois, il y a un Directeur de société qui a accepté m’embaucher comme Secrétaire mais quelques mois après il a voulu sortir avec moi. Je lui ai fait savoir que j’ai un fiancé et vous savez la semaine suivante, il m’a licenciée. Je ne vous apprends rien en vous disant que j’ai dû me plier à ces exigences ailleurs avant d’être ce que vous voyez aujourd’hui. »

          Christine rencontrée dans un cabinet de la place avoue les yeux en sanglots « J’ai dû sacrifier mon sexe pour que cessent  mes ennuis. Tous veulent que je sois leur amant. Je vous dis qu’aujourd’hui je ne suis pas mariée. » Plus loin  Christine ajoute « la plupart des femmes occupant les hautes fonctions sont dans le cas. Au  départ, certains se marient et divorcent après. Je sais ce que je vous dit, la plupart de ces femmes sont célibataires endurcies. »

          Ces déclarations montrent à suffisance la gravité du phénomène et constitue un véritable frein à l’émancipation de nos sœurs togolaises. Pour la plupart, elles préfèrent se retrouver dans l’informel où elles créent leurs propres initiatives pour se libérer des pulsions incontrôlées de certains hommes.

          Là encore, toutes ne réussissent pas. Tôt au tard, elles sont bien obligées de faire l’amère expérience de la recherche d’emplois et ses dégâts collatéraux. Il apparaît clairement que la problématique de l’équité du genre doit se poser autrement et il urge qu’une sensibilisation ardue soit menée pour assurer la reconversion des mentalités de ces hommes qui trouvent en toute femme à leur service un nectar à sucer. L’équilibre de la société en dépend.

XAVIER NONO


Tentative de coup d’Etat ou hâblerie de mauvais goût ? Faure Gnassingbé envoie des architectes réparer la maison de Kpatcha Gnassingbé

« On a voulu me tuer » ! Voilà ce qu’a déclaré l’ancien ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbé après l’assaut que le Colonel Kadanga et une cinquantaine d’éléments de la Force d’Intervention Rapide (FIR) ont lancé contre son domicile dans la nuit du dimanche 12 avril au lundi 13 avril 2009. Cette attaque a fait selon les témoins, deux victimes et de nombreux dégâts matériels. La maison du député de Kara a été sérieusement touchée par les balles des armes d’assaut que le Colonel, commandant de la FIR a déployées pour la circonstance.

La scène a surpris plus d’un Togolais. Ils se sont interrogés sur ce qui a pu motiver un commandant d’une unité d’élite comme la FIR à débarquer nuitamment chez un citoyen qui de surcroît est un député, jouissant de l’immunité parlementaire.

Le chef d’Etat-Major et le Colonel Kadanga doivent s’expliquer

Le procureur de la République a tenté certaines justifications forcées lors de la conférence de presse du 16 avril qui n’ont pas trop convaincu.

Selon lui, ce sont « les gendarmes qui étaient en mission et ils ont été surpris par des tirs. Il y avait la FIR qui faisait la patrouille au stade de Kégué. Donc, leur patron a envoyé d’aller voir d’où venaient les tirs. Ils avaient constaté que c’est sur la Gendarmerie qu’on tirait. Automatiquement, ils ont demandé un renfort au niveau de leur camp parce qu’ils ne comprenaient pas ce qui se passait ». N’est-ce pas curieux ça ?

Si on ne comprend pas ce qui se passe et on sait que les tirs venaient de la maison d’un élu du peuple qui est de surcroît un ancien ministre de la Défense et frère du chef de l’Etat, est-ce qu’on tire sur ladite maison  ou bien on cherche à comprendre ? En plus, comment explique t-on la présence du Commandant de la FIR à cet endroit. Faisait-il également la patrouille au stade de Kégué ?

En tout cas, selon les experts en la matière, l’argument du procureur ne tient pas debout car si les éléments de la gendarmerie affectés pour la mission sont en difficulté, ils doivent faire appel à une unité spécialisée dans ce genre d’action notamment, l’Unité Spéciale d’Intervention de la Gendarmerie (USIG) ou au pire des cas à la Compagnie Guépard du Régiment Commando de la Garde Présidentielle qui est à la disposition de chaque régiment, 24h/24.

C’est pour cette raison que le chef d’Etat-Major et le Colonel Félix Kadanga doivent s’expliquer. Car beaucoup pensent que la vraie raison qui motive cette descente nocturne dans la maison de Kpatcha est ailleurs.  

La femme du député arrêtée et relâchée 48 heures après

D’autre part, 72 heures après cette attaque, Kpatcha Gnassingbé a été arrêté à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique où il tentait de se réfugier afin d’échapper aux poursuites pour atteinte à la sûreté de l’Etat, rébellion, groupement de malfaiteurs et violence.

C’est en tout cas l’argument de flagrant délit qu’on brandit pour justifier cette attaque qui viole les lois en vigueur et contourner l’immunité parlementaire dont bénéficie le député. Dans la foulée, plusieurs personnes ont été interpellées. On compte aujourd’hui une vingtaine. Même la femme de l’ancien ministre de la Défense a été arrêtée la semaine dernière et relâchée quarante huit heures après. Le député lui-même aurait été écouté deux fois déjà par le juge Koffi Ernest Bignang qui a en charge le dossier.

Faure Gnassingbé envoie des architectes réparer la maison de Kpatcha Gnassingbé

L’affaire était à ce niveau quand curieusement on apprend qu’en fin de semaine dernière le chef de l’Etat a envoyé l’un de ses proches dont nous taisons le nom et un architecte dans la maison de Kpatcha pour évaluer les dégâts causés par les balles en vue de sa réparation. Les proches du député qui sont sur place auraient refusé que la tâche soit confiée à l’architecte affecté par Faure. C’est finalement l’architecte du député qui aurait fait l’évaluation et le dossier serait déjà parvenu au chef de l’Etat.

Cette décision du Président de la République suscite déjà des inquiétudes. Au nom de quoi doit-on chercher à réparer la maison de quelqu’un qui est inculpé pour atteinte à la sûreté de l’Etat, rébellion, groupement de malfaiteurs et violence ? Le chef de l’Etat se reproche-t-il déjà quelque chose ? 

Kpatcha Gnassingbé bientôt libéré

Cette prise de position du chef de l’Etat renforce les rumeurs selon lesquelles Faure serait actuellement sous forte pression. On parle du Guide de la Révolution libyenne qui aurait condamné l’inculpation de Kpatcha Gnassingbé et demandé que Faure le libère le plus tôt possible. Même son de cloche du côté de Kara. On apprend que sur convocation du  conseil des sages de Pya, Faure y aurait passé deux jours. Là aussi, il lui aurait été recommandé de libérer son frère. Toutes ces personnes manquent de preuves tangibles pour croire à la tentative de coup d’Etat dont le député serait le commanditaire.

On va inévitablement vers la suspension du procès contre Kpatcha Gnassingbé et sa libération pure et simple.

Olivier GLAKPE


La Loupe du « Correcteur » Sommes-nous indépendants ?

          C’est toujours très beau de voir les Togolais chanter, danser et dandiner le 27 avril de chaque année, peu importe la manière. Rien d’anormal, puisqu’il s’agit d’une journée mémorable dans l’histoire du Togo qui a accédé à la souveraineté internationale le 27 avril 1960. On parlait alors pour la première fois d’un Etat togolais, du Togo indépendant.

          Quoi de plus joyeux, de plus fier que de célébrer l’anniversaire  marquant la libération d’un pays du joug colonial ? Une libération obtenue dans la douleur et au prix de durs labeurs et sacrifices.

          Mais 49 ans après la proclamation de cette indépendance par le tout premier Président du Togo, Sylvanus Olympio, la question est  de savoir si les Togolais sont vraiment indépendants. Les éléments de preuve ? Les Togolais en ont à revendre.

Le régime RPT au pouvoir depuis des décennies n’arrive pas à convaincre les citoyens togolais quant à la garantie de leur mieux-être. Des contestations tacites, nous sommes alors arrivés à l’étape des critiques et remontrances ouvertes qui font désormais peser sur les institutions de l’Etat, des sérieuses menaces de déstabilisation. Et ceux qui en ont les moyens ont déjà montré aux yeux du monde leur intention de renverser le régime à travers une tentative de coup d’Etat qui s’est révélée infructueuse.

          A-t-on encore besoin d’autres arguments pour démontrer le refus du peuple togolais d’être gouverné par un régime qui donne l’impression d’avoir confisqué son autonomie, arrachée de hautes luttes ?

          Ce qui est sûr, c’est que les Togolais n’ont pas le sentiment d’être indépendants. Et il ne peut en être autrement lorsque les richesses de l’Etat sont confisquées par une  minorité ou un clan, faisant de plus de 60% de  la population, des abonnés d’une pitoyable pauvreté.

          La notion d’indépendance ne se limite pas seulement à l’acquisition du statut d’un Etat reconnu par les institutions internationales. Il s’agit d’un ensemble qui confère aux citoyens le sentiment d’être des hommes autonomes. On ne peut pas alors parler d’une réelle indépendance lorsque les Togolais ne sont pas autorisés à choisir librement ceux qui sont appelés à les gouverner  ou à jouir des avantages et prérogatives des lois qu’ils se sont données.

          Aujourd’hui, la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 n’est qu’un résidu de textes de lois reflétant le désir et la volonté du régime RPT de se pérenniser au pouvoir. Et dans cette perspective le RPT a déjà mis en branle sa machine à fraudes et les manœuvres sont déjà en cours pour que les résultats de l’élection présidentielle de 2010 soient en sa faveur.

          Quelle indépendance ? Au-delà de toutes les manifestations organisées par-ci et par-là pour marquer le 49e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, il importe alors que les Togolais repensent autrement leur indépendance. Et le point de départ serait une prise de conscience au niveau des gouvernants. Il en va de l’intérêt du peuple togolais qui depuis un certain moment, montre aux  yeux du monde et de la communauté internationale, l’image négative de la célébration d’une fête nationale à double vitesse.

Assou ADJIKPA


La Loupe du « Correcteur »

Sommes-nous indépendants ?

