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Chronique 50 du jeudi 26 mars 2009 |
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Le ministre
Madow Nagou démis de ses fonctions : Les dessous d'un limogeage surprenant |
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Par décret du
président de la République en date du 24 mars 2009, le ministre des
Enseignements primaire, secondaire et de l'Alphabétisation, M. Yves Nagou
Madow est relevé de ses fonctions. C'est M. Sambiani Laré Sankardja qui est
désormais le remplaçant du ministre déchu. Le communiqué a été lu par le
directeur de la Télévision nationale M. Koessan Yovodevi au journal de 20
heures. Seulement, il a laissé les téléspectateurs sur leur soif, notamment
au sujet des mobiles de ce limogeage qui est pour le moins surprenant.
Chronique de la semaine,
votre journal de jeudi a fouillé un peu dans cette histoire pour en savoir
les tenants et les aboutissants. Il ressort de nos recoupements que le
ministre déchu était en conflit avec son collègue des Finances et de
l'Economie, M. Ayassor sur la gestion des fonds alloués par l'Etat pour
subventionner les écoles primaire et préscolaire qui sont sevrées des frais
scolaires à cause de la gratuité de l'école décidée par le gouvernement. Le
ministre Yves Nagou voudrait gérer personnellement ces fonds en écartant le
secrétaire général de son ministère, M. Koudjo Ayayi APELETE. Or dans
l'organigramme de ce département, le chef de l'administration est le
secrétaire général du ministère. Au lieu que ces fonds soient gérés par le
secrétaire général qui a la maîtrise de toutes les données des
établissements publics du Togo sous le contrôle bien sûr du ministre, ce
dernier voudrait s'accaparer de tout et faire ce que bon lui semble. Or
depuis le lancement des reformes économiques entreprises par le ministre
AYASSOR sur exigence des partenaires au développement, le décaissement des
fonds publics obéit à une orthodoxie. Et à plusieurs reprises, le ministre
AYASSOR a rappelé à son collègue NAGOU de se conformer aux dispositions
réglementaires pour bénéficier des fonds alloués par l'Etat et destinés à
combler le déficit provoqué par la suppression des frais scolaire. Mais M.
NAGOU est resté intransigeant, laissant ainsi nos écoles sans ressources.
L'on se demande pourquoi cet entêtement de la part du ministre NAGOU ?
Pourquoi cherche-t-il coûte que coûte à s'accaparer de ces fonds qui se
chiffrent à 2 milliards de FCFA. A-t-il envie d'en disposer à sa guise au
détriment des bénéficiaires ?
Autant
d'interrogations qui, au demeurant ne peuvent qu'indigner tout citoyen
honnête.
Certaines
sources proches du ministère indiquent que M. NAGOU, dès sa prise de
fonction dans ce département, a cherché à ''casser'' le secrétaire général,
M. Koudjo Ayayi Apeleté qui était le maître de l'administration du
département.
C'est
d'ailleurs à cause de cette animosité qu'il voue au secrétaire général qu'il
a maintenu sa position en refusant de collaborer avec celui-ci, privant
ainsi nos écoles des ressources nécessaires à leur bon fonctionnement.
N'est-ce pas cynique ce comportement ? En tout cas, le président de la
République a tranché en le révoquant son ménagement. Si lui il baigne dans
l'opulence, d'autres personnes souffrent véritablement et attendent
impatiemment ces fonds pour faire tourner leurs établissements.
En tout cas,
son éviction fait rigoler plus d'un car l'homme est imbu de lui-même et n'a
d'égard pour personne. Ses collègues professeurs de l'UL en savent quelque
chose. Ceux qui se sont, aventurés dans son cabinet pour une audience ont
vite déchanté. L'homme n'a pas le temps pour recevoir qui que ce soit. Même
deux de nos confrères journalistes qui ont voulu le voir pour vérifier
certaines informations n'ont pas été reçus. Il les a fait poiroter dans la
salle d'attente sans suite.
Le président
Faure a frappé fort pour dégager M. Yves Nagou qui, sûrement, pensait
qu'être ministre, c'est un don de Dieu.
A.
D
Meeting de l'UFC
à la place Anani Santos : Un fiasco total pour les organisateurs
C'est depuis
deux semaines que certains journaux et radios privés annonçaient tambour
battant la tenue d'un grand meeting de l'UFC le dimanche, 22 mars à la place
Anani Santos (ancien Fréau Jardin) à Lomé. Ces médias annonçaient également
la présence effective du leader de l'UFC, Gilchrist Olympio, à ce meeting.
Peine perdue, malgré cette campagne de mobilisation, la montagne n'a
accouché que d'une souris. Les milliers de militants attendus n'étaient pas
au rendez-vous. A peine deux milles personnes étaient là pour écouter les
élucubrations de Patrick Lawson et sa bande et surtout constater que
Gilchrist Olympio n'était pas au rendez-vous. Beaucoup de militants se sont
demandé pourquoi Gilchrist n'était pas présent. En réalité, les
organisateurs savaient pertinemment que leur président ne serait pas au
rendez-vous. Mais ils l'ont annoncé pour attirer un grand nombre de
militants à ce meeting.
Malheureusement, cette stratégie n'a pas marché. Les populations ont préféré
passer la journée dominicale chez elles. Un véritable camouflet pour ce
parti qui pense que le peuple Togolais lui est redevable. En tout cas le
mythe ''Detia'' ne vaut plus grand-chose devant la population qui a marre
des promesses non tenues de l'UFC lors des législatives d'octobre 2007. Ces
militants découvrent le vrai visage de leurs leaders qui aujourd'hui
perçoivent à l'Assemblée Nationale des indemnités colossales qui leur
permettent de mener un train de vie qui n'a rien à envier aux barons du RPT.
Un enseignant, ancien fanatique de l'UFC, disait le jour du meeting :
''Aujourd'hui, nous les avons élus, ils sont à l'Assemblée et ils mangent
avec le RPT en nous oubliant. Ils roulent dans les voitures climatisées voir
même dans les 4x4, mais lorsqu'on les approche pour de petites aides de rien
du tout, ces députés nous font balader''. Comme lui, ils sont nombreux, ces
militants de l'UFC qui ont perdu confiance en leur parti depuis que leurs
députés siègent à l'Assemblée. Ils ne comprennent pas pourquoi leurs élus
qui végétaient dans la galère comme eux préfèrent s'occuper de leur propre
bien-être en ignorant ceux qui les ont élus. En tout cas, le message est
clair. Les militants ne sont plus prêts à exécuter la sale besogne.
''Désormais, ce sont leurs enfants qui sortiront dans la rue pour semer des
troubles et non nous'', disait un Zémidjan. Le message est clair pour
Patrick Lawson qui, lors de ce meeting, appelait les militants à se tenir
prêts pour des manifestations de rue : désormais les leaders de l'UFC ne
devront compter que sur leurs enfants et peut-être aussi sur leurs copines
pour batte le pavé.
Aliziou
Dominique
Six partis
politiques réclament leur entrée au CPDC
Depuis que le
Comité de Suivi de l'Accord Politique Global (APG) a préconisé au
gouvernement d'associer aux discussions les partis signataires de l'APG et
surtout à la suite de l'adoption en conseil des ministres d'un projet de loi
portant non seulement l'élargissement du CPDC aux partis signataires de l'APG
mais également à la société civile, des réactions ne se sont pas fait
attendre. Si le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) et l'Union des
Forces de Changement (UFC) disent ne plus se reconnaître dans
l'élargissement du CPDC aux autres partis signataires de l'APG n'ayant pas
obtenu 5% lors des législatives d'octobre 2007, d'autres partis par contre
ont exprimé leur indignation contre ce qu'ils appellent une exclusion.
C'est le cas des partis politiques ''Le NID'', MCD, MRC, NDP, PSR et UDPS
qui ont lancé un vaste mouvement de contestation et invitent les autres
partis ayant pris part aux élections législatives d'octobre 2007 à se
joindre à eux, afin de mener ensemble ce combat pour leur participation aux
discussions au sein du CPDC. Au cours d'une conférence de presse qu'il a
organisée le mardi 24 mars à Brother Home à Lomé, ce collectif a dénoncé
l'isolement dont ont fait l'objet ces partis et s'est insurgé contre
l'ouverture du CPDC à la société civile qui, selon les responsables de ces
partis, ne doit pas jouer un rôle politique. " La limitation de la
participation au CPDC aux partis politiques siégeant à l'Assemblée Nationale
est la traduction de la volonté d'exclusion et de mépris à l'égard des
partis politiques ayant participé aux législatives du 14 octobre 2007, ce
qui doit interpeller l'opinion nationale et internationale ", disent-ils.
Aussi estiment-ils "qu'aucune section de la classe politique ne saurait
s'octroyer le monopole de la vérité politique et la participation au CPDC ne
saurait être réservée aux seuls partis siégeant à l'Assemblée Nationale
encore moins aux partis signataires de l'APG dont la mise en œuvre des
résolutions est l'apanage de toute la classe politique togolaise ainsi qu'il
ressort du code de bonne conduite annexée à l'APG ". Par rapport à la
participation de la société civile au dialogue, le groupe des six observe
sans équivoque que la charte des partis politiques est claire à ce sujet :
l'expression de l'action politique est l'apanage des partis politiques. Le
CPDC, disent les responsables de ces partis, n'est pas un organe législatif,
mais un organe consultatif et il n'est pas un cadre qui exclut d'autres
formations politiques. Il permet à tout le monde de venir s'exprimer, ceci
afin d'apaiser le climat politique.
Pour terminer,
le mouvement des six partis demande au gouvernement de revoir la composition
du CPDC pour intégrer les partis politiques ayant pris part aux dernières
élections législatives. Ils attirent également l'attention du gouvernement
sur le précédent dangereux que constitue cette interprétation restrictive
des dispositions de l'Accord Politique Global.
P. A
Selon le 6e
rapport de l'OPA sur les tracasseries routières en Afrique de l'ouest : Les
perceptions illicites en hausse sur les axes inter-Etat
Prélèvements
illicites par les forces de sécurité, un nombre très élevé de postes de
contrôle, de grandes pertes de temps au niveau des postes de contrôle sont
autant de pratiques nuisibles dont sont victimes de nombreux voyageurs et
transporteurs sur les axes inter-Etats au cours du transit des marchandises
d'un pays à un autre en Afrique de l'ouest. Des actes qui malheureusement
réduisent la fluidité du trafic et augmentent le coût du transport des
marchandises, entamant ainsi dangereusement l'intégration sous-régionale
ouest africaine qui se fonde sur la libre circulation des personnes et des
biens.
Afin de lutter
contre ces pratiques illicites qui constituent un phénomène de la corruption
visible dans tous les pays sur les trois corridors (Tema-Ouagadougou,
Ouagadougou-Bamako et Lomé-Ouagadougou), l'Observatoire des Pratiques
Anormales (OPA) publie périodiquement les résultats de ses enquêtes, avec
l'appui du Centre Africain pour le Commerce et de l'USAID, une Agence des
Etats-Unis oeuvrant pour le développement.
Le 24 mars
dernier, l'OPA a rendu public, à l'hôtel Ibis de Lomé, le sixième rapport de
ses enquêtes qui couvrent la période du 1er octobre au 31 décembre 2008.
C'était en présence de tous les acteurs impliqués dans le transit des
marchandises.
Selon le
coordinateur de la communication et du plaidoyer (OPA), M. Lacina Pakoun,
l'objectif premier de l'OPA, c'est de publier des chiffres et des données
concrets, exacts sur les pratiques de corruption qui sévissent sur nos axes
routiers inter-Etats afin d'aider les responsables de chaque pays concerné à
prendre les décisions qui s'imposent. " L'OPA n'est pas un outil de
coercition, c'est un outil d'observation, comme son nom l'indique, des
pratiques anormales sur l'ensemble des corridors qu'il couvre et rend compte
à qui de droit ", a-t-il indiqué.
Les résultats
de ce sixième rapport révèlent que dans tous les pays l'on est loin de un
poste de contrôle à l'entrée et un poste de contrôle à la sortie, l'idéal
poursuivi par l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), quand
bien même des améliorations ont été enregistrées çà et là. Les données de ce
rapport montrent que les pratiques de plus en plus anormales ont cours sur
nos routes à des degrés divers selon les pays. Elles s'observent le plus au
Mali avec 7 postes de contrôle aux 100km, 29mn pour le temps de contrôle et
des perceptions illicites de 10.983 F.
Selon l'OPA,
cette évolution des perceptions illicites se justifie par l'application, sur
deux des trois corridors, de la réglementation sur la charge à l'essieu sans
délivrance de reçue aux conducteurs dont les camions ne respectent pas la
norme en la matière. Ce phénomène qui n'a pas été pris en compte par les
statistiques du troisième trimestre 2008 représente un peu plus de 50% du
montant total perçu au Ghana au niveau du péage de l'autoroute et environ
43% du montant total perçu au Mali.
D'une façon
générale on note pour ce 4e trimestre 2008, en comparant les résultats à
ceux du 3ème trimestre 2008, une tendance à la hausse des perceptions
illicites sur les trois corridors avec 100%, 31% et 12% respectivement sur
le corridor Tema-Ouagadougou, Bamako-Ouagadou et Lomé-Ouagadougou. Seul le
Togo a enregistré une baisse sensible des perceptions illicites, soit 2%.
L'OPA attend l'application concrète de la décision prise par le chef de
l'Etat Faure Gnassingbé de réduire le nombre de poste de contrôle à deux.
Cette
progression des pratiques illicites a amené l'OPA à exprimer sa crainte de
voir s'annihiler les efforts entrepris par les autorités nationales pour
réduire les tracasseries sur les axes routiers. Il invite les autorités des
pays concernés à prendre leurs responsabilités afin d'enrayer ce fléau.
Enfin, pour
renforcer cette lutte contre les pratiques anormales sur les axes routiers,
l'OPA a octroyé une subvention à 2 ONG.
P. A
Célébration de
la journée internationale de la francophonie : Une soirée a été consacrée à
l'évènement au Togo
Le 20 mars
dernier a été célébrée dans le monde entier la 39e année internationale de
la Francophonie. Cette année, la célébration officielle de cette journée
s'est déroulée à Beyrouth au Liban, en présence du secrétaire général de
l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l'ancien président
sénégalais, Abdou Diouf. Si ce dernier dans son message de circonstance a
lancé un vibrant appel au monde entier à oser et revendiquer la langue
française qui, dit-il, est au service du développement durable et de la
mondialisation, il n'a pas manqué néanmoins de l'orienter vers la politique.
La langue française, indique-t-il, doit être une langue dépouillée de toute
injustice, de violence et de discrimination de toutes sortes, bref une
langue qui unit. " En ces temps de crises et de mutations inédites, en ces
temps où les certitudes du passé se dissipent dans les craintes pour
l'avenir, nous devons revendiquer et oser une langue nouvelle, non pas celle
de la colonisation des espaces et des esprits, non pas celle de l'égoïsme et
du repli, non pas celle du projet immédiat pour quelques-uns au détriment de
tous, non pas celle du laisser-faire et du laisser-aller, non pas celle de
la haine et des armes, mais celle d'une humaine condition partagée dans un
esprit de solidarité, de dialogue et de concorde ", a lancé le secrétaire
général de la Francophonie.
Au Togo, pour
marquer l'évènement, une réception a été organisée dans la soirée dans les
locaux du Bureau Régional de l'OIF pour l'Afrique de l'Ouest (BRAO) à Lomé.
Cette soirée qui a réuni des membres du corps diplomatique accrédités au
Togo, plusieurs autorités dont des membres du gouvernement, des journalistes
et plusieurs autres invités venus du Togo et de la sous région, a été une
occasion pour le directeur du Bureau Régional de l'OIF pour l'Afrique de
l'ouest, M. Etienne ALINGUE d'annoncer la visite prochaine au Togo du S.G de
la Francophonie, le président Abdou Diouf, à l'invitation des autorités
togolaises. Ce séjour, dit-il, visera à renforcer la coopération entre le
Togo et l'OIF et ses opérateurs dans le cadre du nouveau programme
quadriennal actuellement en cours d'élaboration. Vantant les mérites de la
langue française, M. Etienne ALINGUE a déclaré que " aujourd'hui, le
français est, avec l'anglais, l'une des deux seules langues parlées et
apprises sur tous les continents. Le français est l'une des langues
officielles et l'une des langues de travail aux Nations Unies. Le français
est l'une des langues officielles de l'Union Européenne, de l'Union
Africaine, de la Cour Internationale de Justice, du Mouvement Olympique, et
bien d'autres organes internationaux".
Les invités ont
passé une agréable soirée agrémentée par la prestation de plusieurs artistes
de la chanson, des troupes artistiques et des orchestres qui ont tenue en
haleine le public toute la soirée, une soirée qui a pris fin tard dans la
nuit. Plusieurs mets étaient au programme et la boisson a coulé à flot.
La Francophonie
a été créée le 20 mars 1970 à Niamey au Niger sur l'initiative de trois
chefs d'Etats africains : Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Amani Djéri
(Niger) et Abib Bourguiba (Tunisie). La Francophonie regroupe tous les Etats
qui ont en partage la langue française. Aujourd'hui, plus de 200 millions de
personnes sont locuteurs du français dans le monde (sur les 5 continents).
La langue
française est également adoptée comme langue officielle dans 32 Etats et
gouvernements sur les 70 que compte l'OIF.
Pierre Agbanda
Religion : Le
monastère de l'incarnation s'implante à Lomé
Le samedi 21
mars, les moines du Monastère de l'Incarnation d'Agbang à Kara étaient en
fête. Et pour cause : ils ont créé une cellule monastique à Lomé. St
Boniface, c'est le nom de cette cellule monastique de Lomé érigée sur le
territoire paroissial des Sts Martyrs de l'Ouganda à Tokoin. L'ouverture de
cette maison de prière des moines d'Agbang s'est faite après une messe dite
à la même paroisse où l'officiant, le père Boniface TIGILA, entouré de deux
autres prêtres, en présence des religieuses et de nombreux fidèles et amis,
ont rendu grâce à Dieu pour avoir permis que se réalise ce projet. Et cette
date du 21 mars n'a pas été choisie par hasard. C'est en effet ce jour que
l'Eglise célèbre la mémoire de St Benoît, le Patron de l'occident et père du
monachisme. Après l'évangile, le curé de ladite paroisse, le Révérend Père
Ignace Kpotogbey a donné lecture du décret approuvant l'érection de cette
cellule monastique. Celui-ci a salué cette initiative dont la réalisation,
dit-il, est le signe de la grâce et de la bénédiction de Dieu. " Nous avons
des communautés de religieuses, mais nous n'avons jamais rêvé avoir une
communauté de religieux, encore moins les moines ", s'est-il exclamé. Le
curé a par ailleurs rassuré cette communauté de son soutien et de sa
collaboration pour que se réalise ce désir d'apporter à ses fidèles cette
nouvelle façon de prier (prier avec les psaumes, l'office divin).
