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Visite du président Faure dans les Lacs : L'UFC mécontente fustige
les chefs traditionnels |
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Le
président de la République, Faure Gnassingbé, a effectué, le
dimanche 10 mai, une visite à Aného, chef lieu de la préfecture des
Lacs. Il a pris part à la messe catholique à l'Eglise Saints Pierre
et Paul d'Aného.
Après la messe, le président s'est rendu dans les locaux
du collège Saints Pierre et Paul de la ville où il a été
chaleureusement accueilli par la population et surtout les chefs
traditionnels et les prêtres traditionnels. Le président Faure s'est
adressé à la population en leur livrant un message de paix, de
solidarité et de pardon mutuel.
Après cette visite qui a été très bien appréciée par la
population et les chefs traditionnels, l'Union des Forces de
Changement (UFC), fidèle à sa stratégie de conquête de pouvoir basée
sur le tribalisme, fustige, à travers ses affidés, l'accueil que les
gardiens des US et coutumes ont réservé au président. Pour ces
militants de l'UFC, les chefs traditionnels devraient boycotter
cette visite en s'abstenant d'aller rencontrer leur hôte. Le cas le
plus marquant, c'est la présence effective du Roi Zankli Lawson
VIII, un cousin à Lawson Patrick, le premier vice-président de l'UFC.
Pour eux, la présence du roi Zankli Lawson VIII à cette rencontre
diminue leur hégémonie sur les Kabyè (ethnie du président Faure). "
Nous qui avions connu la civilisation très tôt, il n'est pas
question que notre roi puisse assister à cette rencontre ".
Et pourtant, le roi Lawson VIII qui est un intellectuel, a
juste accompli un devoir républicain. Pourquoi alors cet acharnement
lui et ses pairs ? Même des journaux proches de l'UFC sont rentrés
dans la danse. C'est regrettable que des individus au Togo croient
encore qu'une ethnie est supérieure à l'autre dans un même pays.
S'il est vrai que Aného est le fief de l'UFC, il n'en demeure pas
moins vrai que le président de tous les Togolais peut effectuer une
visite dans n'importe quel coin du pays. C'est ce genre de
comportement qui sème le germe du tribalisme dans les esprits des
enfants, rendant encore plus difficile la réconciliation.
Peut-on aujourd'hui compter le nombre de Kabyè qui ont
épousé les belles femmes d'Aného et vice versa. Le Togo appartient à
tous les Togolais.
ALIZIOU Dominique
Atteinte à la sûreté de l'Etat : Rencontre Faure et Kpatcha, intox
ou réalité ?
La
nouvelle trouvaille des journaux à la solde de Kpatcha, c'est
d'annoncer tambour battant une rencontre entre lui et son frère, le
Chef de l'Etat Faure Gnassingbé.
Après
avoir annoncé la semaine dernière que la fameuse " icône " de la
Kozah serait libérée, ces journaux reviennent à la charge cette
semaine pour non pas annoncer sa libération comme ils avaient prédit
mais plutôt pour dire que Kpatcha exige à rencontrer le président
Faure et que le rendez-vous est pris pour ce week-end à Agou. Ce qui
est rigolo dans cette histoire, c'est que ce sont les mêmes journaux
qui annonçaient que Kpatcha refuse de parler. Si tel est le cas,
comment Kpatcha a pu dire qu'il veut parler à son frère ? Au
demeurant, l'affaire étant dans les mains de la justice, est-il
possible pour un prévenu de refuser de parler au juge d'instruction
et de réclamer un face à face avec le président de la République ?
Sommes-nous du moins dans un Etat de droit ? Si oui, que
faisons-nous du principe premier d'un Etat de droit, à savoir la
séparation des pouvoirs ? S'il est avéré que le député Kpatcha
voulait réellement discuter avec le président de la République alors
que son dossier est dans les mains de la justice, ces journaux qui
rapportent les faits devraient plutôt dénoncer cette demande du
prévenu car elle viole le principe de la séparation des pouvoirs.
Le président de la République ne doit en aucun cas
s'immiscer dans les affaires de la justice et c'est ce que les
journalistes et les organisations de la société civile ne cessent
d'exiger auprès de nos gouvernants. Dire que ce sont les
journalistes aujourd'hui qui demandent à l'exécutif de violer ce
principe sacré est une aberration, sinon un sacrilège. Ou bien c'est
parce qu'il s'agit de Kpatcha Gnassingbé que ce principe peut être
allégrement violé sous la bénédiction des journalistes ? A moins
qu'on nous dise que cette affaire n'est pas une affaire d'Etat mais
plutôt une affaire familiale. Ce qui n'est pas évident car l'on
parle d'atteinte à la sûreté de l'Etat et non d'atteinte à la sûreté
de la famille Gnassingbé.
En tout
cas, l'instruction doit aller jusqu'au bout pour permettre à
l'opinion, dont certains sont encore dubitatifs sur ce dossier à
cause bien sûr de l'intoxication entretenue par ces journaux, de
voir le fond de cette affaire. Ce qui est sûr, c'est que si Kpatcha
n'est pas traduit devant les tribunaux, les mêmes journaux
reviendront à la charge pour dire que ce dossier était du bidon et
que Kpatcha a été victime d'un acharnement orchestré par les proches
du président. Les partis politiques, y compris l'UFC, réclament
qu'un jugement équitable soit rendu pour permettre la manifestation
de la vérité.
Tout compte fait, la rencontre entre le président Faure et
le prévenu Kpatcha à Agou est une pure intoxication visant sûrement
à mettre la pression sur le Chef de l'Etat. L'on attend de voir ce
que ces journaux vont encore inventer la semaine prochaine pour non
seulement tenter de défendre davantage leur " icône " mais également
intoxiquer l'opinion.
ALIZIOU Dominique
SNPT :
Les agents licenciés sont fâchés
La
situation de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) n'est
pas du tout rose sous la gestion du seigneur Manganawé Florent qui
cumule le poste de président du Conseil d'Administration et de
directeur général de la société. Le premier acte qu'il a posé après
avoir chassé le directeur général Charles Takou, c'est de mettre à
la porte 600 employés pour, soi-disant, restructurer l'entreprise.
Justement, ce sont ces recalés qui ont pris d'assaut la direction
générale de la société pour réclamer leurs droits que Manganawé a
promis leur verser sans tenir parole. Ces agents licenciés ont tenu
à le faire savoir en organisant un sit-in devant les bureaux de la
direction de la SNPT pour réclamer leurs droits. Ils réclament,
entre autres, le versement des ristournes de l'IRPP et les mesures
d'accompagnement promises par la direction après leur licenciement.
Selon le porte-parole du collectif des licenciés de la SNPT, "Le
président du Conseil d'Administration et directeur par intérim, M.
Manganawé nous a bien dit que le Chef de l'Etat a donné des
instructions pour que nos droits et les mesures d'accompagnement
nous soient versés et ce dans les meilleurs délais. Il a, lui-même
déclaré sur la TVT le 02 février 2009 que l'Etat a déjà débloqué 1
500 000 000 pour nos droits et les mesures d'accompagnement. Mais
jusqu'au jour d'aujourd'hui, nous ne comprenons rien à la situation.
Nous ne comprenons pas pourquoi les instructions du Chef de l'Etat
ne sont pas respectées. A ce jour, rien n'a été fait et Dieu seul
sait comment nous vivons avec nos familles".
Avec
toutes ces explications, l'on comprend aisément l'action des
licenciés pour réclamer ce qui devrait leur revenir.
On se
souvient qu'au cours de son passage à l'émission " Plateau de la
Semaine ", M. Manganawé avait affirmé que les fonds étaient
disponibles et que les licenciés seraient servis dans les jours
suivants. Plus de 4 mois après, seuls leurs droits leur ont été
versés. Les mesures d'accompagnement sont restées au placard.
Visiblement, depuis qu'il s'est installé à la tête de cette société
d'Etat, Florent Manganawé qui s'est autoproclamé directeur par
intérim, conduit peu à peu la SNPT vers le gouffre. Selon certaines
sources, le DG par intérim a cessé de payer les fournisseurs. Et
ceux-ci menacent de prendre des avocats pour récupérer leurs sous.
Il va sans dire que l'avenir même de la société est incertain. Après
le refus du réseau de Manganawé d'accepter le prêt de la BID (Banque
Islamique de Développement) qui était prête à accorder 30 milliards
à la société pour acheter de nouveaux matériels d'extraction, la
situation de la SNPT est incertaine. Or, sans de nouveaux outils
d'extraction du minerai, la production va toujours baisser et cela
peut conduire à la fermeture des carrières. Et pourtant, la
condition posée par la BID n'était pas aussi exagérée pour sauver la
filière phosphatière.
La BID,
avec 6,5% d'intérêt, voulait suivre de près l'achat des machines
d'extraction en payant directement au fournisseur, nommer un
administrateur financier pour suivre de bout en bout la gestion des
finances de la société afin de s'assurer qu'elle sera remboursée.
C'est cette transparence qui a indisposé Manganawé et ses acolytes
qui ont intimé l'ordre au Conseil d'Administration présidé à
l'époque par l'ancien premier ministre Koffi Sama de s'abstenir de
signer l'accord de prêt avec la BID. Or, par trois fois, le
directeur général d'alors avait envoyé des correspondances au
Conseil d'Administration lui demandant de signer le document pour
sauver les meubles. La bande à Manganawé a opposé une fin de non
recevoir. Ce qui aurait amené Koffi Sama à rendre le tablier.
Certains agents de la SNPT sont très inquiets de l'avenir de la
société si rien n'est fait dans les meilleurs délais parce que les
machines d'extraction sont vétustes et d'un rendement peu
satisfaisant.
Pour relancer le secteur, le Chef de l'Etat devrait
prendre des mesures courageuses en procédant à la dissolution de
l'actuel Conseil d'Administration et en nommant à sa place un
nouveau conseil composé de Togolais sérieux et soucieux de sauver le
secteur avec à la tête de la société un directeur général très
dynamique et capable de trouver des fonds nécessaires à la relance
de la filière.
En tout cas, en laissant Manganawé et ses affidés à la
tête de cette société, c'est vouloir tuer le secteur qui emploie
pourtant des milliers de Togolais.
ALIZIOU Dominique
En
vue de s'assurer la victoire aux élections présidentielles de 2010 :
Le RPT affûte ses armes : Solitoki Esso : " L'enjeu de l'élection
est capital et nous ne devons laisser aucune place à l'amateurisme
et à l'improvisation dans la mobilisation et la conquête de
l'électorat ".
" Qui
veut aller loin ménage sa monture ", dit un dicton. Et le
Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) ne l'ignore point. Afin de
mettre toutes les chances de son côté et remporter brillamment les
élections présidentielles de 2010, le plus grand et expérimenté
parti politique du Togo a commencé depuis quelques mois la
mobilisation de ses membres.
