B&B Electronics -bb-elec.com
Actualité Tribune Forums Photos Music Sports Sites Interviews Downloads Contact
Chronique de la semaine Contact email : essodom68@yahoo.fr
   

2009

   
Janvier Fevrier Mars Avril Mai Juin
Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Decembre
 
Visite du président Faure dans les Lacs : L'UFC mécontente fustige les chefs traditionnels

Le président de la République, Faure Gnassingbé, a effectué, le dimanche 10 mai, une visite à Aného, chef lieu de la préfecture des Lacs. Il a pris part à la messe catholique à l'Eglise Saints Pierre et Paul d'Aného.

          Après la messe, le président s'est rendu dans les locaux du collège Saints Pierre et Paul de la ville où il a été chaleureusement accueilli par la population et surtout les chefs traditionnels et les prêtres traditionnels. Le président Faure s'est adressé à la population en leur livrant un message de paix, de solidarité et de pardon mutuel.

          Après cette visite qui a été très bien appréciée par la population et les chefs traditionnels, l'Union des Forces de Changement (UFC), fidèle à sa stratégie de conquête de pouvoir basée sur le tribalisme, fustige, à travers ses affidés, l'accueil que les gardiens des US et coutumes ont réservé au président. Pour ces militants de l'UFC, les chefs traditionnels devraient boycotter cette visite en s'abstenant d'aller rencontrer leur hôte. Le cas le plus marquant, c'est la présence effective du Roi Zankli Lawson VIII, un cousin à Lawson Patrick, le premier vice-président de l'UFC. Pour eux, la présence du roi Zankli Lawson VIII à cette rencontre diminue leur hégémonie sur les Kabyè (ethnie du président Faure). " Nous qui avions connu la civilisation très tôt, il n'est pas question que notre roi puisse assister à cette rencontre ".

          Et pourtant, le roi Lawson VIII qui est un intellectuel, a juste accompli un devoir républicain. Pourquoi alors cet acharnement lui et ses pairs ? Même des journaux proches de l'UFC sont rentrés dans la danse. C'est regrettable que des individus au Togo croient encore qu'une ethnie est supérieure à l'autre dans un même pays. S'il est vrai que Aného est le fief de l'UFC, il n'en demeure pas moins vrai que le président de tous les Togolais peut effectuer une visite dans n'importe quel coin du pays. C'est ce genre de comportement qui sème le germe du tribalisme dans les esprits des enfants, rendant encore plus difficile la réconciliation.

          Peut-on aujourd'hui compter le nombre de Kabyè qui ont épousé les belles femmes d'Aného et vice versa. Le Togo appartient à tous les Togolais.

ALIZIOU Dominique


Atteinte à la sûreté de l'Etat : Rencontre Faure et Kpatcha, intox ou réalité ?

La nouvelle trouvaille des journaux à la solde de Kpatcha, c'est d'annoncer tambour battant une rencontre entre lui et son frère, le Chef de l'Etat Faure Gnassingbé.

Après avoir annoncé la semaine dernière que la fameuse " icône " de la Kozah serait libérée, ces journaux reviennent à la charge cette semaine pour non pas annoncer sa libération comme ils avaient prédit mais plutôt pour dire que Kpatcha exige à rencontrer le président Faure et que le rendez-vous est pris pour ce week-end à Agou. Ce qui est rigolo dans cette histoire, c'est que ce sont les mêmes journaux qui annonçaient que Kpatcha refuse de parler. Si tel est le cas, comment Kpatcha a pu dire qu'il veut parler à son frère ? Au demeurant, l'affaire étant dans les mains de la justice, est-il possible pour un prévenu de refuser de parler au juge d'instruction et de réclamer un face à face avec le président de la République ? Sommes-nous du moins dans un Etat de droit ? Si oui, que faisons-nous du principe premier d'un Etat de droit, à savoir la séparation des pouvoirs ? S'il est avéré que le député Kpatcha voulait réellement discuter avec le président de la République alors que son dossier est dans les mains de la justice, ces journaux qui rapportent les faits devraient plutôt dénoncer cette demande du prévenu car elle viole le principe de la séparation des pouvoirs.

          Le président de la République ne doit en aucun cas s'immiscer dans les affaires de la justice et c'est ce que les journalistes et les organisations de la société civile ne cessent d'exiger auprès de nos gouvernants. Dire que ce sont les journalistes aujourd'hui qui demandent à l'exécutif de violer ce principe sacré est une aberration, sinon un sacrilège. Ou bien c'est parce qu'il s'agit de Kpatcha Gnassingbé que ce principe peut être allégrement violé sous la bénédiction des journalistes ? A moins qu'on nous dise que cette affaire n'est pas une affaire d'Etat mais plutôt une affaire familiale. Ce qui n'est pas évident car l'on parle d'atteinte à la sûreté de l'Etat et non d'atteinte à la sûreté de la famille Gnassingbé.

En tout cas, l'instruction doit aller jusqu'au bout pour permettre à l'opinion, dont certains sont encore dubitatifs sur ce dossier à cause bien sûr de l'intoxication entretenue par ces journaux, de voir le fond de cette affaire. Ce qui est sûr, c'est que si Kpatcha n'est pas traduit devant les tribunaux, les mêmes journaux reviendront à la charge pour dire que ce dossier était du bidon et que Kpatcha a été victime d'un acharnement orchestré par les proches du président. Les partis politiques, y compris l'UFC, réclament qu'un jugement équitable soit rendu pour permettre la manifestation de la vérité.

          Tout compte fait, la rencontre entre le président Faure et le prévenu Kpatcha à Agou est une pure intoxication visant sûrement à mettre la pression sur le Chef de l'Etat. L'on attend de voir ce que ces journaux vont encore inventer la semaine prochaine pour non seulement tenter de défendre davantage leur " icône " mais également intoxiquer l'opinion.

ALIZIOU Dominique


SNPT : Les agents licenciés sont fâchés

La situation de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) n'est pas du tout rose sous la gestion du seigneur Manganawé Florent qui cumule le poste de président du Conseil d'Administration et de directeur général de la société. Le premier acte qu'il a posé après avoir chassé le directeur général Charles Takou, c'est de mettre à la porte 600 employés pour, soi-disant, restructurer l'entreprise. Justement, ce sont ces recalés qui ont pris d'assaut la direction générale de la société pour réclamer leurs droits que Manganawé a promis leur verser sans tenir parole. Ces agents licenciés ont tenu à le faire savoir en organisant un sit-in devant les bureaux de la direction de la SNPT pour réclamer leurs droits. Ils réclament, entre autres, le versement des ristournes de l'IRPP et les mesures d'accompagnement promises par la direction après leur licenciement. Selon le porte-parole du collectif des licenciés de la SNPT, "Le président du Conseil d'Administration et directeur par intérim, M. Manganawé nous a bien dit que le Chef de l'Etat a donné des instructions pour que nos droits et les mesures d'accompagnement nous soient versés et ce dans les meilleurs délais. Il a, lui-même déclaré sur la TVT le 02 février 2009 que l'Etat a déjà débloqué 1 500 000 000 pour nos droits et les mesures d'accompagnement. Mais jusqu'au jour d'aujourd'hui, nous ne comprenons rien à la situation. Nous ne comprenons pas pourquoi les instructions du Chef de l'Etat ne sont pas respectées. A ce jour, rien n'a été fait et Dieu seul sait comment nous vivons avec nos familles".

Avec toutes ces explications, l'on comprend aisément l'action des licenciés pour réclamer ce qui devrait leur revenir.

On se souvient qu'au cours de son passage à l'émission " Plateau de la Semaine ", M. Manganawé avait affirmé que les fonds étaient disponibles et que les licenciés seraient servis dans les jours suivants. Plus de 4 mois après, seuls leurs droits leur ont été versés. Les mesures d'accompagnement sont restées au placard.

Visiblement, depuis qu'il s'est installé à la tête de cette société d'Etat, Florent Manganawé qui s'est autoproclamé directeur par intérim, conduit peu à peu la SNPT vers le gouffre. Selon certaines sources, le DG par intérim a cessé de payer les fournisseurs. Et ceux-ci menacent de prendre des avocats pour récupérer leurs sous. Il va sans dire que l'avenir même de la société est incertain. Après le refus du réseau de Manganawé d'accepter le prêt de la BID (Banque Islamique de Développement) qui était prête à accorder 30 milliards à la société pour acheter de nouveaux matériels d'extraction, la situation de la SNPT est incertaine. Or, sans de nouveaux outils d'extraction du minerai, la production va toujours baisser et cela peut conduire à la fermeture des carrières. Et pourtant, la condition posée par la BID n'était pas aussi exagérée pour sauver la filière phosphatière.

La BID, avec 6,5% d'intérêt, voulait suivre de près l'achat des machines d'extraction en payant directement au fournisseur, nommer un administrateur financier pour suivre de bout en bout la gestion des finances de la société afin de s'assurer qu'elle sera remboursée. C'est cette transparence qui a indisposé Manganawé et ses acolytes qui ont intimé l'ordre au Conseil d'Administration présidé à l'époque par l'ancien premier ministre Koffi Sama de s'abstenir de signer l'accord de prêt avec la BID. Or, par trois fois, le directeur général d'alors avait envoyé des correspondances au Conseil d'Administration lui demandant de signer le document pour sauver les meubles. La bande à Manganawé a opposé une fin de non recevoir. Ce qui aurait amené Koffi Sama à rendre le tablier.

Certains agents de la SNPT sont très inquiets de l'avenir de la société si rien n'est fait dans les meilleurs délais parce que les machines d'extraction sont vétustes et d'un rendement peu satisfaisant.

          Pour relancer le secteur, le Chef de l'Etat devrait prendre des mesures courageuses en procédant à la dissolution de l'actuel Conseil d'Administration et en nommant à sa place un nouveau conseil composé de Togolais sérieux et soucieux de sauver le secteur avec à la tête de la société un directeur général très dynamique et capable de trouver des fonds nécessaires à la relance de la filière.

          En tout cas, en laissant Manganawé et ses affidés à la tête de cette société, c'est vouloir tuer le secteur qui emploie pourtant des milliers de Togolais.

ALIZIOU Dominique


En vue de s'assurer la victoire aux élections présidentielles de 2010 : Le RPT affûte ses armes : Solitoki Esso : " L'enjeu de l'élection est capital et nous ne  devons laisser aucune place à l'amateurisme et à l'improvisation dans la mobilisation et la conquête de l'électorat ".

" Qui veut aller loin ménage sa monture ", dit un dicton. Et le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) ne l'ignore point. Afin de mettre toutes les chances de son côté et remporter brillamment les élections présidentielles de 2010, le plus grand et expérimenté parti politique du Togo a commencé depuis quelques mois la mobilisation de ses membres.