De son coté, le
père Boniface a exprimé sa gratitude au Curé de la paroisse pour avoir
ouvert son cœur et sa paroisse à cette cellule monastique. En créant cette
cellule monastique St Boniface à Lomé, explique t-il, l'idée est " de nous
rapprocher de vous pour être avec vous dans tout ce qui fait votre vie, afin
que nous puissions mieux vous porter au Seigneur dans notre prière ".Pour
lui, une église grandit et devient adulte quand elle porte la vie
monastique. La ville de Lomé est la plus catholique de la côte
ouest-africaine, a indiqué le Révérend Père Boniface. D'où la nécessité
d'accompagner " nos amis dans leur vie ", ajoute-t-il.
Citant dans son
homélie, St Bernard qui dit : " O bienheureuse solitude, seule Béatitude ",
il a indiqué que si l'homme pouvait faire silence, il se retrouverait et
retrouverait Dieu. Et le monastère, comme l'indique St Benoît, "est une
école où on va pour apprendre à servir le Seigneur ". Ce service du Seigneur
se fait soit par la vie consacrée, soit par le mariage à travers la prière.
Et les moines sont là pour crier vers Dieu de prendre soin de son peuple.
"Notre
communauté sera un lieu où vous trouverez une oreille attentive à vos peines
; venez nous confier vos vies ", a finalement lancé le prieur Boniface, en
guise d'invitation des fidèles chrétiens à visiter la nouvelle cellule
monastique.
Pour ce début,
cette nouvelle communauté est composée de quatre frères qui se chargeront de
chanter l'office divin. Au delà de la prière, ces frères exercent d'autres
activités comme la fabrication des alliances, des ostensoirs, des
accessoires, la vente de l'Elixir, un produit qui traite les problèmes de
digestion. Il faut noter que le Monastère de l'Incarnation d'Agbang qui
fonde cette cellule monastique à Lomé est créé le 06 août 1985 par le Frère
Boniface TIGILA, père prieur.
La cellule
Monastique St Boniface de Lomé est située à Tokoin Habitat et peut être
contactée au 999 35 58.
Pierre Agbanda
Baisse du prix
des produits pétroliers à la pompe : Le gouvernement préoccupé par le
bien-être des Togolais
Les experts des
finances internationales s'accordent à reconnaître que les tableaux sont au
rouge actuellement partout dans le monde et que rien n'est faisable dan un
futur proche pour améliorer les choses.
Et c'est
d'autant plus calamiteux de constater que ces perspectives alarmistes se
doublent de tous les signaux caractéristiques de la cherté de la vie. Si
dans les grands pays souvent cités en référence le mal fait des ravages,
qu'adviendra-t-il des pays dits émergents qui ploient déjà sous le poids de
nombreux autres facteurs aggravants ?
Nous ne pouvons
que saluer le récent geste du gouvernement en direction des consommateurs
comme étant un geste notable, un effort exceptionnel à mettre à l'actif de
l'Administration qui a la direction des affaires du pays. Car le geste en
question est une preuve qui, à l'analyse, ne peut émaner que d'un acteur
soucieux du bien-être de ses compatriotes.
De quoi
s'agit-il ?
Il s'agit de la
révision à la baisse des prix des produits pétroliers à la pompe. Cette
mesure vise à, alléger par ricochets les charges que constituent les
différentes dépenses des consommateurs en influençant le prix des produits
pétroliers au Togo. Selon cette mesure à partir du 20 mars 2009 : le super
sans plomb est de 445 F ; le pétrole rampant est porté à 370 F (inchangé);
le Gas-oil à 440 F ; le mélange 2 temps à 490F ; le gaz butane 12,5kg à
3.500 F (inchangé).
" Les prix
revus à la baisse tiennent compte, tant de la tendance baissière du marché
international phénomène de vie chère que subit la population togolaise en ce
moment ", selon le communiqué du ministère du Commerce.
Si certains
observateurs saluent cet effort du gouvernement, pour d'autres par contre
des efforts restent à faire pour être proche de la tendance observée dans
les pays voisins (l'essence est à 300 F au Ghana et 350 F au Bénin), car
disent-ils, c'est le coût élevé des produits pétroliers chez nous qui oblige
bon nombre de compatriotes à aller s'approvisionner dans ces deux voisins
pays et surtout explique la vente anarchique et illégale de carburant au
bord des rues, un comportement qui met en danger la vie des populations.
Tout porte à
croire que tant que les prix ne seront pas au même niveau que chez nos deux
voisins, les gens tenteront toujours l'aventure en dépit du danger que cela
représente. Ne dit-on pas que qui ne risque rien n'a rien ?
Sylvia Do Régo
13e
session ordinaire de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA :
Un visa unique pour les non ressortissants des pays membres à l'horizon 2011
La 13e session
ordinaire de la conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union
Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) s'est tenue le 17 mars 2009
à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Six chefs d'Etat étaient présents à
ce sommet, en l'occurrence Boni YAYI du Bénin, Blaise COMPAORE du Burkina
Faso, Laurent GBAGBO de la Côte d'Ivoire, Raïmundo PEREIRA de la
Guinée-Bissau, Amadou Toumani TOURE du Mali et Faure Essozimna GNASSINGBE du
Togo. Le Sénégal et le Niger étaient respectivement représentés par le
ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances Abdoulaye DIOP et le
Premier ministre SEINI Oumarou.
Les chefs
d'Etat étaient entourés des responsables des différentes institutions de l'UEMOA,
notamment de la Commission de l'UEMOA représentée par son président Soumaïla
CISSE, de la BCEAO par son gouverneur Philippe Henri DACOURY-TABLEY, de la
BOAD par son président Abdoulaye BIO-TCHANE et du Conseil Régional de
l'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPME) par son président
Martin Nani GBEDEY.
Les chefs
d'Etat et de gouvernement ont analysé la situation politique et sociale au
sein de l'Union et surtout fait le point sur la mise en œuvre des reformes
communautaires. Dans un communiqué final lu par le président de la
Commission de l'UEMOA, M. Soumaïla CISSE, les chefs d'Etat et de
gouvernement des huit Etats membres de l'Union ont examiné la crise
politique en Guinée-Bissau qui a débouché sur l'assassinat du président Joao
Bernado VIERA. La Conférence des chefs d'Etat a condamné fermement les
douloureux événements survenus dans ce pays et a rendu un vibrant hommage au
président défunt VIERA qui a été l'artisan de l'intégration de son pays au
sein de l'Union.
La Conférence,
tout en appelant la classe politique Bissau-guinéenne à s'inscrire dans le
schéma de transition en cours, a décidé de procéder en urgence au
renforcement de la capacité des administrations en charge des régies
financières de la Guinée-Bissau. La conférence a lancé un appel aux
partenaires au développement pour apporter leur appui aux efforts de ce pays
et de l'Union, pour la mobilisation des ressources en vue du financement du
programme global. Ce programme dont le coût s'élève à 100 milliards de
francs CFA permettra de relancer le tissu économique totalement délabré.
Pour cela, un programme d'urgence de 25 milliards permettra de résoudre les
problèmes essentiels pour sauver le pays du précipice. Selon le président de
la Commission de l'UEMOA, M. Soumaïla CISSE, les chefs d'Etat et de
gouvernement ont décidé, au nom de la solidarité communautaire, de décaisser
5,6 milliards pour boucler le déficit budgétaire et permettre à la
Guinée-Bissau de rentrer en programme avec le FMI. Pour mobiliser cette
somme, les pays membres de l'Union vont cotiser ainsi que les institutions
de l'UEMOA qui mettront également la main à la poche pour venir en aide à ce
pays. ''Voilà l'exemple de la solidarité dans une communauté'', a indiqué M.
CISSE.
Outre la crise
Bissau-guinéenne, la Conférence des chefs d'Etat a également examiné
l'évolution positive de la situation en Côte d'Ivoire. Elle a salué à ce
propos le médiateur de cette crise, le président Blaise COMPAORE du Burkina
Faso, et encouragé le président Laurent GBAGBO à poursuivre les efforts
devant aboutir aux élections présidentielles.
Crise économique mondiale
Face à la crise
financière internationale qui touche tous les pays du monde dont les pays de
l'UEMOA, la Conférence s'est préoccupée des risques de décélération de la
croissance et de la remise en cause des progrès en cours en vue de la
réduction de la pauvreté. A l'instar des économies très fragiles des pays
subsahariens, les pays de l'UEMOA ont durement éprouvé en 2008 des
difficultés à maîtriser les pressions inflationnistes consécutives,
notamment à l'augmentation vertigineuse des prix des produits pétroliers qui
a du coup provoqué la flambée des prix des produits alimentaires importés et
des céréales locales. Cette situation a provoqué des soulèvements des
populations dans plusieurs pays de l'Union, fragilisant ainsi le climat
social délétère qui existait. La Conférence des chefs d'Etat et de
gouvernement a salué les actions conduites par le Conseil des Ministres et
les Institutions Communautaires et l'ensemble des Etats membres pour la
maîtrise de l'inflation et la relance de la production agricole.
Le visa unique à l'horizon 2011
L'un des
chantiers phare de l'Union reste indubitablement la libre circulation des
personnes et des biens au sein des huit Etats membres. Il n'est plus un
secret pour les ressortissants de l'Union qu'ils peuvent circuler librement
dans les huit Etats avec leur carte d'identité, que ce soit par voie
terrestre ou par voie aérienne. Mais les échanges commerciaux
intra-communautaires éprouvent des difficultés à cause des diverses
entraves. La Conférence a invité les Etats membres à prendre les mesures
appropriées pour leur élimination. Elle a en outre adopté un acte
conditionnel instituant une politique commune dans le domaine de la
circulation et du séjour des personnes non ressortissantes de l'Union et qui
doit permettre la mise en place du visa unique à l'horizon 2011. Cette
mesure aura un impact positif sur l'activité du tourisme dans l'Union.
Les chefs
d'Etats et de gouvernement se sont félicités des avancées enregistrées dans
la mise en œuvre des reformes visant la libre circulation des personnes, des
biens, des services et des capitaux, ainsi que le droit d'établissement.
Aujourd'hui, il est facile pour les professions libérales, notamment les
avocats, les médecins, les architectes, etc… de s'installer où bon leur
semble dans les huit Etats membres sans trop de tracasseries
administratives.
Accord de Partenariat Economique (APE)
Les Accords de
Partenariat Economique font l'objet des débats dans les pays ACP. Les
sociétés civiles des pays des Etats membres dénoncent avec véhémence ces
Accords. Mais la Conférence des chefs d'Etat réaffirme l'engagement des
Etats membres de l'UEMOA à tout mettre en œuvre, avec les autres pays de
l'Afrique de l'ouest, pour conclure, à la date convenue avec l'Union
Européenne, cet Accord de Partenariat Economique (APE) régional prenant en
compte la dimension développement et à même de favoriser l'ancrage des
économies de la région dans l'économie mondiale.
Financement et développement
La crise
énergétique qui frappe les pays membres de l'Union préoccupe les chefs
d'Etat et de gouvernement. La Conférence a instruit le Conseil des Ministres
de veiller, sous l'autorité du président Béninois, le docteur Yayi Boni, à
la mise en œuvre diligente de l'initiative Régionale pour l'Energie Durable
proposée par la Commission. La Conférence a approuvé le schéma de
financement du programme d'urgence adopté par le Conseil des ministres. Il
est donc demandé au président Yayi Boni d'approfondir la réflexion sur la
recherche et la mise en œuvre de solutions novatrices pour le financement de
l'économie.
La Conférence
des chefs d'Etat et de gouvernement a également encouragé les promoteurs de
la compagnie aérienne régionale en gestation, ASKY. Le président du projet
n'est autre que notre compatriote Koffi Gbodjide Djondo. Selon le promoteur,
le premier vol de ASKY décollera d'ici la fin du premier semestre.
a 13e session
ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement a coïncidé
avec la célébration du 15e anniversaire de la création de l'Union. En 15ans
d'existence, l'UEMOA a fait des pas décisifs dans le processus
d'intégration. Cette évolution donne confiance aux bailleurs de fonds qui
n'hésitent pas à financer des projets de développement communautaire pour
consolider l'Union. C'est justement pour rendre visible les actions de
l'Union que la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement a instruit la
Commission à utiliser ou à créer les canaux de communications nécessaires à
une meilleure diffusion de l'information sur l'intégration. Nous pensons que
la Commission a pris bonne note et passera par des supports déjà existants
pour permettre à la population d'apprécier l'avancée des chantiers de
l'intégration. Pourquoi pas des spots publicitaires pour les radios et
télévisions et des insertions dans les journaux des huit Etats membres de
l'Union pour rendre visibles les réalisations de l'Union.
Pour l'heure,
c'est le président Malien Amadou Toumani TOURE qui prend les rênes de
l'Union en succédant à Blaise COMPAORE du Burkina Faso. Rendez-vous donc à
Bamako l'année prochaine pour le prochain sommet de l'UEMOA.
De notre envoyé spécial à Ouagadougou
ALIZIOU Dominique
Fait divers :
L'Adultère avec sa mère
Un jeune homme
d'une trentaine d'années a été surpris par son père en flagrant délit
d'adultère avec sa maman. Le drame s'est produit dans la préfecture de la
Kozah. Un ancien combattant de l'armée togolaise vit depuis 10 ans dans un
village de la préfecture d'où il est natif. Il y vit aux côtés de sa
famille qui compte 17 enfants et sa femme. Deux autres femmes qui lui ont
fait également des enfants ont quitté le foyer au lendemain de sa retraite,
il y a juste 10 ans. Le fils aîné de ce valeureux combattant est vieux de 29
ans. Son cursus scolaire n'est pas très éloquent. Il ne se serait limité
qu'au Cours Moyen deuxième année communément appelé CM2 et n'aurait pas
obtenu le certificat. De ce fait, il n'a pu s'offrir un poste dans
l'administration publique. Il serait, dit-on, boucher. Serait-il frustré par
cette situation pas trop prometteuse ? Sinon comment comprendre que malgré
ces milliers de filles et de femmes libres et libérées, qu'il ait pris le
goût de coucher avec sa propre mère ? Serait-il à sa première tentative ou
était-ce de ses habitudes ? Tels sont en fait les questions que le chef et
ses notables se sont posées la semaine dernière. Il semblerait que c'est la
maman elle-même qui a convoqué son mari pour, dit-t-elle, prier le chef de
le supplier d'accepter ses excuses. En effet, depuis ce flagrant délit,
l'homme avait demandé à sa femme et à son fils, auteur de l'adultère, de
quitter sa maison. Il n'a cherché à les dénoncer nulle part. Il a dit avoir
voulu éviter la honte. " C'est ma femme légale qui a consenti à faire ça
avec son enfant. Comment pourront-ils avoir bonne mine et continuer à vivre
dans ce village ? ", s'interrogea-t-il. Pire, devait-il renchérir, " ils ont
même eu le culot de commettre ce forfait sur mon lit conjugal. Ils me
croyaient au champ or entre temps je suis rentré et suis directement allé
rendre visite à un ami souffrant. Je me suis retrouvé à la maison contre
toute attente et coup de théâtre, tout était calme et la maison semblait
vide. Je me suis introduit dans le salon, là, j'ai constaté que mon épouse
avait jeté son pagne à l'entrée de la chambre à coucher. Et comme la porte
était à moitié fermée, je l'ai poussée et voilà, ma femme et mon fils en
train de se faire l'amour. A présent, je veux la justice ", s'est-il plaint
auprès du chef. Le garant des us et coutumes, conscient de la gravité du
problème, se serait contenté d'inviter l'ancien combattant à retourner le
voir. Prions que le délai d'attente puisse permettre d'apaiser les cœurs
meurtris et aider le piocheur et sa maman à mieux cogiter sur les
conséquences surtout sociales de leur acte.
B. Talom |
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Chronique de la Semaine #50 du 11 mars 2009 |
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La CPP, la
CDPA et le PDR font leur entrée dans le CPDC |
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Les
travaux du Comité de Suivi de la mise en œuvre de l'Accord Politique Global
(APG) se sont déroulés le samedi 07 mars à l'Hôtel Mercure Sarakawa sous la
présidence de M. Bedouma Alain YODA, ministre d'Etat, ministre Burkinabé des
Affaires Etrangères et de
la
Coopération Régionale,
représentant le président Blaise COMPOARE, facilitateur du dialogue
inter-togolais et président du Comité de suivi. La rencontre s'est penchée
sur la problématique de l'exclusion de trois partis de l'opposition
signataires de l'APG des travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation. Le Comité de suivi a décidé en fin de comptes d'élargir le
CPDC à ces trois partis pour respecter l'esprit de l'APG.
En effet, le
décret de création du CPDC exige que pour être membre du cadre, tout parti
ayant pris part aux élections législatives devrait avoir obtenu au moins 5%
de l'électorat. Or après ces législatives, seuls trois partis ont obtenu les
5% et plus. Il s'agit du RPT, de l'UFC et du CAR qui siègent actuellement à
l'Assemblée Nationale. Les trois autres partis, en l'occurrence la CPP,
la
CDPA et le PDR n'ont pas obtenu les 5% pour pendre part aux travaux du CPDC.