Samedi
dernier, dans cette même logique, une séance de formation politique
des membres du Comité Central et des cadres du parti venus de toutes
les régions du pays s'était déroulée dans la salle de banquet de la
place des défilés (face à la nouvelle Présidence) qui, pour la
circonstance, s'était révélée trop exiguë, telle l'affluence était
grande. Une grande mobilisation qui a démontré aux yeux du monde que
les événements du 12 avril dernier n'ont en rien ébranlé la
détermination des militants du parti à resserrer leur rang et à
soutenir le chef de leur parti dans la poursuite des réformes
engagées pour le bien de la population et la consolidation de la
démocratie et de l'Etat de droit. Pour cela, les objectifs visés par
cette formation ont été clairement définis. Et ils s'articulent
autour des préoccupations suivantes :
-
Donner les moyens intellectuels au plan politique, aux différents
responsables des organes du parti en vue de leur permettre de
renforcer son image et de le défendre ;
-
Rapprocher davantage le parti des militants ;
-
Préparer le parti pour les prochaines échéances électorales,
notamment celles de 2010 ;
-
Mettre en place une stratégie d'actions perlées en vue d'une
conquête permanente du terrain. Cette action vise essentiellement à
rendre le parti plus visible, actif et proche des populations dans
tous les cantons du pays ;
-
Permettre à tous les militants de s'approprier et de diffuser les
résultats positifs des réformes politiques et socioéconomiques
innovantes du président de la République.
Quatre
thèmes ont meublé cette séance de formation.
Le
premier, " Le militant du RPT face au défi de l'heure ", a été
présenté par M. Kapou avec comme modérateur M. Komi Klassou.
Le
second, " Le militant du RPT et l'Etat de droits ", a eu pour
orateur M. Johnson et M. Yabré comme modérateur.
Le
troisième thème intitulé " La lutte contre l'intoxication et la
démobilisation des militants ", a été présenté par M. Ourso, avec
Mme Lardja Apoudjak comme modérateur.
Le
dernier thème qui porte sur " Le renforcement des capacités de
gestion du parti ", a eu pour présentateur M. Agbo et M. Kambia
comme modérateur. Toutes ces présentations ont été suivies de débats
francs et constructifs comme l'a indiqué le rapport général des
travaux présenté par M. Jean-Gérard Desanti.
C'est
le secrétaire général du parti, M. Solitoki Esso, membre du bureau
politique, qui a ouvert les travaux au nom du Chef du parti, le
président Faure. Il a rappelé les changements dynamiques que le Chef
de l'Etat Faure a décidé de conduire et qui s'appuient sur des
politiques de rénovation, des réformes innovantes et courageuses. Il
a souligné qu'aucun pays ne peut résister au cycle des
transformations en cours qui annoncent le monde de demain, un monde
exigeant et impitoyable. "…il nous revient de nous approprier les
éléments essentiels de ces réformes en vue de jouer pleinement notre
rôle de vecteurs de changement. Car, notre parti est l'initiateur
depuis près de deux décennies de ces transformations sociales ; nous
ne devons donc pas laisser le monopole du langage de modernité à nos
adversaires politiques qui, faute d'idées et de pragmatisme, tentent
par tous les moyens de noircir les résultats probants obtenus par
notre Président depuis quatre ans d'exercice au pouvoir", a-t-il
lancé à l'endroit des participants. Le secrétaire général du RPT a
par ailleurs invité les participants à garder leur sérénité
vis-à-vis de l'événement qui s'est déroulé dans la nuit du 12 au 13
avril 2009 et de rechercher à renforcer la cohésion du parti et à
soutenir le président de la République face à cette situation.
Pour
Solitoki Esso, "l'enjeu de l'élection est capital et nous ne devons
laisser aucune place à l'amateurisme et à l'improvisation dans la
mobilisation et la conquête de l'électorat ".
De son
côté, le président du Comité d'Organisation, M. Eric Kpadé, a
indiqué que les assises de renforcement des capacités voulues par le
Président Faure Gnassingbé, est une bonne occasion d'échanges et de
partage dont tous les militants ont soif. Il a précisé qu'elles se
situent dans le cadre de la nouvelle dynamique insufflée au parti
lors de son 9e congrès statutaire et a remercié le Chef de l'Etat
pour avoir accepté que cette formation politique soit organisée.
Les
participants, par la voix de Mme Angèle Aguigah, ont exprimé leur
reconnaissance au Chef de l'Etat pour cette initiative, condamné la
dernière tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat et réitéré leur
soutien au président Faure dans la poursuite des réformes engagées.
Chacun était reparti très satisfait des enseignements reçus.
Pierre AGBANDA
Pour la
promotion des conditions favorables au développement et à
l'épanouissement humain : La Fédération des Jeunes Patriotes vient
de naître
Une
association dénommée FJP (Fédération des Jeunes Patriotes) vient de
voir le jour. Formée de sept associations, à savoir : Renaissance
Togo, Notre cause commune pour le développement, Nouvelle génération
(Démocratie - Paix), Groupe Scholas - Jeunes (Culture et Action),
FEG Fans Club, Jeunesse Epanouie, et l'Association des Jeunes pour
un Eveil social, la FJP se présente comme une organisation
sociopolitique qui vient compléter la liste de celles qui exercent
déjà sur le territoire national, mais a des objectifs qui lui sont
propres.
La
Fédération des Jeunes Patriotes en effet a pour objectif de soutenir
le programme de société du Chef de l'Etat dans le but de créer des
conditions favorables au développement harmonieux et à
l'épanouissement humain de chaque Togolais.
Les
membres de la Fédération s'engagent à créer une synergie patriotique
dans les actions de soutien au Chef de l'Etat qui progressivement
introduit au Togo les libertés individuelles telles que le peuple le
souhaite. La Fédération compte amener les jeunes patriotes à jouer
le rôle d'agent de changement, de leader visionnaire, de
mobilisateur et de stratège aux côtés de la jeunesse en vue des
élections libres et apaisées en 2010.
Pour ce
faire, la FJP envisage conduire des missions d'information et de
sensibilisation à travers les quartiers de Lomé et les
agglomérations avoisinantes, organiser des séminaires, des
conférences-débats et forums d'échanges, des meetings et des
tournois de football, des distractions, jeux et diverses activités.
Porté
sur les fonts baptismaux le 8 mai 2009, la FJP pense, à l'instar des
organisations de la jeunesse du Parti démocrate des Etats-Unis,
impliquer les femmes, et les jeunes capables d'appréhender les
nouvelles réalités du pays pour trouver les stratégies à mettre en
œuvre pour faire remporter Faure Gnassingbé en 2010 comme Obama aux
présidentielles américaines de 2009.
A la
question de savoir comment compte travailler la FJP ? L'ancien
coordinateur des Forces Nouvelles (FN), Logo Dossouvi Hilaire répond
: " En faisant appel à un nouveau mode d'organisation du travail sur
le terrain, à de nouvelles manières de concevoir les enjeux
stratégiques de victoire et à de nouvelles pratiques de
communication politique pour permettre au Président Faure de
remporter les élections dans une large proportion ". A ceux qui
pensent déjà à une quelconque trahison par l'homme du 05 octobre
1990, peine perdue. Il répond sans ambages : " traître par rapport à
qui ? Par rapport à quoi ? J'ai combattu le Président Eyadema parce
que c'était un régime de parti unique avec tout le cynisme
imaginable. Il n'y avait pas par exemple la liberté de presse ni
autre liberté individuelle comme aujourd'hui. Maintenant, les
Togolais ont à faire à un régime pluraliste avec Faure Gnassingbé. A
plus d'un titre, si Gilchrist Olympio a eu à parapher l'APG (Accord
Politique Global) et s'il a eu à rencontrer sous l'égide de l'Eglise
Catholique le Président Faure Gnassingbé en un moment donné, si le
professeur Gnininvi est au gouvernement et si Me Agboyibo a été
Premier ministre du Président Faure, en quoi est-ce que moi je
serais traître par rapport à tout cela. Donc, je n'ai trahi
personne. Je n'ai fait aucun pacte avec qui que ce soit. Et aucun
serment ne me lie avec quoi que ce soit ni à qui que ce soit. Je
suis fidèle à mes convictions. Seulement, je pense qu'il faut
encourager ce jeune président qui essaie de faire quelque chose pour
le Togo ". Et de conclure:
" Nous
avons fait la somme des actes posés dans le temps par les uns et les
autres. Sur notre registre, le Président Faure est en avance. Nous
le soutiendrons ".
Sylvia Do Rego
Le PSR
renaît de ses cendres
Après
les élections législatives du 14 octobre 2007 auxquelles le Pacte
Socialiste pour le Renouveau (PSR) a participé et perdu dans toutes
les localités où il a positionné ses candidats, l'on n'a presque
plus vu ce parti intervenir dans les débats concernant la vie
politique du Togo ; le parti semblait inexistant.
Mais le
PSR de Me Abi Tchessa veut se refaire une peau neuve. Le 9 mai
dernier, le Pacte Socialiste pour le Renouveau a organisé une
journée de réflexion sur le thème : " Quelle alternative pour le
Togo ? ". Cette rencontre qui a eu pour cadre le relais de la Caisse
de Sécurité Sociale (CNSS) de Lomé a permis aux membres,
sympathisants du parti et aux invités de réfléchir sur la vie
politique du Togo et les perspectives des élections de 2010.
Quatre
communications ont été données par d'éminents conférenciers sur
plusieurs thèmes dont : " Problème de la réconciliation au Togo ", "
Analyse de la situation institutionnelle de notre pays ", " Examen
de la situation sociale et économique de notre pays ", " Quelle
stratégie pour l'opposition togolaise ? ".
Pour le
secrétaire général du parti, Me Abi Tchessa, " nous avons foi à la
sociale démocratie comme système politique et nous sommes engagés à
combattre les inégalités et injustices sociales. Cela passe par la
formation. Le PSR est une force de proposition et une référence sur
le plan international ", a-t-il dit.
De son
côté, le prof Komi Wolou, porte-parole du parti, a déclaré que cette
journée de réflexion s'imposait depuis les élections présidentielles
au Togo et les élections législatives. " Vous avez vu dans quel état
notre pays évolue. Nous avons l'impression que les choses piétinent
et bientôt les élections présidentielles de 2010. Et l'on constate
avec amertume que c'est un mandat présidentiel passé pour rien et si
nous devons continuer dans cette voie, nous pensons que notre pays
s'enfoncera davantage ", a-t-il indiqué. Pour lui, il importe de
continuer de réfléchir pour faire des propositions concrètes afin de
faire avancer notre pays. Une manière peut-être de dire à l'opinion
que le PSR vit encore ?
Pierre AGBANDA
La
journée de l'Europe célébrée au Togo : 52 ans de lutte pour la paix
et le développement
Dans le
cadre de la célébration de la journée de l'Europe, la Délégation de
la Commission Européenne auprès de la République Togolaise a
organisé une conférence de presse le 8 mai dans ses locaux à Lomé.
L'objectif était d'échanger avec les journalistes des idées autour
de cet événement d'une part et d'autre part ce que cela implique en
termes de retombées dans les relations avec les autres, a expliqué
le chargé d'Affaires de la Délégation, Joào Melo de Sampaïo.
Pour
lui, cette façon de vivre ensemble est un effort qui est très
partagé entre toutes les parties. Cette idée qui consiste à éviter
que l'Europe tombe régulièrement dans des catastrophes, dans des
guerres…, dans cette façon de vivre qui ne conviendrait pas du tout
au peuple européen. Ceci est d'autant plus vrai dans la mesure où
les pays européens ont encore en mémoire les conséquences néfastes
de ces deux guerres mondiales que le monde a connues.
