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L'Alternative #06 du 17 fev. 2009
Togotélécom vire au rouge : L’exercice 2008 aurait accusé un déficit de plusieurs milliards de FCFA

Que se passe –t-il exactement à Togotélécom ? Le mystère reste entier mais une chose est certaine l’ambiance est délétère. En effet des informations de sources concordantes estiment que cette société d’Etat gérée par un copain de Faure Gnassingbé en la personne de Bikassam accuse un déficit de plusieurs milliards au titre de l’exercice 2008. Comment peut-on comprendre une telle situation au moment où partout en Afrique et particulièrement dans la sous-région, les télécommunications sont en pleine expansion et attirent toutes les convoitises? La mal gouvernance du pouvoir RPT est encore passée par là.

Togotélécom fait partie des sociétés d’Etat qui sont jalousement détenues par des proches du pouvoir. En situation de quasi-monopole sur le territoire, ses services notamment le téléphone et l’internet sont encore chers dans une région où la communication ne coûte pratiquement rien. Cette banqueroute ou ce qui y ressemble presque est dû à l’évaporation des recettes, à la surfacturation sur la livraison des câbles téléphoniques, des poteaux et autres accessoires généralement commandés par des sociétés écrans appartenant à des barons du pouvoir. La politique hasardeuse consistant à lancer pêle-mêle les nouveaux produits sans s’assurer de leur efficacité fait également partie des éléments de ce déficit. Certaines publicités de la société sont réalisées par les enfants des responsables de cette société et la facture généralement salée retombe dans les mêmes poches.

Selon les experts, cette société emploie plus d’agents qu’elle n’en a besoin, conséquence des charges salariales lourdes à supporter. En effet, il n’est un secret pour personne que Togotélécom est le cadre idéal où le copinage, le tribalisme, les recrutements fantaisistes ont cours. Il arrive souvent aux clients de faire l’amer constat que la majorité des travailleurs de cette boîte provient d’une même région. Les activistes du RPT trouvent toujours une place à Togotélécom et pendant les campagnes électorales, toute la société se met aux couleurs du parti au pouvoir.

Face à cette situation désastreuse, des pressions venant des partenaires se font de plus en plus fortes pour un audit afin de situer les responsabilités. Tout comme le FER, la SOTOCO, l’OTP, Togotélécom risque de subir le même sort à savoir une liquidation pour se dédouaner et masquer la responsabilité du pouvoir dans le pillage et la déconfiture. Une fois de plus, l’argent du contribuable togolais aura servi à garnir des comptes en banque des pontes du pouvoir au moment où les populations font face à une misère corrosive sur le terrain. Ainsi va la gouvernance sous l’ère de l’homme nouveau Faure. Il ne serait donc pas étonnant qu’au prochain conseil des ministres une nouvelle société Togolaise de télécommunication (NSTT) ne soit créée sur les ruines de Togotélécom.

Alter


Présidentielle 2010 : De quel côté penchera la France de Sarkozy?

La route pour les palais présidentiels en Afrique surtout francophone passe toujours par l’Elysée. Si généralement dans le semblant de démocratie qui règne en Afrique, les populations sont invitées à élire leur président, le dernier mot dans la plupart des cas revient à la France qui au gré de ses intérêts maintien l’ancien régime décrié ou accepte l’alternance. Le Togo n’échappe malheureusement pas à cette réalité. Il est d’ailleurs le symbole du soutien sans faille de la France à un pouvoir vomi par tout un peuple.

A l’approche de la présidentielle de 2010, les laboratoires lugubres sont encore à l’œuvre pour échafauder des scénarii. Conscient de cette réalité, les potentiels candidats multiplient les opérations de charme envers les autorités françaises pour s’assurer de leur soutien. C’est dans cette logique que Faure était en novembre 2008 à l’Elysée où il a eu pendant 20 mn des entretiens avec le Président Sarkozy. De son côté le leader de l’UFC Gilchrist Olympio longtemps méfiant de la puissance colonisatrice multiplie désormais les rencontres avec les autorités françaises dans l’optique de leur expliquer le bien fondé de son combat. L’année dernière, il était reçu par Alain Joyandet le Secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie. Le 06 février dernier, il a eu un entretien avec Bruno Joubert le monsieur Afrique du président Sarkozy.

