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Chronique de la Semaine #50 du 11 mars 2009 |
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La CPP, la
CDPA et le PDR font leur entrée dans le CPDC |
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Les travaux du
Comité de Suivi de la mise en œuvre de l'Accord Politique Global (APG) se
sont déroulés le samedi 07 mars à l'Hôtel Mercure Sarakawa sous la
présidence de M. Bedouma Alain YODA, ministre d'Etat, ministre Burkinabé des
Affaires Etrangères et de
la Coopération Régionale,
représentant le président Blaise COMPOARE, facilitateur du dialogue
inter-togolais et président du Comité de suivi. La rencontre s'est penchée
sur la problématique de l'exclusion de trois partis de l'opposition
signataires de l'APG des travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation. Le Comité de suivi a décidé en fin de comptes d'élargir le
CPDC à ces trois partis pour respecter l'esprit de l'APG.
En effet, le
décret de création du CPDC exige que pour être membre du cadre, tout parti
ayant pris part aux élections législatives devrait avoir obtenu au moins 5%
de l'électorat. Or après ces législatives, seuls trois partis ont obtenu les
5% et plus. Il s'agit du RPT, de l'UFC et du CAR qui siègent actuellement à
l'Assemblée Nationale. Les trois autres partis, en l'occurrence la CPP,
la CDPA et le PDR n'ont pas obtenu les 5% pour pendre part aux travaux du
CPDC. Ce qui revient à dire que ce sont les trois partis à l'Assemblée
Nationale qui se retrouvent également au CPDC. C'est justement pour pallier
cette lacune que le Comité de suivi a décidé d'élargir ce cadre de dialogue
au moins aux partis politiques signataires de l'APG sans oublier bien sûr la
société civile qui avait également participé aux travaux de l'APG, notamment
le GF2D et le REFAMP-Togo. Ainsi les débats seront beaucoup plus élargis et
les apports des uns et des autres contribueront efficacement à des
compromis. Mais malheureusement, l'UFC et le CAR ne veulent pas s'inscrire
dans cette dynamique. Ces deux partis qui prônent l'exclusion ont d'abord
refusé de pendre part aux travaux du Comité de Suivi pour des raisons
ubuesques les unes comme les autres. Que la présidence du Togo envoie les
invitations pour la tenue de la réunion du Comité de suivi ou que le
facilitateur le fasse, où se trouve le problème ? L'UFC estime que le fait
que ce soit la présidence qui leur adresse l'invitation est une entorse à l'APG
et se dit intransigeante sur le décret de création du CPDC". Notre position
est claire. C'est que nous nous conformons au décret qui régit le CPDC.
C'est vrai que c'est le 3e décret, il peu y en avoir un quatrième. Mais je
crois qu'un quatrième décret ne nous concerne pas ", déclare M. Jean Pierre
FABRE, SG de l’UFC. Pour le CAR, les points inscrits à l'ordre du jour à la
réunion du Comité de suivi sont du ressort du facilitateur. ''Il ressort de
votre courrier que la réunion en question a pour objet à la fois de régler
les divergences d'interprétation que le chef de l'Etat aurait constatées
entre les signataires de l'APG sur la composition du Cadre Permanent de
Dialogue et de faire le point sur la mise en œuvre de l'APG après deux ans
d'application. Le CAR tient à souligner qu'aux termes du point 5.8 de l'APG
: " en cas de différend sur l'interprétation de tout ou une partie de
l'Accord, y compris les modalités d'organisation et de déroulement des
opérations électorales, les parties signataires conviennent de s'en remettre
à l'arbitrage du facilitateur ", indique le communiqué du CAR. Et pourtant
les travaux du Comité de suivi ont été présidés par le représentant du
facilitateur qui a reçu le mandat du facilitateur. La position du
facilitateur peut-elle être différente de celle de son envoyé ? En réalité,
le CAR a boycotté la rencontre juste parce que l'UFC l'a également fait.
Histoire de ne pas laisser le champ libre à l'UFC auprès de la population.
Car si le CAR allait seul à cette réunion, comme à son habitude, l'UFC
l’accuserait de s'accoquiner avec le RPT. Comme le CAR attend impatiemment
le retour de l'ascenseur, il n'est pas question pour lui de faire un faux
pas dans son union de façade avec l'UFC.
Au demeurant,
que dit la lettre d'invitation de la présidence ? ''Le président de
la République a saisi à ce sujet le facilitateur du dialogue
inter-togolais, le président Blaise COMPAORE, avec qui il a discuté des
sujets concernant la bonne application de l'Accord Politique Global en
général et plus particulièrement du CPDC. Ils ont convenu ensemble de la
nécessité de convoquer une réunion du Comité de suivi de l'Accord Politique
Global en vu de faire le point de la mise en œuvre de l'APG après deux ans
d'application et singulièrement depuis la fin des élections législatives
d'octobre 2007'', indique l'invitations de la présidence. Il est donc clair
que c'est de commun accord que le premier facilitateur du CPDC, le président
Faure GNASSINGBE, et le facilitateur de l'APG, le président Blaise COMPAORE
ont convenu de la nécessité de convoquer le Comité de suivi qui est un
organe de l'APG. L'on comprend mal le boycott des travaux du Comité de suivi
par l'UFC et le CAR. N'est-ce pas une violation flagrante de l'APG? Tout
compte fait, les travaux du Comité de suivi ont produit un fruit, notamment
l'élargissement du CPDC.
En tout cas, un
quatrième décret élargissant le CPDC vient d'être adopté par le Conseil des
ministres pour permettre aux autres signataires de l'APG de prendre part aux
travaux. Ainsi, l'on s'inscrit dans le prolongement de l'APG qui n'est pas à
son terme.
S'il faut s'en
tenir aux 5% de voix nécessaires pour participer aux travaux du CPDC, que
dire des observateurs de l'UE et de la CEDEAO réclamés à cor et à cri par l'UFC
? Ont-ils obtenu les 5% eux, avant de prendre part aux travaux du CPDC ? En
quoi la présence des trois autres partis de l'opposition indispose-t-elle le
CAR et l'UFC?
Cela dénote de
la mauvaise foi du CAR et de l'UFC qui cherchent à tout prix à empêcher la
CPP,
la CDPA et le PDR de prendre part aux travaux du CPDC.
Pour l'heure le décret d'élargissement vient d'être
adopté pour que les travaux du CPDC puissent se poursuivre dans un cadre
élargi car en réalité le CPDC est un cadre de discussion et d'échange entre
les acteurs politiques. A ce titre, le CPDC est un cadre consultatif et ne
peut s'imposer à aucune institution de
la République.
Aliziou Dominique
Cumul de
fonction à la SNPT : MANGANAWE Florent assume seul la
direction générale et la présidence du conseil d'administration
Pour 24 heures
de vacance de poste à la direction de la SNPT, Florent MANGANAWE, président
du Conseil d'Administration de cette société s'est emparé de la direction
et s'éternise depuis plus de trois mois. Depuis plus de trois mois, le
président du Conseil d'Administration de la Nouvelle Société des Phosphates
du Togo (SNPT), Florent MANGANAWE s'est installé dans le fauteuil de
Directeur Général et ne veut plus partir.
L'on se demande pourquoi ? Le ministre de l'Economie
et des Finances et celui des Mines ne le savent-ils pas ? Que dit le Conseil
de Surveillance qui n'a même pas été consulté avant de pousser l'ancien
directeur général Charles TAKOU à la porte ?
MANGANAWE est à
la SNPT comme un empereur qui ne rend compte à personne sur sa gestion,
puisqu'il est en même temps juge et partie. L'orthodoxie de la gestion des
entreprises et sociétés d'Etat recommande qu'il y ait un directeur général
et un Conseil d'Administration pour surveiller l'action de celui-ci. L'on se
demande qui contrôle le PCA MANGANAWE dès lors qu'il est devenu le
contrôleur et le contrôlé. Et pourtant l'homme a voulu se passer pour un
grand légaliste. N'a-t-il pas éjecté le Directeur Général Charles TAKOU pour
cause de vacance de poste de 24 heures, alors que celui-ci était souffrant
et s'est rendu à Paris pour se faire soigner. Avant qu'il ne parte, il a
confié l'intérim à son directeur administratif et financier et a chargé sa
secrétaire de tenir informé le PCA MANGANWE. Malgré tout ce dispositif, le
PCA trouve qu'il y a vacance de poste.
L'on ne
comprend pas pourquoi celui qui prétend être rigoureux puisse prolonger son
intérim en violation des règles élémentaires qui régissent la gestion des
entreprises et sociétés d'Etat ?
Beaucoup
s'interrogent sur ce qui se cache derrière cette prolongation. En tout cas,
à en croire l'homme lui-même, sous son mandat, le prix du phosphate a chuté
de 350 dollars la tonne à 90 dollars. Et pourtant notre phosphate est d’une
qualité meilleure très prisée par les utilisateurs.
Le président de
la République est interpellé pour mettre de l'ordre dans la
maison des phosphates en nommant un Directeur Général en bonne et due forme.
Mais pour que celui-ci puisse travailler convenablement, le président Faure
doit dégager Florent MAGANAWE et ses acolytes en nommant des gens honnêtes
et sérieux au Conseil d'Administration pour remettre le secteur sur les
rails comme l'avait entrepris Charles TAKOU. Florent MAGANAWE c'est une
gangrène pour
la SNPT.
A.D.
Les Forces
Nouvelles se penchent sur l'importance de la Constitution dans la vie d'une
nation
Pour leur
première sortie le samedi 07 mars 2009, les FN (Forces Nouvelles) ont choisi
d'animer une conférence-débats à Brother Homé devant un public
essentiellement composé d'étudiants.
Toute la
matinée de samedi, les débats on tourné autour de " L'importance de
la Constitution
dans la vie d'une nation ". Ce thème choisi par les Forces Nouvelles (FN)
est présenté par le Professeur Mawulé Kuamvi Kuakuvi de l'Université de
Lomé.
D'entrée, il a fait l'inventaire des différents
aspects du concept et les a sériés selon des dysfonctionnements
constitutionnels constatés depuis les années 1960. Il apparaît que les
''constitutions modernes'' comprennent un préambule ou sont précédées
généralement d'une déclaration des droits et parfois d'une garantie des
droits sous forme solennelle….
Un document écrit fixant le statut de l'Etat et les
garanties des citoyens : Forme de constitution généralisée à partir des
révolutions américaines et françaises.
Le conférencier
a situé le sujet dans son contexte générique : La politique au sens absolu,
l'art de gouverner la cité en vue d'atteindre ce que l'on considère comme la
fin suprême de société : rechercher ensemble le bien commun. Ce qui fait de
la constitution, une loi suprême, source de légitimité et de légalité,
souple ou rigide, qui énonce les principes fondamentaux sur lesquels repose
l'Etat. Par exemple, y aura-t-il plusieurs partis politiques ou un seul ?
L'Etat sera-t-il une fédération ou un Etat Unitaire, une République ou une
monarchie ?
C'est le texte fondamental qui détermine les
institutions qui détiennent le pouvoir politique dans le pays : le Chef de
l'Etat, le Gouvernement, le Parlement, l'Assemblée Nationale et le Sénat,
la Magistrature
et les juges ainsi que les rapports qu'ils entretiennent en vertu du
principe de la hiérarchie des normes. La constitution est au dessus de
toutes les lois qui, toutes, doivent être conformes à
la Constitution
; d'où l'on parle de la " Constitution des Lois ".
S'agissant du Togo, Monsieur Mawulé Kuamvi Kuakuvi a
fait l'historique de la vie constitutionnelle togolaise.
Le Togo a connu 4 constitutions jusqu'à nos jours :
- Celle du 14 avril 1961
- Celle du 05 mai 1963
- Celle du 30 décembre 1979
- Et puis celle du 14 octobre 1992
Une période sans constitution s'est écoulée du 14
janvier 1967 au 09 janvier 1980. Ce fut une période d'exception qui a vu la
naissance du parti unique en novembre 1969.
Le président de
la République, pendant cette période, gouvernait par décrets et
ordonnances. Entre autres suppressions, il faut signaler celle de
l'indépendance de la magistrature sur proposition du RPT. Le 13 septembre
1972, les autorités créent un tribunal spécial chargé de réprimer les
détournements de fonds publics. Ce tribunal est ainsi composé :
- Un (01) Juge
- Un (01) Fonctionnaire du ministère du Commerce
- Un (01) Fonctionnaire du ministère de l'Economie
et des Finances
- Et un (01) Officier des FAT.
La constitution
de la 4ème République est adoptée par référendum le 27 septembre 1992 et
promulguée le 14 octobre 1992. elle a été révisée par loi N°2002-029 du 31
décembre 2002 et modifié à son article 52 alinéa 1er par la loi N°2007-008
du 07 février 2007.
Les débats très soutenus ont conduit les
participants au-delà de midi. On pouvait noter la participation du ministre
Victor ALIPUI du Grap, du représentant du secrétaire général du RPT, et du
représentant du l'UNSIT…
Sylvia Do Rego
Accident de
Togblécopé : Un drame révoltant
19 morts et des
dégâts matériels importants, tel est le triste bilan de l'accident de
circulation survenu dans la nuit du lundi 09 février sur la national N°1 au
niveau de pont de Togblécopé, suite à un accrochage entre un camion gros
porteur transportant quarante tonnes de ciment et un minibus de 15 places
ayant à son bord 19 passagers.
Sous l'effet du
choc, les deux véhicules qui ont quitté Lomé en direction du Nord, se sont
retrouvés sous le pont. Les corps des victimes, les 19 passagers du minibus,
n'ont pu être dégagés qu'après une longue et laborieuse opération de
sauvetage menée par les sapeurs pompiers et la gendarmerie nationale avec le
concours de la société LOCAMAT qui a mis à contribution ses grues. Le
conducteur du gros porteur est quant à lui porté disparu.
Selon les
explications du ministre de la sécurité, le Col Atcha Titikpina, le minibus,
contraint de ralentir à cause d'un obstacle sur le pont, a été percuté par
le titan qui le suivait à vive allure et dont le conducteur surpris par ce
ralentissement avait perdu le contrôle du volant.