" En
outre, dans la conception de cette union, d'abord la communauté
européenne et ensuite l'Union européenne, le côté relation
international n'a pas été du tout négligé. Ce qui est nécessaire,
c'est qu'il existe la paix d'une part et le développement d'autre
part de façon à maintenir un monde prospère où les conditions de vie
des gens s'améliorent positivement ", a-t-il indiqué. Dans ce sens,
le modèle de l'UE ne peut être soutenable sans qu'il y ait un
élément très fort, une solidarité avec les peuples du monde entier.
Cette volonté, cet esprit de stabilité doit bénéficier à tous les
peuples du monde. C'est ce à quoi l'UE voudrait arriver et croit
fortement, a-t-il poursuivi.
Les
relations de l'UE avec les pays, surtout ceux qui ont signé les
Accords de Partenariat Economique (APE) ont fait objet de débats
lors de cette rencontre. Ces APE, a-t-il dit, ont pour avantage de
faire tomber les barrières douanières et ainsi de favoriser le
commerce équitable. " J'imagine ce que seraient ces pays sans la
coopération. C'est une coopération insuffisante, il faut penser
comment améliorer cette coopération ", a-t-il estimé. La coopération
de l'UE avec le Togo s'est traduite dans plusieurs domaines ; il y a
par exemple la construction de 300 écoles. M. Joào Melo de Sampaïo
pense néanmoins qu'il faut essayer d'être plus utile au pays en
l'aidant à résoudre ses problèmes et maintenir une dynamique
constante. Il a en outre annoncé l'aide additionnelle de 13 millions
d'euros que l'UE a accordée au Togo et qui sera très rapidement
déboursée et en outre notre pays disposera désormais d'une
délégation indépendante qui lui facilitera la procédure d'obtention
d'aide. Il faut en effet rappeler que par le passé, la Délégation de
l'UE au Togo dépendait de celle du Ghana.
Pour
information, les racines historiques de l'Union européenne remontent
à la seconde guerre mondiale. Les Européens voulaient se mettre à
jamais à l'abri d'une telle folie meurtrière et destructrice. Peu
après la guerre, l'Europe est divisée entre l'Est et l'Ouest, alors
a débuté la Guerre Froide, qui durera 40 ans. Les nations de
l'Europe occidentale fondent le Conseil de l'Europe en 1949. Il
s'agit du premier pas vers une coopération que six pays souhaitent
approfondir. Le 9 mai 1950, Robert Shuman, ministre français des
Affaires Etrangères présente son plan pour une coopération
approfondie. Depuis lors, le 9 mai est devenu la " Journée de
l'Europe".
Mais c'est en réalité le traité sur l'Union européenne
(traité UE), signé le 7 février 1992 à Maastricht et qui est entré
en vigueur le 1er novembre 1993 qui a consacré la naissance de
l'Union. L'Union européenne n'est pas une fédération comme les
Etats-Unis, elle est beaucoup plus qu’une simple organisation de
coopération entre gouvernements. Si l'idée de création de l'Union
est née il y a 52 ans, c'est en réalité il y a 5 ans qu'elle s'est
concrétisée pleinement. L'UE compte aujourd'hui 27 pays et d'autres
sont en voie d'intégrer cette Union.
Au
cours d'une réception donnée le mardi 12 mai à l'Hôtel Sarakawa,
toujours dans le cadre de cette célébration et qui a vu la
participation des membres du gouvernement ainsi que du Corps
diplomatique accrédité au Togo et des représentants des
organisations internationales, le chargé d'affaires de la Commission
de l'UE au Togo, a indiqué que l'UE a démontré dans notre pays sa
forte implication en faveur d'une démocratie pleine et entière, en
faveur des processus de développement visionnaire et ambitieux
rassemblant toutes les forces positives nationales. Il a réaffirmé
le soutien de son Institution au Togo. "Les Togolais peuvent
toujours compter sur l'UE qui continuera d'accompagner le Togo dans
son engagement vers la voie de la bonne gouvernance, la démocratie
pleine et l'épanouissement de la société. A cet effet, l'UE s'est
engagée à appuyer le Togo dans la préparation effective des
élections présidentielles de 2010, encourage les Togolais à se
mobiliser pleinement pour l'accomplissement de cet objectif d'une
importance capitale pour le pays ", a-t-il lancé en terme de
conclusion.
Pierre AGBANDA
Pour la
promotion des conditions favorables au développement et à
l'épanouissement humain : La Fédération des Jeunes Patriotes vient
de naître
Une
association dénommée FJP (Fédération des Jeunes Patriotes) vient de
voir le jour. Formée de sept associations, à savoir : Renaissance
Togo, Notre cause commune pour le développement, Nouvelle génération
(Démocratie - Paix), Groupe Scholas - Jeunes (Culture et Action),
FEG Fans Club, Jeunesse Epanouie, et l'Association des Jeunes pour
un Eveil social, la FJP se présente comme une organisation
sociopolitique qui vient compléter la liste de celles qui exercent
déjà sur le territoire national, mais a des objectifs qui lui sont
propres.
La
Fédération des Jeunes Patriotes en effet a pour objectif de soutenir
le programme de société du Chef de l'Etat dans le but de créer des
conditions favorables au développement harmonieux et à
l'épanouissement humain de chaque Togolais.
Les
membres de la Fédération s'engagent à créer une synergie patriotique
dans les actions de soutien au Chef de l'Etat qui progressivement
introduit au Togo les libertés individuelles telles que le peuple le
souhaite. La Fédération compte amener les jeunes patriotes à jouer
le rôle d'agent de changement, de leader visionnaire, de
mobilisateur et de stratège aux côtés de la jeunesse en vue des
élections libres et apaisées en 2010.
Pour ce
faire, la FJP envisage conduire des missions d'information et de
sensibilisation à travers les quartiers de Lomé et les
agglomérations avoisinantes, organiser des séminaires, des
conférences-débats et forums d'échanges, des meetings et des
tournois de football, des distractions, jeux et diverses activités.
Porté
sur les fonts baptismaux le 8 mai 2009, la FJP pense, à l'instar des
organisations de la jeunesse du Parti démocrate des Etats-Unis,
impliquer les femmes, et les jeunes capables d'appréhender les
nouvelles réalités du pays pour trouver les stratégies à mettre en
œuvre pour faire remporter Faure Gnassingbé en 2010 comme Obama aux
présidentielles américaines de 2009.
A la
question de savoir comment compte travailler la FJP ? L'ancien
coordinateur des Forces Nouvelles (FN), Logo Dossouvi Hilaire répond
: " En faisant appel à un nouveau mode d'organisation du travail sur
le terrain, à de nouvelles manières de concevoir les enjeux
stratégiques de victoire et à de nouvelles pratiques de
communication politique pour permettre au Président Faure de
remporter les élections dans une large proportion ". A ceux qui
pensent déjà à une quelconque trahison par l'homme du 05 octobre
1990, peine perdue. Il répond sans ambages : " traître par rapport à
qui ? Par rapport à quoi ? J'ai combattu le Président Eyadema parce
que c'était un régime de parti unique avec tout le cynisme
imaginable. Il n'y avait pas par exemple la liberté de presse ni
autre liberté individuelle comme aujourd'hui. Maintenant, les
Togolais ont à faire à un régime pluraliste avec Faure Gnassingbé. A
plus d'un titre, si Gilchrist Olympio a eu à parapher l'APG (Accord
Politique Global) et s'il a eu à rencontrer sous l'égide de l'Eglise
Catholique le Président Faure Gnassingbé en un moment donné, si le
professeur Gnininvi est au gouvernement et si Me Agboyibo a été
Premier ministre du Président Faure, en quoi est-ce que moi je
serais traître par rapport à tout cela. Donc, je n'ai trahi
personne. Je n'ai fait aucun pacte avec qui que ce soit. Et aucun
serment ne me lie avec quoi que ce soit ni à qui que ce soit. Je
suis fidèle à mes convictions. Seulement, je pense qu'il faut
encourager ce jeune président qui essaie de faire quelque chose pour
le Togo ". Et de conclure:
" Nous
avons fait la somme des actes posés dans le temps par les uns et les
autres. Sur notre registre, le Président Faure est en avance. Nous
le soutiendrons ".
Sylvia Do Rego
Fait
divers : La situation est sous contrôle
La vie
et la mort, dit-on, cohabitent toujours. Là où il y a la vie, il y a
aussi la mort. Elles sont donc deux amies inséparables. Ainsi, ceux
qui vivent sont appelés à mourir. Seulement, personne ne peut savoir
quand il mourra. C'est dans cette peur permanente que chacun de nous
élabore ses stratégies pour résister à la mort. Chacun lutte selon
ses moyens. Le sieur Paulin S. a choisi, lui, de bien " s'occuper "
de son ventre. Il l'a dit à sa petite amie Rosine. Il avait à cet
effet invité sa dulcinée à partager un pot avec lui le 1er mai
dernier dans un bar au quartier Tokoin-Forever à Lomé. " Mon argent,
je le mets au service de mon ventre. J'évite d'investir dans le
ciment et dans des projets à long terme. Ça crée des problèmes après
la mort. Mes enfants, véritables ayants droits de mon héritage,
trouveront mon lit et les miettes que je n'ai pas encore envoyés au
" cimetière ". Pour leur propre épanouissement, ils ont l'obligation
de se battre eux-mêmes. Quant à mon épouse, à chaque fois que je
rentre en possession de mon salaire, j'assure à la fois le " popotte
" et je lui offre ce dont elle a besoin. Je ne suis plus préoccupé
par ce qu'elle va devenir après moi. De toutes les façons, elle est
majeure et elle doit avoir pris les dispositions nécessaires. Ce
dont je suis rassuré, c'est qu'elle ne s'occupe pas de ce que je
fais hors de la maison ", s'est-il expliqué. Il terminait ainsi ses
propos lorsqu'une voix l'interrogea : " Paulin, puis-je m'asseoir ?
J'ai tellement soif et je n'ai rien dans la poche. J'espère que toi
au moins tu as la situation sous contrôle ? " C'était Kokou, son ami
de service. " La situation est sous contrôle. N'aies pas peur.
Prends place ", lui a-t-il dit avant d'intimer l'ordre de lui servir
à boire. Ils y sont restés plus de trois heures d'horloge et
auraient consommé pour une bagatelle somme de 11 000 F CFA. La
facture établie à cet effet fut tendue à Paulin. Sa réaction ne
s'est pas faite attendre. D'un geste rageur, il s'exclama : " Hein,
Madame, tu estimes que notre consommation a coûté ce prix ? ". "
Oui, Monsieur. La note inclut le prix de deux pintades que vous avez
mangées ", lui répondit-t-elle, pas trop gentiment. L'homme n'avait
pas la totalité de l'argent. Il n'avait que 8 000 F et son ami
n'avait rien du tout ni sa dulcinée. Voulant camoufler les choses,
Paulin et son compagnon crurent bon de faire palabre. Ils furent
aussitôt cueillis par la police. J'ai peur qu'ils ne perdent pas à
présent le contrôle de la situation. Sinon SOS au secours !
B.
TALOM |
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Chronique 56 de jeudi 7 mai 2009 |
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Atteinte à la Sûreté de l'Etat : Des pasteurs avaient prédit
l'événement |
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L'histoire de coup d'Etat déjoué par nos services de
sécurité ne cesse d'alimenter les débats. Certaines personnes
ferment les yeux et les oreilles pour ne rien voir ni rien entendre.
