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2009

   
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Chronique N° 55 du 30 avril 2009
Célébration de l’indépendance : La famille Gnassingbé soudée derrière le président Faure

La célébration du 49e anniversaire de la fête de l'indépendance s'est déroulée encore cette année sur le boulevard de la nouvelle présidence de la République. Outre les membres du gouvernement, les députés et certains leaders des partis politiques, la famille Gnassingbé était présente pratiquement au grand complet. Elle était là pour signifier qu'elle reste unie et soudée comme un seul homme derrière le président Faure contrairement aux inepties colportées par certains Togolais et faisant croire qu'elle est divisée à cause de l'affaire Kpatcha Gnassingbé. Même le colonel Rock Balakyèm Gnassingbé qu'on n'a plus vu défiler depuis un certain temps, était présent à bord de sa jeep pour défiler. Cette présence effective de Rock considéré par les affidés de Kpatcha comme le sauveur de leur ''icône'' témoigne du respect que ce militaire patriote voue aux institutions de la République et surtout à son frère le président Faure Gnassingbé. Il n'est pas disposé à soutenir le putsch de la honte initié par Kpatcha Gnassingbé qui aujourd'hui ternit l'image de la famille Gnassingbé et plus spécifiquement la mémoire de leur feu père Eyadema. Eyadema a régné pendant quarante ans mais jamais l'ennemi n'est venu de la famille, encore moins de ses nombreux frères. D'ailleurs, son petit frère colonel Toyi Gnassingbé était le tout-puissant commandant de la garde présidentielle, c'est-à-dire que c'était lui qui assurait sa sécurité. Mais jamais l'on n'a entendu parler d'une quelconque histoire de déstabilisation du pays. C'est dommage que Kpatcha n'ait pas suivi ce bon exemple en se démarquant de ses réseaux mafieux libanais et de certains barons déchus du RPT qui ont décidé de détruire la famille Gnassingbé et par ricochet déstabiliser le pays qui, sous la houlette du président Faure, renaît peu à peu de ses cendres.

Tout compte fait, la présence de la quasi-totalité de la famille Gnassingbé à la célébration du 49e anniversaire de la fête de l'indépendance aux côtés du président de la République laisse apparaître clairement qu'elle n'est pas prête à suivre le chemin tortueux de l'honorable putschiste Kpatcha.

Plus jamais ça sur la terre de nos aïeux.

ALIZIOU Dominique


Le 27 avril n'est pas un patrimoine privé de l'UFC

Le peuple togolais a célébré le lundi 27 avril dans l'enthousiasme, les 49 ans de l'accession de notre pays à la souveraineté internationale. Partout au Togo, c'est autour du chef de l'Etat Faure Gnassingbé que cette date, principal repère historique du Togo, a été célébrée. Tous les Togolais, dans un élan d'unité retrouvée, se sont remémoré les péripéties de la lutte de nos parents pour l'indépendance.

Mais la pomme de discorde vient de l'Union des Forces de Changement (UFC) qui se veut pourtant " l'héritier " des pères de l'indépendance, mais qui, par calcul égoïste, ramène finalement l'indépendance togolaise à une dimension tribale, voire partisane ou peut-être familiale dans la tête de certains tenants de cette malheureuse manœuvre d'exclusion.

Oui, c'est bien d'exclusion qu'il s'agit. Et ce mot devient la stratégie de l'UFC qui le brandit dès qu'il s'agit de parler de la gestion collégiale des affaires du pays. Jusqu'alors, c'est dans l'union de l'opposition que l'UFC s'est illustrée en la matière. Maintenant, ce sont les 49 ans du Togo indépendant que nos " compradores " préfèrent célébrer en aparté, oubliant allégrement que l'indépendance est le fruit d'un travail collégial et ne doit pas être historiquement gérée comme le patrimoine d'une seule famille politique. Les Togolais ne l'accepteront pas et cette manœuvre sectaire de l'UFC risque avec le temps de susciter des réactions des autres Togolais.

Car le 27 avril est une date historique et un patrimoine commun de tous les Togolais, peu importent leurs obédiences politiques. Tôt ou tard toute célébration bipolaire du 27 avril sera combattue par les Togolais car c'est une seule et même fête nationale.

Le 27 avril, depuis 1960, a toujours rassemblé le peuple, tout le peuple autour du pouvoir central. Ce fait doit rester tel. Même dans le pluralisme, nous devons rester unis autour de certaines valeurs dont l'unité du Togo. Cela veut dire que l'Union des Forces de Changement doit se faire violence en vue de ne pas remettre en cause cet acquis de la lutte de nos parents pour la libération de la patrie.

Sylvia Do Régo


Atteinte à la sûreté de l'Etat : Encore un autre Gnassingbé appréhendé dans un pays voisin

Chaque jour que Dieu fait, l'étau se resserre autour de l'honorable putschiste Kpatcha Gnassingbé et ses complices. La dernière information en date, c'est l'arrestation de l'homme de main de Kpatcha, le sieur Gnassingbé Esso. Recherché depuis après le coup d'Etat manqué, le fugitif a été localisé dans un village du Bénin où il a été arrêté. Très proche et cousin de Kpatcha, Esso Gnassingbé est un agent de Togotélécom. Mais malheureusement, il abandonne son travail pour suivre l'honorable Kpatcha partout où il va. Et lorsque Kpatcha, dans sa largesse, veut donner de l'argent à un groupe, c'est Esso qui se charge de distribuer les billets de banque surtout à ceux qui applaudissent à son passage. Le sieur Esso est l'homme le plus proche de Kpatcha. Après donc l'arrestation de l'honorable Kpatcha, Esso prend la clé des champs avec un gros magot. Pourquoi avoir fui s'il n'est ni de loin, ni de prêt mêlé à cette affaire ? En tout cas, Esso a été rapatrié à Lomé et crachera le morceau pour permettre aux enquêteurs de mieux cerner le scénario du complot et de clouer ainsi le bec aux laudateurs de Kpatcha qui martèlent à travers leurs journaux que l'affaire Kpatcha est un montage de toutes pièces.

L'arrestation de Esso, de son vrai nom Essozimna, est un coup dur pour les putschistes dont le plan d'opération sera mis à nu et permettra aussi de découvrir d'autres complices encore tapis dans l'ombre.

D. A


Pour l'épanouissement et la libération du peuple togolais : Le Mouvement Denyigban Lonlon lance ses activités

 Le mouvement dénommé M.D.L (Mouvement Denyigban Lonlon) a officiellement lancé ses activités le 24 avril dernier au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue à l'hôtel Ibis de Lomé en présence de ses militants, de plusieurs invités et hommes des médias d'Etat et privés. " Ce mouvement est mis sur place pour porter assistance à la population togolaise. Dans toutes les situations où nous nous trouvons, nous devons nous comprendre et nous regrouper, parce qu'il y a eu un déchirement pendant un certain temps. Face à cette situation, nous les membres de ce mouvement nous voulons faire des Togolais un seul citoyen ", a expliqué M. Donné Kokou GAGOU, président de cette association et ancien député à l'Assemblée Nationale.

Parlant des raisons qui ont motivé la création de ce mouvement, il a parcouru cette longue période de la crise socio politique qu'a vécue notre pays et qui a amené les Togolais a être méfiants les uns envers les autres. Ce qui a pour conséquence le retard dans le développement. " Dans ce climat de méfiance, chacun oublie la Nation pour se préoccuper de ses propres intérêts : le pouvoir de ses acquis et l'opposition de sa soif de gouverner. L'économie stagne et les problèmes sociaux s'accumulent ", a-t-il regretté. "Nous avons donc pensé qu'il fallait faire entendre un autre son de cloche pour appeler la conscience des concitoyens à l'Amour de la Patrie, ''Denyigban Lonlon'' ", a-t-il indiqué. Il compte implanter les branches de ce mouvement dans toutes les régions pour que tous les Togolais puissent s'unir de nouveau.

''Denyigban Lonlon'' est un concept nouveau qui a pour ambition de faire renaître l'esprit patriotique qui a animé nos pères combattants de la lutte pour l'indépendance. Ce mouvement entend ressouder le tissu social déchiré par tant d'années d'intolérance. Cela ne peut se faire que par la culture de l'esprit de tolérance, croit fermement le président de cette association.

''Denyigban Lonlon'' se veut un mouvement citoyen qui militera activement à l'éveil de la conscience nationale et à l'instauration effective d'une démocratie dont l'homme sera le commencement et l'aboutissement. C'est un mouvement social basé sur des principes patriotiques, et comme tel, il entend :

- Inciter les autorités à améliorer les conditions politiques favorisant l'épanouissement individuel et collectif des populations togolaises par un plaidoyer responsable ;

- Combattre l'intolérance et l'égoïsme politique sous toutes leurs formes ;

- Protéger et porter assistance à tout citoyen victime d'oppression ;

- S'investir pleinement dans la formation civique des citoyens qui doivent connaître leurs devoirs envers la patrie ;

-        Animer le brassage des jeunes pour se connaître et s'accepter par l'organisation des colonies et des camps de vacances, des voyages d'études nationaux, etc.

Le président du M.D.L a, pour finir, lancé un appel à la population pour son adhésion et à la diaspora togolaise pour qu'elle soutienne cette noble initiative.

P. A


Exécution du projet développement de la zone de Liligodo : Les 14 km de pistes réalisés ont été inaugurés

Le projet ''Développement de la zone de Liligodo'' poursuit son cours. Une partie du volet de ce projet concernant l'entretien et la réhabilitation des pistes a été déjà exécutée. Quatorze kilomètres de pistes sur les 32 km prévus ont été livrés. C'est la ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée du Développement à la base, Mme Victorine DOGBE qui a inauguré cette piste de 14km qui dessert 7 villages sur les 16, dans le canton de Gbatopé. C'était en présence du préfet de Zio, M. Anoumou KOUVAHEY, du représentant de l'Ambassade de France au Togo, M. Frédéric MARLET, des responsables de SAGE-France, des membres de l'ONG ''Agir plus'' et de la population bénéficiaire sortie massivement à cette occasion. La manifestation a eu lieu le mardi passé à Gati Soun, une des localités bénéficiaire de cette infrastructure routière.

Dans son discours de circonstance, la ministre Victorine DOGBE a remercié tous les promoteurs de ce projet, et exprimé sa gratitude aux bailleurs de fonds, spécialement à la France pour son appui financier. Elle a par ailleurs lancé un appel aux frères et sœurs de la diaspora pour qu'ils s'impliquent dans la construction de notre pays et invité la population à prendre soin de ce joyau. Pour finir, elle a rassuré les initiateurs de ce projet de l'appui du gouvernement pour la poursuite du projet.

Pour sa part, M. Frédéric MARLET a qualifié ce projet d'exceptionnel parce que, dit-il, c'est le premier projet financé par la France dans le cadre de son appui au programme de développement et aussi en raison de ses objectifs et des partenaires impliqués (SAGE, Solidarité Humaine, ''Agir Plus''. "La France reste attentive à sa mise en œuvre ", a-t-il déclaré.

De son côté, le préfet du Zio a indiqué que c'est le premier projet qui a vu les populations se mettre ensemble pour travailler en synergie pour le développement de leur localité. Il a remercié les bailleurs de fonds, l'association SAGE pour ce projet, et Solidarité Humaine Île de France pour la mobilisation des fonds et souhaité que d'autres associations leur emboîtent le pas. Il n'a pas manqué de couvrir d'éloges M. Kuizian BABA, directeur de l'ONG ''Agir plus'', maître d'œuvre délégué pour son investissement sans relâche dans le suivi des travaux.

Le président de SAGE (Solidarité Amis de Gbatopé et Environs)-France, une association de la diaspora togolaise en France, porteur de ce projet, a quant à lui déclaré que c'est la première fois que SAGE, Solidarité Humaine île de France et les partenaires locaux réalisent un tel projet qui, a-t-il dit, permettra aux populations de circuler librement et d'écouler leurs produits agricoles. Il a en outre insisté sur la nécessité de mobiliser de nouveaux bailleurs de fonds et invité la population à prendre soin de cet ouvrage. La visite du tronçon Gati-Yobomé a mis fin à la cérémonie. Il faut rappeler que les travaux du tronçon Gati-Ezor ont été réalisés par l'Entreprise Nouvelle Togolaise Des Travaux Publiques (ENTTP) et ont duré 5 mois. Ils ont coûté 139.792.477 FCFA.

Pierre AGBANDA


Dans les coulisses de Espace Ombre et Lumière : "Art Technologique et Installations "

Chronique de la Semaine dans sa parution n° 52 a publié sous forme d’article de fond, un texte sur l’art visuel au service du développement culturel dont l'auteur est le Professeur SOMÉ Roger, Enseignant- chercheur à l'Université Marc Bloch de Strasbourg en France. Membre de l'association culturelle “Espace Ombre et Lumière”, il est l'un des grands acteurs qui animent et s'activent pour la pérennisation des initiatives poursuivies par EOL dont le Sénégalais Sidy Seck est le Médiateur. Au regard de la pertinence et du niveau relativement élevé des réflexions et positions des différents acteurs de l'espace, votre Journal propose désormais et périodiquement à ses lecteurs, quelques uns des échanges de points de vue. Pour la seconde publication de ces pensées sur l'art en général et les arts visuels en particulier, il vous est proposé la réaction d'un compatriote togolais sur l'art, principalement sur l'art technologique. Artiste plasticien résidant à Lomé,  LAKA a mené sa réflexion sur le thème "ART TECHNOLOGIQUE ET INSTALLATIONS" dont voici le contenu.

Qu'on le veuille ou non, ce sont les révolutions, les avancées et les convulsions de l'art occidental qui donnent le ton du débat sur le fait contemporain artistique. Parfois, j'ai l'impression que certains africains se recroquevillent trop sur leur soit disant base culturelle, dont la majorité n'en connaît que le piètre folklore, les transes idiotes, la bestialité étonnante. Et ce repli sur soi n'est souvent dû qu'à leur incapacité notoire d'ouvrir et d'entretenir un débat cohérent, et faire preuve d’une lucidité au-delà du sempiternel émotionnel. C'est tellement consternant de voir certains défendre leur manière de créer de la façon la plus bigote qui soit, tel des chiens défendant des os mille fois léchés, desséchés et dont ils ne peuvent venir à bout malgré leurs crocs acérés.

Même si nous ne sommes pas à l'origine du débat, essayons d'y rentrer et demandons nous pourquoi l'occident met au pinacle, des formes d'expression dont on ne peut nier qu'elles soient osées. Alors que nous balbutions dans les affres de nos misères sociales, culturelles et intellectuelles, l'occident avance, même si parfois la marche est forcée, et essaye des choses, se remet en cause, cherche un dépassement ! Tout ou presque a été expérimenté, et loin de s'en contenter, on ouvre de nouveaux chantiers, on explore des champs intellectuels insoupçonnés. C'est pitoyable de voir, parmi de nombreux exemples, des artistes africains se gargariser de leur style " récupération ", décliné en sous styles plus ou moins flous, alors que ce genre de travaux ont été largement explorés depuis ! Il n'y a qu'à revoir le formidable travail de l'artiste italien BURRI dans les années cinquante, qui manipulait le jute et le plastique comme nul autre pareil.

Maintenant, que dire et que faire des " installations " et autres " arts numériques " ? C'est maladroit de ne pas essayer au moins une expérimentation dans l'un de ces domaines, mais encore plus de s'y aventurer sans un bagage intellectuel approprié, des idées innovantes, dans tous les cas une bonne culture ! Et c'est ce qui bloque et confond la plupart de nos créateurs, frileux parce que n'ayant pas le background nécessaire, ayant peur de perdre pied, ils vouent aux gémonies une autre approche, valable ou non, de la création. Ceux qui s'y lancent tombent parfois dans la redondance d'un discours fait par d'autres, s'embrouillent, se contredisent, et finissent par se cacher derrière un complaisant attaché de presse. Les moins chanceux, ne servent de canassons qu'à des esprits bien déterminés à s'enrichir au détriment d'une " négraille "  toujours ravie d'acquérir des pacotilles à n'importe quel prix. Comment alors discuter sereinement d'un problème aussi crucial sur l'évolution de l'expression plastique et de la pertinence des nouveaux outils pour pérenniser des idées, des sentiments, être témoin de son temps et proposer de nouvelles pistes de réflexion sur l'Homme et son devenir ?

En ce qui concerne mes propres réflexions sur les " installations " et la création numérique, je pense que ce sont des tentatives de réappropriation d'espaces et de dimensions nouvelles, la troisième dimension par l'occupation réelle d'un lieu déterminé, et la quatrième dimension à travers le fait virtuel qui prend une importance considérable dans nos vies. L'art évolue avec son temps, même si l'essence de la création reste inaltérable, les moyens d'expressions sont, on ne peut le nier, sans nombre. Mais je ne pense pas que la démarche aille à l'encontre des procédés classiques ou devenus tels, des arts plastiques et visuels. Le premier problème avéré reste la disponibilité des outils d'expression, ordinateur, appareil photo numérique, imprimante etc.… qui ne sont pas à la portée de la première bourse en Afrique. Ensuite le second obstacle est que l'on se heurte à l'incompréhension de nos proches contemporains, plus habitués à voir des cruches sur des têtes de femmes qu'à réfléchir, effort combien douloureux, sinon malsain pour certains ! Il ne reste donc plus de solution que de destiner ce genre d'œuvres à des marchés plus porteurs et condescendants parce que si indulgents envers ces gentils noirs dont on peut excuser les faiblesses patentes dans l'élaboration de leur réflexion et de leur travail, et si heureux  déjà, car quel miracle, d'appartenir à " l'élite " de la création contemporaine. On n'est pas sorti de l'auberge !

Les nouvelles manières de créer ne feront pas durablement ombrage à celles qui existent déjà, à cause du peu de nombre de leurs auteurs qui pour la plupart, sacrifient à un phénomène de mode. Ensuite le manque de moyens adéquats, la réflexion pantelante et la clientèle rare feront retomber le soufflé. N'empêche qu'il ne faudra pas négliger les nouvelles interrogations et champs d'explorations que nous ouvrent ces techniques. Mais sans une véritable élaboration de notre pensée et une vision élargie et pointue de ce que nous voulons faire de notre culture, de nos artistes, de notre création, on restera toujours là, à attendre que cela se  fasse à notre place. 

