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Que se passe –t-il exactement à Togotélécom ? Le mystère
reste entier mais une chose est certaine l’ambiance est délétère. En effet
des informations de sources concordantes estiment que cette société d’Etat
gérée par un copain de Faure Gnassingbé en la personne de Bikassam accuse un
déficit de plusieurs milliards au titre de l’exercice 2008. Comment peut-on
comprendre une telle situation au moment où partout en Afrique et
particulièrement dans la sous-région, les télécommunications sont en pleine
expansion et attirent toutes les convoitises? La mal gouvernance du pouvoir
RPT est encore passée par là.
Togotélécom fait partie des sociétés d’Etat qui sont
jalousement détenues par des proches du pouvoir. En situation de
quasi-monopole sur le territoire, ses services notamment le téléphone et
l’internet sont encore chers dans une région où la communication ne coûte
pratiquement rien. Cette banqueroute ou ce qui y ressemble presque est dû à
l’évaporation des recettes, à la surfacturation sur la livraison des câbles
téléphoniques, des poteaux et autres accessoires généralement commandés par
des sociétés écrans appartenant à des barons du pouvoir. La politique
hasardeuse consistant à lancer pêle-mêle les nouveaux produits sans
s’assurer de leur efficacité fait également partie des éléments de ce
déficit. Certaines publicités de la société sont réalisées par les enfants
des responsables de cette société et la facture généralement salée retombe
dans les mêmes poches.
Selon les experts, cette société emploie plus d’agents
qu’elle n’en a besoin, conséquence des charges salariales lourdes à
supporter. En effet, il n’est un secret pour personne que Togotélécom est le
cadre idéal où le copinage, le tribalisme, les recrutements fantaisistes ont
cours. Il arrive souvent aux clients de faire l’amer constat que la majorité
des travailleurs de cette boîte provient d’une même région. Les activistes
du RPT trouvent toujours une place à Togotélécom et pendant les campagnes
électorales, toute la société se met aux couleurs du parti au pouvoir.
Face à cette situation désastreuse, des pressions venant
des partenaires se font de plus en plus fortes pour un audit afin de situer
les responsabilités. Tout comme le FER,
la
SOTOCO, l’OTP, Togotélécom risque de subir le même sort à savoir une
liquidation pour se dédouaner et masquer la responsabilité du pouvoir dans
le pillage et la déconfiture. Une fois de plus, l’argent du contribuable
togolais aura servi à garnir des comptes en banque des pontes du pouvoir au
moment où les populations font face à une misère corrosive sur le terrain.
Ainsi va la gouvernance sous l’ère de l’homme nouveau Faure. Il ne serait
donc pas étonnant qu’au prochain conseil des ministres une nouvelle société
Togolaise de télécommunication (NSTT) ne soit créée sur les ruines de
Togotélécom.
Alter
Présidentielle 2010 : De quel côté penchera la France de Sarkozy?
La route pour les palais présidentiels en Afrique surtout
francophone passe toujours par l’Elysée. Si généralement dans le semblant de
démocratie qui règne en Afrique, les populations sont invitées à élire leur
président, le dernier mot dans la plupart des cas revient à
la France qui au gré de ses intérêts maintien
l’ancien régime décrié ou accepte l’alternance. Le Togo n’échappe
malheureusement pas à cette réalité. Il est d’ailleurs le symbole du soutien
sans faille de
la
France à un pouvoir vomi par tout un peuple.
A l’approche de la présidentielle de 2010, les laboratoires
lugubres sont encore à l’œuvre pour échafauder des scénarii. Conscient de
cette réalité, les potentiels candidats multiplient les opérations de charme
envers les autorités françaises pour s’assurer de leur soutien. C’est dans
cette logique que Faure était en novembre 2008 à l’Elysée où il a eu pendant
20 mn des entretiens avec le Président Sarkozy. De son côté le leader de l’UFC
Gilchrist Olympio longtemps méfiant de la puissance colonisatrice multiplie
désormais les rencontres avec les autorités françaises dans l’optique de
leur expliquer le bien fondé de son combat. L’année dernière, il était reçu
par Alain Joyandet le Secrétaire d’Etat à la coopération et à la
francophonie. Le 06 février dernier, il a eu un entretien avec Bruno Joubert
le monsieur Afrique du président Sarkozy.