Pour elles, l'atteinte à la sûreté de l'Etat dont on accuse Kpatcha
comme instigateur est un montage de toutes pièces orchestré pour
nuire à un candidat potentiel à l'élection présidentielle de 2010.
Que ces personnes sachent que certains pasteurs ont prédit le coup
d'Etat et ont demandé à leurs fidèles de prier pour conjurer le mal.
Ainsi, le pasteur Condolo du Centre International d'Evangélisation a
prédit ce coup d'Etat un mois avant l'exécution du projet macabre de
l'honorable putschiste Kpatcha Gnassingbé. Il a demandé à cet effet
à ses fidèles de venir chaque mardi et mercredi de la semaine pour
prier exclusivement sur le pays et surtout conjurer la catastrophe.
Une semaine avant le coup, il a annoncé à ses fidèles que Dieu a
exaucé leur prière et que la catastrophe n'aurait plus lieu. Quant
au pasteur Tchagaï de l'Eglise de Pentecôte, il a eu la révélation
depuis 2008 et a appelé ses fidèles à la prière. Mais une semaine
avant le coup, il a reçu deux personnes qui ont sollicité son aide
pour interpréter leurs rêves. Le premier, un menuisier de son état,
a rêvé que le président de
la République voyageait et que des individus ont ouvert le feu
sur son appareil au décollage. Et pourtant, poursuit le monsieur, "
je n'ai jamais vu le président ni de loin ni de près si ce n'est à
la télévision ". La seconde personne reçue par le pasteur est une
jeune fille musulmane qui lui raconta ceci : " J'ai rêvé que j'ai
assisté à une réunion de la famille Gnassingbé. Tous les enfants d'Eyadéma
étaient là, y compris le président de
la
République. Après la réunion, ils ont déjeuné ensemble. Mais l'un
des enfants a empoisonné le repas du président qui, après avoir
mangé un peu a commencé par vomir dans sa main. Et quelques minutes
après, il s'est rétabli mais on a découvert le méchant enfant qu'on
a arrêté aussitôt ". Le pasteur qui avait déjà eu la révélation sur
cette affaire leur a dit de prier car leurs rêves ne les concernent
pas mais c'est tout le pays qui est en danger.
De son côté, le pasteur Daniel du
Mouvement Pentecôtiste, une semaine avant l'événement d'atteinte à
la sûreté de l'Etat, a eu la révélation qu'un demi-frère du
président allait abattre son avion. Lors de la messe de dimanche
qu'il célébrait, il a annoncé à ses fidèles qu'un événement grave
allait se produire au cours de la semaine. Cet événement sauverait
le peuple Togolais " du joug de la famille Gnassingbé ". Il a
entonné une chanson de louange et demandé à ses fidèles de danser
pour cela. Au sortir de la messe, une des fidèles médusée par le
comportement de son pasteur en a parlé à un autre pasteur. Ce
pasteur lui dit d'aller dire au pasteur Daniel que Dieu a annulé cet
événement et qu'il n'aurait plus lieu car, dit-il, Dieu a fait des
révélations aux pasteurs sérieux et non militants d'aucun parti qui
ont prié pour conjurer le mal. Après ces témoignages spirituels qui
viennent consolider les preuves déjà existantes du complot de
Kpatcha Gnassingbé, que tous ceux qui croyaient à un montage de
toutes pièces nous disent ce qu'ils en pensent maintenant !
ALIZIOU
Dominique
Des
tracts ont-ils été distribués dans les casernes ?
Depuis
l'arrestation de l'honorable Kpatcha Gnassingbé pour atteinte à la
Sûreté de l'Etat, ses courtisans qui ont l'habitude de bénéficier
de ses largesses ne cessent d'intoxiquer la population sur les
risques qu'encourt le pays. Pour eux, l'arrestation de Kpatcha
risque de plonger le Togo dans le chaos ou la catastrophe. Ainsi,
une histoire de tracts non distribués leur suffit pour ameuter le
monde entier au sujet d'une ébullition imaginaire dans les casernes
où les militaires revendiqueraient la libération pure et simple du
putschiste Kpatcha Gnassingbé. Ces spéculations sont malheureusement
relayées par un confrère, occultant la vérité sur ce qui s'est
réellement passé.
En
effet, un individu s'est introduit dans le camp du groupement blindé
que commande Rock Balakyèm Gnassingbé pour déposer un paquet de
tracts. Ce paquet a été découvert tôt le matin par les stagiaires
militaires qui balayaient dans les environs. Et quand ils ont
découvert le colis, ils ont rendu compte à leur hiérarchie. L'on se
demande alors quand est-ce que le confrère a vu les tracts
distribués et dans quelles casernes ?
Pour
l'heure, les stagiaires militaires qui ont ramassé le paquet de
tracts affirment n'avoir même pas eu le temps de parcourir le
document. Mais curieusement le confrère qui ne cesse d'annoncer la
catastrophe après l'arrestation de Kpatcha connaît le contenu du
tract. Or le paquet a été convoyé à l'Etat Major Général des FAT.
Est-ce à dire que c'est l'Etat Major qui lui a procuré une copie ou
bien c'est le rédacteur du tract qui lui en a donné ? Dans ce
dernier cas, le confrère connaît alors le rédacteur du tract qui
peut ne pas être loin du professeur Awissoba alias un ancien premier
ministre. En tout cas, depuis l'arrestation de Kpatcha, ce confrère
ne cesse d'annoncer l'explosion au RPT, dans la famille et surtout
au sein de la grande muette.
La
manœuvre sera-t-elle payante ? Wait and see.
A.D.
Le 1er
Mai 2009 : Une célébration dans l'esprit de dialogue
Le Président Faure Gnassingbé était en personne
parmi les travailleurs
Après
la fête de l'indépendance qui a mobilisé tout le peuple togolais
autour du Chef de l'Etat le 27 avril dernier, c'est le tour de la
fête des travailleurs de rassembler les salariés le vendredi 1er mai
autour des idéaux de justice sociale et de dialogue. Que ce soit à
Lomé ou à Kara, des milliers de travailleurs, secteurs d'activité
par secteurs d'activité, tous de blancs vêtus, ont pris d'assaut,
tôt le matin, les places prévues pour la circonstance.
Les
travailleurs ont à Lomé parcouru certaines artères du quartier
administratif avant de prendre place sur le parvis du Palais des
Congrès où tout a été prévu pour la circonstance :
- Allocution du Ministre du Travail de l'Emploi et
de la sécurité sociale, M. Octave Nicoué Broohm.
- L'Intervention du porte-parole de l'Intersyndicale
des travailleurs du Togo (ISTT), M. Mathias Hlomador.
Le
ministre Broohm a invité les travailleurs au renforcement du
Dialogue social, " outil de promotion sociale et économique " et
martelé que " tout conflit collectif doit être réglé au moyen du
dialogue social. Il a entre autres ajouté que " le respect des
engagements ou à défaut l'engagement de nouvelles négociations pour
trouver des alternatives consensuelles de sortie de crise, doit être
la caractéristique fondamentale des relations entre partenaires ".
Le porte-parole de l'ISTT (l'Intersyndicale des
travailleurs du Togo), M. Mathias Hlomador pense que le 1er mai
offre l'opportunité de " capitaliser les avancées dans la lutte des
travailleurs et souligner en toute objectivité les insuffisances
afin d'œuvre à la recherche du bien-être du citoyen et à la
préservation de la paix, gage de tout développement ".
Dans un
" cahier de doléances " remis au Chef de l'Etat, les travailleurs
ont axé leurs revendications en 19 points (Voir notre encadré
ci-dessous) relatifs, entre autres, à la révision immédiate de la
grille indiciaire, au relèvement du SMIG, du SMAG et des pensions de
retraite de
la Caisse Nationale
de Sécurité Social et la révision à la baisse du taux de
dédouanement des véhicules privés.
On pouvait aussi noter aux côtés du chef
de l'Etat à cette occasion la présence du Premier ministre Gilbert
Fossoun Houngbo et du Président de l'Assemblée Nationale Abass
Bonfoh ainsi que des ministres et des députés.
Après le défilé collectif, les
travailleurs se sont retrouvés par affinité syndicale ou de services
pour célébrer l'événement. C'est le cas des travailleurs de
la Direction Générale
des Impôts, de
la Présidence de
la
République, et de
la Direction Générale
des Douanes.
A la
Direction Générale des Impôts
" Pour
obtenir les acquis de tous les travailleurs de par le monde, c'est
la fête du Travail qui s'y prête le mieux. Cette fête est celle que
le personnel de
la Direction Générale
des Impôts, à l'instar des autres, célèbre avec allégresse
aujourd'hui ". Invité à prendre la parole pour prononcer le contenu
du message circonstanciel aux autorités de la structure, c'est en
ces termes que le secrétaire général de l'USAF (Union Syndicale des
Agents de la Fiscalité) s'est exprimé lors de la célébration de la
fête de 1er mai de cette année, placée sous le thème : " Face à la
problématique de la crise financière internationale, mobilisons-nous
pour un meilleur rendement fiscal ".
En
termes de doléances, quatre points essentiels ont été abordés, en
l'occurrence la question de primes de motivation à l'endroit du
personnel, le problème de formation et de recyclage du personnel et
agents de la fiscalité, la question des démarches pour l'ouverture
de l'Ecole des Services Financiers du Togo, (ESFI-TOGO), prévue par
le décret de modernisation des Impôts et des Douanes, et le point
relatif à l'Informatisation des services de la DGI et leur mise en
réseau intégral.
Auparavant, le secrétaire général de l'USAF a au nom du bureau
exécutif du syndicat, exprimé sa gratitude et ses remerciements à
Mme Ingrid AWADE,
la Directrice de
la DGI,
pour l'engagement et le dynamisme dont elle a toujours fait preuve à
la tête de la structure.
En réponse à tous ces points, le directeur général
adjoint des Impôts a rappelé que la mobilisation du personnel et
agents des Impôts pour un meilleur rendement fiscal reste
conditionnée par la mise en œuvre des actions relatives à la
sensibilisation, l'éducation, l'information des contribuables,
véritable levier de civisme fiscal. C'est consciente de cette
réalité que
la DGI
s'est engagée sur un chantier de communication à travers lequel des
actions sont menées en vue d'un consentement à l'Impôt, a-t-il dit.
Par
ailleurs, soulignant que la pérennité des acquis dépend en grande
partie des efforts dans l'accomplissement des différentes tâches, le
locataire a rappelé au personnel qu'il revient à chacun de faire
preuve de responsabilité, de courage et d'abnégation pour un travail
bien fait dans le respect de la hiérarchie, condition sine qua non
pour une réelle optimisation du rendement.
Selon
lui, depuis son arrivée au chevet de cette société, Mme Ingrid AWADE,
ne ménage aucun effort pour satisfaire au mieux ses employés pour un
meilleur devenir de la société. C'est ce que confirme M. Djobo ATCHA-BAO,
directeur de l'Administration Générale à
la Direction Générale
des Impôts qui se dit très satisfait du climat de convivialité, de
rigueur et de travail toujours bien fait qui prévaut au sein de la
structure. Selon le DGA, différents défis se présentent à la DGI
aujourd'hui, notamment la transition fiscale, les accords de
partenariat économique, le défi de développement national. La DGI se
trouve à la croisée des chemins et elle peut compter sur le
dynamisme et l'engagement du directeur général pour y parvenir.
