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Chronique N° 55 du 30 avril 2009
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Célébration de l’indépendance : La famille Gnassingbé soudée derrière
le président Faure |
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La
célébration du 49e anniversaire de la fête de l'indépendance s'est
déroulée encore cette année sur le boulevard de la nouvelle présidence
de la République. Outre les membres du gouvernement, les députés et
certains leaders des partis politiques, la famille Gnassingbé était
présente pratiquement au grand complet. Elle était là pour signifier
qu'elle reste unie et soudée comme un seul homme derrière le président
Faure contrairement aux inepties colportées par certains Togolais et
faisant croire qu'elle est divisée à cause de l'affaire Kpatcha
Gnassingbé. Même le colonel Rock Balakyèm Gnassingbé qu'on n'a plus vu
défiler depuis un certain temps, était présent à bord de sa jeep pour
défiler. Cette présence effective de Rock considéré par les affidés de
Kpatcha comme le sauveur de leur ''icône'' témoigne du respect que ce
militaire patriote voue aux institutions de la République et surtout à
son frère le président Faure Gnassingbé. Il n'est pas disposé à
soutenir le putsch de la honte initié par Kpatcha Gnassingbé qui
aujourd'hui ternit l'image de la famille Gnassingbé et plus
spécifiquement la mémoire de leur feu père Eyadema. Eyadema a régné
pendant quarante ans mais jamais l'ennemi n'est venu de la famille,
encore moins de ses nombreux frères. D'ailleurs, son petit frère
colonel Toyi Gnassingbé était le tout-puissant commandant de la garde
présidentielle, c'est-à-dire que c'était lui qui assurait sa sécurité.
Mais jamais l'on n'a entendu parler d'une quelconque histoire de
déstabilisation du pays. C'est dommage que Kpatcha n'ait pas suivi ce
bon exemple en se démarquant de ses réseaux mafieux libanais et de
certains barons déchus du RPT qui ont décidé de détruire la famille
Gnassingbé et par ricochet déstabiliser le pays qui, sous la houlette
du président Faure, renaît peu à peu de ses cendres.
Tout
compte fait, la présence de la quasi-totalité de la famille Gnassingbé
à la célébration du 49e anniversaire de la fête de l'indépendance aux
côtés du président de la République laisse apparaître clairement
qu'elle n'est pas prête à suivre le chemin tortueux de l'honorable
putschiste Kpatcha.
Plus
jamais ça sur la terre de nos aïeux.
ALIZIOU Dominique
Le 27
avril n'est pas un patrimoine privé de l'UFC
Le peuple
togolais a célébré le lundi 27 avril dans l'enthousiasme, les 49 ans
de l'accession de notre pays à la souveraineté internationale. Partout
au Togo, c'est autour du chef de l'Etat Faure Gnassingbé que cette
date, principal repère historique du Togo, a été célébrée. Tous les
Togolais, dans un élan d'unité retrouvée, se sont remémoré les
péripéties de la lutte de nos parents pour l'indépendance.
Mais la
pomme de discorde vient de l'Union des Forces de Changement (UFC) qui
se veut pourtant " l'héritier " des pères de l'indépendance, mais qui,
par calcul égoïste, ramène finalement l'indépendance togolaise à une
dimension tribale, voire partisane ou peut-être familiale dans la tête
de certains tenants de cette malheureuse manœuvre d'exclusion.
Oui,
c'est bien d'exclusion qu'il s'agit. Et ce mot devient la stratégie de
l'UFC qui le brandit dès qu'il s'agit de parler de la gestion
collégiale des affaires du pays. Jusqu'alors, c'est dans l'union de
l'opposition que l'UFC s'est illustrée en la matière. Maintenant, ce
sont les 49 ans du Togo indépendant que nos " compradores " préfèrent
célébrer en aparté, oubliant allégrement que l'indépendance est le
fruit d'un travail collégial et ne doit pas être historiquement gérée
comme le patrimoine d'une seule famille politique. Les Togolais ne
l'accepteront pas et cette manœuvre sectaire de l'UFC risque avec le
temps de susciter des réactions des autres Togolais.
Car le 27
avril est une date historique et un patrimoine commun de tous les
Togolais, peu importent leurs obédiences politiques. Tôt ou tard toute
célébration bipolaire du 27 avril sera combattue par les Togolais car
c'est une seule et même fête nationale.
Le 27
avril, depuis 1960, a toujours rassemblé le peuple, tout le peuple
autour du pouvoir central. Ce fait doit rester tel. Même dans le
pluralisme, nous devons rester unis autour de certaines valeurs dont
l'unité du Togo. Cela veut dire que l'Union des Forces de Changement
doit se faire violence en vue de ne pas remettre en cause cet acquis
de la lutte de nos parents pour la libération de la patrie.
Sylvia
Do Régo
Atteinte
à la sûreté de l'Etat : Encore un autre Gnassingbé appréhendé dans un
pays voisin
Chaque
jour que Dieu fait, l'étau se resserre autour de l'honorable
putschiste Kpatcha Gnassingbé et ses complices. La dernière
information en date, c'est l'arrestation de l'homme de main de Kpatcha,
le sieur Gnassingbé Esso. Recherché depuis après le coup d'Etat
manqué, le fugitif a été localisé dans un village du Bénin où il a été
arrêté. Très proche et cousin de Kpatcha, Esso Gnassingbé est un agent
de Togotélécom. Mais malheureusement, il abandonne son travail pour
suivre l'honorable Kpatcha partout où il va. Et lorsque Kpatcha, dans
sa largesse, veut donner de l'argent à un groupe, c'est Esso qui se
charge de distribuer les billets de banque surtout à ceux qui
applaudissent à son passage. Le sieur Esso est l'homme le plus proche
de Kpatcha. Après donc l'arrestation de l'honorable Kpatcha, Esso
prend la clé des champs avec un gros magot. Pourquoi avoir fui s'il
n'est ni de loin, ni de prêt mêlé à cette affaire ? En tout cas, Esso
a été rapatrié à Lomé et crachera le morceau pour permettre aux
enquêteurs de mieux cerner le scénario du complot et de clouer ainsi
le bec aux laudateurs de Kpatcha qui martèlent à travers leurs
journaux que l'affaire Kpatcha est un montage de toutes pièces.
L'arrestation de Esso, de son vrai nom Essozimna, est un coup dur pour
les putschistes dont le plan d'opération sera mis à nu et permettra
aussi de découvrir d'autres complices encore tapis dans l'ombre.
D. A
Pour
l'épanouissement et la libération du peuple togolais : Le Mouvement
Denyigban Lonlon lance ses activités
Le
mouvement dénommé M.D.L (Mouvement Denyigban Lonlon) a officiellement
lancé ses activités le 24 avril dernier au cours d'une conférence de
presse qui s'est tenue à l'hôtel Ibis de Lomé en présence de ses
militants, de plusieurs invités et hommes des médias d'Etat et privés.
" Ce mouvement est mis sur place pour porter assistance à la
population togolaise. Dans toutes les situations où nous nous
trouvons, nous devons nous comprendre et nous regrouper, parce qu'il y
a eu un déchirement pendant un certain temps. Face à cette situation,
nous les membres de ce mouvement nous voulons faire des Togolais un
seul citoyen ", a expliqué M. Donné Kokou GAGOU, président de cette
association et ancien député à l'Assemblée Nationale.
Parlant
des raisons qui ont motivé la création de ce mouvement, il a parcouru
cette longue période de la crise socio politique qu'a vécue notre pays
et qui a amené les Togolais a être méfiants les uns envers les autres.
Ce qui a pour conséquence le retard dans le développement. " Dans ce
climat de méfiance, chacun oublie la Nation pour se préoccuper de ses
propres intérêts : le pouvoir de ses acquis et l'opposition de sa soif
de gouverner. L'économie stagne et les problèmes sociaux s'accumulent
", a-t-il regretté. "Nous avons donc pensé qu'il fallait faire
entendre un autre son de cloche pour appeler la conscience des
concitoyens à l'Amour de la Patrie, ''Denyigban Lonlon'' ", a-t-il
indiqué. Il compte implanter les branches de ce mouvement dans toutes
les régions pour que tous les Togolais puissent s'unir de nouveau.
''Denyigban
Lonlon'' est un concept nouveau qui a pour ambition de faire renaître
l'esprit patriotique qui a animé nos pères combattants de la lutte
pour l'indépendance. Ce mouvement entend ressouder le tissu social
déchiré par tant d'années d'intolérance. Cela ne peut se faire que par
la culture de l'esprit de tolérance, croit fermement le président de
cette association.
''Denyigban
Lonlon'' se veut un mouvement citoyen qui militera activement à
l'éveil de la conscience nationale et à l'instauration effective d'une
démocratie dont l'homme sera le commencement et l'aboutissement. C'est
un mouvement social basé sur des principes patriotiques, et comme tel,
il entend :
- Inciter
les autorités à améliorer les conditions politiques favorisant
l'épanouissement individuel et collectif des populations togolaises
par un plaidoyer responsable ;
-
Combattre l'intolérance et l'égoïsme politique sous toutes leurs
formes ;
-
Protéger et porter assistance à tout citoyen victime d'oppression ;
-
S'investir pleinement dans la formation civique des citoyens qui
doivent connaître leurs devoirs envers la patrie ;
-
Animer le brassage des jeunes pour se connaître et s'accepter par
l'organisation des colonies et des camps de vacances, des voyages
d'études nationaux, etc.
Le
président du M.D.L a, pour finir, lancé un appel à la population pour
son adhésion et à la diaspora togolaise pour qu'elle soutienne cette
noble initiative.
P. A
Exécution
du projet développement de la zone de Liligodo : Les 14 km de pistes
réalisés ont été inaugurés
Le projet
''Développement de la zone de Liligodo'' poursuit son cours. Une
partie du volet de ce projet concernant l'entretien et la
réhabilitation des pistes a été déjà exécutée. Quatorze kilomètres de
pistes sur les 32 km prévus ont été livrés. C'est la ministre déléguée
auprès du Premier ministre chargée du Développement à la base, Mme
Victorine DOGBE qui a inauguré cette piste de 14km qui dessert 7
villages sur les 16, dans le canton de Gbatopé. C'était en présence du
préfet de Zio, M. Anoumou KOUVAHEY, du représentant de l'Ambassade de
France au Togo, M. Frédéric MARLET, des responsables de SAGE-France,
des membres de l'ONG ''Agir plus'' et de la population bénéficiaire
sortie massivement à cette occasion. La manifestation a eu lieu le
mardi passé à Gati Soun, une des localités bénéficiaire de cette
infrastructure routière.
Dans son
discours de circonstance, la ministre Victorine DOGBE a remercié tous
les promoteurs de ce projet, et exprimé sa gratitude aux bailleurs de
fonds, spécialement à la France pour son appui financier. Elle a par
ailleurs lancé un appel aux frères et sœurs de la diaspora pour qu'ils
s'impliquent dans la construction de notre pays et invité la
population à prendre soin de ce joyau. Pour finir, elle a rassuré les
initiateurs de ce projet de l'appui du gouvernement pour la poursuite
du projet.
Pour sa
part, M. Frédéric MARLET a qualifié ce projet d'exceptionnel parce
que, dit-il, c'est le premier projet financé par la France dans le
cadre de son appui au programme de développement et aussi en raison de
ses objectifs et des partenaires impliqués (SAGE, Solidarité Humaine,
''Agir Plus''. "La France reste attentive à sa mise en œuvre ", a-t-il
déclaré.
De son
côté, le préfet du Zio a indiqué que c'est le premier projet qui a vu
les populations se mettre ensemble pour travailler en synergie pour le
développement de leur localité. Il a remercié les bailleurs de fonds,
l'association SAGE pour ce projet, et Solidarité Humaine Île de France
pour la mobilisation des fonds et souhaité que d'autres associations
leur emboîtent le pas. Il n'a pas manqué de couvrir d'éloges M.
Kuizian BABA, directeur de l'ONG ''Agir plus'', maître d'œuvre délégué
pour son investissement sans relâche dans le suivi des travaux.
Le
président de SAGE (Solidarité Amis de Gbatopé et Environs)-France, une
association de la diaspora togolaise en France, porteur de ce projet,
a quant à lui déclaré que c'est la première fois que SAGE, Solidarité
Humaine île de France et les partenaires locaux réalisent un tel
projet qui, a-t-il dit, permettra aux populations de circuler
librement et d'écouler leurs produits agricoles. Il a en outre insisté
sur la nécessité de mobiliser de nouveaux bailleurs de fonds et invité
la population à prendre soin de cet ouvrage. La visite du tronçon Gati-Yobomé
a mis fin à la cérémonie. Il faut rappeler que les travaux du tronçon
Gati-Ezor ont été réalisés par l'Entreprise Nouvelle Togolaise Des
Travaux Publiques (ENTTP) et ont duré 5 mois. Ils ont coûté
139.792.477 FCFA.
Pierre
AGBANDA
Dans les
coulisses de Espace Ombre et Lumière : "Art Technologique et
Installations "
Chronique
de la Semaine dans sa parution n° 52 a publié sous forme d’article de
fond, un texte sur l’art visuel au service du développement culturel
dont l'auteur est le Professeur SOMÉ Roger, Enseignant- chercheur à
l'Université Marc Bloch de Strasbourg en France. Membre de
l'association culturelle “Espace Ombre et Lumière”, il est l'un des
grands acteurs qui animent et s'activent pour la pérennisation des
initiatives poursuivies par EOL dont le Sénégalais Sidy Seck est le
Médiateur. Au regard de la pertinence et du niveau relativement élevé
des réflexions et positions des différents acteurs de l'espace, votre
Journal propose désormais et périodiquement à ses lecteurs, quelques
uns des échanges de points de vue. Pour la seconde publication de ces
pensées sur l'art en général et les arts visuels en particulier, il
vous est proposé la réaction d'un compatriote togolais sur l'art,
principalement sur l'art technologique. Artiste plasticien résidant à
Lomé, LAKA a mené sa réflexion sur le thème "ART TECHNOLOGIQUE ET
INSTALLATIONS" dont voici le contenu.
Qu'on le
veuille ou non, ce sont les révolutions, les avancées et les
convulsions de l'art occidental qui donnent le ton du débat sur le
fait contemporain artistique. Parfois, j'ai l'impression que certains
africains se recroquevillent trop sur leur soit disant base
culturelle, dont la majorité n'en connaît que le piètre folklore, les
transes idiotes, la bestialité étonnante. Et ce repli sur soi n'est
souvent dû qu'à leur incapacité notoire d'ouvrir et d'entretenir un
débat cohérent, et faire preuve d’une lucidité au-delà du sempiternel
émotionnel. C'est tellement consternant de voir certains défendre leur
manière de créer de la façon la plus bigote qui soit, tel des chiens
défendant des os mille fois léchés, desséchés et dont ils ne peuvent
venir à bout malgré leurs crocs acérés.
Même si
nous ne sommes pas à l'origine du débat, essayons d'y rentrer et
demandons nous pourquoi l'occident met au pinacle, des formes
d'expression dont on ne peut nier qu'elles soient osées. Alors que
nous balbutions dans les affres de nos misères sociales, culturelles
et intellectuelles, l'occident avance, même si parfois la marche est
forcée, et essaye des choses, se remet en cause, cherche un
dépassement ! Tout ou presque a été expérimenté, et loin de s'en
contenter, on ouvre de nouveaux chantiers, on explore des champs
intellectuels insoupçonnés. C'est pitoyable de voir, parmi de nombreux
exemples, des artistes africains se gargariser de leur style "
récupération ", décliné en sous styles plus ou moins flous, alors que
ce genre de travaux ont été largement explorés depuis ! Il n'y a qu'à
revoir le formidable travail de l'artiste italien BURRI dans les
années cinquante, qui manipulait le jute et le plastique comme nul
autre pareil.
Maintenant, que dire et que faire des " installations " et autres "
arts numériques " ? C'est maladroit de ne pas essayer au moins une
expérimentation dans l'un de ces domaines, mais encore plus de s'y
aventurer sans un bagage intellectuel approprié, des idées innovantes,
dans tous les cas une bonne culture ! Et c'est ce qui bloque et
confond la plupart de nos créateurs, frileux parce que n'ayant pas le
background nécessaire, ayant peur de perdre pied, ils vouent aux
gémonies une autre approche, valable ou non, de la création. Ceux qui
s'y lancent tombent parfois dans la redondance d'un discours fait par
d'autres, s'embrouillent, se contredisent, et finissent par se cacher
derrière un complaisant attaché de presse. Les moins chanceux, ne
servent de canassons qu'à des esprits bien déterminés à s'enrichir au
détriment d'une " négraille " toujours ravie d'acquérir des
pacotilles à n'importe quel prix. Comment alors discuter sereinement
d'un problème aussi crucial sur l'évolution de l'expression plastique
et de la pertinence des nouveaux outils pour pérenniser des idées, des
sentiments, être témoin de son temps et proposer de nouvelles pistes
de réflexion sur l'Homme et son devenir ?
En ce qui
concerne mes propres réflexions sur les " installations " et la
création numérique, je pense que ce sont des tentatives de
réappropriation d'espaces et de dimensions nouvelles, la troisième
dimension par l'occupation réelle d'un lieu déterminé, et la quatrième
dimension à travers le fait virtuel qui prend une importance
considérable dans nos vies. L'art évolue avec son temps, même si
l'essence de la création reste inaltérable, les moyens d'expressions
sont, on ne peut le nier, sans nombre. Mais je ne pense pas que la
démarche aille à l'encontre des procédés classiques ou devenus tels,
des arts plastiques et visuels. Le premier problème avéré reste la
disponibilité des outils d'expression, ordinateur, appareil photo
numérique, imprimante etc.… qui ne sont pas à la portée de la première
bourse en Afrique. Ensuite le second obstacle est que l'on se heurte à
l'incompréhension de nos proches contemporains, plus habitués à voir
des cruches sur des têtes de femmes qu'à réfléchir, effort combien
douloureux, sinon malsain pour certains ! Il ne reste donc plus de
solution que de destiner ce genre d'œuvres à des marchés plus porteurs
et condescendants parce que si indulgents envers ces gentils noirs
dont on peut excuser les faiblesses patentes dans l'élaboration de
leur réflexion et de leur travail, et si heureux déjà, car quel
miracle, d'appartenir à " l'élite " de la création contemporaine. On
n'est pas sorti de l'auberge !
Les
nouvelles manières de créer ne feront pas durablement ombrage à celles
qui existent déjà, à cause du peu de nombre de leurs auteurs qui pour
la plupart, sacrifient à un phénomène de mode. Ensuite le manque de
moyens adéquats, la réflexion pantelante et la clientèle rare feront
retomber le soufflé. N'empêche qu'il ne faudra pas négliger les
nouvelles interrogations et champs d'explorations que nous ouvrent ces
techniques. Mais sans une véritable élaboration de notre pensée et une
vision élargie et pointue de ce que nous voulons faire de notre
culture, de nos artistes, de notre création, on restera toujours là, à
attendre que cela se fasse à notre place.
Texte
recueilli par Vicarmelo TIEM,
Membre de ESPACE OMBRE ET LUMIERE
Journées
culturelles à Institut Goethe : Du théâtre à l'affiche : "Le mal au
galop"
Le Centre
Culturel Allemand "Institut Goethe", a offert à son public dans la
soirée du mercredi 28 avril 2009, un beau spectacle de théâtre autour
de la pièce intitulée "Le mal au galop". Une mise en scène de Basile
N. YAWANKE, jeune comédien dramaturge et metteur en scène. Sur la
planche, cinq comédiens de la Troupe Théâtrale de l'Université de Lomé
(THUL) ont interprété, dans une belle trame de rebondissements,
l'histoire atypique de guerre qui amène le spectateur à contempler,
mieux à se projeter dans l'ambiante d'une situation de conflit issue
du soulèvement du peuple contre " le maître des lieux " accusé d'être
auteur de pratiques inégalitaires, totalitaires et d'abus de pouvoir.
Métamorphosés dans les rôles de cinq personnages qui se rencontrent
par hasard et dans la foulée de leur longue fuite des zones de
conflit, AGASSA A. Ahoefa Eléonora, GUENE Mame N'déla, JOHNSON A.