La question fondamentale qui suscite des interrogations et
même des inquiétudes est de savoir de quel côté
la France de Sarkozy penchera-t-elle en 2010 ?
Les puissances n’ayant pas d’amis mais des intérêts, il est évident que
la
France penchera du côté du plus offrant. Mais de sources généralement bien
informées l’on estime que si du côté de l’Elysée l’on est convaincu
aujourd’hui de la gestion approximative et calamiteuse de Faure Gnassingbé,
l’on n’est pas encore disposé à soutenir Gilchrist Olympio comme solution à
l’alternance. Par cette position de ni l’un, ni l’autre
la France chercherait à éviter que le jeu
politique ne se perpetue entre deux familles. Du coup, certains observateurs
n’hésitent pas à évoquer un troisième larron qui pourrait faire l’affaire.
Les arcanes de l’Elysée coutumier des missions barbouzes doivent être
certainement à l’œuvre pour trouver une solution à l’épineux cas togolais. A
moins d’un an de la présidentielle de 2010, le mystère reste entier et tout
peut arriver.
Ferdi
Insécurité : Les
gangsters maîtres de Lomé
La faillite du système sécuritaire n’est plus à démontrer.
Incontestablement, le Togo et particulièrement la capitale est sous le
contrôle des bandits et autres malfrats armés de fusils et de machettes. Ils
sèment la désolation sur leur passage et n’hésitent pas à tuer pour un
portable ou une mallette. Même les hôpitaux ne sont pas épargnés. La
semaine dernière, plus d’une dizaine d’attaques à main armées a été signalée
dans les différents quartiers de Lomé. Que ce soit à Agoè, Bè, Nyékonakpoè,
Djidjolé, Adidogomé, les bandits ont investi la ville et font la loi
partout.
Face à ce qui ressemble à une prise en otage des habitants
de la ville par les gangsters, le ministère de la sécurité et de la
protection civile manque d’imaginations. Et pourtant, il ne se passe une
année où l’on ne procède à des recrutements des milliers de policiers et
gendarmes dont la mission essentielle est d’assurer la sécurité des
citoyens. Apparemment le problème ne se pose pas en termes d’effectifs et de
moyens mais en terme de compétence même du colonel Titikpina à gérer un
ministère aussi sensible que celui de la sécurité. Il ne suffit pas d’avoir
été un ancien responsable de la garde présidentielle pour gérer un ministère
de la sécurité. Au moment où les populations dénoncent l’inefficacité des
forces de l’ordre, le ministre Titikpina lui fait diversion en organisant
les journées porte ouverte sur les services de sécurité. A quoi serviront
ces journées portes ouvertes si les populations continuent de subir la loi
des bandits. Le plus inquiétant dans cette histoire est le silence coupable
de Faure Gnassingbé. Lorsqu’un ministre n’est pas en mesure d’assumer ses
responsabilités, il faut le mettre hors du gouvernement mais visiblement
Faure n’a pas les couilles pour se débarrasser de Titikpina, ce qui signifie
que la fin de l’insécurité n’est pas pour demain.
Alter
L’heure du mea
culpa a sonné
« Tout homme est mortel ; or je suis un homme donc je suis
mortel ». A travers ce syllogisme, Socrate exposait
d’ores et déjà, avant même la naissance de Jésus Christ, l’impuissance de
l’homme. Quelles que soient notre force ou notre faiblesse, notre richesse
ou notre misère, nous sommes appelés un jour a rejoindre l’au-delà. De ce
fait, la vie se présente à nos yeux comme un objet de signification anodine.
Dépourvu du don d’ubiquité et de sa maîtrise du temps, le débile animal
c’est-à-dire l’homme devrait, en toute raison, reconnaître sa petite force
et agir humblement. Mais force est de constater que ce n’est pas tout le
monde qui a ce sens de vie. Seule un minorité l’a. La majorité par contre si
orgueilleuse, si avare si méchante se comporte pieusement sans reconnaître
la fin de toute chose.