Samedi dernier, dans cette même logique, une séance de formation politique des membres du Comité Central et des cadres du parti venus de toutes les régions du pays s'était déroulée dans la salle de banquet de la place des défilés (face à la nouvelle Présidence) qui, pour la circonstance, s'était révélée trop exiguë, telle l'affluence était grande. Une grande mobilisation qui a démontré aux yeux du monde que les événements du 12 avril dernier n'ont en rien ébranlé la détermination des militants du parti à resserrer leur rang et à soutenir le chef de leur parti dans la poursuite des réformes engagées pour le bien de la population et la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit. Pour cela, les objectifs visés par cette formation ont été clairement définis. Et ils s'articulent autour des préoccupations suivantes :

- Donner les moyens intellectuels au plan politique, aux différents responsables des organes du parti en vue de leur permettre de renforcer son image et de le défendre ;

- Rapprocher davantage le parti des militants ;

- Préparer le parti pour les prochaines échéances électorales, notamment celles de 2010 ;

- Mettre en place une stratégie d'actions perlées en vue d'une conquête permanente du terrain. Cette action vise essentiellement à rendre le parti plus visible, actif et proche des populations dans tous les cantons du pays ;

- Permettre à tous les militants de s'approprier et de diffuser les résultats positifs des réformes politiques et socioéconomiques innovantes du président de la République.

Quatre thèmes ont meublé cette séance de formation.

Le premier, " Le militant du RPT face au défi de l'heure ", a été présenté par M. Kapou avec comme modérateur M. Komi Klassou.

Le second, " Le militant du RPT et l'Etat de droits ", a eu pour orateur M. Johnson et M. Yabré comme modérateur.

Le troisième thème intitulé " La lutte contre l'intoxication et la démobilisation des militants ", a été présenté par M. Ourso, avec Mme Lardja Apoudjak comme modérateur.

Le dernier thème qui porte sur " Le renforcement des capacités de gestion du parti ", a eu pour présentateur M. Agbo et M. Kambia comme modérateur. Toutes ces présentations ont été suivies de débats francs et constructifs comme l'a indiqué le rapport général des travaux présenté par M. Jean-Gérard Desanti.

C'est le secrétaire général du parti, M. Solitoki Esso, membre du bureau politique, qui a ouvert les travaux au nom du Chef du parti, le président Faure. Il a rappelé les changements dynamiques que le Chef de l'Etat Faure a décidé de conduire et qui s'appuient sur des politiques de rénovation, des réformes innovantes et courageuses. Il a souligné qu'aucun pays ne peut résister au cycle des transformations en cours qui annoncent le monde de demain, un monde exigeant et impitoyable. "…il nous revient de nous approprier les éléments essentiels de ces réformes en vue de jouer pleinement notre rôle de vecteurs de changement. Car, notre parti est l'initiateur depuis près de deux décennies de ces transformations sociales ; nous ne devons donc pas laisser le monopole du langage de modernité à nos adversaires politiques qui, faute d'idées et de pragmatisme, tentent par tous les moyens de noircir les résultats probants obtenus par notre Président depuis quatre ans d'exercice au pouvoir", a-t-il lancé à l'endroit des participants. Le secrétaire général du RPT a par ailleurs invité les participants à garder leur sérénité vis-à-vis de l'événement qui s'est déroulé dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 et de rechercher à renforcer la cohésion du parti et à soutenir le président de la République face à cette situation.

Pour Solitoki Esso, "l'enjeu de l'élection est capital et nous ne devons laisser aucune place à l'amateurisme et à l'improvisation dans la mobilisation et la conquête de l'électorat ".

De son côté, le président du Comité d'Organisation, M. Eric Kpadé, a indiqué que les assises de renforcement des capacités voulues par le Président Faure Gnassingbé, est une bonne occasion d'échanges et de partage dont tous les militants ont soif. Il a précisé qu'elles se situent dans le cadre de la nouvelle dynamique insufflée au parti lors de son 9e congrès statutaire et a remercié le Chef de l'Etat pour avoir accepté que cette formation politique soit organisée.

Les participants, par la voix de Mme Angèle Aguigah, ont exprimé leur reconnaissance au Chef de l'Etat pour cette initiative, condamné la dernière tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat et réitéré leur soutien au président Faure dans la poursuite des réformes engagées. Chacun était reparti très satisfait des enseignements reçus.

Pierre AGBANDA


Pour la promotion des conditions favorables au développement et à l'épanouissement humain : La Fédération des Jeunes Patriotes vient de naître

Une association dénommée FJP (Fédération des Jeunes Patriotes) vient de voir le jour. Formée de sept associations, à savoir : Renaissance Togo, Notre cause commune pour le développement, Nouvelle génération (Démocratie - Paix), Groupe Scholas - Jeunes (Culture et Action), FEG Fans Club, Jeunesse Epanouie, et l'Association des Jeunes pour un Eveil social, la FJP se présente comme une organisation sociopolitique qui vient compléter la liste de celles qui exercent déjà sur le territoire national, mais a des objectifs qui lui sont propres.

La Fédération des Jeunes Patriotes en effet a pour objectif de soutenir le programme de société du Chef de l'Etat dans le but de créer des conditions favorables au développement harmonieux et à l'épanouissement humain de chaque Togolais.

Les membres de la Fédération s'engagent à créer une synergie patriotique dans les actions de soutien au Chef de l'Etat qui progressivement introduit au Togo les libertés individuelles telles que le peuple le souhaite. La Fédération compte amener les jeunes patriotes à jouer le rôle d'agent de changement, de leader visionnaire, de mobilisateur et de stratège aux côtés de la jeunesse en vue des élections libres et apaisées en 2010.

Pour ce faire, la FJP envisage conduire des missions d'information et de sensibilisation à travers les quartiers de Lomé et les agglomérations avoisinantes, organiser des séminaires, des conférences-débats et forums d'échanges, des meetings et des tournois de football, des distractions, jeux et diverses activités.

Porté sur les fonts baptismaux le 8 mai 2009, la FJP pense, à l'instar des organisations de la jeunesse du Parti démocrate des Etats-Unis, impliquer les femmes, et les jeunes capables d'appréhender les nouvelles réalités du pays pour trouver les stratégies à mettre en œuvre pour faire remporter Faure Gnassingbé en 2010 comme Obama aux présidentielles américaines de 2009.

A la question de savoir comment compte travailler la FJP ? L'ancien coordinateur des Forces Nouvelles (FN), Logo Dossouvi Hilaire répond : " En faisant appel à un nouveau mode d'organisation du travail sur le terrain, à de nouvelles manières de concevoir les enjeux stratégiques de victoire et à de nouvelles pratiques de communication politique pour permettre au Président Faure de remporter les élections dans une large proportion ". A ceux qui pensent déjà à une quelconque trahison par l'homme du 05 octobre 1990, peine perdue. Il répond sans ambages : " traître par rapport à qui ? Par rapport à quoi ? J'ai combattu le Président Eyadema parce que c'était un régime de parti unique avec tout le cynisme imaginable. Il n'y avait pas par exemple la liberté de presse ni autre liberté individuelle comme aujourd'hui. Maintenant, les Togolais ont à faire à un régime pluraliste avec Faure Gnassingbé. A plus d'un titre, si Gilchrist Olympio a eu à parapher l'APG (Accord Politique Global) et s'il a eu à rencontrer sous l'égide de l'Eglise Catholique le Président Faure Gnassingbé en un moment donné, si le professeur Gnininvi est au gouvernement et si Me Agboyibo a été Premier ministre du Président Faure, en quoi est-ce que moi je serais traître par rapport à tout cela. Donc, je n'ai trahi personne. Je n'ai fait aucun pacte avec qui que ce soit. Et aucun serment ne me lie avec quoi que ce soit ni à qui que ce soit. Je suis fidèle à mes convictions. Seulement, je pense qu'il faut encourager ce jeune président qui essaie de faire quelque chose pour le Togo ". Et de conclure:

" Nous avons fait la somme des actes posés dans le temps par les uns et les autres. Sur notre registre, le Président Faure est en avance. Nous le soutiendrons ".

Sylvia Do Rego


Le PSR renaît de ses cendres

Après les élections législatives du 14 octobre 2007 auxquelles le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) a participé et perdu dans toutes les localités où il a positionné ses candidats, l'on n'a presque plus vu ce parti intervenir dans les débats concernant la vie politique du Togo ; le parti semblait inexistant.

Mais le PSR de Me Abi Tchessa veut se refaire une peau neuve. Le 9 mai dernier, le Pacte Socialiste pour le Renouveau a organisé une journée de réflexion sur le thème : " Quelle alternative pour le Togo ? ". Cette rencontre qui a eu pour cadre le relais de la Caisse de Sécurité Sociale (CNSS) de Lomé a permis aux membres, sympathisants du parti et aux invités de réfléchir sur la vie politique du Togo et les perspectives des élections de 2010.

Quatre communications ont été données par d'éminents conférenciers sur plusieurs thèmes dont : " Problème de la réconciliation au Togo ", " Analyse de la situation institutionnelle de notre pays ", " Examen de la situation sociale et économique de notre pays ", " Quelle stratégie pour l'opposition togolaise ? ".

Pour le secrétaire général du parti, Me Abi Tchessa, " nous avons foi à la sociale démocratie comme système politique et nous sommes engagés à combattre les inégalités et injustices sociales. Cela passe par la formation. Le PSR est une force de proposition et une référence sur le plan international ", a-t-il dit.

De son côté, le prof Komi Wolou, porte-parole du parti, a déclaré que cette journée de réflexion s'imposait depuis les élections présidentielles au Togo et les élections législatives. " Vous avez vu dans quel état notre pays évolue. Nous avons l'impression que les choses piétinent et bientôt les élections présidentielles de 2010. Et l'on constate avec amertume que c'est un mandat présidentiel passé pour rien et si nous devons continuer dans cette voie, nous pensons que notre pays s'enfoncera davantage ", a-t-il indiqué. Pour lui, il importe de continuer de réfléchir pour faire des propositions concrètes afin de faire avancer notre pays. Une manière peut-être de dire à l'opinion que le PSR vit encore ?

Pierre AGBANDA


La journée de l'Europe célébrée au Togo : 52 ans de lutte pour la paix et le développement

Dans le cadre de la célébration de la journée de l'Europe, la Délégation de la Commission Européenne auprès de la République Togolaise a organisé une conférence de presse le 8 mai dans ses locaux à Lomé. L'objectif était d'échanger avec les journalistes des idées autour de cet événement d'une part et d'autre part ce que cela implique en termes de retombées dans les relations avec les autres, a expliqué le chargé d'Affaires de la Délégation, Joào Melo de Sampaïo.

Pour lui, cette façon de vivre ensemble est un effort qui est très partagé entre toutes les parties. Cette idée qui consiste à éviter que l'Europe tombe régulièrement dans des catastrophes, dans des guerres…, dans cette façon de vivre qui ne conviendrait pas du tout au peuple européen. Ceci est d'autant plus vrai dans la mesure où les pays européens ont encore en mémoire les conséquences néfastes de ces deux guerres mondiales que le monde a connues.