Frédéric, HODIN Senyo Kodjo et GANDA B. Dessa David exécutent les
actes de la pièce dont le décor planté configure, avec dextérité
scénographique, la cabane, leur lieu de refuge et abri de fortune
dépourvu de substances vitales, et découvert loin de zones de combat
de la ville. Le public de la soirée, invité dans les couloirs du "mal
au galop", a partagé avec émotion mais aussi dans un exercice de
réflexion, les composantes et les faits révélateurs de leur refuge
devenu un lieu de critique où tour à tour chacun raconte sa petite
histoire, ses mésaventures et toutes les sévérités qu'il a subies. Le
pouvoir, plutôt la soif de pouvoir ou de leadership, ne tardera pas à
répondre présente et à se manifester naturellement au sein du petit
groupe de réfugiés. Histoire de nous rappeler que le pouvoir est une
composante intrinsèque de l'existence humaine dont celle-ci ne peut se
passer dans son environnement, quel qu'il soit. La preuve, dans une
situation aussi inextricable que celle qu'ils ont vécues, fuyant les
troubles socio politiques liés à la thématique du pouvoir, de
leadership et de commandement, les personnage du "mal au galop" seront
à nouveau au centre d'un autre conflit d'intérêts, d'une nouvelle
situation de crise suite aux mésententes survenues entre ceux qui se
considèrent comme premiers arrivés, se déclarant à volonté
propriétaires des lieux, et les autres. Une situation qui ne tardera
pas à se dégénérer en un drame pathétique. En fait, par
l'intransigeance des uns et des autres, par la soif inassouvie du
pouvoir, le conflit, fléau tant refoulé, tant avorté, revient toujours
au galop, suit et rattrape ses sujets, conduisant ainsi à des pertes
de vies humaines. Quels enseignements faut-il retenir d'une pièce
aussi révélatrice des complexités constituant l'existence des hommes
qu'instructive des pans d'un monde gouverné et serviable aux
souplesses, aux méandres du plus fort, aux commandements, à l'argent,
aux plaisirs et aux biens de ce monde ? Le pouvoir, finalement en tant
qu'une entité innée à l'homme est-il un moyen ou un but dans la vie
des êtres humains? Ne convient-il pas de se demander si le mal règne
seulement dans un autrui en qui nous faisons des reproches à plaisir
et à loisir de tous les malheurs connus, ou existe-t-il
fondamentalement en chacun de nous un grain de diable que seuls le
pardon et l'acceptation de nos différences pourraient combattre ?
C’est tout une série de questionnements et d'interrogations
s’inscrivant dans notre contexte politique actuel qui ont animé
l'auteur de la pièce "le mal au galop", et donné vie à une belle et
époustouflante scène de théâtre qui a déjà remporté deux prix sur
quatre lors des Rencontres Internationales de Théâtre Etudiant du
Bénin (UNIVERSI'ARTS 2009) à Cotonou, notamment le prix de la
meilleure mise en scène et le prix du meilleur spectacle. A travers
"Le mal au galop", Basile N. YAWANKE entend apporter des éléments de
réponses aux âmes désarmées et affectées face aux fléaux de la guerre
et des troubles socio politiques auxquels se heurtent sans cesse les
pays africains, surtout. "Le mal au galop", une belle représentation
théâtrale à vivre et à revivre intensément du côté de l'Institut
Goethe très prochainement suite à la demande du public.
Vicarmelo
TIEM
Fait
divers : Le Drame de Sogbossito
Malgré
les mesures de sécurité mises en place par les autorités togolaises en
vue de traquer les auteurs d'actes criminels et de mettre fin au fléau
de la criminalité dans notre pays, des brebis galeuses continuent
d'exécuter leurs sales besognes sur les paisibles populations. C'est
dans cette logique macabre qu'est intervenue l'interpellation du sieur
KPOGO KODJO le vendredi 17 avril 2009, aux environs de 14heures 30mn
par les éléments de la gendarmerie section d'Agoè. L'opération s'est
déroulée dans le quartier de Sogbossito, une localité périphérique
nord ouest du canton d'Agoè. KPOGO Kodjo, un Togolais âgé de trente
ans, vendeur de pièces détaillées de moto dans ledit quartier, est
célibataire sans enfant. L'homme aurait loué un entrer-coucher dans la
maison où il a été interpellé. Quelqu'un aurait en effet alerté les
gendarmes sur le fait qu'un drame se serait réalisé en ces lieux. La
réaction de la gendarmerie ne s'est donc pas fait attendre. " Nous
sommes arrivés sur les lieux quelques minutes après le coup de fil.
C'était horrible. Nous avons découvert un corps mutilé. La tête est
tranchée et le corps entièrement vidé de son sang. Le cadavre était
allongé sur le lit alors que le sieur KPOGO Kodjo, lui, attendait
comme s'il espérait un visiteur ", a expliqué que l'un des gendarmes
qui ont arrêté le " meurtrier ".
Selon ses premières auditions, Kpogo serait sur le point de
reconnaître les faits et prétendrait qu'il ne serait pas seul à
commettre le forfait. " La victime est en fait un ami à moi. Je ne lui
reproche rien. D'ailleurs, c'est lui-même qui a librement décidé de
vivre avec moi. Je l'ai tué dans la nuit qui a précédé mon
arrestation. J'ai commis l'acte en compagnie des amis. Pour le faire,
nous avons pris soin de bien fermer la porte et de monter le volume de
mon poste radio. Etant suffisamment drogué, il n'a pas opposé beaucoup
de résistance, mieux, il n'a pas crié haut. Nous avons d'abord tranché
sa tête, ensuite nous lui avons vidé son sang que nous avons recueilli
dans un bidon ", a-t-il d'abord expliqué avant de se prononcer sur le
vrai mobile du drame en ces termes : " L'ami qui m'a contacté pour
cette mission vit dans le quartier. C'est lui qui est parti avec le
sang de la victime. Il a dit que c'est quelqu'un qui lui a recommandé
cela et que celui-ci lui a promis une grande fortune. En partant, il a
dit qu'il devrait profiter pour marchander la tête. Ce qui, a-t-il
ajouté, allait enrichir notre affaire. Pour la circonstance, il m'a
dit de garder les lieux ". Au sujet du reste du cadavre, Kpogo a
affirmé que la nuit tombante, lui et ses acolytes allaient se
débrouiller pour le jeter quelque part.
C'est
dommage que de sinistres individus pensent pouvoir prospérer sur le
sang d'innocents citoyens.
B. TALOM |
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Chronique 54 du 23 avril 2009 |
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Éditorial : Faure entre les réformes et les Nostalgiques du passé |
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Le
peuple togolais, grand observateur muet de la scène politique
nationale, s'accorde à se dire que le ton et les discours ont changé
au sein de la classe dirigeante.
La volonté
de conduire le Togo vers de véritables reformes institutionnelles
devant déboucher sur un Etat de droit ,fondé sur les principes de
bonne gouvernance et du respect des libertés individuelles et
collectives est manifeste chez le Président Faure.
Notre
pays, le Togo ne peut plus être gouverné suivant les méthodes d'hier.
Le
Président Faure a compris que le monde bouge et que le Togo aussi doit
bouger.
Il est
normal que ce changement ne puisse pas faire plaisir à tout le monde,
surtout aux nostalgiques des acquis de l'ancien temps.
Ces
nostalgiques s'accommoderont-ils de cette volonté de leur jeune chef
de gouverner de façon consensuelle le pays qui n'appartenait qu'à eux
seuls ? Vont-ils lui laisser la liberté de poursuivre dans une voie
qui leur fera perdre leurs anciens privilèges ?
Après
avoir joui pendant plusieurs décennies de privilèges exorbitants, ce
n'est pas raisonnable d'espérer qu'ils acceptent de se voir privés de
ces avantages.
Le
Président Faure Gnassingbé a tout intérêt à se soustraire de cette
emprise. La responsabilité qu'il endosse devant l'histoire et le
peuple ne se partage pas. Lui, seul devra rendre comptes de ses actes,
même s'ils ont été inspirés par d'autres. Il vaut mieux avoir à
affronter le mécontentement de quelques nostalgiques que de s'attirer
l'hostilité de toute une nation. Il doit pouvoir aller au-delà des
déclarations de bonnes intentions.
Le peuple
togolais aujourd'hui ne veut plus se laisser bercer par les discours
flatteurs qui ne se traduisent jamais en actes.
Le
Président Faure s'évertue depuis un certain temps déjà à poser des
actes concrets, même s'ils sont lents à rentrer dans le quotidien du
Togolais lambda. Il sait que le peuple est fatigué des discours
mensongers.
L'objectif
du Président est de faire bénéficier les ressources de l'Etat à tous
les citoyens en réduisant les inégalités sociales et la pauvreté.
La
corruption, le favoritisme, la discrimination, la paresse et
l'absentéisme doivent disparaître de notre administration.
Pour
atteindre cet objectif, il sait qu'il faut remettre le train de
l'économie sur les rails du développement, car la raison nous la
connaissons tous : une mauvaise gouvernance qui a pour corollaire la
dégradation de l'environnement social, suivie d'une atmosphère
d'insécurité quasi permanente qui a fait fuir les investisseurs vers
des pays plus stables.
Le
Président Faure veut sortir notre pays de la liste des Etats cancres
où règne la terreur comme gestion de gouvernance et de prise de
pouvoir.
Voilà les
nombreux défis que le peuple togolais attend de voir son Président
relever.
Bien sûr
ces défis sont aux antipodes des désirs de certains groupes
d'intérêts..
C'est
pourquoi le peuple togolais doit soutenir son Président Faure pour
qu'il maintienne bon le cap pour atteindre l'objectif cité plus haut.
Faure
Gnassingbé dans son discours à la nation en date du 17 avril 2009
porte à croire qu'il a fait siennes ces méthodes de bonne gouvernance
et de fermeté.
Le
Président Faure veut continuer à gérer le pays dans un climat apaisé
qui passe par le dialogue et non pas par la chienlit et l'anarchie.
Dialogue, réconciliation, oui, mais dans l'art de la démocratie, de la
transparence nationale.
Car face à
tous ces défis que doivent affronter toutes les composantes de la
société togolaise, à quoi nous est-il donné d'assister chez une frange
de la classe politique actuelle?
Nous
sommes face à des gens qui n'ont pour seul projet de société que leur
destin personnel, plutôt que de se préoccuper du sort des populations
qu'ils aspirent à diriger.
Comment
comprendre que notre opposition qui est coutumière de la politique de
la chaise vide au niveau de l'assemblée nationale, puisse aujourd'hui
avoir de la crédibilité et de la valeur aux yeux du peuple ? Ces
populations ont tellement souffert des mauvais calculs de ces
politiciens qu'elles aspirent aujourd'hui à vivre dans un
environnement beaucoup plus apaisé.
Elle
devait avoir des ressources nécessaires pour comprendre que l'heure
n'est plus aux calculs politiciens et mesquins, mais plutôt à la
recherche du bien-être pour tous.
Les
exemples abondent autour de nous, et malheureusement nous ne nous en
inspirons jamais. Des politiciens qui se battent, pas pour réclamer
des conditions de vie meilleures pour des populations qui croient en
eux, mais pour leur carrière politique, pour les désirs d'une
minorité.
Franchement, en quoi ce type de combat peut-il améliorer le quotidien
du citoyen lambda ? Quand on sait qu'ailleurs ce type de comportement
a conduit à des situations intenables,
Qu'est-ce
que nous souhaitons pour notre pays ?
Disons-le
tout nettement, ce type de politique, ce pays n'en a pas besoin, du
moins à l'heure actuelle.
Le
Président sait que le Togo d'aujourd'hui ne peut que s'inscrire dans
un Etat de Droit dans ce monde globalisé où tout va vite avec
l'Internet.
Le
Président Faure et le peuple togolais sont à la recherche d'un destin
commun : Paix et Prospérité.
Nous
devons le soutenir pour ne pas le laisser seul entre les mains des
prédateurs qui n'aiment qu'eux-mêmes et non notre pays, le Togo.
Crépuscule Horizon
Touche pas
à mon Président !
Un vieux
de Lilikopé, village situé au nord de Tsévié disait un jour : "
lorsqu'on sait d'où on vient, on pourrait mieux
savoir ce dont on a besoin "
Le TOGO,
comme vous le savez, sort d'une longue nuit.
A la mort
du père de la nation, la crise sociopolitique avait atteint un seuil
intolérable; entre le pouvoir et l'opposition, régnait une méfiance
qui sapait toutes initiatives de rapprochement et d'ouverture, aucune
perspective de sortie de crise ne se profilait à l'horizon, le pays
était figé, le tissu économique totalement détérioré.
Ce climat
malsain a transformé le TOGO en théâtre d'opération pour les trafics
de tous genres, la corruption avait atteint un haut niveau et
l'insécurité y régnait.
C'est dans
cette atmosphère que le père de la nation rendra l'âme, laissant le
pays sans réelle visibilité.
Les
circonstances ont amenées l'armée à placer son fils à la tête du pays
pour terminer le mandat de son père.
Mais très
rapidement, celui-ci, conscient des difficultés qu'une telle accession
au pouvoir pourrait engendrer dans l'avenir, a démissionné de ce poste
pour se faire réélire démocratiquement, au cours d'une élection
ouverte et transparente, malgré, les incidents regrettables qui ont
entaché son déroulement.
A cette
époque, tous les observateurs neutres de la vie politique togolaise
reconnaîtront que Faure est la personne à même d'assurer l'héritage
politique de ce petit pays qui a vécu une longue crise et était au
bord de l'implosion.
C'est
cette réalité qui a fait dire à l'un des vétérans de la vie politique
nationale, Monsieur EDEM KODJO, ancien premier ministre togolais que "
nul autre togolais que Faure ne pouvait assumer l'héritage politique
d'EYADEMA "
Le pays
était face à deux (02) défis majeurs ; l'armée, accusée à tord ou à
raison de s'opposer à l'ouverture démocratique et le problème récurent
dans bon nombre de pays africains, les clivages entre les peuples du
nord et ceux du sud.
Dans ce
décor, le Président Faure avait le meilleur profil parmi les candidats
à la Présidence. Il est toléré par l'armée et est issu d'un père du
nord et d'une mère du sud du pays.
Sur un
tout autre aspect, le Président élu était jeune et inexpérimenté dans
la gestion des affaires de l'Etat. Mais la tâche qui l'attendait était
titanesque, tout, absolument tout était prioritaire dans ce pays au
bord du chaos.
La
situation à l'arrivée de Faure
Sur le
plan sociopolitique et économique,
- les
discutions politiques avec l'opposition étaient sans issues,
- la
coopération avec l'UE était gelée pour déficit démocratique,
- la
liberté d'expression et d'association n'était pas une réalité,
- les
salaires des fonctionnaires de l'administration étaient impayés de
même que ceux des retraités,
- la dette
publique intérieure était exponentielle,
- la dette
extérieure très élevée et impayée,
- la
coopération avec la totalité des partenaires économique était rompue,
-
l'éducation, la santé étaient dans une situation de déliquescence
avancée,
- les
infrastructures routières dans un état de dégradation poussée ou
inexistant par endroit,
-
l'agriculture était laissée à son propre sort et le pays frôlait la
crise alimentaire,
- la
sécurité était quasi inexistante et l'Etat n'existait que de nom.
Face à
cette situation, il fallait, pour le nouveau Président, agir très
vite, d'autant plus vite que la population vivait dans l'extrême
précarité.
Son action
: Mobiliser pour reconstruire
Six mois
après son investiture, le nouveau locataire de l'avenue de la Marina,
donne le cap de son action :
-
restaurer le dialogue avec les différentes forces politiques du pays,
-
restaurer les fondations de l'État de droit,
- reconstruire une économie solide qui offre de l'emploi et
l'opportunité aux jeunes
- rétablir l'image du pays dans le concert des nations.
Bâtir un
État de droit
Le 21
novembre 2005 lors de son allocution relative au lancement du dialogue
inter togolais, le Président Faure disait en substance : "Nous nous
sommes réunis ici pour réfléchir et pour nous engager sur la voie
d'une mutation profonde de notre pays. Mutation dans les mentalités,
mutation dans les comportements, mutation dans la volonté de
réaménagement de l'espace togolais, mutation dans notre façon de
dialoguer. Bref dans notre façon de vivre ensemble ".
Depuis
cette période, des actes clairs suivis de résultats ont été posés par
le président Faure dans le sens de l'apaisement politique.
Il a su
amener les différents partis politiques togolais autour d'une même
table et à avoir un accord qui a permis l'organisation des premières
élections législatives unanimement qualifiées de démocratiques et
transparentes par les différents partis politiques togolais et la
communauté internationale depuis 1998.
Ceci a
permis la reprise rapide de la coopération avec les partenaires au
développement, rompue depuis 1993 pour déficit démocratique.
La liberté
d'expression est une réalité quotidienne et les Togolais sont unanimes
à le reconnaître.
Aujourd'hui tous peuvent parler de tout dans ce pays sans avoir peur
d'être arrêtés ou même menacés. Dans ce sens, l'écrivain togolais
KAGNY ALEM DJRODO disait dans une interview accordée tout récemment à
l'un de nos confrères : " il y a la liberté d'expression, on ne voit
plus les vestiges de la dictature. Le Président FAURE a enlevé l'armée
des rues. Aujourd'hui, vous pouvez aller au tribunal et gagner contre
un militaire, c'était impensable il y a quelques années."
Le
témoignage de cette respectable personnalité en dit long sur la
nouvelle atmosphère qui règne au Togo.
Toujours
dans le sens de l'apaisement, une commission pour la réhabilitation de
l'histoire du Togo a été mise en place et la mémoire de toutes les
personnalités marquantes de notre histoire sera honorée.
Pour finir
en beauté, le Président a initié et entamé un processus Vérité
Réconciliation qui va parachever le processus de guérison et
réconcilier définitivement les Togolais avec eux même.
Une
économie forte
Pour
redonner de la force et rendre compétitive notre économie, le
Président a initié un vaste programme qui comporte :
- le
paiement de la dette intérieure pour booster l'investissement interne,
- un
programme de modernisation de la justice pour rassurer le citoyen
ordinaire et les hommes d'affaires qui investissent dans notre pays ;
- un vaste
programme de lutte contre la corruption, une action courageuse pour
assainir la perception des taxes fiscales et la gestion des finances
publiques.
L'agriculture, une des priorités
Le
gouvernement a entrepris un vaste programme de modernisation et
d'encadrement de l'agriculture. Il a mis à la disposition des
agriculteurs, des engrais à prix abordables, facilité l'accès a la
mécanisation. Des tournées de sensibilisations et des séminaires de
formations sont organisées à l'endroit du monde paysan, etc.…
Bonne
gouvernance
Sur le
plan de la bonne gouvernance et de l'assainissement de l'économie, le
gouvernement a très vite compris que la bonne gouvernance est le
maillon essentiel du développement. A cet effet il s'est appliqué à
:
La
modernisation de l'administration publique.
Le
Président a fait de la modernisation de l'administration un des
principaux objectifs de son administration. Il a compris qu'il fallait
rétablir les bases de cette administration qui a souffert de la longue
crise qu'a traversée le pays.
Il fallait
repréciser la mission de cette administration et lui donner une
mission qui aura pour but le soutien de la relance économique et sa
mise à la disposition et au service des citoyens togolais.
Pour ce
faire, plusieurs concours ont été organisés et plusieurs milliers de
jeunes diplômés ont été recrutés dans la fonction publique.
La reprise
et la multiplication des formations pour l'amélioration des capacités
des agents et cadres de l'administration.
Les
réformes judiciaires
A ce
niveau, le chef de l'Etat, s'est attelé à renforcer l'institution
judiciaire, améliorer le fonctionnement de l'administration
pénitentiaire, donc les conditions de détention des prévenus
De façon
générale, les libertés publiques sont aujourd'hui mieux garanties dans
notre pays.
Au plan
social
" Nous ne
pouvons plus nous permettre de laisser la misère être le lot quotidien
de nos populations. Nous avons le devoir de tout mettre en œuvre pour
améliorer la vie de nos populations qui ont payé un très lourd tribut
aux incompréhensions de la classe politique " Tels ont été les propos
du Président de la République dans son message à la nation après la
proclamation officielle le 30 octobre 2007 des résultats définitifs
des élections législatives.
Le
dialogue social engagé a abouti à des recommandations prises en compte
au sommet de l'Etat. Il a favorisé la mise sur pied d'une commission
tripartite, cadre par excellence de concertations sur les conditions
de vie et de travail des employés.
La santé
Ce secteur
bénéficie en ce moment d'un programme de renforcement de ses capacités
aussi bien en personnel soignant qu'en infrastructures. Ici aussi, la
prise en charge des personnes vivant avec le VIH s'est nettement
améliorée grâce à la gratuité des antirétroviraux.