En clair, ce
drame au bilan humain très lourd aurait pu être évité par une simple
observation des règles élémentaires du code de la route : limitation de la
vitesse, surtout la nuit où la visibilité est réduite, respect de la
distance minimale devant séparer deux véhicules qui se suivent, prudence à
observer à l'entrée d'un pont, etc.…
C'est dommage
et révoltant que des individus sans foi ni loi décident délibérément de
fouler au pied les règles élémentaires de la profession qu'ils ont eux-mêmes
librement choisie et transforment nos routes en tombeaux pour d'innocentes
personnes.
L'hécatombe de
Togblécopé est un drame de plus qui doit interpeller tous les acteurs du
transport routier : pouvoirs publics, syndicats de transporteurs,
conducteurs, etc… Chacun à son niveau devrait jouer sa partition pour le
respect du code de la route et la protection des vies humaines sur nos
routes.
A. Kapo
Fait divers : La
vengeance d'un cocu
Face au panier
de la ménagère qui se vide de plus en plus, des stratégies nouvelles de
sortie de crise ne cessent de voir le jour. La police, la gendarmerie et
globalement les forces de l'ordre en savent quelque chose. Des recettes
malicieuses ont certes été déjà démasquées mais d'autres restent encore dans
l'ombre. La nommée T. Rose est apprentie couturière dans la capitale Lomé.
N'ayant pour seul parent à Lomé qu'un frère aîné, lui-même maître maçon,
Rose manque de temps à autres de moyens nécessaires pour faire face à ses
besoins vitaux. Aussi, s'est elle taillé un petit copain. Malheureusement
pour elle, celui-ci n'est pas fortuné. Il ne serait qu'un enseignant
contractuel dans un lycée de la place et a à sa charge une femme et un
enfant. Non satisfaite, Rose noue des relations intimes avec un haut cadre
de la fonction publique. Il serait, dit-on riche. Douanier, ce cadre aurait,
lui aussi, une famille nombreuse mais serait très amoureux. Il semblerait
que le physique de la fille hante et séduit les hommes. C'est ainsi que de
passage à Lomé au cours des vacances dernières, un étudiant togolais en
Europe, serait lui aussi tombé sous le charme de cette fille. Il lui aurait
promis de l'épouser à son retour des études. C'est dans cette logique de
partenaires multiples que mademoiselle Rose a choisi de mener sa vie. Mais
comme toute action a des conséquences, l'aventure de Rose devait lui
réserver tôt ou tard de fâcheuses surprises. C'est ainsi qu'elle devait
simultanément s'occuper de son vieux douanier et de son copain étudiant en
séjour à Lomé. Ce dernier lui aurait remis de l'argent pour lui préparer à
manger. Elle aurait alors fait un bon plat accompagné d'un poulet rôti bien
assaisonné. Le douanier mis au courant du projet a tout simplement décidé de
se rendre chez la fille et d'emporter le copieux repas. La fille n'ayant
rien soupçonné revient à la maison en compagnie de l'étudiant pour savourer
cet excellent mets mais coup de théâtre : la casserole a été emportée avec
son contenu. La déception était grande. Elle a atteint le comble, lorsque,
désemparé, l'étudiant décida de ne plus jamais la revoir. Et si l'enseignant
et le douanier en décidaient de même ? Ne dit-on pas que quand le Chèque,
le Choc et le Chic (les 3 C) décident d'abandonner en même temps leur
bénéficiaire, ça fait très mal ? A bon entendeur, salut !
B. Talom
Match Togo -
Cameroun du 28 mars : La FTF assise sur des braises
ardentes
Dans deux
semaines, plus précisément le 28 mars prochain, les Eperviers du Togo
croiseront les crampons avec les Lions Indomptables du Cameroun au Ghana.
Une rencontre qui se situe dans le cadre du troisième et dernier tour des
éliminatoires de la CAN et du Mondial de Football 2010. Si les Camerounais attendent avec
impatience ce grand jour de vérité, parce que comptant sur le potentiel de
leur équipe, du coté du Togo ce n'est pas le cas. Comme de coutume pour les
dirigeants du football togolais, la nouvelle équipe de
la FTF a mis du temps avant de s'accorder sur le profil de l'entraîneur qui
doit diriger la sélection nationale. C'est finalement la semaine dernière
que le Belge Jean Thissen a vu son contrat signé, ce qui constitue un
handicap dans les préparatifs. A cela s'ajoutent l'inconstance et la méforme
de certains joueurs, bref l'équipe togolaise a besoin d'être reconstruite
dans tous les compartiments. Ce que le nouveau sélectionneur a entrepris de
faire tout en reconnaissant que des difficultés existent déjà. "Nous partons
avec une série de handicaps. Le fait de jouer ce match loin de Lomé, la
signature tardive du contrat et les changements intervenus à la tête de
la FTF ", souligne-t-il.
Néanmoins, le
technicien Belge reste confiant. Le Cameroun part favori certes, "mais ça ne
veut pas dire qu'on ne va pas battre le Cameroun ", déclare-t-il. Le grand
problème qui risque par contre de compromettre la bonne performance des
Togolais reste celui de non versement de primes de matchs. Depuis leur
dernier match contre les Zwazi à Accra à la suite duquel les Eperviers se
sont qualifiés (06 buts à 0), les joueurs n'ont reçu ni leurs primes de
match, ni le moindre franc du don du chef de l'Etat qui s'élevait à 46
millions de FCFA. A ces primes s'ajoutent celles du match amical joué le 11
février dernier à Rouen face aux Etalons du Burkina Faso. Une source proche
des joueurs indique que ceux-ci sont en concertation pour définir la
démarche à suivre pour rentrer en possession de leurs droits. Du coté de la
FTF, on rassure que tout sera rentré dans l'ordre avant le match du 28 mars.
En tout cas, la
FTF a intérêt à trouver une solution urgente à ce problème, afin d'éviter
au football togolais de retomber dans l'épisode de Wangen. Il en va de la
crédibilité de la nouvelle équipe dirigeante. Ce match contre le Cameroun
sera un match test pour le président de
la FTF et son
équipe.
Pierre Agbanda |
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Chronique de la Semaine #49 du 3 mars 2009 |
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Agbéyomé
Kodjo humilié à Avépozo : Des militants de OBUTS ont déchiré leur carte
d'adhésion devant leur leader |
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Lorsqu'on bâtit un parti politique sur le mensonge,
les conséquences ne se font pas attendre. C'est ce qui arrive à l'ancien
baron du RPT, Agbéyomé Kodjo qui a créé son parti connu sous le sigle OBUTS.
En dehors du fait que ce parti n'a pas encore son récépissé à cause des faux
documents présentés son leader pour constituer le dossier, Agbéyomé Kodjo a
jugé bon de lancer son parti sur le mensonge. Comme nous l'avons déjà écrit
dans notre parution N°041 du 15/01/2009, Agbéyomé Kodjo et ses lieutenants
font croire à la population que quiconque obtient la carte d'adhésion à leur
parti OBUTS aura droit à un prêt dont le montant varie entre 250 000 et 500
000 FCFA. Evidemment, avec la crise actuelle, cette promesse ne peut
qu'attirer les gens. Et à chaque fois qu'on l'annonce dans un quartier de
Lomé ou dans une ville de l'intérieur, les populations sortent pour aller
écouter l'homme providentiel qui vient solutionner leurs problèmes. Mais
lorsqu'on lui pose la question de savoir à quand le déblocage des fonds, il
répond : " c'est pour bientôt ". Le dimanche dernier, aux environs de 15
heures, Agbéyomé Kodjo se rend à Avépozo, une banlieue de Lomé situé à une
dizaine de km du centre ville pour, dit-il s'entretenir avec ses militants.
Environ 300 personnes composées à 90% de femmes étaient présentes sur les
lieux non pas pour écouter les élucubrations de cet ancien baron du RPT,
mais pour lui demander de les situer sur la date exacte du déblocage des
fonds.
Comme il fallait s'y attendre, l'homme a
commencé par jeter des anathèmes sur son ancien parti, le RPT, et le
gouvernement qui, selon lui, ne se préoccupent pas du bien-être des
populations. Un militant, M. Jean Gnavo, nous raconte : "Agbéyomé Kodjo a
commencé son intervention en insultant proprement le RPT et son président.
Pour lui, le président Faure et ses amis pillent le pays et ne font rien
pour soulager la misère des populations. Il promet de mettre fin à notre
galère s'il est élu président de
la République
en 2010. Ce discours venant d'un ancien baron du RPT nous a fait sourire.
Lui qui a été directeur du port et qui a pillé cette société pour devenir
milliardaire, il vient nous dire aujourd'hui que ce sont les autres qui
volent. Qu'a-t-il fait quand il était premier ministre ? Quant il était
premier ministre, la misère des Togolais n'était-elle pas plus criarde ?
Aujourd'hui, après avoir fait fusiller des Togolais à Fréau Jardin, il se
permet de se présenter devant nous pour vilipender ceux avec qui il
mangeait. En tout cas, moi je suis là pour le prêt qu'il a promis”. Après
cette intervention très ennuyeuse, l'homme ne dit rien sur la date à
laquelle il projette débourser les sous pour démarrer le processus de prêt.
C'est alors qu'une femme présente sur les lieux s'adjuge la parole
bruyamment et demande au président de l'OBUTS : " Dites-nous exactement la
date où le prêt sera disponible, M. Agbéyomé ". L'homme très serein lui
répond que le président Yayi Boni du Bénin n'a pas accordé le prêt quand il
était à la BOAD. C'est lorsqu'il est devenu président de la République qu'il
a accordé des prêts aux Béninois et Béninoises. "Si vous votez pour moi en
2010 en tant que président de la République, je pourrai aisément vous
accorder vos prêts pour relancer vos activités", a-t-il martelé. Cette
réponse a suscité la révolte au sein de la foule qui a fait le déplacement.
Pour lui signifier leur mécontentement, certaines femmes ont déchiré devant
lui la fiche d'adhésion qu'elles ont remplie peu avant le début du meeting.
D'autres personnes lui ont exigé le remboursement des frais d'adhésion qui
est à
100 F
car pour eux c'est une arnaque. Pour Ayawa, revendeuse du poisson frais qui
réside à Avépozo, "Agbéyomé Kodjo nous pend pour des gamins. Il pense nous
tromper pour qu'on aille voter pour lui en 2010. Il fait fausse route. Moi,
je suis UFC et je voterai Détia le jour J. Il peut aller se faire voir
ailleurs, car je n'ai plus besoin de ses sous". La réponse d'Agbéyomé a
tellement indisposé les gens qu'ils ont déchiré leur fiche et carte
d'adhésion à l'OBUTS et vidé les lieux du meeting très furieux. Agbéyomé
Kodjo surpris par ces réactions s'est engouffré dans sa voiture en allumant
bien sûr une cigarette pour calmer ses nerfs tout en ruminant : " 2010 je
serai président de la République du Togo ". Que dire ? Peut-être que l'homme
a d'autres problèmes que nous ne maîtrisons pas.
Aliziou Dominique
Travaux du CPDC :
Des observateurs de la CEDEAO et de l'UE pour quoi
faire ?
Après le compromis sur la question de la
facilitation, les travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation
(CPDC) ont repris toujours à la primature. Le fait nouveau, c'est
l'apparition de deux observateurs, en l'occurrence celui de l'UE et de
la
CEDEAO. Et ceci est contenu dans les revendications de l'UFC qui avait
demandé la suspension des travaux. Aujourd'hui, l'UFC doit jubiler parce que
ses revendications ont été acceptées. Mais à quoi servent les observateurs
dans un cadre de concertation qui est un cadre consultatif, étant donné que
les décisions qui découleront des discussions ne s'imposeront à aucune
institution de
la République.
L'on comprend mal les vraies intentions de
l'UFC qui passe son temps à chercher des poux sur un crâne rasé. Le parti de
Gilchrist voudrait au fait créer une situation de crise pour quitter le
cadre en demandant ce qui n'est pas prévu ni dans l'APG ni dans le décret
présidentiel mettant en place le CPDC. Le président Faure, toujours fidèle à
sa politique d'ouverture, a trouvé une solution aux revendications de l'UFC
pour que les travaux puissent démarrer. Il a pour cela reçu une délégation
du CAR et de l'UFC pour leur proposer d'élargir le CPDC aux partis
signataires de l'APG, notamment
la CDPA,
la CPP et le PDR. Malheureusement, ces deux partis ont catégoriquement
rejeté cette proposition du chef de l'Etat, arguant que pour prendre part
aux travaux du CPDC, tout parti doit obtenir au moins 5% des suffrages lors
des dernières législatives. Seulement voilà : les mêmes qui ont exigé et
obtenu la facilitation et la présence d'observateurs refusent d'élargir le
cadre aux autres partis.
En tout cas, à l'allure où vont les
choses, l'on se demande si ce cadre peut épuiser son ordre du jour avant le
lancement de certaines opérations dans la perspective de 2010.
Pour l'heure, le président Faure rassure :
" Vous savez que depuis 2007, nous faisons tout pour nous en tenir à la
méthode qui marche. Le facilitateur Blaise Compaoré est toujours à nos
côtés. Nous discutons pour trouver des solutions aux problèmes que vous
venez d'évoquer, seulement, à l'impossible, nul n'est tenu. Si les
discussions durent trop, il y a des délais, en ce moment, il faut envisager
d'autres moyens, et il y a le parlement qui peut aussi voter. Il faut tout
faire pour rapprocher les points de vue. Les problèmes, il y en aura
toujours, il faut tout faire pour les résoudre. Moi, j'ai choisi le dialogue
et le consensus ". C'était lors de son séjour à Ouagadougou. Pour ceux qui
pensent que nous allons passer toute l'année 2009 à dialoguer, le message du
président est clair. A défaut d'un consensus au sein du CPDC, le parlement
issu des législatives de 2007 et qui est l'aboutissement heureux de l'APG
légiférera.
