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Lorsque les Togolais ont appris qu’un stage d’une semaine en Belgique est
organisé à l’intention des Eperviers dans la perspective du match Togo-Gabon
comptant pour les éliminatoires de la CAN/Mondial 2010, nombreux sont ceux
qui ont pensé qu’à la FTF on se réveille de la léthargie. Désormais, il n’y
aura plus d’improvisation, d’approximation et de médiocrité dans la cour de
Rock Gnassingbé, pensait-on. Conformément au programme initialement arrêté,
les coéquipiers d’Emmanuel Adébayor devraient se retrouver déjà le 24 mai
2009 au pays de Jean Thissen pour renforcer leur capacité à mettre en
déroute les Panthères du Gabon. Mais c’est sans compter avec la capacité de
nuisance des mauvais esprits qui rongent le football togolais. Contre toute
attente, nous apprenons que ce stage qui promet d’enrichir les connaissances
de nos ambassadeurs a été annulé. Le Ministre des Finances exige les pièces
justificatives des décaissements antérieurs avant de sortir le moindre sous.
Face à l’incapacité où se trouve la FTF de produire la moindre
justification, le stage est purement et simplement annulé. Une fois encore
les Eperviers dans une impréparation notoire vont se mesurer à l’équipe
gabonaise qui a présentement le vent en poupe. Il ne reste plus au public
sportif dans ces conditions,que de prier afin qu’à Libreville le 6 juin
prochain, le miracle se réalise.
Faut plus envoyer les journalistes à la mort
L’imprévoyance des responsables de la communication crucifie les
journalistes. Samedi surpassé un véhicule double cabine à bord duquel se
trouvaient des journalistes se rendant à Aného pour couvrir le déplacement
du Chef de l’Etat dans cette ville, a fait plusieurs tonneaux avant de finir
sa course dans le décor. A en croire les témoignages recueillis surplace, le
véhicule qui roulait à tombeau ouvert avait été déséquilibré par les nids de
poules qui parsèment la route d’Aného au niveau de Baguida. Les mêmes
sources indiquent que rien ne serait arrivé si le véhicule ne filait pas. Ce
qui est vrai mais que la population ne sait pas, c’est la nécessité où se
trouvaient ces journalistes à se retrouver forcément à Aného avant l’arrivée
du Chef de l’Etat à bord de son hélicoptère. Là où les responsables de la
communication font preuve d’imprévoyance, c’est quand ils attendent les
derniers moments pour envoyer les journalistes couvrir les activités du Chef
de l’Etat ou du Premier Ministre quand ceux-ci, se déplacent à l’intérieur
du pays. Généralement les véhicules affectés à la presse lors des
déplacements du genre, sont fatigués et n’arrivent pas à supporter la
vitesse du convoi ou du cortège officiel. Dans ces conditions, on ne
comprend pas pourquoi, on n’envoie pas sur les lieux de reportage quand il
s’agit d’un déplacement à l’intérieur du pays, les journalistes 24 heures au
moins avant l’arrivée du Chef de l’Etat ou du Premier Ministre. Pour le cas
d’Aného combien peuvent coûter les frais d’hébergement et de restauration
d’un journaliste par rapport aux millions de CFA constamment dilapidés dans
des secteurs improductifs. Si en cas d’accident, l’Etat se préoccupait au
moins des victimes et de leur famille, cela pouvait se comprendre. Au Togo,
les cas sont légion qui illustrent l’indifférence totale des officiels par
rapport aux victimes des accidents. Avant Baguida, un accident s’était
produit en 2008 à l’entrée de la ville de Badou. Un véhicule transportant
des journalistes pour la couverture de la fête Ovazu à laquelle participait
le Premier Ministre Komlan Mally avait basculé pour finalement joncher le
bas des montagnes en s’écrasant de tout son poids. Un confrère de Radio
Victoire qui était à bord avec d’autres confrères est décédé suite à ses
blessures. La famille du pauvre Ambroise Mawouvi vit aujourd’hui sans
assistance de la part de l’Etat. Aucune sanction disciplinaire n’a été
infligée à ce responsable de communication qui avait affecté ce véhicule
déglinguant pour le transport des journalistes. Si l’Etat se sent incapable
d’assurer comme il se doit aux journalistes, une couverture sociale, il doit
cesser au moins de les envoyer à la mort. Il est temps qu’on mette les
journalistes dans une meilleure condition de travail.
QuiD du retour de l’ascenseur ?
