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2009

   
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L'Alternative #08 du 24 mars 2009
La présidentielle de février 2010 à l’heure des grandes manœuvres : Faure négocie âprement le retour de Kpatcha au gouvernement, l’UFC en panne de stratégie, le CAR attend l’ascenseur, Yamgnane en embuscade

A moins d’un an de la présidentielle qui se tiendra selon des sources autorisées au mois de février 2010, l’heure est aux grandes manœuvres politiques aussi bien du côté du pouvoir que de l’opposition. Même si cette réalité semble être occultée par la farce qui se joue actuellement au fameux CPDC, il n’en demeure pas moins vrai que les manœuvres sont en cours et les choses ne tarderont pas à se précipiter.

Faure négocie le retour de Kpatcha au gouvernement

          Faure Gnassingbé semble désormais conscient de son handicap sur le terrain. Son mandat n’a pas servi à grand-chose. Les 20 plus sont restés dans les tiroirs ; la misère, le shiphonnement des ressources de l’Etat, la corruption, la gabegie les dépenses onéreuses, voyages et ripailles etc font partie du bilan approximatif de son action à la tête du pays durant ces 5 dernières années.

A cette situation s’ajoute les dissensions au sein de son parti et le différend entre lui et son jeune frère précédemment ministre de la défense. La présidentielle de 2010 ne saurait se préparer avec tous ces problèmes c’est pour cette raison que Faure est désormais en quête de soutien dans son propre camp.  La première personne dont il aimerait se rapprocher est évidemment Kpatcha Gnassingbé dont la popularité et la mainmise sur l’électorat du RPT au Nord et particulièrement dans la région de la Kara n’est plus à démontrer. Si pour plusieurs observateurs, la probabilité pour l’ex ministre de la défense de se présenter contre son frère en 2010 est moindre voire nulle, il n’en demeure pas moins vrai qu’un éventuel manque de soutien de ce dernier au locataire du palais de la Marina serait un sérieux coup de grâce à Faure Gnassingbé. Après avoir laissé humilier son frère à travers une campagne de lynchage médiatique et de dénigrement, voilà Faure qui se fait tout petit suppliant désormais Kpatcha  de lui apporter son soutien pour la présidentielle de 2010. Certains présidents de la sous-région et de l’Afrique centrale sont mis à contribution pour convaincre Kpatcha Gnassingbé de faire un retour au gouvernement même si pour l’heure on n’évoque pas suffisamment le poste qui lui sera attribué.  L’homme va-t-il saisir cette nouvelle occasion ? Rien n’est sûr puisque selon des informations, il serait réticent à revenir au gouvernement, une position que partage son entourage. Mais si on s’en tient à l’adage qui dit qu’une maison divisée contre elle-même est appelé à disparaître, la question est de savoir si Kpatcha Gnassingbé a vraiment le choix étant entendu qu’une défaite de son frère en 2010 sonnerait comme la fin du règne de tout le clan Gnassingbé sur le Togo. Apparemment ces conciliabules retardent le congrès du RPT qui devrait normalement se tenir depuis. Si les différends entre d’un côté Faure et de l’autre son frère ne sont pas résolus de même qu’entre lui et les barons qui désapprouveraient son action, l’on achemine vers un congrès qui risque de se terminer à queue de poisson. C’est pour donc éviter une éventuelle humiliation venant de son propre camp que Faure s’active à jouer au conciliateur et aux apôtres de bons offices. Mais l’on est en droit de se poser la question de savoir s’il est sincère dans sa démarche et quelle sera en fin de compte l’attitude des barons de ce parti ?

            L’UFC en panne de stratégie et en quête de cohésion

          Si l’ambiance est délétère au RPT, elle n’est pas non plus au beau fixe au sein du parti de Gilchrist Olympio. Après trois victoires dans les urnes sans pouvoir, l’on se demande si les adeptes du palmier ont trouvé la recette magique pour prendre cette fois-ci le pouvoir. Apparemment non et ceci pour plusieurs raisons. A voir comment les responsables de ce parti sont actuellement tournés en bourrique par le RPT au sein du CPDC, on comprend aisément qu’ils n’ont tiré aucune leçon de leurs déboires passés  et continuent naïvement à croire que le RPT est un parti de bonne foi qui fera des concessions sur les reformes institutionnelles et constitutionnelles. Lors du meeting de ce parti ce dimanche 22 mars à la place Anani Santos, à analyser de près les propos des dirigeants de l’UFC, on se rend compte que  la méthode de conquête du pouvoir n’a pas changé. C’est l’éternel populisme ambiant qui consiste à demander aux populations de descendre dans les rues pour revendiquer une victoire.

Mais au-delà de cet aspect lié à la stratégie même du parti l’UFC est confrontée à un sérieux problème interne qui risque de prendre d’autres proportions si d’aventure la candidature de Gilchrist Olympio à la présidentielle de 2010 venait à être écartée par le pouvoir.  En effet selon des sources proches du pouvoir, les stratèges du RPT s’apprêtent au cours  des discussions sur les reformes constitutionnelles et institutionnelles à céder sur la question de résidence du candidat. En revanche, ils tiennent à insérer dans les nouvelles dispositions la limite d’âge qui serait fixée à 70 ans. Si cette disposition venait à être confirmée, elle mettrait automatiquement à la touche les gérontocrates de l’UFC  en commençant par Gilchrist lui-même, son beau frère Amerding qu’il pourrait prendre comme son remplaçant et même Georges Lawson un autre éventuel remplaçant qui compte déjà les 70 piges. Cette mise à la touche de ces vieux crocodiles ouvrira la porte à une candidature beaucoup plus jeune et l’on pense généralement à deux personnalités du parti à savoir le Secrétaire Général Jean Pierre Fabre et le premier vice président Patrick Lawson. Si le premier est admiré pour son courage, il est depuis un certain temps en froid avec son patron qui certainement ne lui donnerait pas son onction pour une telle aventure à moins que, Brutus pour exister décide de tuer César. Un positionnement de Jean Pierre Fabre serait le comble pour Gilchrist, lui qui affirmait avec cynisme en 2005 dans un journal ivoirien que le secrétaire Général de son parti est un français. Le second quant à lui est un fin politique toujours dans les bonnes grâces du président ; son seul handicap, ses casseroles qu’il traîne. Lorsqu’on  sait que dans tout parti politique les luttes d’influence entre responsables sont souvent légion et que l’UFC n’échappe pas à cette réalité, l’on se demande de quelle manière les choses vont évoluer au sein de ce parti dans les tout prochains jours si le RPT venait à  introduire dans les reformes cette disposition scélérate sur la limite d’âge. Dans tous les cas,  le débat au sein du CPDC semble pour l’heure reléguer cette réalité au second plan mais elle ne tardera pas à rebondir au devant de l’actualité comme un effet boomerang. 