          C’est toujours très beau de voir les Togolais chanter, danser et dandiner le 27 avril de chaque année, peu importe la manière. Rien d’anormal, puisqu’il s’agit d’une journée mémorable dans l’histoire du Togo qui a accédé à la souveraineté internationale le 27 avril 1960. On parlait alors pour la première fois d’un Etat togolais, du Togo indépendant.

          Quoi de plus joyeux, de plus fier que de célébrer l’anniversaire  marquant la libération d’un pays du joug colonial ? Une libération obtenue dans la douleur et au prix de durs labeurs et sacrifices.

          Mais 49 ans après la proclamation de cette indépendance par le tout premier Président du Togo, Sylvanus Olympio, la question est  de savoir si les Togolais sont vraiment indépendants. Les éléments de preuve ? Les Togolais en ont à revendre.

Le régime RPT au pouvoir depuis des décennies n’arrive pas à convaincre les citoyens togolais quant à la garantie de leur mieux-être. Des contestations tacites, nous sommes alors arrivés à l’étape des critiques et remontrances ouvertes qui font désormais peser sur les institutions de l’Etat, des sérieuses menaces de déstabilisation. Et ceux qui en ont les moyens ont déjà montré aux yeux du monde leur intention de renverser le régime à travers une tentative de coup d’Etat qui s’est révélée infructueuse.

          A-t-on encore besoin d’autres arguments pour démontrer le refus du peuple togolais d’être gouverné par un régime qui donne l’impression d’avoir confisqué son autonomie, arrachée de hautes luttes ?

          Ce qui est sûr, c’est que les Togolais n’ont pas le sentiment d’être indépendants. Et il ne peut en être autrement lorsque les richesses de l’Etat sont confisquées par une  minorité ou un clan, faisant de plus de 60% de  la population, des abonnés d’une pitoyable pauvreté.

          La notion d’indépendance ne se limite pas seulement à l’acquisition du statut d’un Etat reconnu par les institutions internationales. Il s’agit d’un ensemble qui confère aux citoyens le sentiment d’être des hommes autonomes. On ne peut pas alors parler d’une réelle indépendance lorsque les Togolais ne sont pas autorisés à choisir librement ceux qui sont appelés à les gouverner  ou à jouir des avantages et prérogatives des lois qu’ils se sont données.

          Aujourd’hui, la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 n’est qu’un résidu de textes de lois reflétant le désir et la volonté du régime RPT de se pérenniser au pouvoir. Et dans cette perspective le RPT a déjà mis en branle sa machine à fraudes et les manœuvres sont déjà en cours pour que les résultats de l’élection présidentielle de 2010 soient en sa faveur.

          Quelle indépendance ? Au-delà de toutes les manifestations organisées par-ci et par-là pour marquer le 49e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, il importe alors que les Togolais repensent autrement leur indépendance. Et le point de départ serait une prise de conscience au niveau des gouvernants. Il en va de l’intérêt du peuple togolais qui depuis un certain moment, montre aux  yeux du monde et de la communauté internationale, l’image négative de la célébration d’une fête nationale à double vitesse.

Assou ADJIKPA


Célébration du 49eme anniversaire de la fête de l’indépendance Les manifestations de l’UFC réprimées à coup de gaz lacrymogène

L’UFC : « Nous avons gagné ceux qui ne veulent pas nous voir célébrer la fête nationale »

Le 49eme anniversaire de la fête de l’indépendance a été célébré hier sur toute l’étendue du territoire national. Plusieurs manifestations étaient au programme cette année. Conformément au programme établi par le gouvernement, elle a été marquée par un défilé militaire et civil dans toutes les préfectures et sous-préfectures du Togo. A Lomé, c’est le boulevard de la nouvelle Présidence qui a abrité l’évènement. Le chef de l’Etat a également profité de l’occasion pour décorer une vingtaine de personnalités juste avant le début de la parade militaire.

            L’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio était de son côté au cœur de l’évènement avec un programme différent de celui du gouvernement. Malgré la répression des forces de sécurité à coup de gaz lacrymogène, elle a respecté son programme.  

Le programme du gouvernement a été respecté

          Les manifestations ont commencé vendredi 24 avril avec une prière musulmane. Le dimanche, il y a eu une messe catholique et un culte protestant  auxquels plusieurs autorités ont pris part. Dans la soirée, le président de la République a  ranimé la flamme de l’indépendance. C’était en présence du Premier ministre Gilbert Houngbo et des membres du gouvernement.

Le lundi jour anniversaire, les festivités ont été essentiellement marquées par le défilé militaire et civil sur le boulevard de la nouvelle Présidence. Les mêmes manifestations se sont déroulées dans toutes les préfectures et sous-préfectures du Togo.

Les manifestations de l’UFC réprimées à coup de gaz lacrymogène

          Malgré les jets de gaz lacrymogène sur les militants au sortir du culte qui a été dit au Temple Méthodiste de Hanoukopé, la célébration de ce 49eme anniversaire de la fête de l’indépendance n’a pas échappé à l’Union des Forces de Changement (UFC).

Gilchrist Olympio et les siens ont réussi à défier les forces de sécurité pour se retrouver à la plage en face de l’hôtel de la Paix. Selon les témoignages, la répression des forces de sécurité visait à empêcher les militants de l’UFC d’effectuer la grande marche inscrit à son programme et qui devait avoir pour point de chute, le lieu du meeting. Les bousculades qui ont suivi les jets de gaz lacrymogène ont fait malheureusement plusieurs blessés. Malgré tout, le meeting a eu lieu.

« Cette grande mobilisation est la preuve que nous avons gagné ceux qui ne veulent pas nous voir célébrer la fête nationale », c’est par cette phrase que Jean-Pierre Fabre, Secrétaire Général de l’UFC a donné le ton au meeting. Il a ensuite présenté à l’assistance, la situation politique actuelle de notre pays.

Gilchrist Olympio qui a pris la parole après lui, a tout d’abord rendu un vibrant hommage aux artisans de la lutte pour l’indépendance avant d’appeler les différentes couches sociales de notre pays à la mobilisation et au rassemblement  en vue de la lutte pour l’instauration d’une réelle démocratie au Togo. « En ce jour mémorable, il est de notre devoir, de rendre un vibrant hommage aux artisans de cette lutte héroïque, à tous les compagnons et à tous les martyrs de l’indépendance de notre pays. Saluons leur mémoire et abreuvons-nous à la source de leur foi inébranlable, de leur courage exemplaire et de leurs sacrifices nobles et généreux. Aujourd’hui, plus encore qu’hier, c’est en synergie avec toutes les forces en lutte pour le progrès que nous réaliserons en 2010, le véritable changement auquel aspirent chaque Togolaise et chaque Togolais. Je voudrais, à cette occasion, appeler chacun de vous, à la mobilisation et au rassemblement », a-t-il déclaré. Il faut rappeler que le président national de l’UFC a terminé son intervention par ce message : « Peuple togolais, c’est encore par ta foi, ton courage et tes sacrifices, que le Togo sera libéré de la tyrannie et de la misère! »

Olivier GLAKPE


CHRONIQUE DE DANYITO  

DANYITO   et le COUP DU 13 AVRIL : Un vrai échec de la Réconciliation 

AO !

Le Togolais est devenu un clown à l’entraînement dans un cirque où il pense que seuls les chapiteaux sont les spectateurs.

AO !

Faure vient de taper sur un moustique assis sur ses testicules.

AO !

Le chiffre mythique des Gnassingbé : le  13 est dans l’oracle de cette famille qui vient d’être divisée à jamais.

DANYITO cherchait dans des précédentes chroniques le Chef de Famille des Gnansigbé en prévision de cette affaire de Boum de l’Etat mais en vain.

AO !

Les Togolais dans leur majorité ne croient pas que «  le fils de la Nation, l’esprit nouveau » pourrait subir cette sanction familiale.

Ce n’est pas la réalité ou non du coup d’Etat qui choque, mais comment quelqu’un qui nous martèle depuis 4ans que les Togolais doivent se réconcilier et oublier les erreurs du passé est INCAPABLE de réunir et réconcilier sa propre famille ?

AO !

ENOUDJO LOO !

Kpatcha qui a verrouillé le nord du pays et qui distribue des billets de banque aux affamés qui l’applaudissent comme étant le vrai fils du pays kabyè va t- il croiser les bras ?

Faure peut-il circuler librement à Pya si Kpatcha est en résidence surveillée ?

AO !

Que dit-on du Colonel Rock GNASSINGBE, chef du Groupement blindé qui sans aucune autorisation du Chef d’Etat-Major de l’armée et du Président de la République fusse-t-il son frère a sorti ses chars pour sauver quelqu’un qui « PREPARE UN COUP D’ETAT » ?

Rock sortirait-il ses chars si c’est DANYITO qui faisait le coup ?

AO !

L’armée togolaise doit changer et ses officiers supérieurs doivent prendre conscience que le Togo n’appartient pas aux Gnassingbé mais à nous tous et qu’ils mettent fin à cette pagaille organisée au sommet de l’Etat.

AO !

Comment des gens qui ont appris le métier des armes peuvent-ils se faire manipuler comme ça ?

Au point où les Togolais ne respectent plus la tenue militaire, policière etc.

Suivez bien :

Les policiers, gendarmes et autres racketteurs de militaires sont obligés de courir derrière les contrevenants au code de la route par exemple pour arrêter les motos ou monter brusquement dans les voitures.

Hhahhaha

 AO !

Je pose la question à TOULOH, un Zémidjan : pourquoi vous ne respectez plus les forces de l’ordre ?

Il me répond que ce sont les Forces du DESORDRE, ce pourquoi plus personne ne les considère.

AO !


Nicolas Lawson à propos de la Saga Faure- Kpatcha :

« Quelqu’un qui a échoué à  garder l’unité dans sa propre famille ne peut pas être le garant de l’unité nationale… »

Le président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR) a organisé mardi une conférence de presse au siège du parti à Kodjoviakopé autour des thèmes : indépendance nationale, unité de la nation et stabilité.