Au Togo, à l’approche des échéances électorales, des voix
s’élèvent de toute part, pour conseiller la candidature unique à
l’opposition pour venir à bout du parti unique. Cette année encore, le sujet
revient dans les débats, et interpellent les responsables des deux poids
lourds de l’opposition que sont le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR)
et l’Union des Forces de Changement (UFC). Si dans la perspective de 2010,
l’UFC s’est empressée de désigner son candidat (en la personne de son leader
Gilchrist Olympio) à l’élection présidentielle de 2010, le CAR qui a opéré
un important changement au sommet a décidé lors de son congrès du 17 octobre
2008 de se faire donner un temps de réflexion de six mois pour en faire
autant. Mais de tout temps, le CAR s’accroche au retour de l’ascenseur comme
la condition sine qua non d’une alternance en 2010. Mais les six mois
sont passés. Le candidat du CAR (même s’il est connu) n’est pas encore
officiellement désigné. S’agit-il d’une stratégie politique ou d’une volonté
délibérée de semer la confusion dans les esprits ? Difficile d’y répondre.
Mais quand on considère que dans le même temps, l’UFC entreprend des
initiatives dans le sens d’une alliance devant aboutir la présentation d’une
candidature unique en 2010 face au RPT où on s’interroge sur la position du
CAR. Naturellement ce candidat serait celui de l’UFC. Pour les analystes,
les préoccupations du CAR qui réclame le retour de l’ascenseur ne tiennent
pas la route dans la mesure où il est évident que si l’UFC a tout fait pour
réduire la popularité du CAR aujourd’hui, ce n’est pas tout de même pour en
faire un roi. Depuis quelques jours, le bruit court que les discussions
entre les deux partis ont évolué et une candidature unique peut finalement
être envisagée et que ce candidat sera celui de l’UFC. Si ces rumeurs sont
fondées, alors on peut s’interroger sur le sort réservé au retour à
l’ascenseur.
Candidat unique : Rencontre de haut niveau entre le CAR et l’UFC ce soir à
17 heures : Vers le miracle tant attendu ou un échec des discussions ?
Gilchrist
Olympio rencontre Me Yawovi Agboyibo au siège du CAR, ce jour à 17 h, pour
finaliser leur position sur le choix du candidat commun de l’opposition. La
fumée blanche sort donc ce soir.
Le Togo est au tournant le plus important de son histoire, et la situation
actuelle de notre pays est comparable à celle du Vatican à la mort du Pape.
Edem Kodjo était le premier à faire la comparaison en 2005, lors des
élections présidentielles qui ont suivi la mort du Général Eyadéma. Il
disait alors qu’il n’était pas candidat, mais qu’il attendait les résultats
des tractations en cours au sein de la coalition pour la désignation du
candidat unique de l’opposition, si la fumée blanche va sortir. Mais à
l’annonce du nom de Bob Akitani, il s’est exclamé : le miracle ne s’est pas
produit.
De quoi parlait-il ?
Eh bien ; à la mort d’un Pape, pour désigner le nouveau, tous les cardinaux
rentrent en conclave et s’enferment dans une salle secrète ou personne ne
sort jusqu’à ce qu’ils arrivent à désigner le nouveau Pape. Dès que c’est
fait, on laisse sortir une fumée blanche de la cheminée du haut du siège de
la résidence papale pour signifier la bonne nouvelle. Nous avons un pape.
Alors, le Cardinal qui préside le Conclave vient à la fenêtre et annonce à
la foule rassemblée : «Habemus papam». Ce qui veut dire : nous avons un pape
puis il donne son nom.
Ce jour jeudi 28 mai 2009, une rencontre au sommet est prévue entre le
président d’honneur du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et le
président national de l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist
Olympio.
A l’ordre du jour de cette importante rencontre qui intervient à
quelques mois seulement de l’élection présidentielle de 2010, la démarche à
suivre pour le choix d’un candidat unique de l’opposition pour une cohésion
au sein de la coalition en germe entre les deux poids lourds de l’opposition
togolaise.
Cette rencontre fait suite à une réunion ayant regroupé le 28
janvier 2009 les principaux responsables des deux partis qui s’étaient mis
d’accord sur la présentation d’un candidat commun en 2010.
A la délégation de l’UFC qui rappelait, à l’époque que l’UFC avait
déjà désigné à son dernier congrès son candidat à l’élection présidentielle
de 2010, le CAR avait fait observer pour sa part que lors de son dernier
congrès, il avait désigné son candidat à investir au cours de son Conseil
National en vue et avait demandé, le retour de l’ascenseur.
Depuis la rencontre du 28 janvier 2009, aucune information
formelle n’est servie à la population sur la question. C’est finalement un
silence radio. Ce qui a permis des spéculations de part et d’autre.