La question fondamentale qui suscite des interrogations et même des inquiétudes est de savoir de quel côté la France de Sarkozy penchera-t-elle en 2010 ? Les puissances n’ayant pas d’amis mais des intérêts, il est évident que la France penchera du côté du plus offrant. Mais de sources généralement bien informées l’on estime que si du côté de l’Elysée l’on est convaincu aujourd’hui de la gestion approximative et calamiteuse de Faure Gnassingbé, l’on n’est pas encore disposé à soutenir Gilchrist Olympio comme solution à  l’alternance. Par cette position de ni l’un, ni l’autre la France chercherait à éviter que le jeu politique ne se perpetue entre deux familles. Du coup, certains observateurs n’hésitent pas à évoquer un troisième larron qui pourrait faire l’affaire. Les arcanes de l’Elysée coutumier des missions barbouzes doivent être certainement à l’œuvre pour trouver une solution à l’épineux cas togolais. A moins d’un an de la présidentielle de 2010, le mystère reste entier et tout peut arriver.

Ferdi


Insécurité : Les gangsters maîtres de Lomé

La faillite du système sécuritaire n’est plus à démontrer. Incontestablement, le Togo et particulièrement la capitale est sous le contrôle des bandits et autres malfrats armés de fusils et de machettes. Ils sèment la désolation sur leur passage et n’hésitent pas à tuer pour un portable  ou une mallette. Même les hôpitaux ne sont pas épargnés. La semaine dernière, plus d’une dizaine d’attaques à main armées a été signalée dans les différents quartiers de Lomé. Que ce soit à Agoè, Bè, Nyékonakpoè, Djidjolé, Adidogomé, les bandits ont investi la ville et font la loi partout.

Face à ce qui ressemble à une prise en otage des habitants de la ville par les gangsters, le ministère de la sécurité et de la protection civile manque d’imaginations. Et pourtant,  il ne se passe une année où l’on ne procède à des recrutements des milliers de policiers et gendarmes dont la mission essentielle est d’assurer la sécurité des citoyens. Apparemment le problème ne se pose pas en termes d’effectifs et de moyens mais en terme de compétence même du colonel Titikpina à gérer un ministère aussi sensible que celui de la sécurité. Il ne suffit pas d’avoir été un ancien responsable de la garde présidentielle pour gérer un ministère de la sécurité. Au moment où les populations dénoncent l’inefficacité des forces de l’ordre, le ministre Titikpina lui fait diversion en organisant les journées porte ouverte sur les services de sécurité. A quoi serviront ces journées portes ouvertes si les populations continuent de subir la loi des bandits. Le plus inquiétant dans cette histoire est le silence coupable de Faure Gnassingbé. Lorsqu’un ministre n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités, il faut le mettre hors du gouvernement mais visiblement Faure n’a pas les couilles pour se débarrasser de Titikpina, ce qui signifie que la fin de l’insécurité n’est pas pour demain.

Alter 


L’heure du mea culpa a sonné

« Tout homme est mortel ; or je suis un homme donc je suis mortel ». A travers ce syllogisme, Socrate exposait d’ores et déjà, avant même la naissance de Jésus Christ, l’impuissance de l’homme. Quelles que soient notre force ou notre faiblesse, notre richesse ou notre misère, nous sommes appelés un jour a rejoindre l’au-delà. De ce fait, la vie se présente à nos yeux comme un objet de signification anodine. Dépourvu du don d’ubiquité et de sa maîtrise du temps, le débile animal c’est-à-dire l’homme devrait, en toute raison, reconnaître sa petite force et agir humblement. Mais force est de constater que ce n’est pas tout le monde qui a ce sens de vie. Seule un minorité l’a. La majorité par contre si orgueilleuse, si avare si méchante se comporte pieusement sans reconnaître la fin de toute chose.