Ce qui revient à dire que ce sont les trois partis à l'Assemblée Nationale
qui se retrouvent également au CPDC. C'est justement pour pallier cette
lacune que le Comité de suivi a décidé d'élargir ce cadre de dialogue au
moins aux partis politiques signataires de l'APG sans oublier bien sûr la
société civile qui avait également participé aux travaux de l'APG, notamment
le GF2D et le REFAMP-Togo. Ainsi les débats seront beaucoup plus élargis et
les apports des uns et des autres contribueront efficacement à des
compromis. Mais malheureusement, l'UFC et le CAR ne veulent pas s'inscrire
dans cette dynamique. Ces deux partis qui prônent l'exclusion ont d'abord
refusé de pendre part aux travaux du Comité de Suivi pour des raisons
ubuesques les unes comme les autres. Que la présidence du Togo envoie les
invitations pour la tenue de la réunion du Comité de suivi ou que le
facilitateur le fasse, où se trouve le problème ? L'UFC estime que le fait
que ce soit la présidence qui leur adresse l'invitation est une entorse à l'APG
et se dit intransigeante sur le décret de création du CPDC". Notre position
est claire. C'est que nous nous conformons au décret qui régit le CPDC.
C'est vrai que c'est le 3e décret, il peu y en avoir un quatrième. Mais je
crois qu'un quatrième décret ne nous concerne pas ", déclare M. Jean Pierre
FABRE, SG de l’UFC. Pour le CAR, les points inscrits à l'ordre du jour à la
réunion du Comité de suivi sont du ressort du facilitateur. ''Il ressort de
votre courrier que la réunion en question a pour objet à la fois de régler
les divergences d'interprétation que le chef de l'Etat aurait constatées
entre les signataires de l'APG sur la composition du Cadre Permanent de
Dialogue et de faire le point sur la mise en œuvre de l'APG après deux ans
d'application. Le CAR tient à souligner qu'aux termes du point 5.8 de l'APG
: " en cas de différend sur l'interprétation de tout ou une partie de
l'Accord, y compris les modalités d'organisation et de déroulement des
opérations électorales, les parties signataires conviennent de s'en remettre
à l'arbitrage du facilitateur ", indique le communiqué du CAR. Et pourtant
les travaux du Comité de suivi ont été présidés par le représentant du
facilitateur qui a reçu le mandat du facilitateur. La position du
facilitateur peut-elle être différente de celle de son envoyé ? En réalité,
le CAR a boycotté la rencontre juste parce que l'UFC l'a également fait.
Histoire de ne pas laisser le champ libre à l'UFC auprès de la population.
Car si le CAR allait seul à cette réunion, comme à son habitude, l'UFC
l’accuserait de s'accoquiner avec le RPT. Comme le CAR attend impatiemment
le retour de l'ascenseur, il n'est pas question pour lui de faire un faux
pas dans son union de façade avec l'UFC.
Au
demeurant, que dit la lettre d'invitation de la présidence ? ''Le président
de la
République
a saisi à ce sujet le facilitateur du dialogue inter-togolais, le président
Blaise COMPAORE, avec qui il a discuté des sujets concernant la bonne
application de l'Accord Politique Global en général et plus particulièrement
du CPDC. Ils ont convenu ensemble de la nécessité de convoquer une réunion
du Comité de suivi de l'Accord Politique Global en vu de faire le point de
la mise en œuvre de l'APG après deux ans d'application et singulièrement
depuis la fin des élections législatives d'octobre 2007'', indique
l'invitations de la présidence. Il est donc clair que c'est de commun accord
que le premier facilitateur du CPDC, le président Faure GNASSINGBE, et le
facilitateur de l'APG, le président Blaise COMPAORE ont convenu de la
nécessité de convoquer le Comité de suivi qui est un organe de l'APG. L'on
comprend mal le boycott des travaux du Comité de suivi par l'UFC et le CAR.
N'est-ce pas une violation flagrante de l'APG? Tout compte fait, les travaux
du Comité de suivi ont produit un fruit, notamment l'élargissement du CPDC.
En tout cas,
un quatrième décret élargissant le CPDC vient d'être adopté par le Conseil
des ministres pour permettre aux autres signataires de l'APG de prendre part
aux travaux. Ainsi, l'on s'inscrit dans le prolongement de l'APG qui n'est
pas à son terme.
S'il faut
s'en tenir aux 5% de voix nécessaires pour participer aux travaux du CPDC,
que dire des observateurs de l'UE et de la CEDEAO réclamés à cor et à cri
par l'UFC ? Ont-ils obtenu les 5% eux, avant de prendre part aux travaux du
CPDC ? En quoi la présence des trois autres partis de l'opposition
indispose-t-elle le CAR et l'UFC?
Cela dénote
de la mauvaise foi du CAR et de l'UFC qui cherchent à tout prix à empêcher
la CPP,
la
CDPA et le PDR de prendre part aux travaux du CPDC.
Pour l'heure
le décret d'élargissement vient d'être adopté pour que les travaux du CPDC
puissent se poursuivre dans un cadre élargi car en réalité le CPDC est un
cadre de discussion et d'échange entre les acteurs politiques. A ce titre,
le CPDC est un cadre consultatif et ne peut s'imposer à aucune institution
de la
République.
Aliziou
Dominique
Cumul de
fonction à la SNPT : MANGANAWE Florent assume seul la
direction générale et la présidence du conseil d'administration
Pour 24
heures de vacance de poste à la direction de la SNPT, Florent MANGANAWE,
président du Conseil d'Administration de cette société s'est emparé de la
direction et s'éternise depuis plus de trois mois. Depuis plus de trois
mois, le président du Conseil d'Administration de la Nouvelle Société des
Phosphates du Togo (SNPT), Florent MANGANAWE s'est installé dans le fauteuil
de Directeur Général et ne veut plus partir.
L'on se
demande pourquoi ? Le ministre de l'Economie et des Finances et celui des
Mines ne le savent-ils pas ? Que dit le Conseil de Surveillance qui n'a même
pas été consulté avant de pousser l'ancien directeur général Charles TAKOU à
la porte ?
MANGANAWE
est à la SNPT
comme un empereur qui ne rend compte à personne sur sa gestion, puisqu'il
est en même temps juge et partie. L'orthodoxie de la gestion des entreprises
et sociétés d'Etat recommande qu'il y ait un directeur général et un Conseil
d'Administration pour surveiller l'action de celui-ci. L'on se demande qui
contrôle le PCA MANGANAWE dès lors qu'il est devenu le contrôleur et le
contrôlé. Et pourtant l'homme a voulu se passer pour un grand légaliste.
N'a-t-il pas éjecté le Directeur Général Charles TAKOU pour cause de vacance
de poste de 24 heures, alors que celui-ci était souffrant et s'est rendu à
Paris pour se faire soigner. Avant qu'il ne parte, il a confié l'intérim à
son directeur administratif et financier et a chargé sa secrétaire de tenir
informé le PCA MANGANWE. Malgré tout ce dispositif, le PCA trouve qu'il y a
vacance de poste.
L'on ne
comprend pas pourquoi celui qui prétend être rigoureux puisse prolonger son
intérim en violation des règles élémentaires qui régissent la gestion des
entreprises et sociétés d'Etat ?
Beaucoup
s'interrogent sur ce qui se cache derrière cette prolongation. En tout cas,
à en croire l'homme lui-même, sous son mandat, le prix du phosphate a chuté
de 350 dollars la tonne à 90 dollars. Et pourtant notre phosphate est d’une
qualité meilleure très prisée par les utilisateurs.
Le président
de la
République
est interpellé pour mettre de l'ordre dans la maison des phosphates en
nommant un Directeur Général en bonne et due forme. Mais pour que celui-ci
puisse travailler convenablement, le président Faure doit dégager Florent
MAGANAWE et ses acolytes en nommant des gens honnêtes et sérieux au Conseil
d'Administration pour remettre le secteur sur les rails comme l'avait
entrepris Charles TAKOU. Florent MAGANAWE c'est une gangrène pour
la SNPT.
A.D.
Les Forces
Nouvelles se penchent sur l'importance de la Constitution dans la vie d'une
nation
Pour leur
première sortie le samedi 07 mars 2009, les FN (Forces Nouvelles) ont choisi
d'animer une conférence-débats à Brother Homé devant un public
essentiellement composé d'étudiants.
Toute la
matinée de samedi, les débats on tourné autour de " L'importance de
la
Constitution
dans la vie d'une nation ". Ce thème choisi par les Forces Nouvelles (FN)
est présenté par le Professeur Mawulé Kuamvi Kuakuvi de l'Université de
Lomé.
D'entrée, il
a fait l'inventaire des différents aspects du concept et les a sériés selon
des dysfonctionnements constitutionnels constatés depuis les années 1960. Il
apparaît que les ''constitutions modernes'' comprennent un préambule ou sont
précédées généralement d'une déclaration des droits et parfois d'une
garantie des droits sous forme solennelle….
Un document
écrit fixant le statut de l'Etat et les garanties des citoyens : Forme de
constitution généralisée à partir des révolutions américaines et françaises.
Le
conférencier a situé le sujet dans son contexte générique : La politique au
sens absolu, l'art de gouverner la cité en vue d'atteindre ce que l'on
considère comme la fin suprême de société : rechercher ensemble le bien
commun. Ce qui fait de la constitution, une loi suprême, source de
légitimité et de légalité, souple ou rigide, qui énonce les principes
fondamentaux sur lesquels repose l'Etat. Par exemple, y aura-t-il plusieurs
partis politiques ou un seul ? L'Etat sera-t-il une fédération ou un Etat
Unitaire, une République ou une monarchie ?
C'est le
texte fondamental qui détermine les institutions qui détiennent le pouvoir
politique dans le pays : le Chef de l'Etat, le Gouvernement, le Parlement,
l'Assemblée Nationale et le Sénat,
la
Magistrature
et les juges ainsi que les rapports qu'ils entretiennent en vertu du
principe de la hiérarchie des normes. La constitution est au dessus de
toutes les lois qui, toutes, doivent être conformes à
la
Constitution
; d'où l'on parle de la " Constitution des Lois ".
S'agissant
du Togo, Monsieur Mawulé Kuamvi Kuakuvi a fait l'historique de la vie
constitutionnelle togolaise.
Le Togo a
connu 4 constitutions jusqu'à nos jours :
- Celle du
14 avril 1961
- Celle du
05 mai 1963
- Celle du
30 décembre 1979
- Et puis
celle du 14 octobre 1992
Une période
sans constitution s'est écoulée du 14 janvier 1967 au 09 janvier 1980. Ce
fut une période d'exception qui a vu la naissance du parti unique en
novembre 1969.
Le président
de la
République,
pendant cette période, gouvernait par décrets et ordonnances. Entre autres
suppressions, il faut signaler celle de l'indépendance de la magistrature
sur proposition du RPT. Le 13 septembre 1972, les autorités créent un
tribunal spécial chargé de réprimer les détournements de fonds publics. Ce
tribunal est ainsi composé :
- Un (01)
Juge
- Un (01)
Fonctionnaire du ministère du Commerce
- Un (01)
Fonctionnaire du ministère de l'Economie et des Finances
- Et un (01)
Officier des FAT.
La
constitution de la 4ème République est adoptée par référendum le 27
septembre 1992 et promulguée le 14 octobre 1992. elle a été révisée par loi
N°2002-029 du 31 décembre 2002 et modifié à son article 52 alinéa 1er par la
loi N°2007-008 du 07 février 2007.
Les débats
très soutenus ont conduit les participants au-delà de midi. On pouvait noter
la participation du ministre Victor ALIPUI du Grap, du représentant du
secrétaire général du RPT, et du représentant du l'UNSIT…
Sylvia Do
Rego
Accident de
Togblécopé : Un drame révoltant
19 morts et
des dégâts matériels importants, tel est le triste bilan de l'accident de
circulation survenu dans la nuit du lundi 09 février sur la national N°1 au
niveau de pont de Togblécopé, suite à un accrochage entre un camion gros
porteur transportant quarante tonnes de ciment et un minibus de 15 places
ayant à son bord 19 passagers.
Sous l'effet
du choc, les deux véhicules qui ont quitté Lomé en direction du Nord, se
sont retrouvés sous le pont. Les corps des victimes, les 19 passagers du
minibus, n'ont pu être dégagés qu'après une longue et laborieuse opération
de sauvetage menée par les sapeurs pompiers et la gendarmerie nationale avec
le concours de la société LOCAMAT qui a mis à contribution ses grues. Le
conducteur du gros porteur est quant à lui porté disparu.
Selon les
explications du ministre de la sécurité, le Col Atcha Titikpina, le minibus,
contraint de ralentir à cause d'un obstacle sur le pont, a été percuté par
le titan qui le suivait à vive allure et dont le conducteur surpris par ce
ralentissement avait perdu le contrôle du volant.
En clair, ce
drame au bilan humain très lourd aurait pu être évité par une simple
observation des règles élémentaires du code de la route : limitation de la
vitesse, surtout la nuit où la visibilité est réduite, respect de la
distance minimale devant séparer deux véhicules qui se suivent, prudence à
observer à l'entrée d'un pont, etc.…
C'est
dommage et révoltant que des individus sans foi ni loi décident délibérément
de fouler au pied les règles élémentaires de la profession qu'ils ont
eux-mêmes librement choisie et transforment nos routes en tombeaux pour
d'innocentes personnes.
L'hécatombe
de Togblécopé est un drame de plus qui doit interpeller tous les acteurs du
transport routier : pouvoirs publics, syndicats de transporteurs,
conducteurs, etc… Chacun à son niveau devrait jouer sa partition pour le
respect du code de la route et la protection des vies humaines sur nos
routes.
A. Kapo
Fait divers : La
vengeance d'un cocu
Face au
panier de la ménagère qui se vide de plus en plus, des stratégies nouvelles
de sortie de crise ne cessent de voir le jour. La police, la gendarmerie et
globalement les forces de l'ordre en savent quelque chose. Des recettes
malicieuses ont certes été déjà démasquées mais d'autres restent encore dans
l'ombre. La nommée T. Rose est apprentie couturière dans la capitale Lomé.
N'ayant pour seul parent à Lomé qu'un frère aîné, lui-même maître maçon,
Rose manque de temps à autres de moyens nécessaires pour faire face à ses
besoins vitaux. Aussi, s'est elle taillé un petit copain. Malheureusement
pour elle, celui-ci n'est pas fortuné. Il ne serait qu'un enseignant
contractuel dans un lycée de la place et a à sa charge une femme et un
enfant. Non satisfaite, Rose noue des relations intimes avec un haut cadre
de la fonction publique. Il serait, dit-on riche. Douanier, ce cadre aurait,
lui aussi, une famille nombreuse mais serait très amoureux. Il semblerait
que le physique de la fille hante et séduit les hommes. C'est ainsi que de
passage à Lomé au cours des vacances dernières, un étudiant togolais en
Europe, serait lui aussi tombé sous le charme de cette fille. Il lui aurait
promis de l'épouser à son retour des études. C'est dans cette logique de
partenaires multiples que mademoiselle Rose a choisi de mener sa vie. Mais
comme toute action a des conséquences, l'aventure de Rose devait lui
réserver tôt ou tard de fâcheuses surprises. C'est ainsi qu'elle devait
simultanément s'occuper de son vieux douanier et de son copain étudiant en
séjour à Lomé. Ce dernier lui aurait remis de l'argent pour lui préparer à
manger. Elle aurait alors fait un bon plat accompagné d'un poulet rôti bien
assaisonné. Le douanier mis au courant du projet a tout simplement décidé de
se rendre chez la fille et d'emporter le copieux repas. La fille n'ayant
rien soupçonné revient à la maison en compagnie de l'étudiant pour savourer
cet excellent mets mais coup de théâtre : la casserole a été emportée avec
son contenu. La déception était grande. Elle a atteint le comble, lorsque,
désemparé, l'étudiant décida de ne plus jamais la revoir. Et si l'enseignant
et le douanier en décidaient de même ? Ne dit-on pas que quand le Chèque,
le Choc et le Chic (les 3 C) décident d'abandonner en même temps leur
bénéficiaire, ça fait très mal ? A bon entendeur, salut !
B. Talom
Match Togo -
Cameroun du 28 mars : La FTF assise sur des braises
ardentes
Dans deux
semaines, plus précisément le 28 mars prochain, les Eperviers du Togo
croiseront les crampons avec les Lions Indomptables du Cameroun au Ghana.
Une rencontre qui se situe dans le cadre du troisième et dernier tour des
éliminatoires de la CAN
et du Mondial de Football 2010. Si les Camerounais attendent avec impatience
ce grand jour de vérité, parce que comptant sur le potentiel de leur équipe,
du coté du Togo ce n'est pas le cas. Comme de coutume pour les dirigeants du
football togolais, la nouvelle équipe de
la FTF
a mis du temps avant de s'accorder sur le profil de l'entraîneur qui doit
diriger la sélection nationale. C'est finalement la semaine dernière que le
Belge Jean Thissen a vu son contrat signé, ce qui constitue un handicap dans
les préparatifs. A cela s'ajoutent l'inconstance et la méforme de certains
joueurs, bref l'équipe togolaise a besoin d'être reconstruite dans tous les
compartiments. Ce que le nouveau sélectionneur a entrepris de faire tout en
reconnaissant que des difficultés existent déjà. "Nous partons avec une
série de handicaps. Le fait de jouer ce match loin de Lomé, la signature
tardive du contrat et les changements intervenus à la tête de
la FTF
", souligne-t-il.
Néanmoins,
le technicien Belge reste confiant. Le Cameroun part favori certes, "mais ça
ne veut pas dire qu'on ne va pas battre le Cameroun ", déclare-t-il. Le
grand problème qui risque par contre de compromettre la bonne performance
des Togolais reste celui de non versement de primes de matchs. Depuis leur
dernier match contre les Zwazi à Accra à la suite duquel les Eperviers se
sont qualifiés (06 buts à 0), les joueurs n'ont reçu ni leurs primes de
match, ni le moindre franc du don du chef de l'Etat qui s'élevait à 46
millions de FCFA. A ces primes s'ajoutent celles du match amical joué le 11
février dernier à Rouen face aux Etalons du Burkina Faso. Une source proche
des joueurs indique que ceux-ci sont en concertation pour définir la
démarche à suivre pour rentrer en possession de leurs droits. Du coté de la
FTF, on rassure que tout sera rentré dans l'ordre avant le match du 28 mars.
En tout cas,
la FTF
a intérêt à trouver une solution urgente à ce problème, afin d'éviter au
football togolais de retomber dans l'épisode de Wangen. Il en va de la
crédibilité de la nouvelle équipe dirigeante. Ce match contre le Cameroun
sera un match test pour le président de
la FTF et
son équipe.