L’initiative tant appréciée serait-elle un pétard mouillé ? Difficile à
répondre. Dans la foulée, le bruit court que l’UFC a gardé sa position :
celle du maintien de son candidat désigné pour 2010.
Pour couper court à ces spéculations, des rencontres secrètes
auraient eu lieu plusieurs fois, sans issue.
Ce qui va se passer donc ce soir à 17 heures au siège du CAR est capital et
semblable à un conclave. Les plus hautes sommités du CAR et de l’UFC vont se
réunir et tous les Togolais espèrent qu’à la fin, ils annonceront du haut de
la terrasse du siège du CAR, le meilleur cheval de l’opposition pour les
élections présidentielles de 2010.
Mais y a-t-il des chances que le miracle se produise ?
C’est pour avoir la réponse à cette question que nous avons essayé de sonder
les différents Etats-majors politiques.
Au siège du CAR, on nous a laissé entendre qu’on n’est, pour rien au monde,
disposé à abandonner «la demande du retour de l’ascenseur».
Qu’est ce que cela veut dire ? Le CAR répond qu’en 2005, c’est lui qui a
lutté pour qu’on prenne le candidat unique à l’UFC et Agboyibo et Apévon se
sont battus de toutes leurs forces pour le faire gagner avant que
l’opposition ne laisse la victoire s’échapper. Les militants du CAR disent
que cette fois-ci, l’UFC doit faire la même chose et œuvrer pour un
candidat du CAR, et c’est cela qu’ils appellent «le retour de l’ascenseur».
La question mérite qu’on y pense, car au cours des derniers meetings
organisés par l’UFC, des voix se sont élevées pour demander si cette
fois-ci, l’UFC est prête à soutenir un candidat du CAR. Lors de l’émission
de Juan GOMEZ que RFI a organisée sur le campus universitaire de Lomé lors
du 27 Avril dernier, la même question était revenue sur le tapis.
Mais à l’UFC, c’est un autre son de cloche. Même si les responsables du
parti à Lomé rassurent, il semblerait que Gilchrist n’est, en aucun cas,
prêt à se désister. Et quand on demande s’il y a une autre proposition comme
solution de rechange au cas où le CAR n’accepte pas la candidature de M.
Olympio, on répond : c’est Gil ou rien : «c’est à prendre ou à laisser».
Voilà qui complique donc la situation car, dans les deux camps, chacun campe
sur sa position.
Dans l’après-midi d’hier, de sources bien informées font état de ce que
l’état-major des deux partis s’est réuni au siège du CAR en prélude à la
séance d’aujourd’hui où est prévu le face à face Gilchrist Olympio–Me Yawovi
Agboyibo.
Commentaire :
Dans cet état d’esprit, les togolais peuvent t-ils espérer connaitre le nom
du candidat unique de l’opposition aujourd’hui ou allons-nous encore vers
une déception qui ouvrira le boulevard à Faure de rempiler en 2010 ? La
question mérite d’être posée car l’échec de cette rencontre risque
d’hypothéquer l’avenir de notre pays pour longtemps.
Le tête à tête Gilchrist–Agboyibo ce jour s’annonce comme l’ultime occasion
pour l’un ou l’autre parti de mettre de l’eau dans son vin. Ce qui est
souhaitable, c’est que l’intérêt national prime cette fois-ci sur l’intérêt
partisan. Car lorsque l’avenir de tout un peuple est en jeu, les principaux
acteurs politiques doivent se sentir interpellés dans le sens de surmonter
leurs querelles partisanes pour offrir une chance de sortie de crise aux
populations qui n’ont que trop souffert.
Messieurs les Leaders du CAR et de l’UFC, les regards sont tournés vers
vous. Opérez le miracle ou sacrifiez nos populations pour 40 ans encore.
Qu’est-ce que cela peut-il coûter à l’UFC d’expérimenter, pour une fois, un
candidat du CAR en acceptant son fameux retour de l’ascenseur ?
Amou
Présidence de la République : 3 directeurs de cabinet en 4 ans : La belle
dame Dogbé Tomégah, désormais aux côtés de Faure
En quatre ans d’exercice de pouvoir, le président Faure Gnassingbé
a, à son actif, trois directeurs qui se succèdent au cabinet du Chef de
l’Etat.
Le troisième directeur de cabinet sous Faure après Pascal Bodjona
et le Général Ayéva est cette belle dame habituée des couloirs du sommet de
l’Etat. En effet, Madame Dogbé Tomégah Victoire puisque c’est d’elle qu’il
s’agit, a été nommée par décret présidentiel signé lundi dernier, directrice
de cabinet du Président de la République avec rang de ministre.