En prenant l’exemple des occidentaux, on remarque qu’ils ont fini par comprendre le tort qu’ils ont causé aux Africains et par suite leur libération a été effective. En effet, l’histoire nous a appris que la race noire à longtemps été assujettie et leurs souffrances ont été énormes : de la traite négrière au néocolonialisme en passant par la colonisation avec ses formes possibles, une quantité non négligeable du sang noir a coulé. Mais les Blancs ayant compris que toute chose a son terme, ont libéré et réhabilité les nègres dans leurs pleins droits. C’est ainsi que l’Apartheid n’a plus sa raison d’être en Afrique du Sud. De même, les Noirs des Etats-Unis ont fini par avoir les mêmes droits que les Blancs ; et chose surprenante, aujourd’hui un Afro-américain du nom de Barack OBAMA est devenu président de la première puissance mondiale. Par ailleurs, le parti républicain a nouvellement investi un Noir à la tête de leur parti. Tout ceci fait donc la fierté de l’Afrique.  Qu’en t-il des vrais fils d’Afrique face à ce tourbillon du XXIe, siècle?

Malgré le bouleversement politique mondial, certains fils d’Afrique, continuent leur fuite en avant. En quelle langue faut-il leur faire comprendre que toute chose a des limites ? Nous ne saurons répondre. Mais une chose est sûre, certains patrons d’Afrique ne cherchent pas à être évolutifs et progressifs comme les maîtres occidentaux en continuant, bien entendu, leur tohu-bohu. Actuellement, les yeux sont braqués sur les pays comme le Gabon, le Congo régulier, le Zimbabwé et le Togo. Mais il faut tout de même reconnaître que le Zimbabwé cherche à améliorer son image, jadis rebutante comme celle de ses confrères cités antérieurement, avec l’émergence du Premier ministre de la plus grande opposition du pays sur la scène politique du nom de Morgan Tchwanguerai.

Quant au Togo, il s’avère que, malgré le degré élevé du mal que les autorités continent d’aggraver sans pudeur, aucun signe de reconnaissance de tort ne profile à l’horizon. Or, la gravité de la crise a atteint son paroxysme laissant un blocage inquiétant. Il y a donc lieu que ceux qui dirigent ce pays fassent un mea culpa au mourant peuple togolais. Cet acte s’impose étant donné que tout est vanité, de surcroît, la revanche des maux causés aux Togolais peut se transformer en malédiction. Et, c’est grave, alors, le plus tôt sera le mieux, une excuse immédiate pour adoucir les cœurs décantera nécessairement la situation.

Pourquoi le Togo ne doit-il pas faire une chose magnifique. Les blancs, les colonisateurs de l’Afrique ont toujours donné de bons exemples en matière de bonne gouvernance et de démocratie. Il en est de même que la plupart des pays africains qui, de nos jours, ont compris la nécessité du changement. Ceci est réalisable grâce à l’Intelligence qui a laissé comprendre que tout change et qu’à certains moments de sa vie l’homme doit savoir faire le bilan de ses œuvres et s’éclipser quand il le faut. De ce fait, le Togo n’a plus d’autres choix que de suivre la voie honorable des autres. Que vont faire nos dirigeants aujourd’hui et qu’ils n’ont pas pu réaliser pendant 49 ans de règne sans partage ? L’heure n’est donc plus à la pagaille, mais à l’humilité et à la sérénité qui rendront évident le mea culpa.
Gilbert Djossi


Crise dans le BTP : Les entrepreneurs demandent à Faure de nommer un ministre des Travaux Publics
« Nous interpellons le Président de la République et le premier ministre pour leur demander de nous restituer le ministère des travaux publics ». C’est ainsi que s’exprimait la semaine dernière Hervé Piza du SNEBTPT (secrétaire général des Travaux Publics du Togo) dans les colonnes de notre confrère Forum de la semaine. Cette déclaration traduit le malaise qui règne aujourd’hui dans le Secteur des BTP où les entrepreneurs privés des travaux depuis le rattachement du ministère des travaux publics à la présidence sont obligés de fermer leurs portes. En effet, depuis que le ministère a été mis sous embargo à la présidence sous prétexte de mettre de l’ordre suite à la pagaille qui s’est installée dans le secteur, les choses semblent évoluer de mal en pire. Lorsqu’à la publication du gouvernement  Houngbo, il a été décidé de rattacher le ministère des transports et des travaux publics à la présidence, les togolais n’avaient pas compris le sens de cette décision surtout que le président de la République en plus des charges liées à sa fonction avait déjà à sa charge le ministère de la défense. Les faits donnent aujourd’hui raison à ceux qui avaient émis des réserves et pour cause depuis plus de 4 mois les entrepreneurs des BTP sont orphelins de leur département. Sans ministre, sans interlocuteurs valables disposés à écouter leurs doléances, ils sont livrés à eux-mêmes. Toutes leurs tentatives de rencontrer les autorités se sont révélées vaines.

