|
Ils sont nombreux les organismes et associations qui travaillent
d’arrache-pied sur la problématique de l’équité du genre qui consiste à
assurer les mêmes chances de promotion sociale tant chez les hommes que chez
les femmes. C’est un sujet brûlant d’actualité sur lequel les femmes ne
transigent pas du tout et proclament à tout vent leur émancipation.
Même si la question d’égalité Homme-Femme a encore du chemin à
faire, on note néanmoins d’avancées aussi minimes que soit-il avec la
responsabilisation des femmes à des hautes fonctions. Mais il se fait que
suivant une enquête que nous avions menée, le sexe devienne un sérieux
handicap pour l’aboutissement de cette lutte. Plusieurs femmes rencontrées
confient qu’à cause de leur féminité, certains hommes exigent d’elles des
rapports sexuels avant tout apport à leur épanouissement.
Reçue sur le plateau de la Télévision Espoir de Tsévié le 03
avril dernier dans l’émission « Tribune Citoyenne », l’artiste togolaise du
Gospel, Reine a déclaré que la réussite des femmes en général et celle des
femmes artistes de la chanson dépend en grande partie des hommes. Lorsqu’il
lui a été demandé les difficultés rencontrées dans sa carrière en tant que
femme, Reine a répondu sans détours. « Lorsque vous sollicitez l’apport
des sociétés de la place comme sponsor certains hommes vous disent oui mais
à condition que … Vous comprenez. Mais moi en tant que chrétienne et de
surcroît mariée, je ne peux pas me prêter à ce jeu. Ma foi chrétienne
l’interdit formellement. C’est comme ça que ces sponsors vous ferment la
porte au nez. Je demande à ces hommes de changer de mentalité »,
a-t-elle conclu.
Une autre femme, haut cadre du pays qui a préféré garder
l’anonymat a raconté qu’ « avant d’être là où je suis aujourd’hui, cela
n’a pas été facile. Lorsque je cherchais du boulot après mes études, partout
où j’ai déposé mes dossiers, les responsables et parfois mêmes les
intermédiaires demandent à coucher avec moi avant toute chose. Ce que je
n’acceptais pas de par mon éducation. Mais une fois, il y a un Directeur de
société qui a accepté m’embaucher comme Secrétaire mais quelques mois après
il a voulu sortir avec moi. Je lui ai fait savoir que j’ai un fiancé et vous
savez la semaine suivante, il m’a licenciée. Je ne vous apprends rien en
vous disant que j’ai dû me plier à ces exigences ailleurs avant d’être ce
que vous voyez aujourd’hui. »
Christine rencontrée dans un cabinet de la place avoue les yeux en
sanglots « J’ai dû sacrifier mon sexe pour que cessent mes ennuis. Tous
veulent que je sois leur amant. Je vous dis qu’aujourd’hui je ne suis pas
mariée. » Plus loin Christine ajoute « la plupart des femmes
occupant les hautes fonctions sont dans le cas. Au départ, certains se
marient et divorcent après. Je sais ce que je vous dit, la plupart de ces
femmes sont célibataires endurcies. »
Ces déclarations montrent à suffisance la gravité du phénomène et
constitue un véritable frein à l’émancipation de nos sœurs togolaises. Pour
la plupart, elles préfèrent se retrouver dans l’informel où elles créent
leurs propres initiatives pour se libérer des pulsions incontrôlées de
certains hommes.
Là encore, toutes ne réussissent pas. Tôt au tard, elles sont bien
obligées de faire l’amère expérience de la recherche d’emplois et ses dégâts
collatéraux. Il apparaît clairement que la problématique de l’équité du
genre doit se poser autrement et il urge qu’une sensibilisation ardue soit
menée pour assurer la reconversion des mentalités de ces hommes qui trouvent
en toute femme à leur service un nectar à sucer. L’équilibre de la société
en dépend.
XAVIER NONO
Tentative de
coup d’Etat ou hâblerie de mauvais goût ?
Faure
Gnassingbé envoie des architectes réparer la maison de Kpatcha Gnassingbé
« On a voulu me tuer » !
Voilà ce qu’a déclaré l’ancien ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbé
après l’assaut que le Colonel Kadanga et une cinquantaine d’éléments de la
Force d’Intervention Rapide (FIR) ont lancé contre son domicile dans la nuit
du dimanche 12 avril au lundi 13 avril 2009. Cette attaque a fait selon les
témoins, deux victimes et de nombreux dégâts matériels. La maison du député
de Kara a été sérieusement touchée par les balles des armes d’assaut que le
Colonel, commandant de la FIR a déployées pour la circonstance.
La scène a surpris plus d’un Togolais. Ils se sont interrogés sur ce qui a
pu motiver un commandant d’une unité d’élite comme la FIR à débarquer
nuitamment chez un citoyen qui de surcroît est un député, jouissant de
l’immunité parlementaire.
Le chef d’Etat-Major et le Colonel Kadanga doivent s’expliquer
Le procureur de la République a tenté certaines justifications forcées lors
de la conférence de presse du 16 avril qui n’ont pas trop convaincu.
Selon lui, ce sont « les gendarmes qui étaient en mission et ils ont été
surpris par des tirs. Il y avait
la FIR qui faisait la patrouille au stade de Kégué. Donc, leur patron a
envoyé d’aller voir d’où venaient les tirs. Ils avaient constaté que c’est
sur la Gendarmerie qu’on tirait. Automatiquement, ils ont demandé un renfort
au niveau de leur camp parce qu’ils ne comprenaient pas ce qui se passait ».
N’est-ce pas curieux ça ?
Si on ne comprend pas ce qui se passe et on sait que les tirs venaient de la
maison d’un élu du peuple qui est de surcroît un ancien ministre de la
Défense et frère du chef de l’Etat, est-ce qu’on tire sur ladite maison ou
bien on cherche à comprendre ? En plus, comment explique t-on la présence du
Commandant de la FIR à cet endroit. Faisait-il également la patrouille au
stade de Kégué ?