Avant sa nomination la nouvelle directrice de cabinet du Chef de
l’Etat occupait le poste de Secrétaire d’Etat chargée de développement à la
base.
Après sa maîtrise en gestion obtenue à l’Université de Lomé
complétée par un programme spécial en Management option Marketing et
Finances au Jutland Technology Institue de Harhus (Danemark), Mme Sidémého
Victoire Dogbé née Tomégah a opéré dans le privé plus précisément à
l’Industrie Togolaise des Plastiques (ITP).
En novembre 1999, elle se retrouve au Programme des Nations Unies
pour le Développement (PNUD) où elle a successivement occupé les postes
d’Assistante Représentante Résident Chargée des Opérations Lomé au Togo puis
Brazzaville au Congo.
En 2004, elle est nommée Représentante Résidente Adjointe
Directeur des Opérations au PNUD à Ouagadougou (Burkina Faso).
Elle était représentante adjointe du PNUD au Bénin lorsqu’elle
avait été rappelée par le Premier Ministre Houngbo Gilbert Fossoun pour
occuper le Secrétariat d’Etat Chargé de développement à la base.
Madame Victoire Tomégah est mariée et mère de trois filles.
JNT
Scandale au Cadre Permanent de Dialogue : Le Conseil des Ministres élargit
le cadre aux marchands d’étoffes
Un grand scandale s’est produit hier au Conseil des Ministres. Il
s’agit de la nomination de certains membres hors du Cadre Permanent du
Dialogue et de Concertation. Nombre de ces membres connus pour leur affinité
au RPT malgré le faux air de neutralité qu’ils arborent, soit un mélange de
marchands d’étoffes et de larrons en foire.
Plus grave, le Conseil n’a pas éclairé les zones d’ombre qui
subsistent à cette anarque à savoir les raisons qui sous-tendent un tel
décret et les critères de nomination qu’il véhicule.
On sait par ailleurs qu’un 30 mars, le Chef de l’Etat a pris un
décret élargissant le CPDC aux partis extraparlementaires, aux chefs
traditionnels, aux autorités religieuses et aux organisations de la société
civile.
Mais la proposition a été rejetée par les partis de l’opposition
parlementaire à savoir l’UFC et le CAR qui exigent le respect des textes et
surtout l’obtention des 5 %.
L’indifférence du gouvernement par rapport aux préoccupations de
l’opposition a longtemps constitué une pomme de discorde entre les deux
camps.
Avec le nouveau décret, il est clair que le gouvernement a opté
pour le pire. Et on se demande à qui profite le scandale ? La question
mérite tout son sens quand on sait que, en son temps, l’opposition
parlementaire avait menacé de claquer la porte. Quelle réaction peut leur
inspirer cet événement ? Qu’est-ce qui a suscité ce décret ? Que devient le
Ministre Bodjona au CPDC ?
Nous y reviendrons.
L. C.
Liste des membres du CPDC
Président :
Jean-Lucien Savi de Tové
Membres :
M. Koudjolou Dogo
Dr Ihou Ekoudè
Me Loretta Acouetey
Me Alexis Aquéréburu
Me Botrokro Komivi
Mme Tchémi N’Ma
Togbui Mawuto Djidjolé
M. Bouraïma Inoussa
Pasteur Klagbla Kodjovi Charles
M. Tchikplonou Ephrem Mokpli Komlan (SG CGCT)
M. Palanga Adi Yves
Dossier ICAT
La banquise a craqué :
Le DG Odou relevé de ses fonctions
Le Dr Ale prend la commande de l’Institut
Dans une récente parution, nous écrivions que le maintien du
Directeur Général le Dr Odou à la tête de l’Institut de Conseil et d’Appui
Technique (ICAT) serait une abomination.
Nous fondions notre analyse sur les dérives autoritaires, la
gestion opaque, au demeurant catastrophique des ressources, le manque d’un
climat de franche collaboration et l’ambiance de suspicion qui ont cours à
l’Institut. Cette atmosphère savamment entretenue pour des raisons obscures,
par le DG Odou avec la collaboration agissante, dit-on, d’un certain
Tchassanti Nasser a été aggravée par la réclame par le personnel de terrain
du payement intégral de 13 et 7 mois d’arriérés de salaires et de soldes
d’une part et d’autre part, du reversement intégral à la Caisse Nationale de
Sécurité Sociale (CNSS) de la mirobolante somme de 100.000.000 F CFA de
cotisations sociales détournés. Le montant des arriérés de salaires et de
solde quant à lui est estimé à plus de 650 millions de nos mignons francs.