Une
ambiance festive et de réjouissance a régné au cours de la
manifestation marquée par des prestations de plusieurs artistes
togolais comme Vanessa WOROU, Finiki, Master POPPER, Rock vodoua,
Gnanky GNAKANA.
Le Palais des Congrès a connu dans la matinée le
traditionnel défilé de différentes couches socioprofessionnelles du
pays.
À la
présidence de République
A
la Présidence de
la
République, la fête des travailleurs a été célébrée dans la cour du
palais de la présidence. La journée a connu un éclat particulier
avec la présence effective du Chef de l'Etat qui a été vivement
ovationné à sa sortie sur le site.
Le Président de
la République a adressé un message de remerciement et de
félicitation aux agents de
la
Présidence pour leur collaboration et leur abnégation continue au
travail de qualité. Par ailleurs, le Chef de l'Etat les a exhortés à
plus d'ardeur pour l'accompagner dans ses efforts de développement
du Togo.
" C'est
vrai que les défis que nous avons devant nous sont importants, mais
je suis heureux d'avoir ici à
la Présidence, des femmes de qualité, des hommes de qualité, qui,
jour après jour, heure après heure, sont dévoués et se donnent
totalement pour la cause de la nation togolaise. Cette cause, elle
est simple, les Togolais veulent simplement vivre en paix et bien
vivre en paix …", a souligné le Président de
la
République.
A la
Direction Générale de
la Douane
Plaçant
cette célébration sous le thème " la Douane au cœur de la relance de
l'économie nationale ",
la Direction Générale
de la Douane a invité l'assistance présente lors de la manifestation à
toucher du doigt le rôle important qui revient à cette structure
dans le contexte de la relance de notre économie nationale.
Sylvia Do REGO et Tiem Vicarmelo
Célébration de la Journée internationale de la presse : - Des avancées notoires
enregistrées au Togo - Plus de 40 journalistes tués dans le monde en
2008
" Quand la presse progresse, la démocratie avance ",
dit-on souvent. Chaque 3 mai est célébrée dans le monde entier, la
journée internationale de la liberté de presse. Une occasion pour
les pays et les organisations de défense des libertés humaines de
faire le point des activités des voix des sans voix au cours de
l'année écoulée.
Dans le
cadre de la célébration de cette journée au Togo, une rencontre a
été initiée à la Maison de la presse à Lomé où le ministre de
la Communication
et de la Culture, les diplomates, les responsables des organisations
professionnelles des médias, les responsables de l'organe
d'autorégulation et de régulation de la presse, les représentants
des institutions internationales et les journalistes ont pu avoir
droit au rapport de la situation de la presse au Togo et découvrir
le nouveau site de l'Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT).
Selon ce rapport présenté par le président de l'OTM (Observatoire
Togolais des Médias), Pierre Sabi, les relations entre les médias et
les autorités politiques ont été bonnes hormis quelques anicroches,
cependant, beaucoup de dérives ont été enregistrées au cours de
cette période et ont amené les responsables de l'OTM à interpeller
les responsables des organes incriminés. Le thème retenu cette année
pour la commémoration de cette journée est : " Capacité des médias à
encourager le dialogue, la réconciliation et la compréhension
mutuelle ". Dans son discours de circonstance, le ministre
Georges O. Kéyéwa de
la
Communication et de la Culture s'est félicité des avancées de la liberté de la presse au
Togo. " Je suis heureux de relever que la situation de la presse au
Togo est meilleure par rapport à ce qui se passe ailleurs
quotidiennement. En effet, non seulement aucun journaliste n'a été
tué pour ses opinions, mais encore les délits de presse ont été
dépénalisés à la satisfaction de tous ", a-t-il indiqué. Il s'est
également réjoui du fait qu'aujourd'hui aucun journaliste ne se
retrouve en prison. Revenant sur le thème de cette journée, le
ministre de
la Communication
et de la Culture a relevé sa pertinence, soulignant que ce thème est
d'actualité " surtout pour nous Togolais, engagés dans le processus
de la réconciliation nationale ". Le ministre Kéyéwa a en outre
rappelé aux journalistes le rôle fondamental qu'ils ont à jouer dans
ce " tournant décisif de notre histoire ". Ce rôle, a-t-il dit, "
est d'autant plus important que les médias exercent une grande
influence non seulement sur ce que nous pensons mais également sur
la manière dont nous agissons. Ils sont les vecteurs de transmission
d'une pluralité de points de vue et d'une multiplicité de paroles
permettant ainsi l'exercice de la citoyenneté par la participation
de l'esprit critique ". Mais, remarque-t-il, la liberté de la presse
existe et c'est au journaliste de pouvoir se l'approprier. Et cela
passe par le respect des textes qui régissent la profession. " Nous
avons besoin d'une presse libre, une presse qui s'exerce dans le
respect des principes déontologiques et de l'éthique, bref d'une
presse professionnelle qui fournit des informations et des
connaissances indispensables à une participation démocratique et à
une bonne gouvernance ", a-t-il indiqué.
Pour sa
part, le secrétaire général de l'UJIT, M. Crédo Tétéh, a indiqué que
des avancées notoires sont à remarquer au Togo qui s'est résolument
engagé dans la voie de la démocratisation. Il a relevé les dérives
professionnelles des médias au cours de l'année écoulée et invité
les journalistes à plus de professionnalisme dans l'exercice de leur
profession et au respect du code de déontologie qui régit leur
profession.
Par
rapport aux conditions de vie et de travail des journalistes, il
estime que " les journalistes souffrent dans l'exercice de leur
profession et je crois que le cadre qui va permettre une
amélioration des conditions de travail et de vie des journalistes,
c'est d'aboutir rapidement à une convention collective ". Comme
recommandations à l'endroit des journalistes, le secrétaire général
de l'UJIT demande un travail plus professionnel puis des
comportements professionnels dans l'exercice de leur profession. "
Il nous faut, en tant que journalistes, posséder les textes
fondamentaux régissant notre profession. Lorsque nous les
maîtrisons, je crois que le terrain sera balisé et le travail sera
facile. Mais, les journalistes qui ne possèdent pas les fondamentaux
du métier est exposé aux manquements ". Le lancement du site
www.ugitogo.org a mis fin à la rencontre.
Rappelons que le message du secrétaire
général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Bahn Ki-Moon, a
été lu au cours de la rencontre par le directeur du Centre
d'Information des Nations Unies (CINU).
Pierre AGBANDA
Le Togo
à l'épreuve de la liberté d'expression : La Radio France Internationale (RFI) de passage à Lomé
Dans le
cadre de la célébration du 49ème anniversaire de l'Indépendance du
Togo, Radio France Internationale (RFI) a délocalisé trois de ses
émissions magazines phares de la capitale parisienne à Lomé. Il
s'agit des émissions Appel aux auditeurs, Médias d'Afrique et
Couleurs Tropicales. Du 28 au 29 avril dernier, l'enregistrement de
ces émissions a eu lieu sur l'esplanade de l'Université de Lomé. Un
nombreux public composé en majorité d'étudiants mais aussi de
journalistes et d'observateurs de la vie politique du Togo, y a pris
part. Tour à tour des journalistes-animateurs de RFI, tels Juan
GOMEZ, Alain FOKA et Claudy SIAR, ont animé, dans une grande
ambiance chaleureuse leurs émissions magazines respectives, qui
figurent parmi les mieux suivies sur la Radio mondiale.
Le 28
avril à 16 h, l'esplanade de l'Université de Lomé a accueilli
l'enregistrement de l'émission Appel aux auditeurs de Juan Gomez
dont le thème principal est centré sur la situation politique avant
les élections présidentielles de 2010 au Togo. Comme invités, Pascal
Bodjona, Ministre d'Etat, Ministre de l'Administration territoriale,
Porte-parole du gouvernement et Patrick Lawson, vice-président de l'UFC
et député à l'Assemblée Nationale.
A un an
du scrutin, comment analysez-vous la situation politique au Togo ?
Quel regard portez-vous sur la classe politique ?
Les tensions entre l'opposition et la majorité se
sont-elles aplanies depuis le scrutin de 2005 ?
Quels
seront les enjeux de l'élection 2010?
Telles ont été les questions essentielles sur lesquelles
ont échangé dans un débat franc et par moment houleux, les deux
invités.
Pendant
40 minutes environ, les deux acteurs de la vie politique togolaise
ont abordé en toute convivialité des sujets relatifs aux conditions
de déroulement des prochaines élections présidentielles qui vont
avoir lieu dans neuf mois pratiquement, les enjeux qui se présentent
dans le cadre de ces élections qui, généralement et de par le passé,
sont synonymes de violences et troubles sociopolitiques. Que ce soit
du côté du RPT ou de l'UFC, la vie politique interne de chacun des
partis a fait l'objet de discussion de même que les positions de
chacun des invités par rapport au Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (C P D C). La conception de
la Commission Electorale
Nationale qui a avait été chargée des élections législatives
d'Octobre 2007 et qui, tout récemment, a été reconduite pour les
prochaines élections avant que
la Cour Constitutionnelle
n'abroge la disposition juridique afférente, a également été au cœur
des débats.
La
seconde émission Appel aux auditeurs enregistrée a porté sur la
question de la mise en place de la Commission vérité, justice et
réconciliation qui doit prochainement voir le jour. Cette instance
chargée de faire toute la lumière sur les violences politiques
perpétrées au Togo depuis 1958 est le résultat des accords (Accord
Politique global) signés, il y a trois ans, entre le gouvernement et
l'opposition.
Quatre
ans après, comment envisage-t-on le processus de réconciliation ?
Qu'attendez-vous d'une telle commission ? Devra-t-elle s'inspirer du
modèle sud-africain ? C'est à ces interrogations que se sont
consacrés M. Yacoubou Hamadou, Ministre des Droits de l'Homme et
Maitre Ajavon ZEUS, Président du collectif des associations contre
l'impunité. Ils ont touché du doigt les actions entamées par les
acteurs impliqués dans cette politique de réconciliation, en vue de
la constitution et du fonctionnement de ladite commission. L'esprit
de ces émissions consiste à animer un forum de discussions ouvertes
au public à qui la parole était donnée par intermittence durant le
débat. Parmi les auditeurs présents, les uns et les autres sont
revenus sur la volonté politique affichée par le pouvoir en place et
le processus de reforme mis en œuvre par le Président de la
République.
Quant à
l'émission Médias d'Afrique animée par le très éloquent Alain FOKA,
elle a rassemblé autour de la table des acteurs politiques du Togo
issus des différents partis politiques dont le ministre Gilbert
BAWARA et le Conseiller diplomatique du Chef de l'Etat, M. Robert
DUSSEY du RPT, Me Jean KISSI du CAR, M. Messan Kodjo AGBEYOME de
OBUTS et Atantshi Patrick de l’UFC.