          Au sujet de l’indépendance nationale dont le Togo a célébré le 49eme anniversaire hier, le Président Nicolas Lawson a déclaré que le pays n’a jamais été indépendant pour la simple raison que les attributs de l’indépendance d’une nation sont la souveraineté monétaire et politique, le contrôle de la sécurité et de la défense… des idéaux qui n’ont jamais été effectifs au Togo et dans  l’ensemble des pays francophones. Pour assurer cette souveraineté monétaire, le PRR tout en étant pour le maintien du F CFA, demande que soit établie une certaine reforme notamment le traité de l’UEMOA, le contrôle « total » de la BCEAO par les Etats de l’Union, la conservation à la BCEAO des réserves nationales desdits Etats, la définition de la politique monétaire, financière et économique et le droit de la BCEAO à être le prêteur en dernier ressort. Ce n’est qu’à ce prix que le souhait d’avoir une monnaie commune dans la CEDEAO sera réalisable, a-t-il soutenu.

          Abordant la question de l’unité de la nation et de la stabilité, M. Lawson a déploré le fait qu’en plus des rivalités entre les familles Olympio et Gnassingbé qui ont longtemps fait du tort au peuple togolais, s’ajoute la « saga dramatique » entre Faure et Kpatcha Gnassingbé. Allusion faite au récent présumé coup d’Etat dont le demi-frère du Président de la République serait l’instigateur. Pour Nicolas Lawson « le pouvoir de Faure Gnassingbé est en pleine liquéfaction de pourriture. » Il déclare à brûle-pourpoint  « quelqu’un qui a échoué à garder l’unité dans sa propre famille ne peut pas être le garant de l’unité nationale ». Plus loin, le patron du PRR s’interroge sur la suite à donner à cette affaire familiale qui devient une affaire d’Etat. « Si son propre frère (Kpatcha), qui a été un grand artisan de la conquête du pouvoir par les violences et les fraudes de 2005 pour son accession au pouvoir, le désavoue et qu’il prétend qu’il s’apprêtait à le renverser, alors le Togo ne peut plus connaître la stabilité et le progrès tant que Faure sera au pouvoir. Par conséquent, pour le salut et la stabilité nationale, Faure doit irrévocablement quitter le pouvoir en 2010 ».

          Le PRR se dit tout de même ouvert à toutes les forces pour tourner les pages sombres du passé et ouvrir une nouvelle pour le changement et la stabilité politique.


XAVIER NONO

Il faut changer un peu de langage !

          Il est aujourd’hui temps d’interpeller à chaque instant, ces Togolais qui continuent de tenir des langages qui se révèlent en fin de compte préjudiciables à notre pays.

          En effet, on se souvient que durant le règne du Général défunt Gnassingbé Eyadema, il y avait une formule toute faite que les ministres et autres Directeurs de Sociétés utilisent pour se faire désirer ou apprécier par le Président de la République. Il s’agit des phrases du genre : « Grâce à la magnanimité du chef de l’Etat », « C’est grâce à la volonté du chef de l’Etat » ou « C’est sur instruction personnelle du chef de l’Etat… » Cette mauvaise pratique a eu pour conséquence négative de renforcer le Général Eyadema dans son autoritarisme et de ce fait, celui-ci se prenait pour le propriétaire de l’Etat togolais.

          Aujourd’hui, avec la montée au pouvoir de Faure Gnassingbé,  les mêmes habitudes continuent  à faire leur bonhomme de chemin. On n’en veut pour preuve que tout ce qui se dit autour de l’intégration des enseignants et des nouveaux agents dans la fonction publique. C’est ainsi qu’on entend dire que cela a été rendu possible «  sur instruction personnelle du chef de l’Etat ». Comme si Faure Gnassingbé a pris le pouvoir pour ne rien faire du tout. Le mal, c’est que cela contribue, comme au temps du père, a donner le courage au « Fils de la nation » à se comporter en « maître absolu » vis-à-vis des Togolais.

           Il importe alors que les abonnés de ces genres de comportements changent de langage. Il le faut vraiment parce que ce sont ces manières qui faisaient croire aussi aux fils du Général Eyadema que le pouvoir étatique  appartenait à leur père. Le résultat ? C’est à des scènes honteuses de tentative de coup d’Etat que l’on assiste entre les fils d’un même père. La raison étant que les ministres, les députés et autres sbires du régime RPT ont toujours agi pour leur faire comprendre que le pouvoir fait partie de l’héritage laissé par feu Eyadema. Des erreurs de ce genre sont à éviter.


C’est quoi encore cette histoire d’adressage des rues ?

          Depuis quelques temps maintenant, la municipalité de Lomé fait ventiler un communiqué invitant les populations à réserver un bon accueil à des agents qui vont bientôt circuler de rues en rues et de maisons en maisons dans le cadre de l’adressage des rues et maisons de la capitale togolaise. Et déjà, certains vont jusqu’à affirmer qu’il s’agit d’un projet qui permettra, à terme, de rendre la ville de Lomé plus moderne, comme si la modernisation d’une ville réside simplement dans l’adressage de ses rues et ses maisons.

          En voilà encore une preuve palpable  que les gouvernants togolais ne savent que trop faire du dilatoire et du pilotage à vue, refusant de regarder de face les vrais problèmes de développement qui se posent à eux. Entre nous, est-ce que la priorité des Togolais ou des habitants de Lomé est vraiment l’adressage des rues ou des maisons ?

          Au lieu de trouver des solutions réelles et durables aux problèmes de l’état de délabrement et de décrépitude avancée de ces infrastructures routières, on se permet de s’adonner à cette scène d’amusement qui consiste à numéroter et à renommer ces rues.

 Ce projet ressemble bien à du gaspillage. Il n’y a pas longtemps, les habitants de la capitale togolaise se sont levés un beau matin pour découvrir  sur des murs de leurs maisons et au niveau des angles de rues, des panonceaux portant des inscriptions telles que « Rue Kandona, Rue Djablé, Rue du Rameau… ».

          La question est de savoir à quoi ont servi alors ces adressages de rues pour qu’on veuille en organiser encore.

 En tout cas à y voir de près, on comprend très vite que le nouveau projet d’adressage des rues et des maisons de Lomé n’est rien d’autre qu’une nouvelle trouvaille pour se faire des sous. Et c’est dommage.


 Simulacre de Commission Vérité -Justice- Réconciliation

Ça fait plus d’un an que le gouvernement togolais a lancé les Consultations devant aboutir à la mise en place de la Commission Vérité -Justice- Réconciliation. Ainsi, selon les responsables du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme qui ont conduit cette opération, le peuple togolais s’est clairement exprimé en faveur de la mise en place de cette commission. Mais depuis lors, les autorités togolaises traînent les pas.

 Le président de la République a, entre-temps, entamé une série de rencontres avec les dignitaires religieux de notre pays en vue du choix du président de ladite commission. Mais son action n’a abouti à rien. Et la semaine dernière, le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo a pris le relais. Il a eu des rencontres avec d’autres personnalités telles que les membres de l’ordre national des Architectes du Togo, celui des Médecins et même avec les chefs traditionnels. Au sortir des audiences, les déclarations de chacune de ces associations ont été les mêmes : « Nous avons été reçus par son excellence monsieur le Premier ministre pour donner notre point de vue sur la mise en place de la Commission Vérité -Justice- Réconciliation. Nous lui avons dit que nous sommes disposés à accompagner le processus afin qu’on puisse mettre définitivement fin à la violence dans notre pays ».

On se demande finalement à quoi ont servi les consultations nationales qui se sont déroulées dans notre pays durant des mois et qui, selon les responsables du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme, ont touché toutes les couches sociales de notre pays. Le Premier ministre a-t-il besoin encore de faire une autre consultation? Personne ne les force. S’ils n’ont pas envie de mettre en place la commission, qu’ils le disent clairement. Mais un peu de respect au peuple ! Qu’ils arrêtent ces mises en scènes de mauvais goût ! D’ailleurs le chef de l’Etat ferait mieux de penser d’abord à réconcilier sa propre famille.


Silence, le RPT change de langage !

Les responsables du Rassemblement du Peuple Togolais ont animé un meeting populaire samedi dernier à Agoè. Selon Solitoki Esso, Secrétaire général du parti, c’était une initiative du Président de la République et président du RPT, Faure Gnassingbé qui voulait qu’on explique aux militants du RPT, les derniers évènements survenus dans notre pays, notamment l’affaire Kpatcha Gnassingbé.

Mais ce meeting, avouons-le, ne ressemble en rien à un meeting du grand RPT qu’on connaissait. Malgré qu’on ait mis à contribution les bus de l’Université de Lomé qui sont allés transporter des jeunes un peu partout dans les villages environnants de Lomé, la foule était maigre. Ce qui montre à suffisance à quel point l’affaire Kpatcha Gnassingbé a découragé certains militants du RPT.

Ce qui a le plus marqué au cours de cette rencontre, c’est le changement de ton du côté des responsables du RPT. Ils n’ont plus eu le courage de condamner Kpatcha comme ils l’ont fait peu après son arrestation. On a constaté que le ton a été adouci. Ils sont allés jusqu’à dire que Kpatcha Gnassingbé est membre de la famille RPT et membre du bureau politique et le restera. Et par conséquent, les uns et les autres ont le devoir de garder leur calme.

Se sont-ils peut-être rendus compte qu’ils ont fait des erreurs en le diabolisant au début ? En tout cas, eux seuls peuvent répondre à cette question. Mais quoi qu’on dise, cette affaire a fragilisé le RPT.


Faure Gnassingbé disqualifié pour parler de réconciliation ?

 Le processus Vérité, Justice et Réconciliation, prévu par l’Accord Politique Global signé le 20 août 2006, a du mal à être matérialisé et se fait attendre.

          Malgré la publication du rapport des Consultations nationales plusieurs mois après, la mise en place de la Commission devant plancher sur la délicate question de l’impunité n’est pas d’actualité, si ce n’est la rencontre de Gilbert Fossoun Houngbo avec les architectes, les chefs traditionnels entre autres le vendredi dernier. Laquelle rencontre sonne comme une manière pour le Premier ministre Houngbo de dissiper ses ennuis depuis le déclenchement de la saga des frères Gnassingbé, visiblement dépassé par les évènements.