En tout cas, selon les experts en la matière, l’argument du procureur ne
tient pas debout car si les éléments de la gendarmerie affectés pour la
mission sont en difficulté, ils doivent faire appel à une unité spécialisée
dans ce genre d’action notamment, l’Unité Spéciale d’Intervention de la
Gendarmerie (USIG) ou au pire des cas à la Compagnie Guépard du Régiment
Commando de la Garde Présidentielle qui est à la disposition de chaque
régiment, 24h/24.
C’est pour cette raison que le chef d’Etat-Major et le Colonel Félix Kadanga
doivent s’expliquer. Car beaucoup pensent que la vraie raison qui motive
cette descente nocturne dans la maison de Kpatcha est ailleurs.
La femme du député arrêtée et relâchée 48 heures après
D’autre part, 72 heures après cette attaque, Kpatcha Gnassingbé a été arrêté
à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique où il tentait de se réfugier afin
d’échapper aux poursuites pour atteinte à la sûreté de l’Etat, rébellion,
groupement de malfaiteurs et violence.
C’est en tout cas l’argument de flagrant délit qu’on brandit pour justifier
cette attaque qui viole les lois en vigueur et contourner l’immunité
parlementaire dont bénéficie le député. Dans la foulée, plusieurs personnes
ont été interpellées. On compte aujourd’hui une vingtaine. Même la femme de
l’ancien ministre de la Défense a été arrêtée la semaine dernière et
relâchée quarante huit heures après. Le député lui-même aurait été écouté
deux fois déjà par le juge Koffi Ernest Bignang qui a en charge le dossier.
Faure Gnassingbé envoie des architectes réparer la maison de Kpatcha
Gnassingbé
L’affaire était à ce niveau quand curieusement on apprend qu’en fin de
semaine dernière le chef de l’Etat a envoyé l’un de ses proches dont nous
taisons le nom et un architecte dans la maison de Kpatcha pour évaluer les
dégâts causés par les balles en vue de sa réparation. Les proches du député
qui sont sur place auraient refusé que la tâche soit confiée à l’architecte
affecté par Faure. C’est finalement l’architecte du député qui aurait fait
l’évaluation et le dossier serait déjà parvenu au chef de l’Etat.
Cette décision du Président de la République suscite déjà des inquiétudes.
Au nom de quoi doit-on chercher à réparer la maison de quelqu’un qui est
inculpé pour atteinte à la sûreté de l’Etat, rébellion, groupement de
malfaiteurs et violence ? Le chef de l’Etat se reproche-t-il déjà quelque
chose ?
Kpatcha Gnassingbé bientôt libéré
Cette prise de position du chef de l’Etat renforce les rumeurs selon
lesquelles Faure serait actuellement sous forte pression. On parle du Guide
de la Révolution libyenne qui aurait condamné l’inculpation de Kpatcha
Gnassingbé et demandé que Faure le libère le plus tôt possible. Même son de
cloche du côté de Kara. On apprend que sur convocation du conseil des sages
de Pya, Faure y aurait passé deux jours. Là aussi, il lui aurait été
recommandé de libérer son frère. Toutes ces personnes manquent de preuves
tangibles pour croire à la tentative de coup d’Etat dont le député serait le
commanditaire.
On va inévitablement vers la suspension du procès contre Kpatcha Gnassingbé
et sa libération pure et simple.
Olivier GLAKPE
La Loupe du « Correcteur » Sommes-nous indépendants ?
C’est toujours très beau de voir les Togolais chanter, danser et
dandiner le 27 avril de chaque année, peu importe la manière. Rien
d’anormal, puisqu’il s’agit d’une journée mémorable dans l’histoire du Togo
qui a accédé à la souveraineté internationale le 27 avril 1960. On parlait
alors pour la première fois d’un Etat togolais, du Togo indépendant.
Quoi de plus joyeux, de plus fier que de célébrer l’anniversaire
marquant la libération d’un pays du joug colonial ? Une libération obtenue
dans la douleur et au prix de durs labeurs et sacrifices.
Mais 49 ans après la proclamation de cette indépendance par le
tout premier Président du Togo, Sylvanus Olympio, la question est de savoir
si les Togolais sont vraiment indépendants. Les éléments de preuve ? Les
Togolais en ont à revendre.
Le régime RPT au pouvoir depuis des décennies n’arrive pas à convaincre les
citoyens togolais quant à la garantie de leur mieux-être. Des contestations
tacites, nous sommes alors arrivés à l’étape des critiques et remontrances
ouvertes qui font désormais peser sur les institutions de l’Etat, des
sérieuses menaces de déstabilisation. Et ceux qui en ont les moyens ont déjà
montré aux yeux du monde leur intention de renverser le régime à travers une
tentative de coup d’Etat qui s’est révélée infructueuse.
A-t-on encore besoin d’autres arguments pour démontrer le refus du
peuple togolais d’être gouverné par un régime qui donne l’impression d’avoir
confisqué son autonomie, arrachée de hautes luttes ?
Ce qui est sûr, c’est que les Togolais n’ont pas le sentiment
d’être indépendants. Et il ne peut en être autrement lorsque les richesses
de l’Etat sont confisquées par une minorité ou un clan, faisant de plus de
60% de la population, des abonnés d’une pitoyable pauvreté.
La notion d’indépendance ne se limite pas seulement à
l’acquisition du statut d’un Etat reconnu par les institutions
internationales. Il s’agit d’un ensemble qui confère aux citoyens le
sentiment d’être des hommes autonomes. On ne peut pas alors parler d’une
réelle indépendance lorsque les Togolais ne sont pas autorisés à choisir
librement ceux qui sont appelés à les gouverner ou à jouir des avantages et
prérogatives des lois qu’ils se sont données.
Aujourd’hui, la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 n’est
qu’un résidu de textes de lois reflétant le désir et la volonté du régime
RPT de se pérenniser au pouvoir. Et dans cette perspective le RPT a déjà mis
en branle sa machine à fraudes et les manœuvres sont déjà en cours pour que
les résultats de l’élection présidentielle de 2010 soient en sa faveur.