Le CAR à défaut du retour de l’ascenseur jouera aux trouble-fêtes

Depuis quelques mois, l’opinion a fait un constat. Les responsables du CAR et leurs militants sont bloqués au bas de l’étage et attendent le retour de l’ascenseur. Tout comme la cogestion, les partisans du bélier noir font de cette question d’ascenseur une affaire de vie ou de mort. Pour être clair, le CAR souhaite et insiste qu’après avoir soutenu l’UFC à trois reprises sans succès, il revient au parti de Gilchrist Olympio de soutenir cette fois-ci un candidat du CAR. Si au CAR on pense qu’on ne peut plus aller à la guerre avec un général qui a déjà perdu la bataille trois fois, du côté de l’UFC, la proposition du CAR est perçue comme une abomination à la limite une provocation. De l’avis de plusieurs observateurs, si le CAR  a changé de chauffeur il y a de cela quelques mois, maître Apevon ne tient en réalité que le volant, Agboyibo continuant à maintenir son pied sur l’accélérateur. Ce n’est donc plus un secret que le prochain candidat du CAR à la présidentielle est bel et bien maître Agboyibo en personne qui fera bientôt un come back au devant de l’actualité. Le CAR et l’UFC  ont depuis un certain temps entamé des discussions pour une action commune voire un candidat unique de l’opposition. Sur le terrain les choses ne semblent pas évoluer dans ce sens. Lorsqu’on prend les discussions actuellement en cours au sein du CPDC, il aurait été judicieux que les deux partis présentent toujours un document commun avec des communiqués commun après les séances. Mais c’est le contraire qui se fait. Ce dimanche 22 mars, le CAR n’était pas au meeting de l’UFC. Cette soi-disant union d’action est un marché de dupes c’est pourquoi la question est de savoir si l’ascenseur ne revient pas au CAR que ferait alors maître Agboyibo et les siens ? Naturellement il sera candidat et les voix de l’opposition au sud seront émiettées.

Verrouiller le Nord et multiplier les candidatures au Sud

Telle est désormais la stratégie de Faure Gnassingbé. Pour les stratèges du RPT, il faut tout faire pour décourager toute candidature venant d’un ressortissant du Nord qui pourrait priver le RPT d’importants suffrages. Du coup, l’on se demande si Koffi Yamgnane qui tient selon les dernières nouvelles à être vraiment de la partie ira jusqu’au bout de sa logique ou les choses vont finalement se régler dans les coulisses loin du regard et de la curiosité des togolais. La même préoccupation va à l’endroit de Kagbara, Péré et bien d’autres qui auront envie de briguer la magistrature suprême.  Si le RPT tient à éviter toute candidature au Nord, il s’organise  en revanche pour multiplier les candidatures au Sud. En dehors des candidats d’OBUTS et du PRR qui ne roulent que pour eux mêmes, des troubles-fêtes seront envoyés sur le terrain à coups de billets de banque juste pour grignoter les voix de l’opposition.  Si déjà le CAR et l’UFC n’arrivent pas à faire front commun l’opposition aura réduit ses chances. Lorsqu’on ajoute à ceci les candidats plaisantins soutenus par le pouvoir les choses seront encore plus difficiles.

En définitive, à moins d’un an du scrutin capitalissime de 2010, le climat n’est pas à la sérénité dans tous les camps et l’incertitude est totale. Lorsqu’on sait que c’est un pouvoir politico-miliaire qui régente le Togo depuis plus de 40 ans, le paramètre de l’armée apparaît aujourd’hui comme une inconnue.

L’ambiance serait électrique les jours à venir et les togolais risquent de s’attendre à des surprises dans un camp comme dans l’autre.

Ferdi.


A quand les résultats de l’audit du FER ?

Le premier ministre Gilbert Houngbo avait promis aux togolais de faire toute la lumière sur la gestion du FER (fonds d’entretien routier) dont les milliards destinés à l’entretien du réseau routier ont mystérieusement disparus. Supprimé par un simple décret au lendemain des inondations de l’année dernière,  le FER a été remplacé par la CAPER  et le FR qui ne sont pas encore fonctionnels. Du coup l’on se demande qui gère aujourd’hui les péages et où vont les fonds. Voilà un autre mystère difficile à élucider dans un pays où la bonne gouvernance et l’obligation de rendre des comptes aux populations sont l’exercice le plus difficile pour les gouvernants.

Pour en revenir au  défunt FER, l’ex-DG Ferdinand Tchamsi était la cible de toutes les attaques mais apparemment il ne serait pas le seul responsable du siphonnement qui a précipité le FER dans le gouffre et les routes togolaises avec. De l’avis de certains observateurs, plusieurs barons du RPT ont tout intérêt à ce que la lumière ne se fasse jamais sur ce dossier. Jusqu’à preuve du contraire ayant assumé les charges de DG jusqu’à la suppression de cette structure, Ferdinand Tchamsi semble être le seul incriminé dans cette gestion hasardeuse avec en toile de fond l’évaporation des milliards qui auraient dû servir à entretenir le réseau routier. Il est donc impérieux que le premier ministre Gilbert Houngbo qui a hérité de ce sulfureux dossier s’investisse pour faire la lumière sur le cas du FER en situant clairement les togolais sur les responsabilités des uns et des autres. On ne peut continuer par faire des discours sur la bonne gouvernance et faire l’embargo sur des scandales comme celui du FER.