Car en fait, l'on se demande si le CPDC n'est pas un
dialogue de trop. Nous attendons de voir.
Aliziou Dominique
Les effets
néfastes de la COTEC sur l'économie nationale :
Seulement 324 voitures ont été immatriculées en février 2009 contre 1200 en
février 2008
L'introduction de
la Compagnie
Togolaise d'Evaluation et de Contrôle (COTEC) à la Douane pour soi-disant
lutter contre les fraudes, a des conséquences désastreuses sur l'économie
nationale. Malgré les cris de détresse des transitaires, des
concessionnaires et surtout des consommateurs qui ne sont autres que le
peuple togolais, Marc Bidamon, DG des Douanes, et Marc Antoine, directeur de
la COTEC, tiennent dur comme le fer leur position et ne sont pas prêts à céder.
Et pourtant la prestation de
la COTEC a
provoqué une augmentation exorbitante de 300% du dédouanement des véhicules
d'occasion. Si l'implantation de la COTEC est guidée par l'intention
d'informatiser le secteur, cela doit se faire non pas au détriment des
consommateurs mais à leur avantage. Aujourd'hui, avec la présence de la
COTEC à
la Douane, la vente des véhicules d'occasion a chuté pendant la période
d'essai, c'est-à-dire le mois de décembre, à 45%, soit seulement 811
voitures immatriculées. Mais au lieu de s'inquiéter, la direction des
Douanes se targue plutôt d'avoir réalisé un bénéfice de 18%. Dans notre
parution N°041 du 15/01/09, nous avons attiré l'attention des autorités sur
la COTEC en relevant que si la chute de la vente des véhicules d'occasion
est de 45% au démarrage de l'opération, il va sans dire que cette vente va
dégringoler dans les prochains mois. Les faits nous donnent raison
aujourd'hui. En effet, selon une source proche de la Société Togolaise de
Plaques (SOTOPLA), 1270 voitures ont été immatriculées en janvier 2008. En
janvier 2009, ce chiffre est tombé à 622. Pour le mois de février 2008, le
chiffre était de 1200 véhicules contre 324 pour le même mois cette année. A
ce rythme, l'on se demande combien de voitures pourront être immatriculées
dans les mois à venir.
Avec cette dégringolade de vente de
véhicules qui passe de 1200 à 324, les deux Marc (Bidamon et Antoine) sont
toujours insensibles et tentent vaille que vaille de maintenir leur COTEC.
Et pour quelle raison ? Qu'est-ce qui peut justifier cet entêtement de leur
part ? Avec seulement 324 véhicules dédouanés en février 2009 contre 1200 en
février 2008,
la Douane
a-t-elle eu une augmentation de son chiffre d'affaire ? Or le secteur de la
vente des véhicules d'occasion implique plusieurs acteurs qui vivent de
cette activité, notamment, les transitaires, les concessionnaires, les
assurances et
la SOTOPLA. Les
deux Marc veulent-ils asphyxier toute cette chaîne d'opérateurs économiques
intervenant dans le domaine?
Quand la vente ne marche pas, les
concessionnaires ne font plus de nouvelles commandes. Dans ces conditions,
le port aura un manque à gagner ainsi que le service des impôts qui fait des
prélèvements sur chaque véhicule importé. Est-ce que c'est bon, Messieurs
Marc ?
Le hic dans cette affaire, c'est que l'un
des grands perdants n'est autre que
la Douane. En effet, face aux coûts exorbitants des frais de
dédouanement, un nouveau trafic a vu le jour. Les acheteurs de voitures
s'arrangent avec les concessionnaires et les douaniers pour faire sortir
allégrement leur voiture sans verser un seul centime. Il leur suffit pour
cela de mettre une ancienne plaque d'immatriculation sur le nouveau véhicule
acheté et l'acquéreur le sort comme si de rien n'était. Aujourd'hui,
plusieurs véhicules circulent avec des anciennes plaques. N'est-ce pas un
véritable manque à gagner pour
la Douane et
un facteur d'insécurité pour tout le pays? Avec ce trafic, c'est un manque à
gagner pour tous les opérateurs qui interviennent dans le secteur,
notamment, les transitaires, les assureurs et
la SOTOPLA. Vaut-il
la peine de s'entêter en maintenant cette fameuse COTEC plutôt nuisible ?
Seuls les deux Marc ont la réponse.
Aliziou Dominique
Bilan du séjour
du chef de la Délégation de l'UE au Togo : "Mission accomplie" pour M.
Filiberto Ceriani Sebregondi
" Si je dois être sincère, je termine ma
mission avec un sentiment de " Mission accomplie ", a déclaré M. Filiberto
Ceriani Sebregondi, ambassadeur et chef de
la Délégation
de la Commission Européenne
auprès de
la République du Togo, dans son allocution de fin de mission au
Togo. Nommé en octobre 2005 à ce poste, M. Sebregondi a suivi dans tous les
détails l'évolution de la situation politique du Togo. Hier il était face à
la presse dans les locaux de
la Commission
de l'Union européenne à Lomé où il a fait le point de sa mission au Togo. Un
bilan qu'il juge très positif au vu des défis que l'Union européenne a déjà
relevés avec le Togo et dont il a été témoin, notamment la réalisation des "
22 engagements " souscrits par le Togo en 2004, l'organisation d'élections
législatives libres, transparentes et sans violence. Ce qui a eu pour
conséquence la reprise totale la coopération avec les partenaires au
développement.
Bref, M. Sebregondi a été présent tout au
long du processus qui a conduit à la décrispation de la situation politique
de notre pays. Le chef de
la Délégation de
la Commission
européenne au Togo a par ailleurs évoqué les appuis multiformes de l'Union
européenne au Togo à travers le 9e et 10e Fonds Européens de Développement
(FED) et les Fonds Stabex qui ont apporté au Togo une somme d'environ 130
milliards de FCFA et qui sont la preuve de la reprise totale de la
coopération entre l'UE et le Togo. M. Sebregondi a également annoncé pour le
Togo une aide budgétaire afin de permettre au gouvernement d'assurer ses
services de bases qui sont en cohérence avec son programme de réduction de
la pauvreté. Il revient aux Togolais de relever le défi en ne gâchant pas
les acquis déjà obtenus. Répondant à l'une des préoccupations des
journalistes relative à la situation politique, il a déclaré que le problème
du Togo est le problème de changement de mentalité et de changement de
leader. Il faut que tous les partis politiques puissent dégager de nouveaux
leaders pour renouveler la classe politique.
Le nouveau chef de
la Délégation
pour le Togo sera connu entre mai et juin. Notons que pour marquer la fin de
son séjour au Togo, M. Sebregondi a offert, le mardi dernier à sa résidence,
une réception qui a rassemblé plusieurs invités dont le Premier ministre
Gilbert Houngbo.
Pierre Agbanda
Les experts du
FMI satisfaits des actions du gouvernement
Le récent passage à Lomé d'une délégation
du Fonds Monétaire International (FMI) dirigée par M. Marshall laisse une
impression d'optimisme par rapport à la gestion des affaires sous la férule
de l'équipe à Gilbert Houngbo. L'arbre cache la forêt et il est possible que
l'opinion que les Togolais se faisaient du RPT ne leur permette pas
d'apprécier avec lucidité l'effort qui se fait actuellement à l'initiative
du président Faure Gnassingbé. A commenter par la décrispation politique en
général. Sur la base de notre observation, nous pouvons dire que sous
l'administration Faure Gnassingbé, le dialogue politique relève de la
réalité pure. Non pas seulement en pensant à l'Accord Politique Global (APG)
mais aussi en évoquant les débats à l'Assemblée Nationale puis tout
récemment le déblocage des travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC).
Le consensus autour du Président Faure
Gnassingbé comme facilitateur apporte la preuve que les Togolais commencent
à expérimenter un minimum de confiance mutuelle.
Comment peut-il en être autrement ? Un
certain nombre de faits saillants prouve que le Togo est sur la voie du
pluralisme démocratique, et, les liberté individuelle (liberté de presse,
liberté d'expressions, libertés de mouvements, liberté syndicales…) ont
droit de cité. Les langues se délient, les journaux se créent, ainsi que les
radios et les télévisions, traitent les informations et essayent de former
les opinions. Le panorama politique est apaisé, les institutions politiques
se mettent en place. Il est vrai que l'environnement sociopolitique paraît
encore insipide et se présente sous une coloration de pauvreté et de vie
chère, de licenciement comme à
la Société Nouvelle
des Phosphates du Togo où 600 agents ont été remerciés. Nous n'oublions pas
le Port Autonome de Lomé. La paix sociale, règne et le Togo affiche l'image
d'un pays tranquille sans agitations populaires qui aujourd'hui se sont
estompées et l'on assiste sans coup férir à la normalisation de la vie
sociopolitique. De nombreuses réformes sont en chantier. Le déblocage des
avancements des fonctionnaires est effectif depuis avec des améliorations
financières sur la vie des travailleurs et leurs familles, l'éducation au
pré-scolaire et au primaire est devenue gratuite, les rues de la capitale
sont en réfection sur le financement entier du gouvernement, de même que le
cuvage et le traitement de la lagune de Lomé. Par ailleurs, bientôt sera
totalement reconstruit le boulevard du Mono. La mise en place de la cour des
comptes est prévue pour la fin du 1er semestre 2009. Ce qui précède est
certainement insuffisant par rapport à la tâche à abattre et qui attend les
Togolais… Mais Rome n'est pas bâti en un seul jour.
Sylvia Do Régo
Gestion du
contentieux électoral : Les Cours Constitutionnelles d'Afrique de l'Ouest en
séminaire à Lomé
Les membres des cours constitutionnelles
et conseils constitutionnels du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, de
la Côte
d'Ivoire, du Mali et du Togo sont en séminaire sous-régional depuis lundi à
Lomé. Pendant cinq jours, ces membres et tous ceux qui sont impliqués dans
le processus électoral auront à réfléchir sur le contentieux électoral dans
la perspective du perfectionnement des scrutins à venir. Ceci permet
d'éviter des comportements anti-démocratiques lors des recours. Dans la
mesure où presque que toutes les élections en Afrique sont sujet à des
contestations après la proclamation des résultats, des partis politiques
utilisant des moyens peu légaux pour réclamer une prétendue victoire qui
leur aurait été volée. C'est pour établir des mécanismes " clairs et fiables
" pouvant éviter les dysfonctionnements constatés lors des consultations
électorales que ce séminaire est organisé. Pour la réussite des prochaines
échéances au Togo, tous les acteurs impliqués dans le processus électoral
ont été associés aux travaux. Il s'agit notamment des membres de
la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI), de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de
la Communication
(HAAC), du ministère de l'Administration territoriale, de
la Commission Nationale
des Droits de l'Homme (CNDH), des partis politiques, des représentants de la
société civile de même que des journalistes.
Dans son discours d'ouverture, le
président de
la Cour Constitutionnelle
du Togo, M. Abdou Assouma a expliqué que la gestion du contentieux électoral
vise à assurer un bon accomplissement des formes, des procédures et des
opérations qui l'accompagnent. Elle permet aussi de s'assurer de la validité
des résultats et de la qualité des élus. M. Assouma a par ailleurs indiqué
que les difficultés qui donnent naissance à un contentieux électoral sont
pour la plupart dues aux problèmes d'éducation à la citoyenneté des
populations, notamment à l'exercice du droit de vote.
Pour sa part, la représentante du
secrétaire général de l'Organisation Internationale de
la Francophonie
(OIF), Mme Christine Desouches a salué cette initiative et félicité le chef
de l'Etat Faure pour la création d'une commission " Vérité - Justice -
Réconciliation " et d'un Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC).
Pour elle, le pari de la quête de la démocratie sera gagné si toutes les
institutions affirment chaque jour leur efficacité en travaillant pour le
bien de tous. Elle a réitéré le soutien de son institution au Togo et à sa
Cour Constitutionnelle.
Pierre Agbanda
Dossier : Le port du casque : Un calvaire pour les
motocyclistes
Les
routes africaines tuent de plus en plus. Il ne se passe aucun jour où on
n'enregistre des accidents de circulation et la plupart de ceux-ci font des
victimes innocentes et même ignorantes. En décembre 2008, des informations
proches de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) faisaient
état de 5000 personnes tuées par an à la suite d'accidents sur les routes
des huit pays membres
Les causes de ces nombreux accidents sont
dues aux systèmes d'information sur le niveau de sécurité routière qui ne
sont pas bons dans l'espace UEMOA, a expliqué, M. Gouali Emmanuel Yoro,
responsable de
la Sécurité routière à
la Commission de l'UEMOA à Ouagadougou. Selon la même source, on
a une moyenne de 30000 accidents par an avec un peu près de 50000 blessés
dans l'espace communautaire. Le mauvais entretien des véhicules, des
règlementations insuffisantes et peu appliquées sont avancés comme
principales raisons de ces hécatombes quotidiennes.
Au Togo, le bilan n'est pas moins
dramatique. Selon des chiffres fournis par le ministère de
la Sécurité et
de la Protection Civile,
325 personnes ont péri dans les accidents de la route en 2008 au Togo. Un
bilan toutefois en constante baisse. Car en 2006, ce chiffre était de 517
morts contre 447 en 2007, indique la même source. Ce rapport attribue les
causes de ces accidents au non respect du code de la route, à l'imprudence,
à la méconnaissance des textes, à l'excès de vitesse et à la conduite en
état d’ivresse.
Généralement au Togo, dans les villes, le plus grand
nombre de ces victimes est à moto. Et les motocyclistes ont très peu de
chance de survivre à ces accidents, qu'ils soient auteurs ou victimes. La
raison est toute simple : ils sont ceux-là qui brûlent plus le feu rouge
(conducteurs de taxi motos surtout), se faufilant entre les véhicules pour
se frayer un passage, même si cela n'est pas possible à vue d'œil. Et comble
de malheur, peu de motocyclistes portent un casque. Il suffit de jeter un
coup d'œil sur nos routes pour s'en apercevoir. Et pourtant ce geste (le
port du casque) aussi banal qu'il puisse paraître peut sauver son auteur.