Pierre
Agbanda |
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Chronique de la Semaine #49 du 3 mars 2009 |
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Agbéyomé
Kodjo humilié à Avépozo : Des militants de OBUTS ont déchiré leur carte
d'adhésion devant leur leader |
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Lorsqu'on
bâtit un parti politique sur le mensonge, les conséquences ne se font pas
attendre. C'est ce qui arrive à l'ancien baron du RPT, Agbéyomé Kodjo qui a
créé son parti connu sous le sigle OBUTS. En dehors du fait que ce parti n'a
pas encore son récépissé à cause des faux documents présentés son leader
pour constituer le dossier, Agbéyomé Kodjo a jugé bon de lancer son parti
sur le mensonge. Comme nous l'avons déjà écrit dans notre parution N°041 du
15/01/2009, Agbéyomé Kodjo et ses lieutenants font croire à la population
que quiconque obtient la carte d'adhésion à leur parti OBUTS aura droit à un
prêt dont le montant varie entre 250 000 et 500 000 FCFA. Evidemment, avec
la crise actuelle, cette promesse ne peut qu'attirer les gens. Et à chaque
fois qu'on l'annonce dans un quartier de Lomé ou dans une ville de
l'intérieur, les populations sortent pour aller écouter l'homme
providentiel qui vient solutionner leurs problèmes. Mais lorsqu'on lui pose
la question de savoir à quand le déblocage des fonds, il répond : " c'est
pour bientôt ". Le dimanche dernier, aux environs de 15 heures, Agbéyomé
Kodjo se rend à Avépozo, une banlieue de Lomé situé à une dizaine de km du
centre ville pour, dit-il s'entretenir avec ses militants. Environ 300
personnes composées à 90% de femmes étaient présentes sur les lieux non pas
pour écouter les élucubrations de cet ancien baron du RPT, mais pour lui
demander de les situer sur la date exacte du déblocage des fonds.
Comme il fallait s'y attendre, l'homme a commencé par jeter des anathèmes
sur son ancien parti, le RPT, et le gouvernement qui, selon lui, ne se
préoccupent pas du bien-être des populations. Un militant, M. Jean Gnavo,
nous raconte : "Agbéyomé Kodjo a commencé son intervention en insultant
proprement le RPT et son président. Pour lui, le président Faure et ses amis
pillent le pays et ne font rien pour soulager la misère des populations. Il
promet de mettre fin à notre galère s'il est élu président de
la
République en 2010. Ce discours venant d'un ancien baron du RPT nous a fait
sourire. Lui qui a été directeur du port et qui a pillé cette société pour
devenir milliardaire, il vient nous dire aujourd'hui que ce sont les autres
qui volent. Qu'a-t-il fait quand il était premier ministre ? Quant il était
premier ministre, la misère des Togolais n'était-elle pas plus criarde ?
Aujourd'hui, après avoir fait fusiller des Togolais à Fréau Jardin, il se
permet de se présenter devant nous pour vilipender ceux avec qui il
mangeait. En tout cas, moi je suis là pour le prêt qu'il a promis”. Après
cette intervention très ennuyeuse, l'homme ne dit rien sur la date à
laquelle il projette débourser les sous pour démarrer le processus de prêt.
C'est alors qu'une femme présente sur les lieux s'adjuge la parole
bruyamment et demande au président de l'OBUTS : " Dites-nous exactement la
date où le prêt sera disponible, M. Agbéyomé ". L'homme très serein lui
répond que le président Yayi Boni du Bénin n'a pas accordé le prêt quand il
était à la BOAD. C'est lorsqu'il est devenu président de la République qu'il
a accordé des prêts aux Béninois et Béninoises. "Si vous votez pour moi en
2010 en tant que président de la République, je pourrai aisément vous
accorder vos prêts pour relancer vos activités", a-t-il martelé. Cette
réponse a suscité la révolte au sein de la foule qui a fait le déplacement.
Pour lui signifier leur mécontentement, certaines femmes ont déchiré devant
lui la fiche d'adhésion qu'elles ont remplie peu avant le début du meeting.
D'autres personnes lui ont exigé le remboursement des frais d'adhésion qui
est à
100 F
car pour eux c'est une arnaque. Pour Ayawa, revendeuse du poisson frais qui
réside à Avépozo, "Agbéyomé Kodjo nous pend pour des gamins. Il pense nous
tromper pour qu'on aille voter pour lui en 2010. Il fait fausse route. Moi,
je suis UFC et je voterai Détia le jour J. Il peut aller se faire voir
ailleurs, car je n'ai plus besoin de ses sous". La réponse d'Agbéyomé a
tellement indisposé les gens qu'ils ont déchiré leur fiche et carte
d'adhésion à l'OBUTS et vidé les lieux du meeting très furieux. Agbéyomé
Kodjo surpris par ces réactions s'est engouffré dans sa voiture en allumant
bien sûr une cigarette pour calmer ses nerfs tout en ruminant : " 2010 je
serai président de la République du Togo ". Que dire ? Peut-être que l'homme
a d'autres problèmes que nous ne maîtrisons pas.
Aliziou
Dominique
Travaux du CPDC :
Des observateurs de la CEDEAO et de l'UE pour quoi
faire ?
Après le compromis sur la question de la facilitation, les travaux du Cadre
Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) ont repris toujours à la
primature. Le fait nouveau, c'est l'apparition de deux observateurs, en
l'occurrence celui de l'UE et de
la CEDEAO.
Et ceci est contenu dans les revendications de l'UFC qui avait demandé la
suspension des travaux. Aujourd'hui, l'UFC doit jubiler parce que ses
revendications ont été acceptées. Mais à quoi servent les observateurs dans
un cadre de concertation qui est un cadre consultatif, étant donné que les
décisions qui découleront des discussions ne s'imposeront à aucune
institution de
la
République.
L'on comprend mal les vraies intentions de l'UFC qui passe son temps à
chercher des poux sur un crâne rasé. Le parti de Gilchrist voudrait au fait
créer une situation de crise pour quitter le cadre en demandant ce qui n'est
pas prévu ni dans l'APG ni dans le décret présidentiel mettant en place le
CPDC. Le président Faure, toujours fidèle à sa politique d'ouverture, a
trouvé une solution aux revendications de l'UFC pour que les travaux
puissent démarrer. Il a pour cela reçu une délégation du CAR et de l'UFC
pour leur proposer d'élargir le CPDC aux partis signataires de l'APG,
notamment
la CDPA,
la
CPP et le PDR. Malheureusement, ces deux partis ont catégoriquement rejeté
cette proposition du chef de l'Etat, arguant que pour prendre part aux
travaux du CPDC, tout parti doit obtenir au moins 5% des suffrages lors des
dernières législatives. Seulement voilà : les mêmes qui ont exigé et obtenu
la facilitation et la présence d'observateurs refusent d'élargir le cadre
aux autres partis.
En
tout cas, à l'allure où vont les choses, l'on se demande si ce cadre peut
épuiser son ordre du jour avant le lancement de certaines opérations dans la
perspective de 2010.
Pour l'heure, le président Faure rassure : " Vous savez que depuis 2007,
nous faisons tout pour nous en tenir à la méthode qui marche. Le
facilitateur Blaise Compaoré est toujours à nos côtés. Nous discutons pour
trouver des solutions aux problèmes que vous venez d'évoquer, seulement, à
l'impossible, nul n'est tenu. Si les discussions durent trop, il y a des
délais, en ce moment, il faut envisager d'autres moyens, et il y a le
parlement qui peut aussi voter. Il faut tout faire pour rapprocher les
points de vue. Les problèmes, il y en aura toujours, il faut tout faire
pour les résoudre. Moi, j'ai choisi le dialogue et le consensus ". C'était
lors de son séjour à Ouagadougou. Pour ceux qui pensent que nous allons
passer toute l'année 2009 à dialoguer, le message du président est clair. A
défaut d'un consensus au sein du CPDC, le parlement issu des législatives de
2007 et qui est l'aboutissement heureux de l'APG légiférera.
Car en fait,
l'on se demande si le CPDC n'est pas un dialogue de trop. Nous attendons de
voir.
Aliziou
Dominique
Les effets
néfastes de la COTEC sur l'économie nationale :
Seulement 324 voitures ont été immatriculées en février 2009 contre 1200 en
février 2008
L'introduction de
la Compagnie
Togolaise d'Evaluation et de Contrôle (COTEC) à la Douane pour soi-disant
lutter contre les fraudes, a des conséquences désastreuses sur l'économie
nationale. Malgré les cris de détresse des transitaires, des
concessionnaires et surtout des consommateurs qui ne sont autres que le
peuple togolais, Marc Bidamon, DG des Douanes, et Marc Antoine, directeur de
la COTEC,
tiennent dur comme le fer leur position et ne sont pas prêts à céder. Et
pourtant la prestation de
la COTEC a
provoqué une augmentation exorbitante de 300% du dédouanement des véhicules
d'occasion. Si l'implantation de la COTEC est guidée par l'intention
d'informatiser le secteur, cela doit se faire non pas au détriment des
consommateurs mais à leur avantage. Aujourd'hui, avec la présence de la
COTEC
à la
Douane, la vente des véhicules d'occasion a chuté pendant la période
d'essai, c'est-à-dire le mois de décembre, à 45%, soit seulement 811
voitures immatriculées. Mais au lieu de s'inquiéter, la direction des
Douanes se targue plutôt d'avoir réalisé un bénéfice de 18%. Dans notre
parution N°041 du 15/01/09, nous avons attiré l'attention des autorités sur
la COTEC en relevant que si la chute de la vente des véhicules d'occasion
est de 45% au démarrage de l'opération, il va sans dire que cette vente va
dégringoler dans les prochains mois. Les faits nous donnent raison
aujourd'hui. En effet, selon une source proche de la Société Togolaise de
Plaques (SOTOPLA), 1270 voitures ont été immatriculées en janvier 2008. En
janvier 2009, ce chiffre est tombé à 622. Pour le mois de février 2008, le
chiffre était de 1200 véhicules contre 324 pour le même mois cette année. A
ce rythme, l'on se demande combien de voitures pourront être immatriculées
dans les mois à venir.
Avec cette dégringolade de vente de véhicules qui passe de 1200 à 324, les
deux Marc (Bidamon et Antoine) sont toujours insensibles et tentent vaille
que vaille de maintenir leur COTEC. Et pour quelle raison ? Qu'est-ce qui
peut justifier cet entêtement de leur part ? Avec seulement 324 véhicules
dédouanés en février 2009 contre 1200 en février 2008,
la Douane
a-t-elle eu une augmentation de son chiffre d'affaire ? Or le secteur de la
vente des véhicules d'occasion implique plusieurs acteurs qui vivent de
cette activité, notamment, les transitaires, les concessionnaires, les
assurances et
la SOTOPLA.
Les
deux Marc veulent-ils asphyxier toute cette chaîne d'opérateurs économiques
intervenant dans le domaine?
Quand la vente ne marche pas, les concessionnaires ne font plus de nouvelles
commandes. Dans ces conditions, le port aura un manque à gagner ainsi que le
service des impôts qui fait des prélèvements sur chaque véhicule importé.
Est-ce que c'est bon, Messieurs Marc ?
Le
hic dans cette affaire, c'est que l'un des grands perdants n'est autre que
la
Douane. En
effet, face aux coûts exorbitants des frais de dédouanement, un nouveau
trafic a vu le jour. Les acheteurs de voitures s'arrangent avec les
concessionnaires et les douaniers pour faire sortir allégrement leur voiture
sans verser un seul centime. Il leur suffit pour cela de mettre une ancienne
plaque d'immatriculation sur le nouveau véhicule acheté et l'acquéreur le
sort comme si de rien n'était. Aujourd'hui, plusieurs véhicules circulent
avec des anciennes plaques. N'est-ce pas un véritable manque à gagner pour
la
Douane et un facteur d'insécurité pour tout le pays? Avec ce trafic, c'est
un manque à gagner pour tous les opérateurs qui interviennent dans le
secteur, notamment, les transitaires, les assureurs et
la SOTOPLA.
Vaut-il
la peine de s'entêter en maintenant cette fameuse COTEC plutôt nuisible ?
Seuls les deux Marc ont la réponse.
Aliziou
Dominique
Bilan du séjour
du chef de la Délégation de l'UE au Togo : "Mission accomplie" pour M.
Filiberto Ceriani Sebregondi
"
Si je dois être sincère, je termine ma mission avec un sentiment de "
Mission accomplie ", a déclaré M. Filiberto Ceriani Sebregondi, ambassadeur
et chef de
la
Délégation de
la
Commission Européenne
auprès de
la
République
du Togo, dans son allocution de fin de mission au Togo. Nommé en octobre
2005 à ce poste, M. Sebregondi a suivi dans tous les détails l'évolution de
la situation politique du Togo. Hier il était face à la presse dans les
locaux de
la
Commission de l'Union européenne à Lomé où il a fait le point de sa mission
au Togo. Un bilan qu'il juge très positif au vu des défis que l'Union
européenne a déjà relevés avec le Togo et dont il a été témoin, notamment la
réalisation des " 22 engagements " souscrits par le Togo en 2004,
l'organisation d'élections législatives libres, transparentes et sans
violence. Ce qui a eu pour conséquence la reprise totale la coopération avec
les partenaires au développement.
Bref, M. Sebregondi a été présent tout au long du processus qui a conduit à
la décrispation de la situation politique de notre pays. Le chef de
la
Délégation
de la
Commission européenne au Togo a par ailleurs évoqué les appuis multiformes
de l'Union européenne au Togo à travers le 9e et 10e Fonds Européens de
Développement (FED) et les Fonds Stabex qui ont apporté au Togo une somme
d'environ 130 milliards de FCFA et qui sont la preuve de la reprise totale
de la coopération entre l'UE et le Togo. M. Sebregondi a également annoncé
pour le Togo une aide budgétaire afin de permettre au gouvernement d'assurer
ses services de bases qui sont en cohérence avec son programme de réduction
de la pauvreté. Il revient aux Togolais de relever le défi en ne gâchant pas
les acquis déjà obtenus. Répondant à l'une des préoccupations des
journalistes relative à la situation politique, il a déclaré que le problème
du Togo est le problème de changement de mentalité et de changement de
leader. Il faut que tous les partis politiques puissent dégager de nouveaux
leaders pour renouveler la classe politique.
Le
nouveau chef de
la
Délégation pour le Togo sera connu entre mai et juin. Notons que pour
marquer la fin de son séjour au Togo, M. Sebregondi a offert, le mardi
dernier à sa résidence, une réception qui a rassemblé plusieurs invités dont
le Premier ministre Gilbert Houngbo.
Pierre
Agbanda
Les experts du
FMI satisfaits des actions du gouvernement
Le
récent passage à Lomé d'une délégation du Fonds Monétaire International
(FMI) dirigée par M. Marshall laisse une impression d'optimisme par rapport
à la gestion des affaires sous la férule de l'équipe à Gilbert Houngbo.
L'arbre cache la forêt et il est possible que l'opinion que les Togolais se
faisaient du RPT ne leur permette pas d'apprécier avec lucidité l'effort qui
se fait actuellement à l'initiative du président Faure Gnassingbé. A
commenter par la décrispation politique en général. Sur la base de notre
observation, nous pouvons dire que sous l'administration Faure Gnassingbé,
le dialogue politique relève de la réalité pure. Non pas seulement en
pensant à l'Accord Politique Global (APG) mais aussi en évoquant les débats
à l'Assemblée Nationale puis tout récemment le déblocage des travaux du
Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC).
Le
consensus autour du Président Faure Gnassingbé comme facilitateur apporte la
preuve que les Togolais commencent à expérimenter un minimum de confiance
mutuelle.
Comment peut-il en être autrement ? Un certain nombre de faits saillants
prouve que le Togo est sur la voie du pluralisme démocratique, et, les
liberté individuelle (liberté de presse, liberté d'expressions, libertés de
mouvements, liberté syndicales…) ont droit de cité. Les langues se délient,
les journaux se créent, ainsi que les radios et les télévisions, traitent
les informations et essayent de former les opinions. Le panorama politique
est apaisé, les institutions politiques se mettent en place. Il est vrai que
l'environnement sociopolitique paraît encore insipide et se présente sous
une coloration de pauvreté et de vie chère, de licenciement comme à
la Société
Nouvelle
des Phosphates du Togo où 600 agents ont été remerciés. Nous n'oublions pas
le Port Autonome de Lomé. La paix sociale, règne et le Togo affiche l'image
d'un pays tranquille sans agitations populaires qui aujourd'hui se sont
estompées et l'on assiste sans coup férir à la normalisation de la vie
sociopolitique. De nombreuses réformes sont en chantier. Le déblocage des
avancements des fonctionnaires est effectif depuis avec des améliorations
financières sur la vie des travailleurs et leurs familles, l'éducation au
pré-scolaire et au primaire est devenue gratuite, les rues de la capitale
sont en réfection sur le financement entier du gouvernement, de même que le
cuvage et le traitement de la lagune de Lomé. Par ailleurs, bientôt sera
totalement reconstruit le boulevard du Mono. La mise en place de la cour des
comptes est prévue pour la fin du 1er semestre 2009. Ce qui précède est
certainement insuffisant par rapport à la tâche à abattre et qui attend les
Togolais… Mais Rome n'est pas bâti en un seul jour.
Sylvia Do
Régo
Gestion du
contentieux électoral : Les Cours Constitutionnelles d'Afrique de l'Ouest en
séminaire à Lomé
Les membres des cours constitutionnelles et conseils constitutionnels du
Bénin, du Burkina Faso, du Niger, de
la Côte
d'Ivoire, du Mali et du Togo sont en séminaire sous-régional depuis lundi à
Lomé. Pendant cinq jours, ces membres et tous ceux qui sont impliqués dans
le processus électoral auront à réfléchir sur le contentieux électoral dans
la perspective du perfectionnement des scrutins à venir. Ceci permet
d'éviter des comportements anti-démocratiques lors des recours. Dans la
mesure où presque que toutes les élections en Afrique sont sujet à des
contestations après la proclamation des résultats, des partis politiques
utilisant des moyens peu légaux pour réclamer une prétendue victoire qui
leur aurait été volée. C'est pour établir des mécanismes " clairs et fiables
" pouvant éviter les dysfonctionnements constatés lors des consultations
électorales que ce séminaire est organisé. Pour la réussite des prochaines
échéances au Togo, tous les acteurs impliqués dans le processus électoral
ont été associés aux travaux. Il s'agit notamment des membres de
la
Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI), de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de
la
Communication
(HAAC), du ministère de l'Administration territoriale, de
la
Commission Nationale
des Droits de l'Homme (CNDH), des partis politiques, des représentants de la
société civile de même que des journalistes.