" En outre, dans la conception de cette union, d'abord la communauté européenne et ensuite l'Union européenne, le côté relation international n'a pas été du tout négligé. Ce qui est nécessaire, c'est qu'il existe la paix d'une part et le développement d'autre part de façon à maintenir un monde prospère où les conditions de vie des gens s'améliorent positivement ", a-t-il indiqué. Dans ce sens, le modèle de l'UE ne peut être soutenable sans qu'il y ait un élément très fort, une solidarité avec les peuples du monde entier. Cette volonté, cet esprit de stabilité doit bénéficier à tous les peuples du monde. C'est ce à quoi l'UE voudrait arriver et croit fortement, a-t-il poursuivi.

Les relations de l'UE avec les pays, surtout ceux qui ont signé les Accords de Partenariat Economique (APE) ont fait objet de débats lors de cette rencontre. Ces APE, a-t-il dit, ont pour avantage de faire tomber les barrières douanières et ainsi de favoriser le commerce équitable. " J'imagine ce que seraient ces pays sans la coopération. C'est une coopération insuffisante, il faut penser comment améliorer cette coopération ", a-t-il estimé. La coopération de l'UE avec le Togo s'est traduite dans plusieurs domaines ; il y a par exemple la construction de 300 écoles. M. Joào Melo de Sampaïo pense néanmoins qu'il faut essayer d'être plus utile au pays en l'aidant à résoudre ses problèmes et maintenir une dynamique constante. Il a en outre annoncé l'aide additionnelle de 13 millions d'euros que l'UE a accordée au Togo et qui sera très rapidement déboursée et en outre notre pays disposera désormais d'une délégation indépendante qui lui facilitera la procédure d'obtention d'aide. Il faut en effet rappeler que par le passé, la Délégation de l'UE au Togo dépendait de celle du Ghana.

Pour information, les racines historiques de l'Union européenne remontent à la seconde guerre mondiale. Les Européens voulaient se mettre à jamais à l'abri d'une telle folie meurtrière et destructrice. Peu après la guerre, l'Europe est divisée entre l'Est et l'Ouest, alors a débuté la Guerre Froide, qui durera 40 ans. Les nations de l'Europe occidentale fondent le Conseil de l'Europe en 1949. Il s'agit du premier pas vers une coopération que six pays souhaitent approfondir. Le 9 mai 1950, Robert Shuman, ministre français des Affaires Etrangères présente son plan pour une coopération approfondie. Depuis lors, le 9 mai est devenu la " Journée de l'Europe".

          Mais c'est en réalité le traité sur l'Union européenne (traité UE), signé le 7 février 1992 à Maastricht et qui est entré en vigueur le 1er novembre 1993 qui a consacré la naissance de l'Union. L'Union européenne n'est pas une fédération comme les Etats-Unis, elle est beaucoup plus qu’une simple organisation de coopération entre gouvernements. Si l'idée de création de l'Union est née il y a 52 ans, c'est en réalité il y a 5 ans qu'elle s'est concrétisée pleinement. L'UE compte aujourd'hui 27 pays et d'autres sont en voie d'intégrer cette Union.

Au cours d'une réception donnée le mardi 12 mai à l'Hôtel Sarakawa, toujours dans le cadre de cette célébration et qui a vu la participation des membres du gouvernement ainsi que du Corps diplomatique accrédité au Togo et des représentants des organisations internationales, le chargé d'affaires de la Commission de l'UE au Togo, a indiqué que l'UE a démontré dans notre pays sa forte implication en faveur d'une démocratie pleine et entière, en faveur des processus de développement visionnaire et ambitieux rassemblant toutes les forces positives nationales. Il a réaffirmé le soutien de son Institution au Togo. "Les Togolais peuvent toujours compter sur l'UE qui continuera d'accompagner le Togo dans son engagement vers la voie de la bonne gouvernance, la démocratie pleine et l'épanouissement de la société. A cet effet, l'UE s'est engagée à appuyer le Togo dans la préparation effective des élections présidentielles de 2010, encourage les Togolais à se mobiliser pleinement pour l'accomplissement de cet objectif d'une importance capitale pour le pays ", a-t-il lancé en terme de conclusion.

Pierre AGBANDA


Pour la promotion des conditions favorables au développement et à l'épanouissement humain : La Fédération des Jeunes Patriotes vient de naître

Une association dénommée FJP (Fédération des Jeunes Patriotes) vient de voir le jour. Formée de sept associations, à savoir : Renaissance Togo, Notre cause commune pour le développement, Nouvelle génération (Démocratie - Paix), Groupe Scholas - Jeunes (Culture et Action), FEG Fans Club, Jeunesse Epanouie, et l'Association des Jeunes pour un Eveil social, la FJP se présente comme une organisation sociopolitique qui vient compléter la liste de celles qui exercent déjà sur le territoire national, mais a des objectifs qui lui sont propres.

La Fédération des Jeunes Patriotes en effet a pour objectif de soutenir le programme de société du Chef de l'Etat dans le but de créer des conditions favorables au développement harmonieux et à l'épanouissement humain de chaque Togolais.

Les membres de la Fédération s'engagent à créer une synergie patriotique dans les actions de soutien au Chef de l'Etat qui progressivement introduit au Togo les libertés individuelles telles que le peuple le souhaite. La Fédération compte amener les jeunes patriotes à jouer le rôle d'agent de changement, de leader visionnaire, de mobilisateur et de stratège aux côtés de la jeunesse en vue des élections libres et apaisées en 2010.

Pour ce faire, la FJP envisage conduire des missions d'information et de sensibilisation à travers les quartiers de Lomé et les agglomérations avoisinantes, organiser des séminaires, des conférences-débats et forums d'échanges, des meetings et des tournois de football, des distractions, jeux et diverses activités.

Porté sur les fonts baptismaux le 8 mai 2009, la FJP pense, à l'instar des organisations de la jeunesse du Parti démocrate des Etats-Unis, impliquer les femmes, et les jeunes capables d'appréhender les nouvelles réalités du pays pour trouver les stratégies à mettre en œuvre pour faire remporter Faure Gnassingbé en 2010 comme Obama aux présidentielles américaines de 2009.

A la question de savoir comment compte travailler la FJP ? L'ancien coordinateur des Forces Nouvelles (FN), Logo Dossouvi Hilaire répond : " En faisant appel à un nouveau mode d'organisation du travail sur le terrain, à de nouvelles manières de concevoir les enjeux stratégiques de victoire et à de nouvelles pratiques de communication politique pour permettre au Président Faure de remporter les élections dans une large proportion ". A ceux qui pensent déjà à une quelconque trahison par l'homme du 05 octobre 1990, peine perdue. Il répond sans ambages : " traître par rapport à qui ? Par rapport à quoi ? J'ai combattu le Président Eyadema parce que c'était un régime de parti unique avec tout le cynisme imaginable. Il n'y avait pas par exemple la liberté de presse ni autre liberté individuelle comme aujourd'hui. Maintenant, les Togolais ont à faire à un régime pluraliste avec Faure Gnassingbé. A plus d'un titre, si Gilchrist Olympio a eu à parapher l'APG (Accord Politique Global) et s'il a eu à rencontrer sous l'égide de l'Eglise Catholique le Président Faure Gnassingbé en un moment donné, si le professeur Gnininvi est au gouvernement et si Me Agboyibo a été Premier ministre du Président Faure, en quoi est-ce que moi je serais traître par rapport à tout cela. Donc, je n'ai trahi personne. Je n'ai fait aucun pacte avec qui que ce soit. Et aucun serment ne me lie avec quoi que ce soit ni à qui que ce soit. Je suis fidèle à mes convictions. Seulement, je pense qu'il faut encourager ce jeune président qui essaie de faire quelque chose pour le Togo ". Et de conclure:

" Nous avons fait la somme des actes posés dans le temps par les uns et les autres. Sur notre registre, le Président Faure est en avance. Nous le soutiendrons ".

Sylvia Do Rego


Fait divers : La situation est sous contrôle

La vie et la mort, dit-on, cohabitent toujours. Là où il y a la vie, il y a aussi la mort. Elles sont donc deux amies inséparables. Ainsi, ceux qui vivent sont appelés à mourir. Seulement, personne ne peut savoir quand il mourra. C'est dans cette peur permanente que chacun de nous élabore ses stratégies pour résister à la mort. Chacun lutte selon ses moyens. Le sieur Paulin S. a choisi, lui, de bien " s'occuper " de son ventre. Il l'a dit à sa petite amie Rosine. Il avait à cet effet invité sa dulcinée à partager un pot avec lui le 1er mai dernier dans un bar au quartier Tokoin-Forever à Lomé. " Mon argent, je le mets au service de mon ventre. J'évite d'investir dans le ciment et dans des projets à long terme. Ça crée des problèmes après la mort. Mes enfants, véritables ayants droits de mon héritage, trouveront mon lit et les miettes que je n'ai pas encore envoyés au " cimetière ". Pour leur propre épanouissement, ils ont l'obligation de se battre eux-mêmes. Quant à mon épouse, à chaque fois que je rentre en possession de mon salaire, j'assure à la fois le " popotte " et je lui offre ce dont elle a besoin. Je ne suis plus préoccupé par ce qu'elle va devenir après moi. De toutes les façons, elle est majeure et elle doit avoir pris les dispositions nécessaires. Ce dont je suis rassuré, c'est qu'elle ne s'occupe pas de ce que je fais hors de la maison ", s'est-il expliqué. Il terminait ainsi ses propos lorsqu'une voix l'interrogea : " Paulin, puis-je m'asseoir ? J'ai tellement soif et je n'ai rien dans la poche. J'espère que toi au moins tu as la situation sous contrôle ? " C'était Kokou, son ami de service. " La situation est sous contrôle. N'aies pas peur. Prends place ", lui a-t-il dit avant d'intimer l'ordre de lui servir à boire. Ils y sont restés plus de trois heures d'horloge et auraient consommé pour une bagatelle somme de 11 000 F CFA. La facture établie à cet effet fut tendue à Paulin. Sa réaction ne s'est pas faite attendre. D'un geste rageur, il s'exclama : " Hein, Madame, tu estimes que notre consommation a coûté ce prix ? ". " Oui, Monsieur. La note inclut le prix de deux pintades que vous avez mangées ", lui répondit-t-elle, pas trop gentiment. L'homme n'avait pas la totalité de l'argent. Il n'avait que 8 000 F et son ami n'avait rien du tout ni sa dulcinée. Voulant camoufler les choses, Paulin et son compagnon crurent bon de faire palabre. Ils furent aussitôt cueillis par la police. J'ai peur qu'ils ne perdent pas à présent le contrôle de la situation. Sinon SOS au secours !