Quelle indépendance ? Au-delà de toutes les manifestations
organisées par-ci et par-là pour marquer le 49e anniversaire
de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, il importe alors
que les Togolais repensent autrement leur indépendance. Et le point de
départ serait une prise de conscience au niveau des gouvernants. Il en va de
l’intérêt du peuple togolais qui depuis un certain moment, montre aux yeux
du monde et de la communauté internationale, l’image négative de la
célébration d’une fête nationale à double vitesse.
Assou ADJIKPA
La Loupe du « Correcteur »
Sommes-nous indépendants ?
C’est toujours très beau de voir les Togolais chanter, danser et
dandiner le 27 avril de chaque année, peu importe la manière. Rien
d’anormal, puisqu’il s’agit d’une journée mémorable dans l’histoire du Togo
qui a accédé à la souveraineté internationale le 27 avril 1960. On parlait
alors pour la première fois d’un Etat togolais, du Togo indépendant.
Quoi de plus joyeux, de plus fier que de célébrer l’anniversaire
marquant la libération d’un pays du joug colonial ? Une libération obtenue
dans la douleur et au prix de durs labeurs et sacrifices.
Mais 49 ans après la proclamation de cette indépendance par le
tout premier Président du Togo, Sylvanus Olympio, la question est de savoir
si les Togolais sont vraiment indépendants. Les éléments de preuve ? Les
Togolais en ont à revendre.
Le régime RPT au pouvoir depuis des décennies n’arrive pas à convaincre les
citoyens togolais quant à la garantie de leur mieux-être. Des contestations
tacites, nous sommes alors arrivés à l’étape des critiques et remontrances
ouvertes qui font désormais peser sur les institutions de l’Etat, des
sérieuses menaces de déstabilisation. Et ceux qui en ont les moyens ont déjà
montré aux yeux du monde leur intention de renverser le régime à travers une
tentative de coup d’Etat qui s’est révélée infructueuse.
A-t-on encore besoin d’autres arguments pour démontrer le refus du
peuple togolais d’être gouverné par un régime qui donne l’impression d’avoir
confisqué son autonomie, arrachée de hautes luttes ?
Ce qui est sûr, c’est que les Togolais n’ont pas le sentiment
d’être indépendants. Et il ne peut en être autrement lorsque les richesses
de l’Etat sont confisquées par une minorité ou un clan, faisant de plus de
60% de la population, des abonnés d’une pitoyable pauvreté.
La notion d’indépendance ne se limite pas seulement à
l’acquisition du statut d’un Etat reconnu par les institutions
internationales. Il s’agit d’un ensemble qui confère aux citoyens le
sentiment d’être des hommes autonomes. On ne peut pas alors parler d’une
réelle indépendance lorsque les Togolais ne sont pas autorisés à choisir
librement ceux qui sont appelés à les gouverner ou à jouir des avantages et
prérogatives des lois qu’ils se sont données.
Aujourd’hui, la Constitution togolaise du 14 octobre 1992 n’est
qu’un résidu de textes de lois reflétant le désir et la volonté du régime
RPT de se pérenniser au pouvoir. Et dans cette perspective le RPT a déjà mis
en branle sa machine à fraudes et les manœuvres sont déjà en cours pour que
les résultats de l’élection présidentielle de 2010 soient en sa faveur.
Quelle indépendance ? Au-delà de toutes les manifestations
organisées par-ci et par-là pour marquer le 49e anniversaire
de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, il importe alors
que les Togolais repensent autrement leur indépendance. Et le point de
départ serait une prise de conscience au niveau des gouvernants. Il en va de
l’intérêt du peuple togolais qui depuis un certain moment, montre aux yeux
du monde et de la communauté internationale, l’image négative de la
célébration d’une fête nationale à double vitesse.
Assou ADJIKPA
Célébration du 49eme anniversaire
de la fête de l’indépendance
Les manifestations de l’UFC réprimées à coup de gaz lacrymogène
L’UFC : « Nous avons gagné ceux qui ne veulent pas nous voir célébrer la
fête nationale »
Le 49eme anniversaire
de la fête de l’indépendance a été célébré hier sur toute l’étendue du
territoire national. Plusieurs manifestations étaient au programme cette
année. Conformément au programme établi par le gouvernement, elle a été
marquée par un défilé militaire et civil dans toutes les préfectures et
sous-préfectures du Togo. A Lomé, c’est le boulevard de la nouvelle
Présidence qui a abrité l’évènement. Le chef de l’Etat a également profité
de l’occasion pour décorer une vingtaine de personnalités juste avant le
début de la parade militaire.
L’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio
était de son côté au cœur de l’évènement avec un programme différent de
celui du gouvernement. Malgré la répression des forces de sécurité à coup de
gaz lacrymogène, elle a respecté son programme.
Le programme du gouvernement a été respecté
Les manifestations ont commencé vendredi 24 avril avec une prière
musulmane. Le dimanche, il y a eu une messe catholique et un culte
protestant auxquels plusieurs autorités ont pris part. Dans la soirée, le
président de la République a ranimé la flamme de l’indépendance. C’était en
présence du Premier ministre Gilbert Houngbo et des membres du gouvernement.
Le lundi jour anniversaire, les festivités ont été essentiellement marquées
par le défilé militaire et civil sur le boulevard de la nouvelle Présidence.
Les mêmes manifestations se sont déroulées dans toutes les préfectures et
sous-préfectures du Togo.
Les manifestations de l’UFC réprimées à coup de gaz lacrymogène
Malgré les jets de gaz lacrymogène sur les militants au sortir du
culte qui a été dit au Temple Méthodiste de Hanoukopé, la célébration de ce
49eme anniversaire de
la fête de l’indépendance n’a pas échappé à l’Union des Forces de Changement
(UFC).