L'éducation
La
gratuité de l'école dans le primaire et le préscolaire, la réduction
des frais d'inscription dans les universités de Lomé et Kara, le
renforcement des capacités en personnel et en infrastructures sont
autant de mesures prises dans le secteur de l'éducation
La
réduction de la pauvreté
La
réduction du taux de chômage des jeunes constitue à n'en point douter
l'une des actions majeures du programme du Président.
Il se
définit par :
- le
recrutement massif des jeunes diplômés dans la fonction publique
- la
révision à la hausse de l'indice salarial des travailleurs du TOGO
tant dans le secteur public que privé
-
l'élaboration et l'adoption du document stratégique de réduction de la
pauvreté (DSRP)
Les medias
Dans ce
secteur, le gouvernement s'est appliqué à garantir un cadre favorable
à la liberté de la presse, et à soutenir les entreprises de presse par
le biais d'une subvention : l'aide à la presse qui s'élève cette année
2009 à 350 millions de frcs CFA. Tous s'accordent à dire que le TOGO
dispose du code de la presse, le plus libéral de la sous région ouest
africaine. A ce jour, aucun journaliste n'est détenu dans les geôles
togolaises pour délit de presse.
La raison
est toute simple, notre code dépénalise les délits de presse.
Le retour
du Togo dans le concert des nations
Le bon
déroulement des élections d'Octobre 2007 a redoré l'image du Togo et
lui a permis de retrouver sa place dans le concert des Nations. Cela
s'est concrétisé par la reprise de la coopération avec les
institutions internationales. Aujourd'hui on peut donc compter avec le
Togo.
Que
reproche-t-on à Faure ?
Le moins
qu'on puisse dire dans cet exposé liminaire fait plus haut, c'est que
le Togo est en chantier sur tous les fronts.
Alors on
est à même de se demander ce que l'on reproche à Faure.
Nous
affirmons sans ambages que rien ne peut être reproché à Faure par
rapport au travail abattu en si peu de temps.
A notre
analyse, il nous semble que les détracteurs de Faure ont peur; peur
que tous les succès obtenus dans ces reformes fassent ombrage à
certains, qu'il échappe a leur contrôle et pour d'autres qu'il se
fasse réélire à une grande majorité de Togolais qui sont séduits par
les actions concrètes du président Faure.
Ces
détracteurs sont deux types : Ceux de sa propre famille politique
représentés par les nostalgiques du passé, et ceux de l'opposition
représentés essentiellement par l'UFC.
Les
difficultés de Faure avec sa famille politique
Le père de
la nation dans ses moments difficiles étant très affaibli, il n'avait
plus le contrôle sur les sociétés d'Etat ; et d'autre part pour garder
ses courtisans et autres militants il a été emmené à utiliser l'argent
pour les appâter.
De cette
situation sont nés des groupes d'individus qui ont vécu comme des
profiteurs, soit aux dépens des sociétés d'Etat ou aux dépens des
largesses du père de la nation.
D'autres
se sont transformés en vrais partisans des pratiques illicites de
certains hommes d'affaires au détriment du contribuable togolais.
A la mort
du père de la nation et avec l'arrivée au pouvoir du nouveau
Président qui se trouve être son fils, ces personnes ont pensé que la
dilapidation des fonds des sociétés continuerait pour certains et pour
d'autres, que le jeune Président serait aussi large que feu son père.
Surprise, le jeune qui leur doit tout, selon eux, leur tourne le dos
et met un frein à tous leurs privilèges exorbitants et s'attelle
plutôt à investir les fonds publics longtemps dilapidés dans la
reconstruction du pays à travers des projets d'utilité publique au
profit des populations les plus défavorisées.
Ceci
explique donc de façon succincte les raisons du mécontentement de
certains au sein même de la famille politique du Président Faure.
Les
difficultés politiques de Faure avec l'opposition
Le
Président Faure appartient à une génération de stratèges politiques
qui savent anticiper. Il est ouvert au dialogue et ne fait pas usage
des mesures dilatoires comme c'était le cas par le passé avec l'ancien
régime.
Faure a
fait avancer les agendas politiques et socio-économiques. Il a mis le
pays entier en chantier.
Ses
reformes saluées par la plupart des Togolais, loin de réjouir
l'opposition, l'inquiète sérieusement à l'approche des échéances de
2010.
Cela
explique le déchaînement de cette opposition qui, plutôt que d'appuyer
ces actions qui s'inscrivent dans l'intérêt des populations, cherche à
les torpiller par tous les moyens.
Au Togo,
selon la formule de l'opposition, rien de tout ce qui est entrepris
par le pouvoir en place n'est bon.
Notre
président a besoin de toi
Patriote
togolais, nous venons de très loin et vous le savez. Nous avons
traversé beaucoup de difficultés et aujourd'hui nous sommes arrivés à
un moment déterminant de la lutte pour le devenir de notre pays.
Chacun
doit savoir situer sa responsabilité et se demander ce que demain doit
être pour lui et dans quel pays il ou elle veut voir vivre son
enfants.
Durant
cette année 2009, le Président Faure a fait deux déclarations très
importantes.
L'une
lors de la présentation des vœux de fin d'année du corps diplomatique,
où il disait : "Je veux organiser les élections dans mon pays, comme
au Ghana "
La
deuxième, c'était dans son discours lors la dernière tentative de
déstabilisation du régime, et il disait en substance : "Plus jamais,
la politique ne doit faire couler du sang au Togo ".
Nous
croyons à la sincérité du Président lorsqu'il tient ces propos. Mais
d'un autre côté, le Président Faure n'est pas Dieu, c'est un homme.
Seul, il ne pourra rendre possible son programme et sa vision pour le
TOGO, notre pays.
Il a
besoin de vous, de nous, tous autant que nous sommes, fils et filles
du nord, du centre, du sud, de l'est et de l'ouest de notre pays, le
TOGO. A tous les enfants du TOGO résidents à l'extérieur du pays, vous
êtes autant concernés par cet appel que ceux vivant ici.
C'est ici
que nous devons affirmer notre honnêteté, notre amour et notre fierté
d'appartenir à ce pays.
C'est ici
le lieu pour chacun de nous d'apporter son soutien à ce Président
réformateur, profondément attaché aux valeurs démocratiques et
républicaines afin qu'il puisse dans la quiétude mener à bien ses
reformes pour une Nation Togolaise prospère et réconciliée avec
elle-même.
Le
Président a donc Besoin de notre soutien pour qu'ensemble, nous
puissions relever les défis de notre génération.
" Ne
laissons donc personne toucher à notre président ! "
JF
L'Honorable Kpatcha Gnassingbé a violé les lois universelles de la
fraternité et de la gratitude
Les deux
semaines qui viennent de s'écouler ont offert en pâture aux togolais
et à la communauté internationale, une guerre de légitimité, et un
combat que Kpatcha Gnassingbé a bien voulu livrer à son frère, le
Président Faure, à un moment où ce dernier, après quatre années
d'effort soutenu, réussit à marquer ses premiers points au sein de la
communauté internationale et des bailleurs de fonds.
Le
spectacle est d'autant plus vil que l'initiative vient d'un frère de
sang et que le Togo vient de sortir d'une longue période de suspension
de coopération qui l'a mis à genoux. L'acte relève d'un cynisme qui
est parti pour replonger les Togolais dans une autre aventure sans
lendemain.
L'évènement a divisé les Togolais en deux groupes : ceux qui y ont cru
tout de suite, et ceux qui, au regard d'un passé où régnait le parti
unique, n'y ont pas cru et ont pensé à un montage.
En
réalité, la tentative de coup de force déjoué dans la nuit du 12 au 13
avril 2009 est bel et bien réelle et il faudra s'appeler St Thomas
pour l'imputer à un imaginaire fécond. Ce scénario trois fois
apocalyptique est l'initiative de Kpatcha Gnassingbé pour contester et
retirer à Faure une légalité et une légitimité que lui-même Kpatcha a
déjà cautionnées en participant au premier gouvernement de Faure en
qualité de ministre de la défense. La légitimité et la légalité, Faure
Gnassingbé les a déjà. En participant au premier gouvernement, Kpatcha
signait l'acte du consensus possible. Pourquoi fait-il volte-face
maintenant en prenant les armes contre son frère, un acte qui pue
l'horreur, l'égoïsme et une course effrénée au pouvoir et aux honneurs
dans le mépris de la vie des autres ? Ce faisant, ''l'Icône de la
Kozah'' a violé les lois universelles de la fraternité et de la
gratitude''.
Pour lever
toute équivoque, l'enquête doit suivre son cours dans le respect des
lois et des procédures sous l'œil vigilant et sans complaisance des
services de sécurité. Car d'éventuels acteurs tapis dans l'ombre
pourraient tenter de poursuivre leur projet machiavélique. Ils doivent
être démasqués, identifiés et mis hors d'état de nuire. Ceci dans
l'intérêt supérieur du Togo qui a besoin de consacrer ses énergies aux
efforts de développement. Les aveux des inculpés doivent être publiés
s'ils n'entament pas les besoins de l'enquête.
Les
initiateurs du forfait baignent dans l'illégalité la plus systématique
et doivent pouvoir imaginer ce qui les attend dans un Etat qui se veut
de droit. Justice Togolaise, au boulot.
Sylvia
Do Régo
Atteinte à
la sûreté de l'Etat : Comment les armes sont-elles entrées au Togo ?
Nombreux
sont les Togolais qui s'interrogent encore sur l'effectivité d'un coup
d'Etat. Pour eux, la première version servie par l'honorable Kpatcha
et ses collaborateurs le lundi matin, notamment l'attaque de sa
résidence par des éléments de la FIR, reste encore collée dans leur
esprit. Malgré la présentation du corps du complot à la population,
certains restent encore sceptiques et pensent que le député Kpatcha
Gnassingbé n'aurait jamais l'audace de s'en prendre à son frère aîné
Faure Gnassingbé. Mais la réalité est là, c'est que Kpatcha voulait
véritablement tuer son frère aîné pour s'emparer du pouvoir. D'aucuns
se demandent comment les armes ont pu entrer sur le sol togolais sans
être décelées ? Eh bien, d'après nos recoupements, les armes auraient
été achetées à l'étranger puis acheminées à Lomé dans deux conteneurs.
Dans ces conteneurs, censés renfermer du matériel médical étaient
dissimulées des armes et minutions. Ces conteneurs ont été débarqués
au port de Cotonou puis acheminés vers le port de Lomé, leur
destination finale. Au Port autonome de Lomé, les douaniers n'ont pas
pris la peine de fouiller la cargaison parce que le colis appartenait
à l'honorable Kpatcha Gnassingbé. Surtout que c'est du matériel
médical destiné à l'hôpital de Kara, il y a de quoi ne pas se gêner en
jetant un coup d'œil dans les conteneurs. Ainsi les conteneurs ont été
sortis sans difficulté.
Evidemment, le matériel médical a été offert au CHR de Kara et à
l'hôpital chinois de Tomdè. Les populations de Kara ont salué ce
cadeau et remercié le généreux donateur, l'honorable Kpatcha
Gnassingbé, sans savoir que le cadeau en question a couvert
l'acheminement des armes qui devraient permettre de faire basculer le
pays dans le chaos. Heureusement, le Dieu des Togolais veillait aux
grains et a empêché ces engins de la mort de semer la désolation au
sein de la population. Selon certaines sources, il y aurait des caches
d'armes non encore découvertes et que nos services de sécurité sont à
pied d'œuvre pour dénicher. La population est invitée à contribuer
efficacement au démantèlement de ces réseaux qui détiennent encore des
armes cachées dans des endroits non identifiés. Ceci dans l'intérêt
supérieur de la nation.
ALIZIOU
Dominique
Rock
Balakiyem Gnassingbé, un militaire patriote
La
tentative de coup d'Etat de l'honorable Kpatcha Gnassingbé a impliqué
deux Gnassingbé, l'un cousin et l'autre demi-frère du cerveau de
l'opération Kpatcha Gnassingbé. Il s'agit respectivement du capitaine
Bagoubadi Gnassingbé et de Essolizam Gnassingbé. Ces trois Gnassingbé
ont trouvé bon de déstabiliser le pouvoir de leur grand frère Faure et
d'assouvir leur ambition personnelle au mépris des intérêts de tout un
peuple. Heureusement, d'autres Gnassingbé n'ont pas suivi ces
aventuriers dans leurs entreprises machiavéliques. Parmi ces dignes
fils se trouve le colonel Rock Gnassingbé. Celui-ci a répondu présent
au cri de détresse de son jeune frère Kpatcha dont les éléments ont
ouvert le feu sur les forces de sécurité venues l'interpeller dans la
nuit du 12 avril 2009. Le colonel Rock est allé en personne sans arme
au domicile de Kpatcha pour demander au colonel KATANGA de lui laisser
son petit frère. Le colonel KATANGA accepta et replia avec ses hommes.
Le colonel Rock a donc pris son jeune frère pour se rendre dans son
régiment. Dans la nuit de mardi, M. Kpatcha Gnassingbé requiert les
services d'un élément de Rock à qui il demande d'aller évacuer des
armes dans son domicile pour les déposer dans le magasin d'arme du
camp de Rock, sans rien dire à celui-ci. L'élément de Rock en question
exécuta les ordres de Kpatcha sans rendre compte.
Mais le
lendemain, le mercredi 14 avril, après avoir pris part à une réunion à
l'Etat Major, le colonel Rock rentre au camp et le chef magasinier lui
rend compte des armes ramenées du domicile de Kpatcha. Rock alerte
immédiatement la gendarmerie et son frère, le président Faure. Voilà
comment le colonel Rock n'a pas voulu couvrir son jeune frère dans son
entreprise machiavélique et resté loyal au président de la République
qui plus est son petit frère. Selon certaines informations venant des
proches du colonel Rock, celui-ci aurait remis à la gendarmerie un
élément précieux que lui a confié son frère putschiste Kpatcha afin
qu'il le sécurise. Mais Rock Balakyem attaché aux valeurs
républicaines n'a pas protégé les dérives de son frère Kpatcha. Il a
plutôt rendu compte de tout ce qui se passe pour la manifestation de
la vérité alors que son adjoint, le commandant DIGBEREKOU, complice de
Kpatcha, était chargé de donner l'ordre aux militaires qui sécurisent
la Télévision et la Radio de laisser les putschistes aller lire leur
déclaration de prise de pouvoir.
Mon
colonel rester toujours fidèle à votre frère, le président Faure, pour
avoir la bénédiction de Dieu et l'onction de votre père feu Eyadema.
A.
D
Face à la
tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat : Le RPT reste solidaire
autour du président Faure Gnassingbé
Ceux qui
croyaient que l'arrestation du député Kpatcha Gnassingbé, " Icône de
la Kozah " allait enclencher une division au sein du Rassemblement du
Peuple Togolais (RPT) ont vite fait d'aller en besogne. Aujourd'hui,
le parti reste plus que jamais uni et solidaire autour du président
Faure Essozimna Gnassingbé. Et nous ne voulons pour preuve que cette
sortie spontanée des milliers de sympathisants du RPT qui ont pris
d'assaut le siège du parti afin d'apporter leur soutien indéfectible
au président de la République, président de cette formation politique.
Samedi 18 avril donc le siège du RPT sis à Tokoin Forever était en
effervescence, une centaine de journalistes des médias nationaux et
étrangers était là pour enregistrer la déclaration du RPT relative à
la nouvelle situation que travers notre pays. Réuni la veille au siège
du parti, le bureau politique du Rassemblement du Peuple Togolais,
élargi au collège des sages a, au cours de cette rencontre, analysé
les faits qui se sont produits dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 et
qui sont relatifs à la tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat.
Dans la
déclaration lue par son secrétaire général Esso Solitoki, le RPT
condamne cette tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat qui viserait
à remettre en cause tous les efforts et les sacrifices consentis par
le président de la République et reconnus par la communauté
internationale, pour enclencher le redressement du Togo qui jouit
aujourd'hui des fruits de la reprise de la coopération avec nos
partenaires en développement. Le RPT soutient le chef de l'Etat dans
cette épreuve difficile et l'encourage à poursuivre avec détermination
les réformes nécessaires à la consolidation de la démocratie et de
l'Etat de droit, à l'aboutissement du processus de réconciliation
nationale ainsi qu'à l'amélioration progressive des conditions de vie
et de travail des populations. Le RPT invite les militantes et
militants, sympathisantes et sympathisants, en ce moment d'émotion, à
faire preuve de sérénité, de courage et de responsabilité pour
préserver l'unité du parti et consolider la cohésion qui a toujours
fait la fierté, l'honneur et a grandeur du RPT, dit en substance la
déclaration.
Les
militants apportent leur soutien au Président de la République.
Juste
après la lecture de la déclaration, le secrétaire général du RPT a
reçu des milliers de jeunes rassemblés dans la cour du siège et hors
de la clôture. Ces jeunes du parti étaient porteurs d'un message à
l'endroit du chef de l'Etat. Dans le message lu par leur porte-parole
M. Kpoti Kossi, ces jeunes vaillants et dynamiques rendent grâce à
Dieu qui a épargné les Togolais du pire qui allait plonger le Togo une
fois encore dans le chaos. " Dieu est avec le peuple togolais, afin de
vous permettre de poursuivre vos courageuses réformes que vous avez
entreprises dans le cadre de la modernisation des institutions en vue
du renforcement du processus démocratique et de l'Etat de droit ",
déclarent-ils. Ils lui ont renouvelé leur indéfectible soutien et
affirmé qu'ils " ne se laisseront point distraire par des manœuvres de
déstabilisation " de ses actions salvatrices. S'adressant aux
manifestants, M. Esso Solitoki les a remerciés pour la spontanéité de
leur initiative. " C'est dans les difficultés qu'on reconnaît les
vrais amis. Votre présence ici témoigne d'abord de votre vigilance et
de votre fidélité à l'endroit du président du parti et du parti ",
a-t-il déclaré. Il a indiqué que la présence des manifestants au siège
du parti était la réponse claire et manifeste au président de la
République qui sollicitait, la veille dans un message à la nation, le
soutien du peuple. Il les a rassurés que leur message ira à qui de
droit.
Pour
terminer, le secrétaire général du RPT a invité tous les militants et
sympathisants au calme et à la sérénité. " Nous sommes en train de
traverser une situation particulière de la vie de notre pays. Tout ce
que nous pouvons vous demander, c'est de garder votre sérénité, d'être
calmes et d'éviter de répondre aux provocations, aux manipulations,
aux intoxications. Faisons tout pour garder la cohésion et l'unité de
notre parti, faisons tout pour que en notre sein nous soyons unis,
parce que les enjeux politiques qui nous attendent sont énormes et
nous ne pouvons pas aller en rangs dispersés, mais il faut que
ensemble, comme un seul homme, nous affrontions ces enjeux ", a-t-il
lancé.
Les
adversaires du RPT, la peur au ventre, parlent déjà de ''liseurs de
motions''. En tout cas, rien ne peut arrêter le RPT dans sa
détermination à relever les défis qui l'attendent.
Pierre
AGBANDA
Après leur
visite aux détenus impliqués dans l'affaire de coup d'Etat : Les
Organisations de Défense des Droits de l'Homme font le point des
conditions de détention
Les
Organisations de Défense des Droits de l'Homme qui exercent sur le
territoire national sont préoccupées par le sort des détenus accusés
d'être impliqués dans la tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat.
Les responsables de ces organisations à savoir : la CNDH (Commission
Nationale des Droits de l'Homme), la LTDH (Ligue Togolaise des Droits
de l'Homme), le MTDLDA (Mouvement Togolais de Défense des Libertés et
des Droits de l'Homme) et le HCDA (Haut Commissariat des Nations Unies
aux Droits de l'Homme) ont rendu visite à ces détenus le samedi
dernier. Au cours d'une conférence de presse organisée dans la soirée
à l'hôtel Ibis, les présidents des trois premières organisations
présentes ont déclaré avoir rencontré 21 personnes détenues parmi
lesquelles 18 militaires et 3 civils et échangé avec elles. Il ressort
de leur rapport que tous les détenus visités sont apparemment bien
portants et déclarent n'avoir pas été l'objet de mauvais traitements
depuis leur interpellation jusqu'alors.
D'une
manière générale, les détenus ont déclaré ne souffrir d'aucune maladie
ni de malnutrition. Toutefois, l'Honorable député Kpatcha Gnassingbé a
indiqué qu'il était sous surveillance médicale avant son
interpellation et que cette surveillance continue avec le médecin de
la famille que les visiteurs ont rencontré sur place. De même, un des
militaires interpellés qui dit souffrir des douleurs au niveau du
thorax avant son interpellation, a indiqué qu'il a reçu des soins,
souligne le communiqué publié par ces organisations de défense des
droits de l'Homme. Les responsables de ces organisations indiquent
également avoir vu les détenus se livrer aux parties de loisir (jeux
de cartes).