Texte recueilli par Vicarmelo TIEM, Membre de ESPACE OMBRE ET LUMIERE


Journées culturelles à Institut Goethe : Du théâtre à l'affiche : "Le mal au galop"

Le Centre Culturel Allemand "Institut Goethe", a offert à son public dans la soirée du mercredi 28 avril 2009, un beau spectacle de théâtre autour de la pièce intitulée "Le mal au galop". Une mise en scène de Basile N. YAWANKE, jeune comédien dramaturge et metteur en scène. Sur la planche, cinq comédiens de la Troupe Théâtrale de l'Université de Lomé (THUL) ont interprété, dans une belle trame de rebondissements, l'histoire atypique de guerre qui amène le spectateur à contempler, mieux à se projeter dans l'ambiante d'une situation de conflit issue du soulèvement du peuple contre " le maître des lieux " accusé d'être auteur de pratiques inégalitaires, totalitaires et d'abus de pouvoir. Métamorphosés dans les rôles de cinq personnages qui se rencontrent par hasard et dans la foulée de leur longue fuite des zones de conflit, AGASSA A. Ahoefa Eléonora, GUENE Mame N'déla, JOHNSON A. Frédéric, HODIN Senyo Kodjo et GANDA B. Dessa David exécutent les actes de la pièce dont le décor planté configure, avec dextérité scénographique, la cabane, leur lieu de refuge et abri de fortune dépourvu de substances vitales, et découvert loin de zones de combat de la ville. Le public de la soirée, invité dans les couloirs du "mal au galop", a partagé avec émotion mais aussi dans un exercice de réflexion, les composantes et les faits révélateurs de leur refuge devenu un lieu de critique où tour à tour chacun raconte sa petite histoire, ses mésaventures et toutes les sévérités qu'il a subies. Le pouvoir, plutôt la soif de pouvoir ou de leadership, ne tardera pas à répondre présente et à se manifester naturellement au sein du petit groupe de réfugiés. Histoire de nous rappeler que le pouvoir est une composante intrinsèque de l'existence humaine dont celle-ci ne peut se passer dans son environnement, quel qu'il soit. La preuve, dans une situation aussi inextricable que celle qu'ils ont vécues, fuyant les troubles socio politiques liés à la thématique du pouvoir, de leadership et de commandement, les personnage du "mal au galop" seront à nouveau au centre d'un autre conflit d'intérêts, d'une nouvelle situation de crise suite aux mésententes survenues entre ceux qui se considèrent comme premiers arrivés, se déclarant à volonté propriétaires des lieux, et les autres. Une situation qui ne tardera pas à se dégénérer en un drame pathétique. En fait, par l'intransigeance des uns et des autres, par la soif inassouvie du pouvoir, le conflit, fléau tant refoulé, tant avorté, revient toujours au galop, suit et rattrape ses sujets, conduisant ainsi à des pertes de vies humaines. Quels enseignements faut-il retenir d'une pièce aussi révélatrice des complexités constituant l'existence des hommes qu'instructive des pans d'un monde gouverné et serviable aux souplesses, aux méandres du plus fort, aux commandements, à l'argent, aux plaisirs et aux biens de ce monde ? Le pouvoir, finalement en tant qu'une entité innée à l'homme est-il un moyen ou un but dans la vie des êtres humains? Ne convient-il pas de se demander si le mal règne seulement dans un autrui en qui nous faisons des reproches à plaisir et à loisir de tous les malheurs connus, ou existe-t-il fondamentalement en chacun de nous un grain de diable que seuls le pardon et l'acceptation de nos différences pourraient combattre ?  C’est tout une série de questionnements et d'interrogations s’inscrivant dans notre contexte politique actuel qui ont animé l'auteur de la pièce "le mal au galop", et donné vie à  une belle et époustouflante scène de théâtre qui a déjà remporté deux prix sur quatre lors des Rencontres Internationales de Théâtre Etudiant du Bénin (UNIVERSI'ARTS 2009) à Cotonou, notamment le prix de la meilleure mise en scène et le prix du meilleur spectacle. A travers "Le mal au galop", Basile N. YAWANKE entend apporter des éléments de réponses aux âmes désarmées et affectées face aux fléaux de la guerre et des troubles socio politiques auxquels se heurtent sans cesse les pays africains, surtout. "Le mal au galop", une belle représentation théâtrale à vivre et à revivre intensément du côté de l'Institut Goethe très prochainement suite à la demande du public.
Vicarmelo TIEM


Fait divers : Le Drame de Sogbossito

Malgré les mesures de sécurité mises en place par les autorités togolaises en vue de traquer les auteurs d'actes criminels et de mettre fin au fléau de la criminalité dans notre pays, des brebis galeuses continuent d'exécuter leurs sales besognes sur les paisibles populations. C'est dans cette logique macabre qu'est intervenue l'interpellation du sieur KPOGO KODJO le vendredi 17 avril 2009, aux environs de 14heures 30mn par les éléments de la gendarmerie section d'Agoè. L'opération s'est déroulée dans le quartier de Sogbossito, une localité périphérique nord ouest du canton d'Agoè. KPOGO Kodjo, un Togolais âgé de trente ans, vendeur de pièces détaillées de moto dans ledit quartier, est célibataire sans enfant. L'homme aurait loué un entrer-coucher dans la maison où il a été interpellé.  Quelqu'un aurait en effet alerté les gendarmes sur le fait qu'un drame se serait réalisé en ces lieux. La réaction de la gendarmerie ne s'est donc pas fait attendre. " Nous sommes arrivés sur les lieux quelques minutes après le coup de fil. C'était horrible. Nous avons découvert un corps mutilé. La tête est tranchée et le corps entièrement vidé de son sang. Le cadavre était allongé sur le lit alors que le sieur KPOGO Kodjo, lui, attendait comme s'il espérait un visiteur ", a expliqué que l'un des gendarmes qui ont arrêté le " meurtrier ".

          Selon ses premières auditions, Kpogo serait sur le point de reconnaître les faits et prétendrait qu'il ne serait pas seul à commettre le forfait. " La victime est en fait un ami à moi. Je ne lui reproche rien. D'ailleurs, c'est lui-même qui a librement décidé de vivre avec moi. Je l'ai tué dans la nuit qui a précédé mon arrestation. J'ai commis l'acte en compagnie des amis. Pour le faire, nous avons pris soin de bien fermer la porte et de monter le volume de mon poste radio. Etant suffisamment drogué, il n'a pas opposé beaucoup de résistance, mieux, il n'a pas crié haut. Nous avons d'abord tranché sa tête, ensuite nous lui avons vidé son sang que nous avons recueilli dans un bidon ", a-t-il d'abord expliqué avant de se prononcer sur  le vrai mobile du drame en ces termes : " L'ami qui m'a contacté pour cette mission vit dans le quartier. C'est lui qui est parti avec le sang de la victime. Il a dit que c'est quelqu'un qui lui a recommandé cela et que celui-ci lui a promis une grande fortune. En partant, il a dit qu'il devrait profiter pour marchander la tête. Ce qui, a-t-il ajouté, allait enrichir notre affaire. Pour la circonstance, il m'a dit de garder les lieux ". Au sujet du reste du cadavre, Kpogo a affirmé que la nuit tombante, lui et ses acolytes allaient se débrouiller pour le jeter quelque part.

C'est dommage que de sinistres individus pensent pouvoir prospérer sur le sang d'innocents citoyens.
B. TALOM

Chronique 54 du 23 avril 2009
Éditorial : Faure entre les réformes et les Nostalgiques du passé

Le peuple togolais, grand observateur muet de la scène politique nationale, s'accorde à se dire que le ton et les discours ont changé au sein de la classe dirigeante.

La volonté de conduire le Togo vers de véritables reformes institutionnelles devant déboucher sur un Etat de droit ,fondé sur les principes de bonne gouvernance et du respect des libertés individuelles et collectives est manifeste chez le Président Faure.

Notre pays, le Togo ne peut plus être gouverné suivant les méthodes d'hier.

Le Président Faure a compris que le monde bouge et que le Togo aussi doit bouger.

Il est normal que ce changement ne puisse pas faire plaisir à tout le monde, surtout aux nostalgiques   des acquis de l'ancien temps.

Ces  nostalgiques s'accommoderont-ils de cette volonté de leur jeune chef de gouverner de façon consensuelle le pays qui n'appartenait qu'à eux seuls ? Vont-ils lui laisser la liberté de poursuivre dans une voie qui leur fera perdre leurs anciens privilèges ?

Après avoir joui pendant plusieurs décennies de privilèges exorbitants, ce n'est pas raisonnable d'espérer qu'ils acceptent de se voir privés de ces avantages.

Le Président Faure Gnassingbé a tout intérêt à se soustraire de cette emprise. La responsabilité qu'il endosse devant l'histoire et le peuple ne se partage pas. Lui, seul devra rendre comptes de ses actes, même s'ils ont été inspirés par d'autres. Il vaut mieux avoir à affronter le mécontentement de quelques nostalgiques que de s'attirer l'hostilité de toute une nation. Il doit pouvoir aller au-delà des déclarations de bonnes intentions.

Le peuple togolais aujourd'hui ne veut plus se laisser bercer par les discours flatteurs qui ne se traduisent jamais en actes.

Le Président Faure s'évertue depuis un certain temps déjà à poser des actes concrets, même s'ils sont lents à rentrer dans le quotidien du Togolais lambda. Il sait que le peuple est fatigué des discours mensongers.

L'objectif du Président est de faire bénéficier les ressources de l'Etat à tous les citoyens en réduisant les inégalités sociales et la pauvreté.

La corruption, le favoritisme, la discrimination, la paresse et l'absentéisme doivent disparaître de notre administration.

Pour atteindre cet objectif, il sait qu'il faut remettre le train de l'économie sur les rails du développement, car la raison nous la connaissons tous : une mauvaise gouvernance qui a pour corollaire la dégradation de l'environnement social, suivie d'une atmosphère d'insécurité quasi permanente qui a fait fuir les investisseurs vers des pays plus stables.

Le Président Faure veut  sortir notre pays de la liste des Etats cancres où règne la terreur comme gestion de gouvernance et de prise de pouvoir.

Voilà les nombreux défis que le peuple togolais attend de voir son Président relever.

Bien sûr ces défis sont aux antipodes des désirs de certains groupes d'intérêts..

C'est pourquoi le peuple togolais doit soutenir son Président Faure pour qu'il maintienne bon le cap pour atteindre l'objectif cité plus haut.

Faure Gnassingbé dans son discours à la nation en date du 17 avril 2009 porte à croire qu'il a fait siennes ces méthodes de bonne gouvernance et de fermeté.

Le Président Faure veut continuer à gérer le pays  dans un climat apaisé qui passe par le dialogue et non pas par la chienlit et l'anarchie. Dialogue, réconciliation, oui, mais dans l'art de la démocratie, de la transparence nationale.

Car face à tous ces défis que doivent affronter toutes les composantes de la société togolaise, à quoi nous est-il donné d'assister chez une frange de la classe politique actuelle?

Nous sommes face à des gens qui n'ont pour seul projet de société que leur destin personnel, plutôt que de se préoccuper du sort des populations qu'ils aspirent à diriger.

Comment comprendre que notre opposition qui est coutumière de la politique de la chaise vide au niveau de l'assemblée nationale, puisse aujourd'hui avoir de la crédibilité et de la valeur aux yeux du peuple ? Ces  populations ont tellement souffert des mauvais calculs de ces politiciens qu'elles aspirent aujourd'hui à vivre dans un environnement  beaucoup plus  apaisé.

Elle devait avoir des ressources nécessaires pour comprendre que l'heure n'est plus  aux calculs politiciens et mesquins,  mais plutôt à la recherche du bien-être pour tous.

Les exemples abondent  autour de nous, et malheureusement nous ne nous en inspirons jamais.  Des politiciens qui se battent, pas pour réclamer des conditions de vie meilleures pour des populations qui croient en eux, mais pour leur carrière politique, pour les désirs d'une minorité.

Franchement, en quoi ce type de combat peut-il améliorer le quotidien du citoyen lambda ? Quand on sait qu'ailleurs ce type de comportement  a conduit à des situations intenables,

Qu'est-ce que nous souhaitons pour notre pays ?

Disons-le tout nettement, ce type de politique, ce pays n'en a pas besoin, du moins à l'heure actuelle.

Le Président sait que le Togo d'aujourd'hui ne peut que s'inscrire dans un Etat de Droit dans ce   monde globalisé où tout va vite avec l'Internet.

Le Président Faure et le peuple togolais  sont à la recherche d'un destin commun : Paix et Prospérité.

Nous devons le soutenir pour ne pas le laisser seul entre les mains des prédateurs qui n'aiment qu'eux-mêmes et non notre pays, le Togo.

Crépuscule   Horizon


Touche pas à mon Président !

Un vieux de Lilikopé, village situé au nord de Tsévié disait un jour : " lorsqu'on sait d'où on vient, on pourrait mieux savoir ce dont on a besoin "

Le TOGO, comme vous le savez, sort d'une longue nuit.

A la mort du père de la nation, la crise sociopolitique avait atteint un seuil intolérable; entre le pouvoir et l'opposition, régnait une méfiance qui sapait toutes initiatives de rapprochement et d'ouverture, aucune perspective de sortie de crise ne se profilait à l'horizon, le pays était figé, le tissu économique totalement détérioré.

Ce climat malsain a transformé le TOGO en théâtre d'opération pour les trafics de tous genres, la corruption avait atteint un haut niveau et l'insécurité y régnait.

C'est dans cette atmosphère que le père de la nation rendra l'âme, laissant le pays sans réelle visibilité.

Les circonstances ont amenées l'armée à placer son fils à la tête du pays pour terminer le mandat de son père.

Mais très rapidement, celui-ci, conscient des difficultés qu'une telle accession au pouvoir pourrait engendrer dans l'avenir, a démissionné de ce poste pour se faire réélire démocratiquement, au cours d'une élection ouverte et transparente, malgré, les incidents regrettables qui ont entaché son déroulement.

A cette époque, tous les observateurs neutres de la vie politique togolaise reconnaîtront que Faure est la personne à même d'assurer l'héritage politique de ce petit pays qui a vécu une longue crise et était au bord de l'implosion.

C'est cette réalité qui a fait dire à l'un des vétérans de la vie politique nationale, Monsieur EDEM KODJO, ancien premier ministre togolais que " nul autre togolais que Faure ne pouvait assumer l'héritage politique d'EYADEMA "

Le pays était face à deux (02) défis majeurs ; l'armée, accusée à tord ou à raison de s'opposer à l'ouverture démocratique et le problème récurent dans bon nombre de pays africains, les clivages entre les peuples du nord et ceux du sud.

Dans ce décor, le Président Faure avait le meilleur profil parmi les candidats à la Présidence. Il est toléré par l'armée et est issu d'un père du nord et d'une mère du sud du pays.

Sur un tout autre aspect, le Président élu était jeune et inexpérimenté dans la gestion des affaires de l'Etat. Mais la tâche qui l'attendait était titanesque, tout, absolument tout était prioritaire dans ce pays au bord du chaos.

La situation à l'arrivée de Faure

Sur le plan sociopolitique et économique,

- les discutions politiques avec l'opposition étaient sans issues,

- la coopération avec l'UE était gelée pour déficit démocratique,

- la liberté d'expression et d'association n'était pas une réalité,

- les salaires des fonctionnaires de l'administration étaient impayés de même que ceux des retraités,

- la dette publique intérieure était exponentielle,

- la dette extérieure très élevée et impayée,

- la coopération avec la totalité des partenaires économique était rompue,

- l'éducation, la santé étaient dans une situation de déliquescence avancée,

- les infrastructures routières dans un état de dégradation poussée ou inexistant par endroit,

- l'agriculture était laissée à son propre sort et le pays frôlait la crise alimentaire,

- la sécurité était quasi inexistante et l'Etat n'existait que de nom.

Face à cette situation, il fallait, pour le nouveau Président, agir très vite, d'autant plus vite que la population vivait dans l'extrême précarité.

Son action : Mobiliser pour reconstruire

Six mois après son investiture, le nouveau locataire de l'avenue de la Marina, donne le cap de son action :

- restaurer le dialogue avec les différentes forces politiques du pays,

- restaurer les fondations de l'État de droit,

-           reconstruire une économie solide qui offre de l'emploi et l'opportunité aux jeunes

-           rétablir l'image du pays dans le concert des nations.

Bâtir un État de droit

 Le 21 novembre 2005 lors de son allocution relative au lancement du dialogue inter togolais,  le Président Faure disait en substance : "Nous nous sommes réunis ici pour réfléchir et pour nous engager sur la voie d'une mutation profonde de notre pays. Mutation dans les mentalités, mutation dans les comportements, mutation dans la volonté de réaménagement de l'espace togolais, mutation dans notre façon de dialoguer. Bref dans notre façon de vivre ensemble ".

Depuis cette période, des actes clairs suivis de résultats ont été posés par le président Faure dans le sens de l'apaisement politique.

 Il a su amener les différents partis politiques togolais autour d'une même table et à avoir un accord qui a permis l'organisation des premières élections législatives unanimement qualifiées de démocratiques et transparentes par les différents partis politiques togolais et la communauté internationale depuis 1998.

Ceci a permis la reprise rapide de la coopération avec les partenaires au développement, rompue depuis 1993 pour déficit démocratique.

La liberté d'expression est une réalité quotidienne et les Togolais sont unanimes à le reconnaître.

Aujourd'hui tous peuvent parler de tout dans ce pays sans avoir peur d'être arrêtés ou même menacés. Dans ce sens, l'écrivain togolais KAGNY ALEM DJRODO disait dans une interview accordée tout récemment à l'un de nos confrères : " il y a la liberté d'expression, on ne voit plus les vestiges de la dictature. Le Président FAURE a enlevé l'armée des rues. Aujourd'hui, vous pouvez aller au tribunal et gagner contre un militaire, c'était impensable il y a quelques années."

Le témoignage de cette respectable personnalité en dit long sur la nouvelle atmosphère qui règne au Togo.

Toujours dans le sens de l'apaisement, une commission pour la réhabilitation de l'histoire du Togo a été mise en place et la mémoire de toutes les personnalités marquantes de notre histoire sera honorée.

Pour finir en beauté, le Président a initié et entamé un processus Vérité Réconciliation qui va parachever le processus de guérison et réconcilier définitivement les Togolais avec eux même.

Une économie forte

Pour redonner de la force et rendre compétitive notre économie, le Président a initié un vaste programme qui comporte :

- le paiement de la dette intérieure pour booster l'investissement interne,

- un programme de modernisation de la justice pour rassurer le citoyen ordinaire et les hommes d'affaires qui investissent dans notre pays ;

- un vaste programme de lutte contre la corruption, une action courageuse pour assainir la perception des taxes fiscales et la gestion des finances publiques.

L'agriculture, une des priorités

Le gouvernement a entrepris un vaste programme de modernisation et d'encadrement de l'agriculture. Il a mis à la disposition des agriculteurs, des engrais à prix abordables, facilité l'accès a la mécanisation. Des tournées de sensibilisations et des séminaires de formations sont organisées à l'endroit du monde paysan, etc.…

Bonne gouvernance

Sur le plan de la bonne gouvernance et de l'assainissement de l'économie, le gouvernement a très vite compris que la bonne gouvernance est le maillon essentiel du développement.  A cet effet il s'est appliqué à : 

La modernisation de l'administration publique.

Le Président a fait de la modernisation de l'administration un des principaux objectifs de son administration. Il a compris qu'il fallait rétablir les bases de cette administration qui a souffert de la longue crise qu'a traversée le pays.

Il fallait repréciser la mission de cette administration et lui donner une mission qui aura pour but le soutien de la relance économique et sa mise à la disposition et au service des citoyens togolais.

Pour ce faire, plusieurs concours ont été organisés et plusieurs milliers de jeunes diplômés ont été recrutés dans la fonction publique.

La reprise et la multiplication des formations pour l'amélioration des capacités des agents et cadres de l'administration. 

Les réformes judiciaires

A ce niveau, le chef de l'Etat, s'est attelé à renforcer l'institution judiciaire, améliorer le fonctionnement de l'administration pénitentiaire, donc les conditions de détention des prévenus

De façon générale, les libertés publiques sont aujourd'hui mieux garanties dans notre pays.

Au plan social

" Nous ne pouvons plus nous permettre de laisser la misère être le lot quotidien de nos populations. Nous avons le devoir de tout mettre en œuvre pour améliorer la vie de nos populations qui ont payé un très lourd tribut aux incompréhensions de la classe politique " Tels ont été les propos du Président de la République dans son message à la nation après la proclamation officielle le 30 octobre 2007 des résultats définitifs des élections législatives.

Le dialogue social engagé a abouti à des recommandations prises en compte au sommet de l'Etat. Il a favorisé la mise sur pied d'une commission tripartite, cadre par excellence de concertations sur les conditions de vie et de travail des employés.

La santé

Ce secteur bénéficie en ce moment d'un programme de renforcement de ses capacités aussi bien en personnel soignant qu'en infrastructures. Ici aussi, la prise en charge des personnes vivant avec le VIH s'est nettement améliorée grâce à la gratuité des antirétroviraux.