Les fabricants des motos chinoises communément appelées " Dubaï " ne
l'ignorent pas. En effet, sur le réservoir de chaque moto figure parmi les
recommandations importante, celle relative au port du casque. Et au-delà de
cette recommandation, un casque est remis à l'acheteur de moto. Même si
certaines personnes estiment que ce casque est fragile ou n'est pas joli, au
moins il peut protéger son porteur. Malheureusement, beaucoup de personnes
n'aiment pas ou ne veulent pas porter le casque. En dehors des corps
habillés qui en portent par contrainte, parce qu'il est interdit d'entrer au
camp sans casque (et certains s'en débarrassent tout juste à la sortie des
camps), ils sont rares ces usagers à moto qui portent un casque. Plusieurs
raisons sont avancées par les motocyclistes pour soutenir leur acceptation
ou leur refus de porter un casque. Odilon, un maîtrisard en gestion,
conducteur de taxi-moto : "Quand je porte le casque j'ai l'impression d'être
étouffé, je me sens coincé. J'essaye quand même d'être prudent en roulant ".
Baudouin, un cadre de l'Administration : " Je porte le casque quand je vais
au boulot, parce qu'en ville, la circulation est dense. Les week-end, c'est
quelques fois que je le porte ". Joël, enseignant au secondaire : " J'ai
décidé de porter le casque après avoir rendu visite à mon gendre qui a fait
un accident qui a failli mettre fin à ses jours. Même si l'on n'a rien, on
doit chercher à se protéger. La tête est la partie la plus fragile du corps
humain ; quand elle est atteinte, c'est fini ".
Face à cette situation, l'Etat par le
biais des services de l'administration doit exiger le port de casque aux
employés avant leur entrée dans les services, afin de leur éviter des
accidents mortels qui constituent une perte pour l'administration et pour le
pays tout entier. Les forces de sécurité devront également jouer pleinement
leur rôle, en sévissant contre les motocyclistes qui font la surcharge et
l'excès de vitesse. La loi devant obliger tous les citoyens à porter un
casque n'est pas à l'ordre du jour. Le ministre Titikpina de
la Sécurité
interrogé il y a quelques semaines à ce sujet suite à l'accident de Davié
qui a coûté la vie à trois personnes sur une moto avait déclaré qu'aucune
décision n'est envisagée pour le moment. Mais les motocyclistes devront
quand même comprendre que le port du casque est un acte banal certes, mais
il peut les sauver. Le port du casque est un acte de prudence qui nous
protège. Ne dit-on pas souvent que " la vie n'a pas de prix " ?
Pierre Agbanda
Fait divers : Le
collier antivol
Le 19 février dernier, les populations de
Lomé en général et celles d'Adidoadin en particulier, ont été réveillées par
des scènes d'horreur, en l'occurrence la mort brutale de quatre brigands de
classe exceptionnelle. Ils ont été abattus par une unité de patrouille. Les
éléments de sécurité qui composaient l'unité ont essuyé les coups de feu des
brigands avant de riposter avec efficacité. Le véhicule à bord duquel ces
malfaiteurs circulaient n'a pu continuer sa course. Il a péri en même temps
que ses occupants. Le pire dans cette affaire, c'est que pendant que les
forces de l'ordre protégeaient les lieux, un autre groupe de malfaiteurs
arrive, on ne sait d'où, et échoue dans sa tentative de fuite juste à ce
niveau. Ceux qui n'ont pas vu l'évènement en direct ont appris que le second
groupe de bandits est arrivé sur les lieux à motos. Les bandits avaient
attaché à l'arrière de leurs motos, les cadavres de moutons qu'ils ont
certainement volés. Personne, à ce jour, n'a pu savoir l'origine exacte du
butin. Mais force est de savoir qu'un individu qui jusque-là a gardé
l'anonymat, aurait révélé que l'un des cadavres de moutons avait un collier
au cou. " J'ai mis ce collier au cou de l'animal pour l'aider à mieux
s'orienter ", a-t-il dit avant de renchérir que si le voleur n'avait pas été
surpris par la patrouille, il finirait ses courses devant la porte du
propriétaire légitime. " Ça fait deux fois de suite que des voleurs sont
partis avec mes bêtes et sont retournés avec elles chez moi grâce au
collier. Et si je ne les délivre pas du sortilège, ils restent toujours
debout devant ma porte. J'ai été étonné que mon animal soit volé et qu'une
semaine après, je n'ai pas de suite. J'ai cru que le voleur avait peut-être
déniché mon secret, mais c'est ma radio qui m'apprendra plus tard la
nouvelle ". L'homme faisait ces déclarations devant une foule médusée,
impatiente de savoir la suite des évènements. Mais il serait, dit-on, vite
parti parce qu'il serait pressé de se rendre à la police. Nous osons croire
qu'il y est arrivé et lui souhaitons bonne chance pour le succès de sa
démarche. Aussi émettons-nous le vœu que la police plaide afin que l'homme
enseigne aux milliers d'éleveurs togolais, ses bonnes recettes antivol
B. Talom |
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Chronique de la Semaine #47 du 26 fev 2009 |
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Déblocage des
travaux du CPDC : Consensus autour du président Faure comme facilitateur |
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Après quatre
jours de suspension des travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC) à la demande de l'UFC qui exigeait la facilitation, la
9e séance de mardi a permis aux acteurs de trouver un compromis.
Ce
compromis qui porte sur le recours à la facilitation en cas de blocage des
travaux, vient de trouver un dénouement heureux qui satisfait toutes les
parties prenantes au dialogue. Ainsi, " en cas de blocage des discussions,
le CPDC convient de saisir le président de la République. Le chef de l'Etat
recherche avec les leaders des partis membres du Cadre, les solutions
appropriées avec le recours à la facilitation le cas échéant ".
Désormais, en
cas de blocage, le premier facilitateur n'est autre que le président de la
République qui a signé le décret mettant en place le CPDC. C'est lorsque ce
recours n'a pas pu apporter des solutions idoines au blocage qu'il est
possible de recourir à une facilitation. Pourquoi perdre beaucoup de temps
alors que la solution était à la portée de la main ? L'on se rappelle
qu'avant la suspension des travaux réclamée par l'UFC, le CAR avait suggéré
que le représentant du chef de l'Etat au CPDC aille rendre compte à son
mandant pour débloquer la situation.
Le RPT est allé
loin en proposant de " recourir au chef de l'Etat en cas de blocage pour
trouver les solutions appropriées en concertation avec les leaders des
partis politiques du CPDC ", indique le communiqué du RPT. Si l'UFC avait
accepté de poursuivre les discussions, il va sans dire que les parties
prenantes aboutiraient à coup sûr à ce compromis. Mais malheureusement, le
parti de Gilchrist Olympio a choisi la fuite en avant pour soi-disant
rendre compte à son mandant.
En tout cas,
avec ce compromis, le chemin est balisé pour la poursuite des travaux. La
dixième séance qui se déroule ce matin s'appesantira sur le code électoral.
L'on se rappelle que le gouvernement avait déposé sur la table de
l'Assemblée Nationale un projet de loi sur le code électoral pour que le
débat se déroule à ce niveau comme cela se fait partout dans le monde. Mais
une fois encore, l'UFC a rejeté catégoriquement cette démarche parce qu'elle
n'a pas la majorité au parlement pour s'imposer. Si c'était le cas
contraire, c'est-à-dire, si ce parti avait la majorité absolue, elle ne
trouverait pas d'inconvénient à ce que les députés puissent en débattre.
Comme l'UFC a voulu que le texte du code électoral passe par le CPDC qui
n'est qu'un cadre consultatif et qui ne peut en aucun cas s'imposer aux
institutions républicaines, l'on attend de voir si les résultats de ses
travaux passeront sur un arbre pour devenir une loi de la république ou bien
c'est toujours l'Assemblée qui va légiférer.
Et pourtant
nous sommes à quelques mois de l'échéance fatidique de 2010 pour la
présidentielle. Si le simple règlement intérieur a mis plus de deux semaines
pour être adopté, qu'adviendra-t-il lorsqu'il va s'agir des textes chocs,
notamment le code électoral, les réformes institutionnelles et
constitutionnelles ?
Pour l'heure,
le CDPC ne peut en aucun cas se muer en un dialogue bis. C'est juste un
cadre consultatif qui ne peut s'imposer à aucune institution.
Aliziou
Dominique
Le dernier
ministre du gouvernement Houngbo est connu : M. Comla Kadje ministre des
Travaux Publics et des Transports
Après la
publication de la liste des membres du gouvernement Houngbo, un département
et non des moindres était rattaché à la présidence de la République. Il
s'agit du ministère des Travaux Publics et des Transports. Ce ministère
vient de connaître son locataire à la personne de M. Comla Kadje
précédemment commissaire à la Commission de la CEDEAO. M. Kadje n'est pas un
novice dans la boîte. Il avait occupé la Direction générale des Travaux
Publics et donc maîtrise les rouages de ce département que certains
qualifient de pourri. En effet, nos routes se trouvent aujourd'hui dans un
état de déliquescence avancée à cause bien sûr des entrepreneurs véreux qui,
au lieu de réaliser des ouvrages pouvant durer dans le temps préfèrent
engloutir des centaines de millions dans leur poche. La plupart des cadres
de ce ministère et même des barrons disposent des entreprises BTP.
L'on se demande
si le nouveau ministre des TP qui a pris fonction hier a les reins solides
pour combattre ce réseau mafieux spécialisé dans la construction des
ouvrages de mauvaise qualité vite endommagés dès la première pluie.
En tout cas, le
ministre a la lourde responsabilité de réorganiser ce secteur et surtout de
lancer une croisade contre les entrepreneurs véreux qui n'ont qu'un seul
souci : comment remplir leur poche. Le drame, c'est que les services chargés
de contrôler la fiabilité de ces ouvrages sont aussi corrompus que les
entrepreneurs. Il suffit de glisser un pot de vin aux contrôleurs pour
qu'ils affirment les yeux fermés que l'ouvrage est d'une qualité
exceptionnelle alors que la réalité est tout autre. M. Comlan Kadje pourra
mieux réussir sa mission si lui-même ne dispose pas d'une entreprise BTP. Il
pourra être au dessus de la mêlée et sévir contre les entrepreneurs peu
sérieux.
M. le ministre,
la tâche qui vous attend est immense, mais avec beaucoup de courage et de
sérieux, vous pouvez réussir.
Monsieur le
Ministre. Du courage donc!
A.D.
Insécurité à
Lomé :
Les Forces de Sécurité mènent une "Opération
Commando" réussie
Le phénomène de
l'insécurité a pris une ampleur inquiétante ces derniers temps, malgré
l'Opération araignée mise en place par les autorités pour lutter contre les
braqueurs et bandits. Les "toiles" de nos araignées n'arrivaient plus à
prendre ne serait-ce que la plus "petite bestiole" nuisible à la société.
Les Loméens dans la rue avaient la peur dans le ventre et n'avaient pas le
sommeil tranquille la nuit, tout ceci par peur d'être braqués. Face à cette
situation qui commençait par ressembler à la vie de la jungle, la presse n'a
pas fait de cadeau aux responsables chargés de la sécurité des citoyens :
critiques par ici, dénonciation par là et même des propositions ont été
adressées à ces responsables.
L'on a
l'impression que les intéressés ont pris la mesure de la situation et
rectifié le tir. La semaine dernière, nos forces de sécurité ont réussi à
mettre hors d'état de nuire sept braqueurs. C'est la gendarmerie nationale
qui a donné le ton dans la nuit de mardi 16 à mercredi 18 février dernier à
la suite d'une opération qu'on pourrait qualifier de "Commando". Trois
malfaiteurs qui venaient de braquer et dépouiller une famille ont été
traqués par la gendarmerie nationale, une traque qui a conduit les gendarmes
de Hédzranawoé à Agoé-Kitidjan où ces bandits ont été abattus à la suite
d'un échange de tirs nourris. Trois jours plus tard, ce fut le tour de la
police nationale de mettre fin aux actes d'insécurité de quatre autres
malfrats à Aflao Soviépé, à la suite également d'échange de tirs entre
forces de sécurité et malfrats.
La police a
aussi découvert dans la même localité trois chèvres égorgées et une moto
abandonnées par des voleurs, probablement surpris par la présence des hommes
en tenue. Cette opération de grande envergure des forces de sécurité est à
saluer. Mais elle ne doit pas s'arrêter là, car ça serait comme une goutte
d'eau dans la mer. Les réseaux de malfrats il doit en exister beaucoup et il
faudra réorganiser le système sécuritaire et mettre à la disposition des
forces de sécurité des moyens à la mesure de l'ampleur du phénomène. L'Etat
doit également penser à l'électrification des rues de Lomé et des quartiers
environnants, car l'obscurité favorise beaucoup les actions des malfrats.
Les actes de braquage ralentissent beaucoup le développement.
La population a
également son rôle à jouer dans le démantèlement de ces réseaux de braqueurs
en dénonçant des comportements étranges d'un cohabitant ou en évitant
d'héberger les malfrats.
Cette franche
collaboration entre la population et les forces de sécurité conduira à coup
sûr à l'éradication de ce fléau.
Pierre Agbanda
Promotion du
secteur artisanal Togolais : La Foire Artisanale du Togo officiellement
lancée
Du 15 au 26 avril prochain, Lomé la capitale abritera la
deuxième édition de la Foire Artisanale du Togo (FA. Togo). Cette deuxième
édition qui aura pour cadre le Palais des Congrès sera placée sous le thème
: " Booster notre développement par la force de l'artisanat ".