Gilchrist Olympio et les siens ont réussi à défier les forces de sécurité
pour se retrouver à la plage en face de l’hôtel de la Paix. Selon les
témoignages, la répression des forces de sécurité visait à empêcher les
militants de l’UFC d’effectuer la grande marche inscrit à son programme et
qui devait avoir pour point de chute, le lieu du meeting. Les bousculades
qui ont suivi les jets de gaz lacrymogène ont fait malheureusement plusieurs
blessés. Malgré tout, le meeting a eu lieu.
« Cette grande mobilisation est la preuve que nous avons gagné ceux qui ne
veulent pas nous voir célébrer la fête nationale »,
c’est par cette phrase que Jean-Pierre Fabre, Secrétaire Général de l’UFC a
donné le ton au meeting. Il a ensuite présenté à l’assistance, la situation
politique actuelle de notre pays.
Gilchrist Olympio qui a pris la parole après lui, a tout d’abord rendu un
vibrant hommage aux artisans de la lutte pour l’indépendance avant d’appeler
les différentes couches sociales de notre pays à la mobilisation et au
rassemblement en vue de la lutte pour l’instauration d’une réelle
démocratie au Togo. « En ce jour mémorable, il est de notre devoir, de
rendre un vibrant hommage aux artisans de cette lutte héroïque, à tous les
compagnons et à tous les martyrs de l’indépendance de notre pays. Saluons
leur mémoire et abreuvons-nous à la source de leur foi inébranlable, de leur
courage exemplaire et de leurs sacrifices nobles et généreux. Aujourd’hui,
plus encore qu’hier, c’est en synergie avec toutes les forces en lutte pour
le progrès que nous réaliserons en 2010, le véritable changement auquel
aspirent chaque Togolaise et chaque Togolais. Je voudrais, à cette occasion,
appeler chacun de vous, à la mobilisation et au rassemblement », a-t-il
déclaré. Il faut rappeler que le président national de l’UFC a terminé son
intervention par ce message : « Peuple togolais, c’est encore par ta foi,
ton courage et tes sacrifices, que le Togo sera libéré de la tyrannie et de
la misère! »
Olivier GLAKPE
CHRONIQUE DE DANYITO
DANYITO et le COUP DU 13 AVRIL : Un vrai échec de la Réconciliation
AO !
Le Togolais est devenu un clown à l’entraînement dans un cirque où il pense
que seuls les chapiteaux sont les spectateurs.
AO !
Faure vient de taper sur un moustique assis sur ses testicules.
AO !
Le chiffre mythique des Gnassingbé : le 13 est dans l’oracle de cette
famille qui vient d’être divisée à jamais.
DANYITO cherchait dans des précédentes chroniques le Chef de Famille des
Gnansigbé en prévision de cette affaire de Boum de l’Etat mais en vain.
AO !
Les Togolais dans leur majorité ne croient pas que « le fils de la Nation,
l’esprit nouveau » pourrait subir cette sanction familiale.
Ce n’est pas la réalité ou non du coup d’Etat qui choque, mais comment
quelqu’un qui nous martèle depuis 4ans que les Togolais doivent se
réconcilier et oublier les erreurs du passé est INCAPABLE de réunir et
réconcilier sa propre famille ?
AO !
ENOUDJO LOO !
Kpatcha qui a verrouillé le nord du pays et qui distribue des billets de
banque aux affamés qui l’applaudissent comme étant le vrai fils du pays
kabyè va t- il croiser les bras ?
Faure peut-il circuler librement à Pya si Kpatcha est en résidence
surveillée ?
AO !
Que dit-on du Colonel Rock GNASSINGBE, chef du Groupement blindé qui sans
aucune autorisation du Chef d’Etat-Major de l’armée et du Président de la
République fusse-t-il son frère a sorti ses chars pour sauver quelqu’un qui
« PREPARE UN COUP D’ETAT » ?
Rock sortirait-il ses chars si c’est DANYITO qui faisait le coup ?
AO !
L’armée togolaise doit changer et ses officiers supérieurs doivent prendre
conscience que le Togo n’appartient pas aux Gnassingbé mais à nous tous et
qu’ils mettent fin à cette pagaille organisée au sommet de l’Etat.
AO !
Comment des gens qui ont appris le métier des armes peuvent-ils se faire
manipuler comme ça ?
Au point où les Togolais ne respectent plus la tenue militaire, policière
etc.
Suivez bien :
Les policiers, gendarmes et autres racketteurs de militaires sont obligés de
courir derrière les contrevenants au code de la route par exemple pour
arrêter les motos ou monter brusquement dans les voitures.
Hhahhaha
AO !
Je pose la question à TOULOH, un Zémidjan : pourquoi vous ne respectez plus
les forces de l’ordre ?
Il me répond que ce sont les Forces du DESORDRE, ce pourquoi plus personne
ne les considère.
AO !
Nicolas Lawson à propos de la Saga Faure- Kpatcha :
« Quelqu’un qui a échoué à garder l’unité dans sa propre famille ne peut
pas être le garant de l’unité nationale… »
Le président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR) a organisé
mardi une conférence de presse au siège du parti à Kodjoviakopé autour des
thèmes : indépendance nationale, unité de la nation et stabilité.
Au sujet de l’indépendance nationale dont le Togo a célébré le
49eme anniversaire hier, le Président Nicolas Lawson a déclaré que le pays
n’a jamais été indépendant pour la simple raison que les attributs de
l’indépendance d’une nation sont la souveraineté monétaire et politique, le
contrôle de la sécurité et de la défense… des idéaux qui n’ont jamais été
effectifs au Togo et dans l’ensemble des pays francophones. Pour assurer
cette souveraineté monétaire, le PRR tout en étant pour le maintien du F
CFA, demande que soit établie une certaine reforme notamment le traité de l’UEMOA,
le contrôle « total » de la BCEAO par les Etats de l’Union, la conservation
à la BCEAO des réserves nationales desdits Etats, la définition de la
politique monétaire, financière et économique et le droit de la BCEAO à être
le prêteur en dernier ressort. Ce n’est qu’à ce prix que le souhait d’avoir
une monnaie commune dans la CEDEAO sera réalisable, a-t-il soutenu.