L'éducation

La gratuité de l'école dans le primaire et le préscolaire, la réduction des frais d'inscription dans les universités de Lomé et Kara, le renforcement des capacités en personnel et en infrastructures sont autant de mesures prises dans le secteur de l'éducation

La réduction de la pauvreté

La réduction du taux de chômage des jeunes constitue à n'en point douter l'une des actions majeures du programme du Président.

Il se définit par :

- le recrutement massif des jeunes diplômés dans la fonction publique

- la révision à la hausse de l'indice salarial des travailleurs du TOGO tant dans le secteur public que privé

- l'élaboration et l'adoption du document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP)

Les medias

Dans ce secteur, le gouvernement s'est appliqué à garantir un cadre favorable à la liberté de la presse, et à soutenir les entreprises de presse par le biais d'une subvention : l'aide à la presse qui s'élève cette année 2009 à 350 millions de frcs CFA. Tous s'accordent à dire que le TOGO dispose du code de la presse, le plus libéral de la sous région ouest africaine. A ce jour, aucun journaliste n'est détenu dans les geôles togolaises pour délit de presse.

La raison est toute simple, notre code dépénalise les délits de presse.

Le retour du Togo dans le concert des nations

Le bon déroulement des élections d'Octobre 2007 a redoré l'image du Togo et lui a permis de retrouver sa place dans le concert des Nations. Cela s'est concrétisé par la reprise de la coopération avec les institutions internationales. Aujourd'hui on peut donc compter avec le Togo.

Que reproche-t-on à Faure ?

Le moins qu'on puisse dire dans cet exposé liminaire fait plus haut, c'est que le Togo est en chantier sur tous les fronts.

Alors on est à même de se demander ce que l'on reproche à Faure.

Nous affirmons sans ambages que rien ne peut être reproché à Faure par rapport au travail abattu en si peu de temps.

A notre analyse, il nous semble que les détracteurs de Faure ont peur; peur que tous les succès obtenus dans ces reformes fassent ombrage à certains, qu'il échappe a leur contrôle et pour d'autres qu'il se fasse réélire à une grande majorité de Togolais qui sont séduits par les actions concrètes du président Faure.

Ces détracteurs sont deux types : Ceux de sa propre famille politique représentés par les nostalgiques du passé, et ceux de l'opposition représentés essentiellement par l'UFC.

Les difficultés de Faure avec sa famille politique

Le père de la nation dans ses moments difficiles étant très affaibli, il n'avait plus le contrôle sur les sociétés d'Etat ; et d'autre part pour garder ses courtisans et autres militants il a été emmené à utiliser l'argent pour les appâter.

De cette situation sont nés des groupes d'individus qui ont vécu comme des profiteurs, soit aux dépens des sociétés d'Etat ou aux dépens des largesses du père de la nation. 

D'autres se sont transformés en vrais partisans des pratiques illicites de certains hommes d'affaires au détriment du contribuable togolais.

A la mort du père de la nation et  avec l'arrivée au pouvoir du nouveau Président qui se trouve être son fils, ces personnes ont pensé que la dilapidation des fonds des sociétés continuerait pour certains et pour d'autres, que le jeune Président serait aussi large que feu son père. Surprise,  le jeune qui leur doit tout, selon eux, leur tourne le dos et met un frein à tous leurs privilèges exorbitants et s'attelle plutôt à investir les fonds publics longtemps dilapidés dans la reconstruction du pays à travers des projets d'utilité publique au profit des populations les plus défavorisées.

Ceci explique donc de façon succincte les raisons du mécontentement de certains au sein même de la famille politique du Président Faure.

Les difficultés politiques de Faure avec l'opposition

Le Président Faure appartient à une génération de stratèges politiques qui savent anticiper. Il est ouvert au dialogue et ne fait pas usage des mesures dilatoires comme c'était le cas par le passé avec l'ancien régime.

Faure a fait avancer les agendas politiques et socio-économiques. Il a mis le pays entier en chantier.

Ses reformes saluées par la plupart des Togolais, loin de réjouir l'opposition, l'inquiète sérieusement à l'approche des échéances de 2010.

Cela explique le déchaînement de cette opposition qui, plutôt que d'appuyer ces actions qui s'inscrivent dans l'intérêt des populations, cherche à les torpiller par tous les moyens.

 Au Togo, selon la formule de l'opposition, rien de tout ce qui est entrepris par le pouvoir en place n'est bon.

Notre président a besoin de toi

Patriote togolais, nous venons de très loin et vous le savez. Nous avons traversé beaucoup de difficultés et aujourd'hui nous sommes arrivés à un moment déterminant de la lutte pour le devenir de notre pays.

Chacun doit savoir situer sa responsabilité et se demander ce que demain doit être pour lui et dans quel pays il ou elle veut voir vivre son enfants.

Durant cette année 2009, le Président Faure a fait deux déclarations très importantes.

 L'une lors de la présentation des vœux de fin d'année du corps diplomatique, où il disait : "Je veux organiser les élections dans mon pays, comme au Ghana "

La deuxième, c'était dans son discours lors la dernière tentative de déstabilisation du régime, et il disait en substance : "Plus jamais, la politique ne doit faire couler du sang au Togo ".

Nous croyons à la sincérité du Président lorsqu'il tient ces propos. Mais d'un autre côté, le Président Faure n'est pas Dieu, c'est un homme. Seul, il ne pourra rendre possible son programme et sa vision pour le TOGO, notre pays.

Il a besoin de vous, de nous, tous autant que nous sommes, fils et filles du nord, du centre, du sud, de l'est et de l'ouest de notre pays, le TOGO. A tous les enfants du TOGO résidents à l'extérieur du pays, vous êtes autant concernés par cet appel que ceux vivant ici.

C'est ici que nous devons affirmer notre honnêteté, notre amour et notre fierté d'appartenir à ce pays.

C'est ici le lieu pour chacun de nous d'apporter son soutien à ce Président réformateur, profondément attaché aux valeurs démocratiques et républicaines afin qu'il puisse dans la quiétude mener à bien ses reformes pour une Nation Togolaise prospère et réconciliée avec elle-même.

Le Président a donc Besoin de notre soutien pour qu'ensemble, nous puissions relever les défis de notre génération.

 " Ne laissons donc personne toucher à notre président ! "

JF


L'Honorable Kpatcha Gnassingbé a violé les lois universelles de la fraternité et de la gratitude

Les deux semaines qui viennent de s'écouler ont offert en pâture aux togolais et à la communauté internationale, une guerre de légitimité, et un combat que Kpatcha Gnassingbé a bien voulu livrer à son frère, le Président Faure, à un moment où ce dernier, après quatre années d'effort soutenu, réussit à marquer ses premiers points au sein de la communauté internationale et des bailleurs de fonds.

Le spectacle est d'autant plus vil que l'initiative vient d'un frère de sang et que le Togo vient de sortir d'une longue période de suspension de coopération qui l'a mis à genoux. L'acte relève d'un cynisme qui est parti pour replonger les Togolais dans une autre aventure sans lendemain.

L'évènement a divisé les Togolais en deux groupes : ceux qui y ont cru tout de suite, et ceux qui, au regard d'un passé où régnait le parti unique, n'y ont pas cru et ont pensé à un montage.

En réalité, la tentative de coup de force déjoué dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 est bel et bien réelle et il faudra s'appeler St Thomas pour l'imputer à un imaginaire fécond. Ce scénario trois fois apocalyptique est l'initiative de Kpatcha Gnassingbé pour contester et retirer à Faure une légalité et une légitimité que lui-même Kpatcha a déjà cautionnées en participant au premier gouvernement de Faure en qualité de ministre de la défense. La légitimité et la légalité, Faure Gnassingbé les a déjà. En participant au premier gouvernement, Kpatcha signait l'acte du consensus possible. Pourquoi fait-il volte-face maintenant en prenant les armes contre son frère, un acte qui pue l'horreur, l'égoïsme et une course effrénée au pouvoir et aux honneurs dans le mépris de la vie des autres ? Ce faisant, ''l'Icône de la Kozah'' a violé les lois universelles de la fraternité et de la gratitude''.

Pour lever toute équivoque, l'enquête doit suivre son cours dans le respect des lois et des procédures sous l'œil vigilant et sans complaisance des services de sécurité. Car d'éventuels acteurs tapis dans l'ombre pourraient tenter de poursuivre leur projet machiavélique. Ils doivent être démasqués, identifiés et mis hors d'état de nuire. Ceci dans l'intérêt supérieur du Togo qui a besoin de consacrer ses énergies aux efforts de développement. Les aveux des inculpés doivent être publiés s'ils n'entament pas les besoins de l'enquête.

Les initiateurs du forfait baignent dans l'illégalité la plus systématique et doivent pouvoir imaginer ce qui les attend dans un Etat qui se veut de droit. Justice Togolaise, au boulot.

Sylvia Do Régo


Atteinte à la sûreté de l'Etat : Comment les armes sont-elles entrées au Togo ?

Nombreux sont les Togolais qui s'interrogent encore sur l'effectivité d'un coup d'Etat. Pour eux, la première version servie par l'honorable Kpatcha et ses collaborateurs le lundi matin, notamment l'attaque de sa résidence par des éléments de la FIR, reste encore collée dans leur esprit. Malgré la présentation du corps du complot à la population, certains restent encore sceptiques et pensent que le député Kpatcha Gnassingbé n'aurait jamais l'audace de s'en prendre à son frère aîné Faure Gnassingbé. Mais la réalité est là, c'est que Kpatcha voulait véritablement tuer son frère aîné pour s'emparer du pouvoir. D'aucuns se demandent comment les armes ont pu entrer sur le sol togolais sans être décelées ? Eh bien, d'après nos recoupements, les armes auraient été achetées à l'étranger puis acheminées à Lomé dans deux conteneurs. Dans ces conteneurs, censés renfermer du matériel médical étaient dissimulées des armes et minutions. Ces conteneurs ont été débarqués au port de Cotonou puis acheminés vers le port de Lomé, leur destination finale. Au Port autonome de Lomé, les douaniers n'ont pas pris la peine de fouiller la cargaison parce que le colis appartenait à l'honorable Kpatcha Gnassingbé. Surtout que c'est du matériel médical destiné à l'hôpital de Kara, il y a de quoi ne pas se gêner en jetant un coup d'œil dans les conteneurs. Ainsi les conteneurs ont été sortis sans difficulté.

Evidemment, le matériel médical a été offert au CHR de Kara et à l'hôpital chinois de Tomdè. Les populations de Kara ont salué ce cadeau et remercié le généreux donateur, l'honorable Kpatcha Gnassingbé, sans savoir que le cadeau en question a couvert l'acheminement des armes qui devraient permettre de faire basculer le pays dans le chaos. Heureusement, le Dieu des Togolais veillait aux grains et a empêché ces engins de la mort de semer la désolation au sein de la population. Selon certaines sources, il y aurait des caches d'armes non encore découvertes et que nos services de sécurité sont à pied d'œuvre pour dénicher. La population est invitée à contribuer efficacement au démantèlement de ces réseaux qui détiennent encore des armes cachées dans des endroits non identifiés. Ceci dans l'intérêt supérieur de la nation.

ALIZIOU Dominique


Rock Balakiyem Gnassingbé, un militaire patriote

La tentative de coup d'Etat de l'honorable Kpatcha Gnassingbé a impliqué deux Gnassingbé, l'un cousin et l'autre demi-frère du cerveau de l'opération Kpatcha Gnassingbé. Il s'agit respectivement du capitaine Bagoubadi Gnassingbé et de Essolizam Gnassingbé. Ces trois Gnassingbé ont trouvé bon de déstabiliser le pouvoir de leur grand frère Faure et d'assouvir leur ambition personnelle au mépris des intérêts de tout un peuple. Heureusement, d'autres Gnassingbé n'ont pas suivi ces aventuriers dans leurs entreprises machiavéliques. Parmi ces dignes fils se trouve le colonel Rock Gnassingbé. Celui-ci a répondu présent au cri de détresse de son jeune frère Kpatcha dont les éléments ont ouvert le feu sur les forces de sécurité venues l'interpeller dans la nuit du 12 avril 2009. Le colonel Rock est allé en personne sans arme au domicile de Kpatcha pour demander au colonel KATANGA de lui laisser son petit frère. Le colonel KATANGA accepta et replia avec ses hommes. Le colonel Rock a donc pris son jeune frère pour se rendre dans son régiment. Dans la nuit de mardi, M. Kpatcha Gnassingbé requiert les services d'un élément de Rock à qui il demande d'aller évacuer des armes dans son domicile pour les déposer dans le magasin d'arme du camp de Rock, sans rien dire à celui-ci. L'élément de Rock en question exécuta les ordres de Kpatcha sans rendre compte.

Mais le lendemain, le mercredi 14 avril, après avoir pris part à une réunion à l'Etat Major, le colonel Rock rentre au camp et le chef magasinier lui rend compte des armes ramenées du domicile de Kpatcha. Rock alerte immédiatement la gendarmerie et son frère, le président Faure. Voilà comment le colonel Rock n'a pas voulu couvrir son jeune frère dans son entreprise machiavélique et resté loyal au président de la République qui plus est son petit frère. Selon certaines informations venant des proches du colonel Rock, celui-ci aurait remis à la gendarmerie un élément précieux que lui a confié son frère putschiste Kpatcha afin qu'il le sécurise. Mais Rock Balakyem attaché aux valeurs républicaines n'a pas protégé les dérives de son frère Kpatcha. Il a plutôt rendu compte de tout ce qui se passe pour la manifestation de la vérité alors que son adjoint, le commandant DIGBEREKOU, complice de Kpatcha, était chargé de donner l'ordre aux militaires qui sécurisent la Télévision et la Radio de laisser les putschistes aller lire leur déclaration de prise de pouvoir.

Mon colonel rester toujours fidèle à votre frère, le président Faure, pour avoir la bénédiction de Dieu et l'onction de votre père feu Eyadema.

A.      D


Face à la tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat : Le RPT reste solidaire autour du président Faure Gnassingbé

Ceux qui croyaient que l'arrestation du député Kpatcha Gnassingbé, " Icône de la Kozah " allait enclencher une division au sein du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) ont vite fait d'aller en besogne. Aujourd'hui, le parti reste plus que jamais uni et solidaire autour du président Faure Essozimna Gnassingbé. Et nous ne voulons pour preuve que cette sortie spontanée des milliers de sympathisants du RPT qui ont pris d'assaut le siège du parti afin d'apporter leur soutien indéfectible au président de la République, président de cette formation politique. Samedi 18 avril donc le siège du RPT sis à Tokoin Forever était en effervescence, une centaine de journalistes des médias nationaux et étrangers était là pour enregistrer la déclaration du RPT relative à la nouvelle situation que travers notre pays. Réuni la veille au siège du parti, le bureau politique du Rassemblement du Peuple Togolais, élargi au collège des sages a, au cours de cette rencontre, analysé les faits qui se sont produits dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 et qui sont relatifs à la tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat.

Dans la déclaration lue par son secrétaire général Esso Solitoki, le RPT condamne cette tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat qui viserait à remettre en cause tous les efforts et les sacrifices consentis par le président de la République et reconnus par la communauté internationale, pour enclencher le redressement du Togo qui jouit aujourd'hui des fruits de la reprise de la coopération avec nos partenaires en développement. Le RPT soutient le chef de l'Etat dans cette épreuve difficile et l'encourage à poursuivre avec détermination les réformes nécessaires à la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit, à l'aboutissement du processus de réconciliation nationale ainsi qu'à l'amélioration progressive des conditions de vie et de travail des populations. Le RPT invite les militantes et militants, sympathisantes et sympathisants, en ce moment d'émotion, à faire preuve de sérénité, de courage et de responsabilité pour préserver l'unité du parti et consolider la cohésion qui a toujours fait la fierté, l'honneur et a grandeur du RPT, dit en substance la déclaration.

Les militants apportent leur soutien au Président de la République.

Juste après la lecture de la déclaration, le secrétaire général du RPT a reçu des milliers de jeunes rassemblés dans la cour du siège et hors de la clôture. Ces jeunes du parti étaient porteurs d'un message à l'endroit du chef de l'Etat. Dans le message lu par leur porte-parole M. Kpoti Kossi, ces jeunes vaillants et dynamiques rendent grâce à Dieu qui a épargné les Togolais du pire qui allait plonger le Togo une fois encore dans le chaos. " Dieu est avec le peuple togolais, afin de vous permettre de poursuivre vos courageuses réformes que vous avez entreprises dans le cadre de la modernisation des institutions en vue du renforcement du processus démocratique et de l'Etat de droit ", déclarent-ils. Ils lui ont renouvelé leur indéfectible soutien et affirmé qu'ils " ne se laisseront point distraire par des manœuvres de déstabilisation " de ses actions salvatrices. S'adressant aux manifestants, M. Esso Solitoki les a remerciés pour la spontanéité de leur initiative. " C'est dans les difficultés qu'on reconnaît les vrais amis. Votre présence ici témoigne d'abord de votre vigilance et de votre fidélité à l'endroit du président du parti et du parti ", a-t-il déclaré. Il a indiqué que la présence des manifestants au siège du parti était la réponse claire et manifeste au président de la République qui sollicitait, la veille dans un message à la nation, le soutien du peuple. Il les a rassurés que leur message ira à qui de droit.

Pour terminer, le secrétaire général du RPT a invité tous les militants et sympathisants au calme et à la sérénité. " Nous sommes en train de traverser une situation particulière de la vie de notre pays. Tout ce que nous pouvons vous demander, c'est de garder votre sérénité, d'être calmes et d'éviter de répondre aux provocations, aux manipulations, aux intoxications. Faisons tout pour garder la cohésion et l'unité de notre parti, faisons tout pour que en notre sein nous soyons unis, parce que les enjeux politiques qui nous attendent sont énormes et nous ne pouvons pas aller en rangs dispersés, mais il faut que ensemble, comme un seul homme, nous affrontions ces enjeux ", a-t-il lancé.

Les adversaires du RPT, la peur au ventre, parlent déjà de ''liseurs de motions''. En tout cas, rien ne peut arrêter le RPT dans sa détermination à relever les défis qui l'attendent.

Pierre AGBANDA


Après leur visite aux détenus impliqués dans l'affaire de coup d'Etat : Les Organisations de Défense des Droits de l'Homme font le point des conditions de détention

Les Organisations de Défense des Droits de l'Homme qui exercent sur le territoire national sont préoccupées par le sort des détenus accusés d'être impliqués dans la tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Les responsables de ces organisations à savoir : la CNDH (Commission Nationale des Droits de l'Homme), la LTDH (Ligue Togolaise des Droits de l'Homme), le MTDLDA (Mouvement Togolais de Défense des Libertés et des Droits de l'Homme) et le HCDA (Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme) ont rendu visite à ces détenus le samedi dernier. Au cours d'une conférence de presse organisée dans la soirée à l'hôtel Ibis, les présidents des trois premières organisations présentes ont déclaré avoir rencontré 21 personnes détenues parmi lesquelles 18 militaires et 3 civils et échangé avec elles. Il ressort de leur rapport que tous les détenus visités sont apparemment bien portants et déclarent n'avoir pas été l'objet de mauvais traitements depuis leur interpellation jusqu'alors.

D'une manière générale, les détenus ont déclaré ne souffrir d'aucune maladie ni de malnutrition. Toutefois, l'Honorable député Kpatcha Gnassingbé a indiqué qu'il était sous surveillance médicale avant son interpellation et que cette surveillance continue avec le médecin de la famille que les visiteurs ont rencontré sur place. De même, un des militaires interpellés qui dit souffrir des douleurs au niveau du thorax avant son interpellation, a indiqué qu'il a reçu des soins, souligne le communiqué publié par ces organisations de défense des droits de l'Homme. Les responsables de ces organisations indiquent également avoir vu les détenus se livrer aux parties de loisir (jeux de cartes).

