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A moins d’un an de la présidentielle qui se tiendra selon des sources
autorisées au mois de février 2010, l’heure est aux grandes manœuvres
politiques aussi bien du côté du pouvoir que de l’opposition. Même si cette
réalité semble être occultée par la farce qui se joue actuellement au fameux
CPDC, il n’en demeure pas moins vrai que les manœuvres sont en cours et les
choses ne tarderont pas à se précipiter.
Faure négocie le retour de Kpatcha au gouvernement
Faure Gnassingbé semble désormais conscient de son handicap sur le
terrain. Son mandat n’a pas servi à grand-chose. Les 20 plus sont restés
dans les tiroirs ; la misère, le shiphonnement des ressources de l’Etat, la
corruption, la gabegie les dépenses onéreuses, voyages et ripailles etc font
partie du bilan approximatif de son action à la tête du pays durant ces 5
dernières années.
A cette situation s’ajoute les dissensions au sein de son parti et le
différend entre lui et son jeune frère précédemment ministre de la défense.
La présidentielle de 2010 ne saurait se préparer avec tous ces problèmes
c’est pour cette raison que Faure est désormais en quête de soutien dans son
propre camp. La première personne dont il aimerait se rapprocher est
évidemment Kpatcha Gnassingbé dont la popularité et la mainmise sur
l’électorat du RPT au Nord et particulièrement dans la région de la Kara
n’est plus à démontrer. Si pour plusieurs observateurs, la probabilité pour
l’ex ministre de la défense de se présenter contre son frère en 2010 est
moindre voire nulle, il n’en demeure pas moins vrai qu’un éventuel manque de
soutien de ce dernier au locataire du palais de la Marina serait un sérieux
coup de grâce à Faure Gnassingbé. Après avoir laissé humilier son frère à
travers une campagne de lynchage médiatique et de dénigrement, voilà Faure
qui se fait tout petit suppliant désormais Kpatcha de lui apporter son
soutien pour la présidentielle de 2010. Certains présidents de la
sous-région et de l’Afrique centrale sont mis à contribution pour convaincre
Kpatcha Gnassingbé de faire un retour au gouvernement même si pour l’heure
on n’évoque pas suffisamment le poste qui lui sera attribué. L’homme
va-t-il saisir cette nouvelle occasion ? Rien n’est sûr puisque selon des
informations, il serait réticent à revenir au gouvernement, une position que
partage son entourage. Mais si on s’en tient à l’adage qui dit qu’une maison
divisée contre elle-même est appelé à disparaître, la question est de savoir
si Kpatcha Gnassingbé a vraiment le choix étant entendu qu’une défaite de
son frère en 2010 sonnerait comme la fin du règne de tout le clan Gnassingbé
sur le Togo. Apparemment ces conciliabules retardent le congrès du RPT qui
devrait normalement se tenir depuis. Si les différends entre d’un côté Faure
et de l’autre son frère ne sont pas résolus de même qu’entre lui et les
barons qui désapprouveraient son action, l’on achemine vers un congrès qui
risque de se terminer à queue de poisson. C’est pour donc éviter une
éventuelle humiliation venant de son propre camp que Faure s’active à jouer
au conciliateur et aux apôtres de bons offices. Mais l’on est en droit de se
poser la question de savoir s’il est sincère dans sa démarche et quelle sera
en fin de compte l’attitude des barons de ce parti ?
L’UFC en panne de stratégie et en quête de cohésion
Si l’ambiance est délétère au RPT, elle n’est pas non plus au beau
fixe au sein du parti de Gilchrist Olympio. Après trois victoires dans les
urnes sans pouvoir, l’on se demande si les adeptes du palmier ont trouvé la
recette magique pour prendre cette fois-ci le pouvoir. Apparemment non et
ceci pour plusieurs raisons. A voir comment les responsables de ce parti
sont actuellement tournés en bourrique par le RPT au sein du CPDC, on
comprend aisément qu’ils n’ont tiré aucune leçon de leurs déboires passés
et continuent naïvement à croire que le RPT est un parti de bonne foi qui
fera des concessions sur les reformes institutionnelles et
constitutionnelles. Lors du meeting de ce parti ce dimanche 22 mars à la
place Anani Santos, à analyser de près les propos des dirigeants de l’UFC,
on se rend compte que la méthode de conquête du pouvoir n’a pas changé.