B. TALOM

Chronique 56 de jeudi 7 mai 2009
Atteinte à la Sûreté de l'Etat : Des pasteurs avaient prédit l'événement

L'histoire de coup d'Etat déjoué par nos services de sécurité ne cesse d'alimenter les débats. Certaines personnes ferment les yeux et les oreilles pour ne rien voir ni rien entendre. Pour elles, l'atteinte à la sûreté de l'Etat dont on accuse Kpatcha comme instigateur est un montage de toutes pièces orchestré pour nuire à un candidat potentiel à l'élection présidentielle de 2010. Que ces personnes sachent que certains pasteurs ont prédit le coup d'Etat et ont demandé à leurs fidèles de prier pour conjurer le mal. Ainsi, le pasteur Condolo du Centre International d'Evangélisation a prédit ce coup d'Etat un mois avant l'exécution du projet macabre de l'honorable putschiste Kpatcha Gnassingbé. Il a demandé à cet effet à ses fidèles de venir chaque mardi et mercredi de la semaine pour prier exclusivement sur le pays et surtout conjurer la catastrophe. Une semaine avant le coup, il a annoncé à ses fidèles que Dieu a exaucé leur prière et que la catastrophe n'aurait plus lieu. Quant au pasteur Tchagaï de l'Eglise de Pentecôte, il a eu la révélation depuis 2008 et a appelé ses fidèles à la prière. Mais une semaine avant le coup, il a reçu deux personnes qui ont sollicité son aide pour interpréter leurs rêves. Le premier, un menuisier de son état, a rêvé que le président de la République voyageait et que des individus ont ouvert le feu sur son appareil au décollage. Et pourtant, poursuit le monsieur, " je n'ai jamais vu le président ni de loin ni de près si ce n'est à la télévision ". La seconde personne reçue par le pasteur est une jeune fille musulmane qui lui raconta ceci : " J'ai rêvé que j'ai assisté à une réunion de la famille Gnassingbé. Tous les enfants d'Eyadéma étaient là, y compris le président de la République. Après la réunion, ils ont déjeuné ensemble. Mais l'un des enfants a empoisonné le repas du président qui, après avoir mangé un peu a commencé par vomir dans sa main. Et quelques minutes après, il s'est rétabli mais on a découvert le méchant enfant qu'on a arrêté aussitôt ". Le pasteur qui avait déjà eu la révélation sur cette affaire leur a dit de prier car leurs rêves ne les concernent pas mais c'est tout le pays qui est en danger.

          De son côté, le pasteur Daniel du Mouvement Pentecôtiste, une semaine avant l'événement d'atteinte à la sûreté de l'Etat, a eu la révélation qu'un demi-frère du président allait abattre son avion. Lors de la messe de dimanche qu'il célébrait, il a annoncé à ses fidèles qu'un événement grave allait se produire au cours de la semaine. Cet événement sauverait le peuple Togolais " du joug de la famille Gnassingbé ". Il a entonné une chanson de louange et demandé à ses fidèles de danser pour cela. Au sortir de la messe, une des fidèles médusée par le comportement de son pasteur en a parlé à un autre pasteur. Ce pasteur lui dit d'aller dire au pasteur Daniel que Dieu a annulé cet événement et qu'il n'aurait plus lieu car, dit-il, Dieu a fait des révélations aux pasteurs sérieux et non militants d'aucun parti qui ont prié pour conjurer le mal. Après ces témoignages spirituels qui viennent consolider les preuves déjà existantes du complot de Kpatcha Gnassingbé, que tous ceux  qui croyaient à un montage de toutes pièces nous disent ce qu'ils en pensent maintenant !

ALIZIOU Dominique


Des tracts ont-ils été distribués dans les casernes ?

Depuis l'arrestation de l'honorable Kpatcha Gnassingbé pour atteinte à la Sûreté de l'Etat, ses courtisans qui ont l'habitude de bénéficier de ses largesses ne cessent d'intoxiquer la population sur les risques qu'encourt le pays. Pour eux, l'arrestation de Kpatcha risque de plonger le Togo dans le chaos ou la catastrophe. Ainsi, une histoire de tracts non distribués leur suffit pour ameuter le monde entier au sujet d'une ébullition imaginaire dans les casernes où les militaires revendiqueraient la libération pure et simple du putschiste Kpatcha Gnassingbé. Ces spéculations sont malheureusement relayées par un confrère, occultant la vérité sur ce qui s'est réellement passé.

En effet, un individu s'est introduit dans le camp du groupement blindé que commande Rock Balakyèm Gnassingbé pour déposer un paquet de tracts. Ce paquet a été découvert tôt le matin par les stagiaires militaires qui balayaient dans les environs. Et quand ils ont découvert le colis, ils ont rendu compte à leur hiérarchie. L'on se demande alors quand est-ce que le confrère a vu les tracts distribués et dans quelles casernes ?

Pour l'heure, les stagiaires militaires qui ont ramassé le paquet de tracts affirment n'avoir même pas eu le temps de parcourir le document. Mais curieusement le confrère qui ne cesse d'annoncer la catastrophe après l'arrestation de Kpatcha connaît le contenu du tract. Or le paquet a été convoyé à l'Etat Major Général des FAT. Est-ce à dire que c'est l'Etat Major qui lui a procuré une copie ou bien c'est le rédacteur du tract qui lui en a donné ? Dans ce dernier cas, le confrère connaît alors le rédacteur du tract qui peut ne pas être loin du professeur Awissoba alias un ancien premier ministre. En tout cas, depuis l'arrestation de Kpatcha, ce confrère ne cesse d'annoncer l'explosion au RPT, dans la famille et surtout au sein de la grande muette.

La manœuvre sera-t-elle payante ? Wait and see.

A.D.


Le 1er Mai 2009 : Une célébration dans l'esprit de dialogue

Le Président  Faure Gnassingbé était en personne parmi les travailleurs

Après la fête de l'indépendance qui a mobilisé tout le peuple togolais autour du Chef de l'Etat le 27 avril dernier, c'est le tour de la fête des travailleurs de rassembler les salariés le vendredi 1er mai autour des idéaux de justice sociale et de dialogue. Que ce soit à Lomé ou à Kara, des milliers de travailleurs, secteurs d'activité par secteurs d'activité, tous de blancs vêtus, ont pris d'assaut, tôt le matin, les places prévues pour la circonstance.

Les travailleurs ont à Lomé parcouru certaines artères du quartier administratif avant de prendre place sur le parvis du Palais des Congrès où tout a été prévu pour la circonstance :

- Allocution du Ministre du Travail de l'Emploi et de la sécurité sociale, M. Octave Nicoué Broohm.

- L'Intervention du porte-parole de l'Intersyndicale des travailleurs du Togo (ISTT), M. Mathias Hlomador.

Le ministre Broohm a invité les travailleurs au renforcement du Dialogue social, " outil de promotion sociale et économique " et martelé que " tout conflit collectif doit être réglé au moyen du dialogue social. Il a entre autres ajouté que " le respect des engagements ou à défaut l'engagement de nouvelles négociations pour trouver des alternatives consensuelles de sortie de crise, doit être la caractéristique fondamentale des relations entre partenaires ".

Le porte-parole de l'ISTT (l'Intersyndicale des travailleurs du Togo), M. Mathias Hlomador pense que le 1er mai offre l'opportunité de " capitaliser les avancées dans la lutte des travailleurs et souligner en toute objectivité les insuffisances afin d'œuvre à la recherche du bien-être du citoyen et à la préservation de la paix, gage de tout développement ".

Dans un " cahier de doléances " remis au Chef de l'Etat, les travailleurs ont axé leurs revendications en 19 points (Voir notre encadré ci-dessous) relatifs, entre autres, à la révision immédiate de la grille indiciaire, au relèvement du SMIG, du SMAG et des pensions de retraite de la Caisse Nationale de Sécurité Social et la révision à la baisse du taux de dédouanement des véhicules privés.

          On pouvait aussi noter aux côtés du chef de l'Etat à cette occasion la présence du Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo et du Président de l'Assemblée Nationale Abass Bonfoh ainsi que des ministres et des députés.

          Après le défilé collectif, les travailleurs se sont retrouvés par affinité syndicale ou de services pour célébrer l'événement. C'est le cas des travailleurs de la Direction Générale des Impôts, de la Présidence de la République, et de la Direction Générale des Douanes.

A la Direction Générale des Impôts

" Pour obtenir les acquis de tous les travailleurs de par le monde, c'est la fête du Travail qui s'y prête le mieux. Cette fête est celle que le personnel de la Direction Générale des Impôts, à l'instar des autres, célèbre avec allégresse aujourd'hui ". Invité à prendre la parole pour prononcer le contenu du message circonstanciel aux autorités de la structure, c'est en ces termes que le secrétaire général de l'USAF (Union Syndicale des Agents de la Fiscalité) s'est exprimé lors de la célébration de la fête de 1er mai de cette année, placée sous le thème : " Face à la problématique de la crise financière internationale, mobilisons-nous pour un meilleur rendement fiscal ". 

En termes de doléances, quatre points essentiels ont été abordés, en l'occurrence la question de primes de motivation à l'endroit du personnel, le problème de formation et de recyclage du personnel et agents de la fiscalité, la question des démarches pour l'ouverture de l'Ecole des Services Financiers du Togo, (ESFI-TOGO), prévue par le décret de modernisation des Impôts et des Douanes, et le point relatif à l'Informatisation des services de la DGI et leur mise en réseau intégral.

Auparavant, le secrétaire général de l'USAF a au nom du bureau exécutif du syndicat, exprimé sa gratitude et ses remerciements à Mme Ingrid AWADE, la Directrice de la DGI, pour l'engagement et le dynamisme dont elle a toujours fait preuve à la tête de la structure.

En réponse à tous ces points, le directeur général adjoint des Impôts a rappelé que la mobilisation du personnel et agents des Impôts pour un meilleur rendement fiscal reste conditionnée par la mise en œuvre des actions relatives à la sensibilisation, l'éducation, l'information des contribuables, véritable levier de civisme fiscal. C'est consciente de cette réalité que la DGI s'est engagée sur un chantier de communication à travers lequel des actions sont menées en vue d'un consentement à l'Impôt, a-t-il dit.

Par ailleurs, soulignant que la pérennité des acquis dépend en grande partie des efforts dans l'accomplissement des différentes tâches, le locataire a rappelé au personnel qu'il revient à chacun de faire preuve de responsabilité, de courage et d'abnégation pour un travail bien fait dans le respect de la hiérarchie, condition sine qua non pour une réelle optimisation du rendement.

Selon lui, depuis son arrivée au chevet de cette société, Mme Ingrid AWADE, ne ménage aucun effort pour satisfaire au mieux ses employés pour un meilleur devenir de la société. C'est ce que confirme M. Djobo ATCHA-BAO, directeur de l'Administration Générale à la Direction Générale des Impôts qui se dit très satisfait du climat de convivialité, de rigueur et de travail toujours bien fait qui prévaut  au sein de la structure. Selon le DGA, différents défis se présentent à la DGI aujourd'hui, notamment la transition fiscale, les accords de partenariat économique, le défi de développement national. La DGI se trouve à la croisée des chemins et elle peut compter sur le dynamisme et l'engagement du directeur général pour y parvenir.

Une ambiance festive et de réjouissance a régné au cours de la manifestation marquée par des prestations de plusieurs artistes togolais comme Vanessa WOROU, Finiki, Master POPPER, Rock vodoua, Gnanky GNAKANA. 