Par cette
visite aux détenus, ces associations des droits de l'homme veulent
s'impliquer pleinement dans ce dossier. " Les personnes interpellées,
nous les suivons ensemble avec eux (les responsables des lieux de
détention) pour voir ce que nous pouvons faire ensemble. Nous voulons
éviter que ces personnes fassent l'objet de torture, et soient coupées
de leurs familles ", indiquent ces défenseurs des droits humains.
A l'issue
de la visite, ces organisations ont eu une séance de travail avec le
ministre de Droits de l'Homme, de la Consolidation de la Démocratie et
de la Formation Civique, ainsi que celui de la Sécurité et de la
Protection Civile. Elles recommandent à ceux-ci de faire continuer le
suivi médical des détenus malades ou sous surveillance médicale avant
leur interpellation ; de favoriser la visite des familles des détenus
qui en sont privés, car certains détenus ont déclaré avoir reçu la
visite des membres de leur famille. D'autres par contre ont indiqué
que depuis leur interpellation, aucun membre de leur famille ne leur a
rendu visite ; de veiller en tout état de cause, à l'hygiène et à la
salubrité de la literie et des lieux de détention.
Le vœu le
plus ardent des ces organisations des droits de l'homme est de voir
les détenus avoir un procès équitable. Elles promettent de poursuivre
le suivi des interpellés.
Pierre
AGBANDA
FAIT
DIVERS Le Djinn de malheur
Assana et
Mayé Wétromoski ont passé cinq ans de vie commune. Tout allait bien
jusqu'au mois de février 2009 quand, subitement, l'harmonie qui y
régnait s'est vue brisée. Le djinn du malheur a rendu visite au couple
le soir du 12 mars 2009 à 16 heures TU. De retour de Dapaong où il
était en tournée de travail, il surprend sa dulcinée en flagrant délit
d'adultère avec son meilleur ami. Le film de ce drame nous apprend
que Mayé Wétromoski étant un haut cadre dans un Organisme Non
Gouvernemental à Lomé, a l'habitude d'effectuer des missions à
l'intérieur du pays et à l'étranger. Mais avant de quitter, il prend
toutes les précautions. Aussi met-il à la disposition de sa dulcinée,
argent, vivres et autres et la rassure de sa fidélité. Madame, de son
côté, a toujours promis à son amour qu'elle ne trichera jamais. C'est
dans cette logique de confiance mutuelle que le couple a passé les
cinq années de vie commune. Personne ne pouvait croire que l'ami
intime de Wétromoski, un certain T. Valère rodait autour de la femme
pour dit-il, " rappeler les titres " chaque fois que l'homme
s'absentait. Pourtant, c'est Wétromoski lui-même qui a conduit le "
coureur de jupon " auprès de son épouse. Valère avait un sérieux
problème d'argent pour satisfaire un besoin urgent. Wétromoski était
alors intervenu en sa faveur et madame lui avait donné l'argent
demandé. Il prit alors goût de visiter le couple et de temps en temps
partageait le plat avec lui. Jusque-là, Wétromoski n'a jamais pu
soupçonner son ami de vouloir coucher avec son épouse. C'est donc avec
grand étonnement qu'il a découvert le pot-aux-roses. " Lorsque j'ai
fait mon entrée dans le salon, je n'ai pas senti la présence humaine.
Je me suis alors dit que ma femme ne serait pas loin, sinon, elle
aurait fermé la porte du salon à clé. J'ai quand même tenté de
l'appeler. Une à deux minutes plus tard, elle répond de la chambre à
coucher. J'ai alors cru qu'elle se reposait. Mais j'ai constaté
qu'elle n'avait pas le moral. L'accueil n'est pas habituel. Ne
comprenant rien, j'ai voulu entrer dans la chambre pour y déposer ma
valise. Le temps de mettre la main sur ma valise, j'aperçois l'ami
sortir de ma chambre. Il a noué le pagne de mon épouse. Devant une
telle situation, j'ai eu du mal à me décider. Ce que je sais, c'est
que je suis sorti les laisser là ", s'est-il exprimé avant de
renchérir : " Je ne me suis plaint nulle part. J'ai décidé de laisser
libre option à mon épouse pour se décider. Pour preuve, j'ai continué
à mener la même vie avec elle jusqu'à deux semaines. Pendant cette
période, elle et moi, nous partagions tout sauf les rapports intimes.
Elle ne m'a jamais demandé quoi que ce soit et je n'ai plus jamais
revu mon ami. Au bout des deux semaines, ma femme a quitté la maison
et elle a disparu sans laisser d'adresse. Je considère qu'elle a ainsi
pris son option et je m'en réjouis ". Il n'est pas facile de supporter
le fait de surprendre un individu, de surcroît un ami, en flagrant
délit d'adultère, avec la femme qu'on aime et pour laquelle on se tue.
Fort heureusement, il existe au sein de nos sociétés des sages à
l'image de Wétromoski. Puisse son comportement faire tache d'huile.
B.
TALOM |
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Chronique 53 de jeudi 16 avril |
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Atteinte à la sûreté de l’Etat : Kpatcha Gnassingbé interpellé |
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Nombreux
sont les Togolais qui s'interrogent sur le coup d'Etat de l'honorable
Kpatcha Gnassingbé. L'on se demande qu'est-ce qui a pu l'amener à
concevoir ce projet macabre dont l'issue est incertaine ? Il est vrai
qu'entre lui et son frère aîné Faure Gnassingbé, des malentendus
profonds existent dont certains sont connus du public et d'autres
purement internes. Mais de là à vouloir chasser son grand et prendre
le pouvoir, cela laisse plus d'un Togolais pantois.
Après
l'élection présidentielle de 2005, les deux frères s'entendaient à
merveille. Le président Faure démocratiquement élu par le peuple
n'avait pas trouvé d'inconvénient en nommant son petit frère ministre
de la Défense et des anciens combattants. Lors de la célébration de la
fête du 13 janvier 2006, les Togolais étaient sidérés de voir
pratiquement deux présidents arrivés sur les lieux du défilé. C'est
d'abord le ministre de la Défense et des anciens combattants Kpatcha
Gnassingbé, qui arrive dans un cortège impressionnant et à bord de son
commande car passe en revue les troupes. Et après c'est le président
de la République, chef suprême des armée, qui arrive également à bord
de son commande car comme le veut la tradition. Cette image a laissé
croire aux Togolais et au monde entier que le Togo était dirigé par
deux présidents. Ce qui n'était pas normal. L'exhibitionnisme
débordant de Kpatcha laissait une image négative du Togo comme si on
était dans une République bananière. Pour les proches de Kpatcha,
cette attitude est normale parce qu'il a été l'artisan de l'avènement
au pouvoir de son frère. Cette manière de voir les choses est erronée
parce que le président Faure a été investi d'abord par son parti le
RPT et ensuite il s'est présenté à l'élection et le peuple a porté son
choix sur lui. Ce qui voudrait dire que le président Faure est
comptable devant peuple. Si tel est le cas, Kpatcha n'a pas de leçon à
donner à son aîné président, il doit plutôt se soumettre aux
institutions de la République. Il devrait se comporter comme un
ministre ordinaire dans le gouvernement et non un co-président donnant
souvent des ordres comme si c'était une cogestion. Face aux dérives du
ministre Kpatcha, le président Faure a juste pris ses responsabilités
en le sortant du gouvernement. Apparemment c'est cette éviction du
gouvernement qui lui est monté à la tête et il a décidé, avec bien sûr
des conseils très aigris tels que Agboyomé Kodjo, Fambaré Natchaba et
d'autres personnalités et non des moindres, de fomenter un coup d'Etat
contre son frère, le président Faure. Ces conseillers indélicats lui
ont fait croire qu'il est le digne fils du père et que seul lui peut
poursuivre les idéaux du père de la nation. Quelles idioties de la
part de ses conseillers. Le Togo est-il une monarchie des Gnassingbé ?
En réalité, ces sinistres individus poursuivaient un autre objectif
que l'honorable Kpatcha ne maîtrisait pas. C'est d'abord de lui
soutirer suffisamment de sous et ensuite cogner les deux frères entre
eux et provoquer une situation ingérable pour le Togo. Heureusement
que le Dieu des Togolais est tout-puissant, et a su arrêter ce plan
marchiavelique concocté par des esprits malins et nuisibles.
D'ailleurs, le père de la Nation perché à l'au-de-là ne pouvait pas
laisser aboutir ce projet de déstabilisation. Son ombre couvre le
président Faure dans sa noble mission de remettre le Togo sur les
rails malgré les embûches de ses détracteurs connus aujourd'hui des
Togolais. Tout compte fait, le Togo ne basculera jamais !
Des armes de guerre découvertes
Pour les
inconditionnels de l'honorable député Kpatcha Gnassingbé, l'icône de
la Kozah est victime d'une machination orchestrée contre lui pour lui
nuire voire le tuer. Ils estiment que le député Kpatcha est généreux,
magnanime et humaniste. C'est cette qualité qui suscite la jalousie de
ses détracteurs. Pour ses laudateurs, Kpatcha Gnassingbé, ''l'artisan
de la victoire du RPT aux législatives de 2007'' subit la foudre des
proches collaborateurs de son frère aîné Faure Gnassingbé. Seulement
voilà, Kpatcha est-il le plus généreux du Togo ? Que cache cette
générosité à l'endroit de ses frères Kabyè ? La réponse réside dans
les évènements du 12 avril 2009. Visiblement, c'est pour préparer les
esprits de ses frères Kabyè que l'homme a entrepris des actions
humanitaires pour avoir d'abord leur adhésion par rapport à son putsch
en perspective. Malheureusement l'esprit malin qui se cache derrière
l'icône de la Kozah a été découvert. Le député Kpatcha avait déclaré à
notre confrère de RFI qu'il est serein et prêt à répondre à toutes les
questions et préoccupations des investigateurs dans cette affaire.
Mais l'on n'a pas compris pourquoi il a pris la clé des champs en
quittant très tôt son domicile pourtant gardé pour d'abord se rendre
chez son frère aîné, le colonel Rock Balakiyem Gnassingbé, et après
frapper à la porte de l'ambassade de l'Allemagne puis après celle des
USA. Les deux chancelleries ont opposé une fin de non recevoir.
Finalement, c'est à l'ambassade des USA qu'il s'est rendu aux
gendarmes qui étaient à ses trousses. D'autres sources indiquent que
dans sa fuite, il était parti avec des véhicules bourrés d'armes de
guerre. Certaines armes avaient été déchargées chez son frère, le
colonel Rock, qui a rendu compte immédiatement à qui de droit. Le
véhicule qu'il a utilisé pour se balader dans les ambassades aurait
disparu avec une cargaison d'armes de guerre. Si les informations sont
confirmées, il va sans dire que sa culpabilité sera de mise ; or, le
lundi encore, il clamait haut et fort son innocence à notre confrère
de RFI. Que vient chercher cet arsenal qu'il traîne avec lui et à quoi
cela devrait servir ? C'est justement au vu de ces preuves matérielles
ajoutées aux aveux des officiers arrêtés que le procureur de la
République a ouvert une information judiciaire contre lui. Selon
certaines indiscrétions, les députés à l'Assemblée Nationale lèveront
dans les prochains jours son immunité parlementaire afin de permettre
au prévenu de faire face à la justice.
D'autres
sources indiquent également qu'une liste de personnes à abattre est
établie. Certains proches collaborateurs du président Faure devraient
être ainsi exécutés si le putsch avait réussi. Ce qui démontre à
suffisance la monstruosité du projet.
C'est
regrettable pour ce jeune plein d'énergie de subir ce sort à cause de
ses ambitions démesurées.
Boko Aklesso, premier ministre du gouvernement Kpatcha
Selon
certaines sources bien informées, l'honorable Kpatcha avait déjà formé
son gouvernement. Ce gouvernement composé d'une vingtaine de ministres
serait dirigé par Me François Boko en tant que premier ministre. Dans
ce gouvernement, on cite pêle-mêle le comandant ATTI de la gendarmerie
comme ministre de la défense, le capitaine Amah, ministre de
l'intérieur, Hor, ministre du commerce, etc
Le plus
rigolo dans ce fameux gouvernement mort-né, c'est un certain François
Boko Aklesso qui, au début de son exil, tirait à boulets rouges sur
Kpatcha. Aujourd'hui, les voilà complotant ensemble contre la sûreté
de l'Etat. Quelle union sacrée !
Pour
l'heure, le procureur de la République vient d'ouvrir une information
sur ce dossier. Le peuple attend de voir si c'est une machination
contre l'icône de la Kozah ou bien Kpatcha a voulu bel et bien en
découdre avec son grand frère Faure Gnassingbé. Les enquêtes doivent
être poussées loin pour déceler également les vrais commanditaires et
associés de ce putsch pour éclairer l'opinion.
ALIZIOU Dominique
Le récit
des événements depuis la nuit de dimanche 12 avril
Dans la
journée de jeudi 10 avril 2009, deux services de renseignement
étrangers informés du coup d'Etat en préparation contre le régime
Faure, ont mis en alerte le service de sécurité national. Les
dispositions nécessaires ont été prises dès le lendemain pour
circonscrire et neutraliser le mouvement de déstabilisation. Le
président informé du coup d'Etat, a dû annuler son voyage en Chine
dont le départ était prévu dans la soirée de dimanche 12 avril. Au
cours de cette journée du dimanche, quelques suspects ont été
interpellés, notamment les militaires et gendarmes impliqués. C'est
dans cette logique que Kpatcha GNASSINGBE, le demi-frère du Président
de la République Faure Essozimna GNASSINGBE, a été convoqué et
interpellé par les services compétents pour besoin d'enquête. Il
refuse d'obtempérer devant les appels et rejette catégoriquement
l'idée d'une quelconque audition.
La force
d'interpellation et d'investigation qui s'est rendue au domicile du
député Kpatcha GNASSINGBE, a essuyé des tirs de la part des éléments
de la garde du domicile du député, avant que le renfort de la FIR
(Force d'Intervention Rapide) commandée par le Colonel KADANGA ne
vienne en appui. S'en est suivie une bonne période d'échange de tirs
d'armes entre les forces en présence. Suite à la fusillade de la nuit
de dimanche, le député a été conduit au sous groupement blindé par
Colonel Rock GNASSINGBE, commandant de cette unité.
Suite à
l'audition des suspects interpellés, il s'est avéré que le député
Kpatcha, est effectivement l'un des principaux organisateurs du
complot qui entendaient profiter du voyage du président Faure
GNASSINGBE en Chine pour réaliser leur forfait destiné à écarter du
pouvoir les autorités légales du Togo et à s'emparer du fauteuil
présidentiel.
Mardi 14
avril, les autorités ont dans la soirée, lancé un mandat d'arrêt
contre Kpatcha GNASSINGBE face à la gravité des aveux faits par les
personnes suspectées dont cinq officiers impliqués. Mais informé un
peu plus tôt de la situation, il a tenté de se refugier dans certaines
ambassades de la capitale. Face aux réticences de celles-ci, il a dû
recourir à une dernière tentative auprès de l'Ambassade des USA au
Togo qui lui refusera également l'asile au regard à la légalité de la
procédure judiciaire et d'investigation enclenchée et de l'exécution
du mandat d'arrêt délivré par les institutions compétentes de l'Etat
togolais.
Kpatcha a
été finalement arrêté par la gendarmerie dans la matinée du mercredi
15 avril, à la sortie de l'ambassade des Etats -Unis.
Auditionné par la gendarmerie, il a fait des aveux qui justifient
toutes les accusations portées contre lui.
Pour le
moment l'enquête suit son cours et au vu des résultats de la procédure
judiciaire entamée, les autorités compétentes du Pays prendront leurs
responsabilités.
Vicarmelo TIEM
L'UFC
soutient le coup de force de Kpatcha Gnassingbé
Le parti
politique togolais qui ne cesse de surprendre les Togolais par ses
dérives est inévitablement l'Union des Forces de Changement (UFC) de
Gilchrist Olympio. En effet après que les forces de sécurité ont
déjoué la tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat avec
l'interpellation du député Kpatcha Gnassingbé, ce parti ne s'est pas
donné du temps pour réagir. Dans un communiqué rendu public, l'UFC
déclare qu' " aucune disposition légale ne permet aux forces de
sécurité de se présenter au domicile d'un citoyen à 22 heures, pour
l'interroger. Il est inconcevable que le procureur de la République
prétende faire interpeller des personnes de l'entourage du député
Kpatcha Gnassingbé au domicile de ce dernier en y envoyant la
gendarmerie à une heure aussi tardive ". Cette réaction de l'UFC
suscite des interrogations. Comment ce parti, qui prône le respect des
règles démocratiques et qui se considère comme un donneur de leçon de
démocratie peut-il se laisser aller à une telle dérive ? La
déclaration du procureur de la République était claire : il y avait
des informations relatives à une tentative d'atteinte à la sûreté de
l'Etat. On a l'impression que l'UFC voudrait que cette information
très grave soit banalisée pour que le forfait soit réalisé avant de
procéder aux arrestations.
Visiblement, ces propos de l'UFC laissent transparaître son soutien à
ce sombre projet de déstabilisation. Sinon comment comprendre que
malgré les réactions d'indignation de la communauté internationale au
sujet de cette tentative, ce parti puisse se permettre le luxe de
soutenir mordicus ce putsch. En tout cas, les enquêtes se poursuivent
et nous attendons de découvrir tous les complices.
P. A
L'UFC et
son gros mensonge : Le président Atta-Mills dément avoir reçu
Gilchrist Olympio
Dans un
communiqué rendu public le 23 janvier 2009, et signé du secrétaire
général du parti l'honorable Jean-Pierre Fabre, l'Union des Forces de
Changement (UFC) affirme que son président national Gilchrist Olympio
a rencontré à Accra le Président de la République du Ghana, John Atta-Mills
le même jour. Les échanges ont porté sur la situation politique dans
la sous-région ouest africaine, particulièrement au Togo et au Ghana,
indique le communiqué. Selon ce communiqué, ''Monsieur Gilchrist
Olympio a souhaité que le gouvernement ghanéen aide le Togo dans
l'organisation de la prochaine élection présidentielle de 2010 afin
que cette élection se déroule dans la transparence, l'équité et la
sécurité, comme cela a été le cas dernièrement au Ghana''. Que
conclure du communiqué de l'UFC ? C'est que la prétendue audience
qu'aurait accordée le tout nouveau président Ghanéen John Atta-Mills a
au leader de l'UFC Gilchrist Olympio est une masturbation
intellectuelle des responsables de l'UFC. La population et plus
précisément les militants de l'UFC ont avalé la couleuvre, mais la
vérité vient d'éclater au grand jour sur le gros mensonge de l'UFC.
En effet
lors de son bref séjour au Togo, le président Ghanéen John Atta-Mills
a catégoriquement démenti cette information imaginaire de l'UFC. Le
président Ghanéen a, lors d'une conférence de presse animée peu avant
son départ de Lomé, déclaré : ''Comme vous le savez, beaucoup de chefs
d'Etat ont fait le déplacement du Ghana pour assister à mon
investiture ; et tout suite, après cette investiture, beaucoup d'entre
eux ont demandé à me rendre une visite de courtoisie et me féliciter
de vive voix. Et Olympio en a également fait la demande, mais il ne
m'a jamais vu''. Cette déclaration montre à suffisance que le
président Ghanéen n'a même pas vu Gilchrist Olympio lors de
l'investiture. Qui a reçu alors notre leader de l'UFC ? S'agit-il de
l'un des collaborateurs qu'il confond avec le président lui-même ?
Au
demeurant, quel intérêt ce parti a à vouloir flouer les Togolais en
leur racontant des inepties ? Pour certains l'UFC a voulu à travers
son communiqué montrer que le nouveau régime Ghanéen est un allié sûr
qui pourra faire trembler le gouvernement togolais. Seulement voilà,
ces génies menteurs de l'UFC n'ont jamais imaginé que le président
Ghanéen viendrait au Togo et que les journalistes togolais lui
poseraient cette question dont la réponse a été sans équivoque. Voilà
comment ce parti prompt à fustiger les autres s'humilie en mentant sur
le compte d'un chef d'Etat.