Abordant la question de l’unité de la nation et de la stabilité,
M. Lawson a déploré le fait qu’en plus des rivalités entre les familles
Olympio et Gnassingbé qui ont longtemps fait du tort au peuple togolais,
s’ajoute la « saga dramatique » entre Faure et Kpatcha Gnassingbé. Allusion
faite au récent présumé coup d’Etat dont le demi-frère du Président de la
République serait l’instigateur. Pour Nicolas Lawson « le pouvoir de
Faure Gnassingbé est en pleine liquéfaction de pourriture. » Il déclare
à brûle-pourpoint « quelqu’un qui a échoué à garder l’unité dans sa
propre famille ne peut pas être le garant de l’unité nationale ». Plus
loin, le patron du PRR s’interroge sur la suite à donner à cette affaire
familiale qui devient une affaire d’Etat. « Si son propre frère (Kpatcha),
qui a été un grand artisan de la conquête du pouvoir par les violences et
les fraudes de 2005 pour son accession au pouvoir, le désavoue et qu’il
prétend qu’il s’apprêtait à le renverser, alors le Togo ne peut plus
connaître la stabilité et le progrès tant que Faure sera au pouvoir. Par
conséquent, pour le salut et la stabilité nationale, Faure doit
irrévocablement quitter le pouvoir en 2010 ».
Le PRR se dit tout de même ouvert à toutes les forces pour tourner
les pages sombres du passé et ouvrir une nouvelle pour le changement et la
stabilité politique.
XAVIER NONO
Il faut changer un peu de langage !
Il est aujourd’hui temps d’interpeller à chaque instant, ces
Togolais qui continuent de tenir des langages qui se révèlent en fin de
compte préjudiciables à notre pays.
En effet, on se souvient que durant le règne du Général défunt
Gnassingbé Eyadema, il y avait une formule toute faite que les ministres et
autres Directeurs de Sociétés utilisent pour se faire désirer ou apprécier
par le Président de la République. Il s’agit des phrases du genre : « Grâce
à la magnanimité du chef de l’Etat », « C’est grâce à la volonté du chef de
l’Etat » ou « C’est sur instruction personnelle du chef de l’Etat… » Cette
mauvaise pratique a eu pour conséquence négative de renforcer le Général
Eyadema dans son autoritarisme et de ce fait, celui-ci se prenait pour le
propriétaire de l’Etat togolais.
Aujourd’hui, avec la montée au pouvoir de Faure Gnassingbé, les
mêmes habitudes continuent à faire leur bonhomme de chemin. On n’en veut
pour preuve que tout ce qui se dit autour de l’intégration des enseignants
et des nouveaux agents dans la fonction publique. C’est ainsi qu’on entend
dire que cela a été rendu possible « sur instruction personnelle du chef
de l’Etat ». Comme si Faure Gnassingbé a pris le pouvoir pour ne rien
faire du tout. Le mal, c’est que cela contribue, comme au temps du père, a
donner le courage au « Fils de la nation » à se comporter en « maître
absolu » vis-à-vis des Togolais.
Il importe alors que les abonnés de ces genres de comportements
changent de langage. Il le faut vraiment parce que ce sont ces manières qui
faisaient croire aussi aux fils du Général Eyadema que le pouvoir étatique
appartenait à leur père. Le résultat ? C’est à des scènes honteuses de
tentative de coup d’Etat que l’on assiste entre les fils d’un même père. La
raison étant que les ministres, les députés et autres sbires du régime RPT
ont toujours agi pour leur faire comprendre que le pouvoir fait partie de
l’héritage laissé par feu Eyadema. Des erreurs de ce genre sont à éviter.
C’est quoi encore cette histoire d’adressage des rues ?
Depuis quelques temps maintenant, la municipalité de Lomé fait
ventiler un communiqué invitant les populations à réserver un bon accueil à
des agents qui vont bientôt circuler de rues en rues et de maisons en
maisons dans le cadre de l’adressage des rues et maisons de la capitale
togolaise. Et déjà, certains vont jusqu’à affirmer qu’il s’agit d’un projet
qui permettra, à terme, de rendre la ville de Lomé plus moderne, comme si la
modernisation d’une ville réside simplement dans l’adressage de ses rues et
ses maisons.
En voilà encore une preuve palpable que les gouvernants togolais
ne savent que trop faire du dilatoire et du pilotage à vue, refusant de
regarder de face les vrais problèmes de développement qui se posent à eux.
Entre nous, est-ce que la priorité des Togolais ou des habitants de Lomé est
vraiment l’adressage des rues ou des maisons ?
Au lieu de trouver des solutions réelles et durables aux problèmes
de l’état de délabrement et de décrépitude avancée de ces infrastructures
routières, on se permet de s’adonner à cette scène d’amusement qui consiste
à numéroter et à renommer ces rues.
Ce projet ressemble bien à du gaspillage. Il n’y a pas longtemps, les
habitants de la capitale togolaise se sont levés un beau matin pour
découvrir sur des murs de leurs maisons et au niveau des angles de rues,
des panonceaux portant des inscriptions telles que « Rue Kandona, Rue
Djablé, Rue du Rameau… ».
La question est de savoir à quoi ont servi alors ces adressages de
rues pour qu’on veuille en organiser encore.
En tout cas à y voir de près, on comprend très vite que le nouveau projet
d’adressage des rues et des maisons de Lomé n’est rien d’autre qu’une
nouvelle trouvaille pour se faire des sous. Et c’est dommage.
Simulacre de Commission Vérité -Justice- Réconciliation
Ça fait plus d’un an que le gouvernement togolais a lancé les Consultations
devant aboutir à la mise en place de la Commission Vérité -Justice-
Réconciliation. Ainsi, selon les responsables du Haut Commissariat des
Nations Unies pour les droits de l’Homme qui ont conduit cette opération, le
peuple togolais s’est clairement exprimé en faveur de la mise en place de
cette commission. Mais depuis lors, les autorités togolaises traînent les
pas.