Le Palais des Congrès a connu dans la matinée le traditionnel défilé de différentes couches socioprofessionnelles du pays.

À la présidence de  République

A la Présidence de la République, la fête des travailleurs a été célébrée dans la cour du palais de la présidence. La journée a connu un éclat particulier avec la présence effective du Chef de l'Etat qui a été vivement ovationné à sa sortie sur le site.

Le Président de la République a adressé un message de remerciement et de félicitation aux agents de la Présidence pour leur collaboration et leur abnégation continue au travail de qualité. Par ailleurs, le Chef de l'Etat les a exhortés à plus d'ardeur pour l'accompagner dans ses efforts de développement du Togo.

" C'est vrai que les défis que nous avons devant nous sont importants, mais je suis heureux d'avoir ici à la Présidence, des femmes de qualité, des hommes de qualité, qui, jour après jour, heure après heure, sont dévoués et se donnent totalement pour la cause de la nation togolaise. Cette cause, elle est simple, les Togolais veulent simplement vivre en paix et bien vivre en paix …", a souligné le Président de la République.

A la Direction Générale de la Douane

Plaçant cette célébration sous le thème " la Douane au cœur de la relance de l'économie nationale ", la Direction Générale de la Douane a invité l'assistance présente lors de la manifestation à toucher du doigt le rôle important qui revient à cette structure dans le contexte de la relance de notre économie nationale.

Sylvia Do REGO et Tiem Vicarmelo


Célébration de la Journée internationale de la presse : - Des avancées notoires enregistrées au Togo - Plus de 40 journalistes tués dans le monde en 2008

" Quand la presse progresse, la démocratie avance ", dit-on souvent. Chaque 3 mai est célébrée dans le monde entier, la journée internationale de la liberté de presse. Une occasion pour les pays et les organisations de défense des libertés humaines de faire le point des activités des voix des sans voix au cours de l'année écoulée.

Dans le cadre de la célébration de cette journée au Togo, une rencontre a été initiée à la Maison de la presse à Lomé où le ministre de la Communication et de la Culture, les diplomates, les responsables des organisations professionnelles des médias, les responsables de l'organe d'autorégulation et de régulation de la presse, les représentants des institutions internationales et les journalistes ont pu avoir droit au rapport de la situation de la presse au Togo et découvrir le nouveau site  de l'Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT). Selon ce rapport présenté par le président de l'OTM (Observatoire Togolais des Médias), Pierre Sabi, les relations entre les médias et les autorités politiques ont été bonnes hormis quelques anicroches, cependant, beaucoup de dérives ont été enregistrées au cours de cette période et ont amené les responsables de l'OTM à interpeller les responsables des organes incriminés. Le thème retenu cette année pour la commémoration de cette journée est : " Capacité des médias à encourager le dialogue, la réconciliation et la compréhension mutuelle ".     Dans son discours de circonstance, le ministre Georges O. Kéyéwa de la Communication et de la Culture s'est félicité des avancées de la liberté de la presse au Togo. " Je suis heureux de relever que la situation de la presse au Togo est meilleure par rapport à ce qui se passe ailleurs quotidiennement. En effet, non seulement aucun journaliste n'a été tué pour ses opinions, mais encore les délits de presse ont été dépénalisés à la satisfaction de tous ", a-t-il indiqué. Il s'est également réjoui du fait qu'aujourd'hui aucun journaliste ne se retrouve en prison. Revenant sur le thème de cette journée, le ministre de la Communication et de la Culture a relevé sa pertinence, soulignant que ce thème est d'actualité " surtout pour nous Togolais, engagés dans le processus de la réconciliation nationale ". Le ministre Kéyéwa a en outre rappelé aux journalistes le rôle fondamental qu'ils ont à jouer dans ce " tournant décisif de notre histoire ". Ce rôle, a-t-il dit, " est d'autant plus important que les médias exercent une grande influence non seulement sur ce que nous pensons mais également sur la manière dont nous agissons. Ils sont les vecteurs de transmission d'une pluralité de points de vue et d'une multiplicité de paroles permettant ainsi l'exercice de la citoyenneté par la participation de l'esprit critique ". Mais, remarque-t-il, la liberté de la presse existe et c'est au journaliste de pouvoir se l'approprier. Et cela passe par le respect des textes qui régissent la profession. " Nous avons besoin d'une presse libre, une presse qui s'exerce dans le respect des principes déontologiques et de l'éthique, bref d'une presse professionnelle qui fournit des informations et des connaissances indispensables à une participation démocratique et à une bonne gouvernance ", a-t-il indiqué.

Pour sa part, le secrétaire général de l'UJIT, M. Crédo Tétéh, a indiqué que des avancées notoires sont à remarquer au Togo qui s'est résolument engagé dans la voie de la démocratisation. Il a relevé les dérives professionnelles des médias au cours de l'année écoulée et invité les journalistes à plus de professionnalisme dans l'exercice de leur profession et au respect du code de déontologie qui régit leur profession.

Par rapport aux conditions de vie et de travail des journalistes, il estime que " les journalistes souffrent dans l'exercice de leur profession et je crois que le cadre qui va permettre une amélioration des conditions de travail et de vie des journalistes, c'est d'aboutir rapidement à une convention collective ". Comme recommandations à l'endroit des journalistes, le secrétaire général de l'UJIT demande un travail plus professionnel puis des comportements professionnels dans l'exercice de leur profession. " Il nous faut, en tant que journalistes, posséder les textes fondamentaux régissant notre profession. Lorsque nous les maîtrisons, je crois que le terrain sera balisé et le travail sera facile. Mais, les journalistes qui ne possèdent pas les fondamentaux du métier est exposé aux manquements ". Le lancement du site www.ugitogo.org a mis fin à la rencontre.

          Rappelons que le message du secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Bahn Ki-Moon, a été lu au cours de la rencontre par le directeur du Centre d'Information des Nations Unies (CINU).

Pierre AGBANDA


Le Togo à l'épreuve de la liberté d'expression : La Radio France Internationale (RFI) de passage à Lomé

Dans le cadre de la célébration du 49ème anniversaire de l'Indépendance du Togo, Radio France Internationale (RFI) a délocalisé trois de ses émissions magazines phares de la capitale parisienne à Lomé. Il s'agit des émissions Appel aux auditeurs,  Médias d'Afrique et  Couleurs Tropicales. Du 28 au 29 avril dernier, l'enregistrement de ces émissions a eu lieu sur l'esplanade de l'Université de Lomé. Un nombreux public composé en majorité d'étudiants mais aussi de journalistes et d'observateurs de la vie politique du Togo, y a pris part. Tour à tour des journalistes-animateurs de RFI, tels Juan GOMEZ, Alain FOKA et Claudy SIAR, ont animé, dans une grande ambiance chaleureuse leurs émissions magazines respectives, qui figurent parmi les mieux suivies sur la Radio mondiale.

Le 28 avril à 16 h, l'esplanade de l'Université de Lomé a accueilli l'enregistrement de l'émission Appel aux auditeurs de Juan Gomez dont le thème principal est centré sur la situation politique avant les élections présidentielles de 2010 au Togo. Comme invités, Pascal Bodjona, Ministre d'Etat, Ministre de l'Administration territoriale, Porte-parole du gouvernement et Patrick Lawson, vice-président de l'UFC et député à l'Assemblée Nationale.

A un an du scrutin, comment analysez-vous la situation politique au Togo ? Quel regard portez-vous sur la classe politique ?

Les tensions entre l'opposition et la majorité se sont-elles aplanies depuis le scrutin de 2005 ?

Quels seront les enjeux de l'élection 2010? Telles ont été les questions essentielles sur lesquelles ont échangé dans un débat franc et par moment houleux, les deux invités.

Pendant 40 minutes environ, les deux acteurs de la vie politique togolaise ont abordé en toute convivialité des sujets relatifs aux conditions de déroulement des prochaines élections présidentielles qui vont avoir lieu dans neuf mois pratiquement, les enjeux qui se présentent dans le cadre de ces élections qui, généralement et de par le passé, sont synonymes de violences et troubles sociopolitiques. Que ce soit du côté du RPT ou de l'UFC, la vie politique interne de chacun des partis a fait l'objet de discussion de même que les positions de chacun des invités par rapport au Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (C P D C). La conception de la Commission Electorale Nationale qui a avait été chargée des élections législatives d'Octobre 2007 et qui, tout récemment, a été reconduite pour les prochaines élections avant que la Cour Constitutionnelle n'abroge la disposition juridique afférente, a également été au cœur des débats.

La seconde émission Appel aux auditeurs enregistrée a porté sur  la question de la mise en place de la Commission vérité, justice et réconciliation qui doit prochainement voir le jour. Cette instance chargée de faire toute la lumière sur les violences politiques perpétrées au Togo depuis 1958 est le résultat des accords (Accord Politique global) signés, il y a trois ans, entre le gouvernement et l'opposition.

 

Quatre ans après, comment envisage-t-on le processus de réconciliation ? Qu'attendez-vous d'une telle commission ? Devra-t-elle s'inspirer du modèle sud-africain ?  C'est à ces interrogations que se sont  consacrés M. Yacoubou Hamadou, Ministre des Droits de l'Homme et Maitre Ajavon ZEUS, Président du collectif des associations contre l'impunité. Ils ont touché du doigt les actions entamées par les acteurs impliqués dans cette politique de réconciliation, en vue de la constitution et du fonctionnement de ladite commission. L'esprit de ces émissions consiste à animer un forum de discussions ouvertes au public à qui la parole était donnée par intermittence durant le débat. Parmi les auditeurs présents, les uns et les autres sont revenus sur la volonté politique affichée par le pouvoir en place et le processus de reforme mis en œuvre par le Président de la République. 

Quant à l'émission Médias d'Afrique animée par le très éloquent Alain FOKA, elle a rassemblé autour de la table des acteurs politiques du Togo issus des différents partis politiques dont le ministre Gilbert BAWARA et le Conseiller diplomatique du Chef de l'Etat, M. Robert DUSSEY du RPT, Me Jean KISSI du CAR, M. Messan Kodjo AGBEYOME de OBUTS et Atantshi Patrick de l’UFC.

Portant sur le thème, Quels changements la reprise de la coopération internationale a-t-elle apporté dans la vie des Togolais, cette émission-débat a permis au public de suivre les différentes personnalités intervenir sur cette question à laquelle s'intéressent beaucoup de Togolais. Après la reprise de la coopération du Togo avec l'Union Européenne, suspendue depuis 1993, les Togolais ne ressentent pas du tout pour le moment les effets directs de cette reprise qui a permis au Togo de bénéficier de plusieurs de financements auprès de l'Union Européenne et d'autres Institutions financières. Evoquant les raisons de la morosité de cette reprise de la coopération, qui prévaut au sein de la population, le ministre BAWARA a développé devant une assistance très exigeante, des motifs liés à la priorité accordée par le gouvernement togolais à la politique d'épurement de la dette extérieure contractée par le Togo auprès de ses partenaires, notamment les Institutions de Bretton Woods.  Ce choix qui apparemment conditionne le statu quo et la misère qui continuent malheureusement de régner au sein de la population, se justifie par le simple fait qu'aucun pays ne saurait atteindre son développement pérenne sans l'acquisition de son indépendance financière envers ses unités redevables. Une option que les autres acteurs invité au débat, surtout ceux de l'UFC et du CAR, ont tenté de battre en brèche sans aucune réussite.