K.  Mensah


Le libanais Mehenna Houssam expulsé et interdit de séjour au Togo pour activités illicites

La sous-région ouest africaine est désormais la plaque-tournante du trafic de drogue et autres activités illicites. Selon les experts, la stabilité même des Etats de cette partie de l’Afrique est aujourd’hui menacée par les narcotrafiquants qui disposent de solides relations dans les milieux politiques et militaires. Les derniers événements en Guinée Bissau et les aveux de certains dignitaires du régime de feu Lansana Conté quant à leur collusion avec les trafiquants démontrent à juste titre l’ampleur du phénomène. Le Togo n’échappe malheureusement pas à cette réalité. Les trafiquants de drogue et autres individus menant des activités illicites ont fait de notre pays une base arrière avec la complicité de certains barons du pouvoir. Le lien entre le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et le terrorisme étant désormais avéré, c’est avec un engagement sans faille que les auteurs de ces activités sont traqués. Sous pression depuis quelques mois des occidentaux et surtout des américains qui ont installé un quartier général dans un pays voisin afin de mieux contrôler le phénomène par la fourniture de renseignements aux pays de la région, le Togo du moins les autorités sont obligés de nettoyer les écuries au risque de faire elles-mêmes les frais.

L’on se rappelle que l’arrestation et l’expulsion du territoire national par arrêté le 29 janvier 2009  du sieur CHEIMSANI Toufic Hamad pour transport illégal de 600 millions de francs a suscité des polémiques à ne pas en finir. Et pourtant une disposition de l’UEMOA notamment le règlement R09/98/CM UEMOA du 20 novembre 1998 rappel à tous les pays de l’union que les importateurs de marchandises en provenance des pays autres que ceux de la zone franc et les exportations à destination de l’étranger doivent être domiciliées auprès des intermédiaires agrées lorsque leur montant excède cinq millions de francs. C’est au vu de cette disposition et au vu des dispositions du GAFI (groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux) que le sieur Cheimsani Toufic était censé savoir, qu’il a été arrêté expulsé et les fonds saisies.

Malgré le rappel des dispositions de l’UEMOA et du GAFI, certains opérateurs économiques libanais installés au Togo continuent de transporter illégalement d’importantes sommes d’argent sur eux. Le ministère de la sécurité et de la protection civile vient de prendre un arrêté d’expulsion et d’interdiction de séjour  à l’encontre du libanais MEHENNA HOUSSAM, employé à la société MARCO pour activités illicites de nature à troubler l’ordre public et porter atteinte à la sécurité nationale.   L’arrêté N° 0057 du 16 mars 2009 signé du ministre Atcha Titikpina  avec ampliation au cabinet de la présidence de la république, de la primature et à d’autres services ne mentionne pas avec précision le délit commis par ce libanais. Mais selon des sources concordantes, il aurait été arrêté venant d’un pays voisin avec en sa possession une forte somme de plus de 1,3 million de dollars. La question que l’on se pose est de savoir, pourquoi malgré les dispositions réglementaires, ces libanais continuent de transporter sur eux et en toute illégalité d’importantes sommes d’argent ? C’est justement à ce niveau que de forts soupçons pèsent sur leur comportement surtout lorsqu’on sait que cette pratique est courante pour les groupes terroristes qui ne laissent aucune traçabilité dans le transfert des fonds. La semaine dernière, deux responsables du Hamas ont été arrêtées à la frontière de Rafât par les services de sécurité égyptiens en possession de 900 000 dollars en liquidité. Les fonds ont été simplement saisis. Pour éviter ces ennuis et se faire passer après pour des victimes d’extorsion de fonds par les services de renseignement, il est impérieux que les libanais opérant au Togo se conforment aux dispositions légales de la zone UEMOA. Toute autre attitude serait suspecte de leur part.

Gloria


Mendicité voilée aux alentours du CHU : A qui la faute ?

Au Centre Hospitalier Universitaire de Lomé, principal centre de santé du Togo, on assiste à des quêtes voilées et polies de la part de certains fils démunis du pays.

Leur quête n’est pas une simple plaisanterie. C’est une question de vie ou de mort. Leur différence des habituels mendiants souvent assis à même le sol est qu’ils ne sont ni parsemés ni mendiants professionnels. Ces mendiants occasionnels du CHU sont contraints de tendre leur main, lorsqu’ils y amènent un malade dans un état grave. Dites-vous qu’ils sont souvent effrayés par les frais exorbitants de l’ordonnance. N’ayant pas quoi s’acheter les médicaments, ils tentent leur chance auprès de quiconque au passage. Parfois ils tombent sur des bons samaritains, mais dès fois ils ne trouvent rien et la mort s’en suit.

La récurrence de ce problème n’est pas la faute des moribonds, mais elle est due à l’irresponsabilité de l’Etat togolais qui n’est qu’un Etat démissionnaire.

Gilbert Djossi


Simulacre de baisse du prix du carburant : Le gouvernement Houngbo se moque des togolais

Pressé par l’opinion de revoir à la baisse le prix du carburant depuis que le baril du pétrole stagne en dessous de 40 dollars, le gouvernement Faure-Houngbo après des mois de résistance s’est décidé à agir mais dans quel sens ?  Le jeudi dans la soirée, un arrêté du ministre en charge du commerce annonçant la baisse du prix du carburant a été lu sur les médias d’Etat. Ainsi, il apparaît que le prix de l’essence super est ramené de 500 f à 445f soit une diminution de 55 f sur le litre. Invité par la TVT pour expliquer les motivations de cette soi-disant baisse, le ministre en charge du commerce et du secteur privé Guy Madjé Lorenzo s’est perdu en conjecture avec des arguments saugrenus tirés des cheveux. A la question du journaliste de savoir si cette baisse tient compte de la situation des pays voisins, Lorenzo s’est rapidement transporté en Côte d’Ivoire avant de faire un détour par le Burkina Faso pour conclure que dans ces deux pays qu’il venait d’appeler le matin, le carburant était respectivement à 600f et 650f. Dans son obstination à justifier l’injustifiable, il a enjambé le Benin et le Ghana où le prix du carburant oscille respectivement entre 300 f et 350f pour nous parler de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. La question que le togolais moyen qui n’est pas moins intelligent que notre fameux ministre est de savoir si le Togo a le même niveau de vie que la Côte d’Ivoire ? De plus n’est-il pas normal que le Burkina qui vient s’approvisionner à la côte   puisse vendre le carburant plus cher que nous.  Au lieu de situer les togolais sur les motivations de cette farce du gouvernement, Guy Lorenzo s’est évertué à parler du pétrole comme un produit stratégique pour le Togo.  Au fait qui ne sait pas dans ce monde que le pétrole est un produit stratégique pour toute nation. 