Par cette visite aux détenus, ces associations des droits de l'homme veulent s'impliquer pleinement dans ce dossier. " Les personnes interpellées, nous les suivons ensemble avec eux (les responsables des lieux de détention) pour voir ce que nous pouvons faire ensemble. Nous voulons éviter que ces personnes fassent l'objet de torture, et soient coupées de leurs familles ", indiquent ces défenseurs des droits humains.

A l'issue de la visite, ces organisations ont eu une séance de travail avec le ministre de Droits de l'Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation Civique, ainsi que celui de la Sécurité et de la Protection Civile. Elles recommandent à ceux-ci de faire continuer le suivi médical des détenus malades ou sous surveillance médicale avant leur interpellation ; de favoriser la visite des familles des détenus qui en sont privés, car certains détenus ont déclaré avoir reçu la visite des membres de leur famille. D'autres par contre ont indiqué que depuis leur interpellation, aucun membre de leur famille ne leur a rendu visite ; de veiller en tout état de cause, à l'hygiène et à la salubrité de la literie et des lieux de détention.

Le vœu le plus ardent des ces organisations des droits de l'homme est de voir les détenus avoir un procès équitable. Elles promettent de poursuivre le suivi des interpellés.

Pierre AGBANDA


FAIT DIVERS Le Djinn de malheur

Assana et Mayé Wétromoski ont passé cinq ans de vie commune. Tout allait bien jusqu'au mois de février 2009 quand, subitement, l'harmonie qui y régnait s'est vue brisée. Le djinn du malheur a rendu visite au couple le soir du 12 mars 2009 à 16 heures TU. De retour de Dapaong où il était en tournée de travail, il surprend sa dulcinée en flagrant délit d'adultère avec son meilleur ami. Le film de ce drame nous apprend que  Mayé Wétromoski  étant un haut cadre dans un Organisme Non Gouvernemental à Lomé,  a l'habitude d'effectuer des missions à l'intérieur  du pays et à l'étranger. Mais avant de quitter, il prend toutes les précautions. Aussi met-il à la disposition de sa dulcinée, argent, vivres et autres et la rassure de sa fidélité. Madame, de son côté,  a toujours promis à son amour qu'elle ne trichera jamais. C'est dans cette logique de confiance mutuelle que le couple a passé les cinq années de vie commune. Personne ne pouvait croire que l'ami intime de Wétromoski, un certain T. Valère rodait autour de la femme pour dit-il, " rappeler les titres " chaque fois que l'homme s'absentait. Pourtant, c'est Wétromoski lui-même qui a conduit le " coureur de jupon " auprès de son épouse. Valère avait un sérieux problème d'argent pour satisfaire un besoin urgent. Wétromoski était alors intervenu en sa faveur et madame lui avait donné l'argent demandé. Il prit alors goût de visiter le couple et de temps en temps partageait le plat avec lui. Jusque-là, Wétromoski n'a jamais pu soupçonner son ami de vouloir coucher avec son épouse. C'est donc avec grand étonnement qu'il a découvert le pot-aux-roses. " Lorsque j'ai fait mon entrée dans le salon, je n'ai pas senti la présence humaine. Je me suis alors dit que ma femme ne serait pas loin, sinon, elle aurait fermé la porte du salon à clé. J'ai quand même tenté de l'appeler. Une à deux minutes plus tard, elle répond de la chambre à coucher. J'ai alors cru qu'elle se reposait. Mais j'ai constaté qu'elle n'avait pas le moral. L'accueil n'est pas habituel. Ne comprenant rien, j'ai voulu entrer dans la chambre pour y déposer ma valise. Le temps de mettre la main sur ma valise, j'aperçois l'ami sortir de ma chambre. Il a noué le pagne de mon épouse.  Devant une telle situation, j'ai eu du mal à me décider. Ce que je sais, c'est que je suis sorti les laisser là ", s'est-il exprimé avant de renchérir : " Je ne me suis plaint nulle part. J'ai décidé de laisser libre option à mon épouse pour se décider. Pour preuve, j'ai continué à mener la même vie avec elle jusqu'à deux semaines. Pendant cette période, elle et moi, nous partagions tout sauf les rapports intimes. Elle ne m'a jamais demandé quoi que ce soit et je n'ai plus jamais revu mon ami. Au bout des deux semaines, ma femme a quitté la maison et elle a disparu sans laisser d'adresse. Je considère qu'elle a ainsi pris son option et je m'en réjouis ". Il n'est pas facile de supporter le fait de surprendre un individu, de surcroît un ami, en flagrant délit d'adultère, avec la femme qu'on aime et pour laquelle on se tue. Fort heureusement, il existe au sein de nos sociétés des sages à l'image de Wétromoski. Puisse son comportement faire tache d'huile. 

B.      TALOM

Chronique 53 de jeudi 16 avril
Atteinte à la sûreté de l’Etat : Kpatcha Gnassingbé interpellé

Nombreux sont les Togolais qui s'interrogent sur le coup d'Etat de l'honorable Kpatcha Gnassingbé. L'on se demande qu'est-ce qui a pu l'amener à concevoir ce projet macabre dont l'issue est incertaine ? Il est vrai qu'entre lui et son frère aîné Faure Gnassingbé, des malentendus profonds existent dont certains sont connus du public et d'autres purement internes. Mais de là à vouloir chasser son grand et prendre le pouvoir, cela laisse plus d'un Togolais pantois.

Après l'élection présidentielle de 2005, les deux frères s'entendaient à merveille. Le président Faure démocratiquement élu par le peuple n'avait pas trouvé d'inconvénient en nommant son petit frère ministre de la Défense et des anciens combattants. Lors de la célébration de la fête du 13 janvier 2006, les Togolais étaient sidérés de voir pratiquement deux présidents arrivés sur les lieux du défilé. C'est d'abord le ministre de la Défense et des anciens combattants Kpatcha Gnassingbé, qui arrive dans un cortège impressionnant et à bord de son commande car passe en revue les troupes. Et après c'est le président de la République, chef suprême des armée, qui arrive également à bord de son commande car comme le veut la tradition. Cette image a laissé croire aux Togolais et au monde entier que le Togo était dirigé par deux présidents. Ce qui n'était pas normal. L'exhibitionnisme débordant de Kpatcha laissait une image négative du Togo comme si on était dans une République bananière. Pour les proches de Kpatcha, cette attitude est normale parce qu'il a été l'artisan de l'avènement au pouvoir de son frère. Cette manière de voir les choses est erronée parce que le président Faure a été investi d'abord par son parti le RPT et ensuite il s'est présenté à l'élection et le peuple a porté son choix sur lui. Ce qui voudrait dire que le président Faure est comptable devant peuple. Si tel est le cas, Kpatcha n'a pas de leçon à donner à son aîné président, il doit plutôt se soumettre aux institutions de la République. Il devrait se comporter comme un ministre ordinaire dans le gouvernement et non un co-président donnant souvent des ordres comme si c'était une cogestion. Face aux dérives du ministre Kpatcha, le président Faure a juste pris ses responsabilités en le sortant du gouvernement. Apparemment c'est cette éviction du gouvernement qui lui est monté à la tête et il a décidé, avec bien sûr des conseils très aigris tels que Agboyomé Kodjo, Fambaré Natchaba et d'autres personnalités et non des moindres, de fomenter un coup d'Etat contre son frère, le président Faure. Ces conseillers indélicats lui ont fait croire qu'il est le digne fils du père et que seul lui peut poursuivre les idéaux du père de la nation. Quelles idioties de la part de ses conseillers. Le Togo est-il une monarchie des Gnassingbé ? En réalité, ces sinistres individus poursuivaient un autre objectif que l'honorable Kpatcha ne maîtrisait pas. C'est d'abord de lui soutirer suffisamment de sous et ensuite cogner les deux frères entre eux et provoquer une situation ingérable pour le Togo. Heureusement que le Dieu des Togolais est tout-puissant, et a su arrêter ce plan marchiavelique concocté par des esprits malins et nuisibles. D'ailleurs, le père de la Nation perché à l'au-de-là ne pouvait pas laisser aboutir ce projet de déstabilisation. Son ombre couvre le président Faure dans sa noble mission de remettre le Togo sur les rails malgré les embûches de ses détracteurs connus aujourd'hui des Togolais. Tout compte fait, le Togo ne basculera jamais !

Des armes de guerre découvertes

Pour les inconditionnels de l'honorable député Kpatcha Gnassingbé, l'icône de la Kozah est victime d'une machination orchestrée contre lui pour lui nuire voire le tuer. Ils estiment que le député Kpatcha est généreux, magnanime et humaniste. C'est cette qualité qui suscite la jalousie de ses détracteurs. Pour ses laudateurs, Kpatcha Gnassingbé, ''l'artisan de la victoire du RPT aux législatives de 2007'' subit la foudre des proches collaborateurs de son frère aîné Faure Gnassingbé. Seulement voilà, Kpatcha est-il le plus généreux du Togo ? Que cache cette générosité à l'endroit de ses frères Kabyè ? La réponse réside dans les évènements du 12 avril 2009. Visiblement, c'est pour préparer les esprits de ses frères Kabyè que l'homme a entrepris des actions humanitaires pour avoir d'abord leur adhésion par rapport à son putsch en perspective. Malheureusement l'esprit malin qui se cache derrière l'icône de la Kozah a été découvert. Le député Kpatcha avait déclaré à notre confrère de RFI qu'il est serein et prêt à répondre à toutes les questions et préoccupations des investigateurs dans cette affaire. Mais l'on n'a pas compris pourquoi il a pris la clé des champs en quittant très tôt son domicile pourtant gardé pour d'abord se rendre chez son frère aîné, le colonel Rock Balakiyem Gnassingbé, et après frapper à la porte de l'ambassade de l'Allemagne puis après celle des USA. Les deux chancelleries ont opposé une fin de non recevoir. Finalement, c'est à l'ambassade des USA qu'il s'est rendu aux gendarmes qui étaient à ses trousses. D'autres sources indiquent que dans sa fuite, il était parti avec des véhicules bourrés d'armes de guerre. Certaines armes avaient été déchargées chez son frère, le colonel Rock, qui a rendu compte immédiatement à qui de droit. Le véhicule qu'il a utilisé pour se balader dans les ambassades aurait disparu avec une cargaison d'armes de guerre. Si les informations sont confirmées, il va sans dire que sa culpabilité sera de mise ; or, le lundi encore, il clamait haut et fort son innocence à notre confrère de RFI. Que vient chercher cet arsenal qu'il traîne avec lui et à quoi cela devrait servir ? C'est justement au vu de ces preuves matérielles ajoutées aux aveux des officiers arrêtés que le procureur de la République a ouvert une information judiciaire contre lui. Selon certaines indiscrétions, les députés à l'Assemblée Nationale lèveront dans les prochains jours son immunité parlementaire afin de permettre au prévenu de faire face à la justice.

D'autres sources indiquent également qu'une liste de personnes à abattre est établie. Certains proches collaborateurs du président Faure devraient être ainsi exécutés si le putsch avait réussi. Ce qui démontre à suffisance la monstruosité du projet.

C'est regrettable pour ce jeune plein d'énergie de subir ce sort à cause de ses ambitions démesurées.

Boko Aklesso, premier ministre du gouvernement Kpatcha

Selon certaines sources bien informées, l'honorable Kpatcha avait déjà formé son gouvernement. Ce gouvernement composé d'une vingtaine de ministres serait dirigé par Me François Boko en tant que premier ministre. Dans ce gouvernement, on cite pêle-mêle le comandant ATTI de la gendarmerie comme ministre de la défense, le capitaine Amah, ministre de l'intérieur, Hor, ministre du commerce, etc

Le plus rigolo dans ce fameux gouvernement mort-né, c'est un certain François Boko Aklesso qui, au début de son exil, tirait à boulets rouges sur Kpatcha. Aujourd'hui, les voilà complotant ensemble contre la sûreté de l'Etat. Quelle union sacrée !

Pour l'heure, le procureur de la République vient d'ouvrir une information sur ce dossier. Le peuple attend de voir si c'est une machination contre l'icône de la Kozah ou bien Kpatcha a voulu bel et bien en découdre avec son grand frère Faure Gnassingbé. Les enquêtes doivent être poussées loin pour déceler également les vrais commanditaires et associés de ce putsch pour éclairer l'opinion.

ALIZIOU Dominique


Le récit des événements depuis la nuit de dimanche 12 avril

Dans la journée de jeudi 10 avril 2009, deux services de renseignement étrangers informés du coup d'Etat en préparation contre le régime Faure, ont mis en alerte le service de sécurité national. Les dispositions nécessaires ont été prises dès le lendemain pour circonscrire et neutraliser le mouvement de déstabilisation.  Le président informé du coup d'Etat, a dû annuler son voyage en Chine dont le départ était prévu dans la soirée de dimanche 12 avril. Au cours de cette journée du dimanche, quelques suspects ont été interpellés, notamment les militaires et gendarmes impliqués. C'est dans cette logique que Kpatcha GNASSINGBE, le demi-frère du Président de la République Faure Essozimna GNASSINGBE, a été convoqué et interpellé par les services compétents pour besoin d'enquête. Il refuse d'obtempérer devant les appels et rejette catégoriquement l'idée d'une quelconque audition.

La force d'interpellation et d'investigation qui s'est rendue au domicile du député Kpatcha GNASSINGBE, a essuyé des tirs de la part des éléments de la garde du domicile du député, avant que le renfort de la FIR (Force d'Intervention Rapide) commandée par le Colonel KADANGA ne vienne en appui. S'en est suivie une bonne période d'échange de tirs d'armes entre les forces en présence. Suite à la fusillade de la nuit de dimanche, le député a été conduit au sous groupement blindé par Colonel Rock GNASSINGBE, commandant de cette unité.

Suite à l'audition des suspects interpellés, il s'est avéré que le député Kpatcha, est effectivement l'un des principaux organisateurs du complot qui entendaient profiter du voyage du président Faure GNASSINGBE en Chine pour réaliser leur forfait destiné à écarter du pouvoir les autorités légales du Togo et à s'emparer du fauteuil présidentiel.

Mardi 14 avril, les autorités ont dans la soirée, lancé un mandat d'arrêt contre Kpatcha GNASSINGBE face à la gravité des aveux faits par les personnes suspectées dont cinq officiers impliqués. Mais informé un peu plus tôt de la situation, il a tenté de se refugier dans certaines ambassades de la capitale. Face aux réticences de celles-ci, il a dû recourir à une dernière tentative auprès de l'Ambassade des USA au Togo qui  lui refusera également l'asile au regard à la légalité de la procédure judiciaire et d'investigation enclenchée et de l'exécution du mandat d'arrêt délivré par les institutions compétentes de l'Etat togolais.

Kpatcha a été finalement arrêté par la gendarmerie dans la matinée du mercredi 15 avril, à la sortie de l'ambassade des Etats -Unis.

Auditionné par la gendarmerie, il a fait des aveux qui justifient toutes les accusations portées contre lui.

Pour le moment l'enquête suit son cours et au vu des résultats de la procédure judiciaire entamée, les autorités compétentes du Pays prendront leurs responsabilités.

Vicarmelo TIEM


L'UFC soutient le coup de force de Kpatcha Gnassingbé

Le parti politique togolais qui ne cesse de surprendre les Togolais par ses dérives est inévitablement l'Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio. En effet après que les forces de sécurité ont déjoué la tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat avec l'interpellation du député Kpatcha Gnassingbé, ce parti ne s'est pas donné du temps pour réagir. Dans un communiqué rendu public, l'UFC déclare qu' " aucune disposition légale ne permet aux forces de sécurité de se présenter au domicile d'un citoyen à 22 heures, pour l'interroger. Il est inconcevable que le procureur de la République prétende faire interpeller des personnes de l'entourage du député Kpatcha Gnassingbé au domicile de ce dernier en y envoyant la gendarmerie à une heure aussi tardive ". Cette réaction de l'UFC suscite des interrogations. Comment ce parti, qui prône le respect des règles démocratiques et qui se considère comme un donneur de leçon de démocratie peut-il se laisser aller à une telle dérive ? La déclaration du procureur de la République était claire : il y avait des informations relatives à une tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat. On a l'impression que l'UFC voudrait que cette information très grave soit banalisée pour que le forfait soit réalisé avant de procéder aux arrestations.

Visiblement, ces propos de l'UFC laissent transparaître son soutien à ce sombre projet de déstabilisation. Sinon comment comprendre que malgré les réactions d'indignation de la communauté internationale au sujet de cette tentative, ce parti puisse se permettre le luxe de soutenir mordicus ce putsch. En tout cas, les enquêtes se poursuivent et nous attendons de découvrir tous les complices.

P. A


L'UFC et son gros mensonge : Le président Atta-Mills dément avoir reçu Gilchrist Olympio

Dans un communiqué rendu public le 23 janvier 2009, et signé du secrétaire général du parti l'honorable Jean-Pierre Fabre, l'Union des Forces de Changement (UFC) affirme que son président national Gilchrist Olympio a rencontré à Accra le Président de la République du Ghana, John Atta-Mills le même jour. Les échanges ont porté sur la situation politique dans la sous-région ouest africaine, particulièrement au Togo et au Ghana, indique le communiqué. Selon ce communiqué, ''Monsieur Gilchrist Olympio a souhaité que le gouvernement ghanéen aide le Togo dans l'organisation de la prochaine élection présidentielle de 2010 afin que cette élection se déroule dans la transparence, l'équité et la sécurité, comme cela a été le cas dernièrement au Ghana''. Que conclure du communiqué de l'UFC ? C'est que la prétendue audience qu'aurait accordée le tout nouveau président Ghanéen John Atta-Mills a au leader de l'UFC Gilchrist Olympio est une masturbation intellectuelle des responsables de l'UFC. La population et plus précisément les militants de l'UFC ont avalé la couleuvre, mais la vérité vient d'éclater au grand jour sur le gros mensonge de l'UFC.

En effet lors de son bref séjour au Togo, le président Ghanéen John Atta-Mills a catégoriquement démenti cette information imaginaire de l'UFC. Le président Ghanéen a, lors d'une conférence de presse animée peu avant son départ de Lomé, déclaré : ''Comme vous le savez, beaucoup de chefs d'Etat ont fait le déplacement du Ghana pour assister à mon investiture ; et tout suite, après cette investiture, beaucoup d'entre eux ont demandé à me rendre une visite de courtoisie et me féliciter de vive voix. Et Olympio en a également fait la demande, mais il ne m'a jamais vu''. Cette déclaration montre à suffisance que le président Ghanéen n'a même pas vu Gilchrist Olympio lors de l'investiture. Qui a reçu alors notre leader de l'UFC ? S'agit-il de l'un des collaborateurs qu'il confond avec le président lui-même ?

Au demeurant, quel intérêt ce parti a à vouloir flouer les Togolais en leur racontant des inepties ? Pour certains l'UFC a voulu à travers son communiqué montrer que le nouveau régime Ghanéen est un allié sûr qui pourra faire trembler le gouvernement togolais. Seulement voilà, ces génies menteurs de l'UFC n'ont jamais imaginé que le président Ghanéen viendrait au Togo et que les journalistes togolais lui poseraient cette question dont la réponse a été sans équivoque. Voilà comment ce parti prompt à fustiger les autres s'humilie en mentant sur le compte d'un chef d'Etat.