Au terme de ces deux journées d'enregistrement de ces émissions, l'initiative RFI est à saluer car, elle a non seulement permis une fois de plus la confrontation et le combat d'idées entres acteurs et personnalités animant régulièrement la vie socio-politique de notre pays, mais aussi elle a mis en exergue la décrispation du climat politique qui s'est opérée au sein de la classe politique grâce à la volonté politique, l'esprit d'ouverture et la culture de dialogue prônés par le Chef de l'Etat. C'est la preuve que la liberté d'expression est bien enracinée aujourd'hui dans nos pratiques comme l'un des fondamentaux de la bonne gouvernance et de la démocratie.

Une vérité que les partis de l'opposition ont du mal à reconnaître, préférant s'illustrer dans un radicalisme et un immobilisme aberrants qui  se situent à l'antipode de tout principe d'avancement et de démocratie qu'ils clament fort. De toutes les façons le peule togolais est désormais mature et ne cède plus à ces manipulations et manœuvres dilatoires qui finissent par exaspérer tout le monde. 

Du côté de Lomé, le renouvellement de  l'initiative est très attendu pour une prochaine expérience qui ne fera que faire grandir notre démocratie.

Vicarmelo Tiem

Soirée musicale à l’Institut Goethe


Les journées culturelles programmées par l'Institut Goethe ont connu leur apothéose à travers une soirée musicale qui s'est déroulée le jeudi dernier dans l'enceinte du centre. Blanche GASSOU, Eustache K'MOUNA et Bibish MOLA, constituent le trio enregistré lors de cette soirée à laquelle un public chaleureux a pris part. En premier passage sur scène, Blanche GASSOU connue sous le nom Blangastillo a ouvert la soirée, munie de son accordéon dont la petite note musicale distillée offre des aires aussi nostalgiques que référentielles de compositions musicales populaires très connues du public cible. Une bonne dizaine de compositions ont été fredonnées instrumentalement à l'accordéon dans un tempo soft. L'assistance n'a pas fini d'ovationner l'accordéoniste togolaise quand monte sur le podium enchaînant avec l'enthousiasme qui règne au sein du public. Eustasche chargé de sa guitare sèche et mise en bandoulière se présente majestueusement sur la scène.

Sûrement le plus attendu de la soirée à la mesure de l'applaudimètre très nourri du public et de nombreux fans de Eustache K'MOUNA. Sa voix fluète et languissante qui lui réserve une côte au sein de l'audience acquise à son talent, a produit de l'effet. Ses textures aux allures comiques et banales mais pleines d'enseignements ont constitué les ingrédients nécessaires pour une bonne partie de prestation musicale que l'artiste et son groupe Tin'Ga ont offert. Excellent parolier et ancien membre du groupe Kadam Kadam, Eustache Bawo-K-Bati a parcouru durant près d'une heure son répertoire partagé avec l'assistance dans une grande communion, avec la complexité des acteurs de théâtre, très habitués de la scène de l'espace culturelle ADOKPO. Le promoteur du groupe TinGa se dit très attaché au folklore togolais qu'il trouve assez riche. Aussi puise t-il des éléments expressifs de la culture togolaise pour ses créations musicales très originales. Auteur et compositeur d'un album de six morceaux, Eustache est aussi connu dans le milieu du théâtre où il intervient par quelques unes de ses compositions appropriées aux circonstances.

La dernière prestation de la soirée est l'œuvre de Bibish Mola, l'artiste de la musique reggae a animé dans un élan endiablé de rythme et de mélodies.

Vicarmelo Tiem


Fait divers : Dans les couloirs de la BTD

Le salaire est une véritable misère, du moins au Togo. Dans tous les cas, un constat s'impose et nous apprend qu'avec son salaire, le fonctionnaire togolais vit mal. Non seulement il est criblé de dettes mais aussi, il a perdu toute confiance et toute crédibilité auprès des créanciers. Dans cette logique, le fonctionnaire ne peut pas convenablement se nourrir, s'habiller, se loger et se soigner. Aussi, c'est par grand nombre, que les fonctionnaires meurent dans notre pays. L'Etat perd constamment sa main d'œuvre et l'impact sur l'économie nationale est salé. L'Etat est très conscient, voire, très préoccupé. " A quand donc la fin de ce calvaire ? ", s'interrogent les travailleurs qui attendent impatiemment les mesures d'accompagnement promises par l'Etat, notamment une nouvelle grille salariale. Sylvain K.T. s'est, lui aussi, posé la question après la catastrophe qu'il a causée dans les couloirs de la Banque Togolaise de Développement (BTD) à Lomé. Le film de l'évènement nous apprend que le 29 avril dernier, le sieur Sylvain T. s'était présenté au guichet de la banque. Il avait appris comme tous les fonctionnaires togolais que le virement des salaires avait été fait. Il était très fier. Il l'a manifesté en ces termes : "  Enfin, je peux être rassuré que mes enfants aussi vont fêter le 1er mai. Ils vont manger du riz ou du couscous et pourquoi pas de la viande du poulet congelé ". Il jubilait ainsi de joie, ignorant qu'il devait à la banque et qu'en plus de cette dette, une autre pas moins importante était en attente dans ses livrets. " J'ai été totalement sidéré lorsque la dame au guichet m'a informé que j'avais un solde de 2052 F CFA. Cette information m'a blessé au point que j'ai perdu le contrôle de mes sens ", a-t-il laissé entendre avant d'ajouter : " Je me suis rendu compte que j'étais porté à califourchon. J'étais sur les épaules de quelqu'un qui s'apprêtait à me jeter au sol. J'ai crié très fort. Il m'a transporté au bureau d'un soi- disant chef. Celui-ci m'a soumis à un interrogatoire à l'issue duquel il m'a demandé d'aller me faire servir 32052F CFA au lieu de 78000F et poussière inscrits sur mon bulletin. Je suis parti très furieux et profondément découragé ". Il s'emblerait qu'avant que Sylvain remette son cheque à la caissière, l'homme qui l'a précédé, lui, était informé qu'il n'avait que 9000 F CFA sur son compte. Sylvain et les autres ont beaucoup rit avant de se poser la question de savoir si les services rendus en 30 jours étaient ainsi bien rémunérés  et ce que cet argent pouvait servir à son bénéficiaire ? Comme quoi, toi qui n'as pas franchi l'autre rive ne te moques pas de celui qui se noie. A bon entendeur, salut !

B.TALOM

Chronique N° 55 du 30 avril 2009
Célébration de l’indépendance : La famille Gnassingbé soudée derrière le président Faure

La célébration du 49e anniversaire de la fête de l'indépendance s'est déroulée encore cette année sur le boulevard de la nouvelle présidence de la République. Outre les membres du gouvernement, les députés et certains leaders des partis politiques, la famille Gnassingbé était présente pratiquement au grand complet. Elle était là pour signifier qu'elle reste unie et soudée comme un seul homme derrière le président Faure contrairement aux inepties colportées par certains Togolais et faisant croire qu'elle est divisée à cause de l'affaire Kpatcha Gnassingbé. Même le colonel Rock Balakyèm Gnassingbé qu'on n'a plus vu défiler depuis un certain temps, était présent à bord de sa jeep pour défiler. Cette présence effective de Rock considéré par les affidés de Kpatcha comme le sauveur de leur ''icône'' témoigne du respect que ce militaire patriote voue aux institutions de la République et surtout à son frère le président Faure Gnassingbé. Il n'est pas disposé à soutenir le putsch de la honte initié par Kpatcha Gnassingbé qui aujourd'hui ternit l'image de la famille Gnassingbé et plus spécifiquement la mémoire de leur feu père Eyadema. Eyadema a régné pendant quarante ans mais jamais l'ennemi n'est venu de la famille, encore moins de ses nombreux frères. D'ailleurs, son petit frère colonel Toyi Gnassingbé était le tout-puissant commandant de la garde présidentielle, c'est-à-dire que c'était lui qui assurait sa sécurité. Mais jamais l'on n'a entendu parler d'une quelconque histoire de déstabilisation du pays. C'est dommage que Kpatcha n'ait pas suivi ce bon exemple en se démarquant de ses réseaux mafieux libanais et de certains barons déchus du RPT qui ont décidé de détruire la famille Gnassingbé et par ricochet déstabiliser le pays qui, sous la houlette du président Faure, renaît peu à peu de ses cendres.

Tout compte fait, la présence de la quasi-totalité de la famille Gnassingbé à la célébration du 49e anniversaire de la fête de l'indépendance aux côtés du président de la République laisse apparaître clairement qu'elle n'est pas prête à suivre le chemin tortueux de l'honorable putschiste Kpatcha.

Plus jamais ça sur la terre de nos aïeux.

ALIZIOU Dominique


Le 27 avril n'est pas un patrimoine privé de l'UFC

Le peuple togolais a célébré le lundi 27 avril dans l'enthousiasme, les 49 ans de l'accession de notre pays à la souveraineté internationale. Partout au Togo, c'est autour du chef de l'Etat Faure Gnassingbé que cette date, principal repère historique du Togo, a été célébrée. Tous les Togolais, dans un élan d'unité retrouvée, se sont remémoré les péripéties de la lutte de nos parents pour l'indépendance.

Mais la pomme de discorde vient de l'Union des Forces de Changement (UFC) qui se veut pourtant " l'héritier " des pères de l'indépendance, mais qui, par calcul égoïste, ramène finalement l'indépendance togolaise à une dimension tribale, voire partisane ou peut-être familiale dans la tête de certains tenants de cette malheureuse manœuvre d'exclusion.

Oui, c'est bien d'exclusion qu'il s'agit. Et ce mot devient la stratégie de l'UFC qui le brandit dès qu'il s'agit de parler de la gestion collégiale des affaires du pays. Jusqu'alors, c'est dans l'union de l'opposition que l'UFC s'est illustrée en la matière. Maintenant, ce sont les 49 ans du Togo indépendant que nos " compradores " préfèrent célébrer en aparté, oubliant allégrement que l'indépendance est le fruit d'un travail collégial et ne doit pas être historiquement gérée comme le patrimoine d'une seule famille politique. Les Togolais ne l'accepteront pas et cette manœuvre sectaire de l'UFC risque avec le temps de susciter des réactions des autres Togolais.

Car le 27 avril est une date historique et un patrimoine commun de tous les Togolais, peu importent leurs obédiences politiques. Tôt ou tard toute célébration bipolaire du 27 avril sera combattue par les Togolais car c'est une seule et même fête nationale.