          En réalité, ils sont moins nombreux, ces Togolais qui croient en ce processus au regard de sa lenteur chronique. La saga Faure-Kpatcha en cours réduit considérablement les chances d’aboutissement d’une telle initiative qui avait déjà du plomb dans l’aile. Comment un Président de la République qui n’est pas en mesure de régler les problèmes dans sa propre famille peut-il prétendre réconcilier ses concitoyens ? Ceux qui pensent que Faure est très mal placé pour parler de réconciliation lorsqu’au sein de sa famille, les  différends se règlent aux fusils d’assaut n’ont vu que trop juste. Cela est d’autant plus justifié quand par exemple des citoyens ont encore laissé leur vie dans l’assaut du domicile de Kpatcha les 12 et 13 avril derniers et que Faure Gnassingbé refuse d’en parler.

          Il apparaît de plus en plus clair qu’il faudra avant tout parler de réconciliation entre les Gnassingbé. Ce qui s’apparenterait à une gageure car les mauvaises langues n’hésitent pas à affirmer qu’entre Faure et Kpatcha le divorce est consommé. Ceci étant, il ne sert plus à rien d’engager des moyens dispendieux de l’Etat pour une Commission Vérité, Justice et Réconciliation dont les résultats sont connus à l’avance.

          En clair, le processus Vérité Justice et Réconciliation est un mort-né. De toutes les façons, il n’y a que Dieu seul qui peut sauver les Togolais.


Et revoilà le sulfureux duo Attivi Cessi et Espoir Assogbavi !

          Au Togo, il se dit que plus ça change, plus c’est pareil. Et la promotion des juges Attivi Cessi et Espoir Assogbavi le 22 avril dernier s’y inscrit parfaitement

          En effet, par décret pris en conseil des ministres du 22 avril 2009,  M. Attivi Cessi Atévi Céchivi, magistrat de 3eme grade, 6eme échelon, précédemment procureur près le Tribunal de 1ere classe de Lomé est nommé juge du siège au Tribunal de 1ère Instance de Lomé. Quant à Espoir Komlan Assogbavi, 2eme garde, 4eme échelon précédemment à la cour suprême, il est nommé conseiller à la chambre judiciaire de la cour suprême.

          Pour tout citoyen épris d’honneur et de dignité, la nomination de ces sulfureux magistrats porte  gravement atteinte à l’intelligence des Togolais au regard des rôles troubles qu’ils ont eu à jouer dans l’affaire de tentative de corruption d’arbitres dont on a chargé Tata Avlessi.

          Pour mémoire, c’est bien Attivi Cessi qui avait fait une déclaration sur l’honneur qu’il a servi d’intermédiaire pour corrompre un arbitre gambien. Cette affaire était à l’origine des deux années  de crise aiguë qui ont secoué le football togolais et les conséquences graves qui s’en sont suivies. Et dire que ce personnage  funeste suspendu à vie par la Confédération Africaine de Football dans cette affaire est toujours en fonction de juge au Togo jusqu’à être promu ! Cela ressort d’un pur  cynisme et d’une volonté manifeste de Faure Gnassingbé d’assurer la marche à reculons du pays.

          L’autre «fripouille» qui a servi de béquille au groupe d’imposteurs et de désordre au sein de l’ancien Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football élevé aussi à un grade supérieur frise simplement le ridicule. On se demande alors où se trouve la modernisation de la Justice.

Si c’est la promotion de la médiocrité, alors il y a péril en la demeure. Comment des magistrats qui, de par leurs actes, ont terni l’image du pays et qui sous d’autres cieux devraient être condamnés, peuvent-ils être « récompensés » trois mois après la mise en place d’un nouveau bureau de la FTF.

          De là, dire que Assogbavi et Attivi nommés le même jour étaient en mission pour nuire à un honnête citoyen, le pas est vite franchi. Il  suffit pour s’en convaincre, de se référer à la caution tacite du ministre de la Justice qui a délibérément refusé d’entendre l’inénarrable Attivi qui s’est réfugié par moment dans les toilettes dudit ministère.

          Dans tous les cas, on retiendra que Faure Gnassingbé préfère la compagnie des hommes aux sinistres réputations. Drôle de changement !


Réaménagement des Routes du grand marché

Les manœuvres menacent de quitter le chantier

Les travaux de réaménagement des rues du grand marché de Lomé connaissent de graves perturbations avec l’enchaînement de fortes pluies qui continuent de s’abattre sur la capitale togolaise ces derniers temps. D’où la montée des grincements des dents chez les revendeuses en activité à Assigamé. L’inquiétude de ces revendeuses tient du fait qu’avec la fréquence des précipitations, les travaux de réaménagement des rues prendraient beaucoup plus de temps que prévu. La conséquence ?

          Les revendeuses qui ont plié bagages en attendant la fin des travaux risquent de rester éternellement sans activité, d’où l’accumulation des dettes, quand on sait que la plupart de ces dames roulent sur  des fonds qu’elles ont empruntés auprès des structures de micro finance de la place. « Dès qu’ils ont commencé les travaux, nous avions dit que c’était fini pour nous. Et c’est ce qu’on est en train de voir maintenant. Sinon quelle assurance avons-nous sur la date exacte à laquelle les travaux vont prendre fin ? », pestait une revendeuse

          Le comble aujourd’hui, les manœuvres recrutés pour le réaménagement de ces rues commencent déjà à ruminer leur colère et pour cause. Ils protestent contre la manière dont ils sont rémunérés. « Au début, ils nous avaient dit que nous seront payés à 2000 F CFA à la fin de chaque journée de travail. Ce qui revient à 200 F l’heure de travail. Mais par la suite, on nous dit que nous seront  dorénavant payés à 125 l’heure et là aussi, on a du mal à nous payer régulièrement », nous a confié un manœuvre.

          Et comme on le redoutait,  ces manœuvres menacent déjà de bouder le travail. Et lorsqu’ils vont mettre leur menace à exécution,  ce sera alors le désarroi total pour les revendeuses du grand marché qui émettent déjà beaucoup d’inquiétudes devant l’allure que prennent les travaux.

Comment peut-on, aujourd’hui se permettre de recruter des jeunes et des pères de famille pour leur payer 125 F voir 100 F CFA par heure de travail ?

          Comment peut-on espérer de bons rendements ou un travail bien fait lorsque les manœuvres sont traités comme des esclaves sur le chantier ? Dans aucun pays de la sous-région, on n’assistera à une telle situation. On n’en veut pour preuve que le cas du Bénin voisin. Un Togolais qui a eu la chance d’être recruté parmi les manœuvres qui ont travaillé sur les chantiers de réaménagement des routes de Cotonou l’année dernière a confié à notre rédaction que « les manœuvres étaient payés à 3000 F CFA par jour », et qu’il y en a même « qui sont payés à 3500 F voir 4000 F par jour », a-t-il ajouté.

          Et dire que les gouvernants togolais se préoccupent vraiment du mieux être des populations, ce n’est que du bluff. C’est ça aussi les chantiers dont parle et se vante le Premier ministre Gilbert Houngbo.

Assou ADJIKPA


Voyages intempestifs du chef de l’Etat et affaire Kpatcha

Faure mis au régime forcé

          Depuis l’assaut au domicile du député, la vie nationale semble tourner au ralenti, rythmée par cette affaire à rebondissement. La vie politique est sérieusement affectée, le débat électoral occulté par cette affaire aux issues incertaines. On ignore quand les discussions vont  reprendre au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). L’économie togolaise n’est pas exemptée. Elle en prend un coup certain car cette affaire de coup d’Etat n’est pas une bonne publicité pour notre pays qui est dans une dynamique de séduction des bailleurs de fonds. Et c’est le premier ministre Gilbert Houngbo qui doit nourrir des regrets, lui qui  était entre-temps à Paris dans le cadre de la Journée Economique du Togo, pour appâter les investisseurs. Tous ces efforts tombent à l’eau, car le climat actuel n’est pas pour encourager les opérateurs économiques à venir investir.  Au sein de la population, c’est la psychose générale. De quoi demain sera fait, telle est l’inquiétude. Le sujet rythme les conversations dans la masse. Et aussi les habitudes à la présidence de la République.

          On connaît le chef de l’Etat très accroc des voyages et autres ripailles et villégiatures. Durant les quatre (04) années effectuées à la présidence, Faure Gnassingbé a démontré son savoir-faire, son goût à la chose. Il ne rate aucun sommet ou rencontre internationale. Même les rencontres qui n’ont pas grande importance. Réunion sous-régionale, sommet des chefs d’Etat africains, rencontre internationale sous l’égide des Nations Unies, l’homme est partout. Il lui arrive aussi de voyager discrètement.  Au  cours de l’année écoulée entre mai et juin le « Leader nouveau » s’est illustré par une absence prolongée du pays qui a défrayé la chronique.  C’était une série de voyages bloqués qui l’avait conduit à Rome, New York, Cotonou, Abuja, Charm El Cheik. La série aurait certainement continué par la Chine n’eut été les inondations de juillet-août. Pendant cette période, Faure Gnassingbé a passé plus de temps à l’extérieur qu’au pays. Ce réflexe  aux voyages intempestifs, le « Leader nouveau » doit l’avoir perdu depuis les évènements du 12 avril avril dernier.

          Il est peut-être trop tôt pour dire que depuis la découverte du complot d’atteinte à la sûreté de l’Etat (sic), de coup d’Etat visant à le renverser et mijoté par son demi-frère Kpatcha, Faure ne voyage plus. Car on n’en est qu’à deux semaines. Mais on parie que désormais, se déplacer à l’étranger poserait beaucoup de problèmes au chef de l’Etat. En tout cas il y réfléchirait plusieurs fois avant de s’engager. Ce serait une véritable énigme du sphinx pour lui et son entourage. La psychose est bien réelle, ce qui est de bonne guerre. Le complot déjoué était programmé se  dérouler pendant le  voyage de Faure en Chine qu’il devrait effectuer le dimanche 12 avril, en fait si l’on en croit à la version officielle. Des langues sont allées jusqu’à raconter que les putschistes prévoyaient d’abattre son avion dans le ciel lorsqu’il aura décollé de l’aéroport de Lomé. C’est d’ailleurs par miracle que le complot a été démasqué. C’aurait été les services de renseignements togolais seuls qu’on aurait chanté depuis ce dimanche le requiem pour Faure. Il a fallu  les services étrangers pour mettre la puce à l’oreille des autorités togolaises.