Pour réclamer le payement de leur dû, les agents d’opération et de
terrain, procèdent par les formes de revendication conformes aux textes et
convention en vigueur telles que préavis de grève, sit-in, etc. Face à cette
situation pas du tout reluisante, au lieu de tenir le taureau par les cornes
en engageant des négociations franches et sincères avec le personnel en
situation et en recherchant véritablement des solutions à leurs
préoccupations, le Dr Odou toujours assisté de son DAF, M. Tchassanti, avait
cru bon devoir engager plutôt un bras de fer avec ceux-là qui s’estiment
légitimement spoliés de leurs droits. Des tentatives d’étouffement, des
manifestations du personnel gréviste aux intimidations et menaces de mort
proférées à l’encontre des meneurs, en passant par des manœuvres dilatoires,
rien n’est laissé au hasard par le tandem Odou-Tchassanti pour assouvir
leurs instincts.
Pour noyer le «sit-in» de 3 jours organisé par le personnel
gréviste à partir du 4 mai 2009 dans la cour du Ministère de l’Agriculture,
de l’Elevage et de la Pêche, le DG Odou et son acolyte Tchassanti ont
organisé le 5 mai, un atelier bidon à l’intention des participants
postiches venus des 5 régions économiques. Ceux-ci quoique concernés par les
revendications de leurs collègues grévistes ont refusé de se solidariser au
mouvement. Au cours de l’Atelier, M. Tchassanti qui jouait maladroitement
au chairman se faisait violence pour se conformer à la sémantique. Il
n’ouvrait pas la bouche sans se fourvoyer en laïus. Sûrement, l’ancien
Directeur Administratif et Financier et le DG de l’ICAT étaient à mille
lieues d’imaginer que leur départ de l’Institut n’était qu’une question de
jour.
Le décret pris en Conseil de Ministres
Au terme d’un décret pris en Conseil de ministres le mercredi
dernier, le DG Odou Samson était subtilement relevé de ses fonctions. Telle
une traînée de poudre, la nouvelle a fait le tour des milieux de
l’Agriculture où la méthode de gestion au demeurant calamiteuse du désormais
ancien Directeur Général n’échappe à personne. Curieusement dans les rangs
du personnel gréviste, la nouvelle a été accueillie dans une indifférence
totale. Contactés, les délégués qui ont accepté de répondre à nos questions,
nous ont confié que leur mouvement n’est dirigé contre personne, moins
encore contre le Dr Odou. Ils ont ajouté que leurs préoccupations demeurent
le payement de leurs arriérés de salaires et de soldes.
A en croire des sources proches de l’entourage du Directeur
Général déchu, celui-ci a d’énormes difficultés à supporter le coup. Lui
qui, il n’y a pas longtemps avait eu l’insigne honneur d’être décoré
solennellement par le Chef de l’Etat en personne. Il ne pouvait en être
autrement pour cet homme qui fort des relations privilégiées qui le lient au
clan Gnassingbé se croit toujours indéboulonnable et tout permis. Dr Odou en
effet n’est pas n’importe qui. Il serait le fils d’un grand compagnon du feu
Président Eyadéma. Son père appartenait au «Club des Neuf» ayant créé
le RPT. Aux obsèques de son père, le gouvernement aurait été représenté par
une dizaine de ministres, feu président Eyadéma aurait dépêché l’ancien
Ministre Mathieu Koffi pour l’y représenter. Le Général Eyadéma qui était
très fidèle en amitié, n’avait pas été insensible à la frappe chirurgicale à
lui assumée par Dr Odou quand celui-ci était allé l’informer de son
admission à la retraite. Feu président Eyédéma aurait ordonné alors au fils
de son ami d’aller reprendre tranquillement son poste. Aujourd’hui au Togo
les choses ont changé. La méthode d’Eyadéma, petit à petit rentre dans
l’histoire : «Lui c’est lui, moi c’est moi», aurait déclaré le
Président Faure pour édifier l’opinion sur sa vision basée sur la rupture
d’avec la méthode du passé. A qui veut l’entendre, il raconterait que ce qui
vient de lui arriver n’est qu’un règlement de compte politique : une
personnalité politique très influente de la même préfecture d’origine que
lui, aurait rapporté à Faure Gnassingbé que lui Odou avait des affinités
avec l’honorable Kpatcha.