C’est l’éternel populisme ambiant qui consiste à demander aux populations de
descendre dans les rues pour revendiquer une victoire.
Mais au-delà de cet aspect lié à la stratégie même du parti l’UFC est
confrontée à un sérieux problème interne qui risque de prendre d’autres
proportions si d’aventure la candidature de Gilchrist Olympio à la
présidentielle de 2010 venait à être écartée par le pouvoir. En effet selon
des sources proches du pouvoir, les stratèges du RPT s’apprêtent au cours
des discussions sur les reformes constitutionnelles et institutionnelles à
céder sur la question de résidence du candidat. En revanche, ils tiennent à
insérer dans les nouvelles dispositions la limite d’âge qui serait fixée à
70 ans. Si cette disposition venait à être confirmée, elle mettrait
automatiquement à la touche les gérontocrates de l’UFC en commençant par
Gilchrist lui-même, son beau frère Amerding qu’il pourrait prendre comme son
remplaçant et même Georges Lawson un autre éventuel remplaçant qui compte
déjà les 70 piges. Cette mise à la touche de ces vieux crocodiles ouvrira la
porte à une candidature beaucoup plus jeune et l’on pense généralement à
deux personnalités du parti à savoir le Secrétaire Général Jean Pierre Fabre
et le premier vice président Patrick Lawson. Si le premier est admiré pour
son courage, il est depuis un certain temps en froid avec son patron qui
certainement ne lui donnerait pas son onction pour une telle aventure à
moins que, Brutus pour exister décide de tuer César. Un positionnement de
Jean Pierre Fabre serait le comble pour Gilchrist, lui qui affirmait avec
cynisme en 2005 dans un journal ivoirien que le secrétaire Général de son
parti est un français. Le second quant à lui est un fin politique toujours
dans les bonnes grâces du président ; son seul handicap, ses casseroles
qu’il traîne. Lorsqu’on sait que dans tout parti politique les luttes
d’influence entre responsables sont souvent légion et que l’UFC n’échappe
pas à cette réalité, l’on se demande de quelle manière les choses vont
évoluer au sein de ce parti dans les tout prochains jours si le RPT venait
à introduire dans les reformes cette disposition scélérate sur la limite
d’âge. Dans tous les cas, le débat au sein du CPDC semble pour l’heure
reléguer cette réalité au second plan mais elle ne tardera pas à rebondir au
devant de l’actualité comme un effet boomerang.
Le CAR à défaut du retour de l’ascenseur jouera aux trouble-fêtes
Depuis quelques mois, l’opinion a fait un constat. Les responsables du CAR
et leurs militants sont bloqués au bas de l’étage et attendent le retour de
l’ascenseur. Tout comme la cogestion, les partisans du bélier noir font de
cette question d’ascenseur une affaire de vie ou de mort. Pour être clair,
le CAR souhaite et insiste qu’après avoir soutenu l’UFC à trois reprises
sans succès, il revient au parti de Gilchrist Olympio de soutenir cette
fois-ci un candidat du CAR. Si au CAR on pense qu’on ne peut plus aller à la
guerre avec un général qui a déjà perdu la bataille trois fois, du côté de
l’UFC, la proposition du CAR est perçue comme une abomination à la limite
une provocation. De l’avis de plusieurs observateurs, si le CAR a changé de
chauffeur il y a de cela quelques mois, maître Apevon ne tient en réalité
que le volant, Agboyibo continuant à maintenir son pied sur l’accélérateur.
Ce n’est donc plus un secret que le prochain candidat du CAR à la
présidentielle est bel et bien maître Agboyibo en personne qui fera bientôt
un come back au devant de l’actualité. Le CAR et l’UFC ont depuis un
certain temps entamé des discussions pour une action commune voire un
candidat unique de l’opposition. Sur le terrain les choses ne semblent pas
évoluer dans ce sens. Lorsqu’on prend les discussions actuellement en cours
au sein du CPDC, il aurait été judicieux que les deux partis présentent
toujours un document commun avec des communiqués commun après les séances.
Mais c’est le contraire qui se fait. Ce dimanche 22 mars, le CAR n’était pas
au meeting de l’UFC. Cette soi-disant union d’action est un marché de dupes
c’est pourquoi la question est de savoir si l’ascenseur ne revient pas au
CAR que ferait alors maître Agboyibo et les siens ? Naturellement il sera
candidat et les voix de l’opposition au sud seront émiettées.