          Même si le présumé comploteur en chef, Kpatcha est coffré, la menace n’est pas pour autant écartée quand on sait que l’homme bénéficie de soutiens au sein de l’armée. Certains dignitaires sont mis aux  arrêts et d’autres ont pris la fuite. Et personne ne sait si une vengeance se mijote. Ce serait un risque énorme que prendrait Faure à s’envoler pour un autre pays. Les Togolais n’ont d’ailleurs pas à se plaindre que Faure soit   mis sous régime forcé et ait perdu ses réflexes de voyages intempestifs. Ils auront la chance, pour une des rares fois, d’avoir leur président au pays pour un bon bout de temps. Qui a dit que derrière un malheur ne se cache pas un bonheur ?

Le Correcteur


Division au sein du BE de la FTF

La FIFA saisit la Présidence de la République et met en garde contre une nouvelle crise

Au lendemain de la mise en place du  nouveau Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football, certains ont cru, à tort peut-être, que la lancinante crise devrait être conjuguée au passé. Mais au regard de la nature de la liste concoctée à la hussarde par Rock Gnassingbé, les incongruités et les intrigues  ont de beaux jours devant eux, au grand désarroi du public sportif.

          Ainsi depuis quelques temps, le B.E de la FTF ressemble fort à une poudrière avec d’un côté le président Rock Gnassingbé entouré de ses « fidèles », et Gabriel Ameyi, le 1er Vice-Président de l’autre avec certains membres considérés comme ses affidés. Sans le dire, la crise est réelle avec l’imprévisible Améyi qui boude toutes les réunions du B.E. Ainsi  ce qui se trame dans le secret des livings cossus et douillets des deux camps solidement constitués est à redouter.

          Selon nos informations, le comble serait atteint lors de la CAN des locaux disputée en février dernier en Côte d’Ivoire. A Abidjan, Rock n’aurait pas digéré le fait que les responsables de la CAF aient pu recevoir sur place une délégation conduite par le député Améyi pour discuter du football. Et cela, le Colonel l’aurait exprimé de manière fracassante.

          C’est pour éviter une nouvelle crise à la FTF que le Président de la FIFA Joseph Blatter a adressé une correspondance à Faure Gnassingbé en date du 24 mars dernier. Dans ce courrier empreint de diplomatie, Joseph Blatter a assuré au président Faure Gnassingbé « l’engagement de la FIFA à poursuivre ses efforts pour le football togolais ».

          Pour Blatter, le congrès du 18 janvier doit apporter  à ce football « stabilité, développement, unité, dans le souvenir des errements du passé… » Plus loin, le patron de l’instance mondiale du football a rappelé à Faure qu’au moment où la Coupe du Monde de la FIFA se prépare pour la 1ere fois sur le continent africain « je vous propose de travailler ensemble pour faire éclore les talents » dont Emmanuel Adébayor.

          En clair, Sepp Blatter tente de faire comprendre à Faure Gnassingbé sa mission d’unir la famille du football togolais, avec en prime son demi-frère qui continue de faire à sa tête.

          Sûrement que la visite que Rock Gnassingbé a effectuée  la semaine dernière chez Blatter en compagnie de Kossivi Reinhardt a offert au Colonel l’opportunité de promettre plein de choses et de  déclamer son célèbre refrain « seuls les imbéciles  ne changent pas ». En tout cas  c’est sans nul doute, c’est un avertissement à  Rock Gnassingbé.

Kokou AGBEMEBIO

Le Correcteur N°57 du mardi 31 Mars 2009
Implantation d’un poste de péage à Aného : Le Gouvernement togolais face au revers d’une décision mal étudiée

«La science sans conscience n’est que ruine de l’âme », dit-on, mais cette philosophie semble être très mal assimilée par les dirigeants togolais qui continuent d’aller toujours de désagréments en désagréments dans leurs prises de décisions, aux détriments des citoyens du pays. Et l’un des exemples qui illustrent mieux cette situation est le grincement de dents que suscite depuis quelques temps le fonctionnement du poste de péage d’Aného dans la préfecture des Lacs.

Ce poste de péage se situe à un endroit de telle façon que certaines localités de la zone se retrouvent détachées de l’agglomération de la ville d’Aného ; conséquence, ceux dont les intérêts se trouvent au-delà du poste sont obligés de se soumettre au rite du péage à chaque passage. C’est le cas par exemple des familles qui vont à l’église à bord de leur véhicule, ou encore le cas de ceux qui pratiquent la culture maraîchère de l’autre côté du poste de péage. Ces derniers payent ainsi à chaque passage du poste lorsqu’ils doivent transporter les sacs de fumier sur leurs lieux de culture ou y transporter les produits de leurs cultures vers la ville.

Aujourd’hui, ces Togolais qui s’estiment être victimes de ce projet économique agissent de plus en plus pour se faire entendre par les plus hautes autorités du pays, les représentants du pouvoir central dans la localité s’étant déjà montrés incapables de leur trouver la solution adéquate et satisfaisante. Des informations parvenues à notre rédaction indiquent que  l’affaire a été déjà portée à la connaissance du préfet des Lacs, qui malheureusement, n’a pas été en mesure de satisfaire les intéressés.

La question qui se pose est de savoir si les plus hautes autorités se montreront un jour sensibles aux préoccupations de ces citoyens qui posent quand même un problème assez pertinent, eu égard au chapelet de souffrances que les Togolais ne cessent d’égrener quotidiennement.

Mais ce qui reste certain, c’est qu’il apparaît clair que les gouvernants togolais ont perdu de vue cet aspect des implications liées à la décision d’implanter un poste de péage à ce niveau de la route internationale Lomé-Cotonou. Ce qui vient confirmer cette vielle et mauvaise habitude qu’a le pouvoir togolais de prendre toujours à la va-vite, des mesures qui conduisent le plus souvent à des conséquences qui se retournent contre les citoyens. On ne cessera jamais de citer dans de pareils cas, l’exemple des revers de la décision rendant gratuites l’école primaire et préscolaire au Togo. Et c’est encore une preuve supplémentaire que la bonne gouvernance et la culture de l’excellence paraissent encore loin d’intégrer la sphère des réalités togolaises.

Assou ADJIKPA


Non respect des engagements librement pris
Et si Gilbert Houngbo rendait le tablier ?

Sa nomination à la Primature aurait pu être un non évènement. Mais les références professionnelles de l’heureux élu ont créé une surenchère. C’est un technocrate, brandit-on. Et l’intéressé aura réussi à se faire accorder le bénéfice du doute par ses professions de foi, et surtout en concoctant  un programme de gouvernement assez alléchant qui embrasse tous les domaines, du politique à l’économique en passant par le social. S’il est prématuré de le juger sur ce programme d’ensemble, il est pourtant permis de l’ « attaquer »  sur le front social, et requérir même sa démission.

En effet, Gilbert Fossoun Houngbo s’est donné de l’importance par son programme social. Il a fait une litanie de promesses allant de la santé, aux infrastructures routières en passant par le vécu quotidien des populations. Par-dessus tout, le Premier ministre s’est donné volontairement un délai  de six (06) mois pour  révolutionner le quotidien des Togolais. Les populations y ont cru. Ce délai est arrivé à échéance depuis le 15 mars dernier. Mais le miracle n’a pas eu lieu.

Les populations ne voient nullement une amélioration dans leur vécu quotidien, pour parler de révolution. Gilbert Fossoun Houngbo n’a eu aucune emprise sur la vie chère. Les prix des produits de premières nécessités restent toujours élevés. Les populations  continuent d’acheter les denrées aux mêmes prix qu’avant sa prise de fonction. Le ciment est toujours vendu au prix revu à la hausse par le gouvernement, il y a quelques temps. Pour le carburant, il a fallu que la presse crie et que les populations le « supplient » pour que le gouvernement bouge le cul, il y a juste une douzaine de jours, diminuant ces prix. Sinon fondamentalement, rien n’aura changé dans le vécu quotidien des Togolais. Et si Gilbert  Fossoun Houngbo avait menti au peuple ?

Le technocrate s’est attribué du satisfecit à travers son bilan des cent (100) jours. Mais les actes concrets sont à rechercher. Au lieu de s’atteler à son chantier, Gilbert Houngbo aura passé le clair de son temps à draguer des baileurs de fonds et à parcourir le Togo aux côtés de Faure Gnassingbé. Du cinéma  en somme. Après la fameuse table ronde de Bruxelles à l’issue de laquelle les partenaires auraient promis une aide de 100 milliards- qui n’est jamais venue, c’est le tour de Paris d’accueillir la journée économique du Togo, il y a deux semaines. Là aussi, les intentions se sont manifestées chez les investisseurs. On a parlé d’une très forte mobilisation. Mais Dieu seul sait que c’est une mise en scène de plus pour donner au peuple l’impression de bosser pour son épanouissement.  C’est ici que la chose est assez condamnable. Gilbert Houngbo fait miroiter des choses mais oublie ses promesses une fois faites. Et parallèlement, il multiplie le folklore pour entretenir l’espoir.

L’autre « iniquité » que commet Gilbert Houngbo aujourd’hui est le prétendu chantier de rénovation des infrastructures de la capitale. En effet, sur le portail numérique et dans une certaine presse, il est allégué que Lomé est en chantier. Soit ! Mais qu’est-ce qui se fait au juste ?

Ici on brandit le replâtrage et le reprofilage à grande échelle des  rues comme un trophée de guerre. Les graders sont déversés dans les quartiers et dans les banlieues pour racler les rues. Ces voies raclées sont  soit laissées en l’état, ou se voient verser dessus de la latérite et, bonjour la poussière. C’est ce qui se fait ailleurs dans les campagnes qu’on applique ici à une capitale politique et économique. L’autre « arme fatale » est le curage des lagunes enclenché. La surenchère est encore au rendez-vous, naturellement. Mais on ne dit pas combien de fois ce chantier a été déjà financé et où sont passés les fonds.