Contrairement aux démonstrations approximatives du ministre en charge du commerce, le Togo s’approvisionne tout comme les autres pays là où le carburant est moins cher c’est à dire sur le plan international au prix du baril du pétrole qui oscille actuellement entre 35 et 40 dollars.  A moins que Guy Lorenzo nous prouve que le gouvernement togolais s’approvisionne sur la lune, sa démonstration scandaleuse n’a  aucune raison d’être. De la baisse du prix du carburant il n’en est rien avec cet arrêté. A la limite, c’est une injure du gouvernement à l’intelligence des togolais et une manière de continuer par faire souffrir inutilement nos populations. L’on se rappelle que dans le cas du prix du ciment, le gouvernement sous prétexte de lutter contre la contrebande s’est précipité d’aligner les prix sur ceux des pays voisins. La question est de savoir si ce qui a été fait pour le ciment ne peut pas l’être pour le carburant surtout que du côté du Ghana, l’on s’inquiète de l’ampleur de trafic du carburant d’Aflao vers Lomé. Même à 445f, le carburant est plus cher au Togo qu’au Ghana et au Benin ce qui va nécessairement favoriser la contrebande qui s’est déjà installée entre les trois pays.

Selon des sources généralement bien informées, le maintien du prix du carburant à la hausse découle de la volonté de certaines hautes autorités au sommet de l’Etat qui ont des intérêts énormes dans le pétrole au Togo. Depuis la baisse du prix du baril sur le plan international et le maintien des prix du carburant à la hausse à la pompe au Togo, ces barons font d’énormes chiffres d’affaires dont la marge bénéficiaire ne profite même pas à l’Etat. Selon toujours ces mêmes sources c’est sous des pressions répétitives du premier ministre qui a même pris de court ces barons en annonçant la baisse sur les ondes de RFI que ces derniers se sont résolus à accepter une petite baisse. Trois propositions auraient été faites à Faure Gnassingbé à savoir 350f, 400f et 445f et il a tranché en choisissant le prix le plus élevé.  En jouant sur les nerfs des togolais par ce grignotage des prix du pétrole, le gouvernement de Faure joue avec le quotidien des togolais. Dans tous les cas, cette supposée baisse du prix du carburant est un non-événement.

K. Mensah


Plaidoyer pour  Accra, la nouvelle capitale du Togo

Pour la 1ère journée des éliminatoires jumelés CAN & Mondial 2010 dans le groupe A composé du Togo - Cameroun - Maroc - Gabon, les éperviers du Togo avec leur nouveau coach le Belge Jean Thissen, affrontent les Lions indomptables du Cameroun non pas à Lomé, mais à Accra.

Pour mémoire, retenez que lors des éliminatoires de la CAN 2008 en dernière journée où le Togo recevait son homologue du Mali, des heurts ont éclaté et la CAF a suspendu le stade pour 6 mois. Donc le Togo était obligé de recevoir ses adversaires à Accra au Ghana voisin.

C’est ainsi que ce 28 Mars 2009, les Eperviers affrontent dans un combat d‘hommes les Lions Indomptables du Cameroun.

Un match au gout de revanche

          Togo - Cameroun sera le match de toutes les revanches et pour multiples raisons.

          On se souvient que c’est le Cameroun qui a battu le Togo lors de la CAN 2002 au Mali (2-0) avec un Adébayor Shéyi au début de sa prometteuse carrière.

          On se souvient également que c’est ce Cameroun qui a éliminé le Togo lors de la CAN 2006 en Egypte (2-0) avec un but d’anthologie du virtuose E’TOO Fils

          Ma mémoire infidèle d’homme me rappelle encore que c’est ce même Cameroun qui a humilié le Togo ici au Stade de Kegué du temps des N’TSOUDJIN (4-2)

          Me revient encore  à la mémoire que ce même Cameroun  a battu le Togo au Stade omnisport de Lomé (4-2) avec dans l’attaque un certain M’boma et Jean Jacques Missé Missé Ma jeune mémoire me rappelle encore que ces lions nous ont mystifié ici à Kegué en 2007. Alors que Adébayor et les siens les dominaient en match amical (2-0) à la mi temps ; ils ont eu toutes les ressources nécessaires pour revenir au score et finir (2-2) à la fin du temps réglementaire.

          Ma mémoire me rappelle, elle rappellera toujours que les Lions indomptables sont de terribles adversaires et qu’une mobilisation monstre s’impose pour faire de ACCRA, LA NOUVELLE CAPITALE DU TOGO le temps d’une     rencontre.

Le match du ballon d’or africain 2008

          Auréolé du titre du Ballon d’Or Africain 2008, ADEBAYOR se doit de faire de cette rencontre, son affaire personnelle, car se sera sa 1ère sortie officielle avec les Eperviers du Togo depuis son sacre à Lagos au Nigeria en février dernier. Le capitaine se doit de mobiliser les troupes et défendre jusqu’au sang les couleurs nationales.

          Et pour y arriver ADEBAYOR and Co auront besoin du soutien au public togolais qui ne fait jamais défaut dans ces genres de situations. A Accra, les Camerounais doivent avoir l’impression d’être accueilli au stade de Kegué à Lomé.

          C’est ici que ADE  doit prouver qu’il n’a pas usurper son titre de ballon d’or africain mais qu’il le méritait.

          Que les autorités sportives et politiques nous permettent de faire ce voyage dans les meilleures conditions en        complicité avec les autorités ghanéennes. Accra c’est à quelques pas de chez nous.

Du patriotisme dynamique

          Peuples togolais, le temps est venu de montrer ton soutien indéfectible à l’endroit des Eperviers en bravant les intempéries pour aller apporter ta pierre à la victoire ô combien exaltante sur les Lions du Cameroun.