Le
cinglant démenti du président Ghanéen est un signal fort à l'endroit
de l'UFC et ses alliés qui devront savoir que le nouveau régime de la
NDC n'est plus prêt à les aider à nuire au Togo. Cela était de mise
dans le passé avec l'ancien président John Jerry Rawlings, mais
aujourd'hui les choses ont changé. Le gouvernement de Atta-Mills n'est
pas prêt à mettre le feu chez son voisin de l'Est, le Togo.
Dommage
pour l'UFC que son mensonge a été su.
Dominique ALIZIOU
Lutte
contre la pauvreté : Le DSRP complet bientôt validé
Le
Document Complet de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP-C) au
Togo sera validé à l'issue d'un atelier national de validation du DSRP-C
de trois jours. Les travaux sont ouverts ce matin à Lomé. Experts,
partenaires économiques et financiers, représentants de la société
civile et du secteur privé prennent part aux travaux.
Le
Document de stratégie de réduction de la pauvreté au Togo, dont les
consultations avec les partenaires sociaux pour son élaboration
avaient commencé depuis le 22 mai 2008, est arrivé à sa phase finale.
L'atelier
de validation national de ce document ouvert jeudi à Lomé sera
l'occasion, pour tous les acteurs ayant contribué à la rédaction dudit
document, de prendre connaissance avec la version finale et de
proposer d'éventuels amendements.
Selon M.
Sémondji Djossou, coordinateur national du DSRP, ce document est
élaboré autour de quatre piliers qui forment la vision du Togo à
long terme.
Ces
piliers reposent notamment sur le renforcement de la gouvernance
politique, économique et administrative du Togo, mais ils mettent
aussi l'accent sur le renforcement des bases d'un développement
durable et soutenu à travers des secteurs promoteurs de croissance
tels l'agriculture, l'accès à l'éducation, à la santé à l'eau potable
etc.
De son
côté, le premier ministre Gilbert Houngbo a soutenu que la version
finale du DSRP est à mettre à l'actif des fruits des réformes
politiques et économiques mises en œuvre par son gouvernement. Et de
conclure que ce document permet d'inscrire désormais le Togo sur la
voie de l'émergence.
Pour
finir, après la validation du DSRP, l'autre équation à résoudre sera
comment mobiliser les ressources nécessaires pour financer les
programmes et projets contenus dans le cadre de cette stratégie. A ce
sujet, M. Sémondji affirme qu'un effort sera fait pour accroître les
ressources intérieures.
Quand aux
ressources extérieures, ce dernier assure qu'avec les fruits de la
reprise de la coopération du Togo avec les bailleurs de fonds, les
différents partenaires économiques et financiers sont disposés à
accompagner le Togo pour la mise en œuvre de cette stratégie pour une
réduction significative de la pauvreté surtout dans les milieux
ruraux.
Le plan
de recouvrement de ces financements sera défini dans le Programme
d'Action prioritaire en cours d'élaboration par le gouvernement
togolais.
Économique Foire Artisanale du Togo : Foire Artisanale du Togo :
l'édition 2009 démarre
"Booster
notre développement par la force de l'artisanat" tel est le thème de
la deuxième édition de la Foire artisanale du Togo. Cette
manifestation, qui se tient à Lomé du 15 au 26 avril 2008, vise à
dynamiser le secteur artisanal, acteur important du développement
économique du pays. Sont attendus de nombreux professionnels africains
ainsi que des investisseurs désireux de s'implanter au Togo ou
d'œuvrer pour son développement.
La
promotion des produits du secteur artisanal et le développement de
l'activité économique du Togo sont les deux objectifs de cette foire.
Il s'agit en effet de :
- Mettre
en exergue les compétences des artisans
-
Encourager les liens commerciaux entre les milieux d'affaires
togolais et étrangers
-
Présenter les performances locales et sous régionales en matière
d'œuvres d'arts
-
Accroître l'attractivité de métiers et techniques en perte de vitesse
- Définir
la contribution de l'artisanat au développement
Selon la
Présidente du comité d'organisation de cette manifestation, Mlle
Essomandan Gnassingbé, le thème de la deuxième édition : booster notre
développement par la force de l'artisanat, est significatif. " A
travers ce thème, nous invitons donc tous les professionnels de ce
secteur et leurs partenaires ainsi que les hommes d'affaires et les
investisseurs à œuvrer ensemble pour le développement du pays",
souligne Mlle. Gnassingbé.
Il est
prévu au cours de cette foire, différents évènements, notamment une
caravane dans la ville de Lomé, un concours culturel de beauté, des
défilés de modes et de l'habit traditionnel ainsi que des prestations
d'artistes.
L'édition
2009 de la foire artisanale regroupe plusieurs pays de l'Afrique, à
savoir : le Togo, le Bénin, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Burkina
Faso, le Niger, le Nigeria, le Mali, le Maroc et le Sénégal.
Pour
l'amélioration des conditions d'affaires au Togo : Un atelier sur les
Indicateurs du " Doing Business "se tient à Lomé
Le monde
des affaires évolue en fonction des conditions environnantes. Créer
une entreprise au Togo aujourd’hui relève d'un parcours de combattant.
Au Togo, les conditions pour la création d'entreprise ne sont pas en
effet des plus favorables, ce qui décourage très souvent la plupart
des investisseurs qui nourrissent l'ambition de s'installer. Et dans
ces conditions, c'est l'économie nationale qui prend un coup quand le
secteur privé ne marche pas.
Afin
d'aider le Togo à identifier les reformes nécessaires pour améliorer
l'environnement des affaires, la Banque Mondiale a initié depuis hier
un atelier de deux jours à l'hôtel Ibis de Lomé à l'intention des
opérateurs économiques et des membres du ministère en charge du
Commerce et de la Promotion du secteur privé. Cet atelier permettra
aux participants de réfléchir sur les voies et moyens pour améliorer
les indicateurs pris en compte dans l'élaboration du rapport de la
Banque Mondiale sur la pratique des affaires dans le monde. Ce rapport
est dénommé Rapport " Doing Business ".
Ouvrant
les travaux de cet atelier hier, le ministre délégué auprès du
président de la République chargé du Commerce et de la Promotion du
secteur privé, Guy Madje LORENZO, a salué cette initiative de la
Banque Mondiale qui, dit-il, va appuyer le gouvernement togolais dans
ses efforts d'amélioration de l'environnement des affaires. Pour lui,
cet atelier vient à point nommé car il cadre parfaitement avec les
préoccupations des autorités togolaises qui veulent faire du secteur
privé le moteur de la croissance. Ceci est d'autant plus vrai dans la
mesure où le classement du Togo par les rapports " Doing Business " ne
fait que régresser. Du 149ème rang sur 155 pays étudiés en 2006, il
est 163ème sur 181 pays étudiés en 2009. Cependant, des efforts sont
consentis par le gouvernement pour améliorer les conditions propices à
l'émergence d'un secteur privé plus compétitif en agissant sur les
critères de notation du rapport " Doing Business ", a-t-il laissé
entendre. "Il est crée début 2006 le Centre de Formalité des
Entreprises (CFE), un guichet unique où se font toutes les formalités
de création d'entreprise sur le territoire dans un délai n'excédant
pas 14 jours. Des efforts sont en cours pour réduire au minimum ce
délai et moderniser le fonctionnement du CFE", a-t-il dit.
Selon le
représentant résident de la Banque Mondiale au Togo, M. Joseph Baah-Dwomoh,
il est capital d'avoir un dialogue public/privé franc et constructif
pour trouver des solutions pratiques. "Un tel dialogue demande la
prise de responsabilités des uns et des autres, avec comme seul
intérêt l'amélioration de la situation économique du pays", a-t-il
précisé. M. Baah-Dwomoh s'est par ailleurs réjoui de l'association de
son institution aux efforts du gouvernement visant à réaliser l'un des
piliers du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) :
" La consolidation des bases d'une croissance forte et durable ". Il
est capital d'améliorer l'environnement des affaires pour réaliser une
bonne croissance économique. Le secteur privé qui est appelé à jouer
un rôle catalyseur de cette croissance, doit pouvoir créer des
emplois, il doit pouvoir contribuer fortement aux revenus de l'Etat,
il doit pouvoir fournir des produits et services pour le marché local,
et bien d'autres choses encore… ", a-t-il ajouté.
Le
rapport "Doing Business ", faut-il le souligner, est une publication
annuelle de la Banque Mondiale et de la Société Financière
internationale qui mesure la réglementation des affaires dans
plusieurs pays du monde et classe ces derniers selon la facilité d'y
faire des affaires. Les principaux indicateurs pris en compte par le
rapport sont : la création d'entreprise, l'octroie des permis de
construire, l'embauche des travailleurs, le transfert de propriété,
l'obtention des prêts, la protection des investisseurs, le paiement
des impôts, le commerce transfrontalier, l'exécution des contrats, et
la fermeture des entreprises. Dix indicateurs qui forment la base pour
la pratique des affaires dans un pays.
Pierre
AGBANDA
A l'issue
de son Assemblée Générale Ordinaire : Le REFAMP renouvelle son bureau
Nul
n'ignore le rôle combien important que jouent les femmes dans la vie
d'une nation. Afin de mieux se faire entendre et défendre leurs
intérêts certaines parmi elles s'organisent en associations ou en
réseaux. C'est le cas du Réseau des Femmes Ministres et Parlementaires
(REFAMP), section Togo. Créé le 22 octobre 1999, le REFAMP/Togo a pour
objectifs d'œuvrer à la réalisation du plan d'action de la Conférence
Internationale de la Plate-forme sur la population et le développement
du Caire (CIPD) de 1994, de la plate-forme de Dakar de 1994, du plan
d'action de Beijin de 1995.
Hier le
Réseau a tenu son Assemblée Générale Ordinaire conformément à
l'article 12 de ses statuts qui stipule que ''l'Assemblée Générale,
organe suprême du Réseau, se réuni tous les 2 ans en session
ordinaire''. C'est la ministre de l'Action Sociale, de la Protection
de l'Enfance et des Personnes Agées, Mme Ibrahima Mémounatou qui a
présidé l'ouverture des travaux qui ont eu pour cadre l'hôtel Ibis de
Lomé. C'était en présences des représentants des institutions
nationales et internationales, des organisations de défense des droits
des femmes de même que de plusieurs invités. Elle a souhaité que cette
Assemblée générale soit un nouveau départ pour que les femmes puissent
réellement jouer leur rôle dans la vie sociopolitique en participant
activement à la vie publique de notre pays, et en influençant les
prises de décisions sur le plan politique.
Parlant
du bilan de 2 ans de son équipe à la tête du Réseau, la présidente,
l'honorable Lardja APOUDJAK, le trouve positif. Elle reconnaît
toutefois que beaucoup reste à faire. "Au cours de notre mandat qui
s'étend de juin 2006 à ce jour, nous avons essayé autant que possible
de faire en sorte que la situation de la femme sur le plan publique et
politique soit plus améliorée. Nous avons organisé des ateliers et
tables rondes à la veille des élections législatives à l'endroit de
350 femmes pour les sensibiliser sur leur rôle important à jouer dans
la promotion de la femme en général", a-t-elle déclaré. Le bureau a
également, au cours de son mandat, forme une cinquantaine de
journalistes pour rétablir l'image de la femme dans les médias, parce
que, dit-elles, c'est important que notre image soit améliorée sur les
écrans, sur les antennes radio et dans les écrits. La sensibilisation
des populations sur la déclaration des naissances est une autre action
menée par le REFAMP.
Elle a
invité tous les membres du Réseau à l'unité, car dit-elle, c'est dans
l'unité d'action et avec une vision commune que nos choix feront
l'écho voulu.
Pour le
représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), M.
Fidelis Zama Chi, le REFAMP en tant qu'outil de plaidoyer, devrait
s'employer à accélérer le processus consistant à donner aux femmes
africaines en général, et aux femmes leaders en particulier, les
moyens de participer plus activement et de façon coordonnée au
processus de prise de décisions, de participer pleinement et sans
discrimination aux activités économiques et de développement,
d'accéder de manière équitable aux moyens de production ainsi qu'aux
bénéfices du développement. Il a également affirmé que le FNUAP
soutient le REFAMP depuis sa création. Et cette assistance, dit-il,
découle du mandat confié au FNUAP en tant que porte flambeau du
programme d'Action de la CIPD pour lequel il œuvre à mettre en exergue
les liens existant entre la santé en matière de reproduction,
d'égalité et d'équité entre les sexes et le processus de développement
économique et social.
Le REFAMP
Togo compte actuellement 30 nouveaux membres.
Pierre
AGBANDA
Fait
divers : De retour à la vie
Etienne
Gozo a déjà passé 56ans sur la terre. Il a vécu au milieu des siens
dans le village qui a abrité ses parents et les grands-parents.
Récemment, le Chef de l'Etat en visite de courtoisie aux populations
de la préfecture de l'Ogou, a fait un crochet dans ce village appelé
Kati. Les femmes et les hommes de cette petite mais riche localité de
la préfecture, étaient, pour la circonstance, massivement sortis pour,
disent t -ils, témoigner leur fidélité à la politique de Faure.
Etienne Gozo était de la partie. Il avait, aux dires de notre source,
jouer un rôle très important. Qui aurait cru qu'il mourrait la nuit.
Même lui, n'aurait jamais accepté avaler la pilule. Mais comme il y a
lieu de toujours compter avec les surprises, la mort a réservé une
visite surprise à notre compatriote sans bien sûr obtenir son
consentement. Tout s'est passé dans la nuit. Il a commencé par se
plaindre des maux de tête, puis de poitrine et enfin de troubles
digestifs. Le cas devenant sévère, la femme, aidée par quelques
membres de la famille, accompagne le malade chez le charlatan du
village. Malgré les prouesses de ce dernier et l'urgence de son
secours, Gozo rendit l'âme peu avant minuit. Son corps fut rapatrié à
son domicile pour être conservé en vue des obsèques le jour suivant.
Ils étaient donc là, parents, amis et alliés de la famille Gozo,
réunis dans la maison mortuaire pour soutenir la veuve et les
orphelins, et ensuite pour accomplir les rites de circonstance.
Solidarité africaine aidant, la cour de Gozo s'est avérée dans les
minutes qui suivirent, trop exiguë, pour contenir la foule. Quatre
heures plus tard, le prêtre traditionnel chargé d'officier les
cérémonies, annonce le début du rite préliminaire. Les
''gestionnaires'' des corps étaient ainsi invités à de rendre flexible
le corps de Gozo en libérant ses articulations. Ils ont à peine débuté
leur œuvre quand l'un deux constats que le pouls du mort avait
commencé à fonctionner. Il voulait informer ses coéquipiers quand tout
à coup, Gozo se redressa et se leva. Il se mit d'abord en position
assise puis se dressa sur la plante de ses pieds. " Je peux savoir ce
qui se passe avec moi et que cherche autant de monde chez moi ? ",
s'interrogea t- il au milieu d'une assistance médusée et surtout
abasourdie. Un silence de mort couvrit aussitôt le ciel. Personne
n'avait la force, ni le courage de répondre à la question. Plutôt que
de saluer ce retour à la vie de notre compatriote par des cris de
joie, c'était plutôt la débandade. Tout le monde, y compris la femme,
les enfants et même l'oncle paternel, doyen de la famille, a déserté
les lieux avec la plus grande vitesse. Au cours de cette fuite, deux
des fugitifs ont malheureusement subi de graves dommages. L'un d'eux
s'est violemment cogné contre un arbre et l'autre s'est retrouvé au
fond d'un puits. Il a fallu plus d'une journée pour que la femme et
les enfants, la peur au ventre, acceptent de partager le même espace
de vie avec leur époux et père Gozo. En attendant de rencontrer le
sieur Etienne Gozo pour en savoir plus sur ce voyage singulier et son
retour triomphal, que Dieu le Miséricordieux, accorde longue vie à ce
miraculé et à toute sa famille !
B.TALOM |
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Chronique de la Semaine 52 de jeudi 09 avril |
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Coopération
Ghana – Togo : Le Président Atta-Mills dans nos murs |
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L'histoire
retiendra cette date de l'arrivée du Président Ghanéen Attah-Mills à
Lomé comme un évènement d'une importance capitale pour les Togolais.
Ceci a plus d'un titre. D'abord pour le passé tumultueux des relations
entre Togo et le Ghana quand le PNDC (d'abord) et le NDC (ensuite)
avaient les rênes du pouvoir là-bas. C'est vrai c'était du temps de
Rawlings là-bas et Eyadema ici.
Depuis ce
temps-là à maintenant, beaucoup d'eau a coulé sous le pont. John Attah-Mills
pour sa deuxième sortie à l'extérieur du Ghana après la Côte d'Ivoire a
choisi le Togo, son voisin immédiat de l'Est. Il est vrai, le pouvoir a
changé de main également au Togo, et depuis 2005 jusqu'à la récente
élection de Attah-Milles, les relations ghanéo-togolaises se sont très
bien portées. L'idéal aurait été que ce bon voisinage qui a marqué
l'époque de John Kuffor avec Faure Gnassingbé continue dans la paix,
afin de permettre aux deux peuples de vaquer allègrement à leurs
activités et à leur développement. C'aurait été simple si les signaux
sécuritaires sur les tableaux des services spéciaux togolais ne
clignotaient pas rouge. Le danger viendrait de l'ouest où des velléités
de déstabilisation on refait surface depuis le retour aux affaires de la
NDC (la National Democratic Congress) qui compte beaucoup d'agitateurs
de l'opposition togolaise de la diaspora qui se sont tous rués vers
Accra après la récente élection qui a porté le candidat du NDC, John
Attah-Mills, à la magistrature suprême du Ghana.
Le Togo
qui, depuis 2005, fait du Dialogue et de la Réconciliation son
leitmotiv, compte sur ce déplacement du président Attah-Mills pour
ouvrir un autre chapitre de dialogue entre Faure Gnassingbé et ceux qui
sont restés à l'extérieur et qui ont quelques griefs contre lui. La
perche de la discussion de Faure Gnassingbé reste tendue.
Quant aux
compatriotes qui ne jurent que par les armes, nous voulons leur dire que
les bruits de bottes n'ont rien arrangé au Liberia, en Sierra Léone, en
RDC ou encore au Darfour. Bienvenu au Togo, M. le président !
Sylvia Do
Régo
TdE :
Pourquoi le DG EVENYA Yawo Elihoho a-t-il abandonné le Programme Qualité
?
Depuis
2001, l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a demandé
à l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel
(ONUDI) de l'assister pour la mise en œuvre du Programme Qualité. Ce
programme financé par l'UE à quatorze millions d'Euros sur le 9e FED
(Fonds Européen de Développement) est destiné principalement au secteur
agro-industriel. Le programme a fourni une expertise technique dans les
domaines de l'accréditation, de la normalisation, de la métrologie, des
analyses et essais ainsi que de la promotion de la qualité pour ainsi
renforcer les capacités des entreprises de l'espace en matière de
Qualité.
La Société
Togolaise des Eaux s'est lancée en 2000 dans le Programme Qualité. En
2002, la TdE a même reçu le Prix d'engagement dans la démarche qualité
décerné par l'UEMOA. A l'époque, la TdE était l'une des rares sociétés
d'Etat à s'être engagées dans cette démarche.
A
l'origine, l'entreprise s'était fait accompagner par des experts
nationaux en matière de qualité avec lesquels un diagnostic des forces
et faiblesses de la TdE autrefois RNET a été fait et qui a abouti à
l'élaboration et à l'adoption d'un plan stratégique de développement du
secteur d'eau potable et plus tard au lancement du Programme qualité
lui-même. Dans cette lancée, la TdE qui a reçu plusieurs fois des
missions d'audit qualité, ambitionnait d'aller à la certification pour
ainsi gagner en crédibilité et en confiance et attirer les bailleurs de
fonds
Contre
toute attente et sans justification aucune, le nouveau DG de la TdE, M.
EVENYA arrête ce programme. Pourquoi a-t-il fait cela, s'interrogent les
consommateurs de l'eau. M. EVENYA n'aime-t-il pas la qualité ? Autant de
questions qu'on peut se poser sans trouver de réponse. Sinon que l'homme
serait en déphasage avec les normes internationales qui gouvernent les
entreprises modernes.
Au
demeurant, quels sont les avantages que la TdE pouvait tirer de ce
programme qualité ? Lorsqu'une entreprise présente les aspects d'une
bonne gestion, les bailleurs n'hésitent pas à investir. Or la démarche
qualité qui est un mode de gestion reconnue comme étant le modèle
rigoureux de bonne gouvernance, devrait pouvoir booster la TdE dont on
connaît les difficultés.