La prétendue réforme qui a justifié le rattachement du ministère à la présidence tarde à se matérialiser sur le terrain. Plus grave, les pratiques peu recommandables qui ont motivé ce rattachement se poursuivent et s’accentuent. Les marchés publics sont actuellement octroyés dans l’opacité totale. Aucun appel d’offre, les entreprises sélectionnées pour exécuter des travaux en cours actuellement sont inconnues dans le secteur des BTP. Selon des sources bien informées, ces entreprises seraient la propriété de certains barons. Les travaux de réfection du grand marché de Lomé, la réfection hasardeuse des rues seraient attribués gré à gré à ces entreprises fantômes. Certains marchés sont même attribués directement dans les bureaux des ministres.

Le faux génie militaire pour masquer la magouille.
La spécialité du génie militaire dans tous les pays est d’intervenir en cas d’urgence notamment pendant les catastrophes naturelles, les guerres etc.… Lors des catastrophes naturelles du mois d’Août 2008 avec la rupture en chaîne des ponts, le génie militaire togolais était introuvable sur le terrain. Il a fallu l’intervention du génie militaire ghanéen muni de matériels sophistiqués pour sauver les populations envahies par les eaux. Mais depuis plus de trois mois, un soi-disant génie militaire a été réquisitionné pour colmater les rues de Lomé et visiblement leur travail semble s’inscrire dans la durée. Les fonds alloués à ce génie militaire pour boucher  les trous dépassent le milliard de franc. D’où viennent ces fonds ? Sous quelle autorité ces travaux se gèrent-ils ? Voilà autant de préoccupations dont on peine à trouver les réponses. Selon nos investigations, ceux qui colmatent  actuellement les rues de la capitale ne sont pas tous du génie militaire. S’il est vrai que certaines équipes ont en leur sein  deux ou trois soldats du génie militaire, la plupart sont des ouvriers des BTP habillés en génie militaire. Les auteurs de cette magouille qui se cachent derrière ce métier  pour s’attribuer les marchés et encaisser les sous dans l’opacité totale se retrouvent au plus haut sommet de l’Etat. C’est la raison pour laquelle ils ont intérêt à maintenir indéfiniment le génie militaire dans les rues au détriment des entreprises des BTP.

Face à cette situation de pagaille totale, le seul responsable selon les entrepreneurs est Faure Gnassingbé, c’est pourquoi ils demandent la nomination sans condition d’un ministre des travaux publics.

Mais la question que l’on se pose est de savoir si ceux qui profitent actuellement de la situation et qui sont pour la plupart dans les couloirs de la présidence vont accepter l’exigence des entrepreneurs ?
Gloria.

L'Alternative #05 du 6 fev. 2009
Cadre permanent de dialogue : Le Pouvoir recule mais reste toujours de mauvaise foi