Dans son discours d'ouverture, le président de
la Cour
Constitutionnelle
du Togo, M. Abdou Assouma a expliqué que la gestion du contentieux électoral
vise à assurer un bon accomplissement des formes, des procédures et des
opérations qui l'accompagnent. Elle permet aussi de s'assurer de la validité
des résultats et de la qualité des élus. M. Assouma a par ailleurs indiqué
que les difficultés qui donnent naissance à un contentieux électoral sont
pour la plupart dues aux problèmes d'éducation à la citoyenneté des
populations, notamment à l'exercice du droit de vote.
Pour sa part, la représentante du secrétaire général de l'Organisation
Internationale de
la
Francophonie (OIF), Mme Christine Desouches a salué cette initiative et
félicité le chef de l'Etat Faure pour la création d'une commission " Vérité
- Justice - Réconciliation " et d'un Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC). Pour elle, le pari de la quête de la démocratie sera
gagné si toutes les institutions affirment chaque jour leur efficacité en
travaillant pour le bien de tous. Elle a réitéré le soutien de son
institution au Togo et à sa Cour Constitutionnelle.
Pierre
Agbanda
Dossier : Le port du casque : Un calvaire pour les
motocyclistes
Les routes africaines tuent de plus en plus. Il ne se passe aucun jour où on
n'enregistre des accidents de circulation et la plupart de ceux-ci font des
victimes innocentes et même ignorantes. En décembre 2008, des informations
proches de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) faisaient
état de 5000 personnes tuées par an à la suite d'accidents sur les routes
des huit pays membres
Les causes de ces nombreux accidents sont dues aux systèmes d'information
sur le niveau de sécurité routière qui ne sont pas bons dans l'espace UEMOA,
a expliqué, M. Gouali Emmanuel Yoro, responsable de
la Sécurité
routière à
la
Commission
de l'UEMOA à Ouagadougou. Selon la même source, on a une moyenne de 30000
accidents par an avec un peu près de 50000 blessés dans l'espace
communautaire. Le mauvais entretien des véhicules, des règlementations
insuffisantes et peu appliquées sont avancés comme principales raisons de
ces hécatombes quotidiennes.
Au
Togo, le bilan n'est pas moins dramatique. Selon des chiffres fournis par le
ministère de
la Sécurité
et de
la
Protection Civile,
325 personnes ont péri dans les accidents de la route en 2008 au Togo. Un
bilan toutefois en constante baisse. Car en 2006, ce chiffre était de 517
morts contre 447 en 2007, indique la même source. Ce rapport attribue les
causes de ces accidents au non respect du code de la route, à l'imprudence,
à la méconnaissance des textes, à l'excès de vitesse et à la conduite en
état d’ivresse.
Généralement
au Togo, dans les villes, le plus grand nombre de ces victimes est à moto.
Et les motocyclistes ont très peu de chance de survivre à ces accidents,
qu'ils soient auteurs ou victimes. La raison est toute simple : ils sont
ceux-là qui brûlent plus le feu rouge (conducteurs de taxi motos surtout),
se faufilant entre les véhicules pour se frayer un passage, même si cela
n'est pas possible à vue d'œil. Et comble de malheur, peu de motocyclistes
portent un casque. Il suffit de jeter un coup d'œil sur nos routes pour s'en
apercevoir. Et pourtant ce geste (le port du casque) aussi banal qu'il
puisse paraître peut sauver son auteur. Les fabricants des motos chinoises
communément appelées " Dubaï " ne l'ignorent pas. En effet, sur le réservoir
de chaque moto figure parmi les recommandations importante, celle relative
au port du casque. Et au-delà de cette recommandation, un casque est remis à
l'acheteur de moto. Même si certaines personnes estiment que ce casque est
fragile ou n'est pas joli, au moins il peut protéger son porteur.
Malheureusement, beaucoup de personnes n'aiment pas ou ne veulent pas porter
le casque. En dehors des corps habillés qui en portent par contrainte, parce
qu'il est interdit d'entrer au camp sans casque (et certains s'en
débarrassent tout juste à la sortie des camps), ils sont rares ces usagers à
moto qui portent un casque. Plusieurs raisons sont avancées par les
motocyclistes pour soutenir leur acceptation ou leur refus de porter un
casque. Odilon, un maîtrisard en gestion, conducteur de taxi-moto : "Quand
je porte le casque j'ai l'impression d'être étouffé, je me sens coincé.
J'essaye quand même d'être prudent en roulant ". Baudouin, un cadre de
l'Administration : " Je porte le casque quand je vais au boulot, parce qu'en
ville, la circulation est dense. Les week-end, c'est quelques fois que je le
porte ". Joël, enseignant au secondaire : " J'ai décidé de porter le casque
après avoir rendu visite à mon gendre qui a fait un accident qui a failli
mettre fin à ses jours. Même si l'on n'a rien, on doit chercher à se
protéger. La tête est la partie la plus fragile du corps humain ; quand elle
est atteinte, c'est fini ".
Face à cette situation, l'Etat par le biais des services de
l'administration doit exiger le port de casque aux employés avant leur
entrée dans les services, afin de leur éviter des accidents mortels qui
constituent une perte pour l'administration et pour le pays tout entier. Les
forces de sécurité devront également jouer pleinement leur rôle, en
sévissant contre les motocyclistes qui font la surcharge et l'excès de
vitesse. La loi devant obliger tous les citoyens à porter un casque n'est
pas à l'ordre du jour. Le ministre Titikpina de
la Sécurité
interrogé il y a quelques semaines à ce sujet suite à l'accident de Davié
qui a coûté la vie à trois personnes sur une moto avait déclaré qu'aucune
décision n'est envisagée pour le moment. Mais les motocyclistes devront
quand même comprendre que le port du casque est un acte banal certes, mais
il peut les sauver. Le port du casque est un acte de prudence qui nous
protège. Ne dit-on pas souvent que " la vie n'a pas de prix " ?
Pierre
Agbanda
Fait divers : Le
collier antivol
Le
19 février dernier, les populations de Lomé en général et celles d'Adidoadin
en particulier, ont été réveillées par des scènes d'horreur, en l'occurrence
la mort brutale de quatre brigands de classe exceptionnelle. Ils ont été
abattus par une unité de patrouille. Les éléments de sécurité qui
composaient l'unité ont essuyé les coups de feu des brigands avant de
riposter avec efficacité. Le véhicule à bord duquel ces malfaiteurs
circulaient n'a pu continuer sa course. Il a péri en même temps que ses
occupants. Le pire dans cette affaire, c'est que pendant que les forces de
l'ordre protégeaient les lieux, un autre groupe de malfaiteurs arrive, on ne
sait d'où, et échoue dans sa tentative de fuite juste à ce niveau. Ceux qui
n'ont pas vu l'évènement en direct ont appris que le second groupe de
bandits est arrivé sur les lieux à motos. Les bandits avaient attaché à
l'arrière de leurs motos, les cadavres de moutons qu'ils ont certainement
volés. Personne, à ce jour, n'a pu savoir l'origine exacte du butin. Mais
force est de savoir qu'un individu qui jusque-là a gardé l'anonymat, aurait
révélé que l'un des cadavres de moutons avait un collier au cou. " J'ai mis
ce collier au cou de l'animal pour l'aider à mieux s'orienter ", a-t-il dit
avant de renchérir que si le voleur n'avait pas été surpris par la
patrouille, il finirait ses courses devant la porte du propriétaire
légitime. " Ça fait deux fois de suite que des voleurs sont partis avec mes
bêtes et sont retournés avec elles chez moi grâce au collier. Et si je ne
les délivre pas du sortilège, ils restent toujours debout devant ma porte.
J'ai été étonné que mon animal soit volé et qu'une semaine après, je n'ai
pas de suite. J'ai cru que le voleur avait peut-être déniché mon secret,
mais c'est ma radio qui m'apprendra plus tard la nouvelle ". L'homme faisait
ces déclarations devant une foule médusée, impatiente de savoir la suite
des évènements. Mais il serait, dit-on, vite parti parce qu'il serait pressé
de se rendre à la police. Nous osons croire qu'il y est arrivé et lui
souhaitons bonne chance pour le succès de sa démarche. Aussi émettons-nous
le vœu que la police plaide afin que l'homme enseigne aux milliers
d'éleveurs togolais, ses bonnes recettes antivol
B. Talom |
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Chronique de la Semaine #47 du 26 fev 2009 |
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Déblocage des
travaux du CPDC : Consensus autour du président Faure comme facilitateur |
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Après quatre
jours de suspension des travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC) à la demande de l'UFC qui exigeait la facilitation, la
9e séance de mardi a permis aux acteurs de trouver un compromis.
Ce
compromis qui porte sur le recours à la facilitation en cas de blocage des
travaux, vient de trouver un dénouement heureux qui satisfait toutes les
parties prenantes au dialogue. Ainsi, " en cas de blocage des discussions,
le CPDC convient de saisir le président de la République. Le chef de l'Etat
recherche avec les leaders des partis membres du Cadre, les solutions
appropriées avec le recours à la facilitation le cas échéant ".
Désormais, en
cas de blocage, le premier facilitateur n'est autre que le président de la
République qui a signé le décret mettant en place le CPDC. C'est lorsque ce
recours n'a pas pu apporter des solutions idoines au blocage qu'il est
possible de recourir à une facilitation. Pourquoi perdre beaucoup de temps
alors que la solution était à la portée de la main ? L'on se rappelle
qu'avant la suspension des travaux réclamée par l'UFC, le CAR avait suggéré
que le représentant du chef de l'Etat au CPDC aille rendre compte à son
mandant pour débloquer la situation.
Le RPT est allé
loin en proposant de " recourir au chef de l'Etat en cas de blocage pour
trouver les solutions appropriées en concertation avec les leaders des
partis politiques du CPDC ", indique le communiqué du RPT. Si l'UFC avait
accepté de poursuivre les discussions, il va sans dire que les parties
prenantes aboutiraient à coup sûr à ce compromis. Mais malheureusement, le
parti de Gilchrist Olympio a choisi la fuite en avant pour soi-disant
rendre compte à son mandant.
En tout cas,
avec ce compromis, le chemin est balisé pour la poursuite des travaux. La
dixième séance qui se déroule ce matin s'appesantira sur le code électoral.
L'on se rappelle que le gouvernement avait déposé sur la table de
l'Assemblée Nationale un projet de loi sur le code électoral pour que le
débat se déroule à ce niveau comme cela se fait partout dans le monde. Mais
une fois encore, l'UFC a rejeté catégoriquement cette démarche parce qu'elle
n'a pas la majorité au parlement pour s'imposer. Si c'était le cas
contraire, c'est-à-dire, si ce parti avait la majorité absolue, elle ne
trouverait pas d'inconvénient à ce que les députés puissent en débattre.
Comme l'UFC a voulu que le texte du code électoral passe par le CPDC qui
n'est qu'un cadre consultatif et qui ne peut en aucun cas s'imposer aux
institutions républicaines, l'on attend de voir si les résultats de ses
travaux passeront sur un arbre pour devenir une loi de la république ou bien
c'est toujours l'Assemblée qui va légiférer.
Et pourtant
nous sommes à quelques mois de l'échéance fatidique de 2010 pour la
présidentielle. Si le simple règlement intérieur a mis plus de deux semaines
pour être adopté, qu'adviendra-t-il lorsqu'il va s'agir des textes chocs,
notamment le code électoral, les réformes institutionnelles et
constitutionnelles ?
Pour l'heure,
le CDPC ne peut en aucun cas se muer en un dialogue bis. C'est juste un
cadre consultatif qui ne peut s'imposer à aucune institution.
Aliziou
Dominique
Le dernier
ministre du gouvernement Houngbo est connu : M. Comla Kadje ministre des
Travaux Publics et des Transports
Après la
publication de la liste des membres du gouvernement Houngbo, un département
et non des moindres était rattaché à la présidence de la République. Il
s'agit du ministère des Travaux Publics et des Transports. Ce ministère
vient de connaître son locataire à la personne de M. Comla Kadje
précédemment commissaire à la Commission de la CEDEAO. M. Kadje n'est pas un
novice dans la boîte. Il avait occupé la Direction générale des Travaux
Publics et donc maîtrise les rouages de ce département que certains
qualifient de pourri. En effet, nos routes se trouvent aujourd'hui dans un
état de déliquescence avancée à cause bien sûr des entrepreneurs véreux qui,
au lieu de réaliser des ouvrages pouvant durer dans le temps préfèrent
engloutir des centaines de millions dans leur poche. La plupart des cadres
de ce ministère et même des barrons disposent des entreprises BTP.
L'on se demande
si le nouveau ministre des TP qui a pris fonction hier a les reins solides
pour combattre ce réseau mafieux spécialisé dans la construction des
ouvrages de mauvaise qualité vite endommagés dès la première pluie.
En tout cas, le
ministre a la lourde responsabilité de réorganiser ce secteur et surtout de
lancer une croisade contre les entrepreneurs véreux qui n'ont qu'un seul
souci : comment remplir leur poche. Le drame, c'est que les services chargés
de contrôler la fiabilité de ces ouvrages sont aussi corrompus que les
entrepreneurs. Il suffit de glisser un pot de vin aux contrôleurs pour
qu'ils affirment les yeux fermés que l'ouvrage est d'une qualité
exceptionnelle alors que la réalité est tout autre. M. Comlan Kadje pourra
mieux réussir sa mission si lui-même ne dispose pas d'une entreprise BTP. Il
pourra être au dessus de la mêlée et sévir contre les entrepreneurs peu
sérieux.
M. le ministre,
la tâche qui vous attend est immense, mais avec beaucoup de courage et de
sérieux, vous pouvez réussir.
Monsieur le
Ministre. Du courage donc!
A.D.
Insécurité à
Lomé :
Les Forces de Sécurité mènent une "Opération
Commando" réussie
Le phénomène de
l'insécurité a pris une ampleur inquiétante ces derniers temps, malgré
l'Opération araignée mise en place par les autorités pour lutter contre les
braqueurs et bandits. Les "toiles" de nos araignées n'arrivaient plus à
prendre ne serait-ce que la plus "petite bestiole" nuisible à la société.
Les Loméens dans la rue avaient la peur dans le ventre et n'avaient pas le
sommeil tranquille la nuit, tout ceci par peur d'être braqués. Face à cette
situation qui commençait par ressembler à la vie de la jungle, la presse n'a
pas fait de cadeau aux responsables chargés de la sécurité des citoyens :
critiques par ici, dénonciation par là et même des propositions ont été
adressées à ces responsables.
L'on a
l'impression que les intéressés ont pris la mesure de la situation et
rectifié le tir. La semaine dernière, nos forces de sécurité ont réussi à
mettre hors d'état de nuire sept braqueurs. C'est la gendarmerie nationale
qui a donné le ton dans la nuit de mardi 16 à mercredi 18 février dernier à
la suite d'une opération qu'on pourrait qualifier de "Commando". Trois
malfaiteurs qui venaient de braquer et dépouiller une famille ont été
traqués par la gendarmerie nationale, une traque qui a conduit les gendarmes
de Hédzranawoé à Agoé-Kitidjan où ces bandits ont été abattus à la suite
d'un échange de tirs nourris. Trois jours plus tard, ce fut le tour de la
police nationale de mettre fin aux actes d'insécurité de quatre autres
malfrats à Aflao Soviépé, à la suite également d'échange de tirs entre
forces de sécurité et malfrats.
La police a
aussi découvert dans la même localité trois chèvres égorgées et une moto
abandonnées par des voleurs, probablement surpris par la présence des hommes
en tenue. Cette opération de grande envergure des forces de sécurité est à
saluer. Mais elle ne doit pas s'arrêter là, car ça serait comme une goutte
d'eau dans la mer. Les réseaux de malfrats il doit en exister beaucoup et il
faudra réorganiser le système sécuritaire et mettre à la disposition des
forces de sécurité des moyens à la mesure de l'ampleur du phénomène. L'Etat
doit également penser à l'électrification des rues de Lomé et des quartiers
environnants, car l'obscurité favorise beaucoup les actions des malfrats.
Les actes de braquage ralentissent beaucoup le développement.
La population a
également son rôle à jouer dans le démantèlement de ces réseaux de braqueurs
en dénonçant des comportements étranges d'un cohabitant ou en évitant
d'héberger les malfrats.
Cette franche
collaboration entre la population et les forces de sécurité conduira à coup
sûr à l'éradication de ce fléau.
Pierre Agbanda
Promotion du
secteur artisanal Togolais : La Foire Artisanale du Togo officiellement
lancée
Du 15 au 26 avril prochain, Lomé la capitale abritera la
deuxième édition de la Foire Artisanale du Togo (FA. Togo). Cette deuxième
édition qui aura pour cadre le Palais des Congrès sera placée sous le thème
: " Booster notre développement par la force de l'artisanat ".
Initiée par Africa World, une agence de conseil et de
stratégie de communication, la Foire Artisanale du Togo vise à faire la
promotion des produits et services du Togo et de la sous-région. C'est
également une occasion de présenter les performances locales et sous
régionales en matière d'œuvres artisanales, de faire leur promotion et de
trouver des moyens pour écouler ces produits. Ce faisant, c'est le
développement global du pays qui est visé. Nul n'ignore l'apport combien
important du secteur artisanal dans l'économie de notre pays. L'artisanat,
en effet, contribue à environ 30% du PIB (Produit Intérieur Brut) et occupe
au moins 600 000 personnes, permettant ainsi de contribuer à la réduction de
la pauvreté et à la lutte contre le chômage. Conscientes de cet apport
inestimable de l'artisanat dans l'économie du Togo, les autorités ont
entrepris l'institutionnalisation du secteur depuis 1992 et adopté en 1998
la loi portant création des chambres régionales de métier, afin de permettre
aux artisans de mieux s'organiser pour défendre leurs intérêts.