Le 27 avril, depuis 1960, a toujours rassemblé le peuple, tout le peuple autour du pouvoir central. Ce fait doit rester tel. Même dans le pluralisme, nous devons rester unis autour de certaines valeurs dont l'unité du Togo. Cela veut dire que l'Union des Forces de Changement doit se faire violence en vue de ne pas remettre en cause cet acquis de la lutte de nos parents pour la libération de la patrie.

Sylvia Do Régo


Atteinte à la sûreté de l'Etat : Encore un autre Gnassingbé appréhendé dans un pays voisin

Chaque jour que Dieu fait, l'étau se resserre autour de l'honorable putschiste Kpatcha Gnassingbé et ses complices. La dernière information en date, c'est l'arrestation de l'homme de main de Kpatcha, le sieur Gnassingbé Esso. Recherché depuis après le coup d'Etat manqué, le fugitif a été localisé dans un village du Bénin où il a été arrêté. Très proche et cousin de Kpatcha, Esso Gnassingbé est un agent de Togotélécom. Mais malheureusement, il abandonne son travail pour suivre l'honorable Kpatcha partout où il va. Et lorsque Kpatcha, dans sa largesse, veut donner de l'argent à un groupe, c'est Esso qui se charge de distribuer les billets de banque surtout à ceux qui applaudissent à son passage. Le sieur Esso est l'homme le plus proche de Kpatcha. Après donc l'arrestation de l'honorable Kpatcha, Esso prend la clé des champs avec un gros magot. Pourquoi avoir fui s'il n'est ni de loin, ni de prêt mêlé à cette affaire ? En tout cas, Esso a été rapatrié à Lomé et crachera le morceau pour permettre aux enquêteurs de mieux cerner le scénario du complot et de clouer ainsi le bec aux laudateurs de Kpatcha qui martèlent à travers leurs journaux que l'affaire Kpatcha est un montage de toutes pièces.

L'arrestation de Esso, de son vrai nom Essozimna, est un coup dur pour les putschistes dont le plan d'opération sera mis à nu et permettra aussi de découvrir d'autres complices encore tapis dans l'ombre.

D. A


Pour l'épanouissement et la libération du peuple togolais : Le Mouvement Denyigban Lonlon lance ses activités

 Le mouvement dénommé M.D.L (Mouvement Denyigban Lonlon) a officiellement lancé ses activités le 24 avril dernier au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue à l'hôtel Ibis de Lomé en présence de ses militants, de plusieurs invités et hommes des médias d'Etat et privés. " Ce mouvement est mis sur place pour porter assistance à la population togolaise. Dans toutes les situations où nous nous trouvons, nous devons nous comprendre et nous regrouper, parce qu'il y a eu un déchirement pendant un certain temps. Face à cette situation, nous les membres de ce mouvement nous voulons faire des Togolais un seul citoyen ", a expliqué M. Donné Kokou GAGOU, président de cette association et ancien député à l'Assemblée Nationale.

Parlant des raisons qui ont motivé la création de ce mouvement, il a parcouru cette longue période de la crise socio politique qu'a vécue notre pays et qui a amené les Togolais a être méfiants les uns envers les autres. Ce qui a pour conséquence le retard dans le développement. " Dans ce climat de méfiance, chacun oublie la Nation pour se préoccuper de ses propres intérêts : le pouvoir de ses acquis et l'opposition de sa soif de gouverner. L'économie stagne et les problèmes sociaux s'accumulent ", a-t-il regretté. "Nous avons donc pensé qu'il fallait faire entendre un autre son de cloche pour appeler la conscience des concitoyens à l'Amour de la Patrie, ''Denyigban Lonlon'' ", a-t-il indiqué. Il compte implanter les branches de ce mouvement dans toutes les régions pour que tous les Togolais puissent s'unir de nouveau.

''Denyigban Lonlon'' est un concept nouveau qui a pour ambition de faire renaître l'esprit patriotique qui a animé nos pères combattants de la lutte pour l'indépendance. Ce mouvement entend ressouder le tissu social déchiré par tant d'années d'intolérance. Cela ne peut se faire que par la culture de l'esprit de tolérance, croit fermement le président de cette association.

''Denyigban Lonlon'' se veut un mouvement citoyen qui militera activement à l'éveil de la conscience nationale et à l'instauration effective d'une démocratie dont l'homme sera le commencement et l'aboutissement. C'est un mouvement social basé sur des principes patriotiques, et comme tel, il entend :

- Inciter les autorités à améliorer les conditions politiques favorisant l'épanouissement individuel et collectif des populations togolaises par un plaidoyer responsable ;

- Combattre l'intolérance et l'égoïsme politique sous toutes leurs formes ;

- Protéger et porter assistance à tout citoyen victime d'oppression ;

- S'investir pleinement dans la formation civique des citoyens qui doivent connaître leurs devoirs envers la patrie ;

-        Animer le brassage des jeunes pour se connaître et s'accepter par l'organisation des colonies et des camps de vacances, des voyages d'études nationaux, etc.

Le président du M.D.L a, pour finir, lancé un appel à la population pour son adhésion et à la diaspora togolaise pour qu'elle soutienne cette noble initiative.

P. A


Exécution du projet développement de la zone de Liligodo : Les 14 km de pistes réalisés ont été inaugurés

Le projet ''Développement de la zone de Liligodo'' poursuit son cours. Une partie du volet de ce projet concernant l'entretien et la réhabilitation des pistes a été déjà exécutée. Quatorze kilomètres de pistes sur les 32 km prévus ont été livrés. C'est la ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée du Développement à la base, Mme Victorine DOGBE qui a inauguré cette piste de 14km qui dessert 7 villages sur les 16, dans le canton de Gbatopé. C'était en présence du préfet de Zio, M. Anoumou KOUVAHEY, du représentant de l'Ambassade de France au Togo, M. Frédéric MARLET, des responsables de SAGE-France, des membres de l'ONG ''Agir plus'' et de la population bénéficiaire sortie massivement à cette occasion. La manifestation a eu lieu le mardi passé à Gati Soun, une des localités bénéficiaire de cette infrastructure routière.

Dans son discours de circonstance, la ministre Victorine DOGBE a remercié tous les promoteurs de ce projet, et exprimé sa gratitude aux bailleurs de fonds, spécialement à la France pour son appui financier. Elle a par ailleurs lancé un appel aux frères et sœurs de la diaspora pour qu'ils s'impliquent dans la construction de notre pays et invité la population à prendre soin de ce joyau. Pour finir, elle a rassuré les initiateurs de ce projet de l'appui du gouvernement pour la poursuite du projet.

Pour sa part, M. Frédéric MARLET a qualifié ce projet d'exceptionnel parce que, dit-il, c'est le premier projet financé par la France dans le cadre de son appui au programme de développement et aussi en raison de ses objectifs et des partenaires impliqués (SAGE, Solidarité Humaine, ''Agir Plus''. "La France reste attentive à sa mise en œuvre ", a-t-il déclaré.

De son côté, le préfet du Zio a indiqué que c'est le premier projet qui a vu les populations se mettre ensemble pour travailler en synergie pour le développement de leur localité. Il a remercié les bailleurs de fonds, l'association SAGE pour ce projet, et Solidarité Humaine Île de France pour la mobilisation des fonds et souhaité que d'autres associations leur emboîtent le pas. Il n'a pas manqué de couvrir d'éloges M. Kuizian BABA, directeur de l'ONG ''Agir plus'', maître d'œuvre délégué pour son investissement sans relâche dans le suivi des travaux.

Le président de SAGE (Solidarité Amis de Gbatopé et Environs)-France, une association de la diaspora togolaise en France, porteur de ce projet, a quant à lui déclaré que c'est la première fois que SAGE, Solidarité Humaine île de France et les partenaires locaux réalisent un tel projet qui, a-t-il dit, permettra aux populations de circuler librement et d'écouler leurs produits agricoles. Il a en outre insisté sur la nécessité de mobiliser de nouveaux bailleurs de fonds et invité la population à prendre soin de cet ouvrage. La visite du tronçon Gati-Yobomé a mis fin à la cérémonie. Il faut rappeler que les travaux du tronçon Gati-Ezor ont été réalisés par l'Entreprise Nouvelle Togolaise Des Travaux Publiques (ENTTP) et ont duré 5 mois. Ils ont coûté 139.792.477 FCFA.

Pierre AGBANDA


Dans les coulisses de Espace Ombre et Lumière : "Art Technologique et Installations "

Chronique de la Semaine dans sa parution n° 52 a publié sous forme d’article de fond, un texte sur l’art visuel au service du développement culturel dont l'auteur est le Professeur SOMÉ Roger, Enseignant- chercheur à l'Université Marc Bloch de Strasbourg en France. Membre de l'association culturelle “Espace Ombre et Lumière”, il est l'un des grands acteurs qui animent et s'activent pour la pérennisation des initiatives poursuivies par EOL dont le Sénégalais Sidy Seck est le Médiateur. Au regard de la pertinence et du niveau relativement élevé des réflexions et positions des différents acteurs de l'espace, votre Journal propose désormais et périodiquement à ses lecteurs, quelques uns des échanges de points de vue. Pour la seconde publication de ces pensées sur l'art en général et les arts visuels en particulier, il vous est proposé la réaction d'un compatriote togolais sur l'art, principalement sur l'art technologique. Artiste plasticien résidant à Lomé,  LAKA a mené sa réflexion sur le thème "ART TECHNOLOGIQUE ET INSTALLATIONS" dont voici le contenu.

Qu'on le veuille ou non, ce sont les révolutions, les avancées et les convulsions de l'art occidental qui donnent le ton du débat sur le fait contemporain artistique. Parfois, j'ai l'impression que certains africains se recroquevillent trop sur leur soit disant base culturelle, dont la majorité n'en connaît que le piètre folklore, les transes idiotes, la bestialité étonnante. Et ce repli sur soi n'est souvent dû qu'à leur incapacité notoire d'ouvrir et d'entretenir un débat cohérent, et faire preuve d’une lucidité au-delà du sempiternel émotionnel. C'est tellement consternant de voir certains défendre leur manière de créer de la façon la plus bigote qui soit, tel des chiens défendant des os mille fois léchés, desséchés et dont ils ne peuvent venir à bout malgré leurs crocs acérés.

Même si nous ne sommes pas à l'origine du débat, essayons d'y rentrer et demandons nous pourquoi l'occident met au pinacle, des formes d'expression dont on ne peut nier qu'elles soient osées. Alors que nous balbutions dans les affres de nos misères sociales, culturelles et intellectuelles, l'occident avance, même si parfois la marche est forcée, et essaye des choses, se remet en cause, cherche un dépassement ! Tout ou presque a été expérimenté, et loin de s'en contenter, on ouvre de nouveaux chantiers, on explore des champs intellectuels insoupçonnés. C'est pitoyable de voir, parmi de nombreux exemples, des artistes africains se gargariser de leur style " récupération ", décliné en sous styles plus ou moins flous, alors que ce genre de travaux ont été largement explorés depuis ! Il n'y a qu'à revoir le formidable travail de l'artiste italien BURRI dans les années cinquante, qui manipulait le jute et le plastique comme nul autre pareil.