En prenant l’exemple des occidentaux, on remarque qu’ils
ont fini par comprendre le tort qu’ils ont causé aux Africains et par suite
leur libération a été effective. En effet, l’histoire nous a appris que la
race noire à longtemps été assujettie et leurs souffrances ont été énormes :
de la traite négrière au néocolonialisme en passant par la colonisation avec
ses formes possibles, une quantité non négligeable du sang noir a coulé.
Mais les Blancs ayant compris que toute chose a son terme, ont libéré et
réhabilité les nègres dans leurs pleins droits. C’est ainsi que l’Apartheid
n’a plus sa raison d’être en Afrique du Sud. De même, les Noirs des
Etats-Unis ont fini par avoir les mêmes droits que les Blancs ; et chose
surprenante, aujourd’hui un Afro-américain du nom de Barack OBAMA est devenu
président de la première puissance mondiale. Par ailleurs, le parti
républicain a nouvellement investi un Noir à la tête de leur parti. Tout
ceci fait donc la fierté de l’Afrique. Qu’en t-il des vrais fils d’Afrique
face à ce tourbillon du XXIe, siècle?
Malgré le bouleversement politique mondial, certains fils
d’Afrique, continuent leur fuite en avant. En quelle langue faut-il leur
faire comprendre que toute chose a des limites ? Nous ne saurons répondre.
Mais une chose est sûre, certains patrons d’Afrique ne cherchent pas à être
évolutifs et progressifs comme les maîtres occidentaux en continuant, bien
entendu, leur tohu-bohu. Actuellement, les yeux sont braqués sur les pays
comme le Gabon, le Congo régulier, le Zimbabwé et le Togo. Mais il faut tout
de même reconnaître que le Zimbabwé cherche à améliorer son image, jadis
rebutante comme celle de ses confrères cités antérieurement, avec
l’émergence du Premier ministre de la plus grande opposition du pays sur la
scène politique du nom de Morgan Tchwanguerai.
Quant au Togo, il s’avère que, malgré le degré élevé du mal
que les autorités continent d’aggraver sans pudeur, aucun signe de
reconnaissance de tort ne profile à l’horizon. Or, la gravité de la crise a
atteint son paroxysme laissant un blocage inquiétant. Il y a donc lieu que
ceux qui dirigent ce pays fassent un mea culpa au mourant peuple togolais.
Cet acte s’impose étant donné que tout est vanité, de surcroît, la revanche
des maux causés aux Togolais peut se transformer en malédiction. Et, c’est
grave, alors, le plus tôt sera le mieux, une excuse immédiate pour adoucir
les cœurs décantera nécessairement la situation.
Pourquoi le Togo ne doit-il pas faire une chose magnifique.
Les blancs, les colonisateurs de l’Afrique ont toujours donné de bons
exemples en matière de bonne gouvernance et de démocratie. Il en est de même
que la plupart des pays africains qui, de nos jours, ont compris la
nécessité du changement. Ceci est réalisable grâce à l’Intelligence qui a
laissé comprendre que tout change et qu’à certains moments de sa vie l’homme
doit savoir faire le bilan de ses œuvres et s’éclipser quand il le faut. De
ce fait, le Togo n’a plus d’autres choix que de suivre la voie honorable des
autres. Que vont faire nos dirigeants aujourd’hui et qu’ils n’ont pas pu
réaliser pendant 49 ans de règne sans partage ? L’heure n’est donc plus à la
pagaille, mais à l’humilité et à la sérénité qui rendront évident le mea
culpa.
Gilbert Djossi
Crise dans le BTP : Les entrepreneurs demandent à Faure de nommer un
ministre des Travaux Publics
« Nous interpellons le Président de
la République
et le premier ministre pour leur demander de nous restituer le ministère des
travaux publics ».