Comment peut-on faire à chaque fois des promesses et prendre plaisir à ne pas les honorer ? Le Premier ministre doit prendre alors  le peuple Togolais pour un ramassis de gamins qu’on peut « blaguer » à loisir. Gilbert Houngbo aura montré ses limites, et le bon sens aurait voulu qu’il aille se faire voir ailleurs.

L.C.


La Loupe du Correcteur : Sacré régime RPT !

Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) est un parti politique difficile à servir, tant ses méthodes et pratiques demeurent contraires à tout souci d’asseoir une démocratie digne de ce nom. Et ce n’est pas Fambaré Natchaba, Agbéyomé Kodjo, Dahuku Péré ou encore François Boko qui démentiront cela. Celui qui est encore mieux placé pour rendre compte de la tâche difficile que cela représente d’être au service du RPT est le désormais ancien ministre des Enseignements Primaire et Secondaire.

Yves Madow Nagou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de subir une des pires humiliations jamais vécues par une autorité de son rang. « Il est mis fin aux fonctions de Monsieur Yves Madow Nagou » ; tels ont été les termes choisis pour notifier au peuple,  l’éviction de ce dernier de l’actuel gouvernement dirigé par le Premier Ministre Gilbert Fossoun Houngbo. Et jusqu’à ce jour, les Togolais continuent encore de s’interroger sur les réelles raisons  du remplacement de Yves Madow Nagou par Laré Sankaradja à la tête du ministère des Enseignements Primaire et Secondaire ; car aucun motif n’a justifié le décret présidentiel ordonnant un tel changement.

Toutefois, certains Togolais s’empressent déjà d’imputer à ce décret de nomination, le souci du chef de l’Etat togolais de dribbler les syndicats des enseignants qui ne cessent de brandir la menace d’une grève qui risque de secouer le pouvoir en place ; faisant croire que le changement à la tête du ministère des Enseignements Primaire et Secondaire est un signe de l’intérêt que le gouvernement porte aux problèmes des enseignants.

On est tenté de croire que c’est parce que Yves Madow Nagou ne conduisait pas bien les affaires qu’il a été sauté. Mais les termes du décret signé par Faure Gnassingbé nous autorisent à chercher encore plus loin la source du malheur du pauvre Madow Nagou. Et du coup, les regards se tournent vers les dernières sorties médiatiques de l’actuel ancien ministre des Enseignements Primaire et Secondaire. C’est alors qu’on se rappelle l’accrochage verbal qui a opposé au cours d’un débat à l’Assemblée Nationale, le ministre des Finances et notre malheureux ancien ministre. Ce dernier faisait comprendre que la suppression des frais de scolarité pour les élèves du préscolaire et du primaire décrétée par le Président de la République n’était pas une gratuité totale, alors que le premier soutenait le contraire, et ceci dans un élan de louange en faveur des actions et des exploits de Faure Gnassingbé.

Une simple discussion de circonstance, dira-t-on peut-être ailleurs mais au RPT, la chose est vécue comme une humiliation ou un sabotage. Par conséquent, il importe d’infliger une sanction à Yves Madow Nagou. Une sanction à l’allure d’une humiliation, eu égard aux termes de la décision.

En tout cas Yves Madow Nagou n’a qu’à s’en prendre à lui-même et comprendre une fois encore que le régime RPT est un couvent où la vérité, la transparence, la contradiction et le souci du bien-être des citoyens restent et demeurent tabous.

« L’homme absurde est celui qui ne change pas », écrit Georges Clemenceau. Le RPT étant un royaume absurde, parce que « réfractaire au changement », pourquoi le ministre Yves Madow Nagou doit-il chercher alors à y emprunter la piste de la clarté ? Il s’agissait là d’une faute impardonnable, même si on a des choses, et même beaucoup de choses à se reprocher au sommet de l’Etat.

Fénelon serait Togolais qu’il dirait plutôt que ceux qui gouvernent les citoyens togolais ne leur pardonnent rien, mais se pardonnent tout.

Assou ADJIKPA


Nouvelle loi portant statut des entreprises en Zone Franche :
Les Togolais dans l’attente

Le ministre de l’Artisanat, de l’Industrie et des Innovations Technologiques, Léopold Messan Gnininvi, ne peut pas mesurer le degré d’espoir qu’il a suscité chez certains Togolais lorsqu’il déclarait, il y a quelques jours, que « très prochainement, il y aura une nouvelle loi portant statut des entreprises en Zone Franche au Togo » ; car ils sont  nombreux, ces Togolais qui continuent à se demander ce qu’apportent vraiment de valeureux et de consistant à l’économie togolaise ces multiples entreprises en Zone Franche au Togo.

Cette interrogation qui ne cesse de hanter l’esprit de ces curieux Togolais invite, d’une certaine manière à une réflexion ; surtout quand on sait qu’une mission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui vient de séjourner au Togo a révélé que le paysage industriel national au Togo est composé de 60% d’entreprises en Zone Franche et de 40% en territoire douanier.

De cette révélation, on doit pouvoir s’attendre à ce que les entreprises en Zone Franche contribuent beaucoup plus au budget de l’Etat, mais malheureusement c’est plutôt le contraire. Puisqu’il ressort que ces entreprises en Zone Franche ne contribuent qu’à hauteur de 4% au budget de l’Etat au moment où la contribution des entreprises en territoire douanier tourne autour de 35%. Une situation que les spécialistes expliquent par le fait que les entreprises en Zone Franche ont pour vocation essentielle de créer de l’emploi dans le pays où elles sont installées ; ce qui n’est pas le cas pour les entreprises en territoire douanier qui pour leur part, sont appelées à contribuer au budget de l’Etat à travers les diverses taxes auxquelles elles sont assujetties.

Mais au-delà de cette considération, il faut tout de même noter qu’il y a d’autres arguments qui déterminent les Togolais à souhaiter que les entreprises en Zone Franche contribuent davantage au mieux-être des populations et au développement de l’économie togolaise. Car, il est clair qu’on ne peut pas parler de création véritable d’emplois lorsque ces entreprises en Zone Franche engagent des jeunes Togolais pour ne leur payer, en fin de compte que des salaires misérabilistes. Encore qu’il s’agit, pour certaines entreprises comme celles qui fabriquent des mèches (AMINA et NINA), des tâches qui détruisent et rongent progressivement la santé de ceux qui les exercent.

A titre d’exemple, certaines jeunes filles qui travaillent dans ces entreprises de fabrique de mèches se plaignent non seulement du caractère microscopique des salaires qu’on leur paye, mais encore et surtout du fait qu’elles vont jusqu’à avoir deux menstruations au cours d’un même mois depuis qu’elles ont commencé à travailler dans les usines de ces entreprises.

C’est donc au regard de ces quelques observations parmi tant d’autres que les Togolais souhaitent que la nouvelle loi portant statut des entreprises en Zone Franche au Togo puisse être bien étudiée afin de prendre en compte les aspirations et le bien-être des Togolais pour une amélioration des conditions de travail des Togolais et du développement de l’économie togolaise.

Assou ADJIKPA


Entrave à la liberté d’expression : Atcha Titikpina, le prédateur de la presse
Il a fait arrêter arbitrairement le confrère Lucien Djossou Mensan

Après la publication de l’article titré « Togo, un Etat de non-droit, Le Colonel Titikpina et le Commandant Massina, symbole de gangstérisme d’Etat, Le nommé Méhanna Houssam kidnappé et expulsé du Togo en toute illégalité », dans la parution N° 645 de son journal « Le Combat du Peuple », le confrère Lucien Djossou Messan a été victime d’une arrestation arbitraire sur ordre du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Les faits se sont déroulés le lundi 23 mars 2009.

En effet, ce jour aux environs de midi, le Directeur de la Police Judiciaire, le Commissaire Weleketi a appelé le confrère au téléphone et lui a intimé l’ordre de se présenter à son bureau à 15 h 30 mn. Ce que le confrère a refusé, exigeant une convocation écrite en bonne et due forme. Quelques instants après, la convocation lui a été envoyée. C’est ainsi que le confrère s’est présenté à la DCPJ à 16 heures accompagné d’un collaborateur de son avocat, Blaise Kanmampene. C’est alors que le Commissaire lui exposa la plainte du ministre de la Sécurité et lui demanda de fournir les preuves de son article. Le journaliste a objecté que ce n’est pas devant lui qu’il va sortir les preuves mais devant la Justice. Mais le Commissaire a insisté que si les preuves ne lui sont pas fournies, il sera obligé de garder le confrère.

Informés, le ministre des Droits de l’Homme et le président de la HAAC ont fait le déplacement de la DCPJ  pour demander que le confrère soit libéré, mais le Commissaire et le ministre de la Sécurité ont refusé  d’entendre raison. Pour eux, le journaliste doit passer impérativement la nuit en garde à vue. Il a fallu que tout le gouvernement s’y mêle avant que le ministre prédateur de la presse n’intime l’ordre de libérer le journaliste. Ce qui fut effectif à 19 heures 53 mn.

Au nom de quelle loi le Col. Atcha Titikpina a-t-il fait arrêter le journaliste ? C’est la preuve qu’il y a des individus au Togo qui continuent de croire qu’ils sont au-dessus de la loi. Le ministre n’a-t-il pas connaissance du code de la presse et de la communication qui indique clairement les procédures de poursuite contre les journalistes?

C’est la preuve qu’en matière d’instauration d’une vraie démocratie au Togo, Faure Gnassingbé a encore du chemin à faire.

Olivier GLAKPE


LA CHRONIQUE DE  DANYITO
DANYITO  chez  les Scapins de l’opposition

AO !

Comme des masochistes, les intrigues opposants togolais préparent les Togolais à la tuerie, aux bastonnades, à l’exil forcé et  l’opinion pour l’élection présidentielle de  2010.

AO !

Comme des nains politiques, les leaders de l’opposition n’ont aucune  stratégie pour gagner une lutte qui a commencé depuis l’assassinat de Sylvanus Olympio en 1963  à ce jour?