Initiée par Africa World, une agence de conseil et de
stratégie de communication, la Foire Artisanale du Togo vise à faire la
promotion des produits et services du Togo et de la sous-région. C'est
également une occasion de présenter les performances locales et sous
régionales en matière d'œuvres artisanales, de faire leur promotion et de
trouver des moyens pour écouler ces produits. Ce faisant, c'est le
développement global du pays qui est visé. Nul n'ignore l'apport combien
important du secteur artisanal dans l'économie de notre pays. L'artisanat,
en effet, contribue à environ 30% du PIB (Produit Intérieur Brut) et occupe
au moins 600 000 personnes, permettant ainsi de contribuer à la réduction de
la pauvreté et à la lutte contre le chômage. Conscientes de cet apport
inestimable de l'artisanat dans l'économie du Togo, les autorités ont
entrepris l'institutionnalisation du secteur depuis 1992 et adopté en 1998
la loi portant création des chambres régionales de métier, afin de permettre
aux artisans de mieux s'organiser pour défendre leurs intérêts.
En prélude à cette grande rencontre d'échange entre les
artisans d'une part puis entre ceux-ci et les autres corps de métiers ainsi
qu'avec le grand public d'autre part, les organisateurs ont organisé le
mardi dernier une conférence de presse à l'hôtel Palm Beach à Lomé consacrée
au lancement de cette foire. A en croire les promoteurs de FA-Togo, "cette
foire s'inscrit dans le cadre des orientations visant à promouvoir les
produits artisanaux, instaurer de nouvelles traditions à même de mettre en
relief le patrimoine culturel togolais et sous régional, de mieux faire
connaître les produits et services innovants de tous les secteurs
d'activités, de créer de nouvelles opportunités pour leur écoulement et de
repositionner la destination Togo".
La Foire Artisanale du Togo, c'est également un moment
idéal de réflexion sur les problèmes professionnels et de partage
d'expérience à travers des thèmes qui seront débattus au cours des
conférences et tables rondes.
La FA 2009 promet beaucoup, car en dehors des cinq pays
(Ghana, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Togo) qui avaient pris part à la
première édition qui s'est tenue à Atakpamé en 2008, d'autres pays comme le
Niger, le Sénégal, le Maroc et la France sont annoncés.
Plusieurs
activités sont prévues pour meubler cette manifestation, notamment : la
remise de prix (pour encourager les mérites des populations), les
expositions-vente, le dîner de gala, le concours miss FAA (pour célébrer la
beauté féminine), les défilés de mode, les concerts et spectacles, une
caravane, un bal masqué …
La présidente du Comité d'Organisation, Mlle Essomanda
Gnassingbé a lancé un appel à tous les partenaires et à la population à
participer activement à cette FA, afin de faire d'elle une réussite.
Pour toutes les informations relatives à la FA-Togo,
veuillez consulter le site www.foiretogo.com.
Pierre Agbanda
Fait divers :
Donc je pars !
Un Indien
résidant à Kara est décédé et incinéré courant mois de décembre 2008.
C'était la première fois que les populations de la Kozah vivaient en directe
un tel évènement riche en douleur, émotion et tristesse. L'homme était bien
connu dans le milieu. Il était même respecté à cause de sa fortune.
Commerçant de son état, c'est dans sa boutique que l'on trouvait les
produits importés d'Europe et principalement de très bons appareils
électroménagers. Sa vraie identité n'étant pas connue des populations, il
était appelé du nom de son établissement dénommé SANGAM. M. Sangam, comme on
aimait le désigner, n'a pas cru bon de célébrer l'année 2009. Il a mis fin
à sa vie le soir du 26 décembre. Il n'avait pas d'enfant mais vivait avec
une femme avec qui il n'avait pas encore célébré le mariage. C'était
d'ailleurs sa dulcinée, sa papaye et sa carotte. Il l'a aimée jusqu'à même
devenir obsédé. Aussi n'admettait-il pas de voir cette dernière aux côtés
d'un autre homme. Il aurait même promis qu'il mourrait s'il apprenait ou
surprenait sa fleur de beauté en flagrant délit d’adultère. .Aussi a-t-il
mis tout le paquet pour lui permettre de vivre heureuse, mieux, d'être la
plus heureuse de la Kozah. Cette vie de couple n'a pu durer que 3 ans. La
femme ne pouvant plus vivre dans cette obsession a fini par se tailler un
petit copain. C'est en fait la cause, mieux le motif déterminant de la mort
brutale de l'Indien. Plus d'un mois après ce drame, des langues ont commencé
par se délier pour expliquer ce qui s'est passé le soir du décès. Des
témoins auraient vu la victime se tirailler la veille avec sa dulcinée. Feu
Sangam tentait de l'empêcher de sortir. Il a tout fait mais n'a pas réussi.
Elle s'en est allée. Ne pouvant pas dormir en l'absence de sa dulcinée, M.
Sangam prit sa voiture et se mit dans la rue. C'est alors qu'il vit sa
dulcinée en compagnie d'un jeune homme avec qui elle marchait bras dessous
bras dessus. Il n'a pas pu supporter. Il est aussitôt retourné chez lui et a
pris le bidon rempli d'essence dont il s'aspergea le corps et mit feu.
Malgré le secours, il rendit l'âme à l'hôpital. C'est dommage qu'il soit
mort trop tôt. Pauvre amoureux, tu n'as pas pu t'initier en la matière. Que
le Bouda, ton Dieu suprême, offre à ton âme, la chance de souffrir moins et
de se reposer en paix !
B. Talom |
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Chronique de la Semaine #46 du 19 fev 2009 |
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Blocage des
travaux du CPDC : L'UFC réclame la facilitation |
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La septième
séance du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) a été
suspendue à la demande de l'Union des Forces de Changement (UFC). Au cours
de cette séance qui s'est toujours déroulée à la primature le mardi dernier,
l'UFC a demandé la suspension des travaux pour des raisons suivantes : ''en
raison de la crise de confiance qui prévaut jusqu'à présent, sur le plan
national, l'UFC demande le recours à la facilitation en cas de blocage des
discussions sur tous les sujets relatifs aux reformes politiques (loi
électorale, reformes constitutionnelles et institutionnelles) prévues par
l'Accord Politique Global (APG). Pour ce faire, l'UFC demande une suspension
de séance jusqu'à vendredi 20 février 2009 inclus. Cela permettra aux
représentants de l'UFC de rendre compte à leurs mandants''. Après cette
réaction pour le moins surprenante de l'UFC, l'on se pose la question de
savoir si l'UFC a lu le décret de création du CPDC et si elle a également
parcouru l'APG qui a prévu la création du Cadre Permanent de Dialogue et de
concertation. L'article 5.1 de l'APG dit ceci : ''les parties prenantes au
dialogue conviennent de la création d'un cadre permanent de dialogue et de
concertation sur les sujets d'intérêt national.
Le gouvernement
d'union nationale fixera les missions, la composition et les modalités de
fonctionnement de cette structure''. Comme on peut le constater, il n'est
nulle part mentionné la présence d'un facilitateur. Au demeurant, que vient
chercher la facilitation dans un Cadre de discussion et d'échange sur les
questions d'intérêt national ? Est-ce un nouveau dialogue qui aboutit à un
accord politique ? Si telle est le cas, l'APG aurait été clair en parlant
d'un véritable dialogue bis pour trouver des solutions aux reformes
constitutionnelles et institutionnelles. L'article 3.2 de l'APG stipule :
''les parties prenantes au dialogue national, engagent le gouvernement à
étudier les propositions de révision constitutionnelle, notamment : le
régime politique, la nomination et les prérogatives du premier ministre, les
conditions d'éligibilité du président de la république, la durée et la
limitation du mandat présidentiel, l'institution d'un sénat, la reforme de
la cour constitutionnelle. Le gouvernement pendra en charge ces propositions
pour la prochaine législature''. La dernière phrase de l'article 3.2 montre
clairement qu'il revient à la législature actuelle de légiférer sur ses
reformes sans contrainte. Si le gouvernement d'union de Me Agboyibo avait
trouvé un compromis avec les parties prenantes au dialogue sur ces reformes,
l'Assemblée Nationale actuelle devait étudier le projet de loi avant de
l'adopter. L'Assemblée issue des élections après l'APG n'a pas l'obligation
d'adopter les yeux fermés ces reformes parce que c'est un compromis
politique mais elle devrait légiférer selon le fonctionnement normal d'un
parlement.
Au regard de
tout ce qui précède, l'on peut dire sans se tromper que l'UFC veut amener le
CAR et le RPT à violer l'esprit de l'APG. Si l'UFC avait au regard de
l'article 5.1 et 3.2 signé l'APG, c'est parce qu'elle était sûre d'obtenir
la majorité absolue à l'Assemblée Nationale pour dicter sa loi. Dès lors que
les résultats de ces législatives n'ont pas comblé ses attentes, elle change
le fusil d'épaule pour menacer les gens et surtout appeler ses badeaux et
vandales à des manifestations violentes.
Pourquoi l'UFC
n'aime pas les règles de la démocratie ?
Les règles
élémentaires en démocratie, c'est le respect des décisions de la majorité du
peuple. Si la majorité du peuple décide de porter à la tête d'un pays un
perclus, la minorité est obligée de l'accepter. Si le président Américain
Barak Obama a pu faire passer son plan d'action pour sortir les USA de la
crise économique, c'est parce que son parti dispose d'une majorité au sénat
et à l'Assemblée. En France, le président Nicolas Sarkozy a opéré plusieurs
reformes justement parce que son parti, l'UMP, dispose d'une majorité à
l'Assemblée. Pourquoi au Togo l'UFC ne veut pas que le RPT puisse opérer des
reformes quitte à elle de faire ses reformes quand elle sera majoritaire à
l'Assemblée ? Ce parti fait croire à la population que c'est le RPT qui
bloque tout alors que c'est elle le fossoyeur. Le décret présidentiel qui a
créé le CPDC n'a nulle part mentionné la présence d'un quelconque
facilitateur. Le hic, c'est que le supposé allié de l'UFC, le CAR n'est pas
sur la même longueur d'onde que l'UFC. Le CAR a, dans un communiqué rendu
public, ''déploré que sa demande ait été rejetée par l'UFC'' “face au
blocage de l'élaboration du règlement intérieur sur la question du recours
au facilitateur, le CAR a proposé, au cours de la séance du 17 février 2009,
que le président des travaux, le ministre d'Etat Pascal Bodjona, en rende
compte au chef de l'Etat, président du Cadre permanent, en vue du déblocage
de la situation'', indique de communiqué du CAR. Il va sans dire que si l'UFC
avait accepté cette proposition, il ne devrait pas y avoir une suspension de
quatre jours. Il suffira pour le représentant du chef de l'Etat de faire un
tour à la présidence pour que les travaux reprennent. Juste une suspension
de quelques heures et les travaux vont reprendre. Mais malheureusement,
malgré les signes d'yeux de Jean-Pierre FABRE à Me APEVON en vue de l'amener
à abonder dans le même sens que lui, celui-ci s'est abstenu en demandant
plutôt au représentant du chef de l'Etat d'aller rendre compte au président
Faure.
Tout compte
fait, le décret instituant le CPDC est clair. Pour prendre part à ce Cadre,
il faut avoir obtenu 5% lors des dernières législatives. Est-ce le
facilitateur en question avait pris part aux élections législative et a-t-il
obtenu 5% de l'électorat ?
Nous pensons
qu'il ne sert à rien de vouloir tordre le coup à des textes pour assouvir
des intérêts égoïstes. D'ailleurs, l'UFC n'avait jamais adhéré à la création
d'un quelconque cadre permanent. C'est pour faire plaisir au CAR dont il
quémande l'alliance que l'UFC a accepté pendre part aux travaux du CPDC ; sa
demande de suspension des séances du CPDC n'est que le début d'un
subterfuge. Car, l'UFC est à pied d'œuvre pour provoquer des troubles à Lomé
et à l'intérieur du pays. Seulement, elle risque d'être déçue parce que les
militants sur lesquels ce parti compte en ont marre de ses sorties de rue
qui ne leur ont jamais rien donné. Ses militants sont plutôt aigris depuis
qu'ils sont à l'Assemblée, les élus de l'UFC ne se préoccupent que de leur
propre bien-être. Ils roulent dans des voitures 4 x 4 et soulèvent la
poussière sur leurs militants sans se soucier de leur sort. En tout cas,
pour certains, après la suspension demandée par l'UFC, la prochaine étape
sera son retrait des travaux, puis l'organisation des troubles. Nous
attendons de voir l'issue de son entreprise.
Dominique Aliziou
Forum national
du paysan togolais : Le Président Faure sur le front agricole
Depuis son accession à la magistrature suprême, le
président Faure Gnassingbé, contrairement à ce que disent ses détracteurs,
est résolument engagé à mettre en œuvre son programme de société. Après le
volet politique où il s'investit beaucoup pour que le Togo retrouve
définitivement sa place dans le concert des nations, réconcilier tous les
Togolais (consultations nationales pour la mise en place d'une commission
''Vérité - Justice - Réconciliation''), le chef de l'Etat n'entend pas
abandonner le volet social. En vue de favoriser la relance de l'économie
togolaise, un projet dénommé PSAEG (Projet de Soutien aux Activités
Economiques des Groupements) a été officiellement lancé le 22 décembre 2008
à Atakpamé par le chef de l'Etat lui-même. Ce projet vise à permettre aux
groupements de base de mieux s'organiser et de se développer. En définitive,
ce projet vise à lutter contre la pauvreté, car les activités des
groupements (100) qui ont reçu l'appui matériel et financier de l'Etat
auront une incidence positive sur la vie des membres et de leurs familles,
en terme d'amélioration de leurs conditions de vie.
C'est à Kara
que 800 producteurs agricoles se sont retrouvés le jeudi 12 février pour
échanger et confronter les moyens nécessaires à la promotion des activités
agricoles, pastorales, hydrauliques, halieutiques et sylvicoles du Togo.
La rencontre
dénommée SRPA (Stratégie de Relance de
la Production Agricole)
est un Forum National des Paysans Togolais qui répond au plan d'action
d'urgence du gouvernement pour la période 2008 à 2010.
Le défi est de
taille si nous savons que, le secteur primaire doit innover en vue de
renforcer le secondaire.