Portant
sur le thème, Quels changements la reprise de la coopération
internationale a-t-elle apporté dans la vie des Togolais, cette
émission-débat a permis au public de suivre les différentes
personnalités intervenir sur cette question à laquelle s'intéressent
beaucoup de Togolais. Après la reprise de la coopération du Togo
avec l'Union Européenne, suspendue depuis 1993, les Togolais ne
ressentent pas du tout pour le moment les effets directs de cette
reprise qui a permis au Togo de bénéficier de plusieurs de
financements auprès de l'Union Européenne et d'autres Institutions
financières. Evoquant les raisons de la morosité de cette reprise de
la coopération, qui prévaut au sein de la population, le ministre
BAWARA a développé devant une assistance très exigeante, des motifs
liés à la priorité accordée par le gouvernement togolais à la
politique d'épurement de la dette extérieure contractée par le Togo
auprès de ses partenaires, notamment les Institutions de Bretton
Woods. Ce choix qui apparemment conditionne le statu quo et la
misère qui continuent malheureusement de régner au sein de la
population, se justifie par le simple fait qu'aucun pays ne saurait
atteindre son développement pérenne sans l'acquisition de son
indépendance financière envers ses unités redevables. Une option que
les autres acteurs invité au débat, surtout ceux de l'UFC et du CAR,
ont tenté de battre en brèche sans aucune réussite.
Au
terme de ces deux journées d'enregistrement de ces émissions,
l'initiative RFI est à saluer car, elle a non seulement permis une
fois de plus la confrontation et le combat d'idées entres acteurs et
personnalités animant régulièrement la vie socio-politique de notre
pays, mais aussi elle a mis en exergue la décrispation du climat
politique qui s'est opérée au sein de la classe politique grâce à la
volonté politique, l'esprit d'ouverture et la culture de dialogue
prônés par le Chef de l'Etat. C'est la preuve que la liberté
d'expression est bien enracinée aujourd'hui dans nos pratiques comme
l'un des fondamentaux de la bonne gouvernance et de la démocratie.
Une
vérité que les partis de l'opposition ont du mal à reconnaître,
préférant s'illustrer dans un radicalisme et un immobilisme
aberrants qui se situent à l'antipode de tout principe d'avancement
et de démocratie qu'ils clament fort. De toutes les façons le peule
togolais est désormais mature et ne cède plus à ces manipulations et
manœuvres dilatoires qui finissent par exaspérer tout le monde.
Du côté
de Lomé, le renouvellement de l'initiative est très attendu pour
une prochaine expérience qui ne fera que faire grandir notre
démocratie.
Vicarmelo Tiem
Soirée
musicale à l’Institut Goethe
Les
journées culturelles programmées par l'Institut Goethe ont connu
leur apothéose à travers une soirée musicale qui s'est déroulée le
jeudi dernier dans l'enceinte du centre. Blanche GASSOU, Eustache
K'MOUNA et Bibish MOLA, constituent le trio enregistré lors de cette
soirée à laquelle un public chaleureux a pris part. En
premier passage sur scène, Blanche GASSOU connue sous le nom
Blangastillo a ouvert la soirée, munie de son accordéon dont la
petite note musicale distillée offre des aires aussi nostalgiques
que référentielles de compositions musicales populaires très connues
du public cible. Une bonne dizaine de compositions ont été
fredonnées instrumentalement à l'accordéon dans un tempo soft.
L'assistance n'a pas fini d'ovationner l'accordéoniste togolaise
quand monte sur le podium enchaînant avec l'enthousiasme qui règne
au sein du public. Eustasche chargé de sa guitare sèche et mise en
bandoulière se présente majestueusement sur la scène.
Sûrement le plus attendu de la soirée à la mesure de l'applaudimètre
très nourri du public et de nombreux fans de Eustache K'MOUNA. Sa
voix fluète et languissante qui lui réserve une côte au sein de
l'audience acquise à son talent, a produit de l'effet. Ses textures
aux allures comiques et banales mais pleines d'enseignements ont
constitué les ingrédients nécessaires pour une bonne partie de
prestation musicale que l'artiste et son groupe Tin'Ga ont offert.
Excellent parolier et ancien membre du groupe Kadam Kadam, Eustache
Bawo-K-Bati a parcouru durant près d'une heure son répertoire
partagé avec l'assistance dans une grande communion, avec la
complexité des acteurs de théâtre, très habitués de la scène de
l'espace culturelle ADOKPO. Le promoteur du groupe TinGa se dit très
attaché au folklore togolais qu'il trouve assez riche. Aussi puise
t-il des éléments expressifs de la culture togolaise pour ses
créations musicales très originales. Auteur et compositeur d'un
album de six morceaux, Eustache est aussi connu dans le milieu du
théâtre où il intervient par quelques unes de ses compositions
appropriées aux circonstances.
La
dernière prestation de la soirée est l'œuvre de Bibish Mola,
l'artiste de la musique reggae a animé dans un élan endiablé de
rythme et de mélodies.
Vicarmelo Tiem
Fait
divers : Dans les couloirs de
la BTD
Le
salaire est une véritable misère, du moins au Togo. Dans tous les
cas, un constat s'impose et nous apprend qu'avec son salaire, le
fonctionnaire togolais vit mal. Non seulement il est criblé de
dettes mais aussi, il a perdu toute confiance et toute crédibilité
auprès des créanciers. Dans cette logique, le fonctionnaire ne peut
pas convenablement se nourrir, s'habiller, se loger et se soigner.
Aussi, c'est par grand nombre, que les fonctionnaires meurent dans
notre pays. L'Etat perd constamment sa main d'œuvre et l'impact sur
l'économie nationale est salé. L'Etat est très conscient, voire,
très préoccupé. " A quand donc la fin de ce calvaire ? ",
s'interrogent les travailleurs qui attendent impatiemment les
mesures d'accompagnement promises par l'Etat, notamment une nouvelle
grille salariale. Sylvain K.T. s'est, lui aussi, posé la question
après la catastrophe qu'il a causée dans les couloirs de
la Banque Togolaise
de Développement (BTD) à Lomé. Le film de l'évènement nous apprend
que le 29 avril dernier, le sieur Sylvain T. s'était présenté au
guichet de la banque. Il avait appris comme tous les fonctionnaires
togolais que le virement des salaires avait été fait. Il était très
fier. Il l'a manifesté en ces termes : " Enfin, je peux être
rassuré que mes enfants aussi vont fêter le 1er mai. Ils vont manger
du riz ou du couscous et pourquoi pas de la viande du poulet congelé
". Il jubilait ainsi de joie, ignorant qu'il devait à la banque et
qu'en plus de cette dette, une autre pas moins importante était en
attente dans ses livrets. " J'ai été totalement sidéré lorsque la
dame au guichet m'a informé que j'avais un solde de 2052 F CFA.
Cette information m'a blessé au point que j'ai perdu le contrôle de
mes sens ", a-t-il laissé entendre avant d'ajouter : " Je me suis
rendu compte que j'étais porté à califourchon. J'étais sur les
épaules de quelqu'un qui s'apprêtait à me jeter au sol. J'ai crié
très fort. Il m'a transporté au bureau d'un soi- disant chef.
Celui-ci m'a soumis à un interrogatoire à l'issue duquel il m'a
demandé d'aller me faire servir 32052F CFA au lieu de 78000F et
poussière inscrits sur mon bulletin. Je suis parti très furieux et
profondément découragé ". Il s'emblerait qu'avant que Sylvain
remette son cheque à la caissière, l'homme qui l'a précédé, lui,
était informé qu'il n'avait que 9000 F CFA sur son compte. Sylvain
et les autres ont beaucoup rit avant de se poser la question de
savoir si les services rendus en 30 jours étaient ainsi bien
rémunérés et ce que cet argent pouvait servir à son bénéficiaire ?
Comme quoi, toi qui n'as pas franchi l'autre rive ne te moques pas
de celui qui se noie. A bon entendeur, salut !
B.TALOM |
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Chronique N° 55 du 30 avril 2009
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Célébration de l’indépendance : La famille Gnassingbé soudée derrière
le président Faure |
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La
célébration du 49e anniversaire de la fête de l'indépendance s'est
déroulée encore cette année sur le boulevard de la nouvelle présidence
de la République. Outre les membres du gouvernement, les députés et
certains leaders des partis politiques, la famille Gnassingbé était
présente pratiquement au grand complet. Elle était là pour signifier
qu'elle reste unie et soudée comme un seul homme derrière le président
Faure contrairement aux inepties colportées par certains Togolais et
faisant croire qu'elle est divisée à cause de l'affaire Kpatcha
Gnassingbé. Même le colonel Rock Balakyèm Gnassingbé qu'on n'a plus vu
défiler depuis un certain temps, était présent à bord de sa jeep pour
défiler. Cette présence effective de Rock considéré par les affidés de
Kpatcha comme le sauveur de leur ''icône'' témoigne du respect que ce
militaire patriote voue aux institutions de la République et surtout à
son frère le président Faure Gnassingbé. Il n'est pas disposé à
soutenir le putsch de la honte initié par Kpatcha Gnassingbé qui
aujourd'hui ternit l'image de la famille Gnassingbé et plus
spécifiquement la mémoire de leur feu père Eyadema. Eyadema a régné
pendant quarante ans mais jamais l'ennemi n'est venu de la famille,
encore moins de ses nombreux frères. D'ailleurs, son petit frère
colonel Toyi Gnassingbé était le tout-puissant commandant de la garde
présidentielle, c'est-à-dire que c'était lui qui assurait sa sécurité.
Mais jamais l'on n'a entendu parler d'une quelconque histoire de
déstabilisation du pays. C'est dommage que Kpatcha n'ait pas suivi ce
bon exemple en se démarquant de ses réseaux mafieux libanais et de
certains barons déchus du RPT qui ont décidé de détruire la famille
Gnassingbé et par ricochet déstabiliser le pays qui, sous la houlette
du président Faure, renaît peu à peu de ses cendres.
Tout
compte fait, la présence de la quasi-totalité de la famille Gnassingbé
à la célébration du 49e anniversaire de la fête de l'indépendance aux
côtés du président de la République laisse apparaître clairement
qu'elle n'est pas prête à suivre le chemin tortueux de l'honorable
putschiste Kpatcha.
Plus
jamais ça sur la terre de nos aïeux.
ALIZIOU Dominique
Le 27
avril n'est pas un patrimoine privé de l'UFC
Le peuple
togolais a célébré le lundi 27 avril dans l'enthousiasme, les 49 ans
de l'accession de notre pays à la souveraineté internationale. Partout
au Togo, c'est autour du chef de l'Etat Faure Gnassingbé que cette
date, principal repère historique du Togo, a été célébrée. Tous les
Togolais, dans un élan d'unité retrouvée, se sont remémoré les
péripéties de la lutte de nos parents pour l'indépendance.
Mais la
pomme de discorde vient de l'Union des Forces de Changement (UFC) qui
se veut pourtant " l'héritier " des pères de l'indépendance, mais qui,
par calcul égoïste, ramène finalement l'indépendance togolaise à une
dimension tribale, voire partisane ou peut-être familiale dans la tête
de certains tenants de cette malheureuse manœuvre d'exclusion.
Oui,
c'est bien d'exclusion qu'il s'agit. Et ce mot devient la stratégie de
l'UFC qui le brandit dès qu'il s'agit de parler de la gestion
collégiale des affaires du pays. Jusqu'alors, c'est dans l'union de
l'opposition que l'UFC s'est illustrée en la matière. Maintenant, ce
sont les 49 ans du Togo indépendant que nos " compradores " préfèrent
célébrer en aparté, oubliant allégrement que l'indépendance est le
fruit d'un travail collégial et ne doit pas être historiquement gérée
comme le patrimoine d'une seule famille politique. Les Togolais ne
l'accepteront pas et cette manœuvre sectaire de l'UFC risque avec le
temps de susciter des réactions des autres Togolais.