Le cinglant démenti du président Ghanéen est un signal fort à l'endroit de l'UFC et ses alliés qui devront savoir que le nouveau régime de la NDC n'est plus prêt à les aider à nuire au Togo. Cela était de mise dans le passé avec l'ancien président John Jerry Rawlings, mais aujourd'hui les choses ont changé. Le gouvernement de Atta-Mills n'est pas prêt à mettre le feu chez son voisin de l'Est, le Togo.

Dommage pour l'UFC que son mensonge a été su.

Dominique ALIZIOU


Lutte contre la pauvreté : Le DSRP complet bientôt validé

Le Document Complet de Stratégie  de Réduction de la Pauvreté (DSRP-C) au Togo sera validé à l'issue d'un atelier national de validation du DSRP-C de trois jours. Les travaux sont ouverts  ce matin à Lomé. Experts, partenaires économiques et financiers,  représentants de la  société civile et du secteur privé prennent part aux travaux.

Le Document de stratégie  de réduction de la pauvreté au Togo, dont les consultations avec les partenaires sociaux  pour son élaboration avaient  commencé depuis le 22 mai 2008, est arrivé à sa phase finale.

L'atelier de validation national de ce document ouvert  jeudi à Lomé sera l'occasion, pour tous les acteurs ayant contribué à la rédaction dudit document, de prendre connaissance avec la version finale  et de proposer d'éventuels amendements.

Selon M. Sémondji Djossou,  coordinateur national du DSRP, ce document est élaboré autour de quatre piliers  qui forment  la  vision du Togo  à long terme.

Ces piliers reposent notamment sur le renforcement de la gouvernance politique, économique et administrative du Togo, mais ils mettent aussi l'accent sur le renforcement des bases d'un développement durable et soutenu à travers  des secteurs promoteurs de croissance tels  l'agriculture, l'accès à l'éducation, à la santé à l'eau potable etc.

De son côté, le premier ministre Gilbert Houngbo a soutenu que la version finale du DSRP est à mettre à l'actif des fruits des réformes politiques et économiques mises en œuvre par son gouvernement. Et de conclure que ce document permet d'inscrire désormais le Togo sur la voie de l'émergence.

Pour finir, après la validation du DSRP, l'autre équation à résoudre sera comment mobiliser les ressources nécessaires pour financer les programmes et projets contenus dans le cadre de cette stratégie. A ce sujet, M. Sémondji affirme qu'un effort sera fait pour accroître les ressources intérieures.

Quand aux ressources extérieures, ce dernier assure qu'avec les fruits de  la reprise de la coopération du Togo avec les bailleurs de fonds, les différents partenaires économiques et financiers sont disposés à accompagner le Togo pour la mise en œuvre de cette stratégie pour une réduction significative de la pauvreté surtout dans les milieux ruraux.

Le plan de recouvrement de ces financements sera défini dans le Programme d'Action prioritaire en cours d'élaboration par le gouvernement togolais.


Économique  Foire Artisanale du Togo : Foire Artisanale du Togo : l'édition 2009 démarre

"Booster notre développement par la force de l'artisanat" tel est le thème de la deuxième édition de la Foire artisanale du Togo. Cette manifestation, qui se tient à Lomé du  15 au 26 avril 2008, vise à dynamiser le secteur artisanal, acteur important du développement économique du pays. Sont attendus de nombreux professionnels africains ainsi que des investisseurs désireux de s'implanter au Togo ou d'œuvrer pour son développement. 

La promotion des produits du secteur artisanal et le développement de l'activité économique du Togo sont les deux objectifs de cette foire. Il s'agit en effet de  :

- Mettre en exergue les compétences des artisans

- Encourager les liens commerciaux entre les milieux d'affaires  togolais et étrangers

- Présenter les performances  locales et sous régionales en matière d'œuvres d'arts

- Accroître l'attractivité de métiers et techniques en perte de vitesse

- Définir la contribution de l'artisanat au développement

Selon la Présidente du comité d'organisation de cette manifestation, Mlle Essomandan Gnassingbé, le thème de la deuxième édition : booster notre développement par la force de l'artisanat, est significatif. " A travers ce thème, nous invitons donc tous les professionnels de ce secteur et leurs partenaires ainsi que les hommes d'affaires et les investisseurs  à œuvrer ensemble pour le développement du pays", souligne Mlle. Gnassingbé.

Il est  prévu au cours de cette foire, différents évènements, notamment une caravane dans la ville de Lomé, un concours culturel de beauté, des défilés de modes et de l'habit traditionnel ainsi que des prestations d'artistes.

L'édition 2009 de la foire artisanale regroupe plusieurs pays de l'Afrique, à savoir : le Togo, le Bénin, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Mali, le Maroc et le Sénégal.


Pour l'amélioration des conditions d'affaires au Togo : Un atelier sur les Indicateurs du " Doing Business "se tient à Lomé

Le monde des affaires évolue en fonction des conditions environnantes. Créer une entreprise au Togo aujourd’hui relève d'un parcours de combattant. Au Togo, les conditions pour la création d'entreprise ne sont pas en effet des plus favorables, ce qui décourage très souvent la plupart des investisseurs qui nourrissent l'ambition de s'installer. Et dans ces conditions, c'est l'économie nationale qui prend un coup quand le secteur privé ne marche pas.

Afin d'aider le Togo à identifier les reformes nécessaires pour améliorer l'environnement des affaires, la Banque Mondiale a initié depuis hier un atelier de deux jours à l'hôtel Ibis de Lomé à l'intention des opérateurs économiques et des membres du ministère en charge du Commerce et de la Promotion du secteur privé. Cet atelier permettra aux participants de réfléchir sur les voies et moyens pour améliorer les indicateurs pris en compte dans l'élaboration du rapport de la Banque Mondiale sur la pratique des affaires dans le monde. Ce rapport est dénommé Rapport " Doing Business ".

Ouvrant les travaux de cet atelier hier, le ministre délégué auprès du président de la République chargé du Commerce et de la Promotion du secteur privé, Guy Madje LORENZO, a salué cette initiative de la Banque Mondiale qui, dit-il, va appuyer le gouvernement togolais dans ses efforts d'amélioration de l'environnement des affaires. Pour lui, cet atelier vient à point nommé car il cadre parfaitement avec les préoccupations des autorités togolaises qui veulent faire du secteur privé le moteur de la croissance. Ceci est d'autant plus vrai dans la mesure où le classement du Togo par les rapports " Doing Business " ne fait que régresser. Du 149ème rang sur 155 pays étudiés en 2006, il est 163ème sur 181 pays étudiés en 2009. Cependant, des efforts sont consentis par le gouvernement pour améliorer les conditions propices à l'émergence d'un secteur privé plus compétitif en agissant sur les critères de notation du rapport " Doing Business ", a-t-il laissé entendre. "Il est crée début 2006 le Centre de Formalité des Entreprises (CFE), un guichet unique où se font toutes les formalités de création d'entreprise sur le territoire dans un délai n'excédant pas 14 jours. Des efforts sont en cours pour réduire au minimum ce délai et moderniser le fonctionnement du CFE", a-t-il dit.

Selon le représentant résident de la Banque Mondiale au Togo, M. Joseph Baah-Dwomoh, il est capital d'avoir un dialogue public/privé franc et constructif pour trouver des solutions pratiques. "Un tel dialogue demande la prise de responsabilités des uns et des autres, avec comme seul intérêt l'amélioration de la situation économique du pays", a-t-il précisé. M. Baah-Dwomoh s'est par ailleurs réjoui de l'association de son institution aux efforts du gouvernement visant à réaliser l'un des piliers du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) : " La consolidation des bases d'une croissance forte et durable ". Il est capital d'améliorer l'environnement des affaires pour réaliser une bonne croissance économique. Le secteur privé qui est appelé à jouer un rôle catalyseur de cette croissance, doit pouvoir créer des emplois, il doit pouvoir contribuer fortement aux revenus de l'Etat, il doit pouvoir fournir des produits et services pour le marché local, et bien d'autres choses encore… ", a-t-il ajouté.

Le rapport "Doing Business ", faut-il le souligner, est une publication annuelle de la Banque Mondiale et de la Société Financière internationale qui mesure la réglementation des affaires dans plusieurs pays du monde et classe ces derniers selon la facilité d'y faire des affaires. Les principaux indicateurs pris en compte par le rapport sont : la création d'entreprise, l'octroie des permis de construire, l'embauche des travailleurs, le transfert de propriété, l'obtention des prêts, la protection des investisseurs, le paiement des impôts, le commerce transfrontalier, l'exécution des contrats, et la fermeture des entreprises. Dix indicateurs qui forment la base pour la pratique des affaires dans un pays.

Pierre AGBANDA


A l'issue de son Assemblée Générale Ordinaire : Le REFAMP renouvelle son bureau

Nul n'ignore le rôle combien important que jouent les femmes dans la vie d'une nation. Afin de mieux se faire entendre et défendre leurs intérêts certaines parmi elles s'organisent en associations ou en réseaux. C'est le cas du Réseau des Femmes Ministres et Parlementaires (REFAMP), section Togo. Créé le 22 octobre 1999, le REFAMP/Togo a pour objectifs d'œuvrer à la réalisation du plan d'action de la Conférence Internationale de la Plate-forme sur la population et le développement du Caire (CIPD) de 1994, de la plate-forme de Dakar de 1994, du plan d'action de Beijin de 1995.

Hier le Réseau a tenu son Assemblée Générale Ordinaire conformément à l'article 12 de ses statuts qui stipule que ''l'Assemblée Générale, organe suprême du Réseau, se réuni tous les 2 ans en session ordinaire''. C'est la ministre de l'Action Sociale, de la Protection de l'Enfance et des Personnes Agées, Mme Ibrahima Mémounatou qui a présidé l'ouverture des travaux qui ont eu pour cadre l'hôtel Ibis de Lomé. C'était en présences des représentants des institutions nationales et internationales, des organisations de défense des droits des femmes de même que de plusieurs invités. Elle a souhaité que cette Assemblée générale soit un nouveau départ pour que les femmes puissent réellement jouer leur rôle dans la vie sociopolitique en participant activement à la vie publique de notre pays, et en influençant les prises de décisions sur le plan politique.

Parlant du bilan de 2 ans de son équipe à la tête du Réseau, la présidente, l'honorable Lardja APOUDJAK, le trouve positif. Elle reconnaît toutefois que beaucoup reste à faire. "Au cours de notre mandat qui s'étend de juin 2006 à ce jour, nous avons essayé autant que possible de faire en sorte que la situation de la femme sur le plan publique et politique soit plus améliorée. Nous avons organisé des ateliers et tables rondes à la veille des élections législatives à l'endroit de 350 femmes pour les sensibiliser sur leur rôle important à jouer dans la promotion de la femme en général", a-t-elle déclaré. Le bureau a également, au cours de son mandat, forme une cinquantaine de journalistes pour rétablir l'image de la femme dans les médias, parce que, dit-elles, c'est important que notre image soit améliorée sur les écrans, sur les antennes radio et dans les écrits. La sensibilisation des populations sur la déclaration des naissances est une autre action menée par le REFAMP.

Elle a invité tous les membres du Réseau à l'unité, car dit-elle, c'est dans l'unité d'action et avec une vision commune que nos choix feront l'écho voulu.

Pour le représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), M. Fidelis Zama Chi, le REFAMP en tant qu'outil de plaidoyer, devrait s'employer à accélérer le processus consistant à donner aux femmes africaines en général, et aux femmes leaders en particulier, les moyens de participer plus activement et de façon coordonnée au processus de prise de décisions, de participer pleinement et sans discrimination aux activités économiques et de développement, d'accéder de manière équitable aux moyens de production ainsi qu'aux bénéfices du développement. Il a également affirmé que le FNUAP soutient le REFAMP depuis sa création. Et cette assistance, dit-il, découle du mandat confié au FNUAP en tant que porte flambeau du programme d'Action de la CIPD pour lequel il œuvre à mettre en exergue les liens existant entre la santé en matière de reproduction, d'égalité et d'équité entre les sexes et le processus de développement économique et social.

Le REFAMP Togo compte actuellement 30 nouveaux membres.

Pierre AGBANDA


Fait divers : De retour à la vie

Etienne Gozo a déjà passé 56ans sur la terre. Il a vécu au milieu des siens dans le village qui a abrité ses parents et les grands-parents. Récemment, le Chef de l'Etat en visite de courtoisie aux populations de la préfecture de l'Ogou, a fait un crochet dans ce village appelé Kati. Les femmes et les hommes de cette petite mais riche localité de la préfecture, étaient, pour la circonstance, massivement sortis pour, disent t -ils, témoigner leur fidélité à la politique de Faure. Etienne Gozo était de la partie. Il avait, aux dires de notre source, jouer un rôle très important. Qui aurait cru qu'il mourrait la nuit. Même lui, n'aurait jamais accepté avaler la pilule. Mais comme il y a lieu de toujours compter avec les surprises, la mort a réservé une visite surprise à notre compatriote sans bien sûr obtenir son consentement. Tout s'est passé dans la nuit. Il a commencé par se plaindre des maux de tête, puis de poitrine et enfin de troubles digestifs. Le cas devenant sévère, la femme, aidée par quelques membres de la famille, accompagne le malade chez le charlatan du village. Malgré les prouesses de ce dernier et l'urgence de son secours, Gozo rendit l'âme peu avant minuit. Son corps fut rapatrié à son domicile pour être  conservé en vue des obsèques le jour suivant. Ils étaient donc là, parents, amis et alliés de la famille Gozo, réunis dans la maison mortuaire pour  soutenir la veuve et les orphelins, et ensuite pour accomplir les rites  de circonstance. Solidarité africaine aidant, la cour de Gozo s'est avérée dans les minutes qui suivirent, trop exiguë, pour contenir la foule. Quatre heures plus tard, le prêtre traditionnel chargé d'officier les cérémonies, annonce le début du rite préliminaire. Les ''gestionnaires'' des corps étaient ainsi invités à de rendre flexible le corps de Gozo en libérant ses articulations. Ils ont à peine débuté leur œuvre quand l'un deux constats que le pouls du mort avait commencé à fonctionner. Il voulait informer ses coéquipiers quand tout à coup, Gozo se redressa et se leva. Il se mit d'abord en position assise puis se dressa sur la plante de ses pieds. " Je peux savoir ce qui se passe avec moi et que cherche autant de monde chez moi ? ", s'interrogea t- il au milieu d'une assistance médusée et surtout abasourdie. Un silence de mort couvrit aussitôt le ciel. Personne n'avait la force, ni le courage de répondre à la question. Plutôt que de saluer ce retour à la vie de notre compatriote par des cris de joie, c'était plutôt la débandade. Tout le monde, y compris la femme, les enfants et même l'oncle paternel, doyen de la famille, a déserté les lieux avec la plus grande vitesse. Au cours de cette fuite, deux des fugitifs ont malheureusement subi de graves dommages. L'un d'eux s'est violemment cogné contre un arbre et l'autre s'est retrouvé au fond d'un puits. Il a fallu plus d'une journée pour que la femme et les enfants, la peur au ventre, acceptent de partager le même espace de vie avec leur époux et père Gozo. En attendant de rencontrer le sieur Etienne Gozo pour en savoir plus sur ce voyage singulier et son retour triomphal, que Dieu le Miséricordieux, accorde longue vie à ce miraculé et à toute  sa famille !

B.TALOM

Chronique de la Semaine 52 de jeudi 09 avril
Coopération Ghana – Togo : Le Président Atta-Mills dans nos murs

L'histoire retiendra cette date de l'arrivée du Président Ghanéen Attah-Mills à Lomé comme un évènement d'une importance capitale pour les Togolais. Ceci a plus d'un titre. D'abord pour le passé tumultueux des relations entre Togo et le Ghana quand le PNDC (d'abord) et le NDC (ensuite) avaient les rênes du pouvoir là-bas. C'est vrai c'était du temps de Rawlings là-bas et Eyadema ici.

Depuis ce temps-là à maintenant, beaucoup d'eau a coulé sous le pont. John Attah-Mills pour sa deuxième sortie à l'extérieur du Ghana après la Côte d'Ivoire a choisi le Togo, son voisin immédiat de l'Est. Il est vrai, le pouvoir a changé de main également au Togo, et depuis 2005 jusqu'à la récente élection de Attah-Milles, les relations ghanéo-togolaises se sont très bien portées. L'idéal aurait été que ce bon voisinage qui a marqué l'époque de John Kuffor avec Faure Gnassingbé continue dans la paix, afin de permettre aux deux peuples de vaquer allègrement à leurs activités et à leur développement. C'aurait été simple si les signaux sécuritaires sur les tableaux des services spéciaux togolais ne clignotaient pas rouge. Le danger viendrait de l'ouest où des velléités de déstabilisation on refait surface depuis le retour aux affaires de la NDC (la National Democratic Congress) qui compte beaucoup d'agitateurs de l'opposition togolaise de la diaspora qui se sont tous rués vers Accra après la récente élection qui a porté le candidat du NDC, John Attah-Mills, à la magistrature suprême du Ghana.

Le Togo qui, depuis 2005, fait du Dialogue et de la Réconciliation son leitmotiv, compte sur ce déplacement du président Attah-Mills pour ouvrir un autre chapitre de dialogue entre Faure Gnassingbé et ceux qui sont restés à l'extérieur et qui ont quelques griefs contre lui. La perche de la discussion de Faure Gnassingbé reste tendue.

Quant aux compatriotes qui ne jurent que par les armes, nous voulons leur dire que les bruits de bottes n'ont rien arrangé au Liberia, en Sierra Léone, en RDC ou encore au Darfour. Bienvenu au Togo, M. le président !

Sylvia Do Régo


TdE : Pourquoi le DG EVENYA Yawo Elihoho a-t-il abandonné le Programme Qualité ?

Depuis 2001, l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a demandé à l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) de l'assister pour la mise en œuvre du Programme Qualité. Ce programme financé par l'UE à quatorze millions d'Euros sur le 9e FED (Fonds Européen de Développement) est destiné principalement au secteur agro-industriel. Le programme a fourni une expertise technique dans les domaines de l'accréditation, de la normalisation, de la métrologie, des analyses et essais ainsi que de la promotion de la qualité pour ainsi renforcer les capacités des entreprises de l'espace en matière de Qualité.

La Société Togolaise des Eaux s'est lancée en 2000 dans le Programme Qualité. En 2002, la TdE a même reçu le Prix d'engagement dans la démarche qualité décerné par l'UEMOA. A l'époque, la TdE était l'une des rares sociétés d'Etat à s'être engagées dans cette démarche.

A l'origine, l'entreprise s'était fait accompagner par des experts nationaux en matière de qualité avec lesquels un diagnostic des forces et faiblesses de la TdE autrefois RNET a été fait et qui a abouti à l'élaboration et à l'adoption d'un plan stratégique de développement du secteur d'eau potable et plus tard au lancement du Programme qualité lui-même. Dans cette lancée, la TdE qui a reçu plusieurs fois des missions d'audit qualité, ambitionnait d'aller à la certification pour ainsi gagner en crédibilité et en confiance et attirer les bailleurs de fonds

Contre toute attente et sans justification aucune, le nouveau DG de la TdE, M. EVENYA arrête ce programme. Pourquoi a-t-il fait cela, s'interrogent les consommateurs de l'eau. M. EVENYA n'aime-t-il pas la qualité ? Autant de questions qu'on peut se poser sans trouver de réponse. Sinon que l'homme serait en déphasage avec les normes internationales qui gouvernent les entreprises modernes.

Au demeurant, quels sont les avantages que la TdE pouvait tirer de ce programme qualité ? Lorsqu'une entreprise présente les aspects d'une bonne gestion, les bailleurs n'hésitent pas à investir. Or la démarche qualité qui est un mode de gestion reconnue comme étant le modèle rigoureux de bonne gouvernance, devrait pouvoir booster la TdE dont on connaît les difficultés.