Le représentant
des Agriculteurs au Forum ne croyait pas si bien dire en remerciant le chef
de l'Etat Faure Gnassingbé à qui il a rendu hommage pour son choix de
l'approche participative. M. Koffi Ayenou a passé en revue toutes les
initiatives du gouvernement togolais qui ont valorisé l'agriculture :
- La création
du réseau des Chambres régionales d'agriculture.
- La
restauration réussie du climat de confiance dans la filière coton
- La
redynamisation de " l'appui conseil " en zone café cacao.
- La
mobilisation d'importantes quantités d'engrais et autres intrants agricoles.
Et au représentant des paysans d'ajouter : " Il est honnête de reconnaître
que le minimum requis est bien en place et qu'il nous revient de jouer notre
rôle et d'assumer pleinement notre responsabilité dans le développement de
notre pays "
L'évènement
était d'importance et le chef de l'Etat a échangé avec les paysans.
Au cours du
Forum, le chef de l'Etat a tiré un coup de chapeau aux paysans togolais qui
ont permis au monde rural d'éviter la famine, un fléau évité de justesse au
Togo grâce au travail du monde paysan. Et au chef de l'Etat de renchérir : "
… Malgré l'affaiblissement continu des capacités d'intervention de l'Etat,
vous vous êtes pris en charge et vous avez donné le meilleur de vous-mêmes :
nourrir les Togolaises et les Togolais. " Par ailleurs, il va sans dire que
cette couche sociale contribue à la croissance du PIB togolais et lutte
âprement contre le chômage. Les échanges entre le chef de l'Etat et le monde
paysan ont duré quatre heures. Le chef de l'Etat a visité les stands sur
l'esplanade du Palais des Congrès de Kara et a ajouté que cette rencontre
sera annuelle afin de permettre désormais l'analyse à fond des problèmes du
monde rural et assurer la productivité agricole du Togo.
40 agriculteurs
ont été faits officiers et chevaliers de l'Ordre du mérite agricole. 220
autres ont été récompensés et ont reçu des prix tels que des tracteurs, des
motoculteurs, des appareils pulvérisateurs, des bons d'enlèvement d'engrais
et des enveloppes financières allant de 200.000 à 15 millions de francs CFA.
L'activité
agricole attire sérieusement l'attention des autorités du pays qui comptent
relever le niveau des productions :
- de 600.000
tonnes à 720.000 tonnes pour le maïs ;
- de
275.000 tonnes à 288.000 tonnes de sorgho ;
Tels sont les
chiffres avancés par M. Dénis N'BADIAN, président du Bureau National des
Chambres de l'Agriculture. Aussi a-t-il déclaré voir appuyer le département
de l'agriculture dans la surveillance des activités de la pêche et de la
pisciculture.
Sylvia Do
Régo
L'Union CAR -
UFC à l'épreuve de réalité : Les deux partis présentent deux propositions
différentes sur la composition de la CENI
''L'Union fait
la force'', dit-on. L'annonce avec fracas de l'Union CAR - UFC devrait
répondre à cet adage mais malheureusement les deux partis ne semblent pas
être sur le même diapason. Les travaux en cours au sein du Cadre Permanent
de Dialogue et de Concertation (CPDC) laissent apparaître clairement que les
deux partis de l'opposition parlementaire n'ont rien en commun. Chacun
défend sa position. Si c'était le contraire, les deux partis devraient
ensemble envoyer un document commun sur les amendements du code électoral.
C'est d'abord le CAR qui fait les observations et propose son amendement sur
le code électoral au CPDC. Après, c'est l'UFC qui propose son amendement au
CPDC. Et lorsque l'on parcourt les deux documents, les deux partis censés
former une union ont des positions diamétralement opposées. L'UFC propose
pour la composition de la CENI, 14 membres dont 11 désignés par les partis représentés à l'Assemblée
Nationale et répartis suivants les suffrages à raison de 05 membres pour la
majorité parlementaire, 06 membres pour l'opposition parlementaire.
Deux membres
désignés au titre de la société civile togolaise à raison de un (01) par
majorité parlementaire, un (01) par l'opposition parlementaire. Un membre
recruté par appel à candidature pour jouer le rôle de président de la CENI.
De son côté, le
comité d'Action pour le Renouveau (CAR), propose une CENI de 15 membres
repartis comme suite :
- 06 membres désignés par la majorité
- 06 membres désignés par l'opposition parlementaire
- 02 membres désignés par la société civile
- 01 membre désigné par le gouvernement, sans voix
délibérative.
Avec ses
divergences de vue, entre ces deux partis, que peut-on dire de leur alliance
? Si les deux alliés ne peuvent pas élaborer ensemble un document de base,
c'est que leur union est de façade.
Visiblement l'UFC
se comporte comme si elle n'est pas prête à retourner l'ascenseur au CAR. Et
pourtant c'était l'une des exigences du CAR pour cheminer ensemble. Lors
d'un meeting qu'elle a tenu à Hedzranawè, l'UFC aurait dit à la population
que le CAR est d'accord de l'aide à chasser le RPT en 2010. Ce qui a
provoqué la colère de certains militants du CAR qui ont appris la nouvelle.
Ces militants ont dont pris d'assaut le siège du CAR pour avoir la
clarification de leur responsable. ''Nous ne somme plus prêt à soutenir la
candidature de l'UFC qui n'a pas d'égard pour notre parti'' fulminait un
enseignant militant du CAR.
Tout porte à
croire que l'UFC veut user de la supercherie pour embobiner les militants du
CAR en leur faisant croire que entre les deux partis, c'est la lune de miel
alors que la réalité est tout autre. Comme l’a dit un haut cadre du CAR,
cette fois-ci son parti ne se laissera plus enfariné par l'UFC qui les
considère comme des vassaux.
-
D
La campagne de
l'élection Miss Togo 2009 a démarré : La prochaine Miss se penchera sur le
thème : "Eau potable pour tous "
La campagne de
la 15ème édition de l'élection Miss Togo 2009 vient de se lancer. C'est au
cours d'une cérémonie de lancement officiel qui a eu lieu, jeudi passé à
l'Hôtel Ibis Lomé-Centre. Marquée par la présence de quelques sommités de
notre pays en l'occurrence le ministre de la Communication et de
la Culture Oulégoh
KEYEWA, de plusieurs personnalités administratives, de Chefs de sociétés, de
sponsors et des invités, cette cérémonie ouvre la voie aux candidatures pour
la compétition de l'élection de la plus belle fille de l’année 2009 du Togo.
Démarré à partir de ce 16 février, l'enregistrement des candidatures va se
clôturer le 29 mai prochain.
Les
potentielles candidates ont quatre mois pour valider leur participation aux
phases éliminatoires du concours de beauté, notamment les élections
préfectorales prévues du 06 au 27 juin 2009 et les régionales qui auront
lieu les 10,11, 18 et 25 juillet de cette année, respectivement à Dapaong,
à Kara, à Sokodé et à Atakpamé, et le 01 août prochain à Lomé pour le compte
de la Région Maritime.
Pour succéder à
Aïcha FOFANA, l'actuelle ambassadrice de la beauté togolaise, les candidates
retenues vont compétir et se rivaliser d'élégance, de beauté et d'aptitude
intellectuelle lors de la Grande Finale prévue pour le 29 août 2009 au
Palais des Congrès de Lomé. Celle qui méritera le titre de la 15ème Miss
Togo, aura à mener des actions de sensibilisation sur l'importance de
l'utilisation de l'eau potable et à s'impliquer dans des projets de
développement de nos populations à travers sa contribution dans des
initiatives d'implantation de forages et des points d'eau potable au profit
des nécessiteux. Elle aura à cet effet à attirer l'attention des autorités
et des partenaires sur les difficultés des populations face à ce besoin
vital.
Une initiative
dont s'est réjoui le Ministre de la Communication et de la Culture, qui a approuvé la pertinence et la justesse du choix du
thème qui rime merveilleusement avec le sens de la beauté féminine qui ne
peut s'entretenir sans l'apport de l'eau potable nécessaire pour le soin
corporel. Par ailleurs, ses félicitations ont été adressées au Comité Miss
Togo pour son dévouement sans lequel la beauté togolaise ne gagnerait pas de
l'estime et de dimension dont elle fait l'objet aujourd'hui au plan national
et international, en se référant à la prouesse réalisée par Edwige BADAKOU
lors du concours Miss Coupe du Monde de 2006 en Allemagne.
En marge du
lancement officiel de Miss Togo 2009, le Comité Miss Togo présidé par M.
Gaspard K. BAKA, Mlle Aïcha FOFANA et Louis ATTIKPO, chef Division du
département Vente et Marketing de Moov Togo, sponsor officiel de
l'évènement, ont animé une conférence de presse pour présenter un bilan sur
les activités menées par Aïcha FOFANA à mi-chemin de son mandat d'un an,
ainsi que le contenu de son agenda sur le programme d'activités à mener pour
le reste de son mandat.
Au cours de la première moitié de son mandat, Miss
Togo 2008 a effectué des sorties pour entre autres inaugurer l'orphelinat de
Mandouri, visiter ceux de Dapaong et d'Agou Gadzagan où elle a fait des
dons.
Concernant les
actions qu'elle aura à mener, il est prévu une activité particulière
soutenue par le Chef de l'Etat et qui concerne le programme de campagne axé
sur le thème " La lutte contre le trafic des enfants " et dont le lancement
officiel aura lieu en mars prochain à Tchamba.
Vicarmelo Tiem
Pour la
promotion de la musique au Togo : Les professionnels togolais des métiers de
la musique se regroupent en une association
En vue
d'assurer une promotion du secteur de la musique au Togo et pour une
efficacité des actions dans le domaine, il est créé un regroupement de
professionnels de la filière musicale dénommée Association Togolaise de
Métiers de
la Musique. Elle
a pour but de mettre en commun les connaissances intellectuelles,
spirituelles et toutes les énergies dans le cadre d'un mouvement
volontariste. La raison d'être de l'association se justifie par la nécessité
d'amener le Togo qui n'arrive pas à se positionner correctement dans le
domaine musical, ni sur son marché local, ni sur le marché international, à
amorcer une véritable relance de ce secteur en terme de réglementation et de
structuration du secteur. En effet, et comme cela a déjà fait l'objet d'un
des dossiers traités dans Chronique de la Semaine, le marché togolais de la musique est dominé dans sa
majorité par les œuvres d'artistes étrangers et produites hors Togo. A peine
les œuvres locales parviennent à occuper les 10% du marché qui se trouve
inondé par les œuvres musicales d'origine ivoirienne, congolaise,
américaine, européenne, antillaise, etc. Le contenu de la plupart de ces
œuvres souvent, décalé par rapport à l'environnement socioculturel des
consommateurs togolais, conduit à une fragmentation linguistique et
culturelle du marché national. Cette situation n'est guère favorable à
l'émergence des artistes togolais sur le marché mondial du disque.
Face à cette
situation, l'Association Togolaise des Métiers de la Musique ambitionne de proposer des pistes de recherche de
solutions idoines pour y remédier.
Décidés à relever ce grand défi de regroupement des
ressources humaines et des bonnes volontés pour mener ensemble le combat de
porter la musique togolaise hors de nos frontières, les membres de bureau de
l'Association ont fait leur première sortie médiatique en conviant les
journalistes à un point de presse. C'était le mardi passé au Centre Culturel
de Dényigba où le bureau présidé par Toutou AKIM a présenté le contour et la
teneur de l’initiative.
L'Association
qui siège à l'Institut Couleur Café du Centre Culturel Dényigba au quartier
Tokoin Saint Joseph a pour objectifs d'assister les pouvoirs publics dans la
prise de décision dans le secteur de la musique, d'organiser des ateliers et
sessions de sensibilisation et d'information, d'organiser des formations à
travers des séminaires, ateliers et colloques, d'organiser des spectacles et
autres manifestations pouvant valoriser la musique togolaise.
Pour y
parvenir, la corporation dispose de moyens d'actions comme les supports de
communication existants et à venir tels que la Presse, la Radio,
la Télévision et l'Internet.
L'Association compte se baser sur des activités bien
précises, notamment de séries de formation, de sensibilisation,
l'organisation de festivals et des plaidoyers.
Les initiateurs
d'une telle ambition sont à encourager pour réussir leur pari car très
grande apparait la taille de leur vision qui exige une synergie d'actions
d'un important nombre d'acteurs impliqués dans les métiers de
la Musique. Il leur faudra le bénéfice d'une attentive audience de
la part des autorités et des pouvoirs publics pour contribuer réellement à
la restructuration et à la réglementation de la filière du son au Togo. Car
aucune réglementation ni structuration n'est possible sans l'appropriation
de l'arsenal juridique dont la responsabilité institutionnelle revient à
l'Etat. L'ambition est noble et il faut leur souhaiter toute les conditions
de réussite qu'il faut pour l'aboutissement de leurs objectifs.
Vicarmelo Tiem
Fait divers :
Le cadavre d’un bébé accroché au dos de sa meurtrière
L'évènement se
déroule à Sokodé et plus précisément dans une banlieue nord-ouest de la
ville. Une dame de trente sept ans environ serait arrivée au poste de la
gendarmerie de Sokodé avec dans son dos le cadavre d'un bébé. La porteuse du
cadavre serait la coépouse de celle dont l'enfant est mort. C'est une foule
en colère qui aurait conduit la " meurtrière " au poste de la gendarmerie. A
en croire l'informateur, tout aurait commencé chez un charlatan. C'est
celui-ci qui aurait recommandé à sa cliente de lui apporter certains organes
prélevés sur un enfant. Avec ces organes le soi-disant charlatan pourrait
offrir une fortune immense à la malheureuse. Aussi aurait-elle choisi
d'éliminer l'enfant de sa coépouse. Elle lui aurait fait avaler à cet effet
une bonne dose de poison qui n'aurait pas mis du temps à l'emporter.
Enterré, le corps du petit aurait été nuitamment enlevé avec le concours de
deux jeunes complices de la dame. Seulement, arrivée chez le charlatan, la
femme n'aurait pas pu se débarrasser du cadavre. Le marabout, ne comprenant
rien de ce qui se passe, n'avait qu'une seule arme à son épaule : la fuite.