Car le 27
avril est une date historique et un patrimoine commun de tous les
Togolais, peu importent leurs obédiences politiques. Tôt ou tard toute
célébration bipolaire du 27 avril sera combattue par les Togolais car
c'est une seule et même fête nationale.
Le 27
avril, depuis 1960, a toujours rassemblé le peuple, tout le peuple
autour du pouvoir central. Ce fait doit rester tel. Même dans le
pluralisme, nous devons rester unis autour de certaines valeurs dont
l'unité du Togo. Cela veut dire que l'Union des Forces de Changement
doit se faire violence en vue de ne pas remettre en cause cet acquis
de la lutte de nos parents pour la libération de la patrie.
Sylvia
Do Régo
Atteinte
à la sûreté de l'Etat : Encore un autre Gnassingbé appréhendé dans un
pays voisin
Chaque
jour que Dieu fait, l'étau se resserre autour de l'honorable
putschiste Kpatcha Gnassingbé et ses complices. La dernière
information en date, c'est l'arrestation de l'homme de main de Kpatcha,
le sieur Gnassingbé Esso. Recherché depuis après le coup d'Etat
manqué, le fugitif a été localisé dans un village du Bénin où il a été
arrêté. Très proche et cousin de Kpatcha, Esso Gnassingbé est un agent
de Togotélécom. Mais malheureusement, il abandonne son travail pour
suivre l'honorable Kpatcha partout où il va. Et lorsque Kpatcha, dans
sa largesse, veut donner de l'argent à un groupe, c'est Esso qui se
charge de distribuer les billets de banque surtout à ceux qui
applaudissent à son passage. Le sieur Esso est l'homme le plus proche
de Kpatcha. Après donc l'arrestation de l'honorable Kpatcha, Esso
prend la clé des champs avec un gros magot. Pourquoi avoir fui s'il
n'est ni de loin, ni de prêt mêlé à cette affaire ? En tout cas, Esso
a été rapatrié à Lomé et crachera le morceau pour permettre aux
enquêteurs de mieux cerner le scénario du complot et de clouer ainsi
le bec aux laudateurs de Kpatcha qui martèlent à travers leurs
journaux que l'affaire Kpatcha est un montage de toutes pièces.
L'arrestation de Esso, de son vrai nom Essozimna, est un coup dur pour
les putschistes dont le plan d'opération sera mis à nu et permettra
aussi de découvrir d'autres complices encore tapis dans l'ombre.
D. A
Pour
l'épanouissement et la libération du peuple togolais : Le Mouvement
Denyigban Lonlon lance ses activités
Le
mouvement dénommé M.D.L (Mouvement Denyigban Lonlon) a officiellement
lancé ses activités le 24 avril dernier au cours d'une conférence de
presse qui s'est tenue à l'hôtel Ibis de Lomé en présence de ses
militants, de plusieurs invités et hommes des médias d'Etat et privés.
" Ce mouvement est mis sur place pour porter assistance à la
population togolaise. Dans toutes les situations où nous nous
trouvons, nous devons nous comprendre et nous regrouper, parce qu'il y
a eu un déchirement pendant un certain temps. Face à cette situation,
nous les membres de ce mouvement nous voulons faire des Togolais un
seul citoyen ", a expliqué M. Donné Kokou GAGOU, président de cette
association et ancien député à l'Assemblée Nationale.
Parlant
des raisons qui ont motivé la création de ce mouvement, il a parcouru
cette longue période de la crise socio politique qu'a vécue notre pays
et qui a amené les Togolais a être méfiants les uns envers les autres.
Ce qui a pour conséquence le retard dans le développement. " Dans ce
climat de méfiance, chacun oublie la Nation pour se préoccuper de ses
propres intérêts : le pouvoir de ses acquis et l'opposition de sa soif
de gouverner. L'économie stagne et les problèmes sociaux s'accumulent
", a-t-il regretté. "Nous avons donc pensé qu'il fallait faire
entendre un autre son de cloche pour appeler la conscience des
concitoyens à l'Amour de la Patrie, ''Denyigban Lonlon'' ", a-t-il
indiqué. Il compte implanter les branches de ce mouvement dans toutes
les régions pour que tous les Togolais puissent s'unir de nouveau.
''Denyigban
Lonlon'' est un concept nouveau qui a pour ambition de faire renaître
l'esprit patriotique qui a animé nos pères combattants de la lutte
pour l'indépendance. Ce mouvement entend ressouder le tissu social
déchiré par tant d'années d'intolérance. Cela ne peut se faire que par
la culture de l'esprit de tolérance, croit fermement le président de
cette association.
''Denyigban
Lonlon'' se veut un mouvement citoyen qui militera activement à
l'éveil de la conscience nationale et à l'instauration effective d'une
démocratie dont l'homme sera le commencement et l'aboutissement. C'est
un mouvement social basé sur des principes patriotiques, et comme tel,
il entend :
- Inciter
les autorités à améliorer les conditions politiques favorisant
l'épanouissement individuel et collectif des populations togolaises
par un plaidoyer responsable ;
-
Combattre l'intolérance et l'égoïsme politique sous toutes leurs
formes ;
-
Protéger et porter assistance à tout citoyen victime d'oppression ;
-
S'investir pleinement dans la formation civique des citoyens qui
doivent connaître leurs devoirs envers la patrie ;
-
Animer le brassage des jeunes pour se connaître et s'accepter par
l'organisation des colonies et des camps de vacances, des voyages
d'études nationaux, etc.
Le
président du M.D.L a, pour finir, lancé un appel à la population pour
son adhésion et à la diaspora togolaise pour qu'elle soutienne cette
noble initiative.
P. A
Exécution
du projet développement de la zone de Liligodo : Les 14 km de pistes
réalisés ont été inaugurés
Le projet
''Développement de la zone de Liligodo'' poursuit son cours. Une
partie du volet de ce projet concernant l'entretien et la
réhabilitation des pistes a été déjà exécutée. Quatorze kilomètres de
pistes sur les 32 km prévus ont été livrés. C'est la ministre déléguée
auprès du Premier ministre chargée du Développement à la base, Mme
Victorine DOGBE qui a inauguré cette piste de 14km qui dessert 7
villages sur les 16, dans le canton de Gbatopé. C'était en présence du
préfet de Zio, M. Anoumou KOUVAHEY, du représentant de l'Ambassade de
France au Togo, M. Frédéric MARLET, des responsables de SAGE-France,
des membres de l'ONG ''Agir plus'' et de la population bénéficiaire
sortie massivement à cette occasion. La manifestation a eu lieu le
mardi passé à Gati Soun, une des localités bénéficiaire de cette
infrastructure routière.
Dans son
discours de circonstance, la ministre Victorine DOGBE a remercié tous
les promoteurs de ce projet, et exprimé sa gratitude aux bailleurs de
fonds, spécialement à la France pour son appui financier. Elle a par
ailleurs lancé un appel aux frères et sœurs de la diaspora pour qu'ils
s'impliquent dans la construction de notre pays et invité la
population à prendre soin de ce joyau. Pour finir, elle a rassuré les
initiateurs de ce projet de l'appui du gouvernement pour la poursuite
du projet.
Pour sa
part, M. Frédéric MARLET a qualifié ce projet d'exceptionnel parce
que, dit-il, c'est le premier projet financé par la France dans le
cadre de son appui au programme de développement et aussi en raison de
ses objectifs et des partenaires impliqués (SAGE, Solidarité Humaine,
''Agir Plus''. "La France reste attentive à sa mise en œuvre ", a-t-il
déclaré.
De son
côté, le préfet du Zio a indiqué que c'est le premier projet qui a vu
les populations se mettre ensemble pour travailler en synergie pour le
développement de leur localité. Il a remercié les bailleurs de fonds,
l'association SAGE pour ce projet, et Solidarité Humaine Île de France
pour la mobilisation des fonds et souhaité que d'autres associations
leur emboîtent le pas. Il n'a pas manqué de couvrir d'éloges M.
Kuizian BABA, directeur de l'ONG ''Agir plus'', maître d'œuvre délégué
pour son investissement sans relâche dans le suivi des travaux.
Le
président de SAGE (Solidarité Amis de Gbatopé et Environs)-France, une
association de la diaspora togolaise en France, porteur de ce projet,
a quant à lui déclaré que c'est la première fois que SAGE, Solidarité
Humaine île de France et les partenaires locaux réalisent un tel
projet qui, a-t-il dit, permettra aux populations de circuler
librement et d'écouler leurs produits agricoles. Il a en outre insisté
sur la nécessité de mobiliser de nouveaux bailleurs de fonds et invité
la population à prendre soin de cet ouvrage. La visite du tronçon Gati-Yobomé
a mis fin à la cérémonie. Il faut rappeler que les travaux du tronçon
Gati-Ezor ont été réalisés par l'Entreprise Nouvelle Togolaise Des
Travaux Publiques (ENTTP) et ont duré 5 mois. Ils ont coûté
139.792.477 FCFA.
Pierre
AGBANDA
Dans les
coulisses de Espace Ombre et Lumière : "Art Technologique et
Installations "
Chronique
de la Semaine dans sa parution n° 52 a publié sous forme d’article de
fond, un texte sur l’art visuel au service du développement culturel
dont l'auteur est le Professeur SOMÉ Roger, Enseignant- chercheur à
l'Université Marc Bloch de Strasbourg en France. Membre de
l'association culturelle “Espace Ombre et Lumière”, il est l'un des
grands acteurs qui animent et s'activent pour la pérennisation des
initiatives poursuivies par EOL dont le Sénégalais Sidy Seck est le
Médiateur. Au regard de la pertinence et du niveau relativement élevé
des réflexions et positions des différents acteurs de l'espace, votre
Journal propose désormais et périodiquement à ses lecteurs, quelques
uns des échanges de points de vue. Pour la seconde publication de ces
pensées sur l'art en général et les arts visuels en particulier, il
vous est proposé la réaction d'un compatriote togolais sur l'art,
principalement sur l'art technologique. Artiste plasticien résidant à
Lomé, LAKA a mené sa réflexion sur le thème "ART TECHNOLOGIQUE ET
INSTALLATIONS" dont voici le contenu.
Qu'on le
veuille ou non, ce sont les révolutions, les avancées et les
convulsions de l'art occidental qui donnent le ton du débat sur le
fait contemporain artistique. Parfois, j'ai l'impression que certains
africains se recroquevillent trop sur leur soit disant base
culturelle, dont la majorité n'en connaît que le piètre folklore, les
transes idiotes, la bestialité étonnante. Et ce repli sur soi n'est
souvent dû qu'à leur incapacité notoire d'ouvrir et d'entretenir un
débat cohérent, et faire preuve d’une lucidité au-delà du sempiternel
émotionnel. C'est tellement consternant de voir certains défendre leur
manière de créer de la façon la plus bigote qui soit, tel des chiens
défendant des os mille fois léchés, desséchés et dont ils ne peuvent
venir à bout malgré leurs crocs acérés.
Même si
nous ne sommes pas à l'origine du débat, essayons d'y rentrer et
demandons nous pourquoi l'occident met au pinacle, des formes
d'expression dont on ne peut nier qu'elles soient osées. Alors que
nous balbutions dans les affres de nos misères sociales, culturelles
et intellectuelles, l'occident avance, même si parfois la marche est
forcée, et essaye des choses, se remet en cause, cherche un
dépassement ! Tout ou presque a été expérimenté, et loin de s'en
contenter, on ouvre de nouveaux chantiers, on explore des champs
intellectuels insoupçonnés. C'est pitoyable de voir, parmi de nombreux
exemples, des artistes africains se gargariser de leur style "
récupération ", décliné en sous styles plus ou moins flous, alors que
ce genre de travaux ont été largement explorés depuis ! Il n'y a qu'à
revoir le formidable travail de l'artiste italien BURRI dans les
années cinquante, qui manipulait le jute et le plastique comme nul
autre pareil.