          De Lomé à Bassar, de Tsévié à Morétan, de Pagouda à Kévé, de Sokodé à Kara, de Blitta à Kpalimé, de Sotouboua à Pagala, de Aneho à Cinkasse, de Atakpamé à Mandouri, de Tandjouare à Notsè, de Tchamba à tabligbo, de Badou à Bafilo, de Pagouda à Guérin-Kouka, de Elavagnon à Hihetro, … oublions l’espace d’une rencontre que Lomé est la Capitale du Togo et faisons ensemble d’Accra la nouvelle capitale du Togo.

          A bon entendeur salut !

Jacques K. S.

L'Alternative #06 du 17 fev. 2009
Togotélécom vire au rouge : L’exercice 2008 aurait accusé un déficit de plusieurs milliards de FCFA

Que se passe –t-il exactement à Togotélécom ? Le mystère reste entier mais une chose est certaine l’ambiance est délétère. En effet des informations de sources concordantes estiment que cette société d’Etat gérée par un copain de Faure Gnassingbé en la personne de Bikassam accuse un déficit de plusieurs milliards au titre de l’exercice 2008. Comment peut-on comprendre une telle situation au moment où partout en Afrique et particulièrement dans la sous-région, les télécommunications sont en pleine expansion et attirent toutes les convoitises? La mal gouvernance du pouvoir RPT est encore passée par là.

Togotélécom fait partie des sociétés d’Etat qui sont jalousement détenues par des proches du pouvoir. En situation de quasi-monopole sur le territoire, ses services notamment le téléphone et l’internet sont encore chers dans une région où la communication ne coûte pratiquement rien. Cette banqueroute ou ce qui y ressemble presque est dû à l’évaporation des recettes, à la surfacturation sur la livraison des câbles téléphoniques, des poteaux et autres accessoires généralement commandés par des sociétés écrans appartenant à des barons du pouvoir. La politique hasardeuse consistant à lancer pêle-mêle les nouveaux produits sans s’assurer de leur efficacité fait également partie des éléments de ce déficit. Certaines publicités de la société sont réalisées par les enfants des responsables de cette société et la facture généralement salée retombe dans les mêmes poches.

Selon les experts, cette société emploie plus d’agents qu’elle n’en a besoin, conséquence des charges salariales lourdes à supporter. En effet, il n’est un secret pour personne que Togotélécom est le cadre idéal où le copinage, le tribalisme, les recrutements fantaisistes ont cours. Il arrive souvent aux clients de faire l’amer constat que la majorité des travailleurs de cette boîte provient d’une même région. Les activistes du RPT trouvent toujours une place à Togotélécom et pendant les campagnes électorales, toute la société se met aux couleurs du parti au pouvoir.

Face à cette situation désastreuse, des pressions venant des partenaires se font de plus en plus fortes pour un audit afin de situer les responsabilités. Tout comme le FER, la SOTOCO, l’OTP, Togotélécom risque de subir le même sort à savoir une liquidation pour se dédouaner et masquer la responsabilité du pouvoir dans le pillage et la déconfiture. Une fois de plus, l’argent du contribuable togolais aura servi à garnir des comptes en banque des pontes du pouvoir au moment où les populations font face à une misère corrosive sur le terrain. Ainsi va la gouvernance sous l’ère de l’homme nouveau Faure. Il ne serait donc pas étonnant qu’au prochain conseil des ministres une nouvelle société Togolaise de télécommunication (NSTT) ne soit créée sur les ruines de Togotélécom.

Alter


Présidentielle 2010 : De quel côté penchera la France de Sarkozy?

La route pour les palais présidentiels en Afrique surtout francophone passe toujours par l’Elysée. Si généralement dans le semblant de démocratie qui règne en Afrique, les populations sont invitées à élire leur président, le dernier mot dans la plupart des cas revient à la France qui au gré de ses intérêts maintien l’ancien régime décrié ou accepte l’alternance. Le Togo n’échappe malheureusement pas à cette réalité. Il est d’ailleurs le symbole du soutien sans faille de la France à un pouvoir vomi par tout un peuple.

A l’approche de la présidentielle de 2010, les laboratoires lugubres sont encore à l’œuvre pour échafauder des scénarii. Conscient de cette réalité, les potentiels candidats multiplient les opérations de charme envers les autorités françaises pour s’assurer de leur soutien. C’est dans cette logique que Faure était en novembre 2008 à l’Elysée où il a eu pendant 20 mn des entretiens avec le Président Sarkozy. De son côté le leader de l’UFC Gilchrist Olympio longtemps méfiant de la puissance colonisatrice multiplie désormais les rencontres avec les autorités françaises dans l’optique de leur expliquer le bien fondé de son combat. L’année dernière, il était reçu par Alain Joyandet le Secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie. Le 06 février dernier, il a eu un entretien avec Bruno Joubert le monsieur Afrique du président Sarkozy.

La question fondamentale qui suscite des interrogations et même des inquiétudes est de savoir de quel côté la France de Sarkozy penchera-t-elle en 2010 ? Les puissances n’ayant pas d’amis mais des intérêts, il est évident que la France penchera du côté du plus offrant. Mais de sources généralement bien informées l’on estime que si du côté de l’Elysée l’on est convaincu aujourd’hui de la gestion approximative et calamiteuse de Faure Gnassingbé, l’on n’est pas encore disposé à soutenir Gilchrist Olympio comme solution à  l’alternance. Par cette position de ni l’un, ni l’autre la France chercherait à éviter que le jeu politique ne se perpetue entre deux familles. Du coup, certains observateurs n’hésitent pas à évoquer un troisième larron qui pourrait faire l’affaire. Les arcanes de l’Elysée coutumier des missions barbouzes doivent être certainement à l’œuvre pour trouver une solution à l’épineux cas togolais. A moins d’un an de la présidentielle de 2010, le mystère reste entier et tout peut arriver.

Ferdi


Insécurité : Les gangsters maîtres de Lomé

La faillite du système sécuritaire n’est plus à démontrer. Incontestablement, le Togo et particulièrement la capitale est sous le contrôle des bandits et autres malfrats armés de fusils et de machettes. Ils sèment la désolation sur leur passage et n’hésitent pas à tuer pour un portable  ou une mallette. Même les hôpitaux ne sont pas épargnés. La semaine dernière, plus d’une dizaine d’attaques à main armées a été signalée dans les différents quartiers de Lomé. Que ce soit à Agoè, Bè, Nyékonakpoè, Djidjolé, Adidogomé, les bandits ont investi la ville et font la loi partout.