De fourberie en fourberie, de mauvaise connaissance des rouages du RPT, de l’égocentrisme en orgueil, de l’oligarchie à la paysannerie, tous ces hommes qui ont pris le devant de la lutte sont priés de rendre le tablier afin de permettre à d’autres sang neuf et moins corrompus de mener la lutte.

AO !

Les élections législatives d’octobre 2007 ont permis à certains parmi eux qui n’ont jamais compté le million dans la vie (suivez mon regard) de devenir DEPUTE-HONORABLE et de toucher de l’argent et s’offrir pour la première fois une voiture et un renouvellement des salons et autres mobiliers.

AO !

Vite, certains se sont octroyé des voitures abandonnant ainsi leur vélo et motos ; et ont commencé par s’accommoder au système qui  est fier de les ramener à la mangeoire.

AO !

19 ans après le 05 Octobre 1990, les leaders de l’opposition togolaise n’ont pas réussi à faire changer la peur de camp et instaurer un respect mutuel de leurs partis.

AO !

Si certains ont pris leurs clic et clac pour se retrouver dans l’antichambre du RPT (suivez mon regard vers l’araignée, le coq et le proverbologue de sokodé) ; d’autres pointent à minuit dans les salons feutrés des barons du RPT pour percevoir leur ration alimentaire, sabordant de facto la lutte car comme on le dit à TADO « Hounsi du djana, mou kouna atowo » Littéralement traduit, «quand on mange, on ne parle plus».

AO !

Sur quelle tribune notre professeur Emérite a encore prononcé un seul mot pour fustiger ou critiquer les actions du RPT ?

Comment celui qui incarnait même l’intégrité et la rigueur dans les analyses est-il devenu muet comme une carpe ou qu’il nous dise TOUT HAUT que le RPT est devenu un parti ouvert à la discussion et au dialogue ?

AO !

Le ventre, quand tu nous tiens !!!

AO !

A chaque crise, on crée un truc pour faire diversion et tromper les politiques qui, au lieu de réfléchir, pensent plutôt aux perdiem et autres frais de mission qui viendront arrondir leur fins de mois laissant ainsi le peuple dans le flou.

YO !

Trois partis (RPT- UFC-CAR) se retrouvent au Parlement avec des voix diverses.

Le RPT expérimenté dans la duplicité crée un Cadre permanent de dialogue et de Concertation (CPDC) pour permettre à ses alliés qui ont subi un revers inouï lors des législatives de se retrouver à la table de négociation pour enfin les corrompre et biaiser les votes lors des discussions qui auront lieu.

AO !

Certains partis qui revendiquent cette appartenance au CPDC aujourd’hui, ont été même battus par le 1er des candidats indépendants qui a recueilli plus de 8000 voix dans la seule préfecture des LACS.

SOYONS SERIEUX

Si ouverture doit y avoir, ce n’est pas des partis de chiffonniers qui vont rentrer mais ce sera sur une base au prorata des voix recueillies.

Mais tout ceci n’apporte rien pour les réformes institutionnelles.

AO !

Comme des scapins, les politiciens togolais ont faim et l’idéal de la lutte vient au second plan.

AO !

Au lieu de nous divertir en criant Danger,  au Secours, les députés du CAR et de l’UFC doivent purement et simplement quitter l’Assemblée Nationale pour mettre le RPT devant ses responsabilités.

C’est à ce seul prix qu’ils seront crédibles aux yeux de l’opinion et de la communauté internationale.

AO !

Si la souris arrive à connaître le carrefour du chat, c’est qu’elle est futée, ce qui manque cruellement à nos opposants.

Si la pensée diffère l’Homme de l’animal,

Danyito pourra conclure que la souris est plus intelligente que nos hommes politiques.

Nin nin !


Le calvaire des supporters des Eperviers

Le samedi dernier, des milliers de Togolais ont convergé vers Accra, la capitale ghanéenne pour aller supporter les Eperviers. C’était à l’occasion du match Togo-Cameroun comptant pour la première journée du troisième tour des matches qualificatifs de la Coupe du Monde et de la Coupe d’Afrique des Nations 2010. Mais pour ce dernier match, les Togolais ont eu d’énormes difficultés à traverser la frontière. Rien n’était plus comme à l’occasion des deux autres matches, notamment contre la Zambie et le Swaziland où la frontière était grandement ouverte à tous les supporters togolais.

Les formalités étaient tellement compliquées que des supporters qui sont arrivés à la frontière aux environs de 8 heures ne l’ont traversée qu’à 12 heures. Conséquence, plusieurs supporters n’ont pas suivi le début du match. Il a fallu plus de 30 minutes de jeu pour constater l’arrivée de certains groupes. Pourtant ces gens se sont levés tôt le matin pour suivre la prestation de leurs ambassadeurs.

Le plus surprenant est que les agents qui contrôlaient la frontière ghanéenne n’hésitaient pas à déclarer que le Ghana sous Kuffour n’est plus le Ghana sous Atta-Mills. Ont-ils reçu des consignes ? De là à conclure que les relations diplomatiques entre les deux pays ne sont plus les mêmes, il n’y a qu’un pas.     

Même l’entrée au stade n’a pas été du tout facile pour les Togolais. Il faut avoir ses muscles au point pour pouvoir parvenir au guichet où les tickets sont vendus. Il est vrai que les Ghanéens ont fait nombreux le déplacement du stade, mais les organisateurs pouvaient éviter ces tracasseries en mettant en vente le billet d’entrée au stade depuis Lomé.

En tout cas, pour ce qui concerne l’organisation du match, c’était un véritable fiasco. Henry Djagba et les autres sont passés à côté de la plaque.

Et si Faure expliquait la situation au peuple ?

La semaine dernière, le ministre des Enseignement primaire et secondaire, Yves Madow Nagou a été démis de ses fonctions. La décision était sortie au moment même où l’intéressé était en séminaire à Kpalimé. Dans la foulée, il fut remplacé par Sambiani Laré Sankaradja. Seulement, les raisons qui motivent cette décision présidentielle n’ont pas été évoquées. Officieusement, on parle des fonds alloués par l’Etat pour accompagner la «gratuité» de l’école que le ministre n’aurait pas bien gérés.

Il faut noter que c’est la deuxième fois que Faure prend une telle décision. On se rappelle qu’au temps du Premier ministre Edem Kodjo, le chef de l’Etat avait démis son ministre de l’Economie, Payadowa Boukpessi pour le remplacer par Adji Oteth Ayassor. Mais là aussi, les raisons n’ont pas été évoquées. La même situation s’est posée à la SNPT où Charles Takou a été remplacé par Florent Maganawé puis à la CEET où on a également procédé au remplacement de Pedassou.

Ailleurs, quand un chef de l’Etat met fin à la fonction de quelqu’un qui est appelé à gérer des biens d’un pays, on met le peuple au courant de ce qui justifie la décision. Mais c’est tout le contraire au Togo où Faure seul prend les décisions comme bon lui semble. Pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat, nous dira-t-on ? Mais que cache-t-il au juste au peuple ?

En tout cas, en procédant ainsi, le chef de l’Etat encourage aussi la corruption. La norme recommande qu’un directeur de société ou un ministre qui vole l’argent du pays soit clairement exposé et même remis dans ces mains de la Justice. Cela servira d’exemple aux autres. Même si c’est par incompétence qu’on le limoge, cela doit être clairement expliqué au peuple. C’est aussi ça la bonne gouvernance.   

Les turpitudes de Rock Gnassingbé envoient les Eperviers au Trésor public

          Le match Togo-Cameroun du 28 mars dernier est une véritable symphonie inachevée, tant les préparatifs ont été émaillés de faits insolites et regrettables. Le véhicule des joueurs tombé en panne sèche au retour des entraînements, le mercredi 25 mars, les accrochages entre Eperviers et Lions Indomptables vendredi au Stade Ohene Djan par manque de programme dûment envoyé par le Togo, pays organisateur, sont des faits illustratifs d’improvisation et d’amateurisme chronique de Rock Gnassingbé et ses sbires.

          Le comble, malgré les cris d’alarme, certains goinfres courtisans de Rock, en l’occurrence Henry Djagba, ont fait croire qu’il n’y a pas de problème de primes. Mais le moment venu, les joueurs ont sorti leurs griffes. Pour Adebayor et compagnie, sans les primes du match Togo-Swaziland, personne ne bouge. C’est ainsi qu’on a observé un véritable bras de fer entre les joueurs et les ministres Tchao des Sports et Ayassor des Finances. Finalement les Eperviers ont été conviés au Trésor public pour toucher les 2 millions chacun. Dans quel pays au monde peut-on encore observer de pareilles choses ? Une crise de confiance certainement qui a obligé le méticuleux Adji Ayassor à refuser de donner l’argent à son collègue Christophe Tchao. De surcroît, même pas au Prince Président de la Fédération.

          Rappelez-vous, ce dernier n’a jamais produit de rapport financier ; n’est-ce pas un argument de taille pour Ayassor ? Pourtant, la situation était bien connue de Rock avant même son retour, et il suffit seulement de prendre des dispositions nécessaires pour éviter les désagréments qu’a connus  le public sportif dans la journée de jeudi. Où se trouve le fameux planificateur Kossivi Reinhardt dans tout ça ! 

Des Togolais tués comme des lapins

          C’est souvent rare de découvrir des cadavres comme ça au Togo comme on en parle fréquemment dans certains pays de la sous-région. Parler de mort au Togo, c’est faire référence aux troubles socio-politiques des années 90, notamment le massacre de Fréau jardin en 93. C’est aussi se souvenir des répressions sanglantes d’avril 2005 lors de l’élection frauduleuse de Faure Gnassingbé. Mais aujourd’hui, on compte des cadavres par dizaine chaque semaine. Sans trop retourner en arrière et rentrer dans une guerre de chiffres, prenons seulement ce mois de mars 2009.

Pour des raisons d’insécurité et de noyade, combien de citoyens togolais ne sont-ils pas passés de vie à trépas ? Ils sont nombreux, les victimes de braquage à Lomé et à l’intérieur du pays, aussi bien les « braqués » que les braqueurs. Rappelons-nous les malfrats abattus par les forces de l’ordre.