En prélude à cette grande rencontre d'échange entre les
artisans d'une part puis entre ceux-ci et les autres corps de métiers ainsi
qu'avec le grand public d'autre part, les organisateurs ont organisé le
mardi dernier une conférence de presse à l'hôtel Palm Beach à Lomé consacrée
au lancement de cette foire. A en croire les promoteurs de FA-Togo, "cette
foire s'inscrit dans le cadre des orientations visant à promouvoir les
produits artisanaux, instaurer de nouvelles traditions à même de mettre en
relief le patrimoine culturel togolais et sous régional, de mieux faire
connaître les produits et services innovants de tous les secteurs
d'activités, de créer de nouvelles opportunités pour leur écoulement et de
repositionner la destination Togo".
La Foire Artisanale du Togo, c'est également un moment
idéal de réflexion sur les problèmes professionnels et de partage
d'expérience à travers des thèmes qui seront débattus au cours des
conférences et tables rondes.
La FA 2009 promet beaucoup, car en dehors des cinq pays
(Ghana, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Togo) qui avaient pris part à la
première édition qui s'est tenue à Atakpamé en 2008, d'autres pays comme le
Niger, le Sénégal, le Maroc et la France sont annoncés.
Plusieurs
activités sont prévues pour meubler cette manifestation, notamment : la
remise de prix (pour encourager les mérites des populations), les
expositions-vente, le dîner de gala, le concours miss FAA (pour célébrer la
beauté féminine), les défilés de mode, les concerts et spectacles, une
caravane, un bal masqué …
La présidente du Comité d'Organisation, Mlle Essomanda
Gnassingbé a lancé un appel à tous les partenaires et à la population à
participer activement à cette FA, afin de faire d'elle une réussite.
Pour toutes les informations relatives à la FA-Togo,
veuillez consulter le site www.foiretogo.com.
Pierre Agbanda
Fait divers :
Donc je pars !
Un Indien
résidant à Kara est décédé et incinéré courant mois de décembre 2008.
C'était la première fois que les populations de la Kozah vivaient en directe
un tel évènement riche en douleur, émotion et tristesse. L'homme était bien
connu dans le milieu. Il était même respecté à cause de sa fortune.
Commerçant de son état, c'est dans sa boutique que l'on trouvait les
produits importés d'Europe et principalement de très bons appareils
électroménagers. Sa vraie identité n'étant pas connue des populations, il
était appelé du nom de son établissement dénommé SANGAM. M. Sangam, comme on
aimait le désigner, n'a pas cru bon de célébrer l'année 2009. Il a mis fin
à sa vie le soir du 26 décembre. Il n'avait pas d'enfant mais vivait avec
une femme avec qui il n'avait pas encore célébré le mariage. C'était
d'ailleurs sa dulcinée, sa papaye et sa carotte. Il l'a aimée jusqu'à même
devenir obsédé. Aussi n'admettait-il pas de voir cette dernière aux côtés
d'un autre homme. Il aurait même promis qu'il mourrait s'il apprenait ou
surprenait sa fleur de beauté en flagrant délit d’adultère. .Aussi a-t-il
mis tout le paquet pour lui permettre de vivre heureuse, mieux, d'être la
plus heureuse de la Kozah. Cette vie de couple n'a pu durer que 3 ans. La
femme ne pouvant plus vivre dans cette obsession a fini par se tailler un
petit copain. C'est en fait la cause, mieux le motif déterminant de la mort
brutale de l'Indien. Plus d'un mois après ce drame, des langues ont commencé
par se délier pour expliquer ce qui s'est passé le soir du décès. Des
témoins auraient vu la victime se tirailler la veille avec sa dulcinée. Feu
Sangam tentait de l'empêcher de sortir. Il a tout fait mais n'a pas réussi.
Elle s'en est allée. Ne pouvant pas dormir en l'absence de sa dulcinée, M.
Sangam prit sa voiture et se mit dans la rue. C'est alors qu'il vit sa
dulcinée en compagnie d'un jeune homme avec qui elle marchait bras dessous
bras dessus. Il n'a pas pu supporter. Il est aussitôt retourné chez lui et a
pris le bidon rempli d'essence dont il s'aspergea le corps et mit feu.
Malgré le secours, il rendit l'âme à l'hôpital. C'est dommage qu'il soit
mort trop tôt. Pauvre amoureux, tu n'as pas pu t'initier en la matière. Que
le Bouda, ton Dieu suprême, offre à ton âme, la chance de souffrir moins et
de se reposer en paix !
B. Talom |
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Chronique de la Semaine #46 du 19 fev 2009 |
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Blocage des
travaux du CPDC : L'UFC réclame la facilitation |
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La septième
séance du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) a été
suspendue à la demande de l'Union des Forces de Changement (UFC). Au cours
de cette séance qui s'est toujours déroulée à la primature le mardi dernier,
l'UFC a demandé la suspension des travaux pour des raisons suivantes : ''en
raison de la crise de confiance qui prévaut jusqu'à présent, sur le plan
national, l'UFC demande le recours à la facilitation en cas de blocage des
discussions sur tous les sujets relatifs aux reformes politiques (loi
électorale, reformes constitutionnelles et institutionnelles) prévues par
l'Accord Politique Global (APG). Pour ce faire, l'UFC demande une suspension
de séance jusqu'à vendredi 20 février 2009 inclus. Cela permettra aux
représentants de l'UFC de rendre compte à leurs mandants''. Après cette
réaction pour le moins surprenante de l'UFC, l'on se pose la question de
savoir si l'UFC a lu le décret de création du CPDC et si elle a également
parcouru l'APG qui a prévu la création du Cadre Permanent de Dialogue et de
concertation. L'article 5.1 de l'APG dit ceci : ''les parties prenantes au
dialogue conviennent de la création d'un cadre permanent de dialogue et de
concertation sur les sujets d'intérêt national.
Le gouvernement
d'union nationale fixera les missions, la composition et les modalités de
fonctionnement de cette structure''. Comme on peut le constater, il n'est
nulle part mentionné la présence d'un facilitateur. Au demeurant, que vient
chercher la facilitation dans un Cadre de discussion et d'échange sur les
questions d'intérêt national ? Est-ce un nouveau dialogue qui aboutit à un
accord politique ? Si telle est le cas, l'APG aurait été clair en parlant
d'un véritable dialogue bis pour trouver des solutions aux reformes
constitutionnelles et institutionnelles. L'article 3.2 de l'APG stipule :
''les parties prenantes au dialogue national, engagent le gouvernement à
étudier les propositions de révision constitutionnelle, notamment : le
régime politique, la nomination et les prérogatives du premier ministre, les
conditions d'éligibilité du président de la république, la durée et la
limitation du mandat présidentiel, l'institution d'un sénat, la reforme de
la cour constitutionnelle. Le gouvernement pendra en charge ces propositions
pour la prochaine législature''. La dernière phrase de l'article 3.2 montre
clairement qu'il revient à la législature actuelle de légiférer sur ses
reformes sans contrainte. Si le gouvernement d'union de Me Agboyibo avait
trouvé un compromis avec les parties prenantes au dialogue sur ces reformes,
l'Assemblée Nationale actuelle devait étudier le projet de loi avant de
l'adopter. L'Assemblée issue des élections après l'APG n'a pas l'obligation
d'adopter les yeux fermés ces reformes parce que c'est un compromis
politique mais elle devrait légiférer selon le fonctionnement normal d'un
parlement.
Au regard de
tout ce qui précède, l'on peut dire sans se tromper que l'UFC veut amener le
CAR et le RPT à violer l'esprit de l'APG. Si l'UFC avait au regard de
l'article 5.1 et 3.2 signé l'APG, c'est parce qu'elle était sûre d'obtenir
la majorité absolue à l'Assemblée Nationale pour dicter sa loi. Dès lors que
les résultats de ces législatives n'ont pas comblé ses attentes, elle change
le fusil d'épaule pour menacer les gens et surtout appeler ses badeaux et
vandales à des manifestations violentes.
Pourquoi l'UFC
n'aime pas les règles de la démocratie ?
Les règles
élémentaires en démocratie, c'est le respect des décisions de la majorité du
peuple. Si la majorité du peuple décide de porter à la tête d'un pays un
perclus, la minorité est obligée de l'accepter. Si le président Américain
Barak Obama a pu faire passer son plan d'action pour sortir les USA de la
crise économique, c'est parce que son parti dispose d'une majorité au sénat
et à l'Assemblée. En France, le président Nicolas Sarkozy a opéré plusieurs
reformes justement parce que son parti, l'UMP, dispose d'une majorité à
l'Assemblée. Pourquoi au Togo l'UFC ne veut pas que le RPT puisse opérer des
reformes quitte à elle de faire ses reformes quand elle sera majoritaire à
l'Assemblée ? Ce parti fait croire à la population que c'est le RPT qui
bloque tout alors que c'est elle le fossoyeur. Le décret présidentiel qui a
créé le CPDC n'a nulle part mentionné la présence d'un quelconque
facilitateur. Le hic, c'est que le supposé allié de l'UFC, le CAR n'est pas
sur la même longueur d'onde que l'UFC. Le CAR a, dans un communiqué rendu
public, ''déploré que sa demande ait été rejetée par l'UFC'' “face au
blocage de l'élaboration du règlement intérieur sur la question du recours
au facilitateur, le CAR a proposé, au cours de la séance du 17 février 2009,
que le président des travaux, le ministre d'Etat Pascal Bodjona, en rende
compte au chef de l'Etat, président du Cadre permanent, en vue du déblocage
de la situation'', indique de communiqué du CAR. Il va sans dire que si l'UFC
avait accepté cette proposition, il ne devrait pas y avoir une suspension de
quatre jours. Il suffira pour le représentant du chef de l'Etat de faire un
tour à la présidence pour que les travaux reprennent. Juste une suspension
de quelques heures et les travaux vont reprendre. Mais malheureusement,
malgré les signes d'yeux de Jean-Pierre FABRE à Me APEVON en vue de l'amener
à abonder dans le même sens que lui, celui-ci s'est abstenu en demandant
plutôt au représentant du chef de l'Etat d'aller rendre compte au président
Faure.
Tout compte
fait, le décret instituant le CPDC est clair. Pour prendre part à ce Cadre,
il faut avoir obtenu 5% lors des dernières législatives. Est-ce le
facilitateur en question avait pris part aux élections législative et a-t-il
obtenu 5% de l'électorat ?
Nous pensons
qu'il ne sert à rien de vouloir tordre le coup à des textes pour assouvir
des intérêts égoïstes. D'ailleurs, l'UFC n'avait jamais adhéré à la création
d'un quelconque cadre permanent. C'est pour faire plaisir au CAR dont il
quémande l'alliance que l'UFC a accepté pendre part aux travaux du CPDC ; sa
demande de suspension des séances du CPDC n'est que le début d'un
subterfuge. Car, l'UFC est à pied d'œuvre pour provoquer des troubles à Lomé
et à l'intérieur du pays. Seulement, elle risque d'être déçue parce que les
militants sur lesquels ce parti compte en ont marre de ses sorties de rue
qui ne leur ont jamais rien donné. Ses militants sont plutôt aigris depuis
qu'ils sont à l'Assemblée, les élus de l'UFC ne se préoccupent que de leur
propre bien-être. Ils roulent dans des voitures 4 x 4 et soulèvent la
poussière sur leurs militants sans se soucier de leur sort. En tout cas,
pour certains, après la suspension demandée par l'UFC, la prochaine étape
sera son retrait des travaux, puis l'organisation des troubles. Nous
attendons de voir l'issue de son entreprise.
Dominique Aliziou
Forum national
du paysan togolais : Le Président Faure sur le front agricole
Depuis son accession à la magistrature suprême, le
président Faure Gnassingbé, contrairement à ce que disent ses détracteurs,
est résolument engagé à mettre en œuvre son programme de société. Après le
volet politique où il s'investit beaucoup pour que le Togo retrouve
définitivement sa place dans le concert des nations, réconcilier tous les
Togolais (consultations nationales pour la mise en place d'une commission
''Vérité - Justice - Réconciliation''), le chef de l'Etat n'entend pas
abandonner le volet social. En vue de favoriser la relance de l'économie
togolaise, un projet dénommé PSAEG (Projet de Soutien aux Activités
Economiques des Groupements) a été officiellement lancé le 22 décembre 2008
à Atakpamé par le chef de l'Etat lui-même. Ce projet vise à permettre aux
groupements de base de mieux s'organiser et de se développer. En définitive,
ce projet vise à lutter contre la pauvreté, car les activités des
groupements (100) qui ont reçu l'appui matériel et financier de l'Etat
auront une incidence positive sur la vie des membres et de leurs familles,
en terme d'amélioration de leurs conditions de vie.
C'est à Kara
que 800 producteurs agricoles se sont retrouvés le jeudi 12 février pour
échanger et confronter les moyens nécessaires à la promotion des activités
agricoles, pastorales, hydrauliques, halieutiques et sylvicoles du Togo.
La rencontre
dénommée SRPA (Stratégie de Relance de
la Production Agricole)
est un Forum National des Paysans Togolais qui répond au plan d'action
d'urgence du gouvernement pour la période 2008 à 2010.
Le défi est de
taille si nous savons que, le secteur primaire doit innover en vue de
renforcer le secondaire.
Le représentant
des Agriculteurs au Forum ne croyait pas si bien dire en remerciant le chef
de l'Etat Faure Gnassingbé à qui il a rendu hommage pour son choix de
l'approche participative. M. Koffi Ayenou a passé en revue toutes les
initiatives du gouvernement togolais qui ont valorisé l'agriculture :
- La création
du réseau des Chambres régionales d'agriculture.
- La
restauration réussie du climat de confiance dans la filière coton
- La
redynamisation de " l'appui conseil " en zone café cacao.
- La
mobilisation d'importantes quantités d'engrais et autres intrants agricoles.
Et au représentant des paysans d'ajouter : " Il est honnête de reconnaître
que le minimum requis est bien en place et qu'il nous revient de jouer notre
rôle et d'assumer pleinement notre responsabilité dans le développement de
notre pays "
L'évènement
était d'importance et le chef de l'Etat a échangé avec les paysans.
Au cours du
Forum, le chef de l'Etat a tiré un coup de chapeau aux paysans togolais qui
ont permis au monde rural d'éviter la famine, un fléau évité de justesse au
Togo grâce au travail du monde paysan. Et au chef de l'Etat de renchérir : "
… Malgré l'affaiblissement continu des capacités d'intervention de l'Etat,
vous vous êtes pris en charge et vous avez donné le meilleur de vous-mêmes :
nourrir les Togolaises et les Togolais. " Par ailleurs, il va sans dire que
cette couche sociale contribue à la croissance du PIB togolais et lutte
âprement contre le chômage. Les échanges entre le chef de l'Etat et le monde
paysan ont duré quatre heures. Le chef de l'Etat a visité les stands sur
l'esplanade du Palais des Congrès de Kara et a ajouté que cette rencontre
sera annuelle afin de permettre désormais l'analyse à fond des problèmes du
monde rural et assurer la productivité agricole du Togo.
40 agriculteurs
ont été faits officiers et chevaliers de l'Ordre du mérite agricole. 220
autres ont été récompensés et ont reçu des prix tels que des tracteurs, des
motoculteurs, des appareils pulvérisateurs, des bons d'enlèvement d'engrais
et des enveloppes financières allant de 200.000 à 15 millions de francs CFA.
L'activité
agricole attire sérieusement l'attention des autorités du pays qui comptent
relever le niveau des productions :
- de 600.000
tonnes à 720.000 tonnes pour le maïs ;
- de
275.000 tonnes à 288.000 tonnes de sorgho ;
Tels sont les
chiffres avancés par M. Dénis N'BADIAN, président du Bureau National des
Chambres de l'Agriculture. Aussi a-t-il déclaré voir appuyer le département
de l'agriculture dans la surveillance des activités de la pêche et de la
pisciculture.
Sylvia Do
Régo
L'Union CAR -
UFC à l'épreuve de réalité : Les deux partis présentent deux propositions
différentes sur la composition de la CENI
''L'Union fait
la force'', dit-on. L'annonce avec fracas de l'Union CAR - UFC devrait
répondre à cet adage mais malheureusement les deux partis ne semblent pas
être sur le même diapason. Les travaux en cours au sein du Cadre Permanent
de Dialogue et de Concertation (CPDC) laissent apparaître clairement que les
deux partis de l'opposition parlementaire n'ont rien en commun. Chacun
défend sa position. Si c'était le contraire, les deux partis devraient
ensemble envoyer un document commun sur les amendements du code électoral.
C'est d'abord le CAR qui fait les observations et propose son amendement sur
le code électoral au CPDC. Après, c'est l'UFC qui propose son amendement au
CPDC. Et lorsque l'on parcourt les deux documents, les deux partis censés
former une union ont des positions diamétralement opposées. L'UFC propose
pour la composition de la CENI, 14 membres dont 11 désignés par les partis représentés à l'Assemblée
Nationale et répartis suivants les suffrages à raison de 05 membres pour la
majorité parlementaire, 06 membres pour l'opposition parlementaire.
Deux membres
désignés au titre de la société civile togolaise à raison de un (01) par
majorité parlementaire, un (01) par l'opposition parlementaire. Un membre
recruté par appel à candidature pour jouer le rôle de président de la CENI.
De son côté, le
comité d'Action pour le Renouveau (CAR), propose une CENI de 15 membres
repartis comme suite :
- 06 membres désignés par la majorité
- 06 membres désignés par l'opposition parlementaire
- 02 membres désignés par la société civile
- 01 membre désigné par le gouvernement, sans voix
délibérative.
Avec ses
divergences de vue, entre ces deux partis, que peut-on dire de leur alliance
? Si les deux alliés ne peuvent pas élaborer ensemble un document de base,
c'est que leur union est de façade.
Visiblement l'UFC
se comporte comme si elle n'est pas prête à retourner l'ascenseur au CAR. Et
pourtant c'était l'une des exigences du CAR pour cheminer ensemble. Lors
d'un meeting qu'elle a tenu à Hedzranawè, l'UFC aurait dit à la population
que le CAR est d'accord de l'aide à chasser le RPT en 2010. Ce qui a
provoqué la colère de certains militants du CAR qui ont appris la nouvelle.
Ces militants ont dont pris d'assaut le siège du CAR pour avoir la
clarification de leur responsable. ''Nous ne somme plus prêt à soutenir la
candidature de l'UFC qui n'a pas d'égard pour notre parti'' fulminait un
enseignant militant du CAR.