Aujourd'hui, la TdE a besoin encore de 20 milliards de francs CFA pour
étendre son réseau de distribution d'eau potable à Lomé. La démarche
qualité entreprise par la TdE était, selon les experts, très suivie et
cela devrait constituer un baromètre pour les bailleurs de fonds comme
l'AFD (Agence Française de Développement), l'un des principaux
partenaires de la société pour accroître leurs décaissements. Cela
aurait permis à la TdE qui peine à desservir l'eau potable surtout à la
population de Lomé, d'avoir les moyens nécessaires pour résoudre ce
problème. Est-ce à dire que le nouveau directeur est ignorant des
retombées de ce programme ? Et pourtant il y a un directeur chargé de ce
programme qui est à la TdE mais malheureusement laissé au placard.
Pour quelle
raison ? Nul ne saurait répondre. Aujourd'hui, le Programme Qualité des
entreprises des Etats membres de l'UEMOA constitue l'une des priorités
de la Commission sur instruction de la conférence des chefs d'Etat et de
gouvernement de l'UEMOA. L'on ne comprend pas pourquoi le DG EVENYA
abandonne ce programme aussi indispensable pour la société qu'il gère.
Selon une source proche du Programme Qualité de l'UEMOA, si la TdE ne
relance pas ce programme dans un bref délai, elle sera suspendue et sera
obligée de recommencer à zéro, alors que le processus a fait des frais.
Pour
l'heure, nous attirons l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité
de réviser leur position vis-à-vis des responsables des sociétés d'Etat
à l'instar du DG de la TdE qui semble n'avoir aucune vision pour son
entreprise. La gestion du secteur de l'eau est si sensible qu'il n'est
pas normal de laisser n'importe quel quidam à la tête de cette
entreprise. L'eau étant source de vie, et surtout utilisée
nécessairement par tout le monde, il est indispensable pour nos
autorités de porter un regard sur la gestion du secteur pour éviter
qu'on nous produise un jour une eau polluée puisque le directeur de la
TdE n'aime pas la qualité.
Dominique
ALIZIOU
Pourquoi
ASSOGBAVI brade-t-il les biens de feu lieutenant AMOUZOU ?
La
population de Lomé et surtout ceux qui ont l'habitude d'emprunter le
Boulevard Eyadema découvrent la construction d'un grand immeuble en face
du lycée de Tokoin à côté de l'immeuble AUBA. Cet immeuble de 10 étages
appartient à l'architecte Loccoh Donou Mensah, propriétaire du bâtiment
AUBA. Et pourtant, à l'endroit de la bâtisse existait une maison à deux
étages qui n'appartenait pas à M. Loccoh. Cette maison appartenait à feu
lieutenant Amouzou, ancien gendarme, fidèle serviteur du président
Eyadema, rappelé à Dieu en 1982. Comment cette maison bâtie sur un lot
et demi est-elle devenue la maison du sieur Loccoh, l'ennemi juré de feu
Amouzou Koffi de son vivant ?
En effet,
M. Loccoh convoitait cette maison depuis fort longtemps. Il a plusieurs
fois demandé au lieutenant Amouzou de lui vendre la maison. Celui-ci a
opposé une fin de non recevoir et lui a formellement interdit de revenir
sur ce sujet. Ce qui avait à l'époque empoisonné les relations entre les
deux voisins. A en croire les enfants du défunt, à l'annonce de la mort
de leur père, M. Loccoh se serait vêtu en blanc, histoire de savourer la
mort de son ennemi et aussi assouvir son ambition, notamment déposséder
les enfants de cette maison.
Pour
arriver à son objectif, l'homme mit en place ses stratagèmes en
complicité avec le juge Assogbavi. Le sieur Loccoh a tenté en vain de
convaincre les enfants du défunt de lui vendre la maison. Ceux-ci
résistèrent. Il changea alors de tactique. Il réussit à corrompre l'aîné
du défunt, Amouzou Komlan, en lui suggérant de vendre la maison
inachevée sur un lot dans le quartier Agbalepedogan. Amouzou Komlan
arrive à emballer quatre autres enfants du défunt pour brader la maison.
En clair, cinq enfants sur 13, dont une mineure ont signé un document
falsifié en lieu et place du vrai reçu qu'ils n'ont pas réussi à
trouver. La maison a été donc vendue à M. Awoudor Kossi à 15 millions de
francs CFA par le juge Assogbavi assisté de l'huissier Koussougbo qui a
profité de cette somme pour immigrer vers les USA.
Dans un
jugement rendu le 17 janvier 1995 par le même juge Assogbavi pour donner
son quitus à l'huissier de procéder au partage des biens de feu Amouzou
Koffi entre les 13 enfants et les veuves, écrit ce qui suit : ''dit en
outre que l'immeuble bâti se trouvant sur le boulevard Eyadema restera
un bien indivis''.
Mais aussi
bizarre que cela puisse paraître, c'est le même juge Assogbavi qui
procèdera à la vente de cet immeuble qu'il avait lui-meme qualifié de
''bien indivis''. Pire encore, c'est à l'ennemi du lieutenant Amouzou
Koffi, en l'occurrence Loccoh Donou Mensah que la maison sera vendue à
13 millions avec la complicité de l'huissier Mme GABA. Une maison à deux
étages marbrée et sur un lot et demi, Assogbavi l'a bradée à vil prix.
C'est toujours avec la complicité du fils aîné du défunt, Amouzou Komlan,
qui malheureusement ne vit plus, que M. Loccoh a réussi son escroquerie
et soulagée son obsession d'acquérir cette maison. Dès qu'il a réussi à
obtenir cette maison tant convoitée, le sieur Loccoh construit un
imposant bâtiment de 10 étages tout carrelé. Mais malheureusement pour
lui, au vu du document du juge Assogbavi qui interdisait la vente de
l'immeuble, la majorité des enfants qui n'ont perçu aucun rond de la
vente réclament purement et simplement la maison qu'ils ont légalement
héritée de leur feu père Amouzou Koffi. Les enfants ont donc porté
plainte au tribunal et attendent que justice soit rendue.
En tout
cas, le sieur Loccoh est victime de son obsession de s'adjuger cette
maison qui appartient à son ennemi juré, feu Amouzou Koffi. La justice
doit dire le droit en toute impartialité pour que la famille Amouzou
puisse rentrer en possession de son bien.
AD
Le
Programme Qualité, un moteur de développement des entreprises de
l'Afrique de l'ouest
La
compétitivité des entreprises nécessite une production de qualité.
Malheureusement, le continent Africain traîne à fabriquer des produits
de qualité pour l'exportation. C'est face à ce déficit que l'Union
Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a lancé le Programme
Qualité pour inciter les entreprises de l'espace communautaire à
s'inscrire dans la démarche qualité dont les résultats permettront à ces
unités de production d'être compétitives sur le marché international. Ce
programme est financé par l'UE à 14 millions d'Euros et conduit par
l'ONUDI. La première phase de ce programme couvre 2001 à 2005 et a été
exécutée avec succès. Ce qui a permis à l'UE de débloquer encore 14
millions d'Euros et d'élargir le programme aux entreprises de la CEDEAO
et de la Mauritanie.
Un constat
et clair aujourd'hui : une grande partie des revenus non issus de
l'exportation du pétrole des pays de l'Afrique de l'Ouest provient des
produits non transformés ou peu transformés tels que le café, le cacao,
le coton et dans une moindre mesure les produits ne faisant pas partie
de l'exportation traditionnelle comme les produits de mer, la viande,
les noix, les fruits, les légumes et autres produits horticoles. La
plupart de ces produits agricoles pourraient être transformés
localement, pour créer ainsi une valeur ajoutée, et un accroissement des
revenus d'exportation.
Le
Programme qualité de l'Afrique de l'ouest contribuera au développement
d'un environnement propice à cet effet et permettant aux entreprises de
produire dans le respect des exigences du marché, et en prenant en
compte les normes publiques et privées. Le Programme contribuera
particulièrement à renforcer les capacités de nos entreprises en matière
de qualité, afin que leurs produits ou prestations soient reconnus et
acceptés au niveau international.
L'un des
pays africains qui arrivent à percer le marché Européen n'est autre que
la Tunisie. Certaines entreprises de ce pays ont expérimenté avec succès
le programme qualité. Ce qui permet à ces entreprises de percer le
marché européen. Parmi elles, la société qui fabrique les fils
électriques en cuivre. Cette entreprise respectant les normes de qualité
écoule son produit sans difficulté.
C'est pour
rendre compétitives les entreprises de l'UEMOA que la Commission de l'UEMOA
s'implique pour inciter les entreprises à s'inscrire dans cette
démarche. Au Togo, une dizaine d'entreprises ont démarré le programme.
L'une d'elles qui est avancée dans le domaine n'est autre que la SALT.
C'est dommage que la TdE sous la houlette de M. EVENYA Yawo bloque le
programme, privant ainsi la TdE des avantages dont elle pourrait
bénéficier. Le Programme Qualité devient incontournable pour nos
entreprises en ce 21e siècle.
A. D
A l'issue
de sa tournée : La Commission parlementaire des droits de l'homme
satisfaite des conditions de vie dans les prisons
Du 23 au 30
mars 2009, la Commission droits de l'homme du parlement a effectué une
tournée dans des maisons d'arrêt, des cellules de brigades de
gendarmerie et commissariats, des lieux d'éducation, des hôpitaux, des
centres de santé à Lomé, dans la région des Plateaux et dans la Savane.
L'objectif
de cette tournée est, selon les membres de cette commission, de toucher
du doigt les réalités que vivent les populations de ces différentes
localités.
Vendredi,
la Commission a organisé une conférence de presse au siège du parlement
pour rendre compte de la tournée. L'honorable Christine Mensah
présidente de ladite Commission composée de neuf membres a d'abord
remercié la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) pour son
appui financier qui a permis de réaliser cette tournée. " Nous savons
qu'il y a plus de peur que de mal et ce que nous avons constaté, nous en
avons tenu compte et nous allons par rapport à tout cela faire des
recommandations à l'exécutif ", a-t-elle dit.
A en croire
les membres de la Commission, tout se passe bien dans les prisons, les
prisonniers sont bien traités et vivent dans un cadre sain. La prison
d'Atakpamé par exemple, disent-ils, dispose de lieux d'aisance carrelés,
bien entretenus et d'un quartier pour mineurs où ils ont droit aux cours
d'alphabétisation. On y trouve également un poste téléviseur et des jeux
(baby foot). La prison de Notsè est également dans un état propre.
Ils se
disent également très émerveillés par la prison de Mango qui était
réputée ''célèbre'' (lieu de torture par excellence) et qui aujourd'hui
a un nombre de pensionnaires qui ne fait pas le tiers de sa capacité.
Ces derniers ont un moulin qu'ils gèrent eux-mêmes. Seulement, les
prisonniers manquent de nattes, a remarqué la délégation.
C'est dans
la prison de Dapaong que des cas de gale sont enregistrés en raison de
la forte chaleur qui y règne. La Commission trouve important que de
nouvelles maisons d'arrêt soient initiées, afin de faire face aux
problèmes de surpeuplement de certaines prisons.
Sur le plan
sanitaire, la Commission a salué l'hôpital d'Atakpamé qui est dans un
état propre et très présentable contrairement au CHU Tokoin qui a des
bâtiments vétustes. La Commission a également relevé du côté de
l’éducation un manque cruel de tables bancs, de matériel didactique et
de personnel enseignant.
“Le
parlement, dans son rôle de contrôle de l'action du gouvernement,
s'attellera à ce que des solutions idoines soient trouvées. Nous allons
lui demander de faire plus d'efforts pour que chaque citoyen puisse
vivre à l'aise ", a déclaré la présidente de la Commission parlementaire
des droits de l'homme, député du RPT.
Mme
Christine Mensah avait à ses cotés le député de l'Union des Forces de
Changement (UFC), l'honorable Kpadenou AMOUZOU et d'une représentante
des Nations Unies.
Pierre
AGBANDA
Fait
divers : A qui le tour ?
A Moè copé,
un petit village périphérique de Mission Tové, à 14 kilomètres au
nord-ouest du canton d'Agoè, une bonne frange de la population est
toujours restée collée à sa tradition. Le côté traditionaliste de cette
population se manifeste à travers la pratique quotidienne de ses rites
traditionnels. C'est ainsi par exemple qu'elle se distingue des
modernistes dans la façon de se marier, de léguer l'héritage, de vivre
le veuvage, de célébrer les naissances ou d'enterrer les morts. Ces
hommes et ces femmes attachés à leurs traditions sont très fiers et on
le constate dans leur mobilisation à chaque fois que l'occasion se
présente. La mort de Agbévivi Agbo, la semaine dernière et son
enterrement le samedi, ont une fois encore offert l'opportunité à cette
population d'honorer la mémoire de l'illustre disparu.
A
l'occasion, les habitants étaient donc sortis très nombreux. Ils étaient
des milliers à prendre d'assaut la maison mortuaire le jour du décès,
les jours suivants et surtout le samedi matin pour conduire à sa
dernière demeure cet homme qui avait fait la fierté du village par sa
collaboration avec le chef. Tout s'est bien passé jusqu'à samedi. Le
dimanche matin, seulement les membres de la famille se sont retrouvés
pour, non seulement faire le point de l'évènement, mais encore pour
consulter l'oracle au sujet de ce qui a pu tuer Agbévivi. La
consultation a duré plus d'une heure. Après quelques tours de la maison
mortuaire, le voyant finit par déclarer le fils aîné du frère du défunt,
sorcier mangeur d'âmes. Il poursuivit en indiquant que cet enfant âgé
seulement de 7ans, était dans une association de sorciers et que dans le
cas d'espèce, c'est lui qui avait conduit la victime à l'abattoir. Suite
à ces accusations portées contre l'enfant, les oncles présents sur les
lieux se sont concertés et très rapidement ont interpellé l'accusé en
ces termes : " Komla, reconnais-tu les faits ? " ; " Oui ! " ;
répondit-il avant d'ajouter : " il m'a privé de nourriture deux fois de
suite. Pour la première fois, je lui ai pardonné.
La dernière
fois, c'est le soir de son décès. Je suis rentré de l'école très affamé
et je suis allé le voir et lui expliquer la situation. Non seulement il
ne m'a pas écouté, il m'a en plus renvoyé en me disant : ''Va-t-en,
n'est-ce pas toi qui as mangé tes parents ? Si tu peux les réveiller,
ils te donneront à manger''. Je n'ai pas digéré ça. " Et pour conclure,
il déclara : " Actuellement, nous l'avons entièrement consommé. Y a t
-il un candidat volontaire ? ". La foule, médusée au départ commença à
se disperser. Quelques minutes ont suffi pour que la cour se vide. Tout
le monde a fui, y compris le voyant. Ce fut en un mot une débandade qui
ne laissa le temps à personne de penser à un prêtre catholique qui
pourrait jeter au visage de petit sorcier de l'eau bénite pour
l'exorciser et le mettre hors d'état de nuire.
B.TALOM
L'artiste
de la chanson Renya dans les préparatifs de son prochain concert
Un concert
live de l'artiste togolaise de la chanson Gospel, est prévu pour le 13
avril prochain au Palais des Congrès de Lomé. Dans le cadre des
préparatifs de ce concert, la maison de production Golden Mart Music,
une structure de management et de promotion de l'artiste, a organisé une
conférence de presse tenue ce lundi à l'Hôtel Ibis Centre de Lomé.
Devant la
presse, des amis artistes, des promoteurs culturels et d'autres invités,
l'artiste Renya accompagnée de son staff a présenté son deuxième album "
Gake " dont la sortie remonte à l'année 2007. Après presque deux (2)
années d'absence auprès du public togolais, suite au séjour de l'artiste
en France où elle a suivi des cours de perfectionnement en art musical,
précisement au conservatoire de Tourcoing, Renya compte renouer avec ses
fans et les consommateurs du son gospel, à travers ce concert placé
sous le thème " Mia fe katutu" qui signifie " Notre délibération ". "
C'est l'occasion pour moi de communier avec mes concitoyens, et de
partager avec l'ensemble du public, des valeurs divines et morales qui
face aux velléités de la vie qui ne cessent de marquer notre
environnement, s'étiolent et se déprécient " nous confie-t-elle.
Ayant très
tôt opté pour la musique gospel qui actuellement, au Togo est la
tendance la plus suivie par un nombre croissant d'artistes, Renya
Kétoglo a choisi de se démarquer de la masse et d'être porteuse d'une
identité particulière par la professionnalisation de ce genre musical.
Pour ce faire, elle compte revisiter ce style en y ajoutant une forte
tonalité jazz/soul.
Agée de 30
ans, Rénya a déjà réalisé deux albums solo dont le premier " Blema Mawu
" et le second " Gake " composé de titres aussi révélateurs des thèmes
et messages de paix, de l'amour, du don de soi, du pardon auxquels
l'artiste accorde un grand attachement. Rappelons que c'est grâce à sa
motivation et sa confiance dans la vocation d'artistes musicienne dont
elle se sent animée que Renya a entamé sa carrière. Une carrière
prétendue à un niveau de professionnalisation promettant, en raison des
efforts dans la recherche de la qualité et de l'excellence de l'artiste.
Membre
d'une chorale du cours secondaire protestant de Dabou en Côte d'Ivoire,
puis du groupe musical de la chapelle internationale de l'ESTAO/FATAD,
Renya est en voie de réaliser l'un de ses rêves les plus chers,
contribuer à faire du Togo, une référence en matière de la musique
gospel au plan international.
Elle a eu à
participer à plusieurs concerts en Europe.
Vicarmelo
TIEM
49e
anniversaire de l'indépendance du Togo : Le tournoi " Festifoot de
l'intégration " démarre samedi
Dans le
cadre des festivités marquant le 49e anniversaire de l'indépendance du
Togo, " Global Vision ", une agence de communication opérant au Togo,
organise un tournoi de football dénommé " Festifoot de l'intégration ",
à l'intention des communautés étrangères vivant au Togo. L'objectif de
ce tournoi est, selon les promoteurs, de renforcer les liens de
fraternité et d'amitié qui existent entre ces différentes communautés.
En participant à ce tournoi, elles apprendront à mieux se connaître et à
se sentir vraiment chez elles.
Au cours de
la conférence de presse qui s'est déroulée hier à l'hôtel Excellence à
Lomé et qui a consacré le lancement officiel de ce tournoi, le président
de " Global Vision ", M. Anatol NDZIE, un Camerounais, a déclaré que
c'est "pour témoigner notre sympathie au peuple togolais parce que nous,
les étrangers, nous reconnaissons que le Togolais est accueillant et
hospitalier et nous pensons que pendant que le Togolais est en train de
fêter, nous devons participer à la fête… Nous avons pensé que c'est
notre façon à nous de participer à la fête de l'indépendance du Togo".
Il a insisté sur l'esprit du fair-play qui doit régner tout au long de
ce tournoi. "Tous ceux qui vont occasionner des violences dans ce
tournoi seront sanctionnés ", a déclaré M. NDZIE en guise de mise en
garde.
Dix équipes
sont engagées dans la conquête du trophée. Il s'agit de la Chine, du
Nigeria, du Tchad, de la Gambie, du Gabon, du Niger, de la Guinée
Conakry, du Maroc et de deux équipes du Togo, à savoir Voltic et de
Médias FC. Au terme du tirage au sort qui a eu lieu hier en présence des
représentants de chaque communauté engagée dans le tournoi, les
confrontations se présentent comme suit : Maroc # Chine ; Guinée #
Voltic ; Niger # Nigeria ; Media FC # Tchad et Gabon # Gambie.
L'équipe
des Médias n'entend pas faire une simple figuration dans le tournoi.
C'est ce qui transparaît dans les propos de son coordonnateur, M.
Augustin AMEGA : "Nos ambitions sont claires : nous préparons les jeux
africains des médias et nous n'entendons pas faire les choses à moitié.
Ce tournoi va nous permettre de roder l'équipe qui ira au Nigeria ".
Mais l'équipe de Médias FC entend aborder tous les matchs avec le même
engagement. " Nous ne connaissons pas les équipes qui vont compétir,
nous avons la 1ère journée pour jauger le niveau des autres mais il est
clair que l'ambition que nous nourrissons, c'est d'arracher le titre
suprême ", a-t-il déclaré très rassurant.
Ce tournoi
qui se jouera les week-ends au stade municipal débute le samedi prochain
et prend fin le 26 avril, veille de la commémoration de la fête de
l'indépendance. Plusieurs autres trophées en dehors de celui du
vainqueur seront également décernés aux équipes méritantes.