Verrouiller le Nord et multiplier les candidatures au Sud
Telle est désormais la stratégie de Faure Gnassingbé. Pour les stratèges du
RPT, il faut tout faire pour décourager toute candidature venant d’un
ressortissant du Nord qui pourrait priver le RPT d’importants suffrages. Du
coup, l’on se demande si Koffi Yamgnane qui tient selon les dernières
nouvelles à être vraiment de la partie ira jusqu’au bout de sa logique ou
les choses vont finalement se régler dans les coulisses loin du regard et de
la curiosité des togolais. La même préoccupation va à l’endroit de Kagbara,
Péré et bien d’autres qui auront envie de briguer la magistrature suprême.
Si le RPT tient à éviter toute candidature au Nord, il s’organise en
revanche pour multiplier les candidatures au Sud. En dehors des candidats d’OBUTS
et du PRR qui ne roulent que pour eux mêmes, des troubles-fêtes seront
envoyés sur le terrain à coups de billets de banque juste pour grignoter les
voix de l’opposition. Si déjà le CAR et l’UFC n’arrivent pas à faire front
commun l’opposition aura réduit ses chances. Lorsqu’on ajoute à ceci les
candidats plaisantins soutenus par le pouvoir les choses seront encore plus
difficiles.
En définitive, à moins d’un an du scrutin capitalissime de 2010, le climat
n’est pas à la sérénité dans tous les camps et l’incertitude est totale.
Lorsqu’on sait que c’est un pouvoir politico-miliaire qui régente le Togo
depuis plus de 40 ans, le paramètre de l’armée apparaît aujourd’hui comme
une inconnue.
L’ambiance serait électrique les jours à venir et les togolais risquent de
s’attendre à des surprises dans un camp comme dans l’autre.
Ferdi.
A quand les
résultats de l’audit du FER ?
Le premier ministre Gilbert Houngbo avait promis aux togolais de faire toute
la lumière sur la gestion du FER (fonds d’entretien routier) dont les
milliards destinés à l’entretien du réseau routier ont mystérieusement
disparus. Supprimé par un simple décret au lendemain des inondations de
l’année dernière, le FER a été remplacé par la CAPER et le FR qui ne sont
pas encore fonctionnels. Du coup l’on se demande qui gère aujourd’hui les
péages et où vont les fonds. Voilà un autre mystère difficile à élucider
dans un pays où la bonne gouvernance et l’obligation de rendre des comptes
aux populations sont l’exercice le plus difficile pour les gouvernants.
Pour en revenir au défunt FER, l’ex-DG Ferdinand Tchamsi était la cible de
toutes les attaques mais apparemment il ne serait pas le seul responsable du
siphonnement qui a précipité le FER dans le gouffre et les routes togolaises
avec. De l’avis de certains observateurs, plusieurs barons du RPT ont tout
intérêt à ce que la lumière ne se fasse jamais sur ce dossier. Jusqu’à
preuve du contraire ayant assumé les charges de DG jusqu’à la suppression de
cette structure, Ferdinand Tchamsi semble être le seul incriminé dans cette
gestion hasardeuse avec en toile de fond l’évaporation des milliards qui
auraient dû servir à entretenir le réseau routier. Il est donc impérieux que
le premier ministre Gilbert Houngbo qui a hérité de ce sulfureux dossier
s’investisse pour faire la lumière sur le cas du FER en situant clairement
les togolais sur les responsabilités des uns et des autres. On ne peut
continuer par faire des discours sur la bonne gouvernance et faire l’embargo
sur des scandales comme celui du FER.