Aujourd'hui, la TdE a besoin encore de 20 milliards de francs CFA pour étendre son réseau de distribution d'eau potable à Lomé. La démarche qualité entreprise par la TdE était, selon les experts, très suivie et cela devrait constituer un baromètre pour les bailleurs de fonds comme l'AFD (Agence Française de Développement), l'un des principaux partenaires de la société pour accroître leurs décaissements. Cela aurait permis à la TdE qui peine à desservir l'eau potable surtout à la population de Lomé, d'avoir les moyens nécessaires pour résoudre ce problème. Est-ce à dire que le nouveau directeur est ignorant des retombées de ce programme ? Et pourtant il y a un directeur chargé de ce programme qui est à la TdE mais malheureusement laissé au placard.

Pour quelle raison ? Nul ne saurait répondre. Aujourd'hui, le Programme Qualité des entreprises des Etats membres de l'UEMOA constitue l'une des priorités de la Commission sur instruction de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA. L'on ne comprend pas pourquoi le DG EVENYA abandonne ce programme aussi indispensable pour la société qu'il gère. Selon une source proche du Programme Qualité de l'UEMOA, si la TdE ne relance pas ce programme dans un bref délai, elle sera suspendue et sera obligée de recommencer à zéro, alors que le processus a fait des frais.

Pour l'heure, nous attirons l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité de réviser leur position vis-à-vis des responsables des sociétés d'Etat à l'instar du DG de la TdE qui semble n'avoir aucune vision pour son entreprise. La gestion du secteur de l'eau est si sensible qu'il n'est pas normal de laisser n'importe quel quidam à la tête de cette entreprise. L'eau étant source de vie, et surtout utilisée nécessairement par tout le monde, il est indispensable pour nos autorités de porter un regard sur la gestion du secteur pour éviter qu'on nous produise un jour une eau polluée puisque le directeur de la TdE n'aime pas la qualité.

Dominique ALIZIOU


Pourquoi ASSOGBAVI brade-t-il les biens de feu lieutenant AMOUZOU ?

La population de Lomé et surtout ceux qui ont l'habitude d'emprunter le Boulevard Eyadema découvrent la construction d'un grand immeuble en face du lycée de Tokoin à côté de l'immeuble AUBA. Cet immeuble de 10 étages appartient à l'architecte Loccoh Donou Mensah, propriétaire du bâtiment AUBA. Et pourtant, à l'endroit de la bâtisse existait une maison à deux étages qui n'appartenait pas à M. Loccoh. Cette maison appartenait à feu lieutenant Amouzou, ancien gendarme, fidèle serviteur du président Eyadema, rappelé à Dieu en 1982. Comment cette maison bâtie sur un lot et demi est-elle devenue la maison du sieur Loccoh, l'ennemi juré de feu Amouzou Koffi de son vivant ?

En effet, M. Loccoh convoitait cette maison depuis fort longtemps. Il a plusieurs fois demandé au lieutenant Amouzou de lui vendre la maison. Celui-ci a opposé une fin de non recevoir et lui a formellement interdit de revenir sur ce sujet. Ce qui avait à l'époque empoisonné les relations entre les deux voisins. A en croire les enfants du défunt, à l'annonce de la mort de leur père, M. Loccoh se serait vêtu en blanc, histoire de savourer la mort de son ennemi et aussi assouvir son ambition, notamment déposséder les enfants de cette maison.

Pour arriver à son objectif, l'homme mit en place ses stratagèmes en complicité avec le juge Assogbavi. Le sieur Loccoh a tenté en vain de convaincre les enfants du défunt de lui vendre la maison. Ceux-ci résistèrent. Il changea alors de tactique. Il réussit à corrompre l'aîné du défunt, Amouzou Komlan, en lui suggérant de vendre la maison inachevée sur un lot dans le quartier Agbalepedogan. Amouzou Komlan arrive à emballer quatre autres enfants du défunt pour brader la maison. En clair, cinq enfants sur 13, dont une mineure ont signé un document falsifié en lieu et place du vrai reçu qu'ils n'ont pas réussi à  trouver. La maison a été donc vendue à M. Awoudor Kossi à 15 millions de francs CFA par le juge Assogbavi assisté de l'huissier Koussougbo qui a profité de cette somme pour immigrer vers les USA.

Dans un jugement rendu le 17 janvier 1995 par le même juge Assogbavi pour donner son quitus à l'huissier de procéder au partage des biens de feu Amouzou Koffi entre les 13 enfants et les veuves, écrit ce qui suit : ''dit en outre que l'immeuble bâti se trouvant sur le boulevard Eyadema restera un bien indivis''.

Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, c'est le même juge Assogbavi qui procèdera à la vente de cet immeuble qu'il avait lui-meme qualifié de ''bien indivis''. Pire encore, c'est à l'ennemi du lieutenant Amouzou Koffi, en l'occurrence Loccoh Donou Mensah que la maison sera vendue à 13 millions avec la complicité de l'huissier Mme GABA. Une maison à deux étages marbrée et sur un lot et demi, Assogbavi l'a bradée à vil prix. C'est toujours avec la complicité du fils aîné du défunt, Amouzou Komlan, qui malheureusement ne vit plus, que M. Loccoh a réussi son escroquerie et soulagée son obsession d'acquérir cette maison. Dès qu'il a réussi à obtenir cette maison tant convoitée, le sieur Loccoh construit un imposant bâtiment de 10 étages tout carrelé. Mais malheureusement pour lui, au vu du document du juge Assogbavi qui interdisait la vente de l'immeuble, la majorité des enfants qui n'ont perçu aucun rond de la vente réclament purement et simplement la maison qu'ils ont légalement héritée de leur feu père Amouzou Koffi. Les enfants ont donc porté plainte au tribunal et attendent que justice soit rendue.

En tout cas, le sieur Loccoh est victime de son obsession de s'adjuger cette maison qui appartient à son ennemi juré, feu Amouzou Koffi. La justice doit dire le droit en toute impartialité pour que la famille Amouzou puisse rentrer en possession de son bien.

AD


Le Programme Qualité, un moteur de développement des entreprises de l'Afrique  de l'ouest

La compétitivité des entreprises nécessite une production de qualité. Malheureusement, le continent Africain traîne à fabriquer des produits de qualité pour l'exportation. C'est face à ce déficit que l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a lancé le Programme Qualité pour inciter les entreprises de l'espace communautaire à s'inscrire dans la démarche qualité dont les résultats permettront à ces unités de production d'être compétitives sur le marché international. Ce programme est financé par l'UE à 14 millions d'Euros et conduit par l'ONUDI. La première phase de ce programme couvre 2001 à 2005 et a été exécutée avec succès. Ce qui a permis à l'UE de débloquer encore 14 millions d'Euros et d'élargir le programme aux entreprises de la CEDEAO et de la Mauritanie.

Un constat et clair aujourd'hui : une grande partie des revenus non issus de l'exportation du pétrole des pays de l'Afrique de l'Ouest provient des produits non transformés ou peu transformés tels que le café, le cacao, le coton et dans une moindre mesure les produits ne faisant pas partie de l'exportation traditionnelle comme les produits de mer, la viande, les noix, les fruits, les légumes et autres produits horticoles. La plupart de ces produits agricoles pourraient être transformés localement, pour créer ainsi une valeur ajoutée, et un accroissement des revenus d'exportation.

Le Programme qualité de l'Afrique de l'ouest contribuera au développement d'un environnement propice à cet effet et permettant aux entreprises de produire dans le respect des exigences du marché, et en prenant en compte les normes publiques et privées. Le Programme contribuera particulièrement à renforcer les capacités de nos entreprises en matière de qualité, afin que leurs produits ou prestations soient reconnus et acceptés au niveau international.

L'un des pays africains qui arrivent à percer le marché Européen n'est autre que la Tunisie. Certaines entreprises de ce pays ont expérimenté avec succès le programme qualité. Ce qui permet à ces entreprises de percer le marché européen. Parmi elles, la société qui fabrique les fils électriques en cuivre. Cette entreprise respectant les normes de qualité écoule son produit sans difficulté.

C'est pour rendre compétitives les entreprises de l'UEMOA que la Commission de l'UEMOA s'implique pour inciter les entreprises à s'inscrire dans cette démarche. Au Togo, une dizaine d'entreprises ont démarré le programme. L'une d'elles qui est avancée dans le domaine n'est autre que la SALT. C'est dommage que la TdE sous la houlette de M. EVENYA Yawo bloque le programme, privant ainsi la TdE des avantages dont elle pourrait bénéficier. Le Programme Qualité devient incontournable pour nos entreprises en ce 21e siècle.

A. D


A l'issue de sa tournée : La Commission parlementaire des droits de l'homme satisfaite des conditions de vie dans les prisons

Du 23 au 30 mars 2009, la Commission droits de l'homme du parlement a effectué une tournée dans des maisons d'arrêt, des cellules de brigades de gendarmerie et commissariats, des lieux d'éducation, des hôpitaux, des centres de santé à Lomé, dans la région des Plateaux et dans la Savane.

L'objectif de cette tournée est, selon les membres de cette commission, de toucher du doigt les réalités que vivent les populations de ces différentes localités.

Vendredi, la Commission a organisé une conférence de presse au siège du parlement pour rendre compte de la tournée. L'honorable Christine Mensah présidente de ladite Commission composée de neuf membres a d'abord remercié la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) pour son appui financier qui a permis de réaliser cette tournée. " Nous savons qu'il y a plus de peur que de mal et ce que nous avons constaté, nous en avons tenu compte et nous allons par rapport à tout cela faire des recommandations à l'exécutif ", a-t-elle dit.

A en croire les membres de la Commission, tout se passe bien dans les prisons, les prisonniers sont bien traités et vivent dans un cadre sain. La prison d'Atakpamé par exemple, disent-ils, dispose de lieux d'aisance carrelés, bien entretenus et d'un quartier pour mineurs où ils ont droit aux cours d'alphabétisation. On y trouve également un poste téléviseur et des jeux (baby foot). La prison de Notsè est également dans un état propre.

Ils se disent également très émerveillés par la prison de Mango qui était réputée ''célèbre'' (lieu de torture par excellence) et qui aujourd'hui a un nombre de pensionnaires qui ne fait pas le tiers de sa capacité. Ces derniers ont un moulin qu'ils gèrent eux-mêmes. Seulement, les prisonniers manquent de nattes, a remarqué la délégation.

C'est dans la prison de Dapaong que des cas de gale sont enregistrés en raison de la forte chaleur qui y règne. La Commission trouve important que de nouvelles maisons d'arrêt soient initiées, afin de faire face aux problèmes de surpeuplement de certaines prisons.

Sur le plan sanitaire, la Commission a salué l'hôpital d'Atakpamé qui est dans un état propre et très présentable contrairement au CHU Tokoin qui a des bâtiments vétustes. La Commission a également relevé du côté de l’éducation un manque cruel de tables bancs, de matériel didactique et de personnel enseignant.

“Le parlement, dans son rôle de contrôle de l'action du gouvernement, s'attellera à ce que des solutions idoines soient trouvées. Nous allons lui demander de faire plus d'efforts pour que chaque citoyen puisse vivre à l'aise ", a déclaré la présidente de la Commission parlementaire des droits de l'homme, député du RPT.

Mme Christine Mensah avait à ses cotés le député de l'Union des Forces de Changement (UFC), l'honorable Kpadenou AMOUZOU et d'une représentante des Nations Unies.

Pierre AGBANDA


Fait divers : A qui le tour ?

A Moè copé, un petit village périphérique de Mission Tové, à 14 kilomètres au nord-ouest du canton d'Agoè, une bonne frange de la population est toujours restée collée à sa tradition. Le côté traditionaliste de cette population  se manifeste à travers la pratique quotidienne de ses rites traditionnels. C'est ainsi par exemple qu'elle se distingue des modernistes dans la façon de se marier, de léguer l'héritage, de vivre le veuvage, de célébrer les naissances ou d'enterrer les morts. Ces hommes et ces femmes attachés à leurs traditions sont très fiers et on le constate dans leur mobilisation  à chaque fois que l'occasion se présente. La mort de Agbévivi Agbo, la semaine dernière et son enterrement le samedi, ont une fois encore offert l'opportunité à cette population d'honorer la mémoire de l'illustre disparu.

A l'occasion, les habitants étaient donc sortis très nombreux. Ils étaient des milliers à prendre d'assaut la maison mortuaire le jour du décès, les jours suivants et surtout le samedi matin pour conduire à sa dernière demeure cet homme qui avait fait la fierté du village par sa collaboration avec le chef. Tout s'est bien passé jusqu'à samedi. Le dimanche matin, seulement les membres de la famille se sont retrouvés pour, non seulement  faire le point de l'évènement, mais encore pour consulter l'oracle au sujet de ce qui a pu tuer Agbévivi. La consultation a duré plus d'une heure.  Après quelques tours de la maison mortuaire, le voyant finit par déclarer le fils aîné du frère du défunt, sorcier mangeur d'âmes. Il poursuivit en indiquant que cet enfant âgé seulement de 7ans, était dans une association de sorciers et que dans le cas d'espèce, c'est lui qui avait conduit la victime à l'abattoir. Suite à ces accusations portées contre l'enfant, les oncles présents sur les lieux se sont concertés et très rapidement ont interpellé l'accusé en ces termes : " Komla, reconnais-tu les faits ? " ; " Oui ! " ; répondit-il avant d'ajouter : " il m'a privé de nourriture deux fois de suite. Pour la première fois, je lui ai pardonné.

La dernière fois, c'est le soir de son décès. Je suis rentré de l'école très affamé et je suis allé le voir et lui expliquer la situation. Non seulement il ne m'a pas écouté, il m'a en plus renvoyé en me disant : ''Va-t-en, n'est-ce pas toi qui as mangé tes parents ? Si tu peux les réveiller, ils te donneront à manger''. Je n'ai pas digéré ça. " Et pour conclure, il déclara : " Actuellement, nous l'avons entièrement consommé. Y a t -il un candidat volontaire ? ". La foule, médusée au départ commença à se disperser.  Quelques minutes ont suffi pour que la cour se vide. Tout le monde a fui, y compris le voyant. Ce fut en un mot une débandade qui ne laissa le temps à personne de penser à un prêtre catholique qui pourrait jeter au visage de petit sorcier de l'eau bénite pour l'exorciser et le mettre hors d'état de nuire.

B.TALOM


L'artiste de la chanson Renya dans les préparatifs de son prochain concert

Un concert live de l'artiste togolaise de la chanson Gospel, est prévu pour le 13 avril prochain au Palais des Congrès de Lomé. Dans le cadre des préparatifs de ce concert, la maison de production Golden Mart Music, une structure de management et de promotion de l'artiste, a organisé une conférence de presse tenue ce lundi à l'Hôtel Ibis Centre de Lomé.

Devant la presse, des amis artistes, des promoteurs culturels et d'autres invités, l'artiste Renya accompagnée de son staff a présenté son deuxième album " Gake " dont la sortie remonte à l'année 2007. Après presque deux (2) années d'absence auprès du public togolais, suite au séjour de l'artiste en France où elle a suivi des cours de perfectionnement en art musical, précisement au conservatoire de Tourcoing, Renya compte renouer avec ses fans et les consommateurs du son gospel, à travers ce concert  placé sous le thème " Mia fe katutu" qui signifie " Notre délibération ". " C'est l'occasion pour moi de communier avec mes concitoyens, et de partager avec l'ensemble du public, des valeurs divines et morales qui face aux velléités de la vie qui ne cessent de marquer notre environnement, s'étiolent et se déprécient " nous confie-t-elle.  

Ayant très tôt opté pour la musique gospel qui actuellement, au Togo est la tendance la plus suivie par un nombre croissant d'artistes, Renya Kétoglo a choisi de se démarquer de la masse et d'être porteuse d'une identité particulière par la professionnalisation de ce genre musical. Pour ce faire, elle compte revisiter  ce style en y ajoutant une forte tonalité jazz/soul. 

Agée de 30 ans, Rénya a déjà réalisé deux albums solo dont le premier " Blema Mawu " et le second " Gake " composé de titres aussi révélateurs des thèmes et messages de paix, de l'amour, du don de soi, du pardon auxquels l'artiste accorde un grand attachement.  Rappelons que c'est grâce à sa motivation et sa confiance dans la vocation d'artistes musicienne dont elle se sent animée que Renya a entamé sa carrière. Une carrière prétendue à un niveau de professionnalisation promettant, en raison des efforts dans la recherche de la qualité et de l'excellence de l'artiste.

 Membre d'une chorale du cours secondaire protestant de Dabou en Côte d'Ivoire, puis du groupe musical de la chapelle internationale de l'ESTAO/FATAD, Renya est en voie de réaliser l'un de ses rêves les plus chers, contribuer  à faire du Togo, une référence en matière de la musique gospel au plan international.

Elle a eu à participer à plusieurs concerts en Europe.

Vicarmelo TIEM


49e anniversaire de l'indépendance du Togo : Le tournoi " Festifoot de l'intégration " démarre samedi

Dans le cadre des festivités marquant le 49e anniversaire de l'indépendance du Togo, " Global Vision ", une agence de communication opérant au Togo, organise un tournoi de football dénommé " Festifoot de l'intégration ", à l'intention des communautés étrangères vivant au Togo. L'objectif de ce tournoi est, selon les promoteurs, de renforcer les liens de fraternité et d'amitié qui existent entre ces différentes communautés. En participant à ce tournoi, elles apprendront à mieux se connaître et à se sentir vraiment chez elles.

Au cours de la conférence de presse qui s'est déroulée hier à l'hôtel Excellence à Lomé et qui a consacré le lancement officiel de ce tournoi, le président de " Global Vision ", M. Anatol NDZIE, un Camerounais, a déclaré que c'est "pour témoigner notre sympathie au peuple togolais parce que nous, les étrangers, nous reconnaissons que le Togolais est accueillant et hospitalier et nous pensons que pendant que le Togolais est en train de fêter, nous devons participer à la fête… Nous avons pensé que c'est notre façon à nous de participer à la fête de l'indépendance du Togo". Il a insisté sur l'esprit du fair-play qui doit régner tout au long de ce tournoi. "Tous ceux qui vont occasionner des violences dans ce tournoi seront sanctionnés ", a déclaré M. NDZIE en guise de mise en garde.

Dix équipes sont engagées dans la conquête du trophée. Il s'agit de la Chine, du Nigeria, du Tchad, de la Gambie, du Gabon, du Niger, de la Guinée Conakry, du Maroc et de deux équipes du Togo, à savoir Voltic et de Médias FC. Au terme du tirage au sort qui a eu lieu hier en présence des représentants de chaque communauté engagée dans le tournoi, les confrontations se présentent comme suit : Maroc # Chine ; Guinée  # Voltic ; Niger # Nigeria ; Media FC # Tchad et Gabon # Gambie.

L'équipe des Médias n'entend pas faire une simple figuration dans le tournoi. C'est ce qui transparaît dans les propos de son coordonnateur, M. Augustin AMEGA : "Nos ambitions sont claires : nous préparons les jeux africains des médias et nous n'entendons pas faire les choses à moitié. Ce tournoi va nous permettre de roder l'équipe qui ira au Nigeria ". Mais l'équipe de Médias FC entend aborder tous les matchs avec le même engagement. " Nous ne connaissons pas les équipes qui vont compétir, nous avons la 1ère journée pour jauger le niveau des autres mais il est clair que l'ambition que nous nourrissons, c'est d'arracher le titre suprême ", a-t-il déclaré très rassurant.

Ce tournoi qui se jouera les week-ends au stade municipal débute le samedi prochain et prend fin le 26 avril, veille de la commémoration de la fête de l'indépendance. Plusieurs autres trophées en dehors de celui du vainqueur seront également décernés aux équipes méritantes.