          Le drame de Togblekopé le 09 mars dernier sur le pont effondré, est un phénomène rare au Togo. La semaine dernière une dizaine de corps ont été rejetés par la mer. On parle des enfants noyés à la suite d’une baignade. Les images présentées sont effroyables.

Petit-à-petit, le Togo enregistre des  disparitions inutiles et futiles, étant entendu que  ce sont des évènements liés à la négligence coupable des autorités. Ce qui est bizarre, ces morts n’émeuvent personne. C’est seulement des réactions timides et irresponsables qu’on note de leur part.

          Pour un observateur de la vie politique, cette situation ne doit surprendre personne. « C’est une façon de préparer les esprits à de nouvelles violences sanglantes en 2010 ». Si cette analyse est attaquable, elle doit être prise en compte afin que des dispositions draconiennes soient prises pour éviter des situations similaires. C’est choquant et ahurissant que des Togolais soient tués par dizaine chaque jour que Dieu fait.

          La vie humaine est sacrée et la protection des citoyens est une obligation des gouvernants. 

Halte à la pagaille d’association des femmes FAT !

Selon les gouvernants togolais, l’heure est aujourd’hui à la réconciliation ; c’est pourquoi on tente de se précipiter sur tous ceux qui osent lever le coin du voile sur des questions épineuses comme le tribalisme ou le privilège d’une ethnie sur les autres dans le pays. Et pourtant il s’agit des faits réels qui continuent de ronger l’harmonie et le ciment entre les différentes composantes de la société togolaise. Pourquoi cherche-t-on donc à se voiler la face ? L’idéal ne serait-il pas de s’attaquer à ces problèmes pour leur trouver une solution adéquate au lieu de faire une fuite en avant ?

Il importe de tirer une fois encore l’attention des autorités togolaises sur une situation qui paraît un peu banale mais demeure pleine de significations et qui est un facteur de division ou de ségrégation. Il s’agit de cette fameuse affaire d’association des femmes FAT.

En effet, il nous souvient que lors du règne sans partage du feu Président Gnassingbé Eyadéma, la constitution des individus en associations de toutes couleurs, était la pratique en vogue. Il s’agissait d’un moyen sûr pour soutirer quelques sous au « Vieux ». C’est dans ce contexte qu’on entendait souvent parler de cette fameuse Association des Femmes FAT. Et tout le monde sait comment cette association s’illustrait en ce temps-là. Mais aujourd’hui, il est étonnant qu’à l’approche de l’élection Présidentielle de 2010, ces Associations des femmes FAT commencent de plus en plus à se faire entendre dans les différentes régions du pays.

Et si les autres femmes togolaises décident elles aussi de se constituer en associations selon les emplois ou les métiers de leurs époux, à quoi ressemblera alors le Togo ? Ou bien, veut-on nous dire que les autres femmes togolaises ne sont pas aussi actives que les épouses des agents des Forces Armées Togolaises ?

Entre nous, il est tant que de pareilles pratiques cessent, car on sait ce qui se cache derrière.

Encore le Procureur Robert Bakaï !

Le Procureur Robert Bakaï doit vraiment se ressaisir, surtout pour son bien et pour l’image du Togo. On se rappelle que dans l’affaire de la tragique et nébuleuse disparition de l’opposant Atsutsè Kokouvi Agbobli, le Procureur Robert Bakaï s’est illustré par des interventions qui ont contribué à semer davantage le doute dans la tête des Togolais qui continuent encore à se poser des questions sur les causes réelles de cette mort. Aujourd’hui, la nouvelle trouvaille pour le très contesté Procureur est cette affaire de mort d’un groupe d’enfants par noyade dans la mer.

Suite à des prétendues  confusions que certains se font par rapport au nombre d’élèves ayant trouvé la mort dans cette noyade, l’envie a pris encore le Procureur Bakaï d’apporter des précisions à la population togolaise. Au lieu de se limiter juste à ce pourquoi il a fait appel à l’équipe de la Télévision Togolaise, c’est-à-dire donner juste le nombre d’élèves morts dans ce drame, l’éminent Procureur Robert Bakaï s’est envolé dans des détails inutiles, allant d’élucubrations en élucubrations à tel point qu’au finish, les gens ont eu du mal à saisir ce qu’il voudrait livrer comme information ou précision.

Pour une fois encore, Robert Bakaï a contribué à faire divaguer les esprits ; et cela doit aussi se comprendre quelque part. Car lorsqu’on sait très bien que l’homme est un procureur au sein d’une justice pourrie où « la corruption est érigée en système », on ne peut qu’assister à de pareils dérapages.

Mais entre nous, Monsieur le Procureur, si ce que vous avez à dire au peuple togolais n’est pas plus beau que le silence, il vaut mieux vous taire.


Baisse du prix de l’essence : L’illustration de la mauvaise foi qui fait perdurer la misère

Les gouvernants togolais ont toujours du mal à se débarrasser totalement de cette habitude qui consiste à déplacer les problèmes au lieu de leur trouver des solutions adéquates une fois pour de bon.

C’est ainsi que le gouvernement togolais se permet de brandir à nouveau comme un trophée de guerre, la décision de révision à la baisse des prix des produits pétroliers. Mais  il faut noter que cette décision du gouvernement qui ramène désormais le prix de l’essence à la pompe de 500F CFA à 445F CFA reste encore très loin d’avoir une répercussion aussi visible sur la vie des citoyens, s’agissant de l’amélioration de leurs conditions de vie. La preuve en est que dès l’annonce de cette décision, beaucoup de Togolais se sont posé la question de savoir ce qui empêchait le gouvernement de ramener le prix de l’essence, par exemple, à 400F CFA voire 350F CFA pour au moins se rapprocher des prix pratiqués dans les pays voisins comme le Bénin et le Ghana.

Sur un autre plan, on se souvient qu’il n’y a pas longtemps, le gouvernement a pris la décision interdisant la vente illicite du carburant aux abords des routes, sous peine de sanctions sévères. Et dans cette logique, beaucoup de Togolais s’attendaient à ce que le gouvernement fasse en sorte que sa décision de réviser les prix des produits dissuade les contrebandiers à continuer leur commerce jugé dangereux aussi bien pour eux-mêmes que pour la population.

Malgré cette baisse des prix, le commerce illicite de l’essence continue de battre son plein dans le pays, tout simplement parce que le prix de l’essence dans les pays voisins où le produit est importé par les contrebandiers continue de défier largement la concurrence sur le marché local. Comment peut-on alors dans ces conditions réussir à interdire efficacement la vente illicite de l’essence au Togo ?

Le pire est qu’en dépit de cette baisse du prix de l’essence à la pompe, les conducteurs de taxi moto et même les taximen refusent de diminuer leurs tarifs, si bien que les pauvres citoyens affirment ne pas sentir les effets de cette baisse du prix de l’essence dans leur vie de tous les jours.

C’est clair qu’on a beau faire des semblants de baisse des prix des produits pétroliers ou annoncer de vastes chantiers en cours dans la capitale togolaise, la misère des citoyens reste et demeure d’actualité et ce n’est pas le changement de Premier Ministre qui apportera la solution ; c’est juste une question de bonne foi et de volonté politique.
Assou ADJIKPA


Organisation du match Togo-Cameroun : Des supporters accusent le bureau de Rock Gnassingbé d’escroquerie

Pour le compte de la 1ère journée du troisième tour des Eliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations et de la Coupe du Monde 2010, les Eperviers du Togo ont rencontré samedi 28 mars dernier à Ohene Djan Sport Stadium à Accra, les Lions Indomptables du Caméroun. Au terme de ce match âprement disputé, ce sont les Eperviers qui ont eu raison de leurs adversaires par le score étriqué d’un but à zéro.

Dans le cadre de la préparation de cette rencontre, les organisateurs ont à travers les médias, demandé aux supporters désireux de se rendre à Accra de venir s’inscrire au Stade municipal. Ainsi, tous ceux qui sont allés s’inscrire ont payé 5 000 FCFA chacun. Cela devait leur donner droit à un billet d’entrée au stade en plus du voyage à bord d’un bus qui devait être mis à leur disposition. Henry Djagba qui était le premier à lancer cet appel  sur Radio Sport fm le 21 mars dernier a expliqué que l’objectif  était de faciliter le déplacement et l’accès au stade aux Togolais.

Ainsi, le rendez-vous était pris pour le samedi à 06 heures. Mais ce jour-là, quelle ne fut la surprise de ces supporters ? Alors qu’ils étaient tous arrivés au Stade Municipal à 06 heures, ils ont attendu les organisateurs jusqu’à 09 heures. Dépassés, ils étaient obligés de se rendre à la frontière pour voir s’ils vont trouver les organisateurs. Mais leurs efforts ont été vains.

Remontés, ils ont pris en otage le véhicule du Comité National Olympique togolais, qui transportait les journalistes. Ces supporters aigris ont retenu les hommes des médias pendant plus d’une heure. Il a fallu d’intenses négociations pour leurs faire entendre raison. « Non, on n’appelle ça de l’escroquerie. S’ils ne peuvent pas organiser notre voyage, pourquoi ils nous ont pris 5000 F Cfa chacun ? Tant qu’on ne nous trouve pas une solution, nous n’allons pas laisser passer cette voiture. C’est une voiture de l’Etat. Il faut qu’on nous rembourse ce que nous avons donné », a déclaré l’un d’eux. Pour un autre, « Ce sont les journalistes qui ont passé l’information. Donc, pas question de les laisser rentrer à Accra ».  Finalement, les journalistes ont fini par les convaincre. Ainsi, certains sont rentrés chez eux et d’autres ont pris d’autres voitures à la frontière pour aller suivre la rencontre.

Là où la chose sent effectivement l’escroquerie, c’est que les reçus qui ont été délivrés aux inscrits ne portent pas le logo de la Fédération Togolaise de Football (FTF). Ce sont des reçus qui n’ont rien à envier à ceux que délivrent les commerçants ambulants d’origine nigérienne. Cela ne fait pas honneur à Rock Gnassingbé et les siens. Il faut que les fonds soient restitués aux victimes le plus tôt possible. De toutes les façons, Henry Djagba, Dahoun Boundjo et les autres sont passés à côté de l’organisation de cette rencontre. 

Olivier GLAKPE

 
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