K. Mensah
Le libanais
Mehenna Houssam expulsé et interdit de séjour au Togo pour activités
illicites
La
sous-région ouest africaine est désormais la plaque-tournante du trafic de
drogue et autres activités illicites. Selon les experts, la stabilité même
des Etats de cette partie de l’Afrique est aujourd’hui menacée par les
narcotrafiquants qui disposent de solides relations dans les milieux
politiques et militaires. Les derniers événements en Guinée Bissau et les
aveux de certains dignitaires du régime de feu Lansana Conté quant à leur
collusion avec les trafiquants démontrent à juste titre l’ampleur du
phénomène. Le Togo n’échappe malheureusement pas à cette réalité. Les
trafiquants de drogue et autres individus menant des activités illicites ont
fait de notre pays une base arrière avec la complicité de certains barons du
pouvoir. Le lien entre le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et le
terrorisme étant désormais avéré, c’est avec un engagement sans faille que
les auteurs de ces activités sont traqués. Sous pression depuis quelques
mois des occidentaux et surtout des américains qui ont installé un quartier
général dans un pays voisin afin de mieux contrôler le phénomène par la
fourniture de renseignements aux pays de la région, le Togo du moins les
autorités sont obligés de nettoyer les écuries au risque de faire
elles-mêmes les frais.
L’on se
rappelle que l’arrestation et l’expulsion du territoire national par arrêté
le 29 janvier 2009 du sieur CHEIMSANI Toufic Hamad pour transport illégal
de 600 millions de francs a suscité des polémiques à ne pas en finir. Et
pourtant une disposition de l’UEMOA notamment le règlement R09/98/CM UEMOA
du 20 novembre 1998 rappel à tous les pays de l’union que les importateurs
de marchandises en provenance des pays autres que ceux de la zone franc et
les exportations à destination de l’étranger doivent être domiciliées auprès
des intermédiaires agrées lorsque leur montant excède cinq millions de
francs. C’est au vu de cette disposition et au vu des dispositions du GAFI
(groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux) que le sieur
Cheimsani Toufic était censé savoir, qu’il a été arrêté expulsé et les fonds
saisies.
Malgré le
rappel des dispositions de l’UEMOA et du GAFI, certains opérateurs
économiques libanais installés au Togo continuent de transporter
illégalement d’importantes sommes d’argent sur eux. Le ministère de la
sécurité et de la protection civile vient de prendre un arrêté d’expulsion
et d’interdiction de séjour à l’encontre du libanais MEHENNA HOUSSAM,
employé à la société MARCO pour activités illicites de nature à troubler
l’ordre public et porter atteinte à la sécurité nationale. L’arrêté N°
0057 du 16 mars 2009 signé du ministre Atcha Titikpina avec ampliation au
cabinet de la présidence de la république, de la primature et à d’autres
services ne mentionne pas avec précision le délit commis par ce libanais.
Mais selon des sources concordantes, il aurait été arrêté venant d’un pays
voisin avec en sa possession une forte somme de plus de 1,3 million de
dollars. La question que l’on se pose est de savoir, pourquoi malgré les
dispositions réglementaires, ces libanais continuent de transporter sur eux
et en toute illégalité d’importantes sommes d’argent ? C’est justement à ce
niveau que de forts soupçons pèsent sur leur comportement surtout lorsqu’on
sait que cette pratique est courante pour les groupes terroristes qui ne
laissent aucune traçabilité dans le transfert des fonds. La semaine
dernière, deux responsables du Hamas ont été arrêtées à la frontière de
Rafât par les services de sécurité égyptiens en possession de 900 000
dollars en liquidité. Les fonds ont été simplement saisis. Pour éviter ces
ennuis et se faire passer après pour des victimes d’extorsion de fonds par
les services de renseignement, il est impérieux que les libanais opérant au
Togo se conforment aux dispositions légales de la zone UEMOA. Toute autre
attitude serait suspecte de leur part.
Gloria
Mendicité voilée
aux alentours du CHU : A qui la faute ?
Au Centre
Hospitalier Universitaire de Lomé, principal centre de santé du Togo, on
assiste à des quêtes voilées et polies de la part de certains fils démunis
du pays.
Leur quête
n’est pas une simple plaisanterie. C’est une question de vie ou de mort.
Leur différence des habituels mendiants souvent assis à même le sol est
qu’ils ne sont ni parsemés ni mendiants professionnels. Ces mendiants
occasionnels du CHU sont contraints de tendre leur main, lorsqu’ils y
amènent un malade dans un état grave. Dites-vous qu’ils sont souvent
effrayés par les frais exorbitants de l’ordonnance. N’ayant pas quoi
s’acheter les médicaments, ils tentent leur chance auprès de quiconque au
passage. Parfois ils tombent sur des bons samaritains, mais dès fois ils ne
trouvent rien et la mort s’en suit.