Tout porte à
croire que l'UFC veut user de la supercherie pour embobiner les militants du
CAR en leur faisant croire que entre les deux partis, c'est la lune de miel
alors que la réalité est tout autre. Comme l’a dit un haut cadre du CAR,
cette fois-ci son parti ne se laissera plus enfariné par l'UFC qui les
considère comme des vassaux.
-
D
La campagne de
l'élection Miss Togo 2009 a démarré : La prochaine Miss se penchera sur le
thème : "Eau potable pour tous "
La campagne de
la 15ème édition de l'élection Miss Togo 2009 vient de se lancer. C'est au
cours d'une cérémonie de lancement officiel qui a eu lieu, jeudi passé à
l'Hôtel Ibis Lomé-Centre. Marquée par la présence de quelques sommités de
notre pays en l'occurrence le ministre de la Communication et de
la Culture Oulégoh
KEYEWA, de plusieurs personnalités administratives, de Chefs de sociétés, de
sponsors et des invités, cette cérémonie ouvre la voie aux candidatures pour
la compétition de l'élection de la plus belle fille de l’année 2009 du Togo.
Démarré à partir de ce 16 février, l'enregistrement des candidatures va se
clôturer le 29 mai prochain.
Les
potentielles candidates ont quatre mois pour valider leur participation aux
phases éliminatoires du concours de beauté, notamment les élections
préfectorales prévues du 06 au 27 juin 2009 et les régionales qui auront
lieu les 10,11, 18 et 25 juillet de cette année, respectivement à Dapaong,
à Kara, à Sokodé et à Atakpamé, et le 01 août prochain à Lomé pour le compte
de la Région Maritime.
Pour succéder à
Aïcha FOFANA, l'actuelle ambassadrice de la beauté togolaise, les candidates
retenues vont compétir et se rivaliser d'élégance, de beauté et d'aptitude
intellectuelle lors de la Grande Finale prévue pour le 29 août 2009 au
Palais des Congrès de Lomé. Celle qui méritera le titre de la 15ème Miss
Togo, aura à mener des actions de sensibilisation sur l'importance de
l'utilisation de l'eau potable et à s'impliquer dans des projets de
développement de nos populations à travers sa contribution dans des
initiatives d'implantation de forages et des points d'eau potable au profit
des nécessiteux. Elle aura à cet effet à attirer l'attention des autorités
et des partenaires sur les difficultés des populations face à ce besoin
vital.
Une initiative
dont s'est réjoui le Ministre de la Communication et de la Culture, qui a approuvé la pertinence et la justesse du choix du
thème qui rime merveilleusement avec le sens de la beauté féminine qui ne
peut s'entretenir sans l'apport de l'eau potable nécessaire pour le soin
corporel. Par ailleurs, ses félicitations ont été adressées au Comité Miss
Togo pour son dévouement sans lequel la beauté togolaise ne gagnerait pas de
l'estime et de dimension dont elle fait l'objet aujourd'hui au plan national
et international, en se référant à la prouesse réalisée par Edwige BADAKOU
lors du concours Miss Coupe du Monde de 2006 en Allemagne.
En marge du
lancement officiel de Miss Togo 2009, le Comité Miss Togo présidé par M.
Gaspard K. BAKA, Mlle Aïcha FOFANA et Louis ATTIKPO, chef Division du
département Vente et Marketing de Moov Togo, sponsor officiel de
l'évènement, ont animé une conférence de presse pour présenter un bilan sur
les activités menées par Aïcha FOFANA à mi-chemin de son mandat d'un an,
ainsi que le contenu de son agenda sur le programme d'activités à mener pour
le reste de son mandat.
Au cours de la première moitié de son mandat, Miss
Togo 2008 a effectué des sorties pour entre autres inaugurer l'orphelinat de
Mandouri, visiter ceux de Dapaong et d'Agou Gadzagan où elle a fait des
dons.
Concernant les
actions qu'elle aura à mener, il est prévu une activité particulière
soutenue par le Chef de l'Etat et qui concerne le programme de campagne axé
sur le thème " La lutte contre le trafic des enfants " et dont le lancement
officiel aura lieu en mars prochain à Tchamba.
Vicarmelo Tiem
Pour la
promotion de la musique au Togo : Les professionnels togolais des métiers de
la musique se regroupent en une association
En vue
d'assurer une promotion du secteur de la musique au Togo et pour une
efficacité des actions dans le domaine, il est créé un regroupement de
professionnels de la filière musicale dénommée Association Togolaise de
Métiers de
la Musique. Elle
a pour but de mettre en commun les connaissances intellectuelles,
spirituelles et toutes les énergies dans le cadre d'un mouvement
volontariste. La raison d'être de l'association se justifie par la nécessité
d'amener le Togo qui n'arrive pas à se positionner correctement dans le
domaine musical, ni sur son marché local, ni sur le marché international, à
amorcer une véritable relance de ce secteur en terme de réglementation et de
structuration du secteur. En effet, et comme cela a déjà fait l'objet d'un
des dossiers traités dans Chronique de la Semaine, le marché togolais de la musique est dominé dans sa
majorité par les œuvres d'artistes étrangers et produites hors Togo. A peine
les œuvres locales parviennent à occuper les 10% du marché qui se trouve
inondé par les œuvres musicales d'origine ivoirienne, congolaise,
américaine, européenne, antillaise, etc. Le contenu de la plupart de ces
œuvres souvent, décalé par rapport à l'environnement socioculturel des
consommateurs togolais, conduit à une fragmentation linguistique et
culturelle du marché national. Cette situation n'est guère favorable à
l'émergence des artistes togolais sur le marché mondial du disque.
Face à cette
situation, l'Association Togolaise des Métiers de la Musique ambitionne de proposer des pistes de recherche de
solutions idoines pour y remédier.
Décidés à relever ce grand défi de regroupement des
ressources humaines et des bonnes volontés pour mener ensemble le combat de
porter la musique togolaise hors de nos frontières, les membres de bureau de
l'Association ont fait leur première sortie médiatique en conviant les
journalistes à un point de presse. C'était le mardi passé au Centre Culturel
de Dényigba où le bureau présidé par Toutou AKIM a présenté le contour et la
teneur de l’initiative.
L'Association
qui siège à l'Institut Couleur Café du Centre Culturel Dényigba au quartier
Tokoin Saint Joseph a pour objectifs d'assister les pouvoirs publics dans la
prise de décision dans le secteur de la musique, d'organiser des ateliers et
sessions de sensibilisation et d'information, d'organiser des formations à
travers des séminaires, ateliers et colloques, d'organiser des spectacles et
autres manifestations pouvant valoriser la musique togolaise.
Pour y
parvenir, la corporation dispose de moyens d'actions comme les supports de
communication existants et à venir tels que la Presse, la Radio,
la Télévision et l'Internet.
L'Association compte se baser sur des activités bien
précises, notamment de séries de formation, de sensibilisation,
l'organisation de festivals et des plaidoyers.
Les initiateurs
d'une telle ambition sont à encourager pour réussir leur pari car très
grande apparait la taille de leur vision qui exige une synergie d'actions
d'un important nombre d'acteurs impliqués dans les métiers de
la Musique. Il leur faudra le bénéfice d'une attentive audience de
la part des autorités et des pouvoirs publics pour contribuer réellement à
la restructuration et à la réglementation de la filière du son au Togo. Car
aucune réglementation ni structuration n'est possible sans l'appropriation
de l'arsenal juridique dont la responsabilité institutionnelle revient à
l'Etat. L'ambition est noble et il faut leur souhaiter toute les conditions
de réussite qu'il faut pour l'aboutissement de leurs objectifs.
Vicarmelo Tiem
Fait divers :
Le cadavre d’un bébé accroché au dos de sa meurtrière
L'évènement se
déroule à Sokodé et plus précisément dans une banlieue nord-ouest de la
ville. Une dame de trente sept ans environ serait arrivée au poste de la
gendarmerie de Sokodé avec dans son dos le cadavre d'un bébé. La porteuse du
cadavre serait la coépouse de celle dont l'enfant est mort. C'est une foule
en colère qui aurait conduit la " meurtrière " au poste de la gendarmerie. A
en croire l'informateur, tout aurait commencé chez un charlatan. C'est
celui-ci qui aurait recommandé à sa cliente de lui apporter certains organes
prélevés sur un enfant. Avec ces organes le soi-disant charlatan pourrait
offrir une fortune immense à la malheureuse. Aussi aurait-elle choisi
d'éliminer l'enfant de sa coépouse. Elle lui aurait fait avaler à cet effet
une bonne dose de poison qui n'aurait pas mis du temps à l'emporter.
Enterré, le corps du petit aurait été nuitamment enlevé avec le concours de
deux jeunes complices de la dame. Seulement, arrivée chez le charlatan, la
femme n'aurait pas pu se débarrasser du cadavre. Le marabout, ne comprenant
rien de ce qui se passe, n'avait qu'une seule arme à son épaule : la fuite.
Si lui, il court toujours, sa cliente, elle, serait dans le filet de la
justice. La nouvelle qui a fait le tour de la ville de Sokodé, semble
cependant inconnue de la gendarmerie. S'agit-il d'une simple plaisanterie ou
d'un fait réel ? Nul ne saurait le dire. Dans tous les cas, des faits
similaires se sont déjà produits dans le pays et l'on est désormais averti.
Nos investigations se poursuivent afin de vous éclairer sur cette ténébreuse
affaire.
B. Talom |
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Chronique de la Semaine #45 du 12 fev 2009 |
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Vérité -
Justice – Réconciliation : Le président Faure déterminé à faire aboutir le
processus |
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Contrairement
aux supputations qui faisaient état de la responsabilité du gouvernement
dans le blocage de la mise sur pied d'une commission " Vérité, Justice,
Réconciliation " à la suite du processus de consultations nationales lancées
le 15 avril 2008
par les autorités togolaises, le chef de l'Etat Faure Essozimna Gnassingbé
est déterminé à faire aboutir le processus. Lundi dernier, le président
Faure a reçu au palais de la présidence, les différentes congrégations
religieuses du pays, notamment l'Eglise Méthodiste, le Conseil Chrétien du
Togo, l'Eglise Catholique et l'Union Musulmane, en prélude à la mise en
place de
la Commission " Vérité, Justice et Réconciliation ". Les
discussions avec le chef de l'Etat ont porté sur la mise sur pied de cette
commission et les différents groupes religieux se sont prononcés sur le
profil de la personnalité qui devrait présider cette commission et aussi,
sur les critères de choix des membres de cette commission.
La mise en
place de
la Commission " Vérité, Justice et Réconciliation " est en effet
une recommandation du rapport sur les Consultations nationales remis depuis
le 11
septembre 2008 aux autorités togolaises par le représentant au Togo du Haut
Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme (HCDH), Musa
Gassama, dont l'Institution a piloté les enquêtes de ces consultations.
Selon les recommandations du rapport, les Togolais, dans leur majorité, ont
souhaité que cette commission soit présidée par une personnalité religieuse
et le chef de l'Etat par ce geste entend respecter à la lettre ce rapport et
faire aboutir le processus de réconciliation qui lui tient beaucoup à cœur.
Après cette rencontre avec le Chef de l’Etat, les responsables des
différentes congrégations ont fait des déclarations dont voici quelques-unes
:
El Hadj Inoussa Bouraïma, président par intérim de
l'Union Musulmane du Togo.
" Il nous a dit
le bien-fondé de cette réconciliation. Nous lui avons fait part de ce que
nous faisons dans le cadre de cette réconciliation. Le chef de l'Etat nous a
demandé si nous pouvons nous prononcer sur la ou les personnes qui pourrai(en)t
éventuellement présider la commission. Mais là, il n'y a pas une carte
blanche donnée à notre commission ".
Son Eminence, Renato Raffaele Cardinal Martino du
Conseil pontifical " Justice et Paix " : " Cela a été quelque chose venant
du président de
la République
avant tout. Avec son Excellence, nous avons discuté des questions de justice
et paix. Mais surtout on a discuté en présence des évêques du pays. L'Eglise
catholique est prête à collaborer au processus de réconciliation nationale
et dans le futur du pays. Ma présence en tant que président du Conseil
pontifical " justice et paix " est une garantie d'appui à cette
détermination des évêques qui sont avant tout des citoyens du Togo parce
qu'ils sont nés ici et sont leaders de diocèses dont ils sont des évêques.
Ils devront travailler dans ce processus de réconciliation. On a eu
l'agrément du président. C'est pour cela que je dis que cette rencontre va
être très productive dans le futur immédiat de notre cher pays.”
Pierre Agbanda

SOS : faille d'Alédjo
!
L'un des points
les plus dangereux sur la nationale N°1 (Lomé-Cinkassé) reste la faille d'Alédjo.
Malheureusement, c'est là-bas que la route est véritablement impraticable.
Par endroit, le bitume n'existe pas, des nids de poule par ici, des pattes
d'éléphant par là et tout ceci assaisonné d'une montée très abrute dont le
moindre faux pas vous renvoie au pied de la montagne. Les plus malheureux à
vivre le calvaire d'Alédjo, ce sont les remorques. Ces gros et longs camions
qui chargent les marchandises hors gabarits vivent l'enfer dans la faille.
C'est le cas le vendredi 06 février, où un camion s'est juste renversé à
cause d'un gros trou. Le chauffeur nous dit : " Je me battais comme un beau
diable pour sortir de cette faille, malheureusement le pneu avant de mon
véhicule est tombé dans un trou géant et le camion s'est renversé ". Ce qui
voudrait dire que s'il n'y avait pas de trou, le camionneur ne devait pas
avoir de problème.
L'on se
rappelle qu'en 2006, alors qu'il a pris l'hélicoptère pour se rendre dans la
préfecture de Tchamba, le président de la République au retour a préféré
prendre la route pour toucher du doigt les réalités du mont Alédjo.
Le constat était très amer et le chef de l'Etat
avait débloqué des moyens pour résoudre ce problème.
Au lieu que
l'entrepreneur qui a gagné le marché réalise l'ouvrage avec rigueur pour que
cela puisse durer dans le temps, il a juste amusé la galerie. Le résultat
c'est que quelque mois seulement après ses travaux, l'ouvrage réalisé est
tombé en désuétude. Cet entrepreneur devrait être en taule pour s'être
enrichi au détriment du contribuable togolais. Face aux désagréments que
cela cause aux transporteurs, le gouvernement devra commettre une entreprise
sérieuse, locale ou étrangère, afin de réaliser des ouvrages solides pouvant
résister aux intempéries. Nous apprenons que l'Etat a demandé l'expertise
chinoise pour solutionner ce problème mais en attendant, que quelque chose
soit fait pour éviter aux camionneurs le supplice au risque que ceux-ci se
tournent vers d'autres pays. Dans ce cas, c'est notre port qui en pâtir
Aliziou Dominique
Insécurité grandissante à Lomé : Lomé la capitale fait l'objet d'une
insécurité qui inquiète de plus en plus ses habitants.
De jeunes
gens, au lieu de travailler pour gagner leur vie, préfèrent s'en prendre aux
honnêtes citoyens. Ces bandits de grand chemin sèment allègrement la terreur
dans la ville sans être inquiétés. Armés de coupe-coupe ou de machettes,
voire de pistolets artisanaux, ces malfaiteurs circulent souvent sur des
motos à deux et ciblent leur proie dans des zones où il n'y a pas de forces
de sécurité. Ainsi, lorsqu'ils ciblent leur victime, ces malfaiteurs
s'arrêtent et sortent leur arsenal en intimant l'ordre à celle-ci de donner
tout ce qu'elle a sur elle. A la moindre résistance, ils te découpent en
morceau comme des bouchers. Par exemple, dans la nuit de lundi dernier, aux
environs de 1 heure du matin, deux personnes ont été encore une fois la
cible de ces bandits au niveau du garage central sur le boulevard Eyadema.
En effet, un homme qui revenait du boulot, cherchait un taxi-moto pour la
maison. Subitement, deux sinistres individus arrivent à moto comme pour
l'amener chez lui. Malheureusement, ce n'était le cas, ils brandissent
plutôt leur arme et lui intime l'ordre de vider sa poche. Ils lui prirent
deux portables, son porte-monnaie et curieusement ses chaussures. L'homme se
retrouva dépouillé et ne savait à quel saint se vouer. Au moment où ils
opéraient, les malfaiteurs ont aperçu au niveau de la pharmacie Forever une
demoiselle qui venait sur le boulevard en train de téléphoner.
Ils bondirent
également sur elle et lui prirent tout. Voilà comment ces deux personnes ont
été dépouillées. Et ça c'est un exemple parmi tant d'autres.
Où sont passées nos araignées ?
Face à cette
recrudescence de l'insécurité, beaucoup se demandent où sont passées nos
araignées. L'opération araignée était conçue pour endiguer le mal. Des
véhicules avec des numéros bien visibles, patrouillaient dans les différents
quartiers et arrivaient parfois à mettre la main sur ces criminels.
Depuis un
certain temps, ces véhicules se font rares à Lomé. Pourquoi ? Parce qu'ils
sont en panne, dit-on. Point de solution ? C'est là la grande question qui
interpelle le ministre Titikpina et son équipe. Les Loméens doivent-ils
dormir à 17 h pour cause d'insécurité ? Ce n'est pas normal. Le comble,
c'est que lorsque parfois on rencontre quelques équipes de patrouille des
forces de sécurité, au lieu qu'elles fouillent systématique les
motocyclistes, elles se contentent de réclamer les pièces de l'engin et
après le "café". S'il est vrai qu'en réclamant les pièces de la moto, les
forces de sécurité peuvent mettre la main sur les engins volés, il n'en
demeure pas moins vrai que les malfrats puissent disposer de ces pièces et
passer sans problème.
D'où la
nécessité de fouiller systématiquement les motocyclistes pourquoi pas les
véhicules également.
Le phénomène
prend tellement de l'ampleur que cela doit interpeller le gouvernement qui a
l'obligation de sécuriser ses citoyens. Il est clair qu'aucun développement
n'est possible lorsqu'il n'y a pas de sécurité. Nos forces de sécurité
doivent prendre en compte cette problématique et trouver des stratégies pour
en découdre avec ce phénomène. Le gouvernement est donc interpellé.