Le gouvernement réuni en conseil des ministres le 04 février 2009 a pris un nouveau décret portant création d’un cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC). Le 3ème décret abroge celui du 17 novembre 2008, lequel abroge aussi celui du 14 mai 2007. La prise successive de ces décrets les uns abrogeant les autres traduit une fois encore la confusion et l’improvisation qui caractérisent les actions gouvernementales. En choisissant d’opérer de façon unilatérale, les reformes constitutionnelles et institutionnelles en dehors du cadre indiqué et donc en violation flagrante des dispositions de l’APG. Le pouvoir RPT croyait une fois encore rouler les acteurs et la communauté internationale dans la farine. Mais face à la levée de bouclier de l’opposition parlementaire conjuguée aux actions discrètes de certains responsables politiques extraparlementaires, les pressions ont été forte et le RPT est obligé de faire une marche arrière. La question de fond qui se pose est de savoir si ce recul du pouvoir peut être assimilé à une volonté de prendre en compte les préoccupations de l’opposition; évidemment non et c’est justement à ce niveau que l’on peut craindre que le nouveau cadre permanent ne serve que de dilatoire. L’intention du pouvoir de faire adopter les reformes pour s’assurer une fois de plus une réélection « frauduleusement claire » ne peut en aucun cas être abandonnée. L’opposition parlementaire doit alors redoubler de vigilance pour éviter de s’embourber dans une structure conçue pour entretenir le dilatoire. Les premières réunions au sein de cette structure doivent permettre aux responsables de l’opposition d’avoir une idée réelle sur les intentions du RPT. L’heure n’est donc pas à une satisfaction totale comme le disent déjà certains mais à la prudence parce que avec le RPT, il faut s’attendre à tout.

Alter


Faure est-il toujours l’otage des barons ?

De deux choses l’une. Jamais on ne doit annoncer une chose et réaliser son contraire c’est-à-dire affirmer et infirmer ou faire et défaire à la fois. Seul un démagogue ou un irresponsable peut tenir, des propos contradictoires. Ceci ne peut jamais révéler de la compétence d’un responsable. Il faut remarquer que depuis la prise des arènes politiques en 2005 par Faure règne cet esprit de contradiction au Togo. Plus de quatre ans, d’innombrables initiatives heureuses ont fait l’objet d’annonce telles la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, le souci de développement, la réconciliation nationale, le respect scrupuleux de l’Accord Politique Global etc… ; mais ces réalisations impossibles ne sont plus qu’un secret de polichinelle pour les togolais. Et la grande question qui jaillit tout de suite est la suivante : dans quel environnement travaille le chef de L’Etat ?

Si vraiment Faure a la bonne volonté de mettre le train togolais sur les rails, comme cela s’est passé dans les pays voisins et qu’il n’y parvient pas, il s’avère impérieux qu’il se débarrasse pratiquement de l’environnement dans lequel a travaillé son père et savoir s’imposer à ses collaborateurs sans laisser l’impression que ses propres collaborateurs constituent le frein pour le bonheur du peuple togolais. De ce fait, des actions rigoureuses s’imposent. Il doit circonstanciellement mettre en place de véritables comités de suivi à tous les niveaux de la gestion étatique et sanctionner toute personne qui s’amuse à détourner les fonds de l’Etat, sans créer de sociétés assassines à l’instar de COTEC qui aggraveront davantage l’économie du pays. Dans le cas contraire, il corrobore sa comédie qu’il jouera dangereusement aux togolais et doit donc prendre ses responsabilités.

En tant que bon citoyen aimant son pays, il est périlleux de collaborer avec des individus dont la philosophie et les projets s’opposent catégoriquement aux siens. Cette collaboration est contradictoire, stagnante, avec une grande probabilité de destruction et désavantageuse à son pays qui nourrit, habille et loge tous ses fils et à qui en retour l’on doit manifester son amour par sa construction et son développement. Pour cette raison, le choix des individus appelés à être les dirigeants doit faire l’objet d’une attention soutenue car la santé de tout pays dépend de la nature de ceux qui sont à sa tête.  S’ils ont une bonne volonté de travail, le résultat est encourageant et même félicité par tous. Dans le cas contraire, rien d’étant que le marasme économique ne batte son plein.

Un mauvais choix des autorités d’un pays n’est pas sans crainte et surprises désagréables. En effet, toute action négative d’un responsable d’Etat engendre des répercussions conséquentes. La mauvaise gestion d’un ministre des Finances et de l’économie par exemple ne fera que plonger le pays dans une crise. A l’Assemblée un député inconscient peut aisément avoir l’habitude de voter contre des lois dont il ignore la portée à son peuple. Chose extrêmement grave. Par contre, un bon magistrat ne doit laisser passer aucun pot de vin qu’on lui offre. Dans l’exercice de sa rigueur, il éloignera la corruption, ce qui est tout à fait louable et recommandé à tous.