Pierre
AGBANDA |
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Chronique 51 du jeudi 2 avril 2009 |
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Présidentielle 2010 : Les articles 21 et 32 du code électoral modifiés :
La CENI peut commencer la révision des listes
électorales |
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Les députés
à l'Assemblée Nationale ont procédé à la modification des articles 21 et
32 du code électoral le mardi dernier au Palais des congrès lors de la
deuxième séance plénière de la première session extraordinaire de
l'année 2009.
44 députés
étaient présents à cette séance boycottée par l'UFC. Un député du CAR
était présent au cours des travaux, en l'occurrence M. AMEGNONA Kossi,
président du groupe parlementaire de ce parti à l'Assemblée Nationale.
L'article
21 nouveau stipule : ''La CENI est permanente. Le mandat des membres de
la CENI est renouvelable et les membres de
la CENI restent en fonction jusqu'à la mise place d'une nouvelle CENI.
L'article
32 nouveau dit : ''La CENI siège en période d'élections générales ou
partielles et en période de révision des listes électorales''.
Ces deux
modifications permettent à la CENI qui a organisé les élections
législatives libres et transparentes d'octobre 2007 appréciées par la
communauté internationale et acceptées par la classe politique, y
compris l'UFC, de commencer les tâches techniques telles que la mise à
jour du fichier électoral. Selon le gouvernement qui a demandé à
l'Assemblée Nationale de procéder à cette modification, la préparation
de l'élection présidentielle exige une très grande attention ; c'est
pour éviter d'être pris par le temps que le gouvernement a proposé la
modification de ces deux articles du code électoral afin de permettre à
la CENI de procéder à ces travaux préliminaires en attendant que les
discussions au CPDC aboutissent à un compromis ouvrant la voie à la
création d'une nouvelle CENI. Malgré cette bonne intention du
gouvernement qui vise à organiser les élections dans la transparence et
éviter la cacophonie, source de tension, l'opposition parlementaire crie
au scandale et boycotte les travaux de l'Assemblée Nationale. Et
pourtant, la CENI réhabilitée comprend également des membres de ces
deux partis (CAR et UFC). L'on ne comprend pas alors ce boycott qui du
moins ressemble à une fuite en avant. Pire encore, le sujet a été
débattu le 09 mars lors de la 15e séance du Cadre Permanant de Dialogue
et de Concertation (CPDC). Et les parties prenantes étaient d'accord sur
la nécessité de laisser la CENI actuelle commencer les tâches techniques en attendant que les
discussions du CPDC aboutissent. Le communiqué de cette 15e séance a été
clair à ce sujet, et personne n'a levé le petit doigt pour dénoncer
cela. L'on ne comprend plus la position réelle de l'opposition qui veut
à la fois une chose et son contraire. Pour le CAR, les discussions sur
le code électoral sont closes au CPDC. Les points d'accord et de
désaccord sont consignés dans un document remis au président de
la
République, facilitateur du CPDC. Pour lui il revient au président de
la République, de trouver une solution. Au cas contraire, il faut
saisir le facilitateur de l'APG, le président burkinabé Blaise Compaoré
pour trouver le consensus. Or le CAR oublie que pour entreprendre toutes
ces démarches, il faut beaucoup de temps alors que l'on avance
inexorablement vers la présidentielle de 2010. Faut-il attendre pour
être pris de court ou bien faut-il commencer le travail en attendant le
compromis ? En tout cas, le gouvernement a su éviter le gros piège de
l'opposition en remettant en selle
la CENI pour commencer les tâches préliminaires. Car, s'il faut attendre
l'échéance de 2010 avant de commencer les opérations électorales, le
gouvernement sera obligé de précipiter les choses et l'opposition se
saisira de l'occasion pour crier aux fraudes et à ameuter la communauté
internationale. S'il advenait que le CAR et l'UFC qui ont des
représentants au sein de
la CENI réhabilitée refusent de participer aux travaux, l'organe saisira la
cour constitutionnelle et procédera à leur remplacement pour commencer
les travaux. Pour le ministre d'Etat, ministre de l'Administration
Territoriale, chargé des collectivités, M. Pascal Badjona, ''si demain
nous nous entendons sur la composition d'une nouvelle CENI, nous allons
introduire une modification et demander que cela soit adopté par la
procédure d'urgence. Tout dépendra de la volonté des uns et des autres.
Si nous ne nous entendons pas, la loi existe mais si on s'entend, elle
sera modifiée''. Ce qui voudrait dire que si les parties prenantes au
CPDC s'entendent sur la composition d'une nouvelle CENI, il sera mis fin
aux fonctions de l'ancienne CENI.
Pour
l'heure, nous attendons de voir la position de ces deux partis (CAR et
UFC). Vont-ils boycotter les travaux du CPDC à cause de la modification
des articles 21 et 32 du code électoral ? L'on attend de voir !
D. A
L'Union CAR
– UFC : Un trompe-l'œil qui n'aura duré que le temps d'un feu de paille
L'opposition dans son combat pour l'alternance aura connu les déboires
les plus inimaginables et par la même occasion multiplié les déceptions
du peuple togolais depuis 1991 car dès qu'il s'agit de se concerter pour
élaborer une stratégie de l'union, les intérêts personnels des leaders
prennent le pas sur l'intérêt commun. A tel point que les espoirs de ce
point de vue là s'amenuisent lorsqu'on tend vers des échéances
décisives. Les togolais ont apprécié l'initiative de l'Union CAR - UFC.
Même si les analystes fins n'y croyaient pas tellement, nombreux sont
ceux qui y lisaient un scénario trompe-l'œil qui n'aura duré que le
temps d'un feu de paille.
En effet,
lors des séances de travail du CPDC, le CAR et l'UFC (opposition
parlementaire) ont insisté et obtenu que dans la répartition des membres
de la CENI, six membres soient affectés à l'opposition à raison de trois pour le
CAR et trois pour l'UFC. Mais voilà, lors de son meeting du
22 mars 2009,
l'UFC fait volte-face et remet en cause le partage équitable des six
places à
la CENI. Comme quoi cette Union entre les deux partis n'est qu'une
structure pacotille qui cache mal le diktat de l'UFC. Nombre de Togolais
attendent de voir si le CAR acceptera de subir le forcing de l'UFC qui,
à la lumière de ce qui précède et au regard d'autres expériences
passées, n'est pas du tout un franc joueur. Car nous ajouterons que le
parti de Gilchrist Olympio aurait préféré même gouverner seul le Togo
avec le RPT dans la totale exclusion de tous les autres partis
politiques.
Sylvia Do
Régo
FTF: Le
colonel Rock Gnassingbé sème déjà les germes d’une nouvelle crise
''Seuls les
imbéciles ne changent pas''. Cette phrase est sortie de la bouche du
colonel Rock Gnassingbé au cours d'une conférence de presse lors de la
campagne pour l'élection du président de la Fédération Togolaise de
Football. Depuis qu'il est élu à la tête de cette Fédération, l'homme
semble avoir oublié cette phrase et revient avec ses anciennes
habitudes. Si la victoire des Eperviers le met en bonne position de
l'homme qui fait de bon résultat, il n'est pas exclu que la gestion
solitaire de la Fédération risque de plonger encore une fois cette
institution dans une crise profonde et qui peut même l'injecter de son
fauteuil. Comme le dit si bien un adage, ''les mêmes causes produisent
toujours les mêmes effets''. Si sa gestion autocratique de
la Fédération dans un passé récent lui avait créé autant de
problèmes jusqu'à lui coûter son fauteuil de président de
la Fédération en 2007, il est évident qu'en reprenant les mêmes
habitudes, il doit être sûr qu'il subira le même sort. Trois mois après
son élection à
la FTF,
l'homme lance une croisade contre ses amis devenus ennemis.
Et pourtant
ceux qu'il combat aujourd'hui, c'étaient eux qui s'étaient mobilisés
pour le soutenir quand bien même il avait annoncé sa candidature à la
dernière seconde. Le bureau de la FTF se résume à deux personnes : le
colonel Rock Gnassingbé et son directeur administratif Reindard Kossi.
Le reste, c'est-à-dire la vice-président et sa clique, est jeté à la
poubelle. Pour organiser le match d'Accra, le colonel Rock Gnassingbé
choisit quelques membres du bureau exécutif, certains courtisans qui
n'ont rien à faire avec le bureau exécutif. Comme il fallait s'y
attendre, c'est la cacophonie et le désordre. D'ailleurs, le
sélectionneur Jean Thissen ne s'est pas privé de le dire. ''On a eu un
problème de préparation. La préparation ne s'est pas passée comme je
l'ai souhaité''.
Certains
membres du bureau se plaignaient que pendant les préparatifs du match,
le colonel était toujours injoignable. Vous appelez sur son téléphone
qui sonne mais il ne décroche jamais. C'est plutôt un confrère sans
organe dont nous préférons taire le nom qui avait accès au président. Ce
qui a suscité la colère de ces membres du bureau qui s'en prenaient à ce
confrère alors qu'il n'en est pour rien. C'est Rock lui-même qui a voulu
que ça soit ainsi et non le confrère. Il l'a fait juste pour narguer ces
membres du bureau. Plus grave, le premier vice-président Améyi Gabriel
n'était associé en rien à l'organisation. Et pourtant celui-ci voulait
mettre à la disposition de la FTF quatre bus pour transporter
gratuitement les supporteurs. Peine perdue, le président de la FTF ne s'est pas préoccupé de cela. C'est plutôt l'un de ses fidèles, en
l'occurrence Djagba, qui a collecté
5.000 F CFA auprès des supporteurs soi-disant qu'il allait mettre
à leur disposition des bus. Malheureusement, ces supporteurs étaient
venus au lieu du rendez-vous sans trouver le moindre bus. Et pourtant,
ils ont bel et bien payé chacun les
5.000 F
avec un reçu bidon. Dépassés par les évènements, ces supporteurs ont
bloqué pendant 30 mn environ, le bus du CNOT qui transportait les
journalistes qui allaient couvrir le match. C'est après moult
explication que le bus des journalistes a été libéré.
Au regard
de tout ce qui précède, l'on se demande que veut le colonel Rock
Gnassingbé pour notre football.
Lors de la
campagne pour l'élection du président de la FTF, votre journal Chronique
de la semaine avait attiré l'attention des votants en leur rappelant les
dérives de Rock Gnassingbé.
Pour ce qui
connaît le président de la FTF, il n'a aucun égard pour personne et gère
seul avec ses ''béni oui oui''. La crise lors du mondial de 2006 était
liée à sa gestion solitaire de la FTF provoquant ainsi la colère des autres membres du bureau qui ont dû
quitter la barque et le laisser seul. La conséquence a été à l'époque
retentissante. Le Togo qui faisait sa première apparition dans une coupe
du monde, s'est fait connaître négativement à cause d'un seul homme,
Rock Balakiyem Gnassingbé. Loin de tirer les leçons de ses deboirs, et
opérer un véritable changement dans la gestion des affaires de
la FTF, il réédite les mêmes travers en disant même à ses affidés qu'il va
écraser ses ennemis qui sont avec lui dans le bureau. Qui sont ses
ennemis ? En voulant régler ses comptes, n'est-il pas en train de
cultiver une autre crise au sein de
la FTF ?
S'il y a quelque chose qui unit encore tous les Togolais, c'est sans nul
doute le football. Il est inconcevable que le colonel Rock Gnassingbé
puisse s'amuser avec. Faire de bon résultat, c'est bien mais lorsqu'on y
joint une crise artificielle, cette crise prend le dessus et noie
totalement le résultat. ''Mon colonel, vous vous rappelez de la
brillante qualification du Togo pour le mondial, une œuvre à votre actif
? Mais la crise que vous avez volontairement créée a fait sombrer notre
football au lieu de le faire rayonner''. Pensez-vous que vous êtes sur
la bonne voie en voulant régler des comptes ?
Pour
l'heure nous voudrions attirer l'attention du président de la FTF sur les conséquences de ses actes. Si lui-même a promis changer, c'est
parce qu'il est conscient que son comportement passé n'était pas bon.
Mais s'il s'entête à maintenir sa gestion tant décriée par le passé,
l'on se demande que fait-il de cette phrase sortie de sa bouche : ''seul
les imbéciles ne changent pas''.
A. D.
Atelier de
Tové sur l'évaluation et la programmation des activités agricoles
La campagne agricole 2009-2010 vient d'être lancée à
Kpalimé par le Premier ministre Gilbert Houngbo. La précédente a donné
des résultats satisfaisants, mais en deçà des attentes. Et les acteurs
du monde agricole sont décidés à aller de l'avant.
Un atelier
d'évaluation de la campagne agricole 2008-2009 et de programmation des
activités et des modalités de gestion de la campagne 2009-2010 a regroupé du 26 au 28 mars dernier à l'Institut National de
Formation Agricole (INFA) de Tové à Kpalimé des représentants des
faîtières agricoles, des groupes de producteurs, des techniciens du
département du ministère de l'Agricultures, de l'Elevage et de
la Pêche, (MAEP) des directeurs centraux et régionaux de ce département autour
du ministre de tutelle. Organisé par le MAEP, cet atelier de trois jours
a permis aux acteurs du monde agricole de réfléchir, au cours des
travaux qui se sont déroulés en commission, sur les questions relatives
aux productions vivrières, aux cultures de rente et aux productions
halieutiques. Ils ont évalué les performances de la campagne 2008-2009,
relevant les difficultés qui ont empêché les agriculteurs d'atteindre la
production escomptée.
L'Agriculture togolaise représente en effet 30% du Produit Intérieur
Brut (PIB), plus de 20% des recettes d'exportation et occupe environ 2/3
de la population. Cependant, ce secteur générateur de richesses a été
sérieusement paralysé pendant plus d'une décennie par le manque d'appui
budgétaire nécessaire de l'Etat et plus encore par la suspension de la
coopération technique et financière avec les partenaires.
Dans cette
situation, les producteurs étaient abandonnés à leur triste sort, sans
encadrement, ni appui technique avec comme corollaire la baisse
considérable de la production et la détérioration du cadre de vie des
paysans et acteurs du monde rural.
Conscient
de cet état de fait et en vue de redynamiser le secteur agricole, le
ministère en charge de l'Agriculture a entrepris avec l'appui du
gouvernement un processus de redynamisation du secteur à travers la
relance de la production agricole. Ce qui a motivé l'organisation du 10
au 12 avril 2008 à l'INFA de Tové, d'un atelier national de revue des capacités de
gestion du secteur agricole. Un atelier qui a regroupé tous les acteurs
du monde agricole et qui a accouché d'importantes résolutions et
recommandations traduites en un plan d'action global à court et moyen
terme pour la période 2008-2011. Ce plan d'action a été adopté en
conseil des ministres du
30 juillet 2008.
Les
objectifs visés par ce plan stratégique de relance de la production
agricole sont entre autres :
- pourvoir
suffisamment en nourriture la population togolaise mais aussi dégager
des excédents exportables,
- améliorer
les revenus des producteurs,
-
contribuer à des rentrées de devises,
-
promouvoir une agriculture durable,
Ouvrant les
travaux de l'atelier, le Premier ministre Houngbo s'est félicité de
cette initiative dont l'objectif global, a-t-il dit, est de procéder à
une redynamisation du secteur agricole. Il a rendu hommage au monde
agricole paysan pour " la bravoure et la citoyenneté exemplaire dont il
fait montre pour nourrir tout le peuple togolais et consolider notre
sécurité alimentaire".
Le Premier
ministre a par ailleurs rappelé les différentes actions du gouvernement
en faveur du monde agricole. " La stratégie de relance de la production
agricole que nous avons adoptée et les importants moyens financiers
consacrés à l'appui aux producteurs, notamment les subventions accordées
sur les intrants, en sont des preuves. Le gouvernement continue à
travailler pour mobiliser les moyens conséquents pour permettre à notre
agriculture de jouer le rôle qu'on attend d'elle ", a-t-il déclaré. Il a
également insisté sur la bonne distribution des engrais mis à la
disposition des producteurs, et appelé à sa bonne utilisation, " afin
d'accroître substantiellement la production et la productivité ".
De son
coté, le ministre Kossi Ewovor de l'Agriculture a relevé les réformes
entreprises par son cabinet pour redynamiser l'agriculture dans son
ensemble. Toutes ces reformes, remarque-t-il cependant, méritent d'être
soutenues et doivent bénéficier de l'adhésion de tous les acteurs. "
Malgré les inondations qui ont causé d'importants dégâts à la production
agricole, la mise en œuvre de la stratégie de relance de la production a
permis, au cours de la campagne 2008-2009, d'obtenir des résultats
relativement bons selon les régions. Ces résultats sont à saluer même
s'ils sont en deçà de nos espérances ", a-t-il estimé. Il a toutefois
remarqué que " vu l'ampleur des défis à relever, les efforts doivent se
poursuivre et se renforcer pour obtenir des résultats conséquents et
durables ". Une visite des ateliers d'élevage de l'INFA de Tové, de la
station de recherche sur le café et le cacao, de même que du site
d'élevage de 5.000 pondeuses a suivie l'ouverture officielle de
l'atelier.
D'une façon
générale, il ressort de l'analyse que la campagne passée a été positive.
Même si elle est en deçà des attentes, elle dégage néanmoins un excédent
alimentaire. Les participants, en relevant les difficultés rencontrées
au cours de la campagne passée ont convenu de produire plus cette année.
S'adressant aux agents de son département, le ministre Ewovor leur a
rappelé leur mission dans la réussite de la campagne 2009-2010 qui,
a-t-il dit, " va être exceptionnelle, étant entendu les évènements qui
sont attendus au cours de l'année 2010 ".
" Les
question agricoles ne sont plus des questions techniques mais des
questions politiques. La gestion des stocks, la mobilisation des moyens,
ce n'est pas une question technique, c'est une question d'Etat", a-t-il
ajouté. Plusieurs mesures ont été d'ores et déjà prévues dans ce sens.
Afin de permettre à la campagne 2009-2010 de connaître un succès, l'Etat
a pris récemment d'importantes mesures en faveur des paysans. Il s'agit
de la réduction du coût du labour au tracteur qui sera de 20.000 F CFA
au lieu de 25.000 F CFA, le sac de 50kg d'engrais qui sera vendu à
11.000 F CFA contre
12.000 F CFA l'an dernier, soit une subvention d'environ 7
milliards par l'Etat, la réduction du coût des intrants…
Cependant,
pour atteindre les objectifs fixés pour cette nouvelle campagne, l'Etat
devrait mettre plus de moyens à la disposition de ce département, afin
que ce dernier puisse financer les activités sur le terrain, doter les
techniciens de moyens de déplacement leur permettant de faire le suivi
des agriculteurs, penser à la mécanisation du secteur. Ainsi,
l'agriculture qui occupe une place de choix dans la politique de relance
de l'économie entreprise par le gouvernement pourra générer davantage
des richesses et fournir à la population une alimentation suffisante et
de qualité.
Déjà, les
employés de l'ICAT sont en grève, pour réclamer 13 mois d'arriérés de
salaire.
Pierre
Agbanda
Kora all
Africa Awards 2009 : Quatre trophées à ravir pour le Togo
Ils sont
quatre artistes togolais à être retenus pour la prochaine édition de
l'un des évènements les plus médiatisés du continent, la prestigieuse
soirée de " Kora Music Awards". Pour la première fois depuis son
lancement en 1994, l'évènement s'est délocalisé du Pays de Nelson Mandela pour
siéger au Nigéria, à Lagos, dans le majestueux édifice de Lekki Beach
situé sur l'Ile de Victoria. Prévu pour le 11 avril, ce grand
rendez-vous a été reporté au 20 avril prochain. Les artistes togolais
qui compétiront parmi les artistes africains et de la diaspora, sont
très attendus pour s'adjuger les différents trophées mis en compétition.
Santy DORIM, Toofan , King NEE et Noelie ne manqueront pas de prouesses
et de détermination pour valoriser leur talent dans le but de succéder à
leur ainé King MENSAH, deux fois, lauréat du trophée du meilleur artiste
ouest africain dans la catégorie " Musique traditionnelle ". Catégorie
dans laquelle se retrouve Santy DORIM, la princesse de Doufelgou qui
s'est fixée essentiellement dans la tradition de son milieu. Elle sera
jaugée par rapport à son morceau " Africa Foga ", une composition aux
sonorités voluptueuses, en honneur aux femmes africaines. Mais pour
gagner ce pari, la condition est de prendre de l'avance sur Bassekou
Kouyate & Ngoni Ba, Mamou Sidibe du Mali, Frères Guedehoungue du Bénin,
Nicole Amogho du Gabon et Teriba du Bénin.