C’est ainsi que s’exprimait la semaine dernière Hervé Piza du SNEBTPT
(secrétaire général des Travaux Publics du Togo) dans les colonnes de notre
confrère Forum de la semaine. Cette déclaration traduit le malaise qui règne
aujourd’hui dans le Secteur des BTP où les entrepreneurs privés des travaux
depuis le rattachement du ministère des travaux publics à la présidence sont
obligés de fermer leurs portes. En effet, depuis que le ministère a été mis
sous embargo à la présidence sous prétexte de mettre de l’ordre suite à la
pagaille qui s’est installée dans le secteur, les choses semblent évoluer de
mal en pire. Lorsqu’à la publication du gouvernement Houngbo, il a été
décidé de rattacher le ministère des transports et des travaux publics à la
présidence, les togolais n’avaient pas compris le sens de cette décision
surtout que le président de la République en plus des charges liées à sa
fonction avait déjà à sa charge le ministère de la défense. Les faits
donnent aujourd’hui raison à ceux qui avaient émis des réserves et pour
cause depuis plus de 4 mois les entrepreneurs des BTP sont orphelins de leur
département. Sans ministre, sans interlocuteurs valables disposés à écouter
leurs doléances, ils sont livrés à eux-mêmes. Toutes leurs tentatives de
rencontrer les autorités se sont révélées vaines.
La prétendue réforme qui a justifié le rattachement du
ministère à la présidence tarde à se matérialiser sur le terrain. Plus
grave, les pratiques peu recommandables qui ont motivé ce rattachement se
poursuivent et s’accentuent. Les marchés publics sont actuellement octroyés
dans l’opacité totale. Aucun appel d’offre, les entreprises sélectionnées
pour exécuter des travaux en cours actuellement sont inconnues dans le
secteur des BTP. Selon des sources bien informées, ces entreprises seraient
la propriété de certains barons. Les travaux de réfection du grand marché de
Lomé, la réfection hasardeuse des rues seraient attribués gré à gré à ces
entreprises fantômes. Certains marchés sont même attribués directement dans
les bureaux des ministres.
Le faux génie militaire pour masquer la magouille.
La spécialité du génie militaire dans tous les pays est
d’intervenir en cas d’urgence notamment pendant les catastrophes naturelles,
les guerres etc.… Lors des catastrophes naturelles du mois d’Août 2008 avec
la rupture en chaîne des ponts, le génie militaire togolais était
introuvable sur le terrain. Il a fallu l’intervention du génie militaire
ghanéen muni de matériels sophistiqués pour sauver les populations envahies
par les eaux. Mais depuis plus de trois mois, un soi-disant génie militaire
a été réquisitionné pour colmater les rues de Lomé et visiblement leur
travail semble s’inscrire dans la durée. Les fonds alloués à ce génie
militaire pour boucher les trous dépassent le milliard de franc. D’où
viennent ces fonds ? Sous quelle autorité ces travaux se gèrent-ils ? Voilà
autant de préoccupations dont on peine à trouver les réponses. Selon nos
investigations, ceux qui colmatent actuellement les rues de la capitale ne
sont pas tous du génie militaire. S’il est vrai que certaines équipes ont en
leur sein deux ou trois soldats du génie militaire, la plupart sont des
ouvriers des BTP habillés en génie militaire. Les auteurs de cette magouille
qui se cachent derrière ce métier pour s’attribuer les marchés et encaisser
les sous dans l’opacité totale se retrouvent au plus haut sommet de l’Etat.
C’est la raison pour laquelle ils ont intérêt à maintenir indéfiniment le
génie militaire dans les rues au détriment des entreprises des BTP.
Face à cette situation de pagaille totale, le seul responsable selon les
entrepreneurs est Faure Gnassingbé, c’est pourquoi ils demandent la
nomination sans condition d’un ministre des travaux publics.
Mais la question que l’on se pose est de savoir si ceux qui profitent
actuellement de la situation et qui sont pour la plupart dans les couloirs
de la présidence vont accepter l’exigence des entrepreneurs ?
Gloria. |
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Le gouvernement
réuni en conseil des ministres le 04 février 2009 a pris un nouveau décret
portant création d’un cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC).