Si lui, il court toujours, sa cliente, elle, serait dans le filet de la
justice. La nouvelle qui a fait le tour de la ville de Sokodé, semble
cependant inconnue de la gendarmerie. S'agit-il d'une simple plaisanterie ou
d'un fait réel ? Nul ne saurait le dire. Dans tous les cas, des faits
similaires se sont déjà produits dans le pays et l'on est désormais averti.
Nos investigations se poursuivent afin de vous éclairer sur cette ténébreuse
affaire.
B. Talom |
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Chronique de la Semaine #45 du 12 fev 2009 |
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Vérité -
Justice – Réconciliation : Le président Faure déterminé à faire aboutir le
processus |
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Contrairement
aux supputations qui faisaient état de la responsabilité du gouvernement
dans le blocage de la mise sur pied d'une commission " Vérité, Justice,
Réconciliation " à la suite du processus de consultations nationales lancées
le 15 avril 2008
par les autorités togolaises, le chef de l'Etat Faure Essozimna Gnassingbé
est déterminé à faire aboutir le processus. Lundi dernier, le président
Faure a reçu au palais de la présidence, les différentes congrégations
religieuses du pays, notamment l'Eglise Méthodiste, le Conseil Chrétien du
Togo, l'Eglise Catholique et l'Union Musulmane, en prélude à la mise en
place de
la Commission " Vérité, Justice et Réconciliation ". Les
discussions avec le chef de l'Etat ont porté sur la mise sur pied de cette
commission et les différents groupes religieux se sont prononcés sur le
profil de la personnalité qui devrait présider cette commission et aussi,
sur les critères de choix des membres de cette commission.
La mise en
place de
la Commission " Vérité, Justice et Réconciliation " est en effet
une recommandation du rapport sur les Consultations nationales remis depuis
le 11
septembre 2008 aux autorités togolaises par le représentant au Togo du Haut
Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme (HCDH), Musa
Gassama, dont l'Institution a piloté les enquêtes de ces consultations.
Selon les recommandations du rapport, les Togolais, dans leur majorité, ont
souhaité que cette commission soit présidée par une personnalité religieuse
et le chef de l'Etat par ce geste entend respecter à la lettre ce rapport et
faire aboutir le processus de réconciliation qui lui tient beaucoup à cœur.
Après cette rencontre avec le Chef de l’Etat, les responsables des
différentes congrégations ont fait des déclarations dont voici quelques-unes
:
El Hadj Inoussa Bouraïma, président par intérim de
l'Union Musulmane du Togo.
" Il nous a dit
le bien-fondé de cette réconciliation. Nous lui avons fait part de ce que
nous faisons dans le cadre de cette réconciliation. Le chef de l'Etat nous a
demandé si nous pouvons nous prononcer sur la ou les personnes qui pourrai(en)t
éventuellement présider la commission. Mais là, il n'y a pas une carte
blanche donnée à notre commission ".
Son Eminence, Renato Raffaele Cardinal Martino du
Conseil pontifical " Justice et Paix " : " Cela a été quelque chose venant
du président de
la République
avant tout. Avec son Excellence, nous avons discuté des questions de justice
et paix. Mais surtout on a discuté en présence des évêques du pays. L'Eglise
catholique est prête à collaborer au processus de réconciliation nationale
et dans le futur du pays. Ma présence en tant que président du Conseil
pontifical " justice et paix " est une garantie d'appui à cette
détermination des évêques qui sont avant tout des citoyens du Togo parce
qu'ils sont nés ici et sont leaders de diocèses dont ils sont des évêques.
Ils devront travailler dans ce processus de réconciliation. On a eu
l'agrément du président. C'est pour cela que je dis que cette rencontre va
être très productive dans le futur immédiat de notre cher pays.”
Pierre Agbanda

SOS : faille d'Alédjo
!
L'un des points
les plus dangereux sur la nationale N°1 (Lomé-Cinkassé) reste la faille d'Alédjo.
Malheureusement, c'est là-bas que la route est véritablement impraticable.
Par endroit, le bitume n'existe pas, des nids de poule par ici, des pattes
d'éléphant par là et tout ceci assaisonné d'une montée très abrute dont le
moindre faux pas vous renvoie au pied de la montagne. Les plus malheureux à
vivre le calvaire d'Alédjo, ce sont les remorques. Ces gros et longs camions
qui chargent les marchandises hors gabarits vivent l'enfer dans la faille.
C'est le cas le vendredi 06 février, où un camion s'est juste renversé à
cause d'un gros trou. Le chauffeur nous dit : " Je me battais comme un beau
diable pour sortir de cette faille, malheureusement le pneu avant de mon
véhicule est tombé dans un trou géant et le camion s'est renversé ". Ce qui
voudrait dire que s'il n'y avait pas de trou, le camionneur ne devait pas
avoir de problème.
L'on se
rappelle qu'en 2006, alors qu'il a pris l'hélicoptère pour se rendre dans la
préfecture de Tchamba, le président de la République au retour a préféré
prendre la route pour toucher du doigt les réalités du mont Alédjo.
Le constat était très amer et le chef de l'Etat
avait débloqué des moyens pour résoudre ce problème.
Au lieu que
l'entrepreneur qui a gagné le marché réalise l'ouvrage avec rigueur pour que
cela puisse durer dans le temps, il a juste amusé la galerie. Le résultat
c'est que quelque mois seulement après ses travaux, l'ouvrage réalisé est
tombé en désuétude. Cet entrepreneur devrait être en taule pour s'être
enrichi au détriment du contribuable togolais. Face aux désagréments que
cela cause aux transporteurs, le gouvernement devra commettre une entreprise
sérieuse, locale ou étrangère, afin de réaliser des ouvrages solides pouvant
résister aux intempéries. Nous apprenons que l'Etat a demandé l'expertise
chinoise pour solutionner ce problème mais en attendant, que quelque chose
soit fait pour éviter aux camionneurs le supplice au risque que ceux-ci se
tournent vers d'autres pays. Dans ce cas, c'est notre port qui en pâtir
Aliziou Dominique
Insécurité grandissante à Lomé : Lomé la capitale fait l'objet d'une
insécurité qui inquiète de plus en plus ses habitants.
De jeunes
gens, au lieu de travailler pour gagner leur vie, préfèrent s'en prendre aux
honnêtes citoyens. Ces bandits de grand chemin sèment allègrement la terreur
dans la ville sans être inquiétés. Armés de coupe-coupe ou de machettes,
voire de pistolets artisanaux, ces malfaiteurs circulent souvent sur des
motos à deux et ciblent leur proie dans des zones où il n'y a pas de forces
de sécurité. Ainsi, lorsqu'ils ciblent leur victime, ces malfaiteurs
s'arrêtent et sortent leur arsenal en intimant l'ordre à celle-ci de donner
tout ce qu'elle a sur elle. A la moindre résistance, ils te découpent en
morceau comme des bouchers. Par exemple, dans la nuit de lundi dernier, aux
environs de 1 heure du matin, deux personnes ont été encore une fois la
cible de ces bandits au niveau du garage central sur le boulevard Eyadema.
En effet, un homme qui revenait du boulot, cherchait un taxi-moto pour la
maison. Subitement, deux sinistres individus arrivent à moto comme pour
l'amener chez lui. Malheureusement, ce n'était le cas, ils brandissent
plutôt leur arme et lui intime l'ordre de vider sa poche. Ils lui prirent
deux portables, son porte-monnaie et curieusement ses chaussures. L'homme se
retrouva dépouillé et ne savait à quel saint se vouer. Au moment où ils
opéraient, les malfaiteurs ont aperçu au niveau de la pharmacie Forever une
demoiselle qui venait sur le boulevard en train de téléphoner.
Ils bondirent
également sur elle et lui prirent tout. Voilà comment ces deux personnes ont
été dépouillées. Et ça c'est un exemple parmi tant d'autres.
Où sont passées nos araignées ?
Face à cette
recrudescence de l'insécurité, beaucoup se demandent où sont passées nos
araignées. L'opération araignée était conçue pour endiguer le mal. Des
véhicules avec des numéros bien visibles, patrouillaient dans les différents
quartiers et arrivaient parfois à mettre la main sur ces criminels.
Depuis un
certain temps, ces véhicules se font rares à Lomé. Pourquoi ? Parce qu'ils
sont en panne, dit-on. Point de solution ? C'est là la grande question qui
interpelle le ministre Titikpina et son équipe. Les Loméens doivent-ils
dormir à 17 h pour cause d'insécurité ? Ce n'est pas normal. Le comble,
c'est que lorsque parfois on rencontre quelques équipes de patrouille des
forces de sécurité, au lieu qu'elles fouillent systématique les
motocyclistes, elles se contentent de réclamer les pièces de l'engin et
après le "café". S'il est vrai qu'en réclamant les pièces de la moto, les
forces de sécurité peuvent mettre la main sur les engins volés, il n'en
demeure pas moins vrai que les malfrats puissent disposer de ces pièces et
passer sans problème.
D'où la
nécessité de fouiller systématiquement les motocyclistes pourquoi pas les
véhicules également.
Le phénomène
prend tellement de l'ampleur que cela doit interpeller le gouvernement qui a
l'obligation de sécuriser ses citoyens. Il est clair qu'aucun développement
n'est possible lorsqu'il n'y a pas de sécurité. Nos forces de sécurité
doivent prendre en compte cette problématique et trouver des stratégies pour
en découdre avec ce phénomène. Le gouvernement est donc interpellé.
Aliziou Dominique
3e séance
des travaux du CPDC ; L'opposition réclame que les décisions ne soient pas
touchées par l'Assemblée Nationale
Ouverts le
vendredi
06 février 2009,
les travaux du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation sont à leur
troisième séance et se déroulent dans la salle de conférence de la
primature. Les trois partis représentés à l'Assemblée Nationale à savoir, l'UFC,
le CAR et le RPT sont présents à ces travaux. Selon le communiqué lu par le
secrétaire général de la présidence, M. Awumey-zunu séleagbodji, "les
discussions se sont poursuivies sur le règlement intérieur. Les points en
suspens ont été adoptés à l'exception du point relatif au recours aux
facilitateurs qui a été réservé jusqu'à aujourd’hui. Ensuite, les questions
prioritaires, ont été abordées. Les débats ont débuté sur le premier point
de ces questions prioritaires en l'occurrence le code électoral. A ce
propos, les membres du CPDC sont tombés d'accord et ont réaffirmé le
principe de l'organisation des élections par
la CENI. Les discussions se sont poursuivies sur la composition
de la
CENI. Les débats ont été arrêtés à 17h 40mn et les travaux reprennent
aujourd’hui 11 heures.
Au deuxième jour des discussions, l'UFC exigeait que
les décisions issues de cette rencontre s'imposent à l'Assemblée Nationale,
c'est-à-dire que les députés adoptent les yeux fermés les textes qui seront
adoptés par le CPDC. Ce qui serait une aberration et une violation flagrante
des textes qui régissent la république. Cette attitude laisse penser que
notre opposition est composée de gangsters qui, lorsqu'une situation ne les
arrange pas, tempêtent pour qu'on puisse violer allégrement les lois de la
république. Mais lorsque ça va dans leur intérêt, ils sont les mêmes à crier
sur tous les toits qu'il faut respecter les lois de la république.
Au demeurant, comment une Assemblée issue des
élections libres transparentes peut juste devenir une chambre
d'enregistrement ? Cela répond à quelle prescription ? Notre opposition doit
s'accommoder aux règles élémentaires de la démocratie qui consiste à
respecter la volonté du peuple. Si l'UFC ou le CAR avait la majorité à
l'Assemblée, démanderaient-ils de contourner cette institution clé de la
république ? Assurément non ! La bienséance leur recommande d'être patients
et que le jour où le peuple leur donnera la majorité à l'Assemblée, ils en
usent selon leur bon vouloir. En France l'UMP exploite sa majorité pour
légiférer et l'opposition joue son rôle, mais jamais cette opposition n'a
demandé de mettre en veilleuse les institutions de la république.
Aujourd'hui, l'UFC se comporte comme si nous étions
à l'étape primaire de la crise. L'Assemblée Nationale issue de l'application
de l'Accord Politique Global devrait s'occuper de régler ces problèmes
notamment les réformes institutionnelles et constitutionnelles, le code
électoral, le statut de l'opposition, etc. parce que ces problèmes qui
devraient être réglés par le gouvernement d'Union Nationale ne l'ont pas
été.
Faute de ne
l'avoir pas fait, il revient à l'Assemblée nationale composée de l'UFC, du
CAR et du RPT d'en débattre et de trouver un consensus. Vouloir créer un
dialogue bis avec à la clé des facilitateurs signifiera que l'APG est
caduque. Et puis il n'est nulle part écrit dans l'APG qu'on crée un autre
dialogue pour débattre de ces questions. L'APG a plutôt prévu un cadre
permanent de dialogue et de concertation pour discuter des sujets d'intérêt
national (article 5 -1 de l'APG). Et c'est ce qui est en train de se
dérouler à la primature. Mais aller jusqu'à réclamer que ses décisions
s'imposent à l'Assemblée, c'est une ligne rouge à ne pas franchir.
Aliziou Dominique
Alerte : Nicolas
Lawson du PRR confirme les troubles en préparation par l'opposition
Dans notre
parution N° 043 nous faisions cas dans un article des troubles en
perspective à l'initiative de l'UFC. D'aucuns ont probablement vu dans notre
article une plaisanterie de mauvais goût. Mais en réalité ce n'en est pas
une. Et les propos du président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR),
Nicolas Lawson, viennent confirmer ce que nous avons annoncé.