Le groupe
TOOFAN retenu dans la catégorie " Meilleur Espoir ", et composé de
Master Just et Barabas très inspirés, qui ont toujours prouvé qu'ils
sont naturellement dotés de sens de créativité et d'imagination, devra
rivaliser avec Becca du Ghana, Jahdiel du Nigéria, LS du Gabon, Nikki et
9ice du Kenya pour séduire le jury qui appréciera le niveau et la
qualité du travail. Après le morceau "Epervier Ogbragada" adopté très
rapidement par le public comme hymne pour l'équipe nationale, le titre
"Confirmation" a confirmé toute la côte de célébrité dont ils font
l'objet au sein du public mélomane. Le groupe se positionne au prochain
Kora Awards avec le morceau "Zémidjan", un hommage aux conducteurs de
taxi-moto.
King NEE,
de son vrai nom Lawal S. Adéniyi, artiste journaliste présentateur
d'émission de variétés musicales " City News " sur les chaînes de
télévision locales, va se mesurer avec les concurrents de la catégorie "
Meilleur Artiste Africain ". Révélé au grand public togolais avec son
morceau "Déla", c'est son tout dernier single "Wélé wélé" réalisé en
featuring avec le groupe Toofan qui lui permettra d'être nominé dans
cette catégorie. Le talent ne lui manquera pas au cours de cette soirée
pour laquelle l'artiste s’est déjà dit confiant de devenir le prochain
meilleur artiste africain devant des poids lourds comme 2Face Idibia,
Asa, P-Square du Nigéria, Espoir 2000, Soum Bill de la Côte d'ivoire, Tcheka, Elizio du Cap Vert, Fallou Dieng, Black Diamond du
Sénégal et Amity Meria du Burkina Faso.
Pour la
seconde fois, Noélie qui très tôt a embrassé la carrière musicale de la
tendance gospel, se présentera à ce rendez-vous continental de la
musique. "Be my Lord", est la composition musicale qui lui ouvrira la
porte de cette consécration continentale si elle parvient à convaincre
le jury. Elle sera aux prises avec A Star du Kenya, Bebe Cool de
l'Ouganda, Nikki Laoye, Ty Bello du Nigéria et Soweto gospel Choir de
l'Afrique du Sud.
Tous nos
vœux de réussite vont à l'endroit des ambassadeurs de la musique
togolaise qui ont besoin du soutien du public pour ravir les prix face à
plus d'une centaine d'artistes africains et de la diaspora attendus à
cette édition 2009. Ce serait l'expression de l'effort entamé par
certains acteurs de notre pays pour sortir la musique togolaise de
l’ornière et du cadre national en de la promouvoir sur l'échiquier
international.
Vicarmelo
Tiem
Pour un
meilleur fonctionnement des opérations de AIMES-Afrique/Togo :
L'association dispose d'un siège
Le tout
nouveau siège de l'Association AIMES/AFRIQUE/Togo a été inauguré le
samedi
14 mars 2009,
au cours d'une cérémonie solennelle présidée par M. KODOM Michel Serge,
Président fondateur de l'association. Après quatre années d'existence,
la nécessité de disposer d'un cadre rénové et permanent de travaux
administratifs et techniques pour les activités de l'association, a
motivé cette réalisation.
Plusieurs
membres de AIMES/AFRIQUE/Togo et des invités ont pis part à la cérémonie
inaugurale dont le ton a été donné par M. Ly Moustapha, secrétaire
général de AIMES/AFRIQUE/Togo qui a souhaité le mot de bienvenue à
l'assistance. A la suite, M. KODOM Michel Serge, l'initiateur de la
présente action a prononcé son discours de circonstance pour exprimer
les raisons de la construction du local et les besoins auxquels le siège
aura à satisfaire. Selon lui, " AIMES/AFRIQUE a grandi aussi bien en
effectif qu'en expérience. Après un parcours fructueux de résultats
positifs, d'efforts louables et nobles dans les œuvres humanitaires, il
était opportun que l'association se dote de locaux capables de lui
permettre de mener à bien ses activités à venir ".
Le moment
fort attendu de la cérémonie a été l'étape de la coupure de ruban
symbolisant l'inauguration officielle et effective du siège qui abritera
désormais le personnel et les travaux menés dans le cadre des diverses
prestations de AIMES/AFRIQUE/Togo.
L'assistance a été invitée à apprécier les images photos des grandes
actions de consultations foraines, et de prise en charge et soins
gratuits de AIMES/AFRIQUE / Togo. De cartes seront plus tard remises aux
nouveaux membres de l'association.
Le siège se
situe sur l'esplanade du bâtiment de
la Clinique Conception
Immaculée et de la pharmacie Béreca en face de la poste d'Adidogomé et
de l'établissement IAEC.
Initiée à
partir d'une idée originale de 03 personnes, AIMES-AFRIQUE créée le
19 janvier 2005,
compte à ce jour 118 membres et cumule à son actif une multitude
d'activités dont des campagnes de prise en charge médico-chirurgicale
foraines gratuites des populations sur toute l'étendue du territoire
national.
Rappelons
que depuis sa création, AIMES-AFRIQUE a pris en charge plus de 50 000
patients à travers plusieurs campagnes foraines gratuites au nombre
desquelles, les consultations et prise en charge médicale gratuite à la
prison civile de Lomé les 09 et
10 janvier 2009.
Une opération à la suite de laquelle, 1287 détenus, soit 80% de la
population carcérale, ont été pris en charge. Au cours de cette même
campagne, les détenus avaient été sensibilisés sur les moyens de
prévention de l'infection à VIH/SIDA et 254 d'entre eux s'étaient
volontairement prêtés à un dépistage anonyme de l'infection. Une forte
prévalence de l'infection y a été relevée, soit 7,9% contre 3,2% dans la
population générale du Togo. Ces résultats ont été mis à la disposition
du PNLS et du CNLS. Une prise en charge gratuite des personnes dépistées
séropositives est actuellement en cours.
En dehors
du domaine des soins cliniques, AIMES-AFRIQUE s'engage également dans
des œuvres d'assistance aux populations sinistrées suite aux pluies
diluviennes qui se sont abattues sur presque toute l'étendue du
territoire, faisant des milliers de sans abris en juillet et août 2008.
A travers
le volet éducation, AIMES-AFRIQUE s'implique activement dans les
opérations de don de fournitures aux enfants démunis, et sponsorise
l'émission " A NOUS LA PLANETE ", émission télévisée de concours de
lecture, de chants et poésies destinées aux enfants.
Le domaine
de l'éducation n'est pas négligé non plus, dans la mesure où
l'association a sponsorisé la fête traditionnelle de prise de la pierre
sacrée chez les Guins (Ekpé-ékpé).
Signalons
qu'en tant association à but non lucratif oeuvrant dans l'humanitaire,
AIMES AFRIQUE/Togo regroupe des médecins, des pharmaciens, des
paramédicaux et des membres sympathisants qui ne sont pas forcément du
corps médical. Il est présidé par Docteur KODM Michel Serge, diplômé de
la Faculté Mixte de Médecine et de Pharmacie de Lomé. Il est Expert
Médecin agréé Près les Cours et Tribunaux de
la République Togolaise,
et s'exerçe professionnellement au titre de Médecin Interniste.
Vicarmelo Tiem
Santé : Le
CHU Campus dispose désormais d'un Centre d'implantation de
stimulateur cardiaque
Selon un
rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les maladies
cardio-vasculaires sont les premières affections au plan mondial, en
terme de fréquence et de gravité. Au Togo, une étude récente dans la
commune de Lomé a montré que la mortalité due aux affections
cardio-vasculaires en milieu spécialisé était de 11%, et pour ce qui est
des causes, dans 23% des cas, il s'agissait des troubles du rythme
cardiaque et de la conduction. Au CHU Campus, en cardiologie et Neurologie, on note 17% de mortalité en
cas d'urgences cardio-vasculaires. Sur les 30 patients recensés depuis
2002, souffrant de
la Baisse
de l'Activité cardio-vasculaire, 25 sont déjà décédés par mort subite,
par crise cardiaque due au manque d'électricité. Malheureusement, le
Togo ne disposait pas de centre d'implantation de stimulateur cardiaque.
Aujourd'hui, heureusement, le Togo peut se venter de figurer parmi les
pays disposant d'un centre de stimulation. Ceci est à mettre à l'actif
de la coopération entre l'Association des stimuli du Togo (STIM-TOGO) et
le Cercle de Rythmologie d'Afrique (CRAF) qui a organisé une première
mission humanitaire de stimulation cardiaque. Les séances de stimulation
se sont déroulées au CHU Campus où le nouveau Centre de Stimulation Cardiaque a été
installé. Sur dix patients prévus pour bénéficier de l'installation
gratuite du stimulateur cardiaque, 5 seulement ont été retenus pour
suivre l'implantation.
Le 18 mars
dernier, au cours d'une conférence de presse qui a consacré le démarrage
officiel des activités de ce Centre, le directeur général de la Santé, M. Sika Koku Dogbé a tenu, au nom du ministre de la santé, à
remercier tous ceux qui ont travaillé pour l'élaboration de ce projet.
Il a rassuré le STIM du soutien du ministère de
la Santé pour que la médecine se développe dans le domaine de la cardiologie et
dans d'autres domaines également. Il a indiqué que l'Etat s'investira
pour faciliter les transactions douanières pour que ces stimulateurs
puissent être toujours disponibles. Il faudra également, dit-il, penser
aux subventions afin d'alléger le coût de l'opération.
Pour sa
part, le Pr. Xavier Jouven qui a conduit cette mission de stimulation, a
déclaré que le Togo est prêt pour ce type d'activité, grâce à la
formation reçue par les deux médecins du STIM-Togo, les Dr. Jean-Marie
DARMOUROU et Déo ANIFRANI qui s'occuperont du centre.
Selon les
deux spécialistes, la fréquence des troubles de la conduction est en
pleine croissance et l'une des causes de ce dysfonctionnement est l'âge.
Avec l'âge, le tissu de conduction qui ressemble à des fils électriques
va dégénérer. Il peut s'agir d'une affection du sujet dont l'âge tourne
autour de la soixantaine. Cette maladie se manifeste par une fréquence
cardiaque très basse (30-40/mn au lieu de 60/mn qui est le
fonctionnement normal du cœur). Quand l'activité des oreillettes
n'arrive pas au niveau des ventricules, il y a panne d'électricité. Cela
provoque des troubles de la conscience et la mort par syncope peut s'en
suivre.
Le
processus d'implantation consiste à mettre en place deux éléments : la
pile électrique qui doit générer l'électricité, et les fils conducteurs
qu'on introduit jusqu'au ventricule droit à partir des veines. La pile
fournit du courant qui redonnera la fréquence normale à un cœur qui
battait à 40/mn.
Le coût de
l'opération va de 3 à 5 millions de FCFA.
P. A
Conférence-débat à l'Institut Goethe : L'histoire revisitée de la
station radio de Kamina a marqué la rencontre
Le Centre
Culturel Allemand, Goethe Institut, a abrité une conférence-débat animée
par l'orateur allemand Dr Habib Reinhard KLEIN ARENDT, Maître de
Conférences à Cologne. Ayant pour thème "Kamina-la station
trans-continentale de l'Empire Allemand au Togo 1911-1914 ", la
rencontre a mobilisé une assistance composée de professeurs
d'universités, d'historiens, d'hommes de la culture, d'étudiants et
d'hommes de médias. Cette sortie est l'une des conférences qui ont été
déjà organisées par l'Institut Goethe dans le cadre de ses programmes
d'activités périodiques et axées sur l'histoire du Togo sous la
colonisation allemande. A travers une présentation orale couplée de
projections des photos-images, le public a été entretenu à propos des
contours, du contexte et des faits historiques qui ont marqué
l'installation de la grande station transcontinentale qu'a connue le
Togo à partir de l'année 1911, mais qui a été détruite par la force des
évènements marquant la première guerre mondiale en 1914. Un tremplin à
travers lequel le public est convié à être au cœur des réalités et faits
instructifs qui ont caractérisé dans ses différents aspects, ainsi que
dans ses diverses composantes la station de Kamina, un joyau inestimable
qui reliait directement Berlin non seulement au Togo mais à toute
l'Afrique et le reste du monde. Il s'agit d'une mine de faits et
évènements assez révélateurs ainsi que des images de personnalités et
figures historiques liées à l'existence de la station, que deux
chercheurs allemands, Docteurs de leur Etat, vont bientôt publier à
travers un ouvrage inédit. C'est en marge de cette initiative que les Dr
Habil Reinhard KLIEN-ARENDT et Peter SEBALD ont animé des conférences
-débats dont celle-ci.
En effet,
cette année paraît en Allemagne le livre préparé par les deux chercheurs
qui ont pu, à la suite de leurs travaux de recherche, récupérer les 192
photos présentées à l'assistance. Des photos en provenance de
Ljubljana/Slovénie et appartenant à l'héritage posthume du Baron Codelli.
C'est ce dernier qui a construit la Station de Kamina située non loin de
la Ville d'Atakpamé. Pour la première fois, le public togolais a été invité à
contempler et à découvrir les différentes étapes de la station d'une
longueur de
4
kilomètres, au cours d'une exposition de la maquette de l'infrastructure
réalisée pour la circonstance. Cette représentation schématique opérée
par Professeur Peter SEBALD a permis à l'assistance de se faire une idée
de l'espace qu'occupait la station de Kamina. Une infrastructure de
position stratégique dans le dispositif militaire des Allemands qui
étaient en conflit avec la France, l'Angleterre et l'Italie. Convaincus de l'avancée de la
troupe ennemie qui est dans une position de force, les Allemands qui, en
aucun cas ne voulaient laisser les secrets d'Etat à la disposition des
ennemis, n'ont eu d'autres alternatives que de détruire
la Station de Kamina. La place qu'occupait la station est devenue un
site touristique aujourd'hui apprécié par de nombreux visiteurs. Il est
évident que le public est davantage imprégné des versions authentiques
et faits historiques réels entourant cette station qui est une
construction de haute technologie dans la colonie allemande et présentée
sous forme de plus de cent (100) photos inédites. Une soirée riche en
témoignages et débats inépuisables qui méritent d'être rééditée pour le
bien de la sauvegarde et de la pérennisation du mémoire du Togo.
Vicarmelo
Tiem.
Fait
divers : Ne touche pas à mon gésier !
Un homme
d'une soixantaine d'années a tenté de se donner la mort la semaine
dernière en pays Kabyè. Le motif est pourtant simple. Le plat à lui
présenté n'a pas contenu la totalité des gésiers des poules immolées la
veille. Nous sommes à Pagouda au lieu appelé Pissari. Comme dans cette
localité, les cantons de la préfecture de la Kozah, vivent en ces moments une forte ambiance de fête. Ce sont les moments
des funérailles organisées au profit des parents décédés. Lorsque le
défunt a plus de 60 ans, ses cérémonies funéraires ont le caractère de
fête. Dans tous les cas, l'obligation est faite aux parents vivants de
faire ces genres de cérémonies pour permettre aux âmes des défunts de
revenir à la maison et de continuer ainsi de vivre en communion avec les
vivants. Dans le milieu Ewé, Mina, Kotocoli et autres, les funérailles
sont toujours organisées en mémoire des morts. Seulement, ces cérémonies
sont différentes d'un milieu à un autre. En pays Kabyè, elles
occasionnent des sacrifices. On tue des bêtes. Si le défunt a beaucoup
d'enfants, chacun doit offrir sa bête. Les animaux sacrifiés sont entre
autres des chèvres, des moutons et des boeufs. Dans tous les cas, c'est
avec un coq ou une poule qu'on ouvre et qu'on ferme la cérémonie. Comme
on le voit bien, il y a beaucoup de volailles que l'on sacrifie. Pour
les personnes âgées encore en vie, c'est l'opportunité d'enrichir leur
plat. En fait, il ne s'agit pas de grand-chose. Tout ce qu'ils
réclament, ce sont les gésiers de poules. Le vieux de Pissari avait en
mémoire qu'il a tué huit poules. Or, le plat à lui présenté ne comptait
que six gésiers. Où sont partis les deux autres ? Il a donc fallu, pour
réparer le tort, que deux de ses petits fils qui avaient
malencontreusement bouffé ces organes aillent acheter deux poules ;
lesquelles ont été aussitôt tuées, et les gésiers remis au vieux. A bon
entendeur, salut !
B. Talom
Eliminatoires CAN/Mondial 2010 : Les Lions ont perdu leurs griffes
devant les Eperviers à Accra
Le match du
groupe A comptant pour les éliminatoires CAN/Mondial 2010 et joué le 28
mars 2009 à Ohen Djan Stadium d'Accra a révélé aux yeux du monde entier
que les favoris ne gagnent pas toujours. Ce 28 mars, les Lions
Indomptables du Cameroun ont courbé l'échine devant les Eperviers du
Togo 0 - 1. L'unique but de la rencontre a été l'œuvre de
l'incontournable capitaine des Eperviers Adébayor Shéyi, Ballon d'Or
africain 2008. Pourtant avant le match, peu de personnes attendaient
voir le Togo produire une telle prouesse, vu le palmarès du Cameroun et
l'armada des joueurs professionnels camerounais jouant dans les plus
grands clubs européens. Mais à Ohene Djan Stadium, la volonté, la
sérénité, l'envie de gagner des Eperviers ont eu raison des Lions
Indomptables qui, finalement, se sont laissés dompter. Dès le coup
d'envoi, les Eperviers se jettent dans l'abordage sans complexe et se
créent les premières occasions. A la 2e mn, Adébayor se signale avec une
frappe de 25m, qui est malheureusement détournée en corner par la
défense. Deux minutes après, il récidive par un coup de tête, suite à
une balle bien centrée par Salifou Moustafa sur le côté droit. Mais la
balle frôle la barre des buts gardés par Carlos Idris Kameni. La
tentative de Dossevi Thomas à la 8e min, servi en profondeur par
Adebayor, sera stoppée par le goal Camerounais. La libération viendra
finalement à la 10e mn : Adébayor hérite d'un centre millimétré de
Dossivi Thomas dans la surface de réparation adverse, se joue de Song
Rigobert et de Bikey André (qui le retient par le maillot) et réussit à
battre Kameni. Togo 1 Cameroun 0, indique le marquoir ; le stade est en
ébullition. Les Eperviers continuent leur domination jusqu'à la pause.
Toutes les incursions des Lions Indomptables menées par un certain Eto'o
seront enrayées par les défenseurs togolais bien organisés et un
impeccable Obilalé Kodjovi dans les perches des Eperviers. A la reprise,
c'est avec le même engagement que les Eperviers poursuivent la
rencontre. A la 76emn, les Togolais auraient pu même doubler le score
après le penalty accordé par l'arbitre égyptien, Abdel El Fatah Essam El
Deen, suite à une obstruction de Gérémie Njitap sur Adébayor qui filait
droit au but. Mais le capitaine des Eperviers frappe à côté. Néanmoins,
les Eperviers réussiront à conserver le score jusqu'à la fin.
A Accra,
les Lions ont sorti leurs griffes, mais ces griffes n'ont servi qu'à
déchirer le maillot du capitaine des Eperviers.
Les
Eperviers ont volé plus haut, au dessus des Lions. Pour l'entraîneur des
Eperviers, Jean Thissen, " c'est toujours difficile de battre le
Cameroun. Je crois que les joueurs ont fait un grand match aujourd'hui.
On a beaucoup travaillé dans ce match à Ohene stadium, on s'est bien
organisé. Je pense que c'est une victoire précieuse pour le Togo ". Pour
lui le secret de cette victoire, " c'est que les joueurs sont allés au
fond d'eux-mêmes, ils sont restés sur une bonne organisation, se sont
battus et ont voulu aussi cette victoire ". Cependant, Jean Thissen a
déploré les difficultés rencontrées lors des préparatifs qui ne se sont
pas déroulés comme il le souhaite. " Il faudra quand même qu'on améliore
les choses ", a-t-il indiqué. Dans l'autre rencontre dans le même
groupe, le Gabon est allé dicter sa loi aux Marocains à domicile battus
par 2 buts à 1.
Avec cette
victoire sur le Cameroun, le Togo est en route pour l'Afrique du Sud et
l'Angola, mais il faudra que les autorités mettent les moyens
nécessaires pour que le rêve de tout un peuple se concrétise.
Pierre
Agbanda |
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