Face à ce qui ressemble à une prise en otage des habitants de la ville par les gangsters, le ministère de la sécurité et de la protection civile manque d’imaginations. Et pourtant,  il ne se passe une année où l’on ne procède à des recrutements des milliers de policiers et gendarmes dont la mission essentielle est d’assurer la sécurité des citoyens. Apparemment le problème ne se pose pas en termes d’effectifs et de moyens mais en terme de compétence même du colonel Titikpina à gérer un ministère aussi sensible que celui de la sécurité. Il ne suffit pas d’avoir été un ancien responsable de la garde présidentielle pour gérer un ministère de la sécurité. Au moment où les populations dénoncent l’inefficacité des forces de l’ordre, le ministre Titikpina lui fait diversion en organisant les journées porte ouverte sur les services de sécurité. A quoi serviront ces journées portes ouvertes si les populations continuent de subir la loi des bandits. Le plus inquiétant dans cette histoire est le silence coupable de Faure Gnassingbé. Lorsqu’un ministre n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités, il faut le mettre hors du gouvernement mais visiblement Faure n’a pas les couilles pour se débarrasser de Titikpina, ce qui signifie que la fin de l’insécurité n’est pas pour demain.

Alter 


L’heure du mea culpa a sonné

« Tout homme est mortel ; or je suis un homme donc je suis mortel ». A travers ce syllogisme, Socrate exposait d’ores et déjà, avant même la naissance de Jésus Christ, l’impuissance de l’homme. Quelles que soient notre force ou notre faiblesse, notre richesse ou notre misère, nous sommes appelés un jour a rejoindre l’au-delà. De ce fait, la vie se présente à nos yeux comme un objet de signification anodine. Dépourvu du don d’ubiquité et de sa maîtrise du temps, le débile animal c’est-à-dire l’homme devrait, en toute raison, reconnaître sa petite force et agir humblement. Mais force est de constater que ce n’est pas tout le monde qui a ce sens de vie. Seule un minorité l’a. La majorité par contre si orgueilleuse, si avare si méchante se comporte pieusement sans reconnaître la fin de toute chose.

En prenant l’exemple des occidentaux, on remarque qu’ils ont fini par comprendre le tort qu’ils ont causé aux Africains et par suite leur libération a été effective. En effet, l’histoire nous a appris que la race noire à longtemps été assujettie et leurs souffrances ont été énormes : de la traite négrière au néocolonialisme en passant par la colonisation avec ses formes possibles, une quantité non négligeable du sang noir a coulé. Mais les Blancs ayant compris que toute chose a son terme, ont libéré et réhabilité les nègres dans leurs pleins droits. C’est ainsi que l’Apartheid n’a plus sa raison d’être en Afrique du Sud. De même, les Noirs des Etats-Unis ont fini par avoir les mêmes droits que les Blancs ; et chose surprenante, aujourd’hui un Afro-américain du nom de Barack OBAMA est devenu président de la première puissance mondiale. Par ailleurs, le parti républicain a nouvellement investi un Noir à la tête de leur parti. Tout ceci fait donc la fierté de l’Afrique.  Qu’en t-il des vrais fils d’Afrique face à ce tourbillon du XXIe, siècle?

Malgré le bouleversement politique mondial, certains fils d’Afrique, continuent leur fuite en avant. En quelle langue faut-il leur faire comprendre que toute chose a des limites ? Nous ne saurons répondre. Mais une chose est sûre, certains patrons d’Afrique ne cherchent pas à être évolutifs et progressifs comme les maîtres occidentaux en continuant, bien entendu, leur tohu-bohu. Actuellement, les yeux sont braqués sur les pays comme le Gabon, le Congo régulier, le Zimbabwé et le Togo. Mais il faut tout de même reconnaître que le Zimbabwé cherche à améliorer son image, jadis rebutante comme celle de ses confrères cités antérieurement, avec l’émergence du Premier ministre de la plus grande opposition du pays sur la scène politique du nom de Morgan Tchwanguerai.

Quant au Togo, il s’avère que, malgré le degré élevé du mal que les autorités continent d’aggraver sans pudeur, aucun signe de reconnaissance de tort ne profile à l’horizon. Or, la gravité de la crise a atteint son paroxysme laissant un blocage inquiétant. Il y a donc lieu que ceux qui dirigent ce pays fassent un mea culpa au mourant peuple togolais. Cet acte s’impose étant donné que tout est vanité, de surcroît, la revanche des maux causés aux Togolais peut se transformer en malédiction. Et, c’est grave, alors, le plus tôt sera le mieux, une excuse immédiate pour adoucir les cœurs décantera nécessairement la situation.

Pourquoi le Togo ne doit-il pas faire une chose magnifique. Les blancs, les colonisateurs de l’Afrique ont toujours donné de bons exemples en matière de bonne gouvernance et de démocratie. Il en est de même que la plupart des pays africains qui, de nos jours, ont compris la nécessité du changement. Ceci est réalisable grâce à l’Intelligence qui a laissé comprendre que tout change et qu’à certains moments de sa vie l’homme doit savoir faire le bilan de ses œuvres et s’éclipser quand il le faut. De ce fait, le Togo n’a plus d’autres choix que de suivre la voie honorable des autres. Que vont faire nos dirigeants aujourd’hui et qu’ils n’ont pas pu réaliser pendant 49 ans de règne sans partage ? L’heure n’est donc plus à la pagaille, mais à l’humilité et à la sérénité qui rendront évident le mea culpa.
Gilbert Djossi