Au-delà des réactions suscitées ici et là par la destitution de
l’ancien DG de l’ICAT et de ce que ce dernier peut penser de la mesure, il
faut retenir que le ministre Messan Ewovor, de l’Agriculture, de l’Elevage
et de la Pêche, auquel la situation n’échappe pas, est intervenu à temps
pour arrêter l’hémorragie. Le Ministre de l’Agriculture a pris ses
responsabilités. Le Dr Odou, un ancien retraité maintenu en fonction a fini
par manquer de tact, et de l’esprit d’initiative requis pour une meilleure
gestion de l’Institut. Avec la nomination du Dr Ale Gonh-Goh Ayefoumi,
s’ouvre une nouvelle page pour l’ICAT qui a besoin d’être redynamisé. Suite
à cet important changement, le personnel gréviste de cet Institut, serait
bien inspiré en accordant une période de grâce au successeur du Dr Odou. Il
ne sert à rien de se faire des préjugés, il faut attendre pour juger sur
pièces. D’aucuns pensent que le Ministre Ewovor a bien fait en tenant compte
des critères géopolitiques dans la nomination. Le Dr Ale est originaire de
la Préfecture de Tchamba, la même préfecture d’origine du Dr Odou. Quant à
M. Tchassanti Nasser, il a été tout simplement affecté au Ministère de
l’Agriculture comme Directeur Administratif et Financier. Cet homme a besoin
d’être surveillé.
Le plus dur commence
La nouvelle situation qui vient d’être créée à l’ICAT appelle à un
sens de responsabilité élevé des uns et des autres. L’essentiel n’est pas de
faire partir le Dr Odou et le remplacer par la jeune Ale Gonh-Goh. Il faut
également et surtout redresser l’ICAT. En ce sens, le nouveau Directeur
Général ne doit pas se prélasser dans son fauteuil de cuir. Il doit
retrousser les manches pour relever les défis multiples et énormes qui
l’attendent afin de mériter la confiance de ceux qui l’ont coopté et proposé
à ce poste. Car le passif laissé par son prédécesseur est extrêmement lourd.
Quant au Ministre de tutelle, il doit donner les moyens au nouveau
Directeur Général à mener à bien la mission qui vient de lui être confiée.
Dans un pays comme le Togo où les caisses de l’Etat sont désespérément
vides, ce n’est pas rien. Il faut à tout prix aider le nouveau Directeur
Général à trouver des solutions à l’épineux dossier des arriérés de salaires
impayées et aux conditions de travail exécrables où se trouvent réduits les
conseillers régionaux, les techniciens et autres agents de terrain
éparpillés un peu partout sur le territoire. C’est à ce titre que la
nouvelle décision de l’augmentation en carburant de ces agents qui était à
10 litres a été favorablement accueillie par les techniciens supérieurs. Le
nouveau Directeur Administratif et Financier M. Fogan Tékoe qui serait à
l’origine de cette initiative, jugée salvatrice pour l’agriculture est
interpellé dans le sens d’élargir cette mesure aux conseillers et à tous
ceux qui également se battent sur le terrain pour la promotion de
l’agriculture togolaise. Mais comment parvenir à redresser les choses à l’ICAT
sans passer par un assainissement de la gestion, vu que sous l’action des
anciens Directeur Général et Directeur Administratif et Financier, la
comptabilité de l’Institut se retrouve complètement paralysée ?
Quelques inquiétudes
Au moment où nous bouclions, nous apprenions que dans le souci
d’assainir la gestion de l’ICAT, le cabinet d’expertise comptable de Charles
Birregah a été commis pour auditer l’Institut. Si ces informations sont
vraies, il y a lieu alors de s’interroger sur les intentions réelles de ceux
qui ont porté leur choix sur Charles Birregah. La question mérite tout son
sens si l’on sait que Charles Birregah traîne des casseroles derrière lui.
Dans un passé pas du tout lointain, en effet il a fait parler de lui et en
mal dans le dossier de la liquidation de l’OPAT les déflatés de cet office
ont dû engager une bataille farouche à l’encontre de Charles Birregah qui
entre temps s’était retrouvé en petite culotte dans les geôles de la
gendarmerie, avant de percevoir une infime partie de leurs droits.
Aujourd’hui, on dénombre beaucoup de morts dans leurs rangs.
Ceux d’entre eux qui ne le sont pas, sont clochardisés par la
situation misérable dans laquelle le liquidateur Charles Birregah les avait
foutus. Ils ont assisté impuissants au départ de leur femme du foyer, suite
à leur incapacité de subvenir aux besoins de la famille.