Pierre AGBANDA

Chronique 51 du jeudi 2 avril 2009
Présidentielle 2010 : Les articles 21 et 32 du code électoral modifiés : La CENI peut commencer la révision des listes électorales

Les députés à l'Assemblée Nationale ont procédé à la modification des articles 21 et 32 du code électoral le mardi dernier au Palais des congrès lors de la deuxième séance plénière de la première session extraordinaire de l'année 2009.

44 députés étaient présents à cette séance boycottée par l'UFC. Un député du CAR était présent au cours des travaux, en l'occurrence M. AMEGNONA Kossi, président du groupe parlementaire de ce parti à l'Assemblée Nationale.

L'article 21 nouveau stipule : ''La CENI est permanente. Le mandat des membres de la CENI est renouvelable et les membres de la CENI restent en fonction jusqu'à la mise place d'une nouvelle CENI.

L'article 32 nouveau dit : ''La CENI siège en période d'élections générales ou partielles et en période de révision des listes électorales''.

Ces deux modifications permettent à la CENI qui a organisé les élections législatives libres et transparentes d'octobre 2007 appréciées par la communauté internationale et acceptées par la classe politique, y compris l'UFC, de commencer les tâches techniques telles que la mise à jour du fichier électoral. Selon le gouvernement qui a demandé à l'Assemblée Nationale de procéder à cette modification, la préparation de l'élection présidentielle exige une très grande attention ; c'est pour éviter d'être pris par le temps que le gouvernement a proposé la modification de ces deux articles du code électoral afin de permettre à la CENI de procéder à ces travaux préliminaires en attendant que les discussions au CPDC aboutissent à un compromis ouvrant la voie à la création d'une nouvelle CENI. Malgré cette bonne intention du gouvernement qui vise à organiser les élections dans la transparence et éviter la cacophonie, source de tension, l'opposition parlementaire crie au scandale et boycotte les travaux de l'Assemblée Nationale. Et pourtant, la CENI réhabilitée  comprend également des membres de ces deux partis (CAR et UFC). L'on ne comprend pas alors ce boycott qui du moins ressemble à une fuite en avant. Pire encore, le sujet a été débattu le 09 mars lors de la 15e séance du Cadre Permanant de Dialogue et de Concertation (CPDC). Et les parties prenantes étaient d'accord sur la nécessité de laisser la CENI actuelle commencer les tâches techniques en attendant que les discussions du CPDC aboutissent. Le communiqué de cette 15e séance a été clair à ce sujet, et personne n'a levé le petit doigt pour dénoncer cela. L'on ne comprend plus la position réelle de l'opposition qui veut à la fois une chose et son contraire. Pour le CAR, les discussions sur le code électoral sont closes au CPDC. Les points d'accord et de désaccord sont consignés dans un document remis au président de la République, facilitateur du CPDC. Pour lui il revient au président de la République, de trouver une solution. Au cas contraire, il faut saisir le facilitateur de l'APG, le président burkinabé Blaise Compaoré pour trouver le consensus. Or le CAR oublie que pour entreprendre toutes ces démarches, il faut beaucoup de temps alors que l'on avance inexorablement vers la présidentielle de 2010. Faut-il attendre pour être pris de court ou bien faut-il commencer le travail en attendant le compromis ? En tout cas, le gouvernement a su éviter le gros piège de l'opposition en remettant en selle la CENI pour commencer les tâches préliminaires. Car, s'il faut attendre l'échéance de 2010 avant de commencer les opérations électorales, le gouvernement sera obligé de précipiter les choses et l'opposition se saisira de l'occasion pour crier aux fraudes et à ameuter la communauté internationale. S'il advenait que le CAR et l'UFC qui ont des représentants au sein de la CENI réhabilitée refusent de participer aux travaux, l'organe saisira la cour constitutionnelle et procédera à leur remplacement pour commencer les travaux. Pour le ministre d'Etat, ministre de l'Administration Territoriale, chargé des collectivités, M. Pascal Badjona, ''si demain nous nous entendons sur la composition d'une nouvelle CENI, nous allons introduire une modification et demander que cela soit adopté par la procédure d'urgence. Tout dépendra de la volonté des uns et des autres. Si nous ne nous entendons pas, la loi existe mais si on s'entend, elle sera modifiée''. Ce qui voudrait dire que si les parties prenantes au CPDC s'entendent sur la composition d'une nouvelle CENI, il sera mis fin aux fonctions de l'ancienne CENI.

Pour l'heure, nous attendons de voir la position de ces deux partis (CAR et UFC). Vont-ils boycotter les travaux du CPDC à cause de la modification des articles 21 et 32 du code électoral ? L'on attend de voir !

D. A


L'Union CAR – UFC : Un trompe-l'œil qui n'aura duré que le temps d'un feu de paille

L'opposition dans son combat pour l'alternance aura connu les déboires les plus inimaginables et par la même occasion multiplié les déceptions du peuple togolais depuis 1991 car dès qu'il s'agit de se concerter pour élaborer une stratégie de l'union, les intérêts personnels des leaders prennent le pas sur l'intérêt commun. A tel point que les espoirs de ce point de vue là s'amenuisent lorsqu'on tend vers des échéances décisives. Les togolais ont apprécié l'initiative de l'Union CAR - UFC. Même si les analystes fins n'y croyaient pas tellement, nombreux sont ceux qui y lisaient un scénario trompe-l'œil qui n'aura duré que le temps d'un feu de paille.

En effet, lors des séances de travail du CPDC, le CAR et l'UFC (opposition parlementaire) ont insisté et obtenu que dans la répartition des membres de la CENI, six membres soient affectés à l'opposition à raison de trois pour le CAR et trois pour l'UFC. Mais voilà, lors de son meeting du 22 mars 2009, l'UFC fait volte-face et remet en cause le partage équitable des six places à la CENI. Comme quoi cette Union entre les deux partis n'est qu'une structure pacotille qui cache mal le diktat de l'UFC. Nombre de Togolais attendent de voir si le CAR acceptera de subir le forcing de l'UFC qui, à la lumière de ce qui précède et au regard d'autres expériences passées, n'est pas du tout un franc joueur. Car nous ajouterons que le parti de Gilchrist Olympio aurait préféré même gouverner seul le Togo avec le RPT dans la totale exclusion de tous les autres partis politiques.

Sylvia Do Régo


FTF: Le colonel Rock Gnassingbé sème déjà les germes d’une nouvelle crise

''Seuls les imbéciles ne changent pas''. Cette phrase est sortie de la bouche du colonel Rock Gnassingbé au cours d'une conférence de presse lors de la campagne pour l'élection du président de la Fédération Togolaise de Football. Depuis qu'il est élu à la tête de cette Fédération, l'homme semble avoir oublié cette phrase et revient avec ses anciennes habitudes. Si la victoire des Eperviers le met en bonne position de l'homme qui fait de bon résultat, il n'est pas exclu que la gestion solitaire de la Fédération risque de plonger encore une fois cette institution dans une crise profonde et qui peut même l'injecter de son fauteuil. Comme le dit si bien un adage, ''les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets''. Si sa gestion autocratique de la Fédération dans un passé récent lui avait créé autant de problèmes jusqu'à lui coûter son fauteuil de président de la Fédération en 2007, il est évident qu'en reprenant les mêmes habitudes, il doit être sûr qu'il subira le même sort. Trois mois après son élection à la FTF, l'homme lance une croisade contre ses amis devenus ennemis.

Et pourtant ceux qu'il combat aujourd'hui, c'étaient eux qui s'étaient mobilisés pour le soutenir quand bien même il avait annoncé sa candidature à la dernière seconde. Le bureau de la FTF se résume à deux personnes : le colonel Rock Gnassingbé et son directeur administratif Reindard Kossi. Le reste, c'est-à-dire la vice-président et sa clique, est jeté à la poubelle. Pour organiser le match d'Accra, le colonel Rock Gnassingbé choisit quelques membres du bureau exécutif, certains courtisans qui n'ont rien à faire avec le bureau exécutif. Comme il fallait s'y attendre, c'est la cacophonie et le désordre. D'ailleurs, le sélectionneur Jean Thissen ne s'est pas privé de le dire. ''On a eu un problème de préparation. La préparation ne s'est pas passée comme je l'ai souhaité''.

Certains membres du bureau se plaignaient que pendant les préparatifs du match, le colonel était toujours injoignable. Vous appelez sur son téléphone qui sonne mais il ne décroche jamais. C'est plutôt un confrère sans organe dont nous préférons taire le nom qui avait accès au président. Ce qui a suscité la colère de ces membres du bureau qui s'en prenaient à ce confrère alors qu'il n'en est pour rien. C'est Rock lui-même qui a voulu que ça soit ainsi et non le confrère. Il l'a fait juste pour narguer ces membres du bureau. Plus grave, le premier vice-président Améyi Gabriel n'était associé en rien à l'organisation. Et pourtant celui-ci voulait mettre à la disposition de la FTF quatre bus pour transporter gratuitement les supporteurs. Peine perdue, le président de la FTF ne s'est pas préoccupé de cela. C'est plutôt l'un de ses fidèles, en l'occurrence Djagba, qui a collecté 5.000 F CFA auprès des supporteurs soi-disant qu'il allait mettre à leur disposition des bus. Malheureusement, ces supporteurs étaient venus au lieu du rendez-vous sans trouver le moindre bus. Et pourtant, ils ont bel et bien payé chacun les 5.000 F avec un reçu bidon. Dépassés par les évènements, ces supporteurs ont bloqué pendant 30 mn environ, le bus du CNOT qui transportait les journalistes qui allaient couvrir le match. C'est après moult explication que le bus des journalistes a été libéré.

Au regard de tout ce qui précède, l'on se demande que veut le colonel Rock Gnassingbé pour notre football.

Lors de la campagne pour l'élection du président de la FTF, votre journal Chronique de la semaine avait attiré l'attention des votants en leur rappelant les dérives de Rock Gnassingbé.

Pour ce qui connaît le président de la FTF, il n'a aucun égard pour personne et gère seul avec ses ''béni oui oui''. La crise lors du mondial de 2006 était liée à sa gestion solitaire de la FTF provoquant ainsi la colère des autres membres du bureau qui ont dû quitter la barque et le laisser seul. La conséquence a été à l'époque retentissante. Le Togo qui faisait sa première apparition dans une coupe du monde, s'est fait connaître négativement à cause d'un seul homme, Rock Balakiyem Gnassingbé. Loin de tirer les leçons de ses deboirs, et opérer un véritable changement dans la gestion des affaires de la FTF, il réédite les mêmes travers en disant même à ses affidés qu'il va écraser ses ennemis qui sont avec lui dans le bureau. Qui sont ses ennemis ? En voulant régler ses comptes, n'est-il pas en train de cultiver une autre crise au sein de la FTF ? S'il y a quelque chose qui unit encore tous les Togolais, c'est sans nul doute le football. Il est inconcevable que le colonel Rock Gnassingbé puisse s'amuser avec. Faire de bon résultat, c'est bien mais lorsqu'on y joint une crise artificielle, cette crise prend le dessus et noie totalement le résultat. ''Mon colonel, vous vous rappelez de la brillante qualification du Togo pour le mondial, une œuvre à votre actif ? Mais la crise que vous avez volontairement créée a fait sombrer notre football au lieu de le faire rayonner''. Pensez-vous que vous êtes sur la bonne voie en voulant régler des comptes ?

Pour l'heure nous voudrions attirer l'attention du président de la FTF sur les conséquences de ses actes. Si lui-même a promis changer, c'est parce qu'il est conscient que son comportement passé n'était pas bon. Mais s'il s'entête à maintenir sa gestion tant décriée par le passé, l'on se demande que fait-il de cette phrase sortie de sa bouche : ''seul les imbéciles ne changent pas''.

A. D.


Atelier de Tové sur l'évaluation et la programmation des activités agricoles

La campagne agricole 2009-2010 vient d'être lancée à Kpalimé par le Premier ministre Gilbert Houngbo. La précédente a donné des résultats satisfaisants, mais en deçà des attentes. Et les acteurs du monde agricole sont décidés à aller de l'avant.

Un atelier d'évaluation de la campagne agricole 2008-2009 et de programmation des activités et des modalités de gestion de la campagne 2009-2010 a regroupé du 26 au 28 mars dernier à l'Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové à Kpalimé des représentants des faîtières agricoles, des groupes de producteurs, des techniciens du département du ministère de l'Agricultures, de l'Elevage et de la Pêche, (MAEP) des directeurs centraux et régionaux de ce département autour du ministre de tutelle. Organisé par le MAEP, cet atelier de trois jours a permis aux acteurs du monde agricole de réfléchir, au cours des travaux qui se sont déroulés en commission, sur les questions relatives aux productions vivrières, aux cultures de rente et aux productions halieutiques. Ils ont évalué les performances de la campagne 2008-2009, relevant les difficultés qui ont empêché les agriculteurs d'atteindre la production escomptée.

L'Agriculture togolaise représente en effet 30% du Produit Intérieur Brut (PIB), plus de 20% des recettes d'exportation et occupe environ 2/3 de la population. Cependant, ce secteur générateur de richesses a été sérieusement paralysé pendant plus d'une décennie par le manque d'appui budgétaire nécessaire de l'Etat et plus encore par la suspension de la coopération technique et financière avec les partenaires.

Dans cette situation, les producteurs étaient abandonnés à leur triste sort, sans encadrement, ni appui technique avec comme corollaire la baisse considérable de la production et la détérioration du cadre de vie des paysans et acteurs du monde rural.

Conscient de cet état de fait et en vue de redynamiser le secteur agricole, le ministère en charge de l'Agriculture a entrepris avec l'appui du gouvernement un processus de redynamisation du secteur à travers la relance de la production agricole. Ce qui a motivé l'organisation du 10 au 12 avril 2008 à l'INFA de Tové, d'un atelier national de revue des capacités de gestion du secteur agricole. Un atelier qui a regroupé tous les acteurs du monde agricole et qui a accouché d'importantes résolutions et recommandations traduites en un plan d'action global à court et moyen terme pour la période 2008-2011. Ce plan d'action a été adopté en conseil des ministres du 30 juillet 2008.

Les objectifs visés par ce plan stratégique de relance de la production agricole sont entre autres :

- pourvoir suffisamment en nourriture la population togolaise mais aussi dégager des excédents exportables,

- améliorer les revenus des producteurs,

- contribuer à des rentrées de devises,

- promouvoir une agriculture durable,

Ouvrant les travaux de l'atelier, le Premier ministre Houngbo s'est félicité de cette initiative dont l'objectif global, a-t-il dit, est de procéder à une redynamisation du secteur agricole. Il a rendu hommage au monde agricole paysan pour " la bravoure et la citoyenneté exemplaire dont il fait montre pour nourrir tout le peuple togolais et consolider notre sécurité alimentaire".

Le Premier ministre a par ailleurs rappelé les différentes actions du gouvernement en faveur du monde agricole. " La stratégie de relance de la production agricole que nous avons adoptée et les importants moyens financiers consacrés à l'appui aux producteurs, notamment les subventions accordées sur les intrants, en sont des preuves. Le gouvernement continue à travailler pour mobiliser les moyens conséquents pour permettre à notre agriculture de jouer le rôle qu'on attend d'elle ", a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la bonne distribution des engrais mis à la disposition des producteurs, et appelé à sa bonne utilisation, " afin d'accroître substantiellement la production et la productivité ".

De son coté, le ministre Kossi Ewovor de l'Agriculture a relevé les réformes entreprises par son cabinet pour redynamiser l'agriculture dans son ensemble. Toutes ces reformes, remarque-t-il cependant, méritent d'être soutenues et doivent bénéficier de l'adhésion de tous les acteurs. " Malgré les inondations qui ont causé d'importants dégâts à la production agricole, la mise en œuvre de la stratégie de relance de la production a permis, au cours de la campagne 2008-2009, d'obtenir des résultats relativement bons selon les régions. Ces résultats sont à saluer même s'ils sont en deçà de nos espérances ", a-t-il estimé. Il a toutefois remarqué que " vu l'ampleur des défis à relever, les efforts doivent se poursuivre et se renforcer pour obtenir des résultats conséquents et durables ". Une visite des ateliers d'élevage de l'INFA de Tové, de la station de recherche sur le café et le cacao, de même que du site d'élevage de 5.000 pondeuses a suivie l'ouverture officielle de l'atelier.

D'une façon générale, il ressort de l'analyse que la campagne passée a été positive. Même si elle est en deçà des attentes, elle dégage néanmoins un excédent alimentaire. Les participants, en relevant les difficultés rencontrées au cours de la campagne passée ont convenu de produire plus cette année. S'adressant aux agents de son département, le ministre Ewovor leur a rappelé leur mission dans la réussite de la campagne 2009-2010 qui, a-t-il dit, " va être exceptionnelle, étant entendu les évènements qui sont attendus au cours de l'année 2010 ".

" Les question agricoles ne sont plus des questions techniques mais des questions politiques. La gestion des stocks, la mobilisation des moyens, ce n'est pas une question technique, c'est une question d'Etat", a-t-il ajouté. Plusieurs mesures ont été d'ores et déjà prévues dans ce sens. Afin de permettre à la campagne 2009-2010 de connaître un succès, l'Etat a pris récemment d'importantes mesures en faveur des paysans. Il s'agit de la réduction du coût du labour au tracteur qui sera de 20.000 F CFA au lieu de 25.000 F CFA, le sac de 50kg d'engrais qui sera vendu à 11.000 F CFA contre 12.000 F CFA l'an dernier, soit une subvention d'environ 7 milliards par l'Etat, la réduction du coût des intrants…

Cependant, pour atteindre les objectifs fixés pour cette nouvelle campagne, l'Etat devrait mettre plus de moyens à la disposition de ce département, afin que ce dernier puisse financer les activités sur le terrain, doter les techniciens de moyens de déplacement leur permettant de faire le suivi des agriculteurs, penser à la mécanisation du secteur. Ainsi, l'agriculture qui occupe une place de choix dans la politique de relance de l'économie entreprise par le gouvernement pourra générer davantage des richesses et fournir à la population une alimentation suffisante et de qualité.

Déjà, les employés de l'ICAT sont en grève, pour réclamer 13 mois d'arriérés de salaire.

Pierre Agbanda


Kora all Africa Awards 2009 : Quatre trophées à ravir pour le Togo

Ils sont quatre artistes togolais à être retenus pour la prochaine édition de l'un des évènements les plus médiatisés du continent, la prestigieuse soirée de " Kora Music Awards". Pour la première fois depuis son lancement en 1994, l'évènement s'est délocalisé du Pays de Nelson Mandela pour siéger au Nigéria, à Lagos, dans le majestueux édifice de Lekki Beach situé sur l'Ile de Victoria. Prévu pour le 11 avril, ce grand rendez-vous a été reporté au 20 avril prochain. Les artistes togolais qui compétiront parmi les artistes africains et de la diaspora, sont très attendus pour s'adjuger les différents trophées mis en compétition. Santy DORIM, Toofan , King NEE et Noelie ne manqueront pas de prouesses et de détermination pour valoriser leur talent dans le but de succéder à leur ainé King MENSAH, deux fois, lauréat du trophée du meilleur artiste ouest africain dans la catégorie " Musique traditionnelle ". Catégorie dans laquelle se retrouve Santy DORIM, la princesse de Doufelgou qui s'est fixée essentiellement dans la tradition de son milieu. Elle sera jaugée par rapport à son morceau " Africa Foga ", une composition aux sonorités voluptueuses, en honneur aux femmes africaines. Mais pour gagner ce pari, la condition est de prendre de l'avance sur Bassekou Kouyate & Ngoni Ba, Mamou Sidibe du Mali, Frères Guedehoungue du Bénin, Nicole Amogho du Gabon et Teriba du Bénin. 