La
récurrence de ce problème n’est pas la faute des moribonds, mais elle est
due à l’irresponsabilité de l’Etat togolais qui n’est qu’un Etat
démissionnaire.
Gilbert
Djossi
Simulacre de
baisse du prix du carburant : Le gouvernement Houngbo se moque des togolais
Pressé par
l’opinion de revoir à la baisse le prix du carburant depuis que le baril du
pétrole stagne en dessous de 40 dollars, le gouvernement Faure-Houngbo après
des mois de résistance s’est décidé à agir mais dans quel sens ? Le jeudi
dans la soirée, un arrêté du ministre en charge du commerce annonçant la
baisse du prix du carburant a été lu sur les médias d’Etat. Ainsi, il
apparaît que le prix de l’essence super est ramené de 500 f à 445f soit une
diminution de 55 f sur le litre. Invité par la TVT pour expliquer les
motivations de cette soi-disant baisse, le ministre en charge du commerce et
du secteur privé Guy Madjé Lorenzo s’est perdu en conjecture avec des
arguments saugrenus tirés des cheveux. A la question du journaliste de
savoir si cette baisse tient compte de la situation des pays voisins,
Lorenzo s’est rapidement transporté en Côte d’Ivoire avant de faire un
détour par le Burkina Faso pour conclure que dans ces deux pays qu’il venait
d’appeler le matin, le carburant était respectivement à 600f et 650f. Dans
son obstination à justifier l’injustifiable, il a enjambé le Benin et le
Ghana où le prix du carburant oscille respectivement entre 300 f et 350f
pour nous parler de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. La question que le
togolais moyen qui n’est pas moins intelligent que notre fameux ministre est
de savoir si le Togo a le même niveau de vie que la Côte d’Ivoire ? De plus
n’est-il pas normal que le Burkina qui vient s’approvisionner à la côte
puisse vendre le carburant plus cher que nous. Au lieu de situer les
togolais sur les motivations de cette farce du gouvernement, Guy Lorenzo
s’est évertué à parler du pétrole comme un produit stratégique pour le
Togo. Au fait qui ne sait pas dans ce monde que le pétrole est un produit
stratégique pour toute nation.
Contrairement aux démonstrations approximatives du ministre en charge du
commerce, le Togo s’approvisionne tout comme les autres pays là où le
carburant est moins cher c’est à dire sur le plan international au prix du
baril du pétrole qui oscille actuellement entre 35 et 40 dollars. A moins
que Guy Lorenzo nous prouve que le gouvernement togolais s’approvisionne sur
la lune, sa démonstration scandaleuse n’a aucune raison d’être. De la
baisse du prix du carburant il n’en est rien avec cet arrêté. A la limite,
c’est une injure du gouvernement à l’intelligence des togolais et une
manière de continuer par faire souffrir inutilement nos populations. L’on se
rappelle que dans le cas du prix du ciment, le gouvernement sous prétexte de
lutter contre la contrebande s’est précipité d’aligner les prix sur ceux des
pays voisins. La question est de savoir si ce qui a été fait pour le ciment
ne peut pas l’être pour le carburant surtout que du côté du Ghana, l’on
s’inquiète de l’ampleur de trafic du carburant d’Aflao vers Lomé. Même à
445f, le carburant est plus cher au Togo qu’au Ghana et au Benin ce qui va
nécessairement favoriser la contrebande qui s’est déjà installée entre les
trois pays.
Selon des
sources généralement bien informées, le maintien du prix du carburant à la
hausse découle de la volonté de certaines hautes autorités au sommet de
l’Etat qui ont des intérêts énormes dans le pétrole au Togo. Depuis la
baisse du prix du baril sur le plan international et le maintien des prix du
carburant à la hausse à la pompe au Togo, ces barons font d’énormes chiffres
d’affaires dont la marge bénéficiaire ne profite même pas à l’Etat. Selon
toujours ces mêmes sources c’est sous des pressions répétitives du premier
ministre qui a même pris de court ces barons en annonçant la baisse sur les
ondes de RFI que ces derniers se sont résolus à accepter une petite baisse.
Trois propositions auraient été faites à Faure Gnassingbé à savoir 350f,
400f et 445f et il a tranché en choisissant le prix le plus élevé. En
jouant sur les nerfs des togolais par ce grignotage des prix du pétrole, le
gouvernement de Faure joue avec le quotidien des togolais. Dans tous les
cas, cette supposée baisse du prix du carburant est un non-événement.