Ceux qui croient que Charles Birregah est définitivement plongé
dans la lecture de la Sainte Bible et dans les prêches de la Bonne Nouvelle
doivent se raviser : l’homme est comme sorti subitement d’une boîte magique,
et pour faire parler de lui de nouveau. En relevant de ses fonctions, le Dr
Odou, et en faisant auditer l’ICAT par Charles Birregah, les autorités ne
donnent-elles pas l’impression de détruire de la main gauche, ce qu’elles
construisent par la main droite ?
Affaire à suivre.
Jacqueline Nyarley Tarsi
Secrets d’alcôve :
La mésaventure
du pasteur
Laurent se retourna péniblement sur son lit. Son dos lui faisait
atrocement mal. Il tendit la main, prit un petit miroir qui se trouvait sur
la petite table de chevet et se regarda le visage. L'image qu'il vit lui
donna froid dans le dos. Il avait une grosse boursouflure à la bouche et son
œil droit poché avait du beurre noir. Il poussa un juron et essaya de
toucher son dos endolori, mais n'y parvint pas. Il ferma les yeux et comme
pour oublier la douleur lancinante, il se mit à penser à son malheur. Si
c'était le prix de l'adultère, il le payait fort bien.
Laurent était il y a encore quelques temps, un homme sans
problème. Il a eu un cursus scolaire et universitaire normal jusqu'à la
maîtrise. Contrairement à ses amis qui, à l'Université, aimaient faire la
java, Laurent préférait toujours rester dans son petit coin pour lire ses
leçons. A part ses cours, ce qu'il aimait aussi beaucoup c'était la Bible.
De fait, c'était quelqu'un qui consacrait tout son temps à l'étude de la
Bible et à ses cours de linguistique. Lorsqu'on entrait dans sa petite
chambre d'étudiant, on était toujours frappé par les traités bibliques qu'il
faisait traîner un peu partout.
C'est donc sans surprise que ses anciens camarades d'amphi
apprendront quelques années plus tard, que Laurent était devenu Pasteur.
Oui, après sa maîtrise, et face au chômage endémique qui sévit au Togo,
Laurent avait décidé d'embrasser la carrière de Pasteur. Il paraît que c'est
une activité qui nourrit son homme. Il suffit d'avoir une bonne gueule et de
savoir embobiner les dames pour se la couler douce à leurs dépens.
Pour apprendre le métier et bien l'exercer, Laurent était parti se
former pour quelques mois dans un pays anglophone de la sous-région.
Revenu au pays, il s'associa avec des amis et forma un groupe de
prière qui, au fil du temps se transforma en église. Très vite, l'église de
Laurent prit de l'envergure. On sait de lui qu'il était un oint de Dieu qui
avait la maîtrise de l'art de prier. Nombreux étaient ceux et celles qui, le
dimanche, pendant le culte, prenaient la parole pour rendre témoignage au
sujet de tout le bien que leur ont procuré les prières d'intercession de
Pastor Laurent.
Entre temps, Laurent s'était marié à une jeune dame, fidèle de son
église. Anna, c'était son nom, était une charmante personne. Elle avait une
boutique au Marché d'Akodésséwa. Tout marchait pour elle sur ce plan. Mais,
comme Dieu ne donnait pas toujours tout aux humains, il manquait quelque
chose à Anna. C'était l'amour. La jeune dame ne savait pas pourquoi, mais en
cette matière, elle manquait beaucoup de chance. Tous les hommes sur qui
elle tombait finissaient toujours par la décevoir. Tout se passait presque
de la même façon. Les hommes arrivaient et manifestaient une sorte de
sérieux. Mais une fois que Anna se donnait à eux, ils affichaient une autre
face. La jeune dame finissait par comprendre que tout ce que voulaient ces
hommes, c'était de profiter d'elle tout simplement. La rupture était alors
inévitable.
C'est cette jeune dame que Pastor Laurent choisit comme épouse. Le
mariage fut grandiose. De nombreux invités étaient venus d'un peu partout.
Parmi eux, des collègues Pasteurs de Laurent. Après la célébration, la vie
de couple avait commencé pour les jeunes mariés. Tout allait bien. En moins
de quatre ans, ils avaient deux charmants enfants : un garçon et une fille.
Le jeune couple était l'objet d'envie. Et toutes les conditions étaient
réunies pour que Laurent et Anna vivent tranquilles avec leurs enfants, dans
un bonheur partagé.
Seulement voilà. L'homme est un éternel insatisfait qui, au gré de
ses aventures, finit toujours par compromettre le bien qu'il a.