Le 3ème décret abroge
celui du 17 novembre 2008, lequel abroge aussi celui du 14 mai 2007. La
prise successive de ces décrets les uns abrogeant les autres traduit une
fois encore la confusion et l’improvisation qui caractérisent les actions
gouvernementales. En choisissant d’opérer de façon unilatérale, les reformes
constitutionnelles et institutionnelles en dehors du cadre indiqué et donc
en violation flagrante des dispositions de l’APG. Le pouvoir RPT croyait une
fois encore rouler les acteurs et la communauté internationale dans la
farine. Mais face à la levée de bouclier de l’opposition parlementaire
conjuguée aux actions discrètes de certains responsables politiques
extraparlementaires, les pressions ont été forte et le RPT est obligé de
faire une marche arrière. La question de fond qui se pose est de savoir si
ce recul du pouvoir peut être assimilé à une volonté de prendre en compte
les préoccupations de l’opposition; évidemment non et c’est justement à ce
niveau que l’on peut craindre que le nouveau cadre permanent ne serve que de
dilatoire. L’intention du pouvoir de faire adopter les reformes pour
s’assurer une fois de plus une réélection « frauduleusement claire »
ne peut en aucun cas être abandonnée. L’opposition parlementaire doit alors
redoubler de vigilance pour éviter de s’embourber dans une structure conçue
pour entretenir le dilatoire. Les premières réunions au sein de cette
structure doivent permettre aux responsables de l’opposition d’avoir une
idée réelle sur les intentions du RPT. L’heure n’est donc pas à une
satisfaction totale comme le disent déjà certains mais à la prudence parce
que avec le RPT, il faut s’attendre à tout.
Alter
Faure est-il
toujours l’otage des barons ?
De deux choses
l’une. Jamais on ne doit annoncer une chose et réaliser son contraire
c’est-à-dire affirmer et infirmer ou faire et défaire à la fois. Seul un
démagogue ou un irresponsable peut tenir, des propos contradictoires. Ceci
ne peut jamais révéler de la compétence d’un responsable. Il faut remarquer
que depuis la prise des arènes politiques en 2005 par Faure règne cet esprit
de contradiction au Togo. Plus de quatre ans, d’innombrables initiatives
heureuses ont fait l’objet d’annonce telles la bonne gouvernance, la lutte
contre la corruption, le souci de développement, la réconciliation
nationale, le respect scrupuleux de l’Accord Politique Global etc… ; mais
ces réalisations impossibles ne sont plus qu’un secret de polichinelle pour
les togolais. Et la grande question qui jaillit tout de suite est la
suivante : dans quel environnement travaille le chef de L’Etat ?
Si vraiment
Faure a la bonne volonté de mettre le train togolais sur les rails, comme
cela s’est passé dans les pays voisins et qu’il n’y parvient pas, il s’avère
impérieux qu’il se débarrasse pratiquement de l’environnement dans lequel a
travaillé son père et savoir s’imposer à ses collaborateurs sans laisser
l’impression que ses propres collaborateurs constituent le frein pour le
bonheur du peuple togolais. De ce fait, des actions rigoureuses s’imposent.
Il doit circonstanciellement mettre en place de véritables comités de suivi
à tous les niveaux de la gestion étatique et sanctionner toute personne qui
s’amuse à détourner les fonds de l’Etat, sans créer de sociétés assassines à
l’instar de COTEC qui aggraveront davantage l’économie du pays. Dans le cas
contraire, il corrobore sa comédie qu’il jouera dangereusement aux togolais
et doit donc prendre ses responsabilités.
En tant que bon
citoyen aimant son pays, il est périlleux de collaborer avec des individus
dont la philosophie et les projets s’opposent catégoriquement aux siens.
Cette collaboration est contradictoire, stagnante, avec une grande
probabilité de destruction et désavantageuse à son pays qui nourrit, habille
et loge tous ses fils et à qui en retour l’on doit manifester son amour par
sa construction et son développement. Pour cette raison, le choix des
individus appelés à être les dirigeants doit faire l’objet d’une attention
soutenue car la santé de tout pays dépend de la nature de ceux qui sont à sa
tête. S’ils ont une bonne volonté de travail, le résultat est encourageant
et même félicité par tous. Dans le cas contraire, rien d’étant que le
marasme économique ne batte son plein.
Un mauvais choix
des autorités d’un pays n’est pas sans crainte et surprises désagréables. En
effet, toute action négative d’un responsable d’Etat engendre des
répercussions conséquentes. La mauvaise gestion d’un ministre des Finances
et de l’économie par exemple ne fera que plonger le pays dans une crise. A
l’Assemblée un député inconscient peut aisément avoir l’habitude de voter
contre des lois dont il ignore la portée à son peuple. Chose extrêmement
grave. Par contre, un bon magistrat ne doit laisser passer aucun pot de vin
qu’on lui offre. Dans l’exercice de sa rigueur, il éloignera la corruption,
ce qui est tout à fait louable et recommandé à tous.