Maintenant, que dire et que faire des " installations " et autres " arts numériques " ? C'est maladroit de ne pas essayer au moins une expérimentation dans l'un de ces domaines, mais encore plus de s'y aventurer sans un bagage intellectuel approprié, des idées innovantes, dans tous les cas une bonne culture ! Et c'est ce qui bloque et confond la plupart de nos créateurs, frileux parce que n'ayant pas le background nécessaire, ayant peur de perdre pied, ils vouent aux gémonies une autre approche, valable ou non, de la création. Ceux qui s'y lancent tombent parfois dans la redondance d'un discours fait par d'autres, s'embrouillent, se contredisent, et finissent par se cacher derrière un complaisant attaché de presse. Les moins chanceux, ne servent de canassons qu'à des esprits bien déterminés à s'enrichir au détriment d'une " négraille "  toujours ravie d'acquérir des pacotilles à n'importe quel prix. Comment alors discuter sereinement d'un problème aussi crucial sur l'évolution de l'expression plastique et de la pertinence des nouveaux outils pour pérenniser des idées, des sentiments, être témoin de son temps et proposer de nouvelles pistes de réflexion sur l'Homme et son devenir ?

En ce qui concerne mes propres réflexions sur les " installations " et la création numérique, je pense que ce sont des tentatives de réappropriation d'espaces et de dimensions nouvelles, la troisième dimension par l'occupation réelle d'un lieu déterminé, et la quatrième dimension à travers le fait virtuel qui prend une importance considérable dans nos vies. L'art évolue avec son temps, même si l'essence de la création reste inaltérable, les moyens d'expressions sont, on ne peut le nier, sans nombre. Mais je ne pense pas que la démarche aille à l'encontre des procédés classiques ou devenus tels, des arts plastiques et visuels. Le premier problème avéré reste la disponibilité des outils d'expression, ordinateur, appareil photo numérique, imprimante etc.… qui ne sont pas à la portée de la première bourse en Afrique. Ensuite le second obstacle est que l'on se heurte à l'incompréhension de nos proches contemporains, plus habitués à voir des cruches sur des têtes de femmes qu'à réfléchir, effort combien douloureux, sinon malsain pour certains ! Il ne reste donc plus de solution que de destiner ce genre d'œuvres à des marchés plus porteurs et condescendants parce que si indulgents envers ces gentils noirs dont on peut excuser les faiblesses patentes dans l'élaboration de leur réflexion et de leur travail, et si heureux  déjà, car quel miracle, d'appartenir à " l'élite " de la création contemporaine. On n'est pas sorti de l'auberge !

Les nouvelles manières de créer ne feront pas durablement ombrage à celles qui existent déjà, à cause du peu de nombre de leurs auteurs qui pour la plupart, sacrifient à un phénomène de mode. Ensuite le manque de moyens adéquats, la réflexion pantelante et la clientèle rare feront retomber le soufflé. N'empêche qu'il ne faudra pas négliger les nouvelles interrogations et champs d'explorations que nous ouvrent ces techniques. Mais sans une véritable élaboration de notre pensée et une vision élargie et pointue de ce que nous voulons faire de notre culture, de nos artistes, de notre création, on restera toujours là, à attendre que cela se  fasse à notre place. 

Texte recueilli par Vicarmelo TIEM, Membre de ESPACE OMBRE ET LUMIERE


Journées culturelles à Institut Goethe : Du théâtre à l'affiche : "Le mal au galop"

Le Centre Culturel Allemand "Institut Goethe", a offert à son public dans la soirée du mercredi 28 avril 2009, un beau spectacle de théâtre autour de la pièce intitulée "Le mal au galop". Une mise en scène de Basile N. YAWANKE, jeune comédien dramaturge et metteur en scène. Sur la planche, cinq comédiens de la Troupe Théâtrale de l'Université de Lomé (THUL) ont interprété, dans une belle trame de rebondissements, l'histoire atypique de guerre qui amène le spectateur à contempler, mieux à se projeter dans l'ambiante d'une situation de conflit issue du soulèvement du peuple contre " le maître des lieux " accusé d'être auteur de pratiques inégalitaires, totalitaires et d'abus de pouvoir. Métamorphosés dans les rôles de cinq personnages qui se rencontrent par hasard et dans la foulée de leur longue fuite des zones de conflit, AGASSA A. Ahoefa Eléonora, GUENE Mame N'déla, JOHNSON A. Frédéric, HODIN Senyo Kodjo et GANDA B. Dessa David exécutent les actes de la pièce dont le décor planté configure, avec dextérité scénographique, la cabane, leur lieu de refuge et abri de fortune dépourvu de substances vitales, et découvert loin de zones de combat de la ville. Le public de la soirée, invité dans les couloirs du "mal au galop", a partagé avec émotion mais aussi dans un exercice de réflexion, les composantes et les faits révélateurs de leur refuge devenu un lieu de critique où tour à tour chacun raconte sa petite histoire, ses mésaventures et toutes les sévérités qu'il a subies. Le pouvoir, plutôt la soif de pouvoir ou de leadership, ne tardera pas à répondre présente et à se manifester naturellement au sein du petit groupe de réfugiés. Histoire de nous rappeler que le pouvoir est une composante intrinsèque de l'existence humaine dont celle-ci ne peut se passer dans son environnement, quel qu'il soit. La preuve, dans une situation aussi inextricable que celle qu'ils ont vécues, fuyant les troubles socio politiques liés à la thématique du pouvoir, de leadership et de commandement, les personnage du "mal au galop" seront à nouveau au centre d'un autre conflit d'intérêts, d'une nouvelle situation de crise suite aux mésententes survenues entre ceux qui se considèrent comme premiers arrivés, se déclarant à volonté propriétaires des lieux, et les autres. Une situation qui ne tardera pas à se dégénérer en un drame pathétique. En fait, par l'intransigeance des uns et des autres, par la soif inassouvie du pouvoir, le conflit, fléau tant refoulé, tant avorté, revient toujours au galop, suit et rattrape ses sujets, conduisant ainsi à des pertes de vies humaines. Quels enseignements faut-il retenir d'une pièce aussi révélatrice des complexités constituant l'existence des hommes qu'instructive des pans d'un monde gouverné et serviable aux souplesses, aux méandres du plus fort, aux commandements, à l'argent, aux plaisirs et aux biens de ce monde ? Le pouvoir, finalement en tant qu'une entité innée à l'homme est-il un moyen ou un but dans la vie des êtres humains? Ne convient-il pas de se demander si le mal règne seulement dans un autrui en qui nous faisons des reproches à plaisir et à loisir de tous les malheurs connus, ou existe-t-il fondamentalement en chacun de nous un grain de diable que seuls le pardon et l'acceptation de nos différences pourraient combattre ?  C’est tout une série de questionnements et d'interrogations s’inscrivant dans notre contexte politique actuel qui ont animé l'auteur de la pièce "le mal au galop", et donné vie à  une belle et époustouflante scène de théâtre qui a déjà remporté deux prix sur quatre lors des Rencontres Internationales de Théâtre Etudiant du Bénin (UNIVERSI'ARTS 2009) à Cotonou, notamment le prix de la meilleure mise en scène et le prix du meilleur spectacle. A travers "Le mal au galop", Basile N. YAWANKE entend apporter des éléments de réponses aux âmes désarmées et affectées face aux fléaux de la guerre et des troubles socio politiques auxquels se heurtent sans cesse les pays africains, surtout. "Le mal au galop", une belle représentation théâtrale à vivre et à revivre intensément du côté de l'Institut Goethe très prochainement suite à la demande du public.
Vicarmelo TIEM


Fait divers : Le Drame de Sogbossito

Malgré les mesures de sécurité mises en place par les autorités togolaises en vue de traquer les auteurs d'actes criminels et de mettre fin au fléau de la criminalité dans notre pays, des brebis galeuses continuent d'exécuter leurs sales besognes sur les paisibles populations. C'est dans cette logique macabre qu'est intervenue l'interpellation du sieur KPOGO KODJO le vendredi 17 avril 2009, aux environs de 14heures 30mn par les éléments de la gendarmerie section d'Agoè. L'opération s'est déroulée dans le quartier de Sogbossito, une localité périphérique nord ouest du canton d'Agoè. KPOGO Kodjo, un Togolais âgé de trente ans, vendeur de pièces détaillées de moto dans ledit quartier, est célibataire sans enfant. L'homme aurait loué un entrer-coucher dans la maison où il a été interpellé.  Quelqu'un aurait en effet alerté les gendarmes sur le fait qu'un drame se serait réalisé en ces lieux. La réaction de la gendarmerie ne s'est donc pas fait attendre. " Nous sommes arrivés sur les lieux quelques minutes après le coup de fil. C'était horrible. Nous avons découvert un corps mutilé. La tête est tranchée et le corps entièrement vidé de son sang. Le cadavre était allongé sur le lit alors que le sieur KPOGO Kodjo, lui, attendait comme s'il espérait un visiteur ", a expliqué que l'un des gendarmes qui ont arrêté le " meurtrier ".

          Selon ses premières auditions, Kpogo serait sur le point de reconnaître les faits et prétendrait qu'il ne serait pas seul à commettre le forfait. " La victime est en fait un ami à moi. Je ne lui reproche rien. D'ailleurs, c'est lui-même qui a librement décidé de vivre avec moi. Je l'ai tué dans la nuit qui a précédé mon arrestation. J'ai commis l'acte en compagnie des amis. Pour le faire, nous avons pris soin de bien fermer la porte et de monter le volume de mon poste radio. Etant suffisamment drogué, il n'a pas opposé beaucoup de résistance, mieux, il n'a pas crié haut. Nous avons d'abord tranché sa tête, ensuite nous lui avons vidé son sang que nous avons recueilli dans un bidon ", a-t-il d'abord expliqué avant de se prononcer sur  le vrai mobile du drame en ces termes : " L'ami qui m'a contacté pour cette mission vit dans le quartier. C'est lui qui est parti avec le sang de la victime. Il a dit que c'est quelqu'un qui lui a recommandé cela et que celui-ci lui a promis une grande fortune. En partant, il a dit qu'il devrait profiter pour marchander la tête. Ce qui, a-t-il ajouté, allait enrichir notre affaire. Pour la circonstance, il m'a dit de garder les lieux ". Au sujet du reste du cadavre, Kpogo a affirmé que la nuit tombante, lui et ses acolytes allaient se débrouiller pour le jeter quelque part.

C'est dommage que de sinistres individus pensent pouvoir prospérer sur le sang d'innocents citoyens.
B. TALOM

 
Retourner à la page Accueil
La Presse Togolaise
Agni l'Abeille
AgoraPress
ATOP
Carrefour
Chronique
Combat du Peuple
Courrier de la Rep
Golfe Info
Forum
FocusInfos
L'Alternative
La Dépêche
Le Regard
Le Correcteur
Liberté Hebdo
Le Canard Ind.
Le Changement
L'Union
Magnat Libéré
Triangle

Yahoo! Small Business

 

Job.com

 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved

ARCHIVES