Crise dans le BTP : Les entrepreneurs demandent à Faure de nommer un ministre des Travaux Publics
« Nous interpellons le Président de la République et le premier ministre pour leur demander de nous restituer le ministère des travaux publics ». C’est ainsi que s’exprimait la semaine dernière Hervé Piza du SNEBTPT (secrétaire général des Travaux Publics du Togo) dans les colonnes de notre confrère Forum de la semaine. Cette déclaration traduit le malaise qui règne aujourd’hui dans le Secteur des BTP où les entrepreneurs privés des travaux depuis le rattachement du ministère des travaux publics à la présidence sont obligés de fermer leurs portes. En effet, depuis que le ministère a été mis sous embargo à la présidence sous prétexte de mettre de l’ordre suite à la pagaille qui s’est installée dans le secteur, les choses semblent évoluer de mal en pire. Lorsqu’à la publication du gouvernement  Houngbo, il a été décidé de rattacher le ministère des transports et des travaux publics à la présidence, les togolais n’avaient pas compris le sens de cette décision surtout que le président de la République en plus des charges liées à sa fonction avait déjà à sa charge le ministère de la défense. Les faits donnent aujourd’hui raison à ceux qui avaient émis des réserves et pour cause depuis plus de 4 mois les entrepreneurs des BTP sont orphelins de leur département. Sans ministre, sans interlocuteurs valables disposés à écouter leurs doléances, ils sont livrés à eux-mêmes. Toutes leurs tentatives de rencontrer les autorités se sont révélées vaines.

La prétendue réforme qui a justifié le rattachement du ministère à la présidence tarde à se matérialiser sur le terrain. Plus grave, les pratiques peu recommandables qui ont motivé ce rattachement se poursuivent et s’accentuent. Les marchés publics sont actuellement octroyés dans l’opacité totale. Aucun appel d’offre, les entreprises sélectionnées pour exécuter des travaux en cours actuellement sont inconnues dans le secteur des BTP. Selon des sources bien informées, ces entreprises seraient la propriété de certains barons. Les travaux de réfection du grand marché de Lomé, la réfection hasardeuse des rues seraient attribués gré à gré à ces entreprises fantômes. Certains marchés sont même attribués directement dans les bureaux des ministres.

Le faux génie militaire pour masquer la magouille.
La spécialité du génie militaire dans tous les pays est d’intervenir en cas d’urgence notamment pendant les catastrophes naturelles, les guerres etc.… Lors des catastrophes naturelles du mois d’Août 2008 avec la rupture en chaîne des ponts, le génie militaire togolais était introuvable sur le terrain. Il a fallu l’intervention du génie militaire ghanéen muni de matériels sophistiqués pour sauver les populations envahies par les eaux. Mais depuis plus de trois mois, un soi-disant génie militaire a été réquisitionné pour colmater les rues de Lomé et visiblement leur travail semble s’inscrire dans la durée. Les fonds alloués à ce génie militaire pour boucher  les trous dépassent le milliard de franc. D’où viennent ces fonds ? Sous quelle autorité ces travaux se gèrent-ils ? Voilà autant de préoccupations dont on peine à trouver les réponses. Selon nos investigations, ceux qui colmatent  actuellement les rues de la capitale ne sont pas tous du génie militaire. S’il est vrai que certaines équipes ont en leur sein  deux ou trois soldats du génie militaire, la plupart sont des ouvriers des BTP habillés en génie militaire. Les auteurs de cette magouille qui se cachent derrière ce métier  pour s’attribuer les marchés et encaisser les sous dans l’opacité totale se retrouvent au plus haut sommet de l’Etat. C’est la raison pour laquelle ils ont intérêt à maintenir indéfiniment le génie militaire dans les rues au détriment des entreprises des BTP.

Face à cette situation de pagaille totale, le seul responsable selon les entrepreneurs est Faure Gnassingbé, c’est pourquoi ils demandent la nomination sans condition d’un ministre des travaux publics.

Mais la question que l’on se pose est de savoir si ceux qui profitent actuellement de la situation et qui sont pour la plupart dans les couloirs de la présidence vont accepter l’exigence des entrepreneurs ?
Gloria.

L'Alternative #05 du 6 fev. 2009
Cadre permanent de dialogue : Le Pouvoir recule mais reste toujours de mauvaise foi

Le gouvernement réuni en conseil des ministres le 04 février 2009 a pris un nouveau décret portant création d’un cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC). Le 3ème décret abroge celui du 17 novembre 2008, lequel abroge aussi celui du 14 mai 2007. La prise successive de ces décrets les uns abrogeant les autres traduit une fois encore la confusion et l’improvisation qui caractérisent les actions gouvernementales. En choisissant d’opérer de façon unilatérale, les reformes constitutionnelles et institutionnelles en dehors du cadre indiqué et donc en violation flagrante des dispositions de l’APG. Le pouvoir RPT croyait une fois encore rouler les acteurs et la communauté internationale dans la farine. Mais face à la levée de bouclier de l’opposition parlementaire conjuguée aux actions discrètes de certains responsables politiques extraparlementaires, les pressions ont été forte et le RPT est obligé de faire une marche arrière. La question de fond qui se pose est de savoir si ce recul du pouvoir peut être assimilé à une volonté de prendre en compte les préoccupations de l’opposition; évidemment non et c’est justement à ce niveau que l’on peut craindre que le nouveau cadre permanent ne serve que de dilatoire. L’intention du pouvoir de faire adopter les reformes pour s’assurer une fois de plus une réélection « frauduleusement claire » ne peut en aucun cas être abandonnée. L’opposition parlementaire doit alors redoubler de vigilance pour éviter de s’embourber dans une structure conçue pour entretenir le dilatoire. Les premières réunions au sein de cette structure doivent permettre aux responsables de l’opposition d’avoir une idée réelle sur les intentions du RPT. L’heure n’est donc pas à une satisfaction totale comme le disent déjà certains mais à la prudence parce que avec le RPT, il faut s’attendre à tout.

Alter


Faure est-il toujours l’otage des barons ?

De deux choses l’une. Jamais on ne doit annoncer une chose et réaliser son contraire c’est-à-dire affirmer et infirmer ou faire et défaire à la fois. Seul un démagogue ou un irresponsable peut tenir, des propos contradictoires. Ceci ne peut jamais révéler de la compétence d’un responsable. Il faut remarquer que depuis la prise des arènes politiques en 2005 par Faure règne cet esprit de contradiction au Togo. Plus de quatre ans, d’innombrables initiatives heureuses ont fait l’objet d’annonce telles la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, le souci de développement, la réconciliation nationale, le respect scrupuleux de l’Accord Politique Global etc… ; mais ces réalisations impossibles ne sont plus qu’un secret de polichinelle pour les togolais. Et la grande question qui jaillit tout de suite est la suivante : dans quel environnement travaille le chef de L’Etat ?