K. Mensah
Plaidoyer pour
Accra, la nouvelle capitale du Togo
Pour la
1ère journée des éliminatoires jumelés CAN & Mondial 2010 dans le groupe A
composé du Togo - Cameroun - Maroc - Gabon, les éperviers du Togo avec leur
nouveau coach le Belge Jean Thissen, affrontent les Lions indomptables du
Cameroun non pas à Lomé, mais à Accra.
Pour
mémoire, retenez que lors des éliminatoires de la CAN 2008 en dernière
journée où le Togo recevait son homologue du Mali, des heurts ont éclaté et
la CAF a suspendu le stade pour 6 mois. Donc le Togo était obligé de
recevoir ses adversaires à Accra au Ghana voisin.
C’est ainsi
que ce 28 Mars 2009, les Eperviers affrontent dans un combat d‘hommes les
Lions Indomptables du Cameroun.
Un match au
gout de revanche
Togo - Cameroun sera le match de toutes les revanches et pour multiples
raisons.
On
se souvient que c’est le Cameroun qui a battu le Togo lors de la CAN 2002 au
Mali (2-0) avec un Adébayor Shéyi au début de sa prometteuse carrière.
On
se souvient également que c’est ce Cameroun qui a éliminé le Togo lors de la
CAN 2006 en Egypte (2-0) avec un but d’anthologie du virtuose E’TOO Fils
Ma
mémoire infidèle d’homme me rappelle encore que c’est ce même Cameroun qui a
humilié le Togo ici au Stade de Kegué du temps des N’TSOUDJIN (4-2)
Me
revient encore à la mémoire que ce même Cameroun a battu le Togo au Stade
omnisport de Lomé (4-2) avec dans l’attaque un certain M’boma et Jean
Jacques Missé Missé Ma jeune mémoire me rappelle encore que ces lions nous
ont mystifié ici à Kegué en 2007. Alors que Adébayor et les siens les
dominaient en match amical (2-0) à la mi temps ; ils ont eu toutes les
ressources nécessaires pour revenir au score et finir (2-2) à la fin du
temps réglementaire.
Ma
mémoire me rappelle, elle rappellera toujours que les Lions indomptables
sont de terribles adversaires et qu’une mobilisation monstre s’impose pour
faire de ACCRA, LA NOUVELLE CAPITALE DU TOGO le temps d’une rencontre.
Le match du
ballon d’or africain 2008
Auréolé du titre du Ballon d’Or Africain 2008, ADEBAYOR se doit de faire de
cette rencontre, son affaire personnelle, car se sera sa 1ère sortie
officielle avec les Eperviers du Togo depuis son sacre à Lagos au Nigeria en
février dernier. Le capitaine se doit de mobiliser les troupes et défendre
jusqu’au sang les couleurs nationales.
Et
pour y arriver ADEBAYOR and Co auront besoin du soutien au public togolais
qui ne fait jamais défaut dans ces genres de situations. A Accra, les
Camerounais doivent avoir l’impression d’être accueilli au stade de Kegué à
Lomé.
C’est ici que ADE doit prouver qu’il n’a pas usurper son titre de ballon
d’or africain mais qu’il le méritait.
Que les autorités sportives et politiques nous permettent de faire ce voyage
dans les meilleures conditions en complicité avec les autorités
ghanéennes. Accra c’est à quelques pas de chez nous.
Du
patriotisme dynamique
Peuples togolais, le temps est venu de montrer ton soutien indéfectible à
l’endroit des Eperviers en bravant les intempéries pour aller apporter ta
pierre à la victoire ô combien exaltante sur les Lions du Cameroun.
De
Lomé à Bassar, de Tsévié à Morétan, de Pagouda à Kévé, de Sokodé à Kara, de
Blitta à Kpalimé, de Sotouboua à Pagala, de Aneho à Cinkasse, de Atakpamé à
Mandouri, de Tandjouare à Notsè, de Tchamba à tabligbo, de Badou à Bafilo,
de Pagouda à Guérin-Kouka, de Elavagnon à Hihetro, … oublions l’espace d’une
rencontre que Lomé est la Capitale du Togo et faisons ensemble d’Accra la
nouvelle capitale du Togo.
A
bon entendeur salut !
Jacques K.
S. |