On doit donc
prendre garde de confier les postes de responsabilité à n’importe qui de
sorte que l’image de la scène politique soit saine. L’image des responsables
du pays ne doit pas être pourrie comme celle dont faisait allusion Guy
Mario, lors de son interview accordée « Forum de
la Semaine »
en début d’année : « c’est dommage d’un point de
vue général que le Togo, notre pays soit devenu un monde fait d’hypocrisie,
de mépris, de mesquinerie, d’arrogance, de cynisme, de cours bas et d’une
extrême méchanceté où les valeurs humaines sont reléguées au second plan par
certaines personnes qui malheureusement, n’ont jamais été vues il y a des
années sur la scène politique nationale quelle que soit leur obédience
politique. Et ces personnes pensent et clament haut et fort, mieux, s’en
vantent avec certaine assurance que tant qu’elles seront là, autour ou à
côté de l’autorité, d’autres togolais, peut-être entièrement à part,
n’auront jamais aucune parcelle de pouvoir, même si ces togolais peuvent
apporter quelque chose de bien pour que ça marche.»
Gilbert DJOSSI
Tata Avlessi
refuse de restituer les maillots des Eperviers
Après sa débâcle
électorale du 18 janvier 2009 à l’hôtel Sarakawa, on croyait que l’homme
allait tirer les leçons de ses turpitudes. Eh bien non, Tata Avlessi puisque
c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas homme à s’assagir. Il vient une fois
encore de le prouver en refusant de restituer les maillots des Eperviers. En
passant le témoin à Rock Gnassingbé le 20 janvier dernier au siège de la
fédération, Tata Avlessi avait déclaré devant les journalistes que le
lendemain de la passation, il remettrait au bureau élu l’ensemble des
maillots qu’il avait en sa possession. Selon des informations, l’ancien
président de la fédération avait en sa possession 189 cartons de maillots.
Si on soustrait les maillots utilisés au tournoi de l’UEMOA et celui de
Nigeria qui font à peine 10 cartons, il reste environ 179 cartons. Dans la
perspective du Match Togo-Burkina à Rouen, il a été demandé à l’ancien
président de restituer le matériel. Après avoir donné son accord de
principe, l’homme a commencé à jouer au dilatoire. Ne pouvant plus supporter
ce jeu dont les objectifs étaient de saboter le match amical, les nouveaux
patrons de la FTF ont eu recours aux huissiers pour récupérer les maillots.
Joint au téléphone, Tata a signifié aux huissiers qu’il était à Abidjan ; et
pourtant après des investigations, il s’avérait qu’il était bel et bien à
Lomé. Mis sous pression par les huissiers, il se décida à restituer les
maillots ; mais alors de quelle manière ? Il a fait jeter par un de ses
courtisans à la figure des huissiers à qui on a refusé l’accès à sa maison 8
cartons dans un premier temps avant d’en ajouter 7 après. Les cartons
restitués ne comportaient pas de pantalons. C’est donc avec ces maillots
réduits que la délégation est partie pour Rouen. Ce comportement de la part
de Tata Avlessi est inadmissible et il urge que des voies et moyens plus
efficaces soient utilisés pour récupérer le reste du matériel.
C’est ici le
lieu de rappeler que le siège de la FTF qu’il avait hérité de Rock
Gnassingbé est aujourd’hui dans un piteux état. Plus d’eau pour arroser le
gazon et les fleurs. Plus de rideaux dans les salles. Pas de téléphone ni de
fax. Même les interrupteurs et ampoules ont disparu. Les sanitaires sont
inutilisables, les ordinateurs portables, les portatifs et 2 écrans géants
ont été emportés. Bref à l’heure actuelle, ce siège est inutilisable et
pourtant après le mondial 2006, on parle d’un reliquat d’environ 900
millions que le bureau précédent aurait encaissés. Ces fonds ont servi à
quoi au juste ? En refusant de restituer le matériel des Eperviers, Tata
joue au mauvais perdant et contribue lui-même à écorner son image dans
l’opinion.
Alter |