Le président de la République a, entre-temps, entamé une série de
rencontres avec les dignitaires religieux de notre pays en vue du choix du
président de ladite commission. Mais son action n’a abouti à rien. Et la
semaine dernière, le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo a pris le
relais. Il a eu des rencontres avec d’autres personnalités telles que les
membres de l’ordre national des Architectes du Togo, celui des Médecins et
même avec les chefs traditionnels. Au sortir des audiences, les déclarations
de chacune de ces associations ont été les mêmes : « Nous avons été reçus
par son excellence monsieur le Premier ministre pour donner notre point de
vue sur la mise en place de
la Commission Vérité -Justice- Réconciliation. Nous lui avons dit que nous
sommes disposés à accompagner le processus afin qu’on puisse mettre
définitivement fin à la violence dans notre pays ».
On se demande finalement à quoi ont servi les consultations nationales qui
se sont déroulées dans notre pays durant des mois et qui, selon les
responsables du Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de
l’Homme, ont touché toutes les couches sociales de notre pays. Le Premier
ministre a-t-il besoin encore de faire une autre consultation? Personne ne
les force. S’ils n’ont pas envie de mettre en place la commission, qu’ils le
disent clairement. Mais un peu de respect au peuple ! Qu’ils arrêtent ces
mises en scènes de mauvais goût ! D’ailleurs le chef de l’Etat ferait mieux
de penser d’abord à réconcilier sa propre famille.
Silence, le RPT change de langage !
Les responsables du Rassemblement du Peuple Togolais ont animé un meeting
populaire samedi dernier à Agoè. Selon Solitoki Esso, Secrétaire général du
parti, c’était une initiative du Président de la République et président du
RPT, Faure Gnassingbé qui voulait qu’on explique aux militants du RPT, les
derniers évènements survenus dans notre pays, notamment l’affaire Kpatcha
Gnassingbé.
Mais ce meeting, avouons-le, ne ressemble en rien à un meeting du grand RPT
qu’on connaissait. Malgré qu’on ait mis à contribution les bus de
l’Université de Lomé qui sont allés transporter des jeunes un peu partout
dans les villages environnants de Lomé, la foule était maigre. Ce qui montre
à suffisance à quel point l’affaire Kpatcha Gnassingbé a découragé certains
militants du RPT.
Ce qui a le plus marqué au cours de cette rencontre, c’est le changement de
ton du côté des responsables du RPT. Ils n’ont plus eu le courage de
condamner Kpatcha comme ils l’ont fait peu après son arrestation. On a
constaté que le ton a été adouci. Ils sont allés jusqu’à dire que Kpatcha
Gnassingbé est membre de la famille RPT et membre du bureau politique et le
restera. Et par conséquent, les uns et les autres ont le devoir de garder
leur calme.
Se sont-ils peut-être rendus compte qu’ils ont fait des erreurs en le
diabolisant au début ? En tout cas, eux seuls peuvent répondre à cette
question. Mais quoi qu’on dise, cette affaire a fragilisé le RPT.
Faure Gnassingbé disqualifié pour parler de réconciliation ?
Le processus Vérité, Justice et Réconciliation, prévu par l’Accord
Politique Global signé le 20 août 2006, a du mal à être matérialisé et se
fait attendre.
Malgré la publication du rapport des Consultations nationales
plusieurs mois après, la mise en place de la Commission devant plancher sur
la délicate question de l’impunité n’est pas d’actualité, si ce n’est la
rencontre de Gilbert Fossoun Houngbo avec les architectes, les chefs
traditionnels entre autres le vendredi dernier. Laquelle rencontre sonne
comme une manière pour le Premier ministre Houngbo de dissiper ses ennuis
depuis le déclenchement de la saga des frères Gnassingbé, visiblement
dépassé par les évènements.
En réalité, ils sont moins nombreux, ces Togolais qui croient en
ce processus au regard de sa lenteur chronique. La saga Faure-Kpatcha en
cours réduit considérablement les chances d’aboutissement d’une telle
initiative qui avait déjà du plomb dans l’aile. Comment un Président de la
République qui n’est pas en mesure de régler les problèmes dans sa propre
famille peut-il prétendre réconcilier ses concitoyens ? Ceux qui pensent que
Faure est très mal placé pour parler de réconciliation lorsqu’au sein de sa
famille, les différends se règlent aux fusils d’assaut n’ont vu que trop
juste. Cela est d’autant plus justifié quand par exemple des citoyens ont
encore laissé leur vie dans l’assaut du domicile de Kpatcha les 12 et 13
avril derniers et que Faure Gnassingbé refuse d’en parler.
Il apparaît de plus en plus clair qu’il faudra avant tout parler
de réconciliation entre les Gnassingbé. Ce qui s’apparenterait à une gageure
car les mauvaises langues n’hésitent pas à affirmer qu’entre Faure et
Kpatcha le divorce est consommé. Ceci étant, il ne sert plus à rien
d’engager des moyens dispendieux de l’Etat pour une Commission Vérité,
Justice et Réconciliation dont les résultats sont connus à l’avance.
En clair, le processus Vérité Justice et Réconciliation est un
mort-né. De toutes les façons, il n’y a que Dieu seul qui peut sauver les
Togolais.
Et revoilà le sulfureux duo Attivi Cessi et Espoir Assogbavi !
Au Togo, il se dit que plus ça change, plus c’est pareil. Et la
promotion des juges Attivi Cessi et Espoir Assogbavi le 22 avril dernier s’y
inscrit parfaitement
En effet, par décret pris en conseil des ministres du 22 avril
2009, M. Attivi Cessi Atévi Céchivi, magistrat de 3eme
grade, 6eme
échelon, précédemment procureur près le Tribunal de 1ere
classe de Lomé est nommé juge du siège au Tribunal de 1ère Instance
de Lomé. Quant à Espoir Komlan Assogbavi, 2eme
garde, 4eme
échelon précédemment à la cour suprême, il est nommé conseiller à la chambre
judiciaire de la cour suprême.