Aliziou Dominique
3e séance
des travaux du CPDC ; L'opposition réclame que les décisions ne soient pas
touchées par l'Assemblée Nationale
Ouverts le
vendredi
06 février 2009,
les travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation sont à leur
troisième séance et se déroulent dans la salle de conférence de la
primature. Les trois partis représentés à l'Assemblée Nationale à savoir, l'UFC,
le CAR et le RPT sont présents à ces travaux. Selon le communiqué lu par le
secrétaire général de la présidence, M. Awumey-zunu séleagbodji, "les
discussions se sont poursuivies sur le règlement intérieur. Les points en
suspens ont été adoptés à l'exception du point relatif au recours aux
facilitateurs qui a été réservé jusqu'à aujourd’hui. Ensuite, les questions
prioritaires, ont été abordées. Les débats ont débuté sur le premier point
de ces questions prioritaires en l'occurrence le code électoral. A ce
propos, les membres du CPDC sont tombés d'accord et ont réaffirmé le
principe de l'organisation des élections par
la CENI. Les discussions se sont poursuivies sur la composition
de la
CENI. Les débats ont été arrêtés à 17h 40mn et les travaux reprennent
aujourd’hui 11 heures.
Au deuxième jour des discussions, l'UFC exigeait que
les décisions issues de cette rencontre s'imposent à l'Assemblée Nationale,
c'est-à-dire que les députés adoptent les yeux fermés les textes qui seront
adoptés par le CPDC. Ce qui serait une aberration et une violation flagrante
des textes qui régissent la république. Cette attitude laisse penser que
notre opposition est composée de gangsters qui, lorsqu'une situation ne les
arrange pas, tempêtent pour qu'on puisse violer allégrement les lois de la
république. Mais lorsque ça va dans leur intérêt, ils sont les mêmes à crier
sur tous les toits qu'il faut respecter les lois de la république.
Au demeurant, comment une Assemblée issue des
élections libres transparentes peut juste devenir une chambre
d'enregistrement ? Cela répond à quelle prescription ? Notre opposition doit
s'accommoder aux règles élémentaires de la démocratie qui consiste à
respecter la volonté du peuple. Si l'UFC ou le CAR avait la majorité à
l'Assemblée, démanderaient-ils de contourner cette institution clé de la
république ? Assurément non ! La bienséance leur recommande d'être patients
et que le jour où le peuple leur donnera la majorité à l'Assemblée, ils en
usent selon leur bon vouloir. En France l'UMP exploite sa majorité pour
légiférer et l'opposition joue son rôle, mais jamais cette opposition n'a
demandé de mettre en veilleuse les institutions de la république.
Aujourd'hui, l'UFC se comporte comme si nous étions
à l'étape primaire de la crise. L'Assemblée Nationale issue de l'application
de l'Accord Politique Global devrait s'occuper de régler ces problèmes
notamment les réformes institutionnelles et constitutionnelles, le code
électoral, le statut de l'opposition, etc. parce que ces problèmes qui
devraient être réglés par le gouvernement d'Union Nationale ne l'ont pas
été.
Faute de ne
l'avoir pas fait, il revient à l'Assemblée nationale composée de l'UFC, du
CAR et du RPT d'en débattre et de trouver un consensus. Vouloir créer un
dialogue bis avec à la clé des facilitateurs signifiera que l'APG est
caduque. Et puis il n'est nulle part écrit dans l'APG qu'on crée un autre
dialogue pour débattre de ces questions. L'APG a plutôt prévu un cadre
permanent de dialogue et de concertation pour discuter des sujets d'intérêt
national (article 5 -1 de l'APG). Et c'est ce qui est en train de se
dérouler à la primature. Mais aller jusqu'à réclamer que ses décisions
s'imposent à l'Assemblée, c'est une ligne rouge à ne pas franchir.
Aliziou Dominique
Alerte : Nicolas
Lawson du PRR confirme les troubles en préparation par l'opposition
Dans notre
parution N° 043 nous faisions cas dans un article des troubles en
perspective à l'initiative de l'UFC. D'aucuns ont probablement vu dans notre
article une plaisanterie de mauvais goût. Mais en réalité ce n'en est pas
une. Et les propos du président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR),
Nicolas Lawson, viennent confirmer ce que nous avons annoncé.
En effet, le
mercredi 04 février passé, une association dénommée "Forces Nouvelles" (FN)
venait d'être portée sur les fonts baptismaux. Et le leader du PRR était
présent au lancement des FN. A la fin, la parole a été donnée à Nicolas
Lawson pour donner son appréciation. C'est là que notre beau parleur a versé
dans une attaque en règle contre le pouvoir en place. Il a accusé celui-ci
de l'avoir empêché d'avoir au moins un député lors des législatives
d'octobre 2007. "Le système actuel est pervers et plus dangereux que
l'ancien", a-t-il tempêté avant de menacer : "Si nous ne pouvons pas
l'obtenir (le pouvoir) par les moyens démocratiques, nous finirons par
l'obtenir par des moyens violents". Il a également parlé de ses relations
extérieures et intérieures qui sont prêtes à l'aider pour parvenir à ses
fins et invité la population à se tenir prête au moment venu. "J'en ai assez
de ce pouvoir ! Je sais que vous serez au rendez-vous de l'histoire quand
vos frères qui sont à l'extérieur vont rentrer au pays par la force", a-t-il
révélé.
C'est en
réalité le parti de Gilchrist Olympio, l'Union des Forces de Changement (UFC)
qui a donné le ton des violences en préparation. Le 07 janvier dernier, l'UFC
a organisé une conférence de presse à son siège pour marquer sa rentrée
politique 2009. Au cours de cette rencontre avec la presse, le secrétaire
général de l'UFC, Jean-Pierre Fabre, s'est plaint de la censure faite par la
TVT à leur réaction, suite à la présentation du budget
2009. C'est là qu'il a déclaré que si le gouvernement continue de
faire adopter les textes d'une façon unilatérale, cette année sera une année
de luttes violentes. Seulement, il a manqué d'ajouter "et sanglantes".
L'on se demande
maintenant si l'opposition togolaise s'est muée en opposition armée?
Les Togolais attendent de voir les réactions du CAR
pour se situer définitivement, car l'UFC et le PRR ont déjà dévoilé ce
qu'ils avaient dans leur besace.
En tout cas, l'UFC et ses acolytes doivent savoir
qu'une élection, ça se prépare tôt et les violences ne leur donneront jamais
le pouvoir. Un adage ne dit-il pas que : "qui veut aller loin, ménage sa
monture". Et les leaders de ces partis de l'opposition ne doivent pas
l'ignorer.
Chronique
Education à la
démocratie : La Commission de Lutte contre la Misère lance son programme
PPCDA-AT
L'Association
dénommée CLM (Commission de Lutte contre la Misère) a procédé le mardi 3
février dernier, en collaboration avec
la Commission Nationale
des Droits de l'Homme (CNDH), au lancement officiel de son programme
d'action, dénommé Programme pour la promotion de la culture démocratique en
Afrique-Action Togo (PPCDA-AT).
La cérémonie de lancement présidée par le ministre
des Droits de l'Homme, de
la
Consolidation de
la Démocratie et de
la Formation Civique,
Me Yacoubou Hamadou s'est déroulée dans la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT) à Lomé en
présence du président de
la CNDH, M.
Koffi Kounte, des représentants des Organisations de Défense des Droits de
l'Homme et de nombreux invités.
Ce programme
vise la formation Civique des élèves et étudiants en particulier et par
ricochet des citoyens togolais sur les principes et enjeux de
la Démocratie et des Droits Humains dans la société, à travers la
culture démocratique pour un développement soutenu. Il s'agit en quelque
sorte d'une promotion de la culture démocratique à la base.
Selon le
président de cette Association, M. Rabbi Agboh, ce programme permettra aux
jeunes, relève de demain, d'avoir une meilleure compréhension de la
démocratie et cette compréhension les conduira à une meilleure vision du
développement soutenu et durable.
La CLM entend
également mener ses actions dans ce sens vers la cellule familiale et la
société dans son ensemble. Mais pour ce début et en fonction des moyens dont
elle dispose, elle oriente ses efforts vers les élèves dans les
établissements scolaires du Golfe et de la Commune de Lomé, en les
sensibilisant et en leur donnant une formation sur la notion des Droits et
Devoirs et sur les principes élémentaires de la culture démocratique afin de
faire d'eux des adultes de demain responsables et de vrais citoyens.
Le ministre
Yacoubou Hamadou s'est réjoui de cette initiative qui, selon lui, cadre
parfaitement avec la politique nationale de promotion et de consolidation de
la Démocratie et d'Education Civique définie par le gouvernement.
Saluant les efforts des organisations de la société civile et celle de
la CLM
en particulier, dans la promotion de la culture démocratique, il a indiqué
que c'est une œuvre salutaire qui contribue à garantir la paix sociale sans
laquelle aucun développement n'est possible. " C'est sans doute un véritable
travail de base visant à amener la population la plus jeune de notre pays à
s'approprier les idéaux démocratiques et à traduire ces valeurs dans leurs
comportements quotidiens ", a-t-il déclaré.
Rappelons que
la CML est une association de défense des Droits Socio-économiques et de
lutte contre la pauvreté. Comme telle, elle a pour but de contribuer à la
réduction de la pauvreté, par l'appui à la formation et à l'initiative
privée, l'assistance aux démunis, et d'œuvrer pour un changement de
comportement pour une meilleure compréhension de la démocratie et du
développement.
Elle a déjà
mené plusieurs actions, notamment l'animation des causeries-débats et
apporté son expertise sur comment gérer des micro crédits obtenus pour le
démarrage des Activités Génératrices de Revenus (AGR).
Pierre Agbanda
Fait divers :
Inceste: La dame Mana se fait engrosser par son fils
En vérité, Dame Mana est une personne libérée
de toute contrainte morale et spirituelle. Or, les lois de Dieu constituent
des freins et des barrières aux passions humaines et à nos débordements. La
loi divine ne dit-elle pas qu'il est formellement interdit d'avoir commerce
avec son propre sang. Voila une immorale et inconsciente, qui ne s'est point
gênée de coucher avec son propre fils.
Les faits
Lorsque son
mari décéda en 2005, dame Mana déménagea avec son fils M. D. dans le village
Egbi dans la préfecture de Kloto dans la nouvelle concession que son époux y
avait construite avant de prendre sa retraite existentielle .Là-bas, elle
vécut en peaux avec son fils. Mais, au fil de chaudes nuits de jeux de
jambes en l'air, tous les voisins ne tardèrent pas à remarquer que la
griotte du coin était trop attentionnée envers son fils. Mais, jusqu'en
2002, personne n'imagina la relation intime qui liait la mère à son
rejeton.
En fin 2007,
plus précisément en novembre, la Dame Mana tomba en grossesse à la grande
surprise générale. Jusque-là, nul n'avait souvenance de l'avoir vu
fréquenter un homme.
Dans le quartier, on commença à jaser et tout le
monde finit par se lasser à la fin.
Apres neuf longs mois de grossesse, elle finit par
accoucher. Contrairement à la coutume, elle n'organisa pas de cérémonie de
baptême. Et le temps s'écoula allégement. Mais, en ce mois d'août, elle fut
terrassée par un mal insidieux. Elle fit le tour des hôpitaux sans pouvoir
guérir .Comble de malheur ! Le mal empirait de jour en jour, sans lui
laisser une minute de répit. On se tourna alors vers les "Houno" .Consultés
sur l'origine du mal, ces charlatans furent unanimes : "Madame, votre mal
n'est pas une maladie ordinaire et si vous ne faites pas attention, elle
risque de vous coûter la vie". Dans l'espoir de guérir, elle dépensa sans
compter, jusqu' au jour où, elle se rendit chez Monsieur Mékpo, un “Houno”
réputé du village voisin Totolito. Lequel ne mâcha ses mots : "Vous avez
commis un acte impur... Je dirais même... ignoble. Si vous permettez le
terme. Et, les mannes de vos ancêtres n'ont pas apprécié .Confessez-vous et
vous serez libérée de ce mal insidieux qui vous dévore. Sinon, je ne donne
pas cher à votre vie. Mais, bien avant, voilà les sacrifices que vous devez
faire. Et, il énuméra lesdits sacrifices".
Désorientée, la dame Mana réunit quelques vieilles
personnes et leur avoua son forfait .Mais, hélas ! Comme les murs ont des
oreilles, la nouvelle ne tarda pas à faire le tour du quartier. La dame
Mana, confuse et abattue, s'enferma chez elle, ne mettant le bout du nez
dehors que lorsqu'elle n'en avait pas le choix. Fin Août, le fils inceste,
accablé par les jaseries, disparut de la circulation sans laisser de trace.
Une mère et son fils pris en flagrant délit
d'adultère, quel inceste !
Logo
Dossouvi au sujet des FN :
C'est triste qu'à chaque fois que la jeunesse togolaise prend des
initiatives, tout le monde crie "manipulation"
Les Forces Nouvelles (FN), une association de jeunes, ont
été portées sur les fonts baptismaux le
4 février 2009. De quoi s'agit-il, pourquoi cette initiative maintenant,
de quelle couleur politique est-elle? M. Hilaire Logo Dossouvi, secrétaire
général des FN apporte des éléments de réponse dans une interview dont nous
vous proposons le contenu.
Qu'est-ce que les FN ?
Les Forces Nouvelles (FN) sont une initiative de la
jeunesse pour resserrer les rangs des Associations de bonne volonté pour
apporter leur contribution au débat démocratique en cours au Togo. Une
initiative essentiellement civique pour aider à une meilleure compréhension
du débat politique en cette période névralgique de la vie politique
togolaise.
Pourquoi les FN maintenant, c'est-à-dire à un an de
l'élection présidentielle de 2010 ?
Nous disons "période névralgique" et pour ce faire,
nous comptons nous positionner aux côtés de nos populations et susciter le
débat dans toutes les régions du Togo pour partager avec elles la vision
démocratique des choses en vue de contrer certaines tares comme le
tribalisme, les démagogies, les mensonges… afin que l'interprétation des
enjeux ne relève plus exclusivement de la politique politicienne. Nous
invitons toute la jeunesse à se joindre à nous dans l'intérêt de nos
populations pour lutter contre certains critères subjectifs qui
interviennent dans le choix de nos premiers responsables."
Vous êtes le représentant du MO5 dans les FN. Est-ce
à dire que le MO5 est dissout ?
Je connais les objectifs du MO5 pour en avoir été un
des initiateurs. Je crois qu'il est de bon aloi, pour les objectifs que nous
assignons au FN, d'associer le MO5. Mais sur place, les militants étant
déconnecter d'une partie de la coordination partie depuis, la base est en
concertation pour l'harmonisation et une adhésion totale aux FN. Mais je
crois que les objectifs sont nobles. Si nous y parvenons, ce sera une bonne
chose. Mais pour le moment, l'initiative du Mouvement patriotique est
franchement personnelle. Le MO5 n'est absolument pas dissout. La discussion
continue…pour l'adhésion du Mouvement patriotique du 05 octobre aux FN.
M. Eloi Koussao s'est adjugé le MO5 pour arnaquer
les Blancs en Europe et fait son one man show. Lorsque vous affiliez
l'association aux FN, est-ce avec l'accord de Eloi Koussao ?
Comme je viens de le dire, pour des raisons de
communication, la concertation n'a pas eu lieu. Mais cela va se faire. En
tout cas, c'est mon souhait. Je crois qu'il faut que le MO5 retrouve sa
place au panorama qu'il apporte le dynamisme et l'intelligence que les
Togolais lui reconnaissaient. Telle est ma préoccupation. Pas plus…
Votre association est née au moment où les acteurs
politiques sont en conclave dans le Cadre permanent de dialogue et de
concertation pour discuter, des réformes institutionnelles et
constitutionnelles réclamées par l'opposition. Quel regard les FN
portent-elles sur ce dialogue en cours ?
Nous sommes informés du décret présidentiel portant
création du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) créé le 4
février dernier dans le prolongement de l'Accord Politique Global (APG).
Nous savons que le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) s'est décarcassé
pour cela et s'en réjouit donc. Mais l'Union des Forces de Changement (UFC)
considère ce décret comme un diktat du parti au pouvoir.
Nous déplorons ce bras de fer en perspective et souhaitons que les
protagonistes concernés fassent clin d'œil à l'arbitrage des instances
appropriées de l'APG pour aplanir les difficultés.
Les FN roulent pour qui ?
" C'est triste qu'à chaque fois que la jeunesse
togolaise prend des initiatives, tout le monde crie "manipulation" d'Untel
". C'est dommage. Un confrère de la place a dit que les FN sont "une
appendice de
la CDPA pour amuser la galerie". C'est dommage, très dommage. Et moi je dis
que c'est un mépris de la jeunesse et un manque de confiance en cette couche
sociale au Togo. " Nous ne sommes générés par personne ". Ils auraient dû
attendre et nous voir un peu à l'œuvre d'abord.
Depuis votre retour au pays, que faites vous comme
activité ?
J'ai fait mes études à l'Institut Supérieur de
Presse du Conseil de l'Entente et je suis sorti en 1982 avec une maîtrise en
Science et technique de Communication de Masse. De 1982 jusqu'à ce jour, ce
diplôme ne m'a jamais donné droit à un travail jusqu'à mon départ en exil. A
mon retour en mars 2007, j'ai été nommé "chargé de mission" au ministère
des Affaires Etrangères et de l'Intégration Régionale le
28 février 2008.
Je dis que cette nomination est très controversée car au ministère des
Affaires Etrangères depuis le 28 février jusqu'à ce jour, cet arrêté n'a
aucune incidence financière sur mon existence. Puisque je ne suis pas payé
jusqu'à ce jour. Une réponse à un courrier que j'ai adressé au ministère des
Finances m'a notifié au sujet de mon poste de "chargé de mission".
" …Le texte régissant lesdites indemnités n'ont pas
prévu un tel poste au sein des départements ministériels. Par conséquent, je
ne saurais réserver une suite favorable à sa requête… "
Au moment où je vous parle, je n'ai même pas un
bureau au ministère des Affaires Etrangères. C'est contre la législation
togolaise du travail. Mais nous le prenons très sportivement.
Vous êtes un membre actif de
la
CDPA,
les FN sont-elles un mouvement proche de votre parti ?
Les FN n'ont aucun lien avec
la CDPA.
Propos recueillis par LIZIOU Dominique |
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