En effet, le
mercredi 04 février passé, une association dénommée "Forces Nouvelles" (FN)
venait d'être portée sur les fonts baptismaux. Et le leader du PRR était
présent au lancement des FN. A la fin, la parole a été donnée à Nicolas
Lawson pour donner son appréciation. C'est là que notre beau parleur a versé
dans une attaque en règle contre le pouvoir en place. Il a accusé celui-ci
de l'avoir empêché d'avoir au moins un député lors des législatives
d'octobre 2007. "Le système actuel est pervers et plus dangereux que
l'ancien", a-t-il tempêté avant de menacer : "Si nous ne pouvons pas
l'obtenir (le pouvoir) par les moyens démocratiques, nous finirons par
l'obtenir par des moyens violents". Il a également parlé de ses relations
extérieures et intérieures qui sont prêtes à l'aider pour parvenir à ses
fins et invité la population à se tenir prête au moment venu. "J'en ai assez
de ce pouvoir ! Je sais que vous serez au rendez-vous de l'histoire quand
vos frères qui sont à l'extérieur vont rentrer au pays par la force", a-t-il
révélé.
C'est en
réalité le parti de Gilchrist Olympio, l'Union des Forces de Changement (UFC)
qui a donné le ton des violences en préparation. Le 07 janvier dernier, l'UFC
a organisé une conférence de presse à son siège pour marquer sa rentrée
politique 2009. Au cours de cette rencontre avec la presse, le secrétaire
général de l'UFC, Jean-Pierre Fabre, s'est plaint de la censure faite par la
TVT à leur réaction, suite à la présentation du budget
2009. C'est là qu'il a déclaré que si le gouvernement continue de
faire adopter les textes d'une façon unilatérale, cette année sera une année
de luttes violentes. Seulement, il a manqué d'ajouter "et sanglantes".
L'on se demande
maintenant si l'opposition togolaise s'est muée en opposition armée?
Les Togolais attendent de voir les réactions du CAR
pour se situer définitivement, car l'UFC et le PRR ont déjà dévoilé ce
qu'ils avaient dans leur besace.
En tout cas, l'UFC et ses acolytes doivent savoir
qu'une élection, ça se prépare tôt et les violences ne leur donneront jamais
le pouvoir. Un adage ne dit-il pas que : "qui veut aller loin, ménage sa
monture". Et les leaders de ces partis de l'opposition ne doivent pas
l'ignorer.
Chronique
Education à la
démocratie : La Commission de Lutte contre la Misère lance son programme
PPCDA-AT
L'Association
dénommée CLM (Commission de Lutte contre la Misère) a procédé le mardi 3
février dernier, en collaboration avec
la Commission Nationale
des Droits de l'Homme (CNDH), au lancement officiel de son programme
d'action, dénommé Programme pour la promotion de la culture démocratique en
Afrique-Action Togo (PPCDA-AT).
La cérémonie de lancement présidée par le ministre
des Droits de l'Homme, de
la
Consolidation de
la Démocratie et de
la Formation Civique,
Me Yacoubou Hamadou s'est déroulée dans la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT) à Lomé en
présence du président de
la CNDH, M.
Koffi Kounte, des représentants des Organisations de Défense des Droits de
l'Homme et de nombreux invités.
Ce programme
vise la formation Civique des élèves et étudiants en particulier et par
ricochet des citoyens togolais sur les principes et enjeux de
la Démocratie et des Droits Humains dans la société, à travers la
culture démocratique pour un développement soutenu. Il s'agit en quelque
sorte d'une promotion de la culture démocratique à la base.
Selon le
président de cette Association, M. Rabbi Agboh, ce programme permettra aux
jeunes, relève de demain, d'avoir une meilleure compréhension de la
démocratie et cette compréhension les conduira à une meilleure vision du
développement soutenu et durable.
La CLM entend
également mener ses actions dans ce sens vers la cellule familiale et la
société dans son ensemble. Mais pour ce début et en fonction des moyens dont
elle dispose, elle oriente ses efforts vers les élèves dans les
établissements scolaires du Golfe et de la Commune de Lomé, en les
sensibilisant et en leur donnant une formation sur la notion des Droits et
Devoirs et sur les principes élémentaires de la culture démocratique afin de
faire d'eux des adultes de demain responsables et de vrais citoyens.
Le ministre
Yacoubou Hamadou s'est réjoui de cette initiative qui, selon lui, cadre
parfaitement avec la politique nationale de promotion et de consolidation de
la Démocratie et d'Education Civique définie par le gouvernement.
Saluant les efforts des organisations de la société civile et celle de
la CLM
en particulier, dans la promotion de la culture démocratique, il a indiqué
que c'est une œuvre salutaire qui contribue à garantir la paix sociale sans
laquelle aucun développement n'est possible. " C'est sans doute un véritable
travail de base visant à amener la population la plus jeune de notre pays à
s'approprier les idéaux démocratiques et à traduire ces valeurs dans leurs
comportements quotidiens ", a-t-il déclaré.
Rappelons que
la CML est une association de défense des Droits Socio-économiques et de
lutte contre la pauvreté. Comme telle, elle a pour but de contribuer à la
réduction de la pauvreté, par l'appui à la formation et à l'initiative
privée, l'assistance aux démunis, et d'œuvrer pour un changement de
comportement pour une meilleure compréhension de la démocratie et du
développement.
Elle a déjà
mené plusieurs actions, notamment l'animation des causeries-débats et
apporté son expertise sur comment gérer des micro crédits obtenus pour le
démarrage des Activités Génératrices de Revenus (AGR).
Pierre Agbanda
Fait divers :
Inceste: La dame Mana se fait engrosser par son fils
En vérité, Dame Mana est une personne libérée
de toute contrainte morale et spirituelle. Or, les lois de Dieu constituent
des freins et des barrières aux passions humaines et à nos débordements. La
loi divine ne dit-elle pas qu'il est formellement interdit d'avoir commerce
avec son propre sang. Voila une immorale et inconsciente, qui ne s'est point
gênée de coucher avec son propre fils.
Les faits
Lorsque son
mari décéda en 2005, dame Mana déménagea avec son fils M. D. dans le village
Egbi dans la préfecture de Kloto dans la nouvelle concession que son époux y
avait construite avant de prendre sa retraite existentielle .Là-bas, elle
vécut en peaux avec son fils. Mais, au fil de chaudes nuits de jeux de
jambes en l'air, tous les voisins ne tardèrent pas à remarquer que la
griotte du coin était trop attentionnée envers son fils. Mais, jusqu'en
2002, personne n'imagina la relation intime qui liait la mère à son
rejeton.
En fin 2007,
plus précisément en novembre, la Dame Mana tomba en grossesse à la grande
surprise générale. Jusque-là, nul n'avait souvenance de l'avoir vu
fréquenter un homme.
Dans le quartier, on commença à jaser et tout le
monde finit par se lasser à la fin.
Apres neuf longs mois de grossesse, elle finit par
accoucher. Contrairement à la coutume, elle n'organisa pas de cérémonie de
baptême. Et le temps s'écoula allégement. Mais, en ce mois d'août, elle fut
terrassée par un mal insidieux. Elle fit le tour des hôpitaux sans pouvoir
guérir .Comble de malheur ! Le mal empirait de jour en jour, sans lui
laisser une minute de répit. On se tourna alors vers les "Houno" .Consultés
sur l'origine du mal, ces charlatans furent unanimes : "Madame, votre mal
n'est pas une maladie ordinaire et si vous ne faites pas attention, elle
risque de vous coûter la vie". Dans l'espoir de guérir, elle dépensa sans
compter, jusqu' au jour où, elle se rendit chez Monsieur Mékpo, un “Houno”
réputé du village voisin Totolito. Lequel ne mâcha ses mots : "Vous avez
commis un acte impur... Je dirais même... ignoble. Si vous permettez le
terme. Et, les mannes de vos ancêtres n'ont pas apprécié .Confessez-vous et
vous serez libérée de ce mal insidieux qui vous dévore. Sinon, je ne donne
pas cher à votre vie. Mais, bien avant, voilà les sacrifices que vous devez
faire. Et, il énuméra lesdits sacrifices".
Désorientée, la dame Mana réunit quelques vieilles
personnes et leur avoua son forfait .Mais, hélas ! Comme les murs ont des
oreilles, la nouvelle ne tarda pas à faire le tour du quartier. La dame
Mana, confuse et abattue, s'enferma chez elle, ne mettant le bout du nez
dehors que lorsqu'elle n'en avait pas le choix. Fin Août, le fils inceste,
accablé par les jaseries, disparut de la circulation sans laisser de trace.
Une mère et son fils pris en flagrant délit
d'adultère, quel inceste !
Logo
Dossouvi au sujet des FN :
C'est triste qu'à chaque fois que la jeunesse togolaise prend des
initiatives, tout le monde crie "manipulation"
Les Forces Nouvelles (FN), une association de jeunes, ont
été portées sur les fonts baptismaux le
4 février 2009. De quoi s'agit-il, pourquoi cette initiative maintenant,
de quelle couleur politique est-elle? M. Hilaire Logo Dossouvi, secrétaire
général des FN apporte des éléments de réponse dans une interview dont nous
vous proposons le contenu.
Qu'est-ce que les FN ?
Les Forces Nouvelles (FN) sont une initiative de la
jeunesse pour resserrer les rangs des Associations de bonne volonté pour
apporter leur contribution au débat démocratique en cours au Togo. Une
initiative essentiellement civique pour aider à une meilleure compréhension
du débat politique en cette période névralgique de la vie politique
togolaise.
Pourquoi les FN maintenant, c'est-à-dire à un an de
l'élection présidentielle de 2010 ?
Nous disons "période névralgique" et pour ce faire,
nous comptons nous positionner aux côtés de nos populations et susciter le
débat dans toutes les régions du Togo pour partager avec elles la vision
démocratique des choses en vue de contrer certaines tares comme le
tribalisme, les démagogies, les mensonges… afin que l'interprétation des
enjeux ne relève plus exclusivement de la politique politicienne. Nous
invitons toute la jeunesse à se joindre à nous dans l'intérêt de nos
populations pour lutter contre certains critères subjectifs qui
interviennent dans le choix de nos premiers responsables."
Vous êtes le représentant du MO5 dans les FN. Est-ce
à dire que le MO5 est dissout ?
Je connais les objectifs du MO5 pour en avoir été un
des initiateurs. Je crois qu'il est de bon aloi, pour les objectifs que nous
assignons au FN, d'associer le MO5. Mais sur place, les militants étant
déconnecter d'une partie de la coordination partie depuis, la base est en
concertation pour l'harmonisation et une adhésion totale aux FN. Mais je
crois que les objectifs sont nobles. Si nous y parvenons, ce sera une bonne
chose. Mais pour le moment, l'initiative du Mouvement patriotique est
franchement personnelle. Le MO5 n'est absolument pas dissout. La discussion
continue…pour l'adhésion du Mouvement patriotique du 05 octobre aux FN.
M. Eloi Koussao s'est adjugé le MO5 pour arnaquer
les Blancs en Europe et fait son one man show. Lorsque vous affiliez
l'association aux FN, est-ce avec l'accord de Eloi Koussao ?
Comme je viens de le dire, pour des raisons de
communication, la concertation n'a pas eu lieu. Mais cela va se faire. En
tout cas, c'est mon souhait. Je crois qu'il faut que le MO5 retrouve sa
place au panorama qu'il apporte le dynamisme et l'intelligence que les
Togolais lui reconnaissaient. Telle est ma préoccupation. Pas plus…
Votre association est née au moment où les acteurs
politiques sont en conclave dans le Cadre permanent de dialogue et de
concertation pour discuter, des réformes institutionnelles et
constitutionnelles réclamées par l'opposition. Quel regard les FN
portent-elles sur ce dialogue en cours ?
Nous sommes informés du décret présidentiel portant
création du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) créé le 4
février dernier dans le prolongement de l'Accord Politique Global (APG).
Nous savons que le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) s'est décarcassé
pour cela et s'en réjouit donc. Mais l'Union des Forces de Changement (UFC)
considère ce décret comme un diktat du parti au pouvoir.
Nous déplorons ce bras de fer en perspective et souhaitons que les
protagonistes concernés fassent clin d'œil à l'arbitrage des instances
appropriées de l'APG pour aplanir les difficultés.
Les FN roulent pour qui ?
" C'est triste qu'à chaque fois que la jeunesse
togolaise prend des initiatives, tout le monde crie "manipulation" d'Untel
". C'est dommage. Un confrère de la place a dit que les FN sont "une
appendice de
la CDPA pour amuser la galerie". C'est dommage, très dommage. Et moi je dis
que c'est un mépris de la jeunesse et un manque de confiance en cette couche
sociale au Togo. " Nous ne sommes générés par personne ". Ils auraient dû
attendre et nous voir un peu à l'œuvre d'abord.
Depuis votre retour au pays, que faites vous comme
activité ?
J'ai fait mes études à l'Institut Supérieur de
Presse du Conseil de l'Entente et je suis sorti en 1982 avec une maîtrise en
Science et technique de Communication de Masse. De 1982 jusqu'à ce jour, ce
diplôme ne m'a jamais donné droit à un travail jusqu'à mon départ en exil. A
mon retour en mars 2007, j'ai été nommé "chargé de mission" au ministère
des Affaires Etrangères et de l'Intégration Régionale le
28 février 2008.
Je dis que cette nomination est très controversée car au ministère des
Affaires Etrangères depuis le 28 février jusqu'à ce jour, cet arrêté n'a
aucune incidence financière sur mon existence. Puisque je ne suis pas payé
jusqu'à ce jour. Une réponse à un courrier que j'ai adressé au ministère des
Finances m'a notifié au sujet de mon poste de "chargé de mission".
" …Le texte régissant lesdites indemnités n'ont pas
prévu un tel poste au sein des départements ministériels. Par conséquent, je
ne saurais réserver une suite favorable à sa requête… "
Au moment où je vous parle, je n'ai même pas un
bureau au ministère des Affaires Etrangères. C'est contre la législation
togolaise du travail. Mais nous le prenons très sportivement.
Vous êtes un membre actif de
la
CDPA,
les FN sont-elles un mouvement proche de votre parti ?
Les FN n'ont aucun lien avec
la CDPA.
Propos recueillis par LIZIOU Dominique |
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