Pour tout citoyen épris d’honneur et de dignité, la nomination de
ces sulfureux magistrats porte gravement atteinte à l’intelligence des
Togolais au regard des rôles troubles qu’ils ont eu à jouer dans l’affaire
de tentative de corruption d’arbitres dont on a chargé Tata Avlessi.
Pour mémoire, c’est bien Attivi Cessi qui avait fait une
déclaration sur l’honneur qu’il a servi d’intermédiaire pour corrompre un
arbitre gambien. Cette affaire était à l’origine des deux années de crise
aiguë qui ont secoué le football togolais et les conséquences graves qui
s’en sont suivies. Et dire que ce personnage funeste suspendu à vie par la
Confédération Africaine de Football dans cette affaire est toujours en
fonction de juge au Togo jusqu’à être promu ! Cela ressort d’un pur cynisme
et d’une volonté manifeste de Faure Gnassingbé d’assurer la marche à
reculons du pays.
L’autre «fripouille» qui a servi de béquille au groupe
d’imposteurs et de désordre au sein de l’ancien Bureau Exécutif de la
Fédération Togolaise de Football élevé aussi à un grade supérieur frise
simplement le ridicule. On se demande alors où se trouve la modernisation de
la Justice.
Si c’est la promotion de la médiocrité, alors il y a péril en la demeure.
Comment des magistrats qui, de par leurs actes, ont terni l’image du pays et
qui sous d’autres cieux devraient être condamnés, peuvent-ils être
« récompensés » trois mois après la mise en place d’un nouveau bureau de
la FTF.
De là, dire que Assogbavi et Attivi nommés le même jour étaient en
mission pour nuire à un honnête citoyen, le pas est vite franchi. Il suffit
pour s’en convaincre, de se référer à la caution tacite du ministre de la
Justice qui a délibérément refusé d’entendre l’inénarrable Attivi qui s’est
réfugié par moment dans les toilettes dudit ministère.
Dans tous les cas, on retiendra que Faure Gnassingbé préfère la
compagnie des hommes aux sinistres réputations. Drôle de changement !
Réaménagement des Routes du grand marché
Les manœuvres menacent de quitter le chantier
Les travaux de réaménagement des rues du grand marché de Lomé connaissent de
graves perturbations avec l’enchaînement de fortes pluies qui continuent de
s’abattre sur la capitale togolaise ces derniers temps. D’où la montée des
grincements des dents chez les revendeuses en activité à Assigamé.
L’inquiétude de ces revendeuses tient du fait qu’avec la fréquence des
précipitations, les travaux de réaménagement des rues prendraient beaucoup
plus de temps que prévu. La conséquence ?
Les revendeuses qui ont plié bagages en attendant la fin des
travaux risquent de rester éternellement sans activité, d’où l’accumulation
des dettes, quand on sait que la plupart de ces dames roulent sur des fonds
qu’elles ont empruntés auprès des structures de micro finance de la place.
« Dès qu’ils ont commencé les travaux, nous avions dit que c’était fini pour
nous. Et c’est ce qu’on est en train de voir maintenant. Sinon quelle
assurance avons-nous sur la date exacte à laquelle les travaux vont prendre
fin ? », pestait une revendeuse
Le comble aujourd’hui, les manœuvres recrutés pour le
réaménagement de ces rues commencent déjà à ruminer leur colère et pour
cause. Ils protestent contre la manière dont ils sont rémunérés. « Au début,
ils nous avaient dit que nous seront payés à 2000 F CFA à la fin de chaque
journée de travail. Ce qui revient à 200 F l’heure de travail. Mais par la
suite, on nous dit que nous seront dorénavant payés à 125 l’heure et là
aussi, on a du mal à nous payer régulièrement », nous a confié un manœuvre.
Et comme on le redoutait, ces manœuvres menacent déjà de bouder
le travail. Et lorsqu’ils vont mettre leur menace à exécution, ce sera
alors le désarroi total pour les revendeuses du grand marché qui émettent
déjà beaucoup d’inquiétudes devant l’allure que prennent les travaux.
Comment peut-on, aujourd’hui se permettre de recruter des jeunes et des
pères de famille pour leur payer 125 F voir 100 F CFA par heure de travail ?
Comment peut-on espérer de bons rendements ou un travail bien fait
lorsque les manœuvres sont traités comme des esclaves sur le chantier ? Dans
aucun pays de la sous-région, on n’assistera à une telle situation. On n’en
veut pour preuve que le cas du Bénin voisin. Un Togolais qui a eu la chance
d’être recruté parmi les manœuvres qui ont travaillé sur les chantiers de
réaménagement des routes de Cotonou l’année dernière a confié à notre
rédaction que « les manœuvres étaient payés à 3000 F CFA par jour », et
qu’il y en a même « qui sont payés à 3500 F voir 4000 F par jour », a-t-il
ajouté.
Et dire que les gouvernants togolais se préoccupent vraiment du
mieux être des populations, ce n’est que du bluff. C’est ça aussi les
chantiers dont parle et se vante le Premier ministre Gilbert Houngbo.
Assou ADJIKPA
Voyages
intempestifs du chef de l’Etat et affaire Kpatcha
Faure mis au
régime forcé
Depuis l’assaut au domicile du député, la
vie nationale semble tourner au ralenti, rythmée par cette affaire à
rebondissement. La vie politique est sérieusement affectée, le débat
électoral occulté par cette affaire aux issues incertaines. On ignore quand
les discussions vont reprendre au Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC). L’économie togolaise n’est pas exemptée. Elle en prend
un coup certain car cette affaire de coup d’Etat n’est pas une bonne
publicité pour notre pays qui est dans une dynamique de séduction des
bailleurs de fonds. Et c’est le premier ministre Gilbert Houngbo qui doit
nourrir des regrets, lui qui était entre-temps à Paris dans le cadre de
la
Journée Economique du Togo, pour appâter les investisseurs. Tous ces efforts
tombent à l’eau, car le climat actuel n’est pas pour encourager les
opérateurs économiques à venir investir. Au sein de la population, c’est la
psychose générale. De quoi demain sera fait, telle est l’inquiétude. Le
sujet rythme les conversations dans la masse. Et aussi les habitudes à la
présidence de
la République.