Le groupe TOOFAN retenu dans la catégorie " Meilleur Espoir ", et composé de Master Just et Barabas très inspirés, qui ont toujours prouvé qu'ils sont naturellement dotés de sens de créativité et d'imagination, devra rivaliser avec Becca du Ghana, Jahdiel du Nigéria, LS du Gabon, Nikki et 9ice du Kenya pour séduire le jury qui appréciera le niveau et la qualité du travail. Après le morceau "Epervier Ogbragada" adopté très rapidement par le public comme hymne pour l'équipe nationale, le titre "Confirmation" a confirmé toute la côte de célébrité dont ils font l'objet au sein du public mélomane. Le groupe se positionne au prochain Kora Awards avec le morceau "Zémidjan", un hommage aux conducteurs de taxi-moto.

King NEE, de son vrai nom Lawal S. Adéniyi, artiste journaliste présentateur d'émission de variétés musicales " City News " sur les chaînes de télévision locales, va se mesurer avec les concurrents de la catégorie " Meilleur Artiste Africain ".  Révélé au grand public togolais avec son morceau "Déla", c'est son tout dernier single "Wélé wélé" réalisé en featuring avec le groupe Toofan qui lui permettra d'être nominé dans cette catégorie. Le talent ne lui manquera pas au cours de cette soirée pour laquelle l'artiste s’est déjà dit confiant de devenir le prochain meilleur artiste africain devant des poids lourds comme 2Face Idibia, Asa, P-Square du Nigéria, Espoir 2000, Soum Bill de la Côte d'ivoire, Tcheka, Elizio du Cap Vert, Fallou Dieng, Black Diamond du Sénégal et Amity Meria du Burkina Faso.

Pour la seconde fois, Noélie qui très tôt a embrassé la carrière musicale de la tendance gospel, se présentera à ce rendez-vous continental de la musique. "Be my Lord", est la composition musicale qui lui ouvrira la porte de cette consécration continentale si elle parvient à convaincre le jury. Elle sera aux prises avec A Star du Kenya, Bebe Cool de l'Ouganda, Nikki Laoye, Ty Bello du Nigéria et Soweto gospel Choir de l'Afrique du Sud.

Tous nos vœux de réussite vont à l'endroit des ambassadeurs de la musique togolaise qui ont besoin du soutien du public pour ravir les prix face à plus d'une centaine d'artistes africains et de la diaspora attendus à cette édition 2009. Ce serait l'expression de l'effort entamé par certains acteurs de notre pays pour sortir la musique togolaise de l’ornière et du cadre national en de la promouvoir sur l'échiquier international.

Vicarmelo Tiem


Pour un meilleur fonctionnement des opérations de AIMES-Afrique/Togo : L'association  dispose d'un siège

Le tout nouveau siège de l'Association AIMES/AFRIQUE/Togo a été inauguré le samedi 14 mars 2009, au cours d'une cérémonie solennelle présidée par M. KODOM Michel Serge, Président fondateur de l'association. Après quatre années d'existence, la nécessité de disposer d'un cadre rénové et permanent de travaux administratifs et techniques pour les activités de l'association, a motivé cette réalisation.

Plusieurs membres de AIMES/AFRIQUE/Togo et des invités ont pis part à la cérémonie inaugurale dont le ton a été donné par M. Ly Moustapha, secrétaire général de AIMES/AFRIQUE/Togo qui a souhaité le mot de bienvenue à l'assistance. A la suite, M. KODOM Michel Serge, l'initiateur de la présente action a prononcé son discours de circonstance pour exprimer les raisons de la construction du local et les besoins auxquels le siège aura à satisfaire. Selon lui, " AIMES/AFRIQUE a grandi aussi bien en effectif qu'en expérience. Après un parcours fructueux de résultats positifs, d'efforts louables et nobles dans les œuvres humanitaires, il était opportun que l'association se dote de locaux capables de lui permettre de mener à bien ses activités à venir ".

Le moment fort attendu de la cérémonie a été l'étape de la coupure de ruban symbolisant l'inauguration officielle et effective du siège qui abritera désormais le personnel et les travaux menés dans le cadre des diverses prestations de AIMES/AFRIQUE/Togo.

L'assistance a été invitée à apprécier les images photos des grandes actions de consultations foraines, et de prise en charge et soins gratuits de AIMES/AFRIQUE / Togo. De cartes seront plus tard remises aux nouveaux membres de l'association.

Le siège se situe sur l'esplanade du bâtiment de la Clinique Conception Immaculée et de la pharmacie Béreca en face de la poste d'Adidogomé et de l'établissement IAEC.

Initiée à partir d'une idée originale de 03 personnes, AIMES-AFRIQUE créée le 19 janvier 2005, compte à ce jour 118 membres et cumule à son actif une multitude d'activités dont des campagnes de prise en charge médico-chirurgicale foraines gratuites des populations sur toute l'étendue du territoire national.

Rappelons que depuis sa création, AIMES-AFRIQUE a pris en charge plus de 50 000 patients à travers plusieurs campagnes foraines gratuites au nombre desquelles, les consultations et prise en charge médicale gratuite à la prison civile de Lomé les 09 et 10 janvier 2009. Une opération à la suite de laquelle, 1287 détenus, soit 80% de la population carcérale, ont été pris en charge. Au cours de cette même campagne, les détenus avaient été sensibilisés sur les moyens de prévention de l'infection à VIH/SIDA et 254 d'entre eux s'étaient volontairement prêtés à un dépistage anonyme de l'infection. Une forte prévalence de l'infection y a été relevée, soit 7,9% contre 3,2% dans la population générale du Togo. Ces résultats ont été mis à la disposition du PNLS et du CNLS. Une prise en charge gratuite des personnes dépistées séropositives est actuellement en cours.

En dehors du domaine des soins cliniques, AIMES-AFRIQUE s'engage également dans des œuvres d'assistance aux populations sinistrées suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur presque toute l'étendue du territoire, faisant des milliers de sans abris en juillet et août 2008.

A travers le volet éducation, AIMES-AFRIQUE s'implique activement dans les opérations de don de fournitures aux enfants démunis,  et sponsorise l'émission " A NOUS LA PLANETE ", émission télévisée de concours de lecture, de chants et poésies destinées aux enfants.  

Le domaine de l'éducation n'est pas négligé non plus, dans la mesure où l'association a sponsorisé la fête traditionnelle de prise de la pierre sacrée chez les Guins (Ekpé-ékpé).

Signalons qu'en tant association à but non lucratif oeuvrant dans l'humanitaire, AIMES AFRIQUE/Togo regroupe des médecins, des pharmaciens, des paramédicaux et des membres sympathisants qui ne sont pas forcément du corps médical. Il est présidé par Docteur KODM Michel Serge, diplômé de la Faculté Mixte de Médecine et de Pharmacie de Lomé. Il est Expert Médecin agréé Près les Cours et Tribunaux de la République Togolaise, et s'exerçe professionnellement au titre de Médecin Interniste.

Vicarmelo Tiem


Santé : Le CHU Campus dispose désormais d'un Centre d'implantation de stimulateur cardiaque

Selon un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les maladies cardio-vasculaires sont les premières affections au plan mondial, en terme de fréquence et de gravité. Au Togo, une étude récente dans la commune de Lomé a montré que la mortalité due aux affections cardio-vasculaires en milieu spécialisé était de 11%, et pour ce qui est des causes, dans 23% des cas, il s'agissait des troubles du rythme cardiaque et de la conduction. Au CHU Campus, en cardiologie et Neurologie, on note 17% de mortalité en cas d'urgences cardio-vasculaires. Sur les 30 patients recensés depuis 2002, souffrant de la Baisse de l'Activité cardio-vasculaire, 25 sont déjà décédés par mort subite, par crise cardiaque due au manque d'électricité. Malheureusement, le Togo ne disposait pas de centre d'implantation de stimulateur cardiaque.

Aujourd'hui, heureusement, le Togo peut se venter de figurer parmi les pays disposant d'un centre de stimulation. Ceci est à mettre à l'actif de la coopération entre l'Association des stimuli du Togo (STIM-TOGO) et le Cercle de Rythmologie d'Afrique (CRAF) qui a organisé une première mission humanitaire de stimulation cardiaque. Les séances de stimulation se sont déroulées au CHU Campus où le nouveau Centre de Stimulation Cardiaque a été installé. Sur dix patients prévus pour bénéficier de l'installation gratuite du stimulateur cardiaque, 5 seulement ont été retenus pour suivre l'implantation.

Le 18 mars dernier, au cours d'une conférence de presse qui a consacré le démarrage officiel des activités de ce Centre, le directeur général de la Santé, M. Sika Koku Dogbé a tenu, au nom du ministre de la santé, à remercier tous ceux qui ont travaillé pour l'élaboration de ce projet. Il a rassuré le STIM du soutien du ministère de la Santé pour que la médecine se développe dans le domaine de la cardiologie et dans d'autres domaines également. Il a indiqué que l'Etat s'investira pour faciliter les transactions douanières pour que ces stimulateurs puissent être toujours disponibles. Il faudra également, dit-il, penser aux subventions afin d'alléger le coût de l'opération.

Pour sa part, le Pr. Xavier Jouven qui a conduit cette mission de stimulation, a déclaré que le Togo est prêt pour ce type d'activité, grâce à la formation reçue par les deux médecins du STIM-Togo, les Dr. Jean-Marie DARMOUROU et Déo ANIFRANI qui s'occuperont du centre.

Selon les deux spécialistes, la fréquence des troubles de la conduction est en pleine croissance et l'une des causes de ce dysfonctionnement est l'âge. Avec l'âge, le tissu de conduction qui ressemble à des fils électriques va dégénérer. Il peut s'agir d'une affection du sujet dont l'âge tourne autour de la soixantaine. Cette maladie se manifeste par une fréquence cardiaque très basse (30-40/mn au lieu de 60/mn qui est le fonctionnement normal du cœur). Quand l'activité des oreillettes n'arrive pas au niveau des ventricules, il y a panne d'électricité. Cela provoque des troubles de la conscience et la mort par syncope peut s'en suivre.

Le processus d'implantation consiste à mettre en place deux éléments : la pile électrique qui doit générer l'électricité, et les fils conducteurs qu'on introduit jusqu'au ventricule droit à partir des veines. La pile fournit du courant qui redonnera la fréquence normale à un cœur qui battait à 40/mn.

Le coût de l'opération va de 3 à 5 millions de FCFA.

P. A


Conférence-débat à l'Institut Goethe : L'histoire revisitée de la station radio de Kamina a marqué la rencontre

Le Centre Culturel Allemand, Goethe Institut, a abrité une conférence-débat animée par l'orateur allemand Dr Habib Reinhard KLEIN ARENDT, Maître de Conférences à Cologne. Ayant pour thème "Kamina-la station trans-continentale de l'Empire Allemand au Togo 1911-1914 ", la rencontre a mobilisé une assistance composée de professeurs d'universités, d'historiens, d'hommes de la culture, d'étudiants et d'hommes de médias. Cette sortie est l'une des conférences qui ont été déjà organisées par l'Institut Goethe dans le cadre de ses programmes d'activités périodiques et axées sur l'histoire du Togo sous la colonisation allemande. A travers une présentation orale couplée de projections des photos-images, le public a été entretenu à propos des contours, du contexte et des faits historiques qui ont marqué l'installation de la grande station transcontinentale qu'a connue le Togo à partir de l'année 1911, mais qui a été détruite par la force des évènements marquant la première guerre mondiale en 1914. Un tremplin à travers lequel le public est convié à être au cœur des réalités et faits instructifs qui ont caractérisé dans ses différents aspects, ainsi que dans ses diverses composantes la station de Kamina, un joyau inestimable qui reliait directement Berlin non seulement au Togo mais à toute l'Afrique et le reste du monde. Il s'agit d'une mine de faits et évènements assez révélateurs ainsi que des images de personnalités et figures historiques liées à l'existence de la station, que deux chercheurs allemands, Docteurs de leur Etat, vont bientôt publier à travers un ouvrage inédit. C'est en marge de cette initiative que les Dr Habil Reinhard KLIEN-ARENDT et Peter SEBALD ont animé des conférences -débats dont celle-ci.

En effet, cette année paraît en Allemagne le livre préparé par les deux chercheurs qui ont pu, à la suite de leurs travaux de recherche, récupérer les 192 photos présentées à l'assistance. Des photos en provenance de Ljubljana/Slovénie et appartenant à l'héritage posthume du Baron Codelli. C'est ce dernier qui a construit la Station de Kamina située non loin de la Ville d'Atakpamé. Pour la première fois, le public togolais a été invité à contempler et à découvrir les différentes étapes de la station d'une longueur de 4 kilomètres, au cours d'une exposition de la maquette de l'infrastructure réalisée pour la circonstance. Cette représentation schématique opérée par Professeur Peter SEBALD a permis à l'assistance de se faire une idée de l'espace qu'occupait la station de Kamina. Une infrastructure de position stratégique dans le dispositif militaire des Allemands qui étaient en conflit avec la France, l'Angleterre et l'Italie. Convaincus de l'avancée de la troupe ennemie qui est dans une position de force, les Allemands qui, en aucun cas ne voulaient laisser les secrets d'Etat à la disposition des ennemis, n'ont eu d'autres alternatives que de détruire la Station de Kamina. La place qu'occupait la station est devenue un site touristique aujourd'hui apprécié par de nombreux visiteurs. Il est évident que le public est davantage imprégné des versions authentiques et faits historiques réels entourant cette station qui est une construction de haute technologie dans la colonie allemande et présentée sous forme de plus de cent (100) photos inédites. Une soirée riche en témoignages et débats inépuisables qui méritent d'être rééditée pour le bien de la sauvegarde et de la pérennisation du mémoire du Togo.

Vicarmelo Tiem.


Fait divers : Ne touche pas à mon gésier !

Un homme d'une soixantaine d'années a tenté de se donner la mort la semaine dernière en pays Kabyè. Le motif est pourtant simple. Le plat à lui présenté n'a pas contenu la totalité des gésiers des poules immolées la veille. Nous sommes à Pagouda au lieu appelé Pissari. Comme dans cette localité, les cantons de la préfecture de la Kozah, vivent en ces moments une forte ambiance de fête. Ce sont les moments des funérailles organisées au profit des parents décédés. Lorsque le défunt a plus de 60 ans, ses cérémonies funéraires ont le caractère de fête. Dans tous les cas, l'obligation est faite aux parents vivants de faire ces genres de cérémonies pour permettre aux âmes des défunts de revenir à la maison et de continuer ainsi de vivre en communion avec les vivants. Dans le milieu Ewé, Mina, Kotocoli et autres, les funérailles sont toujours organisées en mémoire des morts. Seulement, ces cérémonies sont différentes d'un milieu à un autre. En pays Kabyè, elles occasionnent des sacrifices. On tue des bêtes. Si le défunt a beaucoup d'enfants, chacun doit offrir sa bête. Les animaux sacrifiés sont entre autres des chèvres, des moutons et des boeufs. Dans tous les cas, c'est avec un coq ou une poule qu'on ouvre et qu'on ferme la cérémonie. Comme on le voit bien, il y a beaucoup de volailles que l'on sacrifie. Pour les personnes âgées encore en vie, c'est l'opportunité d'enrichir leur plat. En fait, il ne s'agit pas de grand-chose. Tout ce qu'ils réclament, ce sont les gésiers de poules. Le vieux de Pissari avait en mémoire qu'il a tué huit poules. Or, le plat à lui présenté ne comptait que six gésiers. Où sont partis les deux autres ? Il a donc fallu, pour réparer le tort, que deux de ses petits fils qui avaient malencontreusement bouffé ces organes aillent acheter deux poules ; lesquelles ont été aussitôt tuées, et les gésiers remis au vieux. A bon entendeur, salut !

B. Talom


Eliminatoires CAN/Mondial 2010 : Les Lions ont perdu leurs griffes devant les Eperviers à Accra

Le match du groupe A comptant pour les éliminatoires CAN/Mondial 2010 et joué le 28 mars 2009 à Ohen Djan Stadium d'Accra a révélé aux yeux du monde entier que les favoris ne gagnent pas toujours. Ce 28 mars, les Lions Indomptables du Cameroun ont courbé l'échine devant les Eperviers du Togo 0 - 1. L'unique but de la rencontre a été l'œuvre de l'incontournable capitaine des Eperviers Adébayor Shéyi, Ballon d'Or africain 2008. Pourtant avant le match, peu de personnes attendaient voir le Togo produire une telle prouesse, vu le palmarès du Cameroun et l'armada des joueurs professionnels camerounais jouant dans les plus grands clubs européens. Mais à Ohene Djan Stadium, la volonté, la sérénité, l'envie de gagner des Eperviers ont eu raison des Lions Indomptables qui, finalement, se sont laissés dompter. Dès le coup d'envoi, les Eperviers se jettent dans l'abordage sans complexe et se créent les premières occasions. A la 2e mn, Adébayor se signale avec une frappe de 25m, qui est malheureusement détournée en corner par la défense. Deux minutes après, il récidive par un coup de tête, suite à une balle bien centrée par Salifou Moustafa sur le côté droit. Mais la balle frôle la barre des buts gardés par Carlos Idris Kameni. La tentative de Dossevi Thomas à la 8e min, servi en profondeur par Adebayor, sera stoppée par le goal Camerounais. La libération viendra finalement à la 10e mn : Adébayor hérite d'un centre millimétré de Dossivi Thomas dans la surface de réparation adverse, se joue de Song Rigobert et de Bikey André (qui le retient par le maillot) et réussit à battre Kameni. Togo 1 Cameroun 0, indique le marquoir ; le stade est en ébullition. Les Eperviers continuent leur domination jusqu'à la pause. Toutes les incursions des Lions Indomptables menées par un certain Eto'o seront enrayées par les défenseurs togolais bien organisés et un impeccable Obilalé Kodjovi dans les perches des Eperviers. A la reprise, c'est avec le même engagement que les Eperviers poursuivent la rencontre. A la 76emn, les Togolais auraient pu même doubler le score après le penalty accordé par l'arbitre égyptien, Abdel El Fatah Essam El Deen, suite à une obstruction de Gérémie Njitap sur Adébayor qui filait droit au but. Mais le capitaine des Eperviers frappe à côté. Néanmoins, les Eperviers réussiront à conserver le score jusqu'à la fin.

A Accra, les Lions ont sorti leurs griffes, mais ces griffes n'ont servi qu'à déchirer le maillot du capitaine des Eperviers.

Les Eperviers ont volé plus haut, au dessus des Lions. Pour l'entraîneur des Eperviers, Jean Thissen, " c'est toujours difficile de battre le Cameroun. Je crois que les joueurs ont fait un grand match aujourd'hui. On a beaucoup travaillé dans ce match à Ohene stadium, on s'est bien organisé. Je pense que c'est une victoire précieuse pour le Togo ". Pour lui le secret de cette victoire, " c'est que les joueurs sont allés au fond d'eux-mêmes, ils sont restés sur une bonne organisation, se sont battus et ont voulu aussi cette victoire ". Cependant, Jean Thissen a déploré les difficultés rencontrées lors des préparatifs qui ne se sont pas déroulés comme il le souhaite. " Il faudra quand même qu'on améliore les choses ", a-t-il indiqué. Dans l'autre rencontre dans le même groupe, le Gabon est allé dicter sa loi aux Marocains à domicile battus par 2 buts à 1.

Avec cette victoire sur le Cameroun, le Togo est en route pour l'Afrique du Sud et l'Angola, mais il faudra que les autorités mettent les moyens nécessaires pour que le rêve de tout un peuple se concrétise.

Pierre Agbanda

 
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