Les années passèrent sans que le couple ne connût aucun problème
majeur. Pendant ce temps, l'église grandissait et s'agrandissait. Des gens
venaient de plus en plus nombreux. Et parmi eux, de belles dames qui
voulaient que Pastor Laurent fasse un miracle pour elles. Chacune avait ses
problèmes et attendait une solution.
Pastor Laurent, autrefois un peu réservé, commença à changer au
contact des femmes. Il résistait de moins en moins au charme de ces belles
créatures. Il lui était arrivé, il y a quelques années, de tromper pour la
première fois, sa femme Anna. Et ça, il l'avait fait avec une fidèle du nom
de Rachel.
A la vérité, Rachel était une belle dame. De taille moyenne, elle
avait une corpulence assez athlétique mise en valeur par une hanche
légèrement proéminente et une poitrine généreuse. Elle avait déjà fait un
enfant. Mais elle était d'une constitution si bonne qu'on ne dirait pas
qu'elle avait jamais fait l'expérience de l'enfantement. Ses seins avaient
gardé leur fermeté et pointaient comme des obus sur une rampe de lancement.
Pastor Laurent se souvient toujours de son premier tour au 7e Ciel
avec Rachel. C'était il y a un peu moins de deux ans. Il avait prétexté
qu'il devait aller voir un collègue Pasteur à Cotonou pour la préparation
d'une Convention pour se retrouver dans un grand complexe hôtelier à
Agbodrafo avec Rachel. Il y avait passé une journée entière à sauter la
belle dame. Arrivés à l'hôtel un mardi soir vers 17 h, ils n'étaient
repartis que le lendemain peu après 18 h.
Pastor Laurent pouvait revivre les événements comme si c'était
hier. Après avoir intégré leur chambre ce soir-là, ils étaient retournés au
bar de l'hôtel pour prendre un verre. Pastor Laurent se fit servir un double
Whisky qu'il vida sec d'un trait avant d'en commander une seconde dose qu'il
coupa cette fois-ci avec du Coca. C'était sa façon à lui de se mettre en
condition.
Après cette mise en forme, ils retournèrent à leur chambre pour
les choses sérieuses. L'ambiance était cool et la climatisation avait
rafraîchi les lieux. Il n'était donc point besoin de prendre une douche. Et
puis, pourquoi perdre le temps dans une douche alors que Laurent mourait
d'envie de goûter au fruit fendu.
Sitôt la porte de la chambre fermée, les deux amoureux se jetèrent
dans les bras l'un de l'autre pour une première étreinte. Pastor Laurent eut
tout le loisir de prendre Rachel dans ses bras et de la serrer très fort.
Puis, il se consacra à sa poitrine, palpant et repalpant les deux obus.
Pendant ce temps, Rachel lui rendait la pareille en faisant courir ses
doigts dans son dos. Pastor Laurent marcha à reculons et s'affala sur le
lit. Rachel le suivit dans le mouvement et sauta agilement sur lui. De ses
deux mains, elle lui caressait la poitrine, puisant de temps à autre, le
bout dur de ses mamelons. Pastor Laurent était aux anges.
Après plusieurs minutes de ce jeu, les choses plus sérieuses
commencèrent en profondeur. Pastor Laurent pilonnait comme un forcené.
Bientôt, il prit son pied avec le plaisir dans toute sa plénitude.
Depuis ce jour, Pastor Laurent n'avait pas cessé de voir Rachel.
Tous les prétextes étaient bons pour lui pour s'échapper de la maison et
aller labourer en cachette Rachel qui, de son côté ne s'embarrassait pas de
scrupule pour rendre de temps en temps visite à la famille Pastor Laurent.
Hier nuit, le Pasteur était encore allé rejoindre sa dulcinée dans
un lieu secret. Comme chaque fois, ils ont fait un tour au 7e Ciel. Pour des
raisons de discrétion, il était à pied comme d'habitude en ces
circonstances.
Les choses étaient allées si vite qu'il n'avait rien vu venir. Il
se rappelait avoir entendu crier au voleur. L'instant d'après, il avait vu
un type passer à toute vitesse. Le temps de réaliser ce qui se passait, une
foule d'individus s'était ruée sur lui avec des bâtons, des gourdins, etc.
Il avait été pris pour un vulgaire voleur. C'était ça la vérité. Il n'avait
eu la vie sauve que grâce à un agent de Police qui passait dans les
environs.
Allongé sur son lit, Pastor Laurent se tordait de douleur. De
l'autre côté dans la cuisine, Anna sa femme était en train de préparer de
l'eau chaude pour le traiter. Pour elle, son mari avait été attaqué par des
bandits alors qu'il revenait de son église. Si seulement elle pouvait savoir
!
Jackie |