On connaît le chef de l’Etat très accroc
des voyages et autres ripailles et villégiatures. Durant les quatre (04)
années effectuées à la présidence, Faure Gnassingbé a démontré son
savoir-faire, son goût à la chose. Il ne rate aucun sommet ou rencontre
internationale. Même les rencontres qui n’ont pas grande importance. Réunion
sous-régionale, sommet des chefs d’Etat africains, rencontre internationale
sous l’égide des Nations Unies, l’homme est partout. Il lui arrive aussi de
voyager discrètement. Au cours de l’année écoulée entre mai et juin le
« Leader nouveau » s’est illustré par une absence prolongée du pays qui a
défrayé la chronique. C’était une série de voyages bloqués qui l’avait
conduit à Rome, New York, Cotonou, Abuja, Charm El Cheik. La série aurait
certainement continué par
la Chine
n’eut été les inondations de juillet-août. Pendant cette période, Faure
Gnassingbé a passé plus de temps à l’extérieur qu’au pays. Ce réflexe aux
voyages intempestifs, le « Leader nouveau » doit l’avoir perdu depuis les
évènements du 12 avril avril dernier.
Il est peut-être trop tôt pour dire que
depuis la découverte du complot d’atteinte à la sûreté de l’Etat (sic), de
coup d’Etat visant à le renverser et mijoté par son demi-frère Kpatcha,
Faure ne voyage plus. Car on n’en est qu’à deux semaines. Mais on parie que
désormais, se déplacer à l’étranger poserait beaucoup de problèmes au chef
de l’Etat. En tout cas il y réfléchirait plusieurs fois avant de s’engager.
Ce serait une véritable énigme du sphinx pour lui et son entourage. La
psychose est bien réelle, ce qui est de bonne guerre. Le complot déjoué
était programmé se dérouler pendant le voyage de Faure en Chine qu’il
devrait effectuer le dimanche 12 avril, en fait si l’on en croit à la
version officielle. Des langues sont allées jusqu’à raconter que les
putschistes prévoyaient d’abattre son avion dans le ciel lorsqu’il aura
décollé de l’aéroport de Lomé. C’est d’ailleurs par miracle que le complot a
été démasqué. C’aurait été les services de renseignements togolais seuls
qu’on aurait chanté depuis ce dimanche le requiem pour Faure. Il a fallu
les services étrangers pour mettre la puce à l’oreille des autorités
togolaises.
Même si le présumé comploteur en chef,
Kpatcha est coffré, la menace n’est pas pour autant écartée quand on sait
que l’homme bénéficie de soutiens au sein de l’armée. Certains dignitaires
sont mis aux arrêts et d’autres ont pris la fuite. Et personne ne sait si
une vengeance se mijote. Ce serait un risque énorme que prendrait Faure à
s’envoler pour un autre pays. Les Togolais n’ont d’ailleurs pas à se
plaindre que Faure soit mis sous régime forcé et ait perdu ses réflexes de
voyages intempestifs. Ils auront la chance, pour une des rares fois, d’avoir
leur président au pays pour un bon bout de temps. Qui a dit que derrière un
malheur ne se cache pas un bonheur ?
Le Correcteur
Division au sein du BE de la FTF
La FIFA saisit la Présidence de la République et met en garde contre une
nouvelle crise
Au lendemain de la mise en place du nouveau Bureau Exécutif de la
Fédération Togolaise de Football, certains ont cru, à tort peut-être, que la
lancinante crise devrait être conjuguée au passé. Mais au regard de la
nature de la liste concoctée à la hussarde par Rock Gnassingbé, les
incongruités et les intrigues ont de beaux jours devant eux, au grand
désarroi du public sportif.
Ainsi depuis quelques temps, le B.E de la FTF ressemble fort à une
poudrière avec d’un côté le président Rock Gnassingbé entouré de ses
« fidèles », et Gabriel Ameyi, le 1er Vice-Président
de l’autre avec certains membres considérés comme ses affidés. Sans le dire,
la crise est réelle avec l’imprévisible Améyi qui boude toutes les réunions
du B.E. Ainsi ce qui se trame dans le secret des livings cossus et
douillets des deux camps solidement constitués est à redouter.
Selon nos informations, le comble serait atteint lors de la CAN
des locaux disputée en février dernier en Côte d’Ivoire. A Abidjan, Rock
n’aurait pas digéré le fait que les responsables de la CAF aient pu recevoir
sur place une délégation conduite par le député Améyi pour discuter du
football. Et cela, le Colonel l’aurait exprimé de manière fracassante.
C’est pour éviter une nouvelle crise à la FTF que le Président de
la FIFA Joseph Blatter a adressé une correspondance à Faure Gnassingbé en
date du 24 mars dernier. Dans ce courrier empreint de diplomatie, Joseph
Blatter a assuré au président Faure Gnassingbé « l’engagement de
la FIFA à poursuivre ses efforts pour le football togolais ».
Pour Blatter, le congrès du 18 janvier doit apporter à ce
football « stabilité, développement, unité, dans le souvenir des
errements du passé… » Plus loin, le patron de l’instance mondiale du
football a rappelé à Faure qu’au moment où la Coupe du Monde de la FIFA se
prépare pour la 1ere
fois sur le continent africain « je vous propose de travailler ensemble pour
faire éclore les talents » dont Emmanuel Adébayor.
En clair, Sepp Blatter tente de faire comprendre à Faure
Gnassingbé sa mission d’unir la famille du football togolais, avec en prime
son demi-frère qui continue de faire à sa tête.
Sûrement que la visite que Rock Gnassingbé a effectuée la semaine
dernière chez Blatter en compagnie de Kossivi Reinhardt a offert au Colonel
l’opportunité de promettre plein de choses et de déclamer son célèbre
refrain « seuls les imbéciles ne changent pas ». En tout cas c’est
sans nul doute, c’est un avertissement à Rock Gnassingbé.
Kokou AGBEMEBIO |