Maintenant, que dire et que faire des " installations " et autres "
arts numériques " ? C'est maladroit de ne pas essayer au moins une
expérimentation dans l'un de ces domaines, mais encore plus de s'y
aventurer sans un bagage intellectuel approprié, des idées innovantes,
dans tous les cas une bonne culture ! Et c'est ce qui bloque et
confond la plupart de nos créateurs, frileux parce que n'ayant pas le
background nécessaire, ayant peur de perdre pied, ils vouent aux
gémonies une autre approche, valable ou non, de la création. Ceux qui
s'y lancent tombent parfois dans la redondance d'un discours fait par
d'autres, s'embrouillent, se contredisent, et finissent par se cacher
derrière un complaisant attaché de presse. Les moins chanceux, ne
servent de canassons qu'à des esprits bien déterminés à s'enrichir au
détriment d'une " négraille " toujours ravie d'acquérir des
pacotilles à n'importe quel prix. Comment alors discuter sereinement
d'un problème aussi crucial sur l'évolution de l'expression plastique
et de la pertinence des nouveaux outils pour pérenniser des idées, des
sentiments, être témoin de son temps et proposer de nouvelles pistes
de réflexion sur l'Homme et son devenir ?
En ce qui
concerne mes propres réflexions sur les " installations " et la
création numérique, je pense que ce sont des tentatives de
réappropriation d'espaces et de dimensions nouvelles, la troisième
dimension par l'occupation réelle d'un lieu déterminé, et la quatrième
dimension à travers le fait virtuel qui prend une importance
considérable dans nos vies. L'art évolue avec son temps, même si
l'essence de la création reste inaltérable, les moyens d'expressions
sont, on ne peut le nier, sans nombre. Mais je ne pense pas que la
démarche aille à l'encontre des procédés classiques ou devenus tels,
des arts plastiques et visuels. Le premier problème avéré reste la
disponibilité des outils d'expression, ordinateur, appareil photo
numérique, imprimante etc.… qui ne sont pas à la portée de la première
bourse en Afrique. Ensuite le second obstacle est que l'on se heurte à
l'incompréhension de nos proches contemporains, plus habitués à voir
des cruches sur des têtes de femmes qu'à réfléchir, effort combien
douloureux, sinon malsain pour certains ! Il ne reste donc plus de
solution que de destiner ce genre d'œuvres à des marchés plus porteurs
et condescendants parce que si indulgents envers ces gentils noirs
dont on peut excuser les faiblesses patentes dans l'élaboration de
leur réflexion et de leur travail, et si heureux déjà, car quel
miracle, d'appartenir à " l'élite " de la création contemporaine. On
n'est pas sorti de l'auberge !
Les
nouvelles manières de créer ne feront pas durablement ombrage à celles
qui existent déjà, à cause du peu de nombre de leurs auteurs qui pour
la plupart, sacrifient à un phénomène de mode. Ensuite le manque de
moyens adéquats, la réflexion pantelante et la clientèle rare feront
retomber le soufflé. N'empêche qu'il ne faudra pas négliger les
nouvelles interrogations et champs d'explorations que nous ouvrent ces
techniques. Mais sans une véritable élaboration de notre pensée et une
vision élargie et pointue de ce que nous voulons faire de notre
culture, de nos artistes, de notre création, on restera toujours là, à
attendre que cela se fasse à notre place.
Texte
recueilli par Vicarmelo TIEM,
Membre de ESPACE OMBRE ET LUMIERE
Journées
culturelles à Institut Goethe : Du théâtre à l'affiche : "Le mal au
galop"
Le Centre
Culturel Allemand "Institut Goethe", a offert à son public dans la
soirée du mercredi 28 avril 2009, un beau spectacle de théâtre autour
de la pièce intitulée "Le mal au galop". Une mise en scène de Basile
N. YAWANKE, jeune comédien dramaturge et metteur en scène. Sur la
planche, cinq comédiens de la Troupe Théâtrale de l'Université de Lomé
(THUL) ont interprété, dans une belle trame de rebondissements,
l'histoire atypique de guerre qui amène le spectateur à contempler,
mieux à se projeter dans l'ambiante d'une situation de conflit issue
du soulèvement du peuple contre " le maître des lieux " accusé d'être
auteur de pratiques inégalitaires, totalitaires et d'abus de pouvoir.
Métamorphosés dans les rôles de cinq personnages qui se rencontrent
par hasard et dans la foulée de leur longue fuite des zones de
conflit, AGASSA A. Ahoefa Eléonora, GUENE Mame N'déla, JOHNSON A.
Frédéric, HODIN Senyo Kodjo et GANDA B. Dessa David exécutent les
actes de la pièce dont le décor planté configure, avec dextérité
scénographique, la cabane, leur lieu de refuge et abri de fortune
dépourvu de substances vitales, et découvert loin de zones de combat
de la ville. Le public de la soirée, invité dans les couloirs du "mal
au galop", a partagé avec émotion mais aussi dans un exercice de
réflexion, les composantes et les faits révélateurs de leur refuge
devenu un lieu de critique où tour à tour chacun raconte sa petite
histoire, ses mésaventures et toutes les sévérités qu'il a subies. Le
pouvoir, plutôt la soif de pouvoir ou de leadership, ne tardera pas à
répondre présente et à se manifester naturellement au sein du petit
groupe de réfugiés. Histoire de nous rappeler que le pouvoir est une
composante intrinsèque de l'existence humaine dont celle-ci ne peut se
passer dans son environnement, quel qu'il soit. La preuve, dans une
situation aussi inextricable que celle qu'ils ont vécues, fuyant les
troubles socio politiques liés à la thématique du pouvoir, de
leadership et de commandement, les personnage du "mal au galop" seront
à nouveau au centre d'un autre conflit d'intérêts, d'une nouvelle
situation de crise suite aux mésententes survenues entre ceux qui se
considèrent comme premiers arrivés, se déclarant à volonté
propriétaires des lieux, et les autres. Une situation qui ne tardera
pas à se dégénérer en un drame pathétique. En fait, par
l'intransigeance des uns et des autres, par la soif inassouvie du
pouvoir, le conflit, fléau tant refoulé, tant avorté, revient toujours
au galop, suit et rattrape ses sujets, conduisant ainsi à des pertes
de vies humaines. Quels enseignements faut-il retenir d'une pièce
aussi révélatrice des complexités constituant l'existence des hommes
qu'instructive des pans d'un monde gouverné et serviable aux
souplesses, aux méandres du plus fort, aux commandements, à l'argent,
aux plaisirs et aux biens de ce monde ? Le pouvoir, finalement en tant
qu'une entité innée à l'homme est-il un moyen ou un but dans la vie
des êtres humains? Ne convient-il pas de se demander si le mal règne
seulement dans un autrui en qui nous faisons des reproches à plaisir
et à loisir de tous les malheurs connus, ou existe-t-il
fondamentalement en chacun de nous un grain de diable que seuls le
pardon et l'acceptation de nos différences pourraient combattre ?
C’est tout une série de questionnements et d'interrogations
s’inscrivant dans notre contexte politique actuel qui ont animé
l'auteur de la pièce "le mal au galop", et donné vie à une belle et
époustouflante scène de théâtre qui a déjà remporté deux prix sur
quatre lors des Rencontres Internationales de Théâtre Etudiant du
Bénin (UNIVERSI'ARTS 2009) à Cotonou, notamment le prix de la
meilleure mise en scène et le prix du meilleur spectacle. A travers
"Le mal au galop", Basile N. YAWANKE entend apporter des éléments de
réponses aux âmes désarmées et affectées face aux fléaux de la guerre
et des troubles socio politiques auxquels se heurtent sans cesse les
pays africains, surtout. "Le mal au galop", une belle représentation
théâtrale à vivre et à revivre intensément du côté de l'Institut
Goethe très prochainement suite à la demande du public.
Vicarmelo
TIEM
Fait
divers : Le Drame de Sogbossito
Malgré
les mesures de sécurité mises en place par les autorités togolaises en
vue de traquer les auteurs d'actes criminels et de mettre fin au fléau
de la criminalité dans notre pays, des brebis galeuses continuent
d'exécuter leurs sales besognes sur les paisibles populations. C'est
dans cette logique macabre qu'est intervenue l'interpellation du sieur
KPOGO KODJO le vendredi 17 avril 2009, aux environs de 14heures 30mn
par les éléments de la gendarmerie section d'Agoè. L'opération s'est
déroulée dans le quartier de Sogbossito, une localité périphérique
nord ouest du canton d'Agoè. KPOGO Kodjo, un Togolais âgé de trente
ans, vendeur de pièces détaillées de moto dans ledit quartier, est
célibataire sans enfant. L'homme aurait loué un entrer-coucher dans la
maison où il a été interpellé. Quelqu'un aurait en effet alerté les
gendarmes sur le fait qu'un drame se serait réalisé en ces lieux. La
réaction de la gendarmerie ne s'est donc pas fait attendre. " Nous
sommes arrivés sur les lieux quelques minutes après le coup de fil.
C'était horrible. Nous avons découvert un corps mutilé. La tête est
tranchée et le corps entièrement vidé de son sang. Le cadavre était
allongé sur le lit alors que le sieur KPOGO Kodjo, lui, attendait
comme s'il espérait un visiteur ", a expliqué que l'un des gendarmes
qui ont arrêté le " meurtrier ".
Selon ses premières auditions, Kpogo serait sur le point de
reconnaître les faits et prétendrait qu'il ne serait pas seul à
commettre le forfait. " La victime est en fait un ami à moi. Je ne lui
reproche rien. D'ailleurs, c'est lui-même qui a librement décidé de
vivre avec moi. Je l'ai tué dans la nuit qui a précédé mon
arrestation. J'ai commis l'acte en compagnie des amis. Pour le faire,
nous avons pris soin de bien fermer la porte et de monter le volume de
mon poste radio. Etant suffisamment drogué, il n'a pas opposé beaucoup
de résistance, mieux, il n'a pas crié haut. Nous avons d'abord tranché
sa tête, ensuite nous lui avons vidé son sang que nous avons recueilli
dans un bidon ", a-t-il d'abord expliqué avant de se prononcer sur le
vrai mobile du drame en ces termes : " L'ami qui m'a contacté pour
cette mission vit dans le quartier. C'est lui qui est parti avec le
sang de la victime. Il a dit que c'est quelqu'un qui lui a recommandé
cela et que celui-ci lui a promis une grande fortune. En partant, il a
dit qu'il devrait profiter pour marchander la tête. Ce qui, a-t-il
ajouté, allait enrichir notre affaire. Pour la circonstance, il m'a
dit de garder les lieux ". Au sujet du reste du cadavre, Kpogo a
affirmé que la nuit tombante, lui et ses acolytes allaient se
débrouiller pour le jeter quelque part.
C'est
dommage que de sinistres individus pensent pouvoir prospérer sur le
sang d'innocents citoyens.
B. TALOM |
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