Si vraiment Faure a la bonne volonté de mettre le train togolais sur les rails, comme cela s’est passé dans les pays voisins et qu’il n’y parvient pas, il s’avère impérieux qu’il se débarrasse pratiquement de l’environnement dans lequel a travaillé son père et savoir s’imposer à ses collaborateurs sans laisser l’impression que ses propres collaborateurs constituent le frein pour le bonheur du peuple togolais. De ce fait, des actions rigoureuses s’imposent. Il doit circonstanciellement mettre en place de véritables comités de suivi à tous les niveaux de la gestion étatique et sanctionner toute personne qui s’amuse à détourner les fonds de l’Etat, sans créer de sociétés assassines à l’instar de COTEC qui aggraveront davantage l’économie du pays. Dans le cas contraire, il corrobore sa comédie qu’il jouera dangereusement aux togolais et doit donc prendre ses responsabilités.

En tant que bon citoyen aimant son pays, il est périlleux de collaborer avec des individus dont la philosophie et les projets s’opposent catégoriquement aux siens. Cette collaboration est contradictoire, stagnante, avec une grande probabilité de destruction et désavantageuse à son pays qui nourrit, habille et loge tous ses fils et à qui en retour l’on doit manifester son amour par sa construction et son développement. Pour cette raison, le choix des individus appelés à être les dirigeants doit faire l’objet d’une attention soutenue car la santé de tout pays dépend de la nature de ceux qui sont à sa tête.  S’ils ont une bonne volonté de travail, le résultat est encourageant et même félicité par tous. Dans le cas contraire, rien d’étant que le marasme économique ne batte son plein.

Un mauvais choix des autorités d’un pays n’est pas sans crainte et surprises désagréables. En effet, toute action négative d’un responsable d’Etat engendre des répercussions conséquentes. La mauvaise gestion d’un ministre des Finances et de l’économie par exemple ne fera que plonger le pays dans une crise. A l’Assemblée un député inconscient peut aisément avoir l’habitude de voter contre des lois dont il ignore la portée à son peuple. Chose extrêmement grave. Par contre, un bon magistrat ne doit laisser passer aucun pot de vin qu’on lui offre. Dans l’exercice de sa rigueur, il éloignera la corruption, ce qui est tout à fait louable et recommandé à tous.

On doit donc  prendre garde de confier les postes de responsabilité à n’importe qui de sorte que l’image de la scène politique soit saine. L’image des responsables du pays ne doit pas être pourrie comme celle dont faisait allusion Guy Mario, lors de son interview accordée « Forum de la Semaine » en début d’année : « c’est dommage d’un point de vue général que le Togo, notre pays soit devenu un monde fait d’hypocrisie, de mépris, de mesquinerie, d’arrogance, de cynisme, de cours bas et d’une extrême méchanceté où les valeurs humaines sont reléguées au second plan par certaines personnes qui malheureusement, n’ont jamais été vues il y a des années sur la scène politique nationale quelle que soit leur obédience politique. Et ces personnes pensent et clament haut et fort, mieux, s’en vantent avec certaine assurance que tant qu’elles seront là, autour ou à côté de l’autorité, d’autres togolais, peut-être entièrement à part, n’auront jamais aucune parcelle de pouvoir, même si ces togolais peuvent apporter quelque chose de bien pour que ça marche.»

Gilbert DJOSSI


Tata Avlessi refuse de restituer les maillots des Eperviers

Après sa débâcle électorale du 18 janvier 2009 à l’hôtel Sarakawa, on croyait que l’homme allait tirer les leçons de ses turpitudes. Eh bien non, Tata Avlessi puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas homme à s’assagir. Il vient une fois encore de le prouver en refusant de restituer les maillots des Eperviers. En passant le témoin à Rock Gnassingbé le 20 janvier dernier au siège de la fédération, Tata Avlessi avait déclaré devant les journalistes que le lendemain de la passation, il remettrait au bureau élu l’ensemble des maillots qu’il avait en sa possession. Selon des informations, l’ancien président de la fédération avait en sa possession 189 cartons de maillots. Si on soustrait les maillots utilisés au tournoi de l’UEMOA et celui de Nigeria qui font à peine 10 cartons, il reste environ 179 cartons. Dans la perspective du Match Togo-Burkina à Rouen, il a été demandé à l’ancien président de restituer le matériel. Après avoir donné son accord de principe, l’homme a commencé à jouer au dilatoire. Ne pouvant plus supporter ce jeu dont les objectifs étaient de saboter le match amical, les nouveaux patrons de la FTF ont eu recours aux huissiers pour récupérer les maillots. Joint au téléphone, Tata a signifié aux huissiers qu’il était à Abidjan ; et pourtant après des investigations, il s’avérait qu’il était bel et bien à Lomé. Mis sous pression par les huissiers, il se décida à restituer les maillots ; mais alors de quelle manière ? Il a fait jeter par un de ses courtisans à la figure des huissiers à qui on a refusé l’accès à sa maison 8 cartons dans un premier temps avant d’en ajouter 7 après. Les cartons restitués ne comportaient pas de pantalons. C’est donc avec ces maillots réduits que la délégation est partie pour Rouen. Ce comportement de la part de Tata Avlessi est inadmissible et il urge que des voies et moyens plus efficaces soient utilisés pour récupérer le reste du matériel.

C’est ici le lieu de rappeler que le siège de la FTF qu’il avait hérité de Rock Gnassingbé est aujourd’hui dans un piteux état. Plus d’eau pour arroser le gazon et les fleurs. Plus de rideaux dans les salles. Pas de téléphone ni de fax. Même les interrupteurs et ampoules ont disparu. Les sanitaires sont inutilisables, les ordinateurs portables, les portatifs et 2 écrans géants ont été emportés. Bref à l’heure actuelle, ce siège est inutilisable et pourtant après le mondial 2006, on parle d’un reliquat d’environ 900 millions que le bureau précédent aurait encaissés. Ces fonds ont servi à quoi au juste ? En refusant de restituer le matériel des Eperviers, Tata joue au mauvais perdant et contribue lui-même à écorner son image dans l’opinion.

Alter

 
 

 
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