On doit donc  prendre garde de confier les postes de responsabilité à n’importe qui de sorte que l’image de la scène politique soit saine. L’image des responsables du pays ne doit pas être pourrie comme celle dont faisait allusion Guy Mario, lors de son interview accordée « Forum de la Semaine » en début d’année : « c’est dommage d’un point de vue général que le Togo, notre pays soit devenu un monde fait d’hypocrisie, de mépris, de mesquinerie, d’arrogance, de cynisme, de cours bas et d’une extrême méchanceté où les valeurs humaines sont reléguées au second plan par certaines personnes qui malheureusement, n’ont jamais été vues il y a des années sur la scène politique nationale quelle que soit leur obédience politique. Et ces personnes pensent et clament haut et fort, mieux, s’en vantent avec certaine assurance que tant qu’elles seront là, autour ou à côté de l’autorité, d’autres togolais, peut-être entièrement à part, n’auront jamais aucune parcelle de pouvoir, même si ces togolais peuvent apporter quelque chose de bien pour que ça marche.»

Gilbert DJOSSI


Tata Avlessi refuse de restituer les maillots des Eperviers

Après sa débâcle électorale du 18 janvier 2009 à l’hôtel Sarakawa, on croyait que l’homme allait tirer les leçons de ses turpitudes. Eh bien non, Tata Avlessi puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas homme à s’assagir. Il vient une fois encore de le prouver en refusant de restituer les maillots des Eperviers. En passant le témoin à Rock Gnassingbé le 20 janvier dernier au siège de la fédération, Tata Avlessi avait déclaré devant les journalistes que le lendemain de la passation, il remettrait au bureau élu l’ensemble des maillots qu’il avait en sa possession. Selon des informations, l’ancien président de la fédération avait en sa possession 189 cartons de maillots. Si on soustrait les maillots utilisés au tournoi de l’UEMOA et celui de Nigeria qui font à peine 10 cartons, il reste environ 179 cartons. Dans la perspective du Match Togo-Burkina à Rouen, il a été demandé à l’ancien président de restituer le matériel. Après avoir donné son accord de principe, l’homme a commencé à jouer au dilatoire. Ne pouvant plus supporter ce jeu dont les objectifs étaient de saboter le match amical, les nouveaux patrons de la FTF ont eu recours aux huissiers pour récupérer les maillots. Joint au téléphone, Tata a signifié aux huissiers qu’il était à Abidjan ; et pourtant après des investigations, il s’avérait qu’il était bel et bien à Lomé. Mis sous pression par les huissiers, il se décida à restituer les maillots ; mais alors de quelle manière ? Il a fait jeter par un de ses courtisans à la figure des huissiers à qui on a refusé l’accès à sa maison 8 cartons dans un premier temps avant d’en ajouter 7 après. Les cartons restitués ne comportaient pas de pantalons. C’est donc avec ces maillots réduits que la délégation est partie pour Rouen. Ce comportement de la part de Tata Avlessi est inadmissible et il urge que des voies et moyens plus efficaces soient utilisés pour récupérer le reste du matériel.

C’est ici le lieu de rappeler que le siège de la FTF qu’il avait hérité de Rock Gnassingbé est aujourd’hui dans un piteux état. Plus d’eau pour arroser le gazon et les fleurs. Plus de rideaux dans les salles. Pas de téléphone ni de fax. Même les interrupteurs et ampoules ont disparu. Les sanitaires sont inutilisables, les ordinateurs portables, les portatifs et 2 écrans géants ont été emportés. Bref à l’heure actuelle, ce siège est inutilisable et pourtant après le mondial 2006, on parle d’un reliquat d’environ 900 millions que le bureau précédent aurait encaissés. Ces fonds ont servi à quoi au juste ? En refusant de restituer le matériel des Eperviers, Tata joue au mauvais perdant et contribue lui-même à écorner son image dans l’opinion.

Alter

 
 

 
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